Bulletin de la Société d'Encouragement pour l'Industrie Nationale
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- BULLETIN
- s. e. i. n:
- Bibliothèque
- DE LA
- 35^-4?
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR
- L’INDUSTRIE NATIONALE,
- Publié avec l'approbation du Ministre de l'Agriculture et du Commerce.
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- QUARANTE-HUITIÈME ANNÉE.
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- A PARIS,
- MADAME VEUVE ROUCHARD-HUZARD,
- imprimeur de la société ,
- RUÉ RE l’éperoa-saint-andré-des-arts , 5. 18A9
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- OlMïïE-aniIÉUE Mi. (N° DXXXV. ) janvier 1849.
- BULLETIN
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. -— travaux de routes.
- Rapport fait par M. Baude, au nom du comité des arts mécaniques, sur le rouleau compresseur de M. Bouillant, fondeurt rue MènïlmunUmt, 50.
- Les méthodes de construction et d’entretien des chaussées d’empierrement sont aujourd’hui très-perfectionnées en France, et l’outillage employé à ces travaux a dû faire les mêmes progrès. Parmi les engins qui composent d’ordinaire le matériel d’un ingénieur d’arrondissement, il est rare de ne pas trouver un rouleau compresseur destiné à tasser lé Caillou nouvellement posé, soit dans une forme neuve, soit sur une chaussée ancienne, en rechargement de grosses réparations.
- Lorsqu’une route nouvelle était livrée jadis à la circulation, on laissait au roulage le soin de la rendre viable. Le travail de prisé du caillou, qui s’opérait péniblement sous les ornières multipliées qui sillonnaient la route, né s’obtenait d’ailleurs qü’en brisant une partie des matériaux. Il en résultait un détritus en excès qui rendait les chaussées molles en hiver et mobiles en été. Ces inconvénients graves disparaissent par le cylindrage, c’cst-à-dire au moyen du passage répété d’un cylindre en fonte qui tasse les matériaux, et ne leur donne que le détritus nécessaire pour les bien lier entre eux.
- Un inspecteur divisionnaire qui a laissé dans le corps des pon!s et chaussées les plus honorables souvenirs, M. Polonceau, a publié, en 18Ë9, un mémoire sur les bons effets d’un rouleau compresseur employé suc les routes du département de Seine-et-Oise. Le rouleau dé M. Polonceau était formé,
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- OMBAïïE-miiÉiiE as®. (N° DXXXV. ) janvier 1849.
- BULLETI
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — travaux de routes.
- Rapport fait par M. Baude, au nom du comité des arts mécaniques, sur le rouleau compresseur de M. Bouillant, fondeur, rue Mènïlimntant, 50.
- Les méthodes de construction et d’entretien des chaussées d’empierrement sont aujourd’hui très-perfectionnées en France, et l’outillage employé à ces travaux a dû faire les mêmes progrès. Parmi les engins qui composent d’ordinaire le matériel dun ingénieur d’arrondissement, il est rare de ne pas trouver un rouleau compresseur destiné à tasser le Caillou nouvellement posé, soit dans une forme neuve, soit sur une chaussée ancienne, en rechargement de grosses réparations.
- Lorsqu’une route nouvelle était livrée jadis à la circulation, on laissait au roulage le soin de la rendre viable. Le travail de prise du caillou, qui s’opérait péniblement sous les ornières multipliées qui sillonnaient la route, ne s’obtenait d’ailleurs qu’en brisant une partie des matériaux. Il en résultait un détritus en excès qui rendait les chaussées molles en hiver et mobiles en été. Ces inconvénients graves disparaissent par le cylindrage, c’cst-à-dire au moyen du passage répété d’un cylindre en fonte qui tasse les matériaux, et ne leur donne que le détritus nécessaire pour les bien lier entre eux.
- Un inspecteur divisionnaire qui a laissé dans le corps des pon!s et chaussées les plus honorables souvenirs, M. Polonceau, a publié, en 18Ë9, un mémoire sur les bons effets d’un rouleau compresseur employé sur les routes du département de Seine-et-Oise. Le rouleau dé M. Polonceau était formé,
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- X , ARTS MÉCANIQUES.
- extérieurement, de douves en bois ; on le chargeait à l’intérieur, et le brancard d’attelage passait par-dessus le cercle du rouleau pour éviter de faire pivoter ce dernier. La plupart des rouleaux sont établis, aujourd’hui, en fonte.
- En choisissant un exemple dans les nombreux Tésültats d’expériences publiés par différents ingénieurs, nous admettrons que le cylindrage d’une chaussée de 5 mètres de largeur fortement rechargée revient à 60 centimes le mètre courant, ou à 18,000 fr. pour une longueur de 30,000 mètres, parcours journalier moyen d’un cheval de trait. Or toute chaussée rechargée exigera au moins pendant trois mois, même avec le secours des Cantonniers, un travail extraordinaire du roulage , avant de revenir à des conditions normales d’entretien ; il faudra compter, en moyenne, un tiers en chevaux de renfort. Pour un parcours journalier de 300 colliers, le roulage aurait à supporter en supplément les frais de 100 chevaux, soit 900 francs par jour, et pour 90 jours 81,000 francs, ce qui constitue, dans cette circonstance, une économie de 78 pour 100.
- Les rouleaux, tels qu’ils ont été construits jusqu’à présent, sont d’un transport très-difficile du lieu de dépôt au lieu de l’emploi. Si l’on passe par de mauvais chemins, ils peuvent se renverser* si on les roule sur des chaussées pavées, ils peuvent se briser : dans tous les cas, et c’est là l’inconvénient capital, ils donnent lieu à un effort de traction considérable, et en pure perte, lorsqu’il ne s’agit que d’un transport.
- M. Bouillant a remédié à ce défaut d’une manière simple , mais efficace ; sans compliquer le mécanisme du rouleau, il fait porter celui-ci sur un train à quatre roues, qui est ensuite utilisé pour charger le cylindre dès qu’il est en fonction. À. cet effet, les extrémités de l’axe du rouleau sont commandées par deux crics qui s’élèvent ou s’abaissent entre deux guides fortement assemblés sur les longrines clu chariot yen quelques tours de manivelle le rouleau est enlevé, et les roues du train d’avant et d’arrière roulent sur la route comme un véhicule ordinaire, ou bien le rouleau porte sur la chaussée, et il se trouve chargé de tout le poids de l’appareil qui servait à le soutenir. Les deux caisses qui accompagnent le rouleau peuvent contenir 1 mètre cube environ de terre ou de cailloux, afin d’en augmenter le poids.
- Le cylindre compresseur de M. Bouillant a 1,80 de diamètre et lm,30 de largeur; il pèse près de 4,000 kilog., et 5,500 kilog. avec le chariot. Le prix, dans ces dimensions, varie de 3,000 à 3,200 francs. En général, on porte le poids des rouleaux, dans l’emploi, à 9,000 kilog., et ce chiffre est facilement atteint en remplissant les caisses avec les matériaux qu’on a sous la main.
- L’idée d’employer les rouleaux au parachèvement et même à l’entretien
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- TRAVAUX DE ROUTES.
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- des chaussées est moins moderne que ne semble l'indiquer la date des expériences que nous avons citées au commencement de ce rapport, En 1787, M. de Cessart, inspecteur général, présenta à l’assemblée des ponts et chaussées un projet de rouleau en fonte pour comprimer les chaussées d’empierrement, Ce rouleau avait 8 pieds de longueur, 86 pouces de diamètre, IL gnes d’épaisseur, et il pesait 7 milliers. La dépense de construction avait ^té de 5,454 livres 12 sols 6 deniers. M. de Cessart évaluait alors le cylindrage de la toise courante à % sols pour une çhaussée de 15 pieds de largeur.
- Aujourd’hui on emploie des rouleaux à grands diamètres, parce que le tirage est bien moins considérable ; le cylindre rabot alors beaucoup plus facilement l’espèce de bourrelet qui se forme en avant sur la chaussée, et c’est avec raison que M, Bouillant a donné 1,80 et 2 mètres de diamètre aux rouleaux qu’il a déjà livrés pour le service des ponts et chaussées.
- Votre comité des arts mécaniques, après avoir examiné avec attention un rouleau de M. Bouillant, qui a fonctionné aux Champs-Elysées ayant de partir pour sa destination dans le département d’Indre-et-Loire, vous propose d’adresser des remercîments à ce constructeur, et de faire insérer dans le Bulletin de la Société le présent rapport, avec le dessin qui l’accompagne (i).
- Signé Lai de , rapporteur.
- Approuvé en séance, le G décembre 1848.
- Description du rouleau compresseur de M. Bouillant.
- La fig. 1, pl. 1087, représente le rouleau de M, Bouillant, vu en élévation et fonctionnant.
- Fig. 2. Le même vu en plan.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans les deux figures,
- À, chariot sur lequel le rouleau est monté.
- B, longuerines du chariot.
- C, rouleau en fonte de l'“,80 de diamètre et de lra-,30 de largeur.
- D, axe portant ce rouleau.
- E, coussinets fixés contre les longuerines B, et dans lesquels passe cet axe.
- F, crics ou crémaillères fixés au-dessous de l’axe et dans lesquels engrènent les roues dentées G, qu’on fait tourner à l’aide des manivelles 11, lorsque
- (I) On trouve, dans le Bulletin de la Société de l’année 1844, p, 448, lu desçription d’un rouleau d,e compression imaginé par M. Shallenmann, pour le cylindrage des chaussées en empierrement; ce rouleau n’a que im,30 de diamètre et n’offre pas la facilité de pouvoir être transporté d’un lieu à uq
- autre sans toucher le sol. (N. du B. y
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- "arts mécaniques.
- le rouleau ne fonctionne pas ; dans ce cas, le chariot descend et les roues 11 portent sur le sol pour transporter l’appareil dans tel lieu qu’il est nécessaire.
- JJ, guides fortement assemblés sur les longuerines et entre lesquels monte l’axe du cylindre.
- K, Rochets avec déclic fixés sur l’axe des roues dentées G.
- L, barre de frein mue par une vis de pression M pour modérer la vitesse du véhicule dans les descentes.
- N N, caisses contenant de la terre ou des cailloux pour augmenter la pression du rouleau sur le terrain.
- O, porte pour vider les caisses. {D. )
- MACHINES A VAPEUR.
- Rapport fait par M. Le Chatelier, au nom du comité des arts mécaniques, sur
- une machine à vapeur de la force de 25 chevaux établie à la Vülette par
- M, Farcot, ingénieur-mécanicien (1).
- Cette machine a été construite pour mettre en mouvement les pompes du dépotoir de la Villelte, qui serviront à refouler, jusqu’à Bondy, les eaux vannes séparées, par décantation, des vidanges de Paris. Elle est disposée d’après le système de Woolf, à deux cylindres et à balancier. Les deux cylindres sont isolés et agissent à une même extrémité du balancier ; chacun d’eux est entouré d’une enveloppe dans laquelle circule la vapeur arrivant de la chaudière ; les enveloppes sont entourées elles-mêmes d’une couche épaisse de frasil de charbon de bois retenue par une chemise en tôle. Le fond des cylindres est isolé de l’enveloppe et baigné par la vapeur; les couvercles sont doubles et renferment également un matelas de vapeur à la température de la chaudière. La distribution dans le petit cylindre est disposée comme dans les machines que construit habituellement M. Farcot. Elle est réglée avec une grande précision par le modérateur à boules. Le tiroir et les lumières sont disposés de manière à faire échapper la vapeur qui a fonctionné sous chacune des faces du piston, par deux tuyaux séparés; la vapeur, sur son trajet du petit cylindre au grand, passe dans un appareil particulier que M. Farcot a établi, sur les indications de notre collègue M. Combes, pour intercepter l’échappement avant la fin de la course et comprimer la vapeur dans les espaces libres. La distribution du grand cylindre se fait au moyen de quatre soupapes dont les deux premières servent à l’admission et les deux dernières à l’évacuation de la vapeur.
- La chaudière, construite sur un nouveau modèle adopté par M. Farcot,
- (1) Les ateliers de M. Farcot sont situés à la gare de Saint-Ouen.
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- MACHINES A VAPEUR.
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- §e compose d’un cylindre de i mètre de diamètre, et de quatre bouilleurs de 0W,36 de diamètre, sur une longueur commune de fi mètres ; les bouilleurs sont placés latéralement, et la flamme vient les baigner successivement ; l’eau d'injection arrive à l’extrémité du système et passe d’un bouilleur à l'autre-., en sens contraire du mouvement de la flamme.
- Cette machine est parfaitement étudiée dans tous ses détails , et sa description complète, dans le Bulletin, présentera certainement un grand intérêt; elle est posée depuis longtemps, mais les travaux de rétablissement qu’elle dessert et quelques difficultés administratives ont retardé l’essai, qui n’a pu avoir lieu que le 7 novembre dernier. M. Sentis, ingénieur des mines et membre de la Société, a partagé avec moi tous les détails de l'expérience que M. Combes a pu suivre également pendant une partie de sa durée,
- La machine était restée longtemps inactive; l’appareil de compression étant hors d’état de fonctionner, il a été supprimé et il n’a exercé aucune influence sur les résultats obtenus.
- Les dimensions de la machine sont les suivantes :
- Course du petit cylindre. . , , 0^750
- D° du grand d°. .. * % ? s, 1 ,300
- Diamètre du petit cylindre.* * , , , 0 ,>20
- D° du grand d°. ,. . . . 0 ,000
- Volume engendré par le piston du petit cylindre. . , 104. litres,
- D“ dft du grand cylindre.. , 367
- Capacité de la bâche du condenseur,, , , , . 252
- Course de la pompe à air, , . , , , . , 0m,430
- Diamètre d°. . . , . , , , 0 ,450
- Course de la pompe alimentaire. 0 ,500
- Diamètre d°, . . , 0 ,080
- Diamètre extérieur de la chaudière,..... ,1 »
- Da des bouilleurs.. , , - , . , • 0 , 40
- Longueur commune de la chaudière et des bouilleurs. , . 6 »
- Surface de chauffe. 39m,‘*
- Surface de la grille, , , , , . , 0,84
- Diamètre du volant, ......... . 6™,40
- Poids du volant. , , . . , , , , 5,000 kilog.
- L’eau de condensation était puisée dans le canal, au niveau duquel se trouve le condenseur; la température était de \ degrés; le combustible employé était de la houille anglaise en roche, que M, Farcot avait fait venir de Calais, pour se placer dans des circonstances semblables à celles ou se trouvaient MM, Le Gavrian et F annaux, dans les expériences dont le résultat a déjà été consigné dans le Bulletin. La disposition de la grille laissait à dési-
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- ARTS MÉCANIQUES.
- rer, car la porte a constamment rougi pendant toute la durée de l’expérience.
- Le frein, établi dans de bonnes conditions, a fonctionné régulièi*ement. Un compteur à cadran a indiqué exactement le nombre de tours.
- L’opération a été conduite avec tous les soins possibles ; la pression de la vapeur, la quantité d’eau dépensée, l’état du foyer, les indications du compteur ont été observés fréquemment ; des diagrammes nombreux ont été relevés simultanément sur les deux cylindres ( voir la planche 1088 ). On a noté la température de l’eau de condensation, mais on n’a pas eu égard aux indications du manomètre du condenseur, qui ne paraissait pas être en bon état.
- Les observations ont commencé à 10 heures 5 minutes du matin, et ont continué jusqu’à 8 heures du soir; le foyer était placé dans les mêmes conditions au commencement et à la fin ; le niveau de l’eau, dans la chaudière , ayant baissé, on a tenu compte de cette différence de niveau.
- Le tableau suivant indique toutes les circonstances de l’expérience.
- Durée de l’expérience. , . . , . . , 9 heures 55 min.
- Houille consommée. . . , .
- Eau dépensée...................
- Pression habituelle dans la chaudière. . . ,
- Température de l’eau de condensation. ,
- Bras de levier du frein. . , .
- Charge
- dQ.
- 400 kilog. 2,970 kilog. 4 atm. 5,
- 24 degrés, 3m,23 252 kilog. 15,893.
- Nombre de tours du compteur. . . . ,
- Le calcul des résultats donne :
- Nombre de tours du volant par minute. , . . . 26 tours 71
- Force de la machine (1).............................. 30 chev. 55
- Houille consommée par force de cheval et par heure. . 1 kil. 320
- Eau dQ d°. , . , , 9 kil. 803
- Eau dépensée par kilogramme de houille. ... 7 kil. 425
- Travail disponible sur l’arbre par kilog. d’eau dépensée, 27,370 k, m.
- Les diagrammes relevés pendant le cours de l’expérience indiquent que la distribution est bien réglée, à l’exception, toutefois, de l’admission dans le grand cylindre qui éprouve un peu de retard.
- Le vide ne s’établit pas sous le grand piston aussi bien que dans les expériences de Lille, la température de l’eau est plus élevée; les diagrammes relevés sur le petit cylindre et sur le grand reproduisent les circonstances que
- (i) La machine faisait marcher, outre le frein, une petite pompe à simple effet de 0m,0S de diamètre sur om,60 de course, qui élevait l’eau à 7m,50 de hauteur, et qui est comptée dans la force totale de la machine pour deux dixièmes de cheval.
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- MACHINES A VAPEUR.
- l’on observe généralement lorsque la vapeur est chargée d’eau; la production de vapeur par kilogramme de houille dépensée et le travail produit par 1 ki-logramme d’eau sont l’une au-dessus, l’autre au-dessous de ce que l’on devait attendre, Toutes ces circonstances réunies indiquent d’une manière certaine qu’il y a un entraînement d’eau très-notable. M. Farcot avait établi une cloche pour obtenir la séparation de l'eau entraînée, mais les résultats qui viennent d’être exposés semblent démontrer que la disposition de cet appareil n’atteignait pas le but cherché. Il serait à désirer que quelques modifications fussent faites à la machine dans le sens des observations qui précèdent, et qu’une nouvelle expérience pût être entreprise.
- A part les circonstances qui viennent d’être mentionnées et qui peuvent être modifiées sans difficulté, cette machine a donné d'excellents résultats, comme celle de MM. Le Gavrian et Farinaux, qui a, du reste, présenté tout d’abord le même inconvénient pour l’entraînement de l’eau ; je ne doute pas que ce défaut étant corrigé, la distribution étant retouchée pour donner de l’avance à l’échappement dans le petit cylindre et à l’admission dans le grand, et l’appareil destiné à comprimer la vapeur dans les espaces libres étant mis en activité , on n’arrive à une consommation définitive aussi faible que celle qui a été constatée dans les dernières expériences de Lille,
- Le calcul de la pression utile moyenne, fait sur 9 diagrammes relevés simultanément sur les deux cylindres, a donné ;
- Pression moyenne dans le petit cylindre. , . 1 kfi, 337 D° dans le grand. ...... 0 304
- 3'aurais voulu, au moyen de ces données, comparer le travail disponible sur l’arfire et employé pour faire mouvoir la pompe avec le travail développé sur le piston; mais j’ai reconnu que cette détermination ne donnait qu'un résultat erroné , circonstance que l’on doit attribuer à une inégalité dans la distribution sur les deux faces du piston ♦
- Il est bien entendu que dans cette expérience, comme dans celles qui ont été faites à Lille, sur la machine de MM, Gavrian et Farinaux, on n’a tenu compte que de la quantité de combustible consommée pendant la marche de la machine; le fourneau a été allumé pour chacune de ces expériences, et il n’avait pas fonctionné les jours précédents; il n’était donc pas possible d’avoir égard à la consommation nécessaire pour l’allumage, dont on tient compte quelquefois dans les essais de ce genre, Cet élément varie avec la nature du service des machines, qui peut être continu ou discontinu; il devait être évidemment dégagé des résultats demandés par le programme du concours en vue duquel ces expériences ont été faites.
- Le comité des arts mécaniques propose à la Société de remercier M. Far-
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- ARTS MÉCANIQUES.
- col de sa communication, et d’insérer dans le Bulletin le présent rapport, avec la description détaillée de la machine et de la chaudière, dont la connaissance ne peut manquer d’offrir un grand intérêt aux personnes qui s’occupent de la construction des machines à vapeur (1).
- Signé Le Cuatixier , rapporteur. Approuvé en séance, le 20 décembre 1848.
- CHEMINS DE FER.
- Rapport fait par M. Le Chatelier, au nom du comité des arts mécaniques, sur un moyen de sécurité proposé pour rexploitation des chemins de fer, par M. Le Gavrian, ancien négociant à Orléans.
- M. Le Gavrian s’est préoccupé du danger qui résulte du stationnement des trains sur la voie , ou du ralentissement de leur marche, circonstances auxquelles sont dus maintenant les accidents les plus graves que l’on ait à redouter dans l’exploitation des chemins de fer ; il propose de donner aux conducteurs de convois des fusées au moyen desquelles ils signaleraient la situation des trains qu’ils dirigent.
- Cette proposition n’est pas nouvelle , et quelques essais de cette nature ont été déjà faits ; elle est bonne en principe, mais elle est susceptible d’être réalisée d’une manière plus pratique, C’est ce qui a eu lieu en Angleterre, ou l’on se sert, d’une manière générale, de signaux détonants qui ont été fabriqués d’abord pour servir en cas de brouillard, et qu’on n’a pas tardé à appliquer dans les circonstances ordinaires de l’exploitation. Ils sont composés d’une petite boîte en fer-blanc de 5 à 6 centimètres de diamètre et 1 centimètre de hauteur, contenant de la poudre fine et une amorce fulminante ; ils portent, soudées à la boite, deux lanières de plomb qui servent à les fixer sur les rails. Pour les époques de l’année où il est nécessaire d’attacher des balais aux chasse-pierres des machines, on emploie des boîtes ayant la forme de segments de sphère très-aplatis, et garnies de fils de cuivre qui permettent de les fixer plus solidement sur les rails.
- Lorsqu’un pétard semblable est écrasé par le passage d’une roue de machine , il éclate avec un bruit comparable à celui d’un coup de pistolet, tel que le mécanicien est forcément averti, quelles que soient les préoccupations qui puissent, à ce moment, l’empêcher de prêter une attention toute particulière à l’état de la voie.
- (!) Les soins qu’evge l;i gravure îles planches de la machine à vapeur de M. Farcot nous obligent à renvoyer à uu autre cahier la description de cette machiné et de sa chaudière. ( N. du H.)
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- CHEMINS DE FER.
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- Les mécaniciens, les conducteurs de train, les agents préposés à la police de la voie portent toujours avec eux, lorsqu’ils sont en service, une provision de pétards enfermés avec soin dans une boîte en fer-blanc, et, lorsqu’il y a lieu, chacun d’eux en fait l’usage prescrit par les règlements d’exploitation.
- Lorsqu’un train est arrêté sur la voie par une cause accidentelle, on place, à 500 mètres en arrière au moins, et de distance en distance, des pétards dont la détonation, s’il survient un convoi, appelle vivement l’attention du mécanicien et devient un signal d’arrêt immédiat. S’il est arrivé un accident qui intercepte les deux voies, les mêmes précautions sont prises de part et d’autre. Lorsqu’un train marche lentement, soit parce qu’il est trop chargé, soit parce que la machine a éprouvé une avarie qui n’est pas assez grave pour nécessiter un arrêt complet, les agents chargés de la police de la voie, spontanément ou sur l’avis du mécanicien, placent deux ou trois pétards sur les rails pour avertir les trains qui pourraient arriver à un faible intervalle. Le mécanicien qui survient est prévenu par la détonation, il arrête et se renseigne sur la cause du signal, ou, s’il ne trouve personne au lieu oii le signal a été fait, il avance avec précaution jusqu’à ce qu’il rencontre un garde-ligne ou tout autre agent de surveillance, qui le renseigne sur les faits qui ont précédé son arrivée ; après avoir obtenu ces renseignements, il prend ses dispositions en conséquence.
- Ces signaux, très-utiles en toutes circonstances, sont indispensables en cas de brouillard.
- L’usage des pétards détonants se propage en France, ou l’on commence à les fabriquer ; il faut espérer que l’application ne tardera pas à en devenir générale. Ils sont connus en Angleterre sous le nom de leur inventeur, Cotvper; on les appelle Cowper’s fog-signals. Ils coûtent, à Londres, environ 1 schelling ( 1 fr. 25) la pièce ; il y a tout lieu d’espérer qu’en France il sera possible de les préparer à un prix moins élevé.
- Bien que la communication de M. Le Gavrian, qui a donné lieu aux explications qui viennent d’être présentées, ne soit pas de nature à recevoir une application utile, elle soulevait une question qui méritait de fixer l’attention de la Société.
- Le comité a l’honneur de proposer au conseil de faire insérer le présent rapport dans le Bulletin de la Société.
- Signé Le Chatelier , rapporteur.
- Approuvé en séance, le 3 janvier 1849.
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- ARTS MECANIQUES. --- NAVIGATION SOUS-MARINE.
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- Description d’an bateau sous marin construit par M. Lemaître, fabricant de grosse chaudronnerie, à la C hapelie - Sa int-Denis.
- Nos lecteurs se rappellent que, à la fin de 1842, des expériences publiques furent faites à I^oqdres et à Plymouth, par M. Payerne, avec une cloche de plongeur de son invention, dans laquelle fi avait embarqué une quantité d’air suffisante pour pouvoir respirer pendant un temps donné, sans conir inuification avec le dehors, et des substances propres à absorber l’acide carbonique formé dans l'intérieur de la cloche, Ces expériences, qui eurent un plein succès, furent répétées, en France, avec un appareil de grande dimension construit par M- Lemaître.
- La cloche de plongeur dont il s’agit est de forme ovoïderallongée, sans enveloppe, composée de feuilles fie foie d’une épaisseur variable fie 6 à 10 mib limètres, séparées transversalement par une cloison cintrée garnie, à l’intérieur, de cornières faisant office de membrures, et, à l’extérieur, de larges cercles en fer plat sur lesquels sont fixés de forts anneaux destinés à Far marrer; cette cloche a 9 mèfres de longueur sur 3 mètres de diamètre,
- A l’intérieur, elle est divisée en deux parties : la partie d’avant, d’une capacité d’environ 23 mèfres cubes, est un réservoir d’air comprimé; il a été éprouvé à 7 atmosphères,
- La partie d’arrière, d’une dimension beaucoup moindre, est destinée à rer devoir les hommes et à leur permettre de travailler au fond de l’eau; on y pénètre par un trou placé au-dessus d’un exhaussement formant un puits, lequel est en communication directe avec l’eau 1 c’est dans ce puits que descendent les hommes pour travailler.
- Quand on veut faire descendre le bateau au fond d’un fleuye ou de la mer, on commence par comprimer de l’afr en quantité suffisante dans le réservoir, au moyen de deux pompes, et d’une combinaison de robinets et de conduits qui leur permet de pomper de l’air et de l’eau au besoin,
- Cette opération étant faite, on bouche , par l’intérieur, le trop d’homme, et l’on introduit dans le bateau, soit à bayant, soit à l’arrière, et souvent dans les deux compartiments, une certaine quantité d’eau, jusqu’à ce qu’il commence à s’immerger. Alors on ouvre très-doucement un robinet qui donne passage à une portion d’air .de l’ayant à l’arrière , afin d’empêcher beau de monter dans le puits et d’envahir barrière du bateau,
- Dès ce moment, les hommes se trouvent placés dans un air comprimé à un degré déterminé par la colonne d’eau dans laquelle ils sont immergés, Quand l’appareil a atteint le fond de beau, on continue d’introduire de l’air jusqu’à ce que toute beau montée dans le puits en soit chassée, Alors les hommes, si
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- SOCS Al A ICI A
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- NA VIC.ATIOX SOUS-MARINE.
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- le sol est solide et s’ils ne sont pas contrariés par les courants, peuvent manœuvrer le bateau comme ils le désirent ; il est d’une telle mobilité, qu’un homme seul peut le conduire partout où il est nécessaire.
- S’il s’agit d’objets précieux , on peut les recueillir et les emmagasiner dons l’intérieur du bateau; les objets d’un fort poids, au contraire, sont amarrés soit au treuil du puits, soit à des anneaux fixés à l’intérieur du puits.
- Cette opération étant terminée, il suffît de retirer de l’intérieur du bateau tme certaine quantité d’eau équivalente au fardeau à soulever, plus la quantité qui le tient immergé, et le tout remonte à la surface. En ce moment, on perd, par le puits de barrière, une assez grande quantité d’air; car, à mesure que l’on s’élève à la surface, la pression de l’eau sur l’air diminue.
- Si l’opération a eu une certaine durée , il est nécessaire de faire usage de l’appareil régénérateur, qui peut révivifier l’air et le maintenir presque constamment à l’état respirable. Celte opération se fait au moyen de pompes qui font passer l’air de l’arrière dans l’appareil qui est placé dans le réservoir; cet air vient se mélanger avec celui qui s’y trouve emmagasiné.
- Ce bateau possède la faculté de se mouvoir et de se gouverner au moyen d’une hélice et de trois gouvernails placés à l’arrière : le premier, disposé verticalement, fonctionne comme un gouvernail ordinaire ; les deux autres, placés horizontalement de chaque côté, servent à le diriger de haut en bas et de bas en haut*
- Explication des figures de ta planche 1080*
- La fig, 1 est une coupe horizontale suivant la ligne G H, Fig* â, passant par l’axe du bateau et laissant voir le dessus des deux puits.
- Fig. 2. Coupe verticale et longitudinale passant par l'axe du bateau.
- Fig. 3. Coupe transversale permettant de voir la moitié de l’avant et la moitié de l’arrière, suivant la ligne A B C D, fîg. 1.
- Fig. A. Coupe verticale prise à l’arrière au milieu du puits, suivant la ligne F F, fig. 2.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures,
- A, arrière du bateau.
- B, partie de l’avant formant réservoir d’air.
- C, cloison cintrée divisant l’intérieur du bateau en deux parties inégales,
- D, cercles qui servent à consolider l’enveloppe et à recevoir les anneaux d’amarrage a.
- E, cornières faisant office de membrures,
- F, trous de regard garnis de verres lenticulaires,
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- U
- ARTS MÉCANIQUES. — NAVIGATION SOUS-MA1UNE.
- G, trou d’homme de l’arrière.
- Il I, trous d’homme du puits de l’arrière.
- J, trou d’homme du puits de l’avant.
- K, puks de l’arrière.
- L, puits de l’avant.
- M, treuil.
- à, anneaux qui servent à amarrer les objets.
- N, arbre coudé destiné à faire mouvoir l’hélice.
- O, hélice.
- P, engrenages communiquant le mouvement à l’hélice.
- O, gouvernail vertical.
- RR, gouvernails horizontaux.
- c c, barres du gouvernail.
- S, pompe.
- T, T', T”, T'" et T"", robinets à trois eaux.
- U, U', tubulures à trois orifices communiquant » l’une avec l’extérieur du bateau, l’autre avec le réservoir d’air, au moyen d’un tuyau plongeur.
- A la cloison cintrée qui sépare l’appareil en deux compartiments sont adaptées les pompes, et une série de tuyaux et de robinets. Ces derniers sont disposés de manière que les pompes peuvent accomplir huit opérations différentes, que nous allons décrire, en supposant qu’au commencement de chaque opération tous les robinets sont fermés.
- 1° La première opération consiste à emmagasiner l’air dans l’avant du bateau. A cet effet, on ouvre les robinets de telle sorte que, l’aspiration se fai sant par la tubulure d du robinet T, l’air s’introduise par cette ouverture et se rende dans la pompe par l’orifice e du même robinet ; que, refoulé par la pompe, il traverse le robinet T', par ses orifices f et g, pour se rendre dans la tubulure U', qui communique avec l’avant du bateau. Cette opération étant terminée , on leste le bateau, en introduisant de l’eau dans l’avant et dans Carrière.
- T Pour faire la première de ces deux opérations, les clefs des robinets sont tournées de façon à diriger l’eau de la manière suivante :
- L’eau est aspirée par la tubulure U, elle traverse successivement les orifices h i du robinet T", et les ouvertures i e du robinet T, d’où elle entre dans la pompe ; elle en sort en suivant la même route que l’air, c’est-à-dire qu’elle traverse le robinet T' par les orifices fgJ et se rend dans la tubulure U', qui communique avec l’avant, ainsi que nous l’avons dit.
- 3° Quand on veut introduire l’eau dans l’arrière, elle est encore aspirée par la tubulure U, et se rend dans la pompe par la même route que dans le
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- ARTS CHIMIQUES.
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- cas précédent; mais, refoulée dans le robinet T', elle le traverse par ses orifices fk, d’où elle se rend dans le robinet T'", qu’elle traverse à son tour par les ouvertures l m; cette dernière est l’ouverture de sortie.
- 4° Lorsqu’on a besoin d’introduire de l’eau de l’arrière dans l’avant, elle est aspirée par l’ouverture n du robinet T"’, d’où elle sort par l’orifice o, pouF se rendre dans la pompe » qui la refoule dans l’avant par le robinet T’ et la tubulure U'.
- 5° S’agit-il de faire l’opération inverse, c’esbà-dire de ramener l’eau de 1avant à l’arrière, l’aspiration a lieu par la tubulure U'. Le liquide aspiré par la pompe traverse le robinet T"” par les orifices op, le robinet T” par les ouvertures o i, et enfin la pompe, et se rend dans le robinet T\ qu’il traverse par les ouvertures f /i\ pour aller dans le robinet T"', qu’il traverse par les orifices Im.
- 6° Pour évacuer l’eau de l’avant » l’aspiration se fait par la tubulure U', et le liquide se rend à la pompe en suivant le même chemin que dans le cas précédent. Chassée de la pompe, elle traverse le robinet T’ par les orifices f kt pour se rendre dans le robinet T'", quelle traverse par les ouvertures h m; cette dernière la met en communication avec la tubulure U, où se trouve l’orifice d’évacuation.
- 7° Pour évacuer l’eau de l’arrière, on l’aspire par l’ouverture n du robinet T"", d’où elle sort par l’orifice o, pour passer dans le robinet T", et de là directement à la pompe , d’où elle est chassée comme dans le cas précédent.
- 8° La huitième opération consiste à faire passer l’air vicié, qui se trouve à l’arrière, dans l’épurateur, placé dans le compartiment de l’avant. A cet effet, l’air est pris par l’orifice d du robinet T, d’où il passe dans la pompe , qui le renvoie dans le robinet T'; il traverse ce robinet par les orifices f k, pour se rendre dans le petit robinet droit Y, qui établit la communication avec l’épurateur. ( 1). )
- ------ m o ce c n ^—
- ARTS CHIMIQUES. — peinture.
- Rapport fait par M. Chevallier, au nom du comité des arts chimiques, sur la substitution du blanc de zinc et des couleurs à base de zinc au blanc de plomb et aux couleurs à base de plomb et dé cuivre, par M, Leclaire, entrepreneur de peintures, rue Saint-Georges, 11.
- Messieurs, vous avez renvoyé à l’examen du comité des arts chimiques un mémoire qui vous a été adressé par M, Leclaire, entrepreneur de peintures,
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- 16 ARTS CHIMIQUES,
- mémoire qui a pour but là substitution du blanc de zinc et des couleurs à base de zinc au blanc de plomb et aux couleurs â base de plomb et de cuivre.
- Voici l’exposé des faits contenus dans ce travail,
- M, Ledairei frappé des nombreux accidents qui atteignent les ouvriers cé-rusiers, les ouvriers qui travaillent à la peinture , s’est occupé de rechercher quelles seraient le^ substances inoffensives que l’on pourrait employer dans les arts et dans l’industrie pour remplacer le carbonate de plomb, la céruse,
- Son attention s’étant portée sur l’oxyde de zinc, il fit des essais dès 1835 ; mais ce n’est qu’en 1 844, et après de nombreuses expériences, qu’il parvint à reconnaître que cet oxyde, préparé d’après certains procédés, offrait, pour la peinture, tous les avantages désirables et qui sont les suivants :
- Obtention de tons frais d'une blancheur éclatante, tons qui ne sont point altérés par les vapeurs hydrosulfurées, qui, comme on le sait, noircissent les peintures au blanc de plomb,
- M. Leclaire, après avoir reconnu les avantages qui résultent de l’emploi <le l’oxyde de zinc, s’est occupé 1® de la préparation d’üne huile siccative qui ne dût pas ses propriétés au plomb ; il y est parvenu en faisant usage de l’oxyde de manganèse ; 2° de la préparation des couleurs que l’on peut obtenir avec le zinc, en excluant de ces couleurs les préparations plombiques.
- Cet industriel dit qu’à partir de 1845 il a appliqué de mille à douze cents fois son procédé dé peinture, soit sur des maisons entières, soit sur des parties de maison, que cinquante entrepreneurs de ses confrères ont aussi fait usage de la peinture à l’oxyde de zinc,, de façon que cette nouvelle peinture a été appliquée dans plus de deux mille maisons ou édifices publics,
- M, Leclaire termine son mémoire en établissant 1° que ceux qui, avant lui, s’étaient occupés de l’application de l’oxyde de zinc avaient laissé beaucoup à faire, puisque, la découverte étant faite, il n’y a pas eu d’applications suivies de cette découverte ;
- 2° Qu’il a fabriqué le premier le blanc de zinc sur une large échelle par des procédés de son invention, procédés qui lui permettent de livrer cet oxyde au meme prix que la céruse;
- 3° Que l’emploi de l’oxyde de zinc, celui de la peinture préparée avec cet oxyde n’offrent aucun danger pour les ouvriers ;
- 4° Qu’il a trouvé le moyen d’obtenir une huile siccative dans la préparation de laquelle il n’entre pas de plomb ; ,
- 5° Qu’il est parvenu à préparer une série de couleurs inoffensives inaltérables par les vapeurs hydrosulfurées, couleurs qui sont destinées à remplacer avec avantage, dans la peinture historique et industrielle, les couleurs à base de plomb et de cuivre.
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- , Avant de vous faire son rapport, le comité des arts chimiques a cru devoir faire procéder à des expériences, visiter des maisons peintes au blanc de zinc, consulter les documents fournis par les personnes qui ont fût usage de cet oxyde. Nous allons successivement vous faire connaître ce qui est résulté de nos investigations; mais, avant tout, nous pensons qu’il est convenable d’établir, le plus succinctement possible, quel était l’état de la question lorsque M. Leclaire a cru devoir s’en occuper.
- M. Leclaire, nous devons le dire , en prenant ses brevets , a fait connaître 1° que Guyton-Morveau, T qu'Atkinson s’étaient occupés de la préparation du blanc de zinc.
- L’idée d’employer 1* l’oxyde de zinc, î° le carbonate de ce métal dans l’art de la peinture n’est pas nouvelle. En effet, on sait que, dès 1780, Courtois, attaché au laboratoire de l’Académie de Dijon, présenta à cette compagnie , par l’intermédiaire de Guyton-Morveau, du blanc de zinc qui avait la propriété d’être inaltérable (1). Plus tard, en 1783, Guyton-Morveau publia, dans les mémoires de l’Académie do Dijon, une dissertation sur le blanc de zinc, dissertation qui fut reproduite dans les Nouvelles de la république des lettres et des arts, et dans Y Encyclopédie méthodique arts et sciences, t. VI, p. lia. Dans cette dissertation, Guyton, après avoir démontré que la céruse devrait être abandonnée, et par mesure d’hygiène et parce que les peintures à la céruse poussent au noir, fait connaître 1° les expériences qu’il a faites sur diverses préparations de couleurs blanches, la séîénite, le spath pesant, le borate de chaux, le tartrate de chaux, le saccharatede chaux (2), Yoxalate de chaux, les sulfates de plomb et de bismuth, préparations qui ne présentent aucun avantage , si ce n’est le tartrate de chaux, pour la préparation des couleurs blanches.
- 2° Les essais qu’il a faits sur les oxydes d’étain, d’antimoine, de bismuth, de manganèse, de zinc ont fait connaître que l’oxyde d’étain et celui de zinc pouvaient être employés dans la peinture; il dit que, pour obtenir ce dernier oxyde, il a fait usage des dissolutions de zinc et des alcalis caustiques et effervescents ( carbonates alcalins ) de la calcination du métal, soit seul, soit avec le nitre , de la calcination du métal dans un creuset posé horizontalement dans l’échancrure d’un fourneau de réverbère , prenant les fleurs de zinc produites, les passant à l’eau pour séparer le métal non oxydé, broyant ensuite l’oxyde avec un peu d’alumine, de craie ou de guhr blanc.
- Guyton dit que, plus tard, considérant le procédé de la calcination à l’aide
- (1) Tableau raisonné de l'histoire littéraire du xvm8 siècle, décerntre 1 782, p. 14G.
- (2) Guyton-tlforveau désigne ce produit sous le nom de saccharate calcaire, ou chaux sucrée.
- Quarante-huitième année. Janvier 1849. 2
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- du creuset comme imparfait, pénible et même dangereux pour les ouvriers, il proposa un appareil tout différent établi sur de nouveaux principes et qui a été exécuté avec le plus grand succès.
- Par des expériences faites dans une séance publique présidée par M. le prince de Condé, Guyton lit constater que des peintures exécutées avec le tarlrate de chaux, le blanc d’étain, le blanc de zinc , qui avaient été exposées au contact de l'hydrogène sulfuré, n’avaient pas sensiblement changé de couleur.
- Le prix du blanc de zinc, à cette époque, était de 12 francs le kilog. pour la première qualité, de 8 et 9 francs pour la seconde.
- Le blanc de zinc fournissant des couleurs moins siccatives que la eéruse , Guyton conseillait d’ajouter à la peinture un peu de sulfate de zinc calciné, ce qui lui donnait la propriété de sécher.
- L’application du blanc de zinc à la peinture fut, dès sa découverte, le sujet d’observations critiques; ces critiques furent réfutées par M. Vincent-Mont-petit, dans un travail intitulé, Observations sur le zinc proposé dans la peinture intérieure des appartements au lieu de blanc de plomb. Ce travail fut le sujet d’un rapport favorable de MM. Mauduit, B os sut, Cherpitel et Antoine, membres de l’Académie royale d’architecture, qui avaient été chargés par l’Académie, le 13 mars 1786, de l’examen de ce travail. ( Voir les pièces à l’appui, pièce n° 1. )
- Plus tard , Guyton - Morveau fut forcé de s’occuper encore du blanc de zinc; un étranger, M. Atkinson, de Harrington, près Liverpool, prit, le 8 mars 1796, une patente pour l’application du blanc de zinc comme succédané du blanc de plomb; Guyton réclama, dans les Annales des arts et manufactures rédigées par O’Reilly, la priorité de cette application. Dans sa réclamation, Guyton établit 1° que la fabrication du blanc de zinc, ainsi qu’il l’avait indiqué dès 1781, n’était pas un simple aperçu, mais un acte sérieux ; que le citoyen Courtois en avait entrepris la fabrication en grand, qu’elle était en pleine activité ; qu’il y avait magasin ouvert à Dijon et à Paris ; que des avis imprimés furent distribués et affichés avec la permission de M. Lenoir, alors lieutenant de police ; que des détails sur la fabrication et sur l’emploi du blanc de zinc avaient été, en outre, insérés dans le Journal de Paris et dans les Petites-Affiches; 2° que le blanc de zinc avait été employé à la peinture de divers tableaux, que les artistes ont déclaré n’avoir employé que du blanc de zinc pour rompre les autres couleurs ; un de ces tableaux était dû au pinceau de M. Vincent-Montpetit.
- Guyton, dans sa réclamation, parlait du fourneau qu’il avait employé et dont les dessins accompagnaient la description des arts qui traitent du zinc,
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- dans ses cours publics , à Dijon, et plus tard dans ses leçons faites à l’école polytechnique (1).
- Il fait aussi connaître les difficultés qu’il rencontra lorsqu’il voulut faire l’application de l’oxyde de zinc à la peinture; on reprochait alors à cette peinture
- 1° De ne pas sécher aussi vite que celle à la céruse;
- 2° De ne présenter aucun avantage sous le rapport de la salubrité;
- 3° De ne pas couvrir comme la peinture à la céruse.
- Des essais furent alors faits sur quelques panneaux intérieurs du vaisseau le Languedoc, par une commission chargée d’examiner la question de la peinture au blanc de zinc. Le rapport de cette commission, composée de MM. Lapoterie, Sané, Fraboulet, Guignan, le comte de Bruyères, rapport qui porte la date du 18 novembre 1786 , établit
- 1° Que la peinture au blanc de zinc a donné un blanc assez beau, un peu moins vif que celle à la céruse (2) ;
- 2° Que, dans sa fraîcheur, cette peinture avait une odeur moins forte et moins désagréable que celle au plomb;
- 3° Que la dessiccation n’a été complète que le sixième jour, celle au plomb le quatrième (3);
- 4° Que 8 onces ( 250 grammes ) de blanc de zinc, qui ont pris un poids égal d’huile de noix, ont couvert une surface d’un peu plus de 36 pieds carrés ( 3m c ,798); que 8 onces (250 gram. ) de céruse, qui ont pris 3 onces ( 96 grain. ) d’huile, n’ont couvert que 15 pieds carrés ( imc-,572 ) ; d’où il suit que, malgré le haut prix du blanc de zinc, qui coûtait 4 livres 10 sous ( 4 fr. 50 ) la. livre, il ny avait de différence réelle, par toise carrée (3mc',798), que de 8 sous ( 40 centimes ) à 34 sous ( 1 fr. 70 ).
- Copie du rapport de la commission fut envoyée à Gtiyton par M. le maréchal de Castries, alors ministre de la marine ; ce ministre exprimait, lors de cet envoi, le désir qu’il avait de voir adopter la peinture au blanc de zinc dans l’intérieur des vaisseaux.
- La différence du prix établie dans le rapport fut encore levée par Guyton-Morceaui qui envoya au ministre une pièce par laquelle il s’engageait à livrer le blanc de zinc au prix de 1 fr. 25, à partir du jour où. il lui en serait fait une commande de 6,000 livres.
- (1) Nous avons fait faire de nombreuses recherches, mais nous n’avons pu nous procurer les dessius de ces appareils.
- (2) Il parait que le blanc de zinc fabriqué à cette époque n’était pas aussi beau que celui qu’on obtient actuellement.
- (3) On sait que M. Leclaire ajoute à la peinture qn siccatif énergique, l’huile préparée au manganèse.
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- ARTS CHU IQUESi
- GuytonMt encore connaître que du blanc de zinc en trochisques, de la fabrique du sieur Courtois, cle Dijon, fut vendu par des marchands de couleurs sous le nom de blanc d’argent> au prix de 75 centimes les 31 grammes.
- Guylon- Morveau adressa * le 28 pluviôse an XI, au citoyen O’Beilly un mémoire sur le moyen d’employer le blanc de zinc. (Voir 1° les pièces à l’appui, pièce n° 2; %° les Annales des arts et manufactures, t. II, p. 127 et 238, t. IV, p. 161, t. XXVIII, p* 179; 3° le Moniteur industriel des 3 et 24 février 1848, 9 mars 1848. )
- Dans un rapport fait à l’Institut national en 1808 par MM. Fourcroy, Ber-thollet et Vcmquelin, rapport relatif à la fabrique de M. Mollerat, on trouve le passage suivant ;
- « Parmi les produits de l’établissement de M. Mollerat figure le blanc de « zinc, dont on ne saurait trop recommander l’emploi; les défauts qu’on lui « reproche sont si peu de chose, auprès des inconvénients que présente l’u-« sage du blanc de plomb , qu’on ne peut raisonnablement se refuser à l’a-« dopter, au moins pour la peinture en batiments. A l’avantage de la salubrité « il réunit ceux-ci : les teintes qu’il donne sont plus pures, plus nettes ; son « éclat, s’il est moins vif, ne se ternit point; à quantités égales, il couvre « plus de superficie que le carbonate de plomb. Il est vrai qu'il ne foisonne « pas assez sons le pinceau ; mais on y remédie en chargeant le pinceau plus « souvent, ou en donnant une couche de plus aux ouvrages. Si les parlicu-« liers qui font décorer leurs appartements pouvaient bien se pénétrer clu dan-« ger que présente l’emploi du blanc de plomb, il n’y a point de doute qu’on « n en restreignît l’usage; mais on se prémunit rarement contre un danger que « l’on ne connaît pas, ou que l’on regarde comme incertain et éloigné (1). Il est « cependant bien prouvé que beaucoup de maladies, dont il est souvent dif-« ficile d’assigner les causes, peuvent être occasionnées par les émanations « du plomb, toujours nuisibles à la santé. On doit savoir gré à MM. Mollerat « d’avoir dirigé leurs travaux sur un objet d’un si grand intérêt (2). »
- Si on examine ce qui s’est passé depuis 1808 , on voit que, malgré toutes les démarches faites par M. Guy ton-Morveau en 1786 , puis en 1802 ; que, malgré le rapport de Fourcroy, de Berthollet et de Vauquelin, la peinture au blanc de zinc n’a pas eu d’application suivie en France : cela résulte des faits, qui démontrent qu’elle était entièrement abandonnée lorsque M. Leclaire s’occupa de nouveau de son application.
- (1) Dans ce rapport, il n’est pas dit si le blanc de zinc fabriqué par MM. Mollerat était de l’oxyde ou du carbonate de zinc.
- (2) Nous pourrions citer, à l’appui du dire des savants , qui ont été nos maîtres, la mort du docteur Corsin, qui succomba pour avoir voulu trop tôt habiter lès pièces'qu’il avait fait peindre.
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- Le blanc de zinc a été employé dans la peinture pour le tableau. M. Duval-Lecamus, en 1821, sur la demande de M. Lassaiync3 fit le portrait de ce savant, portrait qui fut exécuté avec le blanc de zinc préparé par M. Lassaigne; ce tableau, que nous avons eu entre les mains et que nous avons fait voir à divers artistes, a conservé dans les tons blancs toute sa vivacité et toute sa fi aicheur.
- Nous devons dire que l’on a aussi indiqué sous le nom de blanc de zinc le ' carbonate de ce métal.
- Ainsi Gray ( Traité pratique de chimie, 1829, t. III, p. 23) dit que le blanc de zinc ( zinc white ), carbonate de zinc, se prépare en versant du carbonate d’ammoniaque dans le sulfate de zinc jusqu’à ce qu’il ne se forme plus de précipité, lavant et faisant sécher.
- Selon l’auteur, ce sel est employé comme couleur ; mais il ne couvre pas aussi bien que le blanc de plomb.
- Herman ( Bulletin des sciences technologiques de Ferussac, t. VII, p. 295 ) indique la préparation d’un blanc de zinc qui n’est autre chose que le carbonate de ce n étal.
- En septembre 1844 , M. Mathieu a adressé à l’Académie des sciences une note sur l'oxyde de zinz, produit qu’il obtient, dit-il, dans un grand état de pureté, de beaucoup supérieur aux oxydes fournis par le commerce. Ce produit est obtenu par un procédé beaucoup moins coûteux; mais M. Mathieu ne fait pas connaître ce procédé ; seulement il insiste sur l’importance de l’économie qui doit résulter du nouveau mode, en faisant remarquer que l’oxyde de zinc paraît destiné à remplacer, avant peu, le blanc de plomb dans beaucoup d’applications, et avec d’autant plus davantage qu’il ne compromet pas la santé des ouvriers employés à le préparer. ( Comptes rendus, année 1844 , 2e semestre, séance du 9 septembre 1844. ) (1)
- (i) Après avoir signalé tous les avantages que présente , sous le rapport de l’hygiène , l.i substitution des composés zinciques aux; composés plornbiques, dans la peinture, m. Gaultier de Ciaubry indique une application d‘une très haute importance qui faciliterait singulièrement celte substitution, eu même temps qu’elle réaliserait une des grandes modifications que l’on peut attendre des mécaniques, par l’emploi des forces électriques en remplacement de la vapeur. En effet, on a déjà appliqué très-utilement la force motrice provenant des actions galvaniques, et i’on peut citer particulièrement, à cet égard, IM. Froment, ancien élève de l’école polytechnique , qui fait mouvoir diverses machines de ses ateliers au moyen des courants électriques ; mais le prix élevé auquel revient cette force ne s’abaisserait au point convenable que si les dissolutions de zinc trouvaient des applications importantes. Il serait donc vivement à désirer que l’on parvînt à faire servir le carbonate ou l’oxyde de zinc obtenus par le moyen de ces dissolutions à la piinture, puisque l’on aurait, par là, déterminé l'extension de l’emploi des forces électriques. ( Annales d'hygiène publique. )
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- IA se bernent les faits relatifs au blanc de zinc et à son application à la peinture qui sont arrivés à la connaissance du comité (1).
- Nous allons maintenant vous faire connaître le résultat des travaux entrepris par M. Leclaire.
- Examen des travaux de M. Leclaire.
- Maintenant que nous avons fait connaître ce qui a été fait par MM. Courtois, Guyton-Morveau, Atkinson, Mollerat, Duval-Lecamus , Mathieu, Conté, voyons quels sont les travaux dus à N. Leclaire,
- M. Leclaire, pour obtenir l’oxyde de zinc en grand, a fait établir, dans les environs de Paris, un four dit silésien, pour recevoir dix cornues. Un système de grattoirs dégage régulièrement la bouche des cornues ; devant cette bouche est une très-petite chambre qu’on désigne par le nom de guérite, dont le plancher est mobile , et dont la porte ouvre dans la pièce où est le four; au-dessus de la guérite est un conduit communiquant avec la partie supérieure de chambres dites de condensation, qui sont placées à droite et à gauche du four et qui descendent plus bas que le sol de la chambre du four.
- Un puissant système d’appel est appliqué à l’extrémité d’une série de toiles destinées à condenser et à recueillir l’oxyde de zinc; dans le plancher des chambres sont pratiquées des trémies à travers lesquelles l’oxyde de zinc tombe dans des tonneaux.
- Fabrication. — Quand le four est porté à un degré de température suffisant, on ouvre la porte de la guérite, on introduit le zinc dans la cornue, on ferme la porte, on la lute, on relève le plancher mobile sur la guérite, et l’on met ainsi en communication la cornue avec la partie inférieure de la chambre de condensation ; la combustion du zinc commence immédiatement pour ne s’arrêter que lorsque le métal est brûlé.
- L’air s’élève de la partie inférieure de la chambre de condensation, et l’oxygène se combine avec le métal enflammé à la bouche de la cornue;
- 0) Lors de la leoture de ce rapport , notre honorable collègue M. JomarA nous fit connaître que le savant Conlé s’était occupé de l’application de la peinture au blanc de zinc. A l’appui de cette assertion on trouve, dans une notice sur Conté, insérée dans YAlheneum, janvier 1806, le passage suivant : Conté s'occupait aussi de joindre à sa manufacture un nouveau genre de couleur pour l'émail, pour la peinture à l'huile, la miniature et le lavis. M. Fourcrov a publié les avantages de ces couleurs, dans un rapport sur les progrès des arts, fait à la tribune de la convention pendant la révolution. Les couleurs de Conlé sont inattaquables par les agents connus. Lk blanc même, qui fait l * désespoir des artistes, a résisté, depuis vingt cinq ans, à toutes les influences de la lumière et aux variations de l’atmosphère, sans rien perdre de sa purelé.
- Conté, appelé, avec d’autres savants, à faire partie de Vexpédition d'Egypte, n’a pu mettre la dernière main à cette entreprise précieuse, réclamée avec impatience par ceux qui connaissaient ses travaux.
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- l’oxyde ainsi formé tombe par la trappe, ou est entrain'', par la cheminée d’appel, à travers le tuyau placé au-dessus des guérites, et va tomber par les trémies, au-dessous desquelles sont des tonneaux pour recueillir l’oxyde de zinc.
- On sait que l’on trouve, dans le commerce, 10 de la céruse, T du blanc d’ar-gent. M. Leclaire, par suite de l’examen des procédés de fabrication de l’oxyde de zinc, est parvenu à faire l9 de l'oxyde de zinc blanc et léger, 29 de Y oxyde de zinc plus blanc encore ; il a donné à ce dernier le nom de blanc de neige.
- Ce blanc de neige peut d’autant mieux servir à remplacer le blanc d’argent, que Guyton-Morveau s'est assuré que très-ranciennement on remplaçait le produit plombique, connu sons le nom de blanc d’argent, par du blanc de zinc réduit en trochisques. À l’aide des appareils de M. Leclaire, on peut fabriquer par jour, avec deux fours, 6,000 kilogrammes d'oxyde de zinc, et cet oxyde est livré au commerce au prix de 70 à 75 fr. les 100 kilog.
- La peinture au blanc de zinc n’offre pas plus de clifficulté dans son appk-cation que la peinture au blanc de céruse ; le blanc de zinc se môle parfaitement à l’huile sans qu’il soit nécessaire d’employer le broiement, et on doit procéder de la manière suivante :
- On prend le blanc de zinc, l’huile et l'essence : quand on en ajoute à la peinture , on môle, on laisse en contact pendant six minutes ; on délaye avec une brosse, et on fait passer à travers un tamis,
- Le blanc de zinc et les couleurs ayant cet oxyde pour base s’emploient h l’huile, soit pour les tableaux, soit pour le bâtiment; on peut s’en servir pour les peintures à la colle, au vernis, pour Y aquarelle, la gouache, le lavis; nous verrons plus loin ce qu’en disent les peintres qui en ont fait usage, On peut aussi se servir du blanc de zinc, V pour la fabrication de papiers lissés, pour la fabrication de cartes dites de porcelaine , destinées à remplacer les mêmes cartes fabriquées avec le blanc de plomb ; 2° pour préparer un mastic destiné au lutage des machines à vapeur; 39 pour préparer un blanc de fard, coloré par le carmin : il est probable qu’on pourra en faire usage dans la préparation des dentelles dites de Bruxelles.
- Le blanc de zinc peut être mêlé à diverses couleurs peu altérables, les oxydes de fer, le charbon, l’oxyde de manganèse, l’outremer, etc,, etc. , et fournir des couleurs composées qui ne sont pas susceptibles de varier de tops, ce qui, comme on le sait, présente un très-grand avantage dans l’art de la peinture.
- Les couleurs blanches préparées à l’oxyde de zinc , les couleurs grises qui participent de cet oxyde ne sont pas, comme les couleurs à la céruse, altérées par les vapeurs hydrosulfurées ; les essais que nous avons faits et répétés
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- ARTS CHIMIQUES.
- i ous ont convaincu , cc q le déjà l’on savait, que les peintures au zinc pourraient être appliquées dans les cabinets où l’on administre des bains de Ba-réges, dans les cabinets où sont les fosses d’aisances, et que les couleurs ne changent pas de nature, comme cela arrive avec le plomb.
- La commission, voulant s’assurer de la facile application des couleurs au zinc, s’est adressée à M. Chérot,, et elle lui a fait exécuter divers travaux avec la peinture à la colle, avec la peinture à l’huile,
- Les couleurs employées par M. Chérot et qui nous avaient été fournies par M. Leclaire s’élevaient au nombre de quatorze; leur emploi a démontré 40 qu’on pouvait, avec la plus grande facilité , s’en servir pour la peinture à F huile, pour la peinture à la colle3 qu’on pouvait les mêler à d’autres couleurs; 2° que ces couleurs, employées seules, ne changent pas de tons ; que, soumises à l’action de l’acide hydrosulfurique, elles ne poussaient pas au noir.
- Ces essais ont été faits et répétés ; ils ont été complétés par une expérience qui a démontré que la peinture au zinc pouvait être employée, de même que le minium et la mine orange> pour peindre les objets exécutés en fer et les soustraire à l’oxydation.
- Dans d’autres expériences, des croquis exécutés par M. Chérot l’ont été moitié en se servant de blanc de zinc , moitié en employant la céruse ; on a vu, comme on devait s’y attendre, que les croquis mixtes, exposés aux vapeurs hydrosulfurées, noircissaient dans les parties exécutées au blanc de plomb, tandis qu’elles ne changeaient pas dans les parties peintes avec l’oxyde de zinc.
- Ces derniers essais ont été faits en présence d'une commission du comité central des artistes : ce comité, voulant faire des essais sur l’application du blanc de zinc à la peinture artistique, avait désiré voir faire quelques expériences ; nous avons cru remplir le but que se propose la Société d’encouragement en faisant connaître à ce comité les avantages que présente l’oxyde de zinc employé dans les arts,
- M. Leclaire a indiqué un mode de préparation d’une huile siccative qui ne participe pas du plomb, et, pour cela, il a eu recours à l’oxyde de manganèse ; il prend 200 parties d’huile de lin épurée et cuite , 10 parties de peroxyde de manganèse du commerce concassé ; il fait cuire pendant six à huit heures en ayant soin d’agiter le mélange ; on suspend ensuite le feu, on laisse refroidir et on filtre ; l’huile ainsi préparée est un très-bon siccatif. M. Thé-venin, à qui l’un de nous a remis de cette huile, nous a dit en avoir tiré un très-bon parti dans la peinture artistique.
- M. Leclaire s’est occupé de la préparation de diverses couleurs à base de
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- zinc destinées à être appliquées à la peinture artistique et à la peinture en batiments ; les couleurs qu’il a obtenues jusqu’à présent sont
- 1° Le jaune bouton d’or, 2° le jaune nuance citron, 3° le jaune nuance pâle, 4° le jaune de baryte, 5° le vert anglais foncé, b° le vert anglais clair, 7° le vert milori, 8° la terre verte,
- Dans des pièces communiquées à votre rapporteur, M. Leclaire fait connaître les modes qu’il a suivis pour obtenir ces diverses couleurs.
- Quelques personnes avaient dit à votre rapporteur que la peinture au blanc de zinc serait plus coûteuse et moins solide (1) que celle au blanc de plomb, Nous avons pu nous convaincre que cette assertion est inexacte ; on trouve dans les pièces jointes au dossier le résultat d’expériences qui démontrent que la peinture au blanc de zinc a l’avantage d’être salubre et économique, D’autres avaient avancé que cette peinture ne pouvait soutenir la comparaison avec la peinture à la céruse ; nous avons dû examiner ce qu’on devait penser de ce dire , visiter divers appartements où des peintures avaient été exécutées au blanc de zinc. Nous nous sommes présenté 1° au ministère des travaux publics, et nous avons visité l’appartement de feu M. Legrand; T à l’hôtel du comte de Marcillac, rue SainWDominique-Saint-Germain ; 3° chez M, de Mongeon, place Saint-Sulpice; 4q enün carrefour de l’Odéon, 10 (Ü), Nous devons dire que les résultats obtenus par M, Leclaire nous ont paru des plus positifs. Nous avons ensuite consulté les lettres écrites, les attestations données par diverses personnes , des artistes peintres , des architectes , des ingénieurs, des inspecteurs des bâtiments, Ces pièces sont des plus satisfaisantes, ainsi qu’on peut s’en assurer, ( Voir les pièces à l'appui, pièce n° 3.)
- Dans un passage de son mémoire adressé à la Société d’encouragement, M. Leclaire a fait connaître qü’il avait été conduit, par suite des nombreux accidents qui atteignent les ouvriers qui préparent ou qui appliquent le blanc de plomb, à rechercher des couleurs salubres ; nous avons voulu faire connaître à la Société le résultat de nos recherches sur les avantages qui peuvent résulter, pour la santé des ouvriers, de l’application de la peinture à l’oxyde de zinc. Voici le résultat de ces recherches.
- Le travail de la céruse, du minium, l’application du blanc de plomb, soit dans la peinture, soit dans des opérations diverses, donnent lieu, chaque année , à de nombreux accidents et à des décès. Nous avons été à même de
- (1) L’oxyde de zinc employant plus d’huile que ta céruse dans son application, fournit une peinture qui résiste mieux aux influences atmosphériques,
- (2) M. Leclaire voulait nous faire voir d’autres travaux exécutés au blanc de zinc, mais notre conviction s’était formée par les essais que nous avions faits nous-même ; nous avons dû nous Lprner à lere-niercier de son oLligcance,
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- constater qu’en dix ans, de 1838 à 1847 inclus, les hôpitaux de Paris, et Paris ne compte que deux fabriques de céruse et de minium (1), ont reçu 3,142 malades atteints de coliques saturnines; que, sur ces 3,142 malades, 2,030 sont sortis des hôpitaux guéris ou soulagés, que 112 ont succombé, et quelquefois, heureusement cela est rare, avec une telle rapidité, qu’ils sont morts le jour de leur entrée à l'hôpital, sans pouvoir donner de renseignements sur les causes de la maladie ; un de ces malheureux a même succombé sur la voie publique en se rendant à l’hôpital (2),
- Sur ces 3,142 malades, on comptait 1,898 ouvriers travaillant soit au blanc de plomb, soit au minium, 712 peintres (3), 63 broyeurs de couleurs, 10 ouvriers préparant les cartes de porcelaine (4),
- Les 112 décès ont porté 86 sur les ouvriers travaillant au minium et au blanc de plomb, 13 sur les ouvriers peintres (5), 1 sur les broyeurs de couleurs, 1 sur les lamineurs de plomb , 1 sur les imprimeurs , 1 sur les ouvriers en papiers peints, 1 sur un ouvrier préparant les cartes en porcelaine, 1 sur un ouvrier potier de terre, 6 sur des ouvriers qui ont été tellement malades qu’on n’a pu avoir de renseignements, enfin sur un ouvrier qui succomba sur la voie publique en se rendant à l’hôpital,
- Les ouvriers qui travaillent à la fabrication et à l’application des prépara-* lions saturnines sont encore exposés à de longues maladies. Nous donnons ici deux tableaux qui démontrent que les maladies saturnines sont quelquefois légères, mais que d’autres fois elles se prolongent ; en effet, on verra
- (1) Les ouvriers qui travaillent chez les entrepreneurs qui emploient des céruscspures sont plus su-^ jets que les autres à la colique saturnine,
- (2) On doit se rappeler les paroles remarquables et pleines d’humanité prononcées par M, le président Turbat, qui avait à juger des malheureux accusés de vagabondage; ces malheureux déclaraient qu’affaiblis par le travail de la céruse jls n’avaient pu se rétablir et se livrer au travail.
- (3) La colique saturnine se déclarait le plus ordinairement, chez les peintres, dans les grandes chaleurs de l’été ; dans l’hiver, dans les endroits où l’on fait beaucoup de feu : elle se déclare aussi 1° chez les ouvriers qui opèrent le grattage de vieilles peintures à l’huile ; 2° sur les ouvriers qui font les peintures sur enduit.
- (4) jNous venons d'acquérir la preuve que le nombre des ouvriers qui sont atteints de la colique de plomb est plus nombreux que ne le porte le chiffre indiqué pour les dix années, de 1838 à 1847; en effet,
- nous avons la preuve démonstrative (un certificat de l’hôpital) que le nommé B.... ouvrier peintre, est
- entré, en ! 848, à Reaujon, pour coliques saturnines, le 11 avril, le 2 octobre et le 2 décembre, Cet ouvrier n’a pas été une seule fois porté sur les tableaux.
- (5) Pendant un certain temps encore, et malgré l’emploi du blanc de zinc, des ouvriers peintres seront atteints de la colique saturnine; ces ouvriers sont ceux qui enlèveront, par le grattage, les anciennes peintures exécutées à la céruse : cela est facile à concevoir; lors du grattage il y a production d’une poussière plombique qui sera absorbée par les ouvriers. Nous pensons queM, Leclaire, qui a tant fait pour la classe ouvrière, trouvera le moyen d’obvier à ce grave inconvénient. Tl compléterait ses travaux en indiquant un mode de faire qui tournerait au profit de l’hygiène publique,
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- qu’en 1841, sur 30i malades atteints de coliques saturnines, il en est qui sont restés 114 et 160 jours à l’hôpital (1).
- On n’a pas porté, dans le premier tableau , le nombre de jours de maladie des 12 ouvriers qui ont succombé. On trouvera ces renseignements dans le second de ces tableaux.
- Durée de la maladie des ouvriers guéris. —Sur 292 malades sortis guéris, sont restés à Vhôpital, savoir :
- JOURS. NOMBRE de malades. JOURS. NOMBRE de malades. JOURS. NOMBRE de malades. JOURS. NOMBRE de malades. OBSERVATIONS.
- Reports 155 238 263
- 1 1 14 9 27 1 43 1 Total. ... 275
- 2 4 15 15 28 3 47 1
- 3 5 16 8 29 2 48 1 Portés pré-
- 4 7 17 11 30 2 49 1 sents sur
- 5 8 18 6 31 4 57 1 les feuilles
- 6 14 19 4 32 2 62 1 mensuelles. 17
- 7 23 20 3 33 1 64 1
- 8 14 21 1 34 1 68 1
- 9 20 22 4 36 ' 2 76 1 Total des
- 10 18 23 8 37 1 95 1 ouvriers
- 11 9 24 4 38 4 114 1 guéris ou
- 12 s 22 25 6 39 1 160 1 soulagés. 292
- 13 10 26 4 40 1 (2)
- 155 238 263 275 (3)
- Durée de la maladie des ouvriers morts.
- JOURS. NOMBRE de malades. JOURS. NOMBRE de malades. -
- Report. 8
- 3 2 17 1
- 10 2 38 1 236 jours ou 19 jours 2/3
- 14 1 47 1 ( donnée moyenne ).
- 15 2 48 1
- 16 1
- j À reporter. 8 Total. . 12
- (1) Le nombre de ces ouvriers s’est accru depuis 1847.
- (2) Nous disons soulagés, parce que nous avons été à même de constater que des ouvriers sortis de l’iiôpiial étaient forcés d’y rentrer presque aussitôt leur sortie et sans avoir de nouveau exercé leur profession.
- (3) Ces ?76 ouvriers sont restés à l’hôpital 4 ^5C2 jours, ce qui fait plus de 16 jours et moins de 17.
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- Les renseignements que nous ayons fait prendre sur les ouvriers qui travaillent à la fabrication du blanc de zinc nous ont démontré que ces ouvriers sont peu aflectés par suite de leur travail : ces renseignements ont été pris 1° près des ouvriers eux-mêmes; 2° près de M, le docteur Gervak de Caen , qui avait été à même d’étudier ces ouvriers. Quelques ouvriers ont déclaré avoir quelquefois éprouvé de la sécheresse dans la bouche, de légers maux de gorge, mais que ces légers accidents n’avaient pas persisté.
- Ces attestations sont appuyées 1Q d’un certificat de 42 ouvriers peintres qui déclarent que la plupart d’entre eux ont plus ou moins souffert de la colique des peintres causée par l’emploi de la céruse, mais que, depuis qu’ils n’emploient que le blanc de zinc, aucun d’eux n’a été atteint ni de coliques saturnines, ni des autres symptômes de malaise causés par la céruse, et que leur santé s’est améliorée ; 2° d’un certificat de 9 ouvriers travaillant à la fabrication du blanc de zinc, rue Cardinet, aux Batignolles, qui déclarent que, malgré l’état des appareils qui les exposent continuellement a respirer des quantités sensibles de blanc de zinc, ils n’ont jamais éprouvé aucun accident ; 3° d'une lettre de M. le docteur Bossut, qui contient les énonciations suivantes ;
- « Je, soussigné, docteur médecin, demeurant à Paris, rue de Seine , 31, « déclare et certifie qu’ayant été choisi par M, Leclaîre, entrepreneur de « peinturé, dès l’année 1839 , pour donner des soins aux ouvriers peintres « malades, composant la Société que M. Leclaîre a organisée et instituée, j’ai, « jusqu’en l’année 1846, eu, tous les ans, plusieurs coliques de plomb à trai-« ter parmi ces ouvriers, mais que, depuis cette époque, je n’ai pas vu de « semblables maladies, bien que je n’aie pas cessé d’être te médecin de la « Société,
- « J’ajouterai même que le nommé Wagner avait été obligé d’abandonner « son état, la colique saturnine se répétait souvent et devenait plus intense, « et que, depuis qu’il a repris ses travaux de peinture, à partir de la fin d’a-« vril 1846, je n’ai point été appelé pour le visiter. En foi de quoi, etc, « Paris, 19 décembre 1848, signé Bossut (1),»
- De tout ce qui précède, il résulte pour le comité
- 1° Que M. Leclaire a réalisé l’idée philanthropique émise par Guyton-Morveau et par Courtois dès 1780 , de substituer au blanc de plomb , dangereux pour la santé des ouvriers, le blanc de zinc ( Y oxyde de zinc ), qui ne possède pas de propriétés toxiques ;
- 2° Qu’il a fabriqué l’oxyde de zinc en grand par des procédés perfectionnés
- (i) Nous avons insisté sur ces faits parce que, d’après les écrits de Guyloti - Morvcau,, il semblait que lès vapeurs d’oxyde de zinc étaient insalubres.
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- qui lui permettent de livrer cet oxyde au même prix que la céruse, de 70 a 75 francs les 100 kilogrammes;
- 3° Qu’il a indiqué le moyen de préparer une huile siccative dans la fabrication de laquelle il n’entre aucun composé plombique ;
- 4° Qu’il est parvenu à obtenir une série de couleurs à base de zinc, couleurs qui sont inaltérables par les vapeurs hydrosulfurées, et qui sont destinées à remplacer avec avantage , clans la peinture historique et industrielle , les couleurs à base de plomb ;
- 5° Que M. Leclaire, par les nombreuses applications qu’il a faites de la peinture au blanc de zinc, par la persistance qu’il a mise à vaincre les obstacles qu’il a rencontrés (1), a rendu un service signalé à l’industrie et à l’hygiène publique.
- En conséquence, le comité vous propose
- 1° D’adresser des remercîments à M. Leclaire pour la communication qu’il a faite à la Société ;
- 2° De renvoyer le présent rapport à la commission du Bulletin (2).
- Signé À. Chevallier, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 31 janvier 1849.
- PIÈCES JUSTIFICATIVES.
- PIÈCE N** 1.
- Observations sur le zinc proposé dans la peinture intérieure des appartements au lieu des blancs de plomb et de céruse ; par M. F incent-Mont petit.
- Depuis longtemps on sait que la peinture à l'huile dans l’intérieur des bâtiments cause des maladies souvent funestes, entre autres celle connue sous le nom de colique des peintres, dont la principale cause est due (dit-on) aux miasmes émanés du plomb et de ses différentes compositions; on a reconnu surtout que les blancs qui en sont extraits, mêlés avec de l’huile, donnent des vapeurs mortelles, non-seulement pour les ouvriers qui les manipulent, mais même pour ceux qui habitent les lieux clos où cette peinture est nouvellement employée. , ^
- Il était donc intéressant de chercher à substituer aux blancs de plomb des matières moins délétères ;
- (1) En effet, on voit, par le contenu de ce rapport, que Guyton-Morvem et Courtois ont échoué malgré toutes les démarches qu’ils avaient faites.
- (2) Le conseil a décidé que le rapport imprimé serait adressé à MM, les ministres et à MM. les préfets de la Seine et de police.
- Lors de la lecture de ce rapport, M. Beulard, peintre, rue du Rocher, 3S, qui s’occupe d’industrie et qui se trouvait à la séance, demanda la parole, et il a établi 1° qu’il exerce la peinture depuis trente-cinq ans, qu’il a dirigé jusqu’à quarante ouvriers, qu’il a été à même de constater les mauvais effets de la peinture sur la santé de ces ouvriers ; 2° qu’il a été atteint vingt-quatre à vingt-cinq fois de la colique saturnine, notamment trois fois en 1848 ; 3° que M. Leclaire a rendu un notable service à l’humanité; 4° que, si M. Leclaire réclamait l’attestation des ouvriers sur la salubrité du blanc de zinc, elle ne lui ferait pas défaut. Dans une lettre du 2 février, M. Beulard propose de faire une enquête à ce snj-’t près des ouvriers; mais cette enquête ne nous a pas paru nécessaire, l’innocuité de l’oxyde employé par M. Leclaire étant bien établie.
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- celui du zinc a mérité la préférence autant par sa blancheur que par son inaltérabilité. I.es expériences qui ont été répétées, à ce sujet, sont sous les yeux de l’Académie royale d’architecture, dont l’approbation authentique doit exciter l’attention et la confiance du public en faveur de ce nouveau blanc, d’autant mieux qu’il est bien prouvé qu’il ne peut, dans aucun cas, fournir aucune vapeur nuisible à la santé.
- C’est donc se rendre utile à la société que de proposer l’usage du blanc de zinc: malheureusement cet tsage ne peut être général, parce que, pour le moment, cette matière ne se fabrique que dans le labora-toi ede chimie de l’Académie royale de Dijon ; quë, conséquemment, il ne peut être à bon marché, parce que la matière première se tire de l’étranger. Si l’on examinait les mines de France, comme celles de Saint-Bel en Lyonnais, de Pompeau en Bretagne, et autres, dans lesquelles le zinc se trouve en abondance, et qu’au lieu de les négliger on en fit l’exploitation pour en tirer le blanc, ce serait un moyen de le vendre à meilleur compte et de donner au commerce une nouvelle branche qui retiendrait dans le royaume une partie des sommes qu’on envoie à l’étranger pour les matières extraites du plomb.
- Il serait intéressant, autant pour l’humanité que pour le commerce, d’établir une manufacture qui pût réunir tous les moyens convenables pour faire jouir les différentes liasses de la société des avantages que présente l’emploi du blanc de zinc; car, pour le moment (178G), il ne peut convenir qu’aux gens aisés. Le prix de 4 francs les 600 grammes (i livre 1 sera toujours un obstacle à la jouissance générale. Il est cependant des appartements dont l’intérieur doit être nécessairement peint au blanc de zinc ; tels sont ceux des vaisseaux, les rez-de-chaussée, les habitations exposées à l’humidité, et autres où l’on désire une peinture dnrable (t).
- Rapport des commissaires de l’Académie d’architecture.
- Les commissaires nommés par l’Académie royale d’architecture, en sa séance du 13 mars 178G, ayant examiné un mémoire de M. Montpetit sur les avantages qu’il y aurait à substituer le blanc de zinc à celui de plomb dans la peinture, ont fait le rapport suivant.
- On connaît assez les funestes effets des différentes préparations du plomb en usage dans l’une et dans l’autre peinture. Il semble que rien ne devrait favoriser l’emploi d’une substance qui rend les appartements nuisibles à la santé pendant un espace de temps très considérable, et dont les effets, quoique lents et souvent attribués à d’autres causes, n’en sont pas moins réels et terribles lorsqu’ils attaquent des personnes d’une constitution faible et délicate; mais on veut flatter l’œil agréablement et se procurer cet avantage au moindre prix possible. C’est là ce qui fera peut-être encore longtemps adopter de préférence l’usage du blanc de plomb, malgré l’évidence des dangers qui en sont les suites nécessaires.
- On est redevable au zèle et aux lumières de M. Morveau d’expériences intéressantes et multipliées sur le blanc de zinc. Elles ont été faites à l’Académie de Dijon et répétées depuis à Paris. On peut conclure de ces expériences, dont les résultats ont été mis sous les yeux de la compagnie, que le blanc de zinc a, sur celui de plomb, deux avantages infiniment précieux.
- Le premier, c’est qu’il ne contient aucune substance dont les émanations puissent être nuisibles à la santé; le second, que ce blanc conservera son éclat et sa blancheur, parce que les expériences faites en l’exposant à la vapeur du foie de soufre ont démontré qu’il ne peut être altéré par les matières susceptibles de donner des vapeurs hydrosulfurées.
- A la vérité, il cède en blancheur au blanc de plomb de première qualité ; mais, à cet égard, cet avan fage ne mérite pas une grande considération, puisque le blanc de plomb le plus beau est toujours susceptible de se réduire et de prendre une teinte noirâtre par le contact avec tout ce qui contient de l’hydrogène sulfuré, et que, d’ailleurs, ce même blanc de première qualité coûte 5 à 6 francs la livre (toujours en 178Gj.
- Il faut encore faire entrer en ligne le moins de pesanleur spécifique du blanc de zinc, qui, ne coulant que 4 francs la livre, couvre au moins un tiers de plus en surface. On voit donc que, à raison de son inaltérabilité , il y aura toujours un avantage réel à l'employer dans l’art de la peinture, même au prix actuel.
- (1) Les localités éclairées au gaz réclament l'application de cette peinture.
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- Nous ne pouvons pas nous dissimuler que la différence du prix du 1 lanc de plomb et de zinc pour la peinture en bâtiments ne porte le prix d’une même surface dans le rapport de 1 à 3 , et que ce rapport ne soit encore moins défavorable à l’égard du blanc de céruse ; mais comme il faut observer que l’on gagne en blaucheur, et que cette même différence , en grande partie, ne tient qu’au prix actuel du blanc de zinc, il y a tout lieu d’espérer que ce prix baissera considérablement s’il se forme quelque établissement en grand, établissement qui ne peut être que très-utile et très-agréable à ceux qui connaissent le prix de la santé, et combien on doit désirer de voir diminuer le nombre des causes qui tendent à l’altérer.
- De plus, on doit raisonnablement attendre que de nouvelles combinaisons de ce blanc avec d’autres substances pourront en diminuer le prix, dès à présent, pour la peinture en bâtiments, pourvu que ces mélanges se fassent avec les soins convenables et les précautions que M. Montpetit a prescrits lui-même.
- Nous croyons donc que l’on ne peut que louer le zèle de l’auteur de ce mémoire à répéter les expériences intéressantes de l’Académie de Dijon. D’ailleurs, comme nous avons dans ce royaume des mines où le zinc se trouve abondamment, ce serait ouvrir une nouvelle branche au commerce et à l’industrie nationale que de favoriser la fabrication en grand de celte préparation, qui n’a aucun des inconvénients des préparations de plomb. On ne peut douter que l’on ne s’empresse de l’adopter, dans tous les cas, si les travaux en grand peuvent en rapprocher le prix des préparations du plomb en usage dans les mêmes circonstances.
- Ainsi nous pensons que l’Académie adoptera les éloges que nous croyons devoir, à tous égards, aux vues utiles et aux travaux multipliés de I auteur du mémoire.
- Signé Maiduit, Bosslt, Ciierpitel, Antoine.
- Note du rapporteur. En janvier 1841, nous avons été à même de constater combien est vive l’action de l’hydrogène sulfuré et des hydrosulfates sur les peintures à l’huile, et particulièrement sur cel e appliquée dans le voisinage de Montfaucon : la peinture, d’un blanc grisâtre, avait d’abord passé au noir, puis elle s’était écaillée et en partie détachée; les parties qui n’étaient pas tombées s’étaient soulevées, et présentaient, sur les deux surfaces , des boursouflures et des sillons tellement marqués, que ce produit eût pu, au simple aspect, être considéré comme un produit obtenu par fusion. Soumis à l’action de la chaleur, on obtenait d’abord des produits analogues à ceux que donne le bois recouvert de peinture lorsqu’on le fait brûler, puis ensuite de l’acide sulfureux.
- En résumé, sans croire qu’on puisse substituer entièrement le carbonate de zinc au carbonate de plomb, nous pensons que le carbonate de zinc pourrait surtout entrer et être d’une très-grande utilité dans les préparations à l’huile (t).
- PIÈCE N° 2.
- Extrait du Moniteur industriel du 9 mars 1818.
- Nous avons reproduit, dans l’un de nos derniers numéros, le principal document de l’histoire de la peinture au blanc de zinc. Celui que l’on va lire complète l'explication de l’œuvre du citoyen Guyton-Morveau. Plus tard, nous comparerons au procédé de ce célèbre chimiste le procédé que suit la nouvelle société qui veut exploiter le blanc de zinc et ses dérivés sur une vaste échelle. On peut attendre de notre impartialité une appréciation consciencieuse de tous les perfectionnements que M. Leclaire aura pu faire subir à l’idée première de Guylon-Morveau.
- Paris, 28 pluviôse an XI.
- L. B. Guyton-Morveau, de VInstitut national, au C. O’Reilly.
- Citoyen,
- J’ai reçu plusieurs lettres des départements à l’occasion de l’article sur le blanc de zinc, que vous
- (D Le blanc de zinc pouvant être préparé maintenant à bas prix, nous pensons qu’on doit le faire servir dans les mélanges employés l° à peindre les cabinets de bains où Tou administre des bains hvdrosulfurés; 2" dans les cabinets ou sont les sièges des fosses d’aisances; 3” dans les localités éclairées au gaz ; 4" er.fiu dans toutes les localités où il y a un dégagement plus ou moins considérable d'hydrogène sulfuré ou d'hydrosu Ifate, qui détermine les colorations cù gris noirâtre des peintures dans lesquelles ou fait entrer le blanc de plomb, la céruse.
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- avez inséré dans le sixième n îméro des Annales des arts et -manufactures, et surtout de la note (p. 241), dans laquelle j’offrais de vous communiquer une instruction sur la manière de t’employer. Je me suis fait un plaisir de répondre aux questions qui m’étaient adressées ; mais ce!a m’a fait penser qu’il .serait agréable à plusieurs de vos lecteurs de trouver cette instruction tout entière dans un de vos prochains cahiers. Je vous l’envoie telle qu’elle fut rédigée pour être présentée au ministre de la marin", en 17 86, par un artiste distingué, le C. Fincent-Montpetit. Elle porte le cachet de sa date, puisqu’il y est encore question de phlogistique , mais les faits n’ont pas changé avec la manière de les expliquer, d vous savez que cet être imaginaire est remplacé, dans la théorie des chimistes modernes, par des su! -stances très-réelles qu’ils nomment réductifs ou désoxydanls. Au reste, on y trouvera tout ce qui est nécessaire pour diriger dans l’emploi de celte couleur.
- Salut et estime. L. B. Guvton.
- Mémoire sur la manière d’employer le blanc de zinc.
- Il est démontré que le blanc de zinc employé h l’huile dans l’intérieur des appartements ne peut produire aucune émanation nuisible à la santé, qualité essentielle qui doit lui faire donner la préférence sur les blancs de plomb, qui sont non-seulement sujets à noircir par le moindre phlogistique , mais encore qui causent, par leur vapeur, la colique des peintres, et autres maladies dont les suites sont souvent funestes.
- Le blanc de zinc est reconnu d’ailleurs inaltérable, ce qui est confirmé d’après les expériences faites à l’Académie de Dijon, depuis répétées à. Paris, et mises sons les yeux de l’Académie royale d’architecture , dont l’approbation authentique doit rassurer le public contre toutes les assertions contraires : une des principales a été la difficulté de 1’employer.
- La plupart des ouvriers qui ne travaillent que par routine, sur des choses connues, sont désorientés dès qu’il se présente une chose nouvelle ; ils la tâtent par leurs procédés ordinaires, et si elle ne réussit pas, prévenus et découragés, ils la rejettent et la décrient, quoique persuadés du bien qui peut en résulter pour l’humanité en général et pour eux-mèmes en particulier; les entrepreneurs qui ne veulent pas se donner la peine d’examiner s’en rapportent à leurs ouvriers, et persuadent au public que ce blanc est impraticable; il est donc nécessaire de le prévenir à cet égard, en publiant le procédé d’empkyer le blanc de zinc avec succès et économie. , ^
- Il faut d’abord se procurer de l’huile la plus blanche possible, ce qui est essentiel si l’on veut une impression éclatante ; car, comme ce blanc a moins de corps que ceux de plomb, l’huile colorée lui donne une teinte qui en ternit l’éclat ; cependant, si on la destinait à une impression dans laquelle il entrerait du jaune, on pourrait être moins scrupuleux sur l’huile (t).
- L’huile la plus convenable , et qui est ordinairement assez blanche, est celle de pavot, dite œillette, qui nous vient de Flandre et d’Alsace, où elle est à l’usage du peuple; à son défaut, on peut se servir d’autre huile siccative, pourvu qu’elle soit blanche, mais elle aura un peu plus d’odeur.
- Le blanc de zinc doit être écrasé à sec sur la pierre à broyer avec la molette en la tournant sur son centre, jusqu’à ce qu’il paraisse à peu près d'un grain égal (2); ensuite il le faut ramasser en tas avec le couteau de palette, y faire dans le milieu un petit creux dans lequel on verse de l’huile en petite quantité, crainte d’excès ; on pétrit le tout avec un couteau pour le réduire en une masse de consistance de mortier fort épais, plutôt sec que gras, parce que cette matière devient d’autant plus liquide qu’elle est bien broyée; on place cette espèce de mortier sur une palette séparée, on en prend un très-petit tas, on le met sous la molette, que l’on agite en tournant et triturant, et,-à mesure que la couleur s’échappe, on la ramasse avec le couteau, et on la porte sur les places vides de la pierre à broyer, on y conduit la molette en la soulevant un peu pour que la matière à écraser Se trouve sous le centre ; on continue d’agir < n tournant, et quand, par celte manœuvre, on est parvenu à étendre la couleur sur toute la surface de la pierre, alors trois ou quatre tours passés également partout, en allant et venant d’un bout à l’autre, achèvent la broyée, que l’on ramasse ensuite avec le couteau.
- (1) Le blanc de zinc employé à cette époque devait être moins blanc que celui que nous avons vu préparer.
- (2) On a vu qu'on n’a pas besoin de broyer le blanc de zinc de M. Leclairc.
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- Cette manœuvre, qui d’abord peut paraître minutieuse et gênante, devient bie ilôt facile et expéditive, parce que le blanc de zinc n’a qu’un grain très-fin avec peu de cohérence, qui, par conséquent, n’exige que très-peu de broiement.
- ]| faut avoir attention que la couleur ait assez de consistance pour se soutenir sur une superficie plate sans couleur, à peu près comme sur la palette d’un peintre de tableaux ; par conséquent, si en achevant une broyée on s’apercevait qu’elle fût trop liquide, on y ajouterait de la matière en poudre jusqu’au degré necessaire pour lui donner du corps, on achèverait la broyée comme les autres ; elles doivent être ramassées proprement et mises dans un vase net, sous de l’eau clarifiée.
- En cet étal,ce b'anc peut être mêlé avec toutes les matières colorantes d’usage; il fera toutes les teintes qui peuvent se faire avec les blancs de plomb connus ordinaires, mais bien plus fraîches que celles faites avec les blancs de céruse.
- La teinte naturelle du blanc de zinc est un blanc de lait, moins éclatante que celle du plomb de première qualité, qui lire sur le bleu, mais bien plus nette que celle du blanc commun et de céruse; le blanc de zinc peut tenir, conséquemment, le milieu entre le kremnilz et ceux de blanc de plomb commun et de céruse qui sont les plus généralement employés dans l’impression intérieure des appartements. Celui de zinc remplacera donc toujours ces derniers avec avantage dans tous les cas ; et, dans celui où l’on ne désirerait pas un blanc éclatant, en lui donnant une teinte tendre au-dessous du blanc pur il pourra tenir lieu du plus beau blanc de plomb, sans en avoir les inconvénients.
- Le blanc de zinc ne sèche pas aussi promptement que les matières extraites du plomb, mais plus vite que les ocres (t); sa différence avec les blancs de plomb ordinaires est à peu près de 2 à 5, et même, s’il est broyé avec de l’huile d’œillette un peu vieille sans être grasse, il séchera aussi promptement que I ' blanc de plomb. Dans les cas où il se trouverait mêlé avec des matières qui œchent difficilement, et qu’on voulût y ajouter du dessiccatif, il faudrait se contenter d'ajouter un peu de couperose blanche (2), se donnant bien garde de se servir d’huile cuite avec des chaux de plomb, dont usent ordinairement les pEntres; car non-seulement elles jauniraient ce blanc, mais encore lui communiqueraient les qualités dé étères qu’on cherche ici à éviter pour l’impression des appartements; et, si l’on se trouve obligé de se servir de celte huile pour des noirs ou autres matières qui ne sèchent point, il faut avoir l’attention de n’en employer qu’avec discrétion, ainsi que le font les peintres dans le genre précieux.
- Pour employer en grand le blanc de zinc , il faut se servir de brosses très-douces, qui ne soient pas trop serrées, afin qu’il s’étende également, et, si la première couche est bien faite, la seconde achève parfaitement.
- Les expériences multipliées ont prouvé que 5 onces et quelques gros de blanc de zinc suffisaient pour l toise de superficie; il faut 9 à 10 onces de blanc de plomb de la seconde qualité; d’ailleurs ce plus de dépense serait bien compensé par l’avantage de l’inaltérabilité du blanc de zinc, et la confiance qu’d ne peut jamais altérer la santé de ceux qui habitent les appartements qui en sont peints, ni celle des ouvriers qui l’emploient.
- PIÈCE N° 3.
- Les pièces mises à notre disposition étaient au nombre de quarante-six ; elles avaient été adressées à M. Lechrire par diverses personnes : 1° par trente-cinq architectes, MM. Blouet, Bartaumieux A. Berthclin, Max Ber helin , de Bourran, Charpentier, Danjoy, Duban , Gounod, Guenepm, Gau, Janniard, Lebègue, Labrouste, Leblond, Leclère (Achille), Lesueur, Lassus, Lâchez, Le-sou fâcher, Marion, Pellechel, Phitippon, Renaud, Renié, Saint-Père, Saint-Agnan Boucher, Touchard , Trouillet, Fila, Fiollet-Leduc, de Falcour, Faudoyer, de Fienne, Fisconti; 2° par M. Paul Uelaroche, peintre d’histoire; 3° par MM. Debelte, ingénieur des mines. Daret, inspecteur des travaux au ministère de la guerre, Lemoine, inspecteur en chef des bâtiments de la guerre; 4° par M. Dauptain, fabricant de bleu d’outremer; 5° par MM. Denuelle et Lâcheuse, peintres décorateurs;
- (1) A l’aide de l’huile siccative au manganèse, la peinture au blanc de zinc sèche aussi vile que celle au blanc de céruse.
- (2) C’est ce que les chimistes appellent sulfate de zinc.
- Quarante-huitième année. Janvier 1849, 3
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- <;° par M. Lcmonon, greffier des lâtiments ; 7* par M. le comte Ttirpin de Crissé; 8° par MM. Bru-zard et Garrt i.
- M. Blouet déclare que, pendant deux anc, ce Manc, qui a été employé dans son appartement, n’a pas jauni comme le blanc de céruse ; que les peintures ont conservé leur solidité.
- M. B art aurai eux, qui a fait usage de ce blanc chez M. Halphen, notaire, dans divers appariements, dans le château de Saint-Germain, près Corbeil, appartenant à M. Darblay, établit que le blanc de zinc est préférable au blanc de céruse ; que la manière dont il s’est comporté sur les sculptures du château de Saint-Germain, près Corbeil, l’autorise à penser que l’emploi du blanc de zinc et des couleurs à base de zinc préviendra la subite altération que subissent les tableaux de nos grands maîtres.
- M. A. Berlhelin dit qu’il se plaît à reconnaître que le blanc de zinc présente de grands avantages sous le rapport de la fraîcheur et de la finesse des tons; qu’il lui a paru qu’à quantités égales de couches il couvre aussi bien que le blanc de céruse, sur lequel il a l’avantage de ne pas jaunir et, par conséquent, de laisser aux teintes employées toute leur fraîcheur primitive ; que, relativement à sa durée, il croit pouvoir affirmer qu’elle est égale à celle du blanc de céruse.
- M. Max Berlhelin, dans un certificat, exprime les mêmes faits que ceux énoncés précédemment ; i) fait ressortir ses avantages sous le rapport de la santé des ouvriers.
- M. de Bourran a observé les mêmes résultats; de plus, il dit 1* que les peintures pour décors ont parfaitement réussi, qu’il lui a semblé que ces peintures sont plus brillantes et plus agréables à l’œil; 2° que trois couches ont parfaitement couvert des bois de chêne et de sapin neufs. M. de Bourran parle aussi de l’innocuité de cette peinture.
- M. Charpentier déclare que la peinture au blanc de zinc donne des teintes plus blanches et des tons plus fins que le blanc de céruse.
- M. Danjoy dit que le blanc de zinc peut être employé en deux couches sur vieux fonds, à trois couches sur fonds neufs, et remplacer le blanc de céruse; qu’il a reconnu que la peinture exécutée à l’aide de cet oxyde a une fraîcheur de tons supérieure, enfin qu’il a été satisfait sous tous les rapports ; de plus, M. Danjoy dit qu’il est à sa connaissance que les agents qui noircissent le blanc de céruse sont sans action sur la peinture au blanc de zinc.
- M. Duban déclare avoir employé, dans diverses occasions, la peinture au blanc de zinc ; que cette peinture lui a paru couvrir autant que le blanc de céruse et donner incontestablement des tons d’une fraîcheur supérieure.
- M. Gounod dit qu’il a suivi les progrès de l’industrie nouvelle proposée par M. Leclaire; que, dès 1844, il a été au courant des améliorations qu’elle présente ; qu’il a fait un heureux usage de son application à la peinture des cabinets d’aisances, qui, jusqu’alors, étaient constamment noircis lors des vidanges; qu’il a fait employer le blanc de zinc par M. Leclaire et par d’autres peintres, et qu’il n’a eu qu’à se louer des résultats obtenus, soit sous le rapport de la transparence de la peinture, soit sous celui de la solidité; que, déplus, cette peinture couvre autant que la peinture à la céruse. M. Gounod termine sa lettre par faire ressortir les avantages que présente le blanc de zinc sous le rapport de la salubrité.
- M. Guenepin dit qu’il a fait employer la peinture au blanc de zinc par M. Leclaire-, qu’il lui a paru qu’elle couvre plus que le blanc de céruse, qu’elle donne des tons d’une grande fraîcheur et qu’elle est plus durable.
- M. Gau dit qu’il a fait exécuter par M. Leclaire, depuis 1845, divers travaux chez différentes personnes, et notamment à la banque de France; qu’il a reconnu que ces peintures, appliquées à une, deux ou trois couches, selon l’état des objets , produisent des tons frais et brillants ; que la peinture au blanc de zinc couvre autant que la peinture à la céruse, qu’elle a autant de durée que cette dernière.
- M. Janniard, qui avait fait préparer des planches d’échantillons de peinture à la céruse et au zinc, à exposé ces échantillons à l’action des gaz qui se dégagent des eaux d’Engbien, et il a constaté l’inaltérabilité des couleurs à base de zinc et l’altération de celles à base de plomb. Cet architecte dit que l’application de M. Leclaire le mettra à même de restaurer les peintures de cet établissement sans faire usage de laves émaillées et de faïences, qui auraient été la cause de dépenses considérables.
- M. Lebégue certifie que le résultat des éssais qu’il à fait faire lui a démontré 1° que le blanc de
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- zinc est plus blanc que la céruse et qu’il produit des teintes plus fraîches] V qu’il couvre tout aussi bien que la céruse; 3° qu’il est inaltérable aux émanations sulfureuses; 4“ que tous les entrepreneurs do peinture auxquels il en a imposé l’usage lui en ont fait (après l’avoir employé; le plus grand éloge. Tient ensuite la question d’hygiène pour les ouvriers.
- M. Labrous'e déclare qu’il a fait employer le blanc de zinc; que cette substance lui a paru aussi avantageuse que le blanc de plomb, et produire des tons d’une fraîcheur supérieure,
- M. Leblond certifie que, depuis plusieurs années, il fait employer, partout où il le peut, le blanc de zinc, à la satisfaction de tous les architectes et propriétaires ; que ce blanc est d’une fraîcheur beaucoup plus grande que celle du blanc de plomb; que son emploi n’est pas plus coûteux sous le rapport de la matière ni sous le rapport de la main-d’œuvre ; que sa solidité est au moins égale à celle du blanc do plomb, sinon supérieure ; enfin que son entretien est plus, facile, surtout son nettoyage.
- M. Achille Leclère dit qu’il a fait exécuter, par M. Leclaire et par d’autres entrepreneurs, des peintures au blanc de zinc; qu’il a reconnu les avantages de celte peinture, qu’il croit supérieure à celle au blanc de plomb; que le ton en est plus blanc, plus fin, et peut facilement prendre le poli; qu’il y a plus d’adhérence avec le fer; que celte peinture a la propriété de conserver sa blancheur dans les localités où les gaz détériorent promptement le blanc de plomb. Cet architecte parle aussi de l’avantage que présente le blanc de zinc pour les tableaux et pour la santé des ouvriers.
- M. Lesueur atteste qu’il a fait employer la peinture au blanc de zinc; qu’il a reconnu qu’on obtient plus de blancheur et plus de fraîcheur dans les tons qu’avec le blanc de céruse; que eette peinture a l’avantage de conserver plus longtemps cette fraîcheur et de subir beaucoup moins d’altéraiion par l’aclion du gaz. Cet architecte dit que, relativement à l’hygiène, cette peinture doit être encouragée.
- M. Lassus déclare que le blanc de zinc qu’il a vu employer est beaucoup plus beau de ton , comme fraîcheur, que le blanc de plomb; que sa solidité lui paraît être au moins égale, sinon supérieure, à ce dernier.
- Al. Lâchez, qui a suivi l’application du blanc de zinc en peinture, dit qu’il ne s’est intéressé èt l’application du blanc de zinc à la peinture que parce qu’il a l’intime conviction de la supériorité de cetie peinture sur celle au blanc de plomb,
- M. Lesoufacher certifie qti’après avoir assisté aux expériences faites par M. Payen au Conservatoire des arts et métiers, expériences qui avaient pour but de soumettre à l’action de l’hydrogène sulfuré des peintures au plomb et au zinc, il a fait employer dans des travaux importants la peinture à l’oxyde de zinc, et qu’il a reconnu la supériorité incontestable de celte peinture sur celle au blanc de céruse, La peinture au blanc de zinc produit, dit-il, des tons d'une grande fraîcheur, d’une parfaite solidité, et couvre les fonds d’une manière très-complète.
- M. Marion, qui n’a d’abord fait employer la peinture au blanc de plomb qu’avec la réserve que commande la prudence, félicite Al. Leclaire des avantages que présente cette application.
- Al. Pellechet, qui a fait exécuter des peintures au blanc de zinc, déclare qu’il a reconnu qu’on obtient avec le blanc de zinc plus de blancheur et plus de fraîcheur dans les tons qu’avec le blanc de céruse ; que le blanc de zinc a, de plus, l’avantage de conserver cette fraîcheur de tons et de ne pas s’altérer par l’action des gaz.; il déclare, en outre, qu’il a été tellement persuadé de la bonté et de fe solidité de ces peintures, qu’il n’a pas hésité à recommander leur emploi à divers entrepreneurs.
- Al. Philippon certifie, après avoir fait usage de la peinture au blanc de zinc, que cette peinture offre des avantages marqués sur la peinture au blanc de plomb : ces avantages sont i° de ne pas être nuisible à la santé des ouvriers qui l’emploient; 2° de u’ètre point attaquée par les gaz; a? d’être d’une blancheur qui paraît inaltérable à l’air.
- Al. Penaud déclare que Al. Leclaire a exécuté, sur sa demande, des peintures au blanc de zinc, et que ces peintures ont, jusqu’à présent, donné un très-boa résultat.
- Al. Renié A il qu’il a fait employer, depuis plus de deux ans, la peinture au ldanc de zinc, et qu’un salon tout lambrissé, qui se trouve au ministère de la guerre, est aussi frais que s’il venait d’être imprime ; que ce blanc a l’avantage de ne pas jaunir dans les parties privées d’air ; des derrières de volets, tou* jours rep'iés, n’ont pas changé de ton).
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- Parmi les avantages de la peinture au blanc de zinc ; cet architecte signale éncore son innocuité dans la préparation, son inaltérabilité par les gaz; il dit que des latrines ont été, au ministère de la guerre , peintes au blanc de zinc, d’autres aü blanc de plomb; que ces dernières sè sont plombéés, ce qui n’à |ias eu lieu pour les premières.
- Mi Saint-Père dit qu’à son avis la supériorité des couleurs à basé de zinc sur celles à base dé plomb est incontestable; qu’elles ont l’avantage inappréciable de n’offrir aucun des graxès dangers dû plomb pour la santé dés ouvriers qui fabriquent ou qui emploient la céruse ; qu’il faut y ajouter ceux de ne pas noircir sous l’action du gaz hydrogène sulfuré, d’avdir une fraîcheur dé tort et üné transparence plus grandes qu’on ne l’obtient avec les Céruses.
- Mi Saini-Âgnaû Boucher déclaré qu’il a fait employer le blanc dé zinc dans des travaux de peinturé qu’il a fait exécuter depuis plusieurs années, soit par les ouvriers de 31. Leclaire, soit par d’autres, et qu’il a trouvé ce nouveau blanc préférablé au blanc de céruse pour la fraîcheur des tons et leur conservation.
- M. Touchard, après avoir fait emp'over dès peinturés au blanc de Zirtc, émet l’avis qu’il Croit qu’il est impossible d’obtenir un meilleur résultat, résultat bien supérieur à celui qu’on obtient générale* ment par l’emploi du blanc de plomb, tant pour la fraîcheur des tons, qui ne s’allèreril pas; que pour la solidité de la peinture.
- M. Trouillel déclare; dans l’intérêt dé l’art de la peinture en bâliménts, que l’emploi du blanc de zinc dans les travaux exécutés sous ses ordres a toujours donné pour résultat fraîcheur de teinte à l’intérieur, solidité à l’extérieur et même conservation des tons les plus fins soumis aux émanations sulfureuses.
- 31. Fila dit qu’il a eù plusieurs fois l’océasion de faire employer par 31. Leclaire des couleurs au blanc de zinc, et qu’il a pu obtenir une supériorité réelle de ce blanc sur le blanc de cérusë employé jusqu’ici; que les tons plus frais conservent cette fraîcheur au lieu de noircir, comme cèla est inévitable avec les blancs de plomb ; que les couleurs préparées avec le zinc couvrent autant que celles préparées à la céruse.
- 31. Fiollêl-tèdûc fait connaître qu’il a employé, dans les chapelles du choeur de Saint bénis, du blanc de zinc et des couleurs à base de zinc; ces peintures, faites à la cire, ont une transparence et une fraîcheur de ton que l’on n’obtiendrait jamais avec des couleurs à base de plomb : qu’il a reconnu, pendant cette expérience, que cës couleurs sont d’un emploi facile à la cire ou à l’huile j que léur supériorité lui semble tellement incontestable qu’il én proposera l’èinploi dans toutes lés peinturés qu’il sera appelé à exécuter.
- 31. de F alcour certifie que le blanc de z rtc est supérieur, comme effet ëf solidité, au blanc de céruse; que e’est avec confiance qu’il en recommandera l’emploi à l’intérieur, mais aussi él tout particulièrement dans h> extérieurs d’édifices.
- M. P'avdoyer déclare qu’il a été mis à même de reconnaître quë les couleurs à base de zinc ont, sur les couleurs à basé de plomb qu’on emploie ordinairement, l’avantage de produire des tons d’une fraîcheur incomparablement supérieure et de s’altérer beaucoup moins dans un même laps de temps ; qu’à nombre égal de couches les peinturés faites avec lë blanc de zinc sont au moins aussi solides que celles faites avec le blanc dé céruse ; que les couleurs à base de zinc lui paraissent couvrir aussi bien que celles à base de plomb.
- Convaincu, par des essais faits dans lë laboratoire de 31. Payen, que la peinture à base de zinc ne noircit pas par l’acide hydrosulfurique, 31. Faudoyer a fait employer cette peinture dans lès laboratoires de MM. Payen, Péligol et üomsingault, au Conservatoire des arts et métiers.
- 31. de Fienne dit qu’il a fait exécuter, par 31. Leclaire, des peintures au blanc de zinc; qu’il en a été tellement satisfait que, s’il a d’autres travaux de peinture à faire exécuter, ce sera le blanc de zinc qp’il fera mettre en usage.
- 31. P'isconti établit que, quoique la peinture au blanc de zinc soit connue depuis peu de temps, elle offre assez de garantie pour qu’on puisse apprécier le mérite de son application ; qu’il s’est assuré que ce;te [teinture et les couleurs à base de zinc couvrent aussi bien que la céruse, en donnant des teintes plus
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- pures, pfus brillantes, plus transparentes que les peintures et couleurs à base de plomb et de cuivre.; que les couleurs à base de zinc résistent à l’action des courants d’hydrogène sulfuré les plus puissants et supportent également l’influence atmosphérique, soit en dedans des maisons, soit à l’extérieur; qpa la supériorité de l’emploi du blanc de zinc sur la céruse, dans les travaux à l’huile, à l’essence, à la çire, sur les bois et sur les enduits, lui est tellement démontrée, qu’il n’hésite pas à en recommander l’emploi.
- M. Paul Delaroche s’exprime ainsi : La Société d’encouragement doit s’occuper de. votre belle aj -pliçation, aux arts et à l’industrie, des couleurs à base de zinc ; s’il ne m’est pas. permis de parler des bien-f lits si précieux qui en résultent pour la santé et la vie des ouvriers, et si je dois laisser à la science le soin de les constater avec tpule l’autorité qui lui appartient, je regarde çornme un devoir de vous remercier au nom des arts et de vous féliciter, monsieur, d’tine découverte qui mettra désormais à l’abri d’une destruction , si prompte naguère, les chefs-d’œuvre de la peinture. Agréez, etc.
- M. Debetle, ingénieur des mines, dit que les applications qu’il a vu faire du blanc de zinc l’ont convaincu 1° que la peinture au zinc, appliquée à deux ou trois couches, couvre au moins aussi bien que la peinture à la céruse employée dans les mêmes proportions; 2° qu’il présente sur le blanc de plomb l’avantage de prendre un très beau poli par un simple ponçage, et de suppléer ainsi, à peu de frais, le stuç ; 3h qu’il est entièrement inaltérable sous l’action des miasmes et de divers agents atmosphériques; qu’il peut être employé dans les laboratoires de .chimie , les lieux d’aisances ; 4° que son emploi ne présente aucun danger pour les ouvriers.
- M. Debetle dit qu’il a assisté à la préparation du blapc de zinc, à sa récolte, qu’il en a respiré et qu'il n’a éprouvé aucune indisposition.
- M. Daret, inspecteur des travaux au ministère de, la guerre, déclare 1° que M. Leclaire a exécuté, depuis plusieurs années, des peintures au ministère de la guerre, en employant le blanc de zinc ; que ces peintures ont conservé leur fraîcheur, et qu’elles lui paraissent aussi solides que celles faites au blanc de céruse; 2° que, pour peindre sur plâtre et sur bois neufs, il n’a jamais été nécessaire de donner plus de trois couches; que les peintures faites à une couche pour en renouveler d’anciennes ont donné un résultat tel, qu’il a p,u , dans bien de§: cas, éviter de faire donner deux couches : quant à la durée, il ne lui reste aucun doute qu’elle sera aussi longue que celle de la peinture à la céruse.
- M. Lemoine, inspecteur en chef des bâtiments de la guerre, fait connaître qu’il a visité les locaux où l’ori donng à l’hôpital du Gros-Caillou, les bains sulfureux, et que la peinture qui a été faite au blanc de zinc a parfaitement résisté à l’action dusqufre, eequi luidonne de l’avantage sur les peintures à la céruse.
- i\1. Dauplain, fabricant de, bleu d’outremer, écrit de Londres, le 17 septembre, qu’il a examiné le blanc de zinc qui lui a été adressé par M. Leclaire -, que ce blanc résiste parfaitement à l’action de l'hydrogène sulfuré; il prie M. Leclaire de lui confier la vente de cg produit pour l'Angleterre, M. Dauplain pense qu’on pourra mêler le blanc de zinc à l’outremer, qui se marie très-difficilement avec la céruse et avec les argiles.
- M. Denuelle, peintre décorateur, déclare qu’il a employé, pour des travaux d’apprêts et de» décoration de l’église collégiale de Saint-Denis, le blanc de zinc, et qu’il réunit toutes les qualités désirables pour la peinture ; que l’emploi on est facile, l’aspect éclatant, et qu’il acquiert une grande dureté.
- M. Lachaise, entrepreneur de décorations, atteste que, depuis trois ans, il se sert des couleurs de zinc fabriquées par M. Leclaire-, qu’il les a expérimentées de toutes les façons, sqil par des moyens chimiques, soit par application à l'huile, à l'aquarelle, à la colle ; que, flans toutes ces occasions, il a reconnu l’admirable propriété qu’elles on.t de n’être altérées par aucun gaz et de rester toujours telles qu’elles sont au moment de l’emploi; qu’il a reconnu que la dorure faite avec des ors vert ou blanc, lorsque i’on se sert, pour les apprêts, du siccatif Leclaire, est beaucoup, moins sujette à.noircir que par les moyens ordinairement employés; que les couleurs et siccatifs de M. Leclaire sont d’un emploi aussi facile que Les couleurs à base de plomb et que les hurles grasses; que, de plus, elles Q,nt un mat et une dureté qui les rendent très-agréables pour les décorations et la halle peinture en hàliments.
- M. Lemonon, greffier des hàliments, déclare 1° que M. Leclaire a fait, pour son compte, des travaux de peinture dans lesquels il a employé du blanc de zinc au lieu de céruse ; que ces peintures, qui sont de nuances différentes , lilas , gris perle, etc., recouvrent très-bien les bois neufs ; 2® que M. Lez
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- PROCES- VERBAUX.
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- claire, pour lui démontrer que le blanc de zinc ne couvre pas moins que le blanc de céruse, lui a offert de ne donner que deux couches avec ses peintures * et qu’en effet deux couches seulement ont été données, et que ces peintures sont aussi pleines ét aussi couvertes que si elles avaient reçu trois couches de blanc de céruse.
- M. Turpin de Crissé rend compte des essais quffi a faits avec lés couleurs de M. Leclaire dans quelques paysages; il dit que plusieurs de ces couleurs présentent, pour les peintres, des avantages, mais que le temps seul permettra de bien juger toutes ces couleurs.
- M. Bruzard, architecte de la préfecture de police, déclare i° que, depuis que M. Ledaire est entrepreneur de peinture à la préfecture de police, il a toujours employé le blanc de aine pour tous les tra^ vaux dont il a été chargé ; 2° qu’il a suivi avec soin les procédés employés par cet entrepreneur, et qu’il s’est assuré que ces travaux étaient parfaitement exécutés ; que lé blanc de zinc s’étend parfaitement, que la peinture est plus brillante et d’un ton plus égal que lorsque la base était le blanc dé céruse} 3° que d’autres avantages résultent encore de l’emploi de ce blanc; qu’ainsi, dans les lieux d’aisances, et dans les autres localités exposées à des émanations de gaz hydrogène sulfuré, la peinture n’a jamais cté altérée ; 4° enfin que les pièces dans lesquelles ce mode de peinture a été employé peuvent être immédiatement occupées sans que la santé des personnes qui y séjournent soit compromise.
- Celte dernière lettre n’a pas été adressée à M. Ledaire, mais elle a été écrite en réponse à une lettre de M. le secrétaire de la Société d’encouragement, à M. le préfet de police, le 7 octobre 1348 , lettre par laquelle on demandait à ce magistrat des renseignements sur les travaux de peinture exécutés à la préfecture de police avec l’oxyde de zinc.
- M. Garrel, architecte, déclare qu’il s’est occupé de l’emploi des couleurs à base de zinc depuis deux ans, que les tons fournis par ces couleurs sont incontestablement plus frais que ceux obtenus par la céruse, qu’elles couvrent autant que les couleurs à hase de plomb.
- M. Garrel certifie, en outre, qu’il a acquis la conviction que les couleurs au zinc sont salubres et ne peuvent nuire à la santé des ouvriers.
- M. Ernest Barruel, ancien préparateur de chimie à la faculté de médecine de Paris, pharmacien rue Saint-Jacques, 172, membre de la Société médicale du 12* arrondissement, déclare que, ayant suivi très-exactement la fabrication du blanc de zinc et des couleurs à base de zinc introduits dans l’industrie par M. Ledaire, il affirme qu’aucun des ouvriers, non plus que lui, ni M. Ledaire, n’ont été incommodés par suite de celte fabrication, quoique, parfois, les uns et les autres aient absorbé des quantités notables de cet oxyde.
- Extrait des procès-verbaux des séances du conseil d'administration de la Société
- d'encouragement.
- Séance du 3 janvier 1849.
- Correspondance. Un concurrent qui prend pour devise, l'invention est le principe de tous les biens dont l’homme jouit et que Dieu ne lui a pas accordés directemen t, annonce avoir établi une nouvelle machine à fabriquer les filets de pêche qui, selon lui, remplit les conditions que la Société impose aux concurrents par son programme. Il demande son admission au concours , et joint à sa lettre un paquet cacheté renfermant un mémoire sommaire sur la nouvelle machine et des échantillons de filets confectionnés à l’aide de cette même machine.
- Un concurrent dont le nom est renfermé dans un billet cacheté adresse deux mémoires pour prendre part au concours du prix proposé par Mme la princesse de Galilzin sur les inconvénients de la pomme de terre considérée comme nourriture trop habituelle du peuple.
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- PROCÈS-VERBA.IIX.
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- Un concurrent, avec cette dev ise, à l'industrie sucrière, transmet un mémoire avec dessin pour prendre part au prix proposé pour un moyen de révivification du noir animal.
- M. Charnbaud, à la Rochefoucauld ( Charente ), adresse des échantillons, de pierres lithographiques provenant d’une carrière exploitée dans cette localité ; il se met sur les rangs pour le concours relatif à la découverte de carrières de pierres lithographiques.
- . M Dimand-Narat, rue du Cherche-Midi, 59, expose qu’en 1842 la Société d’en-rouragement lui a décerné une médaille d’argent pour son nouveau système de gravure en relief remplaçant la gravure sur bois. Il appelle aujourd’hui l’attention de la Société sur les perfectionnements qu’il a apportés à ses procédés et l’extension qu’il a donnée à leurs diverses applications (1).
- M. Simon fils, imprimeur-lithographe, à Strasbourg, adresse à la Société des épreuves d’impressions lithographiques en couleur, fruits d’un travail qu’il a entrepris dès 1844, par un procédé à peu près analogue à celui de M. Lemercier, qui a été récompensé par la Société. Ce procédé consiste à se servir d’une pierre graissée sur laquelle on étend le vernis en une couche assez mince pour qu’acidulé fortement et imprimé à l’encre noire le ton général s’imprime gris assez foncé. Avant l’acidulation, les lumières et les demi-teintes de ce ton au blanc sont enlevées au grattoir, et la transition de ce ton aux parties les plus foncées qui sont faites à l’encre lithographique est obtenue par du crayon frotté au moyen d’estompes de liège. ,
- M. Simon joint à sa lettre, 1° un ouvrage d’écriture ornementée d’après les compositions de M. Midolle, publié en 1834 et 1835. Cet ouvrage est imprimé en couleur par les procédés connus plus tard sous le nom de chromolithographie ; les planches qui y ont servi sont le produit de reports de planches gravées sur pierre qui ont été employées au même ouvrage en noir. 2° Plusieurs planches représentant des lichens, imprimées en diverses couleurs en 1835 par le même procédé, pour servir à l’ouvrage de M. le professeur Fée. 3° Un travail de gravure sur pierre représentant la cathédrale de Strasbourg dessinée et rapportée d’après des épreuves daguerréotypées. En entreprenant ce travail, l’auteur a eu d’abord pour but d’essayer jusqu’où il pourrait arriver par l’emploi de la gravure sur pierre, puis de saisir en un seul jet un grand ensemble que présente la belle invention de Daguerre, et arriver à rendre plus exactement qu’on aurait pu le faire depuis la véritable forme de la cathédrale.
- M. Janinet, à Haguenau ( Bas-Rhin), prie la Société de faire examiner un mémoire sur un nouveau mode de construction des tables de résonnance des instruments de musique à cordes et à archet.
- Objets présentés. M. Gratpauche, statuaire en bronze, rue de Lille, 20, soumet à l’appréciation de la Société des objets d’art en métal dit venusium. Ces objets sont, 1° un satyre, l’un des chefs-d’œuvre du célèbre Clodion; 2° une main de femme déposée sur le bronze ordinaire et qui, en l’enlevant, donne un exemple de l’analyse anatomique comparée.
- (0 Ce procédé est décrit page 382 du Bullejin de la Société, année 1842.
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- PR ÔCES- VER RALT.
- Quant aux qualités du venu sium , M. Gralpouche fait observer que, laminé à l'iiôle] des monnaies, le résultat en a été satisfaisant, et que, exposé par M. Gatteaux dans un local réservé en plein air, il a subi les effets des intempéries, et s’est classé au rang des métaux que M. Gratpauche dit parfaits.
- Les ouvrages suivants sont déposés sur le bureau :
- 1° Rapport de M. Girardin à la Société d’agriculture du département de la Seine* Inférieure sur deux écrits de MM, Moreau de Jonnès et Loiseleur - Deslongchamps relatifs à la richesse agricole de la France et à l’insuffisance des récoltes de céréales;
- 2° Notices agricoles et horticoles présentées au cercle pratique d’horticulture et de botanique du département de la Seine-Inférieure, dans sa séance du h août 1848, par le même; -
- 3° Notices scientifiques présentées à l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen, par le même;
- h° bulletin de la Société pour Vinstruction élémentaire, 3e année, novembre 1848 ; 5° Moniteur industriel des 21, 24, 28 et 31 décembre 1848 ; -6° Belgique industrielle des mêmes dates.
- Rapports des comités. M. Payen lit un rapport sur la proposition de faire étudier, dans le grand-duché de Rade, l’extraction du sucre de la betterave desséchée.
- Dans la dernière séance, la Société s’est prononcée, en principe, sur l’utilité qu’il y aurait d’envoyer un ingénieur-chimiste à l’étranger pour étudier le procédé de M, Schut-%enbach et constater ses résultats économiques.
- Le comité des arts chimiques, après avoir délibéré sur cette importante question, a pensé qu’il conviendrait d’obtenir du voyageur de la Société non-seulement les données numériques relatives à tous les détails de l’opération, mais encore les dessins des appareils de découpage, de dessiccation des cossettes de betteraves.
- Le comité a pensé que M. Lamy, ingénieur-chimiste, sorti, avec un diplôme, de l’école centrale des arts et manufactures, présentait les conditions désirables; que son zèle, son intelligence répondraient parfaitement aux vues du conseil d’administration, En consé* quence, le comité propose au choix du conseil M. Lamy pour remplir cette mission. Après une discussion, le conseil approuve le choix du comité. ;
- La question de fixer le chiffre de la dépense est renvoyée à la Commission des fonds pour en délibérer de concert avec le comité des arts chimiques,
- Au nom de la commission des fonds, il est donné lecture d’un rapport sur la de* mande de Mme veuve Guillot, tendant a ce que la Société continue d’allouer à son fils Gustave la subvention quelle lui a accordée pour ses études à l’école centrale des arts et manufactures, .
- • La commission des fonds propose d’allouer, pour l’année scolaire 1848-4849, une somme de 600 fr. en faveur du jeune Guillot. ( Approuvé. )
- M. de Silvestre a la parole pour lire un rapport sur l’école industrielle et de com-? merce de la rue de Charonne , dont M. Pinel-Grandchamp est directeur,
- Les conclusions tendent 1° à prendre en considération la demande de M, Pinel-Grandchamp; 2° à renvoyer le rapport à la commission des fonds; 3° à recommencer
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- PROCÈS-VERBAUX.
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- l’école industrielle de la rue de Charonne à l’attention du ministre de l'instruction publique et de celui du commerce, ainsi qu’à celle du conseil municipal de Paris,
- Les conclusions du rapport sont adoptées,
- Au nom du comité des arts mécaniques, il est donné lecture, pour M. Le Chatelier, d’un rapport sur un moyen de sécurité proposé par M. Le Gavrian, ancien négociant à Orléans, pour l’exploitation des chemins de fer, e
- Le comité propose de faire insérer le rapport au Bulletin. ( Approuvé. } ( Voy, plus, haut, ]). 10. )
- Communications. M. de Calmant pense qu’il est utile de porter à la connaissance do la Société un bill du parlement anglais du mois de mars dernier, qui établit, pour toutes les nations, les mêmes droits pour l’importation et l’exportation des produits et matières dans ses possessions des Indes, sans crainte que son industrie et son commerce puissent en souffrir,
- M. de Colmont présente de rapides aperçus sur l’influence que cette grave mesure peut exercer sur la situation de nos colonies, et recherche les motifs qui ont pu faire prendre à l’Angleterre une décision qui semble en contradiction avec la constante protection dont elle a couvert son pavillon,
- Rechercher l’intérêt qui a servi de guide à l’Angleterre, rattacher à cette question la situation de nos colonies, paraît, à M. de Colmont, digne de tout l’intérêt, de toute la sollicitude de la Société d’encouragement.
- M. Dumas a recueilli des renseignements sur les motifs qui ont déterminé le parler ment anglais; c’est d’amener ses marins à faire des transports au même prix que ceux des États-Unis d’Amérique, en forçant les constructeurs de navires, en Angleterre, à renoncer à des privilèges, à des droits d’une date fort ancienne. Si le comité de commerce se propose d’étudier celte question, M, le président se fera un devoir de mettre à sa disposition les documents officiels.
- M. Darblay, l’un des vice-présidents, émet le vœu que cette question soit surtout étudiée sous le point de vue de la situation de nos colonies.
- M. de Colmont fait voir que le fait sera présenté comme un argument contre le sysr tème qui régit les colonies, quoiqu’on ne doive établir aucune analogie à cet égard, L’Angleterre a voulu sans doute donner un exemple qu’elle espère faire suivre par les autres nations ; le commerce français! n’a rien à gagner à cette mesure.
- Le conseil prend en considération la proposition de M. de Colmont. La nomination de la commission spéciale à laquelle elle sera renvoyée est ajournée à la séance prochaine.
- M. Seguier signale à l’attention de la Société les ouvrages faits au tour par M. Petrus, et il pense que les outils et appareils que l’auteur a imaginés pour des productions si difficiles pourraient recevoir, clans l’industrie, d’utiles applications ; sous ce rapport, il demande que le comité des arts mécaniques veuille bien procéder à leur examen. -
- M. le président appelle l’attention de la Société sur l’ouvrage de M. Saint-Marc Gi-rardin, dans lequel ce haut fonctionnaire de l’université s’est plu à citer l’école de la rue de Charonne comme un modèle,
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- PROCES-VERBAUX.
- Séance du VI janvier 1849.
- Correspondance. M. le ministre de l'agriculture et du commerce transmet, de la part de M. Herbin [Louis], cambreur, rue Mouffetard, 59, une note dans laquelle il expose que les peaux de veau, après avoir été tannées et corroyées, perdent les six dixièmes de leur poids; il annonce que, par un procédé qu’il ne décrit pas, il peut faire rapporter un dixième de plus aux peaux de veau.
- M. Simon fils, imprimeur-lithographe, à Strasbourg ( Bas-Rhin ), en complétant son envoi de spécimens lithographiques, transmet quelques documents nouveaux sur ses procédés de gravure sur pierre.
- M. Tïaw, au Havre ( Seine-Inférieure ), en rappelant que nos contrées maritimes produisent abondamment une petite plante de la famille des atriplicées, la salicornia herbacea ( criste marine ), dont on n’a jusqu’à ce jour employé les tiges que comme condiment au vinaigre, et dont, par conséquent, l’usage est extrêmement limité, énonce qu’il est le premier qui ait conçu l’idée d’en tirer un meilleur parti et d’en faire des conserves alimentaires.
- M. Viau fait remarquer que ces conserves ont la saveur des haricots verts, remplacent ce légume et se traitent de la même manière, avec cette différence qu’on peut les manger aussi bien au gras qu’au maigre ; il faut jeter l’eau de cuisson qui est amère et ne pas y mettre de sel.
- M. Stahl, artiste mouleur du muséum d’histoire naturelle, rue de Paradis, au Marais, 14, annonce avoir trouvé un moyen qui, selon lui, rendra un véritable service pour la perfection des moulages à creux perdus des bas-reliefs, comme médailles, monnaies, inscriptions, etc. ,
- Par ce procédé on est dispensé, pour les objets précieux, de savonner ni d’huiler les moules, ce qui rendra les épreuves beaucoup plus parfaites.
- M. Stahl dépose un paquet cacheté qui renferme la description de son procédé pour prendre date, dans le cas où quelque autre personne se présenterait.
- M. Am'édée Durand fait observer que, dans les procédés de moulage usités en Italie, on n’emploie plus ni savon, ni huile, mais de l’eau, et que les moules se détachent bien; il rend, d’ailleurs, hommage aux ingénieuses inventions de M. Stahl.
- M. Michelin ajoute qu’on doit à cet habile mouleur une collection de huit à neuf cents objets d’histoire naturelle qu’il aurait été bien difficile d’obtenir par les procédés usités.
- Le conseil décide que la description du nouveau procédé de moulage de M. Stahl, renfermée sous cachet, sera déposée aux archives.
- M. Rouget de Lisle dépose, au nom de MM. Raphanel et Ledoyen, de nouveaux documents sur l’usage qu’on a fait, en France, en Angleterre et en Amérique, de leur procédé de désinfection des matières stercorales, et de l’emploi, comme engrais, de ces matières désinfectées.
- M. Debacq , passage des Petits-Pères, 19, soumet à la Société les procédés qu’il a imaginés pour transformer promptement les matières fécales en poudrette, et l’appareil qu’il place au-dessus du dernier siège de chaque maison pour empêcher les émanations qu’elles répandent quand elles sont en fermentation.
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- PROCÈS-VERBAUX.
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- M. Commandeur, fabricant d’étoffes, à Lyon, appelle l'attention de la Société sur un perfectionnement qu’il a ajouté au métier Jacquart.
- Objets présentés. M. Vaté, rue Corbeau, 28, faubourg du Temple, appelle l’attention de la Société sur un appareil à imprimer mécaniquement la lithographie.
- M. Péligot présente, de la part de M. Marcus, un serre-papier en cristal dont il fait remarquer la pureté ; il annonce que M. Marcus se propose d’adresser à la Société une notice sur la fabrication du cristal, dans laquelle il établira les titres de priorité de la verrerie de Saint-Louis pour la fabrication du cristal en France.
- M. Gillet, chez M. Steinhaut, quai Malaquais, 15, prie la Société de faire examiner des machines propres aux opérations de la menuiserie, telles que la confection des tenons, des mortaises, feuillures, sciage, etc., machines qui fonctionnent aux Thernes.
- M. Guillaume, ingénieur-mécanicien , rue des Vieux-Augustins , 62 , présente une presse à timbre sec dans laquelle les deux conducteurs parallèles sont supprimés et remplacés par deux leviers à l’extrémité desquels un ressort force la presse à remonter d’elle-même.
- M. Conaty* rue de Ponthieu, 43, présente un instrument destiné à reconnaître la quantité d’alcool contenue dans les vins et liqueurs, et qu’il appelle ébullioscops à tige droite.
- Les ouvrages suivants sont déposés sur le bureau :
- 1° Bulletin des séances de la Société centrale d’agriculture, par M. Payen, secrétaire perpétuel, 2e série, t. IV, 1848;
- 2° Annales de la Société centrale d’horticulture de France, décembre 1848 ;
- 3° Séances et travaux de l'Académie de Reims, 1848-1849;
- 4° Philosophie et art du drainage, par M. Thâckeray, 1849 ;
- 5° Nouveau procédé pour la culture de la vigne, par M. Persoz, professeur à la faculté des sciences de Strasbourg ;
- 6° La Belgique industrielle des 4, 7, 11 et 14 janvier 1849 ;
- 7° Le journal le Courrier français des 7, 9, 12 et 14 janvier ;
- 8° La Réforme agricole, scientifique et industrielle, par M. Boubée;
- 9° Les n03 11 et 12, 7e volume, de la Revue générale de Varchitecture et des travaux publics, publiée sous la direction de M. César Daly;
- 10° Le Moniteur industriel des 4, 7, 11 et 14 janvier 1849.
- M. Benoît, ancien membre du conseil, fait hommage d’un ouvrage intitulé, Nouvelles expériences sur la poussée des terres, par M, Audé, lieutenant-colonel du génie en retraite : il est suivi de l’historique des anciennes expériences, de l’exposé des constructions graphiques relatives à la poussée des terres et de la comparaison des résultats de l’expérience avec ceux de la théorie., par M. Domergue, capitaine du génie.
- Le conseil accepte le dépôt cacheté fait par M. Artur, et contenant 1° des calculs d’expériences relatifs aux condensations des liquides à leurs surfaces libres ; 2° l'explication d’une expérience de M. Donny. ,
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts chimiques, M. Gaultier de Clau-
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- bry lit un rapport, sur. les. procélés de trempe de l’acier chez les Kurdes, signalés par M. Nicolo MilonaS;.
- M. Milonas, longtemps consul en Orient, a communiqué les données qu’il a pu recueillir. Qn trpqve, 4ans ces détails, des faits qui s’accordent avec ce que l’on connaît déjà sur le travail de l’acier; mais quelques parties des procédés ne peuvent s’expliquer.
- L’utilité que pourrait présenter la connaissance des moyens dont une longue pratique a prouvé l’efficacité détermine le comité des arts chimiques à demander dp l’autoriser à faire, sur cette question, des essais qui conduiraient à des résultats utiles.
- Le conseil prend en considération la proposition du comité des arts chimiques.
- Au nom du comité d’agriculture, M, Iluzard lit un rapport sur un mémoire de M-e de Vioménil relatif à l’alimentation des vaches laitières.
- Il résulte de ce rapport que la Société n’ayant point été mise à mômë de connaître le nouveau mode de l’alimentation des vaches, elle ne peut se prononcer sur des entreprises en projet et dont les résultats avantageux sont au moins problématiques. Le comité estime qu’il y a lieu dp. remercier Mme de Vioménil de sa communication. (Approuvé.)
- Au nom du même comité, M. Huzard lit un rapport sur un ouvrage intitulé, L'art d'élever les vers à soie au Japon. Cet ouvrage, dû au zèle éclairé de M. Bonafous, peut donner à nos éducateurs de vers à soie des idées nouvelles pour l’amélioration d’unq do nos industries les plus importantes.
- Le comité propose de remercier M. Bonafous de l’hommage de son livre.
- Le conseil adopte ces conclusions, et, sur la proposition d.e Hf. lp président, il ren-yoie le rapport à la commission du Bulletin.
- Communications. M, Calla a la parole pour une communication relative à l’industrie belge.
- Lors de l’exposition des produits de l’industrie belge, en 1847, le gouvernement français, persuadé de l’utilité d’avoir, sur les produits de l’industrie et les moyens d’exécution en Belgique, des documents qui l’éclairassent sur les rapports internatioi naux des deux pays, pomma une commission dont M. Calla fit partie. Chaque membre, selon sa spécialité, se chargea de recueillir des renseignements sur les produits exposés, et sur les procédés et appareils qui servaient à les confectionner.
- M. Calla a fait un travail étendu sur l’exploitation de la houille , la fabrication du fpr et la construction des machines.
- La publication que le ministre de l’agriculture et du commerce se propose de faire, du recueil des divers rapports ne pouvant avoir lieu qu’à une époque éloignée, M. Calla, après en avoir conféré avec ses collègues du comité des arts mécaniques, demande au conseil l’autorisation de lui donner communication de son travail dont la publication dairs le Bulletin pourrait avoir quelque utilité.
- Après avoir donné lecture de la première partie de son rapport, M. Calla annonce qu’il continuera cette lecture dans la prochaine séance.
- M. Darblay, l’un des vice-présidents, appelle de nouveau l’attention delà Société sur l’opération du drainage, et expose les motifs qui lui font désirer que la machine à fabriquer les tuyaux de terre cuite employés dans cette fabrication soit mise en activité.
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- HlOCÈS-VER BAUX i
- M. lô président annonce que la Société a voté l’achat d’uhe machine propre à cet usage, et que M. Thackeray sé chargera de désigner celle qui, d’après les derniers concours ouverts en Angleterre, paraîtra mériter la préférencei
- M. Combes ajouté que le mode de dessiccation et de cuisson des tuyaux est un sujet qu’il regarde comme d’une importance égalé à celle de la machine.
- Séance du 31 janvier 1849.
- Correspondance. M. Ëerthet, chef d’atelier tisseur, à Lyon, rappelle qu’au mois de décembre 1847 le secrétaire de la Société l’informa dé la prise en considération de la communication adressée à la Société par la chambre de commerce de Paris> au Sujet de perfectionnements à la machine Jacquart.
- Gétte machine, nommée armurière, consiste en un mécanisme applicable au bâti de toutes les machines Jacquart. Il donne la facilité dé produire quatre à huit armures 'différentes avec les mêmes cartons, et d’en changer à volonté. Ün seul rang dé crochets et une seule corde à chaque lisse suffisent pour amener ce résultat.
- Malgré la cessation du travail pendant l’année 1848, ce système s’est propagé à cause de l’économie qu’il procure, et déjà plus de ceht machines sont en activité dans les ateliers de Lyon.
- M. Berthet, craignant que les plans et la description remis parla chambre de commerce ne soient pas jugés Suffisants pour apprécier le mérite de cette machine, offre à la Société de lui en expédier une dans les dimensions d’usage, ou seulement un modèle.
- M. Bresson, à Rouen ( Seine-Inférieure ), adresse uiie note explicative des machines importées en France par M. Leveillé, et qui fonctionnent depuis plusieurs mois dans son grand établissement à Rouen. Ces machines sont ou nombre de trois; la première est une dégorgeuse concentrique, la deuxième une dégorgeuse excentrique, la troisième une machine à tordre. Toutes trois ont pour objet le lavage et la manipulation que subissent les cotons en écheveaü dans les diverses opérations de la teinture (1).
- Mme Ve Ménétrier, à Dole (Jura), adresse la description d’uné machine à vapeur rotative dé feu son mari, eh exposant que lés essais et les expériences ont absorbé ses ressources; elle sollicite la bienveillance de la Société pour l’achèvement de cette oeuvre.
- M. Châtelain , à Neuilly ( Seine ), appelle l’attention de la Société sur une méthode d’enseignement de la géométrie appliquée à l’industrie.
- Objets présentés. M. Bouhon, ferblantier-lampiste, place Desaix, 7, présente un modèle de voiture portant un appareil qu’il appelle cale à fléau, destiné à prévenir les accidents causés par le recul des voitures dans les montées difficiles , et faciliter la progression ( même avec charge extraordinaire ) par I’épaulement alternatif du cheval.
- M. Juzé, boulevard Mont-Parnasse , 17, appelle l’attention de la Société sur un appareil à triturer et mélanger le mortier.
- M. Combes, serrurier, rue du Faùbourg-Saint-Martin, 218, présente le modèle d’un mécanisme pour waggons de chemins de fer.
- (i) Nous publierons cette note dans le prochain numéro du Bulletin.
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- PROCÈS VEIUiAUX,
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- M. Henri Gaigneau, rue Notre-Dame^des-Victoires, 38, représentant de M. Charles Debergue, présente un système de ressorts de chocs et de traction en caoutchouc vulcanisé et un système de joints pour tuyaux, soit à brides, soit à manchons, servant à la conduite de l’eau, du gaz, de la vapeur, de l’air, en général de toute espèce de liquide et de fluide, également en caoutchouc vulcanisé,
- M. Combes entre dans quelques détails sur les diverses applications de cette substance aux ressorts de chocs et de traction, aux tampons des waggons, aux rondelles et bagues pour joints de tuyaux à eau, à vapeur, à gaz et à air, en faisant observer que l’auteur annonce que la préparation qu’il fait subir au caoutchouc pour le vulcaniser augmente ses propriétés élastiques et fait disparaître ses inconvénients qui sont de durcir au froid et de se dilater à la chaleur.
- Le même M. Gaigneau communique les plans et la description d’un appareil de M. William Pétrie, destiné à faciliter l’emploi de la lumière voltaïque.
- L’absence de méthodes pour régulariser la lumière que fournit le courant électrique produit par la pile entre deux charbons placés dans une cloche vidée d’air ne permettait pas de faire d’utiles applications de ce mode d’éclairage. Son irrégularité était due à la variation de distance des charbons qu’altère incessamment le courant électrique.
- Il résulte des renseignements donnés par M. le secrétaire que la solution de ce problème a été l’objet de recherches entreprises simultanément, soit en Angleterre, soit en France, et que MM. Staiie et Pétrie, en Angleterre, et M, Foucault, en France, ont, sans s’être communiqué le but de leurs travaux, cherché la solution du problème dans l’application du même principe. C’est un électro-aimant qui, traversé par le fluide électrique , fait écarter les charbons lorsqu’ils sont trop voisins, ou qui les fait rapprocher quand ils sont trop éloignés et que le courant lumineux faiblit. J
- D’après les documents présentés, M- Pétrie serait, en outre, parvenu à produire pour les phares un éclairage intermittent à périodes réglées d’avance de manière à obtenir toutes les espèces de feux désirables,
- M, le président, après un court exposé des dispositions de l’appareil de M. Foucault % destiné à rendre constante la lumière émanant d’un charbon placé entre les deux pôles d’une pile, énonce que la commission nommée par l'Académie des sciences, sans prétendre en rien atténuer les droits que perd avoir de son côté M, Staite, qui a fait connaître, en Angleterre, l’appareil pour lequel il est breveté dans ce pays, a cru pouvoir déclarer en toute sûreté de conscience que, d’après l’état des appareils qu’elle a visités chez M. Foucault, les pièces et factures qu’il a mises entre ses mains, et d’après le témoignage de plusieurs personnes honorablement connues de l’Académie, les procédés imaginés par M, Foucault l’ont été d’une manière originale et indépendante de ceux que 31, Staite a inventés, de son eôtë, dans le même but,
- M, le président termine par des aperçus sur l’emploi de la lumière électrique à bord des navires en mer, pour éviter des abordages, et par le développement des avantages qu’offriraient ces signaux si brillants, si prompts d’une lumière qui ne craint ni l’action du vent, ni les mouvements de roulis et de tangage * ni les agitations de toutes, sortes que peut éprouver un navire.
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- PROCES-VERBAUX.
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- M, Banc aîné, fumiste, rue de la Ferme-des-Mathurins, 3, demande que la Société fasse examiner un système de calorifère qui a été adopté pour le chauffage de plusieurs grands établissements, notamment du Théâtre-Historique.
- MM. Ribeaucourt et Schultz, demeurant, le premier rue du Regard, 10, et le second rue des Gravilliers, 23 , déposent une feuille de papier timbré couverte d’une écriture faite avec une encre ineffaçable par les lavages et les agents chimiques, parfaitement fluide, n’attaquant pas les plumes métalliques et n’altérant point le papier.
- Les ouvrages suivants sont déposés sur le bureau :
- 1° Annales de Vagriculture française, janvier 1849;
- 2° Journal des économistes, numéro 94 ;
- 3° Moniteur industriel des 18, 21, 23 et 28 janvier 1849;
- 4° La Belgique industrielle des mêmes dates.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts chimiques, M. Chevallier lit un rapport sur la substitution du blanc de zinc et des couleurs à base de zinc au blanc de plomb et aux couleurs à base de cuivre et de plomb dans les arts et dans l’industrie, par M. Leclaire, entrepreneur de peinture, rue Saint-Georges, 11.
- Le comité propose d’adresser les félicitations de la Société à M. Leclaire pour son importante communication, et de renvoyer le rapport à la commission du Bulletin.
- M. Jomard, en s’associant à l’opinion du comité, croit devoir faire observer que Conté, l’un des fondateurs de la Société d’encouragement, frappé de l’inconvénient de l’emploi du blanc de plomb dans la peinture artistique, et voyant que les tableaux de David, Gérard et autres grands peintres avaient perdu considérablement de leur éclat en très-peu d’années, annonça, en 1803 et 1804, qu’il avait trouvé un blanc inaltérable , et qu’il espérait en doter la peinture très-prochainement ; le procédé avait pour base le blanc de zinc. c
- Les conclusions du rapport sont approuvées, et, sur la proposition de M. le président, le conseil décide qu’une ampliation en sera adressée à tous les ministres ainsi qu’à MM. les préfets de la Seine et de police. ( Voyez plus haut, p. 13. )
- M. Beulard, rue du Rocher, 38, expose qu’il a exercé pendant trente-cinq ans l’état de peintre en bâtiments, qu’il a été pendant vingt-deux ans contre-maître chez le même patron, et qu’il a éprouvé vingt-quatre ou vingt-cinq fois les effets funestes de la maladie connue sous le nom de colique des peintres, suite de l’emploi du blanc de plomb. Il déclare que M, Leclaire, par la mise en pratique de sa découverte, a rendu un notable service et a bien mérité de l’humanité.
- Il termine en assurant qu’il est certain que si M. Leclaire avait réclamé l’attestation des ouvriers peintres, constatant que son blanc n’est nullement dangereux, il aurait obtenu la signature de presque tous.
- Au nom du comité des arts économiques, M. de Silvestre lit un rapport sur un perfectionnement apporté par M. Gay à l’appareil de buanderie de feu M. Constant De-coudun.
- Le comité propose de remercier M. Gay de sa communication, et d’ordonner l’impression du rapport dans le Bulletin, ( Approuvé, }
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- PROCES-VERBAUX i
- Au nom du comité des arts mécaniques, M; Alcan lit urt rapport sur itne modification apportée par M. Bosquillôn aux Cartons du métier à la Jacquard
- Le comité propose de remercier l’aüteur de sa communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin, avec le dessin et la description de la machine. ( Approuvé; )
- Au nom de la commission des fonds, M; Michelin lit le rapport suivant sur la proposition d’envoyer uii ingénieur dans le grand-duché de Bade pour étudier les procédés de fabrication du sucre extrait de la betterave desséchée-.
- Dans la séance du 20 décembre dernier, à l’occasion de la communication de M; de Jïaber, sür l’état de la fabrication du sucre extrait de la betterave desséchée, M. le président a rappelé que la Société avait, à une autre époque, mis au concours 1° la dessiccation de la betterave; 2° le traitement delà betterave desséchée. Après plusieurs années, la Société, en retirant ces sujets de prix du concours, en substitua d’autres pour hâter les progrès d’une industrie toute nationale.
- La Société n’a cessé, d’ailleurs, de suivre avec intérêt les applications des procédés de M. Schutzenbach.
- Aujourd’hui que ces procédés ont reçu dans le grand-duché de Bade une sanction attestée par une fabrication bien entendue de plusieurs années, le comité des arts chimiques, sur l’invitation du conseil d’administration, a examiné quel serait le moyen le plus sûr d’avoir sur cette industrie des notions exactes. Dans la séance du 3 de ce mois , il a exposé , par l’organe de M. Payen, les motifs qui lüi ont fait penser qu’une mission confiée à un ingénieur civil pourrait seule permettre d’obtenir, sur la marche des appareils de dessiccation et d’extraction , des renseignements dont l’utilité pour notre agriculture, pour notre industrie sucrière ne saurait être mise en doute. En conséquence, le comité a désigné M. Lamy, ingénieur civil, et le conseil, en approuvant ce choix, a donné sa sanction aux vues du comité.
- La commission des fonds, de concert avec ce comité, a examiné la question sous le point de vue des ressources de la Société et sous celui de l’utilité de cette mission.
- La commission des fonds a entendu M; le trésorier sur l’état des finances de la Société, et elle a reconnu qu’une allocation de 1,200 fr, pourrait être accordée, en faisant observer que plusieurs des prix pour le perfectionnement des sucreries de betteraves n’avaient pas eu de résultat.
- La commission pense donc qu’en ajournant ou diminuant la valeur des prix à remettre au concours, et en employant une fraction des valeurs qui y sont affectées, la Société satisferait au but qu’elle s’est proposé, l’encouragement et l’extension des sucreries indigènes, et surtout en faisant étudier les procédés de dessiccation des betteraves et l’extraction du sucre qu’elles renferment.
- En conséquence, la commission des fonds propose de voter un crédit de 1,200 francs pour cette mission. ( Approuvé. )
- Erratum.
- Bidlctin de décembre 18 48 , p. 7G4, ligne 2, au lieu de 1S à 20 kilogrammes, lisez 18 à 20 livres.
- IMPRIMERIE DE MADAME VEUVE BOUCIIARD-HUZARD, RUE DE L EPERON, 5.
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- OIIARASIE-IIOITIÉIE AiiÉE, (N° DXXXYI.) février 1849.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — chemins de fer.
- Rapport fait par M- Le Chatelier, au nom du comité des arts mécaniques, sur les ressorts en caoutchouc de M. Ch. de Bergue.
- M. Gaigneau, représentant de M. Ch. de Bergue, rue Notre-Dame-des-Victoires, 38, a soumis à l’examen de la Société d’encouragement un système de ressorts en caoutchouc appliqué aux véhicules qui circulent sur les chemins de fer. Ces appareils sont fabriqués au moyen du caoutchouc vulcanisé, préparation connue depuis quatre ou cinq ans en Angleterre et en France (1), où elle a été introduite par M. Goodyears, Américain; ils rendent d’éminents services à l’industrie des chemins de fer, et leur emploi devient maintenant très-général.
- Le caoutchouc vulcanisé se prépare en mélangeant % parties de caoutchouc ordinaire, en dissolution dans l’huile essentielle recueillie dans la fabrication du gaz, avec 1 partie de fleur de soufre ; on forme une pâte consistante que l’on moule sous la forme que l’on veut donner aux objets, et que l’on fait recuire dans une étuve à la température de 1^0 à 130°. Le produit ainsi obtenu jouit de propriétés remarquables ; il conserve sa consistance et son élasticité dans toutes les conditions de température atmosphérique, et même à des températures relativement très-élevées, au delà de 100° jusque vers 150°.
- (I) On trouve, dans le Bulletin de la Société, 45e année (1846), p. 30, et 47e année (1848), p. 15, divers modes de préparation du caoutchouc vulcanisé.
- Quarante-huitième année. Février 1849.
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- ARTS MÉCANIQUES. — CHEMINS DE FER.
- Les ressorts de waggon, en caoutchouc vulcanisé, se composent de plusieurs rondelles d’égale dimension, enfilées sur la tige du tampon ou de la barre de traction, suivant qu’il s’agit d’un ressort de choc ou de traction, et séparées par des plaques de tôle ; tout le système est enfermé dans une boite en fonte d’un diamètre assez grand pour que les rondelles, en s’aplatissant, ne viennent pas presser contre les parois.
- On a également appliqué ce système de ressorts à la suspension des caisses de voitures sur les boîtes à graisse ; mais il convient surtout pour les tampons de choc et pour les barres d’attelage. Deux années au moins d’essais sur diverses lignes, sur une très-large échelle, ont fait apprécier la durée de ces ressorts et démontré la convenance de leur application générale. L’avantage résulte à la fois de l’économie des frais de premier établissement et de l’économie des frais d’entretien.
- M. Charles de Bergue a établi, en dernier lieu, un modèle de tampons de choc pour les waggons de marchandises, et dont le prix est inférieur à 200 fr. par garniture. Il y a tout lieu de croire que son usage pour le matériel de marchandises deviendra général sur nos chemins de fer, où l’on arrivera ainsi, sans surcroît très-considérable de dépense, à mettre tout le matériel dans les conditions d’attelage les plus favorables pour sa propre conservation et pour celle des marchandises transportées.
- Le caoutchouc vulcanisé est susceptible de très-nombreuses applications dans les arts ; pn l’a déjà utilisé pour faire les joints de tuyaux et toutes les garnitures qui doivent résister à une pression élevée , pour faire des clapets de pompe , etc. Son prix, encore assez élevé , peut être évalué à 17 francs le kilogramme. Il est à désirer que l’accroissement considérable de la consommation et l’extension de nos relations commerciales en fassent diminuer le prix d’une manière très-notable.
- Le comité propose à la Société de remercier M. Gaigneau de l’intéressante communication qu’il lui a faite au nom de M. de Bergue, et d’ordonner l’insertion du présent rapport dans le Bulletin, avec le dessin des principales dispositions adoptées pour le matériel des chemins de fer (1).
- Signé Le Chatelier , rapporteur.
- Approuvé en séance, le 28 février 1849.
- (1) Nous donnerons, dans un prochain numéro du Bulletin, la description et la gravure des tampons élastiques de M. de Bergue,
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- ARTS CHIMIQUES. — bois. 51
- Rapport fait far M. Payen, au nom du comité des arts chimiques, sur les procédés de M. Renard Périn , pour la teinture , le blanchiment et la conservation des bois.
- Messieurs, vous avez chargé votre comité des arts chimiques d’examiner les procédés de teinture , blanchiment et conservation des bois présentés et mis en pratique par M. Renard Périn, rue du Rocher, AO.
- Ces procédés ont quelque analogie, quant à la manière dont le phénomène s’effectue, avec le moyen que M. Champy employait pour infiltrer le suif entre les fibres ligueuses. Dans le procédé de M. Champy, c’est la condensation de la vapeur d’eau produite dans les tissus du bois par une immersion dans un liquide chauffé à 150 degrés qui fait agir la pression atmosphérique sur ce liquide et le force à prendre la place de l’eau de végétation vaporisée par la chaleur. Dans le procédé de M. Renard Périn, il y a aussi un phénomène de dépression ou d’un vide partiel; mais il est obtenu à l’aide de l’appareil spécial dont nous devons vous rendre compte et qui est tracé pl. 1090, fig. 1 et (%.
- Une pièce de bois À, à injecter, est appliquée contre l’appareil D, composé d’un cylindre en fonte, terminé au sommet par un ajutage rodé que l’on ferme à volonté au moyen d’un obturateur G ; celui-ci porte une tige métallique garnie, à son extrémité inférieure, d’une étoupe imbibée d’alcool. (M. Renard Périn emploie l’esprit de bois comme combustible plus économique. ) Au bas du cylindre se trouve un robinet I, comme ceux que l’on désigne sous le nom de robinets à air. En avant du cylindre est un disque L , faisant corps avec un ajutage , et percé , à son centre, d’un trou qui communique avec l’intérieur du cylindre. C’est contre ce disque que doit s’appliquer la section de la pièce que l’on veut injecter. On a eu le soin de placer une étroite rondelle en cuir ou caoutchouc au pourtour de cette extrémité de la pièce de bois. L’arbre est entouré d’un collier de fer M, auquel s’adaptent deux chaînes fixées de l’autre bout au cylindre ; enfin celui-ci est mis en jeu, c’est-à-dire qu’on le fait avancer et reculer au moyen d’une vis de pression E ; de sorte qu’en tournant cette vis dans le sens voulu, au moyen du levier dont elle est armée, on rapproche le disque de la pièce de bois jusqu’à ce que l’obturation soit complète ; car la rondelle se trouvant pressée entre le disque et l’arbre, elle empêche sur ce point la rentrée de l’air extérieur, et, bien que cette rondelle soit aussi fortement comprimée, il reste , dans l’intervalle que son épaisseur rend libre sur la section de l’arbre, assez d’espace pour que les canaux séveux puissent être soumis à l’action d’aspiration que la combustion devra produire dans l’appareil.
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- ARTS CHIMIQUES.
- L’autre extrémité de la pièce est enveloppée d’un sac en toile imperméable R, communiquant avec un récipient P contenant le liquide , et dès lors, si l’on fait le vide dans l’appareil, la pression atmosphérique agissant sur la surface du liquide, cette solution colorante se précipitera dans les canaux de l’arbre, soumis eux-mêmes à la force aspiratrice.
- Voici, d’ailleurs, comment on obtient le vide. On introduit dans l’intérieur du cylindre l’étoupe imprégnée d’alcool et allumée. La combustion a lieu dans le cylindre, et on entend alors, par le robinet I, un fort sifflement, résultat du dégagement que produit la combustion. L’ouvrier qui opère a le soin de tenir la main sur le robinet à air qui laisse passage à ce dégagement; puis, dès que le sifflement diminue notablement, ce qui indique que la combustion cesse, il referme rapidement ce robinet, afin d’empêcher l’air extérieur de rentrer dans le cylindre et de paralyser l’aspiration par sa présence.
- On comprend qu’alors, l’étoupe étant éteinte, la condensation de la vapeur d’eau amène le vide dans le cylindre, et, par suite, dans les canaux de l’arbre qui est appliqué contre son disque, et la pression atmosphérique agissant sur le liquide contenu dans le récipient, ce liquide se précipite dans les canaux, qu’il parcourt dans toute la longueur de l’arbre, poussant devant lui l’eau hygroscopique et les liquides interposés dans le bois.
- M. Renard Périn a donné récemment une nouvelle extension à cette remarquable industrie, en transportant ses ateliers hors de Paris, à la Villette.
- Les bois en grume entrent dans l’usine par la rue d’Isly, et sont déposés , en attendant l’injection, dans les cours et sous un grand hangar. Les bois injectés et débités sortent par la rue de Flandre, 47.
- Trois manœuvres et un teinturier suffisent au service des dix-huit appareils d’injection que renferme l’établissement ; ces quatre ouvriers peuvent préparer, en vingt-quatre heures, 60 à 70 décistères de bois. L’atelier des scieries, qui occupe environ cinq ouvriers, compris le chauffeur, est dirigé par un contre-maître.
- Les essences les plus employées jusqu’ici sont celles de hêtre, de charme , de poirier, d’aune et de bouleau.
- Pour être complètement teinte, une bille absorbe, en moyenne, 18 litres de teinture par décistère. La quantité de sève extraite de ces arbres varie , suivant le temps d’abatage, de 10 à 16 litres par décistère. Des arbres de dix mois d’abatage, conservés à couvert, sont encore propres à l’injection par le procédé de MM. Renard Périn.
- Le bois nouvellement écorcé s’injecte parfaitement bien sans être enveloppé d’un cylindre. Le bois s’injecterait de même, étant équarri; mais,
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- BOIS.
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- comme, en cet état, les fibres ligneuses sont en partie tranchées , il convient de faire usage du cylindre enveloppant.
- La pénétration d’une pièce de bois pourvue ou non de son écorce, ou bien équarrie, se complète en prenant la précaution de la retourner, afin de faire repasser le liquide colorant dans la direction opposée à celle qui lui a été primitivement imprimée.
- M. Renard Périn a recours, pour teindre les bois, aux mordants et teintures qu’indique la chimie, et le plus communément employés par l’industrie pour opérer la teinture, dite grand teint, des fibres textiles de cellulose et des tissus de lin, chanvre et coton.
- Il est souvent avantageux de faire subir, au bois que l’on veut colorer, l’opération préalable du blanchiment au moyen du chlore, des hypochlorites ou d’autres substances décolorantes, si c’est le moyen d’arriver plus sûrement au ton et à la nuance que l’on veut obtenir.
- Les bois injectés ainsi par l’appareil Renard Périn réunissent les conditions avantageuses suivantes :
- Ils sèchent promptement, parce que la sève en a été extraite et remplacée par des solution s,exemptes de sels déliquescents.
- Ils diminuent moins de volume en séchant, parce que les mordants et les matières tinctoriales qui les ont pénétrés s’y solidifient partiellement et remplissent les cavités des fibres ligneuses.
- Ils se déjettent moins que les bois naturels, parce que les parties spongieuses absorbent mieux les substances colorantes, en fixent de plus fortes proportions que les parties dures , et donnent à la contexture générale de la masse ligneuse une densité plus uniforme.
- Ces bois sont inattaquables par les insectes, que repoussent les agents chimiques introduits dans le tissu ligneux.
- Enfin ces bois se polissent mieux et prennent un plus beau vernis par le fait même de l’occlusion de leurs pores et de la régularité de leur contexture ligneuse.
- Quant au prix des bois ainsi préparés, il est peu élevé : ainsi, pour l’ébé-nisterie, on les livre au prix de 25 à 80 centimes le kilogramme; pour la menuiserie , ils ne dépassent que d’environ 10 pour 100 le prix des plus beaux bois de chêne de Hollande. Enfin, mis en placage, ces bois valent de 2 à 3 fr. le mètre superficiel; ce sont des prix inférieurs à ceux du bois des Iles, et tout porte à croire que cette industrie, exploitée déjà sur une assez grande échelle, prendra bientôt de plus considérables développements.
- L’intérêt qu’offre cette nouvelle industrie décide votre comité des arts chimiques à vous proposer de donner à son auteur un témoignage de satisfac-
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- ARTS CHIMIQUES.
- tion, en insérant dans le Bulletin le présent rapport accompagné des figures qui feront bien comprendre les effets des appareils ingénieux de M. Renard Vérin.
- Signé Payen, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 28 février 1849.
- Explication des figures de la planche 1090.
- Fig. 1. Coupe longitudinale de l’injecteur pneumatique de M. Renard Vérin.
- Fig. 2. Élévation latérale du même appareil.
- A , tronc d’arbre soutenu horizontalement d’un bout par le chantier B, et de l’autre par le chevalet C.
- D, injecteur pneumatique , cylindre en fonte dans lequel s’opère le vide par la combustion intérieure de l’oxygène de l’air : il est monté sur le chantier B portant une coulisse sur laquelle il avance ou recule au moyen de la vis à levier E guidée par le support F.
- G, obturateur en fonte armé d’une tige en fer à l’extrémité de laquelle est attachée de l’étoupe imprégnée d’alcool.
- H, robinet adapté à la tubulure de l’appareil, et établissant la communication entre ce dernier et l’une des extrémités du tronc d’arbre.
- I, cannelle destinée à faire écouler la sève ou la substance que doit attirer à lui l’appareil D.
- K, manomètre gradué en centimètres dont le tube communique avec l’intérieur du cylindre D.
- L, rondelle en cuir ou en caoutchouc fixée à l’une des extrémités du tronc d’arbre.
- M , chaîne munie de crochets et de clavettes embrassant fortement cette même extrémité du tronc d’arbre.
- N , deux chaînes placées de chaque côté du chantier B, tenant d’un bout à la chaîne M, et de l’autre à deux crochets O fixés sur le chantier B.
- P, récipient contenant la substance colorante.
- Q, robinet établissant la communication entre le récipient P et un sac en toile imperméable R que l’on serre autour du tronc de l’arbre de manière à empêcher toute fuite de liquide.
- S, robinet pour vider le trop-plein du liquide contenu dans le sac imperméable R quand l’opération est terminée. Le liquide tombe dans le baquet placé au-dessous. ( B. j
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- GAZ D'ÉCLAIRAGE.
- Description des perfectionnements ajoutés aux appareils de fabrication du gaz
- d'éclairaget par M. Pauwels, directeur de la compagnie dite la Parisienne.
- Dans la séance du conseil d’administration de la Société d’encouragement du 18 mai 1842, M. Payen a fait, au nom du comité des arts chimiques, un rapport verbal sur l’usine de fabrication du gaz d’éclairage établie à la barrière de Fontainebleau par MM. Pauwels et Dubochet. Les principaux perfectionnements introduits dans cette usine sont les suivants :
- 1° La distillation de la houille n’offrant qu’une médiocre valeur, les auteurs s’en sont servis pour l’alimentation du foyer; ils font arriver le goudron de houille par un filet qui est réglé par un robinet sur du coke incandescent, et, en introduisant l’air par une ouverture convenable, le foyer est alimenté sans qu’il soit nécessaire d’ajouter du coke.
- 2° Les auteurs ont substitué des cornues en terre à celles de fonte que le feu et le gaz mettaient promptement hors de service ; ces cornues durent deux ans; la tête ou l’obturateur est en fonte; le mode d’assemblage des parties qui la composent est ingénieux.
- 3° La houille étant sujette à des altérations que l’influence de l’air lui fait subir, les auteurs ont établi un emmagasinage dans des caves construites à cet effet ; les trous pratiqués dans le sol permettent d’y verser immédiatement le charbon de terre et d’en fractionner la masse ; il résulte de cette disposition une notable économie.
- 4° MM. Pauwels et Dubochet ont établi un gazomètre oii les deux tuyaux d’entrée et de sortie du gaz arrivent par le haut. Les mouvements de la cloche ne sont pas gênés dans ce système, attendu que les tuyaux ont trois articulations à boîtes d’étoupes qui rendent flexibles les tubes d’entrée et de sortie ; le poids des tuyaux fait compensation avec le poids variable du gazomètre.
- Après avoir signalé ces diverses améliorations, le comité a proposé de faire graver et décrire, dans le Bulletin, les appareils qu’il a visités.
- Cette proposition a été adoptée.
- Le système de M. Pauwels n’a éprouvé aucune modification depuis l’époque oii le rapport dont nous venons de parler a été lu au conseil. Les dessins des diverses parties de l’appareil ont été levés avec toute l’exactitude possible et gravés avec le soin dont nos lecteurs pourront juger par l’inspection des planches.
- La pl. 1091 représente deux vues d’ensemble des principaux appareils que l’on- a supposés ramenés dans un même plan.
- La fig. 1 est une section verticale et longitudinale.
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- ARTS CHIMIQUES.
- Fig. 2. Plan général.
- La cheminée A, de 32“,70 d’élévation hors de terre, a 1 mètre de côté à si partie supérieure, et 3 mètres à sa base ; elle reçoit, par un chenal a, les produits de la combustion des fourneaux de distillation. Comme les parois de ce chenal acquièrent une assez haute température ainsi que la base de la cheminée A, on a disposé une voûte b à sa partie inférieure. Des tuyaux c et d déterminent un courant d’air afin de rafraîchir cette partie de la cheminée. Pour éviter la dessiccation des terrains sur lesquels reposent les fondations , le tuyau c pénètre d’un bout dans l’intérieur de la cheminée, et de l’autre il se raccorde avec le tuyau horizontal c', qui communique avec le haut de l’espace réservé par la voûte. Le deuxième tuyau d prend l’air extérieur à sa partie supérieure, et son extrémité opposée se réunit au tuyau d', afin d’amener de l’air frais. On voit que le courant ou l’appel d’air est effectué dans cette partie de la cheminée réservée par la voûte, 1° par la différence de température , 2° par le courant qui s’établit dans l’intérieur de la cheminée.
- Distillation de la houille. — La pl. 1092 représente , avec tous ses détails, le fourneau de distillation de la houille.
- La fig. 1 est une élévation, vue de face, d’une partie du massif de maçonnerie B, renfermant les fours de distillation. La partie de droite de cette figure est une coupe verticale faite suivant un plan passant par la ligne 1,2 de la fig. 2. Chaque four contient cinq cornues dont les têtes sont munies d’une tubulure a' dans laquelle s’ajuste un tuyau de dégagement qui conduit le gaz dans le barillet commun E.
- La fig. 2 est une coupe verticale suivant la ligne 3,4 de la fig. 1; pour mieux faire comprendre la circulation de la fumée et des produits de la combustion, on a supposé la partie droite de la figure coupée suivant la ligne 5,6 de la fig. 1.
- Les cornues C , employées pour la distillation de la houille , sont en fonte ou en terre réfractaire ; elles ont chacune une tête en fonte b', qui leur est adaptée, comme on le voit aux détails représentés fig. 3 à 6.
- Les fig. 3, 4, 5 et 6 représentent le bout d’une cornue en terre réfractaire avec l’ajustement d’une tête de fonte.
- La fig. 3 est une coupe verticale, la fig. 4 une vue de face, la fig. 5 une élévation latérale, et la fig. 6 une#vue en dessus de la partie antérieure de la . cornue, avec l’ajustement d’une tête en fonte. La fig. 8 est une vue , par le bout, de cette même partie de cornue. On voit, fig. 7 et 8, les trous ménagés dans la matière pour y loger des boulons qui sont taraudés à chaque extrémité afin de pénétrer, d’un bout, dans un écrou que l’on engage dans les
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- GAZ d’éclairage. 57
- ouvertures rectangulaires ménagées dans l’épaisseur de la cornue. Lorsque ces boulons sont placés, on pose la tête de fonte, puis on met les écrous extérieurs, et, en les serrant, la tête se trouve solidement réunie à la cornue.
- Le tampon ou l’obturateur adapté à l’extrémité de la cornue et qui la bouche hermétiquement se compose d’une plaque de fonte c" consolidée par un croisillon à”. En avant est une barre transversale e", fig. 6, portant un écrou dans lequel passe une vis de pression f’ servant à serrer l’obturateur contre la tête b'; il est réuni à cette dernière par des tiges g' passant dans des pièces h' et serrées par des clavettes. On conçoit que, lorsqu’on veut ouvrir la cornue pour retirer le coke , on enlève ces clavettes, et, après avoir desserré la vis f', on retire le tampon. Lorsque la cornue a été chargée d’une nouvelle quantité de houille, on replace l’obturateur et on l’assujettit comme il vient d’être dit.
- Les fours sont disposés pour recevoir deux rangs de cornues adossés dans un même massif de maçonnerie B, divisé en arcades dans lesquelles on dispose spécialement chaque four de distillation. Les deux fours représentés pl. 1 092 sont chauffés par l’air chaud, ce qui procure une économie de combustible de 10 à 15 pour 100. L’air est chauffé par des calorifères placés à la partie inférieure de chaque four, au-dessous des grilles des foyers. Ces calorifères sont composés chacun de quatre tuyaux e e, communiquant entre eux par des tubulures qui déterminent une circulation facile. L’air pris par les ouvertures fdans des caniveaux recouverts par des plaques de fonte g, après avoir circulé dans les tuyaux e, s’échappe par les ouvertures latérales ë, sous les grilles D qui sont chargées de combustible.
- Le massif des fourneaux, surtout la partie inférieure, étant porté à une haute température, l’air, en passant dans les tuyaux e, s’empare de cette chaleur. Les gaz non brûlés qui s’échappent du foyer, après avoir circulé autour des cornues, se rendent par les carneaux autour des tuyaux e du calorifère , puis, de là, pénètrent dans le conduit a, et s’échappent finalement dans l’air par la cheminée A. Cet air, ainsi échauffé en parcourant les tuyaux e du calorifère, est substitué à celui pris au dehors pour l’alimentation du foyer. La forte chaleur à laquelle sont soumises les diverses parties des appareils distillatoires donne lieu à des changements de pièces, ce qui oblige d’interrompre le service de tel ou tel foyer. Pour pouvoir disposer de chaque fourneau isolément, on a fait dégorger la fumée du foyer par un seul carneau h, dans le chenal commun a. On peut donc , en couvrant ou découvrant 1 entrée du conduit a, par une brique b", interrompre le service d’un four. Chaque brique peut être dirigée avec un long ringard par le conduit h ménagé à cet effet dans le fourneau. En poussant la brique b" sur l’orifice
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- ARTS ECONOMIQUES.
- pour le fermer, il est entendu que Ton remet la brique c" immédiatement pour clore le haut de ce conduit.
- La houille renfermée dans les cornues C se trouve décomposée par la chaleur; le gaz qui s’en dégage passe par les tuyaux i placés sur les têtes de chaque cornue, dans-les barillets E, supportés par des colonnes en fonte. Le gaz est ensuite appelé dans un seul tuyau F par l’aspirateur.
- (La suite au numéro prochain. )
- ARTS ÉCONOMIQUES. — ENSEIGNEMENT INDUSTRIEL,
- Rapport fait par M. E. Silvestre, au nom du comité des arts économiques, sur l’école industrielle et de commerce fondée par M. Pinel-Grandchamp, rue de Charonne,
- Messieurs, vous savez que, par suite d’un arrêté ministériel daté du 10 décembre dernier, d’importantes modifications ont dû être apportées dans l’enseignement des collèges. Le programme imposé par le ministre est une nouvelle preuve de la tendance incessante qu’ont les méthodes universitaires à quitter les routes battues depuis tant d’années, routes qui, de toute évidence, ne peuvent conduire au but vers lequel la société se trouve irrésistiblement entraînée aujourd’hui. Malheureusement, ce programme, oeuvre excellente et éminemment libérale, ne s’est pas trouvé suffisamment en rapport avec les moyens d’exécution dont les collèges pouvaient disposer; aussi peut-on dire que le nouvel arrêté n’a pas produit, jusqu’ici, dans l’enseignement, les améliorations qu’on avait le droit d’en attendre. La question a été considérée, par ceux qui ont eu à la traiter, un peu trop, peut-être , sous le point de vue théorique ; il en est résulté que les établissements auxquels les nouvelles instructions étaient destinées ont rencontré de tels obstacles dans leur application , qu’ils ont dû s’arrêter, ou, du moins, ne s’avancer que dans les limites très-restreintes de leurs moyens. On conçoit, en effet, que des innovations qui ne tendaient à rien moins qu’à ébranler dans sa base, à renverser même l’ancien système d’enseignement nécessitaient des changements considérables dans l’organisation des collèges, eu égard au personnel, au matériel et aux convenances locales. Il faut espérer que le pouvoir ouvrira promptement les yeux sur de tels besoins, et que bientôt les collèges seront mis en demeure de jouir pleinement des avantages promis par le nouvel arrêté.
- Il est fâcheux que la France n’en soit encore qu’à se traîner à la remorque
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- ENSEIGNEMENT INDUSTRIEL.
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- d’autres nations qui, depuis longtemps, lui fournissent des preuves frappantes de l’excellence d’une éducation complémentaire et professionnelle. Et, pourtant , il y a longtemps aussi que les hommes les plus éminents de notre pays, ceux qui, par leur expérience et par leur savoir, sont les lumières de la science, ne cessent de faire leurs efforts pour arracher nos écoles à une funeste routine ; heureusement leur voix est mieux écoutée aujourd’hui, et nous sommes en droit d’espérer que la France marchera, dans la nouvelle route qui lui est ouverte, d’un pas assez rapide pour atteindre et même pour dépasser les peuples qui lui auront servi de modèles.
- Sans doute, les résultats satisfaisants obtenus, pendant ces dernières années, dans les écoles primaires supérieures et dans quelques autres écoles du même genre n’ont pas peu contribué à donner l’idée d’appliquer sur des bases plus larges, dans les collèges, un système d’enseignement offrant des avantages déjà sanctionnés par l’expérience ; mais on n’aurait pas dû perdre de vue que les institutions municipales ou particulières dont il s’agit, ayant été établies , disposées et entretenues à grands frais dans un but spécial, se sont trouvées, naturellement et dès l’origine , dans d’excellentes conditions de réussite.
- Maintenant, messieurs, la grande pensée de la réorganisation de l’enseignement public étant, en partie du moins, une conséquence de la prospérité des écoles industrielles déjà existantes, on peut dire que les fondateurs de ces utiles établissements ont bien mérité du pays. Mais si, sous ce rapport, la ville de Paris, qui accorde une protection aussi éclairée que généreuse aux écoles primaires supérieures qu’elle a adoptées, a des droits à la reconnaissance publique, quels éloges ne doit-on pas à des hommes qui, comprenant les besoins de leur époque, ont osé fonder, à leurs risques et périls , les premières écoles industrielles qu’ils n’ont pu rendre florissantes qu’à force de soins, de persévérance et d’argent I Et si cet état de prospérité est un signe certain de la tendance des esprits vers un mode d’enseignement plus rationnel, n’est-ce pas aussi une preuve de l’intelligente capacité des hommes qui ont dévoué leur existence et qui ont exposé leur fortune pour servir la cause du progrès? Parmi ces personnes honorables, nous devons citer particulièrement M. Pi-nel-Grandchamp, directeur-fondateur de l’école industrielle et de commerce de la rue de Charonne. Son établissement, ouvert il y a près de dix-huit ans et antérieurement à la fondation des écoles municipales, offre un système d enseignement qui a le plus grand rapport avec celui qu’impose aux collèges 1 arrêté du 10 décembre. M. Pinel-Grandchamp semblerait donc avoir été le premier à donner l’éveil sur l’importance d’une éducation publique positive et rationnelle*
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- ARTS ÉCONOMIQUES.
- Le but que s’est proposé M. Pinel-Grandchamp a été , ainsi qu’il le dit lui-même en tête de son programme , « de donner à la partie de la société qui « crée, à celle qui féconde la terre, à celle qui métamorphose les produits « bruts en objets manufacturés, à celle qui, par le commerce, fait circuler la « richesse et la vie sur tous les points du pays, de donner à ces différentes « classes une éducation plus en rapport avec leurs besoins réels que celle « qu’elles reçoivent dans les collèges et qui ne leur est en rien profitable.»
- Pour vous donner, messieurs, une idée de la marche de l’enseignement suivi dans l’école industrielle de la rue de Charonne, il suffira de mettre sous vos yeux le tableau des divers travaux théoriques et pratiques exécutés dans l’établissement.
- L’école est formée de quatre divisions, qui sont la division élémentaire, la division universitaire et préparatoire, la division commerciale, et enfin la division industrielle ; en outre , des cours spéciaux sont établis à l’usage des élèves qui veulent se préparer aux examens du baccalauréat ès lettres, et aussi pour ceux qui se destinent à l’école polytechnique.
- Les cours suivis dans les deux premières divisions, et qui comprennent les langues française, allemande, anglaise , grecque et latine , l’arithmétique , l’algèbre et la géométrie élémentaires, l’histoire , la géographie et le dessin, préparent les élèves à entrer dans une des deux divisions supérieures, c’est-à-dire complémentaires et professionnelles.
- La division élémentaire offre un enseignement dont la durée est et doit être, évidemment, en raison de l’âge et de l’intelligence des enfants ; ce sont des examens qui déterminent l’époque à laquelle ils sont aptes à sortir de cette division.
- A partir de ce moment, l’enseignement de l’école ( et c’est là, surtout, ce qui constitue son caractère d’originalité ) se bifurque pour ainsi dire ; et, selon qu’un élève est disposé à adopter la carrière du commerce ou celle de l’industrie, il passe dans la division commerciale ou dans la division industrielle.
- La division commerciale exige deux années de travaux qui embrassent la série des connaissances suivantes : la rhétorique ; la géographie ; les langues anglaise, allemande et espagnole; la calligraphie; les mathématiques élémentaires ; les opérations de commerce et de comptabilité ; le droit civil ; la chimie ; l’histoire naturelle ; le dessin ; le droit commercial. Cette dernière branche est, particulièrement, l’objet des soins éclairés du directeur; il a disposé un local où, en présence de professeurs, les jeunes gens sont appelés à traiter, soit comme avocats, soit comme juges, soit comme parties, les affaires qui sont du ressort du tribunal de commerce.
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- ENSEIGNEMENT INDUSTRIEL.
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- Enfin la quatrième division, ou la division industrielle, offre aux élèves une série de cours spéciaux dans lesquels la pratique marche de front avec la théorie. La durée de ces cours est de deux années, et se trouve ainsi divisée : lre année, arithmétique ; algèbre ; géométrie élémentaire ; physique générale ; dessin linéaire ; histoire naturelle ; droit civil ; rhétorique française ; langue anglaise ou allemande.
- T année, trigonométrie ; géométrie analytique ; géométrie descriptive ; physique industrielle ; mécanique ; chimie ; histoire naturelle ; dessin, lavis des machines; droit commercial; comptabilité; langue anglaise ou allemande. Il faut ajouter que des ateliers servis, dans l’établissement, par une machine à vapeur sont ouverts aux élèves qui y pratiquent leurs travaux manuels.
- Ainsi, à leur sortie de l’école , les jeunes gens qui, dans la division industrielle , ont fait preuve de zèle et d’aptitude peuvent entrer dans la vie active , pourvus de connaissances variées, solides et pratiques ; et, s’ils veulent embrasser la carrière de l’ingénieur civil, ils se trouvent en état de suivre, avec succès, les cours plus avancés de l’école des arts et manufactures, dont la plupart des sujets leur sont déjà familiers.
- L’école de M. Pinel-Grandchamp, qui est établie au milieu d’une population industrieuse, dans un local aussi beau que salubre et heureusement disposé, a été en voie de prospérité jusqu’au moment où la révolution de février est venue porter un coup fatal à tant d’établissements utiles et compromettre tant d’honorables existences. L’école de Charonne a, particulièrement, souffert de cette secousse, à cause de sa position locale , et aussi parce que ses élèves appartenaient, en grande partie, à la province et à l’étranger. M. Pinel-Grandchamp a lutté , jusqu’ici, contre la mauvaise fortune avec une énergie digne des plus grands éloges. Aujourd’hui encore, il voudrait, au moyen de quelques modifications apportées à son programme, placer son établissement dans la voie indiquée par le nouvel arrêté ministériel ; mais cette louable intention ne fait que justifier son courage sans réparer ses forces. Aussi, messieurs, il s’adresse à vous avec l’espoir que votre appui ne lui sera pas refusé. Il demande que la Société d’encouragement, dont les généreux antécédents lui sont connus, veuille bien, soit d’une manière directe, en créant quelques bourses au profit de son établissement, soit par son influence, l’aider à sortir de la position où il se trouve , position fâcheuse pour lui sans doute, mais plus fâcheuse encore sous le point de vue de l’intérêt public.
- En conséquence de ce qui précède , j’ai l’honneur de vous proposer, messieurs , 1° de prendre en considération la demande de M. Pinel-Grandchamp; 2° de renvoyer le présent rapport à la commission des fonds; 3° enfin de recommander l’école industrielle de la rue de Charonne à l’attention des mi-
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- AGRICULTURE.
- uistres de l’instruction publique et du commerce, ainsi qu’à celle dii conseil municipal de Paris.
- Signé E. Silvestre, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 3 janvier 18A9.
- AGRICULTURE. ------ VERS A SOIE.
- Rapport fait par M. Huzard, au nom du comité d’agriculture, sur un ouvrage
- intitulé, l’kït d’élever les vers à soie au Japon; par Ouekaki-Morikouni.
- Messieurs, vous avez renvoyé au comité d’agriculture l’ouvrage intitulé , Y Art d’élever les vers à soie au Japon (1), ouvrage dont M. Matthieu Bonafous, correspondant de l’Académie des sciences et l’un de vos membres, vous a fait hommage. Le comité a pensé qu’en effet cet ouvrage méritait de fixer un instant votre attention.
- C’est la traduction d’un livre japonais : il est orné de cinquante planches, fidèles images des planches de l’original. Ce livre a-t-il été publié au Japon sous les auspices de l’autorité? c’est ce qu’il n’est pas donné d’assurer, dans l’ignorance presque absolue où nous sommes de l’organisation politique de ce peuple, chez lequel les étrangers ne peuvent avoir aucun accès. Ce qui ferait croire, cependant, qu’il est publié par les soins de l’autorité, c’est le style qui a présidé à sa rédaction ; ce style est, en effet, plutôt celui du ministre d’une religion, celui d’un père à ses enfants, que celui d’un maître qui enseigne. Il n’y a pas de sujet important dans l’élevage des vers à soie où la négligence ne soit représentée comme la source des déceptions, comme la cause des mécomptes, et l’activité comme seule pouvant donner des réussites et la récompense des travaux. Au milieu de l’ouvrage, un apologue vient même à l’appui du précepte :
- « Un paysan ensemençait son champ ; lorsqu’il eut achevé partie de son travail, il s’assit pour prendre du repos. Survint un compère, et bientôt on ne songea plus à la besogne ; on jasa, et midi sonna avant de se dire adieu. Enfin le paysan se remit au travail et finit d’ensemencer son champ. Qu’ar-
- (l) Yo-san-p-rok, Y Art d’élever les vers à soie au Japon, par OuekaM-Morikouni; annoté et publié par M. Matthieu Bonafous, membre correspondant de l’Institut, avec 50 planches gravées d’après les dessins originaux. Ouvrage traduit du texte japonais par le docteur J. Hoffman, interprète de S. M. le roi des Pays-Bas. Paris, imprimerie de Mmc Y8 Bouchard-Huzard. Turin, chez Joseph Bocca, libraire du roi. 1848, in-4, fig.
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- VERS A SOIE.
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- riva-t-ü ? La partie ensemencée le matin leva et fut belle, celle ensemencée le soir ne leva point; la semence et le travail furent perdus. La semence avait été mouillée dans le but de la faire germer et lever plus vite ; la partie de la semence qui ne fut mise en terre que le soir fut desséchée par le soleil, et le germe détruit. Le paysan reçut ainsi la juste punition de sa négligence. »
- Sous le rapport de l’art d’élever les vers à soie, l’ouvrage nous confirme dans les meilleurs préceptes enseignés par nos éleveurs. L’aérage, la ventilation forcée, les fréquents délitages , les détassements sont recommandés à toutes les époques. Des soins continuels doivent être mis à éviter le froid, le froid humide surtout. La trop grande chaleur est indiquée comme aussi redoutable ; l’électricité même semble être regardée comme très-dangereuse, puisqu a plusieurs reprises l’auteur conseille de préserver les vers de l'influence pernicieuse des gros nuages, et cela en fermant soigneusement et momentanément les portes et les fenêtres des magnaneries.
- Pour rendre facile le délitage des vers et, par conséquent, en augmenter la fréquence, l’auteur recommande le procédé suivant : c’est de saupoudrer les vers avec de la balle du riz réduite, par le moulin, en son très-fin; on pose ensuite les feuilles par-dessus cette poussière. Les vers, en passant à travers la poussière, atteignent les feuilles fraîches, qu’on sépare facilement ainsi des litières anciennes enfouies sous le son. Les vers sont aisément délités au moyen de petites baguettes dont l’auteur ne donne pas la description. En général, la disposition des instruments est fort difficile à saisir, soit parce que la description en est incomplète dans l’ouvrage original, soit à cause des difficultés techniques que la traduction rencontrait. Les planches ne sont pas suffisantes dans beaucoup de cas pour suppléer le texte sous ce rapport.
- L’auteur prend le ?er à soie dans l’œuf et le conduit, d’âge en âge ou de sommeil en sommeil, jusqu’à la ponte; il entre ensuite dans quelques détails de dé vidage.
- Cette traduction nous montre que nous ne possédons pas, en Europe , les diverses variétés que les Japonais ont chez eux. Ce qui doit nous consoler cependant un peu, c’est que l’auteur paraît regarder comme une des meilleures celle qui présente sur le dos les deux segments de cercle que nous remarquons chez les nôtres.
- L’auteur parle, comme on en parle souvent chez nos éleveurs, de la dégénérescence des œufs ; il l’attribue aux défauts de soins convenables dans l’éducation, et il gourmande de plus belle, à cet égard, ceux qui ne pratiquent pas les préceptes qu’il a indiqués, ou qui ne vont pas chercher de bons exemples chez leurs voisins plus actifs et plus instruits.
- Nos éducateurs verront avec intérêt que les Japonais ont des variétés qui
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- AGRICULTURE.
- éclosent à des périodes diverses de l'année et jusqu'en automne même, en sorte que l’élevage paraît pouvoir se faire à des époques successives par les personnes qui ont suffisamment de feuilles, ou, par celles qui n’ont qu’une quantité restreinte de feuilles, aux époques qui coïncident le mieux avec leurs autres occupations. L’auteur japonais indique, comme moyen de retarder l’éclosion de la graine de certaines races, la méthode de laver cette graine au printemps, de la faire sécher, et ensuite de la mettre dans des bouteilles bien bouchées que l’on conserve sous l’eau.
- Le Japon possède aussi différentes variétés ou espèces de mûriers. Il en est un que l’auteur désigne sous le nom de mûrier-lou, nom qui semble pouvoir se traduire par mûrier par excellence. Est-ce le mûrier qui nous a été apporté récemment sous ce nom? Il est question d’un autre mûrier très-avantageux à cultiver, c’est un mûrier à branches horizontales , et, sous ce rapport, donnant beaucoup de facilité pour la cueillette des feuilles ; il est aussi très-productif.
- Dans cette partie de l’ouvrage consacrée aux mûriers, il y a des préceptes pour leur plantation, leur culture : il y en a peu, ce qu’il est peut-être bon de noter, de relatifs à la taille ; il y en a beaucoup, au contraire, concernant les moyens de les multiplier par les boutures, les marcottes et les semis. L’auteur conseille de multiplier les meilleurs par la greffe.
- L’ouvrage est terminé par des données sur le tirage et le tissage de la soie : elles sont incomplètes et ne peuvent être mises en parallèle avec celles relatives à l’éducation des vers et à la culture des mûriers.
- Des commentaires de M. Bonafous sur ce qui doit intéresser les lecteurs européens, sur les méthodes imparfaites , et enfin l’indication de ce que l’on fait de mieux dans les meilleures magnaneries, complètent l’ouvrage.
- Ce qui frappe singulièrement, c’est, comme je l’ai déjà dit, l’esprit de bienveillance, l’esprit de religieuse inquiétude pour le bien-être et la moralisation des classes inférieures, qui préside à la rédaction. C’est l’éloge du travail, c’est la réprimande de la paresse, de la simple négligence. Dans un passage, l’auteur dit : Il ne suffit pas de voir faire un autre pour faire aussi bien que lui, il faut surtout bien voir et bien se rendre compte de ce qu’il fait. Ainsi, ajoute l’auteur, un paysan dont les éducations étaient toujours mauvaises, parce qu’il était dans une localité froide, ayant su que dans de semblables localités on chauffait les ateliers , voulut chauffer le sien ; mais il le chauffa trop, et tout périt. Un autre, dans une circonstance toute différente, ayant vu ventiler et refroidir les chambres des vers à soie, refroidit si peu judicieusement les siennes, que tout périt également.
- L’auteur raconte que plusieurs empereurs et impératrices ont donnû leurs
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- soins aux vers à soie et à la fabrication des tissus de soie ; il dit comment un des empereurs fit venir de la Chine, dans son palais, les premières tisseuses, et quels soins on prit de ces ouvrières. C’est à une impératrice qu’on a attribué cette heureuse pensée, et l’industrie fut déifiée sous son nom ; des honneurs lui sont rendus , et des déesses secondaires sont toujours prêtes à secourir celui dont l’activité et les vertus méritent l’approbation des hommes et la bienveillance des dieux.
- « Toimg-Yong était un modèle d’amour filial; encore enfant, il avait suivi le cercueil de sa mère et voué tous ses soins à son père. Quand ses forces le lui permirent, il dut, à cause de sa pauvreté, se livrer à la culture des champs d’autrui, afin de pouvoir se suffire et surtout de nourrir l’auteur de ses jours. Celui-ci étant mort, il fallut, pour subvenir aux frais de l’enterre -ment, que Toung-Yong vendît sa propre personne. La cérémonie funèbre achevée, il se rendit chez son maître.
- « Chemin faisant, il rencontra une fille d’une grande beauté, qui lui dit : Toung-Yong, je veux devenir ta femme.—Mais, répondit le paysan, je suis trop pauvre , ma personne ne m’appartient même pas, je l’ai vendue : comment se peut-il que tu deviennes ma femme ? — Le ciel le veut cependant, répliqua la jeune fille. Je suis très-adroite à tisser; allons ensemble chez ton maître, et qu’il nous prenne tous deux à son service.
- « Toung-Yong n’osa dès lors opposer un refus ; il prit la jeune fille en mariage, et tous deux entrèrent en service.
- « Une lune n’était pas encore écoulée, que déjà l’habile tisseuse avait fabriqué plus de cent étoffes de soie d’un tissu incomparable ; elle les présenta au maître pour servir de rançon à Toung-Yong 3 et le maître, aussi surpris que charmé, les laissa partir tous deux.
- « A peine étaient-ils éloignés, que sa femme lui dit : Toung-Yong, je suis la céleste tisseuse ; le ciel, ému de l’ardeur de ton amour filial, m’a envoyée pour te venir en aide ; elle dit, et s’éleva dans les airs.
- « C’est ainsi que la piété filiale, source de vertu et de bonheur, ne reste jamais sans récompense. »
- Là se termine l’ouvrage.
- Nous finirons ce rapport par la réflexion suivante :
- L’esprit humain cherche à s’instruire; partout oîi il trouve l’inconnu, il veut le saisir. Le Japon s’entoure, pour le reste du monde, d’une barrière impénétrable ; c’est en arrachant à ce peuple, furtivement et pièce à pièce, des lambeaux de sa civilisation , que nous parviendrons peut-être à la connaître. M. Bonafous a fait un premier effort dans ce but; on doit lui en savoir gré, et
- Quarante-huitième année. Février 1849.
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- OUVRAGES NOUVEAUX.
- cela d’autant plus que le sujet qu’il a cherché à connaître donnera peut-être à nos éducateurs de vers à soie des idées nouvelles pour l’amélioration d’une de nos industries les plus importantes.
- Le livre de M. Bomfous, mis en œuvre sous cette ère de prospérité inouïe qui a signalé les années qui viennent de s’écouler, se ressent, par la beauté de l’exécution, de l’époque qui l’a enfanté ; malheureusement il pourra être un des jalons qui sépareront cette ère de la suivante.
- Il y a donc lieu de remercier M. Bonafous de l’hommage de son livre.
- Signe Huzaro , rapporteur.
- Approuvé en séance, le 17 janvier 1849.
- OUVRAGES NOUVEAUX.
- Précis de chimie industrielle à l’usage des écoles préparatoires aux professions indîistrielles et des fabricants, par M. Payen, membre de l’Institut > professeur au Conservatoire des arts et métiers ; \ vol. in-8 accompagné d’un atlas de 30 planches gravées en taille-douce. Paris, L. Hachette, libraires rue Pierre-Sarrasin, \%.
- Cet important ouvrage, dont l’auteur a fait hommage à la Société d’encouragement, est divisé en deux parties : la première contient un exposé clair et précis des principales lois chimiques nécessaires à l’intelligence des diverses méthodes industrielles ; elle est consacrée à l’étude de la fabrication des produits chimiques minéraux.
- Parmi les industries traitées dans cette première partie , nous mentionnerons l’extraction et la purification du soufre, la fabrication de l’acide sulfurique, produit dont l’importance est si grande, et qui peut être considéré comme la clef de toutes les autres industries. Les procédés les plus nouveaux et les plus perfectionnés, employés dans la fabrication de cet acide, sont décrits en détail et avec soin ; des dessins représentant les appareils et ustensiles de cette fabrication en complètent la description. Vient ensuite la fabrication des aluns et des sulfates employés dans les arts, parmi lesquels se trouve celle du sulfate de soude qui conduit naturellement à la belle industrie du sel de soude, laquelle a pris naissance en France pendant la révolution; elle a largement compensé la privation momentanée des alcalis étrangers, et contribue , depuis cette époque, aux progrès de presque toutes les industries tributaires de la chimie appliquée. Cette fabrication , depuis lors , n’a cessé de se déve*
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- lopper et de se perfectionner. Après avoir décrit la préparation de la potasse , l’auteur donne la description des procédés alcalimétriques au moyen desquels on peut facilement et rapidement reconnaître ou estimer la valeur de ces produits, procédés déjà très-répandus et qui devraient être en usage chez tous les industriels employant les soudes ou les potasses.
- La fabrication du chlore , des chlorures décolorants et désinfectants, ainsi que celle de l’iode et du brome, y sont complètement développées. Nous avons aussi remarqué l'extraction intéressante et curieuse de l’acide borique naturel dans les lagoni en Toscane, et la fabrication du borax en France à l’aide de cet acide. Ces deux industries contemporaines sont parfaitement décrites par l’auteur. M. Payen expose ensuite la préparation des chaux grasses et hydrauliques et des mortiers ; la fabrication du plâtre , où nous remarquons la théorie de la solidification du plâtre imaginée par l’auteur et démontrée expérimentalement ; la fabrication nouvelle d’un plâtre particulier connu sous la dénomination de plâtre dur, ciment-marbre, appelée à prendre un grand développement ; la fabrication et les usages divers des couperoses ( sulfates de fer), du sulfate d’alumine, de l’alun, etc. Cette première partie est terminée par la description des procédés de fabrication du verre et du cristal, industrie d’une haute importance en France.
- La deuxième partie de l’ouvrage comprend la chimie organique appliquée.
- Avant d’entrer dans l’exposition des méthodes de fabrication, M. Payen donne un résumé clair et succinct des lois générales de la composition des plantes, en définit les principes immédiats, indique leur mode de distribution dans les plantes ; ces notions sont indispensables à l’intelligence des méthodes ayant pour but l’extraction de ces principes.
- Après avoir indiqué les propriétés de la cellulose, ses différents modes d’agrégation , l’auteur en étudie les nombreuses applications, parmi lesquelles nous remarquons la fabrication d’un produit nouveau, le coton-poudre ou pyroxyle. Des recherches propres à l’auteur, sur ce sujet, lui ont fait découvrir des produits pyroxyliques explosibles à 100° et même à la température ordinaire ; elles permettent d’expliquer et de prévenir les explosions spontanées de ces produits, dont on a déjà plusieurs exemples. Ici se trouve naturellement placé un produit analogue, le collodion, dont les emplois pour panser les plaies font espérer qu’il rendra de grands services à l’humanité. Les divers procédés de conservation des bois ont été, de la part de l’auteur,
- 1 objet d’une attention spéciale.
- tiennent ensuite les industries annexes des exploitations rurales, l’extraction de la fécule des pommes de terre, les propriétés de la fécule étudiées avec
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- tant de soin et de succès par l’auteur, et la fabrication de produits dérivés de la fécule, tels que la dextrine , la glucose ; l’extraction de l’amidon des céréales , la préparation du gluten et ses usages pour donner des substances très-alimentaires sous un petit volume et très-utiles dans les transports; l’étude du blé et des moyens de conservation des grains.
- La fabrication du sucre de betterave et de canne est l’objet de détails intéressants; les appareils si nombreux et si perfectionnés de cette industrie sont soigneusement décrits.
- La préparation de la bière, du cidre, des vins est suivie de la fabrication de l’alcool, qui a donné l’occasion à l’auteur d’indiquer l’application de la vapeur à la préparation du chloroforme , corps si merveilleux par ses propriétés anasthésiques, et dont l’usage est appelé à se développer. Nous remarquons ensuite la fabrication de l’acide acétique , de la céruse, avec l’indication des procédés les plus salubres et les plus perfectionnés ; celle du papier, du charbon d’os ou noir animal, produit indispensable à la fabrication du sucre, et l’une des principales causes du succès de cette fabrication.
- Nous ne pouvons passer sous silence le chapitre important relatif à la préparation et à l’essai des engrais commerciaux ; tout le monde sait avec quel succès M. Payen s’est occupé de ces questions.
- Cette seconde partie est terminée par la fabrication du phosphore; un chapitre consacré à l’éclairage renferme la préparation des acides gras, des bougies stéariques, puis enfin celle du gaz avec diverses substances, et principalement du gaz de la houille.
- En publiant son intéressant ouvrage , M. Payen a répondu au vœu formé par les amis de l’industrie et des progrès industriels , auxquels ce savant a si puissamment contribué par ses travaux pratiques et théoriques, et par ses leçons au Conservatoire des arts et métiers, leçons qui attirent constamment un grand concours de personnes avides d’instruction.
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- NOTICES INDUSTRIELLES
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- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS CHIMIQUES.
- Sur l'emploi du mercure et de Véther sulfurique dans les procédés photographiques ; par M. C. Laborde, professeur de physique, à Çorbigny ( Nièvre ) (1).
- M. Charles Chevalier, dans l’un de ses manuels de photographie, a signalé, comme pouvant s’opposer à la venue de l’épreuve, la pellicule d’oxyde qui se forme à la surface du mercure. Je me suis assuré, en effet, que cette oxydation , lors même qu’elle paraît insensible, nuit toujours à la perfection de l’image. Laver le mercure, le dessécher, le fdtrer sont des moyens insuffisants : le métal n’a sa pleine valeur que lorsqu’il est récemment distillé ; mais cette opération n’étant pas à la portée de tous ceux qui s’occupent de photographie, j’indiquerai un moyen très-simple dont l’emploi équivaut à la distillation du mercure.
- Il suffit, d’étendre sur la surface du mercure une couche de sulfate de fer réduit en poudre ; le fer passant facilement à un degré supérieur d’oxydation* dans ce sel, il réduit l’oxyde de mercure, et rend au métal ainsi purifié toute sa valeur. Voici une des expériences qui m’ont démontré l’efficacité du sulfate de fer : on sait qu’en plaçant un fort électro-aimant dans le circuit d’un couple de Volta on obtient une étincelle très-vive à la surface du mercure au moment où l’on en retire un des fils conjonctifs ; cette étincelle est accompagnée d’une vapeur blanche d’oxyde de mercure abondante, surtout lorsque le mercure forme le pôle positif de la pile. J’eus l’idée d’employer cette vapeur pour faire venir une image dans la boîte à mercure, et, à l’aide d’un mécanisme qu’il est facile d’imaginer, je fis naître une série d’étincelles au-dessous d’une plaque qui avait reçu l’impression lumineuse ; la boîte à mercure fut bientôt remplie par les vapeurs blanches qui se produisaient abondamment. Non-seulement je n’obtins aucun résultat, mais il fut désormais impossible de faire venir une épreuve avec le mercure qui avait servi à cette expérience ; il ne donna pas de*meilleur résultat après avoir été filtré à plusieurs reprises. Il fut lavé dans l’acide chlorhydrique, dans l’eau pure, puis desséché avec soin , et ne put cependant faire apparaître que quelques traces insignifiantes de l’image ; j’étendis alors, à sa surface, une couche de sulfate de fer, et le métal reprit aussitôt les propriétés du mercure récemment distillé.
- J’ai indiqué, il y a deux ans, l’emploi de l’éther sulfurique dans la boîte à mercure; ce procédé, qui donne de très-beaux résultats, est, je crois, définitivement adopté dans la photographie. Les vapeurs de l’éther s’emparent avidement de l’oxygène, et, puisque le mercure ne possède toute son action que lorsqu’il est complètement dépouillé de ce gaz, il est probable que l’éther contribue à donner aux vapeurs du mercure toute leur pureté. Ce serait une erreur de croire que les vapeurs de mercure métallique, formées dans l’air, sont dépouillées d’oxygène; car, si on les condense dans un vase, le métal
- (i) Cette note a été communiquée à la Société d encouragement, dans sa séance du 20 décembre î848, par M» Charles Chevalier.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- se couvre d’une pellicule. Le même fait se présente lorsqu’on distille, en le décomposant, le deutoxjde de mercure.
- D’autres raisons, il est vrai, m’avaient conduit à faire l’essai de l’éther, je les indique ici parce qu’elles ont encore toute leur valeur. Si l’on veut incorporer du mercure à de l’axonge, il faut broyer, pendant fort longtemps, ces deux substances, mais en y ajoutant de l’éther; le mélange se fait en peu d’instants.
- En second lieu, si l’on ajoute de l’éther à une solution de chlorure de mercure, l’éther enlève à l’eau presque tout le sel qu’elle contenait. Cette action particulière de l’éther sur le mercure et ses composés pouvait motiver un essai qui, du reste, a complètement réussi.
- Sans pouvoir expliquer entièrement l’action de l’éther sur la formation de l’image, on la conçoit jusqu’à un certain point, puisqu’il se trouve en présence du mercure et du chlorure ou bromure de mercure.
- Il faut être déjà un habile chimiste pour donner la formule d’un composé qui tombe facilement sous nos sens; mais, lorsqu’il ne se traduit que par telle ou telle teinte, il est bien plus difficile encore d’en dévoiler la nature.
- Le sulfate de fer m’a fourni encore un très-bon moyen pour distiller le mercure ; il est utile, je crois, de le faire connaître.
- La distillation du mercure est accompagnée de soubresauts qui rendent cette opération difficile à conduire régulièrement, en dehors des autres causes, telles que la pression du métal sur lui-même dans les couches inférieures, etc. Il y en a une qui tient précisément à la présence de la pellicule d’oxyde formée à la surface : cette pellicule emprisonne le métal et le force à prendre une température supérieure à son point d’ébullition sous la simple pression de l’air ; l’obstacle venant à se rompre , la production instantanée de la vapeur détermine un brusque mouvement dans le métal. C’est un effet semblable à celui que présentent souvent les sels que l’on concentre jusqu’à pellicule; mais si l’on se sert d’une cornue à fond large, et que sans trop la remplir on mette à la surface une couche de sulfate de»fer desséché, l’opération devient facile et régulière. Il faut avoir soin, avant de l’introduire dans la cornue, de chauffer le sulfate de fer jusqu’à ce qu’il soit réduit en poudre blanche ; car, sans cette précaution, l’eau qui distille avant le mercure tapisse les parois du tube et l’expose à être brisé.
- ARTS ÉCONOMIQUES.
- Noie sur la reconstruction des villages de l’Egypte; par M. Jomard (1).
- Pendant les premiers jours de 1847 , le vice-roi d’Egypte a ordonné la reconstruction des villages, et il a consacré à cette opération un premier fonds de 53,000 bourses, équivalent à 6,625,000 francs de notre monnaie. Un plan a été adopté par ce prince en conséquence, et une commission a été chargée de faire reconstruire trois villages de la basse Egypte, immédiatement, pour servir de modèles. Cette commission était com-
- f1) Celle noie a été communiquée à la Société dans la séance du il octobre 1848.
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- posée du docteur Clot-Bey, inspecteur général du service de santé, président ; de M. d’Arnaud, ingénieur français; et d’un architecte en chef. Il faut savoir que, dans l’état actuel des choses, le sol est souvent au niveau de l’inondation, que les cimetières sont dans l’intérieur ou contigus aux habitations, et que dans les rues, souvent excessivement étroites, l’air ne peut circuler.
- Voici le programme de la reconstruction qui a été ordonnée : chaque village devait être rebâti de manière à servir à trois catégories d’habitants, les riches, les habitants des classes moyennes et les pauvres ; les maisons de ceux-ci devaient être construites aux frais du gouvernement; les rues disposées en pente vers le Nil, et le sol établi au-dessus des plus hautes inondations ; toutes alignées parallèlement et perpendiculaires au fleuve ; leur largeur de 3 mètres, 4 mètres et 6 mètres; le fumier et les décombres portés en dehors du village ; un abattoir aussi en dehors et le cimetière à distance ; une place plantée d’arbres , servant pour les foires et marchés ; des latrines publiques hors des habitations, des bains de vapeur ; enfin des établissements publics, tels que le mahkami (tribunal), la prison, l’hôpital, l’école et une roue à pots.
- Les trois villages désignés étaient Kafrezzaiat, Neghilé et Ghezai ; la reconstruction en est achevée aujourd’hui, après deux années de travail ; la dépense a été de 3,000 bourses (375,000 francs).
- Ce sont les habitants qui reconstruisent eux-mêmes leurs maisons, pendant les intervalles que laissent libres les travaux des champs.
- Si l’on continuait la reconstruction par le même mode, le travail serait d’une extrême lenteur; aussi a-t-on proposé, pour faire marcher l’opération plus vite, de bâtir partout à la fois, mais seulement quinze à vingt maisons par an, en accordant aux habitants une indemnité fixée d’après le prix de la maison type, et ce jusqu’à concurrence de 53,000 bourses. La disposition des groupes de maisons pourra varier suivant l’emplacement et la forme du terrain; on consultera , pour l’orientation des rues, celle que l’expérience a fait préférer dans chaque localité. Enfin, tout en tenant la main à ce que le plan soit suivi pour le rez-de-chaussée , on laissera à chaque habitant la faculté d’établir à sa volonté le premier étage.
- Extrait d'une lettre de M. d’Arnaud, ingénieur du vice-roi d’Egypte, membre de la commission chargée de la reconstruction des villages.
- En jetant un coup d’œil sur les plans d’ensemble comme sur les plans de détail des constructions , on verra qu’on a adopté un système en rapport avec le climat, les mœurs et les usages du pays ; elles sont disposées de manière qu’on y puisse installer une famille d’un nombre quelconque d’individus (les gens et aussi les animaux) par une simple ouverture de portes ménagées en tous les cas dans les murs de séparation , et cela sans nuire à l’harmonie des appartements entre eux, comme des maisons entre elles ; ce mode de construction facilitera beaucoup le travail et deviendra encore un avantage précieux pour les transactions futures des habitants entre eux.
- Ceci entendu, afin de pouvoir établir le projet, comme le devis approximatif pour
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- chaque village, il a été demandé au cheykh-el-beled de chaque village à reconstruire un relevé détaillé du nombre de familles qui composent son village, celui de leurs animaux, celui des différentes industries qu’on y exerce, etc., ce qui a conduit à ranger les nouvelles constructions en six catégories différentes, savoir :
- 1° Habitation du pauvre ou maison type ;
- 2° Id. de l’homme aisé ;
- 3° Id. des étrangers ;
- 4° Les industries particulières ;
- Enfin 6° les établissements publics, tels que mosquée, mairie, école primaire, bains, bazars, cafés, magasins, cimetières, quais, etc.
- Un mot maintenant sur la maison du pauvre qui sert de' type en construction comme en administration.
- Elle se compose 1° d’une cour dont le sol est élevé de 0m,10 au-dessus de la rue, ayant 8 mètres de longueur sur 4m,34de largeur, et pouvant, par conséquent, recevoir, la nuit, au moins trois gros et trois petits animaux ; dans un angle de la cour sont situés les lieux d’aisances, sur lesquels est établi le pigeonnier ; sur le prolongement se trouve la crèche qui renferme le poulailler. Sous l’escalier qui conduit au premier étage, se trouvent trois niches, la plus grande pour la zir d’eau (jarre), la seconde pour les vases ou cruches; la troisième sert de fourneau de cuisine.
- 2° D’une chambre au rez-de-chaussée dont le sol est encore élevé de 0m,10 au-dessus du sol de la cour et, par conséquent, de 0m,20 au-dessus du sol de la rue, ayant 4m,35 de longueur sur 3m,70 de largeur, éclairée par deux fenêtres, une haute grillée donnant sur la rue, l’autre ordinaire donnant dans la cour ; au fond de l’appartement se trouve un divan pouvant recevoir deux lits bout à bout. Dans le massif du divan est établi le four très-ingénieux du fellah égyptien, qui, ici, a sa bouche dans la cour, et, à volonté, une bouche de chaleur dans l’appartement, pouvant servir encore à faire la cuisine en hiver. Enfin, dans la partie restant vide dudit divan, se trouve un grand coffre pour les provisions de la famille. Une étagère placée à hauteur d’homme, au-dessus du divan, reçoit les hardes de la famille.
- 3° D’un appartement au premier étage, établi sur le rez-de-chaussée, avec un petit balcon couvert donnant sur la cour. La cour , à hauteur du premier étage, est recouverte dans la partie au-dessus de l’étable, pour abriter ce dernier des rayons du soleil, comme aussi pour former le grenier à paille, etc.
- 4° Enfin sur la terrasse on dépose le guillé ou combustible des fellahs d’Egypte.
- La côte générale des villages (ou la côte des rues) sera toujours élevée d’au moins 0m,25 au-dessus des inondations.
- Les fondations sont en moellons, avec mortier de chaux et sable ; immédiatement au-dessus, à 0m,75, les murs sont en briques cuites et mortier à la chaux, et tout le restant des constructions est en briques crues.
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- Note sur une nouvelle application de la fermentation panaire, ayant pour but de développer complètement les propriétés alimentaires de la farine de froment et de réduire le travail de la boulangerie à sa plus simple expression; par M. Boland, ancien boulanger, rue et île Saint-Louis, 62 (1).
- Fermentation panaire pratiquée en Angleterre et en Allemagne et appliquée tout récemment à la panification française avec des modifications qui en ont assuré le succès.
- Dans leur panification, les boulangers anglais et allemands emploient la levûre pure, non pas comme levain, car ils n’en connaissent pas l’usage, mais comme ferment agissant spontanément sur la pâte ; aussi leur fermentation est toujours mousseuse et leur pâte sans cohésion, et s’ils n’avaient la précaution indispensable, les Anglais surtout, de mettre leurs pains fermenter et cuire dans des moules métalliques, le moindre attouchement ou le plus léger choc les ferait affaisser, sans espoir de retour à un développement complet, tant le tissu cellulaire est désorganisé par le ferment.
- Cette sorte de panification, abandonnée aux influences d’une fermentation déréglée, n’en produit pas moins un pain dont la structure intérieure est parfaitement convenable aux préparations alimentaires en usage chez les Anglais particulièrement, mais au goût aigrelet duquel nous aurions de la peine à nous habituer, nous à qui cet aliment sert, sans préparations, de principal accompagnement à tout ce qui participe à notre nourriture ordinaire. Cependant elle dérive d’un principe qui, appliqué rigoureusement, suivant les règles générales de la fermentation, est de nature à simplifier et à perfectionner toute espèce de panification. Les Anglais préparent, de la manière suivante, un liquide fermenté composé de sucre, de pommes de terre cuites, écrasées et passées au tamis, de levûre et d’eau, dans des proportions déterminées.
- On fait cuire , à la vapeur d’eau, des pommes de terre très-farineuses ; lorsqu’elles sont bien cuites, on les pèle et on les écrase parfaitement en ajoutant la quantité d’eau nécessaire pour leur donner une consistance pareille à la levûre molle de bière ; on fait passer ce mélange à travers un tamis. On ajoute, par 500 gram. de pommes de terre, 60 grammes de sucre brut ou de mélasse ; on fait chauffer le tout, s’il est nécessaire, et on mêle, pour chaque 500 grammes de pommes de terre, deux cuillerées de levûre de bière molle. On conserve le tout dans un état de chaleur modérée jusqu’au moment où la fermentation a atteint la limite de son premier degré de réaction, environ douze heures après.
- 500 grammes de pommes de terre traitées de cette manière produisent 2 litres de levain qui peuvent se conserver en bon état pendant trois mois, lorsqu’on en a exprimé toute l’eau et qu’il a été convenablement séché à l’étuve.
- En examinant le phénomène de la fermentation et la composition élémentaire des
- (1) Cette note et la suivante ont été lues dans la séance de la Société du 8 novembre 1848.
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- corps de nature à la produire, on est surpris de trouver, dans cette panification, le sucre et la pomme terre'cuite réunis pour la formation de la fermentation. L’emploi de ces deux substances ne pourrait se justifier que par un goût blasé, par une prédilection particulière pour la pomme de terre , ou , peut-être , par une ignorance complète de la propriété saccharifère de toutes les substances amylacées. Mais, en France, où la science pénètre jusque dans les industries les plus infimes, et où l’introduction de la pomme de terre dans le pain, sous quelque forme qu’elle se présente, est regardée, avec raison, comme une falsification répréhensible du premier des aliments, toujours la plus forte dépense du pauvre et souvent la seule qu’il puisse faire, il est important de démontrer que dans les éléments de la farine même on doit trouver tous les principes de la fermentation, sans avoir recours à des corps étrangers qui n’ont, d’ailleurs, par leur composition chimique, aucune propriété exceptionnelle.
- Une seule substance, sous l’influence d’un ferment ou d’une matière organique quelconque en décomposition, de l’eau et d’une température convenable, se transforme en alcool et en acide carbonique : cette substance est la glucose, analogue, par sa constitution, aux sucres de raisin, de diabète et autres; sa composition élémentaire peut être représentée par 24 parties de charbon et 12 parties d’eau. Le ferment n’est qu’un agent désorgaiiisateur qui ne cède aucun de ses éléments et qui n’en emprunte aucun.
- Il faut donc que toutes les matières susceptibles de se saccharifier ( le sucre lui-même ) soient amenées à leur dernier état de désagrégation, représenté par cette dernière formule, pour produire la fermentation.
- Le sucre de canne, dont la composition élémentaire est représentée par 24 parties de charbon et 11 parties d’eau, en contact avec un ferment et de l’eau, s’hydrate d’une nouvelle partie d’eau et forme la glucose propre à la fermentation.
- La composition élémentaire de la fécule est exactement la même que celle de l’amidon ; elle est représentée par 24 parties de charbon et 10 parties d’eau. Ces deux corps, dépouillés de leurs vésicules par une température élevée jusqu’à 90 degrés, éprouvent un changement, moléculaire seulement, d’après lequel le plan de polarisation de la lumière tourne à droite ; c’est de cette propriété que lui vient le nom de dextrine; mais sa composition est la même que celle de l’amidon.
- Sous l’influence du ferment, de l’eau et de la chaleur, la dextrine s’hydrate de deux nouvelles parties d’eau et se convertit en glucose.
- Ainsi le sucre , la fécule et l’amidon, transformés en glucose par l’hydratation, sont également propres à produire* séparément, la fermentation, sous l’influence du ferment ou levure,.de bière, de l’eau et d’une température convenable. e
- Ces divers corps, jusqu’au moment où commence la fermentation qu’ils doivent produire par leur transformation commune en glucose, ne perdent pas un atome de leur charbon; ils prennent seulement 1 ou 2 parties d’eau qui, en favorisant leur désagrégation , les rendent spécialement propres à leur décomposition ultérieure , sous l’influence des mêmes agents de désorganisation.
- C’est alors qu’une véritable réaction chimique se produit. De nouveaux corps d’une composition élémentaire différente se forment successivement ; les deux tiers du char-
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- bon dont est composée la glucose disparaissent sous la forme d’acide carbonique en soulevant et en mettant en mouvement toutes les matières insolubles que ce gaz rencontre sur son passage ; enfin c’est la fermentation proprement dite de laquelle résulte la création de l’alcool dont la composition élémentaire est représentée par 8 parties de charbon sur lesquelles 4 parties se trouvent à l’état de carbure d’hydrogène, et 2 parties d’eau. La glucose a donc perdu 16 parties de charbon passées à l’état gazeux d’acide carbonique, gaz qui se dégage en soulevant, dans la panification, la membrane organique et insoluble qui enveloppe l’amidon.
- Si la réaction continue, le carbure d’hydrogène, qui entre dans la composition de l’alcool, est décomposé par l’air auquel il emprunte 2 parties de l’un de ses éléments pour former avec son hydrogène 2 nouvelles parties d’eau en restituant ses 4 parties de charbon, d’où résulte l’acide acétique dont la composition, dans ce cas, est représentée par 8 parties de charbon et 4 parties d’eau. Cette dernière réaction a lieu sans production d’acide carbonique, attendu que la quantité de charbon est la même dans l’alcool et dans l’acide acétique. C’est pourquoi, dans la panification, lorsque la fermentation est arrivée à ce dernier degré, les cellules que l’acide carbonique provenant de la fermentation alcoolique avait formées en dilatant le gluten et dans lesquelles il s’était logé sont décomposées par l’acide acétique; il s’en échappe, et la pâte s’affaisse pour ne plus se relever. On conçoit bien, alors, l’intérêt que doit avoir le boulanger de maintenir La fermentation dans la limite nécessaire à l’usage auquel il la destine. L’observation est le seul moyen d’investigation connu jusqu’à présent ; malheureusement encore trop souvent on la néglige.
- En résumé, pour établir la fermentation panaire ou alcoolique, la pomme de terre hydratée par la cuisson peut remplacer le sucre, l’amidon hydraté sous forme d’empois peut remplacer la pomme de terre, et la farine hydratée sous forme de bouillie peut remplacer à son tour l’amidon.
- La différence du produit matériel qui résulte de l’emploi de la pomme de terre n’est pas assez sensible pour hésiter à en faire le sacrifice, d’autant plus qu’en France il est exposé à de fâcheuses interprétations , et cependant c’est le seul pratiqué aujourd’hui par les boulangers qui font l’application du procédé de panification anglais ; mais, tel que ces derniers l’ont modifié dans sa composition et dans les moyens de le mettre en pratique, il offre déjà des avantages de quelque intérêt, ne fût-ce que l’affranchissement de la surveillance des levains renouvelés trois fois par jour, employés en boulangerie, et un plus grand développement des matières nutritives.
- Quoique le procédé employé par quelques boulangers de Paris, par ceux, surtout, dans le voisinage desquels les étrangers affluent, ne diffère du procédé pratiqué en Angleterre que par la suppression du sucre, il convient néanmoins de décrire les moyens de le mettre en rapport avec notre système de panification.
- Nous supposons une boulangerie dans laquelle se fabriquent, chaque jour, cinq fournées de pain.
- On fait cuire, à la vapeur d’eau, 16 kilog. de pommes de terre rondes très-farineuses, bien lavées et brossées; on les écrase, sans être pelurées, soit à l’aide d’un
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- pilon, soit entre deux cylindres métalliques tournant en sens inverse, et on y ajoute une certaine quantité d’eau à la température de 20 à 25 degrés, pour en faire une purée très-liquide que l’on passe à travers un tamis métallique ou une bassine en cuivre dont le fond est percé de trous fins en forme d’écumoire.
- On jette les téguments grossiers qui n’ont pu passer à travers le tamis.
- On ajoute à cette purée liquide 1 kil. 500 gr. de bonne levûre de bière sèche, délayée préalablement dans de l’eau à la même température et passée aussi au tamis. On agite bien ce mélange dans 133 litres d’eau, y compris celle qui a servi à délayer la purée de pommes de terre et la levûre, et toujours à une égale température.
- On tamise sur ce liquide 15 kilogrammes de farine, et on remue le tout convenablement, puis on le partage en trois parties égales à peu près, dans trois cuves différentes, afin de pouvoir puiser dans l’une, selon les besoins, sans troubler le liquide des autres.
- Ces cuves doivent être en bois, de forme cylindrique, doubles à peu près de leur diamètre en hauteur, d’une capacité telle que le liquide n’occupe que le tiers de la hauteur au moment où on l’y dépose, afin de laisser deux tiers libres pour le développement de la fermentation : celle-ci se manifeste assez lentement d’abord, tant qu’elle ne se produit que par le sucre que contiennent, à leur état normal, la pomme de terre et la farine, en contact avec le ferment en excès ; le liquide, en ce moment, a une saveur amère. Aussitôt que la diastase, dont la levûre renferme les principes en dissolution , attaque la fécule et l’amidon, on sépare les parties insolubles qui s’agglomèrent tumultueusement à la surface du liquide sous forme de mousse, et on met en liberté la gomme qui se transforme d’abord en dextrine, puis ensuite en glucose ; l’effervescence augmente progressivement et ne s’arrête qu’après l’entière conversion des matières amylacées; la liqueur contracte alors une saveur sucrée.
- Cette réaction s’opère ordinairement dans l’espace de trois à quatre heures, quand les conditions de température et les proportions de matières ont été bien observées.
- Il est convenable d’écraser les pommes de terre aussitôt qu’elles sont cuites, et d’employer immédiatement la purée pour ne pas lui donner le temps de se colorer au contact de l’air et de contracter un goût acide, et de profiter en même temps de la température qu’il faudrait renouveler.
- Il importe beaucoup aussi de pratiquer cette opération dans un endroit chaud, comme le sont ordinairement les fournils des boulangers, et de ne pas déplacer les cuves lorsque la fermentation est en activité.
- Pétrissage. — On prépare un levain à chaque fournée en pâte très-douce et très-peu travaillée, composé de 33 litres du ferment ci-dessus et de 3 litres d’eau à une température réglée, selon la saison et selon l’état de fermentation du ferment ; puis on le met en planche , c’est-à-dire qu’on le circonscrit à l’une des extrémités du pétrin, arrêtée par une planche taillée exprès pour cet usage et calée avec de la farine tassée. On le couvre d’une couche de farine de 5 centimètres d’épaisseur; celle-ci pénètre peu à peu dans le levain par le mouvement de la fermentation ; lorsqu’elle est complètement absorbée, on peut considérer le levain comme prêt à être employé. Cette dernière circonstance est non moins concluante, si elle ne l’est davantage, que les signes
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- pparents d’après lesquels on reconnaît arbitrairement l’apprêt du levain naturel.
- La fournée se pétrit par les moyens ordinaires en ajoutant au levain 6 litres d’eau seulement, toujours à une température réglée, dans laquelle on fait fondre, trente minutes au moins à l’avance, la quantité de sel convenable.
- Ce ferment peut être ainsi préparé le matin à huit heures et employé le soir à la même heure sans inconvénient; mais, si on voulait s’en servir quatre ou cinq heures après sa préparation, il faudrait augmenter de quelques kilogrammes la proportion de pommes de terre et de quelques degrés la température de l’eau.
- Les fournées n’étant pas égales dans toutes les boulangeries, il convient d’établir une proportion uniforme. Pour convertir 100 litres d’eau en liquide fermenté, on ajoute
- 12 kil. de pommes de terre,
- 1 kil. 145 gr. de levûre sèche,
- 12 kil. de farine.
- Quelle que soit la quantité de liquide fermenté employée pour chaque levain, il faut toujours y ajouter, au moment de pétrir, le onzième de son volume d’eau, et, pour pétrir la fournée, le double de ce volume.
- Suppression de la pomme de terre. — Dans les années calamiteuses, l’application de cette combinaison fermentative a une grande importance et ne saurait être trop encouragée et autorisée, car elle offre le seul moyen de tirer parti, sans altérer profondément la nature du pain, de toutes les substances amylacées que contiennent non-seulement la pomme de terre, mais encore tous les légumes farineux, sans comprendre les blés et farines avariés.
- Mais, dans les années d’abondance, elle excite la cupidité de spéculateurs qui, sous le prétexte de soulager la classe nécessiteuse, sollicitent et obtiennent souvent de l’autorité la permission de créer de nouvelles boulangeries dans lesquelles ils mettent à contribution les farines avariées, la pomme de terre, la féverole, le maïs, les pois, les haricots, les farines de seigle et d’orge, etc., traités par les moyens indiqués plus haut.
- La préférence accordée jusqu’à ce jour, sans nécessité impérieuse, à la pomme de terre sur la farine de froment dont les éléments sont également et même plus propres à produire la fermentation sous l’influence des mêmes agents, témoigne plutôt de l’ignorance des boulangers, au sujet de la propriété saccharifère*de toutes les fécules et amidons, que de l’intérêt de produits frauduleux qu’on pourrait leur supposer ; il importe donc de les éclairer sur cette question de leur fabrication, afin de les préserver d’être confondus avec ces prétendus inventeurs de procédés nouveaux qui cherchent la fortune sous le voile de l’humanité.
- La nature même des éléments dont est composée la farine et qui la rendent plus propre à faire du pain que toute autre substance les fait concourir aussi plus efficacement à engendrer la fermentation.
- En effet, l’amidon, sous l’influence de la chaleur, du ferment et de l’eau, se transforme en glucose aussi bien que la fécule, et, de plus, le gluten régénère le ferment
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- bien mieux que ne le fait la cellulose des légumineux; d’où résulte une réduction notable dans la proportion de levûre employée avec la pomme de terre.
- Le raisonnement m’a amené à la conclusion de ce fait, et l’expérience l’a prouvé , que toute panification pouvait se pratiquer sans le concours d’aucune substance étrangère à la farine de froment, excepté la levûre, dont, encore, on pourrait se passer en y substituant de la pâte très-fermentée; mais, dans ce dernier cas, la fermentation est beaucoup plus lente et ne serait applicable que dans les boulangeries des communes et dans les établissements agricoles, où elle apporterait un perfectionnement de la plus haute importance par le développement plus complet de toutes les parties nutritives des céréales.
- Diverses expériences faites à la boulangerie générale des hospices civils de Paris, sur plusieurs fournées, ont pleinement confirmé les conséquences des observations précédentes dont la mise en pratique offrirait les avantages suivants :
- 1° La substitution de la farine de froment à la pomme de terre et à toute autre substance étrangère à la farine pour produire la fermentation ;
- 2° La réduction de 833 gram. de levûre sur 1 kil. 145 gr. employés avec la pomme de terre pour 100 litres d’eau ;
- 3° L’affranchissement de l’entretien des levains renouvelés trois fois par jour dans toutes les boulangeries;
- 4° Le développement plus complet des matières nutritives de la farine, etc.
- Les moyens de préparer cette fermentation sont beaucoup plus simples, plus prompts et plus faciles à exécuter qu’avec la pomme de terre.
- Sur 100 litres d’eau destinés à produire une ou plusieurs fournées de pain, 80 litres doivent être convertis en ferment de la manière suivante :
- On fait bouillir 22 lit. de cette eau dans un vase pouvant contenir à peu près 55 lit.
- On prépare en même temps un mélange bien homogène composé de 11 kilog. de farine et de 22 litres d’eau à la température ordinaire ; on verse ce mélange lentement sur l’eau bouillante, et on remue le tout jusqu’à ce que la consistance de bouillie se soit produite ; puis on le répand et on l’agite dans le reste de l’eau froide, moins 1 litre qui, à la température de 25 degrés à peu près, a servi à délayer 250 grammes seulement de levûre de bière sèche.
- Aussitôt que la température de ce liquide s’est abaissée jusqu’à près de 25 degrés, on tamise dessus 11 kilog.'de farine et on y ajoute la levûre délayée. On laisse reposer le tout après l’avoir bien mélangé.
- La fermentation ne se manifeste, d’une manière apparente, qu’après une heure environ ; puis l’effervescence qui se produit met en mouvement toutes les substances insolubles et les réunit à la surface du liquide sous forme de mousse. Lorsque le liquide, d’amer qu’il était, est devenu sucré, environ quatre ou cinq heures après, il est bon à être employé.
- Quant aux 20 litres d’eau qui restent, 6 sont ajoutés au liquide fermenté, mais lorsque celui-ci est répandu dans le pétrin pour préparer le levain, et jamais auparavant. Le pétrissage de ce dernier se réduit au frasage seulement. Les 14 autres litres d’eau servent
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- à pétrir la fournée lorsque le levain a absorbé la couche de farine qui le recouvrait.
- Il est bien entendu qu’un boulanger peut préparer d’une seule fois tout le liquide fermenté nécessaire à son service de vingt-quatre heures, en y puisant, pour chaque fournée, la proportion destinée à son levain.
- La levure n’est indispensable que dans les boulangeries où l’on cuit, au même four, sept fournées par douze heures, au moins; mais dans les boulangeries des campagnes, les établissements agricoles, les manufactures, les pensions, les manutentions militaires de province, etc., où la levure ne se trouve pas avec la même facilité et d’une aussi bonne qualité que dans les grandes villes, on peut la remplacer par vingt fois son poids de pâte abandonnée à la fermentation depuis au moins vingt-quatre heures. Le chef-levain, que les cultivateurs conservent pendant huit jours et plus, est parfaitement propre à ce système de fermentation ; mais, comme nous l’avons déjà dit, celle-ci est moins rapide qu’avec la levûre.
- Cependant, s’ils mettaient ce procédé en pratique, nul doute que leur pain n’eût un aspect et des propriétés alimentaires plus favorables.
- Des propriétés alimentaires du pain de première et de seconde qualité comparé avec le pain réglementaire des manutentions militaires ; par M. Boland.
- Chacun de nos aliments a sa manière propre d’agir sur nos organes ; des corps qui les composent, les uns sont nutritifs directement ou par transformation, d’autres sont purement stimulants et disposent les organes à transformer les substances alimentaires pour se les assimiler ; enfin il en est qui, par leur flexibilité et leur insolubilité, ne servent qu’à favoriser mécaniquement l’élaboration des premiers.
- Les végétaux amylacés participent tous de la même manière à la nourriture de l’homme parla transformation de leur amidon en glucose; mais à divers degrés, par la dilatation de leur tissu cellulaire, appelé cellulose dans les légumineux et gluten dans les céréales ; et, s’il était possible de constater aussi facilement le degré de dilatation de la cellulose comme on le fait du gluten, par l’aleuromètre, on pourrait établir de véritables équivalents alimentaires, en prenant pour unité le gluten pur qui se dilate jusqu’à sept fois son volume , lesquelles, divisées en 50 degrés , forment une échelle de comparaison facile à consulter.
- Le gluten de la farine de première qualité peut atteindre à 50 degrés de dilatation ; celui de la farine seconde, 36 degrés; de la farine troisième, 21 degrés; et enfin de la farine quatrième, 7 degrés.
- Propriétés alimentaires du pain. — De tous les végétaux destinés à concourir à la nourriture de l’homme, le froment seul contient tout formés, on pourrait dire condensés sous le plus petit volume possible, les éléments d’une alimentation parfaite ; mais ils peuvent être développés et modifiés à l’état de farine par la division et l’épuration, à l’état de bouillie par l’hydratation, à l’état de pain par la fermentation et la température.
- Avant de nous occuper de ces différentes formes, examinons d’abord les pwprîdlca
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- de chacun des deux corps principaux qui composent la farine de froment et le rôle qu’ils jouent, à divers états, dans l’alimentation.
- Il a été reconnu, et confirmé en dernier lieu par le docteur Magendie. « que toutes « les substances immédiates, animales ou végétales, isolées, ne peuvent suffire à l’ali-« mentation des animaux ; cependant le gluten des végétaux qui en contiennent fait « exception à cette règle générale. Bien que son odeur soit fade et quelque peu nau-« séabonde, bien que sa saveur n'ait rien d’agréable, seul, à l’état frais, sans aucune « préparation ni assaisonnement, il n’excite ni répugnance ni dégoût autre que la sa-« tiété bien naturelle de l’uniformité des aliments, et nourrit parfaitement pendant « longtemps. »
- Parmentier avait déjà fait des expériences et des observations sur le gluten, mais à l’état sec, et avait obtenu des résultats d’après lesquels il avait conclu que cette substance, quoique analogue à la viande par sa constitution chimique et à son état primitif, n’avait aucune propriété alimentaire en passant par une température élevée.
- Les expériences de ces deux savants, exactes toutes les deux, démontrent mieux que la théorie l’influence extraordinaire de l’hydratation et de la température. En effet, pour qu’une substance végétale soit réellement nourrissante, il faut que l’eau puisse la pénétrer, se combiner avec chacune de ses molécules et la convertir en un mucilage dont la mollesse et la flexibilité se prêtent aux différentes opérations qui doivent la transformer en chyle.
- Dans la farine, à la température ordinaire, le gluten seul se combine avec l’eau dans une limite qui dépend de son agrégation, et produit la substance alimentaire observée par le docteur Magendie ; l’amidon est imperméable et ne possède aucune propriété nutritive à la même température.
- Dans la bouillie, au contraire, où l’eau est en excès et la température élevée, le gluten est décomposé par la matière extractive et le sucre de la farine ; l’amidon, pénétré par l’eau, passe à l’état de gomme soluble, et ses vésicules, ouvertes et dilatées, à celui d’un mucilage propre à l’alimentation ou au moins à favoriser, dans l’estomac, la transformation ultérieure de la gomme en un corps jouissant, au plus haut degré, des propriétés alimentaires, c’est la glucose.
- Dans le pain, la fermentation et la température élevée, nécessaires à sa formation, modifient considérablement et transforment même les propriétés alimentaires des corps qui composent la farine.
- Le gluten, dilaté par une température élevée, ne jouit plus, au même degré, des propriétés nutritives qu’il avait dans la farine, mais il en a contracté une autre qui, par la souplesse de son organisation cellulaire, caractérise parfaitement bien son indispensable union avec les autres aliments dont il prépare l’assimilation en les retenant dans l’estomac, sans le fatiguer, le temps nécessaire à leur transformation, sous l’influence de la chaleur, des acides et des sucs gastriques que cet organe engendre.
- Ainsi le gluten, dilaté par la chaleur sous la forme de cellules cartilagineuses, devient insoluble et n’arrive jamais à l’estomac revêtu de ses caractères primitifs : on doit
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- donc présumer qu’il est confondu en partie, après la déjection, dans la masse grossière qui doit former les excrétions.
- L’amidon, isolé et tel qu’on l’extrait de la farine parle lavage, ne possède aucune propriété alimentaire ; mais, hydraté à son tour sous l’influence de la chaleur, il absorbe , à travers les réseaux du gluten dont il est enveloppé, les différents liquides sécrétés dans l’estomac, lesquels le changent en glucose et lui donnent, sous cette forme, les propriétés nutritives qu’il n’avait pas avant d’être converti en pain.
- Nous comprenons maintenant pourquoi le gluten, hydraté à la température ordinaire et considéré, d’après la constitution de ses éléments, comme propre à une nourriture unique, n’est plus, dans le pain, que l’accompagnement indispensable des autres aliments, auxquels il prête son concours mécanique pour accomplir leur assimilation ainsi que celle des autres corps dont la farine est composée.
- Ce n’est donc plus comme substance alimentaire, proprement dite, qu’il faut considérer le gluten, c’est comme lest qu’il convient maintenant de l’apprécier, puisque c’est sous la forme de pain qu’il est communément employé.
- Le lest ne produit, dans les aliments, que son propre poids; il passe en entier de la bouche dans l’estomac et de l’estomac dans le canal intestinal, sans s’atténuer suffisamment pour former du chyle, et ne peut, par conséquent, se changer en sang; mais s’il n’a pas l’humidité, la souplesse et l’élasticité convenables, ou s’il se trouve associé avec une substance inerte et compacte, il entraîne une portion de la vraie nourriture, augmente la somme des déjections au point de rendre les excrétions presque égales à la consommation. C’est l’effet que produit ordinairement le pain fabriqué avec des farines contenant une trop grande quantité de son grossier, ou mélangées avec d’autres céréales, ou pauvres en gluten* d’une élasticité convenable, enfin réunissant tout ce qui peut contribuer à le rendre par trop aqueux, mat et lourd ; car il arrive trop souvent que l’aliment ne produit pas tout son effet lorsqu’il est mêlé et confondu avec une matière hétérogène qui laisse presque toujours après elle des traces fâcheuses de son association.
- Les fonctions de l’estomac, entravées par une masse épaisse et abondante que les sucs ne peuvent pénétrer, n’agissent qu’imparfaitement, et l’aliment est précipité sans modification, par son propre poids, dans les entrailles, ce qui fait que l’appétit reparaît bientôt avec plus de force qu’auparavant, et ce qui est cause aussi que les habitants des campagnes éprouvent le besoin de multiplier leurs repas.
- Ainsi, dans la farine, le gluten seul est éminemment alimentaire, presque à l’égal de la viande ; l’amidon ne l’est à aucun degré appréciable.
- Dans le pain , au contraire , le gluten , par sa formation cellulaire et cartilagineuse, a perdu les propriétés alimentaires de sa constitution primitive; il ne forme plus qu un appareil de réduction souple, élastique et parfaitement convenable à la transformation de l’amidon en substance alimentaire sous la forme de glucose ; mais, comme ce dernier n’est pas, seul, d’une alimentation suffisante, le pain ne peut être comparé au gluten hydraté et frais, et considéré comme aliment unique.
- Le pain léger, par le développement de ses cellules dans lesquelles le travail de la nutrition s’élabore librement, est donc plus favorable à l’alimentation que le pain lourd Quarante-huitième année. Février 1849. 6
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- et mat auquel le peu de perméabilité ne permet pas, sans inconvénient, de joindre une trop grande quantité d’autres aliments, surtout d’une digestion difficile.
- Conclusion. — Les propriétés alimentaires de la farine et du pain se résument, dans l’une, par la quantité du gluten, dans l’autre par la cohésion et l’élasticité de ce dernier, pur de toute substance inerte, adhérente ou étrangère, susceptible d’en modifier la dilatation.
- La farine blanche, bien fabriquée et de première qualité, doit, par sa pureté, produire le pain le plus alimentaire.
- La farine de seconde qualité, dans laquelle la seconde épuration a déjà laissé pénétrer du son très-divisé et dont le gluten n’a jamais la même cohésion que la farine de première qualité, ne peut, non plus, avoir les mêmes propriétés alimentaires, quoique, cependant, elle en approche beaucoup.
- Quant à la farine réglementaire, à 15 pour 100 d’extraction, pour le service des manutentions militaires , elle ne diffère de la farine ordinaire du commerce que par l’état de division dans lequel se trouvent les corps qui la composent, et par leur épuration.
- Le genre de mouture spéciale employée à la fabrication de cette sorte de farine ne développe pas, par le frottement, ce dégagement de chaleur qui, dans les autres moutures , altère, plus ou moins, la cohésion du gluten ; mais, si elle a l’avantage de conserver intactes les propriétés primitives de ce dernier, elle a l’inconvénient aussi de limiter la division du blé, de manière qu’une partie de gruau reste adhérente au son avec lequel il s’échappe dans l’épuration ; d’où il résulte que l’extraction produit par l’analyse 14 pour 100 de gluten et 53 d’amidon, dextrine et sucre, ce qui fait 67 de substance alimentaire dont l’extraction s’empare au préjudice de la farine qui, de son côté, et par les mêmes causes, retient une grande partie de son dont la présence modifie , dans la panification, la dilatation du gluten et la réduit à sa plus simple expression.
- L’observation analytique de la farine réglementaire et de son extraction ne peut rien faire préjuger en faveur de cette farine, attendu que l’analyse élimine le seul corps qui, par son inertie, son insolubilité et la matière grasse qui entre dans sa composition, compromet la panification. En effet, provenant de bons blés moulus, comme nous l’avons dit, sans dégagement de chaleur trop sensible, la farine réglementaire donne, par l’analyse, une abondance de gluten supérieure à tout ce que les farines de première qualité du commerce peuvent produire, et dans des conditions d’élasticité parfaites , et cependant la pâte qui en résulte est toujours difficile à manipuler, grasse et rebelle à l’étirage; le pain reste lourd, humide et mat après la cuisson. Ce phénomène ne peut s’expliquer autrement que par la présence du son grossier dont la constitution ligneuse, grasse, inerte et insoluble exerce sa fatale influence en formant autant de points de solution de continuité qui, répandus dans le gluten , interrompent son développement et en modifient singulièrement les effets mécaniques dont l’alimentation dépend ; de plus, chaque paillette de son , en se fixant sur les parois des membranes digesffves, arrête l’absorption sans laquelle ces organes ne remplissent pas complètement leu*s fonctions. Je livre cette dernière réflexion à l’attention des physiologistes , mais je
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- persiste à soutenir que, dans une farine dont la mouture n’a pas altéré la nature primitive des éléments, et pure de toute substance étrangère, le son grossier qui n’en aurait pas été séparé en détruit, seul, les propriétés alimentaires en désagrégeant le gluten plus que ne le ferait toute autre cause, même les falsifications dans une certaine limite. D’ailleurs l’illustre Parmentier n’avait-il pas déjà fait ressortir ces conséquences lorsqu’il dit que « toute sorte de pain bien fabriqué, dans la composition « duquel il n’entre point de son, forme une nourriture solide et substantielle. »
- Pour se faire une idée de l’imperfection de la mouture et de l’épuration de la farine réglementaire sans avoir recours à l’analyse, il suffit de comparer le poids de son extraction avec celui de l’extraction des farines du commerce; à volume égal, on trouvera la première plus pesante que la seconde et, par conséquent, d’une valeur commerciale supérieure, parce qu’elle est composée de son et de gruau, et que l’autre ne contient que du son à peu près pur.
- L’administration de la guerre pourrait probablement, sans s’imposer de sacrifices, abandonner ce vieux système de mouture soi - disant économique, pour le remplacer par la mouture ordinaire et l’extraction commune, mélanger ensuite toutes les sortes de farines qui en proviendraient, gruaux, premières, secondes, etc. ; de cette manière, la panification deviendrait praticable, le pain aurait un aspect et un caractère qui ne laisseraient plus de doute sur ses propriétés alimentaires.
- En résumé, je n’hésite pas à déclarer, quelle que soit, d’ailleurs , l’opinion des habitants des campagnes habitués au pain lourd et mat, celle des habitants des villes qui la partagent sans s’en rendre compte, et même aussi celle des auteurs du Cours complet d’agriculture, que le pain blanc de première qualité et même celui de seconde qualité, lorsqu’ils sont légers, alimentent davantage que le pain dit de ménage, en usage dans les campagnes, et celui surtout des manutentions militaires, quelle que soit la supériorité des éléments de la farine de ce dernier.
- AGRICULTURE.
- Extrait d’un mémoire de M. Gréau aîné, manufacturier, membre de la Société d’agriculture, deé arts, sciences et belles-lettres du département de l’Aube, sur les meilleurs moyens de combiner les travaux de Vagriculture avec ceux de l’industrie manufacturière.
- Après avoir fait observer que les campagnes subissent l’influence des villes qui exercent sur elles une grande puissance d’attraction, l’auteur examine s’il ne serait pas possible de répandre parmi les cultivateurs l’instruction de l’expérience qui n’y est peut-être pas encore assez avancée. Sous ce rapport, le département de l’Aube offre une heureuse combinaison des travaux agricoles et manufacturiers. En effet, les arrondissements de Troyes, Arcis et Nogent-sur-Seine sont en même temps agricoles et manufacturiers. Sur les 93,725 habitants du premier, 14,000 sont employés à l’industrie cotonnière, dont 6,000 font partie de la population de Troyes. Il reste donc 8,000 ouvriers qui ont, dans la campagne, la double ressource du travail industriel et agricole.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- Sur les 35,340 habitants de l’arrondissement de Nogent, 11,500 sont occupés par l’industrie cotonnière.
- La population ouvrière du département est celle qui a le plus souffert de la révolution de février ; le crédit s’est éteint tout à coup ; les produits fabriqués encombraient les magasins. Il a fallu fermer les ateliers. Les manufacturiers avaient épuisé leurs dernières ressources, et dans des circonstances aussi graves on a pu se convaincre que l’honnête ouvrier était toujours le même, et qu’il savait supporter avec résignation le malheur de la situation qui pesait particulièrement sur lui.
- A Romilly, il y a eu quelques troubles qui n’ont pas eu de durée ; mais on doit considérer que cette commune occupe 3,000 ouvriers, et c’est parce que l’on n’a pas eu le temps de leur disposer le travail agricole que l’on n’a pas pu prévenir les désastres qui auraient compromis l’existence de 100 familles, si l’administration départementale et la bienfaisance publique n’étaient pas venues à leur secours.
- Pour éviter les conflits désastreux qui ont mis la France en deuil, il suffirait, suivant l’auteur, d’apporter quelques légères modifications au travail tel qu’il est organisé dans le département de l’Aube. Aujourd’hui, 12,000 métiers de bonneterie joints à ceux de tissage peuvent procurer du travail à 40,000 ouvriers attachés à 14,000 métiers; c’est, par conséquent, 14,000 ménages qui peuvent accumuler les bienfaits du travail sur les arrondissements de Troyes, Arcis et Nogent, dont la population réunie est de 165,000 habitants.
- La perte que la suspension du travail a fait éprouver aux ouvriers peut être évaluée à 600,000 fr. par mois; cette perte rejaillit nécessairement sur les promoteurs de l’industrie départementale ; car on compte à Troyes plus de soixante maisons de commerce qui impriment le mouvement aux ouvriers, soit en leur faisant distribuer des matières premières par des contre-maîtres qui surveillent et dirigent leurs travaux, soit par des achats de produits aux fabricants qui travaillent isolément pour leur compte.
- Le travail est très-divisé dans le département; on trouve des métiers dans les moindres hameaux, et souvent il n’y en a qu’un seul pour un ménage. C’est presque toujours à ce métier que le fabricant agriculteur doit l’acquisition du champ dont la culture augmente l’aisance de la famille ; il ne reste presque jamais en repos ; il est occupé alternativement par le père, la mère, le fils, même la jeune fille, et, s’il est quitté par l’un d’eux, c’est pour le travail agricole ou d’autres occupations qui doivent contribuer au bien-être de tous.
- Les ouvriers du pays sont généralement intelligents, honnêtes et laborieux. Depuis quarante ans un grand nombre d’entre eux se sont élevés à la fortune et occupent les premières places de l’administration par le seul secours de leur intelligence, de leur travail et de leur économie. Mais malheureusement on ne se contente pas toujours de sa bonne position ; l’ambition de briller à la ville y fait accumuler un surcroît d’industrie qui y appelle trop de producteurs; on abuse de son crédit, on fabrique sans mesure, les produits s’accumulent, on ne vent pas rétrograder, et si les récoltes manquent, un moment de détresse générale arrive; il faut s’arrêter, l’ordre public est alors mis en péril.
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- Pour remédier à cet inconvénient, l’auteur pense que le gouvernement devrait accorder des encouragements aux industriels qui, en quittant la ville, iraient porter à la campagne un plus grand nombre de bras pour y féconder la terre et la rendre plus productive, en employant en même temps une partie de leurs forces pour y introduire l’industrie et la moraliser par le travail des champs.
- On a constaté que, sur les 40,000 travailleurs du département, 54,000 ont trouvé dans la campagne, pendant la crise que nous venons de traverser, des ressources qui ont manqué à la ville, et que les 6,000 ouvriers de l’arrondissement de Troyes qui s’occupent de filature, de bonneterie et de tissage ont imposé à l’administration d’énormes sacrifices.
- C’est donc sur cette agglomération d’ouvriers de la ville que l’auteur appelle particulièrement l’attention du gouvernement; en leur donnant des moyens d’existence plus faciles, on étendrait le domaine de l’industrie, particulièrement dans les arrondissements de Bar-sur-Aube et de Bar-sur-Seine, et on augmenterait l’aisance générale.
- C’est ainsi qu’on obtiendrait la combinaison du travail agricole et manufacturier.
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- Extrait des procès-verbaux des séances du conseil d’administration de la Société
- d’encouragement.
- Séance du 14 février 1849.
- Correspondance. M. Renard Périn rappelle que, dans la séance du 22 novembre dernier, l’ordre du jour indiquait un rapport de M. Payen, au nom du comité des arts chimiques, sur les procédés qu’il emploie pour la coloration des bois.
- Une contestation judiciaire s’étant élevée entre M. Boucherie et M. Renard Périn, le conseil d’administration prononça l’ajournement de la lecture du rapport.
- Aujourd’hui que les experts ont déposé leur rapport, M. Renard Périn pense que rien ne s’oppose à ce que le rapport de M. Payen soit entendu; il en sollicite la misé à l’ordre du jour de l’une des plus prochaines séances.
- Aux documents déjà fournis M. Renard en ajoute de nouveaux relatifs à la coloration et à la conservation des bois.
- M. Clerget appelle l’attention de la Société sur de nouvelles expériences relatives au dosage des sucres.
- M. Stahl, rue de Paradis, au Marais, 14, soumet à l’appréciation de la Société un perfectionnement qu’il vient de découvrir et qui rendra, selon lui, service à certaines branches de notre industrie. La reproduction fidèle des plus exquises finesses de certains chefs-d’œuvre de l’art est, en effet, bien désirable, et, à cet égard, les procédés ne sont malheureusement pas exempts de défauts, à cause des substances grasses dont on est obligé d’enduire les moules pour qu’ils se détachent du nouveau plâtre qui doit former l’empreinte. On mêle, à cet effet, un peu d’ocre jaune à la première couche de plâtre, afin d’être averti, par cette couche, en cassant le moule. Jusqu’alors on
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- ne connaissait, pour les creux perdus, que le moyen de faire dissoudre 500 grain, de savon noir dans 2 litres d’eau, et avec cette solution on savonnait les moules à l’aide d’une brosse, après quoi on donnait une couche d’huile. Voilà donc deux opérations qui sont inévitablement nuisibles, par leur frottage, aux fins détails qui peuvent exister dans certains moules.
- M. Stahl annonce qu’il a trouvé le moyen d’éviter désormais toute fatigue aux moules à creux perdu. Le procédé est très-simple et très-facile. S’agit-il de tirer l'épreuve d’un creux perdu, aussitôt le moule fait ou quelques jours après, on le plonge, sans aucune autre préparation, dans l’eau de rivière, et on coule immédiatement l’épreuve. .
- M. Stahl fait observer que par ce procédé il suffit de verser le plâtre sur le moule pour obtenir l’épreuve exacte, tandis que sur les moules gras il faut, pour éviter les bulles, appliquer avec une brosse ce qu’on appelle imprimer, ce qui occasionne un troisième frottage.
- M. Stahl ajoute que ce nouveau procédé a déjà rendu un grand service à l’histoire naturelle.
- Pour les moules ordinaires, l’emploi de l’ancien procédé est préférable, attendu qu’il est plus expéditif.
- M. Péligot fait remarquer que ce procédé de moulage avait été signalé par M. Amé-dée Durand, comme étant en usage à Rome, dans la séance où M. Stahl, pour conserver la priorité de son procédé, en avait déposé la description sous cachet. Cette observation, qui n’enlève rien au mérite des recherches de M. Stahl, fait regretter que la connaissance de procédés qui rendent d’utiles services ne soit pas plus répandue.
- Après une discussion sur la question de savoir si le plâtre, soit par suite de l’opération du moulage, soit dans son emploi, augmente ou diminue de volume, M. le prési-sident fait observer que cette question mérite de fixer l’attention du comité des arts économiques. .
- M. Silberman, conservateur des galeries du Conservatoire des arts et métiers, ayant eu l’occasion de s’occuper des appareils et instruments destinés à mesurer la quantité d’alcool contenue dans un liquide donné, il a vu que ces appareils, ayant tous le même but, sont gradués avec les mêmes liquides titrés, composés, par centièmes, d’alcool absolu et d’eau distillée ; leur graduation ou appréciation repose sur les propriétés physiques diverses qu’ont eues deux liquides, telles que différence de volatilité, de densité et des degrés d’ébullition.
- Ces propriétés ont donné naissance à trois méthodes offrant, selon M. Silberman, dans l’application, des difficultés de diverses natures. Il a pensé à employer une autre propriété physique de ces mêmes liquides, c’est leur dilatabilité différente. Ils se dilatent d’autant plus qu’ils contiennent davantage d’alcool, à tel point que la dilatation de l’alcool absolu est environ quatre fois et demie plus considérable que celle de l’eau distillée, entre les deux limites de température qu’il a choisies.
- Objets présentés. M. Querre, rue de Paradis-Poissonnière, 7 bis, présente un modèle de manomètre à air comprimé.
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- La partie supérieure du tube de verre de cet instrument étant fermée par- un bouchon à vis que Ton peut enlever à volonté, l’auteur fait observer qu’il est facile de nettoyer l’intérieur du tube sans déranger l’instrument. Il explique comment, par la manière dont l’instrument est construit, on peut en vérifier l’exactitude. C’est particulièrement sur cette idée que M. Guerre cherche à établir la supériorité de son instrument.
- M. Desbordes, ingénieur en instruments de précision, rue St.-Pierre-Popincourt, 20, appelle l’attention de la Société sur de nouvelles dispositions qu’il a introduites dans la construction des manomètres.
- Sur l’invitation de M. le président, l’auteur entre dans quelques développements sur ces dispositions. Indépendamment de la cuvette mobile, il a voulu que cet instrument fournît des indications si la pression maxima a été dépassée ; il décrit le moyen à l’aide duquel il pense avoir atteint ce but, ainsi que le constatent plusieurs expériences.
- M. Ariet, rue du Faubourg-Saint-Jacques, 35, dépose un décamètre dont les boucles des mailles ne peuvent s’ouvrir ni même s’allonger sous l’effort d’une traction excessive; ce décamètre, suivant M. Ariet, est beaucoup moins sujet à se nouer.
- M. Bassand, rue Christine, 3, présente le dessin et la description d’un système de frein pour les chemins de fer;
- M. Groult, rue Frépillon, 7 et 8, des tubes-cordes à plusieurs filets hélicoïdes;
- M. Fugère, rue Amelot, 52, des échantillons d’ornements en cuivre estampé, destinés à remplacer les cartonnages employés jusqu’à présent pour les services de dessert.
- Les ouvrages suivants sont déposés sur le bureau :
- 1° M. Payen, membre du conseil, fait hommage de l’ouvrage qu’il vient de publier sous le titre de Précis de chimie industrielle, avec un atlas de trente planches.
- M. Payen sera remercié de ce don. ( Voyez plus haut, p. 66. )
- 2° Un opuscule sur le procédé de la dessiccation des betteraves, dans lequel M. Kop-czynski revendique, pour M. Nosarzewski, la priorité de cette découverte;
- 3° Compte rendu des travaux de la Société d’agriculture du Puy-de-Dôme, pendant les années 1847 à 1848, par M. Auberqier, vice-secrétaire;
- 4° Annales de la Société centrale d’agriculture de France, janvier 1849;
- 5° Société centrale d’agriculture de la Seine-Inférieure, — programme des prix proposés pour les années 1849, 1850 et 1851 ;
- 6° Journal de Varchitecture et des arts relatifs à la construction, — revue des travaux exécutés en Belgique, 2e année, n° 1, janvier 1849.
- 7° Le supplément du Journal de l’Ain du 5 février 1849, renfermant un article sur les propriétés du marron d’Inde. Un membre de la Société d’émulation de l’Ain revendique, dans ce journal, la priorité de la découverte du moyen d’extraire du marron d’Inde une fécule comestible.
- 8° L’Ami de la patrie, journal du Puy-de-Dôme, de la Haute-Loire, du Cantal et de la Corrèze; 3 février 1849. Ce numéro contient une note de M. Leclerc sur le reboisement.
- 9° La Belgique industrielle des 1, 4, 8, 11 février 1849 ;
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- 10° Le Technologiste, ou archives des progrès de l’industrie française et étrangère, par MM. Malpeyre et Vasserot, février 1849;
- 11° Le Moniteur industriel des 1, 4, 8 et 11 février 1849;
- 12° Traité des machines à vapeur, par MM. Bataille et Jullien; livraison 48 à 50.
- M. Combes signale, dans ces livraisons, la traduction d’un mémoire que firent imprimer, vers les années 1782 et 1785, MM. Boulton et Watt, pour le service de leur établissement particulier. MM. Bataille et Jullien y ont trouvé quelques instructions pratiques excellentes concernant la construction et l’aménagement des machines hy-drauliques. Toutes les données sont en grande partie applicables encore de nos jours. Ce mémoire est devenu très-rare aujourd’hui.
- M. Combes pense qu’un extrait de ce travail serait lu avec intérêt dans le Bidletin.
- M. Sainte-Preuve dépose le n° 5 du journal la Réforme agricole, qui contient, sous le titre à’Amendement des terres, — irrigations des terres à ïaide de machines, un exposé de son second mémoire sur l’application des machines à l’irrigation et au dessèchement des terres, mémoire dont il a donné communication à la Société.
- Rapports des comités. Au nom des commissions des fonds et du Bidletin réunies , M. Michelin lit, pour M. Chevallier, un rapport sur les dépenses matérielles du Bulletin, et les moyens d’obtenir des économies dans différentes parties de ces dépenses.
- Après une discussion, le conseil prend un arrêté conforme au rapport.
- Au nom du comité des arts chimiques, M. Gaultier de Claubry lit un rapport sur l’alliage imitant l’or présenté par Mme Bey.
- M. le rapporteur relate les expériences auxquelles cet alliage a été soumis, sous le point de vue de l’emploi, comme fourchettes , cuillers et couteaux , et comme objets d’ornement.
- Mrae Bey, désirant conserver le secret de son procédé, offre, conformément à un arrêté du conseil, d’en déposer la description sous cachet, après que son identité aura été constatée par un membre du conseil.
- Le comité propose de remercier Mme Bey de sa communication et d’insérer le rapport au Bidletin.
- Après une discussion dans laquelle des membres du conseil et de la Société ont fait connaître les inconvénients de livrer au commerce des objets en alliage imitant l’or, qui donnent le moyen de tromper l’acheteur, parce qu’ils n’ont pas, comme l’orfévre-rie et les pièces dorées et argentées au moyen de la pile, des poinçons spéciaux, le conseil renvoie le rapport au comité des arts chimiques.
- Au nom du même comité, M. Gaultier de Claubry lit un rapport sur un alliage métallique composé par M. Bourbon-Leblanc, et auquel il donne le nom de venusium.
- Des expériences ont constaté que cet alliage se prêtait bien à la fonte des objets d’art, au laminage, à la confection d’instruments repoussés comme ceux de cuivre, qu’il se tréfilait avec facilité, et que son emploi dans les objets d’ornementation méritait d’être apprécié. M. Gateauæ, membre de l’Académie des beaux-arts, a permis que les coins d’une de ses médailles servissent à frapper la médaille qu’il a gravée à l’occasion
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- du rétablissement de l’école des beaux-arts à Rome. Une exposition à l’air libre a démontré que l’alliage de M. Bourbon-Leblanc s’oxydait difficilement ; enfin il imite les ors de diverses couleurs.
- L’auteur a offert de donner la description de la composition de son alliage pour être déposée sous cachet.
- Le comité, en proposant d’insérer le rapport au Bulletin, demande que M. Bourbon-Leblanc soit remercié de sa communication.
- Un membre de la Société présente des observations générales sur la nécessité de faire connaître les procédés dont les auteurs peuvent, d’ailleurs, s’assurer la propriété en prenant un brevet d’invention.
- M. le rapporteur rappelle que l’analyse avait fait connaître l’alliage dont les Chinois font usage dans la fabrication des tam-tams, et que M. d’Arcet ne parvint à les imiter que par des moyens indépendants de la composition de l’alliage.
- Un membre ajoute que M. Bourbon-Leblanc n’a vu aucun inconvénient à laisser publier l’analyse de son alliage.
- M. Baude propose le renvoi au comité, qui s’assurera si l’auteur consent à donner une description complète de ses procédés.
- Cette proposition est adoptée.
- Au nom d’une commission spéciale, M. Gaultier de Claubry lit un rapport sur les appareils à triturer de M. Hermann.
- La commission propose d’adresser des remercîments à l’auteur et de faire connaître ses nouveaux appareils par la voie du Bulletin.
- Après une discussion , le conseil, considérant que l’appréciation des appareils de M. Hermann ressort en grande partie du comité des arts mécaniques, renvoie leur examen à ce comité.
- Communications. M. Bataillé, ingénieur des ponts et chaussées, propriétaire dans le département du Loiret, donne communication d’une entreprise d’irrigation exécutée récemment sur la terre du Portail, à la sortie de la ville de Montargis (1).
- Cette propriété, dit M. Bataillé, d’une superficie de 400 hectares d’un seul tenant, est traversée, sur une longueur de 3 kilomètres, par la petite rivière du Yernisson, dont les eaux avaient été, jusqu’ici, préjudiciables en hiver et d’aucune utilité pendant la belle saison.
- Cependant le terrain de cette vallée, composé d’un sable léger qui laisse filtrer l’eau avec une extrême facilité, donne des produits satisfaisants pendant les années pluvieuses, tandis qu’une sécheresse, même de faible durée, occasionne une stérilité complète.
- Frappé d un aussi grave inconvénient et reconnaissant qu’on pourrait y remédier en piocurant au sol une humidité dont il était privé, M. Bataillé conçut le projet d’u-
- (0 Cette communication a été faite dans la séance du 31 janvier dernier; le défaut d’espace ne nous a pas pei mis de la publier dans le Bulletin du mois précédent.
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- tiliser, dans ce but, les eaux du Yernisson dont il pouvait disposer sur une grande étendue de son cours.
- À cet effet, un barrage fut établi à travers le lit de cette rivière , à fendroit où elle entre sue les propriétés du Portail; là on trouve aussi la tête d’un petit canal de dérivation qui conduit une partie du courant dans un vaste réservoir où le liquide, étant à l’état de repos, laisse déposer le sable qu’il pourrait entraîner.
- Sur l’une des faces de ce réservoir, on a construit une vanne qui, manœuvrée par un crie, introduit, à volonté, l'eau dans un canal d’irrigation dont les berges ont été établies sur un parfait niveau, et qui se développe latéralement et à mi-côte sur la rive droite du Yernisson.
- Le terrain compris entre ce canal et le lit naturel du Yernisson a été cultivé à la bêche, dressé suivant une suite de plans inclinés qui, par leur ensemble, offrent une surface régulière continue sur laquelle on ne remarque aucune aspérité , et qui reçoit , par conséquent, avec une grande facilité , une irrigation abondante toutes les fois que le besoin s’en fait sentir. Il suffit, pour cela, d’introduire l’eau dans le canal d’irrigation. Le liquide, maintenu à un niveau constant, s’infiltre en abondance à travers la couche arable qu’il domine, et, au moyen des effets de la capillarité, l'humidité, s’élève jusqu’à la surface du sol, qui, sous l’influence de la chaleur, se-trouve alors dans les conditions les plus favorables kla, végétation.
- Cette irrigation a lieu au moyen d’une simple dérivation. Pour opérer sur une plus vaste, étendun, Qn prqfite de la. fqpcq motrice du courant : à cet,effet , trois machines d’une grande simplicité d’exécution, susceptibles d’être réparées, en cas de besoin, par l’ouvrier i négateur, ont été disposées à trois points différents ; elles élèvent le volume d’eau nécessaire pour alimenter trois nouveaux canaux qui serpentent, à mi-côte, dans trois vallées, lesquelles, par ce moyen artificiel, reçoivent encore les bienfaits de l’irrigation.
- Enfin on a, de plus, profité du produit d’une fontaine qui surgit sur un point culminant de la propriété. On a formé une conduite avec des tuyaux en poterie assemblés entre eux avec du ciment et noyés dans un massif de béton. Par cette disposition , les tuyaux placés au centre de cette maçonnerie ne sont destinés qu’à former les parois d’une voûte dans laquelle coule, sous.une pente uniforme , l’eau venant de la source. Au moyen de cet auxiliaire, au mois de septembre dernier, on a semé une nouvelle prairie qui s’annonce déjà sous les plus heureux auspices.
- On vient d’apporter, récemment, une amélioration, qui mérite d’être mentionnée. Afin de les rendre plus fécondantes^ on a combiné les. eaux d’irrigation avec une certaine quantité^ de matières animales * A cet effet, on choisit un point favorable sur le bord d’un des canaux d’irrigation, et là on a construit une cuve en maçonnerie n’ayant que deux orifices qui reçoivent:des fermetures hydrauliques, de telle sorte que toutes les manipulations qu’on, effectue ont lieu en vase clos. Des matières fécales sont projetées dans cette cuve, et au moyen d’un mécanisme mû par l’action du vent, dans l’espaça dp vjni^quatre^ qq opèrq. une séparation complète en^û les parties
- Solubles dans l’eau et les solides qui y sont insolubles.
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- Le premier lot est attribué à l’irrigation, et le second, reçu sur un filtre, passe à i état de poudrette et devient susceptible d’un emploi immédiat pour engrais dans la culture des céréales.
- La machine récemment construite est disposée de manière que par un écoulement uniforme elle fournit tel volume qu’on peut exiger du liquide provenant des matières fécales. Ainsi donc, à l’avenir, on irriguera , non plus avec de l’eau pure , mais avec de l’eau contenant telle proportion de ces substances si éminemment capables d’activer la végétation.
- Au moyen d’un petit appareil, on réalisera les conditions suivantes :
- Sans aucun travail manuel, sans aucune déperdition ni émanation méphitique, les excréments humains sont affectés au service de l’agriculture.
- Les frais de toute nature se sont élevés , pour cette opération, en totalité , à 600 fr. par hectare. Or, avec cette première mise de fonds, le terrain qui était loué à raison de 20 fr. par hectare a produit mille six cents bottes de foin de première qualité, c’est-à-dire qu’une seule récolte a payé presque la totalité des dépenses faites.
- M. le président adresse à M. Bataillé les remercîments du conseil pour son intéressante communication.
- Séance du 28 février 1849.
- Correspondance. M. Lecanu, membre du conseil de salubrité, adresse un mémoire intitulé, Des falsifications des farines. L’auteur, après avoir fait observer que peu de questions méritent autant de fixer l’attention des chimistes que celles qui se rattachent à l’étude des farines envisagées sous le point de vue des falsifications dont elles peuvent être l’objet, énonce que, malgré leurs nombreuses recherches et leur incontestable habileté, Galvani en Italie, Présenius en Allemagne, MM. Martens et Donny en Belgique, MM. Barruel, Boland, Chevallier, Lassaigne, Louyet, Parisot, Robine, Rodriguez, Victor Villain et d’autres en France, n’ont soulevé qu’un coin du voile sous lequel de coupables manœuvres déjouent parfois la surveillance de l’administration et bravent même la vindicte des lois.
- M. Lecanu ajoute qu’il a tâché de soulever davantage ce voile, et qu’en se livrant à ces recherches il n’a eu d’autre désir que d’être utile et juste envers ceux qui lui ont servi de guides.
- MM. Charles et comp., place Furstemberg, 9, adressent la copie de diverses attestations constatant les avantages de leurs appareils de blanchissage économique-
- M. Lamare-Picquot, rue Sainte-Anne, 20, ayant appris qu’un concours avait été ouvert par la Société d’encouragement, pour l’introduction, en France, d’une plante farineuse et alimentaire devant être substituée à la pomme de ferre, appelle l’attention sur des documents relatifs à la racine panifiable du psoralea esculenta, appelée picquoliane.
- M. Chérot, peintre préparateur, rue de la Chopinetfe, 54 , communique une lettre de M. Boutowski, gentilhomme de la cour de l’empereur Nicolas , annonçant la réception des échantillons de peinture dite mixturale ou fresque française, ainsi que des plâtres recouverts d’un enduit préservateur et plastique, produits sur lesquels la So-
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- ciété d’encouragement a entendu un premier rapport. Cette peinture , qui a été l’objet de l’examen de l’Académie des beaux-arts de Saint-Pétersbourg, offre, suivant la commission de l’Académie, de la ressemblance avec celle des fresques, et pourrait présenter les mêmes facilités pour le maniement des couleurs; mais pour pouvoir se prononcer sur le mérite de cette composition, et notamment sur la durée , la solidité et la qualité de ces couleurs et enduits, une expérience plus approfondie est nécessaire.
- M. Portant, géomètre du cadastre à Melun ( Seine-et-Marne ), adresse un mémoire descriptif de deux instruments qu’il désigne sous le nom de règles pantographes , destinés à réduire ou augmenter les figures des plans.
- M. Chaffin, à Marseille, soumet à l’examen de la Société un mémoire sur l’ébullition de l’eau mélangée d’huile volatile.
- M. Dupré, à Rennes, dépose un mémoire, avec dessins, sur une scierie cylindrique et sphérique pour laquelle il a pris un brevet d’invention.
- M. Domanet, lieutenant-colonel du génie, professeur honoraire à l’école militaite de Bruxelles, communique une notice indiquant le principe d’une transformation de mouvement nouvelle et des plus simples, dont les arts mécaniques sauront, sans doute, tirer parti.
- M. Calla, membre du conseil, annonce que, depuis le jour où il a commencé la lecture de son rapport sur l’exposition belge, M. le ministre du commerce en a ordonné la publication dans l’ouvrage édité par les soins de son département, et qui relate périodiquement les principaux faits commerciaux. Cette circonstance fait disparaître l’intérêt qu’on aurait pu attacher à la communication qu’il faisait à la Société d’encouragement.
- M. Gannery, fabricant de chronomètres à Saint-Nicolas-d’Aliermont ( Seine-Inférieure ) , placé en 1838 , avec bourse entière , à l’école d’arts et métiers de Châlons , sous les auspices de la Société d’encouragement, croit de son devoir de lui rendre compte des résultats heureux de ses premières années d’établissement de fabrication de chronomètres.
- M. Combes, l’un des secrétaires, donne lecture de la lettre de M. Gannery, et propose de la publier dans le Bulletin.
- M. Seguier, tout en partageant cette opinion , regrette que l’auteur n’ait pas cité le vénérable M. Pons de Paul, qui, le premier, a introduit, dans cette industrie, des machines de précision pour la confection des diverses pièces d’horlogerie, et a créé le premier, à Saint-Nicolas-d’Aliermont, un établissement qui a servi de modèle à ceux qui l’ont suivi.
- M. le président, en proposant de charger la commission du Bulletin de la publication de la lettre de M. Gannery, l’invite à ajouter une note qui rappellerait les nombreux et utiles services rendus à l’industrie de l’horlogerie par M. Pons de Paid.
- Objets présentés. M. Paris, grande rue de Bercy, 111, soumet à l’examen de la Société diverses pièces de fer et de tôle couvertes d’un enduit vitreux qui empêche ces matières d’être attaquées par l’action de l’air sec ou humide , du feu et des acides les plus concentrés.
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- M. le président appelle l’attention de la Société sur la découverte de M. Paris, qui poursuit la solution d’un problème d’une haute importance pour les arts et l’industrie. Des essais ont déjà appris que l’adhérence de l’enduit vitreux était complète , et que les objets placés sous les yeux de la Société réunissaient les qualités que son auteur a signalées.
- M. Seguier ajoute que, dans une réunion du comité des arts mécaniques, il a pris un des tuyaux couverts de l’enduit vitreux , et que, après lui avoir fait subir une pression qui l’a déformé, il l’a rétabli dans sa forme primitive. L’enduit vitreux avait conservé sa parfaite adhérence au métal.
- M. Fernandez, rue Neuve-Saint-Eustache, 11, présente des tablettes composées de matières inflammables pour allumer le feu , et pour la composition desquelles il a pris un brevet d’invention.
- M. Falhon, à Versailles, présente une serrure et tout un système de fermeture de son invention ;
- M. Delépine, horloger, boulevard Bonne-Nouvelle, 11, un nouvel échappement à force constante ;
- M. Collardeau , fabricant d’instruments de précision , rue du Faubourg-Saint-Martin , 56 , un manomètre à air comprimé et à cuvette. Dans cet instrument, le mercure est remplacé par de l’eau , et le tube manométrique , ouvert des deux bouts, est fermé du haut par une soupape.
- La prolongation de l’échelle manométrique au-dessous d’une atmosphère permet, dit l’auteur, de vérifier en tout temps l’état des indications, qu’on peut rectifier immédiatement, s’il y a lieu, au moyen de la soupape.
- Ainsi, affranchis de leur gravité , les inconvénients d’une fuite par la soupape et de l’absorption d’une partie de l’air manométrique par l’eau disparaissent en quelque sorte 1° par la disposition de la soupape, 2° par l’extrême ralentissement de l’eau obligée de traverser un robinet très-peu ouvert, 3° par la hauteur de la colonne d’eau dans le tube manométrique.
- M. Beringer, arquebusier, rue du Coq-Saint-Honoré , présente un nouveau système d’armes de chasse;
- M. Lagrange, mécanicien, rue du Faubourg-du-Temple, 81, plusieurs modèles d’instruments d’agriculture, moteurs hydrauliques, etc.
- Les ouvrages suivants sont déposés sur le bureau :
- 1° Trois brochures imprimées de M. Laine', négociant droguiste, intitulées, Engrais ÏMiné rendu à toutes les stations du chemin de fer de Paris au Havre et à Dieppe; 2° A MM. les président et membres de la Société centrale d'agriculture, puis de la Société d'encouragement; 3° Demande pour former, pendant trois ans, un dépôt d’engrais, présentée le 9 janvier 1846.
- 2° Deux rapports de M. Martens à l’Académie royale de Bruxelles, 1° sur un mémoire envoyé au concours en 1842 , en réponse à la question suivante : exposer et discuter les travaux et les nouvelles vues des physiologistes et des chimistes sur les engrais et sur la faculté d’assimilation dans les végétaux ; indiquer en même temps ce que
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- l’on pourrait faire pour augmenter la richesse de nos produits agricoles ; 2° sur quatre mémoires présentés au concours de 1848, en répouse à la question suivante : sur 3 millions d’hectares de terres que renferme la Belgique, près de 300,000 sont encore incultes, spécialement dans la Campine et les Ardennes. Déjà de nombreuses expériences ont été faites dans ces contrées où les landes abondent.
- 3° Séances et travaux de VAcadémie de Reims, années 1848-1849, nos 5 et 6 ;
- 4° Bulletin de la Société pour l'instruction élémentaire, décembre 1848 ;
- 5° Journal des économistes, n° 93, 8e année;
- 6° Journal des beaux-arts, 24e année, n° 6 ;
- 7° La Belgique industrielle des 15, 18, 22 et 25 février 1849;
- 8° Transactions de la Société royale d'Écosse pour les arts, vol. III, partie 2 (1846), vol. III, partie 3 (1848).
- M. Combes signale, dans ces transactions, un mémoire de M. Fyfe, professeur de chimie, sur la valeur comparative des différents charbons pour l’éclairage au gaz; il regarde ce mémoire comme a$sez intéressant pour trouver place dans le Bulletin.
- 9° Bidletin du musée de l’industrie belge, publié par M. Jobard, directeur du musée de Bruxelles, 4e livraison de 1848;
- 10° Brevets de priorité. — Projet de loi rédigé avec la collaboration des principaux inventeurs et industriels de la Belgique, par le directeur du musée de l’industrie.
- 11° Proposition tendant à modifier la loi sur les brevets d’invention, présentée à l’Assemblée nationale, par M. Alcan, représentant du peuple.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. Saulnier lit un rapport sur un perfectionnement apporté aux ailes de moulins à vent, par M. Berton.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication, et d’insérer le rapport au Bulletin avec la description et la figure du système de M. Berton. ( Approuvé.)
- Au nom du comité d’agriculture, M. Philippar lit un rapport sur un ouvrage de M. Caillat, publié, en 1847, sous le titre d’Application à l’agriculture des éléments de physique, de chimie et de géologie.
- Le comité propose d’insérer le rapport au Bulletin et d’admettre l’ouvrage de M. Caillat au nombre de ceux que l’on décerne aux chefs d’atelier et contre-maîtres d’agri-culture et des arts agricoles. ( Approuvé. )
- Au nom d’une commission spéciale, M. Jomard lit un rapport sur de nouveaux modèles typographiques et calligraphiques présentés par M. Telle.
- L’auteur à soumis à la Société un plan de réforme de l’écriture appliquée à la typographie; il fait observer que, notre typographie étant en honneur dans toute l’Europe, il importe de lui conserver sa supériorité, et il prévoit le moment où l’industrie étrangère, découvrant des formes plus rationnelles et plus régulières que celles que l’on a tirées des alphabets grec et latin, ferait adopter ces formes nouvelles et enlèverait à la France une industrie productive. Son but est de prévenir ce danger ; c’est pourquoi il propose une réforme dans l’écriture et dans la typographie.
- Il résulte des documents relatés dans le rapport que des réformes bien plus considérables que celles proposées par M. Telle sont projetées aujourd’hui, et même il en est
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- H'exécutées en Angleterre. Il faut attendre que l'expérience ait prononcé sur ces innovations plus ou moins importantes, et dont le dernier terme serait un alphabet universel , alphabet rêvé depuis longtemps par des philosophes aventureux et même par de bons esprits ; ce sera peut-être la conquête de l’avenir.
- La commission propose d’adresser des remercîments à l’auteur du projet de réforme typographique. ( Approuvé. )
- Au nom du comité des arts mécaniques, M. Le Chatelier lit un rapport sur les ressorts en caoutchouc et les tampons pour waggons de chemins de fer présentés par M. Gaigneau, au nom de M. de Ber que.
- Le comité propose de remercier M. Gaigneau de l'intéressante communication qu’il a faite à la Société, et d’ordonner l’insertion du rapport dans le Bulletin avec le dessin des principales dispositions adoptées pour le matériel des chemins de fer.
- Après avoir entendu plusieurs membres sur l’emploi du caoutchouc vulcanisé et sur la préparation de ce produit, le conseil approuve lê rapport et en adopte les conclusions. ( Voy. plus haut, p. 49. )
- Au nom du comité des arts chimiques, M. Payen lit un rapport sur les procédés de coloration et de conservation des bois présentés et mis en pratique par M. Bénard Périn ( Voy. plus haut, p. 51. )
- Communications. M. Le Chatelier lit une note sur l’application des contre-poids aux roues motrices des machines locomotives.
- Le conseil ordonne l’insertion dé cette note dans le Bulletin.
- M. le président remercie, au nom dü conseil, M. Le Chatelier de soh intéressante communication.
- M. Calla développe les motifs qui lui font penser que la Société d’encouragement doit se prononcer sur la question relative à l’admission des produits de l’industrie étrangère à la prochaine exposition des produits de l’industrie française, question sur laquelle M. le ministre de l’agriculture et dù commerce a appelé l’attention des chambres de commerce et des chambres consultatives des arts et manufactures.
- Après une discussion, M. le président émet l’avis que, si la proposition de È. Calla est prise en considération, il conviendra de la faire examiner par une commission spéciale composée du bureau et de deux membres nommés par chaque comité.
- Cette proposition est adoptée. L’avis de cette commission sera soumis à M. le ministre de l’agriculture et du commerce.
- M. Amédée Durand appelle l’attention de la Société sur une obligation comprise dans celles à remplir pour l’admission des produits à l’exposition : elle consiste dans l’indication du prix de vente sur les produits. Cette question lui paraît mériter une sérieuse attention, et il propose de la soumettre à la même commission.
- Le conseil donne son assentiment à la proposition de M. Amédée Durand.
- M. Bataillé, ingénieur des ponts et chaussées, en mettant sous les yeux de la Société des dessins de son système d’irrigation des terres, complète les renseignements qu’il avait donnés dans une précédente séance.
- M. le président témoigne à M. Bataillé tout l’intérêt que la Société attache à l'im-
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- portante application qu’il a faite de ses connaissances au mode qui lui a présenté le plus d’avantages pour l’irrigation.
- L’étude et l’initiation des résultats obtenus par M. Bataillé pouvant être d’une haute utilité, M. le président invite la commission du Bulletin à prendre les mesures qu’elle jugera convenables pour la prompte publication du mémoire et des plans de M. Bataillé.
- M. Clerget fait l’exposé d’un nouveau procédé pour déterminer le rendement en sucre pur et cristallisé des jus saccharins, des sucres bruts et des sirops de mélasses.
- La Société d’encouragement avait depuis longtemps fondé un prix pour la découverte d’un procédé prompt et facile qui permît de déterminer la richesse des sucres bruts et, en général, des produits saccharifères. Dans la séance du 15 mars 1848, elle a reconnu que les conditions du programme se trouvaient remplies et même dépassées au moyen de la méthode que M. Clerget a exposée, et de l’emploi du nouvel instrument de polarisation inventé par M. Soleil. La Société avait fixé la limite de l’appréciation à un cinquantième près. Le rapport de la commission qui a provoqué la délivrance de ce prix établit que le mode d’essai qui a été couronné détermine à moins d’un centième la quantité de sucre réel que contiennent les substances soumises à l’analyse.
- La connaissance de la teneur en sucre de ces substances importe à l’industrie , en ce qu’elle lui montre le but vers lequel doivent tendre ses efforts, à savoir l’extraction la plus complète de ce sucre , en l’isolant et en le purifiant. Mais , si les procédés de la fabrication et du raffinage sont en progrès, ils ne donnent cependant pas encore le moyen de retirer des sucres ou des sirops et mélasses, derniers produits des opérations, la totalité absolue du sucre réel que l’on y rencontre. De là l’utilité incontestable de la détermination du rendement, seulement possible, de ces substances dans l’état actuel de l’industrie des sucres.
- Tel est le second problème que M. Clerget s’est posé et dont il vient présenter la solution.
- M. Clerget reçoit les remercîments du conseil pour son intéressante communication que le comité des arts chimiques est chargé d’examiner.
- IMPRIMERIE DE MADAME VEUVE BOUCHARD-HUZARD, RUE DE L ÉPERON, 5.
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- QUAMMilTIÎil! ASIE. (N° DXXXVII. ) MARS 1849.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — tissage.
- Rapport fait par M. Alcan , au nom du comité des arts mécaniques t sur une modification apportée par M. Bosquillon aux cartons du métier à la Jacquart.
- M. Bosquillon, ancien fabricant de châles, rue du Banquier, 5, près la boulevard de l’Hôpital, s’occupe, depuis 1840, à réaliser des améliorations désirées depuis longtemps à certaines parties du métier à la Jacquart.
- Votre comité des arts mécaniques me charge de vous faire un rapport sur ces modifications, dont nous avons pu prendre une parfaite connaissance dans les ateliers de l’inventeur, où fonctionnent des métiers à lire et à tisser, auxquels ces modifications ont été adaptées.
- La Société sait qu’une des dépenses principales, nécessitée par l'usage du métier a la Jacquart, consiste dans les frais du lisage et l’emploi des cartons, dont le nombre est toujours proportionnel à la richesse du dessin à produire dans le tissu. Aussi, depuis la propagation de l’invention de la jacquart, s est-on ingénié à trouver des moyens pour réduire ces dépenses importantes. Vous avez naguère encouragé un intéressant industriel (1) pour les économies apportées, d’une manière ingénieuse, à la lecture des dessins. A différentes époques et dans divers pays, on a cherché à substituer le papier au
- (U Des récompenses ont été données à M. Eck pour son papier quadrillé briqueté, qui économise les frais de lecture. ( Voy. Bulletin de l’année 1848, p. 3. )
- Quarante-huitième apnée. Mars 1849, 7
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- ARTS MÉCANIQUES.
- carton, à diminuer la grosseur des trous et à en faire tenir davantage dans la même surface. On a même essayé de remplacer les cartons par une modification radicale ; on employait une toile métallique dont les mailles étaient recouvertes de vernis ; ce vernis formait une surface unie qui, percée dune certaine façon, faisait office de captons dans un mécanisme à la Jacquart sensiblement modifié. On a pu voir une machine de ce genre à la dernière exposition des produits de l’industrie. Chacun de ces systèmes présentait des inconvénients bien connus par les praticiens, et dans la description desquels il est inutile d’entrer ici; il nous suffit de dire qu’aucun de ces changements n’a pu se faire adopter.
- M. Bosquillon a cherché, à son tour, à résoudre le problème dont nous venons de parler, et nous croyons qu’il a été plus heureux que ses devanciers et ses concurrents. Le moyen imaginé par cet industriel est fort simple ; il a non-seulement réduit la surface des trous, mais il a cherché à les percer de façon à en faire tenir le plus grand nombre possible dans l’unité de surface, sans nuire à la résistance du carton. A cet effet, au lieu de disposer les trous en quinconce comme à l’ordinaire, ils sont contre-semplés. On parvient ainsi à n’avoir besoin que d’une surface de carton moitié moindre que celle nécessaire pour le procédé ordinaire. Il y a donc une économie de 50 pour 100 sur la dépense du carton. L’idée de M. Bosquillon} si simple en théorie, offrait tout d’abord quelques difficultés pratiques, car elle entraînait des modifications de construction dans les machines à lire , et, par suite , dans le mécanisme du métier à la Jacquart. Les trous des cartons devenant plus petits, plus rapprochés, il fallait nécessairement que toutes les parties fussent exécutées avec plus de précision. Aussi M. Bosquillon s’est-il déterminé à faire construire ces machines sous ses yeux, et à faire en cuivre , fer et fonte les parties qu’on a construites en bois jusqu’aujourd’hui. Une autre modification qui nous a paru digne d’attention est la substitution d’une vis à filets carrés au levier qui d’ordinaire sert au perçage des cartons ; on évite ainsi les chocs et éboulements de la machine qui ont lieu par l’emploi du balancier. Nous avons, d’ailleurs, visité avec intérêt le petit atelier de construction et les outils spéciaux dont M. Bosquillon se sert pour la confection de ces machines. Cette visite nous a fait apprécier le soin intelligent apporté par l’auteur à toutes les parties de son travail. On comprend que le mode d’exécution de ces machines les rend plus dispendieuses que celles ep bois ; celles-ci, en effet, quand elles sont de la grandeur ordinaire dont se servent les fabricants de châles, sont vendues moyennement de 135 à 140 francs chacune, tandis que celles.de M. Bosquillon coûtent 325 francs. Mais il est important de faire
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- remarquer qu’une de ces dernières en remplace deux du système ordinaire ; que , de plus, par la nature de sa construction et sa perfection, sa durée est plus longue. Enfin, et c’est là le point important qu’il est bon de vous rappeler, c’est quelle permet d’économiser la moitié des cartons.
- L’emploi de la machine modifiée par M. Bosquillon offre donc, en résumé, une économie sensible ; aussi la croyons-nous destinée à être adoptée plus généralement par l’industrie aussitôt que des temps meilleurs lui permettront de reprendre son développement normal.
- Votre comité des arts mécaniques vous propose , en conséquence, de remercier M. Bosquillon de son intéressante communication, et d’insérer le présent rapport dans le Bulletin, avec les dessins et la description de sa machine (1).
- Signé Alcan, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 31 janvier 1819.
- MOULINS A VENT.
- Rapport fait par M. Saulnier, au nom du comité des arts mécaniq es, sur un
- perfectionnement apporté aux ailes des moulins à vent, par M. Berton, à la
- Chapelle-Saint-Denis.
- Messieurs, la Société d’encouragement pour l’industrie nationale a donné une attention soutenue à l’action mécanique du vent. Son Bulletin, par les nombreux et utiles documents qu’il renferme à cet égard, atteste l’intérêt qu’elle attache à tout perfectionnement dans l’emploi de cette force motrice naturelle, qui coûte si peu et qu’on rencontre partout. Vous avez renvoyé à votre comité des arts mécaniques la communication de M. Berton, et je suis chargé de vous en rendre compte.
- Le procédé de M. Berton, dont le modèle est sous vos yeux, consiste dans la substitution, aux toiles qui garnissent les volées, d’un assemblage de planchettes mobiles, au moyen desquelles on peut faire varier à volonté la surface exposée au vent.
- À cet effet, aux rayons des volées sont adaptées des traverses qui peuvent former, avec ces mêmes rayons, différents angles en tournant sur les boulons mêmes qui les fixent ; les planchettes superposées les unes aux autres sont,
- (l) Nous donnerons, dans un prochain Bulletin, la description et la gravure de la machine à percer les carions de M. Bosquillon, et la partie du métier Jacquart à laquelle elle est adaptée.
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- ARTS CHIMIQUES.
- de la même manière , fixées aux traverses. Cet ensemble forme ainsi un parallélogramme variable dont la surface est d autant plus grande que ses angles aigus se rapprochent le plus de 90 degrés.
- Pour faire varier simultanément la surface des quatre parallélogrammes, chacun d’eux est articulé, à son angle aigu le plus près du centre du moulin , avec une pièce taillée en crémaillère engrenant avec une roue centrale commune aux quatre ailes ;, cette roue est elle-meme mise en mouvement par un pignon et une seconde roue centrale ; cette dernière est munie d un croisillon servant de manivelle au meunier lorsqu’il veut modifier la surface des ailes.
- Ce mécanisme n’est pas à l’abri d’une certaine critique. En effet, les quatre crémaillères ainsi que la roue sont dans un même plan, tandis que les ailes sont, comme leurs rayons, dans deux plans différents distancés par les épaisseurs de ces mêmes rayons. Pour dissimuler cette irrégularité, l’auteur a été obligé de courber les crémaillères. Quoi qu’il en soit, ce mécanisme fonctionne bien. Votre comité a visité plusieurs moulins auxquels M. Berton a appliqué son système et dont les propriétaires se louent beaucoup ; il en existe un dans les propriétés de notre collègue M. le docteur Herpin> qui nous en a rendu un bon témoignage.
- Le comité pense qu’il serait utile de publier, dans le Bulletin, la description du système de M. Berton > et j’ai l’honneur de vous proposer, en son nom, de remercier M . Berton de son intéressante communication, et de lui délivrer 300 exemplaires du présent rapport (1).
- Signé J. F. Saulnier, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 31 janvier \ 8 49.
- —II. ! ^— ... ... ..
- ARTS CHIMIQUES. — gaz d’éclairage.
- Suite de la description des appareils de fabrication du gaz d’éclairage de
- M. Pauwels (2).
- Aspirateur. — On sait que le gaz est dégagé de matières soumises , dans des vases clos, à une haute température; que ces produits gazeux s’écoulent
- (1) Nous donnerons, dans un prochain numéro du Bulletin, la description et la figure du système d'ailes de moulin à vent de M. Berton.
- (2) Voyez Bulletin de février, p. 58.
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- Î01
- GAZ D’ÉCLAIRAGE.
- sous l’influence d’une pression plus ou moins considérable, résultat qui provient des obstacles que le gaz rencontre dans sa marche, avant d’arriver à la consommation.
- On sait que cette pression, inévitable dans l’état actuel des appareils à gaz, donne lieu à des inconvénients graves :
- 1° A la détérioration prompte des cornues ;
- 2° À une perte de gaz permanente , soit à travers les parois des cornues, * soit parles joints, les tampons et autres parties des appareils que parcourt le gaz avant d’arriver au gazomètre.
- 3° Cette pression détériore les cornues, et les met hors de service par suite de leur obstruction occasionnée par le dépôt de matières carbonées sur les parois intérieures des cornues, et qui résulte d’une tamisation des produits distillés.
- 4° Enfin la moindre fissure de la cornue donne lieu à une perte considérable de gaz, et nécessite le remplacement de l’appareil.
- La gravité de ces inconvénients croit dans le rapport du chiffre de la pression , aussi la restreint-on le plus possible, ce qui engendre, dans ce cas, d’autres difficultés, sous le rapport de l’épuration du gaz, qui ne s’obtient, en général, d’une manière complète que sous l’influence d’une pression plus ou moins considérable.
- ; L’application de l’appareil auquel l’auteur donne le nom d'aspirateur fait disparaître les inconvénients décrits plus haut, son effet étant de soustraire l’intérieur des cornues à toute pression en en aspirant les produits gazeux.
- Le résultat final est : réduction des dépenses à l’égard du matériel, et augmentation considérable à l’égard des produits ( de 6 à 12 pour 100 du gaz produit ).
- Les planches 1093 et 1094 représentent l’spirateur. La fig. 1, pl. 1093, est une élévation verticale et longitudinale où l’on a supposé la première cloche coupée. La fig. 2 est une section verticale et transversale, et la fig. 1, pl. 1094, est une projection horizontale ou plan dudit appareil aspirateur.
- Cet appareil est composé de trois cloches G plongeant chacune dans une cuve G', remplie de goudron. Chaque cloche reçoit un mouvement qui la fait alternativement monter et descendre au moyen des bielles j et des manivelles l, montées sur des arbres m et p, commandés par des roues n et q, et des pignons o et r, lesquels fonctionnent par une machine à vapeur dont le principal usage est de fournir l’eau nécessaire à l’usine. Deux cylindres en fonte H et I sont posés au-dessous et devant les cloches G. Le cylindre H est divisé, suivant sa longueur, en trois compartiments distincts communiquant
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- ARTS CHIMIQUES.
- chacun avec un tuyau L qui amène le gaz du tuyau F par une tubulure L' plongeant dans le cylindre H. Chaque compartiment communique, en outre, avec une des trois cloches G, à l’aide d’un tuyau K dont la partie horizontale est munie de deux tubulures ; l’une établit une communication avec le cylindre H, et l’autre, qui est rectangulaire, a son extrémité plongée dans le liquide du cylindre I, comme on le voit fig. %, pl. 1093. Ce cylindre I reçoit le gaz expulsé par rabaissement de la cloche G. Des tuyaux v v, formant trop-plein , sont engagés dans les compartiments du tuyau H, ainsi que dans celui I, afin de maintenir un niveau constant dans toutes ces parties. Les tuyaux x, les robinets et les entonnoirs y sont destinés à amener l’eau dans les appareils au moment de leur première mise en train.
- Au moyen de cette disposition, dont les détails sont représentés pl. 1093, et fig. 1, pl. 1094, on comprend que, chaque fois qu’une cloche G s’élève, elle aspire le gaz qui lui est amené des cornues par le conduit K d’un compartiment du cylindre H. Le gaz arrive dans chaque compartiment du cylindre H par une tubulure L' branchée sur le tuyau supérieur L , lequel communique , par une de ses extrémités, avec un tuyau réuni à la conduite F, ainsi qu’avec le tuyau O du régulateur.
- L’eau contenue dans le cylindre I est aspirée dans la tubulure K', et forme sur ce point un obstacle au passage du gaz. Lorsque la cloche G descend, elle comprime le gaz et fait monter l’eau dans la tubulure L' du tuyau d’arrivée L, ce qui empêche alors le gaz d’y passer. Cette même pression chasse l’eau de la tubulure K'; le gaz passe dans le cylindre I, et est conduit au régulateur, aux réfrigérants et aux épurateurs.
- Ainsi que nous l’avons fait observer plus haut, l’action de la cloche G, étant permanente, détermine une prise de gaz d’un cube à peu près invariable, par chaque révolution ; d’un autre côté, la production du gaz est d’une variabilité que l’on ne peut ni prévoir ni apprécier. De là nécessité d’un appareil régulateur ayant pour objet de fournir la quantité de gaz utile pour compléter celle du cube déterminé par le jeu des cloches G. Cet appareil est disposé de manière à fournir, d’un côté, ce qu’il reçoit de l’autre, sous l’action d’une pression déterminée.
- Régulateur. — L’appareil dit régulateur se compose d’une cuve E' dont le fond porte deux tuyaux : celui N, fig. %, pl. 1094, sert à l’arrivée du gaz ; le deuxième O, à son expulsion. Ces tuyaux sont recouverts par la cloche M, qui plonge dans l’eau contenue dans la cuve E'. Cette cloche porte, dans son intérieur, une aiguille ou cône P très-allongé. Ce cône, dont les dimensions sont indiquées fig. 3 , pl. 1094 , se meut dans le tuyau conique F»
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- surmonté d’une espèce de couvercle traversé par l’aiguille P. Le trou de ce couvercle est égal au plus gros diamètre de l’aiguille. La cloche M est équilibrée à l’aide d’un contre-poids N' attaché à l’une des extrémités d'une chaîne O’, dont l’autre bout porte la cloche M. Cette chaîne passe sur une poulie P’, dont le rayon augmente dans une partie de sa circonférence , afin d’équilibrer la cloche, quelle que soit sa position. Ce poids détermine la pression qu’exerce la cloche sur le gaz qui y est contenu. Or, cette cloche étant en communication, d’un côté, par le tuyau F, avec les cornues, et, de l’autre, par le tuyau N, avec l’aspirateur, par le tuyau I, on conçoit que l’aspirateur, à mesure qu’il prend le gaz contenu dans la cloche M , celle-ci, en descendant , ouvre, par le jeu de l’aiguille P, un plus grand accès au gaz qui vient remplacer celui nécessaire pour remplir la capacité des. cloches G. La capacité de la cloche M est occupée, à son tour, par le gaz venant de F aspirateur par le tuyau de retour N. La pression sous l’influence de laquelle on veut que le gaz se dégage des cornues est réglée par cejle donnée par la cloche M. En effet, la quantité de gaz générée dans les cornues étant insuffisante, l’appareil aspirateur achève de remplir sa capacité à l’aide du gaz qu’il prend dans la cloche M, et le tuyau F, muni de son aiguille P, fournit à celle-ci le gaz nécessaire à son alimentation ; dans ce cas, la cloche fait descendre l’aiguille et laisse une plus grande ouverture à l’arrivée du gaz dans l’appareil par l’extrémité du tuyau I\ jusqu’à ce que la pression soit ramenée à son état normal. Si, au contraire, la production du gaz augmente au delà de celle qui est nécessaire, alors la cloche remonte , et par conséquent l’aiguille diminue le passage d’arrivée du gaz jusqu’à ce que la pression, déterminée à l’avance , soit rétablie. On comprend que, pour éviter le rétablissement accidentel de toute pression dans la cornue, il faut que l’appareil aspire constamment une quantité de gaz supérieure à celle produite par les appareils distillatoires. Dans ce cas, si par l’insuffisance de l’aspirateur ou par son arrêt la quantité de gaz produite vient à dépasser celle qui est aspirée, l’excédant trouve une issue à travers les soupapes hydrauliques de l’aspirateur, et se rend aux cuves d’épuration sous la pression générale des appareils ordinaires.
- [La suite au numéro prochain. )
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- ARTS ÉCONOMIQUES. — blanchissage.
- Rapport fait par M. E. Silvestre, au nom du comité des arts économiques, sur un perfectionnement apporté par M. Gay à l’appareil de buanderie de feu M. Constant Decoudun.
- Messieurs, les divers appareils à coulage continu qu’on emploie communément aujourd’hui dans les buanderies publiques ne diffèrent entre eux que par la manière dont s’y fait la circulation de l’eau de lessive.
- Ceux qui, jusqu’ici, ont été considérés comme donnant les résultats les plus avantageux ne sont qu’une application de l’ancienne machine de Salomon de Caus, et offrent cette disposition générale : l’eau alcaline est contenue dans une chaudière hermétiquement fermée , dont le couvercle donne passage à un tuyau de décharge ; ce tuyau, qui plonge dans le liquide jusqu’à une petite distance du fond de la chaudière, va traverser le cuvier suivant son axe, et porte, à sa partie supérieure, une pomme d’arrosoir par laquelle l’eau de lessive s’écoule sur le linge pour retourner ensuite à la chaudière.
- Ce système admis , il restait à trouver un moyen , à la fois simple et peu dispendieux, de faire circuler la liqueur alcaline d’une manière continue. Plusieurs industriels ont cherché à résoudre le problème, et à ce sujet M. Herpin vous a fait, en 1839, un rapport assez étendu sur les divers appareils exécutés antérieurement à cette époque ; dans ce rapport, M. Duvoir est cité comme étant un de ceux qui ont le plus approché de la solution de la question. ( Yoy. Bulletin de la Société, année 1839, p. 38. )
- Depuis 1839 on a apporté des perfectionnements importants à ce genre d’appareils qui ne laissaient pas que d’offrir encore quelques graves inconvénients. Ainsi il fallait attendre, pour qu’une ascension eût lieu, que le liquide, chauffé à feu nu, eût atteint et même dépassé son degré d’ébullition , ce qui causait une perte sensible de temps et de combustible. En second lieu, le linge était souvent taché au contact du tuyau d’ascension porté subitement, par le liquide , à une température élevée. Il arrivait encore que la chaudière, chauffée à feu nu sur toute sa superficie et exposée continuellement , pleine et vide, à un haut degré de chaleur, finissait par altérer l’eau de lessive et rendait pernicieux son effet sur le linge qu’elle touchait (1). Enfin la liqueur alcaline tombait bouillante dans le cuvier dès la première jetée; or on a reconnu, par expérience, que le coulage réussit beaucoup mieux quand on lessive d’abord à froid et qu’on n’élève que graduellement la température de l’eau alcaline.
- ff) Peut-être celle altération provient-elle de la décomposition d’une partie des matières animales et végétales dont le linge sale est imprégné et qui sont entraînées dans le récipient par les eaux de lessive.
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- M. Decoudun, habile mécanicien, dont plusieurs d’entre vous ont été à même d’apprécier les travaux, et qu’une mort prématurée vient d’enlever à l’industrie, a construit un appareil très-ingénieux qui fonctionne au lavoir Saint-Paul de la rue de Sèvres, et qui remédie aux divers inconvénients que nous venons de signaler.
- Les perfectionnements sur lesquels M. Gay, contre-maître dans les ateliers de M. Decoudun, appelle l’attention de la Société , ayant été apportés à l’appareil de son patron, nous croyons utile de faire connaître d’abord au conseil en quoi cet appareil diffère de ceux qui l’ont précédé.
- Comme dans le système à coulage continu adopté par M. Duvoir, M. Decoudun fait usage du tuyau de décharge à calotte hémisphérique et du flotteur destiné au jeu des soupapes ; mais le liquide alcalin n’est plus chauffé à feu nu, et ce n’est plus en vertu de la force élastique de sa propre vapeur qu’il monte dans le tuyau de décharge. L’ascension de l’eau de lessive est due à la pression exercée directement par un courant de vapeur qui provient d’un générateur, et qu’on arrête , en temps convenable, au moyen d’un robinet. La liqueur alcaline est ainsi portée froide d’abord sur le linge, et elle y est ramenée à plusieurs reprises sans être échauffée sensiblement par suite de la condensation d’une partie de la vapeur comprimante. M. Decoudun élève ensuite la température du liquide, autant et aussi, rapidement qu’il est nécessaire, au moyen d’un autre courant de vapeur provenant du même générateur, et qui circule dans un serpentin dont est garnie intérieurement la chaudière. L’excédant de la vapeur et l’eau de condensation sortent du serpentin par un tuyau dont le diamètre est moitié environ de celui du tuyau d’entrée, et sont portés dans une autre partie de l’établissement ou ils sont utilement employés.
- Comme on le voit déjà, cette disposition présente de grands avantages : on obtient de l’eau de lessive à toutes températures ; il n’est plus nécessaire d’attendre, pour chaque jetée , que le liquide soit soumis à la force comprimante de sa vapeur, d’oii résulte une économie de combustible et de temps; l’eau de lessive n’est plus sujette à perdre de sa vertu par l’action directe du feu, et enfin le linge en contact avec le tuyau de décharge n’est plus taché comme auparavant.
- Pour éviter l’intervention d’un homme employé à ouvrir et à fermer le robinet de vapeur, M. Decoudun eut l’heureuse idée de lier la clef de ce robinet à la tige du flotteur de telle sorte que la machine pût marcher seule.
- Ces perfectionnements furent réalisés dans l’appareil qui fonctionne aujourd’hui au lavoir Saint-Paul, et qui a été établi par la maison Decoudun.
- Cependant, avec le temps, on s’aperçut que le jeu de la machine deve-
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- liait irrégulier ; le robinet finissait par mal remplir son office, et nécessitait un entretien et une surveillance continus. Ce fut alors que M. Gay pensa à remplacer ce robinet par un système à tiroir mis en mouvement par la tige du flotteur au moyen d’un levier à contre-poids.
- À la partie moyenne et inférieure du levier, c’est-a-dire au-dessous de son axe de suspension, est fixée Une dent qui est reçue dans une boîte que porte , supérieurement, le tiroir, de telle manière que, quand le flotteur arrive au haut ou au bas de sa course, le tiroir est attiré ou repoussé par la dent du levier, et les lumières se trouvent découvertes ou bouchées.
- Au moyen de ce perfectionnement, l’appareil Decoudun marche avec facilité et régularité, et ne nécessite aucune surveillance. Depuis plusieurs mois qu’il est établi sur ce principe au lavoir de la Chapelle-Saint-Denis, il n’a encore eu besoin d’aucune réparation.
- En portant à quatre le nombre des lumières qui servent à livrer passage au courant de vapeur comprimante, M. Gay a considérablement réduit la course de la tige du flotteùr nécessaire pour déterminer, par l’intermédiaire du levier, l’introduction du courant.
- Quand le flotteur est au bas de sa course , la soupape à air s’ouvre, et la vapeur et l’air contenus dans la capacité du récipient sont poussés au dehors par l’eau de lessive, qui vient remplir de nouveau cette capacité. Jusqu’ici, la vapeur ainsi projetée sortait de l’appareil en brouillard épais et incommode, et se trouvait perdue ; M. Gay a eu l’ingénieuse idée de la recueillir et de la conduire, par un tuyau particulier, au-dessous du couvercle du cuvier, ou elle se condense sur le linge en l’échauffant.
- Quelques résultats comparatifs que nous allons exposer achèveront de prouver la supériorité de l’appareil en question sur ceux qui l’ont précédé. Dans les meilleurs systèmes anciens, le coulage exigeait, pour un cuvier de la contenance de 8 â 900 litres, entre six et sept heures de temps, et le nombre de jetées n’était que de quatre à cinq par heure. Avec l’appareil nouveau, dont la contenance est de 800 litres pour le cuvier et de 100 litres pour le récipient d’eau de lessive, l’opération est terminée en trois heures, et le nofnbrë des jetées, qui ont lieu sous une pression bien moins considérable (1) et dont trois ou quatre se font à froid , est de trente environ par heure. Ces résultats indiquent une accélération considérable dans l’opération, et aussi une grande économie de temps et de combustible. Quant à la consommation exacte du combustible, il a été difficile de l’évaluer, parce que, au lavoir de
- (i) Cette pression est de â à 0 dixièmes d’atmosphère t dans les appareils à ébullition s elle est au moins de % atmosphères.
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- la Chapelle-Saint-Denis, une partie de la vapeur du générateur est employée à divers autres usages. C’est ainsi qu’elle échauffe l’eau des bains qui font partie de l’établissement, et qu’elle fait manœuvrer une petite machine à vapeur de la force de 2 chevaux destinée à élever d’un puits l’eau qui sert à l’essangeage et au rinçage du linge. '
- Nous ajouterons qu’un grand établissement de buanderie , la coulerie nationale , est, en ce moment, en arrangement avec Mme Decoudun pour faire remplacer par le nouvel appareil celui qui y fonctionne aujourd’hui et qui est reconnu comme exigeant des frais de combustible trop considérables.
- Tels sont, messieurs, les résultats obtenus par MM. Decoudun et Gay, bien encore qu’il existe au lavoir de la Chapelle-Saint-Denis un inconvénient assez grave qui vient influer d’une manière fâcheuse sur ces heureux résultats. L’eau du puits qui sert à l’essangeage du linge est d’une crudité remarquable. La liqueur alcaline qu’on emploie dans l’établissement, èt qui contient environ 1,50 kilog. de carbonate de soude du commerce pour 100 lit. d’eau de Seine, forme dans cette eau de puits un précipité abondant ; d’oii il résulte que , d’une part, cette décomposition affaiblit l’alcalinité de l’eau de lessive, et que, d’autre part, elle s’oppose, en partie, à l’action de cette eau sur le linge sale , qui, dès la première jetée , se trouve imprégné de substance calcaire. Votre rapporteur a signalé cet inconvénient à Mme Decoudun, propriétaire de l'établissement, en l’engageant à employer, pour l’essangeage du linge, l’eau de Seine qui a servi aux bains et qu’on laisse ordinairement s’écouler en pure perte.
- En résumé, le comité des arts économiques, considérant que M. Gay a apporté un très-utile perfectionnement à l’appareil, déjà si ingénieux, de M. Decoudun, a l’honneur de vous proposer, messieurs, 1° de remercier M. Gay de sa communication ; %° d’ordonner l’impression du présent rapport dans le Bulletin avec le dessin de l’appareil ; 3° de citer très-honorablement M. Decoudun à la suite du rapport pour les utiles services que, pendant sa vie, il a rendus à l’industrie.
- Signé E. Silvestre, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 31 janvier 1849.
- Description de l’appareil de buanderie de M. Decoudun, perfectionné par M. Gay, rue Pierre-Levée, 6 et S, faubourg du Temple.
- La fig. 1, pl. 1095, est une coupe verticale et longitudinale du fourneau, de la chaudière et des réservoirs de vapeur.
- Fig, 2/ Coupe transversale du fourneaur
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- Fig. 3. Section verticale de l’appareil de buanderie.
- Fig. 4. Couvercle du récipient d’eau vu en dessus.
- Fig. 5. Section verticale du tiroir et des soupapes d’admission de la vapeur dans le récipient et le cuvier.
- Fig. 6. Autre section du tiroir.
- Fig. 7. Le même vu en plan.
- Ces trois dernières figures sont dessinées sur une plus grande échelle.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- À, fourneau. B, chaudière. C, manchon dans lequel pénètre la flamme. a a, tuyaux au nombre de vingt placés dans l’intérieur de la chaudière et entourés d’eau : la flamme les parcourt dans toute leur longueur, et passe ensuite dans les deux gros tuyaux D D, d’où elle se rend dans la cheminée en tôle E. F, récipient rempli d’eau qui est échauffée par la cheminée E passant au travers.
- G H, générateurs de vapeur surmontant la chaudière.
- I, réservoir plein d’eau de lessive dans lequel plonge un serpentin J.
- K, cuvier en bois contenant le linge à lessiver.
- L, faux fond de ce cuvier, percé de trous.
- M, tuyau dont l’extrémité supérieure est munie d’une calotte hémisphérique destinée à répandre sur le linge N l’eau de lessive du réservoir I. À cet effet, l’autre extrémité de ce tuyau plonge dans le liquide jusqu’à une petite distance du fond du réservoir.
- O, tuyau surmontant le générateur de vapeur G, et conduisant la vapeur dans le serpentin J, où elle est, en partie, condensée par l’eau du réservoir I.
- P, autre tuyau partant du générateur H, et dirigeant, par son extrémité recourbée , la vapeur dans le réservoir I. La pression qu’exerce cette vapeur sur la surface de l’eau fait monter celle-ci dans le tuyau M, pour se répandre ensuite sur le linge.
- Q, tuyau par lequel la vapeur occupant la partie supérieure du réservoir I est dirigée sur le linge.
- R, tuyau de décharge de l’eau de lessive ayant servi à déterger le linge.
- S, tuyau formant le prolongement du serpentin, et par lequel s’échappe la vapeur non condensée.
- b, tiroir percé de rainures et couvrant ou découvrant d’autres rainures pratiquées dans la plaque c. d, dent attachée à l’axe d’un levier à contrepoids e, et faisant aller et venir le tiroir b; à l’autre extrémité de ce levier est suspendue une tige f portant deux soupapes g h, qui ouvrent et ferment alternativement le passage de la vapeur dans le tuyau Q. Par le même mouvement * la vapeur du tuyau P est admise ou interdite dans le réservoir I.
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- OUVRAGES NOUVEAUX
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- i, flotteur qui s’applique contre la soupape h, et la tient fermée ; il fait marcher le système des soupapes. A mesure que l’eau du réservoir I baisse, ce flotteur descend et entraîne la soupape h qui est alors ouverte, tandis que la soupape g se ferme et empêche la vapeur de s’échapper. ( D. )
- OUVRAGES NOUVEAUX.
- Rapport fait par M. Philippar, au nom du comité d'agriculture , sur un ouvrage de physiquej de chimie et de géologie agricole, par M. Caillat.
- Messieurs, vous avez renvoyé à l’examen de votre comité des arts agricoles un ouvrage dont M. Caillat, professeur à l’institut agronomique de Grignon, est l’auteur, et qu’il a publié , en 1847, sous le titre à’Application à l’agriculture des éléments de physique, de chimie et de géologie« Paris, Mathias, libraire , quai Voltaire.
- Cet ouvrage est composé de quatre volumes.
- Le premier comprend la physique, la minéralogie et la géologie. En physique, l’auteur s’occupe 1° de la pesanteur, 2° de l’étude des propriétés physiques de l’air, 3° du calorique , 4° de la lumière, et 5° de l’électricité. Dans ces cinq chapitres divisés et subdivisés, selon que le comporte la matière, l’auteur, après avoir posé les principes fondamentaux, en fait successivement l’application aux agents qui exercent leur influence sur le sol, les végétaux et les animaux ; il donne l’explication des phénomènes dont le cultivateur, qui vit constamment au milieu de la nature, est journellement témoin et démontre les avantages de cette science dans tous les détails de l’application.
- En géologie, s’occupant d’abord de minéralogie, il passe en revue les minéraux terreux, métalliques, siliceux et les silicates, les minéraux combustibles ; décrit les masses minérales en indiquant leurs gisements. Voyant ensuite la géognosie, il examine les roches simples , les roches mélangées et les roches conglomérées ; il voit la structure de l’écorce solide du globe , la division des terrains, et passe en revue les différents groupes et les terrains qui se trouvent dans chacun de ces groupes.
- Tout naturellement, l’auteur, dans cette partie géologique, parle de la terre cultivée, de la croûte arable, du sous-sol et de leur formation, faisant concorder leur nature avec leur origine géologique. Il s’arrête à démontrer l’importance des études géologiques pour la culture, pour la recherche des substances minérales propres à être utilisées, considérant leur influence et leur utilité au point de vue de la culture et des arts qui en découlent ; il fait éga-
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- OUVRAGES NOUVEAUX.
- lement apprécier le besoin de ces mêmes études par rapport à la direction à donner aux travaux qui ont pour objet les fouilles de toute nature pour l’exploitation des carrières, la recherche des eaux, et pour tout ce qui se rattache aux déblais et aux remblais pratiqués dans une infinité de circonstances.
- Le second volume traite de la chimie inorganique comprenant, 1° l’étude des corps simples, T la combinaison et ses caractères, o° les composés binaires , i° les composés ternaires et quaternaires, 5° la détermination des sels inorganiques, 6° les marnes et les moyens d’en faire l’essai, 7° la composition des terres arables et les moyens d’en faire l’essai.
- Le troisième volume embrasse' la chimie organique et comprend, dans la première partie, l’étude des substances immédiates, divisées 1° en acides organiques, %° en substances neutres ou indifférentes, 3° en substances très-hydrogénées et très-carbonées, i° en matières colorantes, y compris la teinture, 5° en alcalis, 6° en substances nitrogénées non alcalines. Dans la seconde partie , l’étude des parties organiques, divisée en 1° étude des parties liquides et solides végétales, T étude des parties solides et liquides animales. Dans la troisième partie, décomposition des matières organiques, ayant lieu 1° par les agents chimiques , 2° par le feu , 3° à l’air libre. Dans la quatrième partie , conservation des substances organiques, 1° par dessiccation , 2° par privation du contact de l’air, 3° par l’introduction de substances étrangères.
- Le quatrième volume est divisé en deux grandes parties. La première, consacrée à l’étude des matières employées pour l’amélioration des terres, comprend 1° les amendements minéraux modifiants assimilables, 2° les amendements organiques ou engrais animaux, végétaux et mixtes, 3° les amendements minéraux-organiques qui sont les différents composts de fabrication. La seconde partie de ce volume traite spécialement des arts agricoles ou de la technologie comprenant 1° la fabrication de la chaux, 2° celle du charbon de bois, 3° des vins, 1° de la bière , 5° du cidre , 6° du vinaigre, 7° des huiles, 8° du sucre de betterave.
- Ces deux derniers volumes embrassent toute la chimie d’application considérée dans ses rapports avec l’agriculture.
- L’ouvrage dont nous venons de présenter l’analyse sommaire est un bon livre qui manquait à la pratique ; c’est un ensemble complet et bien enchaîné des sciences qui se lient étroitement entre elles et qui forment réellement la base des connaissances indispensables aux cultivateurs. C’est un résumé scientifique qui conduit à l’intelligence de l’application des sciences fondamentales à la pratique. Cet ouvrage est écrit avec simplicité, clarté , et par cela même est à la portée du praticien qui cherche à se rendre compte et à raisonner ce
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
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- qu’il fait. Tout en s’étendant autant que de nécessité sur les points fondamentaux, l’auteur reste dans les limites de l’élémentaire, et si, parfois, il s’élève à un certain degré scientifique, le sujet le nécessitant, il le fait avec mesure et sans exposer son lecteur à ne pas comprendre des théories compliquées et difficiles qui trompent, (fécouragent et souvent entravent les progrès.
- Ce liyre a certainement été fait ave.ç. conscienpe jet dans le seul Jmt d’être utile, afin de doter l’agriculture d’un ouvrage qui lui manquait ; il a dû coûter beaucoup de temps et de peines à l’auteur. Nous pensons qu’il remplira son objet en rendant service aux praticiens, en éclairant les jeunes gens désireux d’acquérir des connaissances positives, et en dirigeant les chefs d’exploitation dans une voie plus sûre et plus lucrative. En servant les intérêts de la culture , il sera favorable aux cultivateurs, car on sent aujourd’hui combien les sciences appliquées avec discernement doivent être profitables à la pratique pour en assurer les progrès et en accroître les résultats.
- Votre comité croit faire un acte de justice en vous soumettant les conclusions suivantes qui ont pour objet d’encourager l’auteur, en lui donnant une preuve de votre sympathie, et de provoquer la publication de bons livres qui puissent être sûrement mis entre les mains des chefs d’exploitation, des contre-maîtres, des chefs d’ateliers, des élèves, et enfin de la jeunesse studieuse qui ne saurait être trop bien dirigée dans la voie des études positives qui assurent le bon emploi du temps, des capitaux, de l’intelligence et des forces.
- Il a l’honneur de vous proposer d’admettre cet ouvrage au nombre de ceux que l’on accorde aux chefs d’ateliers et contre-maîtres d’agriculture et des arts agricoles, et d’insérer le présent rapport dans le Bulletin de la Société.
- Signé Philippar, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 28 février 1849.
- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE. ,
- Livres français.
- Des subsistances de la France. Du blutage et du rendement des farines et de la composition du pain de munition; par Haussmann• Inr8, Paris, Baillière.
- Le guide des connaissances utiles et usuelles. In-8, Bordeaux, Ferret.
- Nouveau manuel complet des nageurs, des baigneurs et des fabricants d’eaux miné: raies; par Julia Fontenelle. 1 vol. in-18, Paris, Roret.
- Mémoires d’agriculture, d’économie rurale et domestique, publiés par la Société centrale d’agriculture; année 1847. 1 vol. in-8, Paris, Bouchard-Huzard.
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- Tableau des poids et mesures du système métrique, etc. ; par Saigey. In-fol., Paris, Hachette, rue Pierre-Sarrasin, 12.
- Mémoires de l’Académie des sciences de Montpellier; année 1847. 1 vol. in-4, Montpellier, Boehm.
- Les douanes et l’industrie en 1848 ; par M. Rœderer. In-8, Paris, Didot.
- Études d’économie politique et de statistique; par M. Wolowski. 1 vol. in-8, Paris, Guillaumin.
- Journal de l’école polytechnique, t. XVIII. 1 vol. in-4, Paris, Bachelier.
- Note sur les machines de M. Paul Godefroy, pour l’exécution mécanique de la teinture; par Faure. In-4, Paris, Poussielgue.
- Association polytechnique. Cours de cinématique ( mécanique géométrique ) ; par Laboulaye. In-8, Paris, Mathias.
- Démocratie industrielle ; par le même. 1 vol. in-12, Paris, Mathias.
- Blanchiment, coloration et conservation des bois, procédé Renard Périn. In-4, Paris, Crapelet.
- Cours sur la construction et la fabrication des armes à feu ; par le colonel Homilius, traduit de l’anglais. 1 vol. in-8, Paris, Corréard, rue Christine, 1.
- Éléments de chimie organique ; par Millon. 1 vol. in-8, Paris, Baillière.
- Nouvelles bases d’une théorie physique et chimique; par Nougarède de Fayct. In-8, Paris, Amyot.
- Trésor du boulanger ou le secret de la boulangerie; par Grelot. In-12, Orléans, Coussot.
- Description des machines et procédés consignés dans les Brevets d’invention dont la duree est expirée, tomes LXV, LXVI et LXVII. 3 vol. in-4 avec planches, Paris, Bou-chard-Huzard.
- Dictionnaire de marine à voiles et à vapeur ; par MM. de Bonnefoux et Paris. 1 vol. in-8 avec planches, Paris, Arthus Bertrand.
- Nouveau manuel complet du capitaine, du chauffeur, du constructeur de bâtiments et de machines à vapeur appliqués à la marine; par Janvier. 1 vol. in-18, Paris, Roret.
- Recueil de machines, instruments et appareils qui servent à l’économie rurale et industrielle, etc., publié par Leblanc. 11e liv., in-folio, Paris, Treuttel et Wurtz.
- Considérations sur les bases fondamentales de l’art séricicole; par Peydière. 1 vol. in-8, Clermont-Ferrand, Thibaud-Landriot.
- Des horloges du système Schwilgué, pour églises. In-8, Strasbourg, rue Brûlée, 24.
- Des sociétés de mines et autres; par Burdin. In-8, Paris, Roret.
- Éducation de la mémoire pittoresque ; par Lecocq de Boisbaudran. In-8, Paris, quai Voltaire, 25.
- Introduction théorique et pratique à la science de l’ingénieur; par Claudet. 1 vol. in-8, Paris, Carilian-Gœury et Dalmont.
- Publication industrielle des machines, outils et appareils employés dans l’industrie ;
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
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- par Armengaud aîné. T. VI, 1 vol. in-8 avec atlas in-folio de 40 planches, Paris, Mathias. ^
- - Annuaire des bâtiments, des travaux publics et de l’industrie ; par Sageret. 1 vol. in-12. Paris, Mathias.
- Essai sur la fabrication du salpêtre en France ; par Mayer. In-8, Mézières, Trécourt. Études de projections d’ombres et de lavis; par Tripon. 2 vol. in-8 avec atlas de planches, Paris, Carilian-Gœury et Dalmont.
- Notions les plus essentielles sur la physique, la chimie et les machines ; par Sainte-Preuve. 4e édit., 1 vol. in-18, Paris, Hachette.
- Guide élémentaire contenant des instructions pour l’enseignement des différentes mailles ou points de tricot. In-16, Paris, rue Meslay, 25. s <
- Code-manuel des propriétaires de biens ruraux et d’usines; par Émile Agnel. 1 vol. in-16, Paris, Mansut, place Saint-André-des-Arts.
- Mémoires de la Société d’horticulture du département de Seine-et-Oise. T. VI, 1 vol. in-8, Versailles, Montalant-Bougleux.
- Notice sur la fabrication des eaux minérales gazeuses factices; par Savaresse. In-8, Paris, rue des Marais-du-Temple, 36. / -
- Guide des chemins de fer, des bateaux à vapeur et de toutes les voies de communication de la France et de l’étranger. In-32, Paris, Dupont, rue de Grenelle-Saint-llonoré, 55.
- Manuel de dessins nouveaux pour ouvrages au crochet, tricot, lacet, etc. In-16, Paris, Rosselin, rue de la Monnaie, 20.
- Notice sur les orgues mélodium d’Alexandre. In-4, Paris, boulevard Bonne^Nou-velle, 10. ^ * /
- Perfectionnements dans la navigation à vapeur; par M. Seguier. In-4, Paris, Bachelier. • ...
- Sur le commerce des sangsues; par Soubeiran. In-8, Paris, Baillière, place de 1 ’Éeole-de-Médecine. : ^ «7
- Essai administratif sur l’exploitation pratique des chemins de fer français; par Levis.
- 1 vol. in-16, Paris, Chaix, rue Bergère, 1.
- Cours de stéréométrie appliquée spécialement au cubage des bois; par Régnault.
- 1 vol. in-8, Nancy, veuve Raybois. .
- Notice historique sur l’agriculture de la France ; par de la Chauvinière. In-8, Paris, Schneider.
- Topographie de tous les vignobles connus; par Jullien. 1 vol. in-8, Paris, Bouchard-Iluzard. , -
- Rapport annuel sur les progrès de la chimie, présenté le 31 mars 1847 à l’Académie des sciences de Stockholm; par Berzelius. 1 vol. in-8, Paris, veuve Masson. : •
- Conseils pratiques aux agriculteurs ; par Quenard. In-8, Paris, Bouchard-Huzard. Manuel de la police du roulage; par Celières. In-8, Montauban, Lapie-Fontanel. Taxe-machine pour obtenir les résultats des calculs les plus compliqués ; par Bara-noivski. In-8, Paris, rue Neuve-Clichy, 3. ‘ . ' . \ ,
- Quarante-huitième année. Mars 1849. 8
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- Traité des essais par la voie sèche; par Berthier. 2 vol. in-8, Paris, Durand, rue des Gros, 3.
- Cours pratique d’arboriculture ; par Gaudry. 1 vol. in-12, Paris, rue de Grenelle-Saint-Germain, 163.
- De l’importance et de la nécessité des semis pour l’amélioration et le renouvellement des variétés cultivées; par M. A. Pnvis. In-8, Bourg, Millet-Bottier.
- De la culture de la vigne et de la fabrication du vin; par le meme. 1 vol. in-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Mémoire sur les propriétés mécaniques des bois; par MM. Chevandier et Wertheim. In-8, Paris, Bachelier.
- Annales de la Société d’agriculture de la Rochelle, 1846. 1 vol. in-8, la Rochelle, Mareschal.
- Rapport sur la culture de la vigne chasselas en treilles, d’après le procédé de M. Ma-lot. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Traité des machines à vapeur; par MM. Bataille et Julien. ïn-4 avec planches, Paris, Mathias.
- Notions de géométrie pour servir à l’étude du dessin linéaire. In-32, Paris, Hébert, rue des Grès-Sorbonne, 10.
- Code des douanes; par Boprgat. 2 vol. in-8, Paris, rue de Clichy, 20.
- De la fabrication des flûtes; par Boehm. In-8, Paris, Godefroy aîné, rue Montmartre, 63.
- Des sangsues considérées au point de vue de l’économie médicale; par Êbrard. In-8, Bourg, Millet-Bottier.
- Traité pratique du service de l’exploitation des chemins de fer ; par Schillings. 1 vol. in-8, Paris, Carilian-Gœury et Dalmont.
- Mémoire et notice sur le système transpositeur appliqué à l’orgue ; par l’abbé Cler-geau. In-4, Paris, Chaix.
- "Yo-san-fi-rok, l’art d’élever les vers à soie au Japon; par Ouekaki-Morikouni, publié par M. Bonafous. 1 vol. in-4 avec planches, Paris, Bouchard-Huzard.
- Les cours d’eau considérés au point de vue des inondations ; par Bernard. In-8, Valence, Marc-Aurel.
- Précis élémentaire de chimie agricole; par Sace. 1 vol. in-18, Paris, rue Jacob, 26.
- Principes de dessin; par Thévenin. In-folio, Châtillon, Lebeuf.
- Société des anciens élèves des écoles nationales d’arts et métiers ; annuaire ;de J §4$. In-8, Paris, Chaix, rue Bergère, 8.
- Traité des maladies des arbres fruitiers; par Bubens, traduit de l’allemand.. In-18, Paris, rue Jacob, 26.
- Des institutions commerciales en France; par Huteau d’Origny. In-8, Paris, Re-nouard.
- Traité des magnaneries; par Charrel. In-8, Paris, Bernard.
- Du gaz-feu ou des moyens de fournir le calorique à la consommation générale; par Michiels. In-4, Paris, Lacrampe.
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE. 115
- Connaissance des marchandises; par Roussel aîné. 5 vol. in-8, Paris, Renouard, rue de Tournon, 6.
- Notice sur les propulseurs naturels pour la locomotion terrestre, maritime et aérienne; par Ferdinand. In-4, Paris, Wittersheim. ^
- Annales de la Société séricicole, année 1847. 1 vol. in-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Mémoire sur la production de l’or et de l’argent, considérée dans ses fluctuations ; par M. de Ilumboldt : trad. de l’allemand. In-8, Paris, Guillaumin, rue de Richelieu,
- 14.
- Cosmos. Traité d’une description physique du monde ; par le même. 1 vol. in-8, Paris, Gide et Baudry, rue des Petits-Augustins, 5.
- Thèse de mécanique et d’astronomie; par Roger. In-8, Paris, Bachelier.
- Catalogue des brevets d’invention pris du 1er au 31 décembre 1847. 1 vol, in-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Rapport sur la construction des logements pour les ouvriers ; par Rohault de Fleury. In-4, Paris, Mme Lacombe.
- Nouvelles armes de guerre; par Perrot. In-fol., Paris, Bénard.
- Atlas général des phares et fanaux à l’usage des navigateurs ; par Çoulier. In-4, Paris, rue du Bac, 67.
- Association allemande. Législation commerciale. Douanes et monnaies. In-4, Paris, Paul Dupont.
- Cours supérieur complet de dessin linéaire et d’arpentage; par Henry ( des Vosges). In-4, Paris, Moreau, Palais-National.
- Physique et chimie des écoles primaires ; par Bergery. 1 vol. in-12, Paris, Bachelier.
- Mécanique des écoles primaires; par le même. 1 vol. in-12, Paris, Bachelier.
- Culture sans engrais, d’après le procédé de Biches. In-8, Paris, rue Bergère, 7 ter.
- Traité d’arithmétique théorique et pratique; par Chevillot. 1 vol. in-12, Nancy, Nicolas.
- Dictionnaire de la comptabilité des douanes ; par Guilgot. 1 vol. in-8, Belfort, Clerc.
- Guide pratique pour la construction des bateaux à vapeur à roues, à hélice et en fer; par MM. Lombard et Mazandier. In-8, Paris, Robiquet.
- Mémoire sur le moyen d’éteindre les incendies ; par Sale'ta- In-8, Perpignan, Alzine.
- Nouveau procédé de préparation tendant à obtenir, avec moins de semence, un rendement de céréales beaucoup plus considérable. In-4, Paris, Guillaumin.
- Nouveau système d’amélioration des animaux domestiques ; par Péteaux. In-8, Paris, Appert.
- Almanach de la Société industrielle de Nantes pour l’année 1848. In-18, Naples, veuve Camille Mellinet. >. ,
- La question des sucres considérée au point de vue scientifique, économique et industriel; par Bureau. In-12, Paris, Mathias.
- De la fabrication du papier, de ses progrès gt de s.esaf}us; par A. Fgçrgix. Iq-8, Paris, Chaix.
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- Manuel pratique du jardinage; par Courtois-Gêrard. 1 vol. in-18, Paris, rue Jacob, 26.
- Notes sur l’agriculture des départements du Nord et du Pas-de-Calais, recueillies pendant l’année 1847; par M. de Gourcy. In-8, Paris, Pillet fils aîné.
- Journal d’un second voyage en Angleterre et en Ecosse; par le même. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Annales agricoles de Roville; par M. Mathieu de Dombasle. 1 vol. in-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Annuaire agricole des départements du bassin de la Garonne. In-18, Périgueux, Dupont.
- Annuaire de la Société nationale et centrale d’agriculture, année 1848. In-12, Paris, Bouchard-Huzard.
- Couleurs accidentelles de l’eau; par Haldat. In-8, Nancy, veuve Raybois.
- Cours élémentaire de chimie; par V. Régnault. 1 vol. in-18, Paris, Victor Masson.
- De la boulangerie, des vices de son organisation actuelle, de sa réorganisation dans l’intérêt général des consommateurs; par Gannal, rue de Seine, 6. In-8.
- Nouveau cours raisonné de dessin industriel appliqué à la mécanique et à l’architecture; par MM. Àrmengaud aîné et Armengaud jeune. In-8 avec atlas in-folio, Paris, Mathias.
- Précis historique sur l’imprimerie nationale et ses types ; par Duprat. 1 vol. in-8, Paris, rue des Tournelles, 84.
- Situation des sociétés de secours mutuels de Rouen en 1843 et 1848; par Vingtri-nier. In-8, Rouen, Rivoire.
- Congrès central d’agriculture; 5e session, du 29 février au 9 mars 1848. 1 vol. in-8, Paris, Bureau, rue Coquillière, 22.
- Cours de dessin linéaire appliqué à la mécanique. In-folio oblong, planches, Paris, Langlumé, rue du Foin-Saint-Jacques, 11.
- Cours élémentaire de physique; par Béguin. 2 vol. in-8, Paris, Eug. Belin.
- Mémoire sur la législation des laines étrangères; par Aronssohn. In-8, Paris, La-crampe.
- Note sur l’organisation facultative des débouchés de l’industrie parisienne ; par Po-tonié. In-8, Paris, Guillaumin.
- Projet de défrichement de la Sologne; par Ch. Leroy. In-4, Paris, Lacrampe.
- Traité élémentaire de navigation ; par Caillat. 1 vol. in-8, Brest, Anner.
- De la concurrence entre les chemins de fer et les voies de navigation ; par Proudhon. In-12, Paris, Garnier frères, Palais-National.
- De l’arrosage dans le département des Pyrénées-Orientales, et des droits des arrosants sur les eaux ; par Jaubert. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Description des procédés métallurgiques employés dans le pays de Galles pour la fabrication du cuivre; par Leplay. 1 vol. in-8, Carilian-Gœury et Dalmont.
- Introduction de l’art dans les étoffes, par les procédés Despréaux. In-8, Paris, rue Neuve-des-Pelits-Champs, 6.
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
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- Traité des amendements et des engrais; par Joigneaux. In-16, Paris, Bouehard-Huzard.
- Du delta du Rhône et de son amélioration au moyen de la culture du riz ; par Hip-polyte Peut. In-8, Paris, rue de la Bruyère, 12.
- Emploi des machines aérostatiques aux reconnaissances militaires; par Dupuis Del-courl. In-8, Paris, Plon.
- L’Art de toiser tous les ouvrages de bâtiment; par Lebosch. In-18, Paris, Roret.
- Précis du cours de constructions forestières, à l’école forestière de Nancy; par Laurent. i vol. in-8, Nancy, Dard.
- Autophotographie ou méthode de reproduction par la lumière des dessins, gravures, etc.; par Mathieu. In-8.
- Charpente générale théorique et pratique; par B. Çabanié. In-folio, Paris, Bouchard-Huzard.
- Congrès scientifique de France; 14e session, tenue à Marseille en septembre 1846. 2 vol. in-8, Paris, Derache, rue du Bouloi.
- Mémoires de physique mécanique; par Guillaume Weriheim. 1 vol. in-8, Paris, Bachelier.
- Connaissance des temps ou des mouvements célestes pour l’année 1851, publiée par le Bureau des longitudes. 1 vol. in-8, Paris, Bachelier.
- Documents sur le commerce extérieur de la Chine, publiés par le ministre de l’agriculture et du commerce. 1 vol. in-8, Paris, Dupont.
- Atlas complet de cintres et d’escaliers, à l’usage des charpentiers; par Jonqua Cousin. In-folio avec planches, Agen, Noubel.
- Histoire des ateliers nationaux; par Émile Thomas. 1 vol. in-18, Paris, Michel Levy frères.
- Leçons de chimie agricole ; par Malaguti. 1 vol. in-18, Paris, Allouard et Kœppe-lin, rue de Seine, 10.
- L’Art d’élever, de multiplier et d’engraisser les poules, les poulets et les chapons ; par Routillet. ln-12, Paris, Tissot, place du Pont-Saint-Michel, 45.
- Programmes des prix proposés par la Société industrielle de Mulhouse. Paris, Roret.
- Remarques sur la culture de la vigne dans l’arrondissement de Marmande ; par Lu-cinet. In-4, Marmande, Duberost.
- Annales agricoles, scientifiques et industrielles du département de l’Aisne. 1 vol. in-8, Saint-Quentin, Moureau.
- Technologie des engrais de l’ouest de la France; par MM. Moride et Bobxerre. 1 vol. in-8, Paris, Langlois et Leclercq.
- Le villageois, almanach de l’agriculture et des campagnes pour l’année 1849. In-24, Paris, Pagnerre.
- Essai sur la culture de la vigne dans le département de l’Ain; par Sirand. In-8, Bourg, Millet-Bottier.
- Mémoire sur l’introduction, en France, de la race des alpacas et des lamas de 1 Amérique du Sud ; par Roehn et Barthélemy Lapommeraye. ln-8, Paris, Lacour.
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTIiIELLË.
- Notice succincte sur un Canon perfectionné; par Daniel Treadwell. In 8, Paris, Corréard, rue Christine, 1.
- Notice sur une fusée Sharpnel; par Splingard. In-8, Paris, Corréard.
- Principes d’arpentage et de nivellement; par Pèrcin. Ih-12, Paris, Langlois et Leclercq.
- Traité du dessin et du levé du matériel de l’artillerie; par Burg. 1 vol. in-8 avec atlas de planches, Paris, Corréard.
- Tableau général du eorhmeree de la France avec Ses colonies et les possessions étrangères pendant l’année 1847. 1 vol. in-4.
- Annuaire de Chimie; par Millon et lleisel. 1 vol. in-8, Paris, Baillière.
- Mémoire sur la fabrication de la poudre à canon; par Braddock : traduit de l’anglais. 1 vol. iii-8, Paris, Corréard.
- Rapport sur un projet d’organisation d’une banque de crédit foncier, fait par M. Poïh-mier, à là Société ceïitrale d’agriculture. In-8, taris, Bouchard-Huzard.
- Almanach du cultivateur et du vigneron; par Bixio. Année 1849 , in-16, Paris, Pa-gnerre.
- Recherches pratiques sur les alliages des métaux industriels ; par Guettier. în-8, Paris, Lange Levy.
- Rapport fait à la Société d’horticulture de France sur la situation dû terrain d’expériences et l’état des cultures en 1848. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Eléments de géométrie théorique et pratique ; par Désdouits. 1 vol. in-8, Paris, Le-coffre, rue du Vieux-Colombier, 29.
- Mémoire sur l’emploi du sel en agriculture; par Jules Maréchal. In-8, Paris, Brièfe.
- Annuaire de l’horticulture. In-24, Paris, Pagnerre.
- Exposé des travaux de la chambre de commerce de Rouen pendant l’exercice de 1847-1848. In-8, Rouen, Péron.
- Traité pratique de l’éducation du lapin domestique; par Espanet, religieux trappiste. In-18, Paris, rue Jacob, 26.
- Dessèchement des étangs de la France et leur Conversion en prairies naturelles ; par Catineàu-Laroche. In-4, Paris, Duvefger.
- Enquête sur l’industrie de Paris et du département de la Seine. In-8, Paris, Dupont.
- Abrégé de chimie; par Pelouze. 1 vol. in-12, Paris, Victor Masson.
- De la statistique de l’agriculture de la France; par Moreau de donnés. In-8, Paris, Guillaumin.
- Mémoire sur quelques industries nouvelles à introduire en Belgique ; par Terwangue. In-folio, Lille, Reboux.
- Pratique raisonnée de l’arboriculture en général; par Félix Picot Amette. In-12, Paris, Grellé, passage du Caire, 84.
- Cours élémentaire de sciences physiques; par Ferdinand Piérot. 1 vol. in-8, Paris, Lecoffre.
- De la puissance américaine; pai* Tell Pmsêin. 2 voh in-8, Paris, Guillaumin.
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
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- Du défrichement des forêts et du reboisement des terres incultes ; par Gonzalvé de Vilmotte. In-8, Nancy, Raybois.
- Éléments de mathématiques ; par Coince. 1 vol, in-8, Paris, Lagny frères, rue Bour-bon-le-Château, 1.
- Histoire du canon dans les armées modernes; par Louis Napoléon, représentant du peuple. In-16, Paris, Martinon, rue du Coq.
- Du sel dans ses emplois agricoles; par A. Demesmay. In-8, Paris, Dusaeq, rue Jacob, 26.
- Histoire des progrès de la Société royale agricole d’Angleterre; par Thackeray. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Nouveau traité de manipulations électrochimiques; par Brandely. In-8 , Paris, Roret.
- Traité élémentaire de cosmographie; par Amiot. In-8, Paris, Delalain.
- Mémoire descriptif sur un mode d’application de la force centrifuge au mouvement des liquides et des fluides élastiques; par M. Biche. In-8, Besançon, Outhenin-Cha-landre.
- Mémoire sur un projet d’éclairage par le gaz, de chauffage par la vapeur et de ventilation ; par Girault. In-8, Paris, Mathias.
- Des engrais inorganiques en général et du sel marin en particulier; par Becquerel. In-18, Paris, Didot.
- Histoire des progrès de la géologie de 1834 à 1845 ; par d’Archiac. 1 vol. in-8, Paris, rue du Vieux-Colombier, 26.
- Traité théorique et pratique de l’art de bâtir, par Rondelet, publié par Abel Blouet. 1 vol. in-4 avec atlas de planches, Paris, Didot.
- Cours élémentaire théorique et pratique de la tenue des livres en partie double ; par Guyet. In-4, Lyon, place Belleeour, 8.
- Manuel populaire d’agriculture à l’usage des cultivateurs de l’arrondissement d’Ar-gentan ( Orne ) ; par M. de Vigneral. In-8, Argentan, Barbier.
- Nouveau manuel complet du facteur d’orgues; par Hamel. 3 vol. in-18 avec atlas de planches, Paris, Roret.
- Réflexions sur la falsification des farines de lin et de moutarde ; par Hayère. In-32 , Paris, rue du Faubourg-du-Temple, 132.
- Tableau décennal du commerce de la France avec ses colonies et les puissances étrangères, de 1837 à 1846. 1 vol. in-4, Paris, Renard, rue Sainte-Anne, 71.
- Traité élémentaire d’arithmétique décimale ; par Thomasson. 4e édition, in-18, Châ-lons-sur-Saône, Boyer.
- Sur la dérivation des eaux pluviales qui entraînent les terres des sols en pente ; par Barré de Saint- Venant. In-8, Paris, Dupont.
- Méthode de dessin industriel pour l’enseignement mutuel; par Schaal. In-8, Pans, quai de l’École, 18.
- Notice sur la mauvaise qualité des arbres fruitiers cultivés ; par Mérat. In-8 , Paris, Bouchard-Huzard.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- Traité de géométrie théorique et pratique ; par Eysserie et Pascal. 1 vol. in-12, Paris, Langlois et Leclercq.
- Ouvrages périodiques.
- Le Moniteur agricole, sous la direction de M. Magne. Paris, rue J .-J.-Rousseau, 8.
- Journal des commerçants et des industriels. In-4, Paris, rue Thiroux, 12.
- Journal des fabricants et des manufacturiers; par Lehir. In-8, Paris, rue du Cherche-Midi, 24.
- La Presse industrielle. In-fol., Paris, rue Sainte-Barbe, 11.
- Le Courrier des chemins de fer. In-fol., Paris, rue Bergère, 8.
- Le Moniteur de la marine. In-fol., Paris, quai Bourbon, 19.
- Bulletin commercial, agricole. Courrier des halles. In-fol., Paris, rue Coq-Héron, 3.
- Le Cultivateur, journal des intérêts agricoles. ïn-4, Metz, André.
- Bulletin des halles et Courrier des marchés. In-4, Paris, rue de Sartine, 1.
- Bibliothèque rurale du département de l’Aisne. In-4, Laon, place de l'Hotel-de-Ville,
- 5.
- Réforme agricole, scientifique et industrielle. In-4, Paris, Éloffe, rue de l’Ecole-de-Médecine, 10.
- Comptes rendus des travaux de chimie; par Laurent et Gerhardt. In-8, Paris, Cha-merot, rue du Jardinet.
- Portefeuille des architectes, ingénieurs et constructeurs, sous la direction de M. Dal-mont. In-16, Paris, Rodelsturtz.
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- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS MÉCANIQUES.
- Note sur de nouvelles machines employées en teinture ; par M. Bresson, ingénieur
- civil, à Rouen (1).
- Ces machines ont été importées en France par M. Léveillé; elles fonctionnent depuis plusieurs mois dans son grand et bel établissement de teinture à Rouen.
- Elles sont au nombre de trois : la première est une dégorgeuse concentrique, la deuxième une dégorgeuse excentrique, la troisième une machine à tordre ; toutes trois ont pour but le lavage et les manipulations que subissent les cotons en pente (ou écheveau ) dans les diverses opérations de la teinture.
- (î) Communiquée à la Société d’encour3gement dans sa séance du 31 janvier 3849.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- La teinture est un art mixte qui exige tout à la fois le concours de la mécanique et celui de la chimie ; tel bain de teinture, quoique fort bien préparé, chimiquement parlant , ne produira que des nuances douteuses, marbrées, si les préparations qui ont précédé ce bain n’ont pas été bien faites ; au nombre de ces préparations sont les lavages, opérations toutes mécaniques, et qui cependant exigent bien des précautions.
- On conçoit, en effet, que si une pente de coton (écheveau pesant de 150 à 250 gram.) qui sort d’une préparation quelconque n’est pas uniformément lavée, si certaines parties retiennent encore plus de cette préparation que d’autres, lorsqu’on la plongera dans le bain où elle doit absorber la matière colorante ou le mordant, elle l’absorbera inégalement ; de là de mauvais résultats.
- Or comment se font ces lavages ordinairement? Sur le bord de la rivière sont enfoncés en terre un certain nombre de tonneaux défoncés par le bout supérieur ; c’est dans ces tonneaux que les ouvriers se placent. Le coton à laver est déposé tout près de l’ouvrier : il le prend pente à pente, le passe dans la rivière en l’y agitant plus ou moins pour bien l’épurer de toutes les matières dont on veut le débarrasser ; puis il remet la pente à côté de lui, en prend une autre, et ainsi de suite.
- On voit tout d’abord ce qu’une telle manipulation doit présenter d’irrégularité ; certaines pentes seront lavées, dégorgées à fond, d’autres le seront moins; dans chaque pente, la partie que tenait l’ouvrier dans sa main n’a pu se dégorger aussi bien que le reste, ce à quoi il remédie le plus possible en la changeant de position ; enfin, ce qui est plus grave , c’est que ce lavage , tout imparfait qu’il soit, est pénible, long, et dès lors coûteux.
- Souvent, pour opérer un lavage plus complet, on place, à la suite les uns des autres, quatre, cinq, six et jusqu’à sept ouvriers qui se passent chaque pente de coton de main en main, après l’avoir agitée dans l’eau. Pour les lavages après passage au chlore, ce mode est nécessairement suivi, et néanmoins il est rare qu’après cette manipulation l’odorat ne révèle pas encore la présence du chlore dans le coton, preuve évidente qu’il y a mieux à faire.
- C’est donc ce travail, coûteux et rarement parfait, que M. Léveilléconfie à une machine dite à dégorger.
- Elle se compose de deux paires de cylindres horizontaux en bois, d’environ 0m,50 de longueur sur 0m,15 de diamètre; un bâti en fonte reçoit cette double paire de cylindres et leurs accessoires, ce qui forme deux machines symétriques ou jumelles qui sont placées sur le bord postérieur d’un pont en bois établi sur la rivière, et dont la partie antérieure est occupée par les ouvriers employés au lavage et leurs ustensiles de transport pour les cotons. Le pont est mobile, on le monte ou on le descend suivant que les eaux s’élèvent ou s’abaissent. ,
- Dans chaque machine, le cylindre inférieur a une de ses extrémités entièrement libre, sans cela on ne pourrait placer dessus la pente de coton : l’arbre en fer qui le traverse et se confond avec son axe sort par l’autre extrémité ; il porte deux gorges qui so
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- NOÏIGÈS ïNDUSïRîÊLÏilS.
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- logent dans deé collets attachés an bâti ; il est muni aussi d’un débrayage et d’une roue dentée pour commander le cylindre supérieur qui en porte une semblable.
- La distance de l’axe des cylindres inférieurs à la surface de l’eau est d’environ Om,40, telle enfin qu’une pente de coton, mise sur le cylindre, trempe dans l’eau d’un tiers de sa hauteur.
- Les cylindres supérieurs sont également indépendants l’un de l’autre; chacun est monté sur un châssis en fonte qui se meut autour d’un axe en fer parallèle et postérieur à celui des cylindres, ce qui permet d’écarter à volonté chaque cylindre supérieur de l’inférieur . Un arrêt mobile sert à retenir le cylindre supérieur à une distance de 6 ou 7 centimètres pendant que l’on engage ou dégage une pente.
- Dans le travail , le cylindre supérieur pèse de tout son poids sur l’autre ; cette pression est même augmentée d’une partie du poids du châssis, et on peut lui donner telle intensité que l’on veut.
- C’est le cylindre inférieur qui commande le cylindre supérieur, parce que c’est lui qui reçoit l’action du moteur, et que ces deux cylindres sont armés de roues d’engrenage égales, à dentures profondes, afin de rester engrenés , quelle que soit l’épaisseur de la pente de coton engagée entre les deux cylindres.
- S’il n’eii était pas ainsi, à le cylindre inférieur ne commandait le cylindre supérieur que par entraînement, par frottement, il pourrait y avoir glissement, et les cotons en souffriraient.
- Lorsqu’un place ainsi une pente de coton sur le cylindre inférieur, elle n’occupe d’abord qu’un très-petit espace en largeur, quelques centimètres seulement ; mais à peine a-t-elle fait quelques tours, qu’elle s’est étendue en nappe minoe sur toute la surface du cylindre sur laquelle elle roule, comme le ferait un tissu. Pour contenir cet élargissement qui porterait le coton au delà des extrémités des cylindres, des guides en fer rond sont placés tin peu au-dessus de la surface de l’eau; ils maintiennent cette largeur dans des limites convenables.
- Dans quelques cas, on ajoute un compteur à sonnerie à chaque machine à dégorger; on le règle de manière à sonner après vingt, trente, quarante tours de cylindre, suivant que le genre de marchandise l’exige ; de cette manière, l’ouvrier est averti quand il doit mettre une nouvelle pente au lavage. Ce mécanisme n’est pas utile dans la plupart des cas, l’ouvrier étant suffisamment prévenu que le lavage est parfait quand l’eau qui jaillit du coton est claire et limpide.
- Pour son service ordinaire, M. héveillé a placé sur le même pont et sur une seule ligne quatre de ces machines ( deux machines doubles ) ; il suffit de deux ouvriers pour les desservir * et quelquefois d’un seul. Les cotons à laver sont amenés sur le pont, derrière les ouvriers, au moyen de brancards. A mesure qu’une pente est lavée, l’ouvrier la jette sur un autre brancard ; les hommes n’arrêtent point, et chaque machine n’arrête tout juste que le temps nécessaire à enlever la pente lavée et à en mettre une autre.
- Il est facile de comprendre comment le lavage du coton se pratique dans ce cas ; la
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- machine est arrêtée, dès lors le cylindre supérieur est écarté de 6 à 7 centimètres du cylindre inférieur. L’ouvrier prend une pente, il l’ouvre, et la place sur le Cylindre inférieur qu’il met en mouvement au moyen de l’embrayage , puis il abaisse le cylindre supérieur et l’abandonne ; la pente de coton baigne dans l’eau et s’y développe successivement par le mouvement des cylindres ; l’eau en est continuellement expulsée par la pression du cylindre qui s’appuie dessus. Pendant que le lavage s’opère ainsi, l’ouvrier va faire la même opération sur la machine voisine , et il parvient à alimenter deux dé-gorgeurs s’il s’agit d’un petit lavage, et quatre s’il s’agit d’un grand lavage, parce que, dans ce dernier cas, le coton restant davantage sur la machine, l’ouvrier peut alimenter plus longtemps ces machines. • - •
- Le lavage est d’une grande uniformité et aussi parfait qu’on le veut, puisqu’il suffit de laisser chaque pente un quart ou une demi-minute de plus pour obtenir toute la perfection désirable ; il n’y a plus à redouter l’inattention ou la paresse, ou bien encore la fatigue de l’ouvrier; ce n’est pas lui qui fait le lavage, il le surveille seulement. En une heure un seul homme lave une mise de coton ( 115 à 120 kilogram. ) grand lavage ; en trois quarts d’heure deux hommes lavent une mise petit lavage, ce qui, pour être moins bien fait à la main, aurait exigé le travail de six hommes durant une heure et demie ; un homme fait donc le travail de six dans ce cas.
- Pour toutes les opérations dans lesquelles il n’y a qu’à se débarrasser d’un liquide, cette dégorgeuse concentrique est excellente. Je l’appelle concentrique par opposition à la suivante dans laquelle le cylindre a un mouvement excentrique; mais s’il faut purger le coton de matières solides, en poudre, eh copeaux minces, etc., comme il arrive lorsqu’il sort d’un bain garance , où la matière tinctoriale en poudre , le liquide èt le coton sont mêlés ensemble dans la même chaudière, alors la dégorgeuse que nous avons décrite ne pourrait servir; la pression du cylindre supérieur rendrait les matières étrangères au coton plus adhérentes ; il faut enfin une autre machine , dans laquelle le mouvement de la main de l’homme, qui secoue la pente dans l’eau, soit imité, c’est ce qui a été réalisé par la dégorgeuse excentrique.
- Elle consiste en un cylindre horizontal en bois d’environ 0m,35 de longueur et 0m,25 de diamètre, dont l’axe de mouvement ( arbre en fer ) est parallèle, mais ne se confond pas avec l’axe de figure ; il en résulte que ce cylindre sautille au lieu de tourner sur lui-même ; la pente de coton placée dessus, et qui trempe en même temps dans la rivière , se développe successivement sur la surface de ce cylindre, et subit un mouvement saccadé qui l’ouvre et la débarrasse des impuretés qu’elle contient.
- Plus le mouvement de rotation du cylindre est rapide, plus la secousse qu’il donne au coton est vive, ce qui fournit un moyen d’augmenter à volonté l’action de la machine.
- Quant à la disposition générale et au service, ils sont les mêmes que pour les dégor-geuses concentriques; deux machines jumelles, soient quatre cylindres, sont établies dans des bâtis en fonte sur le bord postérieur d’un pont dont la partie antérieure est occu-
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- pée par les ouvriers et les agrès du service ; deux hommes suffisent au travail de cet assortiment.
- M. Léveillé a encore introduit en France une troisième machine qui est un complément nécessaire aux opérations mécaniques de la teinture que nous venons de décrire; c’est une machine à tordre les pentes de coton, c’est-à-diré une machine à expulser le liquide qu’elles peuvent contenir, soit en sortant de telle ou telle opération, soit en sortant du rinçage.
- Cette opération se fait ordinairement à la main ; l’ouvrier place la pente à tordre sur un crochet en fer rond fixé à la hauteur de sa tête dans un poteau vertical, puis la laissant pendre, il passe dans sa partie inférieure un fort bâton de 35 à 40 centimètres de longueur, et lui faisant faire trois , quatre ou cinq tours, il tord ainsi cette pente dont le liquide se trouve expulsé.
- Pour que l’extraction soit plus complète et plus uniforme, l’ouvrier recommence la manœuvre sur la même pente une deuxième fois, mais après avoir fait glisser la pente sur le crochet, afin que la torsion s’opère sur d’autres points.
- Cette opération n’est ni longue ni difficile, seulement il n’est pas aisé d’obtenir un degré uniforme de torsion et dès lors d’extraction pour toutes les pentes; puis il pourrait arriver qu’un ouvrier brutal tordit avec trop de force et altérât ainsi les cotons.
- C’est dans ces limites qu’il faut regarder la machine à tordre comme utile.
- Elle se compose de deux forts crochets en fer rond ou en cuivre, disposés horizontalement en face l’un de l’autre : le premier~a un mouvement de rotation qui lui est transmis par une courroie passée sur la poulie que porte la tige de ce crochet; l’autre n’a point de mouvement de rotation, mais il glisse parallèlement à lui-même dans une boîte cylindrique, et peut ainsi avancer vers le premier crochet ou s’en éloigner.
- La machine est réglée de telle sorte que, une fois que ce deuxième crochet est amené à une certaine distance du premier, un petit butoir soulève un déclenchement qui fait passer la courroie sur la poulie folle, ce qui produit la suspension du mouvement.
- Tout cela est monté sur un bâti en fonte dont la partie moyenne et inférieure est occupée par une bassine en zinc pour recevoir le liquide extrait des pentes par la torsion.
- Là manœuvre se fait de la manière suivante : l’ouvrier passe une des extrémités de la pente à tordre dans le crochet fixe , puis son autre extrémité dans le crochet mobile qui doit être à une distance telle que la pente, ainsi placée, soit légèrement tendue : alors l’ouvrier fait passer la courroie sur la poulie de commande ; aussitôt le premier crochet fait quelques tours et tord la pente. Mais il ne peut en être ainsi sans que cette pente se raccourcisse : dès lors le deuxième crochet, qui n’est retenu dans sa boîte que par un contre-poids suspendu à une corde, avance toujours à mesure que la torsion a lieu ; mais bientôt le butoir soulève le déclenchement, et la machine
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- s’arrête. L’ouvrier détord la pente, l’enlève, en met une autre, et ainsi de suite tant qu’il y en a à tordre.
- Cette manipulation est pour le moins aussi longue, et plus peut-être, que la torsion à la main, mais elle est plus régulière ; toutes les pentes sont également tordues, et la torsion ne peut dépasser le terme qui convient.
- Les machines à dégorger sont susceptibles d’une foule d’applications avantageuses en teinture. C’est ainsi que M. Léveillé emploie la dégorgeuse concentrique pour le passage des cotons à l’huile, préparation que doivent subir tous les cotons pour la teinture grand teint (rouges, bruns, lilas, etc. ); je dis à l’huile ou au bain blanc pour me conformer à l’usage, car le bain dans lequel on passe ainsi les cotons est un mélange d’huile et d’une dissolution aqueuse de carbonate de soude, c’est-à-dire que c’est un véritable savon liquide non encore complètement formé.
- Ce travail se faisait autrefois à la main ; l’ouvrier malaxait le coton dans une terrine contenant le bain d’huile et d’alcali, un autre le tordait, et ainsi de suite jusqu’à la fin. C’était long et pénible, les cotons se trouvaient fatigués, et rarement ils étaient bien uniformément atteints.
- Si l’on considère que ces passages au bain d’huile se répètent sans autre interruption qu’un séchage à l’air, et jusqu’à huit et dix fois, selon qu’on veut obtenir des nuances plus ou moins intenses, plus ou moins solides, on conçoit que cette manipulation doit être fort coûteuse, et qu’il est bien important de la faire mécaniquement.
- Ayant une machine à dégorger double dans un seul bâti, et au-dessous de chaque paire de cylindres une bassine en zinc dans laquelle on met le bain d’huile et d’alcali, on place la pente sur le cylindre inférieur, elle trempe dans le bain, et on met en mouvement ; en moins d’une minute le coton est infiniment mieux imprégné, pénétré du liquide savonneux, qu’il ne peut l’être par le travail à la main.
- Cn autre avantage fort important qui résulte de l’emploi de ce procédé mécanique, c’est l’économie d’huile. M. Léveillé affirme qu’avec 60 kilogrammes d’huile il fait autant qu’avec 100 kilogrammes, ce qu’il faut attribuer à ce que cette huile, étant mieux battue, infiniment plus divisée, se trouve plus utilement employée : l’action mécanique facilite l’action chimique en augmentant les contacts ; il y a donc tout à la fois économie de matières et perfectionnements des résultats.
- M. Léveillé doit applique* ces machines à l’engallage, à l'alunage, et à tous autres mordançages du coton ; il est probable qu’il en obtiendra de bons résultats.
- Ces machines, si simples, si légères, si peu coûteuses, ont été inventées par M. Pré-vinaire, manufacturier à Harlem, en Hollande : nul doute qu’il n’en ait puisé l’idée première dans des machines analogues employées pour le blanchiment et l'apprêt des tissus légers ; mais il a eu le mérite de les approprier aux opérations de la teinture, et elles produiront certainement une véritable révolution dans cet art.
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- ARTS ÉCONOMIQUES.
- Observations sur le mode de transport et de préparation des matériaux de construction et sur les améliorations qu’on pourrait désirer à ce sujet, dans l’intérêt de la facilité de la circulation, de la sûreté publique et de la conservation du pavage des voies publiques de la capitale; par M. Gourlier (1).
- L’ordonnance de police du § août 1829 a restreint, avec raison, aux seuls cas de la construction des aqueçlucs , égouts , trottoirs et autres établissements à faire sur la voie publique même, la possibilité d’obtenir l’autorisation de former, aux dépens des rues et places, des chantiers et ateliers, pour le dépôt et la préparation des matériaux de construction, et principalement des pierres de taille. Dans les autres cas, même pour la construction des édifices publics , les entrepreneurs sont tenus d'établir ces chantiers ou ateliers sur des terrains particuliers.
- Cette sage mesure a, sans aucun doute, été extrêmement favorable à la facilité et à la liberté de la circulation ; mais n’est-elle pas insuffisante, et n’y aurait-il pas plus encore à faire à ce sujet, en raison de l’augmentation incessante de la population et de l’industrie, et des nouveaux développements que tout doit faire présager? c’est ce que nous nous proposons de rechercher ici.
- Examinons quels sont, dans l’état ordinaire des choses , les principaux faits qui se rapportent au point qui nous occupe.
- D’après les relevés qui en sont tenus par l’administration, les pierres de taille employées dans les constructions de la capitale sœlèvent, année commune, à '70,000 mèt. cubes, divisés à peu près ainsi qu’il suit :
- 1° 55,000 mètres environ provenant des plaines qui environnent Paris, principalement sur la rive gauche, préalablement exploitées par blocs, dont chacun cube de 1 mèt. à 1/2 mèt. cube; trois ou quatre de ces blocs sonf chargés sur des binards ou lourdes voitures à cinq ou six chevaux et amenés ainsi, au travers des rues de la capitale, aux chantiers de construction , où les plus volumineux sont d’abord débités gu moyen de scies; l’on procède ensuite à la taille. Si, comme il arrive assez souvent, surtout pour les entreprises un peu considérables, le chantier n’a pu, faute d’emplacement, être établi au lieu même où se fait la construction, les pierres taillées , chargées sur de plus petits binards, sont de nouveau traînées, sur la voie publique , jusqu’à pied d’œuvre. Il faut encore, la plupart du temps, transporter dans des tombereaux, aux décharges publiques, les grave is ou recoupes provenant de la taille des pierres, qu’on peut évaluer à un çinqnième de leur cube primitif et dont, dans tous les cas, on a payé en pure perte le transport, le droit d’entrée et le mesurage.
- 2° 4-5,000 ipètrets en pierres tendres ( Saint-Leu, Verge h) et autres ) provenant de carrières situées à une distance plus ou moins considérable de Paris, mais ordinairement à la proximité des rives de la Seine ; presque généralement exploitées par
- (l) Cette note a été lue dans la séance de la Société du il octobre 1848.
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- blocs plus considérables, et amenées, en bateaux, jusqu’aux ports, puis transportées aux chantiers à peu près de la même manière que les pierres dures et avec les mêmes in-, convénients.
- Ces différentes mains-d’œuvre et faux frais peuvent être évalués à environ 8 fr. par mètre cube de pierre mise en œuvre, ce qui, pour environ 56,000 mètres, donne une somme totale annuelle d’environ 448,000 fr., indépendamment des frais accidentels de location de chantiers, etc. Près d’un dixième de cette somme est applicable au transport des gravois aux décharges publiques.
- Environ trente-cinq mille voyages de grosses et pesantes voitures peuvent être nécessaires pour transporter ces pierres au milieu des rues de la capitale ; c’est, moyennement, cent voyages par jour, et ces voitures faisant habituellement deux voyages par jour, c’est dès le matin et ensuite vers le milieu de la journée, enfin vers le soir, et, dans les jours courts, lorsqu’il fait déjà nuit, qu’elles viennent ainsi ajouter aux embarras toujours croissants de la circulation, aux causes incessantes d’accidents, de détérioration des pavages, etc. *
- Enfin quatorze mille voyages environ de tombereaux à un ou deux chevaux sont encore nécessaires pour emporter hors de la ville les recoupes; et ces recoupes, ordinairement mélangées avec d’autres gravois, sont nécessairement sans aucune valeur, sans aucune utilité, tandis que, recueillies avec soin, elles seraient au moins susceptibles d’être utilisées en les transformant en chaux.
- Tel est l’état actuel des choses pour la capitale.
- Mais, dans beaucoup de grandes villes, à Lyon notamment, à Marseille, etc., on §p garde bien d’avoir ainsi en pure perte, et au prix des inconvénients de toutes sortes que nous avons signalés,
- 1° A transporter, de la carrière au bâtiment, des blocs d’un volume plus embarrassant que ne devra être le morceau tel qu’il sera employé ;
- 2 A remporter aux décharges la pierre jetée bas par la taille. On fait habituellement venir de la carrière des blocs débités d’une manière uniforme en un certain nombre d'échantillons, tels que les réclament les besoins ordinaires des constructeurs; et, pour les constructions moins ordinaires, on envoie à la carrière des plans d’appareil d’après lesquels les blocs sont débités et préparés. Ainsi, dans l’un et l’autre cas, on n’a à opérer que le transport des pierres préparées, et dès lors elles peuvent être qmcnées directement à pied d’œuvre. Sans doute, ce transport demande plus de soins e| devient, à quantités égales, un peu plus coûteux, principalement parce qu’il ne peut guère sq faire qu’en plus petites parties et par chargements moins considérables. Mais cette dernière circonstance est déjà un avantage pour la circulation, à laquelle un petit nombre dg grandes voitures causent, en général, beaucoup plus d’obstacles qu’un nombre plus considérable de voitures moins fortes, et l’excédant de dépenses dont nous venons de parler est au moins, en partie, compensé par l’absence des doubles transports qui oqt lieu, en pure perte, dans le mode habituellement suivi à Paris.
- Si nous ne nous trompons, il ne serait pas impossible d’adopter, pour les constructions de la capitale, une marche à peu près semblable et d’obtenir au moins une partie
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- des mômes avantages, surtout pour les quantités considérables de pierres dures qui s’exploitent presque aux portes de la capitale.
- Il serait d’abord facile d’avoir, à proximité de chaque carrière, un chantier de sciage et de taille où les pierres seraient débitées et préparées suivant les besoins et les commandes, et d’après les plans d’appareil envoyés par les consommateurs. Ces mains-d’œuvre seraient probablement susceptibles d’y être effectuées avec plus d’économie que dans des chantiers isolés, et ce serait surtout alors qu’on pourrait penser sérieusement à y appliquer l’emploi des moyens mécaniques dont on a parlé souvent jusqu’ici, dont on a même fait des essais assez remarquables, mais qui ne pourraient donner des résultats importants qu’en les appliquant à des quantités un peu considérables.
- Sous ce rapport, peut-être serait-il préférable que cette exploitation eût lieu non sur chaque carrière même, mais dans quelques grands ateliers établis à proximité des différentes carrières, et en même temps des principales barrières par lesquelles les pierres sont amenées dans la capitale; on y trouverait, en outre, l’avantage de réunir en un même lieu les pierres de diverses natures nécessaires pour les différents besoins des constructeurs.
- Ce dernier mode serait peut-être le seul qui pût convenir pour les pierres de diverses qualités dont l’extraction a lieu à une assez grande distance de la capitale, et notamment pour les pierres tendres des carrières au-dessous de Paris, qui sont ordinairement amenées en remontant la Seine.
- Suivant l’un ou l’autre mode, des fours à chaux pourraient être annexés aux chantiers d’exploitation, de façon à y utiliser toutes les recoupes qui en seraient susceptibles, sans avoir à en faire des transports coûteux et en pure perte.
- Enfin les pierres taillées seraient amenées aux chantiers de construction au moyen de chariots convenablement disposés, de façon à rendre faciles les 'chargements et les déchargements, et à éviter, au moyen des soins nécessaires, toute mutilation. (Des chariots de ce genre sont employés par les constructeurs de la nouvelle église, place Belle-chasse. )
- Sans doute, ainsi que nous l’avons déjà reconnu, ce transport, en lui-même, serait plus coûteux que ne l’est, dans l’état actuel des choses, celui des pierres brutes et en gros blocs; mais 1° il ne s’appliquerait plus qu’à la quantité de pierre mise en œuvre utilisée; 2°plus de frais de transport et double transport ni de droit d’entrée à payer pour la pierre jetée bas, pour le déchet, qui pourrait, au contraire, être utilisé par la calcination; 3° dans beaucoup de cas, ce transport unique, fait avec intelligence et en temps opportun, pourrait épargner le bardage ou transport des pierres taillées, toujours assez coûteux lui-même , et souvent cause d’embarras, d’accidents pour les ouvriers ou pour les pierres mêmes ; 4° les emplacements nécessaires à la taille seraient incompara blement moins coûteux à la proximité des carrières que dans l’intérieur de la capitale ; 5° resterait enfin l’économie qu’on pourrait obtenir par l’application en grand des mécaniques au sciage et à la taille, etc.
- Ce dernier point pourra paraître susceptible d’objections dans l’intérêt des scieurs et tailleurs de pierres; mais on ne pourrait, à cet égard , que répéter ce qui a été dit,
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- quant à l’emploi des machines, pour toutes les professions en général. C’est un résultat inévitable des progrès de l’industrie, et qui, en somme, peut faire, momentanément, quelque tort à une classe d’ouvriers, ou à quelques ouvriers individuellement, mais qui doit tourner au bien-être général en facilitant la production et en étendant les conditions de bien-être; et l’industrie des constructions ne peut et ne doit rester étrangère aux avantages qui en résultent.
- Du reste, ce n’est pas seulement sous le rapport de l’économie qu’une nouvelle manière de procéder paraît désirable quant à la préparation et au mode de transport des matériaux, et particulièrement des pierres de taille, mais surtout dans l’intérêt de la facilité de la circulation et de la sûreté de nos voies publiques, si souvent compromises par de déplorables accidents. .
- Un examen plus approfondi, des documents plus positifs, plus détaillés, seraient, sans doute, nécessaires pour arrêter un avis définitif à ce sujet; mais ce n’est pas non plus sans y avoir beaucoup réfléchi et depuis de longues années, sans en avoir conféré avec des gens spéciaux et à ce connaissants, que nous émettons ces observations préliminaires. Les inconvénients de l’état actuel des choses ont d’ailleurs déjà été appréciés par un certain nombre de personnes compétentes , et plusieurs d’entre elles avaient recherché les moyens d’y remédier. Ainsi un des fonctionnaires qui coopèrent à la police de la capitale avait, il y a quelque temps, proposé que le transport des matériaux de ce genre ne se fît que la nuit; mais une mesure de ce genre ne remédierait qu’en partie aux inconvénients que nous avons signalés et en créerait peut-être quelques autres , par exemple en augmentant les causes de bruit pendant les heures consacrées au repos, etc.
- Maintenant, y a-t-il de nouvelles mesures à prendre à ce sujet?
- Ne devraient - elles s’appliquer qu’aux pierres de taille, ou s’étendre également à d’autres espèces de matériaux?
- Pourrait-on et devrait-on proscrire l’introduction, dans Paris,’des matériaux de cette nature non débités et en dimensions plus considérables que celles nécessaires pour l’exécution des constructions?
- Serait-il possible d’adopter des mesures tendant à encourager, à dédommager les fournisseurs ou constructeurs qui emploieraient un mode moins défavorable aux intérêts de la circulation ; par exemple, la diminution ou la suppression de droits sur les matériaux qui seraient introduits tout débités et préparés, ce dont la ville serait au moins, en partie, dédommagée, indépendamment des avantages dont nous avons précédemment parlé, par une moindre détérioration des pavages et par l’économie qui en résulterait sur leur entretien ?
- Ces questions et toutes celles qui s’y rattachent ne sauraient être étudiées entièrement et avec fruit que par les soins ou avec le concours des administrateurs vigilants et éclairés de la capitale, et particulièrement de MM. les préfets du département et de police auxquels elles ont été communiquées. Mais il appartient aux comités de la Société d’encouragement de préjuger quels avantages et quelle facilité pourraient procurer les considérations émises dans la note qui précède,
- Quarante-huitième année. Mars 1849. 9
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- BR OC. KS-VERBAUX.
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- Extrait des procès-verbaux des séances du conseil d’administration de la Société
- d’encouragement.
- Séance extraordinaire du 7 mars 1849.
- M. le président rappelle que le conseil d’administration a été convoqué extraordinairement pour entendre le résultat des délibérations de son bureau et de ses commissions des médailles et de révision,
- 1° Sur la répartition de la somme affectée pour l’exercice 1848 par le legs Bapst, en faveur d’auteurs peu fortunés ;
- 2° Sur la distribution des médailles destinées aux contre-maîtres ;
- 3° Sur la délivrance des médailles d’encouragement proposées par les comités.
- Il est donné lecture du rapport suivant de M. Agasse, trésorier, sur la répartition de la partie disponible, pour l’exercice 1848, du legs Bapst.
- « Parmi les auteurs qui, par leurs travaux, les services qu’ils ont rendus à l’industrie et leur position, avaient mérité d’être compris dans la répartition de ce legs, la Société n’apprendra pas sans regret le décès de plusieurs d’entre eux.
- « M. Laurent, que ses perfectionnements dans quelques branches d’industrie, entre autres la préparation des laines, avaient fait si justement distinguer.
- « M. Richer aîné , auquel, dès leur établissement, les filatures de coton durent des perfectionnements, et qui consacra ses talents à la fabrication de niveaux dont la réputation d’exactitude est bien établie.
- « Enfin M. Dejernon est décédé avant d’avoir touché la part que la Société lui avait votée. C’était un homme laborieux et qui avait appliqué ses connaissances en lithographie à plusieurs productions pour l’enseignement des arts graphiques.
- « En ce qui concerne la répartition de la somme de 928 fr. 28 c. disponible pour l’exercice 1848 , le bureau, de concert avec les membres composant les commissions des médailles et de révision, ont dû rechercher si la position de plusieurs des candidats ne méritait pas d’être prise en considération, sans nuire aux intérêts de ceux qui, dans une situation sinon prospère, du moins supportable, pouvaient, pour 1849, être proposés à profiter des intentions généreuses de M. Bapst.
- « Le travail des commissaires de la Société a été facilité par la considération que quelques titulaires, quoique dignes d’intérêt, avaient reçu la récompense que leur méritaient leurs travaux. Parmi ceux qui pour la première fois figurent sur la liste des candidats, il est nécessaire que les comités compétents examinent leurs titres.
- « Les candidats dont vos commissaires se sont occupés se divisent en deux classes : 1° ceux qui, dans les années précédentes, ont participé à la répartition du legs; 2° ceux qui sont appelés à y participer pour la première fois.
- « La commission a maintenu, pour l’exercice 1848, les candidats dont les noms suivent :
- « 1° M. Da Olmi, ancien professeur des sciences physiques à l’école de Sorèze, âgé de 88 ans. Ses mémoires sur l’agriculture, sa participation aux concours pour la purification des fers cassant à froid et à chaud, pour la fabrication de la litharge, son traité
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- PROCÈS-VERBAUX.
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- d’hygiène navale, ses travaux pour la conservation de l’eau potable â bord des vaisseaux sont présents à votre mémoire.
- « 2° M. Eck père, dessinateur de châles, âgé de plus de 60 ans. On sait que son mode de mise en carte et de lisage a apporté, dans la fabrication des châles, une économie qui ne saurait être évaluée à moins de 50 pour 100, et que ses procédés ont été adoptés depuis 1823, par les manufacturiers les plus distingués, sans profit pour leur auteur.
- « 3° M. Dumas, âgé de 69 ans, qui, dès 1819, a puissamment contribué à la perfection des procédés de moulage de la fonte à l’imitation de celle de Berlin, méthode que ses élèves ont propagée. .......
- « 4° M. Girault, dont la Société connaît les travaux et auquel on doit un système de poutres rigides qui a reçu la triple approbation de l’Institut, de la Société d’encouragement et du conseil des bâtiments civils.
- « 5° M. Schwickardi, âgé de 65 ans, dont les utiles conceptions ont fixé l’attention, entre autres son système de charpente en tôle, qui a été approuvé par le conseil des bâtiments civils. :
- « La commission n’a pas cru devoir maintenir sur la liste pour l’année 1848 :
- « 1° M. Oubriot, à Revigny ( Meuse ), âgé de 77 ans, qui trouve dans sa famille un appui nécessaire, et dont les travaux obtiennent une rémunération qui vient augmenter ses ressources. • .
- « 2° M. Waldeck, âgé de 65 ans, est dans une maison de santé, où ses services sont rémunérés, quant à présent du moins.
- « 3n M. Saniewski a déjà été récompensé par la part qui lui a été adjugée dans la répartition du legs, en 1846 et 1847.
- « 4° Mme Ve Lambert-Despeaux, qui avait coopéré aux travaux de son mari pour la fabrication des émaux ; elle n’avait, d’ailleurs, été appelée à prendre part à la distribution du legs que pour cette fois seulement.
- « 5° M. Simon (Pierre), qui a participé au legs pour sa machine à cambrer les cuirs.
- « 6° M. Che'rot, dont les procédés de peinture mixturale sont appréciés de la Société.
- « Parmi les anciens candidats, l’un d’eux, M. Ftisz, avait exposé les titres qui le recommandaient à la bienveillance de la Société.
- « La commission, considérant que l’Institut et la Société d’encouragement lui ont déjà accordé des récompenses pour son système d’enrayage et de ressorts, que son âge et ses forces lui permettent de trouver des travaux pour subvenir à son existence, n’a pas jugé que M. Fusz remplissait les conditions voulues pour participer au legs.
- « La commission va maintenant exposer les titres des nouveaux candidats.
- « 1° M. Leistenchneider, à Poncet (Côte-d’Or), inventeur d’une machine à fabriquer le papier continu, demande une avance pour le mettre à même de reprendre des travaux que des circonstances malheureuses ont forcé d’interrompre.
- « La commission a pensé que la Société devait appeler l’attention du comité des arts mécaniques sur la demande de l’auteur.
- « 2° M. le maire de Soissons a fait connaître la position de Mme Courtois, veuve de M. Courtois, auquel on doit la découverte de l’iode.
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- « Sur le rapport de M. Bussy, la Société a appelé la sollicitude de M. le ministre de l’instruction publique sur la position de cette dame.
- « La commission, en exprimant le regret de ne pouvoir comprendre Mm* Y® Courtois dans la répartition du legs, propose de s’informer auprès du ministre de l’instruction publique de la suite donnée à la demande de la Société, et de recommander Mme Y® Courtois à M. le ministre des finances pour lui accorder un bureau de tabac ou de papier timbré, en récompense des services rendus par son mari.
- « 3° La Société d’agriculture de Troyes a signalé les travaux de M. Delarothière, âgé de 67 ans, inventeur du métier circulaire pour la fabrication de la bonneterie. Ce métier est maintenant trop connu pour qu’il soit nécessaire d’en faire l’éloge; un de ses plus grands mérites, suivant M. Feray, est d’avoir permis de diminuer considérablement le prix de l’article fabriqué, et, par suite, d’avoir mis à la portée de la masse des consommateurs un produit qu’on peut considérer comme de première nécessité.
- « M. Delarothière est aujourd’hui malade, presque aveugle, et dans la plus grande misère.
- « La commission sera heureuse de voir la Société d’encouragement répondre au vœu de la Société d’agriculture de Troyes.
- « La même Société avait exposé les titres :
- « 4° De M. Thierry, qui a fondé, près de Troyes, une usine pour la production de l’engrais animal.
- « 5° La machine à scier les bois de placage de M. Velut.
- « Ces demandes ne s’appuyant pas sur des motifs suffisants, la commission est d’avis de renvoyer les titres de MM. Thierry et Velut aux comités compétents.
- « 6° Elle croit devoir provoquer la même mesure au sujet des travaux de galvanoplastie de M. Philippe, de Rouen, dont les résultats appellent tout l’intérêt de la Société.
- « 7° La Société a jugé dignes d’être pris en considération les progrès que M. Petrus Lessen a fait faire à l’art du tour par un outillage bien entendu. L’âge , les travaux de M. Petrus Lessen sont des titres qui militent en sa faveur.
- « 8° M. Gombert a saisi la commission d’une demande de fonds pour l’exécution d’une machine à faire les cordes.
- « Les innovations dont M. Gombert a enrichi l’industrie peuvent faire présumer qu’il a apporté, à la solution du problème qu’il s’est proposé de résoudre, de profitables données ; mais les conditions ne sont pas remplies.
- « En résumé, le bureau et les commissions des médailles proposent de répartir de la manière suivante la somme de 928 fr. 28 c. restant disponible sur le legs de M. Bapst.
- « 1° Candidats anciens :
- MM. Da Olmi.................. 200 fr.
- Fck.......................150
- Dumas.....................100
- Girault.. . . . . 100
- Schwickardi............... 80
- 630 fr.
- A reporter.
- 630 fr.
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- D’autre part. . . .. . . 630 fr. »
- « 2° Candidats nouveaux :
- MM. Delarothière............. 218 28 i
- Petrus Lessen. ... 80 I
- Total................. 928 28
- Le conseil approuve le rapport et donne son adhésion aux propositions qu’il renferme.
- Cette lecture est suivie de celle du compte rendu du résultat de la délibération du bureau, de la commission des médailles et de celle de révision.
- Les commissions proposent de décerner vingt et une médailles, dont deux en or, quatre en platine , huit en argent et sept en bronze.
- Les deux médailles d’or seraient accordées à M. Eck pour les perfectionnements qu’il a apportés dans la fabrication des châles, et à M. Leclaire pour avoir substitué le blanc de zinc et les couleurs à base de zinc au blanc de plomb et aux couleurs à base de cuivre et de plomb.
- Les quatre médailles de platine seraient décernées, savoir, 1° à M. Tailfer, pour ses grilles mobiles fumivores; 2° à MM. Rivot et Philips, pour leurs nouveaux procédés de traitement métallurgique des minerais de cuivre; 3° à M. Serbat, pour une matière propre à graisser les machines et pour un mastic destiné à remplacer le mastic au minium ; 4° à M. de Vergnette-Lamotte, pour différents mémoires sur les vins.
- Les huit médailles d’argent seraient délivrées 1° à M. Hédiard, pour ses soupapes longitudinales dans le système de propulsion atmosphérique; 2° à M. Lapaix, pour ses violons, altos et violoncelles; 3° à MM. Bouillant et Régnault, pour leur système de rouleau compresseur; 4° à M. Cotel, pour son nouveau système d’emballage; 5° à MM. Brunet, Bisson et Gaugain, pour leur procédé de laitonage et de bronzage électro-chimique des métaux; 6° à M. Paul Garnier, pour ses horloges électriques; 7® à M. Rouget de Lisle, pour un nouveau mécanisme destiné aux chapeaux pliants; 8° à M. Stahl, pour l’emploi du chlorure de zinc dans le moulage des pièces anatomiques et des objets d’art.
- Enfin les sept médailles de bronze sont proposées en faveur, 1° de M. Julien Jaulin, pour son panorgue-piano ; 2° de M. Pellerin, pour avoir perfectionné l’instrument de musique dit mêlophone; 3° à M. Batilliat, pour son traité sur les vins de France ; 4° à M. Bouillant, pour son système d’écriteaux et de tableaux indicateurs; 5° à MM. Dulac et Gillet, pour leur prompt-cubateur métrique; 6° à M. Vauchelet, pour un outil-nécessaire d’armes; 7° à M. Guénal, pour un nouvel appareil uranographique.
- Ces diverses propositions sont successivement mises aux voix et adoptées.
- M. le président fait connaître les noms des membres nommés par les comités pour former, avec le bureau , une commission ayant pour mission d’étudier 1° la question d’admission, à la prochaine exposition des produits de l’industrie nationale, des produits de l’industrie étrangère ; 2® s’il convient d’indiquer sur les articles le prix de vente.
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- Au nom du comité des arts mécaniques, il est donné lecture d’un rapport de M. Le Chatelier, sur les communications de M. Burle, vice-consul du saint-siège, à Toulon, relatives aux moyens propres à prévenir les accidents sur les chemins de fer.
- M. Burle propose d’augmenter la saillie des mentonnets ou boudins des roues des locomotives et des waggons pour empêcher ces véhicules de sortir de la voie sous l’action d’une cause perturbatrice du mouvemént, et, en outre, de faire un usage général des contre-rails pour augmenter encore la sécurité.
- Bien que l’auteur n’indique aucune disposition spéciale et qui ne soit déjà bien connue, le comité a pensé que l’importance de la question exige que la Société en fasse un examen particulier; il propose, en conséquence, au nom du comité, d’insérer le rapport dans le Bulletin.
- Après une discussion, le conseil approuve le rapport et en adopte les conclusions.
- Il est donné lecture d’un rapport de M. Le Chatelier, au nom du même comité, sur un mémoire de M. Sainte-Preuve concernant les irrigations.
- Le Bulletin d’octobre 1848, p. 635, renferme un mémoire de MM. Thomas et Lau-rens sur les irrigations, travail dont M. le rapporteur expose l’objet.
- La lecture de ce mémoire a suggéré à M. Sainte-Preuve des observations qu’il a transmises à la Société et qui ont été renvoyées à l’examen du comité des arts mécaniques.
- M. Sainte-Preuve fait remarquer que MM. Thomas et Laurens, en passant en revue les moyens que l’on peut employer pour élever l’eau, ont omis de parler des moulins à vent. Il examine le parti que l’on peut tirer de ces appareils et les avantages qu’ils présentent au point de vue de l’économie des dépenses. M. Sainte-Preuve discute ensuite les indications formulées par MM. Thomas et Laurens pour la dépense des moteurs à vapeur, et fait de nouvelles évaluations pour établir le budget des machines à vapeur, c’est-à-dire le prix de revient du travail mécanique qu’elles peuvent fournir, et rectifier les nombres donnés par ces deux ingénieurs. „
- Le comité des arts mécaniques, en proposant à la Société d’insérer dans le Bulletin le mémoire de MM. Thomas et Laurens, a voulu propager la connaissance de faits très-intéressants, tout en laissant aux auteurs la responsabilité des développements accessoires qu’ils avaient pu ajouter à leur mémoire, en dehors du compte rendu des résultats d’application obtenus par eux.
- Le travail deM. Sainte-Preuve est, de son côté, purement spéculatif, et, quelque intéressant qu’il soit, il ne rentre pas dans le cadre des travaux habituels de la Société. Le comité a pensé qu’il n’y avait pas lieu de traiter au fond la question soulevée par M. Sainte-Preuve, et, par suite, de publier dans le Bulletin le mémoire de celui-ci; il propose, en conséquence, de remercier M. Sainte-Preuve de sa communication, et de déposer son mémoire dans les archives de la Société, où il pourra être consulté très-utilement par les personnes qui s’occupent de travaux du même genre. ( Approuvé.)
- Au nom du comité d’agriculture, il est donné lecture d’un rapport de M. Philippar sur une lettre imprimée de M. Tétreau, cultivateur, pour l’amélioration et l’augmentation de la production agricole.
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- Le comité propose d’adresser à M. Tétreau des remercîments pour cette communication, en l’informant que la Société apprécie d’autant plus les vues qu’il a exposées avec une si profonde conviction, qu’elles sont depuis longtemps l’objet de ses soins et de sa sollicitude. (Approuvé. ) i
- Le conseil entend ensuite un rapport de M. Philippar sur une machine à vapeur destinée au labourage des terres, inventée par M. Barrai.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication. ( Approuvé. )
- Au nom du môme comité, M. de Lasteyrie lit un rapport sur un mémoire de M. Peut, intitulé Du delta du Rhône et de son amélioration au moyen de la culture du riz.
- Le comité propose d’adresser à l’auteur des remercîments pour son intéressante communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin. ( Approuvé. )
- Communications. M. le président rappelle qu’en 1846 M. Ittier, parmi les communications pleines d’intérêt qu’il fit alors à la Société , l’entretint de diverses espèces de riz qu’on cultive à Java, et qui peuvent se ranger en trois catégories, savoir : le riz des terres basses, c’est-à-dire des terres susceptibles d’être noyées à volonté ; le riz des coteaux, qui est arrosé par les pluies périodiques ; enfin le riz des montagnes, qui n’est jamais noyé.
- Parmi les produits recueillis en Chine par M. Ittier, se trouvent deux variétés de plantes textiles fournissant la matière de la batiste de Canton et des toiles communes (1). Dès cette époque, M. Ittier annonçait que des semis de graines de ces plantes dites lo-ma et tsing-ma avaient dû être faits à Perpignan, à Montpellier, à Grenoble, à Lyon et à Paris. On ne sait quel a été le résultat de ces semis; mais M. le président annonce que, dans le département des Bouches-du-Rhône, ils ont donné d’intéressants produits sur lesquels il serait utile d’avoir des renseignements. Il propose d’écrire à ce sujet à M. Ittier.
- Cette proposition est adoptée.
- Séance du 14 mars 1849.
- Correspondance. M. Popelin-Ducarre, rue Yivienne, 41, dépose un mémoire sur le charbon de Paris, nouveau combustible.
- M. Péligot, secrétaire, entre dans quelques détails sur les produits de l’industrie de M. Popelin-Ducarre.
- Les charbons qu’il prépare ont été adoptés pour l’usage des laboratoires du Conservatoire des arts et métiers ; ils se recommandent par leurs qualités et leur prix peu élevé; leur emploi dans l’économie domestique procure des avantages dignes d’être appréciés. . . i
- M. Popelin-Ducarre ajoute que l’usine qu’il a fait construire sur un terrain situé boulevard de l’Hôpital, 137, produit, par jour, une moyenne de 100 sacs de charbon
- (i) Yov. JSailelin de la Société, antiêé 1840, p, 23fb
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- de 50 kilog. chacun. Son matériel peut suffire, dès à présent, à la fabrication de 300 à 350 sacs par vingt-quatre heures.
- Ce produit qu’il livre à la consommation sous le nom de charbon de Paris, et qui peut remplacer avec économie le charbon de bois dans ses applications, est employé dans les usages domestiques pour la cuisine, dans l’industrie pour la dorure, la fabrication des ressorts, la ferblanterie, la chaudronnerie, etc.
- M. Popelin-Ducarre termine en exposant succinctement ses moyens de fabrication, les matières qu’il emploie, et leur appropriation pour la confection du charbon.
- M. Monlenot, bourrelier à Contrevoust ( Seine-et-Marne ), adresse plusieurs certificats approbatifs de l’emploi d’un mécanisme à cinq rouleaux mobiles, de son invention, qu’il a adapté aux sellettes des chevaux limoniers.
- M. Tréboul, ancien manufacturier, rappelle qu’il avait adressé diverses observations sur la fabrication des glucoses, intitulées, Notices sur les sucres de fécule et de Vamélioration des vins ; qu’il avait joint à cette présen tation un échantillon de sirop qu’il fabrique depuis longtemps pour cette destination.
- M. Daleth, tuilier-chaufournier, à Asswiller (Bas-Rhin), expose qu’il est auteur d’un moteur à air comprimé pour remplacer les machines à vapeur.
- M. Fusz, rue des Deux-Portes-Saint-André, 4, sollicite la bienveillance de la Société afin de le mettre à même de continuer ses travaux pour la construction d’une voiture destinée à transporter les tonneaux ou autres marchandises, voiture dont il décrit succinctement les dispositions et signale les avantages.
- M. Legris adresse une brochure autographiée intitulée, Nouvelle machine à vapeur pouvant donner, pour un de combustible, vingt fois plus de force que toutes celles <connues.
- Objets présentés. M. Huret ( Léopold), boulevard des Italiens, 2, présente une nouvelle machine à percer employée dans ses ateliers. Cette machine se meut avec le pied au moyen d’une pédale dont chaque impulsion donne dix tours à l’arbre-foret, lequel est fixe, c’est-à-dire qu’il ne monte ni ne descend pour engager ou dégager le foret. La pression du foret sur la pièce à percer s’opère au moyen d’un support remonté par un ressort ; ce support est composé de deux parties qui se meuvent l’une sur l’autre avec un encliquetage pour pouvoir le monter et le descendre.
- M. Paulin-Désormeaux, rue Jean-Bart, 4 bis, près le Luxembourg, présente un nouveau système de chandelier destiné à remplacer, dans les chandeliers ordinaires, la coulisse qui sert à faire monter la chandelle ;
- M. Deloeau, à Versailles, un nouveau système de chevalet à l’usage des artistes.
- Les ouvrages suivants sont déposés sur le bureau :
- 1° Notice descriptive, culturale et économique sur deux plantes tuberculeuses, l’ul-luco (idhicus tuberosus) et la boussingaultie ( boussingaullia baselloides), par M. Phi-lippar;
- 2° Courte instruction sur l’emploi du sel en agriculture, par M. Girardin, profes* seur d’agriculture de la Seine-Inférieure ;
- 3° Amélioration à introduire dans la fabrication du sucre de betterave, par M. No-
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- sarzewski, Paris, 1829, précédée d’un opuscule publié le 15 janvier 1849 par M. Kop-czinski, chimiste, sur l’invention du procédé de la dessiccation delà betterave, dont M. Nosarzewski revendique la propriété d’invention ;
- 4° Annales de la Société d'horticulture de France, février 1849;
- 5° Le Moniteur industriel et la Belgique industrielle des 1, 4, 8 et 11 mars 1849;
- 6° Le Technologiste, mars 1849.
- Rapports des comités. Au nom d’une commission spéciale, M. Jomard lit un rapport sur des cartes géographiques à l’usage des aveugles.
- M. Laas d'Aguen, l’un des surveillants de l’institution des Jeunes-Aveugles que dirige, à Paris, M. Dufau, a imaginé successivement plusieurs moyens pour remplacer la méthode vulgaire ; il s’est arrêté à un procédé que lui ont suggéré les plans de ville en relief de M. Bauerkeller.
- M. Jomard décrit le procédé adopté par M. Laas d'Aguen. Ses cartes ont le grand avantage de pouvoir être multipliées indéfiniment; chaque élève peut en avoir un exemplaire.
- En terminant, M. le rapporteur dit quelques mots du système d’écriture en pointes saillantes suivi dans les cartes de M. Laas d'Aguen.
- La commission pense que l’on peut regarder les cartes de M. Laas d'Aguen comme un service rendu à la classe intéressante des aveugles, et que ces cartes méritent l’approbation de la Société d’encouragement.
- Le conseil approuve le rapport et en adopte les conclusions, et ordonne son insertion dans le Bulletin.
- Au nom du comité des arts mécaniques, M. Saulnier lit un rapport sur le porte-foret rotatif de M. Dugland.
- Plusieurs membres signalent des appareils ayant le même objet, et qui sont construits sur le même principe.
- D’après cette observation, le conseil décide que le rapport sera reproduit de nouveau lorsque le comité des arts mécaniques aura réuni les divers documents sur les appareils du même genre.
- Il est rendu compte de la délibération des commissions sur les propositions de médailles pour les contre-maîtres et chefs d’ateliers. Voici comment s’exprime le rapport :
- « Le conseil d’administration a décidé que, dans la séance générale du 21 de ce mois, la Société d’encouragement décernerait des médailles aux contre-maîtres qui auraient rempli les conditions voulues par l’arrêté.
- « Le conseil, considérant que les événements de 1848 n’ont pas permis l’envoi, en temps utile, des documents et titres qu’auraient à faire valoir les chefs d’usines et d’exploitations agricoles en faveur de contre-maîtres et ouvriers, a décidé que le terme de la production des pièces serait prorogé jusqu’au 30 juin, de manière à compren* dre les nouveaux titulaires dans la distribution qui aurait lieu lors de la séance du deuxième semestre de cette année.
- « Cette décision donnera le temps aux commissaires de demander des renseignements sur les droits de plusieurs dë ceux qui sé sont fait inscrire ; elle offre cet avantage de
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- pouvoir décerner, dans la prochaine séance générale, à des hommes bien méritants les récompenses dues à leur zèle et à leurs services.
- « Les commissions, après avoir examiné avec intérêt les titres qui recommandent plusieurs des candidats, proposent de décerner des médailles de contre-maîtres,
- « 1° AM. Larchevêque ( Pierre-Amable ), employé depuis cinquante-deux ans dans l’établissement industriel de M. Jacques Fauquet, à Bolbec ( Seine-Inférieure ) ; les titres de ce candidat ont été adressés par l’Académie de Rouen ;
- « 2° A M. Olivier [François), contre-maître et chef d’atelier de la fabrique de cuir de Mme Ve Harth, à Saar-Union ( Bas-Rhin ) ;
- x 3° A M. Valentin ( Henri- Gabriel ), contre-maître de la fabrique d’instruments de MM. Lerebours et Secretan, dont les titres ont été confirmés par M. Busche;
- « 4° A M. Silbert {Alexandre-Léonard ), qui depuis 1843 remplit les fonctions de contre-maître des ajusteurs dans l’important établissement de M. Calla;
- « 5° A M. Clloq^let (Joseph), qui depuis huit ans est employé comme valet de charrue dans l’établissement de M. Decrombecq, fabricant de sucre à Lens (Pas-de-Calais).
- « Les commissions ont regretté de ne pouvoir comprendre , dans ces propositions, d’autres candidats dont les titres ont été vus avec intérêt ; mais elles ont besoin de prendre quelques renseignements, qui, sans doute, ne pourront que justifier leurs prévisions.
- « Treize contre-maîtres d’établissements de boulangerie, à Paris, ont adressé des pièces pour obtenir les mentions honorables réservées aux ouvriers et contre-maîtres ; les commissions, avant de proposer de leur décerner des médailles, ont voulu que le syndicat de la boulangerie fût appelé dans leur sein pour l’examen des Stitres de ces candidats. »)
- Les diverses propositions contenues dans le rapport des commissions sont adoptées.
- M. Péligot regrette que, parmi les noms des personnes auxquelles la Société va décerner des médailles, ne se trouve pas celui de M. Camus, auteur d’un ouvrage sur la trempe de l’acier, lequel, sur le rapport du comité des arts chimiques, a obtenu l’approbation de la Société. Cet ouvrage renfermant des documents d’une grande utilité, M. Péligot pense qu’il serait juste de décerner à M. Camus une médaille qu’il a bien méritée.
- M. le président fait connaître les motifs pour lesquels le nom de M. Camus n’a point été porté sur la feuille de proposition.
- M. Camus ayant quitté l’établissement qu’il dirigeait et ne pouvant plus recevoir une des médailles destinées aux contre-maîtres, M. le président pense que le comité des arts chimiques pourrait se retirer pour en délibérer et faire au conseil telle proposition qu’il jugerait convenable.
- Le conseil partage cette opinion.
- Sur l’invitation de M. le président, les membres du comité se retirent dans la salle de réunion des comités.
- Âü nom du comité des arts mécaniques, M, Lb ChateKer lit an rapport sur le résul-
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- isè
- tat du concours ouvert pour/ le perfectionnement des machines à vapeur destinées à imprimer un mouvement continu.
- M. le rapporteur, après avoir indiqué les conditions imposées par le programme, fait connaître les travaux des concurrents qui se sont présentés et qui n’ont pas rempli les conditions voulues ; il rappelle les rapports qui ont été présentés successivement sur la machine à vapeur de MM.-Le Gavrian et Farinaux, et sur celle de M. Farcot.
- Ces concurrents ont soumis chacun, au jugement de la Société, des machines placées dans des conditions à peu près semblables ; ils sont arrivés l’un et l’autre à des résultats sensiblement égaux pour la consommation du combustible par force de cheval et par heure, surtout si l’on s’attache seulement aux premiers essais faits sur la machine de MM. Le Gavrian et Farinaux.
- M. Le Chatelier met sous les yeux du conseil les éléments principaux du parallèle à établir entre ces constructions ; il fait connaître les motifs qui ont déterminé le comité des arts mécaniques à proposer à la Société, attendu que les conditions du programme ont été remplies par MM. Le Gavrian et Farinaux d’une part, et par M. Farcot de l’autre, de partager, par moitié, le prix de 10,000 francs entre ces constructeurs.
- M. Gardissal, membre de la Société, présente quelques observations sur l’importance des appareils de M. Pimont, qui a pris part au concours. Ces appareils, déjà employés en grand nombre, réalisent une économie de combustible qui varie de 16 à 22 pour 100. Si les travaux de M. Pimont ne sont pas des perfectionnements directs aux machines à vapeur, ils n’en ont pas moins pour objet l’économie chaque jour plus importante du charbon.
- M. le président et M. Le Chatelier appuient ces observations, et ils ne doutent pas que , si M. Pimont présente un mémoire spécial sur ces travaux, il ne soit examiné par la Société avec tout l’intérêt qu’il mérite.
- M. Sainte-Preuve désirerait qu’on mentionnât dans le rapport les qualités des charbons employés. A cette occasion, il exprime le vœu que le pouvoir calorifique du charbon soit constaté lors des expériences.
- M. Le Chatelier fait observer que l’analyse du combustible n’a pas paru nécessaire dans les circonstances dont il s’agit. Les concurrents font un usage habituel de charbons de même nature; néanmoins il reconnaît l’utilité de la demande de M. Sainte-Preuve.
- Le conseil approuve le rapport et en adopte les conclusions.
- En conséquence, M. le président déclare que le prix de 10,000 francs pour le perfectionnement des machines à vapeur destinées à imprimer uii mouvement continu est remporté, et qu’il sera partagé par moitié entre MM. Le Gavrian et Farinaux d’une part, et M. Farcot de l’autre.
- Au nom du comité des arts chimiques, M. Bussy lit le rapport suivant sur les titres de M. Camus aux récompenses de la Société :
- '« Sur le rapport de M. Gaultier de Claubry, au nom du comité des arts chimiques,; M. Camus, auteur d’un ouvrage sur la trempe de l’acier et la fabrication des limes, avait été désigné comme digne des récompenses que la Société d’encouragement dé-
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- cerne aux contre-maîtres qui se sont signalés par quelques perfectionnements dans la pratique des arts industriels.
- « Depuis l’adoption de ce rapport, la position de M. Camus a changé ; il a cessé d’appartenir, en qualité de contre-maître, à la fabrique qu’il dirigeait.
- « Le comité des arts chimiques, considérant que la récompense demandée pour cet habile artiste ne peut plus lui être délivrée sous la forme qui avait été primitivement adoptée, propose au conseil d’accorder à M. Camus une médaille d’argent pour son ouvrage sur l’art de tremper l’acier, s’en référant, pour l’exposition des motifs, à ce qui a été dit dans le rapport de M. Gaultier de Claubry, approuvé par la Société et publié p. 130 du Bulletin de la Société, année 1847. »
- Cette proposition a été adoptée.
- Communications. M. le président annonce qu’il vient de recevoir une lettre de lord Brougham, qui donne la description succincte d’un moyen d’éteindre les incendies par l’emploi du gaz hydrogène.
- Séance extraordinaire du 21 mars 1849.
- M. le président annonce que le conseil d’administration vient de perdre M. Dailly, membre de son comité d’agriculture. Cette perte prive la Société du concours d’un agriculteur distingué, dont la pratique raisonnée et la connaissance des industries qui s’y rattachent lui ont été d’une grande utilité.
- M. le président propose de consigner au procès-verbal le témoignage des regrets de la Société.
- Cette proposition est adoptée.
- L’ordre du jour appelle la délibération du conseil sur la question relative à l’admission des produits de l’industrie étrangère à la prochaine exposition des produits de l’industrie nationale, et à l’apposition du prix de vente sur les objets exposés.
- M. le président rend compte du travail delà commission spéciale, et donne lecture de la lettre à adresser à M. le ministre de l’agriculture et du commerce, et tendant à ce que la proposition soit repoussée comme contraire aux véritables intérêts de notre industrie.
- Après une longue discussion à laquelle prennent part un grand nombre de membres, le conseil adopte la lettre suivante.
- Paris, le 23 mars 1849.
- Le président de la Société d'encouragement pour Vindustrie nationale à M. le ministre de l’agriculture et du commerce.
- Monsieur le ministre,
- À la demande instante de quelques-uns de ses membres, la Société d’encouragement pour l’industrie nationale vient vous soumettre le résultat des discussions de son conseil, au sujet de la libre admission des produits étrangers à l’exposition qui se prépare par vos soins.
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- La Société d’encouragement a fait de grands efforts et de grands sacrifices pour fournir à nos producteurs et à nos consommateurs la connaissance des produits étrangers, de nature à intervenir d’une manière utile dans les éléments de notre commerce ou de notre consommation; elle a vu ses soins récompensés par des résultats que l’industrie connaît et apprécie, qui ont changé la face de quelques-unes des branches de notre fabrication ; elle saura persévérer dans l’accomplissement de cette partie importante de la mission qu’elle s’est donnée.
- La Société d’encouragement n’est donc pas suspecte d’entraînement exagéré pour un système économique quelconque, lorsqu’elle vient dire que, dans son opinion, le moment serait inopportun pour mettre en parallèle les produits de l’industrie française et les produits de l’industrie étrangère.
- On peut avouer sans détour et sans scrupule que l’année qui vient de s’écouler a été funeste à notre industrie ; si les malheurs qui l’ont frappée ont ouvert les yeux aux pouvoirs publics et leur ont. appris à en préserver désormais le pays , l’industrie française aura payé bien cher la leçon donnée à ses dépens; mais elle est encore assez vivace pour se relever, pour reprendre la supériorité dont elle jouit à certains égards, pour ressaisir la marche ascendante qu’elle avait su assurer à toutes les branches de la production.
- Mais faut-il qu’au moment même où, au nom des théories les plus funestes, l’industrie française a failli succomber sans retour, et avec elle le pays tout entier peut-être, on vienne encore, au nom de théories contestables, arrêter l’essor qu’elle essaye de reprendre, en lui préparant des rivalités d’une bonne foi douteuse, d’une comparaison impossible, et dont le résultat le plus net consisterait peut-être à donner aux consommateurs français des idées fausses et injustes, à fournir à la presse étrangère l’occasion facile de dénigrements ou de triomphes bruyants et passionnés propres à troubler toutes nos relations avec le commerce extérieur?
- La Société d’encouragement sait qu’il y a d’immenses avantages à faire connaître à nos consommateurs des produits qu’ils ignorent, à nos manufacturiers des ressources de création qui ne leur ont pas encore été révélées.
- Mais elle croit que ce travail doit s’effectuer par les soins d’un gouvernement prévoyant, longtemps avant que nos expositions nationales viennent en contrôler les effets ; qu’il doit s’effectuer tous les jours, à chaque heure, afin que le génie national puisse s’en inspirer à loisir, pour révéler, par les expositions publiques et quinquennales, les impressions qu’il en aura reçues.
- C’est au Conservatoire des arts et métiers, c’est dans nos manufactures nationales que les documents fournis par l’industrie étrangère, que les produits nouveaux pour le pays ont leur place marquée : là ils doivent être exposés en permanence , recueillis en tous lieux par les soins des consuls, des agents consulaires, des officiers de notre marine militaire ou marchande , des voyageurs que la science envoie en exploration, ou même des hommes spéciaux chargés de leur recherche par les soins de votre ministère.
- Là, peut-être, conviendrait-il de faire , de temps à autre , des expositions spéciales de certains produits recueillis dans toutes les parties du monde, pour exciter l’industrie nationale à se lancer dans de nouvelles voies.
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- PROCÈS-VERBAUX.
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- Mais entre cet enseignement permanent, protecteur, qui n’a rien d’agressif et qui ne saurait prêter à aucune comparaison nuisible aux intérêts nationaux, et ce jugement sans appel auquel on convie toutes les nations, toutes, les rivalités, tous les intérêt , y a une distance infinie.
- Autant l’un serait utile, autant l’autre serait nuisible.
- L’Angleterre, qui n’a pas cru devoir adopter nos expositions générales, nous a précédés dans cette voie ; elle possède à Londres deux établissements fondés par des associations privées sans doute, mais sur une échelle très-vaste, l’institution polytechnique et l’institution Adélaïde, où les faits qui importent à l’industrie, les produits qu’elle a intérêt à étudier sont sans cesse soumis à l’attention publique, livrés à l’examen et au contrôle du consommateur et du producteur.
- Dans ces deux établissements, une louable rivalité amène, à chaque instant, des produits ou des faits nouveaux, et fournit à l’industrie anglaise des termes de comparaison profitables, en meme temps qu’elle popularise tous les enseignements faits pour en assurer les progrès. Comment s’étonner, dès lors, que les hommes les plus distingués du pays prêtent libéralement leur concours à des expositions si bien conçues?
- Ce n’est pas la première fois que les membres du conseil de la Société d’encouragement émettent le vœu que de telles institutions soient données à notre pays : ils ne peuvent que regretter le peu d’appui qu’ont rencontré jusqu’ici les hommes dévoués qui ont essayé, plus d’une fois, de s’en faire les créateurs ; ils osent espérer qu’il aura suffi d’appeler votre attention sur cet important objet, pour que les besoins très-réels de notre industrie, à cet égard, soient satisfaits à l’avenir.
- Quoi de plus facile que de réunir aux Gobelins, par exemple, tout ce qui intéresse la fabrication des tissus et d’y organiser une exposition permanente des produits de l’industrie étrangère, de nature à rivaliser, en ce genre, avec la belle collection céramique de Sèvres, où nos manufacturiers trouvent de si précieux renseignements et des modèles si variés et d’un choix si parfait?
- Pourquoi l’école des mines ne deviendrait-elle pas le siège d’une exposition permanente des produits étrangers en ce qui concerne les arts métallurgiques?
- Enfin le Conservatoire des arts et métiers ne suffit-il pas pour réunir les dessins, les modèles ou même les machines propres à donner une idée exacte des progrès que les arts mécaniques font incessamment dans les pays voisins?
- Dans chacun de ces établissements les hommes spéciaux les plus éminents se trouvant réunis, leur présence rendrait faciles le choix des objets, leur conservation, et rien ne serait plus efficace que leurs avis pour accélérer le moment où la France serait appelée à jouir des avantages que ces expositions lui apprendraient à connaître et à désirer.
- La Société d’encouragement n’a pas craint, monsieur le ministre , de placer en première ligne la question d’inopportunité : elle n’a rien qui puisse blesser la susceptibilité de nos industriels, elle fait leur éloge; elle constitue pour eux, à nos yeux, un véritable titre d’honneur.
- N’est-ce point, en effet, pour avoir traversé, avec un courage et une résignation sans exemple, une crise de subsistance et une crise politique se succédant sans interruption,
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- PROCÈS-VERBATJX.
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- troublant toutes les relations , anéantissant toutes les fortunes , suspendant tou!es les consommations et fermant tous les crédits , que nous voyons aujourd’hui les chefs de notre industrie reculer devant les sacrifices qu’impose toujours la mise en train des idées nouvelles, la fabrication des produits perfectionnés?
- N’est-ce point pour avoir consacré à faire vivre leurs ouvriers tous leurs efforts , tous leurs soins, toutes leurs ressources que nous les voyons aujourd’hui, troublés du passé et défiants de l’avenir, ressaisir avec peine le sentiment de leur force? ;
- Un capitaine battu par la tempête devrait-il donc, pour l’honneur du pavillon, accepter une lutte de vitesse avec ses mâts brisés, ses voiles déchirées et son équipage épuisé contre un navire étranger sortant du port? Non, sans doute.
- Que si, après avoir laissé sa place à la question d’inopportunité, dont les motifs sacrés remontent aux sources les plus pures du patriotisme, nous abordions le sujet d’une manière plus générale, nous n’hésiterions pas à déclarer ici que l’intervention des produits étrangers dans nos expositions nationales leur ferait perdre leur véritable caractère.
- Cette mesure, repoussée par l’immense majorité des chambres de commerce de la France , n’aurait d’autre résultat que de fausser les idées du public en établissant d’injustes comparaisons entre des objets non comparables.
- Le conseil de la Société d’encouragement vient vous supplier encore de ne pas mettre aux prises le triple intérêt du producteur, du commerçant et du consommateur en exigeant que les objets exposés soient accompagnés d’une désignation qui en fasse connaître le prix.
- Que les exposants soient invités à les placer sur les objets qu’ils soumettent à l’appréciation du jury, rien de mieux ; qu’ils soient tenus de les faire connaître à la commission, rien de plus nécessaire; mais de là à l’obligation générale d’accompagner chaque objet exposé de sa valeur marchande il y a une distance infranchissable, nous ne craignons pas de l’affirmer, nous qui, pour la plupart membres des anciens jurys, avons pu mesurer de près les difficultés qu’une telle exigence suscite.
- Les rapports nécessaires entre le producteur et le commerçant peuvent être si violemment troublés par une telle mesure, que pour beaucoup d’industries ce serait exclure de l’exposition publique leurs plus habiles représentants que de la rendre générale et absolue.
- Nous venons donc vous demander avec confiance
- 1° De déclarer que les produits étrangers ne seront pas admis à l’exposition de 1849;
- 2° De prendre les mesures nécessaires pour effectuer des expositions partielles et permanentes des principaux produits étrangers ;
- o° D’inviter les exposants à mettre les prix sur leurs produits, sans les y contraindre;
- 4° Et de réserver au jury, comme par le passé, le droit d’en prendre connaissance dans tous les cas.
- J’ai l’honneur d’être, avec un profond respect, monsieur le ministre,
- Le président de la Société,
- - Signé J. DUMAS.
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- PROCÈS-VERBAUX.
- Séance générale du 28 mars 1849.
- Les objets exposés dans cette séance, et les rapports lus tant par M. le secrétaire général, sur les travaux du conseil pendant l’année 1847 et sur les médailles à décerner aux contre-maîtres, que par la commission des fonds sur la situation financière de la Société , et par les divers comités sur les médailles d’encouragement à distribuer et sur quelques prix à décerner, feront la matière du Bulletin d’avril.
- M. le président fait connaître qu’il est chargé, par M. François Delessert, d’offrir à la Société le buste de son vénérable frère, Benjamin Delessert, l’un de ses fondateurs et l’un des hommes qui ont suivi avec le plus d’intérêt ses travaux, ses progrès et les développements de sa prospérité.
- Ce buste, placé dans la salle d’assemblée, rappellera l’image du plus parfait modèle de l’homme de bien.
- La séance a été terminée par un discours de M. le président, qui a obtenu l’approbation générale, et a excité de vifs témoignages de satisfaction de la part des membres présents.
- IMPRIMERIE DE MADAME VEUVE BOUCHARD-HUZARD, RUE DE l/ÉPERON, 5.
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- QUARASTE-HIIHÉME ASSËE. (N° DXXXVIII. ) avril 1849.
- BULLETIN
- SOCIETE
- DE LA ( j ;.
- D’ENCOURAGEMENT
- ‘ ÇOUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- " ' ' CONSEIL D’ADMINISTRATION. ' '
- Séance générale du 28 mars 1849. , ,
- La Société d’encouragement pour l’industrie nationale s’est réunie, le mercredi 28 mars 1849, en assemblée générale, à l’effet 1° d’entendre la lecture du compte rendu de ses travaux pendant l’année 1847 et le rapport sur les recettes et les dépenses pendant la meme année; 2° de procéder à la distribution des médailles d’encouragement à divers artistes pour avoir inventé ou perfectionné des procédés industriels : ces médailles sont au nombre de vingt-deux, dont deux en or, quatre en platine, neuf en argent et sept en bronze; 3° de décerner des médailles à plusieurs contre-maîtres; 4° de délivrer un prix d’une haute importance, et d’accorder un accessit pour une autre question dont la solution est également utile. ; ci: ; n:
- Parmi les objets exposés dans les salles de la Société, nous avons remarqué 1° Des ressorts de choc pour waggons et locomotives de chemins de fer, et des rondelles et tuyaux en caoutchouc vulcanisé, de M. Debergue, représenté par M. Gaûjneau, rue Notre-Dame-des-Victoires, 38; r ; ; ,;I,
- 2° Des tableaux exécutés par M. Chérot, boulevard de la Chopinette, à Belleville, au moyen de son procédé dit fresque française, des bustes et statuettes couverts d’un enduit plastique résistant aux injures du temps, un mode de dorure pour décoration monumentale; m; - /
- 3° Un nouveau mécanisme pour tendre les cordes de pianos, par 31. Do-meny, rue du Faubourg-Saint-Denis, 107; > ; -w é ^ h / -b ; ^ mu
- Quarante-huitième année. Avril 1849. 19
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- 146 CONSEIL d’administration.
- 4° Des écriteaux en fonte de fer, par M. Bouillant, rue Ménilmontant, 50,
- 5° Un instrument dit nécessaire d’armes, pour monter et démonter les batteries de fusil, par M. Vauchelet, rue de Cliarenton, 95 ;
- 6° Un instrument dit prompt-cubateur métrique, pour mesurer les arbres, par MM. Dulac et Gillet;
- 7° Des violons et des violoncelles construits d’après le système de M. La-paix, luthier, à Lille ;
- 8° Divers objets d’anatomie, moulés par M. Stahl, rue de Paradis, au Marais, 11 ; - .
- 9° Des échantillons de graisse pour lubrifier les parties frottantes des machines et de mastic pour luter les joints des chaudières à vapeur, par M. Ser-bat, à Saint-Saulve , près Valenciennes ;
- 10° Des échantillons de blanc de zinc et des peintures faites avec cette couleur, par M. Ledaire, rue Saint-Georges, 11 ;
- 11° Des caisses et boîtes d’emballage construites par M. Cotel, place du Louvre ;
- 12° Une machine à percer les pièces métalliques, par M. Léopold Huret, boulevard des Italiens, 2 ;
- 13° Des bas-reliefs et autres objets en métal (lit venushm, pqr Bourbon-Leblanc, rue du Dragon, 3 ;
- 14° Un décamètre ou chaîne d’arpentage, par M. Ariet, rue du Faubourg-Saint-Jacques, 35 ;
- 15° Des échantillons d’ornements en cuivre estampé, par M. Fugère, rue Amelot, r6% ;
- 16° Un manomètre à air comprimé, par M. Guerre, rue de Paradis-Poissonnière, 7 bis;
- 17° Un autre manomètre perfectionné, par M. Desbordes, rue Saint-Pierre-Popincourt, 20 ;
- 18° Des tuyaux de tôle et des pièces de fer recouvertes d’un enduit vitreux très-adhérent, par M. Paris, grande rue de Bercy, 14 1;
- 19° Un manomètre à air comprimé et à cuvette , par M. Collardeau, rue du Faubourg-Saint-Mar tin, 56 ;
- 20° Des épreuves d’impressions lithographiques en couleur, des gravures sur pierre et des écritures ornementées, par M. Simon fils, à Strasbourg;
- 21° Une presse à timbre sec, perfectionnée par M. Guillaume, rue des Vieux-Àugustins, 62; *
- 22° Un appareil dit cale à fléau, pour prévenir les accidents occasionnés par le recul des voitures dans les montées, par M. Bmhon, place Desaix, 7;
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- COMPTE RENDU DES TRAVAUX, 147
- 23° Des chandeliers-bougeoirs établis daprès un nouveau système, par M. Paulin Désormeaux, rue Jean-Bart, 4 bis, près le Luxembourg;
- 24° Des porte-foret rotatifs, par M. Dugland, rue du Faubourg-Saint-Denis, 27;
- 25° Un appareil dit porte-amarre, pour porter des secours aux vaisseaux naufragés, par M. le capitaine Delvigne;
- 26° Une carabine munie d’un tube à tir, par le même;
- 27° Une lampe de sûreté pour les mines, par M. Eloin, de Bruxelles ;
- 28° Une scie à pierre et un planipierre, par M. Serrin, h Neuilly-en-Thelle ( Oise ) ; ..
- 29° Un appareil applicable aux voitures de transport, par M. Sourdant, rue Croix-des-Petits-Champs ; -
- 30° Une sellette à rouleaux pour les chevaux limoniers, par M. Montenot, à Contrevoust ( Seine-et-Marne ) ;
- 31° Une machine propre à faire écrire les aveugles, par M, foucault, aux Quinze-Vingts ; . >
- 32° Des verres, marbres, et des pâtes céramiques marbrées, par M. Fournier, rue Scipion, I ;
- 33° Des objets d’art, produits obtenus parles procédés éleclrochimiques de laitonage et de bronzage des métaux, par MM. Brunei, Bisson et Gaugain, rue des Àmandiers-Popincourt, 12.
- La grande salle d’assemblée était chauffée par un nouveau calorifère construit par M. Chaussenot jeune, rue d’Angoulérrie-du-Temple, 12.
- La séance a été ouverte à sept heures et demie du soir, sous la présidence de M. Dumas, membre de l’Institut.
- M, Charles Dupin, secrétaire, a fait l’exposé suivant des travaux du conseil d’administration pendant l’année 1847,
- Compte rendu des travaux du conseil d’administration de la Société d'encouragement pendant l’année 1847 ; par M. Charles Dupin, secrétaire,
- Messieurs , nous avions l’intention de mettre sous vos yeux l’exposé des travaux aussi nombreux qu’importants auxquels s’est livré votre conseil d’administration pendant l’année 1847; mais les rapports intéressants qui vous seront faits dans cette séance nous engagent à en référer au Bulletin, pour vous convaincre de nouveau que le zèle et le dévouement au bien public des membres de votre conseil n’ont point fait défaut dans les circonstances difficiles.
- Dans la séance générale du 21 juillet 1847, cinq médailles d’or, une de
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- CONSEIL DADMINISTRATION.
- platine, douze en argent et cinq en bronze ont été décernées pour d’utiles et fructueuses innovations qui ont enrichi notre industrie de procédés ou nouveaux, ou perfectionnés, et qui signalent leurs auteurs à la reconnaissance publique.
- La Société a donné à l’agriculture des marques éclatantes de sa sympathie, en augmentant le nombre des prix qui, réunis à ceux proposés en faveur de l’agriculture, s’élèvent à la somme de cent mille francs.
- Dans sa séance générale du 15 mars 1848, que les circonstances n’avaient pas permis de tenir en 1847, votre conseil d’administration a eu la satisfaction de voir plusieurs questions importantes mises au concours complètement résolues ; il a été heureux, au nom de la Société d’encouragement, d’adjuger les prix suivants :
- 1° Pour la désinfection des matières fécales et des urines ,
- 2° Pour la saccharimétrie,
- 3° Pour la panification de la pomme de terre,
- 4° Pour le perfectionnement de la lithographie,
- 5° Pour le perfectionnement de la photographie.
- Les prix, médailles et encouragements distribués pendant l’exercice 1847 se sont élevés a une somme de plus de 27,000 francs.
- Là ne se sont point bornés les efforts du conseil d’administration.
- La filature du lin, qui repose sur des principes établis et appliqués par un Français, attend quelques améliorations. Il appartenait à la Société d’encouragement d’appeler l’attention de nos habiles mécaniciens sur ce qui restait à faire ; les prix viendront soutenir leur zèle et récompenser leurs recherches.
- Vous trouverez, dans les travaux du conseil, de nouveaux'motifs de satisfaction de contribuer à maintenir la Société d’encouragement pour l'industrie nationale au rang élevé qu’elle occupe parmi les institutions dont s’honore le pays.
- Dans la période qui s’est écoulée depuis la dernière séance générale, la Société a eu à déplorer bien des pertes douloureuses ; elle s’est vue privée du concours de quatre de ses membres qui s’étaient distingués par des travaux utiles :
- M. Constant Vauvilliers,
- M. Molinier de Montplanqua,
- M. de Ladoucette,
- M. Dailly.
- Le conseil d’administration se glorifiait de les compter au nombre de ses membres.
- ‘ Dans une autre séance, des notices rappelleront les travaux qui reeomman-
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- RECETTES ET DEPENSES. 149
- dent à la reconnaissance de la Société d’encouragement des administrateurs qui ont laissé d’aussi honorables souvenirs, d’aussi beaux exemples à suivre à leurs successeurs. ‘ ; -':==
- M. Kerris , l’un des membres du comité des arts mécaniques, appelé à Toulon par ses fonctions d’ingénieur de la marine, ne peut, pour un temps dont on ne prévoit pas la durée, preridre part aux travaux de ses collègues.
- M. Théodore Olivier, après avoir rendu, pendant de longues années, d’utiles et de nombreux services qui sont présents à votre mémoire, a fait connaître qu’il ne lui était plus possible de prendre une part aussi active qu’autrefois aux travaux de la Société.
- Les soins qu’exige sa santé ne permettent plus à M. Bréant d’éclairer de ses conseils et de son expérience les délibérations du comité des arts chimiques.
- Les mêmes motifs ont fait regretter au comité des arts économiques d’être privé de la présence de M. Labarraque, dont il appréciait les connaissances et le zèle.
- Le conseil d’administration vous propose de conférer à MM. Kerris, Olivier, Bréant et Labarraque le titre de membres honoraires, comme un témoignage d’estime et de reconnaissance. • -v*
- Compte rendu des recettes et des dépenses de la Société d’encouragement pendant l’exercice de 1847 ; par M. Baudon de Mony.
- Messieurs, la commission des fonds a reçu de M. Agasse, trésorier, le compte des recettes et des dépenses de la Société d’encouragement pendant l’exercice de 1847.
- Ce compte est présenté dans le même ordre que ceux des années précédentes.
- Sa division, en six parties, comprend
- 1° Ce qui a rapport au temps antérieur à 1847, et forme le complément du compte de 1846 ;
- T Le compte de l’exercice de 1847 ;
- 3° Le mouvement général des fonds;
- 4° Le fonds d’accroissement établi conformément au testament de madame Jollivet;
- o° La fondation faite par M. d’Argenteuil et celles de M. Bapst;
- 6° La question relative aux jetons de présence.
- Le compte est terminé par l’état des valeurs de la Société.
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- CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- PREMIÈRE partie. — Complément des comptes de 1846. Recouvrement de onze souscriptions s’appliquant à 1846, 396 francs.
- Dépense.
- 1° Remises à des libraires . 4 fr. »
- 2° Abonnement à divers ouvrages 59 50
- 3° Payé à l’agent pouf son droit sur les souscriptions arriérées. . 15 84
- 4° Mise au net de rapports et du compte de 1846. . . . . . 91 60
- 5e En exécution d’un arrêté du conseil du 15 avril 1846, pour le monument à élever dans la ville de Beaune à la mémoire de Monge. 500 »
- Total de la dépense. . . 670 94
- Balance. — Dépense.. . . 670fr. 94
- Recette. . . . . 396 »
- Excédant de dépense.. . 274 94
- Cette somme sera employée en dépense dans la troisième partie.
- deuxième partie. — Exercice 1847.
- Recette. — Elle est divisée en six chapitres.
- Comparaison de la recette avec les évaluations du budget.
- Évaluations. Recette
- 1° Abonnement du ministère du commerce.. . . 4,000 fr. 4,000 fr. »
- 2° Souscription des membres de la Société. . . . 28,000 26,568 »
- 3° Vente des Bulletins 2,000 1,258 18
- 4° Vente d’une notice sur la magnanerie de M. d’Arcet. 120 27 »
- 5° Arrérages d’inscriptions 35,134 35,494 »
- 6° Intérêts payés par la caisse des dépôts volontaires. 1,000 592 20
- Total de la recette. 70,254 67,939 38
- Dans le compté de M. le trésorier, les arrérages sont divisés en deux paragraphes; d’après un arrêté du conseil d’administration du 5 mars 1843, la retenue d’un dixième est applicable aux arrérages provenant des rentes, résultat de la conversion des actions de la banque ; cette retenue n’est pas applicable aux arrérages du legs Jollivet.
- Le produit de la conversion des actions de la banque en rentes 5 pour 100 a augmenté l’évaluation de la recette ; si elle ne s’est pas élevée à cette somme de 70,254 fr., la différence de 2,584 fr. 62 est due à ce que les sommes évaluées pour les souscriptions des membres, la vente du Bulletin, les publications d’ouvrages, les intérêts des placements à la caisse des dépôts volon-
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- RECETTES ET DÉPENSES
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- taires l’ont été à un taux trop élevé dans le budget primitif; on remarque, d’ailleurs, une légère augmentation dans les souscriptions des membres.
- DÉPENSES.
- Elles sont divisées en deux sections, dépenses fixes ou ordinaires et dépenses variables. , ; ,
- première section. — Dépenses fixes. ï
- Évaluations. Dépenses.
- 1° Bulletin. . . . . . . . . . 22,000 fr. 24,732 fr. 70
- 2° Programme des prix. , . . . 800 . mémoire
- 3° Impressions diverses. . . . . . . 1,000 940 70
- ‘ 4° Séances générales.. ' . 300 464 »
- 5° Abonnement à des ouvrages français et étrangers. 430 494 40
- 6° Affranchissements et ports de lettres. . 700 755 25
- 7° Loyer 6,080 6,080 »
- 8° Agent. . . . . . . 4,300 •' 4,222 72
- 9° Employés. ... . . 3,800 4,000 »
- O O Pension de Mme Ve Guillard Senainville. . 1,200 1,200 »
- 11° Éclairage et chauffage. . . . . . 1,500 ' 1,993 95
- 12° Bibliothèque. . . . . .... 330 263 70
- 13° Fournisseurs et dépenses diverses. 1,500 1,670 44
- 14° Assurance contre l’incendie. .... 119 50 119 50
- Totaux. . , . . . . 44,099 50 46,937 36
- deuxième section. — Dépenses variables.
- 15° Prix et médailles. . 15,500 : 27,472 76
- 16° Expériences. • * . . . . 1,000 1,175 55
- 17° Dépenses imprévues. . . . ; mémoire. 883 50
- 18° Réimpression de Bulletins. . . . 1,975 mémoire.
- 19° Entretien des élèves dans des écoles. * -. * mémoire. 810 »
- Totaux des deux sections. ; . 62,574 50 77,279 - 17
- La dépense est de. . . . . 77,279 fr. 17
- La recette de. . ... 67,939 38
- Excédant de dépense • • « • 9,339 79
- Cet excédant est employé en dépense dans la troisième partie.
- Observations sur la première section. — Dépenses fixes.
- Quelques observations sont nécessaires pour motiver les excédants de dé-
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- CONSEIL D ADMINISTRATION.
- penses de quelques articles dont les évaluations, d’ailleurs, ont été modifiées dans le nouveau budget applicable à 1848.
- Pour mieux faire apprécier le chiffre de la dépense du Bulletin, en rapport avec les évaluations du budget, les paragraphes qui composent cet article sont énumérés et mis en regard.
- BULLETIN. Évaluations. Dépenses.
- 1° Rédaction 3,500 fr. 3,500 IV »
- 2° Extraits et traductions d’articles. . . 2,400 950 »
- 3° Dessins . 1,150 2,150 »
- 4° Gravure des planches. . . . . 2,020 2,345 »
- 5° Gravure de lettres.. . . 445 484 40
- 6° Impression des planches 3,345 3,787 75
- 7° Impression du texte. . . . . . 6,490 8,201 35
- 8° Cuivres . . 400 372 »
- 9° Affranchissement. . . 2,320 2,391 60
- 10° Impression des programmes. 800 » »
- Il* Mise en volumes. . . . . . 185 147 60
- 12* Remises à des libraires . 285 328 »
- 13° Réimpression de Bulletins. . . . 1,975 mémoire.
- 14° Frais de magasin . . 75 75 »
- 25,390 24,732 70
- Nous rappellerons que, lors de l’établissement du premier budget, le traitement de M. le rédacteur était divisé en deux parties, partie fixe, partie éventuelle. Le conseil d’administration a exposé les motifs qui lui ont fait porter le traitement de M. le rédacteur à une somme fixe, et ceux qui l’ont guidé dans l’établissement d’un fonds annuel de 2,400 francs, pour des articles extraits des ouvrages français et des traductions d’articles d’ouvrages étrangers , ce qui a nécessairement augmenté la somme affectée à la confection du Bulletin qui, primitivement, était de 22,000 francs.
- Si on en excepte les évaluations des paragraphes relatifs aux extraits et traductions d’articles, à la fourniture de cuivres, ainsi qu’à la mise en volumes, et celle pour les réimpressions de Bulletin, dont il n’a pas été fait emploi, toutes les autres évaluations ont été dépassées.
- Quoique ces dépenses soient, de leur nature , nécessairement variables, par suite d’un plus grand nombre de feuilles de texte , de planches, etc. , il est néanmoins d’une bonne économie de se renfermer, le plus possible, dans les limites posées par des arretés antérieurs.
- Les dépenses ont fixé l’attention de vos commissions des fonds et du Bulle-
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- RECETTES ET DEPENSES.
- lin; les tarifs qui règlent tout ce qui constitue la partie matérielle du Bulletin ont été le sujet de délibérations approfondies, d’oii doivent naître des améliorations dans les prix , sans rien ôter de l’intérêt d’une publication qui a grandi dans l’estime publique.
- L’impression des programmes n’ayant pu avoir lieu qu’après la clôture du compte, leur prix sera compris dans le compte de l’année 1848.
- Les impressions diverses, les frais des séances générales, les abonnements à des ouvrages français et étrangers, les affranchissements et ports de lettres se renferment dans les limites des évaluations du budget ; si plusieurs les dépassent , c’est d’une manière peu sensible : d’ailleurs ces sortes de dépenses, leur augmentation ou diminution tiennent à des circonstances qu’il est difficile de prévoir; elles ne peuvent donc donner lieu à aucune observation particulière. . ...
- Le loyer ne varie point pendant la durée du bail.
- Le traitement de l’agent augmente ou diminue suivant le chiffre de la recette. .,7
- L’augmentation de 200 fr., sur la somme affectée aux employés, est justifiée par une allocation de pareille somme faite au garçon de bureau, en raison des circonstances difficiles de l’année , et que lui méritaient, d’ailleurs, son zèle et son intelligence.
- La pension de Mme Guillard Senainville est la récompense des services rendus à la Société d’encouragement, par son mari, pendant sa longue et honorable gestion, comme agent de la Société.
- L’augmentation de 493 fr. 95 sur les frais de chauffage et d’éclairage est due à la variation du prix des combustibles, à la multiplicité des séances et à la location des lampes. Des mesures sont prises pour faire rentrer cette dépense dans des limites plus en rapport avec les prévisions du budget.
- La reliure de livres, l’achat de quelques ouvrages spéciaux offrent une diminution de 86 fr. 30 sur Dévaluation du budget.
- L’augmentation de 170 fr. 44 sur le chapitre de dépenses diverses a été nécessitée par des travaux de fumisterie dans le cabinet de M. le rédacteur.
- Aucune observation n’est applicable à la somme si utilement appliquée à l’assurance du mobilier et des collections de la Société.
- Observations sur la" deuxième section. —: Dépenses variables.
- La Société d’encouragement doit se féliciter d’avoir eu l’occasion d’affecter aux prix et médailles une somme de 27,472 fr. 76 , comme récompense de la solution des différentes questions posées par les programmes, et résultat d’utiles et heureux efforts pour le perfectionnement de diverses branches de
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- CONSEIL D'ADMINISTRATION.
- loi
- notre industrie. La valeur des prix, médailles et encouragements distribués dépasse de près de 12,000 fr. l’évaluation portée au budget.
- Les expériences pour faire juger le mérite des œuvres des candidats ont fait dépasser de 175 fr. 55 la somme de 1,000 fr. destinée à ce chapitre.
- Le budget ne mentionnait que pour mémoire les dépenses imprévues : elles se sont élevées à <883,50, en exécution d’une délibération du bureau qui a prescrit des dispositions dans la salle des séances et dans celles des comités.
- Le chapitre des écoles, classé dans les dépenses imprévues par un arrêté du conseil, a été de 810 francs.
- Lé conseil d’administration, en supprimant les bourses dans les écoles existantes, s’était réservé le droit d’examiner les circonstances qui pourraient militer, à l’avenir, en faveur de ce genre d’encouragement, et il en a fait l’application au jeune Guillot, fils d’un des plus anciens membres de la Société. Ce jeune homme, placé à l’école centrale des arts et manufactures, se maintient au premier rang, et répond ainsi, par son zèle %t ses progrès, à la bienveillance de la Société.
- troisième partie. — Fonds généraux.
- Recette. — 1° Retrait de fonds qui étaient déposés à la caisse des
- dépôts volontaires.. 13,000 fr. »
- 2° Recouvrement provenant du legs de Mme Jollivet. . 2,630 81
- Total de la recette 15,630 81
- Dépensé. — 1° balance des fonds généraux du compte de 1846. 5,465 fr. 28
- 2° Balance de la première partie. . . . . . 274 74
- 3° Balance de la deuxième partie. . . . . . 9,339 79
- 4° Achat d’inscriptions pour l’emploi du capital de la succession de Mmc Jollivet 1,197 »
- 5° Dépenses diverses relatives à la succession de Mme Jollivet. 173 70
- 6° Avance pour les jetons. 538 50
- Total de la dépense 16,989 01
- Résumé. — La dépense étant de 16,989 01
- Et la recette de. . 15,630 81
- Il y a un excédant de dépense de 1,358 20
- Qui sera porté au compte de 1848.
- | M. Agasse a produit, à l’appui de son compte rendu des recettes et dépenses pour l’exercice 1847, des documents d’où il résulte que l’actif de la Société a
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- diminué de 8,892 fr. 92, diminution due à l’accomplissement d’obligations auxquelles la Société a eu à pourvoir. ; s i ^ x . \
- , quatrième partie. — Fonds d’accroissement et de réserve.
- * ' 't
- Le compte de cette quatrième partie se compose de deux divisions :
- 1° Fonds d’accroissement formé en exécution du testament de Mme JoU livet;
- 2° Mise en réserve d’un dixième des arrérages d’inscriptions acquises, soit comme placement des fonds généraux, soit par suite de la conversion des actions de la banque. u -i
- PREMIÈRE DIVISION.
- Recette. 1° Quart de la rente de 12,622 fr. provenant du placement du legs fait par Mme Jollivet, auquel il faut ajouter le quart de 1,907 fr. 08, touchés à la caisse des consignations, pour un recouvrement provenant de cette succession, ensemble. . ...... 3,631 fr. 77
- : 2° Arrérages des rentes déjà acquises. . . . ' . ‘ . ; . 5,906 »
- 1 3° Balance du dernier compte.. . . . . ; ; 17 71
- Total de la recette. . . . . . 9,555 48
- Dépense. Article unique. Achat d’inscriptions . . 9,062 50
- Excédant de recette. . . . V . 492 98
- Cet excédant sera porté au compte de 1848.
- Dans les comptes de 1840 et de 1844 , M. Agasse a présenté des tableaux récapitulatifs des différentes acquisitions de rentes qui dépendaient alors du fonds d’accroissement.'
- Le tableau de 1840, qui s’appliquait à dix-huit années, a été inséré p. 327 du Bulletin de 1841 ; comme un nouveau tableau comprenant les années de 1841 à 1847, qui, par conséquent, avec les dix-huit premières années, complètent une période de vingt-cinq ans, offre de l’intérêt, la commission des fonds a pensé que sa reproduction dans le Bulletin est un utile document à consulter par MM. les sociétaires (1) ; ils seront frappés de l’importance de l’accroissement qui a eu lieu chaque année, et quoiqu’il reste encore trente-cinq ans à courir avant que la Société puisse entrer dans la jouissance entière de ce legs, et qu’on ne puisse prévoir à combien s’élèvera la rente produite par cet accroissement, ils pourront, dès à présent, apprécier l’importance des ressources dont la Société disposera alors pour coopérer aux progrès de nos industries agricole et manufacturière.
- (1) Ce tableau se trouve à la suite du rapport.
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- CONSEIL DADMINISTRATION.
- DEUXIÈME DIVISION.
- Recette. Article unique. Réserve provenant du dixième des arrérages
- d’inscriptions................................. 3,166 tr. 75
- Dépense. Achat d’inscriptions.............................................3,159 »
- Excédant de recette.. ..... 7 75
- CINQUIÈME PARTIE.
- Fondations faites par M. d’Argenteuiï et M. Bapst, dont l’exécution est confiée à la Société d’encouragement.
- 1° Fondation de M. d’Argenteuiï.
- La recette est de..............................................2,125 fr. 65
- La dépense de.................................................. 2,000 »
- Excédant de recette........................ . 125 65
- L’actif, au 31 décembre 1847, de la fondation de M. d’Argenteuiï présente une somme de 7,225 fr. 65 ; il fera partie du montant du prix à décerner en 1851.
- 2° Fondations de M. Bapst.
- Ce legs comprend deux fondations, l’une pour les auteurs peu fortunés, l’autre pour favoriser les découvertes.
- Première fondation.
- La dépense s’est élevée à................................. 2,350 fr. »
- La recette à..................................................... 1,739 14
- Excédant de dépense......................... 610 86
- Cet excédant sera porté sur l’exercice 1848.
- Deuxième fondation.
- Dépense....................................................... 1,304 fr. »
- Recette....................................................... 1,273 06
- Excédant de dépense.......................... 30 94
- Cette somme sera employée en dépense dans le compte de 1848.
- * SIXIÈME PARTIE. — Jetons.
- Les 2,400 francs alloués annuellement par le roi Louis-Philippe, et qui servaient à donner des jetons de présence aux membres du conseil d’administration, n’ont point été reçus pour l'exercice 1847; cependant il a été racheté
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- 156 jetons. Les fonds fournis par ce rachat ont donné lieu à une avance, par le compte des'fonds généraux, de 538 fr. 50, déduction faite de 7 fr. 50 qui existaient au compte des jetons ; au moyen de ce rachat et de l’encaisse en jetons qui se trouvait à la fin de l’exercice 1847, il reste 260 jetons en nature.
- Les négociations qui ont eu lieu permettent d’espérer le payement de la somme de 2,400 francs, dont, s’il y a lieu, il sera fait application à son objet spécial. Le nombre des jetons dus s’élève à 606.
- ÉTAT DES VALEURS DE LA SOCIÉTÉ.
- , chapitre 1er. — Fonds généraux.
- 1° 48,213 francs de rente 5 pour 100, savoir : *
- 1° Provenant de la succession de Mmc Jollivet. . . . . 12,673 fr.
- 2° Dépendant du fonds d’accroissement. . . . . 6,200
- 3° Échange des actions de la banque contre des rentes 5 pour 100. 27,275
- 4° Achats faits depuis cet échange.. . . . . 1,600
- 5° Provenant de la réserve d’un dixième d’arrérages.. . . 425
- 6° Legs de M. de Praslin. . . . ... . , 40 v
- Total. ... . 48,213
- 2° La nue propriété de 300 fr. de rente 5 pour 100 provenant également deMwo Jollivet;
- 3° 3,177 fr. en valeur de dessins et de planches gravées en réserve;
- 4° 1,300 fr. 30 en valeur de médailles ;
- 5° 538 fr. 50, prêt fait au compte des jetons, représenté par les jetons existant en nature ;
- 6° Une créance de 4,000 fr. sur le ministère de l’agriculture et du commerce, pour fourniture de deux cents exemplaires du Bîilletin de 1846 (1).
- Passif.
- 1° 1,358 fr. 20 empruntés à l’exercice 1848 ;
- 2° 480 fr. pour complément de valeur de médailles accordées à MM. Bonnet et Mayer;
- 3° 1,500 fr., montant des souscriptions de la Société pour les monuments élevés à la mémoire de MM. d’Arcet et Conté;
- 4° 610 fr. 86 pour avance à la première fondation du legs Bapst ;
- 5° 30 fr. 94 pour avance à la deuxième fondation du même legs.
- (1) Depuis la clôture du compte des receltes et dépenses de l’exercice 1847, cette somme a été versée dans la caisse de la Société.
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- 45$ CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- Valeurs ayant une destination spéciale.
- ♦
- 4° 4,436 fr. de rente 5 pour 100 , savoir :
- i° Provenant du legs de M. d’Argenteuil................... . 1,830 fr.
- 2° Provenant du legs de M. Bapst.............................. 2,400
- 39 Provenant d’achat par suite de la deuxième fondation de M. Bapst. 206
- Total, .......................4,436
- 2° 7,225 fr. 65 tant en placements à la caisse des dépôts volontaires qu’en caisse au compte du prix fondé par M. d’Argenteuil.
- La Société est heureuse d’avoir rencontré dans M. Agasse un administrateur dont le dévouement et le zèle pour sa prospérité est digne des plus grands éloges. En vous proposant de donner votre approbation au compte des recettes et dépenses qu’il a présenté pour l’exercice 1847, la commission des fonds ne remplit qu’un acte de justice bien mérité.
- Signé Baudon de Mony, rapporteur.
- Tableau indiquant les différentes époques d’acquisitions de rentes dépendant du fonds d’accroissement, depuis l’année 1841, et le prix d’achat (1).
- EPOQUES DES ACQUISITIONS DE RENTES.
- ( Mars. . . . . . | Septembre....
- t Mars.........
- } Septembre. . .
- iSLire.:; :
- ( Mfers........
- j Septembre.. . .
- J Mars.........
- f Septembre....
- j Mars.........
- { Septembre.. . . t Mars. . .
- î Septembre.. „ .
- 1841
- 1842
- 1844
- 1845
- 1846
- 1847
- Totaux..'.. Report du premier tableau
- Totaux généraux.
- PRIX
- d’achat.
- fr.
- 3,494
- 3,560
- 3,646
- 3,708
- 3,826
- 3,792
- 4,069
- 4,006
- 4,123
- 4,202
- 4,295
- 4,413
- 4,510
- 4,552
- COURS.
- C. fr. 50 111 50 114 "117 " 1118 50 120 " ! 121 60 122 »1119 T 5 ; 117 50 in 25 120 75 118 » 117 50 114
- 56,200 85 79,729 16
- 135,930 01
- C.
- 85
- 70
- 45
- 70
- 95
- 37 1/2 42 1/2 07 1/2 67 1/2 90 50 50 30
- 82 1/2
- RENTES
- achetées.
- fr.
- 156
- 155
- 155
- 156 158 156 166 168 175 178 178 186 192 198
- 2,377
- 3,823
- OBSERVATIONS.
- 6,200
- (ij Ce tableau fait suite à celui publié page 327 du Bulletin de la Société, année 1841.
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- RECETTES ET DEPENSES, 1 §9
- Rapport, fait au nom des censeurs, sur la comptabilité de M. le trésorier;
- , par M. Héricart de Thury.
- Messieurs, par le compte rendu des travaux de votre conseil d’administration et par celui des fonds, vous venez de voir que ce sont les graves événements de l’année dernière qui ont retardé les travaux de vos commissions, et qui vous ont fait remettre en mars 1848 la séance solennelle destinée au compte rendu des résultats du concours de l’exercice 1847; mais que, malgré la gravité des circonstances, votre but n’en a pas moins été atteint ; que, fidèle aux intentions bienveillantes de ses fondateurs, notre Société ne pouvait être arrêtée dans la marche qu’ils lui avaient tracée, et que, s’élevant à la hauteur de sa mission , elle ne reculerait pas devant aucun sacrifice pour remplir les obligations qu’elle avait contractées envers les concurrents : ainsi, et malgré les événements, vous avez décerné, messieurs, au nom de la Société, 27,000 francs de prix et médailles d’encouragement dans cette, séance de mars 1848 , en proclamant le résultat des travaux de vos comités sur le concours de 1847, comme le plus brillant de ceux que vous avez ouverts depuis votre fondation. ,
- Yos travaux de 1848 présentent également un témoignage éclatant de la constante sollicitude de votre Société pour remplir ses obligations , puisque vous allez encore distribuer à vos concurrents plus de 16,000 francs de prix et de médailles.
- Dans notre rapport de 1846 sur la comptabilité de M. le trésorier pour l’exercice de 1843, nous avions particulièrement insisté sur la nécessité d’un budget discuté et arrêté dans le conseil d’administration de manière qu’après avoir pourvu à toutes les dépenses on pût former un fonds de réserve qui serait destiné à augmenter un capital devant servir toutes les dépenses diverses et extraordinaires.
- La première application des recettes et dépenses de l’exercice 1845, en conformité des évaluations d’un budget, avait parfaitement réalisé les prévisions, puisque ,
- Les recettes ayant été de. . . . . 68,415 fr. 40
- Et les dépenses de.. . . . 56,769 99 r -
- L’excédant des recettes a été de.. . . 11,645 41
- Il en a été de même pour l’exercice 1846 ; la recette a été de 63,809 fr. 97 La dépense de...................................... . . 58,824 52
- Et l’excédant de recette de. . . . . . . . 4,985 . 45
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- 160 conseil d’administration.
- Mais nous ferons observer que cette différence des recettes de 1845 et 1846 provenait en partie de ce que la somme de 4,000 francs pour l'abonnement du ministère de l’agriculture et du commerce n’avait point été versée dans la caisse de la Société lors de la clôture des comptes.
- Suivant le compte de 1847, que vient de vous présenter notre honorable collègue M. Bcmdon de Mony, la recette s’est élevée à. . . 67,939 fr. 38
- la dépense à. . . . . 77,279 17
- C’est donc un excédant de dépense de.. . . . . . 9,339 79
- Mais hâtons-nous de dire
- 10 Que cet excédant provient des sommes que la Société a affectées aux prix et médailles d’encouragement, sommes qui se sont élevées pour cet exercice, comme nous l’avons dit plus haut, à 27,472 fr. 76;
- 2° Que divers arretés de votre conseil d’administration ont apporté plusieurs modifications importantes dans les évaluations de votre budget de 1847, modifications telles, que vous avez même été obligés à en faire un nouveau, pour servir de règle aux dépenses de l’exercice 1848 , afin que votre conseil d’administration, sur la proposition de vos commissions des fonds et du Bulletin, pût prendre les mesures utiles et nécessaires, soit pour soutenir la réputation qui distingue essentiellement votre Bulletin de toutes les autres publications industrielles, soit pour, par de sages économies, augmenter vos recettes , pour en faire un emploi qui assure de plus en plus à la Société d’encouragement le rang élevé que lui ont assigné les services nombreux que depuis sa fondation elle n’a cessé de rendre, par ses concours annuels et ses prix ou médailles, à notre industrie nationale.
- Nous croyons, messieurs, dans ce rapport, ne pouvoir nous dispenser de vous parler de la succession de M. et Mme Jollket, dont les bienveillantes dispositions et la mémoire sont pour toujours inscrites et gravées avec notre profonde reconnaissance dans les annales et l’histoire de notre Société.
- Le fonds d’accroissement de la succession de M. et Mr:,e Jollket, conformément à leurs intentions, se forme tous les ans, comme vous le savez, avec le revenu et Je revenu du revenu , le tout placé successivement du quart du produit pendant soixante ans; ces, soixante, années expireront le 30 janvier 1882.
- Le premier tableau récapitulatif de vos différents placements par acquisition de rentes dépendant de ce fonds d’accroissement a été inséré dans le compte de 1841.
- M. AgassCj votre trésorier, vient d’y ajouter un tableau qui fait suite au premier. On voit dans ce tableau, qui est d’un très-grand intérêt , 1° que,
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- MÉDAILLES D'ENCOURAGEMENT. '161
- pendant les dix-huit premières années, la Société a employé 79,729 fr. 16 à l’acquisition de 3,823 fr. de rente 5 pour 100; ci. . . . 3,823 fr.
- 2° Que, pendant la seconde période qui s’est écoulée de 1841 à 1847 inclusivement, 56,200 fr. ont été employés à l’achat de 2,377 fr. de rente 5 pour 100; ci. . , , . ♦ . 2,377
- Ainsi, après la clôture de ses comptes de l'exercice 1847, la Société possédait déjà, par ces placements du fonds d’accroissement. ............................ * * « , 6,200
- de rentes qui lui ont coûté 135,930 francs.
- L’importance de cette progression est frappante , et elle fait voir les ressources dont les administrateurs pourront disposer en 1882 , conformément aux vues et aux intentions bienveillantes de M. et M“* Jollket.
- En terminant, messieurs, ce rapide exposé des observations que nous a suggérées l’examen du compte rendu par votre trésorier, pour l’exercice de 1847, que nous avons l’honneur de vous proposer d’approuver, nous croyons de notre devoir de vous demander d’exprimer publiquement à l’honorable M. Agasse vos remerciments et ceux de la Société pour la tenue de sa comptabilité, tenue exemplaire, véritablement modèle, et qui atteste de sa part une attention et une sollicitude constamment soutenues à travers les plus terribles événements et leurs funestes conséquences. Combien, dans de telles circonstances, beaucoup auraient tout abandonné ; mais votre digne, votre excellent trésorier n’a pas perdu de vue un seul moment vos intérêts ; toujours il a veillé sur eux comme sur ceux de sa propre famille. Pouvait-il vous donner plus de preuves de dévouement? Et vous, messieurs, ne lui voterez-vous pas, à Y unanimité, avec nous, les remerciments de la Société?
- ! t Signé Héricart de Thury, rapporteur.
- MÉDAILLES D’ENCOURAGEMENT.
- V MÉDAILLES DE BRONZE.
- La Société d’encouragement pour l’industrie nationale, dans sa séance générale du 28 mars 1849, a décerné des médailles de bronze
- 1° AM. Julien Jaulin, pour son instrument de musique nommé panorgue-piano ( voy. le rapport de M. Kerris, Bulletin de l’année 1848, p. 299 );
- 2° A M. Pellerin, pour des perfectionnements ajoutés par lui à un instrument de musique nommé mèlophme [voy. le rapport de M. Kerris, p. 573 du Bulletin de 1847 ) ; ,= 7
- Quarante-huitième année. Avril 1849. 11
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- m
- CONSEIL D ADMINISTRATION,
- 3° KM. Bouillant, pour son système d’écriteaux ou tableaux indicateurs ( voy. le rapport de M. Dizé, Bulletin de 1848, p. 590 ) ;
- 4° À M. Vauchelet, pour son outil dit nécessaire d’armes à feu [voy. le rapport de M. Silvestre, Bulletin de 1848, p. 660 ) ;
- 5° À M. Balilliat, pour son traité des vins de France ( voy. le rapport de M. Bussy, Bulletin de 1848, p. 451 ) ;
- 6° A MM. D-ulac et Gillet, pour leur instrument dit prompt-cubateur métrique ( voy. le rapport de M. Silvestre, Bulletin de 1848, p. 78 ) ;
- 7° À M. Guénal, pour son appareil uranographique ( voy. le [rapport de M. Silvestre, Bulletin de 1848, p. 745 ).
- MÉDAILLES D’ARGENT.
- 10 À M. Lapaix, pour les perfectionnements qu’il a apportés dans la facture des violons, altos et violoncelles ( voy. le rapport de M. Kern s, Bulletin de 1848, p. 720 ) ; -
- 2° A M. Rouget de Liste, pour son nouveau mécanisme pour chapeaux ( voy. le rapport de M. Silvestre, Bulletin de 1848, p. 460 ) ;
- 3° AM. Camus-Mutel, pour son ouvrage intitulé Y Art de tremper les fers et aciers [voy. le rapport de M. Gaultier de Claubry, Bulletin de 1847, p. 130) ;
- 4° A M. Cotel, pour son nouveau système d’emballage ( voy. le rapport de ' M. Trébuchet, Bulletin de 1848, p. 81 ) ;
- 5° A M. Stahl, pour l’emploi du chlorure de zinc dans le moulage des pièces anatomiques et des objets d’art ( voy. le rapport de M. Gourlier, Bulletin de 1848, p. 675 ) ;
- 6° A MM. Brunei, Bisson et Gaugain, pour leur procédé de bronzage et de laitonage des métaux ( voy. le rapport de M. Edmond Becquerel, Bulletin de 1848, p. 260);
- 7° A M. Paul Garnier, pour ses horloges électriques ( voy. le rapport de M. Edmond Becquerel, Bidletin de 1848, p. 311 );
- 8° A MM. Bouillant et Régnault, pour leur rouleau compresseur ( voy. le rapport de M. Baude, Bulletin de janvier 1849, p. 3 ) ;
- 9° A M. Hédiard, pour son système de propulsion atmosphérique ( voy. le rapport de M. Baude, Bulletin de 1848, p. 615 ).
- MÉDAILLES DE PLATINE.
- 1° A M. Tailfer, pour son système de grilles fumivores [voy. le rapport de M. Le Chatelier, Bulletin de 1848, p. 667 ) ;
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- MÉDAILLES D’ENCOURAGEMENT.
- 163
- f' 2!° À MM. Rivot et Philips, pour leur procédé de traitement métallurgique du cuivre ( voy. le rapport de M. Ebelmen, Bulletin de 1848, p. 352! ) ;
- 3° À M. Serbat, pour une matière propre à lubrifier les parties frottantes des machines et pour son mastic destiné à luter les joints d’assemblage des machines à vapeur ( voy. le rapport de M. A. Chevallier, Bulletin de 1848, p. 582! ) ; : - : ; ': " 1
- 4° À M. de Vergnette-Lamotte, pour différents mémoires relatifs aux vins ( voy. le rapport de M. Bussy3 Bulletin de 1848, p. 644 ).
- .-d. ; MEDAILLES ü’OR. - .
- 1° À M. Eck, pour ses inventions et perfectionnements dans la fabrication des châles ( voy. le rapport de M. Alcans Bulletin de 1848, p. 3 ) ;
- 2° AM. Leclaire, pour sa fabrication du blanc de zinc et de couleurs à base de zinc [voy. le rapport de M. A. Chevallier, Bulletin de janvier 1849, p. 15).
- MÉDAILLES DECERNEES AUX CONTRE-MAÎTRES DES ATELIERS.
- Rapport sur les médailles à décerner aux contre-maîtres des ateliers;
- ; par M. Charles Dupin, secrétai/re de la Société.
- Messieurs, dans l’année si difficile que nous venons de traverser, la Société d’encouragement pour l’industrie nationale n’a point déserté sa mission patriotique ; elle n’a pas un seul moment perdu de vue les devoirs qu’elle avait à remplir envers les promoteurs de l’industrie, envers les ouvriers, envers les intermédiaires.
- Je dois aujourd’hui rendre compte des récompenses obtenues par les inventeurs éminents qui reculent les bornes de notre puissance industrielle , et par de modestes sous-chefs, par les contre-maîtres dont nous avons distingué l’intelligence, la fidélité, le dévouement et la constance , dans un temps où ces qualités sont si rares et si méritoires.
- Avant d’accomplir ma mission qui sourit à l’amour du bien public, jetons un regard sur la situation de l’industrie nationale , montrons le flambeau tutélaire que la Société d’encouragement a tenu d’une main ferme et prudente, pour signaler à l’industrie les écueils et la voie qui pouvait la conduire au salut/ 1 ' - A :
- Dès les premiers jours qui suivirent la révolution de février, nous avons aperçu l’abîme où l’on poussait la classe ouvrière, en invoquant pour elle un bien-être nouveau, miraculeux,dont on allait la combler.
- Dans l’espoir de prévenir les plus funestes catastrophes, nous avions prédit
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- les souffrances et la misère qui bientôt allaient accabler les travailleurs qu’on enlevait aux ateliers productifs pour les agglomérer dans les ateliers de l’insurrection.
- Dès le mois de mars, à la vue des sophismes délétères qu’on versait comme un poison dans l’esprit égaré des masses, la Société d’encouragement s’était mise à l’œuvre , non pour s’initier complaisamment à ces prétendues vérités qu’on croyait avoir découvertes sur le travail et son organisation , mais pour mettre à nu les erreurs et les périls qui prenaient le masque de la bienveillance et modulaient sur tous les tons le beau nom de fraternité, afin d’enflammer les passions implacables. On frappait d’abord de paralysie l'industrie nationale pour lui donner, affirmait-on, les prospérités d’une existence nouvelle.
- Notre institution fondée il y a près d’un demi-siècle au temps si glorieux du consulat, notre institution restée libre, indépendante, sous tous les régimes, ne pouvait pas redouter pour elle-même un nouvel ordre de choses; elle sentait, au contraire, que sa mission grandissait avec la difficulté des temps et le péril des troubles civils.
- Elle a présenté la défense du régime industriel qui depuis l’aurore de la première révolution , en s’appuyant sur la liberté du travail et sur le respect des propriétés , a produit de tels résultats, qu’aujourd’hui la France, pour l’ensemble des arts utiles, est au premier rang parmi les nations du continent européen.
- Depuis vingt années, qu’avons-nous entendu ? des hommes aussi peu réfléchis que l’ignorant qui s’écrie à la vue d’un chronomètre parfait dont il ne voit que le cadran : Vous voyez bien qu’il n’a pas d’organisation, puisqu’on ne voit rien de son mécanisme et qu’il va tout seul. Hélas ! pour démontrer le génie caché sous une enveloppe modeste, il a suffi de dire aux contempteurs d’une industrie merveilleuse : Mettez-y la main, brisez-y quelque chose, et vous verrez, quand le chronomètre n’ira plus, qu’un ordre intérieur admirable présidait aux mouvements dont vous n’avez pas le secret.
- Ce chronomètre, c’est l’industrie nationale, et la malveillance a brisé ses ressorts pour démontrer que ses ressorts n’enfantaient pas la richesse de la France et la prospérité de ses enfants.
- Redisons-le pour l’instruction du peuple et de l’État, on a vu des hommes qui, fermant les yeux sur l’enchaînement perfectionné du travail et des arts, regardaient comme un chaos cet ordre invisible et pourtant indispensable qui rend solidaires le labeur et la récompense , le talent et la réussite , la sagesse et la fortune ; ces hommes annonçaient des miracles d’organisation qu’avant eux nul génie n’avait su découvrir. Hélas ! ils n’ont découvert et perfectionné
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- que la ruine de nos arts et l’appauvrissement d’une population qu’ils excitaient à toutes les convoitises , en la plongeant dans la misère pour exploiter son désespoir.
- Au nom de la liberté , dont on n’aimait que le prétexte, on portait la servitude au fond des ateliers ; on y dictait des conditions oppressives et désastreuses entre les patrons et les ouvriers ; on défendait au travailleur d’employer toutes ses heures et de consacrer à produire trop de temps et trop de force, sans craindre de voir ses profits s’amoindrir et disparaître ; on ordonnait de payer plus cher un travail réduit d’autorité. À ces conditions, même un fleuve d’or aurait cessé d’apporter la richesse ; on prescrivait à ses flots de remonter contre leur pente pour renverser les lois surannées de la gravitation, cette autre force régulatrice de la nature inanimée que l’œil n’aperçoit pas non plus et qui n’en régit pas moins l’univers.
- Dans ce désordre universel, il fallait rendre à la raison son empire, à l’expérience toute son autorité. C’est ce qu’a fait la Société d’encouragement dans un travail sérieux, approfondi, qu’elle a présenté dès les premiers moments à l’Assemblée nationale. Ce travail consciencieux a pour titre, Exposé de la situation de l’industrie française considérée dans l’intérêt de tous les travailleurs.
- Grâce au concours de tous les hommes habiles, de tous les bons citoyens, de tous les coeurs généreux et courageux, le génie du bien a fini par triompher dans notre patrie ; la détresse ou nos ateliers avaient été plongés à plaisir a fini par s’arrêter. Le mouvement contraire a commencé de s’opérer, et chaque jour nous révèle ses progrès.
- C’est avec bonheur que nous proclamons le retour a l’activité des manufactures et des ateliers, surtout à Paris, à Lyon, à Rouen, dans ces trois centres immenses de population et d’industrie, ravagés, au printemps dernier, par l’insurrection : les commandes arrivent de l’étranger, nos tissus reprennent faveur; la matière des filatures de coton, qui manquait l’an dernier, abonde aujourd’hui ; les arts de luxe qui constituent l’industrie parisienne, ces arts qu’un puritanisme insensé voulait proscrire, ces arts rendent la vie au quartier Saint-Denis, au quartier Saint-Martin, et surtout au faubourg Saint-Antoine ; la fabrication des tentures, des beaux meubles, des bronzes, des bijoux revient vers sa première prospérité.
- Ces progrès, je suis heureux de pouvoir en attester les conséquences par le retour des ouvriers à la caisse d’épargne, à cette institution frappée d’un coup si funeste au mois de mars de l’année dernière. Un acte qu’on eut le malheur de supposer nécessaire interdisait le remboursement à l’instant même ou le travail manquait aux déposants, et l’on remettait du papier aux ouvriers qui demandaient , avant tout, de l’argent comptant pour payer du pain ; le croira-
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- t-on? rien n’a pu dégoûter le peuple de la plus populaire institution des temps modernes. On a fini par permettre aux familles de recommencer le dépôt de leurs économies, et maintenant, depuis cinq semaines, les versements opérés dans Paris seulement, à la caisse d’épargne , n’ont pas été moindres d'un million soixante-seize mille francs.
- Si le mouvement se continue jusqu’en décembre, la caisse d’épargne de Paris, si cruellement éprouvée en 1848 et systématiquement épuisée, la caisse d’épargne aura, pour la seule année 1849, recueilli dix nouveaux millions , pour témoigner que la population ne veut pas cesser d’avoir confiance dans l’État, si j’osais parler ainsi, malgré l’État.
- ÉPOQUES. DÉPOSANTS. SOMMES SOMMES
- Total. Nouveaux. versées. remboursées.
- 25 et 26 février 1819 1,255 467 197,841 29,424
- 1 et 5 mars. . . ... . 1,555 520 224,702 14,964
- 11 et 12 mars.. . . . . . 1,614 580 260,581 20,142
- 18 et 19 mars.. ..... 1,317 406 206,233 23,007
- 25 et 26 mars.. . . . . . 1,297 212 187,047 17,692
- 7,038 2,185 1,076,404 105,229
- Versements................. 1,076,404 francs.
- Remboursements. . . . 105,229
- Accroissement des dépôts. . 971,175
- Ce qui doit doubler à vos yeux le prix de pareils résultats, c’est qu’ils s’opèrent malgré les prédications incessantes des soi-disant précepteurs du peuple , qui lui prêchent avec zèle la détestation du capital, en lui disant : Remettez-moi ce vil poison que je vous garderai gratis. On nous affirmait en pleine tribune que l’ouvrier, plus éclairé, reconnaissait enfin l’ineptie de cette caisse où sont ménagées des épargnes qu’il consommerait avec tant de jouissances les lundis, les mardis, et même un peu les dimanches. Eh bien , vous le voyez, ce peuple incrédule et tenace apporte même aujourd’hui plus de francs à la vraie caisse d’épargne qu’il ne hasarde de centimes dans les banques communistes d’où l’on regarde en pitié des déposants assez osés pour désirer, pardonnez-moi l’expression, l’intérêt de leur argent.
- Ce n’est pas seulement avec des millions d’argent ou d’or que l’économie des ouvriers reconstitue son trésor; c’est, avant tout, par le retour aux sages
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- pensées, aux idées justes, aux bons sentiments que la classe ouvrière de nos grandes cités reconstitue son patrimoine social et sa richesse de famille. Il est admirable de voir dans nos quartiers, dans nos faubourgs jadis les plus agités, l’amour de l’ordre renaître pour aider l’amour du travail; et les tristes utopistes qui leur offrent à l’envi l’administration fraternelle de ces maudites épargnes qui constituent le fléau qu’on ose appeler du nom proscrit de capital, ces novateurs contristés en voyant la classe ouvrière préférer, pour banque du peuple, simplement et sagement, la caisse d’épargne ; voilà le bon sens français. ; V'1"'1 ' 1 ''''
- Ne nous fatiguons pas non plus de venir en aide à cette raison populaire qu’on peut bien parfois égarer en la passionnant, mais qui revient d’elle-même à la rectitude , à la perspicacité , à la sûreté qui caractérisent l’esprit des travailleurs français. On ne se fatigue pas dans les efforts qu’on fait pour les aveugler et les pervertir ; ne nous fatiguons pas dans nos efforts pour les éclairer et pour les rendre meilleurs. Autrefois nous n’avions que des théories , aujourd’hui nous avons les faits et les puissantes leçons de l’enseignement le plus sévère que puisse recevoir un peuple aux dépens de son bien-être, de sa subsistance et de son avenir.
- Voici le moment d’énumérer les récompenses que nous sommes heureux d’accorder à l’élite de la classe ouvrière, pour son excellente conduite dans une année oîi la bonne conduite et même la conduite médiocre étaient devenues si méritoires. / * ' ? !
- Dans les années précédentes, nous avons pu, comme en 1816, délivrer en même temps jusqu’à cinquante médailles pour récompenser autant de contremaîtres qui, dans nos établissements d’industrie les plus remarquables, s’étaient distingués à la fois par leur intelligence, leur talent et leur conduite.
- Aujourd’hui nous n’avons pas à décerner d’aussi nombreuses récompenses. Beaucoup de manufacturiers et de chefs d’ateliers ont craint de signaler à l’attention publique des intermédiaires pleins de mérite, pour ne pas exciter contre eux l’envie, la haine et tant de mauvais sentiments exploités avec un si triste zèle dans nos discordes intestines.
- Alors même que des chefs ont réclamé la médaille en faveur de leurs contre-maîtres, ils n’ont pas cru devoir y joindre ces détails si pleins d’intérêt qui font connaître les titres et chérir le caractère des concurrents.
- Nous appelons pour l’année prochaine nos manufacturiers les plus distingués, afin qu’ils justifient leurs propositions et qu’ils n’en soient plus avares, La Société d’encouragement avait d’abord eu la pensée d’ajourner la distribution des médailles à la séance publique du second semestre de cette année ; elle a décidé que l’envoi des pièces justificatives serait autorisé jusqu’au
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- 30 juin prochain pour une seconde distribution, sans renoncer au plaisir d’accorder dès à présent les récompenses qui nous semblent suffisamment justifiées.
- M. Larchevèque ( Pierre-Amable ).
- I/Àcadémie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen, pour satisfaire au désir exprimé par la Société d’encouragement, a cherché, parmi les employés des établissements du département de la Seine-Inférieure, quelque ancien et fidèle travailleur dont la conduite fût digne d’être mise en lumière et signalée comme exemple. Plus que jamais celte vertu doit être récompensée, car pour beaucoup , malheureusement, au lieu d’être un droit, elle est considérée comme une duperie.
- Dans le bel établissement industriel de M. Jacques Fauquet, àBolbec, il existe un vieillard du nom de Pierre-Amable Larchevèque, qui s’y trouve employé depuis cinquante-deux ans. Cet honnête homme, après avoir élevé trois enfants qui sont mariés, ne pourrait subvenir à ses besoins, si les infirmités venaient à le forcer de cesser son travail ; on conçoit, d’ailleurs, qu’avec les charges de femme et enfants Pierre Larchevèque n’a pu faire aucune économie.
- Quoique l’Académie de Rouen ne puisse un instant douter que M. Fauquet ou son successeur ne se fasse un devoir de soutenir jusqu’à la fin son plus ancien ouvrier, qui est peut-être le Nestcn• de tous les travailleurs de Bolbec, elle a pensé que la récompense décernée par la Société d’encouragement à Pierre Larchevèque serait d’un excellent effet moral pour la population des fabriques du département.
- M. Vallentin ( Henri-Gabriel ).
- M. Vallentin est l’un des plus anciens ouvriers et maintenant contre-maître dans la fabrique célèbre d’instruments de précision de MM. Lerebours et Sécrétant opticiens de l’observatoire et de la marine. Il est entré dans leurs ateliers en 1820, pour s y livrer à toute espèce de travaux ; grâce à son intelligence , il se mit bientôt en état d’exécuter les ouvrages confiés aux plus habiles ouvriers opticiens. En 1842, il devint contre-maître des opticiens. Depuis ce temps, M. Vallentin a presque constamment été occupé au travail des grands objectifs. Par sa conduite privée comme bon père de famille , par son esprit d’ordre, par sa conduite ferme et juste tout à la fois au sein de l’atelier, il n’a cessé de se montrer digne de la confiance que lui témoignent MM. L crebours et Secret an.
- Quant à sa vie privée, c’est un bon père de famille dont la conduite est très-régulière.
- M. Silbert ( Alexandre-Léonard j.
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- M. Silbert est attaché, depuis 1843, au bel établissement de fonderie et de construction que possède M. Calla, membre du conseil d’administration de la Société d’encouragement ; il est contre-maître des ajusteurs et tourneurs-mécaniciens. * ' :‘ : i! .--•
- M. Silbert a constamment eu plus de cent ouvriers sous ses ordres ; il a rempli ses fonctions avec une activité, une intelligence et un dévouement au-dessus de tout éloge. ^ - . * «
- Par sa prudence, sa modération et l’équité de son caractère, il a su, même dans les plus mauvais temps, conserver son autorité sur les ouvriers qu’il était chargé de diriger. Sa conduite a toujours été parfaitement régulière. ' Avant d’entrer chez M.,'Calla, M. Silbert avait été contre-maître dans les ateliers de M. Eugène Bourdon, habile ingénieur-constructeur dont la Société a plusieurs fois signalé le talent et récompensé les travaux. ; v : ; M. Choquét (Joseph). ' v "" • ' G
- M. Decrombecq, cultivateur et fabricant de sucre, à Lens ( Pas-de-Calais ), et maire de cette commune, déclare que M. Choquet ( Joseph ) se distingue à la fois par sa conduite et par ses mœurs ; il est employé chez lui, depuis huit ans, comme valet de charrue, et plein d’intelligence et d’habileté dans tous les travaux agricoles auxquels il a fait faire des progrès. '• * *
- M. Olivier (François ). ,w-" - * 4
- M. le ministre de l’agriculture et du commerce a transmis à la Société des documents où sont exposés les titres de M. Olivier ( François ) aux récompenses de la Société d’encouragement. > ^ !!
- Mme Ve Henry Harth, fabricant de cuirs à Saar-Union ( Bas-Rhin ), certifie que M. Olivier ( François ), natif de Belley ( Ain ), est employé en qualité de contre-maître, depuis quatre ans et demi consécutifs, dans ses ateliers de tannerie, corroierie et hongroierie.1 ’ '
- Mme Ve Harth se loue beaucoup de la probité et des services de M. Olivier. Des certificats de maîtres bottiers, maîtres selliers et cordonniers de cette ville et des environs donnent, sur les qualités des cuirs préparés sous la direction de M. Olivier, les renseignements les plus satisfaisants. 1 ‘
- Ces certificats , en date de novembre et de décembre 1844, sont dûment légalisés. s 1 ;
- Ces pièces n’avaient été transmises en 1847, avec les certificats, qu’après la clôture du concours précédent. r ;
- Signé Ch. Dupin , rapporteur.
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- CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- CONCOURS. \
- Exposé du résultat des concours ouverts pour l’année 1848.
- Le conseil d’administration avait à porter un jugement, en 1848, sur dix-neuf questions mises au concours. Ces questions sont les suivantes :
- 10 Perfectionnement de la construction des machines à vapeur destinées à imprimer un mouvement continu;
- T Détermination expérimentale de la résistance des métaux soumis à diverses températures, et recherche de /’influence de la chaleur sur la cohésion de leurs molécules;
- 3° Construction d’un appareil dynamométrique applicable à l’agriculture;
- 4° Fabrication des briques, tuiles, carreaux et autres produits en terre cuite, cinq sujets de prix ;
- 3° Fabrication des tuyaux de conduite des eaux, en fonte, en fer laminé, en bois, en pierre et en pierre artificielle ;
- 6° Emploi de l’iode et du brome dans les arts ;
- 7° Préparation économique d’un produit pouvant remplacer la substance désignée sous le nom d’essence d’Orient ou blanc d’ablette ;
- 8° Extraction de l’indigo du polygonum tinctorium ;
- 9° Perfectionnement du sucre de dextrine ; . . ;
- 10° Nettoiement des écorces ou de toute autre substance propre à la fabrication du pap ier ;
- 110 Découverte d’un procédé pour utiliser les eaux des féculeries et des ami-donner les; , , s
- 1T Moyen de prévenir ou de faire cesser les effets de l’humidité sur les constructions;
- 13° Perfectionnement des appareils et procédés destinés au blanchissage du linge, cinq sujets de prix;
- 14° Fabrication économique des bougies ;
- 13° Construction des glacières domestiques ;
- 4 6° Multiplication des sangsues;
- 17° Introduction et culture en grand des plantes étrangères à l’Europe;
- 18° Culture en grand des plantes indigènes, en Europe;
- 19° Culture des arbres résineux, six sujets de prix.
- 11 est neuf sujets de prix à l’égard desquels la Société n’a reçu aucun document.
- Quant aux dix autres sujets, il en est un, le perfectionnement de la construction des machines à vapeur destinées à imprimer un mouvement continu, qui a été remporté.
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- CONCOURS.
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- Ce prix, de la valeur de 10,000 francs, devait être décerné à celui qui aurait établi, en France, avant le 1er janvier 1848, une ou plusieurs machines à vapeur de la force de 10 à 30 chevaux, destinées à engendrer un mouvement de rotation continu, et qui devaient satisfaire à des conditions difficiles énumérées au programme. ^ ,
- Deux concurrents ont mérité que ce prix fût partagé entre eux. .
- Pour apprécier le mérite des documents fournis par les concurrents afin de prendre part aux neuf autres concours, les circonstances difficiles que nous venons de traverser n'ont pas permis à plusieurs d’entre eux de compléter, en temps utile, les renseignements qui leur avaient été demandés.
- Quant aux autres concurrents, les expériences nécessaires pour constater jusqu’à quel point ils ont répondu aux conditions des programmes doivent être répétées, et le temps est un élément nécessaire pour former l’opinion des commissaires de la Société.
- En prononçant la clôture de ces concours, le conseil d’administration a voulu réserver aux concurrents des droits à vos récompenses, et tenir compte de leurs efforts, pour répondre à l’appel de la Société.
- Parmi les concours actuellement clos se trouve celui pour des perfectionnements dans la construction des locomotives. Le conseil d’administration a pris en considération les travaux remarquables de l’un des concurrents, et en lui décernant une des premières récompenses il a remis cet important sujet de prix au concours, en apportant au programme les modifications que comporte l’état avancé de la construction des locomotives en France. *
- En affectant une somme de 20,000 francs à la solution du problème, le conseil d’administration a désiré appeler l’attention de nos habiles constructeurs sur un concours qui, sans nul doute, contribuera à exercer sur l’industrie des chemins de fer une utile et durable influence.
- Nous ne croyons pas devoir énumérer les autres concours dont la clôture a été prononcée. ;
- Les comités des arts chimiques, des arts économiques et d’agriculture présenteront au conseil d’administration leurs vues sur l’opportunité de retirer plusieurs sujets de prix des programmes, et lui proposeront d’adjuger ceux dont toutes les conditions leur paraîtront remplies, ou de décerner des récompenses aux concurrents qui, sans avoir résolu les questions, auraient avancé leur solution.
- En résumé, le conseil d’administration a prononcé la clôture des concours dont la nomenclature suit :
- 1° Construction d’un appareil dynamométrique applicable à l’agriculture;
- T Fabrication des briques, tuiles, carreaux et autres produits en terre cuite;
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- CONSEIL D ADMINISTRATION.
- 3° Fabrication des tuyaux de conduite des eaux en fonte, en fer laminé, en bois, en pierre et en pierre artificielle ;
- 4° Perfectionnement des appareils et procédés destinés au blanchissage du linge; 3° Fabrication économique des bougies ;
- 6° Construction des glacières domestiques;
- T Multiplication des sangsues;
- 8° Culture des arbres résineux.
- Ont été remises au concours, pour 1850, les questions suivantes :
- \0 Détermination expérimentale de la résistance des métaux soumis à diverses températures, et recherche de l’influence de la chaleur sur la cohésion de leurs molécules ;
- 2° Emploi du brome et de l’iode dans les arts ;
- 3° Préparation économique d’un produit pouvant remplacer la substance désignée sous le nom d’essence d’Orient ou blanc d’ablette;
- 4° Extraction de l’indigo du polygonum tinctorium ;
- 5° Perfectionnement de la fabrication du sucre de dexlrine;
- 6° Nettoiement des écorces ou de toute autre substance propre à la fabrication du papier ;
- 7° Découverte d’un procédé pour utiliser les eaux des féculeries et des amidon-neries;
- 8° Moyen de 'prévenir ou de faire cesser les effets de l’humidité sur les constructions ;
- 9° et 10° Introduction et culture en grand de plantes étrangères à l’Europe et indigènes; emploi économique de ces plemtes.
- En 1847, la Société d’encouragement n’a pas hésité à consacrer une somme de 27,000 francs, en prix, médailles et diverses récompenses; et, pour l’exercice 1848, elle est heureuse, malgré les circonstances qui ont entravé la marche de ses travaux, de pouvoir offrir à l’industrie des récompenses pour plus de 16,000 francs.
- La Société d’encouragement, fière d’avoir attaché son nom aux inventions et découvertes qui sont nées depuis le commencement de ce siècle, poursuit son œuvre avec persévérance, et elle montre ainsi la puissance dont est douée une association composée d’hommes animés de l’amour du bien public.
- Rapport sur le concours pour le perfectionnement des machines à vapeur destinées à imprimer un mouvement continu ; par M. Le Chatelier.
- Un prix de la valeur de 10,000 francs a été proposé par la Société d’encouragement pour celui qui aurait établi, en France, avant le 1" janvier 1848,
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- CONCOURS. 473
- une ou plusieurs machines à vapeur de la force de 10 à 30 chevaux, destinées à engendrer un mouvement de rotation continu, et qui aura satisfait aux conditions suivantes :
- 1° Le travail mécanique transmis au piston moteur, et mesuré, pendant la marche ordinaire et régulière de la machine, au moyen d’un indicateur à ressort appliqué sur les fonds des cylindres, ou d’un appareil équivalent, devra être au moins de 40,000 kilogrammes élevés à 1 mètre de hauteur verticale pour chaque kilogramme d’eau vaporisée ou plutôt introduite dans la chaudière. .
- 2° Le travail mécanique disponible, mesuré sur l’arbre du volant au moyen du frein de Prony ou d’un appareil équivalent, devra être, dans les mêmes circonstances , au moins de 30,000 kilogrammes élevés à 1 mètre de hauteur par kilogramme d’eau vaporisée.
- Le programme stipulait que les effets obtenus seraient rapportés au poids d’eau introduit dans la chaudière, afin d’appeler l’attention des constructeurs sur les dispositions propres à faire rendre à la vapeur la plus grande partie du travail moteur qu’elle peut développer. Cette condition se rattachait implicitement à celle de l’économie de consommation de combustible, qui, pour un appareil donné, est proportionnelle à la dépense de vapeur ; c’est ce que le paragraphe 4 du programme exprimait en spécifiant que la consommation de houille ne devait pas excéder 1 kilogramme et demi.
- Les concurrents se sont attachés surtout à cet élément, qui est celui qui touche directement la pratique industrielle ; ils ont fait porter leurs travaux sur l’appareil de production comme sur l’appareil d’application de la vapeur. C’est évidemment ainsi que le programme devait être interprété dans son sens le plus large. C’est le point de vue auquel s’est placé le comité des arts mécaniques en procédant à la vérification des appareils qui lui étaient soumis : 1° fixation d’un maximum de consommation équivalent à 1 kilogramme et demi de houille par force de cheval utile et par heure ; 2° fixation d’un minimum d’effet utile par kilogramme d’eau dépensé, égal à 30,000 kilog. élevés à 1 mètre, disponibles sur l’arbre du volant, et à 40,000 kilogrammes à 1 mètre, disponibles sur le piston.
- Deux concurrents dont la Société a pu déjà apprécier les travaux par les rapports qui lui ont été soumis ont seuls satisfait à la partie essentielle des conditions posées dans le programme ; avant de discuter leurs titres respectifs, il est nécessaire de rendre compte à la Société de l’ensemble du concours.
- 1° M. Bourdon, constructeur de machines, à Paris, avait annoncé l’intention de concourir; mais il n’a, jusqu’ici, fourni aucune pièce et n’a soumis
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- CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- aucun appareil au jugement de la Société : il doit être, en conséquence, considéré comme s’étant retiré du concours.
- 2° M. Trézel, de Saint-Quentin , a écrit à la Société , à la date du 29 décembre 1847, pour soumettre au concours diverses machines auxquelles il a appliqué sa détente variable qui a figuré à l’exposition des produits de l’industrie de 1844 ; ces machines sont, pour la plupart, des machines sans condensation. Il a joint à son envoi une description détaillée, avec figures, de son appareil de détente, M. Trézel> invité à produire les certificats exigés par le programme , a négligé de le faire jusqu’à ce jour, et le comité des arts mécaniques n’a pas été mis en mesure de constater si les machines de ce constructeur rentraient dans les conditions du programme et devaient donner lieu à des vérifications détaillées ; il doit donc être également considéré comme ayant renoncé au concours.
- 3° Sous la devise, le secret est l’âme des affaires, la Société a reçu un mémoire descriptif concernant trois machines rotatives. L’auteur n’a communiqué aucun certificat constatant que ses machines aient été construites et qu’elles rentrent dans les conditions du programme ; il parait même résulter de son mémoire qu’elles sont seulement restées à l’état de projet. Le même auteur a complété sa première communication par une note additionnelle portant pour devise le succès couronne la persévérance; cette note, comme la précédente, ne fournit aucun élément qui soit de nature à rentrer dans le cadre du concours.
- 4° M. Pimont, membre de l’Académie des sciences, arts et belles - lettres de Rouen, a soumis au concours deux procédés ayant pour objet d’économiser une partie importante de la consommation du combustible. Les procédés de M. Pimont ont pour objet, en premier lieu, d’utiliser la chaleur latente de la vapeur qui s’échappe soit dans l’atmosphère, soit dans le condenseur, suivant la nature des machines, pour échauffer, à une très-haute température, l’eau d’alimentation ; en second lieu, de préserver soigneusement du refroidissement, au moyen d’enduits et d’enveloppes conduisant mal la chaleur, les chaudières, réservoirs et tuyaux dans lesquels circule la vapeur. Les procédés de M. Pimont n’ont rien de nouveau quant au principe, qui est, du reste, d’une grande simplicité ; mais leur auteur a eu le mérite incontestable d’en faire de très-nombreuses et de très-utiles applications dans le district manufacturier de la Seine-Inférieure, ou ils ont rendu de grands services. -
- M. Pimont, dans la communication succincte qu’il a faite à la Société d’encouragement , n’a pas indiqué en détail la composition des enveloppes auxquelles il donne le nom de calorifuges, et qui sont formées de deux parties, un enduit plastique et une enveloppe mobile ; il a donné la descrip-
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- CONCOURS
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- tion, avec figure, de son appareil à échauffer l’eau, qu’il nomme caloridore.
- Le caloridore se compose d’un cylindre vertical en tôle pouvant résister à la pression de la chaudière , et dans lequel est injectée l’eau d’alimentation; la masse est traversée par une série de tuyaux d’un petit diamètre et à parois minces, dans lesquels ou fait passer la vapeur qui s’échappe du cylindre. L’eau arrive par la partie inférieure et se rend à la chaudière par la partie supérieure du cylindre ; la vapeur arrive, au contraire, par la partie supérieure et s’échappe par la partie inférieure. L’eau est chauffée graduellement et atteint une température très-élevée avant d’être introduite dans la chaudière ; lorsqu’on applique cet appareil aux machines à haute pression, la portion de la vapeur qui se condense peut être employée à F alimentation.
- M. Pimont a varié sous des formes très-diverses et pour de nombreux usages son appareil caloridore. Les renseignements que votre comité a pu réunir indiquent une économie de combustible qui s’élève à 15 ou 20 pour 100 pour les machines à haute pression sans condensation. ; '
- M. Pimont n’a indiqué, en particulier, aucune machine pour laquelle l’application de ses appareils ait réduit la consommation au-dessous de 1 kil. 50; il n’a produit aucun certificat indiquant que cette limite a été atteinte par une ou plusieurs machines améliorées par ses soins. Il est, du reste , certain que dans la Seine-Inférieure, où l’on s’applique avec\soin à mettre en œuvre tous les procédés propres à économiser le combustible, aucune machine n’est encore descendue à un chiffre de consommation aussi bas. Le comité des arts mécaniques doit donc se contenter de signaler à l’attention de la Société l’application très-utile que M. Pimont a faite de ses appareils dans un grand nombre d’établissements. < ; • ; ; ? ^ - v.o
- < 5° MM. Le Gavrian et Farinaux, et M. Farcot, restent donc seuls en présence du prix de 10,000 francs que la Société a proposé. Ces constructeurs ont soumis chacun , au jugement de la Société , des machines placées dans des conditions à peu près semblables, ainsi qu’on peut en juger par le tableau ci-après ; ils sont arrivés l’un et l’autre à des résultats sensiblement égaux pour la consommation du combustible par force de cheval et par heure, surtout si l’on s’attache seulement aux premiers essais faits sur la machine de MM. Le Gavrian et Fannaux, les derniers essais n’ayant, en grande partie, donné des résultats plus favorables que par l’application de quelques modifications dont l’initiative n’appartient pas à ces constructeurs. M. Farcot, de son côté, aurait évidemment amélioré la marche de sa machine, s’il avait pu renouveler l’expérience faite le 7 novembre 1848, et profiter des enseignements qu’elle avait fournis. ♦ mj r f ! - -s ^ , o • •
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- • Voici, du reste, les éléments principaux du parallèle à établir entre ces constructeurs :
- Machine de M. Farcot. Machine de MM. Le Gavriau et Farina ux. ltc essai. 2e essai.
- Force en chevaux. 30 chev. 5 32, 39,33
- Durée de l’expérience.. . . Houille consommée par force de 9 h. 55' 9 h. 20' 10 h. 05'
- cheval et par heure.. 1 k. 320 1 k. 323 1 k. 261
- Eau évaporée par kil. de houille. Travail disponible sur l’arbre dû 7,45 8 k. 06 6,324
- à 1 kil. d’eau dépensée.. 27,370 25,328 33,851
- < Les consommations de houille des premiers essais faits de part et d’autre sont sensiblement égales ; aucune des deux machines n’a atteint, pour l’effet utile de la vapeur, le minimum fixé dans le programme ; pour toutes les deux, ce fait doit être attribué à un entrainement considérable d’eau liquide qui, s’il était évité, permettrait d’arriver au minimum de 30,000 kilogrammes.
- Nous ne mentionnons pas ici les résultats obtenus par l’effet utile de la vapeur sur le piston ; ces résultats n’ont pas pu être constatés d’une manière suffisamment exacte, à défaut d’instruments convenables et convenablement disposés ; mais, dans les deux machines, il a paru que, par suite de la perfection du montage , il n’y avait qu’une petite fraction de l’effet de la vapeur absorbée par les frottements des organes du mécanisme.
- Dans cette situation, le conseil d’administration déclare que les conditions du programme ont été remplies par MM. Le Gavrian et Farinaux d’une part, et par M. Farcot de l’autre, et qu’il y a lieu de partager par moitié le prix de 10,000 francs entre ces constructeurs.
- Signé Le Chatelier , rapporteur.
- Rapport sur le concours pour le perfectionnement de la construction des machines locomotives; par M. Le Chatelier.
- La Société d’encouragement, par la création d’un prix très-important, s’é^ tait proposé d’encourager le perfectionnement des machines locomotives : elle avait eu surtout pour but de provoquer des améliorations de détail dans les dispositions de ces machines , devenues l’élément essentiel de l’exploitation des chemins de fer; de faire surgir, s’il était encore possible, quelque idée
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- nouvelle propre à développer les facultés déjà si remarquables de ce puissant agent mécanique. • ,
- Un petit nombre de concurrents se sont présentés; aucun d’eux ne satisfait aux conditions fixées par le concours. Bien que la Société ait rédigé son programme de la manière la plus large , bien que des machines locomotives aient été construites en grand nombre dans la période de temps fixée pour le concours, depuis le 1er juin 1844 jusqu’au 1er janvier 1847, il n’y a pas lieu de distribuer, même partiellement, le prix de 24,000 fr. fondé en 1844.
- Toutefois les travaux de F un des concurrents, bien qu’en dehors des conditions du programme, méritent d’appeler d’une manière particulière l’attention de la Société. . ? :
- Ce résultat s’explique par diverses causes. La période de temps qui s’est écoulée du 1er juin 1844 au 1er janvier 1847 a été marquée par une révolution complète dans les habitudes des compagnies concessionnaires des chemins de fer ; jusque-là une partie des machines locomotives avait été importée d’Angleterre en France ; l’élévation du droit d’importation est venue rendre impossible l’introduction des machines étrangères, et les compagnies instituées en 1844 et 1845 ont été contraintes à commander exclusivement aux constructeurs français le matériel considérable dont elles avaient besoin.
- Dans les derniers jours de l’année 1845 et dans le cours de l’année 1846, plus de quatre cents machines locomotives représentant une valeur totale d’environ 20 millions de francs ont été commandées à l’industrie française qui jusque-là n’en avait encore livré que deux cents ( en y comprenant celles du chemin de fer de Rouen , construites à Rouen, dans un atelier importé de toutes pièces d’Angleterre). Des demandes aussi considérables, toutes très-pressées, attendu l’état d’avancement de quelques-uns des chemins qu’il fallait mettre en exploitation, ont nécessité la création de nouveaux ateliers, et le développement de ceux qui s’adonnaient déjà à cette spécialité. Le chemin de fer du Nord, à lui seul, a absorbé presque tous les moyens de fabrication pendant l’année 1846. Les ingénieurs qui commandaient les machines, et les constructeurs qui les fabriquaient, n’ont pu se préoccuper ni les uns ni les autres de perfectionnements et d’inventions ; ils ont adopté, pour la plupart, purement et simplement, les modèles les plus récents et les ont copiés servilement. L’occupation à peu près exclusive de toutes les personnes qui auraient pu concourir utilement pour le prix proposé par la Société a été la création des moyens de fabrication et la livraison la plus prompte des produits.
- En outre, il a semblé à votre comité que le programme de ce prix spécial n’avait pas été assez répandu, ou tout au moins n’était pas parvenu assez directement aux personnes intéressées, ou n’avait pas frappé suffisamment leur Quarante-huitième année. Avril 1849. 12
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- attention; il serait difficile, sans cela, d’expliquer comment des constructeurs qui ont monté des ateliers remarquables par leur importance et par la perfection des travaux qui s’y exécutent ne figurent pas au concours , car, aux termes du programme , la perfection du travail de construction était un des éléments importants.
- Ces préliminaires posés, nous rendrons compte d’une manière succincte des pièces qui ont été adressées à la Société. ^
- Sous le n° i, M. Pierrugues propose un système de lumières d’introduction dans les cylindres des machines locomotives, qui permettraient de changer le sens de la marche, sans employer deux colliers d’excentriques. Cette invention n’a donné lieu à aucune application.
- Sous le n° 2, M. Cosnuel, ancien élève de l’école centrale, propose divers perfectionnements aux machines locomotives. Un seul a été l’objet d’expériences et pourrait rentrer dans le cadre du programme ; il consiste dans l’application , sur la prise de vapeur, d’un appareil propre à empêcher l’entraînement de l’eau. Cet appareil est formé d’une enveloppe percée d’un grand nombre de petits trous. Cette disposition n’est pas nouvelle et n’avait pas donné, jusque-là, de résultats sensibles. C’est également ce qui est arrivé dans les expériences faites par M. Cosnuel sur le chemin de fer de la rive gauche , dans lesquelles il est arrivé à une économie très-problématique de 3 pour 100 sur la quantité d’eau dépensée dans la chaudière. :
- Sous le n° 3, M. J. J. Meyer, de Mulhouse, a soumis au concours des machines locomotives construites au nombre de huit, sur le modèle dit américain, pour le compte du gouvernement autrichien. Ces machines ont été construites de 1844 à 1845 dans les ateliers fondés en 1835, à Mulhouse, par M. Meyer.
- Ces machines fonctionnent depuis cette époque sur le chemin de fer du Nord en Autriche ; elles ont été remarquées d’une manière particulière, à cause de l’économie de combustible qu’elles ont réalisée par rapport aux machines livrées simultanément par d’autres constructeurs, à cause des dispositions ingénieuses et bien entendues du mécanisme et de la perfection du montage et de l’ajustement de toutes les pièces.
- M. Meyer, en se présentant au concours, réclame une modification importante aux dispositions du programme , ou du moins une interprétation sans laquelle il ne serait pas admissible.
- Le programme stipule, en effet, que l’importance des perfectionnements soumis au concours doit être constatée par un parcours régulier de 5,000 kilomètres au moins sur un chemin de fer français. M. Meyer pense que la condition du parcours sur un chemin de fer français n’a d’autre but que de
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- fixer l’importance de l’expérience à faire en grand, et que le service effectué par les machines sur des chemins étrangers répond suffisamment au but que la Société s’est proposé. - -.v i l :
- Votre comité des arts mécaniques n’a pas partagé cette manière de voir; les termes du programme sont formels, et ce n’est pas sans intention que la rédaction en a été adoptée.. En effet, le concours n’avait pas surtout pour objet d’encourager les travaux mécaniques dans les ateliers de construction ; il avait pour but principal de provoquer le perfectionnement de la locomotion sur les chemins de fer français. Si les machines construites par M. Meyer, sur le système américain, avaient été mises en service en France, il en serait ressorti un enseignement utile pour le développement des chemins de fer. L’opinion trop généralement répandue chez nous, que ces voies de communication ne peuvent être établies qu’à grands frais et dans des conditions de profil et de tracé rigoureuses, à la fois pour le rayon des courbes et l’inclinaison des pentes , aurait pu se modifier d’une manière utile aux intérêts du pays et plus particulièrement des régions où le relief tourmenté du sol paraît trop souvent un obstacle à l’établissement des chemins de fer. En effet, le système américain dont M. Meyer a réalisé les dispositions en les améliorant consiste à remplacer les roues de devant des machines à six roues par un avant-train mobile autour d’une cheville ouvrière, et à faciliter leur passage dans des courbes de très-petit rayon, en même temps que par l’accouplement des deux forces de roues d’arrière on peut conserver l’adhérence nécessaire pour surmonter des résistances considérables. Les machines américaines fabriquées à Mulhouse pour l’Autriche, n’ayant pas été appliquées sous nos yeux, n’ont rien ajouté aux renseignements que l’on trouve dans les descriptions des chemins de fer américains et allemands, et n’ont rien changé aux principes qui ont dirigé jusqu’à présent la construction des chemins de fer en France.
- Il a semblé seulement à votre comité que les nombreux travaux de M. Meyer, les succès obtenus par ses machines en Allemagne, sur les chemins du grand-duché de Bade, de Bavière et d’Autriche, la bonne exécution des constructions qu’il a dirigées, le recommandaient d’une manière toute spéciale à la Société d’encouragement, et lui méritaient une distinction en dehors du concours sur lequel vous avez à prononcer. s 7 H ? t ! "
- Sous le n° A, la Société a reçu, pour le concours, un mémoire portant cette devise : Un commencement d’exécution et d’usage est un principe d’émulation pour des perfectionnements en vue d’une application plus commune. L’auteur propose un système de locomotion pour voitures, charrues, locomotives ; la puissance motrice est produite par la combustion de l’alcool, et l’air est pris
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- pour le point d'appui de la propulsion. Ce système n’est qu’à l’état spéculatif et ne rentre pas dans le cadre du concours.
- Sous le n° 5, M. Laignel présente au concours son frein à pression verticale ; cette invention utile ne rentre pas dans le cadre fixé par le programme, car elle est antérieure au 1er juin 1844 ; en outre, elle a déjà été récompensée par une médaille d’or décernée à M. Laignel dans la séance générale du 21 juillet 1847(1).
- Sous le n° 6, M. de Jouffroy a présenté divers documents imprimés et un dessin relatifs à son système de locomotion. M. de Jouffroy, après avoir fait construire des modèles sur une petite échelle, a fait établir, en grandeur naturelle, une machine locomotive ; mais son système n’a pas encore reçu d’application. Cette communication ne rentre donc pas dans les conditions du programme ; elle fera ultérieurement l’objet d’un examen détaillé de la part du comité des arts mécaniques, qui en rendra compte à la Société d’encouragement.
- Le comité des arts mécaniques, après avoir examiné toutes les pièces présentées au concours, et avoir reconnu qu’aucun des concurrents n’avait satisfait aux conditions exigées, et que, par suite, il n’y avait pas lieu à décerner le prix, même partiellement, s’est demandé s’il convenait de maintenir au concours un prix pour le perfectionnement de la construction des machines locomotives. Son avis a été de maintenir le même sujet de prix au concours, en modifiant quelques dispositions du programme, qui serait rédigé dans les termes suivants (2).
- Programme d’un prix pour le perfectionnement dans la construction des
- machines locomotives.
- La Société d’encouragement propose un prix de la valeur de vingt mille fr. à l’auteur ou aux auteurs des perfectionnements les plus importants apportés à la construction des machines locomotives, au matériel de transport employé sur les chemins de fer, et de la voie de fer.
- Ce prix pourra être partagé entre les concurrents, si aucun d’entre eux n’a rempli complètement les conditions du programme. Le prix sera distribué, s’il y a lieu, dans la séance générale du 2e semestre de 1851.
- (1) Voy. Bulletin de la Société, année 1847, p. 377, 401, 404.
- (2) Le nouveau programme pour le perfectionnement des machines locomotives a été publié dans le JBulletin du mois de décembre 1848 ; mais ayant été complété depuis, nous le reproduisons dans toute son étendue.
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- Les concurrents devront avoir apporté au matériel des chemins de fer des perfectionnements propres à améliorer les conditions de la locomotion et du transport au point de vue de la sécurité , de l’économie ou de la rapidité.
- Les perfectionnements devront avoir rapport à l’une des branches de la construction indiquées ci-après :
- 1° A la construction de l’appareil générateur de la vapeur ;
- T A la distribution de la vapeur dans les cylindres et au mécanisme moteur;
- 3° A la construction du châssis, des roues et autres parties de la machine et du tender considérés comme véhicules; ;
- 4° A la construction des voitures, waggons et véhicules de toute nature;
- 5° A la construction de la voie de fer et de ses accessoires.
- Les divers perfectionnements soumis au concours devront avoir été appliqués pour la première fois, en France, postérieurement au 1er janvier 1847; leur importance devra avoir été constatée par un parcours de 3,000 kilomètres au moins, s’il s’agit de matériel mobile, ou par un usage continu d’un mois, s'il s’agit de matériel fixe sur un chemin de fer français.
- Les mémoires descriptifs présentés par les concurrents devront être accompagnés de plans détaillés des appareils soumis au concours, et des plans d’ensemble des machines locomotives sur lesquelles ils auront été appliqués ; toutes les pièces devront être remises avant le 1er janvier 1851.
- Vous vous rappellerez, messieurs, que, dans le cours de ce rapport, le comité des arts mécaniques a signalé les importants travaux de M. J. J. Meyer, et a exprimé le regret de ne pas lui voir remplir les conditions fixées pour le concours qui nous occupe. M. Meyer a dirigé, pendant près de dix années, un atelier de construction très-important à Mulhouse. Indépendamment des progrès remarquables qu’il a fait faire, en Alsace, à la construction des machines fixes, il a été un des premiers à se livrer à la construction des machines locomotives. Le premier il a fait à ces machines l’application d’une détente variable à deux tiroirs pouvant varier dans la plus grande partie de la course du piston (1) ; il a eu, entre autres mérites, celui de livrer une grande partie de ses produits en Allemagne , où ils ont donné, par la perfection de leur exécution , une opinion très favorable des constructeurs français, et ouvert à notre industrie un débouché qui pourrait prendre de l’importance, si
- fl) Xv>ye2 Bulletin de la Société, année 18 î0. p. 103.
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- l’exportation de ces produits était encouragée. M. Meyer a livré en totalité vingt-six machines avec leurs tenders pour les chemins de fer du grand-duché de Bade, de la Bavière et de l’Autriche ; en outre, un grand nombre de machines ont été construites sur ses dessins en Bavière et dans le duché de Bade.
- Votre conseil d’administration vous propose de décerner à M. Meyer, pour l’ensemble de ses travaux, et plus spécialement pour les travaux de construction de machines locomotives, une médaille d’or de la valeur de quatre mille francs; il vous propose, en outre, de faire insérer dans le Bulletin, avec les dessins à l’appui, une description complète des machines construites par M. Meyer sur le type américain.
- Signé Le Chatelier , rapporteur.
- Discours prononcé par M. Dumas, président de la Société d’encouragement, dans la séance générale du 28 mars 1849.
- Messieurs, les circonstances que nous avons traversées ont été si graves, les intérêts ont été si cruellement frappés, les situations si tristement ébranlées , les âmes si vivement émues , que je m’empresse , non sans quelque orgueil, de remercier en votre nom le conseil d’administration de la Société pour la persévérance, la sagesse et la fermeté qu’il n’a pas cessé un seul instant d’apporter à l’accomplissement des devoirs que votre confiance l’appelle à remplir dans l’intérêt de l’industrie française.
- Le cours de ses travaux n’a pas été un seul instant interrompu. Plus l’industrie souffrante ou compromise semblait en péril, plus sa vigilance se réveillait inquiète pour chercher des tempéraments ou des remèdes aux maux de la patrie.
- Lorsque les théories du Luxembourg et la funeste expérience des ateliers nationaux menaçaient Paris et la France d’une sanglante décadence, votre conseil se réunissait tous les jours, mesurant avec effroi les progrès de la barbarie. Nul de ses membres ne saurait oublier ces séances oii chaque heure , chaque minute nous fournissaient l’occasion d’enregistrer un péril nouveau , de combattre une erreur nouvelle.
- Et, lorsqu’à ces jours de tristesse et de deuil ont succédé des jours plus calmes, votre conseil s’est empressé de rechercher par quelles voies l’industrie pourrait réparer ses pertes, ressaisir son rang près de lui échapper, reprendre en ses propres forces une confiance violemment ébranlée.
- Il n’y avait point à hésiter, messieurs ; c’est à l’agriculture et au commerce que nous devions en appeler pour répandre sur les plaies de l’industrie un baume salutaire.
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- A l'agriculture, parce que sa bienfaisante influence attire sur lé soi les populations trop denses des grandes villes, qu’elle leur offre des conditions d’une hygiène meilleure et d’une vie plus satisfaite, qu’elle les applique à créer des produits d’un placement moins irrégulier. ;
- Aussi votre conseil, non content d’avoir institué des prix pour une somme qui s’élève à près de cent mille francs en faveur de l’agriculture, s’est-il empressé de mettre à l’étude tout ce qui intéresse l’enseignement agricole , depuis l’école de village jusqu’à l’instruction la plus élevée que l’agriculture puisse réclamer ;
- Aussi, informé du vaste emploi que l’Angleterre vient de faire des opérations de dessèchement pour l’amélioration de son climat et de sa culture, le conseil a-t-il voulu que ces pratiques si hardiment développées chez nos voisins fussent examinées, discutées et mises en lumière par un rapport spécial que vous recevrez bientôt et ou vous verrez quel parti la France pourrait tirer d’une méthode jugée si favorablement en Angleterre, qu’elle a décidé le gouvernement à faire une avance de 125 millions aux propriétaires qui ont voulu l’appliquer, sans parler d’une dépense au moins égale spontanément effectuée par les plus riches d’entre eux.
- Mais, si le perfectionnement de notre agriculture doit avoir pour effet certain, en augmentant la population agricole, en améliorant son sort, de créer au pays des sources de force et de stabilité, de donner à l’industrie des agents et des débouchés dans des conditions plus régulières, il vous reste encore , messieurs, à compléter auprès de vous les éléments de ces fortes études commerciales, si nécessaires à la bonne direction de notre commerce extérieur. ;
- Je fais en votre nom, au nom du conseil, un appel sincère au commerce. Sa place est marquée dans votre sein ; ses intérêts sont les vôtres ; vous n’en avez aucun qui lui soit étranger. K s
- Qu’il vienne ici, non pour débattre des théories, mais pour fournir des documents et des faits, pour stimuler le zèle et provoquer le progrès par la toute-puissance des bons exemples ; qu’il vienne flétrir la mauvaise foi et punir le charlatanisme par d’honnêtes et courageux jugements.
- Dans une telle voie, le commerce trouvera parmi vous tous les appuis, toutes les sympathies, et il prendra bientôt la part qui lui revient dans vos préoccupations et dans vos discussions. ^ *
- Complétez donc, fortifiez donc vos comités d’agriculture et de commerce ; leurs travaux, loin d’entraver ceux des comités purement industriels, deviendront, au contraire, pour ces derniers, une source de lumière, une occasion certaine de nouveaux efforts et de nouvelles découvertes.
- C’est ainsi que la Société d’encouragement pour l’industrie nationale , fi-
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- dèle à son Lut et à son origine , prouvera qu’elle sait diriger ses études vers les qucslions qu’il importe au pays d’éclairer, et ses récompenses sur tous les progrès qui fécondent la prospérité publique.
- Qu’elle s’applique donc, désormais, à sceller plus étroitement encore l’alliance de l’agriculture , de l’industrie et du commerce , et elle aura, pour sa part, contribué à former le faisceau des trois grandes forces sur lesquelles reposent, en réalité, la richesse, le bonheur et la paix du pays, et sur lesquelles s’appuient leurs garants éternels, la famille et la propriété.
- Extrait des procès-verbaux des séances du conseil d’administration de la Société
- d'encouragement.
- Séance générale du 4 avril 1849.
- Cette séance a été consacrée à l’élection des président, vice-présidents, secrétaire général, secrétaires, trésorier et censeurs, et au renouvellement, par tiers, des comités, conformément au titre IX du reglement.
- Les nominations ont été faites par deux secrutins, l’un pour les membres du bureau, l’autre pour les membres des comités.
- M. Dumas a été nommé président; MM. Seguier et Darblay, vice-présidents; M. Charles Dupin, secrétaire général; MM. Combes et Péligot, secrétaires; MM. Iléri-cart de Thury et Jomard, censeurs; M. A g as se, trésorier.
- , À la commission des fonds, MM. Ladoucette père et Molinier de Montplanqua, décédés, ont été remplacés, le.premier par M. Vauviltiers, le second par M. Ladoucette fils.
- Au comité des arts mécaniques, MM. Alcan et Le Chatelier remplacent MM. Kerris et Théodore Olivier, nommés membres honoraires.
- Au comité des arts chimiques, M. Leblanc remplace M. Bréant, nommé membre honoraire.
- Au comité des arts économiques, M. Barre remplace M. Labarraque, nommé membre honoraire.
- Au comité d’agriculture, M. Louis Vilmorin remplace M. Dailly, décédé.
- Les membres sortants du comité de commerce ont été réélus.
- Séance du 11 avril 1849.
- Correspondance. M. Lemaître, fabricant de grosse chaudronnerie, à la Chapelle-Saint-Denis, ayant imaginé et construit une machine et un outillage complet propre à la fabrication des bagues servant à la consolidation des tubes dans les chaudières dites tubulaires, dépose des échantillons de ces nouveaux produits et en demande l’examen.
- M. Ih) matin, rue de Charenton , 102 , rappelle qu’il avait demandé à la Société de faire examiner divers appareils destinés au broyage du chocolat, des couleurs et autres
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- substances, et que sa demande ayant été renvoyée aux comités des arts mécaniques et des arts chimiques, des membres faisant partie de ce dernier comité ont examiné ses appareils perfectionnés dans ses ateliers et dans l’établissement de M. Perron. Il est à sa connaissance qu’un rapport a été présenté sur ses machines, mais que la délibération en a été ajournée par le motif cfue leur examen était de la compétence du comité des arts mécaniques. h : i * Vi
- M. Hermann demande que le conseil veuille bien statuer le plus promptement possible sur la suite à donner à cette observation. : , , , ; ^
- Un ancien élève de l’école polytechnique, ex-capitaine d’artillerie, adresse une brochure intitulée, Bonne marmite, suivie de réflexions sur un pyromètre régulateur d'une grande utilité pour les hautes températures. ;:i ^ ,\ *
- Un appareil culinaire a été déposé dans le local de la Société. n ' ’
- M. Gueffier, à Brioude ( Haute-Loire ), annonce qu’il a fait l’ébauche d’un chariot à bêcher, qui, selon lui-f peut remplacer la bêche à la main avec une économie de 50 pour 100; il désirerait que la Société proposât une prime pour cette invention, s •
- M. Gustave Halphen, consul général de Turquie, à Paris , rue de la Chaussée-d’An-tin, 68, fait hommage d’un rapport rédigé par lui sur l’exposition de 1844. « Cet ou-« vrage, dit l’auteur, a été écrit avec toute la conscience d’un homme désintéressé, « car je l’ai fait à mes frais; il a été tiré à un très-petit nombre d’exemplaires, et je ne « l’ai pas mis dans le commerce. »
- M. Blouet, président de la Société centrale des architectes, adresse un exemplaire des nouveaux statuts que cette Société a adoptés dans sa dernière séance générale. î M .de Ver g n e tle-Lcmiotte, ingénieur des mines, adresse un numéro du journal de la Société d’agriculture et d’horticulture de Châlons-sur-Saône, renfermant un rapport qu’il a fait au nom d’une commission chargée par la ville de Beaune de revoir les bases qui doivent servir à assurer la taxe du pain. v • r -a
- - Objets présentés. M. Lulz, rue Mauconseil, 33, présente une machine pour canneler les outils employés dans le corroyage des cuirs, et connus sous le nom de marguerites et de paumelles. Il signale les conditions que cette machine doit remplir pour creuser les cannelures et fait apprécier les qualités des outils dont il s’agit, en citant les attestations que lui ont délivrées MM. Ogerau, Fauler frères, Nyss, Baudouin, Gonthier, etc.
- M. Meyer, place de la Bourse , 10 , soumet au jugement de la Société une nouvelle encre indélébile dont il fait connaître les avantages et les diverses applications. - •
- M. Finker, rue de l’Echiquier, 6, présente 1° une mixture dite argyride , préservatrice du tain des glaces contre l’humidité, en empêchant que l’étamage ne se pique et ne se tache ; 2° une traverse préservatrice mobile en zinc ou toute autre matière, servant à détruire les effets de la condensation intérieure.
- * M. Mathieu, à la Grande-Villette, près Paris, en adressant une notice imprimée sur l’utilité et l’emploi de la chaux hydraulique de Saint-Quentin , exprime le désir que la Société en veuille bien faire constater les qualités.
- M. Mansonnier, rue du Grand-Prieuré, 10, présente un nouveau système d’enveloppes de lettres qu’il regarde comme complètement indécachetables ;
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- M. Robin, me Saint-Victor, 163, un échantillon d’encaustique.
- Les ouvrages suivants sont déposés sur le bureau :
- 1° Mémoires et compte rendu des travaux de la Société centrale des ingénieurs civils, fondée le 4 mars 1848, cahiers d’octobre, novembre et décembre 1848;
- 2° Précis analytique des travaux de la Société des sciences, belles-lettres et arts de Rouen, pendant l’année 1848;
- 3° Le Technologiste, avril 1849;
- 4° Annales des chemins vicinaux, 5e année, n° 1, janvier 1849;
- 5° Revue générale de l’architecture et des travaux publics, sous la direction de M. César Daly, 8e volume, n° 1;
- 6° Le Moniteur industriel des 15, 18, 22, 25 et 29 mars, 1, 5 et 8 avril ;
- 7° La Belgique industrielle des mômes dates ;
- 8° La richesse du cultivateur et de Vinstituteur primaire, 3e tirage ;
- 9° Simples notions sur l’agriculture, le jardinage et la plantation, ouvrage destiné à servir de livre de lecture courante dans les écoles primaires, par M. Barrau, directeur du Moniteur général de l'instruction primaire ;
- 10° Précis élémentaire de chimie agricole, par M. Sace, professeur à la faculté des sciences de Neuchâtel ( Suisse ) ;
- 11° Extrait des séances de la Société d’agriculture et de commerce de Caen, année 1848 ;
- 12° Journal des économistes, 8e année, n° 4.
- M. le président appelle l’attention du comité d’agriculture sur les ouvrages qui le concernent, et, après un aperçu sur l’intérêt qui doit s’attacher à ces ouvrages, il signale comme digne d’attention celui intitulé Richesse du cultivateur, sous le rapport de la méthode adoptée par son auteur, et qui le rend propre à introduire dans les écoles primaires la connaissance de l’agriculture.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. Saulnier lit un rapport sur les titres de M. Benoit proposé comme membre adjoint de ce comité.
- Au nom du comité des arts chimiques, M. Bussy lit un rapport sur un mémoire de M. Lecanu, ayant pour objet les moyens de reconnaître certaines falsifications des farines.
- Les nouvelles recherches de M. Lecanu ont apporté un perfectionnement notable dans les moyens d’isoler la fécule de pommes de terre mélangée à la farine de blé ; il a fait connaître le parti que l’on peut tirer de l’emploi de l’acide chlorhydrique étendu d’eau dans les farines ; il est parvenu également à isoler et à déterminer, d’après leurs caractères d’organisation, les graines de fécule de légumineuses dont la présence jusqu’ici ne pouvait être signalée que par des moyens indirects, comme la présence des légumineuses, celle de tissus cellulaires ou des phénomènes de coloration qui donnent trop souvent prise à l’incertitude.
- D’après ces considérations, le comité propose d’insérer le rapport dans le Bulletin, accompagné d’un extrait du mémoire de M. Lecanu. ( Approuvé. )
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- PROCÈS-VERBAUX.
- 187
- Séance du 25 avril 1849.
- Correspondance. M. Miret-Fournaise, à Craonne (Aisne), adresse un échantillon de vin fait d’après la méthode sur laquelle il a appelé l’attention de la Société.
- Mme Ve Thierry, à Lille, signale plusieurs travaux de feu son mari, qui seraient de nature à procurer la solution des problèmes proposés par la Société, tels que ceux pour la découverte d’un moyen saccharimétrique et pour la panification de la pomme de terre ; elle fait aussi mention d’un procédé pour améliorer la qualité des vins des environs de Paris. r v i
- M. Marcella, ancien conseiller et membre de plusieurs sociétés savantes, après avoir exposé le mode suivi par quelques auteurs dans la composition de dictionnaires étymologiques , fait connaître les motifs qui l’ont engagé à publier un dictionnaire de ce genre plus complet et plus exact. Cet ouvrage pouvant être utile aux savants et aux industriels, pour lesquels il a ajouté une petite grammaire familiarisant avec la lecture et les formes du grec ancien, il prie la Société de vouloir bien le faire examiner. < Objets présentés. MM. L. Chevalier et fils, quai de l’Horloge-du-Palais, 65, présentent un nouveau genre de microscope adopté par le bureau de garantie de Paris pour la vérification des marques sur toute espèce de bijoux, quelles que soient leurs formes.
- M. Delcourt, rue des Amandiers, 99, adresse la description et les dessins de plusieurs mécanismes qu’il annonce avoir imaginés, tels qu’un mécanisme pour faire marcher deux roues motrices par le tirage de deux poids, une pompe à air et un méridien dont les pièces sont mobiles. ; ;
- M. Clabbeck, rue de Richelieu, 9, demande à soumettre à la Société un pied en bois contenant trois parties, savoir, le pied naturel, l’anatomie du pied et l’ostéologie du pied. : - ' - ' : i
- • M. Villeaus, rue de l’Arbre-Sec, 33, présente des chaussures dont le talon est mobile et que l’on tourne à volonté ; il assure que par ce moyen la semelle s’usant uniformément fait un bien plus long usage. • ^ j ; ^
- M. Fumet, rue du Helder, 25, présente une glacière artificielle. ; - :
- ; Les ouvrages suivants sont déposés sur le bureau : L d -
- 1° Guide des architectes, vérificateurs, entrepreneurs, et de toutes les personnes qui font bâtir, par M. Lejaste; .5
- 2° Bulletin de la Société industrielle d’Angers, 19e année;
- 3° Le Moniteur industriel des 12, 15, 19 et 22 avril 1849; > -
- 4° La Belgique industrielle portant les mêmes dates; -r ;!
- 5° Becueil agronomique, industriel et scientifique, publié par la Société d’agriculture de la Haute-Saône, t. Y, n° 5, d’avril 1847 à janvier 1848;
- 6° Bulletin de la Société pour l’instruction élémentaire, 3e série, janvier et février 1849;
- 7° Annales de la Société centrale d'horticulture, mars 1849;
- 8° Traité d’agriculture, de défrichement, de reboisement et de dessèchement des marais, à l’usage des écoles communales, par M. Marcel d’Orgebray ;
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- PROCÈS-VERBAUX.
- 9° Annales de /’agriculture française, avril. 1849;
- 10° Tableau synoptique des principaux procédés d'injection des bois pratiqués depuis 1735 jusqu'en 1846, par M. Renard Périn.
- M. Péligot, l’un des secrétaires, rappelle que, dans une précédente séance du conseil, il a réclamé, pour la verrerie de Saint-Louis, la priorité de la fabrication du cristal en France; il donne connaissance des documents que lui a remis M. Marcus, directeur de cet établissement.
- M. le président adresse à M. Péligot les remercîments du conseil pour cette communication , qui est renvoyée à la commission du Bulletin.
- Rapports des comités. Au nom du comité d’agriculture, M. Huzard lit un rapport sur les sangsues mécaniques de M. Alexandre.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication, et de publier le rapport dans le Bulletin, avec la description et la figure des sangsues mécaniques. ( Approuvé. )
- Au nom du comité des arts mécaniques, M. Le Chalelier lit un rapport sur le mar-réographe de M. Chazallon, construit par M. Wagner neveu.
- Le comité propose de remercier M. Wagner de son intéressante communication et de faire insérer dans le Bulletin le rapport et la description avec planches de l’appareil dont il s’agit.
- M. Th. Olivier fait observer que, dans l’historique du marréographe, les dates ont été omises; il demande que cette omission soit réparée ; il sera fait droit à cette demande.
- Les conclusions du rapport sont approuvées.
- Il est donné lecture, pour M. Gourlier, d’un rapport, au nom du comité des arts économiques, sur la scie à pierre tendre et sur le planipierre de M. Serrin.
- Le conseil ajourne à une autre séance la délibération à ouvrir sur ce rapport.
- Communications. M. Rouget de Liste dépose cinq exemplaires d’une brochure intitulée , Opinions et témoignages sur l’emploi et l’efficacité de l’eau inodore de MM. Ra-phanel et Ledoyen, pour désinfecter les matières et exhalaisons fétides, principalement les matières fécales et les urines qu’on peut employer immédiatement comme engrais.
- M. Benoit présente, de la part de M. Sisco, des chaînes composées de maillons formés par l’enroulement d’un ruban de fer sur lui-même.
- M. Seguier fait observer qu’il a été fait, l’année dernière, à la Société, un rapport sur des chaînes analogues présentées par M. Guion, et destinées à l’attelage des waggons des chemins de fer (1).
- Dans cette séance, M. Benoit a été nommé membre adjoint du comité des arts mécaniques.
- (i) Voy. Bulletin de la Société, année 1848, p. 673.
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- LISTE
- des membres titulaires, des adjoints et des membres honoraires composant le conseil d’administration de la Société d'encouragement.
- Année 1849.
- « • BUREAU.
- Uî <5 MM. -W fi « C— §
- « S rs es Président. ’-S 3
- 1829 Ddmas ( C. ^), membre de l’Académie 1816
- des sciences, du conseil de l’université,
- professeur à la faculté de médecine , doyen de la faculté des sciences, rue de Sorbonne, 11.
- Vice-présidents.
- i833 A. Seguier ( ^ ), avocat à la cour d’appel, membre de l’Académie des sciences, de la Société nationale et centrale d’agriculture et du comité consultatif
- des arts et manufactures , rue Garan- CO 0
- cière, i3.
- ï82q Darblay ( ^ ), membre de la Société nationale et centrale d’agriculture , rue
- de Lille, 82. Secrétaire. CO 0 w
- 1845 Charles Düpin (G. 0. , membre de
- l’Académie des sciences, professeur au Conservatoire des arts et métiers, rue 1817
- du Bac, 26. Secrétaires-adjoints.
- ï839 Combes (0. ^ ), de l’Académie des
- sciences, inspecteur général des mines, professeur à l’école des mines, rue du Regard, 3. CO -P» O
- i836 Péligot (E.) (^), professeur au Conser-
- vatoire des arts et métiers et à l’école
- centrale des arts et manufactures , es- CO 0 w
- sayeur à la Monnaie, quai Conti, 11. Trésorier.
- i8a5 Agasse ( ^ ), notaire honoraire , rue du
- Bac, 86. CO
- MM.
- Censeurs.
- Héricart de Thury ( O. ), membre de l’Académie de sciences et de la Société nationale et centrale d’agriculture, ancien inspecteur général des mines, quai d’Orsay, 3.
- Jomard ( O. ^), membre de l’Institut de France, conservateur-administrateur de la bibliothèque nationale, rue Neuve-des-Petits-Champs, 12.
- Président honoraire.
- Thénard ( G. O. ^ ), membre de l’Académie des sciences, chancelier de l’université, place Saint-Sulpice, 6.
- Vice-présidents honoraires.
- de Lasteyrie ( ^ ), membre de la Société nationale et centrale d’agriculture, rue de Grenelle-Saint-Germain, 5g.
- Francoeür ( ^ ), membre de l’Académie des sciences et de la Société nationale et centrale d’agriculture, professeur honoraire à là faculté des sciences, rue de l’Université, 10.
- de Gasparin (G. O. ^ ), membre de l’Académie des sciences et de la Société nationale et centrale d’agriculture, rue de Courcelles, 29.
- Secrétaires honoraires.
- Cl. Anth. Costaz, ancien chef de la division des arts et manufactures au ministère de l’intérieur, rue des Trois-Frères, 7.
- Jomard (O. ^ ), membre de l’Institut de
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- 490 membres du conseil d’administration.
- -f ~
- C O a S S J> g
- H3 « MM. S 3
- France, conservateur-administrateur de la bibliothèque nationale, rue Neuve-des-Pedts-Champs, 12. l847
- COMMISSION DES FONDS. 1840
- 1823 Michelin ( Hardouin ) ( ^ ), conseiller
- référendaire à la cour des comptes , rue Saint-Guillaume, 20, faubourg Saint-Germain. 1847
- 1827 de Mirepoix ( 4^ ) , rue de la Planche ,
- 1882 11' de Montmorency (Raoul) (^-), rue Saint- 1829
- .835 1842 Dominique-Saint-Germain, 111. de Perrgciiel, quai Voltaire, i5. Baudon de Mon y, conseiller référendaire 1831
- à la cour des comptes, rue cl’Anjou-Saint-Honoré, 62.
- 1843 Valois ( ^ ), banquier, rue Joubert, 3 1.
- i845 Mallet (Alphonse), banquier, rue de la 1845
- Cliaussée-d’Antin, i3.
- 00 CO Vauvilliers (0. ^ ), ancien conseiller
- d’État, rue de la Ferme, 34 bis. 1824
- ax 00 Ladoocette, ancien sous-préfet, rue St.-
- Lazare, 7. COMITÉ DES ARTS MÉCANIQUES.
- 1823 Mallet ( Ch. ) (0. ^), inspecteur général
- honoraire des ponts et chaussées, rue de Verneuil, 3^. 1827
- 1829 de Lambel (C. ^)), maréchal de camp du
- génie en retraite, rue St.-Doininique-Saint-Germain, 37.
- i83i Amédée Durand (^), ingénieur-mécani-
- cien, rue de l’Abbaye-S.-Germain, 10.
- i83i Saulnier ( Jacq.-Franç.) (^ ), ingénieur- i83o
- mécanicien de la Monnaie, membre du conseil général des manufactures, rue de Tournon, 3i. 1831
- 0 •^r CO Calla (0), ingénieur-mécanicien, mem-
- bre du conseil général des manufactures, rue du Faubourg-Poissonnière,
- 100.
- 1846 Féray (Ernest) (0. ^), manufacturier, 1840
- membre du conseil général des manufactures, à Essonne (Seine-et-Oise)i
- MM. . .
- Baude ( ^ ), ingénieur en chef des ponts et chaussées, x’ue Nationale-Saint-Ho-noré, i 3.
- Le Chatelier ( ;^), ingénieur des mines, l’un des secrétaires delà commission des chemins de fer, rue de Vaugirard- 58.
- Alcan, ingénieur civil, professeur à l’école centrale des arts et manufactures, rue Bergère, 7 bis.
- Adjoint.
- Benoit ( ^ ), ingénieur civil, rue de Grenelle-Saint-Germain, 34-Membres honoraires.
- Olivier ( Théod. ) (O. , professeur au
- Conservatoire des arts et métiers et à l’école centrale des arts et manufactures , rue de l’Observance, 2.
- Kerris ( # ), ingénieur de la marine , à Toulon (Var).
- COMITÉ DES ARTS CHIMIQUES.
- Gaultier de Claubry ( ^ ), professeur à l’école de pharmacie, membre de l’Académie nationale de médecine et du conseil de salubrité, rue des Fossés-Saint-Victor, 45.
- Payen (O. %), membre de l’Académie des sciences, secrétaire perpétuel de la Société nationale et centrale d’agriculture , professeur au Conservatoire des arts et métiers et à l’école centrale des arts et manufactures, rue Saint-Mar-tin, 208.
- Bussy ( ^ ), membre de l’Académie de médecine et du conseil de salubrité, directeur à l’école de pharmacie, rue de F Arbalète, i3.
- Chevallier (^), membre de l’Académie de médecine et du conseil de salubrité, professeur à l’école de.pharmacie, quai Saint-Michel, 25.
- Frémy ( ^ ), professeur de chimie à l’école polytechnique , rue de Rivoli, 22 bis.
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- m
- MEMBRES DU CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- •ÎS
- Année de Ventt au eonse: MM. 'S s 1
- 1846 Ebelmen ( ^ ), ingénieur des mines, di- 1828
- recteur de la manufacture nationale de porcelaine de Sèvres , rue d’Enfer, 34- . : . 1832
- .1844 Balard (^|), membre de l’Académie des
- sciences, professeur de chimie à la faculté des sciences et à l’école normale, 1840
- rue d’Enfer, 4- 1840
- cc Cahours (^), répétiteur de chimie à
- l’école polytechnique, rue d’Orléans, au Marais, g.
- 1847 Leblanc , ingénieur civil des mines, ré- 1840
- pétiteur de chimie à l’école polytechnique, rue Madame, ^1. - 1847
- . Adjoints.
- 1847 Boullay (0. , membre de l’Académie
- de médecine, rue du Helcler, 6.
- l823 Magendie ( 0. ^ ), membre de l’Acadé- 1847
- mie des sciences, professeur au collège de France, rue d’Anjou - Saint-Honoré, 6.
- 1827 Thénard ( Paul ) ( ^ ), préparateur de 1804
- chimie au collège de France, place Saint-Sulpice, 6.
- 1818
- 1825 Levol , essayeur à la Monnaie, quai
- Conti, 11. 1823
- . Membre honoraire.
- l846 Bréant (0. -ifc), directeur honoraire des
- essais à la Monnaie, quai Conti, 11.
- COMITÉ DES ARTS ÉCONOMIQUES.
- 1828 Gourlier ( , inspecteur général, se- 1802
- crétaire et membre du conseil des bâtiments civils, rue des Beaux-Arts, 2.
- i832 Pouillet (0. ^ ) , membre de l’Acadé- 1802
- mie des sciences, professeur à la faculté des sciences, professeur-administrateur du Conservatoire des arts et métiers, rue Saint-Martin, 208. 1810
- 1840 Becquerel ( Ed. ), aide-naturaliste au
- muséum d’histoire naturelle, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 16.
- MM.
- Péclet (O. ^ ) , inspecteur général de l’université , professeur à l’école centrale des arts et manufactures, rue de la Harpe, 81.
- Herpin , docteur en médecine, rue de l’Abbaye-Saint-Germain, io.
- Dizé (^), membre de l’Académie de médecine, rue Neuve-Saint-Gilles, 6.
- Trébuchet (^), chef de bureau à la préfecture de police, membre du conseil de salubrité, rue de l’Est, i.,
- E. de Silvestre fils, ancien élève de l’école polytechnique , rue de Verneuil, 28. f ;
- Barre ( ^ ), graveur général des monnaies, quai Conti, 11.
- ; Adjoint..
- Priestley (Ch. ), professeur-répétiteur à l’école centrale des arts et manufactures, rue Pavée, 3, au Marais.
- Membres honoraires. I
- Booriat, membre de l’Académie de médecine, rue du Bac, 3g.
- Cagniard de Latour ( ), rue du Hocher, 5o. ‘ *
- Labarraque (^), membre de l’Académie de médecine et du conseil de salubrité, rue Pavée-Saint-Antoine, 4.
- COMITÉ D’AGRICULTURE.
- de Lasteyrie ( ^ ), membre de la Société nationale et centrale d’agriculture, rue de Grenelle-Saint-Germain, 5g.
- DE Silvestre ( ), membre de l’Acadé-
- mie des sciences et de la Société nationale et centrale d’agr.culture, rue Saint-Benoît, 23.
- Vilmorin aîné (^), pépiniériste, membre de l’Académie des sciences et de la Société nationale et centrale d’agriculture,
- îue St.-Guillaume-St.-Germain, 11.
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- MEMBRES DU CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- «-J § < v = 5 MM. • a | g£§ *"d C3
- 1828 Huzard ( ^ ) , membre de la Société nationale et centrale d’agriculture , et de l’Académie de médecine et du con-
- seil de salubrité, rue de l’Éperon, 5. 1826
- 1829 Darblay (^), membre de la Société nationale et centrale d’agriculture , rue
- de Lille, 82. 1827
- 1843 Philippar ( Fr. H. ), membre de la Société nationale et centrale d’agricul-
- ture, directeur du jardin des plantes de Versailles, professeur à l’institution nationale agronomique de Grignon , à Versailles (Seine-et-Oise ), et à Paris, 1840
- rue de Richelieu, 7f\. 1841
- 00 Moll {%), membre de la Société nationale et centrale d’agriculture, proies-
- seur au Conservatoire des arts et métiers, rue d’Enfer, 55. 1843
- 184c Brongniart ( Adolphe ) ( 0 ^ ), membre de l’Académie des sciences , vice- 1844
- secrétaire de la Société nationale et centrale d’agriculture , professeur au 1846
- muséum d’histoire naturelle, rue Cuvier, 35. 1846
- 1849 Vilmorin (Louis), membre de la Société 9*8*
- nationale et centrale d’agriculture, quai de la Mégisserie, 28.
- Membre honoraire. 1818
- 0 00 de Gasparin (G. 0. ^ ) , membre de
- l’Académie des sciences et de la Société nationale et centrale d’agriculture, rue 1823
- de Courcelles, 29. «83o
- 1831
- MM.
- COMITÉ DE COMMERCE.
- Bottin (^), membre de la Société nationale et centrale d’agriculture,rue Jean-Jacques-Rousseau, 20.
- Busche ( ^ ), ancien préfet, membre de la Société nationale et centrale d’agriculture, rue des Saints-Pères, 5.
- Delambre ( ^ ), chef de la division des arts et manufactures au ministère du commerce et de l’agriculture, rue du Bac, 83.
- DE Colmont (0. ^), ancien inspecteur général des finances, rue Saint-Dominique, 182, au Gros-Caillou.
- Gautier (O. ^), sous-gouverneur de la banque de France, rue de la Vrillière, 3.
- Gaulthier de Rumilly (^)), conseiller d’Etat, rue du Iloussaye, 3.
- Biétry (^)), manufacturier, rue de Richelieu , 102.
- Chapelle ( ^ ), ingénieur-mécanicien , rue du Chemin-Vert, 3.
- Delessert (Benjamin ), rue Montmartre,
- 176.
- Membres honoraires.
- Bérard(0. <%), conseiller d’État, receveur général du département du Cher.
- Delessert (François) ( O. ), banquier, rue Montmartre, 176.
- Vincens (Émile) (O. $$ ), conseiller d’État, rue Thiroux, 8.
- Legentil( Ch ) (O. rue de Paradis -Poissonnière, 49-
- Imprimerie de MwC Ve BOUCHARD-HUZARD, rue de l’Éperon,'. 0
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- QMMJMIÏIÉK AIËE. (N° DXXXIX. ) mai 1849.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — chemins de fer.
- Rapport fait par M. Le Chatelier, au nom du comité des arts mécaniques, sur les communications de M. Burle, relativement aux causes du déraillement sur les chemins de fer et aux dispositions propres à prévenir les accidents de cette nature.
- M. Burle , vice-consul du saint-siège, à Toulon, a signalé, dans diverses notes qu’il a adressées à la Société, la nécessité qu’il y aurait, dans son opinion, d’augmenter la saillie des mentonnets ou boudins des roues de machines et de waggons pour empêcher ces véhicules de sortir de la voie sous l’action d’une cause perturbatrice du mouvement, et, en outre , à faire un usage général de contre-rails pour augmenter encore la sécurité.
- Bien que l’auteur de ces notes ne propose aucune disposition spéciale et qui ne soit déjà bien connue, l’importance de la question exige que la Société en fasse un examen tout particulier ; en pareille matière, on aurait tort de s’abstenir, et il y a tout intérêt à provoquer la discussion et la production d’opinions et de renseignements qui ne peuvent qu’éclairer un point encore douteux dans l’art des chemins de fer. C’est à ce point de vue que j’ai l’honneur de soumettre au conseil le présent rapport ; je crois que mes conclusions sont l’expression des résultats consacrés jusqu’ici par l’expérience ; si de nouvelles communications faites à la Société démontrent qu’elles doivent être modifiées, nous aurons à nous féliciter d’avoir jeté quelque lumière sur une question encore obscure.
- Les rails, tels qu’on les établit maintenant, sont de forme légèrement bom-Quarante-huitième année. Mai 1849. 13
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- ARTS MECANIQUES.
- bée ; leurs bords sont arrondis, et ils sont posés avec une inclinaison transversale d’un vingtième ; les bandages de roues présentent la forme d’un tronc de cône dont les arêtes ont sur l’axe une inclinaison d’un vingtième ; ils sont munis, du côté intérieur à la voie, d’une saillie qui se raccorde avec la jante par un congé très-prononcé, et qui se termine sur la tranche par une surface arrondie. Un intervalle de 1 centimètre à 1 centimètre et demi est ménagé entre le bord du rail et le mentonnet ou boudin de la roue.
- Cet ensemble de dispositions a pour objet de maintenir les véhicules entre les rails et de prévenir les écarts qui pourraient être le résultat de la courbure de la voie, des inégalités de mouvement de la machine, des inégalités de pose des traverses sur le sol, et, en général, de toute cause accidentelle ; il a encore pour objet de faciliter le passage dans les courbes lorsque le rayon ne descend pas au-dessous de certaines limites, en permettant aux véhicules de se placer momentanément sur des diamètres inégaux, proportionnels aux longueurs à parcourir sur chaque rail; il est enfin destiné à combattre la tendance au mouvement de balancement latéral, caractérisé par le nom de mouvement de lacet, qui peut résulter de certaines formes de rails, d’inégalités clans la pose de la voie, de défauts de montage dans les trains des véhicules, et des propriétés mécaniques des moteurs, résultant des dispositions adoptées pour l’application de la force motrice et des résistances et de la distribution plus ou moins symétrique des masses mises en mouvement.
- Cet ensemble n’est pas parfait ; on peut en faire varier les différentes parties; mais la liaison qui existe entre elles pose des limites aux modifications que chacun peut y apporter suivant ses idées ou son expérience. Les rails diffèrent de poids ou de forme, mais le profil du champignon et la hauteur de sa tige ne présentent que des différences peu importantes ; il en est de même des bandages dont le profil se compose invariablement d’une partie droite et inclinée à l’horizon, raccordée par un quart de cercle avec la saillie, laquelle se termine par un demi-cercle qui se rattache à la joue intérieure nécessairement verticale.
- C’est à cette saillie , à son peu de hauteur, que se rapportent, en premier lieu, les observations de Vf. Burk; il trouve qu’une hauteur de 3 centimètres n’est pas suffisante, et c’est à cela qu’il attribue la cause de plusieurs accidents très-graves, notamment de l’accident du 8 mai 184| sur le chemin de fer de Versailles ( rive gauche ), de l’accident de Fampoux sur le chemin du Nord, et d’un accident arrivé le 11 octobre dernier, près cle Valenciennes, sur ce dernier chemin.
- La saillie dn boudin n’est pas la même sur toutes les lignes ; elle varie de 3 à 4 centimètres; on adopte généralement 3cent-,5. La saillie (Je 4 centiçaè-
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- CHEMINS DE FER.
- 195
- très, qui s’accroît encore de 7 à 8 millimètres par l’usure des roues, jusqu’au moment où on les remet sur le tour, paraît être une limite extrême; on pourrait difficilement adopter une saillie plus grande sans apporter de graves modifications à la voie, sans augmenter la hauteur des rails, et, par suite, leur poids et celui des coussinets ; il faudrait, en outre, pour conserver aux boudins un profil convenable, augmenter leur épaisseur, et, par suite, augmenter dans les passages à niveau et dans les changements de voie l’écartement des rails et des contre-rails. Le cintrage des bandages de roues deviendrait plus difficile, et la solidité des boudins pourrait, par suite, se trouver altérée ; les boudins pourraient brouter sur les rails dans les courbes de petit rayon, etc.
- Il y a donc des motifs assez nombreux, plus ou moins importants, qui s’opposent à l’augmentation indéfinie de la saillie des mentonnets de roues. Au contraire, l’expérience n’a pas démontré jusqu’à présent que des accidents aient été occasionnés par l’insuffisance de cette saillie ; le chemin de fer d’Orléans et beaucoup d’autres chemins construits depuis longues années ont des saillies de 3 centimètres, et jamais on n’y a cité d’accidents qui pussent être attribués à cette cause. Parmi les accidents que M. Burle a rappelés, les deux plus graves sont dus à des causes tout à fait différentes, et une plus grande hauteur de mentonnet ne les aurait pas empêchés. La cause de l’accident de Valenciennes n’a pas pu être constatée, parce qu’en pareil cas la voie et le matériel sont brisés , et il devient souvent impossible de démêler les causes des effets; mais ce qü’il y a de certain, c’est que la machine et le tender, en se précipitant au pied d’un talus, ont laissé les waggons sur la voie , et que les voyageurs n’ont éprouvé aucun accident sérieux. En dehors des accidents occasionnés par des collisions, par des ruptures de rails et de coussinets, par des ruptures d’essieux, ou par des obstacles posés sur la voie, les seules causes de déraillement spontané dont on ait à se préoccuper sont la circulation à grande vitesse dans les courbes de petit rayon, et le mouvement de lacet des machines. On prévient complètement le premier danger en relevant le rail extérieur pour contre-balancer l’effet de la force centrifuge. La seconde cause de déraillement réside particulièrement dans les machines ; on s’occupe activement de la neutraliser, soit en modifiant le système de construction de certains modèles qui ne comportent pas la circulation à des vitesses très-grandes, soit en y appliquant des dispositions simples et efficaces. Mais, dans ma conviction ; une augmentation de 15 à 20 millimètres dans la saillie du boudin, augmentation qu’il serait difficile d’atteindre sur les chemins existants, qu’on n’a sans doute pas l’intention de refaire, n’ajouterait rien à la sécurité et ne serait pas de nature à empêcher les déraillements qui, dans quelques cas, ont lieu spontanément ou, plus exactement, sans cause apparente.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- Je pense donc que s’il peut y avoir quelque intérêt, pour les chemins de fer dont la voie et le matériel sont encore à construire , à adopter pour la saillie des boudins les limites extrêmes de 3 centim. 5 et de A centim., auxquelles on s’est arrêté jusqu’à présent, il n’y a aucun motif sérieux pour modifier ce qui existe sur une partie des chemins de fer actuellement en exploitation.
- On ne saurait admettre l’opinion professée par M. Burle pour les contre-rails, qu’il propose de disposer dans toute l’étendue des lignes de chemins de fer. Ce système consiste à faire rouler les roues dans des ornières creuses, tandis que le procédé actuel consiste, si l’on peut s’exprimer ainsi, à les faire rouler sur des ornières saillantes. En supposant qu’un seul contre-rail fût insuffisant, il faudrait en placer un de chaque côté de la voie ; ce serait déjà augmenter de près de 50 pour 100 la dépense nécessaire pour la pose de la voie de fer, qui s’élève environ à 150 ou 200,000 fr. par kilomètre, car il faudrait employer à cet usage des barres de fer au moins aussi solides et aussi solidement assujetties que les rails actuels. Une dépense pareille serait à elle seule un motif pour faire reculer devant un procédé semblable; car, si la sécurité exige que l’on prenne toutes les précautions que la prudence peut suggérer, il y a des limites de dépense auxquelles on doit s’arrêter. Si l’on entrait dans cette voie, on n’aurait rien à objecter aux personnes qui proposeraient, dans l’intérêt de la sûreté publique, d’augmenter la dépense de temps. En réduisant la vitesse des parcours, en sacrifiant le temps des voyageurs, qui n’a pas un grand prix en France, on ferait plus pour prévenir quelques-uns des rares accidents qui frappent l’imagination lorsqu’ils arrivent, quoiqu’ils se réduisent à des chances infiniment petites sur la somme totale de la circulation, qu’en garnissant de contre-rails tous les chemins établis et à établir. J’insiste sur cette considération, parce que beaucoup de personnes, animées d’intentions très-louables, mais placées à un faux point de vue, font abstraction des énormes sacrifices que le pays s’impose sous diverses formes pour la construction de nouvelles voies de communication, qui sont la source d’avantages incalculables, tout en donnant aux personnes qui en profitent des garanties de sécurité plus grandes que les moyens de transport anciens, routes et navigation à vapeur.
- En traitant la question au fond, on ne saurait admettre le principe des contre-rails : ils facilitent les tentatives de la malveillance, qui sont plus fréquentes qu’on ne le suppose, mais qui ne fixent pas l’attention, parce qu’elles sont généralement sans conséquence ; ils rendent l’entretien et surtout la surveillance de la voie plus difficiles. Dans beaucoup de cas, par exemple, lorsqu’un objet chargé sur un train ou une pièce du matériel brisée tombe sur la voie, ils pourraient occasionner des accidents très-graves ; leur inter-
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- RESSORTS.
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- vcntion, qui serait propre, quelquefois, à atténuer les effets d’un accident, pourrait, dans d’autres circonstances, les aggraver, en faisant obstacle au libre parcours, sur le sol du chemin, des machines ou des waggons en partie brisés ou avariés par une cause quelconque, en créant un obstacle rigide là où il faudrait, au contraire, une grande liberté de mouvement nécessaire pour amortir la force vive dont le convoi est animé. Dans tous les cas, les contre-rails n’empêcheront jamais les accidents les plus fréquents et les plus dangereux, ceux qui résultent de collisions.
- On ne doit pas seulement repousser l’application des contre-rails en général et sur toute l’étendue des lignes ; il conviendrait de les supprimer dans beaucoup de cas spéciaux, où on en a placé, comme le dit fort bien M. Burle, par routine et sans savoir ce que l’on faisait. Au même point de vue, il pourrait y avoir amélioration dans les conditions de la sécurité, si l’on arrivait à adopter un système de changement de voie et de passage à niveau, qui dispensât de mettre des contre-rails, et qui laissât toute liberté à la circulation des véhicules, même en cas de déraillement ; il ne serait pas difficile de trouver des exemples dans lesquels l’influence de ces contre-rails a été funeste.
- Le comité des arts mécaniques, après avoir entendu la lecture du rapport qui précède , en a adopté les conclusions et a l’honneur de proposer au conseil de décider son insertion dans le Bulletin.
- Signé Le Çiutklier , rapporteur.
- Approuvé en séance, le 7 mars 1849.
- ressorts.
- Description des ressorts de choc et des ressorts de traction en caoutchouc vulcanisé pour locomotives, tenders et waggons de chemins de fer; par M. Debergue.
- En publiant, p. 49 du Bulletin de février dernier, un rapport de M. Le Chatelier sur les ressorts en caoutchouc vulcanisé de M. Debergue, nous avons pris l’engagement de donner la description et la gravure de ceux de ces ressorts qui sont employés sur les chemins de fer; nous remplissons aujourd’hui cette promesse.
- La fig. 1, pl. 1096, représente une section longitudinale et verticale, et la fig. 2 une section transversale, sur la ligne A B, d’un ressort de choc pour Avaggon à marchandises.
- Fig. 3. Section longitudinale, et, fig. 4, section transversale, sur la ligne C D, de ressorts de choc pour tender-arrière.
- Fig. 5. Section verticale, et, fig. 6, section transversale, sur la ligne EF, d’un ressort de choc pour tender-avant.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- Fig. 7. Section verticale, et, fig. 8, section transversale, sur la ligne G H, d’un ressort de choc pour voitures.
- • Fig. 9. Section verticale, et, fig. 10, section transversale, sur la ligne I K, d’un ressort de choc pour locomotives.
- Fig. 11 et 12. Autre ressort de choc pour waggon. ,
- Fig. 13 et IL. Autre ressort de choc pour locomotive.
- Fig. 15. Section d’un ressort de traction mobile pour tender. '
- Fig. 16. Section d’un ressort de traction mobile pour waggon.
- Fig. 17. Vue extérieure d’un ressort de traction rigide.
- Fig. 18. Section verticale du même ressort.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- . a, boîte ou cylindre en fer renfermant les rondelles en caoutchouc vulcanisé bj enfilées sur un arbre c, et séparées entre elles par des plaques métalliques d.
- e, embase de cette boîte solidement vissée au cadre de la locomotive ou du waggon.
- f, cylindre rentrant dans la boîte a, comme un tube de lunette : il est réuni à cette boîte par l’axe c.
- g, tampon de choc solidement fixé sur le bout du cylindre : il est couvert en cuir et bourré d’étoupe.
- h h, crochets d’attelage ; i, bâfre de traction rigide.
- On conçoit que, lorsque la locomotive ou les waggons éprouvent de la résistance , le cylindre f rentre dans la boîte et comprime les rondelles en caoutchouc qui, par leur élasticité, amortissent le choc. ( D. )
- MOULINS.
- Description des nouvelles ailes de moulins à vent; par M. Berton, à la Chapelle-Saint-Denis.
- Dans un rapport inséré au Bulletin de mars dernier, p. 99 , M. Saulnier a rendu compte au conseil de l’examen, fait par le comité des arts mécaniques, d’un nouveau système d’ailes de moulin à vent imaginé par M. Berton. Le comité a conclu à la publication, dans le Bulletin, de la description et du dessin de ce système.
- On se rappelle que l’auteur remplace les toiles qui garnissent les volées des moulins à vent par des planchettes superposées qui se manœuvrent avec une grande facilité.
- La fig. 1, pl. 1097, représente les ailes de moulin déployées, dont l’une dans toute sa longueur.
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- . MOULINS. 199
- Fig. 2. Section verticale, sur la ligne À B, fig. 1, des ailes.
- Fig. 3. Vue de face des ailes reployées sur leurs volées.
- Fig. 4. Portion de la volée et des ailes vue de profil, montrant la disposition des traverses.
- Fig. 5. Mécanisme faisant agir les ailes vu de face. !
- Fig. 6. Arbre moteur muni du mécanisme.
- Fig. 7. Croisillon au moyen duquel on fait fonctionner les ailes.
- Fig. 8. Portion d une des planchettes, dessinée sur une plus grande échelle.
- Fig. 9. Traverse vue de face et de profil.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- a a, volées (ou rayons) des ailes montées sur l’arbre moteur b. c, planchettes en bois de sapin réunies aux traverses par des brides d, qui les maintiennent et les empêchent de gauchir par les alternatives de sécheresse ou ' d’humidité, e, fig. 9, traverses placées derrière les planchettes et portant des boulons f qui leur servent d’axe ; ces boulons tournent dans des boîtes adaptées à des tasseaux qui sont cloués et boulonnés sur les pièces de bois g.
- h, tringle fixée sur le petit bout de l’arbre b et passant sous le collet i : elle porte un pignon k engrenant dans une roue l placée au milieu de la tête de l’arbre ; sur l’axe de cette roue est monté un autre pignon m3 fig. 5 et 6, qui mène les quatre crémaillères n n. Leur engrenage est maintenu par trois fiches emmanchées dans la tête de l’arbre ; à ces fiches s’adapte une plaque o qui consolide le tout.
- Le pignon p, fixé à l’autre bout de la tringle h3 est mené par une couronne dentée q, qui est libre sur le petit collet de l’arbre ; sur cette couronne est fixé un croisillon muni de poignées que l’ouvrier saisit pour le faire tourner afin de garnir ou dégarnir les ailes.
- s, équerres fixées, d’une part, aux crémaillères n, et, de F autres aux traverses e, par l’intermédiaire des barres t qui leur sont adaptées, u, arcs-boutants attachés, d’un bout, aux équerres t et articulés, de l’autre, avec les pièces v attachées aux volées.
- On conçoit que le pignon m, engrenant dans les quatre crémaillères à la fois, les fait rentrer ou sortir; ces crémaillères, en agissant sur les équerres s et sur les barres t, font basculer la traverse supérieure e sur son axe, mouvement qui est transmis aux autres traverses par l’intermédiaire des planchettes c. Il résulte de cette disposition que, lorsque les traverses sont dans la position horizontale, les planchettes mobiles par leurs brides d sur des boulons implantés dans les traverses se déploient, et que, en amenant ces mêmes traverses dans la position verticale, les planchettes s’appliquent les unes sur les autres, et les ailes se trouvent ainsi dégarnies. ( B. )
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- ARTS CHIMIQUES. — gaz d’éclairage.
- Suite de la description des appareils de fabrication du gaz d’éclairage de
- M. Pauwels (1).
- Réfrigérants. — Le gaz sortant de l’aspirateur s’échappe par le tuyau O pour passer dans les réfrigérants, composés d’une série de tubes verticaux z, dans lesquels le gaz monte ou descend alternativement. On voit ces réfrigérants pl. 1091 , et fig. 1 , %, 3 et 4, pl. 1098. Une partie de ces tuyaux est exposée à l’air libre, l’autre est enveloppée de caisses en tôle Q, remplies d’eau sans cesse renouvelée afin de mieux refroidir le gaz qui, en passant dans les tuyaux z, y dépose le goudron et les eaux ammoniacales entraînées avec le gaz. Ces tuyaux sont montés sur des caisses en fonte R, dans lesquelles le gaz est forcé de passer au moyen des tuyaux qui y plongent. Ces caisses servent de réservoir à eau pour les besoins de l’usine ; elles sont munies d’un siphon % qui laisse écouler les produits de la condensation accumulés qui se rendent de là, par un tuyau ou gargouille, dans une cuve spéciale.
- M. Pauwels a remplacé ce dernier tuyau par une rigole couverte de plaques de fonte simplement posées sur cette rigole, de sorte qu’il suffit de les lever pour nettoyer ou visiter ce conduit, ce qui se fait facilement et en très-peu de temps.
- jÉpurateurs. — Le gaz, en sortant du réfrigérant, passe dans des cuves d’épuration, groupées quatre par quatre, afin d’obtenir une épuration complète.
- La pl. 1099 représente ces cuves d’épuration. La fig. 1 est le plan des huit cuves où l’on a supposé les clefs hydrauliques coupées. La fig. % est une coupe verticale faite par le milieu de la fig. 1 ; la partie de droite de cette figure montre la clef hydraulique vue en élévation. La fig. 3 est une section verticale de cette même clef dessinée sur une plus grande échelle. Fig. 4, coupe verticale et longitudinale passant par le milieu d’une cuve d’épuration.
- Quatre cuves S sont placées, deux par deux, les unes à la suite de l’autre ; elles sont munies chacune de deux tuyaux, l’un j' pour l’arrivée du gaz, l’autre k' pour sa sortie. Ces tuyaux se réunissent à huit autres tuyaux verticaux V disposés circulairement; ils plongent, par leur extrémité inférieure, dans une cuve T ; la partie supérieure de ces mêmes tuyaux pénètre dans une autre cuve U contenant aussi des produits de la condensation. Cette cuve est recouverte par une cloche à compartiments X, qu’on voit plus distinctement fig. 3, et qui forme couvercle. Les compartiments m de cette cloche
- (0 Voyez Bulletin de mars, p. îoo.
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- GAZ D ECLAIRAGE. m
- permettent, suivant le besoin, de faire passer le gaz dans une, deux, trois ou quatre cuves successivement, avant de le laisser arriver au gazomètre , selon la position que l’on donne à cette cloche X relativement aux tuyaux verticaux /'.
- Les cuves S sont munies de claies formées d’un cadre en fer garni en osier. On étend sur ces claies , qui reposent sur des rebords et des traverses disposés à cet effet, un lit de chaux de 3 centimètres environ d’épaisseur, après avoir eu le soin de garnir de mousse le pourtour et les joints des claies. Chaque cuve contient cinq rangées de claies superposées ; ce qui donne , au total, vingt claies pour le groupe des.quatre cuves.
- La conduite générale F" amène le gaz du réfrigérant. Les soupapes Y, fig. I et 2, pl. \ 099 , permettent de faire passer le gaz dans l’un ou l’autre des groupes de cuves ou même dans les deux à la fois. Le gaz arrive au centre de l’appareil par un mouvement circulaire donné à la cloche X ; le gaz est divisé successivement et périodiquement dans les cuves ; on en laisse au moins une de disponible pour le renouvellement des matières épuratoires; il passe d’abord dans la cuve S' après avoir traversé des lits de chaux supportés par les claies; il s’échappe ensuite par le tuyau k' de cette première cuve, revient sous la cloche X, passe dans la cuve S", revient sous la clef hydraulique, passe dans la cuve S'", revient sous la clef X, et s’échappe enfin par le tuyau Y pour se rendre dans la conduite générale T, et s’emmagasiner dans le gazomètre.
- Dans les fig. \ , 5 et 6, pl. \ 099 , les flèches indiquent la direction que prend le gaz dans son parcours. Le second groupe de cuves est tout à fait semblable au premier.
- Ces cuves d’évaporation S sont fermées chacune par un couvercle ri maintenu par deux traverses o o , s’agrafant sous le rebord des cuves. Ces couvercles portent une paroi verticale p' qui plonge dans de l’eau contenue dans une rigole q disposée autour de chaque cuve, comme on le voit fig. 4. En outre, chaque cuve est munie, en son milieu, d’un tampon ou obturateur r mù par une vis s' passant dans un écrou faisant corps avec la bride t', et portant une manivelle u . On voit cet obturateur, en coupe et en plan, fig. 7 et 8 ; il a pour but de laisser dégager le gaz et rentrer l’air lorsqu’on a besoin d’ouvrir une cuve pour renouveler les matières d’épuration.
- Gazomètre. — La fig. 5, pl. 1098, représente la partie supérieure d’un gazomètre à tubes articulés, de 25 mètres de diamètre et de 12m,o0 de hauteur; il est représenté au maximum d’élévation, et les lignes en tirets et points indiquent une des positions des tubes lorsque le gazomètre descend. Cette disposition a pour effet la suppression des tuyaux traversant l’eau contenue
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- ARTS CHIMIQUES.
- dans le bassin du gazomètre, et d’éviter par là toutes les chances d’engorgement des tuyaux ordinairement engagés dans les fondations du bassin, et aussi l’emploi des pompes d’extraction pour tenir libres les tuyaux destinés au passage du gaz.
- Le gazomètre représenté pi. 1091 , contenant l’ensemble des appareils, n’a que 13 mètres de diamètre.
- Le gaz arrive dans le gazomètre Y, fig. 5, par le tuyau F. Le passage peut être fermé par la cloche x , qui est fixée à une tige armée d’une crémaillère y\ engrenant avec un pignon d" monté sur un arbre que l’on commande par une manivelle, ce qui permet d’ouvrir ou d’interdire l’introduction du gaz dans le gazomètre. Le gaz y arrive en passant du tuyau F dans celui F', et dans le tuyau F", à la base duquel il se bifurque, comme l’indique la fig. 9, représentant une coupe horizontale faite au milieu de l’articulation du tuyau F' avec celui F". La partie supérieure de ce dernier, vue fig. 8, est aussi formée de deux branches pour se réunir au tuyau F" qui est assemblé à articulation sur le gazomètre. Cette dernière articulation est vue en plan, fig. 7, et en coupe verticale, fig. 6.
- Le gazomètre reçoit, du côté opposé à celui représenté , une combinaison de tuyaux exactement semblable à celle vue fig. 5, avec une fermeture hydraulique à cloche semblable à celle qui sert à permettre ou à intercepter la sortie du gaz.
- La fig. 10 est une élévation de la partie supérieure du gazomètre portant un galet guidé dans une coulisse en fonte a" adaptée à la pièce de bois f", solidement scellée dans la maçonnerie.
- La fig. 11 est une partie inférieure du gazomètre avec un galet z\ guidé dans une coulisse a" fixée à la pièce de bois fcette figure est prise à la hauteur de la banquette qui règne tout autour du bassin, et correspond au dessus du gazomètre lorsqu’il est descendu à l’extrémité de sa course.
- La fig. 12 est une projection horizontale ou plan de l’un des huit guides répartis à distances égales autour du gazomètre.
- Légende explicative des figures des planches 1091, 1092, 1093, 1094,
- 1098 et 1099.
- Bulletin de février 184L9, p. 55, pl. 1091, fig. 1. Plan général des divers appareils composant l’établissement de la fabrication du gaz de la compagnie parisienne.
- Fig. 2. Section verticale et longitudinale des mêmes appareils.
- Pl. 1092, fig. 1. Élévation, vue de face, du four de distillation de la houille.
- Fig. 2. Coupe verticale et longitudinale du même four.
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- gaz d*éclairagë.
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- Fig. 3. Coupe verticale du bout d’une cornue en terre réfractaire garnie de sa tête de fonte. . /
- Fig. 4. Vue de face de la même. i
- Fig. 5. Élévation latérale. . : y
- Fig. 6. Plan ou vue en dessus.
- Fig. 7. Coupe verticale d’un bout de cornue dépourvue de sa tête de fonte. Fig. 8. Vue de face de la même. ;
- Bulletin de mars 1849, p. 100, pi. 1093, fig. 1. Élévation verticale etlon-gitudinale des aspirateurs de gaz.
- Fig. 2. Section verticale d’un des aspirateurs.
- PI. 1094, fig. 1. Les aspirateurs vus en plan.
- Fig. 2. Section verticale d’un régulateur de gaz.
- PI. 1098, fig. 1. Section verticale d’un réfrigérant.
- Fig. 2. Partie supérieure du même.
- Fig. 3. Partie inférieure.
- Fig. 4. Section horizontale du réfrigérant.
- Fig. 5. Section de la partie supérieure d’un gazomètre à tubes articulés. Fig. 6, 7, 8 et 9. Diverses projections des tubes bifurqués et à articulations. Fig. 10, 11 et 12. Système d’ascension et de descente du gazomètre.
- PL 1099, fig. 1. Les appareils d’épuration du gaz vus en plan.
- Fig. 2. Les mêmes vus en élévation.
- Fig. 3. L’une des cuves d’épuration, vue en section verticale et dessinée sur une plus grande échelle.
- Fig. 4. Section verticale d’une des clefs hydrauliques.
- Fig. 5 et 6. Section horizontale des tubes à gaz renfermés dans la clef hydraulique. ;
- Fig. 7 et 8. Section verticale et plan de l’obturateur à vis placé sur les cuves d’épuration. >
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures des six planches.
- A, cheminée. '
- B, massif de maçonnerie renfermant les fours de distillation.
- C, cornues en terre réfractaire.
- D D, grilles.
- E, barillet.
- F, tuyau conduisant le gaz aux divers appareils composant l’usine.
- G, cloche de F aspirateur. " • - '
- H, cylindre d’où le gaz est aspiré. •
- I, cylindre dans lequel le gaz est refoulé. ' '
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- ARTS CHIMIQUES.
- J, tuy^u amenant le gaz du tuyau F.
- K, tuyau à deux tubulures.
- L, tuyau amenant le gaz des cornues.
- M, cloche du régulateur.
- N, tuyau d’arrivée du gaz dans le régulateur.
- O, tuyau d’expulsion du gaz du régulateur.
- P, aiguille ou cône du régulateur.
- Q, caisses contenant les tubes réfrigérants.
- R, caisses en fonte supportant les réfrigérants.
- S, S', S", S"', cuves d’épuration au nombre de huit.
- T, cuve inférieure des clefs hydrauliques.
- U, capacité supérieure des clefs hydrauliques.
- Y Y, soupapes.
- X, couvercles ou cloches formant les clefs hydrauliques.
- Y, gazomètre.
- Z, cuve en maçonnerie remplie d’eau dans laquelle descend le gazomètre. À', tringles servant de guides au mouvement d’ascension et de descente de
- la cloche de l’aspirateur.
- B’, traverse supérieure à laquelle sont boulonnées ces tringles.
- D', fourreaux fixés dans l’intérieur de la cloche G.
- E\ cuve du régulateur.
- F' F" F"', tuyaux articulés du gazomètre Y.
- G', cuve de l’aspirateur.
- H', massif de maçonnerie sur lequel sont établis l’aspirateur et les cylindres H I.
- I', tuyau conique entrant dans le régulateur M et dans lequel se meut l’aiguille P.
- K', tubulure qui fait communiquer le tuyau K avec celui I.
- L', tubulure du tuyau L.
- N', contre-poids.
- O', chaîne à laquelle est attaché le contre-poids.
- P', poulie.
- R', soupapes à tiroir des tuyaux F K L, dont la tige, taillée en crémaillère, est mue par un pignon qu’on fait tourner à l’aide d’une manivelle.
- a, chenal conduisant la fumée dans la cheminée A.
- b, voûte inférieure pour rafraîchir l’intérieur de la cheminée, c c, tuyaux faisant appel dans l’espace réservé par la voûte b.
- d d'f tuyaux amenant l’air frais dans l’espace réservé par la voûte. e, tuyaux des calorifères.
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- GAZ D ECLAIRAGE.
- fa prise d’air des tuyaux e des calorifères.
- g, plaques de fonte recouvrant les caniveaux.
- h, carneau.
- i, tuyaux placés sur les têtes des cornues. jj bielles des cloches de l’aspirateur. kt tringle transversale à laquelle sont attachées les bielles j.
- l, manivelles des bielles j.
- m, arbre transversal portant ces manivelles.
- n, roue dentée montée sur cet arbre. oj pignon engrenant dans cette roue.
- p, arbre portant ce pignon.
- q, roue dentée montée sur l’arbre précédent. rs pignon engrenant dans la roue q. s y arbre transversal qui reçoit le pignon r. ty poulies de divers diamètres qui, par des courroies, communiquent avec
- la machine à vapeur.
- Vy tuyaux recevant le trop-plein de l’eau.
- x, tuyaux amenant l’eau.
- y y entonnoirs.
- z, tuyaux des réfrigérants.
- a'y tubulures des cornues.
- b'y tête en fonte adaptée aux cornues.
- c", plaque en fonte formant obturateur.
- d", croisillon consolidant la plaque précédente.
- e"y barre transversale de l’obturateur.
- f', vis de pression servant à serrer l’obturateur.
- g', tige adaptée à la barre e".
- h\ pièces dans lesquelles passent les tiges précédentes. i', siphons adaptés à la cuve R. j'y tuyau d’arrivée du gaz dans les cuves d’épuration. k'y tuyau pour la sortie du gaz.
- tuyaux des clefs hydrauliques. m'y compartiments de la cloche X. ri, couvercle des cuves d’épuration. o y traverses qui assujettissent ce couvercle. p', paroi verticale du couvercle. q', rigole contenant de l’eau. r', tampon ou obturateur de la cuve. s', vis pour serrer ce tampon.
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- ARTS CHIMIQUES.
- t'3 bride portant un écrou dans lequel passe la vis précédente. u'j manivelle de la vis s .
- v\ tuyaux de départ du gaz des clefs hydrauliques.
- x3 cloche servant à ouvrir ou fermer l’arrivée du gaz dans le gazomètre.
- y\ crémaillère de cette cloche.
- z's galets guidant l’ascension et la descente du gazomètre. a", coulisses pour guider le gazomètre. b", brique fermant l’entrée du chenal a. c", brique fermant le conduit h. d", pignon de la crémaillère. e" 3 ouverture par où s’échappe l’air chaud. f", pièce de bois portant les coulisses du gazomètre. g"3 conduite souterraine par laquelle le gaz est transmis aux tubes de distribution.
- h", valve qui force le gaz à passer dans un grand compteur. i", engrenages transmettant les indications aux aiguilles des cadrans sur lesquels on relève, chaque jour, le nombre de mètres cubes de gaz envoyés de l’usine aux abonnés. k"3 becs de gaz.
- ( La fin à un prochain numéro. )
- FARINE.
- Rapport fait par M. Bussy, au nom du comité des arts chimiques3 sur un mémoire de M. Lecanu, relatif aux moyens de reconnaître certaines falsifications des farines.
- Le mémoire dont la Société nous a confié l’examen a pour objet de fournir, aux chimistes et aux personnes chargées de l’essai de farines suspectes, des moyens nouveaux de reconnaître la présence des matières étrangères que ces farines pourraient contenir.
- L’étude des farines offre à la fois un intérêt scientifique et un intérêt d’application du premier ordre, puisqu’il s’agit de la substance même qui constitue la base de l’alimentation chez les peuples civilisés.
- Les récompenses que la Société d’encouragement a accordées, dans diverses circonstances, à MM. Robine3 Roland, et plus récemment à M. Donny, témoignent de l’importance qu’elle attache à juste titre à cette question; nous pensons qu’elle accueillera avec la même satisfaction les nouvelles observations de M. Lecanu.
- M. Lecanu a porté exclusivement son attention sur les deux substances qui sont le plus fréquemment mélangées à la aviné de froment. Ce sont la fécule
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- FARINE.
- §07
- de pommes de terre d’une part, et de l’autre les farines de légumineuses, telles que celles de haricots, de féveroles, de pois, etc.
- Il examine successivement les divers moyens qui ont été indiqués pour reconnaître la fécule de pommes de terre dans la farine de blé; la plupart de ces moyens, très-convenables pour distinguer la fécule lorsqu’elle est isolée , deviennent incertains et insuffisants lorsqu’une petite quantité de fécule se trouve mêlée et, pour ainsi dire, noyée dans une quantité considérable de farine. Comment, par exemple , saisir un centième de fécule de pommes de terre ajouté à la farine? M. Lecanu y parvient d’une manière aussi heureuse que facile, en s’appuyant sur ce fait connu, que les grains de fécule de pommes de terre, ayant un volume beaucoup plus considérable que ceux de l’amidon de blé, se précipitent plus promptement au fond de l’eau que les grains de l’amidon du blé.
- Il opère de la manière suivante :
- Une farine étant donnée, il en sépare le gluten en malaxant la pâte sous un filet d’eau à la manière ordinaire. Le liquide trouble qui contient l’amidon est agité et jeté sur un tamis de soie pour retenir les petites portions de gluten qui auraient pu être entraînées par l’eau. Le liquide qui a passé au travers du tamis est agité et décanté avant que toute la matière solide ne soit déposée.
- Le dépôt qui reste après cette première décantation est délayé dans une nouvelle quantité d’eau, que l’on agite et que l’on décante comme la première fois, avant la précipitation complète de la matière solide. On répète cette opération une troisième, une quatrième fois, et davantage, s’il est nécessaire, en ayant soin d’examiner, de temps à autre, le résidu au microscope ou à une forte loupe.
- Tous ces dépôts successifs contiennent de l’amidon et de la fécule, s’il y en a ; mais l’amidon, en raison de la petitesse de ses grains, restant plus longtemps en suspension dans l’eau, est continuellement enlevé par les décantations successives, et la fécule, n’y en eût-il qu’un centième, se retrouve presque en totalité dans le dernier dépôt.
- Lorsqu’on est ainsi parvenu à isoler mécaniquement la fécule, le problème se trouve en quelque sorte résolu; car tous les caractères distinctifs sont tellement tranchés, que l’erreur ou même l’incertitude deviennent impossibles. L’auteur rappelle à ce sujet, et soumet à un examen détaillé, les divers caractères qu’offrent les mélanges de fécule et d’amidon, sous le microscope et sous l’influence des réactifs, soit avec les dissolutions de potasse titrées, comme l’a pratiqué M. Donny, d’après les observations de notre collègue M. Payen, soit en employant l’acide chlorhydrique étendu , comme le propose M. Lecanu, acide qui agit d’une manière analogue à la potasse.
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- Nous devons, avant d’aller plus loin, faire remarquer que M. Boland avait déjà proposé, pour reconnaître plus facilement la fécule dans la farine , de délayer, avec de l’eau , le mélange d’amidon avec la fécule supposée , et de laisser déposer ce mélange dans un verre conique. En agissant ainsi et en examinant seulement la partie d’amidon réunie à la pointe du cône, on y retrouve la fécule dans une proportion plus forte qu’en opérant sur la masse tout entière.
- Comme on le voit, c’est la même idée qui a dirigé M. Lecanu ; seulement, en répétant les opérations méthodiquement, il a pu arriver à une élimination complète de l’amidon.
- Lorsqu’il s’agit de reconnaître la présence des farines de légumineuses dans la farine de blé, M. Lecanu emploie encore un procédé analogue.
- Il fait une pâte ferme avec la farine suspecte, il la place dans un nouet de linge , et en retire le gluten par une malaxation convenable. Le mélange d’amidon est passé sur un tamis de soie, pour séparer les débris de gluten et de tissu cellulaire qui auraient pu être entraînés par l’eau. L’amidon déposé est ensuite soumis à des lavages successifs, comme nous l’avons dit précédemment, pour la séparation de la fécule de pommes de terre. La fécule des légumineuses , ayant à peu près le mêmë volume et la même forme que celle des pommes de terre, se trouvera dans les derniers dépôts, et, suivant M. Lecanu y elle sera facilement reconnue, sous le microscope, à la eicatricule que présente chaque grain. C’est une fente longitudinale, ou, le plus souvent, une double fente disposée en forme de croix, qu’on observe sur la partie moyenne des grains de fécule des légumineuses, lorsqu’on les examine après les avoir humectés simplement avec de l’eau. Ce caractère ne se mani feste plus sur les grains desséchés, mais il se reproduit lorsqu’on les humecte de nouveau.
- M. Lecanu a observé, en outre, que lorsque l’on traite par l’acide chlorhydrique étendu de trois ou quatre fois son volume d’eau, et à la température du bain-marie, de la farine de pois ou de haricots, la fécule se dissout complètement, et que le tissu cellulaire qui reste après la dissolution de la fécule est incolore; ce tissu,au contraire, est fortement coloré en rouge lie de vin lorsqu’il provient des farines de lentilles, de vesces ou de féveroles, ce qui fournit ainsi un caractère différentiel et nouveau pour distinguer ces diverses farines entre elles, ainsi que leur mélange avec la farine de froment.
- En résumé, les nouvelles recherches de M. Lecanu ont apporté un perfectionnement notable dans les moyens d’isoler la fécule de pommes de terre mélangée à la farine de blé. Il a fait connaître le parti que l’on peut tirer de l’emploi de l’acide chlorhydrique étendu d’eau dans l’examen des farines ; il
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- ARTS ÉCONOMIQUES. ---- CARTES GÉOGRAPHIQUES. 209
- est parvenu également à isoler et à déterminer, d’après leurs caractères d’organisation, les grains de fécule de légumineuses dont la présence jusqu’ici ne pouvait être signalée que par des moyens indirects, comme la présence de la légumine , la présence des débris de tissu cellulaire , ou des phénomènes de coloration qui donnent trop souvent prise à l’incertitude.
- D’après les motifs ci-dessus énoncés, nous avons l’honneur de vous proposer d’insérer dans votre Bulletin le présent rapport et un extrait du mémoire de M. Lecanu.
- Signé Bussy, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 11 avril 1849.
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- ARTS ÉCONOMIQUES. — cartes géographiques.
- Rapport fait par M. Jomard sur les cartes géographiques à l’usage des aveugles, présentées par M. Laas d’Aguen.
- L’enseignement géographique est toujours demeuré à l’état d’imperfection dans les institutions créées pour les aveugles ; la raison en est qu’on n’avait pas trouvé le moyen de multiplier et reproduire, à bas prix, les cartes à leur usage. On sait que ces cartes étaient ordinairement formées par des fils métalliques plus ou moins épais, appliqués sur des planches ou sur de forts cartons, et dont la saillie indiquait au doigt de l’aveugle les côtes et les limites des pays ; on marquait par des têtes de clous les positions et les montagnes. Il manquait à ces cartes les noms des lieux, les cercles de latitude et de longitude, et d’autres éléments géographiques. ,
- M. Laas d’Aguen, l’un des surveillants de l’institution des Jeunes-Aveugles que dirige ici M. Dufau, a imaginé successivement plusieurs moyens pour remplacer la méthode vulgaire ; enfin il s’est arrêté à un procédé que lui ont suggéré les plans de ville en relief de M. Bauerkeller. Ce procédé consiste h graver en creux sur métal les différentes parties de la carte, savoir : les méridiens et les parallèles exprimés par des filets très-fins, les frontières par des points, les fleuves et les rivières par des points moitié moins forts, les chaînes de montagnes par des points ovales ou de fortes ondulations, les mers et les lacs par des stries légères, mais sensibles pour le tact si délicat des aveugles, enfin la nomenclature par le système de points maintenant en usage dans l’institution. Quand le cuivre est ainsi gravé, la planche, recouverte d’une feuille.de papier trempé, est placée sous une presse en taille-douce, garnie de douze à quinze molletons; après avoir pressé, on place une
- Quarante-huitième année. Mai 1849. 14
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- ARTS ÉCONOMIQUES. — CARTES GÉOGRAPHIQUES.
- seconde feuille sur la première , et Ton presse de nouveau ; et ainsi de suite jusqu’à ce qu’on ait formé un carton assez consistant pour l'usage.
- Les cartes que nous mettons sous les yeux du conseil dispensent d’une description plus étendue ; on y voit qu’au bord des mers il existe une sorte de plan incliné vers la terre, qui indique au doigt la position et la direction du rivage ; en outre, la surface des continents est polie, celle des mers étant striée.
- Les différentes saillies sont assez inégales pour être distinguées toutes par l’élève, bien que ces différences paraissent légères au clairvoyant,
- Ces cartes ont le grand avantage de pouvoir être multipliées indéfiniment ; chaque élève peut en avoir un exemplaire ; il n’en était pas ainsi avec l’ancien procédé, chaque carte coûtait 30 francs.
- Jusqu’à présent, M. Laas d’Aguen a fait cinq cartes, la mappemonde, l’Europe , l’Asie , la France et la Palestine ; c’est le commencement d’un atlas à l’usage des aveugles.
- On conçoit qu’il est facile de faire pour ceux-ci des cartes muettes, comme des cartes parlantes, ainsi qu’on le fait pour les voyants, en opérant un tirage avant de graver les écritures.
- En résultat, ces cartes, quoique nécessairement très-sommaires, et pouvant être complétées et perfectionnées par la suite, offrent, dès à présent, des avantages très-réels que l’expérience a fait apprécier, savoir l’exactitude , la commodité et l’économie. Le directeur de l’institution des Jeunes-Aveugles, M. Dufau, s’en loue beaucoup, et, dans la lettre qu’il a écrite b la Société, il les signale comme constituant une véritable découverte pour l’institution.
- En terminant ce rapport, nous dirons quelques mots du système d’écriture en points saillants suivi dans les cartes de M, Laas d’Aguen comme dans les autres éludes de l’institution; nous croyons devoir le faire, parce que la Société d’encouragement a fait examiner autrefois le système de M, Charles Barbier, dont celui-ci est un perfectionnement. M. Barbier avait proposé une notation formée de points ayant une valeur de position ; chaque son de la langue était représenté par un nombre de points relatif au rang qu’il occupe dans un tableau à double entrée. L’aveugle pouvait écrire tous les mots (d’après leur prononciation ) à l’aide d’une planchette en bois, d’une plaque en fer-blanc et d’un poinçon arrondi (1). M. Braille, jeune professeur de l’institution, aveugle lui-même, a conservé l’idée de la notation ponctuée; mais il a donné aux signes la valeur de lettre et non de son, afin de conserver l’orthographe : il n’y a jamais plus de six points pour exprimer une lettre, tandis
- (l) Voyez Bulletin de la Société, 30e année (1831), p. 491 et suivantes.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- qu’il en fallait jusqu’à douze dans la méthode Barbier, et le procédé s’applique à la ponctuation, aux chiffres et à l’écriture musicale. Il a donc été possible à M. Laas d’Agnen d’ajouter sur ses cartes le titre et les noms des lieux, au moins des principaux, ce qui n’est pas un petit avantage pour l’enseignement.
- Nous concluons que l’on peut regarder les cartes de M. Laas d’Aguen comme un service rendu à la classe intéressante des aveugles, et que ces cartes méritent l’approbation de la Société d’encouragement.
- Signé Jomard , rapporteur.
- Approuvé en séance 3 le 1 4 mars 1849.
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- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS MÉCANIQUES.
- Noie sur Vapplication des contre-poids aux roues motrices des machines locomotives;
- par M. Le Chatelier (1).
- Les machines locomotives en mouvement sont soumises à deux perturbations principales : le mouvement de tangage, qui consiste en oscillations d’avant en arrière, et vice versa, le mouvement de lacet, produit par des oscillations angulaires de gauche à droite et de droite à gauche.
- La première perturbation se manifeste par des secousses et des chocs longitudinaux, particulièrement sensibles sur la barre d’attelage qui réunit le tender avec la machine; la seconde , par un mouvement de balancement analogue à celui qui se produit dans les voitures et dont tout le monde connaît les effets.
- La cause de ces deux perturbations est la même ; c’est l’inertie des masses animées d’un mouvement relatif dans le système général de la machine.
- . Les roues et les essieux, qui tournent sous la machine avec des vitesses angulaires de trois à quatre tours par seconde, sont soumis, dans toutes leurs parties, à l’action de la force centrifuge. Cette action est détruite par la résistance des pièces elles-mêmes, lorsque les masses élémentaires sont distribuées symétriquement autour de l’axe ; mais il n’en est pas de même pour la partie excentrée de la manivelle, pour la tête de la bielle motrice qui embrasse le bouton de la manivelle. La force centrifuge qui sollicite ces pièces n’est pas équilibrée; elle sollicite l’essieu moteur suivant une direction qui varie à chaque instant avec la position de la manivelle. Le mouvement de va-et-vient du piston engendre une action analogue qui agit tantôt en avant, tantôt en arrière sur l’axe de l’essieu moteur.
- (1) Lue dans la séance de la Société du 28 février 1849.
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- Le calcul indique que l’action perturbatrice due au mouvement du piston s’exprime algébriquement par une formule identique à celle qui donne la composante horizontale de la force centrifuge appliquée à la manivelle, de telle sorte que, si l’on appelle a. l’angle que fait la manivelle avec l’axe du cylindre, r le rayon de la manivelle, v la vitesse linéaire de son bouton évaluée en mètres par 1", Q le poids total de l’attirail moteur, manivelle rapportée à son bouton, bielle motrice, coquille ou tête du piston, etc., on a pour l’expression de la force qui sollicite à chaque instant l’axe de l’essieu dans le sens horizontal :
- Qri
- gr
- cos ci ;
- sm et.
- Pour le cylindre opposé, on a
- Qri* gr
- Ces deux forces, appliquées chacune sur le bouton de la manivelle correspondante , et par conséquent à une distance l’une de l’autre qui varie de e — 0ra,75 à e = 2m,20, suivant le système de construction des machines, se réduisent, d’après les principes de
- la statique,
- Or2
- 1° A une force résultante ( sin a + cos ci) appliquée dans le plan méridien de
- la machine, qui produit le mouvement de tangage ;
- 0 r2
- 2° A un couple résultant \ e (cos ci — sin u) qui tend à faire pivoter la machine autour du centre de gravité.
- La résultante et le couple résultant changent de signe à chaque demi-révolution de la manivelle; leur valeur varie de.O à un maximum qui dépend du système de construction de la machine. La force résultante a un maximum variable de 6,000 kilog. à 12,000 kilog., suivant que les machines sont à roues indépendantes ou accouplées.
- Des efforts aussi considérables occasionnent une prompte destruction des différentes parties de la machine et nécessitent l’adoption de dimensions très-fortes pour les pièces qui les supportent : le mouvement de lacet est une cause de danger très-grave, il détermine également la dégradation des pièces de la machine; en outre, ces actions intérieures, dont on n’a combattu jusqu’ici les effets extérieurs que par la force brutale du poids ou de la rigidité des pièces, absorbent une portion très-notable du pouvoir moteur.
- On détruit radicalement la cause de ces actions perturbatrices en appliquant entre les rayons des roues des blocs de métal calculés et disposés de manière à donner, sur chaque roue, une force centrifuge égale et directement opposée à la résultante de toutes les composantes des actions perturbatrices ramenées dans le plan de la roue. La conséquence de cette application est évidente; c’est la suppression absolue du mouvement de tangage et du mouvement de lacet.
- L’expérience a démontré, en effet, que les résultats de la théorie se vérifiaient d’une manière mathématique. Les machines les plus instables, dès qu’on équilibre suffisamment les roues, marchent à des vitesses qu’on n’aurait pas pu atteindre auparavant, sans manifester la moindre oscillation longitudinale et latérale.
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- Celles des compagnies qui ont eu connaissance de ces résultats, dont la publication n’est pas encore achevée, ne laissent plus sortir une machine des ateliers de réparation sans qu’elle soit garnie des contre-poids dont j’ai calculé les éléments.
- Les contre-poids ont été appliqués depuis longtemps ; mais les constructeurs et les ingénieurs ne s’étaient rendu compte des effets qui ont été analysés plus haut que d’une manière imparfaite, et les contre-poids en usage jusqu’à ces derniers temps sont restés beaucoup au-dessous des limites qu’il fallait atteindre. Depuis peu de temps, quelques ingénieurs ont compris, par le sentiment pratique en Angleterre, et reconnu par la théorie et l’expérience en Allemagne, qu’il fallait tenir compte du poids des parties soumises au mouvement rectiligne alternatif, qui, dans les machines à voyageurs, est plus important que celui des parties tournantes. Des recherches que j’avais entreprises à la fin de l’année dernière m’ont conduit au même résultat. J’ai, de plus, fait voir qu’en tenant compte de l’écartement des points d’application des actions perturbatrices et des contre-poids on pouvait toujours arriver, par un seul poids placé sur chaque roue, à annuler complètement la cause des mouvements irréguliers qui détruisent le matériel et la voie. Ces recherches ont eu pour résultat l’application rationnelle des contre-poids au matériel de nos chemins de fer, qui se compose en grande partie de machines à cylindres extérieurs, les moins stables de toutes celles qu’on a construites jusqu’à ce jour.
- Indépendamment de la sécurité, l’application des contre-poids à toutes les machines donnera des résultats économiques dont l’importance ne peut pas encore être appréciée, mais qui paraissent dès à présent certains.
- Lettre adressée par le président de la Société d’encouragement à MM. les membres de la Société, au sujet des programmes de l’enseignement spécial à l’usage des jeunes élèves des lycées ou collèges qui se destinent à Vagriculture, à l’industrie ou au commerce.
- Monsieur et cher collègue,
- Le conseil de l’université, éclairé par une longue discussion, a proposé, en 1847, à l’approbation du ministre de l’instruction publique, un ensemble de mesures destinées à raviver, dans les lycées, et dans les collèges, l’enseignement élémentaire et pratique des sciences physiques et des sciences naturelles.
- Sous l’empire, la part faite, dès les premières classes des collèges, à l’étude des mathématiques, et, plus tard, à l’étude des sciences d’observation, était considérable. Le jeune homme sortait donc des établissements d’instruction secondaire, quelle que fût sa destination dans le monde, l’esprit ouvert et préparé à tous les devoirs, à toutes les occupations. Les études classiques lui avaient donné l’habitude de formuler sa pensée avec clarté et correction, lui avaient appris à sentir les beautés de la littérature ancienne ainsi que celles de la littérature moderne, et à chercher un noble délassement dans la fréquentation des grands écrivains de tous les temps.
- La logique sévère de la géométrie, l’excellente méthode des sciences naturelles, la
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- puissance sans bornes de l’art d’expérimenter porté si haut de nos jours dans les sciences physiques, avaient ouvert en même temps à l’esprit du jeune élève des horizons nouveaux, lui avaient fourni tous les éléments nécessaires pour comprendre le mouvement de la société et pour s’y associer.
- Une modification regrettable de ce système d’études , commencée en 1815 et poursuivie pendant les trente années suivantes, était venue en détruire les heureux résultats et porter, dans l’esprit des générations actuelles, des causes profondes d’un désordre moral dont la société tout entière n’a que trop observé les effets.
- Le règlement d’études promulgué en 1847, sur l’avis du conseil de l’université, est actuellement en cours d’exécution ; il a pour but de ramener l’enseignement secondaire aux sages dispositions adoptées par les plus grands esprits du siècle, pour les lycées et collèges du temps de l’empire. Il offre à la jeunesse un plan d’études variées, capable de donner à chacun, selon l’aptitude et l’activité spéciale de son intelligence, cet aliment propre qu’elle désire, et qui peut seul réveiller ou fortifier dajns le jeune âge le goût ou l’habitude du travail, et tendre les ressorts de l’émulation.
- Les jeunes élèves qui se sentent plus particulièrement portés vers les études littéraires y conservent, en effet, une part suffisante à leurs penchants dans les classes réservées à ces exercices; ceux que des dispositions naturelles ont mieux préparés à la culture des sciences mathématiques ou des sciences expérimentales peuvent trouver, à leur tour, des occasions de s’instruire et de se distinguer, en se livrant à des travaux de leurs goûts.
- Pour tous, ces études variées, se contrôlant mutuellement, s’appuyant sans cesse, loin de se nuire, fortifient le jugement, élèvent l’intelligence, et meublent la mémoire de notions saines, immédiatement applicables aux besoins de la vie , quelle que soit la situation que le jeune homme doive occuper en entrant dans le monde.
- Sera-t-il propriétaire, agriculteur, les éléments de mécanique, de physique, de chimie , des sciences naturelles l’auront préparé à comprendre les travaux des champs. à s’y intéresser, et à y trouver à la fois une source d’aisance et de bonheur.
- Est-il destiné aux travaux de l’industrie, il aura compris, par ces premières études, combien il lui importe de les approfondir, s’il veut garder son rang. Les circonstances le privent-elles de cet avantage, il aura, du moins, acquis les premiers éléments de la langue des sciences que ses rapports futurs avec les ingénieurs, les constructeurs, les chefs de ses propres ateliers l’obligent à parler et à comprendre, sous peine de déchoir.
- Le commerçant trouvera dans l’étude des langues vivantes, dans celle de la géographie, dans celle des sciences naturelles, enfin dans l’étude des principes de la comptabilité et du droit commercial tous les éléments d’une éducation en harmonie avec les devoirs de sa vie future.
- Si, comme on n’en saurait douter, l’université porte dans la mise en pratique de ces programmes la persévérance qui a présidé à leur discussion et la fermeté qui est nécessaire à leur adoption sincère, on peut en espérer les meilleurs fruits.
- A leur aide, on verra désormais sortir des collèges des jeunes gens sûrs de leur avenir, préparés à suivre la carrière de leurs parents avec goût, et qui, loin de solliciter
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- des places de bureau ou des emplois publics avec cette ardeur importune qui énerve toutes les forces du pays, sauront trouver dans la grande armée des producteurs une position indépendante, heureuse, lucrative, honorée et utile au progrès de la richesse publique.
- Les recteurs, les proviseurs et les censeurs des collèges sont donc armés, par le nouveau règlement d’études, des moyens les mieux faits pour donner à toutes les familles une juste satisfaction, pour préparer à l’État des éléments d’ordre, de sécurité et de prospérité. C’est à eux qu’il appartient de montrer, par le succès des nouvelles études dont l’organisation leur est confiée, qu’ils en ont compris la haute importance, et qu’ils ont su s’associer à la pensée du conseil de l’université.
- Mais que les pères de famille, de leur côté, viennent en aide à leur mission réparatrice ; qu’ils se donnent la peine d’examiner le nouveau programme d’études, lorsque leurs enfants arrivent à l’époque où il faut prendre parti dans la direction de leur carrière ; qu’ils ne se laissent pas éblouir par l’éclat des triomphes littéraires qui les attirent, par la perspective du baccalauréat et des carrières auxquelles il ouvre accès; à Paris, enfin par les bruyantes démonstrations du concours général ; qu’ils aient la force de résister aux préjugés qui portent à regarder les langues anciennes comme l’étude non-seulement nécessaire, mais suffisante à la condition d’un homme bien élevé.
- Dans nos sociétés modernes où les applications de la science élèvent ou renversent à chaque instant les fortunes, où la puissance de l’esprit scientifique se montre partout, se révèle à chaque instant, que les parents comparent, avant de se décider, la destinée de ces jeunes lettrés si nombreux sans carrière et sans avenir, qui attaquent sous tant de formes et avec tant d’acharnement une société pour eux sans issue, avec celle des jeunes gens qui ont su demander aux sciences pratiques des moyens sérieux de se rendre utiles au pays, et leur choix sera bientôt fait.
- La Société d’encouragement a réclamé trop vivement la modification qui vient de s’accomplir dans le programme des études, pour qu’il lui fût permis de rester silencieuse en présence d’un événement qui touche de si près aux intérêts qu’elle représente.
- Elle a voulu montrer qu’elle s’y associe ; elle a décidé que les programmes des nouvelles études seraient imprimés dans son Bulletin et recommandés par elle à la vive attention des pères de famille.
- Elle a voulu, surtout, par cette démarche, placer ces programmes sous la tutelle de ses membres, de ceux en particulier qui, faisant partie des conseils généraux de département ou des conseils municipaux, ont le droit et le devoir de s’enquérir, dans les collèges, de la manière dont on y pratique le nouveau plan d’études. C’est à ce titre que je m’adresse à vous au nom du conseil de la Société.
- C’est à vous qu’il appartient de comprendre le sens politique de la réforme introduite dans les études et d’y voir, sous une apparence purement scolaire, l’un des plus sûrs remèdes que l’on puisse appliquer au mal qui dévore le pays.
- Que chacun de vous, dans sa sphère, s’applique à faire prospérer dans les collèges les études nouvellement introduites, et la France possédera, dans quelques années, des générations fortes, dressées aux travaux qu’elles doivent accomplir, capables de se suf-
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- fire à elles-mêmes, et dignes de cette liberté que nos institutions leur ont préparée. Elle ne verra pas se perpétuer, au contraire, ces nuées de littérateurs sans nom qui accablent le pays sous le poids de leurs prétentions, et qui seraient sans excuse pour demander l’abolition d’un état social où ils ne trouvent aucune place , si la société n’avait pas à se reprocher d’avoir, pendant trente années, dirigé toutes les études des collèges de manière à créer elle-même cette jeunesse stérile dont elle ne devait tirer aucun parti et dont elle est bien forcée d’accepter aujourd’hui le fardeau.
- L’intention formelle du conseil de l’université se révèle à chaque ligne des programmes qu’il a préparés. Il a voulu que les sciences mathématiques fussent professées avec simplicité ; que les élèves fussent soumis à de fréquents examens; qu’ils eussent à traiter, soit au tableau, soit par écrit, toutes les questions de l’arithmétique et de la géométrie usuelles. En désignant l’ouvrage de Bezout comme guide pour les maîtres et les élèves, il a entendu bannir de cet enseignement les prétentions à l’abstraction dangereuses pour l’esprit de l’enfance, faites pour l’éloigner du but pratique, sérieux qu’on veut atteindre, en la jetant à la poursuite de vaines et stériles curiosités métaphysiques.
- Il doit être bien entendu que les classes de l’enseignement spécial ne sont pas destinées à préparer des élèves pour les écoles du gouvernement ; celles-ci ont des programmes d’examen auxquels les candidats doivent subordonner leurs études et les professeurs leurs méthodes : l’intention expresse du conseil de l’université a été de s’en éloigner sous tous les rapports.
- Le conseil a voulu que la mécanique, depuis trop longtemps bannie des collèges, y fût enseignée, et qu’elle fût enseignée non à titre abstrait, mais avec le secours des modèles, des dessins, de la visite des ateliers et des chantiers où sa puissance se révèle.
- Il a voulu que la physique usuelle fût exposée dans les collèges, en s’aidant des expériences nécessaires à l’intelligence des phénomènes que l’homme est appelé à observer, dont il a besoin de connaître les causes, de prévenir ou d’utiliser les effets. Cet enseignement simple, usuel, pratique doit donc laisser aux cours de facultés leurs développements, leurs théories élevées, pour se renfermer dans ces notions simples, nettes, concises que l’enfance peut saisir, que la pratique de la vie fournit tant d’occasions d’appliquer.
- La chimie doit être enseignée dans le même esprit. L’expérience doit faire la base de toutes les leçons; c’est par elle que toutes les connaissances doivent être communiquées aux élèves, sous peine de manquer le but qu’on s’est proposé d’atteindre. L’explication des procédés de l’industrie, abstraction faite des détails purement techniques, doit venir en aide au professeur, tant pour exciter la curiosité de ses jeunes élèves que pour leur fournir l’occasion d’observer avec fruit les résultats qui se réalisent de toutes parts sous leurs yeux dans les ateliers qui les entourent.
- Pour les sciences naturelles , le professeur doit également mettre à profit des objets réels, apprendre à les analyser, à en retrouver les caractères, et s’attacher à l’étude des objets les plus usuels, les plus vulgaires du pays. C’est l’histoire naturelle de notre pays en effet, c’est celle des objets qui nous environnent que nous avons besoin de con-
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- naître surtout et à laquelle il est le plus facile de nous intéresser. Elle fournit des termes de comparaison qui, bien connus, donnent à l’étude des objets qui ne peuvent être mis sous les yeux des élèves une réalité qu’elle ne saurait atteindre autrement.
- Dans leurs promenades, les élèves trouveront, d’ailleurs, des occasions qu’il faut mettre à profit, soit de recueillir les plantes et les insectes du pays, soit d’étudier des sites géologiques bien caractérisés, soit enfin de visiter les travaux où l’industrie humaine met en pratique les notions dont on leur fournit les premiers éléments.
- Que les pères de famille, que les conseillers municipaux, que les membres des conseils de département s’assurent par eux-mêmes que les intentions du conseil de l’université sont comprises partout et exécutées avec le zèle et la vigilance qu’elle a droit d’attendre de tous ses agents ; qu’au besoin ils leur viennent en aide pour obtenir de l’autorité locale les moyens de former et d’installer les collections nécessaires à ce nouvel enseignement.
- L’avenir du pays réclame tous les efforts à cet égard. L’intérêt privé de chaque famille , l’intérêt d’ordre général qui s’attache au succès de ce plan d’études, tout conspire pour exciter le zèle des bons citoyens et pour assurer, au besoin, à leurs réclamations ou à leurs avis l’attention profonde et reconnaissante du conseil de l’université et celle du ministre de l’instruction publique. La Société d’encouragement réclame votre concours avec une entière confiance.
- Veuillez agréer, monsieur et cher collègue, l’expression des sentiments de la plus liante considération.
- Le président de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale,
- Dumas.
- PROGRAMME DE L’ENSEIGNEMENT SPÉCIAL.
- Arreté du ministre de l’instruction publique fixant une nouvelle distribution des éludes dans les collèges et portant création de l’enseignement spécial ( 5 mars 1847 ).
- Nous, ministre secrétaire d’Etat au département de l’instruction publique, grand maître de l’université de France,
- Faisons savoir ce qui suit :
- Le conseil de l’université a délibéré et nous arrêtons :
- TITRE Ier. — ENSEIGNEMENT CLASSIQUE.
- Art. 1er. A partir de la rentrée prochaine de l’année scolaire 1847-1848, les classes élémentaires qui préparent à la classe de sixième seront réduites à deux années dans tous les collèges royaux et communaux ; elles pourront être divisées en sections selon Page des élèves et le degré de leur instruction. L’étude du latin ne commencera qu’avec la seconde année.
- Art. 2. A partir de l’année 1848 , la classe de sixième cessera de participer au concours général des collèges à Paris.
- Art. 3. Dès cette même année, les éléments de l’ariilimétique, de la géométrie et de
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- l’algèbre feront partie clu cours régulier des études classiques ; ils seront enseignés aux elèves de quatrième, troisième et seconde, une fois par semaine, à l’heure ordinaire des classes. Il en sera de même de la cosmographie, dont l’étude aura lieu en rhétorique.
- Art. 4. Dans les collèges de Paris et de première classe, et dans tous autres qui y seraient autorisés, le cours actuel de philosophie, comprenant les sciences et la philosophie proprement dite, pourra être divisé en deux années ; la première de ces deux années sera seule obligatoire pour le baccalauréat, l’autre sera facultative.
- Art. 5. Dans la distribution des prix aux classes de quatrième, troisième, seconde et rhétorique, seront compris, pour chaque collège, des prix d’arithmétique, d’algèbre et de cosmographie.
- Art. 6. Il y aura au concours général, pour la seconde année dé philosophie , des prix de sciences et de philosophie proprement dite. Le prix d’honneur de philosophie continuera d’appartenir à la première année.
- TITRE IL — ENSEIGNEMENT SPÉCIAL.
- Art. 7. A partir de ladite année scolaire 1847-1848, il sera établi successivement dans les collèges royaux et communaux un enseignement spécial distinct de l’enseignement littéraire, et parallèle à cet enseignement, où les élèves, sur le vœu de leurs familles , seront admis après la quatrième. Cet enseignement comprendra trois années.
- Art. 8. L’enseignement spécial embrassera , selon les trois années qui doivent le composer, les objets d’étude suivants :
- Première année. — Mathématiques.— Physique et chimie. —Géographie et physique.— Dessin linéaire et d’ornement.—Histoire et géographie.—-Latin.— Langues vivantes.
- Deuxième année. — Mathématiques.—Géométrie.—Mécanique.—Physique et chimie. —Histoire naturelle.—Dessin.—Littérature française. —Histoire et géographie.—Latin.— Langues vivantes.
- Troisième année.—Mathématiques.—Géométrie descriptive. — Machines. — Physique et chimie. — Histoire naturelle. — Dessin. —Rhétorique française, comprenant des exercices de traduction, d’analyse et de composition en français.—Langues vivantes.
- Il pourra être donné aux élèves de cette troisième année de3 éléments de comptabilité générale, de droit commercial et d’économie agricole.
- Les études de langues vivantes seront obligatoires pendant les trois années.
- Art. 9. Il y aura, dans chaque collège où l’enseignement spécial aura été établi, des prix pour chacune des facultés dont se composera cet enseignement, en vertu du programme qui sera arrêté en conseil de l’université.
- TITRE III. — ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE.
- Art. 10. Les élèves qui auront suivi le cours entier de l’enseignement classique, ou celui de l’enseignement spécial, pourront également être admis, selon le degré de leur force et selon leur destination, soit au cours de mathématiques élémentaires, soit au cours actuel de mathématiques spéciales, lequel prendra le nom de mathématiques supérieures.
- Art. 11. Les cours de mathématiques élémentaires seront maintenus dans tous les collèges. Les cours de mathématiques supérieures pourront être supprimés dans ceux des collèges royaux de deuxième et de troisième classe et dans ceux des collèges communaux où ces cours n’ont pas été suivis par dix élèves au moins pendant les cinq dernières années.
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- À Paris, au concours général, le prix d’honneur de mathématiques continuera d’appartenir aux mathématiques supérieures,
- Fait au chef-lieu de L’université, le 5 mars 1847.
- Salvandy.
- Pour le chancelier de l’université, Le conseiller secrétaire général du conseil,
- Rendu. Guigniaut.
- Arrêté du ministre de Vinstruction publique fixant les programmes des trois années de l'enseignement spécial établi dans les lycées et collèges ( 7 octobre 1848 ).
- Le ministre de l’instruction publique et des cultes,
- Vu les articles 7 et 8 du statut du 5 mars 1847;
- Vu les programmes publiés pour la première année de l’enseignement spécial, par arrêté du 22 septembre suivant ;
- Vu r avis du conseil de l’université,
- Arrête ainsi qu’il suit ces programmes, et ceux de la seconde et de la troisième année dudit enseignement.
- PREMIÈRE ANNÉE. mathématiques.
- Dans cet enseignement, qui doit être très-simple, très-clair et toujours dirigé vers les applications les plus utiles, on suivra exactement le texte pur des ouvrages de Bezout, sans notes ni commentaires ; seulement on aura soin d’y introduire le système métrique et de substituer, dans les exemples ou applications, les nouvelles mesures aux anciennes. L’arithmétique jusqu’aux proportions et progressions inclusivement.
- La géométrie plane.
- L’algèbre jusqu’à la résolution des équations du deuxième degré inclusivement.
- PHYSIQUE ET CHIMIE.
- Physique.
- 1. Pesanteur.—Notions générales.—Poids.—Balances.—Double pesée.
- 2. Définition des liquides et des gaz. — Principe d’égalité de pression. — Equilibre des liquides dans les vases communicants.
- 3. Tubes capillaires.
- 4. Principe d’Archimède.— Détermination des densités des corps solides et liquides.
- 5. Aréomètre à volumes constants et à poids constants.—Usage des tables de densités.
- 6. Machine pneumatique.— Pesanteur de l’air démontrée par expérience.—Baromètre. — Loi de Mariotte.— Manomètres.
- 7. Mélanges des fluides élastiques.—Siphon.
- 8. Chaleur. —Notions générales. — Thermomètre à mercure. — Enoncé de la loi de la dilatation.—Ses usages.
- 9. Changement d’état des corps. — Fusion. — Solidification. — Vaporisation. — Liquéfaction.
- 10. Chaleur latente.—Chaleur spécifique.
- 11. Force élastique des vapeurs.—Ebullition,—Distillation.
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- 12. Hygromètre à cheveu.—État hygrométrique de l’air.
- 13. Magnétisme, — Notions générales. — Aimants naturels. — Aiguilles aimantées.— Aimantation.
- 14. Électricité statique. —Notions générales. — Électroscope. —Machine électrique.— Electrophore.—Bouteille de Leyde.
- 15. Électricité dynamique.—Pile.
- Chimie.
- 16. Considérations sur la nature des corps, sur la cohésion et sur l’affinité.
- 17. Nomenclature.
- 18. Étude particulière de quelques éléments non métalliques.—Oxygène.
- 19. Hydrogène.— Aérostats.
- 20. Carbone. —Noir de fumée.— Encres de Chine, d’imprimerie. —Diamant. — Graphite. — Charbons artificiels.
- 21. Phosphore.
- 22. Soufre.
- 23. Chlore. — Blanchiment. — Désinfection.
- 24. Iode. — Azote.
- 25. Air atmosphérique. — Son analyse. — Combustion. — Flamme. — Combustion vive et combustion lente.
- 26. Acide liydrochlorique.
- 27. Sulfhydrique.— Son action sur l’économie.— Désinfection de l’air qui en contient.
- — Hydrogènes phosphorés.
- 28. Gaz oiéifiant. — Gaz des marais. —Feu grisou. — Lampe de sûreté.
- 29. Ammoniaque.
- 30. Eau. — Sa distillation. — Caractère des eaux potables.
- 31. Oxyde de carbone. — Son action sur l’économie. — Asphyxie par le charbon.
- 32. Acide carbonique. — Eaux gazeuses.
- 33. Acides phosphoreux et phosphorique.
- 34. Acides sulfureux et sulfurique.
- 35. Préparation de l’acide sulfurique.
- 36. Oxydes d’azote. —Acides azoteux, hypoazotique.
- 37. Acide azotique. — Eau régale. — Eau-forte.
- 38. Acide chlorique. — Hypochlorites ou chlorures décolorants du commerce.
- GÉOGRAPHIE PHYSIQUE.
- 1. Notions préliminaires.—-La terre, sa position dans l’univers, son double mouvement.
- — Globe terrestre et son axe ; pôles ; horizon et points cardinaux ; équateur et parallèles ; méridiens. — Hémisphères, zones, climats astronomiques ou géographiques, degrés, latitudes et longitudes. — Globe artificiel et cartes, échelles et mesures itinéraires.
- 2. Sphéroïde terrestre et ses dimensions; aspect général de sa surface; distinction des terres et des eaux, et leur étendue relative; atmosphère. — Division correspondante de la géographie physique en trois parties fondamentales; parties accessoires.
- 3. Description des terres ou Géographie propre. — Distribution des terres à la surface du globe, continents et îles* — Position et contours des continents. — Aspect général des
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- îles et leur répartition. — Terres boréales et australes. — Rapports d’étendue entre la surface des continents et celle des îles, entre les continents, entre leurs divisions ou les parties du monde. — Des terres dans leur rapport et leur contact avec les mers ; rapport d’étendue des surfaces continentales et des côtes ; comparaison des parties du monde sous ce point de vue. ,
- 4. Relief des terres et configuration diverse de leur surface ; variété de niveaux et de formes. — Montagnes en général et leurs principaux caractères ; parties dont elles se composent. — Chaînes de montagnes et systèmes divers qu’elles forment sur le globe , suivant leur direction, leur longueur, leurs embranchements; rapport dans lequel elles se trouvent avec la direction même et les contours des continents et de leurs parties. — Elévation des montagnes; hauteur culminante et hauteur moyenne; cimes et pics, pas et cols; ligne de faîte et ligne de partage des eaux; versants, revers et pentes.
- 5. Abaissement graduel et dépression des terres. — Vallées principales et secondaires , longitudinales et transversales, plus ou moins élevées. — Plateaux, terrasses et gradins.— Plaines hautes et basses. — Bassins des lacs et des fleuves à différentes hauteurs ; bassins des mers anciens ou actuels. — Différentes espèces de plaines relatives à la nature du sol, à la position géographique, au climat; déserts, steppes et savanes, llanos et pampas, landes et bruyères, plaines cultivées. — Proportion générale et approximative des hautes terres et des basses terres dans les différentes pai'ties du monde.
- 6. Iles.— Particularités de leur position, de leur configuration et de leur nature. —lies rapprochées ou éloignées des continents , réunies en groupes ou isolées, allongées ou arrondies, hautes ou basses. — Formations diverses, îles volcaniques, îles madréporiques ou dites de coraux, etc.
- 7. Phénomènes existants ou produits de nos jours à la surface de la terre par l’action des eaux ou par celle du feu, et qui donnent une idée des changements successifs et plus considérables qui s’y sont opérés dans les temps anciens , et desquels est résultée en partie sa configuration actuelle. — Alluvions et dunes. — Dépôts marins au milieu des terres.— Volcans et phénomènes analogues. — Tremblements de terre et leurs effets. — Soulèvements et affaissements de terrains. — Phénomènes des grottes et des cavernes. — Phénomènes des blocs erratiques et des glaciers plus ou moins étendus.
- 8. Hydrographie. — Fleuves et rivières, comment ils se forment; siège et Diode divers de leurs sources—Leurs bassins, plus ou moins considérables, et séparés par des niveaux différents; leurs rives, leur lit, et ce qu’on nomme le thalivey. —- Direction , mouvement, quantité variable de leurs eaux. —Accidents divers de leurs cours, et surtout de l’embouchure des fleuves. — Affluents et confluents. — Cours d’eau océaniques et continentaux.
- 9. Lacs de différentes espèces , avec affluents et sans affluents , avec écoulement et sans écoulement, de hauteurs et de niveaux divers , cl’eau douce et d’eau salée. — Contrées de la terre où les lacs abondent. —Mers intérieures ou plutôt fermées, qui sont de grands lacs, et phénomènes remarquables qu’offrent plusieurs d’entre elles par le niveau et par la nature de leurs eaux. — Coloration et transparence diverse des eaux, soit des lacs, soit des fleuves et rivières.
- 10. Mers.—Leur étendue et leur continuité sur le globe; leur répartition dans les deux hémisphères ; leur division en océans et en mers proprement dites. — Mers intérieures ou méditerranées, manches, détroits , golfes , baies, racles, anses et ports. — Description générale de l’océan Atlantique, de l’océan Pacifique, de la mer des Indes et des deux mers
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- Glaciales, avec leurs dépendances. — Influence de la position, de la configuration , de la nature des rners sur les continents et sur les terres en général. — Points de contact des unes et des autres. — Constitution diverse des côtes, hautes et basses, et leurs accidents plus ou moins favorables à la navigation.
- 11. Profondeur variable de la mer. —Nature et configuration de son lit, analogues à celles des terres découvertes dont il est la continuation. — Iles, sommets de montagnes et de hautes plaines sous-marines. —? Yolcans sous-marins et leurs effets. •— Bancs de sable au voisinage ou à distance des terres. — Hauts-fonds et bas-fonds, écueils de différentes espèces. — Couleur et transparence variable des eaux de la mer, causes diverses qui les modifient; influence des zoophytes et des végétaux sous-inarins; phosphorescence. — Salaison des eaux marines et leur pesanteur spécifique. — Niveau général de l’Océan.
- 12. Mouvement de la mer. — Vagues, marées , courants, leur marche et leurs causes diverses. — Direction, rapidité, température des courants, et leur influence soit sur le climat, soit sur la navigation. — Courants généraux ou partiels des océans et des mers, leur distribution géographique et leurs accidents.
- 13. Almosphh'ologie et climatographie. -—Eléments, caractères essentiels, principaux phénomènes de l’atmosphère, et distribution géographique de ces phénomènes. :—De la chaleur, de ses conditions générales, de sa marche dans les différentes saisons de l’année. — Détermination de la température moyenne. — Causes diverses qui concourent à la modifier et à former le climat physique d’un pays , par différence avec son climat géographique. — Influence des vents et leur distribution sur la terre; leurs différentes espèces; vents constants, vents périodiques ou moussons, vents variables. — Influence et distribution géographique des météores aqueux ; quantité moyenne de pluie dans un lieu donné. — Influences du voisinage plus ou moins grand de l’Océan, de l’exposition et de la configuration des terres, de la nature du sol, et de son élévation plus ou moins considérable au-dessus du niveau de la mer. — Distribution géographique de la chaleur sur le globe dans les deux dimensions horizontale et verticale. — Lignes isothermes et leurs inflexions ; limites des neiges perpétuelles; glaces polaires et glaciers.
- 14. Géographie minéralogique. — Distribution générale des masses minérales à la surface actuelle du globe, et position des minéraux les plus importants, soit à cette surface, soit dans les couches de l’écorce terrestre.
- 15. Géographie botanique.— Distribution générale des végétaux sur le globe, et lois de cette distribution en longitude et en latitude , horizontalement et verticalement, selon les hémisphères, les zones, les parties du monde et les différentes hauteurs.
- 16. Géographie zoologique. —Distribution générale des animaux sur le globe. —Animaux caractéristiques des hémisphères, des zones et des parties du monde, selon les longitudes, les latitudes et les hauteurs.
- 17. Géographie anthropologique. — Distribution des hommes sur le globe. —Races, variétés, grandes familles de l’espèce humaine , distinguées soit par les caractères physiques , soit par les langues. — Leur délimitation géographique et leur aptitude plus ou moins grande à s’acclimater.
- ÉTUDE DE LA LANGUE FRANÇAISE.
- L’enseignement aura lieu simultanément par des règles et par des exercices tirés d’un choix des meilleurs auteurs français. Ces exercices et ces règles porteront sur l’analyse des
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- mois, des propositions et des phrases; ils comprendront les divers emplois des mots et leurs différentes acceptions, les idiotismes, les inversions, les principales difficultés de la syntaxe et celles des participes.
- ÉTUDE DE LA LANGUE LATINE.
- Auteurs et morceaux choisis pour Vexplication et la traduction.
- 1° Prose. — Selectæ e profanis scriptoribus historiée.
- Quinte-Curce.
- 2° Poésie, —• Phèdre, choix de fables. •
- Ovide, Métamorphoses^ liv. ier, la Création, les Quatre âges, le Déluge; — liv. vii, Conquête de la Toison d’or, Peste d’Egine ; —• liv. vin, Dédale et Icare, Philémon et Baucis; — liv. vin, Ulysse et Ajax se disputant les armes d’Achille; — liv. xv, Pythagore en Italie, Mort d’Hippolyte.
- Virgile , Géorfques, liv. Ier, l’Age de fer ( Ante Jovem nulli, etc., v. 125-155 ) , Mort de César ( Solcm quis dicere falsum, etc., v. 462-514 );—liv. ii, Eloge de l’Italie ( Neque Medorum silvæ, etc., y. 136-176), Eloge de la vie champêtre ( O fortunatos, etc., 458-540 ); — liv. ni, l’Épizootie (Hic quondam morbo cœli, etc., 478-566); — liv. iv, le Vieillard de Ta rente ( Sub OEbaliæ, etc., v. 125-747 ), Épisode d’Aristée ( Pastor Aristæus, etc., v. 318-558).
- HISTOIRE ET GEOGRAPHIE HISTORIQUE.
- 1. Succession des empires et principales époques de l’histoire ancienne jusqu’à l’invasion des barbares dans l’empire romain ( trois leçons seulement seront consacrées à ce résumé ),
- 2. Géographie de l’empire romain et division en empire d’Orient et en empire d’Occi-dent, — Tableau de l’administration impériale. — Division géographique et ethnographique du monde barbare à la fin du quatrième siècle de l’ère chrétienne. — Notions sommaires sur la grande invasion des barbares dans l’empire.
- 3. Origine des Francs : leurs premiers établissements dans la Gaule.— Règne de Clovis : fondation de la monarchie des Francs. — Successeurs de Clovis jusqu’à la mort de Clotaire Ier, — Première division de l’empire des Francs en Austrasie et Neustrie. — Gouvernement et administration : état des personnes et des terres : loi salique, loi des Bourguignons et clés Wisigoths, loi romaine.
- 4. Histoire des Francs depuis la mort de Clotaire Ier jusqu’à la domination de la famille d’Héristal. — Décadence des Mérovingiens ; progrès de la puissance des seigneurs ; hérédité des bénéfices; maires du palais inamovibles.
- 5. Destruction de la royauté en Austrasie, mairie de Pépin d’Héristal et de Charles Martel ( à la victoire de Charles Martel sur les Sarrasins l’on rattachera un aperçu du mahométisme et des conquêtes des Arabes en Asie, en Afrique et en Europe ).
- 6. Dynastie carlovingienne. — Règne de Pépin le Bref. — Étendue de la domination
- des Francs et description géographique de leur empire à la mort de Pépin le Bref.—Débris de la civilisation romaine dans les Gaules sous la première race. ; '
- 7. Règne de Charlemagne ; ses guerres et ses conquêtes. — Rétablissement de l’empire d’Occident; relations avec l’empire d’Orient et les khalifes. — Gouvernement, administration, législation, établissements littéraires de Charlemagne.—Affaires de l’Église de France sous son règne. — Description géographique de son empire, son étendue et ses divisions.
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- 8. Histoire des princes carlovingiens depuis i’avéneinent de Louis le Débonnaire jusqu’à la fin de la seconde race. — Démembrement de l’empire carlovingien en royaumes, et origine des Etats modernes. — Démembrement des royaumes en principautés féodales; hérédité des gouvernements et usurpation des pouvoirs royaux par les seigneurs; organisation de la féodalité en France.—Enumération et circonscription territoriale des principaux fiefs aux neuvième et dixième siècles. — Invasions et établissements des Normands et des Hongrois.
- 9. Avènement des Capétiens. —* Règnes de Hugues Capet, de Robert, de Henri Ier, de Philippe Ier. — Un grand fief uni à la couronne; premières réunions au domaine royal. — Conquête de l’Angleterre par Guillaume de Normandie ( en y rattachant un précis de l’histoire de l’Angleterre depuis l’invasion anglo-saxonne ). — Conquête des Deux-Siciles par les Normands-Français. — Etablissement du royaume de Portugal par un prince français de la maison de Bourgogne. — Première croisade, fondation du royaume de Jérusalem par Godefroy de Bouillon. — Géographie générale de l’Europe et de l’Asie au temps des croisades.
- * 10. Histoire de France sous Louis le Gros et Louis le Jeune. —Répression des seigneurs du domaine royal.— Etablissement des communes et affranchissements.— Louis le Jeune prend part à la seconde croisade. — Immenses possessions territoriales en France des descendants de Guillaume le Conquérant et des Plantagenets. — Première période de la rivalité entre la France et l’Angleterre.
- 11. Règne de Philippe-Auguste. — Lutte contre l’Angleterre et contre une partie de l’Europe; six provinces, parmi lesquelles la Normandie, enlevées au roi d’Angleterre ; réunion de plusieurs autres fiefs à la couronne. — Prépondérance de la royauté sur la féodalité. — Philippe Auguste, l’un des chefs de la troisième croisade. — Quatrième croisade, empire français de Constantinople. —Guerre des Albigeois. — En Angleterre, révoltes contre Jean sans terre, grande Charte.
- 12. Règnes de Louis VIII et de saint Louis. — Fin de la guerre des Albigeois ; révolte des seigneurs comprimée ; suite de la lutte contre l’Angleterre, paix de trente-cinq ans avec cette puissance; les deux dernières croisades. — Seize duchés ou comtés réunis à la couronne ; les rois d’Angleterre réduits à la Guienne. — Gouvernement et administration de saint Louis; la justice réformée par les établissements; restriction à la puissance militaire et à la puissance judiciaire des seigneurs; pragmatique sanction. — Médiation de saint Louis dans les affaires de toute l’Europe. — En Angleterre , guerre civile sous Henri III ; statuts d’Oxford. — Etat général de l’Europe; résultats des croisades; chevalerie.
- 13. Règnes de Philippe le Hardi et de Philippe le Bel. — Le domaine royal accru des comtés de Provence , de Poitiers, de Toulouse, de Champagne, de la Marche et de Lyon. — Le royaume de Navarre annexé à la couronne de France. — Rapports de la France avec la Navarre, la Castille, l’Aragon. — Rupture de la paix avec l’Angleterre. — Guerre contre l’Angleterre et la IFlandre. — Résumé succinct de la querelle du sacerdoce et de l’empire. — Différend de Philippe le Bel avec Boniface VIII. — Translation du saint-siège à Avignon. — Abolition des templiers. — Etablissement des états généraux. — Extension de la justice royale au détriment de la justice des seigneurs.
- 14. Succession des trois fils de Philippe le Bel. — Charte aux Normands ; concessions aux seigneurs et aux provinces; les femmes exclues du trône; le domaine de la couronne
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- déclaré inaliénable. — Géographie de la France royale et de la France féodale à l’extinction des Capétiens diiects.
- 15. Avènement des Valois. — Edouard III d’Angleterre dispute à Philippe de Valois la couronne de France. — Guerre d’Ecosse et de Flandre. — Etat du commerce dans l’Europe occidentale. — Puissance des communes de Flandre. — Leurs rapports de commerce et leur alliance avec l’Angleterre contre Philippe de Valois. — Edouard prend le titre de roi de France et commence les hostilités. — Seconde période de la rivalité entre la France et l’Angleterre. — Guerre de cent ans. — Affaires de Bretagne. — Bataille de Crécy. — Prise de Calais.
- 16. Règne de Jean le Bon.— Ses démêlés avec Charles de Navarre.— Suite de la guerre avec l’Angleterre. — États généraux de 1354. — Bataille de Poitiers. — Captivité du roi. — Convocations multipliées d’Etats. — Séditions à Paris et dans les provinces. — Conspiration de Charles le Mauvais et de Marcel contre l’autorité royale. — Paix désastreuse de Bretigny avec l’Angleterre. — Jean le Bon , redevenu libre, hérite de la Bourgogne et la donne à son quatrième fils. — Les grands apanages rendent à la féodalité la force qu’elle avait perdue.
- 17. Règne de Charles le Sage. —Charles de Navarre chassé de la Normandie par du Guesclin. — Pacification de la Bretagne. — Alliance de la France avec le roi de Castille Henri de Transtainare. — Rupture du traité de Bretigny. — Exploits de du Guesclin et secours utiles fournis par la Castille. — Les Anglais chassés de toutes leurs possessions françaises, excepté de quelques villes maritimes. — Gouvernement et administration de Charles le Sage. — Protection accordée au commerce et aux lettres. — En Angleterre, développements des institutions libres et du commerce.
- 18. Minorités de Charles VI en France et de Richard II en Angleterre. — Exactions et tyrannie des régents. — Révoltes des grandes villes dans les deux royaumes, et mouvements populaires contre la noblesse. — Guerres de Flandre et d’Ecosse. — Les Stuarts affermis sur le trône d’Ecosse. — Démence de Charles VI. — Richard II détrôné et mis à mort. — Avènement de Henri IV, chef de la maison de Lancastre. — Sanglante rivalité des maisons de Bourgogne et d’Orléans. — Renouvellement des hostilités contre l’Angleterre sous Henri V. — Bataille d’Azincourt? — Union des Bourguignons et des Anglais.— Traité de Troyes. — Le dauphin dépouillé de la couronne.
- 19. Règne de Charles VII. — Henri VI proclamé roi de France et d’Angleterre à Paris et à Londres. — Défaites des armées de Charles VII à Cravant et à Verneuil. — Siège d’Orléans. — Extrême danger de la monarchie. — Héroïque et sainte intervention de Jeanne d’Arc. — Exploits de Barbazan, de Dunois , de la Hire , de Xaintrailles. — Réconciliation du roi avec le duc de Bourgogne. — Expulsion des Anglais du royaume. — Révolte de la Praguerie. — Gouvernement de Charles VII. — Taille perpétuelle et armée permanente. — Réforme de la justice ; édit de Montils-lez-Tours. — Notions sur le grand schisme d’Occident et sur les conciles de Constance et de Bâle. — Pragmatique sanction de Bourges.
- 20. Géographie politique de la France à l’époque de l’expulsion des Anglais. — Domaine royal, maisons féodales subsistantes. — Pouvoir du roi. — Droits des seigneurs.
- 21. Notions sommaires sur les lettres, les sciences, les arts, les grandes découvertes, depuis Charlemagne jusqu’à la mort de Charles VII.
- Quarante-huitième année. Mai 1849.
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- ÉTUDES DES LANGUES VIVANTES.
- L’enseignement devra être à la fois théorique et pratique, et comprendra des exercices divers, oraux et écrits.
- DESSIN.
- L’enseignement du dessin aura pour objet le dessin linéaire et le dessin d’ornement.
- Les élèves seront exercés, eu outre, au dessin des cartes géographiques.
- DEUXIÈME ANNÉE.
- MATHÉMATIQUES.
- Les logarithmes et leur usage.
- Les plans et les solides.
- La trigonométrie rectiligne.
- La suite de l’algèbre, en se bornant à ces trois points principaux : le binôme de Newton, la composition générale des équations, la manière d’approcher des racines réelles des équations numériques.
- Préliminaires de géométrie descriptive. -—La ligne droite et le plan.
- PHYSIQUE.
- 1. Chaleur. — Dilatation des corps par la chaleur. — Construction des thermomètres.
- 2. Mesure des dilatations des solides, des liquides et des gaz.
- 3. Applications des phénomènes de dilatation des solides, des liquides et des gaz.
- 4. Détermination de la densité des gaz.
- 5. Chaleur rayonnante. — Sa réflexion. — Sa transmission au travers des différents corps. — Pouvoirs émissifs, absorbants, réfléchissants.
- 6. Equilibre mobile de température. — Réflexion apparente du froid.
- 7. Conductibilité des corps pour la chaleur.
- 8. Passage de l’état solide à l’état liquide, et passage inverse de l’état liquide à l’état solide. — Chaleur latente. — Mélanges réfrigérants.
- 9. Détermination des capacités par la méthode des mélanges et par la fusion de la place.
- 10. Passage de l’état liquide à l’état de vapeur. — Formation des vapeurs dans le vide. — Maximum de leur force élastique.
- 11. Mesure de la force élastique, maximum de la vapeur d’eau, à diverses températures. — Ebullition. — Chaleur latente. — Condensation.
- 12. Chaudières d’évaporation. — Distillation. —Alambiç.
- 13. Principes sur lesquels repose la construction des machines à yapeur.
- 14. Chaudières à vapeur.
- 15. Applications diverses de la théorie des vapeurs.
- 16. 17. Appareils de chauffage et de ventilation employés dans les usines ou dans l’économie domestique.
- 18. Dans le mélange des vapeurs avec les gaz, les forces élastiques s’ajoutent. Hygrométrie.
- 19. Electricité. — Développement de l’électricité par le frottement. Corps conducteurs et non conducteurs. —- Expériences sur lesquelles est fondée l’hypothèse de deux fluides.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- 20. Electricité par influence.—Èlectroscope.—Éleclrophore. —Machines électriques.
- 21. Loi des attractions et des répulsions électriques. —- Distribution de l’électricité sur les corps conducteurs. — Pouvoir des pointes.
- 22. Electricité dissimulée. — Condensateurs. — Bouteille de Leyde. — Batteries électriques. — Electromèlre condensateur.
- 23. Galvanisme. — Principes sur lesquels repose la construction de la pile voltaïque.
- 24. Modifications diverses de cet appareil.
- 25. Effets qu’il produit.
- 26. Magnétisme. —Attraction qui s’exerce enti'e l’aimant et le fer. — Expériences par lesquelles on reconnaît qu’il y a toujours au moins deux pôles dans un aimant. — Expériences sur lesquelles est fondée l’hypothèse de deux fluides magnétiques.
- 27. Définir la déclinaison et l’inclinaison.— Donner une idée des boussoles de déclinaison et d’inclinaison. — Procédés pour déterminer la déclinaison et l’inclinaison.
- 28. Procédés d’aimantation.
- 29. Électromagnétisme. — Expériences qui constatent l’action des courants sur les aimants et l’action des aimants sur les courants.
- 30. Construction et usage du multiplicateur.
- 31. Moyen de produire les courants thermo-électriques. — Description du thermomultiplicateur.
- 32. Aimantation par les courants.
- 33. Télégraphe électrique.
- 34. Effets mécaniques de la pile.
- 35. Effets de la pile, comme source de chaleur et de lumière.
- 36. Effets chimiques de la pile. — Galvanoplastie.
- 37. Procédés galvaniques pour l’application des métaux sur les métaux. — Dorure, argenture, etc. — Production des alliages par la pile.
- 38. Effets physiologiques produits par les courants électriques. — Poissons électriques. — Emploi de la grenouille comme galvanoscope. — Courants propres de la grenouille.
- CHIMIE.
- 1. Métaux. — Classification et propriétés générales de ces corps, étudiées, en prenant pour exemples les métaux suivants : fer, cuivre, zinc, bismuth , antimoine, étain, plomb, mercure, argent, or, platine.
- 2. Alliages. Notions générales, étudiées, en prenant pour exemples les alliages suivants : laitons, bronzes, caractères d’imprimerie, soudure des plombiers, alliage fusible, alliages monétaires d’or et d’argent, alliages commerciaux d’or et d’argent.
- 3. Notions sur les équivalents chimiques. — Tables et leur emploi. — Utilité de la notion des équivalents pour la classification des corps naturels ou artificiels.
- 4. Notions de cristallographie. — Isomorpliisme. — Dimorphisme.
- 5. Oxydes métalliques en général.
- 6. Bases et particulièrement potasse, soude, baryte , chaux , magnésie , alumine, ammoniaque.
- 7. Chlorures en général. — Sel marin. —Chlorures de potassium, de calcium, de barium.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- 8. Chlorures d’étain , d’antimoine ; sublimé corrosif ; calomel, chlorures de cobalt, de nickel, encres sympathiques. — Sel ammoniac.
- 9. Sulfures, et en particulier sulfures de potassium, de sodium, de barium, de calcium.
- — Pyrites de fer, de cuivre, blende, galène, cinabre et vermillon , sulfure d’antimoine , sulfure d’argent.
- 10. Carbures métalliques, et, en particulier, aciers, fontes.
- 11. Sels. — Lois qui régissent leur composition. — Lois de Berthollet.
- 12. 13. Propriétés générales des sels, action de la chaleur, de l’électricité sur ces corps.
- ___Action de l’eau , action de l’air. — Sels déliquescents. — Sels efflorescents — Froids
- artificiels.
- 14. Carbonates en général. — Carbonates de chaux, de potasse, de soude, d’ammoniaque, de plomb.
- 15. Potasses et soudes du commerce; céruse; carbonates de cuivre.
- 16. Phosphates, et en particulier ceux de chaux, de magnésie, d’ammoniaque, de soude.
- 17. Sulfates en général.
- 18. Sulfates de chaux, de soude, de potasse, d’ammoniaque, de magnésie.
- 19. Sulfates de fer, de zinc, de cuivre. — Aluns.
- 20. Azotates en général.
- 21. Azotates de baryte, de chaux , de potasse, de soude, d’ammoniaque, de bismuth , d’argent. — Pierre infernale.
- 22. Poudre à cauon.
- 23. Chlorate de potasse.—Poudres fulminantes.
- 24. Silicates et borates. — Chromâtes.
- 25. Minéraux utiles. — État des minéraux dans le sein de la terre. —Couches.—Amas.
- — Filons.—Grandes masses irrégulières.—Minéraux disséminés.—Minéraux implantés.
- 26. Silice à l’état naturel. — Quartz, cristal de roche, grès, sable siliceux, silex, jaspe, opale. — Usages des matières siliceuses.
- 27. Principaux silicates naturels. — Amphiboles , pyroxènes, serpentines , feldspath , micas.
- 28. Argiles. — Leur utilité dans les arts industriels. —Argiles à briques et à poteries.
- •— Terre de pipe. — Terre à foulon. — Pierx'es à détacher.
- 29. Fabrication des briques. — Fabrication et décoration des potei'ies.
- 30. Kaolins. — Fabrication de la porcelaine.
- 31. 32. Fabrication des verres ordinaires, des cristaux et des verres colorés.
- 33, 34. Notions sur les pierres fines, les grenats, l’émeraude et l’aigue-marine, la topaze commune , le rubis spinelle , le corindon ( saphir, rubis et topaze d’Ürient ), le diamant. — Fabrication du strass.
- 35. Calcaire ou carbonate de chaux.— Calcaire spathique.—Spath d’Islande.—Marbre statuaire. — Marbres veinés. — Marbres brèches et lumachelles. — Albâtre calcaire. — Craie blanche et dépôts crétacés divers. — Pierre lithographique; ses usages.
- 36. Marnes d’amendement. — Pierre à bâtir. — Pierre à chaux. — Ciments et mortiers.
- — Fabrication des chaux grasses, maigres, hydrauliques. — Ciment romain. — Dolomie et calcaires magnésiens.
- 37. Gypse.— Albâtre gypseux. —Gypse parisien; son usage pour la préparation du plâtre, pour l’amendement des terres, pour le moulage.
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- 38. Sel gemme ou sel marin. — Son gisement. — Ses usages. — Exploitation des marais salants, des sources salées.
- HISTOIRE NATURELLE. — PREMIERE PARTIE.
- Physiologie animale.
- 1. Notions générales sur la structure des animaux, sur celle de l’homme en particulier.
- — Tableau sommaire des phénomènes de nutrition.
- 2. Sang. — Composition et usage de ce liquide. — Distinction entre le sang veineux et le sang artériel.
- 3. Circulation. — Disposition générale de l’appareil circulatoire chez l’homme. — Mé-
- canisme de la circulation. — Phénomène du pouls. — Accidents qui peuvent résulter de la blessure d’une artère. ’
- 4. Respiration. — Ses phénomènes physiques et physiologiques. — Influence de l’air sur le sang.
- 5. Appareil de la respiration chez l’homme.— Mécanisme de la respiration.—Asphyxies.
- — Secours à donner aux asphyxiés.
- G. Nécessité de la ventilation des habitations et des édifices publics. — Moyens de la produire.
- 7. Chaleur animale. — Ses causes. — Ses variations. — Moyens de la conserver, de l’entretenir. — Son importance.
- 8. Sécrétions. — Structure et fonctions des glandes; leurs produits. En particulier, le rein, le foie; l’urine, la bile.
- 9. Absorption. — Nature de ce phénomène; imbibition. — Endosmose. — Rôle du système vasculaire dans l’acte de l’absorption. — Vaisseaux lymphatiques.
- Exhalation. —Influence des agents physiques sur cette fonction et sur l’absorption.
- 10 Digestion. — Structure de l’appareil de la digestion chez l’homme; fonctions des divers organes dont cet appareil se compose.
- 11. Phénomènes chimiques de la digestion. — Rôle de l’appareil chylifère. — Formation du sang.
- 12. Physiologie comparée de l’appareil digestif. — Règles de l’alimentation de l’honune et îles animaux domestiques.
- 13. Fonctions du système nerveux.
- 14. Notions sur le squelette de l’homme et sur le mécanisme de la locomotion , de la station, de la marche, du saut et de la natation.
- 15. Notions sur les lois de la croissance et de la mortalité. — Influence des agents physiques et des conditions d’existence sur la santé de l’honune.—Température.—Humidité.
- — Vêtements. — Régime. — Emanations putrides, marécageuses, etc.
- Physiologie végétale.
- 16. Graine. — Sa structure. — Germination, sa marche et ses phénomènes.
- 17. 'l'issus végétaux. — Leur structure. — Cellules, fibres et vaisseaux. — Leur rôle dans la fabrication des étoffes et des papiers.
- 18. Pige. — Structure de la tige d’un arbre dicotylédone ; moelle, bois, aubier, écorce, etc. — Structure de la tige d’un palmier.
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- 19. Bois. — Notions précises sur les divers bois employés dans les arts , et sur le rôle que joue leur structure anatomique dans les applications dont ils sont l’objet. — Bois résineux. — Bois colorants.
- Ecorces. Leur structure. — Ecorces employées dans les arts.
- 20. Racines. — Structure anatomique comparée à celle des tiges. — Racines adventives.
- — Boutures.
- 21. Notions sur les principales racines sucrées, féculentes, tinctoriales, etc.
- 22. Feuilles. — Leur structure et leur position sur la tige.
- 23. Feuilles utilisées pour l’agriculture et l’industrie. — Rôle que jouent leur composition chimique et leur structure anatomique dans leurs usages.
- 24. Bourgeons. — Caïeux. — Bulbilles.
- Ramification. — Ses règles et ses accidents. — Rhizomes, bulbes, tubercules, nodules, épines, fasciations, vrilles, piquants, aiguillons, etc.
- 25. Respiration diurne, nocturne.
- 26. Absorption. — Preuves de l’absorption par les racines. —. Causes de l’absorption.
- — Sève ascendante. — Transpiration. — Effets de la sève sur la durée des bois, sur l’époque de leur abatage. — Procédés d’injection et de coloration.
- 27. Sève descendante.—Mouvement du latex.—Accroissement des végétaux.—Plantes endogènes et oxygènes. — Soudures. — Greffes. — Notions sur leur emploi en agriculture et en horticulture.
- 28. Sécrétions et phénomènes chimiques de la nutrition. — Production des matières amylacées, sucrées, grasses, etc.
- 29. Floraison. — Disposition et structure des fleurs.
- 30. Fonctions des fleurs. — Rôle de quelques-unes de leurs parties dans les arts ou dans l’économie domestique.
- 31. Fruits. — Notions particulières sur les principaux fruits utiles de la France.
- Notions agricoles.
- 32. Application de la physiologie à la culture.
- 33. Notions générales d’agriculture.—Du sol. —Sa composition chimique.—Influence qu’elle exerce.
- 34. Amendements, engrais, leur rôle et leur préparation.
- 35. Labours, leur rôle et la limite de leur efficacité.
- 36. De l’eau. —Irrigations. — Leurs avantages.
- 37. De la température et de la lumière. — Effets qu’elles produisent.— Saisons.— Climats. — Leur influence sur la nature des cultures.
- 38. Distribution géographique des végétaux et des animaux.
- 39. 40. Assolements.
- MÉCANIQUE.
- Cinématique.
- 1. Objet de la mécanique. — Repos; mouvement. — Mouvement uniforme ; vitesse.— Mouvement varié; vitesse moyenne; vitesse à un instant donné. — Mouvement uniformément périodique; exemple tiré des montres et pendules. — Mesure du temps.
- 2. Mouvement uniformément varié; accélération. — Exemple tiré du mouvement vertical des corps pesants dans le vide.
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- 8. Représentation grâphiqué dit mouvement d’üli point $ eii prenant le temps pour abscisse et l’espace pour ordonnée.
- 4. Mouvement rectiligne; moyen d’assurer sa direction; guides, rails, rainures. — Mouvement circulaire; moyen de l’assurer; tourillons.— Vitesse angulaire. — Classification des transformations de mouvement. ,
- 5. Transformation d’un mouvement rectiligne continu en Un aütré de même espèce.'— Poulies, varlets, moufles, appareils à coin, leviers coudés.
- 6» Transformation d’un mouvement circulaire Continu en rectiligne continu, et vice versa. — Treuil simple, treuil différentiel, vis, vis différentielle, rouleaux, cames, archet à foret, crémaillère.
- 7. Transformation d’un mouvement circulaire continu en un autre de même espèce. — Courroie sans fin, roues en contact, roues dentées cylindriques et coniques, vis sans fin.
- 8. Des engrenages. — Condition géométrique de leur tracé. —Méthode générale approximative de M. Poncelet pour déterminer la forme des dents de la roue conductrice.
- 9. Tracé des engrenages à flancs, des engrenages à lanterne et des engrenages coniques.
- 10. Transformation d’un mouvement rectiligne alternatif en circulaire continu.— Bielle et manivelle , système réalisé par White d’après un théorème de Lahire , excentrique circulaire, excentrique en cœur.
- 11. Transformation d’un mouvement rectiligne alternatif en circulaire alternatif. — Balancier à secteurs, balancier avec parallélogramme de Watt. — Transformation d’un mouvement circulaire alternatif en circulaire continu.— Mouche; balancier, bielle et manivelle; cylindre oscillant.
- 12. Composition des vitesses. -— Composition des vitesses angulaires, dans le cas des axes parallèles. — Notions sur le mouvement relatif.
- Dynamométrie.
- 13. Inertie. Force. — Comparaison des forces ; peson , dynamomètre de Regnier, dynamomètre de M. Poncelet. — Durée nécessaire de l’action des forces. — Action et réaction. — Action simultanée de plusieurs forces. —Définition de l’équilibre.
- 14. Travail dynamique; exemples divers. — Unités de travail; kilogrannnètre; cheval-vapeur.
- 15. Mesure du travail d’une force constante ou variable , agissant dans la direction du chemin décrit par son point d’application. —Formule de Thomas Simpson, formule de M. Poncelet pour le même usage. — Travail d’une force oblique au chemin.
- 16. Exemples tirés du travail des moteurs animés. — Comparaison du cheval avec le cheval-vapeur.
- 17. Parallélogramme des forces, déduit de la considération du travail. — Composition des forces concourantes. — Travail des forces mutuelles.-
- 18. 19. Principe de la transmission du travail. — Son application à l’équilibre de quelques machines, quand on néglige le frottement et la roideur des cordes.—-Poulie. Moufles. Plan incliné. Presse hydraulique. Levier. Balance ordinaire. Balance romaine. Treuil. Vis. Balance de Quintenz. Balance de Roberval. Ponts à bascule. Pont-levis.
- 20. Condition de l’équilibre dynamique, 1° dans le mouvement de translation rectiligne , 2° dans le mouvement de rotation autour d’un axe. — Mouvements des forces. — Conditions générales de l’équilibre.
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- 21. Étude particulière des forces parallèles. — Centre des forces parallèles. —Centre de gravité; sa détermination par l’expérience.
- 22, 23. Sa détermination géométrique dans le cas de l’homogénéité.
- 24. Lois expérimentales du frottement. — Théorie du plan incliné.
- 25. Roideur des cordes. — Théorie de la poulie et des moufles.
- 26. Théorie du treuil et du cabestan. — Frottement du pivot.
- 27. Théorie de la vis à filet carré et de la vis sans fin.
- 28. 29. Polygone funiculaire. — Cas des forces verticales. — Application aux ponts suspendus. — Notions sur la chaînette.
- Dynamique.
- 30. Proportionnalité de l’accélération à la force, pour un même corps. — Masse. — (Liant!té de mouvement; relation entre cette quantité et l’impulsion ( ou produit de la force par la durée de son action ). — Force vive; relation entre cette quantité et le travail.
- 31. Indépendance des forces et des vitesses acquises. —Mouvement produit par une force constante. — Théorie du mouvement des corps pesants dans le vide.
- 32. Mouvement sur une courbe. — Pendule simple.
- 33. Force centrifuge et force tangentielle. —Composition des forces centrifuges. — Effet de la force centrifuge dans les tournants de routes et de chemins de fer, dans les volants des machines et dans le régulateur à boules. Effet de la force centrifuge sur la pesanteur à la surface du globe.
- 34. Principe des forces vives. — Son application au mouvement rectiligne et au mouvement de rotation. — Moment d’inertie.
- 35. Détermination du moment d’inertie dans quelques cas simples.
- 36. Accélération angulaire. — Pendule composé. — Détermination expérimentale du moment d’inertie.
- 37. Principe général sur les quantités de mouvement. — Principe général sur les moments des quantités de mouvement. — Application à un assemblage de points matériels animés de forces mutuelles, tel qu’en présente la nature.
- 38. Principe relatif au mouvement du centre de gravité d’un système. — Application au mouvement rectiligne. — Explication du recul des canons, des fusées et du mouvement des vases d’où un fluide s’écoule.
- 39. Du choc dans le mouvement rectiligne et dans le mouvement de rotation. Pertes de force vive.
- 40. Pressions d’un corps tournant sur ses appuis. — Centre de percussion.
- HISTOIRE ET GÉOGRAPHIE HISTORIQUE.
- 1. Tableau général, historique et géographique de l’Europe vers 1461 : détails particuliers sur l’Angleterre, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie.
- 2. De la France pendant le règne de Louis XI. — Lutte contre la féodalité , la maison de Bourgogne, l’Angleterre, la maison d’Autriche. — La féodalité détruite et l’unité territoriale de la France établie par la réunion de onze provinces à la couronne. — Les Pays-Bas passent à la maison d’Autriche. — Gouvernement et administration de Louis XI : détails sur l’établissement des postes et sur les développements donnés à l’industrie, au commerce, à l’exploitation des mines. <— Régence de M“e de Beaujeu; la Bretagne réunie à la France : états généraux de 1484.
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- 3. Abandon de quatre provinces françaises à Maximilien d’Autriche et au roi d’Espagne. — Guerres d’Italie sous Charles VIII et sous Louis XII : conquête du Milanais et du royaume de Naples : première et seconde coalitions de l’Europe contre la France; commencement du système d’équilibre : le royaume de Naples reste à l’Espagne. — Gouvernement de Charles VIII et de Louis XII : nombreuses réformes administratives et judiciaires ; commencement de la rédaction officielle des coutumes; nouveau développement de la population, de l’industrie et du commerce.
- 4. Découverte et propagation de l’imprimerie en Europe. — Tableau historique et géographique des découvertes des Portugais sur les côtes d’Afrique, et de l’établissement de leur empire dans les Indes. — Découverte et conquête de l’Amérique par les Espagnols.
- 5. Règne de François Ier : suite des guerres d’Italie. — Cliarles-Quint, empereur : puissance de la maison d’Autriche, qui possède six royaumes ou principautés, y joint l’empire d’Allemagne et les trésors du nouveau monde; projets de monarchie universelle. — Rivalité de la France et de la maison d’Autriche. L’Espagne s’empare du Milanais et l’ajoute au royaume de Naples. Alliance de la France avec la Turquie et les protestants d’Allemagne. Alliance de la maison d’Autriche avec l’Angleterre. Charles-Quint échoue dans la tentative d’envahir et de partager la France. — Histoire intérieure de la France. Établissement temporaire de la monarchie absolue. Concordat. La réforme en France et les Vaudois. Essor des lettres, des sciences et des arts sous François Ier.
- 6. Résumé de l’histoire de la réforme en Allemagne : propagation de la réforme dans les différents Etats de l’Europe.
- 7. Toute-puissance de Charles-Quint en Allemagne et dans la moitié de l’Europe après la bataille de Muhlberg.—Suite de la rivalité de la France et de la maison d’Autriche sous Henri IL Conquête des Trois-Evêchés et défense de Metz. Les projets de monarchie universelle de Charles-Quint renversés par la fuite d’Inspruck : abdication de Charles-Quint. Les possessions de la maison d’Autriche divisées entre les deux branches espagnole et allemande. Revers de Henri II, traité du Cateau-Cambrésis. Progrès de la réforme en France.
- 8 Histoire de France sous les derniers Yalois. Partis politiques des Guises et des princes du sang. Efforts des calvinistes pour conquérir la liberté de conscience. Les états d’Orléans et le chancelier de l’Hôpital.— Guerre de religion : Catherine de Médicis, Charles IX, la Saint-Barthélemy. — Henri III, la Ligue, les états de Blois. — Grands travaux législatifs des derniers Yalois : ordonnances de Moulins et de Blois; développement de la jurisprudence, des lettres, des sciences et des arts. La France perd toute influence au dehors.
- 9. Vaste puissance de Philippe II après l’annexion du Portugal et des Indes à la monarchie espagnole. Il menace la France et veut établir l’unité catholique et la monarchie universelle en Europe. Son ambition traversée par la révolte des Pays-Bas et la résistance de l’Angleterre. — Géographie de la monarchie espagnole à cette époque.
- 10. Avènement de Henri IV. Sa lutte contre la Ligue et contre Philippe II. Etats de 1593 pour l’élection d’un roi : dangers de la France. — Abjuration de Henri IV, dissolution de la Ligue. — Continuation de la guerre contre l’Espagne ; traité de Vervins. — Edit de Nantes : la liberté de conscience établie, une constitution politique à part accordée aux calvinistes, l’État pacifié. — La France reprend son importance dans les affaires de l’Europe. Administration de Henri IV et de Sully. — Affaiblissement des deux branches de la maison d’Autriche : projet de Henri IV pour la destruction de la puissance de cette maison, pour l’équilibre et la paix de l’Europe.
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- 11. De la France sôüs Louis XtlI. Régence de Marié de Médicis et ministère de de Luynes : règne des favoris; états généraux de 1614 ; révoltes des princes du sang, des grands seigneurs qui ont succédé aux seigneurs féodaux , des Calvinistes ; dégradation de l’autorité royale et abaissement de la France dans ses rapports avec lès puissances étrangères. — Les deux premières périodes de la guerre de trente ans : Ferdinand II maître de l’Allemagne après la bataille de Lutter, et la maison d’Autriche sur le point de réaliser les projets de Charles-Quint et de Philippe II.
- 12. Ministère de Richelieu : les princes du sang et les seigneurs abattus; les Calvinistes privés de leur organisation et de leur puissance politique, filais maintenus dans la liberté de conscience ; la maison d’Autriche abaissée à la suite de la période suédoise et dé la période française de la guerre de trente ans. Au dehors , là France devenue la première puissance continentale de l’Europe, et occupant quatre provinces enlevées à l’étranger. Au dedans, fondation de la monarchie absolue, grands travaux législatifs accomplis, protection accordée aux lettres et aux arts, fondation de l’Académie française, développement du génie national.
- 13. Règne de Louis XIV. Ministère de Mazarin. La politique de Richelieu suivie au dehors contre la maison d’Autriche : victoires de Condé, paix de Weslphalie; la branche allemande cède la première. La liberté religieuse assurée aux protestants d’Allemagne, le droit public de ce pays réglé, l’équilibre européen établi, l’Alsace' cédée à la France. — Guerre de la Fronde, dernière révolte des princes, des grands seigneurs, des parlements contre l’autorité royale. — Suite de la guerre contre la branche espagnole, traité des Pyrénées : le Roussillon, l’Artois, une partie de la Flandre abandonnés à la France.
- 14. Louis XIV gouverne par lui-même. Toutes les ressources intérieures du pays développées par Colbert. Intervention de Louis XIV dans toutes les affaires de l’Europe. Droit de dévolution , guerre contre l’Espagne , traité d’Aix-la-Chapelle : une autre partie de la Flandre cédée à Louis XIV; la France devenue puissance prépondérante en Europe.
- 15. Guerre de Hollande. La France, de puissance prépondérante, tend à devenir puissance dominante, et menace l’indépendance de l’Europe. Première coalition européenne contre la France, Guillaume d’Orange ; guerre continentale et maritime; victoires de Tu-renne, de Créquy, de Duquesne. Traité de Nimègue : la Franche-Comté, une troisième partie de la Flandre , Fribourg abandonnées à la France.
- 16. Chambres de réunion et conquête en pleine paix. Ligue d’AugsbOürg, seconde coalition européenne contre la France. Guillaume d’Orange devient roi d’Angleterre. Victoires de Catinat et de Luxembourg. Révocation de l’édit de Nantes, mort de Colbert, premiers embarras dans les finances , décadence de la marine. Traité de Ryswick , le roi rend toutes ses conquêtes.
- 17. Guerre de la succession d’Espagne. La grande alliance, troisième coalition de l’Europe contre la France. Revers, épuisement, dangers du royaume. Révolution ministérielle en Angleterre. Traités d’Utrecht et de Rastadt : la monarchie espagnole est partagée : la France, en maintenant un de ses princes sur le trône d’Espagne, empêche la branche aile -mande de la maison d’Autriche de réunir l’Espagne à ses vastes possessions en Allemagne et à la dignité impériale.
- 18. Gouvernement, administration, législation de Louis XIV. Apogée du pouvoir royal. Développement du génie de la nation dans la philosophie , les sciences , les lettres et les arts : premier grand siècle littéraire de la France.
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- 19. Géographie politique de l’Europe après le démembrement de la monarchie espagnole.
- 20. Régence du duc d’Orléans. Guerres et négociations relatives à la succession d’Espagne : traité de Vienne, la Lorraine assurée à la France. — Gouvernement de Louis XV. — Guerre de la succession d’Autriche : Frédéric II et Marie-Thérèse, paix d’Aix-la-Chapelle. — Guerre de sept ans : ruine de la marine et des colonies de la France, paix de Paris ; acquisition de la Corse. Puissance continentale de la Prusse et de la Russie ; puissance maritime de l’Angleterre. — Histoire intérieure : les économistes vdéveloppement de l’agriculture , nouvelles routes ouvertes, exportation des grains , voyages d’exploration. — Fondation de l’école militaire, de l’école vétérinaire, de l’école de chirurgie, de la manufacture royale de porcelaine. —- Troubles religieux, expulsion des jésuites ; désordres dans les finances ; luttes des parlements et des philosophes contre le gouvernement : avilissement de la royauté ; décadence de la monarchie absolue. — Second siècle littéraire de la France.
- 21. Réformes de Louis XVI : Turgot, Malesherbes, premier ministère de Necker. — Guerre d’Amérique : brillante période de la marine française; nouveaux et plus graves embarras des finances. — Convocation des notables; convocation des états généraux en 1789.
- 22. Assemblée constituante. Prise de la Bastille. Déclaration des droits de l’homme ; destruction des privilèges et des droits féodaux ; fondation de la liberté civile complète et de libertés politiques générales ; fondation de la monarchie constitutionnelle. Etablissement de l’unité nationale et territoriale, de l’unité administrative et judiciaire. — Fédération. — Constitution civile du clergé. — Liberté de l’industrie. — Emigration , club des jacobins, fuite du roi. Proclamation de la première constitution de France dans l’assemblée nationale.
- 23. Assemblée législative : Girondins; décrets contre les émigrés et les prêtres non assermentés; insurrections du 20 juin et du 10 août ; destruction de la monarchie constitutionnelle par la suspension et la captivité du roi ; massacres de septembre.— Guerre contre la Prusse et l’Autriche ; combat de Valmy.
- 24. Convention nationale : Etablissement de la république. Bataille de Jemmapes, première conquête de la Belgique. Procès et mort de Louis XVI. Première coalition de l’Europe contre la France : guerre de la Vendée. Comité de salut public. Lutte des Girondins et des Montagnards ; règne de la terreur : 9 thermidor, chute de Robespierre et de sa faction. Pacification de la Vendée par Hoche. Constitution de l’an III. Fondation de l’Institut, de l’école polytechnique (1) et de divers établissements d’instruction publique.—Au dehors, seconde conquête de la Belgique et sa réunion à la France ; conquête de la Hollande , alliance offensive et défensive de ce pays avec la France; paix avec la Prusse et l’Espagne.— Clôture de la convention.
- 25. Directoire : Premières campagnes de Bonaparte en Italie , Montenotte , Millesimo , Lodi, Castiglione, Arcole; campagnes de Moreau, de Jourdan et de Hoche en Allemagne. Traités de Tolentino et de Campo-Formio. — Expédition d’Egypte sous le commandement de Bonaparte. — Seconde coalition de l’Europe contre la France : l’Italie reconquise par les alliés, la France menacée, victoire de Masséna à Zurich. — A l’intérieur, troubles et factions, conspiration de Babœuf.
- (1) L’école polytechnique est d’abord appelée école centrale des travaux publics.
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- 26. Retour de Bonaparte en Fiance; 18 brumaire. Consulat, Bonaparte premier consul. Nouvelle campagne de Bonaparte en Italie, Marengo; campagne de Moreau en Allemagne, Holienlinden. Traité de Lunéville, paix d’Amiens. —Au dedans : création de la banque, concordat, Légion d’honneur, code civil, réforme de l’instruction publique. Consulat à vie.
- 27. Établissement de l’empire. — Guerre contre l’Autriche et la Russie, Ulm et Austerlitz : paix de Presbourg. Prépondérance continentale de la France; principautés et royaumes distribués aux membres de la famille impériale : confédération du Rhin , dissolution du corps germanique. — Guerre contre la Prusse et la Russie, Iéna, Eylau, Friedland : traité de Tilsitt.
- 28. Système continental. — Guerre d’Espagne. — Guerre d’Autriche, Eckmulil et Wa-gram. — Divorce et deuxième mariage de Napoléon. — Immense étendue de l’empire français, comprenant, en 1810, le royaume d’Italie et la Hollande : sa toute-puissance sur l’Europe occidentale. — Guerre de Russie, Smolensk et la Moscowa : retraite désastreuse des Français. Campagne d’Allemagne, Lutzen, Bautzen , Leipsick. — Levée en masse de l’Europe : campagne de France ; abdication de l’empereur; la France ramenée à ses anciennes limites.
- 29. Etat de l’industrie et du commerce sous l’émpire : grands travaux exécutés. Fondation de l’université. Notions sommaires sur les sciences, les lettres et les arts.
- ÉTUDE DE LA LANGUE FRANÇAISE.
- Règles et exercices d’élocution et de style.
- L’enseignement aura lieu simultanément par des règles et par des exercices tirés des principaux auteurs français. Les exercices comprendront des résumés, des analyses, etc., et se combineront avec les traductions des auteurs latins.
- Ces règles et ces exercices porteront sur les points suivants :
- Qualités générales et nécessaires du style : 1° dans le choix des mots et les détails de la phrase; 2U dans l’ensemble des phrases et la structure des périodes.
- Qualités particulières et variables du style selon la nature du sujet, le caractère de l’écrivain et les circonstances où il se trouve.
- Formes particulières du style connues sous le nom de tropes , figures de mots et figures de pensées.
- Versification. —- Principales règles de la versification française.
- ÉTUDE DE LA LANGUE LATINE.
- 1° Prose, — Narrationes excerptæ.
- Pensées de Cicéron, recueil de d’Olivet.
- 2° Poésie. — Virgile, Ènéide, liv. ier, Énée à Carthage dans le temple de Junon (v. 441— 493); — liv. n, Épisode de Sinon (v. 1-245), Mort de Priam (v. Ô06-558); — liy. ni, Entrevue d’Enée et d’Andromaque en Épire f v. 294-355), leurs adieux (v. 482-505), le cy-clope Polyphénie, récit d’Acliéménide (v. 569-683); — liv. v, Jeux funèbres en l’honneur d’Anclnse (v. 104-603); — liv vi, les hommes illustres de Rome (v. 756-893); — liv. vu, le roi Latinus et Lavinie ( v. 45-106); — liv. vm, Cacus et Hercule (v. 190-272), Bouclier cl Énée (v. 626-731); — liv. ix, Nisus et Euryale (v. 176-502); — liv. x, combat de Tur-nus et de Pallas (v. 362-509), Combat d’Enée contre Lausus et Mézence (v. 761-907); —
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- liv. xi, Douleur d’Evandre à la vue du corps de Pallas ( v. 139-181 ), Mort de Camille (v. 759-831); — liv. xii, Combat de Turnus et d’Énée (v. 697-790 et 887-952).
- Horace, Odes, liv. xer, 13, Pastor quum traheret per fréta, etc.; — liv. m, 1, Odi profa-num vulgus; 3, Justum et tenacem; 5, Cœlo tonantem ; — liv. îv, 3, Qualem miuistuun. — Épodes, 2, Beatus ille qui procul negotiis. — Art poétique, Bienfaits de la poésie ( Silvestres boulines , etc. , 17 vers); Il faut conserver à chaque âge son propre caractère ( Si plausoris, etc., 25 vers ) ; Le flatteur est l’ami du poète ( Ut præco, etc , 34 vers ).
- ÉTDDE DES LANGUES VIVANTES.
- Même enseignement que l’année précédente, à un degré supérieur.
- DESSIN.
- L’enseignement du dessin aura pour objet le lavis et le dessin architectural.
- ( La suite au numéro prochain. )
- Extrait des procès-verbaux des séances du conseil d’administration de la Société
- d’encouragement.
- Séance du 9 mai 1849.
- Correspondance. M. Ormières, rue de la Fidélité, 5, de retour d’un voyage en Espagne et en Portugal, donne des renseignements sur la culture du blé dans la province de Quinqua en Espagne. Dans des pièces adressées par lui par la voie de M. le ministre de l’agriculture et du commerce, M. Ormières fait ressortir les avantages de l’introduction, en Algérie, de végétaux alimentaires filamenteux et tinctoriaux qui croissent en Espagne et en Portugal; il joint à sa lettre des échantillons de cochenille dont la naturalisation serait profitable dans notre çolonie:
- M. Ormières communique des notes de M. Pezerat, ancien élève de l’école polytechnique, sur la culture de l’igname et du jarro des Açores, culture dont il serait utile de faire des essais en Algérie.
- M. Ormières termine en donnant des renseignements sur les localités qu’il a parcourues et sur celles où l’on récolte des lichens pour la préparation de l’orseille, et qui est pour l’Angleterre l’objet d’un grand commerce.
- M. Ormières prie la Société de vouloir bien le recommander à M. le ministre de l’agriculture et du commerce, pour une mission qui aurait pour but de recueillir les lichens et d’introduire, en Algérie, les végétaux dont il a parlé.
- Objets présentés. M. Bourdin, horloger, rue de la Paix, 28, présente un nouveau balancier compensateur vertical, dont il est l’inventeur, ainsi qu’un appareil servant à indiquer la dilatation d’un balancier aux diverses températures, et au moyen duquel il est facile de régler exactement les fonctions de son compensateur.
- M. Coûtant, rue des Vieux-Augustins, 35, présente, au nom de M. Roches jeune, des échantillons d’engrais provenant de son établissement près Saumur. A l’appui de ces échantillons, M. Coutaret dépose 1° un mémoire sur la fabrication des engrais azotés combinés, par M. Roches jeune; 2° un rapport du conseil de salubrité de la ville de Saumur sur l’application du procédé de M. Coutaret, pour la désinfection des matières animales dans la fabrique de M. Roches.
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- Les ouvrages suivants sont déposés sur le bureau :
- 1° Mémoires de la Société d’encouragement de Berlin, 4 e, 5e et 6e livraisons de l’année 1848 ;
- 2° Le Technologiste, mai 1849;
- 3° Annales des chemins vicinaux, février 1849 ;
- 4° Revue de l’architecture et des arts, publiée sous la direction de M. Daly, 8e vol., 2° et 3e numéros;
- 5° Mémoire sur la multiplication des sangsues, par M. Huzard, 2e édition ;
- G0 Revue scientifique, publiée sous la direction de M. Quesneville, avril 1849;
- 7° Travaux de l’Académie de Reims pendant l’année 1848 ;
- 8° Annales des ponts et chaussées, livraisons de novembre et décembre 1848. Ce volume renferme une notice de M. Boulanger, ingénieur en chef des ponts et chaussées, sur l’inondation de la Loire, des 17 et 18 octobre 1846, sur l’effet produit dans cette inondation par les digues de Pinay et de la Roche, sur l’époque et le but de la construction de ces digues, et sur les moyens qui pourraient être employés pour diminuer la hauteur des crues de la Loire.
- M. Combes signale, dans cette notice, les recherches historiques sur la construction des digues de Pinay et de la Roche ; il entre dans quelques développements à ce sujet.
- La notice de M. Boulanger est renvoyée à la commission du Bulletin.
- M. Jomard fait hommage d’un exemplaire.de la 6e édition d’un ouvrage in-folio qu’il a publié sous le titre de Nouveaux tableaux de lecture assujettis au système et aux procédés de l’enseignement mutuel, spécialement composés pour les écoles dans lesquelles on suit cette méthode et applicables aux autres modes d’enseignement ; ouvrage autorisé par le conseil de l’instruction publique et adopté par le conseil central d’instruction primaire pour les écoles de la ville de Paris.
- M. Jomard fait suivre l’hommage de cet ouvrage des réflexions suivantes :
- « La Société d’encouragement a toujours porté un vif intérêt à l’enseignement populaire : c’est dans son sein que la Société des écoles élémentaires a pris naissance en 1815, dans des jours mémorables; c’est à sa voix que des milliers de citoyens se sont réunis, à Paris et dans toute la France, pour répandre partout le bienfait de l’instruction. Aujourd’hui encore, après trente - quatre ans, après que trois millions d’enfants de toute condition sont appelés à jouir de ce bienfait, la Société d’encouragement continue de souscrire pour le progrès des écoles élémentaires; c’est à ce titre principalement que j’ai espéré qu’elle voudrait bien agréer, pour sa bibliothèque, l’hommage de la 6e édition des Tableaux de lecture, in-folio, et celui des Tableaux d’arithmétique , in-8. L’auteur a cherché, dans les premiers, à lever les nombreuses difficultés de la lecture, difficultés qui tiennent à la complication de l’orthographe française, où le nombre des équivalents pour un même son est considérable, où un même signe a plusieurs valeurs, où un même son est représenté par un grand nombre de signes différents (1). Les adultes et les enfants de la classe laborieuse ont peu de temps à don-
- (1) La prononciation diffère beaucoup plus de l’écriture en français qu’en allemand, en italien, en espagnol, etc.
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- ner à l’étude ; il importe de le ménager, et il est nécessaire de trouver des moyens pour abréger les heures qui sont consacrées à apprendre les éléments de la lecture, de l’écriture et du calcul. Pour ce qui regarde la lecture, l’auteur des Tableaux y est parvenu par une classification rigoureuse et par une exacte gradation des difficultés. Pour épargner à l’élève l’ennui d’une épellation fastidieuse et insignifiante, il a introduit dans chaque classe, à partir de la troisième, des exemples de phrases significatives, et, dans cette phrase, des mots tous empruntés, sans exception, aux syllabes seules de la classe correspondante ; ces applications sont tirées des notions élémentaires d’histoire naturelle. Et même, dès la seconde classe, où l’élève ne s’occupe que des syllabes composées de deux éléments, il peut s’exercer sur un grand nombre de mots polysyllabiques, au lieu de syllabes sans signification; celles-ci ne servent que d’introduction. Un autre moyen employé dans ces tableaux pour abréger l’étude consiste dans l’emploi de caractères groupés, correspondant aux sons simples qui doivent être énoncés d’une seule émission de voix, et qui, cependant, sont écrits en français avec deux signes, cause perpétuelle d'erreur pour les étudiants. L’auteur a fait graver exprès des caractères comprenant les deux signes conjugués. Il a aussi fait imprimer les premières classes en deux couleurs pour faciliter la lecture. Au moyen de ces artifices et de quelques autres procédés qu’il serait trop long de détailler, les enfants apprennent très-promptement à lire et prononcer correctement, et, de plus, ils acquièrent la connaissance de l’orthographe pratique : l’expérience en a été faite, depuis plus de vingt ans, dans les écoles communales de Paris, et notamment dans toutes les écoles gratuites de filles où la ville a fait distribuer ces tableaux. La méthode dont il s’agit remédie donc à l’imperfection de notre alphabet, à la complication de notre orthographe. Une table synoptique placée en tête, à l’usage des maîtres et maîtresses, fait bien comprendre la marche de l’enseignement, en même temps que la composition des tableaux.
- «Quand l’élève a franchi les 5e et 6e classes, consacrées à la connaissance des équivalents de la langue française, il passe aux difficultés résultant des^ nombreuses exceptions de notre langue, lesquelles arrêtent si longtemps ( et souvent pour toujours ) les individus appartenant à la catégorie des travailleurs ; c’est l’objet de la 7e classe ; mais, parvenu à la 8e, il lit couramment toute espèce de texte, toute espèce de livres.
- « Bien que disposée principalement pour l’enseignement mutuel, la méthode peut s’appliquer parfaitement à tout autre mode, et même à l’enseignement individuel et à l’enseignement de famille. L’université lui a donné son approbation comme la ville de Paris; ce double suffrage, et surtout l’expérience des écoles de Paris, autorisent à en recommander l’usage dans les écoles du premier âge, que des manufacturiers philanthropes ont établies près de leurs ateliers. L’instruction élémentaire, plus généralement répandue, ne peut que servir aux progrès de l’industrie française; combien d’esprits inventifs, heureusement doués par la nature, sont demeurés stériles, ou sont restés en chemin, faute de posséder les premiers éléments ! Qu’a-t-il manqué souvent à ces intelligences privilégiées? qu’un peu de culture littéraire et scientifique, pour doter l’industrie de précieuses découvertes, honorer leur pays et eux-mêmes, et acquérir, avec la fortune, une solide renommée. » ; : ï; ^
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- M. le président témoigne à M. J omar d les remercîments du conseil pour celle intéressante communication.
- Rapports des comités. M. Agasse lit le rapport suivant sur la seconde partie du legs de M. Bapst.
- « Messieurs, vous savez que M. Bapst a demandé qu’une portion de son legs fut placée pour former un capital dont les intérêts serviraient à faciliter les entreprises des nouvelles inventions ou découvertes.
- « Cette portion du revenu devait, dans l’origine, être de 2,900 fr. par année; mais, par suite d’un placement fait par M. Bapst dans les forges de Baigorry et de la déconfiture de la Société, il n’est plus resté qu’une somme de 660 fr. 85 de rente.
- « En raison de cette réduction, le conseil a décidé, le 19 mars 1845, que, jusqu’à ce qu’il ait été acheté une inscription de 300 fr., les arrérages des portions achetées se placeraient en même temps que la rente de 660 fr. 85.
- « Les achats faits jusqu’à ce jour forment une inscription de 295 fr. : il y a donc lieu de prendre un parti, soit d’entrer de suite dans la voie d’application indiquée par M. Bapst, soit de continuer encore le système d’accumulation des revenus; le conseil a chargé la commission des fonds de lui faire une proposition à cet égard.
- « La commission a pensé que, pour qu’une rémunération fût digne de la mémoire de M. Bapst, il faudrait pouvoir y appliquer au moins une somme de 500 fr., valeur des médailles d’or que décerne la Société d’encouragement ; elle a reconnu qu’en continuant l’application de la décision du 19 mars 1845 il ne faudrait pas quatre années pour arriver au complément d’une inscription de 500 fr., tandis qu’il en faudrait plus en ne plaçant annuellement que les 660 fr. 85.
- « Dans cette position , la commission vous propose de continuer le système d’accumulation des revenus, et d’ajourner à prendre un parti sur l’application desdits revenus à l’époque où les achats successifs auront produit une inscription de 500 francs de rente. »
- Le conseil approuve le rapport et en adopte les conclusions.
- Communications. En faisant hommage à la Société d’un exemplaire de la quatrième livraison de son ouvrage^ intitulé, Exposé complet d’un système général d’immatriculation des personnes, des immeubles et des titres, et de son essai sur la formation d’un catalogue général des livres et manuscrits existant en France, à l’aide de l’immatriculation, 31. Hébert, notaire honoraire, expose le but qu’il s’est proposé dans ses publications; il donne lecture d’une note qui est renvoyée à l’examen du comité de commerce, ainsi que les divers documents déposés par lui.
- IMPRIMERIE DE Mme Ve BOUCHARD-HUZARD, RUE DE L*ÉPERON, 5.
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- OUARAffi-illilliJiE AIÉë, (N° DXL.) juin 1849.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — instruments de précision.
- Rapport fait par M. Benoit, au nom du comité des arts mécaniques, sur les règles-pantographes présentées par M. Portant, géomètre de première classe, à Melun .
- Messieurs, tout procédé simple, ayant pour objet de faciliter soit la réduction , soit l’amplification des dessins géométriques, même par points , peut rendre des services à certaines branches d’industrie pour lesquelles l’art du dessin est utilisé. Les règles-pantographes que M. Portant a soumises à l’appréciation de la Société, bien qu’ayant pour but principal la réduction et l’amplification des plans topographiques, sont dans ce cas. Aussi le comité des arts mécaniques, que vous avez chargé de l’examen de ces instruments, m’a-t-il désigné pour rédiger, en son nom, le rapport dont je vais avoir l’honneur de vous donner lecture.
- On sait que, lorsque deux polygones semblables sont posés sur un même plan, de manière à ce que leurs côtés homologues soient parallèles entre eux, ce qui peut être réalisé de deux manières ; les droites indéfinies que l’on imagine pour joindre les sommets de l’une de ces figures aux sommets homologues de l’autre concourent en un certain point unique, que l’on a désigné sous le nom de centre de similitude. On sait que , selon la position relative directe ou inverse des deux polygones, lorsqu’ils ne se superposent en aucun de leurs points, ce centre se place ou au delà du plus petit, ou dans l’intervalle qui les sépare l’un de l’autre. On sait enfin que les distances, Quarante-huitième année. Juin 1849. 16
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- ARTS MÉCANIQUES.
- soit du centre de similitude directe, soit du centre de similitude inverse, aux sommets homologues des deux polygones semblables considérés, sont toujours proportionnelles aux longueurs des côtés homologues de ces figures.
- Tels sont les principes que M. Portant a voulu matérialiser par ses règles-pantographes, destinées à obtenir, sans calcul, sans compas de proportion, sans compas de réduction, et surtout sans pantographe 3 dont le prix est plus ou moins élevé , un polygone semblable à un autre polygone donné et dans un rapport de grandeur voulu.
- Ce rapport étant connu, M. Portant trace, sur le biseau d’une règle et à partir d’un même point destiné à lui servir de pivot, deux séries de divisions égales dans chaque série, et observant le même rapport de grandeur que les côtés des polygones doivent offrir. Cela fait, si l’on suppose les deux poly gones tracés et placés l’un à côté de l’autre, de manière à ce que leurs côtés homologues soient parallèles, il est clair que, si le point du biseau de la règle choisi pour lui servir de pivot est constamment maintenu sur le centre de similitude des deux polygones, et si la suite de petites divisions est tracée et graduée sur toute la partie du biseau qui, pendant le pivotement de la règle, correspondra aux divers points du petit polygone, tandis que les grandes divisions le seront sur la portion du biseau qui, dans la même circonstance, passera sur les divers points du grand polygone, il est évident que , lorsque le bord de la règle affleurera deux points homologues des deux polygones, les graduations des divisions correspondant à ces points, dans les deux séries, seront toujours les mêmes.
- Si donc un de ces polygones est donné et qu’il faille tracer l’autre, il suffira d’aligner le bord de la règle sur tous ses sommets successivement, de lire sur le biseau le nombre de divisions qui séparent chacun d’eux du centre de similitude, et de pointer, sur le papier disposé pour recevoir le polygone à tracer, le point de la même rive de la règle portant la même graduation dans l’autre série de divisions ; ce point décalqué sera le sommet du polygone à tracer, homologue de celui du polygone donné, sur lequel le bord de la règle aura été aligné. Cette opération étant répétée pour tous les sommets du polygone donné, il ne restera plus qu’à joindre, par des droites, les points obtenus, correspondant aux extrémités des divers côtés du polygone à imiter, et l’on aura ainsi dessiné le polygone semblable demandé.
- Il est manifeste que , dans le cas où la similitude est directe , le centre laissant les deux polygones du même côté, toute la partie du biseau de la règle aboutissant au point de pivotement auquel l’origine des graduations est placée , et qui ne passe pas sur le petit polygone, peut être dénuée de divisions et de graduations ; que la série de petites divisions doit occuper toute la par-
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- INSTRUMENTS DE PRECISION.
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- tie du biseau de la règle qui passe sur le petit polygone, et enfin que la partie suivante du même biseau qui correspond aux divers points du grand polygone doit porter la série de grandes divisions.
- Dans le cas pour lequel la similitude est inverse, le centre se place entre les deux polygones : alors les deux séries de divisions, au lieu d’être placées sur le biseau de la règle, du même côté du point de la rive choisi pour lui servir de pivotement, doivent être situées à l’opposé l’une de l’autre, et graduées dans des sens contraires à partir de ce point.
- Les règles que M. Portant désigne sous le n° 1 servent pour le premier cas, et ne peuvent être commodément employées que lorsque les côtés des polygones semblables doivent être dans le rapport de 10 à 1,5 ou à 3, à moins que ces figures ne soient de petites dimensions ; car, pour opérer sur des polygones ayant leurs côtés dans le rapport de 10 à 8, par exemple , il faudrait une règle et une table de 5 mètres de longueur, si le grand polygone occupait seulement la superficie de 1 mètre en carré.
- Les règles à employer dans le second cas sont désignées par M. Portant sous le n° 2. Il est manifeste qu’elles ne doivent avoir pour longueur totale que la somme des deux plus grandes dimensions que les deux polygones peuvent offrir quand on a rapproché les uns des autres leurs points correspondants à leurs plus petites dimensions réelles, circonstance qui permet d’utiliser ces règles avec avantage, quel que doive être le rapport des côtés des deux polygones semblables.
- Toutefois la dénomination de règles-pantographes , donnée par M. Portant à ses règles pivotantes , paraîtra peut-être ambitieuse, puisqu’il est vrai que, pour chaque rapport *voulu entre les longueurs des côtés de deux polygones, il faut se servir d’une règle spéciale. Les dessinateurs devront donc avoir un assortiment de règles pivotantes, et quelque nombreux qu’il soit, ils ne pourront pas en déduire les réductions ou les amplifications à faire dans les proportions intermédiaires entre celles que les règles de l’assortiment comportent ; tandis que le même pantographe sert à réduire et à amplifier un dessin dans toutes les proportions imaginables, problème à la solution duquel le compas de proportion et celui de réduction peuvent être aussi appliqués dans tous les cas. Cependant, comme les règles pivotantes dont il s’agit sont d’un service fort simple, comme chacun peut les construire pour son usage, c’est-à-dire les diviser, les graduer, et y fixer, au moyen de vis à bois ou autrement, la douille de pivotement, ou lame mince de cuivre percée d’un petit trou donnant passage à un axe de pivotement en forme de piquoir, pour arrêter la règle sur la table ou sur le carton oîi sont collés le dessin original et la feuille de papier qui doit en recevoir la copie réduite ou amplifiée, votre comité des arts
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- mécaniques vous propose de remercier M. Portant de sa communication, et de faire insérer dans le Bulletin le présent rapport accompagné d’un dessin représentant les deux règles que ce géomètre du cadastre a mises sous les yeux de la Société (1).
- Signé Benoît, rapporteur.
- Approuvé en séance y le 23 mai 1849.
- Rapport fait par M. Le Chatelier, au nom du comité des arts mécaniques, sur le marégraphe de M. Chazallon, construit par M. Wagner.
- T/appareil soumis à l’examen de la Société d’encouragement a été appliqué par M. Chazallon, ingénieur-hydrographe, à l’étude des phénomènes des marées. Sans entrer à ce sujet dans des détails d’un intérêt exclusivement scientifique , le comité des arts mécaniques doit rendre compte à la Société de l’heureuse application qui a été faite, par ce savant ingénieur, des moyens mécaniques destinés à enregistrer, par le tracé d’un diagramme, les observations des phénomènes naturels, à la mesure des marées, et que M. Wagner neveu a réalisée , sur ses indications , par la construction de plusieurs appareils.
- Le phénomène des marées présente de très-grandes variations ; la grandeur de la marée varie de 20 mètres à 1 mètre , suivant les localités ; tantôt elle atteint rapidement et perd avec une égale rapidité son niveau le plus élevé , tantôt elle se soutient pendant longtemps à une grande hauteur ; les ondes principales sont accompagnées d’ondes intermédiaires séparées par des intervalles très-différents. Il y a donc là un phénomène très-complexe et très-variable qui se complique par l’agitation superficielle de la mer, qu’il importe d’observer d’une manière très-complète, soit au point de vue de la mécanique céleste , soit au point de vue des travaux hydrauliques à exécuter à la mer, soit pour la navigation aux abords des côtes et à l’entrée des ports.
- Il y a longtemps déjà que l’on a songé à employer des moyens mécaniques pour les observations des marées (2). À l’époque du creusement des bassins de
- (1) Nous donnerons, dans un prochain numéro du Bulletin, la description et le dessin des règles de M. Portant.
- (2) D’Ons en Bray paraît être le premier qui ait construit un instrument à indication continue pour l’observation des phénomènes naturels. Il a inséré, dans les Mémoires de l’Académie des sciences ( 1734, p. 123 ), la description d’un « anémomètre qui marque de lui-même, sur le papier, uon-seule-« ment les vents qu’il fait pendant les vingt-quatre heures, et à quelle heure chacun a commencé et fini, « mais aussi leurs différentes vitesses ou forces relatives. » Il y a environ quarante ans qu' Eytelwein a employé un procédé analogue à celui d’Ons en Bray, pour étudier le mouvement des soupapes du bélier hydraulique.
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- Cherbourg, on disposa un flotteur dans un puits communiquant avec la mer par un canal étroit, et dans l’intérieur duquel l’eau avait perdu son agitation superficielle ; on fit agir ce flotteur sur une sorte de compteur dont les aiguilles indiquaient, à un instant quelconque, la hauteur de la mer, et qui laissait, au moyen d’un petit index, la trace des indications maxima et mi-nima.
- Vers 1833, un ingénieur anglais construisit un système analogue ; mais, au moyen d’un petit cylindre vertical mis en mouvement par un mécanisme d’horlogerie, on avait, sur la surface du cylindre , la courbe des marées tracée par un crayon et réduite à un vingtième. M. Chazallon a conçu et M. Wagner, sur les indications de M. Chazallon, a réalisé, sur un principe analogue, un mécanisme très-complet qui permet d’enregistrer avec une netteté très-remarquable tous les détails du mouvement de la mer.
- Cet appareil fonctionne depuis plusieurs années dans nos principaux ports.
- L’appareil se compose
- 1° D’un cylindre horizontal en métal recouvert en drap, et sur lequel on enroule une feuille de papier bien tendue ;
- D’un mécanisme d’horlogerie qui fait tourner le cylindre ;
- 3° D’une forte règle correspondant à l’arête supérieure du cylindre, et sur laquelle roule un chariot ;
- 4° Du chariot, indiqué ci-dessus, qui porte le style traceur ( ce style est une pointe sèche, rigide dans le sens horizontal, qui presse sur une bande de papier à décalquer);
- 5° D’un flotteur placé dans un puits de marée ;
- 6° De deux poulies, dont l’une reçoit le fil auquel est suspendu le flotteur, et dont l’autre, réduite dans le rapport de 10 à 1, porte un fil qui fait courir le chariot sur son support.
- On obtient ainsi des courbes dont les abscisses sont proportionnelles au temps, et les ordonnées proportionnelles à la hauteur de la marée.
- Il serait impossible, dans une description orale, de rendre compte de tous les détails et de l’agencement du mécanisme, qui présente des dispositions très-bien combinées.
- Le comité des arts mécaniques, pensant que la connaissance des appareils construits par M. Wagner et présentés par lui à la Société peut être d’un grand intérêt pour les personnes qui se livrent à l’étude des phénomènes naturels , et peut, en outre, trouver d’utiles applications pour l’étude des faits industriels, propose au conseil de faire insérer au Bulletin, à la suite du présent rapport, la description complète, avec planches, de l’un des appa-
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- reils construits par M. Wagner, et spécialement de celui dont il a groupé toutes les parties pour le rendre portatif (1).
- Le comité propose, en outre, au conseil de remercier M. Wagner pour l’intéressante communication qu’il lui a faite.
- Signé Le Ch atelier, rapporteur.
- Approuvé en séance 3 le 25 avril 1849.
- LOCOMOTIVES.
- Description des machines locomotives construites par M. J. J. Meyer, de Mulhouse, suivant le système américain; par M. Le Chatelier.
- Ces machines sont caractérisées par l’articulation du train, qui est destinée à faciliter leur circulation dans les courbes de petit rayon; elles ont été commandées en 1844, au nombre de huit, par le gouvernement autrichien, qui les a affectées au service du chemin de fer du Nord, de Vienne à Brünn, 01-mutz et Prague (2).
- 1° Chaudière.—La boîte à feu intérieure ou foyer A, pl. 1101, est de forme cylindrique , présentant une partie plane , celle qui reçoit les tubes, et une partie circulaire; elle est en cuivre rouge et n’est reliée avec la boite à feu extérieure que par un petit nombre d’entretoises. Les tubes a, a sont en laiton de 2 millimètres et demi d’épaisseur ; leur diamètre extérieur est de 52 millim., et leur longueur de 3m,792 ; ils sont au nombre de cent quinze. Ils ont été , à dessein, maintenus écartés les uns des autres, afin de faciliter la circulation de l’eau et d’empêcher le suréchauffement des parties soumises à une haute température. Les tubes sont assemblés dans les deux plaques tubulaires, sans viroles ; leur extrémité, du côté de la boîte à fumée, est rabattue, man-drinée et matée ; leur extrémité, du côté de la boîte à feu, se termine par un bout en cuivre rouge de 0m,10 de longueur et de 4 millimètres d’épaisseur, que l’on mandrine fortement et que l’on repousse à l’intérieur. Cet emmanchement convient très-bien pour le chauffage au bois (3) ; il est d’un usage assez général en Allemagne.
- (1) Nous donnerons la description avec figures de cet appareil dans un prochain numéro du Bulletin.
- (2) Voyez le rapport de M. Le Chatelier sur ces machines, p. 178 du Bulletin d’avril dernier.
- (3) Il est possible que le même emmanchement soit applicable, avec succès, aux machines dans les-
- quelles on brûle du coke de très-bonne qualité; il faudrait, pour cela, que les tubes fussent très-longs, et que la plaque intermédiaire qui les supporte fût disposée de manière à leur donner une légère courbure initiale qui s’augmenterait par l’effet de la dilatation, sans déterminer une poussée considérable sur la plaque tubulaire. ( Note du rédacteur. )
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- La boîte à feu extérieure C et le corps cylindrique B de la chaudière sont en tôle ; ils forment deux cylindres de même diamètre qui se pénètrent. Le cylindre vertical est surmonté d’une calotte sphérique E qui sert de réservoir de vapeur. La forme de ces divers éléments de la chaudière dispense de la nécessité de les consolider par l’application de tirants et d’armatures, et permet de donner au réservoir de vapeur une capacité très-grande sans surcharger les roues d’arrière. La chaudière est enveloppée de bois dans toutes ses parties cylindriques ; pour la partie inférieure du cylindre horizontal, sur le tiers de la circonférence, le bois est enveloppé d’une feuille de tôle mince. Le dôme sphérique est recouvert d’une enveloppe en laiton poli. L’une des soupapes Q, à levier, est à la portée du mécanicien ; l’autre, F, fixée au moyen de ressorts à pincette, est placée près de la cheminée ; le manomètre R est à piston et à ressort. Indépendamment des robinets ordinaires, la chaudière porte en G un entonnoir à soupape qui sert à la remplir lorsqu’elle a été vidée pour cause de réparation ou de nettoyage.
- La boîte à fumée H consiste en un cylindre en tôle formant le prolongement de la chaudière ; elle est fermée immédiatement au-dessus des tubes par une cloison b, en tôle, qui réduit d’une manière très-avantageuse le volume d’air interposé entre la cheminée et les tubes ; cette cloison, fixée au moyen de boulons sur une cornière, peut être facilement démontée lorsqu’on a besoin de visiter la culotte de distribution. La cheminée prend son origine à quelques centimètres au-dessous de cette cloison, avec laquelle elle est liée au moyen d’une cornière circulaire. Cette disposition a le triple avantage d’augmenter la longueur de la cheminée , de diminuer la longueur du tuyau d’échappement, et surtout de réduire le volume d’air que le jet de vapeur doit dilater pour produire le tirage à travers les tubes et à travers la masse du combustible. L’administration des chemins de fer autrichiens a fait appliquer cette disposition à toutes les machines.
- La cheminée I est disposée d’après le principe imaginé par l’ingénieur Klein. Cette disposition a pour objet de retenir les étincelles de charbon de bois, qui sont incessamment entraînées par les tubes. L’appareil spécial se compose de deux surfaces coniques concentriques et renversées : l’une a la forme d’un tronc de cône dont la petite base est l’orifice même de la cheminée ; l’autre forme un cône complet dont le sommet est sur l’axe de la cheminée. Des aubes courbes, intercalées entre les surfaces coniques, impriment un mouvement giratoire aux étincelles qui viennent frapper l’enveloppe extérieure et sont retenues par une feuille de tôle en forme de gouttière renversée; après avoir tournoyé et perdu leur vitesse acquise, elles tombent dans la partie inférieure de l’enveloppe extérieure, qui sert de réceptacle et que l’on
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- vide de temps en temps. La vapeur et les gaz s’échappent en suivant les sinuosités des orifices, qui présentent partout une large section. Cet appareil réussit parfaitement pour retenir les étincelles du bois le plus léger. La cheminée est évasée à sa partie inférieure pour faciliter l’entrée de la fumée.
- 2° Organes moteurs. — Le régulateur K se compose d’une caisse en fonte, sur la partie supérieure de laquelle glisse un tiroir en fonte e, et qui se rattache au tuyau de prise de vapeur c; les lumières d’introduction sont formées par quatre trous circulaires cl, ce qui permet de graduer plus facilement l’admission. Le siège du tiroir est formé par quatre saillies annulaires venues de fonte autour de chaque orifice. Le mouvement est communiqué au moyen des leviers f et g et des tringles h et i.
- Les cylindres M sont horizontaux, et leurs boites de tiroirs L sont placées au-dessus , dans le sens horizontal.
- La distribution Se fait au moyen du système de détente variable de M. Meyer, dont la description a été publiée p. 166 du Bulletin de la Société de l’année 1816. Le tiroir principal est mené au moyen de la coulisse de Stephenson, réduite à sa forme la plus simple, destinée seulement à opérer le changement de marche et à mettre le tiroir au point mort pendant le stationnement. Le tiroir de détente est mené par un troisième excentrique pour chaque cylindre. L’appareil destiné à faire varier la détente , au lieu d’être mené par une vis comme dans les premières machines construites par M. Meyer, est mené par une crémaillère et par un levier analogue à celui qui sert à changer la marche. Cette disposition est très-simple et très-expéditive.
- La légende placée à la suite de cette description indique, sur la planche 1102, la disposition des différentes pièces de la distribution.
- Les cylindres, que les constructeurs américains avaient toujours placés dans une position inclinée , ont été ramenés, par M. Meyer> à la position horizontale. Ce constructeur avait reconnu, dans l’inclinaison des cylindres, une cause d’instabilité qui produit le mouvement de galop, et qu’il s’est appliqué à combattre ; il a, en même temps, augmenté la longueur des bielles motrices et le poids dont les roues d’avant sont chargées ; il attribue avec raison à l’ensemble de ces dispositions une influence marquée sur la stabilité dont les machines ont fait preuve.
- Le tuyau d’échappement N est pourvu de valves qui permettent de faire varier l’orifice supérieur; M. Meyer a adopté la disposition qui a été, pour la première fois, mise en usage sur les chemins de fer d’Alsace, en s’appliquant à augmenter, autant que possible, la longueur des valves pour mieux diriger le jet de vapeur dans l’axe de la cheminée. Ce tuyau d’échappement présente encore une disposition dont M. Meyer a commencé à faire usage en 18L3 ;
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- il est partagé en deux parties par une cloison qui règne sur toute sa longueur jusqu’à l’orifice. La vapeur, en s’échappant d’un cylindre, ne peut pas réagir sur le piston de l’autre cylindre ; chaque demi-tuyau est plus grand que les tuyaux ordinaires : il serait à désirer que des expériences spéciales permissent d’apprécier exactement l’influence de cette disposition qui paraît au moins très-rationnelle.
- Les pistons sont en bronze ( plateaux et segments ), les tiges U sont en acier fondu , la tête ou coquille Y est en fonte.
- Les glissières sont en fer forgé et doublées d’acier sur la surface frottante ; d’un côté elles sont fixées au couvercle Y du cylindre, de l’autre à un support spécial Z qui se relie au bâti et à la chaudière.
- Les bielles motrices O sont simples et appliquées sur un goujon qui traverse le centre de la coquille du piston ; M. Meyer a préféré cette forme à celle de la bielle à fourche, qu’il est difficile d’ajuster exactement et qui peut souffrir des variations occasionnées par l’usure dans la position respective des différentes pièces de la machine qui peuvent affecter son jeu. Ce constructeur a profité de la disposition particulière de ces machines pour donner aux bielles motrices, ainsi qu’aux barres d’excentriques, une grande longueur.
- Les pompes alimentaires G' sont disposées comme celles de Stephenson; elles sont fixées sur les plaques de garde. L’eau amenée du tender par le tuyau u est refoulée dans la chaudière par le tuyau v\ en traversant la boîte à soupapes w\ Le mouvement est pris sur l’arbre intermédiaire o du tiroir de détente au moyen d’un bras r' formant coulisse. La bielle H' du plongeur est à fourche, et son extrémité s’applique sur un coussinet s' intercalé dans la coulisse. Au moyen d’une bielle de suspension t\ d’un renvoi y' porté par un support a" fixé au longeron , et d’un levier z', à la main du mécanicien , celui-ci peut faire varier la course des pompes en enclenchant le levier sur un secteur divisé p.
- L’ensemble de ces dispositions a pour objet d’augmenter la longueur de la bielle qui mène les plongeurs , et de permettre une alimentation régulière et continue en dépensant le minimum de force motrice.
- Les rotules I' ne diffèrent pas de celles qu’on emploie maintenant d’une manière générale et qui ont été construites pour la première fois par M. Meyer en 1843.
- Une pompe à main K' sert pour alimenter la machine en stationnement et sans la faire courir sur les voies de service, ce qui présente toujours de graves inconvénients.
- 3° Châssis et supports de la machine. — Les longerons T sont simples de chaque côté de la machine ; ils se composent d’une barre de fer forgé de
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- 0m,l5 sur 0m,05. Ils sont reliés, à l’avant, par une traverse en fonte P', fondue d’une seule pièce, avec les boites à tampons Q'; à l’arrière, par une traverse en fonte R', fondue avec la boîte S' qui reçoit la barre d’attelage, et reliée, par des boulons, à la plate-forme du mécanicien. Les longerons supportent la boîte à feu H, par l’intermédiaire des pièces en fonte Y', entre lesquelles ils sont emboîtés à frottement de manière à ne pas gêner la dilatation de la chaudière; ils sont boulonnés, au contraire, d’une manière invariable sur les cylindres et sur les diverses parties de la boite à fumée. Cette disposition, adoptée antérieurement par M. Meyer pour d’autres machines, est très-utile pour permettre le jeu qui tend à s’établir, par suite de la différence de dilatation très-sensible qui a lieu entre le corps de la chaudière et les pièces extérieures.
- Les supports de la chaudière sont formés de plaques de tôle Z et V’ qui embrassent le corps cylindrique sur une grande partie de sa circonférence, de manière à le soutenir complètement et à conserver sa forme. Deux autres feuilles de tôle X’ et Y' entretoisent à la fois les longerons et les cylindres. L’avant-train, qui donne à ces machines leur caractère spécial, est représenté fig. 3, pl. 1102 ; il se compose d’un châssis spécial mobile autour d’une cheville ouvrière N', solidement fixée sous la chaudière, sur les longerons T et à la boîte à fumée par deux brides O'. L’avant-train supporte le poids de la partie antérieure de la machine, sur le milieu de ses brancards ou longerons Z', par l’intermédiaire d’un tasseau f", trempé, plané et poli; la pièce qui repose sur ce tasseau est elle-même en acier trempé et poli. Des arrêts limitent la déviation de l’avant - train à l’amplitude correspondant au rayon minimum des courbes que la machine est destinée à franchir. Les brancards Z' sont formés chacun de deux feuilles de tôle découpées de manière à former les plaques de garde des deux paires de roues ; ils reposent de chaque côté, par l’intermédiaire d’un tourillon h", sur un ressort unique q'\ portant par ses extrémités sur chacune des deux boîtes à graisse.
- Les ressorts de l’avant-train sont droits ; ceux p" des roues motrices sont courbés en arc de cercle, ils sont suspendus au-dessous de la boîte à graisse F' au moyen d’un tourillon ri\ et supportent la charge à leurs extrémités par des étriers à tiges filetées o'h
- Les plaques de garde E’ des roues motrices sont en fonte, à l’instar des machines de Nonris, et portent de fonte les coulisseaux des boîtes à graisse ; elles servent de point d’attache aux ressorts et aux pompes, et sont boulonnées sur les longerons T.
- Les coulisseaux des boîtes à graisse d’avant sont en fonte et boulonnés entre les plaques de tôle Z' qui forment à la fois longerons et plaques de garde.
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- Les roues motrices et les roues d’avant ne diffèrent en rien, quant au mode de construction, de celles de Stephenson.
- Les machines sont armées, pendant l’hiver, d’un balai ou brosse-rail L', placé immédiatement en avant des roues motrices. Cet appareil se compose d’un arbre M', porté dans ses deux collets par les supports c', qui servent déjà pour l’arbre de relevage ; cet arbre est armé, à chaque extrémité, d’une lame d’acier flexible 6", portant un balai c". Le mécanicien augmente ou diminue à volonté l’action de cet appareil au moyen d’un système de leviers formé de pièces d" et %. Le verglas, écrasé par les roues d’avant, est raclé et balayé par cet appareil.
- Dans les machines américaines en général, les roues d’avant ne sont pas suffisamment chargées ; M. Meyer s’est appliqué à remédier à cet inconvénient en combinant le poids et la répartition des pièces de manière à faire tomber le centre de gravité à peu près à égale distance entre l’ancien moteur et le centre de l’avant-train.
- 4° Dimensions principales.
- Chaudière. Longueur. . . , . . . * ' . 4m, 270
- Diamètre intérieur..........................4 ,150
- Nombre de tubes....................... . 115
- Diamètre extérieur d°. . . . . . 0m,052
- Longueur d°..................... 3 ,792
- Foyer. Diamètre de la boîte à feu intérieure. . . 1 ,150
- Hauteur d°. . . . . . . . 1 ,175
- Diamètre de la boîte à feu extérieure. . . 1 ,170
- Hauteur totale............................ .2 ,820
- Distance de la grille aux tubes inférieurs.. . 0 ,550
- Surface de chauffe du foyer.................5 ,518 carrés.
- D° des tubes. , . . . 71 ,701 id.
- Course des pistons..........................0 ,632
- Diamètre d°.............................« 0 ,450
- Longueur des lumières d’admission.. . . 0 ,252 .
- Largeur d°........................0 ,064
- Course du tiroir de distribution. . . . 0 ,105
- Longueur de la bielle motrice...............2 ,800
- Course maximum des plongeurs des pompes.. 0 ,300
- Diamètre....................................0 ,200
- Hauteur de la cheminée. . . , . .2 ,200
- Diamètre d°. 0 4,00
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- Diamètre des roues motrices. . . . . 1m,264
- D° des roues d’avant..................0 ,760
- Écartement d°. . . . ... 0 ,850
- Poids de la machine............................ 20,568 kil.
- Ces machines ont donné de très-bons résultats dans l’application qui en a été faite depuis trois années, ainsi que cela ressort des renseignements qui ont été fournis à ce sujet par les ingénieurs du chemin de fer du Nord, et qu’il serait trop long de reproduire ici. À part quelques détails qu’il a fallu retoucher, les diverses dispositions adoptées par le constructeur ont été jugées bonnes, et quelques-unes d’entre elles ont été appliquées au matériel déjà existant. Ces machines ont obtenu, par la bonne conservation de leurs organes , par leur effet utile et par l’économie de la consommation du combustible , des avantages marqués sur les machines qui avaient été fournies dans des conditions semblables, par d’autres constructeurs, pour compléter le matériel des chemins de fer de l’État.
- Légende explicative.
- PL 1100. Élévation et vue extérieure de la locomotive perfectionnée par
- M. J. J. Meyer.
- PI. 1101. Section longitudinale et verticale de la même.
- PI. 1102, fig. 1. Plan et section horizontale de la locomotive.
- Fig. 2. Système de détente variable.
- Fig. 3. Elévation latérale et section de l’avant-train mobile.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- A, boîte à feu intérieure.
- B, chaudière.
- C, boîte à feu extérieure.
- E, dôme ou calotte hémisphérique recouvrant la boite à feu.
- F, soupape de sûreté placée sur le devant du générateur.
- G, entonnoir à soupape pour remplir la chaudière.
- H, boîte à fumée.
- I, cheminée.
- K, régulateur.
- L L, boîtes à vapeur.
- M M, cylindres horizontaux.
- N, tuyau de sortie de la vapeur.
- O, bielles motrices.
- P, cendrier fermé sur le devant par un clapet.
- G, soupape de sûreté placée sur le sommet du dôme IL
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- H, manomètre.
- 5, support portant l’arbre intermédiaire.
- T T, longerons ou brancards.
- U, tiges des pistons.
- V, têtes des pistons.
- X X, glissières.
- Y, couvercle du cylindre.
- Z, supports de la chaudière.
- À', roues motrices.
- B' B', petites roues au nombre de quatre.
- C', essieu des roues motrices.
- D'D' , essieux des petites roues.
- E\ plaques de garde des roues motrices.
- F', boîte à graisse.
- G\ pompe alimentaire.
- H', bielle de cette pompe.
- I', Botules.
- J', chasse-pierre.
- K', pompe alimentaire fonctionnant à la main.
- L', brosse-rail.
- M\ axe sur lequel se meut la brosse-rail.
- N', cheville ouvrière de l’avant-train.
- O', brides de l’avant-train.
- P', traverse de devant.
- Q', boîte à tampon.
- B', traverse d’arrière.
- S', boite d’attelage.
- T', pièces de fonte intermédiaires à rebords reliant les longerons T avec la boîte à fumée.
- U', pièces de fonte plates à emboîtement.
- Y', plaques de tôle embrassant la chaudière.
- X' et Y', entretoises qui relient les longerons avec les cylindres.
- Z', brancards ou longerons d’avant-train. a a a, tuyaux en laiton.
- 6, cloison en tôle de la boîte à fumée.
- c, tuyau de prise de vapeur.
- d, trous circulaires du régulateur.
- e, tiroir en fonte glissant sur les trous précédents. f f, leviers pour faire agir le régulateur.
- (/, manette attachée aux tringles h i.
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- ARTS MÉCANIQUES. — LOCOMOTIVES.
- k, excentrique réglant le mouvement des tiroirs de détente.
- I m, excentriques du grand tiroir.
- n, levier agissant sur la tringle q.
- o, levier pour le changement de marche.
- p„ cadran gradué pour indiquer les degrés de la détente. q, tringle.
- r} roue dentée calée sur l’axe s qui traverse la boîte à fumée et transmet le mouvement aux tiges filetées des tiroirs de détente par l’intermédiaire d’un engrenage t à dents obliques qui commande un autre engrenage x monté sur les tiges y.
- z, crémaillère en acier trempé qui fait tourner la roue r. a, tringle du changement de marche. b', arbre du changement.
- c', supports boulonnés aux longerons T. e , bielles de suspension. f \ coulisse.
- g', bras de l’axe du changement. h', bielles d’excentriques.
- i', douille qui traverse la partie supérieure et tient suspendue la bielle e. k', petit arbre intermédiaire.
- I’, bielle du grand tiroir, m', tige en acier.
- ri, bielle pour transmettre le mouvement à l’arbre intermédiaire o des ti roirs de détente. p\ bielle des tiroirs de détente. q, petites boites à graisse, r', bras de l’arbre b' formant coulisse. s', coussinet tournant. t\ bielle de suspension. u\ tuyau alimentaire pour l’arrivée de l’eau. v\ tuyau conduisant l’eau h la chaudière. w\ boite à soupape. x', cadran gradué.
- yrenvoi de la bielle de suspension.
- z', levier pour faire varier la course des pompes.
- a", support de la pièce de renvoi y’.
- b", lame flexible en acier de la brosse-rail.
- c", balai pour nettoyer les rails.
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- ARTS ÉCONOMIQUES. — TISSUS IMPERMEABLES.
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- d", levier agissant sur l’axe M'. e", tourillon d’appui. f", pièces fixées aux longerons. g", guide de la bielle de suspension. h", tourillons de la boîte à graisse. i", tringles filetées des tiroirs. k", écrous en bronze.
- lumières. m", tiroirs.
- o", étriers à tiges filetées. p", ressorts des roues motrices. q", ressorts des roues de l’avant-train. r", croisillon de l’avant-train.
- s", main-courante qui fait agir le clapet du tuyau à vapeur N.
- ARTS ECONOMIQUES. — tissus imperméables.
- Rapport fait par M. Dizé , au nom du comité des arts économiques, sur un moyen de rendre imperméables les tissus de laine, de soie, de coton et de fil; par M. Becker, rue Neuve-Saint-Augustin, 4.
- Messieurs, l’industrie française s’est occupée, depuis cinquante ans, des divers procédés pour donner aux étoffes la propriété hydrofuge.
- Les différents procédés qui ont été publiés, principalement dans le Journal des connaissances nécessaires, sont tous, sauf les proportions, composés de savon ordinaire dissous dans l’eau contenant de la colle animale, avec une quantité de sulfate d’alumine qui agit sur le savon, le décompose par la séparation de l’alumine qui, en se fixant dans le tissu de l’étoffe, y fait les fonctions plus ou moins efficaces d’hydrofuge.
- M. Becker, après s’être occupé, depuis longtemps, et fait de nombreux sacrifices pour simplifier, améliorer les moyens pratiques qui l’avaient précédé, a soumis à la Société d’encouragement son procédé, produit de ses nouvelles recherches, dont le comité des arts économiques a été chargé de faire l’examen, soit sous les rapports des progrès et de son efficacité. Il résulte de cette communication que les substances qui entrent dans la composition de M. Becker sont d’une nature différente de celles employées jusqu’à ce jour. Il a été fait, en présence de la commission des arts économiques, l’examen de ces substances, leur préparation, leur dosage, et de suite l’application sur
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- ARTS ÉCONOMIQUES.
- plusieurs mètres de drap noir de première qualité, qui ensuite a été séché et décati. Ce drap est destiné pour l’exposition prochaine ; on s’est assuré de la propriété hydrofuge qui a résisté à toutes les épreuves qu’on lui a fait subir sous l’action d’une forte pluie et du contact prolongé sous l’impression du poids de plusieurs litres d’eau qui s’est évaporée , en partie, à l’air sans avoir donné aucun signe de transsudation à travers le tissu. Sous les rapports du frottement que le drap peut subir par l’action du mouvement dans l’usage comme vêtement, par la chute d’une averse, M. Becker produit des certificats authentiques constatant d’après les essais faits avec les draps hy-drofuges portés par les conducteurs des locomotives sur le chemin d’Orléans, et qui ont subi des épreuves de longue durée, que ces draps n’ont rien perdu de la propriété hydrofuge, ni éprouvé aucun dérangement occasionné par le service actif corporel dans une telle situation.
- M. Becker s’est également assuré que la composition garantit les étoffes de l’attaque des vers, et lorsque les étoffes imperméables s’usent, par le temps, au point d’affaiblir leur propriété hydrofuge, on peut, avec son procédé, la leur rendre par une nouvelle opération sans désorganiser le vêtement. On doit aussi faire remarquer que l’action des matières employées par M. Becker n’altère aucunement le brillant de la couleur des étoffes, ni leur souplesse, et que la couleur écarlate perdait un peu de sa vivacité par les anciens procédés ; enfin que, sous les rapports hygiéniques, l’application du procédé sur les étoffes n’oppose aucun obstacle à la transmission de la chaleur cutanée par le tissu des étoffes. La préparation du procédé et son application sont très-simples, expéditives, et donnent la faculté d’imperméabiliser les étoffes à des prix modérés.
- M. Becker a précédemment obtenu une mention honorable du jury central de l’exposition au sujet de son procédé hydrofuge.
- D’après l’exposé ci-dessus des progrès dus à la persévérance de M. Becker, pour avoir rendu les procédés connus avant lui plus efficaces par la nature des substances qu’il emploie, plus faciles dans leur application, pour imperméabiliser les étoffes de laine, de soie, de coton et de fil, en leur conservant leur souplesse et le brillant de leur couleur, et d’un prix propre à en faciliter l’usage à toutes les classes de la société, le comité des arts économiques pense que les procédés de M. Becker rendront des services importants au point de vue de l’hygiène publique; il a, en conséquence, l’honneur de vous proposer d’adresser des remercîments à M. Becker pour la communication de ses procédés, et de publier le présent rapport dans le Bulletin de la Société.
- Signé Dizé, rapporteur•
- Approuvé en séance, le 23 mai 1849.
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- MENUISERIE.
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- Rapport fuit par M. Priestley, au nom du comité des arts économiques, sur les travaux de M. Tachet relatifs à la menuiserie.
- M. Tachet, rue Saint-Honoré, 274, a soumis à l’examen de la Société d’eu-couragement un nouveau mode de construction de planches à dessiner et de panneaux pour la menuiserie, la parqueterie, l’ébénisterie, la carrosserie.
- Ce procédé consiste à former les panneaux et planches de feuillets de bois superposés à fibres croisées, dont le nombre varie suivant l’épaisseur que l’on veut obtenir. Ces feuillets sont séparés par une couche très-mince de gomme laque, qui établit leur complète juxtaposition, et l’on conçoit que des planches et panneaux ainsi construits sont moins susceptibles que d’autres de se disjoindre, de se fendre ou de subir l’influence ordinaire des variations hygrométriques. Aussi le comité des arts économiques, tout en regrettant que les prix ne puissent toujours soutenir la comparaison avec les prix ordinaires , pensant que pour certaines applications les avantages indiqués précédemment doivent l’emporter sur toute autre considération, a l’honneur de vous proposer, messieurs , de remercier M. Tachet de sa communication et d’insérer le présent rapport au Bulletin.
- Signé Priestley, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 23 mai 1849.
- SANGSUES.
- Rapport fait par M. Huzard, au nom d’une commission spéciale, sur les sangsues mécaniques de M. Alexandre, passage de XEntrepôt-du-Marais, 6.
- Les sangsues propres à la chirurgie sont devenues si chères depuis quelques années, et cette cherté en fait employer un si grand nombre de mauvaises, c’est-à-dire qui remplissent si imparfaitement les fonctions pour lesquelles on en use , que l’on a cherché à remplacer leur action par un mécanisme ; c’est d’un mécanisme de ce genre que vous m’avez chargé de vous rendre compte.
- Il se compose d’une lancette à deux pointes accolées de manière à opérer sur la peau une piqûre de la forme que produit celle de la sangsue. Cette lancette, pour pouvoir faire une piqûre instantanée, subite, est mue par un ressort en caoutchouc vulcanisé, d’une grande simplicité; il est en même temps facile à remplacer, s’il vient à manquer.
- Pour que la peau soit aisément percée et pour que les tissus sous-jacents ne soient pas attaqués par la lancette, l’appareil qui porte celle-ci sert en même temps à faire une ventouse qui soulève la peau dans le point oü l’on veut faire la piqûre : c’est encore un ressort en caoutchouc vulcanisé, aussi
- Quarante-huitième année. Juin 1849. 17
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- ARTS ÉCONOMIQUES. — SANGSUES.
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- simple que le premier, qui remplit cette fonction ; pour comprendre comment il agit, il faut voir fonctionner l’instrument, ou au moins en avoir la description et la figure.
- L’appareil entier opère donc à la manière d’une ventouse scarifiée. Mais cela ne serait pas suffisant; la piqûre une fois faite, il faut qu’elle donne un écoulement de sang. Pour arriver à ce nouveau résultat, d’autres petites ventouses sans lancette, et confectionnées de la même manière , sont appliquées successivement sur la piqûre , et, pour peu que la pointe de la lancette ait rencontré quelques vaisseaux, on peut tirer du sang presque autant que l’on en désire. Chacune des ventouses est, de plus, calibrée, en sorte qu’on règle, pour ainsi dire, à volonté la quantité de sang que l’on obtient. Je répète cependant que, pour arriver à ce résultat, il faut que la lancette ait rencontré quelques vaisseaux suffisamment forts ; or cela n’arrive pas toujours. En conséquence , pour tirer une quantité de sang assez considérable, on est obligé de faire quelquefois un certain nombre de piqûres ; il est bon même, sous le rapport médical, de toujours faire plusieurs piqûres. L’inflammation locale qui en résulte agit comme un puissant révulsif de quelque durée, et vient souvent aider puissamment aux effets de la saignée elle-même ; c’est un des avantages que les sangsues ont sur les saignées.
- L’instrument est simple , peu coûteux, et sous ce rapport il doit être convenable ; mais son emploi n’est pas aussi facile qu’il peut le paraître d’après ce que je viens de dire. La saignée se compose d’abord de l’application, plusieurs fois répétée, de la ventouse scarifiée, et ensuite de l’application successive de plusieurs ventouses destinées à tirer du sang. Tout cela demande du temps et de la dextérité, et aussi une certaine habitude de la part de l’opérateur; je crois même qu’il est bon qu’il soit aidé, pour qu’on puisse laver les ventouses à mesure qu’elles ont servi une première fois, si on est obligé de les faire servir une seconde. L’inventeur prétend que cela n’est pas nécessaire ; que la même ventouse peut servir plusieurs fois sans être lavée : ces pratiques, néanmoins, demandent du soin, de l’intelligence. Je le répète, je pense qu’il faut même que la boite soit garnie de plusieurs lancettes toujours en bon état, afin que, si l’une manque, une autre soit toute prête. Cela augmentera le prix, car la lancette est ce qu’il y a de plus cher. De plus, la lancette jointe à la boîte qui a été déposée à la Société n’est pas suffisamment solide, et elle a besoin d’être perfectionnée, ce qui est facile du reste. Tout cela augmentera bien le prix de l’appareil, mais ne le rendra pas cependant tellement dispendieux, que son emploi, dans beaucoup de circonstances, par exemple dans les campagnes, par un praticien, ne puisse remplacer l’application des sangsues vivantes.
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- L’appareil a été essayé dans les hôpitaux de Paris ; il y a bien fonctionné (1), et par son moyen on a pu mesurer exactement la quantité de sang qu’on a tirée du malade, ce qui est un grand avantage.
- En me résumant, je pense que cet instrument, entre les mains d’un praticien habile, peut avantageusement suppléer les sangsues dans beaucoup de cas ; qu’actuellement, ou les bonnes sangsues deviennent rares, où celles qu’on trouve chez les pharmaciens les plus honnêtes ont souvent été nourries ou grossies avec du sang, et même ont quelquefois déjà servi à l’emploi chirurgical , et par ces raisons diverses sont peu avides de sang, je pense, dis-je , que l’appareil sera préférable à ces mauvaises sangsues.
- Quant aux personnes auxquelles l’emploi des sangsues qui ont déjà servi répugnent, et qui craindront qu’il n’y en ait dans celles livrées à l’emploi chirurgical , elles trouveront préférable, sans aucun doute, l’appareil de M. Alexandre.
- À ce sujet, je crois que quelques personnes font profession de l’appliquer lorsqu’elles sont appelées à le faire.
- Par les raisons qui précèdent, je propose de remercier M. Alexorndre de sa communication, de faire imprimer le présent rapport dans le Btilletin, et de le faire suivre de la description et de la figure de la sangsue mécanique (2).
- Signé Huzard , rapporteur.
- Approuvé en séance, le 25 avril 1849.
- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- AGRICULTURE.
- Sur Vemploi du plâtre et du poussier de charbon pour désinfecter et dessécher instantanément les matières fécales; sur la fabrication et les avantages de cet engrais ( pou-drette désinfectée ) et ses applications à l’agriculture; enfin sur la possibilité de supprimer les fosses d’aisances dans la ville de Paris; par J. Ch. Herpin ( de Metz ), docteur en médecine, de la Société nationale et centrale d’agriculture et du conseil de la Société d’encouragement.
- La Société centrale d’agriculture ainsi que la Société pour l’encouragement de l’industrie nationale avaient proposé, depuis douze ou quinze ans, des prix importants pour
- (t) Yoir le rapport fait à l’Académie de médecine dans sa séance du 17 avril 1849.
- (2) Celte description et la figure de la sangsue mécanique paraîtront dans un prochain numéro du Bulletin.
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- la désinfection des matières fécales et leur appropriation aux besoins de l’agriculture.
- Comme cultivateur exploitant dans une contrée éloignée de Paris ( le centre de la France), où cette sorte d’engrais, convenablement préparé et condensé, produirait des avantages immenses, j’attendais avec impatience le résultat des concours ouverts sur ce sujet.
- Plusieurs années s’écoulèrent, et malheureusement les espérances que l’on avait conçues n’étaient point encore réalisées.
- M. de Gerando disait dans le rapport sur le résultat général des concours ouverts pour l’année 1839 (1) : « Les questions mises au concours demandent une tout autre « solution ; on doit regretter que les concurrents n’en aient pas mieux compris les exi-« gences. »
- « Aucun des concurrents, disait M. Gaultier de Claubry, rapporteur du même « concours pour l’année 1844 (2), n’a satisfait complètement aux conditions du pro-« gramme. »
- Ce fut alors que je me décidai à reprendre la suite de quelques expériences que j’avais tentées autrefois sur les moyens de désinfecter les matières fécales en faisant usage seulement de substances nécessaires à la végétation.
- J’avais déjà dit moi-même (3) dans un rapport à cette Société : « La solution la plus rationnelle et la plus désirable du problème consiste dans la dessiccation et la désinfection rapides des matières, et leur utilisation pour l’agriculture. »
- Enfin, en 1847, le prix fut à peu près retiré du concours; beaucoup de concurrents s’étaient présentés ; ils avaient, sans contredit, avancé la question ; mais aucun d’eux n’en avait trouvé, à mon avis, la solution complète, tant au point de vue agricole que sous les rapports industriel ou économique.
- Je fus vivement contrarié du faible résultat qu’avaient produit des concours aussi importants ; c’est alors que, dans une conversation qui eut lieu dans les bureaux de la Société d’encouragement entre plusieurs de mes collègues et moi. j’exprimai hautement ma surprise et mes regrets de ce qu’il ne fût venu à l’idée d’aucun des concurrents d’employer les moyens si simples, si économiques, très-connus d'ailleurs, que l’expérience m’avait indiqués comme les plus avantageux, savoir : le charbon, comme désinfectant et l’un des principaux éléments constitutifs des végétaux; le,plâtre, qui est l’un des excitants les plus puissants de la végétation des plantes qui composent les prairies artificielles ; qui est à la fois un corps absorbant et antiseptique, jouissant de la précieuse propriété de convertir l’ammoniaque, qui se perd et se volatilise dans l’air, en un sel fixe et non volatil, qui fournit peu à peu l’azote dont les plantes ont besoin pour leur végétation.
- Je rendis compte alors des essais auxquels je m’étais livré, ainsi que des résultats que j’en avais obtenus. C’est à la communication obligeante qu’en a faite l’une des personnes présentes à cette discussion, M. E. Vincent, que je dois l’honneur
- (1) Bulletin de la Société d’encouragement, année 1839, page 454.
- 2 Idem, année 1844, page 305.
- (3) Idem, année 1845, page 158.
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- d’avoir été cité dans le Bulletin de la Société d’encouragement ( juin 1848), et dans le Cultivateur, journal des progrès agricoles ( avril 1848 ), au nombre des agronomes qui se sont utilement occupés de cette question.
- Je n’ai pas cru devoir publier plus tôt les expériences que j’ai faites sur ce sujet, d’abord parce qu’elles étaient très-incomplètes; qu’il y avait, d’ailleurs, fort peu de mérite à faire une application si facile et si naturelle des propriétés chimiques très-connues du plâtre et du charbon; enfin parce qu’une telle publication m’eût peut-être posé en rival des concurrents que je pouvais être appelé, moi-même, à juger.
- Aujourd’hui que mes essais sont parvenus indirectement et surtout d’une manière insuffisante et incomplète à la connaissance du public, que des agriculteurs distingués se sont adressés à moi pour avoir des renseignements précis et positifs, j’ai pensé qu’il était de mon devoir de livrer à la publicité les résultats des expériences et des recherches que j’ai faites sur ce sujet; les voici :
- Expériences. Les déjections solides d’un individu, pendant une semaine, ont été recueillies dans un vase, saupoudrées et recouvertes, immédiatement après chaque dépôt, avec du plâtre cuit, pulvérisé, et du poussier de charbon.
- A la fin de la semaine, il se trouva que l’on avait employé Plâtre, 1 kil. 200 grammes ( 1 litre 10 centilitres);
- Charbon, 260 grammes ( 50 centilitres ).
- Il y avait environ un tiers de la poudre de trop, c’est-à-dire qui n’avait pas été utilisée.
- Aussitôt après que cette poudre désinfectante était répandue, l’odeur de la matière diminuait considérablement; elle aurait même disparu tout à fait, si ces matières eussent été triturées ou mélangées avec la poudre, ce qui n’eut pas lieu; cependant, quelques jours après, elles étaient sèches et tout à fait inodores. Plus tard, la substance organique avait acquis une grande dureté ; elle avait conservé sa forme, mais les cylindres étaient réduits aux deux tiers de leur volume primitif ; ils étaient poreux, c’est-à-dire qu’ils contenaient un grand nombre de petites cavités; ils étaient aussi d’une extrême légèreté.
- Six mois après, le mélange, qui était resté dans un lieu bas et obscur, avait contracté un peu d’odeur de moisi ; il fut broyé et pulvérisé avec facilité : en cet état, il n’avait aucune apparence ni la moindre odeur qui pussent faire soupçonner son origine.
- Son volume était de 1 litre 80 centilitres.
- Son poids était de 1 kilogramme 500 grammes.
- Comme le poids des poudres employées était de 1,460 grammes, on voit qu’il ne resterait que 40 grammes pour le poids de la matière organique sèche, ce qui paraît insuffisant, quel qu’en soit la légèreté ou le degré de dessiccation ; il est donc probable qu’une petite quantité des poudres aura été perdue ou enlevée par le vent.
- - Le mélange fut ensuite humecté et délayé avec de l’eau. Dans cet état, il n’a pas présenté la moindre trace d’odeur ou de similitude rappelant le produit primitif.
- Enfin cet engrais fut essayé, à l’état pulvérulent, sur des céréales, du trèfle, des
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- choux, haricots, etc., et Ton ne tarda pas à en apercevoir les bons effets, notamment sur les choux et les plantes de la famille des crucifères.
- Fabrication de la poudrette désinfectée. — La première condition à remplir pour la préparation de cet engrais est la séparation des matières solides d’avec les liquides. Le travail important publié par M. E. Vincent dans le Bulletin de la Société d’encouragement pour les années 1847 et 1848 fait connaître plusieurs procédés et appareils qui peuvent être employés avantageusement pour opérer cette séparation.
- Le mieux est de recueillir séparément les déjections solides et les liquides, puisque la nature elle-même les a séparés, et que la conformation de nos organes dans l’un et l’autre sexe se prête parfaitement à cette division.
- La seconde condition est le bon choix des matières qui doivent entrer dans la composition de l’engrais ; car l’expérience a démontré que les matières provenant des hôpitaux, des casernes ou des maisons de détention sont beaucoup moins fertilisantes que celles qui proviennent des maisons d’aubergistes, de restaurateurs, et de celles qui sont habitées par des personnes riches ou aisées.
- Enfin, en troisième lieu, les proportions du plâtre et du charbon que l’on doit employer ne sont pas indifférentes. Ainsi, pour l’engrais destiné à être porté au loin et dont le transport sera nécessairement dispendieux, il convient d’augmenter le plus possible les proportions de la matière organique, de choisir la meilleure qualité, et enfin de diminuer beaucoup la proportion du plâtre, qui augmente considérablement le poids du composé.
- Les matières solides, recueillies dans des vases portatifs ou garde-robes disposés à cet effet, seront recouvertes, comme il a été dit plus haut, avec la poudre absorbante et désinfectante ( plâtre et charbon ), aussitôt après leur production ; elles seront transportées, tous les huit ou quinze jours, à l’établissement central dans lequel se fera la préparation en grand de la poudrette désinfectée.
- Il est convenable que le plâtre et le charbon soient toujours bien secs, et qu’ils soient renouvelés à chaque quinzaine. Au moyen d’un mécanisme fort simple, en tournant ou en tirant un bouton, ou même par le seul poids du corps posé sur le siège, le réservoir adapté à l’appareil laissera échapper la quantité de poudre désinfectante nécessaire, ainsi que cela se fait, d’ailleurs, pour l’eau dans quelques appareils dits à Y anglaise. Le même mécanisme pourrait, au besoin, faire le mélange des matières elles-mêmes avec les poudres. Enfin la cuvette peut être recouverte et close hermétiquement par une fermeture hydraulique, comme celle qui est décrite dans le Bulletin de la Société d’encouragement, année 1845, page 158.
- Arrivées à la fabrique, les matières seront mélangées et triturées avec la poudre désinfectante , au moyen de machines appropriées, telles que, par exemple, le manège dont on se sert pour la confection des mortiers, ou simplement par le piétinage avec des chevaux ou des bœufs. Ensuite on déposera ces matières dans des boîtes, où elles seront soumises à l’action d’une forte presse, d’un mouton, ou tout simplement foulées et comprimées à coups de pilon, et réduites en tourteaux cubiques de 25 centimètres de côté et du poids d’environ 15 kilogrammes chacun.
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- Ces cubes seront percés au milieu, de part en part, avec une broche de fer, d’un petit trou destiné à donner issue à l’humidité intérieure. Les tourteaux seront ensuite exposés pendant quelques jours sous des hangars à l’action de l’air, pour en compléter la dessiccation. Ils peuvent être alors emmagasinés ou empilés avec la plus grande facilité, être chargés de même, et sans aucun emballage, dans des waggons ou voitures quelconques, pour être transportés à leur destination.
- La pluie, si elle n’est pas très-prolongée, ne dégrade aucunement les tourteaux lorsqu’on a préalablement eu le soin d’en recouvrir les surfaces encore humides avec une légère couche de plâtre pulvérisé.
- Prix de revient de la poudrette désinfectée. — On estime que le poids moyen des matières fécales solides rendues chaque jour par un individu est de 125 grammes ; par conséquent, pour un an, de 45 kil. 625 grammes.
- Mais cette matière contient, dans l’état normal, environ 75 à 80 pour 100 de son poids d’eau ; par conséquent, le poids de la matière organique, à l’état sec, se réduit à 9 kilog. par an pour chaque individu.
- Il s’agit donc d’enlever ou d’absorber une partie ( le tiers ou le quart ) de l’eau normale que contiennent les matières, pour les désinfecter et les dessécher de manière à ce qu’on puisse les travailler sans inconvénient ni danger.
- Or, d’après nos expériences, 1 décimètre cube ou 1 litre de plâtre blanc ( Montmartre ) cuit, pulvérisé, tamisé pèse 1 kilog. 90 grammes et absorbe ou boit 1 kilog. 100 gram. d’eau, lorsqu’on le gâche de manière à en faire une pâte susceptible de se solidifier ( ni fort ni noyé ).
- 1 litre de poussier de charbon pèse 550 grammes et absorbe 260 grammes d’eau, pour être converti en une pâte assez ferme ; mais, par suite de l’évaporation de l’eau, le charbon revient à son poids primitif; la pâte est alors très-dure et très-compacte.
- Le plâtre cru, conduit à la gare du chemin de fer de Paris à Orléans, coûte 5 francs 50 centimes la tonne de 1,000 kilog. (1).
- Le prix du plâtre cuit pulvérisé est, à Paris, de 12 à 15 francs le mètre cube ou les 1,000 litres pesant 1,100 kilog.
- Le prix des plâtras, qui, étant desséchés, pourraient servir très-bien à la confection de l’engrais dont il s’agit, est, à Paris, de 5 francs le mètre cube.
- Le prix de l’hectolitre de poussier de charbon chez les marchands de bois, à Paris, est de 1 fr. 25 centimes.
- Ainsi, pour désinfecter et dessécher convenablement les 45 kilog. de matières dont il s’agit, il suffira d’y ajouter le quart ou le tiers de leur poids de plâtre mélangé au charbon , ou, en d’autres termes, d’absorber un quart ou tiers de l’eau surabondante qu’ils contiennent : par conséquent, il faudra employer environ 12 kil. ( 11 à 12 lit. ) de plâtre et 2 kilog. et demi ou 5 litres de charbon pulvérisé.
- La dépense pour chaque personne, pendant une année, serait de 24 centimes, comme il suit :
- (I) M. Le Chatélier; Bulletin de la Société d’encouragement* année 1845, p. 359.
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- Plâtre, 12 kilog. ( à 15 francs les 1,000 kilog. ).. . 18 cent.
- Charbon, 5 litres ( à 1 fr. 25 cent, l’hectolitre )... . 6
- Total. ...... 24 centimes.
- Le mètre cube ou la tonne de 1,000 kilog. de poudrette désinfectée, sèche, composée d’environ 600 à 700 kilog. de matière organique sèche, de 300 kilog. de plâtre et de 100 kilog. de poussier de charbon, coûterait donc au plus 7 francs, pour la valeur du plâtre et du charbon seuls, non compris les frais de fabrication. Mais il est possible de diminuer encore notablement cette dépense
- 1° En affaiblissant plus ou moins les proportions du plâtre et du charbon, et en laissant plus longtemps les tourteaux exposés à l’action de l’air pour en opérer la dessiccation complète ;
- 2° Les cendres et la suie des cheminées, qui sont ordinairement perdues à Paris, peuvent être ajoutées fort avantageusement à la poudre désinfectante et diminuer d’autant la quantité qu’il en faut employer ;
- 3° Il en est de même du charbon et de la braise que l’on jette avec les cendres qui ont servi pour les lessives ;
- 4° Dans les forêts où l’on prépare le charbon pour le service des forges et des autres usines, on laisse perdre une grande quantité de poussier de charbon, parce qu’il n’a aucun emploi aujourd’hui ni, par conséquent, aucune valeur ;
- 5° Enfin il existe en France de nombreux dépôts naturels d’anthracite ou de charbon minéral qui peut remplacer parfaitement le charbon végétal pour l’usage dont il s’agit.
- Frais de fabrication. —Dans la préparation de la brique destinée aux constructions, un mouleur fait, par jour, dix mille briques du poids de 1 à 2 kilog. chacune.
- Deux batteurs corroient et préparent la terre nécessaire.
- Un brouetteur amène cette terre de 30 mètres de distance.
- Un porteur range les briques moulées dans le séchoir.
- Il est donc probable qu’un mouleur assisté de deux brouetteurs pourrait confectionner, chaque jour, de 1,600 à 1,800 tourteaux d’engrais, pesant environ 15 kilog. chacun, soit 25,000 kilog. ou 25 mètres cubes.
- Il faudrait deux hommes ou bien un homme et un cheval pour faire le mélange complet des matières avec le plâtre et le charbon. Ainsi
- Un mouleur à 3 francs, ci. 3 francs,
- Deux brouetteurs à 2 fr. 50, ci. . . . 5
- Deux batteurs à 2 fr. 50, ci. . . . . 5
- Total...............13 francs,
- Coûtant ensemble la somme de 13 francs, pourraient confectionner 25,000 kilog. d’engrais ; ce qui porte à 52 centimes le prix de fabrication du mètre cube (1,000 kil.) composé de 66 à 70 tourteaux de 15 kilog. chacun.
- En résumé, 1,000 kilog. de poudrette désinfectée coûteraient,
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- Pour le plâtre et le charbon comme il a été dit ci-dessus. . . 7 francs.
- Pour frais de fabrication............................................» 52 cent.,
- Pour faux frais et bénéfices ( 62 francs par jour )...............2 48
- Total...............................10 francs,
- Coûteraient, disons-nous, la somme de dix francs.
- Nous supposons que les matières sont amenées et déposées dans l’établissement aux frais des propriétaires de maisons, comme cela se pratique aujourd’hui pour Montfau-con et Bondy.
- Des avantages de la poudrette désinfectée, et de son emploi pour Vagriculture. — Avant d’aller plus loin, nous pensons qu’il est utile de rapporter ici l’opinion de divers savants sur la valeur agricole des déjections humaines.
- A. c< Les déjections de l’homme sont considérées comme un des fumiers les plus actifs dont puisse disposer le cultivateur ( M. Boussingault, Économie rurale, t. 2 ). »
- B. « Dans les excréments liquides et solides des hommes et des animaux nous retrouvons tout l’azote, tous les principes inorganiques solubles et insolubles que renfermaient les aliments introduits dans l’économie. Or, comme ces principes inorganiques proviennent du sol, il s’ensuit que les excréments restituent à ce dernier les éléments que nous lui avons enlevés sous forme d’herbes, de graines et de racines’( J. Liebig, lettre 25 sur la chimie ). »
- C. « En restituant au sol les excréments des animaux, nous lui rendons les principes que les récoltes précédentes lui ont enlevés ; nous lui rendons ainsi la faculté de nourrir une nouvelle récolte ( Liebig, ibid. ). »
- D. « Il est évident que, à l’exception d’une certaine quantité de carbone et d’hydrogène qui a été éliminée par les voies cutanée et pulmonaire, nous devons retrouver dans les excréments solides et liquides de l’homme et des animaux tous les autres principes qui entrent dans la composition des substances alimentaires ( Liebig, ibid. ). »
- E. « Les excréments solides et liquides d’un animal qui s’est nourri de certaines plantes sont l’engrais qui convient le mieux à ces mêmes plantes ; c’est dans ceux de l’homme que l’on trouve ces principes minéraux de toutes les semences en plus fortes proportions ( Liebig, ibid. ). »
- F. « A peine applique-t-on à l’agriculture, en France, l’engrais d’un cinquième de la population ; eh bien ! tout ce que l’on perd pourrait pourtant faire produire au sol le quart des grains et denrées nécessaires à la nourriture de la population entière.
- « Si l’on admet, avec MM. Liebig et Boussingault, que les excréments liquides et solides d’un homme ne s’élèvent, par jour, qu’à 750 grammes, savoir 625 grammes d’urine et 125 grammes de matières fécales, et qu’ils renferment ensemble 3 pour 100 d’azote, cela donne, pour un an, 275 kil. 750 gram. d’excréments contenant 8 kilog. 250 gram. d’azote, quantité qui suffirait pour 400 kilogram. de graine de froment, de seigle, d’avoine ou d’orge, et qui, ajoutée à l’azote puisé dans l’atmosphère, est plus que suffisante pour faire produire annuellement à 50 ares la récolte la plus riche ( M. Girardin ). »
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- m
- G. « Si nous prenions la ville de Paris pour exemple, nous verrions que son million d’habitants produit, chaque année,
- « En matières solides. . 275,000,000 kilog. 1 5^3 000 000 kilos « En liquides........... 288,000,000 kilog. j
- « Et que, si nous étendions ce calcul à toute la France, nous aurions, pour une population de 35,000,000 d’habitants, une masse
- « En matières solides. « En liquides.........
- 9,625,000,000 kilog. 7,980,000,000 kilog.
- 17,605,000,000 kilog.
- « Quantités suffisantes pour fumer 17,850,000 hectares de terrains ( M. A. Chevallier ) (1). »
- Nous avons dit plus haut que nos essais avaient eu pour but essentiel et principal de dessécher et de désinfecter les matières fécales au moyen d’agents nécessaires à la végétation, de manière à augmenter encore, s’il était possible, les propriétés fertilisantes de 1’éngrais.
- « Obtenir, sous le plus petit volume et au plus bas prix possible, un engrais très-actif, d’un transport facile et n’ayant rien de repoussant à la vue ni à l'odorat. »
- Tel est le problème que nous nous étions proposé.
- Le charbon et le plâtre sont de toutes les substances que nous avons essayées celles qui satisfont le plus complètement à ces conditions.
- Les propriétés désinfectantes du charbon sont connues et utilisées depuis longtemps.
- Le carbone forme la charpente des végétaux ; il en constitue l’élément principal ; il absorbe les gaz produits par la décomposition spontanée des substances organiques ; il modère et ralentit cette décomposition, et en s’opposant à une déperdition trop rapide des éléments de l’engrais il en augmente l’effet utile et en prolonge la durée. Les propriétés végétatives éminemment fertilisantes du charbon sont mises à profit avec le plus grand succès par les agriculteurs de tous les pays. L’écobuage, le brûlis des chaumes sur pied, l’emploi des cendres lavées, du noir des raffineries, du terreau même, etc., sont autant de moyens d’ajouter ou de fournir le carbone nécessaire à la nutrition des plantes.
- Le plâtre ( sulfate de chaux ) est aussi l’un des excitants les plus énergiques de la végétation, surtout lorsqu’on l’applique aux plantes légumineuses qui forment les prairies artificielles. Mais, indépendamment de la propriété qu’il a d’absorber et de solidifier instantanément une quantité d’eau considérable, le plâtre est un antiseptique puissant; il a surtout la propriété précieuse de fixer l’ammoniaque qui se volatilise et se dégage des matières animales en putréfaction, de la convertir en un sel fixe, stable ( sulfate d’ammoniaque ), qui fournit, ultérieurement et petit à petit, aux végétaux l’azote dont ils ont besoin.
- (1) La France contient 52,760,298 hectares, dont 5,586,786 hectares sont annuellement cultivés en froment et autant en seigle, orge, méleil et avoine; ce qui porte environ à 12 millions d’hectares l’étendue totale des terres annuellement cultivées en céréales.
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- Cette propriété si remarquable et si précieuse du plâtre semble avoir été méconnue, c’est-à-dire oubliée par le plus grand nombre des personnes qui se sont occupées de la conversion des matières fécales en engrais : c’est pour cette raison que nous insistons encore davantage sur ce point ; car nous considérons le plâtre comme étant à la fois l’un des agents chimiques les plus puissants pour opérer la désinfection et la dessiccation immédiates des matières fécales ; l’un des plus utiles et des pius précieux pour l’agriculture, parce qu’il retarde la putréfaction, qu’il retient et fixe les sels ammoniacaux volatils qui seraient perdus ou enlevés par l’air ; qu’il les restitue aux végétaux peu à peu, au fur et à mesure de leur croissance ; enfin le plâtre est l’un des amendements les plus utiles, les plus répandus et les plus économiques, car la France, et notam-ment le bassin de Paris, en contiennent des gisements inépuisables.
- Pour apprécier la valeur de la poudrette désinfectée, il faut la comparer à celle du bon fumier de ferme, qui est la base ou le type de ces sortes d’évaluations. Il suffit, pour cela, de connaître les principes chimiques, c’est-à-dire les proportions de carbone et surtout d’azote qui entrent dans la composition des deux sortes d’engrais.
- 1,000 kilogrammes de fumier de ferme contiennent, d’après les analyses faites par MM. Payen et Boussingault (1),
- Eau normale.............................. 800 kilog.
- Carbone. ........................ . » 100
- Azote....................................... 4 . .
- Pour une fumure convenable à la production du froment, il faut employer environ 30 mètres cubes ou 30,000 kilog. de ce fumier pour chaque hectarë de terre.
- Ces 30,000 kilog. contiennent :
- Eau normale. ......... 24,000 kilog.
- Carbone. . . . , i ♦ . . . * 3,000
- Azote. . . . . . . . 123
- Si nous comparons à ce même fumier de ferme d’autres engrais provenant des matières fécales, nous trouvons, d’après les mêmes auteurs, qu’ils contiennent les quantités suivantes d’azote pour 1,000, savoir :
- La poudrette de Montfaucon, à l’état normal, contient 13 kilog. 6 d’azote.;
- La poudrette de Belloni, idem, idem 38 5
- La colombine idem, idem, idem 83
- Le guano, terme moyen, idem, idem 84
- Nous pensons que 1,000 kilogrammes de notre poudrette désinfectée, en tourteaux séchés à l’air, ne contiennent pas moins de 20 à 24 kilog. d’azote (2 à 2,4 d’azote pour 100).
- Ainsi, pour avoir une fumure égale à 30,000 kilog. de fumier de ferme contenant, comme nous l’avons dit, 123 kilog. d’azote, il faudra, par hectare, 3 ou 6,000 kilog. ( 5 à 6 mètres cubes ou tonnes ) de notre engrais désinfecté.
- (1) Economie rurale, t. II, p. 146.
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- Le prix du fumier de ferme, estimé dans les campagnes, est d’environ 4 francs le mètre cube ou les 1,000 kilog.
- 30 mètres cubes à 4 francs = 120 francs.
- Le mètre cube de poudrette désinfectée coûte, comme nous l’avons dit plus haut, Pour le plâtre, le charbon et la main-d’œuvre. . . 7 fr. 52 c.
- Frais, bénéfices de l’exploitation.....................2 48
- Total. . . . . .10 francs.
- Le prix du mètre cube ou 1,000 kilog., pris à l’atelier de Paris, serait donc de 10 francs.
- 1° Pour les 6 mètres cubes...................................... . 60 fr.
- 2° Transport de la fabrique à la gare du chemin de fer, à raison
- de 1 franc le mètre cube, les 6 font.................................. 6
- 3° Transport à 200 kilomètres de distance moyenne (1) de Paris,
- à raison de 1 fr. 60 les 1,000 kilog., pour 6 tonnes.................. 9 60
- 4° Transport du débarcadère d’arrivée à la ferme ( 2 myriamètres en moyenne ), à raison de 5 fr. la tonne, pour les 6 tonnes. . . 30 »
- Total.
- 105 fr. 60
- Différence en faveur de l’engrais désinfecté comparé au fumier de ferme, pour chaque hectare, 6 fr. 88 cent.
- Il faut y ajouter la valeur du plâtre, qui sera utilisé pour les prairies artificielles et l’amélioration des fumiers de ferme, valeur qui n’est point comprise dans le compte précédent; soit 1,800 kilog. de plâtre dont on doit porter la valeur à 8 fr. 12 cent., ce qui, par conséquent, réduirait le prix de la fumure d’un hectare de terre avec la poudrette désinfectée à 105 francs, et donnerait en faveur de cet engrais, à la distance de 200 kilomètres de Paris, une différence ou un bénéfice de 15 francs par hectare, ce qui équivaut à peu près à la moitié du prix de location de la terre. Pour les environs de Paris, cette différence serait du double.
- Si, en outre, l’on remarque que la poudrette désinfectée ne contient aucun germe des plantes parasites ou nuisibles qui se trouvent habituellement dans le fumier de ferme, et qui nécessitent de nombreux sarclages et diminuent notablement la quantité et la qualité des récoltes; que la conduite de l’engrais désinfecté de la ferme aux champs
- (î) Dans un travail fort intéressant publié dans le Bulletin de la Société d’encouragement, année 1845, p. 358, mon honorable collègue M. Le Chalelier a démontré que le transport du plâtre et autres matériaux de celte nature, par les chemins de fer, dans des waggons destinés à compléter un convoi qui, sans cela, marcherait à vide ou à demi-charge, n’entraîne, en réalité, qu’une augmentation effective de dépenses de 0 fr. 003 ( 3 dixièmes de centime ) par tonne et par kilomètre parcouru. Si l’on ajoute à cela les frais de chargement et de déchargement que l’on peut évaluer ensemble à 1 franc au maximum, le prix de revient réel de transport du plâtre serait, par tonne et par kilomètre,
- 1° Pour une distance de 100 kilomètres, 0 fr. 013;
- 2° Idem de 200 0 008;
- 3° Idem de 400 o 0055.
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- est réduite aux quatre cinquièmes du temps des hommes et des voitures qu’on y emploie , on trouvera encore une économie et un avantage considérables dans l’usage de cette sorte d’engrais.
- De Vemploi de la poudrette désinfectée. — Cet engrais, disposé sous la forme de gros moellons ou tourteaux facilement transportables, peut être employé soit à l’état de poudre grossière, soit délayé dans l’eau.
- Le mode d’emploi sous la forme sèche et pulvérulente est le plus facile et le plus commode.
- On le répand sur la terre aux époques convenables ; on le mélange ou on le stratifie par couches minces avec du fumier de ferme.
- Pour les prairies artificielles, il faut répandre à la volée la poudrette, au printemps, lorsqu’elles commencent à pousser et à couvrir la terre, ou bien après l’enlèvement de la première coupe. C’est le moment où il faut l’employer pour les trèfles qui doivent être retournés et remplacés par du blé d’hiver.
- On peut aussi répandre l’engrais avant le labour destiné à enterrer le blé que l’on veut semer ou bien en même temps que ce blé, pour les enfouir ensemble.
- Il en sera de même pour l’orge, pour l’avoine, pour le lin, le chanvre, le colza, la navette, etc,, qui seront semés à la volée.
- Quant aux cultures en lignes, telles que les betteraves, les choux, les haricots, les pommes de terre, le tabac, les plantes oléagineuses et les cultures industrielles, il faut déposer l’engrais dans les lignes ou quelquefois dans les trous.
- Enfin on peut délayer la poudrette dans l’eau et verser le liquide sur chaque plante, comme cela se pratique pour l’engrais flamand; il serait mieux encore de mélanger la poudrette désinfectée avec l’engrais flamand lui-même dans les pays où l’on fait usage de ce dernier.
- Nous avons déjà dit que la poudrette désinfectée soit sèche, soit délayée avec de l’eau n’a aucune odeur et ne présente, à la vue, à l’odorat ni au toucher, absolument rien qui rappelle son origine.
- Nous devons faire observer, toutefois, que la présence du plâtre et du charbon, qui ont l’un et l’autre la propriété de modérer la décomposition des substances animales et de ralentir la putréfaction, rendra l’action de la poudrette désinfectée moins vive et plus lente, mais aussi plus durable et plus persistante que celle de l’engrais flamand seul, dont les effets se font apercevoir immédiatement après le dépôt de l’engrais, mais ne s’étendent pas à la récolte suivante.
- De la possibilité de supprimer les fosses d'aisances dans la ville de Paris. — Sous le point de vue de la production agricole, de la salubrité et de la propreté de la ville, sous celui des mœurs publiques, afin de prévenir certains crimes ou délits, tels que vols domestiques, soustraction de substances empoisonnées, infanticides, etc., etc., nul doute que la suppression des fosses ne soit extrêmement désirable.
- On a vu, par ce qui précède, que l’on peut dessécher et désinfecter instantanément les matières à l’aide seulement du plâtre et du charbon, substances très-abondantes et à très-bon marché ; que l’on pourrait, dans chaque ménage, substituer, aux construe-
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- tions actuellement en usage, des appareils portatifs désinfectants, simples et fort peu coûteux.
- Restent la question administrative et la question économique.
- A. La ville de Paris perçoit annuellement, de la part des compagnies chargées d’exécuter la vidange des fosses, une somme de 120,000 francs. Quel que soit le mode d’enlèvement des matières, désinfectées ou non, on conçoit parfaitement que rien n’empêche la ville de Paris de maintenir le même droit comme par le passé; par conséquent, il n’y a aucune difficulté à cet égard.
- B. Quant à la question économique, elle ne peut faire l’objet d’aucun doute.
- La construction, à Paris, d’une fosse d’aisances ayant intérieurement 4 mètres de côté et pouvant contenir 50 mètres cubes, ou les déjections produites par vingt personnes pendant cinq ans, ne coûte pas moins de 3 à 4 mille francs.
- Ajoutons à cela les dépenses occasionnées par les réparations inévitables des fosses et des conduits, les fuites et les infiltrations dans les caves et les puits des voisins, les contestations et les procès qui en sont la suite, les enduits en mastic ou en ciment, etc.; les visites des préposés de la police ; l’odeur infecte et la destruction des murs, des tentures et des appartements produites par la rupture ou l’engorgement des conduits, souvent occasionnés par le tassement des murs ; la difficulté de rechercher dans les fosses les objets précieux, montres, bijoux, etc., qui sont tombés accidentellement ou que l’on voudrait soustraire aux investigations de la justice ; les dépenses et les désagréments qu’entraînent ces sortes de recherches ; enfin la nécessité des vidanges devenues plus fréquentes et même plus dangereuses par l’addition d’une quantité d’eau surabondante provenant des bains, du service des ménages ou des lavages trop souvent réitérés des lieux à Y anglaise. Tous ces inconvénients réunis, toutes ces dépenses inévitables permettent raisonnablement de supposer qu’à prix égal le mode de désinfection et de vidange dont il est question ici obtiendrait infailliblement la préférence ; mais il ne la mérite pas moins lorsqu’on l’envisage au point de vue de l’économie.
- En effet,
- 1° L’intérêt à 5 pour 100 du capital de 4,000 fr. dépensé pour la construction de
- la fosse ci-dessus désignée est de 200 fr. par an, pour cinq ans. . . 1,000 francs.
- 2° Amortissement du capital à raison de 1 pour 100, 40 fr. par an,
- pour cinq ans....................................................... 200
- 3° Réparations, faux frais, 25 fr. par an, pour cinq ans.......... 125
- Total pour un an, 265 fr., pour cinq ans.......................... 1,325 francs.
- La quantité de plâtre et de charbon nécessaire pour opérer la dessiccation et la désinfection des matières solides (seulement) produites par le même nombre de personnes ( vingt ) et pendant le même laps de temps ( cinq années ) coûterait, d’après les prix indiqués précédemment, la somme cle 24 francs.
- Différence pour cinq ans, 1,301 francs.
- Les frais d’acquisition de garde-robes mobiles à 30 francs Tune, en moyenne, coûteraient beaucoup moins aux propriétaires de maisons que l’établissement des sièges
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- fixes, des cuvettes anglaises, des conduits en fonte ou en poterie encastrés dans l’épaisseur des murs, dépenses qui ne sont pas comprises dans les 4,000 francs attribués à la construction de la fosse toute seule.
- Nous admettons que les frais de vidange sont les mêmes dans l’un et l’autre cas.
- La vidange des fosses se paye aujourd’hui d’après les tarifs fixés par l’administration, à raison de 9 francs le mètre cube en moyenne.
- Nous portons au même taux le prix de la vidange desséchée et désinfectée, y compris l’apport et l’enlèvement hebdomadaire ou mensuel du plâtre, du charbon, etc.; mais il est certain que les frais de vidange seront beaucoup moindres que dans l’état actuel ; car il est bien plus facile et plus commode de descendre, dans des boîtes ou des paniers, des matières solides et inodores, que de les extraire à l’état liquide et infectes, du fond des fosses, au moyen de pompes, de seaux, etc., etc.
- Le transport s’en pourra faire pendant le jour dans les voitures ordinaires, et, par conséquent, à meilleur marché.
- Ainsi la différence que nous avons indiquée de la somme de 1,301 fr. en faveur des appareils désinfectants au moyen du plâtre et du charbon subsiste entièrement.
- Nous n’avons pas porté en ligne de compte la valeur des matières elles-mêmes, qui, un jour, pourront être vendues par les propriétaires, et les indemniser des droits et des frais de vidange qu’ils ont à supporter aujourd’hui.
- Il n’a été question, jusqu’à présent, que des matières solides ; restent les matières liquides , dont le volume est d’environ quatre fois celui des solides.
- Il existe plusieurs moyens de désinfecter complètement les urines, de manière même à ce qu’elles puissent être versées et évacuées sans inconvénient sur la voie publique; pour cela, il suffit d’y ajouter une certaine quantité de quelques sels* de sulfate de fer, de nitrate de plomb ou tout simplement du plâtre.
- Pour désinfecter 100 litres d’urines, il suffit d’employer 2 à 3 kilog. de sulfate de fer ou bien 100 gram. de nitrate de plomb qui valent de 10 à 20 centimes l’un ou l’autre.
- Mais les urines contiennent aussi une grande quantité de matières organiques et azotées, des sels ammoniacaux qui sont très-précieux pour fertiliser les terres.
- Il serait donc à désirer qu’au lieu de répandre ces liquides sur la \oie publique ou dans les égouts on trouvât un procédé économique propre à précipiter des urines les principes organiques, azotés, et les sels ammoniacaux qu’elles contiennent.
- Ce dépôt, condensé d’une manière convenable, serait l’engrais le plus actif et le plus puissant que l’on connaisse, et en même temps celui dont le transport serait le moins dispendieux.
- Alors l’eau surabondante, complètement dépouillée de ses principes putrescibles, pourrait être versée sur la voie publique sans danger pour la salubrité comme sans aucune perte pour la production agricole.
- Le plâtre peut aussi-être employé pour le même usage; c’est l’engrais auquel on a donné le nom à’urate.
- Quant à la consommation extraordinaire et considérable de plâtre que nécessiterait
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- la désinfection des matières stercorales de toute nature, il ne faut nullement s’en inquiéter.
- La France contient de nombreux gisements de plâtre.
- En 1835, il y avait 885 carrières de plâtre en exploitation, occupant 4,055 ouvriers et fournissant un produit brut, pris sur les carrières d’extraction, de la valeur de 4,271,000 francs (1).
- Le bassin de Paris, seul, contient des masses de plâtre qui sont inépuisables.
- Le tunnel ou souterrain projeté sous le plateau de Belleville, pour un passage assez étroit d’un chemin de fer de ceinture autour de Paris, fournirait à lui seul, comme déblais, 240,000 mètres cubes de plâtre (2), c’est-à-dire plus qu’il n’en faut pour convertir en engrais les matières fécales produites par un million de personnes pendant vingt années.
- La ville de Paris est assurément la ville du monde la mieux située pour se soustraire aux inconvénients et aux dangers de l’infection produite par les matières dont il s’agit, et pour utiliser ces immondices au profit de la production agricole et de la richesse du pays.
- Quant au charbon, nous avons déjà dit comment on pouvait l’économiser, ou même le remplacer par de l’anthracite ou charbon minéral, qui est abondamment répandu chez nous.
- Conclusions.
- Il résulte de ce qui précède
- 1° Que 12 kilog. de plâtre cuit et pulvérisé, mélangés à 2 kilog. et demi de poussier de charbon, coûtant ensemble 24 centimes au plus, suffisent pour désinfecter et solidifier immédiatement les déjections stercorales produites par un individu pendant une année entière, les convertir en un engrais très-actif, très-puissant et durable, lequel n’a aucune sorte d’odeur ni d’apparence désagréable qui en rappellent l’origine;
- 2° Que le prix de cet engrais ( poudrette désinfectée ) disposé sous la forme de moellons cubiques ou tourteaux desséchés ne reviendrait, à Paris, qu’à 1 fr. les 100 kilog , ou 10 fr. la tonne de 1,000 kilog. ( 1 mètre cube );
- 3° Que le transport peut s’en faire par les chemins de fer sur waggons de retour au prix de trois dixièmes de centime par mètre cube et par kilomètre de distance;
- 4° Que 5 à 6 mètres cubes de cet engrais, coûtant 60 francs à Paris, suffisent pour la fumure d’un hectare de terre et contiennent autant d’azote, de carbone et de principes fertilisants que 30 mètres cubes de bon fumier ordinaire de ferme qui valent 120 francs au moins;
- 5° Que le plâtre associé au charbon a l’inappréciable avantage de retarder la décomposition putride des engrais, de fixer à l’état de sel non volatil l’ammoniaque qui se perdrait dans l’air, de restituer et de fournir ces principes azotés aux végétaux, peu à peu, au fur à mesure de leur croissance;
- (1) Patria, page 706.
- (2) M. Le Chatelier. Bulletin delà Société d’encouragement, année 1845, page 360.
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- 6° Qu’au moyen du mélange désinfectant dont il s’agit il deviendra possible et même facile de substituer, aux fosses d’aisances actuelles, des garde-robes portatives et tout à fait inodores, ce qui serait pour les propriétaires de maisons un objet d’économie fort important, et, pour la ville de Paris, l’une des améliorations hygiéniques les plus nécessaires, qui amènerait, en outre, la suppression des dépôts de Montfaucon et Bondy, qui sont des foyers constants d’infection et d’insalubrité pour la capitale;
- 7° Enfin que lel» nombreux gisements de plâtre qui existent en France, et principalement dans le bassin de Paris, sont inépuisables et suffiraient à la consommation pendant des siècles.
- PROGRAMME DE L’ENSEIGNEMENT SPÉCIAL.
- Arreté du ministre de l’instruction publique fixant les programmes des trois années de l’enseignement spécial établi dans les lycées et collèges ( 7 octobre 1848 ) ( suite) (1).
- TROISIÈME ANNÉE.
- MATHÉMATIQUES.
- L’application de l’algèbre à des questions déterminées d’arithmétique et de géométrie.
- La construction géométrique des quantités algébriques.
- Les propriétés principales des sections coniques.
- COSMOGRAPHIE.
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- 1. Aspect général du ciel. — Distances angulaires des étoiles. — Description du ciel étoilé.
- 2. Mouvement diurne de la sphère céleste, — Ligne des pôles. — Equateur. — Parallèles. — Méridiens.
- Rotation de la terre. — Ses preuves.
- 3, Instruments, — Lunettes. — Lunette méridienne et cercle mural. — Cercle répétiteur.
- 4, Théodolite. — Machine parallactique. — Réfractions.
- ü, Forme de la terre. — Première approximation. — Forme sphérique. — Rayon. — Longitudes et latitudes terrestres.
- fi. Deuxième approximation. — Aplatissement aux pôles. •— Détermination de l’apla-r tissement par des opérations trigonométriques ; par les observations du pendule.
- 7. Détermination de la longueur du mètre,
- 8. Cartes géographiques en usage.— Mappemonde.—‘Cartes generales et particulières.
- 9. Le soleil. — Son mouvement apparent. — Détermination du plan de 1 écliptique.
- 10. Le soleil parcourt une ellipse dans ce plan et la terre est au foyer. — Toutes les circonstances apparentes de ce mouvement s’expliquent egalement bien en supposant que le soleil soit immobile.
- 11. Année sidérale; année tropique. — Saisons. — Jours et nuits; variations de leui
- (1) Voyez Bulletin de mai, p. 237.
- Quarante-huitième année. Juin 1849.
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- durée suivant les saisons et suivant la latitude terrestre. — Equateur, pôles , tropiques et cercles polaires.
- 12. Jour solaire vrai; jour solaire moyen. — Temps vrai et temps moyen. — Ce dernier seul en usage. Cadrans solaires. — Calendrier. — Réformes julienne et grégorienne.
- 13. Taches du soleil. — Constitution physique; rotation de cet astre.
- 14. Planètes principales. — Leurs mouvements réels et apparents. — Stations et rétrogradations ; leur explication.
- 15. Déterminations successives du nœud , de l’inclinaison du plan de l’orbite et de la courbe décrite dans ce plan.
- 16. Lois de Kepler. — Rotation des planètes. — Phases de Yénus.
- 17. 18. La lune. — Phases. — Révolutions sidérale et synodique. — Lumière cendrée. — Ligne des nœuds et inclinaison du plan de l’orbite. — La lune décrit une ellipse dans ce plan. — Mouvements de la ligne des nœuds et de la ligne des absides.
- 19. Parallaxe de la lune et sa distance à la terre.
- 20. Taches. — Constitution physique. — Hauteur des montagnes. — Rotation. — Libration.
- 21. 22. Constitution physique de Mars; de Jupiter. — Satellites de Jupiter. Satellites et anneau de Saturne.
- 23, 24. Passage des planètes inférieures sur le soleil. — Distance du soleil à la terre.
- 25. Eclipses de lune. — Eclipses de soleil.
- 26. Eclipses des satellites de Jupiter. — Yitesse de la lumière. — Aberration de la lumière.
- 27. Principes de la gravitation universelle déduits des lois de Kepler.
- 28. 29. Masses des planètes accompagnées de satellites. — Masse de la terre. — Masses de Yénus et de Mars. — Masse de la lune. — Phénomènes des marées.
- 30. Précession des équinoxes et nutation de l’axe terrestre.
- 31. Astronomie nautique. — Détermination des longitudes et latitudes. — Usage des cartes marines.
- 32. Des comètes. — Comètes périodiques.
- 33. Astronomie stellaire. — Distance des étoiles au soleil. —Etude de la voie lactée. — Nébuleuses. — Etoiles doubles, triples. — Etoiles périodiques,
- géométrie descriptive.
- Le professeur prendra pour guide l’ouvrage de Monge dans les parties du programme qui s’y trouvent traitées. Il s’assurera que les élèves rédigent sommairement toutes les démonstrations et qu’ils exécutent, à main levée, mais soigneusement, toutes les figures tracées au tableau par le professeur. Dans le courant de l’année, les élèves auront, en outre, seize épures à dessiner à la règle et au compas.
- Plans tangents aux surfaces.
- Génération des surfaces par une ligne mobile suivant une loi déterminée.
- Plan tangent à une surface et sa normale.
- lre épure. — Mener un plan tangent à une surface cylindrique : 1° par un point pris sur la surface ; 2° par un point pris hors de la surface; 3° parallèlement à une droite donnée.
- 2e épure. — Mener un plan tangent à une surface conique : 1° par un point pris sur la surface ; 2° par un point pris hors de la surface; 3° parallèlement à une droite donnée.
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- Intersection des surfaces.
- 3e épure. — Construire la section faite par un plan dans un cylindre droit vertical. ______
- Mener la tangente à la courbe d’intersection. —Faire le développement de la surface cylindrique et y rapporter la courbe d’intersection ainsi que sa tangente.
- 4e épure. — Construire l’intersection d’un cône droit à base circulaire par un plan perpendiculaire à l’un des plans de projection ; développement et tangente.
- Le professeur se bornera à considérer le cas où la section est une ellipse , en indiquant que la même méthode s’appliquerait au cas où la section est une hyperbole, mais sans insister sur la détermination des asymptotes.
- 5e épure, — Surfaces développables en général. — Leur arête de rebroussement. — Le plan tangent à une telle surface est le même pour tous les points d’une génératrice.
- Le professeur s’attachera à faire comprendre la différence qui existe entre les surfaces développables et les surfaces gauches, et à montrer que, dans certains arts , il est important qu’une surface soit développable, tandis que dans d’autres il suffit qu’elle soit, réglée.
- 6e épure. — Construire l’intersection de deux surfaces cylindriques et la tangente à cette courbe.
- Problèmes divers.
- 7e épure. — Par une droite donnée , mener les plans tangents à une sphère ( épure facultative ).
- 8e épure. — Par un point mener les plans tangents à deux sphères (épure facultative).
- Le professeur insistera sur le cône circonscrit à deux sphères et sur les ombres portées par une sphère opaque quand le corps éclairant est une sphère lumineuse.
- 9e épure. — Construire une hélice sur un cylindre droit à base circulaire, et lui mener une tangente parallèle à un plan donné.
- Application de la géométrie descriptive.
- Plans-côtés. — Manière de représenter les lignes et les surfaces par le moyen d’un seul plan de projection avec des côtés.
- 10e épure. — Problèmes élémentaires à résoudre sur les plans-côtés pour donner une idée de la méthode.
- Ombres. — Des ombres en général.
- 1 Ie épure. — Ombre d’une niche sphérique,
- 12e épure. — Ombre d’une sphère. — Indication de ce que l’on appelle le point brillant. — Moyen de l’obtenir dans le cas des rayons lumineux parallèles (épure facultative).
- Perspective linéaire. — Perspective et concours apparents des corps. — Point de fuite ou point de concours des perspectives de plusieurs droites parallèles.
- Division en pallies égales d’une droite dont on a la perspective. — Exemples de théorèmes de géométrie démontrés par la perspective.
- 13e épure. — Perspective d’un ou plusieurs pilastres placés d’une manière quelconque.
- Coupe de pierres. — ]Notions générales.
- 14e épure. — Porte biaise en talus rachetant un berceau.
- 15° épure. — Biais passé ou corne de vache*
- 16e épure. — Escalier dit vis à jour.
- Charpente. — Notions générales.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- 17e épure. — Assemblages divers de pièces de charpente.
- 18e épure. — Profil d’une ferme complète.
- 19° épure. — Coupe droite, réduite au profil de long pan et aux projections de l’arêtier.
- PHYSIQUE.
- 1. Actions moléculaires. — Capillarité. — Ascension ou dépression des liquides dans les tubes capillaires, et autres effets de la capillarité.
- 2. Endosmose. — Exosmose.
- 3. Élasticité. — Compressibilité des liquides. — Compressibilité des solides.
- 4. Élasticité de tension et de torsion. — Ténacité.
- 5. Acoustique. — De la production du son , et de sa vitesse de transmission dans l’air atmosphérique.
- 6. Lois des vibrations des cordes. — Evaluation numérique des sons. — Sons graves et aigus.
- 7. Optique. — Propagation de la lumière dans un milieu homogène. — Ombre et pénombre.
- 8. Temps que la lumière met pour venir du soleil à la terre, déterminé par les éclipses des satellites de Jupiter.
- 9. Réflexion. — Lois de la réflexion. — Effets des miroirs plans et des miroirs sphériques concaves ou convexes.
- 10. Réfraction. — Lois de la réfraction.— Effets des prismes , considérés par rapport à la déviation seulement.
- 11. Effet des lentilles concaves et convexes.
- 12. Mesure des intensités relatives de deux lumières. — Photométrie.
- 13. Décomposition et recomposition de la lumière.
- 14. Structure de l’oeil et vision. — Perspective.
- 15. Théorie du contraste des couleurs. — Applications pratiques de cette théorie.
- 10. Polarisation de la lumière. — Ses applications.
- 17, 18, 19, 20. Examen spécial des instruments d’optique les plus simples, tels que la chambre claire , la chambre noire, la loupe , le microscope simple, le microscope solaire, la lunette de Galilée, la lunette astronomique, les télescopes.
- 21. Actions chimiques produites par la lumière.
- 22. Daguerréotype proprement dit.
- 23. Papiers sensibles et leurs applications.
- 24. Physique du globe et météorologie. — Température de la terre à la surface. — Causes qui la modifient. — Chaleur qu’elle reçoit du soleil. — Température des espaces planétaires. — Couche de température invariable. — Température de la terre au-dessus de cette couche.
- 25. Températures moyennes annuelles de l’air à la surface du sol à diverses latitudes. — Variations horaires. — Variations mensuelles. —Lignes isothermes. —Climats tempérés. — Climats excessifs. — Températures extrêmes.
- 26. Diminution de la température avec la hauteur. — Neiges perpétuelles. — Leur limite. — Glaciers. — Cours cl’eau auxquels les montagnes donnent naissance.
- 27. Température de la terre à diverses profondeurs. — Eaux thermales. — Puits artésiens. — Emanations gazeuses. — Ph énomènes volcaniques.
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- 28. Étendue et profondeur des mers. — Température des mers et des lacs à la surface et à diverses profondeurs. — Composition comparée de l’eau des rivières, des fleuves , des lacs et des iners.
- 29. Salure des différentes mers. — Glaces polaires. — Couleur de la mer. — Sa phosphorescence. — Air qu’elle contient à la surface et à une grande profondeur. — Marée. — Courants marins.
- 30. Atmosphère, son étendue. — Sa composition. — Vents; leur vitesse ; leur force mécanique. — Vent moyen. — Vents en divers lieux du globe. — Vents alizés. — Vents périodiques, moussons, brises de mer. — Vents variables. — Température des vents.— Simoon.
- 31. Hauteur moyenne du baromètre au niveau de la mer. •— Variations diurnes. — Variations mensuelles et annuelles. — Oscillations irrégulières. —Lignes isobarométriques.
- — Causes des variations régulières du baromètre.
- 32. Conditions hygrométriques de l’air. — Vapeur à diverses hauteurs. — Idem par différents vents.— Météores aqueux.—Rosée. — Givre. — Serein. — Brouillards. —Nuages.
- — Pluie. — Neige. — Grésil. — Tempêtes. — Ouragans.
- 33. Couleur de Pair. — Transparence de l’atmosphère. — Crépuscule du soir. — Aurore. — Hauteur de l’atmosphère déduite du crépuscule. — Réfraction astronomique. —
- — Mirage. — Arc-en-ciel. — Halos. — Parhélies. — Couronnes. —Anthélies. — Scintillation. — Polarisation de l’atmosphère.
- 34. Electricité atmosphérique. —Ses variations. — Électricité des nuages. — Orages.— Leur distribution à la surface de la terre.
- 35. Lueurs électriques. — Éclairs. —Tonnerre. — Effets divers de la chute de la foudre. — Paratonnerres. — Trombes. — Grêle.
- 36. Magnétisme terrestre. — Déclinaison; méridiens magnétiques.— Inclinaison; équateur magnétique. — Intensité ; lignes isodynamiques. — Aurores boréales.
- CHIMIE.
- 1. Notions de métallurgie. — Combustibles minéraux ; leur gisement et leur importance industrielle.
- 2. Anthracite. — Houille. — Terrains houillers de la France.
- 3. Houilles diverses. — Leur analyse. — Fabrication du gaz éclairant.
- 4. Lignites. — Tourbe. —Bitumes. —Bois et sa carbonisation.
- 5. Notions sur l’état naturel des métaux utiles et de leurs principaux minerais : fer, plomb, cuivre, zinc, mercure, argent, or et platine.
- 6. Notions statistiques sur la production et l’emploi des métaux. — Indication sommaire des pays où sont situées les mines les plus importantes de chaque métal. — Indication sommaire des parties de la France les plus riches en exploitations métallurgiques.
- 7. Exposé sommaire des procédés employés dans l’extraction des métaux.
- 8. Extraction des métaux usuels et tableau sommaire des applications que chacun d’eux reçoit, tant à l’état métallique que sous forme de composés binaires ou salins. — Or. — Argent. — Platine. — Mercure.
- 9. Plomb. — Cuivre.
- 10. Antimoine. —Bismuth. — Étain. — Zinc,
- 11, 12, 13. Fer. — Fontes.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- 14. Aciers.
- 15. Fabrication des principaux alliages commerciaux. —Laitons. — Bronzes. — Caractères d’imprimerie.
- 16. Alliages monétaires. —Alliages d’or et d’argent du commerce. — Essai des métaux précieux —Affinage des métaux précieux.
- 17. Application des métaux sur les métaux par les procédés anciens. — Soudures. — Etamage. — Moiré. — Dorure au mercure. — Procédés galvaniques pour l’application des métaux et pour la production des alliages.
- 18. Chimie organique. —Notions générales sur les phénomènes chimiques qui se passent dans les plantes et dans les animaux, et sur la composition de leurs tissus.
- 19. Analyse élémentaire des matières organiques. —Equivalents de ces matières.
- 20. Acides organiques.
- Acide oxalique. — Sel d’oseille.
- Acide acétique. — Acétates de soude, de fer, d’alumine, de cuivre et de plomb.
- 21. Acide lactique. — Sa présence dans la plupart des substances alimentaires aigries.
- Acide tartrique. — Crème de tartre. — Emétique.
- Acides citrique, malique, tannique.— Encre ordinaire.
- 22. Matières neutres. — Sucre de canne. — Sirops. — Extraction du sucre de canne et du sucre de betterave.
- 23. Fécules. — Fabrication de la fécule de pommes de terre, de l’amidon de blé. — Dextrine.
- Glucose. — Préparation du sucre et du sirop de fécule. — Miel.
- 24. Farines. — Gluten. — Pain. — Panification. — Gruau. — Vermicelles. — Pâtes d’Italie.
- 25. Cellulose. — Ligneux. — Bois; cendres. —Altération et conservation des bois. — Coloration des bois.
- 26. Coton. — Chanvre. — Lin, — Blanchiment des toiles. —Papier ; sa fabrication. — Coton-poudre.
- 27. Matières spiritueuses. —Fermentation. —Vins. — Bière. — Cidre.
- 28. Distillation des vins. — Eaux-de-vie. — Alcool. — Ether. — Ethers composés.
- 29. Matières grasses. —Huiles et graines en général. —Saponification. —Savons. —-Acides gras. — Bougie stéarique.
- 30. Huiles essentielles. — Vernis.
- 31. Alcalis. — Alcalis organiques, — Quinine. — Cinchonine.
- 32. Matières colorantes. — Cyanoferrure de potassium jaune, rouge. — Bleu de Prusse,
- 33. Matières tinctoriales végétales et animales. — Laques.
- 34. Notions sur l’art de la teinture.
- 35. Notions sur la fabrication des toiles peintes.
- 36. Matières animales. — Fibrine. — Albumine. — Caséine. — Gélatine.
- 37. Matières solides des animaux. — Os. — Chair musculaire.
- 38. Peau. — Art du tanneur. — Poils. — Laine. — Plumes. — Soie. — Ecaille.
- 39. Sang et ses matériaux.
- 40. Urine et ses matériaux. — Urée. — Acide urique.
- 4]. Bile et ses matériaux.
- Lait et ses produits.
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- NOTICES INDUSTRIELLES. 279
- 42. Décomposition spontanée des matières organiques. — Moyens de s’y opposer. — Conservation des matières alimentaires.’
- mécanique;
- Machines proprement dites2
- 1. Classification des principaux organes des machines. — Récepteurs, communicateurs ou modificateui’s, régulateurs ou modérateurs. — Exemples de ces divers organes.
- 2. Application du principe des forces vives au mouvement d’une machine. — Pertes de travail dues au frottement et aux chocs. — Du mouvement perpétuel.
- 3. 4. Calcul du frottement des principaux organes des machines; engrenages , cames , excentriques, manivelles. — Utilité du frottement dans quelques cas.
- 5, 6, 7. Théorie des volants.
- 8. Régulateur à force centrifuge.
- 9, 10, 11. Notions élémentaires sur la résistance des matériaux.—Application aux différentes pièces des machines : tourillons, bras, dents, bielles, manivelles.
- 12. Frein dynamométrique.
- Hydraulique et pneumatique.
- 13. Equilibre des liquides et des gaz. — Pression sur les parois.
- 14. Pression atmosphérique prise pour unité de mesure. — Manomètres et piézomètres.
- 15. 16. Théorie des pompes, considérées , 1° statiquement, 2° dynamiquement, quant au travail dépensé. — Diverses causes de pertes.
- 17, 18, 19. Lois du mouvement permanent des liquides. —Théorème de Daniel Bernoulli. — Calcul de la dépense dans le cas d’un orifice en mince paroi. — Ajutages. — Vannes de fond. — Déversoirs.
- 20. Pertes de charge produites par les changements brusques de section des conduites.
- 21, 22. Lois du mouvement permanent dans les conduites fermées. —Jaugeage des fontaines.
- 23. Mouvement uniforme des eaux dans les canaux découverts.
- 24, 25. Mouvement permanent varié des eaux dans les canaux et rivières. — Jaugeage des cours d’eau découverts.
- 26. Application du principe des forces vives aux roues hydrauliques. — Conditions générales qu’il faut chercher à remplir pour accroître le travail transmis.
- 27. Roues verticales à palettes planes, mues par-dessous.
- 28. Roues verticales à aubes courbes. *—Roues de côté.
- 29. Roues à augets.
- 30. 31. Turbines.
- 32. Machines à épuisement : noria, chapelet, vis d’Archimède.
- 33. Ma chines soufflantes, ventilateurs.
- 34. 35, 36. Description des machines à vapeur des principaux systèmes.
- 37, 38. Calcul du travail de la vapeur dans les différents systèmes de machines, d après la théorie et l’expérience. — Données relatives à l’effet utile des divers combustibles
- 39, 40. Établissement des machines à vapeur. — Détails sur lés foyers, les chaudières et les conduits.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- HISTOIRE NATURELLE. — DEUXIEME PARTIE.
- Zoologie.
- 1. Notions sur les principales divisions du règne animal et sur les animaux les plus utiles à l’homme.
- 2. Caractères généraux de l’organisation des animaux vertébrés et de chacune des classes dont ce groupe se compose.
- 3. A. Mammifères. — Caractères généraux de la classe. —Insister sur l’étude des téguments. — Structure des poils. —- Pelleteries. — Peaux et cuirs.
- 5. Caractères des ordres de la classe des mammifères.
- 6. Ruminants. — Caractères généraux.—Insister sur la structure de leur estomac.— Notions sur l’histoire naturelle et agricole des principales espèces du genre bœuf et mouton
- 7. Pachydermes. — Cheval. — Notions sur les équivalents nutritifs.
- Rongeurs. — Carnassiers. — Cétacés. — Pêche de la baleine et du cachalot.
- 8. Oiseaux. — Leurs caractères zoologiques. — Structure des plumés.
- 9. Oiseaux domestiques. — OEufs. — Incubation naturelle et artificielle.
- 10. Reptiles. — Caractères généraux. — Tortues (écaille). — Serpents venimeux. — Mode d’action du venin de ces animaux.—Moyens d’en combattre les effets. — Batraciens. — Métamorphoses des grenouilles, etc.
- 11. Poissons. — Caractères généraux. — Mode de respiration de ces animaux. — Pêches de la morue, du hareng, de la sardine, du thon, du saumon, etc.
- 12. Insectes. — Caractères généraux. —Histoire de l’abeille, de la fourmi, du ver à soie. — Cochenille.
- 13. Insectes nuisibles à l’agriculture. —Moyens de les combattre.
- Crustacés. —Caractères généraux. — Ecrevisses.
- 14. Vers intestinaux. — Organisation de ces parasites. — Indication des principales espèces qui se trouvent chez l’homme et chez les animaux domestiques.
- Mollusques. — Caractères généraux. — Seiche , son encre. — Limaçons. — Huîtres, — Mode de formation des coquilles et des perles.
- Zoophytes. — Caractères généraux. — Oursins. —-Polypes. —Eponges.
- Botanique.
- 15. Notions sur la classification des végétaux.— Méthode naturelle. — Familles.
- 16. Caractères et divisions principales des acotylédones , des monocotylédones, des dicotylédones.
- 17. 18, 19, 20. Etude particulière de quelques familles les plus utiles *. graminées, crucifères, légumineuses, rosacées, etc.
- Géologie.
- 21. Notions sur la forme générale de la terre et sur la composition de son écorce solide. — Roches. — Terrains. — Fossiles.
- 22. Mode de formation des terrains. — Terrains massifs ou de formation ignée. — Terrains stratifiés ou de formation aqueuse. — Rapports de stratification et de superposition des dépôts formés par les eaux.
- 23. Comment on détermine l’âge relatif des couches sédimdntaires. — A quels signes on peut reconnaître la contemporanéité ou la différence d’âge des dépôts.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- 24. Phénomènes géologiques de l’époque actuelle. Tremblements de terre. — Soulèvements et affaissements ; volcans ; solfatares.
- 25. Effets produits par les glaces polaires, les glaciers, les eaux courantes; blocs erratiques. — Cailloux roulés, alluvions.
- 26. Dépôts formés tranquillement par les eaux douces et par les eaux marines; couches coquillières. — Blancs de coraux et de madrépores. — Tourbières.
- 27. Divisions naturelles du sol de sédiment en terrains de différents âges , d’après les caractères tirés du changement de nature des dépôts et des fossiles, et des différences de stratification.
- 28. Notions générales sur les terrains qui correspondent aux grandes périodes géologiques. — Indiquer les matières utiles ainsi que les fossiles les plus remarquables qu’on rencontre.
- 29. Terrains de sédiments anciens. -—Ardoises, quartzites, grès, calcaires.
- 30. Dépôts d’anthracite et de houille. — Fossiles animaux et végétaux.
- 31. Donner une idée de la composition et de la structure du terrain qui renferme la houille. — Etendue des bassins liouillers en France, en Belgique et en Angleterre.
- 32. Terrains de sédiments moyens. — Grès , schistes bitumineux et grès rouges, grès bigarrés; argiles, marnes et calcaires. —Calcaires. — Calcaire pénéen ; calcaire conchylien. — Divers calcaires jurassiques et crétacés; amas de gypse et de sel gemme.
- 33. Fossiles principaux des terrains moyens.
- 34. Terrains de sédiments supérieurs. — Argile plastique. —Calcaire grossier, amas de gypse et de sel gemme. — Grès de Paris. — Calcaire d’eau douce et meulières. — Dépôts de lignite. — Minerais de fer en grains.
- 35. Fossiles principaux des terrains supérieurs.
- 36. Terrain d’allusion. — Alluvions anciennes. — Alluvions modernes. — Dépôts de tourbe.
- 37. 38. Terrains de cristallisation. — Roches métamorphiques. — Granits.—Porphyres. — Basaltes. — Laves modernes. — Pouzzolanes. — Amas. — Filons. — Couche métallifère.
- 39. Sources de bitume. — Eaux minérales et thermales. — Sources ordinaires et puits artésiens.
- 40. Résumé sur les principales révolutions du globe pendant la formation des dépôts sédimentaires.
- Éléments de comptabilité générale. — droit commercial et économie agricole.
- Notions élémentaires sur le droit civil.
- Eléments du droit commercial.
- Brevets d’invention.
- Manufactures et ateliers dangereux.
- Notions sur les opérations commerciales et sur leurs agents. — Calculs et écritures. Arithmétique commerciale.
- Notions sur la tenue des livres.
- Notions sur les banques, sur les effets publics. — Calcul des effets publics.
- Principes généraux d’économie agricole. — Tenue des livres d’une ferme.
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- Notions sur les probabilités, — Tables de population et de mortalité. — Durée de la vie moyenne. — Annuités. — Rentes viagères. — Tontines. — Assurances.
- ÉTUDES DE RHÉTORIQUE ET DE COMPOSITION FRANÇAISE.
- L’enseignement, outre les règles de la composition et de la rhétorique, et quelques notions de littérature, comprendra des exercices de traduction , d’analyse et de composition française.
- Les règles et les notions littéraires porteront sur les points suivants :
- De la composition. — De l’unité, de l’ordre et de l’enchaînement naturel des idées. — Du plan.
- Des principales règles de composition, récits historiques, dissertations, discours. —Règles à suivre pour chacune d’elles.
- De la rhétorique et de ses différentes parties. —Différents genres d’éloquence et des règles qui leur sont propres.
- Grandes divisions de la littérature. Indiquer les principaux genres en prose et en faire connaître le caractère. — Principales époques de l’éloquence française. — Orateurs, historiens et moralistes français les plus célèbres.
- De la poésie et de l’art poétique. — Indiquer les principaux genres de poésie et en faire connaître le caractère. — Principales époques de la poésie française; poètes français les plus célèbres.
- ÉTUDE DES LANGUES VIVANTES.
- L’enseignement, en continuant d’être théorique et pratique à la fois, sera plus littéraire que celui des années précédentes.
- DESSIN.
- L’enseignement aura pour objet le dessin des machines et le dessin de la tête.
- Fait à Paris, le 7 octobre 1848.
- Yaulabelle.
- Le chancelier de Vuniversité, Le conseiller secrétaire général du conseil,
- Thénard. Guigniaut.
- Extrait des procès-verbaux des séances du conseil d’administration de la Société
- d’encouragement.
- Séance du 23 mai 1849.
- Correspondance. M. Bareswil appelle l’attention de la Société sur l’impossibilité dans laquelle se trouvent les inventeurs peu aisés, faute du payement de la taxe de 100 fr., de se faire délivrer un brevet d’invention ou de perfectionnement; il exprime le vœu que la Société d’encouragement aplanisse les difficultés qu’ils rencontrent, en établissant une commission près de laquelle les personnes qui se trouvent dans cette position trouveraient des conseils et un appui.
- Après des observations sur les difficultés inhérentes au mode d’exécution proposé
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- par M. Bareswil, le conseil, considérant que ce sujet a déjà fixé l'attention de la Société , invite la commission spéciale chargée de rechercher les améliorations qu’on peut apporter au sort des ouvriers à s’en occuper.
- M. Mathon, mécanicien, au Mans ( Sarthe ) / ayant lu, dans un journal, que la Société avait décerné un prix pour les machines à vapeur rotatives, regrette de n’avoir pas eu connaissance du programme de ce prix, et annonce qu’il est inventeur d’une machine de ce genre fonctionnant parfaitement et avec beaucoup d’avantages. M. Mathon offre d’adresser les dessins et la description de son appareil.
- M. Combes fait observer que ce mécanicien a été induit en erreur; ce n’est pas pour une machine rotative, mais pour une machine à vapeur destinée à imprimer un mouvement de rotation continu, que le prix a été décerné.
- Il propose d’écrire en ce sens à M. Mathon et de lui faire connaître que la Société accueillera les dessins et la description de sa machine à vapeur.
- Cette proposition est adoptée.
- M. Buffet, capitaine d’artillerie en retraite, à Dijon, demande à communiquer un système de waggons articulés qu’il a imaginé dans le but de faciliter les terrassements dans l’établissement des chemins de fer.
- M. de Montureux, capitaine en retraite, à Arracourt (Meurthe), communique des notes 1° sur la possibilité de fabriquer, à très-bas prix, des montres indiquant l’heure dans l’obscurité ; 2° sur les sondages des puits artésiens ; 3° sur la possibilité de procurer, sans combustible, une grande quantité de calorique applicable aux usages industriels et domestiques ; 4° sur la diminution des dépenses de chauffage dans les cités ouvrières; 5° sur la possibilité d’améliorer les bois de travail par l’infiltration des matières huileuses.
- Le même M. de Montureux communique des observations 1° sur les topinambours et sur la possibilité d’utiliser cette plante comme culture préparatoire du reboisement des clairières dans les forêts; 2° sur une succédanée des pommes de terre; 3P sur les fougères, comme pouvant servir à l’alimentation des porcs.
- M. Bresson, ingénieur civil, à Rouen, fait hommage à la Société d’un mémoire intitulé, Essai sur la boulangerie en France, suivi d’un projet de loi sur cette importante industrie.
- M. Evrard, ingénieur civil, à Douai, adresse une note sur une nouvelle méthode pour opérer la fonte des suifs en branches sans exhalaisons désagréables ou insalubres.
- M. Martin, fabricant d’orseille, à Lyon, expose les motifs qui l’engagent à prier la Société de lui faire connaître si elle a décerné une médaille à M. Peter pour la fabrication de l’orseille en pain.
- Il résulte des recherches faites par le bureau que la Société n’a pas eu occasion d’examiner les procédés de M. Peter.
- Objets présentés. M. Collardeau, ingénieur en instruments de précision, rue du Faubourg-Saint-Martin, 5 et 6, demande que la Société fasse examiner une plateforme à denture jumelée pour la division des cercles.
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- M. Parent, rue des Arcis, 33, adresse une note sur un nouveau nécessaire désigné sous le nom de trousse du vérificateur des poids et mesures.
- M. Roque, rue des Martyrs, 12, présente des échantillons de papier textile fabriqué avec le bananier, en présence des commissaires nommés par le gouvernement et par l’Académie des sciences, en même temps qu’une série de pièces officielles constatant l’opinion favorable du gouvernement et des hommes savants et spéciaux appelés à statuer sur le mérite de ses produits.
- M. Roque demande que la Société se fasse rendre compte de cette fabrication.
- Les ouvrages suivants sont déposés sur le bureau :
- 1° Rulletin de la Société industrielle de Mulhouse, n° 103;
- 2° Traité des machines à vapeur, par MM. Bataille et Jullien, plusieurs livraisons;
- 3° Notice sur les miroirs magiques des Chinois, et leur fabrication, par M. Stanislas Julien, membre de l’Institut ;
- 4° Moniteur industriel des 10, 13, 17 et 20 mai 1849;
- 3° Belgique industrielle des mêmes dates ;
- 6° 'Note sur la chicorée torréfiée dite café-chicorée, et sur la fabrication de la chicorée, par M. A. Chevallier;
- 7° Annales de la Société centrale d’horticulture de France, avril 1849;
- 8° Séances et travaux de l’Académie de Reims, années 1848-1849, nos 9, 10 et 11;
- 9° Société fraternelle des protes d’imprimerie typographique de Paris, autorisée par décision du ministre de l’intérieur en date du 17 mai 1847; première assemblée générale ;
- 10° Annales de l’agriculture française, mai 1849 ;
- 11° Journal des économistes, mai 1849;
- 12° Description des procédés chinois pour la fabrication du papier, traduite d’un ouvrage chinois par M. Stanislas Jidien, membre de l’Institut.
- M. Boudet fait hommage d’un exemplaire du compte rendu de la séance d’inauguration de la seconde année du cours de l’institut populaire.
- M. Péligot rappelle que, après avoir entendu un rapport de M. Jomard sur cette institution, les conclusions de ce rapport avaient été renvoyées à la commission des fonds.
- L’un des membres de cette commission annonce qu’elle doit délibérer sous peu de jours sur la proposition concernant les écoles.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. Benoît lit un rapport sur les règles-pantographes de M. Portant, géomètre à Melun.
- Le comité propose au conseil de remercier l’auteur de sa communication et d’autoriser l’insertion, dans le Bulletin, du rapport accompagné d’un dessin représentant les deux règles que M. Portant a mises sous les yeux de la Société. (Approuvé.) ( Voy. plus haut, p. 241. )
- Au nom du comité des arts économiques, M. Priestley lit un rapport sur un nouveau mode de construction de planches à dessiner et de panneaux pour la menuiserie, l’é-bénisterie, etc., présentés par M. Tachet.
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- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport au Bulletin. ( Approuvé. ) ( Voy. plus haut, p. 257. )
- Au nom du même comité, il est donné lecture, pour M. Dizé, d’un rapport sur le procédé de M. Becker, pour rendre imperméables à l’eau les étoffes ou tissus de laine, de soie, de coton et de fil.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et de publier le rapport dans le Bulletin. ( Approuvé. ) ( Voy. plus haut, p. 255. )
- Au nom du même comité, M. Gourlier lit un rapport sur un ouvrage intitulé, Je Guide des architectes vérificateurs, par M. Lejuste, adressé à la Société par M. Roret.
- Le comité propose qu’il soit écrit à M. Roret pour le remercier de sa communication, et pour exprimer à M. Lejuste les félicitations du conseil sur le zèle et les soins qu’il a apportés à la rédaction de son ouvrage; mais, en raison de la nature toute spéciale de cet ouvrage et des restrictions qui ont été exprimées quant à la généralité de ses applications, le comité ne pense pas qu’il y ait lieu de publier le rapport dans le Bulletin. ( Approuvé. )
- Communications. M. Gaudin présente un nouveau microscope portatif dont il a entrepris la fabrication; il rend compte des expériences et des observations qui l’ont amené à la confection d’un instrument à bas prix qui pourra devenir d’un usage fréquent, surtout pour découvrir les falsifications si nombreuses des matières textiles, alimentaires et médicinales.
- M. Gaudin trace sur le tableau la forme des lentilles qu’il emploie et dont celles en cristal de roche sont les plus parfaites, parce qu’elles sont sans stries; il les polit à l’aide d’un procédé particulier.
- M. Gaudin exprime le désir qu’une commission soit chargée d’examiner ces microscopes.
- M. A. Chevallier annonce queM. Clerget a employé avec succès le microscope pour distinguer dans les tissus des fils de lin des fils de coton.
- M. le président prie M. Clerget de donner connaissance à la Société de ses expériences et de leur résultat.
- M. Clerget entre dans quelques détails sur les opérations qu’il a faites avec le microscope pour distinguer des fils de coton dans des objets de bonneterie de lin; il a reconnu que le brin de lin est droit avec des nœuds comme un roseau, tandis que le coton est tors. Le fil de soie est composé d’un cylindre à lignes parallèles à son axe; les fibres de laine portent des anneaux serrulés imbriqués les uns sur les autres. Le poil est un canal médullaire droit.
- Des observations analogues ont été faites par M. le docteur Ure, et sont consignées dans son ouvrage intitulé Philosophie des manufactures.
- M. le président, en adressant à M. Clerget les remercîments du conseil, le prie de vouloir bien rédiger une note pour être insérée au Bulletin.
- M. Perreaux met sous les yeux des membres de la Société le modèle d’une roue A hélice pour bateaux à vapeur, produisant des effets différents dans son même mouvement de rotation.
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- M. Perreaux fait observer que cette roue a pour caractère particulier la mobilité des palettes qui la composent, mobilité qui leur permet de prendre toutes les inclinaisons possibles, de produire des actions opposées, et de faire avancer ou reculer le navire , sans qu’on soit obligé de changer le sens dans lequel la roue à hélice tourne.
- Le comité des arts mécaniques est chargé d’examiner ce nouveau système de roues à hélice.
- M. Laignel donne quelques renseignements sur un passage d’un rapport fait sur son système de frein pour chemin de fer à la commission supérieure des chemins de fer.
- Sur l’observation de M. Combes que le rapport n’a point été fait à la Société, M. Laignel est invité à adresser sa réclamation à la commission dont le rapport émane.
- M. Perroncel, rue Saint-Martin, 228, exprime le désir que la Société nomme une commission pour examiner les produits en caoutchouc vulcanisé sortant de ses ateliers.
- Cessionnaire du brevet Parhes et s’occupant du travail de la gomme élastique depuis plus de quinze ans, M. Perroncel est parvenu à vaincre les difficultés qui jusque-là en avaient empêché l’exploitation. En fabriquant lui-même le sulfure de carbone et autres produits, M. Perroncel est parvenu à produire le caoutchouc vulcanisé presque au même prix que le caoutchouc ordinaire ; par ce travail, la force du caoutchouc est quintuplée, et il est rendu insensible aux influences de la température et inattaquable par les corps gras.
- Parmi les articles déposés par M. Perroncel, celui sur lequel il appelle principalement l’attention de la Société est le fil vulcanisé, dont l’emploi est si général. Ce fabricant annonce que les gommes employées au filage ne donnent, en moyenne, que 30 à 40 pour 100, tandis que par ses procédés les gommes ordinaires produisent de 80 à 90 pour 100, et de tous les numéros.
- M. Perroncel termine en signalant les avantages dont jouissent les chaussures en caoutchouc vulcanisé confectionnées dans son établissement.
- Séance du 6 juin 1849.
- Correspondance. M. le ministre de l’agriculture et du commerce adresse deux exemplaires du 68e volume des Brevets d’invention dont la durée est expirée.
- M. de Caligny, à Saint-Germain-en-Laye ( Seine-et-Oise ), transmet un paquet cacheté daté du 6 juin 1849, portant pour suscription, Diverses recherches sur le mouvement des fluides, dont il demande que la Société veuille bien accepter le dépôt.
- M. Pulhaux, colonel d’artillerie en retraite, rue du Faubourg-Saint-Honoré, 38, fait hommage d’un supplément à la Théorie des engrenages, qu’il vient de faire imprimer, dans le but de ramener la construction des engrenages vers les formes rationnelles qu’ils devraient avoir; il appelle l’attention de la Société sur les cinq crics construits d’après l’application des principes développés dans son mémoire.
- M. Bourdaloue, ingénieur des chemins de fer, à Bourges (Cher), adresse les dessins et la description 1° d’une pompe dite capillaire; 2° d’une pompe de jardin.
- M. Combes entre dans quelques développements sur le mode suivi par cet ingénieur dans la construction de la soupape de ses pompes, qui est en crin et en forme d’éventail.
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- M. Foumel, rue du Faubourg-Saint-Martin, 240, réclame la priorité d’invention d’une machine destinée à la manipulation et au pesage du chocolat, sans le secours de la balance, système qui a été soumis à la Société par M. Pelletier, fabricant de chocolat.
- M. de Montureux , maire d’Arracourt ( Meurthe ), adresse un mémoire sur les moyens qu’il croit les plus propres à améliorer la race chevaline, sur tout celle employée en agriculture.
- MM. Rogron, secrétaire du parquet de la cour de cassation, et Crapez, propriétaire, à Paris, demandent que la Société veuille bien exercer en leur faveur le droit qu’ont, ses membres de délivrer des délégations pour siéger au congrès central d’agriculture réuni au Luxembourg.
- Les motifs qui leur font désirer de siéger dans le congrès sont de lui communiquer les idées que de mûres réflexions et de longues délibérations les ont mis à môme d’émettre sur l’importante question du crédit foncier, seul moyen, selon eux, de sauver la société de la crise actuelle, en venant en aide à l’agriculture et à la propriété.
- Le conseil, considérant que le temps ne permet pas de renvoyer cette demande à une commission, décide, sur la proposition de M. le président, que la lettre sera transmise à M. Darblay, l’un des vice-présidents de la Société, membre du congrès central d’agriculture, avec l’autorisation de faire ce qu’il jugera convenable dans la circonstance dont il s’agit.
- M. Cl. Anth. Costaz, secrétaire honoraire, remet, delà part de M. Quentin-Durand, rue de Paradis-Poissonnière, 29, un mémoire sur l’amélioration des classes pauvres.
- Objets présentés. M. Paul Grisou, serrurier-mécanicien, à Orbec (Calvados), dépose une serrure dont il décrit le mécanisme.
- M. Flamet jeune, rue Saint-Martin, 87, sollicite l’examen des produits de son industrie, la fabrication des bas élastiques sans couture qu’il a fondée en 1836 , et celle des bretelles sans couture dont il annonce être l’inventeur.
- M. Vie', bonnetier, rue Saint-Jacques, 161, appelle l’attention de la Société sur les avantages de l’emploi des fils en gomme élastique vulcanisé pour la confection des bas élastiques et le métier qu’il a établi pour cette fabrication.
- Les ouvrages suivants sont déposés sur le bureau :
- 1° Éludes sur la stabilité des machines locomotives en mouvement, par M. Le Cha-telier, ingénieur des mines ;
- 2° Annales de la Société pour l’instruction élémentaire, mars et avril 1849 ;
- 3° Annales de la Société séricicole, fondée en 1837 pour la propagation et l’amélioration de l’industrie de la soie en France, 12e volume, année 1848 ;
- 4° Bulletin dit musée de l’industrie, publié par M. Jobard, directeur du musée de Bruxelles, année 1849, lre livraison;
- 3° Annales des chemins vicinaux, mars 1849.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. Benoît lit un rapport sur la cale à fléau de M. Bouhon, applicable aux voitures de roulage et destinée à les arrêter instantanément.
- Le comité propose d’approuver cette invention, de remercier l’auteur de sa commu-
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- PROCÈS-VERBAUX.
- nication, et de faire insérer le rapport au Bulletin, accompagné du dessin de l’appareil et d’une légende explicative.
- M. Artur fait observer que, parmi les avantages que présente l’emploi de cet appareil, M. le rapporteur n’a point signalé celui de prévenir les dangers qui résultent de la rupture des traits des chevaux.
- Le conseil invite M. le rapporteur à prendre en considération l’observation présentée par M. Artur.
- Les conclusions du rapport sont adoptées.
- Au nom du comité des arts économiques, M. Barre lit un rapport sur un microscope présenté par MM. Chevallier et fils, ingénieurs-opticiens, quai de l’Horloge-du-Palais, 65.
- Le comité propose de remercier MM. Chevallier de leur communication, et d’insérer le rapport au Bulletin, accompagné d’un dessin. ( Approuvé. )
- Au nom de la commission de lithographie, M. Barre lit un rapport sur deux dessins au trait composés avec des filets typographiques par M. Montpied, prote de l’imprimerie de MM. Penaud frères.
- La commission, convaincue que ce travail peut être d’une grande utilité à l’art du typographe , en ce qu’il est applicable aux impressions des sujets scientifiques, propose de remercier l’auteur de sa communication, et d’insérer le rapport dans le Bidletin,
- ( Approuvé. )
- Communications. M. Gardissal communique, de la part de M. Taylor, les statuts d’une association des inventeurs et artistes industriels dont le but est la création d’une caisse de secours mutuels dans l’intérêt de ceux de ses membres qui tomberaient dans l’infortune. Elle doit venir aussi en aide aux sociétaires par tous les moyens qui sont en son pouvoir, soit pour améliorer leur position, soit pour défendre ou faire valoir leurs droits. Elle peut également fonder des pensions en faveur des inventeurs ou des artistes âgés ou infirmes, des veuves sans moyens d’existence, et pourvoir aussi à l’éducation de leurs enfants.
- M. Gardissal explique ensuite que celte association , créée à l’exemple de celles des artistes dramatiques, des musiciens, des artistes du dessin, réunit les mêmes éléments de durée; il dépose un numéro du journal Le brevet d’invention, qui renferme tous les documents nécessaires pour apprécier les bases de durée et de moralité des associations de ce genre.
- M. Gardissal rappelle ensuite qu’il a soumis à la Société, de la part de M. Fauchery, un mémoire et un dessin sur une turbine ; en attendant le rapport de l’ingénieur sur les effets de cet appareil hydraulique, il fait connaître qu’il a reçu plusieurs applications, et que son auteur l’a fait monter dans le local de l’exposition des produits de l’industrie, où MM. les membres du comité des arts mécaniques pourront l’examiner.
- IMPRIMERIE DE Mme Ve BOUCTURD-HUZARD, RUE DE L’ÉPERON, 5,
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- OliAMSTE-lIlilîME ASM. (N® DXLI. ) JUILLET 1849.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — voitures.
- Rapport fait par M. Benoît, au nom du comité des arts mécaniques, sur la cale à fléau applicable aux voitures, présentée par M. Bouhon, place Dauphine, 7.
- Le comité des arts mécaniques m’a chargé , messieurs, de rédiger, en son nom, le rapport que vous lui avez demandé sur la cale à fléau présentée à la Société par M. Bouhon. Cet inventeur, frappé des graves inconvénients que présentent les manœuvres ordinaires des rouliers qui conduisent des charrettes lourdement chargées, sur des chemins en plaine mal entretenus, et même sur de bonnes routes en pays de montagnes, soit pour vaincre les obstacles que les mauvais chemins opposent à leur parcours, soit pour soulager les chevaux de trait gravissant des rampes rapides, est parvenu, après plusieurs tentatives, à imaginer un appareil fort simple , solide, facile à manœuvrer, d’un prix modéré, et dont l’utilité est incontestable.
- Que fait le roulier pour retirer d’une ornière la roue de sa voiture qui s’y est engagée ? Si l’ornière est trop profonde, il établit en avant de cette roue, avec des pierres de grosseur progressive, un plan incliné destiné à racheter cette profondeur ; dans tous les cas , il cale solidement, en arrière, l’autre roue, et il tire de côté le cheval, par la bride, de manière à le faire appuyer en travers contre le brancard. Celui-ci remplit alors, avec l’essieu auquel il est lié, le rôle de levier coudé pour forcer la charrette à pivoter autour de la cale, et comme la voie ou intervalle des roues est généralement moindre que la moitié de la distance existant entre l’essieu des roues et le point du bran-
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- ARTS MÉCANIQUES.
- eard contre lequel l’épaule du cheval agit, il en résulte que l’effort de ce cheval est toujours assez puissant pour obliger la roue libre à rouler sur le plan incliné pour sortir de l’ornière, et à se placer sur le bon terrain.
- Pour arrêter le cheval sur les montées et le laisser reposer à l’aise, le rou~ lier doit préalablement caler les roues de sa charrette, autrement le cheval serait obligé de résister constamment à l’effort du recul naturel de la charge et du véhicule.
- Lorsque les montées sont roides et que le roulier veut les franchir sans renfort, il louvoije d’un bord à l’autre de la route, afin de la parcourir en suivant des rampes plus douces disposées en zigzag. Pour passer d’une direction à l’autre il cale l’arrière de la roue d’amont, à chaque détour que la voiture doit faire, afin de ne pas perdre de terrain, ce qui arriverait si la cale n’existait pas, parce que , en poussant de côté le brancard pour passer à la direction suivante, la charrette pivoterait autour du point d’appui de la roue d’aval, en aval de laquelle la roue d’amont viendrait se placer.
- On voit ainsi que les manœuvres des rouliers reposent sur l’emploi judicieux de cales; aussi, comme toutes les localités n’offrent pas des matériaux nécessaires à leur réalisation, ils sont dans l’usage de s’approvisionner de quelques rondins de bois de forme convenable, dont ils se servent pour caler les roues au besoin.
- L’invention de M. Bouhon a pour objet de mettre à la disposition des rouliers un système de cales qu’ils peuvent faire agir, à volonté et presque instantanément, sur les deux roues, sans abandonner la bride du cheval.
- Ce système de cales , que l’inventeur nomme cale à fléau, ne s’adapte pas comme une cale ordinaire, entre la jante de la roue et le sol. Cet appareil consiste en une pièce de bois que l’on boulonne en travers et sous la charrette, dans une position telle que deux forts mentonnets mobiles, espèces de gros cliquets dont ses extrémités sont armées par bout, s’engagent entre les rais, sur le derrière des roues, et dans le voisinage de l’intérieur de la jante. Lorsque la charrette est mise en mouvement, les rais qui se trouvent immédiatement au-dessous des mentonnets les relèvent, parce qu’ils sont mobiles autour d’une charnière dont l’axe horizontal est dirigé dans le sens de la longueur de la charrette. Les roues continuant à tourner, les rais abandonnent les mentonnets que leur propre poids fait retomber pour reprendre leur position naturelle horizontale ; les rais suivants les relèvent à leur tour, pour les laisser retomber encore, et ainsi de suite, tant que le roulier les laisse engagés dans les roues ; car, au moyen d’un levier coudé manœuvré à l’aide d’une tringle longeant le côté du brancard contre lequel il doit se tenir, le roulier peut instantanément rabattre ou relever, c’est-à-dire engager ou dé-
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- VOITURES.
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- gager ces mentonnets, selon que les manœuvres exigent le secours des cales, ou permettent de s’en passer.
- Il est évident, en effet, que, lorsque les mentonnets sont engagés dans les roues, le cheval ne peut reculer, soit en plaine, soit en gravissant une rampe, que jusqu’au moment où les rais des roues, alors situés au-dessus des mentonnets , viennent butter contre en rétrogradant ; ce recul a pour maximum la portion du développement de la jante des roues comprise entre deux rais consécutifs. Le recul du cheval est bientôt rendu impossible, et la charrette maintenue au repos statique, sans l’action d’un agent extérieur : il en est de même d’une charrette abandonnée à elle-même sur une montée rapide.
- C’est sans doute là un utile service que rend la cale à fléau de M. Bouhon, mais il n’est pas le plus grand, comme on va le voir. Tout le monde sait que, lorsqu’on pousse en travers le brancard d’une voiture placée sur un terrain de niveau, ce véhicule tend à se mouvoir autour de la verticale passant par le milieu de son essieu ; de sorte que la roue située du côté d’où vient l’effort tourne comme quand la voiture avance, tandis que l’autre roue tourne dans le sens opposé : d’où il résulte que, si les mentonnets de la cale à fléau sont engagés pendant cette manœuvre, la première roue n’en continue pas moins de tourner, tandis que la dernière roue est bientôt arrêtée dans son mouvement de rotation rétrograde, et la voiture est forcée à pivoter sur le point de contact de cette roue avec le sol, précisément comme si elle était calée à l’ordinaire, par un corps placé entre ce sol et l’extérieur de sa jante.
- Cet exposé suffit pour faire apprécier l’efficacité de la cale à fléau pour dégager une roue de charrette de l’ornière où elle a été engagée ; pour effectuer, sans perte de terrain et de temps, les détours ou crochets des zigzags à suivre pour franchir, sans cheval de renfort, les côtes plus ou moins rapides, et pour prévenir les dangers qui résultent trop souvent de la rupture des traits des attelages de plusieurs chevaux en pays de montagnes.
- Le comité des arts mécaniques , convaincu des services réels que la cale à fléau de M. Bouhon est appelée à rendre au roulage ordinaire, vous propose d’approuver cette invention, de remercier l’auteur de sa communication, et de faire insérer dans le Bulletin le présent rapport accompagné du dessin de l’appareil complet et d’une légende explicative (1).
- Signé BenoIt, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 6 juin 1849.
- (i) Nous donnerons, dans un prochain numéro du Bulletin, la description et la figure de la cale à fléau.
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- Note sur la mécanique Jacquart dite lyonnaise, sur la mécanique Jacquart parisienne et sur un nouveau système de piquage des cartons; par M. Bos-quillon, ancien fabricant de châles, rue du Banquier, 5, près le boulevard de l’Hôpital (1).
- Dès que les fabricants de la ville de Lyon, qui se servaient de la tire, eurent reconnu les moyens qui leur furent offerts par l’inventeur Jacquart, de supprimer les tireurs et de changer tout le cordage du mécanisme, ils s’empressèrent d’adopter la mécanique qui rendait l’ouvrier indépendant de ses tireurs et maître de conduire plus régulièrement son ouvrage (2).
- Cette mécanique ne présenta d’abord, comme la plupart des inventions, que le principe du but que l’inventeur Jacquart cherchait à atteindre ; elle a été considérablement perfectionnée depuis quarante ans.
- Par les services qu’elle a rendus et qu’elle est appelée à rendre encore à la reproduction des dessins par le tissage, son application à tous les genres de tissus a établi, pour la France, une supériorité incontestable de beaux produits dans toutes les étoffes et dans la fabrication des châles.
- La mécanique Jacquart appelle toujours des améliorations nécessitées par le besoin de surmonter les difficultés pour représenter de beaux et grands effets.
- C’est en voulant reproduire ces beaux dessins de châles, qui arrivaient de l’Inde depuis plusieurs années, que M. Bosquillon s’est occupé des moyens de les exécuter à moins de frais.
- La combinaison nouvelle qu’il a adoptée, la précision dans l’exécution lui donnaient la certitude de se récupérer des avances qu’il aurait faites, sur le prix de la lecture antérieure à la mise en activité de ses mécaniques ; le produit de ce travail était dans une telle proportion, que la différence du montant d’une lecture couvrait le prix de la mécanique Jacquart nouvelle.
- Ainsi, en mars 184JÎ, époque où ces mécaniques commencèrent l’exécution des châles longs, M. Bosquillon établit la différence du prix des deux lectures d’un patron de 330 dizaines, 10 en 10, à 9 couleurs en 1640.
- La carte lue à Paris donne 2 cartons de 30,000, 60,000 à 30 fr. le mille
- 1,800 fr.
- 1,200 600 fr.
- (1) Voyez le rapport de M. Alcan sur les perfectionnements apportés par M. Bosquillon aux cartons du métier à tisser de Jacquart, Bulletin de mars 1849, p, 97.
- (2) On trouve une description très-claire et très-détaillée de la mécanique Jacquart dans un rapport de M. Segnier. publié p. 201 de la 3Ge année du Bulletin (1887).
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- TISSAGE.
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- C’était donc 600 fr. d’économie qui compensaient le prix coûtant de la mécanique : les premières sont revenues à 400 fr. ; elles font 1640 par un seul carton.
- Un patron de châle carré, de moitié de 1640, en 164 dizaines de 10 en 11 à 9 couleurs.
- La carte lue à Paris donne 2 cartons de 17,400 , 34,800 à 30 f. 1,044 f.
- La même carte lue par le nouveau piquage donne 1 carton, 17,400
- à 40 fr.. . . ........................... . . .................... 696
- Différence. ... 348 f!
- Ainsi dans le dessin du châle carré la différence est de 348 fr.
- Ces calculs et ceux des dessins que M. Bosquillon a exécutés, jusqu’à la fin de l’année 1847, constatent l’avantage des mécaniques Jacquart nouvelles , qu’il désigne sous le nom de mécaniques Jacquart parisiennes.
- Il est facile d’établir les avantages que ces mécaniques procureront aux fabricants d’étoffes pour meubles, de damas, de linge damassé de table , de rubans et de toutes les industries textiles.
- On sait que les mécaniques Jacquart sont construites à simple griffe ou à double griffe.
- Les mécaniques Jacquart parisiennes sont à simple griffe pour les tissages à un fil au maillon ou à la lisse , et à double griffe pour la fabrication des châles façon cachemire.
- Une mécanique Jacquart en bois à simple griffe, en 200, en 400, en 300, en 600, a un cylindre percé du nombre de trous correspondants, et une griffe de 8 lames ou de 12 lames, suivant le nombre de rangées de trous dans la hauteur de l’une des faces du cylindre.
- Dans les mécaniques Jacquart parisiennes à simple griffe, la combinaison étend les divisions à 800, 900 et 1,000.
- La griffe est la pièce de la mécanique à lames en fer bien également espacées qui est placée horizontalement au-dessus du corps ou de la garniture des aiguilles; sa fonction est d’élever, au moyen d’un tirage mécanique qui agit par le pied de l’ouvrier, les crochets, dont la tête dépasse les lames après avoir traversé l’anneau de l’aiguille.
- Les lames sont au nombre de 16 pour les cylindres de 800 des mécaniques en fonte ; au nombre de 18 pour un cylindre de 900, et au nombre de 20 pour les cylindres de 1,000.
- Les cylindres sont en cuivre, de la dimension d’un cylindre en bois, savoir : d’un 400 pour le cylindre 800, d’un 500 pour le cylindre de 1,000 ; celui de 900 est d’une dimension entre les deux 400 et 500 : cette combinaison n’existe pas dans la jacquart en bois ordinaire.
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- ARTS MECANIQUES.
- Les mécaniques à double griffe n’ont également qu’un cylindre, mais elles ont deux griffes l’une au bout de l’autre, disposées dans une position horizontale ; elles fonctionnent l’une après l’autre ; le nombre des aiguilles est égal aux trous d’une des faces du cylindre, comme dans toutes les mécaniques Jacquart lorsqu’elles travaillent en plein compte; mais elles sont plus longues, et ont chacune deux anneaux, suivant la division des lames des griffes, non compris la châsse. C’est dans ces anneaux que passent les crochets, qui sont d’une longueur proportionnée à la hauteur de la levée des chaînes ; d’un bout, ils ont la tête recourbée uniformément en un bec coupé en biseau, qui passe au-dessus de la lame de la griffe ; par l’extrémité inférieure, ce crochet est recourbé en deux branches ; c’est dans l’enfourche-ment que passe un collet auquel sont attachées les fourches ou arcades qui tiennent les lissettes des maillons et des plombs.
- Dans les mécaniques à double griffe, le nombre des crochets est double ; la moitié fonctionne par une griffe, l’autre moitié par l’autre griffe.
- Les aiguilles et les crochets sont faits sur des mandrins ; ils sont en fil de fer de bonne qualité.
- Le cylindre ordinaire est une pièce en bois, à quatre faces régulières, portant , à l’une de ses extrémités, une lanterne en fer, et, au centre du quadrilatère de chaque bout, un tourillon ou axe en fer. Il est percé symétriquement de trous dont les centres sont espacés de 6 millimètres, par £6 sur la longueur et par 8 en hauteur ; ces 26 trous x 8, en deux tableaux séparés par la dimension d’un trou non percé, donnent 416 trous pour un cylindre dit de 400 ; ces 26 rangées de trous x 12 trous de hauteur donnent, pour chaque tableau, 312 et 624 pour les deux.
- Le cylindre est placé entre les bras du battant ; il est ajusté devant la planchette des aiguilles, pour que les têtes de ces dernières puissent entrer dans les trous du cylindre et en sortir sans le moindre frottement ; l'ouvrier, qui, avec son pied, foule la marche du métier, oblige, par ce mouvement, l’arbre à bascule et la griffe de s’élever ; celle-ci porte, sur le devant de la mécanique, un long écrou taraudé, muni, à son extrémité, d’un galet qui entre dans un excentrique adapté au battant ; à l’état de repos, le galet presse le battant et le cylindre contre la planchette des aiguilles. Lorsque la griffe s’élève, le galet, dans le parcours de l’excentrique, éloigne le battant et le cylindre ; ce dernier, arrivé au terme de son écartement, est forcé de tourner et de présenter une autre face par un crochet adapté à la jumelle de la mécanique; ce crochet, appelé loquet, a saisi un des coins de la lanterne, tandis que celle-ci, tournant avec le cylindre, comprime un ressort qui appuie, par son
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- TISSAGE
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- mouvement de rotation, sur le côté de la lanterne ; ce mécanisme force le cylindre de présenter carrément une face à la planchette.
- Les mécaniques doubles Jacquart en bois sont dans les divisions de 400/800, de 700/1400, de 800/1600, de 900/1800 : ces dernières sont énormes.
- Les mécaniques Jacquart parisiennes à double griffe sont en 800/1600 et en 900/1800; le cylindre a 800 ou 900 trous dans la dimension correspondant à un 400/800 : il ne faut qu’un seul carton pour exécuter le même dessin qui se fait ordinairement par deux montures de cartons, deux mécaniques et deux cylindres en bois.
- La division des trous des cylindres et des trous des matrices est à très-peu près la même que l’ancienne division Jacquart lyonnaise ; elle est, du centre d’un trou à un autre, de 0,006^, soit 0,006812 : cette différence en plus est si minime, qu’elle ne présente aucune difficulté pour dégarnir la mécanique de moitié de ses aiguilles et de ses crochets, et la faire travailler avec un cylindre à grands trous ; on peut ainsi exécuter de nouveau les anciennes lectures commissionnées.
- Le cylindre de la mécanique Jacquart est la pièce qui a réuni, dans sa forme et son perçage, tout ce que l’on pouvait obtenir du semple dans l’ancien usage de la tire ; la complication des dessins même de peu d’effet rendait cet ancien système impossible , outre qu’il était très-dispendieux.
- La griffe, les aiguilles, les crochets ont remplacé avec de grands avantages les cassins, les poulies et la queue de rame.
- La lecture des cartons assemblés en chapelet a supprimé en grande partie la lecture au lacs de fil avec les gavassines.
- Ainsi les mécaniques Jacquart ont remplacé généralement toutes les tires.
- À ces mécaniques on attache le corps de fourches ou arcades comme celles-ci étaient attachées aux cordes de rame.
- Avec les mécaniques, les fabricants ont exécuté de plus grands dessins ; c’est en recherchant l’exécution avec économie qu’ils ont apporté de l’amélioration dans la construction des mécaniques, et qu’ils ont fait faire des progrès à toutes les industries du tissage.
- La mécanique Jacquart parisienne contribuera à rendre de nouveaux services, par l’économie qu’elle procure pour l’exécution d’un grand dessin par un seul carton contenant le double de trous dans la même dimension ; à cette économie , qui est d’un tiers, il faut ajouter l’ordre qui résulte du montage d’une seule mécanique en fonte, au lieu de deux mécaniques Jacquart en bois.
- Du carton et de la lecture Jacquart. — Le carton est jusqu’à ce jour la meilleure matière employée pour exécuter, avec une grande célérité, les des-
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- AKTS MECANIQUES.
- sins destinés à être reproduits par le tissage , au moyen de la mécanique Jac™ quart.
- Le prix de ce carton varie suivant sa qualité; les feuilles ont 0,73cm à 0,74cm de longueur sur 0,46cm de largeur. On tire 1,100 cartons de LOQ dans 100 feuilles, et un plus grand nombre en 200, en 300 ; mais on en tire un nombre moindre en 500, 600, 700, etc., etc.
- La lecture des dessins aux cartons de Jacquart est d’un prix élevé : depuis 1 emploi des mécaniques, beaucoup de fabricants et de constructeurs ont cherché à économiser ces frais ; M. Bosquillon, par l’application du piquage du carton, les a réduits de moitié.
- La mécanique Jacquart parisienne n’a qu’une lecture de cartons qui font fonctionner, d’une seule course, 1,600 ou 1,800 cordes de dessin ; la dimension de son carton est celle d’un carton de 400 ou 450. Dans les mécaniques en bois, il faut deux cartons pour exécuter le même travail.
- La lecture des cartons de dessin est confiée à des hommes ou à des femmes munis d’une boîte dite d’accrochage.
- Le maître liseur remet à chacun de ses liseurs, avec un morceau de carte, des embarbes, un semple de cordes passées chacune dans des trous de deux barres d’un gril formant une lissette nouée à la longueur de 0,15cm à 0,16cm; ces cordes, qui se prolongent d’environ de 2m, sont rangées les unes à côté des autres contre une traverse de bois ou une tringle de fer.
- Le semple, ainsi disposé, s’accroche à la boîte d’accrochage ; l’ouvrier le dispose d’après l’ordre qu’il a reçu et s’occupe de lire le morceau de carte de dessin.
- Les cartes de dessin sont des papiers imprimés par des planches gravées en carreaux, dont les lignes en longueur représentent la chaîne et celles en travers les trames.
- Le dessinateur trace sur ces papiers les objets qu’il veut produire , puis il les peint ou les fait peindre à la corde, c’est-à-dire qu’il fait bien arrêter les contours des objets, pour que le liseur ne puisse pas être induit en erreur en prenant des cordes qui changeraient leur effet.
- Quand le liseur ne s’occupe que de sa lecture, il passe une embarbe, après avoir réuni dans sa main gauche toutes les cordes de la course, qu’il a parcourues avec les doigts de la main droite.
- Les embarbes sont des cordes longues quelquefois de 2m,40, attachées une à une le long d’une corde-ficelle forte appelée arbre.
- Le liseur en passe une dans le semple à chaque lacs qu’il a fini de lire, et, lorsque toutes les prises d’une course sont terminées, il fait un nœud de ces embarbes ; à chaque course il en fait autant, et, lorsque le nombre de cour-
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- ses est arrivé à la dizaine du papier, il indique sur un papier le chiffre de la dizaine qu’il a terminée, et l’assujettit à la dernière embarbe. C’est dans l’attention du liseur, c’est dans l’ordre qu’il apporte à la lecture que consiste une bonne exécution du dessin.
- Les maîtres liseurs coupent et divisent les cartes de dessin en autant de parties qu’ils croient convenable pour mettre les parties en lecture entre plusieurs liseurs; ils ont l’attention de bien numéroter chaque partie et la reçoivent avec la même désignation, pour ne pas faire d’erreurs lors de la rentrée de semples.
- Les lectures par les semples à accrochage permettent à des maîtres actifs de pouvoir livrer une lecture complète de plusieurs milliers de cartons dans des délais très-rapprochés.
- Dans les mécaniques Jacquart parisiennes la lecture et le piquage sont établis pour travailler avec la plus grande célérité.
- Du piquage des cartons de Jacquart. —Le piquage des cartons s’exécute en grande partie, jusqu’à ce jour, au moyen de deux machines :
- 10 D’un métier disposé avec des cordes, pour transmettre les prises des lectures des embarbes à des poinçons qui sont poussés dans une matrice placée au devant du bâti ;
- 2° D’une presse à balancier, fixée solidement sur une table, recevant la matrice avec des poinçons : cette matrice, détachée de la première machine, est placée sur d’autres matrices entre lesquelles on a passé un carton ; alors, le tout étant poussé sous le plat de la presse, l’ouvrier fait agir le balancier et le carton est piqué.
- Ce mécanisme est ancien, il est peu expéditif; les plaques des matrices exigent souvent des réparations.
- M. Bosquillon a adopté le piquage accéléré pour compléter son nouveau système d’économie ; il a remplacé la presse à bascule par une forte vis qui agit de bas en haut et permet de percer d’un seul coup un carton de 1,000 trous.
- Les piquages accélérés réunissent, dans le même bâti, le tirage des embarbes , dont le semple a été replacé à la boite d’accrochage , et le piquage des cartons, sans déplacement d’aucune matrice.
- Les matrices correspondent avec tant de régularité, qu’il n’existe pas le moindre frottement entre elles ; elles durent longtemps avant d’avoir besoin de réparations.
- Quand le liseur a terminé la lecture de la carte qui lui a été remise, il la rapporte, avec le semple garni de ses embarbes, au maître liseur ; celui -ci lui rend un autre morceau de carte, un semple vide avec le gril, et, de
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- plus, un paquet d’embarbes en quantité suffisante pour la lecture de la carte.
- Le maître liseur est le propriétaire du piquage accéléré, pièce d’une haute valeur par sa construction et par le travail d’une très-grande complication de cordes, qui, d’un côté, sont fixées à la boîte d’accrochage, et, de l’autre, font descendre des poinçons dans les matrices.
- Ces cordes sont longues et en nombre double des trous des matrices du piquage ; les trous des matrices sont en rapport exact avec les trous des cylindres des mécaniques Jacquart.
- Les cordes d’un côté, qui aboutissent à la boite d’accrochage, sont attachées, chacune à l’autre bout, à un plomb qui tient cette corde fortement tendue ; de ces plombs partent d’autres cordes, dont chacune est accrochée à l’un des poinçons ; la longueur de cette corde est limitée à la position élevée du poinçon.
- Il résulte de cette disposition que, si l’on saisit un crochet de la boîte d’accrochage, on le tire à la longueur de 0m,15 à 0m,16 ; on élèvera d’autant le plomb qui relâchera la corde du poinçon ; alors celui-ci, abandonné à son poids, descend dans la matrice ; si l’on tire plusieurs crochets, les poinçons correspondant aux plombs descendront.
- Lorsque l’on place à la boite d’accrochage le semple chargé d’embarbes , un seul plomb n’a pas suffi, parce qu’il agissait en même temps sur le poinçon; alors on a enté une autre corde peu longue sur la corde de la boîte d’accrochage, et on y a suspendu également un plomb lourd, qui avait le premier contribué à maintenir l’équilibre du poids du semple.
- Le maître liseur confie à un piqueur la direction du piquage ; celui-ci apporte toute sa surveillance, son intelligence à piquer les cartons et à les placer dans l’ordre que son tireur a saisi les embarbes : ce piquage s’exécute simultanément par le tireur et le piqueur.
- 1° Le tireur, au moyen de l’embarbe, a saisi toutes les cordes du.semple marquées par cette embarbe ; il les tire en avant, soulève autant de plombs qu’il tient de cordes dans ses mains ; les poinçons correspondants descendent dans les matrices.
- 2° Le piqueur saisit d’une main un peigne placé dans le bâti pour passer dans la coche des poinçons, et tire ce peigne à lui ; les dents du peigne maintiennent les poinçons descendus ; le piqueur fait agir alors la bascule ou la vis, et perce le carton qu’il a placé entre les matrices.
- Ce travail se renouvelle à chaque embarbe.
- Lorsque le piqueur a percé une quantité suffisante de cartons pour occuper une laceuse, il les lui remet dans l’ordre où il les a placés.
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- TISSAGE. 299
- La laceuse a un bâti ou métier à lacer ; elle dispose les cartons dans leur ordre et passe des cordes pour fixer ces cartons par un chapelet, en entrelaçant les ficelles qui passent dans les trous des cartons faits par le piquage.
- Tous les cartons enlacés d’un dessin forment la lecture de ce dessin, divisée souvent en plusieurs paquets pour la facilité d’exécution et la commodité de l’ouvrier.
- Légende explicative des figures des planches 1 1 03 et i 104.
- PI. 1103, fîg. 1. Mécanique Jacquart parisienne, à une griffe, de 1140 aiguilles et 1040 crochets, vue en élévation de face.
- Fig. 2. Section verticale et transversale de la même.
- Fig. 3. Élévation latérale.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans ces trois figures.
- A, bâti en fonte de fer.
- B, traverses avec clavettes qui maintiennent carrément le bâti.
- C, chapeau en fonte, fixé sur les traverses supérieures par des clavettes, ayant d’un côté un coussinet pour l’arbre à bascule ; son extrémité opposée est percée d’un trou qui reçoit l’axe du battant.
- D, coulisse pour la levée de la griffe.
- E, petite traverse fermant la coulisse.
- F, boulons vissés dans le côté de la griffe pour maintenir par des clavettes l’excentrique G.
- H, point d’appui du bras du battant.
- I, griffe.
- J, bras du battant ou levier à articulations allongées en trois parties.
- K, pivot fixe avec clavette à la partie supérieure du bras du battant.
- L, galet qui circule dans l’excentrique G et fait mouvoir en avant le bras du battant.
- M, battant.
- N, loquets.
- O, gril-étui des épingles.
- P, boulons qui fixent la griffe.
- Q, crochets à deux branches.
- R, gril des crochets.
- S, planchettes des crochets.
- T, arbre tournant dit à bascule.
- U, rouleaux de l’arbre tournant enroulant et déroulant les sangles qui élèvent et abaissent la griffe.
- Y, axe du battant traversant les chapeaux.
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- ARTS MECANIQUES.
- X, vis à oreilles pour régler le battant et le cylindre.
- Y, traverses en fer d’accrochement des côtés du battant.
- Z, traverse en fer rond qui maintient l’écartement des côtés des griffes et reçoit les sangles qui enlèvent la griffe.
- a, guide triangulaire conducteur de la griffe.
- b, jumelles de la griffe.
- c, côté des griffes percé pour les lames.
- d, barreaux sur lesquels s’appuie la seconde tige du crochet.
- e, T renversé sur le cylindre avec boudin à ressort.
- f, corps des aiguilles.
- g, vis du coussinet de l’axe du cylindre. ht axe du cylindre.
- i, cylindre percé de \ ,040 trous.
- j, lanterne.
- k, palette qui reçoit la fourchette de la poulie de retour.
- l, poulie du doublage.
- m, boudin à ressort.
- o, ressorts doubles pour les T.
- PL H04, fig. 1. Vue de face, du côté du piqueur, d’une mécanique à piquer les cartons d’après la lecture des cartes de dessin dit piquage accéléré. Fig. %. Section verticale et transversale de la même.
- Fig. 3. Les poinçons vus de face et de côté.
- Fig. 4. Vue de l’ensemble d’un système de piquage et d’un recopiage.
- Les mêmes lettres désignent les mêmes objets dans les figures de cette planche.
- À, soubassement en bois.
- B, B, jumelles ou côtés du bâti en fonte.
- C, traverse du bas en fonte, pour maintenir l’écartement des jumelles.
- D, traverse du milieu, porte-écrou de la vis.
- E, boite en fonte de la matrice reposant sur la tête de la vis.
- F, boîte en fonte des poinçons.
- G, matrice inférieure , percée de 1,040 trous, ajustée pour correspondre exactement aux matrices supérieures.
- H, matrice mobile du milieu.
- J, matrice fixe du poinçon.
- K, boulons-guides de la plaque mobile du milieu, agissant sur celle-ci pour la forcer à descendre lorsque le coup de presse a percé le carton.
- L, conducteurs des repères des plaques.
- M, guides mobiles pour les largeurs des cartons.
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- TISSAGE.
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- M\ entrée des guides mobiles dans la matrice du milieu H.
- N, levier du peigne.
- N', manette de ce levier.
- O, pièces de maintien des repères et des poinçons d’attache fixes.
- P, poinçons.
- Q, boulons qui consolident la boîte des poinçons avec les jumelles.
- R, entrées pratiquées dans l’épaisseur des coulisses des jumelles, pour retirer les matrices sans démonter le bâti.
- S, écrou en cuivre.
- T, vis à filets carrés.
- U, manette faisant partie du levier Y au moyen duquel on fait tourner la vis.
- X, contre-poids monté sur l’autre extrémité du levier.
- Y, arbrerinférieur de la vis T.
- Z, peigne.
- A', fig. 2, clavette du peigne.
- B', clavette supérieure.
- C', cavité creusée dans la boîte E, recevant les paillettes ou coupures des cartons.
- D', sac dans lequel tombent les paillettes.
- a, fig. 3, partie coupante des poinçons traversant les matrices.
- b, grande entaille du poinçon pour le parcours de la clavette supérieure.
- c, c', deux entailles inférieures : lorsque des cordes du semple j, fig. 4, sont tirées, les poinçons correspondant aux cordes tirées descendent l’entaille c en c ; le peigne avec ses clavettes passe et maintient les poinçons descendus en c avec les poinçons qui n’ont pas été tirés.
- d, fig. 4, cassin des poulies sur lesquelles passent les cordes fixées d’un bout aux crochets de la boîte d’accrochage, et de l’autre aux plombs des poinçons et à un second plomb qui tient la corde toujours tendue.
- e, boîte d’accrochage.
- f, cassin des poinçons : il reçoit sur des barreaux de cristal ou de cuivre les cordes qui, d’un bout, sont attachées à la tête des poinçons, et, de l’autre, sont fixées au plomb qui a reçu la corde venant de la boîte d’accrochage.
- g, châssis à barreaux de cristal ou de cuivre sur lesquels passent à droite et à gauche les cordes des cassins.
- h, gril d’un semple accroché,
- i, semple sans embarbes.
- k, rouleau ( ou petite ensouple ) sur lequel passe le semple.
- /, rouleau de tension du semple.
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- ARTS ÉCONOMIQUES.
- m, barre ou levier pour opérer la tension.
- n, ' grande planchette percée de trous pour le passage des cordes des cas-sins, des cordes de recopiage et des cordes du balancier.
- o, mécanique Jacquart. Dans tous les piquages, on a adopté une mécanique Jacquart sur le cylindre de laquelle on présente les cartons percés que l’on veut repiquer. Cette opération est plus prompte que de relire le bas des cartons; on repique ainsi des lectures entières, des parties de lecture, etc.
- p, cordes correspondant aux plombs des poinçons.
- q, cordes du balancier.
- r, plombs des poinçons de la boîte d’accrochage et du repiquage.
- s, plombs du balancier, des cordes de la boîte d’accrochage et du semple.
- î, plombs du balancier de recopiage.
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- ARTS ÉCONOMIQUES. — instruments d’optique.
- Rapport fait par M. Rarre, au mm du comité des arts économiques, sur le microscope de M. L. Chevalier, quai de l’Horloge, 65.
- Ce microscope a été adopté par le bureau de garantie de Paris, pour la vérification des marques apposées sur les bijoux d’or et d’argent. L’emploi qui en a été fait a démontré qu’il rendait la vérification tout à la fois certaine et facile ; en effet, l’image représentée sur la marque se reproduit en se grossissant, sans aberration ni déviation d’aucun trait, et le mécanisme accessoire permet toujours de ramener le sujet au foyer exact, quelle que soit la forme du bijou marqué.
- Cet instrument étant employé plus particulièrement aux vérifications qui se font journellement dans les ateliers et dans les magasins de bijouterie, il importait d’en diviser le mécanisme de manière à donner le moins de volume possible à la boite qui devait le contenir. M. L. Chevalier l’a bien compris, et il a résolu cette difficulté assez heureusement.
- La vérification consiste à comparer la marque d’un bijou avec celle originale dont l’empreinte est dans les mains des contrôleurs-vérificateurs; il faut donc observer alternativement ces marques. Or, le microscope de M. L. Chevalier n’ayant qu’une seule loupe, la comparaison ne peut être immédiate ; après avoir vu le bijou, il faut nécessairement le remplacer par la plaque sur laquelle se trouve l’empreinte originale. Ceci est un inconvénient que M. L. Chevalier fera disparaîlre facilement en adaptant à son microscope une se-
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- TYPOGRAPHIE.
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- conde loupe qui serait montée sur une branche indépendante de celle de la première, et qui aurait tous ses mouvements.
- Cette addition aurait, de plus, l’avantage de contribuer à répandre l’usage de cet instrument, lequel pourrait servir à d’autres observations comparatives,
- utiles aux sciences et aux arts. ..........
- Votre comité des arts économiques a donc l’honneur de vous proposer de remercier M. L. Chevalier de sa communication, et d’insérer au Bulletin le présent rapport accompagné d’un dessin du microscope (1).
- Signé Barre, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 6 juin 1849.
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- TYPOGRAPHIE.
- Rapport fait par M. Barre, au nom, du comité des arts économiques, sur les dessins en filets typographiques de M. Monpied aîné, rue du Faubourg-Montmartre,, 10.
- M. Monpied aîné, prote de l’imprimerie de MM. Penaud frères, a présenté à la Société d’encouragement deux dessins au trait imprimés avec des formes (2) qu’il a exécutées lui-même. L’un de ces dessins représente VEnlèvement de Pandore, par Flamiann, l’autre, Y Amour et Psyché, de Canova.
- Pour exécuter ces formes, M. Monpied s’est servi exclusivement de filets d’imprimerie, dont la matière, semblable à celle des caractères, est rebelle et cassante ; il a contourné et fixé ces filets les uns près des autres, sans les souder, suivant les traits des dessins qu’il voulait rendre. L’adresse et la patience qu’il a dû déployer pour arriver au résultat qu’il a obtenu sont vraiment extraordinaires; aussi la Société fraternelle des protes des imprimeries typographiques de Paris a-t-elle reconnu que M. Monpied, mû par l’amour de son art, avait fait une œuvre digne d’applaudissements, ce qu’elle lui a exprimé d’une manière fort honorable pour lui.
- En se livrant avec persévérance à ce travail, M. Monpied n’a pu penser que les typographes pouvaient, à l’aide des filets d’imprimerie, remplacer toute espèce de gravure au trait propre à l’impression. Plus modeste dans ses prétentions, il a voulu prouver seulement que les filets pouvaient être d’un usage beaucoup plus étendu et plus fréquent dans les compositions typographiques qu’ils ne l’ont été jusqu’à ce jour.
- (1) Nous donnerons ce dessin dans un prochain numéro du Bulletin.
- (2) On appelle ainsi le châssis dans lequel les imprimeurs-typographes renferment les caractères et accessoires destinés à l’impression.
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- ARTS ÉCONOMIQUES.
- Convaincus que le travail qui vous est présenté peut être d’une grande utilité à l’art du typographe, en ce qu’il est applicable aux impressions des livres de science, tels que ceux de géométrie, de géographie, de minéralogie , etc., nous avons l’honneur de vous proposer de remercier M. Monpied de sa communication et de publier le présent rapport dans le Bulletin.
- Signé Barre, rapporteur.
- Approuvé en séance s le 6 juin 1849.
- VINS.
- Description d’un appareil pour doser et remplir les vins de Champagne mousseux, par M. Canneaux, de Reims.
- Nous avons publié, p. 169 du Bulletin de 1847, la description d’un appareil à doser et remplir les vins de Champagne mousseux, par M. Rousseau, médecin à Épernay. Celui dont nous allons nous occuper a la même destination ; il a été présenté à la Société en 1844, et a été l’objet d’un rapport favorable fait à l’Académie de Reims.
- Le but que s’est proposé M. Canneaux a été de donner à l’opération du dosage et du remplissage des vins mousseux la plus grande précision possible , en évitant toute déperdition de liquide et de gaz, condition indispensable à la perfection du travail.
- Au moyen d’un tube conducteur adapté à une pompe aspirante et foulante mue par un levier, M. Canneaux prend, dans un tonneau convenablement fermé, la liqueur qui doit servir au dosage. Cette liqueur est amenée dans un récipient cylindrique en cristal, gradué par centilitres, d’où elle est ensuite Classée dans la bouteille par le piston.
- Si la dose ainsi injectée est plus que suffisante pour remplir la bouteille, l’excédant du vin s’échappe par un tube aboutissant à une autre bouteille qui sert de récipient. Dans le cas contraire, c’est-à-dire si la dose est trop faible, on tourne un robinet qui donne passage au vin destiné à cet usage. Ce remplissage tombe d’une troisième bouteille , hermétiquement fermée et dont le bouchon foré par un tube laisse échapper le liquide.
- Dans les diverses phases de l’opération, il n’y a nul contact avec l’air extérieur, aucune évaporation ni perte de gaz. Les récipients parfaitement fermés conservent au vin et à la liqueur leur mousse et leur arôme , et sous ce rapport le procédé de M. Canneaux est préférable au dosage et au remplissage à la main, qui est lent et occasionne des pertes de liqueur.
- I m ouvrier peut doser et remplir deux à trois bouteilles par minute , soit
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- douze cents à quatorze cents bouteilles par jour ; c’est plus que ne peuvent faire deux ouvriers à l’aide des procédés actuels. La dose de liqueur entre complètement dans la bouteille et y reste tout entière.
- L’appareil est peu volumineux et facile à manœuvrer; M. Canneam l’adapte au bloc d’une machine à boucher, de sorte que l’ouvrier qui a déjà dosé et rempli la bouteille peut, sans se déplacer, la boucher aussi lui-même.
- Explication des figures de la planche 1105.
- Fig. 1. L’appareil à doser les vins de Champagne vu en élévation et de face.
- Fig. 2. Le même vu en élévation latérale.
- Fig. 3. L’appareil vu en plan.
- À, assemblage de tuyaux correspondant avec le cylindre en verre B qui forme une pompe aspirante et foulante : il porte à l’extérieur une échelle divisée en centilitres. C, piston de la pompe. D, tige du piston. E, balancier dont le centre de mouvement est en a et auquel est attachée la tige D. Ce balancier est muni d’une poignée pour être manœuvré à la main.
- F, conduit donnant accès à l’air dans le cylindre B, au-dessus du piston.
- G, tuyau destiné à alimenter le cylindre B de la liqueur contenue dans le tonneau H, ou, par le moyen d’un tuyau plus court, de celle de la bouteille renversée I ; en tournant la clef b, la liqueur descend dans la bouteille J. Le trop-plein de cette bouteille se décharge par l’intermédiaire de la clef c à travers le tube K dans la bouteille L.
- Quand la bouteille J n’est pas suffisamment remplie pour être bouchée, on tourne la clef c, le vin s’échappe alors de la bouteille M à travers le tube N et la fontaine aspirante O, l’air ayant été préalablement introduit dans la bouteille M par le tube aspirant d appartenant à la fontaine 0.
- Dans l’opération de doser, comme la liqueur est souvent prise dans la bouteille I plutôt que dans le tonneau, un petit tuyau P peut être adapté à cette bouteille au moyen d’une fontaine aspirante Q. La liqueur se déchargera ainsi directement de la bouteille I dans le cylindre B, et sera précipitée ensuite dans la bouteille J, en foulant le piston C.
- B, petit support en bois sur lequel se fait l’opération : il est poussé de bas en haut par un ressort S que l’ouvrier fait agir en appuyant sur la pédale T.
- U, bâti ou trépied de l’appareil.
- e, petit vase d’étain avec ressort pour recevoir les égouttures de la liqueur, quand on change la bouteille J.
- V V, montants en fer pour établir solidement l’appareil sur le trépied U.
- XX, deux anchettes en métal fixées à la machine pour soutenir les bouteilles I et M. ( D. )
- Quamnte-haitièwe année. Juillet 1319. 20
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- AGRICULTURE.
- CULTURE DU RIZ.
- Rapport fait par M. de Lasteyrie, au nom du comité d’agriculture, sur un mémoire intitulé, Du delta du Rhône et de son amélioration au moyen de la culture du riz, par M. Hippolyte Peut.
- Ce mémoire est divisé en cinq parties : la première, sous le titre d’Améliorât,im agricole du delta du Rhône; la deuxième, sous celui d’Améliora,lion de l’embouchure du Rhône par l’ouverture du canal Saint-Louis ; la troisième , Amélioration des chaussées du Rhône > cl’Arles à la mer; la quatrième , Le barrage du petit Rhône; la cinquième, l’Exécution d’un bourrelet de ceinture dans la partie inférieure du delta pour le préserver des invasions des eaux de la Méditerranée.
- Les quatre dernières parties de ce mémoire étant relatives aux grands travaux hydrauliques, nous nous bornerons à rendre compte à la Société de la première, qui a un rapport immédiat avec l'amélioration et le perfectionnement de l’art agricole.
- Les amis de l’agriculture font des vœux, depuis longtemps, pour que le delta du Rhône, qui, jusqu’à ce moment, n’a produit que des végétaùx insuffisants à la nourriture de quelques troupeaux de moutons, de chevaux et de bœufs, soit enfin amené à une culture productive. Mais un résultat si avantageux ne peut être obtenu que par des travaux et des opérations d’ensemble exécutés sur cette vaste étendue de terrain. C’est sur ce point de vue que l’auteur du mémoire dont nous rendons compte à la Société d’encouragement a engagé la question. C’est par une bonne direction des eaux du Rhône, et par des irrigations bien combinées , qu’on parviendra à couvrir d’abondants produits, des terrains que la nature semblait avoir condamnés à la stérilité. L’auteur du mémoire calcule que, sur 150,000 hectares contenus dans le delta de la Camargue, il s’en trouve 70,000 de terrain ordinaire, et 25,000 de marais susceptibles d’être desséchés, formant un total de 95,000 hectares, qui peuvent être employés à la culture du riz, ou à celle du froment, des prairies et autres produits. Mais, dans la supposition que cette étendue de terre fût seulement consacrée à la culture du riz , elle donnerait 2,500,000 hectolitres de riz, suffisants pour nourrir un million deux cent cinquante mille personnes, et offrirait du travail à plus de dix mille familles. L’hectare d’un terrain, qui ne vaut, dans ce moment, que 4 à 500 francs, s’élèverait, par la culture du riz , à une valeur de plus de 3 à 4,000 francs. Mais, en supposant que les données et les calculs de l’auteur du mémoire soient exagérés, ainsi qu’il paraît, nous pensons cependant que toutes les entreprises de ce genre , même partielles, lorsque les localités le permettront,
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- CULTURE DU RIZ.
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- doivent donner des bénéfices réels, si elles sont combinées avec prudence et dirigées par des hommes habiles.
- La culture du riz a été pratiquée sur une grande échelle, en 1847, après différents essais commencés dans la Carmague ; elle a réussi, dit Fauteur, de manière à donner, dès la première année, des produits très-grands qui payent à un intérêt très-convenable les capitaux employés. Pour apprécier au juste les bénéfices de cette culture, il eût fallu connaître d’une manière exacte les premiers frais de culture, tels que le défrichement, le creusement des canaux destinés à conduire l’eau dans les rizières et à leur donner des écoulements de sortie , et, en outre, les frais de culture dans le courant de l’année; mais l’auteur se contente d’y suppléer en donnant quelques détails insuffisants de cette culture dans la Camargue, extraits d’un journal imprimé à Lyon, et sur lequel on ne peut fonder aucune certitude.
- Une des grandes difficultés qui s’opposent au succès des cultures ordinaires dans la Camargue, c’est l’abondance de sel dont est imprégné le sol. Mais, selon Fauteur, cet obstacle disparait par des irrigations que reçoivent les rizières dans le cours d’une année. Ce fait nous paraît devoir être constaté par une plus longue expérience. Est-il bien certain, ainsi que le dit Fauteur, que le sel ne nuit point à la végétation du riz, mais bien au contraire, et que, ainsi qu’il l’affirme, son grain y acquiert une saveur et une qualité qu’il n’a pas ailleurs, et qui le font rechercher dans le commerce, ce qui est prouvé, ajoute-t-il, par les rizières du delta du Nil? Il cite aussi, pour appuyer son opinion, les Chinois qui exécutent, dans certaines localités, des travaux pour saler de nouveau leurs rizières, lorsqu’ils s’aperçoivent que le terrain est trop adouci. Ces deux faits ne se trouvent, à notre connaissance, dans aucune relation de voyage.
- Il nous paraît impossible, d’après les faits réalisés, jusqu’à ce moment, dans la Carmague , d’apprécier d’une manière positive tous les avantages et les bénéfices que peut produire cette culture. Nous devons cependant regarder cette spéculation agricole comme très-avantageuse, puisqu’on nous affirme que les premiers essais ont parfaitement réussi, qu’on a obtenu par hectare 2,000 hectolitres de riz, et que cette culture, qui n’employait qu’un jardinier en 1844., occupe aujourd’hui plus de quinze cents ouvriers agricoles.
- L’expérience a prouvé que , partout oü la culture du riz a été pratiquée , elle a vicié l’air et occasionné des maladies. Ce fait est constaté en Lombardie , en Piémont, en Espagne et en France. C’est pour cette raison qu’elle a été prohibée en Provence et en Roussillon. Elle fut tentée de nouveau en Auvergne, sous le ministère de Fleury ; mais les maladies qu’elle occasionna provoquèrent une nouvelle prohibition. On affirme cependant que les rizières
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- de la Camargue n ont porté aucune atteinte à la santé des cultivateurs ; la chose étant ainsi, ce serait une exception à une cause générale, sur laquelle on ne saurait prononcer qu’après avoir examiné sur les lieux la configuration et la nature clu terrain sur lequel sont établies ces rizières, la manière dont se fait la culture, ainsi que les irrigations, etc. L’auteur du mémoire dit, pour appuyer le fait qu’il rapporte, que, dans le delta du Nil, la salubrité a crû et croît toujours en même temps que la culture du riz s’étend et se propage. Il est cependant certain que la salubrité a toujours été la même en Égypte depuis des siècles, dans les lieux où se cultive le riz.
- La culture du riz peut-elle avoir lieu sans vicier l’air et sans occasionner des maladies ? C’est une question qui a été faite depuis longtemps, mais qui n’a pas encore été résolue ; c’est dans l’espérance d’y parvenir qu’on a multiplié , depuis près de cent ans, des essais de culture d’une espèce de riz qu’on a nommé , très-improprement, riz sec, et qui pouvait, disait-on, accomplir toutes les phases de sa végétation et parvenir à une complète maturité sans irrigation. Cette erreur s’est propagée par l’autorité de Poivre, qui, ayant vu, en 1750, sur les parties montueuses de la côte de Malabar, le riz cultivé sans irrigation, supposa qu’il pouvait réussir également dans tous les lieux où la chaleur est suffisante. On inséra, peu d’années après, dans les Lettres édifiantes, la relation d’un jésuite qui disait avoir vu cultiver le riz, sans irrigation, sur les montagnes de la Cochinchine. On a également dit que ce riz croissait en Chine, au Tong-King, au Bengale ; mais on ne fit pas attention que les pluies abondantes qui tombent sous la zone torride, ou aux environs, pendant le temps de la végétation du riz, lui fournissaient toute l’eau dont il a besoin, sans qu’il fût nécessaire de lui en donner une plus grande quantité au moyen des irrigations artificielles.
- Cette espèce de riz, introduite par Poivre dans l’île de Madagascar, puis au jardin des plantes de Paris et sur d’autres points de la France, a été soumise à des essais à trois ou quatre époques plus ou moins distantes, et toujours sans succès. C’est ce que j’ai éprouvé moi-même dans une expérience que j’ai faite de cette culture. Ce riz a été également soumis à la culture en Toscane, en Espagne, en Autriche, et, en 1798, en Angleterre, par M. Banks, et partout sans résultat.
- Mais une autre variété de riz, dont la culture pourrait se réaliser avec de grands avantages dans plusieurs parties de la France , est celle que le père Semedo et Duhalde disent être cultivée dans le Pécheli. Le père Gerbillon, dans, un voyage qu’il fit avec l’empereur, a vu cultiver le riz près de Pao-Ning, ville située à 12 lieues au nord-est de Péking, dans une plaine arrosée par les eaux tirées de la rivière Yang-Ho.
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- CULTURE DU RIZ.
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- La Chine nous offre encore une autre espèce de riz dont la découverte est due à Kang-Hi, l’un des empereurs les plus célèbres de l’empire céleste : elle serait d’autant plus précieuse pour la France, qu’elle pourrait se cultiver avec succès dans une grande partie de nos départements, puisqu’elle réussit au delà de la grande muraille où les eaux des rivières gèlent pendant deux ou trois mois de l’année, et où la chaleur de l’été n’est pas plus intense qu’elle n’est en France.
- Voici ce que raconte, à ce sujet, l’empereur Kang-Hi (1) : « Je me promenai, les premiers jours de la sixième lune, dans les champs où l’on avait semé du riz qui ne devait donner sa moisson qu’à la neuvième ; je remarquai, par hasard, un pied de riz qui était déjà monté en épi, s’élevait au-dessus des autres, et était assez mûr pour être cueilli ; je me le fis apporter, le grain en était très-beau et bien nourri; cela me donna la pensée de le garder pour un essai et voir si, l’année prochaine, il conserverait ainsi sa précocité : il la conserva en effet. Tous les pieds qui en étaient provenus montèrent en épis avant le temps ordinaire, et donnèrent leur moisson à la sixième lune. Chaque année , depuis, a multiplié la récolte de la précédente, et depuis trente ans c’est le riz qu’on sert sur ma table. Le grain en est allongé et de couleur un peu rougeâtre ; mais il a un parfum fort doux et d’une saveur très-agréable. On le nomme riz impérial ( yu-mi ), parce que c’est dans mes jardins qu’il a commencé à être cultivé. C’est le seul qui puisse mûrir au nord de la grande muraille, oîi les froids finissent très-tard et recommencent de très-bonne heure ; mais dans les provinces du midi, où le climat est plus doux et la terre plus fertile, on peut en avoir aisément deux moissons par an; et c’est une bien douce consolation pour moi d’avoir procuré cet avantage à mes chers colons. »
- Cette espèce de riz, introduite en France, serait la plus belle et la plus utile conquête que nous pussions faire, et une source immense de prospérité pour la Camargue et pour grand nombre de nos départements.
- Puisque nous sommes entré dans quelques détails sur une culture si importante , si elle n’était nuisible à la santé , on nous permettra d’exposer ici les procédés de culture que nous avons proposés il y a longtemps, et au moyen desquels on parviendrait à se préserver de l’insalubrité des rizières ordinaires. Voici un extrait de ce que nous disions dans un mémoire imprimé , en 1811, dans le Moniteur du 22 juin , page 654.
- Cette méthode consiste à arroser le riz par le moyen d’irrigations périodiques , au lieu de l’inonder, comme habituellement, avec des eaux qui
- fl) Mémoire concernant les Chinois, t. Il, p. 132.
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- AGRICULTURE.
- couvrent de quelques centimètres la surface du sol. Dans cette dernière pratique , en retenant les eaux plus ou moins stagnantes, elles se corrompent promptement par l’effet de la chaleur, des insectes nombreux qui s’y propagent et y périssent, des plantes qui s’y putréfient, etc. L’infection de l’air peut être moins grave par l’écoulement habituel que l’on donne aux eaux dans plusieurs rizières ; mais, dans ce cas même, les habitants n’en sont pas moins sujets à de funestes maladies. La culture du riz exige le dessèchement des rizières, qui doit s’effectuer annuellement trois ou quatre fois, et durer de trois à huit jours et même davantage au temps de la récolte. Alors les eaux, retenues dans )es sillons, dans les rigoles, dans les inégalités du sol, la vase, les herbes, les insectes qui recouvrent le champ, entrent en putréfaction , occasionnent des miasmes pestilentiels qui corrompent l’atmosphère, attaquent les principes de la vitalité, et répandent les maladies et la mort sur tous les points ou s’étend leur funeste influence ; tandis que ces causes de destruction cessent par une irrigation périodique, telle qu’on la pratique, dans le nord de l’Europe , pour les prairies, et, dans les pays chauds, pour les légumes , pour les plantes céréales, pour la vigne, les arbres fruitiers et les autres cultures.
- Le riz est une plante qui ne saurait végéter sans eau ; mais il n’est cependant pas nécessaire, pour le maintenir dans un état de vigueur, que le terrain sur lequel il s’élève soit habituellement couvert de quelques centimètres d’eau ; il suffit qu’il soit constamment imbibé d’une humidité abondante , et que les racines puissent s’abreuver de toute la quantité d’eau qui convient à la nature de leurs fonctions : or il est facile de les placer dans cette situation en répétant les irrigations aussi souvent que la qualité du sol, l’état de l’atmosphère et l’intensité de la chaleur le demandent.
- On conçoit que ce genre d’irrigation, en fournissant au riz la quantité d’eau dont il a besoin pour végéter avec force et parvenir à une maturité complète, n’est pas sujet aux inconvénients que l’on reproche avec tant de raison aux surfaces d’eaux permanentes et nécessairement putrescibles. Le terrain humecté par cette méthode se trouvera dans le même état que nous le voyons pendant les pluies habituelles de l’hiver ou celles qui durent plusieurs jours à l’époque des grandes chaleurs ; mais cet état du sol ne produit, dans ces deux cas, aucune espèce de miasmes funestes à la santé des hommes : d’ailleurs les irrigations qui ont lieu sous les climats les plus brûlants n’ont jamais produit ce genre d’effet.
- On peut élever quelque doute sur le succès de l’irrigation que nous proposons. En effet, tout ce qui n’a pas été soumis à l’expérience ne doit pas être considéré comme un fait et adopté sans réserve ; aussi nous ne donnons
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- CULTURE DU RIZ.
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- rien de positif, nous nous contenterons seulement d’exciter l’attention et le zèle des cultivateurs français qui se trouvent placés dans des localités où il leur sera aisé de consacrer quelques pièces de terrain à une expérience assez facile à exécuter et dont les résultats pourront leur être très-avantageux ainsi qu’à la patrie.
- Nous dirons cependant que plusieurs faits bien constatés , que nous allons rapporter, nous paraissent concluants en faveur du succès de la culture du riz par irrigation périodique. Il est certain que cette céréale végète parfaitement , mûrit bien et donne des récoltes abondantes, ainsi que nous l’avons exposé plus haut, dans plusieurs pays où elle n’est humectée que par les pluies et où, par conséquent, la surface du sol n’est jamais recouverte d’eau. Or il est facile de communiquer au terrain, par le moyen des irrigations , un degré d’humidité pareil à celui qu’il reçoit des pluies les plus abondantes.
- Les Chinois, très-habiles en agriculture et souvent resserrés par une nombreuse population, ont imaginé un genre de culture inconnu au reste du monde. Pour suppléer au sol qui leur manque, ils construisent, avec des bambous ou toute autre espèce de bois , des radeaux qu’ils recouvrent avec des nattes sur lesquelles ils apportent de la terre, et forment ainsi des champs flottants sur lesquels ils sèment et récoltent du riz. Ce fait est constaté par plusieurs voyageurs, et je possède, dans ma collection, plusieurs dessins qui représentent ces îles factices couvertes de riz, dont l’un, colorié et très-bien exécuté, a été fait en Chine. Le riz croît parfaitement, quoique la terre répandue sur ces radeaux ne soit jamais couverte par les eaux qui les supportent ou par celles des pluies ; ce qui ne pourrait arriver sans que ces terrains factices ne fussent submergés à l’instant. Ce fait et les conclusions qui en résultent sont confirmés par un passage à’Eckeberg (1) dont nous donnons la traduction littérale : « On a reconnu que cette manière de cultiver le riz est très-avantageuse ; car la plante reçoit, par la partie inférieure, un degré habituel d’humidité , soit dans la saison des pluies, soit dans celle des chaleurs, sans être endommagée à l’époque de la première , par la raison que les eaux qui tombent du ciel filtrent immédiatement à travers la terre. » On comprend qu’il est facile d’entretenir par irrigation toute espèce de terrain dans un degré habituel d’humidité pareil à celui dont jouissent les rizières flottantes des Chinois. Il est bon d’observer que, dans les provinces les plus méridionales de la Chine , où cette méthode a lieu, l’air de l’atmosphère est sec et brûlant pendant toute la saison où le riz végète.
- La méthode employée en Lombardie pour l’irrigation des prés, désignée , dans ce pays, sous le nom de marcita, nous paraît démontrer la possibilité
- (l) A short accountof the Chinese husbandry, p. 279.
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- d’éviter tes maladies, et de réussir dans la culture du riz en arrosant au moyen d’eaux courantes et continues, sans être contenues par des banquettes.
- Lorsqu’il s’agit de former ces espèces de prairies par plates-bandes plus ou moins larges, on leur donne , dans la partie du milieu , une élévation suffisante pour obtenir, de chaque côté, une pente douce sur laquelle coule uniformément une légère couche d’eau. Cette pente doit avoir assez d’inclinaison pour que l’eau ne reste stagnante nulle part, et être assez douce pour ne pas couler trop rapidement ; toute la surface doit être baignée également. L’eau se répand uniformément sur les deux pentes de la plate-bande , après avoir été conduite sur son sommet par une rigole de distribution ; elle se rend de là dans une rigole d’écoulement, d’oii elle est conduite aux plates-bandes inférieures , ou se continue l’arrosage. Cette eau, étant ainsi toujours en mouvement, non-seulement ne gèle pas par un froid de plusieurs degrés, mais elle maintient le sol dans une chaleur suffisante pour faire végéter Fherbe pendant tout l’hiver ; ce qui accélère la végétation au point de donner six coupes dans le courant d’une année.
- Cette méthode a, outre la salubrité, l’avantage d’exiger une bien moindre quantité d’eau que celle que demandent les rizières ordinaires : il suffit, en effet, que le sol soit entretenu dans un certain degré d’humidité ; ce qui peut avoir lieu par des irrigations périodiques, à quelques jours de distance.
- Enfin nous avons cité, dans le mémoire mentionné ci-dessus, plusieurs faits rapportés par Êben-el-Ewam, dans son Traité d’agriculture, qui prouvent que les Maures, en Espagne, ainsi que les habitants des diverses contrées de l’Orient, pratiquaient la culture du riz par des irrigations à eau courante périodiquement; méthode qui présente plusieurs avantages : 1° la salubrité; 2° l’emploi d’une moindre quantité d’eau ; 3° la maturation du riz sous une température moins élevée : car le terrain, qui n’est pas habituellement couvert d’eau, s’imprègne plus facilement de la température de l’air et de la chaleur produite par le soleil que dans le cas contraire ; i° ce système de culture présente moins de difficultés et de travail pour niveler le terrain et le disposer à recevoir les eaux et à leur donner de l’écoulement ; 5° enfin beaucoup de terrains où l’on ne peut cultiver les céréales ou d’autres plantes, à cause de leur aridité, seraient rendus propres à la production du riz.
- L’encouragement le plus important qui puisse être donné à notre agriculture , la pratique la plus propre à faire rendre à nos terrains stériles ou peu productifs les plus abondantes récoltes, est, sans nul doute , celle des irrigations. Cette vérité a été démontrée à nos yeux lorsque nous avons parcouru les riches plaines de la Lombardie, et les belles cultures du riz et autres produits des terrains arrosés par le Xucar dans le royaume de Valence , où ces eaux, par une distribution admirable dont l’Espagne est redevable aux .Maures,
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- donnent, dans un cours de 6 lieues, un produit annuel de 43,750,000 réaux, à peu près 11 millions de francs.
- Le comité d’agriculture vous propose d’adresser à M. Peut des remerci-ments pour son intéressante communication, et d’insérer le présent rapport dans le Bulletin. Signé de Lasteyrie, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 1 mars 1849.
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- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS CHIMIQUES.
- Description d'un nouveau procédé d’extraction de zinc de ses minerais et de la fabrication de Voxyde du zinc ; par M. Rochaz.
- L’auteur a pris, en Angleterre, le 22 décembre 1847, une patente ayant pour objet deux procédés : l’un, le traitement des minerais de zinc sans employer des creusets ou pots, en évitant des pertes de métal et en économisant le combustible ; l’autre, la fabrication de l’oxyde de zinc dans un appareil particulier.
- 1° Réduction du minerai de zinc. Elle s’opère dans un fourneau circulaire dont la lîg. 1, pl. 1106, est une section verticale prise au milieu de l’axe de la tuyère. Fig. 2. Elévation vue de face du fourneau, du côté où l’on introduit la charge, avec les condenseurs vus en coupe. Fig. 3. Elévation du côté de la tuyère.
- a, orifice par où l’on jette le minerai dans le fourneau; b, registre ou cloison mobile ; c, tampon pour boucher l’orifice a; d , d, ouvertures à travers lesquelles s’écoulent les scories; e, ouverture percée dans le dôme du fourneau et débouchant dans le récipient f, dont la partie inférieure est fermée par un couvercle g, et la partie supérieure par un autre couvercle h, plus grand que le précédent : ce récipient forme une espèce de canal dans lequel se condensent les vapeurs du zinc.
- i, i, fig. 2, ouvertures par où s’échappent les gaz; k, tuyau ou conduit plongeant dans l’eau de la bâche l ; m, tuyère ou porte-vent; n, n, ouvertures pour retirer le zinc réduit : ces ouvertures sont lutées chaque fois que le métal s’est écoulé.
- Voici quel est le mode d’opérer. Le fourneau ayant été chauffé au degré voulu, on y introduit par l’orifice a la charge de minerai mêlé de quelque fondant convenable. Cette charge occupe alors l’espace compris entre la cloison mobile et le tampon ; en retirant le registre , le minerai tombe dans le fourneau sans permettre aux gaz de s’échapper, le tampon ayant été replacé ; il recouvrira alors la couche de combustible incandescent qui s’élève à une certaine hauteur au-dessus de la tuyère. On projette ensuite du combustible sur le minerai; puis on renouvelle la charge, et ainsi alternativement, jusqu’à ce que le fourneau soit rempli. On aura soin de ne pas attendre que la couche de minerai soit tombée au-dessous d’un certain niveau; ce qu’il sera facile de. déterminer par l’expérience.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- Le zinc est volatilisé par la chaleur, et les scories fondues coulent par les ouvertures d, d. Entraîné avec les gaz de la combustion, le zinc volatilisé passe par l’orifice e dans le récipient f, tandis que les gaz du fourneau s’échappent par l’orifice g ; et, comme ces derniers pourraient retenir quelques portions métalliques, on leur fait traverser le tuyau k, où ils se condensent en partie. Par ce moyen, toutes les parties solides sont retenues, et le zinc, mêlé de quelque poussière ou matière étrangère, est retiré par l’orifice n. Le minerai étant ainsi réduit, on en forme une pelote avec le fondant et un peu d’eau ; ces pelotes doivent être d’une dimension telle qu’elles ne puissent pas passer à travers le combustible.
- 2° Fabrication de l’oxyde de zinc. L’auteur emploie pour cet usage un appareil composé d’un fourneau et d’un récipient pour recueillir l’oxyde de zinc. La fig. 4 est une section verticale et longitudinale de cet appareil ; fig. 5, section verticale et transversale sur la ligne A B, fig. 4 ; fig. 6, section horizontale sur la ligne C D, fig. 4.
- a, a, pots ou creusets pour sublimer le zinc : on peut en employer un nombre quelconque; b, b, couvercles de ces pots percés de trous; c, porte de la chambre d’oxydation d; e, canal supérieur à travers lequel passent les gaz et autres produits de la combustion pour se rendre dans la cheminée f; g, g, bassines pour recevoir le zinc en cas de rupture des cornues a : si cet accident arrive, le métal en fusion tombe d’abord sur la sole h, et s’écoule de là dans les bassines g, g ; i, i, fig. C, conduits verticaux pratiqués dans la maçonnerie pour donner issue aux gaz de la combustion ; kk, cloison horizontale séparant la chambre d’oxydation du canal e; l, l, chambres pour recevoir l’oxyde de zinc; m, cheminée d’appel pour favoriser le passage de l’oxyde de zinc mêlé d’air et de gaz à travers les chambres l, l, et successivement au-dessus et au-dessous des cloisons n et o : on peut disposer un nombre quelconque de ces cloisons suivant les dimensions de l’appareil et la quantité d’oxyde à produire ; q, toile métallique tendue verticalement au bout de la chambre l, pour retenir l’oxyde de zinc et permettre en même temps à l’air et aux gaz de passer à travers pour se rendre dans la cheminée m.
- On voit que le fourneau est divisé en trois chambres ou capacités séparées ; la capacité inférieure contient les pots ou creusets chargés de zinc. Ce métal, volatilisé, s’échappe par les orifices percés dans les couvercles, et passe de là dans la chambre d’oxydation e. Les vapeurs du zinc s’oxydent et traversent les chambres l, l soit à l’aide d’un soufflet, soit par le tirage opéré par la cheminée d’appel m. La capacité supérieure e n’est autre chose qu’un étroit canal donnant passage à la fumée et aux gaz de la combustion ; ces gaz échauffent la voûte k, et maintiennent ainsi la chambre d’oxydation à une température suffisamment élevée pour brûler facilement et promptement les vapeurs du zinc. Les cloisons n et o sont destinées à modérer la force du courant et à faciliter le dépôt de l’oxyde dans la chambre l, d’où il est retiré par des ouvertures pratiquées dans les parois latérales du fourneau. (Lond. journ. of arts and manufactures, septembre 1848.)
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- ARTS ÉCONOMIQUES.
- Description d’un procédé de fabrication des tuyaux en terre cuite pour la conduite des eaux et pour d'autres usages; par M. Wishaw.
- L’objet de cette invention , pour laquelle l’auteur a pris une patente en Angleterre le 8 mars 1848, est de produire des tuyaux de toutes formes pour recevoir les fils des télégraphes électriques afin de les isoler, et pour beaucoup d’autres usages qui exigent un certain nombre de tuyaux séparés.
- L’invention consiste 1° dans la formation d’un nombre quelconque de tuyaux ou de conduites pris dans une même masse d’argile , et pouvant s’adapter à toute espèce de formes ou de dispositions extérieures ; 2° dans un mode particulier de fabrication de tuyaux dont la dureté est considérable, soit comme une réunion de plusieurs tuyaux, soit comme tuyaux isolés ; 3° enfin dans un mode d’assemblage de ces mêmes tuyaux.
- 1° La longueur des tuyaux destinés aux télégraphes électriques et pris dans une même masse d’argile est d’environ 2 à 3 pieds : ils sont réunis par le moyen qui sera ci-après indiqué. L’appareil employé pour cette fabrication consiste en une boîte ou cylindre ouvert par le haut dans lequel on jette l’argile préalablement triturée et mélangée. Une plaque circulaire entrant dans cette boîte agit comme un piston pour comprimer fortement l’argile qui sort du côté opposé , auquel est adapté un moule de forme convenable. Le tuyau, en sortant de ce moule, est séché et cuit dans un four à la manière ordinaire.
- Lorsqu’il s’agit de faire des tuyaux courbes ou en équerre, M. Wishaw emploie des moules en plâtre semblables à ceux en usage, avec cette différence que les tuyaux courbes passent dans des espèces de filières fixées à l’extrémité du moule, et qui forment une retraite pour recevoir les bouts de tuyaux droits, qu’on y engage pendant que la matière est encore molle.
- La fig. 7, pl. 1106, est une section verticale de l’appareil pour faire les tuyaux ; la fig. 8, le même vu en plan; fig. 9, coupe verticale du moule dessiné sur une plus grande échelle; fig. 10 , section transversale d’un tuyau pour le passage des fils électriques; fig. 11 et 12, autres formes de tuyaux. *
- a, a, montants ou jumelles de la machine. &, cylindre contenant l’argile ; il est monté sur un axe c tournant sur des paliers d, d, fixés aux jumelles a, a. e, piston pour comprimer l’argile : il descend dans le cylindre à l’aide d’une vis f. g, anneau ou cercle faisant corps avec l’extrémité du cylindre, h, moule conique. La plaque du moule forme le fond du cylindre et empêche l’argile de passer en dehors ; elle s’introduit dans les canaux ménagés dans la partie conique du moule. La plaque dont nous venons de parler est munie de guides k, auxquels sont attachées des tringles de fer i, agissant comme des mandrins, pour former les cavités intérieures ou canaux dans l’argile à mesure qu’elle est forcée de pénétrer dans le moule par la descente du piston. I est une table mobile qui reçoit le bout du tuyau j, lorsqu’il est sorti du moule ; cette table descend à mesure que le tuyau augmente de longueur.
- Le moule proprement dit consiste en une plaque avec une seule embouchure allon-
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- gée et une série de tringles ou mandrins; mais, pour accélérer la fabrication de ses tuyaux, l’auteur emploie des moules dans lesquels on a ménagé deux ou un plus grand nombre de mandrins et de tringles ; par ce moyen, il peut fabriquer plusieurs tuyaux à la fois.
- Les tuyaux, fabriqués par l’appareil que nous venons de décrire, sont ensuite mis à sécher, puis unis à l’extérieur par les moyens connus, et intérieurement en y passant un morceau de cuir ou autre substance convenable attachée à une tringle de fer. Chaque longueur ou tronçon de tuyau est muni d’une douille pour recevoir le bout opposé d’un autre tuyau. Le tout est ensuite introduit dans un four à poterie ordinaire, après avoir été recouvert, intérieurement et extérieurement, d’un vernis. Lorsqu’on emploie ces tuyaux, on les réunit bout à bout à l’aide d’un lut quelconque.
- L’auteur ne s’attache pas à la forme cylindrique des tuyaux ; il peut leur en donner une tout autre et varier aussi leurs parois intérieures suivant la disposition des tringles i, i. Ainsi l’on pourra obtenir du même bloc d’argile deux tuyaux, dont l’un servira à amener l’eau et l’autre à l’évacuer.
- 2° Pour produire un assemblage de tuyaux, l’auteur emploie des moules coniques représentés en plan et en coupe, fig. 13 et 14 : ils sont préférables aux moules ordinaires, en ce qu’ils offrent un plus long trajet au passage de l’argile. Au moyen de ces nouveaux moules, l’argile est fortement comprimée et étirée à travers l’embouchure du moule, sous forme de tuyaux de longueurs déterminées.
- 3° La troisième partie de l’invention de l’auteur a pour objet la réunion d’un certain nombre de tuyaux de poterie par la méthode suivante.
- L’auteur combine un assemblage de tuyaux accolés par les moyens ci-dessus décrits; ou bien, au lieu de les prendre dans la même masse, il les forme isolément et les réunit ensuite par un collier ou manchon. La fig. 15 est une section d’un assemblage de deux bouts de tuyaux de poterie avec un mandrin m, dans lequel sont engagés les tubes de verre n; ces mandrins peuvent être faits en terre cuite, en verre ou en toute autre matière, mais l’auteur préfère la gutta-percha. La fig. 16 montre l’assemblage de deux longueurs de tubes de verre semblables ; dans ce cas, le mandrin est chauffé, les tubes de verre le sont également, et le tout est luté avec un mastic dont on se sert pour les appareils électriques, o est un collier en verre recouvrant la jonction des deux tuyaux : il est fixé en place par deux gouttières creusées dans son intérieur et correspondant à deux gouttières semblables pratiquées sur la surface des tuyaux ; on coule dans ces gouttières un ciment ou mastic, et alors la réunion est assurée. On peut supprimer les tubes de verre et faire passer les fils à travers les mandrins : ils se trouveront ainsi suffisamment isolés.
- La quatrième partie de l’invention consiste dans un nouveau mode d’assemblage des tuyaux en poterie, de manière à rendre cet assemblage impénétrable à l’air.
- Les fig. 17 et 18 sont des sections verticales, et la fig. 19 une vue en plan de deux tuyaux p, q, assemblés bout à bout par un ciment liquide ou en pâte introduit dans la cavité r, et remplissant la gouttière s creusée par moitié dans chacun des tubes. Ce mastic est composé d’asphalte ou de gutta-pereha. Les joints, ainsi formés, préyieu-
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- NOTICES 1 NIH 1STRIEUÆS.
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- dront les fuites de l’air, des gaz ou autres fluides. On peut donner aux gouttières la forme de queue-d’aronde, comme le montre la fig. 18; la réunion n’en sera que plus intime, après que le mastic aura acquis la dureté nécessaire. Des tuyaux assemblés de cette manière seront propres à une infinité d’usages. tels que la conduite des eaux, etc. (Lond. journ. of arts and manufactures, octobre 184.8.)
- AGRICULTURE.
- Note sur les écoles de villages en Irlande.
- Après différents essais qui ont été faits en Angleterre et en Irlande, pour rétribuer un maître d’école de village, au moyen de quelques heures du travail de ses élèves, dans une petite ferme appartenant à l’école, essais qui ont infiniment mieux réussi qu’on n’osait l’espérer, on s’occupe maintenant de l’éducation des jeunes gens qui se destinent à devenir maîtres d’école. Il y en avait, au commencement de 18 44, cent dans une école normale à Dublin, qui se rendaient, plusieurs fois par semaine, dans une ferme-école nommée Glasnevin, à peu de distance de Dublin. Us y reçoivent l’instruction agricole pratique et théorique nécessaire pour les mettre en état de conduire la culture d’une ferme de quelques hectares, qui devra être cultivée par eux au moyen de la bêche, que les enfants du village emploieront pendant les trois heures de travail qu’ils fourniront pour payer les trois heures d’instruction reçues; de cette manière, les parents n’auront à débourser que 10 centimes par semaine, et les écoliers apprendront, en même temps, à bien cultiver leurs petites fermes ou leurs jardins, au moyen des différents travaux qu’ils auront à exécuter dans la culture du maître d’école.
- Voici le compte que l’un de ces fermiers, maître d’école, nommé Cruttendm, qui dirige l’école de Willingdon, dans le comté de Kent, rend à M. Colman de sa culture :
- Première lettre de M. Cruttenden ( avril 1842 ).
- J’ai vingt écoliers, auxquels j’apprends à lire, à écrire et à compter, ainsi que leur religion, sous la surveillance du ministre. Les leçons durent depuis neuf heures du matin jusqu’à midi. Pour cela, chacun me donne 10 centimes par semaine et trois heures de travail par jour, depuis deux jusqu’à cinq heures de l’après-midi. Je n’ai pas encore perdu un élève par mécontentement, et je suis heureux de pouvoir dire qu’ils m’aident dans mes travaux de culture avec beaucoup de bonne volonté.
- Je cultive 2 hectares pour lesquels je paye un loyer de 375 fr., 125 fr. pour la maison, en tout 500 fr. Je n’ai ni prés ni pâturages, cependant je nourris deux vaches, une génisse et un veau dans une étable où ils se font face deux à deux; entre les deux rangées se trouve un corridor d’ou on remplit leurs mangeoires. Je n’ai pas eu besoin d’un vétérinaire pour ces bêtes, qui ne sortent jamais de l’étable.
- Je fais du fromage maigre, façon de hollande, avec le lait écrémé.
- Au moyen de la nourriture à l’étable, je puis nourrir le double des bêtes que je pourrais avoir si elles allaient en pâture : cela fait plus que tripler le fumier, et me procure beaucoup plus de grains.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- Le premier hiver, mon bétail a été nourri avec de la paille, des navets ou rutabagas et des betteraves ; maintenant on lui donne, en outre, du foin de trèfle.
- Mes citernes à purin m’ont surtout rendu de grands services ; l’une est près de l’étable, l’autre près de la porcherie.
- Je viens de tuer un cochon pesant 106 kilog., et j’en ai consommé déjà un du même poids, car j’ai femme et quatre enfants.
- Deuxième lettre de M. Cruttenden ( 14 avril 1843 ).
- Suivant votre désir, je vous informe, monsieur, qu’il me reste de la récolte de l’année dernière, qui a été cependant peu favorable à cause de son excessive sécheresse, après avoir été nourri avec les miens, et avoir tout payé, loyer et frais divers, 1,000 fr.
- J’ai bien de la satisfaction à vous annoncer que les principaux fermiers de la paroisse ont pris à leur service six de mes élèves, quoique le plus âgé d’entre eux n’ait pas plus de douze ans, et tous les six viennent prendre leur leçon le soir, et me donnent, pour cela, 40 centimes par semaine, prélevés sur leurs gages. Leurs maîtres ont adopté les citernes pour arroser leurs récoltes avec du purin.
- Troisième lettre de M. Cruttenden ( en mars 1844 ).
- Le produit de mes 2 hectares, en 1843, a été comme suit :
- Mon froment a produit 24 hect. 55 lit., qui, à 65 fr. les 280 lit., font 569fr. » c.
- 840 litres d’avoine, à 26 fr. 25 c. les 280 litres. 78 75
- 490 litres d’orge, à 37 fr. 50 c. les 280 litres. . . , . 65 60
- 42 hectolitres de pommes de terre, à 10 fr. les 280 litres. 150 »
- 280 litres de pois, à 47 fr. 50 c. pour ladite mesure. 47 50
- Un gros cochon vendu 120 »
- Un petit id. id 31 85
- Un jeune veau vendu 37 50
- Un cochon pesant 100 kilogrammes, pour la consommation. . 95 »
- Lait et beurre 275 »
- Un veau élevé 62 50
- Une jeune truie 50 »
- 280 litres de froment de moindre qualité 50 »
- Total. . 1,632 fr. 70 c.
- Le loyer à déduire 625 »
- Reste. . . 1,007 fr. 70 c.
- Quatrième lettre de M. Cruttenden ( en mars 1845 ).
- Monsieur, je vous adresse la rotation de six ans que j’ai adoptée, ainsi que les quantités de semence.
- J’emblave 60 ares de froment, qui est semé en lignes à 9 pouces anglais ( 23 cent. )
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- les unes des autres, et à raison de 222 litres par hectare. Je sème au printemps 40 ares de ce champ de blé en trèfle, à raison de 34 litres de graine par hectare, pour pouvoir nourrir mes vaches au vert en été et faire du foin pour l’hiver. On le fauche trois fois, car on l’arrose chaque fois avec du purin.
- Je sème au printemps 40 ares, soit en orge, soit en avoine, aussi en lignes, car tout est sarclé par mes écoliers. En automne, au mois de septembre, on avait semé 20 rod’s ( ou 5 ares ) en seigle fourrage et 60 rod’s (ou 15 ares) en vesces d’hiver, qui, aussitôt qu’on les a fauchés pour la consommation en vert des vaches, sont cultivés et plantés en pommes de terre ou en turneps, qui sont ensuite remplacés par du froment. Le reste du terrain est semé en rutabagas, betteraves, carottes, pommes de terre, pour la nourriture d’hiver ; enfin je sème aussi, au printemps, des vesces pour fourrages verts.
- Deuxième exemple d’école de village dont le maître est payé par le travail de ses élèves, et à raison de 14 centimes par semaine.
- Un propriétaire de la paroisse, ayant, vu si bien réussir l’école de Willingdon , engagea la paroisse voisine d’East-Dean à louer 2 hectares de terre et une maison à un pauvre estropié, qui, deux années auparavant, avait été obligé d’entrer dans la maison d’East-Bourne, avec sa femme et ses sept enfants. Cet homme, qui se nomme Harris, entra, au printemps de 1842, dans cette ferme-école. La dépense qu’il occasionnait, lorsqu’il était avec sa famille dans la maison des pauvres, se montait annuellement à 1,800 francs.
- Maintenant, au moyen des trois heures de travail que les écoliers donnent à Harris, pour ses trois heures de leçons, il fait vivre sa femme et ses sept enfants, et il a encore de l’argent de reste, après les avoir bien vêtus.
- On pourrait citer ici d’autres écoles de village qui se soutiennent au moyen du travail des écoliers et qui prospèrent; on en établit de nouvelles à mesure que cette méthode si simple et si utile vient à être connue davantage.
- Ces écoles n’ont pas besoin d’une surveillance aussi exacte que les écoles ordinaires, car, si le maître rudoyait les enfants, comme cela arrive à des magisters qui ont un salaire fixe, les enfants ne reviendraient pas, et son intérêt est d’en avoir beaucoup dans son école, afin d’en avoir aussi beaucoup dans ses champs.
- Le maître d’école est intéressé à bien cultiver la petite étendue de terrain dont il dispose, car c’est sur son produit qu’il doit compter pour vivre et pour payer son loyer.
- Il est avantageux pour les propriétaires de louer des terres pour cet usage, car la culture à la bêche, tout en donnant beaucoup de produits divers, améliore les terres, surtout la nourriture à l’étable étant adoptée, chose indispensable sur une aussi petite étendue de terrain.
- Les parents sont intéressés à envoyer leurs enfants dans ces écoles, pour lesquelles ils n’ont presque rien à débourser ; car leurs enfants, tout en s’instruisant, apprennent l’état de cultivateur, qui doit les faire vivre.
- Les fermiers des environs profitent des bons exemples de ces petites cultures soignées,
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- si bien sarclées, où les bestiaux, étant nourris à l’étable, font beaucoup plus de fumier, et dont les urines, réunies dans des citernes, sont d’une si haute utilité.
- Il y a maintenant sept établissements en Irlande où l’on forme de jeunes cultivateurs; on a l’intention d’en établir bientôt vingt-cinq autres, ayant chacun une petite ferme attachée à l’école.
- En Angleterre il s’établit des écoles de village dont les maîtres sont rétribués par le travail de trois heures par jour de leurs écoliers ; lady Byron, veuve du célèbre poète , en a établi deux ou trois (1).
- Extrait des procès-verbaux des séances du conseil d’administration de la Société
- d’encouragement.
- Séance du 20 juin 1849.
- Correspondance. M. E. Bourdon, ingénieur-mécanicien, rue du Faubourg-du-Temple, 74, adresse une réclamation sur le passage qui le concerne du rapport de M. Le Chatelier, au nom du comité des arts mécaniques, sur le résultat du concours au prix proposé pour le perfectionnement des machines à vapeur destinées à imprimer un mouvement de rotation continu. Ce passage est ainsi conçu : « M. Bourdon, constructeur de machines, à Paris, avait annoncé l’intention de concourir; mais il n’a jusqu’ici fourni aucune pièce et n’a soumis aucun appareil au jugement de la Société; il doit être, en conséquence, considéré comme s’étant, retiré du concours. »
- M. Bourdon assure ne s’être point retiré du concours, et, comme il peut résulter pour lui de cette interprétation un grave préjudice, il prie la Société de vouloir bien faire rectifier cette erreur.
- M. le secrétaire fait observer que, lors de la clôture du concours, M. Bourdon n’avait pas déposé de mémoire descriptif ni de dessin qui fît connaître le système de machines qu’il soumettait, et qu’en l’absence de ces pièces le comité des arts mécaniques n’a pu se prononcer; mais qu’il est prêt à faire des expériences sur cette nouvelle machine, dont il sera rendu compte ultérieurement.
- M. Dufour, aux Martigues (Bouches-du-Rhône), désirant prendre part au concours ouvert par la Société pour le perfectionnement des locomotives, demande d’être dispensé de remplir certaines conditions imposées par le programme.
- M. Bourdin, horloger, rue de la Paix, 28, adresse l’ampliation du brevet qu’il a pris pour un balancier compensateur sur lequel il a appelé l’attention de la Société.
- M. Legris, rue Boutebrie, 28, adresse la 37e autographie intitulée, Nouvelle machine à vapeur pouvant donner vingt fois plus de force que toutes celles connues, pour une meme quantité de combustible, etc.
- M. Artur, professeur de mathématiques, rue Saint-Jacques, 56, demande que la
- (1) Extrait du Deuxième voyage en Irlande et en Angleterre, par M. le comte de Gourcv, imprimé en 1849 chez madame veuve Bouchard-Jfuzarù, rue de l’Éperon, a.
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- Société fasse procéder à l’ouverture de deux paquets qu’il a déposés au secrétariat, savoir, le premier le 18 décembre 1847 et le second le 17 janvier 1849, et de constater
- 1° Que le premier dépôt renferme les équations des surfaces des ménisques, telles qu’elles sont données et détaillées dans les numéros 19 et 20 de la suite de sa Théorie élémentaire de la capillarité et de son application ;
- 2° Que le deuxième dépôt renferme les calculs relatifs à la résistance que la cohésion à la surface libre de l’eau oppose à la chute des corps non mouillés, et multiplicité des corps non mouillés qui peuvent flotter les uns à côté des autres sur le même liquide. Explication d’une expérience de M. F. Donny.
- M. Artur ajoute que cette nouvelle publication contient les différences entre les actions d’une trombe, suivant qu’elle tourne de droite à gauche ou de gauche à droite ; la description de la trombe de Malaunay et Mon ville, près Rouen ; la réfutation des diverses théories que l’on a données de ces météores désastreux, l’indication des causes qui les produisent, les calculs relatifs à leurs effets, etc. ;
- De nouvelles applications des effets capillaires aux actions dites de contact en chimie ;
- L’examen de la nouvelle branche de physique de M. Boutigny : M. Artur annonce avoir prouvé que les résultats de toutes les expériences indiquées par l’auteur, ainsi que la congélation du mercure dans un vase chauffé, par M. Faraday, sont conformes aux lois connues de la physique ;
- Les conséquences que l’on déduit des équations nos 19 et 20, ainsi que l’application de celle du n° 19 à la section de la surface du ménisque d’alcool anhydre entre deux plaques verticales parallèles et éloignées de 1 millimètre ;
- Des conséquences qui résultent des longueurs mesurées des divers ménisques que forme un môme liquide dans des tubes mouillés et entre des plaques parallèles et mouillées.
- M. Combes, secrétaire, conformément aux intentions de M. Artur, après avoir reconnu l’intégrité des cachets, procède à l’ouverture des paquets, et constate qu’ils renferment les mémoires annoncés par leur auteur.
- M. de Montrer eux, maire d’Arracourt (Meurthe), transmet une note sur un moyen de détruire les chenilles.
- Mme Rubigny, à Montmartre, annonce avoir découvert un moyen de guérir la maladie des pommes de terre, et demande que la Société nomme une commission pour recevoir la communication de ses procédés.
- MM. Masse et Tribouillet, à Neuilly, appellent l’attention de la Société sur leurs procédés de fabrication d’acide gras et de bougies par des moyens nouveaux, et sur ceux de graisse et d’huile pour savon, corroierie, machines, etc.
- Ils joignent à leur demande des échantillons de leurs produits.
- M. Ormières, rue de la Fidélité, 5, dépose une notice sur les localités qui produisent les lichens les plus propres à la fabrication de l’orseille, l’indication des auteurs qui ont traité de cette fabrication, les améliorations qu’il serait utile d’introduire dans cette industrie, et les expériences nécessaires pour constater ces améliorations. Quarante-huitième année. Juillet 1849. 21
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- Le même M. Ormières exprime le désir de concourir au prix à décerner, en 1850, pour le foulonnage des draps ; craignant d’être absent de Paris à cette époque, il désire faire connaître au comité des arts mécaniques ses appareils à fouler les draps.
- M. Ormières entre dans quelques détails sur son mode d’opérer.
- Les ouvrages dont les titres suivent sont déposés sur le bureau :
- 10 Traité de cinématique ( mécanique appliquée aux machines au point de vue géométrique) ou Théorie des mécanismes, par Ch. Laboulaye, ancien élève de l’école polytechnique ;
- 2° Suite de la Théorie élémentaire de la capillarité et de son application à la physique, ci la chimie et aux corps organisés, par J. F. Artur, agrégé suppléant de Paris, docteur ès sciences ;
- 3° Voyage agricole en Belgique et dans plusieurs départements de la France, suivi de quelques articles extraits des journaux d’agriculture anglais, par M. Conrad de Gourcy;
- 4° Les numéros des 7, 10, 14 et 17 juin du Moniteur industriel ;
- 5° Belgique industrielle des mêmes dates ;
- 6° L’industrie française depuis la révolution de février, par M. Audigane, chef de bureau au ministère de l’agriculture et du commerce ;
- 7° Éclairage au gaz mixte par un système nouveau de distillation ;
- 8° Annales de la Société centrale d’horticulture de France, mai 1849;
- 9° Annales de l’agriculture française, juin 1849 ;
- 10° Journal des économistes, n° 99, 15 juin 1849;
- 11° Le Courrier français des 9 et 11 juin, renfermant des articles de M. Gardissal sur l’exposition des produits de l’industrie française.
- Rapports des comités. Au nom d’une commission spéciale, M. Jomard lit un rapport sur le Dictionnaire étymologique des mots techniques tirés du grec , par M. Mar-cella.
- L’auteur a demandé qu’il fût rendu compte de son ouvrage. Une telle demande ne pouvait être accueillie par la Société que dans un sens, savoir, l’utilité qu’il peut y avoir, pour les industriels, soit de comprendre la véritable acception des mots de cette espèce qui ont du rapport à l’industrie, soit de savoir former des mots réguliers pour dénommer les arts nouveaux, les industries nouvelles. C’est sous ce rapport seulement que M. Jomard entretient la Société du livre de M. Marcella.
- Bien que l’auteur ne donne pas les règles à suivre pour créer des mots réguliers, on ne saurait répondre par l’affirmative qu’il a introduit dans son ouvrage tous les mots techniques qui méritent d’y entrer. En composant son dictionnaire, M. Marcella n’avait pas pour objet spécial l’industrie. M. Jomard ajoute qu’il ne serait pas sans utilité de faire un travail de ce genre, et il croit que la composition d’un tel ouvrage mériterait de paraître sous les auspices de la Société.
- Quant au dictionnaire étymologique général de M. Marcella, son mérite est de réunir en un seul volume la plus grande partie des mots français dérivés de la langue grecque, avec l’indication et la signification des racines.
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- M. Jomard pense que la Société doit remercier l’auteur de l’hommage qu’il lui a fait de son ouvrage. (Approuvé. )
- Au nom du comité des arts économiques, M. de Sihestre lit un rapport sur les briquettes pyrogéniques présentées par M. Fernandez.
- Le comité signale les avantages de ces briquettes, qui sont composées de suif épuré, de sciure fine de bois, de fèces d’huile, de braise pulvérisée et de pommes de pin réduites en poudre ; leur forme carrée et leur peu de volume les rendent très-portatives ; il suffit, pour les allumer, de toucher un de leurs angles avec une allumette enflammée : elles brûlent alors sans donner plus d’odeur et de fumée que les bougies stéariques ; leur flamme est assez intense, et dure un temps suffisant pour que le bois d’une cheminée puisse être allumé; de plus, l’absence d’odeur et de fumée permet de les employer pour chauffer un liquide, à défaut de lampe à l’esprit-de-vin.
- La modicité de leur prix ajoute encore aux avantages ci-dessus mentionnés ; mais le comité fait observer que ces briquettes n’ont pas assez de solidité, surtout lorsqu’elles sont nouvellement confectionnées.
- En résumé, le comité des arts économiques pense que l’invention pour laquelle M. Fernandez a pris un brevet d’invention mérite l’approbation de la Société; il propose , en conséquence, de remercier l’auteur de sa communication et de faire insérer le rapport dans le Bulletin.
- M. Comhes fait observer que cet objet est de peu d’importance, et que, sous le rapport de la prompte combustibilité de ces briquettes et de la chaleur que conservent les cendres, elles présentent des inconvénients ; il pense qu’il suffit de remercier l’auteur de sa communication.
- Le conseil, après avoir entendu le rapporteur dans ses réponses, vote des remercî-ments à M. Fernandez.
- Communications. En remettant sa nouvelle publication, M. Artur montre que l’on peut couvrir de fer une surface indéfinie d’eau.
- Pour le prouver, il fait arriver l’un près de l’autre des bouts de fil de fer qui ont 1 centimètre de longueur, et dont la somme des diamètres est pour les uns d’un 21e de centimètre et pour les autres d’un 28e de centimètre.
- Il a fait flotter côte à côte plus de cinquante des premiers fils de fer, puis jusqu’à cent des derniers, au bout desquels il en fit arriver trente côte à côte dans la direction qui leur était perpendiculaire, afin de montrer que l’on peut en amener tout autour de la masse flottante.
- Avec de la patience, on parviendrait à en faire flotter un nombre indéfini, surtout des derniers, comme l’indique, d’ailleurs, le calcul. -
- Pour réussir dans ces expériences, il ne faut pas agiter l’eau, dans la crainte de briser momentanément la pellicule condensée de sa surface libre ; il convient de polir le fil de fer en le frottant avec de l’émeri ou de la cendre, etc., puis de l’enduire d’un corps gras solide et de l’essuyer jusqu’à ce que cette couche devienne insensible, afin d’empêcher qu’il soit mouillé.
- On pose ensuite successivement les bouts de fil de fer sur l’eau, au moyen d’un
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- corps mouillé et plongé dans le liquide (bois, etc.), et on les pousse l'un après l'autre vers la masse flottante, auprès de laquelle ils vont eux-mémes se placer.
- L’auteur explique ensuite, sur le tableau, les actions moléculaires publiées, en 1842, dans sa Théorie élémentaire de la capillarité, qui condensent la surface libre des liquides , puis celles des parois qui se joignent aux analogues des précédentes pour condenser chaque liquide auprès des solides.
- Dans le cas des solides mouillés, l’action de la paroi agit plus énergiquement que le liquide pour le condenser, et, de plus, le résultat total de la condensation du même fluide auprès de chaque solide surpasse toujours la somme des deux actions partielles du liquide et de la paroi.
- Au moyen des élévations des liquides dans des tubes mouillés de différents diamètres, M. Artur a trouvé que ces condensations font adhérer au verre des couches dont les épaisseurs sont de 0mm,033 pour l’eau, de 0mm,046 pour l’alcool anhydre et de 0m“,044 pour l’éther sulfurique pur, de 0mm,032 pour l’essence de térébenthine pure, de 0mra,045 pour l’ammoniaque la plus concentrée, de 0mm,112 pour l’acide sulfurique monohydraté pur.
- Il montre ensuite que chaque partie d’un liquide qui est entre deux solides assez rapprochés se trouve condensée par les actions des fluides et par celles des deux parois, puis, comme ci-dessus, que la condensation définitive éprouvée par chacune de ces diverses parties surpasse toujours la somme des actions partielles qui existent sur elle.
- Passant ensuite aux solides poreux divisés en copeaux, en poussière plus ou moins fine, etc., M. Artur fait voir que les diverses parties des liquides qui pénètrent dans leurs espaces capillaires y éprouvent des condensations provenant de leurs actions et de celles qui sont dues à une portion qui peut aller jusqu’à la totalité des parois de chaque petit espace, et enfin que le résultat total de la condensation de chaque partie du fluide dans ces espaces capillaires surpasse toujours la somme des actions partielles qui agissent sur elle.
- Les mêmes effets se produisent sur les gaz qui pénètrent dans les liquides et dans les solides poreux divisés en copeaux, en poussière plus ou moins fine, etc.
- Dans sa Théorie élémentaire de la capillarité, les expériences ont, mathématiquement, conduit l’auteur à cette conséquence, à savoir, que l’ammoniaque est liquéfiée sur les contours des pores de l’eau, et qu’il en reste encore à l’état gazeux aux centres des mêmes pores, etc.
- M. Artar applique les résultats des actions capillaires à l’explication de tous les faits dits de contact en chimie, en prenant pour exemple le bioxyde d’hydrogène ainsi que les autres substances qui offrent des phénomènes analogues ; il explique la formation des vésicules des nuages, indique les causes des brouillards, des vents, des ouragans, des tourbillons, des trombes ; il en décrit plusieurs, effectue les calculs qui s’y rapportent, etc., explique plusieurs phénomènes organiques, etc.
- Enfin l’auteur regarde les phénomènes capillaires comme formant le lien naturel entre la chimie, la physique et l’organisation.
- M. le président adresse à M, Artur les remercfments du conseil pour sa communication.
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- Séance du 4 juillet 1849.
- Correspondance. M. le ministre de la marine annonce que M. Pouget, industriel de la Guyane française, s’est, depuis plusieurs années, occupé, dans cette colonie, de la fabrication de la colle de poisson, en employant, à cet effet, la vessie natatoire d’un poisson, nommé maclioiran, qui abonde sur les côtes de la Guyane.
- Par suite des conseils éclairés qui ont été donnés à M. Pouget et des encouragements par lesquels le gouvernement a secondé ses persévérants efforts, il est successivement parvenu à introduire, dans la préparation de ce produit, des perfectionnements de plus en plus marqués.
- Un échantillon de colle de poisson préparé par'tflf’fabricant vient d’être admis à l’exposition des produits de l’industrie nationale. M. le ministre invite le représentant de M. Pouget, à Paris (M. Claude, rue Samson, 5), à en détacher une certaine quantité, dans la pensée que la Société d’encouragement voudra bien l’examiner et exprimer son avis sur une production qui peut avoir un grand intérêt pour notre colonie, surtout si, à l’aide de nouveaux perfectionnements qui y seraient apportés, il peut, comme on l’espère, rivaliser bientôt avec l’ichthyocolle de Russie.
- M. le ministre verrait avec une vive satisfaction que par son bienveillant concours la Société d’encouragement contribuât à faire connaître ce produit.
- MM. Zuber et compagnie, à Rixheim ( Haut-Rhin ), exposent que la fabrication de l’outremer artificiel est une des plus belles conquêtes de la chimie moderne; la Société d’encouragement pouvant, à juste titre, revendiquer la gloire de l’avoir provoquée et encouragée, ils espèrent qu’elle accueillera avec intérêt l’annonce d’un établissement qu’ils viennent de créer pour fabriquer cette couleur par des procédés perfectionnés.
- Jusqu’ici il n’existait en France que deux fabriques d’outremer, celle deM. Guimet, inventeur des procédés et dont les produits occcupent le premier rang, et celle de M. Courtial, créée depuis quelques années seulement.
- En Allemagne, par contre, cette industrie a pris récemment un certain développement; les procédés de fabrication de ce pays paraissent différer de ceux usités en France, et ses produits sont, sous plusieurs rapports, préférables aux produits français.
- Désirant conserver à la France sa supériorité dans cette branche d’industrie, MM. Zuber et comp. se sont approprié les procédés de fabrication allemande dans l’établissement qu’ils viennent de fonder, et ils soumettent à l’examen de la Société d’encouragement des échantillons de leurs produits.
- Voici en quoi consistent les avantages que présente leur méthode de fabrication : 1° une plus grande variété de teintes soit plus claires, soit plus foncées que les outremers français qui ne présentent généralement qu’une teinte unique; 2° une plus grande vivacité de tons ; 3° des nuances d’un bleu pur exempt de reflets rosés qui caractérisent l’outremer français. Cette circonstance permet l’emploi de ces sortes pour des mélanges dans lesquels la nuance rosée ne produirait que des tons ternes, notamment pour les bleus très-clairs et pour les verts.
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- PROCÈS- VERBAUX.
- Les échantillons que MM. Zuber et eomp. adressent sont composés de leurs sortes les plus courantes.
- Ils ajoutent que leur établissement occupe déjà une trentaine d’ouvriers et la force motrice de six chevaux : il est monté pour pouvoir pousser la production jusqu’à 30,000 kilogr. d’outremer par an, et ils ont lieu d’espérer pouvoir, sous peu, atteindre ce chiffre.
- De l’ensemble de ces indications et de l’examen de leurs échantillons, MM. Zuber espèrent que la Société déduira que, pour avoir importé en France, en se soumettant à d’énormes sacrifices, la fabrication de l’outremer d’après les meilleures méthodes connues en Allemagne, ils ont fait faire un nouveau progrès à cette intéressante industrie. Telle est, au reste, l’opinion de M. Guimet lui-même, qui a adressé à MM. Zuber, le 2 avril dernier, la lettre suivante :
- « J’ai reçu, avec votre lettre du 28 mars, les échantillons d’outremer de votre fabrication que vous avez bien voulu m’adresser ; je les trouve fort beaux, et je vous félicite bien sincèrement de ce résultat qui vous fait honneur. Je vois avec plaisir les progrès d’une industrie au développement de laquelle je m’intéresse vivement, sans me préoccuper si mes intérêts de fabricant doivent en souffrir. La concurrence dans ses limites raisonnables augmente la consommation en créant de nouveaux acheteurs, et le résultat est à peu près le même pour les manufacturiers. »
- MM. Racine frères, à Besançon , adressent des échantillons d’indigo, préparés par eux, comme un nouveau produit qui remplace le carmin d’indigo.
- M. Villard (Claude), mécanicien, à Lyon , adresse le dessin et la description d’un système de pompe qui consiste dans l’application d’une cloche creuse qu’il appelle récipient mobile, portant à sa base un piston à clapet et marchant dans un corps de pompe cylindrique.
- M. Caries, lithographe-éditeur, rue Jean-Jacques-Rousseau, 12, fait hommage à la Société d’un exemplaire du traité de dessin linéaire qu’il vient de lithographier et d’éditer, et qui est intitulé, Exercices de dessin linéaire professionnel à Vusage des ouvriers menuisiers, ébénistes, serruriers et charpentiers.
- M. de Bemy, rue Saint-Honoré, 298, dépose un paquet cacheté.
- Le dépôt est accepté.
- Les ouvrages suivants sont déposés sur le bureau :
- 1° Séance et travaux de l’Académie de Reims, année 1848 à 1849, numéro 13 ;
- 2° Bulletin de la Société pour l’instruction élémentaire, mai et avril 1849 ;
- 3° Le Technologiste, juillet 1849;
- 4° Annales des chemins vicinaux, avril 1849;
- 3° Réforme agricole, scientifique et industrielle, sous la direction de M. Boubée, mai 1849 ;
- 6° Le Brevet d’invention, moniteur de la propriété, sous la direction deM. Gardissal;
- 7° La Belgique industrielle du 21 juin ;
- 8° Le Moniteur industriel des 21, 24, 28 juin et 1er juillet 1849.
- M. Leblanc, membre du comité des arts chimiques, met sous les yeux du conseil
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- plusieurs exemplaires d’une brochure portant pour titre, Société nationale fraternelle, caisse générale de secours mutuels, pétition présentée à l’assemblée nationale par MM. Camus-Mutel et H. Place.
- Cette pétition a pour but l’amélioration du sort des travailleurs , de leur garantir un avenir, et de leur donner, par cela même, un intérêt direct et incontestable à la conservation de l’ordre social.
- Le moyen proposé par les pétitionnaires est la fondation d’une caisse générale de secours mutuels, formée par les cotisations de tous les citoyens, à quelque ordre, à quelque profession qu’ils appartiennent.
- Des études sérieuses et pratiques donnent la conviction aux auteurs que par un système d’union bien combiné on peut arriver sinon à combler toutes les misères, du moins à les soulager sensiblement ; c’est ce système que MM. Çamus-Mutel et Place soumettent au jugement de la Société.
- Une commission spéciale ayant été nommée pour examiner les questions qui se rattachent aux intérêts des ouvriers, M. Leblanc propose de renvoyer à cette commission le projet de MM. Camus-Mutel et Place.
- Cette proposition est acceptée.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts économiques, il est donné lecture, pour M. Dizé, d’un rapport sur un chandelier à cylindre de M. Paulin Désormeaux.
- Ce chandelier se distingue par la simplicité de sa construction ; il est en bois. La tige qui doit supporter la chandelle est doublée de cuivre jaune, elle reçoit une douille de même métal qui est mobile et glisse très-facilement, à volonté, vers les deux extrémités du bas en haut de la tige du chandelier ; par ce moyen elle soutient dans sa position verticale la longueur de la chandelle, et, à mesure qu’elle se raccourcit en brûlant, on fait descendre la douille, qui, à la fin, fait fonction d’une bobèche. On doit faire remarquer que la douille glisse avec une telle précision sur la surface de la tige du chandelier, que le combustible qui échapperait à la combustion ne pourrait s’y infiltrer, ce qui contribue à l’entretien de la propreté.
- M. le rapporteur, après avoir décrit cet appareil et en avoir fait ressortir les avantages économiques, propose de remercier M. Paulin Désormeaux de sa communication et d’insérer le rapport au Bulletin.
- M. Artur fait observer que, si ce système de chandelier présente les avantages énoncés dans le rapport, il ne paraît pas avoir celui de pouvoir élever ou baisser la chandelle comme cela se pratique dans les chandeliers à tirage.
- M. le rapporteur étant absent, la discussion du rapport est renvoyée aune autre séance.
- Au nom du même comité, M. de Silvestre lit un rapport sur un appareil congélateur, présenté par M. Fumel, au moyen duquel on obtient de la glace en employant, comme agent frigorifique, le sulfate de soude et l’acide chlorhydrique.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et de faire insérer le rapport dans le Bulletin, avec le dessin de l’appareil.
- Après une discussion les conclusions du rapport sont adoptées.
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- Au nom du comité des arts économiques, il est donné lecture, pourM. Herpin, d’un rapport sur des chaussures rendues imperméables, par M. Lebreton, bottier, à Meaux.
- Dans la séance du 29 avril 1840, le conseil donna son approbation à un rapport suides chaussures imperméables qui avaient été soumises à l’examen de la Société par M. Lebreton.
- M. Ilerpin avait élevé des objections sérieuses sur les inconvénients que pouvait présenter, au point de vue hygiénique, l’imperméabilité absolue des chaussures.
- C’était un problème difficile à résoudre que de rendre les cuirs des chaussures imperméables à l’humidité extérieure et perméables seulement à l’humidité produite par la transpiration.
- M. Lebreton a tourné la difficulté; il se borne aujourd’hui à imperméabiliser la semelle et le pourtour inférieur de la chaussure qui sont en contact avec la boue et l’humidité extérieure ; le reste de la chaussure n’est point imperméabilisé.
- Le moyen indiqué par M. Lebreton pouvant être employé avec quelque avantage dans certaines circonstances , le comité propose de remercier M. Lebreton de sa communication. ( Approuvé. )
- M. Benoît demande la parole au nom du comité des arts mécaniques; il rappelle que, dans la séance du 10 novembre 1847, le conseil a entendu un rapport de M. Alcan, au nom du comité des arts mécaniques , sur les études de l’aérostation de M. Edmond Marey-Monge.
- Après une discussion sur la solution du problème de la direction des aérostats à laquelle plusieurs membres ont pris part, M. Théodore Olivier avait fait observer que les conclusions du rapport ne faisaient pas pressentir l’opinion entière du comité sur la question de direction; il exprima le vœu que les conclusions du rapport fussent énoncées d’une manière plus précise, afin que la Société pût formuler sa pensée et qu’elles fussent posées de façon à ne pas engager la Société.
- Les conclusions du rapport furent renvoyées au comité pour y apporter des modifications.
- Depuis, l’auteur de l’ouvrage a désiré que le rapport fût inséré au Bulletin, et le comité des arts mécaniques a modifié les conclusions du rapport d’après la discussion qui a eu lieu dans la séance précitée, et il vient aujourd’hui proposer au conseil l’insertion du rapport dans le Bulletin.
- Le conseil, après avoir entendu la lecture de ces modifications, ordonne l’insertion du rapport dans le Bulletin.
- IMPRIMERIE DE Mme Ve BOUCHARD-HUZARD, RUE DE l’ÉPEROJN', O.
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- LISTE, PAR ORDRE METHODIQUE DES MATIÈRES,
- DES BREVETS D’INVENTION ET DE PERFECTIONNEMENT
- délivrés en Angleterre pendant F année 1848.
- Nota. La durée des brevets est de quatorze ans. Les brevets d’importation sont indiqués par un astérisque.
- ACIER.
- 1. M. Newton (A. V.), à Londres: nouveau procédé de fabrication de l’acier. ( 2 novembre. — Pub. Mech. Mag., mai 1849, P* 42^.)
- AIGUILLES.
- 2. M. TValker (H.), à Londres; procédé de fabrication des aiguilles. (16 décembre.—Pub. Mech. Mag., juin 1849, P- ^97.)
- ALLUMETTES.
- 3. M. Archer, à Londres; perfectionnements dans la fabrication des allumettes et de la production de la lumière. ( 24 juin.—Pub. Lond. journ. of arts, mars 1849, p. 83.)
- BALANCES.
- 4. M. Alliot ( A. ), à Lentonworks ( Nottin-ghain ) ; nouveaux appareils à ressorts et balances. (11 mars. — Pub. Mecli. Mag. , octobre 1848, p. 4io. )
- BANDAGES.
- 5. M. Newson (H.),à Smithwick, près Birmingham; nouveaux bandages. ( 23 novembre. —Pub. Mech. Mag., mai 1849, p. Soi.)
- BIÈRE.
- 6. MM. Bursill ( H. ), Paterson (J.) et Mathews ( J. ), à Londres ; méthode de traiter les infusions de houblon pour la fabrication de la bière. (22 mai.—Pub. Mech. Mag., décembre
- 1848, p. 548.)
- BLANC DE PLOMB.
- 7. M. Richardson ( Th.), à Newcastle-upon-Tyne; moyens de condenser les vapeurs métalliques et fabrication du blanc de plomb. ( 21 août. — Pub. Lond. journ. of arts , avril l849> P- *93-)
- BOIS.
- 8. M. Betheil, à Londres; moyen de conser-
- ver le bois et les substances animales et végétales. ( 21 août. — Pub. Mech. Mag., février 1849, p. 187.)
- 9. M. TVilkinson-NichoIson, à Londres; machine propre à comprimer le bois et autres matières. (28 septembre.— Pub. Mech. Mag., mars 1849, p. 3o8.)
- BONNETERIE.
- 10. M. Brown ( TV. ), à Cambridge-Heath ( Middlesex ); nouveau moyen de fabriquer des bas et des bandages élastiques. (28 octobre. — Pub. Mech. Mag., mai 1849, p. 42^*)
- BOUTEILLES.
- 11. MM. Reginald-Hely et Norton (E. ) , à Londres; perfectionnements dans la fabrication des bouteilles et autres vases pour contenir des liquides, et appareils pour les remplir et les boucher. (11 janvier.)
- 12. M. Young ( TV.), à Londres; moyen de boucher les bouteilles et vases renfermant des liqueurs spiritueuses. (21 août. — Pub. Mech. Mag., février 1849, p. 188.)
- boutons. ,
- 13. M. Baschard-Hobdell, à Oxford; nouveau procédé de fabrication des boutons. ( 9 mars.)
- 14. M. Masters (J.), à. Leicester; nouveaux boutons et autres moyens d’attacher les vêtements d’hommes et de femmes. ( 12 avril. — Pub. Rep. of patent inv., janv. 1849, P* 3o*)
- 15. M. Rowley ( C.), à Birmingham; perfectionnements dans la fabrication des boutons. (28 août. — Pub. Mech. Mag., mars 1849* p. 2l3.)
- BRIQUES. . ,
- 16. M. Skertchley (J.), à Anstey ( Leicester);
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- fabrication des briques et des pipes. ( 3o juin. —Pub. Mech. Mag., janvier 1849, P* 2o0
- 17. M. Hart (J. ), à Londres; machine à faire les briques et les tuiles. ( 2 novembre. — Mech. Mag., mai 1849, P- 43°0
- CAFÉ.
- 18. Mme Dakin, à Londres; méthode de nettoyer et de griller le café, et appareil employé à cet usage. (3 juillet. —Pub. Mech. Mag., janvier 1849, p. 22.)
- CARDAGE.
- 19. M. Porritt ( J. ), à Edenfield ( Lanca-shire); machine à carder la laine et autres matières filamenteuses. 04 mars.)
- 20. M. Newton ( W. ), à Londres ; machine à nettoyer et à carder la laine, le coton et autres matières filamenteuses. ( 27 avril. — Pub. Lond. journ. of arts, février 1849, P* 70
- CARTON.
- 21. M. Warren-Delarue, à Londres; ma--cbine employée pour la fabrication des diverses espèces de cartons. ( 8 mars. ) *
- 22. MM. Church ( W. ) et Lewis ( Th. ), à Birmingham ; machine employée à fabriquer le carton et autres objets en papier ou cartonnage. ( 26 octobre. )
- CHANDELLES.
- 23. M. Ferguson - Wilson, à Londres; nouveau mode de traitement des matières grasses, et fabrication perfectionnée des chandelles et des veilleuses. (a5 janvier.—Pub. Lond. journ. of arts, mars 1849, p. 109.)
- 24* M. Palmer ( W. ), à Londres ; nouveau procédé de fonte du suif et de fabrication des chandelles. ( 28 février.)
- 25. Le meme; perfectionnement dans la fabrication des chandelles. (9 décembre. — Pub. Mech. Mag., mai i84g, p. 574.)
- CHAPELLERIE.
- 26. M. Walker ( S. ), à Londi es; nouveaux cordons et autres garnitures des chapeaux, casquettes , etc. ( 24 juin. — Pub. Rep. of patent inv., mars 1849, p. i55.)
- CHAODIÈRES A VAPEUR.
- 27. M. le comte de Dundonald, à Londres ; chaudières à vapeur applicables à la ma-
- rine. ( 11 février. — Pub. Rep. of patent inv., octobre 1848, p. 246.)
- 28. M. Alliot ( A. ), à Lentonworks ( Not-tingliam ) ; appareil pour faire fonctionner les chaudières à vapeur et nettoyer les conduits des cheminées. ( 8 mars. — Pub. Mech. Mag., octobre 1848, p. 338.)
- 29. M. Walmsley ( E. ) , à Heaton-Norris (Lancashire), appareil pour prévenir l’explosion des chaudières à vapeur. ( 27 avril.—Pub. civ. engineer’s journ., décembre 1848, p. 371.)
- 30. M. Seaton ( W. ), à Camdentown ( Middlesex); moyen de boucher les tuyaux et d’empêcher les incrustations dans les chaudières à vapeur. (3o mai.—Pub. Rep. of patent inv., mars 1849, p< 182.)
- CHAUFFAGE.
- 31. M. Douche (F. ), à Rouen, en France; moyen d’empêcher la perte de chaleur à travers les chaudières et d’employer la chaleur perdue dans certains appareils. (10 février.—Pub. Rep. of patent inv., novembre 1848, p. 281.)*
- 32. MM. Knolys ( J. ), à Heysham-Tower, près Lancaster, et Fillis ( W.), àShirley (Hants); moyen de générer et d’appliquer la chaleur. (5 avril. —Pub. Rep. of patent inv., février 1849, p. 83.)
- 33. M. Britten ( /.), à Birmingham; perfectionnements dans le chauffage , l’éclairage , la ventilation , et la fermeture des appartements et des voitures. ( 20 avril. — Pub. civ. engineer’s journ., décembre 1848, p. 370.)
- 34. M. Newton ( E. ), à Londres; nouvelle construction des foyers , grilles, fourneaux et autres appareils de chauffage. ( 6 juillet. — Pub. Lond. journ. of arts, avril 1849, P*
- CHAUSSURES.
- 35. M. Clark ( S. ), à Glastonbury ( Som-merset); fabrication des bottes, souliers et socques. ( 26 octobre. — Pub. Mech. Mag., mai
- 1849, P- 420 )
- 36. M. Poole (M. ), à Londres ; fabrication des talons de bottes et de souliers, de manière à les rendre tournants. ( 28 décembre.)
- CHEMINS DE FER.
- 87. M. Debergue, à Londres; nouveaux
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- véhicules employés sur les chemins de 1er. (5 janvier.—Pub. Rep. ofpat. inv., août 1848, p. 97.)
- 38. M. Froude ( TV. ), à Darlington ( De-vonshire ) ; soupapes pour clore les tubes des chemins de fer atmosphériques. ( 5 janvier.— Pub. Rep. of patent inv., août 1848, p. 90. )
- 39. M. Thorold ( JF.), àNorwich; plateaux tournants des chemins de fer. ( i3 janvier. — Pub. Rep. of patent inv., sept. 1848, p. 182.)
- 4©. M. Cunliffe - Lister, à Bradford ( York-shire); moyen de modérer la vitesse et d’arrêter les trains des chemins de fer. (18 janvier.— Pub. Rep.ofpat. inv., septembre 1848,p. 179.)
- 41. M. Topham ( Th. ), à Ripley ( Derby ); compteurs pour chemins de fer. ( 25 janvier. —Pub. Lond. journ. of arts, septembre 1848 , p. 120.)
- 42. M. Barlow ( H.), à Derby; clavettes en bois pour les coussinets des chemins de fer.
- ( 27 janvier. — Pub. Rep. of patent inv., décembre 1848, p. 391.)
- 43. M. Baber-Raxby, à Dewsbury; nouveau mode de communication entre les mécaniciens, les conducteurs et les voyageurs des chemins de fer. (16 février.—Pub. Rep. of patent inv., septembre 1848, p. i56. )
- 44* M. Edmonson ( Th. ), à Manchester; moyen de timbrer et de distribuer les billets employés dans les chemins de fer. (27 avril.)
- 45. M. Dunbar-Brodie-Gordon, à Londres; perfectionnements dans les chemins de fer. (9 mai.— Pub. Lond. journ. of arts, mars
- i849>P-9'-)
- 46. M. Hewitt (G.), à Glasgow; construction de certaines parties des chemins de fer. ( 11 août. — Pub. Mech. Mag., février 1849 » P- l63. )
- 47- MM. Baker ( TF. ), à Edgbaston, près Birmingham, et Bamsbottom (/.), à Longsight, près Manchester; construction des roues des voitures roulant sur les chemins de fer, et des plateaux tournants. (21 décembre. —Pub. Mech. Mag. , juin 1849, P* 620.) !
- ' CIRE A CACHETER.
- 43. Madame Chrees, à Homerton-Castle ; perfectionnement dans la fabrication de la cire à cacheter. ( 29 août. )
- CLOtJS» : • >
- 49. M. Lambert ( C.), à Two-Milë-Hill, près Bristol ; nouvelle machine pour faire des clous.
- ( 5 janvier. Pub. Lond. journ. of arts, novembre 1848, p. 229. )
- 50. M. Paole ( M.), à Londres; nouvelle machine pour faire les clous. ( 7 novembre. — Pub. Mech. Mag., mai 1849, p. 4^°*)
- COMBUSTIBLE.
- 51. M. TVheeler-Rogers, à Dublin; machine pour la préparation de la tourbe comme combustible , et, en la combinant avec certaines matières, d’en former un compost pour engrais.
- ( Ier juin. — Pub. Lond. journ. of arts, avril
- 1849, P' !45-)
- 52. M. Emmott ( G. ), à Oldham ( Lancaster ); perfectionnements dans la fabrication d’un combustible et dans la disposition des fourneaux, ayant pour objet d’économiser le combustible. ( 16 juin. — Pub. Mech. Mag., décembre 1848, p. 622.)
- 53. MM. Holland (E.) et TFhitacker-Greene-, nouvelle fabrication des briquettes et leur conversion en combustible artificiel. (4 septembre. — Pub. Lond. journ. of arts, février 1849,
- P- 39-)
- CONSTRUCTIONS CIVILES.
- 54. Madame Elisabeth TFallace, à Chelten-liam ( Glocester ) ; nouveau système de construction , d’ornementation et de distribution des maisons et édifices. ( 28 février. — Pub. Mech. Mag., septembre 1848, p. 224.)
- 55. M. Henderson- Porter, à Blackheath (Kent); nouvelles charpentes en fer, telles que poteaux, solives, chevrons, etc., et moyen de garantir les constructions de l’incendie par l’emploi du fer. ( 8 mars. —Pub. Lond. journ.. of arts, décembre 1848, p. 325. )
- 56. M. Deuch {E.), à Hurstperpoint ( Sus»-sex ) ; perfectionnements dans la constructic*», des combles et toitures des serres chaudes et autres bâtiments semblables. ( 26 août. )
- 57. M. Nasmyth (G.), à Londres; nouv elle construction des planchers et des plafonds à l’épreuTe du feu. ( 4 septembre. )
- 58. M. Debergue ( G.), à Londres; noi tvelle
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- construction des charpentes de bâtiments. (12 octobre.—Pub. Mech. Mag., avril 1849, P- ^78.)
- 5g. M. Tutlon ( J. ), à Londres ; nouvelle construction et disposition des édifices, (g décembre.—Pub. Mech. Mag;, juin i84g, p. 573.)
- CONSTRUCTIONS HYDRAULIQUES.
- 60. M. Nathaniel-Breadmore, à Londres; construction des piles de pont, des jetées et des brise-lames. ( 3 juillet. — Pub. Lond. journ. of arts, mars 1849, p. 73. )
- 61. MM. TVarren ( J. ) et Monzani ( R. ), à Londres; construction des ponts, aqueducs, etc. ( 16 août. — Pub. Mech. Mag., février i84g, p. 285.)
- CONSTRUCTIONS NAVALES.
- 62. M. Newton ( D. ), à Macclesfield (Cliester); application du verre ou des surfaces vitrifiées aux constructions navales. ( 7 août.— Pub. Mech. Mag., février 1849, p. i4°0
- CORSETS.
- 63. M. Thomas ( TF. ), à Londres; fabrication des corsets et des chaussures. ( 26 juillet. — Pub. Mech. Mag., février 1849, P- 1
- COTON.
- 64. M. Burn (R.), h Edimbourg; machine pour séparer la graine du duvet de coton. ( 2 décembre.—Pub. Rep. of patent inv., juillet 1849, P* J8.)
- COULEURS.
- 65. MM. Duncombe-Lines et Luz-Freemont, à Londres ; perfectionnements dans la fabrication des couleurs, des huiles et des vernis, et du charbon. (18 février.)
- 66. M. Gibbon-Spilsbury, à Londres; composition des couleurs et des peintures. ( 2 novembre.—Pub. Rep. of patent inv., juin 1849, p. 36g.)
- COURROIES.
- 67. M. Theng -Harradine, à Nedingworth (Huntingdonsliire); moyen de préparer certaines courroies et sangles. ( 20 avril. )
- CRAYONS.
- 68. M. Riddell ( TV. ), à Londres; nouveau mode de fabrication de crayons conservant leur pointe, et encriers et plumes perfectionnés.
- ( 21 décembre.—Pub. Mech. Mag., juin 1849, p. 619.)
- Cribles.
- 69. M. Foot ( J. ), à Londres ; fabrication des tamis et des cribles. ( 5 avril.— Pub. Rep. of patent inv., janvier 1849, p. 23.)
- CUIVRE.
- 70. M. Parker-Penny, à Londres; moyen de retirer le cuivre des minerais de cuivre. ( 26 mai. — Pub. Mech. Mag., janvier 1849, p.549.)*
- 71. M. Napier ( J. ), à Swansea; fabrication du cuivre et autres métaux ou alliages. ( 7 novembre.)
- 72. MM. Mitchell, Anderson et TVarriner, à Londres; nouveau procédé de fonte du cuivre. ( 28 décembre.)
- 73. M. Low ( C. ), à Dalston ( Middlesex ); fonte des minerais de cuivre. (28 décembre.)
- DENTS.
- 74. M. Gilbert ( H. ), à Saint-Léonard ( Sussex ); nouveau mode d’opération de la chirurgie dentaire, et appareils employés pour cet usage. ( 20 avril. — Pub. Rep. of patent inv., janvier 1849, p. 16. )
- 75. M. Truman ( T. ), à Londres; méthode pour fabriquer et fixer les dents artificielles. ( i5 août. — Pub. Lond. journ. of arts , mars !84g, p. 117.)
- DISTILLATION.
- 76. M. Tottie ( TV. ), à Londres ; nouveau procédé de distillation. ( 14 février. — Pub. Rep. of patent inv., octobre 1848, p. 240.)*
- EAUX GAZEUSES.
- 77. M. Masters ( Th. ), à Londres ; appareil pour fabriquer les eaux gazeuses et moyens de charger les bouteilles de ces eaux et de les boucher. ( 18 novembre. — Pub. Mech. Mag., mai 1849, p. 497.)
- EAUX MINÉRALES.
- 78. M. Fielding-Paimer, à Birmingham ; nouvelle préparation des eaux minérales. ( 27 avril.—Pub. Lond. journ. ofarts, novembre 1848, p. 275.)
- ÉCLAIRAGE.
- 79. M. Clark e-Burleigh, à Londres : becs de
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- lampes donnant de la lumière et de la chaleur, et appareil destiné à cet usage. ( 8 février. — Pub. Lond. jouru. ofarts, décembre 1848, p. 309.)
- 80. Le même; perfectionnements dans la construction des becs de gaz et des lampes.
- ( 26 juin. — Pub. Mech. Mag., janvier 1849, p. 23.)
- 81. M. Lemolt ( C. A. ), à Londres ; appareils d’éclairage au moyen de l’électricité.
- ( 20 juillet. — Pub. Lond. journ. of arts , février 1849, p- 3t.)
- 82. M. Allman ( F. ), à Londres ; appareil pour la production de la lumière électrique. (28 septembre. —Pub. Mech. Mag., mars 1849 > p* 3o6.)
- 83. M. Biddell ( G. A. ), à Ipswich ; perfectionnements applicables aux becs de gaz. (2 novembre.—Pub. Mech.Mag., mai 1849, p. 43o.)
- 84* M. Kempton ( H. ), à Pentonville; fabrication des réflecteurs et des appareils pour produire la lumière. (5 novembre.—Pub. Mech. Mag., mai 1849, p. ^5o.)
- 85. MM. Ferguson-TVilson et Humfrcy (C.), à Londres; procédé pour produire de la lumière par la combustion de l’acide oléique dans des lampes, et préparation de cet acide pour l’éclairage. (28 décembre.)
- ÉCRITEAUX.
- 86. M. Lamenaude (J. h. ), de Paris; moyen d’appliquer et de fixer des lettres métalliques sur du verre , du marbre , du bois, etc.
- ( 18 juillet. — Pub. Lond. journ. of arts, septembre 1848, p. m.)
- ÉCROUS.
- 87. M. TVright (P.), à Dudley (Worcester); méthode de fabriquer des écrous et des boîtes taraudées. ( 3i août. — Pub. Lond. journ. of arts, avril 1849, p. *^4 )
- ÉLECTRICITÉ.
- 88. M. Staite (TV'. E.), à Londres; construction des batteries galvaniques, composition des aimants, et application à l’éclairage de l’électricité et du magnétisme. ( 12 juillet. — Pub. civ. engineer’s journ., février 1849, p. 53.) *
- * )
- ENCRE.
- 89. M. Pratt (TV.), deRochester, aux États-Unis d’Amérique; perfectionnement dans la fabrication de l’encre d’imprimerie. ( 29 juillet. —Pub. Lond. journ. ofarts, février 1849,p. 34-)
- ENGRAIS.
- 90. M. Mitchell (B.), de Huntingdonshire; nouveau mode de préparation des engrais. ( i3 janvier. — Pub. Rep. of patent inv., septembre 1848 , p. 201.)
- 91. M. Coode (G.), à Haydock-Park ( Lan-cashire); méthode de distribution des engrais liquides et appareil employé à cet usage. (1 1 mars.— Pub. Lond. journ. ofarts, décembre 1848, p. 34i.)
- 92. M. GUI ( T. ), à Plymouth; perfectionnements dans la préparation des engrais, f 8 avril. — Pub. Rep. of patent inv., janvier 1849, P*
- q3. M. S aller (G.), à Birkenhead (Chester); chariots pour distribuer les engrais liquides, construction des égouts et des latrines, et moyen de les nettoyer. (27 avril.—Pub. Mech. Mag., novembre 1848, p. 5o6, et décembre, p. 54o. )
- 94* M. Richardson (Th.), à INewcastle-upon-Tyne; nouvelle préparation des engrais.(26 mai. — Pub. Rep. of patent inv., février 1849, p. 113.)
- ESCALIERS.
- 95. M. Selah-Hilar, de New-York ( États-Unis d’Amérique); nouvelles rampes d’escalier. (i5 avril. — Pub. Rep. of patent inv., novembre 1848, p. 3o4 )
- ÉVAPORATION.
- 96. M. Black (H.) , à Nottingham ; mode d’évaporation des liquides. (14 février. — Pub. Rep. of patent inv., octobre 1848, p. 233.)
- FARINE.
- 97. M. Robert-Sewell, à Carrington (Nottingham ); nouveau mode de préparation de la farine. ( 18 janvier. — Pub. Lond. journ. of arts, novembre 1848, p. 256.)
- FER.
- 98. M. Russell ( TV. ), à Lydbrook ( Glo-cester ) ; préparation du fer en barre employé dans certaines manufactures de tiges de fer.
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- (29 janvier. — Pub. Lond. journ. of arts, décembre 1848, p. 339.)
- 99. MM. Nasmytk et Hollbrook-Gaskell y machines ou appareils pour forger, cingler et étirer le fer et autres substances. (28 juillet.— Pub. civ. engineer’s journ. , octobre 1848 , p. 302.)
- 100. M. Altwood (E.), à Wolsingham ( Durham); perfectionnements dans la fabrication du fer. (18 avril.—Pub. Lond. journ. of arts, janvier 1849? p» 4°6*)
- 101. M. Lees ( S. ), à Parkbridge (Lancaster); nouveau procédé de fabrication du fer malléable. ( 8 août. — Pub. Lond. journ. of arts, avril 1849, P- 1®°*)
- 102. M. Shaw (R.), à West-Bromvicli (Stafïbrdshire); perfectionnements dans la fabrication des barres de fer, des tringles et autres. (21 août. —Pub. Lond. journ. of arts, avril
- 1849, P'
- 103. M. Morries-Stirling, à Black-Grange ; nouveau moyen de fabriquer le fer et autres métaux. ( 12 octobre. — Pub. civ. engineer’s journ., mai 1849» P- ^i.)
- 104. M. Sckunk (E.), à Rochdale (Lancaster ) ; perfectionnement dans la fabrication du fer malléable. (29 novembre.)
- 105. M. Henderson-Porter, à Londres; application du fer forgé à la construction des planchers et des plafonds à l’épreuve du feu. (2 décembre. — Pub. Mech. Mag., juin 1849, p. 542.)
- 106. M. Clay ( TV.), à Clifton-Lodge (Cumberland) ; machine pour cingler les loupes de fer et laminer le fer. ( t6 décembre. — Pub. Mech. Mag., juin 1849, p. 597.)
- FIL.
- 107. M. Young ( TV. ), à Manchester; ma -chine pour envider et pelotonner le fil. (2 décembre.—Pub. Mech. Mag., juin 1849, p. 546.)
- FILATURE.
- 108. M. Ermen ( G. A.), à Manchester; métiers pour filer et doubler le coton et autres matières filamenteuses. (8 février.)
- i 09. M. Derham (J.), à Bradford (Yorkshire); machines pour carder, peigner, préparer et fi-
- ler le coton, la laine , le lin , la soie et autres matières filamenteuses. (10 avril.)
- 110. MM. Mac-Lardy ( TV.) et Letvis (J.), à Salford ( Lancashire ); appareil pour préparer et filer le coton, la laine, la soie et autres matières filamenteuses. ( 9 mai. — Pub, Lond. journ. ofarts, janvier 1849, p. 385.)
- 11 j. MM. Hagen ( TV.), à Waterhead-Mills, (Lancashire), et Firth (X), à Huddersfield f Yorkshire ) ; machine pour filer et doubler le coton et autres matières filamenteuses- (26 mai. — Pub. Mech. Mag., décembre 1848, p. 549.)
- 112. M. Gribben-TVdson, à Bury ( Lancashire) ; construction des tambours ou rouleaux employés dans la filature , l’étirage et le doublage du coton, de la laine, de la soie. ( 1et août. —Pub. Mech. Mag., février 1849, P- 1^1-)
- 113. MM. Metcalfe {J.) et Robert Hallwell, à Little-Bolton ; machines ou appareils pour préparer et filer le coton et autres matières filamenteuses. (8 août.—Pub. Mech. Mag., février 1849, P' l64-)
- 114- M. Skearp-Bailey, à Bradford (York); préparation , peignage et filature de la laine , de l’alpaca et autres matières filamenteuses. (5 octobre.— Pub. Mech. Mag., avril 1849, P 355.)
- 115. M. Fairbairn ( P. ), à Leeds ( York ) ; machine pour carder, étirer et filer le lin , le chanvre, la soie et autres matières filamenteuses. ( 26 octobre. — Pub. Mech. Mag., mai 1849, P- 420-)
- 116. M. TVild {TV.), à Manchester; nouveau métier à filer le coton et autres matières filamenteuses. ( 2 novembre. — Pub. Mech. Mag., mai 1849, p. 427-)
- 117. M. Hartley ( E. ), à Oldham ( Lancaster); métier pour la préparation et la filature du coton et autres matières filamenteuses. (11 décembre. — Pub. Mech. Mag., juin 1849? p. 573.)
- FOURNEAUX.
- 118. M. Collins {J.), à Leominster ( Hereford ) ; perfectionnements dans la construction des fourneaux, poêles , grilles et fourneaux de cuisine. ( 27 janvier.)
- 119. M. Blachoell {J.), à Winsford ( Ches-
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- ter ) ; nouveau système de fourneaux d’évaporation. ( 2 février.—Pub. Lond. journ. of arts, septembre 1848, p. ii3.)
- 120. M. Timmins-Chance, à Birmingham ; perfectionnements dans les fourneaux et la fabrication du verre. (i4 février.—Pub. Rep. of patent inv., octobre 1848, p. 235.)
- 121. M. Lloyd (G.), à Stepney (Middlesex); fourneaux et machines soufflantes, et appareils pour les faire fonctionner. (8 mars.—Pub. Lond. journ. of arts, septembre 1848, p. 266.)
- 122. M. Adcock (H.), à Londres; construction des fourneaux et foyers. ( 3 juin. — Pub. Mech. Mag., décembre 1848, p. 554-)
- 123. M. Swain ( W. ), à Pembridge (Here-fordshire); fours pour cuire la chaux , les briques , les tuiles et autres objets en poterie. (18 juillet.—Pub. Lond. journ. of arts, février 1849, p. 3o.)
- 124. M- Grisl (J.), à Londres; perfectionnements dans la construction des fourneaux et foyers. (29 juillet. — Pub. Mech. Mag., février 1849, P* l°8-)
- 125. M. Coad (R.), à Kennington (Surrey); construction des fourneaux à vent et autres. ( 9 novembre.)
- 126. M. TVilkinson ( W. ), à Jarrow, près Gateshead (Durham); perfectionnements dans la construction des fours à coke. ( 10 novembre.- Pub. Mech. Mag., mai i849,p. 478.)
- 127. M. Jukes (J.), h Fulham; perfectionnements dans la construction des fourneaux et foyers. (18 novembre.)
- 128. MM. Bramwell( F.), h Millval, et Col-let-Homersham, à Londres ; moyen d’alimenter les fourneaux de combustible. (23 novembre.)
- 129. M. Duley ( J. ), à Northampton; construction et disposition de fourneaux de cuisine et autres. ( 2 décembre. — Pub. Mech. Mag., juin 1849, P- 5430
- 130. M. Deeley ( J. ), à Newport, comté de Monmouth ; nouveaux fourneaux et poêles. (16 décembre. — Pub. Mech. Mag., juin 1849, p. 677.)
- 131. M. Jobson ( R.), à Holly-Hall-Works,
- près Dudley ( Stafïordshire ) ; construction des fourneaux. (28 décembre.)
- FOURRURES.
- 132. M. P roder-TV es lhead , à Manchester; nouvelle méthode de composer des articles de fourruies. (8 juin.—Pub. Lond. journ. ofarts,
- janvier 1849, p. 413-) *
- FUMÉE.
- 133. M. Hart ( H.), h Greenwich; appareil pour empêcher les cheminées de fumer. ( i3 juin. — Pub. Rep. of patent inv., février
- 1849, P* 87-)
- 134. M. Robertson ( /. ), à Liverpool ( Lancaster); moyen de consumer la fumée et autres produits gazeux. (2 novembre.)
- GANTS.
- ï35. M. Nickels (C), à Londres; fabrication des gants et de certaines parties de vêtements. ( 9 décembre. — Pub. Mech. Mag., juin 1849, p. 573.)
- GARDE-ROBES.
- 136. M. Armstrong, à Edimbourg ; perfectionnements dans la construction des garde-robes hydrauliques. (2 décembre.—Pub. Mech. Mag., juin 1849, p. 543.)
- GAZ D’ÉCLAIRAGE.
- 137. MM. Watson ( J.) et Cari ( E.), à Birmingham ; nouveau mode de fabrication du gaz d’éclairage. ( 14 février. —Pub. Rep. of patent inv., octobre 1848, p. 249*)
- 138. M. Clegg {S.), h Londres; nouveaux compteurs à gaz. (20 avril.—Pub. Rep. of patent inv., novembre 1848, p. 298.)
- 139. M. Barnes ( R.), à Wigan ( Lancaster); appareil pour fabriquer le gaz d’éclairage, applicable à la distillation de l’acide pyroligneux. (6 juin.—Pub. Mech. Mag., décembre 1848, p. 573.)
- 140. M. Clinton-Robertson, à Londres; perfectionnements dans la fabrication du gaz d’éclairage. (6 juillet. —Pub. Lond. journ. of arts, février 1849, p. 37.) *
- 341 - MM. King et Medhurst, à Londres; nouveaux compteurs à gaz. (26 juillet. — Pub. Lond. journ. of arts, mars 1849, p. g4-)
- 142. M. Croll{A.),k Tottenham ( Middle-
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- sex ); perfectionnements dans la fabrication du gaz et de l’appareil employé pour le distribuer. (2.2 août. —Pub. Lond. journ. of arts, avril 1849, p. ‘96*)
- GOMME.
- »43. M. Piccioto (H.), à Londres; méthode pour purifier et décolorer certaines gommes. ( 17 août. — Pub. Lond. journ. of arts, mars
- 1849, p. 114.)
- GOMME ÉLASTIQUE.
- 144- M. Hancock (Ch.), à Brompton (Midd-lesex); préparation de la gutta-percha et fabrication d’objets composés de cette gomme, seule ou combinée avec d’autres matières. (11 mai. —Pub. Mecli. Mag., novembre 1848, p. 49°-)
- 145. M. Lorimier (A.), à Londres ; moyen de combiner la gutta-percha et le caoutchouc avec d’autres matières. ( 10 juillet. — Pub. Lond. journ. ofarts, février 1849, p. 26.)
- GOUDRON.
- 146. M. Smith (A.), à Manchester; préparation du goudron de houille. ( 19 octobre. — Pub. Mech. Mag., avril 1849, P- 402-)
- GRAIN.
- 147. M. Newton ( H.), à Londres; méthode de nettoyer les grains et d’en séparer les matières hétérogènes. ( 22 août. — Pub. Mech. Mag., mars 1849, p. 211.)
- 148. M. Ashby(J.), à Carslialton (Surrey); machine applicable au nettoyage du grain et à la préparation de la farine. (12 octobre.—Pub. Mech. Mag., avril 1849, p. 38o.)
- GRAISSE.
- .49. M. Donlan (M. J.), à Abbots-Bromley-House(Staffordshire);compositionpour lubrifier les parties frottantes des machines. (4 avril.— Pub. Lond. journ. of arts, novembre 1848, p. 277.)
- 150. M. Fonlainemoreau, à Londres; appareils et procédés pour traiter les matières grasses. (20 novembre.—Pub. Mech. Mag., juin 1849, p. 525.) *
- GRAVURE.
- 151. M. Taylor (J.), à Stanford - Ri vers ( Essex ); préparation et gravure des surfaces métalliques, construction des cylindres préparés
- pour la gravure et machine à imprimer. (21 août. — Pub. Mech. Mag., février 1849, P* 18.)
- HORLOGERIE. f
- 152, MM. Ristel ( Th. ) et Clark ( R, ), à Londres; fabrication des chronomètres, montres et pendules. ( 11 mai.—Pub. Mech. Mag., novembre 1848, p. 5o2.J
- 153. M. Roberts ( R. ), à Manchester; construction des horloges, des chronomètres et des appareils de sonnerie. (11 juillet.)
- HUILE.
- i54- M. Haywood-Gloaer, à Stone-Bridge (Chester); nouveau mode d’extraction de l’huile de baleine. ( 8 fév rier. — Pub. Rep. of patent inv., décembre 1848, p. 389.)
- IMPRESSION DES TISSUS, DU PAPIER, ETC.
- 155. M. Moose (S. E. ), à Londres; perfectionnements dans la fabrication des planches pour l’impression. (i3 janvier.— Pub. Rep. of patent inv., février 1849, p. 108.)
- 156. M. Coates (J.), à Seedley (Lancashire); machines pour imprimer des calicots ou autres tissus. ( 3 avril.)
- 157. M. Cochran ( M.), à Paisley ( Renfrew-sliire); production de dessins de couleur sur les chaînes des tapis, velours ou autres matières textiles. (20 avril.)
- 158. M. Delarue, à Londres; impression et gaufrage du papier et autres matières. (15 août. —Pub. Rep. of patent inv., mai 1849, p. 31 G.)
- INCENDIE.
- 159. M. Meacock (J.), h Liverpool ; moyen de prévenir et d’éteindre les incendies à bord des vaisseaux, magasins et autres édifices.
- ( 12 avril. — Pub. Rep. of patent inv., novembre 1848, p. 319.)
- 160. M. Broivne ( J.), à Londres; nouvelles échelles à incendie et appareils pour nettoyer les croisées. (11 novembre.—Pub. Mech. Mag., mai 1849, p. 476-)
- INSTRUMENTS ARATOIRES.
- 161. M. Royce ( G. ), à Fletland ( Lincoln-shire); machines ou appareils pour semer, nettoyer et moudre le blé et les graines, ( 8 mars.)
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- 162. M. Hartes (J.), à Rosedale - Abbey ( Yorkshire ); machine pour semer et rouler les terres et répandre l’engrais. ( 2 mai. — Pub. Lond. journ. of ails, décembre 1848 , p. 327.)
- 163. M. Orbell-Palmer, à Southacre, près Swafliam ( Norfolk); machines à battre et égrener le blé. (10 juillet. — Pub. Lond. journ. of arts, mars 1849, p. 87.)
- 164. M. Ross (J.), à Leicester; appareils destinés à labourer la terre. (11 juillet.)
- 165. M. Goucher (J.), à Woodsets ( York ) ; machine propre à battre le blé et autres graines. (25 novembre.—Pub. Mech. Mag., juin 1849, p. 524.)
- INSTRUMENTS DE PHYSIQUE.
- 166. M. Napier (A?.), à Londres; nouvelles boussoles et baromètres. (20 juillet.—Pub. civil engineer’s journ., mars 1849, P* 79-)
- INSTRUMENTS DE PRÉCISION.
- 167. M. Pigott (P.), à Londres; confection des instruments nautiques et des étuis pour les contenir. (8 février.—-Pub. Rep. of patent inv., novembre 1848, p. 320.)
- LAINE.
- 168. M. Cunliffe- Lister, à Manningham ( York ) ; préparation et peignage de la laine et autres matières filamenteuses. ( 19 octobre. — Pub. Rep. of patent inv., juin 1849, P* 862.)
- LAMPES.
- 169. M. Holliday (R ), à Huddersfield; perfectionnements dans la construction des lampes. (5 janvier.)
- 170. M. Bright ( R. ), à Londres; nouvelles lampes, mèches et réservoirs d’huile. (2 novembre. — Pub. Mech. Mag. , mai 1849, p. 429.)
- LIN.
- 171. M. Martin ( J.), à Down ( Irlande ); préparation et épuration du lin, des étoupes et autres matières filamenteuses. (6 juillet.—Pub. Mech. Mag., janvier 1849, P* 4^0
- LIQUEURS.
- 172. M. Abbey ( R. ), à Slough (Buckin-ghainshire); moyen de conserver dans des vases des liqueurs fermentées et autres , et des matières solides. (29 juillet.)
- Quarante-huitième année. Août 1849.
- LITERIE.
- 173. M. Hickman , à Birmingham; moyen de construire et d’assembler certaines parties des bois délit, des couchers et autres parties de literie. ( 18 janvier. — Pub. Lond. journ. of arts, septembre 1848, p. 1 o 1.)
- LOCOMOTIVES.
- 174. M. Bell (G.), à Dublin; disposition des roues et des essieux des locomotives et autres véhicules roulant sur chemins de fer et routes ordinaires. (7 janvier.)
- 175. M. Ritchie ( C.), à Aberdeen ( Ecosse ); perfectionnements dans les locomotives et autres machines. (2 mars. — Pub. civil engineer’s journ., octobre 1848, p. 3o6.)
- 176. MM. Mac - Conochie, àLiverpool, et James Claude, à Bottle (Lancashire) ; construction des machines locomotives, (8 mars.—Pub. Mech. Mag., septembre 1848, p. 290 et 3i4 )
- 177. M. Bukett-Johnson , à Liverpool; perfectionnements applicables aux locomotives, aux machines à vapeur fixes et à celles employées dans la marine. (8 mars.)
- 178. M. Ablon ( E. ), à Londres; moyen d’augmenter le tirage des cheminées des locomotives et autres machines. (8 avril. — Pub. Rep. of patent inv., novembre 1849, P- 296-)*
- 179. M. Rcmington (G.), à Warkworth ( Northumberland ) ; nouvelles machines locomotives et machines à vapeur stationnaires. (26 mai.— Pub. Mech. Mag., décembre 1848, p. 547 et 612.)
- MACHINES A VAPEUR.
- 180. M. Edward - Humphrys , à Londres ; construction des machines à vapeur et des machines ou appareils pour élever et fouler les fluides. (4 janvier.—Pub. Lond. journ. of arts, janvier 1849, P- 411-)
- 181. M. TVilson ( R.), à Greenock (Écosse); machines à rotation directe mues par la vapeur ou autres fluides, soupapes de sûreté des chaudières à vapeur. (i3 janvier.—Pub. civil engineer’s journ., septembre 1848, p. 285.)
- 182. M. Laioes-Cole t à Londres ; construction des machines à vapeur. (22 mars. — Pub.
- tRep. of patent inv., avril 1849, P- 24°0
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- 183. M. Petrie ( J. ), à Rochdale ( Lanca-shire); nouvelles machines à vapeur, (io avril. — Pub. Rep. of patent inv. , décembre 1848 , p. 378.)
- 184. M. Davies (/.), à Birmingham ; nouvelles machines à vapeur et locomotives. (2 mai. — Pub. Mech. Mag., novembre 1848, p. 434, 458.)
- 185. M. Schwartz, à Londres; perfectionnements dans les machines à vapeur. ( 4 niai. — Pub. Rep. of patent inv., janvier 1849, P- 21 *)*
- 186. MM. TVant ( R. ) et Vernuin ( G. ), à Enfield; machines à vapeur pouvant être mues par Pair ou autres fluides. (10 juin. — Pub. Mech. Mag., décembre 1848, p. 578, £>99.)
- 187. M. Stenson ( J.), à Northampton ; perfectionnements ajoutés aux machines à vapeur et aux chaudières. ( 18 juillet. — Pub. Mech. Mag., février 1849, p. 97, 122.)
- 188. MM. Thornton, à Birmingham, et Mac-Connell, à Wolwerton ( Buckinghamhire ) ; construction des machines à vapeur et des véhicules roulant sur chemins de fer. ( 7 août. — Pub. Mech. Mag., février 1849, p. 141 • )
- 189. M. Varley, à Bury (Lancasliire); machines à vapeur perfectionnées. ( 14 août. — Pub. Mech. Mag., février 1849, p. 166.)
- 190. MM. Simpson et Shipton, à Manchester; nouvelle construction des machines à vapeur. (i4 août. — Pub. Rep. of patent inv., mai 1849, p. 287.)
- 191. MM. Galloway, à Manchester; construction des machines à vapeur. (17 août. — Pub. Mech. Mag., février 1849, P- ï86.)
- 192. M. TVoodcock {B.), à Manchester; construction des machines à vapeur et des appareils pour élever l’eau. ( 22 août. —- Pub. Rep. of patent inv., 1849, P* 29^-)
- iq3. M. Losh {TV.), àNewcastle-upon-Tyne; nouvelles machines à vapeur. (4 septembre.)
- 194. MM. Burrows ( J.), à Haigh, près ’Wi-gan (Lancaster), et Holcroft ( G. ), à Manchester; perfectionnements applicables aux machines à vapeur, aux chaudières, fourneaux, etc. (26 octobre. — Pub. Mech. Mag., mai i84g> p. 4a5.)
- igS. MM. Lane ( J. ) et Taylor ( J. ), à Li-verpool; perfectionnement dans le mécanisme, les chaudières et les pompes des machines à vapeur à rotation directe pour la propulsion des vaisseaux. ( 29 novembre. — Pub. Mech. Mag., juin 1849, p. ^26.)
- 196. M. Dames (J.), à la fonderie d’Albion ( Staffordshire ) ; construction des machines à vapeur. (2 décembre. — Pub. Practical Mech. Mag., février 1849, P- 249> et mars, p. 269.)
- 197. M. Armstrong (G.), à Newcastle-upon-Tyne); construction des machines à vapeur. (2 décembre. — Pub. Mech. Mag., juin 1849, p. 546.)
- 198. MM. Lamb ( A.) et Altoft-Summers, à Southampton ; construction des machines à vapeur et des chaudières à vapeur. ( 9 décembre. — Pub. Mech. Mag. , juin 1849,
- p. 554, 5740
- 19g. M. TVild{TV.), à Salford (Lancashire); machines à vapeur à mouvement de rotation direct. (16 décembre.)
- 200. M. Penn (J.), à Greenwich ; machines à vapeur employées dans la marine. ( 21 décembre.—Pub. Mech. Mag., juin 184g, p. 5g8.)
- 201. M. Newton ( TV. ), à Londres ; perfectionnements dans la construction des machines à vapeur. (28 décembre.)
- 202. M. Kinsman (J.), à Londres; machines à rotation directe fonctionnant par la vapeur ou tout autre fluide. (28 décembre.)
- MACHINES HYDRAULIQUES.
- 203. M. Hosmer ( J. ), à Londres ; appareil pour élever l’eau et pour nettoyer les égouts et les conduits souterrains. ( 16 mars. — Pub. Rep. of patent inv., novembre 1848, p. 278.)
- 204. M. Haig (E.), à Wakefield (Yorksliire); appareil pour mesurer l’eau et autres fluides. (9 mai.—Pub. Lond. journ. ofarts, décembre 1848, p. 3o6.)
- 205. M. Armstrong (G.), à Newcastle-upon-Tyne; nouvelle machine hydraulique foulante. (11 mai.—Pub. Mech. Mag., novembre 1848, p. 5oi.)
- 206. M. Hastings-Greenstreet, à Liverpool; perfectionnements dans les machines liydrau-
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- liques. (2 décembre. —Pub. Rep. of patent inv., juillet i849>P- IO*)
- MACHINES DIVERSES.
- 207. M. Hugh-Bell, à Londres; construction des machines à air. (23 novembre. — Pub. Mech. Mag., mai 1849, p. 5oi.)
- 208. M, Rothivell-Lomax, à Banbury ( Oxford); machine à couper le foin, la paille et autres végétaux. ( 29 novembre. — Pub. Mech. Mag,, juin 1849, p. 526.)
- MÉDICAMENTS.
- 209. ÜV1. Nelson-Collins, à Londres; composition d’un médicament pour prévenir les maladies dans certaines circonstances. ( 2 décembre.)
- 210. M. Fontainemoreau, à Londres ; appareil hygiénique et procédé pour prévenir et guérir certaines affections chroniques. ( 21 décembre.—Pub.Mech.Mag., juin 1849,p. 618.)*
- MÉTAUX.
- 21 r. M. Parkes {A.), à Birmingham; nouvelle préparation des métaux et moyen de les plaquer. (27 avril.—Pub. Lond. journ. of arts, décembre 1848, p. 332.)
- 212. M. Taylor (PF.), à Birmingham; moyen de courber les feuilles métalliques a l’aide de machines. (18 mai. — Pub. Lond. journ. ofarts, février 1849, p. 22.)
- 213. M. Burdet- Turton, à Slieffield ; machines à courber et tordre les plaques, et les barres d’acier, fer, ou autres matières employées dans les iocomotives. (ier juin. — Pub. Rep. of patent inv , février 1849, P* 7°-)
- 214- M. Hunt ( TV. ) , à Dodderhill ( W01-cester ) ; appareil employé pour la préparation de certains métaux et sels. ( i3 juin. —Pub. Rep. of patent inv., mars 1849, P* 15°-)
- 215. Le meme; moyen de retirer certains métaux des minerais qui les contiennent. (24 juin.—Pub. Mech. Mag., décembre 1848, p. 646.)
- 216. M. Frearson (J.), à Birmingham; moyen de courber, dresser et tailler le fer, l’acier et autres métaux. (21 septembre. :— Pub. Mech. Mag., mars 1849, P" 286.)
- 217. MM. Parkes (A. et H-), à Birmingham;
- fabrication des métaux et alliages. ( 11 novembre.—Pub. Mech. Mag., mai 1849, p. 477 •)
- MÉTIERS.
- 218. M. Magnin ( J. M.), de Yillefranche ( Rhône ) ; métiers à coudre, broder et faire des lacets. ( 9 février. )
- MEUBLES.
- 219. M. Metcalfe ( Th. ), à Camden-Town ( Middlesex ) ; construction des fauteuils , des soplias et autres pièces d’ameublement. ( 5 octobre.—Pub. Rep. of patent inv., juillet 1849, p. 16.)
- 220. M. TValter-TF infield, à Birmingham; construction des lits de fer, des soplias et des couchers en général. ( 2 novembre. — Pub. Mech. Mag., mai 1849, p. 42^.)
- MINERAIS.
- 221. M. Capper (C.H.), à Edgbaston (War-wick ); méthode pour préparer et nettoyer les minerais et autres substances. (i3 juin. — Pub, Mech. Mag., décembre 1848, p. 5g6.)
- MOTEURS.
- 222. M. Hornhlower ( H. ), à Londres ; machine pour produire la puissance motrice et pour élever et refouler les fluides. ( 2.5 janvier.
- ___Pub. Lond. journ. of arts, octobre 1848,
- p. 173.)
- 223. M. Buchholz (A.), à Londres; nouveau système de puissance motrice. ( 9 février.)
- 224. M. TFeston (J.), à Londres ; système de production et d’application de la puissance motrice. (16 février.)
- 225. M. Exall (TV.), àReading (Berkshire); machines à battre le blé, et appareils pour les mettre en mouvement. ( 8 mars. — Pub. civil engineer’s journ., novembre 1848, p. 342.) *
- 226. M. Maudsley ( J.), à Londres; système de production et d’application de la puissance motrice et machines employées à cet usage. ( 8 mars. —Pub. Lond. journ. of arts, octobre
- 1848, p. 171.)
- 227. M. Houston , à Stepney ( Middlesex ) ; moteur fonctionnant par l’air atmosphérique. ( 8 mars. — Pub. Rep. of patent inv., février
- 1849, p. i°5.)
- 228. Madame Selligue, de Paris ; construc-
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- lion de nouveaux moteurs et propulseurs.
- (4 mai. — Pub. Mech, Mag., novembre 1848,
- P-472•)*
- 229. M. Price ( T.), à Londres ; mécanisme pour obtenir la force motrice. (11 mai.—Pub. Mech. Mag., novembre 1848, p. 5oo.)
- 230. M. Dcirlu ( P. M.), de Paris; méthode pour produire la puissance motrice. ( 8 juin. —
- Pub. Mech. Mag., décembre 1848, p. 597.)
- 231. M. Macintosh ( /.), à Glasgow; perfectionnements dans la production de la puissance motrice. (28 juin.— Pub. Mech. Mag., janvier 1849, p. 18.)
- 232. M. G. Beattie, à Edimbourg; moteur agissant par l’élasticité de Pair et par le vide.
- ( 6 juillet. — Pub. Mech. Mag., janvier 1849,
- p. 44.)
- 233. M. Asaert ( E. ), de Lille, en France; moyen d’obtenir la puissance motrice. ( 19 octobre. — Pub. Mech. Mag., avril 1849, P- 4OI0
- 234. M. Soren-Hjorth, à Londres ; emploi de l’électromagnétisme et de son application comme puissance motrice. ( 26 octobre. —
- Pub. Mech. Mag., mai 1849, P* 4IO> 433.)
- 235. M. Bullock-Tibbits , à Bramston (Nor-thampton) ; nouveau moyen de produire et d’appliquer la puissance motrice. (2 novembre.
- —Pub. Mech. Mag., mai 1849, p. 428.)
- MOULAGE.
- 2.36. M. Hancock ( C.), à Brompton (Midd-lesex) ; appareils et machines pour mouler les matières plastiques. (29 juillet. — Pub. Mech.
- Mag., février 1849, p. 116.)
- 23^. M. Gilmour-TVilson, à Port - Dundas (Giascow); nouveau système de moulage et de fonte du fer. (3o décembre.)
- MOULINS.
- 238. M. Luke-Hebei't, à R.yde, île de Wight; moulin pour moudre et tamiser des écorces de chêne, du sucre, du café, des graines et autres substances. ( 8 février.)
- 23g. M. Adams ( S. ), à West-Bromwich ( Stafïbrdshire ); perfectionnement dans la construction des moulins à moudre le grain.
- (16 novembre. —Pub. Mech. Mag., mai 1849,
- P- 477-)
- musique ( instruments de ).
- 240. M. Dawson ( C. ), à Islington; perfectionnements dans la facture des instruments de musique. (2 novembre. — Pub. Mech. Mag., mai r849, p. 427.)
- 241. M. Clinton ( J. ), à Londres ; nouvelles flûtes. (16 décembre. — Pub. Mech. Mag., juin 1849, p. 596.)
- NATTES.
- 242. M. Bursham ( J.), à Stratford ( Essex); perfectionnements dans la fabrication des nattes. (icrjuin.— Pub. Mech. Mag., décembre 1848, p. 570.)
- NAVIGATION.
- 243. M. Stow ( G. ), de New-York ( États-Unis d’Amérique ) ; nouvelle disposition pour faciliter la marche des bateaux et autres embarcations. ( 11 janvier. — Pub. Lond. journ. of arts, août 1848, p. i4-)*
- 244- M. Poole ( M. ), à Londres ; appareil pour faire naviguer les vaisseaux. ( 26 mai. — Pub. Rep. of patent inv., février 1849, p. 79.)
- 245. M. Taylor-Beale , à East-Grenwich ( Kent ) ; appareil pour faire naviguer les bateaux et autres embarcations. (i3 juin.— Pub. Mech. Mag., décembre 1848, p. 599.)
- 2.46. M. Massey ( E. J. ), à Liverpool; moyen de déterminer la vitesse de la marche des vaisseaux et des courants, et de mesurer la profondeur de l’eau. ( 5 octobre.—Pub. Mech. Mag., avril 1849, p. 355.)
- 2.47. M. Hartdcock ( R. ), à Londres ; mécanisme propre à faciliter la navigation des vaisseaux. (12 octobre. — Pub. Mech. Mag., avril r849, p. 38o.)
- 248. M. Taylor (J.), à Londres; perfectionnement dans la navigation des vaisseaux et autres embarcations. ( 2 décembre. — Pub. Mecli. Mag., février 1849, p. 117.)
- OBJETS DIVERS.
- 249. M. Bird. (J. ), à Taiback ( Glamorgan-shire); nouvelles mesures pour les liquides. ( 8 février. — Pub. Mech. Mag., août 1848, p. i59.)
- 250. M. Soutlnoood - Stocker, à Londres ; brûles pour contenir des allumettes, des plu-
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- mes, des aiguilles et autres objets. ( 4 mai. Pub. Mecli. Mag., novembre 1848, p. 474 ) a5i. M. Brindley (PF-.), à Birmingham; fabrication des objets en carton ou papier mâché. (6 juin. — Pub. Rep. of patent inv., janvier 1849, p. 43.)
- 252. M. Chamberlain {TV.), àSaint-Léonard (Sussex); nouvel appareil pour recueillir et compter les votes dans les élections. ( i3 juin.
- — Pub. Lond. journ. of arts, janvier 1849,
- p. 4°3.)
- 253. M. Dunn{A.), à Dalston; moyen d’indiquer la température et la pression des fluides. (12 octobre. — Pub. Rep. of patent inv., juin 1849, P- 352.)
- 254. M. Knowlys {T. J.), à Heysliam-Tower, près Lancaster; nouveau mode d’applicatio', de soustraction et de compression de l’air atmosphérique. ( 2 novembre. — Pub. Mecli. Mag., mai 1849, p. 429-)
- 255. M. Balfour ( A. ), à Dundee ( Ecosse); appareil pour découper des rondelles métalliques et autres objets analogues, et construction des tampons de choc. ( 10 novembre. —Pub. Mecli. Mag., mai 1849, P* 477*)
- 256. M. Ironside-Faite, à Rughby ( War-wick); moyen de produire des découpures en papier, carton, parchemin et autres matières analogues. ( 9 décembre. —Pub. Mech. Mag., juin 1849, p. 571.)
- 257. MM. Travis {J.) et Mac-Innes, à Li-verpool ; moyen d’emballer et d’expédier le lard et le jambon. (21 décembre.—Pub. Mech. Mag., juin 1849, p. 619.)
- ORNEMENTS.
- 258. MM. Collins ( M.) et Reynolds ( A.), à Londres ; nouveau mode de décoration du verre, de la porcelaine et des poteries. (24 mars.
- — Pub. Lond. journ. of arts, octobre 1848, p. 188).
- 25g. MM. Gillot (J.) et Morrison, à Birmingham ; perfectionnement dans l’ornementation des surfaces cylindriques et autres, en bois et autres matières. (28 septembre. —Pub. Rep. of patent inv., juin 1849, p. 36o.)
- 260. M. Lawrence - Lee, à Londres; moyen
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- de produire des dessins d’ornements. (11 dé-cembre. — Pub. Rep. of patent inv. , juillet *849, P* a50
- OUTILS.
- 261. M. Wilson (H.), à Sheffield ; fabrication de gouges, ciseaux et autres outils. (21 septembre.—-Pub. Lond. journ. of arts, avril 1849, p. 201.)
- 262. M. Cartwright (J.), à Sheffield; nouvel outil à l’usage des charpentiers. (16 décembre. — Pub. Mech. Mag., juin 1849, p. 5g6.)
- PAPIER.
- 263. M. Archer (H.), à Londres; machine a couper le papier, le parchemin et autres matières analogues. (23 novembre. — Pub. Mech. Mag., mai 1849, p. 5oi.)
- PARAPLUIES.
- 264. M. Sangster {TV.), à Londres; fabrication des parapluies et des ombrelles. (8 février. — Pub. Rep. of patent inv., octobre 1848, p. 265.)
- PASSEMENTERIE.
- 260. M. Dalton ( 77?..), à Coventry; fabrication des franges et des passementeries. (8 juin. — Pub. Rep. of patent inv., février 1849, p. 115.)
- percer ( machine à ).
- 266. MM. Watney (D.) et TVentworth (J.), à Wandsworth ( Surrey ) ; nouvelle machine à percer les métaux et autres matières. (12 octobre. — Pub. Rep. of. patent inv., juin 1849, p. 367.)
- PERSIENNES.
- 267. M. Smith ( jE. ), à Kentislitown ; construction des persiennes et des ressorts qui y sont adaptés. (16 décembre. — Pub. Mech. Mag., juin 1849, p. 5g4.)
- PIANOS.
- 268. M. Montgomery (J.), h Londres; perfectionnements dans la facture des pianos et autres instruments de musique à cordes. (11 janvier.)*
- PIERRES ARTIFICIELLES.
- 269. M. Orsi ( /. ), à Londres ; procédé de fabrication de pierres artificielles, ciments, briques, tuiles et carreaux. (22 mars. — Pub.
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- Lond. journ. ofarts, décembre î848, p. 3o3.) *
- PIPES.
- 270. MM. Steel ( E.) et Brittër ( TV. ), à Londres; fabrication des pipes à fumer. (6 juillet.—Pub. Mech. Mag., janvier 1849, p. 46-)
- PLOMB.
- 271. M. Henderson ( TV. ), à Parkhead, La-narkshire ( Écosse ); traitement du plomb et autres minerais. (22 mars.)
- 272. M. Pattinson, à Gateshead (Durham); composition d’un certain alliage de plomb , et son application à divers usages. (22 août.)
- 273. MM. Young ( TV. H. ), à Barnstaple ( Devon) ; perfectionnements dans la fonte et l’affinage du plomb. (28 août. — Pub. Lond. journ. ofarts, avril 1849, p. *56.)
- PLOMB A GIBOYER.
- 274. M. Newton ( A. V. ), à Londres; machine à fabriquer le plomb de chasse et les balles de fusil. (3i janvier.—Pub. Lond. journ. ofarts, février 1849, p. 11.)*
- PLUMES A ÉCRIRE.
- 275. MM. Grey, Babinglon et Spurgin (/. ), à Londres ; perfectionnements dans la fabrication des plumes métalliques. (27 mars.—Pub. Rep. of patent inv., décembre 1848, p. 384-)
- POMMES DE TERRE.
- 276. M. Anderson («/.), à Glasgow; moyen de séparer les diverses qualités de pommes de terre et autres végétaux. ( 11 novembre. — Pub. Mech. Mag., mai 1849, p. 478-)
- POMPES.
- 277. M. TVeldon( TV.), à Londres; pompes et autres appareils pour élever l’eau et la refouler. ( 4 septembre. — Pub. Lond. journ. of arts, avril 1849, P* i83.)
- PONTS.
- 278. M. Gardner (/.), à Wakingham (Berks); nouvelles dispositions des tirants et ferrures des ponts et autres constructions. ( 9 décembre. — Pub. Mech. Mag., juin i84g,p. 56o.)
- PRODUITS CHIMIQUES.
- 279. MM. Crâne ( C. ) et Jullion ( Th. ), à Stratford (Essex); fabrication de certains acides et sels, et appareil employé à cet usage. (18 jan-
- vier.— Pub. Lond. jourii. of arts, juillet î848, p. 420.)
- 280. M. Laming (/?.), à Clichy-la-Garenne, en France; fabrication de l’acide oxalique. (9 mai.)
- 281. MM. Solnions (A.), à Londres, et Bon-dy-Azulay, à Rotherhite ( Surrey ); fabrication du gaz, du goudron, du charbon et de certains acides. (26 mai.—Pub. Mech. Mag., novembre
- 1848, p. 547.)
- 282. M. Halliday ( A. P. ), à Manchester; fabrication de l’acide pyroligneux. (28 septembre.—-Pub. Mech. Mag., mars 1849, P* 3°9*)
- 283. M. Clarke-Hills, à Deptford ( Kent ); traitement de certains sels et gaz ou vapeurs. (19 octobre. —Pub. Mech. Mag., avril 1849,
- p. 4°3 )
- 284. M. Longrnaid (TV.), à Londres ; traitement des oxydes de fer. (26 octobre. — Pub. Rep. of patent inv., juin 1849, p. 375.)
- 285. MM. Mac-Dougal (A.) et Rawson (H.), à Manchester; fabrication de l’acide sulfurique et des acides nitrique, oxalique et acétique, des chlorures et du soufre. (21 novembre. — Pub Rep. of patent inv., juillet i84g,p. 22,)
- 286. M. S tapie- TVildsmith (J. H. ), à Londres; nouveau mode de purification du naphle ou esprit de bois , de l’acide pyroligneux de l’eupione, et de certains autres produits provenant de la distillation du bois, de la tourbe et autres matières végétales. (21 décembre. — Pub. Mech. Mag., juin 1849, p. 620.)
- PROPULSION.
- 287. M. Foioles (R.), à North-Shields (Nor-thumberland); nouveau système de propulsion. (8 février.—Pub. Lond. journ. ofarts, octobre
- 1848, p. 170.)
- 288. M. Dailey (J. ), à Londres ; machines pour imprimer un mouvement de translation. (22 mars.—Pub. Lond. journ. ofarts, janvier
- 1849, p. 414.)
- 289. M. Pilbroiu (/.), à Tottenham (Midd-lesex ) ; système de propulsion sur les chemins de fer et les canaux, et appareil employé à cet usage. ( 4 avril.)
- 290. M. Miller (J. ), à Londres ; système
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- d’accélération de la locomotion , par l’impulsion des animaux, pour toute espèce de transport. ( i3 juin. —Pub. Mech. Mag. , décembre 1848, p. £99.)*
- RÉFRIGÉRANT.
- 291. M. Lillie (J.), à Manchester; appareil pour purifier et rafraîchir les liquides et les gaz. (25 septembre. —Pub. Repert. of patent iny., mai 1849, p. 307.)
- REMÈDES.
- 292. M. Broivn-Rooff, à Londres; construction d’appareils respiratoires. (21 septembre. —Pub. Mech. Mag., mars i84g, p. 287.)
- RIZ.
- 293. M. Henderson («/.), à l’écluse du canal de Surrey; machine pour nettoyer et blanchir le riz, l’orge et autres graines. (14 août.—Pub. Lond. journ. of arts, mars 1849, p. 116.)
- ROBINETS.
- 294. M. Jennings ( J. G. ), à Londres; cannelles et robinets pour soutirer les liquides. ( 5 janvier. — Pub. Rep. of patent inv., août 1848, p. io5.)
- 295. M. Schiele ( C. ), à Manchester; construction des robinets et soupapes. (23 novembre. — Pub. Mech. Mag. , mai 184.9? P* ^02.)
- 296. MM. Llewellin et Hemmons ( /. ) , à Bristol ; nouveaux robinets pour soutirer les liquides. (23 novembre.—Pub. Mech. Mag., mai 1849, P* 5oi •)
- ROUES.
- 297. M. Forsyth ( T7.), à Londres; nouvelles roues des waggons et locomotives. ( i5 avril. —Pub. Rep. of patent inv., mai 1849, p. 288.)
- 298. MM. Green ( Ch.) et Newmann (J.), à Birmingham; construction des roues de voitures et de locomotives. (15 avril. — Pub. Rep. of patent inv., juillet, p. 7.)
- 29g. MM. Madigan ( R.) et Coope-Haddan, à Londres; construction des roues pour voitures des chemins de fer. ( i5 avril. — Pub. Mech. Mag., octobre 1848, p. 394.)
- 3oo. M. Ashhury ( J. ), à Openshaw, près Manchester; construction des roues pour les voitures roulant sur les chemins de fer et sur
- routes ordinaires. ( 11 mars. — Pub. civil en-gineer’s jouin., décembre 1848, p. 36g.)
- 3oï. M. Lathrope (B.), à Londres; nouvelles roues à employer sur les chemins de fer. (6 juin. — Pub. Lond. journ. of arts, février 1849, p. 17.)*
- 302. M. Kostley ( M. ), à Derby; construction des roues des voitures roulant sur les chemins de fer. (r 1 juillet. — Pub. Rep. of patent inv., février 1849, P' 81.)
- 303. M. Smith ( #. ), à West-Bromwich ; fabrication de roues des waggons des chemins de fer. ( 5 septembre. — Pub. Lond. journ. of arts, avril 1849, P* ^7*)
- SACS.
- 3o4- M. Cooch ( J. ), h Harleston ; appareil pour opérer l’ouverture des sacs à grain au moment de leur remplissage. (10 août.— Pub. Lond. journ. of arts, janvier 1849, P* 4,^0
- SAVON.
- 305. M. Castelain (L.), à Londres; nouveau procédé de fabrication du savon. ( 11 juillet.— Pub. Lond. journ. ofarts, février t84g, p. 36.)
- SCIERIE.
- 306. M. Hunt-Barher, à Londres ; nouvelle machine à scier le bois. (ier juin.—Pub. Mech. Mag., décembre 1848, p. 571.)*
- SCULPTURE.
- 307. M. Irwing ( TV. ), à Londres; appareil pour creuser et sculpter le bois, la pierre et autres matières. ( 25 février. — Pub. Lond. journ. ofarts, décembre 1848, p. 3oi.)
- SEL.
- 308. M. Robertson- Arrot, à Saint-Helens ( Lancaster ); nouveau mode de fabrication du sel. ( 5 janvier. — Pub. Lond. journ. of arts , mars i84g, p. io5.)
- 3og. M. Ellins ( G.), à Droitwich ( Worces-tershire ); nouvelle préparation du sel et appareil employé à cet usage. (22 mars.)
- SERRURERIE.
- 310. M. Archibald-Brooman, à Londres; fabrication des gonds et pentures de portes et de croisées. (2 novembre. — Pub. Mech. Mag., avril 1849, P- 386.)
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- SERRURES.
- 311. M. Stirling - Newall, à Gateshead (Durham ); construction de serrures, de ressorts, et moyens de rider les mâts de vaisseaux. (28 septembre. — Pub. Mech. Mag., mars 1849, P* 3o6 etavl^> P* 321.)
- SIGNAUX.
- 312. M. Craft-Roberts , à Holywell ( Flint-shire ) ; mode simplifié de communiquer, par l'électricité ou le magnétisme, sur les chemins de fer, entre les voitures et le lender, de manière que les surveillants et les voyageurs puissent avertir le mécanicien de quelques accidents survenus à la voie. ( 28 février. — Pub. Lond. journ. of arts, octobre 1848, p. 167.)
- 313. M. Bachhoffner ( H. ), à Londres; moyen de transmettre des signaux et des communications. ( 4 novembre. — Pub. Mech. Mag., mai 1849, p. 451-)
- 314. M. Collier-Bakeiuell, à Hampstead ; système de communication d’une place à une autre par le moyen de l’électricité. ( 2 décembre.—Pub. Mech. Mag., juin 1849, P-544-)
- SOIE.
- 315. M. Foot (/.), à Londres; nouvelle méthode pour marquer les écheveaux de soie.
- ( 7 juin.) *
- 316. M. Dickins ( Th.), à Middleton ( Lan-cashire } ; machine ou appareil pour préparer et enrouler les chaînes de soie. (21 décembre. —Pub. Mech. Mag., juin 1849, p. 621.)
- SONBES.
- 317. M. Massey (E.),à Londres; construction des locks et des appareils à sonder. (18 février.)
- SOUDE.
- 318. MM. Barr - Mitchel et Best-TFool-ryche ( T.), à Londres; perfectionnements dans la fabrication de la soude, janvier.)
- 319. M. TFattson-Paltinson, à Felling, près Gateshead ( Durham ) ; nouveau mode de fabrication de la soude. (27 janvier.—Pub. Rep. of patent inv., octobre 1848, p. 242.)
- SOUPAPES.
- 320. MM. Bateman (J. F.) et Moore {A.), à Manchester; soupapes ou robinets pour le pas-
- sage de l’eau ou autres fluides. ( 18 janvier.— Pub. civil engineer’s journ. , septembre 1848, p. 286.)
- 321. MM. Ecroyd ( J. ) et Eccles ( J. ), à Rochdale (Lancashire); soupapes pour intercepter ou faciliter le passage de l’eau. (10 avril.)
- SUBSTANCES ANIMALES.
- 322. M. Folliet (L.), à Londres; moyen de conserver les substances animales. ( 26 mai — Pub. Lond. journ. of arts, janvier 1849, p. 409.)
- SUCRE.
- 323. M. Ncivton ( EF. ), à Londres; fabrication du sucre de canne. ( 18 janvier. — Pub. Lond. journ. of arts, septembre 1848, p. 88.)
- 324. M. Steinkamp (J. A. ), à Londres; fabrication du sucre de canne et raffinage du sucre brut. ( 18 juillet. —Pub. Lond. journ. of arts, février 1849, P- 35.)
- 325. M. Hood - Clément, de Philadelphie (Etats-Unis d’Amérique); fabrication du sucre et appareil pour préparer la bagasse servant de combustible. (21 novembre. —Pub. Mech. Mag., mai 1849, p. 499.)
- TANNAGE.
- 326. M. Duncan (./.), à Brentwood (Essex); nouveau procédé de tannage des cuiis et des peaux. (20 janvier.)
- TAPIS.
- 327. M. TFood (PF.), à Londres; perfectionnement dans le tissage des tapis et dans leur impression. (3o mai. —Pub. Mech. Mag , décembre 1848, p. 55o.)
- 3z8. M. Curtain ( TF. ), à Homerton ; méthode de fabriquer des tapis de Bruxelles, de Turquie, et des moquettes. (21 décembre. — Pub. Mech. Mag., juin 1849, P* 619.)
- TEINTURE.
- 329. M. Thompson - Pattison, à Glascow ; nouvelle matière pour la teinture des étoffés de coton, de lin, de laine, de soie, etc. ( 2 novembre. — Pub. civil engineer’s journ., juin 1849, p. 180.)
- 330. M. Young (J.), à Manchester; préparation de certaines matières propres à être employées dans la teinture et l’impression. (9 dé-
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- ceinbre.—Pub. Mech.Mag., juin 1849, p. 568.)
- TÉLÉGRAPHES.
- 331. M. Heighton ( H.), à Ruby (Warwick); système de télégraphes électriques. (25 janvier.
- __Pub. Rep. of patent inv., mars 1849,
- p. i33.)
- 332. M. Brett (J.), à Londres; construction de télégraphes électriques. ( 8 février.)
- 333. MM. Barlow, à Derby, et Forster (Th.), à Streatham-Common (Surrey); nouveaux télégraphes électriques et appareils accessoires. (27 avril. — Pub. of patent inv., juin 1849, p. 34i.)
- 334* MM. Henley ( Th.) et Forester, à Londres; perfectionnements dans les communications télégraphiques et dans l’appareil appliqué à cet usage. ( 10 août.—Pub. Mech. Mag., février 1849, p. 14^-)
- 335. M. Lewis-Ricardo, à Londres ; construction des télégraphes électriques. ( 4 septembre. — Pub. Lond. journ. of arts, avril
- 1849, P- i59 )
- TISSAGE.
- 336. M. Sievier ( TV. ), à Londres; nouveau mode de tissage des étoffes unies et façonnées. (19 octobre. — Pub. Mech. Mag., avril 1849 , p. 404.)
- tisser ( métiers à ).
- 337. M. Heywood, à Blackburn (Lancashire); nouveaux métiers à tisser. (22 janvier.)
- 338. MM. Hudson ( TV.) et Dodgeon (J.), à Burnley (Lancashire); perfectionnements ajoutés aux métiers à tisser. (22 janvier.)
- 33g. M. Robinson ( Th. ), à Coventry; nouveau métier pour faire des rubans et autres tissus. (27 janvier.)
- 340. M. Longworth, à Newton-Heath (Lancashire); perfectionnements dans la disposition des crochets des métiers à tisser mécaniques. (10 avril.)
- 341. M. Smith ( M. ), à Heywood ( Lancashire); construction des métiers à tisser, ( 11 mai. — Pub. Mech. Mag., novembre 1848, p. 5o2.)
- 342. M. Duncan-Mackensie, à Londres; construction des métiers à la Jacquart pour la fabrication des étoffes brochées et façonnées.
- (5 août. — Pub. Mech. Mag., février 1849 , p. 138.) *
- 34-3- M. Dickinson (TV.), à Blackburn (Lancaster); nouveau métier à tisser. (11 septembre. —Pub. Mech. Mag., mars 1849, P- 260.)
- 344* M. Major ( TV. ), à Culchett , près Leigh (Lancashire); métiers pour tisser certains genres d’étoffes. (16 décembre. —Pub. Mech. Mag., juin 1849, p. 596.)
- 345. MM. Ecoles (J.) et Bradshaw (J.), à Blackburn ( Lancashire ) ; perfectionnements applicables aux métiers à tisser des étoffes unies et façonnées. (i5 décembre.—Pub. Mech. Mag., juin 1849, p. 5g3.)
- TISSUS.
- 346. M. Clinton-Robertson, à Londres ; fabrication de certains tissus et étoffes, et nouveau produit obtenu par ce moyen. (19 janvier. —Pub. Lond. journ. of arts, septembre 1848, p. 118.)»
- 347. M. Mowbray (TV.), à Leicester; fabrication de tissus réticulaires. (27 juin. — Pub. Mech. Mag., décembre 1848, p. 646.)
- 348. M. Meyer Jacobs, à Londres; fabrication , impression et apprêt des étoffes tissées de toute espèce. ( 2 novembre. — Pub. Mech. Mag., mai 1849, p. 427.)
- TONNEAUX.
- 349. M. Robertson (J.), à Liverpool ; fabrication de tonneaux et autres vases en bois pour contenir les liquides. (29 juillet. —Pub. Mcch. Mag., février 1849, P* 1 *7-)
- 350. M. Poole (S.), à Londres; fabrication des tonneaux et autres vases semblables en bois. ( 8 août. — Pub. Mech. Mag., février 1849, P- 1^2.) *
- TRANSPORT.
- 351. M. Sager (TV.), à Rochdale ( Lancaster ); moyen d’effectuer le transport des voyageurs et des marchandises soit par terre, soit par eau. ( i5 septembre. — Pub. Mech. Mag., mars 1849, p. 261.)
- TUYAUX.
- 352. MM. Cutler (J.) et Robinson ( C. ), à Birmingham ; étirage des tuyaux servant de conduits de la (lamine dans les chaudières à
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- vapeur. ( i3i janvier. — Pub. civil engineer’s journ., août i8j8, p. 248.)
- 353. M. Wishaw (F.), à Hampstead ( Midd-lesex); fabrication des tuyaux de poterie, de verre, etc., et appareil employé à cet usage. (8 mars.—Pub. Rep. of patent inv., novembre
- 1848, p. 3ia.)
- 354- M. Newton ( TV. E. ), à Londres; moyen de réunir et accoupler des tuyaux, ajutages, robinets, etc. ( 22 mars. — Pub. Lond. journ. of arts, mars 1849, P- 79*)*
- 355. M. Spencer ( Th. ), à Prescott ( Lan-cashire) ; machines ou appareils pour fabriquer des tuyaux de poterie ou autre matière plastique. (10 avril.— Pub. Rep. of patent inv., décembre 1848, p. 373.)
- 356. 1VI. Potts (T.), à Birmingham; fabrication des tubes pour les chaudières des locomotives ou autres. ( 10 avril. — Pub. Rep. of patent inv., décembre 1848, p. 390.)
- 357. MM. Roose ( J.) et Hadon Richardson, à Darlaston ( Stafford ) ; fabrication des tubes et tuyaux. ( i5 juin. — Pub. Lond. journ. of arts, mars 1849, p. n5.)
- 358. MM. Walter TVinfield et Word (J.), à Birmingham ; fabrication des tuyaux. (14 septembre. — Pub. Lond. journ, of arts, avril
- 1849, p. 181.)
- 359. M. Olivier York, à Paris ; fabrication des tuyaux métalliques. (21 novembre. —Pub. Mech. Mag.,mai 1849, p. 49^0
- TYPOGRAPHIE.
- 360. M. Newton ( W. E. ), à Londres ; perfectionnements ajoutés aux presses typographiques. (18 juillet. —Pub. Mech. Mag., janvier 1849, p. 91.)
- 361. M. Harris ( J. ), à Londres; nouveau procédé de fondre les caractères typographiques. ( 2 novembre. — Pub. Mech. Mag., mai 1849, p. 43o.)
- 362. M. Newton ( A. V. ), à Londres; nouveau procédé de fonte des caractères d’imprimerie et des espaces et cadrats. ( 16 décembre. — Pub. Mech. Mag., juin 1849, p. 598.) *
- 363. M. Holm {A. ), à Londres; perfectionnement dans l’impression typographique-
- (21 décembre. — Pub. Mech. Mag., juin i84q, p. 621.)
- vaisseaux.
- 364. M. Gilmore ( G.), lieutenant de la marine royale, à Londres; nouveau mode de ventilation des vaisseaux et autres embarcations. (17 janvier. — Pub. Lond. journ. of arts , mai
- 1848, p. 248.)
- 365. M. Napoléon Zerrnan, à Greenwich ( Kent ) ; construction des vaisseaux et autres embarcations. ( 8 février. — Pub. Rep. of patent inv., décembre 1848, p. 36o.)
- 366. M. Howe (J.), de New-York ( Amérique ) ; construction des vaisseaux et autres embarcations. (27 avril. — Pub. Rep. of patent inv., novembre 1848, p, 327.)
- 367. M. Parnell ( Ch. ), à Liverpool ; appareil applicable aux vaisseaux chargés de bois de construction dont la pesanteur spécifique est plus légère que l’eau, prévenant la nécessité de les abandonner à la mer. ( 18 juillet. — Pub. Mech. Mag., janvier 1849, p. 90.)
- 368. M. Cullen ( Th. ), à Londres; nouvel appareil pour gouverner les vaisseaux et autres embarcations. (18 novembre.—Pub. Rep. of patent inv., juillet 1849, P - 40
- VAPEUR.
- 369. M. Testa de Beauregard, de Paris; nouveau système pour générer la vapeur et moyens d’obtenir de la puissance des machines à vapeur. (11 juillet. — Pub. Mech. Mag., octobre 1848, p. 411 •)
- 370. M. Wright ( J.), à Gamberwell ( Sur-rey ) ; nouveau moyen de générer la vapeur et d’évaporer les liquides. ( 12 octobre. — Pub. Mech. Mag., avril 1849, p. 356.)
- VELOURS.
- 371. MM. Kcsselmayer (G. W-), à Manchester, et Mellodew ( Th. ), à Oldham; perfectionnements dans la fabrication des velours unis et façonnés. (2 novembre. —Pub. Mech. Mag., mai 1849, p. 429O
- VENTILATION.
- 372. M. Lockhead (J.), à Gravesend (Kent); nouveau système de ventilation. (8 mars. —
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- Pub. Rep. of patent înv., octobre 1848, p. 225.)
- 373. M. Dingle-Choume, à Londres; nouveau mode de ventilation des appartements. (28 décembre.)
- VERRE.
- 3*74* M". Bessemer ( H. ), à Londres; perfectionnements dans la fabrication du verre. (22 mars.)
- 3y5. M. Draylon ( Th. ), à Londres; procédé d’argenture du verre. (4 décembre. — Pub. Rep. of patent inv., juillet 1849, p. 38.)
- VÊTEMENTS.
- 376. M. Iles ( C. ), à Birmingham; moyens d’attacher les vêtements et fabrication d’agrafes. ( 4 novembre. —Pub. Mech. Mag., mai 1849, p. 45o.)
- 877. M. Cooper (/.), à Walworth; nouveau moyen d’attacher les vêtements. ( 4 novembre. — Pub. Mech. Mag., mai 1849, p- 4490 vis.
- 378. M. Wilkinson ( W.), à Dudley ( Wor-cester); fabrication des vis. (21 décembre. — Pub. Mech. Mag., juin 1849, P- 621.)
- VOITURES.
- 37g. M. Heath (7ï.), à Heathfield, près Manchester; nouveau mode d’appliquer et de faire fonctionner un système d’enrayage pour les voitures des chemins de fer. (13 janvier.—Pub. civil engineer’s journ., octobre 1848, p. 3o4 )
- 38o. M. Cannon ( J. W.), à Cambridge; construction de voitures pour le transport des
- moutons et autres animaux sur les chemins de fer. (10 février. — Pub. Lond. journ. of arts, octobre 1848, p. 195.)
- 381 • M. Seegers (T. C. ), à Londres; construction de voitures roulant sur les chemins de fer. ( 8 mars.)
- 382. M. Henson (H.), à Hampstead ( Midd-lesex ) ; voitures et waggons employés sur les chemins de fer et dans les magasins renfermant des substances explosives. ( i5 avril. — Pub. Mech. Mag., octobre 1848, p. 386 )
- 383. M. Davies ( D. ), à Londres; nouvelle construction des impériales de voitures. (i5 avril.)
- 384- M. Rice-Pratt, de Worcester, État de Massachussets en Amérique; appareil pour accoupler les voitures employées sur les chemins de fer. (27 avril. — Pub. Rep. of patent inv., novembre 1848, p. 325.)
- 385. M. Normanvillc ( W. J. ), à Londres; construction de voitures roulant sur chemins de fer et autres , et nouveaux moyens de les graisser. (2 mai. —Pub. Rep. of patent inv., février 1849, p* 73,)
- 386. M. Mansell ( C.), à Lond res; construction de voitures employées sur les chemins de fer et les routes ordinaires. ( Ier juin. —- Pub. Mech. Mag., décembre 1848, p. 571.)
- 387. M. T'P'harton ( W. ), à Londres; nouveaux véhicules pour rouler sur les chemins de fer et autres. (16 décembre.—Pub. Mech. Mag., juin 1849, p. 5go.)
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- OLlBAME-flDITIÉME AiWÉE. (N° DXLII. ) août 1849.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — aérostation.
- Rapport fait par M. Alcan, au nom du comité des arts mécaniques, sur un ouvrage intitulé Études de l’aérostation ; par M. Edmond Marey-Monge.
- La fin du dernier siècle, si féconde en découvertes importantes, n’en produisit aucune qui eût autant de retentissement que celle des aérostats. Avant 1783, époque des expériences étonnantes des frères Montgolfier, on disait « que la nature avait refusé à l’homme la faculté de s’élever dans les airs, » comme on répétait, un peu plus d’un siècle auparavant, qu’elle avait horreur du vide; et qui sait si les espérances de Montgolfier, confiées h l’avance, n’eussent été considérées comme chimériques par les illustres savants eux-mêmes, qui se sont servis plus tard, dans l’intérêt de la science , de sa mémorable découverte? Aussi l’enthousiasme causé à la vue des premières montgolfières fut-il aussi grand et aussi général, que le doute, pour ne pas dire plus, avait été universel.
- Tous les rangs de la société célébrèrent la victoire scientifique de Montgolfier, et ce serait le cas de dire , si nous ne craignions de faire un jeu de mots, qu’elle fut vraiment portée aux nues. Cet accueil fait à une invention est à signaler dans l’histoire des découvertes , qui n’a souvent, pour l’apparition des plus fécondes, que dédain et indifférence à enregistrer. Ce triomphe, peut-être unique dans les annales de la science, n’aveugla cependant pas Montgolfier sur la valeur de ses résultats : « Nous avons un instrument de pi os, dit-il , il faut maintenant savoir s’en servir. » Les soixante-quatre an-
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- OMMME-HDITIBIIE AMER, (N° DXLII. ) août 1849.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — aérostation.
- Rapport fait par M. Alcan, au nom du comité des arts mécaniques, sur un ouvrage intitulé Études de F aérostation ; par M. Edmond Marey-Monge.
- La fin du dernier siècle, si féconde en découvertes importantes, n’en produisit aucune qui eût autant de retentissement que celle des aérostats. Avant 1783, époque des expériences étonnantes des frères Montqolfier, on disait « que la nature avait refusé à l’homme la faculté de s’élever dans les airs, » comme on répétait, un peu plus d’un siècle auparavant, qu’elle avait horreur du vide; et qui sait si les espérances de Montqolfier, confiées à l’avance, n’eussent été considérées comme chimériques par les illustres savants eux-mêmes, qui se sont servis plus tard, dans l’intérêt de la science , de sa mémorable découverte ? Aussi l’enthousiasme causé à la vue des premières montgolfières fut-il aussi grand et aussi général, que le doute, pour ne pas dire plus, avait été universel.
- Tous les rangs de la société célébrèrent la victoire scientifique de Mont-golfwr, et ce serait le cas de dire , si nous ne craignions de faire un jeu de mots, qu’elle fut vraiment portée aux nues. Cet accueil fait à une invention est à signaler dans l’histoire des découvertes, qui n’a souvent, pour l’apparition des plus fécondes, que dédain et indifférence à enregistrer. Ce triomphe, peut-être unique dans les annales de la science, n’aveugla cependant pas Montqolfier sur la valeur de ses résultats : « Nous avons un instrument de pics, dit-il , il faut maintenant savoir s’en servir. » Les soixante-quatre an-
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- nées écoulées depuis ces paroles en ont démontré la vérité » puisque, aujourd’hui encore, on est à se demander : « Que faut-il attendre de l’aérostation ? « Cette magnifique découverte , une des plus glorieuses de l’esprit humain , « doit-elle rester stérile? La navigation aérienne est-elle une chimère ou « non? »
- Telles sont, en effet, les questions que s’est posées M. E. Marey-Monge, et qui ont donné naissance au livre intéressant dont nous avons à vous rendre compte succinctement.
- L’auteur a divisé son travail en trois parties : la première, comprenant les diverses conditions de la navigation aérienne; la seconde, la construction d’un ballon en cuivre ; et la troisième, des notes complémentaires qui se rattachent aux deux premières.
- M. Monge distingue dans la navigation aérienne : 1° l’aérostation actuelle, ou l’enfance de l’art qui est loin encore d’être un instrument docile sans imperfection, et dont l’usage est restreint aux observations scientifiques et militaires , aux voyages aériens sans direction, aux fêtes publiques, aux paratonnerres, paragrêles, etc.; rȰ Yaêrostation à venir, dont la théorie est à peine ébauchée, qui laisse tout à faire en pratique, et qui devrait, un jour, rendre le même service que la marine. Il y a, pour les deux cas, des considérations principales et communes à l’étude desquelles l’auteur s’est livré avec soin. Le contenu de l’aérostat, son enveloppe, sa forme, les moyens de le diriger ont été successivement soumis à ses recherches. Il passe en revue, comme contenu, l’air chaud, la vapeur, l’air raréfié et l’hydrogène ; il démontre la supériorité de l’emploi de ce gaz sur les autres moyens, et qu’il ne laisserait plus rien à désirer, si l’on parvenait à tirer un meilleur parti des sulfates de fer et de zinc provenant de sa préparation, ou si on pouvait l’obtenir par une décomposition plus prompte de l’eau. La chimie ne saurait laisser longtemps cette question pratique sans solution.
- L’enveloppe des aérostats, qui, comme le fait remarquer l’auteur, doit être complètement imperméable, inaltérable aux intempéries des saisons, et d’une certaine ténacité, est une des parties laissant le plus à désirer, quoique des plus essentielles. Un aérostat à enveloppe défectueuse équivaudrait, en effet, à une barque qui ne tiendrait pas à l’eau , et cependant aucune matière des trois règnes n’offre toutes les conditions propres à une bonne enveloppe. Aussi M. Monge fait-il remarquer que les premiers pas, en aérostation, sont arrêtés par cette difficulté que l’expérience seule peut trancher.
- En abordant l’étude de la direction, M. Monge commence à faire justice de l’idée trop généralement admise qu’il n’y a pas de point d’ap-
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- pui dans l’air, et que l’on ne peut aller contre le vent. Ses arguments sont basés sur des exemples pratiques fournis par quelques tentatives heureuses de direction, sur une comparaison ingénieuse et vraie entre les analogies et les différences qu’offrent la navigation maritime et celle aérienne, enfin sur des démonstrations géométriques et des calculs positifs. Cependant, en admettant que les couches atmosphériques aient une résistance suffisante pour fournir des points d’appui, l’auteur ne manque pas de signaler leur faible densité , qui étant de 804 moindre que celle de l’eau , les surfaces qui y sont plongées, comparées à celles immergées dans l’eau, doivent augmenter dans le même rapport; et, pour démontrer que les poids résultant des grandes surfaces relatives ne sont pas un obstacle dans l’aérostation, il rappelle, d’après Newton j que la résistance des fluides est proportionnelle au carré des diamètres et des vitesses. Or la force ascensionnelle d’un ballon croissant comme son cube pourrait prendre une valeur telle, qu’elle soulèverait un poids quelconque et enlèverait, par conséquent, un moteur dont on se servirait pour diriger l’aérostat, une fois qu’il serait arrivé dans la région la plus convenable du vent. On trouvera, dans le livre, des calculs très-clairs et très-précis à ce sujet. Sans admettre précisément qu’un aérostat puisse aller contre un vent quelconque, l’auteur pense qu’à l’aide d’une force suffisante il pourrait se diriger contre un courant léger, comme un bateau marche contre le cours d’une rivière. Il va plus loin : « Il n’est pas absurde, dit-il, d’admettre la possibilité d’un aérostat colossal, porteur d’une machine tellement puissante, qu’elle soit capable de vaincre la résistance des vents forts, et qui, semblable à nos énormes paquebots transatlantiques de 5 à 600 chevaux, partirait à son heure fixée ( sans s’inquiéter de la force ni de la direction du vent ) avec une vitesse minime à la remonte, pour aller gagner des couches supérieures, ou le calme et les vents favorables lui permettraient de faire usage de toute la puissance des machines. » On voit que l’auteur ne réserve aux moteurs qu’un rôle secondaire dans la navigation aérienne. Ils seraient destinés à être remorqués, pour ainsi dire , pour ne servir que comme gouvernails à certains moments. Cette supposition, qu’une partie de la quantité d’action, dont il faut être si avare , surtout dans la circonstance dont il s’agit, sera absorbée par le poids considérable d’un moteur, ne devant servir que par intermittence , ne peut satisfaire complètement les idées mécaniques. La réalisation d’un moteur puissant, sous un faible poids, peut donner bien plus d’espérances, et n’est pas plus hardie que l’emploi de ces ballons gigantesques encore si défectueux. La difficulté de la création d’un moteur semblable vient d’ailleurs s’amoindrir, lorsqu’on réfléchit que la question de la dépense est secondaire dans la solution du problème; car cette dépense serait largement compensée par le-
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- conomie à faire sur la construction de la voie qui se trouve tout établie avec la même perfection autour de tous les points du globe.
- Après avoir fait comprendre toute la portée de son sujet, Fauteur revient en détail sur les différentes parties essentielles, telles que la forme la plus convenable à adopter pour les grands aérostats destinés à la navigation à tous vents; la pression intérieure qu’il ne faudra pas dépasser; les principaux moyens usités pour monter et descendre sans perdre de gaz. Notre cadre ne nous permettant pas de suivre les développements de tous ces points, nous nous bornerons à relater quelques-uns des résultats consignés.
- Comme la pression intérieure d’un aérostat doit être très-faible pour ne pas déchirer l’enveloppe, l’auteur démontre que la forme la plus convenable à adopter est la surface développable cylindro-conique, qui peut se prêter à l’action de compresseurs sans exposer l’étoffe à une rupture , propriété que n’a pas l’enveloppe à double courbure, qui est, par conséquent, exposée à des plis nuisibles, lorsque la pression sur certains points varie , comme cela arrive fréquemment.
- Si l’on parvenait à faire un usage fréquent des aérostats à grandes dimensions , tout le monde comprend qu’on ne pourrait employer, pour monter et redescendre, des moyens dont on se sert dans les ascensions qui n’ont qu’un but de curiosité, consistant dans une perte de gaz qu’on laisse échapper par la partie inférieure du ballon lorsqu’on veut monter, et par celle supérieur pour pouvoir descendre. Ces pertes dans un grand ballon, et pour un trajet d’une longueur sensible, diminueraient'bientôt son action, et pourraient le mettre hors de service ; aussi a-t-on proposé diverses dispositions pour éviter ces fâcheux dégagements du fluide. L’auteur, après les avoir passées en revue, remarque qu’aucune en particulier ne peut agir avec l’énergie de la perte de gaz, et qu’il faudrait, dans l’état actuel de l’art aérostatique, avoir recours à leur emploi simultané, qui malheureusement est loin d’avoir la simplicité désirable. Mais, en attendant les nombreuses modifications que réclame l’art de la navigation aérienne , dans l’acception la plus large du mot, M. Monge s’occupe des perfectionnements que nécessitent encore les aérostats destinés aux observations scientifiques ; il recherche les moyens de construire des ballons captifs, de façon à pouvoir les élever et les maintenir dans les airs au milieu de la tempête, ce que l’on n’a pu obtenir jusqu’ici. Il propose, en conséquence, une construction de ballons de forme allongée, et, pour qu’ils ne soient ni redressés verticalement ni abattus par un coup de vent, il combine un système d’amarre aussi simple qu’ingénieux. En un certain point de la corde de l’ancre qui maintient le ballon dans une position horizontale , il fixe une poulie sur laquelle passe aussi une corde ou sous-tendante
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- dont une des extrémités est fixée au-dessous et à l’arrière du ballon, et l’autre à l’intérieur de la nacelle. L’action du vent, en agissant à l’arrière du ballon , opérera comme sur un cerf-volant et le fera remonter. L’inspection de la figure tracée dans les planches du livre suffit pour se rendre compte de cet effet. M. Transon, dans un travail remarquable adressé à la Société philomathique , avait déjà proposé, dans le même but, l’accouplement du cerf-volant au ballon. Mais la première idée que le cerf-volant pourrait un jour être destiné à un rôle moins futile que celui auquel il sert est due à Euler fils, qui publia, à ce sujet, de savantes recherches dans les Mémoires de VAcadémie de Berlin de 1765.
- L’application de la belle idée de M. Arago sur les aérostats paratonnerres et paragrêles dépendant d’une bonne enveloppe et d’un moyen de maintenir les ballons contre le vent, nous n’avons pu passer sous silence les recherches à ce sujet, car la réalisation de ces paragrêles serait, à elle seule , une compensation aux nombreux sacrifices faits pour f aérostation depuis l’apparition des montgolfières.
- Par la publication de la deuxième partie de son livre, M. Monge donne une preuve rare de son amour pour le progrès. Cette partie est consacrée aux détails de construction d’un ballon en cuivre que l’auteur a fait faire, et qu’il recommande de ne pas renouveler à cause de son peu de succès, les métaux sous une faible épaisseur présentant trop peu de résistance, et leur emploi entraînant à une grande dépense. On doit donc savoir gré à M. Monge de chercher à éviter à d’autres des essais dans une direction pouvant entraîner à de nombreux frais en pure perte.
- Enfin la troisième partie de l’ouvrage contient des recherches et des notes historiques intéressantes, des formules sur l’aérostation , des tables diverses nécessaires à l’aéronaute, une étude sur l’accouplement des cerfs-volants aux ballons; des observations sur les poissons, les oiseaux, les insectes ailés, dans leur rapport avec les aérostats, etc., etc. On voit que fauteur n’a rien négligé pour rendre la publication aussi complète que possible ; aussi peut-on la considérer comme un véritable traité élémentaire sur l’aérostation, pouvant être consulté avec fruit par toutes les personnes que cette grande question intéresse. Elles se convaincront que, si le problème de la navigation aérienne offre encore des difficultés énormes, les conditions du moins en sont nettement posées, et ne présentant pas d’impossibilité absolue, leur solution ne doit plus être qu’une question de temps. Il nous est donc permis de conserver encore l’espoir que semblaient renfermer les paroles de Franklin, qui a dit, à l’apparition des montgolfières, « c’est l’enfant qui vient de naître. » En effet, en voyant avec quelle activité, à notre époque caractérisée
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- cependant par ses recherches positives, on recommence à s’occuper d’aérostation, de perfectionnements pratiques, on est porté à croire que le terme de cette enfance n’est pas très-éloigné, et que, si la réussite complète de la navigation aérienne n’est pas réservée à notre temps, il pourrait lui être donné de la perfectionner suffisamment pour lui faire rendre bientôt des services signalés; mais, comme le fait observer M. Monge, le succès de tels projets ne peut être hâté qu’avec le secours des gouvernements et d’une association de capitalistes. Remarquons, à notre tour, que des travaux aussi sérieux que les études sur V aérostation ne peuvent que contribuer à cet heureux concours. Ces études nous ont donc paru aussi utiles qu’intéressantes , et dignes, tant par leur nature que par la manière dont elles sont présentées, du nom illustre que porte l’auteur.
- Votre comité des arts mécaniques vous propose, en conséquence, de témoigner votre satisfaction à M. Monge, en le remerciant de sa communication, et d’insérer le présent rapport dans le Bulletin.
- Signé Alcan, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 20 juin 1849.
- INSTRUMENTS DE PRECISION.
- Rapport fait par M. Renoît, au nom du comité des arts mécaniques, sur le go-
- niographe ou rapporteur sans point de centre, présenté par M. Collardeau ,
- ingénieur en instruments de précision, rue du Faubourg-Saint-Martin, 86.
- Messieurs, dès leur organisation, les anciens ingénieurs-géographes du dépôt général de la guerre se servirent, pour exécuter les nombreux travaux topographiques dont ils ont été chargés, de rapporteurs en corne transparente de 0m,18 à 0m,20 de diamètre, dans lesquels les divisions sont tracées sur la face inférieure pour pouvoir être appliquées immédiatement sur les droites directrices par lesquelles on est dans l’usage de diviser en carrés de 1 décimètre de côté la surface des feuilles de papier destinées à recevoir les levés à la boussole ou autres, tandis que la graduation est écrite sur la face supérieure de la feuille de corne, pour en faciliter la lecture.
- L’usage de tels rapporteurs ne pouvait que se perpétuer dans le corps spécial d’état-major; aussi les officiers qui en font partie s’en servent-ils exclusivement , comme leurs prédécesseurs, pour les levés de la carte de France, dont on s’occupe avec une persévérance louable et digne d’une si grande et si utile entreprise.
- Ces rapporteurs , comme ceux que tout le monde connaît, ont la forme d’un demi-cercle, auquel une bande plus ou moins large est ajoutée le long
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- du diamètre qui le limite ; le centre y est indiqué par l’intersection de ce diamètre et de la portion du diamètre perpendiculaire tracé sous la feuille de corne, dans toute sa largeur.
- Le goniographe présenté par M. Collardeau diffère du rapporteur ordinaire en ce qu’il présente un cercle entier de divisions tracées tout à l’entour d’un cercle évidé dans une plaque carrée de cuivre, et par conséquent duquel rien n’indique la position du centre d’une manière permanente.
- La graduation du goniographe est écrite dans le même sens, de 0 à 180°, sur chacune des deux demi-circonférences en lesquelles on peut supposer cet instrument divisé, et les rives de la plaque sur laquelle il est tracé sont parallèles, deux à deux, au diamètre passant par les points où sont placés les 0 , 0 , et au diamètre perpendiculaire correspondant aux points marqués 90, 90.
- Ce simple exposé suffit pour reconnaître que le rapporteur ordinaire, ou dont le centre est indiqué d’une manière permanente, se suffit à lui-même dans toutes les opérations auxquelles on l’applique , tandis qu’il est presque toujours nécessaire de combiner l’emploi d’une règle avec le goniographe ou rapporteur dénué de centre, pour s’en servir.
- L’un et l’autre instrument exigent que l’on fasse coïncider à la fois deux de leurs points avec certaines droites des dessins que l’on trace ou que l’on copie; mais il est plus facile, dans tous les cas, d’avoir recours au centre indiqué sur le rapporteur, qui est toujours un de ces deux points, qu’à un point de la circonférence de cercle à discerner sur le limbe du goniographe, parmi toutes les divisions qu’il porte.
- Dans l’emploi du rapporteur ordinaire , la droite qui sert à indiquer, sur le limbe, la grandeur soit de l’angle à relever, soit de l’angle à tracer, en croise toujours normalement la circonférence, circonstance qui permet d’apprécier cet angle avec exactitude. Dans le goniographe, la rencontre du limbe et de la droite directrice ou indicatrice s’effectue en général obliquement, et est ainsi moins favorable à cette exacte appréciation.
- Enfin, dans plusieurs questions résolues avec le goniographe, il faut lire la graduation de deux points de la circonférence pour en faire la somme ou la différence, dont la moitié donne la solution de la question, tandis que, dans le rapporteur, la graduation d’un point unique du limbe est la solution immédiate de la question proposée.
- Comme le goniographe peut suppléer au besoin le rapporteur ordinaire (1),
- (l) Il est évident que les rapporteurs ordinaires tracés soit sur des feuilles de corne transparente, soit même sur du cuivre mince peuvent servir, en faisant abstraction de leur centre, à relever et à tracer les angles, comme on est obligé de le faire avec le goniographe.
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- et être utilisé dans l’enseignement de la géométrie plane, en facilitant la matérialisation de quelques théorèmes, tels que ceux sur la mesure des angles, par exemple; comme la plaque carrée de cuivre sur laquelle il est établi, et dont les rives sont divisées en millimètres, donne les moyens de vérifier les équerres en bois que les influences atmosphériques faussent souvent, et de relever et de rapporter des points par des coordonnées rectangulaires; enfin, comme sa forme évidée le rend propre à certains emplois particuliers , qu’on ne saurait d’ailleurs préciser d'avance, le comité des arts mécaniques vous propose de faire graver le dessin de cet instrument dans le Bulletin, en l’accompagnant d’une note indiquant succinctement la manière de s’en servir pour résoudre ces deux problèmes fondamentaux :
- 1° Relever l’angle formé par deux droites tracées dans un plan ;
- T Par un point donné soit sur une droite tracée, soit au dehors de sa direction , conduire une autre droite qui la croise sous un angle assigné.
- Le comité vous propose, en outre, de remercier M. Collardeau de sa communication, et de faire insérer le présent rapport dans le Bulletin.
- Signé Benoît, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 48 juillet 4849.
- MACHINES A VAPEUR.
- Description d'une machine à vapeur à deux cylindres et à balancier, construite par M. Farcot, ingénieur-mécanicien, à la gare de Saint-Ouen, près Paris.
- Cette machine, de la force de 30 chevaux, établie d’après le système de Woolf, a été l’objet d’un rapport intéressant de M. Le Chatelier, publié p. 6 du Bulletin du mois de janvier dernier ; elle a été appliquée à des pompes servant à refouler, depuis la Villette jusqu’à Bondy, les eaux vannes séparées par décantation des vidanges de Paris. Le transport par bateaux, sur le canal de l’Ourcq, de ces vidanges accumulées dans la voirie de Montfaucon présentait des difficultés telles, que le conseil municipal de Paris jugea devoir renoncer à ce projet. Au moment d’établir un chemin de fer dont la dépense eût été considérable, M. Mary, ingénieur en chef des ponts et chaussées , proposa de construire des pompes foulantes qui enverraient, par un conduit souterrain d’un grand diamètre, la majeure partie des matières jusqu’à la voirie de Bondy, à 1 myriamètre de distance. Cette proposition fut adoptée, et le système de M. Mary, établi à l’extrémité de la Petite-Vilîette, fonctionne depuis quelque temps avec un plein succès. La machine pousse dans le tuyau souterrain les matières liquides rassemblées dans un réeep-
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- tacle nommé dépotoir, et les matières solides, après avoir été désinfectées, sont transportées par bateaux.
- La machine à vapeur de M. Farcot, quoique d’une faible puissance, suffit à l’évacuation des eaux vannes ; elle se distingue par plusieurs dispositions ingénieuses, par une construction parfaite et par une grande économie dans la consommation du combustible. Aussi la Société d’encouragement, ayant reconnu ces divers avantages, a décerné à M. Farcot la moitié du prix qu’elle avait proposé pour le perfectionnement des machines à vapeur destinées à imprimer un mouvement continu. ( Voyez Bulletin d’avril 1849, p. 176.)
- La machine présente de remarquables les dispositions suivantes : 1° les deux cylindres sont isolés et agissent à une même extrémité du balancier; ils sont entourés d’enveloppes dans lesquelles circule la vapeur, et ces enveloppes sont elles-mêmes entourées d’une couche épaisse de frasil de charbon de bois, retenue par une chemise en fonte. Le fond des cylindres est isolé de l’enveloppe et baigne dans la vapeur; les couvercles sont doubles et renferment également un matelas de vapeur à la température de la chaudière. 3° Le tiroir et les lumières de distribution sont disposés de manière à faire échapper la vapeur qui a fonctionné sous chacune des faces du piston, par deux tuyaux séparés ; dans son trajet du petit cylindre au grand , elle passe dans un appareil particulier qui intercepte l’échappement avant la fin de la course, et comprime la vapeur dans les espaces libres. 4° La distribution du grand cylindre se fait au moyen de quatre soupapes dont deux servent à l’admission et les deux autres à l’évacuation de la vapeur. 5° Enfin la chaudière se compose d’un cylindre, de quatre bouilleurs placés latéralement et qui sont successivement baignés par la flamme ; l’eau d’injection passe d’un bouilleur à l’autre en sens contraire du mouvement de la flamme.
- Une légende explicative des figures suffira pour l’intelligence des diverses parties de la machine.
- Explication des figures des planches 1107, 1108 et 1109.
- PL 1107. Coupe verticale et élévation de la machine.
- PI. 1108. Projection horizontale de la même sur la ligne A B.
- PI. 1109, fig. 1. Élévation des cylindres et de leurs distributeurs.
- Fig. 2. Projection horizontale du mouvement de distribution de vapeur des deux cylindres.
- Fig. 3, 4, 5. Détails de la distribution dessinés sur une plus grande échelle.
- Fig. 6. Projection verticale du petit cylindre et coupe de l’appareil destiné à comprimer la vapeur.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- Fig. 7. Projection horizontale oblique des deux cylindres et de leurs boites de distribution de vapeur.
- Fig. 8. Section verticale, et, fig. 9 , plan de la distribution de la vapeur dans le grand cylindre.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- A, grand cylindre ; B, petit cylindre : ils sont entourés chacun d’une première enveloppe de fonte À', comprenant les fonds et les couvercles, et d’une seconde enveloppe B', destinée à empêcher le refroidissement par l’air extérieur. L’intervalle des deux enveloppes est rempli de charbon de bois pulvérisé C'.
- C C, pistons à ressorts intérieurs. D D, tiges des pistons dont la verticalité est maintenue par le parallélogramme E E.
- F, balancier. G, axe du balancier.
- H, bâti destiné à supporter cet axe.
- I, bielle transmettant le mouvement à la manivelle J et, par suite , à l’arbre K du volant L.
- M, condenseur muni de sa pompe à air N, qui reçoit le mouvement du balancier par la tringle 0.
- P, pompe alimentaire et à eau froide mue par la tringle Q attachée au balancier.
- R, régulateur à boules agissant sur la distribution du petit cylindre, pour varier la détente de la vapeur au moyen du levier S : il peut recevoir à la fois un mouvement vertical alternatif et un mouvement de rotation ; son point fixe est pris sur le balustre T.
- U U, système de cônes s’emboîtant l’un dans l’autre ou se séparant, suivant que les boules du régulateur s’écartent ou se rapprochent, et transmettent au levier S un mouvement de rotation dans un sens ou dans l’autre.
- Y V', fig. 8, pl. 1109, boîtes à clapet distribuant la vapeur pour le grand cybndre et reliées entre elles par des colonnes X X.
- Y Y, tiges verticales munies de bras pour soulever les clapets.
- A", châssis transmettant le mouvement au tiroir du petit cylindre. Ce châssis, ainsi que les tiges Y Y, est manœuvré par l’excentrique B" au moyen de deux arbres de distribution à manivelles reliés par les bielles et indiqués par des lignes ponctuées, pl. 1107; on en voit les détails fig. 1 et 2, pl. 1109.
- C" C", poulies transmettant le mouvement à l’arbre D', qui commande le régulateur.
- E\ support du régulateur.
- F', tuyau d’arrivée de la vapeur.
- G', tuyau de purge des enveloppes ramenant l’eau dans la chaudière.
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- rum-: \ I-.irn<' \i.}; dk î..\ a \s'm\ i. \ \.\ri-:ri\ a pki \ itkimmik^ kt a mai.\.\ni-;n. p.\k .'kk.up'ot
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- H', tuyau de sortie du grand cylindre conduisant la vapeur au condenseur.
- I', appareil qu’on voit en coupe, fig. 6, pl. 1109, et qui est destiné à comprimer, d’une quantité variable, la vapeur derrière le piston du petit cylindre à la fin de sa course : il reçoit le mouvement de la tige du condenseur.
- a, robinets graisseurs des pistons C C.
- b, robinet d’injection d’eau froide manœuvré par la manivelle c.
- J', arbre de distribution.
- K7, bielle de l’excentrique.
- L', boîte de distribution du petit cylindre.
- d, fig. 5, vis sans fin transmettant le mouvement à l’axe Z', par l’intermédiaire de la roue M'.
- e, manivelle pour agir à la main sur la distribution. La tige g de la vis sans fin est en deux portions réunies par une boîte à plateau de friction, ce qui permet de faire tourner la manivelle e sans agir sur le régulateur.
- M', roue de la vis sans fin.
- N', tiroir.
- O' O', glissières. P' P', Q' Q', mentonnets. f“ ressorts fixés au tiroir, dont la pression empêche les glissières de tomber.
- S', double came dont la position angulaire détermine la durée de l’introduction de la vapeur, en faisant fermer plus tôt ou plus tard les orifices de la face antérieure du tiroir; ces orifices, ouverts par les mentonnets P', qui viennent butter contre la boîte pendant la marche du tiroir, sont fermés, après un temps variable, par les mentonnets Q', qui frappent contre la double came.
- T', châssis du tiroir. U', tige qui le met en mouvement.
- Y", soupape d’arrêt et de mise en train de la machine fermant le passage de la vapeur de l’enveloppe dans la boîte.
- L’appareil I', fig. 6, reçoit le mouvement à un instant variable de la tige O' du piston de la pompe à air, et comprime la vapeur derrière le piston du petit cylindre à la fin de chaque course.
- h, clapets d’admission de la vapeur, i, clapets de sortie de la vapeur.
- kf manivelle servant à manœuvrer la soupape d’arrêt Y".
- Dans la coupe horizontale des colonnes, fig. 9, on voit la projection de la boîte inférieure V. La fig. 7 montre la boîte supérieure Y'. En comparant ces deux figures, on voit que chaque tige Y Y lève un clapet de gauche et un clapet de droite, c’est-à-dire un clapet d’admission et un clapet de sortie.
- X', tuyau amenant la vapeur du petit cylindre aux boîtes à clapets dans les compartiments de gauche.
- Y', tuyau conduisant la vapeur au condenseur à sa sortie du grand cylindre (1).
- (1) Dans une notice sur les détentes de vapeur appliquées aux machines fixes et aux locomotives ,
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- ARTS MÉCAMQUES. — MACHINES A VAPEUR.
- Z', axe de la roue M\ auquel est fixée la double came S'.
- Chaudières. — M. Farcot a obtenu, le 4 janvier 1845, un brevet d’invention pour une nouvelle disposition de bouilleurs alimentaires des chaudières à vapeur; ces bouilleurs, qui se placent près des chaudières, ne peuvent, le plus souvent, avoir qu’une longueur très-limitée, en raison du défaut d’emplacement.
- M. Farcot remédie à cet inconvénient en superposant ses bouilleurs et les faisant communiquer entre eux. L’air chaud circule le long de ces bouilleurs; il se dépouille de toute sa chaleur, si l’on augmente la longueur ou le nombre des bouilleurs. En employant plusieurs jeux de bouilleurs, l’air chaud s’échappe de la partie inférieure d’un jeu pour passer à la partie supérieure d’un autre jeu.
- Un même jeu de bouilleurs pourra servir à alimenter plusieurs chaudières au moyen de registres disposés pour le soustraire en totalité ou en partie à la circulation de l’air chaud, ce qui permettra de les nettoyer ou réparer sans interrompre le service des chaudières.
- La planche 1110 représente le fourneau, la chaudière et les bouilleurs vus sur leurs différentes faces.
- Fig. 1. Coupe verticale suivant l’axe de la chaudière.
- Fig. 2. Section horizontale et longitudinale prise par la chaudière et l’étage supérieur des bouilleurs, suivant la ligne À B, fig. 1.
- Fig. 3. Coupe verticale par le second bouilleur supérieur et le premier bouilleur inférieur.
- Fig. 4. Coupe verticale par le premier bouilleur supérieur et le dernier bouilleur inférieur.
- Fig. 5. Coupe horizontale par le cendrier et l’étage inférieur des bouilleurs sur la ligne CD, fig. 3.
- Fig. 6. Section transversale du fourneau, de la chaudière et des bouilleurs sur la ligne E F, fig. 2.
- Fig. 7. Elévation, vue de face, du fourneau.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- Le fourneau À renferme une chaudière B et quatre bouilleur, dont les premiers à gauche CC communiquent entre eux dans le foncj du fourneau, en prenant une position oblique d’avant en arrière. Les deux autres bouilleurs D D se rapprochent vers le devant du fourneau et affectent également une position oblique, mais dans un sens inverse des premiers.
- insérée dans le Bulletin de 1816, nous avons donné, p. 109, une description avec figures de la détente employée par M. Farcot, suivie de l’explication du jeu des diverses pièces du mécanisme. Ce motif nous a déterminé à ne donner ici qu’une simple légende, renvoyant nos lecteurs, pour plus amples détails, à l’article précité. ( IV. d. B.)
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- ARTS ÉCONOMIQUES.
- GLÀLE.
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- E, châssis à regard pour descendre de l’étage supérieur dans l’étage inférieur.
- F F, registres.
- G, tubulure pour la communication des premiers bouilleurs supérieurs avec la chaudière. La fig. 6 explique cette communication.
- H, communication entre le second bouilleur supérieur et le premier bouilleur inférieur. I, regard pour descendre dans le premier étage.
- J, fig. 4, tuyau alimentaire envoyant l’eau dans le dernier bouilleur. (D.)
- Au lieu de disposer les bouilleurs comme l’indique la fig. 6 , M. Farcot les place quelquefois tous les quatre l’un au-dessus de l’autre, pour diminuer la largeur du fourneau.
- ARTS ÉCONOMIQUES. — glace.
- Rapport fait par M. Silvestre, au nom du comité des arts économiques, sur un
- appareil congélateur à l’usage des familles , présenté par M. Fumet, glacier,
- rue du Helder, 25.
- Messieurs, la Société d’encouragement a ouvert, en 1845, un concours pour la construction d’appareils congélateurs à l’usage des familles ; mais, jusqu’ici, les conditions qui ont été imposées par le programme n’ont pas été entièrement remplies (1).
- Cependant, comme la fabrication de la glace peut, dans certains cas, être d’une grande utilité, la Société n’entend pas refuser son approbation aux appareils qui, jusqu’au moment de la fermeture du concours , donneraient d’heureux résultats, bien que se trouvant en dehors des conditions du programme.
- Aussi, messieurs , le comité des arts économiques a-t-il, sur votre invitation, examiné un appareil congélateur qui a été présenté par M. Fumet, et au moyen duquel on obtient de la glace en employant, comme mélange frigorifique, le sulfate de soude et l’acide chlorhydrique.
- C’est surtout par son extrême simplicité et par la modicité de son prix que se fait remarquer le congélateur de M. Fumet; ce prix varie depuis 10 francs jusqu’à 20 (2).
- L’appareil consiste en un récipient en fer-blanc destiné à contenir l’eau
- (1) Voirie programme du concours dans le Bulletin, année 1845, p. 310.
- (2) L’appareil n° 1, fournissant 1 kilog. de glace, coûte..................... 10 francs.
- Appareil n° 1, fournissant glaces et sorbets pour dix personnes........... 15 francs.
- Appareil n° 2 , fournissant 2 kilog. de glace............................. 15 francs.
- Appareil n° 2, fournissant glaces et sorbets pour vingt personnes........... 20 francs.
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- nm
- ARTS ECONOMIQUES. — GLACE.
- qu’il s’agit de congeler, ou la matière préparée pour faire des glaces, et en un seau, également en fer-blanc, dans lequel on met le mélange frigorifique. Le seau est entouré d’une enveloppe épaisse de laine.
- Pour évaluer le prix du kilog. de glace fourni par cet appareil, il faut prendre pour base principale du calcul le prix commercial du sulfate de soude qui est de 13 francs les 100 kilog., et celui de l’acide chlorhydrique qui est de 12 fr. les 100 kilog.; ce qui porte à 25 cent, le prix moyen du kilogramme de mélange de ces substances.
- Cela posé, la congélation de 1 kilog. d’eau exige l’emploi de 2 kilog. de mélange (1\20 de sel et 0,80 d’acide), et il faut changer le mélange au bout de vingt minutes ; ce qui porte le kilog. de glace à 50 centimes, et le temps employé pour l’obtenir à quarante minutes environ. Cet espace de temps pourrait être diminué, si M. Fumet donnait plus de surface au vase qui contient l’eau à congeler, et multipliait ainsi ses points de contact avec le mélange réfrigérant.
- S’il s’agit de glaces ou de sorbets, on est obligé de changer le mélange deux fois, une fois par quart d’heure, ce qui porte à 75 centimes la dizaine de glaces, et à quarante-cinq minutes le temps nécessaire à la congélation.
- Pour être assuré d’un succès complet, lorsqu’on veut opérer la congélation de l’eau , il faut avoir soin 1° de n’employer le liquide qu’après l’avoir fait rafraîchir à la cave ou dans de l’eau de puits ; 2° d’opérer dans un endroit frais ; 3° de plonger, à chaque changement de mélange, le cylindre ou la sarbotière dans un vase où l’on aura versé le résidu de l’opération précédente.
- Les résidus conservés dans un seau peuvent servir, pendant plusieurs heures, à rafraîchir et même à frapper des carafes d’eau et des bouteilles de vin.
- Il est bon d’ajouter que, dans les ménages, on n’obtiendrait pas les résultats énoncés ci-dessus aux prix qui sont indiqués, si l’on n’achetait pas en gros les matières eongélatrices. M. Fumet livre, au détail, l’acide et le sel pulvérisé au prix de 30 francs les 100 kilog. , ce qui porte le prix du kilog. de mélange à 60 centimes, celui du kilog. de glace à 1 fr. 20 cent., et celui d’une dizaine de glaces à 1 fr. 80 cent.
- Mais, si l’on considère que, nonobstant cette élévation de prix, les résultats obtenus sont au moins aussi satisfaisants pour les ménages que ceux fournis par les appareils et par les procédés en usage chez les glaciers (1), on verra que le congélateur de M. Fumet mérite d’être apprécié, même dans le cas défavorable où l’on se procurerait les matières eongélatrices en détail.
- (1) La glace étant à 20 centimes le kilog. et le nitre à 30 centimes.
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- D’un autre côté, bien que, dans cet appareil, comme dans ceux qui exigent remploi de l’acide chlorhydrique, l’acide perde presque entièrement son odeur par son mélange avec le sulfate de soude, il n’en est pas moins à regretter qu’on ne puisse pas tout à fait se garantir, pendant l’opération, de l’action délétère de ses vapeurs.
- Quoi qu’il en soit, le comité des arts économiques pense que le congélateur de M. Fumet pourrait rendre d’utiles services dans le cas oii la glace naturelle atteindrait un prix trop élevé ; il vous propose, en conséquence, de remercier l’inventeur de sa communication , et de faire insérer dans le Bulletin le présent rapport avec le dessin de l’appareil.
- Signé E. Silvestre, rapporteur.
- Approuvé en séance} le 20 juin 1849.
- ------ -----a. 8-0 .frrs-—------
- LÉGISLATION INDUSTRIELLE.
- Arrêté relatif aux écoles nationales d’arts et métiers.
- Du 19 décembre 1848.
- Le président du conseil des ministres, chargé du pouvoir exécutif,
- Sur le rapport du ministre de l’agriculture et du commerce,
- Arrête :
- Art. 1er. Le nombre des élèves, dans les écoles nationales d’arts et métiers, est et demeure fixé à trois cents par école.
- 2. Dans chaque école, l’État continue de prendre à sa charge
- 1° Soixante et quinze pensions entières ;
- 2° Soixante et quinze trois quarts de pensions ;
- 3° Soixante et quinze demi-pensions.
- Il est affecté, sur ce nombre, à chaque département, une pension entière, deux trois quarts de pension et deux demi-pensions.
- Il est, en outre, affecté à chaque école vingt-cinq bons de dégrèvement d’un quart de pension, pour être répartis, à la suite des examens de fin d’année, à titre de récompense et encouragement, à ceux des élèves qui s’en seront rendus dignes par leurs progrès et leur bonne conduite.
- 3. Les bourses affectées à des départements qui ne présenteraient pas de candidats admissibles seront à la disposition du ministre de l’agriculture et du commerce.
- Le droit de présentation et d’examen, attribué jusqu’ici à la Société d’encouragement pour l’industrie nationale, lui est maintenu.
- 4. Tout Français âgé de quinze à dix-sept ans, qui voudra concourir pour être admis dans ces écoles, devra en faire, par écrit, la déclaration, au moins trois mois à l’avance, au chef-lieu de la préfecture de son arrondissement.
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- Il produira en même temps
- 1° Son acte de naissance ;
- 2° Un certificat d’un docteur-médecin constatant que le candidat est d’une constitution forte et robuste, et particulièrement qu’il n’est atteint d’aucune maladie scrofuleuse, etc. ;
- 3° Un certificat de vaccination ;
- 4° Un certificat d’apprentissage indiquant la date de l’entrée en apprentissage et la profession ;
- 5° Un certificat de bonnes vie et mœurs délivré par l’instituteur ou les autorités locales ;
- 6° L’engagement pris par les parents d’acquitter la totalité ou la portion de pension laissée à la charge de la famille, ainsi que le prix du trousseau de 200 fr. et les 50 fr. destinés à la masse particulière d’entretien de l’élève.
- 5. Au chef-lieu de chaque département, un jury spécial, convoqué par le préfet dans la première semaine du mois d’août, procédera à l’examen des candidats aux écoles d’arts et métiers.
- Ce jury, présidé par le préfet, sera composé
- 1° De l’ingénieur en chef du département;
- 2° Du premier professeur de mathématiques du lycée du chef-lieu ;
- 3° D’un professeur de dessin choisi par le préfet ;
- 4° De deux industriels, dont un mécanicien ou fondeur, l’autre menuisier ou entrepreneur de constructions, désignés par la chambre de commerce ou la chambre consultative des arts et manufactures du chef-lieu, ou, à défaut, par le préfet ;
- 5° Un membre du conseil général désigné par le préfet ;
- 6° Un docteur-médecin.
- Dans les villes de Châlons et d’Angers, ce jury sera composé de droit
- 1° Du préfet comme président ;
- 2° Du directeur de l’école nationale d’arts et métiers;
- 3° De l’ingénieur chargé des travaux;
- 4° D’un professeur de mécanique ;
- 5° Du plus ancien des professeurs de dessin ;
- 6° D’un membre du conseil général désigné par le préfet ;
- 7° D’un docteur-médecin.
- 6. L’examen portera sur
- La lecture,
- L’écriture,
- L’orthographe ;
- La pratique et la démonstration des quatre premières règles de l’arithmétique, les fractions et le système décimal inclusivement ;
- Les premiers éléments de la géométrie, jusques et y compris tout ce qui concerne les surfaces planes, du dessin linéaire ou d’ornement ;
- La pratique du métier dans lequel le candidat a fait son apprentissage.
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- LÉGISLATION INDUSTRIELLE.
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- Indépendamment de l’examen oral, les candidats auront à faire, sous les yeux du
- jury,
- Une dictée,
- Deux problèmes d’arithmétique,
- Deux problèmes de géométrie,
- Un dessin linéaire ou d’ornement.
- 7. Le jury d’examen dressera la liste d’admissibilité par ordre de mérite.
- Cette liste, ainsi que les procès-verbaux à l’appui, sera transmise par le préfet au ministre de l’agriculture et du commerce.
- Les bourses vacantes affectées aux départements et celles à la nomination du ministre ne pourront être accordées qu’aux seuls candidats reconnus admissibles par le jury.
- Les bourses départementales appartiendront de droit aux candidats dans l’ordre de leur inscription.
- Les autres bourses seront accordées en tenant compte, tout à la fois du rang d’admissibilité, de l’âge, des services rendus aux pays par la famille du candidat et de sa position de fortune.
- 8. La durée des études est de trois années.
- Toutefois les élèves qui, dans le cours de la troisième année, se seront le plus distingués par leur conduite et leurs progrès pourront obtenir, à titre de récompense , de faire une quatrième année dans une des écoles d’arts et métiers autre que celle à laquelle ils appartenaient.
- Le ministre arrêtera le programme des cours de chacune des trois divisions de l’école.
- A l’avenir, une commission composée de professeurs du Conservatoire national des arts et métiers et d’ingénieurs civils désignés par le ministre formera un conseil de perfectionnement chargé de la rédaction des programmes des cours et de leur modification.
- Les directeurs des écoles d’arts et métiers pourront être appelés à ce conseil.
- 9. L’enseignement moral et religieux, au point de vue de l’éducation, sera confié, dans chaque école, à l’aumônier et au pasteur protestant.
- 10. Il y aura quatre ateliers dans chacune des trois écoles :
- Forges,
- Fonderies et moulages divers,
- Ajustage et serrurerie,
- Tours, modèles et menuiserie.
- 11. Les élèves, à leur entrée, seront, autant que possible, classés dans ceux des ateliers qui se rapprocheraient davantage de l’art ou du métier dans lequel ils auront fait une année d’apprentissage.
- 12. Les sous-chefs d’ateliers pourront être chargés, indépendamment de l’enseignement pratique, de la répétition des cours théoriques.
- 13. Aucun maître externe ne sera introduit ni toléré sous aucun prétexte. Aucun élève externe ne pourra être admis aux cours ni aux travaux des écoles. Tl ne pourra
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- LÉGISLATION INDUSTRIELLE.
- être appelé dans les ateliers aucun ouvrier étranger sans l’autorisation du ministre.
- 14. Des examens auront lieu deux fois l’an : les premiers, au mois d’avril, par le directeur, assisté de l’ingénieur et d’un professeur désigné par le directeur ; les seconds, à la fin de l’année scolaire, par le ou les examinateurs nommés par le ministre de l’agriculture et du commerce.
- 15. L’examinateur présidera la distribution des prix; il désignera, parmi les élèves de la troisième année, les quinze jeunes gens qui se sont le plus distingués par leurs progrès.
- Chacun de ces élèves recevra une médaille d’argent portant son nom avec ces mots : Ecole d'arts et métiers. — Récompense. Indépendamment de cette récompense, le ministre pourra allouer un encouragement pécuniaire à ceux qu’il en jugera dignes, mais cet encouragement ne sera délivré qu’après avoir justifié d’une année entière passée dans des ateliers particuliers.
- 16. La rente de 3,000 francs léguée aux écoles de Châlons et d’Angers par la dame Martine-Félicité Gaillard de Lorme, veuve du sieur Louis-François Leprince, continuera de recevoir sa destination; les élèves dont les droits à cette rente auront été reconnus ne pourront en recevoir le prix qu’à leur sortie de l’école.
- 17. Il y aura, dans chaque école,
- EN ENTRANT. APRÈS cinq ans. APRÈS dix ans.
- Un directeur aux appointements de 5,000 fr. 5,500 fr. 6,000 fr.
- Un ingénieur chargé des travaux 3,000 3,500 4,000
- Un agent comptable 2,200 2,500 2,800
- Un économe 1,500 1,800 2,000
- ! Un professeur de mécanique. 2,000 2,500 3,000
- Deux professeurs de mathématiques Trois professeurs de dessin. ! 1,800 2,200 2,500
- Un maître de grammaire bibliothécaire. ..... Un maître d’écriture 1,200 1,600 2,000
- 1,000 1,200 1,500
- Un chef d’ajustage 2,000 2,500 3,000
- Un chef de la fonderie
- Un chef des forges 2,000 2,300 2,000
- Un chef des tours et modèles
- Cinq sous-chefs d’ajustage, un sous-chef de la fon-
- derie, un sous-chef des forges et un sous-chef des
- tours et modèles 1,500 1,700 1,900
- 18. Tous les employés seront nommés par le ministre. Toutefois les ingénieurs, professeurs, chefs et sous-chefs d’ateliers ne pourront l’être qu’après avoir subi l’épreuve d’un concours dont le ministre de l’agriculture et du commerce arrêtera les conditions et le programme.
- 19. Il sera créé dans chaque école deux conseils présidés par le directeur, le conseil des dépenses et le conseil des travaux.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- Leur composition et leurs attributions seront ultérieurement déterminées.
- 20. L’agent comptable devra fournir un cautionnement de 10,000 fr., lequel sera converti en rentes sur l’Etat.
- 21. Un économe sera chargé, sous les ordres du directeur, des approvisionnements autres que ceux des ateliers et du détail des consommations.
- 22. Les seuls employés ayant droit d’être logés dans les écoles sont Le directeur,
- L’ingénieur chargé des travaux,
- L’agent comptable,
- L’économe,
- Les surveillants Et les concierges.
- Jusqu’à ce qu’il ait été possible de disposer les logements attribués par le présent article , les employés ci-dessus désignés n’auront droit à aucune indemnité de logement.
- 23. Les règlements intérieurs des écoles seront faits par le ministre de l’agriculture et du commerce.
- 24. Le ministre de l’agriculture et du commerce est chargé de l’exécution du présent arrêté.
- Fait à Paris, le 19 décembre 1848.
- Le président du conseil, chargé du pouvoir exécutif,
- Signé E. Cavaignac.
- «o«<
- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS MÉCANIQUES.
- Nouvelle machine hydraulique dite moteur-pompe ; par M. Girard.
- Cette machine se compose d’une machine motrice et d’une pompe réunies en un seul appareil. La machine motrice consiste en une cuve cylindrique placée sous une chute d’eau et dans laquelle se meut un piston percé d’une ouverture, avec soupape de forme appropriée. La soupape est suspendue par un collier à un manchon enveloppant un cylindre qui occupe la partie centrale du piston ; ce piston est poussé de bas en haut par un ressort en hélice placé en dessous de lui autour du cylindre et assez fort pour tenir la soupape levée quand les pressions exercées sur les deux faces du piston sont égales. Le fond de la cuve est baigné dans l’eau du canal de fuite ; il est percé d’une ouverture avec soupape annulaire semblable à celle du piston, suspendue par un collier à un manchon qui entoure un cylindre fixe s’élevant dans l’axe de la cuve. Cette seconde soupape est aussi tenue levée par l'action d’un ressort en hélice, tant que celui-ci n’est point comprimé par une force supérieure. Le cylindre montant dans l’axe de la cuve
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- s’engage dans la partie centrale du piston, qui l’enveloppe à la manière d’un fourreau mobile. Le piston est surmonté d’une tige droite qui passe dans un guide fixé aux parois de la cuve au-dessus de l’eau du bief supérieur; il est, en outre, rattaché par une bielle à la manivelle d’un volant chargé à l’opposite de la manivelle d’un contre-poids suffisant pour équilibrer le piston et le ramener, lorsqu’il est immergé dans l’eau, à la limite supérieure de sa course. La cuve monte jusqu’au-dessus du niveau du bief supérieur dont elle reçoit l’eau motrice par un canal qui se raccorde avec ses parois échancrées sur une demi-circonférence.
- L’eau motrice affluant dans la cuve presse le piston, dont la soupape est tenue fermée par cette pression même. D’ailleurs, dans le jeu régulier de la machine, l’eau soutenue par la pression atmosphérique extérieure, dans la partie de la cuve inférieure au piston, s’écoule à mesure qu’il descend par l’ouverture du fond, dont la soupape est soulevée par le ressort à boudin : ainsi le piston, pendant sa descente, supporte la pression constante d’une colonne d’eau dont la hauteur est celle de la chute entière; il est en même temps sollicité par son propre poids diminué de celui du volume d’eau dont il tient la place. Quand il approche du bas de sa course, le cylindre creux qui en occupe le centre et enveloppe le cylindre montant dans l’axe de la cuve vient s’appuyer sur le manchon placé autour du même cylindre auquel est suspendue la soupape du fond; ce manchon suit donc le mouvement descendant du piston. La soupape s’abaisse; en même temps elle vient s’appliquer sur l’ouverture du fond, un peu avant que la manivelle du volant soit arrivée dans sa position verticale inférieure, et le piston au bas de sa course. Comme il continue encore de descendre de quelques millimètres, l’eau renfermée dans le fond de la cuve détermine la levée de la soupape du piston. L’égalité de pression sur les deux faces de celui-ci étant alors rétablie, la manivelle dépasse la position verticale, en vertu de la vitesse acquise par la masse du volant, et le piston remonte entre deux eaux, entraîné par le contre-poids adapté au volant. La dépense d’eau motrice cesse, et la cuve reste pleine d’eau pendant que le piston remonte. Lorsqu’il approche delà limite supérieure de sa course, le manchon auquel est suspendue la soupape dont il est pourvu vient rencontrer deux buttoirs fixes, qui, s’appuyant sur les extrémités d’un diamètre, empêchent le manchon de suivre le mouvement ascendant du piston. L’ouverture ménagée dans le piston se rapproche donc de la soupape, qui reste immobile et vient s’appliquer contre elle un peu avant que la manivelle ait atteint sa position verticale supérieure. Le piston continue encore de monter un peu ; il en résulte une aspiration qui détermine l’ouverture de la soupape du fond. La manivelle dépasse le point mort supérieur en vertu de la vitesse acquise du volant, et une seconde période de mouvement commence.
- Le cylindre qui s’élève dans l’axe de la cuve et sert de guide au piston est un tuyau qui traverse le fond de la cuve, et se relève par un ou deux coudes arrondis jusqu’à la hauteur du bief des eaux motrices, avec lequel il communique par une ouverture munie d’un clapet s’ouvrant de dehors en dedans. Ce tuyau est ouvert à la partie supérieure engagée dans la partie centrale du piston ; celle-ci constitue un cylindre creux qui enveloppe latéralement et ferme en dessus le tuyau. Le manchon embrassé par le collier
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- qui porte la soupape du fond représente l’embase ou l’épaulement de ce couvercle, avec cette différence que ce couvercle est lui-même mobile de haut en bas entre certaines limites, au lieu de faire corps avec la paroi de l’étui. Lorsque le piston monte, l’eau du bief supérieur s’introduit dans le tuyau et vient remplir l’espace engendré par la levée du couvercle. Quand le piston descend, l’eau est refoulée du côté du bief des eaux motrices, où elle ne peut rentrer par suite de la fermeture du clapet ; elle passe dans un tuyau ascensionnel qui la porte dans le réservoir supérieur destiné à la recevoir. Le recul de la colonne d’eau ascensionnelle, pendant l’aspiration qui succède à ce refoulement, est prévenu par un clapet placé au bas du tuyau montant.
- Le piston de la machine motrice de M. Girard n’est point pourvu d’une garniture frottant contre les parois de la cuve. L’auteur emploie un cylindre dont la hauteur est égale à un peu plus de la moitié de la course du piston ; ce cylindre est enveloppé d’un manchon en cuir fixé par une frette ou une bride annulaire au contour de sa face supérieure. Le bas du manchon qui dépasse un peu le cylindre est retroussé ( le piston étant supposé au haut de sa course), et son contour est fixé par une frette ou une bride à la paroi interne de la cuve, suivant une ligne circulaire située au milieu de la hauteur dans laquelle joue le piston. Le jeu annulaire entre le contour du cylindre formant le piston et l’intérieur de la cuve est un peu plus grand que le double de l’épaisseur du manchon en cuir. Dans une position quelconque du piston, une partie du manchon est appliquée sur le contour du piston, l’autre contre la paroi de la cuve ; ces deux parties sont séparées par un pli circulaire contenu dans un plan horizontal et qui se déplace dans le sens vertical avec une vitesse égale à la moitié à peu près de celle de la partie solide du piston.
- La cuve de la machine motrice repose sur le sol du canal de fuite par des supports en fonte ou en bois disposés circulairement et contre lesquels s’écoule l’eau motrice. Un cylindre en tôle, mobile dans le sens vertical, enveloppe extérieurement le bas de la cuve : c’est une vanne cylindrique qui peut s’appliquer sur la base circulaire des supports de la cuve de manière à isoler complètement l’intérieur de celle-ci du canal de fuite ; en la levant plus ou moins on peut, pendant' la marche de la machine, faire varier à volonté la grandeur du débouché de l’eau qui a traversé l’orifice à soupape.
- La machine de M. Girard, qui est, quant au principe, une machine à colonne d’eau à simple effet et à piston creux, est appropriée à des chutes basses ou moyennes et des dépenses d’eau qui peuvent être très-grandes ; elle est disposée de façon à utiliser la chute tout entière, sans aucune perte possible de l’eau motrice à son entrée dans le récepteur. La forme annulaire des ouvertures ménagées dans le piston et le fond de la cuve permet de leur donner de grandes dimensions, et, par conséquent, de réduire à une proportion minime la perte de travail due à la vitesse que l’eau conserve à sa sortie et aux résistances qu’elle éprouve en traversant le piston quand il remonte.
- La réunion de la pompe foulante et de la machine motrice en un seul système offre cet avantage, que la pression de la colonne d’eau motrice et celle de la colonne d’eau refoulée, qui se font à peu près exactement équilibre entre elles, sont appliquées à un Quarante-huitième année. Août 1849. 2\
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- seul et même piston, d’où il suit que le bouton de la manivelle du volant ne supporte qu’un poids à peu près égal à celui du piston et de la bielle, augmenté ou diminué des forces capables de produire les variations de vitesse de ces pièces et des colonnes d’eau qui suivent leurs mouvements.
- L’effet utile d’une machine de ce genre, en bon état, bien établie, le piston ayant un mouvement très-lent, sera vraisemblablement au moins égal à celui des meilleures roues hydrauliques employées à élever l’eau. ( Acad, des sciences, 5 mars 1849. )
- Machine arithmétique de MM. Maurel et Jayet.
- La construction de cette machine repose sur la possibilité, de représenter tous les nombres entiers à l’aide de disques circulaires portant chacun les dix chiffres 0,1,2,3....9; l’un de ces disques présente, à une première ouverture ou fenêtre, le chiffre des unités simples; un second disque, portant aussi les chiffres 0,1,2,3....9, amène à une ouverture placée à gauche de la première le chiffre des dizaines ; à la troisième fenêtre se présente le chiffre des centaines fourni par un troisième disque, et ainsi des autres.
- Lorsqu’on a à ajouter deux nombres entiers accompagnés d’une mantisse décimale, on écrit, à l’aide de petites pièces métalliques qui portent les chiffres 0,1,2....9, le premier nombre à ajouter, et on les fait paraître dans les ouvertures par un mouvement de manivelle qui parcourt un arc de cercle ; on écrit ensuite le second nombre sur les mêmes échelles métalliques, et par un nouveau mouvement de la manivelle, prompt et sûr comme le premier, la somme apparaît dans les fenêtres. Si l’on a un troisième nombre à ajouter, il sera écrit à son tour sur les échelles ; un troisième mouvement de la manivelle opérera sa réunion aux deux autres nombres. S’il avait fallu soustraire le troisième nombre au lieu de l’ajouter aux autres, on eût imprimé en sens inverse le même mouvement à la manivelle. Il y a économie de temps et surtout d’attention dans l’emploi de l’instrument, si les nombres à ajouter ou à soustraire sont de six, sept ou huit figures.
- Le mérite et la célérité de l’instrument de MM. Maurel et Jayet se révèlent surtout dans la multiplication et dans la division des nombres d’une certaine grandeur : il exige que les deux facteurs n’admettent pas à la fois plus de quatre chiffres, c’est-à-dire que ces nombres soient au-dessous de dix mille, ou bien que, l’un étant de cinq chiffres, l’autre n’en ait que trois ou moins, et, en général, que le nombre des chiffres des deux facteurs réunis n’excède pas huit, pour que la machine donne sur-le-champ le produit qui sera au-dessous de cent millions.
- Dans la règle la plus compliquée de l’arithmétique, dans la division, la machine de MM. Maurel et Jayet exécute rapidement la soustraction répétée du diviseur; elle opère immédiatement sur tout dividende moindre que cent millions, qui serait à diviser par un entier au-dessus de dix mille, en sorte que le quotient n’ait pas plus de quatre chiffres.
- La rapidité des opérations de la multiplication et de la division s’étend nécessairement au calcul du quatrième terme d’une proportion ; quelques secondes donnent le
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- résultat, si le produit est au-dessous de cent millions et que la division soit dans les limites prescrites.
- Les auteurs ont ajouté à leur instrument un appareil très-utile et qui permet d’obtenir sur-le-champ la somme ou la différence des deux produits : ainsi on a formé la somme
- 7493 X 2531 + 2548 X 5952, et l’on a trouvé, en trente-trois secondes, le nombre
- 34,130,479.
- La rapidité de l’opération ne tient pas à l’exemple particulier; elle vient du principe même de l’instrument. Cette propriété permet de calculer facilement le carré de l’hypoténuse d’un triangle rectangle dont les côtés sont donnés en nombres entiers.
- L’instrument de MM. Maurel et Jayet peut aider le géomètre, qui rencontre souvent de longs et fastidieux calculs à faire ou à vérifier; il pourra être très-utile et même usuel dans les maisons de banque et de commerce, parmi les vérificateurs, les ingénieurs, etc., qui ont sans cesse à multiplier des prix par des quantités ou qui ont à effectuer des supputations analogues. ( Acad, des sciences, 12 février 1849. )
- Note sur remploi du tube à tir pour les armes à feu portatives; par M. Delvigne,
- Ce système consiste en un petit tube rayé de 1 décimètre de longueur et 6 millimétrés de calibre à peu près, et qui, fixé à un long tuyau en tôle mince, s’introduit au fond de l’âme de l’arme, en mettant en communication la lumière de celle-ci avec celle du petit tube.
- Pour charger le tube à tir, on introduit, par le tuyau en tôle, une petite charge de poudre de 1 décigramme à peu près, qui, tombant dans un entonnoir formé dans la partie antérieure du petit tube, descend au fond de l’âme; la petite balle, introduite ensuite, tombe dans l’entonnoir, et on la force dans le tube à tir en l’y poussant par le petit bout de la baguette. Le coup étant tiré, on continue à charger et à tirer de la même manière. Lorsque le petit tube est trop encrassé, on retire le tube entier de l’arme, et on dévisse le bouton de culasse pour nettoyer le tube rayé, ( Académie des sciences y 26 mars 1849, )
- Sur Vhorloge polaire de M. Wheatstone, construite et perfectionnée par M. Soleil.
- L’horloge polaire est un instrument d’optique destiné à indiquer l’heure par l’observation du plan de polarisation de la lumière du ciel bleu dans la direction du pôle.
- Sa construction est fondée sur ce principe découvert par M. Arago, que la lumière en un point quelconque du ciel bleu est polarisée dans le plan qui passe par l’œil de l’observateur et le soleil, d’où il résulte que, si l’observateur vise toujours au pôle nord, le plan de polarisation coïncidera à chaque instant avec le cercle horaire du lieu de l'observation.
- Dans l’instrument de M. Soleil, la plaque de cristal de roche perpendiculaire à l’axe
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- est remplacée par une plaque à deux rotations donnant le plan de polarisation par l’égalité de teintes. Il est muni d’un cadran perpendiculaire sur lequel on lit l’heure donnée par la trace même du plan de polarisation.
- Le polariscope est porté par une colonne verticale montée sur un pied muni de vis calantes, d’un niveau et d’un cercle divisé mobile ; on peut donc le placer tour à tour dans les divers azimuts ; on peut, en outre, à l’aide d’un cercle de latitude fixé à l’axe de rotation, lui faire faire un angle quelconque avec l’horizon.
- Quand on veut en faire une horloge polaire fixe, on oriente l’appareil en amenant le polariscope dans le plan du méridien. L’orientation se fait d’ailleurs par les mêmes procédés qui servent à orienter un cadran solaire à l’aide d’une boussole de déclinaison, par exemple d’un chronomètre ou d’une bonne montre. On commence par faire indiquer au cercle de latitude la latitude du lieu ; on l’amène approximativement dans le plan du méridien , puis, après avoir fait indiquer au vernier l’heure à laquelle va se faire l’orientation, on tourne doucement à droite ou à gauche pour obtenir que l’égalité de teintes ait lieu au moment précis où la montre marquera l’heure dont il s’agit.
- Le cadran perpendiculaire à l’axe du polariscope est divisé, sur sa moitié supérieure, en douze parties égales représentant douze heures, de six heures du matin à midi, et de midi à six heures du soir. Chacun de ces douze intervalles est divisé en douze parties correspondant à cinq minutes ; le vernier, à son tour, partage ces dernières parties en cinq; on lit donc, par le vernier, les minutes, ce qui est plus que suffisant pour ce genre d’observations qui ne comportent pas une précision plus grande.
- L’élévation du pôle rendrait l’observation très-incommode; il faudrait, en effet, percher l’instrument sur un pied très-élevé, ou se mettre dans une position gênante. M. Soleil a fait disparaître cet inconvénient en plaçant, à l’extrémité du tube, un prisme à hypoténuse qui, par la réflexion totale, renvoie dans une direction perpendiculaire les images des deux disques colorés. Une petite lunette que chacun amène au foyer fait voir les images avec toute la netteté possible.
- Pour faire l’observation ou connaître l’heure à un instant quelconque, on tourne à droite ou à gauche le bout fixé au cercle des heures jusqu’à ce que les teintes des deux demi-disques violets soient parfaitement égales. On lit avec le vernier l’heure et la minute cherchées.
- Il sera bon d’exécuter, sur l’autre bord du cercle des heures, une autre division en degrés et en minutes qui servira à déterminer simplement le plan de polarisation d’un point quelconque du ciel.
- M. Arago fait observer que la construction de l’horloge solaire revient exclusivement à M. Wheatstone. La méthode, indépendamment de l’incertitude inhérente à l’observation des couleurs, est sujette à des difficultés très-grandes provenant de la manière dont les réflexions multiples modifient les lois simples de la polarisation atmosphérique quand le ciel est partiellement couvert.
- A cette occasion, M. Arago rappelle un cas de changement de couleur très-étrange,
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- en ce sens qu’il s’observe sur certains corps, par un ciel serein , à l’œil nu, sans l’intermédiaire d’aucun cristal.
- Disposez un de ces corps de manière qu’au coucher du soleil, par exemple, il soit placé entre l’œil et le couchant, ce corps sera vert ; il paraît également vert, si, sans rien changer aux positions relatives de l’œil et du corps, on se tourne vers le levant. Si, au même moment, tout restant dans le même état quant à la position et à l’inclinaison du rayon visuel, on regarde le corps dans la direction du sud ou dans celle du nord, il paraîtra d’un rouge vif. Dans les directions intermédiaires, les couleurs du corps sont des mélanges de rouge et de vert dans lesquels ces deux espèces de rayons prédominent chacun à leur tour. ( Acad, des sciences, 16 avril 1849. )
- ARTS CHIMIQUES.
- Appareil pour la compression des gaz; par MM. Fortin Hermann.
- Les> auteurs compriment le gaz dans des réservoirs portatifs jusqu’à 10 ou 11 atmosphères; ils font usage, pour cela, d’une machine de compression composée de deux cylindres jumeaux ouverts à leur partie supérieure et dans lesquels se meuvent des pistons garnis de cuirs emboutis ; ces cuirs ont été bien pénétrés et sont tenus lubrifiés avec une composition que l’on prépare en ajoutant à une huile essentielle, produit de la distillation du goudron obtenu dans l’établissement, de la cire jaune et une petite quantité de résine qui épaissit le mélange dont la consistance est celle d’une graisse ordinaire.
- Chaque piston, au bas de sa course, arrive à toucher presque exactement le fond du cylindre, qui est formé d’une masse de métal dans lequel sont creusés les canaux pour l’arrivée du gaz venant du gazomètre de l’usine et le refoulement du gaz comprimé dans le tuyau allant au réservoir. Les soupapes d’aspiration et de refoulée sont des disques métalliques plans qui s’appliquent sur leurs sièges par de larges surfaces annulaires dressées et rodées avec soin ; elles s’ouvrent et se ferment par un mécanisme extérieur qui agit par l’intermédiaire d’une combinaison de tiges articulées et d’une vis dont l’écrou est taraudé dans l’épaisseur de la masse métallique contenant la cavité dans laquelle se meut la soupape : celle-ci est fermée au moment où le piston, arrivé à la limite inférieure de son excursion, a expulsé dans le réservoir la totalité du gaz comprimé. On peut, en déplaçant les taquets qui mettent en mouvement le mécanisme, faire varier la position où la soupape est ouverte, de façon que cette ouverture ait toujours lieu un peu après le moment où la pression dans le cylindre est devenue égale à celle qui existe dans le réservoir. La chaleur développée par la compression du gaz est absorbée par un courant d’eau froide qui agit tangentiellement à la partie inférieure de chaque cylindre dans l’espace annulaire formé par un manchon en tôle qui l’enveloppe ; l’eau s’élève en tournoyant dans cet espace et s’échappe par un orifice ménagé à sa partie supérieure.
- Les réservoirs portatifs dans lesquels le gaz est comprimé jusqu’à la pression de
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- NOTICES industrielles.
- 11 atmosphères Sont de forme cylindrique et terminés par deux calottes sphériques; ils sont en cuivre rouge étamé à l’intérieur, et entourés d’une enveloppe en douves de bois cerclées en fer; sur les extrémités sont appliquées des calottes en forte tôle munies d’un rebord annulaire appuyé sur les extrémités des douves de l’enveloppe. Des orifices sont ménagés au centre des calottes extrêmes et disposés pour recevoir les tuyaux de conduite pour l’entrée et l’émission du gaz.
- Les réservoirs sont placés sur des véhicules et peuvent être laissés au domicile des consommateurs pour servir à l’éclairage. Le plus souvent le gaz est transporté dans d’autres réservoirs de Capacité plus grande, construits sur le même principe que les premiers, mais où la pression ne dépasse pas 3 ou 4 atmosphères; ces derniers restent au domicile des consommateurs et sont mis en communication avec un manomètre à mercure et à air libre qui sert à constater les quantités de gaz livrées et consommées.
- La fermeture hermétique des robinets est obtenue par l’application de larges disques en cuir pressés par les rebords de l’orifice d’écoulement au moyen d’une vis et de son écrou mobile qui est taraudé dans la pièce formant le chapeau ou couvercle de la cavité.
- Les régulateurs destinés à maintenir l’uniformité de l’écoulement et de la pression sous laquelle le gaz arrive aux becs brûleurs sont construits sur le même principe que les appareils du même genre déjà connus. Le gaz passe du réservoir dans le régulateur par un canal cylindrique évasé en cône à son orifice, et dans lequel une soupape cylindro-coniquè s’enfonce plus ou moins de manière que la section de l’orifice réel d’écoulement varie en même temps que la pression dans le réservoir. Une des parois de la capacité dans laquelle le gaz se répand est formée par une toile en caoutchouc vulcanisé ou autre substance flexible dont les bords sont serrés entre les collets de la caisse et de son couvercle métallique fixé par des vis ; celui-ci peut être percé de trous pour que la pression de l’atmosphère s’exerce librement sur la toile , ou bien il peut être fermé ou muni d’un robinet par lequel on injecte, entre le couvercle et la toile, de l’air ou du gaz qui exerce une pression correspondant à celle sous laquelle le gaz doit s’écouler. Au centre de la toile est fixée une tige métallique qui, par la combinaison d’un petit levier ayant son point d’appui sur la paroi de la boîte et des tiges métalliques articulées, agit sur une manivelle adaptée à une vis mobile dans un écrou fixe et qui vient s’appuyer sur la soupape régulatrice. La manivelle se prolonge de l’au'tre côte de la vis ; sur cë prolongement vient s’appuyer un long ressort en acier attaché, par son extrémité, aux parois de la boîte, et dont la pression, sur la manivelle, tend à faire remonter la vis dans son écrou. Le ressort est monté de façon qu’il soit possible de le bander plus ou moins en agissant sur les têtes de vis qui traversent la boîte du régulateur sans ouvrir celle-ci.
- MM. Fortin Hermann ont appliqué leurs appareils à gaz comprimé aux lanternes que portent lès machines locomotives et les voitures d’arrière des trains de nuit des chemins de fer. ( Académie des sciences, 2 janvier 1849. )
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- Emploi des fibres du bananier pour la fabrication du papier; par M. Roques.
- Le bananier est cultivé avec soin à la Havane, où il fournit, par ses rangs intercalés, un abri utile aux plants de café, tout en assurant la subsistance du pays. Sa culture est des plus simples ; sur 1 hectare, on peut planter deux mille souches ; celles-ci donnent en moyenne, annuellement, dans un bon sol, six mille tiges portant chacune un régime de bananes qui pèse de 20 à 30 kilog. Cette récolte abondante se renouvelle trois ou quatre fois dans le cours d’une année, produisant une somme de plus de 200,000 kil. de ces fruits, et représentant une récolte brute totale décuple du produit en tubercules d’un champ de pommes de terre.
- Les tiges abattues au moment de la récolte des fruits n’étant d’aucun usage, M. Roques conçut la pensée d’en extraire, en grand, des fibres textiles applicables à la fabrication du papier, qui se trouverait ainsi dans des conditions plus favorables que notre papier, dont la ténacité est diminuée 1° par un blanchiment parfois trop énergique au chlore gazéiforme; 2° par une division mécanique poussée trop loin et nuisant au feutrage des filaments devenus trop courts ; 3° enfin par le collage au résinate d’alumine mêlé d’amidon , qui dépose entre les fibres une matière granuleuse dépourvue de liant et de flexibilité.
- Des expériences faites par de très-habiles fabricants n’ont laissé aucun doute sur la qualité du papier que l’on pourrait obtenir en introduisant les fibres du bananier dans certaines pâtes. 1,000 kilog. de filasse brute humide ont donné 250 kilog. de papier blanc non collé artificiellement, mais doué naturellement d’une imperméabilité suffisante en raison de la qualité des fibres neuves de bananier employées dans sa confection.
- Pour fabriquer du papier avec ces fibres, il conviendra de les épurer le plus possible sur les lieux mêmes de leur production, afin d’éviter les frais de transport relatifs aux substances étrangères qui salissent ces fibres. Cette épuration, commencée à l’aide de moyens simples, tels que les fermentations et les lessives alcalines, serait plus efficace sur la matière fraîche, et devrait être poussée assez loin pour donner un produit assimilable au chiffon sous le rapport du déchet, mais bien supérieur relativement à sa ténacité. ( Académie des sciences, 12 février 1819. )
- Sur la gutta-percha et la plante qui la produit (1).
- On a introduit, depuis quelques années, dans l’industrie européenne, une substance fournie par les forêts des îles malaises, qui joint à quelques-unes des propriétés du caoutchouc d’autres qualités qui lui donneront une grande importance pour beaucoup d’usages. Cette substance, qui porte le nom malais de gutta-percha, a été l’objet de deux notices dans le Journal botanique publié par M. Hooker, résultant de documents fournis par M. Lobb et par le docteur Montgomerie; nous en extrairons les renseignements suivants :
- (î) Extrait de deux articles publiés par M. Hooker dans le London botanical journal Janvier et septembre 1847. — 3e série, Bot., t. VIII ( aclobre 1847 ).
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- Le nom de cette matière est tout à fait malais, gutta signifiant une gomme ou le sucre concret d’une plante, et percha étant le nom de l’arbre qui la produit. Cet arbre se trouve dans plusieurs parties de l’île de Singapore et dans les forêts de Johors, à l’extrémité de la péninsule malaise ; il est probable qu’il existe aussi dans l’île de Sumatra , et qu’il en dérive peut-être son nom, puisque le nom malais de cette île est Pulo-Percha. On dit aussi qu’il croît sur la côte sud-est de Bornéo; et M. Brooke, résident anglais à Sarawak, assure qu’il est commun dans les forêts de cette île, où il est désigné sous le nom de nicito par les habitants, qui ne connaissent pas, du reste, les propriétés de son suc.
- Cet arbre atteint 3, 4 et même 6 pieds de diamètre ; mais le bois n’a aucune valeur. Le fruit fournit une huile concrète que les habitants mêlent à leurs aliments.
- L’abondance de cet arbre, dans toutes les îles voisines de Singapore, est prouvée par l’exportation qui a eu lieu, dans ce port, de plusieurs centaines de tonnes de gutta-per-cha depuis 1842.
- Les habitants emploient un procédé d’extraction qui pourra hâter l’épuisement de cette matière; car, au lieu de se borner à des incisions qu’on pourrait renouveler chaque année, ils abattent l’arbre, enlèvent l’écorce, et recueillent le suc laiteux, qui se coagule par l’exposition à l’air.
- On distingue trois variétés de cette substance : la gutta-girek, la gutla-tuban et la gutta-percha.
- Cette matière a la propriété de se ramollir par l’immersion dans l’eau bouillante, de prendre alors toutes les formes qu’on veut lui donner, comme de l’argile , et de reprendre sa dureté et sa rigidité en se refroidissant.
- Ses propriétés peuvent aussi se modifier par le mélange avec diverses autres substances , et surtout avec le caoutchouc, qui lui donne plus d’élasticité et moins de dureté , ou avec la cire et les corps gras, ainsi que l’a indiqué M. Hancock dans un mémoire à ce sujet.
- La connaissance botanique de l’arbre qui fournit cette matière remarquable est due à M. Lobb, qui, pendant son séjour à Singapore, le découvrit dans les forêts de cette île, et en envoya de nombreux échantillons en Europe. M. Hooker reconnut que c’était une sapolie, qu’il indiqua d’abord, avec doute, comme appartenant au genre bas-sia; des échantillons plus complets qui lui furent adressés par le docteur Oxley, de Singapore, lui ont permis d’en faire une étude plus étendue et une détermination plus précise. D’après cet examen , cet arbre peut être rapporté , presque avec certitude , au genre isonandra de Wight ; le port est tout à fait semblable, et cette plante ne diffère des isonandra déjà connus que par le nombre des parties de la fleur, qui sont tétra-mères dans les isonandra de Wight, et hexamères dans cette nouvelle espèce que M. Hooker désigne et décrit ainsi.
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- Extrait des procès-verbaux des séances du conseil d'administration de la Société
- d'encouragement.
- Séance du 18 juillet 1849.
- Correspondance. M. Faure, menuisier-mécanicien , à Haybes, près Fumay ( Ardennes ), adresse le dessin et la description d’une machine pour les arrosements.
- M. Joly, rue Bergère, 20, auteur d’un système de composition typographique, qu’il appelle système syllabique, sollicite l’examen, l’appui et les encouragements de la Société. Il fait observer que son système n’est autre que l’application de la sténographie à la typographie. Au lieu de lever les lettres isolément ainsi qu’on le pratique aujourd’hui, M. Joly les lève par diphthongues, par syllabes et par mots.
- De grandes difficultés se présentant à la réalisation de ses idées, l’auteur annonce que quinze ans de méditations et de travail lui ont permis de les aplanir, et il fait ressortir, dans une note jointe à sa lettre, les avantages matériels qui doivent résulter de l’application du système syllabique.
- Encouragé par M. Chaix, imprimeur, M. Joly a établi chez lui tout ce qui est nécessaire peur faire apprécier son procédé ; il désire faire fonctionner ses casses en présence des commissaires que la Société voudra nommer.
- M. Decoster, ingénieur-mécanicien, rue Stanislas, 9, appelle l’attention de la Société sur plusieurs de ses machines-outils, notamment sur la machine à forger, sur l’étau-limeur. Le même ingénieur se propose de soumettre aux commissaires de la Société les modifications qu’il a apportées dans les machines à filer le lin et le chanvre.
- M. Mouchel, membre du conseil général des manufactures, à l’Aigle ( Orne ), transmet , pour être déposé dans les archives de la Société, un exemplaire du mémoire adressé par lui au jury central de l’exposition des produits de l’industrie, sur ses établissements métallurgiques de Botsohrel et de Fillières, renfermant des fonderies, marteaux, martinets, laminoirs et tréfileries pour fers, cuivres rouges, jaunes, et divers alliages, et occupant de 260 à 300 familles.
- Le même M. Mouchel adresse un exemplaire d’un mémoire sur le mode d’irrigation qu’il a pratiqué dans les prairies situées autour de ses usines métallurgiques.
- M. Frick, teinturier, rue de la Paix, 19, et rue de la Madeleine, 45, rappelle qu’il est auteur d’un procédé qui permet de teindre une partie seulement du tissu, en réservant telle partie qu’on désire et conservant à celle-ci les couleurs primitives, procédé qui, en 1840, a été l’objet des récompenses de la Société. Il annonce avoir apporté des perfectionnements à ses procédés de teinture en réserve, et avoir donné une grande extension à cette branche d’industrie.
- M. de Montureux, à Arraeourt ( Meurthe ), adresse deux notes sur des sujets qui lui paraissent devoir intéresser le sort des classes laborieuses, 1° sur la possibilité de diminuer les frais de production du gaz d’éclairage ; 2° sur un moyen de faciliter le percement des pierres dures dans le forage des puits artésiens, la préparation des mines, l’exploitation des carrières, la destruction des rochers, etc.
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- PROCÈS-VERBAUX.
- M. Lenfant, ruedeClichy, 43, adresse un projet pour la constitution d'une caisse des retraites pour la vieillesse et l’extension du paupérisme.
- M. Combes, secrétaire, donne lecture de la lettre suivante adressée à M. le président de la Société d’encouragement .
- « L’association des inventeurs et artistes industriels, fondée le 20 juin dernier sur les mêmes bases que les trois associations des artistes dramatiques, peintres et musiciens, aime à remplir ce qu’elle regarde comme un devoir, en vous priant d’agréer l’hommage de ses statuts.
- « Accoutumer, obliger même à la prévoyance des hommes intelligents qui se préoccupent plus de leurs idées que de leurs intérêts, qui sont plus épris des perfectionnements de notre industrie que soigneux de leur fortune ; créer un capital et en consacrer les revenus au soulagement des misères souvent respectables, quelquefois glorieuses; rechercher et adoucir des souffrances qui résultent de travaux excessifs ou d’efforts suprêmes, trop souvent malheureux, telle est la pensée de la nouvelle association. Elle s’est groupée autour de l’homme de bien qui a fondé ses trois devancières, et elle a trop raison d’être pour ne pas se développer.
- « Nous osons espérer, monsieur le président, que la Société d’encouragement ne nous refusera pas son bienveillant intérêt, et qu’elle nous permettra de lui signaler ceux de nos sociétaires que nous croirons avoir des titres à ses encouragements et à ses récompenses. » Signé J. Tailor, président fondateur;
- Jobard , Pecqüeur, présidents.
- Objets présentés. M. Tangre, fabricant de toiles métalliques, rue Saint-Maur-du-Temple, 47, demande que la Société fasse examiner sa fabrication de toiles métalliques à lisières fixes pour bluteries à sons et farines.
- M. Duperrier, rue du Parc, 4, au Marais, présente des couverts semi-argent dont les cuillerons et les fourchetons sont en argent et les manches en toute autre substance.
- M. Farge, passage des Panoramas, 6, présente un parapluie dit mobile, pouvant s’adapter sur toute espèce de cannés, et qui peut être porté dans la poche.
- M. Thevenin, rue de Londres, 29, prie la Société de faire examiner les produits photographiques qu’il lui soumet, avec réserve de faire connaître ultérieurement la coopération des substances employées et les changements apportés par lui aux procédés connus qui lui permettent d’opérer en deux secondes seulement.
- Les ouvrages suivants sont déposés sur le bureau :
- 1° Annales de la Société centrale d’horticulture de France, juin 1849;
- 2° Annales des ponts et chaussées, janvier et février 1849 ;
- 3° Revue scientifique et industrielle du docteur Quesneville, juin 1849 ;
- 4° Journal des économistes, 15 juillet 1849;
- 5° Le Moniteur industriel des 5, 8, 12 et 15 juillet 1849.
- M. Jomard rappelle que le comité de l’institut populaire fondé dans le 10e arrondissement avait exprimé le désir que la Société d’encouragement voulût bien lui donner
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- une marque d’intérêt et de protection; que le conseil d’administration, après avoir entendu son rapport sur cet institut, ordonna le renvoi de la demande à la commission des fonds.
- M. Jomard expose les motifs qui font désirer que cette commission soumette à la Société les mesures qu’elle jugera les plus convenables pour donner à un établissement fondé dans l'intérêt des classes laborieuses un témoignage du prix que la Société y attache.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. Benoît lit un rapport sur le goniographe ou rapporteur sans point de centre de M. Collardeau.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et de faire insérer le rapport dans le Bulletin. ( Approuvé. ) ( Voy. plus haut, p. 354. )
- Séance du 1er août 1849.
- Correspondance. Madame Quentin-Durand, rue du Faubourg-Saint-Martin, 100, en adressant de nouveaux renseignements relatifs à son projet de mesures les plus utiles pour l’extinction du paupérisme, fait connaître les travaux de son mari pour le perfectionnement des instruments d’agriculture.
- M. Delorme-Villedaudé, à Dol (Ille-et-Vilaine), ayant lu, dans le Bidletin de la Société, le rapport de M. Huzard sur les sangsues mécaniques de M. Alexandre, annonce avoir conçu et exécuté, il y a cinq ou six ans, un appareil ayant le même objet, mais qui diffère en plusieurs points de celui de M. Alexandre; il en donne la description.
- A l’occasion de la notice de M. Herpin, membre du conseil, publiée dans le Bulletin de juin dernier, et relative à l’emploi du plâtre et du charbon pour désinfecter les matières fécales, M. Delorme annonce que les expériences auxquelles il s’est livré confirment les développements et les calculs de l’auteur de la notice ; il offre de communiquer le résultat de ses expériences à l’appui des données théoriques de M. Herpin.
- M. Delorme termine en donnant la description d’un appareil destiné à faciliter l’opération des scrutins dans une nombreuse assemblée, et à la rendre plus prompte et d’un contrôle plus facile.
- M. Moreau, directeur de l’agence des échanges internationaux, rue de Cliehy, 56, expose que la commission des patentes, aux États-Unis d’Amérique, a chargé M. Vatte-mare de présenter à M. le ministre de l’agriculture et du commerce les spécifications et les dessins de vingt-deux inventions nouvelles ; qu’en même temps elle a exprimé le désir de voir soumettre ces inventions à l’examen de la Société d’encouragement. « Nous devons à la Société ce témoignage de gratitude, disait à M. Vattemare le président, M. Edmund Burke, pour le bon et beau présent d’un exemplaire de son Bulletin, qu’elle nous a fait par votre entremise , et il nous reste encore le regret sincère de ne pouvoir lui rendre rien qui soit digne de sa munificence. »
- M. Moreau annonce qu’il a déposé, dans les bureaux du ministère de l’agriculture et du commerce, les spécifications et les dessins dont il s’agit, et qu’il a prié M. le ministre d’ordonner qu’il fassent renvoyés à la Société d’encouragement.
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- M. Edmund Burke a eu à soutenir, pour cette affaire, un procès qu’il a gagné devant le congrès et devant l’opinion publique. M. Moreau offre, en son nom, un exemplaire du rapport qui a été fait à la chambre des représentants par M. Farelly, et le volume des rapports de la commission des patentes pour 1848.
- M. Thackeray adresse une note autographiée intitulée, Agriculture, assèchement et assainissement des terres par le drainage, d’après le système anglais.
- M. de Montureux, à Arracourt (Meurthe), fait connaître un moyen qu’il a imaginé pour fabriquer des couvertures de lit moins chères, plus saines et plus chaudes que eelles dont on se sert actuellement dans l’ameublement à bon marché.
- M. Martin de Lignac, à Moulevade, près Guéret (Creuse), adresse un mémoire sur de nouvelles conserves de lait, afin de prendre part au concours que la Société a ouvert pour la conservation de cette substance.
- M. Péligot, l’un des secrétaires, entre dans quelques détails sur les procédés de M. de Lignac, dont le jury central a été mis à même d’apprécier les résultats.
- M. de Lignac étant présent à la séance, M. le président l’invite à donner quelques renseignements sur son mode de conservation du lait.
- Il expose qu’on a fait avant lui de nombreux essais dans l’espoir d’arriver à concentrer et à conserver le lait nécessaire au service de la marine, sans changer ses principes constituants et altérer sa saveur ; ces essais n’ont pas réussi, et la meilleure preuve de leur insuccès, c’est qu’aucune de ces préparations n’est devenue usuelle.
- En étudiant la cause de ces insuccès, M. de Lignac a reconnu que, pour réussir complètement , il faut empêcher la crème de se séparer du lait, soit par le contact de l’air, soit par le fait de la cuisson ; lui conserver la propriété naturelle qu’elle a de se dissoudre dans l’eau, la défendre de toute saveur désagréable de recuit ou autre, et préserver la conserve par une fermeture parfaite de toutes les influences délétères.
- M. de Lignac croit avoir triomphé de ces difficultés par une méthode aussi simple qu’infaillible dont il donne la description ; il termine en relatant les analyses et expériences qui ont été faites sur le lait conservé par ses procédés.
- M. le président adresse à M. de Lignac les remercîments du conseil pour son intéressante communication.
- M. Reulos, tanneur, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 15, transmet des documents sur son procédé pour rendre la peau la plus desséchée aussi souple et aussi moelleuse que la peau fraîche. Par son procédé, M. Beulos fait disparaître de la peau salée les taches de sel qui la rendaient impropre à faire le cuir jaune pour la sellerie. Quant aux peaux sèches de veaux destinées à être vernies, M. Reulos a obtenu des résultats très-satisfaisants.
- M. Bourdaloue, ingénieur, à Bourges, transmet 1° une notice sur les nivellements ; 2° un plan autographié de l’automoteur qu’il a construit en 1844, à Champlauzon, pour le transport des matériaux.
- Objets présentés. M. Pascal, géomètre, à Bourges (Cher), dépose la description et les dessins d’un appareil désigné sous le nom d’hélice fumifuge, pour l’expulsion rapide
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- et complète de la fumée. Cet appareil peut s’employer comme ventilateur, d’après un système qu’un second dessin est destiné à mettre en lumière.
- M. Dupas, rue Folie-Méricourt, 6, soumet à la Société un système de boîtes à conserves alimentaires. Il fait observer que, pour ouvrir les anciennes boîtes, il fallait un ciseau et un marteau ou un couteau pointu, tandis que pour les boîtes qu’il présente , on n’a besoin d’aucun instrument pour les ouvrir ; après avoir détaché un anneau légèrement soudé à son extrémité, on le tire perpendiculairement, et la boîte se trouve ouverte.
- M. Himely, graveur, soumet à l’appréciation de la Société un procédé d’aqua-tinte en relief, de manière à en opérer le tirage à la presse typographique.
- M. Calla, membre du conseil, présente le plan d’un moulin à plusieurs paires de meules qu’il a construit pour la ville d’Odessa, en Russie. M. Calla ayant introduit dans cette construction quelques dispositions nouvelles, il pense qu’il y a lieu d’inviter la commission du Bulletin à examiner si la description de ce système de meules mues par des courroies ne pourrait pas trouver place dans le recueil de la Société.
- M. Ch. Chevalier, ingénieur-opticien, Palais-National, 158, appelle l’attention delà Société 1° sur un baromètre mural ou d’observations. Les baromètres dont l’usage est le plus répandu ne présentant pas les moyens d’apprécier avec toute l’exactitude désirable les variations du mercure ( à moins d’y joindre l’emploi du cathétomètre, instrument exact, mais dispendieux), M. Chevalier est parvenu, à l’aide d’un appareil diop-trique employé à vérifier la hauteur du mercure, à reconnaître les moindres changements de la colonne sans aucune crainte d’erreur.
- 2° Sur une machine pneumatique à mouvement continu. Au moyen de cette machine que l’on peut faire manoeuvrer sans secousse, à l’aide d’un moteur quelconque, on obtient le vide avec facilité et promptitude. Le même modèle, avec de nouveaux perfectionnements, se fait totalement en fonte.
- 3° Sur une boussole azimutale ou de déclinaison absolue, inventée par M. James Odier. Cet instrument est destiné à observer les variations de l’aiguille aimantée et à obtenir sa déclinaison absolue au moment de l’observation ; il ne peut servir que pour des observations terrestres ; au moyen de ce nouvel instrument, un seul observateur suffit.
- Les différentes parties de cet appareil ayant rapport à l’optique, ou plutôt à la diop-trique, ont reçu de M. Ch. Chevalier divers perfectionnements applicables aux instruments de précision : 1° le doublet achromatique ; 2° la lunette à objectif, à verres combinés et à oculaire microscopique; 3° la disposition des lentilles achromatiques avec prismes à deux réflexions redressant les objets pour la lecture du cercle horizontal.
- M. Bernardin ( Flavien ), à Loup-sur-Angronne ( Haute-Saône ), demande que la Société veuille bien faire examiner une horloge astronomique à trente-trois cadrans. Cette horloge est composée de quatre corps de rouages : la cage qui renferme le mécanisme a 52 centimètres de largeur sur 33 de hauteur et 20 de profondeur; elle est en fer poli et damasquinée. L’horloge est composée de 3,766 pièces.
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- M. Leroux, horloger, à Cancale ( Ille-et-Vilaine ;, sollicite l’examen d’une horloge établie avec un seul corps de rouages pour faire sonner les heures, les quatre quarts avant l’heure, et remonter le moteur de la minute, sans rien changer dans l’ordre des sonneries ni altérer la régularité de la minute.
- M. Charles Notaux, rue de la Fontaine-Molière, 13, présente un réveille-matin de son invention.
- M. Trésel aîné, ingénieur-constructeur, à Saint-Quentin ( Aisne ), ayant exposé diverses machines et désirant profiter de cette circonstance pour les soumettre à l’appréciation de la Société d’encouragement, la prie de nommer une commission pour examiner ces machines qui sont au nombre de trois, savoir : 1° une machine à vapeur; 2° une râpe pour féculeries et sucreries indigènes; 3° une pompe de presse hydraulique.
- M. Trésel appelle particulièrement l’attention de la Société sur la machine h vapeur à détente variable et rationnelle dont il avait adressé les dessins et la description en décembre 1848.
- Il rappelle qu’en 1844 une commission de la Société avait examiné cette détente sur un appareil de démonstration qu’il avait exposé à cette époque, mais que désirant y apporter des modifications qui étaient à l’étude, il avait prié la Société d’en ajourner la publication.
- Aujourd’hui que ces modifications sont faites et que cinq années d’expérience ont constaté les avantages de ce système, M. Trésel désire que la*Société s’en fasse rendre compte et qu’elle en publie la description, si elle le juge convenable.
- M. Trésel transmet plusieurs notices contenant la description des machines qu’il a exposées, ainsi que deux exemplaires de la seconde édition d’un mémoire sur l’extinction du paupérisme, auquel il a ajouté un projet de caisse hypothécaire pour l’agriculture.
- M. Cadiat aîné, ingénieur civil, rue Voltaire, 5, adresse une notice ayant pour objet d’utiliser, dans les locomotives, un travail considérable perdu jusqu’à ce jour; c’est le travail employé à produire le tirage dans le foyer.
- M. Cadiat a fait l’application des calculs sur les forces vives, enseignée dans les ouvrages de M. Poncelet, pour déterminer la quantité de travail utilisable que la fumée et la vapeur possèdent ensemble au moment de leur sortie dans l’atmosphère.
- M. Dugdale, rue de Ponthieu, 24, dépose le dessin et la description d’une chaudière inexplosible, et annonce que l’économie qui résulte de sa découverte consiste en ce qu’il emploie l’eau et l’air à une température de 80 à 90 degrés centigrades pour alimenter le bouilleur pendant toute la durée du travail.
- M. Villard, chef d’atelier, à Lyon, appelle l’attention de la Société sur deux nouvelles machines : la première est propre au tissage des étoffes façonnées, au moyen du papier sans fin substitué dans la jacquart en remplacement du carton ; la seconde est un métier sur lequel on exerce trois manipulations distinctes, le lisage, le piquage et le repiquage des dessins, sur le papier sans fin destiné à la machine à tisser.
- Le concurrent, qui a pris pour devise : Vinvention est le principe de tous les biens
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- dont l’homme jouit et que Dieu ne lui a pas accordés directement, rappelle qu’à la fin de décembre dernier il a adressé une boîte contenant un mémoire sommaire et quelques échantillons de filets de pêche fabriqués sur une machine qu’il achevait alors.
- Le temps qui s’est écoulé depuis cette époque a été employé par lui à faire les plans et la description de la machine pour prendre le brevet.
- Ce concurrent joint à sa lettre une copie de ces plans et description, ainsi que de nouveaux échantillons qui, suivant lui, démontreront qu’il a atteint le but proposé par le programme.
- Les administrateurs de l’institut de l'industrie et du comptoir des inventeurs, rue de la Banque, 12, informés que la Société d’encouragement devait décerner un prix à l’auteur du meilleur mode de fabrication des filets des pêche, font connaître que MM. Triaire et Bertrand, de Ganges (Hérault), ont vaincu des difficultés que Jacquart et Buron n’avaientpu surmonter.
- Ayant vu, à l’exposition de l’industrie, une machine destinée au même usage, ces messieurs demandent que la Société leur fasse connaître si ce système a quelque analogie avec celui de MM. Triaire et Bertrand.
- Il sera répondu à MM. les administrateurs de l’institut de l’industrie que M. Pec-queur ayant pris un brevet pour son métier à faire les filets de pêche, ils peuvent, en consultant sa spécification, apprécier les différences ou analogies qui peuvent exister avec celui de MM. Triaire et Bertrand.
- M. Hayot, à Caen ( Calvados ), soumet au jugement de la Société un nouveau système de voitures à quatre roues munies d’un mécanisme d’attache qui permet d’en former, à volonté, un cabriolet ou un tilbury à deux roues.
- M. Leblanc, au Rheu, près Rennes ( Ille-et-Vilaine), adresse un mémoire descriptif d’une machine à faire les briques.
- M. Contamin, mécanicien, rue Neuve-Saint-Denis, demande que la Société veuille bien accepter le dépôt, sous cachet, de la description d’une machine dite peigneuse à chapelet continu, et peignant sur une ligne droite.
- Le dépôt est accepté.
- Les ouvrages suivants sont déposés sur le bureau :
- 1° Procédés de conservation et de coloration des bois du docteur. Boucherie, et Rapport des experts désignés par le tribunal, — Poursuite en contrefaçon contre MM. Renard Périn et eomp.;
- 2° Mémoire à consulter pour M. Boquillon, plaignant, contre MM. Ch. Christofle et comp., prévenus de contrefaçon d’appareils et de procédés électro-métallurgiques;
- 3° Annales de l’agriculture française, juillet 1849 ;
- 4° Le Technologiste, août 1849;
- 5° Bulletin de la Société élémentaire, mai 1849 ;
- 6° Séance publique tenue, le dimanche 24 juin 1849, par la Société nationale et centrale d’agriculture, présidée par M. Lanjuinais, ministre de l’agriculture et du commerce ;
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- 7° Le Moniteur industriel des 19, 22, 26 et 29 juillet 1849 ;
- 8° Le Brevet d’invention, sous la direction de M. Gardissal;
- 9° LExposition de 1849, journal des produits de l’industrie nationale.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts chimiques, il est donné lecture d’un rapport de M. Cahours sur un nouveau vernis présenté par M. Monmory aîné.
- Le comité propose de remercier M. Monmory de son intéressante communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin. ( Approuvé. )
- Communication. M. Barre, membre du conseil, rappelle que, dans la séance du 6 juin dernier, il a fait, au nom d’une commission spéciale, un rapport sur les dessins en filets typographiques de M. Monpied aîné ; qu’elle a reconnu la grande utilité pour l’art typographique des procédés de M. Monpied, en ce qu’ils sont applicables à l’impression des livres de science, tels que ceux de géométrie, de géographie, de minéralogie, etc.
- Aujourd’hui M. BailleulY& prié, au nom de l’auteur, de mettre sous les yeux de la Société une première application des dessins en filets typographiques à la reproduction des figures d’un ouvrage.
- M. Jomard exprime l’opinion que M. Monpied devrait diriger les applications de ces procédés principalement pour la confection des cartes géographiques. En rappelant les essais, tentés par M. Didot, des caractères et filets typographiques à la reproduction des cartes, il engage M. Monpied à compléter ses essais dont les résultats pour les sciences appliquées ont d’incontestables avantages.
- M. Bailleul fait observer que M. Monpied se propose de faire, avec ses procédés, des planches de géométrie.
- Le conseil entend M. Barre sur les avantages de ces procédés relatifs au tirage, et M. Péligot sur la nature de la matière.
- M. Seguier a pris ensuite la parole pour entretenir le conseil de l’état actuel de la télégraphie électrique en Angleterre, résultant des informations prises par lui pendant un récent voyage qu’il a fait dans ce pays, où il a visité, avec beaucoup d’intérêt, les divers établissements dans lesquels ce nouveau moyen de communication est établi, et des moyens ingénieux qui y sont employés. Nous donnerons cette communication dans le prochain Bulletin.
- Erratum.
- Bulletin de mai, p. 201, ligne 26, au lieu à’évaporation, lisez épuration.
- me
- IMPRIMERIE DE M1
- Ve BOUCHARD-HUZARD, RUE DE L’ÉPERON, 5.
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- 0UARA1E-HDITIÊB USÉE, (N° DXLIII. ) SEPTEMBRE 1849.
- BULLETIN
- DE LÀ
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- i igi rg-. .
- ARTS MÉCANIQUES. — instruments de précision.
- Rapport fait par M. Benoît, au nom du comité des arts mécaniques, sur les étalons linéaires et superficiels présentés par M. Petit, de Bazoilles [Vosges).
- Messieurs, les étalons linéaires et superficiels que M. Petit a présentés à la Société par l’intermédiaire de M. Vasseurt et destinés principalement aux établissements de meunerie, seraient sans doute mieux désignés par le nom de marbres du meunier; ils consistent, en effet, en parallélipipèdes rectangles, de lm,66 de longueur sur 10 à U centim. d’équarrissage, en pierre oolithi-que, parfaitement dressés, évidemment insensibles aux influences atmosphériques et non susceptibles de déformation par les chocs qui ne peuvent qu’en opérer la rupture. Les meuniers, en appuyant les rives des règles en bois dont ils se servent pour se diriger dans le travail important du rhabillage des meules, sur une des faces d’un tel parallélipipède enduite d’une très-légère couche de sanguine broyée à l’eau, étendue avec une éponge, peuvent reconnaître immédiatement si ces règles sont droites ou si elles demandent à être rectifiées avant d’en faire usage.
- Ces parallélipipèdes sont débités à la scie, dans des blocs extraits de la carrière que M. Petit possède à Bazoilles (Vosges); ils sont ensuite rodés, deux à deux, sur leurs quatre longues faces et en ayant soin de les retourner par bout de temps en temps, d’abord avec du grès en poudre plus ou moins fine et puis avec du sablon très-ténu, mouillés avec de l’eau.
- Le rodage est considéré comme terminé et suffisamment parfait quand,
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- ARTS CHIMIQUES.
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- ayant nettoyé les deux parallélipipèdes rodés, dont le poids total est d’environ 82 kilogrammes, et les ayant posés à plat l’un sur l’autre, avec interposition d’eau pure, leur adhérence est telle, qu’en soulevant et maintenant dans une position horizontale celui de dessus il entraîne et retient le paral-lélipipède inférieur, comme s’ils ne faisaient à eux deux qu’une seule pièce.
- L’utilité des étalons linéaires et superficiels, ou marbres du meunier, étant incontestable et leur prix très-modéré, la carrière de Bazoilles pouvant fournir des blocs oolithiques de plus de 5 mètres de longueur et présentant d’ailleurs des bancs veinés d’une grande beauté, susceptibles d’un beau poli et d’utilisation dans la marbrerie, ainsi que le prouvent les échantillons admis à l’exposition nationale, le comité des arts mécaniques a l’honneur de vous proposer de remercier M. Petit de sa communication et de faire insérer le présent rapport au Bulletin.
- Signé Benoît, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 29 août 1849.
- ARTS CHIMIQUES. — couleurs.
- Rapport fait par M. Bussy, au nom du comité des arts chimiques, sur ïoutremer artificiel de MM. Zuber et camp., à Rixheim ( Haut-Rhin ).
- Messieurs, l’une des plus belles et des plus remarquables inventions de la chimie moderne est, sans contredit, la production de l’outremer artificiel, précieuse couleur créée pour ainsi dire sous les inspirations de la Société d’encouragement.
- La paternité, que peut, à bon droit, réclamer la Société dans cette circonstance , lui impose le devoir de suivre le développement de cette industrie nouvelle , de l’encourager et de la protéger dans les efforts qu’elle fait pour conserver à la France, si ce n’est le monopole, du moins la supériorité du produit qu’elle fabrique.
- Déjà la Société d’encouragement, après avoir décerné à l’inventeur, M. Gui-met, la récompense qu’il avait si honorablement conquise, a accordé, en 1838, à M. Ferrand le prix de 2,000 francs qu’elle avait proposé pour la description de la préparation de l’outremer factice (1), et, en 1846, à M. Cour-tial une médaille d’or pour avoir, par la création d’une nouvelle fabrique, donné un plus grand développement à cette production (2) ; mais les applications nombreuses et récentes que l’outremer a reçues dans un grand nom-
- (1) Bulletin de 1837, p. 496.
- (2) Idem de 1845, p. 387.
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- COULEURS.
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- bre d’industries, la consommation qui en a été la conséquence ont fait créer des fabriques rivales à l’étranger.
- L’Allemagne s’est distinguée dans ce genre de fabrication ; il s’est créé, à Nuremberg particulièrement, un établissement considérable qui répand ses produits non - seulement en Allemagne, mais qui menace même de les introduire sur les marchés français, malgré les droits onéreux qu’ils auraient à supporter (1).
- Ces produits allemands, inférieurs par le prix, sont assez recommandables sous le rapport de la qualité et se distinguent surtout par une variété dans les nuances qui se concilie assez bien avec les emplois multipliés de l’outremer.
- C’est dans cet état de fabrication que MM. Zuber et comp. interviennent.
- Déjà depuis longtemps, et les premiers, ils avaient employé en grand l’outremer pour les papiers de tenture ; ils ont reçu, en 1832, une médaille d’or de 2e classe pour les perfectionnements qu’ils ont apportés dans la fabrication des papiers de tenture (2); mais les nécessités spéciales à ce genre d’application, l’obligation d’avoir des teintes très-variées appropriées à tous les mélanges de couleurs qu’exige la préparation des papiers peints n’ont pas tardé à leur inspirer le désir d’établir, pour leur compte, une fabrication particulière.
- Dans ce dessein, ils se sont approprié, par des études suivies faites sur place et par des essais onéreux, les procédés de la fabrication allemande.
- Leur établissement, à Rixlieim, occupe déjà une trentaine d’ouvriers ; il dispose d’une force motrice de 6 chevaux; il est monté pour pouvoir pousser la production jusqu’à 30,000 kilog. par an.
- Les avantages spéciaux que présente la fabrication de MM. Zuber et comp. sont
- Une grande variété de nuances qu’on ne trouve pas en général clans les outremers français ;
- Des tons cl’un bleu pur exempt du reflet rosé qu’on rencontre souvent dans ces derniers. Ces bleus purs permettent d’obtenir des mélanges, particulièrement des verts et des bleus pales exempts de toute nuance étrangère.
- Pour apprécier la portée des modifications de MM. Zuber et comp. dans la fabrication de l’outremer, il ne faut pas oublier que les usages de ce produit acquièrent chaque jour une nouvelle importance. On l’emploie non-seulement pour l’impression sur étoffe et sur papier, pour la peinture, pour l’azurage des papiers et des tissus, mais aussi pour l’azurage de la cire, des bougies, du savon, de l’amidon, du sucre même. Enfin MM. Zuber et comp. lui ont donné un emploi domestique en quelque sorte, en le substituant, sous forme de
- (1) Voyez un mémoire sur la fabrication en grand de l’outremer artificiel en Allemagne, par
- M. Pruchner, publié dans le Bulletin de la Société, année 1845, p. 2G3. >
- (2) Voyez le rapport de M. Mérimée publié Bulletin de la Société, 31e année (1832), p. 93.
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- tablettes ou déboulés, aux différents bleus dont on fait usage pour azurerle linge.
- Indépendamment de la beauté de la teinte qu’il donne au linge, il n’offre pas, comme le bleu de Prusse, l’inconvénient de rougir par l’influence des lessives auxquelles le linge de ménage est soumis.
- D’après les motifs exprimés dans ce rapport et l’examen des produits adressés à la Société, le comité est d’avis que MM. Zuber et comp., par l’importation en France et l’exploitation en grand des meilleurs procédés suivis en Allemagne pour la préparation de l’outremer, ont rendu un véritable service à cette intéressante industrie.
- Il a l’honneur, en conséquence, de vous proposer de remercier MM. Zuber et de renvoyer le présent rapport à la commission du Bulletin.
- Signé Bussy, rapporteur.
- Approuvé en séance t le 29 août 1849.
- Lyon, le 5 septembre 1849.
- Lettre de M. Guimet à M. le président de la Société d’encouragement.
- La bienveillance que vous m’avez toujours témoignée et l’intérêt que vous prenez au développement des arts industriels m’engagent à prendre la liberté de vous adresser les observations suivantes que je vous prie de faire insérer dans le Bulletin de la Société d’encouragement, si vous le jugez convenable. Cette Société, que vous présidez avec tant de distinction, m’a encouragé d’une manière si honorable à l’occasion de la découverte de l’outremer artificiel qu’elle avait provoquée par ses concours, qu’il est de mon devoir de la tenir au courant de mes travaux.
- Les procès-verbaux des séances de la Société d’encouragement du mois de juillet renferment une notice de MM. Zuber et comp., de Rixheim, sur une fabrique de bleu d’outremer qu’ils viennent de former en Alsace et dans laquelle ils ont tiré parti des progrès réalisés en Allemagne dans la fabrication de cette couleur, qui a pris une grande importance dans ce pays depuis quelques années.
- J’ai applaudi à ce résultat industriel, et je l’ai exprimé dans une lettre adressée à MM. Zuber et comp., le 2 avril dernier; mais, tout en rendant justice à leurs efforts, je ne puis me dispenser de contredire l’assertion qu’ils émettent que la fabrication de l’ontremer serait plus avancée en Allemagne qu’en France où elle a pris naissance.
- MM. Zuber et comp. basent leur opinion sur ce que les Allemands mettent dans le commerce un plus grand nombre de nuances que moi, d’où ils concluent que cette manière d’opérer constitue une infériorité de ma part à laquelle ils sont venus remédier.
- Cette grande variété d’échantillons, qui diffèrent à peine les uns des au-
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- TEllNIS.
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- très, loin d'être une richesse, ne sert qu’à mettre dans le commerce de l’outremer une confusion dont les marchands peu délicats savent très-bien profiter en substituant une qualité à une autre. Si je n’ai pas suivi cette marche, ce n’est point à cause de la difficulté de produire toutes ces nuances, mais bien parce que la chose était sans utilité et qu’elle compliquait le commerce de cette couleur.
- Ainsi, pour les emplois les plus importants de l’outremer, l’azurage du papier, l’azurage et l’impression des tissus, il me suffit d’avoir deux qualités pour satisfaire les consommateurs. Dans la peinture, trois nuances seulement répondent à tous les besoins des artistes.
- Une condition beaucoup plus essentielle à considérer dans la valeur de l’outremer, c’est sa richesse colorante et sa finesse qui en rendent l’emploi plus ou moins économique. Sous ce rapport, mon bleu est reconnu partout comme bien supérieur à ceux de l’Allemagne, qui, à nuance égale en apparence, colorent environ moitié moins que le mien. Les consommateurs savent parfaitement apprécier cet avantage important dans tous les emplois.
- Par de nombreuses analyses de différents outremers , j’ai trouvé que ceux des principales fabriques d’Allemagne renferment 4 à 5 pour 100 au plus de soufre combiné, tandis que dans mon outremer je combine 8 à 10 pour 100 de ce combustible. La richesse colorante est proportionnelle à la quantité de principe colorant combinée.
- La meilleure preuve que je puisse donner de la préférence accordée à mon outremer, c’est la vente considérable que j’en fais dans les pays étrangers en concurrence avec les bleus d’Allemagne ; j’en exporte annuellement plus de 20,000 kilog. qui, à raison de leur grande richesse colorante, équivalent à près de 40,000 kilog. des outremers allemands.
- Au surplus, ma fabrication a été toujours en progrès. Depuis l’exposition de 1844, mes produits annuels se sont élevés de 10,000 à 60,000 kilog., et les prix ont été réduits de plus de moitié. Des perfectionnements récents me permettent d’accroître ma production et de la porter à 200,000 kilog. par année, si les besoins de la consommation l’exigent. Je viens d’établir, dans ce but, une nouvelle machine à vapeur de la force de 30 chevaux pour le broyage de l’outremer. Signé Guimet.
- vernis.
- Rapport fait par M. Cahours, au nom du comité des arts chimiques, sur un vernis présenté par M. Monmory aîné, rue Neuve-Saint-Merri, 12.
- Le conseil nous a chargés d’examiner un vernis présenté par M. Monmory ainé. Pour nous éclairer sur la qualité de ce produit, nous avons fait diffé-
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- ARTS CHIMIQUES.
- rents essais par nous-mêmes, et de plus nous avons consulté les personnes qui Font employé dans certains établissements, concurremment avec les vernis anglais ; nous venons vous faire connaître aujourd’hui F opinion du comité sur cette matière.
- Le vernis imaginé par M. Monmory est un vernis gras destiné principalement au vernissage des voitures. L’auteur ne nous en a pas fait connaître la composition, désirant en faire un objet d’exploitation. Appliqué sur des surfaces identiques, il se comporte exactement comme le vernis anglais ; la seule différence consiste en ce qu’il sèche un peu plus difficilement, mais il ne se gerce pas, il ne picote pas, et conserve peut-être même un peu plus d’éclat que ce dernier : c’est ce qui résulte, du moins, d’essais comparatifs faits sur un même panneau avec le vernis qui nous a été remis par M. Monmory, le vernis anglais et les vernis français ordinaires. Ce panneau, exposé, pendant plus de dix-huit mois, aux alternatives de sécheresse et d’humidité, placé tantôt à l’ombre, tantôt sous un soleil ardent, a présenté les résultats suivants : le vernis français a passé complètement, s’est fortement gercé, a pris un aspect des plus désagréables ; le vernis anglais et celui de M. Monmory se sont parfaitement conservés; ce dernier même présente plus de brillant.
- Les renseignements que nous avons recueillis à l’entreprise des citadines et à la compagnie générale, ceux que nous avons puisés près de M. Vigoureux, fabricant de voitures aux Champs-Élysées, et près de M. Odolant, qui en a fait une étude suivie, s’accordent tous pour attribuer au vernis de M. Mm-mory une valeur au moins égale à celle du vernis anglais.
- La question relative à la qualité du produit une fois jugée , il restait à en examiner une autre non moins importante, c’était la question économique. On sait que les plus beaux vernis anglais sont vendus à raison de 10 francs le litre; M. Monmory, qui, jusqu’à présent, a vendu les siens au même taux que les précédents, s’engage à livrer ceux de la première qualité à raison de 7 fr. 50 c. le litre. Cet industriel a donc obtenu un résultat important, puisqu’il peut livrer un produit égal en qualité aux meilleurs de cette espèce à 25 pour 100 meilleur marché. En conséquence , votre comité vous propose de remercier M. Monmory de son intéressant envoi, et de l’engager à apporter, dans la préparation de ses vernis, des modifications telles que, tout en leur conservant leur éclat et leur durée, il puisse encore en abaisser le prix.
- Signé Cahours , rapporteur.
- Approuvé en séance, le Ier août 1849.
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- Mémoire sur la physiologie de la vigne, et plus spécialement sur la physiologie du pineau cultivé dans la Côte-d’Or; par M. de Vergnette-Lamotte, ingénieur des mines [ 1).
- Les ouvrages de botanique classent la vigne dans la famille des viticées et la pentan-drie-monogynie ; l’espèce que l’on cultive, vitis vinifera, est originaire de l’Asie.
- La vigne est un arbrisseau à tige sarmenteuse munie de vrilles au moyen desquelles elle s’attache aux arbres qui l’avoisinent, incapable qu’elle serait de se soutenir par elle-même ; quand la vigne manque d'appui, ses rameaux flexibles s’étendent sur le sol qu’ils couvrent de leur feuillage touffu. Les feuilles sont alternes, palmées, à cinq lobes plus ou moins distincts ; la couleur en est très-variable ; tantôt elles sont lisses ou glabres, tantôt recouvertes, en dessus et en dessous, d’un duvet plus ou moins épais. Les fleurs, qui sont portées par de petits pédicelles réunis à un pédicule commun , forment une grappe plus ou moins allongée qui est opposée aux feuilles; leur calice est d’une seule pièce à cinq dents. Dans la corolle, on distingue cinq pétales caducs, souvent réunis à leur sommet en forme de coiffe ; ils se détachent alors du calice par la base, et sans se séparer. Les filaments des cinq étamines qui correspondent aux pétales sont tubulés et munis d’anthères simples. Enfin dans la vigne le style est nul, et le stigmate est sessile sur un ovaire à cinq lobes. A l’époque de la maturité, cet ovaire se transforme en baie globuleuse, uniloculaire, et contient au milieu d’un suc plus ou moins sucré des graines osseuses qui s’y trouvent en nombre variable. Les fruits sont toujours placés sur les pousses de l’année, et on les rencontre sur le sarment depuis le troisième jusqu’au septième nœud.
- Un des caractères principaux de la vigne est de pouvoir s’enraciner par ses nœuds, et cette propriété a été utilisée pour sa propagation. Ainsi toutes les plantations s’effectuent à l’aide du sarment. C’est donc sur un cep venu par ce procédé que nous étudierons la physiologie de la vigne, et, si quelques-uns des caractères dont nous donnerons la description peuvent s’appliquer au genre entier, ils seront, en général, plus spécialement propres au pineau ou noirien, variété sur laquelle ont porté toutes nos recherches.
- Des racines de la vigne. — Si nous déchaussons avec soin un cep de vigne, de manière à en suivre les racines dans tout leur développement, nous trouvons que ces racines sont en partie pivotantes et en partie traçantes. Elles sont fortement garnies de chevelu, et peuvent s’insinuer à une grande profondeur dans les interstices des rochers, pour peu qu’elles y trouvent de terrain, ou même de détritus calcaires. Le pineau blanc, surtout, pousse avec vigueur sur les sols les plus maigres, quand ces sols reposent sur des assises de calcaire entre lesquelles pénètrent au loin les racines de ce cépage essentiellement rustique.
- Comme dans les terrains humides ou compactes les racines de la vigne trouvent difficilement l’oxygène nécessaire à leurs fonctions, elles se rapprochent de la surface du
- (1) Voyez un rapport de M. Bussy, sur ce mémoire, publié dans le Bulletin de la Société de l’année 1848, p. 656.
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- sol et se divisent davantage. Dans les terres sèches, il y a plus de racines longues et pivotantes, et moins de chevelu.
- En coupant la racine perpendiculairement à son axe, sa texture nous offre d’abord un grossier épiderme, puis une succession de couches corticales, enfin un canal médullaire. En examinant au microscope une tranche peu épaisse de racine, cette tranche obtenue par une section transversale, on voit que le canal médullaire et les couches ligneuses sont séparés par une enveloppe assez dure et comme osseuse, de couleur brune. Si on perfore sur pied une des fortes racines, il ne tarde point de s’établir, à l’entour de la blessure, un travail organique à la suite duquel la moelle est encore isolée par cette même substance dure; au point qui a été lésé, cette moelle devient presque noire, acquiert la dureté du bois, et le reste du canal est ainsi préservé de toute altération ultérieure pouvant provenir de l’attaque des insectes ou de l’influence de l’humidité. Aussi trouve-t-on souvent des racines dans lesquelles une plus ou moins grande partie du canal médullaire a été vidée par quelques causes accidentelles, et dont le cep n’en végète pas moins avec vigueur, l’organisme de la plante ayant isolé, au moyen de ce même travail d’exsudation, les parties saines des parties vides ou attaquées.
- L’âge des racines se reconnaît, comme dans le bois, par le nombre des couches ligneuses qui sont superposées les unes aux autres.
- La tige sarmenteuse, que l’on a couchée en terre lors de la plantation, conserve ses mêmes caractères et le même mode de développement ; seulement son tissu est plus mou, plus spongieux, et, quand on coupe une forte souche dans la partie de cette souche qui est sous terre, on voit la surface de la section se couvrir ( à l’automne ) d’une grande quantité de petites gouttelettes de substances mucilagineuses.
- Le chevelu est irrégulièrement attaché soit à la tige sarmenteuse, soit à la racine ; s’il s’insère plus généralement là où préexistaient des nœuds, on en rencontre aussi sur toute la longueur du sarment. Quand, lors des plantations, on enfouit une crossette, les boutons s’ouvrent peu de jours après; mais bientôt ils périssent, et les jeunes racines partent de la petite console qui leur servait de support. Qu’il y ait sur la tige sarmenteuse soit une cicatrice résultant d’une ancienne blessure, soit une bifurcation à la rencontre du vieux et du jeune bois, soit enfin de petits renflements accidentels à la surface de l’écorce, ce seront là autant de causes spéciales qui donneront plus tard naissance, en ce point, à la racine, ou bien au chevelu de la vigne; si la racine s’attache à la tige à la façon de la greffe sur le sujet greffé, le chevelu s’attache à la racine suivant la même loi, et il en est encore ainsi de toutes les ramifications du chevelu. Enfin dans les derniers filaments de ces chevelus on distingue toujours le canal intérieur, et ils sont terminés par de petites trompes ouvertes qui sont des suçoirs.
- Dans toutes les racines on observe que la paroi du cylindre qui enveloppe le canal médullaire est plus épaisse dans la portion qui regarde la surface du sol. Les racines et le chevelu pénètrent toujours jusqu’à la membrane qui enveloppe la moelle de la tige ou de la racine à laquelle ils se rattachent.
- Une grande partie du chevelu meurt chaque année à l’époque de la chute des feuilles. Les radicules, qui n’ont eu ainsi que l’existence éphémère de la feuille de la plante, se
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- détachent peu à peu et se carbonisent : le détritus organique qui en résulte s’écrase sous le doigt, le tache en noir, et prend tout l’aspect du terreau consommé; selon toute probabilité, il est déposé là par l’organisme de la vigne, pour subvenir plus tard aux premiers mouvements de la végétation printanière.
- Au mois de mai, immédiatement avant que la vigne entre en fleur, le cep se garnit, à peu de profondeur, et surtout chez les jeunes individus, de plusieurs groupes de chevelu, en général assez vigoureux. ' '
- A cette période de la végétation connue sous le nom de sève d’août, il apparaît encore à la racine de petites excroissances cylindriques, courtes, charnues, et d’un blanc verdâtre, qui tombent plus tard, en laissant une petite console d’où partent de nouvelles racines.
- La tige sarmenteuse que l’on a enfouie dans la terre pour les plantations perd 45 pour 100 de son poids, quand on la dessèche à la température de 100° centig.; incinérée, elle donne pour 1 gramme 0,03 de cendres qui contiennent 0,004 de sels solubles et 0,026 de sels insolubles.
- Les fortes racines de trois à quatre ans, soumises aux mêmes opérations, perdent 47 pour 100 de leur poids. 1 gramme de ces racines desséchées à 100° donne, par l’incinération , 0,028 de cendres qui contiennent 0,004 de sels solubles et 0,024 de sels insolubles.
- Le chevelu perd 63 pour 100 de son poids , et pour 1 gramme il donne, par l’incinération, 0,06 de cendres dont 0,006 en sels solubles et 0,064 de sels insolubles.
- Si nous épuisons par l’eau d’abord, puis ensuite par F alcool les racines de la vigne, nous trouvons que l’eau dissout 16 pour 100 de substances végétales et salines. La dissolution a une réaction faiblement acide ; rapprochée à une consistance sirupeuse, elle a l’odeur du moût de raisin cuit, et une couleur brune ; la gélatine y donne un léger précipité de tanin. Par l’eau de chaux, on obtient un abondant précipité de tartrate de chaux; l’iode indique la présence de l’amidon; les acides minéraux ne troublent point la liqueur. Enfin nous trouvons, dans cette dissolution, des quantités notables d’acétate de potasse et beaucoup de mucilage. L’alcool dissout quelques centièmes de substances qui avaient résisté à l’action de l’eau ; ce sont des matières colorantes et résineuses.
- Du bois de la vigne. — Nous distinguerons dans la vigne deux sortes de bois : 1° le vieux bois de la souche, 2° le jeune bois de l’année ou le sarment.
- La tige sarmenteuse présente, en général, dans sa structure, des fibres longitudinales parallèles, qui laissent entre elles des espaces cellulaires. Si dans le vieux bois nous enlevons une tranche mince prise dans une section perpendiculaire à l’axe de la tige, nous apercevons autant de couches concentriques que la souche a d’années ; le canal médullaire a peu de développements, et plus le bois est vieux, plus ce canal perd de son diamètre.
- Les séparations circulaires sont peu prononcées, et les plans fibreux qui passent par l’axe du bois se prolongent depuis le canal médullaire jusqu a la surface; le coté de là
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- tige qui est exposé au midi a pris plus de développement que le côté exposé au nord, de manière que le canal médullaire n’est pas au centre de la tige.
- On compte jusqu’à deux et trois rangs de cellules dans l’épaisseur de l’écorce du vieux bois.
- La plus rude et la moins organisée est l’écorce extérieure ; elle est toute rugueuse et fendillée ; elle tombe facilement, et s’enlève soit par filaments, soit par écailles. Les cendres de cette écorce contiennent beaucoup de carbonate de chaux.
- L’épiderme qui reste sous cette première enveloppe est assez fin ; sa couleur est d’un brun fauve tirant sur le violet.
- Quand un jeune sarment se rattache à la souche mère, le point d’attache de cette nouvelle tige pénètre jusqu’au canal médullaire dont il n’est séparé que par une mince cloison, et les fibres longitudinales s’infléchissent à l’entour de la branche, de la même manière que nous l’avons observé pour les ramifications des racines. Il y a encore là comme une greffe de la branche sur la souche, et en général c’est toujours d’après la même loi que s’opèrent toutes les ramifications des diverses parties de la plante.
- Sur le jeune bois la disposition des organes est semblable ; mais nous avons à y étudier les nœuds auxquels se rattachent les bourgeons, les feuilles et les fruits. Le sarment de la vigne est pourvu de nœuds diversement espacés entre eux, suivant la nature des cépages auxquels ils appartiennent. Sur le pineau ou noirien, ces nœuds sont assez éloignés les uns des autres ; si nous enlevons, dans un sarment, lorsqu’il est à fruit ou aoûté, une section très-mince et transversale, correspondant à la hauteur d’un nœud, nous trouvons qu’en face de chaque bouton les fibres longitudinales s’ouvrent ; il y existe un renflement du bois, et le germe du bourgeon bien dûment enveloppé d’un duvet cotonneux est implanté au sommet de ce petit renflement.
- En pratiquant dans la tige une section longitudinale et médiale à travers le nœud, on trouve, de chaque côté de l’articulation, dans le canal médullaire, une moelle jaune et spongieuse ; mais à l’articulation est une substance de couleur plus verte et plus organisée.
- C’est à cette dernière partie que correspond l’épanouissement auquel se rattache, de la façon que nous avons décrite, la radicule des boutons et des bourgeons de la plante.
- Les vrilles et les fruits tiennent à la tige de la même manière.
- Le pétiole de la feuille adhère à la couche corticale du bois. En examinant une tranche obtenue par la section du sarment dans la partie qui correspond à l’insertion de la feuille, on voit qu’en face du pétiole il n’y a pas inflexion de fibres longitudinales du sarment. Les points d’attache de la feuille descendent au-dessous du nœud, et les canaux du pétiole sont en communication avec les espaces tubulaires qui sont entre le bois et l’écorce.
- Quand le bois est encore vert, le pétiole de la feuille aboutit aux interstices cellulaires.
- Les séparations qui correspondent aux nœuds persistent dans le vieux bois. A chaque nœud on retrouve encore ici, comme nous l’avons vu plus haut, une substance verte,
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- plus organisée, qui résulte d’une exsudation de la plante, là où évidemment elle prend son accroissement en longueur.
- Les cellules tubulaires du sarment sont remplies d’un liquide qu’on appelle la sève, et de fluides aériformes qui entrent dans la circulation végétale. Le canal médullaire contient la moelle, substance molle, élastique , composée de l’agglomération de petites vésicules rempliés aussi de liquides particuliers. Si nous pratiquons, pendant l’hiver, dans le vieux bois les perforations auxquelles nous avons soumis les racines, la plante n’en périra point pour cela ; mais, dans le travail de son organisme, elle déposera autour de la blessure une substance gommeuse qui prendra bientôt de la consistance, empêchera l’accès de l’air et des corps étrangers dans les conduits séveux, et la circulation ne sera point interrompue, bien qu’il y ait plusieurs solutions de continuité dans le tissu médullaire. Il arrive souvent qu’une branche de bois mort reste momentanément adhérente au cep, et que, finissant plus tard par se désagréger sous les influences atmosphériques, elle laisse dans le tissu de la souche des plaies profondes qui rendent très-rugueux et difforme le bois de la vigne. Toutes ces entraves n’apportent aucun trouble dans la vitalité de la plante.
- Le bois des vieilles souches, desséché à l’air, perd 20 pour 100 de son poids dans cette opération; desséché ensuite à la température de 100° centig., il perd 47 pour 100 de son poids primitif; incinéré, il donne, en cendres, pour 1 gramme, 0,026 de cendres, dont on retire 0,003 en sels solubles et 0,023 en sels insolubles.
- En soumettant aux mêmes essais le bois de l’année, après qu’il est aoûté, on trouve qu’il perd, par la dessiccation à 100° centig., 53 pour 100 de son poids, et qu’il donne par l’incinération, pour 1 gramme, 0,028 de cendres qui contiennent 0,0037 de sels solubles et 0,0243 de sels insolubles.
- Le résidu insoluble fait une vive effervescence avec les acides, et renferme une forte proportion de carbonate de chaux.
- La pesanteur spécifique du sarment est plus élevée que celle du bois vieux.
- Si nous prenons du sarment et qu’après l’avoir coupé en petits morceaux nous enlevions soigneusement la moelle de chaque parcelle après l’avoir fendue en deux, nous aurons d’un côté les fibres ligneuses, et de l’autre la moelle. Nous avons soumis isolément ces substances à quelques réactifs.
- En faisant bouillir dans de l’eau distillée les fibres ligneuses du sarment, nous obtenons une dissolution colorée en jaune, qui donne un précipité par la gélatine, et que trouble légèrement la teinture iodique. Evaporée à consistance sirupeuse et reprise par l’alcool, elle donne un abondant précipité de mucilage; enfin on y trouve une notable quantité de tartrate de potasse. Si, après avoir bien lavé à l’eau bouillante les fibres ligneuses du sarment, on les fait digérer dans l’alcool, on obtient une liqueur colorée en beau jaune, et qui, par l’évaporation, donne une odeur assez agréable, rappelant, à certain point, l’odeur de la jacinthe. Evaporée à moitié de son volume, la liqueur, en refroidissant, se trouble et laisse un précipité blanc grenu assez abondant, qui, insoluble dans l’eau, redevient soluble dans l’alcool pur, et m’a paru être un mélange de substances résineuses et colorantes. Le résidu de ces deux lavages est du ligneux à peu
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- près pur; en le desséchant à 100° et tenant compte des 53 pour 100 qu’il perd par la dessiccation, on troure que l’eau et l’alcool ont enlevé au ligneux environ 5 pour 100 de son poids.
- En soumettant la moelle à la même série d’expériences, nous sommes arrivés aux résultats suivants : le sarment du noirien contient 11,40 pour 100 de moelle; la substance médullaire desséchée à 100° perd 86 pour 100 de son poids; par l’incinération, 1 gramme de moelle desséchée à 110 donne 0,075 de résidu dont on sépare, par les lavages, 0,006 de sels solubles et 0,069 de sels insolubles. Le résidu insoluble fait effervescence avec les acides, mais il contient surtout une notable proportion de phosphate de chaux, et les réactifs accusent des traces de fer. Mise en digestion dans l’eau bouillante, la moelle donne une liqueur colorée en jaune qui se trouble à peine par la gélatine, mais qui se colore en bleu par la teinture iodique, et donne, par l’évaporation, une grande quantité de substances mucilagineuses. Ce mucilage diffère de celui que nous avons obtenu dans les essais précédents, en ce que, repris par l’alcool après l’évaporation à consistance d’extrait mou, il se rassemble sous le doigt en une matière filante et visqueuse, tandis que le mucilage du bois donnait, par l’alcool, un précipité blanc caillebotté ; enfin il y a dans la liqueur une faible quantité de substances inorganiques.
- Mise en digestion dans l’alcool, quand on en a enlevé par l’eau toutes les substances qui s’y trouvaient solubles, la moelle le colore en jaune, et la liqueur donne, à l’évaporation , une odeur aromatique très-agréable. Les réactifs indiquent, dans cette dissolution ( très-peu chargée d’ailleurs ), des traces de substances colorantes et résineuses.
- Il résulte de ces données que le jeune bois de la vigne contient plus de cendres que les vieilles souches, et la moelle desséchée plus que le sarment; que les fibres ligneuses du sarment contiennent du tanin, de l’amidon, des sels, du mucilage, des matières colorantes et résineuses ; que la moelle contient peu de tanin, une plus forte proportion d’amidon, peu de substances inorganiques, du mucilage ( extractif visqueux ), des matières colorantes, et résineuses; que dans les cendres des divers bois de la vigne, dont les quantités varient de 0,03 à 0,07 du poids du bois, après qu’il a été desséché à l’air, il y a de 0,003 à 0,006 de sels solubles et de 0,024 à 0,07 de sels insolubles; que dans les sels solubles sont des carbonates, chlorures et sulfates alcalins; que dans les sels insolubles ce sont des phosphates et des carbonates de chaux qui dominent ; le phosphate de chaux entre souvent pour 25 pour 100 dans la composition des sels insolubles. Enfin nous avons aussi constaté, dans les cendres du sarment, des traces de fer, de la silice, de la magnésie; en aucun cas, nous n’y avons trouvé de l’alumine. L’alumine parait donc ne jouer qu’un rôle purement mécanique dans les phénomènes de la végétation.
- Des feuilles de la vigne. — Nous ne reviendrons pas sur les caractères que nous avons donnés, ailleurs, des feuilles du pineau, lors de la description de ce cépage. Ces feuilles se tiennent bien sur leur pétiole; elles sont alternes, correspondent aux nœuds, et sont palminerves. Quand le bois s’est aoûté, le pétiole de la feuille, déjà brun en dessous, est encore vert à la surface supérieure. Cinq nervures principales partent du pé-
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- fiole ; ces nervures se ramifient et forment, par leur réunion, de petits hexagones qui renferment le parenchyme de la feuille. Chaque nervure est implantée sur la nervure de l’ordre supérieur de la môme manière que la feuille l’est sur le bois. La substance verte est comprise entre deux épidermes incolores.
- Sous la pulpe colorante se trouvent les fibres végétales qui forment la charpente de la feuille; cette feuille est - cotonneuse en dessous et glabre en dessus. On aperçoit, à la loupe, que le duvet qui revêt la surface inférieure est composé d’une multitude de petits filets blancs, aigus et soyeux. En faisant une section dans la nervure de la feuille, on voit que la matière verte s’épanche et disparaît au bord de la nervure dans son contact avec la substance cellulaire ; au centre de la nervure, on distingue un canal cylindrique vésiculaire, dont la section est parallèle à celle de la nervure. Les substances qui remplissent ces deux ordres de vaisseaux affectent la forme vésiculaire. Les épidermes qui revêtent les deux surfaces de la feuille se réunissent aux dentelures de son contour.
- A la pousse de la vigne, s’il survient des froids qui ralentissent la végétation, on voit fréquemment la surface des feuilles se couvrir de petites efflorescences salines. C’est qu’alors il n’y a plus équilibre entre les fonctions des racines qui amènent à la circulation les principes inorganiques, et l’absorption, par les feuilles, du carbone atmosphérique. Puisque ces efflorescences se déterminent plus sur les feuilles que sur la tige, cela prouve déjà, avant toute analyse, que la proportion des substances minérales abonde surtout dans ceux des organes de la vigne qui effectuent l’assimilation.
- Les feuilles de la vigne perdent 68 pour 100 de leur poids quand ori les dessèche à la température de 110° centig. Par l’incinération, on obtient, pour 1 gram., 0,1.17 de cendres, dont 0,007 en sels solubles et 0,110 en sels insolubles. Ces essais nous confirment ce fait, que les feuilles contiennent une plus forte proportion de principes inorganiques que le sarment et le bois de souche. Les pétioles de la feuille ne perdent que 64- pour 100 de leur poids à la dessiccation.
- La matière colorante verte contenue dans les feuilles, obtenue en traitant par l’alcool le marc fortement exprimé de ces feuilles et convenablement lavé, est insoluble dans l’eau, et très-soluble, au contraire, dans l’alcool. Nous devons la composition de cette substance à M. Thénard, qui lui a donné le nom de chlorophylle. C’est une matière très-hydrogénée ; elle contient de l’albumine ou ferment, du mucilage, des tur-trates de chaux et de potasse, enfin de petites quantités d’acétate de potasse.
- Nous conclurons encore, des diverses incinérations que nous avons faites, que dans les feuilles et les sarments herbacés dominent les sels alcalins à base de potasse et les phosphates terreux, et que dans les écorces et le bois domine, au contraire, le carbonate de chaux.
- Du raisin du pineau.—Si les observations qui précèdent peuvent, jusqu’à un certain degré, être applicables à toutes les variétés de la vigne, les caractères physiologiques que nous allons donner du fruit du pineau se modifieront, sans nul doute, quand on soumettra à ces essais un autre cépage.
- Le pédoncule de la grappe tient au bois de la même manière que la branche s’implante sur la tige d’un ordre supérieur; les fibres ligneuses s’infléchissent autour du
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- point d’insertion, et le pédoncule pénètre le jeune sarment jusqu’au canal médullaire dont il n’est séparé que par une mince cloison. Les ramifications du pédoncule se rattachent à ce pédoncule suivant le même mode ; ces ramifications sont terminées par le petit pédieelle auquel est suspendue la baie. Enfin, si on examine avec soin, au microscope , le point de suture du pédieelle à la grappe, et celui du pépin sur le cordon qui part du pédieelle pour aboutir à l’ombilic, on trouve encore que toutes ces diverses parties du végétal sont implantées les unes sur les autres comme la greffe en fente l’est sur le sujet greffé.
- A la fleur, après la chute des pétales et la fécondation de l’ovaire, succède un grain vert dans lequel nous reconnaissons les caractères suivants : ce grain est ovale, il adhère fortement à un pédieelle court et gros; l’ombilic est très-saillant; le grain est vert, dur et opaque; le pépin est assez volumineux, mais transparent et fort tendre; la peau est épaisse ; le parenchyme du grain paraît être le prolongement de la membrane charnue du. pédieelle ; le pépin se détache facilement du parenchyme très-ferme qui l’entoure ; ce parenchyme adhère, au contraire, fortement à la pellicule de la baie.
- Desséchés à la température de 110° centig., ces grains perdent 65 pour 100 de leur poids; par l’incinération, on en obtient, pour 1 gramme, 0,05 de cendres, dont 0,006 en sels solubles et 0,044 en sels insolubles. Le suc du grain vert contient une forte proportion d’albumine et de bitartrate de potasse. Le marc bien exprimé cède à l’alcool une substance colorante verte.
- Quand le grain devient transparent sans perdre sa couleur verte, la chair du parenchyme est moins cassante. Si le pépin quitte encore facilement le tissu charnu de la baie et y adhère peu, son moule reste parfaitement distinct au milieu du parenchyme; on aperçoit très-nettement un cordon médial qui, partant du pédieelle et passant entre les pépins, aboutit à l’ombilic auquel il adhère fortement. Les pépins sont suspendus à de petits cordons latéraux qui tiennent aussi au pédieelle ; quelques pépins embryo-naires, au nombre de deux ou trois pour chaque grain, se rattachent au pédieelle par de petits cordons fort courts. Dans cet état, la baie a presque atteint sa grosseur normale, et les rayons de lumière la traversent facilement.
- Desséchés à la température de 110° centig., ces grains perdent 70 pour 100 de leur poids; par l’incinération, on en obtient 0,027 de cendres, dont 0,005 en sels solubles et 0,022 en sels insolubles. Le résidu insoluble fait effervescence avec les acides; mais il contient cependant une notable quantité de phosphate de chaux et des traces de fer. Le suc du grain recueilli dans cette période de son développement contient de l’albumine, du mucilage, du sucre et du bitartrate de potasse, et une matière colorante verte ; la proportion des acides végétaux a déjà sensiblement diminué ; le marc exprimé, lavé et traité par l’eau distillée bouillante d’abord, puis par l’alcool, donne deux liqueurs dont la première est riche en tanin, et la seconde en matière colorante verte.
- Quand le grain du raisin commence à mêler, le côté de la pellicule qui a été exposé au soleil est légèrement teinté d’un joli reflet couleur gorge-de-pigeon. Le parenchyme, dans sa portion la plus voisine de la surface de la baie, prend une teinte d’un vert brun, toujours plus prononcée dans la partie la plus exposée à la lumière; le cordon est
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- encore vert ; il en est de même du pépin et du parenchyme qui y adhère ; enfin G’est au point de contact du grain avec son pédicelle que la couleur verte est la plus prononcée. La chair est toujours cassante et acide, et n’adhère pas au pépin.
- Dès que la baie a acquis une demi-maturité, nous remarquons, dans son organisme, des caractères nouveaux : la pellicule est colorée ; le cordon ombilical brunit; la chair, qui, maintenant, adhère au pépin, baigne dans une liqueur acide qui, au contact de la pellicule, se transforme en sucre. Dans cet état, on reconnaît dans la baie , à l’endroit de leur richesse en matières sucrées, trois régions distinctes ; la peau est celle de ces trois régions qui en contient le plus ; vient ensuite la région médiale; enfin, en dernier lieu, le parenchyme qui adhère au pépin. Il arrive souvent que la coloration de la peau est presque complète, quand le cordon est encore à peine brun, et que le pédicelle est encore vert. Cette observation indique que la coloration se détermine sous l’action des rayons lumineux, et que, à l’inverse des autres produits du suc qui y sont amenés par la circulation végétale, la matière colorante du raisin mûr est particulière à l’organisme de sa pellicule et pénètre du dehors au dedans dans l’intérieur du fruits La culture adoptée en Bourgogne plaçant, en moyenne, 25,700 ceps dans 1 hectare de vigne, si nous prenons 20 liectolit. pour la production moyenne de l’hectare planté en pineau, comme la taille enlève chaque année à la souche, en moyenne, 131 gram. de bois, que d’ailleurs les feuilles et leurs pétioles pèsent, pour chaque cep, 192 gram., qu’enfin les 1,80 raisin de cette même souche ( nombre de raisin que porte chaque cep pour la production de 20 hectolitres ) ont un poids de 123 grammes , nous voyons qu’une récolte enlève, à chaque cep, 426 grammes de substances, ce qui fait, par hectare, 11,462 kil. 2 de substance contenant :
- Eau et substances volatiles. * , 8,860 kil.
- Carbone. 2,247
- Sels solubles. 69,40
- Sels insolubles. . . . . . . , 286,60
- Si des faits que je viens d’exposer on peut déduire quelques conclusions utiles pour la culture de la vigne, la physiologie du raisin mûr importe bien autrement au progrès de la viticulture et de l’œnologie, puisque, en dernier résultat, c’est des qualités de son suc que dépendent les qualités du vin qu’il nous donne*
- En coupant nettement, avec un rasoir bien affilé, le grain du raisin mûr, soit par son milieu, soit de manière à n’enlever qu’une calotte de ce globule, et enlevant ensuite une tranche mince de la baie, que cette tranche appartienne à une section passant par le diamètre du grain ou par un de ses petits cercles, en vous servant du scalpel pour l’anatomie des diverses parties de cet ovaire, et toujours en dernier lieu, en aidant vos investigations du secours d’un bon microscope, vous pourrez étudier dans tous ses détails l’admirable organisme du raisin, et nous suivre dans les observations que je vais exposer.
- Dans la baie du raisin mûr, le cordon ombilical et les petits cordons nutritifs des pépins ont pris une couleur brune assez prononcée, et, s’ils adhèrent faiblement au pédicelle, leur ténacité est encore remarquable. Au pédicelle séparé du grain restent attachées
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- les têtes des cordons, et c’est à ces fibres et à leur pénétration dans sa substance que le pédicelle doit alors la couleur violacée qui le caractérise. Les pépins sont enveloppés d’une tunique charnue qui réfléchit bien la lumière ; la base du pépin est d’un vert foncé tirant sur le brun, le milieu est d’un vert plus tendre, le sommet est presque blanc ; au milieu de ce sommet existe une petite tache noire qui indique le point par lequel le pépin adhérait au cordon. Privé de sa tunique, le pépin a la couleur du bois, il est fort dur, presque osseux, et partagé en deux lobes distincts à la base de sa partie convexe; quand il est en place, cette convexité est à peu près concentrique à celle du grain ; il présente, à sa partie concave, trois lobes inégaux séparés par deux stries longitudinales, en face desquelles il y a, comme à son ombilic, solution de continuité dans l’enveloppe osseuse de l’amande. Cette amande, à chair d’un blanc gris, est huileuse et recouverte par une peau brune à saveur amère. Si quelques-uns des caractères que nous venons de décrire se rencontrent déjà dans le pépin du raisin avant son entière maturité, nous avons préféré les donner ici, parce qu’ils sont beaucoup plus prononcés dans la baie mûre.
- Le parenchyme du grain a une consistance plus ferme dans celle de ses parties qui est en contact avec la partie convexe du pépin. Dans le suc qui se trouve entre les pépins et le cordon ombilical, ou bien entre la pellicule et la chair qui lui est adhérente, on observe plus de liquidité. Enfin à l’ombilic, comme sous la pellicule, le parenchyme est beaucoup plus ferme, ou plus riche en fibre ligneuse.
- En examinant au microscope une tranche du grain, nous trouvons que la matière colorante réside dans un tissu recouvert d’un épiderme incolore, et qu’elle s’épanche sur une légère épaisseur dans la portion du parenchyme qui lui est adhérente. C’est à l’ombilic où se réunissent les vaisseaux ramifiés sur la surface de la baie, et sur le côté externe du grain, que l’épaisseur de la pulpe colorante atteint son maximum de développement. C’est, comme nous l’avons vu, par l’ombilic et le cordon qui y aboutit que la coloration arrive au pédicelle. Plusieurs des fibres qui s’attachent au cordon principal traversent en tous sens le parenchyme, et, dans le cas de maturité complète, elles se colorent en partie à la façon du cordon ombilical et des cordons secondaires des pépins. Le sucre réside sous l’épiderme de la pellicule dans de petites utricules disposées irrégulièrement au milieu de la pulpe colorante.
- Desséchés à la température de 110°, les grains mûrs perdent 72 pour 100 de leur poids; par l’incinération, on en obtient 0,026 de cendres, dont 0,004 en sels solubles et 0,022 en sels insolubles. Pour chaque année, les investigations de l’analyse chimique pourront nous donner des résultats très-différents; aussi en réunissant, comme je l’ai fait, les expériences qui ont porté sur les fruits de la même année pris à divers états de leur développement, n’ai-je point eu d’autre but que d’étudier ce développement au moyen de données comparatives, et dans ces résultats analytiques il ne peut y avoir rien d’absolu.
- Si nous prenons un raisin, et que par l’effet d’une légère pression sur chaque grain pris isolément nous en fassions sortir la pulpe charnue qui adhère aux pépins et le suc dans lequel elle baigne, en mettant à part, d’un côté, la pellicule, et de l’autre le
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- premier produit, il nous sera facile de nous procurer le moût des trois logements que nous avons constatés dans l’intérieur du grain. Ainsi, en jetant sur un filtre la pulpe extraite de l’intérieur, le moût qui passera au travers du papier représentera la partie la plus liquide des sucs de la baie, en exprimant au travers d’une toile forte et fine à la fois le moût qui sera contenu dans le parenchyme resté sur le filtre ; ce moût pourra évidemment être considéré comme le suc logé dans la partie charnue du raisin. Enfin , par la pression, nous extrairons de la pellicule les liquides qui y adhèrent, et le moût obtenu sera, d’une manière très-approximative, surtout composé des sucs qui sont contenus dans l’enveloppe membraneuse qui recouvre le grain.
- ( La suite au numéro prochain. )
- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS MÉCANIQUES.
- Notice sur le barrage du Nil; par M. Mougel, ingénieur en chef des ponts et chaussées,
- au service du vice-roi d’Egypte (1).
- La vallée du Nil a été formée, comme toutes les vallées des grands fleuves, par les dépôts successifs du Nil. Ce fait était bien connu des anciens prêtres égyptiens, lorsqu’ils disaient à Hérodote, dans leur langage figuré, la vallée d’Égypte est un don du fleuve.
- Les sources du Nil, étant situées dans la région équatoriale, s’alimentent et se grossissent par les pluies des moussons qui se font sentir dans ces climats, de sorte que ce fleuve présente le phénomène de crues périodiques et régulières. Ainsi il commence à croître du 20 juin au h juillet, et à décroître du 1er au 15 octobre de chaque année ; tout le terrain que peuvent atteindre les crues est fertile et produit les plus riches moissons. En dehors de ces limites, il n’y a plus que le désert avec ses sables brûlants et ses dunes mobiles qui viennent former comme une enceinte à la partie cultivée.
- Supposez un instant que le fleuve ne s’étende plus hors de ses rives ou que l’incurie des hommes laisse une partie de la contrée en dehors des effets bienfaisants de l’inondation, au lieu d’une vallée fertile vous n’aurez plus que le désert. C’est ainsi que s’expliquent et l’enthousiasme des Arabes qui donnent au Nil le nom de fleuve béni, et la présence des dunes qui se remarquent sur le bord de ce fleuve dans plusieurs points qui étaient autrefois cultivés. Il y a lutte acharnée et incessante entre le Nil et les sables du désert : partout où le Nil passe, les sables disparaissent; mais, aussitôt que le Nil se retire de quelques points, les sables accourent chassés par les vents et semblent poursuivre le fleuve jusqu’à ce qu’ils l’aient atteint. Aussi les anciens Égyptiens avaient-ils
- (1) Celte notice a été lue dans la séance du 29 août 1849.
- Quarante-huitième année. Septembre 1849.
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- divisé la vallée par des digues longitudinales et transversales formant comme les cases d’un échiquier, et, lorsque le Nil commençait à déborder ses rives, on l’introduisit dans ces cases ou bassins, soit directement, soit par des canaux ménagés pour cet objet. Après que les eaux avaient suffisamment stationné dans ces bassins pour y déposer leur limon et humecter le terrain à une grande profondeur, on les écoulait de nouveau dans le fleuve qui était rentré dans son lit; sur le terrain boueux des bassins on semait, sans aucune préparation, le blé, l’orge, les fèves, etc., etc. Trois mois après, commençait la récolte. Le terrain restait alors inculte, à part quelques exceptions, jusqu’à la nouvelle crue du Nil.
- Cette méthode de culture est encore adoptée aujourd’hui dans la haute Egypte avec d’heureuses modifications apportées par S. A. le vice-roi dans la distribution des eaux. On récolte ainsi de 4-0 à 50 hectolitres de blé par hectare tous les ans sur le même terrain, sans frais de culture et, pour ainsi dire, sans peine. Cette contrée a été tellement favorisée par la Providence, que les hommes n’ont pas été obligés d’inventer des principes faux pour expliquer leur ignorance; ils ne comprendraient pas plus ce principe des agriculteurs modernes, la nature se plaît dans la variété des produits, que cet axiome des physiciens d’un autre âge, la nature a horreur du vide.
- Le même système est aussi adopté pour une partie de la basse Egypte; mais il a l’inconvénient de ne s’appliquer qu'aux cultures communes, et de laisser le terrain inculte pendant la plus grande partie de l’année.
- Les autres cultures qui fournissent la canne à sucre , le coton , le sésame , le riz et l’indigo ne peuvent s’accommoder de ce système, puisqu’elles se font en été, c’est-à-dire quand le fleuve est abaissé bien au-dessous du niveau des terrains; on est obligé, pour ces cultures, d’élever l’eau au moyen de machines qui sont mues par des boeufs et n’ont reçu aucune modification depuis les temps les plus reculés. Le nombre de ces machines est évalué à 50,000 pour la basse Egypte , ce qui, à raison de 3 bœufs par machine et d’un homme pour 6 bœufs, exige 150,000 bœufs et 25,000 hommes, rien que pour l’irrigation d’une très-faible partie de la basse Egypte , 100,000 hectares sur environ 1,470,000 hectares. Le vice-roi, appréciant toute l’importance de ces riches cultures et voulant les augmenter tout en diminuant les dépenses et surtout les chances de mortalité des bestiaux, a eu la pensée de faire produire au Nil, pendant son étiage, des crues artificielles pour la basse Egypte, et à cet effet il a ordonné la construction du barrage.
- Pour se rendre compte de cette entreprise, qu’on imagine un pont établi à la tête du Delta sur chacune des deux branches du fleuve, et en amont de ces ponts trois grands canaux parcourant, dans leur longueur, les trois provinces de l’Est, du Centre ou Delta et de l’Ouest. Si on vient à boucher les arches de ce pont, les eaux du Nil, refoulées, produiront un remous en amont tel, qu’elles viendraient inonder la vallée, si elles ne ren contraient des canaux destinés à les recevoir et des digues pour les maintenir.
- Les eaux, ainsi élevées et forcées de s’écouler dans les trois grands canaux dont on vient de parler, se répandront sur les terrains de la vallée , partout où on voudra, au moyen d’ouvertures faites dans les digues. Lorsque la crue du Nil commencera à se faire
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- sentir, on débouchera peu à peu les arches du pont de manière à le rendre tout à fait libre à l’époque des grandes crues. Par ce système, on peut régler l’élévation des eaux comme on l’entend, augmenter la hauteur des crues trop faibles, prolonger l’action de celles qui sont trop courtes, et diminuer un peu l’effet désastreux des crues trop fortes en ouvrant les trois grands canaux.
- Le projet approuvé par S. A. le vice-roi d’Égypte et en cours de construction consiste
- 1° A fixer la tête du Delta par un quai en maçonnerie établi suivant une courbe régulière appropriée à la forme du terrain ;
- 2° A appuyer contre les flancs de cette courbe deux ponts - barrages, l’un sur la branche de Rosette, l’autre sur la branche de Damiette ;
- 3° A creuser, en tête des ponts-barrages, trois canaux de navigation et d’irrigation destinés à recevoir les eaux du Nil à l’époque des crues, soit naturelles, soit artificielles, de ce fleuve, pour les répandre ensuite au moyen de canaux secondaires déjà existants dans toute, la basse Égypte.
- Le quai a 1,550 mètres de développement; il est fondé sur un massif de béton de 2M,50 de profondeur au-dessous de l’étiage, garni de pieux jointifs à l’extérieur et d’un enrochement au pied des pieux. Sa construction diffère des quais ordinaires en ce que sa hauteur de 8 mètres au-dessus de l’étiage est divisée en quatre gradins séparés les uns des autres par une banquette de lm,40 de largeur, de sorte que ces gradins sont indépendants les uns des autres et n’ont qu’une épaisseur de 1 mètre à la base, ce qui produit une grande économie dans les maçonneries et une grande facilité pour le débarquement des marchandises. Les gradins sont mis en communication les uns avec les autres par des escaliers en pierre de taille espacés de 100 mètres en 100 mètres.
- Cette première partie du travail, commencée au mois d’avril 1846, a été entièrement terminée dans l’espace de quatre mois.
- Les ponts-barrages auront, celui de Rosette 494 mètres de longueur, et celui de Damiette 543, entre les culées, ce qui fait^une longueur totale de 1,017 mètres. Ils sont fondés sur un radier général en béton et maçonnerie de 3m,40 d’épaisseur et de 34 mètres de largeur. Ce radier sera encaissé entre deux lignes de pieux jointifs de 9 mètres de longueur pour la ligne d’aval, qui sera, en outre, garnie de forts enrochements bétonnés, pour empêcher la formation d’un affouillement au pied des pieux.
- Les arches du pont en ogive ont 5 mètres d’ouverture et seront fermées par des poutrelles en tôle qui recevront un mouvement parallèle à l’aide de crémaillères et d’engrenages placés sur les avant-becs des pile».
- La navigation sera maintenue au moyen 1° d’une arche marinière, avec pont tournant, de 15 mètres de largeur, placée dans le milieu de chaque pont : cette arche sera ouverte pendant les hautes eaux et fermée par un bateau-porte à l’époque où on commencera à former la retenue du barrage ; 2° d’une écluse double de 10 mètres de largeur et de 126m,85 de longueur totale, divisée en deux bassins, pour racheter la chute de 4 à 5 mètres qui existera entre l’amont et l’aval du barrage pendant les basses eaux.
- Les canaux d’irrigation et de navigation auront 100 mètres de largeur, à l’exception de celui de l’Ouest, qui n’a que 60 mètres.
- Le seuil de ces canaux est à 2 mètres au-dessus de l’étiage, de sorte qu’avec une re-
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- tenue d’eau de 5 mètres de hauteur la section liquide dans les canaux sera également de 2m,50, ce qui est plus que suffisant pour les besoins de la navigation.
- L’observation a fait reconnaître qu’il faut, en moyenne, 20 mètres cubes d’eau par jour pour l’arrosage d’un feddan de terre ( 42 centiares ) disposé à recevoir les cultures d’été. Pour le riz, il en faut 50 mètres; mais pour les autres cultures il en faut moins, ce qui établit une moyenne variable avec la proportion des diverses cultures. En fixant cette moyenne à 20 mètres par feddan, on se rapproche beaucoup de la réalité actuelle des choses.
- A ce taux, si on devait arroser toute la basse Egypte, qui contient 3,500,000 feddans de terre cultivable ( 1,490,000 hect. ), il faudrait 70,000,000 de mètres cubes d’eau par jour, et le Nil, à l’époque des basses eaux, n’en fournit qu’environ 50,000,000, c’est-à-dire 672 mètres cubes par seconde ; mais il ne s’agit pas de réaliser un tel projet, qui, outre son impossibilité, n’aurait aucune utilité pratique ; car on ne peut faire sur le même terrain les cultures d’hiver et les cultures d’été, et en portant ce chiffre à un million de feddans on fait une part très-large aux circonstances à venir; car la population actuelle de la basse Egypte est insuffisante pour cultiver la moitié de ce terrain.
- La section des canaux a donc été déterminée par la condition de pouvoir arroser un million de feddans, et afin de perdre le moins d’eau possible ces canaux seront établis avec des biefs de retenue, au moyen de ponts-barrages éclusés qui maintiendront les eaux à la hauteur la plus convenable pour l’irrigation.
- L’ensemble du barrage, des canaux principaux et secondaires, et des ouvrages accessoires, formera un œuvre gigantesque qui n’existe nulle part, et tel que le génie seul de Méhémet-Ali a osé le concevoir et le mettre à exécution.
- Les moyens mis à la disposition de l’ingénieur qui dirige les travaux sont les suivants :
- 8 dragues à vapeur de 25 chevaux chacune,
- 2 sonnettes à vapeur et 60 autres mues à force de bras,
- 4 machines à vapeur de 12 chevaux pour la confection du mortier et du béton ,
- 2 machines à vapeur présentant 50 chevaux de force et faisant mouvoir 16 manèges qui broient et criblent la pouzzolane,
- 4 machines à vapeur présentant une force de 50 chevaux et mettant en mouvement 16 machines à faire les briques,
- 2 bateaux-plongeurs ayant chacun une machine de 10 chevaux.
- En tout 22 machines à vapeur.
- 12,000 soldats de terre,
- 3,000 soldats de marine,
- 2,000 manœuvres,
- 400 charpentiers,
- 600 autres ouvriers d’art.
- 18,000 ouvriers.
- Les travaux terminés sont le pourtour des quais, le radier en béton, les culées et 80 arches sur 134 que doit avoir le barrage. Les écluses supérieures sont faites ainsi que les fondations de celles d’aval. 11 suffit d’une campagne pour achever les travaux.
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- Mémoire sur les bateaux plongeurs; par M. MougeL
- Parmi les machines employées dans les travaux hydrauliques, celles qui sont connues sous le nom d’instruments plongeurs à air comprimé offrent les plus grandes ressources soit pour la surveillance, soit pour l’exécution.
- S’agit-il, en effet, de fixer une toile, un boulon , d’attacher un cordage ou de chercher un objet tombé dans l’eau à une grande profondeur, le masque à plongeur permet d’exécuter ces divers travaux avec facilité et promptitude. Est-il question de s’assurer que le coulage du béton s’opère avec régularité, qu’une plate-forme repose parfaitement sur des pieux recepés à cette fin, etc., la cloche de plongeur remplit ces fonctions de la manière la plus satisfaisante. Il en est de même lorsqu’il faut aller nettoyer des sources qui surgissent du béton mal coulé, pour les remplir ensuite avec de bon mortier hydraulique , sans crainte de délavage ; lorsqu’il s’agit de visiter le radier d’une écluse ou d’un bassin et l’arrière-radier d’un barrage, pour y faire les réparations nécessaires; lorsqu’il faut faire des mines sous l’eau, etc., etc.
- En présence de si grands avantages, il semblerait que l’emploi de ces instruments aurait dû prendre une grande extension dans nos ports de mer principalement, et on est surpris de voir que dans la plupart de ces ports il n’existe point de ces instruments et que dans les.autres où il s’en trouve on en fait peu d’usage.
- Cela tient, je crois, à deux causes principales, qui sont 1° manque de sécurité, 2° défaut d’espace.
- 1° En prenant pour exemple la cloche anglaise qui est d’une seule pièce en fonte ( voir mon ouvrage intitulé Mécanique des travaux publics ), on voit que cette cloche , qui pèse 7 tonneaux, est suspendue à une chaîne et manœuvrée par un treuil (1). La chaîne, éprouvée pour supporter un poids double, est peinte au minium pour empêcher l’oxydation; mais, par l’usage, elle s’affaiblit, se rouille en quelques points, et, de plus, reçoit des chocs dans la manœuvre du treuil.
- Au moment où l’on s’y attend le moins, la chaîne peut casser, et les hommes qui sont dans la cloche sont perdus sans rémission. 11 en sera de même, si le tuyau qui conduit l’air comprimé à la cloche vient à se rompre par quelque circonstance imprévue.
- Quant au masque à plongeur, les chances d’accident sont encore plus nombreuses ; si le sang se porte à la tête, comme je l’ai vu, l’homme est mort. Si le plongeur s’embarrasse les pieds dans l’échelle ou fait un faux pas, et que sa tête perde sa verticale, l’eau entre dans le masque, et, comme il ne peut pas s’en dépouiller immédiatement, sa perte est certaine.
- 2° Les cloches de plongeur ayant lm,7Q de long sur lm,30 de large, il est impossible qu’il y ait plus de deux travailleurs et un surveillant à la fois. Si donc il s’agit de réparations importantes à faire à un grand travail, il faudra un temps énorme pour en voir la fin. D’un autre côté, il est bien difficile que dans un si petit espace on puisse faire manœuvrer de gros blocs de pierre, et à chaque morceau il faut changer de place.
- (1) Voyez la description de cette cloche, Bulletin de la Société d’encouragement, lt)" année (1820), p. 199.
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- Aussi, quoiqu’on ait construit des quais tout entiers avec la cloche de plongeur, on a abandonné cette méthode comme trop longue et trop coûteuse à la fois.
- Pénétré de tous ces inconvénients par le long usage que j’ai fait des instruments plongeurs, qui m’ont rendu d’ailleurs de si grands services, j’ai cherché à augmenter la somme des avantages qu’ils présentent, tout en supprimant leurs défectuosités. Voici dans quelles circonstances je me trouvais placé.
- Le radier du barrage coulé en béton, entre deux files de pieux jointifs, a une largeur de 34- mètres sur une longueur de 1,017 met. et se trouve à 2 mètres au-dessous de l’étiage réel. Pour faire le pavage du radier et élever les piles, j’ai établi les batardeaux sur une partie même du radier de 2 mètres de largeur. C’est cette partie qu’il s’agissait de construire sous l’eau pour la raccorder avec le pavage. Il y a, en outre, un arrière-radier de 12 mètres de largeur dont la crête inférieure se trouve à 4m,50 au-dessous de l’étiage. Pour pouvoir non-seulement visiter le radier et barrière-radier, mais encore y faire les réparations que les circonstances exigeraient, j’ai voulu une cloche de 8 mètres de longueur, 6 mètres de largeur, et allant à une profondeur de 6m,50.
- Après avoir bien étudié tous les systèmes en usage jusqu’à ce jour, je me suis déterminé à adopter le principe appliqué par M. Cave à une de ses dragues, en lui donnant les développements nécessaires pour faciliter les opérations que devait exécuter la machine. Après une correspondance suivie entre cet habile constructeur et moi, nous nous sommes arrêtés à la disposition figurée dans les planches ci-jointes.
- La machine se compose
- 1° D’un bateau en tôle de 5.millimètres d’épaisseur, ayant 33 mètres de longueur sur 10m,30 de largeur. Il a, dans son milieu, une ouverture de 8 mètres de longueur sur 6 mètres de largeur, un peu arrondie dans les angles; cette ouverture, servant de fourreau à la cloche, est revêtue de montants en bois très-rapprochés, qui sont comme des guides, pour empêcher la cloche de se déverser dans le sens du courant du fleuve.
- 2° D’une grande chambre en tôle de 13 mètres de longueur et 5m,40 de hauteur, dite chambre à air, et d’une antichambre également en tôle, qu’on pourrait appeler écluse à air, car elle sert à passer de la pression extérieure à la pression intérieure, au moyen de deux robinets communiquant l’un avec l’intérieur et l’autre avec l'extérieur. La chambre à air est consolidée par des montants en bois, des boulons et tirants en fer; elle a une galerie supérieure sur laquelle sont fixés deux forts treuils pour monter ou descendre la cloche, qui n’est autre chose qu’une caisse en tôle de 5 millimètres, ouverte par le bas et par le haut. Vis-à-vis de ces deux treuils il y en a deux autres plus petits pour le levage et la descente des matériaux. Outre le fourreau qui maintient la cloche dans sa descente, il y a encore quatre fortes aiguilles en fer placées aux quatre angles arrondis et passant dans les armatures de la cloche, que l’on enfonce dans le terrain à coups de maillet et qui maintiennent ainsi cette cloche contre les mouvements de l’eau. . ,
- L’intérieur de la chambre à air est éclairé par une série de lentilles placées tant sur le toit que contre les parois verticales.
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- Pour empêcher les fuites d’air entre la cloche et son fourreau, une chemise en cuir gras est fixée hermétiquement, d’une part au bord supérieur du fourreau, et de l’autre au bord supérieur de la cloche.
- 3° D’une machine à vapeur de la force de 10 chevaux, donnant le mouvement à une pompe à air aspirante et foulante qui communique, par un tuyau, avec la chambre. Il y a également deux pompes à eau aspirantes et foulantes, dont on fixe les tiges au balancier quand on veut employer le bateau aux épuisements.
- 4° D’un ensemble de treuils, bittes, galoches et poulies placés sur le pont du bateau pour la manœuvre.
- Il y a, en outre, deux cadrans indicateurs qui, dans leur mouvement rotatif, agitent une sonnette : ils sont destinés à communiquer, l’un avec le machiniste, l’autre avec le chef de manœuvre. Enfin, quand on veut cesser le travail, il y a un disque circulaire qui s’ouvre au moyen d’un levier et laisse échapper l’air comprimé.
- Avant de dire tout ce que l’on peut obtenir avec un pareil bateau, il ne sera pas inutile de rapporter les expériences qui ont été faites avant sa mise en train.
- On avait mis trois rangs de ceintures en bois tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de la chambre à air pour maintenir ses parois contre la poussée de l’air comprimé. À l’essai, des fuites se sont fait sentir par tous les boulons, qu’on ne pouvait rendre étanches; il a fallu supprimer toutes ces ceintures doubles, et on a laissé seulement deux ceintures simples, afin de pouvoir étancher les fuites qui se font autour des boulons.
- La cloche avait neuf rangs de feuilles de tôle de 0m,70 de largeur, ce qui faisait une hauteur totale de 6m,30 pour la cloche, et, comme on peut encore la descendre de 1 mèt. dans son fourreau, cette disposition permettrait d’atteindre une profondeur de 7m,30 au-dessous du niveaü de l’eau. Mais on n’a pu dépasser la profondeur de 4m,75; car les parois du bateau commençaient à fléchir, et il se faisait des pertes d’air par les ceintures et boulons des cornières, telles que l’on ne gagnait plus rien. La tôle même s’est déchirée à l’endroit où les grands boulons verticaux relient le fond du bateau à la couverture de la chambre à air, et on a du placer, sous les écrous, des pièces en fer qui reportent la pression Sur les cornières voisines. Ces essais m’ont donné la preuve que l’épaisseur de la tôle aurait dû être au moins de 6 à 7 millimètres, et les cornières placées à l’extérieur comme les cercles d’une barrique et plus rapprochées. En effet, les cornières étant placées à l’extérieur, la tôle viendrait d’elle-même s’appuyer sur elles, tandis que maintenant ce ne sont que les boulons des cornières qui retiennent la tôle, et il n’est pas rare que quelques-uns de ces boulons viennent à se rompre.
- La section de la cloche étant d’environ 40 mètres carrés, chaque mètre de profondeur gagné sur l’eau par la compression de l’air allège le bateau d’un poids de 40 tonneaux, ce qui, pour 4“,75 de profondeur, fait un allégement de 190 tonneaux correspondant à un relèvement du bateau de 0m,58 environ. Or le bateau tout armé ne cale que 0,n,65; pour lui donner de la stabilité il est donc nécessaire d’y mettre un fort lest, c’est ce qui a été fait en plaçant â80 tonneaux de gueuses de manière à lui faire caler lm, 10 d’eàu.
- Ne pouvant arriver qu’à 4m,75 de profondeur sous l’eau, j’ai supprimé quatre rangs
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- de tôles, ce qui réduit la hauteur de la cloche à 3m,o0; en rabaissant de lni,25 au-dessous du bord supérieur du fourreau, j’obtiens la hauteur susmentionnée, qui est plus que suffisante pour les besoins de mes travaux.
- Depuis trois mois que deux de ces bateaux travaillent, il y a eu à peine quelques heures d’arrêt. L’un est placé contre les batardeaux à épuiser et les maintient à sec en travaillant jour et nuit ; l’autre est employé à visiter les parties du radier qui doivent être enceintes d’un batardeau, et à remplacer le béton délavé par du béton frais et posé en quelque sorte à sec.
- Voyons maintenant les avantages qu’on peut tirer de ce système.
- 1° La sécurité est complète; car supposons, par impossible, que tout l’air comprimé de la chambre vienne à disparaître, quatre échelles en fer faisant partie de la cloche même sont là pour recevoir les ouvriers, qui remontent ainsi dans la chambre.
- 2° On peut travailler jour et nuit dans la cloche avec la plus grande facilité, et mettre à la fois quarante ouvriers dans le fond de la cloche et autant pour le service. Il y a un grand espace pour déposer, à l’avance, les approvisionnements, et des treuils pour le levage des matériaux, quand il s’agit de matériaux d’un petit volume, comme béton, moellon, mortier, etc. On peut faire un service continu au moyen de l’écluse à air qu’on remplit de ces matériaux pour les faire entrer dans la chambre.
- 3° On peut faire toutes les réparations possibles sous l’eau en prenant le bateau comme réservoir d’air comprimé. Supposons, en effet, qu’il s’agisse, par exemple, de refaire la chambre des portes d’une écluse de 16 mètres de longueur sur 10 de largeur. Il suffira, pour cela, de construire une chambre en tôle de 6 mètres en carré, ayant la hauteur voulue, avec son antichambre, et de suspendre cette chambre à l’arrière d’un ponton au moyen d’un système de bigues inclinées, avec treuil, palan, etc.; on descend cette chambre à l’endroit du travail, on la charge convenablement, ou bien on l’étrésillonne suivant la localité, et au moyen d’un tuyau flexible on amène l’air comprimé du bateau dans cette chambre, où l’on travaille comme si on était dans le bateau même. Lorsque le travail est fini dans ce premier emplacement, on dégage la chambre pour la reporter un peu plus loin, et ainsi de suite. On peut échancrer le bas de la cloche là où cela est nécessaire, y ajouter des feuilles de tôle suivant certaines formes, pour obtenir toujours que la place où l’on travaille soit étanche. C’est là un véritable batardeau beaucoup plus simple et plus économique que ceux que l’on emploie ordinairement.
- k° On peut aveugler de fortes sources qui se manifestent dans certains ouvrages, comme les bassins de radoub par exemple, en tenant ces bassins à sec par les moyens ordinaires. Qu’on imagine, en effet, une caisse en tôle ouverte seulement par le bas, munie de lentilles qui permettent de voir ce qui se passe dans l’intérieur, d’un manomètre extérieur indiquant la pression à l’intérieur et surmonté d’un récipient à double robinet comme ceux qui servent à graisser les pistons des machines à vapeur. Si cette caisse a, en outre, une petite ouverture par le bas qui se ferme à frottement, et si elle se trouve en communication, au moyen d’un tuyau, avec le bateau plongeur, rien ne sera plus facile que d’aveugler la source. Il suffit de nettoyer et approfondir la source, placer ensuite la caisse sur l’endroit ainsi disposé, et, après l’avoir convenable-
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- ment chargée, exercer la pression à l’intérieur en fermant l’ouverture du bas. Lorsque le manomètre indique une pression suffisante, on remplit le récipient de ciment romain presque liquide, qui par la manœuvre des robinets descend dans la partie mauvaise et s’infiltre par toutes les voies qui donnaient issue à l’eau. Lorsque l’endroit à boucher est bien rempli, il suffit de maintenir la pression pendant quelques heures pour que le ciment durcisse, et l’opération est terminée.
- 5° Le plus grand avantage qu’on retirera des bateaux plongeurs se trouvera dans leur application à la construction des ponts. Quand on songe à ce que coûte l’établissement d’un batardeau , les frais d’épuisement qu’il exige et les inconvénients qu’il présente, on est surpris que le système de batardeaux soit encore employé par un grand nombre d’ingénieurs. Il est vrai qu’en Angleterre, où il est presque exclusivement usité, le sol argileux des vallées et des fleuves se prête très-bien à ce système ; mais les ingénieurs anglais transportent partout cette méthode avec eux. C’est ainsi que sur le Danube on a exécuté les piles et culées d’un pont suspendu au moyen de batardeaux ou cofferdam, ayant une triple enceinte de pieux jointifs. Malgré ces précautions et ces dépenses, il fallait encore une machine à vapeur de 12 à 15 chevaux pour les épuisements; car le sol du fleuve, au lieu d’être argileux, était composé de sable et graviers.
- Supposons que les piles à établir aient 12 mètres de longueur sur h mètres d’épaisseur. Si on construit une cloche qui ait ik mètres de longueur, 6 mètres de largeur, et pour hauteur la profondeur de l’eau au-dessus des fondations; que cette cloche soit placée dans une chambre à air établie sur deux bateaux espacés entre eux d’un peu plus de 6 mètres pour le jeu de la cloche, rien ne sera plus facile que de faire, au fond de l’eau, toutes les opérations que réclamera la construction de la pile, comme battage et recepage de pieux, pose d’un cadre en charpente, maçonnerie, etc.
- Il n’y a plus, avec ce système, aucune crainte que les batardeaux soient submergés et encombrés par une crue subite du fleuve ; car la cloche fait fonction d’un batardeau parfaitement étanche et mobile qu’on lève ou qu’on baisse à volonté. Une fois la pile faite, il suffit d’enlever quelques feuilles de tôle pour retirer le bateau et l’amener sur l’emplacement d’une seconde pile.
- Je pense donc que le nouveau bateau plongeur, quand il sera bien connu des ingénieurs, sera appelé à rendre de grands services, sinon à faire une révolution dans l’art des travaux hydrauliques. Je ne prétends pas qu’il puisse servir partout et dans toutes les circonstances, mais je crois que dans la plupart des grands travaux il remplacera, avec avantage, les batardeaux et même l’emploi du béton. Je termine cette notice par quelques observations pratiques.
- La cloche du bateau décrit, ayant neuf rangs de feuilles de tôle formant ensemble une hauteur de 6m,30, pesait 15 tonneaux, toute complète. Les chaînes qui la supportent n’ayant que 15 millim. d’épaisseur, leur ensemble ne pouvait supporter avec sécurité que 12 tonneaux; il fallait, d’ailleurs, quatorze hommes aux treuils pour la manœuvrer. Ces considérations m’ont engagé à mettre une poulie, et, par conséquent, un brin de chaîne de plus, de sorte qu’au lieu de huit brins il y en a douze. Alors dix hommes
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- ont manœuvré facilement la cloche, tant pour la monter que pour la descendre. Malgré cette modification, je pense qu’il serait beaucoup plus avantageux d’établir, dans la chambre à air, un cylindre à vapeur de la force de 2 chevaux, qui recevrait la vapeur de la chaudière au moyen d’un tuyau à robinet, et qui ferait mouvoir la cloche quand il serait nécessaire. C’est par ce procédé qu’on fournit l’eau à la chaudière, et il m’a paru utile de donner la description du petit cylindre avec son volant qui alimente la chaudière ; car il peut être employé à beaucoup d’autres opérations.
- Explication des figures des planches 1111, 1112, 1113 et 1114.
- PL 1111. Section longitudinale et verticale prise par le milieu du bateau plongeur.
- PL 1112. Plan du bateau pris à la hauteur du pont, et section horizontale delà cloche.
- PL 1113, fig. 1. Elévation de l’arrière du bateau et de la cloche.
- Fig. 2. Elévation du devant du bateau.
- Fig. 3. Coupe transversale et verticale du bateau et de la cloche.
- PL 1114, fig. i. Coupe verticale de la pompe à air à double effet.
- Fig. 2 et 3. Plan supérieur et inférieur du cylindre de la pompe.
- Fig. 4. Détail indiquant la manière dont est fixée la base inférieure du cylindre.
- Fig. 5. Section verticale d’une pompe aspirante et foulante.
- Fig. 6. Plan de la moitié de la même pompe.
- Fig. 7. Section verticale de la même pompe faite à angle droit sur la coupe fig. 5.
- Fig. S. Plan du piston.
- Fig. 9, 10, 11, 12 et 13. Détail du robinet-vanne.
- Fig. 14 et 15. Élévation, vue de face et de profil, du petit cheval-vapeur, ou pompe alimentaire de la chaudière.
- Fig. 16 et 17. Sections verticales de la même pompe.
- Fig. 18, 19, 20 et 21. Coupes horizontales de la même pompe, faites suivant les lignes ab, cd, ef et gh, des fig. 16 et 17.
- Fig. 22. Détail de la manivelle, du volant et de l’excentrique du tiroir.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures des planches 1111, 1112, 1113 et 1114.
- A, machine à vapeur. B, petit cheval-vapeur alimentant la chaudière. C, tuyau conduisant l’air comprimé de la pompe à la chambre à air D. E , cloche. F, treuils pour la manœuvre de la cloche. G, treuils pour le levage des matériaux. H, aiguilles en fer pour maintenir la cloche en place. I, antichambre ou écluse à air. K, porte pour l’introduction des matériaux dans la chambre D. L, treuils pour la manœuvre du bateau. M, chemise en cuir fixée d’une part au bord supérieur de la cloche, et de l’autre au fourreau de la cloche. T, varangues boulonnées avec le fond du bateau. U, carlingues boulonnées avec les varangues et le fond du bateau. Y, fourreau de la cloche garni, à son pourtour, de montants en bois servant de directrices à la cloche. X, pompe à air. Y, pompe à eau. Z, cylindre à vapeur. A', volant pouvant servir de poulie pour communiquer le mouvement à l’extérieur.
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- a, soupape de la pompe à air, fig. 1, pl. 1114, formée d’une pièce de cuir très-souple légèrement emboutie et percée de trous répondant au pleins de la plaque en fonte b; il y en a deux pour l’aspiration et deux autres pour le refoulement, c, tuyau récepteur de l’air foulé, d, paroi de la chambre à air. e, tuyau d’aspiration fixé contre la paroi du bateau au-dessous du niveau de l’eau ; une ouverture garnie d’une pomme d’arrosoir a été pratiquée dans cette paroi pour l’introduction de l’eau dans le tuyau e. f, robinet-vanne pour l’ouverture ou la fermeture de ce tuyau, g, soupape d’aspiration. h, tuyau avec robinet pour pouvoir épuiser l’eau qui se trouverait dans le fond du bateau ; dans ce cas, il faudrait fermer le tuyau d’aspiration e au moyen du robinet-vanne f. ii, carlingues servant de base à la pompe, h, piston. I, tuyau de sortie de l’eau.
- Note sur la télégraphie électrique; par M. Seguier. , ( . ,
- M. Seguier a rendu compte verbalement à la Société d’encouragement, dans sa séance du 1er août dernier, de la mission qu’il a reçue de M. le ministre de l’intérieur, pour aller étudier, en Angleterre, l’état de la télégraphie électrique. ' :
- Il résulte de l’examen auquel M. Seguier s’est livré que, après l’essai d’un grand nombre de mécanismes ingénieux, les Anglais en sont revenus à l’emploi de simples aiguilles soumises aux influences du courant pour composer tous les signes de leur correspondance ; que les piles préférées dans ce pays pour la télégraphie électrique sont celles du système de Wheatstone, composées de nombreux éléments de cuivre et zinc amalgamés et plongés dans un bain de sable fin légèrement humecté avec de l’acide sulfurique très-étendu d’eau; enfin que les moyens d’isolement consistent, lorsque le fil est placé en terre ou sous l’eau, dans un fourreau de gutta-percha ou dans de simples supports de terre cuite vernissée, quand les fils sont soutenus en l’air sur des poteaux le long des lignes de fer.
- M. Seguier a été frappé de la rapidité des correspondances; la promptitude avec laquelle les signes sont formés ou lus a excité son admiration. Il a pu se convaincre, à son retour, que déjà les stationnaires du télégraphe électrique français, exercés depuis bien moins de temps , pouvaient cependant lutter sans désavantage avec leurs rivaux d’outre-mer ; il se plaît à reconnaître encore que les appareils français à mouvement d’horlogerie, quoique plus compliqués que les machines anglaises à simples aiguilles, méritent nonobstant des éloges à M. Bréguet, qui les a construits. Ce dernier et M. Froment accompagnaient M. Seguier.
- La compagnie qui exploite les télégraphes électriques à Londres est sous la direction de M. Ricardo. Le siège central est dans la cité. Les communications sont établies avec soixante des principales villes de la Grande-Bretagne. Les lignes s’étendaient, au 1er janvier de l’année dernière, sur 2,300 milles ( 3,700 kilomètres ou 925 lieues ). Jusqu’alors la compagnie s’est contentée de transmettre des communications qui n’excèdent que six mots par minute. Le système de M. Bain, au moyen duquel on pourra transmettre mille lettres par minute, a été acheté, mais il n’est point encore mis en pratique. Le tarif est jusqu’alors fort élevé, mais il sera prochainement réduit. ’ •
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- Le personnel de l’administration se compose surtout d’enfants de dix à quatorze ans, qui traduisent et expédient les dépêches avec une sagacité étonnante et une merveilleuse facilité : ils lisent jusqu’à deux cent cinquante signes à la minute; ils reçoivent un enseignement particulier : les moins instruits sont placés aux stations intermédiaires.
- La compagnie ne garantit ni l’exactitude ni la fidélité de traduction de la dépêche transmise ; mais elle a établi un système d’assurance qui ajoute à ses revenus ; moyennant une prime, une dépêche est garantie contre tous accidents pouvant résulter d’une transmission inexacte ou incomplète.
- Les États-Unis d’Amérique sont, depuis plusieurs années, en possession d’un système de télégraphie électrique qui fonctionne avec beaucoup de régularité et de rapidité sur une longueur de 3,700 milles, près de 1,500 lieues. Le commerce intérieur en retire de grands avantages.
- Les derniers perfectionnements apportés aux télégraphes électriques ont pour objet, les uns d’isoler les fils conducteurs et de les préserver de tout accident, les autres de produire des copies rapides d’écrits ou d’imprimés.
- On parle de la prochaine mise en activité d’un télégraphe sous-marin entre Douvres, Calais et Boulogne, au moyen duquel les nouvelles de Londres et de Paris seront transmises en quelques secondes d’une capitale à l’autre.
- Note sur l’emploi des signes d’abréviation dans la télégraqhie électrique;
- par M. Jomard.
- La Société d’encouragement s’est occupée , à plusieurs reprises, des signes destinés à simplifier et abréger l’écriture vulgaire ; deux rapports sur cette matière lui ont été soumis par des commissions spéciales et ont été approuvés (1). Le principe naturel sur lequel repose l’amélioration de l’écriture est celui-ci, que l’on doit chercher, en écrivant, à suivre avec exactitude tous les mouvements des organes de la voix; il faut que le signe qui doit manifester la parole aux yeux soit la fidèle représentation de l’émission vocale ou lui corresponde rigoureusement. Or on ne parle pas par lettres, on parle par syllabes.
- Chaque mouvement de l’organe produit une syllabe complète , sans distinction de la voyelle ou de l’articulation ; cette syllabe est une voix articulée ou non articulée ; l’articulation suit ou précède cette voix, ou bien elle la précède et la suit ; de là les syllabes directes et inverses, les syllabes simples ou composées; mais une syllabe quelconque n’est jamais que le produit d’une seule émission de voix; par conséquent un seul signe doit la peindre.
- Ces principes devraient s’appliquer à la télégraphie électrique. En suivant la méthode ordinaire, en procédant par lettres, il faut plusieurs transmissions, et, en beaucoup de cas, il en faut trois, quatre ou cinq ; tandis qu’il suffirait d'une seule transmission en procédant par syllabes. Il y a des mots un peu longs où il n’y aurait, par le mode syl-
- (î) Voyez BuUetin de la Société, 10* année, p. 1)7, et 30e aimée, p. ICO.
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- labique, que quatre à cinq transmissions à faire, au lieu de douze ou quinze nécessaires par le mode littéral. Il suit de là que l’on devrait introduire des signes spéciaux syllabiques dans la nouvelle correspondance télégraphique. Toute la difficulté se réduirait à bien composer le syllabaire et à modifier en conséquence les indications des cadrans.
- ARTS CHIMIQUES.
- Recherches photographiques ; par M. Blanquart-Evrard.
- L’auteur a présenté à l’Académie des sciences des épreuves de photographie sur papier obtenues au moyen de matrice sur albumine. L’idée d’employer l’albumine rendue sensible à l’action de la lumière par son mélange avec l’acétonitrate d’argent, et étendue en couche légère sur une plaque de verre, appartient à M. Niepce de Saint-Victor; ce procédé a été publié dans le Bulletin de la Société, année 1848, p. 335. Voici les modifications que M. Blanquart-Evrard y a apportées:
- Il recueille dans un vase profond un certain nombre de blancs d’œufs, et en extrait toute la partie solide ou non transparente; on y ajoute 15 gouttes d’une solution saturée d’iodure de potassium. Après avoir battu les œufs en neige, on laisse reposer jusqu’à ce que cette neige revienne à l’état liquide. On nettoie la glace dont on veut se servir avec de l’alcool, on la dépose sur un support qu’elle doit déborder, et on verse dessus une quantité suffisante d’albumine. On étend cette albumine sur toute la surface de la glace, on la dépose bien à plat et on laisse sécher.
- L’albumine étant bien séchée sur la glace, on la soumet à une température très-élevée jusqu’à ce qu’elle présente un aspect totalement fendillé; ainsi prête, la glace peut être soumise à l’acétonitrate, d’après les indications contenues dans un mémoire publié p. 90 du Bulletin de l’année 1847. Il faut que le contact de l’acétonitrate avec l’albumine se fasse en un seul temps. Voici le moyen le plus facile : on verse dans une cuvette plus grande que la glace albuminée une couche d’un demi-centimètre d’acéto-nitrate; on donne ensuite à la cuvette une inclinaison de 45 degrés. Tout le liquide étant ainsi réuni dans la partie inférieure, on place le bord de la glace, le côté albuminé en regard avec le fond de la cuvette ; puis on laisse tomber la glace dans la cuvette et la cuvette sur la table dans une position horizontale. Ceci fait, on retire à l’instant la glace de la cuvette et on la plonge dans une autre contenant de l’eau ; on agite fortement pendant quelques secondes, puis, la retirant, on la fera égoutter en la tenant par un de ses angles et en frappant fortement l’autre sur la table.
- Les glaces ainsi préparées sont photogéniques; elles peuvent être employées indifféremment à l’état humide ou à l’état sec, si l’on doit opérer au loin ou en voyage. De même on peut faire venir l’épreuve après l’exposition à la chambre noire, soit immédiatement, soit au retour d’un voyage. ^
- Cette opération se pratique comme pour le papier, en plongeant la glace dans un bain d’acide gallique saturé; toutefois, pour donner à l’épreuve toute sa valeur, il convient d’ajouter au bain d’acide gallique quelque peu d’acétonitrate d’argent. Il sera prudent de retirer l’épreuve du bain d’acide gallique avant que ses diverses parties aient acquis le ton désirable.
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- Après cette opération, on doit laver la glace à grande eau et la passer enfin dans une dissolution de brômure de potassium ( 30 grammes pour 100 grammes d’eau ), puis la laver encore à grande eau, et enfin la faire sécher en la maintenant étendue horizontalement dans la chambre noire, si la couche a formé quelques cloches et s’est soulevée par places, par suite des diverses immersions qu’elle aura subies.
- Ainsi traitée, l’albumine acquiert sur la glace une dureté et une solidité extrêmes, à tel point que, lorsqu’une épreuve incomplète doit être détruite, pour faire servir de nouveau la glace il faut avoir recours à un agent chimique très-énergique , comme le cyanure de potassium, par exemple, pour l’enlever complètement de celle-ci.
- Les épreuves positives s’obtiennent de la même manière qu’avec les clichés sur papier. (Acad, des sciences, 20 août 1849. )
- Noie sur Vinauguration de la statue de Monge, à Beaune; par M. Jomard.
- La Société d’encouragement a voté, il y a trois ans, sur la proposition d’une commission spéciale dont j’ai été le rapporteur, une somme de 500 francs pour la statue de Monge, l’un de ses plus illustres membres. Ayant été invité, par la ville de Beaune, à assister à l’inauguration, je regarde comme un devoir de rendre compte de cette imposante cérémonie.
- La fête de l’inauguration de la statue élevée à Beaune, en l’honneur de Monge, a eu lieu le 2 septembre dernier; elle a été des plus brillantes et des plus complètes. A la population de la ville de Beaune s’étaient jointes la population voisine et même une partie de celle des autres arrondissements du département de la Côte-d’Or et du département de Saône-et-Loire. Heureuse et fière d’avoir donné le jour au grand géomètre, la ville de Beaune sentait le besoin d’exprimer sa reconnaissance pour l’homme de génie qui a jeté sur elle un si vif éclat.
- Le monument érigé à la mémoire de Monge est l’ouvrage de M. Rude, l’un de nos plus célèbres statuaires; c’est une statue en bronze de 2m,65 de hauteur, posée sur un piédestal de même élévation en marbre de Prémeaux ; elle regarde vers le levant. La figure se dessine sur le ciel ; elle représente Monge professant sa science favorite, la géométrie descriptive, cette science qui a donné une si grande impulsion aux arts graphiques, aux travaux des ingénieurs et à tous les arts industriels. La main droite est élevée au-dessus de la tête et a l’index dirigé vers la main gauche étendue, laquelle est censée représenter un plan de projection. Le sculpteur, pour donner du mouvement à sa composition, s’est emparé de cette attitude qui était familière à son modèle ; elle rappelle la pantomime et le geste éloquent dont Monge accompagnait toujours son débit quand il professait. On lit sur le piédestal : A Gaspard Monge, ses élèves et ses concitoyens. Sur le cippe placé à la droite de la figure, on voit un trait de coupe de pierre ; des couronnes sont figurées sur le cippe, avec ces mots, Ecole polytechnique, géométrie descriptive, fonte des canons, géométrie analytique. Deux bas-reliefs doivent orner bientôt le piédestal : l’un est consacré à Monge défendant, lors de la révolte du Caire, le palais de l’Institut d’Egypte et les instruments des sciences apportés par l’expédition ; l’autre représentera l’école polytechnique réunie en masse autour de la tombe de Monge.
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- Dès la veille, toute la ville de Beaune respirait un air de fête ; une salve d’artillerie l’annonça au soleil couchant. Le dimanche, à une heure, le cortège s’est mis en marche, composé de toutes les autorités, des membres de la cour d’appel, de la commission du monument, des sociétés savantes, des personnes invitées, etc. La haie était, formée de quatre compagnies du 49e de ligne que le préfet du département avait envoyées, dès le matin, par le chemin de fer de Dijon à Châlons, voie ouverte seulement de la veille. Lui-même était arrivé de Dijon suivi de tous les membres du conseil général de la Côte-d’Or, de ceux de la cour d’appel, et de beaucoup de personnes notables du département. On est parti de l’hôtel-de-ville et l’on s’est dirigé sur la maison de Monge. L’affluence était immense; quinze à vingt mille personnes encombraient les rues et retardaient la marche du cortège ; il s’est arrêté devant la maison natale pour saluer l’image de Monge; cette maison est ornée, depuis quelque temps, du beau buste de Rutxiell et d’une inscription : le buste était couronné de fleurs ; alors de chaudes acclamations se sont fait entendre ; une cantate composée par le bibliothécaire de la ville devait être chantée par les enfants des écoles communales. Les œuvres de Monge étaient portées triomphalement par de jeunes élèves, ,, . ^
- Après une marche de plus d’une heure, on est arrivé à la place d’armes, qui prendra désormais le nom de place Monge. Une grande estrade pour six cents personnes était établie en face du monument. Les autorités se sont placées à la droite de la statue; le maire de la ville, M. Weller, a prononcé un discours; puis M. Charles Dupin, au nom de l’Académie des sciences de l’Institut national; ensuite un ancien disciple de Monge et son compagnon de voyage en Egypte, M. Jomard; puis le vice-président de la commission du monument, M. Michaud-Moreil, et enfin le président du conseil général de la Côte-d’Or, premier président de la cour d’appel, M. Muteau; après quoi un membre du corps municipal a recommandé la conservation du monument au patriotisme des habitants de Beaune et à leur reconnaissance pour celui qui a illustré la ville. Après chaque discours, la musique militaire, placée au pied de la statue, a fait résonner des fanfares. . . ...... ,v -;i,i;;
- L’éclat du soleil ajoutait à la splendeur de la fête, à la beauté de la cérémonie. À six heures, la ville a offert un splendide banquet de plus de cent couverts à M. Rude et aux invités. Le préfet de la Côte-d’Or et les membres du conseil général y assistaient. On y comptait, par un heureux à-propos, un assez grand nombre d’anciens élèves de l’école polytechnique, aujourd’hui ingénieurs des ponts et chaussées, ingénieurs des mines, ingénieurs militaires, officiers d’artillerie, etc., M. Jullien, directeur général du chemin de fer de Lyon, M. Parandier, chef de la section de Châlons à Dijon, travail remarquable par le grand nombre des ouvrages d’art, etc. La musique s'est fait entendre pendant tout le temps du banquet. Un grand nombre de toasts ont été portés, d’abord par le maire à M. Rude, puis par M. le préfet de la Côte-d’Or, par la commission du monument, par le sous-préfet de Beaune, etc. On a remarqué, entre autres, celui de M. Parandier, à cause de sa parfaite opportunité : il a fait remarquer, en effet, la coïncidence de la cérémonie avec l’ouverture du chemin de fer de Lyon. « Sans l’excellence des « méthodes introduites dans tous les travaux publics par suite de l’invention delà « géométrie descriptive, a-t-il dit, il n’aurait pas été possible de conduire à bonne
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- « fin, ni aussi promptement, ni avec autant de perfection, l’entreprise des chemins de « fer en France; honneur à la géométrie descriptive et gloire à Monge ! » Un toast a été porté à M. le général de division Marey Monge, l’aîné des petits-fils de Monge, qui s’est illustré lui-même dans la guerre d’Afrique dès 1830.
- Après le banquet, M. le préfet est reparti pour Dijon, ainsi que les troupes; la ville a été illuminée, et les danses joyeuses se sont prolongées presque toute la nuit.
- Toute la famille de Monge était présente à la cérémonie : sa veuve seule y manquait (1), ainsi que feu Alfred Marey, qui, se rendant comme consul à Mogador, a été victime d’une douloureuse catastrophe au moment où il touchait au port.
- J’ajouterai à cette note la mention de deux ouvrages de Monge peu ou point connus ; l’un est un grand plan de la ville de Beaune qu’il leva et dessina par des procédés à lui, à l’âge de dix-huit ans (il a été gravé, très en petit, pour l’histoire de Beaune). Je désirais, depuis longtemps, voir ce plan ; je l’ai examiné à loisir dans la bibliothèque de la ville, où il est déposé. Bien que fatigué par le temps, cet ouvrage est remarquable par la pureté du trait, et il est curieux pour l’étude des changements que la ville a subis depuis quatre-vingt-cinq ans (2); il l’est encore plus par ce fait qu’il a peut-être été la cause occasionnelle des succès de Monge. En effet, il frappa l’attention d’un officier du génie qui passait par Beaune et qui s’informa du jeune auteur; peu de temps après, il emmena le jeune homme à Mézières; on sait le reste.
- L’autre ouvrage est un grand cadran horizontal composé par Monge pour un ami, en 1774, à Mézières. Il est maintenant placé au château de Pomard, où on lui a donné l’inclinaison nécessaire pour qu’il puisse servir à la latitude du lieu. Ce cadran avait été vendu et avait disparu depuis longtemps; il était comme ignoré, lorsque M. Hachette le découvrit, à Mézières, dans une boutique de friperies ; le nom de Monge gravé sur le bord du cadran le frappa, et il s’empressa d’en faire l’emplette et de le reporter à l’auteur qui vint l’orienter lui-même. Ce cadran est exécuté avec une grande finesse sur une belle plaque circulaire de schiste bien poli, de près de 1 mètre de diamètre; on y lit, Monge fecit, Savart sculpsit, Meceriis, 1774. Entre les deux styles qui indiquent les heures du matin et les heures du soir, est un espace occupé par la courbe méridienne du temps moyen ( le huit allongé), donnant, pour chaque jour de l’année, le retard ou l’avance du temps moyen sur le temps vrai, au moyen d’une plaque percée d’un trou , qui donne le midi vrai. Toute cette pièce est d’un travail très-soigné (3).
- • 12 septembre 1849.
- (1) Madame Monge est morte depuis peu d’années; elle avait, pendant l’année 1844 , désiré connaître certaines particularités du séjour de Monge en Égypte ; j’ai tracé pour elle une esquisse de celle époque de la vie de notre illustre maître, époque où ses mélhodes ont été mises pour la première fois en pratique et appliquées par un grand nombre d’élèves formés par lui à l’école polytechnique.
- (2) L’opinion que j’exprime est aussi celle de M. Charles Dupin. Un certain M. Fion est mentionné comme ayant coopéré à ce plan de Beaune.
- (3) Deparcieux, dans son traité de géométrie (joint aux Nouveaux traités de trigonométrie), in-4, 1741 ,a donné la construction de la courbe méridienne du temps moyen. U rapporte que M. de Fouchy avait tracé une méridienne du temps moyen sur un cadran chez M. le comte de Clermont, et deux autres tout récemment ( en 1740 ), chez M. de Bonnelle et M. d’Houel. Voyez aussi Y Encyclopédie méthodique, Ier volume des Mathématiques { Astronomie ), p. 253 et pl. 43.
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- PROCÈS-VERIUUX.
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- Extrait des procès-verbaux des séances du conseil d'administration de la Société
- d’encouragement. 1
- Séance du 29 août 1849 (1).
- Correspondance. M. le ministre de l’agriculture et du commerce adresse deux exemplaires du Catalogue des brevets d’invention pris en 1848.
- Le conseil vote des remercîments à M. le ministre pour l’envoi de cet ouvrage et en ordonne le dépôt à la bibliothèque.
- M. Autier, docteur en médecine, à Amiens ( Somme ), adresse deux échantillons de tissus teints en noir avec les chatons de l’aune recueillis en 1847.
- M. Autier fait observer que la dessiccation n’a rien fait perdre aux principes colorants. Ces échantillons ont été levés sur des pièces de 70 mètres environ; rune d’elles avait été mordancée avec le pyrolignite de fer, l’autre avec le sulfate de fer.
- M. le président annonce que des membres du comité des arts chimiques doivent se rendre à Amiens pour voir opérer M. Autier.
- M. Malapert, pharmacien, à Poitiers ( Vienne ), livré, depuis plusieurs années, à la fabrication du sulfate de magnésie, par suite de l’emploi qu’il a fait de la dolomie dans la fabrication des eaux gazeuses artificielles ( dolomie dont il a découvert une carrière considérable dans le département de la Vienne), est parvenu à obtenir ce sel en aiguilles bien détachées, d’un aspect satiné, sans mélange de prismes courts, et d’une grande pureté.
- Ce pharmacien prend, avec ce même sel, des empreintes de médaillons avec autant de fidélité qu’on pourrait les produire au moyen d’une matière plastique, quoique sa cristallisation s’opère au sein d’un liquide.
- L’expérience ayant appris à M. Malapert que le sulfate de soude pulvérisé , conservé à la cave, se réunit en petits grains cristallins qui se dissolvent moins promptement dans l’acide sulfurique étendu, quand on veut faire des mélanges frigorifiques, il a cherché à obtenir ce sel sous une forme qui peut dispenser de la pulvérisation, et sous laquelle il peut se conserver indéfiniment. M. Malapert a obtenu une forme lamelleuse qui remplit parfaitement l’objet qu’il se proposait.
- M. Malapert demande que. la Société nomme des commissaires pour examiner ses produits. .
- M. Peroel, ancien contre-maître de raffinerie et de fabrique de sucre indigène, à Vaugirard, annonce que M. Melsens n’obtient pas, par son procédé, le degré de décoloration que donne le noir animal; ce procédé n’aurait alors, il le pense, aucun avantage sur celui dont il s’occupe.
- Sans entrer dans d’autres explications, M. Peroel fait connaître qu’il est auteur d’un mode de fabrication qui supprime l’emploi du noir animal, et rend à peu près nuis les frais de matières filtrantes. Le produit est exempt de goût et d’odeur ammoniacaux, le grain a toute la vigueur désirable, et le raffinage est prompt et facile.
- (l) Il n’y a pas eu de séance le 15 août, à cause de la fête de l’Assomption.
- Quarante-huitième année. Septembre 1849.
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- M. Motmory aîné, rue Saint-Merri, 24, annonce que les expériences ayant constaté la bonne qualité de son vernis pour, voitures, au sujet duquel il a été fait un rapport favorable à la Société, il n’est pas dans l’intention de prendre un brevet d’invention. Il offre de déposer, sous cachet, la description de son procédé et la composition de son vernis, après que cette description aura été vérifiée par un membre du comité des arts chimiques.
- Le dépôt est accepté.
- M. Tetlmancy, opticien, àRochefort, soumet à l’examen delà Société 1° un nouvel aréomètre qui réunit l’ancien et le nouveau système, c’est-à-dire les aréomètres de Tessat, Cartier, Gay-Lussac, et les deux thermomètres de Réaumur et centigrades ; 2° un aréomètre pèse-vin qu’il suffit de plonger dans un vase ou tube contenant du vin pour reconnaître la quantité d’alcool et le poids que doit rendre le vin.
- Madame veuve Rouvier-Paillard, rue des Marais-Saint-Martin, 29 bis, rappelle qu’elle avait soumis au jugement de la Société une matière plastique servant à faire des objets en ivoire factice et dont l’application au moulage des objets d’art offre, selon elle, des avantages que ne présentent pas les procédés employés jusqu’à ce jour. Pour donner suite à sa communication, madame veuve Rouvier attendait que cette industrie nouvelle eût donné des preuves de tout ce qu’elle semblait promettre ; elle cite les œuvres d’art qui ont été reproduites à l’aide de ses procédés.
- M. Reuvière, ingénieur civil, géomètre en chef du cadastre du département des Côtes-du-Nord, à Saint-Brieuc, annonce que dès le début de la photographie, en 1839, il s’est mis à la recherche de procédés propres à la reproduction et à la multiplication indéfinies de la même image daguerrienne. M. Reuvière ajoute qu’il a tenté de donner à la photographie une application plus spécialement industrielle, et que depuis deux ans il est en possession d’un procédé de gravure et d’impression photographiques qui mérite de fixer l’attention de la Société.
- Le même M. Reuvière se proposait de présenter un instrument propre à calculer mécaniquement la surface des plans et auquel il a donné le nom de planimètre sommateur; mais il a cru devoir attendre que d’assez nombreuses expériences lui fussent acquises pour lui permettre d’appeler le jugement de la Société non-seulement sur les conditions générales que présente son planimètre, mais encore sur son application à un travail réel et très-étendu. La position spéciale qu’il occupe dans l’administration du cadastre lui a permis de réaliser enfin les conditions qu’il s’était imposées, et ce sont les résultats pratiques d’un travail continué pendant près de deux années qu’il soumet aujourd’hui à la Société.
- M. Roche, ingénieur civil, à Nantes ( Loire-Inférieure ), communique une notice relative aux expériences de son système d’hélices à palettes bordées, expériences qui ont été faites à bord de la Sirène.
- M. le secrétaire dépose de la part de M. Etienne Canson-MonlgoIfier, à Yidalon-lès-Ânnonay ( Ardèche ), un mémoire sur une nouvelle roue hydraulique dite turbine rurale, et annonce qu’un modèle de cette turbine est déposé au Conservatoire des arts et métiers.
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- M. Guérin, maître forgeron, au Havre ( Seine-Inférieure), adresse le dessin d’un système de barre de gouvernail à vis qui est appliqué à plusieurs navires.
- M. Degrand, ingénieur civil, rue Richer, 14, transmet, de la part de l’Académie de Marseille, le rapport fait à cette Académie sur la noria à siphon inamorçable de M. Jeansoulin.
- M. Hoe [Richard), constructeur de machines, à New-York (États-Unis d’Amérique), annonce qu’il a monté une de ses presses typographiques à grande vitesse à Paris, dans l’imprimerie du journal la Patrie, et que cette presse donne huit mille tirages à l’heure, avec plus de facilité et moins d’ouvriers qu’aucune presse à journaux inventée jusqu’à ce jour.
- M. Hoe prie la Société de vouloir bien nommer une commission pour examiner ses nouvelles presses.
- M. Mehnand fils, de Lyon, sollicite l’examen d’une machine à fabriquer le chocolat.
- M. Hermary, ingénieur civil, à Moulins ( Allier ), ayant pris connaissance du rapport du comité des arts économiques sur les travaux de M. Tachet relatifs à la menuiserie, informe la Société qu’en 1842 un ouvrier charron, M. Beugère, à Mazeinghem ( Pas-de-Calais ), a construit, pour son usage, une planche à dessin semblable à celle de M. Tachet, et qui s’est bien conservée.
- M. Charles Chevalier, ingénieur-opticien, Palais-National, 163, annonce qu’il vient de faire quelques modifications à son objectif de daguerréotype; l’une des plus importantes consiste à'employer à la fois trois verres achromatiques à longs foyers. Cette combinaison a pour résultat de donner une plus grande rapidité à l’action de la lumière.
- M. Chevalier prie la Société de vouloir bien faire examiner cet appareil.
- M. George Winiwater, ingénieur des chemins de fer de l’Autriche, adresse plusieurs numéros du Journal de la Société des ingénieurs de Vienne , en demandant, au nom de cette Société, l’échange avec le Bulletin de la Société d’encouragement.
- M. Vitry, menuisier-mécanicien, à Suippes ( Marne ), transmet le dessin et la description d’une machine propre à la division des terres, à leur mélange et à leur corroyage, pour prendre part au concours ouvert par la Société.
- M. Kœ-ppelin, imprimeur-lithographe, quai Voltaire, 13, fait hommage d’une brochure intitulée, Projet de statuts de la caisse des pensions des lithographes.
- Objets présentés. M. Hartmann, rue des Petites-Écurie, 3, présente des échantillons de bleu d’outremer, résultat de procédés qui lui sont propres.
- M. Fichtenberg, rue Meslay, 33, fait connaître qu’après de nombreux essais il est parvenu à faire des crayons de plombagine pure, et par conséquent sans mélange d’argile ; il croit que ces crayons sont égaux en qualité à ceux de fabrication anglaise, et même supérieurs par leur beau noir velouté.
- M. Fichtenberg s’est aussi livré à la confection des pastels tendres d’après les procédés des anciens dont il signale les avantages ; il joint à sa lettre des échantillons de crayons, de pastels et de papier préparé pour les dessins au pastel.
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- M. Polge-Montalbert, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, 34, avait présenté, en 1846, un appareil dit gazofacteur portatif; il annonce y avoir apporté des modifications qu’il prie la Société de faire examiner.
- M. Longuet-Lecomte, à Saint-Quentin (Aisne), envoie des échantillons de jus de réglisse purifié.
- M. A. Chevallier, membre du conseil, appelle l’attention de la Société sur des tuiles de nouvelle forme fabriquées par M. Mac-Martin, couvreur, à Bourbonne (Haute-Marne ).
- M. Lepage, horloger, à Coûtantes (Manche), adresse les plans et la description d’un mécanisme d’horloge astronomique; 51
- M. Bonnard, négociant, à Troyes ( Aube ), un nouveau système de machine à vapeur circulaire continue pouvant aussi servir de pompe à eau.
- M. Gautron, mécanicien, rue Greneta, 16, présente 1° une mécanique pour faire les pelotes de coton ; 2° un métier pour tresses plates ; 3° un rouet à retordre et un rouet de comptoir.
- M. Gauthier, fabricant de presses et de caractères typographiques, rue de la Parche-minerie, 10 et 12, appelle l’attention de la Société sur des presses à nouvelles combinaisons et sur sa fabrication de caractères typographiques d’après un système de son invention.
- M. Baudot, mécanicien , me de Charonne, 23, présente 1° une machine à scier les bois de placage de toute épaisseur ainsi que les feuillets ; 2° une machine à scier dite à cylindre, pour refendre les madriers de toute dimension ou épaisseur; 3° une machine à préparer les planches des parquets;
- M. Tussand, mécanicien , rue de Lappe, 4, une machine à hacher les viandes, légumes , etc.; une autre machine à emballer les viandes; et enfin deux machines à cintrer les fers des roues.
- M. de Montu-reux, maire d’Arracourt ( Meurthe ), adresse une notice sur la possibilité de donner de l’activité à l’industrie de l’horlogerie.
- Les ouvrages suivants sont déposés sur le bureau :
- 1° Mémoire sur la géologie et l’exploitation des mines de la Grandcombe : Gard ), parM. Gallon, ingénieur des mines;
- 2° Les asiles agricoles de la Suisse, comme moyen d’éducation pour les enfants pauvres ; — remède contre Venvahissement du paupérisme, système de colonisation pour l’Algérie, — d’après l’ouvrage allemand de Conrad Zellweger, par M. Mathieu Risler, maire de Cernay ( Haut-Rhin ) ;
- 3° Rapports présentés par le comité d’administration de l’asile agricole de Cernay à MM. les souscripteurs en 1848 et 1849 ;
- 4° Notice sur les machines et dessins relatifs aux usines et appareils de marine exposés par M. Raffard, rue de Rocroy, 9 ;
- o° La chambre de commerce du département de Saône-et-Loire à M. le ministre de l’agriculture et du commerce, en réponse à sa circulaire relative à la double institution des caisses de secours mutuels et des caisses de retraite;
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- 6° Séances et travaux de l’Académie de Reims, années 1848-1849, du n° 14 au n° 17 inclusivement;
- 7° Académie de Reims, séance publique du 28 juin 1849, — programme des concours ouverts pour 1850 ; *
- 8° Annales de la Société centrale d’horticulture de France, juillet 1849;
- 9° Annales de l’agriculture française, août 1849 ;
- 10° Société libre de commerce et d’industrie de Rouen; mémoire sur les Sociétés de secours mutuels et la caisse des retraites pour les classes laborieuses ;
- 11° Annales des ponts et chaussées, mars et avril 1849 ;
- 12° Annales des chemins vicinaux, mai et juin 1849 ;
- 13° Revue scientifique et industrielle sous la direction du docteur Quesneville, juillet 1849;
- 14° Journal des économistes, 15 août 1849;
- 15° Le Moniteur industriel des 2, 5, 9, 12, 16, 19, 23 et 26 août 1849;
- 16° Réforme agricole, juillet 1849.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts chimiques, M. Bussy lit un rapport sur la fabrication de l’outremer artificiel de MM. Zuber et comp.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport au Bulletin. ( Approuvé. ) ( Voy. plus haut, p. 386.)
- Au nom du comité des arts mécaniques, M. Benoît lit un rapport sur les étalons linéaires et superficiels présentés par M. Petit, de Bazoilles ( Vosges ).
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport au Bulletin. ( Voy. pi. haut, p. 389. )
- Communications. Il est donné lecture d’une notice sur le barrage du Nil par M. Mou-gel, ingénieur en chef des ponts et chaussées, chargé de cette grande opération.
- Le conseil entend cette lecture avec un vif intérêt et ordonne le renvoi de la notice à la commission du Bidletin. ( Voir plus haut, p. 401. )
- Séance du 12 septembre 1849.
- Correspondance. M. Mansonnier, rue du Vert-Bois, 15, adresse un appendice à son traité des divers systèmes de la conservation des substances alimentaires, pour prendre part au concours ouvert par la Société d’encouragement.
- Madame Quentin-Durand, rue du Faubourg-Saint-Martin, 100, signale les innovations et les améliorations que son mari a apportées dans plusieurs instruments d’agriculture ; elle joint à sa lettre des attestations constatant les bons effets de son crible à plan incliné. -
- M. Zambaux, rue Transnonnain, 20, annonce avoir imaginé un nouvel appareil culinaire qu’il croit propre à donner aux équipages de marine une suffisante quantité d’eau par la distillation et à opérer simultanément la cuisson de leurs aliments ; il signale, dans une notice imprimée, les principaux avantages qui, suivant lui, caractérisent cet appareil. M. Zambaux joint à sa lettre une description graphique et un mémoire sur les avantages comparés de l’appareil culinaire et distillatoire.
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- M. Cadiat aîné, ingénieur civil, quai Voltaire, 5, annonce que, depuis qu’il a adressé une notice sur des perfectionnements qu’il propose d’ajouter aux cheminées des locomotives, il a eu occasion de recueillir les observations de M. Poncelet, qui sont de nature à modifier le résultat des calculs auxquels il s’était livré. Dans cette vue, il a rédigé un supplément à sa notice qu’il met à la disposition de la Société.
- M. Popino-Rabier, à Rennes ( Ille-et-Vilaine }, annonce avoir inventé un soufflet de forge à vent continu dont il joint le plan et la description, et qui a été essayé à Brest. Cet essai a été tellement satisfaisant, dit-il, que la marine lui en a fait une commande assez importante pour le service de ses arsenaux.
- M. Septier, rue des Deux-Portes-Saint-Sauveur, 14, présente un appareil hermétique destiné à filtrer les spiritueux et les liquides aromatisés ;
- M. Holin, rue du Faubourg-Saint-Honoré, 110, 1° une méthode pour fixer les papiers à dessins sur un pupitre de boîte de peinture ; 2° un moyen de fixer les plaques d’ivoire de toute grandeur pour miniature; 3° un mécanisme qui fait avancer graduellement l’artiste vers le pupitre, de manière à s’adosser contre une chaise pendant son travail.
- M. Dobigny, rue Rambuteau, 35, appelle l’attention de la Société sur un nouveau système de crics dont M. le colonel Puthaux est l’inventeur. Afin de donner une idée de la construction de ce cric, M. Dobigny joint à sa lettre l’opuscule du colonel Puthaux sur les engrenages.
- M. Fournerie, employé de l’octroi de Paris, rappelle que, vers la fin de l’année 1848, il a fait hommage à la Société de deux tables donnant le moyen d’appliquer le système métrique à la tonnellerie et de faire une série de tonneaux décimaux.
- M. Roret, libraire, rue Hautefeuille, 10 bis, adresse 1° le Manuel du constructeur en général et des agents noyers, par M. hagarde, ingénieur civil; 2° le Nouveau manuel complet de galvanoplastie, ou éléments d’électrométallurgie, par M. Smée, ouvrage publié par M, de Valicourt.
- M. Roret demande, au nom des auteurs, qu’il soit rendu compte de ces ouvrages.
- M. Renard Perin, rue de Flandre, 13, à la Villette, rappelle qu’il a déposé au secrétariat de la Société d’encouragement deux brochures, l’une intitulée, Réponse au rapport des experts, pour MM. Renard Perin et comp., contre M. Boucherie, par C. D. Gardissal, l’autre, Simple note, pour Renard Perin et comp., contre Boucherie, par MM. Renard Perin et Gardissal.
- Le dépôt de ces deux brochures étant antérieur aux séances dont le dernier Bulletin a rendu compte, M. Renard Perin les adresse de nouveau, en priant la Société de vouloir bien en annoncer le dépôt dans la séance de ce jour.
- Le conseil décide qu’il sera fait droit à cette demande.
- Madame veuve Guillot, à Corbeil ( Seine-et-Oise ), expose que les témoignages d’intérêt dont la Société a bien voulu honorer son fils Gustave Guillot, en lui permettant, par une allocation de fonds, de participer à l’enseignement de l’école centrale des arts et manufactures, lui font un devoir d’informer la Société que son fils vient d’obtenir son diplôme d’ingénieur civil mécanicien. Ses louables efforts ont été couronnés d'un
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- succès où tendaient tous ses vœux, puisqu’ils lui ouvriront un bel avenir dans l’industrie.
- Madame Guillot adresse à la Société l’expression de sa vive reconnaissance^
- M. Chérot père, peintre, rue Chastillon, 29, fait connaître les motifs qui l’ont engagé à demander l’appui du gouvernement pour se rendre en Algérie et être compris au nombre des colons. Avant son départ, il prie la Société de recevoir ses remercîments pour l’intérêt qu’elle a bien voulu attacher à ses communications et à ses travaux.
- M. Chérot demande que la Société veuille bien lui donner ses instructions pour l’Algérie, particulièrement pour la province d’Alger, et il offre de lui adresser les renseignements qu’il pourra recueillir sur l’agriculture et l’industrie de la contrée qu’il va habiter.
- M. le secrétaire donne lecture d’une lettre des membres du bureau de l’institut de l’industrie, rue de la Banque, 13, annonçant que cette association vient de compléter sa commission de la propriété intellectuelle. Pour réaliser les vues de l’association des inventeurs, ils prient la Société de s’unir à leurs travaux par la désignation d’une commission de trois ou de cinq membres choisis dans son sein, à laquelle elle donnerait la mission de s’entendre avec l’institut de l’industrie sur les moyens de réaliser la pensée féconde qui doit donner un essor nouveau aux sciences, aux lettres, aux arts, à l’industrie et au commerce.
- Les ouvrages suivants sont déposés sur le bureau :
- 1° Larrêté rendu le 19 décembre 1848, par le président du conseil des ministres chargé du pouvoir exécutif, sur les écoles nationales d’arts et métiers ( voy. Bulletin d’août 1849, p. 363 ) ;
- 2° Bulletin des séances de la Société nationale et centrale d’agriculture, par M. Payen, secrétaire perpétuel, 2° série, t. IV, n° 3;
- 3° Annales de la Société centrale d’horticulture de France, août 1849;
- 4° Bulletin de la Société pour l’instruction élémentaire, juillet 1849 ;
- 5° Annales de l’agriculture française, septembre 1849 ;
- 6° Le Technologiste, septembre 1849;
- 7° Revue scientifique et industrielle, août 1849 ;
- 8° Le Moniteur industriel des 30 août, 2, 6 et 9 septembre 1849 ;
- 9° Une feuille imprimée portant pour titre, papier blanc infalsifiable, à la forme, à vignettes microscopiques, indécalquable, admis en 1849 à l’exposition des produits de l’industrie française, par M. Werdet père, rue de la Chaise, 28.
- M. Dumas, président, donne lecture d’une lettre que lui a adressée M. Guimet sur la fabrication de l’outremer artificiel, sur l’extension qu’il a donnée à cette fabrication et les améliorations qu’il y a apportées. Les observations de M. Guimet ont principalement pour but de contredire l’assertion qui a été émise que la fabrication de l’outremer serait plus avancée en Allemagne qu’en France, où elle a pris naissance.
- M. le président propose d’insérer cette lettre au Bulletin à la suite du rapport de M. Bussy sur l’outremer artificiel de MM. Zuber et comp. ( Voir plus haut, p. 388.)
- Cette proposition est adoptée.
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- Rapports des comités. Au nom du jury d’examen des candidats aux places vacantes dans les écoles d’arts et métiers qui sont à la nomination de la Société, M. Benoît lit un rapport sur les résultats de cet examen.
- Le jury propose 1° d’attribuer la première place gratuite actuellement vacante à M. Pellerin, la seconde à M. Laboulay, et la troisième à M. Geoffroy; 2° d’accorder à M. Testulat la place à trois quarts de bourse.
- Le conseil adopte ces diverses propositions, et ordonne l’insertion du rapport au Bulletin.
- Communications. M. Jornard rappelle que la Société a voté, il y a trois ans, une somme de 500 francs pour la statue de Monge, l’un de ses plus illustres membres. Ayant été invité par la ville de Beaune à assister à l’inauguration de cette statue, M. Jo-mard rend compte de cette imposante cérémonie.
- M. le président adresse à M. Jornard les remercîments du conseil, et l’invite à rédiger une note pour être insérée au Bulletin. ( Voir plus haut, p. 115. )
- M. Jornard fait hommage d’un exemplaire de la biographie de Conté.
- M. Ormières entretient la Société des observations qu’il a faites dans ses recherches sur la fabrication de l’orseille.
- M. le président l’invite à remettre une note qui sera renvoyée au comité des arts chimiques.
- M. Monpied expose que, encouragé par les suffrages que la Société a donnés à ses procédés de dessins en fdets typographiques, il a cherché à en faire diverses applications. C’est ainsi qu’il a reproduit des caractères hiéroglyphiques pour la réimpression d’un ouvrage sur l’antiquité, et, pour faire connaître l’extension que ses procédés pourraient recevoir, il met sous les yeux de la Société la reproduction de l’appareil de Marsh.
- Après une discussion sur les prix comparatifs de divers procédés, sur les applications variées dont ceux de M. Monpied sont susceptibles, les nouvelles communications de l’auteur sont renvoyées au comité des arts économiques.
- Séance du 26 septembre 1819.
- Correspondance. M. Roche, rue Meslay, 17, fait observer que l’opération du rivetage des tubes de chaudières, telle qu’elle se pratique à Indret et dans quelques autres ports, c’est-à-dire sans bagues, demande beaucoup d’habileté de la part des ouvriers.
- Après avoir signalé les difficultés qu’on rencontre dans cette opération, M. Roche met sous les yeux de la Société un outil dit serre-tubes , inventé par M. Legal, qui facilite le placement des tubes, et affranchit le service des bateaux à vapeur de l’obligation d’embarquer des hommes habiles, ou de rentrer au port avec des tubes détériorés et bouchés.
- M. Sureau, rue Bergère, 31, expose que, parmi les questions mises au concours par la Société d’encouragement, celle qu’il considère comme étant de la plus haute importance , tant sous le rapport de l’hygiène et de la salubrité publique que du développement à donner à l’agriculture, est relative à la séparation et à la désinfection des ma-
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- tières fécales aussitôt après leur production, et la transformation la plus prompte possible des matières solides en engrais.
- M. Sureau adresse les dessins et la description d’appareils inventés dans ce but par M. Chaussenot aîné.
- M. Lucas, président du comice agricole de Pontrieux { Côtes-du-Nord ), ayant pris connaissance des prix fondés par la Société d’encouragement, afin de propager la culture des haricots dans les cantons qui ne l’avaient point encore adoptée , a jugé devoir engager les cultivateurs de la contrée qu’il habite à répondre à cet appel. Plusieurs ont donné à leurs cultures habituelles de cette légumineuse une étendue plus considérable, mais deux seulement à sa connaissance se sont mis en mesure de remplir les conditions du programme ; ce sont M. K. Lucas, son frère, dans le canton de Lezar-drieux, M. E. Berre dans le canton de Lannion.
- M. Lucas adresse le rapport fait par une commission spéciale du comice agricole du canton de Lezardrieux sur l’étendue que son frère a donnée à la culture des haricots.
- Objets 'présentés. M. Loiret, horloger-mécanicien, rue des Blancs-Manteaux, 13, présente un nouveau mouvement de pendule ;
- M. Grenon, peintre-doreur sur porcelaine , rue du Faubourg-Saint-Martin , 51, un nouveau procédé de dorure sur porcelaine pour lequel il a pris un brevet d’invention.
- M. Grenon annonce qu’il est parvenu à résoudre le problème de la dorure solide sur porcelaine, au moyen d’un fondant qui s’identifie mieux avec l’émail par sa pénétration, sans lui ôter l’action du brunissage. Parmi les épreuves qu’il a fait subir à cette dorure d’après ses procédés pour en constater la solidité, il cite sa résistance au frottement. Soumise au dédoré par l’acide nitrique et l’ammoniaque, elle est réduite à une demi-épaisseur, tandis que la dorure ordinaire est complètement enlevée.
- Madame Mantois, rue du Pot-de-Fer-Saint-Sulpice, 14, sollicite l’examen de procédés de coloriage dont elle est l’auteur.
- Etant chargée de colorier les planches du Traité complet d’anatomie de lliomme, par MM. Bourgery et Jacob, elle a cherché à employer les couleurs les plus fixes; elle cite, entre autre, une préparation de carbonate de chaux qui lui a donné un blanc conservant toute sa pureté et sa fixité. Madame Mantois annonce qu’elle a fait une heureuse application du blanc de zinc qui réunit les mômes qualités.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts économiques, il est donné lecture, pour M. Trébuchet, d’un rapport sur les conserves de christe marine de M. Viau.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport au Bulletin .
- M. le président fait observer que le rapport ne mentionne que la préparation de la christe marine et sa conservation par le procédé d’Appert. C’est un nouvel aliment pour les équipages de nos vaisseaux, et à ce sujet M. Dumas émet le vœu que les memes procédés soient appliqués à la conservation de l’oseille, du beurre, etc., qui, dans leur état naturel, se détériorent rapidement. Il ajoute qu’en Angleterre, par suite de recherches judicieusement dirigées sur les causes du scorbut, on a reconnu que les aliments qui contiennent des sels de potasse ne donnent point naissance au scorbut et servent à
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- sa guérison, tandis qu’il en est tout autrement des autres aliments; il aurait désiré que les expériences du comité vinssent démontrer si la christe marine contient des sels à base de potasse ou de soude.
- Les conclusions du rapport sont adoptées.
- Communications. M. Jomard annonce qu’il a eu occasion de voir, pendant son dernier voyage en Bourgogne, plusieurs des nouveaux pressoirs agissant horizontalement; un seul homme suffit pour tourner la manivelle. La vendange est pressée par une pièce mue horizontalement, et le jus est reçu dans un récipient en zinc, d’où il est transporté dans les cuves. Le pressoir occupe environ 4 mètres carrés, le quart de l’espace qu’occupent les pressoirs ordinaires. L’usage de ce pressoir, dont le prix est de 800 francs, commence à se répandre dans les environs de Beaune depuis qu’on en a reconnu les avantages sous le rapport de l’économie ; en effet, il ne faut qu’un homme pour le mettre en mouvement, au lieu de quatre ou cinq hommes qu’on place au levier de l’ancien pressoir.
- M. Jomard fait ensuite la communication suivante.
- À la classe des sciences physiques et mathématiques de l’Institut national, en floréal an VI, le général Bonaparte appela l’attention de l’Institut sur une voiture mue par la vapeur, et déposa une note à ce sujet, note qu’il tenait de M. Rolland. MM. Coulon, Perier, Bonaparte et Prony furent nommés commissaires pour faire un rapport sur cette machine et engager M. Cugnot à assister aux expériences, enfin pour présenter des vues sur la meilleure manière d’appliquer l’action de la vapeur au transport des fardeaux.
- Au moment où le général Bonaparte faisait cette communication à l’Institut, il était sur le point de se mettre à la tête de l’armée d’Orient.
- Après avoir entendu plusieurs de ses membres sur la communication de M. Jomard, le conseil invite la commission du Bulletin à examiner s’il ne serait pas utile d’insérer dans le Bulletin la description du pressoir et uïie notice sur l’appareil de Cugnot.
- M. le président adresse des remercîments à M. Jomard pour ses communications.
- IMPRIMERIE DE Mme Ve BOUCÎIARD-HUZARD, RUE DE L’ÉPERON, 5.
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- LISTE, PAR ORDRE METHODIQUE DES MATIÈRES,
- DES BREVETS D’INVENTION ET DE PERFECTIONNEMENT
- délivrés en France pendant l’année \ 848.
- ACIER.
- 1. M. Marey, des Etats-Unis d’Amérique,
- à Paris, rue de Rivoli, ; perfectionnements
- apportés à la fabrication de l’acier, (ag novem bre.—15 ans.)
- AÉROSTAT.
- 2. M. Petin , à Paris ; système de direction aérienne ou de locomotion mise en pratique au moyen de la locomotion aérostatique Petin, à double point d’appui stable, ou par tous autres procédés mécaniques ou physiques, afin de servir au transport des hommes et des marchandises. (i3 mai.—15 ans.)
- AGRAFES.
- 3. M. Labat, à Paris; agrafe dite à conducteur. (ier février. —i5 ans.)
- 4- M. Seiler, à Paris; système d’agrafes pour gants. (16 septembre. —15 ans.)
- 5. MM. Bertrand et Yver, à Paris ; agrafes de gants, (io novembre.—i5 ans.)
- ALCOOL.
- 6. Mademoiselle Vidal, à Paris; système d’alcoomèlre propre à faire connaître la richesse des spiritueux et des liquides en général. (3o septembre.—15 ans.)
- APPRET.
- 7. M. Guillerme, à Lyon; machine à mouiller pour l’apprêt des étoffes de soie. ( 25 janvier.— i5 ans.)
- 8. M. Potier , à Troyes ( Aube ) ; apprêt d’étoffes teintes. (10 octobre.— i5 ans.)
- ARCHITECTURE.
- 9. M. Robertson, de Londres, chez M. Truf-faut, rue de Grammont, 17; nouveau système d’architecture. (29 mai. i5 ans.)
- ARMES A FEU.
- 10. M. Beringer, à Paris; perfectionnements aux armes à feu du système Beringer. ( 3 février.— i5ans.)
- 11. M. Pidault, à Paris; système d’armes à feu consistant dans la simplification de la platine et de l’amorçoiio (11 mars.—15 ans.)
- 12. MM. Pitot et Mascarel, à Rouen; transformation des fusils à silex en fusils à percussion. (i5 juillet.— 10 ans.)
- 13. M. de Poncharrci, à Paris; nouveau genre de fusil. (21 juillet.— i5ans.)
- 14. M. Godeau, à Paris; mousquet à grenade. (25 septembre. — 15 ans. )
- ï5. M. Palmer, de New-York, cliezM. Per-pigna, rue Neuve-Saint-Auguslin, 10; système d’armes à feu et de. cartouches appropriées. (25 octobre. — 15 ans. )
- 16. M. Regis, à Nantes ( Loire-Inférieure); amélioration dans le chien d’un fusil à percussion. ( 8 novembre.—15 ans.)
- 17. MM. Leroy et Mathieu, à Paris; perfectionnements aux armes à feu. (21 décembre. —15 ans.)
- ARMES BLANCHES.
- 18. M. Gautier, à Paris; système de fermeture ou d’adhérence facultative à l’homme des lames d’armes blanches à leurs fourreaux. (ier août. — i5 ans.)
- ig. M. Bellain, à Paris; procédés de fabrication de poignées de sabre. ( 20 juin. — i5ans.)
- 20. MM. Dupuis et Louis, à Paris; poignee s’adaptant à toutes les baïonnettes ordinaires. (11 juillet.—15 ans.)
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- 21. M. Evcillard, à Belleville ( Seine ); genre de sabre dit défenseur. ( 18 octobre. — i5 ans.)
- 22. M. , A Paris ; hache d’abordage.
- (25 septembre.— i5 ans.)
- ASTRONOMIE.
- 23. M. Guenal, à Nantes (Loire-Inférieure); appareil uranographique destiné à l’étude élémentaire de l’astronomie. ( 8 novembre. — 15 ans.)
- BALANCES.
- 24. M. Maag, à Lyon ( Rhône); application aux balances-bascules d’un levier à double bras du côté de la puissance. ( 14 janvier.— i5 ans.)
- 25. M. Thier, à Paris; nouveau système de balances. (25 mars.— i5 ans.)
- 26. M. Van Essehen, à Lille ( Nord); balance infaillible. (26 août.— i5ans.)
- 27. M. Ailiot, de Nottingham, chez M. Kor-man, rue Notre-Dame-des-Victoires, 10; perfectionnements dans les balances et dans les appareils en rapport. (27 septembre.—14 ans.)
- 28. M. Susse, h Paris; pèse-lettres mécaniques. (i3 novembre.—15 ans.)
- 29. M. Ecran ger, chez M. Chemin, rue de la Ferronnerie; instruments de pesage. (14 novembre.—15 ans.)
- 30. M. Deleuil, à Paris; appareil dit pondérateur postal, ou balance à lettres propre à peser les lettres. (i5 décembre. —15 ans.)
- 31. M. Valette fils, à Paris; instrument de pesage. (19 décembre. — i5 ans.)
- bandages.
- 32. MM. Laroche et comp., à Paris; bandage herniaire. (16 août.—15 ans.)
- 33. M- Pailliot, à Paris ; genre de bandage herniaire. (16 octobre.—15 ans.)
- BATEAUX A VAPEUR.
- 34. MM. Gauthier frères et Grosrenaud, à Lyon ( Rhône ); système de bateaux à vapeur à harpins. (16 janvier.—15 ans.)
- 35. M. Gâche, à Nantes ( Loire-Inférieure); procédé destiné à remplacer les roues des bateaux à vapeur. (i5 mai. — i5 ans.)
- 36. M. Guillof, à Saint-Jean-de-Losne
- ( Côte-d’Or); bateaux sans courbes. (15 juillet. — i5ans.)
- 37. MM. Gâche frères, à Paris ; disposition de bateau à vapeur, particulièrement applicable à la navigation sur les canaux et sur les rivières étroites. (21 décembre.— i5ans.)
- BIBERONS.
- 38. M. Jamel, à Paris ; système de biberon dit biberon Jarnet. (26 janvier. —15 ans.)
- 39. Mademoiselle Piquai t, à Paris; bouchon à air appliqué aux biberons. (20 juin. — i5 ans.)
- BIÈRE.
- 40. M. Grenet fils, à Paris; composition chimique propre à la clarification des bières de toute espèce. (20 mars.—15 ans. )
- BIJOUTERIE.
- 41. M. Juiliot, à Paris; camée-coquille dit camée-mosaïque oriental. (17 janvier. —15 ans.)
- BILLARD.
- 42. M. Josse, à Paris; perfectionnements apportés aux billards. (18 janvier.—15 ans.)
- 43. M. Barrai, à Lyon (Rhône); perfectionnements des bandes élastiques pour billards. (2b janvier. —15 ans.)
- 44* M. Baleich-Ravel, à Lille ( Nord ); mécanisme servant à ouvrir ou à fermer les blouses d’un billard. (20 septembre. — 5 ans.)
- BITUME.
- 45. MM. Desvarannes et comp., à Paris; application de l’asphalte au pinceau. ( 3o octobre.— i5 ans.)
- BLANCHIMENT.
- 46. M. Lançon, à Paris; appareil propre au blanchissage du linge. (24 janvier.—15 ans.)
- 47. M. David, à Paris; système de blanchiment de coton-laine, coton filé, etc. (27 janvier. — 15 ans.)
- 48. M. Sandeman, à Paris; perfectionnements dans les moyens de nettoyer, lessiver et blanchir les étoffes textiles ainsi que les substances dont ces étoffes se composent. ( 7 février.—15 ans.)
- 4g. M. Gay et Mme veuve Decoudun, à Paris; appareil à lessive. (i5 décembre.—i5ans.)
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- BOIS.
- 50. MM. Boutigny et Hulin, à Paris ; procédés propres à la conservation des bois en général, et en particulier des traverses des chemins de fer. (2a janvier. — j5 ans.)
- 51. M. Lecour, à Paris; procédés de dessiccation des bois. (25 janvier.— i5 ans. )
- 52. MM. Dcrne et Yard, à Saint-Amand-Tallende ( Puy-de-Dôme ); machine locomo-bile destinée à trancher les bois en placage pour l’ébénisterie, la brosserie, etc. ( 7 février. — 15 ans. )
- 53. M. Hoene-TFrons/ci, à Paris; transformation des bois en bois métalliques. (11 août. — io ans.)
- 54. M. de Barros, à Paris; machine à fabriquer ou façonner les bois de fusil, les sabots et autres objets en bois. (25 août.— i5ans.)
- 55. M. Lacarrière, à Paris; procédé de distillation simultanée du bois et du goudron. (17 novembre.—15 ans.)
- boisson.
- 56. M. Bonjeard, à Paris; appareil dit intermittent , propre à opérer le mélange de l’eau et de l'absinthe. (6 mars.*—15 ans.)
- BONNETERIE.
- 57. M. Laurence, à Orléans ( Loiret); nouvelle coupe de bas. (6 janvier.—15 ans.)
- 58. M. Grevel, à Amiens ( Somme ) ; mécanique à faire les aiguilles pour la bonneterie et les tulles. (22 mai. —15 ans.)
- 5q. M. Ardin, à Strasbourg (Bas-Rhin); machine tondeuse pour bas , bonnets et chaussons de laine. (2 juin. —15 ans.)
- 60. Al. Coquet- Vivien , à Troyes (Aube); application de la vapeur employée sur les métiers circulaires à tous les filaments possibles. ( 3i juillet. — i5 ans )
- 61. M. Dard, à Troyes (Aube); procédé pour fabriquer la laine sur les métiers circulaires, et appareil qui en fait partie. ( 3i octobre.—15 ans.)
- BOUCHAGE.
- 62. AI. Maurice, à Epernay ( Alarne ); machine propre à boucher les bouteilles, dite système Maurice. ( 3i octobre. — i5ans.)
- 63. Al. Martin de Lignac, à Paris ; capsules en métal dites bouchons hydrauliques, propres au bouchage des bouteilles et flacons. ( 18 février.— i5ans.)
- 64. M. Fau , à Bordeaux ( Gironde ) ; bouchage en liège, verre, terre cuite, faïence ou porcelaine, recouvert en métal ou consolidé par d’autres matières. (2 août. — i5ans.).
- 65. AI. Gautier, à Paris ; système de bouchage conservateur. (21 octobre.—i5ans.)
- 66. AI. Malhelat, à Paris; système de bouchage hélicoïde pour bouteilles et vases à liquides gazeux. ( 3o octobre.—15 ans.)
- 67. Al. Chappaz, à Bordeaux (Gironde); procédé de bouchage des flacons de conserves alimentaires , dit bouchage autogène. (20 novembre.— i5ans.)
- BOOCHONS.
- 68. MM. Hope et rlhierry des Estivaux, à Paris; système de fabrication de bouchons de liège. (29 janvier.— i5ans.)
- 69. AI. Jacquesson, à Châlons-sur-Marne ( Marne ); broche à enfoncer les bouchons dans les bouteilles. (23 décembre. —15 ans.)
- BOUCLES.
- 70. AI. Chabre dit l’Eclair, à Paris; boucle à crochet. (12 octobre.— i5ans.)
- BOUGIES.
- 71. AI AI. Masse et Tribouillet, .à Neuilly ( Seine ); divers perfectionnements dans la fabrication des bougies, cierges, etc., notamment dans celle des luminaires à bas prix, par remploi des corps gras communs, de l’acide oléi-que, ainsi que des matières résineuses et autres. (14 février.— i5 ans.)
- 72. AI. Bourdon-Quesney, à Gueures (Seine-Inférieure ) ; moyen de façonner les cierges et les bougies sans augmentation de prix. ( 8 juillet.— i5ans.)
- BOULANGERIE.
- 73. M. Souchon, à Balignolles (Seine); procédés propres à oxygéner ou charger d’air l’eau simple ou composée employée, dans la boulangerie, au pétrissage de la farine avec les levains, et pour refroidir promptement cette
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- eau lorsqu’elle est trop chaude. ( io janvier. —i5 ans.)
- BOUTEILLES.
- 74. M. Reginald-Hely, chez M. Pierret, à Billancourt ( Seine ) ; fabrication de bouteilles et appareil pour les remplir et les boucher. (4 août,—4 ans.)
- 75. M. Jumont, à Lyon ( Rhône ) ; machine à rincer les bouteilles, dite le nettoyeur accéléré. (19 février.— i5ans.)
- BOUTONS.
- 76. MM. Bralley et Dorso, à Paris ; genre de bouton-support applicable principalement à la tunique militaire. ( 13 avril. — 15 ans.)
- 77. M. Grandsir, à Paris; nouveau système de bouton. (11 août.—15 ans.)
- 78. M. Lion, à Belleville ( Seine) ; système de fabrication de boutons en pâte de porcelaine pour vêtements. (24 novembre.—i5ans.)
- BRIQUES.
- 79. M. Chavanne, à Paris; système propre à fabriquer la brique ou le carreau. (28 juillet. —15 ans.)
- 80. MM. Ligniel et Roux, à Paris; machine à pression propre à la fabrication des briques, carreaux, etc. ( 3 août.—15 ans.)
- 81. M. Borie, à Paris; briques et poterie tubulaires. (28 octobre.—i5ans.)
- BRIQUET.
- 82. MM. Dart ois et Queyras, à Paris; briquet-bougie à mèche continue et inflammable par intervalles. (10 juillet.—15 ans.)
- 83. M. Laudet, à Paris; briquet elliptique à cylindre. (14 décembre.—15 ans.)
- 84- M. Lefrançois, à Paris ; briquet à allumettes et à amadou. (29 décembre.— i5 ans.)
- BRODERIE.
- 85. MM. Draps et Goudenove, à Paris ; espèce de broderie dite broderie-dent elle. (i5 janvier.— >5 ans.)
- 86. M. Minette-Briquet, à Saint-Quentin ( Aisne ); application d’un battant à répartiteur à l’usage des fabriques de broderie. (20 mars. —15 ans.)
- 87. M. Lebatard, à Paris ; aiguille dite aiguille nouvelle t serrant au travail de la tapis-
- serie , de la broderie et de la couture , soit au métier, soit à la main. ( 18 septembre. — i5 ans.)
- 88. MM. Tempéré et Mithieux, à Paris; procédés de fabrication de tissus , broderie et tapisserie applicables à divers usages. ( 10 novembre.—15 ans.)
- BROSSES.
- 89. M. Daubemet, à Paris ; nouveau genre de brosses. (12 septembre.—15 ans.)
- 90. M. Maillard, à Laval (Mayenne); brosse-étrille inusable. (21 septembre.—10 ans.)
- CACHET.
- 9t. M. Laude, à Paris; scellé métallique pour lettres. (11 novembre. —15 ans.)
- 92. M. Bidos, à Paris; appareil appliqué aux cachets, dit cachet-moule. ( 28 novembre. ~i5ans.)
- 93. M. Char baume, de Munich , chez M. Swilgué, à Strasbourg; cachet perfectionné. (2 décembre.—15 ans.)
- 94. M. Tioletle, à Paris; mode décacheter les lettres. ( 4 décembre.—10 ans.)
- CADRAN.
- 95. M. Carton, à Paris; disposition de couteau solaire donnant l’heure au moyen d’un cadran solaire et permettant de s’orienter. ( 7 décembre. —15 ans.)
- CADRE.
- 96. M. Dulac, à Paris ; cadres en stuc appliqué à la dorure. (3o novembre.—15 ans.)
- CAFÉ.
- 97. M. Paut-Marsais, à Lyon; nouveau café indigène. (ier février.— i5 ans.)
- CAFETIÈRES.
- 98. M. Carey, de Londres , chez M. Truffant, à Paris; perfectionnements dans les appareils destinés à faire infuser et extraire le café et autres substances. ( 5 mai.—13 ans.)
- 99. M. Chabrerat, à Paris ; nouveau genre de cafetière. (12 mai.—15 ans.)
- 100. M. Pharant, à Paris; nouveau genre de cafetière. (20 décembre. — i5 ans.)
- CALCUL.
- ïoi. M. Bentz, à Nancy (Meurthe); procédé servant à marquer ou additionner, d’une ma-
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- nière permanente, du nombre i au nombre 999>999 > 3it recenseur rapide, visible et invariable des votes. (i5 juin.—io ans.)
- CALENDRIER.
- 102. M. de Balzola, à Paris; dispositions mécaniques de calendrier perpétuel. ( 20 novembre.— 15 ans.)
- CALIBRE.
- 103. M. Palmer, à Paris; calibre à vis et à vernier circulaire. ( 7 septembre. —15 ans.)
- CALORIFÈRES.
- 10/f. M. Ledru, à Paris; calorifère à air chaud , destiné au chauffage des théâtres , des monuments publics , des hôpitaux , etc., pour tous les usages qui nécessitent la ventilation, et pour le séchage de toute espèce de matières. ( 6 janvier.—15 ans.)
- 105. M. Lapostol, à Paris ; genre de calorifère propre à chauffer et à produire du gaz en même temps. (2 février. — i5 ans.)
- 106. M. Martin, à Besançon ( Doubs ); disposition et mode de construction d’un système de poêle calorifère, dit tkermo-aéroclave, à foyer fermé, chauffant par rayonnement et ventilation, à combustion continue et réglée. (22 août.—15 ans.)
- 107. M. Baudon-Porchez , à Lille ( Nord ) ; nouveau genre de calorifère. ( 3o septembre. —15 ans.)
- CAOUTCHOUC.
- 108. M. Van Gils, à Paris; applications industrielles du caoutchouc, particulièrement aux pianos et aux orgues. (14 octobre. — i5 ans.)
- CAPSULES.
- 109. M. Lachapelle, à Paris; magasin porte-capsules. (26 juillet.—15 ans.)
- 110. M. Morel, à Paris; fabrication de capsules fulminantes, avec le ligneux fulminant &\X. fui mi-coton. (i4 octobre.— i5 ans.)
- CARBONISATION.
- ni. M. Gardissal, à Paris; moyen de carboniser, à vase clos, toutes les substances ligneuses. ( 7 août.—15 ans.)
- CARTON.
- 112. M. Tellier, à Paris; fabrication d’un
- carton dit carton, roseau-paille. ( 9 février. — i5 ans.)
- CHAÎNES.
- 113. M. Mazenod, à St.-Martin-la-Plaine ( Loire); matrice à plier et à calibrer les mailles des chaînes. (10 février.—10 ans.)
- CHALES.
- 114- MM. Raizon et Fajon, à Nîmes (Gard); système de fabrication de châles sur les métiers à la Jaequart. (1 1 mars.—15 ans.)
- CHALEUR.
- 115. M. Knowlfs, du comté de Lancaster, chez M. Truffant , à Paris ; perfectionnements dans la génération, l’indication et l’application de la chaleur à divers usages. (11 octobre.—
- 14 ans.)
- CHANDELLES.
- 116. M. Moinier, à la Villette (Seine); genre de machine propre à fabriquer la bougie, la chandelle, etc. (2 juin. —15 ans.)
- CHANDELIER.
- 117. M. Saint-Lanne Pessalier, à Mirande ( Gers ) ; perfectionnement d’un chandelier à ressort en fil de fer, à l’instar des torches des églises, muni d’un éteignoir et d’une mouchette adhérents et séparés, et d’un petit tube à placer sur la chandelle ordinaire. ( 8 janvier. —
- 15 ans.)
- CHANVRE ET LIN.
- 118. M. Harding Cocher, à Lille ( Nord ) ; machine à peigner le lin, le chanvre, la soie et tout autre filament, et perfectionnements apportés aux peignes à lin. (18 février.—15 ans.)
- 119. MM. TVard et Suttil, à Lille (Nord); peigne à sérancer, à la main, le lin, le chanvre et autres matières fibreuses. ( i3 mars. —-i5 ans.)
- 120. M. Marsden, de Londres, chez M. Fruffaut, à Paris; perfectionnements dans le peignage du lin , de la laine et autres matières filamenteuses. ( 9 août. —13 ans.)
- 121. M. Boucherie, à Cambray ( Nord); machine à teiller le lin. (i5 mai.—15 ans.)
- 122. M. Ven nin-Deregniaux, à Lille (Nord); système de machine à peigner le lin et le chanvre. ( 8 septembre.—15 ans.)
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- 1?3. M. Durandy à Yvias (Côtes-du-Nord ); broie ou machine à teiller le chanvre, (i i septembre.—5 ans.)
- CHAPEAUX.
- 12/f- MM. Delion et Gillet, à Paris ; nouveaux fonds de chapeaux. (4 janvier.—15 ans.)
- 125. M. Rouget de Li.de, à Paris; divers systèmes de branches articulées applicables aux chapeaux pliants , mécaniques et à flexion. (ii janvier. —15 ans.)
- 126. M. Jean, à Paris; genre de chapeaux vernis sur étoffe de fil, coton et laine. (12 janvier.—15 ans.)
- 127. MM. Laville et Poumaroux, à Paris; perfectionnements apportés dans les chapeaux mécaniques. (i3 janvier.—15 ans.)
- 128. M. Biget, à Paris; imitation buffleterie pouvant recevoir aussi d’autres applications, et notamment remplacer les carcasses pour chapeaux et casquettes. ( 8 avril.— i5 ans.)
- 129. M. Allié, à Paris; four-potence destiné à passer au fer et brosser en même temps les chapeaux. (i5 juillet. —15 ans.)
- 130. Madame Charbonnel, à Paris ; application de l’écaille et de la corne à la fabrication des chapeaux de dames. ( 28 décembre. — i5 ans.)
- CHARBON.
- 131. M. Moreau, à Paris; appareil propre à allumer le charbon. (25 janvier.—15 ans.) .
- CHAUDIÈRES A VAPEUR.
- 132. M. Saillard, au Havre (Seine-Inférieure ); moyen de détruire et de prévenir les incrustations dans les chaudières à vapeur. (29 janvier.—15 ans.)
- 133. M. Dundonald, de Londres, chez M. Truffaut, à Paris ; perfectionnements flans les chaudières à vapeur destinées à la navigation , et dans les appareils qui s’y rattachent. (2.3 février.—14 ans.)
- 134- M. Bernhard von Rathen, de Londres, chez M. Morelle, à Montrouge ( Seine ); perfectionnements dans la construction des chaudières avec appareil pour une meilleure production et absorption du calorique. ( i*r mars. — îo ans.)
- 3.2 )
- 135. M. Gugnon-Dosse, à Metz ( Moselle); système de générateur de vapeur à basse et à haute pression, avec ventilateur dit cCGs/nra-tion. (20 juillet.—15 ans.)
- 136. M. Truffaut, à Paris; appareil de chauffage applicable aux chaudières à vapeur et autres, aux fours de puddlage et de ressua-ge. (7 août.— i5ans.)
- 137. M. Montgomery, de Londres, chez M. Perpigna , à Paris ; perfectionnements aux chaudières à vapeur. (3i août—11 ans.)
- 138. M. Le/nielle, à Valenciennes ( Nord ); combinaison de chaudières à vapeur propre à économiser le charbon. (12 octobre. —15 ans.)
- CHAUFFAGE.
- 139. M. Moulfarine , à Paris; appareil fu-mivore à aiguille mobile et à distributeur, applicable aux foyers des générateurs à vapeur, des fourneaux, des calorifères, etc. (10 janvier. —15 ans.)
- 140. M. Lepage, à Paris; nouveau système de chauffage. (14 janvier.—15 ans.)
- 141 - M. Robert, à Saint-Etienne ( Loire ); moyens d’employer utilement et économiquement le charbon de terre pour le chauffage domestique et autres, et pour l’éclairage. (10 février.—15 ans.)
- 142. MM. Guichard, Coule et Fondât aîné, à Châlons ( Saône-et-Loire): appareil de chauffage dit foyer calorifère à tubes prismatiques, pour cheminées, etc. (6 mars.— i5ans.)
- 143. M. Chappelle, à Toulouse (Haute-Garonne); nouveau genre de calorifère. ( 7 mars. —15 ans.)
- 144- M- Briet, à Paris; allumoir portatif d’un nouveau genre , propre à tous foyers et fourneaux. (3 avril.— i5ans.)
- 145. M. Huarl, de Bayonne ( Basses-Pyrénées); économie de combustible dans la chauffe des fours par application nouvelle d’une chambre d’air qui arrête les rayonnements du four, et qui sert en même temps à échauffer l’air alimentateur de la combustion. ( 10 juillet. — i5 ans.)
- 146. M. Lelièvre, à Valenciennes ( Nord ); application des briquettes de charbon maigre
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- au chauffage des appareils à vapeur. (20 novembre.—15 ans.)
- 147. M. Cantillon, à Paris; perfectionnements dans les moyens et appareils servant à économiser le combustible pour l’ébullition et l’évaporation des liquides. (21 novembre. — 10 ans.)
- 148. M. Taylor, de Londres, chez M. Truf-faut, à Paris; appareil propre à chauffer les générateurs de vapeur à l’aide du coke ou autre combustible, quelle que soit leur destination. (23 novembre.—i5ans.)
- 149. M. Peigné, à Paris; procédés propres au chauffage, par la combustion des gaz réunis dans un même foyer. (20 décembre. — i5ans.)
- CHAUSSURES.
- 150. M. Camion, à Yrignes-aux-Bois (Ardennes); moyen de former ou estamper les chausse-pieds en fer, en cuivre ou en toute autre espèce de métaux malléables. (5 juin.— i5 ans.)
- 151. M. Aumont-Anquetin, à Paris; moyens et procédés de fabrication de lacets et de chaussures. (5 février.—15 ans.)
- 152. MM. Courtade et Chapelle, à Toulouse ( Haute-Garonne ) ; chaussures en zinc avec semelle en cuir et doublure en peau d’agneau. (21 août. —15 ans.)
- 153. M. Dompicrre- Leducq, à Amiens ( Somme ); système de pantoufles. ( 9 octobre.
- — i5ans.)
- i54- M. Durand, à Paris; système de chaussons de tresse. (10 octobre. —15 ans.)
- CHEMINS DE FER.
- i55. M. Brunelte père, à Paris; divers moyens de prévenir les accidents sur les chemins de fer. (6 janvier.—15 ans.)
- - i56. MM. S chie et Garnier, à Paris; système d’appareils propres à éviter les accidents sur les chemins de fer. (8 janvier.—15 ans.)
- 157. M. Samuel, à Paris; frein applicable aux chemins de fer. ( 17 janvier.—15 ans.)
- 158. MM. Baldit et Bassand, à Paris; appareil propre à arrêter instantanément les locomotives et voitures sur les chemins de fer. (29 janvier.—15 ans.)
- Truffant, à Paris ; perfectionnements dans la construction des chemins de fer, des voitures employées sur lesdits chemins, et dans les signaux. (20 janvier.— x3 ans.)
- 160. M. Bosay, à Paris; appareil propre à empêcher le déraillement des locomotives et waggons, à arrêter un convoi lancé à toute vitesse, à moins de 5o mètres, sans aucun danger, et à arrêter une locomotive partie seule, sans conducteur. (5 février.—15 ans.)
- 161. M. Samuelson, à Paris; système de fabrication de pièces applicables à l’exécution des coins et chevilles en bois pour les chemins de fer et autres usages. (12 février.—15 ans.)
- 162. M. Hugh-Greaees, de Londres, chez M. Tvuffaut, à Paris; perfectionnements relatifs à l’établissement des chemins de fer, tels qu’aux supports des rails, aux locomotives et aux voitures de transport. ( 19 février. —
- 12 ans.)
- 163. M. Achard, à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme ); système de dégagement de locomotives de chemins de fer. (i3 mars. —15 ans.)
- 164. M. Madigan, chez M. Morelle, à Montrouge; perfectionnements apportés aux plates-formes tournantes. (10 mars.—15 ans.)
- 165. MM. Clarke et Tarley^ de Londres, chez M. Purcell, rue du Mont-Blanc , 24; perfectionnements apportés aux chemins de fer atmosphériques. (3i mars.—15 ans.)
- 166. M. Neville, de Londres, chez M. Tnf-faut, à Paris; perfectionnements apportés dans les moyens de transport sur chemins de fer. (29 avril.— 13 ans.)
- 167. M. Topham, de Londres, chez M. Truffant, à Paris; perfectionnements dans la disposition des tables propres à diviser le temps, applicables aux chemins de fer, etc. ( 9 juin. —
- 13 ans.)
- 168. MM. Barker et Ducrocquet, à Paris; système de frein applicable aux voitures des chemins de fer. ( 9 juin.—15 ans.)
- 169. M. Debergne, à Paris; appareil dit char protecteur, propre à prévenir les accidents sur les chemins de fer. (7 juillet.—15 ans.)
- 170. M. Healh, de Manchester, chez M. Pcr-
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- Quarante-Jnntième an/nèe. Septembre 1849.
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- pigna, à Paris ; moyen de manœuvrer et d’appliquer les freins à frottement sur les roues des locomotives et voitures de chemins de fer. (5 août. —14 ans.)
- 171. M. Merle, à Paris ; perfectionnements dans la manière d’obtenir, d’appliquer, d’augmenter et'de diminuer la force motrice applicable aux chemins de fer. (23 août..—15 ans.)
- 172. M. Bidaud, à Paris; perfectionnements dans la construction du matériel des chemins de fer. (28 août.—i5ans.)
- 173. M. Leroy, à Paris; système de chemins de fer rigides, consistant en traverses de fonte garnies de leurs coussinets, fondues d’un seul jet, dans les rails d’un poids supérieur, dans la suppression des ressorts des voitures et des convois, dans une nouvelle attelle, un nouveau genre de voitures, et la suppression de l’ensablement. (7 septembre. —15 ans.)
- 174. M. Schoepler, de Bruxelles; appareil servant à prévenir les accidents sur les chemins de fer. (29 novembre.—15 ans.)
- 175. M. Mois, à Paris; système de billes et coussinets propres aux chemins de fer. (26 décembre.—i5 ans.)
- CHEMISES.
- 176. Madame veuve Blandin, à Paris; genre de chemises de femme. (7 octobre.-— i5 ans.)
- chirurgie ( instruments de ).
- 177. M. Burnand, à Mâcon (Saône-et-Loire); appareil chirurgical dit ventouses pneumatiques. (17 février. —10 ans.)
- CHOCOLAT.
- 178. M. Roy court, à Paris; système de fabrication du chocolat, lequel permet de le livrer au commerce en poudre d’une quantité supérieure à celle qui a été obtenue jusqu’ici. (6 juin.—15 ans.)
- 179. MM. Engard et Lieberman, à Paris; fabrication d’un nouveau genre de chocolat. (24 novembre. —15 ans.)
- CIGARES.
- 180. M. Amson, à Paris; porte-cigare dont la garniture est applicable aux bourses , porte-monnaie, etc. (24 décembre.—15 ans.)
- CIRAGE.
- 181. M. Moreau, à Paris; cirage préservateur dit cirage Moreau. (i5 février. — i5 ans.)
- CLOUS.
- 182. MM. Japy frères, à Paris; perfectionnements apportés dans les machines propres à la fabrication des clous , béquets , etc. ( 18 février.—15 ans.)
- 183. M. Mallet, à Amiens ( Somme ) ; manière économique de fabriquer les clous à la mécanique. (24 mai.—15 ans.)
- 184. MM. Pareau et comp. , à Montbéliard ( Doubs ); machine jumelle à béquets. (17 novembre.—15 ans.)
- COMBUSTIBLE.
- 185. Mademoiselle Guyot, à Paris ; composition d’un nouveau genre de combustible. ( 3o mars.—15 ans.)
- 186. M. Offner, à Paris ; application d’une machine propre à broyer, mélanger, pétrir et mouler toute espèce de combustible pour en faire un charbon artificiel de toute forme. (3i mai. —15 ans.)
- 187. M. Paret, à Lyon ( Rhône); fabrication du charbon-gaz. (8 août.—?i5 ans.)
- 188. M. Coad, de Londres, chez M. Truf-faut, à Paris; perfectionnements dans la combustion du combustible et dans l’application de la chaleur qu’on en obtient. ( 14 novembre. —13 ans.)
- 189. M. Rogers, de Dublin, chez M. Perpi-gna, à Paris ; perfectionnements apportés tant à la préparation de la tourbe , comme combustible , qu’à la combinaison de cette substance avec d’autres matières pour la formation d’engrais. (29 décembre.— 14 ans. )
- COMPTEURS.
- 190. MM. Michaud et comp., à Paris; appareil propre à vérifier la régularité des compteurs. (2 mars.—15 ans.)
- 191. M. Pauwels, à Paris; instrument dit clef intervallaire, pour la vérification des compteurs à gaz. (3o septembre.—15 ans.)
- 192. M. Duchamp, à. Lyon; double compteur propre à être employé entre tous créanciers ou débiteurs. (21 octobre.—15 ans.)
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- CONFISERIE.
- jg3. M. Saulaie?', à Paris; machine propre à fabriquer les dragées. (26 janvier.—15 ans.)
- 194. M. Moulfarine, à Paris; machine continue propre à fabriquer les dragées et autres bonbons. (20 décembre. —15 ans.)
- CONSTRUCTIONS CIVILES.
- 195. M. Hennequin, à Paris; genre de couverture de toits en zinc. (8 janvier.—15 ans.)
- 196. M. Molard, à Ménil-Saint-Père (Aube); système complet de couvertures en tuiles. (17 janvier. — i5ans.)
- 197. M. Finken, à Paris; traverse mobile en zinc ou en tôle, propre à préserver les vitreries et châssis des combles des effets de la condensation intérieure de la buée. (19 février.—15 ans.)
- 198. M. Ancelin, à Bar-le-Duc ( Meuse );
- système de croisée à fermeture hermétique. (22 février.—15 ans.) '
- 199. M. Jeannette, à Paris; système de plancher en fer. (8 août. —15 ans.)
- 200. M. Lesourd, à Clicliy (Seine); système de combles circulaires en fer. ( 7 août. — i5 ans.)
- 201. M. Bci’themet, à Paris; système de » voûtes creuses appliqué à la construction des
- combles et des voûtes de caves. (16 novembre. — iSans.)
- 202. M. Tellier, à Paris; appareil dit filet-parachute, propre à conserver la vie des hommes occupés sur les échafaudages de construction. (3 octobre.— i5ans.)
- ?.o3. M. Pelletier, à Paris; système de couverture des toits en bois. (11 décembre.— i5ans.)
- CORSETS.
- 204. M. Paignard, à Paris; buse de corset mécanique à double point. (12 août.—10 ans.)
- 2.o5. Mademoiselle Joly, à Paris; nouveau genre de corset. (6 novembre.—15 ans.)
- 206. M. Morelle, à Montrouge ( Seine ); fa-
- brication de corsets en toile métallique. (8 novembre.—15 ans. ) >
- cosmétiques.
- 207. M. Este, à Paris; nouveaux articles de toilette. (31 octobre.—15 ans.)
- couleurs.
- 208. M. Ménard, à Angers (Maine-et-Loire); bleu liquide destiné à colorer le linge, le papier, et à servir d’encre pour écrire. ( 29 août. —5 ans.)
- 20g. M. Paraf fils , à Paris ; application et fixation des couleurs insolubles, soit de nature minérale , sur les tissus de toute nature et sur tous les corps sans exception, par l’emploi du gluten. (16 octobre.—15 ans.)
- COUTELLERIE.
- 210. M. Courtois, h Forges-les-Eaux (Seine-Inférieure); couteau-évidoir servant à évider les pipes. (3 janvier.—15 ans.)
- 211. MM. Pasqua et Schenk, à Paris ; machine destinée au nettoyage des couteaux. (6 novembre. —15 ans.)
- 212. M. Price, de Londres, chez M. Pur-cell, rue Saint-Honoré , 372 ; manière de nettoyer les couteaux et les fourchettes à l’aide de nouveaux appareils. (17 novembre.— 14 ans.)
- COUTURE.
- 21 3. MM. Thimonnier et Magnien, à Ville-franche ( Rhône ) ; machine à coudre, broder et faire les cordons. (5 août.—15 ans.)
- CRAYONS.
- 214. M. Nicolle, à Paris; porte-crayon simplifié. (5 août.— 15 ans.)
- CRIC.
- 215. M. Pigneret, à Savigny-sur-Grône (Saône-et-Loire); cric à vis sans fin. (16 février.—10 ans.)
- 216. M. Guigne, à Lagnieux (Ain); système de cric mécanique dit cric à cylindre. ( 7 août. —15 ans.)
- CUIR.
- 217. M. Dida, à Paris; genre de préparation de toiles vernies pour remplacer le cuir dans plusieurs de ses applications. ( 9 février. — i5 ans.)
- 218. M. Dupont, à Paris; application de la pression atmosphérique à la refente des peaux. (21 février.— iôans.)
- 219. MM. Ruchet et comp., à Paris; machine propre à mettre les cuirs d’égale épaisseur. (20 septembre, —15 ans.)
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- 2.20. M. Moreau, à Paris; machine propre à fendre les peaux et les cuirs dans leur épaisseur, soit en totalité, soit en partie seulement. (3o novembre.—15 ans.)
- 221. M. Rabatte, à Paris; machine dite à margueriter, pour le travail des cuirs et des peaux. (4 décembre.-—15 ans.)
- CUISINES.
- 222. M. Legrand, à Fallon (Haute-Saone); potager en fonte de fer à deux et à six marmites, dit à chaleur renversée. ( 26 avril. — 15 ans.)
- 223. MM. Schlatler et Schlageder, à Paris; appareil culinaire utilisant directement l’eau de mer, pour la cuisson des aliments. ( 8 juin. — i5ans.)
- 224. M. Lagache, à Paris; cuisinière de navire avec appareil pour distiller l’eau de mer. (21 octobre.*—15 ans.)
- DENTELLES.
- 225. M. Black, de Londres, chez M. Perpi-gna, à Paris ; imitation de Valenciennes. (11 février.—15 ans.)
- DENTS.
- 226. M. Gilbert, de Londres , chez M. Pur-cell, rue Saint-Honoré, 372; méthode ou manière d’opérer dans la chirurgie dentaire, à l’aide de nouveaux appareils. (28 octobre. — 4 ans.)
- 227. M. F'erdu , à Quinsac ( Gironde ) ; appareil propre à faciliter la dentition des enfants; dit odontophique. (24 novembre. —15 ans.)
- DÉSINFECTION.
- 228. MM. Legros et Luchaire, à Paris; perfectionnements aux procédés propres à la séparation et à la désinfection des matières fécales. (8 janvier.—15 ans.)
- 22g. M. Debacq, à Paris; appareil opérant la séparation et la désinfection des matières fécales. ( 19 août. — 15 ans. )
- 230. M. Suarce, à Paris; appareil dit séparateur , propre à séparer les matières solides des matières liquides et à les désinfecter. ( 3o septembre. — i5 ans.)
- 231. M. Herbin, à Paris ; procédés pour la dépuration des matières fécales et pour leur
- désinfection séparée. ( 20 octobre. — i5 ans.)
- 232. M. Post, à Paris; procédé de séparation et de désinfection des matières fécales. ( 7 novembre.—15 ans.)
- 233. M. Becquet, à Paris; désinfection des matières fécales et de toute matière infecte, et conservation des engrais azotés. (22 novembre. —15 ans.)
- DESSÈCHEMENT.
- 234. M. Hauy, à Aix (Bouches-du-Rhône); mode de dessèchement et d’assainissement des marais. (25 janvier. —15 ans.)
- DESSIN.
- 235. M. Regnier, à Paris; diorama-minia-ture. (i5 décembre.—15 ans.)
- DISTILLATION.
- 236. M. Bartenbach, à Paris; appareil propre à la rectification des alcools. (12 janvier. — 15 ans.)
- DORURE.
- 237. M. Landois, à Saint-Gilles-sur-Vie ( Vendée ); procédé de dorure et d’argenture sur tous métaux par simple immersion. (11 novembre. —15 ans.)
- 238. M. Junot de Bussy, à Auteuil ( Seine); réduction et application de divers métaux, et perfectionnements des procédés de dorure et d’argenture. (17 novembre.—i5ans.)
- DRAGAGE.
- 2.3g. M. Genin, à Paris; système de couteaux ou pioches appliqué à la lanterne inférieure d’une chaîne à godets de machine à draguer. (23 septembre.—15 ans.)
- DRAPS.
- 240. M Raulin, à Sedan ( Ardennes); système de machine à plateaux rotatifs destinée à garnir les draps, etc. (12 février. — i5 ans.)
- 241. M. Fortin-Bouteiller, à Paris; procédés mécaniques propres à la fabrication du drap-feutre, et de feutres-cônes pour pianos. (18 janvier.—15 ans.)
- EAUX GAZEUSES.
- 242. M. Collet, à Paris; condensateur frigorifique propre à préparer l’eau de Seltz artificielle. (7 janvier.—15 ans.)
- 243. MM. Richer et comp., à Paris; appa-
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- reil pour introduire du gaz dans les bouteilles bouchées. ( i1 mars.—15 ans.)
- 244* Les mêmes; appareil propre à rendre gazeux les liquides. (28 octobre. —15 ans.)
- 245. M. Champonet, à Marseille ( Bouches-du-Rhône ) ; appareil dit siphon méridional, pour les boissons gazeuses. (18 juillet.— i5 ans.)
- 246. M. Duckesne, à Nantes ( Loire-Inférieure); vase destiné à contenir des eaux minérales gazeuses. (6 décembre.—15 ans.)
- ÉCLAIRAGE.
- 247. M. Petrie , de Londres, chez M. Gai-gneau , rue Notre-Dame-des-Victoires, 26 ; appareil destiné à faciliter l’emploi de la lumière obtenue par l’électricité voltaïque. (14 janvier. —15 ans.)
- 248. M. Ador, à Paris; système d’éclairage dit système Ador. (23 janvier. —i5 ans.)
- 249* M. Rousseau, à Paris; nouveau mode d’éclairage. (3i janvier.—15 ans.)
- 2Ôo. M. de Lile de Sales, à Paris; perfectionnements dans les appareils et procédés de traitement des schistes et des houilles, pour en extraire des liquides propres à l’éclairage, (ig février.—15 ans )
- 251. MM. Iiétrel et Leblond, à Paris; liquide propre à l’éclairage. (12 juin. —15 ans.)
- 252. M. Neuberger, à Paris; liquide propre à l’éclairage dit électrogahanique, et galvanisation de toute espèce de liquides propres à l’éclairage. (11 octobre.—15 ans.)
- 253. M. Spooner, à Passy (Seine); application de divers mélanges gazeux à l’éclairage. (4 octobre.—15 ans.)
- 2.54. M. Moinau, à Paris; appareil propre à limiter à volonté la durée de la bougie pour les personnes qui lisent au lit. (26 octobre. — i5ans.)
- 255. M. Buisson, à Lyon (Rhône); application à l’éclairage des huiles pyrogénées minérales, rectifiées ou non, végétales ou animales, épurées ou non. (4 novembre. —15 ans.)
- ÉCRITEAUX.
- • 266. M. Tourneur, à Senlis (Oise); plaques
- en relief sur zinc laminé, pour inscriptions. (29 janvier.— x5 ans.)
- ÉCRITURE.
- 3.5']. MM. Porcher, Bolzum et Gaurion, à Paris; appareil dit chiroplaste, propre à diriger les doigts et la main dans l’écriture. ( 6 mars. — i5 ans.)
- 258. M. Minair, à Paris ; méthode consistant dans des types en creux propres à apprendre à écrire. (3i juillet. —15 ans.)
- ÉMAILLAGE.
- 25g. M. Grandsir, à Paris; application de l’émaillage à la fabrication des boîtes, enveloppes ou carcasses de lampes de tout système. (9 novembre. —15 ans.)
- 260. M. Jacquemin, à Paris; application de l’émaillage aux tuyaux de fer, etc. ( 23 novembre.—15 ans.)
- 261. Le même\ application de l’émaillage à la fabrication de la vaisselle en fer battu, etc. (28 novembre.—15 ans.)
- 262. Le même ; application de l’émaillage à la fabrication en tôle de fer des tableaux indicateurs des rues, etc. (23 novembre.—15 ans.)
- EMBOUTISSAGE.
- 263. M. Palmer, à Paris; machine à emboutir toute espèce de tubes sans soudure, pour chaudières, machines, etc. ( 25 septembre.— i5 ans.)
- ENCRE.
- 264. M. Didot, à Paris; encre d’imprimerie délébile. (a5 août.—15 ans.)
- ENCRIERS.
- 265. M. Cofÿâv, à Paris; perfectionnements dans la fabrication des encriers. ( 11 février.— 15 ans.)
- 266. M. Marshall, à Paris; couvercle à bascule pour les encriers et autres objets semblables. (10 avril.—15 ans.)
- ENDUIT.
- 267. M. Ruolz, à Paris; enduit spécialement propre à prévenir et à réparer les effets de l’humidité sur la pierre , le plâtre , le bois, les métaux, etc. (26 août.—15 ans.)
- ENGRAIS.
- 268. M. Demolon, à Paris; composition d’ën-
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- grais dont tous les éléments concourent à favoriser la végétation, dits engrais zoophimes. (i5 février. — i5 ans.)
- 269. M. Jauffret, à Marseille ( Bouches-du-Rhône); nouveau genre d’engrais, (3o juin.— i5 ans.)
- 270. M. Bernard, à Quehenec ( Loire-Inférieure); engrais dit creton. (5 octobre, — i5 ans )
- 27 i. M. GUI, de Londres, chez M. Truffant, à Paris ; perfectionnement dans la fabrication des engrais. (14 octobre. — 14 ans.)
- 272. M. Mallet, à la Villette ( Seine); procédé pour utiliser les eaux vannes des voiries et des fosses d’aisances. ( 19 décembre. — i5 ans.)
- ÉPINGLES.
- 273. M. Coates, de Londres, chez M. Per-pigna, à Paris; système de meules pour em-pointer les épingles. (25 octobre.—15 ans.)
- 274. MM. Huet et Geyler, à Paris; machine propre à bouter les épingles. (25 octobre. — i5 ans.)
- ÉQUIPEMENTS MILITAIRES.
- 275. M. Charr 1ère, à Paris; moyen de suspension des ceinturons porte-giberne. (25 mars. — i5ans.)
- 276. M. Tintillier, k Paris; application du caoutchouc à la fabrication des buffleteries. (25 mars.—15 ans.)
- 277. M. Courchant, à Paris; fourreau propre à toute espèce d’armes blanches. (15 avril. —15 ans.)
- 278. MM. Gaudard et Morelle, à Paris; ceinture élastique. (18 avril.—15 ans.)
- 279. M. Guillois, à Paris; application de la peau vernie à la confection de la coiffure militaire dite képy, ou de toute autre coiffure. (i5 mai.—15 ans.)
- 280. M. Labat, à Paris; système de passant à excentrique destiné aux plaques et agrafes de ceinturons. (23 mai.—15 ans.)
- 281. M. Noaé, à Paris; genre de porte-ceinturon. (12 juin.—15 ans.)
- 282. M. Jay, à Paris ; fourreau d’épée réductible. (11 juillet.—15 ans.)
- 283. M. Maillot, à Paris ; genre de porte-ceinturon à coulisse et à bouton, sans bretelle. (11\ août.—15 ans.)
- 284. M. Gillet, à Paris; genre de ceinturon dit portefaix. (28 août.—i5ans.)
- 285. M. Giraud, à Saint-Bel ( Rhône); cuirasse sous vêtement, à l’usage de la garde nationale et autres troupes. (3 octobre. —15 ans.)
- 286. M. Sestier, à Paris; nouveau genre d’épaulettes. (16 octobre.—15 ans.)
- ESSIEUX.
- 287. M. Larouzière , à Paris ; perfectionnements apportés au système d’essieux à fusée mobile. (i5 janvier.—i5ans.)
- 288. M. Berlier, à Rive-de-Gier ( Loire ); essieu brisé tournant, se prêtant à tous les contours de route et applicable à toute espèce de voiture. (11 août. —15 ans.)
- 289. M. Normanville, de Londres, chez M. Merle, rue Yivienne, 9; perfectionnements dans la fabrication des boîtes à essieux et dans la manière de les graisser. (23 août. —14 ans.)
- 290. M. Duboys, à Lyon ( Rhône ); système d’essieux et boîtes des roues. (12 septembre. —15 ans.)
- 291. M. Micheloi, à Dijon ( Côte-d’Or); essieu dit essieu brisé. (24 novembre.—15 ans.)
- ÉTAUX.
- 292. M. Decoster, à Paris ; perfectionnements apportés dans la construction des étaux. (27 mars. —15 ans.)
- 293. M. Masson, à Lyon ( Rhône ); améliorations apportées dans les étaux. (8 novembre. —15 ans.)
- ÉTOFFES.
- 2p4- Mademoiselle Badey, à Lyon (Rhône); machine propre à nettoyer les étoffes de soie. (19 septembre.—15 ans.)
- 2g5. MM. Bon et cornp., à Lyon ( Rhône ); rouleau à roulettes mobiles propre à moirer les étoffes unies et façonnées. (26 décembre. — i5 ans.)
- ÉVAPORATION.
- 296. M. Varillat, à Paris ; appareil propre à opérer l’évaporation continue dans le vide. (3o janvier. —15 ans.)
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- 297- M. Peigné, à Paris; perfectionnements aux appareils propres à l’évaporation des liquides. (xo avril. — i5ans.)
- FAUX.
- 298. M. Perney, à Luxeuil ( Haute-Saône ); instrument à batti’e les faux et les faucilles. (17 juillet.-—15 ans.)
- FÉCULE.
- 299. MM. Bugnot-Colladon et Langlois, à Besançon ( Doubs ) ; appareil pour extraire et blanchir les fécules et amidons, ou autres matières analogues, par dépôt continu. (27 décembre.—15 ans.)
- FER.
- 300. MM. Lignai et Launay, à Lyon ( Rhône ) ; emploi du laitier et des scories pro-duits par les hauts fourneaux et les forges dans la fabrication du fer. (28 janvier.—i5ans.)
- 301. M. Paris, à Bercy (Seine); procédé chimique empêchant l’oxydation du fer. (9 octobre.— i5ans.)
- FERMETURE.
- 302. M. Boucheron fils, à Paris ; système de fermeture applicable aux sacs de voyage, aux cabas, aux gibecières, etc. ( 14 janvier. — iôans.)
- » FERMOIR.
- 303. M. Denisard, à Ivry ( Seine ) ; ferme-ture de fermoir applicable aux porte-monnaie, porte-cigare, etc. (22 septembre.—15 ans.)
- FEUTRE.
- 3o4- MM. Tavernier et Courtois, à Paris; machine propre à la fabrication des feutres et autres étoffes. (29 décembre. — i5ans.)
- FILATURE.
- 305. M. Muller fils, à Thann ( Haut-Rhin); application des moyens propres à faire mouvoir les broches par engrenages, sans cordes ni ficelles, sur toute espèce de métiers à filer. (8 février.—15 ans.)
- 306. M. Basson, à Paris ; nouveau système de filature. (10 mars.—15 ans.)
- 307. MM. Sentis père et fils, à Reims ( Marne ) ; système de travail pour la filature des laines. (20 avril.—15 ans.)
- 308. M. LitroUy à Paris ; système de retor-derie. (22 juin.—15 ans.)
- 309. M. Sonis, à Paris; chevillage, par des machines, des fils retors de lin , de coton, etc. 04 août. —15 ans.)
- 310. M. Dodge, de Londres, chez M. Truf-faut, à Paris ; perfectionnements dans les machines à filer et à dévider la laine. ( 18 août.— 13 ans.)
- 311. MM. Lardy et Lewis, de Londres, chez M. Perpigna, à Paris ; perfectionnements aux machines ou appareils propres à la préparation et au filage du coton, de la laine, de la soie, du lin et autres matières filamenteuses. ( 24 août. —1.4 ans.)
- 312. M. Cuignet, à Armentières (Nord); améliorations apportées à la filature. (11 septembre.—15 ans.)
- 313. M. Motle-Bossul, à Paris; application du système au mouillé, à la filature du colon, de la laine et autres matières filamenteuses, avec l’emploi du caoutchouc vulcanisé , de la gutta-percha, etc. (16 octobre.—15 ans.)
- 314 M. Danguy, à Rouen (Seine-Inférieure); commande directe de poulies main-douces, indépendantes des cannelées dans les mull-jennys. ( 1er décembre.—15 ans. )
- 315. M. Birraux, à Lyon (Rhône); machine à contrôler la soie, la laine et le coton. (28 décembre.—15 ans.)
- FILETS DE PÊCHE.
- 316. MM. Triaire et François Bertrand, à Ganges ( Hérault ); métier destiné à la fabrication de filets de pêche , par rangées, au moyen d’un seul fil et constituant le véritable nœud de pêcheur. (21 février. — i5 ans.)
- FILTRATION.
- 317. M. de Selincourt, à Paris ; système de filtration continue. (2 février. — i5 ans.)
- FLEURS ARTIFICIELLES.
- 318. Madame Veny, à Paris; système de reproduction artificielle des plantes. ( 20 janvier.—15 ans.)
- 319. Madame veuve Grandjean, à Pans; procédé de fabrication et genre de fleurs artificielles en verre. (3o mars.—15 ans.)
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- FOURNEAUX.
- 320. M. Rimlinge'r, à Rémering ( Moselle); perfectionnement au fourneau économique pour lequel M. Rimlinger a obtenu, le 29 mai i844» un brevet d’invention de 5 ans. ( 9 février.—10 ans.)
- 321. M. Angar, à Louhans (Haute-Saône); fourneau de cuisine à trois marmites, et four avec un nouveau système de chauffage. (10 février.— to ans.)
- 322. M. Magna, à Marseille (Bouches-du-Rhône); fourneau pneumatique volant. (24 février.—15 ans.)
- 323. MM. Guyon frères, à Dole (Jura); système relatif à la position d’une bouilloire, applicable aux fourneaux de cuisine. ( 24 juillet.—15 ans.)
- 324. M. Varillat, à Paris; genre de fourneaux fumivores. (7 septembre. —15 ans.)
- 325. M. Masson, à Lyon (Rhône); améliorations apportées dans les moufles pour la cuisson des poteries. (28 novembre.—15 ans.)
- FOURS.
- 326. M. York, chez M. Merle, à Paris; modifications apportées dans la construction des lours à coke et dans la manière d’obtenir le coke. (3 janvier.—15 ans.)
- 327. M. Coqueret, à Pantin (Seine); perfectionnements aux fours à cuire le plâtre. (12 janvier.— j 5 ans.)
- 328. M. Triquet, à Paris; système de fours à chaux marchant par la combustion des gaz des fours à coke. (20 janvier.— i5 ans.)
- 329. M. Dura, à Presles ( Seine-et-Oise ); fourneau destiné à la cuisson des plâtres. (3 mars.—15 ans.)
- 330. M. Suarce, à Paris; système de four propre à cuire le pain, la pâtisserie. ( i3 novembre.—15 ans.)
- 331. M. Dcmotte, à Paris ; système de four double , fixe ou portatif applicable à l’année, à la marine , à la colonisation , à la boulangerie, à la pâtisserie, etc. (16 décembre.—ïôans.)
- 332. M. Daleth, à Asswilier ( Bas-Rhin ) ; mode économique de construction de fours à
- chaux, briques et tuiles. ( 27 décembre. — i5ans.)
- FRUITS.
- 333. M. Dembinski, à IVlarly-lès-Valencien— nés ( Nord ); procédés et appareils propres à la dessiccation et à la conservation des fruits tuberculeux. (19 février.—15 ans.)
- FÜLMI-COTON.
- 334. M. Morel, à Paris ; transformation du ligneux en une matière fulminante dite fulmi-coton. (3 octobre. —15 ans.)
- 335. Le même et Chaudun; application du fulmi-coton, préparé d’après le procédé de M. Morel, aux cartouches et aux capsules inventées par Chaudan et destinées aux armes de chasse. (3 novembre.—15 ans.)
- 336. M. Claussen, de Londres, chez M. Broo-man, boulevard Saint-Martin, 5i; perfectionnements apportés à la fabrication et à la purification des matières explosives. ( 8 décembre. —15 ans.)
- GALVANOPLASTIE.
- 337. MM. Lemolt et Lamenaude, à Paris ; reproduction, par la galvanoplastie, des lettres, chiffres, écussons, etc. (27 janvier. —15 ans.)
- GANTS.
- 338. M. Braconnier, à Paris; nouveau genre de gants. (9 septembre.—15 ans.)
- GARDE-ROBES.
- 339. M. Prui’ost, à Wazeinmes ( Nord ) ; chaise percée inodore. (21 février.—15 ans.)
- 340. M. Havard-Loyer, à Paris; garde-robe à bascule fonctionnant seule. ( 12 février. —
- 15 ans.)
- GAZ.
- 341. M. du Boucheron, à Paris; application de la dilatation des gaza la compression de l’air. (27 avril. —15 ans.)
- 342. M. Hermann, à Paris ; système perfectionné pour opérer la compression du gaz et des fluides gazeux, et en régulariser l’émission. (4 mai. —15 ans.)
- GAZ D’ÉCLAIRAGE.
- 343. MM. Michaud et comp., à Paris ; appareil propre à régulariser la pression du gaz dans les appareils ordinaires. (2 mars. — 15 ans.)
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- 344* M. Lajfargue, à Lyon ( Rhône ) ; procédé d’épuration du gaz hydrogène carboné. (19 juillet.—15 ans.)
- 345. MM. Watson et Cari, de Londres, chez M. Truffant, à Paris; appareil perfectionné propre à la fabrication du gaz destiné à l’éclairage. (29 août.— 4 ans.)
- 346. M. Mayniel, à Paris ; procédés propres à l’épuration du gaz d’éclairage. (3i août. —15 ans.)
- 347- M. Burleigh, de Londres, chez M. Per-pigna, à Paris ; perfectionnements clans les appareils propres à régulariser l’écoulement du gaz se rendant aux becs de gaz. ( i3 octobre, —14 ans.)
- GÉLATINE.
- 348. M. Pinson, à Paris ; moyens de changer les propriétés de la gélatine. (27 janvier.— i5 ans.)
- GLACES.
- 349. M. Oger, à la Fère ( Aisne) ; machine propre à polir et doucir les glaces sans déplacement. (11 février.—15 ans.)
- 350. MM. Ricou et Blanc, à Paris; procédé d'étainage des glaces, miroirs, verres, etc. (21 février. —15 ans.)
- 351. M. Thomas, h Paris; système de réparation de l’étamage des glaces. ( 22 juin. — i5 ans.)
- 352. M. Drayton, de Londres, chez M. Truf-faut, à Paris; perfectionnements dans l’étamage à l’argent des glaces et autres surfaces. ( 19 décembre.—14 ans.)
- GOMME.
- 353. M. Perroncel, à Paris; application de la gomme désignée sous le nom de collodion. (i5 septembre.—15 ans.)
- GOUVERNAIL.
- 354. M. Frainet, à Marseille ( Bouches-du-Rhône ) ; système de gouvernail de rechange. (11 novembre. —15 ans.)
- GRAIN.
- 355. M. André, à Saint-Julien ( Vosges ); mécanique à battre les céréales. (29 janvier.— i5ans.)
- 356. M. Meunier, à Paris; dispositions de machines propres à battre, vanner et cribler le grain. (2 février.—15 ans.)
- 357. M. Lemoine, à Hallines (Pas-de-Calais); tarare aspirateur propre au nettoyage des grains. (3 mars.—15 ans.)
- 358. MM. Ferrières et Sabin, au Mans ( Sarthe ); perfectionnements à l’invention du brevet pris par MM. Ferrières et Sabin, le 12 novembre i845, pour un système de nettoyage du blé, ces perfectionnements consistant dans le déplacement du ventilateur et de son coffre, et des changements dans le cylindre à ellipse. (3i mars.—10 ans.)
- 359. M. Payre, à Saint-Etienne (Loire); mécanisme propre à émonder les céréales et toute espèce de grains. (i5 mai.—15 ans.)
- 360. M. Bardeau, à Paris; perfectionnements dans les machines à battre le blé. (27 mai. —15 ans.)
- 361. M. Neme, à Montromant (Drôme ); machine à vanner le blé. (21 juin—15 ans.)
- 362. M. Grosjean, à Ribeauvillé ( Haut-Rhin ) ; machine à battre le blé. ( 7 août. — i5 ans.)
- 363. M. Roy, à Lons-le-Saulnier (Jura); système de machine à battre le blé. ( 21 août. —15 ans.)
- 364- M. Olin-Châtelet, à Toulouse ( Haute-Garonne); rectification et perfectionnements apportés à la vis d’Archimède et aux cylindres à hélice, destinés à mélanger, sécher, laver, étuver et conduire les farines , grains et autres matières, au moyen de l’eau, de l’air et de la chaleur. (23 août.—15 ans.)
- 365. M. Jérôme, à Amiens ( Somme); perfectionnements dans les machines à nettoyer les blés et autres graines. (25 août. —15 ans.)
- 366. M. Damey, à Paris; système de manège locomobile servant à battre les grains et à les moudre. (28 septembre. —15 ans.)
- 367. M. Lebert, à Bailleau-sous-Gallardon ( Eure-et-Loir ) ; machine propre à battre des graines de diverses natures, principalement du trèfle. (28 octobre. —10 ans.)
- 368. M. Gadlard (ils, à Paris; machine pro-
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- pre à la conservation des grains. (2 novembre.
- •—i5 ans.)
- GRAISSE.
- 36g. M. Boyenval-Lavigne, à Wazenunes ( Nord ) ; composition de graisse blanche pour piston. (i3 janvier. —10 ans.)
- 370. MM. Owen, Warren aine et Shipman, à Rouen ( Seine-Inférieure); procédé destiné à faire de la graisse à l’usage des locomotives et waggons des chemins de fer. ( 7 février. — l5 ans.)
- 371. M. Cabasson , à Paris; dégras ou composition propre à la conservation des cuirs, des tissus en général, et applicable à d’autres usages industriels. (23 septembre. — i5ans.)
- GRAVURES.
- 372. M. Netter, à Paris; production de gravures originales en relief au moyen du galvanisme, dite galvanotypie. (4 janvier.—15 ans.)
- 373. M. Brasseux, à Paris; procédé mécanique de gravure sur pierre fine, pour camées et entailles, par l’emploi du diamant brut ou taillé ou tourné, et appliqué au tour à portrait. (26 janvier. —15 ans.)
- GRUE.
- 374. M. Fourdrinier, de Londres, chez M. Truffant, à Paris ; perfectionnements dans les appareils pour monter et descendre les fardeaux dans les mines et autres lieux, (g février. —13 ans.)
- GUETRES.
- 375. M. Perrin, à Paris ; genre de guêtres en cuir faites d’une seule pièce, sans couture et sans cambre. (18 février. - i5 ans.)
- 376. M. Lalour-Durrioulin, à Paris; nouveau genre de guêtres. (20 juillet.—15 ans.)
- 377. M. Perroncel, à Paris; perfectionnements dans la fabrication des guêtres en cuir. (28 août.—15 ans.)
- HALAGF..
- 378. M. Alleaume-Gougis, à Paris; système de traction ou de halage des bateaux ou autres objets quelconques sur les canaux , fleuves ou rivières. (i3 novembre. —15 ans.)
- HORLOGERIE.
- 37g. M. Sibon, à Paris; mouvement de
- montre qui peut marcher pendant un mois pat-un seul remontage et dit ménomètre. (10 janvier.—15 ans.)
- 380. M. Gaumont, à Paris; genre de réveil-régulateur. (18 janvier.—15 ans.)
- 381. M. Weare, de Londres, chez M. Truf-faut, à Paris; perfectionnements dans la fabrication des horloges et chronomètres. (22 janvier. —-13 ans.)
- 382. MM. Gontard et Bollwiller, à Paris; perfectionnement fait à l’échappement libre à ressort, applicable aux pendules et aux montres. (20 juin. —15 ans.)
- 383. M. Giivud, de New-York, chez M. Per-pigna, à Paris; perfectionnements apportés à la construction des montres et pendules. (20 juillet.—i5 ans.)
- 384. M. Spalinger, à Alais ( Gard ); moyen de faire marcher le mouvement d’une montre sans la monter, depuis huit jours jusqu’à un mois. (i5 novembre.—i5 ans.)
- 385. M. Southioood-Stocker, de Londres, chez M. Perpigna, à Paris; perfectionnements s’appliquant aux instruments propres à indiquer les heures aux boîtes, aux cartes d’exposition, aux appareils pour allumettes, plumes, épingles , aiguilles et autres articles. ( i5 novembre.— 4 ans.)
- 386. MM. Laurence et Normand, à Paris ; perfectionnements apportés dans le mécanisme des montres , et principalement dans l’échappement. (6 décembre.—16 ans.)
- HOUILLE.
- 387. M. Bérard, à Paris; système de traitement de la houille. (28 août.—15 ans.)
- 388. M. Duboys, à Lyon ( Rhône ); procédé de distillation des houilles et autres matières, pour l’éclairage au gaz. (2 mars.—15 ans.)
- HUILE.
- 38g. M. Laurot, à Marseille ( Bouches-du-Rhône ) ; procédé d’épuration des huiles. (20 septembre.—15 ans.)
- HUITRES.
- 3go. M. Picault, à Paris; instrument propre à ouvrir les huîtres. ( 22 décembre. — j 5 ans.)
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- IMPRESSIONS SUR TISSUS, PAPIER, ETC.
- 391. M. Godefroy, à Paris; système d’impression en velouté sur étoffes. ( 19 février. — 10 ans.)
- 392. M. Merle, à Paris; perfectionnements dans la manière d’imprimer les couleurs sur la laine pour les tapis et sur les tissus. (6 mai.— i5ans.)
- 393. M. Morse, de Londres, chez M. 'Truf-fcrnt, à Paris; perfectionnements dans la fabrication des plaques ou surfaces employées dans l’impression en relief sur toutes sortes d’objets. (i3 juillet. —14 ans.)
- 394. MM. Collard et Dervieux, à Lyon ( Rhône ); machine propre à reproduire toutes sortes de dessins sur les étoffes de tout genre. (4 novembre. —15 ans.)
- 395. M. Lehugeur, à Paris ; procédé d’impression mécanique à la planche de toute espèce d’étoffes , de tissus et papiers. (16 novembre.—15 ans.)
- INSTRUMENTS ARATOIRES.
- 3q6. MM. Durand et Diouloufet, à Aix ( Bouches-du-Rhône ) ; charrue ou araire à semer. (4 janvier.—15 ans.)
- 397. M. P as qui er, à Paris; perfectionnements dans les râteaux propres à l’agriculture, avec application d’un repoutreur mobile. (7 fé- ( vrier.—15 ans.)
- 3g8. M. de Constant Rebecque , à Besançon ( Doubs ) ; machine à moissonner dite la moissonneuse. (10 février. —15 ans.)
- 399. M. Lestournière, à Pithiviers ( Loiret); herse-râteau. (14 mars. —15 ans.)
- 400. M. Pardoux, à Randans (Puy-de-Dôme ); perfectionnement pour un système de charrue dite charrue Pardoux. ( 29 juillet. — i5 ans.)
- 401- M* Combes fils, à la Ricamarie, près Saint-Etienne ( Loire ); fabrication des ailes de charrue. (7 août. —15 ans.)
- 402. MM. Bourget et Girard, à Marseille (Bouches-du-Rhône); charrue-semoir propre à la plantation du blé et de toute espèce de grain, dite plantoir Bourget. (7 octobre. —15 ans.)
- 403. M. A y car d, à Marseille ( Bouclies-du-
- Rhone); charrue dite araire Aycard perfectionné. (8 novembre. —15 ans.)
- 404. Le même; semoir mécanique dit semoir Aycard. (16 octobre. —15 ans.)
- 405. M. Redier, à Paris ; disposition de herse dite herse à marteaux. (16 novembre.— i5 ans.)
- 406. M. Lioret, à Paris ; appareil mécanique portatif, particulièrement applicable à l’a-griculture. (9 décembre.—15 ans.)
- 407. M. Bedcensteiner, à Lyon; appareil gêo-magnétifère et son application à l’agriculture. (6 décembre. —15 ans.)
- INSTRUMENTS DE MATHÉMATIQUE.
- 408. M. Goldenberg, à Monswiller ( Bas-Rhin); nouvèau genre de compas. (21 janvier. —15 ans.)
- 4og. M. Proal, à Paris ; instrument de mathématique propre à faire les lignes ponctuées. (16 février.—15 ans.)
- INSTRUMENTS d’oPTIQUE.
- 410. M. Gaudin, à Paris; microscope usuel. (25 janvier.— i5ans.)
- 411• M. Porro, à Paris; construction de lunette dite lunette analatique, propre à rendre constants les angles micrométriques. (24 mars. — i5ans.)
- 412. MM. Gautier et Plàgniol, à Paris ; instrument dit argus des portes, propre à voir à l’extérieur sans être vu. (20 juillet. — i5 ans.)
- 41 3. M. Bloch , à Strasbourg ( Bas-Rhin ) ; espèces de verres hyperboliques. ( 23 août. —
- 15 ans.)
- INSTRUMENTS DE PRECISION.
- 4i4- M. Ruchonnet, à la Ville-en-Bois ( Loire-Inférieure ) ; manomètre sans mercure. (18 janvier.—i5ans.)
- 415. M. Ariel, à Paris; perfectionnements dans la fabrication des chaînes métriques et autres objets analogues dits décamètre Ariel. (19 janvier. —15 ans.)
- 416. M. Boirel, à Paris; niveau-canne. (16 mars.—15 ans.)
- 417. M. Vasseur) perfectionnements apportés aux règles ou étalons linéaires et superficiels. (11 avril.—15 ans.)
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- 4i8. M. Ru<h, de Londres, chez M. Monvi-gnier, rue de la Verrerie, 7 ; boussole perfectionnée. (9 mai. —15 ans.)
- 4«9- M. Saillard, à Paris; niveau dit c/iro-nométrique. (i4 septembre. —15 ans.)
- 420. M. Brunet dit Charles, à Granville ( Manche ) ; mesure métrique dite mé/ricubc, propre à déterminer, à l’aide d’une seule multiplication , la solidité d’un très-grand nombre de corps cylindriques. (10 octobre.—5 ans.)
- 421. M. Schneider, à Wissembourg (Bas-Rliin); appareil dit enchérimèlre, destiné à remplir l’emploi des bougies dans les adjudications publiques. (16 novembre. —15 ans.)
- IRRIGATION.
- 422. M. Coode, de Londres, chez M. Op-penau, rue des Amandiers-Popincourt, 22 , diverses méthodes perfectionnées de distribution, sur les terrains, des liquides ou autres substances fluides et coulantes, appareil et mécanisme propres à obtenir ce résultat. ( 27 septembre. — j 4 ans.)
- JEU.
- 423. M. Rousseau, à Paris; jeu pratique de construction historique. ( 8 novembre. — 15 ans.)
- 424. M. Clément, à Paris; cadran contrôleur des jeux et applicable à divers autres usages. (20 novembre.—15 ans.)
- LAINES.
- 425. MM. P radine et comp. , à Reims ( Marne ) ; dégraissage , lavage et séchage des matières filamenteuses, et principalement des laines. (17 novembre.—a5 ans.)
- LAMPES.
- 426. M. Mane, à Paris ; perfectionnements dans la fabrication des carcasses d’abat-jour. (17 janvier. —15 ans.)
- 427. M. Lahore, à Batignolles ( Seine ); diverses lampes propres à brûler les carbures d’hydrogène et les gazéifier, avec adjonction d’un caléfacteur à ces lampes. ( 22 janvier. — i5 ans.)
- 428. MM. Levavasseur frères, à Paris ; disposition de lampes-bougeoirs. ( 26 janvier. — i5 ans.)
- 429. M. Recordon, à Paris; système de lampes mécaniques. (26 janvier.—15 ans.)
- 430. M. Monsirhent, à Paris; système de lampes. (2 février.—15 ans.)
- 431. M. Gautier, à Paris; système de lampes et de becs d’éclairage. (17 février.—15 ans.)
- 432. M. Moriac, à Paris; perfectionnements à un système de lampe applicable aussi aux clysos. (22 février. —15 ans.)
- 433. M. Meister, à Guebwiller (Haut-Rhin); lampe économique. (8 mars.—15 ans.)
- 434. M. Dorléans, à Paris; système de lampes à mouvement rotatif. (22 mars.—5 ans.)
- 435. M. Tarin, à Paris; lampe siplioïde. (4 septembre.— i5 ans.)
- 436. M. Nenhurger, à Paris ; bec de lampe dit bec sidéral, pour la combustion des huiles essentielles de toute espèce, soit végétales , soit minérales, etc. , notamment pour la combustion du liquide dit eau électrogalvanique, (11 octobre.—15 ans.)
- 437. M. Leroy, à Paris; système de lampe mécanique, (21 octobre.—i5ans.)
- 438. M. Guillaume, à Paris; différentes améliorations apportées dans les lampes dites à modérateur, et tube élastique en peau , en cuir ou en baudruche , remplaçant les tubes rigides existant jusqu’à ce jour. ( Ier décembre. — i5 ans.)
- 439. M. Croutte, à Rouen (Seine-Inférieure); nouveau genre de lampe. (21 décembre. — i5 ans.)
- LANTERNES.
- 44°. M. Hamard, à Paris; fabrication des lanternes dites 'vénitiennes. ( i3 octobre. — i5 ans.)
- LÉGUMES.
- 441* M. Gauthier de Latouche, à Batignolles ( Seine); genre d’instrument propre à couper les légumes, dit coupe-légumes. (23 décembre. —15 ans.)
- LETTRES.
- 442. M. Boiste, à Paris ; procédé d’application de lettres sur verre, marbre, etc. (9 février. — i5ans.)
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- LEVIER.
- 443. MM. Coudray et Prêvault, à Paris; genre de levier-cric. (18 février.—15 ans.)
- LITS.
- 444- M. Guillaume, à Paris; système de siège
- dit lit-fauteuil à bascule et leviers articulés, applicable aux voitures de chemins de fer et autres. (3i mars. —15 ans.)
- 445. M. Carillion, à Paris ; sommier élastique qui se démonte de toutes pièces. ( 3 août. —15 ans.)
- 4 ,6. M. Margois, à Saint-Genis-l’Argentière (Rhône); genre de lit mécanique destiné au soulagement des malades. (11 août.—15 ans.)
- 447* M. Faveers, à Paris; système de construction solide et économique de lits en fer, avec sommiers, pouvant être pliés afin d’occuper moins de place. ( i3 septembre.—15 ans.)
- 448. M. Piffre, à Paris ; système de sommiers et sièges élastiques. ( 16 septembre. — i5 ans.)
- 449- M. Maillard, à Paris; système de lit dit polymeuble. (18 septembre.—15 ans.)
- 450. M. Morin, à Paris; construction de divans formant lits ou lits de repos, ou lits de malades, dits lits parisiens. ( 29 novembre. — 15 ans.)
- LITHOGRAPHIE.
- 451. M. Lacroix fils , à Rouen ( Seine-Inférieure ) ; machine à lithographier. ( 5 février. — i5 ans.)
- 45a. M. Bertrand-P rom ncher, à Paris ; moyen d’appliquer la lithographie sur la porcelaine, comme décoration. ( 26 septembre. — 15 ans.)
- 453. M. Jaubert, à Tarbes ( Hautes-Pyrénées ) ; presse autolithographique. ( 4 octobre. —i5 ans.)
- 454. M. Crampton, chez M. Truffant, a Paris; perfectionnements dans les machines locomotives. (5 janvier.—i3ans.)
- 455. M. Beunier, à Paris; appareil accélérateur du tirage des cheminées des locomotives. (17 janvier. —15 ans.)
- LOCOMOTIVES.
- • 4Ô6. MM. Goitin et coinp., à Paris; divers
- perfectionnements apportés aux machines locomotives. (ier février. —15 ans.)
- 457. M. Dondeine, à DistrofF (Moselle); système de locomotive mécanique devant marcher sur terre au moyen de rails , et destiné à remplacer les chevaux ou à leur venir en aide ; ledit système pouvant, en outre , être appliqué à la navigation et même sur terre, sans rails, pour faire le même service que les messageries ou le transport des marchandises. ( 4 février. —15 ans.)
- 458. M. Clapeyron, à Paris; améliorations dans la construction des machines locomotives. (i4 février. —15 ans.)
- 459. M. Tourasse, à Paris ; perfectionnements et changements relatifs aux machines locomotives pour chemins de fer. ( 14 février. —15 ans.)
- 460. MM. Kœchlin et comp., à Mulhouse ( Haut-Rliin ); diverses améliorations et perfectionnements apportés aux machines locomotives. (24 février.—i5ans.)
- 461. Les memes; perfectionnements susceptibles d’augmenter dans une proportion considérable la vaporisation dans les machines locomotives. (i5 novembre. —15 ans.)
- 462. MM. TL'ickliffe, Masserano, Carenzi, Rocca, Migone et Cresladoro, à Paris ; système de célère locomotion ménatrite, à impulsion même animale, pour toute espèce de machine à transports, agissant au moyen de roues, soit par terre, soit par eau. (9 mars.—15 ans.)
- 463. M. Bâtes, à Sotteville-lès-Rouen ; système d’application de deux excentriques aux locomotives ou autres machines à vapeur, pour marcher en avant et en arrière. (14 novembre. —15 ans.)
- MACHINES A VAPEUR.
- 464. MM. Délaissé et Bicheron, à Y aise ( Rhône ) ; systèmes applicables aux machines à vapeur à basse et à haute pression. ( i5 janvier.— i5ans.)
- 465. MM. Bacon et Dixon, de Londres, chez M. Perpigna, à Paris ; perfectionnements apportés aux machines à vapeur. ( 15 janvier. — i3 ans.)
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- 466. M. Van Rathen, de Londres , chez M. Joanni, rue du Faubourg-St.-Martin, 82; machines rotatives directes perfectionnées , mues par la vapeur, par l’air ou par tout autre pouvoir élastique, dites roues universelles. (19 janvier. — i3 ans.)
- 467. M. Samuel, au Havre (Seine-Inférieure); machine à vapeur hélicoïdale, dite système Samuel (27 janvier. —15 ans.)
- 468. M. Noseda, à Paris ; tuyau d’échappement variable applicable aux machines et bateaux à vapeur. (17 février.—15 ans.)
- 469. M. Mellé , aux Tliernes ( Seine ) ; détente variable applicable aux locomotives et machines à vapeur. (18 février.—13 ans.)
- 470. M. Legros, à Reims ( Marne ), perfectionnements apportés dans la construction des machines à vapeur. (8 mars.—15 ans.)
- 471. Madame veuve Leberricr, à Paris; nouveau système de machine à vapeur. (ji mars. —15 ans.)
- 472. M. Thompson, de Londres, chez M. Perpigna, à Paris; système perfectionné de machine à vapeur rotative. (18 mai.—13 ans.)
- 473. M. Duperrey, à Paris; système de soupapes de sûreté. (iÔ juin.—i5ans.)
- 474* MM. Mazeline frères, au Havre (Seine-Inférieure ) ; perfectionnements dans les machines et appareils à vapeur. (3 juin.—15 ans.)
- 476. M. Pedder, de Londres, chezM. Thac-keray, rue du Faubourg-Saint-Honoré, i3o; perfectionnements apportés aux machines à vapeur et à la propulsion. ( 29 juin.—13 ans.)
- 476. M. Roche, à Nantes (Loire-Inférieure); appareil à vapeur dit locomobile, devant servir aux épuisements. (6 juillet. —10 ans.)
- 477. M. Siemens, de Londres, chez M. Truffant, à Paris; perfectionnements dans les machines destinées à être mues par la vapeur ou autres fluides. (27 juillet. — i3 ans.)
- 478. M. Perroux, à Paris; perfectionnements dans les machines à vapeur, applicables soit aux locomotives, soit aux navires, soit aux usines. (3o août.— i5 ans.)
- 479. M. Noblet, à Belleville ( Seine ); perfectionnements dans les machines à vapeur et
- économie du chauffage. ( i5 septembre. — 15 ans.)
- 480. M. Çharnez, à Metz ( Moselle ); modifications dans les machines à vapeur et autres, ayant pour but de doubler la vitesse d’une roue mue par une machine à vapeur, sans changer la vitesse du piston. (14 novembre. — i5 ans.)
- 48 f. M. Edwards, à Paris ; système de tiroir pour distribuer la vapeur dans les cylindres des machines à vapeur. ( 18 novembre. — 15 ans.)
- 482. M. Hansen, chez M. 'Truffaut, à Paris; perfectionnements dans les machines à vapeur. (19 décembre. - i5 ans.)
- 483. M. Ménétrier, à Dole ( Jura ); machine à vapeur rotative et rétrograde , avec pression et à détente. (29 décembre.—-15 ans.)
- 484. M. Bourdon, à Paris; perfectionnements dans les appareils à vapeur, applicables aux machines fixes, comme aux locomotives et aux bateaux. (3o décembre. —15 ans.)
- MACHINES HYDRAULIQUES.
- 485. M. Lucas-Richardière, à Auray ( Morbihan ) ; moyen d’obtenir, par l’action du flux et du reflux de la mer, le mouvement continu des turbines hydrauliques ou roues à axe vertical qui tournent noyées. (7 janvier.—15 ans )
- 486. M. Bouis, à Issy ( Seine ); appareil hydraulique dit fontaine providentielle , propre à élever l’eau au-dessus de son niveau. ( 17 janvier.— 15 ans.)
- 487. M. Imbert, à Marseille ( Bouches-du-Rhône ) ; machine hydraulique dite moulin ou noria Fortuné. (21 janvier.—15 ans.)
- 488. M. Leteslu, à Paris; genre de machine dite siphon aspirateur, propre à élever Peau au-dessus de son niveau. (22 janvier. —15 ans.)
- 489. M. Amberger, à Paris; système de roue hydraulique. (7 février.—15 ans.)
- 4qo. M. Schendel, de Bruxelles, chez M. Lagache, rue de Grenelle-Saint-Germain, 64 ; nouvelles applications de l’hélice hydraulique. (24 mars. —15 ans.)
- 491. MM, Barrère et Laffitte, à Paris; nou-
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- veau système de machine hydraulique. ( 14 avril. — 15 ans.)
- 4q2. M. Gougy, à Paris ; certains moyens économiques d’élever l’eau. (29 avril. — i5 ans.)
- 49'3. M. Bal, à Lyon (Rhône); machine dite élévateur hydraulique Bal. ( 8 juin. — i5 ans.)
- 4g4- M- Delaloge, à Paris; appareil hydraulique propre à élever l’eau , dit cataracte pneumatique. (7 août.—15 ans.)
- 4g5. M. Gendebien, à Epinay-sur-Orge ( Seine-et-Oise ); système de machine hydraulique à chute d’eau factice. (21 août. —15 ans.)
- 4g6. M. Foucault, à Orléans ( Loiret ); machine hydraulique pouvant se mouvoir d’elle-même, sans le secours de vapeur ni de bras. (22 août.— i5ans.)
- 497. M. Roussaux, à Paris; nouvel appareil hydraulique. (3o août. — i5ans.)
- 4g8. M. Monceau, à Mouy ( Oise )' ; moyen hydraulique destiné à élever l’eau des rivières et des fleuves. (27 octobre. —15 ans.)
- 499. M. Bloch, à Duttlenheim ( Bas-Rhin); réservoir à écoulement intermittent destiné à obtenir un niveau constant et un écoulement constant et régulier. (a5 septembre. — i 5 ans.)
- 500. M. Jeansoulin, à Marseille ( Bouches-du-Rhône ); siphon inamorçable, applicable à tout godet de noria. (6 novembre. — 15 ans.)
- MACHINES ET MECANISMES DIVERS.
- 501. M. Coustelier, à Paris; perfectionnements apportés aux machines à découper, à estamper, etc., et nouvelles applications de ces machines. (29 janvier.—15 ans.)
- 5û2. M. Prevolel-Thi berge, à Beauvais ( Oise ) ; machine servant à broyer et à délayer la terre. (11 mars. —15 ans.)
- 5o3. M. Mauzaize, à Chartres (Eure-et-Loir); machine propre à engrener et désengrener les pignons sans arrêter le moteur principal. (20 mai.—15 ans.)
- 5o4- M. Helloin-Penn, à Auray (Calvados); machine dite tord-lien. (5 octobre.—15 ans.)
- 5o5. M. Turck, à Paris; système de machine dite aspirateur, propre à faire le vide. ( 12 décembre.— i5ans.)
- MANOMÈTRE.
- 506. M. Buchonnet, à Yille-en-Bois, commune de Chantenay ( Loire-Inférieure ); manomètre sans mercure. (11 janvier.—15 ans.)
- 507. M. Conaty, à Paris; manomètre alcoo-métrique. (11 février.—15 ans.)
- MARBRE.
- 508. M. Ricard jeune, à Burgalais ( Haute-Garonne ); système de machine dite polissoir mécanique, destinée à polir les marbres à surface plane. (8 février.—15 ans.)
- MARTEAUX.
- ôoq. M. TVilson, de Londres, chez M. Pur-cell, rue de la Chaussée-d’Antin, 24; construction des marteaux à vapeur. ( iermars.— 13 ans.)
- MASQUES.
- 5io. M. Charavel, à Paris ; genre de masques brodés. (8 février. —10 ans.)
- menuiserie.
- 5i ï. M. Gillet, à Charonne (Seine); système de machine propre à fabriquer toute espèce de menuiserie. (5 janvier. - i5 ans.)
- MESURES,
- 512. M. T^iela fils , à Paris; procédé de fabrication de mesures de capacité, à l’usage des matières sèches. ('S août. — i5 ans.)
- MÉTAUX.
- 513. M. Perlbach, de Londres, chez M. Op-penau, rue des Amandiers-Popiiicourt, 22; méthode perfectionnée de joindre , unir et souder certains métaux et alliages de métaux. (21 janvier.—13 ans.)
- 514- M- Peigné, à Paris; procédé propre à la fusion des métaux. (10 janvier. —15 ans.) .
- 515. M. Aubert, à Paris; procédé de coloration sur métaux. (9 mars.—15 ans.)
- 516. M. Maré, à INantes; mode de cuivrer le fer. (8 novembre. —15 ans.)
- 517. M. Mancel, à Brest; emploi d’une matière provenant des résidus de la galvanisation, composée d’une grande partie de fer et de zinc, et destinée à remplacer le cuivre et la fonte dans plusieurs circonstances. (21 novembre.— i5ans.)
- 518. M. Festugière, à Bordeaux (Gironde);
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- tirage et soudage simultanés au laminoir des cercles de fer ou autres, des roues de waggons et autres véhicules. (7 décembre.—15 ans.;
- 519. M. Sebille, à Nantes (Loire-Inférieure); métal plomb résistant, susceptible d’être laminé et étiré en tuyaux, dans toutes les dimensions. (3o décembre.—15 ans.)
- 526. M. Low, de Londres, chez M. Sei-gnette, rue Saint*Honoré, 4<>8; procédé de traitement des minerais de cuivre. (i5 mai. —
- 14 ans.)
- 521. M. Parkes, de Birmingham, chez M.-Truffaut, à Paris; perfectionnements dans la fabrication des métaux et dans le revêtement du fer et de l’acier. (26 mai. —14 ans.)
- 522. Le même; perfectionnements dans la fabrication des métaux et leur recouvrement. (2 novembre. —14 ans.)
- 523. MM. Rambaud et comp., à Marseille ( Bouches-du-Rhône ); procédé relatif à la réduction directe du sulfate de cuivre en métal. (9 septembre.—15 ans.)
- 524. M. Besson, à Mulhouse ( Haut-Rhin ); matière ou composition devant remplacer le cuivre, (g octobre.—i5 ans.)
- MEUBLES.
- 525. M. Dupont, à Paris; système de fabrication de lits, meubles et objets divers, au moyen de moulures en fer, fonte ou cuivre, encadrant des ornements en tôle, cuivre ou zinc repoussé. (3i janvier.— i5ans.)
- 526. MM. Heingle, Lesavre et Bouchery, à Paris; cales mobiles destinées à mettre les meubles d’aplomb. (20 septembre. —15 ans.)
- 527. M. Piagel, à Paris; procédé de fabrication de meubles, et pai’ticulièrement de toute espèce de sièges à dossiers. ( 6 novembre. —
- 15 ans.)
- 528. M. Krieger, à Paris; fauteuil hygiénique. (3o novembre. —15 ans.)
- 529. M. Guérin, à Paris; roulettes de meubles en porcelaine, de forme sphérique. (28 décembre.—15 ans.)
- MEULES.
- 530. M. Hanon-T^cilke, à Lille ( Nord ); dis-
- positions propres à entretenir constamment froides les meules employées à la mouture. (26 janvier. —10 ans.)
- MINES.
- 531. M. Bichler, à Paris; puits-chambres à mines, applicables à l’extraction en grand des rochers cle toute nature. ( 9 décembre. — i5 ans.)
- MINERAIS.
- 532. M. Jonnart, h Paris; procédé propre à la réduction des oxydes métalliques et des minerais en général. (5 janvier.—15 ans.)
- MOTEURS.
- 533. MM. Maignon et Roques, à Paris; moteur voltaïque, magnétique, à pistons. (5 janvier.— 15 ans.)
- 534. M. Chameroy, à Paris; moteur et mesureur, marchant par l’eau, l’air, la vapeur ou les gaz. (10 janvier.—15 ans.)
- 535. M. Hervieu de Manières, à Paris; machine propre à produire une foi ce motrice. (10 janvier. —15 ans.)
- 536. M. Gille, à Paris ; système de mouvement perpétuel. (18 janvier.— i5ans.)
- 537. M. Lafond, à Paris: emploi du chloroforme comme force motrice dans les machines à vapeur. (20 janvier. —15 ans.)
- 538. M. Morison, de Londres, chez M. 'Pardi/, rue Rambuteau, 28; appareils propres à servir de moteur à toutes sortes de machines. (i5 février.—14 ans.)
- 53g. M. Biche, à Remiremont (Vosges); mode d’emploi de la force centrifuge. (17 mars. —15 ans.)
- 540. M. Testud de Beauregard, à Paris; moteur dit machine pneumato-sphêroïdcde, propre aux locomotives , aux machines fixes, aux bateaux à vapeur, etc. (20 mars. —15 ans )
- 541. M. Gautier, à. Montrouge (Seine); système de moteur hydraulique. ( 23 mars. — i5 ans.)
- 542. M. Peyraud aîné, à Paris; moteur volant à marche circulaire, destiné à remplacer les animaux dans toute espèce de manège. (10 avril.—i5ans.)
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- 543. M. Lachanssé, à O bernai ( Bas-Rhin); création du mouvement des corps solides avec la force et la vitesse , à volonté. ( 10 avril. — j5 ans.)
- 544* MM. Vanechopp et Croppi, à Paris; mouvement continu avec force motrice s’opérant par pesanteur de rouleaux. ( 26 mai. — 15 ans.)
- 545. M. Parent, à Paris; moteur dit éthéro-moteur. (29 mai.—15 ans.)
- 546- M. Foussereau, à Nantes ( Loire-Inférieure ); substitution du gaz ammoniac dissous ou non dissous dans l’eau, comme moteur, en remplacement de la vapeur d’eau, dans les machines à vapeur. (6 avril.—15 ans.) '
- 547. M. Champonet, à Marseille (Bouches-du-Rhône); machine d’une grande puissance dite force du levier centrifuge. ( ig juin. — i5 ans.)
- 548. M. Darlu, à Paris; application de chambres à soupapes aux moteurs gazeux. (3o août.—15 ans.)
- 549. M. Brodelet, à Paris; moteur siphoïde, avec appareil pneumatique. (28 septembre. — i5 ans.)
- 550. MM.' Givors et comp., à Lyon (Rhône); application, comme pouvoir moteur, d’un nouveau liquide dit perchloride de carbone, et son usage dans les machines. ( 24 octobre. — i5 ans.)
- 551. M. Giraud, à Gordes (Vaucluse); moteur universel. (27 octobre. — i5 ans.)
- 552. M. Pascal, à Lyon ( Rhône ) ; emploi du gaz acide carbonique comme moteur, et procédés mécaniques propres à cet emploi. (11 novembre.—15 ans.)
- 553. M. Chapuis, à Givors ( Rhône ); construction d’un moteur à vapeur. (21 novembre. — i5 ans.)
- 554. M. Olin-Chatenet, à Toulouse (Haute-Garonne ) ; moyen de transporter la force motrice d’un point à un autre , par l’emploi soit du gaz, de l’air, du vide et de toute autre espèce de liquide. (20 décembre. —15 ans.)
- MOULINS.
- 555. M. Ducrejr, à Paris; perfectionnements
- apportés dans les moulins à écraser la canne à sucre. (8 lévrier.—i5ans.)
- 556. M. Artigue, à Toulon ( Var ); moteur pour moulin à farine. (23 février. —15 ans.)
- 557. M. Larrieu , à Saint-Clar ( Gers ) ; appareil destiné à plier les toiles des moulins à vent. (8 mars. — 5 ans.)
- 558. M. Oppenau, à Paris; perfectionnements dans les moulins à vent à ailes horizontales. (9 mars.— i5ans.)
- 55g. M. Fontaine-Baron, à Paris; perfectionnements apportés dans les moulins à blé. (6 mai.—15 ans.)
- 560. M. Marchai, à Saint-Laurent (Vosges); moulin à fécule. (24 octobre.—15 ans.)
- 561. MM. Peugeot, Japy et comp., à Paris; nouveau genre de moulin à café. ( 3i janvier. —15 ans.)
- musique ( instruments de ).
- 562. M. Montai 1 à Paris; diverses améliorations introduites dans les pianos à queue, pianos carrés, pianos droits, à cordes verticales, à cordes obliques et demi-obliques. (18 janvier. —15 ans.)
- 563. M, Dominguez, à Montrouge ( Seine ); clef mécanique dite clef Dominguez, propre à accorder les instruments à cordes. ( 6 mars. — i5 ans.)
- 564. MM. Schlachter et Rheinlander, à Paris ; système de pianos dits à double traction. (26 mai. —15 ans.)
- 565. M. Rogez, à Paris; perfectionnement dans la fabrication des pianos. ( 3i juillet. — i5 ans.)
- 566. M. Letoulat, à Paris; instrument à double clavier dit claviphone. (3 août.—15 ans.)
- 567. M. Harding, à Angers (Maine-et-Loire); pianos en fer. (5 août.—15 ans.)
- 568. M. Mundigo, à Lille ( Nord ); mécanique de pianos. (29 septembre.—15 ans.)
- 569. M. Bonnifas, à Montpellier (Hérault); fabrication de pianos à cadre en fer. (2 octobre. —15 ans.)
- 570. M. Debain, à Paris; instruments de musique mécaniques et application du système aux pianos, orgues, etc. (2 décembre.—15 ans.)
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- Quarante-huitième année. Octobre 4 849.
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- NATATION.'
- 5^1. M. Light, de Londres , chez M. Truf-faut, à Paris ; appareil destiné â supporter et soutenir sur l’eau les personnes, les bateaux et autres corps. (23 février.—13 ans.)
- NAVIGATION.
- Ô72. M. Hédiard, à Paris ; hélice applicable à la navigation. (22 janvier. —15 ans.)
- 573. M. Surle de VAude, à Paris; système de traction sur les fleuves et rivières. ( 20 décembre. -“i5 ans.)
- NETTOVAGE.
- 574. M. Thier, à Paris ; épongeoir à pression. ( 28 juin.—15 ans.)
- 5^5. MM. Plantier et Szjmkowicz, à Paris; système de lavage sans se salir ni se mouiller, de brossage et de balayage. ( i3 novembre. — i5 ans.)
- NOIR.
- 576. M. Evrard, à Douai ( Nord ); procédés de conservation et de révivification du noir animal. (29 décembre.—15 ans.)
- OBJETS DIVERS.
- 577. M. Merle, à Paris; mode d’exposition de certains objets, dessins et inscriptions à ornements. (18 janvier. —15 ans.)
- 578. MM. Boizot et Bongers, à Paris; emploi et usage du mica et autres substances transparentes. (i3 janvier.—15 ans.)
- 579. M. Poignant, à Paris; genre d’urinoir. ( 14 janvier. — 15 ans.)
- 580. M. Rabiot, à Paris; système de crachoir à pivot, coulisse et bascule. ( 14 février. — i5 ans.)
- 581. M. Astier, à Nancy ( Meurtlie); machine destinée à compter les votes, dite scrutin ou machine à voter. (7 juillet.—io ans-)
- 582. M. Baranowski, à Paris; appareil dit scrutateur mécanique, propre à donner le résultat des votes dans toute espèce de scrutin. (18 juillet. —15 ans.)
- 583. M. Chamberlain, de Londres, chez M. Truffaut, à Paris ; perfectionnements des appareils destinés à enregistrer les votes aux élections. (22 décembre.—14 ans.)
- OEUFS.
- 584- MM. Davison et Sjmington, de Londres, chez M. Oppenau, rue des Amandiers-Popincourt, 22; perfectionnement dans la conservation des œufs. (10 mai.—13 ans.)
- OLIVES.
- 585. M. Dufour, à Aix (Bouches-du-Rhône); appareil complet pour le détritage des olives. (3i mai.—i5ans.)
- ORNEMENTS.
- 586. MM. Lesueur et Prévost, à Paris; application du serti à l’ornementation de l’architecture, système dit sertissure architecturale. (n février.—15 ans.)
- 587. M. Tribouillet, à Neuilly ( Seine ); système de décoration de luminaires. (21 février.—15 ans.)
- OUTILS.
- 588. M. Quetel-Tremois, à Auleuil ( Seine ); genre de rabot circulaire incliné dit rabot Le-vieux. (27 janvier. — i5ans.)
- 589. M. Charbaum, chez M. Schwilgué , à Strasbourg; outil dit clef allemande. ( 7 juin. —15 ans.)
- 590. MM. Goldenberg et comp., à Monswil-ler ( Bas-Rhin ); mode de fabriquer les mèches à percer. (29 janvier. — i5ans.)
- 5gi. M. Dehaule, à Paris; genre de manche d’alêne. (5 septembre.—15 ans.)
- 592. MM. Berard et comp., à Paris; machines et outils propres à travailler la pierre, le marbre et autres matières. ( 26 septembre. —15 ans.)
- PALMIERS.
- 5g3. M. Saint-Quentin, à Paris; procédé chimique propre à la destruction des palmiers nains. (20 octobre. — i5ans.)
- PANIFICATION.
- 5g4- M. Souchon, à Batignolles (Seine); procédés pour oxygéner ou charger d’air l’eau simple ou composée employée, dans la boulangerie. au pétrissage de la farine avec les levains, et pour refroidir promptement cette eau lorsqu’elle est trop chaude. (10 janvier.—15 ans.)
- 5g5. M. Faucon, à Beaucaire (Gard ); nouvelle machine à pétrir. (i5 février.—15 ans.)
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- 5g6. M. de Gemini, à Paris; emploi des glands et des marrons d’Inde dans la panification. (i3 décembre.—15 ans.)
- PAPIER.
- 597. M. Cols on, à Paris; perfectionnements dans la préparation du papier-ponce pour la peinture au pastel. (8 janvier.—15 ans.)
- 5g8. M. hep rince de Beaufort, à Paris ; genre de papier de dessin et de peinture dit papier gipsy. (2 février.—15 ans.)
- 699. M. Girod, à Besançon ( Doubs ) ; papier translucide. (7 février.—15 ans.)
- 600. M. Archer, de Londres, chez M. Per-pigna, à Paris; procédé propre à faciliter la division des feuilles de papier, parchemin ou autres substances semblables. ( 8 mars. —15 ans.)
- 601. M. Angrand, à Paris; système de fabrication d’étoffe en papier tissé de toutes couleurs , uni, peint, doré et décoré avec toutes les variétés des papiers de fantaisie. (8 avril.— i5 ans.)
- 602. Madame Abadie, à Paris; application du phosphore dans la fabrication du papier à cigarettes, (xi juin.—15 ans.)
- 603. M. Massiquot, à Paris; machine à couper et lisser le papier, dite rogne-lisse. (26 août. —x5 ans.)
- 604. MM. Fourcet et Ganneml, à Paris; papier de sûreté. (7 octobre.-—15 ans.)
- 605. M. Doat, à Paris; procédé propre à éviter le lavage des papiers. ( 11 octobre. — i5 ans.)
- PARAPLUIE.
- 606. M. Loewenthal, à Paris; système de parapluie et parasol ou ombrelle dont on peut à volonté augmenter ou diminuer la surface pro-tecti’ice. (x8 novembre.—15 ans.)
- PARQUETS.
- 607. M. Roubeau, à Avignon ( Vaucluse ); système de parquet de mosaïque, marbre factice. (19 mai.—15 ans.)
- 608. M. Leroux, à Rouen (Seine-Inférieure); moyen d’enlever les taches sur les parquets et les mettre à neuf. ( 12 février.—5 ans.)
- PASSEMENTERIE.
- 609. M. Payen, à Paris; application spéciale
- de la mécanique à ganse et à cordons à la confection du point suivi pour la couverture des articles divers de passementerie. (11 novembre. —15 ans.)
- PEAUX.
- 610. M. Léo de Lapeyrouse, à Paris; procédés relatifs aux différentes industries qui emploient les peaux. (8 juillet.—13 ans.)
- 61 r. M. Durand, à Paris ; machine propre à fendre et dérayer les peaux. ( 27 septembre. —15 ans.)
- 612. Le meme• perfectionnements dans le travail des peaux. (7 novembre. — 15 ans.)
- PEINTURE.
- 613. M. Dupai, à Paris; procédés de pein-ture sur verre. (5 janvier.—15 ans.)
- 614- M. Hébert, à Paris ; pi’océdé de composition et de préparation des toiles, panneaux, cartons et papiers siliceux pour la peinture au pastel. (16 février.—15 ans.)
- 615. M. Dumas, à Lyon ( Rhône ); système de peinture encaustique. ( 18 septembre. — ï5 ans.)
- PERRUQUES.
- 616. M. Monain, à Paris; genre de mouches adhérentes propres à coller les tissus chevelus. (i5 février.—10 ans.)
- PÉTRIN.
- 617. M. Cornet-Delaby, à Amiens (Somme); pétrin mécanique. (5 janvier.—15 ans.)
- PHARE.
- 618. M. Mulot, à Paris; lanterne-phare pour la locomotion et la navigation. ( i3 janvier.—15 ans.)
- PIERRES.
- 619. M. Domer-Carré, à Lyon (Rhône); machine à tailler la pierre, dite lapicide. (i5 mai.—15 ans.)
- 620. MM. Vieules, Chameroy et Salarnier, à Aurillac (Cantal); machine propre au cassage de la pierre, du minerai et de la castine. (2 novembre.—15 ans.)
- 621. M. Phalen, de New-York ( États-Unis d’Amérique ) ; procédé propre à produire des pierres artificielles ayant les propriétés principales de l’agate. (19 décembre. —15 ans.)
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- PIERRES PRECIEUSES.
- 622. M. Pinson, à Paris; composition imitant les pierres précieuses. ( 27 janvier. — i5 ans.)
- PISTON.
- 623. M. Guilbert, à Orléans ( Loiret ); piston donnant du serrage aux segments par un mouvement circulaire, soit à droite, soit à gauche, avec l’avantage de ne démonter aucun joint, sinon un tampon fileté appliqué au couvercle du cylindre. (21 octobre. —16 ans.)
- PLASTIQUE.
- 624. M. Perruche et mademoiselle Gaston-Bellegarde, à Paris ; pâte végétale dite pâte éhurnéenne, propre aux objets d’art plastique, etc. (14 février.—15 ans.)
- PLATRE.
- 625. M. Violette, à Esquerdes près St.-Orner ( Pas-de-Calais ) ; cuisson du plâtre par la vapeur d’eau suréchauffée. ( 29 novembre. « i5 ans.)
- PLONGEUR.
- 626. M. Langlois, à Paris ; système d’appareil plongeur dit costume sous-marin. (24 mars. —15 ans.)
- PLUMES A ÉCRIRE.
- 627. M. Val or y, à Paris; genre déplumé dite stylographe. (3 janvier.—15 ans.)
- 628. M. Mathieu , à Paris ; porte-plume à levier-bascule. (7 mars. —15 ans.)
- 629. M. Halley, à Paris; genre de porte-plume dit porte-plume siphoïde. ( 8 juin. — i5ans.)
- POÊLE.
- 630. MM. Genissieu, Prenat et comp., à Givors ( Rhône ); poêle ou fourneau à foyer conique et à grille découverte. ( 17 juillet. — i5 ans.)
- POMPES.
- 631. M. Gendehien, à Paris; système de pompes servant à la fois à la condensation et à l’alimentation de toute espèce de machines à vapeur. (24 janvier.—15 ans.)
- 632. M. Dugommier, à Vaugirard (Seine); système de pompes hydrauliques à équilibre. (4 février. — 1 5 ans.)
- 52 )
- 633. M. Vanderfecslen, à Paris; pompe à piston oscillant. (i3 mars.—i5 ans.)
- 634. M. Audiffren, à Marseille (Bouches-du-Rhône ); pompe dite pompe à chemin de fer. (18 mars. —15 ans.)
- 635. M. Armier, à Marseille ( Bouches-du-Rhône); pompe dite marseillaise, à quadruple effet, et servant à élever l’eau. ( 5 avril. — i5 ans.)
- 636. M. Pignière, à Marseille; pompe aspirante et foulante dite africaine, (3i octobre.— i5 ans.)
- 637. M. Champonnois, à Chaumont (Haute-Marne); pompes dites économiques. (3 novembre.—15 ans.)
- 538. M. Bohmé, à Saint-Quentin ( Aisne ); pompe rotative. (8 novembre. —15 ans.)
- 63q. MM. Morel et fils, à Laon ( Aisne ); pompe circulaire. (23 décembre. —15 ans.)
- PONTS.
- 640. M. Sadler, à Rouen (Seine-Inférieure); perfectionnements dans la construction des ponts et viaducts en fonte des chemins de fer. (8 mai.—10 ans.)
- PORTES.
- 641. M. Dubois, à Paris; disposition de plinthe mobile propreàfaire fermer hermétiquement toutes les portes. (11 janvier.—15 ans.)
- POTERIES.
- 642. M. Chevalier, à Bordeaux ( Gironde ) ; machine propre à la fabrication des vases en terre dits céramiques Chevalier. (26 octobi'e. — i5 ans.)
- 643. M. Heiligenstein, à Ivry (Seine); procédés propres à la fabrication de la poterie. (3i octobre.—i5ans.)
- POULIES.
- 644* MM. Barbe, Morisse et Lahure, à Paris; système de poulies de marine sans estvope extérieure, applicables aux poulies simples , doubles et triples, soit à cosse, pour être ai-guilletées, soit à croc , soit enfin à toute espèce de poulies. (24 novembre.—i5ans.)
- POUPÉE.
- 64'5. M. Théroude, à Paris; poupée auto-
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- mate mécanique à l’intérieur du corps, (io janvier.—i5 ans.)
- PRESSES.
- 646. M. Guillaume, à Paris; perfectionnements apportés aux presses à timbre sec, aux balanciers, découpoirs, et autres appareils analogues. (5 février. — i5 ans.)
- 647. M. Deschamps, à Lyon ( Rhône ); presse-calandre pour étoffes. (3o juin.—15 ans.)
- 643. M. Becker, à Paris; système de presse à timbre humide. (3o septembre. —15 ans.)
- PRESSOIR,
- 649. M. Protle, à Yandeuvre ( Aube ); pressoir à haute pression régulière. (16 février. — 15 ans.)
- 650. M. Lemonnier, à Cliâtillon (Côte-d’Or); pressoir dit châtillonnais. (24 octobre. — i5ans.)
- 651. M. Leger, à Auxerre ( Yonne ) ; pressoir mécanique dit Yauxerrois. ( 27 novembre. —15 ans.)
- PRODUITS CHIMIQUES.
- 652. M. Brunei, à Avignon ( Vaucluse ) ; procédé^ pour obtenir le carbonate de garance. (24 janvier.—15 ans.)
- 653. M. Robin , à Colmar ( Haut-Rhin ) ; fabrication de l’oxyde de zinc ou blanc de zinc. (25 janvier.—15 ans.)
- 654- M. Laming, à Clichy-la-Garenne ( Seine ) ; emploi d’une nouvelle matière dans la fabrication de l’acide oxalique. ( 15 février. —15 ans.)
- 655. Le même ; moyen d’absorber et cle décomposer l’acide hydrosulfurique ( seul ou en combinaison avec l’ammoniaque ), l’acide sulfureux , et de produire du soufre. ( 19 septembre. —15 ans.)
- 656. M. Delapchier, à Besançon ( Doubs ); appareil destiné à la fabrication de l’acide stéarique. (10 mars. —15 ans.)
- 657. M. Boucard, à Paris; procédés de fabrication de certains produits chimiques. (19 juillet. —15 ans.)
- 658. M. Dambresoille, à Amiens (Somme); emploi de l’hyposulfite de soude comme antichlore. (20 juillet.—-10 ans.)
- 659. MM. Lines et Freemont, de Londres ,
- chez M. Truffaut, à Paris; perfectionnements dans les moyens et procédés propres à fabriquer les couleurs, les huiles, les esprits et les vernis, ainsi que le charbon animal, et encore à traiter les substances végétales pour en obtenir la matière extractive. (9 septembre. — i4ans.)
- 660. M. Barnit, à Chauny ( Aisne ); produit chimique dit tannate de zinc. (20 septembre.— 10 ans.)
- 661. M. Bergerat, à Paris; perfectionnements aux procédés et appareils de fabrication de l’acide nitrique (acide azotique). (12 octobre. —15 ans.)
- 662. MAI. Boyer et cornp., à Paris; produit dit sérum albumineux, et ses applications à tous les usages de l’albumine de l’ceuf. (20 octobre. —15 ans.)
- PROPULSION.
- 663. M. Macintosh, de Londres, chez AI. Trujfaut, à Paris; perfectionnements des machines mues par la vapeur ou autres fluides convenables , et des moyens de propulsion applicables aux voitures et aux vaisseaux. (8 janvier.—13 ans.)
- 664. AI. Stopford, de Londres, chez AI. Truffant , à Paris ; perfectionnements dans la construction des machines à vapeur, et d’un mécanisme destiné à faire mouvoir les vaisseaux. (4 février.—13 ans.)
- 665. AL Anderson, de Buttevant ( Irlande ), chez M. Reyiiaud, rue Bleue, 16; perfectionnements dans la production des forces motrices et dans leur application à la propulsion des bâtiments et des voitures. (29 avril. —12 ans.)
- 666. AI. F cil, de Londres , chez AI. Morwi-gnier, rue de la Verrerie, 7; perfectionnements dans la production et l’application de la puissance motrice sur les chemins de fer. ( 9 mai. —13 ans.)
- 667. M. Fan Rathen, de Londres, chez AL Morelle, à Alontrouge ( Seine ) ; perfectionnements ajoutés aux machines, appareils, et moyens pour comprimer l’air atmosphérique et l’employer comme pouvoir propulsif des voies de transport, tant par terre que par eau. (6 juin.—13 ans.)
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- 668. M. Vincent, à Paris; système de propulsion à nageoires, applicable à la navigation maritime et fluviale. (i4 novembre.—15 ans.)
- 669. M. Barroux, à Marseille ( Bouches-du-Rhône); propulseur à action directe et à réaction applicable à la navigation. ( 19 décembre. —15 ans.)
- 670. M. Johnston, à Graville ( Seine-Inférieure ); hélice propre à propulser les bateaux à vapeur. (20 décembre.—i5 ans.)
- RASOIRS.
- 671. M. Henson, de Londres, chez M. Pur-cell, rue de la Chaussée-d’Antin, 21; perfectionnements dans la fabrication des rasoirs. (27 janvier.—13 ans.)
- 672. M. Plon, à Paris; rasoir préservateur dit rasoir Pléounry. (20 décembre.—i5ans.)
- RELIURE.
- 678. MM. Blitz et Guaisnet, à Rouen (Seine-Inférieure); genre de registre et de portefeuille pour les médecins et autres personnes. (6 janvier.—15 ans.)
- 674. M. Marion, à Paris; composition d’une toile maroquin remplaçant la peau pour reliure, portefeuilles , objets de gaînerie, etc. ( 8 août. —15 ans.)
- 675. M. Fouque, à Paris; nouveau genre de registres. (3i octobre.-—i5 ans.)
- 676. M. Schloss, à Paris; genre de dos élastique applicable à la fabrication de divers produits industriels. (28 novembre. —15 ans.)
- REMÈDES.
- 677. M. Benoît, à Paris; farine émolliente propre à composer des cataplasmes économiques. (23 novembre.—15 ans.)
- RÉSINE.
- 678. M. Violette, à Esquerdes ( Pas-de-Calais); traitement des produits résineux par la vapeur d’eau. (22 novembre.—15 ans.)
- RESSORTS.
- 679. M. Fouinat-Lacourt, à Troyes (Aube) ; ressort spiralique tordonnant, applicable aux voitures. (2 novembre. — i5 ans.)
- 680. M. de Bergue, à Paris ; ressort atmosphérique. (18 décembre.—i5ans.)
- RIZ.
- 681. M. Demeuse, à Epinay-sur-Orge (Seine-et-Oise ); meule verticale destinée à inonder et glacer le riz et décortiquer les légumes secs. (8 mars.—15 ans.)
- ROUES.
- 682. M. Renard, à Paris; genre de cercles de roues sans soudure propres aux locomotives, tenders et waggons des chemins de fer. (27 janvier.— i5ans.)
- 683. M. Morel, à Sellières ( Jura ); machine propre à fabriquer des boîtes d’essieux de roues de toutes dimensions. (12 février. — i5 ans.)
- 684. M. Green, de Birmingham, chez M. Truffaut, à Paris; perfectionnements daus la fabrication des roues employées sur les chemins de fer. (17 octobre.—i4ans.)
- ROUTES.
- 685. MM. Desvarannes et comp., à Paris; système de chaussées en asphalte sans goudron. (2 mars.—15 ans.)
- 686. Les memes ; chaussée cannelée en bitume. (12 octobre.—15 ans.)
- RUBANS.
- 687. M. Baselaar, à Paris; procédé servant à plisser les rubans pour leur donner de l’élasticité, (27 juillet.—9 ans.)
- 688. M. Bazelaire, à Lyon ( Rhône ); perfectionnements des métiers à tisser les rubans par un moteur mécanique. (7 décembre.—i5ans.)
- SAUVETAGE.
- 689. MM. Dyne et Haggar, chez M. Purcell, à Paris ; divers appareils de sauvetage destinés à sauver des personnes et des objets de valeur, en cas de naufrage. (i3 janvier.—13 ans.)
- 690. M. Halkett, de Londres, chez M. Per-pigna, à Paris; perfectionnements apportés aux bateaux de sauvetage. (7 février.—15 ans.)
- 691. M. Reginald-Hely, de Londres, chez M. Fêron, rue Bellefond, 3o ; cylindre flexible flotteur. (10 août.—13 ans.)
- SAVON.
- 692. M. Houille, à Brest ( Finistère ); enve-loppe gommo-gélatineuse pour savons de toi-; lette. (9 mars.—15 ans.)
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- SCHISTE.
- 693. M. Delahaye, à Paris; appareil diaphragme isolateur, pour distillation du schiste bitumineux. (8 février. — i5ans.)
- SCIAGE.
- 694. M. Dupré, à Rénnes ( Ille-et-Vilaine); procédés de sciage donnant des résultats , les uns nouveaux, les autres plus parfaits. (i5 janvier.—15 àns.)
- 695. M. Bernard, à Nîmes ( Gard ) ; perfectionnements à une scie circulaire destinée à couper la pierre tendre, pour laquelle M. Rey-nard-Les pinasse a pris un brevet le 3i mars 1847. (8 avril.—i5ans.)
- 696. MM. Eno et Dennebecq , à Paris ; machine dite ligniserrique, propre à scier le bois à domicile. (22 juin. —15 ans.)
- SÉCHAGE.
- 697. M. Stamm, à Thann; système de séchage des chaînes de coton aux machines à parer dit aérophile. (4 février.—15 ans.)
- 698. M. Blind, à Strasbourg ( Bas-Rhin ); machine à sécher la laine et autres étoffes. (18 juin.—i5ans.)
- 699. M. Jarry, à Paris; emploi de l’air chaud pour le séchage du papier. ( 16 novembre. — i5 ans.)
- SEL.
- 700. M. Agard, à Aix (Bouches-du-Rhône); utilisation des eaux mères résidus de la fabrication du sel marin à la production du sel blanc, même raffiné, et du sel à faible densité. (21 décembre.—15 ans.)
- SELLERIE.
- 701. M. Dubroca , à Tarbes ( Hautes-Pyrénées); nouveau mors-filet. (8 janvier.—i5ans.)
- 702. M. E'uillemot, à Paris; bride-muselière. (27 mars.— 15 ans.)
- SERINGUES.
- 703. M. Guérin jeune, à Paris; système de clysoir atmosphérique. (6 juin.—i5ans.)
- 704. M. Brignel, à Epinal ( Vosges ); seringue mécanique en carton. (28 juillet.—15 ans.)
- 705. M. Moussard, à Paris; système de clyso-pompe. (2 septembre.—15 ans.)
- SERRURERIE.
- 706. M. César, à Nancy ( Meurtlie ) ; tourniquet servant à arrêter les persiennes et contrevents, dit tourniquet à bec de cane. ( 6 mai. —5 ans.)
- 707. M. Tessier, à Paris; perfectionnements aux serrures. (2 août. —15 ans.)
- 708. M. de Villencourt, à Paris ; serrures à novateur, tel que sûreté, tour et demi et bec-de-cane incrochetables. ( 4 septembre. — i5 ans.)
- 709. MM. Roguier et Kastner, à Paris; système de serrure dite rokaugietners. (19 décembre.—-i5 ans.)
- SIGNAUX.
- 710. M. Darche, à Paris; instrument dit trompette-signal, propre à faire des signaux sur mer et sur les chemins de fer. ( 17 janvier. — i5 ans.)
- 711. M. Flament, à Paris; phare à signaux de côté, pour chemins de fer. ( 12 février. — i5 ans.)
- SOIE.
- 712. M. Bonnier, à Templeuve (Nord); procédé pour filer la bourre de soie. (3 février. —15 ans.)
- 713. M. Payre, à Saint-Étienne (Loire); système de moulinage comprenant toutes les opérations qui se rattachent à cette préparation de la soie. (i5 mai.—15 ans.)
- 714. MM. Exbrayat et Joly, à Saint-Étienne ( Loire ) ; rouet mécanique propre au clévidage des soies. (2 juin.—15 ans.)
- 715. M. Burdiat, à Lyon (Rhône); procédé d’étirage et de lustrage de la soie teinte. (6 septembre.— i5ans.)
- SOUS-PIEDS.
- 716. M. Leguillon, à Paris; sous-pieds à charnière mobile. (2 décembre.—i5ans.)
- SUBSTANCES ANIMALES.
- 717. M. Parisse père, à Clermont (Puy-de-Dôme ) ; mode de conservation des substances animales et végétales crues. (28 novembre. — i5 ans.)
- SUCRE.
- 718. M. Schmitt, à Valenciennes (Nord);
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- système de claie pour maintenir les sacs de pulpe soumis à la presse hydraulique, dans les sucreries. (6 janvier.—15 ans.)
- 719. M. Charlet, à Lille (INord); procédé mécanique propre à conserver la peinture intérieure des formes à sucre métalliques. (16 mars. — ï5 ans.)
- 720. M. Scoffern% de Londres, chez M. Truffant , à Paris ; perfectionnements dans la fabrication du sucre provenant de la canne, et d’autres substances. ( 9 juin. —13 ans.)
- 721. M. Mege, à Paris; procédé d’extraction et de raffinage du sucre contenu dans la canne, la betterave et autres plantes, et moyens propres à empêcher son altération dans les végétaux pendant leur conservation, et dans les appareils pendant son extraction. (21 juillet. —15 ans.)
- 722. M. Rauch , à Paris; perfectionnements dans la fabrication des formes à sucre. (21 août. —15 ans.)
- 723. MM. Seyrig, Grai\ Harpignies, Blan-quet et comp., et Bernard frères, à Montrouge ( Seine ); application de la force centrifuge à la fabrication et au raffinage du sucre. (25 octobre. —15 ans.J
- 72/j- MM. Serret, Hamoir, Duquesne et comp., à Valenciennes (Nord); emploi des corps gras à l’effet d’enlever, par la saponification , la chaux contenue dans les dissolutions sucrées. (12 décembre.—15 ans.)
- SUIF.
- 725. M. Gauny, à Limas (Rhône); séparation des principes immédiats du suif et autxes corps gras solides, sans l’emploi d’agents chimiques. (t3 janvier.—15 ans.)
- TABAC.
- 726. M. Erkmann, à Strasbourg (Bas-Rhin); sac à tabac dit sac à tabac alsacien. (14 janvier. —15 ans.)
- 727. M. Véron, à Paris; genre de sachet blague à tabac. (29 janvier. —15 ans.)
- 728. M. Dubus, chez M. Morelle, à Montrouge ( Seine ) ; réduction de tabac en pierre. (i5 juin.—14 ans.)
- 729. M. Del/tomme, à Paris ; nécessaire du
- fumeur ou blague porte-pipe. ( 18 décembre. — i5ans.)
- TABLES.
- 73o. M. Destor, à Paris; système de coulisses à galets appliquées aux tables. ( 14 février. — i5 ans.)
- TAMBOURS.
- 73r. M. Duclos, à Paris; genre d’armature des caisses de tambour. (7 janvier.—15 ans.)
- TANNAGE.
- 732. MM. Roche et Suser, à Nantes ( Loire-Inférieure ) ; nouveau procédé de tannage. (21 janvier.—15 ans.)
- 733. M. Carrière, à Paris; procédé de tannage des cuirs. (8 août.—15 ans.)
- TAPIS.
- 734. M. Zuppinger, à Guebwiller ( Haut-Rhin); genre de tissus servant particulièrement à la confection des tapis. (22 août.—15 ans.)
- TEINTURE.
- 735. M. Rydin, à Rouen (Seine-Inférieure); composition de teinture en bleu gris, lilas et agate, sans emploi d’indigo, le tout bon teint.
- ( 13 janvier. — i5 ans.)
- 736. M. Busnot, à Rouen (Seine-Inférieure); préparations nouvelles de la garance. (29 janvier.—15 ans.)
- 737. M. Jobert, à Paris; nouveau genre de bleu pour la teinture. (12 février.—15 ans.)
- 738. M. Duchez, à Saint-Chamond (Loire); procédé de teinture de la soie par l’emploi d’une liqueur extraite de plantes fourragères et potagères. (16 février.— i5ans.)
- 739. M. Rénaux, à Rouen (Seine-Inférieure); appareil servant à chauffer, par la vapeur, les cuves à garancer ou à teindre les indiennes. (11 juillet.—15 ans.)
- 740. Mademoiselle Lefranc, à Paris; procédés propres à la fabrication de l’orseille. (i4 août.—15 ans.)
- 741 • M. Lebigre, à Rouen (Seine-Inférieure); remplacement des débouillages, application des matières tinctoriales, des mordants pour la teinture de toutes nuances , et le blanchiment des filés ou non filés de chanvre, de lin et de coton, au moyeu de la pression des fluides par une
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- nouvelle application de la pompe foulante. ( 7 octobre. —15 ans.)
- 742. M. Pommier, à Paris; mode de fabrication de l’orseille. (3i octobre.—15 ans.)
- TÉLÉGRAPHIE.
- 743. M. TVerquin fils, à Roubaix ( Nord ); télégraphe pneumatique souterrain. (19 juillet. -—5 ans.)
- 744- M. Heighton, de Londres, chez M. Truffant , à Paris ; perfectionnements dans la construction des télégraphes électriques. (18 août. —14 ans.)
- TENTES.
- 745. M. Deblesson, à Paris; système de tente portative propre à l’armée et aux jardins. (19 juillet.—15 ans.)
- TENTURES.
- 746. M. Paivillez, à Paris; armatures mobiles de rideaux et de draperies se développant et se repliant seuls et parallèlement au plafond, lorsqu’on ouvre et que l’on referme la croisée. (2 mars.—15 ans.)
- TERRASSEMENT.
- 747. M. Courbai ère, à Angoulême ( Cha-reute); waggon de terrassement à deux roues. (22 novembre. —15 ans.)
- TISSAGE.
- 748. M. Chauffroy, à Rouen ( Seine-Infé-
- rieure); mode de tissage dit système Chauffroy. (25 janvier.—15 ans.) 1
- 749. M. Gand, à Reims (Marne); encollage, séchage , et montage mécanique et simultané des chaînes de lin et de toute autre matière filamenteuse. (26 août.—15 ans.)
- 760. M. Baréty à Saint-Etienne (Loire); moyen de broder en tissant sur toute espèce d’étoffes ou rubans, d’épingler ces mêmes étoffes ou rubans au moyen d’un fil sans fin, invention pouvant s’appliquer à toutes sortes de matières à tisser. (21 septembre.—15 ans.)
- 751. M. David Labbez, à Sains (Aisne); application du cordonnet en caoutchouc à la fixation des lisses des lames élastiques en usage dans l’opération du tissage. ( 7 septembre. — i5 ans.)
- 752. M. Galaz, à Lyon ( Rhône ); machine
- propre au lisage et au repiquage mécaniques des cartons. (21 novembre.—i5ans.)
- 753. MM. Duray et Praxel, à Paris ; machine propre à faire des tissus de tous dessins, sans carton , lisage , ni mise en carte. (ier décembre.— i5ans.)
- 754. MM. Brunet et Roussy, à Lyon (Rhône); navette multiple, rouet et cantre pour la fabrication des étoffes. (7 décembre. —15 ans.)
- 755. M. Dejean, à Thann ( Haut-Rhin ); appareil à vitesse remplaçant les taquets et les lanières, applicable à toute espèce de métiers à tisser. ( 7 décembre.—15 ans.)
- 706. M. Dumoulin et dame Seux, à Tarare ( Rhône ); système de tissage à la brodeuse, sans navette. (11 décembre.—15 ans.)
- 757. M. Duchamp, à Lyon ( Rhône ); cane-tière propre au tissage des étoffes de soie. (28 décembre. —15 ans.)
- tisser (métiers à).
- 708. MM. Crozet et Mcignin, à St.-Étienne ( Loire ); fabrication de fuseaux destinés aux métiers à fabriquer les tissus. (7 janvier.— i5ans.)
- 759. MM. Martinet frères , à Paris ; battant brocheur divisé par chemins, dit battant Martinet. (10 janvier. —15 ans.)
- 760. M. Meunier, à Paris; perfectionnements ajoutés aux métiers à la Jacquart. ( i5 février. — iSans.)
- 761. M. André, à Thann ( Haut-Rhin ) ; régulateur de métier à tisser. (3 mars.—15 ans.)
- 762. M. Relier, à Paris ; système de métier à tisser. (8 mars. — îôans.) *•'
- 763. M. Ziegler, à Paris; métier à tisser à bras à double chaîne, disposé de manière à chasser deux navettes à la fois. (2Ô mai.— i5 ans.)
- 764. M. Loupy, à Lyon ( Rhône ) ; perfectionnements des métiers à tisser les étoffes de soie unies et façonnées. (26 juillet.—15 ans.)
- 765. M. Horstmann, à Sainte-Marie-aux-Mines (Haut-Rhin); machine dite plateau à dessin et balancier mécanique, s’adaptant à tout métier à tisser, lui faisant changer de navette de lui-même et exécuter sans aucuu secours
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- manuel tous les tissus et dessins en carreaux, avec un nombre de navettes voulu. ( i4 août. —15 ans.)
- 766. M. Voisin, à Lyon ( Rhône ); ensouple mécanique pour la fabrication des tissus rondes bosses. (16 octobre.—15 ans.)
- 767. M. Couturier, à Lyon ( Rhône ) ; machine à tisser les étoffes façonnées, dite jac-quart simplifiée. (18 octobre.—15 ans.)
- 768. M. T^ernket, à Saint-Étienne ( Loire ); modification apportée au mécanisme dit à la Jacquart, et son application à la fabrication des tissus façonnés en tout genre et en toute matière, fabrication dite marchure brisée ou à double effet. (25 octobre.—15 ans.)
- 76g. M. Muller fils, à Sainte-Croix-aux-Mines (Haut-Rhin); deux appareils s’adaptant aux métiers à tisser. (26 octobre.—15 ans.)
- 770. MM. Portefaix et Tissier, à Saint-Etienne (Loire); perfectionnements aux peignes à tisser toute étoffe à l’aide d’une aiguille. (20 novembre.—i5ans.)
- TISSUS.
- 771. MM. Bayard et Pinaud, à Paris; étoffe multiple composée spécialement pour les chapeaux de dames. (14 janvier. —15 ans.)
- 772. M. Philippi, chez M. Perpigna, à Paris ; perfectionnements apportés aux appareils à étendre, sécher et apprêter les tissus. (i5 janvier.—13 ans.)
- 773. MM. Chauffroy et Lemagnant, à Rouen ( Seine-Inférieure ); tissu dit tissu ouate. ( 7 février.—15 ans.)
- 774. M. Pimont, à Rouen (Seine-Inférieure); appareil élargisseur à supports mobiles et appuis mobiles et flexibles, (ig février.—15 ans.)
- 775. M. Bustier fils, à Paris; genre de drap ou étoffe dans laquelle se trouvent la finesse , la souplesse et une grande force de résistance. (4 mars.—15 ans.)
- 776. MM. Marix et Marchand, à Paris; étoffes dites orientales. (23 septembre.—15 ans.)
- 777. M. Aufray, à Paris; fabrication d’un tissu à plusieurs doubles, à l’aide d’un métier à tisser dit à la marche, avec deux ensouples,
- tissu applicable à divers usages. ( 7 octobre. — i5 ans.)
- 778. MM. Lein et Ogé, à Rouen ( Seine-Inférieure ) ; système de fabrication d’étoffes à rayures et à carreaux imitant les étoffes brochées. (3 novembre.—15 ans.)
- 779. M. TVesthead, de Londres, chez M. Truffaut, à Paris; fabrication d’étoffes tressées avec le poil des animaux. ( 22 décembre. —i4ans.)
- TISSUS IMPERMÉABLES.
- 780. M. Tachet, à Paris ; procédé propre à rendre les tissus et papiers imperméables. (2 février.—15 ans.)
- 781. M. Saintyves, à Paris; mode de fabrication des toiles imperméables pour sacs et bâches. (i5 février.—15 ans.)
- TOILE MÉTALLIQUE.
- 782. M. Lang, à Schelestadt ( Haut-Rhin ); système de toiles métalliques à chaîne double et croisée. (17 octobre.—15 ans.)
- TRANSPORT.
- 783. M. de Courchant, à Paris; mode de transport à l’intérieur et aux abords de chaque ville. (i5 mai.—15 ans.)
- 784. M. Desenclos, à Paris; moyen mécanique propre au transport des arbres et des matériaux. (i3 sejitembre.—i5 ans.)
- TRICOT.
- 785. MM. Poitevin, Boulet, et Durand, à Paris; perfectionnements aux métiers à tricot circulaires intérieurs et extérieurs. ( 19 août. —15 ans.)
- 786. M. Charmetlon, à Belligny ( Rhône ); procédé propre à obtenir un dessin désigné sur toute sorte de tricot. (2 septembre.—15 ans.)
- 787. M. Claussen, de Londres, chez M. Op~ penau, rue des Amandiers-Popincourt, 22 ; perfectionnements dans la fabrication de nouvelles espèces d’étoffes tricotées. (8 septembre. —15 ans.)
- TROTTOIR.
- 788. M. Cordon, à Montmartre (Seine); mode d’application du bitume à la confection des trottoirs sansélévation ni bordure. (25 avril. —15 ans.)
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- tubes.
- 789. MM. Ecoffel et Clairet, à Paris ; tube à torsion formant charnière. ( 4 janvier. — j 5 ans.)
- 790. MM. Pigeon et comp., à Paris; perfectionnements dans la fabrication des tubes soudés à recouvrement et dans la manière de les appliquer. (4 février.—15 ans.)
- 791. M. Sholejield, à Paris; fabrication de tubes en métal. (i4 décembre.™i5 ans.)
- TUILES.
- 792. MM. Carrère et comp. , à Péronne ( Somme ) ; machine propre à fabriquer les pannes à couvrir. (8 février.—15 ans.)
- 793. M. Dubosc, à Grandvilliers (Oise); espèces de tuiles dites tuiles embrevées. (19 février.—15 ans.)
- TULLE.
- 794. MM. Maillot, Austin et Oldknow, à Lille ( Nord ); système et procédés pour tisser sur métiers Leavers et circulaires , sans augmenter le nombre des bobines et des carréges, des tulles de différents genres d’un point une fois ou moitié plus fin que l’intérieur du métier. (24 janvier.—10 ans.)
- TUYAUX.
- 795. M. Cutler, de Londres , chez M. Per-pigna, à Paris; perfectionnement dans la fabrication des tuyaux en métal. (3i juillet. — 4 ans.)
- 796. MM. TV est et Thomson, de New-York, chez M. Perpigna, à Paris ; perfectionnement dans la confection et la disposition des raccords propres à joindre les tuyaux et à opérer d’autres jointures. ( i3 octobre. — i4 ans.)
- 797. M. Duml-Pirou, à Paris; système de tuyaux monolithes à grande section pour la conduite des eaux, et également applicable à la conduite du gaz. (16 novembre.—15 ans.)
- TUYÈRES.
- 798. M. Gillet- Pignon, à Harancourt, près Sedan ( Ardennes ) ; tuyère destinée à un nouveau mode de distribution du vent dans les creusets où l’on opère la fusion des minerais et des métaux. (i4 janvier.-—15 ans.)
- TYPOGRAPHIE.
- 799. M. Normand, à Paris ; système de presse mécanique typographique. ( 10 janvier. —15 ans.)
- 800. MM. Hoe et Newton, de Londres, chez M. Perpigna, à Paris; découverte pour laquelle M. Hoe a obtenu, aux Etats-Unis d’Amérique, le 4 juillet 1847, Ulie patente de quatorze ans, ladite découverte relative à des perfectionnements apportés à la presse typographique. (21 janvier. — i3ans.)
- 801. M. Beniowski, de Londres, chez M. Perpigna , à Paris ; perfectionnements aux procédés employés dans l’impression typographique. (24 mai.—13 ans.)
- 802. M. Dwnery, à Paris ; perfectionnements introduits dans l’impression typographique. ( 11 août.— i5ans.)
- 803. M.Pratty à Paris; perfectionnements dans la fabrication de l’encre pour les impressions. (23 août.—15 ans.)
- 804. M. Bouvard, à Saint-Etienne ( Loire ); genre d’imprimerie applicable au décor dans le genre étrusque , ainsi qu’aux lettres d’enseignes et d’affiches. (i5 septembre.—15 ans.)
- 805. M. Gaveaux, à Paris ; machine typographique. (7 octobre.—i5ans.)
- 806. M. Rohlfsj à Paris ; dispositions de machines typographiques continues (19 octobre.—15 ans.)
- 807. MM. de Colmont et Ducloux, à Paris; fabrication de caractères d’imprimerie par compression. (26 décembre. —15 ans.)
- USTENSILES,
- 808. MM. Pottecher et Brunswig, à Bussang ( Vosges ); procédé de fabrication et de perfectionnement des cuillers en fer battu. (3 février. —15 ans.)
- VAISSEAUX.
- 80g. M. Howe, à Paris ; construction des vaisseaux et navires de tout échantillon, par une méthode nouvelle et perfectionnée, au moyen de l’application et de l’emploi des courbes et des arcs de cercle. ( 29 février. •— ï5 ans.)
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- 810. M. Zerman, à Paris; système de constructions navales. (29 mai.—15 ans.)
- VANNERIE.
- 811. M. Badin, à Paris; application d’une certaine substance à la confection de la vannerie fine et de fantaisie, et d’autres objets. (2 février.—i5 ans.)
- VAPEUR.
- 812. M. Black, de Londres, chez M. Per-pigna , à Paris ; perfectionnements apportés à la génération de la vapeur. ( 27 mars. — «4 ans.)
- VASES.
- 813. MM. Morize et Katard, à Paris; application dite proprette, faite aux burettes et carafes ordinaires. (9 février.-—15 ans.)
- VELOURS.
- 814* M. Mïlhaud, à Nîmes ( Gard ); moyen de fabriquer le velours à dessins, à libres palettes, etc., dit velours à lanières. ( 20 mars.— i5 ans.)
- 815. M. Fillier fils , à Lyon ( Rhône ) ; fabrication des velours unis et façonnés, et de tous genres d’étoffes damassées et brochées. (3o septembre.—15 ans.)
- VENTILATION.
- 816. M. Merle, à Paris; système de ventilation. (17 avril. —15 ans.)
- VERNIS.
- 817. M. Kila de Macabeo, à Perpignan (Pyrénées-Orientales); vernis à l’usage des chapeliers, dit vernis iberia. (22 janvier. —15 ans.)
- 818. MM. Japy frères, à Paris; composition de vernis résistant au feu, et son application à divers ustensiles de ménage. ( 18 février. — i5 ans.)
- VERRE.
- 819. M. Miller, de Londres, chez M. Truf-faut, à Paris; perfectionnements dans la fabrication de verres pour lampes. ( 17 janvier. — i3 ans )
- 820. M. B es semer, de Londres, chez M. Truffant, à Paris; perfectionnements dans la fabrication des plaques, feuilles ou vitres en verre. (29 janvier.—i3ans.)
- 821. Le meme; perfectionnements dans la fabrication du verre. (4 octobre.—14 ans.)
- 822. Le même; perfectionnements relatifs à certaines opérations qui se rattachent à la fabrication du verre. (26 décembre. —14 ans.)
- 823. MM. Godin et Hunost, à Rouen (Seine-Inférieure ) ; eau dite régénérateur des glaces , pour le nettoyage de toute espèce de verre. (3i janvier.—15 ans.)
- 82.4. MM. Drapier et Houtard, à Paris; système de fourche à porter le verre dite four-che à dresser. (2 février.—15 ans.)
- 825. MM. Lanoir et comp., à Rive-de-Gier ( Loire ) ; perfectionnements dans les fours à étendre le verre. (21 février.—15 ans.)
- 826. M. Godard, à Paris ; groupe de fours de verrerie à fusion et travail simultanés. (10 juin.—15 ans.)
- 827. M. Debruel, à Paris; procédé pour remplacer le verre dépoli, gravé et peint. (28 septembre. —15 ans.)
- 828. M. Berger-TValter, à Paris; procédés propres à la fabrication des verres de couleur pour illumination. (27 décembre. — i5 ans.)
- VERS A SOIE.
- 829. M. Lubac, à Etoile ( Drôme); appareil destiné à placer les vers à soie dans les meilleures conditions hygiéniques. (9 juin.
- i5 ans.)
- VÊTEMENTS.
- 830. M. TV a hl, à Bitschwiller (Haut-Rhin); fabrication de diverses espèces de vêtements au moyen d’une étoffe de laine déjà feutrée, mais non foulée. (18 mars.—15 ans.)
- 831. M. Bassié, à Bordeaux (Gironde); instrument propre à la mesure des habits pour hommes, dit bassiomètre. (21 novembre. — i5 ans.)
- VIANDES.
- 832. M. Tussand, à Paris; système de machines destinées à hacher les viandes et à former les saucisses. (11 décembre.—15 ans.)
- VINS.
- 833. M. Gonin, à Charnay (Saône-et-Loire); appareil applicable au traitement du vin et de
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- la bière, pendant leur fermentation, appareil dit préservateur. (i3 novembre.—15 ans.)
- VOITURES.
- 834- M. Lane, chez M. Truffaut, à Paris; perfectionnements dans divers appareils de voitures et machines employées sur les chemins de fer. (11 janvier.—13 ans.)
- 835. M. Reinhardt, à Ribeauvillé ( Haut-Rhin ); mécanique servant à faire rouler toutes sortes de voitures. (17 janvier.—15 ans.)
- 836. M. Ladague, à Paris; marchepied de voiture dit marchepied invisible. (12 février. — i5 ans.)
- 837. M. Barthélemy, à Paris; genre de chaîne élastique propre à remplacer les ressorts dans les voitures. (21 février. —15 ans.)
- 838. M. Sorlin, à Bauteux ( Nord ); perfectionnements apportés à un procédé applicable à la suspension des voitures. ( 16 mars. — 15 ans.)
- 83g. M. Ewans, de Londres, chez M. Mon-vignier, rue de la Verrerie, 7; perfectionnements dans la construction des waggons, voitures de chemins de fer et autres. ( g mai. — , 13 ans.)
- 840. M. Debain, à Paris; voiture mécanique. (20 juin.—i5 ans.)
- 84i• M. Dunn, de Londres, chez M. Truffant, à Paris; perfectionnements dans la fabrication des roues et essieux pour les équipages des chemins de fer, dans des mécanismes ou appareils destinés à placer les voitures sur une ligne de rails, à les mouvoir et à les tourner. (25 juillet. —13 ans.)
- 842. M. Seeghers, à Turcoing (Nord); amélioration dans la construction des voitures pour le service des chemins de fer. (12 août. — i4ans.)
- 843. M. Hayot-Heudiard, à Paris; système de voitures à quatre voues, qui permet d’en former à volonté un cabriolet ou un tilbury.
- ( 15 septembre. — 15 ans.)
- 844* Fieschi, à Paris , mécanique applicable aux charrettes pour empêcher la chute du cheval limonier. (11 novembre.—15 ans.)
- 845. MM. Gras et Théus, à Marseille ( Bouclies-dn-Rhône ) ; char tricycle ou cheval mécanique. (10 novembre. —15 ans.)
- 846. M. Mignard, à Belleville ( Seine ) ; appareil de sûreté pour les voitures dit tuteur du limonier. (16 novembre.—15 ans.)
- 847- M. Dupré, à Sablé ( Sarthe ) ; système à appliquer aux voitures suspendues, afm de les empêcher de verser. (25 novembre.— j 5 ans.)
- 848. MM. Benet, Reynaud et Lowairo, à Marseille ( Bouches-du-Rhône ) ; hypomécane, appareil mécanique en fer destiné à remplacer la force de plusieurs chevaux atelés à une voiture. ( 5 décembre.—15 ans.)
- 849. M. Mansell, de Londres, chez M. Merle, rue Vivienne, 18; perfectionnement dans la construction des voitures de chemin de fer et autres. (22 décembre.—i4ans.)
- ZINC.
- 850. M. Chevremont, chez M. Jodot, rue du Faubourg-Saint-Denis, 173; procédés propres à extraire plus économiquement le zinc des minerais qui le contiennent. ( 27 janvier. — i5 ans.)
- 851. M. Guinemer, à Paris; plombage du zinc. (i5 novembre. —15 ans.)
- 852. M. d'Arlincourt, à Sérifontaine (Oise); procédés galvaniques deplombage et d’étamage du zinc et de la tôle. (25 novembre. — 15 ans.)
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- QÜARMTE-IUJIIIÉB AN1ÉE. (N° DXLIY. ) OCTOBRE 1849.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — instruments de précision.
- Description d’un instrument nommé marégraphe, destiné à mesurer la hauteur
- des maréesy inventé par M. Chazallon et construit par M. Wagner neveu,
- horloger-mécanicien, rue Montmartre, 118.
- Cet instrument, qui a été l’objet d’un rapport favorable fait par M. Le Cha-telier, au nom du comité des arts mécaniques, rapport publié dans le Bulletin du mois de juin dernier, p. 2AA, est représenté sous ses divers aspects pl. 1115.
- La fig. 1 est une élévation vue de face.
- Fig. %. L’instrument vu par le bout.
- Fig. 3. Élévation latérale du côté du mouvement d’horlogerie.
- Fig. A et 5. Vue de face et de profil de la roue de mouvement montée sur l’axe du tambour.
- Fig. 6, 7, 8. Le chariot avec son crayon ou sa pointe, vu de face et de profil.
- Fig. 9. Roue d'échappement.
- Fig. 10, 11 et 1%. Détails de l’axe de la grande poulie et des galets sur lesquels il roule.
- Le marégraphe se compose des pièces suivantes : 1° un cylindre métallique A placé horizontalement et dont l’axe roule librement sur un système de galets en bronze a, fixés sur un bâti en fonte de fer B. Ce cylindre, qui, dans les grands instruments, a 0m,92 ou 0m,A6 de diamètre, selon qu’il fait sa révolution en quarante-huit heures ou en vingt-quatre heures, et 0m,80 à lm,50 de longueur, selon la hauteur des marées et le lieu auquel il est destiné, est re-
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- OUARANTE-HOIIIÉME MIE, (N° DXLIY. ) OCTOBRE 1849.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — instruments de précision.
- Description d’un instrument nommé marégraphe, destiné à mesurer la hauteur
- des marées, inventé par M. Chazallon et construit par M. Wagner neveu,
- horloger-mécanicien, rue Montmartre, 118.
- Cet instrument, qui a été l’objet d’un rapport favorable fait par M. Le Cha-telier, au nom du comité des arts mécaniques, rapport publié dans le Bulletin du mois de juin dernier, p. 244, est représenté sous ses divers aspects pl. 1115.
- La fig. 1 est une élévation vue de face.
- Fig. 2. L’instrument vu par le bout.
- Fig. 3. Élévation latérale du côté du mouvement d’horlogerie.
- Fig. 4 et 5. Vue de face et de profil de la roue de mouvement montée sur l’axe du tambour.
- Fig. 6, 7, 8. Le chariot avec son crayon ou sapointe, vu de face et de profil.
- Fig. 9. Roue d échappement.
- Fig. 10, 11 et 12. Détails de l’axe de la grande poulie et des galets sur lesquels il roule.
- Le marégraphe se compose des pièces suivantes : 1° un cylindre métallique A placé horizontalement et dont l’axe roule librement sur un système de galets en bronze a, fixés sur un bâti en fonte de fer B. Ce cylindre, qui, dans les grands instruments, a 0m,92 ou 0m,46 de diamètre, selon qu’il fait sa révolution en quarante-huit heures ou en vingt-quatre heures, et 0m,80 à lm,50 de longueur, selon la hauteur des marées et le lieu auquel il est destiné, est re-
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- 4(U , ARTS MÉCANIQUES,
- couvert de bois, puis de drap ; ce dernier est fixé à chaque extrémité par un cercle en cuivre portant des divisions de demi-heure en demi-heure ; les heures sont également gravées sur les cercles et correspondent à celles du cadran du mouvement d’horlogerie. Le drap est disposé pour recevoir une feuille de papier tendue et collée et enveloppant sa circonférence.
- T Un mécanisme d’horlogerie C, placé à l’une des extrémités du cylindre, et avec lequel il est mis en communication au moyen de la roue b, qui lui imprime le mouvement. Ce mécanisme, mu par un poids D, est réglé par les oscillations d’un pendule E battant la seconde ; il indique l’heure, les minutes et les secondes sur deux petits cadrans placés sur sa face extérieure ; il marche huit jours sans être remonté et est enfermé dans une cage en bois et cuivre F. Ce mouvement est muni 1° d’un compensateur destiné à corriger les variations résultant des changements de température, d’un ressort moteur auxiliaire pour entretenir la marche pendant qu’on remonte le poids D, 3° d’une disposition nouvelle pour empêcher les chevilles d’être forcées, et 1° d’un embrayage pour rendre à volonté le cylindre A indépendant du mouvement d’horlogerie.
- 3° Une forte règle G parfaitement droite placée sur le haut et au milieu du cylindre et parallèlement à celui-ci : elle sert de guide à un petit chariot H, fig. 6, 7 et 8, qui doit parcourir toute sa longueur, et est ramené du côté de l’horloge par un contre-poids I; ce chariot porte un crayon ou une pointe sèche c, qui imprime sur le papier enveloppant le cylindre une trace de son passage. Le petit chariot, roulant sur un ensemble de cinq galets d, est muni de crochets avec vis de rappel pour déterminer facilement la longueur des fils qui le font mouvoir. Le portecrayon glisse dans un tube fixé au chariot et porte à sa partie supérieure un petit vase e servant à recevoir le lest nécessaire à la pression du crayon.
- 4l° Un flotteur I, en cuivre rouge étamé sur toutes ses faces pour éviter l’oxydation : il est placé dans un puits pratiqué autant que possible perpendiculairement au-dessous de l’instrument; il imprime un mouvement rectiligne au chariot. Le puits est suffisamment profond pour que dans les plus basses marées l’eau qui s’y trouve reste, par une ouverture réservée, en communication avec celle de la mer. Un fil métallique f relie le flotteur au petit chariot portecrayon, qui, toutefois, n’accomplit que le dixième du parcours perpendiculaire du flotteur. Cette réduction du parcours du chariot est obtenue au moyen de deux poulies fixées sur un même axe J, qui roule librement sur des galets g g. La poulie K, qui reçoit le fil attaché au flotteur, a un diamètre dix fois plus grand que la poulie L, qui transmet, au moyen d’un deuxième fil h passant sur des poulies de renvoi i î, le mouvement au
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- INSimWENTS DK PRfcCTSIOX.
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- petit chariot. L’axe J, portant une poulie 0 qui sert à tendre le fil du flotteur, est fileté à ses deux extrémités, comme on le voit fig. 2 ; les galets gr gf, sur lesquels il roule, sont à rainure circulaire. Cette disposition a pour but de forcer l’axe et les poulies de se transporter à droite ou à gauche, selon leur mouvement de rotation, afin d’éviter que les fils de l’une et de l’autre poulie ne puissent se superposer et changer leur rapport de diamètre.
- 5° Une règle en fer M, placée au-dessus du cylindre et un peu sur le côté. Sur cette règle sont montés, de 10 en 10 centimètres, et dans des chapes mobiles , de petits rouleaux k k armés, sur leur circonférence, de pointes en acier, pour marquer à travers le papier une série de petits trous formant une ligne indiquant la hauteur correspondante des marées, de mètre en mètre. Les chapes de ces petits rouleaux sont indépendantes et mobiles chacune sur un axe ; les rouleaux sont pressés contre le papier au moyen d’un poids curseur ajouté à coulisse sur leur chape, afin d’augmenter ou de diminuer la pression selon la résistance que présente le papier à être percé.
- Le bâti en fer B porte, sur un des côtés, deux potences destinées à recevoir un rouleau N de la longueur du cylindre, et qu’on place parallèlement à ce dernier ; sur ce rouleau on emmagasine le papier nécessaire pour le service pendant quelques mois.
- Au lieu d’employer un crayon pour reproduire, sur le papier enveloppant le cylindre, par des traces directes, la marche du chariot ou la hauteur des eaux, on peut se servir d’une pointe sèche qui presse sur une bande de papier à décalquer ou enduit de plombagine, tendue légèrement à une petite distance de la surface du cylindre ; cette pointe, par une légère pression , détache la plombagine de la bande pour la transporter sur le papier enveloppant le cylindre. Pour qu’elle ne passe pas constamment sur la même ligne de la bande, cette dernière est montée sur châssis mobile P, qui reçoit un mouvement de déplacement dans un sens perpendiculaire à la marche de la pointe par deux excentriques m fixés sur l’axe du cylindre.
- Fonctions de Vinstrument. Lorsque l’eau de la mer se retire, le flotteur qui surnage descend et entraîne avec lui le fil et le petit chariot. Lorsque, au contraire, l’eau s’élève dans le puits par le retour de la marée, le flotteur monte, le contre-poids l, moins puissant que le flotteur, placé de l’autre côté du chariot, entraîne celui-ci dans une direction opposée. Comme le cylindre revêtu de papier continue de tourner régulièrement pendant les périodes du mouvement des eaux et que le papier se trouve lui-même divisé de demi-heure en demi-heure, il en résulte que tous les phénomènes en hauteur de la surface des eaux se trouvent reproduits sur le papier et correctement en regard des heures correspondantes de l’horloge. ( D. )
- Qaarante-huitième année. Octobre 1849. 30
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- ARTS MECANIQUES.
- INSTRUMENTS D’OPTIQUE.
- Description d’un microscope; par M. L. Chevalier, ingénieur-opticien,
- quai de l’Horloge, 65,
- M. Barre, dans un rapport fait au nom du comité des arts économiques, et publié p. 302 du Bulletin de juillet dernier, a rendu un compte favorable de ce microscope, qui est employé avec succès pour la vérification des marques apposées sur les bijoux d’or et d’argent.
- Cet instrument est représenté pi. 1116.
- La fig. 1 est une section verticale du microscope, monté de toutes ses pièces et fixé à baïonnette sur sa boîte.
- Fig. 2. Porte-objet vu en plan et détaché.
- Fig. 3 et 4. Autre porte-objet servant de pinces pour saisir les bijoux soumis à la vérification.
- Fig. 5. Plaque fixée au-dessous du corps du microscope et dont les pattes entrent dans les entailles d’une pièce adaptée au couvercle de la boîte.
- Fig. 6. Élévation du porte-oculaire.
- Fig. 7. Le même vu en plan.
- Fig. 8. Section verticale de l’oculaire.
- Ces trois dernières figures sont dessinées de grandeur naturelle.
- Les mêmes lettres désignent les mêmes objets dans toutes les figures.
- À, boîte en acajou dans laquelle l’instrument est placé, après avoir été démonté. Quand on veut le mettre en opération, on le fixe sur le couvercle de la boite par un mouvement à baïonnette de la plaque a.
- B, corps du microscope.
- C, tuyau entrant à frottement doux dans le tube B.
- D, douille montant et descendant le long de ce tube à l’aide d’une crémaillère b dans laquelle engrène un pignon c monté sur l’axe d’un bouton godronné E. Cette douille sert à régler la distance entre le porte-objet F et le porte-oculaire G.
- H, tube horizontal faisant corps avec le tuyau C, et dans lequel s’engage un autre tuyau I, terminé par un écrou d qui reçoit la vis de rappel e; cette vis est menée par un bouton godronné J , et fait rentrer ou sortir le porte-oculaire G, monté sur un levier coudé K. A ce levier est attaché un petit tube f formant ressort qui s’engage dans celui I. De cette manière on règle exactement la position de l’oculaire par rapport au porte-objet; ce dernier est terminé par une partie sphérique engagée entre deux mâchoires serrées par un bouton à vis L, afin de pouvoir donner au porte-objet toutes les positions
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- VOITURES.
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- désirables. Lorsque l’objet à vérifier a besoin d’être retourné, on le saisit entre les doux viroles g g montées sur une vis M, mobile dans tous les sens comme la pièce F ; enfin, si la pièce est très-mince, on l’engage dans la fente de la pièce N, fig. k.
- L’oculaire O, fig. 8, composé de deux lentilles h, i, se place sur le cercle G, qui est susceptible de prendre un double mouvement de rotation sur la vis k et sur les deux pivots 11. (B.)
- VOITURES.
- Description d’un mécanisme nommé cale à fléau, applicable aux voitures ; par M. Bouhon, place Dauphine„ 7.
- On trouve dans lé Bulletin du mois de juillet dernier, p. 289 , un rapport de M. Benoît, fait au nom du comité des arts mécaniques, sur le mécanisme dont nous donnons aujourd’hui la description.
- La fig. 1, pl. 1117, représente une élévation latérale d’une charrette à deux roues munie du mécanisme dit cale à fléau > destiné à enrayer les roues dans les montées ou les descentes.
- Fig. 2. La même vue en dessous.
- Fig. 3. Élévation vue par derrière montrant les mentonnets engagés entre les rais des roues.
- Fig. A et 5. Élévation et plan d’une partie d’un autre mécanisme ayant le même objet.
- Fig. 6 et 7. Vue de face et de profil des mentonnets. Ces quatre dernières figures sont dessinées sur une plus grande échelle.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- a3 traverse fixée au-dessous des brancards de la charrette, b, tringle de fer attachée à cette traverse et articulée avec un levier coudé c. d, mentonnets montés sur la tringle b, et qui, en s’abattant, s’engagent entre les rais des roues et arrêtent leur mouvement, e, corde attachée à un levier coudé f et au moyen de laquelle on relève les mentonnets pour dégager les roues. ( D.)
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- ARTS CHIMIQUES.
- VINS.
- Suite du mémoire de M. de Yergnette-Lamotte sur la physiologie de la vigne, et plus spécialement sur la physiologie du pineau cultivé dans la Côte-d'Or (1).
- Essais analytiques sur diverses espèces de moût.
- Nous soumettrons à l’analyse les trois sortes de moût qu’on peut extraire du raisin, et nous donnerons comparativement les résultats, de manière que l’on puisse saisir plus facilement les différences qu’ils présentent dans leur composition. En prenant la densité de ces moûts, après les avoir préalablement filtrés, nous trouvons (année 1844* ) 1107 pour la densité du moût le plus liquide,
- 1110 pour la densité du moût du parenchyme,
- 1112 pour la densité du moût de l’enveloppe membraneuse.
- Le premier de ces moûts présente une teinte légèrement rosée, le second est d’un jaune abricot, enfin le dernier est d’un rose assez vif, et la saveur en est éminemment sucrée. La gélatine trouble à peine les moûts n° 1 et n° 3; elle trouble d’une manière assez prononcée le moût extrait du parenchyme. Les acides minéraux avivent la couleur rose de ces liquides; les alcalis ne les troublent point davantage, et font passer la couleur au bleu. L’eau de chaux donne, dans tous ces moûts, un précipité floconneux abondant de couleur jaune verdâtre; à ce précipité adhèrent une assez grande quantité de petites bulles de gaz perceptibles à la loupe : il se rassemble facilement au fond d’une capsule de porcelaine à la chaleur du bain-marie. Ce précipité est composé en grande partie de tartrate de chaux, et le moût n° 1 de la cellule est celui qui en contient la plus forte proportion. En soumettant chacun de ces liquides à la température de l’ébullition, ils ne tardent point à se troubler et laissent déposer plus ou moins de ferment. C’est le moût intermédiaire qui nous en offre davantage. Si, après avoir filtré ces liquides et les avoir à nouveau soumis à la température de l’ébullition, qui n’y détermine plus de précipité , on les traite par l’alcool rectifié, on obtient un abondant précipité floconneux ayant la texture fibrineuse, et que nous avons reconnu pour du mucilage. Un caractère particulier à ce précipité est qu’à chacune de ses parcelles adhèrent de petites bulles de gaz visibles à la loupe ; ce gaz ne peut être attribué aux fluides aériformes tenus en dissolution dans tous les liquides, car l’ébullition les en eût privés : il est donc probable que l’alcool forme ce précipité mucilagineux à la suite de quelque décomposition opérée dans le suc, et on en conclurait que les fluides gazeux qui concourent à la circulation végétale adhèrent, comme chimiquement, à quelque autre des principes constituants de l’organisme auprès desquels ils joueraient le rôle de base ou d’acide. Nous ajouterons que le précipité mucilagineux est surtout abondant dans le moût du parenchyme. Enfin, si nous recherchons dans lequel de ces trois liquides domine la matière sucrée, nous verrons qu’elle abonde surtout dans le moût de l’enveloppe membraneuse (2).
- (1) Voyez Bulletin de septembre, p. îOO.
- (2) J’indiquerai sommairement les procédés d’analyse dont je me suis servi pour l’essai des moûts. 1° En soumettant à l’ébullition un poids déterminé de moût, tout le ferment s’en sépare et se précipite au fond du matras ; 2° après avoir décanté et filtré la liqueur, je la soumets, pour la détermination du
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- VINS, '
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- En comparant le moût des raisins que l’on récolte dans une vigne peu garnie, avec le moût des raisins qui proviennent d’une vigne dont les ceps sont très-rapprochés, j’ai reconnu que dans le suc de ces derniers fruits dominaient le mucilage et les acides libres. Dans le premier moût, le sucre et les matières colorantes sont en plus forte proportion.
- Les raisins cueillis dans une vigne jeune ou trop renouvelée par le provignage donnent des résultats analogues; ils contiennent beaucoup moins de tanin, de sucre et de matières colorantes que les raisins récoltés sur de vieux sujets.
- Dans les vignes que l’on surcharge d’engrais animaux, on obtient des moûts qui présentent tous les caractères des moûts provenant de jeunes vignes, et contiennent en outre, comparativement, une plus forte proportion de ferment.
- À la suite des pluies qui surviennent quand le raisin est en maturité, le moût se charge d’une grande quantité d’eau et de substances mucilagineuses, et cela en proportion d’autant plus forte que le cep est plus jeune, et la vigne qui a produit le raisin est plus garnie.
- On observe constamment une densité plus considérable dans le suc des raisins qui sont cueillis sur les vieux ceps dont les longues souches traînent à la surface du sol.
- La pourriture, les gelées d’automne, la grêle déterminent, dans le suc des raisins, des modifications de composition très-nettement tranchées ; les altérations organiques du fruit qui en sont la conséquence augmentent les proportions de mucilage et d’acide libre qu’il contient : on y trouve, en outre ( surtout pour les raisins gelés ), une certaine quantité d’acide acétique.
- Nous concluons de ces essais qualitatifs, 1° que le mucilage, le tanin, la fibre végétale se rencontrent principalement dans le parenchyme qui adhère au pépin ; 2° que le ferment et l’acide malique résident dans la partie la plus liquide de la baie, et qu’on les rencontre en plus forte proportion dans les raisins récoltés sur des sujets jeunes ou très-chargés d’engrais azotés ; 3° enfin que les substances sucrées, colorantes et salines dominent dans l’enveloppe membraneuse du grain, et dans les moûts qui proviennent des vignes les plus vieilles et les moins garnies.
- Physiologie du pépin.
- Le pépin du raisin joue un rôle important dans la vinification. Nous avons vu quels étaient ses caractères, et nous avons distingué, dans son organisme, la pellicule ou tunique qui recouvre la boîte osseuse, cette boîte osseuse, enfin l’amande quelle renferme et la peau fine qui enveloppe cette amande. Desséchés à la température de
- sucre, aux méthodes analytiques de M. Barestvill; 3° pour doser le mucilage, je prends une autre portion de la liqueur dont on a préalablement séparé le ferment, et après l’avoir évaporée à consistance demi-sirupeuse, je la reprends par l’alcool, qui précipite tout le mucilage; 4° enfin, au moyen de liqueurs normales spéciales, je détermine soit les quantités d’acide libre, soit les quantités de tanin et de matières colorantes; 5° par l’incinération et l’analyse des résidus, je dose les substances inorganiques ; 6° en desséchant à 110° un poids déterminé de moût et évaporant à sicciié, j’ai la proportion d’eau qu’il contient. *
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- ARTS CHIMIQUES.
- 110 degrés centig., ces pépins perdent 25 pour 100 de leur poids. Par l’incinération, on en obtient, pour 1 gramme, 0.027 de cendres, dont 0.002 en sels solubles et 0.025 en sels insolubles. Le résidu insoluble fait effervescence avec les acides, mais il contient surtout beaucoup de phosphate de chaux.
- En enlevant avec soin les tuniques d’un certain nombre de pépins, et les traitant par l’eau à 15° de température d’abord, puis par l’eau bouillante, enfin par l’alcool, j’ai trouvé que, si la liqueur de la première opération précipitait déjà très-sensiblement par la gélatine, la dissolution obtenue au moyen de l’ébullition était éminemment chargée de tanin ; enfin la teinture alcoolique contenait des substances colorantes et résineuses.
- Il était important de savoir si le tanin appartenait seulement à la tunique du pépin ; aussi, après avoir dénudé complètement une certaine quantité de pépins au moyen de l’acide sulfurique convenablement étendu d’eau, j’ai soumis ces pépins, préalablement lavés, à l’action de l’eau à 100, et j’ai reconnu que la liqueur précipitait à peine par la gélatine.
- Enfin l’amande du pépin donne une huile douce dont on a déjà tiré parti dans l’industrie , et la pellicule de cette amande contient un principe amer probablement analogue à celui qui est renfermé dans la semence de tous les fruits à noyau. De ces essais nous pouvons conclure ces deux faits importants , 1° que le tanin du raisin réside spécialement dans la tunique du pépin, 2° qu’à la température de 15° cent, l’eau et le moût ne dissolvent qu’une faible partie de ce tanin.
- La décoction de pépins dans l’eau distillée bouillante donne une liqueur jaune brun qui présente tous les caractères de l’infusion de noix de galle, et se comporte de la même manière sous l’action des réactifs. La chaux «précipite de cette dissolution les tartrates, les malates et le tanin, car la liqueur qui reste après la filtration n’est plus troublée par la gélatine. Si, au contraire, quand on a filtré l’infusion de pépins dont la gélatine a préalablement séparé le tanin, on traite la liqueur par l’eau de chaux, la chaux donne alors un précipité composé seulement de tartrates et malates insolubles. De la décoction de pépins comme de l’infusion de noix de galle nous pouvons extraire de l’acide gallique , et il s’y dépose, à la longue, un précipité blanc entièrement analogue au précipité qui se détermine dans l’infusion de galle, et composé principalement de sulfate et gallate de chaux. Le tanin extrait du cachou n’est plus identique.
- De la pellicule du grain du noirien et de la matière colorante.
- En prenant les pellicules d’un nombre déterminé de grains et les lavant à l’eau distillée froide jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de réaction acide et que les eaux de lavage ne dissolvent plus rien, on trouve que l’enveloppe membraneuse abandonne à l’eau une très-faible quantité de matières colorantes ; si, dans cet état, on les dessèche à l’air, on trouve qu’elles entrent pour 7,15 pour 100 dans le poids de la baie. En faisant digérer ces pellicules dans l’alcool, on dissout toute la matière colorante ; il ne reste plus, après cette opération, qu’un parchemin incolore, et on trouve que la matière colorante entre
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- pour 66 pour 100 environ dans le poids de la pellicule; le grain en contient au moins 4 pour 100 de son poids total ( récolte de 1844 ).
- La pellicule du raisin contient une matière colorante bleue que rougissent les acides, et une matière colorante jaune que les alcalis font passer au brun, tandis que les acides la blanchissent entièrement; ces deux matières colorantes sont peu solubles dans le moût et dans l’eau froide, mais très-solubles dans l’alcool. L’éther ne dissout pas la matière colorante bleue et dissout bien la matière colorante jaune ; ces deux substances se trouvent en proportions variables dans la pellicule du raisin ; la matière colorante bleue se précipite la première de la dissolution alcoolique.
- En traitant par l’alcool la pellicule du raisin blanc dit chardenet ou noirien blanc, j’ai dissous une matière colorante jaune ayant la couleur de l’huile d’olive. Cette couleur est fortement blanchie par les acides ; elle passe au brun sous l’action des alcalis. Ces dissolutions de substances colorantes extraites des pellicules avaient une odeur très-agréable. J’en ai conclu que la pellicule du raisin contenait une huile essentielle odorante particulière; ce que confirme, d’ailleurs, l’aspect de certains raisins dans lesquels l’enveloppe du grain présente, au microscope, la texture rugueuse de l’écorce d’orange. J’ai, en outre, observé que les dissolutions alcooliques de matières colorantes laissaient surnager à la surface du liquide, quand on l’étendait d’eau, de petites taches huileuses opaques, ayant l’aspect des plaques graisseuses que le bouillon de bœuf projeté en petite quantité dans l’eau froide produit à sa surface.
- Par l’incinération, ces pellicules donnent en cendres, pour 1 gramme, 0,048 de résidu, dont 0,003 en sels solubles et 0,045 en sels insolubles. Le résidu insoluble fait fortement effervescence avec les acides; il contient donc une grande quantité de carbonate de chaux, et on y trouve, en outre, des traces très-appréciables de fer.
- La gélatine ne donne qu’un faible précipité dans la liqueur que l’on obtient en faisant digérer la pellicule dans l’eau; cependant elle contient sensiblement plus de tanin que les sucs de la baie.
- Puisque le tanin est un des agents conservateurs du vin et que cette substance domine surtout dans le pépin, j’ai dû rechercher quelle était la richesse du noirien comparativement à d’autres variétés pour des fruits récoltés dans la même année. S’il est facile de déterminer le volume d’un grain de raisin, il n’en est point ainsi du pépin, dont la forme irrégulière se prête peu à une évaluation suffisamment exacte. Pour arriver à ce cubage, j’ai déduit le volume des pépins du volume d’eau alcoolisée qu’ils déplacent dans une éprouvette graduée avec soin. J’ai, par ce procédé , évalué le rapport du volume des pépins à celui du grain dans diverses variétés de raisins (1).
- Dans le noirien ( récolte de 1844 ), nous avons trouvé en moyenne, 2,05 pépins par grain; ces pépins cubant 0,000025, le volume du grain est de 0,000115; le rapport de ces deux nombres est de 0,227. En soumettant aux mêmes observations les
- (1) J’ai dû employer l’eau alcoolisée, parce que dans l’eau distillée pure une partie des pepius surnageait. En coupant le petit pédicelle du grain au lieu de l’en détacher, ce qui pourrait vider la baie, on peut aussi évaluer le volume du grain au moyen de l’éprouvette remplie d’eau alcoolisée.
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- grains des chasselas, où nous trouvons 2,10 pépins par grain pour un diamètre de 0,02, ceux du chardenet, du pineau gris, du gamay rond, etc., nous avons obtenu les chiffres suivants :
- Pineau gris. Noirien. Chasselas. Gamay.
- Diamètre du grain 0,015 0,014 0,02 0,016
- Volume de dix grains 0,000142 0,000115 0,000333 0,000172
- Nombre de pépins (correspondant). . 19,50 23,50 21,00 11,50
- Volume des pépins 0,00002 0,000025 0,000022 0,000011
- Rapport du volume des pépins à celui de la baie 0,14 0,227 0,t04 0,094
- Il résulte de ce tableau que, d’après la seule détermination du volume de ses pépins, le noirien, par son organisme, est, parmi les raisins soumis aux essais, celui qui doit être le plus riche en tanin. Nous verrons, ailleurs, que la tunique du pépin n’est pas, dans toutes les variétés, également pourvue de ce tanin; ainsi, par exemple, toutes les variétés blanches en contiennent beaucoup moins que les variétés rouges. J’ai trouvé aussi que les raisins cueillis sur les jeunes ceps présentaient, pour la même nature de cepage, une infériorité notable pour le rapport du volume des pépins au volume de la baie.
- De la grappe du noirien.
- La grappe du noirien joue-t-elle, au point de vue chimique, un rôle utile dans la vinification? Etant généralement soumise, avec la baie, au travail de la cuve, j’ai dû étudier quelles sont ses principales propriétés. Par des essais qui ont porté sur un assez grand nombre de raisins parvenus à un développement normal, j’ai trouvé qu’en moyenne le noirien contenait 3,23 pour 100 de son poids en grappe. Desséchées à 110° cent., ces grappes perdent 66 pour 100 de leur poids; incinérées, elles donnent en cendres, pour 1 gramme, 0,06 de résidu dont 0,004 en sels solubles et 0,056 en sels insolubles.
- L’infusion à 100° de la grappe dans l’eau distillée laisse un résidu ligneux et inorganique insoluble qui s’élève à 85 pour 100 du poids primitif. La dissolution a une réaction légèrement acide; en la rapprochant à une douce chaleur, elle dégage une odeur de moût cuit ; sa couleur est d’un jaune brun, sa saveur plutôt douceâtre qu’acerbe ; la gélatine donne un précipité peu abondant dans cette liqueur. Les acides minéraux ne la troublent point ; le sous-carbonate de potasse la trouble légèrement. Par l’alcool on obtient un précipité abondant de mucilage; l’eau de chaux y détermine un dépôt floconneux de couleur fauve, reconnu pour un mélange de tart.rate et de malate de chaux. En exprimant le suc de la rafle, on y reconnaît, d’ailleurs, une assez forte proportion de ferment.
- Il résulte de ces faits que la grappe ne doit pas céder au vin une grande quantité de substances propres, puisque, à 100°, elle n’abandonne à l’eau que 15 pour 100 de son poids, ou 0,48 pour 100 du poids du raisin, et que, à 20°, le moût ne dissoudra qu'une bien faible quantité de parties solubles; î’aleool du vin pourra bien, à la dernière période de la fermentation. dissoudre en petites proportions la matière colo-
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- rante verte de la grappe et pénétrer la fibre ligneuse en se combinant à l’eau qu’elle contient. On voit, d’ailleurs, que la grappe renferme beaucoup moins de tanin qu’on l’a cru jusqu’alors, et que, si les vins provenant de raisins non écrasés sont souvent plus âpres qu’ils l’eussent été avec l’aide de l’égrappage, cela tient probablement à ce que, dans l’acte de la vinification, la rafle agit mécaniquement, pour mieux favoriser la pénétration des liquides au travers du marc de la cuve et la mettre ainsi en contact plus complet avec les pépins du raisin.
- Essais qualitatifs sur la composition du moût de quelques raisins développés dans des circonstances particulières.
- La grêle, la pluie, la pourriture, le froid, l’effeuillage des ceps, etc., etc., ont une action marquée sur les qualités du vin que l’on extrait des raisins qui ont subi ces influences ; j’ai recherché quelles modifications il en était résulté dans la composition du moût.
- Relativement à la densité du moût, le tableau suivant en donne le relevé, dans plusieurs circonstances que l’on a spécifiées. Pour obtenir des résultats comparables , j’ai dû opérer sur des raisins de la même vigne, placés, autant que possible, dans des conditions analogues.
- Densités de diverses espèces de moûts ( récolte de 1845 ).
- Dans un raisin normal (n* l), 1,083.
- Dans un raisin dont le sarment avait été coupé au noeud immédiatement supérieur (n° 4), 1,077.
- Dans un raisin entièrement pourri (n° 7),
- 1,104.
- Dans un raisin grêlé ( le moût du raisin du même cep avait, auparavant, une densité de 1,082) (n° 10),
- 1,086.
- Dans un raisin dont tout le cep avait été effeuillé trois semaines à l’avance (n° 2),
- 1,078.
- Dans un raisin dont le sarment avait été rogné, en juillet, aux deux tiers de sa longueur (n° 5),
- 1,085.
- Dans un raisin mi-mûr, dit recoquet (n° 8),
- 1,069.
- Dans un raisin conservé à l’abri pendant quinze jours sur une claie ( le moût du raisin du même cep avait, à la cueillette, une densité de 1,080) (n° il), 1,095.
- Dans un raisin dont la partie inférieure seule du cep avait été effeuillée (n° 3),
- 1,085.
- Dans un raisin demi - pourri
- (n° 6),
- 1,084.
- Dans un raisin qui avait subi vingt-quatre heures de pluie ( le moût du raisin du même cep avait, avant la pluie, la densité de 1,082) (n‘ 9), 1,075.
- Dans un raisin qui avait subi un coup de gelée d’automne ( le moût du raisin du même cep avait, à la cueillette, une densité de 1,083) (n° 12),
- 1,079.
- Le moût ( n° 1 ) avait une teinte jaune abricot ; la saveur acide et mucilagineuse dominait (1).
- Comparativement au moût n° 1, le moût n° 2 était d’un rose vif, la saveur acide était
- (1) Nous donnerons ailleurs, comparativement à celui d’autres récoltes, l'analyse quantitative de ce moût.
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- fortement prononcée, et, en dernière analyse, il contenait plus de matières colorantes, moins de sucre et plus d’acides libres que le moût n° i.
- Le moût n° 3 était d’un jaune abricot, plus sucré, et moins acide que le précédent; il était moins riche en substances colorantes.
- Le moût n° 4 était comparable, en tous points, au moût n° 2.
- Le moût n° 5 était analogue au moût n° 1.
- Le moût n° 6 présentait une couleur terne et avait une saveur douceâtre. Soumis aux essais analytiques dont j’ai parlé ci-dessus , il y avait, dans ce raisin , une destruction partielle de la matière colorante et développement de la partie mucilagineuse de la baie.
- Dans le moût n° 7 il y avait destruction complète de la matière colorante, affaissement et presque adhérence, en certains points, de l’épiderme de la pellicule sur le pépin; saveur repoussante, abondance de mucilage. Dans la même vigne, les raisins ga-mays, les pineaux gris et les fruits des jeunes ceps avaient moins longtemps résisté à la pourriture que le noirien. ( Au 27 octobre 1845, le noirien était lui-même complètement désorganisé. )
- Le moût n° 8 , d’une couleur rouge clair très-pâle, est éminemment acide ; la gélatine y détermine un précipité assez abondant, précipité que l’on doit probablement attribuer plutôt à l’action de l’acide sur la gélatine qu’à la présence du tanin.
- Le moût n° 9 était à saveur fade et éminemment aqueuse ; l’acidité paraissait plus enveloppée que dans le moût n° 1.
- Le moût n° 10 avait une saveur particulière, le goût d’évent. Au point frappé par la grêle, le grain avait été éventré, et le parenchyme était devenu opaque ; il y avait eu épanchement des portions les plus fluides du suc ; voilà pourquoi la densité avait augmenté. Le moût du raisin grêlé est aussi riche en substances mucilagineuses.
- Le moût n° 11 avait une saveur sucrée plus prononcée ; la réaction acide avait diminué, la substance colorante paraissait plus vive.
- Le moût n° 12 contenait une notable quantité d’acide acétique ; il était d’un rose pâle et terne.
- De la sève.
- La composition des liquides qui circulent dans les cellules du sarment varie suivant l’époque à laquelle ils ont été recueillis. Ainsi la sève que l’on obtient de la vigne, avant qu’il y ait aucune trace dans la végétation, contient une grande quantité d’eau et un peu de sulfate de potasse, de chlorhydrate de soude, et des traces de sels ammoniacaux. Plus tard, indépendamment de l’eau et des fluides aériformes qui sont dissous dans la sève, nous y trouvons des acétates et des tartrates de potasse, du carbonate et du phosphate de chaux, enfin une assez forte proportion de mucilage.
- Pour se procurer la sève, il suffit de piler, dans un mortier de porcelaine, des rejets de vigne ; on en exprime un suc à réaction éminemment acide, qui contient une matière colorante insoluble dans l’eau, du ferment qui se précipite promptement au contact de l’air et sous l’action de la chaleur, enfin les sels et les substances organiques
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- que nous avons indiqués plus haut. En lavant le mare à plusieurs eaux, on dissout encore une certaine quantité de ces mêmes matières. Si on traite par l’alcool rectifié ce marc dûment lavé et exprimé, on obtient une liqueur d’un vert foncé contenant la matière colorante propre aux tissus ligneux de la vigne ; cette substance, par la façon dont elle se comporte avec les réactifs , est absolument identique à la chlorophylle des feuilles. Enfin nous avons vu que, si on opère sur des sarments déjà mûrs, en en extrayant k sève par la mise en digestion de ces ligneux avec l’eau, on obtient des dissolutions surtout,. iches en mucilage, en tanin, en amidon, en matières colorantes et résineuses. A cette époque, les liquides de la sève sont beaucoup moins riches en principes inorganiques. Nous savons, d’ailleurs, que le bitartrate de potasse et le phosphate de chaux sont des sels très-peu solubles; l’excès d’acide que contient la sève aide à les amener dans la circulation végétale.
- De la circulation végétale.
- En nous appuyant sur les faits qui viennent d’être exposés, il nous sera facile de nous rendre compte de plusieurs phénomènes de la circulation végétale.
- Nous avons vu que la tige sarmenteuse de la vigne se ramifiait de deux manières : d’un côté, elle s’attache à la terre par les dernières subdivisions du chevelu de ses racines; de l’autre , elle tient à l’atmosphère au moyen des aigrettes aspiratoires qui tapissent le dessous de ses feuilles. Cette distinction nous porte à examiner deux ordres de fonctions dans la végétation de la vigne : 1° les fonctions des racines et la part que prennent à la végétation les substances de nature organique ou inorganique dans lesquelles elles pénètrent ; 2° la fonction des feuilles, et la part que dans ces phénomènes de développement on peut attribuer aux gaz de l’atmosphère.
- Je rappellerai qu’il résulte de nos études sur les diverses parties constituantes d’un cep, que les différentes parties de cet organisme sont implantées les unes sur les autres , et que chacune d’elles , prise isolément, est un organe imperforé qui jouit d’une circulation particulière des liquides qu’il renferme. Ainsi, en examinant la structure d’un grain de raisin, le pédicelle de la grappe s’ouvre pour l’insertion d’un petit corps conique, auquel adhèrent les cordons nourriciers du grain et des pépins, sans qu’il y ait communication immédiate des vaisseaux du pédicelle avec ceux de ce petit corps; la circulation propre du grain part de ce point, et là où la pellicule est en contact avec le pédicelle il y a indépendance complète des deux organes. La baie se trouve fermée par-une juxtaposition exacte de son enveloppe contre le pédicelle, sans qu’il y ait communication des vaisseaux circulatoires de ces deux parties du grain. Il en est de même de la disposition qu’affectent les diverses ramifications de la tige, la grappe, les feuilles, les nervures des feuilles, les pépins, etc., etc.
- Cela posé, voyons d’abord comment fonctionnent les racines de la plante, puisqu au sortir de l’hiver ce sont les seuls organes nourriciers qui subsistent. Nous savons que les dernières fibres chevelues de la racine sont terminées par de petits suçoirs ; mais nous savons aussi que la première sève de la vigne contient beaucoup d’eau de sulfate
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- potasse, de substances azotées, des acétates, enfin une petite quantité de sels ammoniacaux; on y trouve, en outre, des fluides aériformes composés d’acide carbonique et d’oxygène. On ne peut révoquer en doute que les premières fonctions des racines soient d’absorber ces substances pour les élaborer et apporter à la bourse la nourriture nécessaire à son développement.
- L’oxygène de l’air, en pénétrant dans le sol jusqu’aux racines, y détermine la production des acides végétaux qui entrent dans la composition de cette première sève. Aussi, d’après ces faits analytiques, est-il essentiel que la racine plonge dans un sol humide, dans un sol convenablement aéré par la culture ; il faut, en outre, qu’elle y trouve encore du carbone, des substances azotées, des sels minéraux. L’humus, qui n’est que du ligneux en état de combustion lente, a pour effet, quand par l’ameublissement de la terre on le met en contact avec l’air, de pouvoir fournir à la plante le carbone dont elle a besoin ; c’est aux pluies et aux engrais que les racines doivent l’ammoniaque qui leur est nécessaire ; enfin le sol cède à la circulation les matières inorganiques qui se rencontrent dans la sève. Les travaux de Saussure, de Liebig, de Bous-singault, Payen, P douze, etc., ont démontré de la manière la plus évidente ces faits de physiologie végétale.
- Dès que la circulation s’est établie dans le sarment, chaque partie de la plante élabore, par un travail particulier, les sucs qu’elle puise dans l’organe sur lequel elle est implantée. La sève arrive de la sorte à la bourse ; sous l’influence de la chaleur qui excite les forces vitales et des sucs qu’elle absorbe, la bourse se gonfle peu à peu, elle cède du carbone de son enveloppe à l’oxygène de l’air, enfin elle s’ouvre et déploie ses petites feuilles; dès lors commence pour la plante un nouvel ordre de fonctions qui consistent dans l’assimilation du gaz de l’atmosphère par le feuillage dont elle se couvre.
- Les savantes recherches des habiles chimistes que je viens de nommer ne permettent plus de douter que les végétaux trouvent dans l’atmosphère une source inépuisable dont ils s’assimilent le carbone et rejettent l’oxygène. L’air atmosphérique renferme, en moyenne, un millième de son poids d’acide carbonique, et telle est la composition de ce gaz, que, pour un volume d’acide carbonique décomposé par les plantes, l’atmosphère reçoit un volume d’oxygène pur. Ainsi, dans l’admirable organisation de notre globe, les émanations gazeuses qui, par leur densité, restent à la surface de la terre et sont essentiellement nuisibles à la vitalité des animaux concourent au développement des plantes, et, dans cette assimilation, les végétaux nous rendent, pour un fluide impur, le gaz le plus nécessaire à la vie de l’homme.
- Les petits tubes aspiratoires qui tapissent le dessous des feuilles de la vigne absorbent l’eau et l’acide carbonique de l’air; et comme, sous l’influence de la lumière, toutes les parties vertes des végétaux décomposent l’acide carbonique, le parenchyme de la petite feuille se développe en s’en appropriant le carbone. Mais plus le bourgeon s’allonge, plus il possède d’organes nutritifs ; il ne tarde donc point à prendre un accroissement très-rapide et proportionnel à la surface de son feuillage. Ainsi le bourgeon qui, dans les premiers jours de son développement, gagne à peine 0m,002 par vingt-quatre heures, sous une température qui varie entre 12 et 15° centig., grandit
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- déjà de 0m,01 dans le même laps de temps, quand il a atteint de Q“,08 à 0m,16 cent, de longueur, et bien que la température reste la même. Mais, quand le jet dépasse Om,33 et que la température de l’air s’élève de 18° à 20° ( ce qui s’observe ordinairement en Bourgogne du 1er au 15 mai ), alors le bourgeon peut grandir de 0,05 dans un jour, et souvent, à la fin de ce mois, j’ai constaté sur des treilles un accroissement du bourgeon qui s’élevait, en moyenne, dans une période de quinze jours, jusqu’à 0m,07 par vingt-quatre heures.
- Nous avons trouvé qu’en moyenne les trois brins de sarment laissés à chaque cep de noirien se chargent de quatre-vingt-huit feuilles offrant sur leurs deux faces une superficie de 140 décimètres carrés. Par cette surface, la plante enlève à l’atmosphère environ 90 grammes de carbone, en faisant abstraction du carbone pouvant provenir de l’assimilation propre à ses racines. Mais le raisin qui correspond à cette absorption ne représentant, en moyenne, que 19 grammes de carbone, on peut en conclure qu’en rognant les extrémités d’une partie du bois de la vigne, et lui laissant assez de feuilles pour la nutrition du fruit et du bois restant, on peut affranchir le sol d’une forte dépense de substances inorganiques, substances absorbées en pure perte par le sarment qui est enlevé par la taille de l’année suivante. En supprimant sur le cep, immédiatement après la nouure du fruit, le tiers de son feuillage ou une superficie de 46 centimètres de ses organes aériens, on doit donc en obtenir d’heureux résultats. J’ai reconnu, par des expériences souvent répétées, qu’au moyen de cette méthode on ne nuit pas au développement du fruit ; j’ai constamment obtenu de bons effets d’un rognage opéré dans les conditions que j’ai signalées et dans de plus fortes proportions qu’on n’a coutume de le pratiquer. D’ailleurs les tiges herbacées que l’on supprime sont enfouies dans le sol et servent d’engrais pour l’année suivante. Enfin le fruit est plus exposé aux heureuses influences de l’air, de la chaleur et de la lumière ; tout concourt donc à la réussite de ce procédé.
- Nous avons vu que l’action de l’oxvgène sur l’humus produit de l’acide carbonique que les fibres chevelues des racines transmettent à la circulation végétale. Ces fonctions des racines concourent, avec l’assimilation qui se fait par les feuilles, à fournir à la plante l’acide carbonique qui est décomposé par les parties vertes du végétal ; mais le chevelu élabore dans l’obscurité, et ses fonctions doivent rester indépendantes de la succession des jours et des nuits; au contraire, la feuille ne décompose l’acide carbonique que sous l’influence de la lumière ; à l’ombre, cette action n’a plus lieu. Il résulte de ces faits que quand les fluides aériformes de la circulation , dans lesquels se trouve l’acide carbonique absorbé par les racines, arriveront pendant la nuit dans les parties vertes de la plante, elles n’y éprouveront point de décomposition. Dans leurs expirations nocturnes, les feuilles devront donc rejeter de l’acide carbonique, effet que la chimie a constaté depuis longtemps.
- Accroissement en longueur du bourgeon.
- La charpente des nervures du sarment est formée de petits tubes cylindriques imper-forés, renfermant la substance médullaire et soudés bout à bout. Aux points de suture
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- correspondent les nœuds, et c’est, par le réseau des interstices que l’on remarque entre tous ces tubes que se fait la circulation générale de la plante ; chaque tube élabore, dans sa circulation particulière, les sucs qu’il reçoit, et à ses deux extrémités il sécrète une substance plus organisée au moyen de laquelle il s’allonge. C’est dans la moelle que réside le principe de la vitalité de la plante, et là encore il se détermine une circulation particulière, et probablement aussi quelques phénomènes électriques.
- Les pétioles des feuilles, les pédoncules de la grappe, etc., sont implantés sur les bourgeons aux points de suture des tubes cylindriques. Cette disposition particulière contribuera encore à fixer dans ces parties l’accroissement du végétal.
- Nous savons que les plantes vivent au moyen d’une suite d’aspirations et d’expirations successives. Par l’aspiration particulière à chacun des deux tubes imperforés qui sont contigus il y aura entre eux un vide qui y appellera les liquides élaborés par les feuilles. Les aspirations propres au pédoncule de la grappe, au pédicelle, au grain, etc., détermineront de même un appel de fluides aux points de suture, et c’est là que se produira tout accroissement, jusqu’à ce que l’organe ait atteint le développement qui lui est propre. Le développement diamétral des tubes cylindriques, dont l’ensemble constitue le bourgeon, a lieu du centre à la circonférence ; entre le canal médullaire et les espaces cellulaires des fibres longitudinales du tissu ligneux, organes qui jouissent' également de leur circulation propre, les aspirations déterminent un vide qui y appelle les sucs du végétal, et dès lors il se crée à cette place de nouveaux tissus. Les tissus plus anciens sont donc repoussés à la surface, où sous l’action de l’oxygène de l’air ils deviennent , par une perte de carbone, plus riches en principes inorganiques. Le développement diamétral des vieilles souches suit la même loi; chaque année, une couche nouvelle de jeunes fibres se produit au contact du canal médullaire.
- Mais il arrive que, sous les couches successives qui le revêtent, ce canal perd peu à peu sa puissance d’assimilation, son volume diminue, sa vitalité va toujours en décroissant. Enfin, à une époque plus ou moins variable, suivant les terrains dans lesquels vit le cep, le vieux bois périt et souvent aussi la plante avec lui.
- Au contact de l’air atmosphérique et sous l’influence de la chaleur, les racines et le sarment de la vigne céderont de leur carbone à l’oxygène; il se formera, dans cette opération, de l’acide carbonique dont une petite quantité pourra être entraînée dans la circulation végétale. Cette combinaison du carbone du cep avec l’oxygène de l’air sera une cause de chaleur qu’il ne sera pas inutile de chercher à développer, puisqu’elle devra augmenter la densité des sucs de la sève. C’est en partie à cette cause et à l’évaporation qui se produit à leur surface que les longues et vieilles souches de noi-rien que l’on rencontre encore dans certains crus privilégiés doivent de pouvoir donner un vin supérieur à celui des plus jeunes vignes.
- Les feuilles jouissent encore de cette propriété, c’est, quand il y a sécheresse du sol, de pouvoir puiser dans l’atmosphère l’eau nécessaire à la vie de la plante ; si, au contraire, la terre est trop humide, les feuilles exhalent l’excédant d’eau qui se trouve dans la circulation.
- Mais si nous avons reconnu, dans les produits de la vigne, 1° des combinaisons ren-
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- fermant du carbone et les éléments de l’eau, tels que le ligneux, la gomme, le sucre, l’amidon, etc., 2° des composés acides qui, en outre du carbone et des éléments de l’eau, contiennent un excès d’oxygène, tels que les acides tartrique, malique , acétique , etc., 3° enfin des composés qui renferment à la fois du carbone, les éléments de l’eau et un excès d’hydrogène, tels que les substances résineuses, la chlorophylle, etc., il existe encore, dans la sève et le suc du fruit, des composés tels que le ferment, qui contiennent une certaine quantité d’azote.
- On a cru pendant longtemps que les végétaux ne trouvaient que dans les engrais tous les sels ammoniacaux nécessaires à leur nutrition. Les calculs de Liebig ont démontré que les plantes rencontraient dans l’atmosphère une source inépuisable d’ammoniaque.
- En effet, l’ammoniaque, qui est la plus simple des combinaisons azotées, représente l’azote résultant de la putréfaction des matières animales; elle se combine, dans l’atmosphère, avec l’acide carbonique, et retombe sur le sol en dissolution dans les eaux pluviales. Des expériences directes ont prouvé que l’eau de pluie contenait des quantités notables de carbonate d’ammoniaque.
- En Bourgogne, il tombe annuellement, en moyenne, 0m,745 d’eau; une surface de 1 hectare recevra donc 743,000 kilogrammes, et en admettant, avec Liebig, que la pluie contienne 2 gr. d’ammoniaque par kilog. d’eau , nous trouvons que cet hectare recevra, par an , 149 kilog. d’ammoniaque correspondant à 144,53 kilog. d’azote pur, quantité plus que suffisante à la formation des substances azotées de la plante.
- Et, d’ailleurs , ne savons-nous pas qu’il est des vignes qui, de mémoire d’homme, n’ont jamais reçu d’engrais? et cependant, chaque année, les fleurs de leurs ceps contiennent, au printemps, une certaine quantité d’ammoniaque; chaque année, nous en exportons un poids assez considérable de substances azotées, substances contenues soit dans le vin ou les marcs, soit dans les sarments enlevés par la taille. Nous ad- -mettrons donc que l’ammoniaque existe dans l’atmosphère, et que les eaux pluviales entraînent les sels ammoniacaux dans les interstices du sol. Là ces substances pénètrent jusqu’aux racines de la plante , et la vigne y trouve une source d’azote suffisante pour sa végétation.
- Les engrais ont pour but principal de présenter aux jeunes fibres chevelues un excès de substances organiques et inorganiques destiné à opérer une abondante production de sève. Les sels agissent en attirant l’humidité de l’air, en fixant l’ammoniaque, enfin en fournissant à la plante les principes minéraux nécessaires à sa nutrition.
- Des expériences directes ont démontré que l’azote de l’atmosphère n’est pas absorbé par les plantes à l’état de gaz.
- ( La fin au numéro prochain. )
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- 480 ARTS ÉCONOMIQUES, — substances alimentaires.
- Rapport fait par M. Trébuchet, au nom du comité des arts économiques, sur les conserves de christe marine, de M. Viau, au Havre ( Seine-Inférieure ).
- Messieurs, M. Viau, chimiste, déjà connu par des inventions utiles, a soumis à votre approbation une nouvelle conserve alimentaire par la méthode Appert, spécialement destinée à la marine.
- On sait avec quelle abondance croît, sans aucune culture, sur les terrains d’alluvion, la christe marine, petite plante connue en botanique sous le nom de salicorne herbacée [salicornia herbacea), et qu’il ne faut pas confondre avec le chrithmum maritimum, plante nommée vulgairement estragon maritime, qui vient au pied des falaises, parmi les cailloux, dans les fentes des rochers.
- ( Voyez Poiret, — Histoire des plantes de l’Europe, et le Dictionnaire des sciences naturelles. )
- M. Viau a fait cueillir de la christe marine, sur certaines plages , jusqu’à 6,000 kilog. dans une étendue de 9 hectares, et il estime que la récolte entière qui en serait faite sur le littoral de la France équivaudrait à celle d’un département ; les seuls êtres qui en profitent sont les linots, qu’on rencontre par bandes immenses et qui en mangent les graines en hiver.
- Cependant il en est ainsi d’une foule de produits dont la nature est prodigue ; personne n’avait songé à utiliser la christe marine pour l’alimentation. Seulemept les tiges charnues, préparées dans le vinaigre, étaient quelquefois employées comme condiment stomachique.
- Pénétré de cette vérité, que, si l’introduction d’une nouvelle plante alimentaire dans la culture indigène est un bienfait, l’introduction dans l’alimentation d’une plante indigène qui croît sans culture n’est pas moins importante, M. Viau a recherché si on ne pourrait pas utiliser la christe marine autrement qu’on ne l’avait fait jusqu’alors, en l’employant à l’alimentation.
- Nous sommes heureux de le proclamer, les recherches de M. Viau ont été couronnées d’un entier succès. Il a reconnu que cette plante peut recevoir toutes les préparations culinaires des autres légumes, notamment des haricots verts, et qu’on peut en faire des conserves précieuses pour la marine. En effet, elle se prépare de la même manière que les haricots, et en a, à peu de différences près, la saveur et le goût. Assaisonnée avec un peu de beurre seulement, elle est très-bonne pour des personnes qui ne sont pas habituées à des mets délicats; assaisonnée au jus, à l’huile, à la maître d’hôtel, elle peut figurer sur les meilleures tables, et il parait qu’on en fait aujourd'hui usage dans les hôtels de Rouen, du Havre, etc.
- Aussi le cercle des capitaines au long cours du Havre a-t-il donné son entière approbation à un procédé qui permettra de donner aux équipages, dont
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- l'alimentation laisse tant à désirer au point de vue de l’hygiène, des légumes rafraîchissants qui leur manquent et qui rendront leur nourriture plus saine et plus agréable.
- Sous ce rapport, ces nouvelles conserves donnent satisfaction à une classe nombreuse et intéressante de la population, en même temps qu’elles laissent disponibles les rations d’autres vivres que les marins peuvent toujours emporter. Il est probable, en outre, que la découverte de M. Viau engagera les habitants du littoral à faire entrer cette plante dans leur alimentation, et que son usage se généralisera de plus en plus.
- Ce résultat est d’autant plus à désirer que, si la christe marine est, ainsi que nous venons de le dire, un mets agréable, c’est, en outre, un mets salubre qui ne renferme aucun principe dangereux pour la santé, et qui, au point de vue de l’hygiène, a les mêmes qualités que les autres légumes.
- Nous ne doutons pas, d’un autre côté, que le développement de la consommation , et peut-être aussi quelques modifications dans le procédé, ne permettent à M. Viau de baisser le prix de ses conserves de manière qu’elles puissent être accessibles à toutes les classes ; il atteindra ainsi le but philanthropique de ses premières recherches, et auquel il faut reporter tout l’intérêt qui se rattache à ses travaux.
- Par les considérations qui précèdent, nous avons l’honneur de vous proposer, messieurs, de remercier M. Viau de sa communication et d’insérer le présent rapport au Bulletin.
- Signé Trébuchet, rapporteur. Approuvé en séance, le 26 septembre 1849.
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- Rapport fait par M. Théod. Olivier, au nom d’une commission spéciale, sur une nouvelle méthode de géométrie pratique, sans instruments, de M. Martin Châtelain, professeur à l’Athénée national, rue des Thèmes, 16, aux Thèmes, barrière du Roule.
- M. Martin Châtelain, ancien directeur de l’école d’arts et métiers d’Amiens, a soumis à votre approbation une méthode de géométrie pratique sans instruments.
- Vous avez chargé une commission spéciale, composée de MM. Jomard, SU-vestre fils, Benoît et moi, d’en faire l’examen, et c’est en son nom que j’ai l’honneur de vous soumettre le rapport suivant.
- Si l’on prend une feuille de papier et qu’on la plie , par le pli on obtient Quarante-huitième année. Octobre 1849. 31
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- une ligne droite; on a donc, en dépliant la feuille de papier, tracé une ligne droite. De plus, si le papier est un peu fort, si vous ne le dépliez pas, vous vous êtes procuré une règle très-exacte , si la bande de papier a 4 à 5 décimètres de longueur.
- Reprenons la feuille de papier avec laquelle on a fait un pli, la feuille est ainsi en double ; replions-la pour la mettre en quadruple et de manière à ce qu’une partie du pli primitif se recouche exactement sur l’autre partie de ce même pli ; par cette opération, vous obtiendrez une équerre d’autant plus exacte que vous aurez mieux superposé les deux parties du pli primitif.
- Dépliez la feuille de papier, et vous aurez tracé deux lignes perpendiculaires entre elles, comprenant entre elles quatre angles égaux, que vous appellerez des angles droits.
- L’élève ne peut pas douter que ces quatre angles ne soient égaux entre eux, car le principe de la superposition rend cette égalité évidente.
- Reprenons la feuille de papier pliée en quadruple, et replions-la en octu-pie en superposant les deux arêtes de l’équerre; en dépliant la feuille nous aurons tracé sur elle quatre droites se coupant en un même point et formant deux systèmes de droites à angle droit, chaque système étant composé des bisectrices de l’autre système.
- Et, en vertu du principe de la superposition, l’élève peut, sans hésitation, dire : Si je divise en deux parties égales les angles que font entre elles deux droites perpendiculaires l’une à l’autre, j’obtiens deux nouvelles droites qui sont aussi perpendiculaires l’une à l’autre.
- Ce que je viens de dire vous permettra de comprendre tout le parti que M. Châtelain a tiré du pliement d’une feuille de papier pour construire un très-grand nombre des figures élémentaires de la géométrie, et en faire toucher du doigt et de l’œil les propriétés géométriques. C’est par la construction même de ces figures que les propriétés géométriques deviennent évidentes , parce que, je le fais observer de nouveau , c’est presque toujours le principe de la superposition qui est employé.
- Il n’est pas un ingénieur qui, dans son cabinet, n’ait eu l’occasion d’employer, dans diverses circonstances, les moyens exposés par M. Châtelain; mais personne, à ce que nous sachions, n’avait encore songé à voir tout le parti que l’on pouvait tirer du procédé, plier une feuille de papier., soit pour construire des figures planes, soit pour démontrer à de jeunes intelligences les propriétés géométriques élémentaires.
- M. Châtelain a recherché avec soin tout ce qu’il lui serait possible de faire et d’obtenir par ce procédé ; il ne s’est point borné aux figures planes, il a construit les polyèdres, et ainsi il a pu faire comprendre à ses élèves des pro-
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- priétés qui appartiennent à la géométrie à trois dimensions et leur faire entrevoir l’utilité de l’étude de la géométrie descriptive.
- La méthode de M. Châtelain ne peut pas conduire les élèves très-loin dans l’étude de la géométrie plane et solide, et cependant, em examinant de près le travail de ce professeur, on est surpris de voir qu’il va beaucoup plus loin qu’on n’était porté à le croire tout d’abord.
- Cette méthode, qui est digne d’intérêt comme méthode d’enseignement et pour les apprentis et pour les jeunes filles, offre un avantage pour la pratique de certains métiers : les tailleurs, les tapissiers, etc. , ont besoin de patrons qu’ils appliquent sur l’étoffe, pour la découper ensuite en suivant les contours des patrons; les ferblantiers emploient le même procédé pour découper le fer-blanc. Les patrons doivent souvent être terminés par des formes ou contours géométriques, qui sont les limites de la juxtaposition d’un certain nombre de figures géométriques.
- On conçoit dès lors que par le pliement d’une feuille de papier on peut, dans beaucoup de cas, obtenir ces contours géométriques, et qu’il ne reste plus qu’à découper avec des ciseaux la feuille de papier pour avoir le patron demandé ; et ces patrons,, à formes géométriques, se présentent sans cesse dans les ouvrages en cartonnage, dans les ouvrages de ferblanterie et de lam-pisterie, etc., etc.
- On a bien souvent cherché à enseigner les éléments de la géométrie aux jeunes apprentis des deux sexes; on ne pouvait employer la méthode rationnelle suivie dans les collèges, cette méthode abstraite et qui ne parle qu’à l’intelligence et ne se sert que de l’intelligence de l’élève, ayant grand soin de repousser l’aide des sens, du toucher et de la vue, cette méthode qui n’emploie que le raisonnement et dédaigne le secours des outils. On eut l’idée de donner les premières notions géométriques au moyen de ce qu’on appela dessin linéaire; mais, dans ces cours, on ne faisait qu’une nomenclature, on ne démontrait rien. Ainsi l’on disait : un carré est une figure dont les quatre côtés sont égaux et dont les quatre angles sont droits ; mais on ne démontrait point, par exemple, que dans une telle figure les deux diagonales se coupent à angle droit et en parties égales. Or, en construisant un carré par la méthode de M. Châtelain 3 l’élève a la conscience de cette propriété; elle est démontrée pour lui jusqu’à l’évidence. L’élève peut facilement construire un carré inscrit à un carré donné et la construction achevée, il voit que l’aire du carré circonscrit est double de l’aire du carré inscrit; il voit que le côté du carré inscrit est égal à la moitié de la diagonale du carré circonscrit.
- La méthode de M. Châtelain peut donc être recommandée pour les écoles des apprentis des deux sexes, puisque les jeunes élèves auront des notions exactes des éléments de la géométrie.
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- Permettez-moi de terminer ce rapport par quelques observations qui ne sont pas sans importance, vu le temps où nous vivons, vu tout ce qui se passe autour de nous.
- Lorsque l’on enseigne la géométrie par la méthode rationnelle, on ne se sert d’aucun outil, et, lorsque l’on résout des problèmes, on ne doit employer, pour leurs solutions, que la ligne droite et le cercle ; car, sans cela, d’après la prescription des géomètres grecs, la solution ne peut être réputée géométrique. s
- Mais on n’apprend pas, ce me semble, la géométrie pour n’en faire qu’un exercice de l’intelligence et un délassement de l’esprit; on n’apprend pas la géométrie pour ne tracer des figures géométriques que sur le papier, et en n’employant d’autres outils que la règle et le compas; il me semble qu’on enseigne cette science pour que l’on puisse utiliser ses vérités dans la pratique journalière des arts et des métiers; car, s’il en était autrement, l’étude de cette science serait d’une utilité très-secondaire.
- Or, s’il est vrai que la pratique des arts et métiers doit matérialiser les vérités géométriques pour en tirer quelque utilité, on voit de suite qu’elle ne peut les matérialiser que par l’emploi d’outils, qui doivent varier suivant les circonstances.
- Ainsi, par exemple, vous ne pourrez pas tracer sur le terrain un cercle de 1,000 ou de â,000 mètres de rayon en employant un compas > ou, ce qui revient au même, un cordeau ; vous ne pourrez plus décrire le cercle demandé , mécaniquement et d’une manière continue ; vous serez obligé de le tracer par points et d’employer la méthode des jalonnements.
- Cet exemple , choisi entre un grand nombre , suffit, je pense , pour nous faire voir clairement combien il est utile de réunir en un faisceau tous les problèmes géométriques qui peuvent être résolus par l’emploi de tel ou de tel outil, et dans quelles circonstances tel outil est préférable à tel autre.
- Mascheroni a écrit un livre fort remarquable sur la géométrie du compas ; Servois a écrit un petit recueil qui a pour titre, Solutions peu connues des géomètres, et dans lequel il a réuni tous les problèmes que l’on pouvait résoudre sur le terrain au moyen des jalonnements. Il est sans nul doute très-intéressant de décrire tous les problèmes que l’on peut résoudre avec une feuille de papier en la pliant de diverses manières.
- La théorie donne beaucoup à la pratique; mais quel est l’observateur qui oserait dire que la pratique ne donne jamais rien à la théorie?
- L’alliance de la théorie et de la pratique, et en toutes les choses humaines, voilà le but qu’il faut sans cesse poursuivre. Un enseignement par lequel on ne donnera que des idées théoriques, dans lequel on n’étudiera les sciences que sous le point de vue abstrait, donnera un peuple d’idéologues et
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- de rêveurs; un pareil enseignement ne formera jamais de citoyens utiles.
- Les plus belles idées sont inutiles à l’homme, tant qu’elles ne sont pas matérialisées. En quoi sont utiles à Y humanité les vérités morales, tant qu’elles ne sont pas passées dans la pratique, c’est-à-dire dans les mœurs et dans les lois? V
- Ce n’est qu’à Yuser qu’on peut reconnaître si une chose est bonne ou mauvaise ; pour savoir si une idée est bonne ou mauvaise, il faut donc , de toute nécessité, la matérialiser, pour que les hommes puissent d’abord s’en servir et ensuite en apprécier la valeur. Une idée matérialisée , c’est la pensée qui revêt un corps, c’est le Verbe fait homme.
- Votre commission a l’honneur de vous proposer les conclusions suivantes :
- 1° De remercier l’auteur de sa communication, qui est vraiment digne d’intérêt;
- 2° D’approuver sa méthode de géométrie pratique sans instruments, parce qu’elle donne aux élèves jeunes des notions élémentaires et exactes de géométrie , qu’elle leur permet réellement de construire, sans instruments et au moyen d’une feuille de papier, un grand nombre de figures ou patrons géométriques d’une exactitude suffisamment approchée pour la pratique de divers métiers, et qu’en outre elle prépare très-bien ceux d’entre eux, dont l’intelligence se développera plus tard avec F âge, à l’étude de la géométrie par la méthode rationnelle ;
- 3° D’insérer le présent rapport au Bulletin et d’en délivrer 30(j exemplaires à l’auteur.
- Signé Théodore Olivier, rapporteur.
- Approuvé en séance} le 24 octobre 1849.
- Sur la proposition de M. Dumas> président de la Société, le conseil a décidé qu’un certain nombre d’exemplaires du présent rapport seraient tirés à part pour être adressés à l’école normale, aux lycées, collèges et autres établissements d’instruction publique , et que la méthode de M. Châtelain serait recommandée à M. le ministre de l’instruction publique et à M. le ministre du commerce et de l’agriculture.
- ÉCOLES.
- Rapport fait par M. Benoit, au nom du jury d’examen, sur les candidats proposés pour les écoles nationales d’arts et métiers.
- Messieurs, d’après l’arrêté du président du conseil chargé du pouvoir exécutif en date du 19 décembre 1848, relatif aux écoles nationales d’arts et métiers, l’examen des candidats doit porter sur la lecture, l’écriture, l’ortho-
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- graphe, la pratique et la démonstration des quatre premières règles de F arithmétique , les fractions et le système décimal inclusivement,; les premiers éléments de la géométrie (jusques et y compris tout ce qui concerne les surfaces planes), du dessin linéaire ou d’ornement; la pratique du métier dans lequel le candidat a fait son apprentissage.
- Indépendamment de l’examen oral qu’ils doivent subir, les candidats ont encore à faire, sous les yeux du jury, une dictée, deux problèmes d’arithmétique, deux problèmes de géométrie et un dessin linéaire ou d’ornement.
- C’est en appréciant le degré d’instruction de chaque candidat, dans chacune des connaissances exigées, que les divers jurys doivent dresser les listes d’admissibilité par ordre de mérite.
- Ces prescriptions diffèrent plus en apparence qu’en réalité du mode suivi précédemment par le jury institué dans le sein de la Société d’encouragement, pour la formation de la liste, par ordre de mérite, des candidats aux six places gratuites et aux deux places à trois quarts de bourse aux écoles de Châ-lons et d’Angers, qu’elle a le droit de présenter. En effet, il est à remarquer qu’en procédant au classement général des candidats, soit d’après cet ancien mode, soit d’après le nouveau programme, les premiers et les derniers candidats sont les mêmes dans les deux cas ; de sorte que les rangs des candidats d’instruction moyenne ne varient que de très-peu d’unités, les uns en plus, les autres en moins.
- Les candidats qui se sont fait inscrire au secrétariat de la Société sont au nombre de dix-sept. Deux d’entre eux ne s’étant pas présentés au jour voulu, le jury n’a eu à s’occuper que des quinze autres, aux examens desquels il a consacré deux séances, le 31 août dernier et le 1er septembre courant.
- Les résultats fournis par ces examens classent les candidats dans l’ordre suivant : MM. Pellerin, Laboulay, Geoffroy, Testulat, Bécot, Martin, Semas, Meyer et Dutois, ex œquo.
- En conséquence, le jury a l’honneur de vous proposer de suivre, pour la désignation aux places d’élèves aux écoles nationales d’arts et métiers réservées à la Société d’encouragement, l’ordre de mérite ci-dessus indiqué, c’est-à-dire d’attribuer la première place gratuite actuellement vacante à M. Pelle-rin, la deuxième à M. Laboulay, la troisième à M. Geoffroy, et enfin celle à trois quarts de bourse à M. Testulat.
- L’instruction des autres candidats inscrits n’est pas aussi satisfaisante que celle des neuf signalés à la bienveillance de la Société. Il est véritablement à regretter que les circonstances critiques dont la dernière révolution a été malheureusement suivie aient entraîné la dissolution de l’école préparatoire aux écoles d’arts et métiers, fondée par M. Pmel-Grandchamp, qui existait rue de
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- NOTICES iNüÜSflUKLLES.
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- Charonne, et dont les précieux avantages ,' signalés dans un rapport de notre collègue M. Silvestre (1), furent appréciés par le conseil. Faisons des vœux pour que le vide laissé par la fermeture de cet utile établissement soit bientôt comblé, afin que la jeunesse puisse acquérir, dans une école préparatoire spéciale et dans les limites posées par l’arrêté du 19 décembre 1848, une instruction théorique et pratique plus appropriée à la carrière des arts et métiers que l’instruction qu’elle reçoit dans les écoles ordinaires et chez les patrons où, il faut bien le dire, les apprentis sont généralement négligés.
- Signé Benoît, rapporteur.
- Approuvé en séance, le \ % septembre 1849.
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- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS MÉCANIQUES.
- Note sur le bateau à air du Croisic, département de la Loire-Inférieure ; par M. de la Gournerie, ingénieur des ponts et chaussées.
- En 1778, le célèbre Coulomb proposa, pour les travaux sous-marins, et principalement pour les extractions de rochers, un appareil composé d’une caisse prismatique divisée en trois compartiments qui étaient fermés, celui du milieu à sa partie haute, les deux extrêmes à leur partie basse. L’appareil flottait par le déplacement de ces derniers; on le conduisait à l’endroit du travail, et on le laissait échouer par l’abaissement naturel de la marée. Les ouvriers entraient alors dans le compartiment central par un trou d’homme que Ton refermait sur eux ; on injectait ensuite de l’air à l’aide d’un soufflet; l’eau refoulée s’abaissait graduellement et laissait enfin le rocher découvert. Les ouvriers devaient ensuite travailler sans difficulté.
- Nous reproduisons, fig. 1, pl. 1118, une vue perspective, et, fig. 2, une coupe verticale de cet appareil. Dans la troisième édition de son mémoire, Coulomb donne un autre dessin qui diffère du premier en ce que le bateau est arrondi à ses extrémités, et que le soufflet est remplacé par des pompes qui, refoulant de l’eau dans une caisse, devaient en faire refluer l’air dans le compartiment central.
- Il ne saurait entrer dans notre pensée de critiquer le beau travail de Coulomb, auquel nous devons entièrement l’idée du bateau que nous avons fait exécuter; mais nous ne pouvons nous empêcher de faire remarquer que son projet ne pouvait être utilement réalisé sans de grandes modifications. Les moyens de compression de l’air sont insuffisants. Aucun appareil n’est indiqué pour placer et enlever le lest destiné à maintenir le bateau à l’échouage, malgré la pression de l’air intérieur; il aurait donc fallu faire cette
- (l) Voyez bulletin de février 1849, page 58.
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- Notices industrielles.
- manœuvre à bras, ce qui aurait été beaucoup trop long eu égard à la rapidité du mouvement de dénivellation de la mer. Enfin Coulomb supposait nécessairement que les ouvriers entrés dans la caisse auraient attendu, sur un plancher intermédiaire, que le rocher eût été découvert ; cependant il ne parle pas de ce plancher, et l’on n’en trouve aucune indication sur ses dessins.
- L’enlèvement des rochers du Croisic, dont nous étions chargé, présentait de grandes difficultés; la principale consistait en ce que ces rochers étaient placés dans un chenal très-étroit, où il était impossible de suspendre la navigation, de telle sorte que, chaque jour, dès que la mer avait atteint une certaine hauteur, il fallait que le passage fût entièrement dégagé. Nous avons pensé, après divers essais infructueux, que le bateau a air de Coulomb pourrait avantageusement servir.
- Les figures de la planche 1118 font connaître le bateau que nous avons construit. Nous parlerons seulement des modifications que nous avons apportées à l’appareil de Coulomb.
- Les compartiments extrêmes D D sont fermés à leur partie haute ; ils communiquent entre eux par deux couloirs E E qui enveloppent la chambre de travail A. On obtient le lest additionnel en laissant entrer l’eau de la mer par quatre soupapes c c que l’on manœuvre de dessus le pont. L’air est injecté par une machine à vapeur de la force de 2 chevaux qui est aussi chargée d’épuiser, à la fin du travail, l’eau qui forme le lest additionnel. Toutefois une disposition particulière que nous allons décrire rapidement permet de faire écouler, en quelques instants, 14ra c ,50 d’eau sur 32 mètres que contient la chambre des lests, de sorte que la machine n’a que 17m,50 à épuiser.
- A la fin de chaque séance, les ouvriers remontés sur le grillage d’attente B lèvent des soupapes ff qui laissent l’eau de la chambre des lests couler dans la mer en passant par la chambre de travail. Ces chambres communiquant à leur partie haute par des tuyaux toujours béants g g; l’air comprimé s’écoule en partie dans la chambre des lests. Dans ce mouvement, la force de l’air pour soulever le bateau diminue, mais le poids de l’eau de lest diminue plus rapidement, et le bateau se soulèverait promptement, si on ne faisait échapper, par une soupape à main, une partie de l’air intérieur. On conçoit que, si on laissait sortir trop d’air, l’eau remonterait promptement dans la chambre de travail, et que l’on devrait fermer les soupapes qui conduisent à la chambre des lests. Des calculs très-simples font connaître les circonstances de l’écoulement maximum; un manomètre et quelques repères permettent de conduire l’opération d’une manière certaine. Cette manœuvre est utile, eu égard à la rapidité d’ascension de la marée, pour délester le bateau plus rapidement que si la machine était seule chargée de ce soin.
- Pendant les séances de travail, la machine continue à fonctionner pour la rénovation de l’air extérieur.
- Le bateau est en tôle de fer de 0m,007 d’épaisseur, avec cornières de fer; son remorquage est lent et pénible, ce qui tient au tirant d’eau considérable qu’il a fallu lui donner. Nous avons souvent regretté de n’avoir pas adopté des dispositions qui permissent d’appliquer la force de la vapeur à faire mouvoir des roues à pales ou une hélice. Cette mollification est la seule dont l’expérience nous ait fait reconnaître l'utilité.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- Nous pensons que des appareils de ce genre peuvent être avantageusement employés dans un grand nombre de circonstances ; dans chaque cas, il conviendra de modifier les détails d’après la profondeur à laquelle on devra travailler, et la rapidité des mouvements de la marée.
- Nous croyons devoir rapporter ici deux formules qui pourront être utilement complétées.
- Appelons H la profondeur sous l’eau à laquelle le bateau doit permettre de travailler; a, la hauteur du plafond de la chambre au-dessus de l’eau; S, la section horizontale de cette chambre ; Q, le cube d’air à la pression atmosphérique que les pompes injectent par minute ; R, la puissance de la machine en chevaux, déduction faite de toutes les résistances passives des pompes ; fl, le temps que la machine met à injecter l’air nécessaire à l’expulsion complète de l’eau. Si on suppose que la détente soit variable, de manière qu’on puisse établir un mouvement uniforme malgré les grandes variations de la résistance, on a
- Les unités de temps et de longueur sont la minute et le mètre. Ces formules servent à calculer en fonction du temps ô, l’une la grandeur des pompes , l’autre la puissance motrice nécessaire. Si les pompes doivent épuiser des eaux de lest, il faudra déterminer leur grandeur par cette condition ; les équations ci-dessus serviraient ensuite à déterminer R et ô.
- L’Académie des sciences avait approuvé le projet de Coulomb; nous devions, en conséquence , soumettre à son jugement l’appareil que nous avons fait construire d’après l’idée de ce célèbre ingénieur. L’Académie, sur un rapport présenté par M. Morin, au nom d’une commission dont faisaient partie MM. Poncelet et Lamé, a, dans sa séance du 5 mai 184-7 (1), donné son approbation à notre appareil et ordonné l’impression du mémoire qui contient son étude complète.
- Explication des figures de la planche 1118.
- Fig. 1. Vue perspective de l’appareil proposé par Coulomb pour les travaux sous-in arin s.
- Fig. 2. Coupe verticale du même.
- Fig. 3. Coupe transversale et verticale du bateau à air de M. de la Gournerie.
- Fig. 4. Elévation latérale.
- Fig. 5. Coupe longitudinale.
- Fig. 6. Plan vu en dessus.
- Fig. 7. Coupe horizontale suivant la ligne A B, fig. 5.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans les figures 3 à 7.
- (1) Fo'tj, un extrait de oé rapport, Bulletin de la Société, année tR4‘î, p. 428.
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- 490 PROCÈS-VERBAUX.
- À, chambre à air séparée par une grille horizontale B de la chambre d’attente 0. La chambre A, fermée dans la partie haute et ouverte par le bas, peut contenir neuf hommes travaillant au pic, ou seize occupés à forer des mines.
- D D, chambres des lests communiquant entre elles par un couloir E qui entoure la chambre à air.
- F, machine à vapeur placée à l’arrière du bâtiment, et destinée à faire mouvoir des pompes G servant à refouler l’air dans la chambre A, lorsque le bateau est échoué sur le rocher, et pour l’assèchement et l’assainissement pendant le travail.
- H, trou d’homme donnant passage aux ouvriers dans la chambre d’attente.
- I, roof établi sur le pont du bâtiment et servant à abriter la machine à vapeur.
- J, échelle mobile pour la descente des ouvriers dans la chambre à air. '
- a a, verres de hublot fixés au plafond de la chambre à air et fournissant une lumière suffisante pour le travail.
- b, tuyaux d’injection de l’air dans la chambre A.
- e c, soupapes destinées à laisser entrer l’eau de la mer dans les chambres de lest; on les manœuvre de dessus le pont.
- d, tuyau d’épuisement de l’eau de la chambre des lests.
- ee, béquilles en fer pour soutenir l’avant et l’arrière du bateau : elles glissent dans des coulisses de fonte et sont maintenues par une vis à la position qu’on veut leur donner.
- f f, soupapes à tabatière pour faire passer l’eau de la chambre des lests dans la chambre à air : on les soulève de dessus le grillage à l’aide de longues tiges. Ces soupapes sont chargées de lourds contre-poids qui, malgré la pression de l’eau, les tiennent fermées dès qu’on les abandonne.
- g g, tuyaux béants qui font passer l’air de la chambre D dans la chambre C, quand le bateau est échoué.
- h, trou d’homme pour l’avant donnant accès dans la chambre des lests.
- i, taquets d’amarrage fixés au plat-bord du bateau. ( D. )
- Extrait des procès-verbaux des séances du conseil d'administration de la Société
- d’encouragement.
- Séance du 10 octobre 1849.
- Correspondance. M. Cardinal-Chambaud, entrepreneur, à la Rochefoucauld (Charente ), désirant prendre part au concours que la Société a ouvert pour la découverte et l’exploitation de nouvelles carrières de pierres lithographiques, adresse deux pierres provenant d’une carrière qu’il a découverte.
- M. Aimé Rochas, de Lyon , actuellement à Tripoli, rappelle qu’il a adressé à la Société une note manuscrite ayant pour titre, Nouveau procédé pour ramener, au moyen d’un dépôt galvanoplastique d’argent, la surface des plaques daguerriennes, après
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- I
- L ______._-----------—---------H
- DAX S
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- PROCÈS-VERBÀÜX. 491
- chaque épreuve manquée, à un état de pureté tel quil permet d'obtenir ainsi successivement, sur une même plaque, de nouvelles images parfaites.
- M. Rochas communique aujourd’hui les modifications qu’il a ajoutées à ce procédé, lequel ne concernait que les plaques mises hors de service, et qu’il applique aux plaques neuves ainsi qu’à celles qui ont déjà servi.
- M. Palmer, mécanicien-tréfileur, rue de Montmorency, 16, sollicite la nomination d’une commission pour examiner ses procédés de fabrication de tubes sans soudure par des procédés d’emboutissage de son invention.
- A l’occasion de cette présentation, M. le président fait connaître qu’à Valenciennes on a remarqué, sur la partie supérieure des tubes en plomb laminé servant à la conduite des eaux, des points d’érosion de 1 à 2 centimèt. de diamètre qui détruisent les tuyaux et les mettent hors de service. Les causes de ces altérations ne sont point connues; leur recherche aurait un but utile que M. Dumas signale à l’attention du comité des arts chimiques. -
- M. A. Chevallier indique des causes autres de destruction des tuyaux en plomb ; il s’engage à mettre sous les yeux du conseil des spécimens de ces tuyaux.
- M. le président annonce que M. Grove, vice-président de la Société royale de Londres, est présent à la séance, il l’invite à prendre place au bureau.
- L’auteur d’une lettre en date du 7 juin et portant les initiales J. C. adresse des observations sur le porte-amarre du capitaine Delvigne, et dépose'le modèle d’un appareil ayant le même objet.
- M. de Montureuoc, maire d'Arracourt (Meurthe), transmet la description d’un moyen tendant à faciliter les sondages et le forage des puits artésiens.
- M. Rocher, ancien élève de l’école centrale, à la Côte-Saint-André, département de la Drôme, adresse la description d’un procédé de défécation dans la fabrication du sucre de betterave, en utilisant, comme agent de défécation, le sous-acétate de plomb , en remplacement du noir animal.
- M. le président annonce qu’en Angleterre on a proposé le sous-acétate de plomb dans le même but, mais qu’on a neutralisé ses effets au moyen de l’acide sulfureux.
- M. Péligot pense qu’on doit proscrire l’emploi du plomb dans la préparation des substances alimentaires.
- M. le président rappelle qu’à la Louisiane un procédé de M. Rarth a été l’objet d’un rapport motivé, qui rejette d’une manière absolue les sels de plomb.
- M. Grove ajoute que M. Scoffern a employé, en Angleterre, sur une grande échelle, les sels de plomb dans la fabrication du sucre de betterave, mais qu’il les éliminait ensuite au moyen de l’acide sulfureux.
- Objets présentés. M. Ozouf, pharmacien, rue de Chabrol, 36, présente un nouvel appareil à gaz comprimé pour la fabrication des liquides gazeux, et un système de bouchage mécanique s’adaptant à toutes les bouteilles ordinaires à eau de Seltz ;
- M. Duburgues, rue Montmartre, 20, le dessin et la description d’une nouvelle machine hydropneumatique ;
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- M. Thier, passage Choiseul, un appareil pour élever isolément les hommes et les fardeaux.
- Les ouvrages suivants sont déposés sur le bureau :
- • 1° Académie royale de Belgique, — Rapport sur quatre mémoires présentés au concours , en réponse à la question suivante : sur 3 millions d’hectares de terre que renferme la Belgique, 300,000 sont encore ineultes , spécialement la Campine et les Ardennes. Déjà de nombreuses expériences ont été faites dans ces contrées où les landes abondent.
- Rapport sur un mémoire présenté au concours de 1848, en réponse à la question suivante : exposer et discuter les travaux et les nouvelles vues des physiologistes et des chimistes sur les engrais et sur la faculté d’assimilation dans les végétaux ; indiquer en même temps ce que l’on pourrait faire pour augmenter les richesses de nos produits agricoles.
- 2° Société d’agriculture et de commerce de Caen, — Concours agricole dans le canton de Tilly-sur-Seules, le 2 septembre 1849;
- 3° Btdletin de la Société d’agriculture du département du Cher, n° XLV, t. VII ;
- 4° Annales de la Société centrale d’horticulture de France, septembre 1849;
- 5° Annales de Vagriculture française, octobre 1849;
- 6° Annales de la Société d’agriculture, arts et commerce du département de la Charente, nos IV, V et VI, 1848;
- 7° Annales de la Société d’agriculture, sciences, arts et belles-lettres du département d’Indre-et-Loire, n° I, 1849;
- 8° Séances et travaux de l’Académie de Beims, année 1848 à 1849, n° 18;
- 9° Compte rendu des travaux de la Société d’agriculture du Puy-de-Dôme, pendant les années 1848-1849, par M. Baudet Lafarge, secrétaire de cette Société;
- 10° L’art de moudre, ou mémoire sur les moyens employés pour empêcher que la chaleur produite par la pression et le frottement des meules soit préjudiciable à la farine, par M. Vanlerberghe ;
- 11° Les Flandres et l’industrie linière, Bruxelles, août 1849;
- 12° Bulletin du musée de l’industrie, par M. Jobard, année 1849, 2e livraison;
- 13° La Gazette des affaires des 1er, 8 et 15 septembre 1849;
- 14° Ecole nationale et spéciale de dessin , de mathématiques, ‘d’architecture et de sculpture d’ornement appliqués aux arts industriels, distribution de prix, 26 août 1849.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. Benoît lit un rapport sur une série de machines propres à triturer, broyer et mélanger les substances alimentaires, les cosmétiques et les matières employées dans la peinture, présentées par M. Hermann.
- Le comité propose 1° de remercier M. Hermann de sa communication, en lui témoignant la satisfaction que la Société éprouve de la réussite de ses travaux ; 2° de publier dans le Bulletin, avec les légendes explicatives, les dessins du mélangeur-broyeur à meules ellipsoïdes aplaties, de la machine à broyer à molettes verticales et de la mu chine à broyer à molettes inclinées; 3° d’insérer le rapport au Bulletin. (Approuvé.)
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- Communications. Sur l’invitation de M. le président, M. Grove expose les avantages des piles galvaniques, composées de disques de platine et de zinc, construites d’après son système. Ces piles , suivant lui, sont bien plus énergiques que celles à charbon de Bunsen, puisque avec 100 éléments de zinc et platine on est parvenu à rougir un fil de longueur considérable et à échauffer une lame métallique de 65 centimèt. de longueur sur 27 millim. de largeur. Quoique les nouvelles piles soient d’un prix plus élevé que les anciennes, M. Grove ne doute pas qu’elles ne rendent de grands services aux sciences et h l’industrie ; il en fait construire une qu’il se propose de faire manœuvrer en présence du conseil.
- M. le président remercie M. Grove de son intéressante communication ; il est admis comme membre correspondant étranger.
- Séance du 24 octobre 1849.
- Correspondance. M. le ministre de l’agriculture et du commerce adresse 4M. le président de la Société d’encouragement la lettre suivante, relative à la nomination de quatre élèves dans les écoles d’arts et métiers.
- Paris, le il octobre 1849.
- « Monsieur le président, j’ai reçu, avec votre lettre du 14 septembre dernier, la liste des candidats dressée par le jury d’examen de la Société d’encouragement à la suite du concours ouvert pour l’attribution des bourses dont la disposition lui est réservée aux écoles nationales d’arts et métiers de Châlons et d’Angers, et qui se trouvent vacantes cette année.
- « Conformément aux propositions contenues dans cette lettre, j’ai nommé le jeune Pellerin, élève à bourse entière, à l’école nationale d’arts et métiers de Châlons, et le jeune Geoffroy, aussi élève à bourse entière, à la même école.
- « La bourse entière vacante à l’école d’Angers a été attribuée au jeune Becot, cinquième candidat sur la liste d’admissibilité , attendu que le jeune Laboxdais, second candidat, et le jeune Testulat, quatrième candidat, ont été pourvus, le premier de la bourse entière affectée au département de Loir-et-Cher où il a concouru, et le second à la demi-bourse affectée au département de la Seine où il a également concouru. Cette dernière bourse est complétée par les fonds votés pour cet objet par le conseil général.
- « La place à trois quarts de bourse, libre à l’école d’Angers, a été accordée au jeune Martin, sixième candidat.
- « Les titulaires de ces différentes bourses sont prévenus, par mes soins, de leur nomination , et sont invités à se rendre , le 1er octobre, les uns à l’école de Châlons et l’autre à l’école d’Angers.
- « Si l’une ou plusieurs des bourses dont il s’agit n’étaient pas occupées par les titulaires pour quelque motif que ce fût, les jeunes Sassias, Meyer et Dutois seraient appelés à la jouissance de ces bourses dans l’ordre où ils sont nommés.
- « Agréez, monsieur le président, l’assurance de ma considération très-distinguée.
- « Signé Lânjuinais. »
- Le conseil décide que cette lettre sera insérée au procès-verbal.
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- PROCÈS-VERBAUX.
- M. Fusz, rue du Foin-Saint-Jacques, 21, annonce qu’il vient de faire établir une voiture sans ressorts d’après son système , et destinée au transport du plâtre ; il signale les avantages de son système dont il demande l’examen.
- M. Mar-Martin, fabricant de tuiles, à Bourbonne ( Haute-Marne ), transmet le certificat qui lui a été délivré par M. Descars, architecte du département de la Haute-Marne, portant que les tuiles de nouvelle forme qu’il avait présentées à la Société ont, par leur élégance, leur solidité, leur légèreté, des avantages réels sur celles employées jusqu’ici dans le pays.
- M. Lefèvre Soyer, à Beauvais ( Oise ), appelle l’attention de la Société sur un nouvel harnais de cabriolet dont il adresse le dessin et la description.
- M. Devalois , ancien avoué , à Saint-Yrieix ( Haute-Vienne ), signale , comme digne de la médaille de contre-maître , parmi les colons partiaires exploitant ses propriétés, M, Jean Texier, demeurant au village d’Entraigues.
- M. Clovet, contre-maître et directeur de la filature de lin, au Breuil ( Calvados ), expose les titres qu’il croit avoir aux récompenses que la Société se propose de décerner aux contre-maîtres.
- M. Werdet, rue de la Chaise, 10, appelle l’attention de la Société sur ses travaux comme pouvant lui mériter de prendre part au legs fondé par M. Bapst. Les travaux de M. Werdet ont pour but le perfectionnement de l’enseignement primaire, celui de la teinture garance et l’extraction de l’indigo pastel.
- M. Artur, membre de la Société, rue Saint-Jacques, 56, adresse la description de la trombe qui s’est abattue sur la commune de Douvres, près Caen (Calvados), et énonce que les effets de ce phénomène sont conformes à la théorie qu’il a donnée et contraires aux diverses opinions qui attribuent ce météore à l’électricité.
- M. Simon fils, imprimeur - lithographe, à Strasbourg, adresse deux épreuves du premier essai d’un nouveau procédé de lavis lithographique.
- M. Sorel, ingénieur civil, rue de Lancry, 6, transmet une notice contenant les principaux documents authentiques relatifs à la galvanisation du fer. Cette notice prouve, suivant M. Sorel, toute l’importance qu’a acquise cette industrie, qui dès son début fut encouragée par la Société d’encouragement.
- M. Sorel saisit cette occasion pour demander que des rapports soient présentés sur les objets suivants qu’il a soumis à la Société : 1° alliage dit laiton blanc, qui a servi à confectionner les quatre vases de la cour du palais des beaux-arts ; 2° ses appareils de chauffage et de cuisine ; 3° ses préparations acides pour décaper le fer.
- Objets présentés. M. A. Chevallier, membre du conseil, expose qu’à la suite de la communication, faite par M. le président, de diverses altérations de tuyaux en plomb il avait fait connaître qu’il possédait des fragments de tuyaux de même métal qui offraient, dans plusieurs endroits, des altérations qui laissaient fuir le gaz.
- M. Chevallier met sous les yeux de la Société deux fragments du même tuyau dont l’un est altéré et l’autre n’a subi aucune détérioration. Cet effet peut être attribué à la nature des terrains dans lesquels ces tuyaux sont enfouis, dont certaines parties contiennent des matières qui attaquent le plomb.
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- M. Adrien Chenot, à Clichy-la-Garenne, dépose sur le bureau divers échantillons d’éponges métalliques de fer, pour que la Société veuille bien les faire examiner.
- M. Thier, mécanicien, passage Choiseul, sollicite l’examen d’une teterelle et d’un biberon à tube pliant.
- Les ouvrages suivants sont déposés sur le bureau :
- 1° Notice historique sur le nettoiement de la ville de Paris depuis 1184 jusqu'à l’époque actuelle, pour servir à T histoire de la salubrité et de Vhygiène publique des grandes villes, par M. A. Chevallier, membre du conseil de salubrité, de l’Académie de médecine, etc.;
- 2° Essai historique sur les métaux que Von rencontre quelquefois dans les corps organisés, par MM. A. Chevallier et L. Cottereau ;
- 3° Le Technologiste, octobre 1849;
- 4° Annales des chemins vicinaux, juillet, août et septembre 1849 ;
- 5° Le Moniteur industriel des 13, 16, 20, 23 et 30 septembre, 4, 7, 11, 14, 18 et 21 octobre 1849 ;
- 6° Journal des travaux publics du 11 octobre 1849;
- 7° Réforme agricole, août 1849;
- 8° Rapport fait à VAcadémie des inscriptions et belles-lettres, au nom de la commission des antiquités de Ici France, par M. Lenormand, lu dans la séance publique annuelle du 17 août 1849;
- 9° Réponse à une brochure d’un fabricant de châles, le châle-cachemire français, le châle des Indes, et la marque de fabrique, par M. Biétry;
- 10° Bulletin de la Société pour l’instruction élémentaire, septembre et octobre 1849;
- 11° Annales de la Société d’émulation du département des Vosges, t. VI, 3e cahier, 1848;
- 12° Revue scientifique et industrielle sous la direction du docteur Quesneville, septembre 1849.
- Rapports des comités. Au nom d’une commission spéciale, M. Th. Olivier lit un rapport sur une nouvelle méthode d’enseignement de la géométrie pratique sans instruments , par M. Martin Châtelain, ancien directeur de l’école d’arts et métiers d’Amiens.
- La commission propose 1° de remercier l’auteur de sa communication qui est digne d’intérêt, 2° d’approuver sa méthode de géométrie pratique sans instruments, 3° d’insérer le rapport au Bulletin et d’en délivrer 300 exemplaires à l’auteur.
- Le conseil approuve le rapport et en adopte les conclusions. ( Voy. plus haut, p. 481.)
- M. le président pense qu’il serait utile d’appeler l’attention publique sur la méthode de M. Châtelain, et pour atteindre ce but il propose de faire imprimer le rapport à un nombre d’exemplaires suffisant pour être adressé à l’école normale, aux lycées, collèges et autres établissements d’instruction publique, et de recommander cette méthode à M. le ministre de l’instruction publique et à M. le ministre de l’agriculture et du commerce.
- Cette proposition est adoptée.
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- PROCES-VERBAUX.
- Au nom du comité des arts mécaniques, M. Benoît lit un rapport sur le clavier-imprimeur à l’usage des aveugles présenté par M. Foucault.
- Le comité propose 1° de remercier l’auteur de sa communication en le félicitant de l’heureux perfectionnement qu’il a apporté à son invention primitive, 2° de faire dessiner et graver le clavier-imprimeur pour être publié dans le Bulletin à la suite du rapport, 3° de renvoyer le rapport à la commission du legs Bapst. ( Approuvé. )
- Communications. M. Chenot communique des détails sur son nouveau procédé de traitement des minerais de fer, dont des échantillons sont déposés sur le bureau.
- Jusqu’à ce jour, les minerais de fer ont toujours été réduits à l’état de fonte avant de devenir fer malléable, c’est-à-dire que l’on combine le fer au carbone, au soufre et au silicium, pour ensuite éliminer ces corps étrangers. Les minerais de fer étant généralement des oxydes plus ou moins mélangés de sulfures, il était cependant plus simple de réduire à l’état métallique ces oxydes et ces sulfures ; c’est ce qui a lieu dans la première période de transformation des minerais dans les hauts fourneaux ; c’est aussi le procédé que M. Chenot met en pratique.
- Pour obtenir son éponge de fer, il réduit les minerais de fer, oxydes et sulfures par les gaz obtenus de la décomposition de la vapeur d’eau par le charbon ; c’est un mélange d’hydrogène et d’oxyde de carbone qui est amené dans des caisses remplies de minerais à réduire et qui sont, pour cet effet, maintenus au rouge par un foyer de chaleur extérieur.
- Au bout d’un certain temps et par un effet de cémentation, la réduction pénètre jusqu’au centre des masses les plus compactes ; les minerais ont perdu leur dureté, et si avant le traitement ils faisaient feu au briquet, après le traitement on peut les couper au couteau.
- Le traitement en question n’agissant point sur la gangue, M. Chenot a imaginé divers procédés pour augmenter la fluidité de cette gangue par la chaleur et l’éliminer en soumettant au martelage les éponges chauffées à blanc.
- Ce procédé purge les minerais du soufre, de l’arsenic et autres matières minérales qui sont la cause principale de l’infériorité de nos fers.
- M. Chenot, outre ses éponges, a présenté à la Société quelques échantillons de fer martelé et une série d’expériences sur la transformation de la fonte en fer doux par l’oxygénation lente de la surface que la cémentation transforme à l’intérieur en combustion de carbone.
- M. le président remercie M. Chenot de son intéressante communication, et l’invite à remettre une note sur ses procédés, qui seront l’objet de l’examen des comités réunis des arts mécaniques et des arts chimiques.
- IMPRIMERIE DE Mme Ve BOUCHARD-HUZARD, RUE DE ï/ÉPERON, 5.
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- ODiRASTE-HIlITIÊlII AIÉE, (N° DXLV. ) novembre 1849.
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- EXPOSITION DE 1849.
- Exposition publique des produits de F industrie française en 1849.
- Malgré les difficultés de toute nature contre lesquelles a eu à lutter l’industrie française depuis le commencement de 1848, l’appel fait aux chefs de nos principales manufactures a été entendu, et ils se sont empressés de concourir à la grande solennité qui a occupé l’attention publique pendant trois mois, et a attiré une foule de curieux de toutes les parties de la France et de l’étranger. C’est dans les vastes galeries des Champs-Elysées qu’ont été étalées les richesses et les merveilles de notre industrie , objets d’utilité, objets d’art, et de luxe de toute espèce , produits de l’agriculture, de l’horticulture, instruments aratoires perfectionnés, et jusqu’aux provenances de l’Algérie, qui paraissaient pour la première fois , et n’ont pas été le moindre ornement de cette belle exposition.
- Emumérer les divers objets qui ont excité l’intérêt et la curiosité du public est une tache que les journaux quotidiens ont déjà remplie, et à laquelle nous ne pourrions consacrer nos pages sans excéder les limites que nous nous sommes prescrites ; mais nous nous réservons de présenter, dans un avenir prochain, un aperçu général des progrès des diverses branches de l’industrie française, dont nous puiserons les principaux renseignements dans le rapport du jury qui ne tardera sans doute pas à paraître.
- En attendant et pour prouver quel pas immense la France a fait dans le
- Quarante-huitième année. Novembre 1849. 32
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- EXPOSITION DE 1849.
- domaine de l’industrie, depuis la première exposition, en 1798, jusqu’à nos jours, nous joignons ici un tableau indicatif du nombre des exposants et des récompenses qui leur ont été décernées.
- Tableau indicatif des industriels qui ont été admis aux expositions det années 1798 à 1849 inclusivement> et des récompenses qui leur ont été décernées.
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- 1802 540 1 19 12 11 42 1/13
- 1806 1422 » 23 108 » 131 1/11 Il n’a point été déli-
- 1819 1662 » 54 140 114 308 1/5 vré de médailles de bronze.
- 1823 1648 » 72 153 250 ' 475 1/4
- 1827 1795 12 48 147 218 425 1/4
- 1834 2447 28 71 248 361 708 1/4
- 1839 3381 27 94 308 439 868 1/4
- 1844 3958 31 126 430 690 1277 1/3
- 1849 4650 52 180 530 890 1652 1/3
- La distribution des récompenses décernées par le jury a eu lieu, le 11 de ce mois, dans la grande salle des Pas-Perdus du palais de justice, qui avait été décorée pour cette solennité avec beaucoup de goût.
- M. le président de la république a prononcé le discours suivant :
- « Messieurs,
- « En vous voyant recevoir le juste prix de ces travaux qui maintiennent la réputation industrielle de la France à la hauteur qui lui est due, je me disais : elle n’a pas perdu le sentiment de l’honneur, cette nation ou une simple distinction devient pour tous les mérites une ample récompense ; elle n’est pas dégénérée, cette nation qui, malgré ses bouleversements, alors qu’on croyait les ateliers déserts et le travail paralysé, est venue faire luire à nos
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- EXPOSITION DE 1849.
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- yeux, comme une consolation et un espoir, les merveilles de ses produits.
- « Le degré de civilisation d’un pays se révèle par les progrès de l’industrie comme par ceux des sciences et des arts. L’exposition dernière doit nous rendre fiers ; elle constate à la fois l’état de nos connaissances et l’état de notre société. Plus nous avançons , plus, ainsi que l’annonçait l’empereur, les métiers deviennent des arts, et plus le luxe lui-même devient un objet d’utilité, une condition première de notre existence. Mais ce luxe, qui, par l’attrait de séduisants produits, attire le superflu du riche, pour rémunérer le travail du pauvre, ne prospère que si l’agriculture, développée dans les mêmes proportions, augmente les richesses premières du pays et multiplie les consommateurs.
- « Aussi le soin principal d’une administration éclairée, et préoccupée surtout des intérêts généraux, est de diminuer le plus possible les charges qui pèsent sur la terre. Malgré les sophismes répandus tous les jours pour égarer le peuple, il est un principe incontestable qui, en Suisse, en Amérique, en Angleterre, a donné les résultats les plus avantageux, c’est d’affranchir la production et de n’imposer que la consommation. La richesse d’un pays est comme un fleuve : si l’on prend les eaux à la source, on la tarit ; si on les prend, au contraire , lorsque le fleuve a grandi, on peut en détourner une large masse sans altérer son cours.
- « Au gouvernement appartient d’établir et de propager les bons principes d’économie politique, d’encourager, de protéger, d’honorer le travail national. Il doit être l’instigateur de tout ce qui tend à élever la condition de l’homme ; mais le plus grand bienfait qu’il puisse donner, celui d’oii découlent tous les autres, c’est d’établir une bonne administration qui crée la confiance et assure un lendemain. Le plus grand danger peut-être des temps modernes vient de cette fausse opinion inculquée dans les esprits, qu’un gouvernement peut tout, et qu’il est de l’essence d’un système quelconque de répondre à toutes les exigences, de remédier à tous les maux. Les améliorations ne s’improvisent pas, elles naissent de celles qui les précèdent ; comme l’espèce humaine, elles ont une filiation qui nous permet de mesurer l’étendue du progrès possible et de le séparer des utopies. Ne faisons donc pas naître de vaines espérances , mais tâchons d’accomplir toutes celles qu’il est raisonnable d’accepter; manifestons par nos actes une constante sollicitude pour les intérêts du peuple ; réalisons , au profit de ceux qui travaillent, ce vœu philanthropique d’une part meilleure dans les bénéfices plus assurés.
- « Lorsque, de retour dans vos départements, vous serez au milieu de vos ouvriers, affermissez-les dans les bons sentiments, dans les saines maximes, et, par la pratique de cette justice qui récompense chacun de ses œuvres,
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- apaisez leurs souffrances, rendez leur condition meilleure. Dites-leur que le pouvoir est animé de deux passions également vives : l’amour du bien et la volonté de combattre l’erreur et le mensonge. Pendant que vous ferez ainsi votre devoir de citoyen, moi, n’en doutez pas, je ferai mon devoir de premier magistrat de la république. Impassible devant les calomnies comme devant les séductions, sans faiblesse comme sans jactance, je veillerai à vos intérêts, qui sont les miens, je maintiendrai mes droits, qui sont les vôtres. »
- Après ce discours, qui a été accueilli avec les marques d’une vive satisfaction , et la distribution des décorations de la Légion d’honneur par les mains de M. le président, M. Dumas, ministre du commerce et de l’agriculture, et que la Société d’encouragement s’honore de voir à sa tête depuis plusieurs années, a prononcé le discours suivant :
- « Messieurs,
- « M. le président de la république vous a décerné la croix de la Légion d’honneur, comme une récompense méritée par vos inventions, par vos travaux longs et prospères.
- « Il a vu, avec autant de surprise que de joie, l’industrie se montrer toujours digne des mêmes distinctions, malgré les tempêtes qui en ont troublé la marche.
- « Tout en regrettant que l’agriculture n’eût pas obtenu autrefois sa place dans ces solennités, sa part dans leurs récompenses, il s’estime heureux d’avoir été appelé à lui rendre d’une manière éclatante une justice qui ne lui fera jamais défaut à l’avenir. L’agriculture peut compter, à tous les titres, sur une protection bienveillante et empressée.
- « Monsieur le président, l’agriculture, l’industrie, le commerce et les arts, personnifiés dans leurs chefs ou leurs ouvriers les plus nobles et les plus éclairés, réunis dans cette enceinte, en présence de la représentation nationale, vont recevoir de votre main les récompenses que le jury central leur décerne.
- « Vous avez voulu que cette cérémonie, autrefois concentrée dans le palais du roi, devînt désormais la fête du travail, celle du peuple, et qu’elle apprit à la France entière qu’il n’y a pas de labeur si humble qui n’y ait sa place marquée, d’ouvrier assez modeste et assez caché pour que ses services échappent à l’œil du pays reconnaissant.
- « La magistrature , en nous prêtant son sanctuaire pour cette fête improvisée , et en s’y associant plus étroitement encore par sa présence , porte un double témoignage du respect que méritent les jugements dont on va proclamer l’expression.
- « Par une innovation touchante, la religion est venue rappeler qu’elle bé-nit le travail, qu’elle le commande, qu’elle l’ennoblit, qu’elle le sanctifie même
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- à l’égal de la prière. Elle a marqué sa place dans une cérémonie dont sa présence rehaussera désormais la grandeur et l’éclat, et où elle semble dire que l’amour du travail, c’est l’amour de Dieu lui-même.
- « L’Institut, le conseil de l’instruction publique , les facultés, toutes ces compagnies illustres, dévouées au culte de la science, se sont empressées d’obéir à votre appel, et de prendre leur rang au sein d’une réunion où personne n’oublie la part qui leur est due dans cette fécondité industrielle de la France, dont le tableau va se dérouler sous vos yeux. En couronnant les élèves en présence des maîtres, vous doublez la joie des uns, vous doublez aussi le dévouement des autres.
- « La religion, la politique, la justice, la science veulent donc à l’envi que les fruits du travail soient récompensés, et qu’il soit honoré lui-même comme la source inépuisable de tout ce qui est beau, de tout ce qui est bon, de tout ce qui, sur la terre, se montre grand et durable.
- « La religion y voit l’accomplissement d’un devoir ; la politique, le principe austère, mais sur, de la durée des peuples libres; la justice, le meilleur gage du perfectionnement moral de l’homme ; la science, l’instrument de toutes les conquêtes qu’elle fait sur la nature.
- « Ici nous sommes tous voués au culte du travail ; ici il n’y a pas de place pour l’oisiveté ou la paresse; ici nous travaillons tous avec le même courage, depuis le laboureur et l’ouvrier, jusqu’à ces éminents esprits qui vous entourent , jusqu’à vous qui trouvez si courtes les heures employées à préparer le bonheur d’un peuple à qui vous avez voué tant d’amour.
- « Oui, c’est dans ce respect du travail, dans cet amour vrai du peuple que vous puisez les inspirations de votre politique.
- « A la sollicitude que vous témoignez pour le laboureur et l’ouvrier, on sent que vous vous regardez comme leur père.
- « Vous voulez entourer leur enfance de soins plus prévoyants encore ;
- « Vous voulez que, pendant la virilité de leur vie, leur travail, encouragé par de bonnes lois, devienne plus productif ;
- « Vous voulez préparer à leurs vieux jours une sécurité qui manque :
- « Puisse le ciel, dans sa bonté, donner à votre ministre la force d’accomplir l’œuvre que vous lui avez marquée 1
- « Mais il ne suffit pas à la prospérité de l’agriculture et de l’industrie de leur préparer des laboureurs ou des ouvriers robustes, laborieux, heureux du présent, confiants dans l’avenir, il faut encore qu’ue pensée éclairée et ferme dirige leurs bras.
- « Dans ces visites si nombreuses et si prolongées que vous feisiez dans les salles de l’exposition , vous aviez promptement aperçu par quels liens la
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- beauté des produits, la sûreté de leur création se rattachent à la netteté et à la profondeur de l’éducation du fabricant.
- « La force et l’habileté du laboureur et de l’ouvrier constituent un immense capital national ; mais la science de l’agriculteur, celle du manufacturier, celle de l’ingénieur peuvent en centupler la valeur. À de bons soldats il faut de savants capitaines. Cette science , l’éducation publique doit tendre sans cesse à l’accroître, et le pays a le droit de lui demander compte des efforts qu’elle fait dans ce but.
- « Aussi voulez-vous qu’une éducation plus variée permette à toutes les aptitudes de se faire jour. Laissant aux lettres toute leur importance, vous entendez que les sciences obtiennent la leur. Sans renoncer au culte des langues anciennes, vous désirez que l’étude des langues modernes se popularise.
- « Vous voulez, en un mot, préparer à l’agriculture, à l’industrie, au commerce , aux arts, à l’administration publique des agents aptes à comprendre et à résoudre toutes les questions qui s’agitent au milieu des peuples qui nous environnent.
- « Vous voulez que la jeunesse, trouvant dans nos lycées et dans nos collèges toutes les ressources nécessaires à une bonne éducation agricole, industrielle ou commerciale, ne soit plus détournée par d’autres études de la carrière paternelle.
- « Ces pensées étaient depuis longtemps les miennes, monsieur le président; je les avais puisées au milieu même de ces pères de famille que vous allez récompenser : elles m’ont fait un devoir d’accepter un fardeau au-dessus de mes forces.
- « Si je n’ai pas reculé devant lui, c’est que je me suis confié à cette vieille affection que m’ont si souvent témoignée les chefs naturels de l’industrie dont nous sommes entourés ; c’est que je me suis regardé comme leur représentant , comme leur écho, toujours prêt à saisir leur pensée et k m’en inspirer.
- « C’est surtout que j’ai compté sur ce jury central, où j’ai siégé pendant tant d’années, et qui m’a toujours accoutumé à m’y croire entouré d’amis. La fermeté de ses jugements, la sincérité de ses discussions, la droiture, l’impartialité qui l’animent toujours, en font, pour les personnes et pour les choses, le conseiller le plus sûr et le plus fidèle. Il trouvera toujours mon oreille ouverte à ses avis; puisse-t-il ne pas me les épargner !
- « Je remercie, au nom de l’agriculture, de l’industrie, du commerce et des arts, MM. les membres du jury et son illustre président du dévouement dont ils ont donné tant de preuves dans l’accomplissement de leur tâche.
- « Au nom de tous, je remercie surtout mon prédécesseur que tant de
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- qualités avaient désigné à votre choix, monsieur le président, et que l’étendue de ses lumières , l’urbanité de son esprit, la netteté de ses décisions signaleraient à notre reconnaissance, alors même que cette cérémonie ne serait pas la conséquence et la conclusion d’une oeuvre que ses soins avaient si habilement préparée et conduite, et dont j’ai essayé de rendre la fin digne de son commencement. »
- Discours de M. Charles Dupin, président du jury central.
- « Monsieur le président,
- « Conformément à l’usage, je dois signaler les progrès obtenus par l’industrie nationale dans les cinq ans écoulés depuis la dernière exposition.
- « Ce qui caractérise l’industrie moderne et la rend progressive, c’est l’alliance de plus en plus intime de ses arts avec les sciences ; la géométrie , la mécanique et la chimie sont les trois flambeaux qui la guident et la mènent aux découvertes. Depuis la dernière exposition, cette alliance féconde s’est signalée par de nouveaux bienfaits dont il faut montrer la nature et l’étendue.
- « Arts géométriques et mécaniques.
- « La géométrie, l’art des mesures, s’est attachée à doter l’industrie d’instruments précis , quoique toujours simples et commodes ; elle a perfectionné surtout un instrument resté dans l’enfance depuis l’usage qu’en faisait le moins savant des peuples conquérants. La romaine, aujourd’hui, combinant deux leviers et deux points d’appui, donne, avec autant de rapidité que de précision , les unités et les fractions décimales du poids des objets. Il fallait cette promptitude pour la multiplicité des pesages aux stations des chemins de fer, où tout doit marcher, disons mieux, courir avec la vélocité de la vapeur.
- « Le temps est d’un prix inestimable pour les arts utiles. Combien de fois les commerçants n’ont-ils pas désiré des machines à calculer qui leur épargnassent des moments précieux, et qui fussent exemptes des erreurs que l’esprit le plus inventif n’évite jamais complètement ! Une heureuse combinaison de mouvements circulaires vient de faire faire un grand pas à la solution du problème. Deux artistes français ont eu le bonheur d’ajouter à la machine arithmétique un perfectionnement que Pascal, son immortel inventeur, n’avait pas atteint.
- « D’autres appareils à mouvements circulaires rendent service à l’un des grands intérêts de l’humanité. Tels sont les phares inventés par l’illustre Fresnel; il les a dotés d’une puissance nouvelle, en réunissant les effets de la réflexion et de la réfraction sur les surfaces de cristaux circulairement disposés autour d’une lumière rendue elle-même plus puissante par des combustions concentriques auparavant inconnues.
- « L’exposition de cette année présentait à l’admiration publique le plus grand appareil de cette nature et le plus parfait que nous ayons construit encore. Les Anglais, les Suédois, les Américains ont commandé des phares français, Mais nous restons la puis-
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- sance qui présente , sur un immense littoral, le plus bel ensemble de feux protecteurs. 11 y a vingt ans, nous n’avions érigé que trente phares ou fanaux sur les côtes de l’Océan et de la Méditerranée ; à présent nous en possédons plus de cent soixante érigés sur nos côtes de France, de Corse et même d’Afrique.
- « Sur notre vaste littoral de l’Algérie, nos trois couleurs pendant le jour, et, pendant la nuit, nos lumières indicatrices apprennent aux navigateurs que la plus hospitalière des nations remplace aujourd’hui la piraterie séculaire des peuplades barbaresques.
- « La lumière est l’objet d’un autre progrès plus récent encore et qui va s’appliquer aux arts. Jusqu’à présent, l’industrie humaine n’avait pas pu parvenir à mesurer matériellement , sur notre globe , la vitesse prodigieuse de la lumière. Un jeune savant, à la fois géomètre et mécanicien, vient de résoudre ce beau problème par la combinaison la plus simple et la plus ingénieuse de deux roues dentées à vitesse extrêmement peu différente. C’est l’extrême lenteur d’un mouvement différentiel qui rend saisissable et mesurable la vitesse de la lumière, laquelle passe de l’une à l’autre de ces roues en moins d’un tiers de dix millièmes de seconde. Voilà ce que peut l’expérience, quand la géométrie la dirige.
- « Le même appareil sert déjà pour déterminer la vitesse du courant galvanique, dans cette communication merveilleuse où la terre elle-même, à des distances dont nous ignorons les limites, sert de conducteur au fluide.
- « Dès 1787, un physicien français avait employé, pour transmettre au loin des signaux, un fil métallique unissant des électromètres. Cinquante ans plus tard, une découverte semblable est faite aux Etats-Unis, en substituant la pile voltaïque à l’électricité naturelle.
- « Nos artistes ont imaginé des appareils ingénieux pour transmettre les signaux et pour compter les moments sur toute une ligne télégraphique. Déjà nos plus habiles horlogers construisent des compteurs et des horloges mus par la puissance de l’électricité.
- « La chronométrie, parvenue au plus haut point de perfection pour les usages de la marine et de la navigation, se contente aujourd’hui de ne pas rétrograder.
- « L’horlogerie secondaire offre des combinaisons nouvelles et variées; mais elle est loin de cette supériorité que réclame l’industrie nationale. Cependant d’heureux succès nous présagent que bientôt nous aurons conquis notre place dans le commerce de l’horlogerie. Les Suisses achètent par milliers des mouvements de montre exécutés par une maison française du Jura, pour leur donner le dernier fini ; donnons-le nous-mêmes.
- « Une jeune génération d’horlogers de précision se forme aujourd’hui dans Paris ; elle nous promet d’importants progrès pour les expositions suivantes.
- « Depuis 1845, nous avons perdu le plus éminent artiste de l’Europe savante pour la combinaison et la division des instruments où la rigueur mathématique est nécessaire. Il a laissé pour chef-d’œuvre le grand cercle de l’observatoire de Paris , où le talent d’un excellent observateur n’a pu signaler, dans les divisions, d’inégalités moyennes supérieures à quatre dixièmes}de seconde, c’est-à-dire à la cinq cent millième partie du rayon de l’instrument. Ce grand artiste fut d’abord un ouvrier qui devint l’honneur du faubourg Saint-Antoine, et qui mourut membre de l’Académie des
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- sciences. Quand nous avons, sur sa tombe, exprimé les hommages et les regrets du monde savant et de la patrie, l’immensité des ouvriers qui portaient son cercueil sur leurs épaules a fait entendre ses acclamations enthousiastes arrachées par la pensée, le sentiment de cette gloire répandue sur un ami, sur un voisin, sur un patron du faubourg industrieux par excellence.
- « Dans les premiers âges du monde, les mortels reconnaissants érigeaient des autels aux inventeurs des moyens d’ajouter au travail humain des forces vivantes en domptant les animaux. Aujourd’hui nous nous contentons d’honorer la mémoire des hommes qui nous apprennent à dompter, et j’oserais presque dire à doter d’intelligence et de vie les forces inanimées dont la nature livre par degrés au génie de l’homme le secret et la ressource. Aujourd’hui nous domptons l’électricité, vous l’avez vu ; nous domptons la chaleur, la vapeur, l’élasticité des gaz et celle de l’air.
- « La chaleur du corps humain est portée, du foyer d’une combustion intestine jusqu’aux extrémités de nos membres, par une admirable ramification d’artères et de veines qui font circuler le sang par un mouvement rapide et continu. Cette hydraulique merveilleuse , dont le miracle incessant marque si bien le doigt de Dieu, nous la copions, de loin , pour chauffer nos plus grands monuments , comme si c’étaient des corps humains. Le calorique part de poumons de fer; il pénètre de là dans un cœur, des artères et des veines de métal ; il chauffe , il anime , au lieu de sang, une eau circulante qui, pour obéir aux doubles lois de la pesanteur et de la chaleur, prend un mouvement régulier et transmet au passage l’élévation de la température, dans tous les membres du vaste édifice.
- « Ce n’est que du luxe pour les palais; pour les hôpitaux, c’est de l’humanité sacrée.
- « A la circulation de l’eau s’ajoute , au moyen d’un tirage , la circulation de l’air ; au dedans de chaque porte un grillage offre ses interstices à l’air extérieur, qu’il force à descendre sous la salle échauffée. On préserve ainsi les malades de ces terribles courants d’air froid qui les faisaient périr en si grand nombre dans les hôpitaux mal fermés ou trop peu ventilés. En même temps on empêche l’air vicié par les maladies d’une salle de communiquer avec l’air des autres salles. Ce n’est pas tout; le renouvellement de l’air intérieur s’opère de haut en bas et suivant des couches régulières. Par là les miasmes putrides, au lieu de monter dans l’atmosphère, descendent et disparaissent. On a voulu voir si les vases les plus fétides, si des cadavres même en putréfaction, posés sur le plancher, porteraient leur odeur infecte jusqu’à l’oreiller du malade; elle n’a pas pu monter jusque-là, et son air est resté pur (1). Ai-je besoin d’ajouter que la médaille d’or est le prix d’un tel bienfait.
- « Reportons notre pensée à soixante ans en arrière, lorsque l’Académie des sciences, dans un admirable rapport que fit Bailly, président de l’assemblée constituante, lorsque l’Académie élevait le cri de l’humanité révoltée contre des hôpitaux où quatre et cinq , et jusqu’à six malades gisaient sur un même grabat, les moribonds à côté des cadavres, l’infection sous le lit comme sur le lit, et l’odeur de la mort emplissant 1 at-
- (1) Tous ces moyens sont employés avec un admirable succès dans l’hôpital Beaujon.
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- mosphère. Mesurons les pas que nous avons faits, et soyons heureux d’un progrès qui s’étend à tous les jours de souffrance de nos classes ouvrières.
- « J’aurais à rapporter ici d’autres bienfaits de la chaleur ; mais le temps presse, il faut les omettre.
- « Chaque année, nous ajoutons aux forces que nous empruntons à l’hydraulique avec les roues savantes dites à la Poncelet et les turbines hydrauliques. On a combiné la plus puissante et la plus simple des pompes d’épuisement, qui rend d’immenses services à tous nos travaux publics.
- « C’est la force de la vapeur qui se distingue entre toutes par la grandeur et la rapidité de ses progrès. Depuis 1845, nous avons plus acquis de ce côté qu’en aucune autre période quinquennale. Chaque année, le mouvement naturel de notre population ajoute à nos adultes 300,000 individus, dont, au plus, 280,000 assez forts pour bien travailler. Eh bien! dans chacune des trois années 1845 , 1846 et 1847, la force totale de la vapeur, ajoutée à nos usines fixes, à nos chemins de fer, à notre navigation fluviale ou maritime, équivaut au travail de 276,000 hommes. Si l’on y joignait les forces hydrauliques et les forces éoliques créées en même temps, nous dépasserions l’équivalent de 300,000 hommes. Ainsi, lorsque nous avions la paix intérieure et la sécurité, le génie de la mécanique doublait la force productive ajoutée tous les ans par l’accroissement régulier de la population. Les 300,000 travailleurs mécaniques, sous forme d’eau, de vent ou de vapeur, n’exigeaient rien pour eux-mêmes, ne faisaient ni bruit, ni coalitions, ni-perturbations, et laissaient tout le bénéfice à leurs compagnons de force humaine.
- « Ce qui devait surtout fixer notre attention , c’est qu’on n’a pas seulement élargi, multiplié les ateliers où sont construits les mécanismes à vapeur, on les a transformés en vrais ateliers de précision, afin d’atteindre une perfection nouvelle. On a fabriqué ces grandes machines-outils, dont le travail rigoureusement régulier exécute , sous les auspices de la géométrie, des plans, des cercles, des cylindres, des cônes en bois , en cuivre, en fer, en acier, avec le dernier degré d’exactitude.
- « Le public, par instinct plus que par calcul, s’est arrêté tous les jours devant ces grandes machines-outils, qui n’ont pas, comme l’ouvrier le plus adroit, besoin d’être apprentis, et qui du premier coup font leur chef-d’œuvre.
- « Sans m’arrêter sur des détails impossibles, j’offre un seul fait pour montrer où peut conduire ce nouveau genre de perfection du travail.
- « La première des grandes locomotives à six roues construite avec les outils-machines les plus précis, mise en jeu sur le chemin de fer du Nord , a parcouru , somme totale , 35,000 kilomètres avant d’avoir besoin d’une seule réparation ; un septième en sus, et c’était l’équivalent du tour de la terre, qu’elle eût fait avant d’avoir éprouvé le plus léger dérangement.
- « Les ouvriers qui produisent de tels ouvrages (1), je les ai trouvés tous, forgerons, chaudronniers, ajusteurs, ayant suspendue devant eux, à leur forge ou leur établi, l’é-
- (1) Dans les magnifiques ateliers du Creuzot.
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- pure géométrique de l’objet à confectionner, et tenant dans leurs mains la mesure en millimètres, afin de tout exécuter rigoureusement, comme pourrait le désirer un-élève de l’école polytechnique.
- « Il faudrait un temps qui m’est interdit, si je voulais énumérer toutes les machines inventées ou perfectionnées depuis cinq ans pour les besoins si variés , si multipliés de nos ateliers de filage , de tissage , de cordonnerie, de navigation, etc. Un exemple seulement :
- a Dans un des ateliers cachés de Paris, on frappe des boutons métalliques avec figures en relief, armoiries, devises, emblèmes, au moyen d’une machine que la monnaie pourrait envier. Ces boutons , si parfaits et peu coûteux , Birmingham , la célèbre Birmingham, la cité de Yulcain par excellence, Birmingham en achète pour les revendre. Enfin des souverains d’Amérique montrent leur discernement en faisant battre une monnaie fort distinguée dans notre atelier à boutons. Voilà, parmi beaucoup d’autres, un progrès de nos arts mécaniques.
- « Des progrès relatifs plus rapides encore appartiennent à l’industrie métallurgique, laquelle donne à toutes les autres des instruments de travail et des moyens de succès.
- « Lors de la dernière exposition , la France ne possédait guère que 200 lieues de chemins de fer; elle en possède aujourd’hui 750. Le législateur a voulu que l’industrie nationale se mît à l’œuvre pour produire l’énorme quantité de fer et d'acier nécessaire à de si grandes entreprises. Nous avions des usines du premier ordre dont les fers étaient imparfaits : habilement corrigés, ces fers sont devenus excellents pour îes rails ou voies métalliques; ils ont cessé d’être cassants et n’ont rien perdu de leur rigidité.
- « Par une heureuse combinaison de minerais et par une action plus savante et plus régulière de l’air chaud, l’on obtient tantôt une fonte d’une admirable douceur, tantôt des fers flexibles à ce point qu’on a pu les plier à la mécanique, quoique du plus gros volume, pour tous les besoins des constructions de locomotives, de tenders, de voitures et de navires à vapeur; ces fers , présentés à l’exposition avec les machines destinées à les courber, comme des bois ramollis à la vapeur, ont excité l’admiration publique.
- « Le même sentiment naissait à la vue de l’infinie variété des ouvrages exécutés en fonte, depuis les énormes masses qui servent de plates-formes à nos grands mécanismes jusqu’à ces empreintes fines et gracieuses qui disputent le prix à celles de Berlin pour la délicatesse et la pureté des formes et des contours.
- « La forge du fer n’a pas produit des résultats moins remarquables. On a vaincu, dans ce genre , des difficultés du premier ordre pour forger les arbres des grandes machines à vapeur et pour exécuter les grandes roues des locomotives ; le moyeu de ces roues forme, avec la base des rayons, une masse unique consolidée à force d’art. Un autre morceau de forge digne des plus grands éloges, c’est un mortier d’artillerie en fer d’un volume considérable et travaillé d’une seule pièce avec sa semelle.
- « Si nous sortons des grandes fabrications pour aborder les industries qui produisent une foule d’objets en fer, en acier, partout nous trouvons la preuve de perfectionnements récents qui, désormais, nous placent au niveau des peuples les plus avancés dans l’art de mettre en œuvre les métaux.
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- « Notre supériorité continue dans l’invention et l’exécution des instruments de chirurgie.
- « Nos armes de guerre et de luxe réunissent au bon marché comparatif la beauté, la richesse et la précision,
- « Nous savons, aujourd’hui, transformer en acier de toute nature les fers propres à donner de bons produits. Nous avons reconnu qu’avant tout c’est la qualité du fer qui donne la qualité de l’acier. Nous revendons avec avantage, à l’Angleterre, des aciers empruntés d’elle et transformés en ressorts de montres, d’horloges et de voitures. Nous disputons à l’Allemagne la fabrication des faux, des faucilles, des limes et des râpes.
- « Non-seulement nous faisons bien ces instruments, nous les faisons à 16, à 20 pour 100 meilleur marché qu’en 1845, et nous procurons à l’ouvrier, au môme rabais, son marteau, sa hache, sa bêche et tous autres outils; rendus meilleurs , ils lui permettent de faire plus de travail et d’accroître le prix de sa journée en dépensant moins de force.
- « Permettez, monsieur le président, que les seuls vrais amis des ouvriers, les amis de leur travail, applaudissent à ce rapide et grand perfectionnement.
- « Après le fer et l’acier, le zinc désormais tient le premier rang parmi les métaux utiles au plus grand nombre d’industries. Ses usages s’étendent à tout ; on l’emploie tour à tour en feuilles planes, en cylindres, en fils étirés; pour les beaux-arts, le bas-relief, la ciselure et la sculpture du zinc le disputent aux industries d’utilité plus commune.
- « La galvanoplastie multiplie le miracle de ses applications d’un métal sur l’autre avec des variétés et des succès incessants, et le fer galvanisé multiplie ses usages.
- « Arts chimiques.
- « Une part importante des progrès métallurgiques appartient à la troisième des sciences qui dirigent l’industrie.
- « La chimie mériterait un autre organe pour faire dignement apprécier la grandeur de ses bienfaits. Je m’inspirerai du moins des pensées émises au sein du jury par un successeur des Chaptal et des Berthollet. Le jury central est fier de voir le même ministère occupé tour à tour, à six mois d’intervalle , par ses deux vice-présidents , dont les travaux ont marqué la place éminente, le premier (1) pour l’agriculture, le second (2) pour l’industrie, qui lui doit tant d’applications de la science aux arts chimiques.
- « La fabrication des produits chimiques, qui joue le rôle le plus important dans notre commerce intérieur, a pris rang parmi les branches considérables de notre exportation. Ces produits exportés, en y comprenant les médicaments, les parfums et les teintures préparées, ces produits, qui n’atteignaient pas 10 millions il y a seulement un quart de siècle, surpassent aujourd’hui 25 millions ; et cet accroissement a lieu, malgré la di-
- (1) M. Tourret,
- (2) ai. Dumas.
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- minution prodigieuse des prix occasionnée par l’application même des procédés scientifiques.
- « Un exemple à l’appui de cette assertion. En 1817, lorsque nous ne faisions usage que d’outremer naturel, il coûtait 1,900 fr. le kilog. Aujourd’hui que la chimie sait produire cette magnifique couleur, elle en a rabaissé le prix de 1,900 fr. à 10 fr. le kilogramme. Voilà ses miracles.
- « En extrayant du quinquina sa partie vraiment médicale, elle obtient, avec de bien moindres doses , de plus grands effets fébrifuges, et préserve les malades des obstructions occasionnées par le dépôt des parties ligneuses dans le tissu des intestins. Non-seulement la France en fabrique pour son usage, mais, chaque année, elle en vend à l’étranger pour près d’un million.
- « La chimie ne se contente pas, pour rendre service à la pharmacie, d’emmieller les bords du vase, elle transforme le breuvage meme, afin d’en ôter l’amertume.
- « En recherchant le principe d’action de chaque médicament, elle s’efforce de le dégager, comme la quinine, des matières étrangères qui lui donnent trop souvent une abominable saveur, ou tout au moins d’en neutraliser l’âcreté. C’est ainsi qu’à l’eau de Sedlitz elle a substitué un citrate de magnésie qui fait disparaître l’âpre et repoussant arrière-goût d’une eau salutaire, non point à cause, mais malgré sa détestable saveur.
- « La chimie produit de tout autres merveilles par l’emploi de ses gaz éthérés ; elle ôte à l’homme le sentiment de la douleur et fait disparaître, avec la souffrance, l’horreur des opérations auparavant plus redoutées pour le supplice de leur durée que pour leurs suites, dussent-elles être mortelles.
- « Avec le chlore, la chimie purifie l’air ; avec le carbone, elle purifie l’eau; par l’ébullition à vase clos, elle rend conservables les aliments les plus délicats pendant des années; aujourd’hui le lait même est conservé pour les navigations les plus lointaines.
- « Il y a six ans, une princesse de Naples devait aller au Brésil, où l’attendait une couronne d’impératrice. Elle reçut de la France deux cents repas préparés par l’art d’un Chevet et conservés par la chimie d’un Appert, afin de servir, chaque jour, à la mer, tout ce que les tables les plus somptueuses pourraient désirer, à terre, de primeurs recherchées et d’aliments dans leur fraîcheur. Voilà la vie délicieuse et salubre substituée à la subsistance à la fois repoussante et scorbutique des navigateurs, je ne dis pas du moyen âge, mais du siècle dernier.
- « Un mot de plus : cette recherche de princes, la marine militaire la pratique pour le simple matelot malade à bord. Même en santé, nos marins ne consomment plus que des boissons toujours pures et salubres, par la substitution des caisses en fer aux tonneaux en bois.
- « La chimie a perfectionné, depuis la dernière exposition, l’art d’extraire de l’eau de mer, avec un minimum de combustible, un maximum d’eau parfaitement pure. Désormais, pour le commerce, c’est la houille et non pas l’eau qu’il est avantageux d’embarquer, dans les voyages de long cours où la cargaison est complète et d’un prix considérable. Afin d’embarquer ce combustible dans le moindre espace avec le poids le
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- plus grand, on prend les débris, le poussier de la houille ; on les mélange avec le goudron extrait de la même substance, lorsqu’on la transforme en coke. Ce mélange, sous une pression puissante, prend la forme d’énormes briques rectangulaires qui s’empilent, qui s’arriment sans la moindre perte d’espace. Ce perfectionnement sera précieux, surtout pour les navires à vapeur.
- « Par une industrie analogue et simultanée, on réduit en corps, en cylindre le poussier du charbon de bois, avec un très-grand avantage pour les ménages du peuple.
- « L’emploi récent de la houille, au lieu du bois, réduit de trois quarts les frais de cuisson de nos porcelaines. Notre faïence fine dite porcelaine opaque, par des améliorations successives, égale enfin les plus beaux types anglais.
- « Une industrie bien modeste en apparence, la fabrication des boutons de porcelaine, est l’objet des procédés les plus ingénieux ; un fabricant de Paris en fait quatorze cent mille par jour, à 2 centimes la douzaine...
- « Des progrès remarquables signalent nos grandes fabriques de cristaux, dont la taille est désormais parfaite. Un nouveau genre de moulage permet d’obtenir le dernier fini de l'exécution pour les ornements en bas-relief, les figures en ronde bosse et les garnitures de vases.
- « L’emploi récent de l’acide borique procure des verres bien supérieurs, pour la pureté de la teinte, aux plus célèbres de la Bohême. Cet acide permet de substituer à l’oxyde de plomb l’oxyde de zinc ou la baryte, et la soude à la potasse, sans que la blancheur du verre ou du cristal en soit altérée. Il y a plus, l’oxyde de zinc promet à l’astronomie, à la navigation des verres d’une exquise transparence qui feront faire des pas nouveaux à la science.
- « C’est au contraire en affaiblissant la translucidité des vitraux que nous atteignons la magie d’effet des anciennes et célèbres verrières, ces magnifiques ornements des temples chrétiens.
- « Les services les plus récents qu’ait rendus la chimie aux industries civiles appartiennent au blanchiment, à la teinture des tissus et des fils.
- « On a retiré de chaque matière colorante empruntée soit aux végétaux, soit aux animaux son principe colorant dans toute sa pureté. C’est ainsi qu’on forme les laques appliquées plus aisément, et sans en perdre un atome, pour la coloration. La chimie a pareillement perfectionné l’art d’appliquer ces couleurs si bien préparées.
- « Arts producteurs de tissus.
- « Depuis quelques années, l’esprit inventif des fabricants de tissus a produit le étoffes mélangées les plus élégantes. La teinture et l’impression, que nous pratiquons avec tant de supériorité, doublent la valeur de ces fabrications qui méritent si bien le nom de nouveautés ou d’étoffes printanières.
- « Dans cette charmante industrie, une difficulté considérable se présentait, lorsqu’il fallait mettre en couleur les étoffes composées de fils végétaux tels que le coton, le chanvre et le lin, et les fils fournis par le règne animal tels que la laine et le duvet de chèvre. Le mordant qui doit fixer la teinture ne devrait pas être le même pour ces deux
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- natures de fil; la coloration du tissu mixte se trouvait ainsi déparée. La chimie a conçu la pensée ingénieuse d’imprégner les fils végétaux d’une substance azotée; on a, pour ainsi dire, animalisé leur surface : par ce moyen l’on a réduit le tissu des deux espèces de fil à subir, avec un égal avantage , l’action d’un seul et même mordant. Nos étoffes mélangées, si variées et si riches aujourd’hui, ont acquis, parce moyen, plus d’éclat et de beauté.
- « Pour le blanchiment, dont la science moderne appartient au génie de Berthollet, l’action du chlore portée à sa perfection, un dernier pas était à faire. Il restait inhérente aux fibres végétales une résine qu’il fallait enlever par l’action d’un corps similaire ; c’est ce qu’on a fait avec un succès complet. .
- « La différence est infinie entre les impressions sur des tissus simplement blanchis au chlore et sur des tissus traités par les deux actions combinées ; les couleurs ne s’infiltrent plus, des parties couvertes de couleur, dans les parties réservées : par ce moyen, les impressions acquièrent la netteté vigoureuse de dessins au tire-ligne.
- « Le tire-ligne lui-même, plus ou moins ouvert et multiplié, suivant l’écartement et l’épaisseur des lignes à colorer, posé transversalement et fixe, colore successivement le plus long rouleau de tissu ou de papier blanc, qu’un mécanisme fait passer sous le tire-ligne immobile. C’est le type le plus simple et le plus parfait de l’alliage des arts géométriques et des arts chimiques.
- « Par un autre procédé , la couleur est saisie par des .molettes qui déposent sur les tissus ou les papiers de tenture de larges traînées de couleurs ou pareilles ou diverses. La capillarité des surfaces imprégnées fait que les couleurs s’étendent, s’adoucissent comme des ombres cylindriques sous le pinceau de l’architecte qui figure le fut d’une colonne cannelée. On obtient de la sorte des impressions à nuances dégradées avec la régularité qu’on admire dans les couleurs successives de l’arc-en-ciel.
- « Je dois signaler un dernier perfectionnement qui s’applique à notre plus brillante industrie. Chaque fil de soie est imprégné d’une gomme laissée à sa surface par l’insecte filateur ; c’est cette gomme qui, subissant avec le temps l’action de l’atmosphère, jaunit la soie la plus blanche. On a conçu la pensée d’en délivrer à priori le fil même au moyen d’une légère dissolution alcaline. Par là les beaux ornements de nos palais et de nos temples conserveront leurs parties sans teinture, dans tout l’éclat de leur blancheur.
- « Par l’effet que je viens de signaler, les satins et les velours, cette partie si coûteuse des parures opulentes, perdaient promptement la perfection de leur blancheur. Labeauté d’aspect de ces magnifiques tissus durera désormais autant que les étoffes mêmes.
- « Que l’opulence conserve ou ne conserve pas ses velours et ses satins, ce n’est pas là ce qui me touche. Mais avec la même chimie, qui va rendre ce service à la rjchesse, voyez quels miracles elle accomplit pour la plus modeste aisance ! Sur un tissu de longue laine serré, croisé, solide et chaud on imprime, avec des couleurs qu’on dirait empruntées à l’Inde, les dessins les plus exquis, qu’on envierait aux châles de l’Orient ; à trois pas vous distingueriez à peine cette impression d’un tissu fait à Cachemire ; seulement , au lieu de coûter 500 francs le mètre, elle se vend, à la grande gloire de Nîmes et de Mulhouse, pour 5 francs au plus le mètre carré. Quand on ne tient pas
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- à la perfection du luxe, on se procure encore un joli châle pour 2 francs 50 centimes.
- « Dans les marchés, dans les apports de nos villages, combien de fois j’ai mesuré le progrès du confort et de l’élégance champêtres, en comparant les parures de chaque âge, depuis les arrière-grand’mères jusqu’aux plus jeunes adolescentes ! Comme cachet du bon vieux temps, c’est le pauvre petit mouchoir en gros calicot qui, sous prétexte de carreaux ou d’un filet coloré, empruntait à l’Orient le nom présomptueux d’indienne; comme cachet des jours modernes, c’est le simulacre des châles Ternaux, imités par la peinture élégante sur la jolie mousseline de laine ou sur d’autres tissus légers : tout cela ne cessant pas d’être à la portée des moins cossues parmi nos jeunes paysannes ; et la parure tout entière, bas, robe, tulle, dentelle de coton, avec des rubans qui semblent n’être que de soie, tous ces produits plus voyants et moins coûteux les uns que les autres. Si j’osais ajouter à ce luxe, pour la Galatée du village, deux boucles d’oreilles en topaze, en émeraude, en rubis, cristallisées à Paris à 10 fr. la poignée, il n’y aurait qu’un joaillier en fin, en vrai, qui pourrait douter un moment que cet ensemble gracieux ne fût pas digne d’un peuple qui fait descendre le bon goût et l’élégance jusqu’à la simplicité du hameau.
- « Qu’on cesse de nous accuser d’attacher peu de prix au bon marché.
- « Lorsque le premier consul inaugura la seconde année de notre siècle par l’exposition d’une industrie qu’il faisait revivre en restaurant l’autorité des lois et des mœurs, le célèbre Fox profita de la paix d’Amiens pour visiter la France et connaître ses arts. Tl choisit un humble couteau de six liards comme un des plus importants produits du peuple dont il avait défendu la grandeur et les droits, même au milieu des passions les plus hostiles contre nous, dans le parlement d’Angleterre.
- « Quand les successeurs de Fox nous feront l’honneur de nous visiter, ils auront autre chose que l’humble eustache à rapporter dans leur pays. Si l’industrie nationale voulait présenter, passez-moi le mot, sa boutique à dix sous, à cinq sous, à deux sous, ce n’est pas sur l’étal roulant d’un pauvre colporteur qu’elle en pourrait resserrer l’admirable variété ; c’est une vaste partie du palais de l’exposition qu’il aurait fallu remplir exclusivement , et la patrie en eût souri par amour de ses enfants les plus nombreux.
- « Cependant, de même que l’esprit humain se croirait pauvre s’il ne vivait que d’alphabets à cinq centimes, pour rester à la portée des intelligences que fatiguerait une lecture moins bornée, de même aussi l’industrie d’un peuple élégant et riche croirait descendre de sa puissance et de sa splendeur, si nous n’avions à dire en sa faveur , qu’elle se borne à fabriquer les produits de l’état à cinq centimes.
- « C’est le caractère admirable de notre industrie perfectionnée, qu’elle passe avec le même succès des produits les moins coûteux à ceux qui marquent les limites de l’invention, de la richesse et du goût le plus délicat; souvent aussi c’est la marche contraire que suit le progrès des arts.
- « I/esprit humain obéit au besoin incessant de vaincre des difficultés, de s’élever au-dessus de lui-même et de franchir les bornes qu’il vient d’atteindre. Sans cesse il veut donner aux produits des arts, comme à ceux de la pensée, un nouveau prix, une perfection inconnue. Sur les pas du génie marchent ensuite les imitateurs, les simplifica-
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- teurs, qui propagent l’invention, la vulgarisent, et la mettent à portée des moindres fortunes.
- « Voyez la fabrication des plus beaux tissus imités de l’Orient I Lorsque l’expédition d’Egypte eut rapporté quelques châles de Cachemire qui paraîtraient bien pauvres aujourd’hui, l’on fut ébloui de leur éclat, de leur beauté, de leur richesse. Vingt ans plus tard, un fabricant audacieux, Ternaux, voulut les imiter dans ce qu’ils offraient de plus élégant et de plus somptueux. Il eut bientôt en grand nombre des élèves et des rivaux. A chaque exposition, les châles de l’exposition précédente étaient surpassés, et pour ainsi dire mis en oubli par des produits plus grands, d’un tissu plus fin, plus régulier , d’un dessin plus riche et de couleurs mieux contrastées. L’Inde, à son tour, l’Inde, stationnaire depuis quatre mille ans, l’Inde, attaquée par une rivalité qu’elle n’avait jamais connue, l’Inde est lancée par nous dans la voie du progrès ; elle nous emprunte nos dessins orientaux; elle agrandit, elle embellit, elle perfectionne ses châles. Pour conserver sa supériorité commerciale, elle est réduite à baisser ses prix en raffinant son ouvrage. Vaincue sous le point de vue de la régularité des fils, de l’égalité des fonds, l’avantage qu’elle conserve pour ses ornements produits avec la patience infinie d’une dentelle aux fuseaux, c’est de lutter, en payant 40 centimes par journée de ce travail, contre les Français qui payent 2 fr., 3 fr., 4 fr. par jour leur main-d’œuvre à la Jacquart.
- « Une foule d’industries ont profité de la création du beau cachemire français. La bourre de soie , la laine, le coton, substitués au duvet de la chèvre du Thibet, ont imité la fabrication modèle; enfin la teinture est venue rivaliser avec le tissage. Par ces conquêtes successives, le cachemire avec ses palmes fantastiques et son luxe de couleurs est descendu des épaules de la duchesse à celles de l’ouvrière , majestueux pour la grande dame, gracieux et gai pour la beauté populaire.
- « Le coton, qui par excellence est la matière économique, le coton, dans sa mise en œuvre, a suivi la même marche. Sans cesse on a composé, modifié des mull-jennys et des métiers plus précis et plus délicats, jusqu’à rivaliser avec l'horlogerie avancée. On est arrivé jusqu’à présenter, comme à l’exposition de 1849, des fils réguliers, égaux et d’une si grande finesse, qu’il en faut 435,000 mètres, la distance de Paris à Lyon, pour le poids d’un seul kilogramme...
- « Lorsqu’une industrie s’élève si haut, ce n’est plus pour elle qu’un jeu d’obtenir du fil parfaitement régulier, à 200,000, à 100,000, à 50, à 25,000 mètres le kilogramme ; fils avec lesquels nous fabriquons, à des prix sans cesse réduits, le tulle, la mousseline, la percale, le jaconas et le simple calicot.
- « L’usage des tissus de laine avait énormément souffert par la préférence accordée aux tissus de coton d’un bon marché toujours croissant. La nécessité de se défendre a produit les succès de l’industrie des lainages. On a créé des étoffes nouvelles et très-légères , de laine pure ou mélangée d’un coton caché sous la trame, pour obtenir le bon marché. Un avantage précieux de cette espèce de tissus est de conserver la chaleur mieux qu’aucune étoffe purement végétale. C’est ainsi qu’ont été créées ces gracieuses mousselines de laine qui se prêtent aux sinuosités harmonieuses qu’on admire dans les Quarante-huitième année. Novembre 1849, 33
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- draperies des statues antiques, et qui s’adaptent merveilleusement à l’ampleur des robes modernes, sans avoir la roideur compassée des étoffes du moyen âge.
- « Voilà quelques caractères des progrès infinis que l’art des tissus a faits en France. Pour une foule de ces produits nous ne craignons aucune concurrence.
- « Depuis la dernière exposition nous avons égalé les piqués, les basins si renommés de l’Angleterre ; nous égalons aussi et ses foulards et ceux de l’Inde. Nous fabriquons avec succès d’autres étoffes auparavant supérieures de beaucoup dans les ateliers de nos rivaux.
- « Le même génie supérieur qui, devinant l’avenir, proposait un prix à la découverte la plus utile faite avec la pile voltaïque offrait, promettait solennellement un million à l’inventeur d’un moyen de filer le lin à la mécanique. Il n’était plus là pour payer cette dette de la France lorsque Philippe de Girard eut conduit jusqu’au succès l’admirable invention qui résolvait ce grand problème. L’Angleterre, moins négligente que nous, a, la première, profité de la découverte ; elle a pris l’avance sur les autres nations, et, par ce moyen, s’est emparée d’une très-grande partie de leur commerce de toile ; elle en exporte aujourd’hui pour 80 millions par an.
- « Nous avons repris tardivement l’invention sortie de la France, comme nous avons repris la fabrication du papier sans fin inventée par un Didot; nos manufactures aujourd’hui s’enrichissent grâce au génie expatrié de ces illustres Français.
- « Monsieur le président, ces vérités, vous pouvez les lire au-dessus de votre tête, dans ce palais de justice où vous voyez écrit : Filature du lin, Philippe de Girard. Comme la plupart des inventeurs, il est mort pauvre ; il a laissé des enfants ; et la promesse de Napoléon, que n’a tenue aucun régime subséquent, cette promesse attend votre équité. C’est le vœu sacré du jury que la patrie paye à l’orphelin sa dette d’honneur et de reconnaissance.
- « Dans les cinq ans écoulés de 1843 à 1848, dernière année dont les résultats commerciaux nous soient donnés, l’accroissement de nos ventes à l’étranger est plus grand que dans toute autre époque de même durée. Cet accroissement s’élève à 118 millions et demi
- « Mais ce qui doit frapper l’attention des esprits observateurs, c’est que, sur cette somme, la seule industrie des fils et des tissus exportés compte pour plus de 60 millions de francs, malgré l’abaissement des prix, si considérable depuis cette époque.
- « Par conséquent, pour cette belle industrie, la France tend plus que jamais à conquérir la place éminente réclamée par son génie sur les marchés de l’univers.
- « Je me hâte d’aborder l’une des grandes et nouvelles parties de notre exposition.
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- « Arts agricoles.
- « Pour la première fois, en 1849, on a réalisé la pensée d’appeler l’agriculture au grand concours de l’industrie nationale. La majeure partie de ses progrès ne pouvait pas être exposée. Les jachères supprimées, les irrigations multipliées avec intelligence dans la plupart de nos contrées ; l’opération contraire, l’assèchement, le drainage des terres trop saturées d’eau ; la composition, l’emploi, l’action des engrais savamment
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- étudiés, et leur masse fécondante accrue par l’emprunt fait au détritus de tous nos arts industriels ; la culture capitale du froment, qui, chaque année, prédomine davantage sur les cultures inférieures ; par là, plus de peuple mieux nourri ; l’intelligence et la propagation des assolements qui permettent d’obtenir de la terre le maximum des produits appropriés à des besoins les plus variés : ces grands progrès, qui se développent sans intermittence depuis trente années, ne pouvaient figurer que par la pensée à l’exposition.
- « L’horticulture, plus heureuse, a pu nous offrir, pendant les trois mois d’été, ses fleurs et ses fruits les plus variés et les plus beaux, depuis les plantes nutritives jusqu’aux plantes d’agrément ou de curiosité ; jamais collection plus riche n’avait encore aussi puissamment fixé l’attention du public. Les pépiniéristes de la Seine et de Maine-et-Loire ont exposé leurs arbustes et les jeunes arbres rares que nous acclimatons en France.
- « Nous apprenons l’art d’embellir la terre en respectant la grâce de ses formes, au lieu de la déparer par des tours de force. Les possesseurs de la grande et de la moyenne propriété, combinant les cultures d’agrément et d’utilité, rivalisent avec ce qu’on appelle les jardins anglais, et qu’il vaudrait mieux appeler, par excellence, les jardins de la nature.
- « Les cultures exceptionnelles montrent la rare intelligence de certains cultivateurs français.
- « Qui croirait que les lieux mêmes où le soleil ne pénètre jamais, nos carrières les plus profondes sont l’objet d’une importante culture , qui fait sortir la richesse des détritus de la pierre excavée? On nous a signalé par kilomètres d’étendue les plates-bandes souterraines , où croissent des champignons qui, chaque année, se vendent à Paris pour des sommes étonnantes.
- « Le temps nous manque ici pour expliquer les perfectionnements aussi nombreux qu’essentiels de nos instruments aratoires.
- « Les connaisseurs ont jugé, d’après l’exposition, les races les plus importantes de nos animaux domestiques : les unes, conservées dans leur beauté primitive ; les autres, améliorées par le croisement avec les espèces étrangères qui méritent le mieux la célébrité.
- « Nous applaudissons aux efforts tentés pour nourrir en grand les moutons à longue laine dans nos contrées, où le climat, humide et doux, se rapproche du climat de nos voisins d’outre-mer ; c’est un des besoins capitaux de nos arts vestiaires.
- « L’étude économique des moindres êtres vivants influe sur l’agriculture. L’entomologie , par un procédé nouveau, des plus simples, a sauvé de la destruction nos vignobles les plus riches, auparavant désolés par la pyrale.
- « A côté de l’éducation des animaux les plus importants, nous comptons l’éducation des vers à soie, qui, depuis quelques années, prend une grande extension, sans pouvoir suffire aux besoins croissants de l’admirable industrie que se partagent Lyon, Nîmes, Avignon, Saint-Étienne et Saint-Chamond.
- « Nous voudrions que le possesseur d’un secret qui n’est connu jusqu’ici que par des résultats d’une admirable beauté, mais d’une étendue trop restreinte, justement désin-
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- téressé, fît connaître au public l'art au moyen duquel il conserve une race de vers à soie dont la blancheur est égale à tout ce que les produits les plus exquis de la Chine offrent de plus éclatant.
- « Produits de VAlgérie.
- « Auprès de notre agriculture, celle de l’Afrique est venue se présenter avec modestie, et je dirai presque avec timidité ; mais ici tout est avenir, tout doit attirer l’attention la plus profonde, et du financier impatient de rentrer dans les trésors versés sur la terre africaine, et de l’homme d’État qui veut savoir ce qu’il trouvera de force croissante sur un territoire qui ne présente pas moins de 30 millions d’hectares à cultiver, à peupler, à fortifier.
- « Fidèles à nos idées de justice et d’égalité, nous n’avons pas cru que nous pussions juger avec deux poids, et récompenser avec deux mesures les Français et les Arabes. Si quelque chose a fait pencher notre balance indulgente, c’est que la main du conquérant doit surtout s’ouvrir et s’étendre en faveur d’un peuple conquis.
- « Le même esprit d’équité fait émettre par le jury central, à l’unanimité, le vœu que les produits de l’Algérie soient traités sur le même pied que s’ils appartenaient à la mère patrie. Osez faire ce présent à notre grande colonie, et vous l’aurez plus fécondée qu’en y prodiguant des millions qui nous épuisent. Alors l’unité nationale, empruntant la grande idée d’un grand roi, pourra dire avec orgueil entre les deux Frances d’Europe et d’Afrique : lin y a plus de Méditerranée. ,
- « A l’appel du génie français, le génie de l’Arabe se réveille en faveur de l’agriculture. Les indigènes offrent leurs contributions pour que nos ingénieurs leur construisent des barrages qui règlent leurs torrents, et des puits artésiens dont les eaux fertilisent leurs vallées. Ils cherchent à renouveler ces irrigations dont ils ont, dès le moyen âge, enseigné les miracles à l’Espagne. Depuis la paix de 18à7, aux lieux où l’arrosage est possible, les Arabes obtiennent d’une seule semence deux récoltes de blé dans un même été. Voilà la terre par excellence, le tellus d’autrefois, le tell d’aujourd’hui, qu’Atlas ne portait pas sur ses épaules, mais qu’il fécondait de ses eaux pour nourrir Rome et Carthage.
- « Les oliviers séculaires du petit Atlas fournissent déjà par an 15 millions de litres d’huile, apportés des monts de la Kabylie; de cette Kabylie, qu’on voulait, ici, croire inaccessible à nos armes, et qu’il était plus périlleux d’attaquer dans nos chambres que dans ses Alpes. Les tribus qui nous barraient le passage et qu’a domptées un illustre maréchal nous prient déjà, leur prière est d’août dernier, de construire un pont à leurs frais pour commercer de Sétif à Bougie, c’est-à-dire par la mer avec la France.
- « Si la dernière épidémie n’avait pas fait éprouver à la patrie sa perte la plus cruelle, parmi les récompenses que vous allez décerner, monsieur le président, vous auriez eu certainement la médaille d’or à remettre aux mains de l’héroïque agriculteur que j’ose appeler le Cincinnatus français ; à celui que vous aviez tiré de la charrue, il y a six mois, pour vous aider à sauver la patrie ; à celui dont le génie cultivateur et colonisateur vivra sur la terre africaine aussi longtemps que le renom de ses victoires.
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- « C'est le maréchal Bugeaud qu’il faut nommer avant tout autre quand on veut parler des travaux publics et des travaux privés en Algérie. Les villages improvisés, les terres arrachées aux palmiers nains sont son œuvre et celle de nos soldats ; les dessèchements de la Mitidja, l’assainissement de Bone, les créations de Philippeville et de Stora ; Sétif, relevé sur les fondements de Bélisaire et le port de Cherchell restauré sur la trace des Césars ; tout se rapporte à son ardeur infatigable.
- « De lui datent les cultures des Français que vous allez récompenser aujourd’hui.
- « 100 hectares de pépinières nationales repeuplent l’Algérie, soit en espèces régénérées sur le sol qui leur est propre, soit en espèces apportées par l’industrie métropolitaine. Déjà nos routes, nos rues, nos remparts d’Algérie sont plantés d’arbres sortis de ces pépinières ; des vergers sans nombre leur doivent la richesse et la variété ; pour l’éducation du ver à soie, 600,000 mûriers, plantés par la main du vainqueur, croissent avec la rapidité phénoménalé d’un sol africain, lorsque les eaux mettent la terre au service du soleil.
- « Les soies cultivées par nos colons sont appréciées et d’avance retenues par nos fabriques de Lyon, de Nîmes et de Paris.
- « La régie reçoit des. tabacs jusqu’à présent un peu chers ; mais, lorsqu’on les met en parallèle avec les contributions payées par nos colons, qui consomment avant tout nos produits indigènes , c’est un encouragement judicieux et bien calculé.
- « A peine, lors de la dernière exposition, l’Algérie livrait à l’État quelque 1,000 kilogrammes de tabac en feuille; elle en livre aujourd’hui 300,000 kilogrammes. Que le gouvernement dise un mot, et ce sera 30 millions; et nos marins les porteront en France, sans être écrasés par une concurrence américaine. Sur 150,000 kilomètres carrés, avantageusement cultivables, 150 suffiraient à ce grand résultat.
- « A présent la cochenille est élevée avec assez d’étendue pour garantir le succès de cette riche éducation, la plus importante après celle des vers à soie.
- « La culture du coton se développe à son tour en espèces estimées.
- « Enfin les deux agricultures de France et d’Afrique offriront ce contraste singulier que le nord de la France cultivera surtout la betterave pour en extraire le sucre, et l’Algérie la canne à sucre pour l’employer comme fourrage.
- « Je m’arrête et je crois en avoir dit assez pour signaler les progrès agricoles de notre puissante conquête depuis 1844, et l’avenir qu’elle présente à l’activité française. Il nous suffira de marcher dans la même voie, guidés à la fois par le courage et le génie.
- « Un mot à présent sur les produits industriels de l’Algérie, avant d’achever le tableau des progrès métropolitains.
- « La province d’Oran, plus ravagée que les autres par les Marocains, les Kabyles et la Smala d’Abd-el-Kader, est la première à réparer ses désastres en appelant le concours de nos arts; puis vient Alger, puis Constantine. Avec les dons de l’État joints aux ressources indigènes, sur un grand nombre de points s’élèvent les mosquées, les cara-vansérais, les fondoucks, les écoles musulmanes, les habitations des caïds et les simples maisons d’Arabes; plus de deux mille constructions érigées par les indigènes, ou par nous ou par eux, sont un résultat obtenu depuis la dernière pacification.
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- « Contemplez les effets de cet admirable concours ! Au lieu de la haine implacable du fanatique musulman contre la domination chrétienne, c’est un muphti, celui d’Oran, qui, pénétré de gratitude et mû par le vrai sentiment de sa nationalité, recueille les pro -duits de l’industrie arabe et les fait parvenir à l’exposition de 1849. Le jury central est heureux de récompenser l’industrie des indigènes dans la personne d’un pontife de l’islamisme, nommé par ses coreligionnaires conseiller municipal d’Oran.
- « Les Arabes du moyen âge nous ont donné leurs chiffres si simples et leur admirable système décimal; nous le leur rapportons, fécondé pour l’utilité commune, par les mesures décimales de notre système métrique : déjà plusieurs tribus les ont acceptées avec reconnaissance et substituées aux leurs.
- « Les Arabes nous envient nos moulins hydrauliques, empruntés à l’Orient il y a des siècles ; et nos moulins à vapeur qui s’érigent auprès des cités. Ils envoient à ces moulins des blés qu’auparavant leurs femmes, réduites au rôle des anciens esclaves de Rome., écrasaient péniblement entre des meules grossières. Ces femmes apprennent ainsi que le sort est changé, leur labeur adouci, leur condition relevée par l’industrie de la France. En attendant notre vie conjugale et nos mœurs qu’elles envient, elles adoptent déjà plusieurs de nos vêtements en échange des bernous au blanc de neige, des écharpes étincelantes et des bracelets élégants qu’à Paris même n’a point dédaignés le goût délicat qui dicte ses lois aux parures du monde entier.
- « Vous aurez à remettre une médaille pour récompenser la beauté d’un voile tissu par la compagne d’un caïd, aux confins les plus reculés du cercle de Constantine ; c’est le caïd lui-même qui nous a fait parvenir le voile élégant de celle qu’il aurait autrefois ensevelie sous le sable de son désert, plutôt que de laisser entrevoir à des Giaours l’ombre de ses vêtements.
- « Quand les cités de Bone, Mascara, Tlemcen, quand les tribus les plus lointaines, atteintes par notre justice , recevront les récompenses que nous leur avons accordées, peut-être elles comprendront peu ce qu’est un jury central ; mais elles savent à merveille un de ces noms qui sont de toutes les langues, et la médaille transmise par le neveu de Napoléon prendra l’éclat de la gloire elle-même.
- « Passant des vêtements aux équipages de guerre, nous avons examiné les armes damasquinées, comme on les travaillait à Damas; puis le harnais oriental des chevaux, sur lequel resplendit le maroquin d’Algérie, sillonné d’arabesques d’or : ces ouvrages nous ont rappelé les ateliers de Grenade et de Cordoue, quand l’Alhambra recevait sous ses portiques les conquérants venus d’Afrique et d’Asie.
- « Voilà pour les métiers et pour les arts de notre conquête.
- « Arts de l'industrie parisienne.
- « J’ai sacrifié jusqu’ici les arts d’agrément et les beaux-arts aux pratiques des arts de simple utilité ; c’est de Paris surtout qu’il me resterait à écrire les industries merveilleuses, et le temps m’oblige à supprimer le tableau qui les résume. Un mot du moins avant de finir, je ne dis pas sur la beauté, mais sur la grandeur de l’industrie parisienne.
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- « La chambré de commerce de Paris achève en ce moment une admirable enquête sur les travaux d’industrie de la capitale. Les résultats obtenus déjà me prouvent que je reste au-dessous de la vérité, lorsque j’exprime un fait qui, j’en suis certain, ne sortira plus de votre mémoire.
- « Dans Paris et sa banlieue, les habitations d’un million de citoyens ne couvrent pas 3,000 hectares; mais ce million d’individus, par son talent et son industrie, donne aux matières que ses bras mettent en oeuvre une plus-value qui surpasse le produit complet de huit millions d’hectares de terre. Si l’on voulait partager également les produits de l'agriculture et des ateliers entre tous les Français, il faudrait que Paris, prenant sur sa part, apportât à la masse des autres copartageux plus de 5 millions des hectares réalisés, fécondés par son génie, et s’appauvrît des deux tiers.
- « Un Gracchus pouvait dire à la plèbe de Rome antique, misérable et dépourvue d’industrie : « Vous être le peuple-roi, et vous n’avez pas où reposer votre tête; et le pain que vous mangez vous est donné par pitié sur les récoltes des conquis ; » on peut dire au peuple de Paris : « Vous gagnez noblement, courageusement, au prix de votre travail, tout ce que peut produire la terre de trois royaumes tels que la Bavière, la Saxe et le Portugal ; c’est le génie de l’industrie qui fait de vous un peuple-roi ! »
- « Ce qu’il y a d’admirable dans cette opulence de Paris, de Paris paisible et respectant les conditions de sa prospérité, c’est qu’elle a pour résultat certain de donner l’aisance et la vie à tous nos agriculteurs de 100 lieues, de 200 lieues à la ronde. Le vigneron du Médoc et de la Bourgogne, le pâtre des Alpes et des Pyrénées, l’éleveur de la Vendée et de la Lorraine, le laboureur de cinquante départements, tous ressentent, par des contre-coups inévitables, et le bien-être et la misère de Paris. Si, dans le moment où je parle, l’agriculture nationale éprouve une profonde gêne, c’est que, l’année précédente et l’hiver dernier, la capitale a souffert une misère qui surpasse toute croyance ; trois cent mille de ses producteurs, le tiers de sa masse, étaient réduits, pour subsister, à recevoir 18 centimes par jour, triste valeur de son pain à bas prix. Vous le voyez, pour accomplir le parallèle avec la république romaine , on les traitait en citoyens romains et pauvres. Ce n’est pas tout : les centaines de millions supprimées du travail, n’allant plus vivifier les marchés de nos provinces, terres, bois, vignes, prés et cultures industrielles, tout périssait de misère ; hélas 1 et tout languit encore, dans nos bourgs et dans nos hameaux, comme un malade qui revient de l’agonie à la longue convalescence.
- « Que les habitants de nos campagnes les plus reculées se pénètrent donc bien de cette vérité, trop souvent déniée par un étroit esprit d’envie : Si Paris a pour premier marché la France et pour second l’univers civilisé, nos quatre-vingt-cinq départements ont pour marché le plus riche et le plus certain la capitale elle-même. Richesse et bonheur, tout est solidaire entre la tête et les membres de la France.
- « Par conséquent, tout ce qu’on fait avec tant d’activité pour exciter, je l’ai vu, le journalier de la campagne à s’enrichir par une autre voie que le travail, à se partager le bien d’autrui, à fouler aux pieds la prospérité, la richesse et les lois de la patrie, ces excitations ouvertes, audacieuses, impunies, qui sont grosses, sachons-le bien, de
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- jaquerie et cle gallicie, c’est Paris qu’elles frapperaient au cœur, c’est Paris qu’elles rendraient plus que jamais, par la leçon du malheur, au saint respect de la loi, de la famille et de la propriété, et Paris sauverait la France.
- « En abordant, malgré moi, le tableau de nos malheurs et de nos pertes, je touche au dernier mérite de notre industrie nationale. Lorsque le héros du siècle , qui connaissait si bien les hommes, voulait en juger un nouveau, il demandait simplement, pour peser son caractère : « Sait-il monter à la brèche de son état ! »
- « Monsieur le président, les cinq mille exposants appelés, dès 1848, au grand concours de l’industrie luttaient tous contre la fortune pour échapper à la ruine, quand ils ont entendu cet appel. Ces produits admirables qu’ils ont placés sous vos regards, à l’issue du plus grand combat que l’ordre ait jamais livré contre l’anarchie , ils les ont fabriqués sur la brèche de leur état. Honneur donc, honneur à leur courage autant qu’à leur patriotisme.
- « J’exprimerai, pour ces travailleurs intrépides, le sentiment de la plus douce gratitude envers notre archevêque révéré, qui bénit aujourd’hui les produits honorés du travail honnête. Quand le choléra sévissait sur la capitale et diminuait l’affluence des étrangers visiteurs de l’exposition, vous alliez, au contraire, monseigneur, visiter, consoler les infortunés dans les foyers les plus redoutables de l’épidémie. Votre charité bravait la mort, en conservant les traditions d’une Eglise où, depuis saint Denis jusqu’à celui qui sera saint dans cent années, le martyre est offert comme enseignement suprême, le martyre qui, pour sauver la société sur le bord de l’abîme, ressuscite la foi !
- « J’arrive au terme de ma tâche, en suppliant mes auditeurs de m’excuser si j’ai trop longtemps abusé de leur bienveillance. Je serais le plus heureux des mortels, et ce moment serait le plus beau de ma vie, si j’avais pu faire passer dans vos esprits la conviction qu’il existe une France plus éclairée, plus heureuse, plus progressive, plus grande, en un mot, qu’on ne le croit vulgairement.
- « J’ai tenté de montrer la science s’alliant au génie de nos travailleurs de tous les degrés pour reculer, dans toutes les directions, les bornes de l’industrie ; pour accroître la puissance nationale par les produits augmentés et perfectionnés des arts de la paix et des arts de la guerre ; pour consoler, pour soulager l’humanité souffrante par des inventions admirables ou des applications ingénieuses; pour travailler en faveur des petites existences beaucoup plus qu’en faveur des grandes; pour faire descendre, sur tous les objets qui sont l’ornement et la douceur de la vie, la beauté, l’élégance et la commodité depuis l’opulence jusqu’à la moindre aisance ; pour armer la main de l’ouvrier d’outils meilleurs, propres à faire plus d’ouvrage avec moins de labeur , en les payant meilleur marché ; pour agrandir , pour étendre notre commerce avec l’univers ; enfin pour rendre à la civilisation des services que la publicité, la libéralité de nos institutions offrent à présent à tous les autres peuples.
- « Jamais, jamais, dans un même espace de cinq années, nous n’avions obtenu de résultats si multipliés, si grands et si glorieux.
- « En présence de tels services rendus à toutes les classes et surtout aux plus nécessi-
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- teuses, pour déclarer le dernier mot, le mot vrai, le verdict, des hommes éminents et consciencieux auxquels on a confié le jugement de l’industrie nationale, le jugement des hommes qui, pour arriver à ce mot final, n’ont pas craint de sacrifier dans les plus pénibles travaux cinq mois de leur existence, je dirai :
- « Au nom du grand jury de l’industrie nationale, sur notre âme et sur notre conscience, devant Dieu et devant les hommes, nous déclarons, à l’unanimité, que cette industrie si calomniée, si menacée a bien mérité non-seulement de la patrie, mais du genre humain tout entier. »
- Nous donnerons, dans le prochain numéro du Bulletin, la liste aussi exacte qii’il nous a été possible de nous la procurer, des industriels qui ont obtenu des récompenses du jury, classés par ordre méthodique des matières.
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- Rapport fait par M. Renoît, au nom du comité des arts mécaniques, sur une série de machines propres à triturer, broyer et mélanger les substances alimentaires , les médicaments, les cosmétiques et les matières employées dans la peinture, présentées par M. Hermann, ingénieur-mécanicien, rue de Charen-ton, 102.
- Messieurs, dans son rapport du 27 mars 1839, notre collègue M. Théodore Olivier entretenait la Société des machines que 31. Hermann avait soumises à l’appréciation du conseil d’administration, et, dans sa séance générale du 5 juillet suivant, la Société décernait une médaille d’argent à ce mécanicien qui lui avait été signalé comme habile et intelligent; sur le rapport de 31. Francmir, cette médaille fut rappelée en 1841.
- Les perfectionnements que 31. Hermann a apportés depuis à ces machines, celles qu’il a imaginées pour embrasser toutes les opérations se rattachant à la spécialité du broiement des substances alimentaires, des médicaments, des cosmétiques et des matières employées dans la peinture, justifient les distinctions qui déjà lui ont été accordées, et doivent assurer à ses travaux la continuation des encouragements de la Société.
- Le système de machines et appareils que 31. Hermann a récemment soumis à votre appréciation et qui a figuré dans les salles de l’exposition des produits de l’industrie de celte année se compose de neuf objets dont voici la désignation :
- 1° Appareil à torréfier le cacao ;
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- 2° Casse-cacao et tarare ;
- 3° Mélangeur broyeur, à meules ellipsoïdes aplaties, en granit ;
- 4° Machine à cylindres, en granit, pour broyer le chocolat ;
- 5° Machine à broyer le sucre et la gomme ;
- 6° Machine à broyer à molette verticale, à double mouvement;
- 7° Machine à broyer à plusieurs molettes verticales, à double mouvement ;
- 8° Machine à broyer à molette inclinée, à double mouvement;
- 9° Machine à vapeur à haute pression, à détente variable et à condenseur.
- Je vais en entretenir successivement le conseil.
- 1° L'appareil à torréfier le cacao consiste en un cylindre en tôle clos à ses deux extrémités par des fonds en même métal, que traverse un tube aussi en fer creux qui lui sert d’axe de rotation et qui est reçu dans les coussinets de deux paliers. Ceux-ci sont fixés sur le milieu de deux côtés opposés d’un cadre de fer mobile, dans l’intérieur duquel le cylindre peut ainsi tourner librement lorsqu’on agit sur une manivelle dont l’une des extrémités du tube est armée.
- Les fèves de cacao étant introduites dans le cylindre par une porte ménagée à sa périphérie , on fait glisser le cadre et le cylindre sur deux barres de fer horizontales, faisant partie d’un petit four cylindrique dont les portes en tôle offrent une échancrure demi-circulaire en regard, pour laisser passer le tuyau servant d’axe au cylindre ; ces portes étant fermées, la manivelle se présente ainsi en dehors du four, et peut être tournée à la main sans inconvénient. Une bande de tôle fixée normalement à la paroi intérieure du cylindre et parallèlement à l’axe change à chaque révolution les positions relatives des fèves de cacao et force celles-ci de se mettre en contact avec cette paroi par tous les points de leur surface, pendant que la combustion du combustible convenable placé sur une grille formant le bas du fourneau leur donne le degré de chaleur nécessaire.
- Pour permettre aux vapeurs qui se développent pendant la torréfaction du cacao de sortir de l’appareil, la partie de tube renfermée dans le cylindre est percée de trous par lesquels les vapeurs passent dans l’intérieur de ce tube et s’échappent hors du fourneau par celui de ses bouts qui ne porte pas la manivelle et qui traverse le mur du fourneau par une petite ouverture qu’on y a ménagée.
- L’air brûlé se dégage par un tuyau en tôle s’élevant sur le milieu de la voûte du four pour lui servir de cheminée.
- Un support extérieur reçoit le cylindre et son cadre quand, la torréfaction du cacao étant terminée, on les retire du four.
- 2° Casse-cacao et tarare. Cette machine est composée d’une trémie dont une
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- des faces est prolongée inférieurement par une coquille cylindrique en fonte, hérissée de petites pyramides quadrangulaires, entre lesquelles s’engagent et passent des pyramides pareilles qui couvrent un cylindre mobile sur son axe, situé au-dessous de la trémie. Les génératrices du cylindre et de la coquille sont horizontales et parallèles entre elles, et l’intervalle qui les sépare va en diminuant progressivement à partir du fond de la trémie , de sorte que les fèves de cacao torréfié qui sont déposées dans celle-ci sont entraînées les unes après les autres par les aspérités du cylindre, et concassées au degré voulu, quand on tourne la manivelle dont l’axe du cylindre est muni.
- Ces organes sont installés sur une caisse en bois renfermant une grille en toile métallique, inclinée, à laquelle un mouvement de trépidation est donné au moyen d’une roue à rochet montée sur l’axe du cylindre, entre la manivelle et la caisse, et dans les dents de laquelle joue un cliquet lié avec le cadre de cette grille.
- Une seconde grille inclinée est placée au-dessous de la précédente, et reste dans la position qu’on lui donne, pour recueillir les parties des fèves concassées qui, en sortant de la coquille , sont chassées au delà de la grille mobile par le courant d’air dû à un ventilateur à quatre ailes placé au-dessus du pied de cette grille à l’une des extrémités de la caisse. Ce ventilateur est mis en mouvement au moyen d’une courroie passant autour d’une petite poulie que son arbre porte et d’une grande poulie fixée sur l’arbre du cylindre, à l’opposé de la manivelle.
- 3° Mélangeur broyeur. Cette machine consiste en deux meules de granit À A, fig. 1, 2 et 3, pl. 1119, de forme ellipsoïde aplatie, garnies de boîtes métalliques B recevant les fusées d’un essieu horizontal C, et situées à égales distances d’un arbre vertical D passant librement à travers une ouverture centrale de forme oblongue a pratiquée dans un renflement de l’essieu qu’il entraîne dans son mouvement de rotation. Les meules posent sur le fond d’une auge annulaire E, soit en fonte, soit en granit, au centre de laquelle est incrustée la crapaudine b de l’arbre vertical D, de sorte que, lorsque cet arbre est mis en mouvement, elles sont obligées de rouler dans l’auge en tournant sur l’essieu, d’oü résultent l’écrasement, le broiement et le mélange des diverses substances déposées dans l’auge.
- Celle-ci est placée dans une enveloppe en fonte en deux parties F F, F' F’, de manière à ce qu’il existe entre les fonds et les côtés un intervalle dans lequel on introduit, par un robinet I, de la vapeur d’eau qui échauffe l’auge au point que l’opération du broiement du cacao exige.
- Des raclettes G, G, liées à l’essieu et maintenues constamment contre la
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- surface des meules, en détachent sans cesse les matières qui y adhèrent, et les font tomber dans l’auge, où elles sont broyées de nouveau.
- Un autre système de raclettes courbes H, H est lié à l’arbre vertical pour détacher des parois de l’auge les matières qui y restent attachées et pour les ramasser sur le passage du bas des meules.
- L’eau provenant de la condensation de la vapeur employée au chauffage de la machine est évacuée par un tuyau J adapté au centre du fond de l’enveloppe F.
- 4° Machine à trois cylindres en granit, destinée à broyer le chocolat. Cette machine ayant été déjà décrite dans le 4e volume de la publication industrielle de M. Armengaud aîné, je me bornerai à signaler les derniers perfectionnements que M. Hermann a apportés à celle soumise dans le temps à l’examen de la Société. Les bâtis sont entièrement en fonte, de forme rectangulaire, à panneaux pleins; dans l’intérieur de l’espace qu’ils renferment existent deux feuilles de tôle pour recevoir des réchauds destinés à chauffer les cylindres et les bassines dans lesquelles tombe le chocolat broyé.
- Les cylindres sont plus gros et plus courts qu’ils n’étaient d’abord ; ils sont entièrement traversés par leurs axes de fer, ce qui les rend plus solides. Le couteau-racloir est double et formé à l’aide d’une lame de scie en saillie , s’appuyant contre le cylindre broyeur, et que l’on peut remonter à mesure qu’elle s’use, tant qu’elle n’a pas été mise hors de service.
- Les engrenages sont plus robustes, et des vis sans fin, égales et montées sur le même arbre, sont appliquées au règlement des cylindres, qui sont ainsi toujours mus parallèlement à eux-mêmes.
- Enfin , pour obvier à l’inconvénient qui résultait de l’usure des pointes de la trémie en bois posée sur les cylindres, elles sont formées, dans les nouvelles machines, par deux planchettes à coulisse qui s’appuient sur les cylindres, et que des vis de pression forcent à descendre le long des parois latérales de la trémie, au fur et à mesure qu’elles s’usent.
- 5° Machine à broyer le sucre et la gomme. Une meule verticale en granit, roulant sur une autre meule horizontale de même matière, est l’organe principal de cette machine. La meule roulante tourne autour d’un axe ou essieu horizontal dont une partie aplatie est engagée dans une fourchette en fonte qui couronne, à demeure , un arbre vertical traversant l’œillard de la meule horizontale, et dont le pied est reçu par une crapaudine posée sur une traverse centrale du bâti en bois de la machine. Pour maintenir la meule roulante toujours à la même distance de l’arbre vertical, afin de lui faire parcourir constamment la même zone de la meule fixe horizontale,, le bas de la fourchette en fonte se prolonge à l’opposé de la meule roulante pour former
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- une moufle dans laquelle est assemblé, à charnière, par un boulon horizontal, le bout de la queue ou prolongement de la partie plate de l’essieu.
- La zone de la meule horizontale parcourue par la meule roulante est limitée intérieurement par une pièce en fonte dont le centre donne passage à l’arbre vertical central et lui sert de boitard, et dont le pourtour forme la paroi voisine d’un canal circulaire évasé , dans lequel la meule roulante écrase le sucre ou la gomme qu’on y a placés. La rive opposée de ce canal est beaucoup plus évasée, et formée par une autre pièce de fonte qui s’étend en contre-bas, de manière à embrasser la périphérie de la meule fixe.
- Pour faire fonctionner cette machine, une manivelle est fixée au bout d’un petit arbre horizontal tournant dans les coussinets de deux paliers fixés au bâti, et cet arbre est armé, au bout intérieur, d’un pignon d’angle qui mène une roue d’angle clavetée sur l’arbre vertical central au-dessous du plancher sur lequel la meule horizontale est posée.
- On voit, d’après la composition de cette machine, que, lorsque la meule roulante passe aux endroits où la substance à écraser existe sous une plus grande épaisseur, son essieu cède à la meule, qui le relève de son côté autour du goujon de la charnière opposée.
- 6° Machine à broyer à molette verticale, à double mouvement. Cette machine est destinée à triturer et à pulvériser toutes sortes de substances, et comme ses organes peuvent être renfermés, à volonté , sous une cloche en verre, on voit que le broiement des matières dont les émanations nuisent à la santé de l’homme qui les respire, se faisant en vase clos, devient entièrement inoffensif pour l’ouvrier qui tourne la manivelle motrice. Ces organes sont 1° une molette B', fig. 4 et 5, pl. 1119, en forme de poire régulière et sphérique à sa partie inférieure, surmontée d’une queue cylindrique verticale métallique ayant le même axe ; 2° une auge annulaire horizontale À', évasée, en granit poli ou en biscuit de porcelaine, dont le fond de la paroi donne pour section verticale le même arc de cercle que le bas de la molette faite de la même matière. La ligne ponctuée dans la fig. 4 indique la cloche en verre posée sur le bord de l’auge À', et sous laquelle la molette B' est mise en mouvement.
- Un arbre vertical E', dont l’axe se confond avec l’axe de l’auge À', s’élève au-dessus de celle-ci en passant dans l’œillard central dont elle est percée, et est maintenu par un boitard C' situé immédiatement au-dessous de l’auge et par une crapaudine c fixée sur une traverse du bâti en bois D'D' de la machine. La partie c de cet arbre située au-dessus de l’auge est d’un diamètre moindre que sa partie inférieure, et est munie d’une espèce de manivelle horizontale F" qui s’y arrête à volonté au moyen d’une vis de pression f. Le bout opposé de
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- cette manivelle donne passage à la queue verticale de la molette B', et maintient celle-ci à une distance telle, que, lorsque l’arbre central E' tourne, il entraîne la molette, dont le pied ne cesse pas de toucher constamment le fond de l’auge À', qui n’est que la surface-enveloppe de l’espace parcouru par le pied de cette molette.
- Pour forcer la molette à appuyer sur le fond de l’auge autrement que par son propre poids, la partie g de sa queue s’élevant au-dessus de l’œil de la manivelle F" est d’un diamètre plus petit, ce qui donne naissance à un épaulement faisant plus que racheter l’épaisseur d’un ressort à boudin dont cette partie de queue est entourée. Une gaîne cylindrique G', dont le fond donne librement passage au prolongement de la queue et qui se visse sur la manivelle F", refoule le ressort à boudin sur lui-même et contre l’épaulement de la molette B', qu’elle oblige ainsi à presser sur le fond de l’auge vide avec autant d’énergie qu’il est nécessaire.
- La machine est mise en mouvement à l’aide d’une manivelle I' fixée à l’extrémité d’un petit arbre horizontal J' reçu par deux paliers K', K', boulonnés au bâti, et portant à l’autre bout une roue d’angle L' menant au pignon M' fixé sur le bas de l’arbre vertical central E', qui est muni, en dessous de ce pignon, d’un volant N' destiné à régulariser le mouvement.
- Il résulte de ces dispositions que les matières déposées dans l’auge À' ne sont pas un obstacle insurmontable au mouvement de la molette B' ; car celle-ci peut, au besoin, pivoter autour de son axe de figure dans l’œil de la manivelle F", et s’y élever même verticalement, puisque la résistance du ressort à boudin n’est pas invincible. La molette agit donc, et par son frottement et par sa pression, sur ces matières, qui peuvent être ainsi réduites au degré de ténuité désiré.
- 7° Machine à broyer à molettes verticales. On concevra facilement que plusieurs machines semblables à celle décrite ci-dessus puissent être disposées régulièremeut autour d’un arbre vertical duquel elles empruntent toutes le mouvement, et qu’il y a deux manières de réaliser cette réunion ; car la grande roue dont cet arbre général devra être muni, pour mener les pignons fixés sur les arbres verticaux particuliers des machines élémentaires, pourra être placée soit au-dessus des auges, comme M. Hermann l’a fait, soit au-dessous des mêmes auges, ce qui permettrait d’avoir un système de machines à broyer en vase clos soit isolées, soit renfermées sous une cloche unique.
- Dans la disposition présentée par M. Hermann, le pied de l’arbre vertical de chaque système est reçu dans une crapaudine incrustée au centre de l’auge qui n’a plus d’œillard, et le haut de cet arbre, vers lequel est fixé le pignon mené par la grande roue centrale, est reçu dans un collier faisant partie d’un
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- entablement soutenu par quatre colonnes, dans la hauteur duquel les engrenages sont placés et que couronne un dôme sphérique.
- L’arbre vertical général qui traverse la table de marbre dans laquelle les auges en biscuit-porcelaine sont implantées, et dont le pied est reçu dans une crapaudine fixée sur une traverse intérieure du bâti en forme de piédestal, est muni d’un volant situé au-dessous de cette table, et reçoit, par l’intermédiaire d’un jeu de roues d’angle pareilles, le mouvement donné à une manivelle fixée au bout d’un petit arbre horizontal dont les paliers sont invariablement liés au bâti.
- 8° Machine à broyer à molette inclinée. Cette machine, représentée fig. 6 et 7, pl. 1119, est composée 1° d’un mortier b' en granit dont le fond est sphérique et les parois latérales un peu évasées en forme de tronc de cône renversé se raccordant avec le fond ; 2° d’une molette c aussi en granit, en forme de poire dont la partie inférieure est également sphérique, de même diamètre que le fond de l’auge, et dont la partie au-dessus, qui se raccorde avec elle, est conique, et telle, qu’il existe toujours un petit intervalle angulaire entre elle et l’endroit le plus voisin de la paroi latérale du mortier b'.
- Un petit bâti en fonte a', fixé sur la table de marbre d' dans laquelle le mortier est implanté, s’avance au-dessus de celui-ci et y maintient, par deux colliers r r\ un arbre vertical e dont l’axe se confond avec celui du mortier. Au bas de cet arbre vertical est invariablement fixé un bras en acier rigide f, au bout duquel taraude une vis de pression g' avec contre-écrou de sûreté h'. Le bout de cette vis s’engage dans un des points de centre d’un petit cylindre plein i', renfermé dans la partie supérieure d’une gaine cylindrique j\ dont le pied, encastré dans le haut de lajnolette b\ renferme un ressort à boudin k', sur lequel appuie le bas du petit cylindre i'. La gaine forme ainsi la queue métallique de la molette , et c’est sur le fond de l’encastrement qui la reçoit que la pression du ressort à boudin s’exerce et atteint le degré d’énergie qu’on veut lui donner.
- Le même arbre vertical e' est muni d’un pignon d’angle /' dans lequel engrène une roue d’angle m fixée à l’extrémité d’un arbre horizontal n tournant dans un œil p et un palier q dépendant du bâti a , et dont l’autre bout est garni d’un volant à manivelle o que l’on tourne pour faire fonctionner la machine.
- Il est donc évident que, lorsqu’une matière quelconque sera placée dans le mortier b', elle subira la pression exercée par le ressort à boudin sur la molette, qui la moudra à la façon d’un égrugeoir pendant tout le temps que le bras f l’entraînera dans son mouvement en faisant décrire à l’axe de la gaine/, qui forme sa queue, un cône autour de l’axe vertical du mortier b'.
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- 9° Machine à vapeur à haute pression, à détente variable et à condensation. M. Hermann ayant conservé à sa machine à vapeur la forme générale de celle décrite dans le Bulletin de l’année 1839, p. 365, pl. 776, je me bornerai à constater que cette machine, dont la force nominale est de 8 chevaux, et qui met en mouvement tout l’outillage des nouveaux ateliers qu’il a construits pour son usage, fonctionne à A,5 atmosphères; que le cylindre, de 0m,36 de diamètre et de 72 de hauteur, est à double enveloppe, coulé d’une seule pièce, et recouvert d’une chemise en douves de bois ; que la course du piston est de 0m,55; que la détente, s’étendant, à volonté, de zéro à la moitié de cette course, est réalisée à l’aide du mécanisme dont l’invention est attribuée à M. Farcot (1); que la grille fumivore appliquée au foyer est du système de M. Taille fer (2), et fonctionne très-bien. M. Hermann assure que la réunion de ces moyens réduit sa dépense de combustible à 2,5 kilogrammes de houille par heure et par cheval ; mais la commission ne s’est livrée à aucune expérience pour vérifier ce résultat.
- Après vous avoir présenté les inventions de M. Hermann au point de vue mécanique, il me reste, messieurs, à vous faire connaître l’opinion des membres de votre comité des arts chimiques chargés d’apprécier les résultats de leur application.'
- « Le système de broyage de M. Hermann, appliqué à la préparation des « substances médicamenteuses, fournit des résultats supérieurs à tout ce que « l’on avait obtenu jusqu’ici, tant comme division que comme mélange : « c’est surtout dans leur application à la préparation des substances médica-« menteuses, qui doivent être d’une très-grande ténuité et parfaitement mé-« langées, que ce genre de machines a offert des avantages particuliers ; le « broyeur établi chez M. Weber en est une preuve complète.
- « L’appareil destiné à pulvériser les substances toxiques satisfait à toutes « les conditions désirables, et mérite d’être signalé d’une manière toute par-« ticulière. »
- Les membres du comité des arts mécaniques partagent cette opinion motivée sur les bons résultats des inventions de M. Hermann, et qu’un examen attentif de leur mode d’action mécanique leur avait permis d’espérer.
- Ils ont vu avec satisfaction les moyens simples que M. Hermann met en usage pour obtenir des cylindres en granit bien ronds et polis. Nous regrettons que la longueur de ce rapport ne nous permette pas d’en entretenir au-
- (J) Bulletin d’août 1849 , p. 359, pl. 1109. (2) Bulletin de 1848 , p. 671, pl. 1081.
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- jourd’hui le conseil; mais, s’il trouve la chose utile, nous en ferons, plus tard, le sujet d’une communication spéciale.
- Si, après tous les renseignements que nous venons d’avoir l’honneur de vous donner, vous voulez bien considérer, messieurs, la grandeur de l’échelle sur laquelle M. Hermann exploite la spécialité à laquelle il a consacré ses travaux, l’importance du placement de ses machines en France et surtout à l’étranger, les efforts qu’il fait pour procurer ainsi à nos ouvriers le travail le plus avantageux au pays, nous espérons que le conseil approuvera les conclusions que le comité des arts mécaniques nous a chargé de lui présenter, savoir :
- 1° Remercier M. Hermann de sa communication, en lui témoignant la satisfaction que la Société éprouve de la réussite de ses travaux ;
- 2° Publier dans le Bulletin, avec de simples légendes explicatives, les dessins 1° du mélangeur broyeur a meules ellipsoïdes aplaties, 2° de la machine à broyer à molette verticale, applicable aux substances toxiques, 3° de la machine à broyer à molette inclinée;
- 3° Enfin insérer le présent rapport au Bulletin.
- Signé Benoît, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 10 octobre 1849.
- Explication des figures de la planche 1119.
- Fig. 1. Section verticale du mélangeur broyeur de M. Hermann.
- Fig. 2. Le même vu en plan.
- Fig. 3. Ouverture centrale de forme oblongue donnant passage à l’axe vertical.
- A A, meules en granit de forme ellipsoïde aplatie.
- B, boîtes métalliques passant dans ces meules.
- C, essieu horizontal.
- D, arbre vertical traversant une ouverture de forme oblongue a et tournant dans une crapaudine b.
- E , auge annulaire dans laquelle roulent les meules.
- F F, F' F', enveloppe en fonte en deux parties.
- G G , raclettes glissant contre les meules.
- H H , autres raclettes courbes frottant contre les parois de l’auge.
- I, tuyau d’arrivée de la vapeur sous l’auge annulaire.
- J, tuyau pour l’évacuation de l’eau provenant de la condensation de la vapeur.
- Fig. 4. Élévation, vue de face, de la machine à broyer à molette verticale, et section de l’auge annulaire.
- Quarante-huitième année. Novembre 1849.
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- Fig. 5. Molette verticale détachée, dessinée sur une plus grande échelle,
- À', auge circulaire dans laquelle roule la molette B'.
- C', boitard supportant cette auge : il repose sur un bâti en bois D'.
- E', arbre central tournant dans une crapaudine c.
- F', manivelle horizontale qui entraîne la molette.
- d, douille faisant corps avec cette manivelle et à travers laquelle passe l’arbre E'.
- G', gaine cylindrique traversée par l’axe H' de la molette qui est entouré d’un ressort en spirale ( voy. fig. 5 ).
- F, manivelle.
- J', arbre horizontal.
- K' K', paliers dans lesquels passe cet arhre.
- L', roue d’angle montée sur l’arbre J'.
- M', pignon d’angle fixé au bas de l’arbre E',
- N', volant.
- O’, cloche en verre indiquée par des lignes ponctuées : elle recouvre la molette et l’auge, et sert lorsqu’on veut broyer des substances toxiques.
- f, vis de pression pour serrer l’arbre E' dans la douille d.
- Fig. 6. Élévation de la machine à broyer à molette inclinée.
- Fig. 7. Section verticale de la molette inclinée dessinée sur une plus grande échelle.
- a\ bâti en fonte. b\ mortier en granit. c\ molette de même matière. d\ table de marbre dans laquelle le mortier est implanté, e, arbre vertical de la machine. f\ bras en acier rigide, g, vis de pression, h', contre-écrou de sûreté. i\ queue métallique de la molette engagée dans un fourreau j'. k\ ressort à boudin sur lequel s’appuie la queue ï. I', pignon d’angle monté sur l’arbre vertical e : il est mené par une roue d’angle m'fixée à l’extrémité de l’arbre horizontal n'. o', volant, p, œil dans lequel tourne l’arbre horizontal. q\ palier sur lequel s’appuie le même arbre, r' r\ colliers qui maintiennent l’arbre vertical. ( D. )
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- Note sur F application des filets typographiques à la reproduction des figures géométriques et autres; par M. Monpied aîné, vice-président de la Société fraternelle des protes des imprimeries typographiques de Paris 3 prote de l’imprimerie de MM. Penaud frères , rue du Faubourg-Montmartre, 10 (1).
- L’alliage métallique dont sont formés les filets typographiques se compose généralement de 80 parties de plomb et de 20 parties d’antimoine. Cette dernière matière les rend durs et cassants, à peu près à l’égal des caractères avec lesquels ils sont presque toujours employés. L’ouvrier les reçoit en lames d’environ 88 centimètres de longueur et 23 millimètres de hauteur. Leur épaisseur varie de 1 à 12 points typographiques; mais ceux qui sont le plus généralement en usage sont de 3 et 6 points. Chaque espèce porte le nom du
- trait qu’elle est appelée à reproduire ; ainsi l’on dit filet simple------,
- filet double maigre ou à gouttière .: , filet demi-gras--—, filet gras
- et maigre dit de cadre *=*==—. Ces diverses sortes de filets servent pour les travaux d’administration et de commerce, tels que feuilles de registre, feuilles de comptabilité civile et militaire , ainsi que pour les factures petites et grandes. Dans les labeurs (2), ils sont employés aux tableaux synoptiques et de quantités, aux opérations d’algèbre et d’arithmétique. C’est encore à l’aide de ces lames que l’on fait l’encadrement des couvertures de volumes brochés. La division d’un ouvrage par livres et chapitres s’opère quelquefois encore avec des filets simples ou à gouttière. C’est donc pour ces divers ouvrages que sont fondus les filets. Quelques habiles ouvriers les ont employés très-rarement, il est vrai, mais avec succès, à reproduire des plans d’immeubles plus
- ou moins grands, dont je donne ci-contre un aperçu, agençant ces filets les uns au bout des autres, prenant l’une ou l’autre sorte selon l’exigence du dessin, mettant en dessus le pied du filet qui est toujours plan, afin de pouvoir, dans cette épaisseur, faire, à l’aide du canif ou de la lime , des entailles qui simulent à l’œil la position des fenêtres, portes, etc.
- Il est à remarquer que, dans ces travaux tout à fait exceptionnels, les filets sont toujours employés droits, plus ou moins bien ajustés, mais jamais inflé-
- Rue Saint-Fromentin.
- Lingerie.
- Appartements de l'Instituteur.
- Vestibule.
- Dortoir.
- Grande rue du boulevart.
- (1) Voyez un rapport de M. Barre sur le système de filets typographiques de M. Monpied aîné, Bulletin de juillet dernier, page 303.
- (2) On appelle labeurs tous les ouvrages de longue haleine, complets et composés d’un ou de plusieurs volumes.
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- ARTS MECANIQUES.
- chis, c’est-à-dire que les moindres courbes y sont évitées. Ainsi, dans aucun travail typographique, on n’a vu employer des signes semblables à ceux ci-après, reproduits d’une seule pièce avec des filets ordinaires.
- Est-ce le manque de persévérance ou la certitude de ne pouvoir réussir convenablement qui a fait rejeter ou éviter l’emploi du filet pour reproduire ces figures? je l’ignore; toujours est-il qu’on ne s’est nullement familiarisé avec la courbure du filet typographique.
- Cette réserve de la part de mes devanciers m’avait souvent frappé, surtout à la vue de différents travaux du genre de ceux dont je viens de parler. Ces réflexions firent naître en moi le désir de vaincre ces obstacles et me déterminèrent à aborder du premier coup l’exécution d’un dessin renfermant dans sa contexture toutes les difficultés que je désirais surmonter.
- En fait de reproduction au trait, la figure est, sans contredit, la partie la plus difficile à exécuter; c’est pourquoi j’adoptai le dessin de Flaxman, représentant YEnlèvement de Pandore par Mercure, dessin que je trouvai dans le Magasin pittoresque, tome Ier, page 135, contenant deux figures d’adultes des deux sexes et dans deux différentes positions.
- Qu’il me soit permis d’en appeler ici à tous les hommes compétents. Qu’eût répondu le typographe, à quelque degré hiérarchique de notre art qu’il appartint, si on lui eût demandé de reproduire cette page 135 avec des filets typographiques exclusivement? Je crois ne pas trop m’avancer en affirmant qu’il eut répondu « que c’était chose impossible ! » Cependant cette page, je l’ai reproduite avec la plus grande fidélité, sans autres ressources que celles que procure l’imprimerie.
- Plus tard, et par des circonstances dues à l’amitié de quelques typographes des plus habiles, j’entrepris de reproduire le beau groupe de Canova, d’après la gravure de Forestier ( voy. la planche 1120 ). Rien d’étranger à l’imprimerie n’entre dans la composition de ce travail. Tout est filets, lingots, interlignes, cadrais, cadra tins et demi-cadratins, appartenant à des caractères
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- TYPOGRAPHIE.
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- de différents corps, le tout monté par approches seulement et sans soudure aucune. Quand on considère cet assemblage compacte de morceaux de filets, et qu’on examine le gracieux dessin qu’il a reproduit, on reste surpris d’un résultat aussi satisfaisant.
- En dessinant ces différents sujets avec des filets typographiques, je n’ai pas eu la prétention de remplacer généralement la gravure au trait, mais d’y suppléer, au besoin , pour les figures les moins difficiles à reproduire ; pour en donner la preuve, j’ai fait l’application de mon système aux figures suivantes exécutées avec des bouts de filet, dans une note communiquée par M. Cham-polliony note qui se trouve dans les Études historiques de M. de Chateaubriand, page 233 de l’édition de ses œuvres publiée par MM. Penaud frères. Ces figures, tirées à trois mille exemplaires, ont encore produit de très-beaux clichés.
- Voici la copie de cette note :
- Le dernier signe, qui est l’Ibis, est le symbole du dieu Toth , et se résout, phonétiquement, dans le mot........................
- tôt qui commence tous les discours des dieux... parole d’^mmon-Ra,roi des dieux, etc. (Renseignement communiqué par M. Cham-pollion. )
- Je crois n’avoir pas besoin de dire que rien n’est gravé dans ces différents caractères hiéroglyphiques ; que tout est filets et parangonnage et d’une imitation parfaite de la gravure sur bois.
- La figure ci-dessous, qui est extraite de la Notice historique sur Vempoisonnement par rarsenic et sur remploi de l’appareil de Marsh, par M. J. E. Hil-lairet, est aussi exécutée avec des filets.
- aO
- Premier appareil de Marsh.
- Cet appareil consiste en un tube recourbé à robinet A E, fixé verticalement sur un plateau de bois; une feuille de zinc est placée dans la courbure C du tube. On verse la liqueur à essayer, aiguisée d’acide sulfurique, par l'orifice A, le robinet E étant ouvert. Le niveau U U s’établissant alors dans les deux branches du tube, le liquide acidulé est décomposé par le zinc, et l’hydrogène formé se dégage par l’orifice F du robinet, que l’on ferme lorsque l’air de l’appareil est chassé, afin de laisser accumuler le gaz dans la branche la plus courte à la surface du liquide. Le zinc se trouve alors mis à sec, et le dégagement cesse.
- Dans ce travail, comme dans les précédents, rien n’a été gravé; tout est combiné par approches et sans soudure. Non-seulement la mise en train en
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- ARTS MÉCANIQUES.
- est plus facile, mais elle donne un tirage beaucoup plus net que celui qu’on obtient par la gravure sur bois, et les lettres de renvoi en sont aussi plus lisibles.
- L’exposé qui précède doit convaincre les connaisseurs, et principalement les typographes, qu’on n’a pas jusqu’ici obtenu des filets typographiques tous les avantages qu’on en peut retirer, et que, en suivant la voie que j’inaugure, les résultats qu’on peut en obtenir seront immenses, puisque, éloigné des graveurs ou bien le temps manquant pour faire graver, on peut exécuter une figure quelconque au trait, sans sortir de l’imprimerie (1).
- SANGSUES.
- Description des sangsues mécaniques présentées à la Société par M. Alexandre, passage de VEntrepôt-du-Marais, 6.
- Ce petit appareil, destiné à remplacer les sangsues animales, et sur lequel il a été fait, dans la séance du 25 avril 1849, un rapport favorable publié p. 257 du Bulletin de juin dernier, est représenté avec tous ses détails et dessiné de grandeur naturelle pl. 1121.
- La fig. 1 est une coupe verticale de la sangsue mécanique munie de son scarificateur.
- Fig. 2. Section verticale d’une ventouse sans lancette, qu’on applique sur la piqûre pour tirer le sang.
- Fig. 3. Coupe du petit tube renfermant la lancette.
- Fig. 4. Le même vu en dessus.
- Fig. 5. Piston servant à faire le vide, vu en coupe.
- Fig. 6. Le même vu de profil.
- Fig. 7. Le même vu de face.
- Fig. 8. Poinçon destiné à manœuvrer le piston.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- À, tube métallique dans lequel est logé le piston qui fait le vide. Ce tube, qui est vu renversé dans la fig. 1, est coupé en sifflet à son extrémité inférieure, afin de s’emparer d’un plus large orifice, tandis qu’à l'extrémité supérieure il est coupé droit.
- B, tube plus petit placé sous un angle convenable sur le tube précédent ; il reçoit et dirige dans sa course un autre tube C portant la lancette a à son
- (i) Le jury central de l’exposition de 1849 a décerné une médaille de bronze à M. MonpiU aîné.
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- SANGSUES*
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- extrémité inférieure ; l’autre bout reçoit un bras de levier D dont le centre de mouvement est en b, et qui se fixe à un arrêt c.
- E, tuyau en caoutchouc vulcanisé lié d’une part à la gorge inférieure du tube B, et de l’autre à la gorge supérieure du tube G : ce tuyau rend solidaires les deux petits tubes glissant l’un dans l’autre.
- F, piston destiné à rappeler le vide : il est engagé dans le tube À, et formé de plusieurs disques superposés en caoutchouc vulcanisé, recouverts par une chemise de peau très-flexible d. Le tout est traversé par une petite tige e portant un écrou pour serrer les disques en caoutchouc, dans le cas ou le piston serait usé. L’autre extrémité de la tige se termine en une boucle f au travers de laquelle est passée une lanière en caoutchouc g qui s’attache par les deux bouts à une petite calotte en corne h. Cette calotte est évidée à son centre, pour recevoir un poinçon, fig. 8, que l’on enfonce dans le trou à la profondeur de 3 centimètres environ.
- Fonctions de Vappareil. On maintient le petit appareil entre le pouce et l’index, puis on l’applique sur la partie où l’on doit opérer; on enfonce le piston dans le tube au moyen du poinçon, puis on retire celui-ci ; la lanière en caoutchouc, par l’effet de son élasticité, fait reculer le piston, le vide se fait dans le tube, et celui-ci adhérera parfaitement à la chair. C’est à ce moment qu’on fait agir le scarificateur en dégageant le levier D de son arrêt ; le tube en caoutchouc E ayant été comprimé, se détend subitement, et les petits dards a pénètrent dans la chair, où ils forment une plaie triangulaire, comme on le voit fig. 4, semblable à celle que fait la sangsue. La profondeur de cette plaie est réglée à l’avance au moyen d’une vis placée à la base du tube C.
- La plaie étant faite, on retire l’appareil ; on applique la ventouse, fig. %, dont le tube G est en verre et qui aspire le sang, lorsqu’on fait le vide au moyen du petit piston. Quand le tube est plein de sang, il se détache, on le vide, et on l’applique de nouveau ; la même manœuvre est répétée autant de fois qu’on le juge nécessaire ; de cette manière on peut tirer une grande quantité de sang sans avoir besoin d’augmenter le nombre des piqûres.
- L’auteur fait remarquer que cet appareil n’agit pas à la manière des ventouses ordinaires, mais par un vide progressif continu que l’on peut comparer à une succion exercée par les lèvres. Ainsi, lorsque le piston est poussé dans le tube À par le poinçon et qu’il est ensuite abandonné à lui-même , il ne reculera point de toute l’étendue du chemin qu’il a parcouru, mais il s’arrêtera aux deux tiers de sa course, parce que la force de l’élasticité de la lanière de caoutchouc sera insuffisante pour le faire rétrograder davantage; si, dans cet état, le sang appelé par l’aspiration vient à s’emparer
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- de la capacité vide, l’équilibre qui soutenait le piston sera rompu, et, à mesure que le sang pénétrera dans le tube, la lanière se détendra et le piston reprendra sa place primitive ; le sang ayant rempli toute la capacité occupée par le vide, l’appareil se détachera comme le ferait une sangsue naturelle gorgée de sang. , ( D. ) ..
- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS ÉCONOMIQUES.
- Nouveau système d’éclairage des cadrans d’horloge; par M. Dorey, président de la Société d’agriculture pratique de ïarrondissement du Havre ( Seine-Inférieure ) et receveur municipal de la ville du Havre.
- Parmi les communications intéressantes que M. Seguier a faites à la Société en 1847, nous avons mentionné particulièrement celle relative à un nouveau système d’éclairage du cadran de l’horloge placée au haut de la façade du musée du Havre.
- Ce système inventé par M. Dorey, et qui a reçu des applications utiles dans la capitale, est basé sur la propriété qu’a le verre poli de se laisser traverser par un rayon lumineux sans changer d’aspect et sans rendre le rayon sensible.
- Le cadran employé par M. Dorey se compose d’un plateau en verre blanc et poli A , pi. 1122, d’un seul morceau. Les chiffres et les autres signes sont peints en blanc sur la glace, extérieurement et au dépoli, afin que leur transparence soit plus uniforme; le reste de la glace est libre de toute peinture.
- Les aiguilles sont en verre peint en blanc, découpé et enchâssé, pour plus de solidité, dans des bordures en laiton.
- L’aspect extérieur du cadran, pendant le jour, est noir ; les signes paraissent en blanc ; le fond noir est produit par un rideau en étoffe de même couleur.
- L’appareil d’éclairage est intérieur; il se compose de quatre becs de gaz placés à lra,75 environ de la glace, et à quelques centimètres au-dessous de la ligne horizontale inférieure du cadran ; ils sont espacés de manière que l’ombre portée de l’axe des aiguilles se trouve d’un côté entre les cinq chiffres supérieurs du cadran.
- Les quatre becs sont armés de réflecteurs paraboliques dirigés de manière à répartir la lumière le plus également possible sur toute la surface du cadran.
- * D’après cette disposition, il est facile de comprendre que, lorsque les becs sont allumés, les chiffres blancs, vus extérieurement, deviennent lumineux, et les aiguilles elles-mêmes, qui sont en verre et qui reçoivent la lumière à travers la glace, prennent le même aspect que les chiffres, quelle que soit leur position.
- Mais, comme on pourrait apercevoir du dehors l’intérieur de la chambre de l’hor-
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- :I\{(H! t\ '>1'.)0'I'I0H,(1 ^\Y\!UY,) K Y! t i MDY\i IY’!.Y,1.<I ’A IV M.l.YÀS
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- loge, on a fixé, à la partie supérieure du cadran, un rideau en étoffe noire que l’on fait descendre obliquement en le rapprochant de l’appareil d’éclairage et en l’arrêtant à quelques centimètres au-dessus et en avant des réflecteurs, de manière à former une espèce de hotte partant du foyer de lumière et allant rejoindre la baie où est enchâssé le cadran. Ainsi du dehors on n’aperçoit que le rideau qui forme le fond noir et que l’on rend encore plus mat en adaptant, à l’intérieur de la hotte, des bandes d’étoffe tombant perpendiculairement et imitant assez bien les ciels et les coulisses d’un théâtre.
- Pour dissimuler l’axe des aiguilles, on l’a entouré d’une chenille noire contournée en spirale’, et dont les spires sont assez rapprochées pour empêcher la lumière de frapper l’axe lui-même. De cette manière, pour l’observateur placé au dehors, la face des spires tournées autour de l’axe ne recevant aucune lumière se confond entièrement avec le rideau.
- Plus le cadran est volumineux et plus l’appareil d’éclairage doit être éloigné, afin d’éviter une trop grande différence entre la longueur des rayons lumineux qui frappent le bas du cadran et ceux qui éclairent la partie supérieure ; car, l’intensité de la lumière diminuant en raison du carré de la distance, si la jdifférence était trop forte, le haut du cadran serait sensiblement moins éclairé que le bas.
- Le point d’attache des aiguilles étant en métal et, par conséquent, impénétrable à la lumière , il est indispensable , pour que l’effet de l’éclairage soit plus satisfaisant, de peindre, au centre du cadran, une petite rosace blanche transparente comme les chiffres et qui semble faire corps avec les aiguilles.
- Explication des figures de la planche 1122.
- Fig. 1. Le système d’éclairage du cadran de l’horloge du musée du Havre, vu en coupe verticale.
- Fig. 2. Section horizontale du même.
- A, cadran en verre. B , cage en forme de hotte garnie intérieurement de drap noir. C , appareil d’éclairage au gaz , placé au fond de la hotte. D , réflecteurs paraboliques projetant les rayons lumineux sur le cadran. E , aiguilles montées sur l’axe F, entouré d’une chenille noire G, tournée en spirale. H, pièces saillantes dans l’intérieur de la cage, auxquelles s’attachent des bandes d’étoffe noire imitant les ciels et les coulisses d’un théâtre. ( D. )
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- PROCÈS-VERBAUX.
- Extrait des procès-verbaux des séances du conseil d’administration de la Société
- d’encouragement.
- Séance du 7 novembre 1849.
- M. Darblay, vice-président, qui occupe le fauteuil, annonce que la Société vient de perdre M. Charles de Lasteyrie, l’un de ses fondateurs et l’un de ses vice-présidents honoraires.
- Avant de faire connaître les propositions déposées sur le bureau, M. Darblay rappelle en peu de mots les nombreux services rendus à la Société par M. de Lasteyrie, qui emporte dans la tombe les regrets de tous les amis de l’humanité et de l’industrie.
- M. le président donne lecture des propositions suivantes portant la signature de membres du conseil d’administration et de la Société.
- « Les soussignés proposent 1° qu’il soit décidé que le fauteuil occupé par feu le vénérable M. de Lasteyrie reste libre jusqu’à la fin de l’année; 2° que, immédiatement après la communication faite à la Société de la perte qu’elle vient d’éprouver, la séance soit levée et que procès-verbal soit transmis à sa famille. »
- M. J omar d pense que le conseil d’administration, en décidant que le témoignage de ses vifs regrets sera consigné au procès-verbal, jugera convenable qu’une notice lue en séance publique retrace les qualités qui distinguaient M. de Lasteyrie, et le concours qu’il a constamment prêté aux vues et aux travaux de la Société, et que toute proposition de mesures tendant à honorer la mémoire de M. de Lasteyrie pourra ultérieurement être présentée.
- Le conseil partage cette opinion.
- Le conseil entend avec intérêt M. Cl. Anth. Costaz sur la constante conformité de patriotisme et de zèle qui animaient les fondateurs dans l’établissement de la Société d’encouragement.
- M. le président donne une seconde lecture des deux propositions, qui sont adoptées à l’unanimité.
- M. Théod. Olivier demande que, suivant l’usage, les membres composant le bureau se rendent près de la famille de M. de Lasteyrie, pour lui exprimer combien la Société a été douloureusement affectée de la perte de cet homme de bien.
- M. Darblay annonce que le bureau s’empressera de remplir ce devoir, et, sur la demande d’un grand nombre de membres du conseil, il est décidé que le bureau convoquera les membres du conseil pour se joindre à lui dans cette circonstance.
- L’assemblée se sépare.
- Séance du 21 novembre 1849.
- Après la lecture et l’adoption des procès-verbaux des séances des 24 octobre et 7 novembre derniers, M. Lainé obtient la parole pour une communication.
- M. Lainé rappelle que, dans la séance du 28 février dernier, il a communiqué plusieurs exemplaires imprimés d’une lettre en date du 18 du même mois, qu’il adressait à MM les président et membres de la Société nationale et centrale d’agriculture, puis
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- PROCÈS-VERBAUX.
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- de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale. À cette lettre était jointe la copie, également imprimée, de deux lettres qu’il avait fait remettre, le 11 décembre précédent, à M. Gervais (de Caen), alors préfet de police.
- Il expose que le but principal de sa demande était de faire descendre la fabrication des engrais de la première à la seconde classe, ainsi que l’avait réclamé le congrès central agricole de 1845, dans l’intérêt de l’agriculture.
- M. Lainé demande que la Société veuille bien prendre en considération cette proposition.
- M. le président invite les comités d’agriculture et des arts chimiques à examiner les engrais de M. Lainé et faire connaître leur opinion sur sa demande.
- M. Combes, l’un des secrétaires, fait observer que la question posée par M. Lainé est tout administrative, et que la Société est dans l’usage de ne point s’immiscer dans cès questions.
- M. le président prie les comités d’avoir égard aux observations présentées par M. Combes.
- Correspondance. M. Fondet, ingénieur civil, rue de la Bienfaisance, 30, adresse un mémoire avec dessin sur un nouveau système de chauffage.
- M. Fondet, après avoir indiqué les conditions que doivent réunir les appareils de chauffage , décrit les dispositions qu’il a adoptées soit pour le chauffage des cheminées, soit pour celui des grands établissements.
- M. Laignel, rue de la Harpe, 13, prie la Société de faire examiner l’ensemble de ses appareils pour la locomotion sur chemins de fer.
- M. Pelletier, fabricant de chocolat, rue Saint-Denis, 71, rappelle qu’il a soumis à la Société une nouvelle machine destinée à la manipulation et au pesage du chocolat sans le secours de balances ni de main-d’œuvre, machine inventée par lui et pour laquelle il a pris un brevet d’invention le 26 janvier 1847.
- Ayant appris que l’ouvrier modeleur auquel il en avait confié Inexécution avait adressé une lettre à la Société en date du 6 juin dernier, pour réclamer la priorité d’invention, M. Pelletier dépose, en réponse à cette allégation, le rapport de M. Victor Bois, nommé arbitre par le tribunal de commerce, sur la contestation élevée entre M. Gournet et lui.
- M. Pelletier ajoute que sa machine est à la disposition des commissaires delà Société pour faire toutes les expériences nécessaires.
- Sur l’observation de M. le secrétaire, le conseil écarte l’appréciation de la question de priorité, et invite le comité des arts mécaniques à donner suite à la demande d’examen de l’appareil de M. Pelletier.
- La Société des ingénieurs autrichiens, séant à Vienne, adresse plusieurs numéros de son journal, en émettant le vœu de l’échanger avec le Bulletin de la Société d’encou-ragemeut
- La Société des ingénieurs autrichiens, écrit son président, s’est proposé le développement des sciences techniques en Autriche ; mais elle a besoin, pour l’accomplissement de ce but, des forces intellectuelles ainsi que de la connaissance des progrès
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- PROCÈS-VERBAUX.
- dans les autres pays où ces sciences sont plus perfectionnées, où ces forces ont eu plus d’occasions de se concentrer.
- L’honorable Société d’encouragement, qui porte le plus vif intérêt à toute institution industrielle ou scientifique, et qui est de la plus grande utilité à sa patrie, acceptera avec bienveillance, nous n’en doutons pas, la proposition que nous prenons la liberté de lui faire.
- Le conseil, après avoir entendu M. Combes, qui veut bien se charger de rendre compte des publications de la Société des ingénieurs autrichiens, prend la demande de cette Société en considération, et la renvoie à la commission du Bulletin.
- M. de Cavaillon, rue Taitbout, 30, ayant fait une découverte pour l’épuration du gaz d’éclairage, tendant à en absorber l’ammoniaque qui y est contenue, expose que cette opération laisse un résidu qu’on peut considérer comme un engrais qui sera d’un grand secours pour l’agriculture. En conséquence, M. de Cavaillon prie la Société de nommer une commission qui assisterait à un essai qu’il a l’intention de faire.
- M. Chevallier fait observer que le sulfate de chaux est l’agent employé par M. de Cavaillon pour la purification du gaz.
- M. de Be'my, à Paris, communique un mode de préparation des semences. Il fait une saumure et y laisse séjourner ses grains pendant vingt-quatre heures. Séchés au soleil et semés, ils ont donné des épis de seigle et de froment bien fournis de grains et d’une belle venue ; cette saumure leur sert d’engrais et de préservatif contre l’attaque des insectes.
- M. Parmentier, inventeur des persiennes en lames mobiles en verre, rappelle qu’il a soumis à la Société un châssis de couche d’après ce système ; il annonce y avoir apporté de nouveaux perfectionnements, et demande que la commission chargée de son examen veuille bien faire connaître son opinion.
- M. Gazan,.colonel-directeur de l’artillerie, à Toulon, dans la pensée que la Société a proposé un prix pour l’établissement de glacières dans des localités où il n’en-existe pas, demande si une personne qui se propose d’établir une glacière à Toulon pourrait espérer obtenir le prix.
- M. Péligot fait observer que la Société, après avoir affecté une somme pour l’établissement des glacières, a "décidé qu’elle serait convertie en une médaille d’argent.
- M. Japy [Octave), ancien élève de l’école centrale des arts et manufactures, à Beau-court (Haut-Rhin), expose que la Société d’encouragement ayant fait appel pour connaître les ouvriers les plus dignes d’obtenir des récompenses, il recommande, à ce titre, à la bienveillance de la Société le sieur Jean-Jacques Michelot, l’un des meilleurs et des plus anciens contre-maîtres de l’établissement de Beaucourt.
- M. Van Leempoel de Colnet, membre du sénat belge, propriétaire des verreries de Quiquengrogne, à la Chapelle (Aisne), signale les titres à une médaille de contremaître de M. Berteaux [Baptiste], qui a introduit dans la fabrication des bouteilles de notables perfectionnements.
- M. Loriol, directeur de l’école spéciale préparatoire à la marine, rue Aeuve-Sainte-
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- Geneviève, 11, appelle l’intérêt et la bienveillance de la Société sur le sieur Durand [Etienne), habitant la commune de Demo range (Creuse). Cet honnête ouvrier, sans fortune, sans instruction, est devenu, à force de travail, de patience et de courage, un irrigateur distingué ; il a fait des travaux remarquables pour la découverte des sources, pour la direction des eaux appliquées à l’agriculture, etc.
- M. Manuel, maître boulanger, rue Saint-Honoré, 87, présente, comme digne de la médaille de contre-maître, M. Maldan, ouvrier boulanger, employé chez lui depuis quatorze ans.
- Les membres du syndicat de la boulangerie attestent la bonne conduite et les services rendus par M. Maldan.
- MM. Mainster et Wiesener, graveurs, rue de la Sorbonne, 4, sachant avec quel empressement la Société d’encouragement accueille les hommes qui se livrent au progrès de l’industrie, et étant à même de pouvoir faire faire à la typographie un grand pas vers ce progrès, sollicitent la faculté de pouvoir louer une presse typographique pendant environ six mois pour faire leurs épreuves ; ils joignent à leur demande des spécimens de leur travail typographique.
- Après une discussion, le conseil, considérant la beauté et la régularité des premières épreuves de MM. Mainster et Wiesener, charge la commission des fonds, de concert avec celle de lithographie, d’examiner leur demande.
- Un concurrent, qui prend pour devise non malesed numéro, adresse 1° un mémoire sur Y écrivain, insecte qui cause de grands dommages dans les vignes, et sur les moyens de le détruire ; 2° un mémoire sur les insectes ennemis de l’olivier et sur les moyens de le détruire ; 3° une note sur la conservation du lait.
- Objets présentés. M. Fondet, rue de la Bienfaisance, 30, de concert avec M. Lewal, présente les plans et la description d’un nouveau générateur à vapeur et de ses diverses applications aux machines à bateau, aux machines locomotives et aux machines fixes.
- M. Lefaucheux, arquebusier, rue de la Bourse, 10 , appelle l’attention de la Société sur les objets suivants : l°un nouveau pressoir à cidre; 2° un mode d’enrayage; 3°une application de la cartouche à broche aux pistolets de poche à un ou plusieurs coups ; 4° un pistolet de salon ; 5° une douille nouvelle avec plusieurs moyens d’inflammation ; G0 divers systèmes de percussion appliqués au fusil qui porte son nom ; 7° un appareil pour le démontage et le remontage de tous les systèmes de fusils, tant à cheminée qu a baguette.
- M. Ruff, rue Neuve-Coquenard, 41, présente un système de machine à plier régulièrement les tissus selon les mesures voulues, système pour lequel il a pris un brevet d’invention ;
- M. Perreaux, ingénieur en instruments de précision, rue Monsieur-le-Prince, 14, deux nouveaux instruments de précision, savoir : 1° un cathétomètre pouvant, de préférence à tous les systèmes connus, apprécier une quantité trois fois plus petite ; 2° un sphéromètre à pieds mobiles, permettant d’opérer sur tous les diamètres d’un verre lenticulaire, en mesurant la courbe convexe ou concave à un millième de millimètre près.
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- PROCÈS-VERBAUX,
- M. Édouard Van Gils, facteur de pianos, rue du Bac, 68, présente un piano dont le mécanisme est garni de caoutchouc vulcanisé, et dans lequel toute espèce de ressorts de métal ou autres ont été supprimés ;
- M. Raffard, rue de Rocroy, 9, le dessin et la description de machines à vapeur oscillantes , dont la distribution est complètement indépendante de T oscillation ;
- M. Tachet, rue Saint-Honoré, 274, des bois préparés par ses procédés. Cette préparation a pour résultat d’apporter un obstacle complet et absolu au rétrécissement, au renflement, aux ondulations, aux disjonctions et à la fente des bois à grande surface. Les épreuves qu’ont subies les bois ainsi préparés dans les divers ouvrages auxquels ils ont été employés depuis le 22 novembre 1848, époque à laquelle M. Tachet a appelé l’attention sur ses premiers essais, les nouvelles applications qu’ils ont reçues, et la modicité des prix auxquels il peut les livrer par suite des réductions qu’il a faites, lui font espérer que la Société voudra bien accueillir avec intérêt ses nouveaux essais.
- M. Collin, rue de Vaugirard, 52, présente 1° un appareil destiné à couper les céréales, et qui consiste en des ciseaux articulés et à lames courantes placés sur deux roues, avec déversoir, 2° une herse à tranchants courbes en avant et à cylindre compresseur de son invention ;
- M. Calmus, sergent de voltigeurs au 62e régiment de ligne, chevalier de la Légion d’honneur, des échantillons de fécule et de farine extraites du marron d’Inde, de l’arum et de la bryone, par un procédé de son invention.
- MM. Armengaud aîné et Amouroux, ingénieurs civils, font hommage d’un exemplaire d’un ouvrage intitulé, Nouveau cours raisonné de dessin industriel, appliqué principalement à la mécanique et à V architecture, et terminé par des vues d’ensemble des appareils et des machines le plus en usage dans l’industrie.
- Les auteurs annoncent qu’ils ont cherché à atteindre par leur travail le double but de rendre, à l’aide d’applications directes et graduées, le dessin plus intelligible aux élèves des écoles d’arts et métiers, aux ouvriers et aux jeunes étudiants des établissements industriels , et de les familiariser avec la construction par des données et des règles pratiques accompagnées de tables sur le calcul des machines,
- MM. Armengaud aîné et Amouroux demandent que la Société fasse examiner cet ouvrage, considéré sous le point de vue de son utilité et de la lacune qu’il vient combler dans l’art du dessin industriel.
- Leur désir est que cet ouvrage soit jugé digne d’être classé parmi ceux que la Société donne annuellement pour récompense aux contre-maîtres et ouvriers.
- Les ouvrages suivants sont déposés sur le bureau :
- 1° Affiche des cours publics et gratuits de sciences appliquées aux arts professés, en 4849-1850, au Conservatoire national des arts et métiers ;
- 2° Mémoires de la Société d’encouragement de Berlin, pour les mois de janvier, février, mars et avril 1849 (en allemand) ;
- 3° Transactions de la Société royale d’Édimbourg, vol. XIX, partie Ire, contenant les observations magnétiques et météorologiques pour 1845 et 1846 (en anglais) ;
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- PROCÈS-VERBAUX.
- m
- 4° Transactions de la Société royale d’Edimbourg, vol. XYI, partie V, pour la session 1848-1849;
- 5° Procès-verbaux de la Société royale d’Édimbourg, vol. II, 1848-1849, n° 33, — vol. II, 1849, n° 34;
- 6° Annales des mines, 4e série, t. XV, lre et 2e livraisons de 1849;
- 7° Le technologiste, novembre 1849;
- 8° Annales des chemins vicinaux, octobre 1849 ;
- 9° Moniteur industriel, n09 des 24 et 28 octobre, 4, 8, 11, 15 et 18 novembre
- 1849;
- 10° L'art de connaître les pendules et les montres, par M. Henri Robert, l’un des horlogers de la marine, 2e édition ;
- 11° Quelques détails sur la vie et les ouvrages de François Philippon, par M. J. Girardin, correspondant de l’Institut ;
- 12° La palette théorique ou classification des couleurs, par M. Sol, de Vannes (Morbihan) ;
- 13° Mémoire autographié sur un phénomène chromatique se rapportant au scinde-ment de la lumière blanchâtre en deux modalités colorées, complétives en leur essence respectivement de la série des trois couleurs simples, le jaune, le rouge et le blanc; par le même auteur ;
- 14° Séances des travaux de l’Académie de Reims, années 1849-1850 , n° 1 à 8 ;
- 15° Rulletin des séances de la Société nationale et centrale d’agriculture, par M. Payen, secrétaire perpétuel, t. V, n° 4, 1849;
- 16° Annales de la Société centrale d’horticulture de France, octobre 1849;
- 17° Journal des économistes, 15 novembre 1849;
- 18° Revue scientifique et industrielle sous la direction de M. le docteur Quesneville, octobre 1849 ;
- 19° Bulletin agricole du Puy-de-Dôme;
- 20° La réforme agricole, nos 10 et 13, 1849;
- 21° Le numéro du 28 octobre 1849 du journal la Sentinelle des campagnes (Belgique) ;
- 22° Revue des actes judiciaires de la ville de Saint-Pons (Hérault) du 21 octobre 1849.
- Le conseil décide que l’affiche indiquant les cours des sciences appliquées aux arts professés au Conservatoire sera placardée dans l’une des salles de la Société.
- Des remercîments sont votés pour l’envoi des autres ouvrages qui seront déposés dans la bibliothèque.
- M. le président prie M. Robert de recevoir les remercîments de la Société pour le don de son livre.
- Le conseil accepte le dépôt d’un mémoire cacheté, contenant la description des procédés de peinture mixturale dite fresque française, par M. Cherot, peintre préparateur, rue Chastillon, 29.
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- PROCÈS-VERBAUX.
- Communications. M. Combes annonce qu’il a recule résultat des expériences des turbines de M. C an son t et qu’il en donnera connaissance dans la prochaine séance.
- M. Ormières a la parole pour une communication relative à la fabrication de l’or-seille ; il est invité à mettre par écrit les expériences dont il entretient la Société, afin que le comité des arts chimiques puisse les répéter et en rendre compte.
- M. de Colmont annonce que, dans le département de l’Aube, plusieurs fermiers se plaignent que les seigles sont chargés de nielle ; il désirerait qu’on se livrât à des essais pour connaître le parti utile qu’on pourrait en tirer.
- M. JL. Chevallier pense qu’on peut utiliser la nielle dans le savonnage , à l’instar de la saponine; il prie M. de Colmont d’en faire venir, pour que des expériences et des essais fassent connaître ses divers emplois.
- Après une discussion sur la destruction de la nielle au moyen d’engrais spéciaux, M. Amédée Durand fait observer qu’un cultivateur des environs de Paris s’est rendu adjudicataire des boues du village qu’il habite, et qu’elles servent à composer un engrais qui préserve les champs des mauvaises herbes. Ce cultivateur a trouvé dans la vente de cet engrais une juste rémunération de ses travaux.
- M. de Colmont appelle ensuite l’attention de la Société sur les moyens d’utiliser les glands qu’on trouve abondamment dans les forêts du département de l’Aube. Les habitants sont trop pauvres pour élever des porcs qui les consommeraient, de manière qu’ils ne sont point recueillis.
- En faisant connaître les divers emplois des glands de chêne qui contiennent une fécule et du tanin, on apporterait dans la position des habitants une amélioration désirable.
- Le conseil prend en considération la proposition de M. de Colmont, et invite les comités d’agriculture et des arts chimiques à faire des essais sur les emplois de la nielle et des glands.
- IMPRIMERIE DE Mme Ve BOUCIIARD-HUZARD, RUE DE l/ÉPEROX, 5.
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- pmiE-HiimÉiiE Alfe (N° DXLVI.) décembre 1849
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- EXPOSITION DES PRODUITS DE L’INDUSTRIE FRANÇAISE EN 1849.
- RÉCOMPENSES ACCORDÉES PAR LE JURY CENTRAL.
- On a vu, par le tableau que nous avons donné p. 498 du Bulletin de novembre dernier, que le nombre des exposants a été, cette année, de 4,650 , tandis qu’il n’était que de 3,958 en 1844. Il a aussi été délivré plus de médailles qu a la précédente exposition, où il n’en fut accordé que 1,246 de diverses classes. Cette année, 1,600 médailles, dont 180 en or, 530 en argent et 890 en bronze, indépendamment de 52 décorations de la Légion d’honneur, ont été la récompense du mérite et des constants efforts des industriels pour perfectionner leurs procédés et améliorer leurs produits.
- Voici la liste, par ordre alphabétique, des exposants qui ont reçu des mains du président de la république la décoration de la Légion d’honneur :
- MM.
- Auclerc, agriculteur, éleveur, à Celle-Bruyère ( Cher ).
- Baui't gérant associé de la fabrique de grosse quincaillerie, à Molsheim ( Bas-Rhin ).
- Berthoud ( Charles ), fabricant d’horlogerie de marine, à Argenteuil ( Seine-et-Oise ).
- Bouchon y exploitant de carrières de pierres meulières, à la Fer té-sous- Jouarre ( Seine-et-Marne ).
- Bouillon, fabricant de fil de fer, à Limoges.
- Burat ( Amédée ), ingénieur civil, â Paris.
- Canson ( Étienne ), fabricant de papiers, à An-nonay ( Ardèche ).
- Cavaillé-Coll fils , fabricant d’orgues, à Paris.
- Chevandier ( Eugène ), directeur de la compagnie des manufactures de glaces et de verre de Cirey ( Meurthe ).
- Crespel{Tiburcë)t agriculteur, à l’Arbret (Pas-de-Calais ).
- Quarante-huitième année. Décembre 1849.
- 35
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- ( 546 )
- Decrombecq, agriculteur, à Lens (Pas-de-Calais).
- Curnier, fabricant de châles, à Nîmes.
- Delattre (Henri), fabricant de tissus de coton, à Roubaix ( Nord ).
- Demesmay, agriculteur, à Templeuve ( Nord ).
- Desrosiers, imprimeur, à Moulins.
- Duport, fabricant de cuirs, à Paris.
- Durenne père, fabricant de chaudières, à Paris.
- Farcot, constructeur de machines à vapeur, à Saint-Ouen ( Seine ).
- Fizeau, liéliographe, à Paris.
- Flaaigny ( Charles ), fabricant de draps , à El-beuf ( Seine-Inférieure ).
- Frolich, directeur des forges de Montataire ( Oise ).
- Gaussen, fabricant de châles, à Paris.
- Gouin ( Ernest ), constructeur de machines , à Batignolles ( Seine ).
- Hardy, chef des pépinières, à Alger.
- Hartmann, fabricant de fils et tissus de coton , à Munster ( Haut-Rhin ).
- Houel, directeur des ateliers de la maison De-rosne et Cad, à Paris.
- Houette, fabricant de cuirs tannés et vernis, à Paris.
- Kestner, fabricant de produits chimiques , à Thann ( Haut-Rhin ).
- Kind, sondeur, à Luxembourg.
- Kolb-Bernard, à Lille ( Nord ).
- Lacroix , directeur de la fabrique de produits chimiques de Chauny ( Aisne ).
- Lecouteulx , directeur de la fonderie de Ro-milly ( Eure ).
- Lefébure, fabricant de dentelles et blondes , à Bayeux ( Calvados ).
- Lehoult père, filateur et fabricant de tissus de coton, à Saint-Quentin (Aisne).
- Leveillé, teinturier, à Rouen.
- Mallet, filateur de coton, à Lille.
- Marcus , directeur de la compagnie des cristalleries de Saint-Louis ( Moselle ).
- Martine, agriculteur, à Aubigny ( Aisne ).
- Menet ( Jean ), filateur et moulinier de soie, à Annonay ( Ardèche ).
- Nillus, constructeur de machines à vapeur, au Havre ( Seine-Inférieure ).
- Numa-Grar, fabricant de sucre, à Valenciennes (Nord).
- Poilu , directeur des mines de plomb de Pont-Gibaud (Puy-de-Dôme).
- Potton £ Ferdinand ), fabricant de soieries , à Lyon.
- Raoux, fabricant d’instruments de musique en cuivre, à Paris.
- Renard ( Adolphe ), fabricant de draps, à Sedan ( Ardennes ).
- Roussi, ouvrier mécanicien, à Lyon.
- Sax, fabricant d’instruments de musique à vent, à Paris.
- Soleil, fabricant d’appareils d’optique, à Paris.
- Sorel, fabricant de fer galvanisé, à Paris.
- Toussaint, directeur de la compagnie des cristalleries, à Baccarat ( Meurthe ).
- Tranchard-Froment, filateur de laine, à Rethel ( Ardennes ).
- Zuber fils, fabricant de papiers, à Rixheim (Haut-Rhin) (i).
- RAPPEL DE MÉDAILLES D’OR
- i
- Ire DIVISION. - LAINE.
- § 1er. Laine peignée et filée.
- MM.
- Tranchard-Froment, à Rethel ( Ardennes ).
- 3.
- 4-
- 5.
- Lucas frères, à Reims ( Marne ). Bertheraud-Sulaine, à Reims.
- Godin aîné, à Châtillon-sur-Seine (Côte-d’Or). Croulelle neveu, à Pontgivard ( Marne ).
- (1) Indépendamment de ces 52 décorations , M. le président de la république , par décrets des 6 et 7 novembre, a nommé chevaliers de la Légion d’honneur les membres du jury central de l’exposition dont les noms suivent : MM. Bougon, ancien directeur de la manufacture de porcelaine de Chantilly; Dolfus ( Émile), représentant du peuple; Feuchère ( Léon), architecte; Froment, fabricant d’instruments de précision ; Hervé de Kergorlay, membre de la Société nationale et centrale d’agriculture; Peupin, représentant du peuple.
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- § 2. Draperies.
- 6. Bacot {Frédéric) et fils, à Sedan (Ardennes).
- 7. Bacot ( Paul ), à Sedan.
- 8. Rousselet fils, à Sedan.
- 9. Renard, à Sedan.
- 10. Cunin-Gridaine fils, à Sedan.
- 11. Berteche-Chesnon, h Sedan.
- 12. Chenevière-Delphis, à Louviers (Eure).
- 13. Dannet frères, à Louviers.
- 14. Poitevin et fils, à Louviers.
- 15. Jourdain et fils, à Louviers.
- 16. Chauvreulx et Chefdrue, à Elbeuf ( Seine-Inférieure).
- 17. Chenevière, à Elbeuf.
- 18. Dumor- Masson , à Elbeuf. ig. Flavigny, à Elbeuf.
- 20. Morin et comp., à Dieu-le-Fit (Drôme).
- § 3. Étoffes de laine rases et autres.
- 21. Houles père, à Mazamet ( Tarn ).
- 22. Dauphinot - Perard, à Isle - sur - Suippes ( Marne ).
- 23. Delattre et fils, à Roubaix (Nord ).
- 24* Lefevre-Ducateau, à Roubaix.
- 25. Ternynk frères, à Roubaix.
- § 4- Châles.
- 26. Arnoult, à Paris.
- 27. Biétry et fils, à Yillepreux (Seine-et-Oise).
- 28. Curnier et comp., à Nîmes.
- 29. Duché aîné, à Paris.
- 30. Fortier, à Paris.
- 31. Gaussen jeune, Fargeton et comp., à Paris.
- 32. Grillet aîné, à Lyon.
- 33. Hébert ( Frédéric ), à Paris.
- § 5. Tapis.
- 34. Laurent {Henri) et fils, à Amiens.
- 35. Flaissier frères, à Nîmes.
- IIe DIVISION. — COTON.
- § 1er. Colons filés.
- 36. Cox ( Edmond ) et comp., à Lille.
- 37. Fauquet-Lemaüre, à Bolbec ( Seine-Inférieure).
- 38. Gros, Odier, Roman et comp., à Wesserling (Haut-Rhin ).
- 3g. Hartmann et fils, à Munster ( Haut-Rhin).
- 40. Herzog, à Logelbach ( Haut-Rhin ).
- 41. Hofer ( Henri), à Kaisersberg (Haut-Rhin).
- 42. Nacgly et comp., à Mulhouse (Haut-Rhin).
- 43. Vantroyen et Mallet, à Lille.
- § 2. Tissus de coton.
- 44* Debuehy, à Lille.
- 45. Lehoult et comp., à Saint-Quentin (Aisne).
- § 3. Indiennes.
- 46. Schlumberger jeune, à Thann (Haut-Rhin).
- 47. Schlumberger jeune {Nicolas), à Thann.
- 48. Kœchlin, à Mulhouse ( Haut-Rhin).
- § 4. Bonneterie.
- 4g. Laurent frères, à Paris.
- § 5. Tissus divers.
- 50. Godefroy ( Léon )f à Puteaux (Seine); tissus imprimés.
- 51. Rattier et Guibal, à Paris ; tissus imperméables.
- 52. Hennecart, à Paris; tissus pour bluterie.
- IIIe division. — Lin.
- § ier. Lin filé.
- 53. Fauquet-Lemaître, à Pont-Audemer ( Eure ).
- IVe division. — Soie.
- § Ier. Soies grèges.
- 54. Chartron, à Saint-Yallier (Drôme).
- § 2. Tissus de soie.
- 55. Bonnet et comp., à Lyon.
- 56. Heckel, à Lyon.
- 57. Lemire père et fils, à Lyon.
- 58. Massing frères , à Puttelange (Moselle ); peluches.
- 59. Potion , Rambaud et comp., à Lyon.
- 60. Roussy, â Lyon.
- 61. Schmaltz, à Metz; peluches.
- 62. Teillard, à Lyon.
- 63. Tessier frères, à Valleraugue ( Gard ).
- § 3. Rubans façonnés.
- 64. Vignat frères, à Saint-Etienne ( Loire ).
- 65. Balay, à Saint-Etienne.
- Ve DIVISION. -- ARTS METALLURGIQUES.
- § Ier. Fonte et fers.
- 66. André, au Yal-d’Osne ( Haute-Marne).
- 67. Dietrich, à Niederbronn (Bas-Rhin).
- 68. Serret, Lelièvre et comp., à Denain ( Nord ).
- 69. Carpentier ( François), à Paris; fer galvanisé.
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- § 2. Tôles et fers-blancs.
- 70. De Buyer, à Aillevillers (Haute-Saône).
- 71. Forges de Montataire ( Oise ).
- 72. Falatieu et Chabannes, à Bains ( Vosges).
- § 3. Aciers.
- <j3- Baudry, à Mons-Athis ( Seine-et-Oise ).
- § 4. Tréfilerie, cardes.
- 7^. Roswag, à Paris; peignes de tisserand.
- j5. Mouchel, à Rugles ( Orne).
- 76. Festugière, à Tayac ( Dordogne).
- 77. Scrive frères, à Lille; cardes.
- 78. Hache-Bourgeois, à Louviers ; nL
- 79. Miroude, à Rouen ; ô/.
- § 5. Outils , quincaillerie.
- 80. Jackson frères et Massenct-Gerin, à Saint-Etienne ( Loire ); faux.
- 81. 7’a/abot et comp., à Toulouse; fe?.
- § 6. Cuivre.
- 82. Société des fonderies de Romilly ( Eure).
- 83. Frèrejean, à Vienne ( Isère).
- 84- Thiébault et fils, à Paris.
- 85. Durenne et fils, à Paris; chaudronnerie.
- § 7. Platine.
- 86. Morin, à Paris.
- § 8. Plomb.
- 87. P alla et comp., à Pontgibaud ( Allier).
- 88. Thomas et Laurens, à Paris ;-travaux métallurgiques.
- VI8 DIVISION. -- SUBSTANCES MINERALES.
- § Ier. Ardoises.
- 89. La société des ardoisières d’Angers.
- § 2. Houilles.
- 90. La compagnie des houillères de l’Aveyron.
- 91. Mulot père et fils, à Paris; sondages.
- VIIe DIVISION. — MACHINES ET MÉCANISMES.
- § Ier. Moteurs.
- 92. Derosne et Cail, à Paris.
- 93. Schneider et comp., au Creuzot ( Saône-et-Loire).
- 94. Stehelin frères, à Bitschwiller (Haut-Rhin).
- 95. Schwartz et Huguenin. à Mulhouse (Haut-Rhin ).
- § 2. Machines-outils.
- 96. Decoster et comp., à Paris.
- 97. Calla, à Paris.
- § 3. Armes.
- 98. Coulaux et comp., à Molsheim (Bas-Rhin ).
- 99. Dclvigne, à Paris.
- VIIIe DIVISION. — INSTRUMENTS DE PRECISION.
- § 1er. Horlogerie.
- 100. Berthoud ( Louis), à Paris.
- 101. Japy frères, à Beaucourt ( Haut-Rhin ).
- 102. Lepaute ( Henri), à Paris.
- 103. Robert ( Henri ), à Paris.
- § 2. Instruments d'optique.
- 104. Buron, à Paris.
- 105. Brunner, à Paris.
- 106. Chevalier ( Charles), à Paris.
- IXe DIVISION. -- ARTS ET PRODUITS CHIMIQUES.
- § Ier. Produits chimiques.
- 107. Lemire, à Choisy-le-Roi (Seine).
- 108. Société des mines de Bouxwiller ( Bas-Rhin ).
- 109. Lefevre et comp., aux Moulins-lès-Liile ( Nord ) ; céruse.
- § 2. Teinture.
- 1 ro. Leveillé, à Rouen.
- § 3. Poteries et porcelaines.
- 111. Lehœuf, Millet et comp., à Paris.
- 112. Talmours, à Paris; porcelaine.
- § 4. Terre et cristaux.
- 113. Cristallerie de Saint-Louis ( Moselle ).
- 114- Manufacture de Saint-Quirin (Meurthe). 1 i5. Manufacture de Cirey (Meurthe).
- 116. De Klinglin, à Plain-de-Valch (Meurthe).
- 117. Manufacture de glaces de Saint-Gobain ( Aisne ).
- 118. Hutter et comp., à Rive-de-Gier ( Loire); verre à vitre.
- 1 ig. Guinand, à Paris ; verre d’optique.
- § 5. Cuirs et peaux.
- 120. Delbret et comp., à Paris.
- 121. Durand frères, à Paris.
- 122. Ogereau, à Paris.
- 123. Pelletreau frères, à Château-Renault ( Indre-et-Loire ).
- 124* Sterling ne, à Aubervilliers ( Seine ).
- 125. Fouler et Bayvet, à Paris; maroquins.
- 126. Nys et comp., à Paris ; cuirs vernis.
- 127. Plummcr, à Pont-Audemer (Eure); id.
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- 128. Baudoin frères, à Paris; id. et toiles cirées.
- § 6. Papiers.
- 129. Durandeau aîné, Lacombe et comp., à la
- Couronne ( Charente ). ;
- 130. Johannot, à Ànnonay ( Ardèche ).
- 131. Canson, à Vidallon-lès-Annonay (Ardèche).
- 132. Lacroix frères, à Angoulême.
- 133. Société des Marais et de Sainte-Marie ( Seine-et-Marne ).
- 1 34* Blanchet et Kléber, à Paris.
- 135. Delicourt, à Paris; papiers peints.
- Xe DIVISION. -- ARTS ÉCONOMIQUES.
- 136. Grohé, à Paris; ébénisterie.
- 13^. De Milly, à Paris; bougies stéariques.
- XIe DIVISION. -- BEAUX-ARTS.
- § Ier. Instruments de musique.
- 138. Boisselot et fils, à Paris; pianos.
- 139. Kriegelstein et comp., id.
- 140. TToelfiel, à Paris; id.
- 141 * Raoux, à Paris; instruments à vent,
- § 2. Dessin.
- 142. Couder, à Paris.
- § 3. Orfèvrerie, bijouterie.
- 143. Rudolphi, à Paris.
- 144* Odiotj à Paris.
- 145. Rouvenat, à Paris.
- 146. Lebrun, à Paris.
- § 4* Bronzes d’art.
- 147. Eck et Durand, à Paris.
- § 5. Typographie.
- 148. Legrandy à Paris; fonte de caractères typographiques.
- 149* B testa, Laboulaye et comp., à Paris; id.
- MÉDAILLES D’OR.
- Ire DIVISION. - LAINE.
- § 1er. Amélioration des laines.
- MM.
- 1. D’Herlincourt, à Eterpigny (Pas-de-Calais).
- § 2. Laine peignée et filée.
- 2. Tranchard, à Rethel (Ardennes).
- 3. Graux de Mauchamp, à Juvincourt et Da-mery ( Aisne ).
- 4. Dobler et fils, à Tenay ( Ain ).
- 5. Mercier y à Louviers ( Eure ).
- 6. Quenet frères, à Rouen,
- § 3. Draperies.
- 7. Kunlzer, à Bitschwiller (Haut-Rhin).
- 8. De Montagnac y à Sedan ( Ardennes).
- 9. Sevestre aîné et Le gris y à Elbeuf (Seine-Inférieure ).
- to. Vitalisy à Rouen.
- § 4* Étoffes de laine rases et autres.
- 11. Pagès-Baligot, à Paris.
- 12. Malot (Benoît) et comp., à Reims.
- 13. Sabran et Jessé, à Paris.
- 14. Lagachey à Roubaix ( Nord ).
- § 5. Châles.
- \5. Dêneirouse, Boiglary et comp., à Paris.
- 16. Constant et fils, à Nîmes,
- § 6. Tapis.
- 17. Requillarty Roussel et Choquet, à Turcoing ( Nord ):
- IIe DIVISION. -- COTON.
- § 1er. Cotons filés.
- 18. Delamarre-Deboulevilhy à Rouen.
- 19. Schlumberger et Hoffer, à Ribauvillers ( Haut-Rhin ).
- 20. Seillères, à Senones ( "Vosges ).
- § 2. Tissus de coton.
- 21. Davilliers et comp., à Gisors ( Eure ).
- 22. Jourdain ( Xavier ), à Cambray ( Nord ).
- 23. IVeber (Laurent) et comp., à Mulhouse ( Haut-Rhin ).
- § 3. Tissus imprimés.
- 24* Blechy Steinbach et MantZy à Mulhouse ( Haut-Rhin ).
- 25. Broquette et Gonin, à Paris.
- 26. Meurer et Jandin, à Lyon ; foulards imprimés.
- § 4* Bonneterie.
- 27. Tricot, à Rouen.
- IIIe division. — lin.
- § Ier. Lin filé.
- 28. Société linière de Landerneau (Finistère),
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- ( 550 )
- § 2. Tissus de Un.
- 29. Cohin et comp., à Roilepot-les-Frévent ( Pas-de-Calais).
- 30. Scrive frères et Dansetle, à Marquette-lès-Lille ( Nord ).
- 31. Couderc et Soucaret fils, à Montauban; tissus pour bluterie.
- 32. Seib, à Strasbourg; toiles cirées.
- § 3. Dentelles.
- 33. Aubry frères, à Mirecourt ( Vosges ).
- 34. Ltebefure et Dumery, à Bayeux (Calvados).
- § 4. Objets divers.
- 35. Merlié-Lefevre, à Ingouville ( Seine-Inférieure ); cordages.
- IVe division. — SOIE.
- § Ier. Soies grèges.
- 36. Bronski, à Saint-Selve ( Gironde ).
- 37. Chambon ( Louis ), à Alais ( Gard ).
- 38. Hamelin ( Jean-Baptiste ), aux Andelys ( Eure ).
- 3g. Langevin et comp., à Itteville ( Seine-et-Oise ).
- 40. Menet ( Jean ), à Annonay ( Ardèche ).
- 41. Robert, à Manosque ( Basses-Alpes).
- § 2. Tissus de soie.
- 42. Balleydier ( Félix ), à Lyon.
- 43. Joly et Crois et, à Lyon.
- 44* Jourdan, à Nîmes.
- 45. Martin frères, à Lyon.
- 46. Ponson ( Claude ), à Lyon.
- 47* Yemeniz, à Lyon.
- § 3. Rubans.
- 48. Larcher frères et comp., à Saint-Etienne ( Loire ).
- Ve DIVISION. -- ARTS MÉTALLURGIQUES.
- § Ier. Fonte et fers.
- 4g. Forges d’Audincourt ( Doubs ).
- 50. Morel frères, à Charleviile ( Ardennes ).
- 51. Travers, à Paris; combles en fer.
- 52. Chameroy et comp., à Paris ; tuyaux en tôle.
- § 2. Aciers.
- 53. Jackson frères, à Saint-Etienne ( Loire ).
- § 3. Tréfilerie.
- 54> Bouillon jeune et fils, à Limoges.
- § 4* Outils, quincaillerie.
- 55. Buver, à Paris.
- 56. Renard, à Paris.
- 57. Migeon et Vieillard, à Morviliars ( Haut-Rhin ).
- § 5. Cuivre.
- 58. Oswald et JVarnod, à Niederbronn (Haut-Rhin ).
- 59. Estivant frères, à Givet ( Ardennes ).
- 60. Lacarrière, à Paris.
- 61. Lemaître, à la Chapelle-Saint-Denis ( Seine ) ; travaux de chaudronnerie.
- § 6. Zinc.
- 62. Société de la Vieille-Montagne, à Paris.
- § 7. Métaux divers.
- 63. Favrel, à Paris ; emploi de l’or, de l’argent et du platine en poudre.
- § 8. Armes.
- 64. Gauvain, à Paris.
- VI® DIVISION. - SUBSTANCES MINERALES.
- § 1er. Marbres.
- 65. Cazeaux, Fabregue et comp., à Laruns ( Hautes-Pyrénées ).
- 66. Géruzet, à Bagnères ( Hautes-Pyrénées ).
- § 2. Objets divers.
- 67. Degousée, à Paris; appareils de sondage.
- 68. Bourdaloue, à Bourges ; transport de matériaux des mines.
- VIIe DIVISION. -MACHINES ET MÉCANISMES.
- § ier. Moteurs.
- 6g. Bourdon ( Eugène ), à Paris.
- 70. Carillon, à Paris.
- 71. Farcot, à Paris.
- 72. Flachat ( Eugène ), à Paris.
- 73. Gouin et comp., à Batignolles ( Seine ).
- 74- Schneider et comp., au Creuzot ( Saône-
- et-Loire ).
- § 2. Machines diverses.
- 76. Maurel et Jayet, à Paris ; machines à calculer.
- 76. Dupont, à Paris ; machines à refendre les cuirs.
- 77. Foucault, à Paris ; machine à faire écrire les aveugles.
- 78. Fontaine, h Paris; machine hydraulique.
- 79. Huguenin, Ducommun et Dubied, à Mul-
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- house ( Haut-Rhin ) ; machines à imprimer les étoffes.
- 8c*. Menier et comp., à Paris; machines à broyer les substances pharmaceutiques.
- 81. Nillus, au Havre ( Seine-Inférieure); machine à écraser la canne à sucre.
- 82. Bouchon, à Paris; moulins à blé.
- 83. Béranger, à Lyon; balances.
- VIIIe DIVISION. — INSTRUMENTS DE PRECISION.
- § Ier. Horlogerie.
- 84. Wagner neveu, à Paris.
- 85. Garnier ( Pau! ), à Paris.
- § 2. Instruments de physique et d’optique.
- 86. Deleuil, à Paris.
- 87. Froment, à Chartres.
- 88. Lerebours et Secrétan, à Paris.
- 89. Soleil, à Paris.
- § 3. Instruments de chirurgie.
- 90. Charrière, à Paris.
- 91. Luer, à Paris.
- IXe DIVISION. — ARTS ET PRODUITS CHIMIQUES.
- § Ier. Produits chimiques.
- 92. Fouché-Lepelletier, à Javelle ( Seine ).
- 93. Kestner, à Thann ( Haut-Rhin ).
- 94. Kuhlmann, à Lille.
- 95. Maire, à Strasbourg.
- 96. Cournerie , à Cherbourg ( Manche ) ; emploi des soudes de varechs.
- § 2. Teinture et apprêts.
- 97. Descat-Crouzet, à Roubaix ( Nord).
- 98. Guinon, à la Guillotière ( Rhône ).
- 99. Bon, à Lyon.
- § 3. Couleurs.
- 100. Guimet, à Lyon; bleu d’outremer.
- 101. Lejranc, à Paris.
- 102. Association du blanc de zinc, à Paris.
- § 4* Poteries.
- 103. Utzschneider et comp., à Sarreguemines ( Moselle ).
- § 5. Verres et cristaux.
- 104. Andelle, à Epinac ( Saône-et-Loire ).
- 105. Leroy, à Masnières ( Nord).
- 106. Maes, à Clichy-la-Garenne ( Seine ).
- § 6. Papiers.
- 107. Laroche frères, à Saint-Michel (Charente ).
- 108. Latune et comp., à Crest ( Drôme ).
- 109. Lemarié (Nicolas), à Ergué-Gabérie, près Quimper ( Finistère ).
- 110. Société des papeteries de Souche, commune de Saint-Arnoud ( Vosges ).
- ni. Zuber fils et comp., à Rixheim (Haut-Rhin ).
- § 7. Cuirs et peaux.
- 112. Herrenschmidt, à Strasbourg.
- 113. Houette, à Paris.
- 114. Gauthier, à Paris ; cuirs vernis.
- 115. Baudoin frères, à Paris; id.
- § 8. Sucre.
- 116. Grar (Numa) et comp., à Valenciennes ( Nord ).
- 117. Serret, Hamoir, Duquesne et comp., à Valenciennes.
- § 9. Objets divers.
- 118. Compagnie des anciennes salines de l’Est ( Jura ).
- 119. G renet, à Rouen; colle forte.
- Xe DIVISION. — ARTS ÉCONOMIQUES.
- § ier. Chauffage.
- 120. Chaussenot jeune ( Bernard), à Paris.
- 121. Duvoir-Leblanc, à Paris.
- § 2. Eclairage.
- 122. Masse et Tribouillet, à Neuilly (Seine).
- 123. Lienard, à Paris.
- § 3. Objets divers.
- 124. Rocher, à Nantes; appareils culinaires.
- 125. Délangre (Mathieu), à Armentières(Nord); blanchiment des toiles.
- 126. Boucherie, à Paris; conservation dubois.
- 127. Vatteaux et Hitchins. à Paris; id.
- 128. Jouvin et Doyen, à Paris; ganterie.
- 129. Bapterosse, à Paris; boutons.
- 130. Trelon, Weldon et Weil, à Paris; id.
- 131. Auzoux, à Paris; anatomie plastique.
- XIe DIVISION. —- BEAUX-ARTS.
- § Ier. Instruments de musique.
- 132. Domeny, à Paris; pianos.
- 133. Soufletot, à Paris; id.
- 134- Cavallié-Coll père et fils, à Paris; orgues. i35. Ducroquet, à Paris; id. r36. Bernardel, à Paris; violons, i3q. Sax, à Paris; instruments à vent.
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- eo *3- io
- ( 552')'
- § 2. Dessin el lithographie.
- 138. Laroche ( Édouard), à Paris ; dessin de fabrique.
- i3g. Lemercier, à Paris; lithographie.
- »4o. Engelman, à Paris; iW.
- 141. Kaeppelin, à Paris ; it/.
- 142. Simonf à Strasbourg; û/.
- § 3. Sculpture et mosaïque.
- 143. Huber, à Paris.
- 144* Seguin, à Paris.
- § 4* Orfèvrerie et bijouterie. i45. Christqfle et comp., à Paris.
- *46- Ruolz, à Paris.
- i47- Froment-Meurice, à Paris.
- *48. Duponchel, à Paris.
- i4q. Savary et Mosbach, à Paris.
- § 5. Bronzes d’art. i5o. Denière fils, à Paris. t5i. Paillard, à Paris.
- § 6. Meubles.
- 152. Meynard, à Paris.
- § 7- Typographie.
- 153. P/on, à Paris.
- i54« Dupont ( Paul), à Paris.
- 155. Silbermann, à Strasbourg.
- 156. Dutacq, à Paris; presses typographiques.
- 157. Dutartre, à Paris ; ic?.
- 158. Marne, à Tours.
- XIIe DIVISION. — AGRICULTURE.
- § Ier. Instruments aratoires.
- )5g. Bodin, à Rennes.
- 160. Cambray, à Paris.
- 161. Laurent, à Paris.
- 162. Lebert, à Pont, commune de Bailleau-sous-Gallardon ( Eure-et-Loir ).
- § 2. Produits agricoles.
- 163. Bazin père, au Ménil-Saint-Firmin (Oise).
- 164. Decrombecq, à Lens ( Pas-de-Calais ).
- 165. Crespel ( Tiburce ), à Arras (Pas-de-Calais ).
- 166. De Behague, à Dampierre (Loiret).
- 167. Demesmay, à Templeuve ( Nord ).
- 168. Daix de Beauvoys, à Seiches ( Maine-et-Loire ).
- 16g. Dargent, à Rouen.
- 170. Martine, à Aubigny ( Aisne).
- 171. Compagnie Lichtenstein de la Camargue, à Montpellier ( Hérault ); culture du riz.
- 172. Duguen, directeur de la compagnie générale des engrais, à Paris.
- 173. Institution agronomique de Grignon ( Seine-et-Oise ).
- 174. Leroy ( André ), à Angers; horticulture.
- § 3. Elève des animaux.
- 175. Auclerc, à Celle-Bruyère ( Cher ).
- 176. Calenge, à Escoville ( Calvados ).
- 177. Richer, à Gouvix ( Calvados ).
- 178. Latache, à Faye ( Oise ).
- XIIIe DIVISION. - PRODUITS DE l’aLGÉRIE.
- 17g. Fruitic, à Charagas ; céréales, tabac.
- 180. Hêricart de Thury {Charles), à Arbal; id.
- KAPPEIj DES MÉDAILLES D’ARGENT.
- Ire DIVISION. — LAINE.
- § Ier. Laine peignée et fdée.
- MM.
- 1. Carlos Florin, à Roubaix ( Nord ).
- 2. Durand, à Maison-Rouge (Seine-et-Marne) ; toisons.
- . Guenebault, à la Perrière (Côte-d'Or); id.
- . Onolle, à Angers.
- . Sourd, à Tenay ( Ain ). ü. Terrasson de Montleau , à Saint-Esteplie ( Charente ); toisons.
- § 2. Draperies.
- 7. Delarue, à Elbeuf ( Seine-Inférieure ).
- 8. Flament et Gavoisay, à Elbeuf.
- g. Flottes frères, à Bédarieux ( Hérault).
- 10. Hazard père et fils, à Orléans.
- 11. Lemonnier-Chenevière, à Elbeuf.
- 12. Lencrmand, à Vire ( Calvados).
- 13. Marcel, à Louviers (Eure).
- i4- Marïus-Paret, à Sedan (Ardennes).
- 1 1 o. Mieg ( Mathieu ) et fils, à Mulhouse ! ( Haut-Rhin ).
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- ( 553 )
- 16. Sompairac, à Cenne-Monestiès (Aude).
- 17. Ternazobre jeune, à Bédarieux (Hérault).
- § 3. Etoffes de laine rases et autres.
- 18. Buffault et Truchon, à Paris.
- 19. Caillet-Franqueville, à Bazancourt(Marne).
- 20. Cheguillaume, à Cugand (Vendée).
- 21. Claro, à Lille.
- 22. Defresne, à Roubaix ( Nord ).
- 23. Garisson, à Montauban.
- 24. Roussel-Dazin, à Roubaix.
- 25. Screpel-Roussel, à Roubaix.
- 26. Vibaux-Florin, à Roubaix.
- § 4. Châles.
- 27. Chambellan, à Paris.
- 28. Colondre et Ducros, à Nîmes.
- 29. Debras, à Paris.
- 30. Prades-Foule, à JNîmes.
- IIe DIVISION. — COTON.
- § Ier. Coton filé.
- 31. 2?/o/, à Douai (Nord).
- 32. Courmont, à Wazemmes-lès-Lille ( Nord).
- 33. Delamarre, à Lille.
- 34. Fesse-Petit, à Lille.
- § 2. Tissus de coton.
- 35. Bureau, à Nantes.
- 36. Chatain fils aîné, à Rouen.
- 37. Daudevilleet comp., à St.-Quentin (Aisne).
- 38. Debuchy, à Turcoing ( Nord ).
- 3g. jF/Vw fils, à Tarare ( Rhône).
- 40. P ouyer, Questier et Pallier, à Fleury-sur-Andelle (Eure).
- 41. Taillandier aîné, à Evreux.
- § 3. Bonneterie de coton.
- 42. Trotry-Latouche, à Paris.
- § 4. Tissus divers.
- 43. Delacour, à Paris; tissus de crin.
- 44- Hazard frères, à Rouen; tissus imprimés.
- 45. Blanchard, à Paris; irf.
- IIIe division. — UN.
- § Ier. Lin filé.
- 46. Dupasseur, à Gerville ( Seine-Inférieure ).
- § 2. Tissus de lin.
- 47. Auloy-Millerand, h Marigny ( Saône-et-Loire ).
- 48. Bance, à Mortagne ( Orne ).
- 4g. Bègue, à Paris.
- 50. Chérot frères, à Nantes.
- 51. Rousseau père et fils, à Fresnay ( Sait lie ).
- § 3. Dentelles.
- 52. Docagne, à Paris.
- 53. Doguin, à Lyon.
- IVe division. —- SOIE.
- § Ier. Soies grèges.
- 54. Carrière, à St.-André-de-Valborgne (Gard).
- 55. Soubeiran, à Saint-Jean-du-Gard ( Gard).
- 56. Talés, à Paris.
- § 2. Tissus de soie.
- 57. Barthe, Massing et Plichon, à Paris; peluches.
- 58. Chabaud, à Lyon.
- 5g. Daudet aîné et Chardon, à Nîmes.
- 60. Daudet-Querety, h Nîmes.
- 61. Nanot et comp., à Sarreguemines ( Moselle); peluches,
- § 3. Bonneterie de soie.
- 62. Germain ( Pierre ), au Vigan ( Gard ).
- § 4* Passementerie.
- 63. Taugeois et Truchy, à Paris.
- § 5. Rubans.
- 64. Passerai fils et comp., à Saint-Etieme ( Loire ).
- Ve DIVISION. — ARTS MÉTALLURGIQUES.
- § Ier. Fonte et fers.
- 65. Bouguerel, Marlenot et comp., à Comrnen-try ( Allier).
- 66. Compagnie des fonderies de Niort ( Deux-Sèvres ).
- 67. Doé frères, à Allevard (Drôme).
- 68. Petin et Gaudet, à Rive-de-Gier ( Loire ).
- 69. Pinard frères, à Marquise (Pas-de-Calais).
- 70. Société des fonderies de Vierzon (Cher).
- 71. Société de la providence , à Haumont ( Nord ).
- 72. Tivaux frères, à Dam marie ( Meuse ).
- 73. Hildebrand, à Xertigny (Vosges).
- 74. Budy, à Puteaux ( Seine ); fonte étamée.
- § 2. Acier.
- 75. Falatieu jeune, à Pont-du-Bois (Haute-Saône ).
- 76. Gourju, h Bonpertuis (Isère).
- § 3. T refiler ie, cardes.
- 77. Mignard-Billinge, à Belleville (Seine).
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- ( 554 )
- 78. Fumière et Fort, à Rouen.
- § 4* Outils et quincaillerie.
- 79. Grobschmidt, à Belleville ( Seine).
- 80. Peugeot aîné et Jackson, à Hérimoncourt (Doubs).
- 81. Lepaul, à Paris; serrures.
- § 5. Coutellerie.
- 82. Lamory, à Paris.
- 83. Languedoc, à Paris.
- § 6. Objets divers.
- 84. Debergue, Desfrèches et Gillotin, à Saint-Desir-de-Lizieux ( Calvados ); peignes de tisserand.
- 85. Montendon frères, à Paris; ressorts de pendule.
- 86. Parent, à Paris; balances.
- § 7. Cuivre.
- 87. Fugère, à Paris.
- 88. Lecocq, à Paris.
- § 8. Armes,
- 8g. Bernard ( Albert), à Paris.
- 90. Gastinne-Renette, à Paris.
- 91. Bosche, à Paris; poire à poudre.
- VIe DIVISION. -- SUBSTANCES MINERALES.
- § Ier. Marbres.
- 92. Tarrides fils, à Toulouse.
- § 2. Meules.
- 93. Gaillard fils aîné, à la Ferté-sous-Jouarre.
- 94. Malbec, à Vaugirard ( Seine).
- VIIe DIVISION. — MACHINES ET MECANISMES.
- § Ier. Machines diverses. g5. Benoît, à Paris; machine à fouler les draps.
- 96. Lacroix père et fils, à Rouen ; id.
- 97. Jacquin, à Troyes; métier à tisser.
- 98. Guérin, à Paris; pompes à incendie.
- VIIIe DIVISION. - INSTRUMENTS DE PRÉCISION.
- § ier. Horlogerie.
- 99. Delepine, à Paris.
- 100. Rieussec, à Saint-Mandé ( Seine ).
- § 2. Instruments de physique.
- 101. Bunlen, à Paris.
- IXe DIVISION. — ARTS ET PRODUITS CHIMIQUES.
- § Ier. Produits chimiques.
- 102. Cartier et fils, à Nantes.
- 103. Leroux, à Vitry ( Seine ).
- 104. Felly et comp., à Reims (Marne).
- § 2. Poteries et porcelaines.
- 105. Mansard, à Yoisinlieu( Oise).
- 106. Fiolet, à Saint-Omer ( Pas-de-Calais ) ; pipes.
- 107. Alluaud aîné ( François ), à Limoges.
- 108. Honoré, à Paris.
- § 3. Ferres et cristaux.
- 109. Jacquet ( veuve ), à Paris.
- 110. Pocket et Déroché, à Paris.
- ni. Deviolaine frères, à Cuffins ( Aisne ); bouteilles.
- 112. Launay, Hautain et comp., à Paris; décoration de verrerie.
- § 4* Cuirs et peaux.
- 113. Gillard, à Sierck (Moselle).
- 114» Leven fils aîné, à Paris.
- 115. Prin, à Nantes.
- 116. Plattet, à Paris; cuirs vernis.
- § 5. Papier.
- 117. Mader frères, à Paris; papiers peints.
- § 6. Couleurs et vernis.
- 118. Huillard aîné, à Paris.
- 1 19. Lange-Dumoulin, à Paris.
- 120. Milori, à Paris.
- 121. Roux et comp., à Paris.
- 122. Viard, à Paris.
- 123. Soehnée frères, à Paris; vernis.
- § 7. Savons.
- 124. Sichel-Javal, à Paris.
- Xe DIVISION. — ARTS ÉCONOMIQUES.
- § ier. Chauffage.
- 125. Lamy, à Paris.
- 126. Pichenot, à Paris.
- § 2. Eclairage.
- 127. Chabrier, à Paris.
- 128. Careau, à Paris.
- 129. Neuburger, à Paris.
- § 3. Substances alimentaires.
- 130. Martin, à Grenelle ( Seine ).
- 131. Saint-Etienne père et fils, à Paris.
- 132. Magnin, à Clermont ( Puy-de-Dôme ).
- § 4. Appareils culinaires.
- 133. Guyon frères, à Dole (Jura ). i 34- Lemare ( veuve ), à Paris. i35. Roget frères, à Lyon.
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- ( 3
- § 5. Meubles, ébénisterie. i36 Bellangé, à Paris.
- 137. Clavel, à Paris.
- 138. Fischer, à Paris. i3g. Fossey, à Paris.
- 140. Fourdinois, à Paris.
- 141 • Huret, à Paris.
- 142. Joly-Lee 1ère, à Paris.
- 143. Osmont ( veuve ), à Paris.
- § 6. Chapellerie.
- 144. Abt, à Paris.
- 145. Jay, à Paris.
- § 7. Objets divers.
- 146. Koehler, à Paris; reliure.
- i4"* Savaresse, à Paris; eaux gazeuses.
- 148. Gisclard, à Albi ; essences aromatiques.
- XIe DIVISION. -- BEAUX-ARTS.
- § Ier. Instruments de musique.
- 149* Schoen, à Paris; pianos.
- 150. Chanot, à Paris; violons.
- 151. Rambeaux, à Paris; rc/.
- 152. Tulou, à Paris; flûtes.
- § 2. Gravures et lithographie.
- 153. Petit-Colin, à Paris.
- i54- Derriey ( Jacques ), à Paris.
- 155. Bug nier, à Paris.
- 156. Cattier, à Paris ; lithographie.
- 3HÉDAIULES
- Ire DIVISION. — LAINE.
- § Ier. Amélioration des laines.
- MM.
- 1. Ancelot, à Châtillon-lès-Soissons (Aisne).
- 2. Chastelain, à Vitry (Marne).
- 3. Durand père, à Maison-Rouge ( Seine-et-Marne).
- 4. Lecreps, à Ormoy ( Seine-et-Oise ).
- 5. Mongas, à Limoges-Fourche ( Seine-et-Marne ).
- 6. Monot-Leroy, à Pontru (Aisne).
- 7. Portai de Moux, à Conques ( Aude).
- § 2. Laines filées et peignées.
- 8. Bruneau père et fils , à Rethel ( Ardennes ). g. Foumival et fils et comp., à Paris.
- 3 )
- iS'j. Andrivaux-Goujon, à Paris; cartes géographiques.
- § 3. Sculpture. i58. Collas, à Paris. i5g. Contzen, à Paris.
- 160. Romagnesi, à Paris.
- 161. Vincent, à Paris; imitation d’ivoire.
- § 4* Orfèvrerie, bijouterie.
- 162. Aucoc, à Paris.
- 163. Durain, à Paris.
- 164. Triouillier, à Paris.
- 165. Lelong, à Paris.
- 166. Payen, à Paris.
- 167. Barbaroux de Megy, à Marseille ; objets en corail.
- 168. Garandet et comp., à Marseille; id.
- § 5. Bronzes d’art.
- 16g. Paillard, à Paris.
- 170. Rhodel, à Paris.
- § 6. Typographie.
- 171. Tantenstein et Cardet, à Paris; fonte de caractères.
- 172. Normand, à Paris; presse typographique.
- XIIe DIVISION. — AGRICULTURE. Instruments aratoires.
- 173. De Lentilhac aîné, à Salleyoude (Dordogne ).
- D’ARCMT.
- 10. Franc frère et fils et Martelin, à Saint-Rambert ( Loire ).
- 11. Gilbert, à Givet ( Ardennes).
- 12. Harmel frères, à Warmeriville ( Marne ).
- 13. Lachapellc-Lcvarlet, à Reims,
- 14. Lejeune-Mathon, à Roubaix ( Nord ).
- 15. Quenot frères, à Rouen.
- 16. Sentis père et fils, à Reims; association entre patrons et ouvriers.
- § 3. Draperies.
- 17. Auger, à Louviers ( Eure ).
- 18 Barbier ( Victor ), à Elbeuf. ig. Blanpain frères, à Sedan.
- 20. Couprie et comp., à Elbeuf.
- 2t. Desmares ( Juhel ), à Vire ( Calvados).
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-
-
-
- 22. Gaudchaux et Picard, à Nancy.
- 23. Lenormand, à Vire. ( Calvados ).
- 24. Leroy et fils, Nicolas Raulin, à Sedan.
- 25. Lignières, à Carcassonne.
- 26. Mouisse, à Limoux ( Aude ).
- 27. Osmond-Berteche, à Elbeuf.
- 28. Rueff et Bricard, à Bitschwiller ( Haut-Rhin).
- 29. Touzé, à Elbeuf.
- § 4- Etoffes de laine rases et autres.
- 30. Albinet, à Paris; couvertures de laine.
- 31. Poupart et Guy on, à Paris; id.
- 32. Andrès père et fils, à Reims.
- 33. Buffet et Périn, à Reims.
- 34. Croco, à Paris.
- 35. Delespaul et comp., à Roubaix.
- 36. Delfosse frères, à Roubaix.
- 3y. Dervaux et Dulilleul-Lortois, à Roubaix. 38. Fleuriot., à Reims.
- 3g. Fortier-Beaulieu, à Bercy ( Seine ).
- 40. Pin, Bayard et comp., à Roubaix.
- 41. Pollet, à Roubaix.
- 42. Pollet, à Paris.
- § 5. Châles.
- 43. Boas frères et comp., à Paris.
- 44* Boutard, Vignon et comp., à Paris.
- 45. Choquel ( Louis ), à la Briche, près Saint-Denis ( Seine ).
- 46. Fabrègue, Noury fils et Barnouing, à Paris.
- 47. Jaillet, à Lyon.
- 48. Lyon frères, à Paris.
- 49. Fhier ry-Mieg, à Mulhouse (Haut-Rhin).
- § 6. Tapis.
- 50. Barbaza et comp., à Belley-sur-Somine ( Somme ).
- 51. Bussière jeune, à Aubusson ( Creuse ).
- 52. Càassaigne, à Aubusson ( Creuse ).
- 53. Laroque frère et fils et Jacquemet, à Bordeaux.
- 54* Lecun, à Nîmes.
- 55. Rouvière-Cabau, à Milhaud ( Aveyron ).
- IIe DIVISION. — COTON.
- § Ier. Cotons filés.
- 56. Bresson, à Paris.
- 57. Motte-Bossus, à Roubaix.
- 58. Neveu, à Malaunay (Seine-Inferieure ).
- ( 556 )
- 5g. Ourscamp ( compagnie d’) ( Oise ).
- 60. Pouyer-Quertier et fils, à Rouen.
- 61. Thieriez et comp., à Esquermes (Nord).
- § 2. Tissus de coton, calicots, mousselines,
- indiennes.
- 62. Blech frères , à Sainte-Marie-aux-Mines ( Haut-Rhin ).
- 63. Collin ( Remy-Jean), à Epinal.
- 64. Daliphard et Dessaint, à Rouen.
- 65. Delamarre, à Darnetal ( Seine-Inférieure ).
- 66. Estraguet fils aîné, à Tarare ( Rhône ).
- 67. Fischer frère, à Sainte-Marie-aux-Mines ( Haut-Rhin ).
- 68. Huette, à Rouen.
- 69. Koenig, à Sainte-Marie-aux-Mines (Haul-Rliin ).
- 70. Molher, à Obernai ( Bas-Rhin ).
- 71. Relou, à Paris.
- 72. Rhem, à Marommes ( Seine-Inférieure).
- 73. Rouzée, à Darnetal ( Seine-Inférieure ). 74- Steiner, à Ribauvillers ( Haut-Rhin ).
- 75. Stroehlin, Penaud et Lecomte, à Rouen.
- 76. Thoré ( veuve ), Horem et Denis aîné, à Paris.
- 77. Taussard, à Bondeville (Seine-Inférieure). § 3. Tissus mélangés et divers.
- 78. Auber fils, à Rouen.
- 79. Bluet, à Rouen.
- 80. Chaivet ( Henry ), à Lille.
- 81. Dauphinot et Baligot, à Paris.
- 82. Forlel-Larbre, à Reims.
- 83. Patriau, à Reims.
- 84- Soyer -Vasseur, à Lille.
- § 4. Tissus pour meubles.
- 85. Dauchel fils aîné, à Amiens; velours d’U-trecht.
- 86. Lucy-Sédillot, à Paris.
- 87. Mazure, à Roubaix.
- 88. Moureau et comp., à Paris.
- § 5. Tissus imprimés.
- 89. Delamorinière, Gouin et Michelet, à Paris.
- 90. Paul ( James ), à Paris.
- 91. Schoerer, Cros et comp., à Ribauvillers ( Haut-Rhin ).
- § 6. Bonneterie.
- 92. Blanchet, à Mayenne ( Mayenne ).
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- ( 537 )
- g3. Taillebouis, Verdier et comp., à Paris. g4* Institution des Jeunes-Aveugles, à Paris. IIIe division. — LIN.
- § Ier. Lin filé.
- g5. Dautremer et comp., à Lille.
- 96 Deruque et Godefroy, à Rouen.
- 97. Lainé-Laroche et Paul Richard, à Angers ( Maine-et-Loire ).
- 98. Rouxel, «à Saint-Brieuc ( Côtes-du-Nord ).
- § 2. Toiles de lin.
- 99. Duhamel frères, à Marseille.
- 100. Godard et Bontems, à Cambray ( Nord).
- 101. Grassol et Joannard, à Lyon.
- 102. Grenier, à Armentières ( Nord ).
- 103. Joubert-Bonnaire, à Angers.
- j 04. Jourdain-Defontaine, à Turcoing ( Nord).
- 105. Lecomte, à Reims.
- 106. Lemaître-Demestere, à Halluin (Nord).
- 107. Lecî'osnier, à Paris; toiles cirées.
- § 3. Dentelles.
- 108. Joas ( Esther ), à Bayeux ( Calvados ).
- 109. Pigache et Mallat, à Paris.
- 110. Aubry, à Mirecourt ( Vosges ).
- 111. Violard, à Paris.
- § 4. Objets divers.
- 112. Joly aîné, à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine); cordages.
- 113. Marsuzy de Aguireà Paris; chanvre imprimé.
- IVe DIVISION. — SOIES.
- § Ier. Soies grèges.
- 114. Barres père et fils, à Saint-Julien-en-Saint-Alban ( Ardèche ).
- 115. Champanhet-Sargeas , à Vais ( Ardèche).
- 116. Deydier, à Niels ( Ardèche ).
- 117. Eymieu, à Soissons.
- 118. Légat ( Régis ), à Montélimart ( Diôme).
- 119. Michel, à Saint-Hippolyte ( Gard ).
- 120. Moline, à Saint-Jean-du-Gard (Gard).
- 121. Revil et comp., à Amilly ( Loiret ).
- 122. De Billancourt, à Paris.
- § 2. Tissus de soie.
- 123. Brisson, à Lyon.
- 124. Carquillal, à Lyon.
- 120. Fo/ et Martin, à Tours.
- 126. Givord et comp., à Lyon.
- 127. Martin, à Lyon.
- 128. Maquillet, à Héricourt (Haute-Saône).
- 129. Montfalcon et Bozonnet, à Lyon.
- 130. Savoie, Ravier et Chana, à Lyon.
- 131. Thibert et Adam, à Metz.
- § 3. Rubans.
- 132. Collard et Comte, à Saint-Etienne (Loire).
- 133. Debarr-Merian, à Guebwiller ( Haut-Rhin ).
- 134. Grangier frères, à Saint-Chamond (Loire).
- 135. Monnier et fils, à Saint-Etienne ( Loire ).
- § 4’ Passementerie.
- 136. Malezieu, Lefèvre et comp., à Paris.
- 137. Vaugeois- Truchy, à Paris.
- Ve DIVISION. -- ARTS METALLURGIQUES.
- § Ier. Fer et fonte.
- 138. Baudon, à Paris.
- i3g. Charrière et comp., à Allevard ( Isère ). i4o. Guérin, Kersaint et comp., à Montluçon ( Allier ).
- 141 • Hamoir, Serret et comp., à Valenciennes ( Nord).
- 142. Jacquot frères et neveu, à Racliecourt-sur-Marne ( Haute-Marne).
- 143. Lallemand, à Uzemain (Vosges).
- 144. Marsat, à Angoulèine (Charente).
- 145. Muel et TValh, à Vaucouleurs (Meuse).
- 146. Vivaux, à Dammarie (Meuse).
- § 2. Objets divers.
- 147. Blanzy, Ponce et comp., à Boulogne (Pas-de-Calais); plumes métalliques.
- 148. Bisson et Gaugain, à Paris; fer galvanisé.
- 149. Chenot, à Clichy ( Seine ) ; éponges métalliques.
- 150. Ducel, à Foix (Ariége); objets en fonte moulée.
- 151 - Hédiard, à Paris ; tube en fonte et piston en fer et acier poli.
- § 3. Acier.
- 152. Despretz, à Anor ( Nord).
- 153. Holtzer, à Vimeux ( Loire).
- 154- Neyraud, Thiollière, à Lorette ( Loire ).
- § 4- Tréfilerie, cardes.
- 155. Boucher, àsParis.
- 156. liarding-Coher, à Lille; peignes pour lin et laines.
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- ( 558 )
- i^7- Mignard-Billinge, à Belleville, près Paris.
- 158. Palmer, à Paris ; tuyaux sans soudure emboutis.
- 159. Taillefer, à l’Aigle ( Orne ); aiguilles.
- 160. Delvaux, à Chartres; cardes, j61. Hue, à Paris; agrafes.
- § 5. Outils, quincaillerie,
- 162. Arnheiter, à Paris.
- 163. Bainée, à Paris.
- 164. Béranger, à Paris.
- 165. Dandoy, Maillard et comp., à Maubeuge.
- 166. Karcher et TVesterman, à Metz.
- 167. Louvet, à Paris.
- 168. Pellé, à Paris,
- 169. Richard frères, à Saint-Chamond (Loire).
- 170. Simonin dit Blanchard et comp., à Paris.
- 171. Mongin, à Paris.
- 172. Dumaine, Dorian et comp. , à Yalbenoîte ( Loire ).
- § 6. Coutellerie.
- 173. Guerre, à Langres ( Haute-Marne ).
- 174. Laporte, àParis.
- 175. Pichon, à Sain-Etienne ( Loire ).
- § 7. Serrurerie.
- 176. Bricard et Gauthier, à Paris.
- 177. G rangoir, à Paris.
- 1 78. Paublan, à Paris.
- § 8. Zinc.
- 179. D'Arlincourt et comp., à Paris.
- 180. David aîné et comp., à Paris ; objets en plomb et en zinc.
- § 9. Armes.
- 181. Bernard ( Léopold ), à Paris.
- 182. Caron, à Paris.
- 183. Chaudun, à Paris; cartouches.
- 184. Devisme, à Paris.
- 185. Gevelot et Lemaire, à Paris; amorces.
- 186. Godet, à Versailles.
- 187. Gueyton, à Paris.
- 188. Lefaucheux, à Paris.
- 189. Lepage-Moulier, à Paris.
- 190. Pidault, à Gentilly, près Paris.
- 191. Roucou, à Belleville ( Seine ) ; damasqui-nures.
- t92. Mabire, au Havre ( Seine-Inférieure ) ; plomb de chasse.
- VIe DIVISION. — SUBSTANCES MINERALES.
- § Ier. Ardoises.
- ig3. Ardoisière du moulin Sainte-Anne, près Fumay (Ardennes).
- § 2. Marbres.
- 194. Chrétien, à Paris.
- 195. Gaudy, à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais ).
- 196. Laliaye, à Paris.
- § 3. Bitume.
- 197. Desvarennes et comp., à Paris ; asphalte de Seyssel.
- VII8 DIVISION. — MACHINES ET MECANISMES.
- § 1er. Moteurs.
- 2198. Boutevillan, à la Chapelle , près Paris.
- 199. Chaussenot aîné, à Paris ; appareils de sûreté pour machines à vapeur.
- 200. Clair, à Paris ; locomotives.
- 201. Frey, à Belleville, près Paris.
- 202. Le Gavrian et Farinaux, à Lille.
- 203. Leloup, à Paris.
- 204. Pimont, à Rouen.
- 205. Pruvost-Coudray, à Valenciennes (Nord).
- 206. Tamisier, à Paris.
- 207. Trezel, à Saint-Quentin (Aisne).
- 208. JVarral, Middleton et Elwell, à Paris.
- § 2. Machines hydrauliques.
- 20g. Girard, à Paris.
- 210. Krauss, à Colmar ; pompes à incendie.
- 211. Laurent et Deckherr, au Châtelet ( Vosges ).
- 212. Leblanc, à la Flèche (Sarthe).
- § 3. Machines-outils.
- 213. Cheret, à Paris ; machine à fabriquer des charnières.
- 214» Dercelles, à Nantes ; machine à raboter les engrenages.
- 215. Touaillon, à Paris ; machine à rhabiller les meules.
- 216. Marguery, à Paris; mécanique à aiguilles.
- 217. Sautreuil, à Fécarnp (Seine-Inférieure) ; machine à raboter le bois.
- § 4* Machines à fabriquer les tissus.
- 218. Burel, à Rouen.
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- 2i9- Grun, à Guebwiller (Haut-Rhin); machines à filer la laine.
- 220. Gallet et Oublis, à Rouen ; batteur-éta-leur du colon.
- 221. Flageolet, à Vagney (Vosges); machine à étirer le coton.
- 222. Michel, à Nîmes (Gard); mécanique à la Jacquart.
- 223. Chappey, à Rouen ; machine à imprimer.
- 224 Krafft, à Paris ; cylindres à imprimer les tissus.
- 225. Jaillel, à Lyon ; métier à tisser.
- 226. Desplanques, à Lizy-sur-Ourcq (Seine-et-Marne) ; machine à laver les laines.
- 227. Peugeot et compagnie, à Hérimoncourt (Doubs) ; pièces pour filature.
- 228. Ruff, à Paris; machine à plier les étoffes.
- 229. Durand et Bal, à Lyon; peignes pour étoffes.
- § 5. Constructions civiles,
- 230. Joly, à Argenteuil ( Seine-et-Oise) ; combles en fer.
- 23 \. Association des charpentiers à la Villette, près Paris.
- § 6. Machines et mécanismes divers.
- 232. Clément, à Paris; appareil pour forer les trous de mines.
- 233. Dupin (Louis), à Paris; machine pour l’enseignement de la géométrie.
- 234. Guenal, à Paris ; machine pour l’enseignement de la cosmographie.
- 235. Guillaume , à Paris ; presse à copier.
- 2 36. Hermann , à Paris; machines à triturer.
- 237. Huck, à Paris; machines à extraire la fécule.
- 2.38. Lacroix père et fils, à Rouen ; machine à encrer les pierres lithographiques.
- 23g. Moussard , à Paris ; condensateur, régulateur.
- 2.40. Perreaux, à Paris; machine à calculer.
- 241. Sénéchal, à Paris; machine à couper les gants.
- 242. Serveille; modèle de chemin de fer.
- 243. Sugnier et comp., à Montpellier (Hérault ) ; pont à bascule.
- 244* Usine de Graffenstaden ( Bas-Rhin).
- 245. Lequesne, à Paris ; pompes et presses.
- 246. Charpentier, à Paris; balances-bascules.
- 247. Fimbel, Berger et comp. , à Paris ; ressorts de voiture.
- 248. Putheaux et Parpette, à Sedan ( Ardennes); crics.
- 249. Laignel, à Paris ; chariots pour chemins de fer.
- 250. Mehu, à Anzin (Nord); appareil et chariot de mine.
- 251. Payerne (le docteur), à Paris; bateau sous-marin.
- VIIIe DIVISION.-- INSTRUMENTS DE PRÉCISION.
- § Ier. Horlogerie.
- 252. Basely, à Paris.
- 253. Bocquet et comp., à Tilly-sur-Somme (Somme).
- 254. Boromé et Lepine, à Saint-Nicolas (Seine-Inférieure).
- 255. Detouche et Houdin, à Paris.
- 256. Dumas, à Paris.
- 2.57. Gourdin et comp., à Paris.
- 258. Gannery, à Saint-Nicolas ( Seine-Inférieure. )
- 25g. Huard frères, à Versailles.
- 260. Jap y et fils, à Seloncourt (Doubs).
- 261. Vallet et Léon, à Paris.
- 262. Vissière, à Argentan (Orne).
- 263. TVagner (Bernard), à Paris.
- § 2. Instruments de physique et de mathématique.
- 264. Fortin-Herman, à Paris.
- 2.65. Guillemot, à Paris.
- 266. Kruines , à Paris.
- 267. Reymondon (Jean), à Paris.
- 268. Rhumkorf, à Paris.
- § 3. Instruments d’optique.
- 2.6g. Bruner, à Paris.
- 270. Molteni, à Paris.
- 27 1. Oberhauser, à Paris.
- 272. Radiguetet fils, à Paris; glacespourlunettes.
- § 4 Instruments de chirurgie.
- 273. Béchard, à Passy, près Paris; orthopédie.
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- 274* Bourdeaux aîné, à Montpellier ; instruments de chirurgie.
- 275. Roissard, à Brest (Finistère); id.
- 276. Valérius, à Paris ; bandages.
- IX* DIVISION. — ARTS ET PRODUITS CHIMIQUES. § Ier. Produits chimiques.
- 277. Agard et comp., à Aix (Bouches-du-Bhône).
- 278. Balard, à Bourges (Cher).
- 27g. Besançon et comp., à Ivry (Seine).
- 280. Delacretaz et Fourcade, à Paris.
- 281. Mallet et comp., à la Villette (Seine).
- 282. Poelman frères, aux Moulins (Nord).
- 283. Poisat oncle, à Nanterre (Seine).
- 284. Serbal, à Saint-Saulve (Nord).
- 285. Tissier aîné, au Conquet (Finistère); extrait de varech.
- 286. Violette, à Esquerdes ( Nord ).
- § 2. Teinture et couleurs,
- 287. Avy, à la Bastide-Saint-Pierre (Tarn-et-Garonne).
- 288. Colville, à Paris.
- 28g. Dutfoy, à Paris.
- 2go. Feau-Bechard, à Orléans.
- 2g 1. Meissonniery à Paris.
- 2g2. Mottety à Paris.
- § 3. Savon et suif.
- 2g3. Monpelas, à Paris ; savon.
- 2g4 • Oger, à Paris ; id.
- 2g5. Êvrardy à Douai; suif.
- § 4* Sucre.
- 2g6. Bernard frères , à Lille.
- 2g7- Clerget, à Paris ; appareil pour reconnaître le rendement des sucres.
- 2g8. Dubreuille, Dervaux, Lefèvre et Defitte, à Lille.
- J) 5. Poteries et porcelaines.
- 2gg. Carville et comp., à Alais (Gard); briques.
- 300. Courtois, à Paris.
- 301. Dey eux et comp., à Paris; creusets.
- 3oa. Dutramblay, à Rubelles (Seine-et-Marne). 3o3. Follette, à Paris.
- 3o4- Renneberg et comp., à Montrouge, près Paris.
- 305. Hache et Pepin-Lehalleur, à Paris ; porcelaines.
- 306. Petit (Jacob), à Paris ; id.
- § 6. Cuirs et peaux.
- 307. Budeny à Paris.
- 308. Courtépée et Duchesnayy à Paris.
- 3og. Dezaux-Lacour, à Guise (Aisne).
- 310. Gauthier, à Paris.
- 3i 1. Goube-Perrache, à Douai (Nord).
- 312. Guillot, à Paris.
- 313. Landron frères, à Meung (Loiret).
- 3i4» Legal, à Châteaubriant (Loire-Inférieure ).
- 315. Pelletreau, à Châtellerault (Vienne).
- 316. Reulosy à Paris.
- 317. S aileron, à Brest (Finistère).
- 318. Suzer, à Nantes.
- 3ig. Tavernier, à Argentan (Orne).
- § 7. Papiers.
- 320. Angrand, à Paris.
- 321. Debergue, à Paris.
- 322. Breton frères et comp.; à Claix (Isère).
- 323. Cercueil, à Paris.
- 324. Fremy, à Paris ; papiers verrés et éraeri-sés.
- 325. Gratiol, à Paris.
- 326. Jouberl-Dumergue, à Nersac (Charente).
- 327. Lapeyre, Ko b et comp., à Paris; papiers peints.
- 328. PitouXy à Paris.
- 32g. Roques aîné, à Paris; papier de bananier.
- § 8. Verre.
- 330. Patau, h Aniche ( Nord ) ; verre à vitre.
- 331. Leguay et comp., à Montluçon (Allier) ; glaces.
- § g. Objets divers.
- 332. Heutte, à Bapaume (Calvados); apprêt de tissus.
- 333. Baucher ( Laurent), à Saumur (Maine-et-Loire); noir animal.
- 334. Saint-Arnaud, à Nantes ; id.
- 335. Coignet père et fils, à Lyon ; colle et phosphore.
- 336. Decoudun (Ve), à Paris; blanchiment.
- 337. Bouché et comp., à Paris ; toiles vernies.
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- 338. Renard-P ér in, à Paris ; conservation des bois.
- 339. Michel, à Paris ; clichés bitumineux.
- Xe DIVISION. -- ARTS ECONOMIQÜES.
- § 1. Chauffage.
- 340. Cerbelaud, à Paris.
- 341. Descroizilles, à Paris.
- 34?-- Duvoir et comp., à Paris.
- 343. Leblond, à Paris.
- 344 Marsais, à Saint-Etienne ( Loire ); combustible.
- 345. Pauchet, à Paris ; fourneaux.
- 346. Sappey, à Yizille (Isère); cheminée de marbre.
- 347- Gervais , à Paris ; chaudières.
- § 2. Eclairage.
- 348. Gagneau frères, à Paris.
- 34g- Letourneau et comp., à Paris; éclairage des phares.
- 350. Petit et Lemoult, à Grenelle, près Paris.
- 351, Roussille frères, à Jurançoen ( Basses-Pyrénées).
- 35a. Thibaut et Kettler, à Nantes.
- § 3. Ëbénisterie-meubles.
- 353. Jeanselme, à Paris.
- 354- Lemarchant et Lemoine, à Paris.
- 355. Leduc , à Paris; billards.
- 356. Rey et comp., à Paris.
- 3Î17. Tahan , à Paris.
- 358. Têtard, à Paris. j
- 35g. Noël fils, à Paris ; tabletterie.
- 36o. Bouhardet, à Pai'is ; billards.
- 361 . Fritz-Sollier, à Lyon ; id.
- § 4> Substances alimentaires.
- 362. Groult, à Paris; pâtes alimentaires.
- 363. Veron, frères, à Poitiers; id.
- 364. Vieillard, à Bordeaux; id.
- 365. Bloch (Nephtelis ), à Duttenheim ( Haut-Rhin) ; fécule et sagou.
- 366. Defontaine et comp., à Marquette (Pas-de-Calais) ; id.
- 367. Martin de Lignac, à Montlevade (Creuse); conserves de lait.
- 368 Gillet, à Keuvel ( Morbihan ) ; conserves de sardines.
- 36g. Lainè, à Paris; gélatine.
- 370. Devink, à Paris ; chocolat.
- 371. Julien (André), à Paris; clarification des vins.
- § 5. Objets divers.
- 372. Boland, à Paris; pétrins mécaniques.
- 373. Lespinasse, à Paris; fours de boulangerie.
- 374* Bourgogne; à Paris ; cafetière.
- 375. Méro, à Grasse (Var); parfumerie.
- 376. Hayot-Heudiard , à Caen ; voitures.
- 377. Dumaine, à Paris; id.
- 378. Besson frères, à Bordeaux ; chapeaux.
- 379. Ducruy fils, à Grenoble; chapeaux de paille.
- 380. Mayer (veuve), à Paris ; cartonnages.
- 381. Lebrun , à Paris; id.
- 382. Lenègre, à Paris ; reliure.
- 383. Horde, à Paris; id.
- 384- Duvelleroy ; éventails.
- 385. F lame t jeune, à Paris; bretelles et bas élastiques.
- 386. Godillot, à Paris ; objets de campement.
- 387. Schloss, à Paris ; gaînerie, porte-monnaie, etc.
- 388. Théodon, à Paris; fouets et cravaches. 38g. Chagot aîné, à Paris ; fleurs artificielles et
- plumes.
- 3go. Delaere , à Paris; id.
- 3g 1. Furstenhoff, à Paris; fleurs en cire.
- XIe DIVISION. — BEAUX-ARTS.
- § 1. Musique. i0 Instruments à cordes.
- 3g2. Bord, à Paris ; pianos.
- 3g3. Eslanger, à Paris ; id.
- 3g4- Gaidon jeune, à Paris ; id.
- 3g5. Hertz (Henri), à Paris ; id.
- 3g6. Lefèvre, à Paris ; id.
- 397. Mercier, à Paris; id.
- 3g8. Montai, à Paris; id.
- 3gg. Mullier, à Paris ; id.
- 400. Niedereither, à Paris; id.
- 401. Ri cher, à Paris; id.
- 402. Roussel fils, à Paris ; id.
- 403. Sanguinède, à Paris ; id.
- 4o4- Zeiger, à Lyon : instrument pour le doigté du piano.
- Quarnv te-foii firme an ver. Décembre 1819.
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- 405. Henry, à Paris ; violons et basses.
- 2° Instruments à vent.
- 406. Alexandre père et fils, à Paris; orgues.
- 407. Debain, à Paris; id.
- 408. Martin, à Paris ; «W.
- 409. Suret, à Paris; û/.
- 410. Breton, à Paris ; flûtes, hautbois.
- 4n. Buffet, à Paris; û/.
- 412. Gautrot aîné, à Paris.
- 413- Godefroy aîné, à Paris ; flûtes.
- 414* Halary, à Paris ; trompettes, instruments de cuivre.
- 4r 5. Husson et Buthod, à Paris.
- 416. Jacquot, à Nancy.
- 417. Labbaye, à Paris; instruments en cuivre.
- 418. Martin frères, à Paris; flûtes, clarinettes.
- § 2. Dessin, lithographie, peinture.
- 4ig- Armengaud aîné, à Paris ; dessin industriel.
- 420. Berrus, à Paris.
- 421. Galinard, à Paris; dessin des vitraux.
- 422. Leblanc (Adolphe) ; dessin industriel.
- 423. Pasquier, à Paris ; instrument pour dessiner la perspective.
- 424* Bayard, à Batignolles (Seine) ; photographie.
- 425. Sabatier, à Bourges (Cher); id.
- 426. Schiertz, à Paris; id.
- 427. Thiéry, à Paris ; lithographie.
- 428. Bourgery (madame), à Paris; peinture. 42g. Haro, à Paris ; toiles pour tableaux.
- § 3. Gravure.
- 430. Barrière, à Paris.
- 431. Claye, à Paris.
- 432. Clerget , à Paris.
- 433. Duprat et comp., à Castres (Tarn).
- 434* Marténs, à Paris.
- 435. Halot, à Paris ; planches de timbre.
- § 4’ Sculpture et moulure.
- 436. Cruchel, à Paris.
- 437. Fannière frères, à Paris.
- 438. Moreau, à Paris; sculpture en ivoire. 43g. Alessandri, à Paris ; id.
- 44<>. Baudot et Bongrandt à Charancey (Saône-et-Loire) ; mosaïques.
- 441 • Cremer, à Paris ; id.
- 442. Pérot, à Paris ; incrustations.
- 443. Stahl, à Paris; sujets moulés.
- 444* Marsaux, à Paris ; objets estampés.
- 445. Bauerkeller,, à Paris; cartes en relief.
- § 5. Orfèvrerie , bijouterie.
- 446- Berthet et Peyrat, à Paris ; orfèvrerie.
- 447- Fray, à Paris ; id.
- 44^. Mayer, à Paris ; id.
- 449* Hèyrat, à Paris ; id.
- 450. Baleine, à Paris ; plaqué.
- 451. Fougère, à Paris ; id.
- 452. Péchinay, à Paris; maillechort.
- 453. Bender, à Paris ; bijouterie.
- 454- Chriten, à Paris; id.
- 455. Dafrique, à Paris ; id.
- 456. Granger, à Paris ; id.
- 457. Houdaille, à Paris ; id.
- 458. Mourey, à Paris ; id.
- 459. Obry fils, à Paris ; id.
- 460. Savin, à Paris.
- 46r. Jacquemin et fils, à Paris ; objets en fer émaillé.
- 462. Paris (Charles), à Paris ; id.
- § 6. Bronzes (Part.
- 463. Delafoniaine, à Paris.
- 464- Lerolle, à Paris.
- 465. Matifat, à Paris.
- 466. Miroy frères, à Paris.
- 467. Paillard, à Paris.
- 468. Villoz, à Pai’is.
- 469. Villemsens, à Paris.
- § 7 • Typographie.
- 470. Delcambre, à Paris ; machine à com poser.
- 471. Laurent et Deberny, à Paris.
- § 8. Librairie.
- 472. Bachelier, à Paris.
- 473. B aille ul, à Paris.
- 474* Mathias, à Paris.
- 9. Reliure.
- 475. Lebrun, à Paris.
- 476. Lortic, à Paris.
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- XIIe DIVISION. — AGRICULTURE.
- § i. Instruments aratoires.
- 477* André (Jean), à Saint-Selve (Gironde); charrue.
- 478. Bazin fils, au Ménil-Saint-Firmin (Oise); charrue.
- 47g. Bonnet, à Rousset (Bouches-du-Rhône) ; charrue.
- 480. Corrige, à Paris; machine à nettoyer le blé.
- 481. Deck, à Fécamp (Seine-Inférieure); id.
- 482. Duvoir, à Liancourt ( Oise ) ; machine à battre.
- 483. Husson, à Haussonville (Meurthe).
- 484. Laurent, à Paris.
- 485. Lemaux, à Batignolles , près Paris.
- 486. Mojzet, à Mézières (Ardennes).
- 487. Paillet, à Valence (Drôme).
- 488. Pardroux, à Randans (Puy-de-Dôme); charrue.
- 48g. Proux, à Levet (Cher).
- 4go. Roche, à Rousset (Bouches-du-Rhône). 4g 1. Turk, à Doinmarteinont (Meurthe).
- 4g2. P'achon père et fils, à Lyon; trieur cylindrique.
- § 2. Améliorations agricoles.
- 4g3. La commune de Sauve.
- 4g4* T hacker ay, à Paris.
- 4g5. De Pompery (Aisne) ; irrigation.
- 4g6. L’abbé de Lagorce (Ain).
- 4g7- L’abbé d’Ernemont.
- § 3. Animaux. i° Betes bovines.
- 4g8. Cremet, à Couëron (Loire-Inférieure). 4gg. Lesenne, à Froberville (Seine-Inférieure).
- 500, Fauville, à INéville (Nord).
- 501. Breton, à Saint-Thégonne (Finistère).
- 2° Chevaux.
- 502. Blanchet, à Faye (Oise).
- 503. Inizarn (Finistère).
- 5o4- Sureau (Eure-et-Loir).
- § 4* Produits horticoles.
- 505. Berlin, à Versailles; fleurs.
- 506. Cels frères, à Paris ; arbres et fleurs.
- 507. Chauvière, à Paris; fleurs.
- 508. Lucas , à Cambon (Eure) ; légumes.
- 5oq. Desroches, à la Romanèclie (Isère); appareil pour détruire la pyrale.
- 51 o. Michaut, à Paris ; jardinières.
- 5i 1. T ronchon, à Passy ( Seine ) ; serres chaudes.
- XIIIe DIVISION. -- PRODUCTIONS DE l’AlGÉrIE.
- 512. Beni-Abbès (tribu de), à Bone ; céréales.
- 513. Chuffard, à Birmandries ; id.
- 514. Cartel, à Alger; huile d’olive et autres.
- 515. De St.-Maur, à Arba.
- 516. El-Bechir-Ben-Mazian, à Bone.
- 517. Jante, à Bone.
- 518. Labaille, à Bone; céréales.
- 5ig. Laya, à Alger; farine.
- Ô20. La ville de Mascara.
- Ô2i. Mohammed-Ben-Mabrouk (tribu des Haractas) ; laine.
- 522. Moreau, à Bone ; huile.
- 523. Souma, commune de Bone ; bois, granits et marbres.
- 524. Simonet, à Alger; tabac, cochenille, etc.
- 525. Sidi-Amedia , à Oran.
- 526. Si-el-Medani du Bou-Taleb.
- 527. Ben-Mimoun (shérif), à Bone.
- 528. La ville de Tlemcen.
- 52g. Rallier, à Delhy-Ibrahim ; miel, cire.
- 53o. La tribu de Zamoura.
- ( La suite au numéro prochain. )
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- 564 ARTS MÉCANfQUES. — instruments de précision.
- Rapport fait par M. Benoit, au nom du comité des arts mécaniques3 sur un baromètre mural présenté par M. Charles Chevalier, ingénieur - opticien s Palais-National j 163.
- Messieurs, votre comité des arts mécaniques, que vous avez chargé d’examiner le baromètre mural présenté par M. Ch. Chevalier et construit par lui pour le cabinet de M. James Odier3 s’est convaincu de la parfaite exécution de cet instrument et de Futilité du perfectionnement que cet opticien a apporté dans sa construction, en ce qui concerne le moyen d’observer avec précision, facilité et promptitude les surfaces du mercure, pour en déduire la hauteur exacte de la colonne barométrique.
- Cet instrument, dans sa disposition générale, est analogue aux baromètres construits par Fortin. M. Ch. Chevalier y a ajouté les niveaux à bulle d’air et les mécanismes de rappel nécessaires pour pouvoir en disposer le tube verticalement; un petit appareil dioptrique, nommé par lui viseur barométrique, dont l’usage est des plus avantageux, et qui, certainement, sera favorablement accueilli par tous ceux qui se livrent à des observations barométriques; des écrans métalliques mobiles dont la fonction est de modifier à volonté le jeu de la lumière sur la superficie du mercure , et enfin une loupe bi-achroma-tique pour la lecture des indications du vernier.
- Le viseur barométrique se compose principalement de deux verres achromatiques dont l’écartement se modifie à volonté au moyen de leur monture particulière , afin que l’observateur puisse distinguer nettement à travers ces verres une pointe métallique opaque appliquée à demeure sur la face extérieure de celui des deux verres qui forme objectif, pointe fixée par construction de manière à aboutir à l’axe optique de l’appareil.
- Cette position étant obtenue, on fait glisser l’ensemble des verres et de la pointe dans un collier qui maintient cet axe dans une direction horizontale jusqu’au point oii l’on distingue nettement le ménisque du mercure. Alors, comme on ne cesse pas, pour cela, de bien distinguer la pointe opaque, il est facile, en agissant sur le rappel du chariot du vernier, auquel le collier mentionné est fixé , de mettre en contact avec le ménisque l’axe optique du viseur ( dont la position est déterminée par cette pointe et le petit trou central dont le bout opposé de ce viseur est percé du côté de l’œil de l’observateur.
- Cette manœuvre bien simple ayant pour effet nécessaire et simultané d’amener le vernier du baromètre dans la position voulue pour donner la mesure exacte de la colonne de mercure au moment de l’observation, il ne reste plus qu’à en faire la lecture à l’aide de la loupe bi-achromatique dont le chariot du vernier est muni.
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- INSTRUMENTS DE PRECISION.
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- Par quelques observations barométriques faites dans le département de l’Hérault et en Tunisie avec un instrument du système Gay-Lussac construit par M. Bunten> votre rapporteur a été à même de reconnaître combien il est difficile de faire coïncider le plan déterminé par les curseurs qui entrent dans la construction de ce genre de baromètres avec le plan horizontal tangent au ménisque. Cet inconvénient et ceux qui résultent souvent du jeu de la lumière, selon les localités , le dégoûtèrent bientôt des observations barométriques; mais il se plaît à déclarer que, si son instrument eût été muni de viseurs barométriques, comme celui du même système présenté par M. Chevalier, et qu’il a manié pour en apprécier les avantages, il eût été certainement encouragé à continuer des observations dont on retire souvent beaucoup d’utilité.
- Votre comité des arts mécaniques, éprouvant les mêmes convictions, a l’honneur de vous proposer
- 1° De remercier M. Ch. Chevalier de son intéressante communication;
- 2° De faire dessiner et graver, pour le publier dans le Bulletin, le baromètre mural destiné à M. James Odier, et le baromètre du système Gay-Lussac muni de viseurs barométriques, présentés à la Société, et de faire accompagner la planche qui en résultera d’une simple légende explicative ;
- 3° Enfin d’ordonner l’insertion du présent rapport dans le Bulletin.
- Signé Benoît, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 19 décembre 1849.
- Explication des figures de la planche 1123.
- Fig. 1. Le baromètre mural vu de profil.
- Fig. 2. Le même vu de face.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans les figures.
- À B, plaque de fonte que l’on fixe au mur.
- C D, plaque en cuivre à laquelle est fixé le corps de l'instrument.
- E, charnière pivotante.
- F, F', vis de rappel de la plaque C D, pour disposer la colonne de l’instrument verticalement.
- G H, corps du baromètre proprement dit.
- H', vis de rappel faisant monter le fond de la cuvette pour mettre le mercure en contact avec la pointe d’ivoire.
- I, J, niveaux à bulle d’air se croisant à angles droits.
- K, loupe bi-achromatique pour voir dans la cuvette la pointe d’ivoire.
- L, loupe bi-achromatique pour lire les divisions et le vernier.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- P, bouton muni d’un pignon d’engrenage servant à faire marcher un chariot à crémaillère portant le vernier et un viseur barométrique 0 0'.
- Le viseur barométrique est représenté en coupe, fig. 3, dessiné sur une plus grande échelle, et par le bout, fig. 4.
- U, V, écrans métalliques à charnière.
- R, S, deux lentilles achromatiques montées dans un tube en trois parties glissant les unes dans les autres.
- T, pointe opaque appliquée contre la face extérieure du verre S.
- La distance qui sépare les verres R, S peut être variée à volonté , et la position de leur ensemble peut être changée dans le tube a à, en agissant sur la virole c d.
- La fig. 5 est destinée à représenter un des moyens d’appliquer les viseurs barométriques aux baromètres du système Gay-Lussac exécutés par M. Chevalier.
- o o et o o', deux viseurs barométriques.
- X, contre-poids des viseurs, lié au bas de l’instrument par une tige à charnière pour le ramener dans la position verticale.
- MACHINES- OUTILS.
- Description d’une cisaille portative employée dans les ateliers du musée
- de l’artillerie de Paris.
- Nous avons publié, à diverses époques, dans le Bulletin de la Société, la description de plusieurs cisailles propres à couper les feuilles de tôle d’une certaine épaisseur, les unes construites sur le principe généralement en usage, c’est-à-dire composées de deux couteaux droits dont l’un est mobile, comme celle de M. Gouet ( Bulletin de 1839, p. 105 ) ; l’autre , à couteaux circulaires, qui coupe d’une manière continue et sans reprises, et dont l’invention est due à M. Molard (Bulletin de 1814, p. 110); enfin M. Genest a imaginé de grandes cisailles qui diffèrent des précédentes par une disposition particulière de leur mécanisme (Bulletin de 1845 , p. 180). Nous avons fait connaître aussi, en 1826, une petite cisaille à main, à levier brisé, au moyen de laquelle on peut découper des tôles très-épaisses, sans développer un grand effort.
- Celle dont nous allons nous occuper est entièrement construite en fer ; elle occupe peu de place et est facilement transportable ; elle agit avec une grande énergie, et coupe de très-fortes tôles. On s’en sert depuis plusieurs années et avec un plein succès dans les ateliers du musée de l’artillerie. Une
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- MACHINES-OUTILS.
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- simple légende explicative des figures qui la représentent suffira pour en faire comprendre la composition et le jeu.
- La fig. 1, pl. 1124, est une élévation de la cisaille vue de profil.
- Fig. 2. Élévation du côté gauche.
- Fig. 3. Plan du pied de la cisaille.
- Fig. 4. Le corps de la cisaille détaché de son banc vu du côté droit.
- Fig. 5. Coupe verticale du même.
- Fig. 6. Cisaille vue du côté gauche.
- Fig. 7. La même vue en dessus.
- Fig. 8. Lame tranchante mobile vue en dessus.
- Fig. 9. La même vue de face.
- Fig. 10. Couteau fixe vu de face et en plan.
- Fig. 11. Boulons et rondelles de charnière.
- Fig. 12. Boulon de levier.
- Fig. 13. Coupe transversale sur la ligne ab, fig. 2, de l’un des pieds du banc.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- À, banc ou établi sur lequel la cisaille est solidement fixée par des boulons à écrous : il repose sur quatre pieds à nervures B B terminés par des masses en fer pour donner la stabilité nécessaire à la machine.
- C, corps de la cisaille.
- D, mâchoire inférieure ou fixe vissée sur le corps C et sur laquelle se pose • la pièce à découper.
- E, mâchoire supérieure ou mobile faisant corps avec la pièce C : elle est traversée par un fort boulon à écrou F, qui sert d’axe à la lame tranchante G, dont le talon est terminé par trois dents H, dans lesquelles engrènent celles I du levier à poignée J, qui communique le mouvement au couteau.
- Ce levier, qui a une certaine longueur pour développer plus de force, se meut sur un axe K traversant le corps de la cisaille et serré par des écrous.
- On conçoit que, aussitôt que la feuille à découper est présentée à la cisaille, on abaisse le levier J, lequel, par l’intermédiaire de sa denture I, fait basculer la lame tranchante G sur son axe. La feuille se trouve ainsi fortement saisie et découpée avec une grande facilité, quelle que soit son épaisseur.
- Lorsque le travail est terminé, on redresse le levier, et la machine occupe alors moins de place. ( D. )
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- 508 ARTS CHIMIQUES'. ^ gaz d'éclairage.
- Description de divers perfectionnements ajoutés par M. Pauwels au système d’éclairage par le gaz hydrogène.
- Nous avons successivement publié , dans les Bulletins des mois de février , mars et mai derniers, p. 55 , 100 et 200 , la description des appareils employés dans l’usine de la barrière de Fontainebleau pour la production du gaz d’éclairage. Il nous reste à faire connaître de nouvelles dispositions imaginées par M. Pauwels pour apporter dans cette importante industrie quelques perfectionnements désirables.
- 1° Fourneau pour la production du gaz, chauffé par le goudron. — La houille soumise à la distillation pour fournir le gaz hydrogène propre à l’éclairage produit une huile carburée ou goudron , dont l’emploi est très-limité. Dans quelques usines à gaz on mêle ce goudron avec le combustible ordinaire, soit avant l’introduction de ce dernier dans le fourneau, soit en le projetant sur le coke enflammé d’un foyer; mais ce moyen est défectueux. V
- Depuis plusieurs années, M. Pauwels a établi, dans son usine, des fourneaux qui sont chauffés à l’aide du bitume seul.
- La fig. 1, pl. 1125, est une élévation, vue de face, d’un fourneau contenant deux cornues affectées à la distillation de la houille et chauffées uniquement par le bitume.
- Fig. 2. Section longitudinale et verticale du même fourneau sur la ligne AB,
- fig. 1.
- Fig. 3. Section transversale, sur la ligne C D, fig. 2.
- A A, cornues. B B, tuyaux d’émission du gaz. C, barillet. D, tuyau amenant le goudron au fourneau. E, tuyau vertical muni d’un robinet conduisant un filet de bitume dans l’intérieur du foyer F, par l’intermédiaire de la rigole G. ;
- Le foyer F, comme on le voit fig. 2, occupe la presque totalité de la longueur du fourneau, se relevant des deux côtés vers les extrémités latérales I,
- %• 3- - , :
- J, supports en briques sur lesquels reposent les cornues A. K , orifice par où l’air pénètre dans le foyer; le goudron s’y consume à une très-haute température. Les dimensions de cet orifice doivent être réglées avec soin : s’il est trop large, l’affluence de l’air refroidit le foyer et nuit à la combustion; si, au contraire, il est trop étroit, le goudron ne se consume pas complètement, et la majeure partie passe à l’état de vapeur sous forme d’une fumée * épaisse.
- 2° Gazo-compensaleur. — On sait que l’éclairage au gaz d’une ville a lieu
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- GAZ D’ÉCLAIRAGE.
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- à l’aide de tuyaux conducteurs placés sous le sol des rues, mais aussi que ces tuyaux, quant à leurs diamètres respectifs, eu égard à l’écoulement du gaz, n’ont que très-rarement réalisé les conditions d’une distribution et économique et bien réglée.
- Les inconvénients d’uife distribution inégale se manifestent lorsque le gaz s’écoule sous des pressions plus ou moins considérables suivant le plus ou moins de nivellement des conduits. Cette pression, inutile sur une partie du périmètre, donne lieu à des pertes de gaz, soit par la tamisation à travers les corps des tuyaux, soit à travers les joints. Cette perte est d’autant plus sensible que la pression est plus forte.
- Plusieurs villes présentent des points culminants de plus de 100 mètres d’élévation ; or la pression, étant de 15 au point inférieur, sera de 66 au haut du plan incliné.
- L’appareil imaginé par M. Pauwels a pour but de maintenir la pression à un chiffre déterminé, quelles que soient les quantités de gaz qui s’écoulent.
- Cet appareil très-simple est établi sur le cours des conduits principaux, à l’endroit où la pression, étant trop forte, a besoin d’être réduite. Lorsqu’il s’agit d’opérer sur une conduite placée sur un plan fortement incliné, il faudra disposer plusieurs de ces appareils de distance à distance, afin que l’accumulation de gaz qui se produirait entre un compensateur et un point plus élevé ne puisse dépasser certaines limites. Sur les conduites placées à niveau, cette dernière condition n'est pas exigée, car souvent un seul compensateur suffit pour régler le gaz de tout un quartier. Indépendamment de l’avantage d’écouler le gaz sous la pression strictement nécessaire, on évite des pertes de gaz considérables.
- On sait que, lors de l’allumage, on est obligé d’ouvrir successivement les robinets, à mesure de l’abaissement de pression dans les conduites générales par suite de la consommation du gaz, et que l’inconvénient inverse se produit lors de l’extinction. Ces variations cessent par l’emploi du compensateur. Comme la pression dans les conduites reste constamment la même, quelle que soit la vitesse de l’écoulement du gaz, il en résulte que le gaz est livré sous une pression constante et déterminée, que le service est plus facile et qu’on obtient une économie considérable.
- Lafig. 4, pl. 1125, représente une coupe verticale de l’appareil tout monté.
- Fig. 5. L’appareil vu en dessus, avec son couvercle à nervures pour opposer une résistance suffisante à la charge du sol et du pavé.
- Le compensateur se compose d’une cuve circulaire A munie de deux tubulures B C, lesquelles sont placées sous le sol sans dévier les conduites qui
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- ARTS CHIMIQUES.
- sont ordinairement enfouies à 1 mètre de profondeur. La partie supérieure de la cuve À est munie d’une bride pour recevoir le couvercle D.
- À l’intérieur est un flotteur composé d’une cloche renversée E, surmontée d’un balancier F, muni, à chacune de ses extrémités, de lames d’acier flexibles , en forme de segments de cercle, qui supportent l’une le flotteur et l’autre un contre-poids régulateur.
- Dans l’intérieur du tuyau d’arrivée du gaz B est une vanne H à laquelle est attachée une tige I qui la met en rapport avec l’une des extrémités du balancier F, par l’intermédiaire de la bielle G réunie au balancier.
- J est un tuyau dont l’extrémité supérieure arrive au niveau de la surface de l’eau contenue dans la cuve A; l’autre extrémité reste ouverte au-dessous de la cuve.
- L est une traverse portant l’axe du balancier F.
- Fonctions de l’appareil. Le tuyau B, en avant de la vanne , est sous l’influence de la pression non réglée, la soupape H s’opposant au libre passage du gaz selon son degré d’ouverture.
- La boîte M et le tuyau C qui y communique contiennent le gaz dont la pression est réglée, et sous laquelle on veut qu’il s’écoule ; ce règlement s’opère par la compression qu’exerce le flotteur vers le point supérieur de la boîte M.
- L’ascension du flotteur est réglée par l’action du contre-poids suspendu à l’extrémité du balancier F. La position qu’occupe le flotteur, dans la fig. 4, suppose que la pression du gaz contenu dans la boîte M est supérieure à la tendance qu’a le flotteur à monter, puisqu’il est refoulé vers le bas de sa course.
- Dans cette situation, la vanne, étant fermée , s’oppose à l’arrivée du gaz jusqu’à ce que celui renfermé dans la boite M, en s’écoulant, éprouve une dépression qui permet au flotteur de remonter et d’ouvrir la vanne H dans les limites utiles.
- Le flotteur agit donc entre deux points extrêmes dont l’un ferme complètement la vanne et l’autre la tient ouverte. C’est cette double action qui constitue le mérite de l’instrument.
- En effet, si la pression augmente dans la boîte M, le flotteur, en descendant , modère l’arrivée du gaz ; si, au contraire, la pression tend à diminuer, le flotteur, en montant, permet, par l’intermédiaire de la vanne, qu’une grande quantité de gaz pénètre dans la boîte.
- On voit dès lors que l’on obtient ainsi une pression constante et invariable, quelle que soit la vitesse d’écoulement occasionnée par une consommation plus ou moins considérable. Le flotteur ne contenant que de l’air, le gaz agit
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- GAZ D ECLAIRAGE.
- sur lui extérieurement, et il n’éprouve aucun changement de direction pendant sa marche.
- Les eaux de condensation qui s’écoulent dans les conduits principaux ne sont point entravées dans leur cours et servent même à alimenter la cuve dans laquelle plonge le flotteur.
- Les organes intérieurs de l’appareil, étant plongés dans le gaz, résistent à l’action de l’air ou de l’humidité, parce que sa construction est solide, durable et économique ; il peut être placé aussi bien sous la voie publique que dans les établissements particuliers, comme simple régulateur.
- 3° Appareil pour vérifier et contrôler Vexactitude des compteurs à gaz placés chez les consommateurs. — On sait que les entreprises d’éclairage livrent le gaz au consommateur à la mesure, c’est-à-dire au mètre cube. À cet effet, un compteur est placé dans l’intérieur des habitations. Le gaz est amené au compteur par un tuyau qui s’embranche sur la conduite principale munie d’un robinet d’arrêt pour suspendre à volonté l’introduction du gaz; ce robinet est logé dans une cavité creusée dans l’épaisseur du mur de face de la maison, et dont l’ouverture est réservée à la compagnie livrant le gaz.
- Quelque soin qu’on apporte à la construction du compteur, son action et le temps le détériorent et en faussent l’exactitude d’une manière plus ou moins sensible, tantôt au détriment de l’acheteur, tantôt au préjudice du vendeur.
- Il est vrai que, avant d’être livré au public, cet appareil est vérifié et timbré par l’autorité ; mais cette mesure devient illusoire par l’usage, le temps et une multitude d’autres causes accidentelles vraies ou supposées. Dès lors il est nécessaire de procéder à de fréquentes vérifications de l’instrument; mais ces vérifications ne se pratiquent que fort rarement et souvent au détriment des parties, à cause des difficultés, des embarras de toute nature et de la dépense.
- En effet, pour y procéder, on est obligé de retirer le compteur de l’endroit, souvent peu accessible, où il est logé et scellé, de le détacher des tuyaux d’arrivée et de départ du gaz, et de vider l’eau infecte qu’il contient, afin de pouvoir le transporter à un bureau ou à une usine à gaz, où se trouvent des instruments d’une exactitude reconnue.
- Après la vérification, il faut rétablir l’instrument dans le lieu d’où on l’a retiré ; mais il arrive quelquefois que tous ces embarras et les frais qui en résultent ont eu lieu en pure perte, l’instrument ayant été reconnu exact : la crainte donc d’avoir à supporter des frais inutiles est un obstacle permanent à la vérification et au contrôle de l’instrument.
- Le nouveau système imaginé par M. Pauwels a pour objet de vérifier l’exac-
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- ARTS CHIMIQUES.
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- titude des compteurs sans déplacement ni modification dans aucune de leurs parties et sans frais.
- Il consiste à faire passer temporairement le gaz dans un compteur de contrôle À, fig. 6, pl. 1125, avant qu’il arrive au compteur B établi chez le consommateur.
- Ce compteur est d’un faible volume comparativement au compteur à eau B de l’intérieur de la maison ; il est portatif et placé en dehors, le plus près possible de la capacité C renfermant le robinet de service. Dans cette situation , il est mis en communication, à l’aide de tuyaux flexibles D D, d’une part avec le tuyau d’arrivée du gaz E, et de l’autre avec celui F, se dirigeant vers le compteur intérieur. Le moyen de vérification consiste dans l’examen des chiffres indicateurs de chacun des compteurs. Le gaz passant successivement du compteur contrôleur dans celui de l’abonné, il est évident que l’identité ou la différence des nombres entre les deux compteurs exprime le degré d’exactitude du compteur qu’on vérifie.
- Le moyen mécanique à l’aide duquel ce résultat est obtenu est d’une grande simplicité ; il consiste à substituer, momentanément, à la clef ordinaire du robinet une clef G, que M. Pauwels nomme clef intervallaire, parce qu’elle permet d’interposer le compteur contrôleur entre le conduit d’arrivée du gaz et celui de départ.
- Par la disposition de cette clef dessinée sur une plus grande échelle fig. 7, le gaz, arrivant de la conduite principale E, pénètre dans le canal a de la clef du robinet, passe à travers le robinet G, pour s’introduire dans le compteur contrôleur À ; après quoi, lorsqu’il est mesuré, il passe, par les tuyaux flexibles D D, dans la cavité b, pour reprendre son cours ordinaire vers le compteur du consommateur, qui indique à son tour le gaz mesuré. L’enveloppe c est une couche de caoutchouc pour obtenir une complète adhérence avec les divers boisseaux.
- Il convient d’avoir, pour chaque catégorie de robinets, une clef intervallaire spéciale, afin d’obtenir toujours une clôture hermétique.
- 4° Emmagasinement du charbon. — De nombreuses expériences ont démontré que la houille, soumise aux variations de la température et exposée à être tour à tour mouillée et séchée, subit des altérations profondes , soit sous le rapport de la quantité, soit sous celui de la qualité du gaz qu’on en retire.
- La houille, ainsi exposée à l’intempérie de l’atmosphère, peut perdre un tiers de ses propriétés éclairantes dans l’espace d’une année.
- M. Pauwels, pour la soustraire à ces inconvénients, a fait construire, sous les cours principales de son usine, de vastes galeries dans lesquelles la houille est emmagasinée sans frais, et à l’aide, de regards pratiqués au sommet des
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- voûtes. Un plan incliné met en communication avec les ateliers de distilla tion ces magasins, qui peuvent contenir plus de 25,000 hectol. de charbon.
- (D.)
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- Fin du mémoire de M. de Vergnette-Lamotte sur la physiologie de la vigne, et spécialement sur la physiologie du pineau cultivé dans la Côte-d’Or (1).
- Époques critiques dans la végétation de la vigne.—Dès que le bourgeon de la vigne a pris le développement qui est propre à son organisme, il se produit dans la plante un nouvel ordre de phénomènes. La vigne entre dès lors immédiatement dans la période de-la floraison. Jusqu’à cette époque, la croissance de la grappe était presque restée stationnaire; à dater de ce moment, elle se déploie et assimile, dans la circulation qui lui est particulière, les principes organiques et inorganiques qui conviennent à sa nutrition.
- L’odeur de la fleur de vigne annonce qu’elle renferme une huile essentielle ; nous savons, d’ailleurs, que la grappe contient de l’albumine, du mucilage, des substances résineuses, enfin des acétates et des phosphates, et qu’on a constaté, dans la corolle de certaines fleurs, des dégagements d’azote. Enfin, au moment où la vigne entre en fleur, les racines se garnissent, presque à la surface de la terre, d’une abondante poussée de fibres chevelues. Il doit résulter de cet appel de substances nouvelles dans la grappe quelques modifications dans la circulation, et c’est cet état qui constitue la seconde époque critique de la végétation ; le développement du bouton a été la première de ces périodes critiques. Si, dans le cas que nous examinons, les conditions atmosphériques et la culture du sol sont favorables à la floraison, la fleur passe facilement, le fruit se noue dans l’espace de huit à dix jours; autrement, la fleur ne tarde point à couler. Les pépins contenant une notable proportion de phosphates calcaires, n’est-il pas probable que, si le sol manque de phosphates au moment de la floraison, le fruit aura plus de difficulté à nouer et sera plus sujet à la coulure. C’est à l’époque de la floraison que les feuilles de la vigne contiennent la plus forte proportion de sels solubles.
- Dès que le raisin a noué, le grain prend un développement très-rapide : trente-sept jours, en moyenne, après que la fleur a passé, le pépin commence à subir ces transformations qui se terminent par sa maturité complète; la baie a, dès lors, acquis sa grosseur et est prête à tourner. Nous avons vu que le raisin vert contenait une assez grande quantité d’albumine et de bitartrate de potasse ; il trouve suffisamment de ces substances dans la sève et les fluides aériformes qui circulent au milieu des cellules du bois, puis-qu’à cette période de la végétation de la vigne les tiges prennent peu d’accroissement. Cependant il arrive souvent que, sous l’influence de la sécheresse d’un été très-chaud, les principes minéraux ne peuvent, faute de pluie, entrer dans les conduits séveux de la plante; alors les bases manquent aux acides qui tendent à se développer dans le fruit,
- (î) Yovez Bulletin d’oeiohre, p. 479.
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- la baie devient dure, bleuâtre, la grappe, les feuilles se fanent ; il y a, en un mot, comme suspension dans la vitalité de la plante. Les feuilles de la partie inférieure du cep tombent parce qu’elles cèdent aux fluides de la circulation les principes inorganiques qu’elles ne peuvent puiser dans le sol^ principes indispensables à la nutrition des feuilles plus jeunes et du fruit. C’est pour le même but que la tige perd sa couleur verte, qu’elle cède les liquides dont elle était pénétrée, qu’elle prend la consistance ligneuse. Tous les sels solubles de l’écorce passent les premiers dans la circulation ; aussi dans le résidu de l’incinération des fibres corticales, trouve-t-on jusqu’à 60 pour 100 de carbonate de chaux; on dit alors que le sarment s’aoûte. Quand, dans cette période de son développement. la vigne végète sous des conditions atmosphériques convenables, la maturation du bois est plus tardive et le raisin n’arsit pas. Toutefois on a remarqué qu’une précoce maturation du tissu ligneux était favorable à une prompte maturation du fruit.
- Dès que le raisin a acquis sa grosseur normale , de nouvelles métamorphoses s’opèrent dans son organisme ; le grain a commencé par devenir translucide, le pépin a acquis plus de dureté, tandis que le parenchyme, au contraire, devenait plus mou. Maintenant la pellicule de la baie se colore sous l’action des rayons lumineux qui la pénètrent, et les sucs acides tenus en dissolution dans le suc du fruit donnent lieu à d’autres combinaisons. Les feuilles rejettent une plus forte proportion d’oxygène que précédemment, et le travail le plus remarquable consiste dans la transformation en matières sucrées des acides du végétal.
- Mais nous savons que les cendres du raisin mûr contiennent une moindre quantité de potasse que les cendres du raisin vert ; la vigne doit donc avoir, à cette époque de sa végétation, un moyen de débarrasser son fruit de cet excédant de sels. C’est à cette destination que j’ai cru pouvoir rapporter le développement de ces bourgillons qui naissent aux aisselles de certaines feuilles, et dont la sortie accompagne ordinairement la tournure du raisin.
- Ainsi, en résumé , avant la floraison, apparition des fibres chevelues qui doivent aider à apporter dans la circulation les principes inorganiques nécessaires à la nutrition du fruit ; avant la maturation, apparition des bourgillons qui le débarrassent des substances qui lui deviennent inutiles. Enfin il est encore probable que, dans ses excrétions , la vigne rend à la terre les sels de potasse qui sont alors en excès dans les sucs de la baie ; ce sera à cette destination que j’attribuerai la sortie des petites excroissances qui apparaissent aux racines dans le mois d’août. Plus nous marchons vers la maturité du raisin, moins le grain agit sur l’acide carbonique de l’atmosphère; les feuilles jaunissent , la chlorophylle est détruite, ce qui annonce une absorption d’oxygène. Tous ces effets sont une conséquence des métamorphoses qu’éprouvent les acides de la sève. En dernier résultat, les matières colorantes , le sucre se sont déposés dans l’enveloppe membraneuse de la baie ; le mucilage combiné aux phosphates terreux a acquis une dureté osseuse dans le pépin, il a formé les fibres demi-ligneuses qui environnent ce pépin, et entre à l’état gommeux pour une forte proportion dans le parenchyme du grain. Enfin les lois providentielles, dans un but de prévoyance pour la conservation des es-
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- pèces, ont muni le pépin d’une tunique éminemment riche en tanin , destinée à le préserver de l’attaque des insectes.
- Nous avons recherché combien il s’écoulait de temps entre ces diverses métamorphoses observées dans les sucs de la sève de la vigne. Si nous prenons le premier essai pour point de départ, il s’écoule, en moyenne, trente-sept jours ; de cette époque au moment où le raisin entre en fleur, vingt-deux jours plus tard, le raisin est noué. En additionnant les maxima de température recueillis chaque jour, on trouve qu’en moyenne on a passé cette période critique de la végétation de la vigne avec 1170 degrés centigrades répartis sur ces cinquante-neuf jours. De la fin de la floraison à la tournure du raisin, il s’écoule, en moyenne, trente-quatre jours pendant lesquels la somme des maxima de température s’élève à 828 degrés centigr. Enfin, soixante jours après la tournure du raisin, on procède à la vendange, et la somme des degrés maxima correspondant à cet intervalle est de 1292 degrés centigr. En total (dans l’état actuel de la culture adoptée en Bourgogne ), on compte, en moyenne, cent cinquante jours du 1er mai à la vendange; la somme des maxima de température correspondant à cette période est de 3290°, ce qui donne une moyenne de 21° SO pour la température maxima de chaque jour.
- Nous avons vu plus haut quels effets produisaient sur la composition des sucs du raisin les mutilations opérées sur les organes externes de la vigne. J’ai fait quelques recherches sur la part que prenaient à la végétation certaines parties des racines et les sels contenus dans le sol. Bien que ces questions appartiennent plus particulièrement à la théorie des engrais, je dirai ici deux mots de ces essais ; les faits que je citerai me paraissent devoir jeter quelque jour sur la physiologie de la vigne. Toutes les perforations que nous avons pratiquées dans le sarment et la racine, soit à l’automne, soit avant le premier mouvement ascensionnel de la sève, n’ont en rien nui à un développement normal des ceps soumis à ces mutilations; quand les souches ou les racines ont été blessées pendant la végétation, l’individu attaqué en a toujours souffert, quelquefois il a péri; mais toujours le fruit ne s’est point développé d’une manière aussi régulière en opérant sur des ceps continus. J’ai supprimé sur les uns et non sur les autres les fibres chevelues dont l’apparition précède la floraison ; j’ai cru remarquer que, pour les individus mutilés, la fleur coulait davantage. Enfin la suppression des bourgillons qui poussent aux aisselles du sarment, à l’époque de la maturation, a toujours été suivie de l’éruption de nouvelles pousses qui paraissaient ailleurs, et j’en ai conclu que cet acte de la végétation se liait intimement à la disparition des acides dans le fruit.
- De récentes expériences de M. Delarue, chimiste, à Dijon, tendent à prouver que le voisinage des forêts contribue au développement d’une plus grande quantité de tanin dans les raisins des vignes que les bois dominent. J’ai recherché si, en donnant aux racines de la plante une nourriture très-chargée de tanin, le suc de ces fruits en contiendrait une plus forte proportion. Voici comment j’ai opéré, toujours en agissant d’une manière différente sur des ceps continus : en soulevant et déchaussant le cep avec précaution, j’amenais au jour le chevelu qui tient au collet de la souche, et je le plongeais
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- dans un flacon à large ouverture dont l’orifice affleurait le sol. Ces dispositions prises, j’ai rempli le vase d’une infusion de tanin extraite du pépin ; quand cette décoction était légère, elle était assez rapidement absorbée dans la circulation végétale ; la plante en assimilait très-peu, si les liquides étaient concentrés. Le suc ni les pépins des raisins cueillis sur les ceps soumis à cette expérimentation n’étaient sensiblement plus riches en tanin que cela s’observait sur les ceps voisins.
- J’ai été, par ce genre de recherches, conduit à essayer l’action d’autres substances sur le chevelu de la vigne ; toutes les matières végétales, telles que le sucre, la gomme, sont, en général, très-peu absorbées par les racines. On aide singulièrement à l’assimilation en ajoutant un peu de sels à ces dissolutions ; en tous cas, il est essentiel qu’elles ne soient pas concentrées. Mais, si nous trouvons que les racines de la vigne assimilent peu les matières végétales pures, en revanche les dissolutions salines entrent plus facilement dans la circulation végétale. J’ai seulement essayé l’action du chlorhydrate de soude et du sulfate de fer sur le chevelu : les réactifs chimiques n’ont pas sensiblement indiqué, dans le fruit, une plus forte proportion de ces sels; cependant on pouvait remarquer qu’il y avait plus de vigueur dans la végétation des ceps soumis à ces essais et une couleur plus foncée dans la verdure de leur feuillage. Les dissolutions légères étaient plus facilement absorbées que lorsqu’elles étaient plus concentrées.
- Résumé.
- Nous résumerons ici en peu de mots les principales conclusions que l’on peut déduire des faits qui viennent d’être exposés.
- Les diverses parties constituantes de l’organisme de la vigne, telles que le sarment, les feuilles, les fruits, les racines, le chevelu, etc., sont toutes attachées les unes aux autres de la même manière que la gretïè en fente s’implante sur le sujet greffé. Il en résulte que chacun de ces organes, chacune des subdivisions de l’organe est une cellule imperforée qui jouit d’une circulation particulière; la circulation générale se fait par le réseau des interstices qui se trouvent entre ces organes. La vitalité de la plante paraît résider dans la moelle ; le développement du sarment a lieu du dedans au dehors. - Nous ne tirerons point de conséquences isolées des résultats analytiques que l’on a obtenus par l’examen des cendres des diverses parties des végétaux, puisque ces résultats peuvent varier d’une année à l’autre; mais de la discussion comparative des chiffres obtenus nous reconnaîtrons que les feuilles et le bois sont riches surtout en sels de potasse, que l’écorce contient une grande proportion de carbonate de chaux. La moelle et le pépin sont riches en phosphates calcaires ; la souche et les fortes racines donnent, à l’incinération, un moindre résidu que les feuilles, le jeune bois et le chevelu .
- La vigne, comme tous les végétaux, s’approprie les principes nécessaires à sa nutrition , au moyen de deux systèmes d'organes, qui sont les fibres chevelues de ses racines et les feuilles de sa tige. Les dernières ramifications du chevelu sont terminées par de petits suçoirs qui jouissent de la propriété de dissoudre, dans les acides carho-
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- nique et acétique qui sont le produit de la végétation, les alcalis qu’ils réabsorbent ensuite pour les émettre dans la circulation générale. Tant que la plante n’a point de feuilles, c’est dans l’humus qui est en contact avec les suçoirs du chevelu, et sous l’action de l’oxygène atmosphérique qui doit pénétrer le sol, que les racines puisent l’acide carbonique nécessaire à la nutrition du cep. L’analyse des sucs contenus dans la racine de la vigne nous démontre qu’aux premiers mouvements de la sève ils contiennent beaucoup d’eau, de l’acétate de potasse et des sels ammoniacaux; que, plus tard, les sels de potasse, les phosphates, le tanin s’y développent en fortes proportions; enfin, à l’automne, le mucilage, l’amidon, les substances résineuses paraissent y dominer.
- L’analyse des sucs du sarment nous donne des résultats analogues.
- Dans l’obscurité, les plantes ne peuvent décomposer l’acide carbonique ; la capacité de nutrition de la vigne, à cet endroit, sera donc proportionnelle à l’intensité de la lumière qu’elle recevra.
- C’est aussi dans l’atmosphère que la vigne puise la plus grande partie de l’azote qui est nécessaire à son alimentation. Les pluies, la neige entraînent avec elles, dans le sol, l’ammoniaque qui résulte de la décomposition des matières animales en putréfaction disséminées à la surface du globe.
- Enfin l’eau et les vapeurs aqueuses de l’atmosphère donnent encore à la plante un nouvel aliment dont elle s’approprie, en certains cas, un des principes constituants ( l’hydrogène ) qui y sont contenus.
- La chaleur excite la vitalité de la plante et aide aux oxydations qui s’opèrent sur les surfaces des divers organes du végétal.
- L’électricité produit des effets analogues sur la vigne; peut-être aussi détermine-t-elle, dans les hautes régions de l’atmosphère, des productions de nitrate d’ammoniaque que les pluies entraînent ensuite dans le sol.
- Nous distinguerons quatre époques critiques dans la végétation de la vigne : 1° le développement de la bourse et de la tige ; l’humus du sol est nécessaire à ce premier acte de la végétation. 2° L’épanouissement de la fleur et la nouure du fruit; cette période de la floraison est précédée de l’apparition de nouvelles fibres chevelues au collet de la racine. 3° Dans la troisième époque critique, la baie acquiert sa grosseur et perd à la fois sa dureté et son opacité, pour devenir élastique et transparente. k° Enfin c’est dans la quatrième période que commence la maturation du raisin ; l’aoûtement du bois et la sortie de ces bourgillons qui naissent aux aisselles des feuilles accompagnent ou précèdent cette dernière période.
- Les gelées printanières, les pluies froides qui surviennent au moment de la floraison, l’extrême sécheresse de l’été, les pluies et les froids de l’automne sont les accidents, par intempéries, funestes à la vigne, qui correspondent à chacune de ces époques critiques.
- Nous conclurons, de l’examen auquel nous avons soumis le raisin du noirien, 1° que . ceux des sucs de la baie qui séjournent au milieu des ligaments nourriciers du pépin, que les sucs du parenchyme, en un mot, sont surtout riches en mucilage et en fibres ligneuses; 2° que les sucs qui avoisinent l’enveloppe membraneuse du grain sont les Quarante-huitième année. Décembre 1849. 37
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- plus sucrés ; 3° que les sucs intermédiaires sont les plus acides et les plus chargés de ferment ; 4° que les fluides aériformes que l’on rencontre dans la sève et les sucs de la baie paraissent s’y trouver plutôt à l’état de combinaison chimique qu’à l’état de simple dissolution.
- *
- Le pépin est enveloppé d’une tunique fibreuse éminemment riche en tanin. La quantité de tanin que contiendront les vins pourra, toutes choses égales d’ailleurs, être proportionnelle au rapport qui existera entre le volume des pépins renfermés dans le grain du cépage qui l’aura produit et le volume de la baie de ce cépage. Le tanin du raisin est identique au tanin de la noix de galle et à celui des écorces. L’enveloppe osseuse du pépin renferme une amande oléagineuse recouverte d’une membrane très-amère.
- Les matières colorantes résident dans la pellicule de la baie, sous l’épiderme qui la revêt. La coloration du raisin se produit sous l’action de la lumière, quand cette lumière peut être absorbée par la baie devenue transparente. A cet endroit, les raisins des vignes très-garnies recevront peu de rayons lumineux et seront, par conséquent, moins riches en matières colorantes. Il en sera de même pour les raisins à grains très-serrés, et pour les raisins qui auront mûri sous le ciel toujours obscurci par les nuages d’un automne pluvieux.
- La grappe contient du mucilage, de l’albumine, des tartrates, du tanin, etc., enfin toutes les substances que l’on trouve dans le raisin ; mais aucune de ces matières n’y prédomine d’une manière prononcée, et elle n’abandonne qu’une faible partie de ses principes constituants aux liquides dans lesquels elle baigne. Son action dans la cuve paraît purement mécanique.
- La pellicule du grain contient une huile volatile odorante.
- En rejetant une partie de leur oxygène, les acides végétaux se transforment en sucre dans la baie du raisin, au moment de sa maturation.
- Un effeuillage complet du cep ( cet effeuillage se pratique à l’automne ) rend plus acide et moins dense le moût des raisins qu’il nourrit. L’effeuillage partiel pratiqué à la base du cep à l’époque de la maturation est favorable au développement de la matière sucrée.
- Si, dès que le raisin a noué, on supprime, en en coupant les extrémités, le tiers environ des jeunes sarments, la croissance du fruit n’en est point modifiée, et on obtient cet avantage que la lumière et la chaleur pénètrent davantage le cep, on hâte la maturation du bois et du raisin. En diminuant les organes qui assimilent pour eux les substances inorganiques du sol, on maintiendra la fertilité de ce sol ; enfin les tiges herbacées que l’on enfouit dans la terre, en lui donnant son troisième labour, lui serviront d’engrais. On comprendra que cette suppression de l’extrémité des jeunes tiges devra être faite rationnellement, varier d’un sol à l’autre, et varier encore suivant le nombre de raisins que porte chaque tige, et la vigueur du sujet; car il faudra toujours que le sarment présente un nombre de feuilles qui puisse suffire à l’assimilation de la nourriture atmosphérique nécessaire à la croissance du fruit et à la maturation du bois que Ton a conservé.
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- La pluie diminue la densité du moût, gonfle la baie, et augmente dans le suc la proportion de matières aqueuses et mucilagineuses; elle y amène, en outre, une nouvelle quantité de sels acides, ce qui, en dernier résultat, recule la maturation du raisin et rougit la pellicule du fruit.
- La pourriture détruit la matière colorante et le sucre, augmente la proportion de mucilage. Le moût du raisin pourri est plus dense que le moût du raisin sain.
- Le moût du raisin saisi par le froid, avant son entière maturité, contient de l’acide acétique.
- Le moût des raisins conservés sur des claies à l’abri contient, en résultat absolu, plus de sucre qu’il n’en contenait à la récolte ; de plus, comme il y a eu dessèchement partiel du grain, il renferme, proportionnellement au nouveau poids de son fruit, une plus forte quantité de matières colorantes; enfin il est évident, par ces deux causes, qu’il doit avoir une densité plus élevée.
- Le raisin grêlé, dont la baie est éventrée à l’automne, éprouve une désorganisation toute particulière ; son parenchyme devient opaque, il a le goût d’évent ; la vitalité du grain, sous l’influence du froid qui le saisit, doit être détruite par la grêle autrement qu’elle l’est par le foulage, puisque le vin que donne ce raisin est toujurs entaché d’un goût de non-franchise, même lorsqu’il est immédiatement récolté.
- Les dissolutions salines peu concentrées sont très-rapidement assimilées par la circulation de la vigne ; les dissolutions de chlorhydrate de soude et de sulfate de fer paraissent agir d’une manière favorable sur la coloration du feuillage et la vigueur de la végétation.
- Les dissolutions de substances végétales sont moins promptement absorbées par les racines; les matières visqueuses ou atmosphériques le sont très-peu.
- En comparant les moûts des raisins qui proviennent d’une vigne peu garnie avec les moûts des raisins qui sont récoltés dans une vigne dont les ceps sont très-rapprochés, on reconnaît que dans le suc de ces derniers fruits dominent le mucilage et les acides libres. Dans le premier moût, le sucre et les matières colorantes sont en plus forte proportion ; dans ce dernier cas, la grappe est à grains moins serrés, et la pellicule de Ja baie est plus épaisse.
- Les raisins cueillis dans une vigne jeune ou trop renouvelée par le provignage donnent des résultats analogues, et, d’ailleurs, comme la baie est plus grosse, il s’ensuit que les sucs des baies les plus volumineuses et présentant, par conséquent, les moindres surfaces seront riches surtout en substances acides, en mucilage, en eau, en ferment, tandis que dans les autres baies domineront les substances propres aux tissus superficiels, c’est-à-dire le sucre et les matières colorantes. On observe, en outre, que dans ce cas le rapport du volume des pépins à celui de la baie sera toujours inférieur à ce qu’est ce même rapport pour des raisins à plus petits grains ; le vin qui proviendra des jeunes vignes et des jeunes ceps sera donc aussi moins riche en tanin que le vin donné par les vieux ceps.
- Le tanin résidant principalement dans la tunique qui enveloppe le pépin, toutes les manipulations qui, dans l’acte de la vinification, agiront sur cette tunique en la déchi-
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- rant et en multipliant ses points de contact avec le moût contribueront à augmenter la richesse en tanin du vin qui en sera le produit. A cet endroit, l’égrappage qui écrase la baie, et les foulages qui précéderont la mise en cuve, mais surtout le broiement obtenu au moyen des cylindres, seront d’un effet avantageux.
- Toutes les fois que la température du moût, à la récolte, ne s’opposera point à l’emploi du procédé bavarois (1) dans l’acte de la vinification, les foulages répétés et fréquents que dès le début de la fermentation on pratiquera sur les cuves auront encore pour effet d’aider ( à température égale ) à la dissolution dans le vin d’une plus forte proportion de tanin. Enfin, après que la fermentation est terminée, si on laisse séjourner, au contact des pépins, le vin dans la cuve, ce sera encore là une circonstance favorable au développement du tanin dans le vin.
- Dans les vignes que l’on surcharge d’engrais animaux, on obtient des moûts qui présentent tous les caractères des moûts provenant de jeunes vignes ; ils contiennent en outre, comparativement, une plus forte proportion de ferment.
- Si, à la suite des pluies d’automne, le mouvement ascensionnel de la sève porte dans la baie une notable quantité d’eau et de substances mucilagineuses, les raisins des vieux ceps seront moins sujets à ces modifications organiques ; et comme, d’ailleurs, il y a à la surface du bois une continuelle évaporation des liquides séveux, plus un cep vieux aura de longueur, plus auront de densité les sucs qu’il fournira à la nutrition du fruit. Par cette même cause, dans les vignes peu garnies, les effets des pluies d’automne seront moins funestes.
- Comme il est reconnu que, pour la conservation du vin, ce vin doit contenir une certaine proportion de bitartrate, il en résulte que, si on attend, pour récolter les raisins, que toutes les grappes aient atteint une maturité complète, le produit qu’elles donneront ne présentera point toutes les conditions qui importent à une longue durée du vin.
- La pourriture, la gelée, la grêle déterminent, dans les sucs du raisin, des modifications essentiellement funestes à la santé des vins, par la forte proportion de mucilage et d’acide acétique qu’y développent les altérations organiques qui en sont la conséquence.
- (1) Je désigne sous le nom de procédé bavarois ( parce qu’on en doit le principe aux brasseurs de Munich ) ce procédé de vinification, qui consiste à fouler les cuves de trois heures en trois heures, de manière à ce que la fermentation s’opère à la plus basse température possible. Ce procédé sera inapplicable toutes les fois que le moût aura, au sortir de la vigne, une température initiale de 20° cenlig.; dans ce cas, les foulages répétés auraient pour effet la production d’une certaine quantité d’acide acétique, et alors il faudra avoir recours aux modes de vinificat ion que j’ai indiqués dans une autre note.
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- Projet de loi relatif aux caisses de retraites pour la vieillesse, précédé de Vexposé des
- motifs, présenté par M. Dumas, ministre de Vagriculture et du commerce, à rassemblée nationale, dans la séance du 26 novembre 1849.
- Messieurs, le gouvernement s’occupe, avec la plus vive sollicitude, d’organiser ou de créer toutes les institutions destinées à venir en aide aux populations laborieuses.
- Dans le plan que cette étude embrasse, la caisse des retraites pour la vieillesse occupait le premier rang.
- Cependant il aurait retardé la présentation d’un projet de loi à cet égard, s’il n’avait cru que la discussion récente de l’assemblée lui faisait un devoir de mettre sa propre pensée au jour.
- Le projet qu’il a l’honneur de vous présenter aujourd’hui doit être considéré comme une véritable modification, une sorte d’amendement à l’œuvre émanée de l’initiative de l’assemblée ; aussi, pour en rendre l’étude plus rapide et plus complète à la fois, jugerez-vous, sans doute, qu’il y a lieu d’en renvoyer l’examen à la commission de la caisse des retraites.
- En effet, s’il diffère de celui de nos honorables collègues MM. Defournel et Lesti-boudois, s’il diffère de celui de la commission elle-même, ce n’est ni par les intentions ni par le principe fondamental.
- Nous voulons tous rappeler vivement aux populations souffrantes que c'est par le travail et l’épargne qu’on écarte la misère : nous cherchons à réveiller partout l’esprit de prévoyance et à détruire les dangereuses illusions qui en ont pris la place ; nous voulons que l’ouvrier sache qu’il lui suffit d’économiser quelques centimes par jour, pendant le cours de sa vie active, pour s’assurer, quand il arrive à la vieillesse, une pension de retraite suffisante ; nous voulons lui prouver que rien ne saurait remplacer cette prévision persévérante et indispensable de sa part.
- Mais le gouvernement, qui désire, qui veut le prompt succès de la caisse des retraites, qui cherche à en faire apprécier immédiatement les avantages, doit se préoccuper des difficultés qui l’attendent. Gomment vaincre l’inertie des ouvriers, si rien ne les sollicite à effectuer leurs versements? Qui ne sait que les fonctionnaires et employés de l’État n’arriveraient presque jamais à se constituer une retraite, si leurs versements étaient volontaires?
- Comment espérer des ouvriers qui vivent au jour le jour, dont les économies sont si courtes et si pénibles à amasser, dont les défiances sont si difficiles à dissiper, un sentiment soudain de prévoyance et une persévérance dans l’épargne dont aucune classe de la société ne peut se flatter d’avoir donné l’exemple?
- Ne nous étonnons pas si, des trois systèmes proposés pour la formation de la caisse des retraites, celui qui rend la retenue obligatoire obtient l’assentiment de beaucoup d’hommes très-éclairés, d’esprits très-pratiques, qui connaissent bien les mœurs et les préjugés des ouvriers. Nous sommes décidés à le repousser, parce que nous savons combien est grande la différence qui sépare les retenues librement consenties dans les contrats de l’industrie privée, et les retenues obligatoires prélevées au nom de l’État ;
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- parce que nous sommes convaincus qu’écrire celles-ci dans la loi ce serait y écrire le droit au travail sous une forme détournée. Mais, qu’on nous permette de le dire, le second système, celui qui laisse les déposants libres, et qui ne leur assure aucun avantage sensible, visible pour eux, est regardé comme étant d’un succès très-incertain et très-éloigné par tous les hommes qui vivent en familiarité avec les ouvriers ; il ne nous suffit pas.
- Voilà comment le gouvernement, dans sa sollicitude pour les classes laborieuses, vient, tout en vous demandant, au nom des principes , de laisser le déposant libre , vous demander aussi, au nom de l’humanité, de lui offrir des avantages , des primes qui puissent l’attirer. Il est convaincu que, si les ouvriers s’habituaient à prendre le chemin de la caisse des retraites , les avantages très-réels , mais lents à se manifester, qu’ils y trouveraient, par le seul effet du mécanisme de l’institution, rendraient l’intervention de ces primes de moins en moins nécessaire, et plus tard inutile ; mais il est convaincu aussi que, pour les premières années, c’est sur elles que reposera l’efficacité de l’institution.
- Leur importance ne paraîtra exagérée , nous l’espérons , ni à ceux qui, mus par le cœur, les pèseront au point de vue de l’intérêt de la classe ouvrière, ni à ceux qui, dirigés par la raison, les envisageront plus froidement du côté politique.
- Tout le système de loi actuelle, que nous regardons comme transitoire, est dans ces avantages; toute sa moralité, dans le sacrifice qu’ils imposent à l’État au profit des ouvriers sous certaines conditions d’ordre, d’économie et de règle dans la conduite de leur vie.
- Le gouvernement partage donc entièrement l’avis de votre commission en ce qui concerne l’état définitif de la caisse des retraites ; il ne partage pas sa confiance dans l’aptitude des populations laborieuses à comprendre et à mettre à profit les avantages qu’elle leur offre.
- En effet, ces avantages, quoique très-réels, sont lointains et cachés.
- 1° Le capital versé par l’ouvrier entre les mains de l’État est assuré à jamais : que l’État perde ou gagne dans l’emploi qu’il en fera, peu importe, il a donné sa garantie. 2° L’intérêt, évalué à 5 pour 100, est très-favorable au déposant, car il est bien évident que ce n’est pas là l’intérêt moyen des capitaux pour les dix, quinze ou vingt années qui vont s’écouler avant que le déposant qui va faire ses versements aujourd’hui touche sa pension de retraite. 3° Les tables de mortalité choisies par la commission ouvrent des chances favorables aux déposants. k° Enfin le capital et la pension qu’il produira sont déclarés incessibles et insaisissables.
- Tous ces avantages sont très-réels, nous le répétons, très-considérables, et, si l’opération prend quelques développements, les populations ouvrières sauront plus tard les apprécier par l’usage.
- Mais, pour les amener à les comprendre, il faut les amener à les pratiquer.
- Ces avantages exigent, pour être aperçus à priori, des raisonnements trop compliqués et des calculs trop délicats pour que les masses en saisissent la portée. C’est par le fait seul, par l’expérience qu’elles peuvent être éclairées. 11 faut donc les amener à en faire
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- l’essai, par des moyens simples, par des faveurs dont l’évidence soit incontestable et dont nous précisons plus loin la nature.
- Ces faveurs ne sont-elles pas d’ailleurs justifiées, au moins pour cette portion nombreuse de la classe laborieuse qui a dépassé la quarantaine, qui touche à l’âge de la retraite, et qui eût cherché dans les dispositions de votre loi des garanties d’avenir qui lui manquent, si votre loi elle-même ne lui eût pas manqué jusqu’ici?
- Ces principes posés, nous espérons que l’assemblée verra facilement pourquoi, tandis que le projet de la commission arrête à 10 fr. le minimum des versements, nous vous demandons de le descendre jusqu’à 50 centimes.
- En effet, admettre les moindres versements et les rendre immédiatement productifs, tel serait le double désir du gouvernement.
- La caisse des retraites n’étendra son influence bienfaisante sur un grand nombre d’ouvriers, n’entrera vivement dans leurs mœurs qu’autant qu’elle répondra non-seulement à leurs besoins vrais, mais aussi à leurs habitudes. La prévoyance et l’épargne sont pour tous des vertus difficiles à pratiquer; mais qu’elles sont dures pour ceux dont le salaire ingrat suffit à peine aux plus stricts besoins de chaque jour ! Combien ne faut-il donc pas à leur égard aplanir les moindres difficultés, exciter par les plus puissants ressorts cette préoccupation de l’avenir, source de sacrifices et d’efforts vers le bien !
- Admettons donc pour les versements un minimum tellement faible qu’il puisse être atteint par la moindre épargne.
- Fortifions chez l’ouvrier des habitudes d’ordre, de prévoyance et d’économie, en l’excitant à opérer ces versements avec une régularité qui ait quelque rapport avec celle de la paye elle-même.
- Pour une foule de familles, et même pour beaucoup d’ouvriers isolés, les 10 fr. que la commission exige constituent déjà un capital bien lent à se former et qui ne s’amasse qu’au prix de pénibles privations, un capital que le plus souvent on désespérerait d’atteindre. Cette défiance, il faut en guérir les ouvriers : ne leur laissons pas croire d’ailleurs que le bénéfice des caisses de retraites, inaccessible au journalier et au manœuvre, serait réservé aux ouvriers de l’industrie ou aux petits rentiers. Prouvons, au contraire, que, si la sollicitude de l’État doit s’étendre sur tous les enfants du pays, sa main doit chercher surtout les plus déshérités, les plus malheureux, les plus pauvres, pour les fortifier contre la mauvaise fortune. Eh bien, ceux-là, n’en doutons pas, hésiteront beaucoup à s’imposer à chaque instant de la vie et pendant de longues années de dures privations, en vue d’un avenir éloigné et incertain. Il faut les attirer à la caisse des retraites par la facilité de l’accès, les accoutumer à y revenir par l’habitude , par le raisonnement, par le sentiment de la propriété.
- Le gouvernement espère, en effet, que l’ouvrier comprendra qu’il s’agit de lui constituer une propriété bien réelle, à l’abri de toute chance, grossissant d’elle-même par un mécanisme certain, et qui vaut bien qu’on prélève à son profit une dîme, tant faible fût-elle, sur la paye de chaque quinzaine.
- Tandis que votre commission admet la constitution de la rente en faveur des enfants dès leur troisième année, le gouvernement reporte à dix-huit ans l’époque où les dé-
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- posants seront librement reçus à faire leurs versements, et fixe à onze ans le terme où ils pourront les effectuer sous le bénéfice de l’autorisation paternelle.
- C’est que le gouvernement envisage la caisse des retraites comme une grande institution d’éducation publique.
- Il associe aux sacrifices que cette institution réclamera de l’Etat une pensée de perfectionnement moral pour les populations laborieuses ; il veut donc qu’elles en aient la conscience, et qu’elles apprennent ainsi que l’ordre, l’économie, la prévoyance, la persévérance sont des qualités ou des vertus que le pays ne voit pas avec indifférence.
- Si l’institution que nous essayons de fonder d’un commun accord pouvait être considérée comme une récompense par ceux qui en sont doués, comme un encouragement, une excitation par ceux à qui elles manquent, le gouvernement croirait avoir jeté dans le pays un germe fécond.
- Mais, à ce point de vue, il faut que la caisse des retraites soit alimentée par des déposants qui aient gagné le droit de s’y présenter par les bons résultats de leur travail personnel et par l’heureux effet de leur esprit d’épargne. Il faut que de leur visite à la caisse des retraites s’élève dans leur esprit une pensée de confiance dans l’avenir, un sentiment de gratitude envers la patrie qui vient en aide à ceux qui savent s’aider, un désir sincère de mériter les encouragements et les récompenses qu’elle accorde à ceux qui savent s’en rendre dignes par quelques efforts.
- le gouvernement prend donc l’ouvrier dès le premier jour où il met la main au travail, et il le suit jusqu’à l’époque où ses forces l’abandonnent.
- Il fixe à onze ans le moment où la caisse s’ouvre à son profit.
- Il redescend à cinquante ans l’entrée en jouissance de la retraite que les projets de votre commission placent à cinquante-cinq. Le gouvernement croit, en effet, que, pour un grand nombre de citoyens appartenant aux classes laborieuses, cette limite serait trop élevée. Dans beaucoup de professions, la vieillesse arrive avant l’heure. Il nous a paru nécessaire de donner aux ouvriers qui les pratiquent le moyen de toucher leur pension dès l’époque de la vie où elle leur devient nécessaire, et assez tôt pour qu’ils eussent la chance de jouir pendant quelques années des fruits de leur épargne. Du reste, comme le déposant est toujours autorisé à retarder l’époque de la liquidation de sa pension, il est évident que, dans le plus grand nombre de cas, il ne la réclamera que s’il y est contraint par ses infirmités ou par sa caducité prématurée, et que, dans le cas contraire, demeurant dans la vie active, il continuera à grossir de son épargne le dépôt qu’il aura commencé.
- Le gouvernement admet avec la commission que la pension doit être bornée à 600 fr., et c’est à cause de cette limite qui en fait une véritable pension alimentaire qu’il demande aussi que cette pension soit incessible et insaisissable.
- Il sait bien qu’en lui donnant ce double caractère il constitue une espèce de majorât viager au profit de l’ouvrier. Il n’ignore pas que, dans une classe plus favorisée de la société, il se trouvera des gens prévoyants qui viendront, attirés par cette disposition, déposer à la caisse un gage de sécurité pour leur avenir. Aussi a-t-il fixé aux versements un maximum assez bas pour rendre à cet égard tout abus impossible. Le
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- gouvernement, nous le répétons, sait que cet avantage est très-grand. Mais il ne s’en effraye pas : ce que nous accordons à la caisse des retraites, dans le but d’augmenter la confiance qu’elle inspire, ne tend-il pas à réduire le budget des hospices, des hôpitaux, des dépôts de mendicité et même des prisons?
- Le gouvernement, malgré ce grand et incontestable avantage fait aux déposants, qui serait vivement apprécié par la partie éclairée du pays, n’est pas bien convaincu que la classe ouvrière, surtout celle des campagnes, soit suffisamment attirée vers la caisse des retraites, si on ne va pas plus loin. L’opération qu’on propose au déposant ne peut offrir de sécurité à ses vieux jours qu’autant qu’il versera à la caisse immédiatement une somme assez forte, ou bien qu’il alimentera son dépôt par petites fractions, pendant une longue suite d’années. Un versement unique et un peu élevé est au-dessus de ses ressources ; une longue suite d’épargnes exige beaucoup de force morale et de prévoyance.
- Le gouvernement vient donc vous proposer d’attirer fortement l’attention des classes laborieuses sur la caisse de retraites, au moyen de primes dont l’action momentanée aura pour effet d’ouvrir le débouché, et dont l’importance, calculée en vue de rendre l’expérience utile et concluante, sans en faire un embarras pour le trésor, aura pour effet d’initier tout d’un coup les populations qui y sont intéressées au mécanisme de la caisse des retraites.
- Aussi le gouvernement vous demande-t-il à la fois de fixer un terme auquel la loi actuelle pourra être revisée, et de faire sur une assez grande échelle l’expérience qu’il vous propose d’entamer, pour qu’on puisse, en discutant les éléments qu’elle fournira, y trouver les fondements d’une loi plus durable.
- Quant au terme prévu pour la révision, on vous propose de le fixer à 1853, en ce qui concerne l’intérêt attribué aux fonds versés au trésor par les déposants.
- En ce qui concerne les primes, on vous demande de limiter leur nombre à 100,000, ce qui constitue une dépense de 2 millions et demi à répartir dans les années 1855 et suivantes, par fractions qui ne dépasseront pas quelques centaines de mille francs chaque année.
- Dès que 100,000 primes auront été placées, le ministre de l’agriculture et du commerce , sans préjudice du rapport annuel auquel il est obligé par la loi, sera tenu de faire connaître la situation exacte de l’opération, et alors l’assemblée jugera s’il y a lieu d’en poursuivre l’application ou bien d’en modifier le plan.
- Le gouvernement, messieurs, vient remplir un devoir en vous apportant le fruit de ses méditations sur l’une des questions les plus graves qui puissent vous occuper. Sûr de ses intentions, comme il l’est des vôtres, il n’a pas dû s’arrêter devant des difficultés de forme. Quand il dépose ici loyalement, franchement l’expression de sa pensée, elle trouvera de votre part un examen dégagé de toute susceptibilité parlementaire.
- Son désir est d’obtenir, non-seulement la création d’une caisse de retraites pour la vieillesse, c’est-à-dire la plus chrétienne, la plus politique et la plus consolante des institutions que nous ayons à fonder, mais d’en rendre les bienfaits prompts et éten-
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- dus, de les faire pénétrer tout d’un coup dans les masses, à l’égal des plus anciennes de nos pratiques charitables.
- Il est prêt à s’associer à toutes les mesures que la commission pourrait proposer dans ce sens, ou que la discussion pourrait faire naître dans l’assemblée.
- Par tous les motifs énoncés dans cet exposé, il demande l’urgence.
- PROJET DE LOI.
- Au nom du peuple français.
- Le président de la république
- Décrète :
- Le projet de loi dont la teneur suit sera présenté à l’assemblée législative par le ministre de l’agriculture et du commerce, qui est chargé d’en exposer les motifs et d’en soutenir la discussion.
- Art. 1er. Il est créé, sous la garantie de l’Etat, une caisse nationale de retraites ou rentes viagères pour la vieillesse.
- Art. 2. Le capital de ces retraites est formé par les versements volontaires des déposants, effectués à la caisse des dépôts et consignations.
- Le minimum de chaque versement est de 50 centimes.
- Les versements ne produiront intérêts que lorsqu’ils s’élèveront à 10 francs ou à des multiples de 10 francs.
- Le maximum des versements mensuels est de 10 francs.
- Art. 3. Le montant de la rente viagère à servir sera fixé conformément au tarif ci-annexé, qui tient compte, indépendamment des primes qui seront déterminées ci-après ,
- 1° De l’intérêt composé du capital, à raison de 5 pour 100 ;
- 2° De l’amortissement de la moitié de ce capital ;
- 3° Des chances de mortalité en raison de l’âge des déposants et de l’âge auquel commence la retraite.
- Art. 4. Les versements peuvent être faits au profit de toute personne âgée de plus de onze ans.
- Ceux opérés par les mineurs âgés de moins de dix-huit ans ou en leur nom devront être autorisés par leur père, mère ou tuteur.
- Le versement opéré antérieurement au mariage reste propre à celui qui l’a fait.
- Celui fait pendant le mariage par l’un des deux conjoints profite séparément à chacun d’eux pour moitié.
- En cas de séparation de corps ou de biens, le versement postérieur profite séparément à l’époux qui l’a opéré.
- En cas d’absence ou d’éloignement de l’un des deux conjoints depuis plus d’une année, le juge de paix pourra, suivant les circonstances, accorder l’autorisation de faire des versements au profit exclusif du déposant.
- Sa décision pourra être frappée d’appel devant la chambre du conseil.
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- Art. 5. Il ne pourra être inscrit sur la même tête une rente viagère supérieure à 600 francs.
- Ces rentes sont incessibles et insaisissables.
- Art. 6. L’entrée en jouissance de la pension ne peut commencer avant l’âge de cinquante ans accomplis.
- Art. 7. Au décès du déposant, avant ou après l’ouverture de sa pension , la moitié du capital par lui déposé sera remboursée à ses héritiers, sans intérêts.
- Si l’Etat succède, cette moitié fait retour à la caisse des retraites.
- Art. 8. Toute somme versée irrégulièrement par suite de fausse déclaration sur les noms, qualités et âge des déposants, par défaut d’autorisation, ou qui dépasserait celle nécessaire pour constituer au déposant une pension de 600 fr., sera remboursée sans intérêts par l’État, sans préjudice de l’application des lois pénales en matière de faux.
- Art. 9. Pour encourager l’épargne et la prévoyance, l’État accorde une prime de 25 fr. à tout ouvrier agricole ou industriel qui, pendant cinq années consécutives, aura versé à la caisse une somme au moins égale à 15 fr. par an.
- Le même déposant ne pourra cumuler plus de deux primes.
- Le nombre total des primes ne pourra dépasser cent mille.
- Le capital des primes ne fait pas retour aux héritiers.
- Art. 10. Il sera remis à chaque déposant un livret sur lequel seront inscrits les versements par lui effectués, et les rentes viagères correspondantes.
- Art. 11. Un règlement d’administration publique déterminera 1° la forme des livrets, le mode d’après lequel les versements seront faits, soit directement par les déposants, soit, pour leur compte, par les caisses d’épargne, les sociétés de secours mutuels et autres associations intermédiaires ;
- 2° Les justifications à produire pour participer aux primes, l’ordre de répartition de ces primes, enfin les formes de contrôle pour garantir à la fois les intérêts des déposants et ceux du trésor public.
- Art. 12. Les certificats, actes de notoriété et autres pièces exclusivement relatives à l’exécution de la présente loi seront délivrés gratuitement et dispensés des droits de timbre et d’enregistrement.
- Art. 13. La caisse nationale des retraites sera gérée par l’administration de la caisse des dépôts et consignations, sous la surveillance d’un conseil de vingt-cinq membres, composé ainsi qu’il suit :
- Quatre représentants nommés par l’assemblée nationale ;
- Deux conseillers d’État nommés par le conseil d’État ;
- Deux conseillers à la cour de cassation nommés par la cour de cassation ;
- Deux conseillers-maîtres nommés par la cour des comptes ;
- Deux membres de l’Académie des sciences nommés par leur Académie ;
- Deux membres de l’Académie des sciences morales et politiques nommés par leur Académie ;
- Le directeur de la comptabilité au ministère des finances ;
- Le directeur du mouvement des fonds au même ministère ;
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- Deux membres du clergé ;
- Deux docteurs en médecine;
- Deux prud’hommes ;
- Un agriculteur ;
- Un industriel ;
- Un commerçant.
- Tous ces derniers membres sont nommés par le gouvernement.
- Tous les membres sont nommés pour quatre ans ; ils peuvent être réélus.
- Le conseil sera présidé par le ministre de l’agriculture et du commerce.
- Art. 14. Il sera rendu un compte annuel à l’assemblée nationale de la situation de la caisse des retraites.
- A partir du 1er janvier 1853, la présente loi devra être revisée quant au taux de l’intérêt et au tarif, pour les nouveaux livrets, mais sans rétroactivité à l’égard des versements déjà effectués et des droits qu’ils pourraient conférer aux primes.
- A partir de la même époque et jusqu’à la décision de l’assemblée, tous versements de la part de nouveaux déposants pourront être refusés.
- Fait à l’Élysée-National, le 26 novembre 1849.
- Le président de la république, Louis-Napoléon Bonaparte.
- Le ministre de Vagriculture 9t du commerce,
- Dumas.
- Exemples tirés du tarif des pensions pour les déposants, sans tenir compte de la prime.
- 1° Un enfant de 11 ans qui mettrait 5 centimes par jour de travail à la caisse des retraites, c’est-à-dire 300 jours par an, aurait droit, à 65 ans, à une pension de 865 fr.
- Comme la loi n’autorise pas de pensions au-dessus de 600 fr., il n’aurait pas besoin de continuer ses versements jusqu’à l’âge de 65 ans.
- S’il voulait jouir de sa pension à 60 ans, elle serait de 488 fr. ; à 55 ans, elle serait de 295 fr.; à 50 ans, elle serait de 186 fr.
- 2° Un jeune homme de 18 ans qui ferait de même un versement de 5 centimes par jour, 300 fois par an, jouirait d’une pension de retraite égale à
- 555 fr. à l’âge de 65 ans.
- 312 — de 60 ans.
- 188 — de 55 ans.
- 117 — de 50 ans.
- 3° S’il commençait ses versements à l’âge de 25 ans, en supposant toujours qu’ils fussent de 15 fr. par an, elle serait de :
- 350 fr. à 65 ans.
- 196 — 60 ans.
- 116 — 55 ans.
- 70 — 50 uns.
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- 4° Un ouvrier qui commencerait à verser 15 fr. par an à l’âge de 30 ans aurait droit à une pension de
- 248 fr. à 65 ans.
- 137 — 60 ans.
- 80 — 55 ans.
- 47 — 50 ans.
- 5° Un ouvrier qui commencerait à 30 ans à verser 30 fr. par an à la caisse aurait droit, à 65 ans, à une pension de 497 fr.
- 6° S’il commençait à verser 30 fr. par an à l’âge de 18 ans, pour toucher sa pension à 60 ans, il aurait droit à une pension de 600 fr.
- 7° Un enfant de 11 ans pour qui on commencerait à verser 30 fr. par an, et qui continuerait de la sorte jusqu’à 55 ans, aurait droit à une pension de 592 fr.
- 8° Un jeune homme de 18 ans qui commencerait à verser 45 fr.‘ par an, et qui continuerait ainsi jusqu’à 50 ans, aurait droit à 564 fr. de pension.
- 9° Un enfant de 11 ans pour qui on commencerait un versement de 45 fr. par an , et qui continuerait de la sorte jusqu’à 50 ans, aurait droit à une pension de 560 fr. par an.
- 10° Si l’on commence à faire des versements à l’âge de 11 ans, et qu’on cesse à 21 ans, il suffira, pour acquérir une pension de 500 fr., dont le premier trimestre soit payable à 60 ans, de verser, durant les dix années de 11 à 21 ans, 32 fr. 32 c. par an; soit, en tout, 323 fr. 20 c.
- Ce serait à peu près 10 c. par jour.
- 11° Si, de l’âge de 20 ans à l’âge de 27 ans, on dépose, chaque année, 72 fr. 36 c. ou 6 fr. 3 c. par mois, en tout 506 fr. 52 c., on aura de même droit à une retraite de 500 fr. à l’âge de 60 ans.
- 12° Un homme de 40 ans, qui voudrait se faire en dix années de versement une retraite de 500 fr. pour l’âge de 60 ans, ne pourrait y parvenir; car il faudrait que ses versements atteignissent, chaque année, 183 fr. 24 c., ou 15 fr. 27 c. par mois.
- Comme il ne pourra verser que 120 fr. par an, en tout 1,200 fr. de 40 à 50 ans, il n’obtiendra pour l’âge de 60 ans que 327 fr. 44 c. de pension.
- Mais en continuant ce versement de 10 fr. par mois depuis 40 ans jusqu’à 60 ans, c’est-à-dire en versant un total de 20 fois 120 fr. ou 2,400 fr. , il parviendrait à une pension de 503 fr. 16 c.
- 13° A 45 ans, un homme qui ne ferait de dépôts que pendant 10 années, soit jusqu’à 55 ans, ne pourrait, non plus, acquérir par cette combinaison une pension de 500 fr. pour l’âge de 60 ans ; il serait effectivement nécessaire de porter ses dépôts annuels à 249 fr. 4 c.
- Comme il ne peut verser que 120 fr., il ne pourra acquérir en 10 ans qu’une pension de 240 fr. 92 c., qui lui aura coûté 1,200 fr.
- S’il continuait ses versements jusqu’à 60 ans, il aurait versé en 15 ans 1,800 fr., et il obtiendrait à 60 ans une retraite de 314 fr. 84 c.
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- Exemples tirés du tarif des pensions pour les déposants qui auront profité de la prime,
- 1° Un apprenti de 11 ans qui verserait à la caisse 15 fr. par an pendant 5 ans, et obtiendrait ainsi une prime de 25 fr. à l’âge de 16 ans, puis cesserait tout versement,
- jouirait, à l’âge de 60 ans, d’une pension de....................... 170 fr. 60 c.
- Savoir : pour les 75 fr. versés de 11 à 16 ans. . 132 fr. 68 c.
- Pour la prime..................................... 37 92
- Total.............. 170 60
- 2° Si le même individu de 11 ans, au lieu de discontinuer ses versements à 16 ans, les eût continués jusqu’à 21 ans, il aurait droit à une seconde prime et à une pension
- totale de.......................................................... 298 fr. 28 c.
- Savoir : pour les 150 fr. versés de 11 à 21 ans. . . 232 fr. 11c.
- Pour la première prime à 16 ans.................... 37 92
- Pour la deuxième prime à 21 ans. ...... 28 25
- Total. .... 298 28
- 3° Un ouvrier de 21 ans versant 15 fr. par an obtiendra une prime de 25 fr, à l’âge de 26 ans, et, s’il arrête alors ses versements, il aura cependant droit à une pension de..........................................................94 fr. 76 c.
- payable à 60 ans.
- Savoir : pour 75 fr. versés de 21 à 26 ans, une pension de. . 73 fr. 81 c.
- Et pour la prime.................................... 20 95
- Total.................. 94 76
- 4° Le même ouvrier de 21 ans continuant ses versements, non plus jusqu’à 26, mais jusqu’à 31 ans, recevra deux primes de 25 fr., l’une à 26 ans, l’autre à 31 ans. Il se procurera ainsi une retraite, payable à 60 ans, de. .... 164 fr. 96 c.
- Savoir : pour le capital de 150 fr., montant de ses versements. ........................................... 128 fr. 50 c.
- Première prime, à 26 ans. ........................ 20 95
- Deuxième prime, à 31 ans. ........ 15 51
- Total................ 164 96
- 5° Un homme de 40 ans verse 5 centimes par jour, ou 15 fr. par an jusqu’à l’âge de 45 ans. Les 15 fr. ainsi accumulés jusqu’à l’âge de 65 ans lui assureraient à cet âge
- une pension de............................................................. 40 fr. 67 c.
- Mais il reçoit à 45 ans une prime de 25 fr., qui ajoute à sa pension. 11 49
- De sorte qu’à 65 ans il jouira d’une retraite de. . . . . . , 52 16
- 6° Si ce même homme avait persévéré à économiser 5 centimes par jour de travail
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- jusqu’à 50 ans, il aurait placé ainsi 150 fr. qui lui auraient donné droit, à 65 ans,
- de toucher une pension de............................................. 70 fr. 50 c.
- De plus, il aurait obtenu deux primes :
- La première, à 45 ans, augmentant la retraite de..................... 11 49
- La deuxième, à 50 ans, ajoutant encore................................. 8 37
- Il recevrait donc en tout, à partir de 65 ans, une pension de. . . 90 36
- 7° S’il s’agit d’un homme de 50 ans, qui effectue des versements pour 15 fr. par an, jusqu’à 55 ans, l’accumulation de 75 fr. ne lui donnerait, à l’âge de 65 ans, qu’une
- pension de.......................................................... 21 fr. 59 c.
- Mais la prime qu’il reçoit à l’âge de 55 ans accroît de. .... . 6 01
- sa pension, qui devient ainsi de......................................... 27 60
- 8° Enfin, si cet homme de 50 ans avait poussé ses économies jusqu’à 60 , le total de ses versements, ou 150 fr., lui eût assuré, pour l’âge de 65 ans, une pension
- de.................................................................. 36 fr. 82 c.
- De plus, il eût touché deux primes :
- La première, à 55 ans, donnant......................................... 6 01
- La deuxième, à 60 ans, ajoutant encore................................ 4 29
- et sa retraite, à 65 ans, monterait à.................................... 47 12
- Ces derniers exemples montrent que l’épargne doit commencer de bonne heure, si le déposant veut trouver dans la caisse des retraites un appui pour ses vieux jours. Pour les déposants qui commencent tardivement, ils ne peuvent arriver à une pension suffisante que par des versements élevés.
- SHyHSx
- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- Instruction pour l’enseignement de la géométrie descriptive dans les trois écoles d’arts et métiers de Çhâlons, d’Angers et d’Aix; par M. Théodore Olivier, professeur, membre du conseil de perfectionnement du Conservatoire national des arts et métiers.
- § U
- La géométrie descriptive doit être enseignée diversement, suivant que les élèves sont destinés à être 1° des ouvriers, 2° des ingénieurs, 3° des professeurs.
- Tout professeur de géométrie descriptive doit être ingénieur, et par conséquent doit avoir dirigé des travaux et pratiqué les ateliers : ayant dirigé des travaux, il connaît ce qui est utile à un ingénieur ; ayant suivi les ateliers, il connaît ce qui est nécessaire à un ouvrier.
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- Tout cours de sciences doit être fait en vue du but que veulent atteindre les élèves qui suivent ce cours; le professeur ne doit pas aller au delà dans son enseignement, s’il veut que son enseignement soit utile et profitable.
- La géométrie , descriptive doit être enseignée 1° seulement comme art des projections aux ouvriers; 2° comme art et science des projections aux ingénieurs; 3° non-seulement comme art et science des projections aux ingénieurs qui se destinent au professorat, mais encore sous le point de vue pédagogique, et ainsi on doit, dans le cours, discuter les méthodes.
- § 2.
- Les professeurs de géométrie descriptive aux écoles nationales d’arts et métiers ne doivent enseigner que l’art des projections à leurs élèves.
- La géométrie descriptive ne doit être, pour les élèves de ces écoles, qu’un outil au moyen duquel ils pourront résoudre graphiquement certains problèmes qui se présentent, chaque jour, dans la pratique des ateliers.
- § 3.
- Dans les ateliers, les ouvriers ont à exécuter des levers et à construire des reliefs d’après des dessins d’ingénieurs.
- Dans les levers, ils se servent d’instruments au moyen desquels ils obtiennent les projections sur deux plans (rectangulaires entre eux) d’un objet ou relief; ils ont donc à exécuter les projections horizontales et verticales d’un relief.
- Lorsqu’ils exécutent un relief d’après les dessins (plans, élévations, coupes et détails) d’un ingénieur, ils ont à résoudre un problème inverse de celui qui leur est proposé dans les levers.
- § \
- Tracer les projections ( horizontale et verticale ) d’un relief, ou construire un relief d’après les dessins d’un ingénieur, sont des problèmes pratiques qui n’exigent que Y art des projections et non la science des projections.
- On doit donc n’enseigner que Yart des projections dans les écoles d’ouvriers, puisque l’art seul leur est utile.
- On doit réserver la science des projections pour les écoles destinées à former des ingénieurs, parce que les ingénieurs ont besoin de connaître les diverses propriétés géométriques dont jouit l’espace figuré.
- s»-
- Les élèves des écoles d’arts et métiers doivent commencer l’étude de l’art des projections par les levers.
- On fera faire, aux élèves de première année, des levers de machines et de bâtiments et des levers de terrain.
- % 6.
- Par les levers de machines et de bâtiments, les élèves apprendront l’emploi du fil à plomb, du niveau, etc. ; ils reconnaîtront l’utilité de deux plans de projections, et dès lors la nécessité de deux projections ( horizontale et verticale ) pour arriver le plus souvent à la représentation complète du relief; mais ils reconnaîtront aussi que ces deux
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- projections ne sont pas toujours suffisantes pour pouvoir construire le relief, qu’il faut que les ingénieurs y ajoutent ce qu’on appelle dessins des coupes et dessins de détails, indispensables pour la construction du relief donné par ses deux projections.
- § 7.
- Par les levers de terrain, ils apprendront l’emploi de l’équerre d’arpenteur, des niveaux d’eau et à bulle d’air, de la mire, de la planchette, etc., et ils reconnaîtront l’utilité d’un seul plan de projection horizontale, le plan vertical de projection étant remplacé par les cotes de hauteur.
- Les élèves seront donc, par la pratique ( qui est et sera toujours le meilleur moyen d’introduire dans la science les élèves, quelle que soit leur destination future et quelle que soit la science enseignée), initiés à la géométrie des plans cotés et nivelés, partie de la géométrie descriptive si utile à enseigner aux ouvriers comme aux ingénieurs.
- § 8.
- Ayant, par les levers, montré aux élèves de lre année d’études la méthode à suivre pour obtenir les deux projections ( horizontale et verticale ) d’un corps, d’un polyèdre par exemple, on leur fera comprendre que, si l’on voulait reconstruire ce corps (ce polyèdre), ses deux projections ne seraient pas, en général, suffisantes; qu’il faut presque toujours y ajouter d’autres dessins, et qu’ainsi il est souvent nécessaire de connaître soit la longueur réelle des arêtes, soit l’angle que deux faces adjacentes font entre elles, soit la véritable longueur de la perpendiculaire abaissée d’un sommet sur certaine face du polyèdre, etc., etc.
- Et ayant ainsi démontré aux élèves , au commencement de la 2e année d’études, la nécessité de résoudre les problèmes relatifs au point, à la droite et au plan, on commencera, pour ces élèves de 2e année, le cours oral de géométrie descriptive, en prenant pour guide la première partie de mon cours de géométrie descriptive.
- On adoptera ma notation, on résoudra tous les problèmes, d’abord par la méthode des changements de plans de projections ; ensuite on résoudra tous ces mêmes problèmes par la méthode de rotation autour d’un axe.
- Il est très-utile aux élèves de connaître ces deux méthodes générales et de savoir s’en servir sans hésitation, quelles que soient les données du problème à résoudre.
- § 9.
- On fera ensuite résoudre tous les problèmes relatifs au point, à la droite et au plan qui se présentent dans la géométrie des plans cotés et nivelés.
- $ 10.
- Tout ce qui est indiqué ci-dessus étant fait, on coupera des prismes et des pyramides par des plans, et l’on déterminera les projections de la section, et aussi cette section en véritable grandeur.
- Immédiatement après, on appliquera la méthode à la section plane d’un cylindre et d’un cône, faisant bien remarquer aux élèves que, comme l’on ne détermine qu’un certain nombre de points de la section, c’est comme si l’on remplaçait le cylindre ou le cône par un prisme ou une pyramide.
- Quamnîe-huitième année. Décembre 1849.
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- § 11.
- On passera ensuite à la pénétration des prismes, des pyramides, des cylindres et des cônes entre eux.
- Puis on résoudra le problème de la section plane d’une surface de révolution et celui de l’intersection de deux surfaces de révolution dont les axes se coupent ou sont parallèles, se proposant de déterminer surtout la section en véritable grandeur dans le premier problème et les projections de l’intersection des deux surfaces dans le second problème.
- § 12.
- On démontrera aux élèves que le mouvement d’une droite est déterminé par trois conditions.
- Que cette droite décrit dans l’espace une surface réglée ; que les surfaces réglées se divisent en deux groupes : 1° surfaces gauches, pour lesquelles deux génératrices droites successives ne sont pas situées dons un même plan; 2° surfaces développables, pour lesquelles deux génératrices droites successives sont situées dans un même plan.
- § 13.
- Ayant démontré que les surfaces cylindriques et coniques sont des surfaces réglées développables, on expliquera aux élèves la nécessité de construire la section droite plane d’un cylindre et la section droite sphérique d’un cône, pour pouvoir exécuter h planification de ces surfaces, et l’on fera exécuter ces sections droites sur l’épure.
- § 14.
- Une surface cylindrique ou conique étant planifiée ( étendue sur un plan ), on ré-, soudra les deux problèmes suivants :
- 1° Etant donnée, par ses deux projections, une courbe C située sur le cylindre ou le cône, construire sa transformation Ci au développement (ou planification) du cylindre ou du cône.
- 2° Etant donnée une courbe Ci ( plane ) et tracée sur le développement du cylindre ou du cône, construire les projections Ch et Cv de la courbe C ( à double courbure ) en laquelle se transforme la courbe Cx , lorsque l’on enroule le développement sur le relief.
- § 15.
- On enseignera aux élèves de 3e année d’études la construction de la tangente à la section plane des surfaces et à la courbe d’intersection de deux surfaces.
- Mais on ne démontrera point la propriété dont jouit le plan tangent en un point d’une surface, savoir, qu’il contient les tangentes à toutes les courbes qui, tracées sur la surface, se croisent en ce point ; on supposera que cette propriété est démontrée , et l’on s’en servira pour la construction du plan tangent en un point d’une surface cylindrique, conique, de révolution.
- § 16.
- A ces mêmes élèves de 3e année on expliquera les surfaces hélicoïdes gauches ( filet de vis carrée, filet de vis triangulaire ) ; on leur démontrera 1° que la surface gauche du filet de vis triangulaire est coupée par un plan perpendiculaire à l’axe suivant une spirale d’Archimède ;
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- 2° Que, pour la surface hé’icoïde développable, le plan perpendiculaire à Taxe de l’hélice (circulaire et cylindrique, qui est l’arête de rebroussement de la surface) coupe la surface suivant une développante de cercle.
- § 17.
- Dans le cours oral, le professeur ne se bornera pas à expliquer les méthodes graphiques que les élèves doivent employer pour exécuter les épures spéciales qu’ils seront appelés à tracer dans leurs salles de dessin , mais il fera passer sous leurs yeux une infinité de cas particuliers lorsqu’il traitera chaque problème.
- Les élèves devront tracer sur un calepin et au crayon, et pendant la leçon orale, toutes les figures que le professeur tracera au tableau, et ils passeront ensuite à main levée et à l’encre ces croquis, en ayant soin 4e les rectifier à vue, sans employer aucun instrument ( règles, équerres ou compas ).
- § 18.
- Dans le cours oral, on doit exposer toutes les méthodes, les appliquer à toutes les questions du cours; mais les élèves n’exécuteront en épures, à la règle et au compas, qu’un certain nombre de problèmes.
- On variera les questions pour chaque élève, et l’on variera, chaque année, les données des problèmes et même les problèmes que les élèves auront à exécuter en épures.
- Le travail graphique doit être considéré comme une manipulation qui a pour but non de faire copier des dessins aux élèves, mais de leur apprendre à construire des épures exactes, en se servant de leur savoir et de leur intelligence.
- % 19-
- Le professeur fera aux élèves de 3e année quelques leçons sur les ombres, sur les projections obliques, sur la perspective , pour que les élèves sachent ces choses ; mais les élèves n’exécuteront aucune épure sur ces sujets, ils se conlenteront des croquis pris à la leçon.
- Et on donne cette prescription, parce que dans les ateliers on ne se sert que de dessins non ombrés, non en perspective, et que les projections obliques ne peuvent servir à construire un relief.
- § 2°.
- Chaque école d’arts et métiers possédera l’instrument auquel j’ai donné le nom d’omnibus, lequel est composé d’une boîte dont les deux fonds sont en liège, et qui est accompagnée de quatre jeux de fiches de diverses longueurs.
- Dans le premier jeu, les fiches sont rouges ; dans le deuxième , elles sont rouges et blanches ; dans le troisième, elles sont noires ; dans le quatrième, elles sont noires et blanches.
- Au moyen des fiches rouges, on construit le système dans l’espace en fichant leurs extrémités, armées d’aiguilles, dans le liège qui forme le fond de la boîte (la boîte étant ouverte et les deux fonds étant placés à 45° l’un sur l’autre, on a les deux plans de projection ).
- Au moyen des fiches rouges et blanches, on projette les points et les droites du système de l’espace sur les deux plans de projection. Les projections des lignes rouges
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- sont représentées par les fiches noires, et les lignes projetantes rouges et blanches ont leurs projections représentées par des fiches noires et blanches.
- Cet instrument permet de faire toucher du doigt et de l oeil, aux élèves, tous les problèmes relatifs au point, à la droite et au plan , et de leur faire voir, avant d’attaquer leur intelligence par le raisonnement, alors qu’il faut démontrer les solutions des problèmes ; cet instrument a, de plus, l’avantage d’apprendre aux élèves à lire dans l’espace, et ainsi de passer des projections au relief, et vice versa.
- Paris, 30 juin 1849.
- Théodore Olivier.
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- Extrait des procès-verbaux des séances du conseil d’administration de la Société
- d’encouragement.
- Séance du 5 décembre 1849.
- Correspondance. M. Combes, l’un des secrétaires, annonce qu’il a reçu un supplément au mémoire de M. Etienne Canson sur sa nouvelle roue hydraulique dite turbine rurale.
- Après avoir fait connaître le résultat des nouvelles expériences auxquelles cet appareil a été soumis, M. Combes propose d’annexer ce supplément au mémoire adressé.
- M. le président ajoute que M. Canson sera invité à fournir un dessin de son appareil.
- M. Villard, chef d’atelier tisseur d’étoffes façonnées , à Lyon , expose que, depuis l’envoi, fait à la Société, des pièces relatives à la demande d’un brevet d’invention pour un mécanisme à lire , piquer et repiquer les dessins sur papier destiné au métier à tisser qui a figuré à la dernière exposition des produits de l’industrie, il n’a cessé de perfectionner cette dernière œuvre, complément de la première.
- M. Bosche, rue des Amandiers-Popincourt, 22 , appelle l’attention de la Société sur les perfectionnements qu’il a apportés à la mécanique Jacquart, parmi lesquels il cite particulièrement la mécanique d’armure en 1822, et la mécanique brisée en 1827. En 1832, ayant pour collaborateur M. David, mécanicien, il imagina un métier à l’aide duquel on peut faire deux châles à la fois. En 1842, il construisit une machine qui permet de faire l’endroit du châle dessus au lieu de l’envers, et cela avec un dessin ordinaire pris sur un autre métier. En 1845, il construisit une machine pour brocher, d’un seul coup, autant de couleurs de soie que l’étoffe peut en contenir dans sa largeur. Les étoffes ainsi brochées imitent la broderie.
- M. Laborde, ingénieur-mécanicien, rue du Faubourg-du-Temple, 50, demande que le comité des arts mécaniques veuille bien donner suite à l’examen du système de piano sur lequel il a appelé l’attention de la Société. Il fait observer que le piano ordinaire présente deux inconvénients graves, le premier de ne pouvoir être accordé parfaitement juste sur tous les tons, le second de ne pouvoir tenir l’accord quand il a été
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- réglé d’après le meilleur tempérament. C’est ce dernier problème que M. Laborde a cherché à résoudre et dont il a soumis la solution à la Société.
- M. Aubert Schwikardi, rue de Clichy, 69, expose les titres qu’il croit avoir à la bienveillance de la Société pour être compris de nouveau au nombre des candidats à la répartition des sommes provenant du legs Bapst, en faveur des auteurs peu fortunés. Parmi ces titres, il fait valoir son système de charpente en tôle.
- M. le préfet des Vosges adresse des certificats constatant la moralité du sieur Georges Lecrivain, demeurant à Épinal, et les services rendus par lui pendant quarante ans, tant comme ouvrier que comme contre-maître de l’imprimerie de madame Gley, imprimeur de la préfecture à Épinal.
- M. le préfet, en mettant sous les yeux de la Société ces certificats, afin qu’elle puisse juger s’il y a lieu d’accorder au sieur Lecrivain une des récompenses qu’elle décerne chaque année, ajoute que la population ouvrière d’Épinal verrait avec satisfaction cet homme laborieux et honnête obtenir un encouragement qu’il semble mériter sous tous les rapports.
- M. Lalvman, à Floirac, près Bordeaux, annonce qu’il a introduit et cultivé la garance dans le département de la Gironde; il y a joint la culture du colza. Il demande si, pour ces deux produits, il peut prendre part au concours pour l'introduction des plantes indigènes.
- Quoique le concours soit clos, M. Laliman sera invité à envoyer des échantillons et un mémoire ainsi que des attestations des autorités locales.
- MM. Zuber et comp., à Rixheim ( Haut-Rhin), recommandent à la Société, comme méritant une des primes qu’elle décerne annuellement aux contre-maîtres et ouvriers, M. Frédéric Bochter père, contre-maître de gravure de leur établissement.
- MM. Legras, Malter et comp., rue des Marais-Saint-Martin, 52 , rappellent que la Société a décerné à M. Legras une médaille d’argent pour la part qu’il a prise aux concours ouverts pour la désinfection des matières fécales dans les fosses mêmes, et du meilleur appareil propre à séparer immédiatement les matières. Leur système ayant reçu des perfectionnements et des applications sur une plus grande échelle, ils demandent que la Société veuille bien charger une commission d’examiner ces perfectionnements.
- M. Filliol aîné, rue Saint-Merri, 7, expose que, depuis sa première demande d’examen d’un appareil séparateur et désinfecteur des matières dans les fosses mêmes, il a apporté de nouveaux perfectionnements à cet appareil.
- M. Dudesert, docteur-médecin, membre de la Société d’agriculture de Caen, adresse un exemplaire d’un ouvrage qu’il vient de publier sur l’agriculture des départements du nord-ouest de la France. L’auteur s’est attaché à traiter la question agricole d’une manière concise et claire, et surtout à conserver à la science la dignité de son langage, sans cesser pourtant d’être intelligible pour tout homme de bon sens. Dans la pensée que la Société d’encouragement a proposé un prix pour la confection d’un ouvrage de ce genre, M. Dudesert demande à être admis au concours.
- M. Péligot, l’un des secrétaires, fait observer qu’un sujet de prix analogue avait été
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- effectivement indiqué, mais que le programme n’en ayant pas été rédigé, il n’a pas été inscrit au tableau.
- L’ouvrage de M. Dudesert est renvoyé au comité d’agriculture, avec invitation d’en rendre compte.
- M. Charlard, adjoint au maire de Saint-Étienne (Loire), appelle l’attention de la Société sur un système de décoration à l’huile dû à M. Bouvier, peintre décorateur.
- M. Frédéric Lenfant, rue de Clichy, 43, soumet au jugement de la Société un mémoire intitulé, Quatre propositions soumises à rassemblée législative, impôt des boissons, droits d'octroi, taxe sur le sel, caisse des retraites, extinction du paupérisme.
- Objets présentés. M. Caumes, boulevard Bonne-Nouvelle, 31, présente les dessins et la description d’une machine à filer, retordre, apprêter les fils de lin, chanvre, soie et colon ;
- M. Mignard fils, boulevard de la Chopinette, 27, à Belleville, un appareil de sûreté et d’aide destiné à protéger les chevaux de limon dans leurs chutes, appareil qui sert à garantir des accidents qui arrivent fréquemment, et que par ce motif il nomme tuteur du limonier articulant sur l'essieu;
- M. Dandré ( Pierre ), aux Batignolles , un appareil dit bâton mécanique, à l’aide duquel une personne voûtée peut marcher droit;
- M. Arben, peintre en bâtiments, rue Coquenard, 41, un nouveau système d’enseignes;
- M. Rouget de Lisle, passage des Petites-Écuries, 15, une nouvelle poudre végétale pour la clarification, la bonification et la conservation de la bière, poudre qui a été inventée par M. Gonse, pharmacien, à Bapaume ( Pas-de-Calais).
- Les ouvrages suivants sont déposés sur le bureau :
- 1° Notice sur les explosions et ruptures d’appareils à vapeur, dont les procès-verbaux sont arrivés à l'administration des travaux publics depuis 1846 jusqu’à l’année 1848, par !W. Lorieux, ingénieur en chef des mines ;
- 2° Bulletin du musée de l’industrie belge, par M. Jobard, année 1849, 3e livraison;
- 3° Annales des ponts et chaussées, juillet et août 1849 ;
- 4“ Le technologiste, décembre 1849;
- 5° Manuel d’aérostation, par M. Dupuis-Delcourt ;
- 6° Société d’agriculture et de commerce de Caen, — Rapport sur le concours des bestiaux ;
- 7° Annales de l'agriculture française, novembre 1849 ;
- 8° Le Moniteur industriel des 22, 25, 29 novembre et 2 décembre 1849.
- M. Jomard fait hommage, de la part de M. Hamel, membre de l’Académie de Saint-Pétersbourg, d’un ouvrage en langue russe, sur l’exposition industrielle qui a eu lieu à Saint-Pétersbourg en 1849.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, il est donné lecture, pour M. Alcan, d’un rapport sur une machine à plier et métrer les étoffes dans toutes longueur et largeur, présentée par M. Ruff.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et de publier le rapport dans le Bulletin, avec les dessins et la description de la nouvelle machine à plier.
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- M. le président fait observer qu’à l’une des expositions précédentes des produits de l’industrie le jury a vu fonctionner une machine du même genre présentée par M. Jo-sué Heilmann; il invite M. le rapporteur à voir s’il ne serait pas utile de faire mention de cet appareil.
- Le conseil approuve ensuite le rapport et en adopte les conclusions.
- Au nom du même comité, M. Benoît donne connaissance d’un appendice au rapport que le conseil a entendu sur le goniographe de M. Collardeau. Il a pour but, d’après de récentes recherches, de bien déterminer ce qui, dans cet appareil, appartient à cet ingénieur.
- Le comité propose d’annexer ce supplément au rapport.
- Celte proposition est adoptée.
- Communications. M. Tliéod. Olivier appelle l’attention de la Société sur une machine à tracer, sur le cuivre et la pierre lithographique, des lignes parallèles équidistantes, machine qui fonctionne dans les ateliers de l’imprimerie nationale.
- Cette machine est due à M. Perreaux, ingénieur en instruments de précision, rue Monsieur-le-Prince, 14.
- Voulant laisser aux justes appréciations de la commission les modifications importantes qu’il a imaginées, M. Perreaux se borne à annoncer que sa machine diffère de celles du même genre en ce qu’elle trace seule, et d’une longueur déterminée, soit des lignes parallèles, soit des lignes brisées ou circulaires. Cet instrument offre, suivant lui, non-seulement des garanties de régularité et de conservation, mais encore son mécanisme simple et facile permet d’élever ou d’abaisser horizontalement les pierres lithographiques , qui, le plus souvent, varient de position et d’épaisseur.
- M. de Colmont entretient la Société d’un sujet qui, plusieurs fois, a été l’objet de sa sollicitude, à savoir quelles sont les qualités que doit réunir le pain pour être sain et nourrissant. M. de Colmont expose les motifs qui lui font désirer que les opérations de la boulangerie et la conservation des farines deviennent l’objet de recherches nouvelles. Ce travail d’un haut intérêt lui paraît digne de fixer l’attention de la Société d’encou-ragemènt.
- Après une discussion qui a porté principalement sur les divers modes de conservation des Farines, le conseil prend la proposition de M. de Colmont en considération , et décide que chaque comité nommera un de ses membres pour former une commission spéciale qui sera chargée de rechercher les améliorations qu’il serait possible d’apporter dans l’art de la boulangerie et dans les procédés de conservation des farines.
- Séance du 19 décembre 1849.
- M. Alcan, à l’occasion du procès-verbal de la séance du 4 décembre dernier, qui relate l’observation faite par M. le président à la suite de son rapport sur une machine à plier et métrer les tissus, fait connaître qu’il n’a pas cru devoir donner une note historique des appareils ayant le même objet, parce qu’aucun de ces appareils n’est resté dans le domaine de la pratique.
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- M. le président annonce la perte douloureuse que la Société vient de faire dans la personne de M. Francœur, l’un des vice-présidents honoraires de la Société; il relate en peu de mots les nombreux services rendus à la Société par M. Francœur. En attendant qu’une notice vienne rappeler les travaux qui ont signalé la vie de M. Francœur, M. le président propose de consigner au procès-verbal les vifs regrets de la Société, et d’autoriser le bureau à se rendre auprès de sa famille pour lui témoigner tout l’intérêt que la Société prend à cette perte.
- Cette proposition est adoptée.
- Correspondance. M. Dumas, ministre de l’agriculture et du commerce, a adressé à la Société une lettre dont la teneur suit, accompagnée de plusieurs exemplaires d’un projet de loi relatif aux caisses de retraites pour la vieillesse, précédé de l’exposé des motifs, présenté à l’assemblée nationale législative, dans la séance du 26 novembre
- 1849.
- Paris, 13 décembre 1849.
- « Messieurs, le 26 novembre dernier, j’ai présenté à l’assemblée nationale un projet de loi pour la création d’une caisse générale de retraite dont l’établissement m’a paru destiné à fournir aux classes laborieuses un moyen efficace d’améliorer leur sort.
- « J’ai pensé qu’il y aurait un grand avantage à ce que ce projet de loi fût, autant que possible, porté à la connaissance des ouvriers de l’agriculture et de l’industrie, afin de leur faire connaître combien le gouvernement se préoccupe d’une question qui intéresse si vivement leur bien-être à venir.
- « J ’ai, en conséquence, l’honneur de vous transmettre deux cents exemplaires du projet de loi, en vous priant de lui procurer, autant qu’il dépendra de vous, une rapide et complète publicité.
- « Recevez, messieurs, l’assurance de ma considération distinguée. »
- Sur la proposition de M. le président, le conseil décide qu’il sera répondu à M. le ministre que des mesures seront prises pour répandre la connaissance de ce projet de loi. ( Voy. plus haut, p. 581. ) . „
- M. Adrien Chenot expose qu’invité par M. Dumas, président de la Société, à communiquer le résultat de ses travaux sur la fabrication et les applications des éponges métalliques, il met sous les yeux de la Société l’extrait de quelques notes relatives à ce sujet en ce qui concerne les éponges de fer. Ses communications se composent des mémoires suivants : 1° un préambule sur la marche de ses travaux depuis 1824 jusqu’à ce jour; 2° règles et moyens de fabrication de l’éponge métallique; 3° fabrication du fer, de l’acier et de la fonte par les minerais ; fabrication du fer et de l’acier par la fonte; alliages et étoffes de fer, acier, cuivre, argent, or, etc., siliciures, aluminures, etc., de fer, 4° fer normal, aimants, électro-aimants; 5° traitement des sels métalliques; fabrication des sels, décomposition de ceux-ci; éponge de plomb par celle de fer; nouveau traitement du plomb ; 6° ciment métallique français, constitution, propriétés, nombreuses applications ; 7° éponges métalliques, combustible, outil de comburation par solidification de l’oxygène au lieu de gazéification des combustibles par celui-ci ; nombreuses énonciations pour élucider le principe.
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- M. Chenot a ajouté à ces différents mémoires un dernier mémoire intitulé, Révision indispensable de la loi du 21 avril sur les mines.
- M. Cadiat, ingénieur civil, rue Voltaire, 9, rappelle qu’il a adressé à la Société une notice sur un moyen d’utiliser une force perdue jusqu’à ce jour par le tirage dans le foyer des locomotives.
- A la suite de nouvelles études, M. Cadiat a eu occasion de compléter son travail, et il le transmet en remplacement du premier, sous le titre de Notice sur un moyen d’utiliser le travail mécanique développé par la vapeur pour produire le tirage dans le foyer des locomotives.
- MM. Japy, à Beaucourt ( Haut-Rliin ), demandent que la Société veuille bien faire examiner le dessin et la description d’une pompe aspirante et foulante à double effet de l’invention de MM. Champonnois frères, à Chaumont ( Haute-Marne ).
- M. E. Wandez, ouvrier mécanicien, rue du Faubourg-Saint-Martin, 161, annonce avoir examiné les divers systèmes qui ont été proposés pour la navigation aérienne , c’est-à-dire l’art de diriger les aérostats ; qu’il a étudié les qualités et les défauts de ces inventions, et qu’il a imaginé un système qu’il croit supérieur à ceux de ses devanciers.
- MM. Maillard et Sculfort fils, fabricants de quincaillerie, à Maubeuge ( Nord ), sollicitent l’examen des produits de leur fabrique. Ils adressent un mémoire descriptif et les dessins représentant les objets créés ou perfectionnés par eux, et y joignent des modèles de tarauds, d’étaux, de clefs à écrous, etc.
- M. le préfet des Vosges adresse, revêtue des attestations nécessaires, la demande par laquelle M. Morel, fabricant de papiers et maire à Arthes, sollicite , en faveur du sieur Houot, contre-maître de son usine, la récompense de quarante-sept années de bons et loyaux services qu’il a rendus à cet établissement en qualité de charpentier-mécanicien.
- MM. Durenne père et fils déposent deux certificats pour faire participer deux contremaîtres de leur établissement de chaudronnerie aux récompenses que la Société tient en réserve pour les contre-maîtres et ouvriers.
- M. Palmer, mécanicien-tréfileur, à Paris, appelle la bienveillance de la Société sur les travaux de M. Fauvel, contre-maître de ses ateliers, comme pouvant lui mériter une médaille de contre-maître.
- M. Chevrier, contre-maître de la manufacture de MM. Ch. Clérambault et Alph. Lecomte, à Alençon, expose ses titres aux récompenses destinées aux ouvriers et contremaîtres.
- M. le chef du cabinet du ministre de l’agriculture et du commerce transmet une lettre de M. Bernier, qui demande quelques renseignements relatifs au blanchiment de la cire. ' • S >
- M. Chérot, peintre-préparateur, dont la Société a encouragé les travaux, ayant été admis par M. le ministre de la guerre à s’établir comme colon en Algérie, adresse d’Alger des observations qu’il a faites sur l’agriculture de cette contrée, et les renseignements qu’il a pu recueillir.
- Un concurrent transmet trois mémoires pour prendre part aux concours suivants : 1° pour l’emploi économique et durable des plantes indigènes, un mémoire avec cette
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- PROCÈS-tEffBAUX.
- devise, L’industrie èst fille du génie et de la pauvreté; 2° pour l’introduction des plantes étrangères à l’Europe, un mémoire portant pour devise , La culture des champs fait les délices de l’homme sans passions ; 3° pour la culture des plantes indigènes en Europe, un mémoire sous cette devise, Heureux l’homme qui sait se plaire dans les champs.
- M. Aymard, secrétaire de la Société d’agriculture, sciences et arts du Puy, annonce l’envoi du 13e volume des Annales de la Société académique du Puy.
- Objets présentés. M. Capy, fabricant d’appareils d’éclairage, rue Saint-Denis, 271, présente une nouvelle lampe et une notice sur les modifications qu’il a fait subir à la lampe modérateur ;
- M. Rives, rue des Enfants-Rouges, 9, une filière à trois coussinets pour le taraudage des vis en fer, soit à filets angulaires, soit à filets carrés.
- MM. Heymés et Belin, place du Marché-Saint-Jean, 20, exposent qu’ils ont préparé un métal ou alliage métallique qu’ils croient appelé à rendre de très-grands services à la marine sous le rapport de la clouterie.
- M. Lejeunê, chapelier, rue Saint-Honoré, 251. présente un chapeau recouvert d’une peluche de soie imperméabilisée ; il signale les avantages de ce procédé pour lequel il a pris un brevet d’invention.
- Madame veuve Raveaux, galerie Montpensier, 30 , au Palais-National, appelle l’attention de la Société sur un appareil de chauffage imaginé par feu son mari, et auquel il a donné le nom de cheminée solaire.
- Les ouvrages suivants sont déposés sur le bureau :
- l6 Annales de la Société centrale d’agriculture, novembre 1849;
- 2° L’annonciateur de la Haute-Loire ;
- 3b La réforme agricole, n° 14, 1849;
- 4° Moniteur industriel des 6, 9 et 16 décembre 1849;
- 5° Annales des chemins vicinaux, novembre 1849 ;
- 6° Notice sur la construction d’une scie à receper sous l’eau, employée en 1847 aux travaux du viaduc traversant la baie de la Canche à Etaples ( Pas-de-Calais ), par M. Ganneron.
- Cette notice est renvoyée à la commission du Bulletin.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts chimiques, M. Ebelmen lit un rapport sur l’émail de M. Paris.
- M. le rapporteur rappelle les différents moyens qui ont été employés jusqu’ici pour préserver le fer coritre l’action si destructive de l’air et de l’eau, et ajoute qu’on peut le garantir également contre l’oxydation, en le recouvrant d’une couche vitreuse fondue à sa surface par l’action du feu ; c’est ce procédé que M. Paris a suivi pour préparer les objets qu’il a soumis à la Société, et dont les formes et les destinations sont très-variées.
- D’après les essais relatés dans le rapport, le comité pense que le fer contre-oxydé de M. Paris présente les conditions de résistance et d’inaltérabilité annoncées par l’in-
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- venteur. L'emploi de ce nouveau produit lui paraît susceptible d’applications avantageuses.
- Le comité propose de remercier l’auteur de son intéressante communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin. ( Approuvé. )
- Au nom du même comité, M. ÉbelmenYil un rapport sur un nouveau procédé de dorure de la porcelaine, imaginé par M. Grenon.
- Divers procédés ont été employés pour rendre la dorure plus durable sans en augmenter beaucoup le prix; celui de M. Rousseau donne une dorure solide, mais la couleur de l’or est modifiée par celle du platine qui apparaît par suite de l’usure.
- Le procédé de M. Grenon consiste dans l’application successive de couches d’or, chacune avec un fondant particulier.
- D’après les essais auxquels cette dorure a été soumise, le comité a émis l’avis de remercier M. Grenon de sa communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin. ( Approuvé. )
- Au nom du même comité, M. Chevallier lit un rapport sur la préparation 1° de la fécule du marron d’Inde et l’emploi de toutes les parties de ce fruit ; 2° de la fécule de Y arum maculalum et de la racine de bryone, par M. Calmus, sergent-major au 62e régiment d’infanterie de ligne.
- Le comité, après avoir lu avec attention le travail adressé par M. Calmus, s’est occupé de rechercher ce qui déjà avait été écrit sur le sujet traité par ce sous officier.
- En résumé, le comité a reconnu 1° que le travail adressé par M. Calmus a été entrepris dans une bonne direction et sous un point de vue utile; 2° que sa lecture l’a convaincu que ce sous-officier emploie une partie des loisirs que lui laisse son service à s’occuper de questions d’un haut intérêt.
- En conséquence, le comité est d’avis que la Société doit, dans une lettre de remercî-ments, témoigner à M. Calmus la satisfaction qu’elle éprouve de le voir s’occuper de questions qui, quoique traitées dans divers ouvrages, peuvent être le sujet de nombreuses et utiles applications.
- M. Combes fait observer que les recherches consignées dans le rapport méritent toute l’attention de la Société, et il pense qu’il serait d’une utilité réelle de les faire connaître par la voie du Bulletin; il demande que l’on ajoute aux conclusions du rapport la proposition d’insertion dans le Bulletin.
- Cette proposition est adoptée ainsi que les conclusions du rapport.
- Au nom du même comité, M. Chevallier lit un rapport sur les sulfates de soude et de magnésie de M. Malapert, pharmacien, à Poitiers ( Tienne ).
- Après un exposé de l’état de la fabrication des sulfates et de leur importance, M. le rapporteur annonce que le comité a examiné le sulfate de magnésie obtenu par M. Malapert lors de la préparation des eaux gazeuses. Il a reconnu 1° que ce sel était bien cristallisé, qu’il ne contenait ni sulfate de chaux ni chlorures, enfin qu’il était pur et exempt de substances étrangères ; 2° que les empreintes obtenues avec ce sel, empreintes qui sont d’une netteté remarquable, présentent de l’intérêt et peuvent, plus tard, recevoir des applications particulières; 3® que le sulfate de soude préparé par
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- M. Malapert est d’une grande pureté, et qu’il se dissout parfaitement dans l’acide sulfurique étendu.
- Après avoir décrit les procédés de M. Malapert, M. le rapporteur fait connaître que le comité est d’avis que ce pharmacien a rendu des services réels aux arts, 1° par la fabrication, en France, du sulfate de magnésie pouvant remplacer celui qui est importé de l’étranger, et par celle du sulfate de soude offrant des avantages pour la prompte préparation de la glace ; 2° par son procédé de moulage à l’aide du sulfate de magnésie; 3° par la communication de ses procédés.
- En conséquence, le comité propose d’adresser une lettre de remerciment à M. Malapert pour son intéressante communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin.
- ( Approuvé. )
- Au nom du comité des arts chimiques, M. Leroi lit un rapport sur un procédé pour la conservation de l’étamage des glaces, présenté par M. Finken. C’est une composition dont la recette n’a point été communiquée, et que son auteur nomme mixture argyride. Cette composition, destinée à préserver les glaces des fâcheux effets de l’humidité, s’étend à froid au pinceau sur l’étamage ordinaire des glaces et sur leurs bords.
- M. le rapporteur, après quelques développements sur les divers moyens employés à cet effet, fait connaître les résultats des expériences du procédé de M. Finken, et, d’après leur ensemble, le comité croit devoir proposer d’engager M. Finken, tout en le remerciant de sa communication, de persister dans la résolution qu’il a manifestée de perfectionner sa mixture argyride de manière à la rendre moins perméable à l’eau. ( Approuvé. )
- Au nom du comité des arts mécaniques, M. Alcan lit un rapport sur la fabrication des tubes sans soudure, emboutis, par M. Palmer.
- Il résulte des documents énumérés dans le rapport que les travaux remarquables de M. Palmer se résument par un progrès dans l’emboutissage, si longtemps stationnaire, par de profondes modifications dans le travail de la tréfilerie, enfin par la création d’instruments qui, par la facilité de leur usage, doivent être rangés au nombre des outils les plus simples et considérés comme des instruments de précision, vu l’exactitude des résultats qu’on en obtient.
- L’ensemble de ces travaux a vivement intéressé les hommes compétents, lors de la dernière exposition, et n’a pu échapper au jury central, quia montré combien il était jaloux de ses récompenses en accordant une médaille d’argent à son auteur.
- Le comité propose de témoigner toute la satisfaction de la Société à M. Palmer pour les progrès qu’il a fait faire à sa spécialité, de le remercier de son intéressante communication , et d’insérer le rapport dans le Bulletin, avec les dessins des instruments qui y sont mentionnés. ( Approuvé. )
- Au nom du même comité, M. Benoit lit un rapport sur une nouvelle boussole azi-mutale inventée par M. James Odier, construite et présentée par M. Ch. Chevalier, ingénieur-opticien.
- Le comité, après avoir reconnu l’importance et l’utilité de cet instrument, propose 1° de remercier M. Ch. Chevalier de son intéressante communication, en lui expri-
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- mant toute la satisfaction que la Société éprouve de le voir réussir dans ses travaux importants; 2° de remercier M. James Odier de l’obligeance avec laquelle il a mis sa boussole azimutale à la disposition de la Société, et a fait connaître la marche qu’il suit dans les observations de l’aiguille aimantée ; 3° de faire graver et publier, dans le Bulletin, les dessins détaillés de la boussole azimutale de M. James Odier, accompagnés d’une légende explicative ; 4° de faire insérer le rapport dans le Bulletin. (Approuvé.)
- Le même membre, continuant de porter la parole au nom du même comité , lit un rapport sur un baromètre mural présenté par M. Ch. Chevalier.
- Le comité propose 1° de remercier l’auteur de sa communication; 2° de faire dessiner et graver le baromètre mural, le baromètre du système de Gay-Lussac muni de viseurs barométriques, et de faire accompagner la planche d'une simple légende explicative; 3° d’ordonner l’insertion du rapport dans le Bulletin. ( Approuvé. ) ( Voy. plus haut, p. 564.)
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- LISTE
- des membres de la Société admis pendant Vannée 1849*
- MM.
- Andraud, ingénieur civil, auteur du chemin de fer dit éolhjue, rue Mogador, 4»
- Bourd'.n, horloger-mécanicien , rue de la Paix, 28.
- Cation, ingénieur des mines, rue de Condé, 24.
- Chambrelan, ingénieur en chef des ponts et chaussées, à Bordeaux ( Gironde ).
- Chemin, balancier-ajusteur, rue de la Ferronnerie, 4-
- Conche, ingénieur des mines, professeur d’exploitation des chemins de fer et de construction à l'école nationale des mines, rue du Dragon, 3o.
- Datlly fils, propriétaire, rue Pigalle, 6.
- Dccoudun ( veuve ), fabricante de chaudières à vapeur, etc., rue Pierre-Levée, 6 et 8.
- Debtgue, ancien capitaine d’artillerie, rue du Bouloi, 24.
- Doméoy, facteur de pianos et de harpes , rue du Faubourg-Saint-Denis, 101.
- Ganneron, ancien entrepreneur des travaux des ponts et chaussées, rue Papillon, 8.
- Gauih er, fabricant de presses et de caractères typographiques, rue de la Parclieminerie, 10 et 12.
- Gevelot, fabricant de capsules pour armes à feu, rue Notre-Dame-des Victoires, 3o.
- Hébert ( J. B.), notaire honoraire, ru<e du Regard, 6.
- Leclaire, entrepreneur de peintures, rue Saint-Georges, 11.
- Lemaire, fabricant de capsules pour armes à feu, rue Notre-Daine-des-Victoires, 3o.
- Lorieux, ingénieur en chef des mines, rue Ta-ranne, 10.
- Massé, fabricant de lampes, rue Saint-Martin, 283.
- Pagot fds (Michel), agriculteur-chimiste, à Saint-Etienne ( Loire ).
- Phillips, ingénieur des mines, rue Blanche, 8.
- Poggi, ingénieur civil, sous-directeur delà vi-cinalité, en Corse, à Ajaccio.
- Pourta/ès ( Robert de ), propriétaire, rue de Londres, 25.
- Rocher jeune, fabricant de noir animal et d’en-giais, à Saumur ( Maine-et-Loire ).
- Simon fils, imprimeur-lithographe, à Strasbourg.
- Sommier ( Achille), propriétaire, rue de Rivoli, 3 o bis.
- Taillefer, fabricant d’aiguilles à coudre, à l’Aigle ( Orne).
- Fitlard (C. A.), mécanicien, à Lyon (Rhône).
- fVest ( Gratien ), sous-intendant militaire, rue Jacob, 4.
- ASSOCIÉS ÉTRANGERS.
- Don Manoel Figuerido , marquis de Coïmbre, 'Don Pablo-^errer, à Madrid.
- à Lisbonne. Société pour l’encouragement de l’industrie na-
- Don Mariano Llorente, secrétaire de l’Académie tionale, à Lisbonne, des sciences de Madrid.
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- TABLE ALPHABÉTIQUE
- DES NOMS DES AUTEURS MENTIONNÉS DANS LA QUARANTE-HUITIÈME ANNÉE DU BULLETIN.
- MM.
- A.
- Alexandre, sangsues mécaniques, 188, 257.
- Armengaud, nouveau cours de dessin, 542.
- Arnaud (d’), sur la reconstruction des villages en Egypte, 71.
- Artur, sur la capillarité et ses applications, sur les trombes, etc., 32 1 ;—moyen de couvrir de fer une surface indéfinie d’eau, 323.
- Atkinson, blanc de zinc, 18.
- Aude, expériences sur la poussée des terres, 43.
- Aut:er, teinture avec les chatons de l’aune,
- 4*7*
- B.
- Bapst, distribution du legs de, i3o, 132;—rapport sur ce legs, 240
- Barbier, nouveau système d’écriture, 210.
- Barrai, machine à vapeur pour le labourage des terres, 135.
- Barthomieux, emploi du blanc de zinc, 34.
- Bataillé, irrigation des terres, 89, g5.
- Batillat, traité des vins de France ( méd. de bronze), 162.
- Baudon de Mony, compte rendu des recettes et des dépenses de la Société, 149-
- Bauerkeller, plans en relief, 20g.
- Becker, moyen de rendre les tissus imperméables, 255.
- Bemy, préparation des graines, 54o.
- Benoît, sur les candidats aux écoles d’arts et métiers, 4^7*
- Bergue {de), ressorts de choc et ressorts de traction en caoutchouc vulcanisé, fa, 11*7.
- Bernardin (Flaiden), horloge astronomique, 381.
- Berthelin, emploi du blanc de zinc, 34-
- Berthet, perfectionnement du métier Jacquart,
- 45.
- Bertnn, ailes de moulin à vent, g6, 99, ig8.
- Beulard, sur l’emploi du blanc de zinc en peinture, 29, 47*
- Beuvière, reproduction des images photographiques, 4.8.
- Bey '(Mme), alliage imitant l’or, 88.
- Blnnquart - Evrard, recherches photographiques, 4i3.
- B fouet, sur l’emploi du blanc de zinc, 34-
- Boland, application de la fermentation panaire, 73; — comparaison du pain de première et de deuxième qualilé avec le pain réglementaire, 79.
- Bonafous, art d’élever les vers à soie au Japon, 44, 62.
- Bnsche, perfectionnements apportés à la mécanique Jacquart, 5gf>.
- Bosqmllon. perfectionnements au métier à la Jacquart, 48, g8, 292.
- Bossut, innocuité du blanc de zinc, 28.
- Bouhon, cale-fléau applicable aux voitures, 287, 289, 467.
- Bouillant, rouleau compresseur, 3,5; — (méd. d’argent), 182 ; — tableaux indicateurs (méd. de bronze), 162.
- Boulanger, sur les inondations de la Loire, 2 38.
- Bourbon-Leblanc, alliage métallique dit venu-sium, 88.
- Bnuntaloue, pompe dite capillaire, 286.
- Bourdin, balancier compensateur de pendules, 237.
- Bourrai1 (de), emploi du blanc de zinc, 34.
- Braille, écriture à l’usage des aveugles, 210.
- Bresson, note sur de nouvelles machines employées en teinture, 1 20.
- Brunei, Biison et Gaugain , bronzage des métaux (méd. d’argent;, 162.
- Bruzard, emploi du blanc de zinc, 38.
- Burle, perfectionnement des locomotives, i3i, i34, ig3, 194.
- Byron (veuve), établissement d’éçoles de village, 320.
- C.
- Cadiat, travail des locomotives, 38a, 601.
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- ( 608 )
- Caillai, mémoire sur l’application, à l’agriculture, des éléments de physique, de chimie et de géologie, 94, 109.
- Calla, sur l’industrie belge, 44 5 — sur Admission des produits de l’industrie étrangère à l’exposition, 92, 95 ; — moulin à vent construit pour la ville d’Odessa, 38 f.
- Calmas, farine de marrons d’Inde, 6o3.
- Camus-Mutel, trempe du fer et de l’acier, 13g ;
- — (méd. d’argent), 162 ; — caisse générale de secours mutuels, 32
- Canneaux , appareil pour doser et remplir les vins de Champagne, 3o4>
- Canson, turbine rurale, 5g6.
- Capy, lampe modérateur, 602.
- Cavaillon, épuration du gaz, 54o.
- Cavé, bateau plongeur, 4°5.
- Cenart (de), rouleau à comprimer les chaussées d’empierrement, 5.
- Champy, conservation des bois, 5i.
- Charpentier, emploi du blanc de zinc, 34-Châtelain, méthode de géométrie pratique sans
- instruments, 481, 49^-
- Chazallon, instrument nommé marrégraphe,
- 188, 244» 464,
- Chenol, nouveau procédé de traitement des minerais de fer, 496, 600.
- Chérot, emploi des couleurs au blanc de zinc, 24 1 — tableaux exécutés au moyen de son procédé dit jresque française, i45 ; — agriculture de l’Algérie, 601.
- Chevalier (Charles), baromètre, machine pneumatique , boussole azimutale, 38 ; — baromètre mural, 564; — compas azimutal, 604;
- — emploi des verres achromatiques à long foyer, 419.
- Chevalier (L.), microscope, 187, 288, 3o2, 466.
- Chevallier (A.) , altération des tuyaux de plomb, 4g4.
- Choquet (Joseph), cultivateur (méd,), 169. Clerget, procédé pour déterminer le rendement du sucre pur et cristallisé, 96 ; — moyen de distinguer les fils de coton des fi!s de laine, 285.
- Collardeau, manomètre à air comprimé , 93 ;
- — plate-forme à denture, 283 ; — goniogra-
- plie ou rapporteur sans point de centre ,
- 354, 599.
- Colmont, sur les droits d’importation et d’exportation en Angleterre, 4r;— conservation des farines, 5gg; —sur la nielle, 544*
- Conté, application du blanc de zinc en peinture, 22,47.
- Cosnuel, perfectionnements dans les machines locomotives, 178.
- Cotel, système d’emballage (méd. d’argent), 162.
- Coulomb, appareil pour travaux sous-marins,
- 48>
- Courtial, outremer factice, 386.
- Courtois, blanc de zinc, i 7.
- Cowper, signaux pour les chemins de fer, 1 r.
- Cruttenden , écoles de village d’Irlande, 317,
- 318.
- Cugnot, voiture à vapeur, 426.
- D.
- Danjoy, emploi du blanc de zinc, 34-
- Da Olmi, encouragement de 200 fr. sur le legs Bapst, 13o, 1 32.
- Darblay, sur l’opération du drainage, 45.
- Decoster, machines-outils, 377.
- Decoudun, nouvel appareil de buanderie, ^q, 104, 107.
- Delarothière, de Troyes ; un encouragement de 218 fr. 88 c. lui est accordé sur le legs Bapst,
- 133.
- Delarue, expériences sur la vigne, 5qZ.
- Delesserl (Benjamin), son buste offert à la Société, 144*
- Delorme-Jrilledaudé, sangsue artificielle, expériences sur l’emploi du plâtre et du charbon comme désinfectant, 379.
- Delvigne, tube à air pour armes à feu, 371.
- Denuelle, emploi du blanc de zinc, Zq.
- Desbordes, nouveaux manomètres, 87.
- Duban, emploi du blanc de zinc, 3q.
- Dubochet, perfectionnements de la fabrication du gaz d’éclairage, 55.
- Dudesert, sur l’agriculture du nord-ouest de la France, 597.
- Dugland, porte-foret rotatif, 137.
- Dulac et Gillet, instrument dit prompt-cubateur (méd. de bronze), 162.
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- ((.>09;)
- Dumas, président de la Société , lettre au ministre de l’agriculture et du commerce au sujet de l’admission des produits étrangers à l’exposition, i4o, —son discours à la séance
- ; générale du 28 mars 1849, » —'sa lettre
- au sujet de l’enseignement spécial à l’usage
- . des élèves des lycées, 2i3 ; — sur l’alimentation à bord des vaisseaux, 42^; -— altération des tubes en plomb , 491 ; — son dis-cours lors de la distribution des récompenses du jury de l’exposition , 53o ; — projet de loi relatif aux caisses de retraites pour la vieillesse, 581,600.
- Dumas, moulage de la fonte (encouragement de 100 fr. sur le legs Bapst), >32.
- Dupas, conserves alimentaires, 38i.
- Dupin (Ch.), compte rendu des travaux du conseil d’administration de la Société , i47 ; — rapport sur les médailles des contre-maîtres, ï63 ; — son discours lors de la distribution des récompenses par le jury central de l’exposition, 5o3.
- Duvoir, appareil de buanderie, 104.
- E.
- Eben-el-Ewan, culture du riz, 312.
- Eck, perfectionnements-dans la fabrication des châles (encouragement de i5o fr.,), 131, i32, (méd. d’or), i63. '
- Eckeberg , culture du riz en Chine, 3i 1.
- Evrard, fonte des suifs, 283.
- Eytelwein, anémomètre, 244*
- F.
- Farcot, machines à vapeur à mouvement direct, 6, 8 (prix), 176, 356.
- Fauchery, turbines, 288.
- Fernandez, briquettes pyrogénées, 323.
- Ferrand, outremer artificiel, 386.
- Fichlenberg, crayons, 419.
- Finken , moyen de préserver le tain des glaces,
- 604.
- Fondet, appareils de chauffage , 53g; — générateur à vapeur, 541.
- Fortin-Hermann, appareil pour la compression des gaz, 373.
- Foucault, éclairage électrique, 48.
- Foucault (aveugle), clavier-imprimeur à l’usage des aveugles, 496.
- Francœur,décédé, 600; ! f s 'v ’ ^ v •••'''
- Frtck, procédés de teinture en réserve, 377.-
- Froment, application de l’électricité au mouvement des machines ,21.
- Fumet, appareil pour obtenir de la glace, 327, 361.
- Fyfe, sur la valeur comparative des différents charbons pour l’éclairage au gaz, 94.
- G.
- Gaigneau, ressorts de choc, emploi de la lumière électrique, 46, 5o, g5.
- Ganneron , scie à receper les pieux, 602.
- Gannery, fabrication des chronomètres, 92.
- Garnier (Paul), horloges électriques (méd. d’argent), 162. .
- Gau, emploi du blanc de zinc, 34-
- Gaudin, microscope portatif, 285.
- Gay, appareil de buanderie, 4^» io4> l07*
- Gay-Lussac, baromètre, G64.
- Geoffroy, élève à l’école d’arts et métiers, 486.
- Gerbillon, culture du riz en Chine, 3o8.
- Girard, machine hydraulique, dite moteur-pompe, 367.
- Girault (encouragement de 100 fr. , legs Bapst), i3i, i32.
- Gonse, clarification de la bière, 5g8.
- Goodyears, introduction du caoutchouc vulcanisé, 49.
- Gounod emploi de blanc de zinc, 34-
- Gourlier, sur le mode de transport et de préparation des matériaux de construction, 126.
- De la Gournerie, bateau à air du Croisic, 487.
- Gratpauche , objets d’art en métal dit venu-sium, 3g. jj
- Gray, blanc de zinc, 21.
- Gréau, moyen de combiner les travaux agricoles avec ceux de l’industrie manufacturière, 83.
- Grenon , dorure sur porcelaine , ^5, 6o3.
- Grove, emploi des sels de plomb dans la fabrication du sucre de betterave, 491 > — piles galvaniques en platine et zinc, 493.
- Gtiénal, appareil urauograpliique (méd. de bronze), 162.
- Guenepin, emploi du blanc de zinc, 34.
- Guimet, outremer factice, 326, 386 j — sa lettre au président de la Société sur l’outremer de ÏVI. Zubefy 388.
- m
- Quarante-huitième année. Décembre 4849.
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- ( 610 )
- Guyton-Morveau, blanc de zinc, 17, ï8, 32 ; —- lettre sur l’emploi de cette couleur, 31 ; — son mémoire sur la manière de l’em-nloyer, 32.
- H.
- De Haber, fabrication de sucre extrait de la betterave desséchée, 4^*
- Halphen y rapport sur l’exposition de 1844» i85.
- Harris, sur les écoles de village d’Irlande, 3ig.
- Hébert, système général d’immatriculation , 240.
- Hêdiard, propulsion atmosphérique ( méd. d’argent), 162.
- Héricart de Thury, rapport au nom des censeurs, i5g.
- Hermann, blanc de zinc, 21 ; — machines à triturer les substances alimentaires et autres, 89, 184, 492.
- Aerpin, emploi du plâtre et du poussier de charbon pour désinfecter les matières fécales , 25g.
- Hooker, sur le gutta-percha, 376.
- Huret {Léopold), machine à percer, i36.
- I.
- Jttier, sur la culture du riz à Java, plantes textiles de la Chine, 135.
- J.
- Janniard, emploi du blanc de zinc, 34*
- Jaulin (Julien), panorgue - piano (méd. de bronze), 164.
- Joly y système de composition typographique, 377.
- Jomardy sur la reconstruction des villages de l’Egypte, 70 ; — nouveaux tableaux de lecture assujettis au système et aux procédés de l’enseignement mutuel, 238 ; — sur l’emploi des signes d’abréviation dans la télégraphie électrique, fai', — inauguration de la statue de Monge, 4*4 » — pressoir horizontal, voiture mue par la vapeur, 426.
- De Jouffroyy nouveau système de locomotives, 180. -
- K.
- Klein, cheminées des locomotives, 2^.
- L.
- Laas d’Agueny cartes géographiques à l’usage des aveugles, 137, 209.
- Laborde, emploi du mercure et de l’éther sulfurique dans le procédé photographique, 69-
- Laboulayt élève à l’école des arts et métiers, 486.
- Lachaise, emploi du blanc de zinc, 37.
- Laignely frein à pression verticale, 180.
- Lainêy engrais, 53g.
- Lamy y chargé d’étudier, dans le grand-duché de Bade, l’extraction du sucre de la betterave desséchée, 4°? 4&
- Lapais, violons et altos (méd. d’argent), 162.
- Larchevéque (Pierre)y contre-maître ( méd. ), 168.
- Lassaigney blanc de zinc, 21.
- De Lasteyrie, décédé, 538.
- Lebègue, emploi de blanc de zinc, 34*
- Leblond y emploi du blanc de zinc, 35.
- Lebretony chaussures imperméables, 328.
- Lecanuy mémoire sur les falsifications des farines, 91, 186,206.
- Le Chatelier, application des contre-poids aux roues motrices des locomotives, g5, 211.
- Leclaire, substitution du blanc de zinc au blanc de plomb, i5, 22, 24; — (méd. d’or), i63.
- Leclerc (Achille), emploi du blanc de zinc, 35.
- LefaucheuXy armes perfectionnées, 541.
- Legaly rivetage des tubes des chaudières, 4?4*
- Le Gavriaiiy moyen de sécurité pour l’exploitation des chemins de fer, 10, 41*
- Le Gavrian et Farinaux , machines à vapeur à mouvement direct, 9, 175 ; — (prix), 176.
- Leistenschneidery machine à fabriquer le papier continu, 131.
- Lejeune, chapeaux imperméables, 602.
- Lejuste, guide des architectes-vérificateurs, 285.
- Lemaître, bateau sous-marin, 12, 13; — machine à faire les bagues pour consolider les tubes des chaudières, 184.
- Lesueur, emploi du blanc de zinc, 35.
- Lesoufacher, emploi du blanc de zinc, 35.
- Leveillé, importation de machines employées en teinture, 45, 120.
- Lobby sur le gutta-percha, 375.
- LutZy machine à canneler les outils, i85»
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-
-
-
- rm )
- M. .=
- Maillart.et Sculfort, outils, 601.
- Malapert, emploi du sulfate de magnésie, 4*7> 6o3. ..
- Manton (Mme), procédés de coloriage, 425.
- Marcello,, dictionnaire étymologique des mots techniques tirés du grec, 187, 322.
- Marcus, priorité de la fabrication du cristal en France, 188.
- Marey-Monge, études sur l’aérostation, 328, 349, 35o.
- Martin «le Lignac, conserves de lait, 38o.
- Mary, transport de la voirie de Montfauconà Bondy, 356.
- Mascheroni, géométrie du compas, 4^4’
- Mathieu, oxyde de zinc, 21.
- Maurel et Jayet, machine-arithmétique , 370.
- Meyer, machines locomotives perfectionnées, 178;—(méd. d’or de la valeur de 4?ooo fr.), 182, 246. .
- Mignard&Xs, appareil pour protéger les chevaux dans leur chute, 5g8.
- Milonas, sur la trempe de l’acier chez les Kurdes , 44*
- Mollerat, blanc de zinc, 20.
- Monge, inauguration de sa statue à Beaune,
- 4*4, 4*6.
- MonmoryaHnè, Vernis, 384, 38g.
- Monpied, dessins composés: de filets typographiques, 288, 3o3, 384, 424, 53i.
- Montgomery, sur le gutta-percha, 375.
- Mont petit, observation sur l’emploi du zinc en peinture, 18, 2g.
- Moreau, • échange ^d’ouvrages avec d’Amérique, envoi de documents, 379. .
- Moucheh, tréfileiie, 377.: i .
- Mougel, sur le barrage du Nil, 4°i î — sur les bateaux plongeurs^ 4 °6. <
- '• -3N.
- Niepce de Saint- Victor, emploi de l’albumine dans la photographie413. ;
- . •> 0.
- Odier, baromètre mural, 564; — compas azi-mutal, 6o5.
- Olivier {François), contre-maître (méd.), 16g.
- Olivier ( Théodore), instruction sur l’enseignement de la géométrie descriptive dans les écoles d’arts et métiers, 5911,
- D’Ons-en-Bray, instrument pour indiquer les phénomènes naturels, 244-
- Ormières, fabrication de l’orseille, 237, 321.
- Ouekaki-Morikouni, l’art d’élever les vers à soie au Japon, 62.
- P.
- Palmer, tubes sans soudure, 491 > 604.
- Paris, tôle couverte d’un enduit vitreux, 92, 602.
- Paulin-Dés ormeaux, nouveau chandelier, i36, 327.
- Pauwels, appareils pour la fabrication du gaz d’éclairage, 55, 100, 200, 568.
- Payen, précis de chimie industrielle, 66.
- Payen et Boussingault, analyse des fumiers de ferme, 267. .
- Payerne, cloche de plongeur, 12.
- Pellechet, emploi du blanc de zinc, 35.
- Pellerin, mélophone (méd. de bronze), 161.
- Pelletier, élève à l’école d’arts et métiers, 486.
- Peroel, fabrication de sucre, 417 -
- Perreaux, roue à hélice pour bateaux à vapeur, 285 ; —machine à tracer sur le cuivre et sur pierre des lignes équidistantes, 5gg.
- Perroncel, chaussures en caoutchouc vulcanisé, 286.
- Petit, étalons linéaires et superficiels, 385.
- Pet rie, éclairage électrique, 46.
- Petrus-Lessen, ouvrages de tour, 41 ï — (en_ couragement de 280 fr. sur le legs Bapst), 133.
- Peut, mémoire sur le delta du Rhône et de son amélioration au moyen de la culture du riz, i35, 3o6.
- Pezerat, culture de l’igname et du jarro des Açores, 237.
- Philippon, emploi du blanc de zinc, 35.
- Pierrugues , nouveau système de machines locomotives, 178.
- Pimont, appareils économisant le combustible dans les machines à vapeur, 13g, 174.
- Pinel-Grandchump, école industrielle, 4o, 58.
- Polonceau, rouleau compresseur, 3.
- Popelin-Ducarre, charbon de Paris , nouveau combustible, i35.
- Portant , règles pantographes, 24 t.
- Pouget, fabrication de la colle de poisson a la
- Guyane> 325.
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-
-
-
- ( )
- R.
- Raphanel et Ledoyen, eau inodore et désinfectante, 188.
- Renard-Périn, teinture, blanchiment et conservation des bois, 5i. 52, 53, g5.
- Renie, emploi du blanc de zinc, 36.
- Reulos, nouveau procédé de tannage, 38o.
- Rivot et Philips, traitement métallurgique du cuivre (méd. de platine), i63.
- Rochas, nouveau procédé photographique ,
- 49°*
- Rochaz, extraction du zinc de ses minerais, 3i3.
- Roches, nouvel engrais, 237.
- Roques, emploi des fils de bananier pour la fabrication du papier, 284, 375.
- Rouget de Liste, mécanisme de chapeaux (méd. d’argent), 162.
- Rouvier-Paillard, objets en ivoire factice, 4*8
- Rude, sculpteur, a exécuté la statue de Monge, 4,4,4i5.
- Ruff, machine à plier et métrer les étoffes, 599.
- S.
- Saint-Père, emploi du blanc de zinc, 36.
- Sainte-Preuve, sur les irrigations, 134*
- Schattenmann, rouleau compresseur, 5.
- Schwikurdi (encouragement de 80 fr. sur le legs Bapst), 131, i32.
- Scoffern, procédé de fabrication du sucre de betterave, 49*•
- Seguier, sur l’état de la télégraphie électrique en Angleterre, 384, 411 *
- Serial, matière propre à lubrifier les parties frottantes des machines ( méd. de platine), i63.
- Serrin , scie à pierre tendre et planipierre, 188.
- Silbermann, moyen de mesurer la quantité d’alcool contenue dans un liquide donné , 86.
- Silbert, contre-maître (méd.), 169.
- Simon fils, impressions lithographiques en couleur, 3g.
- Sisco, nouvelles chaînes, 188.
- Soleil, construction de l’horloge polaire de Tfheaiêtone, 371.
- Sorel, galvanisation du fer, 494*
- Stahl, moulages,42, 85, 86; — (méd. d’argent), 162.
- S laite, éclairage électrique, 46.
- T.
- Tachet, mode de construction des planches à dessiner, 257, 542.
- Tailfer, grilles fumivores (méd. de platine), 162.
- Taylor, association des inventeurs et artistes industriels, 288, 378.
- Telle, modèles typographiques et calligraphiques, 94.
- Testulat, élève à l’école d’arts et métiers, 486.
- Tetreau, amélioration et augmentation de la production agricole, 134*
- Thomas et Laurens, sur les irrigations, 134*
- Touchard, emploi du blanc de zinc, 36.
- Tresel, machine à vapeur à détente, 174» — râpe pour féculerie, pompe de presse hydraulique, 382.
- y.
- Valentin, contre -maître (méd.), 168.
- Vauchelet, nécessaire d’armes à feu ( méd. de bronze), 162.
- Vaudoyer, emploi du blanc de zinc, 36.
- De Vergnette-Lamottc , mémoires relatifs aux vins (méd de platine), i63; —-physiologie de la vigne, 3gi, 468, 573.
- Viau, conserve de christe marine, 42» 425, 48o.
- T'~illard, tissage des étoffes, 382, 5g6.
- Tiollet-Leduc, emploi du blanc de zinc, 36.
- De Vioménil ( Mme ), sur l’alimentation des vaches laitières, 44*
- Visconti, emploi du blanc de zinc, 36.
- W.
- TVagner neveu, construction d’un instrument nommé marégraphe, 188, 244» 4^4*
- TVheatstone, horloge polaire, 371; — télégraphie électrique, 4»**
- TVishaw, fabrication des tuyaux en terre cuite, 3i5.
- Z.
- Zamheàux, appareil culinaire, 421.
- Zuier, Outremer artificielt 3a5* 3a6, 386*
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-
-
- ( 613 )
- TABLE
- ALPHABÉTIQUE ET ANALYTIQUE
- DES MATIÈRES
- CONTENUES DANS LA QUARANTE-HUITIÈME ANNÉE DU BULLETIN.
- ----- -
- A.
- Acier, trempe de 1’, chez les Kurdes, par M. Milonas, 44 î — sur trernPe de T, par M. Camus , 13g; —- ( méd. d’argent), 162.
- Aérostats, possibilité de les diriger, 351 ; —usages auxquels on pourrait les employer, 352 ; — proposés comme paratonnerres, 353.
- Aérostation, études sur 1’, par M. Marey-Monge, 328, 349» 35o.
- Agriculture, application à 1’, des éléments de physique, de chimie et de géologie, par M. ( aillai, 94, 109 ; — pratiquée par les enfants dans les écoles d’Irlande, 318; — ses progrès en France, 5i4 ; — son état en Algérie, 602;—du nord-ouest de la France, par M. Dudesert, 597.
- Ailes de moulins à vent, par M. Berton, 96, 99» »98 (P1* I097)-
- Air comprimé , de son emploi dans la cloche-plongeur de M. Payerne, 12; — manière de l’emmagasiner dans cette cloche, i4; — dans le bateau sous-marin de M. Mougel, 407 ; — dans le bateau de M. de la Gourne-rie, 488.
- Albumine, de son emploi dans la photographie, par M. Niepce de Saint-Victor, 413; — par M. Blanquard Evrard, ib.
- Alcool, moyen de mesurer la quantité contenue dans un liquide donné, par M. Sil-bermann, 86.
- Algérie, produits de 1’, admis à l’exposition, 516 ; — état de son agriculture, 602.
- Alliage métallique, dit vcnusium, par M. Bourbon-Leblanc, 88.
- — imitant l’or, par Mme Bey, 88.
- Amidon, moyen de le séparer de la fécule,
- 207.
- Anémomètre, par M. Eylelwein, 244*
- Appareil monographique, par M. Guénal; — (méd. de bronze), 162.
- — congélateur à l’usage des familles, par M. Fumet, 361.
- Armes à feu nouvelles, par M. Delvigne, 371 ; — par M. Lefaucheux, 541 •
- Arrêté relatif aux écoles nationales d’arts et métiers, 363.
- Arum, farine extraite de cette plante, par M. Calmus, 6o3.
- Aspirateur du gaz d’éclairage dans l’usine de M. Pauwels, 100 (pl. 1093, iog4).
- Association des inventeurs et artistes, par M. Taylor, fondateur, 288, 378.
- Aune , teinture avec les chatons de cet arbre, par M. Autier,
- B.
- Balancier compensateur des pendules, par M. Bourdin, 237.
- Bananier, ses fibres employées à la fabrication du papier, par M. Roques, 375.
- Baromètre mural de M. Ch. Chevalier, 38, 564 (pl- 1123).
- — de M. Gay-Lmsac, 564»
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-
-
-
- ( 614 )
- Barrage du Nil, sur le* par M. Mougel, 4<>i, 4°3 ; — nombre d’ouvriers employés, 4^4*
- Bateau sous-marin, par M. Lemaître, 12, i3 (pl. 1089).
- — plongeur de M. Mougel, pour les travaux de construction du barrage du Nil, 4°5 ;
- — sa composition, 406 ; — ses avantages , 4°8 ; sa description, 410 (pl- un, un,
- 1113, 1114)-
- —- à air du Croisic, par M. de la Gourne-rie, 487, 4&9 (pl- n 18).
- Betterave desséchée, de l’extraction du sucre de la, — M. Lamy, envoyé en mission pour étudier cette méthode, 4®, 4$.
- Bibliographie industrielle ; — livres français, ni.
- Bière, clarification de la, par M, Gonse,-5ÿ8.
- Blanc de zinc substitué à la céruse, par M. Le- claire, i5, 22, 24» — ( méd. d’or), i43; —-observations sur le , par N. Montpetit A 18, 29, 3o ; — par M. Mollerat, 20 ; —> par M. Pelleche, 35 ;—par M. Philippon, 35. — invention contestée à Guy ton, par un Anglais, 18; de sa fabrication, 22; — ses avantages en peinture, 23 ; —- de son application eh peinture, par MM. Conté, Chêrot et Hermann, 22, 24; —lettre de M. Guyton-Moiveau sur l’emploi du, 31 ;—mémoire sur la manière d’en faire usage, 32 ; — recherches sur le, par M. Bossut, 28 ; — solidité d’éclat de cette couleur, 33;—attestations sur ses divers emplois, 17, 29, 34,35, 36, 37, 38.
- Blanchissage du linge, par M. Decoudun, ïq4<
- Blé, de sa culture en Espagne, par M. Or-niières, 23*]. ; -, i
- Bois, teinture, blanchiment et conservation des, par M. Renard - Périn, 5i, 52, 53 (pl. 1090), 95; — conservation du, par M. Chamjjy, 5i.
- Bonneterie, de sa fabrication dans le départe-* ment de l’Aube, 84-
- Boussole azimutale, par M. Ch. Chevalier, 38 6o5.
- Brevets d’invention délivrés en Angleterre pen-
- dant l’année 1848, 329 ; — en France pendant la même année, 4'^']- ' " 1
- Briquettes pyrogénées, par M. Fernandez, 323. Broyeur à molettes verticales, par M. Hermann, 525, 526 ; — à molettes inclinées, 527 (pl. 1119). ,
- Bryone, farine extraite de cette plante, par M. Calmas, 6o3.
- Buanderie économique, par M. Decoudun, 47, io4, 107 (pl. 1095); — parM. Duvoir, io4-
- • -.'/O C.
- Cacao, appareil pour torréfier le, par M. Hermann, 522.
- Cadran d’horloge, système d’éclairage du, par M. Dorey, 536 ( pl. 1122 ).
- Caisse d’épargne, ses mouvements au commencement de 1849, 166. , \i
- Caisse générale de secours mutuels, par MM. Camus-Mutel et Place, 327.
- Caisses de retraites pour la vieillesse, projet de loi relatif aux, 581.
- Calculs arithmétiques, machine à faire les, par MM. Maurel et Jayet, 3jo.
- Cale-fléau applicable aux voitures, par M. Bou-hon, 289, 467 (pb 1117).
- Calligraphie, par M. Telle, 94.
- Candidats proposés pour les écoles d’arts et .. métiers, 485. .
- Caoutchouc vulcanisé, de sa préparation, 49-Capillarité, sur la, par M. Arlur, 321, , Caractères hiéroglyphiques reproduits en filets typographiques, par M. Monpied, 4'14i 533. Cartes géographiques à l’usage des aveugles, M,. Laas d’Aguen, }3^, 20^. ,
- Cartons des métiers à tisser à la Jacquart, perfectionnés par M, Bosquillon, 97, 98, 245 , 296, 297. - , " -,
- Censeurs , leur rapport, sur la comptabilité du trésorier, i5g, : 1 • - - - - -
- Céruse, ses dangers dans la peinture, 16, 17;
- — maladies qu’occasionne son emploi, 26. Chaînes nouvelles, par M. Sisco, 188.
- Châles, perfectionnements dans la fabrication des, par M. Eck (méd. d’or)', 163 ; —. perfectionnés, par M. Bosquillon, 293 ; — progrès de leur fabrication en France, 5i3.
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-
-
-
- ( 615 )
- Chandelier nouveau, par M. Paulin-Désor-meaux, i36, 327.
- Chantiers de sciage et de taille des pierres, nécessité de les établir près des carrières, 128.
- Chapeaux, mécanisme des, par M. Rouget de Lisle (méd. d’argent), 162;—imperméables, par M. Lejeune, 602.
- Charbon, de son emploi pour désinfecter les matières fécales, par M. Herpin, 262; — valeur comparative du, pour l’éclairage au gaz, par M. Fyfe, g4;—de son emmagasinement, par M. Pauwels, 572;— de Paris, nouveau combustible , par M. Popelin-Ducarre, 135.
- Chaudières des locomotives, de M. Meyer, 246 (pl. 1101) ; — leurs dimensions, 25i.
- Chauffage, appareils de, par M. Fondet, 53g.
- Chaussées d’empierrement, leur construction en France, 3.
- Chaussures en caoutchouc vulcanisé, par M. Perroncel, 286 ; — imperméables, par M. Lebreton, 328.
- Cheminées des locomotives, par M. Klein, 247.
- Chemins de fer, moyen de sécurité pour l’exploitation des, par M. Le Gavrian, 10, 41;— causes du déraillement sur les, par M. Burle, ï34, 194» — moyen d’éviter le mouvement de lacet sur les, par M. Le Chatelier, 211.
- Chevaux de voiture, moyen de les soulager dans les montées, par M. Bonhour, 290 ; — appareil pour les protéger dans leur chute , par M. Mignard, 5g8.
- Chocolat, machine à broyer le, par M. Hermann,, 524*
- Christe marine, conserve de, par M. Viau,
- 425, 480.
- Chronomètres, construction des, par M. Gan-nery, 92. .
- Cisailles du musée de l’artillerie, 566.
- Clavier imprimeur à l’usage des aveugles, par M. Foucault, 4°6.
- Clef intervallaire pour contrôler les compteurs à gaz,"par M. Pauwels, 572.
- Cloche de plongeur, de M. Payerne, 12 (pl. 1089) ; diverses sortes de, 4<>5; — composition de celle employée pour la construc-
- tion du barrage du Nil, 4<>6,4°7>—parM. de la Gournerie , 487.
- Colique saturnine , maladie qui atteint les ouvriers cérusiers, 26.
- Colle de poisson, de sa fabrication à la Guyane, 325.
- Coloriage, nouveaux procédés de, par Mme Man-ton, 425.
- Compas azimutal, par M. Ch. Chevalier, 6o5.
- Compensateur régulateur du gaz, par M. Pauwels, 568.
- Composition typographique, par M. Joly, 377.
- Comptabilité de M. le trésorier, rapport des censeurs sur la, i5g.
- Compte rendu des travaux du conseil d’administration, par M. Dupin, i47-
- Compteurs à gaz , moyen de les contrôler, par M. Pauwels, 571.
- Concours ouverts pour l’année 1848, résultats des, 170; — clôture des, 17t.
- Conseil d’administration, compte rendu des travaux du, par M. Dupin, 147 ; — liste de ses membres, 189.
- Conserves alimentaires , par M. Dupas, 381 ; — de lait, par M. Martin de Lignac, 38o ; de christe marine, par M. Viau, 42^, 480.
- Contre-maîtres, médailles à décerner aux, i63, 168.
- Contre-poids appliqués aux roues motrices des locomotives, par M. Le Chatelier, g5, 211.
- Contre-rails sur chemins de fer proposés par M. Burle, 196.
- Cornues employées pour la distillation de la houille, 56.
- Cotons en écheveau, machines pour les laver, parM. Leveilléi 120, 122, 123 ; — machine pour les tordre, 124.
- Cours professés par M. Pinel- Grandchamp7 61.
- Crayons perfectionnés, par M. Fichtenberg,
- 4*9-
- Cristal, de sa fabrication, par M. Marcus, 188.
- Le Croisic , enlèvement des rochers du port, 488.
- Cuisine nouvelle, par M. Zambeaux, 42I>
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-
-
-
- ( 64
- Cuivre, traitement métallurgique du, par MM. Rivot et Philips (médaille de platine),
- - i63.
- Cultures employées en Egypte, 402.
- D.
- Dégorgeurs à coton, par M. Leveillê , 121, 123. :
- Delta du Rhône, mémoire sur le, par M. Peut,
- \35, 3o6, 3oy.
- Dépenses de la Société, 149, 151 ; —observa lions sur les, i5?., 153.
- Dépotoir de la Petite-Villette, 357.
- Dessin, nouveau cours de, parM. Armengaud,
- 542.
- Dessins en filets typographiques, par M. Mon-pied, 288, 3o3, 53i (pl. 1120).
- Dictionnaire étymologique , par M. Marcelin, 187, 322.
- Discours de M. Dupin à la séance générale du 28 mai 1849, * 82-
- — du président de la république lors de la distribution des récompenses aux industriels de l’exposition de i84g, 4g8-
- ^— du ministre de l’agriculture et du commerce lors de la distribution des récompenses aux exposants de 1849, 5oo.
- — de M. Ch. Dupin, pi'ésident du jury central, 5o3.
- Dorure sur porcelaine, par M. Grenon, 4a5,
- • 6o3.
- Drainage, sur l’opération du, par M. Dar-hlay, 45 ; — encouragements qu’il a reçus en Angleterre, i83.
- E.
- Eau , moyen de la recouvrir avec du fer, par
- M. Artur, 323;—manière dont elle agit dans la machine de M. Girard, 368.
- ; — inodore de MM. Ledoyen et Raphanel, de son emploi, par M. Rouget de Liste, 188.
- < Éclairage des- cadrans d’horloge, par M. Do-rey, 536.
- , —* électrique, par M. Staite, 46; — par M. Peirie, ib.; — par M. Foucault, ib.
- « École industrielle, par M. Pinel-Grandchamp, 4o, 58.
- Écoles nationales d’arts et métiers, arrêté re-
- 6 )
- latif aux, 363 ; — candidats proposés pour les, 485, 486; — enseignement de la géométrie descriptive dans les, par M. Olivier, 692.
- — des villages d’Irlande, sur les, par M. Crut-tenden, Si'], 318, 319. 3?.o.
- Ecriture en points sadlants à l’usage des aveugles, 210 ; — nouvelle, par M. Barbier, 36 ; — par M Braille, ib.
- Education professionnelle , ses avantages , 5g.
- Egypte . reconstruction des villages de 1’, 70, 71; — mode de culture employé dans ce pays, 402.
- Electricité appliquée au mouvement des machines, par M. Froment, 21.
- Eièves des écoles d’arts et métiers, 486.
- Email pour recouvrir la tôle,par M. Paris,6o3.
- Emballage, nouveau système d’, par M. Cotel (méd. d’argent), 162.
- Engrais nouveau, par M. Rochas, 2.37 ; — de matières fécales, par M. Herpin, 2.59, 269.
- Enseignement industriel, par M. Pinel-Grandchamp, 60.
- — classique, programme de 1’, 217 ; — spécial, 218; — scientifique, ib. ; — de la géométrie, par M. Châtelain, 482.
- Eponge de fer, par M. Chenot, 601.
- Epurateurs du gaz, par M. Pauivels, 200 ( pl.
- , ’°99)-
- Etalons linéaires et superficiels de M. Petit,
- ^ 385.
- Ether sulfurique, de son emploi dans le procédé photographique, par M. Laborde, 6g.
- Etoffes imperméables, de M. Becker, garanties de l’attaque des vers, 256; — machine à plier et métrer les , par M. Ruff, 5gg ; —> tissage des, par M. Pillard, 382.
- Etude sur l’aérostation, ouvrage de M. Marey-Monge, 34g-
- Etudes dans les collèges, ce qu’elles étaient sous l’empire, 213 ; — sous la restauration, 214; — nécessité des — industrielles, 215.
- Exposé des motifs d’un projet de loi relatif aux caisses de retraites pour la vieillesse, 581.
- Exposition de 1B44 » rapport sur 1’, par M. Halphen, i85 ;— des produits de l’industrie en 184g, 497*
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-
-
- ( 60 )
- F.
- Farines, moyen de reconnaître leur falsification, par M. Lecanu, 91, 186, 207 ; — conservation des, par M. Colmont, 699; — extraites des marrons d’Inde et d’autres plantes, par M. Calmus, 6o3.
- Fécule, moyen de la séparer de l’amidon dans les farines, 207; — de marron d’Inde préparée par M. Calmus, 6o3.
- Fer, moyen de le faire surnager sur l’eau, par M. Artur, 323 ; — galvanisé, par M. Sorel, 494;— émaillé, parM. Paris, 6o3.
- Fermentation panaire, de son application, par M. Boland, 73, 78.
- Filets typographiques, de leur application à la reproduction des figures géométriques et autres, par M. Monpied, 3o3, 384» 531 ( pl. 1120).
- Fils de coton, moyen de les distinguer de ceux de laine, par M. Clerget, 285.
- Fonds d’accroissement et de réserve de la Société, i55.
- Fonte, moulage de la, par M. Dumas ( encouragement de 100 fr.), i32.
- Fosses d’aisances, moyen de les supprimer, par M. Herpin, 25g, 269.
- Fourneau pour la distillation de la houille, par M. Pauwels, 56, 57 (pl. 1092);— chauffé par le goudron, 568 ( pl. 1125).
- — pour l’extraction du zinc de ses minerais, par M. Rochaz, 313 (pl. 1106).
- Frein à pression verticale, par M. Laignel,
- 180.
- Fumiers de ferme, de leur analyse, par MM. Payen et Boussingault, 267.
- G.
- Gaz d’éclairage, fabrication du , par M. Pau-iuels , 55 ( pl. 1091 ) ; — moyen de le refroidir et de l’épurer, 200, 201 ( pl. 1098 ). —compensaleur-régulateur de la pression du, par M. Pauwels, 568,56g, 5^o (pl. 1125) ; — appareil pour la compression du, par M. Fortin-Hermann, 373; — épuration du, par M Cavaillon, 54o
- Gazo-compensaieur, par M. Pauwels, 568.
- Générateur à vapeur, par M. Fondât, 541.
- Géométrie pratique sans instruments, par M. Martin Châtelain, 481, 4g5.
- — du compas, par M. Mascheroni, 484.
- — descriptive, de son enseignement dans les écoles d’arts et métiers, par M. Th. Olivier, 5gi.
- Glace, appareil pour faire la, par M. Fumet, 327, 36i.
- Glaces-miroirs, conservation du tain des, par M. Fine ken, 604.
- Gluten, de ses propriétés nutritives, 80, 81.
- Gomme élastique dite gutta-percha, arbre qui la produit, 376 ; — moyen de la recueillir, ib.
- Gomme laque, de son emploi pour coller des planches, par M. Tachet, 257.
- Goniographe ou rapporteur sans point de centre, par M. Collardeau, 354-
- Goudron du gaz de la houille employé comme combustible, 568.
- Graines, de leur préparation, par M. Bemy, 54o.
- Graisse pour lubrifier les parties frottantes des machines, par M. Serbat (méd. de platine), i63.
- Grille fumivore, par M. Tailfer (méd. de platine), 162.
- Guide des architectes - vérificateurs , ouvrage par M. Lejuste, 285.
- Gutta-percha , plante qui la produit, 3y5 ; — son origine, 376 ; — moyen de la recueillir, ib. ; — sur la , par MM. Lob, Montgomery et Hoker, ib.
- H.
- Habitations de l’Egypte, 72.
- Hôpitaux, amélioration du régime des, 5o5.
- Horloge astronomique, par M. Flavin-Bernar-dière, 381.
- — électrique, par M. Garnier (méd. d’argent), 162.
- — polaire, par M. JVheatstone, 371; par M. Soleil, ib.
- Horlogerie, de ses progrès en France, 5o4»
- Houille, sa distillation pour en retirer le gaz, par M. Pauwels, 56 (pl. 1092).
- Huile siccative préparée, par M. Leclaire, 24.
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- Igname, de sa culture aux Açores, par M. Pe-zerat, 237.
- Immatriculation , système général d’, par M. Hébert, 2.^0.
- Importations et exportations en Angleterre , sur les droits d’, par M. Colmont, 4*• Industrie parisienne, ses progrès, 5i8.
- — belge, par M. Calla, 44» 92*
- Industriels admis aux expositions de 1798 à 1849 inclusivement, 49$*
- Inondations de la Loire, par M. Boulanger, 238 ; — du Nil, 402. •
- Instruction pour l’enseignement de la géométrie descriptive dans les écoles d’arts et métiers, par M. Th. Olivier, 591.
- Instrument pour indiquer les phénomènes naturels, par M. d’Ons-en-Bray, 2.44* Irrigations, sur les, par M. Sainte-Preuve, 134; par MM. Thomas et Laurens, ib. ; — travaux entrepris par M. Bataillé, 89,
- Ivoire factice, sculpture en, par Mme Rouvier-Paillard, 418.
- J.
- Japon, art d’y élever les vers à soie, 63.
- Jarro, de sa culture aux Açores, 327.
- L.
- Lait, moyen de le conserver, par M. Martin de Lignac, 38o.
- Lampe modérateur, par M. Capjr, 602.
- Lavage des cotons, par M. Leveillé, 121, 123. Legs Bapst, distribution du, i32, 240.
- Lettre de M. Dumas, sur l’impossibilité de l’admission des produits étrangers à l’exposition de 1849, i4o;—au sujet du programme de l’enseignement classique, 213; — sur le projet de loi relatif aux caisses de retraites pour la vieillesse, 600.
- Lettre de M. Guimet sur l’outremer factice de M. Zuber, 388.
- Levain, de sa préparation, 78.
- Lignes parallèles, machine à les tracer sur cuivre, par M. Perreaux, 599.
- Linge, manière de le blanchir dans l’appareil de M. Decoudun, 104, io5.
- Liqueur alcaline, de sa circulation dans l’ap-
- pareil de buanderie de M, Decoudun, 104.
- Liste des membres du conseil d’administration, 189 ; — des membres de la Société admis en 1849, 606.
- Lithographie en couleur, par M. Simon fils, 3g.
- Locomotives, rapport sur le concours pour le perfectionnement des, 1765 — { méd. d’or de 4,000 fr. à M. Meyer), 182; — programme d’un prix de 20,000 fr. pour le perfectionnement des, 180;—nouvelles, par M. Pierrugues, 178;— par M. Jouffroy, 180;
- — perfectionnées, par M. Meyer, 246 ; — chaudières, ib. ; — organes moteurs, 248;
- — supports, 249; — dimensions , 251 ; — (pl. 1100, 1101 et 1102), 2Ô2; —sur le travail des , par M. Cadiat, 382 ; — moyen de
- détruire les causes de perturbation des, par M. Le Chatelier, 211; — ressorts en caoutchouc pour les, par M. de Bergue, 197.
- Loi relative aux caisses de retraites pour la vieillesse, 586.
- Loire, sur ses inondations, par M. Boulanger, 238.
- M.
- Machines à vapeur destinées à imprimer un mouvement continu, rapport sur le concours pour le perfectionnement des, 172 ; — prix partagé entre MM. Farcot et Le Gavrian et Farinaux, 176; — par M. Farcot, 6, 8 (pl. 1088);—(prix), 176, 356, 357 (pl. 1107, 1108, 1109);— à mouvement direct, par MM. Le Gavrian et Farinaux, 9; — (prix), 176; — à détente, par M. Trézel, 174, 382; — à haute pression et à détente, par M. Hermann, 527;— perfectionnées, parM. Pimont, 13g;—pour labourer la terre, par M. Barrat, 135 ; — nombre de celles employées pour la construction du barrage du Nil, 4o4-
- Machine hydraulique, par M. Girard, 367.
- — pneumatique, par M. Ch. Chevallier, 38.
- — locomotive perfectionnée, par M. Cosnuel, 178.
- Machines-outils, par M. Decoster, 377.
- Maisons des pauvres en Egypte, 72.
- Maladies qui affectent les ouvriers cérusiers, 26,28. '
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- Manomètre, par M. Desbordes, 87 ; — à air comprimé, par M. Collardeau, g3.
- Marbres du meunier, par M. Petit, 385.
- Marées, moyen de mesurer leur hauteur, 245.
- Marégraphe, instrument pour mesurer la hauteur des marées, par M. Chazallon, 188, 244, 463, 4^5 (pl. iii5).
- Marins, sur l’alimentation des, par M. Dumas\ 425. • .
- Marrons d’Inde , farine extraite des, par M. Calmus, 6o3.
- Matériaux de construction, transport et préparation des, par M. Gourlier, 126.
- Matières fécales, moyen de les dessécher, 25g; — de leur transport à Bondy, 35^.
- Mécanique, de ses progrès en France, 5o6.
- Mécanique Jacquart, dite lyonnaise , 292 ; — sa composition, 293 ; perfectionnée , par M. Bosquillon, 2g5 ; — (pl. iio3),par M. Bosche, 596.
- Médailles d’encouragement décernées par la Société, 161 ; ~ de bronze, ib.;—d’argent, 162; — de platine, ib. ; —d’or, i63.
- — d’or accordées par le jury de l’exposition de 1849, 546 ; — d’argent, 555.
- — décernées aux contre-maîtres , rapport de M. Dupin sur les, i63.
- Mélangeur-broyeur, par M. Hermann, 523.
- Mélophone, par M. Pellerin (méd. de bronze), 161.
- Membres du conseil d’administration, 189.
- Métal dit venusium, par M. Gratpauche, 3g.
- Métallurgie, ses progrès en France, 5o>j.
- Métaux, bronzage des, par MM. Brunei, Bis-son et Gaugain (méd. d’argent), 162.
- Métiers à tisser à la Jacquart, perfectionnés par M. Bosquillon, 48, 98, 292 ; -— par M. Berthet, 45 ; — par M. VU lard, 5g6.
- Mercure, de son emploi dans la photographie , par M. Laborde, 69.
- Meules de moulin, moyen de rectifier leur sui’face, par M. Petit, 385.
- Microscope, par M. A. Chevallier, 187,288, 302, 466 (pl. I J 16).
- — portatif, par M. Gaudin, 2.85.
- Minerais de fer, nouveau procédé dé traitement des, par M. Chenot, 496.
- Moteur-pompe , machine hydraulique, par M. Girard, 867. iJ; v ‘ !
- Moulage des pièces anatomiques, par M. Stahl, 42, 85, 86; —(méd. d’argent), 162.
- Moulin à vent perfectionné, par M. Ber ton,
- 99’ J98- ' " ‘ ;
- — construit pour la ville d’Odessa, par M. Cal-la, 381. '
- Moût de raisin, analyse de ses diverses espèces, 468; — essai sur la composition du, 473. Mûriers, de leur culture au Japon, 64.
- N. ' , A - \
- Navigation aérienne, par M. Marey-Monge, 35o. -v:-"- '
- Nécessaire d’armes , par M. Vauchelet{ méd de bronze), 162.
- Nielle, moyen delà détruire, 544-
- Nil, de ses inondations, par M. Mougel, 401.
- Noirien, espèce de raisin, de sa pellicule, 47°;
- — de sa grappe, 472. v
- Notices industrielles, 69, 120, 211, 25g, 3i3,
- 367, 4°i, 487 > 536, 5g 1.
- O.
- Objets exposés dans la séance générale du 28 mars 1849, i46.
- Orseille, de sa fabrication,par M. Ormières,321. Outils, machine à canneler les, par M. Lutz, 185;—fabriqués par MM. Maillart et S cul-fort, 601. •
- Outremer factice de M. Zuber, 325, 326, 386;
- — beauté de cette couleur, 387 ; — lettre de M. Guimet, 388; — usages auxquels on l’emploie, 38g ; — quantité qui en est fabriquée,
- ib.; — par M. Ferrand, 386;par M. Cour-tial,ib.; — par M. Guimet, S26, 386,388. Ouvrages publiés en Amérique, échange d’, par M. Moreau, 379. < ' "
- Ouvriers, leur nombre dans le département de l’Aube, 84; — cérusiers , maladies qu’ils contractent, 27; — moyen de leur assurer une pension pour la vieillesse, 588.
- Oxyde de zinc, possibilité de son emploi en peinture, par M. Guyton - Morveau, 18;
- — ses avantages, 19 ;—préparé par M. Ma-
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- thieu, a5 ; — de sa fabrication, par M. Le-elaire, 22 ; — par M. Rochaz, 314-
- P.
- Pain, comparaison des diverses qualités de, par M. Boland, 79;—de sa fabrication en Angleterre, 73.
- Panification anglaise, sur la, 73.
- Panorgue-piano, par M. Julien Jaulin ( méd. de bronze), 164.
- Papier, machine à fabriquer le, par M. Lei-stenschneider, i3i; — manière de le plier pour en former des figures géométriques, 482; — fait avec des fils de bananier, par M. Roques, 284, 3^5.
- Peintures exécutées au blanc de zinc, 18, 19;
- — appliquées par Conté, 22.
- Pendules perfectionnées, par M. Bourdin , 237.
- Pensions dont pourront jouir les ouvriers dans leur vieillesse, 588.
- Pépins de raisin, physiologie des, par M. de Pergnette-Lamotte, 469.
- Percer, machine à, par M. Hurel ( Léopold ), 36.
- Pétards détonants, proposés comme signaux, sur les chemins de fer, par M- Le Gavrian , 10.
- Phares présentés à l’exposition de 1849, 5o3.
- Photographie, recherches sur la, par M. Blan-quart-Evrard, 4*3,— par M. Beuvière, 418;
- — nouveau procédé de, par M. Laborde, 69;
- — par M. Rochaz, 49°*
- Piquage des cartons Jacquart, par M. Bo$~ quillon, 297; —(pl. uo4), 299.
- Pierres de taille, quantités employées dans les constructions de Paris, 126; — difficultés de leur transport, 127; — nécessité de les tailler près des carrières, 128.
- Pile galvanique en zinc et platine, 493.
- Pineau, espèce de vigne cultivée dans la Côte-d’Or, physiologie du, 391, 397.
- Planches à dessiner, mode de construction des, par M. Tachet, 267.
- Planipierre, parM. Serrin, 188.
- Plans en relief, par M. Bauerkeller, 209.
- Plantes textiles de la Chine, par M. Jttier, i35.
- Plate-forme à denture, par M. Collard eau, 283.
- Plâtre, de son emploi pour désinfecter les matières fécales, 269 ; — expériences faites par M. H erp in, 261.
- Plomb, ses dangers dans la préparation de6 couleurs, 3o.
- Polariscope de M. JVheaststone, 372.
- Pommes de terre, de leur emploi pour la préparation du pain en Angleterre, 73.
- Pompe dite capillaire, par M. Bourdaloue, 286.
- — aspirante et foulante , par M. Champon-nois, 601.
- Porcelaine, dorure de la, par M. Grenon, 6o3.
- Porte-foret rotatif, par M. Du gland, i3q.
- Poudrette désinfectée par M. Herpin, 262 ; — son prix, 263; — ses avantages et son emploi, 265, 269.
- Poussier de charbon , de son emploi pour dessécher les matières fécales, 259.
- Précis de chimie industrielle, ouvrage de M. Payen, 66.
- Pressoir horizontal, par M. Jomard, 426.
- Prix décernés dans la séance générale du 28 mars 1849, I7^‘
- Procès-verbaux des séances du conseil d’administration (extrait des); — séance du 3 janvier, 1849, 38; — du 17 janvier, 42 ; — du 3i janvier, 45; — du 14 février, 85; — du 28 février, 91;—séance extraordinaire du 7 mars, i3o;—du 4 mars> *35; — extraordinaire du 21 mars, 140; — du 11 avril,
- 184 ; — du 25 avril, 187 ; — du 9 mai, 237 ;
- — du 23 mai, 282; — du 6 juin, 286;
- — du 20 juin, 320 ; — du 4 juillet, 325 ; — du 18 juillet, 377 ; — du Ier août, 379; — du 29 août, 4*7» —du 12 septembre, 421;
- — du 26 septembre, 4-4 > — du 10 octobre, 490; — du 24 octobre, 493; — du 7 novembre, 538; — du 24 novembre, ib.\ — du
- ' 5 décembre, 596»; — du 19 décembre, 600.
- Produits étrangers, de leur admission à l’exposition, par M. Calla, g5; — lettre de M. Dumas au ministre du commerce, 140;
- — impossibilité de leur admission, 12J1 ; — lieux où ils pourraient être exposés, 142.
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- Produits chimiques , perfectionnement de la fabrication des, 5o8.
- Programme d’un prix de 20,000 fr. pour le perfectionnement des locomotives, 180.
- •— de l’enseignement spécial à l’usage des élèves des lycées, 217, 278; — lettre de M. Dumas, 213.
- Projet de loi relatif aux caisses de retraites pour la vieillesse, 538.
- Prompt - cubateur, instrument de précision, par MM. Dulac et Gillet, 162.
- Propulseur atmosphérique, par M. Hédiard (méd. d’argent), 162.
- R.
- Rails des chemins de fer, leur forme et leur disposition, ig4 ; — proposition d’augmenter leur hauteur, par M. Burle, ib.
- Raisin du pineau, sur le, par M. de Fergnette-Lamotte, 397; — analyse de son moût, 468 ;
- — de ses pépins, 469.
- Rappel de médailles d’or accordées par le j.uy de l’exposition de 1849, 54*; “—de médailles d’argent, 552.
- Rapporteur sans point de centre, par M. Col-lardeau, 354*
- Recettes de la Société, i49> i5o.
- Récompenses à décerner sur le legs Bapst, 131.
- Réfrigérants du gaz, par M. Pauwels, 200 (pl. 1098).
- Règle-pantographe, par M. Portant, 24».
- Régulateur du gaz dans l’usine de M. Pautoels, 102 (pl. 1094).
- Réservoirs contenant du gaz comprimé, mode de transport des, 374*
- Ressorts en caoutchouc vulcanisé, par M. de Bergue, 46, 49, 5o, 197 ( pl. 1096).
- Riz, de sa culture dans la Camargue, 135, 3o6;
- — de sa culture en Chine, par M. Eckeberg-, 311 ; —par Eben-el-Ewan, 3i2; par M. Ger-billon, 3o8; — de sa culture à Java, par M. Ittier, 135;—sec, son introduction à Madagascar, 3o8 ; — nécessité de le naturaliser en France, 3og.
- Roue à hélice pour bateaux à vapeur, par M. Perreaux, 285. ,
- Roues motrices des locomotives, toutre-poids
- appliqués aux, par M. Le Chatelier, g5, 211.
- Rouleau compresseur, 5;—défauts de celui de M. Polonceau, 4 ; — avantages de celui de M. Bouillant, 5 ; — description, ib. (pl. 1087); — (méd d’argent), 162.
- Routes, moyen de les aplanir, 3.
- s.
- Sangsues animales, leur rareté, 257 ; — mécaniques, par M. Alexandre, 188, 258, 534 (pl. i»2i); —artificielles de M. Delorme-Villedaudè, 379.
- Scie à pierre tendre, par M. Serrin , 188; — à receper les pieux de M. Ganneron, 602.
- Sciences mathématiques, physiques et chimiques, nécessité de leur étude, 216.
- Séance générale du 28 mars 1849, *4^* — du 4 avril, 184.
- Sels de plomb, de leur emploi dans la fabrication du sucre de betterave, par M. Grove,
- 491.
- Signaux pour éviter les accidents sur les chemins de fer, par M. Le Gaorian, 10 ; — par M. Cowper, 11.
- Signes d’abréviation dans la télégraphie électrique, par M. Jomard, 4*2.
- Statue de Monge, inauguration de la , par
- M. Jomard, 4*4*
- Substances alimentaires, machine à broyer les, par M. Hermann, 89, 184, 492» 521 ; — (pl. 1119), 529.
- Sucre, fabrication du, par M. Peroel, 417; — de son,emploi pour la préparation du levain, 73, 74; — machine à broyer le, par M. Hermann, 024; — procédé pour déterminer le rendement du, pur et cristallisé, par M. Clerget, 96.
- Sucre de betterave, emploi des sels de plomb dans la fabrication du, par M. Grove, 491 ; — de son extraction* par M. de Haber, 48 ; — procédé de, fabrication du , par M. Scoffern, foi.
- Suif, nouveau procédé de fonte du, par M. Évrard, 283.
- Sulfate de magnésie, de son emploi * par M. Malapertf 4*7* 6°4* ’
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- •':» . - : *T. ' î 'f « *i‘K
- Tableau des industriels qui ont été admis aux expositions dés années 1798 à 1849 inclusif
- ; vement, et des récompenses qui leur ont été accordées, 498. v ^ ^ - ; >
- — indiquant les différentes époques d’acquisition de rentes dépendant du fonds d’accfois*-seinent, i58.
- Tableaux indicateurs, par M. Bouillant (méd.
- de bronzé), 162-1 v v, -n--? ; n
- — de lecture assujettis au système et aux pro-
- cédés de l’enseignement mutuel, pàr M. J0-mard, 238. • .H 1 ' "
- Tannage, nouveau procédé de, par M5. Reulos,
- . . 38o. ; , . : : o : r - ' -v
- Teinture, machines employées dans la, importées par M* Leoeillé y 45 » 120; — en réserve, par M. Frick, 377 ; — au moyen des chatons de l’attne, par M. Aulier, 4^7*
- Télégraphe électrique, pàr M. JVheatstone, 4i 1.
- Télégraphie électrique en Angleterre , par M. Seguier, 384, 4-11» —rapidité des communications, ib.; — emploi des signes d’abréviation dans la, par M. Jomard, 412.
- Terres, expériences sur la poussée des, par M. Aude, 43; —irrigation des, parM. Bataillé, 89, 95; — moyen de les labourer à l’aide d’une machine à vapeur, par M. Bar-
- % rat, i35.
- Tissus, leur fabrication perfectionnée eroFrance, 511 ; moyen de les imperméabiliser, par M. Becker, 2.55. . ;
- Tôle couverte d’un enduit vitreux, par M. Paris, 92, 602; — moyen de la découper, 566.
- Tordage du coton, machines à opérer le, par M. Leveillé, 124.
- Tour, ouvrage du, par M. Petrus, 41.
- Tracer des lignes parallèles, machine à, par M. Perrrauuæ, 599. , ,, i
- Travaux sous-marins,, appareil pour les, par M. Coulomb, 487 ; — métallurgiques, par M. Chenot, 6oi« , ....; .
- — agricoles, moyen de les combiner avec ceux de l’industrie manufacturière, par M. Gréau, 83.
- Tréfilerie, par MéMouehel, 377. •
- Trombes, sur les, par M .Artur, 32ï; -• !,M : Tube à tir pour armes à feu, par M. Del*-vigne, 371. ' ' •’i; ’• ! ; —;
- Tubes sans soudure, par M. P aimer , 4g1 >• 6°4‘ ^ de plomb, altération des, par M. Dumas, 49i. •' •;
- des chaudières, machine à faire les bagues pour les consolider, par.M. Lemaître^ 184 ; moyen de les river, par M, Legal, l\2i. ;
- Turbines, par Mi Fauchery, 288 ; — rurales, par M. Canson, 696. s i Tuyaux de plomb, sur l’altération des, par M. Chevallier, 494’ '
- —h en terré cuite, de leur fabrication, par M. TVishaw, 3 x 5 (pl. 1106) * •
- — de tôle couverts d’un enduit vitreux , par M. Paris, 92, 602.
- Typographie,- par M* Telle, 94 > — Par M. Monpied aîné, 53i.
- - U. -
- Urines, moyen de les désinfecter, 271, [
- • Y..: : ..r
- Vaches laitières, amélioration des, par madame de Vioménil, 44*
- Valeurs possédées par la Société, 15f. 1
- Ventouses scarifiées^ par M. Alexandre, 208,
- - 35. • - .i-;. i- ' >'
- Venusium, nouvel alliage métallique, 39. Vernis pour voitüres, par M. Monmory aîné,
- „ 384, 389. • - : 1 :
- Verres achromatiques à long foyer, par M. Ch. Chevalier, 419* -
- Vers à soie, art de les élever au Japon, par M. Bonafous, 44> 82.
- Vide , appliqué à là conservation des bois , par M.. Renard-Périn, 5i.
- Vigne, sur la physiologie de la, par M. Fer-gnette-Lamotte, 3o, 391 5^3 ; — de ses
- racines, 391 ;— de son bois, 3g3 ; — de ses sarments, 3ÿ5; —^ de ses feuilles, 396, 468; — de sa sève, 474 J—" de la circulation végétale, 47 5 ; — accroissement du bourgeon de la,. 47 7; — époque critique de sa végétation ^ 573 (méd. de platine), 160.
- Villages d’Egypte, sur la reconstruction des,
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- par M. Jomard, 70;—par M. d’Arnaud, 71.
- Vins de France , traité des , par M. Batilliat; — (méd. de bronze), 162.
- Yins de Champagne, appareil pour doser et remplir les, par M. Canneaux , 3o4
- (pl. 1 io5). ; ‘ ’
- Yiolons, par M. Lapaix (méd. d’argent), 162.
- Yiseur barométrique, par M, Ch. Chevalier, 564. "
- Voirie de Montfaucon , de son transport à Bondy, par M. Mary, 356.
- Voiture mue par la vapeur, par M. Jomard, 42® î — par M. Cugnot, ib. " "
- Voitures, moyen de les enrayer, par M. Bou-hon, 269,289,467. ‘
- Z. ' '
- Zinc substitué au plomb pour la fabrication des couleurs, i5;—proposé en remplacement de la céruse, observation sur le, par M. Mont-petit, 29; — extraction du, de ses minerais, par M. Rochaz, 3i3. " 1
- ' ' : ' .. -, .• ; : .s‘j
- PLANCHES.
- Pl. 1087, simple. Rouleau compresseur pour la construction et l’entretien des chaussée» d’empierrement, par M. Bouillant, en regard de la page 5. .
- Pl. 1088, simple. Diagrammes relevés sur la machine à vapeur du dépotoir, construite par M. Farcot, p. 8.
- Pl. 1089, triple. Bateau sous-marin construit par M. Lemaître, p. i3. B s , q
- Pl. 1090, simple. Appareil pour le blanchiment, la coloration et la conservation de? bois, par M. Renard-Périn, p. 54- ,f
- Pl. 1091, triple. Usine à gaz de la compagnie parisienne, construite par M. Pauwels, , p. 55. ' < — . . -:;:i
- Pl. 1092, triple. Fourneaux de distillation du gaz chauffés à l’air chaud, par M. Pauwels, < p. 56. ; I ; :
- Pl, 1093, triple. Aspirateur du gaz des cornues, par M. Pauwels, p. roo. ; jq
- Pl. 1094, triple. Aspirateur et régulateur du gaz, par M. Pauwels, p. 102. :
- Pl. 1095, simple. Appareil de buanderie de MM. Decoudun et Gay, p. 108. 1
- Pl. 1096, simple. Ressorts de choc et ressorts de traction, en caoutchouc vulcanisé, pour locomotives, par M. de Bergue, p. 197. , j /«]
- Pl. 1097, double. Nouvelles ailes de moulins à vent, par M. Berton, p. 199. . • ;;
- Pl. 1098, triple. Réfrigérant et gazomètre à tubes articulés, par M. Pauwels, p. 200. f Pl. 1099, triple. Epurateurs du gaz des appareils de la compagnie parisienne, par M. Pauwels, p. 200. , \
- Pl. 1100, double. Elévation latérale de la locomotive de M. J. J. Meyer, de Mulhouse,
- p. 252. ’ < -i-. i .
- Pl. 1101, double. Section verticale et longitudinale de la locomotive de M. Meyer, p. 252. Pl. 1102, double. Plan, section horizontale et détails de la locomotive de M. Meyer, p. 2Ô2.
- Pl. 1 io3, triple. Mécanique à tisser dite jacquart parisienne , par M. Bosquillon, p. 29g. Pl. 1104, triple. Mécanique à piquer les cartons du métier à tisser de Jacquart, dit piquage accéléré, par M. Bosquillon, p. 3oo.
- Pl. 1 io5, double. Appareil propre à doser et remplir les vins de Champagne mousseux , par M. Canneaux, p. 3o5.
- Pl. 1106, simple. Extraction du zinc de sés minerais et fabrication de l’oxyde de zinc,
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- par M. Rochaz ; — fabrication des tuyaux en poterie pour la conduite des eaux , par M. Wishaw, p. 313.
- PI. 1107, double. Coupe verticale de la machine à vapeur à deux cylindres et à balancier, par M. Farcot, p. 35§i '
- PI. 1108, double. Section horizontale de la machine à vapeur de M. Farcot, p. 358.
- PL 1109, triple. Détails de la distribution de la vapeur dans la machine à deux cy-
- lindres de M. Farcot, p. 358.
- PL i ii o, triple. Chaudières et bouilleurs de la machine à vapeur de M. Farcot, p. 35g.
- PL 1111, triple. Section verticale et longitudinale du bateau plongeur de M. Cavé,
- employé dans les travaux de construction du barrage du Nil, par M. Mougel, p. 410*
- PL ma, triple. Plan du bateau plongeur de M. Cavé, employé dans les travaux de construction du barrage du Nil, par M. Mougel, p. 410.
- PL 1113, triple. Elévations de l’avant et de l’arrière et coupe transversale du bateau plongeur de M. Cavê, p. /{\o.
- PL 11 «4» triple. Détails des machines du bateau plongeur de M. Cavé, employé par M. Mougel dans les travaux de construction du barrage du Nil, p. 4IO«
- PL 1115, triple. Appareil dit mare graphe , pour mesurer la hauteur des marées , inventé parM. Chazallon et construit par M. Wagner neveu, p. 4^4*
- PL 1116, simple. Microscope, par M. L. Chevalier, p. 466.
- Pl. 1117, simple. Mécanisme nommé cale à fléau, applicable aux voitures, par M. B ou-hon, p. 467.
- Pl. 1118, triple. Bateau à air pour l’extraction des rochers dans la passe d’entrée du port du Croisic ( Loire-Inférieure ), par M. de la Gournerie, p. 499-
- Pl. 1119, double. Machines à broyer et mélanger les substances alimentaires, pharmaceutiques et autres, par M. Hermann, p. 529.
- Pl. ii20, double. L’Amour et Psyché d’après le groupe de Canova, gravés par Forestier et reproduits en fdets typographiques par M. Monpied aîné, 532.
- Pl. 1121, simple. Sangsue mécanique, par M. Alexandre, p. 533.
- Pl. 1122, simple. Système d’éclairage des cadrans d’horloge, par M. Dorey, p. 53^. ;
- Pl. 1123, simple. Baromètre mural, par M. Ch. Chevalier, p. 565.
- Pl. 1124» double. Cisaille pour couper la tôle, employée dans les ateliers du musée de l’artillerie, 567. ’
- Pl. 1125, double. Fourneau pour la production du gaz d’éclairage chauffé par le goudron, par M. Pauwels;— gazo-compensateur pour régler la pression du gaz, par M. Pauwels; — compteur-contrôleur pour vérifier les compteurs à gaz placés chez les consommateurs, par M. Pauwels, p. 568. ?
- IMPRIMERIE DE Mme Ve B0UCHAIUM1UZARD, RUE DE l/^PERON, 6.
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