Bulletin de la Société d'Encouragement pour l'Industrie Nationale
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- BULLETIN
- s :t. un-
- prMîclVàGC?Oe
- DE LA
- n~4s
- V
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR
- L’INDUSTRIE NATIONALE,
- Publié avec V approbation de M. le Ministre de VAgriculture
- et du Commerce.
- * QUARANTE-NEUVIÈME ANNÉE.
- VVVVWVVVVV\VV\WlVM'VMUTVV\VMVMA^\\aiWVl/\A\'\Wl\'\A W W Wl <W\<W«
- A PARIS,
- MADAME VEUVE BOUCHARD-HUZARD,
- IMPRIMEUR DE LA SOCIÉTÉ,
- RUE DE l’ÉPEROjS-SAINT-AjSDRÉ-DES-ARTS , 5.
- 1850
- T
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- 0DAEASTE-1ÜUÉSE ASÜÉB. (N° DXLVII. ) janvier 1850.
- BULLETIN
- DE LÀ
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- EXPOSITION DES PRODUITS DE L’INDUSTRIE FRANÇAISE EN 1849.
- suite de l’état des récompenses accordées par le jury central (1).
- RAPPEL DE MÉDAILLES 1>E BRONZE.
- Ire DIVISION. - LAINE.
- Ç i. Draperies.
- MM.
- 1. Briche Van Bavinchove, à Saint-Omer (Pas-de-Calais).
- 2. Maniguel, à Vienne (Isère).
- § 2. Couvertures de laine, flanelle.
- 3. Marchand-Lecomte, à Patay (Loiret).
- 4- Boyer frères, à Limoges (Haute-Vienne).
- § 3. Etoffes de laine rases et mélangées.
- 5. Co'irtey frères et Barré, à Périgueux (Dordogne).
- 6. 'l'eltelin-Moniagne, à Roubaix (Nord).
- 7. Veuve Cordonnier, à Roubaix.
- § 3. Châles.
- 8. Chinard fils, à Paris.
- 9. Duchés et Duverger, à Paris.
- § 4. Tapis.
- 10. Sallandrouze (Alexis), à Paris.
- IIIe DIVISION. — LIN.
- § Ier. Lin filé.
- 11. Dutruit, à Barentin (Seine-Inférieure),
- 12. Moret, à Berthincourt (Aisne).
- § 2. Tissus de lin.
- 13. Marie et comp.. à Laval (Mayenne),
- 14. L écluze-Biard, à Saint-Lô (Manche).
- 15. Mary, à Esseuilles-Saint-Rimault (Oise).
- IVe division. — SOIE.
- § Ier. Soies grèges.
- 16. Pradier, à Annonay (Ardèche).
- § 2. Dentelles.
- 17. Torcapel- 7 ’houroude, à Caen ; tulles brodés.
- § 3. Passementerie, broderie.
- 18. Guillemot frères, à Paris.
- 19. Jury fils, à Ambert (Puy-de-Dôme).
- 20. Persan, à Paris; broderies.
- 21. Biais (Joseph-Nicolas), à Paris ; id.
- (1) Voyez Bulletin de 1849, p. 663.
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- ^ 4. 'rissus divers.
- 22. Fanfernet et Dulac, àBelleville (Seine); tissus en relief.
- 23. Gagin, à Montmartre (Seine); tissus imprimés.
- 24. Rheims et comp., à Paris; id.
- 25. 'Périsse, à Paris.
- 26. Bonnal et comp., à Montauhan (Tarn-et-Garonne) ; gazes pour bluterie.
- Ve DIVISION. -- ARTS MÉTALLURGIQUES.
- § Ier. Fonte et fers.
- 27. Besquent (Jules), à Vannes (Morbihan).
- § 2. Acier.
- 28. Grasset, à Saint-Aubin-des-Forges (Loire).
- 29. Rousseau, à Paris.
- § 3. -T'refilerie.
- 30. Trous sel, à Paris ; toiles métalliques.
- 31. Porlier, à Paris.
- § 4* Taillanderie, quincaillerie.
- 3s. Prudhomme, à Paris; vis et boulons.
- 33. Jacquemart, à Paris; serrures.
- § 5. Outils.
- 34. Veuve Gérard et Dufetel, à Paris.
- 35. Bouland, à Paris; limes.
- 36. Deroland, à Paris ; iV/.
- 07. Froid, à Paris; /VA 38. Pupil, à Paris ; /VA
- 3g. Raoul aîné, à Paris; /VA
- 40. Taborin [François), à Paris.
- § 6. Coutellerie.
- 41. Bergougnan, à Paris.
- 42. Frestel, à Saint-Lô (Manche).
- 43. Navaron-Dumas, à Tliiers (Puy-de-Dôme). 44* Parisot, à Paris.
- § 7. Armes.
- 45. Prélat, à Paris.
- 46. Gaupillat, Guindorf et Masse, à Sèvres (Seine) ; capsules d’amorce.
- § 8. Cuivre.
- 47. Madame B as nier, à Paris ; cuivre estampé.
- 48. Bordeaux, à Paris ; id.
- VIe DIVISION. -- SUBSTANCES MINERALES.
- § 1e1'. Ardoises.
- 49. Compagnie des ardoisières de Rimogne, à Saint-Louis-sur-Meuse (Ardennes).
- § 2. Albâtre»
- 50. Duval, à Paris.
- 51. Lemesle fils, à Paris.
- § 3. Bitume.
- 52. Gremilly et comp., à Paris.
- 53. Michel (François), à Paris; clichés bitumineux.
- § 4* Marbres.
- 54. Philippot, à Perpignan.
- § 5. Objets divers.
- 55. Guilloud et Savoye, à Paris; plâtre aluné.
- 56. Rojon, à Paris ; émeri.
- VIIe DIVISION. — MACHINES ET MÉCANISMES.
- § ier. Moteurs,
- 5q. Kientzy , à Paris.
- 58. Giraudon, à Paris.
- § 2. Presses.
- 5g. Brisset père, à Paris: presse autographique.
- 60. Thuvien, à Paris ; presses lithographiques.
- § 3. Pompes.
- 61. Debausseaux, à Amiens.
- 62. Thirion, à Paris.
- 63. Madame Gailard, pompes à incendie.
- 64. Harmois frères, à Paris ; boyaux d’incendie.
- § 4- Machines diverses.
- 65. Britz, à Belleville (Seine) ; tours.
- 66. Margoz, à Paris ; id.
- 67. T^ande et Janray, à Paris; composteur pour timbres.
- 68. Pinel, à Sotteville-lès-Rouen (Seine-Inférieure) ; machine à calibrer les cylindres de filature.
- 69. Michel, à Rouen; machine à bouter les plaques de cardes.
- 70. Baudot, à Paris ; machine à scier le bois.
- 71. Lannes de Montebello, à Paris; machine à bouclier les bouteilles de vin de Champagne.
- 72. Lebedel, à Paris ; machine à faire les perles fausses.
- VIIIe DIVISION. INSTRUMENTS DE PRECISION. § Ier. Horlogerie.
- 73. Bienaymê, à Dieppe (Seine-Inférieure).
- 74. Marti et comp., à Montbéliard (Doubs).
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- § 2. Instruments d’optique.
- 7 5. Leydecker, à Paris.
- IXe DIVISION. -- ARTS ET PRODUITS CHIMIQUES.
- § Ier. Produits chimiques.
- 76. Boyoeau et Pelletier, à Vaugirartl (Seine).
- 77. Laminget conip., à Clicliy (Seine).
- § 2. Couleurs et vernis.
- 78. Giroux, à Paris.
- 79. Ferrand, à Paris.
- 80. Colson, à Paris.
- 81. Leon, à Paris; vernis.
- 82. Benoit-Langlassé, à Paris ; vernis sur métaux.
- § 3. Teinture et apprêts.
- 83. Farge, à Lyon.
- 84. Frick, à Paris.
- 85. Milliant, à Valbenoîte (Loire).
- § 4. Porcelaine et poteries.
- 86. Barré-Russin, à Orchamps (Jura).
- 87. Madame Langlois, à Bayeux (Calvados).
- 88. Des fossés frères, à Paris ; décoration de la porcelaine.
- 89. Dotin, à Paris; coupes en émail.
- 90. Beaufay ; creusets.
- § 5. Verrerie.
- 91. Berger-Valter, à Paris.
- 92. Nocus, à Saint-Mandé (Seine).
- § 6. Cuirs et peaux.
- 93. Durand, à Rully (Calvados).
- 94. Estivant et Bidou fils, à Givet (Ardennes).
- 95. Trempé, à Paris.
- 96. Sorrel, Berthelet et comp., à Moulins (Allier).
- 97. Blot (ancienne maison Heulte), à Paris; cuirs vernis.
- 98. Micoud, à Belleville (Seine) ; id.
- § 7. Papiers.
- 99. Andrieux-Vallée père et fils, à Morlaix (Finistère).
- too. Ferrand-Lamolte, à Troyes. i o i. A1 aileron, à Paris.
- 102. Genoux, à Paris ; papiers peints.
- § 8. Objets divers.
- 1 o3. Briet, a Paris ; eaux gazeuses.
- 104. Chctelat, successeur de Demarson , à Paris ; savon.
- 105. Herbin, à Paris ; cire à cacheter.
- 106. Trolliet et Perret, à Paris ; cirage et encre.
- 107. Ducommun, à Paris ; filtres.
- 108. Lelogé, à Paris ; id.
- Xe DIVISION. — ARTS ÉCONOMIQUES.
- § 1er. Chauffage.
- 109. Lecoq, à Paris.
- 110. Voghl, à Paris.
- in. Chevalier-Curt, à Paris; fourneaux de cuisine.
- H2. Hoyos, à Paris ; id.
- § 2. Eclairage.
- 113. Gotten, à Paris ; lampes.
- 114. Truc, à Paris ; id.
- 115. Gaillard, à Paris ; bougie stéarique.
- 116. Belhommet frères, à Landerneau (Finistère) ; id.
- 117. Leroy {Charles), à Paris.
- § '3. Substances alimentaires.
- 118. Cornillier aîné, à Xantes.
- § 4- Fleurs artificielles.
- 119. Crousse, à Paris.
- 120. Jullien (Félix), à Paris.
- 121. Prévost et TVentzel, à Paris.
- § 5. Objets divers.
- 122. Dier, à Paris ; vêtements remis à neuf.
- 123. Cavy jeune et comp., à Nevers, id.
- 124. Gobert, à Lyon ; corsets.
- 126. Guilbert, à Paris; peignes eu écaille.
- 126. Bourg, à Paris; garde-robes.
- 127. Feuillâtre, à Paris; id.
- 128. Bach-Pérès, à. Paris; stores.
- 129. Girard, à Paris ; id.
- 130. Haltat, à Paris ; id.
- 131. Fenoux, à Paris ; portefeuilles.
- 132. Cazal, à Paris; parapluies.
- 133. Abt, à Paris ; chapeaux de paille.
- XIe DIVISION. -- BEAUX-ARTS.
- § Ier. Musique.
- 134* Hesselbein, à Paris ; pianos.
- 135. Koska, à Paris; id.
- 136. Mermet, à Paris ; id.
- 137. Buffet-Crampon, à Paris; instruments à vent.
- 138. Breton, à Paris ; id.
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- 13g. Hildebrand, â Paris ; instruments à archet. § 2. Dessin et gravure.
- 140. Naze fils et comp., à Paris; id. ; dessin de fabrique.
- 141. Gavard, à Paris; pantographe pour dessin.
- 142. Faure, à Paris ; mannequin pour peintre.
- g 3. Sculpture et moulage.
- 143. Hardouin, à Paris; id.
- 144. Lombard, à Paris ; id. i45- Sauvage, à Paris.
- i4t>. Texier, à Montmartre (Seine) ; plastique de pierre factice.
- 147. Morisot, à Paris; moulures en bois.
- 148. Girard-Pinsonnière, à Paris ; ornements en bois doré.
- § 4* Bronzes d'art.
- 149. Boyer, à Paris.
- 150. Raingo frères, à Paris.
- 151. Rodel, à Paris.
- 152. Marquis, à Paris.
- 153. Susse frères, à Paris.
- g 5. Orfèvrerie, bijouterie.
- 154. Richard, à Paris ; bijoux de deuil.
- 155. Greer, à Paris ; perles fausses.
- 156. Thouret, à Paris.
- MÉDAILLES
- Ir® DIVISION. — LAINE.
- § Ier. Amélioration des laines.
- MM.
- 1. Delaville-Leroux, à Veigné (Indre-et-Loire).
- 2. Doutremont, à Tours.
- 3. Latache, à Valbruant (Haute-Marne).
- 4* Pillard-Damilleville, à Saint-Paterne (Indre-et-Loire).
- 5. Rivaux, à Puymoyen (Charente).
- § 2. Laine filée et peignée.
- 6. Blondeau-Billet, à Lille.
- 7. Cariol-Baron, à Angers.
- 8. Faiit-eau , à Biièrc-lt-Châtel (Seine-et-Oisr)
- 9. Gilbert, à Reims.
- g 6. Ébénisterie. i5q. Boutung, à Paris.
- 158. Balny, à Paris. i5g. Bertaud, à Paris.
- 160. Garand, à Paris ; bois pour ébénisterie.
- 161. Hoefer, à Paris.
- 162. Marsoudet, à Paris.
- 163. Klein, à Paris.
- 164. Fedder, à Paris.
- 165. Aslorquiza (Barthélemy), à Paris; billards.
- 166. Guillelouvette, à Paris; id.
- 167. Coletta,h Paris; tabletterie.
- 168. Guilbert, à Paris; id.
- 169. Geslin, à Paris ; meubles en fer.
- 170. Lombard, à Paris ; meubles et ornements d’église.
- 171. Lande jeune, à Paris; sommiers élastiques.
- § 7. Typographie.
- 172. Colson, à Paris ; fonte de caractères typographiques.
- 173. Petilbon, à Paris ; id.
- 174. Thorey et Firey, à Paris ; id.
- 175. Lœuillet, à Paris; gravure de caractères typographiques.
- g 8. Reliure.
- 176. Lardière aîné, à Paris.
- DE BRONZE.
- 10. Milon-Marquant, à Reims.
- § 3. Draperie.
- 11. Blin père et fils et Bloch-Javal, à Bitsch-willer (Bas-Rhin).
- 12. Houel, Brice et Marcel, à Louviers (Eure).
- 13. Parnuit (veuve) et D autres me, à Elbeuf (Seine-Inférieure).
- 14. Perrin frères et comp., à Nancy.
- 15. Ponchon fils aîné, à Vienne (Isèi e).
- 16. Signorel-Kochas, à Vienne.
- 17. Thiollier, â Vienne.
- § 4 Flanelles et couvertures.
- 18. Bnidon, à Paris.
- 19. Boyer aîné et Lacour frères, à Limoges.
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- (
- 20. Fort etAguirre, à Saint-Jean-Pied-de-Port (Basses-Pyrénées).
- 21. Léger, Francolin et Gouchereau, à Patay (Loiret).
- 22. Meuret, Solanet et Polangié, à Saint-Ge-niez (Aveyron).
- 23. Pépin-Fieillard, à Orléans.
- 24. Poumeau frères, à Limoges.
- 25. A'/ne et Renard, à Orléans.
- 26. Rocher, à Paris.
- § 5. Etoffes de laine rases et autres.
- 27. Carcenac, à Rodez (Aveyron).
- 28. Clérembault et Lecomte, à Alençon.
- 29. Dathis, à Roubaix.
- 30. Dclalande et Blanquet, à Elbeuf.
- 31. Duvillier-Delattre, à Turcoing (Nord).
- . Machet-Marotte, à Reims.
- 33. Scrépel (César), à Paris.
- 34. Leparqtiois, à Saint-Lô.
- § 6. Étoffes mélangées de laine et coton.
- 35. Florin [Joseph), à Roubaix (Nord).
- . Laurent frère et sœur, à Turcoing (Nord).
- 37. Montagne, à Roubaix.
- § 7. Châles.
- 38. Bonfils (Michel) et Souvraz (association entre patrons et ouvriers), à Paris.
- 39. Choquel [Louis), à la Briche, près Saint -Denis (Seine).
- 40. Dreyfouss [Frédéric), à Paris.
- 4t. Mallard et comp., à Paris.
- 42. Junot, à Paris.
- § 8. Tapis.
- 43. Braquenié et Demy-Doineau, à Aubusson (Creuse).
- 44- Caussin et de Fielle, à Amiens.
- 45. Tayson, à Paris.
- IIe DIVISION. — COTON.
- § Ier. Cotons filés.
- 46. Bertrand-Geraut, à Rouen.
- 47- Debergue frères et comp., à Lisieux (Calvados).
- 48. Delavigne, a Deville (Seine-Inférieure).
- 49. Deshayes et Bénard, à Rouen.
- 50. Lahsel, a Malaunay (Seine-Inférieure).
- 51. Risler [M.) et fils, à Cernay (Haut-Rhin).
- 7)
- § 2. Tissus de coton.
- 52. Bian, à Reutheim (Haut-Rhin).
- 53. Brin-Lalaux, à Homblières (Aisne).
- 54. Brun frères et Denoyel, à Tarare (Rhône).
- 55. Colin et comp., à Bar-sur-Ornain.
- 56. Colin [Antoine), à Saulx (Vosges).
- 57. Debu père et fils, à Paris.
- 58. Defirennes-Duplouy, à Lannoy (Nord).
- 5g. Delattre aîné, à Ramburelles (Somme).
- 60. Estragnat frères et Roux, à Tarare (Rhône).
- 61. Hamelin (veuve) et Lefèvre, à Saint-Blaise-la-Roche (Vosges).
- 62. Lepelletier-Damas, à Paris.
- 63. Lepicard, à Rouen.
- 64. Provensal, à Moussey (Vosges).
- 65. Schlumberger, à Mulhouse (Haut-Rhin).
- 66. Steinheil-Ditterlein, àRothan (Vosges).
- 67. Urner jeune, à Sainte-Marie-aux-Miues (Haut-Rhin).
- 68. Zetler-Tessier, à Saint-Dié (Vosges).
- 69. Gilles, à Rouen.
- 70. Candelot, à Paris; ouates de coton.
- 71. Siredey et Billebaut, à Paris; id.
- § 3. Bonneterie de coton et de, soie,
- 72. Bernay et Perrot, à Orléans.
- 73. Braconnier, à Paris.
- 74. Coutarat et Frérot, à Troyes.
- 76. Douisne, à Troyes.
- 76. Germain fils, à Nîmes.
- 77. Jacquin, à Troyes.
- 78. Joyeux [Emile), à Nîmes.
- 79. Joyeux et Lanne, à Nîmes.
- 80. Lardi'ere, à Crécy-sur-Dive (Calvados).
- 81. Savouré, à Paris.
- 82. Thiboust, à Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise).
- § 4* Passementerie.
- 83. Guérin [Samuel), à Nîmes.
- 84. Labbé, à Paris.
- 85. Mercier, à Paris.
- 86. Sans-Cazalot, à Paris.
- 87. Sestier [Fabien), à Paris.
- 88. Sorré-Delisle, à Paris.
- § 5. Etoffes diverses.
- 8g. Dubus, à Lyon ; étoffes pour meubles.
- 90. Poirier [Eugène), à Paris; id.
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- gi. Malard et comp., à Paris.
- 92. Montagne jeune, à Paris.
- 93. 'rirouflet et Davraud, à Laval (Mayenne).
- 94. Joliet, à Paris; étoffes de crin.
- g5. Becker, à Paris ; tissus imperméables.
- 96. Lacroix-Lassez, à Paris ; id.
- 97. Martin-Delacroix, à Paris; toiles cirées.
- 98. Huet {Abraham), à Rouen; tissus élastiques.
- 99. Sauvage et comp,, à Rouen; id.
- IIIe division. — Lin.
- § 1er. Lin filé.
- 100. Bisson, à Guisseray (Seine-et-Oise).
- 101. Dequoy (Jules), aux Moulins-lès-Lille (Nord).
- 102. Chauvet aîné, à Lisieux (Calvados).
- 103. Val-de-Lièvre, à Saint-Pierre-lès-Calais (Pas-de-Calais).
- § 2. Tissus de lin et de chanvre, batistes.
- 104. Casse, à Lille.
- 105. Cornillau aîné, au Mans.
- 106. Debeine et Cresson, à Paris.
- 107. Delame-Lelièvre,h Valenciennes (Nord); batistes.
- 108. Bertrand frères et Dillain, à Paris; id.
- 109. Boulard et Piednoir, à Paris; id.
- 110. Dechastellux père et fils, à Haguenau (Bas-Rhin).
- 111. Demestère-Delaunay, à Halluin (Nord).
- 112. Leborgne et comp., à la Ferté-Bernard (Sarthe).
- 113. Lussigny frères, à Paris; batistes.
- 114. Dattier et Crombet, aux Moulins-lès-Lille (Nord).
- 115. Richer-Levéque, à Alençon.
- 3. Cordes et cordages.
- 116. Lebœuf, à Paris.
- 117. Ouarnier, à Paris.
- 118. Tampier, à Paris.
- § 4' Dentelles et broderies.
- 11 g. Foulquier, à Paris.
- 120. Idril et Marion, à Lyon.
- 12/. Julien (demoiselle), au Puy (Haute-Loire).
- 122. Lannion (atelier de charité de) (Côtes-du-Nord).
- 123. Lecerf, à Paris.
- 124. Leseure, à Paris.
- 125. Houel et Marion, à Lyon.
- 126. Pagny, à Bayeux (Calvados).
- 127. Provost (madame), à Paris ; broderies.
- 128. Barbe, à Nancy ; id.
- 129. Bûcher (madame), à Paris; id.
- 130. Robert-Faure, à Paris.
- IVe division. — SOIE.
- § Ier. Soies grèges.
- 131. Adam, à Moulin-lès-Metz (Moselle).
- 132. Bailly, h Château-Renaud (Loiret).
- 133. Blondeau-Billet, à Lille (Nord).
- 13-4- Gibelin fils, à la Salle (Gard).
- 135. Hernie, à Crest (Drôme).
- 136. Affourtil (Gaston), à Yalleraugue (Gard).
- 137. Mourgues et Bousquet, àSaint-Hippolyte (Gard).
- 138. Noyer frères, à Dieu-le-Fit (Drôme). i3g. Revil et comp., à Amilly (Loiret).
- i4o. Roux frères et Cabril, à Saint-André-de-Val borgne (Gard).
- 141 - Reliquet aîné, à Machecoul (Loire-Inférieure).
- § 2. Châles de soie.
- 142. Audemard et Bris fils, à Nîmes.
- 143. Bouet, à Nîmes.
- 144- Huguet (Gaston), à Nîmes.
- 145. Mantelier et comp., à Lyon.
- 146. Peillon fils et comp., à Lyon.
- 147. Pourcherol cousins, à Nîmes.
- 148. Reynaud père et fils, à Nîmes.
- 14g- Sandoz et comp., à Lyon.
- 150. Sevegner, à Nîmes.
- §3. Tissus de soie divers.
- 151. Coignet (Henri), à Paris.
- 152. Groboz et comp., à Lyon.
- 153. Maygre, à Saint-Etienne (Loire).
- 154. Monnoyeur et Moras, à Lyon,
- 155. Raviez, à Paris.
- 156. Sagnier-Teulon, h Nîmes.
- 157. Thevenet-Raffin et Roux, à Lyon.
- § l\. Rubans.
- 158. Dutrou, à Paris.
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- l5ç). Meyer-Merian, à Soultz (Haut-Rhin).
- Ve DIVISION. -- ARTS METALLURGIQUES.
- § Ier. Fonte et fers.
- 160. Association des mines d’Arcachon (Gironde).
- i6r. Bois et comp., à Paris.
- 162. Brisou fils aîné (Pierre), à la Bouxière, près Rennes (Ille-et-Vilaine) : ustensiles en fonte.
- j 63. Colas, à Monthier-sur-Saulx (Meuse).
- 164. Lacombe, à Périgueux.
- 165. Martin et Virey, à Paris.
- 166. Lagoutte, à la Villette (Seine).
- 167. Poli et coinp., à Grenelle (Seine).
- 168. Jacquinot, à Droitteval (Vosges) ; essieux.
- 169. Morisson et comp , à Guines (Pas-de-Calais).
- 170. Pair et, à Varigney (Haute-Saône); essieux.
- § 2. Aciers.
- 171. Barbazan, à Uzerche (Corrèze).
- 172. De Brye, à Valbenoîte (Loire).
- 173. Estienne et Irroy, à la Hutte (Vosges).
- 174. Renoclier, Bal/in et comp., à Valbenoîte.
- 175. Schnell, dit Tobias, à Valbenoîte.
- 176. Société des forges et usines & Axât (Aude).
- § 3. Tréjilerie.
- 177. Anfrye et comp., à l’Aigle (Orne) ; épin-gles.
- 178. Massue fils, à Metz ; id.
- 17g. Neuss, à Vaise (Rhône) ; aiguilles.
- 180. Galicher et comp., à Digny (Cher) ; fil de fer.
- 181. Duchauffour-Achez, à Reims ; cardes.
- 182. Russier y Brevoer et Trous set y à Paris ; toile métallique.
- 183. Kons, à Paris ; id.
- 184. Tangre {Constant), à Paris ; id.
- § 4- Outils, quincaillerie.
- 185. Croutsch, à Paris; filières.
- 186. Ber nier, à. Paris.
- 187. Lutz, à Paris; outils de corroyeur.
- 188. Maillard et Sculforty à Maubeuge (Nord).
- 189. P idiot, à Paris; limes.
- 190. P routât, Michaut et Thomerf, à Arnay-le-Duc (Côte d’Or) ; id.
- 191. TordeuXy à la Fère (Aisne); id,
- (9 )
- 192. Poltecher, à Bussan g (Vosges) ; étrilles. ig3. Lewilley à Valenciennes (Nord) ; clous. ig4 Lesage, à Paris; cisailles.
- 190. Sirot père , à Trith-Saint-Léger fNord) ; clous.
- 196. Joliot {Achille), à Paris; tours.
- 197. Pap eily à Paris ; id.
- 198. Chaleyer et Granjon, à Firminy (Loire); faux.
- 199. Chauffriat, à Saint-Etienne (Loire); grosse quincaillerie.
- 200. Aubry {Jean) et Châteauneuf, à Valbenoîte ; id.
- 201. Perre et comp., à Saint-Olle (Nord); id.
- 202. Meurant frères, à Charleville (Ardennes) ; crics et presses.
- § 5. Serrurerie.
- 203. Charbonnier y à Paris.
- 204. Jacquot, à Paris.
- 205. Doroaly à Paris.
- 206. Fichel, à Paris.
- 207. Garnier, à Paris.
- 208. Digardy à Paris.
- 209. Havéy à Paris.
- 210. Moiheauy à Paris.
- 211. Peudenier, à Paris.
- 212. Rebours, à Paris.
- 213. Schmerber, à Paris.
- 214. Vallet, à Paris.
- 215. Soisson, à Paris.
- 216. Ferstaen, à Paris.
- § 6. Coutellerie.
- 217. Dordet, à Paris.
- 218. Grange et Prodon-Pouzet, à Paris.
- 219. Lanne {Étienne), à Paris.
- 220. Mailles {Bernard), à Paris.
- 221. Mar muse, à Paris.
- 222. Picault, à Paris.
- 223. Tixier-Goujon, à Thiers (Puy-de-Dôme).
- 224. Vauthier, à Paris.
- § 7. Cuivre.
- 225. Curasson{Charles),àle Blanc-Murger (Vosges) ; chaudronnerie, planches de cuivre.
- 226. Desprals, à Paris ; id.
- 227. Godart, à Paris; id.
- 228. Gosselin, à Paris ; id.
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- ( '0 )
- 22g. Groult et comp., à Pal is ; id.
- 230. Oesger, Rauch et compagnie, à Biaclie-Saint-Wast (Pas-de-Calais) ; id.
- 231. Regniaud, à Paris ; id.
- 232. Schindler {Frédéric), à Kœnigshofen, près Strasbourg; id.
- 233. Gallois, à Paris ; cloches.
- 2.34. Bollée, au Mans (Sarthe) ; id.
- 235. Maurel, à Marseille; id.
- 236. Petithomme, à Laval ; id.
- 2.3']. Mar caille et fils aîné, à Paris.
- 238. Robert (Alexandre), à la Villette (Seine). 23g. Garnier, à Dangu (Eure).
- 2.40. Crepelle (Augustin-Baptiste ), à Saint-Maur (Seine).
- § 8. Etain et plomb.
- 241. Jaudin (Ambroise), à Paris; étain en feuilles.
- 242. Chavantré, à Paris ; poterie d’étain.
- 243. Corlieu, à Paris ; id.
- 244* Laissement, à Paris.
- 245* Dufour et Demalle, à Paris ; tables de plomb.
- 246. Poulet, à Paris ; plomberie.
- 247. Durand, à Paris.
- § g. Zinc.
- 248. Serres-Mirial et comp., à la Grand-Combe (Gard).
- 24g* Deydier, à Paris.
- 25o. Braux-d' Anglure, à Paris.
- 25 r. Rabeau, à Paris»
- 2Ô2. Tourneur, à Paris.
- § 10. Armes.
- 253. Claudia, à Paris.
- 254. Duclos, à Paris.
- 255. Brun, à Paris.
- 256. Berger, à Saint-Etienne (Loire).
- 257. Baucheron, à Paris.
- 258. Jacquemart frères , à Charleville ( Ardennes).
- 25g. Plomdeur, à Montmartre (Seine).
- 260. Regnier, à Paris.
- 261. Bès, à Paris; armes blanches.
- 262. De/acour, à Paris; id.
- 263. Goddel) à Paris ; canons de fusil.
- 264. Guérin, à Paris.’
- VIe DIVISION. -- SUBSTANCES MINERALES.
- § icr. Substances minérales combustibles.
- 265. Chagot, Perret, Morin et comp. , à Châ-lons-sur-Saône (Saône-et-Loire) ; briquettes.
- 266. De Rumigny et comp,, à la Baconnière (Mayenne) ; anthracite.
- 267. De la Roche Lambert, à la Bazouge (Mayenne) ; id.
- § 2. Bitume et asphalte.
- 268. Dournay et comp., à Lobsann (Bas-Rhin). 26g. Nuty (Louis), à Paris; asphalte pour mosaïques.
- § 3. Marbres, granits.
- 270. Henry (veuve), à Laval (Mayenne).
- 271. Earelle, à Servance (Haute-Saône).
- 272. Hery, à Paris; marbres travaillés.
- 273. Roland, à Paris ; id.
- 274. Romoli et Molino, à Paris; imitation de marbre.
- § 4- Pierres artificielles, chaux hydraulique.
- 275. Agombard et Mathieu, à la Grande-Villette (Seine).
- 276. Regny (Léon) et comp., à Marseille.
- 277. Arnaud, à Grenoble.
- 278. Mortier et Courtois, à Issy (Seine).
- 27g. Viallet,h Paris.
- § 5. Meules de moulins.
- 280. Roger fils, à la Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne).
- 281. Riby, à Angers.
- § 6. Pierres lithographiques.
- 282. Guy et comp., au Yigan (Gard).
- 283. Simon, à Montdardier, près le Yigan (Gard).
- § 7. Pierres à polir.
- 284. Celis, à Paris.
- 285. Degardin,k Paris.
- VIIe DIVISION. -- MACHINES ET MECANISMES.
- § Ier. Moteurs.
- 286. Desbordes, à Paris ; machines.
- 287. Stoltz fils, à Paris ; id.
- 288. Gerardin, à Paris : id.
- 28g. Duval, à Paris.
- 2go. Labbé (Louis), à Paris.
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- ( <1 )
- 2g i. Molinié-Saint-Clair, à Paris; régulateur de machines.
- 292. Larivière, a Paris ; id,
- 293. Tailfer, à Paris ; grille mobile.
- 294. Chemallé aîné, à Tours ; chevilles de bois pour chemins de fer.
- 295. Guérin (Pierre-Remi), au Havre (Seine-Inférieure) ; navigation à Vapeur.
- § 2. Machines-outils.
- 296. Chaleyer, à Paris.
- 297. Geneste, à Paris.
- 298. Klemm, à Belleville (Seine).
- 299. Schmerber, à Mulhouse (Haut-Rhin).
- 300. Tussaud, à Paris.
- 301. Lévêque père et fils, à Paris; machine à raboter.
- § 3. Machines h ydrauliques, pompes.
- 302. Bloch (N émis), àDuttlenlieim (Bas-Rhin).
- 303. Canson (Étienne), àYidalon-lès-Annonay (Ardèche) ; turbine.
- 3o4- Levesque père et fils, à Paris.
- 305. Vasselle, à Paris.
- 306. Flaud et comp., à Paris.
- 307. Stoltz père, à Paris.
- 308. Leclerc, à Paris.
- 3og. Moyse, à Paris; boyaux et seaux d’incendie.
- 31 o. Arnaud, à Grenelle (Seine) ; conduits de fontaine en ciment.
- 311. Rolin et comp., à Paris ; conduites d’eau en métal.
- §4* Presses.
- 312. Cheval er et Bourliér, à Paris.
- 313. Poirier (Eugène'), à Paris.
- 314- Dupluvinage, à Paris.
- § 5. Moulins.
- 315. Berton, à la Chapelle (Seine).
- 316. Bizot, à Godoncourt (Vosges).
- 317. Callaud, à Nantes.
- § 6. Machines à fabriquer les tissus.
- 318. Maheau, à Elbeuf (Seine-Inférieure) ; machines à fouler.
- 319. Desplas, à Elbeuf (Seine-Inférieure); id. 32.0. Gautron, a Pans; rouets et métiers.
- 32 t. Roussclot, a Paris; métier pour bonnete-
- rie.
- 322. Bottée, à Paris ; métier à tisser.
- 323. Martinet frères, à Paris ; tissage accéléré.
- 324. Aklin, à Paris ; mécanique Jacquavt.
- 325. Ory (veuve) et Lefèvre, à Paris; métier pour bonneterie.
- 326. Payre, à Saint-Étiennè (Loire) ; machine à filer la soie.
- 327. Sallier, à Lyon; mécanique à faire des canettes.
- 328. Muzard (Louis), à Lyon; condition des soies.
- 32g. Villard et Couturier, à Lyon ; métier pour étoffes.
- 330. Girout-Argout, à Villeurbanne (Isère) ; machine à apprêter les tissus.
- 331. Pagesy, Vasseur et comp., à Montpellier ; machine à nettoyer la laine.
- 332. Prudhomme, à Paris; machine pour bonneterie.
- 333. Pauilhacs, à Montauban (Tarn-et-Ga-ronne) ; machine à tondre les tissus.
- 334- Haranger-Bellier , à Paris; machine à rouler les étoffes.
- 335. Leblanc, à Paris ; défeutreur, réunisseur.
- 336. Laurent, à Belfort (Haut-Rhin) ; régulateur pour métiers.
- 337. Bordes, à Rouen; rouleau gravé à la molette pour tissus.
- 338. Cariiez, à Rouen ; cylindres gravés pour indiennes.
- 33g. Dubus (Théophile), à Louviers ; rotileau à émeri.
- 340. Chanson (madame), à Paris; métier à broder.
- 341. Varlet, à Inchy (Nord); peigne â tisser.
- 342. Foucher, à Paris; machine à chaussure.
- 343. Berthelot, à Troyes ; machine ù bonneterie.
- § 7. Constructions civiles.
- 344* B échu, à Paris ; moulin à plâtre.
- 345. Contenot, à Paris ; id.
- 346. Champion, à Pont-Chartrain (Eure-et-Loir); machine à faire les briques.
- 347’ P sson> à Paris; chemins de fer.
- 3-j8. Kuuleky à Paris ; charpente en fer.
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- C'« )
- 34g- Mehessard, à Paris ; devantures de boutique.
- 350. Ganneron, à Paris ; scie à receper les pilotis.
- § 8. Machines diverses.
- 351. Pelletier, à Paris; moulin à cacao.
- 352. Malin and, à Lyon ; machine à broyer le chocolat.
- 353. Cosnuau, à Paris ; machine à fabriquer les agrafes.
- 354- Cheret, à Paris; machine à fabriquer les charnières.
- 355. Maresckal, à Paris ; hachoir pour charcutier.
- 356. Bouchey, à Paris ; machine à couper les peaux.
- 35^. Lefort, à Raucourt (Ardennes); machine à fabriquer le fil de laiton.
- § g. Voitures.
- 358. Lods, à Besançon (Doubs) ; trains de voitures.
- 35g. Gerardin, à Paris ; essieux.
- 360. Rastouin, à Blois (Loir-et-Cher) ; id.
- 361. Graeter, à Forbach (Moselle) ; id.
- 302. Callard, à Paris ; machine à ajuster les ressorts de voitures.
- 363. Mignard fils, à Belle ville (Seine); enrayage de voitures.
- 364* Bouhon, à Paris ; id.
- 365. Dameron, à Paris ; carrosserie.
- 366. TVaidelé (veuve), à Paris; id.
- 367. Zéréga, à Paris ; id.
- § 10. Forges et soufflets.
- 368. Moussard, à Paris.
- 36g. Delaforge, à Paris.
- 3^0. Enfer, à Paris.
- 371. Popinol-Rabier, à Paris.
- §11. Garde-robes.
- 372. Belicard et Ckesnau, à Montmartre (Seine).
- 373. Havard-Loyer, à Paris.
- VIIIe DIVISION. — INSTRUMENTS DE PRECISION,'' I § Ier. Horlogerie.
- 374* Bergeron, à Paris ; pièces détachées pour pendules.
- 375. Blin, à Paris ; horloges.
- . 376. Bourdin, à Paris.
- 377. Boyer, à Dole (Jura).
- 378. Brocot (Achille), à Paris.
- 37g. Brisbart, à Paris.
- 380. Chavineau, à Paris; pièces détachées.
- 381. Farret fils, à Paris.
- 382. Gontard et comp., à Paris.
- 383. Haddé, à Villiers-le-Bel (Seine) ; horloges. 384- Lefèvre, à Paris ; pièces détachées.
- 385 Mathieu, à Paris ; id.
- 386. Bariquand, à Paris ; id.
- 387. Raby, à Paris.
- 388. Reydier {Joseph-Antoine), à Paris.
- 38g. Reydor frères et Collin, à Paris ; horloges.
- 3go. Rosse aîné, à Paris.
- 3gi. D’Orléans, à Paris; horloges.
- 3g2. Perusset, à Paris.
- 3g3. Laumain, à Paris.
- 3g4* Vallet, à Paris.
- 3g5. Holingue fils, à Saint-Nicolas-d’Alierniont (Seine-Inférieure).
- § 2. Instruments de mathématique et de physique.
- 3g6. Bianchi, à Paris.
- 397. Cloux, à Paris.
- 3g8. Chicard, à Paris.
- 3gg. Faslre, à Paris.
- 400. Kruines, à Paris.
- 401. Lebrun {J. B.), à Paris.
- 402. Loiseau, à Paris.
- 403. Vedy, à Paris.
- § 3. Instruments d'optique.
- 4o4- Bodeur, à Paris.
- 405. Breton, à Paris.
- 406. Lebrun {Alexandre), à Paris.
- 407. Nachet,h Paris.
- 408. Plagliol, à Paris.
- 4og. Lecomte, à Paris.
- § 4. Instruments de pesage.
- 410. Voilette, à Paris.
- 411 • Thier, à Paris.
- 412. Frèche, à Paris.
- § 5. Instruments divers.
- 413. Guillaume, à Paris; presse à timbre.
- 414. Charles, à Paris; niveaux.
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- 415. Petrement, à Paris ; calibres.
- 416. Lavaux, à Paris ; instrument à l’usage des aveugles.
- 417. Barrachin , à Paris; pupitre pour les aveugles.
- 418. Grosse lin, à Paris; globes.
- 419. S unis, à Paris; id.
- § 6. Instruments de chirurgie.
- 420. Daran, à Paris.
- 421. Kunsmannet Georgi, à Paris.
- 422. Mathieu, à Paris ; lithotritie.
- 42 3. Le Maux, à Batignolles (Seine) ; orthopédie.
- 424. Rabiot, à Paris; id.
- 425. Biondetti, à Paris; bandages.
- 4?6. Burat, à Paris ;
- 427. Billard, à Paris; prothèse dentaire.
- 428. Souplet, à Paris ; id.
- 429. Gateau, à Paris; cornets acoustiques.
- 430. Greiling, à Paris; id.
- § 7. Objets divers.
- 431. Darbo, à Paris ; biberons.
- 432. Faucheux (madame), à Paris ; id.
- 433. Tollay, à Paris; clysoirs.
- 434. Leperdriel, à Paris ; id.
- 435. Robert, à Strasbourg; anatomie plastique.
- 436. Lefevre, à Paris; id.
- 43;. Mantois (madame), à Paris ; id.
- 438. Sandoz, à Paris; sangsues artificielles.
- IVe DIVISION. —- ARTS ET PRODUITS CHIMIQUES.
- § Ier. Produits chimiques.
- 439. Bataille, à Blangy (Seine-Inférieure).
- 440. Brière, à Paris ; acide arsénieux.
- 44'- De Cavaillon, à Paris ; sulfate d’ammoniaque.
- 442. Delaunay et comp., à Portillon , près Tours (Indre-et-Loire) ; céruse, minium.
- 443. Delondre, Berthemonl, à Paris; sulfate de quinine.
- 444- Drouin et Brossier, à la Briche, près Saint-Denis (Seine).
- 445. Dupré, à Forges (Seine-Inférieure); couperose.
- 446. Durel et comp., à Valenciennes (Nord); potasse.
- 447. Faure (Louis), à Wazemmes (Nord) ; céruse.
- 448. D'Homme, à Grenelle (Seine).
- 449* Ringaud {Henri), à Paris.
- 450. Rolland père et fils, à Toulouse.
- 451. Mallet et Lepelletier, au Mans (Sarthe) ; carbonate de magnésie.
- 452. Rogé, à Paris.
- § 2. Vernis et enduits.
- 453. Montfort, à Paris ; vernis.
- 454. Pommier, à Paris ; id.
- 455. Ferry, à Paris; enduit contre l’oxydation.
- § 3. Cirage, encre.
- 456. Doré, à Paris.
- 457. Larenaudière, à Paris.
- 458. Lefevre, à Paris.
- § 4* Teinture et impression.
- 459. Knab et comp., à Paris; teinture des bois.
- 460. Baillet, à Strasbourg.
- 461. Marnas, à la Guillotière (Rhône).
- 462. Paul aîné, à Valence (Drôme) ; tissus imprimés.
- § 5. Poteries et porcelaines.
- 463. Courtois, à Paris; briques.
- 464. Aimard, à Paris ; poteries.
- 465. De Bettignies, à Saint-Amand (Nord); porcelaines.
- 466. Halot, à la gare d’Ivry (Seine) ; id.
- 467. Jouhanneau et Dubois, à Limoges ; id.
- 468. Ruaud, à Limoges ; id.
- 469. Tinet, à Paris ; id.
- 470. Salmon, à Saint-Ouen (Seine); faïence.
- 471. Guenaut, à Paris ; poteries.
- 472. Lecoq, Genillier et Planaix, à Clermont-Ferrand; id.
- 473. Garnaud, à Paris.
- 474- Gossin, à Paris ; ornements pour jardins.
- 475. Hasslauer.' à Givet (Ardennes); pipes.
- § 6. Porcelaine décorée.
- 476. Gille, à Paris.
- 477. Grenon, à Paris.
- 478. Vion, à Paris.
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- (
- § q. Verres et cristaux.
- 479. Leroy-Soyez (veuve), à Masnière (Nord); bouteilles.
- 480. Van Lempoel, de Colnet et comp., à Qui-quengrogne (Aisne) ; id.
- 481. Duthy, à Paris.
- 482. Mougin frères, à Portieux (Vosges).
- § 8. Vitraux peints.
- 483. Laurent, Gsell et comp., à Paris.
- 484* Lusson, à Sainte-Croix (Sarthe),
- 485. Thibaud, à Paris.
- 486. Ullmann, à Paris.
- § 9. Cuirs et peaux.
- 487. Burdallet fils, Louet et comp., à Toulouse.
- 488. Fieux fils aîné, à Toulouse.
- 489. Chicoineau, à Quimperlé (Finistère).
- 4go. Tavernier, à Argentan (Orne).
- 4gi. Dumont-Desmoutiers, à Douai (Nord).
- 492. Josset, à Enencotirt-Léage (Oise).
- 4g3. Georget (.Alexandre), à Paris.
- 4g4* Massemin (Charles-Louis), à Paris.
- 4g5. Lefour, à Orléans.
- 4g6. Tracol, à Annonay (Ardèche).
- 497. Deaddé (Louis), à Paris; cuirs vernis. 4g8. Guerlain-Houel(Auguste), à Paris; id.
- 499. Dulud (<Jacques-Michel), à Paris ; cuirs repoussés.
- 500. Georget, à Paris; peaux teintes.
- § 10. Papiers.
- 501. Journet {Pascal) et comp., à Carcassonne (Aude).
- 502. Roque {J. B.), à Paris.
- 503. Michaut frères, à Laval (Vosges).
- 5o4- Paul et Cardailhac, à Toulouse.
- 505. Marion, à Paris.
- 506. Vanden^Dorpel fils, à Paris.
- 507. Dufour, à Paris.
- 508. Bondon, à Paris ; cartes.
- 609. Bréaulé, à Paris ; papier gaufré.
- 51 o. Lainé, à Paris ; cartonnages.
- 511. Riottot, à Paris; papiers et tentures.
- 512. Magnier, Clerc et Mar guéridon, à Paris; id.
- § 11. Colle forte, gélatine.
- 513. Piloux,k Paris; gélatine.
- Si4* Denfert {Félix), k Paris.
- U )
- 515. Estivant frères, à Givet (Ardennes).
- 516. Parent et Donnay, à Givet (Ardennes).
- 517. Firmenich, à Metz.
- § 12. Savons, cosmétiques.
- 518. Allard et Claye, à Paris.
- 519. Legrand, à la Petite-Villette (Seine).
- 520. Vallée et comp., à la Villette (Seine).
- 521. Gisclard, à Albi (Tarn) ; cosmétique.
- § i3. Objets divers.
- 522. Belleville frères, à Paris ; amidon.
- 523. Paisant fils, à Pont-l’Abbé (Calvados); id.
- Xe DIVISION. -- ARTS ÉCONOMIQUES.
- § Ier. Chauffage,
- 524. Huguelin, à Strasbourg ; poêle en faïence.
- 525. Chevalier {Victor), à Paris; calorifères, fourneaux.
- 526. Hurez, à Paris ; id.
- 527. Laugelot, à Paris; id.
- 5s8. Fondet, à Châlons-sur-Saône (Saône-et-Loire) ; id.
- 52g. Delaroche aîné, à Paris; id.
- 530. Delaroche jeune, à Paris ; id.
- 531. De Raincourt (madame), à Fallon (Haute-Saône) ; appareils culinaires.
- § 2. Eclairage.
- 532. Bouhon, à Paris; lampes.
- 533. Dubrulle, à Lille; id.
- 534- Georgi, à Paris ; id.
- 535. Veyron, à Paris ; id,
- 536. Silvant, à Paris; id.
- 537. Dombrowski, à Paris; id.
- 538. Jacquesson et fils, à Châlons-sur-Marne ; éclairage de caves et de celliers.
- 539. Rockel, à Metz ; lustres et lampes.
- 540. Joanne, à Paris ; lampes.
- 54ï. Aubineau, à Paris; id.
- 54?.. Bernier, à Paris; lampes à gaz.
- 543. Grison, à Paris ; veilleuses et mèches. 544- Mulrel, à Paris; régulateur du gaz.
- 545. Parisot, à Paris; id.
- 546. Siry-Lizars, à Paris; compteurs à gaz. 547» Pieron, à Paris; tubes à gaz.
- 548. Dubois, à Pierrefitte (Seine) ; bougies. 54g. Cahouet, à Paris; moulage des bougies.
- 550. Mayer aîné, à Neuilly (Seine) ; huile.
- 551. Moreau, à Paris; huile minérale.
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- ( *S )
- § 3. Substances alimentaires.
- 552. Liazard et Isabelle, à Sannerville (Calvados) ; fécule.
- 553. Marquis, à Bourgueil (Indre-et-Loire) ; réglisse.
- 554. Foussat frères, à Bordeaux; nettoyage du riz.
- 555. Turpin, à Paris ; chocolat.
- 556. Ibled, à Paris; fVi.
- 557. Valarino fils, à Perpignan ; id.
- 558. Guillot, à Paris; biscuits.
- 55g. TVillaumez, à Lunéville (Meurthe); conserves.
- 560. Bailly, à Château-Renard ( Loiret), confitures.
- § 4* Chaussures.
- 561. PenoJ, à Paris.
- 562. Dufossé, à Paris.
- 563. Perroncel, à Paris ; chaussures en caoutchouc.
- 564- Froment-Clolus, à Paris ; sabots.
- 565. Jamain {Hippolyte), à Paris; ié/.
- 566. Rageot (Jérôme), à Paris; irf.
- 567. Bernier {Clovis), à Paris ; *7/.
- 568. Collard et Belzacq, à Paris ; chaussons.
- 569. Beslay {Charles), id.
- § 5. Chapellerie.
- 570. Billion, à Paris; feutre.
- 571. Duchesne aîné, à Paris ; chapeaux.
- 572. Fincendon fils, à Bordeaux ; *"</.
- 573. Klotz, à Paris ; casquettes.
- 574* Leborgne et Dutour, à Grenoble ; chapeaux de paille.
- 575. Durst, à Paris; ïcL
- 576. Grelley, à Paris ; paille à chapeaux.
- 577. Rouget de Liste et Lempereur, à Paris ; mécanique pour chapeaux pliants.
- § 6. Fétements.
- 578. Lamotte {Charles), à Paris ; lingerie.
- 579. Dumoulin (demoiselle), à Paris; corsets.
- 580. Geresme fils, à Paris ; id.
- 581. Gaillard (madame), à Paris; id.
- 582. Daudé, à Paris; œillets métalliques.
- 583. Letourneau, à Paris; boutons.
- 584- Lemesle,k Paris; irf.
- § 7. Sellerie.
- 585. Amiard, à Paris.
- 586. Bencraft, à Paris.
- 587. Hermet, à la Petite-Yillette (Seine).
- § 8. Ganterie.
- 588. Lecocq-Prêville, à Paris.
- 58g. Rouquette, à Paris.
- § g. Fleurs artificielles.
- 590. Duchesne-Bettinger, à Nantes.
- 5gi» Redelix, à Paris.
- 592. Feny (madame), à Paris.
- § 10. Objets divers.
- 5g3. Cotel, à Paris ; emballage.
- 594* Lemonnier, à Paris; ouvrages en cheveux.
- 595. Croisât, à Paris; «</.
- 5g6. Normandin, à Paris ; perruques.
- 597. Theroude, à Paris ; jouets d’enfants.
- 5g8. Jumeau, à Paris; poupées.
- 599. Ozouf \ à Paris ; eaux gazeuses.
- 600. Jaminel, à Paris ; appareil de filtration.
- 601. Farge, à Paris; parapluies.
- 602. Delage-Montignac, à Paris ; articles de pêche.
- 603. Lebatard, à Paris; t'e?.
- 604. Gabet et Fraisant, à Paris ; cafetière.
- 605. Z?*>, à Courbevoie (Seine) ; couveuse artificielle.
- 606. Charles et comp., à Paris; appareil de lessivage.
- 607. Loddé, à Paris; plumeaux.
- 608. Mariotte et Jacquemet, à Metz; brosses.
- 609. Laurencot, à Paris ; fit/.
- 610. Barth-Adt, à Sarreguemines ( Moselle ) ; tabatières en carton.
- 611. Laisné, à Paris ; appareil de gymnastique.
- XIe DIVISION. — BEAUX-ARTS.
- § I. Musique. i° Instruments à cordes.
- 612. Aucher et fils, à Paris; pianos.
- 613. Beunon, à Paris ;
- 614. Blondel, à Paris; «</,
- 615. Elke, à Paris; iV/.
- 616. Franche, à Paris ; zV7.
- 617. Gibault, à Paris ; i</.
- 618. Herce et Maine, à Paris.
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-
- 619- Monniot, à Paris.
- 620. Rinaldi, à Paris.
- 621. Scholtus, à Paris.
- 622. IVigen père {Hermann), à Paris.
- 623. Ziegler, à Paris.
- 624. Schultz, à Marseille; id.
- 625. Mussard, à Paris.
- 626. Limonaire, à Paris.
- 627. Maucotel, à Paris ; instruments à cordes.
- 628. Henry {Jean-Carolus), à Paris; violons.
- 629. Simon {Pierre), à Paris ; id.
- 630. Savaresse, à Grenelle (Seine); cordes d’instruments.
- 2° Instruments à vent.
- 631. Dominjolle, à Lyon; orgues.
- 632. Godault, fils, à Lyon ; id.
- 633. Jaulin, à Paris ; id.
- 634. Codant, à Paris ; id.
- 635. Dubus, à Paris ; id.
- 636. Sergent, à Paris ; ïrf.
- 637. Bartsch, à Paris ; instruments à vent en cuivre.
- 638. Roth, à Strasbourg; irf.
- 63g. Triebert, à Paris ; instr. vent en bois.
- 640. Adler, à Paris; ic?.
- § 2. Dessins et lithographie.
- 641. Braun {Charles), à Mulhouse (Haut-Rhin) ; dessin de fabrique.
- 642. Delurtier, à Passy ; id.
- 643. Sajou, à Paris ; id.
- 644* Lubienski, aux Batignolles ; id.
- 645. Chanson (mademoiselle), à Paris.
- 646. Méraux, à Paris.
- 647. Parguez, à Paris.
- 6/j8. Cagniard, à Paris.
- 64q. Armengaud jeune, à Paris; dessins de machines.
- 65o. Hayem jeune, à Paris; crayons.
- 65 r. Delaruelle et Ledanseur, à Paris ; id.
- 652. Schmantz, à Paris; rouleau lithographique.
- 653. Bertauts, à Paris ; dessin lithographique.
- 654. Bry, à Paris ; id.
- 655. Poirier, à Paris ; presse lithographique.
- 656. Brisset fils, à Paris; id.
- 657. Raguenau, à Paris; id.
- ( 16 )
- 658. Barabant et Dumoulin, à Paris ; id.
- § 3. Gravure.
- 65g. Conil-Lacoste, à Paris ; gravure sur bois.
- 660. Dopter, à Paris; imagerie.
- 661. Bouasse-Lebel, à Paris ; id.
- 662. Armengaud et Oreilly, à Paris ; impression en taille douce.
- 663. Curmer, à Paris; id.
- 664* Rémond, à Paris; id.
- 665. Chardon, à Paris; id.
- 666. Cliquot, à Courbevoie (Seine) ; roulettes et outils à graver.
- 667. Saunier, à Montrouge (Seine); épreuves de billets de banque.
- § 4. Photographie.
- 668. Guillot et Sagniez, à Paris ; photographie sur papier.
- 66g. Legray, à Paris; id.
- 670. Mayer frères, à Paris; photographie coloriée.
- 67 1. Maucomble, à Paris; id.
- 672. Vaillai, à Paris.
- 673. Warren-'I’hompson, à Paris.
- § 5. Peinture.
- 674. Foulley, à Paris ; peinture en décors.
- 675. Mercier {Claude), à Paris; tableaux rentoilés.
- 676. Carpentier, à Paris; mannequins pour peintres.
- 677. Dagneau, à Paris ; pinceaux.
- 678. Saunier, à Paris; id.
- § 6. Stores, écrans , éventails.
- 679. Savary, à Paris ; stores.
- 680. Alexandre {Félix), à Paris ; id.
- 681. Dupré et Aubery, à Paris ; éventails.
- § 7. Dorures et ornements.
- 682. Souty, à Paris ; dorure sur bois.
- 683. Lajoie, à Paris ; id.
- 684* Desjardins-Lieux, à Paris.
- 685. Thoumin, à Paris ; ornements en cuivre.
- 686. Rosselet, à Paris; révivification de dorures. § 8. Sculpture et moulure.
- 687. Gallouzeau de Villepin, à Paris ; plan en relief.
- 688. Garnot, à Paris ; sculpture en ivoire.
- 689. Wolj, à Paris ; id.
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- 690. Beaumont, à Paris ; id.
- 691. Kubitchek, à Paris; incrustation d’ivoire.
- 692. Cotclle, à Paris ; sculpture sur bois.
- 693. Thotin, à Paris ; moulures sur bois.
- 694. Henaut, à Paris; id.
- 695. Dufailly, à Paris ; sculpture sur bois.
- 696. Garnaud, à Paris ; sculpture en terre cuite.
- 697. Bréauté, à Paris; encadrements en cartes repoussées.
- 698. Bossi, à Paris; mosaïques.
- § 9. Bronzes d’art.
- 699. Colas et Barbedienne, à Paris.
- 700. Marchand, à Paris.
- 701. Renan id, à Paris.
- 702. Barye , à Paris.
- 703. Graux-Marly, à Paris.
- 704. Çuillct aîné, dit !Voé7, à Paris.
- 705. Poussielgue-Rusand, à Paris.
- 706. Quesnel, à Paris; fonderie de bronze.
- 707. Charnod, à Paris; irf.
- § 10. Orfèvrerie, bijouterie.
- 708. Bruneau et Pellerin, à Paris.
- 709. Lambert, à Paiis; plaqué.
- 71 o. Danloy, à Paris , bijouterie d’acier.
- 711. Vauthicr, à Paris; i7/.
- 712. Bureau, à Paris ; bijouterie dorée.
- 713. Cornillan, à Paris;
- 714. Hallelin et Payen, à Paris ; bijouterie.
- 71 5. Picquot et Lucquet, à Paris ; iW.
- 7 16. Masson {Jean), à Paris; imitation de diamant.
- 717. Lasscrve et Royer, à Paris ; bijouterie.
- 718. Gombault, à Paris ; dorure et argenture.
- 7 19. Monlagnac jeune, à Paris ; irf.
- 720. Rousseville, à Paris ;
- 721. Bigot-Dumaine , à Paris; pierre lapidaire.
- XIIe DIVISION. - ARTS DIVERS.
- § 1. Menuiserie, emploi du bois.
- 722. Tachet, à Paris.
- 723. Aindas, à Bordeaux.
- § 2. Ebénisterie, meubles.
- 724. Gocht, à Paris ; ébénisterie.
- 725. Rirnlin frères, à Paris.
- 726. Krieger, à Paris.
- 727. Mercier, à Paris.
- 728. Baudry, à Paris; meubles.
- 729. Daubert et Dumarest, à Lyon ; trf.
- 730. Lendolphe, à Paris; tW.
- 731. Faure {Pierre), à Paris ;
- 732. Prélot, à Paris ; iW.
- 733. Blumer, à Strasbourg; parquets.
- 734. Saint - JJbery, à Tarbes (Hautes-Pyrénées) ; bois indigènes pour ébénisterie.
- 735. Goinard, à Paris; û/.
- 736. Thomas, à Paris ; meubles en métal.
- 737. Thierry, à Paris; objets de literie.
- 738. Dupont, à Paris ; iV.
- 739. Delbruck {Jules), à Paris; pouponnières.
- § 3. Tabletterie, marqueterie.
- 740. Sormani, à Paris.
- 741. Vincent aîné, à Paris.
- 742. Mainfroy, à Paris.
- 743. Barbier, à Paris.
- 744» Profilet, à Paris; mosaïque en bois.
- 745. Couronne, à Paris ; tW.
- 746. Fauvel-Delabarre, à Paris; peignes.
- 747. Poisson, à Paris; id.
- 748. Massue, à Paris; id.
- § 4* Billards.
- 749. Cosson, à Paris. q5o. Marchai, à Paris. -
- § 5. Typographie.
- 7^1. C/iton et Coisne; presses typographiques.
- 752. Robinet, k Yaugirard (Seine); fonte de caractères.
- 753. Giroudot, à Paris; presse typographique.
- 754. Saunier, à Montrouge (Seine).
- 755. Bouchard-Huzard (veuve), à Paris; imprimerie.
- 766. Coquebert (veuve), à Paris; id.
- 757. Creté, à Corbeil (Seine-et-Oise) ; id. q58. Monpicd aîné, à Paris; dessins en filets typographiques.
- § 6. Reliure.
- 759. Lebrun, à Paris.
- 760. Abry et Vigna, à Paris.
- 761. Gruel (veuve), à Paris.
- 762. Simicr (neveu), à Paris.
- § 7. Papeterie, cartonnages.
- 763. Gaymard et Geraud, à Paris; registres.
- 2
- Quarante-neuvième année. Janvier 1850.
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- ( 18 )
- 764. Neraudau, à Paris ; id.
- 765. Laine , à Paris ; cartonnage.
- § 8. Objets divers.
- 766. Mallet, à Paris; plumes en pointe de rubis.
- 767. Berthier, à Poissy (Seine-et-Oise) ; porte-plume.
- 768. Baquet, à Paris, encriers.
- XIIIe DIVISION.—AGRICULTURE ET HORTICULTURE.
- § 1. Engrais.
- 769. Bonnet, à Arcueil et Grenelle (Seine).
- 770. Coelland, à Rennes.
- 771. Batailler, à Montargis (Loiret).
- § 2. Instruments aratoires. i° Charrues.
- 772. Branger(Sèbastien), à Marsais-Sainte-Ra-degonde (Vendée).
- 773. Rabourdin, à Villacoublay (Seine-et-Oise).
- 774. Rivaud (Gustave), directeur de la ferme-école du Petit-Rochefort (Charente),
- 775. De Bec, directeur de la ferme-école de la Montauron (Bouches-du-Rhône).
- 776. Boully-Jolly (Pierre-Florentin), à Bour-bonne-les-Bains (Haute-Marne).
- 777. Talbot frères, à Menetou-Salon (Cher).,
- 778. Aycard (Bernard), à. Marseille.
- 779. Durand fils (Quentin), à Paris.
- 780. Desert, à Bouville (Seine-Inférieure).
- 2° Extirpateurs , herses , rouleaux.
- 781. Gratien (Louis-François), à Rieux -Hamel (Oise).
- 782. Portai de Moux, à Conques (Aude).
- 783. Lemare (Maximilien), à Essuilles-Saint-Rimault (Oise).
- 784. Delaire (Pierre), à Sauxillanges (Puy-de-Dôme).
- 785. Mansson-Michelson, à Paris»
- 3° Semoirs, plantoirs.
- 786. Ferry (Joseph), à Epinal (Vosges).
- 787. Bouscasse père, à Pnilboreau (Charente-Inférieure).
- 788. Pruvost (Augustin), à Wazemmes (Nord).
- 789. J acquêt - Robillard, à Arras (Pas-de-Calais).
- 4° Machines à battre le blé, tarares, hache-paille , etc.
- 790. Mollard, à Lunéville (Meurthe).
- 791. Damey (Alexis), à Paris.
- 792. Ferrière et Sabin, à Pontlieu© (Sarthe). 798. Mittelette, à Soissons (Aisne).
- 794. Brichard, à Paris.
- 795. Calard (François), à Paris.
- 796. Poly-Labesse, à Ferrières (Oise).
- 797. Morillon, à Gençay (Vienne).
- 798. Pons (Pierre), à Paris.
- 7qg. Grosley père et fils, à Paris.
- 800. Sarrans et Dufour, à Sauve (Gard); fourches.
- 5° Appareils vinicoles.
- 80r. Kaeppelin, à Colmar (Haut-Rhin).
- 802. Georges (Jacques), à Paris.
- 803. Montillier, à Paris.
- 804• Bail, à Vaise (Rhône).
- 805. Dezaunar, à Nantes.
- 806. Lesourd-Dclisle, à Angers,
- 6° Instruments divers.
- 807. Armand-Clerc, à Paris; outils,
- 808. Parmentier, à Paris ; serre mobile.
- 80g. Cleff frères, à Paris ; brouettes.
- 810. Laumeau, à Versailles; instruments d’horticulture.
- 8 r 1. Vallée, à Paris ; couveuse artificielle.
- § 3. Produits agricoles. i° Céréales.
- 812. Fieffé, à Bordeaux.
- 813. Solet, au Pin.
- 814. G'enot, à Saint-Ladre (Moselle),
- 815. Galland, à Ruffec (Charente).
- 816. Didelon, à Bury (Moselle).
- 2° Produits divers.
- 817. Fontenay (Vendée) (le président du comice agricole de); chanvre et lin.
- 818. Maupetit, à la Teste (Gironde) ; riz.
- 81 g. Courtois-Gérard, à Paris; légumes.
- 820. Gauthier, à Paris ; id.
- 821. Barrey, à Nanterre (Seine) ; id.
- 822. Noaillon, à la Pointe-dTvry (Seine).
- 823. Groux, a Villejuif (Seine) ; arboriculture. 824- Sauria (Charles), à Saint-Lothain (Jura);
- miel.
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- (
- 825. Chataux, à Paris ; id.
- 826. Germain, à Censeau (Jura) ; fromages.
- 827. D’huicques, à Mayneline, commune de Betz (Oise).
- 828. Jordan, à Wolf (Bas-Rhin) ; tabac.
- 829. Lorentz, à Nancy ; conservation du houblon.
- § 4* Animaux. — i° Race bovine.
- 830. De Ploesquellec (Finistère).
- 831. Cudenec, à Kizelles (Finistère).
- 832. Madec, à Saint-Eutrope (Finistère).
- 833. Lesaout, au Grand-Moguereau (Finistère).
- 834. Charlier (Marne).
- ?.° Race chevaline.
- 835. Tilliard (Eure).
- 3° Race porcine.
- 836. Primois, à Caen (Calvados).
- § 5. Produits horticoles. — i° Fleurs.
- 837. Verdier {Victor), à Ivry (Seine).
- 838. Laffay, à Bellevue (Seine-et-Oise).
- 839. Guérin {Modeste), à Paris.
- 840. Jamain (Hippolyte), à Paris.
- 84 t. Dubos {Auguste), à Pierrefitte (Seine-et-Oise).
- 842- Dubos {Edmond), à Pierrefitte (Seine-et-Oise).
- 843. Luddemann, à la Celle-Saint-Cloud (Seine-et-Oise).
- 844- Turlure, à Versailles.
- 845. Bacoi, à la Pelite-Villette (Seine).
- 20 Fruits.
- 846. Foucault, à Frocourt (Oise).
- XIVe division. — Algérie.
- § ier. Produits agricoles.
- 847* Camelin , à Bone.
- 848. Jeantet, à Bone.
- 849. Chamarty, à Bone ; tabacs.
- 850. Laugier, à Bab-el-Oued, département d’Alger.
- 851. Maclouf-Kalfoun, à Oran.
- 852. Rey, à Alger.
- 853. Sidi-Muhammed~Ben- Aicha, à Boue.
- § 2. Produits industriels.
- 854* Bedel; sels de la saline d’Arzew, département d’Oran.
- 9 )
- 855. Arnaud, à Bone ; savons, cosmétiques.
- 856. Bagarry, à Tlemcen, département d’Oran; huiles.
- 857. Bris, Calmetz et Mistral, à Sidi Marouf, département d’Oran ; produits colorans.
- 858 Gose, à Saint-Denis-du-Sig, département d’Oran ; id.
- 859. Drides (tribu des), à Bone ; tissus.
- 860. Harectas (tribu des), à Rone; id.
- 861. Mohammed-Salah , chez les Oued-Ourti-lon des Beni-Abbès, province de Constan-tine ; tissus.
- 862. Si-Amar-Smiz (la femme de), à Constantine ; id.
- 863. Si-Hamon-Ben-Oualef, tribu des Zamoura, province de Constantine.
- 864. Gilles, à Birmandries, département d’Alger ; soies grèges.
- 865. Maréchal (veuve), à Mustapha-Supérieur, département d’Alger ; id.
- 866. Morin, à El-Biar, département d’Alger ; id.
- 867. Theis, à Bone ; coton.
- 868. Chirat, à Bone ; laines.
- 869. Jonquier, à Oran ; id.
- § 3. Produits divers.
- 870. Belhadh (le chef des), à Oran; chaussures.
- 871. Belhadh (le chef des), à Tlemcen, département d’Oran ; id.
- 872. Beni-Snous ( les femmes des), province d’Oran ; vannerie, nattes, etc.
- 873. Boulanger, à Alger; sellerie.
- 874* Cabanillas {veuve), à Alger; placage en bois.
- 875. Fabre, à Bone ; tuiles et briques.
- 876. Hadh-Mohammed, à Oran ; broderies.
- 877. Lofredo, à Bone; corail.
- 878. S i-Hadh-Chalahi, à Bone; instruments aratoires.
- 879. Si-Abbès-Ben-Barka, à Constantine ; sellerie.
- 880. Si-el-Ben-Bou-Ras, à Constantine ; broderies.
- 881. Mustapha-Ben-Kerim, à Bone; couscous-sous.
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- 00
- (.20 )
- NON-EXPOSANTS.
- Ingénieurs, mécaniciens, chimistes et agriculteurs qui n’ont point participé
- à Vexposition (l).
- L’art. 2 du décret du 18 janvier 18-49, qui instituait des commissions départementales pour statuer sur l’admission des produits, avait chargé ces commissions de signaler, dans un rapport écrit, les services rendus à l’agriculture et à l’industrie par des chefs d’exploitation, des contre-maîtres, des ouvriers ou journaliers. En exécution de cet article, des récompenses ont été accordées en dehors du cercle même des exposants.
- MÉDAILLES d’or.
- § Ier. Agriculture.
- 1. Martin ( Charles - François ) , à Aubigny (Aisne).
- 2. Dcmesmay, à Templeuve (Nord).
- 3. Dutacq frères, à Epinal (Vosges).
- 4- Crespel père et fils, à Arras (Pas-de-Calais).
- 5. Decrombecq, à Lens (Pas-de-Calais).
- 6. Dargent, à Saint-Léonard (Seine-Inférieure). . Baudouin. au Vieux (Seine-Inférieure).
- . Bazin père, au Ménil-Saint-Finnin (Oise), g. Queret, à Morlaix (Finistère).
- 10. Leroy de Béthune, à Douai (Nord).
- 11. Leinarié, à Touffreville (Seine-Inférieure).
- 12. Brice (Louis-Victor), au Haut-Bois, commune d’Étain (Meuse).
- § 2. Métaux.
- 13. Thomas et Laurens, ingénieurs-métallurgistes, à Paris ; rappel de médaille d’or.
- § 3. Machines.
- ,4. Thonnelier, presses monétaires, à Paris; rappel de médaille d’or.
- 15. Fontaine, à Chartres; turbine.
- § 4- drts chimiques.
- 16. Broquette-Gonin, à Paris.
- 17. De Ruolz, à Paxis; pour l’ensemble de ses découvertes chimiques.
- § 5. Tissus.
- 18. Roussy, à Lyon.
- § 6. Arts céramiques.
- ig. Vilal-Roux, à Sèvres (Seine-et-Oise); cuisson de la porcelaine.
- § 7. Beaux-arts.
- 20. Lienard, à Paris; dessinateur pour meubles et orfèvrerie.
- MÉDAILLES d’argent.
- § 1e1'. Agriculture.
- 21. Sainn-Larclause, à Monts, commune de Ceaux (Vienne).
- 22. Bcdard, à Gionne (Cher).
- 23. Guillemot, à Nozay (Marne).
- 24 • L’Abbé-Fleurimont, à la Sabinière (Vienne).
- 2.5.* Lastic-Saint-Jall, aux Esparts, commune de Saint-Julien (Vienne).
- 26. De Pompéry, à Siry-Salogne (Aisne).
- 27. Desvaux, maître de poste, à Courville (Eure-et-Loir).
- 28. De Mecflet, au Quesnay (Calvados).
- ?g. Pichon-P/émelé, à Aunou (Orne).
- 30. Lcfevrc-Demaisons, à Batilly (Orne).
- 31. Dclajoux, desservant à Pougny (Ain).
- 32. Krauss, directeur de la colonie d’Ostwald (Bas-Rhin).
- (1) La plupart des noms indiqués ci-après ont déjà été mentionnés dans le Bulletin de décembre 1849.
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- 33. Thoré (Charles), à l’Epau, commune d’Y-vré-l’Évêque (Sarlhe).
- 34. Roques aîné, à Dampievre-sur-Blévy (Eure-et-Loir).
- 35. Avi, à la Bastide, commune de Corbarieux (Tarn-et-Garonne).
- 36. Guesdon, à Juvigny (Mayenne).
- 37. Lecottier, à Josselin (Morbihan).
- 38. Lecat, à Bondues (Nord).
- 39. De Pomper/, à Rosnoen (Finistère).
- 40. Steiner, à Steinerhof (Bas-Rbin).
- 41. Bernard-Breton, à Saint-Tliégonnec (Finistère).
- 42. Burel (Pierre), à Angerville-lès-Martel (Seine-Inférieure).
- 43. Mabire, à Saint-Gennain-d’Etables (Seine-Inférieure).
- 44. Cuny (Gérard), fermier, à Saint-Dié (Vosges).
- 45. Lemée père, à Saint-Aignan (Mayenne).
- 46. Brillier, métayer, à Pradine (Loire).
- 47. Durand père, à Morlac (Cher).
- 48. Lcgallou (Henri), fermier, à Moustern (Côtes-du-Nord).
- 49. Blanchet, colon partiaire, à la Fouillée, commune de Saint-Fort (Mayenne).
- 50. Boyer, jardinier, à Nîmes.
- § 2. Métaux.
- 51. Rives (Jacques), contre-maître dans une fabrique de limes, à Toulouse.
- § 3. Machines.
- 52. Blanchet, à Paris et Lyon ; mécanique Jac-quart; substitution du papier au carton.
- 53. Boucher (Pas-de-Calais); exploitation de mines.
- 54. Cail (Jacques), directeur des ateliers de chaudronnerie de Denain (Nord).
- 55. Paul, ouvrier chez M. Mazeline, au Havre.
- § 4. Instruments de précision.
- 56. Geisler, à Paris ; pianos ; rappel de médaille d’ argent.
- 57. Rochu, à Paris; pianos, id.
- § 5. Arts chimiques.
- 58. Lallemand fils, teinturier à Sedan (Ardennes).
- § 6. Tissus.
- 59. Blandin (Pierre), à Rouen.
- 60. Jail le t, à Lyon.
- 61. Joas (Estlier), à Bayeux (Calvados).
- 62 Pitiol, à Paris.
- 63. Retou, à Fiers (Orne).
- 64. Tàvernier, inventeur des draps dits de Ba-zeilles (Ardennes).
- § 7. Beaux-arts.
- 65. Bailleul, proie d’imprimerie, à Paris.
- 66. Bannière frères, à Paris ; sculpture et ciselure.
- 67. Jacum, ouvrier lithographe, à Paris.
- 68. Lainé, proie d’imprimerie, à Paris.
- MÉDAILLES DE BRONZE.
- § 1. Agriculture.
- 69. Guillou ( Claude), à Buffières (Saôue-et-Loire).
- 70. Lecornek, à Plouerhan (Côtes-du-Nord).
- 71. Desloges, fermier aux Usages, commune de Manthelon (Indre-et-Loire).
- 72. Chesnaie, fermier à Saint-Samson (Côtes-du-Nord).
- 73. David (Alexandre), fermier à Nozay (Loire-Inférieure).
- 74. De Gail, à Mulhouse (Haut-Rhin).
- 75. Olivier, à Breverec (Côtes-du-Nord).
- 76. Leroy (Dominique), à Château-Bas, commune d’Augny (Moselle).
- 77. Soyer, à la Bretinière, commune d’Argent (Cher).
- 78. Diemer, au Murliof (Bas-Rhin).
- 79. Giraud-Benoist, à Savigny (Rhône).
- 80. Vivien, au quartier de Charence, commune de Gap (Hautes-Alpes).
- 81. De Couterel, à Saint-Pierre-lès- Jonquières (Seine-Inférieure).
- 82. Tardieu de Virette ( Antoine ), à Arles (Bouches-du-Rhône).
- 83. Bigaillé, colon partiaire, au Lattay-Perrin, commune de Laigné (Mayenne).
- 84. Gourdon père, à la Maroutière (Mayenne).
- 85. Duchamp-Tulasne, régisseur, à Meslay (Indre-et-Loire).
- 86. Delassus (Louis), à Eterpigny (Pas-de-Ca-lais).
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- 87- Garrau père (Nicolas), pépiniériste, à Se-mur (Côte-d’Or).
- 88. Ouvrard, fermier, à la Jonchère (Indre-et-Loire).
- 89. Morée, à Rosnoen (Finistère).
- 90. Colas, laboureur, à la Bertinière, commune d’Argent (Cher).
- 91. Dauvesse, horticulteur, à Orléans.
- 92. Levacher, horticulteur, à Orléans.
- § 2. Métaux.
- 93. Donuet, contre-maître forgeron, à Lille.
- 94. Gonner (Jean), chef de haut fourneau, à Montluçon (Allier).
- g5. Griffith ( TVilliam), chef de machines soufflantes, à Montluçon (Allier).
- 96. Hergot, directeur d’atelier de moulage, à Niederbronn (Bas-Rhin).
- 97. Tapis (François), contre-maître marbrier, à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées).
- § 3. Machines.
- 98. Amand, chef d’atelier, à la Monnaie de Paris.
- 99. Beau, à Paris ; mécaniques Jacquart.
- 100. Biaise, ouvrier forgeron-carrossier, à Paris.
- 1 or. Caron, à Montmartre (Seine); mécanique
- Jacquart.
- 102. Doblelz, mécanicien, à Paris.
- 103. Dauplex, à Paris;, machine à chocolat.
- 104. Prévost, à Lisieux (Calvados) ; voiture mécanique.
- 105. Ris 1er, à Colmar (Haut-Rhin) ; machine à filer.
- § 4* Instruments de précision.
- 106. Motigin, ouvrier, chez M. Lepage-Mou-tier, à Paris.
- § 5. Arts chimiques.
- 107. Beauvais père, ancien ouvrier, à la Folie-Nanterre (Seine).
- 108. Beauvais fils, ouvrier dans une fabrique d’acide stéarique, à la Folie (Seine).
- 109. Bohierre, directeur de la fabrique de M. Cartier, à Nantes.
- 110. Durety inventeur du bleu Duret, à Paris.
- § 6. Tissus.
- ru. Bellier, à Armentières (Nord), r 12. Béraud ( Constance), à Mi recourt (Vosges). 113. Cavé (Pierre-Nicolas), à Elbeuf (Seine-Inférieure) .
- 114- Chelifour, à Reims.
- 115. Charrier (madame), directrice de la filature des soies des Champs-Elysées, à Paris.
- 116. Crelon, à Metz.
- 117. Deratte, à Esquermes ( Nord ).
- 118. Dubs, à Sainte-Marie-aux-Mines (Haut-Rhin).
- 119. Dufour, à Lyon.
- 120. Fonteneau, à Paris.
- 121. Gilbert, à Orléans.
- 122. Gonnard, Lyon.
- 123. Girand jeune, à Mazamet (Tarn).
- 124. Hilaire (Nicolas), à Saint-Remi (Eure-et-Loir).
- 125. Jorazy, aux Broteaux (Rhône).
- 126. Klein, à Metz.
- 127. Lancelevée (Clément), à Rouen.
- 128. Leblanc, à Paris.
- 12g. Leclerc, à Rouen.
- 130. Petyt (Louis), à Essonne (Seine-et-Oise).
- 131. Raviez, à Paris.
- 132. Thorel, à Abbeville.
- § 7. Beaux-arts.
- 133. Aurillon (Ph.), orfèvre, à Paris. i34- Babeur, à Paris ; orfèvrerie.
- i 35. Brockx, à Paris ; id.
- 136. Devien, à Paris ; id.
- 137. Leroy (Eugène), à Paris; id.
- 138. Niviller (Charles), à Paris; id.
- i3g. Osmont aîné, à Paris; meubles en carton laqué.
- 140. Sollier, à Paris ; émaux.
- 141. Viaud, à Paris ; dorure et argenture.
- 142. TV inter singer, h. Paris; typographie.
- 143. Wisset, à Paris ; orfèvrerie.
- § 8. Arts divers.
- 144* Bassot (Emile), à Paris.
- 145. Guillaume, à Paris , toiles cirées.
- 146. Schmidt, ouvrier corroyeur, chez MM. Gillard frères, à Sierck (Moselle).
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- OMISSIONS ET RECTIFICATIONS.
- Après avoir donné la longue liste des récompenses accordées par le jury central de l’exposition, sauf les mentions honorables et les citations favorables , il nous reste à réparer quelques omissions et à rectifier des erreurs inévitables dans un travail pour lequel nous n’avions d’autres éléments, quant aux médailles d’or et d’argent, que les listes incomplètes et fautives publiées par les journaux.
- Pour procéder avec ordre, nous commencerons par indiquer les omissions ; nous nous occuperons ensuite des suppressions et des rectifications de noms et de classement.
- 1° Noms omis.
- MÉDAILLES d’ÔR.
- (Bulletin dé 1849, P- ^49 b Sourd, à Teriay (Aisne); laines filées. Maiiiieu-tfetangre, à Armentières (Nord) ; lin filé.
- Houyeau (P^ictor), à Angers; instruments aratoires.
- MÉDAILLES d’aRGENT.
- (Bulletin de 1849, p. 555). Lemonnier-Chenevière, à Elbeuf; draperie. Buisson et Champanet, â Sainte-Tulle, près Ma-nosque (Basses-Alpes) ; soies grèges.
- Jullieh (André) j à Tours ; passementerie. Bougueret-Martenot et comp., à Coinmentry (Allier) ; fonte.
- Doé frères,' à Allevard (Drôme) ; id.
- Petite et Gaudet, à Rive-de-Gier (Loire) 5 id. Société de la Providence, à Haumont (Nord); idem.
- Beringer, àf Paris ; armes.
- Pou et, à Paris; id.'
- Perraut, à Paris ; id.
- Popelin -Ducttrre, à Paris ; charbon.
- Roche (Michel), à Paris ; marbres travaillés. Lebrun, jeune, à Paris? id.
- Roger fils, à la Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne) ; meules.
- Prévost, à Paris ; machine à coudre lés gants.
- Thomas, à Paris ; machine à calculer.
- Obry fils (Jules-Bernard), à Prouzel (Somme) ; papiers.
- Brisou fils aîné, à Rennes ; cuirs.
- Courtois, à Paris ; cuirs vernis. Baudon-Porchez, à Lille ; calorifère.
- Riess (Martin), à Dieuze (Meurthe) ; gélatine. Chevet, à Paris ; conserves.
- Fosse/, à Paris ; ébénisterie.
- Lemarchand et Lemoine, à Paris ; id.
- Cremer, à Paris; meubles.
- Laurent, à Paris ; tabletterie.
- Michaut, à Paris ; instruments à vent.
- Lafa/e, à Paris ; vitraux peints.
- Clerget (C.), à Paris ; dessins.
- Henry (Hippolyte), à Paris ; id.
- Petyt, à Paris ; typographie.
- Desrosiers, à Moulins ; id.
- Claye et comp., à Paris ; id.
- Jamain et Durand, à Bourg-la-Reine (Seine) ; arboriculture.
- Lenormand, à Paris ; culture maraîchère. Millet, à Saint-Avertin (Indre-et-Loire) ; animaux.
- Rocher (Laurent), à Saumur (Maine-et-Loire); engrais.
- Beni-Zerchi (femmesdu caïde, à Constantine);
- production de l’Algérie.
- La ville d’Oran ; id.
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- T Suppressions, corrections, rectifications.
- MÉDAILLES d’oR.
- 10. Vitalis, à Rouen; supprimer.
- 34. Lefèvre et Dumery, à Paris ; à porter au § cuirs, p. 55t.
- 48. Au lieu de Larcher frères, lisez Larcher-Faure.
- 55. Au lieu de Buwer, lize^ Biwer.
- 76. Au lieu de Dupont, lisez Duport.
- 109. Lemarié (Nicolas) ; supprimer.
- 123. Lienard, à Paris; zV/.
- 156. Duiacq, à Paris; iz/.
- MÉDAILLES d’aRGENT.
- 11. Gilbert, à Givet; crayons, au § dessin, p. 56a.
- i5. Quenot frères ; supprimer.
- 17. Auger, à Louviers ; aux machines hydrauliques, p. 558.
- 3i. Au lieu de Poupart et Guy on, lisez Pou-pinel et Guyon.
- 38. Au lieu de Fleuriot, lisez Henriot aux soies grèges, p. 557.
- 3g. For lier- Beaulieu ; au § cuirs, p. 56o.
- 42. Follet, à Paris ; supprimer.
- 54. Lecun, à Nîmes ; id.
- 62. Blech frères ; id.
- 63. Collin (Bemi-Jean) ; au § marbres, p. 558.
- 68. Huette ; supprimer,
- 76. Thoré, Horem et Denis ; id.
- 88. Au lieu de Moureau, lisez Mourceau.
- 91. Au lieu de Schoerer, Gros et comp., lisez Scheurer, Rotl et comp.
- 99. Au lieu de Duhamel, à Marseille , lisez à Mcrville (Nord).
- 1 o5. Lecomte, à Reims ; à la division agriculture, p. 563.
- uo. Aubry, à Mirecourt ; supprimer.
- 117. Au lieu à’Eymieu, à Soissons, lisez Ey-mieu, à Saillans (Drôme).
- 118. Inégal; supprimer.
- 128. Au lieu de Maquillet, lisez Méquillet.
- 126. Givord, au § moteurs, p. 558.
- 135. Au lieu de Monnier, lisez Mounier.
- i38. Baudon, à Paris ; supprimer.
- 146. Fi vaux ; id.
- 147. Au lieu de Blanzy-Ponce, lisez Blanzy -Poure.
- 168. Pelée, à la division agriculture.
- 175. Pichon ; supprimer.
- 182. Caron ; au § machines à fabriquer les tissus, p. 558.
- 186. Godet, lisez Godet, à Versailles; à la division agriculture.
- 187. Gueylon ; au § orfèvrerie, p. 562.
- 196. Lahaye ; supprimer.
- 213. Cher et ; id.
- 216. Marguery ; au § papier, p. 56o.
- 243. Au lieu de Sugner, lisez Sagnier.
- 246. Charpentier ; au § bronzes d’art.
- 253. Boquet ; au § lin filé, p. 557-
- 257. Gourdin, boutons; au § 5, objets divers, p. 56i.
- 265. Guillemot ; à la division agriculture.
- 266. Cruines ; supprimer.
- 269. Bruner ; id.
- 278. Balard; id.
- 287. Avy ; id.
- 3oo. Courtois ; id.
- 305. Au lieu de Hache et Pepin-Lehalleur, à Paris } lisez à Fierzon (Cher).
- 306. Au lieu de Petit, à Paris , lisez à Fontainebleau.
- 310. Gauthier; supprimer.
- 317. Au lieu de S aileron, à Paris, lisez à Brest.
- 319. Tavernier ; supprimer.
- 321. Dcbergue, tampons de choc pour chemins de fer; au § machines diverses, p. 55g.
- 323. Cercueil ; au § teinture, p. 56o.
- 328. Pitoux; supprimer.
- 33g. Michel ; à la division agriculture.
- 352. Thibault et Ketller; id.
- 343. Leblond-, mannequins pour peintres ; au § dessin, p. 562.
- 355. Leduc, supprimer.
- 358. Têtard, bandages pour chevaux; au § instruments de chirurgie, p 5(jo.
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- ARTS MÉCANIQUES. — ÉTOFFES.
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- 364. Vieillard, à Bordeaux ; au § porcelaines et poteries.
- 36g. Lainé ; supprimer.
- 371. Julien; id.
- 374. Bourgogne; au § instruments d’optique. 381. Lebrun; supprimer.
- 383. Horlic ; id.
- 3g6. Lefevre ; id.
- 4oa. Au lieu de Roussel fils, lisez Rouffet fils;
- à porter au § moteurs, p. 558.
- 4o i. Ric/ier ; au § instruments de physique. 4o3. Sanguinède; au § aciers, p. 557.
- 410. Breton; supprimer.
- 416. Jacquot; au § instruments de musique à cordes.
- 418. Martin; supprimer.
- 42 1. Au lieu de Galinard, lisez Gahmard.
- 423. Pasquier; au § chevaux, p. 563.
- 425. Sabatier; au § amélior. des laines, p. 555.
- 433. Duprat, bouchons de liège ; aux objets divers, p. 561.
- 434. Marlens; au § horlogerie.
- 435. Au lieu de Halol, lisez Hulot.
- 437. Vanniere; supprimer.
- 442. Perot ; id.
- 45g. Obry; id.
- 46o. Savin ; id.
- 467. Paillard, miroiterie; aux objets divers, p. 56i.
- 468. Au lieu de Villoz, lisez Vitloz.
- 484. Laurent ; supprimer.
- 485. Lemaux ; id.
- 486. Au lieu de Moyzet, lisez Moyzen.
- 4qo. Roche; supprimer.
- 5o8. Lucas ; id.
- 51 o. Michaut ; id.
- 525. Au lieu de S i-A media, Usez Si- Hamida ( 1 ;.
- ------- -r~W|-Q 8 'S" n ---
- ARTS MÉCANIQUES. — étoffes.
- Rapport fait par M. Alcan, au nom du comité des arts mécaniques, sur une machine à plier et à métrer les étoffes dans toutes longueur, largeur et épaisseur, présentée par M. Ruff, rue Neuve-Coquenard, 41.
- Le pliage et le métrage des étoffes , malgré les diverses tentatives mécaniques, se font généralement à la main; le procédé le plus usité et le plus avantageux consiste dans le pliage au crochet, au moyen duquel un croche-teur habile ne peut que plier, et non mesurer, 1,000 mètres d’étoffes par heure.
- M. Ruff, ouvrier mécanicien, a eu l’idée de construire une machine pouvant plier et métrer simultanément toute espèce de tissus. Cette machine est disposée de manière à être mue par un moteur quelconque, aussi bien que par un homme. Dans ce dernier cas, un seul ouvrier peut plier et métrer 3,000 mètres à l’heure, ce qui, non compris l’avantage du métrage, apporlc une économie des deux tiers sur le procédé ordinaire.
- , 0 Par suite des additions et des suppressions que nous venons d’indiquer, le nombre effectif des
- nie(nilles daigent délivrées est de 640, ail lieu de 6G0, porté dans notre évaluation, Le nombre des médailles d’or n’a pas varié.
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- ARTS MÉCANIQUES!
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- Nous avons remarqué de plus, en voyant fonctionner la plieuse mécanique de M. Ruff, que la régularité dupliage et la tension du tissu ne laissent rien à désirer, et qu'avec là moindre attention on rend impossibles les erreurs de mesurage.
- Une roue à rochet, graduée sur la jante , dont le mouvement de chaque dent correspond à une longueur déterminée , à \ mètre par exemple, indique le nombre de plis ou de mètres de la pièce. Comme la nature et les dimensions des étoffes à plier sont variables, le cadre destiné à recevoir le tissu peut s’allonger ou se raccourcir, s’élargir ou se rétrécir et s’abaisser plus ou moins. Afin que Fétoffe arrive bien régulièrement, on la fait passer sur une traverse cannelée obliquement ; la convenance de cette disposition a déjà été reconnue dans diverses machines à tendre les étoffes.
- Nous nous sommes d’ailleurs assurés, en assistant à un pliage , que cette machine fonctionne parfaitement ; elle est destinée , selon notre avis, à remplir avantageusement une lacune dans cette partie du travail de nos manufactures , qui, pour être secondaire, n’en a pas moins une assez grande importance. Telle parait aussi avoir été l’opinion du jury central, qui, pour témoigner à M. Ruff le prix qu’il attache à l’invention de cette plieuse et à sa bonne exécution, lui a accordé une médaille d’argent. Nous vous proposons, messieurs, de vous associer à ce témoignage en exprimant votre satisfaction à l’auteur, en lui adressant vos remercîments pour son intéressante communication, et en publiant dans votre Bulletin le présent rapport avec les dessins et la description de la nouvelle machine à plier.
- Signé Alcan, rapporteur.
- Approuvé en séance, te 5 décembre 1849.
- Description de la machine à plier et métrer les étoffes, inventée par M. Ruff.
- La fig. 1, pl. 1126, est une élévation longitudinale de la machine.
- Fig. 2. La machine vue en plan.
- Fig. 3. Elévation latérale vue par devant.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- a, a, bâti de la machine.
- b, traverse portant le rochet compteur.
- c, c, croisillons d’assemblage servant de guide à la table d.
- e, bras du mouvement moteur.
- f, plateau portant la table d. *
- f', support du plateau.
- g, traverse d’assemblage des bras.]
- h, poignée.
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- ÉTOFFES.
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- i, i, balanciers.
- j, j, contre-poids des balanciers. kt k, leviers portant la lame /.
- m, m, galets à embase.
- n, règle garnie.
- o, pinces à pivot.
- p, p, excentriques de la lame l.
- q} régulateurs sur lesquels sont marquées des échelles divisées en degrés. r, r, coulisses de la lame /.
- $, s, galets.
- t, t, supports du mouvement moteur e, g, h.
- uj dent du balancier i de droite.
- v3 excentrique de la pièce t.
- x, levier denté.
- y3 rochet compteur.
- z, manivelle.
- a', arbre du compteur.
- coussinets de cet arbre.
- A', manchon de l’arbre a . e f excentrique régulateur. f"y levier denté.
- f"’, autre levier percé de trous et portant la pièce à crochet g’, h'3 montant à charnière.
- % y rouleau meneur garni. k'y supports des excentriques m'y leviers à fourches, o', cliquet.
- p'y ressort pressant contre ce cliquet. r', r, équerres. s'y s'y crochets. t', rouleau garni.
- u’, traverse portant des rainures obliques dans deux sens. v y tringles, supports.
- y', guides de largeur.
- Fonctions de la machine. Avant de faire marcher la machine, il faut avoir soin de régler la longueur que l’on peut obtenir par les régulateurs q, qui en même temps placent les règles n garnies de peau et les pinces à pivot o. On met les guides y' à la largeur de l’étoffe, et, pour lepaisseur voulue, la
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- ARTS MÉCANIQUES.
- pièce à crochet g' se place dans un des crans des leviers f" et f"' ; pour les fortes épaisseurs, on se sert du manchon d' monté sur l’arbre compteur a . L’excentrique régulateur e sert à mettre la chaîne en rapport avec son rochet compteur y (1). La manivelle z s’emploie pour remonter la table d à la hauteur de la lame /. L’étoffe se place derrière la machine entre la tringle v', passe sur la traverse à rainures obliques u, sur le rouleau garni t* et le rouleau meneur ï, et s’engage dans la lame /, qui s’ouvre et se ferme par une clef; elle va se prendre finalement sous la pince à pivots o.
- Quand la machine est réglée, on fait mouvoir la poignée h, qui imprime un mouvement de va-et-vient à la lame / au moyen des balanciers i, i et des leviers k. Le rouleau meneur i sert à maintenir l’étoffe le plus près possible de la lame l; à cet effet, il quitte, dans le mouvement d’aller, ses supports k' pour se loger dans des fourches, et, dans le mouvement de retour, il quitte ces mêmes fourches pour se replacer sur ses supports k'.
- Les excentriques /', en rencontrant d’autres excentriques/", font monter ou descendre les leviers à fourches m pour recevoir ou guider le rouleau meneur i'. Les excentriques p servent à lever les pinces de chaque bout pour laisser entrer l’étoffe, et les excentriques p" font tourner la lame l au moyen des galets s, s.
- L’excentrique vt fixé au balancier i du côté droit, fait monter le levier denté x pour laisser descendre, à chaque pli, la table d et faire tourner le rochet compteur y d’une dent qui, chaque fois, fait place pour l’épaisseur de l’étoffe. (D.)
- TUYAUX.
- Rapport fait par M. Alcan, au nom du comité des arts mécaniques, sur la fabrication des tubes sans soudure, emboutis, par M. Palmer, mécanicien-tréfi-leur, rue Montmorency, 16.
- Messieurs, l’art d’emboutir les tubes, inventé en France en 1761, ne put, à cause des entraves suscitées par plusieurs corporations, y être pratiqué qu’avec la liberté du travail. Il ne nous revint de l’étranger qu’en 1793 , et fut importé par un habile artiste, M. Deharmes. Depuis lors, les applications de l’emboutissage ont été bornées et réservées à des tubes de petites dimensions presque exclusivement employés à la fabrication des tuyaux de plumes et des porte-crayons. C’est à la nécessité, si souvent de moitié avec le génie dans les plus heureuses découvertes, que l’on doit, celte fois encore, les progrès que nous avons à vous signaler.
- (i j Cette chaîne cnroule'e autour de l’arbre du compteur n’a pu être indiquée dans la figure.
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- TUYAUX.
- On connaît ce qui se pratiquait et se pratique encore le plus généralement pour produire un tube sans soudure. On perce longitudinalement un barreau rond, on le place ensuite sur un mandrin pour l’étirer au banc par des étirages successifs. Cette façon d’opérer produit des tubes plus solides que s’ils étaient soudés, mais ils n’offrent pas encore la résistance nécessaire dans la plupart des cas. Cet inconvénient et celui de la dépense sont inévitables, par le perçage des barreaux. Cette opération est lente, le déchet est formé par les parties centrales qui sont les plus saines, tandis que l’étirage a lieu sur les portions extérieures toujours les plus pailleuses dans les masses arrondies au laminoir. Aussi la moitié et quelquefois même les deux tiers des tubes étirés se fendent, s’entr’ouvrent, laissent apercevoir des pailles et sont, en un mot, mis hors de service avant d’être terminés ; ceux qui échappent à ces accidents sont affaiblis et énervés. Ces inconvénients les rendaient impropres aux machines à éther de M. Dutremblay, et déterminèrent M. Palmer à avoir recours à l’emboutissage, afin de chercher à mieux remplir les conditions d’économie et de solidité. Les essais de M. Palmer ont été couronnés d’un succès complet ; il est parvenu à livrer couramment, à 4 et 5 fr. le demi-kilogramme des tubes de 1 mètre de long et d’une résistance dépassant d’un tiers celle des tuyaux fabriqués par les barreaux évidés, qui ne peuvent être produits à moins de 12 et 13 fr.
- Quoique les premiers résultats des nouveaux essais d’emboutissage remontent à deux ans à peine, ils ont déjà trouvé, non compris leur emploi aux machines à éther, plusieurs heureuses applications. L’art du lampiste en obtient des becs sans soudure parfaitement unis, faisant, par conséquent, disparaître la principale cause de fuites, d’échauffement irrégulier du tube , et, par suite , du vacillement de la flamme et du charbonnage de la mèche. On les utilise également pour la construction des manomètres. M. Bourdon en a fait exécuter dont l’épaisseur du tube a à peine deux dixièmes de millimètre et qui offrent une résistance remarquable.
- Les cartouches métalliques à fond ou culot rapporté seront avantageusement remplacées par des cartouches embouties ; tel parait, du moins, être l’avis d’un de nos plus habiles armuriers, M. Lefaucheux, qui en a commandé en tôle étamée. La passementerie même a trouvé moyen d’utiliser l’emboutissage pour former les tours des épaulettes métalliques, les soudures nécessitées par le travail ordinaire n’offrant pas assez de résistance. La Société remarquera la perfection de ces différents objets par les échantillons qu’elle a sous les yeux.
- Ces diverses applications sont obtenues par un outillage peu considérable. M. Palmer espère le compléter de façon à pouvoir fournir à l’industrie des résultats plus importants encore, tels que des corps de pompe assez finis pour
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- ARTS MÉCANIQUES.
- se passer de l’alésage, des tubes pour les chaudières de locomotives, des moules à bougies et à chandelles, etc. Il reste désormais prouvé que le travail si précieux de l’emboutissage peut être étendu au delà de ce qu’on en obtenait, et que les arts mécaniques et de précision en tireront des ressources inattendues.
- Les fréquents secours que se prêtent, dans les arts, l’emboutissage, la tré-fîlerie et tout ce qui tient au travail au banc ont été l’objet de l’attention et des recherches de M. Palmer. Il est parvenu, par les plus heureuses combinaisons , à fabriquer au banc des objets en acier auxquels il faut ménager la plus grande résistance, tels que des formes à poinçons, des outils à découper, des pignons, etc., sans avoir besoin de plus d’une passe à la fdière, à peine nécessaire pour faire disparaître les inégalités qu’a pu y laisser le couteau ; la matière ne se trouve, par conséquent, plus affaiblie comme par l’étirage successif généralement‘usité. Quoique ces différents objets soient fabriqués avec de l’acier Jackson première qualité, leur prix ne dépasse pas A fr. 50 c. le kilog., et ils rivalisent avec les meilleures productions du même genre fournies presque exclusivement par l’Angleterre. Des boulons de 0,008 à 0,020 mil. obtenus par les mêmes moyens sont produits avec une économie de 50 pour 100 sur les prix ordinaires.
- Nous nous bornons, pour ne pas abuser de vos moments, à la citation de ces faits, que nous pourrions multiplier, convaincus, d’ailleurs, que les conséquences de ce progrès industriel se présentent spontanément à votre esprit.
- Outre les perfectionnements que nous venons d’avoir l’honneur de vous signaler, on doit à M. Palmer l’invention et la construction de divers petits instruments d’une combinaison ingénieuse et d’une utilité réelle.
- Il a construit des instruments combinés de façon à indiquer, d’une manière précise, les dimensions des verres de montres, à constater en même temps le diamètre et la profondeur du verre. L’important établissement de M. Berger Walter, en Lorraine , fait usage de cet instrument. Il a également imaginé un calibre ingénieux pour le foyer des verres de lunettes, ainsi qu'me balance-taxe pour lettres, donnant, au moyen d’un indicateur, le prix que doit payer la lettre placée sur le plateau.
- Nous appelons enfin votre attention sur un mesureur, pour les épaisseurs, désigné sous le nom de calibre à vernier circulaire, qui est destiné à remplacer avec avantage non-seulement les calibres en usage, tels que le calibre Pétermann et le pied-à-bec, mais encore à apporter dans les opérations usuelles une précision à laquelle les moyens ordinaires ne peuvent atteindre.
- Le nouveau calibre que vous avez sous les yeux, et qui est représenté dessiné de grandeur naturelle, fig. A et 5, pl. 1126, a la forme d’une presse connue sous le nom de serre-joints; il porte, à une de ses extrémités, un ta-
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- TUYAUX.
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- Ion fixe a sur lequel on appuie l’objet à calibrer; h l’extrémité opposée est un cylindre b divisé extérieurement dans le sens longitudinal en millimètres, et faisant fonction d’écrou pour une vis c dont le pas est d’un millimètre. Sur le cylindre roule une virole d amincie en biseau, fixée à la vis et portant sur sa circonférence vingt divisions égales correspondant, par conséquent, à des vingtièmes de millimètre. Ces divisions sont telles, que, lorsque l’extrémité de la vis est serrée contre le talon, les zéros du cylindre fixe et de la virole coïncident. Toutes les fois que cette coïncidence des zéros se présente, l’épaisseur est déterminée par un nombre entier de millimètres indiqué sur l'échelle longitudinale du cylindre fixe ; lorsque les zéros ne coïncident pas, l’épaisseur est égale au nombre de millimètres qu’on lit sur le cylindre, plus le nombre de vingtièmes indiqué sur la virole, entre les lignes des deux zéros.
- On conçoit que, pour obtenir les calibres donnant d’autres divisions, il suffira de faire varier le pas de la vis et les indications de la virole. Le calibre que nous vous soumettons est plus que suffisant pour mesurer l’épaisseur des planches de tôle, de cuivre, de zinc, de fer-blanc, etc., lors même qu’elles ne seraient pas exemptes de bavures. Un calibre Pétermann ne le remplacerait que s’il était garni de quatre cents différentes entailles, et qu’autant que les planches seraient sans bavures. Le calibre à vernier circulaire atteste les différents degrés d’épaisseur qu’on a usuellement à apprécier ; sa forme permet d’en faire un petit outil de poche, son prix est à la portée de toutes les bourses, sa précision ne laisse rien à désirer, et il est probable, par conséquent, qu’il sera bientôt généralement employé.
- Les travaux remarquables de M. Palmer se résument donc par un progrès dans l’emboutissage si longtemps stationnaire, par de profondes modifications dans le travail de la tréfilerie où il continue dignement Wende et Roger, enfin par la création d’instruments qui, par la facilité de leur usage, doivent être rangés au nombre des outils les plus simples et considérés comme des instruments de précision, vu l’exactitude des résultats qu’on en obtient.
- L’ensemble de ces travaux a vivement intéressé les hommes compétents lors de la dernière exposition, et n’a pu échapper au jury central, qui a montré combien il était jaloux de ses récompenses en accordant une médaille d’argent à leur auteur.
- Votre comité des arts mécaniques vous propose, messieurs, de témoigner à votre tour toute votre satisfaction à M. Palmer pour les progrès qu’il a fait faire à sa spécialité, de le remercier de ses intéressantes communications , et d’insérer le présent rapport dans votre Bulletin, avec le dessin du calibre à vernier circulaire que nous venons de mentionner.
- Signé Alcan , rapporteur.
- Approuvé en séance, le 19 décembre 1849.
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- ARTS, MECANIQUES.
- INSTRUMENTS DE PRECISION.
- Description des règles-pantographes de M. Portant, géomètre, à Melun.
- Un rapport fait par M. Benoît, au nom du comité des arts mécaniques, le 23 mai 1849, sur les règles-pantographes de M. Portant, et inséré dans le Bulletin de 1849, p. 241, porte que ces règles seront dessinées et décrites à la suite du rapport; mais la gravure n’ayant pu être terminée en temps utile, nous la donnons aujourd’hui.
- La règle a, fig. 1, pl. 1127, sert à réduire au quart un plan topographique; elle porte deux séries de divisions, l’une qui s’applique sur le dessin original b, l’autre qui porte sur la feuille de papier destinée à recevoir la copie réduite c.
- Pour employer cette règle, on la fixe sur la table au moyen d’un piquoir d servant de centre de mouvement. On la fait glisser ensuite sur tous les angles des figures à réduire; on lit à mesure les divisions de l’une , et on marque , au moyen d’un piquoir, un point à la division correspondante de l’autre , puis on joint tous ces points, et l’opération est terminée. En plaçant une seconde feuille de papier sous celle où est appliquée la réduction, et appuyant le piquoir de manière à attaquer la deuxième feuille, on obtient minute et copie, ce qui, dans la pratique, procure une économie de temps.
- La règle, fig. 2, qui porte également deux échelles, dont l’une est double de l’autre, est propre à réduire à moitié. Son centre de mouvement est sur le pivot ou piquoir e.
- On se sert de cette règle en lisant à chaque angle le chiffre de la division d’un côté et marquant un point à la mesure correspondante de l’autre. Par ce moyen, les figures sont renversées comme on le voit ; mais cet inconvénient n’est, pas bien grand, car, lorsque tous les points de la réduction sont indiqués, on détache la feuille , et il suffit de la retourner pour voir son travail sous le même point que le plan-minute.
- Cette règle satisfait à toutes les conditions de dimensions ; dans aucun cas, elles n’excéderont celles des deux feuilles du plan dont on voudra opérer la réduction.
- Les règles que nous venons de décrire peuvent servir aussi à amplifier, et cela avec la même précision , en renversant l’opération ; elles sont d’une exactitude suffisante et d’une construction facile. ( D. )
- Note sur les rapporteurs circulaires; par M. Benoit.
- Lorsque je fus chargé, par le comité des arts mécaniques, de rendre compte de l’examen qu’il avait fait du rapporteur circulaire sans point de centre pré-
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- INSTRUMENTS DE PRÉCISION.
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- senté par M. Bollardeau( 1), je ne crus pas convenable, sous la seule impression restée dans ma mémoire, d’engager mes collègues à déclarer que des rapporteurs circulaires à point de centre avaient été employés antérieurement dans la pratique de la topographie, parce que je ne trouvai pas la mention d’un tel instrument dans la Description des instruments de mathématique de Bion.
- Depuis lors j’ai acquis deux preuves, nouvelles pour moi, que ma mémoire n’avait pas été entièrement infidèle à cet égard. On lit, en effet, dans l’ouvrage de Joseph-Antoine Alberti, intitulé Istruzwni pratiche per Vingegnero ci-vile3 etc. (2), que, « pour éviter la salissure des dessins par les rapporteurs en « cuivre, les praticiens emploient des demi-cercles ou des cercles entiers, di-« visés en degrés, faits avec une feuille de corne ( osso di lanterna ), matière « qui, outre qu’elle ne salit pas les plans, a le précieux avantage de la trans-« parence, et permet ainsi de discerner le dessin qu’elle recouvre, ce qui est « d’une très-grande commodité pour celui qui opère. »
- Les rapporteurs en corne entièrement circulaires dont parle Alberti étaient pleins ; ils portaient leur point de centre, et ils avaient ainsi l’avantage, quand ils étaient placés au point de station, leur zéro étant situé sur la direction qui y avait conduit, de servir, sans être dérangés, à pointer autour de leur circonférence le passage de toutes les directions que l’on avait relevées de ce point de station , ce qu’on ne peut faire qu’en deux fois avec les rapporteurs demi-circulaires ordinaires.
- Dans son ouvrage intitulé, The éléments of land surveying, etc., A. Brocher donne le dessin d’un protractor de 9 à 12 pouces de diamètre (3), qui n’est qu’un rapporteur en cuivre entièrement circulaire , dans lequel le centre est indiqué sur une des rives d’une règle pareille à celle des rapporteurs ordinaires , et réservée en évidant l’instrument pour le rendre à la fois plus léger et d’un usage commode. Le protractor décrit par Brocher jouit des propriétés des rapporteurs ordinaires en cuivre, et peut servir, comme le rapporteur circulaire en corne mentionné par Alberti, à rapporter, une fois placé sur le papier, tous les angles observés à une même station.
- Il résulte des citations que je viens de faire que ce qui caractérise le rapporteur circulaire présenté par M. Bollardeau, ce qui le différencie des rapporteurs circulaires connus , c’est 1° d’être divisé et gradué sur la rive intérieure et circulaire de son limbe ; 2° d'avoir pour rive extérieure de ce limbe
- (1) Voyez Bulletin de l’année 1849, p. 354.
- (2) In-4, édition de Venise, 1774, page 42.
- (3) Grand in-12, 3e édition. Londres, 1814. Planche l, figure 3.
- Quarante-neuvième année. Janvier 1850.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- un carré ayant le même centre de figure que le cercle enlevé dans la plaque de cuivre dont l’mstrument est formé, carré dont deux côtés sont parallèles au diamètre passant par le zéro de la graduation ; 3° enfin d’être divisé en millimètres le long de deux côtés contigus de ce carré, à partir du sommet de l’angle droit qu’ils embrassent.
- Description et usage du goniographe de M. Collardeau.
- Le goniographe de M. Collardeau est représenté fig. 3, planche 11^7.
- A B C D est une feuille carrée , de cuivre jaune , d’un décimètre de côté , au milieu de laquelle a été évidé un cercle b dp' a , placé à égales distances des côtés et des angles du carré A B C D.
- La circonférence de ce cercle est divisé en degrés, à partir du diamètre hp', parallèle aux deux côtés AD, B C du carré. Les degrés de chacune des deux demi-circonférences b dp’, p' a b sont gradués, dans le même sens, de 0° à 180°, de sorte que les points de la circonférence ayant même graduation sont toujours les extrémités d’un même diamètre. Le diamètre déterminé par les divisions graduées 90° est ainsi parallèle aux deux côtés AB, D C de l'instrument.
- Enfin les deux côtés AB, AD, formant l’angle A du carré A B C D , sont divisés, chacun en ses 100 millimètres gradués de 10 en 10, à partir du point A, où est le zéro des deux graduations.
- Voici la solution des deux problèmes généraux mentionnés dans les conclusions du rapport du 18 juillet 1849, publié p. 354 du Bulletin de 1849.
- Premier problème. Relever l’angle formé par deux droites tracées dans un plan.
- On peut opérer de deux manières pour résoudre ce problème ; voici la première : on place le diamètre des deux zéros de la graduation sur une des deux droites données, et si, dans cette position, le cercle de l’instrument ne rencontre pas la seconde droite, on le fait glisser le long d’une règle préalablement appuyée contre un des côtés du carré, et, au besoin encore, on lui fait parcourir ensuite une direction perpendiculaire à la précédente en plaçant la règle directrice contre un des côtés du carré la croisant à angles droits ; de cette manière, on pourra toujours arriver de la première à la seconde droite, quelles qu’en soient les parties tracées.
- Cela fait, si la seconde droite a coupe l’un des demi-cercles du gonio* graphe, b a p’ par exemple, en deux points a, a, l’angle à relever étant alors égal à a' at p' aura pour mesure la moitié de l’arc p' e' a diminué de l’arc ba. Mais ces arcs ont pour valeurs respectives n et ( 180° — n ) degrés, les nom-
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- INSTRUMENTS DE PRECISION.
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- bres n et ri correspondant aux points de passage a , a de la seconde droite ;
- donc l’angle à relever aura pour mesure ou bien —90°,
- c’est-à-dire l’excès de la demi-somme des nombres de degrés inscrits aux points d’intersection de l’une des demi-circonférences par la seconde droite, sur un angle droit.
- Si la seconde droite b b' passe par un des zéros de la graduation, le zéro b par exemple, l’angle b' b p' sera égal à l’angle des deux droites, lequel sera ainsi mesuré par la moitié de l’arc p' c b' ou par la moitié du nombre n de
- degrés indiqué par le point de passage b' de la seconde droite, soit |.
- Si la seconde droite d d'croise les deux demi-circonférences du goniogra-phe, les angles d'dt p' et b dt d opposés par le sommet sont égaux à l’angle à relever, et comme ils ont pour mesure la moitié de la somme des arcs p' d'et b d, qu’ils interceptent, arcs exprimés par les nombres de degrés ri, n, correspondant aux points de passage d!, d de la seconde droite, il en résulte
- I yi
- que l’angle cherché vaudra , ou la demi-somme des nombres de degrés inscrits aux points d’intersection des demi-circonférences de l’instrument par la seconde droite.
- Dans le cas actuel, si les deux nombres n, ri sont les mêmes, l’un d’eux sera la valeur en degrés de l’angle à relever, et alors la seconde droite se confondant avec l’un des diamètres de l’instrument passera par son centre de figure O.
- La seconde manière de résoudre le problème proposé convient au cas où le goniographe peut être posé du même coup sur les deux droites données ; ce qu’il est toujours possible de faire, quelle que soit sa dimension, lorsque les parties des droites voisines de leur point de rencontre sont tracées.
- Celte seconde manière consiste à poser un des zéros de la graduation de l’instrument sur chacune des droites qui comprennent l’angle à mesurer.
- Et d’abord, si l’angle p q r à relever est aigu, le sommet q tombera au dehors du cercle du goniographe, lorsque les côtés p q, r q de cet angle passeront respectivement par les zéros placés en p' et b. Dans le cas où les seconds points de rencontre p' a' des côtés de l’angle et du limbe gradué n’appartiendront pas à la même demi-circonférence de l’instrument, on voit que, en désignant par n et ri les nombres de degrés correspondant à ces points, la valeur
- de l’angle cherché sera - - ™ degrés, c’est-à-dire la moitié de la différence
- des nombres de degrés inscrits aux points de passage des droites, autres que les zéros.
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- ARTS MÉCANIQUES.
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- Si le goniographe était placé de manière que les deux cotés p1 v, b v de l’angle aigu donné p' v b, tout en passant aux zéros inscrits en p' et b, croisassent la même demi-circonférence b de p\ aux points e et à, correspondant aux graduations n et ri degrés, l’angle à relever aurait pour mesure la moitié de
- 11 — n,'
- l’excès de la demi-circonférence a a p sur l’arc d e ou 90°-----5— , c’est-
- à-dire un angle droit diminué de la demi-différence des nombres de degrés indiqués par les points de passage des droites données sur la même demi-circonférence de l’instrument.
- Dans le cas où l’angle à mesurer s t u est obtus, le sommet t se trouve placé dans l’intérieur du cercle du goniographe lorsque les côtés s t, u t passent respectivement aux zéros situés en p' et b; alors ces côtés coupent la demi-circonférence voisine du sommet, aux points s1 et c, auxquels correspondent les nombres de degrés n et ri, et l’angle obtus s t u a pour mesure la demi-circonférence b d p', plus la moitié de l’arc c b' s' égal à (n— ri ) degrés , c’est-
- à-dire 90° -f ou un angle droit augmenté de la moitié de la diffé-
- rence des nombres de degrés inscrits aux points de passage des droites, autres que les zéros.
- Si le sommet de l’angle à mesurer tombait sur la circonférence du cercle du goniographe, pendant que chacun des côtés passerait par un des zéros de la graduation, l’angle à mesurer serait droit.
- Deuxième problème. Par un point donné, soit sur une droite tracée, soit au dehors de sa direction, conduire une autre droite qui la croise sous un angle assigné.
- La solution de ce problème est basée sur celles du problème qui précède ; car il suffira, pour y arriver, de poser le goniographe sur la droite tracée, de manière à ce que les graduations de ses points de passage sur le limbe soient des nombres tels qu’ils expriment que cette droite fait, avec le diamètre des zéros de l’instrument, un angle égal à l’angle assigné. Alors, en effet, les deux côtés du carré qui sont parallèles à ce diamètre sont aussi parallèles à la droite à tracer, et comme, en vertu des deux mouvements à angles droits qu’on peut donner au goniographe combiné avec une règle, il est toujours possible d’amener un de ces côtés sur le point donné pour en décalquer la position avec un crayon ou un tire-ligne, il est manifeste que ce décalque sera la droite qu’il s’agissait de conduire par ce point.
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- OUTILS.
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- Description d'un outil, dit serre-tube, propre à river dans leurs plateaux les tuyaux des chaudières à vapeur, par M. Legal, à Nantes.
- M. Roche, ancien conducteur principal de l’usine d’Indret, a communiqué à la Société, dans sa séance du 26 septembre 1849, la note suivante :
- L’opération du rivetage des tubes des chaudières à vapeur, telle qu’elle se pratique à Indret et dans quelques autres ports, c’est-à-dire sans bagues, exige beaucoup d’habileté de la part des ouvriers, parce qu’elle doit se faire avant le refroidissement complet du métal.
- La vitesse nécessaire à imprimer à tous les mouvements des hommes qui concourent simultanément à ce travail le compromet très-souvent de deux manières différentes. En effet, si le rivetage du tube est terminé dans ses plateaux, quoiqu’il soit encore à une température élevée, il achèvera sa contraction en assurant son rivetage, mais en compromettant celui de ses voisins, car, pouvant rapprocher les plateaux sur lesquels il effectue son retrait, il rendra inutiles les rivetages précédents, et même toute espèce de travail deviendra impossible, car il sera ébranlé à son tour par le suivant.
- Si le martelage se prolonge, au contraire, au delà du refroidissement, la sécheresse des chocs, l’élasticité du tube dans son alvéole amèneront la rupture du tube ou une pose imparfaite.
- Pour éviter ces inconvénients, il faut combiner le martelage avec le refroidissement du tube ; encore, dans ce cas, la difficulté est grande.
- L’outil, dit serre-tube, de M. Legal, représenté, sous ses divers aspects, planche 1128, affranchit l’opération du placement des tubes de toutes les difficultés matérielles ci-dessus énoncées.
- Il affranchit aussi le service des bateaux à vapeur de l’obligation d’embarquer des ouvriers habiles, ou de rentrer dans le port avec des tubes détériorés ou bouchés.
- Il suffira de couper les tubes de longueur et de les préparer comme pour l’autre mode d’opération, de faire revenir les bouts dans un feu de forge au charbon de bois, puis, laissant le tube dépasser chacun des plateaux de quelques millimètres, un serre-tube sera introduit à chaque extrémité, et par l’action d’une clef puissante appliquée sur la partie hexagonale de'la vis on ouvrira lentement le tube jusqu’à parfaite coïncidence avec son alvéole, sans avoir pu ébranler aucun de ceux déjà placés, puisqu’il n’y a aucun cho<_. Le serre-tube étant retiré, il ne reste plus qu’à rabattre, avec un léger marteau, le bord extérieur du tube pour compléter le joint déjà presque fait par le bourrelet intérieur.
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- ARTS CHIMIQUES.—DORURE.
- Explication des figures de la pl. 1128.
- Fig. 1. Section longitudinale et verticale de l’appareil, dit serre - tube, monté de toutes ses pièces » et engagé dans le tube pour en river les bouts dans le plateau.
- Fig, 2. Vis conique à filets triangulaires servant à distendre le tube et à l’appliquer fortement sur le bord de son alvéole.
- Fig. 3. Vue extérieure de l’écrou dans lequel entre la vis précédente.
- Fig. 4. Le même vu par le bout.
- Fig. 5. Le même vu en coupe longitudinale.
- Fig. 6 et 7. Vue de face et de profil du plateau circulaire qui forme le fond de l’écrou. Il est percé d’un trou central et de six trous ovales.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- À, tube. B, plateau dans lequel il est rivé. C, vis conique dont la tête hexagonale D reçoit une forte clef pour la faire tourner. La queue E sert à la guider dans l’écrou F, composé de plusieurs parties mobiles, afin de pouvoir prendre l’écartement nécessaire, à mesure que la vis y pénètre. Ces parties sont assemblées par un plateau G, percé de six trous ovales dans lesquels passent autant de vis a, a, qui pénètrent dans le fond de l’écrou ; il résulte de cette disposition qu’à mesure que la vis C avance dans l’écrou celui-ci se distend , ce qui ne pourrait avoir lieu si les vis ne jouaient pas dans des trous ovales. bs b, bourrelet de l’écrou formant sur le tube une protubérance c, c, qui concourt avec le rebord d, d, contre lequel appuie fortement l’écrou à consolider le tube dans son plateau.
- ARTS CHIMIQUES. — dorure.
- Rapport fait par M. Ebelmen, au nom du comité des arts chimiques, sur un nouveau procédé de dorure de la porcelaine présenté par M. Grenon.
- / M. Grenon, décorateur de porcelaine, rue du Faubourg-Saint-Martin, 51, à Paris, a soumis à l’examen de la Société le nouveau procédé qu’il a imaginé et mis en pratique pour dorer la porcelaine d’une manière solide et durable. Le procédé de dorure qui est généralement employé à Paris consiste, comme on sait, à mêler à l’or préparé par le protonitrate de mercure une certaine quantité de sous-nitrate de bismuth qui sert de fondant et permet au métal de se fixer, au moyen du feu, sur la surface de la porcelaine. L’or préparé par le nitrate de mercure peut s’appliquer en couches extrêmement min-
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- ces, eu sorte que cette dorure est peu coûteuse ; mais, en revanche, elle a très-peu de solidité et ne résiste pas à l’usage. L’or obtenu par le sulfate de protoxyde de 1er donne une dorure plus solide, mais aussi moins économique.
- Différents procédés ont été employés pour rendre la dorure plus durable sans en augmenter beaucoup le prix. M. Rousseau pose une première couche de platine mêlé de fondant, puis une couche mince d’or sur le platine. Ce procédé donne une dorure solide, mais qui, à l’usage, ne conserve pas une belle teinte, la couleur de l’or étant modifiée par celle du platine qui apparaît par suite de l’usure.
- (te procédé de M. Grenon consiste dans l’application successive de deux couches d’or, chacune avec un fondant particulier et dans des proportions différentes. La première couche est cuite à une température élevée ; on la polit avec du grès, puis on applique par-dessus une couche mince d’or au mercure préparée et cuite comme à l’ordinaire.
- Cette dorure se brunit avec facilité et prend un bel éclat ; nous avons constaté qu’elle résistait à des frottements par des corps durs qui altèrent profondément la dorure ordinaire. {/:L '&&*£*- y
- La dorure de M. Grenon emploie 0 gr. L25 (8 grains) par douzaine d’assiettes à filet d’une ligne de largeur ; le prix des assiettes en est augmenté de 6 fr. par douzaine.
- La dorure ordinaire de Paris emploie seulement la moitié de l’or indiqué ci-dessus ; elle se paye A fr. par douzaine d’assiettes.
- La dorure de M. Grenon mérite d’être recommandée au public pour sa solidité et son éclat. L’élévation de son prix se justifie par la grande quantité d’or employée, par les doubles frais de posage et de cuisson.
- Yoire comité vous propose, messieurs, de remercier M. Grenon de sa communication et d’insérer ïe présent rapport au Bulletin.
- Signé Ebelmen , rapporteur.
- Approuvé en séance, ïe 19 décembre 1849.
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- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS CHIMIQUES.
- Siphon à écoulement intermittent destiné au lavage des précipités, par M. Bloch.
- Cet instrument, dont la construction et le maniement sont très-simples, est composé d’un siphon proprement dit A, fig. 4, pl. 1127, et d’un tube enveloppant B, que l’au-
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- PROCÈS-VERBAUX.
- m
- teur appelle tube régulateur. Ces deux tubes, engagés l’un dans l’autre, sont munis d’un bouchon, et fixés sur un flacon C, plein d’eau distillée.
- Pour faire usage de l’appareil, on remplit le flacon jusqu’à une hauteur quelconque, on y fixe le siphon au moyen du bouchon ; on l’amorce en aspirant avec la bouche. On place alors l’entonnoir D sous le siphon, de manière que l’extrémité du tube régulateur affleure le niveau de l’eau dans l’entonnoir. Dans cette position, l’appareil fonctionne. En effet, le siphon A fonctionne en vertu de la colonne a, b, plus la différence de longueur des deux branches c, d. On suppose l’ouverture du tube régulateur libre, et l’air arrivé par l’intérieur du tube B pour déplacer l’eau du flacon. Aussitôt que l’extrémité du tube régulateur se trouve bouchée en affleurant le niveau de l’eau dans l’entonnoir, le siphon fonctionne encore jusqu’à ce que la pression de l’air intérieur, augmentée de la pression de la colonne d’eau a, b et de celle de la colonne c, d, soit égale à la pression atmosphérique extérieure. En ce moment le siphon s’arrête.
- La pression de l’air extérieur est égale à la pression de l’air intérieur, plus la pression de la colonne a, b et de celle de la colonne c, d.
- La pression de l’air intérieur est égale à la pression de l’air extérieur, moins la pression de la colonne d’eau (a, b, + c, d). Comme le tube régulateur est bouché par un corps liquide, ce liquide, qui est de même nature que celui contenu dans le flacon, doit monter dans le tube régulateur à une hauteur précisément égale à la dépression de l’air contenu dans le flacon, dépression qui est, comme nous l’avons vu d’abord, a, 6 4- c, d, ou e, f+ f, i.
- Dès que le niveau de l’eau, dans l’entonnoir, baisse, la colonne d’eau i, e renfermée dans le tube enveloppé tombe et laisse ainsi accès à l’air ; de cette manière il y a intermittence et l’on obtient un niveau constant.
- La courbure des deux tubes concentriques se fait d’une manière très-facile. Pendant que les tubes sont encore droits, on les place l’un dans l’autre. On remplit alors de sable bien sec l’intervalle qu’ils forment, et on les courbe sur des charbons à la manière ordinaire.
- Le même instrument peut servir à la filtration et à la concentration d’une grande quantité de liquide. Alors on remplit le flacon du liquide même qu’il s’agit de concentrer ou de filtrer, et l’on fait communiquer le siphon avec le filtre ou le vase évapora-toire à la manière déjà indiquée (Annales de chimie, mai 1849).
- Extrait des procès-verbaux des séances du conseil d'administration de la Société
- d’encouragement.
- Séance du 2 janvier 1850.
- Correspondance. M. le ministre de l’agriculture et du commerce adresse deux exemplaires du LXIXe volume des Brevets d’invention dont la durée est expirée.
- M» Àuberger, docteur ès sciences, professeur à l’école de médecine de Clermont (Puy-
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- de-Dôme), s’était fait inscrire, dès 1846, comme concurrent aux prix proposés par la Société pour la culture de plantes étrangères à l’Europe et de plantes indigènes ; mais les gelées de 1847 ont endommagé ses cultures, et d’autres circonstances indépendantes de sa volonté ne lui ont pas permis de se présenter de nouveau au concours.
- Aujourd’hui il prie la Société de porter son attention sur ses travaux, et, dans ce but, il lui adresse deux mémoires, l’un sur la culture du pavot, en France, pour la récolte de l’opium, l’autre relatif à ses recherches sur le suc de laitue.
- M. Frogier, cultivateur à Saint-Michel ( Loiret ), présente une herse articulée à laquelle il a apporté quelques améliorations.
- 31. Riondet, à Lyon, annonce avoir découvert un moyen de guérir la morve des chevaux ; il cite plusieurs guérisons à l’appui de son assertion, et propose de soumettre son mode de traitement à des expériences publiques faites aux frais du gouvernement.
- 31. Huzard fait observer que le ministère de la guerre donne la permission de faire, dans ses établissements, tous les essais de traitement de cette maladie.
- M. de Colmont n’a pu vérifier les renseignements qui lui ont été donnés sur la vente des chevaux provenant des casernes de cavalerie. Il paraîtrait qu’on serait parvenu à dissimuler la morve pendant un certain temps, d’où l’on pourrait conclure que les règlements sont incomplets ou mal exécutés.
- 31. Huzard ne partage pas cette opinion ; il fait observer que la vente des chevaux, dans les casernes, n’a lieu qu’après une sévère inspection, et que la police municipaic exerce une surveillance très-active sur les chevaux vendus dans les marchés.
- M. de Colmont croit que l’action de la police municipale ne s’étend que sur les foires et marchés, et que cette action cesse lorsqu’elle a lieu dans les casernes.
- On reprend la suite de la correspondance,
- 31. Christophe, à Bercy, adresse, pour le concours, un mémoire sur l’analyse comparative des engrais.
- 31. Durand, pharmacien en chef de l’Hôtel-Dieu de Caen, transmet des mémoires sur les questions suivantes que la Société d’encouragement a mises au concours :
- 1° 3Ieilleure méthode de consommation des pâturages relativement à ralimentation des bêtes à lait ;
- 2° Indication d’un ensemble de moyens propres à fournir l’engraissement maximum relativement à une consommation donnée d’aliments ;
- 3° Moyens d’obtenir le maximum de lait d’une consommation donnée d’aliments.
- 31. André fils, vétérinaire à Gardanne ( Bouches-du-Rhône ), envoie, pour le concours, des observations pratiques sur l’amélioration des produits de la culture des betteraves.
- 31. Aufavre, cultivateur à Randans (Puy-de-Dôme), fait déposer le dessin et la description d’un appareil propre à la dessiccation de la betterave, pour le concours ouvert à ce sujet.
- 31. Tisserand, cultivateur à Chaligny ( 3Ieurthe ), adresse un mémoire pour le concours relatif à la culture des haricots et des échantillons de cette plante.
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- pHOcès-verbaux .
- M. Delui-Labmde, à Gardanne (Bouches-du-Rhône), dépose des documents pour les concours concernant la culture de la betterave et celle des haricots.
- Un concurrent, ayant pris pour devise prévoyance, abondance, adresse un mémoire sur la culture du maïs, et des échantillons de cette plante.
- Un autre concurrent remet un mémoire pour le concours d’une histoire critique et raisonnée de la race chevaline.
- La même question donne lieu à l’envoi d’un autre mémoire accompagné d’un billet cacheté.
- Un concurrent, qui désire prendre part à plusieurs des questions inscrites aux programmes, adresse divers mémoires
- 1° Sur l’indication et l’ensemble des moyens propres à fournir à l’engraissement maximum relativement à une consommation donnée d’aliments ; 2° sur la conservation de la viande ; 3° sur l’analyse des engrais usuels ; 4° sur la conservation des œufs ; 5° sur la conservation des légumes ; enfin 6° sur la conservation des fruits.
- M. Niepce de Saint-Victor adresse une note additionnelle au mémoire qu’il a déposé pour les concours relatifs à la conservation des substances alimentaires.
- M. Fastierf à Neuilly (Seine), envoie, pour le même concours, un mémoire et des échantillons.
- Un concurrent, prenant pour devise le sol, c’est la patrie, dépose, pour le même concours, une lettre explicative et un bocal contenant des haricots verts.
- M. lloudin, à Saint-Herblain, près Nantes, envoie, pour le concours relatif à la conservation du lait, la description de ses procédés et une bouteille de lait solidifié.
- M. Pean, à Paris, transmet plusieurs documents, à l’effet d’obtenir une des médailles de concours pour les moyens de faire cesser les effets de l’humidité et du salpêtre dans les bâtiments.
- M. Filliol, rue Saint-Merri, 7, après avoir fait connaître les motifs qui ne lui ont pas permis de prendre part au concours pour la désinfection des matières fécales, leur conversion en engrais et la séparation des solides des liquides, rappelle que, en 1840, il a obtenu l’approbation de la Société pour un appareil à double récipient. Ses moyens ne lui permettant pas d’établir d’une manière complète un nouvel appareil, il prie la Société de le comprendre dans la répartition du legs Bapst, et d’ordonner que l’appareil modèle soit confectionné aux frais de la Société.
- M. Edelim, à Saint-Denis (Seine), dépose le dessin et 1a* description d’un appareil sécheur qui a été exécuté et fonctionne dans deux ateliers.
- M. Gosse, chapelier, à Nanteuil-le-Haudouin (Oise), transmet la description d’une maison dont le mode de construction est de nature à intéresser les arts économiques.
- M. Adrien Chenot, à Glichy-la-Garenne, annonce qu’il avait préparé un travail sur le prix proposé par la Société pour le meilleur mode de construction de fourneaux d’oxydation et de réduction ; il a cherché de prouver que le principe qui dominait la solution consistait dans la distinction à établir entre le caléfacteur et le réducteur ou l’oxydant. Ces mêmes idées étant formulées dans un des derniers mémoires qu’il a sou-
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- mis à la Société, M. Chenot pense que son nom étant connu, il ne peut plus prendre part au concours.
- M. Revenel, mécanicien aux Thernes, dépose, pour le concours relatif à une machine à filer le lin, un mémoire accompagné de deux dessins.
- Un concurrent, qui prend pour devise les lainages de toute espèce acquièrent sans contredit une qualité supérieure, transmet, pour le prix proposé pour une machine à fouler les draps, un mémoire, un dessin et un paquet cacheté.
- Un autre concurrent adresse un mémoire pour le concours au prix fondé par M. d’Argentcuil.
- M. Maurice Oubriol, mécanicien, à Revigny (Meuse), envoie une description de ses machines, afin d’être compris de nouveau dans la répartition du legs Bapst.
- Objets présentés. M. Urbain Moreau, fabricant de produits chimiques, à Montrouge, présente divers produits qu’il extrait des bitumes.
- M. Houet, rue Poissonnière, 13, sollicite l’examen de ses produits consistant en cirages et vernis pour chaussures.
- M. h. Huau, ingénieur-mécanicien, à Brest, appelle l’attention de la Société sur un système de marteau-pilon et sur un mouvement de va-et-vient.
- La Société libre, pour concourir aux progrès du commerce et de l’industrie, à Rouen, remet un exemplaire de chacun des mémoires qu’elle a publiés depuis un an sur les sujets suivants, savoir : 1° la contrainte par corps ; 2° le moyen de faire garantir par l’État les valeurs confiées à la poste ; 3° la nécessité d’autoriser les comptoirs nationaux d’escompte à faire des avances sur connaissements ; 4° la révision des traités de navigation avec l’Angleterre; 5° le timbre des effets de commerce; 6° le projet de loi relatif au tissage et au bobinage ; 7° la révision du tarif de pilotage ; 8° le traité de commerce avec le Chili.
- La Société de Rouen sera remerciée de cet envoi.
- M. Batailler, ingénieur des ponts et chaussées, fait hommage d’un ouvrage intitulé, Description générale des travaux exécutés à Cherbourg pendant le consulat et l’empire, d’après les projets et sous la direction de feu M. G. M. F. Cachin, par son neveu, A. P. E. Batailler.
- Le conseil vote des remercîments à M. Batailler pour le don de cet ouvrage.
- M. À. Chevalier, membre du conseil, fait hommage de plusieurs exemplaires de la pétition qu’il a adressée à l’assemblée législative pour signaler quelques-unes des améliorations qui pourraient tourner 1° à la moralisation des ouvriers, 2° à leur bien-être, 3° à la consolidation de la société.
- M. le président, au nom du conseil, remercie M. Chevalier de cette brochure.
- Communications. M. de Colmont demande à ajouter quelques considérations sur un bon système de panification à introduire dans les campagnes; il entretient le conseil de l’utilité de donner le moyen de se procurer un bon levain.
- Le conseil entend plusieurs de ses membres sur la question des levûres, la création d’écoles de boulangerie, sur les diverses opinions émises au sujet des qualités nutritives du pain blanc et du pain bis.
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- M. le président invite la commission spéciale à porter ses investigations sur ces différents points.
- Séance du i6 janvier 1850.
- Correspondance. M. Paul Thénard, membre du conseil d’administration, adresse, de la part de M. de Vergnette-Lamotte,
- 1° Une notice sur la richesse en alcool des vins de Bourgogne, depuis 1822 jusqu’en 1847; 2° un rapport de la commission chargée, dans la ville de Beaune, de revoir les bases qui doivent servir à asseoir la taxe du pain (M. de Vergnette-Lamotte, rapporteur).
- M. Simon fils, imprimeur-!iihographe, à Strasbourg, qui a appelé l’attention de la Société sur un procédé de lavis aqua-tinte lithographique imaginé par lui, adresse de nouveaux produits de ce procédé qui est déjà en pleine activité dans ses ateliers. M. Simon y joint une notice sur l’identité de son procédé d’impression en couleur, datant de 1834, avec celui de M. Engelmann, connu sous le nom de chromolithographie, et connu depuis 1837 seulement.
- M. de Challemaison, gérant de la colonie agricole des Forges-de-Clairvaux (Aube), adresse, conformément au programme publié par la Société d’encouragement, un certificat constatant qu’il a introduit la culture du maïs dans le canton de Bar-sur-Aube.
- La Société nationale et centrale d’agriculture, la Société centrale d’horticulture, la Société d’agriculture du Puy-de-Dôme, la Société centrale d’agriculture de la Seine-Inférieure, et M. Victor Chevalier, fabricant d’appareils de chauffage, à Paris , déposent plusieurs demandes formées dans l’intention d’obtenir des médailles destinées aux ouvriers et contre-maîtres.
- M. le ministre de l’agriculture et du commerce annonce que le département du commerce a reçu de la commission des brevets des Etats-Unis d’Amérique la spécification et les dessins d’un certain nombre de patentes délivrées dans ce pays. M. Edmond Burke, président de cette commission, a exprimé le désir que ces documents fussent communiqués à la Société d’encouragement; en les transmettant à la Société, M. le ministre demande qu’elle veuille bien les faire réintégrer dans les bureaux du ministère, aussitôt qu’elle en aura pris connaissance et se sera mise en mesure d’apprécier ce qu’ils peuvent contenir de données neuves et intéressantes.
- M. le président fait ressortir l'intérêt qui doit s’attacher à ces communications, et il propose de remercier M. Burke des documents dont M. Vattemare veut bien faire jouir la Société par l’intermédiaire de M. le ministre du commerce et de l’agriculture.
- Sur l’observation d’un membre que ces documents ne paraissent pas appartenir à la Société, on rappelle que, par une lettre en date du 1er août dernier, M. Moreau donnait avis que la commission des patentes, aux Etats-Unis, avait chargé M. Vattemare de présenter à M. le ministre de l’agriculture et du commerce les spécifications et les dessins de vingt-deux inventions nouvelles ; en même temps elle a exprimé , dans la lettre d’envoi, le désir de voir soumettre ces inventions à l’examen de la Société d’encouragement.
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- Le conseil décide que M. le ministre sera remercié de l’envoi de ces documents sur lesquels le comité des arts mécaniques est appelé à se prononcer.
- M. Ormières, à Paris, dépose un supplément au mémoire qu’il a adressé pour prendre part au concours pour le perfectionnement du foulage des draps.
- M. Feuillet, mécanicien, boulevard de l’Étoile, 25, inventeur d’une maohine à fondre les caractères typographiques , demande qu’une commission soit nommée pour rendre compte du travail de cette machine.
- M. Lotéat, à Montmartre, prie la Société de lui venir en aide pour l’exécution d’une machine destinée à abréger le travail de la passementerie et de permettre de faire des ouvrages jugés inexécutables par les procédés usités.
- M. Boizot, rue Cassette, 22, dépose un paquet cacheté qu’il déclare renfermer quatorze spécimens, savoir : quatre planches propres à un nouveau système de traçage, calque, et impressions manuscrites et autographiques de textes, figures et dessins; dix essais et épreuves provenant de la première expérimentation de ce système.
- Le dépôt est accepté.
- Objets présentés. M. Septier, rue des Deux-Portes-Saint-Sauveur, 14, présente un appareil destiné à filtrer en vase clos les spiritueux, et qu’il annonce avoir les avantages suivants : 1° conservation des arômes et des parties volatiles; 2° filtration continuelle et abondante ; 3° économie de temps et de main-d’œuvre.
- M. de Koresak-Jesman, rue Geoffroy-Lasnier, 30, ayant imaginé, en collaboration avec une autre personne, un appareil à l’aide duquel les enfants peuvent apprendre, avec la plus grande facilité, à composer les mots et apprendre l’orthographe, sollicite la bienveillance de la Société pour l’exécution du modèle.
- M. Bry, imprimeur-lithographe, rue du Bac, 142 , présente des lithographies au lavis et à l’estompe qui ont été exécutées par Charlet en 1846.
- M. Roret, libraire, fait hommage à la Société d’une brochure de M. Gros, intitulée, Quelques notes sur la photographie.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. de Lambel lit un rapport sur un pressoir à cidre présenté par M. Lefaucheux.
- Le comité, après avoir reconnu les dispositions simples et ingénieuses de cet appareil , propose de remercier l’auteur de sa communication, et d’insérer le rapport dans le Bulletin, avec la description et la gravure de l’appareil. (Approuvé.)
- Au nom du même comité, le même membre lit un rapport sur une machine à enrayer les voitures imaginée par M. Lefaucheux.
- M. le rapporteur, après avoir donné la description de ce système, fait connaître que le comité, avant de l’approuver, a émis l’avis de le soumettre à l’expérience.
- Il sera écrit dans ce sens à M. Lefaucheux.
- Au nom du même comité, M. Théodore Olivier lit un rapport sur un modèle de roue à hélice à palettes mobiles présenté par M. Perreaux, produisant, dans son mouvement de rotation, des effets opposés et pouvant, au besoin, s’effacer pour utiliser les voiles.
- Après des considérations sur l’emploi des roues h hélice, et après avoir donné la
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- description du système de M. Perreaux, M. le rapporteur fait ressortir l’utilité des ex périences , et les applications que pourrait recevoir ce système.
- Le comité pense que la roue dont il s’agit serait employée utilement dans la marine pour faire un grand nombre d’expériences variées qui amèneraient à connaître la meilleure forme à donner à l’hélice suivant les dimensions du navire.
- Le comité propose 1° de remercier l’auteur de sa communication, 2° d’insérer le rapport au Bulletin et d’en envoyer une copie à M. le ministre de la marine, 3° de faire graver et décrire dans le Bulletin l’ingénieux système de M. Perreaux. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts mécaniques, M. Benoît lit un rapport sur un ouvrage intitulé, Nouvelle notice sur le nivellement, par M. Bourdaloue.
- M. le rapporteur entre dans des détails pour faire apprécier l’utilité de cet ouvrage et les facilités que son auteur y a ménagées aux personnes qui s’occupent des nivellements pour les rapporter aux niveaux de la mer, en y rattachant un des nombreux repères inscrits dans les tables.
- Le comité propose 1° de remercier M. Bourdaloue de l’envoi de son ouvrage, 2° de faire insérer le rapport dans le Bulletin. (Approuvé.)
- M. Benoît, continuant de porter la parole au nom du même comité, lit un rapport sur le planimètre-sommateur présenté par M. Beuvière, géomètre en chef du cadastre du département des Côtes-du-Nord.
- M. le rapporteur, après avoir fait connaître les dispositions de cet appareil, la marche à suivre pour s’en servir, et son utilité, propose, au nom du comité, 1° de remercier M. Beuvière de son intéressante communication, 2° de faire graver et publier dans le Bidletin le dessin du planimètre-sommateur, en l’accompagnant de la description que M. Beuvière en a donnée dans son mémoire sur la quadrature des surfaces planes, dont il a fait hommage à la Société, 3° d’insérer le rapport dans le Bulletin. (Approuvé.)
- Communications. M. Théodore Olivier appelle l’attention de la Société sur un système fractionnaire d’une machine à diviser, modifié par M. Soleil de manière à obtenir la division d’un millimètre en cinq cents parties; ce système permet d’aller jusqu’à einquante tours, et pourrait être étendu au delà, suivant l’exigence des pièces que l’on aurait à faire.
- M. Soleil a disposé cet appareil pour la construction de son saccharimètre : on y adapte un système de tracelet au moyen duquel l’outil traceur s’élève de lui-même et s’abaisse pour tracer; ensuite il se relève pour reprendre sa première position. Tous ces mouvements s’exécutent avec une seule main par un plan incliné. La manœuvre est à la fois très-simple et très-précise.
- M. de Colmont annonce que, d’après l’invitation de M. le président, il a recueilli des renseignements sur les arrêts, ordonnances et règlements relatifs aux chevaux atteints de la morve.
- L’arrêt du conseil d’Etat du 16 juin 1784, l’arrêté du gouvernement du 15 juillet 1797, et les dispositions de l’article 459 et suivants du code pénal, ont porté les injonctions propres à prévenir la contagion de la morve, les peines en cas d’infraction à ces injonctions, et prescrivent les moyens de surveillance et d’exécution.
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- Les injonctions consistent dans l’obligation imposée à tout gardien ou détenteur d’un cheval attaqué de la morve ou soupçonné d’être infecté de la maladie d’en faire immédiatement la déclaration au maire et de tenir le cheval séquestré dans un lieu isolé.
- La peine, en cas d’infraction à cette disposition, consiste dans un emprisonnement de six jours à deux mois, et dans une amende de 16 fr. à 200 fr.
- Ces dispositions sont suffisantes ; mais les moyens d’exécution ne le sont pas.
- Les administrations centrales (les préfets) sont autorisées, par l’art. 2 de la circulaire du 26 août 1797, à nommer autant d’experts qu’il sera jugé nécessaire pour opérer la visite des chevaux soupçonnés d’être atteints de la morve. Les agents des communes, les officiers de gendarmerie doivent requérir ces experts toutes les fois qu’il y a lieu ; enfin, aux termes de l’art. 13 de cette circulaire rédigée en forme d’instruction, le tiers de l’amende est dévolu à toute personne qui dénonce l’existence d’un cheval morveux.
- Ces dispositions paraissent être tombées en désuétude ou devenues caduques dans plusieurs départements, notamment dans l’Aube.
- Il n’y a point d’experts nommés ; les maires ne se croient pas autorisés à appeler des experts qui, d’ailleurs, ne seraient pas payés en cas de visites sans résultat, et qui ne sont pas commissionnés pour cet objet. Enfin il est douteux que les dénonciateurs, gardes champêtres, gendarmes ou autres aient droit au tiers des amendes.
- C’est sur ces moyens d’exécution de la loi qu’il serait convenable d’appeler l’attention de M. le ministre de l’agriculture et du commerce.
- M. le président adresse les remerclments du conseil à M. de Colmont pour sa communication, qui sera transmise à l’autorité compétente.
- Le conseil se forme en comité secret.
- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE.
- La Société d’encouragement a reçu, dans ses séances des 2 et 16 janvier, les ouvrages dont les titres suivent :
- 1° Compte rendu de l’exposition industrielle et agricole de la France en 1849 ; par M. Emile Bérès. Extrait du Moniteur universel. In-8.
- 2° Note sur les terrains d’atterrissements récents de l’embouchure de la Seine, de la formation de la tangue et de son emploi en agriculture; par M. Virlet d’Aoust. 1 vol. in-8.
- 3° Annales de la Société d’agriculture, arts et commerce du département de la Charente, mai, juin, juillet et août. 1849. In-8.
- 4° Bulletin de la Société d’agriculture du département de Loir-et-Cher, n° 13, 1849. In-8.
- 5° Annales de l’agriculture française, décembre 1849. In-8.
- 6° Journal des économistes, 15 décembre 1849. In-8.
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- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE.
- 7° Revue scientifique et industrielle, sous la direction du docteur Quesneville, novembre 1849. In-8.
- 8° Le Technologie, janvier 1850. In-8.
- 9° Le journal intitulé la Foi bretonne, n° 15, 1849.
- 10° Bulletin des séances de la Société nationale et centrale d’agriculture, compte mensuel; par M. Payen, secrétaire perpétuel. T. Y, n° 2, 1849. In-8.
- 11° Programme général des concours de la Société nationale et centrale d’agriculture. In-8.
- 12° Annales de la Société centrale d’horticulture de France, décembre 1849. In-8.
- 13° Réforme agricole, scientifique et industrielle, sous la direction de M. Nere'c-Bouhée, novembre 1849.
- 14° Mémoire sur les alliages considérés sous le rapport de leur composition chimique; par M. Levol. In-8.
- 15° Application de la taxe-machine aux calculs journaliers du commerce, de banque et de finances; par J. J. Baranoicski, ancien sous-secrétaire de la banque de Pologne. In-8.
- 16° Nouveau système de votation au moyen d’un appareil dit scrutateur mécanique; par le même. In-8.
- 17° L’Ouvrier mécanicien, guide de mécanique pratique; par M. Charles Armen-gaud, ingénieur civil. 1 vol. In-8.
- 18° De l’organisation des agents voyers ; par M. Meunier, sous-chef de bureau au ministère de l’intérieur. In-8.
- 19° Revue générale de l’architecture et des travaux publics, sous la direction de M. César Daly. VIIIe vol., 10e année, 6° numéro. In-4.
- 20° Moniteur industriel des 3, 6, 10 et 13 janvier 1850.
- 21° Practical mechanics journal, —Journal de mécanique pratique, publié h Glasgow. Janvier 1850. In-4, avec planches (en anglais).
- 22° The civil engineer and architect’s journal, — Journal des ingénieurs civils et des architectes. Janvier 1850. In-4, avec planches (en anglais).
- 23° Repertory of patent inventions, — Répertoire des inventions brevetées. Janvier 1850. In-8, avec planches (en anglais).
- 24° The London journal and repertory of arts, sciences and manufactures.—Journal de Londres et répertoire des arts, des sciences et des manufactures. Janvier 1850 In-8, avec planches (en anglais).
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- OCARAÏÏE-NEIjVIÉME A.Y\ÉE. (N° DXLYIII. ) FEVRIER 1850.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- gxrrm
- ARTS MÉCANIQUES. — typographie.
- Rapport fait par M. Benoît, au nom du comité des arts mécaniques, sur le clavier imprimeur à 1*usage des aveugles, présenté par M. Foucault, aveugle des Quinze-Vingts.
- Messieurs, dans un rapport en date du 12 avril 1843, notre collègue M. Théod. Olivier vous rendait compte de l’examen de deux machines propres à faire écrire les aveugles (1) présentées par M. Foucault, aveugle lui-méme dès son bas âge, et, le 6 septembre suivant, cet inventeur recevait une des médailles de platine décernées par la Société.
- Bien que M. Foucault ait eu la satisfaction de voir l’opinion favorable de la Société d’encouragement sanctionnée par les établissements d’aveugles de France et de l’étranger, et par la généralité de ses confrères en infortune, qui iont usage de ces machines , il n’a pas cru, pour cela, que son invention eût atteint son dernier degré de perfection.
- Dans la séance de distribution des médailles, citée, M. Olivier disait : « On perfectionnera, sans nul doute, la machine de M. Foucault, mais ce sera toujours la machine Foucault.» Vous le voyez, messieurs, les prévisions de notre collègue se sont réalisées au delà de ses espérances, puisque c’est M. Foucault lui-même qui vous a présenté le davier imprimeur, dont le comité des arts mécaniques m’a chargé de vous entretenir en son nom.
- (l) Voyez !e Bulletin de 1843, page 265, planche 899.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- Cette invention, qui réalise une application plus parfaite du principe servant de base aux premières machines de l’auteur, donne aux aveugles le moyen de correspondre avec les voyants cinq fois plus vite qu’ils n’ont pu le faire jusqu’ici avec ces machines; par la raison que chacune des touches du clavier imprimeur correspond à un poinçon imprimant un caractère complet, tandis qu’il faut manœuvrer plusieurs des dix poinçons des anciennes machines pour former, à l’aide des points qu’ils impriment, ou des trous qu’ils percent à travers le papier, chaque lettre qu’on veut montrer à un voyant ou faire toucher à un aveugle. Aussi M. Foucault imprime-t-il plus de soixante-dix vers alexandrins à l’heure avec sa nouvelle machine.
- Les organes imprimeurs consistent en soixante tiges rectangulaires en acier, pouvant être mues dans le sens de leur longueur, en glissant dans des trous carrés pratiqués aux endroits convenables d’une petite charpente métallique supportée par deux colonnes et qui les assemble de manière que le prolongement inférieur de l’axe de chacune d’elles se dirige vers un même point ou tous ces axes concourent, et au-dessus duquel est établi, à très-peu de distance, un guide commun lié à cette charpente et destiné à empêcher la déviation du pied de ces tiges.
- Au bas de chaque tige est gravé en relief, comme s’il était vu par derrière, un caractère particulier, lettre, signe de ponctuation, ou chiffre, et le haut de la tige transformée ainsi en poinçon est muni d’une touche en cuivre sur le dos de laquelle le même caractère est ménagé en relief, afin de pouvoir être reconnu au toucher par un aveugle.
- Le haut de la tige de chaque poinçon est entouré par un ressort à boudin particulier qui, posant sur la charpente d’assemblage, maintient le poinçon soulevé, de manière que tous les caractères se trouvent, au repos, à la même distance du point de concours des axes de ces poinçons. En appuyant sur la touche d’un poinçon quelconque pour faire descendre le caractère qui le termine jusqu’au point de concours des axes des poinçons, on refoule le ressort à boudin correspondant, qui, dès qu’on abandonne la touche, réagit pour relever le poinçon et cette touche à leur position initiale.
- On voit qu’on peut faire ainsi succéder au point de concours mentionné les divers caractères des poinçons, n’importe dans quel ordre que ce soit, et par conséquent dans l’ordre voulu pour que la suite de ces caractères exprime un mot, une phrase, un discours, dans une langue pour l’écriture de laquelle ces caractères sont employés.
- Avant d’expliquer comment M. Foucault a obtenu la trace du passage de cette suite de caractères au point de concours , il convient d’indiquer la disposition qu’il a donnée aux poinçons dans sa machine destinée à imprimer
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- la langue française. Les axes de ces poinçons sont étalés 15 par 15, de manière à présenter quatre faisceaux divergents ou espèces d’éventails, situés chacun Hans un plan particulier, et y occupant un angle d’environ 71 degrés. Le premier de ces quatre plans est vertical, le dernier ne s’en écarte, en arrière, que d’un angle d’environ 13 degrés, ce qui suffit pour que les trous qui donnent passage aux poinçons ne se rencontrent pas ; d’ailleurs ces quatre plans se croisent suivant une horizontale passant au point de concours et dirigée de droite à gauche de la machine.
- Les touches des deux premiers éventails s’intercalent alternativement les unes à côté des autres, de manière à ne former qu’un seul davier cintré de 0m,48 de développement, offrant, de gauche à droite, les caractères ’, a, b, c, d, f, g, h, i, j, 1, m, n, e, é, è, ê, o, p, q, à, r, s, t, u, v, x, y, z, ç. Les touches des deux autres éventails sont un peu plus élevées que les précédentes ; elles s’intercalent aussi les unes à côté des autres, pour former un second rang de davier cintré de même et correspondant, de gauche à droite, aux caractères ., :, ;, ?, !, (), k, 1, 2, 3, 4, 5, —, 6, 7, 8, 9, 0, w, ü â, î, ô ( les cinq dernières touches sont restées sans emploi ). On conçoit qu’une telle distribution de caractères n’est pas de rigueur, et qu’elle doit être motivée par la fréquence de chacun d’eux, dans l’écriture de la langue dans laquelle on veut imprimer, et en vue de faciliter la manœuvre des touches des deux claviers.
- Que reste-t-il à faire pour imprimer? C’est de présenter au point de concours des axes des poinçons , au-dessous du guide commun , sur un matelas plan horizontal, légèrement élastique, une feuille de papier blanc sur laquelle est étendue une feuille de papier fin noircie avec un mélange de noir de fumée et d’une matière grasse, recouverte elle-même d’une feuille de papier moins fin pour la garantir du contact immédiat des poinçons. On conçoit sans peine, en effet, que, dès qu’on appuiera suffisamment sur une touche quelconque, le caractère en relief qui lui correspond comprimera contre le matelas les trois feuilles de papier qu’on y aura placées, et imprimera son calque sur celle destinée à recevoir l’impression, en faisant adhérer à sa surface une partie de l’enduit de la feuille noircie.
- L’obtention d’un caractère isolé et t/racé dans le sens convenable étant ainsi réalisée, voici comment M. Foucault est parvenu à en composer des mots, des lignes et des pages. Le matelas, la feuille de papier noircie et celle qui la recouvre sont attachés par un de leurs bords à une planchette en bois sillonnée d’une rainure dans laquelle une petite baguette de fer les pince.
- Sur la rive de la planchette dont cette gorge est voisine sont vissées les charnières d’un petit cadre en fer mince, espèce de frisquette, qui, étant ra-
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- battu sur la planchette, y maintient les bords du matelas, des feuilles de papier mentionnées, et de celle destinée à recevoir l’impression, et que l’on intercale simplement entre le matelas et la feuille noircie. La frisquette est maintenue fermée, pendant l’impression de chaque page, au moyen d’un petit verrou établi à l’opposé de ses charnières.
- La planchette ainsi garnie est placée sur un châssis horizontal dont les deux côtés parallèles aux plans des éventails dessinés par les axes des poinçons présentent des feuillures en regard, formant ainsi une coulisse dans laquelle la planchette peut être déplacée transversalement sur la table de la machine.
- Ce châssis peut glisser lui-même horizontalement dans un évidement pratiqué à la surface de cette table , en suivant une direction perpendiculaire à celle ci-dessus mentionnée, et assurée par deux feuillures revêtues de bandes en cuivre, dont celle à droite est élastique.
- De cette manière, la planchette peut être mue dans deux directions se croisant à angles droits, ce qui donne les moyens de passer d’une lettre d’un mot à la lettre suivante , jusqu’à ce que la ligne soit entièrement garnie de mots, et puis d’une ligne à la ligne suivante , pour remplir toute la page à imprimer.
- Voici comment la planchette est déplacée mécaniquement pour passer d’une lettre à l’autre. Le châssis mobile est muni, en contre-bas, d’une double crémaillère horizontale, parallèle aux feuillures de la table dans lesquelles il se meut, et formée par une bande en cuivre dont les deux côtés sont sillonnés de très-fines cannelures verticales, en forme de dents de scie, dans lesquelles s’engagent, à volonté, deux cliquets à ressort, opposés, couchés sur le fond de l’évidement de la table, dont Fun pivote autour d’un point fixe qui y est pris en arrière, pour s’opposer au recul du châssis que l’autre cliquet mobile fait plus ou moins avancer, chaque fois qu’on abandonne, après l’avoir pressée, une des touches des claviers. Une touche cintrée qui s’étend en travers de la machine entre ces deux claviers est spécialement destinée à opérer, comme on le verra plus loin, la séparation de la dernière lettre d’un mot et de la première lettre du mot suivant par autant d’intervalles qu’on désire y en mettre.
- Pour obtenir ces effets, un système de trois bandes en fer plat courbées de champ, en arc de cercle, dont les deux extrêmes passent entre les deux éventails de poinçons correspondant à chaque clavier, est lié invariablement à un bras double horizontal, en fer plat de champ, d’un levier coudé ayant pour axe une traverse horizontale en fer rond, dont les tourillons sont reçus dans les yeux de deux supports fixés sur le derrière de la table de la machine. L'autre bras de levier dont cette traverse est armée en contre-bas, vers le mi-
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- lieu de sa longueur, est vertical et assemblé à charnière avec la queue du cliquet mobile mentionné.
- Enfin un ressort à boudin central d’une force convenable, suspendu à la petite charpente métallique qui assemble les poinçons en éventail, supporte, par un crochet qui en termine le pied, l’ensemble du système des trois bandes courbées et du bras double du levier coudé mentionnés, et le fait appuyer de bas en haut contre deux vis de buttement et de règlement liées à la charpente métallique.
- Il résulte de ces dispositions que , lorsqu’on appuie sur une touche, une came dont la tige du poinçon est armée déprime , en même temps que le caractère s’imprime, la bande arquée qu’elle rencontre,, et celle-ci, par l’intermédiaire du levier coudé, tire en arrière le cliquet mobile, sans le dégager des crans de la crémaillère en rochet du châssis mobile vers laquelle un ressort le pousse constamment. Comme le déplacement imposé à la touche a bandé le ressort h boudin central qui supporte le système des trois bandes arquées, il est clair que, aussitôt qu’on lâchera cette touche, la réaction du ressort relèvera ce système jusqu’aux vis de buttement, et, par conséquent, le levier coudé avec lequel ce système est lié ramènera en avant le cliquet mobile, qui poussera dans le même sens la bande à crémaillère, le châssis mobile auquel elle est liée, et enfin la planchette, le matelas et les feuilles de papier que ce châssis supporte.
- Le papier ayant été ainsi déplacé peut recevoir, à côté de l’empreinte qu’on y a imprimée, celle fournie par un quelconque des poinçons de la machine ; d’où résulte la possibilité de former et imprimer des mots et une ligne entière. Quand la ligne est terminée, un petit timbre, qu’un doigt dont le châssis mobile est muni fait sonner, en donne ainsi à l’aveugle l’avertissement.
- Les cames dont sont armées les tiges des poinçons, pour agir sur le système des trois bandes arquées, sont mobiles le long de ces tiges, sur lesquelles elles sont arrêtées par des vis de pression, ce qui donne le moyen de régler le recul du cliquet mobile et, par suite, l’avancement de la tablette de manière à ménager, à la suite de chaque lettre, l’intervalle qui doit la séparer de la lettre suivante.
- Pour ce qui est de Vespacement des mots composant une même ligne, on l’obtient, comme il a été dit, en pressant sur une touche transversale, située entre les deux claviers qu’elle longe, et que soutiennent plusieurs petites tiges métalliques s’élevant sur la bande arquée intermédiaire du système mentionné avec lequel cette touche transversale fait ainsi corps. La descente de celle-ci, ou, ce qui est la même chose, le recul du cliquet mobile, n’étant plus limité ici par l’obstacle que le matelas oppose à la descente des poinçons,
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- comme lorsqu’on imprime un caractère , c’est la paroi de la fosse dans laquelle joue le cliquet mobile qui en limite le recul de manière à ce que l’espacement des mots soit tel qu’on le désire.
- Le passage régulier d’une ligne à la suivante est assuré par une crémaillère en rocket fixée sur la rive antérieure de la planchette , et dont le pas est égal à l’écartement des lignes. Dans les dents de cette crémaillère s’engage un cliquet à articulation, à ressort et à touches, à l’aide duquel l’aveugle déplace la planchette dans le sens perpendiculaire au mouvement qu’elle a reçu pendant l’impression de la ligne obtenue. Cela fait, le papier est évidemment disposé de manière à recevoir l’impression de la ligne suivante.
- Pour procéder à l’impression de cette seconde ligne, il faut repousser la planchette en arrière, c’est-à-dire en sens contraire du mouvement qu’elle a reçu pendant l’impression de la première ligne. Cette manœuvre, qui se fait à la main, ne peut être effectuée qu’après avoir dégagé les deux cliquets opposés engagés dans les dents latérales de la crémaillère double, fixée en contre-bas du châssis mobile. Pour cela, l’aveugle tire à lui un bouton placé en avant de la table de la machine , lequel, à l’aide de deux petits mouvements de sonnette pivotant autour de points fixes de l’évidement, dégage les cliquets. Aussitôt un verrou à ressort logé dans la table s’engage dans un cran pratiqué sur la tige du bouton qui le lui présente, et maintient les choses dans cet état pour donner à l’aveugle, dont les deux mains ont été rendues libres, la possibilité de repousser le châssis mobile et la planchette dans leur position initiale. Cela fait, il presse sur la tête du verrou pour le retirer du cran du bouton, et ce dernier, n’étant plus retenu, cède à la réaction des ressorts des cliquets qui maintient ceux-ci engagés dans les crémaillères pendant toute la durée de l’impression de la seconde ligne.
- Cette seconde ligne terminée, on en imprimera une troisième de la même manière, et ainsi de suite, jusqu’à ce que toute la page soit remplie. Alors on retirera la planchette du châssis, on ouvrira le verrou de la frisquette > et on enlèvera la feuille de papier imprimée que l’on remplacera par une autre, ou que l’on retournera, si l’on veut imprimer sur le verso.
- Il est, d’ailleurs, évident qu’en attachant à la planchette trois ou quatre feuilles de papier noirci, séparées par une feuille de garde, on pourra, en intercalant une feuille de papier blanc sous chaque feuille noircie, obtenir simultanément autant d’exemplaires de ce qu’on voudra imprimer.
- Vous reconnaîtrez, messieurs, d’après les détails que je viens de vous fournir sur la composition, le jeu mécanique et la manœuvre du clavier imprimeur que M. Foucault vous a présenté, que cette machine est fort ingénieuse et d’un emploi bien facile, même pour les aveugles. Si l’impression qu’elle
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- donne laisse quelque chose à désirer sous le rapport de Y écartement des lettres et de Y alignement tant des lettres que des fins de ligne, choses dont un aveugle ne peut malheureusement pas juger, le remède est bien simple ; car il réside principalement dans la gravure d’autres poinçons, dépense devant laquelle l’inventeur s’est arrêté, et dans la substitution de glissoirs à chevalet métallique ou triangulaires fixes, en place des feuillures soit fixes, soit élastiques, employées par M. Foucault.
- Qu’il me soit permis, avant de poser les conclusions du comité dont je suis l’organe, de vous signaler quelques applications dont je crois le clavier imprimeur susceptible.
- Ne pourrait-on pas, en recevant l’impression des poinçons sur du biscuit de porcelaine ou sur toute autre matière plastique convenable, obtenir des moules en creux, sur lesquels on prendrait des clichés métalliques en relief, dont on se servirait ensuite pour imprimer avec les presses typographiques ordinaires? Ne pourrait-on pas encore adapter au clavier imprimeur des poinçons portant des caractères gravés en creux, pour obtenir une impression en relief sur le même biscuit, et se servir de celle-ci pour l’impression typographique , comme cela a déjà été pratiqué ?
- Ne pourrait-on pas, enfin, construire le clavier imprimeur sur un calibre suffisant pour admettre des caractères de la dimension de ceux employés dans l’impression des livres à l’usage des aveugles, afin d’obtenir les feuillets de ces livres, soit à la façon des clichés, avec des caractères sur les deux faces, au moyen de deux matrices en biscuit de porcelaine imprimées en creux, soit comme produit immédiat de la pression de poinçons creux sur une seule face de ces feuillets enduite d’une matière plastique convenable?
- Quoi qu’il en soit de ces idées, le comité des arts mécaniques a examiné avec le plus vif intérêt le clavier imprimeur, et vous propose, en conséquence,
- 1° De remercier M. Foucault de sa communication, en le félicitant de l’heureux perfectionnement qu’il a su apporter à son invention primitive ;
- T De faire dessiner et graver le clavier imprimeur, et de le publier dans le Bulletin, accompagné d’une légende explicative ;
- 3° De renvoyer le présent rapport à la commission du legs Bapst ;
- 4° Enfin d’insérer le rapport au Bulletin.
- Signé Benoît, rapporteur.
- Approuvé en séance, le % 4 octobre 1849.
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- Description de la machine à imprimer à l’usage des aveugles, par M. Foucault.
- La fig. 1, pl. 1129, représente la machine vue de face.
- Fig. 2. Plan de la machine.
- Fig. 3. Section verticale et longitudinale sur la ligne Y X, fig. F.
- * Fig. 4. Plan de la table au niveau de la ligne Y Z, fig. 1.
- Fig. 5. Planchette munie de sa crémaillère, vue en plan.
- Fig. 6. La même vue de profil.
- Fig. 7. Partie d’un faisceau de tiges carrées portant des lettres gravées en relief vu de face.
- Fig. 8. Le même vu de côté.
- Fig. 9. Section longitudinale du guide dans lequel passent les tiges carrées.
- Fig. 10. Section transversale du même.
- Fig. 11. Le même vu en dessus.
- Fig. 12. Guide vu en dessous.
- Fig. 13. L’une des touches fixées sur les tiges carrées, vue en dessus et de profil, de grandeur naturelle.
- Les fig. 7 à 12 sont dessinées sur une plus grande échelle.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- A, table portant l’appareil : elle repose sur quatre pieds B B.
- G C, colonnes montées sur la table À et supportant le mécanisme.
- D, planchette sur laquelle sont placés le matelas, la feuille de papier devant recevoir l’impression, la feuille de papier noircie et sa couverture.
- E, châssis mobile dans les feuillures duquel la planchette est déposée et peut être mue.
- F, évidement pratiqué à la surface de la table de la machine et dans les feuillures duquel le châssis chargé de la planchette peut être mû ; le côté de la feuillure est élastique.
- a, tiges d’acier carrées: le bas de chacune porte, gravé en relief, une lettre, un signe de ponctuation ou un chiffre.
- &, guide dans lequel passent les tiges précédentes.
- ct ressorts à boudin enveloppant les tiges a : ils sont attachés, haut et bas, à l’armature de la machine et soutiennent les tiges.
- df touches des deux premiers faisceaux en éventail des poinçons formant le clavier antérieur.
- e, touches des deux derniers faisceaux en éventail des poinçons formant le clavier postérieur, un peu plus élevé que le précédent.
- /’, frisquette liée à charnière avec la planchette D : elle est destinée à maintenir sur la planchette les bords du matelas et des feuilles de papier.
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- g, verrou adapté au bord de la planchette et servant à arrêter à volonté la frisquette.
- h h, supports du levier coudé.
- iii, trois bandes en fer plat liées au bras double horizontal du levier coudé.
- k, double crémaillère horizontale fixée contre le dessous du châssis.
- L, levier coudé dont l’axe horizontal l est maintenu par les deux supports h h s’élevant sur le derrière de la table : il est muni de deux bras horizontaux et d’un bras vertical j en contre-bas, lié à articulation avec la queue du cliquet m, à ressort mobile dans le sens de la crémaillère sur le fond de l’évidement F.
- n, cliquet à ressort pivotant autour d’un point fixe du fond de l’évidement.
- o, louche transversale longeant les deux claviers de te, entre lesquels elle s’étend : elle est liée à demeure avec la bande arquée intermédiaire ï, au moyen de laquelle on peut amener vers soi la feuille de papier blanc sans y imprimer aucun caractère , soit pour séparer les mots d’une ligne , soit pour tout autre motif.
- p, ressort à boudin central supportant les trois bandes i i i\ et les deux bras horizontaux du levier coudé L.
- q, vis de buttement et de règlement de la réaction de ce ressort.
- rr, cames arrêtées avec des vis de pression s sur les tiges des poinçons, dans des positions telles, que la réaction du ressort à boudin p, qu’elles bandent en appuyant sur les bandes arquées ii, fasse avancer le cliquet à ressort mobile m, la crémaillère double k, le châssis E, le matelas et la feuille de papier.
- t, crémaillère fixée sur le bord antérieur de la planchette D. Le pas des dents en rochet est égal à l’écartement à donner aux lignes de l’impression.
- u, cliquet à articulation fixé sur le côté antérieur du châssis mobile E.
- v, tige enveloppée d’un ressort à boudin et portant une traverse à laquelle sont attachés des cordons qui font agir un mouvement de sonnette x, lequel dégage les cliquets m n de leur crémaillère.
- iv, verrou à ressort qui s’engage dans un cran de cette tige.
- y, timbre sur lequel frappe un marteau z pour avertir qu’une ligne d’impression est terminée : un doigt attaché eu châssis le fait résonner. (D.)
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- Rapport fait par M. Benoit, au nom du comité des arts mécaniques, sur une nouvelle boussole azimutale inventée par M. James Odier, construite et présentée par M. Charles Chevalier, ingénieur-opticien, Palais-National, n° \ 58., à Paris.
- Messieurs, les services incontestables que la boussole rend incessamment à la marine, à l’hydrographie et à la topographie donnent un haut degré d’utilité à l’étude des variations de l’aiguille aimantée ; il convient donc d’accueillir avec faveur les simplifications que les amis éclairés du progrès apportent aux méthodes d’observation de la déclinaison magnétique. Telles sont celles résultant de l’emploi de la boussole azimutale que M. Charles Chevalier a présentée à la Société, et qu’il a construite avec l’intelligence que vous lui connaissez, d’après les indications de M. James Odier, auteur des diverses dispositions générales nouvelles que cet instrument présente à cet égard. Quant aux perfectionnements dioptriques qu’on y remarque et au mode particulier de suspension du barreau aimanté, iis sont dus à M. Charles Chevalier.
- Le triangle sphérique, formé par le pôle du monde, le zénith d’un observatoire et le soleil, a, pour son angle au zénith , Y azimut de cet astre , c’est-à-dire l’angle que fait avec le méridien du lieu le plan vertical que le soleil détermine au moment de l’observation. Il est donc manifeste que, si, à ce même moment, on amène dans le plan vertical du soleil le zéro du limbe d’une boussole ordinaire, l’aiguille indiquerait précisément la valeur de cet azimut, si elle se dirigeait naturellement vers le vrai nord. Par conséquent, la différence entre l’azimut fourni par la boussole et celui calculé trigonométriquement, d’après l’observation du soleil, sera précisément l’expression de la variation du méridien magnétique ou de l’aiguille aimantée.
- Ces indications suffisent pour expliquer pourquoi deux observateurs ont dû, jusqu’ici, opérer simultanément pour observer les variations de l’aiguille aimantée, savoir l’un, muni d’un sextant, occupé à mesurer la hauteur angulaire du soleil au-dessus de l’horizon, complément de sa distance zénithale, pendant que l’autre dirigeait la ligne de foi d’un compas azimutal dans le plan vertical de cet astre.
- M. James Odier s’étant proposé d’observer seul, c’est-à-dire sans le concours d’un second observateur, les variations de l’aiguille aimantée, a imaginé de faire construire, pour servir aux observations terrestres, une boussole azimutale de 0m,3L de diamètre, faisant corps avec un cercle répétiteur vertical
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- de 0m,35 de diamètre, dont le plan fut disposé parallèlement à l’axe du barreau aimanté, lorsque la ligne de foi de l’instrument correspondrait au zéro de la graduation du limbe mobile qui y fait corps avec le barreau. Il résulte de cette disposition qu’en observant la distance zénithale du soleil, la manœuvre du cercle répétiteur a pour effet nécessaire et simultané d’amener la ligne de foi de la boussole azimutale exactement dans le plan vertical de cet astre, et de lui faire indiquer ainsi, sur le limbe mobile parvenu au repos, la valeur de Y azimut magnétique correspondant, qu’on y lit au moyen de deux verniers diamétralement opposés.
- M. James Odier calcule ensuite le véritable azimut du soleil par la formule connue, qui donne le carré du sinus de la moitié d’un angle d’un triangle sphérique en fonction de ses trois côtés, après avoir cherché la déclinaison du soleil pour le moment de l’observation. La différence de l’azimut ainsi calculé et de l’azimut magnétique observé lui donne, à ce même moment, la variation de l’aiguille aimantée, objet de sa recherche.
- Voici, d’après les explications qu’il a eu l’obligeance de me donner lui-même , comment M. James Odier procède à ses observations :
- 10 La lunette du cercle répétiteur étant arrêtée sur le zéro du limbe, il vise le soleil pour diriger l’axe optique de cette lunette vers le centre de cet astre ; cela fait, il note le temps lu sur une bonne pendule et il lit ensuite, à dix secondes près, l’azimut magnétique correspondant, sur les deux verniers de la boussole.
- Il passe de droite à gauche la lunette du cercle répétiteur en faisant tourner le plan du limbe autour du pivot vertical de l’instrument; il rend libre la lunette, qui, étant de nouveau dirigée vers le centre du soleil et arrêtée sur le limbe, y marque le double de la distance zénithale moyenne qui est lue sur deux verniers, à cinq secondes près, et notée; le temps est de nouveau relevé ainsi que les deux valeurs de l’azimut magnétique relatif à cette seconde partie de l’opération.
- 3° La lunette restant arrêtée sur le double de la distance zénithale obtenue, M. James Odier détourne l’instrument autour de son pivot vertical ; puis, au moyen de dispositions particulières, il renverse le barreau aimanté sens dessus dessous, et il recommence les deux séries d’opérations ci-dessus indiquées : la première lui donne un troisième temps, une cinquième et une sixième valeur de l’azimut magnétique.
- 4° Par la répétition de la seconde série d’opérations, il obtient deux lectures du quadruple de la distance zénithale moyenne du soleil, un quatrième temps, et la lecture d’une septième et d’une huitième valeur de l’azimut magnétique.
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- Cela fait, M. James Odier prend le huitième des deux dernières indications angulaires du cercle répétiteur, le quart de la somme des temps notés, et le huitième de celle des azimuts magnétiques lus sur la boussole, et procède, avec ces éléments, au calcul de l’observation, qui atteint ainsi tout le degré de précision désirable. En effet, dans sa boussole azimutale, le barreau aimanté étant suspendu à volonté à un fil sans torsion lors de la lecture des azimuts magnétiques, et rendu de même indépendant de cç fil pour reposer sur une pointe d’acier pendant les mouvements de l’instrument seulement, on voit que la direction de ce barreau aimanté n’y est nullement affectée par la torsion du fil de suspension, comme cela est, quoiqu’à un faible degré, dans les compas azimutaux ordinairement employés pour ces sortes d’observations.
- La lunette du cercle est, d’ailleurs, munie d’une petite lanterne qu’on y adapte à volonté, et qui est destinée à éclairer les fils du réticule, lorsqu’on se livre à des observations nocturnes pour déterminer les variations de l’aiguille aimantée à l’aide de l’étoile polaire.
- Il me reste maintenant à vous entretenir des éléments dioptriques qui entrent dans la composition de la boussole azimutale, dans l’établissement desquels M. Charles Chevalier a résumé quelques-uns des perfectionnements qu’il a apportés à cette branche importante de l’art qu’il exerce avec tant de distinction et qui lui ont mérité, dès 1834, sur le rapport de M. Seguier, aujourd’hui l’un de nos vice-présidents, une des plus hautes récompenses que la Société d’encouragement décerne.
- La lunette du cercle répétiteur est entièrement différente de celles employées jusqu’ici dans la construction de ce genre d'instrument. On sait, en effet, que l’objectif de ces lunettes n’est formé que d’un seul verre achromatique, et que leur oculaire résulte de l’assemblage de plusieurs verres lenticulaires simples, placés à des distances convenables pour amplifier l’image produite par l’objectif; tandis que, dans la lunette de M. Charles Chevalier, l’objectif est composé de deux verres achromatiques, l’un large et peu convexe placé à l’extrémité du tube, l’autre beaucoup plus petit renfermé dans l’intérieur de la lunette et réfractant les rayons lumineux déjà réfractés par le verre extérieur, de manière à rappeler vers lui l’image formée au foyer de ce verre.
- Quant à l’oculaire , il est réellement un microscope composé; car deux très-petites lentilles achromatiques, très-rapprochées l’une de l’autre, reprennent l’image mentionnée, la grossissent en la renversant et la reportent vers deux autres verres aussi achromatiques, convenablement distancés, qui la redressent, et contre l’un desquels l’œil de l’observateur vient se placer au bout correspondant de la lunette.
- . Par cette construction, dont les premiers essais ont été favorablement ac-
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- instruments d’astronomie. 6i
- cueillis par les jurys des expositions nationales de 1839 et 1814, M. Charles Chevalier diminue et prévient môme l’aberration de sphéricité , ce qui rend l’image plus nette; il agrandit ainsi le champ de la vision distincte et obtient une amplification double de celle d une lunette ordinaire de même calibre ; ainsi que les membres de votre comité s’en sont assurés, à l’aide d’une chambre claire, par le procédé dû à M. Charles Chevalier, et que M. Francœur, l’un de nos vice-présidents honoraires, dont le conseil déplore en ce moment la perte récente, a décrit dans son rapport du 15 mars 1 839 sur les instruments d’optique présentés par cet opticien.
- Les loupes bi-achromaticpies que , contrairement à l’usage reçu, M. Chevalier a adaptées au cercle, dans une direction perpendiculaire à son plan, assurent une estimation plus exacte des indications des verniers, et la netteté du champ de ces loupes, ainsi que les écrans en verre dépoli dont elles sont accompagnées, en facilitent une plus prompte lecture.
- Enfin les loupes bi-achromatiques et à double réflecteur, appliquées à la lecture des azimuts magnétiques indiqués par le limbe mobile horizontal qui fait corps avec le barreau aimanté, ne renversant pas les chiffres comme cela a lieu avec les prismes des boussoles à réflexion de Kater, on lit très-facilement et très-promptement les valeurs numériques de ces azimuts.
- Le comité des arts mécaniques, considérant que les instruments géodési-ques et astronomiques doivent acquérir un plus grand degré de précision en faisant entrer dans leur composition des lunettes du système de M. Charles Chevalier, puisque, pour un même degré de précision dans la division de tels instruments, l’exactitude des observations augmente avec la puissance des lunettes,
- Considérant, en outre, que M. Charles Chevalier n’est parvenu aux résultats remarquables qu’il a obtenus que par un travail longtemps continué avec persévérance et sagacité, et qu’au prix de sacrifices considérables,
- Me charge de vous proposer,
- 1° De remercier M. Charles Chevalier de son intéressante communication, en lui exprimant toute la satisfaction que la Société éprouve de le voir réussir dans ses travaux importants ;
- 2° De remercier M. James Odier de l’obligeance avec laquelle il a mis sa boussole azimutale à la disposition de la Société, et a tait connaître la marche qu’il suit dans les observations de l’aiguille aimantée auxquelles il se livre ;
- 3° De faire graver et de publier, dans le Bulletin, les dessins détaillés de la boussole azimutale de M. James Odier, accompagnés d’une légende explicative ;
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- 02 - ARTS MÉCANIQUES.
- 1° Enfin de faire insérer le présent rapport au Bulletin.
- Signé Benoît, rapporteur.
- Approuvé en séance > le 19 décembre 1849.
- Explication des figures de la planche 1130.
- Fig. 1. La boussole azimutale vue en élévation.
- Fig. â. La même vue en plan.
- Fig. 3. Section longitudinale de la lunette à objectif à verre combiné et à oculaire microscopique inventée par M. Charles Chevalier.
- Fig. 4. Section de l’oculaire de cette lunette et de ses verres.
- Fig. 5. Appareil de suspension de l’aiguille aimantée et de son limbe divisé.
- Fig. 6. Étrier vu en dessus : il est accompagné de la double pièce qui permet de retourner le barreau aimanté sur les deux faces, de manière à obtenir la direction absolue de la force magnétique.
- Fig. 7 et 8. Section verticale et vue de face de la loupe bi-achromatique avec prisme à deux réflecteurs redressant les objets pour la lecture du cercle horizontal.
- Fig. 9, 10 et 11. Prisme qui se place à l’oculaire de la lunette pour faciliter les observations au zénith.
- Les fig. Là 11 sont dessinées de grandeur naturelle.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- A, cage en cuivre recouverte d’une glace dont deux côtés se lèvent à charnière : elle renferme le barreau aimanté et le cercle divisé qu’il entraîne avec lui.
- B B, colonnes d’appui supportant la partie supérieure de l’instrument.
- C, pied triangulaire servant de support à l’instrument.
- DD, vis calantes pour régler sa position.
- E, tube en cristal qui contient et supporte l’appareil de suspension du barreau aimanté.
- F, chariot de suspension du fil avec un treuil a pour lever ou baisser le barreau à l’aide du fil à plomb b, fig. 4.
- G, cercle répétiteur et concentrique vertical : il est armé d’une lunette H dont on voit l’oculaire en I, fig. 1. Sur le côté est une lanterne J pour éclairer le réticule dans les observations de nuit.
- K K, loupes bi-achromatiques avec écrans dépolis L destinées à la lecture des divisions du cercle.
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- H, niveau destiné à vérifier l’horizontalité de l’axe N du cercle vertical.
- O, contre-poids faisant équilibre au cercle G.
- R, niveau latéral placé dans une position perpendiculaire à celui 31.
- S, loupe à réflecteur destinée à l’observation du cercle horizontal. La coupe de cette pièce, composée d’un prisme à quatre faces f et de deux lentilles achromatiques g, se voit fig. 7.
- T, bouton servant à faire mouvoir le mécanisme de l’appareil de suspension du barreau aimanté et du cercle lorsque l’instrument ne fonctionne pas.
- lT, colonne avec centre vertical qui permet à l’instrument de se mouvoir dans le plan horizontal.
- V, vis de rappel pour graduer les mouvements du centre U.
- b, fig. 5, pivot supportant le barreau aimanté et un cercle.
- c, fil de suspension et son plomb.
- d, étrier.
- Cette disposition, imaginée par 31. Charles Chevalier, permet de faire mouvoir le barreau aimanté sur le pivot b ou de le suspendre par le fil c. Pour cela, il suffit de soulever le plomb conique e à l’aide du chariot de suspension F, fig. 1. Le plomb conique enlève alors l’étrier d, qui porte le barreau et son cercle, h, bouton monté sur un axe qui enroule le fil à plomb c.
- ( D- )
- NAVIGATION.
- Rapport fait par M. Théod. Olivier, au nom du comité des arts mécaniques,
- sur une roue à hélice à palettes mobiles présentée par M. Perreaux, rue
- Monsieur-le-Prince, 14. -
- 3Iessieurs, 31. Perreaux, fabricant d’instruments de mathématique et de machines de précision, vous a présenté le modèle d’une roue à hélice dite à palettes mobiles.
- Vous avez renvoyé cette communication à votre comité des arts mécaniques, qui m’a chargé de vous faire, en son nom, le rapport suivant :
- Depuis plusieurs années on a adopté , dans la marine , une roue à hélice qui, placée à l’arrière du bâtiment entre le gouvernail et la poupe, est mue autour de son axe, dirigé dans le sens longitudinal du bâtiment, par une machine à vapeur, laquelle, placée dans les flancs du navire, sert à lui imprimer le mouvement d’en avant ou d’en arrière, et remplace dès lors les deux roues à aubes situées à droite et à gauche et en dehors des parois latérales du vaisseau. Ces roues à aubes sont aussi mues ensemble ou séparément, au moyen d’une machine à vapeur, autour d’un axe dirigé de tribord à bâbord.
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- ARTS MÉCANIQUES.
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- Les roues à aubes placées sur les flancs des bâtiments pourraient être détruites par le boulet, si on ne les enveloppait d’une muraille qui les mît à l’abri. La roue à hélice, disposée à la poupe du bâtiment, devant être noyée de 1 mètre environ, échappe à l’action des projectiles.
- On conçoit dès lors tout l’intérêt que la marine porte à cette nouvelle invention.
- Jusqu’à présent les roues à hélice mises en expérience sont à palettes fixes. On a essayé des roues à hélice de diverses formes, mais l’établissement d’un semblable appareil est coûteux, et il serait à désirer que l’on pût, avec un seul appareil, vu la disposition de ses diverses pièces , faire des expériences sur un nombre varié de systèmes hélicoïdaux.
- C’est ce qui a conduit et engagé M. Perreaux à imaginer le système dont il soumet aujourd’hui le modèle à votre jugement.
- Concevez un arbre à l'extrémité duquel se trouvent placés six rayons qui y sont fixés à demeure ; autour de chacun de ces rayons tourne librement un secteur qui porte à son extrémité, près de l’arbre, un pignon ayant pour axe le rayon qui sert d’axe au secteur.
- Chaque pignon est mis en mouvement par une crémaillère qui glisse le long de l’arbre.
- On a donc six crémaillères, six pignons, six secteurs. En faisant mouvoir les six crémaillères et de la même quantité, tous les secteurs s’obliquent sur l’arbre et font le même angle avec l’axe de cet arbre.
- Et, selon que le mouvement de translation imprimé aux crémaillères sera en avant ou en arrière, les secteurs seront inclinés sur l’axe de l’arbre dans un sens ou dans un autre.
- On formera ainsi les naissances de six surfaces hélicoïdales, dont le rampant sera de gauche à droite ou de droite à gauche , à volonté, et qui pourra varier depuis l’angle de 90° jusqu’à l’angle nul.
- Cette disposition permettra 1° de rechercher expérimentalement l’angle d’inclinaison le plus convenable à donner aux secteurs sur l’arbre , vu la vitesse rie rotation de cet arbre.
- Elle permettrait d'effacer les secteurs, c’est-à-dire de les amener à être tous normaux à l’arbre, auquel cas ils formeraient un disque perpendiculaire à cet arbre; dès lors le système n’aurait aucune action sur la masse liquide.
- 3° Elle n’exige pas que l’on change le sens du mouvement de rotation de l’arbre pour imprimer au navire un mouvement en sens inverse, puisque pour obtenir ce résultat il suffit d’incliner en sens inverse les secteurs en taisant mouvoir les crémaillères.
- J’ai indiqué à M. Perreaux une modification dont son système est suscep-
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- tible, et qui le rendrait apte à un plus grand nombre d’expériences, modification qui ne me paraît offrir aucune difficulté sérieuse dans sa construction.
- Cette modification consisterait à pouvoir imprimer, à chacun des rayons autour desquels tournent respectivement les secteurs, un mouvement de translation le long de l’arbre, de sorte que les six rayons , au lieu de rester constamment dans un plan perpendiculaire à l’arbre, pourraient former les génératrices d’une suite de filets de vis carrés, dont le rampant pourrait varier d’inclinaison sur l’axe de l’arbre.
- Par cette addition, on pourrait, en combinant deux à deux les secteurs , former les éléments de trois filets de vis ; en les combinant trois à trois, on formerait les éléments de deux filets de vis ; les filets composés de deux secteurs auraient moins d’étendue que ceux formés de trois secteurs. On pourrait aussi former, avec les six secteurs, une révolution d’une seule hélice.
- M. Perreaux a déjà songé à cette addition, et il espère pouvoir la réaliser par une construction simple.
- Si l’on ne voulait point amener les six secteurs à être dans un même plan, ce qui détermine la forme de secteur circulaire donnée à chacune des palettes, on conçoit qu’on pourrait varier la forme des palettes à l’infini, et qu’il serait facile d’opérer des rechanges de palettes, puisqu’il suffit d’enfiler la palette dans un des six rayons fixés sur l’arbre.
- On voit donc que le système proposé par M. Perreaux se prête admirablement et avec économie à une série d’expériences sur des hélices dont les éléments ( palettes ) peuvent être très-variés de forme.
- Je vais maintenant exposer les remarques que nous a suggérées le système présenté par M. Perreaux.
- Si le secteur mobile reçoit un choc en sa partie supérieure, ce choc tendra à le faire tourner autour de son axe; mais ce mouvement de rotation n’aurait lieu qu’autant que la dent du pignon qui est engagée dans la crémaillère viendrait à se briser.
- Tout repose donc, dans ce système, sur la résistance des dents du pignon; dès lors on est porté à croire que ce système ne pourrait résister à des coups de mer. Ceux qui ont navigué savent combien sont terribles les chocs des lames sous-marines par un gros temps.
- Il est un principe dont on ne doit jamais se départir en construction navale, c’est d’éviter les pièces mobiles le plus possible ; ainsi les roues à aubes forment un tout très-rigide, mais cet ensemble étant mobile autour d’un axe, l’action des coups de mer devient plus énergique sur lui, et l’on sait par expérience avec quelle promptitude une roue à aubes se trouve déshabillée, quoique les aubes soient fixes et fortement fixées par leurs quatre angles.
- Quarante-neuvième année. Février 1850, 5
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- ARTS MÉCANIQUES.
- Mais, si des objections sérieuses s’élèvent contre l’emploi du système Per-reaux pour la navigation sur l’Océan, on n’en voit pas à son application aux bâtiments destinés à parcourir des fleuves et des lacs dont la profondeur serait assez grande pour pouvoir noyer une roue à hélice à l’arrière du navire.
- L’emploi de l’hélice étant reconnu chose bonne dans la marine, il reste encore bien des doutes, bien des incertitudes sur la meilleure forme à donner à ce mobile, malgré les nombreuses expériences faites dans nos ports.
- Ces expériences sont coûteuses, et elles deviendraient énormes, si l’on voulait essayer toutes les formes variées d’hélices ; et cependant ce n’est qu’en expérimentant un grand nombre d’hélices de formes diverses que l’on peut compter sur des résultats qui puissent être d’une utilité réelle soit pour la navigation, soit pour l’hydraulique.
- Ce n’est qu’avec de très-nombreuses expériences et faites en grand que l’on peut espérer des résultats utiles à la pratique et en même temps conduisant à la découverte de théorèmes nouveaux. Dans l’industrie, il faut bien se garder, sous peine de mécomptes, de conclure du petit au grand ; pour obtenir des coefficients, il faut toujours les déduire d’expériences faites dans les limites que présente ordinairement la pratique.
- D’après ce qui précède , les conclusions des membres de votre comité des arts mécaniques sont :
- Nous pensons que le système Perreanx pourrait être utilement appliqué, par la marine , à faire un grand nombre d’expériences variées , qui feraient connaître la meilleure forme à donner à l’hélice suivant les dimensions du navire.
- Nous pensons que le système Perreanx peut être appliqué, sans inconvénients, à la navigation sur les fleuves et sur les lacs dont la profondeur est suffisante, et dont les eaux ne sont jamais agitées par les vents de manière à donner ce qu’on appelle des coups de lames sous-marines.
- En conséquence, nous vous proposons
- 1° De remercier l’auteur de sa communication , car son système est très-ingénieux, et la marine pourra l’utiliser;
- T De faire graver et décrire dans votre Bulletin les dessins de son système ;
- 3° De faire imprimer le présent rapport et d’en envoyer une copie au ministre de la marine.
- Signé Théodore Olivier , rapporteur.
- Approuvé en séance, le \6 janvier 4850.
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- NAVIGATION.
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- Description de la roue à hélice à palettes mobiles de M. Perreaux.
- PL 1131, fig. 1. Poupe d’un bateau armé du système de roue à hélice à palettes mobiles, et du moyen de communication de mouvement.
- Fig. 2. La roue à palettes vue de profil et dessinée sur une plus grande échelle.
- Fig. 3. La même vue de face.
- Fig. L. La roue avec les palettes reployées.
- a, axe de la roue, perforé dans sa longueur pour recevoir une tige b destinée à mouvoir les palettes c : cet axe est fixé, d’un bout, par un coussinet tenant aux parois du bateau; de l’autre, il est en communication avec la machine à vapeur par les roues d’angle d.
- La tige b fait agir les palettes par son mouvement de va-et-vient; c’est à l’aide d’une crémaillère e fixée sur l’axe a, et d’une roue dentée f adaptée h la queue de chaque palette, que l’on obtient les différentes inclinaisons.
- À l’autre extrémité de la tige b est fixée une longue crémaillère g engrenant dans un pignon h; c’est par ce dernier, et à l’aide d’une manivelle fixée sur son axe et d’un cercle gradué i disposé derrière, que l’on donne progressivement aux palettes leurs diverses inclinaisons.
- Chacune des moitiés cle ce cercle est divisée en 180°; quand l’aiguille sera portée d’un nombre de degrés quelconque du côté gauche, l’inclinaison des palettes deviendra telle, que le bateau avancera; si, au contraire, l’aiguille est portée d’un nombre de degrés quelconque du côté droit, les palettes prendront une inclinaison inverse, et le bateau reculera.
- Si l’on voulait se servir de la voile, il suffirait de porter l’aiguille a zéro; alors les palettes prendraient une position telle, qu’elles n’offriraient à la résistance de l’eau que leur épaisseur. ( Voy. fig. A. )
- La roue sur laquelle les palettes sont montées se compose d’un grand cercle k, soutenu par des jambes de force /. Sur la couronne de ce cercle sont fixées six pièces m, de forme triangulaire, destinées à maintenir, par un bout, les six palettes ; en dedans de ces pièces est ajusté un arc de cercle n, afin de donner au système plus de rigidité.
- Dans le prolongement de l’axe de la roue est un polygone à six côtés égaux o, destiné à recevoir l’axe central de chaque palette ; c’est dans cette pièce que passe la tige qui, traversant l’axe de la roue, donne, à l’aide de la crémaillère et d’une roue dentée, les différents mouvements. ( D. )
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- ARTS CHIMIQUES.
- MA HUONS D’jNDE.
- Rapport fait par M. Chevallier, au nom du comité des arts chimiques, sur la préparation de la fécule du marron d’Inde et l’emploi de toutes les parties de ce fruit, la préparation de la fécule de Varum maculatum et la préparation de la fécule de la racine de bryone, par M. Cal mus, sergent de voltigeurs au 62e régiment d’infanterie de ligne.
- Messieurs, vous avez renvoyé au comité des arts chimiques un mémoire qui vous a été présenté par M. Calmus, sergent de voltigeurs au 62e de ligne, et qui a pour objet 1° la préparation de la fécule du marron d’Inde et remploi de toutes les parties de ce fruit ; 2° la préparation de la fécule de / arum maculatum; 3° /a préparation de la fécule de bryone. Nous venons vous rendre compte de l’examen que nous avons fait de ce travail.
- M. Calmus établit que, d’après ses expériences, il est inutile de faire subir aux marrons d’Inde des opérations chimiques pour obtenir de la fécule privée d’amertume; d’après lui, cette fécule peut être préparée de la manière suivante :
- On râpe les marrons, on lave le produit de manière à obtenir la fécule ; celle-ci étant isolée , on la fait macérer avec de l’eau pendant douze heures, agitant de temps en temps. Après cette macération, la fécule est séparée, on lave de nouveau deux fois et de la même manière cette fécule ; celle-ci, ensuite, est jetée sur un tissu de fil fin qui laisse passer l’eau et retient la fécule.
- M. Calmus établit aussi 1° que l’écorce du fruit du marronnier peut être utile pour le tannage ; 2° que l’eau qui a servi à laver la fécule du marron d’Inde peut être employée par les teinturiers et les dégraisseurs ; 3° que la pulpe peut être donnée comme nourriture à divers animaux, volailles, porcs, etc.
- M. Calmus fait, en outre, connaître que sa sœur, qui habite l’Angleterre depuis plusieurs années (1846-1847), a préparé de la fécule de marron d’Inde sans alcali, et ce fait est attesté par le journal anglais, la Chronique des jardiniers ; qu’elle a aussi fait usage de l’eau de lavage de la fécule pour détacher des étoffes de soie, sans altérer la couleur du tissu.
- L’auteur, qui a fait des essais sur la panification de la fécule retirée du marron d’Inde, a reconnu que cette fécule ne pouvait être panifiée qu’après qu’on l’a additionnée de farine de blé, dans la proportion de 50 pour 100.
- M. Calmus s’est aussi occupé de l’extraction de la fécule de la racine de Yarum maculatum, racine qui est connue sous les noms de gouet, de pied-de-veau, etc., et il a obtenu de cette racine une fécule sans saveur qui peut être
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- MARRONS 1) INDE.
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- employée comme aliment, et qui peut être panifiée après qu elle a été additionnée de 50 pour \ 00 de farine de froment.
- M. Calmus fait observer que la racine d’arum, qui croît dans les terrains frais et couverts, pourrait être un objet de culture, puisqu’elle vient dans des localités où l’on ne peut obtenir d’autres plantes utiles.
- Il dit que la fécule d’arum est plus facile à obtenir que celle du marron d’Inde, ce que nous avons été à même de vérifier.
- L’auteur fait observer que l’on peut aussi obtenir de la fécule amylacée de la racine de bryone, et que, si on ne veut pas employer dans l’alimentation les fécules des racines dont il a parlé, on peut les utiliser comme succédané de l’amidon.
- Le comité des arts chimiques, après avoir lu avec attention le travail adressé à la Société par M. Calmus} s’est occupé de rechercher ce qui avait déjà été écrit sur le sujet traité par ce sous-officier; il vient vous faire connaître les résultats de ses recherches :
- Lorsqu’on étudie ce qui a été fait sur le fruit du marronnier d’Inde, on voit 1° que Parmentier, que Baumé, que Couverchel, etc., avaient obtenu la fécule du marron d’Inde exempte d’amertume en employant seulement le lavage à l’eau; 2° que M. Marcandier en 1757, et, plus tard, M. d’Argicourt, ont fait connaître l’emploi de l’eau de lavage du fruit du marronnier d’Inde pour le blanchissage du linge, le foulage des étoffes de laine ; 3° qu’une foule d’auteurs ont indiqué l’emploi de la pulpe du marron d’Inde pour la nourriture des animaux et des volailles.
- Pour ce qui concerne les fruits de Y arum maculatum, on voit 1° que Pose, dans le Nouveau dictionnaire d’histoire naturelle publié en 1803, dit que la racine de l’arum peut être employée comme aliment. — Voici les expressions dont il se sert : Cette racine > réduite en pâte desséchée et préparée tomme la cassave, pourrait fournir un aliment dans les cas de disette ; elle pourrait aussi être employée utilement à faire de l’amidon; enfin elle peut servir à remplacer le savon.
- %° Que Dulong, pharmacien à Àstafort, fît connaître, en 1826, qu’en opérant sur Yarum maculatum, dans le but d’en isoler le principe actif, il obtint une fécule sans âcreté et sans amertume; il dit que son extrême abondance et la facilité avec laquelle on la sépare du principe acre et vénéneux devraient rendre la racine qui la produit précieuse dans les temps de disette ; qu’il fout encore joindre à cela sa facile propagation dans les lieux les plus incultes.
- Antérieurement aux publications faites par MM. Bosc et Dulong d’Astafort, on avait pensé à utiliser la fécule de l’arum ; en effet, dans le commencement du xvm" siècle, l’on constata que la racine d’arum qui porte des noms divers,
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- ARTS CHIMIQUES.
- Yèpilepste, le chou-à-la-serpenle, Yherbe-à-prêtre, le pied-de-veau, le taras, le sara, Yaron, le barba-aron, pourrait fournir de très-bon amidon propre aux mêmes usages que l’amidon des céréales. Un sieur Vaudreuil se fit accorder, pour lui et pour ses héritiers, un privilège exclusif pour la fabrication de cet amidon, privilège qui avait un terme de vingt ans ; mais, pour que ce privilège ne fut point préjudiciable au commerce de l’amidon des céréales , il fut stipulé expressément, dans les lettres patentes accordées au sieur Vaudreuil, qu’il sera loisible à tous sujets de Sa Majesté (Louis XV (1),) de fabriquer des amidons de recoupes, mais encore qu’en cas que la fabrique des amidons de racines vint à cesser pendant un an, le privilège serait, par cela seul, éteint et supprimé. L’arrêt du conseil relatif au sieur Vaudreuil est du 20 novembre 1714; les lettres patentes de confirmation, du 20 janvier 1716; l’enregistrement au parlement porte la date du 20 mars 1716.
- Les recherches que nous avons faites ne nous ont rien appris sur la mise à exécution du procédé privilégié du sieur Vaudreuil.
- Nous dirons ici que la fécule de l’arum ne doit être extraite que par des moyens mécaniques ; nous avons la conviction que la pulpe de cette pâte, mise en contact avec la peau, détermine des érésipèles, et que l’opération faite en grand pourrait avoir du danger pour les ouvriers.
- Quant à ce qui est relatif à la fécule de la racine debryone, Baumé, qui en a parlé le premier, à ce que dit Bosc, a fait connaître que cette fécule est parfaitement identique avec la fécule de pommes de terre.
- Bosc, Nouveau dictionnaire d’histoire naturelle, établit, en outre, que la fécule de la bryone a beaucoup de rapports avec celle du manhiot ; il dit que Morand a préparé, avec la fécule du gouet, une cassure bonne à manger ; il avait suivi les procédés usités en Amérique pour les racines du manhiot ( ja-tropha manhiot).
- M. Bosc dit aussi que, pendant la disette de la première révolution, il a fabriqué et mangé plusieurs fois de la fécule de bryone, et qu’il a pu s’assurer quelle était nourrissante ; que cependant, par le lavage, il napu lui enlever complètement l’odeur et le goût propres à cette racine, mais que cet inconvénient est léger, et que ses effets disparaissent sous un assaisonnement un peu relevé; il dit, en outre, que c’est en automne et en hiver qu’il faut arracher la racine de bryone lorsqu’on veut en retirer la fécule, et qu’une seule racine peut quelquefois suffire pour fournir la fécule pour le déjeuner d’une personne.
- Dulong, d’Àstafort, s’est aussi occupé de la racine de bryone, et il a établi
- (i) Alors sous la régence du duc d’Orléans.
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- MARRONS D’iNDE.
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- qu’on pourrait s’en servir comme de celle de l’arum pour les usages alimentaires.
- En résumé, le comité a reconnu
- 1° Que le travail adressé à la Société par M. Calmas avait été entrepris dans une bonne direction , sous un point de vue utile ;
- 21° Que sa lecture l’a convaincu que ce sous-officier consacre une partie des loisirs que lui laisse son service pour s’occuper des questions d’un haut intérêt.
- Il est d’avis que la Société doit, dans une lettre de remerciment, lui témoigner la satisfaction qu’elle éprouve de le voir s’occuper de questions qui, quoique déjà traitées dans divers ouvrages, peuvent être le sujet de nombreuses et utiles applications.
- Signé A. Chevallier, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 19 décembre 1849.
- On trouve dans les Notices de Valmanach sous verre des associés de la rue du Petit-Pont, à Paris, pour 1797, la note suivante :
- Amidon et colle blanche. — « Il est possible de tirer l’un et l’autre du mar-« ron d’Inde, et surtout de la racine de la plante appelée pied-de-veau. On « l’emploie à cet usage en Allemagne, et on a déjà essayé, en 1741, de l’em-« ployer aussi en France. Un herboriste a obtenu de cette matière de l’ami-« don très-bien fait et de la colle blanche à l’usage des papetiers-cartonniers; « il ne reste qu’à lui donner, par expériences exactes, le degré de perfection « dont cet objet est susceptible, afin que, dans le temps de pénurie, les ami-« donniers et les papetiers puissent avoir recours à cette ressource. »
- Second rapport fait par M. Chevallier, au nom d/u comité des arts chimiques,
- sur la préparation de fécule de marron d’Inde et d’arum maculatum, par
- M. Cal mus.
- Messieurs, vous avez renvoyé à l’examen du comité des arts chimiques une seconde note adressée à la Société par M. Calmus, sergent de voltigeurs au 62e régiment d’infanterie de ligne.
- Avec cette note, M. Calmus vous a transmis, afin que l’on puisse expérimenter,
- 1° Des fécules privées d’amertume et qui ont été extraites du marronnier d’Inde et de Y arum maculatum, fécules qu’il annonce être convenables pour l’alimentation ;
- 2° Du pain préparé avec de ces fécules ;
- 3° Un certificat du boulanger qui a préparé ce pain.
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- J'aurai l’honneur de rappeler à la Société que, dans la séance du 19 décembre derner, j’ai rendu justice à la bonne direction des travaux de M. Calmas, et que j’ai signalé 1° la préparation, par diverses personnes, des fécules de marron d’Inde et d’arum privées d’amertume ; T les usages économiques qui en avaient été faits.
- Pour ce qui est relatif à la préparation du pain, nous dirons qu’une fois que la fécule , soit de marron d’Inde, soit d'arum , soit de toute autre racine, est totalement privée d’amertume, rien n’empêche qu’on la fasse entrer dans la préparation du pain, comme on l’a fait pour la fécule de pommes de terre dans les années où le prix des farines était très-élevé. A ce sujet, nous dirons que nous avons été à même de constater ce fait qu’à une certaine époque des féculiers livraient à une seule maison jusqu’à quatre-vingts sacs de fécule par semaine. Ces fécules entraient dans les farines livrées à la boulangerie de Paris.
- A une autre époque, 1839, nous fîmes préparer, par un habile boulanger que la Société a plusieurs fois honoré de ses récompenses, M. Robine, du pain qui contenait 50 pour 100 de fécule, et ce pain fut trouvé très-bon par des personnes qui en firent usage. Le but à atteindre, lorsqu’on voudra faire entrer la fécule, soit d’arum, soit de bryone, soit de marron d’Inde, dans la panification ou dans l’alimentation, consistera donc à la priver, par des lavages réitérés, des principes qui lui communiquent une saveur amère.
- Mais, depuis que nous avons lu le rapport sur le premier travail de M. Calmas , divers laits nous ont révélé qu’on extrait déjà de la fécule des fruits du marronnier d’Inde pour les usages alimentaires, et qu’on emploie la racine de Yamm dans l’économie domestique.
- En effet, on trouve, dans le compte rendu de l’Académie de Metz pour 1849, un rapport de M. Langlois relatif à quelques procédés à l’aide desquels on peut obtenir la fécule du marronnier d’Inde par des lavages à l’eau. Ce rapport fut fait par suite de la communication faite par M. Flandin à l’Académie des sciences, le 9 octobre 1848. A propos de cette communication, par laquelle ce docteur indiquait qu’il obtenait la fécule de marronnier d’Inde privée d’amertume à l’aide du sous-carbonate de soude, un des membres de l’Académie des sciences de Metz, M. Charles Bouchotte, établit que depuis longtemps on obtenait du fruit du marronnier d’Inde, sans le secours d’aucun agent chimique, de la fécule exemple d’amertume ; il rappela qu’un échantillon de cette fécule avait figuré, en 1847, parmi les produits qui se trouvaient à l’exposition de la Société d’horticulture.
- La question présentant de l’importance, une commission fut chargée de faire un examen comparatif des procédés pour l’extraction de la fécule de
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- marron d’Inde, en employant l’eau pure et de l’eau additionnée de carbonate de soude. Les membres de la commission furent MM. Bouchotte, Boumier, Terquem et Langlois; ce dernier en fut nommé rapporteur.
- L’examen comparatif des deux procédés fait, il en résulta qu’en employant de l’eau pure ou de l’eau à laquelle on ajoutait du carbonate de soude on obtenait des marrons d’Inde environ 20 pour 100 d’une fécule parfaitement blanche débarrassée entièrement d’amertume. Le rapporteur conclut, des expériences qui ont été faites, que l’emploi du carbonate de soude est complètement inutile pour enlever à la fécule des fruits du marronnier d’Inde son principe amer, et que l’eau est suffisante, fait qui avait été annoncé par M. C. Bouchotte à l’Académie nationale de Metz, il y a plusieurs années.
- M. Langlois termine son rapport en disant qu’on pourrait, dans un moment de disette, tirer parti de la substance alimentaire du marron d’Inde, mais qu’il ne serait pas prudent, au point de vue d’une utile spéculation , de conseiller de donner à la culture du marronnier une plus grande extension.
- Depuis la lecture de notre premier rapport sur le travail de M. Cahnus „ il nous fut adressé, par les soins de M. le docteur Delpech et par l’entremise de M. Gobley, une note qui nous fait connaître le procédé que nous allons décrire, et qui est mis en pratique dans les départements de l’Isère et de l’Eure, procédé à l’aide duquel on obtient la fécule des marrons d’Inde récoltés dans ces localités.
- On enlève l’écorce des marrons et on les lave à l’eau fraîche pour les nettoyer complètement; on les réduit, par l’action de la râpe, en une pulpe fine qu’on lave à grande eau sur un tamis de crin serré. On continue le lavage tant que l’eau entraîne de la fécule ; la fécule, ainsi séparée de la matière fibreuse , est recueillie dans un vase de forme conique au-dessus duquel s’est opéré le lavage. Lorsque la fécule est bien tassée, on décante, sans la remuer, l’eau qui surnage, puis on délaye le dépôt (la fécule) dans de l’eau bien pure, et on passe le mélange à travers un tamis de soie très-fine ; on laisse de nouveau reposer pendant cinq ou six heures. On décante comme la première fois. On délaye de nouveau la fécule dans 50 ou 60 fois son volume d’eau , puis on laisse en repos. Au bout de quelques heures, la matière amylacée s’est précipitée au fond du vase ; lorsque l’eau de ce dernier lavage a repris sa transparence, on la décante.
- On met alors la fécule sur un cadre à pied garni de coutil blanc tendu, serré et mouillé, pour la faire égoutter ; quand elle a pris un certain degré de consistance, on la divise en fragments que l’on place sur des planchettes dans une étuve chauffée à 36 degrés centigrades, ou qu’on expose au soleil,
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- ARTS CHIMIQUES.
- s’il a assez de force ; on la préserve de la poussière en la couvrant d’une grosse mousseline.
- On reconnaît que la fécule est bien sèche lorsqu’elle est devenue très-friable ; elle peut alors lutter de blancheur et de finesse avec le plus bel amidon de grain ; elle est bonne pour les mêmes usages que la fécule de pommes de terre ; elle offre un aliment très-sain.
- Le procédé que nous venons de décrire fut présenté , il y a quelques années, à la Société d’encouragement d’agriculture de Dijon; la note dans laquelle il était décrit fut déposée par un ancien officier en retraite ; elle était accompagnée d’une quantité assez considérable de très-belle fécule et de plusieurs morceaux de cuir teints en jaune par une matière colorante qui se trouvait dans les premières eaux de lavage du marron.
- En ce qui est relatif à l’usage, pour l’alimentation des animaux, de la racine de Y arum mamlatum, nous avons appris que M. Delvaux avait communiqué à la Société d’agriculture de Blois le fait suivant :
- Au printemps dernier, je fus, dit-il, surpris de voir sur le feu une chaudière pleine de tubercules d’arum mamlatum; je regardais cette plante comme nuisible par son âcreté , et je témoignai à ma fermière mon étonnement, en m’informant de l’usage auquel elle destinait les racines qu’elle faisait ainsi bouillir.
- Elle répondit que ses porcs engraissaient tant qu’ils en mangeaient, que tout le monde leur en donnait dans le pays, et qu’on n’avait observé aucun accident. Je vis distribuer cette bouillie, soir et matin, à la dose d’environ 15 litres par tête de porc; on avait soin d’y joindre une poignée de son.
- M. Delmux-Lomier pense que le principe acre de Y arum agit comme narcotique , abaisse le principe vital et favorise l’engraissement de la même manière que la laitue.
- On sait que, selon d’autres personnes, le principe de Y arum est considéré comme étant très-fugace ; dans ce cas, il se dissiperait promptement à l’aide de la chaleur.
- On voit, par ce qui précède, que nous n’avons, relativement à M. Calrnus, rien à ajouter au rapport que nous avons fait sur sa première lettre; mais nous ne terminerons pas ce travail sans dire que la Société d’encouragement rendrait un service à l’économie domestique en chargeant ses comités d’agriculture et des arts économiques de rédiger une instruction sur les moyens à mettre en pratique pour utiliser un grand nombre de produits des végétaux qui sont peu usités. Tels sont les fruits et les enveloppes des marronniers, les racines de Y arum et de la bryone , les glands du chêne , les racines des divers orchis qui peuvent fournir du salep ; la nielle des blés, les
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- FER ÉMAILLÉ.
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- lichens, qui sont si nombreux et si variés en couleur; les champignons, même les champignons vénéneux, qui, d’après les expériences de M. Pouchet, professeur d’histoire naturelle, peuvent fournir, à l’aide de certains procédés, des matériaux utiles à la nourriture des animaux domestiques , et qui, d’après d’autres, peuvent donner des matériaux utiles à la teinture.
- Signé A. Chevallier, rapporteur.
- Approuvé en séance > le 15 février 1850.
- FER ÉMAILLÉ.
- Rapport fait par M. Ebelmen, au nom du comité des arts chimiques, sur le fer contre-oxydé de M. Paris, à Bercy.
- Différents moyens ont été employés déjà pour préserver le fer contre l’action si destructive de l’air et de l’eau ; l’application d’un autre métal en couche mince à la surface du fer a été, jusqu’à présent, la base de tous ces procédés de préservation. C’est en vue de ce but qu’ont été fabriqués le fer étamé, le fer plombé, et, plus récemment, le fer zingué.
- On peut garantir également le fer contre l’oxydation en le recouvrant d’une couche vitreuse fondue à sa surface par l’action du feu, et c’est ce procédé que M. Paiis, de Bercy, a suivi pour préparer les objets qu’il a soumis à votre examen, et dont les formes et les destinations sont très-variées ; appareils divers d’économie domestique , tuyaux en tôle , capsules pour les laboratoires de chimie, feuilles à rebords pour la couverture des édifices, telle est l’indication des principaux usages auxquels M. Paris se propose d’appliquer le fer recouvert d’un fondant vitreux. Votre comité a dû examiner si le fer préparé par le procédé de M. Paris présentait les conditions de solidité, de résistance et de durée annoncées par l’auteur.
- Le fondant que M. Paris applique sur le fer est un véritable verre transparent qui laisse bien voir la couleur du métal. Le nom de fer émaillé ne convient donc pas à ce nouveau produit que M. Paris appelle fer contre-oxydé. La glaçure est étendue avec régularité et ne laisse à découvert aucun point du métal, circonstance fort importante, s’il s’agit d’empêcher l’oxydation ; elle résiste au choc et ne se fendille ni n’éclate quand on l’expose à l’action directe du feu. Trois fois nous avons fait rougir le fond d’une capsule en fer contre-oxydé jusqu’à ramollissement de la glaçure ; puis nous l’avons plongée dans l’eau froide. Ce n’est qu’à la troisième expérience que quelques points de verre se sont détachés du métal par écaillage.
- Aucune fissure ou tressaillure ne s’est produite pendant cette épreuve.
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- ARTS ClIiMJoniiS.
- Nous attribuons principalement cette propriété à ces circonstances que les ustensiles sont recouverts d’une couche vitreuse sur les deux faces ; l’absence d’un contre-émail est une des causes qui contribuent, aussi bien que la composition de la matière elle-même, à faciliter le tressaillage des divers émaux que l’on a appliqués jusqu’ici à la surface des ustensiles en fonte.
- Les acides même concentrés et chauds n’attaquent que d’une manière presque insensible le fer contre-oxydé.
- Il n’en est pas de même des liqueurs alcalines. Nous avons fait bouillir, pendant deux heures environ, une faible dissolution de potasse dans une capsule en fer contre-oxydé ; la liqueur renfermait en solution de la silice, de l’acide borique en quantités appréciables.
- Nous pouvons conclure de ce qui précède que le fer contre-oxydé de M Paris présente les conditions de résistance et d’inaltérabilité annoncées par l’inventeur. L’emploi de ce nouveau produit nous paraît, en conséquence, susceptible d’applications avantageuses. Il peut se substituer au fer étamé pour un grand nombre d’usages domestiques. La glaçure dont il est recouvert ne se fendille ni n’éclate sous l’action du feu ; elle se nettoie avec grande facilité, et présente cet avantage de ne donner aucun goût métallique aux aliments. Plusieurs ustensiles de cuisine dont on se sert journellement depuis plusieurs mois ont parfaitement résisté à l’usage; nous pouvons donc en recommander l’emploi tout à la fois comme commode et salubre.
- Il est à désirer que M. Paris puisse prochainement faire connaître au public le prix des objets confectionnés par lui. La matière vitreuse qu’il emploie paraît pouvoir se fabriquer à bas prix ; elle se pose au tamis sur le fer. Les objets se cuisent à deux feux dans un four approprié à cet usage et dont la température ne dépasse pas le rouge-cerise. Tout semble annoncer que le prix de revient du fer contre-oxydé permettra son application économique à de nombreux usages.
- On conçoit, en effet, que des vases qui joignent à la ténacité du fer la propriété d’être inattaquables par les acides, et celle non moins remarquable de résister à des changements brusques de température, pourront trouver, dans les arts industriels, des applications aussi importantes que variées. Les arts chimiques auront vraisemblablement grand avantage à substituer des vases en fer émaillé aux vases de verre, de plomb, à ceux si coûteux en platine, dans les cas nombreux oü les liquides contenus dans ces vases seraient sans action sur le fondant vitreux.
- Nous devons citer aussi, parmi les usages les plus importants qu’aura probablement le fer contre-oxydé , la fabrication des tuyaux pour la fumée , qui
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- FER ÔAILLÉ.
- remplaceront les tuyaux en tôle ordinaire, si altérables à l’air, surtout dans l’atmosphère des laboratoires et des fabriques.
- M. Paris avait exposé déjà du fer émaillé à l’exposition de 1844 ; mais il ne paraît pas qu’il ait réalisé industriellement, dans les cinq années qui ont suivi, l’application de cette invention nouvelle, qui fit alors peu de sensation. C’est M. Jacquemin, de Morez(Jura), qui en a fait le premier emploi en grand pour la fabrication des cadrans d’horloges, confectionnés auparavant en cuivre émaillé. Les cadrans de M. Jacquemin présentent deux couches de matière vitreuse : l’une, qui recouvre immédiatement le fer, est analogue au fondant vitreux de M. Paris; la seconde est un véritable émnil stannifère. Ce meme procédé a été appliqué avec succès, par M. Jacquemin, à la fabrication d’indicateurs pour les rues, les routes , à des échelles pour mesurer la hauteur des eaux, et les pièces qu’il a envoyées à l’exposition de 1849 sont remarquables par leurs dimensions et par leur belle exécution.
- La mention que nous avons cru devoir faire ici de la fabrication de M. Jacquemin n ote rien au mérite remarquable des travaux de M. Paris, dont les produits nous paraissent dignes de tout l’intérêt qu’ils ont excité lors de la dernière exposition.
- Nous proposons au conseil de remercier M. Paris de son intéressante communication et d’insérer le présent rapport au Bulletin.
- Signé Ebelmen, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 19 décembre 1849.
- Procédé de M. Paris.
- Les articles en tôle ou en fer forgé, soit sous la forme de vases, de tubes, de tuyaux, soit sous toute autre forme quelconque, sont d’abord décapés à l’aide d’un acide étendu, puis séchés et enduits de gomme arabique dissoute dans l’eau qu’on y applique à la surface avec un pinceau. On tamise alors à la surface le verre (ou une matière vitreuse) qu’on a réduit en poudre très-fine.
- Ces articles sont alors introduits dans un four ou une cornue chauffée à 100 ou 140° centigrades. Quand ils sont secs, on les enlève pour les transporter dans une autre cornue oh ils sont chauffés à la chaleur rouge-cerise, ou jusqu’à ce que l’enduit entre en fusion, ce dont on s’assure en regardant à travers un trou pratiqué dans la cornue ou le four. En cet état, ces articles sont enlevés et déposés dans une chambre fermée ou simplement couverte , pour s’opposer au contact de l’air jusqu’à ce qu’ils soient refroidis.
- Si l’enduit ainsi obtenu est imparfait, on en donne une seconde couche qu’on applique de la même manière que la première.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- L’enduit vitreux est composé de 130 parties de flint-glass en poudre, 20 parties et demie de carbonate de soude, et 12 parties d’acide borique qu’on fait fondre ensemble dans un creuset de verrerie. Après avoir été fondu , il est réduit en poudre fine et passé au tamis de soie. En cet état, il est prêt à être employé.
- Il est important que l’enduit vitreux soit exempt de toute matière étrangère , et à cet effet on emploie des pilons d’acier trempé pour le réduire en poudre, et avant de se servir du creuset on en imprègne la surface intérieure avec du verre en mouillant avec de l’eau de gomme cette surface et y tamisant du verre en poudre, faisant sécher, puis appliquant une chaleur graduée jusqu’à fusion du verre. ( Technologiste, octobre 18L9. )
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- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS MÉCANIQUES.
- Sur Vemploi de l’hélice en remplacement des roues à aubes pour la propulsion
- des bateaux à vapeur.
- Nous avons donné, dans le Bulletin de l’année 1843, p. 445, une notice historique très-détaillée sur l’application de l’hélice à la navigation à la vapeur. Dans cette notice, nous avons rappelé les premiers essais sur ce nouveau mode de propulsion, les divers systèmes qui ont été produits, et nous avons indiqué les ouvrages dans lesquels ils sont décrits. Pour compléter ce que nous avons à dire sur ce sujet et mettre en lumière les avantages du nouveau système déjà employé sur un certain nombre de bâtiments de guerre de la marine française, nous allons parler de quelques expériences comparatives sur l’emploi de l’hélice et des roues à aubes qui ont été faites par M. Bourgois, commandant le vaisseau à vapeur le Pélican.
- A la fin de 1848 , on avait déjà essayé, sur ce bâtiment, soixante-sept propulseurs méthodiquement choisis et différant tous par quelques-unes de leurs proportions. M. Bourgois avait déterminé avec soin, et dans des circonstances diverses, le travail produit et l’effet utile recueilli pour le bâtiment. De cette série d’expériences est résulté ce fait que la vis établie sur les navires à vapeur, comparée aux roues à aubes dans leurs conditions d’immersion les plus favorables, donne lieu à une utilisation de travail moteur au moins égale à celle des roues à aubes en eau calme, et dans le cas exceptionnel où leurs aubes sont convenablement immergées. Dans toutes les autres circonstances de vent, de mer et d’immersion, c’est-à-dire dans les circonstances habituelles de la navigation , la vis, convenablement construite suivant les proportions et la destination du bâtiment auquel elle est appliquée, utilise une partie du travail moteur beaucoup plus
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- orande que ne le font les roues à aubes. Ces résultats ont été obtenus avec des vitesses de rotation des propulseurs assez faibles pour réduire à très-peu de chose l’usure des coussinets, si souvent reprochée, avec raison, aux appareils à vis.
- Le Pélican a remorqué, d’Indret à Brest, trois bricks de guerre en dix-neuf heures , et la corvette de 800 tonneaux, la Durance, en vingt-deux heures. Un peu plus tard , il a remorqué, en vingt-cinq heures, de Brest à Cherbourg, la corvette de 32 canons la Cornaline, et en dernier lieu, pendant son séjour sur la rade de Brest, il a imprimé une vitesse de 8 kilomètres et demi à l’heure à un vaisseau à trois ponts.
- M. Roche, ancien conducteur principal de l’usine d’Indret, a communiqué à la Société d’encouragement, dans sa séance du 29 août 1849, le résultat des expériences sur les hélices bordées faites par lui à bord de la joie la Sirène, sur le canal de Nantes à Brest, où le courant est nul et où les influences du vent peuvent être regardées comme insignifiantes dans un endroit aussi encaissé et par des temps calmes faciles à choisir à l’époque où elles furent exécutées.
- A 10 mètres de la berge, très-droite en cet endroit, étaient placés deux poteaux distants l’un de l’autre de 200 mètres; la yole lancée par le pilote passait près du premier poteau, ayant son grand axe dirigé exactement sur le second au moyen de deux index placés à l’avant et à l’arrière. A cet instant, le gouvernail étant lâché et abandonné à lui-même , il était facile de juger, en arrivant au poteau opposé , quelle était la déviation ou dérive latérale, d’en calculer les causes, la puissance, et d’évaluer l’importance d’une disposition ayant pour résultat d’annuler cette déviation, et, par conséquent, de reporter dans l’axe de translation du navire la force motrice employée inutilement et contrairement même à une route tracée.
- Ces perturbations indiquées au tableau ci-annexé sont très-importantes, puisqu’elles varient de 10 à. 15 rnèt. pour un espace de 200 mèt. Les expériences ayant été faites sur des hélices qui tournaient en sens différents , il fut constant que la déviation avait lieu dans le sens où marchait l’hélice en expérience.
- La première hélice, représentée, vue de face et de profil, fig. 5 et 6, pl. 1131, avait deux palettes de forme hélicoïdale dont les génératrices appartenaient au développement d’un filet très-court; elle abattait sur bâbord.
- La seconde avait quatre palettes planes posées comme les ailes d’un moulin à vent; elle abattait sur tribord.
- Le tableau suivant indique les modifications qu’elles ont subies pour arriver à rendre les mêmes résultats avec des vitesses de rotation semblables et des résistances sensiblement analogues.
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- NOTIfflïS J ND LIST H IKLLIiS.
- Hélice à deux palettes abattant sur bâbord.
- Diamètre extérieur des pales. Surface des 2 pales. Nombre de tours par minute Moyenne du pas. Distance parcourue. Temps en secondes. Dérive par tribord. Nombre et conditions des courses.
- 0m, 44- o B © 315 0m, 82 200m 104” 15“ 6 courses sans tasseaux.
- » » » 315 0 82 200 94 5 6 c. avec tass. de 18mra.
- » » )) 315 0 76 200 92 0 6 c. d° d° de 20mm,
- » » » 315 0 76 200 90 0 6 c. d° d° de 25mm.
- Hélice à quatre ailes planes abattant sur tribord.
- Diamètre extérieur des pales Surface des 4 pales. Nombre de tours. Angle des ailes en degrés. Distance parcourue. Temps en secondes Dérive par 1 âbord. Nombre et conditions des courses.
- 0m, 44 0“,05d,20 495 30° 200“ 86 10 6 courses sans tasseaux.
- » » 478 30 200 85 00 6 c. avec tass. de 20mu‘.
- » » 315 35 200 130 20 6 courses sans tasseaux.
- » » 315 35 200 98 9 6 c. avec tass. de 15““.
- » » 315 35 200 94 0 6 c. avec tass de 25“®.
- Arrivé à cette similitude de résultats pour les deux hélices, les tasseaux ont été enlevés ; trois courses ont été consacrées à chacune d’elles pour des essais où le gouvernail devait maintenir la direction en faisant constater la diminution de vitesse.
- Ces essais ont donné les résultats indiqués dans le tableau suivant, les diamètres des hélices étant les mêmes et la yole dans les mêmes conditions.
- Nombre de tours. Angle et longueur du pas. Distance parcourue. Temps en secondes. Dérive.
- Hélice à 2 palettes. 335 0m, 76 200 105 " » 3 voyages
- Hélice à 4 palettes. 335 35° 200 104 » d°.
- Cette circonstance des deux hélices tournant en sens inverse a servi à juger de l’influence de la rotation de l’hélice sur le transport latéral du bateau.
- Sans vouloir juger à priori cette influence, on peut dire, d’après ces résultats, qu’elle croît avec l’augmentation d’inclinaison des pales du propulseur.
- Il faut remarquer aussi la différence qui existe dans le mouvement de l’eau, à l’arrière du bateau, dans les différents cas que nous venons de signaler.
- Quand l’hélice n’est pas bordée, l’eau agitée prend la forme d’un angle très-obtus ayant son sommet immédiatement à l’hélice et dont les côtés, s’éloignant rapidement du grand axe indiquant la direction du bateau, semblent indiquer que l’eau, obéissant à la force centrifuge que lui a communiquée l’hélice à son passage, cherche un point d’appui dans une direction latérale peu propre à produire une direction rectiligne au
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- bateau ou au moins à laisser perdre une grande partie de la force produite en déplacement d’eau inutile.
- Cette remarque est rendue encore plus sensible par l’expérience faite sur une hélice bordée. Dans ce cas, au contraire, l’angle est très-aigu; l’eau est agitée beaucoup plus loin. L’eau, maintenue dans l’axe de rotation de l’hélice par les tasseaux qui s’opposent à sa projection latérale, est lancée suivant l’axe du navire , et, par conséquent, plus propre à transmettre, dans le sens de la marche du navire, une impulsion qu’elle reçoit
- comme point d’appui.
- L’emploi du bordé ne compromettant en aucune façon la solidité d’un propulseur et ne devant coûter que 600 francs pour 220 chevaux, il sera toujours facile de l’appliquer, et de faire des expériences définitives qui viendront contrôler ces données et décider de son utilité.
- Poids et dimensions de la yole la Sirène.
- Longueur totale.............................. . . 7m, 65
- D° à la flottaison.................................. 6 45
- Largeur des maîtres-baux.......................... . 1 32
- D° à la flottaison.............................. * 1 »
- Surface du maître-couple immergé. . . . . 0 17
- Tirant d’eau à l’avant................................... 0 26
- D° d° à l’arrière.. ................................ 0 40
- Poids de la yole....................................... 350 »
- D° du lest. . 155 50
- D° du mécanisme. . 80 50
- D° de cinq hommes..................................... 300 »
- Total............................. 886 Ô(F
- Résultats d'observations sur la yole.
- La yole étant amarrée à un dynamomètre fixé à terre, l’hélice faisant 315 tours par minute, l’effort de traction a été de 21 kilog.
- L’hélice ayant été enlevée, la yole chargée de ses cinq hommes étant lancée au large fut ramenée à terre avec une vitesse de 2m,70 par seconde ; la résistance moyenne fut de 9 kilog.
- ARTS CHIMIQUES.
- Note sur la fabrication des bougies stéariques, par M. Martin Châtelain, chimiste, professeur de manufactures à VA thénée national de Paris, ancien directeur de l’école d'arts et métiers d’Amiens (1).
- Après le dépôt fait, par moi, le 7 octobre 1847, pour concourir au prix proposé par la Société d’encouragement pour la fabrication économique des bougies, M. l’agent de la
- (l) Cette note a été communiquée dans la séance du 30 janvier dernier.
- Quarante-neuvième année. Février 1850.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- Société se rendit à Neuilly, dans la fabrique où j’expérimentais mes procédés, et recueillit des échantillons de bougies sortant des moules ; ces échantillons furent mis sous les yeux des membres d’une commission, qui ( sans avoir la mission de se prononcer sur la validité des droits des concurrents au prix proposé) remarquèrent la diaphanéité , la blancheur de ces bougies, ainsi que la contexture de la matière, qui était fine. Une bougie allumée devant eux donnait une flamme blanche et ne faisait pas tache sur le papier.
- Ces bougies sont déposées sur le bureau; une d’elles, en combustion, vous permet, messieurs, d’apprécier leurs qualités.
- Je ne me présente pas comme l’inventeur du principe de la nouvelle fabrication ; je n’ai fait autre chose que de rendre applicables, inanufacturièrement, les théories éparses de la chimie moderne. Cependant, quelle que soit la simplicité de mes longs travaux, je n’hésite pas à proclamer que sans eux le problème mis au concours ne serait point encore résolu.
- On sait que c’est M. Lepaige, de Belgique, manufacturier en Angleterre, qui rapporta en France, en 1846, le prétendu nouveau procédé de fabrication de bougies, consistant dans l’acidification des corps gras par l’acide sulfurique et la distillation du produit.
- Ce procédé se compose des moyens de fabrication suivants :
- 1° Acidification des corps gras neutres par l’acide sulfurique au lieu de la chaux employée autrefois ;
- 2° Lavage du savon acide obtenu ;
- 3° Distillation du même savon ;
- 4° Purification de la matière distillée ;
- 5° Pression à froid de cette matière ;
- 6° Moyens particuliers pour empêcher ces nouvelles bougies, plus molles que les anciennes, d’avoir la tête constamment cassée dans les moules.
- Ce système de fabrication, si facile en apparence, présentait cependant de nombreuses anomalies. Après une année d’essais et une dépense considérable, on fut sur le point de renoncer à son exploitation, lorsque j’entrepris, à mes risques et périls, de lever toutes les difficultés manufacturières.
- La première opération était très-coûteuse. 1° Les ouvriers ne pouvaient travailler qu’à tour de rôle, de demi-heure en demi-heure ; ils étaient suffoqués par des gaz résultant de l’opération. 2° Les produits présentaient des pertes dont l’origine était inconnue; tantôt un fort dépôt de charbon, spongieux remplaçait la bonne matière, tantôt cette matière se transformait en un corps soluble qui était écoulé avec les eaux de lavage ; d’autres fois la matière était trop cuite , souvent elle ne l’était pas assez. Il était d’autant plus difficile de reconnaître la marche de l’opération que la matière paraissait toujours noire, noire quand l’opération marchait bien et noire encore quand l’opération marchait mal. La perplexité était grande, car aucun antécédent ne pouvait guider M. Lepaige dans cette nouvelle fabrication ; il a fallu tout découvrir, tout in-
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- venter, et les choses qui semblent les plus naturelles aujourd’hui sont justement celles qui m’ont causé le plus de recherches.
- J'ai obvié à ces inconvénients, 1° pour éviter l’incommodité du travail, à cause des fuites de l’acide sulfureux, en opérant en vase clos ; 2° pour empêcher la formation subite du dépôt charbonneux particulier, en épurant la matière par des moyens chimiques appropriés à sa nature ; 3° pour empêcher la formation d’un acide gras soluble, en évaporant toute l’humidité de la graisse, ce qui met l’acide sulfurique dans l’impossibilité d’agir à son état naturel. En effet, on conçoit qu’en l’absence cle toute humidité l’acide sulfurique est obligé, à cause de son affinité pour l’eau, de former cette eau indispensable à sa nature aux dépens de la graisse et de ses propres éléments; il y a alors production d’acide sulfureux, et, par suite, d’acide hyposulfurique qui ne constitue pas d’acide gras soluble.
- 4° En essayant la matière étendue sur un morceau de porcelaine blanche, on s’aperçoit que, bien qu’elle soit noire en apparence, elle tache la porcelaine d’abord en jaune, ensuite en violet. Cette teinte violette est due à la présence de la glycérine. Si l’on distille avant la disparition de la matière lie de vin, on infecte l’atelier et le voisinage d’un dégagement d’acroléine; ce gaz blesse les yeux des ouvriers au point qu’ils sont obligés de quitter le travail.
- La seconde opération, qui consiste à laver le savon acide pour le priver de l’acide sulfurique en excès, semble facile ; elle était cependant aussi défectueuse que la première. Il se produisait une eau blanche qu’on laissait écouler. J’ai démontré que cette eau de lavage , si dédaignée, contenait, sous un état latent, la plus grande partie du savon noir obtenu, et conséquemment occasionnait une perte irrécouvrable. Cette anomalie n’a pas été aisée à faire disparaître.
- En effet, j’ai découvert que le savon acide faisait émulsion à froid et jusqu’à la température de 50 à 60°, tandis que, contrairement à tous les savons connus , il est insoluble à chaud. Il suffit donc, pour éviter des pertes énormes, de laver constamment le savon dans l’eau bouillante.
- La troisième opération ne donnait point de pertes sensibles; elle était très-bien organisée en principe ; cependant des causes fréquentes d’incendie, des brûlures qui atteignaient les ouvriers constituaient de véritables défauts. Pendant mon administration , aucun accident de ce genre n’est survenu.
- La quatrième opération présentait l’obstacle le plus grand sous le rapport financier. En effet, les bougies obtenues la plupart du temps étaient jaunes, repoussées par le commerce français, et cet obstacle était d’autant plus grand pour M. Lepaige, qu’en Angleterre les bougies blanches se vendent moins bien que les jaunes. Ses calculs se trouvaient donc renversés par la différence des habitudes entre les deux nations.
- La Société d’encouragement a pu apprécier, par les échantillons annexés à mon mémoire, si j’ai obtenu une blancheur parfaite. On peut reconnaître qu’après plus de deux années mes bougies conservent encore leur blancheur, leur diaphanéité, leur belle flamme, leur mèche irréprochable. Mes moyens sont le filtrage, l’oxydation et l’acide oxalique. .
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- La cinquième opération formait encore un mécompte pour l’importateur, car en Angleterre les bougies qui poissent à la main sont admises dans le commerce. La pression à froid, qu’on supposait laisser dans la matière une trop grande quantité de substance liquide, ne suffisait plus, il fallut employer la chaleur; mais avec la chaleur s’évanouissait toute espèce de profit ; il va sans dire que le peu de matière qui restait des opérations précédentes diminuait d’une manière remarquable dans la presse à chaud.
- J’ai obvié à l’inconvénient du poissage des bougies, d’abord par un vernis très-sec et très-solide appliqué au pinceau, ensuite par une robe composée de manière à présenter la finesse de grain, la blancheur et le poli que l’on peut remarquer sur les échantillons déposés.
- On arrivait enfin à remplir les conditions de la sixième opération en disposant les mèches de telle sorte qu’elles pussent s’allonger au moment du retrait de la matière , afin d’empêcher qu’il y eût disjonction entre la tête et le corps de la bougie, lor s de la contraction.
- Voici comment on opérait ; on formait un nœud lâche à la partie inférieure de la mèche, et à la partie supérieure, c’est-à-dire au pied de la bougie, on attachait, avec une aiguille et du fil, un petit anneau, afin de fixer la mèche au moule, au moyen d’un fil d’acier qui passait dans tous les anneaux d’une même rangée de moules sur le porte-moule.
- Le nœud avait pour objet de boucher l’orifice inférieur du moule et de fournir, en se resserrant lors de la cristallisation de la matière, une longueur de mèche supplémentaire, afin d’empêcher la décapitation de la bougie.
- Ce procédé était loin d’être sans inconvénient.
- 1° Les mèches ne pouvaient se centrer que très-difficilement, et la mèche excentrée se dirigeait vers la surface de la bougie, au lieu d’être placée au centre.
- 2° Les nœuds n’étaient pas toujours assez lâches, et les têtes des bougies cassaient dans les moules.
- 3° La longueur des mèches était difficile à régler exactement, de sorte qu’il y avait des mèches trop flasques et des mèches trop tendues.
- V Enfin il fallait employer beaucoup de monde à la confection des nœuds et des anneaux, et préparer d’avance une grande quantité de mèches qui, par le temps , devenaient hors de service.
- J’ai obvié à ces inconvénients en employant des petites pinces à ressort de mon invention : elles consistent en un bout de fil de cuivre d’une épaisseur proportionnée à la dureté de la bougie, soit environ de 1 à 2 millimètres de diamètre sur 8 à 10 centimètres de longueur, plié en deux. On peut aplatir l’œil en l’écrouissant à coups de marteau, pour augmenter la force du ressort. Cette pince presse la mèche pour la tendre, mais elle permet en même temps à la mèche de glisser entre ses branches, lors du retrait de la matière; elle possède, de plus, la faculté de boucher convenablement l’orifice inférieur, du moule, et remplace avec avantage les nœuds, les chevilles, les robinets et tous les appareils inventés jusqu’à ce jour.
- Vous avez pu juger, messieurs, par les expériences que j’ai eu l’honneur de répéter
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- sous vos yeux, que l’emploi du procédé importé par M. Lepaige ne pouvait recevoir, en France, d’applications lucratives.
- Je me suis engagé, sans traitement ni honoraires, à combler les lacunes du matériel d’exploitation et à dégager les problèmes de toutes les anomalies manufacturières. Mon travail et ma constance m’ont fait surmonter tous les obstacles ; mais je dois avouer que, si l’honneur d’avoir rendu possibles manufacturièrement les nouveaux procédés de fabrication de bougies économiques suffit à mon ambition, il restait à satisfaire un sentiment de nationalité que vous partagerez, c’est la recherche du ou des véritables inventeurs des procédés rapportés en France par M. Lepaige.
- . Ce ne sont pas, assurément, comme on voudrait le prétendre, MM. Ferguson Wilson, Pillans Wilson et George Wynne, de Londres, patentés en Angleterre le 13 mars 1845, lesquels donnaient, avant mes perfectionnements, des produits analogues à ceux primitivement obtenus dans la fabrique où fai été appelé, car cette patente anglaise se compose d’abord des moyens déjà publiés en France en 1833, et notamment dans un petit ouvrage de la Bibliothèque populaire publié, dès cette époque, d’après M. Thénard, par MM. Chevet et Chevallier, deuxième partie. On y lit à la page 87 : « Les « acides sont aussi capables de déterminer la saponification ; qu’on mêle de l’acide « sulfurique concentré avec du suif, on aura une matière qui contient les trois acides « gras.
- « Enfin, en distillant le suif ou les matières grasses, on obtient encore ces acides,
- « mais de plus un principe odorant d’une grande ténacité et d’une grande fétidité. »
- Ensuite la spécification anglaise indique encore des moyens puisés dans trois brevets français bien antérieurs à cette patente :
- Le premier, délivré à la compagnie d’Arcachon le 16 décembre 1837, pour la distillation des résines et autres corps gras dans le vide (1) ;
- Le deuxième, délivré à M. Dussard, négociant à Paris, le 27 septembre 1838, pour la décoloration, la désinfection et la séparation de la stéarine de l’huile de palme, par une distillation au moyen de la vapeur d’eau chauffée à plus de 100 degrés ;
- Le troisième, délivré à M. Tachouzin, à Paris, le 29 juin 1839, pour la distillation de la résine ou autre corps gras, par la vapeur suréchauffée par le corps gras lui-même (2).
- Ainsi, dès 1839, tous les problèmes scientifiques et pratiques composant la patente anglaise étaient résolus en France ; notre pays reste donc toujours le créateur de cette industrie des bougies d’acides gras, quelle que soit leur nature.
- Il me reste, messieurs, à appeler votre attention sur les principes fondamentaux des bougies distillées, qui consistent à acidifier la graisse neutre pour détruire la glycérine, et à solidifier, en outre, les acides gras liquides pour en obtenir des bougies à bas prix d’une grande beauté.
- J’ai dit qu’il fallait, en tout état de cause, éviter l’action de l’acide sulfurique pur, qui forme des composés solubles.
- (t) Publié t. LXV, p. 261 de la Description des brevets. (2) Idem I. LIII, page îôC id.
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- J’ai eu l’honneur de répéter devant vous une expérience d’acidification dans les conditions convenables, et vous avez pu remarquer le dégagement d’acide sulfureux.
- Or, s’il y a production d’acide sulfureux dans la graisse, cet effet ne peut avoir lieu qu’aux dépens de la graisse elle-même. En effet, l’acide sulfurique concentré, en présence d’une température convenable, cède une partie de son oxygène à l’hydrogène de la graisse pour former de l’eau ; ce qui donne lieu au dégagement de l’acide sulfureux resté libre, et au dépôt du carbone abandonné par l’hydrogène de la graisse.
- Quel est le résultat de cette action? C’est l’acide sulfureux qui agit sur la graisse à l’état naissant, et qui, en se combinant avec l’acide sulfurique, forme de l’acide hypo-sulfurique qui agit à son tour avec une grande énergie. Il est important de maintenir la chaleur assez élevée pour forcer l’évaporation de l’eau formée par l’action chimique, afin que cette action se continue jusqu’à l’entière disparition des glycérates.
- Mais les corps hydrogénés du règne animal, d’un prix toujours très-élevé, ne sont pas les seuls qui aient la propriété de décomposer l’acide sulfurique en présence de la chaleur.
- Dans les deux opérations faites en votre présence, vous avez dû remarquer que, pour la première, le suif décomposé par l’acide sulfurique présentait une perte considérable, tandis que, dans la seconde, la quantité de suif était restée intacte, l’acide sulfurique ayant attaqué avec force la résine (corps végétal à bas prix qu’on peut remplacer par tout autre) préférablement au suif.
- Je vous ai présenté aussi, messieurs, de l’acide oléique solidifié, soit par un corps gras neutre animal, soit par le mélange de deux corps hydrogénés, animal et végétal.
- Le 14 janvier 1848, j’ai pris un brevet pour toutes ces découvertes; mais j’en ai fait la cession à une fabrique établie près Paris.
- Le Technologiste du mois de février 1850, p. 233, contient en substance, sous le nom de M. Fontainemoreau, de prétendus perfectionnements apportés à mes inventions ; mais tous ces perfectionnements sont restés en projet, et je les regarde comme impraticables avec profit : pour le prouver, je vous dirai que la fabrique concessionnaire de mes procédés marche encore aujourd’hui avec mes moyens, qui consistent à éviter les accidents pour les ouvriers, l’emploi des acides solubles, les émulsions ruineuses, la matière jaune et poissante, la décapitation des bougies, enfin à remplacer par une substance à bas prix la portion de bonne graisse qui doit être dévorée par l’acide sulfurique. Il n’est donc douteux pour personne que c’est grâce à mes procédés que cette fabrique a obtenu la médaille d’or à la dernière exposition des produits de l’industrie, malgré l’emploi d’une graisse à bas prix qui nuit beaucoup à la beauté et à l’économie de ses produits.
- Aussitôt que les circonstances me permettront de prendre un nouveau brevet, j’aurai l’honneur de faire part à la Société de mes nouvelles découvertes sur la fabrication des bougies, découvertes qui m’ont occupé depuis deux ans , et qui viendront ajouter encore, je l’espère, un motif de plus à cet axiome déjà reconnu, que l’émulation produite par les encouragements de votre Société est l’un des mobiles les plus puissants pour arriver à la perfectibilité manufacturière. J’espère pouvoir livrer de la très-belle bougie à moins de 90 centimes le demi-kilogr. , en adoptant une voie toute nouvelle qu’on s’étonne de voir encore délaissée aujourd’hui.
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- SALUBRITÉ PUBLIQUE.
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- Ordonnance qui prescrit la désinfection des matières contenues dans les fosses d’aisances, avant leur extraction.
- Paris, le 12 décembre W9,
- Nous, préfet de police,
- Vu 1° l’ordonnance de police du 5 juin 1834 concernant la vidange des fosses d’aisances et le service des fosses mobiles dans Paris ;
- 2° L’arrêté de police en date du 6 du même mois relatif aux voitures de vidanges ;
- 3° Les ordonnances des 23 septembre 1843 et 26 juillet 1846 qui autorisent l’ex-, ploitation du système de vidange Huguin et du système de vidange dit atmosphérique ;
- 4° L’ordonnance de police du 24 mai dernier concernant la suppression de la voirie de Montfaucon et le service des vidanges ;
- 3° La déclaration faite au préfet de police par un certain nombre de vidangeurs qui se sont engagés à opérer la désinfection des matières, sans augmentation du prix de la vidange, si l’administration consentait à prolonger de deux heures et demie en été, et d’une heure et demie en hiver, le temps accordé par les règlements en vigueur pour le service des vidanges ;
- Considérant que, par suite d’expériences déjà anciennes et suffisamment répétées, il est reconnu qu’on peut désinfecter rapidement et économiquement les matières des fosses d’aisances ;
- Considérant que si, dans la pratique en grand, cette désinfection n’a pas encore été absolue et définitive, du moins il a toujours été facile de l’obtenir pour la durée du curage des fosses et du transport des matières à une certaine distance ;
- Ln vertu de la loi des 16-24 août 1790 et des arrêtés du gouvernement des 12 messidor an VIII et 3 brumaire an IX ( 1er juillet et 16 octobre 1800 ) ;
- Vu le rapport du conseil de salubrité en date du 7 courant,
- Ordonnons ce qui suit :
- Art. 1er. A partir du 1er janvier prochain, tout entrepreneur de curage de fosses d’aisances, avant de procéder à l’extraction et au transport des matières, sera tenu d’en opérer la désinfection ;
- Il devra se pourvoir, près de nous, d’une autorisation qui ne lui sera délivrée qu’au-tant qu’il aura fait connaître le procédé de désinfection qu’il se propose d’employer, et que ce procédé aura été approuvé par nous sur l’avis du conseil de salubrité ; en outre, il devra se soumettre aux conditions qui lui seront imposées dans notre ordonnance d’autorisation.
- Art. 2. Les matières extraites des fosses d’aisances continueront à être transportées au dépotoir ou au port d’embarquement établis à la Villette, conformément aux prescriptions de l’art. 1er de l’ordonnance de police susvisée du 24 mai dernier.
- Art. 3. Les dispositions de l’art. 1er ci-dessus, relatives à l’obligation de désinfecter les matières de vidanges, ne sont applicables qu’aux fosses fixes et aux réservoirs Huguin. Il sera ultérieurement statué au sujet de la désinfection des matières contenues dans les fosses mobiles.
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- PROCÈS-VERRATJX.
- Art. 4. Les voitures employées au service du transport des matières extraites, après désinfection, qu’elles soient chargées ou non , ne pourront circuler dans Paris, savoir :
- A compter du 1er octobre jusqu’au 31 mars, avant dix heures du soir, ni après sept heures et demie du matin.
- L’extraction des matières ne pourra commencer avant l’arrivée des voitures.
- Le travail de la vidange devra cesser, du 1er octobre au 31 mars, à neuf heures du matin,-et, du 1er avril au 30 septembre, à sept heures du matin.
- Les voitures d’équipe pourront circuler dans Paris deux heures plus tôt et deux heures plus tard que les voitures affectées au transport des matières de vidange.
- Les ustensiles servant au travail de la vidange ne pourront être transportés que dans ces voitures, qui devront être fermées.
- Art. 5. Les ordonnances et arrêté susvisés des 5 et 6 juin 1834, 23 septembre 1843, 26 janvier 1846 et 24 mai dernier continueront de recevoir leur exécution en tout ce qui n’est pas contraire aux dispositions qui précèdent.
- Art. 6. Les contraventions à la présente ordonnance seront constatées par des procès-verbaux ou rapports et poursuivies conformément aux lois et règlements, sans préjudice des mesures administratives qui pourront être prises contre les auteurs de ces contraventions, dans l’intérêt de la sûreté et de la salubrité publiques.
- Art. 7. La présente ordonnance sera imprimée et affichée.
- Elle sera, en outre, notifiée à chaque entrepreneur de vidange.
- Le chef de la police municipale, les commissaires de police de Paris, les commissaires de police des communes de Belleville et de la Villette, les officiers de paix, l’inspecteur général de la salubrité et les préposés de la préfecture de police en surveilleront et assureront l’exécution, chacun en ce qui les concerne.
- Le préfet de police , P. Carlier.
- Extrait des procès-verbaux des séances du conseil d'administration de la Société
- d’encouragement.
- Séance du 30 janvier 1850.
- Correspondance. M. Gros [J. B. Louis), à Saint-Germain-en-Laye, adresse deux épreuves de photographie sur plaques métalliques, et y joint une brochure indiquant les procédés employés par lui pour les produire.
- M. Durai, artiste peintre, à Chatou ( Seine-et-Oise ), appelle l’attention de la Société sur ses travaux de peinture sur verre, et particulièrement sur les procédés à l’aide desquels il parvient à opérer sur le verre une sorte d’impression en couleurs vitrifîables, et à réaliser à peu près, pour la peinture sur verre, ce que la gravure ou la lithographie ont produit pour le dessin.
- M. Chérot, ancien peintre-préparateur, colon à Ben-Ismaël, département d’Alger, adresse quelques documents sur l’état atmosphérique de l’Algérie, sur les essais de pé-
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- piuières tentés par deux colons, sur les cultures auxquelles il se livre. M. Chérot se met à la disposition de la Société pour les cultures et industries qu’elle désirerait voir naturaliser en Algérie.
- M. de Girard, ancien député de Vaucluse, et Mmo de Vernède de Corneillan, née de Girard, rappellent que, lorsque l’invention de la filature du lin par machines fut attribuée à un pays étranger, la Société d’encouragement réclama hautement pour la France une propriété qui lui appartient, en décernant à son auteur sa grande médaille d’or. Ils développent les considérations qui leur font penser que la Société prendra sous sa protection spéciale la demande de récompense nationale et d’indemnité qu’ils ont adressée à M. le président de la république et à M. le ministre de l’agriculture et du commerce, et qu’ils espèrent devoir être bientôt présentée à l’assemblée législative.
- Frère et nièce et seuls héritiers de M. Philippe de Girard, c’est avec confiance qu’ils mettent leurs intérêts sous la protection de la Société.
- M. Seguier fait observer que les titres de M. Philippe de Girard à la priorité des deux principes qui servent de base à la fdature mécanique du lin ont été, à juste titre, proclamés par la Société d’encouragement; que sa famille ne peut douter du haut intérêt que la Société lui porte ; mais il pense qu’il est convenable de s’en rapporter complètement à M. le ministre de l’agriculture et du commerce, qui, comme président de la Société, s’est empressé de revendiquer cette priorité pour la France, et de reconnaître la dette de l’honneur et de la reconnaissance envers M. Philippe de Girard.
- MM. Durieux, Fournier et Kruck, à Bruxelles, demandent que la Société veuille bien les admettre au concours qu’elle a ouvert pour le perfectionnement de la fdature du lin par mécanique. Si leur demande est accueillie, ils mettront à même les commissaires de la Société d’apprécier leurs découvertes récentes qu’ils croient atteindre le but qu’elle s’est proposé.
- M. Hubaine, architecte, à Beauvais, adresse une notice sur la couverture des bâtiments et les tuiles françaises, suivie d’un tableau comparatif du prix de chaque système de couverture.
- M. Beau fort, rue de Bourgogne, 28, demande à soumettre à la Société un pied mécanique qui a pour but d’empêcher la claudication chez les personnes amputées d’une jambe.
- M. Balan, rue Mauconseil, 25, sollicite l’examen d’un système de murs creux à ventilation et de couverture en zinc sans soudure recouvrant le mur, avec larmier, pour éviter le chéneau, qui trop souvent dégrade les murs.
- M. Chalard, adjoint au maire de Saint-Étienne ( Loire ), transmet le mémoire descriptif d’un nouveau moyen imaginé par M. Bouvard, pour peindre à l’huile toutes sortes de décorations sur les parois des appartements.
- M. Bailly de Merlieux, secrétaire général de la Société d’horticulture, transmet deux nouvelles demandes de médailles de contre-maîtres qui viennent d’être adressées en faveur des sieurs Théodet, chef ouvrier chez MM. Tramon- GombauU et Dau-
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- vesse, horticulteurs, à Orléans, et Petit, contre-maître et chef des cultures chez madame Oudin, à Rouen.
- M. Godefroy, manufacturier, à Puteaux, signale à la bienveillance de la Société, comme dignes de médailles de contre-maîtres, 1° le sieur Mockel, contre-maître des imprimeurs sur tissus depuis quinze ans; 2° le sieur Arnoult, contre-maître des ouvriers laveurs de laine depuis dix ans.
- Objets présentés. M. Henri Robert, horloger, rue du Coq-Saint-Honoré, 8, présente une petite machine destinée à faciliter l’enseignement de la cosmographie.
- Le but qu’il s’est proposé a été de montrer la terre faisant sa révolution annuelle comme le verrait un observateur placé dans l’espace à une distance telle que d’un coup d’œil on pût embrasser toute l’étendue de l’orbite.
- La difficulté consistait à éliminer les mécanismes compliqués employés en pareil cas, et à leur substituer un moyen très-simple qui conserve à l’axe de la terre son parallélisme avec lui-même.
- M. Guillaume, rue des Vieux-Augustins, 56, présente deux épreuves d’une nouvelle machine à timbrer sec et humide;
- M. Jamain fils, opticien , rue Saint-Martin , 71, des lunettes avec verres à double rayon.
- Le but que M. Jamain s’est proposé d’atteindre a été de faire voir de loin et de près avec les mêmes lunettes, et sans être obligé de superposer deux fragments de verres l’un sur l’autre. Les verres de M. Jamain sont d’un seul morceau, et il peut, par cette combinaison, en faire pour myopes et presbytes.
- Rapports des comités. M. Huzard, au nom du comité d’agriculture, lit un rapport sur une demande de M. Riondet, à Lyon , tendant à soumettre à des expériences publiques, faites aux frais du gouvernement, un remède contre la morve des chevaux.
- M. le rapporteur énonce que le non-succès des remèdes indiqués et préconisés comme guérissant la maladie de la morve des chevaux n’a pas été, pour le gouvernement , une raison de rejeter, sans examen, tous les remèdes, méthodes de traitement et médications qui lui sont proposés.
- M. Huzard relate la mesure qu’a prise le gouvernement et qui a reçu l’approbation de tous les hommes éclairés.
- Dans ces circonstances, la marche à suivre par la Société d’encouragement a paru au comité toute tracée.
- Il propose de répondre à M. Riondet qu’il doit s’adresser à M. le ministre de l’agriculture et du commerce pour obtenir l’autorisation de faire des expériences publiques sur la morve des chevaux, et qu’il est probable que le ministre lui accordera sa demande pour l’école vétérinaire de Lyon, ainsi que cela a déjà été fait pour plusieurs autres personnes.
- Cette proposition est adoptée.
- Au nom du même comité, M. Huzard lit un rapport sur l’eau désinfectante inodore de MM. Raphanel et Ledoyen.
- Dans son rapport du 15 mars 1848, relatif au concours pour la désinfection des ma-
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- tières fécales et des urines dans les fosses d’aisances, M. Chevallier citait l’eau inodore désinfectante de MM. Raphanel et Ledoyen, comme propre à opérer cette désinfection (1). M. Chevallier ajoutait que des expériences faites par M. Philippar, membre du comité d’agriculture de la Société, prouvaient que les matières désinfectées par la dissolution dont il s’agit étaient aussi bonnes comme engrais que les matières non désinfectées, ce qui était un grand avantage pour l’emploi de ces matières dans l’agriculture.
- Depuis, MM. Raphanel et Ledoyen n’ont cessé de poursuivre le cours de leurs expériences à ce sujet.
- Une commission de la Société a été appelée pour assister à la vidange d’une fosse d’aisances d’une des maisons du muséum d’histoire naturelle.
- M. le rapporteur fait observer que le résultat à constater ici était de savoir si les plantes fumées avec l’engrais inodore obtenu au moyen de l’eau désinfectante n’absorberaient pas, dans leur végétation, une quantité suffisante de sels de plomb pour rendre dangereux l’usage alimentaire de ces plantes.
- Le comité d’agriculture, par suite des cultures faites sous la direction de M. Pépin, et d’après les résultats des analyses chimiques faites par M. Cottereau, sous les yeux de M. Chevallier, pense que le conseil peut ordonner la publication, par la voie du Bulletin, du rapport de M. Philippar fait en 1846, publication qui avait été ajournée jusqu’après des expériences chimiques plus concluantes.
- Le comité propose aussi d’imprimer la note des expériences faites par M. Pépin, ainsi que le travail de M. Cottereau.
- Après une discussion, le conseil décide que les conclusions du rapport seront modifiées.
- Communications. M. de Colmont reproduit une proposition qu’il avait faite en comité secret à la suite de la dernière séance. Elle a pour but de rechercher les moyens d’honorer la mémoire de M. de Lasteyrie, l’un des fondateurs de la Société, décédé l’un de ses vice-présidents honoraires.
- La profonde vénération que tous les membres portent à M. de Lasteyrie, les vifs regrets exprimés de sa perte lui donnent la conviction que le conseil prendra la proposition en considération.
- M. de Colmont demande que chaque comité nomme l’un de ses membres pour former une commission chargée de rechercher et de proposer les mesures les plus propres à honorer la mémoire de M. de Lasteyrie.
- Cette proposition est adoptée.
- M. Châtelain, professeur de manufactures à l’Athénée national de Paris, rappelle que, le 7 octobre 1847, il a déposé, au secrétariat de la Société, un mémoire descriptif des procédés de fabrication économique des bougies stéariques, dans le but de prendre part au concours ouvert par la Société pour la fabrication de ces bougies.
- Après être entré dans quelques développements sur les expériences multipliées qu’il a entreprises pour arriver à la solution du problème, M. Châtelain énonce
- (l) Voyez Bulletin de 1848, p. 157.
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- qu’il a fait avec succès l’application de ses procédés dans la fabrique de bougies de Neuilly. Ces procédés ayant reçu, dans cet établissement, la sanction d’une pratique manufacturière étendue, M. Châtelain procède, devant la Société, à des expériences. Il expose la méthode qui lui a servi de guide pour arriver aux résultats qui en sont la conséquence. Ses recherches avaient pour but de substituer, aux graisses de bonne qualité, des matières à bon marché, pour opérer la décomposition de l’acide sulfurique. M. Châtelain met sous les yeux de la Société le résultat de deux opérations , l’une faite avec du suif pur et l’autre dans laquelle il a substitué à une partie de suif une partie de résine. Ces résultats sont identiques, et il explique que, dans le premier cas, c’est l’hydrogène de la graisse qui s’est uni à l’oxygène de l’acide sulfurique pour former de l’eau, de l’acide sulfureux et un dépôt de charbon ; que, dans le second cas, c’est l'hydrogène de la résine qui a réagi et son carbone qui s’est déposé.
- M. Châtelain fait observer que , d’après sa méthode , on peut utiliser tout corps hydrogéné, à bas prix, autre que la résine ; il fait, ressortir l’importance de ses procédés, qui lui paraît telle, qu’il n’hésite pas à affirmer que sans eux la fabrication des bougies à bas prix n’aurait pu prendre l’immense développement qu’elle a reçu de nos jours.
- M. le président adresse à M. Châtelain les remercîments de la Société pour les expériences dont il l’a rendu témoin et pour les développements dont il les a accompagnées, et l’invite à rédiger une note qui, avec la sanction de la commission spéciale, sera insérée au Bulletin. ( Voy. plus haut, p. 81. )
- M. Rouget de Lisle présente un spécimen de gravure sur pierre lithographique par les acides, ainsi que le cliché fondu sur cette gravure par 31. Bedeau, et l’impression obtenue par la presse mécanique chez 31. Gratiot, imprimeur en caractères, rue de la Monnaie.
- Il rappelle que le procédé à l’aide duquel ces différents objets ont été successivement obtenus est décrit dans le Dictionnaire des arts et manufactures publié par 31. Ch. La-boulaye, imprimé en 1846.
- 31. Rouget de Lisle croit devoir faire remarquer cette date pour que la Société puisse apprécier les prétentions des personnes qui réclament la priorité de l’emploi de la gravure chimique sur pierre et des clichés fournis par cette gravure pour l’obtention des papiers de sûreté.
- Voici le moyen dont M. Rouget de Lisle fait usage.
- Il a pris, dans l’atelier de feu Neuber, habile mécanicien, plusieurs types d’impressions fraîches sur papier autographe. Ces types avaient été obtenus au moyen de planches d’acier gravées à la mécanique.
- Il a découpé plusieurs motifs qu’il a collés sur une feuille de papier, de manière à en former un dessin régulier qui a été transporté sur une pierre lithographique. Cette pierre a été acidulée légèrement à la manière ordinaire, puis encrée avec une encre-vernis et acidulée de nouveau pour faire monter la gravure en relief.
- La gravure, ayant été ainsi obtenue par l’emploi seul des acides, a été remise à M. Bedeau, qui a produit le cliché que M. Rouget de Lisle met sous les yeux de la So-
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- ciété. Ce cliché a été employé dans la composition du texte du Dictionnaire des arts et manufactures, et imprimé sans difficulté à l’aide de la presse mécanique,
- M. Rouget de Liste, en faisant cette communication, a eu pour but de faire ressortir le mérite d’un procédé qu’il a décrit et publié le premier, et de donner aux travaux de MM. Neuber et Bedeau les justes éloges qu’ils méritent.
- M. Rouget de Liste présente, en outre, un petit appareil portatif pour tailler les crayons lithographiques, par rotation de quatre lames d’acier se coupant à angles droits, mais réunies de manière à former une espèce de cône à jour. Les roues sont mises en mouvement à la manière d’un dévidoir marchant à la main.
- Cet appareil a été imaginé par lui en 1841, et annoncé à cette époque dans le Journal des beaux-arts.
- M. Rouget de Liste prie la Société de vouloir bien en faire l’objet d’un examen.
- Après une discussion sur la priorité de la gravure sur pierre de manière à en obtenir des clichés, et des observations sur des appareils analogues au taille-crayon, propres à former la tête des bougies entamées afin de les faire passer pour des bougies neuves, les objets présentés par M. Rouget de Liste sont renvoyés à la commission de lithographie.
- M. de Colmont donne lecture d’une note sur la liquéfaction des métaux pour former la base d’un programme de prix.
- Le conseil entend les développements dans lesquels entre M. de Colmont, et d’après les motifs, exposés par plusieurs membres, d’ajourner cette proposition, elle est retirée par son auteur.
- Séance du 13 février 1830.
- Correspondance. M. le ministre de l’agriculture et du commerce transmet un échantillon de chanvre de Chine et le tronçon de sa tige obtenus par M. Chaix, agriculteur à Toulon, pour être soumis à la Société d’encouragement; M. le ministre y joint un extrait certifié de la lettre d’envoi de M. Chaix, en ce qui conoerne ces objets.
- M. Delbruck ( Jules ), rue Neuve-des-Petits-Champs, 97, adresse , de la part de M. Augendre, à Constantinople, les communications suivantes : 1° Notice sur les essais d’or fin; 2° Note sur les différentes matières connues en teinture sous les noms de garance, garanceux, et le nouveau produit désigné sous le nom de garancique ; 3° Note sur un moyen de modifier la matière colorante du curcuma de manière à la rendre insensible à l’action des alcalis faibles, application à la teinture des laines ; 4° Quelques mots sur un nouveau mode de transformation de l’acide nitrique en ammoniaque.
- M. de Monthureux , membre de plusieurs sociétés savantes, à Arracourt ( Vosges), adresse 1° le fragment d’un ouvrage intitulé Considérations sur la possibilité d'abaisser de beaucoup le prix des papiers de tenture, et sur le bien-être que cet abaissement de prix procurerait aux portions peu aisées des popidations urbaines et rurales ; 2° une idée sur la fabrication des diamants.
- M. Bailly de Merlieux, secrétaire de la Société d’horticulture, remet une demande qui est adressée à cette Société par M. Darley-Mullot, propriétaire à Orgemont, près
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- Meaux, en faveur du sieur Louis-Laurent Lefevre, son contre-maître depuis plus de quarante ans.
- M. Cliérot, colon en Algérie, transmet des mémoires sur les travaux agricoles du département d’Alger et sur l’importance des forêts en Algérie.
- M. Aube, à Rio-Janeiro ( Brésil ), expose que la dissolution du copal à froid, dans un liquide incolore, par un procédé facile, peu coûteux, et ne lui faisant perdre aucune de ses qualités, a été vainement tentée jusqu’à ce jour. M. Aubé fait connaître le résultat de ses essais, et donne la description de son procédé pour dissoudre le copal.
- M. Bontems, à la verrerie de Chance, près Birmingham ( Angleterre ), transmet un mémoire qu’il a lu à la dernière réunion de l’association britannique pour l’avancement des sciences, sur certaines modifications dans la coloration des verres par les oxydes métalliques.
- M. Bontems rappelle qu’il avait déjà exposé quelques-unes de ces observations dans une séance extraordinaire de la Société d’encouragement du 23 avril 1845, et imprimées dans le Bulletin de cette année, p. 183; mais il pense qu’il en est un certain nombre d’autres qui pourront paraître nouvelles.
- M. Bontems saisit cette occasion pour appeler l’attention de la Société sur l’exposition des produits de l’industrie qui aura lieu à Londres en 1851, et à laquelle toutes les nations sont invitées à prendre part. Il considère comme très-important, pour l’industrie française, de répondre à cet appel, et il pense qu’il appartient à la Société d’encouragement de stimuler le zèle clés fabricants français dans leur propre intérêt. Selon lui, il convient que la France prenne, dans cette exposition, le rang qui lui appartient , qu’elle prouve au monde qu’elle conserve sa supériorité dans tous les genres d’industrie qui se rattachent aux arts, et que dans un grand nombre d’autres elle ne redoute pas la comparaison. Il ne s’agit pas seulement , dit M. Bontems, d’une question d’amour-propre national; le commerce français est intéressé à se voir représenté le plus complètement possible dans une solennité à laquelle se rendront indubitablement des négociants de tous les points du globe. De cette exposition peut donc dater, pour l’industrie de notre pays, une nouvelle ère de prospérité.
- M. Bey deMorande, rue de Seine-St.-Germain, 20, ayant pris connaissance du programme de prix de la valeur de 10,000 fr. pour l’introduction et la culture en France de nouvelles racines alimentaires, donne un aperçu de ses travaux et de ses recherches dans cette direction, et développe les moyens d’arriver à la solution du problème.
- M. Barthélemy, rue du Faubourg-Saint-Martin, 234, présente des rondelles élastiques destinées à remplacer les ressorts de traction et de choc des waggons de chemins de fer; il annonce que bientôt un essai en sera fait sur un chemin de fer aux environs de Paris. Il déclare être l’inventeur 1° de la machine à piquer les dessins de broderies qui est aujourd’hui tombée dans le domaine public; 2° du pivot hydraulique qu’il a présenté à l’exposition de 1844 ; 3° de la vidange atmosphérique dont il a construit les appareils et établi le service.
- M. Paillette, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, expose qu’en 1837 il présenta des soufflets de forge à vent continu qui reçurent l’approbation de la Société et lui
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- valurent une médaille de bronze, laquelle lui fut décernée dans la séance générale du 5 juillet même année.
- M. Paillette, sans fortune et atteint d’une maladie incurable, sollicite la bienveillance de la Société pour être admis à l’hospice des Incurables.
- M. Vaussin-Chardanne, à Yilleneuve-Saint-Georges ( Seine-et-Oise ), adresse un projet relatif à la traversée par les voies de fer dans des terrains susceptibles de forts tassements ou de glissements.
- MM. Mois, Charlet et Bonnevie, à Bruxelles, sollicitent l’examen d’une nouvelle forme de rails et de billes, et d’un système de voie de fer.
- Mme Degrand-Gurgey expose les motifs sur lesquels elle fonde sa réclamation d’une médaille d’or pour des lames de damas de diverses espèces soumises par elle à la Société il y a trente ans.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts chimiques, M. Chevallier lit un deuxième rapport sur les expériences de M. Calmus pour la panification de la farine de marron d’Inde et de celle de Yarum maculatum.
- Le comité pense que la Société d’encouragement rendrait un service signalé à l’économie domestique en chargeant ses comités d’agriculture et des arts économiques de rédiger une instruction sur les moyens à mettre en pratique pour utiliser un grand nombre de produits de végétaux qui sont peu usités, tels que les fruits et les enveloppes des marronniers, les racines de Y arum et de la bryone, les glands de chêne, les racines de divers orchis qui peuvent fournir du salep, la nielle des blés, les lichens, les champignons, etc.
- Le conseil approuve le rapport et en ordonne le renvoi à la commission du Bulletin; il prend en considération la proposition de rédiger une instruction sur les moyens d’utiliser un grand nombre de végétaux peu usités. ( Voy. plus haut, p. 71.)
- Au nom du même comité, le même membre lit un rapport sur les procédés de coloriage de Mme Mantois.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin. ( Approuvé. )
- Au nom du comité des arts économiques, M. Herpin lit un rapport sur une cuvette de garde-robe destinée à la séparation et à la désinfection des matières stercorales, présentée par M. Filliol.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et de faire insérer le rapport dans le Bulletin, avec un dessin de l’appareil. ( Approuvé. )
- Au nom du même comité, M. Silvestre lit un rapport sur un appareil présenté par M. Ozouf, pour la fabrication des eaux gazeuses.
- Après une discussion, le rapport est renvoyé au comité pour y faire quelques modifications.
- Au nom du comité des arts mécaniques, M. Benoît lit un rapport sur un ouvrage de M. Armengaud aîné, professeur de dessin de machines au Conservatoire des arts et métiers, Armengaud jeune et Lamouroux, ingénieurs civils, et intitulé, Nouveau cours de dessin industriel appliqué principalement à la mécanique et à Varchitecture.
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- Le comité propose 1° de remercier les auteurs de l’envoi qu’ils ont fait à la Société de leur utile ouvrage; 2° de le classer parmi ceux que la Société distribue, chaque année, aux contre-maîtres et ouvriers ; 3° d’insérer le rapport dans le Bulletin. ( Approuvé.)
- Au nom du même comité, M. Alcan lit un rapport sur une modification apportée par M. Berthet à la mécanique à tisser de Jacquart.
- Le comité propose de remercier l’auteur de son intéressante communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin avec les dessins de la mécanique-armure. (Approuvé.)
- Au nom du même comité, le même membre lit un rapport sur les perfectionnements apportés par M. Bosche à la mécanique Jacquart.
- Le comité propose 1° de remercier l’auteur de sa communication et de le féliciter sur les succès qu’il a obtenus dans son industrie; 2° d’insérer le rapport dans le Bulletin, avec la description et les figures de la nouvelle mécanique; 3° d’adresser une copie du rapport à M. le ministre du commerce et de l’agriculture, avec une recommandation en faveur de M. Bosche. ( Approuvé. )
- Au nom du comité des arts économiques, M. Silvestre lit un rapport sur la lampe à modérateur de M. Capy.
- Le comité pense que M. Capy mérite les éloges de la Société pour les perfectionnements qu’il a apportés à cet appareil ; il propose, en conséquence, de le remercier de sa communication et de faire insérer le rapport dans le Bulletin, avec le dessin de la nouvelle lampe. ( Approuvé. )
- Communications. M. Payen a la parole pour la communication d’un nouveau procédé d’extraction du sucre de betterave à l’aide du sucra te de chaux.
- M. le président adresse à M. Payen les remercîments de la Société pour cette intéressante communication, et le prie de rédiger une note qui sera insérée au Bulletin.
- Erratum.
- Bulletin de janvier 1850, p. 20, ligne 17, au lieu de à h et 5 fr. le demi-kilogramrne, lisez à 7 et 8 fr. le kilogramme.
- IMPRIMERIE I)E MADAME VEUVE BOUCHARD-HUZARD, RUE DE I,'ÉPERON, 5.
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- DÜABMTE-IDÏIÉB AIÉE. (N° DXLIX. ) mars 1850.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — instruments de précision.
- Rapport fait par M. Benoît, au nom du comité des arts mécaniques, sur le pla-nimètre sommateur3 présenté par M. Bouvière, géomètre en chef du cadastre, rue de VAncienne-Comédie, n° 18.
- Messieurs, lorsqu’on a à mesurer la surface d’une figure plane limitée par un périmètre formé de lignes soit droites, soit courbes quelconques, on sait que la méthode générale de Bouguer, la plus simple et la plus expéditive de toutes, consiste à tracer d’abord sur cette figure un système de droites parallèles, indéfinies, équidistantes, pour la diviser en bandes d’égale largeur, c’est-à-dire en trapèzes soit rectilignes, soit mixtilignes, dont les côtés non parallèles font partie du périmètre mentionné, et à calculer ensuite la surface de chacun de ces trapèzes, dont la somme est égale à la surface cherchée.
- Pour effectuer le mesurage des trapèzes ainsi formés, on croise les côtés obliques de chacun d’eux par une droite perpendiculaire à leurs côtés parallèles, et formant, avec un de ces derniers côtés et avec le prolongement de l’autre, deux triangles mixtilignes rectangles équivalents, ce que l’on peut faire facilement à vue avec une exactitude suffisante pour la pratique. Chaque trapèze se trouve ainsi transformé en un rectangle équivalent ; de sorte qu’en faisant la somme des longueurs de ces rectangles et en la multipliant par leur largeur commune connue, le produit obtenu sera la valeur numérique de la surface proposée en unités choisies.
- L’instrument présenté à la Société par M. Beuvière a pour objet de réaliser les opérations que je viens d’indiquer, sans rien tracer sur le papier, ni à l’en-Qu avant e-neuvième année. Mars 1830, 7
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- ARTS MÉCANIQUES.
- crc, ni au crayon ; et, comme il ajoute lui-même la longueur de tous les rectangles qu’il sert à former, il peut donner ainsi, sans calcul, la surface d’une figure quelconque, si la largeur des bandes est prise égale à l’unité, et c’est pour cela qu’il a été nommé planimètre sommateur.
- En dernière analyse, cet instrument se compose 1° d’une échelle ou lame rectangulaire de cristal, sur la face inférieure de laquelle est gravé, perpendiculairement à sa longueur, un système de droites équidistantes, croisé à angles droits par une droite également distante des longs côtés de l’échelle, et qui sert de ligne de foi;
- T D’un chariot mobile le long d’un guide faisant partie du patin de l’instrument, et entraînant l’échelle de cristal qui glisse alors contre la feuille de papier sur laquelle le patin repose : les bandes de l’échelle étant disposées parallèlement au guide du chariot, il en résulte que les droites parallèles qui les dessinent se meuvent sur leurs propres directions, et tiennent lieu, dans „ toute l’étendue du mouvement, des droites que l’on aurait dû tracer sur le papier pour y former les bandes que l’échelle y indique suffisamment;
- 3° D’nne roue montée sur le chariot, lequel est muni d’un vernier approprié à la division tracée sur le limbe de cette roue, dont l’axe est établi perpendiculairement sur le patin de l’instrument ;
- i° D’une règle tangente à la roue, à volonté, parce qu’elle peut se mouvoir parallèlement à elle-même et au guide ou chemin que suit le chariot, en lui faisant refouler un ressort qui la presse constamment contre la périphérie de cette roue, ce qui la fait pivoter sur les pointes de deux vis qui la lient avec le patin de l’instrument.
- Si en agissant sur le chariot l’on amène la ligne de foi de l’échelle à l’extrémité gauche, par exemple, de l’un des rectangles imaginés, si, ayant écarté la règle tangente, on met le zéro de la division de la roue sur le zéro clu vernier, et si on laisse ensuite agir les ressorts qui poussent la règle tangente contre la roue, tout reste dans cet état tant qu’on ne dérange pas le chariot; mais on conçoit que, si l’on pousse celui-ci vers la droite jusqu’à ce que la ligne de foi de l’échelle soit parvenue à l’extrémité droite du rectangle considéré, la périphérie de la roue étant retenue par son frottement contre la règle tangente, cette roue tournera nécessairement sur son axe, et le vernier indiquera, sur son limbe, en largeur des bandes et centièmes, par exemple, le chemin que cet axe aura décrit, chemin évidemment égal à la longueur du rectangle.
- Cette longueur ainsi relevée, si l’on écarte de la roue la règle tangente pendant qu’on ramènera le chariot vers la gauche pour placer la ligne de foi de l’échelle sur l’extrémité gauche du second rectangle, la roue n’aura pas changé
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- INSTRUMENTS T)E PRECISION.
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- de position relativement au vcrnier, de sorte que, si on laisse appuyer de nouveau la règle tangente contre la périphérie de la roue, on pourra, en répétant l’opération décrite, obtenir, par le mouvement du chariot commandant celui de cette roue, la mesure de la longueur du second rectangle ; mais, comme cette mesure a été évidemment ajoutée par l’instrument à celle de la longueur du premier rectangle, le vernier en indiquera la valeur totale. Si l’on continue de même pour les autres rectangles à mesurer, on voit qu’en tenant compte des tours entiers de roue, ce que son axe taraudé donne le moyen de faire, on pourra additionner les longueurs d’autant de rectangles que l’on voudra, et avoir ainsi l’expression de la superficie de toute figure tracée sur le papier.
- Quand on veut connaître la contenance d’une étendue quelconque de terrain, on peut procéder de deux manières bien distinctes : la première consiste à décomposer, sur le terrain même, l’étendue proposée en figures géométriques, dont on mesure assez d’éléments, côtés, angles, diagonales, bases, hauteurs, etc., pour pouvoir en calculer la surface particulière ; car la somme des surfaces de toutes ces figures géométriques donnera la contenance cherchée.
- La seconde manière de résoudre ce problème exige qu’on lève, avec toute l’exactitude possible, le plan à échelle du périmètre du terrain dont on veut avoir la contenance. Quels que soient, en effet, les instruments dont on se sera servi pour dresser ce plan exact sur le papier, il est évident que la surface du dessin obtenu à l’échelle, 1/wpar exemple, sera à l’étendue du terrain levé dans le rapport de l’unité au carré de n. Si donc on mesure la surface du plan en unités quelconques, elle sera exprimée par un nombre qui, étant multiplié par n2, donnera la contenance du terrain en mêmes unités ; et, par conséquent, si l’on prend, pour mesurer le plan, la longueur du mètre à l’échelle de ce plan, on sera dispensé de faire la multiplication indiquée, parce que le terrain contiendra autant de mètres carrés que le plan en renfermera à son échelle. C’est cette dernière solution du problème que M. Beuvière a eue principalement en vue, quand il a imaginé son planimetre sommateur.
- L’administration du cadastre faisant calculer annuellement sur les plans cadastraux la contenance de deux millions de parcelles, et cette opération occasionnant, d’après ce géomètre en chef, une dépense de 250,000 à 300,000 fr., on conçoit que plusieurs inventions aient été proposées dans le but de faciliter et d’abréger le travail, et de le rendre ainsi moins coûteux.
- On se servait, dans l’origine du cadastre, du treillis ou comparateur, feuille de corne divisée en un réseau de petits carrés contigus représentant à l’échelle 1 are par exemple. En appliquant ce treillis sur le plan, on pouvait
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- ARTS MÉCANIQUES.
- compter le nombre d’ares complets y contenus, et estimer à vue, plus ou moins exactement, les fractions de chaque are traversé par le périmètre du plan, lesquelles, étant ajoutées à ce nombre, donnaient pour somme la contenance du plan en ares et fractions d’are.
- M. Gélinski proposa ensuite un instrument de son invention pour pratiquer la méthode connue de réduction d’un polygone rectiligne quelconque en un triangle équivalent, et pour réduire ainsi a une seule multiplication le calcul de la surface du polygone donné. Lorsque le périmètre de ce polygone présentait des parties courbes, on les redressait d’abord, à vue, en les remplaçant par une droite, ajoutant d’un côté à la figure autant de surface qu’elle en retranchait de l’autre.
- En 1834, M. Ernst présenta à l’Académie des sciences un planimètre construit d’après les idées de M. Oppikofer, ingénieur de Berne (1).
- Le 15 décembre 1841, notre collègue, M. Théodore Olivier, nous faisait un rapport sur le pantoscale, présenté à la Société par M. John Millers qui s’en servait pour trouver la superficie d’un polygone, pour diviser un polygone donné en parcelles d’une contenance déterminée, et pour résoudre d’autres problèmes du ressort des arpenteurs. Cet instrument est décrit dans le Bulletin de 1842, page 8, à la suite du rapport qui fut approuvé ; il y est aussi représenté par la figure lre de la planche 850.
- Enfin un premier planimètre de M. Beuvière a été, le 16 mars 1846, l’objet d’un rapport de M. Morin à l’Académie des sciences, dans lequel on lit que cet instrument était fondé sur des considérations différentes de celui de M. Oppikofer (2). L’Académie approuva cette invention, et M. Beuvière vous la présente aujourd’hui simplifiée et perfectionnée, ainsi que cela résulte de la comparaison de ses deux instruments.
- La détermination de la surface particulière des parcelles cadastrales et la vérification, par masses s’opèrent très-promptement avec le planimètre somma-teur. Plusieurs expériences ont été faites en présence de votre rapporteur ; dix parcelles d’un plan à l’échelle de l/2000e ont été mesurées en 16 minutes, et la somme de leurs surfaces particulières s’est élevée à 5 hectares 5017 centiares ; la vérification de cette opération, la mesure de l’ensemble de ces parcelles a donné 5 hectares 5008 centiares, et a duré 6 minutes seulement : différence, 9 centiares.
- Une masse de treize parcelles a été mesurée en 4,50 minutes, et vérifiée ou remesurée, dans un autre sens, en 4,75 minutes ; les deux mesurages ont
- (1) Ce planimètre est décrit et gravé dans le Bulletin de la Sociélé, 40e année (1841), p. 402, pl. 841.
- (2) Voyez Bulletin de la Sociélé, 1année (1S4G), p. 185.
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- INSTRUMENTS DE PRECISION.
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- fourni respectivement 7 hectares 6141 centiares et 7 hectares 6195 centiares : différence, 54 centiares.
- Ces nombres, pris entre plusieurs autres, montrent avec quelle vitesse on opère, et font ressortir des différences de surface inférieures de beaucoup à celles tolérées par l’administration du cadastre. Aussi M. Beuvière, ayant été officiellement autorisé, par une décision du 17 juin 1846, à se servir de son planimètre sommateur, avait-il déjà, au mois d’août dernier, fait mesurer plus de cent cinquante mille parcelles.
- Votre comité des arts mécaniques, convaincu de l’utilité et de la bonté de l’invention de M. Beuvière, m’a chargé, messieurs, de vous proposer, en son nom,
- 1° De remercier ce géomètre en chef de son intéressante communication ;
- 2° De faire graver et publier dans le Bulletin le dessin du planimètre sommateur > en raccompagnant de la description que M. Beuvière en a donnée page 21 à 25 de l’exemplaire de son mémoire sur la quadrature des surfaces planes, dont il a fait hommage à la Société ;
- 3° Enfin d’ordonner l’insertion du présent rapport dans le Bulletin.
- Signé Benoît, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 30 janvier 1850.
- Description du planimètre sommateur de M. Beuvière.
- La fig. 1, pl. 1132, représente l’instrument vu en plan et dessiné à moitié de grandeur naturelle.
- Fig. 2. Coupe longitudinale du même sur la ligne AB, fig. 1.
- Fig. 3. L’échelle détachée vue de face. .
- Fig. 4. Section transversale sur la ligne CD.
- Fig. 5. Section transversale de l’une des extrémités de l’instrument sur la ligne EF, fig. 1.
- Fig. 6. Poignée de la règle tangente vue en élévation.
- Fig. 7 et fig. 7 bis. Extrémités détachées du porte-échelle b.
- Les mêmes lettres désignent les mêmes objets dans toutes les figures.
- Le mécanisme de cet instrument se compose de trois parties distinctes, savoir 1° un appareil pour tracer et relever les bandes, appelé parallélographe; 2° un appareil pour totaliser la longueur de ces bandes, nommé sommateur; 3° enfin un plateau sur lequel reposent et agissent les deux mécanismes précédents.
- 1° Appareil pour tracer et relever les bandes. Il se compose d’une échelle a et d’un porte-échelle b. Le système de ces deux pièces est entraîné et dirigé par le chariot h.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- L’échelle a consiste en une lame de verre épais dressée sur les deux faces ; sur la face inférieure sont gravées des parallèles équidistantes dont l’intervalle constant, estimé à l’échelle du plan ( 1 à 2000 ) et multiplié par la circonférence de la roue estimée à la même échelle, donne 1 hectare. Dans l’instrument dont il s’agit, les parallèles sont à 0m,005 , et au nombre de 40 ; chaque bande (ou intervalle) entre les parallèles est repérée par un numéro d’ordre. Les intervalles qui s’étendent du n° 12 au n° 32 sont divisés par moitié.
- La lame de verre formant l’échelle est façonnée en queue-d’aronde à son extrémité la plus rapprochée de la roue g; elle entre à frottement doux dans un fourreau en cuivre c, qui se prolonge en deux branches et se rattache à une lame mince d’acier d, flexible et élastique, fixée au porte-échelle b par les deux vis e e.
- Celui-ci consiste en un arc rigide fait d’un seul morceau de fer ou d’acier et fixé au chariot h par des vis à pointes f f.
- 2° Appareil pour totaliser les bandes rectangulaires, dit sommateur. Il comprend deux dispositifs, dont l’un sert à compter les dix-millièmes de tour de roue, ou les centiares, et l’autre les tours de roue ou les hectares. L’appareil est formé d’une roue g, montée sur un axe fileté j, d’un chariot h et d’une règle tangente i.
- La roue g, qui a 0m,500 de circonférence, porte deux divisions, dont l’une, la plus rapprochée du centre , sert pour les plans construits à l’échelle de 1 à 1000, ou d’un millimètre pour mètre, et l’autre pour les plans construits à l’échelle de 1 à 2000, ou de 0m,0005 pour mètre.
- Dans la première, la roue représente 25 ares ou le quart d’un hectare; les plus petites divisions du limbe donnent 10 centiares, et le vernier V qui s’y rapporte, subdivisant chacune d’elles en dix parties, permet l’appréciation d’un centiare.
- Dans la seconde division la roue représente 1 hectare, et les petits intervalles sur le limbe correspondent à 20 centiares ; le vernier, en les subdivisant en 20 parties égales, permet encore l’appréciation du centiare. Pour l’une et pour l’autre division, la lecture des nombres se fait d’après les principes connus et pratiqués dans les instruments servant à mesurer les angles.
- La roue est solidement fixée sur l’embase de l’axe j. Celui-ci repose , par son extrémité inférieure façonnée en pointe, dans la crapaudine k, et il est maintenu dans une position invariable par la vis à pointe 13 logée dans la poignée n; m est un écrou de sûreté pour le serrage de cette vis. Cet axe porte vingt pas dont les filets triangulaires reçoivent successivement dans leur creux la bague o que le ressort en spirale p force à se tenir toujours au plus près du centre de la vis, et assimile ainsi à un écrou. La bague o est assez
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- INSTRUMENTS DE PRÉCISION.
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- large pour qu’en la poussant jusqu’à lui faire toucher la petite échelle q elle puisse remonter le long des filets de l’axe j, sans qu’il soit nécessaire d’imprimer à la roue un mouvement rétrograde. L’échelle q porte, sur deux de ses faces, des divisions dont chacune se rapporte à l’une de celles de la roue ; lorsqu’on veut faire usage de l’une de ces divisions, on fait basculer l’échelle q autour du centre r, de manière à amener en regard la face sur laquelle cette division a été tracée.
- Le chariot h est en fonte de fer, à l’exception du chapeau s et de la poignée n, qui sont en fer forgé.
- La règle tangente i, aussi en fonte et bien dressée, porte, dans l’angle tourné vers la roue , une pile de bandes de papier t fortement serrées entre elles et contre la règle par la tringle en cuivre u et les vis en acier v v; enfin elle porte une poignée x qui sert à la faire agir ( voy. fig. 6 ).
- Cette règle se meut autour d’un axe fictif passant par les pointes des deux vis y y, solidement montées dans deux appendices de la règle ; elle est pous sée contre la roue g par le ressort a', lequel s’appuyant dans une cavité pratiquée à demi-épaisseur dans le plateau, et sur la pièce b' disposée à régler son action et rattachée à la règle tangente i, établit entre la circonférence de la roue g et la tranche des bandes de papier t un contact continu et une adhérence que l’on peut, dans certaines limites, faire varier à volonté. La position générale de la règle, par rapport à la roue g, est réglée dans le sens longitudinal par les vis à pointes y y, et dans le sens transversal par les pièces ë c', dont le jeu est réglé par les vis d'd\ ë ë; ces deux dernières servent de buttoirs.
- Le plateau est une plaque de fonte portant un rebord f’ contre lequel le chariot h s’appuie dans son mouvement longitudinal. Le plateau est dressé à la machine à raboter, et toutes ses parties sur lesquelles d’autres pièces glissent sont polies avec soin.
- Ce plateau est muni de deux poignées g' g', qui servent à placer l’instrument; deux petites cavités sont pratiquées à ses extrémités pour retenir l’huile que le chariot h pourrait entraîner et faire couler sur le plan. Le plateau repose sur deux cartons minces i' i'; il est percé de deux mortaises rectangulaires destinées à recevoir les appendices de la règle, les vis y y et les pièces ë ë.
- Fonctions des diverses pièces de Vinstrument. L’échelle a s’applique exactement sur le plan à calculer; le porte-échelle à, tournant autour des vis à pointes f f, permet au talon de l’échelle d’atteindre ce plan, et la lame flexible d fait appliquer la lame de verre sur le papier.
- Le plateau et son rebord f' font décrire aux points du chariot h {dans son
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- mouvement longitudinal) des lignes parallèles; la solidarité établie, par les vis ff, entre cette pièce et l’échelle a produira un effet pareil pour tous les points de la lame de verre ; on pourra donc, en la promenant sur la figure à calculer, diviser, fictivement au moins, cette dernière en bandes parallèles d’une largeur constante et égale à 10 mètres à l’échelle de 1 à 2000, ou à 0m,005 en grandeur réelle.
- Les lignes transversales aux parallèles de l’échelle V K J" K" serviront à pointer le départ et l’arrivée de cette échelle sur le plan à calculer ; on les nomme lignes de foi.
- Le ressort a agissant sur la règle tangente i pour la faire presser contre la circonférence de la roue, et celle-ci étant très-mobile sur son axe , il en résulte que, chaque fois que l’on fera avancer ou reculer, dans le sens de sa longueur, le chariot h, la circonférence, ne pouvant, à cause du frottement, glisser sur les bandes de papier t, développera sur elles un chemin précisément égal à celui que son centre, entraîné par le chariot h, aura décrit lui-même, et égal aussi, par conséquent, au chemin parcouru par l’échelle a et les lignes de foi V K' J” K”. En mesurant donc, au moyen du vernier les arcs développés par la roue, on connaîtra la valeur des divers déplacements de l’échelle sur la figure à calculer.
- Il est évident que, si l’on ne rompait point le contact de la roue et de la règle, l’effet de ces déplacements se compenserait, et qu’en définitive il serait impossible de faire développer à la circonférence un chemin plus grand que la course maximum du chariot h sur le plateau, car le chemin parcouru dans un sens se trouvant détruit par celui que fait la roue en revenant au point de départ, les espaces développés par les points de la circonférence de la roue ne peuvent se cumuler.
- Mais si, au moment où la roue s’est arrêtée, on l’avait soustraite à l’action de la règle tangente i, en agissant sur la poignée &, il est évident qu’on aurait pu ramener la roue en arrière sans que le premier effet produit se détruisît , et qu’en permettant de nouveau l’action de la règle il eût été possible de faire parcourir un nouvel espace qui se serait ajouté à celui déjà inscrit. On pourrait même, en tenant note des divisions qui marquent les départs et les arrivées, représenter par un nombre les impulsions partielles, leurs sommes et leurs différences, et lire ainsi sur la roue tous les mouvements que l’échelle aura exécutés. Or, comme cet effet du mécanisme peut être indéfiniment reproduit, on voit qu’en le combinant avec celui du parallélo-graphe déjà indiqué il en résulte un moyen commode et précis, 1° pour diviser une figure donnée en bandes d’égale largeur, 2° pour totaliser ou pour différencier les longueurs de ces bandes. ( D. )
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- Rapport fait par M. Alcan, au nom du comité des arts mécaniques, sur des
- perfectionnements apportés à la machine Jacquart par M. Bosche, rue des
- Amandier s-Popincourt, 22.
- La fabrication des châles français est une des spécialités de l’industrie textile, qui a, sans contredit, tiré le plus grand parti de la machine de Jacquart. Contemporaine de l’invention, elle a bientôt compris toutes les ressources qu’elle lui offrait; sans elle on aurait peut-être reculé devant les complications et les difficultés nombreuses que l’emploi de l’ancienne méthode aurait présentées. S’il est vrai que le développement de l’industrie des châles est dû à la révolution apportée par Jacquart dans l’art du tissage, il est juste de reconnaître cependant que ce développement a été hâté par des simplifications remarquables apportées à la machine primitive. Au nombre des améliorations les plus importantes, les plus appréciées et les plus rapidement propagées, sont la mécanique-armure et la mécanique brisée, toutes deux imaginées par M. Bosche, la première en 1822 et la seconde en 1827. Elles concourent à simplifier notablement le montage si compliqué d’un métier pour faire le châle. La mécanique-armure a eu pour résultat de supprimer la transmission de mouvements barbares dont on se servait pour imprimer l’action aux lisses, et la mécanique brisée a permis de diminuer de moitié le nombre des cartons et des aiguilles horizontales. Nous vous demandons la permission d’entrer dans quelques détails pour faire mieux apprécier les services rendus par ces modifications ingénieuses.
- Pour réaliser fidèlement le dessin dans le tissage, les fils de la chaîne doivent pouvoir se mouvoir isolément dans un ordre quelconque, suivant l’indication de la mise en carte, et, pour exécuter convenablement le fond et le relier régulièrement avec la partie façonnée, il est nécessaire que ces mêmes fils de la chaîne prennent, après chaque passée, un mouvement régulier dans un ordre constant, déterminé suivant le genre de croisement à donner au fond. Le premier effet, celui de l’action isolée des fils, s’obtient par leur suspension indépendante dans des maillons ; le second est obtenu par leur passage à travers les lisses. Chacun des fils a donc, comme on le voit, deux modes de suspension. Lorsqu’on agit sur les maillons, les fils correspondants se lèvent dans un certain ordre, suivant les places occupées par ceux sur lesquels l’action s’exerce. En agissant sur une lisse, tous les fils qui lui correspondent sont simultanément mis en jeu dans un ordre particulier et différent de celui obtenu par le mouvement des maillons. On voit que, grâce à la possibilité de faire agir les fils un à un, on peut obtenir des croisements ou découpages fil à fil ; mais comme un entrelacement aussi délié n’est nécessaire
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- ARTS MÉCANIQUES.
- que pour les parties les plus délicates du dessin, et que le passage des fils isolés nécessiterait une quantité considérable de maillons , on a eu recours à un moyen qui permet de passer plusieurs fils dans le même maillon, et qui donne cependant la faculté d’opérer, au besoin, des croisements fil à fil. On arrive à ce résultat par le mode de suspension des fils que nous venons d’indiquer. Supposons, en effet, que ceux de la chaîne passent d’abord deux à deux dans les maillons, puis un à un dans une lisse (1), qu’on lève une rangée de maillons, qu’on abaisse ensuite la fisse , il s’ensuivra que les fils des maillons restent levés un à un ; si à cet instant la trame est chassée, elle opérera l’entrelacement fil à fil. Le nombre relatif des fils en maillons et des lisses peut varier ; le résultat restera le même. Ainsi les maillons peuvent recevoir quatre fils et les lisses trois ; on aura toujours le découpage fil à fil par le mouvement que nous venons de décrire.
- Ce qui précède indique la nécessité de pouvoir donner aux fils trois mouvements différents : celui des maillons pour les faire lever lorsqu’il s’agit de produire la partie façonnée, un mouvement ascensionnel des lisses lorsqu’il s’agit du croisement régulier qui exécute le fond, et un mouvement d’abaissement de lisse quand il faut ramener ou abattre une partie des fils soulevés par les maillons. Jusqu’à l’invention de la mécanique-armure, la transmission de mouvement des lisses avait lieu directement par des leviers ou marches ; il en fallait un nombre double de celui des lisses ; on n’en employait pas moins de huit. Ce montage nécessitait donc des marches, des contre-marches, des tire-lisses, des bricoteaux, et une forêt de cordages, complication qui disparaît entièrement par la mécanique-armure, qui n’a qu’une seule marche, quel que soit, d’ailleurs, le nombre de lisses employées.
- Le moyen imaginé par M. Bosche est fort simple et prouve qu’il s’est bien pénétré du principe philosophique, si on peut ainsi dire, de la mécanique Jacquart. Il a considéré chaque lisse comme un maillon, et les fait mouvoir comme ceux-ci au moyen de crochets mis en mouvement par des cartons percés suivant l’armure à produire ; il y a, par conséquent, une rangée spéciale de crochets destinés exclusivement aux lisses : seulement, comme chaque lisse a besoin de lever et de s’abaisser alternativement, elles sont liées chacune à deux crochets ; l’un communique directement à la partie supérieure de la lisse, et l’autre, par des renvois de mouvements, à sa partie inférieure. La lisse se lève ou s’abaisse , par conséquent, suivant que l’un ou l’autre des deux crochets reçoit l’action du carton. Un coup d’œil sur la fig. 5, pl. 1133 , fera parfaitement comprendre le mécanisme.
- (1) On nomme jeu ou remisse le nombre de lisses nécessaire à la confection d’un genre de croisement ou armure déterminé.
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- La disposition de la mécanique brisée n’esl pas moins ingénieuse que la précédente.
- Elle consiste à mettre chaque crochet en communication avec deux maillons au lieu d’un, comme dans l'invention primitive , et à communiquer le mouvement alternativement aux crochets pairs et impairs par une même mécanique dont la griffe se meut en deux parties d’après la méthode pratiquée dans la fabrique parisienne. Il en résulte que chaque crochet, imprimant l’action à deux maillons de deux en deux places, met, par conséquent, quatre fds en mouvement dans un ordre particulier qui forme l’entrelacement en sillons nommé croisé ou armure batavia, qui est aussi celle du fond; on harmonise ainsi, d’une manière parfaite , la partie du fond et du broché. Ce n’est en effet qu’à partir de l’application de ce système que les châles ont présenté uniformément le grain (ou hachures particulières) qui forme une des qualités fondamentales de ces tissus (1).
- Avant l’emploi de la mécanique brisée, on pouvait certainement mettre quatre fils en maillons pour réaliser une économie de cartons ; mais il n’était pas possible de réaliser l’armure croisée indispensable. La modification de M. Bosche, représentée fig. 1, pl. 1133, a donc eu pour conséquence de réaliser l’économie en perfectionnant le travail.
- On doit au même inventeur plusieurs autres applications remarquables, et entre autres la première exécution des châles doubles, non compris, il est vrai, les moyens de découpage ou de séparer les étoffes tissées.
- Nous avons cru devoir entrer dans quelques développements au sujet des deux perfectionnements de M. Bosche, qui ont apporté une véritable révolution dans l’industrie châlière, et dont elle a pu d’autant plus facilement s’emparer que M. Bosche a livré ses inventions au domaine public.
- Il nous eût été impossible de nous prononcer sur les droits de M. Bosche à ces perfectionnements, s’ils ne nous étaient attestés par les plus habiles et les plus anciens fabricants de châles et de mécaniques à la Jacquart, et entre autres par MM. Deneirouse, Frédéric Hébert, Gaussen, Dioudonnat, Léon Ba-chelot, David, etc., dont les certificats sont joints au dossier de M. Bosche,
- Votre comité des arts mécaniques vous propose, en conséquence, d’exprimer vos remercîments et votre intérêt à M. Bosche pour ses travaux remarquables , et de faire insérer le présent rapport dans votre Bulletin, avec les figures qui l’accompagnent. De plus, le comité propose d’adresser un exemplaire de ce rapport, avec une recommandation en faveur de M. Bosche, à M. le ministre de l’agriculture et du commerce.
- Signé Alcan, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 13 février 1830.
- (i) Voir le rapport fait sur le papier quadrillé de M. £ckt p. 3 du Bulletin de la Société, année 1848,
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- ARTS MÉCANIQUES.
- Description de la machine Jacquart dite brisée, pour l’application du système
- appelé au quart, et de la mécanique d’armure pour les métiers à châles, par
- M. Bosche, rue des Amandiers-Popincourt, 22.
- PL 1433, fîg. 1. Élévation latérale de la machine à double griffe.
- Fig. 2. Plaque à coulisse servant à faire prendre le loquet de la griffe, vue en plan.
- Fig. 3. Mécanique d’armure vue de côté.
- Fi g. A. Plateau de bois percé de trous dans lesquels sont fixés les ressorts à boudin qui ramènent les crochets : il est vu en plan sur la ligne A B, fîg. 3.
- Fig. 5. Disposition qui fait monter et descendre les lisses.
- Fig. 6. Crochet vu de face et de profil placé sur son ressort à boudin.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- A, bâti des machines.
- B, planchette des aiguilles.
- C, étui contenant les élastiques pour repousser les aiguilles.
- D, planchette des collets portant les crochets.
- E, châssis servant à faire fonctionner alternativement les griffes au moyen des loquets N.
- F, première griffe ou griffe pair.
- G, seconde griffe ou griffe impair.
- H, arbre auquel la marche communique le mouvement : il est garni de manchons I, porteurs de sangles J, qui servent à lever les châssis qui commandent les griffes.
- K, coussinet qui porte l’arbre.
- L, aiguilles conduisant les crochets.
- M, crochets qui, mus par les griffes, donnent l’impulsion au corps d’équi-page.
- N, loquets qui servent à enlever les griffes, selon qu’ils sont commandés pur la machine d’armure.
- O, plaque à coulisse commandée par la machine d’armure, et servant à faire prendre le loquet N de la griffe pair ou impair, selon le besoin.
- P, pièce de pression qui agit sur le battant Q, portant le cylindre sur lequel passent les cartons, qui sont pressés sur les aiguilles.
- R, pièce cintrée tenant au battant, dans laquelle agit la pièce P.
- S , fig. A, planchette percée de huit trous dans lesquels sont logés autant de ressorts à boudin qui contiennent et ramènent les crochets à leur point de repos.
- T, griffe servant à lever les crochets.
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- U, cylindre.
- V, bascule à laquelle correspond la marche, et qui sert à faire fonctionner la griffe.
- X, axe autour duquel se meut la bascule.
- Y, crochets servant à faire lever ou baisser les lisses.
- Z, ressorts à boudin portant les crochets.
- A' A', lisses.
- B' B', leviers pour faire manœuvrer les lisses. (D. )
- Rapport fait par M. Alcan, au nom du comité des arts mécaniques, sur une modification apportée à la mécanique-armure par M. Berthet, à Lyon.
- Le perfectionnement que nous avons à vous signaler a pour but, comme la plupart des modifications tentées à la machine de Jacquart, de simplifier le montage et d’économiser les cartons. M. Berthet y est arrivé de la manière la plus satisfaisante, lorsqu’il ne s’agit que du tissage des étoffes à armures. Les mêmes cartons peuvent être utilisés à exécuter de quatre à huit armures différentes, sans ôter le manchon de la mécanique. Il est parvenu à réaliser cet avantage en rendant mobiles la planchette des aiguilles et les tringles recevant leurs talons, de fixes qu’elles étaient auparavant. On peut, par conséquent, faire varier dans une certaine limite la position relative des aiguilles par rapport aux trous des cartons. Cette modification, que M. Berthet nomme armurière, a l’avantage de pouvoir s’appliquer, à très-peu de frais, aux métiers existants ; aussi s’est-elle rapidement propagée à Lyon : plus de cent métiers l’ont adoptée dans la première année de l’invention, quoique cette année fut celle de 1848.
- La chambre de commerce de Lyon, si compétente dans ces questions, a accordé un encouragement pécuniaire à M. Berthet pour lui témoigner sa satisfaction.
- Votre comité des arts mécaniques vous propose de remercier M. Berthet de son intéressante communication, d’insérer le présent rapport dans le Bulletin avec les dessins de la mécanique armurière.
- Signé Alcan, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 13 février 1850.
- Explication des figures de la planche 1134.
- Fig. 1. La mécanique dite armurière, vue de face,
- Fig. 2. La même vue de côté.
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- ARTS CHIMIQUES.
- Fig. 3. La grille vue de face et détachée.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures. a a, bâti de la machine, b, planche d’aiguilles mobile glissant sur deux tringles c c. d, grille contenant le talon des aiguilles, également mobile et glissant sur deux tringles e e. f f, tringles servant à imprimer le mouvement nécessaire aux deux pièces précédentes, qui sont tenues élevées par de forts élastiques g g. h, battant, i, cylindre, k, aiguilles. /, crochets à deux branches : la première sert à faire enlever le crochet par la griffe m; la seconde, s’appuyant contre la grille des talons des aiguilles, fait ressort et repousse le crochet contre la griffe, n, bascule au moyen de laquelle on fait fonctionner la planche d’aiguilles. (D.)
- ARTS CHIMIQUES. — sulfate de magnésie.
- Rapport fait par M. Chevallier, au nom du comité des arts chimiques, sur les sulfates de soude et cle magnésie de M. Malapert, pharmacien à Poitiers.
- Messieurs, le comité des arts chimiques a été chargé d’examiner des sulfates de magnésie et de soude qui ont été adressés à la Société d’encouragement par M. Malapert, pharmacien à Poitiers.
- Le sulfate de magnésie a été obtenu avec de la dolomie provenant d’une carrière considérable découverte par ce pharmacien au hameau de la Châtre, commune de Genouillé, près Civray, département de la Vienne. Cette dolomie est employée à la fabrication des eaux gazeuses artificielles.
- M. Malapert fait connaître 1° qu’il est parvenu à obtenir ce sel supérieur au sulfate de magnésie du commerce, en aiguilles bien détachées, d’un aspect satiné, sans mélange de prismes courts ; T qu’il peut produire, avec ce sulfate de magnésie, des empreintes de médailles avec autant de fidélité qu’on pourrait le faire au moyen d’une matière plastique, quoique la cristallisation du sel s’opère au sein d’un liquide ; 3° que l’expérience lui ayant appris que le sulfate de soude pulvérisé, conservé à la cave , se réunit en petits grains cristallins qui se dissolvent avec quelque difficulté dans l’acide sulfurique étendu d’eau quand on veut préparer des mélanges frigorifiques, il a, d’après cette observation, cherché à produire ce sel sous une forme particulière (la forme lamelleuse ) qui dispense le manipulateur de la pulvérisation. Ce sel peut, sous cette forme, se conserver indéfiniment lorsqu’on le place à la cave ; alors il est propre à remplir parfaitement l’objet auquel il est destiné.
- M. Malapert pense que le sulfate de magnésie qu’il prépare peut faire con-
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- SULFATE DE MAGNÉSIE.
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- currence à celui qui nous est expédié d’Angleterre, et que le sulfate de soude lamelleux sera utile dans beaucoup de localités en raison de la promptitude avec laquelle il permet d obtenir de la glace, qui souvent est ordonnée aux malades.
- L’envoi fait par M. Malapert à la Société présente de l’intérêt. En effet, on sait que le sulfate de magnésie était autrefois fabriqué exclusivement en Angleterre, et qu’il nous venait de ce pays. Si on consulte les documents relatifs à la fabrication de ce sel, on voit qu’en Angleterre on l’obtenait 1° par l’évaporation des eaux minérales d’Epsom ; 2° par la concentration des eaux mères des marais salants de Lymington ; mais le sulfate obtenu par ce procédé contenait des chlorures, et il attirait l’humidité ; 3° par le traitement de la pierre appelée magnesian-lime-stone, qui est un carbonate de chaux et de magnésie.
- Le sulfate de magnésie qui est livré au commerce nous vient encore, en partie, d’Angleterre, sous toute forme d’emballage, mais principalement en barriques du poids de 200 kilogrammes.
- Si l’on consulte le tableau des douanes, on voit que ce sel nous arrive aussi de la Belgique, de l’Espagne, delà Sardaigne, de la Toscane, de l’Allemagne; que, de 1827 à 1836 inclus, les étrangers ont importé en France :
- En 1827 8,201 kilog. Report. En 1832 38,483 kilog. 7,334
- En 1828 8,141 En 1833 7,850
- En 1829 6,317 En 1834 5,578
- En 1830 11,082 En 1835 4,085
- En 1831 4,742 En 1836 2,534
- A reporter 38,483 kilog.
- Total des dix années, 65,864 kilog.
- 65,864 kilogrammes de sulfate de magnésie de la valeur de 39,518 francs. Ces 65,864 kilog. de sulfate de magnésie nous sont arrivés :
- 136 kilog. par la Toscane,
- 144 par l’Espagne,
- 2,270 par la Sardaigne (1),
- 2,502 par l’Allemagne,
- 4,140 par la Belgique,
- 57,672 par l’Angleterre.
- (t) L’importation du sulfate de magnésie, par la Sardaigne, a été en progressant de 1827 à 1836 ;
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- ARTS CHIMIQUES.
- La fabrication du sulfate de magnésie, exploitée par l’Angleterre, fut ensuite essayée en Sardaigne à l’époque où Gênes avait été incorporée à l’empire français. — En effet, on remarquait, à l’exposition de 1806, du sulfate de magnésie qui mérita à M. Albert Ansaldo, qui l’avait exposé, une mention honorable.
- On.trouve, dans les ouvrages publiés à cette époque, qu’une fabrique de sulfate de magnésie fut fondée aux environs de Gênes, à Sestri-du-Ponent, par M. Ansaldo, maire de Sestri.
- Cette fabrique fournissait du sulfate de magnésie supérieurà celui qui était tiré d’Angleterre. Les matériaux desquels ce sulfate était extrait provenaient de la montagne de Notre-Dame-de-la-Garde en Polcevera, qui, dit-on, est très-riche en magnésie sulfatée.
- Nous ne savons pas si, depuis que Gênes a cessé d’appartenir à la France, 'a fabrique de sulfate de magnésie, qui était établie à Sestri, a continué de fonctionner. Il est probable que les 2,270 kilog. de ce sel, qui ont été importés en France de 1827 à 1836, provenaient de cette localité, qui déjà, en 1806, fournissait du sulfate de magnésie à l’étranger, et notamment à Naples.
- La fabrication du sulfate de magnésie est maintenant naturalisée en France (1). En effet, à l’exposition de 1839, MM. Simonin et Toquaine, de Remiremont (Vosges), ont présenté du sulfate de magnésie préparé avec la dolomie et la serpentine. Ces industriels firent connaître qu’en 1838 ils avaient fabriqué 25,000 kilog. de ce sel livré pur à 1 fr. 60 cent. Le nom de ces fabricants fut honorablement mentionné par le jury.
- A l’exposition de 184A, M. Simonin, de Nancy, exposa de nouveau du sul-
- c’est ce que démontrent les chiffres suivants :
- Années Années
- 1827 8 kilogrammes. 1832 125 kilogramme!
- 1828 225 1833 381
- 1829 97 1834 311
- 1830 140 1835 353
- 1831 208 1836 422
- (t) Il est probable que la fabrication du sulfate de magnésie s’est vulgarisée en France dans quelques fabriques ; car, si nous recevons de ce produit de divers pays, nous exportons aussi à l’étranger non-seulement du sulfate, mais encore du carbonate. En effet, on trouve, dans le Tableau décennal du commerce de la France, de 1827 à 1836, que nous avons expédié 67,940 kilogrammes de sulfate de magnésie de fabrication française. Ce sel était destiné pour l’Angleterre, le Portugal, l’Espagne, la Sardaigne , les Deux-Siciles, la Suisse, la Toscane, la Grèce, la Turquie, l’Algérie et les États barba-resques; Haïti, la Guadeloupe, la Martinique, etc. Ces 67,940 kilogr. ont une valeur de 57,987 francs. Pendant le même laps de temps, on a aussi expédié à l’étranger 3,927 kilog. de carbonate de magnésie d’une valeur de 21,050 francs. Ce carbonate était à la destination de l’Espagne, des Deux-Siciles, de la Suisse, de l’ile Maurice, du Mexique, de la Guadeloupe et du Sénégal.
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- SULFATE DE MAGNESIE. 113
- fate de magnésie ; il fit connaître qu’il occupait six ouvriers à cette fabrication, et qu’il en livrait au commerce 30,000 kilogrammes par an. Le jury confirma la mention honorable qui lui avait été accordée en 1839.
- Depuis cette époque , la fabrication du sulfate de magnésie s’est multipliée en France. En effet, M. Simonin fabrique à Nancy ; M. Malapert, à Poitiers ; MM. Mallet et Lepeltier, au Mans. Ces derniers préparent non-seulement le sulfate, mais le carbonate de magnésie et la magnésie calcinée (1).
- Le comité des arts chimiques a examiné 1° le sulfate de magnésie obtenu par M. Malapert lors de la préparation des eaux gazeuses : il a reconnu que ce sel était bien cristallisé , qu’il ne contenait ni sulfate de chaux ni chlorures , que ce sel, enfin , était du sulfate de magnésie pur et exempt de substances étrangères ;
- T Que les empreintes produites avec ce sel, empreintes qui sont d’une netteté remarquable, présentent de l’intérêt, et pourront, plus tard, recevoir des applications particulières ;
- 3° Que le sulfate de soude préparé par M. Malapert est d’une très-grande pureté, et qu’il se dissout parfaitement dans l’acide sulfurique étendu.
- Nous allons maintenant vous faire connaître les procédés suivis par M. Malapert pour obtenir ces divers produits.
- Préparation du sulfate de magnésie avec la dolomie de la Châtre.
- On délaye 8,000 parties de dolomie en poudre fine dans environ 5,000 parties d’eau ; on y ajoute par portions 7,500 parties d’acide sulfurique du commerce (il y a excès de dolomie). Le produit de l’opération est versé dans un vase à déplacement, consistant en un tonneau dont la partie inférieure, qui est fermée, est un peu conique; à 10 centimètres du fond, est une autre foncière criblée de trous qu’on couvre d’un morceau de molleton de laine à travers lequel la dissolution de sulfate de magnésie filtre. Cette dissolution s’écoule ensuite par une douille placée immédiatement au-dessus de la foncière inférieure et est reçue dans un seau en bois. Lorsque la masse est égouttée, on verse, par-dessus, de l’eau qui chasse, par déplacement, le sulfate de magnésie qui était retenu par les matières solides. Quand on a une provision de dissolution de sulfate de magnésie, on y ajoute une très-petite quantité de lait de chaux pour précipiter le fer provenant de la dolomie et le
- (l) La quantité de magnésie carbonatée, importée d’Angleterre en France, s’est élevée, de 1827 à 1836 inclus, à 37,951 kilogrammes de la valeur de 107,865 francs. Ce carbonate est tiré d’Angleterre, de Belgique et d’autres pays. Sur les 37,951 kilogrammes 33,878 sont fournis par l’Angleterre, 1,520 par la Belgique ; les 2,557 kilogrammes qui complètent le total sont fournis par les autres pays. Quarante-neuvième année. Mars 1850. 8
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- cuivre qui a été fourni par l’agitateur de l’appareil à eaux gazeuses. On fait évaporer jusqua 30° du pèse-sel, on y ajoute du noir animal lavé ; l’évaporation est continuée jusqu a ce que la liqueur marque 31° au pèse-sel ; on la filtre alors au papier Lombard. Sa filtration s’opère rapidement ; car, avec une série de dix filtres, on peut passer, dans l’espace d’une heure, 80 litres de dissolution bouillante.
- La dissolution filtrée, abandonnée à elle-même, laisse déposer, lorsqu’elle est descendue à la température de -f 50°—x 60°, une petite quantité de sulfate de chaux. Pour priver le sulfate de magnésie de ce sel, il faut filtrer de nouveau la dissolution sans en élever la température au delà de -f 60° ; on la fait concentrer ensuite jusqu’à ce qu’elle marque 34° bouillante au pèse-sel. On la verse encore bouillante dans des tinettes de grès, qu’on recouvre immédiatement (après en avoir bien essuyé les bords) avec une feuille double de papier à filtrer. On attache ce papier avec une corde autour de l’ouverture des tinettes. Les tinettes doivent être arrangées de manière que le fond refroidisse aussi lentement que la partie supérieure. On obtient ce résultat en les posant sur des toiles placées dans des fourneaux, dans des terrines ou dans des baquets, de manière que les tinettes soient entourées de toile jusqu’au quart de leur hauteur. Cependant, lorsqu’on opère en été, on peut se borner à placer les tinettes sur des toiles d’emballage étendues par terre. Ainsi disposée, la dissolution est abandonnée jusqu’à ce qu’elle soit refroidie à -h 10° x 20°.
- Si toutes les précautions que l’on vient d’indiquer ont été bien prises, la dissolution ne cristallise pas avant d’être refroidie.
- Après le refroidissement, on fait cristalliser celte masse en aiguilles plus ou moins fines dans l’espace de quelques minutes.
- 1° En enlevant le papier qui recouvre les tinettes, et plongeant dans la masse liquide une baguette ou un fil de métal, ou en y laissant tomber un cristal de sulfate de magnésie qui la traverse, on obtient des aiguilles de 3 à 5 millimètres.
- 2° Si, au lieu de se borner à plonger un corps étranger dans la dissolution, on agite celle-ci légèrement avec une baguette jusqu’à ce qu’on aperçoive des petits cristaux disséminés dans la masse , il se produit, par le repos, des aiguilles fines.
- 3° En soufflant seulement à la surface de la dissolution, on détermine dans cette partie un commencement de cristallisation ; ce phénomène se continue successivement jusqu’au fond du vase. Dans ce cas, les aiguilles qui se forment à la surface sont plus fines que celles qui prennent naissance plus lentement dans le fond.
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- '4° Si Ton frappe la tinette avec la main vers sa partie inférieure, de manière a produire une vibration dans toute la masse en même temps, on obtient des aiguilles moyennes à peu près de même grosseur dans toutes les parties de la dissolution.
- 5° En versant la dissolution dans un cristallisoir doublé de zinc ou dans des terrines de grès, on obtient des aiguilles plus ou moins fines, suivant qu’on a agité ou non la dissolution avant de la verser. Dans tous les cas, on obtient des aiguilles satinées.
- Il arrive quelquefois que la dissolution cristallise d’elle-même, dès qu’elle est refroidie ; une secousse légère, la vibration produite par le passage d’une voiture, etc., déterminent cette cristallisation. Dans ce cas, les aiguilles sont plus belles et moins satinées que lorsqu’on en a volontairement déterminé la formation.
- Pour donner le temps à la masse cristalline de prendre une consistance qui permette de la séparer de l’eau mère, on attend vingt à trente minutes pour décanter le liquide. Le sel étant égoutté, on le retire des tinettes, on l’étend sur des toiles, et, lorsqu’il est presque sec, on le passe à travers un crible de fil de fer pour diviser les aiguilles ; on laisse la dessiccation s’achever, et l’on conserve le produit.
- On peut renfermer la dissolution de sulfate de magnésie bouillante dans des terrines de grès, dans des capsules de porcelaine ou dans des flacons préalablement chauffés. Elle refroidit dans ces différents vases sans cristalliser, pourvu qu’on ait soin de les recouvrir de papier à filtrer, immédiatement après l’introduction, et, comme il n’est pas possible d’attacher le papier avec une corde autour de l’ouverture de ces vases, il suffit de le rouler en dehors du bord de manière à le faire bien tendre et bien serrer. On doit toujours préférer les vases dont l’ouvèrture est étroite (les tinettes de grès), et l’on réussit aussi facilement en opérant sur une petite échelle qu’en opérant sur une masse considérable ; de sorte que les pharmaciens pourront, en suivant ce procédé, faire cristalliser du sulfate de commerce comme ils le désireront pour l’usage de leurs pharmacies. Nous avons remarqué que l’on obtient des résultats plus certains en se servant des plus grandes tinettes ( de 40 à 50 litres).
- Nous avons dit qu’une dissolution de sulfate de magnésie peut être conservée sans cristalliser jusqu’à ce qu’elle soit refroidie à + 10° — x 20°. On peut quelquefois la conserver, pendant quelques heures et même pendant plusieurs jours, dans un lieu tranquille ; elle finit par cristalliser spontanément; mais, dans ce cas, les cristaux qui se forment sont opaques et paraissent appartenir au prisme rhomboïdal. Ces cristaux sont plus ou moins beaux, plus
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- ou moins consistants, plus ou moins détachés ou confus, suivant la densité de la dissolution et le volume de la masse sur laquelle on opère. M. Malapert a obtenu, dans une tinette, des cristaux qui avaient 1 décimètre de long et 6 à 7 millimètres de diamètre.
- Si la dissolution marque 3â à 35° bouillante, elle refroidit complètement sans donner de cristaux ; si elle est concentrée à 36 ou 37°, elle cristallise avant d’être froide, et les'cris taux, toujours opaques, sont plus confus.
- Si l’on renferme une dissolution bouillante marquant 35° dans des flacons à larges goulots, à bords bien dressés et usés avec de l’émeri ou du sable fin, et qu’on couvre ces flacons avec des morceaux de verre à glace préalablement chauffés, la dissolution refroidit sans cristalliser ; mais, si on la laisse assez longtemps pour qu’elle cristallise spontanément, il arrive souvent que les cristaux sont des prismes aplatis demi-transparents quand iis sont égouttés. Cette sorte de cristallisation s’obtient aussi dans des terrines dont le bord est usé et qu’on ferme avec du verre à glace ; on n’a pu obtenir cette forme dans des vases fermés avec du papier.
- Médaillons en sulfate de magnésie.
- On fait des moules, suivant les procédés connus, avec de la cire blanche, de l’acide stéarique, de la cire d’Espagne ou du soufre ( ces derniers sont préférables, quoiqu’ils soient plus fragiles). On entoure chaque moule d’une bande de papier lisse et fort, assez large pour former un rebord plus ou moins élevé, suivant l’épaisseur qu’on veut donner au médaillon. Ces moules sont ensuite enduits légèrement d’huile d’amandes douces ; on verse dans ces moules une dissolution froide de sulfate de magnésie qui marque 35° bouillante, et, suivant la manière dont on opère, on obtient une cristallisation en aiguilles plus ou moins belles.
- A. En versant la dissolution avec précaution, sans l’agiter, la cristallisation s’opère dans deux ou trois minutes ; elle est en belles aiguilles, et la face du portrait n’est pas bien lisse.
- B. En fermant le goulot du flacon avec la main et agitant la dissolution doucement jusqu’à ce qu’on aperçoive des aiguilles nager dans la masse, versant ensuite promptement la dissolution dans le moule, on obtient instantanément une cristallisation en petites aiguilles très-fines, et la face du médaillon est très-lisse.
- C. En versant dans le moule d’abord une couche de dissolution agitée, puis une couche de dissolution non agitée, on obtient une face très-lisse et une cristallisation en belles aiguilles souvent groupées en étoiles. Cette cristallisation donne au revers du médaillon un aspect très-agréable.
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- Après avoir coulé la dissolution dans le moule, on l’abandonne pendan quelque temps (dix minutes, une heure, deux heures) ; on coupe, avec des ci seaux, le bord du cercle de papier qui dépasse la masse cristalline; on renverse le médaillon, sans l’ôter du moule, sur une feuille de papier à filtre, étendu sur de la dolomie en poudre ( on pourrait employer une autre poudre absorbante ). On le laisse égoutter pendant trois, quatre et huit jours, selon l’épaisseur de la masse ; au bout de ce temps, on remplace la dolomie par douze ou quinze morceaux de papier à filtre, que l’on renouvelle au fur et à mesure qu’ils s’humectent. On continue cette opération jusqu’à ce que le médaillon ne mouille plus le papier ( condition essentielle pour la réussite ) ; alors on retire le médaillon du moule avec précaution; on le laisse bien sécher. Il convient de l’exposer, pendant une heure au moins, aux rayons solaires, pour que la dessiccation soit complète; autrement il pourrait jaunir au bout de quelque temps.
- Pour conserver le médaillon à l’abri de la poussière et des mouches , on l’entoure d’un cercle de carton enveloppé de papier de soie ( papier-joseph). Ce cercle est entouré ensuite d’un autre cercle en fer-blanc, dentelé sur les bords. On ajuste, à chaque côté du médaillon, un rond de verre qui s’appuie sur les bords du carton et sur lequel on rabat les dents du fer-blanc pour le fixer.
- Cristallisation du sulfate de magnésie sur des baguettes de bois ou de verre.
- La dissolution de sulfate de magnésie est versée bouillante dans des vases en verre cylindrique plus ou moins allongés et d’un diamètre proportionné à la grosseur de la baguette sur laquelle on veut obtenir la cristallisation. On peut employer des flacons à sulfate de quinine ou des vases qui servent à la conservation des serpents dans l’alcool, mais toujours à bords renversés pour pouvoir rouler autour le papier dont on les recouvre.
- La dissolution étant refroidie à + 15°, à + 18° au moins, on y plonge la baguette par une extrémité qui se termine en cône allongé en lui faisant traverser le papier de manière à ne pas introduire d’air dans le flacon et en prenant la précaution de ne pas agiter la dissolution. Lorsque la baguette est arrivée à quelques centimètres du fond du vase, on la maintient bien fixe jusqu’à ce que la cristallisation paraisse assez considérable ; alors on déchire le papier qui recouvre le vase et qui est traversé par la baguette, on relire avec précaution la baguette de l’eau mère, et on fait égoutter le sel en fixant l’extrémité unie de la baguette dans le goulot d’un flacon ou d’une bouteille. Pour que le sel s’égoutte plus promptement et plus complètement, on entoure
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- la partie nue de la baguette de papier à filtre qu’on a le soin de ne pas trop serrer et qu’on fait toucher à la base de la cristallisation.
- 11 ne faut que quatre ou cinq minutes pour obtenir une cristallisation en belles aiguilles atteignant quelquefois la longueur de 1 centimètre. On peut suivre de l’œil cette cristallisation.
- Préparation du sulfate de soude pour les mélanges frigorifiques.
- Depuis que M. Malapert a contribué au perfectionnement du procédé de M. Decourdémanché, pour opérer la congélation artificielle de l’eau (1), il a eu très-souvent l’occasion de faire cette opération, et il a reconnu que l’on pouvait encore apporter quelques perfectionnements dans les appareils et dans la préparation du sulfate de soude destiné à faire les mélanges frigorifiques.
- Le sulfate de soude pulvérisé, que l’on conserve à la cave tout prêt pour le besoin, finit par se réunir en petits grains cristallins qui se dissolvent moins promptement que le même sel récemment pulvérisé, ce qui nécessite de le soumettre à une nouvelle pulvérisation. Désirant trouver un moyen d’obvier à cet inconvénient, M. Malapert avait pensé qu’il serait possible d’obtenir le sulfate de soude en cristaux assez petits pour qu’on ne fût pas obligé d’avoir recours a la pulvérisation. Quelle devait être la forme de ces cristaux? Les obtiendrait-on en aiguilles très-fines comme le sulfate de magnésie en suivant un procédé analogue à celui que l’on emploie pour obtenir ce dernier sel? Au lieu d’aiguilles que l’on espérait obtenir, on obtient des lames très-minces en opérant comme il suit :
- Sulfate de soude en cristaux lamelleux nacrés.
- On sature par le carbonate de soude l’acide sulfurique des mélanges qui ont servi à opérer la congélation artificielle de l’eau. La dissolution est filtrée, concentrée de manière que, à la température de + 70° à 80° centigrades, elle marque 29°, 30° au plus au pèse-sel. On verse la dissolution dans les tinettes de grès placées dans un lieu tranquille, où la température est à -f 5° à + 15°. On place sur les tinettes des couvertures de grès qu’on lute avec des bandes de papier à écrire enduites de colle d’amidon. Quand on n’a pas de couvertures de grès, on couvre les tinettes avec des feuilles doubles de papier à écrire que l’on colle exactement sur les bords des tinettes et qu’on attache ensuite avec une corde pour que la vapeur de la dissolution ne les soulève pas. On abandonne les vases au refroidissement, sans les déranger de leur place.
- (1) Journal de pharmacie, t. XXII, p» 221,
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- Lorsque la température des tinettes est descendue à la température de l’atmosphère, on les découvre et on y plonge immédiatement dans le milieu de la dissolution une petite tige de bois ou un fil de fer, ou bien on y laisse tomber un corps pesant tel qu’un petit caillou ou un cristal de sulfate de soude. Bien souvent on se borne à découvrir le vase; à l’instant même la cristallisation commence, elle marche avec une rapidité étonnante en donnant lieu à une émission abondante de calorique. Quinze minutes après que la cristallisation a été opérée, on verse le contenu des tinettes sur une chausse de toile forte et très-claire. L’eau mère s’égoutte encore chaude ; on remue de temps en temps avec la main la masse contenue dans la chausse pour faciliter l’écoulement de l’eau mère.
- Pendant le refroidissement de l'eau mère, il s’y forme des cristaux aiguillés qui ont quelque ressemblance avec le sulfate de magnésie du commerce.
- Lorsque les cristaux lamelleux sont égouttés, on les étend sur des toiles, on les remue souvent pour en hâter la dessiccation et les empêcher de s’ef-fleurir.
- Lorsque le sel est sec, on le renferme dans des tinettes de grès que l’on recouvre exactement pour empêcher l’efflorescence.
- Le sulfate de soude obtenu par ce procédé est en lames très-minces qui se divisent et se brisent facilement tant qu’elles sont humides; elles prennent, en se desséchant, l’aspect nacré de l’acide borique.
- Le sulfate de soude offre, sous cette forme, des avantages qu’on ne trouve pas dans le même sel pulvérisé pour faire des mélanges frigorifiques.
- 1° Il ne contient pas d’eau étrangère à la cristallisation, tandis qu’il s’en trouve quelquefois d’interposée entre les cristaux de sulfate de soude du commerce, lorsqu’ils sont réunis en masse.
- T Pendant son séjour dans les tinettes où on le conserve , il ne se réunit pas en masse comme celui qui a été pulvérisé ; de sorte qu’on peut en faire une bonne provision l’hiver pour l’été.
- 3° Il se dissout dans l’acide sulfurique étendu aussi facilement que s’il était pulvérisé. %
- Tels sont les procédés suivis par M. Malapert pour obtenir les produits qu’il a adressés à la Société, produits qui sont purs et de la plus grande beauté, ainsi qu’on peut le voir.
- D’après tout ce qui vient d’être dit, le comité est d’avis que M. Malapert , 1° par la fabrication , en France, du sulfate de magnésie pouvant remplacer celui qui est importé de l’étranger, 2° d’un sulfate de soude présentant des avantages pour la prompte préparation de la glace, 3° par son procédé de moulage à l’aide du sulfate de magnésie, 4° par la communication de ses
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- procédés, a rendu service aux arts ; il vous propose, en conséquence, d’adresser une lettre de remerciments à M. Malapert pour ses intéressantes communications , et de renvoyer le présent rapport à la commission du Bulletin.
- Signé Chevallier, rapporteur.
- Apl trouvé en séance, le \ 9 décembre 1849.
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- Rapport fait par M. Chevallier, au nom du comité des arts chimiques, sur les dessins coloriés d’anatomie de madame Mantois, rue du Pot-de-Fer-Saint-Sulpice, 4 (1).
- Vous avez renvoyé à l’examen du comité des arts chimiques une planche représentant le nerf grand sympathique, planche qui fait partie du grand ouvrage entrepris par MM. Bourgery et Jacob, ouvrage commencé en 1829 , et que le malheureux Bourgery, qui y avait consacré son temps et sa fortune, n’a pu terminer, le choléra étant venu l’enlever à la science et à ses amis.
- Cette planche, dessinée par Jacob, sur les préparations faites par Ludovic Hirschfeld, a été lithographiée par Aumont, puis coloriée par madame Mantois , qui vous l’a soumise comme le résultat de ce qu’on peut obtenir maintenant pour la fidèle représentation des planches anatomiques.
- ^ otre comité, avant de vous présenter ses observations, a dû se renseigner sur ce qui avait été fait jusqu’ici, et il vient vous rendre compte du résultat de ses recherches.
- Le premier ouvrage de pathologie, Y Étude des causes des maladies, dans lequel le coloriage fut employé, est un ouvrage publié en 1806, par le baron Àlibert; vinrent ensuite les ouvrages de Blandin, de Breschet, de Bossu, de Bourgery et Jacob, de J. Cloquet, de Cruveilhier, de Moreau, de Bicord, de Bivalier, de Sédillot, de Sichel, etc., etc.
- Le coloriage des sujets anatomiques présente de très-grandes difficultés. En effet, la coloriste qui doit donner au dessin les couleurs des divers organes de l’homme est dans un*très-grand embarras, par suite de l’impossibilité ou elle se trouve d’étudier, de copier la nature comme elle le fait pour les fleurs et pour les objets d’histoire naturelle ; de plus, ne préparant pas elle-même les
- fi) Madame Mantois est élève de mademoiselle Bazin, coloriste très-habile, et dont les bons conseils ont profité à madame Mantois. Mademoiselle Bazin posait en principe que les coloristes qui voulaient se distinguer ne devaient pas suivre les routines des ateliers; qu’elles devaient ne faire usage que des couleurs les plus pures et rejeter celles qui s’altéraient au contact de l’air. Mademoiselle Bazin se plaignait, surtout, de l’impossibilité où l’on était de se procurer des Mânes sur la fixité desquels on pût compter.
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- couleurs, elle est forcée d’employer celles qui lui sont livrées par le commerce, sans connaître leur fixité et l’action de la lumière sur ces couleurs.
- Madame Mantois a cherché à vaincre ces difficultés ; elle a consacré une partie de son temps à étudier les ouvrages qui traitent de son art, à suivre les cours faits par M. Chevreul, à étudier les couleurs, leur fixité, les changements quelles éprouvent par le contact de l’air, de la lumière ; elle acquit ainsi, par l’étude et l’observation, des connaissances profondes qu’elle appliqua et qu’elle propagea chez les ouvrières d’un atelier qu’elle avait élevé et dans lequel on trouve des femmes qu’elle emploie depuis vingt-deux ans.
- Les soins et l’intelligence apportés par madame Mantois dans la coloration des divers ouvrages qui lui furent successivement apportés lui attirèrent une nombreuse clientèle ; de telle sorte que le coloriage d’ouvrages très-importants lui fut confié. Dans ce nombre, on doit compter Y Histoire naturelle, par Cuvier; les Maladies de la peau, par Alibert; le Traité d’anatomie humaine, par Bourgery et Jacob; Y Anatomie des régions, par Blandin, etc., etc. (1).
- Les nombreuses recherches faites par madame Mantois lui avaient déjà réussi; mais cette réussite lui fit connaître qu’il y avait encore beaucoup à étudier, beaucoup à appliquer. Son ambition était d’abord de s’occuper d’un grand ouvrage dans lequel elle pût mettre à exécution toutes les améliorations qu’elle projetait. C’est à cette époque que MM. Bourgery et Jacob conçurent l’idée de publier leur grand ouvrage ; le coloriage de cet ouvrage lui fut confié. Alors madame Mantois, surmontant le dégoût qu’inspire, en général, à la femme la vue des débris de nos organes, alla étudier sur la nature les objets dont elle devait reproduire les couleurs. C’est en étudiant ainsi qu’elle est parvenue à donner à la reproduction des organes ce cachet de vérité qui caractérise les planches coloriées du grand ouvrage d’anatomie dont vous avez eu un spécimen sous les yeux, en même temps que celui d’ouvrages publiés antérieurement.
- Nous avons dit que madame Mantois s’était occupée de l’étude des cou leurs, du mélange de ces couleurs entre elles, de leur harmonie, des couleurs qui se mangent, qui se détruisent les unes par les autres, de celles qui se sulfurent , qui noircissent au contact de l’air. Toutes ces études permirent à madame Mantois de faire d’utiles applications au coloriage des ouvrages qui lui
- (i) Outre ces ouvrages, madame Mantois fut chargée du coloriage des ouvrages dont les noms suivent : Modes et costumes des reines; Anatomie de J. Cloquel; ouvrage sur les vaisseaux de Bres-chet; Pathologie de Cruveilhier; Anatomie des régions de Blandin; Iconographie des maladies syphilitiques de Bicord; Cours d’accouchement de Moreau ; Anatomie descriptive de Bonamy ; Pitraux de la chapelle du duc d'Orléans d’Ingres; Physiologie de l’espèce; Traité d’anatomie Ce Bossu; Pathologie de Bivalier; Pathologie des poumons de Rivalier, etc., etc.
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- furent adressés. Les couleurs blanches furent le sujet d’une étude approfondie, car on sait que ces couleurs sont sujettes, soit qu’elles soient appliquées pures, soit qu’elles soient mélangées à d’autres couleurs, à changer peu à peu de teinte au contact de l’air et des vapeurs , de brunir et même de noircir ; de là résultent des teintes diverses qui nuisent à la représentation du sujet qu’on a voulu reproduire.
- Les changements qu’éprouvent les blancs ont été, comme nous avons déjà eu occasion de le dire, le sujet d’un travail de Guyton de Morveau, lu à l’Académie de Dijon, travail qui avait pour objet les couleurs, et particulièrement le blanc. Voici ce que disait ce savant sur ce sujet important :
- « Le blanc est, de toutes les couleurs, la plus importante ; ce serait peu de « dire qu’elle sait adoucir les nuances de toutes les autres, qu’elle leur com-« munique aussi les altérations qu’elle reçoit; le blanc est, sur la palette des « peintres, comme la matière de la lumière qu’il distribue avec intelligence « pour rapprocher les objets, pour leur donner du relief, et qui fait la magie « de ses tableaux. À mesure que cette lumière s’affaiblit ou s’éteint, les ap-« parences changent, le prestige cesse, et la toile ne présente enfin que des « plans chargés de couleurs ternes et sans expression. »
- Ce que Guyton de Morveau décrit si bien pour la peinture s’observe dans le coloriage des planches d’anatomie, harmoniées avec des blancs susceptibles de changer de teinte au contact de l’air et des vapeurs; ces planches, au bout d’un certain laps de temps, perdent de leur harmonie , et la représentation des organes perd de sa vérité première.
- Guyton de Morveau, comme on le sait, fit diverses recherches sur les blancs inaltérables, qu’on pourrait substituer au blanc de plomb. Il tenta des essais avec les oxydes métalliques terreux de couleur blanche, la silice, Y alumine, la magnésie, la baryte; mais les résultats qu’il obtint ne furent pas avantageux. Ces terres s’unissant mal à l’huile et aux mucilages, leur couleur blanche s éteint quand on la mêlait à ces préparations. Il s’occupa ensuite d’examiner le parti qu’on pourrait tirer des poudres obtenues du jaspe blanc, du feldspath, du schorl blanc, de la marne, du biscuit de porcelaine, de la porcelaine elle-même; les résultats furent les mêmes. Il conçut même l’idée de faire artificiellement un lapis-lazuli de couleur blanche ; mais il renonça à l’exécution de cette idée, par suite de la réflexion qu’il fit que le jaspe blanc, réduit en poudre, n’avait pas réussi dans l’emploi qu’il en avait fait.
- Guyton s’occupa ensuite de l’application de la sèlènite, du spath pesant, du borate de chaux, du tartrate de chaux, du saccharate de chaux ; il reconnut que, sauf le tartrate de chaux, qui pourrait être employé dans quelques peintures à la détrempe, les sels indiqués plus haut peuvent tout au plus donner une
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- base à quelques couleurs, mais non constituer eux-mêmes une couleur utile à la peinture*
- Il fit des essais sur le sulfate de plomb tiré d’Allemagne, et il reconnut que ce sel noircissait par l’hydrogène sulfuré,
- Guyton, après tous ces essais et d’autres encore tentés sur les sels d'argent, de mercure, de bismuth, ne crut pas son travail complet ; il étudia l’emploi de X oxyde d’étain, de Y acide arsénieux, de Yoxyde de manganèse et du blanc de zinc.
- Il conclut de cët immense travail que l’on peut obtenir trois couleurs qui ne noircissent pas par les vapeurs hydrosulfurées ; ces couleurs sont le tartre calcaire, le blanc d’étain et le blanc de zinc. Il donne la préférence à ce dernier, et on doit se rappeler que, dans un rapport que j’ai lu à la Société, dans la séance du 31 janvier 1849, et publié page 15 du Bulletin de l’année 1849, j’ai fait connaître que Guyton avait proposé de le substituer à la céruse, indiquant que le sieur Courtois, attaché au laboratoire de l’Académie de Dijon, en préparait en grand, et qu’il pouvait livrer ce produit de première qualité au prix de 4 fr. 50 c. la livre.
- Madame Mantois, qui ne connaissait pas les travaux de Guyton de Morceau, travaux qui avaient été oubliés et qui n’ont été exhumés que depuis que M. Leclaire a fait connaître les nombreuses applications qu’il a faites de l’oxyde de zinc, s’était, de son côté, livrée, conduite par la même idée que celle qui avait guidé Guyton de Morceau, à faire de nombreuses recherches pour trouver un blanc qui pût être employé pour les planches d’anatomie, blanc qui, exposé aux vapeurs, ne devait pas changer de couleur. Son but était de faire usage de ce blanc dans le coloriage de l’ouvrage de Bourgery et Jacob, dont elle avait été chargée.
- Ne craignant pas de faire des sacrifices, madame Mantois fit venir de Londres un blanc dit blanc fixe; elle ne peut en indiquer la composition, mais ce blanc avait une teinte un peu jaunâtre, il ne couvrait pas, et son emploi était difficile, en ce sens qu’il arrivait difficilement au bout du pinceau, encore se réduisait-il en grumeaux.
- Après avoir fait usage de ce blanc, elle étudia l’emploi du carbonate de chaux; elle reconnut que ce blanc s’altérait peu d’abord, mais par la suite sa couleur changeait de ton, et, soit qu’il ne fût pas pur, il noircissait par l’acide hydrosulfurique.
- On présenta à madame Mantois un blanc dit à base de cuicre ; mais ce blanc, comme on le pense, noircissait par les vapeurs hydrosulfurées.
- M. Lecomte remit à madame Mantois un blanc de baryte (le carbonate), blanc qui, comme vous devez vous le rappeler, avait été proposé par MM. Brosson
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- frères, de Vichy, qui en avaient présenté de fort beaux échantillons à la Société. Madame Mantois fit des essais avec ce blanc ; elle reconnut qu’il était fixe, mais qu’il était difficile dans son emploi.
- Madame Mantois en était là de ses essais, quand elle apprit qu’on préparait un nouveau produit, le blanc de zinc ; elle s’en procura immédiatement; elle fit alors des essais multipliés avec ce blanc. Aujourd’hui elle continue d’en faire usage ; voici ce qu’elle a observé dans l’emploi qu’elle a été à même d’en faire, Ce blanc est fixe, il s’emploie avec facilité, il se superpose sur les couleurs qui peuvent se sulfurer, et il les maintient dans leur état normal.
- Le blanc, dans le plus grand nombre des cas, devant représenter des saillies pour passer du blanc au noir, il en résulte que souvent, au lieu d’obtenir des saillies, on obtient des anfractuosités, ce qui détruit l’effet du coloris. Le blanc de zinc ne présente pas ces inconvénients.
- Madame Mantois s’étant occupée de nombreuses recherches sur l’art qu’elle exerce, nous en avons profité pour avoir des renseignements Sur l’art du coloriste, son ancienneté} ses catégories, son importance, le nombre approximatif des personnes employées dans cette profession, son importance commerciale à l’intérieur et à l’extérieur.
- Madame Mantois nous a remis sur ces questions des détails que nous nous proposons de résumer, pour faire une note qui présentera, nous le pensons, de l’intérêt.
- De ce qui précède il résulte pour nous que madame Mantois, par les études et les applications qu’elle a fait connaître, a fait faire de grands progrès à l’industrie qu’elle exerce. Nous vous proposons, en conséquence,
- 1° De la remeroier de sa communication ;
- 2° De faire insérer le présent rapport dans le Bulletin de la Société.
- Signé Chevallier, rapporteur. Approuvé en séance, le \ 3 février \ 850.
- GLACES.
- Rapport fait par M. Levol, au nom du comité des arts chimiques, sur un procédé pour la conservation de l’étamage des glaces présenté par M. Fincken, miroitier, rue de r Échiquier, 6.
- Le conseil a chargé le comité des arts chimiques d’examiner deux objets sur lesquels M. Fincken a appelé son attention; l’un consiste en une traverse pour les châssis vitrés que l’inventeur appelle traverse préservatrice mobile, et qui est destinée à s’opposer à la chute de l’eau condensée sur les vitres dans l’intérieur des habitations.
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- GLACES. I-’>
- Pour cette première communication , le comité des arts chimiques, considérant qu’elle n’est pas de sa compétence, en propose le renvoi au comité des arts économiques.
- L’autre objet présenté par M. Fincken est une composition dont la recette ne nous a pas été communiquée et qu’il nomme mixture argyride. Cette composition, destinée à préserver les glaces des fâcheux effets de l’humidité, s’étend à froid, au pinceau, sur l’étamage ordinaire des glaces et sur leurs bords ; on en applique d’abord une première couche qu’on laisse sécher, puis une seconde, et enfin une troisième lorsque la seconde est sèche, ce qui exige en tout six jours : cet espace de temps suffit ordinairement pour que la mixture, dans laquelle entre, d’après M. Fincken, une huile grasse rendue siccative par certaines préparations de plomb, ait acquis assez de solidité pour permettre de placer la glace, sans aucun autre préservatif, dans le parquet qui lui est destiné.
- L’idée de préserver le tain des glaces des influences extérieures au moyen d’un enduit n’est pas nouvelle, elle remonte au moins à l’année 1817 ; vers cette époque, en effet, sur le rapport de M. Pajot-Descharmes, la Société d’encouragement décerna une médaille d’argent à M. Lefèvre, inventeur d’un enduit ou vernis conservateur du tain des glaces : il paraîtrait donc y avoir beaucoup d’analogie entre ce procédé et celui de M. Fincken; toutefois, en l’absence de renseignements suffisants sur le premier (1), nous avons cru ne pouvoir nous dispenser d’examiner le procédé de M. Fincken, procédé qu’il se propose, du reste, de perfectionner encore.
- On sait que, pour l’application du tain, les glaces subissent la compression d’une charge aussi forte que leur épaisseur peut le permettre, après quoi elles sont soumises au séchage, qui consiste à faire reposer, pendant un certain temps, dans une position presque verticale, l’un des bords de la glace sur du vieux tain, oii elle abandonne la majeure partie du mercure en excès ; cela fait, le tain présente une apparence homogène qui porterait à penser que les deux métaux , étain et mercure , qui le constituent ne sauraient se désunir spontanément. Il n’en est pourtant pas ainsi, et l’on remarque que, par une sorte de liquation, le mercure, ou plus vraisemblablement un amalgame plus riche en mercure que le tain lui-même, se sépare encore à la longue et vient se rassembler à la partie inférieure du parquet des glaces ; on a même observé que cet effet se manifeste par des stries dans un laps de temps assez limité , lorsqu’une glace se trouve renversée , c’est-à-dire placée dans une si-
- (0 Ce vernis ou encaustique s’obtient en ajoutant à un demi-litre de vernis blanc à l’esprit-de-vin un demi-verre d’essence. ( Voyez Description des brevets, t. X, p. 310. )
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- ARTS CHIMIQUES. — GLACES.
- tuation opposée à celle qu’elle occupait pendant le séchage. Suivant M. Fine-ken, l’emploi de sa mixture appliquée sur le tain d’une glace permettrait de la renverser sans aucun inconvénient, ce qui prouverait qu’en séchant cette mixture s’applique fortement contre le tain ; toutefois elle n’y contracte pas une adhérence telle que l’on ne puisse l’en séparer sans endommager le tain : cette circonstance nous paraît heureuse, car alors le préservatif pourra se déplacer sans entraîner le tain dans son mouvement.
- M. Fincken assure que le tain des glaces préservées par sa mixture et placées dans des lieux très-humides depuis environ deux années n’a éprouvé aucune détérioration là oh des glaces imparfaitement préservées à la manière ordinaire se trouvaient hors de service au bout de deux ou trois mois. Tout le monde sait, en effet, ce que deviennent les glaces placées dans des lieux humides ; elles se tachent rapidement dans les parties oii la vapeur aqueuse pénètre avec le plus de facilité, sans doute par suite de l’oxydation de l’étain sous l’influence d’une action galvanique favorisée par l’humidité.
- Pour nous assurer de l’efficacité du préservatif proposé par M. Fincken, nous avons immergé dans un bain d’eau distillée
- 1° Un fragment de glace étamée, le tain étant à nu;
- 2° Un fragment de glace dont le tain était recouvert d’un vernis à l’esprit-de-vin ;
- 3° Un fragment de glace dont le tain était recouvert d’une couche de peinture à l’huile ;
- 4° Un fragment de glace dont le tain était recouvert de la mixture de M. Fincken.
- Nous avons enfin soumis à l’action d’une atmosphère très-chargée de suif-hydrate d’ammoniaque un fragment de verre à vitres peint d’un côté au blanc de plomb broyé à l’huile , après avoir appliqué sur une moitié de la surface de cette peinture la préparation de M. Fincken.
- Au bout de trois mois, les fragments de glace qui avaient été plongés dans l’eau donnèrent lieu aux observations suivantes :
- Glace nue. — Taches très-nombreuses.
- Glace vernie. — Quelques piqûres en très-petit nombre et à peine sensibles.
- Glace peinte à Vhuile. — Un assez grand nombre de piqûres.
- Glace enduite de la mixture cle M. Fincken. — Comme la glace vernie au moment de la sortie de l’eau; mais la mixture s’était tellement hydratée, que son épaisseur axait augmenté notablement ; sa couleur naturellement brune était devenue beaucoup plus claire ( changement qui se faisait également remarquer sur la peinture à l’huile ) ; vers les parties correspondant aux taches ou piqûres, on remarquait de petites ampoules remplies d’eau suintant sous
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- OUVRAGES NOUVEAUX.
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- la pression de l’ongle. Après quelques jours de séchage à l’air, l’enduit avait repris son épaisseur normale, mais non sa couleur, et les piqûres nous ont paru alors plus sensibles qu’auparavant.
- Quant au blanc de plomb appliqué sur le verre, après quarante-huit heures d’expérience, il avait pris une teinte grise dans la partie non préservée et sous la mixture, il paraissait à peine altéré.
- D’après l’ensemble de ces résultats, le comité croit devoir proposer à la Société d’engager M. Fincken, tout en le remerciant de sa communication relative à la mixture argyride, à persister dans la résolution qu’il a manifestée de perfectionner cette mixture, de manière, surtout, à la rendre moins perméable à l’eau.
- Signé Levol , rapporteur.
- Approuvé en séance, le 19 décembre 1849.
- OUVRAGES NOUVEAUX.
- Rapport fait par M. Renoît, au nom du comité des arts mécaniques, sur un ouvrage intitulé, Nouvelle notice sur les nivellements, par M. Bourdaloue, conducteur des ponts et chaussées (1 ).
- Messieurs, votre comité des arts mécaniques m’a chargé de vous rendre compte des objets qui sont traités dans l’ouvrage intitulé , Nouvelle notice sur les nivellements, offert à la Société par M. Bourdaloue, conducteur des ponts et chaussées.
- Cet auteur, qui a exécuté un grand nombre de nivellements très-étendus, indique d’abord les modifications que sa pratique l’a conduit à faire à la construction du niveau-cercle d’Êgault, tant pour opérer avec promptitude que pour pouvoir lire les cotes de niveau jusqu’aux distances de 500 à 700 mètres.
- Il explique ensuite la manière de diviser, de graduer et de lire des mires en bois léger de 3 à 6 mètres de hauteur, qu’il a substituées aux mires ordinaires à voyant, dont il a rejeté l’usage.
- Puis viennent des modèles de carnet pour les profils en long et pour les profils en travers, et une table des rectifications à faire aux cotes lues sur la mire, pour corriger la différence du niveau apparent au niveau vrai et l’effet de la réfraction terrestre.
- (O 1 vol. in-8, avec 12 planche#, Paris, Carilian-Gœury, quai des Augustins, 4t.
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- OUVRAGES NOUVEAUX.
- Ces notions sont complétées par la reproduction des tables d’Oltmann* et de la notice sur les nivellements barométriques, dont elles sont accompagnées dans Y Annuaire du Bureau des longitudes.
- M. Bourdaloue a rassemblé et classé en seize tables, sous le nom de repères, les cotes de niveau, au-dessus de la mer, des points principaux embrassés par les grandes triangulations géodésiques exécutées en France et par les nivellements qui ont été faits pour l’étude et pour l’établissement des divers chemins de fer du Gard ; du chemin de fer de Nîmes à Montpellier et Cette ; des canaux de la concession de Beaucaire ; du canal de Bouc ; des deux premières feuilles de la carte géologique du département du Gard; des routes nationales et départementales de ce même département ; du chemin de fer d’Avignon à Marseille, avec embranchement sur Aix ; du chemin de fer de Marseille à Toulon; et de celui de Lyon à Avignon.
- Une dix-septième table présente les cotes, au-dessus de la mer, des étiages et des inondations du Rhône en divers points de son lit.
- L’ouvrage est terminé par des tables pour les ordonnées des courbes des chemins de fer et arcs de cercle de 5 à 6,000 mètres de rayon.
- Enfin douze planches lithographiées accompagnent le texte.
- Ces détails vous feront apprécier, sans doute, l’utilité de l’ouvrage dont je vous entretiens, ainsi que les facilités que son auteur y a ménagées aux personnes qui s’occupent de nivellements, pour les rapporter au niveau de la mer, en y rattachant, quand il se trouvera à portée, un des nombreux repères inscrits dans les tables. La connaissance du relief de la France pourra être ainsi étendue à de nouvelles localités, et c’est là une chose à encourager.
- En conséquence, le comité des arts mécaniques vous propose \0 de remercier M. Bourdaloue de l’envoi de son ouvrage; 2° de faire insérer le présent rapport au Bulletin, afin de signaler le travail consciencieux de cet auteur aux personnes pour la commodité desquelles il a été fait.
- Signé Benoît, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 13 février 1850.
- Rapport fait par M. Benoit, au nom du comité des arts mécaniques, sur un Nouveau cours raisonné de dessin industriel appliqué principalement à la mécanique et à l’architecture, etc., par M. Armengaud aîné, professeur de dessin de machines au Conservatoire des arts et métiers, et MM. Armengaud jeune et Lamouroux, professeurs de dessin industriel ( 1 ).
- Messieurs, dans la séance du conseil du 21 novembre 1849, vous avez
- (i) t vol. in-8, avec allas de planches, Paris, chez Mathias, quai Manquais, 14.
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- OUVRAGES NOUVEAUX.
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- renvoyé à votre comité des arts mécaniques, pour l’examiner au point de vue de son utilité dans l’enseignement du dessin industriel, un ouvrage intitulé, Nouveau cours raisonné de dessin industriel appliqué principalement à la mécanique et à F architecture, etc., dont MM. Armengaud frères et Lamouroux 3 ses auteurs, ont fait hommage à la Société.
- Le volume de texte de cet ouvrage renferme 360 pages grand in-8°, format anglais, caractère saint-augustin ; l’atlas oblong est composé de 45 planches très-bien gravées sur cuivre, et dont le cadre a 0m,237 de hauteur sur environ 0m,338 de largeur.
- Les matières traitées dans ce Nouveau cours raisonné de dessin sont divisées en douze chapitres, dont voici les titres accompagnés de l’indication des planches qui s’y rapportent et des objets qu’elles représentent.
- Chapitre Ier. — Dessin linéaire : cinq planches de principes; parquets, plafonds, ogives et rosaces gothiques.
- Chap. II. — Étude des projections : quatre planches, n° 6 à n° 9, de principes, avec applications à l’ordre toscan, etc.
- Chap. III. — Teintes des coupes et applications : n° 10 à n° 13 , indiquant les teintes conventionnelles et représentant des pièces importantes de diverses machines.
- Chap. IV. —Intersections des surfaces : quatre planches, n° 14 à n° 17, offrant des intersections et des développements de surfaces pour des chaudières à vapeur, des vis, des serpentins, des robinets et des escaliers.
- Chap. V. — Étude et construction des engrenages cylindriques : quatre planches , n° \ 8 à n° 21, engrenages en fonte à dents de fer et de bois et engrenages de vis sans fin.
- Chap. VI. — Étude et construction des engrenages d’angle ou coniques : quatre planches, n° 22 à n° 25, roues d’angle en fonte à dents de fer et à dents de bois ; tiroirs de machines à vapeur, cames et excentriques.
- Chap. VII. — Principes élémentaires des ombres : huit planches, n° 26 à n° 33, applications aux engrenages, aux vis à filets triangulaires, carrés et arrondis ; principes de lavis ordinaire et par teintes plates.
- Chap. VIII. — Coupe des pierres : une planche, n° 34, donnant les détails d’un berceau à plein cintre débouchant dans l’angle de deux murs obliques, et ceux d’une arrière-voussure de Marseille.
- Chap. IX. — Étude et lever des machines : six planches, n° 35 à n° 40, offrant une machine à percer dans tous ses détails ; une roue hydraulique à au-gets ; une roue hydraulique de côté ; une pompe et une machine à vapeur avec détails.
- Quarante-neuvième année. Mars 1850, 9
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- Chap. X. —Projections obliques ; une planche, n° 41, application à un cylindre de machine à vapeur oscillante.
- Chap. XI. — Perspective parallèle : une planche, n° 42.
- Chap. XII. — Perspective exacte : quatre planches, n° 43 à n° 45, donnant des applications à divers corps et à la représentation d’un moulin à farine à courroies, de cinq paires de meules.
- Les neuf premiers chapitres, et le douzième, contiennent chacun une sous-division du texte intitulée, Règles et données pratiques relatives aux divers objets et machines représentés dans les planches, à la mécanique , aux scieries, au travail de la laine et du lin, aux chemins de fer, aux bateaux à vapeur, etc. Le nombre des tables numériques diverses qui y sont consignées étant de cinquante-six, il serait trop long d’en rapporter ici les titres.
- Vous voyez, messieurs, que le cadre embrassé par MM, Armengaud frères et Lamouroux est très-étendu, que toutes les matières qu’ils y traitent ont leur degré d’importance et d’utilité au point de vue sous lequel vous avez prescrit l’examen de leur travail, savoir, son utilité dans l’enseignement du dessin industriel.
- En conséquence , j’ai l’honneur de vous proposer, au nom du comité des arts mécaniques, 1° De remercier MM. Armengaud frères et Lamouroux de l’envoi qu’ils ont fait à la Société de leur utile ouvrage ;
- 2° De classer ce Nouveau cours raisonné de dessin industriel parmi les livres que la Société distribue tous les ans, dans ses récompenses, aux contremaîtres et ouvriers ;
- 3° Enfin d’ordonner l’impression du présent rapport dans le Bulletin, afin de faire connaître la nature de cet ouvrage aux personnes qu’il doit intéresser.
- Signé Benoît, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 13 février 1850.
- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS MÉCANIQUES.
- Note sur Y emploi simultané d’une règle divisée en millimètres, et de la règle à calculer, pour réduire et pour amplifier les dessins; par M. Benoît.
- J’ai imaginé un procédé fort simple et général dont j’ai fait très-souvent usage pour réduire et pour amplifier les dessins géométriques, à l’aide d‘une seule règle divisée en millimètres sur un de ses biseaux, et d'une règle logarithmique de Gunter, dite vulgairement règle à calcul. Le secours prompt et mutuel que ces deux règles se prêtent
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- les rend très-propres à réaliser rapidement l’application des principes géométriques résumés dans le rapport sur les règles pantographes de M. Portant, publié p. 24-1 du Bulletin de la Société, année 1849. Ces règles sont décrites et figurées Bulletin de janvier 1850, p. 32.
- Sur le biseau de la règle divisée en millimètres, à partir du point milieu et de chaque côté de ce point où est placé le zéro commun, j’écris la graduation des divisions, en allant vers chacune des extrémités de la règle.
- Le dessin original et la feuille de papier sur laquelle la réduction ou l’amplification doit être tracée sont ensuite liés l’un à l’autre, de manière qu’une même ligne droite perpendiculaire à leurs plus grandes dimensions les divise à peu près en deux parties égales, afin que le centre de similitude inverse se trouve ainsi placé dans le voisinage de cette droite et des bords des marges rapprochées l’une de l’autre.
- Enfin la languette de la règle à calcul (précieuse invention dont je me sers constamment et dont j’ai recommandé et propagé l’usage toutes les fois que j’ai eu occasion de le faire) est tirée, une fois pour toutes, de manière à indiquer le rapport que doivent observer les dimensions du dessin original et de la copie à tracer. Le plus petit chiffre du rapport étant affecté à la languette, il est clair que la valeur numérique, en unités quelconques, de toute dimension du grand dessin, étant lue sur la règle proprement dite, aura pour correspondante, sur la languette, la valeur numérique delà dimension homologue du petit dessin, mesurée avec la même unité.
- Ainsi, en plaçant constamment, sur le centre de similitude, le zéro de la règle à biseau divisée et graduée en millimètres comme il a été expliqué, tout en affleurant ce biseau contre un point quelconque du dessin original, la rive de ce biseau devra contenir le point homologue de la copie demandée. Si donc, suivant qu’on passera du grand au petit ou du petit au grand, on lit sur la règle ou sur sa languette la distance du zéro de la graduation, c’est-à-dire la distance du centre de similitude au point du dessin considéré, la languette ou l’échelle de la règle à calcul, suivant le cas, indiquera de suite et à la seule inspection, la valeur de la distance du zéro du biseau au point homologue de la copie à faire. Il suffira donc de lire cette distance sur la portion du biseau de la règle divisée en millimètres, correspondant au papier sur lequel la copie doit être tracée, et d’en décalquer l’extrémité sur ce papier, soit avec un piquoir, soit avec un crayon affilé, et le point ainsi décalqué sera, dans la copie, la position du sommet homologue de celui de l’original sur lequel on aura opéré.
- On pourrait adapter à la règle unique divisée en millimètres la douille de pivotement en cuivre proposée par M. Portant; mais il vaudrait mieux employer l’acier pour faire la lame mince au travers de laquelle doit être percé le petit trou destiné à donner passage au piquoir servant à maintenir la règle dans une position convenable pendant toute la, durée de l’operation; et, au lieu de la fixer avec des vis à bois, cette lame pourrait être logée dans une feuillure transversale pratiquée sur la face inférieure de la règle dont le corps serait exactement embrassé par la queue de cette lame coudée deux fois à angles droits sur elle-même. Cela étant, et le centre du petit trou de la lame d’acier s’alignant bien sur la rive du biseau de la règle, il est clair que, tant que le piquoir de pivotement y sera engagé, la liaison de cette règle et de la lame sera invariable ; car on
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- ne saurait les séparer l’une de l’autre qu’après avoir retiré le piquoir servant de pivot. Ainsi, tant que ce piquoir restera fiché dans la table ou dans le carton sur lesquels l’opération s’effectuera, le zéro commun aux deux graduations opposées du biseau de la règle sera invariablement maintenu sur le centre de similitude inverse, sans que l’opérateur ait besoin de s’en occuper.
- ARTS CHIMIQUES.
- Note sur un nouveau 'procédé d'extraction du sucre des betteraves à l'aide du sucrate
- de chaux; par M. Payen (1).
- L’origine de ce procédé remonte à plus de dix ans. Le 19 janvier 1838, M. Ktthl-mann proposait l’emploi d’un excès de chaux pour éviter les altérations des jus et mieux épurer le sucre. Il avait obtenu de bons résultats, dans des essais de laboratoire, en transformant le sucre en sucrate de chaux, afin d’éviter, durant l’évaporation , les altérations du sucre, qui, en combinaison avec la chaux, est plus stable qu’à l’état libre; il éliminait ensuite la chaux par l’acide carbonique. L’application en grand lui paraissait difficile, sans lui faire désespérer du succès (2).
- Jusqu’à l’année dernière, on n’avait obtenu aucun résultat avantageux en grand dans cette direction. M. Rousseau reprit alors les expériences en petit et détermina les conditions favorables; il unit ses efforts à ceux de l’un de nos plus habiles constructeurs d’appareils, M. Cail, et d’un fabricant expérimenté, M. Lequime. Bientôt cette association d’hommes spéciaux parvint à diriger l’application en grand, suivant des dispositions nouvelles, de façon à en assurer le succès. Les résultats remarquables obtenus durant la dernière campagne 1849-1850, à la sucrerie de Boucheneuille ( Nord ), nous semblent fixer l’utilité manufacturière de cette méthode que nous allons décrire.
- On extrait le jus des betteraves par les moyens usuels (laveurs, râpes, presses). La défécation du jus s’opère dans des chaudières ordinaires à double fond chauffées par la vapeur ; on emploie une quantité de chaux à peu près sextuple, c’est-à-dire assez considérable pour agir non-seulement sur les substances étrangères au sucre, mais encore pour former une combinaison ( sucrate de chaux , 2 équivalents de sucre plus 3 équivalents de chaux) avec la totalité du sucre contenu dans le jus.
- Il faut environ 25 kilog. de chaux pour 1,000 litres de jus; la chaux, hydratée et délayée par six fois environ son poids d’eau chaude, est mélangée au jus chauffé à 60° dans la chaudière N, et l’on élève ensuite la température jusqu’à 90° ou près de 100°, sans faire bouillir, afin d’éviter la coagulation du sucrate , et (suivant M. Rousseau) la décomposition d’une substance azotée.
- Le liquide, décanté par le robinet O, s’écoule dans un filtre P, passe sur une toile pelucheuse recouverte de 20 centimètres cle noir en grain, est alors limpide, mais jaune-verdâtre ; on le fait arriver, par le tube Q, dans une chaudière à déféquer G, qui entretient sa température et dans laquelle doit s’effectuer l’élimination de la chaux.
- L’appareil indiqué pi. 1135 sert à réaliser cette séparation. Une pompe foulante A,
- (1) Celle note a etc lue dans la séance du 13 février 1850.
- (2) Voyez p. 321 de la Flandre agricole et manufacturière, t. IIf.
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- mue par un renvoi de la machine à vapeur, lance continuellement de l’air atmosphérique au-dessus de la grille d’un four clos, en tôle, de forme ellipsoidale B, doublé d’une couche interne de terre à creuset ou d’une épaisseur de briques.
- Ce four a été, préalablement, chargé de charbon de bois sur la grille et de coke au-dessus, en quantité égale au cinquième environ du poids de la chaux employée à la défécation d’une ou de plusieurs chaudières.
- Le charbon de bois allumé, tout en chargeant le four, se brûle et communique le feu au coke sous l’influence du courant d’air qu’insuffle la pompe. Cette combustion produit de l’acide carbonique ( à la condition d’éviter qu’une trop forte épaisseur de charbon devienne incandescente et produise de l’oxyde de carbone ) mêlé d’azote et d’un petit excès d’oxygène, entraînant, d’ailleurs, des particules de cendres et quelques produits condensables.
- Ce mélange gazéiforme passe par le tube E dans un vase laveur D, où il dépose les corpuscules solides et les vapeurs condensables en traversant l’eau (1).
- Les gaz lavés se dirigent, par le tube F, vers un tube commun F', qui les distribue, à l’aide de robinets a, dans chacune des chaudières G pleines aux deux tiers du jus clair déféqué.
- Le gaz acide carbonique sort par les traits de scie pratiqués en F" à la partie inférieure du tube; il traverse, en bulles nombreuses, le liquide chargé de sucra te de chaux, décompose ce sucrate et donne lieu à un abondant précipité de carbonate calcaire ; bientôt la saturation est complète, et l’excès d’acide carbonique se dégage en partie dans l’air.
- La viscosité du liquide étant dès lors détruite avec les dernières portions du sucrate, la mousse cesse de se produire.
- On porte à l’ébullition durant quelques minutes, afin de chasser les dernières traces d’acide carbonique en excès, puis on verse aussitôt le liquide trouble, par le robinet d, sur un filtre à noir en grain K; le carbonate de chaux, précipité grenu, n’empêche pas la filtration.
- Le jus sucré , presque incolore, est directement conduit, par le robinet e, aux chaudières évaporatoires ; on pousse rapidement la concentration jusqu’à 30 ou 31° (2), puis on verse une deuxième fois sur les filtres à noir.
- Le sirop filtré est blanc et limpide; on le soumet à la cuite dans les appareils et vases ordinaires, et l’on obtient au cristallisoir un sucre plus blanc , plus abondant et de saveur plus agréable qu’en suivant les méthodes usuelles.
- Les sirops d’égout sont plus fluides et peuvent subir successivement quatre et cinq cuites, en donnant, chaque fois, des cristaux faciles à égoutter.
- Le clairçage de ces produits s’opère également avec une grande facilité, de sorte que l’on peut obtenir, chaque jour, le sucre directement, en pains semblables aux raffinés, et
- (1) On rend plus facile cette épuration du gaz en le faisant passer dans un réfrigérant C’, dans lequel l’eau froide circule ; ce réfrigérant est adapté au tube C, et se trouve interposé entre le fourneau et le vase laveur.
- (2) Dans les opérations suivantes, il paraît préférable de terminer l’évaporation à 28°, puis de com-
- pléter la densité de 32° par une addition de sucre de 2*, 3e ou 4e cristallisation, préalablement égoutté à la toupie, cl une fois claircé dans 'e meme ustensile. ,
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- faire rentrer en chargement ou faire servir à la préparation des premières clairces les cristallisations de 2e, 3e, ke et 5e jets après l’égouttage forcé et un clairçage.
- Ce qui me paraît distinguer le procédé Rousseau des moyens analogues précédemment essayés, c’est surtout qu’il réussit manufacturièrement et qu’il donne de beaux produits comparables aux raffinés ordinaires.
- C’est encore que son emploi évite , à peu près totalement, les incrustations calcaires des appareils évaporatoires , l’emploi du beurre à la cuite , enfin qu’il permet de diminuer d’environ 0,33 la consommation du noir animal.
- Quant au rendement comparatif du jus en sucre cristallisé, la question ne pourra être définitivement résolue que par un inventaire exact à la fin de cette campagne.
- Explication de la pi. 1135, représentant l’appareil de fabrication du sucre de betterave à l’aide du sucrate de chaux, par M. Rousseau, rue de VEcole-de-Médecine, 9.
- A, pompe foulante mue par une machine à vapeur, communiquant avec un four en tôle B chargé de charbon de bois et de coke.
- C\ réfrigérant communiquant d’une part avec le fourneau par le tube C, et de l’autre avec le vase laveur D, au moyen du tube E plongeant dans le liquide et terminé par une pomme d’arrosoir.
- F, tuyau monté sur le sommet du vase laveur et se recourbant pour plonger dans la chaudière de défécation G. Sa partie inférieure F" est entaillée de petits traits de scie par lesquels le gaz acide carbonique pénètre dans le jus sucré.
- F', tube de distribution aux chaudières G et autres.
- H, tige munie d’un robinet d pour soutirer le jus déféqué.
- I, rigole par laquelle le jus s’écoule pour se rendre dans le vase K rempli de noir en grain.
- J, charpente sur laquelle est placée la chaudière G.
- L, tuyau d’arrivée de la vapeur sous la chaudière G.
- M, tuyau conduisant la vapeur dans le condenseur.
- N, chaudière supérieure remplie de jus mêlé de chaux.
- O, tige munie d’un robinet pour laisser écouler ce jus dans le filtre P contenant du noir placé sur une toile pelucheuse.
- Q, tuyau par lequel le jus se rend dans la chaudière G.
- a, robinet du tuyau F. b, robinet du tube à vapeur L. c, robinet du tube M. d, robinet monté à l’extrémité de la tige H. e, robinet pour soutirer le jus filtré. (D. )
- Extrait des procès-verbaux des séances du conseil d’administration de la Société
- d’encouragement.
- Séance du 27 février 1850.
- Correspondance. M. le ministre de l’instruction publique adresse une circulaire ayant pour objet de régulariser et d’assurer le service d’échange et de transmission des publications entre les sociétés savantes.
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- M. Thorê, à l’entrepôt général des grains, à la Villette, près Paris, en rappelant qu’il est inscrit au concours ouvert pour l’application des meilleurs procédés de conservation des grains dans les fermes et magasins, annonce qu’il est prêt à faire, devant les commissaires de la Société, tels essais qu’elle jugera convenables pour constater la bonté des procédés qu’il met en usage.
- M. Thoré exprime le désir que les mêmes commissaires veuillent bien examiner ses moyens de conservation des farines.
- M. Desaint, mécanicien à Epernay (Marne), désirant prendre part au concours ouvert par la Société pour la découverte des moyens de détruire les insectes nuisibles, expose que, frappé, depuis plusieurs années, des ravages occasionnés dans les vignes par les insectes, il a cherché les moyens de combattre ce fléau.
- Après avoir rappelé les moyens mis en usage, et, selon lui, très-inefficaces, M. De-saint propose de remplacer les échalas en bois par des échalas en terre cuite auxquels il donne le nom d’échalas réfractaires.
- M. A. Humbert de Molard, rue Meslay, 11, adresse la lettre suivante à M. le président de la Société ;
- « Monsieur le président, depuis que M. Niepce nous a initiés à ses préparations albumineuses, il est incontestable que le triomphe à venir de la photographie sur papier est assuré. Malheureusement ce procédé, par l’albumine sur feuilles de verre, est encore à l’état d’enfance, entouré d’incertitudes et de difficultés, dont la principale est, sans contredit, l’application régulière du liquide albumineux à la surface de la glace. La main la plus exercée est impuissante à réaliser ce problème, facile, du reste, à résoudre par la mécanique.
- « J’ai l’honneur de soumettre à l’appréciation de la Société un modèle de cuvette (ou bassin ) à l’aide de laquelle cette couche d’albumine est de suite appliquée avec facilité et exactitude. Je dirai, toutefois, que, depuis deux ans qu’elle est construite, elle a subi, tant de ma part que de celle de mes collaborateurs, beaucoup de bonnes et heureuses modifications; le principe d’action est resté le même, et son usage réitéré n’a pas cessé de donner des résultats satisfaisants.
- « Les quatre vues de Rome (grandes plaques), exécutées à Rome par M. Eugène Constant, mon collaborateur, ne laissent, je l’espère, aucun doute à cet égard.
- « Les deux portraits demi-plaques, mêmes procédés sur verre, prouvent qu’on pourra bientôt, par l’albumine, opérer sur nature vivante et sur plaques de grande dimension. La plaque de verre, albuminée jusqu’à présent, si longue, si dure à s’impressionner à la lumière, peut, en effet, je pense, recevoir une accélération bien marquée, d’abord par la présence du camphre dans les préparations, mais plus encore par le degré de coagulation plus ou moins concentré que lui imprime le contact de l’acide acétique.
- « Les portraits grandes plaques sont faits sur papier sans colle, purifié d’abord par les acides pour en dénaturer la pâte, et ensuite rendu translucide par une solution alcoolique de diverses gommes, élémi, copahu, camphre, etc.
- « Ce procédé, encore tout nouveau, mais que je poursuivrai sans relâche, finira, je l’espère, par donner des résultats de finesse très-supérieurs à ceux obtenus jusqu’à présent par les procédés ordinaires.
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- « Pour mieux donner une idée du travail préparatoire du procédé, je crois devoir joindre ici 1° une feuille de papier primitif avant toute préparation ; 2° la même feuille encollée, vernie, chargée de la couche impressionnable, en un mot prête à être placée dans la chambre noire ; 3° un cliché sorti de ce genre de préparation ; 4° des positives obtenues par ce procédé.
- « Enfin je ferai observer que toutes les épreuves que j’ai rtionneur de présenter à la Société, soit points de vue, soit portraits, sont exécutées en positives par un procédé tout autre que celui du chlorure d’argent employé jusqu’à présent ; rien n’est noir, rien n’est cru : la dégradation des teintes est observée avec pureté du premier plan jusqu’au lointain, et présente de plus à l’œil la richesse des tons chauds des diverses sépias colorées, dont on peut varier les nuances à l’infini par la combinaison des divers chlorhydrates employés à cet effet. »
- M. le président invite la commission de photographie à prendre en considération la communication de M. Humbert de Molard.
- M. Bontron, rue Bergère, 34, directeur de la compagnie pour l’exploitation des appareils séparateurs et désinfecteurs des matières fécales du système Chaussenot aîné, communique des renseignements étendus sur les moyens qu’il emploie pour diminuer les frais de vidange, etc.
- M. Hébert neveu, au Kremlin , près Bicêlre, transmet des vues pour l’amélioration du sort des ouvriers.
- M. Chérot, colon en Algérie, communique l’extrait d’un mémoire adressé par la Société agricole de l’Algérie à l’assemblée législative, tendant à obtenir 1° l’établissement, pour les produits agricoles étrangers à leur entrée en Algérie, des mêmes droits qu’ils payent à leur entrée en France; 2° l’abolition de tous droits de douane entre la France et l’Algérie.
- Objets présentés. M. Florimond, rue de Thorigny, 3, appelle l’attention de la Société sur une charrue-ratissoire pour jardins.
- M. Delaunay, à Itteville ( Seine-et-Oise), soumet un modèle de presse mécanique destinée à presser à la fois les quatre angles d’onglet d’un encadrement.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts chimiques, M. Chevallier lit un rapport sur un mémoire de M. Auber gier fils, pharmacien à Clermont-Ferrand, relatif aux essais qu’il a entrepris pour obtenir 1° le suc laiteux de la laitue, lequel, à l’état concret, est connu sous le nom de lactucarium ; 2° le suc laiteux du pavot connu sous le nom d’opium.
- Le comité propose 1° de remercier l’auteur de sa communication, en l’engageant à continuer les recherches qu’il a entreprises; 2° de renvoyer le rapport à la commission du Bulletin. (Approuvé.)
- Au nom d’une commission spéciale, M. lluzard lit un rapport sur le résultat du concours pour la multiplication en grand des sangsues.
- M. le rapporteur fait connaître les travaux de chacun des quatre concurrents qui se sont présentés. La commission pense que, sans avoir remporté le prix, M. Ébrard, l’un des concurrents, a droit à l’une des médailles que le programme réserve à ceux dont les travaux auront servi à l’avancement de la solution de la question; que M. Michelot,
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- autre concurrent, ayant réussi dans une tentative de multiplication des sangsues dans une petite pièce d’eau qu’il possède à Dampierre, mérite également une récompense, plie propose, en conséquence, 1° d’accorder à M. Ebrard une médaille de la valeur de 500 fr.; 2° de donner à M. Michelot un témoignage de la satisfaction de la Société, en lui décernant une médaille de la valeur de 300 fr.
- Pa commission pense que tout l’effet du concours ouvert par la Société est produit, et que l’attention est aujourd’hui suffisamment éveillée sur ce sujet. Elle propose, en conséquence, de retirer le prix, sauf à décerner des encouragements aux pers©nnes qui continueront à entretenir la Société des expériences sur la multiplication des sangsues et des résultats obtenus par cette multiplication. La commission est d’avis que la Société poursuive de tous ses efforts, auprès du ministre compétent, une mesure législative sur la pêche des sangsues.
- Après une discussion, le conseil décide qu’une médaille, de la valeur de 500 fr., sera décernée à M. Ebrard, et une médaille de 100 fr. à M. Michelot. Il adopte le surplus des conclusions du rapport.
- Au nom du comité des arts mécaniques, M. Saulnier lit un rapport sur un sphéro-mètre et un cathétomètre présentés par M. Perreaux.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication, et d’insérer le rapport dans le Bulletin, avec le dessin des deux instruments. (Approuvé.)
- M. le président profite de cette occasion pour appeler l’attention de la Société sur le nouveau sphéromètre de M. Brunner.
- Au nom du même comité, M. Calla lit un rapport sur un modèle de marteau à pilon présenté par M. Huau, ingénieur-mécanicien à Brest.
- Le comité regrette que l’auteur n’ait pas exécuté sa machine en grand, afin de pouvoir juger si elle est applicable à un travail pratique et régulier ; toutefois il propose de le remercier de sa communication, et d’insérer le rapport dans le Bulletin. (Approuvé. )
- Au nom du comité des arts économiques, M. de Silvestre lit un rapport sur un appareil propre à la fabrication des eaux gazeuses, présenté par M. Ozouf, pharmacien à Paris. <
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication, et d’insérer le rapport dans le Bulletin, avec la description et le dessin de l’appareil. (Approuvé. )
- Par suite de ce rapport, le comité des arts économiques, considérant combien il serait utile pour l’industrie que le Bulletin renfermât une description détaillée des principaux appareils qui ont servi jusqu’ici à la fabrication des eaux gazeuses, propose de faire dessiner et graver pour le Bulletin, avec description ou légendes à l’appui, mais sans jugement de la Société, et à titre de simples documents industriels, les appareils les plus connus qui n’y sont point mentionnés.
- Après une discussion, cette proposition est renvoyée à la commission du Bulletin.
- Au nom du même comité, M. de Silvestre fait un rapport verbal sur un système de bouchage pour les liquides gazeux dit eapsulo-mécanique, par M. Ozouf.
- Le comité propose de faire graver la figure des bouchons sur la même planche que l’appareil de M. Ozouf, et d’y joindre une légende explicative. (Approuvé.)
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- Au nom du même comité, AI. lier pin présente successivement deux rapports, l’un sur le système de parapluie de M. Cazal, l’autre sur celui de M. Farge. Ces deux rapports sont renvoyés au comité pour être complétés.
- Séance du 13 mars 1850.
- Correspondance. M. Ferdinand de Lasteyrie, représentant du peuple, adresse à AI. ]e président de la Société la lettre suivante :
- « Monsieur le président, les témoignages de regrets si honorables et si touchants que la Société d’encouragement a donnés à la mémoire de mon père me font espérer qu’elle voudra bien accepter, comme un faible témoignage de ma gratitude, le portrait d’un de ses fondateurs, dont la collaboration active ne lui avait pas fait défaut depuis un demi-siècle.
- « La mémoire de mon père m’est chère à tant de titres, que je suis heureux de pouvoir la rappeler au souvenir de ses anciens collègues, et je saisis avec empressement l’occasion de leur offrir l’expression de mon respectueux dévouement.
- « Veuillez, monsieur le président, être auprès d’eux l’interprète de mes sentiments, et recevoir l’assurance de ma haute considération. »
- Signé Ferdinand de Lasteyrie.
- M. le président propose de témoigner à AI. Ferdinand de Lasteyrie toute la gratitude de la Société d’encouragement pour le don du portrait de son vénérable père, dont le souvenir se lie à toutes les institutions d’utilité publique, et qui a si puissamment contribué, par ses travaux et son dévouement, à la fondation de la Société d’encouragement.
- M. le ministre de l’agriculture et du commerce transmet deux rapports relatifs à la construction d’un chemin de fer entre Turin et Chambéry, et à la machine qui doit servir au percement du tunnel des Alpes entre Modane et Bardonnèche. Un de ces rapports a été présenté par M. Henri Maus, inventeur de la machine; l’autre émane de la commission sarde que le gouvernement avait chargée d’examiner les plans de cet ingénieur. Les deux documents dont il s’agit paraissent à M. le ministre offrir un véritable intérêt, et la Société d’encouragement voudra bien, il l’espère, après en avoir pris connaissance, lui communiquer le résultat de l’appréciation qu’elle en aura faite, et à laquelle le gouvernement sarde attache une grande importance.
- Le conseil vote des remercîments à M. le ministre pour cette communication.
- M. le ministre des travaux publics accuse réception du rapport fait par AI. Olivier, au nom d’une commission spéciale, sur la nouvelle méthode de géométrie pratique de M. Martin Châtelain.
- M. Laignel, rue de la Harpe, 13, demande que la Société fasse examiner les diverses améliorations qu’il a introduites dans la construction des chemins de fer, dont il a présenté les dessins et exécuté les modèles.
- M. Bunau transmet d’Algérie une note et un plan autographié, portant pour titre, Moyen de fournir de Veau à la ville d’Alger.
- M. Calmus, sergent de voltigeurs au 62e régiment d’infanterie de ligne, en garnison à Versailles, transmet un mémoire renfermant des recherches sur les fécules de l’arum,
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- de la bryone et du marron d’Inde, qu’il a de nouveau étudiés, recherches qu’il soumet à l'appréciation de la Société.
- M. Peigne, rue Rambuteau, 13, appelle l’attention de la Société sur trois appareils pour lesquels il a pris un brevet d’invention, savoir 1° un appareil d’évaporation; 2° un autre pour faire le sucre candi; 3° un appareil à calciner le noir animal.
- M. Chérot, colon en Algérie, transmet un quatrième mémoire traitant 1° de la météorologie vulgaire (février 1850) ; 2° des aliments vulgaires; 3° de la culture dans le mois de février ; 4° de la taxe du pain et de la viande ; 5° des vins blancs de Médéah.
- M. Chérot joint à cet envoi une suite à son troisième mémoire.
- M. Chevallier, membre du conseil d’administration, expose que les discussions qui se sont élevées dans le sein de la Société sur la falsification et sur les marques de fabriques, discussions qui ont été ajournées, lui ont donné l’idée de réunir des notes sur les falsifications qu’il a recueillies depuis dix ans.
- Il fait hommage à la Société du premier volume du Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales, avec l’indication des moyens de les reconnaître.
- Des remercîments sont adressés à M. Chevallier pour le don de cet ouvrage.
- Rapports des comités. M. Saulnier a la parole pour faire une proposition au nom du comité des arts mécaniques.
- Ce comité, après avoir mûrement délibéré sur les objets dont l’examen lui est confié, a senti la nécessité de demander au conseil d’administration, conformément à l’article 13 du titre YII des statuts, l’autorisation de s’adjoindre trois membres de la Société, dont les connaissances et les spécialités lui seraient d’un utile secours pour délibérer et rendre compte des procédés, machines et appareils.
- Si le conseil adhère à la proposition du comité, il exposera les titres des trois membres dont il demande l’adjonction; ce sont 1° M. Eugène Pihet, ancien mécanicien-constructeur, dont les travaux et les connaissances sont depuis longtemps appréciés de la Société; 2° M. Laboulaye, ancien officier d’artillerie, connu par d’utiles publications sur la mécanique, les arts, les manufactures et la création d’un établissement de fonderie de caractères d’imprimerie; 3° M. Dumery, ingénieur civil, dont les conceptions mécaniques sont d’une haute importance.
- Le conseil prend en considération les propositions du comité des arts mécaniques. En conséquence, M. le président invite les membres de ce comité à présenter les titres des candidats à l’adjonction.
- Au nom de la commission des arts graphiques, M. Amédée Durand lit un rapport sur les procédés d’aqua-tinte en relief de M. Himely, graveur, rue de l’Odéon, 33.
- Le principe de cette invention consiste dans le procédé nouveau d’obtenir en relief, à l’imitation de la typographie, l’aqua-tinte employée jusqu’à ce jour, en creux.
- M. le rapporteur décrit le procédé de M. Himely, et fait remarquer que le tirage a heu comme en typographie; il annonce que la commission s’est livrée à des expériences nombreuses et variées pour constater l'utilité de l’invention de M. Himely ; il fait apprécier les applications auxquelles ce procédé d’aqua-tinte en relief peut donner lieu,
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- La commission, d’après des essais satisfaisants, persuadée des avantages que les arts et l’industrie sont appelés à retirer de ce nouveau procédé, propose 1° de remercier l’auteur de son intéressante communication; 2° d’insérer le rapport dans le Bulletin.
- M. Jomard pense qu’il serait utile qu’un spécimen de ce procédé de gravure accompagnât la publication du rapport.
- Le conseil partage cette opinion, et invite la commission du Bulletin à prendre des mesures en conséquence.
- Le conseil approuve ensuite le rapport et en adopte les conclusions.
- Au nom du comité des arts mécaniques, il est donné lecture, par M. Le Chatelier, d’un rapport sur un moyen d’utiliser le travail mécanique développé par la vapeur pour produire le tirage dans les cheminées des locomotives, proposé par M. Cadiat.
- M. le rapporteur décrit ce moyen, et, après des considérations sur les modifications imaginées par l’auteur, il fait connaître que le comité est d’avis qu a défaut de recherches expérimentales la Société ne peut que s’abstenir et inviter M. Cadiat à poursuivre ses investigations, en les complétant par des recherches en grand.
- Après une discussion, le rapport est renvoyé au comité, avec invitation d’examiner la question de savoir s’il ne serait pas utile de faire des expériences, aux frais de la Société, sur le système de M. Cadiat.
- Communications. M. Beuvière donne lecture d’un mémoire ayant pour titre, Mémoire sur les applications de la photographie aux arts industriels.
- Trois procédés principaux, concourant chacun, d’une manière spéciale, au but énoncé, sont traités dans ce mémoire.
- Le premier a pour but et pour effet la multiplication indéfinie des images de a chambre obscure ; son principe est de faire servir l’image daguerrienne obtenue sur uhu surface polie de plaqué d’argent, de matrice ou d’épreuve négative, et d’en prendre la copie positive au moyen d’un faisceau de lumière projeté à sa surface et recueilli, après sa réflexion, sur un écran sensible à la lumière.
- Le second procédé comprend deux parties que M. Beuvière nomme respectivement gravure à jour et impression photographique. La première partie a pour objet de remplacer l’épreuve négative obtenue dans la chambre obscure par une feuille de verre ; la seconde enseigne la manière de se servir de cette gravure pour obtenir les épreuves positives par l’effet de la lumière.
- Enfin le troisième procédé est une méthode de gravure chimique des images photo-génées sur métal, appuyée sur un fait nouveau de galvanoplastie observé par M. Beuvière.
- Le mémoire relate des faits nombreux, et spécialement les résultats satisfaisants d’essais sur l’application des lumières artificielles, lumière de lampe ordinaire, lumière de lampe à éther et à courant d’oxygène, enfin lumière électrique pour la production des épreuves positives au moyen de gravures à jour; il est terminé par quelques notes pvropres à éclairer l’historique des procédés ci-dessus.
- M. le président adresse à M. Beuvière les remercîments du conseil pour son intéressante communication dont la commission de photographie est invitée à rendre compte.
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- Séance du 27 mars 1850.
- Correspondance. M. le ministre de l’agriculture et du commerce rappelle que, par un décret du 6 février dernier, le conseil général de l’agriculture et du commerce a été convoqué pour le 6 avril. Ce décret, qui a paru au Moniteur du 13 du même mois, était accompagné d’un rapport renfermant l’exposé des questions sur lesquelles le conseil général est invité à porter son attention et à faire connaître son avis.
- M. le ministre transmet des exemplaires du décret et du rapport dont il s’agit, en invitant la Société à lui faire connaître son avis sur celles des questions indiquées au rapport qui attireront particulièrement l’attention de ses membres.
- M. le président fait observer que l’époque de l’ouverture de la session de ce conseil est trop rapprochée pour donner lieu à une délibération ; il invite, d’ailleurs, les comités à prendre connaissance de ces questions, et à présenter, s’ils le jugent convenable, les observations qu’ils croiront utiles.
- 31. le ministre de la marine et des colonies accuse réception du rapport de 31. Théodore Olivier sur la méthode de géométrie pratique de M. Châtelain, et témoigne de tout son intérêt pour la propagation de cette méthode.
- M. le docteur Payerne et son associé, 31. Lamiral, rue de Cléry, 42, appellent l’attention de la Société sur les travaux de 31. Payerne relatifs à la navigation sous-marine, et sur la construction d’un bâtiment sous-marin auquel on applique une puissante propulsion par le moyen d’une machine à vapeur différant des autres machines h vapeur par son foyer hermétique et son combustible oxygéné.
- M. Digeon, propriétaire-cultivateur, à Argentan (Orne), soumet un nouveau système d’enrayage dit à équilibre, qui a pour objet de maintenir constamment, dans les voitures à deux roues, le centre de gravité de la charge sur l’essieu, quelle que soit l’inclinaison des rampes à descendre ou à gravir.
- 31. Chérot, colon en Algérie, envoie une deuxième suite de sa quatrième communication intitulée, Animaux sauvages et domestiques.
- Objets présentés. 31. Bertaut, rue Saint-Marc, 14, présente des épreuves lithographiques offrant la reproduction de tableaux de peintres les plus coloristes. Ce genre d’impression est monté à toute la vigueur que peuvent fournir les procédés lithographiques.
- 31. Knusmann, rue de l’Eperon, 7, présente un instrument dit sangsue artificielle, destiné à remplacer les sangsues naturelles.
- 31. Combes, l’un des secrétaires, annonce la perte que l’industrie vient de faire en la personne de M. Louis Lemaître, mécanicien à la Chapelle-Saint-Denis; il rappelle les travaux de ce mécanicien distingué, dont les machines ont puissamment contribué à élever la construction des chaudières et les diverses applications de la tôle à un haut degré de perfection.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, 31. Benoît lit un rapport sur la presse présentée par 31. Bemy-Delaunay, destinée à agir sur les quatre angles d’un encadrement rectangulaire quelconque en pièces de bois, de manière à placer et à maintenir celles-ci parfaitement d’équerre pour les assembler. .
- Le comité propose de remercier 31. Delannay de sa communication et de faire insé-
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- rer le rapport au Bulletin, accompagné d’un dessin de la presse et d’une légende descriptive. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts économiques, M. Herpin lit un rapport sur un foyer à grille mobile pouvant brûler toutes sortes de combustibles, présenté par M. Sorel.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin. (Approuvé. )
- Au nom du même comité, le même membre lit un rapport sur une camisole de sauvetage en poudre de liège présentée par M. Canard.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport au Bulletin.
- Après une discussion, le conseil, considérant qu’il est utile de faire des expériences en grand avec l’appareil de sauvetage dont il s’agit, ajourne l’adoption des conclusions du rapport, jusqu’à ce que le résultat de ces expériences soit connu.
- M. Combes donne, pour M. Seguier, lecture du programme de prix proposé par la commission de photographie pour hâter les progrès de la photographie.
- Après une discussion préliminaire sur l’ensemble de ces propositions de prix, M. le président, avant de les soumettre à la délibération du conseil, fait remarquer que la commission de photographie a eu l’heureuse idée d’appeler à ses délibérations les artistes et amateurs photographes, de manière que les programmes de prix sont l’expression des lacunes qui restent à remplir de l’art photographique.
- Le conseil adopte les propositions de prix.
- Communications. M. Schneider a la parole pour l’exposé 1° d’un procédé de grillage du minerai sans combustible; 2° d’un nouveau système pour la condensation des vapeurs acides dans la fabrication de l’acide chlorhydrique.
- Il donne d’abord la description d’un système de seize fours destinés au grillage du minerai (pyrites) sans combustible. On sait que, depuis plusieurs années, l’on produit, dans certaines usines, tant en France qu’à l’étranger, l’acide sulfurique par le grillage des pyrites, soit sulfure de cuivre, soit persulfure de fer ; mais ce grillage se fait dans des fours à réverbère, en les chauffant en dessous du sol, et faisant revenir la flamme pardessus la voûte dans toute la longueur des fours. Ce mode de grillage entraîne une dépense considérable de combustible; en effet, dans une usine grillant 12,800 kilog. de minerai par 24 heures, on consomme par jour 5,600 kilogrammes de charbon, soit, pour 300 jours de travail, 1,680,000 kilog.
- Avec le système de grillage présenté par M. Schneider, et qui est actuellement pratiqué , il n’y a aucun emploi de combustible, sauf celui nécessaire pour la mise en train des fours, et qui est de 12 stères de bois environ. Lorsque les fours sont convenablement chauffés, l’emploi des combustibles devient inutile, attendu que le grillage du minerai se fait par la combustion du soufre contenu dans les pyrites. M. Schneider ajoute que ce perfectionnement diminue d’une manière notable le prix de revient de l’acide sulfurique.
- Le second système, exposé par M. Schneider, est un four double pour la fabrication du sulfate de soude et de l’acidë chlorhydrique, système qu’il croit propre à une condensation parfaite des vapeurs acides. En effet, il est généralement reconnu que la pré-
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- sence de ces vapeurs acides dans l'atmosphère, dans le voisinage des usines où se fabrique l’acide chlorhydrique, doit être principalement attribuée à la mauvaise disposition des appareils condensateurs , parce que , par le système de condensation en usage , les vapeurs acides ne se trouvent pas en contact assez intime avec l’eau. Dans le système de M. Schneider, quoique ayant beaucoup moins de tourilles, et décomposait une plus grande quantité de sel dans ses fours que dans ceux en usage aujourd’hui, la condensation a lieu par le contact intime des vapeurs acides avec l’eau.
- A la suite de sa communication, M. Schneider entretient le conseil de la préparation de la gélatine pour la fabrication de la colle forte. Les vapeurs acides échappées à la condensation passent dans plusieurs rangées de cuves en bois ou en pierres dures remplies d’os ; l’acide dans ces cuves, toujours maintenu au même degré pour dissoudre le phosphate de chaux, prépare les os avec beaucoup de facilité en les transformant en gélatine ; les gaz non condensés à la sortie de ces cuves passent dans une cheminée double; la cheminée extérieure reçoit les produits de la combustion des foyers de l’usine, tandis que la cheminée intérieure, de deux tiers moins élevée que celle extérieure, est remplie de coke maintenu constamment humide au moyen d’un filet d’eau froide qui condense les vapeurs acides échappées à la condensation dans l’appareil.
- M. le président adresse à M. Schneider les remercîments de la Société pour son intéressante communication, qui est renvoyée à l’examen du comité des arts chimiques.
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- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE.
- La Société d’encouragement a reçu, dans ses séances des 30 janvier, 13 et 27 février, 13 et 27 mars 1850, les ouvrages dont les titres suivent :
- 1° Mémoires de la Société des sciences, de l'agriculture et des arts de Lille, année
- 1848. 1 vol. in-8.
- 2° Mémoires de l’Académie nationale de Metz, 30e année, 1848-1849. 1 vol. in-8.
- 3° Séances et travaux de l’Académie de Reims, n° 6, 1849. In-8. .
- 4° Procès-verbal de la séance publique annuelle de la Société d’agriculture, commerce, sciences et arts du département de la Marne, tenue le 2 décembre 1849. In-8.
- 5° Notice biographique sur M. Philippar; par M. Bailly de Merlieux. In-8.
- 6° Arithmaurel, instrument à calculer, inventé par MM. Maurel et Jayety de Voiron ( Isère ). In-8.
- 7° Annales des ponts et chaussées, septembre et octobre 1849. 1 vol. in-8.
- 8° Annales de l’agriculture française, janvier et février 1850. In-8.
- 9° Journal des économistes, 15 janvier et février 1850. In-8.
- 10° Moniteur industriel des 17, 20, 24, 27 et 31 janvier, 3, 7, 10, 14, 17, 21, 24 et 28 février, 3, 7, 10, 14, 17, 21 et 24 mars 1850.
- 11° Bulletin de la Société pour l’instruction élémentaire, novembre et décembre
- 1849, janvier 1850. In-8.
- 12° Société fraternelle des protes des imprimeries typographiques de Paris, — Rapport sur les essais pratiques de l’imprimerie de M. Paul Dupont. In-8.
- 13° Enquête sur le travail agricole et industriel,—Rapport pour les deux cantons du
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- BULLET1N 1RRLIOGR APHIQUE.
- Puy (Haute-Loire), suivi d’une étude d’économie agricole; par M. Charles Çalemard-Lafayette.
- 14° De l’utilité des asiles agricoles et de leur organisation ; par M. Risler. In-8.
- 15° Rapport présenté par le comité d’administration de l’asile agricole de Cernay ( Haut-Rhin ), le 14 juin 1849. In-8.
- 16° Revue de l’éducation nouvelle, par M. Delhruch, n09 4 et 5, 2e année 1850.
- 17° Journal intitulé Y Epargne, n° 1, février 1850.
- 18° L’Ordre, journal, lundi 4 février 1850.
- 19° Note sur la vidange en général; par M. César Bontron. In-4.
- 20° Industrie des houilles, des métaux et des machines en Belgique, — Rapport adressé au ministère français de l’agriculture et du commerce sur l’exposition des produits de l’industrie belge en 1847; par M. Calla. In-8.
- 21° Le technologiste, février et mars 1850.
- 22° Machine à battre le blé, locomobile à vapeur et manège à engrenage nouveau; par MM. Paw/ Renaud et Adolphe Lotz, constructeurs-mécaniciens, à Nantes. In-8
- 23° Du bien-être de nos vieux jours et de l’avenir de nos enfants, par M. LhuilHer de l’Etang. In-8.
- 24° Séances et travaux de l’Académie de Reims, année 1849 à 1850, n° 7.
- 25° Bulletin des séances de la Société nationale et centrale d’agriculture, — Compte mensuel, par M. Payen, 2e série, tome Y, n° 3.
- 26° Réforme agricole, scientifique et industrielle, par M. Nerée-Bouhéc, n° 16, décembre 1849 et janvier 1850.
- 27° Eloge historique du comte Thomas Valpergade Chevron, président de l’Académie royale d’agriculture de Turin; par M. Matthieu Bonafous.
- 28° Annales de la Société d’agriculture, sciences, arts et belles-lettres du département d’Indre-et-Loire, tome XXIX, nos 1 et 3. In-8.
- 29° Annales delà Société centrale d’horticulture de France, janvier et février 1850. In-8.
- 30° Revue générale de l’architecture et des travaux publics, sous la direction de M. César Daly, 8e vol., 11e année, n09 7 et 8. In-4.
- 31° Revue scientifique et industrielle, sous la direction du docteur Quesnevïlle, janvier et février 1850. In-8.
- 32° Annales des chemins vicinaux, décembre 1849, janvier et février 1850. In-8.
- 33° Deux brochures de M. Frédéric Lenfant, rue de Clichy, 43 : l’une sur le projet de loi relatif à l’achèvemenf du chemin de fer de Paris à Avignon ; l’autre sur quatre propositions soumises à l’assemblée législative, l’impôt des boissons, les droits d’octroi, la taxe sur le sel, la caisse des retraites et l’extinction du paupérisme.
- 34° Le courrier de San Francisco; n° 2, mars 1850.
- 35° Etude des moyens pratiques d’exécuter les engrenages du système de J. White.
- 36° Lettre de M. Biétry, adressée aux membres de la Société d’encouragement, sur la nécessité de la marque des fabriques.
- IMPRIMERIE T)E MADAME VEUVE ROUCHARD-HUZAR1), RUE DE l/ÉPERON, 5.
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- Ol'lEMTE-MiiVIÉME AIÉE, (N° DL.) avril 1850.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — instruments de précision.
- Rapport fait par M. Saulnier, au nom du comité des arts mécaniques, sur un sphéromètre et un cathétomètre présentés par M. Perreaux, ingénieur en instruments de précision, rue Monsieur-le-Prince, \ 4.
- Messieurs, M. Perreaux, ingénieur en instruments de précision, que vous avez déjà eu l’occasion de récompenser pour sa machine à diviser les lignes droites, vient d’appeler votre attention sur un nouveau sphéromètre et sur un cathétomètre perfectionnés. Le comité des arts mécaniques m’a chargé de vous rendre compte de l’examen auquel il s’est livré pour apprécier ces deux instruments.
- 1° Le sphéromètre. — Cet instrument, dû à F abbé Delarue, est destiné à vérifier et mesurer la courbure des surfaces sphériques ; il est principalement employé en optique ; il se compose d’un disque en métal auquel sont soudées trois branches d’égale longueur, portant chacune à son extrémité une tige d’acier pointue ; ces trois tiges correspondent aux trois angles d’un triangle équilatéral. Le centre du disque est taraudé et traversé par une vis en acier dont le pas est d’un demi-millimètre; cette vis est terminée en pointe et porte à sa partie supérieure un cercle divisé en 500 parties. Sur l’une des braiïcbes horizontales s’élève une échelle verticale graduée en demi-millimètres, et qui vient affleurer le cercle; cette échelle sert à compter les révolutions de la vis; chaque division équivaut ainsi à un millième de millimètre. Dans le nouveau sphéromètre, les trois tiges sont fixées à vis, ce qui per-Qaarantc-neu rième année. Arril 1850, 10
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- ARTS MÉCANIQUES,
- met de les changer de place en les rapprochant de la vis centrale pour réduire plus ou moins la grandeur du triangle équilatéral formé par leurs pointes, et permettre d’appliquer l’instrument sur des verres de diamètres très-différents.
- Pour se servir de cet instrument, on place, sous ses trois pointes, la lentille ou portion de la sphère à mesurer, après, toutefois, avoir mis ces pointes à l’écartement voulu pour la lentille à mesurer ; puis on fait tourner la vis centrale de manière à ce que sa pointe touche le milieu du triangle sphérique compris entre les trois pointes. L’échelle verticale indiquera en demi-millimètres la hauteur de la flèche, et les divisions du cercle les fractions.
- Le perfectionnement que M. Perreaux a apporté au sphéromètre est, ainsi que l’a fait observer M. Babinet dans son rapport à l’Académie des sciences, d’avoir rendu mobiles les trois pieds de cet instrument, de sorte qu’on peut les rapprocher de la vis centrale et leur faire occuper un espace de plus en plus restreint, jusqu’à la position où ils seraient sur la circonférence d’un cercle de 3 centimètres de diamètre.
- %° Le cathétomètre. — Le cathétomètre sert, comme on sait, à mesurer les hauteurs, à observer à quelque distance les variations de divers instruments, tels que le baromètre et le thermomètre, enfin de constater avec une grande précision l’effet de la dilatation des différents métaux.
- M. Gambey, que le comité des arts mécaniques a eu l’honneur de compter parmi ses membres, avait porté son attention sur les meilleures dispositions à donner à cet instrument ; une première construction lui avait appris les changements qu’il était utile d’y apporter. M. Gambey n’a pu réaliser les améliorations qu’il projeta^ il a laissé inachevé son nouveau cathétomètre.
- M. Perreaux a étudié cet instrument, et après divers essais il est parvenu à établir un cathétomètre qui remplit toutes les conditions de précision et de stabilité : ainsi, dans les premiers cathétomètres, le chariot portant la lunette et le niveau était sur le côté de la règle verticale et tendait à la faire fléchir ; M. Perreaux a composé son chariot de manière que son centre de gravité est très-près de l’axe du support, sur lequel il glisse.
- Il suffira au comité de vous faire connaître que le cathétomètre de M. Perreaux fait partie des instruments du cabinet de physique du collège de France, et que des expériences ont démontré que, pour une distance de 60 centimèt. entre l’objet à observer et l’objectif de la lunette, l’instrument permet d’obtenir une précision d’un centième de millimètre,
- M. Perreaux ne saurait être trop encouragé dans la voie de perfectionnement dans laquelle il est entré. Le sphéromètre et le cathétomètre ont reçu de lui des améliorations dont il importe de signaler les avantages.
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- INSTRUMENTS DE PRECISION.
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- En conséquence, le comité des arts mécaniques a l’honneur de vous proposer
- 1° De remercier M. Perreaux de sa communication;
- %° De faire connaître, par l’insertion, dans le Bulletin, du présent rapport avec figures, le sphéromètre et le cathétomètre de M. Perreaux (1).
- Signé Saulnier, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 27 février 1850.
- Légende explicative des figures de la planche 1136.
- Fig. 1. Élévation du sphéromètre, muni de toutes ses pièces.
- Fig. 2. Le même vu en plan.
- Fig. 3. Cercle de l’instrument vu en plan.
- A, anneau central auquel sont soudées trois branches B B, formant un triangle régulier, et percées de trous équidistants a a, dans lesquels on visse les pieds en acier C C, afin de les rapprocher plus ou moins du centre, suivant le diamètre des surfaces qu’il s’agit de mesurer.
- D, vis en acier traversant l’anneau ou écrou A, et dont les pas sont espacés d’un demi-millimètre. Cette vis, terminée en pointe à sa partie inférieure, supporte un cercle horizontal E qui y est solidement fixé au moyen d’un écrou. Sur ce cercle sont tracées 500 divisions.
- F, échelle verticale fixée sur l’une des branches du triangle : elle est divisée en demi-millimètres et affleure le cercle E.
- Pour se servir de cet instrument, on place entre ses pieds une lentille de verre d’un diamètre donné ; on tourne la vis jusqu’à ce que la pointe touche la partie la plus élevée de la surface courbe à mesurer. L’échelle graduée verticale indique le nombre des révolutions de la vis D en demi-millimètres, et le cercle E indique les fractions en degrés.
- Fig. A. Le cathétomètre vu en élévation et de face, muni de toutes ses pièces. Cet instrument sert à mesurer les hauteurs, à observer à de grandes instances pour rectifier les expériences barométriques et thermométriques, enfin à apprécier la dilatation des métaux.
- Fig. 5. L’instrument vu de profil.
- Fig. 6. Fragment du tube montrant les règles qui en font partie, et dont l’une est graduée.
- Fig. 7. Le même tube vu en section horizontale.
- (i) M. Perreaux a obtenu , à l’exposition de 1849, une médaille d’argent pour ses instruments de mathématique.
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- U8
- ARTS MÉCANIQUES.
- Fig. 8. Section verticale de l’instrument, dessiné sur une plus grande échelle.
- G, support de l’instrument traversé par trois vis calantes H H.
- I, tige en fer servant d’axe à l’instrument ; son extrémité supérieure conique est maintenue par une vis de pression J.
- K, écrou pour assujettir la tige par le bas.
- L, tube en cuivre roulant autour de la tige I. Il est vissé dans un pivot M tournant dans une crapaudine centrale N. Une vis godronnée b , insérée à la partie supérieure du tube, sert à le presser contre la tige I, afin qu’il ne puisse pas dévier.
- O, chapeau vissé sur le tube L.
- P P', tringles ou règles soudées sur les deux côtés du tube L : l’une de ces règles, P’, est graduée.
- Q, équipage portant la lunette à observation R : il est garni de coulisses au moyen desquelles il monte et descend le long du tube L.
- S, vis de rappel dont le pas est d’un demi-millimètre. A. sa base, et tournant librement autour de cette vis, est disposé un cercle c divisé en 100 parties. C’est à l’aide de ces pièces que l’on obtient ‘^oo de millimètre, quantité quatre fois plus faible que celle mesurée jusqu’ici par un instrument quelconque.
- T T, niveaux placés sur le support de l’instrument et au-dessous de la lunette R, pour la mettre dans un équilibre parfait. ( D. )
- MARTEAU-PILON.
- Rapport fait par M. Calla, au nom du comité des arts mécaniques, sur le marteau-pilon de M. Huau, ingénieur-mécanicien, à Brest.
- Messieurs, M. Huau, qui possède une usine à Quérinon, près Rrest, pour la fabrication des agrès et ustensiles divers en fer nécessaires à la marine, a présenté à la Société d’encouragement un nouveau système de marteau-pilon.
- L’usine de M. Huau a pour moteur un cours d’eau, et aucune partie de sa fabrication n’exige l’emploi de la vapeur. D’un autre côté, l’extension que prenait chez lui la fabrication des pièces en fer forgé ne lui permettait pas de renoncer à l’emploi d’un marteau-pilon. Il s’est, en conséquence, appliqué à la recherche d’une combinaison par laquelle il pût obtenir de sa force motrice hydraulique le service d’un marteau-pilon réunissant toutes les conditions d’un marteau-pilon mû par la vapeur.
- M. Huau vous a présenté un modèle en petit de cette combinaison.
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- MARTEAU-PILON.
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- Les marteaux-pilons à vapeur de MM. Schneider, du Creusot, Nasmyth, de Manchester, etc., offrent cet avantage de pouvoir varier, instantanément et à la volonté de l’ouvrier qui conduit la machine, la course du marteau depuis le maximum jusqu’au minimum, et le nombre de coups frappés dans un temps donné.
- Le modèle de marteau-pilon qui vous est présenté se rapproche beaucoup de ces conditions. Quant à la vitesse qu’il reçoit d’un moteur continu, elle peut être variée facilement par l’un des moyens connus, cône et contre-cône, poulie à expansion, etc. Mais, pour modifier la course, les difficultés à vaincre étaient plus grandes , et M. Huau les a résolues d’une manière très-ingénieuse.
- L’organe qui lève le marteau est une came hélicoïdale qui accroche, en passant, une chaîne à section circulaire attachée au marteau, et qui s’en dégage vers le point le plus élevé du cercle parcouru par cette came.
- L’amplitude de la course du marteau est déterminée par le diamètre du cercle parcouru par la came, et ce diamètre est variable, parce que la came est portée sur une tige qui s’éloigne ou se rapproche du centre de l’arbre moteur, pendant le travail et à la volonté de l’ouvrier.
- Ce résultat est obtenu par une combinaison extrêmement ingénieuse et qui produit en même temps un autre effet non moins nécessaire.
- Deux tampons élastiques reçoivent le choc du marteau au point le plus élevé de sa course , et il était nécessaire que la position de ces tampons variât en même temps que la course du marteau, afin de le renvoyer rapidement de haut en bas aussitôt que la came laisse échapper la chaîne de suspension.
- La combinaison que nous venons d’ïndiquer atteint également ce dernier but.
- Le modèle en petit que vous avez sous les yeux supplée parfaitement à l’insuffisance d’une description que les limites de ce rapport ne nous permettent pas de développer complètement ; il démontre que l’appareil qui vous est présenté est l’œuvre d’un homme intelligent et familier avec les constructions mécaniques.
- Si le comité regrette que M. Huau, par la présentation d’une machine en grand et fonctionnant, n’ait pas encore dissipé les doutes qu’on pourrait concevoir sur la possibilité d’appliquer ce système à un travail pratique et régulier, du moins le modèle qui vous est soumis mérite tout votre intérêt par ses combinaisons intelligentes. Nous vous proposons, en conséquence, d’autoriser l’insertion du présent rapport dans le Bulletin.
- Signé Calla, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 27 février 1830.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- GRAVURE.
- Rapport fait par M. Àmédée Durand, au nom d’une commission spéciale, sur
- un nouveau genre de gravure inventé par M. Himely, rue de l’Qdéon, 33.
- M. Himely a présenté à la Société un genre de gravure dont il est l’inventeur. Au point de vue industriel, deux caractères saillants distinguent cette conception déjà réalisée et consacrée par des applications importantes. Le premier de ces caractères est que cette gravure, qui conserve en grande partie l’aspect de celle dite aqua-tintes a la propriété de fournir ses épreuves par l’emploi de la presse typographique et mêlées aux caractères, comme cela se pratique pour la gravure dite sur bois.
- Le second caractère est de fournir des planches d’une durée presque illimitée, ce qui devient d’autant plus remarquable , que le genre d’effets que cette gravure est destinée à reproduire n’était en possession que d’obtenir un nombre d’épreuves très-restreint, et qu’on ne pouvait demander ces épreuves qu’à l’impression en taille-douce, si lente dans ses opérations. On aperçoit de suite les avantages bien nettement caractérisés de cette nouvelle gravure au moyen de laquelle les éditeurs de livres peuvent donner un nouvel attrait à leurs produits par le mélange intime, et sans frais nouveaux, d’effets de gravure qui, jusqu’à présent, en avaient été exclus.
- Avant de passer aux autres considérations industrielles que fait naître un pareil sujet, il convient d’exposer les propriétés qui le distinguent. Nous avons déjà dit que la gravure inventée par M. Himely appartenait à l’espèce dite aqua-tinte; on sait que ce genre, essentiellement vaporeux, peut arriver facilement à manquer de la fermeté nécessaire à l’expression de certaines formes , à la finesse de certains détails. C’est sous ce rapport que la commission des arts graphiques, sans se hasarder dans une appréciation artistique qui sortirait de sa compétence officielle, a soumis à un examen analytique les moyens divers que présente la gravure de M. Himely pour rendre les différents effets qui sont demandés à toute gravure. Elle a remarqué que les teintes, généralement posées à plat et avec une grande franchise, admettaient toutes les dégradations nécessaires pour rendre parfaitement les effets de la lumière accusant la saillie et le modelé des corps, ou se diffusant à l’infini pour exprimer les apparences les plus indécises. Elle a reconnu que les planches produites par M. Himely offraient des exemples de délinéaments fins, tracés avec sûreté et fermeté, comme il convient d’en employer dans beaucoup de détails de sujets dessinés. Ces exemples, elle les a trouvés produits de la manière la plus satisfaisante dans plusieurs planches soumises en ce moment au conseil.
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- GRAVURE.
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- Une particularité se rencontre dans la gravure Himely, qui mérite d’être mentionnée. On sait quels effets la lithographie, qui n’est pas sans analogie avec la typographie, tire du gaufrage du papier, c’est-à-dire de certaines saillies que celui-ci prend dans les clairs en pénétrant dans des cavités ménagées exprès dans la pierre. Ces saillies, au moyen desquelles les effets de la lumière réelle s’ajoutent aux effets de la lumière imitée, produisent un aspect des plus agréables et des plus piquants ; ces saillies, disons-nous , se retrouvent naturellement dans la gravure Himely, et, si nous devons ajouter ici que dans la confection des livres ce caractère doit disparaître par l’effet du satinage , nous ne devons pas moins le tenir en réserve pour d’autres produits industriels dans lesquels il pourra figurer sans altération.
- Examinons maintenant la portée industrielle de l’invention de M. Himely : les épreuves nombreuses et variées placées sous les yeux de la Société la lui montrent comme prenant légitimement place dans la confection des livres renfermant des images pittoresques ; de plus, quelques essais également présentés offrent des exemples très-heureux de reproductions de certains fruits et graines propres à être intercalés dans les textes en si petites dimensions que l’on voudra.
- Tout se bornera-t-il dans l’application de la gravure Himely aux travaux typographiques? La commission ne le pense pas; elle lui voit, dans la fabrication des papiers de tenture , un emploi très-étendu, et elle ne désespère pas que l’industrie des tissus , si habile à tirer parti des idées nouvelles , lui offre des applications étendues.
- Après avoir constaté les bons résultats de l’invention de M. Himely, avoir montré les caractères qui la distinguent, les applications qu’elle a reçues et celles quelle fait légitimement espérer, la commission s’est fait rendre compte des moyens qui constituent le nouveau procédé de gravure. Les planches sont en cuivre rouge écroui au marteau suivant les anciens procédés, et rien ne s’oppose à ce qu’elles soient en acier ; la gravure est produite, dans son ensemble, par le procédé de l’aqua-tinte, mais avec cette différence fondamentale que, dans le procédé ordinaire, ce sont les creux qui reçoivent l’encre et produisent l’impression sur le papier, et qu’ici ce sont les saillies qui font le même office, classant ainsi ce procédé dans la typographie. Ce ne sont donc pas les délinéaments, tantôt fins, tantôt larges, de l’aqua-tinte qui forment l’image, c'est, au contraire, la réunion de points plus ou moins délicats, plus ou moins étendus, plus ou moins saillants, qui la donnent. Ce genre appartient essentiellement au mode dit pointillé, qui n’a d’analogue, comme apparence , que dans la manière noire ; elle ne s’obtient que par la presse en taille-douce.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- Ce qui caractérise le mieux, comme invention, la gravure de M. Himely est la difficulté , l’impossibilité même de la bien définir en se servant des notions fournies par les autres genres de gravure.
- En effet, elle tient à la gravure sur bois par l’impression typographique , à l’aqua-tinte par la nature de ses effets, à la manière noire par le principe d’action qui la produit, c’est-à-dire par l’atténuation des teintes primitives qu’elle donne, enfin à la gravure à l’eau-forte , l’érosion du métal étant le moyen principal employé pour la produire.
- Une conception qui tient à tant de sujets pour en résumer les avantages , qui s’est déjà réalisée dans des produits multipliés, a le droit d’être considérée comme conception originale et d’une importance industrielle incontestable ; c’est à ce titre que la commission des arts graphiques appelle toute l’attention de la Société sur la gravure inventée par M. Himely, et qu’en outre elle charge son rapporteur d’avoir l’honneur de soumettre au conseil les propositions suivantes :
- 1° Qu’il soit écrit à M. Himely pour lui témoigner la satisfaction de la So-ciété'sur ses travaux ;
- 2° Que l’insertion du présent rapport soit ordonnée dans le Bulletin.
- Signé Amédée Durand, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 13 mars 1850.
- MOULINS.
- Description d’un moulin à blé à douze paires de meules marchant par courroies
- et mues par une machine à vapeur, construit par M. Calla, ingénieur-mécanicien, rue du Faubourg-Poissonnière, 100.
- La construction des moulins à blé a subi d’importantes améliorations depuis quelques années, non-seulement sous le rapport du moteur principal, mais encore sous le rapport des mouvements, du mécanisme et des appareils de nettoyage et de blutage.
- Les moulins américains, connus plus particulièrement sous le nom de moulins anglais, se distinguent des moulins français en ce que , d’une part, les meules sont plus petites, rayonnées et à éveillures très-serrées, et, de l’autre, en ce que la vitesse de rotation de ces meules est plus grande. Un moulin à meules, de 2 mètres de diamètre, marche ordinairement avec une vitesse de 55 à 60 révolutions par minute, tandis que le moulin anglais, avec des meules de lm,45 à lm,30 de diamètre, marche à raison de 110 à 120 révolutions par minute. Nous avons donné une description complète des mou-
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- MOULINS.
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- lias anglais construits par M. Benoit> à Saint-Denis, Bulletin cle la Société, 2(je année (1827), page 101. Ces moulins marchent par engrenages; mais, comme il faut que les mouvements soient très-multipliés, on les compose souvent à double et à triple harnais, c’est-à-dire à deux ou trois paires de roues dentées.
- Dans ces derniers temps on a simplifié la construction des moulins, en remplaçant les engrenages de la roue horizontale et ses pignons fixés sur les arbres des meules par de grandes poulies, afin de commander celles-ci par des courroies. Cette disposition a l’avantage de rendre les mouvements plus doux, et d’arrêter à volonté une paire de meules sans arrêter le moteur et par suite tout le moulin, ce qui est essentiel, surtout, lorsque celui-ci se compose de plusieurs paires de meules.
- M. Darblay a établi, à Corbeil, un moulin marchant par courroies; il se compose de dix paires de meules placées sur deux rangées parallèles ; chaque série de meules est mise en mouvement par une turbine hydraulique du système Fourneyron.
- Le moulin de M. Calla, construit pour la ville d’Odessa, en Russie, a pour moteur une machine à vapeur de la force de cinquante chevaux ; il se compose de douze paires de meules de 4m,45 de diamètre disposées sur deux rangs.
- La figure lre de la planche 1137 est une élévation longitudinale du moulin.
- Fig. 2. Le même vu en plan.
- Fig. 3. Élévation d’une paire de meules.
- Fig. 4. Les meules vues en coupe verticale et dessinées sur une plus grande échelle.
- Fig. 5. Section verticale de la crapaudine dans laquelle pivote le fer ou l’arbre des meules et du mécanisme servant à régler sa position.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- À. Beffroi en maçonnerie supportant le mécanisme des meules.
- B. Plaques de fondation sur lesquelles sont montées les colonnes et les cra-paudines des fers de meule.
- C. Cuvettes en fonte garnies de vis a a pour centrer et niveler la meule gisante. Àu centre de ces cuvettes se trouvent les boitards D servant de collier aux fers de meules.
- E. Entretoises reliant les cuvettes.
- F. Arbre de couche en fer forgé, recevant le mouvement de la machine à vapeur pour le transmettre par les roues d’angle G et H aux deux arbres verticaux I communiquant le mouvement aux meules par l’intermédiaire de grandes poulies J que portent ces arbres et des courroies K. Les arbres ver-
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- ARTS MÉCANIQUES. — MOULINS.
- ticaux I se prolongent jusque dans les parties supérieures du bâtiment, afin de servir à donner le mouvement aux divers appareils de l’usine, tels que monte-sacs, tarares ou cylindres verticaux et cribles, bluteries à farine et à son, râteaux, élévateurs sans fin, etc.
- L. Poulies montées sur les fers de meules et destinées à les mettre en mouvement.
- M. Fers de meules avec pivots en acier rapportés aux deux extrémités.
- N. Tendeurs ou galets cylindriques à jour traversés par un petit axe eu fer, que soutiennent les deux bras d’une chape mobile O ; ils servent à tendre la courroie de chaque meule au degré convenable. A cet effet, on a adapté à la console un levier b, à l’extrémité duquel est attachée une cordelette passant sur les poulies à gorge et à chape c et chargée d’un poids d. Par cette disposition, le mouvement imprimé aux poulies J se transmet aux poulies L ; mais, dès qu’on soulève le poids pour qu’ils ne tirent plus, les leviers b deviennent libres, les tendeurs sont repoussés, et, par suite, les courroies sont lâches et ne commandent plus.
- Les chapes mobiles O peuvent prendre diverses positions en tournant comme autour d’un axe fixe, et les tendeurs eux-mêmes tournent aussi sur leurs axes dans les coussinets des chapes.
- Pour que les courroies ne tombent pas lorsqu’elles sont détendues, on a rapporté, de distance à distance, des goujons en fer e à des tiges verticales f fixées au plafond.
- P. Manchons d’anille fixés à l’extrémité du fer de meule pour transmettre le mouvement de rotation à la meule courante.
- Q. Ànille fixée dans la meule courante et s’engageant dans le manchon P.
- R. Meule dormante.
- S. Meule courante.
- T. Mécanisme à soulager pour régler la mouture. Ce mécanisme se compose des pièces suivantes :
- Chaque fer de meule M est muni, à sa base, d’une pointe g> fig. 5, qui pivote sur un grain d’acier ajusté au fond d’une crapaudine en bronze h, qui est elle-même enfermée dans un manchon ou gobelet cylindrique i; des vis de pression latérales k k, taraudées sur les côtés du manchon, pressent contre la crapaudine et permettent de centrer le fer de meule, tandis qu’on peut le soulager, et, par suite, rapprocher plus ou moins la meule supérieure de la meule gisante, à l’aide de la tige filetée /, qui traverse un écrou m, faisant corps avec une roue dentée n, dans laquelle engrène un pignon o; sur l’axe de ce pignon est monté un petit volant p, qu’on fait tourner à la main soit à droite, soit à gauche ; et, comme la tige l ne peut tourner, elle est
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- ARTS CHIMIQUES. — PRODUITS PHARMACEUTIQUES. 155
- forcée, par ce mouvement, de monter ou de descendre, et oblige la crapau-dine, le fer de meule et la meule supérieure d’en faire autant. On règle ainsi l’écartement des deux meules avec toute la précision désirable, suivant le travail que l’on veut faire.
- Pour maintenir la verticalité du fer de meule on fait agir une tringle q, fig. 4, portant un coin qui glisse contre un mamelon d’un manchon r enveloppant l’arbre M.
- U. Supports pour recevoir le plancher entourant les meules.
- V. Colonnes en fonte qui supportent le plafond X.
- Y. Àrchures couvre-meules.
- Z. Tringles communiquant au baille-blé pour régler la quantité de blé à
- donner aux meules. (D.)
- ARTS CHIMIQUES. — produits pharmaceutiques.
- Rapport fait par M. Chevallier, au nom du comité des arts chimiques, sur un mémoire de M. Àubergier relatif à l’extraction des sucs laiteux de la laitue et du pavot.
- Messieurs, vous avez renvoyé à l’examen du comité des arts chimiques une lettre et un mémoire de M. Aubergier fils, pharmacien-chimiste, à Clermont-Ferrand.
- Ce chimiste, dans ce travail, fait connaître les essais qu’il a faits pour obtenir 1° le suc laiteux de la laitue , suc qui, à l’état concret, est connu sous le nom de lactucarium ; T le suc laiteux des pavots,, suc qui, à l’état concret, est connu sous le nom d’ opium. Nous allons vous rendre compte des travaux de M. Aubergier, en faisant précéder ce compte rendu de l’énumération des essais tentés par d’autres personnes pour obtenir soit le lactucarium, soit Y opium.
- On sait que, lorsque la laitue, le lactuca sativa, est arrivée à son développement, elle fournit par l’incision un suc blanc, amer, un peu visqueux. Si on fait l’incision par un temps chaud, dans le milieu de la journée, le suc blanc se concrète sur la plante en acquérant une couleur brune ; à cet état, il a une odeur un peu vireuse, qui rappelle l’odeur d’opium. Ce produit, ainsi obtenu, est la thridace du docteur François, le lactucarium des Anglais; on ne doit point le confondre avec la thridace qu’on obtient en pilant la laitue, exprimant le suc et le faisant évaporer au bain-marie, terminant l’évaporation
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- ARTS CHIMIQUES.
- sur des assiettes placées dans une étuve. Par le premier procédé on obtient un suc épaissi ; par le deuxième, une matière extractive.
- Le docteur Hopf, qui a fait des essais sur l’extraction du lactucarium, dit en avoir obtenu plusieurs onces en agissant sur trente à quarante tiges de laitue [Journal Annal, de mèd., tome II, page 131).
- Une foule de médecins se sont occupés des propriétés médicales du lactucarium, et parmi ces savants on doit citer Simon Pauli, Hobel, Geoffroy Coxe, Duncan, Barbier, Bidault de Villiers, François, etc.
- M. Aubergier a établi la culture du lactuca sativa sur une grande échelle; il a pu ainsi recueillir une suffisante quantité de lactucarium pour l’étudier, et surtout pour en mettre à la disposition des praticiens. Il a pu obtenir ces résultats en cultivant la laitue dans la Limagne ; dans cette terre de promission, il a obtenu en abondance des plantes gigantesques fournissant une grande quantité de ce produit.
- L’analyse faite par M. Aubergier du lactucarium qu’il avait obtenu lui a démontré que ce produit contenait une matière cristallisable, à laquelle on a donné le nom de lactucin, de la mannite, de la résine, de la cérine, de la spa-ramide, une matière colorante brune, de l’acide oxalique, divers sels.
- Les résultats obtenus par M. Aubergier de la culture de la laitue dans la Limagne pour l’obtention du lactucarium lui valurent un rapport favorable de l’Académie nationale de médecine, rapport qui a été inséré dans le Bulletin des séances de l’Académie, tome VII, page 259.
- En 1844, le lactucarium de M. Aubergier fut admis à l’exposition des produits de l’industrie française, et la quantité qu’il en avait récoltée était assez considérable pour qu’il ait pu présenter au jury d’admission 50 kilog. de suc concret de laitue.
- M. Aubergier, après avoir analysé le lactucarium, a fait suivre la publication de cette analyse de diverses observations médicales et pharmaceutiques ; mais nous ne les rapporterons point ici, ces observations sont en dehors des travaux de la Société d’encouragement.
- Pour ce qui est relatif à la culture du pavot et l’extraction de l’opium, le travail de M. Aubergier peut être d’une immense utilité. Cette utilité a été si bien démontrée, qu’un grand nombre de savants se sont occupés de travaux faits dans le même but; nous allons les énumérer ici.
- Pendant longtemps on a été porté à croire que le pavot, cultivé en Europe, ne pouvait pas fournir d’opium ; et, malgré cette croyance, on utilisait, comme calmant pour soulager les malades, les capsules de ce végétal, capsules qui,
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- dans quelques circonstances, ont donné lieu à des accidents graves (1).
- Cependant Boulduc, Belon, Dillenius, Burtin, Lieutaud avaient obtenu de petites quantités d’opium du pavot indigène, et ils en avaient préconisé l’emploi ; mais ce qu’ils avaient dit ou publié sur ce sujet avait été oublié.
- les premiers travaux faits pour obtenir de l’opium indigène remontent à 1796; à cette époque, M. Bail présenta à la Société d’encouragement de Londres un échantillon d’opium indigène peu inférieur à l’opium oriental, et cette Société lui décerna un prix en récompense de ses essais.
- En 1801, Dubuc aîné, pharmacien, à Rouen, fit connaître qu’il s’était occupé, en 1779 et en 1800, de la culture du papaver album somniferum de Linné, et il obtint de cette culture de petites quantités d’opium.
- En 1807, Loiseleur-Deslongchamps, enlevé depuis peu à la science, s’occupa de la culture du pavot, de l’extraction de l’opium en larmes et des extraits de pavot ; il fit connaître le résultat de ses expériences, et dans son Manuel des plantes usuelles et indigènes il établit que, si aucun végétal autre que le pavot ne paraît pouvoir fournir un médicament analogue à l’extrait d’opium, on peut en obtenir du pavot cultivé chez nous, mais que cet extrait indigène doit être donné à des doses plus élevées.
- En 1808, on essaya la culture du pavot et la récolte de l’opium à Naples ; ces essais étaient encouragés par le gouvernement napolitain. On obtint, en suivant la méthode usitée chez les Égyptiens, 2 kilog. d’opium en pain et 64 grammes d’opium en larmes, qui furent l’un et l’autre employés avec le plus grand succès dans les hôpitaux militaires napolitains ; ces opiums avaient été administrés en nature et en teinture. D’après M. le Dr Savaresi et d’après M. Saxe, pharmacien en chef de l’armée napolitaine, on devait récolter à Naples, en 1809, environ 10 kilog. d’opium indigène.
- En 1818 et en 1819, M. Mérat-Guillot, pharmacien, à Auxerre, prépara de l’extrait d’opium indigène qui, au dire de MM. Mérat et Delens, avait toutes les propriétés de l’extrait d’opium de l’Inde ; son amertume était franche, et il n’avait pas l’odeur vireuse désagréable de l’opium exotique.
- (1) M. Louyer-Villermé a signalé plusieurs cas de ces accidents dans la séance du 24 avril 1827 de l’Académie de médecine; M. Petit, de Corbeil, a fait connaître un cas d’empoisonnement par des tètes de pavot vertes prises en lavement ( Journ. de ehim. méd., tome III, page 4 ); MM. Mérat et Delens signalent un fait de celte nature ; Verdi cite des cas d’empoisonnemenls déterminés chez les enfants , dans la bouillie desquels on avait fait entrer de la décoction de tètes de pavot (Bulletin de Fé-russac, 1824, pag. 148 et 231 ); M. Métier, membre de l’Académie de médecine, a observé des accidents graves déterminés par l’usage familier des têtes de pavot recueillies dans le Midi ( Gazette de santé, 25 août 1827 ).
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- En 1820, M. John Young reçut de la Société d’encouragement d’Edimbourg la médaille d’or appelée Ylhis, pour la publication d’expériences qui prouvaient que l’extraction de l’opium par l’incision des capsules du pavot indigène peut être regardée comme un produit très-avantageux à l’agriculture européenne. Des certificats délivrés à M. Young, par les principaux membres de la Société de médecine d’Edimbourg, attestaient que l’opium obtenu par M. Young était de beaucoup supérieur en pureté à celui du commerce ( Journal de pharmacie, 1822, page 252).
- En 1822, M. Lainè, de Melley, fait connaître les essais qu’il a faits dans le canton de Yaud (à Melley, près Lausanne) ; mais ces essais,'qui n’ont pu être suivis avec tout le soin possible , ne lui ont fourni, après avoir employé quarante journées d’hommes et d’enfants, que 250 grammes d’opium sec. M. Lainè devait recommencer d’autres expériences ; mais il n’en a pas fait connaître les résultats. Le procédé pour la récolte suivi par M. Lainè était le procédé qui avait été indiqué par John Young [Journ. de pharm., 1822, page 252).
- En 1823, MM. Cowley et Stains recueillirent, sur un peu plus de 12 arpents de terre cultivés en pavots, 96 livres d’opium qui fut vendu au prix de 37 fr. la livre (1).
- En 1835, M. Prestandra, pharmacien, à Messine, voulut prouver que l’opium récolté dans les environs de Naples était identique avec l’opium indigène ; il obtint, de la culture opérée sur 18 palmes carrés, 80 grammes d’opium qui, employé par plusieurs médecins, donna les mêmes résultats sur les malades que ceux que l’on obtenait de l’emploi de l’opium exotique. Les essais faits sur cet opium , pour en séparer la morphine, établirent qu’il en contenait presque autant que l’opium thébaïque.
- En 1843 et 1844, M. Hardy*directeur de la pépinière centrale, s’occupa de la culture du pavot en Algérie et de l’extraction de l’opium ; il obtint de 990 têtes de pavot 50 grammes d’opium comparable par ses qualités au plus bel échantillon d’opium de Smyrne, contenant 5 pour 100 de morphine pure. L’opium obtenu par M. Hardy fut le sujet d’un rapport fait à l’Institut.
- M. Simon, vers la même époque 1844 , s’est aussi occupé, en Algérie, de l’obtention de l’opium indigène.
- A une époque que nous ne pouvons préciser ici, le général Lamarque fit, dans les Landes, quelques essais sur la récolte de l’opium, et cet opium, essayé par M. Caventou, contenait une très-grande quantité de morphine.
- (i) Nous n’avons pas converti ces livres en küog. ; nous ne savons s’il est parlé de la livre française ou de la livre anglaise, qui est de 447 grammes.
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- L’extraction de la morphine du pavot indigène fut encore un sujet qui fixa l’attention des chimistes et des pharmaciens.
- En 1823, M. Ricart-Duprat fit connaître à M. Robiquet qu’il avait retiré de la morphine du traitement de têtes de pavots cultivés aux environs de Toulouse, dans un terrain assez maigre, terrain qui n’avait pas été fumé. 300 têtes de pavot lui fournirent 15 décigrammes de morphine. A l’occasion de cette communication de M. Ricart-Duprat, M. Robiquet fit connaître que M. Vauquelin avait, dès 1821, démontré que l’extrait d’opium indigène contenait de la morphine.
- En 1826, M. Petit, pharmacien, à Corbeil, annonça qu’il avait rencontré la morphine parmi les autres substances qu’il avait séparées de l’extrait du pavot indigène.
- À cette époque, M. Robiquet fit connaître que M. Tilloy, pharmacien, à Dijon , vendait de la morphine extraite des capsules sèches du pavot indigène ; il publia dans le tome XIII, page 31 du Journal de pharmacie, le procédé suivi par M. Tilloy. Dans le même volume, page 179, on trouve aussi le procédé suivi par M. Petit pour obtenir la morphine. Il y eut, lors de ces publications , une discussion de priorité entre M. Petit et M. Tilloy; mais elle fut promptement décidée. En effet, il fut démontré 1° que M. Vauquelin en 1821, Ricard-Duprat en 1823 , avaient démontré la présence de la morphine dans l’opium indigène ; 2° que M. Tilloy avait signalé le fait à l’Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon, dans la séance du 16 avril 1823.
- Voyons maintenant quels sont les travaux qui sont dus à M. Aubergier.
- Ce savant, après avoir fait des recherches sur les orchis qui croissent en abondance dans le département qu’il habite, a entrepris , depuis dix ans, la culture des plantes qui fournissent un suc laiteux (1). Il s’était fait inscrire, le 31 décembre 1846, pour le concours relatif à la culture des plantes étrangères à l’Europe et pour celui de la culture des plantes indigènes utiles ; mais les gelées de 1847 ayant endommagé ses cultures, il ne put persévérer dans le désir qu’il avait d’attirer l’attention de la Société sur ses produits. En 1848 , les événements le forcèrent à suspendre ses recherches ; c’est par suite de ces événements que M. Aubergier ne put se présenter dans le délai fixé par le programme. M. Aubergier, n’ayant pu concourir, a eu l’idée de vous communiquer ses travaux, de vous en faire connaître les résultats ; dans sa lettre
- (1) M. Aubergier s’est aussi occupé de l’extraction du lactucarium (lactuca altissima), plante vivace et robuste du Caucase, qui s’élève à 2 mètres dans nos climats, et qui fournit un suc épais très-abondant. Nous ne connaissons pas les résultats des essais de M. Aubergier sur cette plante.
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- d’envoi, il dit qu’il serait fort heureux, si la Société d’encouragement, toute bienveillante, le jugeait digne d’une des récompenses qu’elle décerne annuellement.
- Dans son travail, M. Aubergier appelle l’attention de la Société sur les proportions du principe actif de la morphine que fournit l’opium ; il rappelle les expériences desquelles il est résulté que des opiums soit de France, soit exotiques ont donné 3,25, 3,70, 3,82, 4,01, 4,84, 5,02, 5,10, 10,5, 10,7, 10,75 de morphine pour 100 d’opium. Il se demande si ces proportions différentes tiennent à la fraude, à la nature du pavot, à sa culture, au climat ; il se demande, en outre, si la qualité des opiums indigènes est supérieure à celle des opiums exotiques, et si la récolte de l’opium est praticable en France.
- Pour essayer de résoudre ces questions, M. Aubergier a fait des expériences sur le pavot blanc à tête ronde, sur le pavot pourpre, sur le pavot œilleté, qui fournit le plus de semences.
- Ce savant n’apporte aucun changement dans les procédés usités pour la culture, si ce n’est de semer en ligne au lieu de semer à la volée, et lors du développement complet de la capsule il faisait commencer les incisions. Le suc recueilli était desséché au soleil, séparément et jour par jour, ainsi que nous le dirons ci-après.
- Avant de faire l’analyse de chaque échantillon d’opium obtenu, il dosait l’eau en desséchant 4 ou 5 grammes de ce produit dans une étuve à eau bouillante ; il a pu ainsi calculer le rendement de ces opiums en morphine, en admettant une proportion d’eau normale de 7,60 pour rendre les résultats comparables à ceux obtenus par M. Pagen, dont il a suivi exactement le procédé d’analyse, en lui faisant subir une seule modification ,. la décoloration des liqueurs à l’aide du noir animal lavé à l’acide chlorhydrique, jusqu’à épuisement des matières solubles, avant la précipitation par l’ammoniaque.
- Yoici les résultats obtenus par M. Aubergier :
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- ESPÈCES DE PAVOTS et époques des récoltes. j POIDS DE L’OPIUM après dessiccation dans le vide à 100°. < O « H AS W a* MORPHINE OBTENUE de 25 grammes d’opium. RENDEMENT en morphine calculé pour 100 part, d’opium contenant 7,60 d’eau, quantité admise comme normale par M. Payen.
- ! Opium de pavots blancs. J l Récolte du 5 au 11 juillet. 90, 52 9,48 2,100 8,570(1)
- 1844 'Opium de pavots blancs. Récolte du 17 au 20 juillet. 92,33 7,67 0,380 1,520(2)
- Opium de pavots pourpres. Récolte du 10 au 13 juillet. 90,61 9,39 2,640 10,690
- Opium de pavots blancs. lre récolte du 2 juillet. 88,42 11,58 1,588 6,630
- Opium de pavots blancs. 2e récolte du 28 juillet. 88,55 11,45 1,329 5,530
- Opium de pavots blancs. 3e récolte du 13 août. 89,02 10,98 0,777 3,270
- Opium de pavots pourpres. Jlre récolte du 21 juillet. 88,40 11,60 2,659 10,370
- 1845 < Opium de pavots pourpres. 2e récolte du 26 juillet. 87,09 12,91 2,517 10,694
- Opium de pavots pourpres. 3e récolte du 16 août. 89,05 10,95 2,919 11,230
- Opium de pavots-œillettes. Récolte du 29 au 31 juillet. 88,29 11,71 4,260 17,833
- ! Opium de pavots-œillettes. Récolte du 21 août. 86,69 13,31 3,482 14,780
- (1) Tous les échantillons d’opium de pavots blancs recueillis en 1844, provenant du mélange des sucs de pavots blancs à tête ronde et à tête longue; ces derniers fournissent un opium plus riche en morphine que les têtes rondes. L’opium de la première récolte a été obtenu uniquement par incision.
- (2) L’opium de la troisième récolte a été obtenu en comprimant entre les mains la tète de pavot non détachée de la tige, après avoir enlevé la couronne qui porte le stigmate. Le suc laiteux se trouvait ainsi mélangé aux autres sucs du péricarpe; cette pratique doit être rejetée, parce qu’elle fait perdre la graine qui doit entrer pour une part dans le produit de la culture, et qu’elle donne un opium de qualité inférieure.
- Quarante-neuvième année. Avril 4850.
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- On remarque dans le tableau des résultats qu’il existe une différence entre le premier et le deuxième échantillon.
- Si on compare le produit de la première récolte de 1844 au produit de la première récolte de 1845, on trouve que l’un est plus riche que l’autre en morphine ; cela vient de ce que ce produit provenait de la culture d’un mélange de pavots à tête ronde et à tête longue, et que ces derniers fournissent un suc plus riche en alcali que le pavot à tête ronde.
- Ce qui explique la progression décroissante pour les résultats obtenus en 1845, c’est que l’on cultivait le pavot à tête ronde. f
- L’opium qui a donné 6,63 pour 100 avait été obtenu avant le développement complet des capsules ; lors de la deuxième récolte, ces capsules étaient parvenues à leur maturité, mais elles étaient restées vertes : le suc offrait alors 5,53 pour 100 ; enfin, lors de la troisième récolte, la couleur verte avait fait place à la couleur feuille morte qui caractérise la maturation : on n’a obtenu alors que 3,27.
- Les voyageurs prétendent que la récolte commence au moment oii la couleur verte passe à la couleur jaune. Les expériences de M. Aubergier prouvent que ce serait s’y prendre trop tard pour obtenir un bon opium.
- Les produits de la récolte de l’opium des pavots pourpres de 1844 et 1845 ne présentent pas de différences sensibles ; la progression est croissante au lieu d’être décroissante, comme on le remarque dans le pavot blanc.
- M. Aubergier a vu que, lorsque les incisions ne pénètrent que dans le péricarpe du fruit, la graine parvient à maturité et peut servir à l’extraction de l’huile, ainsi que l’a fait observer M. Hardy ; lorsque, au contraire, l’incision traverse l’endocarpe, la communication avec l’air extérieur arrête complètement le développement de la graine. On peut donc, en agissant convenablement , cumuler les produits que la semence fournit à ceux de l’opium ; c’est le seul moyen de rendre la culture de l’opium possible en France , au point de vue économique.
- M. Aubergier fait observer que le pavot somnifère, le pavot blanc à graine noire ou pavot à œillette a le péricarpe tellement mince, qu’il est impossible de l’inciser sans perdre la graine ; il attache cependant de l’importance à la culture de ce pavot, par la raison que le premier produit de sa récolte a donné 17,833 de morphine pour 100 parties d’opium, et que le produit de la deuxième récolte n’a donné que 14,780 d’alcaloïde ; il dit que ces résultats extraordinaires ont été confirmés par tous les moyens possibles , et il se demande comment on peut admettre, sans y être forcé par l’évidence, que la quantité de morphine que contiennent des produits provenant des variétés d’une même espèce puisse varier dans les limites de 4 à 18 pour 100, et que
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- ce soient précisément les variétés qui se rapprochent le plus par les caractères botaniques qui présentent les plus grands écarts.
- M. Aubergier conclut de ses expériences
- 1° Que la qualité de l’opium dépend de la variété du pavot qui l’a fournie, et, pour une même variété, de l’époque plus ou moins avancée de maturité de la capsule au moment où l’on fait la récolte ;
- 2° Que la quantité de morphine que contient le suc laiteux diminue à mesure que le fruit mûrit;
- 3° Que le climat n’exerce aucune influence sur la qualité des opiums récoltés sur notre sol et dans nos possessions algériennes, et que des cultures seraient très-convenables pour donner de l’opium d’une meilleure qualité, et surtout plus constante dans la quantité de morphine que celle fournie par le commerce.
- D’après M. Aubergier j la question se réduit à une question de prix de revient , question qu’il faut étudier. M. Aubergier avait commencé, mais il n’a pu continuer ses expériences ; cette suspension est d’autant plus fâcheuse pour la solution de la question, que, d’après les expériences de M. Hardtj, il faut sept heures de travail pour enlever le produit qui s’écoule par les incisions faites pendant trois heures. Ce moyen, suivant M. Aubergier„ est trop long, et il exige trop de dextérité de la part de l’ouvrier; il propose d’obvier à cet inconvénient et de se servir, pour faire les incisions, d’un instrument qui porte quatre lames de canif fixées dans un manche et disposées parallèlement , de façon que leur pointe ne fait saillie que de 1 ou 2 millimètres tout au plus ; les incisions ainsi faites le sont exactement, avec rapidité et facilité, par toute espèce d’ouvriers. Aussitôt que les incisions sont faites, une autre personne recueille immédiatement le suc. Ce mode d’opérer économise, dit M. Aubergier> les deux tiers de la main-d’œuvre employée à la récolte. Au lieu de dix heures qu’il fallait pour faire cette récolte, il n’en faut que trois.
- Les résultats que M. Aubergier présente aujourd’hui à la Société d’encouragement ont été constatés, en 1846, par une commission de l’Académie d’agriculture et d’horticulture de Clermont, qui, pendant toute une journée, a assisté aux opérations exécutées par six ouvriers. Ces opérations eurent pour résultat la récolte de 2 kilog. 730 de suc laiteux, équivalant au minimum de 682 grammes d’opium sec.
- M. Aubergier termine son travail en disant que les frais de récolte de l’opium ne peuvent jamais dépasser le quart du prix de vente ordinaire (30 fr. le kilog. ) ; le produit de la graine, lorsqu’on la conserve, couvre les frais de culture et le prix de la ferme, etc. On voit que les bénéfices seraient assez grands pour les agriculteurs ; ceux-ci, en cultivant le pavot, nous soustrai-
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- raient au tribut considérable que nous payons à l’étranger pour l’achat de ce produit.
- On voit que le travail entrepris par M. Aubergier mérite de fixer l’attention de la Société. En effet, les quantités d’opium importées en France sont très-considérables (1), et les opiums importés sont, les uns pauvres, les autres riches en principes actifs. Il est à regretter que ce savant n’ait pu continuer, en 1847 et 1848, les expériences qu’il avait entreprises en 1846.
- Le comité des arts chimiques vous propose
- 1° De remercier M. Aubergier de sa communication, en l’engageant à continuer les recherches qu’il a entreprises ;
- 2° De renvoyer le présent rapport à la commission du Bulletin pour qu’il soit inséré dans l’un des numéros de ce recueil.
- Signé À. Chevallier, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 27 février 1850.
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- ARTS ÉCONOMIQUES. — garde-rores.
- Rapport fait par M. Herpin , au nom du comité des arts économiques, sur une
- cuvette de lieux d’aisances destinée à la séparation et à la désinfection des
- matières, présentée par M. Filliol, rue Saint-Merri, 7.
- Il y a bien longtemps que le comité des arts économiques a exprimé le vœu que l’on substituât aux garde-robes hydrauliques ou à Y anglaise des appareils dans lesquels les matières, au lieu d’être noyées et délayées dans une grande quantité d’eau, fussent, au contraire , desséchées, solidifiées, désinfectées et utilisées pour l’agriculture.
- La Société d’encouragement avait ouvert, à ce sujet, plusieurs concours dont les résultats n’ont pas été aussi heureux ni aussi prompts qu’elle avait lieu de l’espérer; les prix n’ont pas été remportés. Mais la voix de la Société d’encouragement a été entendue ; l’importance et l’utilité de la question dont il s’agit sont aujourd’hui généralement comprises et reconnues ; on entrevoit une solution prochaine et complète.
- D’anciens constructeurs de cuvettes hydrauliques viennent eux-mêmes rendre hommage à la vérité, en s’efforçant de trouver la solution la plus désirable et la plus avantageuse du problème, dans un cercle d’idées tout à fait en opposition avec leurs travaux antérieurs.
- (1) En vingt ans, il est entré en France 283,058 kilog. d’opium exotique.
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- • GARDE-ROBES
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- De ce nombre est M. Filliol, inventeur d’une garde-robe hydraulique dont les ingénieuses dispositions ont mérité, il y a dix ans (1), vos encouragements et votre approbation.
- M. Filliol soumet aujourd’hui à votre appréciation un appareil de garde-robe qui a pour objet de séparer très-facilement et spontanément les matières solides et liquides; d’en opérer immédiatement la désinfection, soit au moyen de poudres, soit au moyen d’un liquide désinfectant.
- La pièce principale de l’appareil séparateur de M. Filliol consiste dans une soupape à double effet, ou une bascule obturatrice qui, selon les positions différentes qu’on lui donne, ferme ou laisse libre l’un des passages destinés soit aux matières solides, soit aux matières liquides , les sépare et distribue chacune d’elles dans le réservoir qui lui est spécialement affecté.
- L’obturateur à double effet de M. Filliol est l’un des appareils les plus simples et les plus économiques que l’on puisse employer pour obtenir la séparation immédiate des solides et des liquides au moment de leur production; il n’est pas sujet à se déranger; on peut le monter et le démonter avec la plus grande facilité ; enfin il n’occupe qu’un très-petit espace, ce qui permettra de l’utiliser avantageusement pour les sièges portatifs désinfectants destinés au service des malades et même des appartements.
- Avant de vous présenter son avis sur le mérite de la cuvette de M. Filliol, le comité a jugé convenable de faire installer cet appareil dans le local même de la Société d’encouragement; il y a fonctionné, pendant quelque temps, d’une manière très-satisfaisante.
- D’après ces considérations, j’ai l’honneur de vous proposer, messieurs, au nom du comité des arts économiques,
- 1° De remercier M. Filliol de sa communication ;
- T De faire insérer dans votre Bulletin le présent rapport, avec la figure de la cuvette de M. Filliol, et d’en délivrer trois cents exemplaires à ce laborieux industriel.
- Signé Herpin , rapporteur.
- Approuvé en séance 3 le 13 février 1850.
- Description de deux appareils de garde-robes dans lesquels les matières solides sont séparées des liquides et désinfectées; par M. Filliol.
- La figure lre de la planche 1138 est une élévation latérale d’un appareil de
- (i) Voyez Bulletin de la Sociélé, année 1840, p. 257.
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- ARTS ÉCONOMIQUES.
- garde-robe séparateur et désînfeeteur pour lequel M. Filliol a pris un brevet d’invention en 1818.
- Fig. % Section verticale du même.
- Fig. 3. Vue de face et de profil de la soupape ou vanne servant à opérer la séparation des matières solides des liquides.
- a, cuvette en faïence ou en métal; b b, soupape ou vanne composée d’une surface droite et d’une surface inclinée ; elle bouche l’orifice inférieur de la cuvette en même temps qu’elle laisse échapper les liquides; c, récipient divisé en deux parties dont l’une pour le tuyau de chute des solides et l’autre pour recevoir les urines ; il est surmonté d’une plaque en fonte d portant deux cercles dont l’un reçoit l’orifice inférieur de la cuvette et l’autre la soupape qui retient les solides; e, contre-poids pour faciliter les mouvements de cette soupape; f, seconde partie du récipient débouchant dans le tuyau g par lequel s’écoulent les liquides; h, coffre servant à loger la partie inclinée 6’ de la soupape lorsque celle-ci est dans la position verticale indiquée fig. % ; i, axe sur lequel est montée la soupape; j, platine dans laquelle roule un petit galet monté sur une tige formant le prolongement du couvercle ; k, tige portant cette platine ; l, boîte renfermant cette tige ; elle est fixée sur la plaque d. Le galet, en appuyant sur la platine j, fait descendre la tige k, ce qui amène immédiatement la fermeture de la soupape. Dans cette situation, la poudre désinfectante, contenue dans un réservoir supérieur, tombe, en traversant le tuyau m, dans le tuyau n, et de là dans la fosse, ou elle recouvre la matière.
- L’appareil représenté en élévation et en coupe verticale, fig. 4 et 5, est une simplification du précédent ; on y a supprimé la plupart des organes mécaniques qui sont sujets à se déranger; c’est cet appareil qui a été présenté à la Société, et dont il est question dans le rapport de M. Herpin.
- À, plancher mobile ou marche fixé sur le côté du siège en bois B; C, tringles articulées aux points d ef g; H, couvercle du siège, mobile sur des tourillons; I, cuvette en faïence ou en métal; J, conduit amenant la poudre désinfectante; K, axe de la soupape ou vanne L à rebord intérieur, dont une partie est en plan incliné pour laisser écouler les liquides dans le conduit M; N, conduit des matières solides; O, tringle attachée au couvercle H qui fait ouvrir le fond d’une trémie supérieure divisée en deux parties dont l’une laisse échapper la poudre désinfectante et l’autre l’eau nécessaire pour laver la cuvette.
- FoncAions de l’appareil. En posant le pied sur le plancher mobile À, on fait lever le couvercle H, et on opère la fermeture de la vanne ou soupape, qui alors s’appuie contre le fond de la cuvettte ; cette soupape étant légèrement inclinée du côté de son axe, comme on le voit fig. 5, permet l’écoulement des liquides par le conduit M dans le récipient qui doit les recevoir.
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- Aussitôt qu’on abandonne la marche À, le couvercle se ferme et la soupape s’ouvre pour livrer passage aux matières solides qui y sont déposées pendant le temps de 1 émission ; ces matières tombent immédiatement dans la fosse par le conduit N. En même temps la tringle O étant tirée ouvre le fond de la trémie contenant la poudre désinfectante composée de charbon pulvérisé, de cendres ou mieux encore de tourbe carbonisée mêlée en diverses proportions avec du sulfate de cuivre ou du sulfate de fer.
- On peut supprimer la marche À; dans ce cas, les fonctions qu’on vient de décrire s’opèrent en levant ou en abaissant le couvercle. (D.)
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- Rapport fait par M. E. Silvestre, au nom du comité des arts économiques, sur un perfectionnement apporté aux lampes à modérateur} par M. Capy, fabricant > rue Saint-Denis, \.
- Messieurs, les lampes à modérateur dont on s’est servi jusqu’ici ont l’inconvénient d’avoir souvent besoin d’être nettoyées. Si on se sert d’une huile qui n’est pas parfaitement pure, ou si on prépare la mèche avec trop peu de soin, le tube qui sert à Eascension de l’huile ne tarde pas à s’engorger ; alors la mèche charbonne, répand de la fumée et de l’odeur, et la flamme perd de son intensité.
- M. Capy, déjà connu par divers perfectionnements qu’il a apportés aux lampes à modérateur, a cherché à prévenir ces accidents en fixant autour de la partie supérieure du piston une bande de fer-blanc qui s’élève en forme de corbeille, et qui est percée de fentes verticales très-étroites et très-rappro-chées. Cette espèce de tamis retient les impuretés que l’huile peut contenir , sans s’opposer à la descente du liquide vers le dessous du piston. La corbeille doit être d’une hauteur telle qu’elle n’occupe pas sensiblement plus de place que le ressort à boudin lorsque la lampe est montée ; sans cette précaution, une partie de l’huile se trouverait soustraite à la combustion.
- Ce perfectionnement, qui permet à la lampe de fonctionner mieux et plus longtemps^, a paru utile à votre comité.
- M. Capy a apporté dans la construction de sa lampe une autre amélioration qui mérite d’être signalée. Généralement, pour former l’enveloppe aussi bien que les diverses pièces cylindriques d’une lampe, on emploie des lames de fer-blanc roulées et soudées. Or, à cause des épaisseurs provenant de la soudure et de la superposition des bords, il arrive 1° qu’il se fait dans le bec un échaufîement inégal qui est nuisible à la carbonisation régulière de la mèche et à la pureté de la flamme ; T que, dans les lampes à ressort, la marche du
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- ARTS ÉCONOMIQUES. — RAMPES.
- piston se trouve parfois entravée ; 3° qu’il est difficile de prévenir certaines oxydations qui altèrent l’huile.
- M. Capy a obvié à ces inconvénients en mettant à profit les ingénieux procédés d’emboutissage de M. Palmer; il a fait établir par cet habile étireur un outillage particulier pour emboutir les diverses pièces nécessaires à sa fabrication; d’oii il résulte, pour ses lampes, une grande amélioration sous les deux points de vue de la confection et de l’éclairage.
- En résumé, le comité des arts économiques est d’avis que M. Capy a mérité les éloges de la Société, tant à cause des nouveaux perfectionnements qu’il a apportés aux lampes à modérateur, que pour l’idée heureuse qu’il a eue, le premier, de renoncer à la soudure pour n’employer dans sa fabrication que des pièces obtenues par le moyen de l’emboutissage.
- Votre comité a donc l’honneur de vous proposer, messieurs, de remercier M. Capy de sa communication, et de faire insérer le présent rapport dans le Bulletin avec le dessin de la lampe perfectionnée.
- Signé E. Silvestre, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 43 février 1§50.
- Description de la lampe à modérateur perfectionnée, par M. Capy.
- PL 1139, fig. lre, section verticale de la lampe.
- Fig. % section verticale du tuyau d’ascension de l’huile.
- Fig. 3, tringle de fer dite modérateur, vue séparément.
- A, corps de la lampe. B, réservoir d’huile. C, plaque servant de piston garnie d’un cuir embouti a a. D, corbeille en fer-blanc surmontant le piston et percée de fentes longitudinales à travers lesquelles passe l’huile ; les impuretés qui pourraient s’y trouver mêlées sont retenues dans cette corbeille. E, ressort à boudin qui, en se débandant graduellement, fait appuyer le piston sur l’huile et la force à s’élever jusqu’au bec; ce ressort est attaché d’un bout au piston, et de l’autre au corps de la lampe. F, béquille tenant lieu de clef; on la tourne pour comprimer le ressort; sur son axe est fixé un pignon b engrenant dans une crémaillère c taillée sur la tige G, laquelle est fixée par un écrou au-dessous du piston. H, tuyau d’ascension de l’huile plongeant dans le liquide et ouvert des deux bouts; il est soudé au piston. I, fourreau dans lequel glisse le tuyau. J, tringle de fer engagée dans le tuyau, et dont la partie supérieure, en forme de croissant, s’appuie sur le bord du tuyau N ; cette tringle sert à modérer la trop grande affluence de l’huile. K, bec de la lampe. L, bouton godronné pour élever la mèche. M, rigole circulaire qui reçoit le trop-plein de l’huile s’épanchant le long du tube, d, petite gouttière qui dirige l’huile au centre de la lampe pour la ramener au réservoir. O, cuvette pour garnir la lampe. (D.)
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE, ANNÉE 1849.
- Livres français.
- De l’organisation de l’industrie et du bien-être des classes ouvrières ; par Darpenti-gny. In-8, Rouen, chez l’auteur, rue Saint-Amand, 13.
- De l’organisation du crédit foncier; par Wolowski. In-8, Paris, Guillaumin, rue de Richelieu, 14.
- Notice historique sur les inventions, découvertes et perfectionnements faits dans la ville de Dijon; par Victor Dumay. In-8, Dijon, Frantin.
- Tarif pour la réduction et le cubage des bois sur pied et abattus; par Frugère. In-12, Coulomniers, Brodard.
- Enseignement et sort des ouvriers et de l’industrie, avant, pendant et après 1848; par Charles Dupin. In-18, Paris, Didot.
- Philosophie et art du drainage; par Thackeray. In-8, Paris, veuve Bouchard-Huzard.
- Traité de géodésie pratique; par Garin. In-8, Amiens, Duval.
- Traité élémentaire d’arpentage et de lavis des plans; par Lamotte. In-12, avec planches, Paris, Hachette.
- Le dessin linéaire des demoiselles; par le meme. 1 vol. in-8, avec planches, Paris, Hachette.
- Cours méthodique de dessin linéaire et de géométrie usuelle; par le meme. 1 vol. in-8, avec planches. Paris, Hachette.
- Accélérateur refroidisseur et appareil humecteur appliqué aux moulins à farine ; par Debeaune. In-8. (Extrait de la publication industrielle de M. Armengaud.)
- Administration des douanes. Tableau général du mouvement du cabotage pendant les années 1847 et 1848, 2 vol. in-4.
- Annuaire des bâtiments, des travaux publics et de l’industrie; par Sageret. 1 vol. in-18, Paris, Carilian-Gœury.
- De l’ulluco et de sa culture; par Masson. In-8, Paris, veuve Bouchard-Huzard.
- Du travail des femmes dans les manufactures; par Weber. In-8, Mulhouse, Baret.
- Raisons de la décadence de la concurrence des produits de l’industrie française à l’étranger; par Borucki. In-8, Troyes, Poignée.
- Traité d’arithmétique théorique et pratique ; par Eysserie et Gautier. In-12, Paris, Langlois et Leclercq.
- Cours élémentaire de chimie; par F. Régnault. 1 vol. in-18, Paris, Langlois et Leclercq.
- Du produit du sol forestier; par Laurent. In-8, Nancy, veuve Raybois.
- Mémoire sur la balistique ; par Didion. 1 vol. in-4, Paris, Leneveu, rue des Grands-Augustins, 18.
- Résultats obtenus à Marolles (Indre-et-Loire) sur des défrichements de landes et de bruyères, par l’emploi du noir animal mêlé à la semence ; par Dubreuil-Chambardel. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Cours élémentaire de dessin linéaire, d’arpentage et d’architecture ; par Henry (des Vosges). 1 vol. in-8, avec planches, Paris, Pesron, rue des Mathurins, 18.
- Précis de chimie industrielle, à l’usage des écoles préparatoires aux professions indus-
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- trielles et des fabricants; par M. Payen. 1 vol. in-8, avec planches, Paris, Hachette.
- Cours de mécanique pratique, à l’usage des directeurs et contre-maîtres de fabriques, trad. de l’allemand de Bernoulli. In-18, Paris, Roret.
- Sur l’invention des procédés de dessiccation des betteraves; parKopczinshi. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Considérations sur l’industrie nouvelle dite ouvraison des soies; par Vincent Bouchon. In-4, Paris, imprimerie de Bénard.
- Cours de sciences physiques et chimiques appliquées aux arts militaires; par Emy. In-8, avec planches, Paris, Dumaine.
- Études sur les fusées de projectiles creux; par Martin de Brettes. In-8, Paris, Cor-réard.
- Mémoire sur un projet de chronographe électromagnétique; par le meme. In-8, Paris, Corréard.
- Nouvelles expériences sur la poussée des terres ; par Aude, lieutenant-colonel du génie. In-8, Paris, Bachelier.
- Notice descriptive, culturale et économique sur deux plantes tuberculeuses, l’ulluco et le boussingaultia ; par M. Philippar. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Annuaire général du commerce, de l’industrie, de la magistrature, etc. 12e année, 1 vol. in-8, Paris, Firmin Didot.
- Compte rendu d’un voyage horticole fait en Russie, Poméranie, Prusse, Saxe, West-phalie, Bohême, Danemark, Allemagne et Belgique, pendant l’année 1847 ; par Masson. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Instruction sur l’emploi du sel en agriculture; par Girardin. In-32, Rouen, Péron.
- Description des machines et procédés consignés dans les brevets, d’invention dont la durée est expirée. Tomes 68 et 69, 2 vol. in-4, avec planches. Paris, Bouchard-Huzard.
- Guide des architectes, vérificateurs, entrepreneurs, ou Traité complet de l’évaluation des ouvrages de construction ; par Lejuste. 1 vol. in-4, Paris, Roret.
- Nouveau manuel complet du tourneur; par de Valicourt. 2 vol. in-18, avec planches, Paris, Roret.
- Manuel complet de la galvanoplastie; par le même. Paris, Roret.
- Précis élémentaire de physiologie agricole; par Girou de Buzareingues. 1 vol. in-8, Paris, Bouchard-Huzard,
- Rapport sur les exploitations agricoles et manufacturières de M. Decrombecq ; par MM. Payen et Pommier. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Comptabilité agricole; par Maizière. In-8, Paris, Mathias.
- Nouveau manuel complet de la fabrication des acides gras concrets employés dans les arts, et de celle des bougies stéariques; par Malpeyre. In-18, Paris, Roret.
- Nouveau manuel complet pour la construction et le dessin des cartes géographiques ; par Perrol. In-18, Paris, Roret.
- Notice industrielle sur la Californie; par Bouchacourt. In-8, Paris, Mathias.
- De la destruction des larves, vers blancs, hannetons, courtilières, etc.; par Iléricart de Thury. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
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- Description des solfatares et des alunières de la Toscane; par Coquand. In-8, Paris, imprimerie de Martinet.
- Note sur les minerais de fer des départements de l’Aveyron, du Lot, de Lot-et-Garonne, du Tarn, de Tarn-et-Garonne et de la Charente-Inférieure; par le même. In-8, Paris, Martinet.
- Nouveau manuel complet du décorateur-ornemaniste; par Schmid. In-18, Paris, Roret.
- Traité des magnaneries; par Charrel. 1 vol. in-8, avec planches, Paris, Marc-Aurel, rue Richer, 20.
- Traité de comptabilité agricole; par Edmond de Granges de Rancy. 1 vol. in-8, Paris, rue Jacob, 26.
- Traité théorique et pratique de la fabrication de la bière; par Rohart. 2 vol. in-8, Paris, rue Jacob, 26.
- Annales agricoles de Roville; par Mathieu deDombasle. 1 vol. in-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Nouveau manuel complet de l’éclairage au gaz; par Magnier. 1 vol. in-8, Paris, Roret.
- L’art d’élever les yers à soie; par Brunet de la Grange. 1 vol. in-8, Paris, Maison, rue Christine, 3.
- La ruche conservatrice, ou perfectionnement de la culture des abeilles ; par Vialet-Martignat. In-12, Bourg, Milliet-Bottier.
- Études sur la stabilité des locomotives en mouvement, par Le Chatelier. In-8, Paris, Mathias.
- Des engrais en général, manière de traiter les fumiers; par Michel Greff. In-18, Metz, Alcan.
- L’art du souffleur à la lampe et au chalumeau; par Pedroni. In-18, Paris, Roret.
- Note sur les émanations volcaniques et métallifères; par Elie de Beaumont. In-18, Paris, Martinet.
- Nouvelle méthode pour cultiver la carotte; par Grégoire. In-8, Noyon, Cottu-Harlay.
- Annuaire de la Société polytechnique. Tome 10, in-18, Paris, Dauvin et Fontaine, passage des Panoramas, 36.
- Mémoire sur la cuscute; par Henri. In-8, Sainte-Menehould, Poignée-Darnauld.
- Notes sur la mécanique; par Plaisant. 1 vol. in-8, Paris, Mathias.
- Traité de chimie minérale, végétale et animale; par Berzelius. Traduit par MM. Ess-linger et Hoefer. Tome 5, in-8, Paris, Firmin Didot.
- L’art de s’enrichir par l’agriculture en créant des prairies; par M. Pellault. In-12, Paris, Bouchard-Huzard.
- Traité d’agriculture, de défrichement, de reboisement et de dessèchement des marais, par Marcel d’Orgebray. In-8, Paris, Carilian-Gœury.
- De l’élevage du cheval; par M. de Veaucé. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Mémoires de la Société des sciences et des arts de Carcassonne. 1 vol. in-8, Carcassonne, Pomiès.
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- Des falsifications des farines ; par Lecanu. In-8, Paris, Thunot.
- Histoire de l’horlogerie, depuis son origine jusqu’à nos jours; par Pierre Dubois. In-4, avec planches, Paris, rue du Pont-de-Lodi, 5.
- Progrès agricole et amélioration du gros bétail de la Nièvre; par Delafond. 1 vol. in-8, Paris, Labé, place de l’École-de-Médecine, 4.
- Remarques sur l’emploi du sel en agriculture; par Milne-Edwards. In-8, Paris, Bou-cliard-Huzard.
- Guide des chemins de fer, des bateaux à vapeur et de toutes les voies de communication de France et de l’étranger ; par Dupont. Paris, Dupont, rue de Grenelle-Saint-Honoré, 55.
- Guide des comices agricoles et des propriétaires; par Bujault. In-12, Paris, Bou-chard-Huzard.
- Album des chemins de fer ; par Cornet. In-8, avec planches, Paris, Mathias.
- Mémoire sur l’air comprimé et son application à la locomotion ; par Julienne. In-4, Rouen, Truffault.
- Annales de la Société séricicole, année 1848. 1 vol. in-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Annuaire de chimie; par Millon et Reiset. 1 vol. in-8, Paris, Baillière.
- Recueil de mémoires relatifs à l’emploi du sel marin en agriculture. In-8, Paris, Bou-chard-Huzard.
- Traité de cinématique ( mécanique appliquée aux machines au point de vue géométrique) ; par Laboulaye. 1 vol. in-8, Paris, Mathias.
- Catéchisme de chimie agricole; par le baron de Babo. 1 vol. in-8, Moulins, ^Place.
- Culture et taille de la vigne; par Ecorchard. In-12, Nantes, Géraud.
- Mémoires présentés par divers savants à l’Académie des sciences de l’Institut. 1 vol. in-4, avec planches, Paris, imprimerie nationale.
- Nouveau traité de charpente; par Demont, architecte. In-4, avec planches, Paris, Marie et Bernard, rue des Grands-Augustins, 1.
- Pratique raisonnée de la taille des arbres fruitiers et de la vigne; par Cossonet. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- L’art de connaître les pendules et les montres; par Henri Robert. 1 vol. in-12, Paris, rue du Coq, 8.
- Association des inventeurs et des artistes industriels, M. Taylor, fondateur. In-16, Paris, rue de Bondy, 50.
- Des comices agricoles; par Dupin. Paris, Yidecoq, place du Panthéon, 1.
- Éléments de chimie agricole et de géologie, trad. de l’anglais de Johnston; par Rief-fel. 1 vol. in-12, Paris, Bouchard-Huzard.
- Ferme-école du Ménil-Saint-Firmin (Oise), — compte rendu des travaux de 1848; par MM. Bazin père et fils. 1 vol. in-8, Paris, Schneider.
- Nouveau manuel complet du poêlier-fumiste ; par Ardant, Julia Fontenelle et Mal-peyre. 1 vol. in-8, avec planches, Paris, Roret.
- Mémoire sur l’éducation des abeilles ; par Augustin Bernard. In-8, Bourg-en-Bresse, Millet-Bottier.
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
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- Congrus scientifique de France, 15e et 16e sessions. Paris, Marchand.
- . Éléments de géométrie descriptive; par Gerono et Cassanac. In-8, avec planches, Paris, Dezobry et Magdeleine, rue des Maçons-Sorbonne, 1.
- Manuel complet du terrassier et de l’entrepreneur de terrassements ; par Étienne et Masson, In-18, Paris, Roret.
- Considérations sur la peinture à l’huile et sur le siccatif de Harlem ; par Durosier. In-8, Paris, rue des Francs-Bourgeois-Saint-Michel, 18.
- . Considérations sur l’exploitation des mines métalliques en général, et sur celles de Pont-Gibiud en particulier; par Pallu. In-8, Clermont-Ferrand, Pérol.
- Guide du cultivateur et du colon; par A. Redier. In-18, Paris, Bouchard-Huzard. Itinérdre historique du chemin de fer du Nord, de Paris à Lille. 2 vol. in-18, Lille, Lefort.
- L’industrie française depuis la révolution de février; par Audigane. In-18, Paris, Guillauirin, rue de Richelieu, 14.
- Notice sur la manufacture céramique de Billom (Puy-de-Dôme); par M. Lecoq. In-8, Clermoni-Ferrand, Pérol.
- Suite le la théorie de la capillarité et de ses applications à la physique, à la chimie et aux corps organisés ; par Artur. In-8, Paris, rue Saint-Jacques, 56.
- Supplément à la théorie des engrenages; par Puthaux. In-4, avec planches, Paris, Chaumerot, Palais-National.
- Analyse des substances saccharifères au moyen des propriétés optiques de leurs dissolutions; par Clerget. In-8, Paris, Mathias.
- Bibliothèque du cultivateur; par Schwerz, trad. parYilleroy. 1 vol. in-12, Paris, rue Jacob, 26.
- Traite des droits d’auteur et d’inventeur en matière de littérature, d’art et d’industrie; pai' Lesenne. 1 vol. in-8, Paris, Comon, quai Malaquais, 15.
- Mancel d’horticulture et d’agriculture; par Ramey. In-12, Bordeaux, Chaumas-Gayet.
- Préceptes d’agriculture pratique de Schwerz, trad. de l’allemand. 4 vol. in-8, Paris, Bouchaid-Huzard.
- Observations sur l’insalubrité des habitations de la classe ouvrière ; par d’IIéricourt. In-8, Arras, Degeorge.
- Description des divers systèmes d’emballage inventés par Cotel, place du Louvre.
- In-12.
- Emploi du zinc laminé pour les bâtiments. In-8, Paris, rue Richer, 22.
- Situation industrielle du département du Nord, — rapport du jury départemental. 1 vol. ia-4, Lille, Danel.
- Moyen de diriger les aérostats; par Francallet. In-12, Paris, Mathias.
- Note sur les moyens de régler la suspension des machines locomotives; par Nozo. In-8, Paris, Chaix.
- Trailé de la plantation en général et de boisement des mauvaises terres dans le département de la Somme; par Danzel. In-8, Amiens, Duval.
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- Échanges internationaux de livres, d’objets d’art et d’histoire naturelle, par M. C. Moreau. In-8, Paris, Desoye.
- Note sur l’état actuel de la peinture sur verre; par Prosper Lafaye. In-4, Paris, Diclot.
- Question des sucres, procédé Melsens; par Marins Rampai. In-8, Paris, Chaix.
- Rapport sur la construction des logements pour les ouvriers; par Rohault de Fleury. In-4, Paris, Mme Lacombe.
- Télégraphie électrique, son avenir; par Bréguet fils et de Séré. In-8, Paris, Mathias.
- De la chaussure et de son influence sur le développement du pied ; par Clabbeck. In-8, Paris, rue de Richelieu, 9.
- Essai sur la culture des vignes à raisins précoces; par Loiseleur-Deslongchamps. In-12, Paris, Bouchard-Huzard.
- Industrie des houilles, des métaux et des machines en Belgique; par M. Calla. In-8, Paris, Chaix.
- Manipulations électrotypiques, ou Traité de galvanoplastie, trad. de l’anglais de Walker. In-8, Paris , Méquignon-Marvis, rue de l’École-de-Médecine, 3.
- Nouveau manuel complet du ferblantier; par Lebrun et Malpeyre. 1 vol. in-18, Paris, Roret.
- Mémoire sur les canons se chargeant par la culasse; parM. Cavalli. In-8, avec planches, Paris, Corréard.
- Nouveau système de griffes et de blocs mobiles typographiques. Paris, Derriey, boulevard Mont-Parnasse, 12.
- Yignole des charpentiers; par Bourgeois. In-4, Paris, Basset, rue de Seine, 33.
- Cours de chimie générale; par Pelouze et Fremy. 1 vol. in-8, avec atlas de planches, Paris, Victor Masson, rue de l’École-de-Médecine, 17.
- Notice historique sur l’imprimerie; par Paul Dupont. 1 vol. in-8, Paris, Dupont.
- Nouvel art d’élever, de multiplier, de faire prospérer et d’engraisser les moutons; par Morel. In-18, Paris, Tissot, rue de la Harpe, 19.
- Colonie agricole et pénitentiaire de Mettray. 10e année, rapport des directeurs. In-8, avec planches, Paris, Claye.
- Traité élémentaire d’agriculture pratique ; par Hervé de Lavaur. 1 vol. in-12, Paris, Mathias.
- Traité pratique de vinification; par Machard. 1 vol. in-18, Besançon, Jacquin.
- L’art de moudre; par Vanlerberghe. In-8, Paris, Simier, rue Saint-Honoré, 245.
- Encyclopédie monétaire; par Bonneville. 1 vol. in-folio, avec planches, Paris, rue Rambuteau, 22.
- Manuel d’industrie et d’économie domestique. In-12, Bordeaux, Ragot.
- Mémoire sur le transport des voyageurs et des marchandises sur les pyroscapes de la Garonne; par Suriray-Delarue. In-4, Bordeaux, Faye.
- Observations sur la plantation des routes; par Laffore. In-8, Agen, Noubel.
- Algérie, .province d’Oran, —concession agricole d’Àrbel; par Ch. Héricart de Thury. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
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- Manuel de l’éleveur de chevaux; par Goux. In-12, Agen, Bertrand.
- Observations sur les bibliothèques scientifiques industrielles; par Mathias. In-8, Paris, Mathias.
- Répertoire de l’industrie parisienne. In-18, Paris, rue d’Aboukir, 11
- Résumé des meilleures méthodes d’éducation des vers à soie ; par Duvernay. In-18, Grenoble, Baratier.
- Cours de mathématiques à l’usage de l’ingénieur civil; par Àdhémar. 1 vol. in-8, Paris, Mathias.
- Supplément au Traité de géométrie descriptive; par le même. In-8, Paris, Mathias.
- Du papier de sûreté; par Delarue. In-8, Paris, rue Notre-Dame-des-Victoires, 16.
- Notices sur les caloridores de M. Pimont. In-8, Paris, Pollet.
- Nouveau montage de métiers pour la fabrication des étoffes; par Gonnard. In-8, Lyon, Brunet.
- Principes de cosmographie; par Delille. In-12, Paris, rue Tiquetonne, 10.
- Instruction sur les propriétés et l’emploi du sel en agriculture. In-8, Paris, Bou-chard-Huzard. .
- Rapports sur la galvanisation du fer, procédé Sorel. In-8, rue d’Angoulême-du-Tem-ple, 40.
- Thermomètre alcoométrique dit ébullioscope à tige, ln-8, Paris, Lerebours et Secrétan, place du Pont-Neuf, 13.
- Barême pour les chantiers et ateliers du cours des travaux à la journée. In-4, Anzin, Boucher-Moreau.
- Connaissance des temps et des mouvements célestes pour l’année 1852, publiée par le Bureau des longitudes. 1 vol. in-8, Paris, Bachelier.
- Mémoires de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Dijon. Années 1847 et 1848, 1 vol. in-8, Dijon, Frantin.
- Almanach du cultivateur et du vigneron. 7e année 1850, in-16, Paris, Pagnerre.
- Annuaire de l’horticulture. 7e année, 1850, in-16, Paris, Pagnerre.
- Manuel du peintre en caoutchouc; par Gay. In-8, Strasbourg, Silbermann.
- Mémoires de l’Académie des sciences, agriculture, commerce, belles-lettres et arts du département de la Somme. 1 vol. in-8, Amiens, Duval.
- Recueil de bouches à feu les plus remarquables, depuis l’origine de la poudre à canon jusqu’à nos jours, parle général Marion. In-4, avec atlas de planches, Paris, Cor-réard.
- Congrès central d’agriculture. 6e session, comptes rendus et procès-verbaux. 1 vol. in-8, Paris, Prève.
- Cours d’algèbre élémentaire théorique et pratique; par Puille d’Amiens. In-8, Paris, Dezobry et Madeleine.
- Du drainage des terres; par M. de Saint-Venant. In-8, Paris, Dupont.
- Institut national de France, — Académie des sciences, — Eloge de Gaspard Monge, prononcé par Ch. Dupin. In-4, Paris, Didot.
- Notice sur les grandes tentures historiques brochées pour monuments publics ; par Gantillon. In-4, Lyon, Rodanet.
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE
- Nouveau livre de cubage. In-4, le Havre, Lemale.
- Biographie de N. Conté; par M. Jomard. In-8, Paris, Thunot.
- Note sur l’inauguration de la statue de Monge, àBeaune; par le meme. ïn-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Mémoire sur les dunes du golfe de Gascogne ; par Pigeon. In-8, Lyon, Boitel.
- Tarif des prix de réparation des armes à feu. In-18, Paris, Dumaine.
- Traité d’hydraulique à l’usage des ingénieurs; par Daubuisson de Voisins. 1 vol. in-8, avec planches, Paris, Pitois-Levrault, rue de la Harpe, 41.
- Recueil de machines, instruments et appareils qui servent à l’économie rurale et industrielle ; par Leblanc. In-folio, Paris, Bachelier.
- Abolition de la misère et du prolétariat, — Discours de M. Ch. Dupin, prononcé dans la séance de l’assemblée législative du 9 octobre 1849. In-8, Paris, Garnier frères, au Palais-National.
- Des colonies agricoles de l’Algérie; par le général le Pays deBourjolly. In-8, Paris , Dumaine.
- Congrès des agriculteurs du nord de la France. 8e session tenue à Compiègne, du 7 au 10 juillet 1849. In-8, Compiègne, Escuyer.
- Daguerréotype pour apprendre seul à faire des portraits; par M. Legros. In-8, Paris, rue Saint-Honoré, 199.
- Nouveau manuel complet du mouleur; par Magnier. In-18, Paris, Roret.
- Le guano du Pérou, — sa valeur comme engrais, — manière de l’employer; par de Monnières. In-8, Paris, Rignoux.
- Un million de faits, — Aide-mémoire universel des sciences et des arts; par Âicard, Desportes et autres. 1 vol. in-12, Paris, Garnier frères.
- La chimie du cultivateur; par Joigneaux. In-12, Paris, Masson.
- De la méthode d’irrigation des prés des Vosges ; par Piwis. In-12, Paris, rue Jacob, 26.
- Mémoire sur la fondation des cités industrielles; par Damelte. In-8, Paris, rue des Saints-Pères, 1.
- Tableau général des phares et fanaux des côtes de Hollande et de Belgique. In-8, Paris, Dupont.
- Traité de la fabrication des diverses espèces de colles; par Bellier aîné. In-8, Lille, Leleux.
- Statistique chimique appliquée spécialement à la question de l’emploi agricole du sel ; par Barrai. 1 vol. in-12, Paris, rue Jacob, 26.
- Traité élémentaire de géométrie descriptive; par de la Frémoire. 2 vol. in-8, avec planches, Paris, Carilian-Gœury.
- Le bouvier modèle, traitant des soins à donner aux chevaux, etc.; par Rocquart. 1 vol. in-18, Paris, Langlumé.
- Cours élémentaire de mécanique industrielle; par Jariez. 2 vol. in-8, Paris, Mathias.
- Guide du géomètre pour les opérations d’arpentage; par Goulard-TJenrionnet. 1 vol. in-8 avec atlas, Paris, rue Jacob, 26.
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
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- Institut national agronomique, — Concours pour la chaire de zoologie appliquée à l’agriculture ; concurrent, L. Doyère. In-4, Paris, Bachelier.
- Le livre d’or des métiers ou histoire des corporations ouvrières, communautés, jurandes, etc.; par Paul Lacroix et Ferd. Seré. 6 vol. grand in-8, illustré d’un grand nombre de peintures et vignettes, Paris, Maresq, rue du Pont-de-Lodi, 5.
- Notice sur les engrais artificiels de Fouché-Lepelletier. In-12, Paris, Guiraudet.
- De l’encouragement aux associations ouvrières ; par Paillotet. In-8, Paris, Guillaumin.
- Almanach industriel pour 1850. In-8, Paris, rue Grange-Batelière, 22.
- Barême des fabricants; par Dumesnil. In-8, Cateau-Cambrésis, Dumesnil.
- Calculateur mécanique, barême mobile. In-8, Paris, Courtois-Chauvin, rue des Vinaigriers, 17.
- Des engrais artificiels; par Dal Piaz. In-16, Paris, Bouchard-Huzard,
- Notions élémentaires de chimie; par Alexandre Meissas. In-18, Paris, Hachette.
- Nouveau système complet de mathématiques élémentaires; par Doster. In-8, Paris, Bachelier.
- Description des signes à l’aide desquels on peut apprécier les quantités lactifères des vaches; par Magne. In-12, Paris, Comon, quai Malaquais, 15.
- Cours élémentaire de chimie; par Deguin. 1 vol. in-8, Paris, Belin.
- Cours élémentaire de physique; par le même. 2 vol. in-8, Paris, Belin.
- Précis historique, pratique et industriel de la tourbe; par Rogers. In-8, Paris, cité Odiot, rue de l’Oratoire-du-Roule, 32.
- Ouvrages périodiques.
- Nouvelles annales de mathématiques; par M. Ch. Terquem et Gerono. Année 1849, in-8, Paris, Bachelier.
- Recettes et formules anciennes et nouvelles inédites pour les arts, l’industrie, la chimie, etc.; par Quesneville. Recueil mensuel, Paris, Louis Colas, rue Dauphine, 32.
- Annales des sciences physiques et naturelles, d’agriculture et d’industrie, publiées par la Société d’agriculture de Lyon. Paris, Treuttel et Würtz.
- Indicateur des chemins de fer, journal hebdomadaire. Paris, Chaix.
- Bulletin de la Société d’agriculture, sciences et arts de la Haute-Vienne; par A bric. In-8, Limoges, Chapoulaud.
- Revue de la colonisation agricole, industrielle et commerciale; par Paganelli di Zi-cavo. Paris, place de la Bourse, 11.
- La France industrielle, journal de l’industrie et du commerce. Paris, rue Saint-Ni-colas-d’Antin, 9.
- Journal des maîtres de forge et des concessionnaires de mines. Paris, quaiValmy, 45.
- Nouvelles annales de la marine et des colonies; revue mensuelle. Paris, Dupont, rue de Grenelle-Saint-Honoré, 55.
- AS)um industriel. Paris, rue Chauchat, 17.
- L’ami des champs, par Leheuf; journal mensuel. Châtillon, Lebeuf.
- Le Semeur, recueil d’agriculture pratique, de jardinage, etc., publié par le comité agricole d’Épinal. In-8, Épinal, veuve Glay.
- Quarante-neuvième année. Avril 1850. \%
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- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- Analyse de divers articles recueillis dans les journaux anglais et traduits par M. Gh. Lamy, ingénieur-chimiste, ancien élève de l’école centrale des arts et manufactures.
- ARTS CHIMIQUES.—MÉTAUX.
- Sur k zincage du fer; par M. Riepe.
- On sait que le zincage des métaux se fait par deux méthodes différentes ; l’une consiste à plonger l’objet à zinguer dans du zinc en fusion, l’autre à précipiter le zinc de ses dissolutions par les procédés galvaniques. Le liquide le plus ordinairement employé dans ce dernier cas est une dissolution étendue d’oxyde de zinc dans une lessive de potasse (zincate de potasse).
- Afin de connaître la solution dont l’emploi présenterait le plus d’avantages, M. Riepe a entrepris de nombreuses expériences dans le laboratoire de la Société d’encouragement de Berlin ; il s’est servi des solutions suivantes :
- Sulfite de zinc, cyanure de zinc dans le cyanure de potassium, chlorure de zinc ammoniacal ( sel pour la soudure ), hyposulfite de zinc.
- Les solutions de sulfite de zinc et de chlorure de zinc ammoniacal ont paru les plus avantageuses; mais il faut, pour la réussite de l’opération, des liqueurs étendues et un courant galvanique faible, autrement le zinc précipité se détache en paillettes minces de la surface du fer. Si bon prend les précautions convenables, on peut précipiter le zinc sur le fer jusqu’à l’épaisseur d’une feuille de papier. Il est bien entendu que l’objet à zinguer doit être préalablement bien décapé. (Lond. Journ. of arts, juillet 1849.)
- Nouveau procédé d’émaillage du fer.
- Un Américain, M. Ch. Stumer, a trouvé, pour recouvrir la surface du fer et d’autres métaux, un émail très-adhérept, non susceptible de se briser par je choc pu par l’application de la chaleur, et qui peut recevoir toutes les nuances (le coloration possibjes.
- Voici deqx recettes pour la composition de cet émail :
- A. 448 gr. de sable, 56 gr. de terre de pipe, 21 gr. dp salpêtre.
- B. 196 gr. de verre blafifh 112 gr. de sable, 208 gr. d’oxydg d’étain, 168 gy. de borax, 42 gr. de soude, 84 gr. de salpêtre, 35 gr. d’argile blanche, 2§ gr. de magnésie, 7 gr. de craie blanche, 3 gr. d’écailles d’huîtres.
- Dans l’un et l’autre cas, les matières sont pulvérisées et mêlées avec de l’eau gpm-mée. (The civil engineer and architect’ s journal, octobre 1849.) (1)
- (1) Voy. Bulletin delà Sociélé d’encouragement, 10e année (1811), page 169,, le procédé de M. Schweighaeuser pour l’émaillage des vases de fonte, et un autre procédé de M. Hicklin, tome XVIe, page 303 du même Bulletin. M. Besagre a pris, le 4 avril 1840, un brevet pour le même objet; on en trouve la description page 118, tome LVI de la collection des brevets.
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- j Alliage pour" coussinets de cylindres pesants et.pour boîtes de roues de waggons de
- chemins de fer; par M. Tapp. . ' ; ; ; :
- ‘ Pour les coussinets de fatigue, les boîtes des roues de voitures de chemins de fer qui doivent résister à des pressions considérables, M. Tapp propose l’alliage suivant :
- Cuivre. . . . ’ 40 p. ou 65 sur 100 p.
- Ktoin.. ... 9 p. 151 */'
- Plomb. ... 12 p. 20 \
- On fond d’abord le cuivre, on y incorpore l’étain, puis le plomb.
- Un coussinet fait avec cet alliage peut, suivant M. Tapp, fonctionner, à l’état sec et non graissé, pendant environ deux minutes, sans développer une chaleur bien sensible et sans que l’alliage se détache sur les tourillons des pièces tournantes.
- Pour les petits coussinets où les arbres ne sont pas mis en mouvement par un moteur puissant, M. Tapp recommande l’alliage suivant : ‘
- Étain.. . . . 78 p. ou 75 sur 100 p. ‘
- Antimoine. . . 18 p. 17 . ^
- Cuivre. ." . . 8 à 9 p. 8.
- ( Belgiqtte industrielle, février 1850. )
- Nouveaux moyens de décorer les métaux; par M. F. Yogel.
- M. Vogel vient de faire une application nouvelle des procédés électrochimiques à la décoration des métaux par la niellure et le décalque.
- On enduit l’objet à décorer (une plaque d’acier, par exemple) de vernis des graveurs, puis on y dessine à la pointe les ornements qu’on se propose de produire ; on mord avec un acide; après l’écoulement de celui-ci, on enlève le vernis avec de l’éther ou de l’essence de térébenthine. L’objet est alors lavé à l’eau pure, passé dans un acide très-étendu, puis transporté dans un appareil galvanoplastique. Lorsque les traits marqués par la pointe sont suffisamment chargés de métal ( argent, par exemple ), on enlève l’objet de l’appareil, et on use partout, excepté dans les traits, la couche de métal précipitée. On aura obtenu, de cette manière, un dessin sur acier, tout à fait semblable à ceux que produirait la niellure, c’est-à-dire le coulage d’une composition d’argent sur une plaque d’acier gravée ou estampée.
- Par ce moyen, il serait possible, en traçant des traits un peu larges, de déposer l’un sur l’autre des métaux différemiM^olorés. Lors du polissage ultérieur, le métal précipité le dernier formerait la ligne moyenne des traits, tandis que celui qui aurait été précipité le premier formerait une légère bordure ou frange d’une autre couleur.
- M. Vogel pense que l’application de ce procédé pourra produire, dans les mains d’un artiste habile, des effets aussi variés qu’élégants. Cette espèce de niellure galvanique
- (1) Cet alliage ne diffère du bronze des miroirs antiques, analysé par Klaproth, que dans la proportion relative des métaux mous ( étain et plomb ), 35 pour 100 au lieu de 38 pour 100.
- Sur le chemin de fer du Taunus, les voitures de voyageurs qui fatiguent le plus ont été pourvues de coussinets en plomb dur, de l’invention de M. Æirchiveger, et qui renferment 85 de plomb et 15 d’antimoine. On graiss^v^itoduit ordinaire d’huile de palme, de suif et de soude. '
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- pourrait servir à la décoration des boîtes de montres, tabatières, canons de fusils de luxe, lames de sabre et d’épée, etc., etc.
- Voici maintenant les procédés de M. Vogeî pour décalquer sur fer, acier, laiton, argent, cuivre : on imprime, avec une planche métallique, ou une pierre lithographique, ou une vignette sur bois, une épreuve avec l’encre d’impression sur du papier à imprimer, préalablement enduit d’une couche mince de colle de pâte claire. Cette épreuve est ensuite transportée sur la surface métallique bien décapée qu’il s’agit de décorer ; on décalque avec beaucoup de précaution au moyen d’un brunissoir d’acier, puis on humecte le papier avec un peu d’eau faiblement acidulée, on l’enlève, on saupoudre l’épreuve transportée sur métal avec une poudre de verre très-fine obtenue par lévigation ; lorsque la dessiccation de l’encre est complète, on enlève , avec un soufflet, la poussière de verre dans les points qui ne sont pas recouverts d’encre.
- La surface métallique ainsi préparée peut être dorée, argentée, platinée, cuivrée par les procédés électrochimiques ; les parties non recouvertes d’encre grasse, et, par conséquent, de poudre de verre, qui n’est pas conductrice de l’électricité, restent seules intactes au sein du bain métallique. Lorsque la couche de métal qui s’est précipitée sur les autres points de la surface a acquis une épaisseur suffisante, on enlève , avec les dissolvants ordinaires, la couche d’encre d’impression, et le dessin apparaît par la diversité des couleurs du fond et de l'enduit métallique. ( Belgique industrielle, février 1850.)
- Fabrication du plomb de chasse.
- M. David Smith, de New-York, a proposé, pour faire le plomb de chasse, une nouvelle méthode d’après laquelle il remplace les tours ordinaires, de 45 mètres de hauteur, par un tuyau en fer haut de 15 mètres.
- Dans le procédé ordinaire, l’élévation des tours est nécessitée par le degré de refroidissement que le plomb doit subir, selon le calibre des grains, avant de tomber dans le récipient d’eau situé à la partie inférieure. M. Smith atteint le même but en faisant monter dans le tuyau, au moyen d’un soufflet, un courant d’air proportionné au calibre du plomb, et qui est destiné à le refroidir avant sa chute dans le récipient. Il a pu ainsi obtenir une réduction de 30 mètres dans la hauteur, et remplacer les tours élevées et coûteuses, dont on se sert ordinairement, par des tuyaux en tôle de 0m,45 environ de diamètre. ( The civil engineer and architect’s journal, octobre 1849. )
- Verre. — Argenture du verre pgfiàe coton-poudre.
- M. Wohl a découvert, il y a peu de temps, qu’une solution de coton-poudre, dans une lessive caustique, possède à un haut degré la propriété de précipiter, à l’état métallique, l’argent de ses dissolutions.
- Le coton-poudre, mis en contact avec une lessive caustique, ne tarde pas à s’y dissoudre, et donne un liquide très-brun un peu épais. Si l’on verse dans cette solution alcaline quelques gouttes de nitrate d’argent et que l’on ajoute de l’ammoniaque jusqu’à dissolution complète de l’oxyde d’argent formé, dissolution qu’on facilite par la chaleur d’un bain-marie, le liquide prend bientôt une_£Qüleur brune foncée, fait ef-
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- fervescence, et la totalité de l’argent se précipite sur les parois du vase, en produisant un miroir d’un brillant bien supérieur à celui des surfaces miroitantes formées à l’aide des essences ou de l’aldéhy de-ammoniaque. La facilité avec laquelle ce miroir se produit permettra peut-être à ce nouveau procédé d’acquérir une certaine importance pratique.
- Le coton-poudre ne possède pas seul la propriété dont il est fait mention ici ; les substances, telles que le sucre de canne, le sucre de lait, la mannite, les gommes qui donnent, avec l’acide nitrique, des produits explosifs, l’acide nitropicrique ( ou acide carbazotique) (1), produisent, dans les mêmes circonstances, des surfaces métalliques réfléchissantes.
- Voilà donc un nouveau procédé d'argenture du verre à ajouter à ceux que l’on doit déjà à MM. Drayton, Meurer, Tourasse, Stenhouse, Choron, procédés qui reposent sur l’action que l’alcool et certaines essences exercent sur le nitrate d’argent ammoniacal. ( Pharmaceutic journ., septembre 1849. )
- Argenture du verre perfectionnée, par M. Drayton.
- M. Drayton a apporté la modification suivante à son procédé d’argenture du verre, dont on trouve la description dans le Bulletin de la Société d’encouragement, 43e année (1844), page 460. ‘
- On mêle ensemble 28 gr. d’esprit volatil de corne de cerf ( mélange d’acétate et de carbonate d’ammoniaque ) ou d’ammoniaque, auxquels on ajoute 56 gr. de nitrate d’argent, 84 gr. d’eau et 84 gr. d’alcool; le tout est abandonné à lui-même pendant trois ou quatre heures, puis filtré. Pour 28 gr. de cette liqueur, on ajoute 7 gr. d’une substance saccharine ( le sucre de raisin, de préférence ), préalablement dissoute dans parties égales, en volume ( 28 centilitres, par exemple ), d’eau et d’alcool.
- Pour argenter, on verse ce mélange sur la surface du verre, et l’on soumet à une température de 60° centig. Lorsque la couche d’argent est entièrement sèche, on la couvre d’un vernis pour la préserver des altérations par frottement.
- On peut employer la même liqueur pour argenter la surface des métaux. ( Reper-tory of patent inventions, juillet 1849.)
- Platimre du verre, de la porcelaine, de la faïence fine, par M. Ludesdorff.
- M. Ludesdorff vient de faire connaître un nouveau moyen de produire le lustre sur les faïences et poteries.
- Cette opération, pratiquée depuis longtemps sur les faïences fines à vernis plombi-fère, consiste à leur donner l’aspect d’un métal, surtout celui d’or dit Burgos, ayant une couleur rosée ou violette à chatoiement métallique, à l’aide d’une couche de métal ( platine, or ) excessivement mince et présentant assez d’adhérence pour ne pouvoir être enlevée par le frottement.
- A cet effet, M. Ludesdorff emploie une liqueur consistant dans une dissolution de
- (î) Acide formé par l’action de l’acide nitrique sur l’indigo, la soie, la laine, l’aloès, etc.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- chloride de platine dans l’alcool concentré ( 95° alcoom. ), additionnée de 5 p. d’essence de lavande.
- L’objet à platiner est enduit de cette liqueur à l’aide d’un pinceau, puis on laisse sécher et on cuit au moufle. Pour les faïences fines et les verres aisément fusibles, la chaleur est portée au rouge sombre pendant une demi-heure ; on porte au rouge clair pour les porcelaines et les verres durs. On laisse ensuite refroidir et on frotte la surface de F objet avec un chiffon de coton chargé de craie lavée humide.
- On peut aussi platiner la porcelaine-biscuit et les terres cuites; mais l’enduit est mat et donne à ces matières l’aspect du fer non poli.
- M. Ludesdorff a appliqué ce procédé à la platinure du verre, et a fabriqué, de cette manière, des miroirs comparables aux miroirs métalliques, et susceptibles de certaines applications optiques auxquelles les miroirs ordinaires en verre sont impropres. Ceux-ci, en effet, présentent deux surfaces réfléchissantes, l’une sur le verre, à la partie antérieure, l’autre sur l’étamage, à la partie postérieure. Cette circonstance, comme on sait, rend leur emploi impossible pour la construction des télescopes. Les nouveaux miroirs platinés n’offrent plus, au contraire, qu’une seule surface réfléchissante, celle q.ui est à la partie antérieure.
- On recouvre donc les deux faces d’une plaque de verre bien dressée, avec la liqueur dont nous venons de parler, et on fait sécher dans un moufle faiblement chauffé. La cuisson s’opère sur une plaque infusible, pourvue d’un léger rebord, sur laquelle on répand 3 à 4 centim. de plâtre calciné, passé au tamis fin, et comprimé avec une plaque de verre polie, afin que le plâtre présente une surface nette et. bien unie. Sur cette couche de plâtre on pose le miroir sur lequel le lustre de platine s’est complètement manifesté par la chaleur du moufle , puis on porte la température graduellement au rouge sombre.
- Ce mode de platiner peut aussi servir à noircir les échelles ou divisions microscopiques tracées sur le verre. On enduit, la plaque divisée avec la dissolution de platine , on laisse sécher et on chauffe jusqu’à ce que toute l’essence ait disparu et que le lustre de platine apparaisse; on,laisse refroidir, puis on enlève le platine répandu à la surface, en frottant légèrement celle-ci avec une petite plaque de verre de 5 à 6 centim. carrés, recouverte de papier fin et satiné ; il ne reste plus que le platine incrusté dans les traits de l’échelle. Les plaques divisées sont ensuite portées au rouge sombre, comme pour les miroirs. (Belgique industrielle, janvier 1830.)
- OBJETS DIVERS.
- Formules pour la fabrication de la cire à cacheter.
- M. Pottinger recommande les formules suivantes pour la préparation des cires à cacheter,:
- On fait fondre, à une légère chaleur, 112 gr. de térébenthine de Venise et 196 gr. de laque en écailles dans un vase en poterie; on y ajoute 70 gr. de cinabre sec,,puis une pâte assez épaisse faite avec 70 gr. de cinabre, 3 gr. de carbonate de magnésie et une quantité suffisante d’essence de térébenthine ; le tout est remué jusqu’à ce que des
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- NOTICES INDUSTRIELLES. 188
- bulles apparaissent. On retire du feu, on agite jusqu’à disparition des bulles, puis on
- coule là masse dans des moules dë fër-blarrc dont l'intérieur est enduit d’huile d’amandes; après le refroidissement* on donne le poli aux bâtons de cire à cacheter en
- les passant rapidement à travers la flamme d’un fourneau ou d’une lampe à alcool. Voici les recettes indiquées pour les diverses cires à cacheter colorées :
- Rouge fin. — Térébenthine de Venise, 112 gr.; laque en écailles, 196 gr.-; cinabre, 112 gr.; carbonate de magnésie et huile de térébenthine, 3 gr.
- Rouge fin n° 1. — Même formule ; on prend seulement 98 gr. de cinabre au lieu de 112.
- Rouge n° 2. — Térébenthine de Venise, 112 gr. ; laque en écailles, 182 gr.; colophane, 14 gr.; cinabre, 70 gr.; carbonate de magnésie, 3 gr.; essence de té-- rébenthine, quantité suffisante.
- Rouge n° 3. — Térébenthine, 172 gr.; laque en écailles, 168 gr.; colophane, 21 gr.; cinabre, 49 gr.
- Rouge n° 4. — Térébenthine, 178 gr.; laque en écailles, 168 gr.; colophane, 42 gr.; cinabre, 42 gr.; magnésie, etc.
- Rouge n° 5. — Térébenthine, 112 gr.; laque en écailles, 154 gr.; colophane, 42 gr.; cinabre, 35 gr.; magnésie, etc.
- Noir fin n° 1. — Térébenthine de Venise, 126 gr.; laque en écailles, 252 gr.; colophane, 14 gr.; noir de fumée mêlé avec de l’huile de térébenthine.
- Noir n° 2. — Térébenthine de Venise, 112 gr:; laque en écailles, 224 gr.; colophane, 84 gr.; noir de fumée et huile de térébenthine. :
- Jaune n° 1. — Térébenthine de Venise, 56 gr.; laque en écailles, 112 gr.; colophane, 35 gr.; jaune royal ( oxychlorure de plomb ), 21 gr.; magnésie, 3 gr.; huile de térébenthine, quantité suffisante.
- Brun foncé n° 1. — Térébenthine de Venise, 112 gr.; laqüe en écailles, 210 gr.; ocre rouge, 42 gr.; magnésie, 3 gr.
- Brun n° 2. — Térébenthine de Venise, 112 gr. ; laque en écailles, 196 gi*. ; ocre, 28 gr.; eolophane, 84 gr.; magnésie, 3 gr.
- Brun clair n° 1. — Térébenthine de Venise, 112 gr.; laque en écailles, 210 gr.; ocre rouge, 28 gr.; cinabre, 14 gr.; crâie préparée, 14 gr.; magnésie, 3 gr.
- Brun clair n° 2. — Térébenthine de Venise, 112 gr.; belle laque en écailles, 196 gr.; colophane, 84 gr.; ocre, 42 gr.; cinabre, 7 gr.; craie lavée, 28 gr.; magnésie, 3 gr.
- Bleu foncé n° 1. — Térébenthine de Venise, 84 gr. ; belle laque en écailles, 196 gr.; colophane, 28 gr.; bleu minéral, 28 gr.; magnésie, 3 gr.
- Vert n° 1. — Térébenthine de Venise, 56 gr.; laque en écailles, 112 gr.; colophane, 42 gr.; jaune royal (oxychlorure de plomb), 14 gr.; bleu de montagne (azu-rite terreuse ou carbonate de cuivre ), 7 gr.; magnésie, 3 gr.
- Rouge carmin n° 1. — Térébenthine de Venise, 56 gr:; laque en écailles, 112 gr.; colophane, 28 gr.; vermillon dé Chine, 42 gr.; magnésie, 2 gr.; huile de térébenthine.
- Jaune d’or n° 1. — Térébenthine de Venise, 112 gr.*, laque en ëbailles, 224 gr.;
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- quatorze cahiers d’or en feuilles; bronze, 14 gr.; magnésie, 14 gr. ; huile de térébenthine, quantité suffisante. (Pharmaceutic journ., septembre 1849.)
- Procédé 'pour préparer le vernis au succin; par M. Stelling.
- A l’aide de ce procédé, le succin, qui ne fond qu’à une température élevée, est introduit dans un vase de cuivre résistant, fermé à sa partie supérieure et luté avec de l’argile. A sa partie inférieure est un tuyau conique en avant duquel se fixe une feuille de tôle percée de trous, faisant fonction de crible, et séparant le succin fondu des impuretés qu’il renferme. Le vase de cuivre repose sur un fourneau, son fond conique y est plongé de quelques centimètres ; lorsque la température est suffisamment élevée, le succin fondu coule, débarrassé de ses impuretés, dans un grand vase ou récipient en cuivre placé au-dessous, et rempli aux deux tiers de l’huile avec laquelle on doit préparer le vernis; l’incorporation du succin fondu avec cette huile est facilitée par la chaleur. Lorsque le mélange est effectué, on ajoute les autres ingrédients nécessaires.
- Ce procédé, fort simple, présente, selon M. Stelling, les avantages suivants constatés déjà par une longue expérience :
- 1° Le succin fond complètement sans résidu, et, comme il est contenu dans un vase parfaitement clos, rien ou presque rien ne se perd par l’évaporation.
- 2° La fusion s’effectue avec aisance et rapidité, sous l’influence d’une température élevée.
- 3° Ce mode de préparation est à l’abri de tout danger d’incendie.
- 4° Les vases, étant en cuivre épais, ne sont pas susceptibles d’éclater au feu, comme cela peut arriver avec les vases de terre employés encore trop souvent dans les fabriques de vernis. (Lond. Journ. of arts, août 1849.)
- Nouveaux mordants pour la teinture; par M. Carteron.
- Les mordants de M. Carteron, destinés à remplacer en teinture la crème de tartre, sont au nombre de quatre ; on les prépare ainsi qu’il suit : *
- 1er mordant. On dissout 18 p. de sel commun et 9 p.-.d’acide tartrique dans 67 p. d’eau bouillante ; on ajoute à cette solution 18 pT3*acide acétique du commerce ; 1 kilog. environ de ce mordant équivaut en teinture à 1 kilog. de crème de tartre, et s’emploie de la même manière pour le cramoisi et toutes les teintures en rouge.
- 2e mordant. On triture et mélange bien 2 p. de bisulfate de soude (résidu des fabriques d’acide nitrique) et 1 p. d’alun; 2250 gr. de ce mordant équivalent à 1125 gr. de crème de tartre, et s’emploient de la même manière pour les olives et les bruns.
- 3e mordant. On triture et mélange 5 p. de sel marin et 1 p. du résidu de la fabrication de l’acide sulfurique par le nitrate de potasse ; on l’emploie, pour les couleurs noires ou foncées, dans les mêmes proportions, relativement à la crème de tartre, que pour le 2e mordant.
- 4e mordant. On délaye 6 p. de sulfate d'alumine, 3 p. d’acide nitrique et 1 p. de lessive caustique à 24° Baumé dans 23 litres d’eau bouillante ; ce mordant s’emploie, pour les bains de teinture en verts de toute nuance et de fantaisie, dans la proportion de 500 gr. pour 10 kilog. de tissu. (Lond. Journ. ofarts, septembre 1849. )
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- Nouveau blanc de plomb; par M. Pattinson.
- Pour remplacer le carbonate de plomb ( blanc de plomb ) dans toutes les applications dont il est susceptible, un chimiste anglais, M. Pattinson, a proposé l’oxychlorure de plomb, formé en précipitant une solution de chlorure de plomb par un alcali ( chaux, soude, potasse, ammoniaque ou baryte); toutefois la chaux doit être préférée à cause de son bas prix.
- On prépare d’abord une eau de chaux saturée, contenant jj~5 de cet alcali, puis une solution bouillante de chlorure de plomb, dans la proportion de 5 p. de chlorure pour 270 p. d’eau (1). A cet effet, on introduit l’eau bouillante et le chlorure dans un tonneau muni d’un agitateur; la liqueur clarifiée est mêlée encore bouillante avec un volume égal de chaux ; il se forme un précipité d’oxychlorure qu’on laisse déposer, il est ensuite recueilli et desséché.
- Comme ce mélange demande à être fait très-rapidement, M. Pattinson emploie de préférence deux caisses mobiles de 500 litres de capacité, contenant chacune une solution ; il les renverse simultanément dans un réservoir commun , et l’oxychlorure est formé instantanément; ce composé est d’un blanc brillant. (The civil engineer and ar-chitect’s journal, octobre 1849.)
- Tuyaux en gutta-percha pour conduites d’eau.
- On a fait à Birmingham, sous la direction de l’ingénieur Rofe, une série d’expériences intéressantes, dans le but de connaître la force de tubes de gutta-percha et leur utilité pour la conduite des eaux (2).
- Ces tubes avaient 0m,018 de diamètre et 0m,003 d’épaisseur. On leur fit subir, pendant deux mois, une pression de six atmosphères, sans qu’ils éprouvassent la moindre détérioration. Pour connaître le maximum de force de ces tubes, ils furent soumis à l’action graduée d’une presse hydraulique dont toute la puissance ne put parvenir à les faire crever; ils furent seulement, en vertu de leur grande élasticité, un peu distendus par l’énorme pression exercée sur eux; mais, dès que celle-ci eut cessé d’agir, ils reprirent leur volume primitif. ( The civil engineer and architect’s journ., août 1849. )
- Nouveau moyen de décolorer le sucre.
- Un Anglais, M. J. A. Steinkamp, a proposé récemment, pour clarifier et purifier les jus et les sirops de sucre de canne, l’emploi du coton et autres fibres végétales divisés en fragments de 0m,003 à 0m,006 de longueur; il commence par détruire le lustre ex-
- (î) Dans le cas où l’eàu employée contient des sels calcaires, on prend un excès de chlorure de plomb pour compenser la perte produite par la précipitation de sulfate et de carbonate de plomb.
- (2) Il paraît qu’à Palembang, dans les possessions hollandaises du levant, où on peut recueillir une grande quantité de gutta-percha (ou getah-perlja), on a découvert une autre substance analogue, appelée getah-matah-buay, qui y est aussi très-abondante, et qui, malgré qu’elle ne paraisse pas susceptible d’applications aussi étendues que le gutta-percha, pourra, mélangée avec cette dernière substance, rendre encore d’utiles services.
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- PROCÈS-VERBAUX.
- térieur du coton en lô' plongeant dans i’eaü Chaude et l’y laissant séjourner pendant
- douze heures environ.
- Le filtre qu’il emploie est évasé à sa partie supérieure et muni, à son fond, d’un robinet au-dessus duquel est un treillis en bois recouvert d’une toile grossière ; sur ce treillis on place le coton préparé. Pour clarifier 100 livres de sucre on emploie 2 livres à 2 livres et demie de coton écru qui, pris hors de l’eau et pressé à la main, pèse environ 6 à 7 livres.
- On place sur le coton une toile et un nouveau treillis en bois.
- Pour le raffinage , M. Steinhamp ajoute, par 1,000 livres de moscouade, 5 à èÔO livres d’eau, 1 à 2 livres de chaux en poudre et une demi-livre d’amidon ; cette dernière substance n’est pas rigoureusement nécessaire, mais elle paraît produire de bons effets.
- Le sirop est porté à l’ébullition pendant huit ’à dix minutes ; on agite et on enlève les écumes, puis on verse sur le filtre de coton, au sortir duquel le sirop est chauffé jusqu’au point de cristallisation.
- Parce procédé, il se produit, selon M. Steinkamp, moins de sucre incristallisable, et le sirop, ainsi traité, a une forte tendance à cristalliser.
- On verse ensuite de l’eau dans le filtre pour enlever le sucre et les impuretés qui ont pu rester fixées au coton ; on retire ce dernier, et, après l’avoir lavé avec soin, on le remet dans le filtre pour servir à uhe opération subséquente.
- Au lieu de placer d’avance le coton dans le filtre, on peut le mêler et le faire bouillir avec le sucre, puis verser le tout ensemble dans le vase à filtrer. ( Pharmaceutic journal, mars 1849. )
- Restauration de manuscrits illisibles.
- M. Murray indique, pour rétablir les manuscrits illisibles, le moyen suivant qu’il a appliqué, avec succès, à quelques parties illisibles d’un parchemin des archives (record office) : on plonge le parchemin dans une solution de chlorate de potasse (?) on le fait sécher, puis on submerge les parties illisibles dans de la teinture de noix de galle ou une solution dé cyanoferrurë de potassium (cyanure jaune); les caractères restaurés sont noirs dans le premier cas, et bleus dans le second. ( The civil engineer and architecte journal, août 1849.)
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- Extrait des procès-verbaux des séances du conseil d’administration de la Société
- d’encouragement.
- Séance du 10 avril 1850.
- Correspondance. M. le ministre de l’agriculture et du commercé transmet 1° un mémoire de M. Maumehé, sur ûn réactif propre à faire reconnaître la présence du sucre dans Certains liquides ; 2° un mémoire dans lequel M. Broqüette expose des procédés nouveaux ou des améliorations dans l’art de la teinture.
- Le même ministre annonce qu’à l’occasion de l’exposition des produits industriels de toutes les nations, qui devra avoir lieu à Londres en 1851; son département a fait
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- PROCÈS-VERBAUX.
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- plusieurs publications. M. le1 ministre'transmet un exemplaire de ces documents , en invitant la Société à les porter à la connaissance des industriels avec lesquels elle se trouve en relation . •
- CeS documents sont renvoyés à la commission du Bulletin, avec invitation ê’en faire des extraits qui trouveront place dans le recueil de la Société.
- M. Michelot, secrétaire de la Société pour l’instruction élémentaire, invite la Société d’encouragement à prendre part à la formation d’une bibliothèque destinée aux prisons de la Seine.
- M. Martens, professeur de chimie , à Louvain , et membre correspondant de la Société, transmet les nouveaux résultats qu’il a obtenus en examinant des farines adultérées/ :
- M. Stahl, mouleur du muséum d’histoire naturelle, rue de Paradis, 14, au Marais, soumet à l’appréciation de la Société les nouvelles améliorations qu’il a apportées dans le moulage en plâtre des objets artistiques d’histoire naturelle, 1° dans le moulage des draperies par un empesage qui résiste à la charge et à l’humidité du plâtre et dont l’emploi est facile et simple, 2° dans celui des filigranes ( papier ).
- Il fait connaître l’un et l’autre procédé, et appelle T attention de la Société sur les trâvaux en galvanoplastie de M. Poney, employé au laboratoire de physique appliquée du muséum d’histoire naturelle.
- M. Stahl a déposé divers objets moulés, résultats de ses procédés de moulage, au moyen du chlorure de zinc, et des mains et pieds recouverts de bronze, obtenus par la voie galvanique, par M. Poney.
- M. Victor Charpin annonce avoir construit une machine à vapeur de la force de dix chevaux, d’un nouveau système, qu’il vient d’installer chez M. Poisat, fabricant de stéarine et autres produits chimiques, à la Folie - Nanterre (Seine). Cette machine fonctionne depuis trois semaines et paraît avoir atteint le but que l’auteur s’était proposé.
- Des expériences au frein devant être faites sur cette machine, M. Charpin prie là Société de nommer une commission pour assister à ces expériences.
- M. Renard, charron-forgeron, à Vaugirard , prie la Société de vouloir bien se faire rendre compte de l’état de ses ateliers de charronnage fondés en 1805, et qui réunissent aujourd’hui l’outillage et les machines les plus propres à leur destination.
- M. Hoslin, ingénieur des ponts et chaussées, rue du Bac, 88, adresse un mémoire relatif à la conversion en chaux de certains sables calcaires de la Basse-Bretagne, ainsi que quatre échantillons des matières qui forment l’objet de ce mémoire.
- M. le secrétaire fait connaître ce que renferme de nouveau et d’intéressant le mémoire de M. Hoslin. •
- La Société des ingénieurs civils de Vienne ( Autriche ) envoie de nouveaux numéros de son journal.
- M. Combes avait été invité à prendre connaissance des matières renfermées dans cette publication; les documents qui y sont insérés lui ont paru d’un grand intérêt, et surtout à la portée de ceux qui sont chargés de construire.
- La Société des ingénieurs civils avait demandé l’échange de son journal avec 1© Bul*
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- PROCÈS-VERBAUX.
- letin de la Société d’encouragement. Cette proposition a paru à M. Combes de nature à être favorablement accueillie.
- Objets 'présentés. M. Mansart Piçtgiani, rue du Mail, 6, présente des chapeaux dits à courant d’air, fabriqués de manière à livrer passage à l’air à l’entrée du chapeau, sur son pourtour, et à lui donner issue par le centre du fond ou sur le côté.
- M. Santini Fattorini, rue Montmartre, 166, présente une lunette dont la combinaison des verres lui permet d’obtenir en même temps un grossissement et un champ plus considérables.
- M. Faure, ingénieur civil, rue de Grenelle-Saint-Germain, 22, fait hommage d’un ouvrage intitulé le Guide du draineur, traduit de l’anglais. En se livrant à ce travail, l’auteur énonce qu’il a été soutenu par la pensée qu’il accomplissait un vœu du conseil d’administration de la Société.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. Amédée Durand lit un rapport sur la machine à faire les mortaises dans le bois présentée par M. Gillet.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin. ( Approuvé. )
- Au nom du comité des arts chimiques, M. Leblanc lit un rapport sur un four à réverbère à sole tournante, construit par M. Carville, à Chantilly, près Alais ( Gard ), et applicable au grillage, au séchage et à la cuisson des terres, du plâtre et de toutes les matières susceptibles de perdre l’eau par la chaleur.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin, accompagné d’un dessin du four. ( Approuvé. )
- Au nom du comité des arts économiques, M. Ilerpin lit un rapport sur un séchoir de buanderie présenté par M. Edeline, blanchisseur à Saint-Denis.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et de faire insérer le rapport dans le Bulletin, avec la description et le dessin du mécanisme employé dans le séchoir de M. Edeline. ( Approuvé. )
- Au nom du même comité, le même membre lit un rapport sur un appareil destiné à la filtration des liquides spiritueux présenté par M. Septier.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’ordonner l’insertion du rapport dans le Bulletin, avec la figure de l’appareil à filtrer. (Approuvé.)
- Il est donné lecture, pour M. de Lambel, d’un rapport sur un tuteur de limonier et sur les moyens proposés par M. Mignard fils, ingénieur civil, à Belleville, pour franchir les terrains en pente et éviter les accidents aux chevaux qui s’abattent.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin, avec la figure de l’appareil.
- Après la lecture de ce rapport, une discussion s’élève sur la priorité d’invention du tuteur du limonier. Sur la proposition d’un membre du comité des arts mécaniques, le rapport est renvoyé à ce comité.
- Communications. M. Lamiral donne lecture de la première partie d’un mémoire sur la pêche et la culture des huîtres.
- Dans cette séance, MM. Eugène Pihet, Charles Laboulaye et Duméry ont été nommés membres adjoints du comité des arts mécaniques.
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- Séance du 24 avril 1850.
- Correspondance. M. Desbordes, ingénieur en instruments de précision, rue Saint-Pierre-Popincourt, 20, par une lettre du 17 avril, appelle l’attention de la Société sur un manomètre à air comprimé qui fonctionne dans ses ateliers depuis six mois.
- Dans l’intention de prendre date, M. Desbordes en donne la description suivante :
- Ce manomètre se compose d’un tube cylindrique en caoutchouc vulcanisé dont la partie inférieure recouvre un petit cylindre en fer pour en fermer l’ouverture, lequel y est assujetti par une ligature en fil métallique.
- Ce tube élastique est rempli de mercure , ce qui lui fait donner le nom de réservoir; on y introduit, par la partie ouverte, un tube en cristal fermé à sa partie supérieure. Une ligature très-solide empêche toute fuite de mercure qui pourrait avoir lieu entre le tube de cristal et celui de caoutchouc.
- Dès qu’on exerce la moindre pression , le mercure contenu dans le tube en gomme élastique se déplace et monte dans celui en cristal.
- Pour obvier aux effets de dilatation et de contraction auxquels le caoutchouc est sujet par les changements de température , le tube élastique est renfermé dans un cylindre creux en fer rempli de mercure, afin d’éviter tout contact de l’eau ou de la vapeur avec le tube élastique lorsque la pression s’exerce et que le mercure monte dans le tube de cristal.
- M. Paul Dupont, imprimeur-lithographe , rue de Grenelle-Saint-Honoré , 55 , annonce que deux presses typographiques, mises en mouvement par la machine à vapeur de son imprimerie, fonctionnent actuellement dans ses ateliers ; il demande que la Société veuille bien faire examiner les résultats de cette application.
- M. le président et M. Amédée Durand font observer que M. Perrot et d’autres personnes ont déjà construit et fait fonctionner des presses lithographiques par un moteur mécanique.
- 3!. Heyraud, notaire , à Villeneuve-de-Berg ( Ardèche ), ayant pris connaissance , dans le Bulletin, d’un rapport sur la règle-pantographe de M. Portant, géomètre, à Melun, réclame la priorité de cette invention comme l’ayant annoncée en 1838 dans le Bulletin de l’académie de l’industrie.
- M. Paul Garnier, horloger-mécanicien , rue Taitbout, 8 bis, rappelle que, dans la séance du 18 août 1847, il a présenté à la Société un système d’horloges électromagnétiques de son invention. A cette époque, l’application usuelle de cette combinaison était encore en expectative ; mais aujourd’hui les dix stations composant la première section du chemin de fer de Paris à Chartres sont pourvues d’appareils électromagnétiques pour indiquer l’heure sur la voie et à l’extérieur des stations. Ce nouveau mode de chronométrie a été adopté pour la station de Lille, où, depuis le mois de juillet dernier, quatorze indicateurs horaires de dimensions variant de 0m,25 à 1 mètre sont répartis dans les différentes parties du débarcadère.
- Plusieurs de nos grandes entreprises de chemins de fer ont également adopté le
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- principe électromagnétique comme offrant de très-grands avantages au point de vue pratique et économique.
- Depuis la présentation de son système, M. Garnier a introduit des modifications notables dans le mode de transmission du courant électrique aux appareils, dans l’agencement de la pile et dans quelques parties du mécanisme qu’il désirerait soumettre à l’appréciation de la Société.
- M. le chef du bureau de l’industrie, au ministère de l’agriculture et du commerce , transmet une lettre de M. Adolphe Bobierre, relative à un procédé de clarification des sucres au moyen d’un mélange de noir et de sang.
- M. Lamiral, à Paris, annonce qu’on se propose de travailler, au moyen du bateau de sauvetage de M. Payerne, au sauvetage des valeurs qui forment une ceinture autour des côtes baignées par les mers. Cependant, avant de constituer une Société commerciale pour le recouvrement de ces richesses perdues, il est essentiel de connaître exactement les coutumes, ordonnances et lois qui garantissent aux entrepreneurs de sauvetage les droits qu’ils acquerront avec ce nouvel instrument.
- M. Lamiral soumet à la Société quelques points de droit, dans l’espoir qu’ils mériteront de fixer son attention.
- M. Vasse, peintre d’histoire, rue du Faubourg-Saint-Honoré, 4, demande que la Société se fasse rendre compte des résultats de sa méthode pour l’étude du dessin appliqué à l’industrie.
- Objets présentés. M. Lesage, ingénieur-mécanicien, à Ménilmontant, présente un nouveau produit consistant dans l’émaillage du cristal avec toute espèce d’incrustations vitrifiées entre ces deux matières ;
- M. Picault, coutelier, rue Dauphine, 52 , un appareil qu’il nomme ouvre-huître, dont il fait ressortir la simplicité et la facilité du service ;
- M. Labrousse, ancien géomètre du cadastre, rue des Fossés-Montmartre, 20, un nouveau système de sonnerie d’appartement à un seul timbre et sans rouages.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts économiques, M. Ilerpin lit un rapport sur les résultats des concours relatifs au perfectionnement des appareils et procédés de blanchissage du linge.
- Après avoir fait ressortir l’importance et l’opportunité des questions mises au concours , M. Herpin rend compte des travaux des concurrents qui se sont présentés ; il entre dans les développements nécessaires pour que le conseil puisse les apprécier, et termine en proposant, au nom du comité, 1° de proroger à la fin de 1852 les divers concours relatifs aux perfectionnements des appareils et procédés destinés au blanchissage du linge et à leur introduction dans les buanderies ; 2° de décerner à M. Rouget de Liste une médaille de platine pour les importants mémoires théoriques et pratiques qu’il a présentés sur le blanchissage du linge ; 3° d’accorder au même M. Rouget de Liste une somme de 1,000 francs formant la moitié du prix que la Société a proposé pour la détermination des causes d’altération des tissus dans diverses opérations du blanchissage du linge et du blanchiment des étoffes; 4° de renvoyer à la commission du Bulletin les mémoires de M. Rouget de Liste, pour être publiés, par extrait, dites le
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- recueil des travaux de la Société, et d’ordonner le .dépôt du travail de ee concurrent et des documents qui l’accompagnent, dans la bibliothèque de la Société, afin qu’ils puissent être consultés par les personnes qui s’occupent de cet objet ou qui voudraient former des établissements industriels ; 5° de décerner une médaille de platine à MM. Charles et comp., pour les améliorations qu’ils ont apportées dans leurs appareils de buanderie par la vapeur ; 6° de décerner une médaille d’argent à Mme Ve Decoudun, en reconnaissance des services que son mari a rendus à l’industrie; 7° de décerner également une médaille d’argent à M. Gay, ancien associé de M. Decoudun; 8° de décerner une médaille de bronze et 300 exemplaires du rapport à M. Edeline, pour le séchoir perfectionné à courant d’air chaud qu’il a fait construire dans ses établissements, à Saint-Denis et à Boulogne ; 9° enfin d’ordonqer l’insertion du rapport dans le Bulletin.
- M. le président rappelle que le gouvernement a senti tout l’intérêt qui s’attachait à la question des buanderies pour l’hygiène, et que M. le ministre de l’agriculture et du commerce a formé une commission dite des lavoirs, qui, sans doute, prendra, dans les documents dont M. Herpin vient de rendre compte, d’utiles renseignements.
- Après une discussion, les conclusions du rapport sont adoptées. .
- Au nom du comité des arts mécaniques, M. de Lambel rappelle que, lors de la première lecture du rapport sur le tuteur du limonier présenté par M. Mignard fils, on a fait observer que les voitures des vidangeurs portaient aussi une jambe de force. Le comité a pris des renseignements desquels il résulte que ces jambes de force étaient fixes, qu’elles n’avaient pas, comme lp tuteur du limonier, la propriété de s’éloigner de la surface du terrain. C’est pour parer aux inconvénients que présente le tuteur fixe que M. Mignard a rendu le tuteur mobile.
- M. le président fait observer que c’est parce que cette différence n’avait point été établie dans le rapport que le comité fut invité à la faire ressortir.
- . Au nom du comité des arts économiques, M. Edmond Becquerel lit un rapport sur la construction des verres de lunettes à double foyer présentés par M. Jamain fils et destinés à opérer la vision à des distances différentes. ^
- M. le rapporteur décrit les procédés employés parM. Jamain, et fait connaître que le comité des arts économiques pense que ces lunettes seront utiles surtout aux personnes qui font usage de verres à court fpyer. ^
- En conséquence, le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin. ( Approuvé. )
- Au nom du comité des arts chimiques , M. Péligot lit, pour M. Payen , un rapport sur les nouveaux fours, appareils et procédés de M. Schneider, pour fabriquer l’acide sulfurique au moyen des pyrites. .
- Le mémoire de M. Schneider est intéressant sous plus d’un rapport; non-seulement il fait connaître l’état d’une industrie récemment perfectionnée, mais il fournira sans doute l’occasion d’établir des industries analogues dans plusieurs localités, en France, où les pyrites de fer sont actuellement négligées ou employées sans avantages notables.
- Par ces motifs, le comité propose d’insérer le mémoire de M. Schneider dans le Bulletin et de faire graver les figures qui l’accompagnent. ( Approuvé.} } ^
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- Communications. M, Seguier communique des renseignements sur le système de télégraphie électrique de M. Bain, qui se recommande par sa simplicité et par la sûreté de ses effets; il est actuellement appliqué avec un grand succès aux Etats-Unis d’Amérique.
- Ce système opère avec une extrême rapidité , au point qu’un écrit composé de 1013 lettres est transmis à telle distance que ce soit , dans l’espace de quarante-cinq secondes. M. Seguier cite, à l’appui de cette assertion, le procès récent du médecin Webster, condamné pour meurtre, dont tous les détails, l’acte d’accusation, les interrogatoires, les plaidoiries et le jugement ont été transmis à 260 lieues de distance. Partie à onze heures du soir, la dépêche télégraphique a été publiée le lendemain, à huit heures du matin, dans les journaux de la localité; elle formait plusieurs pages d’impression.
- Les signes télégraphiques sont composés de points et de lignes dont l’étude est très-facile ; ils sont écrits sur des bandes de papier à l’imitation des cartons des métiers Jac-quart, et rapportés à leur arrivée par un petit pinceau métallique, sur un papier chimique d’une préparation particulière.
- La pile est d’une extrême simplicité et d’une puissance suffisante; on n’emploie qu’un seul fil ; on ouvre et on ferme le circuit instantanément, en appuyant simplement le doigt sur une touche.
- M. le président annonce qu’à la prochaine séance M. Bain présentera son appareil et le mettra en expérience en présence des membres de la Société.
- M. Lamiral continue et termine la lecture de son mémoire sur la culture des huîtres.
- M. le président lui témoigne tout l’intérêt que la Société a pris à entendre les faits nombreux qu’il a recueillis.
- Ce mémoire est renvoyé à la commission du Bulletin, qui jugera s’il y a lieu de l’insérer dans le recueil de la Société, soit en entier, soit par extrait.
- M. Charles Chevalier dépose, sur le bureau, des épreuves photographiques sur papier représentant les vues des monuments antiques de Rome exécutés avec une rare perfection par M. Flacheron Hagard ; ces épreuves serviront à constater les progrès de cet art en même temps que les avantages résultant de l’emploi des grands objectifs à long foyer.
- M. le président adresse à M. Ch. Chevalier les remercîments et les félicitations de la Société pour les beaux résultats obtenus de l’emploi des objectifs à long foyer.
- Erratum.
- Bulletin de mars, page 121, ligne 6 de la note, — au lieu de pathologie des poumons de Bivalier, lisez de Sedillot.
- PARIS. — IMPRIMERIE DE MADAME VEUVE BOUCHARD-HUZARD, RUE DE Ï.’ÉPEROX , 5.
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- OÜARMTE-MMIIE A1ËE, (N° DLI.) MAI 1850.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIETE D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- -S*
- ARTS MECANIQUES. — horlogerie.
- Rapport fait par M. Benoit, au nom du comité des arts mécaniques, sur un nouveau balancier compensateur inventé et présenté par M. Bourdin, horloger, rue de la Paix f 28.
- Messieurs, votre comité des arts mécaniques a examiné avec intérêt le nouveau pendule compensateur que M. Bourdin vous a présenté , ainsi que l’appareil que cet horloger intelligent a imaginé pour y soumettre ses balanciers à de très-grands écarts de température qu’ils n’éprouveront jamais, afin de s’assurer ainsi que la distance du centre d’oscillation au point de suspension n’en est point affectée, et que, par conséquent, les proportions compensa- * trices de ces pendules ont été bien réglées.
- Les rapports si lumineux et si instructifs que notre savant collègue feu M. Fran-cœur a faits au conseil, sur divers balanciers compensateurs et systèmes de compensation, qu’on peut lire dans le Bulletin (1), rendraient ici superflue toute dissertation à ce sujet ; je vais donc vous faire connaître immédiatement le balancier compensateur de M. Bourdin. .
- La tige principale de ce balancier consiste en un tube de verre, substance presque aussi peu dilatable que le sapin préparé, dont on a fait usage pour le même objet. Au haut de ce tube est goupillé un bouchon d’acier non trempé, terminé par le crochet de suspension du pendule. Un bouchon de même métal est goupillé au bas du tube, de l’intérieur duquel il ne sort que
- (i) Voyez Bulletin, 18e année, p. 66 et 342.
- Quarante-neuvième année. Mai 1850*
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- ARTS MÉCANIQUES.
- de quelques millimètres. Ce dernier bouchon a, par-dessous, une tige cylindrique , taraudée , ayant le même axe et sur laquelle est ajusté un écrou en cuivre jaune dont la face supérieure plane s’applique contre l’épaulement que ce bouchon présente, et saille tout à l’entour du tube de verre. Un contre-écrou en cuivre jaune, façonné en cul-de-lampe, est monté sur la même tige, et prévient le dérangement de l’écrou.
- Sur la saillie de cet écrou pose le pied d’un tube de zinc, qui entoure, sans frottement sensible, la tige de verre. Vers le haut de ce tube de zinc on serre, à demeure, un collier en cuivre jaune ayant des oreilles dans lesquelles sont taraudées deux vis de règlement en acier qui gouvernent un collier inférieur pouvant glisser à frottement doux sur le tube.
- Enfin deux tiges de platine, serrées à demeure dans les oreilles de ce collier inférieur, tiennent suspendue, par son axe de figure, une lentille en cuivre jaune percée d’une ouverture cylindrique ayant pour axe son diamètre vertical et donnant passage libre au tube de zinc dans lequel passe la tige en verre.
- On voit, par cette disposition, qu’en construisant le balancier de manière à ce que le centre de figure de la lentille en soit le centre d’oscillation, la longueur du pendule se compose de la somme de la distance du point de suspension à l’axe de la goupille qui lie le bouchon supérieur avec la tige de verre; de la longueur de cette tige comprise entre cet axe et celui de la goupille de liaison du bouchon inférieur, et de la longueur de ce dernier située au-dessous de l’axe de sa goupille, le tout diminué de la longueur du tube de zinc existant au-dessous du collier qu’il porte à demeure , et augmenté de la longueur des vis de règlement du collier inférieur ainsi que de la longueur des tiges de platine (1).
- (i) En désignant respectivement par a,v, a/, z, atl et p les six longueurs ci-dessus indiquées, et en représentant par l la longueur du pendule, on doit avoir a -h v -+- at — z dt au + P — l-> suiyant que l’on arrête à demeure, sur le tube de zinc, le collier supérieur ou le collier inférieur du balancier. De plus, a', v', z' et p' étant les dilatations respectives de Vacier, du verre, du zinc et du platine, il faut évidemment, pour que l soit indépendant de la température , que l’on ait l’équation a'-\-w'—zz'+pp'—o.
- Eliminant les longueurs a, att des parties en acier du pendule , on obtient
- _ la — <v {a' — v' ) — p {a’ — p') z •— — , , ———,
- z —a
- formule qui donne le moyen de calculer la longueur z de la portion du tube en zinc situé au-dessous du collier à demeure, quand, avec l -, on s’est donné la longueur v de la tige de verre comprise entre les goupilles des deux bouchons, la longueur p des tiges en platine , et que l’on a expérimenté les dilatations de l’acier, du verre, du zinc et du platine employés dans la construction du pendule. Celte longueur z étant indépendante de au, on
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- HORLOGERIE. 195
- Il est donc possible de combiner ces diverses longueurs de manière que la somme des dilatations de celles qui correspondent à de 1 ’acier, au verre et au platine soit précisément égale à la dilatation de la longueur du tube de zinc signalée, nonobstant la petite variation de longueur qu’il serait nécessaire de faire éprouver aux vis de règlement, entre les deux colliers, pour parvenir à donner exactement au pendule la longueur qui assure la durée voulue aux oscillations qu’il doit effectuer, Cela étant fait, il est évident que, ces dilatations se manifestant dans des sens opposés au-dessous du point de suspension du pendule, la longueur de ce dernier ne saurait être altérée en aucune manière par les variations de température auxquelles ce pendule pourra être exposé.
- Tel est le problème que M. Bourdin s’est proposé et qu’il a résolu avec succès, par la construction, à la fois simple et élégante, du balancier compensateur qu’il a soumis à l’examen de la Société.
- Les dilatations de Y acier, du verre, du platine et du zinc n’étant pas absolument constantes, M. Bourdin a reconnu, ainsi que cela doit être, que tous ses balanciers, établis suivant les proportions moyennes auxquelles il a été conduit, ne sont pas nécessairement, par cela seul, soustraits entièrement à l’influence d’un changement considérable de température. Pour s’assurer si la compensation existe et pour l’obtenir rigoureusement à l’aide du collier à demeure qui entre dans la construction de son balancier, si cela est nécessaire , cet habile artiste a imaginé un appareil ingénieux, bien que le principe ne paraisse pas en être entièrement nouveau. La capacité intérieure est
- sera libre de manœuvrer les vis de rappel du collier des tiges de platine qui aboutissent au centre d’oscillation, sans troubler les proportions par lesquelles la compensation est assurée.
- Lorsqu’on prend le collier inférieur pour servir de régulateur à la longueur du tube de zinc ou à la compensation, cas qui correspond au signe inférieur des équations ci-dessus, il est manifeste qu’on peut d’abord rendre ces équations indépendantes des longueurs des parties du pendule faites en acier, en ménageant, par construction, l’égalité a + a, = ait, ce qui ne présente aucune difficulté; il resterait alors v—z-hp=l et vv'—zz'+pp'=o, et
- en éliminant p on aurait z
- — lP v — P'}
- . Il résulte de là que les vis d’acier liant
- les deux colliers peuvent être remplacées par deux entretoises ou balustres de même métal de longueur fixe et invariable, égale à la somme des longueurs des bouchons d’acier comprises dans la longueur du pendule, pourvu que les tiges de platine, dont la longueur est ici sans influence sur z ou sur la compensation , taraudent soit dans les oreilles du collier supérieur, soit dans des écrous situés sur l’axe de figure de la lentille, pour faire fonction de véritables vis de rappel de celle-ci, ou du centre d’oscillation du pendule, et pour qu’elles servent ainsi à obtenir la vraie longueur /, nécessaire à la durée du mouvement que l’on veut produire.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- plus ou moins échauffée , à volonté, par une lampe à double courant d’air, aürès qu’on y a suspendu le balancier à vérifier, de manière que l’horizontale de son centre d’oscillation soit mise en rapport avec le levier d’un mécanisme extrêmement simple, faisant partie de cet appareil et agissant sur l’aiguille d’un cadran divisé en degrés sexagésimaux.
- Si les changements de température ne font pas varier la position de l’aiguille , le balancier est convenablement réglé : dans le cas contraire, il faut desserrer le collier qui doit rester à demeure sur le tube de zinc, afin de pouvoir le faire glisser sur ce tube dans le sens convenable pour opérer l’exacte compensation; car, d’après la construction adoptée par M. Bourdin, ses pendules se raccourcissent, si le tube en zinc est trop long au-dessous du collier à demeure, et ils s’allongent, s’il est trop court. La nouvelle position du collier à demeure étant arrêtée, on rétablit la vraie longueur du pendule en agissant sur les vis de rappel du collier inférieur pour ramener le centre d’oscillation dans la position d’où la rectification opérée l’avait dérangé. On place de nouveau le balancier dans l’appareil pour continuer sa rectification, si l’on n’y est pas encore parvenu, et cela jusqu’à ce que l’aiguille du cadran reste immobile.
- La sensibilité de l’appareil est telle, qu’un balancier à demi-secondes, à tige entièrement en zinc, pris à la température de 8° centigrades , a fait parcourir à l’aiguille un arc de 36 divisions, pendant cinq minutes que la température intérieure a mis pour s’élever de 8° à 12° centigrades; c’est 9 divisions du cadran pour 1° de chaleur. Par un calcul très-simple, basé sur la dilatation moyenne du zinc, on trouvera que, dans cette expérience, chaque degré de déplacement de l’aiguille correspondait à une dilatation de la tige de zinc du pendule égale à environ 0m, 000008.
- Un balancier à demi-secondes, du système Bourdin, non encore réglé, ayant été substitué au précédent, et la température ayant été élevée de 13° à 26° centigrades, ce qui a demandé quinze minutes de temps , l’aiguille a rétrogradé de 10 divisions du cadran, soit de Lf, ou 0,77 divisions seulement par degré centigrade de température; d’où l’on voit que le collier à demeura de ce balancier demandait à descendre un peu pour arriver au point de compensation.
- D’après les calculs mentionnés ci-dessus, le raccourcissement du balancier n’a été, dans cette expérience, c’est-à-dire pour une variation de 13° de température, que de 0m,0008 seulement.
- En conséquence de ce que je viens d’avoir l’honneur de vous exposer, votre comité des arts mécaniques m’a chargé de vous proposer, messieurs, de remercier M. Bourdin de son intéressante communication, et de faire con-
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- PRESSOIR.
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- naître son balamier compensateur, en ordonnant l’insertion, dans le Bulletin, tant du présent rapport que du dessin de cette invention, accompagné d’une légende explicative. Signé Benoît, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 8 mai 1850.
- Description du nouveau système de balancier compensateur de M. Bourdin.
- PL 1140, fig. 1. Le balancier compensateur vu de face.
- Fig. 2. Coupe verticale du même sur la ligne À B, fig. 1.
- Fig. 3. Section horizontale sur la ligne CD.
- A, tube de verre fermé à ses extrémités par deux bouchons d’acier non trempé. Le bouchon supérieur a sert de crochet de suspension; le bouchon inférieur b porte une tige taraudée c qui reçoit un écrou d, et un contre-écrou e de forme ovoïde.
- B, tube de zinc dans lequel est engagé le tube À : il glisse librement dans une lentille de cuivre C. Ces trois pièces, par suite de leur dilatation, peuvent prendre un mouvement vertical; mais deux petites goupilles, dont l’une, f, traverse le tube de verre et glisse dans une rainure f pratiquée dans le tube de zinc , et l’autre , g, est fixée dans le tube de zinc et glisse dans une rainure g' creusée dans la partie inférieure de la lentille, empêchent le mouvement de torsion.
- Les deux tubes et la lentille sont maintenus par l’écrou d et le contre-écrou e.
- Deux tringles de platine D D, partant du centre de la lentille, y sont fixées solidement au moyen des vis h h; elles sont arrêtées dans les oreilles d’une virole i; en desserrant les vis, les tringles et la virole i peuvent glisser. Une vis de rappel /, taraudée dans une seconde virole fixe k, fait monter ou descendre la virole i; cette vis peut recevoir différentes positions par rapport à la virole i. La vis m, qui entre dans une oreille non taraudée, n’est placée là que pour équilibrer le poids, dans le cas où l’on jugerait nécessaire d’employer deux vis de rappel pour faire monter ou descendre la virole i.
- Il résulte de cette disposition que le centre h de la lentille peut être fixé à des hauteurs variables, au moyen des tiges de platine, des deux viroles et de la vis de rappel. (D.)
- PRESSOIR.
- Rapport fait par M. de Lambel, au nom du comité des arts mécaniques, sur un pressoir à cidre présenté par M. Lefaucheux, rue de la Bourse, 10.
- Messieurs, un pressoir à cidre a été présenté par M. Lefaucheux, déjà
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- 198 arts mécaniques.
- connu de la Société d’encouragement par des travaux importants relatifs aux armes à feu.
- Ce pressoir horizontal se compose d’un plancher carré de 50 centimètres de côté ; à ses quatre côtés sont attachés , au moyen de fortes charnières, quatre autres petits planchers qui peuvent se relever verticalement et former ainsi un espace dans lequel se place le moût à presser; ces petits planchers sont maintenus dans la position verticale au moyen de quatre tringles en bois assemblées par des tenons, des mortaises et des chevilles. Au milieu du plancher passe un boulon fileté à ses deux extrémités et recevant à chacune d’elles un écrou à oreilles. À son extrémité inférieure se trouve une traverse qui y soutient le plancher ; celui-ci est recouvert d’une feuille métallique qui doit être en étain ou en fer, le plomb et le zinc pouvant donner des dissolutions dangereuses ; cette feuille porte des rebords pliés verticalement, qui déversent dans un petit chenal incliné le jus exprimé et le rend sur un seul point. Un second plancher semblable au premier est mis sur ce moût qu’il comprime au moyen du second écrou à oreilles dont nous avons parlé et auquel on peut adapter un levier pour augmenter l’action de la pression.
- Four enlever le pain qui est placé sur une forte toile , on abat les quatre petites tables latérales dans la position horizontale , et au moyen de la toile il est promptement et facilement transporté ailleurs.
- Il existe déjà, dans le midi de la France , des pressoirs qui ont quelques-unes des propriétés de celui qui est présenté, mais aucun ne les réunit toutes obtenues d’une manière aussi simple. Le comité propose, en conséquence, de remercier M. Lefaucheux de sa communication et d’insérer le présent rapport dans le Bulletin de la Société.
- Signé de Lambel, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 30 janvier 1850.
- SCIE A RECEPER.
- Rapport fait par M. Baude, au nom du comité des arts mécaniques , sur me scie à receper sous l’eau, de M. Ganneron.
- Messieurs, nous venons vous rendre compte d’une communication faite à la Société par M. Ganneron, au sujet d’une scie à receper sous l’eau, employée par ce constructeur, en 1847, sur le chemin de fer d’Amiens à Boulogne , à la fondation du viaduc traversant la Canche, à Étapies.
- Les scies à receper sous l’eau les pieux de fondation ont joué un grand rôle dans les constructions de ponts du dernier siècle, alors que les bétons hydrauliques, vulgarisés depuis 'par les découvertes de M. Vicat, mais peu
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- SCIE A RECEPER.
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- connus et chers, faisaient souvent recourir à l’établissement des caissons. On sait que ces caissons en charpente , échoués sur le plan de niveau formé par des pieux recepés, permettent de construire à sec la maçonnerie de la culée ou de la pile qui se trouve au-dessous de l’eau.
- La scie à receper la plus simple et la plus ancienne, dont on trouve la description dans le tome IIe des Œuvres de Gauthey, inspecteur général des ponts et chaussées , se compose de deux montants verticaux portant une scie horizontale à leur extrémité inférieure, et liés à l’extrémité supérieure par un tirant à double vis qui permet de bander la scie. Ces montants sont fixés par des chantignoles à un châssis horizontal glissant sur les roulettes graissées d’un échafaud et portant d’ailleurs des poignées de manière à permettre à quatre hommes au moins d’imprimer au châssis un mouvement de va-et-vient. Un cinquième ouvrier, qui dirige le travail, a le soin de tenir tendue une corde fixée aux montants, et qui fait mordre la scie sur le pieu qu’elle doit receper. Cette scie à mouvement alternatif de va-et-vient, à laquelle les constructeurs ont recours pour des travaux de peu d’importance, est insuffisante pour des fondations qui dépassent 2m,50 à 3 mètres de profondeur au-dessous du niveau de l’eau.
- Une scie à receper plus précise et pouvant descendre le recepage à 5 et 6 mètres a été imaginée, à la fin du dernier siècle, par l’ingénieur de Cessart, pour la construction du pont de Saumur, sur la Loire ; elle a été, depuis, employée dans de nombreuses constructions. La description qu’on en trouve dans plusieurs ouvrages montre combien le mécanisme en est compliqué. Enfin l’un de nos collègues, dont la mort récente a laissé parmi nous de si vifs et de si sincères regrets, M. l’inspecteur général Vauvilliers, a employé le premier, aux fondations du pont de Bordeaux, une scie circulaire très-commode et très-simple. On en trouve un dessin dans les planches du Cours de construction de Sganzin ( édition de 1839 ).
- Le rayon d’une scie circulaire devant être au moins égal aux diamètres des plus grands pieux que l’on ait à receper, on est placé entre le double écueil de l’insuffisance des moyens ou d’un développement d’appareil inutile pour les cas ordinaires.
- M. Ganneron fait supporter la scie, dont il a tiré un si bon parti au viaduc de la Canche, sur deux files de pieux provisoires enveloppant, dans le sens de la longueur, la batterie de la pile. Sur ces pieux, reliés par des moises, se trouve un premier châssis composé de deux longuerines assemblées également par des moises. C’est sur ce châssis, que l’on pousse ou que l’on biaise à volonté au moyen de pinces, que reposent deux autres châssis composant la scie.
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- ARTS MÉCANIQUES. --- SCIE A RECEPER.
- U y a d’abord un chariot à quatre galets, roulant sur des rails de manière à pousser l’instrument en avant à mesure que le recepage s’opère ; sur ce premier chariot s’en trouve un deuxième dont le mouvement de va-et-vient, avec roulement de galets, emporte le châssis vertical de la scie.
- Le mérite de la machine de M. Ganneron consiste dans quelques particularités de son mécanisme.
- Pour maintenir dans la position verticale les montants en fer de la scie, on les guide par deux châssis verticaux espacés entre eux de lm,15.
- On a donné, aux rails qui dirigent les galets dans leur mouvement de va-et-vient, une direction circulaire. Cette disposition facilite beaucoup le dégagement de la sciure de bois qui se forme dans l’entaille faite par les dents de la scie.
- Les deux montants verticaux de la scie sont taraudés à leurs extrémités inférieures, pour recevoir, par l’intermédiaire de forts écrous, le châssis en tôle qui porte la lame. Ce bâti est recourbé et en saillie sur les montants; par suite, ceux-ci peuvent passer sur les pieux recepés, ce qui donne une certaine facilité aux manœuvres lorsque les pieux sont trop rapprochés les uns des autres, conséquence fréquente de l’incertitude du battage.
- On règle d’ailleurs la hauteur de la scie au moyen d’un pignon sur lequel s’enroule une chaîne à la Vaucanson, dont l’une des extrémités est fixée au centre d’un croisillon qui maintient le parallélisme des montants verticaux.
- Le chariot dont les coulisses reçoivent les montants de la scie est saisi par un crochet terminé par une longue tige filetée ; cette tige passe dans un écrou à volant qui, mû par un charpentier, fait mordre la scie sur le pieu à receper.
- La scie est manœuvrée par quatre hommes ; deux font mouvoir les leviers de va-et-vient, un troisième est au volant de serrage. On pourrait, à la rigueur, se dispenser du quatrième, destiné particulièrement à opérer le déplacement du premier châssis.
- Le prix d’une pareille scie peut varier, suivant les localités, de 2,500 fr. à 3,000 fr.
- Votre comité des arts mécaniques vous propose de remercier M. Ganneron de sa communication. Les dessins qu’a fait graver ce constructeur ne sauraient être reproduits dans le Bulletin ; mais le comité pense qu’il y a lieu de publier, dans ce recueil, le présent rapport, pour signaler à l’attention des entrepreneurs la machine commode et simple dont on a fait usage dans les fondations du viaduc de la Canche.
- Signé Baude , rapporteur.
- Approuvé en séance, le 8 mai 1850.
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- ARTS CHIMIQUES.
- FOURS.
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- Rapport fait par M. Félix Leblanc, au nom du comité des arts chimiques, sur
- un four à réverbère à sole tournante, construit par M. Carville, à Chantilly,
- près Alais ( Gard ).
- Le conseil a renvoyé au comité des arts chimiques l’examen d’un mémoire de M. Carville sur un four à réverbère que l’auteur appelle four à fond mobile continu et à chaleur concentrée.
- Ce four a été établi et fonctionne dans l’usine de Chantilly près Alais , où M. Carville possède une briqueterie mécanique et où il fabrique en outre, sur une grande échelle, des produits en terre réfractaire , tels que cornues pour usines à gaz, creusets pour fonderies, etc.
- Suivant l’auteur, son four à réverbère est également applicable au grillage, au séchage et à la cuisson des terres, du plâtre et de toutes les substances susceptibles de perdre de l’eau par la chaleur. La fabrication des poudres désinfectantes obtenues par la calcination d’un mélange de terre et de matières organiques serait également possible dans son appareil avec quelques légères modifications ; il croit aussi son système applicable à la dessiccation des betteraves.
- Nous allons décrire brièvement les dispositions nouvelles que présente le four de M. Carville, d’après le mémoire de l’auteur et le dessin qui s’y trouve joint.
- Ce four présente la forme d’un four à réverbère de A mètres environ de longueur sur 1 mètre de largeur. La grille, comme celle des fours à réverbère, est à l’une des extrémités et se trouve séparée de la sole par un mur appelé autel, d’une épaisseur de 0m,20 ; on le monte ou on le baisse à volonté, suivant le degré de tirage nécessaire. On peut brûler, sur cette grille, des combustibles de nature différente. A l’autre extrémité se trouve la cheminée par laquelle se fait le tirage et qui reçoit, à la fois, les produits de la combustion et les substances volatiles dégagées par la calcination des matières déposées sur la sole.
- La sole du four est mobile et tournante comme une toile sans fin ; elle est formée de plaques articulées comprises entre deux lanternes à sections hexagonales. Les plaques sont en fer (1), en fonte ou en terre réfractaire, suivant la nature de la fabrication ; elles sont rivées et boulonnées sur trois chaînons en fer formant charnière. Les plaques qui supportent le chargement s’appuient sur des rouleaux placés de distance en distance, et qui facilitent leur mouvement.
- (1) La tôle a 6 à 7 millimètres d’épaisseur, 0m,20 en largeur, et pour longueur la largeur de la sole.
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- ARTS CHIMIQUES.
- On retrouve, dans le mouvement de la sole de M. Camille, le principe de la grille de M. Taille fer, décrite et figurée dans le Bulletin de l’année 1848, p. 671.
- Les matières qui doivent subir une calcination sur la sole sont versées dans le four par une trémie placée du côté de la cheminée. A l’orifice inférieur de cette trémie se trouve un cylindre portant des cannelures très-saillantes dans lesquelles la matière destinée à la cuisson s’engage facilement. L’axe de ce cylindre tournant porte une poulie recevant une chaîne Galle qui lui imprime son mouvement rendu solidaire avec la rotation de la sole sans fin.
- À cet effet, la chaîne reçoit son mouvement d’une poulie fixée sur l’axe d’une des lanternes de la sole. Une manivelle fixée à l’autre lanterne commande l’impulsion, et l’on peut faire tourner ainsi simultanément la sole et le cylindre distributeur placé au bas de la trémie. Arrivée à l’extrémité de la sole la plus éloignée de la cheminée, la matière calcinée tombe d’elle-même dans un récipient pratiqué à la base du four. On s’assure de temps en temps de l’état et du degré de la cuisson ; à cet effet, des regards sont placés sur les côtés du four.
- Les avantages que paraît présenter ce four sont l’économie dans la consommation du combustible, qui résulte d’une concentration plus grande de la chaleur due à la suppression des portes de chargement.
- La matière régulièrement étalée sur la sole subit l’action d’une température graduellement croissante ; l’autel, de hauteur variable, permet de régler l’intensité de la chaleur; on peut faire rougir la sole et les matières à volonté.
- Suivant M. Camille, la poussière du plâtre peut être cuite avec facilité dans ce four, et donne des produits de bonne qualité à des prix très-modiques. 100 kilog. de plâtre n’exigeraient, pour leur cuisson, que 6 kilog. de houille. Le prix de revient, établi par M. Camille, serait de 1 fr. 70 c. par tonne ( le prix de la houille rendue à l’usine étant à 1 fr. 20 c. la tonne ).
- Nous n’entrerons pas dans la discussion de la valeur comparative de ce procédé de cuisson du plâtre en poussière avec celui qui est pratiqué à l’usine de Taux , dirigée par MM. Arson et Bellanger, attendu que le four de M. Camille ne paraît pas avoir été affecté à la cuisson du plâtre d’une manière continue.
- M. Camille emploie avec succès son four à la calcination de diverses argiles nécessaires à son industrie ; ces argiles, qui décrépitent lorsqu’on les calcine dans un four ordinaire par suite d’une élévation subite de température, exigeraient un brassage qui augmenterait les frais de main-d’œuvre et
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- FOURS.
- m
- occasionnerait une perle de chaleur, circonstances qu’évite l’emploi du four à sole continue.
- On sèche également, dans ce four, du sable pour les besoins de l’usine ; on peut passer, à ce four, 3 à i mètres cubes de sable par heure.
- M. Carville est avantageusement connu par les perfectionnements qu’il a introduits dans les arts céramiques. L’Académie des sciences lui a décerné un prix en 1841 ( fondation Montyon ), et la Société d’encouragement, dans sa séance générale du 23 mars 1812, un prix de la valeur de 500 fr. pour son procédé de moulage des briques (voy. Bulletin de la Société, année 1812, p. 105). Il possède, à Chantilly près Àlais, une briqueterie mécanique, et fabrique, sur une grande échelle , des briques ordinaires et des briques réfractaires. Sa machine à faire des briques, décrite p. 156 du Bulletin de 1811, fonctionne bien, d’après les témoignages des ingénieurs des mines du département. M. Carville fabrique en outre, en grand, des cornues en terre pour les usines à gaz et des creusets réfractaires.
- Les cornues en terre sont employées à l’usine à gaz d’Àlais, et se comportent très-bien.
- Les produits céramiques de M. Carville ont figuré à la dernière exposition de l’industrie, et ont valu à son auteur une médaille d’argent.
- Votre comité n’a pu vérifier par lui-même toutes les assertions de M. Carville; mais votre rapporteur a cru devoir s’adresser à M. Dupont} ingénieur des mines du département du Gard, et c’est à son obligeance qu’il doit la confirmation de plusieurs circonstances signalées comme favorables dans le
- mémoire de M. Carville. Des certificats très-honorables de M. Thibaud, in-*
- génieur en chef des mines, et du directeur de l’usine à gaz d’Àlais, sont joints au mémoire dont nous venons de vous rendre compte.
- Il est hors de doute, d’après les témoignages recueillis, que l’appareil de M. Carville peut fonctionner avec suite et régularité. Votre comité aurait désiré néanmoins être mieux fixé sur l’altération plus ou moins prononcée que peuvent subir certaines parties du mécanisme sous l’influence de la chaleur, sur la durée des pièces métalliques qui subissent l’action d’une température élevée, et sur les frais d’entretien de l’appareil.
- En résumé , votre comité est d’avis que les efforts persévérants de M. Car-ville méritent un encouragement. En conséquence, votre comité a l’honneur de vous proposer de remercier M. Carville de son intéressante communication , et d’insérer le présent rapport dans le Bulletin, en y joignant le plan du four qui vient d’être décrit et une légende explicative.
- Signé Félix Leblanc, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 8 mai 1850.
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- ARTS ÉCONOMIQUES.
- Légende explicative de la planche 1141.
- Fig. 1. Section verticale du four à réverbère de M. Carville.
- Fig. 2. Plan pris au niveau de la ligne À B.
- A, grille et foyer. B , tisard. C, autel. D, plancher du four à fond mobile composé d’une chaîne Galle sans fin passant sur les lanternes de forme hexagonale E E\ dont les axes tournent sur des coussinets a a. F, rouleaux sur lesquels se meut le plancher du four mobile. G, rouleau qui soutient la partie inférieure du four. H, manivelle faisant marcher la lanterne E'. I, poulie commandant la chaîne Galle. J , porte d’enfournage pour les grosses pierres. K, trémie par où se jettent les matières pulvérisées. L, versoir composé d’une roue à alluchons. M, sortie des matières grillées. N, cheminée. O, poulie montée sur l’axe de la lanterne E et entourée d’une chaîne sans fin qui fait tourner le versoir L. b, soupape à bascule sur laquelle tombent les matières grillées.
- Les flèches indiquent la direction du feu et celle du plancher du four.
- (D.)
- —-—* ----------------------
- ARTS ÉCONOMIQUES. — chauffage.
- Rapport fait par M. Herpin, au nom du comité des arts économiques, sur un
- foyer à grille mobile, pouvant brûler toutes sortes de combustibles, présenté
- par M. Sorel, rue de Lancry, 6.
- L’usage du coke qui a servi à produire le gaz destiné à l’éclairage se répand de plus en plus dans Paris.
- C’est un combustible économique qui chauffe bien et d’une manière agréable.
- Le foyer-grille que vous a présenté M. Sorel est destiné spécialement à la combustion du coke ; cependant on peut y faire brûler aussi du charbon de terre, du bois, de la tourbe, etc.
- Cet appareil, représenté en coupe verticale et vu de face, fig. 3 et A, pl. 1141, est très-simple; c’est une sorte de grille ordinaire a, à charbon de terre, dont le fond est formé par une grosse brique réfractaire b, inclinée d’avant en arrière, qui réfléchit le calorique dans l’intérieur de l’appartement , conserve la chaleur pendant longtemps, et favorise réchauffement et la combustion du coke.
- Le foyer-grille de M. Sorel peut être placé instantanément et avec la plus grande facilité dans les cheminées ordinaires, sans exiger aucune sorte de construction particulière ni aucun travail spécial.
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- /
- EAUX GAZEUSES. ' ' 205
- La partie antérieure du foyer-grille est disposée de telle manière que l’on peut augmenter à volonté la grandeur ou la capacité du foyer et y faire brûler, par conséquent, une plus ou moins grande quantité de combustible, suivant l’intensité de chaleur que l’on désire obtenir.
- La mobilité de cette grille permet de l’avancer dans l’appartement, pour donner plus de chaleur, lorsque la combustion est en pleine activité et qu’il ne se produit plus de fumée.
- Le prix du foyer-grille varie de 25 à 35 fr., suivant les dimensions.
- En résumé, votre comité des arts économiques est d’avis , messieurs, que le foyer-grille de M. Sorel doit être mis au nombre des bons appareils économiques destinés au chauffage des appartements au moyen des cheminées ordinaires.
- J’ai, en conséquence, l’honneur de vous proposer, au nom du comité,
- 1° De remercier M. Sorel de sa communication ;
- 2° De faire insérer le présent rapport dans votre Bulletin , avec la figure de l’appareil.
- Signé Herpin, rapporteur. •
- Approuvé en séance, le % 4 avril 1850.
- EAUX GAZEUSES.
- Rapport fait par M. Silvestre, au nom du comité des arts économiques, sur un
- appareil propre à la fabrication des eaux minérales gazeuses, présenté par
- M. Ozouf, pharmacien, rue de Chabrol, 36.
- Messieurs, vous avez chargé le comité des arts économiques de vous faire un rapport sur un appareil présenté à la Société par M. Ozouf, et qui est destiné à fabriquer les liquides gazeux. Votre comité vient aujourd’hui vous faire connaître le résultat de son examen.
- Avant la communication de M. Ozouf, l’industrie possédait déjà un certain nombre d’appareils propres à la fabrication en grand des eaux gazeuses, dont plusieurs ont été mentionnés, avec de justes éloges, dans votre Bulletin (1). M. Ozouf a cru qu’il serait possible de les ramener, par une nouvelle combinaison de leurs organes, à une forme plus simple qui les rendrait d’un prix moins élevé, et permettrait, par conséquent, d’en étendre l’usage. C’est dans cette pensée qu’il a imaginé et construit l'appareil qui fait l’objet de ce rapport, et qui se compose, en principe, de diverses pièces déjà précédemment
- (i) Voyez Bulletin delà Soriété, amVe 1822, p, 216, l’appareil de M. Bramait.
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- employées. Il fait usage, par exemple, d’une capacité cylindrique en cuivre étamé destinée à la production du gaz ; d’un vase en plomb, avec tige à soupape, pour recevoir l’acide sulfurique ; d’un vase laveur où se purifie le gaz produit; d’un récipient qui contient l’eau à rendre gazeuse, et enfin d’un système de moussoirs ou d’agitateurs à ailes pour faciliter les mélanges.
- Mais si l’on considère que le nouvel appareil a un degré de simplicité remarquable, que, posé sur des roulettes, il a l’avantage de pouvoir être aisément déplacé et transporté, qu’il occupe un très-petit espace, bien que suffisant à une fabrication de cent cinquante à deux cents bouteilles par jour, enfin qu’il est d’un prix assez modéré, on concevra que M. Ozouf n’a pu obtenir ces résultats sans apporter, dans la construction de sa machine, des dispositions entièrement neuves et suffisantes pour constituer une véritable invention.
- Si on se rappelle l’appareil de M. Caméron ( 1 ), on pourra se faire une idée de celui de M. Ozouf, en plaçant, par la pensée, le vase en plomb et le vase laveur dans l’intérieur même du cylindre qui sert à la décomposition de la craie, et le récipient qui renferme l’eau à gazer au-dessus de ce même cylindre.
- Nous allons indiquer sommairement la marche de l’opération. Quand on a versé, en proportions convenables, l’eau et la craie en poudre dans la grande capacité cylindrique par une ouverture pratiquée à cet effet, on soulève, au moyen d’une tige à écrou mobile, la soupape du vase de plomb, et l’acide s’écoule sur l’eau chargée de craie. Le gaz qui se forme alors traverse, en passant par un tube recourbé, la masse d’eau alcaline que contient le vase laveur, et pénètre ensuite dans la sphère supérieure, où il se dissout dans l’eau sous une pression de 8 à 10 atmosphères. Il est bon d’ajouter que l’appareil a été construit de manière à pouvoir supporter une pression intérieure de plus de 15 atmosphères, et qu’il est muni d’un manomètre et d’une soupape de sûreté.
- Un robinet de tirage permet au liquide de s’échapper pour remplir les bouteilles ; ce robinet ainsi que celui qui a pour but d’établir la communication entre le cylindre et le réservoir supérieur sont adaptés d’une manière très-ingénieuse à la pièce du milieu qui sert de support ou de piédestal à la sphère.
- On conçoit que le vase en plomb ainsi que le vase laveur n’ont plus besoin d’être entourés d’une épaisse enveloppe métallique, puisqu’ils se trouvent soumis, intérieurement et extérieurement, à une même pression. Cette dispo-
- (1) "Voyez Bulletin de la Société, année 1825, p. 145, pl. 273.
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- sition heureuse ajoute , d’une manière notable, à la simplicité de l’appareil.
- Une pompe foulante que, selon le désir des acheteurs, M. Ozouf adapte à sa machine sert à refouler de l’eau dans la sphère lorsque tout le liquide gazeux en a été tiré. Cette eau dissout l’acide carbonique qui remplit encore l’appareil sous une pression de plusieurs atmosphères, et aussi celui qu’on peut obtenir en laissant tomber une nouvelle quantité d’acide sulfurique sur la craie qui, primitivement» a été mise en excès dans le cylindre; de cette manière on peut faire deux opérations successives sans avoir besoin d’ouvrir l’appareil pour renouveler les matières.
- Votre comité, messieurs, a vu fonctionner un appareil dont la capacité sphérique était de quarante bouteilles environ; mais M. Ozouf construit aussi des modèles de plus grandes dimensions, dont les prix varient naturellement en raison de leur capacité.
- Pour une sphère de
- 40 bouteilles, l’appareil, sans pompe» revient à* . . » . 750 fr.
- 60 idem. . . . .................................... 850
- 100 idem.................... 1,350
- Il faudrait ajouter 150 fr. environ pour la pompe foulante.
- Nous dirons, en terminant, que les appareils sont munis d’une machine à boucher au liège les bouteilles ordinaires, et d’un mécanisme particulier pour remplir les bouteilles à bouchons métalliques qui sont du même inventeur.
- En résumé, le comité des arts économiques pense que l’appareil de M. Ozouf peut être d’un très-utile emploi dans la fabrication des eaux gazeuses, notamment dans les établissements publics ou privés, tels que les pharmacies, les hôpitaux, les restaurants, les cafés, et même certaines maisons particulières où il se fait une consommation assez considérable de liquides gazeux. Sous ce point de vue, il doit, selon votre comité, prendre rang parmi les appareils du même genre les plus estimés jusqu’ici, et, à ce titre, mériter l’approbation du conseil.
- Nous avons donc l’honneur de vous proposer, messieurs, de remercier M. Ozouf de sa communication, et d’ordonner l’insertion du présent rapport dans le Bulletin, avec la figure de l’appareil et celle du bouchon métallique adapté aux bouteilles.
- Signé E. Silvestre, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 27 février 1850. v
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- Description d’un appareil destiné à la fabrication des eaux gazeuses, et d’un système d’emplissage et de bouchage des bouteilles, par M. Ozouf.
- Pl. 1142, fig. 1. Élévation extérieure de l’appareil : on y voit en coupe le mécanisme servant à emplir et boucher les bouteilles.
- Fig. 2. Section verticale passant par le milieu de l’appareil.
- Fig. 3. Coupe verticale de la soupape de sûreté placée au sommet de la sphère.
- Fig. 4. Le robinet servant à introduire l’eau gazeuse dans les bouteilles -bouchées par l’appareil dit capsulo-mécanique.
- Fig. 5. Coupe du piston à ressort pour laisser échapper l’air lors de l’embouteillage de l’eau gazeuse.
- Ces trois dernières figures sont dessinées sur une échelle double des deux vues d’ensemble.
- L’appareil de M. Ozouf se compose d’une sphère A, formée de deux hé--misphères en cuivre rouge, parfaitement étamés à l’intérieur, et ayant chacun un rebord.rabattu pour former un joint hermétique consolidé par deux cercles en fer, lesquels sont traversés et fortement serrés par des boulons à écrous.
- On introduit l’eau dans cette sphère, soit en la versant par un orifice fermé au moyen d’un bouchon à vis non indiqué dans les figures, soit à l’aide d’une pompe aspirante et foulante B, fixée sur un socle en bois C qui porte tout l’appareil, et dont le piston est mis en action par un levier D. Le liquide contenu dans un seau ou vase quelconque E est aspiré par un tuyau f, et renvoyé dans la sphère par un tuyau g, qui aboutit au conduit central i, percé au milieu du piédouche H, auquel il est assujetti par un écrou à chapeau.
- La sphère À est surmontée d’une tubulure j, dans laquelle est engagée une soupape de sûreté k, pressée par un ressort à boudin. La tubulure est percée d’un canal horizontal l, aboutissant d’un côté à un tube à niveau d’eau M, dont la base correspond avec la sphère, et de l’autre avec un manomètre N destiné à indiquer la pression du gaz dans l’intérieur de la sphère.
- La partie inférieure de la sphère est occupée par un mouveron ou agitateur O, dont l’arbre, passant dans une boîte à étoupes p, est muni d’une manivelle q.
- Le piédouche H est percé de trois conduits verticaux, l’un central i dont nous avons déjà parlé, et qui est destiné à alimenter d’eau la sphère A ; celui de droite r sert au passage du gaz qui arrive par l’orifice inférieur, lorsqu’on ouvre cette communication en desserrant la clef à vis s, dont l’extrémité est garnie de caoutchouc et forme robinet. Le conduit de gauche r' permet l’éva-
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- cuation du liquide chargé de gaz de la sphère par le canal horizontal t, quand on ouvre le robinet à vis u.
- Le robinet d’embouteillage v ainsi que ceux s et n sont fermés par le contact du caoutchouc avec l’ouverture d’arrivée ou de sortie ; ce contact a lieu au moyen de la pression exercée par les vis que portent les clefs de ces robinets; celui s est commandé par un croisillon à quatre branches; les deux autres sont munis de poignées.
- Le couvercle X du cylindre Y est percé de quatre ouvertures, indépendamment de celle pratiquée au centre, et sur laquelle se monte le piédouche H. Ces ouvertures sont fermées par des bouchons à vis ; au-dessous de ce couvercle sont fixés deux réservoirs, dont l’un Z est un vase laveur, dans lequel plonge un petit tube 1' pour conduire le gaz formé dans le cylindre, et l’autre A' un réservoir à acide sulfurique en plomb contenant une soupape aussi en plomb b' que l’on peut fermer ou ouvrir de l’extérieur, en tournant le petit croisillon c . Les deux réservoirs Z et À' sont réunis au couvercle X par une forte soudure. L’un des bouchons à vis dont est garni le couvercle sert à fermer l’orifice par lequel on verse l’eau dans le vase laveur Z, l’autre à introduire l’eau et le carbonate de chaux en poudre dans le cylindre Y, le troisième à verser l’acide sulfurique dans le réservoir A' ; enfin le dernier contient les dispositions supportant la soupape b'.
- La partie inférieure du cylindre Y est occupée par un agitateur E', dont l’axe reçoit une manivelle f’, après avoir traversé une boîte à étoupes; l’autre extrémité de l’arbre tourne dans une boite à cuir semblable à celle de l’arbre de l’agitateur de la sphère A.
- Dans le fond concave du cylindre Y est pratiquée une ouverture fermée par un bouchon à manivelle g ' ; cette ouverture sert à vider complètement le cylindre.
- Sur le côté du socle C est disposé un support à bouteilles H', commandé par une pédale %, à l’aide de laquelle on fait appuyer l’extrémité du goulot contre le dessous de la pièce à embouteiller k', garnie d’une rondelle en caoutchouc.
- Fonctions de l’appareil. — On commence par emplir la sphère A d’eau parfaitement claire, qu’on y introduit à l’aide de la pompe B ; on verse ensuite la quantité déterminée d’eau dans le cylindre Y par l’ouverture destinée à cet usage, ainsi que la quantité voulue de carbonate de chaux ou craie réduite en poudre; on introduit, par une autre ouverture, dans le réservoir A', de l’acide sulfurique, puis on verse dans le laveur Z de l’eau contenant du carbonate de chaux en dissolution. Autour de chaque ouverture est marqué son usage, afin d’éviter toute erreur. -
- Quarante-neuvième année. Mai 1850. 14
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- i Les différentes capacités étant bien fermées, on lève la soupape b' en faisant tourner le croisillon c ; l’acide, en tombant dans l’eau chargée de carbonate de chaux, dégage aussitôt le gaz acide carbonique. On peut augmenter ce dégagement en manœuvrant l’agitateur E' à l’aide de la manivelle /", et en laissant couler une nouvelle quantité d’acide ; le gaz, n’ayant d’autre issue que le petit tuyau /' plongeant au fond du yase Z, est obligé de traverser l’eau du laveur, d’où il s’échappe en soulevant la soupape o cou,tenue dans la base du piédouche H ; le robinet s étant alors ouvert, le gaz se rend dans la sphère A, où il se mêle avec l’eau quelle contient.
- La pression intérieure, qui doit être de sept atmosphères, est indiquée par le manomètre N ; si elle dépassait cette limite, la soupape k se soulèverait et laisserait échapper l’excès du gaz.
- Pour mettre le liquide en bouteilles, on tourne le robinet u; le liquide coule aussitôt dans la bouteille et remplace l’air qu’elle contient. Pour laisser échapper cet air, on ferme le robinet u et on pousse le bouton m, qu’on voit dessiné sur une plus grande échelle, fig. 5; l’air trouvant une issue s’échappe par le conduit ri, fig. 4. On peut continuer alors à emplir la bouteille ; celle-ci étant presque pleine , on enfonce le bouchon de liège r" en abaissant le levier p' muni d’un poinçon, et dont l’extrémité est indiquée par des lignes ponctuées, fig. 1. Pour se garantir de tout accident provenaut de la rupture de la bouteille, celle-ci est enveloppée d’un bouclier en cuivre Q', qui empêche la projection des éclats du verre.
- M. Osouf a imaginé un nouveau système de bouchage dit capsulo-mécam-que, au moyen duquel on peut conserver l’eau gazeuse, en boire un quart ou une demi-bouteille sans perte de gaz. Ce système se compose d’une capsule en étain S', qui coiffe le goulot T' de la bouteille, représenté de grandeur naturelle, fig. 6. Cette capsule, percée au centre, retient fortement dans le goulot le bouchon métallique u' entouré de caoutchouc et qui reçoit une tige en cuivre v , surmontée d’un bouton en étain, et entourée d’un ressort à boudin et de rondelles en cuir qui empêchent le liquide de remonter pendant la mise en bouteilles. À cette tige est attachée une soupape en étain x garnie de caoutchouc ; le bouchon porte aussi un tube en étain y’r qui va en s?élargis-sant par le haut. En appuyant le pouce sur le bouton de la tige a, après avoir incliné la bouteille, on fait ouvrir la soupape x', et le liquide s’échappe aussitôt par le tuyau y(. Quand on en a versé dans le verre une quantité suffisante, on cesse d’appuyer sur la tige ; le ressort à boudin se détend et fait remonter la soupape; dès lors le passage est fermé. ; f -
- Pour remplir une bouteille garnie du système de bouchage dont nous venons de parler, on monte à l’extrémité du robinet u la disposition représen-
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- tée fig. 4; on engage l’extrémité inférieure z' cle cette pièce dans le tuyau y\ on fait appuyer sur la tige v\ et on ouvre le robinet v : la liqueur gazeuse pénètre aussitôt dans la bouteille ; mais, pour laisser dégager l’air, on ferme le robinet u et on pousse le bouton m ; puis on rouvre le robinet v, et ainsi de suite jusqu’à ce que la bouteille soit remplie. (D.)
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- Rapport fait par M. Herpin, au nom du comité des arts économiques, sur un , séchoir de buanderie, perfectionné, présenté par M. Ëdeline, blanchisseur, à
- Saint-Denis. ; ........ ^. v.t
- Les ouvriers employés au séchage du linge , pendant l’hiver, sont exposés à des accidents graves par suite du séjour prolongé qu’ils sont obligés de faire dans des étuves très-chaudes, surtout à cause des grandes variations de la température et des transitions subites de la chaleur au froid qu’exige le travail qu’ils doivent exécuter. ;
- M. le docteur Villermé, dans son tableau de l’état physique et moral des ouvriers, tome II, page 217, a constaté, avec les médecins de Mulhouse, de Thann, de Tarare, de Saint-Quentin, de Rouen, etc., que les ouvriers des ateliers excessivement chauffés, particulièrement ceux des séchoirs et des étuves, sont fréquemment atteints d’inflammations graves de poitrine, par suite des refroidissements subits auxquels ils sont exposés.
- M. Ëdeline, blanchisseur à Saint-Denis, ayant éprouvé par lui-même les inconvénients qui résultent des procédés ordinaires du séchage du linge, pendant l’hiver, pour la santé des ouvriers employés à ce travail, a fait construire chez lui un séchoir tellement disposé, que l’ouvrier peut placer, visiter et enlever les pièces de linge, sans pénétrer dans l’étuve et sans s’exposer lui-même à la chaleur.
- Le séchoir de M. Ëdeline se compose de trois chambres ou pièces séparées par une cloison, et placées à côté ou à la suite les unes des autres.
- La chambre du milieu est l’étuve proprement dite, chauffée par des poêles que l’on charge par l’extérieur du séchoir ; les tuyaux parcourent l’étuve et se rendent dans une cheminée commune.
- Deux autres cheminées en bois, placées dans les angles de l’étuve, du côté opposé aux poêles, et dont l’ouverture, réglée par un registre, se trouve à peu de distance du sol, donnent issue à l’air chargé de vapeurs d’eau ou à la buée, .,
- -, Dans l’intérieur du séchoir, à 2 mètres environ au-dessus du sol, deux\
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- tringles horizontales ou rails en fer, appuyés le long des deux murs latéraux, forment un chemin de fer sur lequel glissent de grands châssis auxquels on suspend le linge à sécher.
- On dispose et l’on arrange le linge mouillé sur les cordes ou tringles en bois que supporte le châssis, dans la première pièce ou chambre du séchoir; on pousse et l’on fait glisser ainsi le châssis, tout chargé de linge, vers la chambre du milieu qui forme l’étuve.
- Lorsque le linge est sec, on pousse le châssis vers la troisième chambre, et l’on introduit en meme temps, dans l’étuve, un autre châssis chargé de linge mouillé, que l’on a préparé et disposé dans la première chambre, pendant que le linge du premier châssis était exposé à l’action de la chaleur.
- On enlève le linge sec, et on le remplace par d’autre linge mouillé que l’on pousse dans l’étuve pendant que l’on renvoie dans la première chambre le châssis portant le linge sec qui sort de l’étuve.
- L’ingénieuse disposition que nous venons de vous faire connaître présente plusieurs avantages d’une haute importance :
- 1° Les ouvriers peuvent arranger, placer et enlever le linge, dans les chambres latérales , à la température ordinaire , sans jamais avoir besoin de pénétrer dans l’étuve , ni de s’exposer à l’action d’une forte chaleur nuisible à leur santé.
- 2° Il y a continuité dans le travail, par conséquent peu de temps perdu ; car, pendant qu’une partie du linge est exposée à l’étuve, l’ouvrier enlève le linge séché, le remplace par du linge humide qu’il arrange sur les châssis, et il continue ainsi sans interruption.
- 3° Il y a économie de temps, car, les ouvriers ne travaillant point dans l’étuve, on peut porter la température du séchoir à un degré très-élevé, même jusqu’à 90° centig., ce qui accélère considérablement l’opération du séchage.
- 4° Il y a une économie de chaleur; car on alimente les poêles par le dehors, et l’on n’a pas besoin d’ouvrir les portes de l’étuve pour en faire le service.
- Lorsque l’on change les châssis, le devant et le derrière des tiroirs viennent fermer spontanément les ouvertures pratiquées dans les deux cloisons pour le passage de ces châssis, de sorte que l’étuve reste toujours close.
- On peut aussi disposer deux étages de châssis l’un au - dessus de l’autre , et opérer, par conséquent, sur une plus grande quantité de linge à la fois.
- o° Enfin le mécanisme employé par M. Ëdeline pour faire passer le linge dans l’étuve et l’en retirer, sans que l’ouvrier soit obligé d’y pénétrer lui-même, peut s’appliquer avec avantage à beaucoup d’autres industries. Il est tout à fait indépendant du mode de chauffage , soit à la vapeur, soit à l’air
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- chaud, ainsi que du degré de chaleur et de la ventilation plus ou moins active que l’on jugerait convenable d’employer.
- M. Édeline nous a remis le procès-verbal d’une expérience qu’il a faite de son séchoir comparé aux séchoirs ordinaires employés chez les blanchisseurs de linge. En voici les résultats :
- 125 kilogram. de linge mouillé ont été disposés dans un séchoir ordinaire;
- Le temps nécessaire pour le séchage a été de quatre heures ;
- La quantité de charbon de terre employée a été de 54 kilogrammes ;
- La plus haute température observée dans le séchoir a été de 48°.
- 130 kilog. de linge mouillé ayant été disposés dans le séchoir de M. Édeline, le temps nécessaire pour le séchage n’a été que de deux heures ;
- • La quantité de charbon de terre employée a été de 44 kilogrammes ;
- La plus haute température a été de 95° au centre du séchoir et de 85° aux extrémités.
- Différence en faveur du séchoir de M. Edeline : deux heures et 10 kilogr. de charbon en moins , 47° de chaleur en plus.
- La disposition employée par M. Édeline pour son séchoir n’est pas tout à fait nouvelle, rigoureusement parlant. On trouve dans l’ouvrage anglais de Tredgold, sur le chauffage et la ventilation, la description d’un séchoir économique à vapeur, à châssis ou tiroirs verticaux, ayant quelque analogie avec celui de M. Édeline.
- Que notre blanchisseur de Saint-Denis ait puisé dans l’ouvrage anglais l’idée de l’amélioration qu’il a introduite dans sa buanderie, j’en doute fort; mais, dans ce cas, il n’en aurait pas moins encore le mérite d’avoir exécuté, le premier, dans un établissement ordinaire de buanderie, un séchoir perfectionné , qui à l’économie du combustible , à la commodité et à la rapidité du service joint l’immense avantage de préserver les ouvriers blanchisseurs des accidents graves auxquels leur santé se trouve habituellement exposée.
- Cet appareil, construit par un simple blanchisseur, se propagera chez ses nombreux confrères des environs de la capitale, avec beaucoup plus de certitude , de succès et de rapidité que ne pourraient le taire les livres les plus estimables de science purement théorique.
- Sous ces rapports, M. Édeline aura rendu un double service à l’industrie et à l’humanité.
- J’ai, en conséquence, messieurs, l’honneur de vous proposer, au nom du comité des arts économiques,
- 1° De remercier M. Édeline de sa communication ;
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- 2° De faire insérer le présent rapport dans le Bulletin, avec la description et le dessin du mécanisme employé dans le séchoir de M. Édeline;
- 3° De lui faire remettre 300 exemplaires du rapport.
- Signé Herpin , rapporteur.
- Approuvé en séance, le 24 avril 1850.
- Description d’un appareil pour sécher le linge, perfectionné par M. Edeline, à
- Saint-Denis.
- PI. 1143, fig. 1. Coupe longitudinale d’un séchoir à un seul rang de rames, prise sur la ligne À B, fig. 5.
- Fig. 2. Coupe transversale sur la ligne C D.
- Fig. 3. Section longitudinale et verticale d’un séchoir à deux étages de rames.
- Fig. 4. Plan pris au-dessus de l’appareil.
- Fig. 5. Plan du rez-de-chaussée à lm,50 au-dessus du sol.
- Fig. 6. Détails de l’appareil sécheur.
- Les mêmes lettres désignent les mêmes objets dans toutes les figures.
- À B C D, plan du rez-de-chaussée divisé en trois chambres EFG, d’égale capacité, par des cloisons H et I en bois recouvertes en tôle à l’intérieur et à l’extérieur. On a ménagé, dans chacune de ces cloisons, une porte J et un petit judas K.
- L’étuve F, comprise entre ces deux cloisons, est occupée par deux poêles L L s’allumant de l’extérieur et portant chacun un tuyau en tôle M M, du plus grand diamètre possible, lesquels tuyaux débouchent dans les cheminées n n. Pour éviter le coup de feu, ces tuyaux sont couverts de plaques en tôle, avec rebords qui contiennent du grès pulvérisé, lequel a l’avantage de conserver la chaleur ; on a également mis du grès entre le bois de la cloison et la plaque de tôle qui la garnit.
- a a, deux cheminées dans la partie inférieure desquelles on a ménagé une petite ouverture couverte d’une trappe mobile en tôle b. G’est par cette ouverture que s’échappe la vapeur qui se dégage du linge à mesure qu’il sèche; on peut modérer, à volonté, au moyen de ces trappes, la quantité de buée à faire évacuer.
- Les tuyaux en tôle M M sont munis de clefs qui font manœuvrer une plaque * en tôle placée dans l’intérieur pour empêcher la chaleur qui se dégage des poêles de se perdre dans la cheminée.
- Deux grandes ouvertures sont ménagées dans les cloisons à hauteur d’homme ; elles sont destinées au passage de l’appareil sécheur proprement
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- dit. Au-dessus de ces ouvertures se présente un système de deux rainurés en fer c, figf. 6, qui s'étendent d'un Bout à l’autre du bâtiment et se trouvent à environ O1", 50' des parois latérales dés murs. Sur ces rainures glisse, au moyen de galets en fer d d, une longrine en bois e, qui reçoit l’about des rames ou tringles én‘bois ff auxquelles on suspend le linge.
- Le système est maintenu par des traverses et des tringles en fer et par des plaques g garbies de poignées, qui servent à l’ouvrier pour tirer ou repousser l’appareil. Dans l’intérieur de l’étuve est encore une plaque de tôle h, qui est destinée ai boucher les grandes ouvertures1 supérieures pratiquées dans les cloisons en tôle et* à' empêcher la chaleur de s’échapper. ;
- Cela posé, on concevra facilemeiit la! manœuvre de l’appareil. '
- Le linge étant placé sur les tringles dans l’intérieur de l’étuve, comme on le voit fig. 3, sèche très-promptement; pendant qu’il sèche on retire celui qui est déjà sec'ééon le remplace par du linge mouillé : celte opération étant terminée, on retire celui qui est dans l’intérieur de l’étuve en amenant, au moyen des poignées, l’appareil dans la chambre oh se trouve l’ouvrier, ce qui permet aü linge mouillé de sécher, et ainsi de suite.
- Il résulte de ces dispositions qu’un seul ouvrier suffit pour suspendre, sé-‘ cher, et retirer une grande quantité de linge, sans entrer dans l’étuve et sans être incommodé par la chaleur.
- Dans le cas ou l’espace serait insuffisant, on pourrait adopter un système à deux étages, fig. 3, semblable à celui que l’auteur a établi chez lui depuis 1845; alors il n’y a plus de temps perdu , et les opérations se succèdent rapidement, car le linge de l’étage inférieur sèche pendant qu’on retire le linge déjà sec et qu’on garnit les rames supérieures de linge mouillé. (D.)
- FILTRE.
- Rapport fait par M. Herpin, au nom du comité des arts économiques, sur un appareil destiné à la filtration des liquides spiritueux, présenté par M. Septier, rue des Deux-Portes-Saint-Sauveur, là.
- L’appareil que vous a présenté M. Septier a pour but d’opérer la filtration des liquides spiritueux et aromatiques, sans évaporation ni déperdition notable de leurs principes volatils. -
- Il se compose de deux vases, l’un supérieur, contenant le liquide à filtrer, l’autre inférieur, qui reçoit le liquide après la filtration. Le liquide contenu dans le vase supérieur se rend dans le filtre en passant par un robinet dont la clef ou l’ouverture est réglée par les mouvements d’un flotteur qui repose à la surface du liquide à filtrer contenu dans l’entonnoir. • . ,
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- La filtration se fait d’une manière continue, régulière, sans aucun danger, ni même aucune surveillance ; le liquide à filtrer arrive dans l’entonnoir en plus ou moins grande abondance, suivant que la filtration se fait plus ou moins rapidement ; car le robinet s’ouvre lorsque le liquide baisse dans l’entonnoir, et il se ferme plus ou moins lorsque la filtration se ralentit, ou que le récipient inférieur est plein.
- Les deux vases et l’entonnoir sont fermés par des couvercles qui empêchent la trop grande évaporation des liquides volatils.
- M. Septier fait usage d’entonnoirs en toile métallique qui permettent l’écoulement facile du liquide par toutes les surfaces du papier, et qui, par conséquent, accélèrent beaucoup la filtration , tandis qu’au moyen des entonnoirs ordinaires la filtration, dans les points ou le papier est appliqué contre leurs parois, ne se fait que très-imparfaitement.
- L’appareil de M. Septier, soumis à l’expérience de plusieurs habiles pharmaciens et fabricants de liqueurs, a mérité leurs éloges et leur approbation.
- Votre comité des arts économiques est d’avis, aussi, qu’il est digne des vôtres.
- J’ai, en conséquence, l’honneur de vous proposer
- 1° De remercier M. Septier de sa communication ;
- 2° D’insérer au Bulletin le présent rapport, avec la figure de l’appareil à filtrer dont il s’agit.
- Signé Herpin , rapporteur.
- Approuvé en séance, le 24 avril 1850.
- Légende explicative des figures de la planche 1144.
- Fig. 1. Section verticale de l’appareil à filtrer de M. Septier, muni de toutes ses pièces.
- Fig. 2. Diaphragme criblé de trous, placé au fond du vase contenant le liquide à filtrer, vu en plan.
- Fig. 3. Le mécanisme du robinet vu séparément et dessiné sur une plus grande échelle.
- À, récipient supérieur contenant le liquide à filtrer. B, couvercle de ce vase garni d’une poignée et ajusté de manière à éviter toute évaporation; il porte, en dessous, une soupape k. C, diaphragme criblé de trous placé au fond du récipient ; il est divisé en trois parties réunies à charnière. Ce diaphragme est couvert d’une toile a qui retient les matières impures.
- D, robinet fixé au fond du vase A : il se compose d’une cannelle filetée b
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- qui s’engage dans une douille taraudée c, d’une clef d à laquelle est adapté un segment de cercle denté e qui engrène dans une tige également dentée f à laquelle est suspendu un flotteur sphérique g; un galet h facilite le mouvement de cette tige.
- E, vase inférieur qui reçoit la liqueur filtrée : il est muni d’un robinet F au moyen duquel on soutire cette liqueur.
- G, couvercle de ce vase dans lequel entre la douille taraudée c.
- H, entonnoir en toile métallique , suspendu dans le vase E, et dans l’intérieur duquel est placé un filtre en papier i.
- Le service de cet appareil est fort simple. On place l’entonnoir et le flotteur dans le vase E, en faisant tourner la douille taraudée c pour soulever le couvercle qu’on fait descendre ensuite, puis on garnit le fond du vase À du diaphragme et de la toile qui le recouvre, et on y verse la quantité nécessaire de liquide à filtrer. Cela fait, on abandonne l’appareil à lui-même, et la filtration s’opère sans aucune surveillance.. ( D. )
- LUNETTES.
- Rapport fait par M. Edmond Becquerel, au nom du comité des arts économiques , sur la construction de verres de lunettes à double foyer, de M. Jamin
- fils, opticien, rue Saint-Martin, 71.
- M. Jamin fils, opticien, a soumis à l’examen de la Société d’encouragement des lunettes avec verres à double foyer destinés à opérer la vision à des distances différentes.
- Franklin a résolu la question de donner aux personnes qui font usage de lunettes le moyen de voir de loin et de près avec les mêmes verres, en juxtaposant deux moitiés de verre à courbures différentes, et les maintenant dans cette position au moyen des cercles de la monture. Mais cette disposition présente l’inconvénient de laisser disjoindre fréquemment les verres. M. Jamin a eu l’idée de travailler des verres dont chaque moitié a des courbures différentes , mais en n’employant pas des plaques plus épaisses que celles qui sont ordinairement en usage, ce qui rendrait le prix de ces objets trop élevé. Pour cela, d’après un procédé qu’il a fait breveter, il plie, à l’aide de la chaleur, sous un certain angle, la plaque de verre dont il fait usage, ensuite il travaille chaque portion de cette plaque comme un objectif particulier ; l’intersection des deux parties à courbure diverse est donc une circonférence passant par le centre du verre et &yant sa concavité tournée par en haut, dans la position normale de la lunette^
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- Ainsi, sans avoir besoin de denx plaques de verre, M. Jamin peut travailler des objectifs à deux foyers, pour myopes ou presbytes, avec toutes les courbures possibles. Il a construit de cette manière des verres dont le prix ne surpasse pas beaucoup celui des verres ordinaires.
- Ces lunettes s’emploient comme les lunettes ordinaires ; le mouvement de la prunelle suffit seul pour que la personne qui en fait usage voie dans le champ de la vision, à travers la partie inférieure ou la partie supérieure des verres, les objets rapprochés ou les objets plus éloignés.
- D’après cet exposé, nous pensons que les lunettes de M. Jamin seront utiles surtout aux personnes qui se servent de- verres à court foyer.
- En conséquence , le comité des arts économiques, approuvant la méthode de construction et la bonne exécution des verres de lunettes à double foyer de M. Jamin fris, a l’honneur de vous proposer de le remercier de sa communication et do faire insérer le présent rapport dans le Bulletin.
- Signé Edmond Becquerel , rapporteur.
- Approuvé en séance, le'Xk avril 1850.
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- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS MÉCANIQUES.
- Notice sur les ponts à tubes rectangulaires construits en, Angleterre par M. Stephensen.
- Deux ouvrages d’art remarquables ont attiré, dans ces derniers temps, l'attention du public anglais, et méritent également, d’être portés à la connaissance de nos lecteurs par la hardiesse et le grandiose de leur construction et les moyens ingénieux employés pour les établir ; ce sont le pont de Conway et celui désigné sous le nom de Britannia, l’un et l’autre destinés à faciliter les communications entre l’Angleterre et l’Irlande.
- La baie d’Holyhead, dans l’île d’Anglesey, est le point du territoire de la Grande-Bretagne le plus rapproché de l’Irlande. La distance d’Holyhead à Kingston, port de Dublin, est de 64 milles; elle est de 138 milles entre Liverpool et Kingston. Dans cette mer brumeuse et difficile, appelée le canal de Saint-Georges, la brièveté du parcours est un avantage considérable.
- Le port d’Holyhead avait donc toujours été en possession du transport des dépêches, et c’était le passage le plus fréquenté par les voyageurs avant l’établissement du chemin de fer.
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- La route de Londres à Holyhead, qui traverse l’Angleterre dans toute sa largeur, a été construite par l’habile ingénieur Telford. Parmi les travaux d’art dont elle est se-niée, on remarque le pont suspendu du Menai, jeté sur le bras de mer qui sépare l’île d’Anglesey de l’Angleterre ; il a 530 pieds anglais de long et est établi à 126 pieds au-dessus des hautes marées, afin que les navires puissent passer dessous. Cette œuvre gigantesque , terminée depuis vingt-huit ans, et dont nous avons parlé dans le Bulletin de 1822, page 399, valut à Telford une renommée dont Stephenson s’est inspiré sans doute dans le projet qu’il a conçu pour faire franchir, par un chemin de fer, sur un pont rigide, ce même détroit sans gêner le passage des navires qui le fréquentent.
- C’est pour préluder à celte œuvre hardie que Stephenson a construit le pont de Con-way, jeté sur la crique du même nom, et ayant 124 mètres de longueur d’une seule travée.
- Ce pont se compose de deux tubes rectangulaires, chacun de 5 mètres de large et de 7m,66 de hauteur; les tubes consistent 1° en une enveloppe ou étui extérieur formé de plaques de tôle de lm,20 à 2m,40 de long sur 0m,60 de large, rivées ensemble et renforcées par des nervures composées de cornières disposées de chaque côté des joints, de manière à former un T ; des cornières placées aux extrémités des nervures les empêchent de fouetter.
- 2° En un plafond formé de huit tubes cellulaires, larges chacun de 0m,506 et hauts de 0m,525.
- 3° En un plancher composé de six tubes cellulaires, larges chacun de 0m,687 et hauts de 0m,525.
- La longueur totale du tube est de 123m,60 ; sa hauteur, de 6m,677 aux extrémités et de 7”,650 au milieu, y compris les tubes cellulaires du plancher et ceux du plafond qui régnent dans toute la longueur du tube; sa largeur est de 4m,20 de dehors en dehors des plaques formant les côtés. .
- Les extrémités du tube, dans la partie qui repose sur la maçonnerie, sont renforcées par des pièces en fonte sur une longueur de 2m,40 dans les cellules du plancher, par six poutres transversales en fonte sur les cellules, par six poutres semblables au plafond, enfin par des montants en fonte verticaux de chaque côté du tube auxquels sont boulonnées les extrémités des poutres du bas et du haut, ainsi que les poutres transversales placées seulement pour le levage.
- Pour permettre la libre dilatation du tube, les extrémités reposent sur 24 paires de rouleaux en fer, réunis ensemble par des pièces en fer forgé, et placés entre deux plaques de fonte dont celle inférieure repose sur une semelle en madriers fixée à la maçonnerie.
- Le tube est aussi suspendu, par des boulons en fer forgé, à six poutres en fonte dont les extrémités reposent sur des supports longitudinaux de 3m,60 de longueur, avec une gorge circulaire sous la partie inférieure. Les pièces reposent sur 12 boulets placés sur une semelle creuse en fer, et dont les extrémités posent sur des appuis en fonte.
- On a construit ces poutres sur des pilotis battus sur la rive, et, quand elles ont été complètement achevées, on a fait passer dessous à marée basse six pontons; à marée haute le
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- tube a été enlevé au-dessus des pilots sur lesquels il avait été construit; on l’a fait alors flotter jusqu’à l’emplacement qu’il devait occcuper entre ses deux appuis qu’on avait laissés inachevés, quant, à la partie de maçonnerie qui devait supporter la poutre.
- Sur les deux rives les pistons de deux presses hydrauliques, dans lesquelles l’eau était refoulée au moyen de deux machines à vapeur, soutenaient deux traverses en fonte auxquelles étaient suspendues quatre chaînes qui portaient les deux extrémités du tube ; l’eau, en faisant monter le piston de la presse hydraulique, élevait le tube, et l’on construisait la maçonnerie au-dessous au fur et à mesure de son élévation.
- Le poids à élever était à peu près de 1,300 tonnes; l’opération du levage a duré quatre jours, et la hauteur parcourue par le tube a été de 7 mètres ; il fut ensuite élevé au niveau définitif qu’il devait occuper.
- Le second tube, placé parallèlement au premier, forme la seconde voie du chemin de fer; il a été construit, amené et placé de la même manière que le premier.
- Le pont tubulaire de Conway a été achevé au mois de mars 1849, après avoir surmonté de nombreuses difficultés ; il a été soumis à des épreuves très-rigoureuses, et a résisté au poids énorme dont on l’a chargé et aux vibrations qu’éprouvent les ponts suspendus. Le succès de cette belle entreprise est dès lors assuré, et les convois pourront y passer avec une entière sécurité.
- Mais on était loin encore d’avoir achevé la communication avec Holyhead ; il restait à franchir le détroit de Menai sur une largeur de 1,400 pieds (454m,145). Cette opération présentait de très-grandes difficultés, tant à cause des mouvements tumultueux des eaux, des vents violents qui régnent presque constamment dans la localité, et de l’obligation qui avait été imposée au constructeur d’établir le pont à 100 pieds au-dessus des hautes marées d’équinoxe, afin de ne point interrompre la navigation.
- M. Stephenson a rempli ces conditions à l’entière satisfaction de la compagnie du chemin de fer de Chester qui l’avait chargé de cette importante opération; il a habilement profité d’un rocher qui se trouve entre les deux rives et sur lequel on a construit une pile massive de 45 pieds d’épaisseur, à laquelle on a donné le nom de Brilannia. Le pont est divisé en quatre travées par des piles massives dont l’une au centre de la voie d’eau que nous venons d’indiquer, et deux autres plus petites de 32 pieds d’épaisseur, ce qui donne deux travées au centre de 460 pieds chaque et deux demi-travées, une de chaque côté, de 230 pieds d’ouverture.
- Le pont est construit sur le même principe que celui de Conway, mais sur une échelle plus grandiose encore.' Les moyens pour élever les tubes rectangulaires sont les mêmes, mais ce travail présentait de nombreuses difficultés qui ont été surmontées avec une rare intelligence.
- Le 5 mars 1850, à 7 heures du matin, a eu lieu l’ouverture du pont. Le succès de cette épreuve a été décisif. Trois puissantes locomotives, chacune de la force de 50 à 60 chevaux, partirent ensemble de la station de Bangor. M. Stephenson dirigeait la première locomotive, qui arriva une demi-heure après à l’entrée du pont. Au lieu de parcourir le tunnel aérien avec une rapidité désirée par ceux qui voulaient en sortir le plus tôt possible, on ralentit à dessein la marche des locomotives dont le poids total était
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- de 90,000 kilog., afin de mieux éprouver la force de résistance du tube. Les locomotives furent arrêtées au centre de chacune des grandes travées sans occasionner la moindre flexion. Ce premier parcours du tube et le retour durèrent dix minutes. La seconde épreuve fut faite avec 24 waggons, chargés de gros blocs de houille, et pesant ensemble, locomotives comprises, 300,000 kilog. Le résultat ne fut pas moins satisfaisant. On n’observa, pendant le passage de ce train, aucun mouvement de vibration, ni de flexion. La troisième expérience eut lieu avec un convoi chargé de 200 tonnes de houille, qu’on laissa stationner pendant deux heures au centre de la travée de Car-narvon; la flexion produite par cette masse inerte ne fut que de 4/lOes de pouce. Or cette flexion était moindre que celle qui serait produite par l’action de la chaleur solaire pendant une demi-heure : l’on a calculé que le pont tout entier pouvait supporter sans inconvénient une flexion de 13 pouces. Enfin, à midi, un dernier convoi, composé des 3 locomotives, des 200 tonnes de houille, et de 30 à 40 diligences, contenant 600 à 700 voyageurs, et occupant presque toute la longueur du tube, le parcourut avec une vitesse de 35 milles à l’heure. Toutefois M. Stephenson veut réduire cette vitesse à 12 milles, qui lui paraît suffisante pour ne pas compremettre la solidité du pont.
- Les derniers ouragans, si fréquents dans ces parages, ont prouvé que la force de la surface latérale du tube était plus que suffisante pour résister au vent le plus violent. On a, d’ailleurs, l’intention, lorsque les deux tubes seront en place, de les relier ensemble par de fortes barres de fer, de manière à neutraliser toute oscillation possible.
- L’exécution de cette œuvre gigantesque n’a demandé que quatre années, tandis que la construction du pont suspendu de Telford a duré huit années.
- La dépense totale a été évaluée, de 600,000 à 700,000 livres sterling (15 à 17 millions).
- Le 18 mars, le pont-tube Britannia a été ouvert au public; tous les waggons étaient remplis de voyageurs.
- Sur la télégraphique électrique, par M. Dujardin.
- Nous avons parlé, page 562 du Bulletin de 1847 , du nouveau système de télégraphie électrique sans le secours de la pile, imaginé par M. Dujardin.
- Le système a été mis en expérience en présence de la commission des télégraphes électriques nommée par l’assemblée législative. On a réuni, à Paris et à Lille, deux des fils de la ligne télégraphique, de manière à obtenir un circuit fermé de 140 lieues de longueur. L’auteur a introduit, dans ce circuit, deux de ses appareils, une machine magnéto-électrique, à un seul aimant en fer à cheval composé de sept lames et portant environ 15 kilog., et un télégraphe imprimant les dépêches en groupes de points d’encre représentant les lettres de l’alphabet. Les courants électriques, partis de Paris, étaient obligés d’y revenir après avoir passé par Lille pour faire fonctionner le télégraphe. L’expérience a réussi complètement : l’auteur a transmis et imprimé, sous les yeux de la commission, quatre-vingt-deux lettres par minute.
- En faisant cette communication h l’Académie des sciences, l’auteur a voulu prouver
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- qu’on peut correspondre à de grandes distances au moyen d’un aimant, sans le secours de la pile et avec un seul fil. (Académie des sciences, 11 février 1850.)
- Note sur un microscope usuel, par M. Gaudin.
- Nous avons rendu compte, page 285 du Bulletin de 1849, de la présentation faite à la Société, par M. Gaudin, dans la séance du 23 mai de la même année, d’un nouveau microscope portatif à lentilles de cristal de roche.
- M. Gaudin a communiqué à l’Académie des sciences une note sur la fabrication de ces microscopes ; nous allons en donner un extrait.
- L’auteur rappelle d’abord qu’il a présenté à l’Académie, il y a dix ans, des lentilles fondues en crown-glass et cristal de roche, qui permettaient d’en faire des microscopes à bas prix ; depuis cette époque il a fait de nombreux essais pour simplifier ses microscopes et perfectionner la fabrication des lentilles. Aujourd’hui il a monté une fabrique qui permettra à chacun de se procurer ce petit instrument pour servir à des recherches scientifiques et industrielles.
- M. Gaudin observe qu’il est très-difficile d’obtenir, avec le verre, des lentilles fondues d’une sphéricité suffisante, sans compter qu’il faut en même temps un poli parfait de la surface, une grande homogénéité et pas de bulles d’air. Le cristal de roche seul réunit l’homogénéité et le poli de la surface en toute circonstance, mais il n’est jamais exempt de petites bulles d’air ; néanmoins les lentilles obtenues sont constamment supérieures et donnent des images si pures, qu’on croirait les voir à l’œil nu sans interposition d’un corps réfringent.
- L’auteur est parvenu aussi à produire des globules de verre sphériques sans appendice, formant ses lentilles biconvexes. Les grossissements qu’il obtient varient depuis 50 jusqu’à 400 diamètres. Les faibles grossissements sont produits par des lentilles plans convexes, c’est-à-dire avec des globules dont on a enlevé la substance du côté du support.
- Pour l’usage de ce microscope l’auteur a adopté la position horizontale comme moins fatigante et plus simple à réaliser ; ainsi, pour voir avec ce microscope, on le tourne vers le ciel ou vers la flamme d’une lampe ou d’une bougie. Pour amener la lentille au point de vue, M. Gaudin préfère le mouvement à frottement au pas de vis comme plus rapide et ne risquant pas de briser les lentilles biconvexes en saillie, si l’opérateur est inexpérimenté.
- Parmi les applications que cet instrument peut recevoir, la plus importante consiste à reconnaître la falsification des farines; en effet, pour analyser une farine, il suffit d’en délayer une très-faible quantité dans de l’eau, d’en placer gros comme une tête d’épingle entre les deux lames de verre du microscope, et aussitôt on reconnaît la nature des fécules par leur aspect, leur forme et leur grosseur relatives : par ce moyen on peut reconnaître immédiatement l’addition d’un millième de fécule de pommes de terre dans une farine de froment ou toute autre substance pulvérulente. L’emploi du microscope sera très-utile pour cet objet, ne dût-il servir qu’à diminuer les falsifications, par la certitude établie qu’on les découvrira immédiatement.
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- Pour les tissus, c’est le coton qui est substitué au lin, au chanvre et à la soie ; il apparaît sous forme d’un ruban plus ou moins tortillé qu’on ne peut confondre avec les tiges cylindriques qui constituent les autres filaments. ( Academie des sciences, 11 février 1850.)
- ARTS CHIMIQUES.
- Moyen d'obtenir Vimage photogénique à la chambre noire sur papier sec; * par M. Blanquart-Evrard.
- Los papiers préparés par les moyens décrits jusqu’ici ne pouvaient pas être amenés à l’état sec sans prendre ensuite, sous l’action de l’acide gallique, une coloration uniforme qui ensevelissait l’image photogénique en la faisant disparaître complètement. Le sérum a la propriété de parer à cet inconvénient ; on procédera de la manière suivante à la préparation : f l.
- , On recueillera, en la faisant filtrer, la partie claire du lait qu’on aura fait tourner; on battra dans ce sérum un blanc d’œuf par demi-litre, puis on fera bouillir afin d’entraîner toutes les matières solides, et on filtrera de nouveau ; après quoi on fera dissoudre à froid 5 pour 100 en poids d’iodure de potassium. Le papier qu’on voudra préparer sera choisi très-épais et plongé entièrement dans cette substance pendant deux minutes, ensuite séché en le pendant au moyen de deux épingles, par les deux coins, à un cordon tendu horizontalement. ... . ; ; : ; :
- Cette préparation se fait à la lumière du jour sans aucune précaution particulière ; le papier est bon à l’instant même et longtemps après : pour s’en servir on le soumet à une seconde préparation qui se fait alors à la lumière d’une bougie et dans le temps le plus rapproché de l’exposition ; il est cependant encore propre à donner de bons résultats plusieurs jours après, en évitant alors autant que possible de le laisser à une haute température. • <
- On procède à cette préparation en couvrant une glace d’acéto-nitrate d’argent composé de 1 partie de nitrate d’argent, 2 parties d’acide acétique cristallisable et 10 parties d’eau distillée. On dépose sur cette substance une des faces du papier qu’on laisse s’imbiber jusqu’à ce qu’il devienne parfaitement transparent, ce dont on s’assure en le soulevant et le regardant à travers la bougie ; après quoi on sèche entre plusieurs feuilles de papier buvard bien blanc, et on le laisse dans ce cahier jusqu’au moment où on le place dans le châssis derrière une feuille de papier bien propre et sèche, et entre deux glaces. - ^? i . :
- On dépose la partie du papier qui a été présentée à la lumière sur une couche d’acide gallique saturée, en ayant soin de garantir l’envers de toute trace d’acide gallique qui viendrait le tacher. L’image se forme peu à peu et finit par acquérir des tons aussi puissants qu’on peut les désirer ; elle est alors lavée à grande eau, puis passée dans une solution composée de 1 partie de bromure de potassium et 20 parties d’eau, afin de dissoudre les sels d’argent non réduits, puis lavée de nouveau pour enlever toute trace de ce bromure, et enfin séchée entre plusieurs feuilles de papier buvard.
- Préparation du papier sec à l'albumine. — Le papier préparé par l’albumine a des
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- propriétés analogues à celles du sérum, mais à un degré inférieur ; comme lui il se conserve bon indéfiniment après la préparation à l’iodure. Les épreuves que donne la préparation que nous allons décrire, quoique moins fines que celles sur verre, ont plus de charme, parce que les oppositions sont moins tranchées et qu’on y trouve plus d’harmonie et de suavité.
- On bat en neige des blancs d’œufs dans lesquels on a versé 30 gouttes d’une dissolution saturée d’iodure de potassium et 2 gouttes d’une dissolution saturée de bromure de potassium par chaque blanc d’œuf. On laisse reposer jusqu’à ce que la neige rende l’albumine à l’état liquide; on filtre alors à travers un papier de soie ou de la mousseline claire, en recueillant l’albumine dans un grand vase bien plat. On dépose sur la couche le papier que l’on veut préparer et on l’y laisse quelques minutes ; lorsqu’il est empreint d’albumine, on le soulève par un des coins, et on laisse égoutter et sécher en le pendant, par un ou deux angles, à un cordon tendu.
- On aura soin de ne sécher entre deux papiers buvards que lorsque le papier aura acquis une transparence complète ; l’exposition dure quatre à cinq minutes généralement.
- Préparation du papier positif à l’albumine. — Le papier positif préparé à l’albumine donne des épreuves quelque peu luisantes, mais d’un ton plus riche et d’une finesse et d’une transparence beaucoup plus agréables ; on le prépare de la manière suivante :
- On verse dans des blancs d’œufs 23 pour 100 en poids d’eau saturée de chlorure de sodium ; on traite les œufs en neige et on filtre comme dans la préparation précédente ; seulement ici on ne laisse l’albumine sur le papier qu’une demi-minute. On le pend alors pour le sécher, ce qui a lieu en cinq ou six minutes ; on le dépose ensuite sur un vase contenant 25 parties de nitrate d’argent et 100 parties d’eau distillée. Le papier est laissé sur le bain au moins six minutes, ensuite séché à plat.
- D’après de nouvelles observations de M. Manquait-Evrard, le fluorure de potassium , en addition à l’iodure dans la préparation de l’épreuve négative, donne des images instantanées à l’exposition de la chambre noire.
- Pour s’assurer de l’extrême sensibilité du fluorure, l’auteur l’a expérimenté sur la préparation la plus lente de la photographie , celle des plaques de verre albuminées et simplement iodurées exigeant une exposition au moins soixante fois plus longue que celle sur papier.
- En ajoutant du fluorure dans l’albumine iodurée et en remplaçant le lavage à l’eau distillée de la feuille de verre, au sortir de l’acéto-nitrate, par un lavage dans une dissolution de fluorure de potassium , l’auteur a obtenu instantanément l’image à l’exposition de la chambre noire.
- Cette propriété du fluorure, remarquable déjà dans une préparation si résistante aux effets photogéniques, est appelée à donner des résultats innappréciables dans les préparations des papiers, et apportera , dans cette nouvelle branche de photographie , une transformation aussi radicale que celle que le brome a produite sur les plaques d’argent iodurées de M. Daguerre. (Académie des sciences, 27 mai 1850. )
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- Moyen d'obtenir des épreuves négatives., très-nettes et très-transparentes, pouvant être reportées un grand nombre de fois sur le papier photographique ordinaire ; par M. Poitevin.
- Pour préparer la couche sur laquelle l’auteur fait ses épreuves négatives, il dissout dans 100 grammes d’eau 6 grammes de gélatine de bonne qualité •: cette colle ne doit pas contenir de sels solubles dans l’eau ; elle doit aussi être le plus possible privée de matières grasses. Pour faire la dissolution, on met tremper la gélatine dans l’eau distillée pendant dix à quinze minutes; on chauffe lentement à la lampe à alcool, et on agite continuellement jusqu’à ce que la dissolution soit complète. S’il s’est formé des écumes, on les enlève avec soin au moyen du papier Joseph qu’on promène à la surface; on passe à travers un linge bien serré, mouillé à l’avance, et on écume de nouveau la surface où il s’est formé quelques stries provenant de matières grasses qui ont échappé au premier écumage.
- La gélatine ainsi préparée, on en prend avec une pipette graduée une quantité déterminée, et on la coule sur une plaque de verre bien plane et placée horizontalement; une couche de lmm,o0 est suffisante : cette quantité équivaut à peu près à 20 centimètres de dissolution pour une surface de demi-plaque, ayant 13e,5 sur 17e,5. Une épaisseur plus grande ne serait pas nuisible; mais une plus faible pourrait avoir quelques inconvénients. :
- Avant de couler la gélatine sur la plaque de verre, on applique à la surface de celle-ci une première couche au moyen d’un linge imprégné d’une dissolution de gélatine un peu plus étendue que la précédente; ensuite on chauffe légèrement la plaque de verre au moyen d’une lampe à alcool, puis on coule la dissolution de gélatine, qui s’étend alors uniformément sur la plaque. On chauffe de nouveau, mais avec modération, le dessous de la plaque de verre pour rendre dé la fluidité à la gélatine, et on l’abandonne au refroidissement.
- La plaque ainsi préparée est plongée dans une dissolution d’acétate d’argent, en tenant en dessous la surface recouverte de gélatine et l’inclinant dans la dissolution jusqu’à ce que celle-ci l’ait mouillée complètement ; on retourne alors la plaque de verre et on l’immerge dans la dissolution; puis on passe à plusieurs reprises et en différents sens un pinceau très-doux sur toute la surface gélatinée pour chasser les bulles d’air qui pourraient y rester adhérentes, et, avant de la retirer, on souffle sur la surface pour reconnaître si la dissolution l’a mouillée partout. On retire alors la plaque, et en la tenant un peu inclinée on passe le pinceau qui a servi précédemment sur toute la surface , en ayant soin de recouvrir le bord du passage précédent par le bord du passage suivant ; on essuie ensuite le dessous de la plaque, et on la place horizontalement jusqu’ à ce que la surface soit ressuyée, ce qui exige cinq à six heures.
- L’auteur prépare ordinairement les plaques le soir lorsqu’il veut s’en servir le lendemain matin. Il est important qu’il n’y ait plus de liquide libre à la surface de la plaque quand on veut l’employer, car la préparation s’enlèverait aux endroits où il en existerait encore. On doit faire cette préparation à l’abri de la lumière solaire; la plaque recouverte de dissolution d’acétate d’argent ne doit pas non plus voir le jour. ' Quarante-neuvième année. Mai 1850.
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- La dissolution d’acétate d’argent se prépare en faisant une dissolution saturée d’acétate d’argent, à laquelle on ajoute la moitié de son volume d’eau. En admettant que 100 parties d’eau dissolvent, à la température ordinaire, 0gr ,5 d’acétate d’argent, pour préparer 0’il-,750 de la dissolution dont l’auteur se sert, il dissout 2gr-,5 d’acétate de soude dans 15 gr. d’eau; il dissout également 3gl ,03 d’azotate d’argent dans 10 gr. d’eau ; il ajoute la dissolution d’azotate d’argent à la dissolution d’acétate de soude, et il reçoit sur un fdtre l’acétate d’argent qui s’est précipité : il lave ce précipité à grande eau, puis il fait passer à plusieurs reprises sur le fdtre 0ht ,50 d’eau. La presque totalité de l’acétate devra être dissoute; on ajoute ensuite 0Ht ,25 au demi-litre de dissolution saturée.
- Dans cette opération il s’est formé 3 gr. d’acétate d’argent; les 0llt-,75 ne devraient contenir que 2gl ,50, mais on en met un peu plus pour tenir compte de ce qui est absorbé par l’eau des dissolutions et celle de lavage. L’acétate d’argent étant facilement altéré par la lumière solaire, on doit faire autant que possible cette dissolution dans un endroit peu éclairé ; on la conserve dans un flacon recouvert de papier noir, et on la fdtre chaque fois qu’on s’en est servi.
- L’auteur expose à la vapeur d’iode la plaque préparée comme ci-dessus, de la même manière qu’une plaque de plaqué d’argent; seulement, pour cette exposition, on doit tenir compte du temps, car on ne peut juger la teinte de la surface; seulement le temps d’exposition est plus court que pour les plaques d’argent. La plaque iodée est placée dans le châssis de la chambre noire, et alors on recouvre le côté non gélatiné d’un carton recouvert de drap noir. Il est bon de mettre quelque temps entre le passage de l’iode et l’exposition au foyer de la chambre noire ; la plaque gagne par là de la sensibilité, qui est quatre fois moindre que celle de plaques préparées à l’iode et au brôme. Pour un paysage bien éclairé et avec objectif à petit diaphragme, l’exposition à la chambre noire peut exiger 80 à 100 secondes. Les portraits à l’ombre, bien éclairés, peuvent se faire en deux minutes avec l’objectif à portraits.
- Pour faire apparaître l’image, on plonge la plaque dans une dissolution d’acide gal-lique contenant 0gr-,l d’acide gallique pour 100 gr. d’eau; on laisse venir l’épreuve jusqu’à ce que les noirs semblent assez intenses. Cette immersion peut durer une heure ou une heure et demie. Avec une dissolution plus concentrée d’acide gallique, elle durerait moins, mais il serait plus difficile de régler son action. Dans les premiers moments d’immersion il se forme une image positive à la surface de la gélatine ; cette image devient de plus en plus sombre, mais vue, par transparence, les parties correspondant aux noirs de la nature restent très-claires. ;
- Pour fixer l’épreuve on la lave à l’eau ordinaire, on la laisse ensuite immergée, pendant quinze minutes environ, dans une dissolution de 1 gramme d’hyposulfite de soude dissous dans 100 gr. d’eau; on la lave de nouveau à l’eau ordinaire, et on la plonge, pendant le même temps, dans une dissolution de bromure de potassium, 1 gr. de bromure de potassium pour 100 gr. d’eau.
- On lave l’épreuve à l’eau ordinaire, et on l’y laisse séjourner quinze ou vingt minutes ; puis on lave à l’eau distillée et on laisse sécher la couche de gélatine à l’air libre ; on a
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- alors une épreuve négative très-nette, qui peut donner des épreuves positives avec le papier photographique ordinaire, au soleil, en deux ou dix minutes, suivant la vigueur de l’épreuve négative; à l’ombre, elle vient aussi très-bien. ? . !
- Il est bon de renouveler à chaque opération les dissolutions d’acide gallique, d’hy-posulfite de soude et de bromure de potassium. ; ^ i
- Dans cette opération, si l’on remplace la dissolution d’acide gallique par une dissolution de sulfate de protoxyde de fer, on obtient de très-belles épreuves positives. (Académie des sciences, 27 mai 1850. )
- Note sur la cristallerie de Saint-Louis, département de la Moselle; par M. Marcus,
- ^ ; - directeur de cet établissement (1). ?
- L’emplacement qu’occupe actuellement la cristallerie de Saint-Louis, dans la vallée de Munsthal, avait été autrefois le siège de l’industrie du verre. Il y existait une verrerie fort ancienne qui fut détruite dans les guerres de Lorraine qui signalèrent la fin du xvne siècle. Vers 1720, il y fut établi une cense ou ferme qui subsista jusqu’en 1767, époque de la fondation de la cristallerie de Saint-Louis. . > » * * ; > : <
- Cette manufacture se livra d’abord à la production du verre à vitres, du verre en table et de la gobelèterie commune. A cette époque, le cristal ne se faisait qu’en Angleterre, et les objets de cette matière se vendaient, en France, à un prix très-élevé. Le gobelet à boire, par exemple, que le consommateur obtient aujourd’hui à 50 cent., ( se payait, en cristal anglais, 3 livres la pièce. - .
- • On ne saurait préciser à quelle époque M. de Beaufort, directeur de la verrerie de Saint-Louis, commença ses essais pour la fabrication du cristal ; mais dans le courant de l’année 1779 fut arrêtée la construction d’un four spécialement destiné à ce nouveau produit. En 1781, M. de Beaufort put offrir au commerce de Paris des objets en cristal à des prix inférieurs de plus de 100 pour 100 aux prix des cristaux anglais (2), et un jugement de l’Académie des sciences, en date du 12 janvier 1782, établit qu’il existait une parfaite ressemblance entre le cristal français et le cristal anglais.
- Depuis cette époque, la fabrication du cristal à la verrerie de Saint-Louis augmenta, chaque année, en raison des débouchés qui purent s’ouvrir, et elle finit par se substituer entièrement à la fabrication du verre à vitres, du verre en table et de la gobelèterie commune. Ainsi, jusqu’en janvier 1782, on ne faisait, au four à cristal, moyennement qu’un seul travail par semaine, en 1783 on en faisait deux, et en 1784 ce four ne fondait que du cristal. Sa production mensuelle montait à une valeur moyenne de 8,000 livres. ! -:••••-!• ! '
- Ce n’est qu’en 1786 qu’il fut question d’établir une cristallerie à Saint-Cloud, et en 1787 que fut fondée la manufacture de cristaux du Creusot (3).
- (1) Cette note a été communiquée à la Société, par M. Péligot, dans la séance du 25 avril 1849.
- (2) Il vendait 25 s. le gobelet à boire du prix de 3 livres en cristal anglais.
- * (3) Ces divers renseignements, qui établissent, par leurs dates, que c’est à la verrerie de Saint-Louis qu’est due l’introduction, en France, de la fabrication du cristal, sont extraits des archives de la com-
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- Extrait des rsgistres de l’Académie royale des sciences du 12 janvier 1782.
- L’Académie nous a chargé d’examiner les différentes pièces de cristal à l’imitation de celui d’Angleterre, que lui ont présentées MM. la Salle l’aîné et comp., propriétaires des verreries royales de Saint-Louis, et M. de Beau fort, directeur desdites verreries.
- Ces pièces consistent en différents verres à boire, et gobelets, carafons, cristaux pour les montres, et boules destinées à faire ces cristaux. .
- Celles de ces pièces qui sont pour l’usage de la table sont ornées de plusieurs dessins de fleurs, de feuillages et autres travaillés à l’outil, au tour et à la molette, comme on en voit sur les pareilles pièces du cristal anglais.
- Pour faire la comparaison que nous désirions, l’un de nous s’est transporté au magasin du Petit-Dunkerque, tenu par le sieur Grancher, où l’on trouve un bel assortiment de toute espèce de bijouterie d’Angleterre, et spécialement ce qu’il y a de plus beau en cristaux de ce pays.
- Les verres à boire et carafons anglais étaient mêlés dans ce magasin avec de pareilles pièces du cristal du sieur Beaufort; et, avec quelque soin que nous les ayons examinés , la blancheur, la netteté , la belle transparence, le poids et le son de tous ces cristaux nous ont paru si semblables, qu’il ne nous a pas été possible de distinguer les cristaux anglais d’avec les français, et que nous avons été dans le cas de nous rapporter au sieur Grancher, pour faire l’acquisition de quelques pièces bien certainement anglaises, que nous voulions nous procurer pour en faire, en particulier, la comparaison que nous avions en vue.
- Cette comparaison nous a confirmé dans l’idée que nous avions déjà de la ressem -blance du nouveau cristal de France avec celui d’Angleterre.
- On sait que jusqu’à présent nous avons été obligés de tirer de ce pays les beaux verres de montres, et que ceux qui sont faits dans nos verreries de France leur sont très-inférieurs pour la netteté et pour le service : ces derniers, dont le prix est aussi fort inférieur, étant sujets à perdre en peu de temps leur poli et leur transparence par une infinité de petites gerçures qui s’y font, défaut que le vulgaire désigne en disant que ces verres sont sujets à jeter leur sel, et qu’on leur procure en un instant en les chauffant à un certain degré ; c’est même une épreuve aussi sûre que prompte pour distinguer les verres de montres français d’avec les anglais.
- Nous avons fait cette épreuve sur des verres de montres du sieur Beaufort, et ils l’ont soutenue aussi bien que ceux d’Angleterre; aussi, depuis quelques années, un fabricant de verres de montres, à Londres, qui est venu s’établir ici, ne tire-t-il plus que de la verrerie de Saint-Louis les boules de cristal dont il se sert pour fabriquer ces verres; il n’en tire plus d’Angleterre, et les cristaux de montres de sa fabrique, qui est
- pagnie actuelle des verreries et cristalleries de Saint-Louis. Leur exactitude est confirmée par diverses pièces authentiques qui se trouvent aux archives nationales, et notamment par un arrêt du conseil d’Etat du 25 mû 1784 ( classé sous la cote E, n° 1620 ), qui accorde à la verrerie de Saint-Louis, pour le roulis du four à cristal existant il cette époque, une affectation de forêts de 2,323 arpents ( 475 hectares ).
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- devenue très-considérable, sont employés par nos horlogers comme cristaux anglais.
- Nous ajouterons à cela que l’un de nous a fait essayer le cristal du sieur Beaufort, à la manufacture de porcelaines du roi établie à SèVres, dans des procédés de couleurs pour lesquels, jusqu’à présent, on n’a pu employer que du cristal d’Angleterre, parce qu’aucun de ceux qu’on a essayé d’y substituer n’a pu le remplacer, et que le cristal du sieur Beaufort a eu un plein succès. *
- On sait que le cristal d’Angleterre a une fort grande pesanteur spécifique, et qu’elle est due à une quantité considérable de minium, ou de quelque autre chaux de plomb, qui entre dans la composition de ce cristal. Il y a encore, à cet égard, une ressemblance très-marquée entre le nouveau cristal de France et celui d’Angleterre ; et cela donne lieu d’espérer que, si le sieur Beaufort augmente beaucoup, dans sa verrerie, la fabrication de son cristal, dont il n’a encore fait jusqu’à présent que des essais, il se trouvera que, sur un grand nombre de dépôts, il y en aura quelques-uns dont la matière sera assez nette pour être employée dans les objectifs des lunettes achromatiques, comme cela est arrivé au cristal d’Angleterre.
- i. Ces différentes considérations et observations nous font penser que le nouveau cristal du sieur Beaufort mérite l’approbation de l’Académie, et qu’on ne peut que l’encourager à suivre et à augmenter un objet de fabrication qui probablement procurera de l’avantage à notre commerce, et pourra même devenir utile aux sciences.
- Signé Maquer et Fougeroux de Bondaroy.
- : Je certifie le présent extrait conforme à son original et au jugement de l’Académie.
- A Paris, ce 23 janvier 1782.
- Signé le marquis de Condorcet.
- j ^ ÉCONOMIE DOMESTIQUE. ! j ; .
- Note sur la conservation du lait.
- La conservation du lait, pour les besoins de la marine surtout et les voyageurs au long cours, est devenue un problème important des temps modernes.
- L’un des premiers procédés employés pour condenser le lait et en faire des conserves fut indiqué par M. Braconnot. On amène 3 à k litres de lait sur un feu doux, à la température de 4-0° centigrades; on y verse à plusieurs reprises de l’acide chlorhydrique étendu de 30 parties d’eau. La coagulation s’opère ; on retire le caillé et on le fait égoutter; on le remet sur le feu avec addition de 5 à 7 grammes de sous-carbonate de soude cristallisé réduit en poudre; on obtient ainsi une crème épaisse et condensée qu’on peut aromatiser, puis sucrer avec un poids égal de sucre. Cette conserve sucrée, mêlée à huit fois son volume d’eau, donne un lait passable. : ‘ ^
- D’autres prennent le caillé frais de lait écrémé, le mettent sur le feu, le pressent et le délayent avec addition de 3 grammes de bicarbonate de soude par kilogramme de caséum et font évaporer l’eau par la chaleur. Le résidu forme une pâte gluante que l’on retire, que l’on étend et que l’on fait sécher un peu, que l’on coupe en lamelles et que
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- l’on achève de sécher. Dissoute dans de l’eau bouillante, cette pâte donne un liquide
- assez semblable au lait.
- On vend à Paris, sous le nom de galactine, un liquide épais préparé de la manière suivante : on fait cailler, avec du fort vinaigre, le lait frais et non écrémé. Après avoir bien lavé, purifié et pressé ce caillé, on le met sur un feu doux dans une bassine, et on y ajoute du sucre de lait extrait à part et mêlé d’un peu de bicarbonate de soude et de gomme adragante pulvérisée. Le mélange se coagule sous forme de crème qu’on coule dans des bouteilles où il prend plus tard une consistance gélatineuse. L’inventeur affirme qu’une cuillerée de cette crème, délayée dans de l’eau tiède, forme un lait très-supportable.
- Ces recettes complexes ne donnent rien moins que du lait naturel.
- On avait constaté, depuis longtemps, que le lait, évaporé par T ébullition et réduit à une petite fraction de son poids, formait une matière pâteuse assez facile à conserver et dont la saveur sucrée, semblable à celle du miel, pouvait servir à recomposer une apparence de lait.
- En 1826, M. Malbec prit un brevet d’invention pour un procédé de préparation et de conservation du lait fondé sur ces principes. Son procédé consiste à faire évaporer le lait légèrement écrémé, en y mêlant le seizième de son poids de sucre blanc. On procède à l’évaporation dans une bassine et au bain-marie; on agite sans cesse avec une spatule de bois ; on s’aperçoit que l’opération est terminée quand en faisant refroidir une certaine quantité de liquide il acquiert une consistance dure et cassante; on le laisse refroidir et on le met dans des sacs entourés de feuilles de plomb ou dans des flacons convenables. L’auteur assure que l’extrait de lait ainsi préparé se conserve des années entières, et donne, étant dissous dans l’eau, un lait excellent. Pour en faire usage, on le dissout dans de l’eau chaude et sur le feu, dans la proportion de 3 onces ou six cuillerées dans 13 onces d’eau.
- L’emploi du sucre pour la conservation du lait a été indiqué par M. W. Newton, dans son journal du mois de mai 1836. Après avoir mêlé au lait une certaine quantité de sucre en poudre, il le faisait évaporer au bain-marie jusqu’à consistance de crème épaisse ou de pâte molle, et le mettait ensuite dans des bouteilles ou dans des pots. En dissolvant le lait ainsi préparé dans de l’eau chaude, il lui rendait sa saveur naturelle et toutes ses propriétés. : •
- M. de Villeneuve, ancien officier de marine, à Bordeaux, fabriquait son lait solide en tablettes ou terrines, qui figura aux expositions des produits de l’industrie française en 1839 et 1844- : il en livra une certaine quantité à la marine française et anglaise ; mais il paraît que cette exploitation n’a pas eu de succès, parce qu’elle n’était pas placée dans un pays où le lait se produit en grande quantité et à très -bas prix.
- M. Martin de Lignac, propriétaire dans le département de la Creuse, remplit cette condition. Habitant un pays où le lait, est abondant et d’excellente qualité, il y a formé un établissement où il prépare des conserves de lait à l’usage de la marine. Voici le procédé qu’il emploie, tel qu’il est spécifié dans la patente qui lui a été délivrée en Angleterre le 7 octobre 1847.
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- L’appareil servant à l'opération se compose d’une bassine plate en cuivre, de grande dimension, plongeant dans une autre bassine contenant de l’eau et dont le fond est occupé par un tuyau percé d’un grand nombre de petits trous. Ce tuyau est en commu-, nication avec une chaudière dont la vapeur, en traversant les petits trous, échauffe l’eau du bain-marie. La grande bassine étant échauffée à une température qui n’excède pas 100°, on y verse le lait dans toute sa pureté et sans être écrémé ; il ne doit y occuper qu’une profondeur de 1 centimètre; on ajoute ensuite, par chaque litre, 75 grain.-de sucre en poudre; on a soin de remuer constamment avec une spatule de bois pour hâter l’évaporation, laquelle dure environ deux heures. Lorsque le lait est réduit au sixième de son volume primitif, et arrivé à la consistance de miel, on intercepte le passage de la vapeur et on remue encore vivement pendant quatre à cinq minutes, puis on verse dans un vase de cuivre chauffé à l’eau bouillante, et on introduit, finalement, le lait ainsi concentré dans des boîtes cylindriques en fer-blanc dont le couvercle est assujetti par une lame de plomb qui l’entoure. Les boîtes ainsi closes sont laissées au repos pendant vingt-quatre heures ; ensuite on soude la lame de plomb autour du couvercle, afin d’obtenir une fermeture hermétique; on les chauffe au bain-marie dans un appareil particulier composé d’un gros tuyau percé de trous qu’on plonge dans l’eau bouillante, après y avoir introduit les boîtes. On fait tourner ce tuyau pendant dix minutes, au bout desquelles les boîtes sont retirées. : . / ^ ; ,
- Pour reproduire le lait primitif, on ajoute à la conserve cinq fois son volume d’eau, et l’on fait chauffer comme s’il s’agissait de lait ordinaire. La dissolution se comporte absolument comme le meilleur lait, dont elle partage, sauf l’addition du sucre, la saveur et toutes les qualités nutritives.
- Les conserves de lait de M. de Lignac ont été adoptées par l’amirauté anglaise pour le service de l’État. Des expériences faites dans les ports de Brest et de Toulon ont constaté la bonne qualité de ces conserves pour les approvisionnements de la marine.
- Il est à observer que le mode d’alimentation des vaches et la nature du lait, résultat de cette alimentation, ont une influence très-grande sur les qualités de ces conserves; aussi M. de Lignac s’est-il imposé l’obligation de ne préparer ses conserves qu’au printemps et en été, alors que les fourrages verts et frais et le pacage donnent un lait de qualité supérieure. . '
- Il résulte des expériences faites par les commissaires de l’Académie des sciences, à -laquelle M. de Lignac avait soumis des échantillons de ses conserves embarquées ou non embarquées : ••• • - • . •
- 1° Quelles se délayent facilement dans l’eau tiède et deviennent alors plus opaques ou laiteuses ; lorsque, par l’addition de 4 volumes d’eau de rivière, on a quintuplé leur volume, le liquide obtenu offre la composition moyenne du lait normal ; on peut le chauffer à 100 degrés et faire bouillir ce lait, en quelque sorte régénéré, sans qu’aucune altération s’y manifeste. > s ; < *• - ; - ; ; ;
- 2° Qu’employées dans les préparations usuelles de thé, de café, de chocolat, il serait difficile de distinguer ces aliments de ceux que l’on confectionne avec le lait ordinaire sucré et bouilli. ^ *
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- 3° Que, si on laisse pendant huit ou dix jours la boîte ouverte sans y rien prendre, la superficie de la substance pâteuse devient jaunâtre et peut contracter une très-légère odeur de rance; mais il suffit d’en enlever une couche de quelques millimètres pour éliminer le peu de substance modifiée.
- Nous ne parlerons point ici des moyens proposés pour conserver le lait à l’état liquide. La méthode d’Appert a été employée à cet usage, et le lait ainsi préparé a été reconnu en bon état au bout de plusieurs années. ( Yoy. Bulletin de la Société, t. VIII, p. lio, et t. XIII, p. 218.)
- Le chimiste Kirchoff avait proposé de réduire le lait à l’état de poudre sèche qu’il mêlait ensuite avec une certaine quantité d’eau ; mais ce moyen n’a pas eu de succès.
- ÉCONOMIE RURALE.
- Notice sur le lama, par M. Wisse.
- Dans une notice publiée Bulletin de 1848 , p. 28 , M. Castelnau, après avoir parlé des avantages que procurerait le lama sous le rapport du lainage, a rappelé les diverses tentatives faites pour acclimater cet utile animal en France. De son côté, M. Bonafous, dans une note publiée p. 480 du Bulletin de la même année, a fait connaître les succès obtenus, en Hollande, de l’introduction du lama et de ses congénères, l’alpaca et la vigogne.
- Les détails que M. Wisse a communiqués à l’Académie des sciences, sur l’histoire naturelle du lama, nous semblent assez curieux pour être portés à la connaissance de nos lecteurs.
- Le lama, dit l’auteur, habite la partie supérieure de la cordilière des Andes, dans des climats dont la température varie de 5 à 18 degrés; il monte jusqu’aux glaciers et peut même vivre dans la neige et la supporter plusieurs jours de suite. Il est robuste dans les pays froids; dans les régions chaudes, il dépérit et meurt; il ne peut résister que fort peu de temps au climat dont la température moyenne est de 26 degrés, et il est sujet à y contracter diverses maladies. Cet animal est peu abondant dans l’équateur, où les Espagnols, lors de la conquête, lui ont fait une guerre d’extermination. Sa patrie par excellence est le Pérou et la Bolivie. Il ne se plaît pas également dans toutes les régions isoclimatériques des Andes.
- Le lama et le chien sont à peu près les seuls animaux que les conquérants trouvèrent chez les Indiens de l’équateur. La couleur habituelle de sa robe est la couleur café; il y a aussi des lamas noirs, de couleurs mêlées et d’entièrement blancs. La laine est presque lisse; elle n’a pas plus de 1 décimètre de longueur. La plus longue se trouve sur les flancs et sous le ventre ; elle est moins fine et moins souple que celle du mouton, et a beaucoup de lustre lorsqu’on soigne bien l’animal et qu’on lui donne les aliments qui lui conviennent. Il s’y trouve parsemée une espèce de soie ou crin qu’il en faut éplucher, et alors elle peut être employée aux mêmes usages que la laine ordinaire. Afin de pouvoir la filer avec plus de facilité, les Indiens de Lican , près de Rio-bamba, qui élèvent beaucoup de lamas, la mêlent avec de la laine de mouton, qui est
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- plus grasse. Les Indiens en font divers tissus grossiers. La laine du lama jeune est crépue et très-brillante; on fait la tonte tous les ans une fois. Les plus beaux lamas fournissent 1 kil. 6 de laine; le lama ordinaire donne 1 kil. 3 de laine.
- La peau des lamas se tanne avec la plus grande facilité ; on s’en sert pour les sièges des selles; on en fait une sorte de pantalon pour monter à cheval en temps de pluie et des bottes sans couture.
- Le poids des plus grands lamas vivants est de 94 kilog.; en moyenne, ils pèsent 86 kilog. L’animal se nourrit de toutes les graminées, et parmi celles-ci il préfère de beaucoup les feuilles du maïs. On le fait paître dans les prairies hautes aux mêmes lieux que les chevaux, les bœufs et les moutons ; on peut évaluer de 6 à 7 kilog. la ration alimentaire en graminées vertes que le lama aime le plus.
- La plus grande charge qu’on puisse mettre sur son dos est de 35 kilogrammes; ordinairement on ne lui fait porter que 29 kilogrammes Si le poids lui semble trop lourd,
- 11 rejette les oreilles en arrière et crache sur ses conducteurs, ce qu’il fait toutes les fois qu’il est irrité. Avec la charge ordinaire, il peut faire 25 kilomètres par jour; il n’a que deux espèces d’allures, le pas et le galop; il ne trotte pas.
- Ces animaux se familiarisent avec l’hommé plus que ne fait le mouton, mais ils sont très-peureux; le plus petit roquet leur fait dresser les oreilles et les met en fuite. Mais, lorsque l’attaque devient sérieuse, le lama fait tête à son ennemi et se défend ; il se dresse alors sur ses pieds de derrière, se cabre et se laisse tomber de tout son poids sur son adversaire qu’il couvre de ses crachats.
- La femelle porte pendant dix mois ; elle n’a qu’un petit à la fois ; celui-ci est soigné par sa mère de la même manière que la brebis soigne les siens.
- ! À neuf ou dix ans le lama est hors de service; il dépérit alors rapidement; on ne le laisse pas vivre au delà de ce terme. Sa chair est bonne et ressemble à celle du mouton.
- M. Geoffroy Saint-Hilaire a annoncé à l’Académie des sciences, dans sa séance du
- 12 novembre dernier, que le troupeau de lamas et d’alpacas que possédait le roi de Hollande, Guillaume II, et dont a parlé M. Bonafous, venait d’arriver en France; il est destiné à servir à un essai d’acclimatation dans nos montagnes. Ce troupeau, acheté par le gouvernement et déposé à la ménagerie du muséum d’histoire naturelle, se compose de trente individus , savoir quinze lamas , douze alpacas de diverses variétés, un lama sauvage ou du moins conservant tous les caractères du type primitif, et deux individus nés de celui-ci, et d’un lama ordinaire, variété blanche. L’âge des individus nés en Hollande varie de six ans à trois mois.
- M. Geoffroy Saint - Hilaire ajoute que la laine de ces animaux, qui n’avait guère d’emploi hors d’Amérique il y a vingt ans, est maintenant importée en Europe en quantités considérables. Le seul port de Liverpool en a reçu, en 1839, plus de 1,100,000 kilog.; en 1835, le même port en avait reçu 262,600 kilog.: c’est, en quatre ans, un accroissement de 33 pour 100, et la valeur de la laine d’alpaca s’est augmentée presque dans le même rapport. ( Acad, des sciences, 20 août et 12 novembre 1849. ) . KJ :'t
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- PROCÈS-VERBAUX.
- Extrait des procès-verbaux des séances du conseil d!administration de la Société
- d’encouragement.
- Séance du % mai 1850.
- Correspondance. MM. Japy frères, rue du Temple, 108, adressent le dessin et la description d’une nouvelle disposition de pompe à double effet imaginée par M. Cham-ponois, et qu’ils construisent dans leur usine de Beaucourt.
- Ils expriment le désir que la Société fasse examiner cette pompe, afin de constater le bas prix auquel elle peut être livrée, et les bons résultats qu’elle donne dans la pratique.
- M. Fontenau, propriétaire à Nantes, appelle l’attention de la Société sur un moyen qu’il a imaginé pour empêcher un fusil à percussion de partir, indépendamment de l’action volontaire, soit lorsqu’il est au repos, soit lorsqu’il est armé, par le moyen d’une pièce mobile adaptée au chien. *
- M. Trézel, ingénieur-mécanicien, à Saint-Quentin, rappelle qu’à l’époque de la dernière exposition des produits de l’industrie française la Société d'encouragement nomma une commission pour examiner les machines qu’il avait exposées.
- M. Trézel annonce qu’il vient de monter à Paris, chez M. Davin, rue Albouy, 11, la machine à vapeur qui a été exposée en 1849., .afin que les membres de la commission puissent la voir fonctionner et faire les expériences qu’elle jugera convenables pour constater les effets de la détente rationnelle qui forme la. base du système de cette machine.
- M. Goûtant, me de l’Arcade, 43, dépose un mémoire explicatif, avec dessins, d’un système spécial de décrochement instantané d’une locomotive de tout ou partie d’un convoi lancé à toute vitesse sur une voie ferrée.
- M. Chérot, colon en Algérie, transmet un cinquième mémoire sur les faits agricoles les plus intéressants qu’il a observés en Algérie.
- M. Bencraft, Champs-Elysées, 108, adresse une notice sur un collier de cheval qui lui a valu une médaille de bronze à l’exposition de 1849. Cette notice renferme des attestations sur les avantages reconnus au système de colliers et d’attelles de M. Bencraft.
- M. Quesneville, fabricant de produits chimiques, adresse les trois premiers numéros du Moniteur universel des sciences pures et appliquées. Si la Société pense qu’un pareil recueil, paraissant chaque jour, puisse rendre des services à l’industrie, M. Quesneville demande qu’elle veuille faire connaître son opinion à ce sujet. •
- Objets présentés. M. Guillemot, fabricant d’instruments de précision, présente un compas traçant les arcs d’un rayon sans qu’il y ait besoin d’avoir recours au centre. P
- M. A. Chevalier, membre du conseil, présente, au nom de M. Humbert, fabricant de colle forte à Dieuze, des échantillons de colle blanche et colorée; il enverra prochainement la description des procédés qu’il met en pratique, et d’autres échantillons d’un plus grand volume, ^ }
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- Rapports des comités. Au nom des comités des arts mécaniques et des arts économiques réunis, M. E. Silvestre lit un rapport sur l’écliptique mécanique présenté par N. Henri Robert. ;
- Les comités, ayant jugé cet appareil digne de l’approbation de la Société, proposent de donner à l’inventeur un témoignage de satisfaction, en faisant insérer dans le Bul-letin le rapport avec la figure de l’écliptique. . , ,
- ,. M. Remît fait observer que la Société a renvoyé à M. le ministre de l’instruction publique le rapport qui fut fait en 1848 sur un appareil uranograpbique de M. Guettai; il pense que la Société ferait une chose juste en ordonnant le renvoi au même ministre du rapport sur l’appareil de M. Robert.
- Le conseil approuve le rapport et en adopte les conclusions ; il décide qu’une ampliation en sera adressée à M. le ministre de l’instruction publique. s ;
- > Au nom du comité des arts mécaniques, M. Benoît lit un rapport sur les niveaux à bulle d’air présentés par M. Ciechanski, mécanicien, rue des Rosiers, 30.
- Le comité est d’avis de propager la connaissance de ces niveaux, et en particulier celle du niveau à bascule, en publiant la figure de ce dernier dans le Bulletin, accompagnée d’une légende, et en ordonnant l’impression du rapport. (Approuvé. ) .......
- Au nom du même comité, M. Combes lit, pour M. Bande, un rapport sur une scie à reeeper les pieux sous l’eau, de M. G aimer on. :
- - Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin, afin de signaler à l’attention des entrepreneurs la machine commode et simple dont on a fait usage dans l’établissement des fondations du viaduc traversant la baie de la Canche, à Etaples (Pas-de-Calais). (Approuvé.) (Voy. plus haut, P. 196. ) - M:. i : -, . . •=> ..i ;
- Au nom du même comité, M .de Larnbel donne une nouvelle lecture du rapport sur le tuteur de limonier imaginé par M. Mignard fils.
- M. le rapporteur communique les renseignements qui avaient été demandés sur la différence qui existe entre le tuteur de M. Mignard et celui adapté aux voitures des vidangeurs; il fait observer que le perfectionnement dû à M. Mignard pouvant éviter des avaries aux voitures et des blessures aux chevaux, le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin, avec la figure de l’appareil. (Approuvé.) :
- • Au nom du comité des arts mécaniques, M. Benoît lit un rapport sur un nouveau balancier compensateur pour les pendules, inventé par M. Bourdin, horloger, rue de la Paix, 28. - ! ; :i ‘ '
- M. le rapporteur donne la description de ce balancier, dont la tige principale consiste dans un tube de verre, substance presque aussi peu dilatable que le bois de sapin préparé dont on fait usage pour le même objet. Après avoir exposé avec détails les combinaisons de cet appareil, il propose, au nom du comité, de remercier M. Bourdin de son intéressante communication, et de faire connaître son balancier compensateur, en ordonnant l’insertion, dans le Bulletin, tant du rapport que des dessins de cette invention accompagnés d’une légende. , . n..v
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- Après des observations faites par plusieurs membres sur l’emploi des tiges en bois de sapin comparativement à celles en verre, le conseil approuve le rapport et en adopte les conclusions. ( Voy. plus haut, p. 193. )
- Au nom du comité des arts économiques, il est donné lecture, pour M. Dizê, d’un rapport sur un cirage et un vernis pour la chaussure présentés par M. Daniel.
- M. le rapporteur/ après avoir fait connaître la composition de ces substances, relate les expériences qui ont été faites pour en constater les qualités ; il en résulte que le cirage donne à la chaussure un brillant d’un beau noir qui n’altère pas le cuir et que le vernis a les mêmes propriétés.
- Le comité propose d’adresser des remercîments à M. Daniel pour sa communication. (Approuvé.)
- Communications. Télégraphie électrique. M. le président annonce que M. Bain a disposé dans la salle son ingénieux système de télégraphie électrique, dont M. Seguier avait, dans une précédente séance, donné une description qui a vivement intéressé les membres de la Société.
- M. le président invite M. l’abbé Moigno à vouloir bien donner l’explication de cet appareil pendant qu’il fonctionnera.
- M. Moigno s’empresse de déférer à cette invitation.
- Voici en quoi consiste l’ingénieux mécanisme de cet appareil, auquel l’auteur a donné le nom de télégraphe électrochimique, pour le distinguer du télégraphe électromagnétique généralement en usage, attendu qu’il est dépourvu d’un aimant.
- On écrit sur une bande de papier étroite continue la dépêche qu’il s’agit de transmettre, en découpant, à l’aide d’un emporte-pièce, les lettres d’un alphabet très-simple composé de points et de lignes horizontales. Cette bande s’enroule sur un cylindre de bois, et se déroule ensuite à l’aide d’une manivelle, pour passer sur un second cylindre métallique contre lequel s’appuient quatre petits ressorts qui communiquent avec le lil conducteur de la ligne télégraphique; le cylindre métallique est lié au pôle d’une pile très-simple et d’un petit volume.
- La bande de papier continue présente tour à tour des parties pleines et vides; ces dernières représentent les lettres de l’alphabet, tandis que les pleines sont du papier, c’est-à-dire une substance isolante. Tant que les petits ressorts appuient sur les pleins, le circuit n’est pas formé et le courant ne passe pas; mais, aussitôt que les ressorts rencontrent un vide, ils sont en contact avec le cylindre : dès lors la communication est établie, Je courant circule et parvient instantanément à la station d’arrivée. Là un petit style est attaché au fil conducteur de la ligne ; au-dessous de ce style tourne un plateau métallique que l’on recouvre d’un disque de papier chimique préparé, en le trempant d’abord dans une solution d’acide sulfurique, puis dans une solution de prussiate de potasse. Le plateau et le disque humide dont il est couvert communiquent avec un des pôles de la pile à la station d’arrivée ; le courant se complète ensuite par la terre.
- La dépêche est transmise de la manière suivante : au signal donné on appuie le style sur le papier chimique; à chaque vide de la bande de papier que l’on déroule à l’aide de la manivelle, le courant passe, et sous son influence la pointe du style, par l’action
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- chimique qu’elle exerce, trace un point ou une petite ligne de couleur bleu foncé, qui est la représentation fidèle de la lettre qu’il fallait reproduire à distance.
- La bande sur laquelle on avait écrit une page entière se déroulait avec une extrême rapidité; le plateau, entraîné par un mouvement d’horlogerie, tournait aussi avec une grande vitesse. Après 45 secondes, les 1,200 lettres composant cette page apparaissaient très-nettement dessinées sur les disques de papier chimique, et se trouvaient ainsi fidèlement reproduites; elles l’auraient été à 200 et 300 lieues de distance sans plus de difficulté. Le mouvement imprimé au plateau est un mouvement en spirale, afin que les lignes de traits successives ne se superposent pas et restent entièrement distinctes.
- Voici les avantages que Fauteur attribue à son système de télégraphie électrochimique : 1° plus d’économie et de simplicité dans la construction primitive; 2° plus de rapidité dans la transmission des dépêches : un seul fil, avec un isolement assez bon, peut transmettre 1,200 lettres par minute ou 20 lettres par seconde, c’est dix fois plus qu’on pourrait en communiquer avec régularité et exactitude par les appareils actuellement en usage ; 3° un courant électrique plus faible que d’ordinaire suffit pour faire fonctionner l’appareil, et par conséquent est exposé à moins de chances d’interruption par l’imperfection de l’isolement qui résultent quelquefois des vicissitudes du temps et d’autres circonstances; 4° plus de simplicité et d’économie dans l’entretien et la surveillance; 5“ moins de chances d’erreurs dans les dépêches transmises.
- Le télégraphe de Bain fonctionne en Angleterre, de Londres à Manchester et de Manchester à Liverpool, sur une étendue de 300 kilomètres, et en Amérique sur une ligne de 2,000 kilomètres. »
- M. le président prie M. Bain de recevoir les félicitations de la Société pour son système de télégraphie électrique, et il adresse à M. l’abbé Moigno les remercîments de la Société pour l’obligeance avec laquelle il a donné des explications claires et précises sur le mécanisme et le jeu de ce système.
- Séance du 22 mai 1850.
- Correspondance. M. Bossel (Louis), rue Vivienne, demande que la Société veuille bien nommer des commissaires pour examiner une machine à faucher le blé et les foins.
- Le secrétaire de la Société d’agriculture, arts et commerce du Puy (Haute-Loire ) adresse le 14* volume, 1er semestre 1848, des Annales de la Société académique du Puy, et demande à échanger ce recueil avec le Bulletin de la Société.
- M. Dizé, membre du comité des arts économiques, fait, comme rapporteur, le depot d’un paquet cacheté, renfermant la description, vérifiée par lui, du procédé de M. Robin, rue Saint-Victor, 163, pour la composition d’un encaustique dit hydrophane.
- Le dépôt est accepté.
- M. Chérot, colon en Algérie, transmet la 6e partie de sa correspondance agricole.
- ' M. Esquiron, rue Rochechouart, 21, appelle l’attention de la Société sur les produits qu’il confectionne d’après des procédés qui lui sont propres, et qui lui permettent d’ob-
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- PROCÈS-VERBAUX.
- tenir pulvérisés les divers légumes et autres végétaux, sans les soumettre à une cuisson préalable avant leur dessiccation. ;
- M. Niepce de Saint-Victor, capitaine dans la garde républicaine, demande que la Société veuille bien accepter le dépôt d’un paquet cacheté renfermant 1° un moyen d’accélération pour la photographie sur verre, avec une couche d’albumine qui permet d’obtenir une image éclairée par la lumière diffuse en cinq secondes au plus avec un objectif double (français) pour quart de plaque; 2° un papier glacé par une substance qui supporte les plus longues immersions sans se détacher et peut servir aux épreuves négatives comme aux positives ; 3° un moyen d’opérer à sec sur le papier; 4° l’annonce d’une machine pour étendre l’albumine par un moyen mécanique, simple et facile. M. Niepce espère pouvoir former un corps très-souple avec le coagulum du lait, qui remplacerait alors le papier et le verre.
- Le dépôt est accepté.
- M. le ministre de l’agriculture et du commerce accuse réception du rapport de M. Théodore Olivier sur la méthode de géométrie pratique de M. Châtelain, et fait connaître les mesures qu’il a prises pour la propagation de cette méthode.
- M. Mauzaise aîné, à Chartres, adresse la description, accompagnée d’un dessin, d’une machine propre à isoler le mouvement appliqué aux moulins à farine pour arrêter et faire marcher les moulins sans arrêter le moteur principal, sans secousse, sans déranger la mouture et sans mouvement étranger augmentant les résistances passives.
- M. Laas d’Aguen, surveillant à l’institution nationale des Jeunes-Aveugles, et M. Ballu, élève de cette institution, appellent l’attention de la Société sur un nouveau système de cliché et un appareil mécanique pour la confection de ce cliché destiné à imprimer les livres à l’usage des aveugles.
- Communications. Éclairage électrique sous Veau. M. Sainte-Preuve communique à la Société des vues qu’il croit nouvelles, sur un perfectionnement à introduire dans plusieurs des opérations qui ont lieu sous les eaux. Il pense qu’il serait utile de porter la lumière électrique dans les couches de la mer, des lacs et des cours d’eau, et sur les fonds que leur trop grande profondeur ou la quantité des matières tenues en suspension par les eaux empêchent de voir nettement, même par le jour le plus favorable. Il pense aussi que cet éclairage électrique , sous l’eau , devra être appliqué la nuit, soit pour la pêche , soit pour l’inspection du fond des eaux sur lesquelles on navigue, soit enfin pour servir de guide dans les travaux de creusement et dans tous les autres travaux urgents qu’on peut avoir à exécuter la nuit pour faciliter le passage des navires , leur dégagement des bancs de sable , pour la défense des côtes et la construction des ports. :
- M. Sainte-Preuve pose les principes fondamentaux de ce mode d’éclairage pour le cas des bateaux sous-marins qui, dorénavant, n’auront plus besoin que de l’oxygène nécessaire à la respiration de l’équipage , et pour celui où , comme dans la navigation ordinaire, les ouvriers seront dans des navires flottants. Pour ce second cas, il emploie divers appareils parmi lesquels nous indiquerons celui que voici : un vase vide en verre
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- dans lequel est produit l’arc lumineux électrique est descendu sous les eaux ; des fils métalliques entourés de gutta-percha ou d’autres matières isolantes flexibles mettent ce foyer en communication avec une pile placée à bord du navire. Un tube en gutta-percha ou en tronçons métalliques articulés et recouverts de caoutchouc et de gutta-percha , terminé à son extrémité inférieure par une chambre qui porte un réflecteur, accompagne les fils conducteurs, et c’est à travers l’air qu’il renferme que revient vers l’œil de l’observateur, de l’ouvrier, du pêcheur la lumière électrique renvoyée par les fonds, par les poissons, par les huîtres, par les objets de toute sorte qu’on veut examiner, appréhender, attaquer à l’aide d’engins, d’outils, etc.
- M. Sainte-Preuve s’empresse de reconnaître que, dans un grand nombre d’opérations faites le jour, sous les eaux, à une faible profondeur, on pourra, comme l’a constaté M. Payerne , en se servant de bateaux sous-marins, se dispenser de la lumière électrique, attendu la diaphanéité suffisante des eaux des mers et des fleuves sur la plupart des points du globe. h ' . : : ; f-
- M. Sainte-Preuve fait remarquer que, dans ce cas des eaux suffisamment diaphanes, if supprimera le tube rempli d’air et les réflecteurs. > M H ..j
- M. le président remercie M. Sainte-Preuve de cette communication au nom de la Société.
- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE. ’ i!
- La Société d’encouragement a reçu, dans ses séances des 10 et 24 avril, 8 et 22 mai 1850, les ouvrages dont les titres suivent :
- 1° Lettre de M. Biétry aux membres de la Société d’encouragement sur la nécessité des marques de fabrique , question comprise par M. le ministre de l’agriculture et du commerce dans celles qui doivent être l’objet des délibérations du conseil général de l’agriculture, des manufactures et du commerce. ;
- , 2° Rapport fait à la Société d’agriculture et de commerce de Caen sur diverses questions de M. le ministre de l’agriculture et du commerce relatives au maintien ou à la suppression des droits de douane sur les bestiaux étrangers. . ^
- 3° Séance et travaux de l’Académie de Reims, année 1849 à 1850, nos 8, 9 et 10. In-8.
- 4° Annales de la Société centrale d’horticulture de France, mars 1850. In-8.
- 5° Société fraternelle des protes d’imprimeries typographiques de Paris, autorisée par décision de M. le ministre de l’intérieur en date du 17 mai 1847, 2e cahier, 1850.
- 6° Revue de l’éducation nouvelle, n° 6, 2e année, 1850.
- 7° Le Phare commercial, n° 19, 1850.
- 8° Bulletin du musée de l’industrie belge, par M. Jobard, 4e trimestre 1849, et cahiers de janvier, février, mars et avril 1850. In-8.
- 9° Le Technologiste, avril et mai 1850.
- 10° Le Moniteur industriel des 28 et 31 mars, 4, 7, 11, 14, 18, 21, 25 et 28 avril, 2, 5, 9, 16 et 19mai 1850. . u ^ . ... ; ... ,
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- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE.
- 11° Mémoires de la Société d’encouragement de Berlin, 3e, 4e, 5* et 6e livraisons, année 1849. In-4, avec planches (en allemand).
- 12° Annales des chemins de fer, lre année, n° 13.
- 13° Annales des chemins vicinaux, mars et avril 1850.
- 14° Bulletin de la Société pour l’instruction élémentaire, février 1850.
- 15° Bulletin des séances de la Société nationale et centrale d’agriculture, n* 4, 1850.
- 16° Bulletin de la Société d’agriculture du Cher, n° 46, 1850. In-8.
- 17° Annales de l’agriculture française, avril et mai 1850.
- 18° Journal des économistes, avril et mai 1850.
- 19° Société d’agriculture , sciences et arts de l’arrondissement de Valenciennes, — Observations sur la question des brevets d’invention. In-8.
- 20° De la fabrication du fromage, par le docteur Géra de Conegliano, traduit de l’italien par M. Victor Rendu. 1 vol. in-8.
- 21° Réforme agricole, sous la direction de M. Boubée.
- 22° Annales des ponts et chaussées; 6e livraison, 1849, novembre et décembre. 1vol. in-8, avec planches.
- 23° Transactions de la Société royale des arts d’Edimbourg. Vol. 3, partie IV (en anglais).
- 24° Conseil général de l’agriculture, des manufactures et du commerce, — Rapport sur les projets qui concernent le travail, par M. Ch. Dupin. Séance du 26 avril 1850, in-4.
- 25° Mémoire sur le paracasse, appareil pour préserver de la casse et du coulage le vin de Champagne à l’époque où. il forme sa mousse, par M. Maizière, ancien professeur à Reims.
- 26° Bulletin de la Société d’agriculture, industrie, sciences et arts du département de la Lozère. Nos 1,2, 3, 1850, in-8.
- 27° Bulletin de la Société industrielle d’Angers et du département de Maine-et-Loire. 20e année, 1849, in-8.
- 28° Séances et travaux de l’Académie de Reims. Année 1849 à 1850, n°* 10 et 12, in-8.
- 29° Revue scientifique et industrielle, sous la direction du docteur Quesneville. Mars 1850.
- 30° Bulletin des halles et courrier des marchés.
- PARIS.— IMPRIMERIE DE MADAME VEUVE BOUCHARD-HUZARD, RUE DE l/ÉPERON, 5.
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- ODARAME-WIÉJIÏ A1ÉE. (N° DLII. ) JUIN 1850.
- BULLETIN
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- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- Séance générale du 5 juin 1850. t
- La Société d’encouragement pour l’industrie nationale s’est réunie, le mercredi 5 juin 1850, en assemblée générale, à l’effet d’entendre la lecture 1° du compte rendu de ses travaux pendant l’année 1849 ; 2° du rapport sur les recettes et les dépenses pendant la même année ; 3° celle du rapport sur la gestion des fonds, par MM. les censeurs.
- Cette séance a été consacrée aussi à la distribution d’un grand nombre de médailles aux contre-maîtres et ouvriers qui se sont distingués par leur intelligence et par leur bonne conduite, et de médailles d’encouragement à divers industriels qui ont fait de nouvelles découvertes ou ajouté des perfectionnements à des procédés déjà employés.
- La séance a été terminée par la distribution de quelques prix mis au concours pour l’année 1848, et sur lesquels il n’avait pu être prononcé l’année dernière. •
- ? Le grand nombre de membres qu’avait attirés cette solennité atteste l’intérêt qu’excitent toujours les récompenses décernées par la Société.
- Parmi les objets exposés dans les salles, nous avons remarqué les suivants :
- 1° Un appareil propre à la fabrication des eaux gazeuses, par M. Ozouff rue de Chabrol, 36 , déjà employé avec succès dans des établissements publics et particuliers; :l
- Quarante-neuvième année. Juin 1850, 4 6
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- 242 t\ " ^ t r €QNSEPi D>MINISTRATIQN.
- T Des échantillons de sulfate de magnésie d’une grande pureté, et de sulfate de soude, par M. Malapert, pharmacien, à Poitiers ;
- 3° Des appareils de buanderie économiques et portatifs, par M. Charles, place Furstemberg, 6 : ces appareils, auxquels l’auteur a ajouté divers perfectionnements , sont d’un usage très-commode ;
- 4° Des épreuves de gravures en relief tirées à la presse typographique, par M. Himely, rue de l’Odéon, 33 : ces gravures imitent tous les effets de celles dites aqua-tinte et manière noire ;
- 5° Des objets en tôle# de fer dont la forme et les emplois sont très - variés, recouverts d’un vernis vitreux pour les préserver de l’oxydation, par M. Paris, à Bercy : ce vernis, d’une grande solidité, résiste à l’action du feu et se nettoie facilement ; il est propre à recouvrir des vases culinaires;
- 6° Des tubes de divers diamètres obtenus par M. Palmer, rue Montmorency, 16 , au moyen de l’emboutissage, et offrant de précieuses ressources aux industries qui en font de nombreuses applications : le même mécanicien avait exposé des produits du travail de l’étirage au banc, et un instrument à mesurer l’épaisseur des feuilles de tôle;
- 7° Une machine pneumatique à mouvement continu, par M. Ch. Chevalier, ingénieur-opticien, Palais-National, 163; cet appareil réunit à une grande simplicité et à une construction très-soignée des avantages importants sous le rapport de la précision et de l’économie :
- Le même ingénieur avait. exposé un baromètre de voyage avec viseurs donnant la facilité d’observer la surface du mercure pour en déduire la hauteur exacte de la colonne barométrique ;
- 8° Des échantillons d’outremer artificiel, par . MM. Zuber et comp., à Rixheim ( Haut-Rhin )>, et un choix de leurs papiers de tenture les plus remarquables sur lesquels est appliquée cette couleur bleue et un vert inaltérable ;
- 9° Le modèle d’un appareil à courant d’air chaud pour le séchage du linge, par M. Èdeline, blanchisseur à Saint-Denis;
- 10° Des porcelaines sur lesquelles M. Grenon, rue du Faubourg-Saint-Martin, 51, a appliqué une dorure qui résiste au frottement ;
- 11° Le modèle d’un tuteur de limonier applicable aux charrettes pesant ment chargées, et destiné à empêcher la chute des chevaux, par M. Mignard fils, à Belleville ; hj;;
- •-12° Une machine pour pratiquer avec précision et saris, choc des moulures dans lebois, par M. Gillet;
- 13° Des lampes à modérateur perfectionnées par M.Capy, rue Sainir )Denis, 271 ; -. * : ;
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- COMPTE RENDU DES TRAVAUX.
- .... 14° Des dessms coloriés de sujets d’anatomie, par madame Mantois, rue du Pot-de-Fer-Saint-SuIpice, 4;
- 15° Des niveaux à bascule, de M. Ciechanski, rue des Rosiers, 13 ;
- 16° Des cartes géographiques à l’usage des aveugles, exécutées par M. Laass d’Aguen, à l’institution des Jeunes-Aveugles; \
- 17° Un modèle du système d’ailes de moulins à vent, dans lequel des planchettes sont substituées aux toiles, par M. Berton, à la Chapelle-Saint-Denis ; ....
- \ 8° Des ornements estampés en zinc, par M. Henry Fuglre, graveur-estampeur, rue Amelot, 52 ;
- 19° Une écliptique mécanique destinée à l’enseignement de la cosmographie ; un instrument pour démontrer la cause des stations et rétrogradations apparentes des planètes ; une pendule de voyage, par M. Henry Robert, horloger, rue du Coq-Saint-Honoré. -,. ;
- La séance a été ouverte à 8 heures du soir, sous la présidence de M. Dumas, ministre de l’agriculture et du commerce.
- Extrait du compte rendu des travaux du conseil d’administration de la Société .s'; siol) hh\i y.d’emomagementpendant l’armée 4849.
- L’exposé des travaux des membres qui composent le conseil d’administration, pendant la période qui s’est écoulée depuis la séance générale du 28 mars 1849, donnerait une nouvelle preuve de leur importance et de leur variété; mais l’exposition des produits de l’industrie a été pour la Société d’encouragement un témoignage qu’elle peut invoquer des résultats de ses concours et de ses médailles* t.oh ; u : i: i ' 1 ; : ^ •
- - Yingt-dèux médailles ont été décernées dans la séance générale de 1849; cinq médailles ont récompensé autant de contre-maîtres qui, dans des établissements d’industrie, s’étaient distingués à la fois par leur intelligence, leur talent et leur conduite! a * ; . ^
- C’est pour la neuvième fois que le conseil d’administration a été appelé à répartir, entre les hommes qui se recommandent par d’utiles créations et des perfectionnements dans l’industrie, la somme annuelle que, dans sa généreuse et prévoyante sollicitude * M. Bapst a, par son testament, consacrée aux auteurs peu fortunés. v - i n i »r a-Dans cette séance générale, qui précédait de peu de mois l’ouverture de l’exposition des produits de l’industrie agricole et manufacturière, malgré les circonstances qui avaient entravé la marche de ses travaux, la Société a été
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- heureuse de pouvoir offrir à l’industrie des récompenses d’une valeur de plus de 16,000 francs.
- Le conseil d’administration a reçu de plusieurs de ses membres d’intéressantes communications.
- Le conseil de l’université, éclairé par une longue discussion, a proposé, en 1847, à l’approbation du ministre de l’instruction publique un ensemble de mesures destinées à raviver, dans les lycées et dans les collèges , l’enseignement élémentaire et pratique des sciences physiques et des sciences naturelles.
- La Société d’encouragement a réclamé trop vivement la modification qui vient de s’accomplir dans le programme des études, pour qu’il lui fût permis de rester silencieuse en présence d’un événement qui touche de si près aux intérêts qu’elle représente : elle a voulu montrer qu’elle s’y associe ; elle a décidé que les programmes des nouvelles études seraient imprimés dans son Bulletin et recommandés par elle à la vive attention des pères de famille. M. Théodore Olivier a fait, pour l’enseignement de la géométrie descriptive, dans les trois écoles d’arts et métiers de Châlons, d’Angers et d’Aix, une instruction qui ne pouvait manquer de trouver place dans le Bulletin de la Société ; son auteur établit, avec raison, que la géométrie descriptive doit être enseignée diversement, suivant que les élèves sont destinés à être des ouvriers, des ingénieurs, ou des professeurs.
- Les machines locomotives en mouvement sont soumises à deux perturbations principales : le 'mouvement de tangage* qui consiste en oscillations d’avant en arrière et vice versâ; le mouvement de lacet, produit par des oscillations angulaires de gauche à droite et de droite à gauche. La cause de ces perturbations est la même , c’est l’inertie des masses animées d’un mouvement relatif dans le système général de la machine. M. Le Châtelier est arrivé, guidé par l’étude de la cause de ces perturbations, à établir une théorie dont les résultats se vérifiaient d’une manière mathématique, et par l’application de contre-poids aux roues motrices des locomotives. L’expérience a démontré que les machines les plus instables , dès qu’on équilibre suffisamment les roues, marchent avec des vitesses qu’on n’aurait pas pu atteindre auparavant, sans manifester la moindre oscillation longitudinale ou latérale. Les contre - poids ont été appliqués depuis longtemps, mais les constructeurs et les ingénieurs ne s’étaient rendu compte de leurs effets que d’une manière imparfaite.
- M. Gourlier a présenté des observations sur le mode de transport et de préparation des matériaux de construction et sur les améliorations qu’on
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- COMPTE RENDU DES TRAVAUX.
- pourrait désirer à ce sujet, dans l’intérêt de la facilité de la circulation, de la sûreté publique et de la conservation du pavage des rues de la capitale.
- M. Jomard vous a entretenus de la reconstruction des villages de l’Égypte.
- Pendant les premiers jours de 1847, le vice-roi a ordonné la reconstruction des villages. [Un plan a été adopté par ce prince , et une commission a été chargée de faire reconstruire trois villages de la basse Égypte pour servir de modèles. Cette commission était composée du docteur Clot-Bey, de M. d’Arnaud, ingénieur français, et d’un architecte en chef. La reconstruction des trois villages est achevée après deux années de travail ; le sol est établi au-dessus des plus hautes inondations, les cimetières placés à distance ; l’air peut circuler dans des rues larges et bien disposées.
- La Société d’encouragement a voté une somme de 500 francs pour la statue de Monge, l’un de ses plus illustres membres. Ayant été invité, par la ville de Beaune , à assister à l’inauguration, M. Jomard a regardé comme un devoir de rendre compte de cette imposante cérémonie.
- La Société centrale d’agriculture et la Société d’encouragement ont proposé des prix importants pour la désinfection des matières fécales et leur appropriation aux besoins de l’agriculture. M. le docteur Herpin, à cette occasion, a repris la suite d’expériences qu’il avait tentées autrefois sur les moyens de désinfecter les matières fécales en faisant usage seulement de substances nécessaires à la végétation. Il a publié, dans le Bulletin, une intéressante notice sur l’emploi du plâtre et du poussier de charbon pour désinfecter et dessécher instantanément les matières fécales ; sur la fabrication et les avantages de cet engrais et ses applications à l’agriculture.
- M. Bosquillon, ancien fabricant de châles, s’occupe, depuis 1840, de réaliser des améliorations désirées depuis longtemps à certaines parties du métier Jacquart.
- On sait qu’une des dépenses principales, nécessitée par l’usage du métier Jacquart, consiste dans les frais de lisage et l’emploi des cartons, dont le nombre est toujours proportionnel à la richesse du dessin à produire dans le tissu. Aussi, depuis la propagation de l’invention Jacquart, a-t-on cherché des moyens pour réduire ces dépenses. M. Bosquillon a voulu, à son tour, résoudre ce problème, et votre conseil pense qu’il a été plus heureux que ses devanciers et ses concurrents.
- La fin du dernier siècle, si féconde en découvertes importantes, n’en produisit aucune qui eût autant de retentissement que celle des aérostats. Avant 1783, époque des expériences étonnantes des frères Montgolfi,er, on disait que la nature avait refusé à l’homme la faculté de s’élever dans les airs ;
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- et qui sait si les espérances de Montgolfière confiées à l’avance, n’eussent été considérées comme chimériques par les illustres savants eux-mêmes , qui se sont servis plus tard , dans l’intérêt de la science , de sa mémorable découverte?
- Tous les rangs de la société célébrèrent la victoire scientifique de Montgol-fier ; ce triomphe n’aveugla pas cependant Montgolfier sur la valeur de ses résultats. « Nous avons un instrument, dit-il, il faut maintenant savoir s’en « servir. » Les soixante-sept années écoulées depuis ces paroles en ont démontré la vérité, puisque, aujourd’hui encore, on est à se demander : « Que « faut-il attendre de F aérostation? Cette magnifique découverte, une des plus « glorieuses de l’esprit humain, doit-elle rester stérile ? La navigation aérienne « est-elle une chimère ou non ?»
- Telles sont, en effet, les questions que s’est posées M. E. Marey-Monge, et qui ont donné naissance au livre intéressant qu’il a publié.
- Le microscope de M. L. Chevalier a été adopté par le bureau de garantie de Paris, pour la vérification des marques apposées sur les bijoux d’or et d’argent ; l’emploi qui en a été fait a démontré qu’il rendait la vérification tout à la fois certaine et facile.
- Le goniographe de M. Collardeau diffère du rapporteur ordinaire en ce qu’il présente un cercle entier de divisions tracées tout à l’entour d’un cercle évidé dans une plaque de cuivre ; il peut suppléer, au besoin , le rapporteur ordinaire, et être utilisé dans l’enseignement de la géométrie plane.
- La communication de M. Burle f relative aux causes de déraillement sur les chemins de fer et aux dispositions propres à prévenir les accidents de cette nature , a été l’objet de l’examen du comité des arts mécaniques. Bien que l’auteur de cette communication ne propose aucune disposition spéciale et qui ne soit déjà bien connue, l’importance de la question a déterminé la Société à y porter une attention toute particulière. En pareille matière, on aurait tort de s’abstenir, et il y a tout intérêt à provoquer la discussion et la production d’opinions et de renseignements qui ne peuvent qu’éclairer des points encore douteux dans l’art de la construction des chemins de fer.
- Moyen de sécurité proposé pour l’exploitation des chemins de fer. —• M. Le Gavrian s’est préoccupé du danger qui résulte du stationnement des trains sur la voie, ou du ralentissement de leur marche, circonstances auxquelles sont dus maintenant les accidents les plus graves que l’on ait à redouter dans l’exploitation des chemins de fer; il propose de donner aux conducteurs de convois des fusées au moyen desquelles ils signaleraient la situation des trains qu’ils dirigent.
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- Cette idée n’est pas nouvelle , et quelques essais de; cette nature ont déjà été faits; elle est bonne en principe, mais elle est susceptible d’être réalisée d’une manière plus pratique. C’est ce qui a lieu en Angleterre , où l’on se sert, d’une manière générale, de signaux détonants qui ont été fabriqués d’abord pour servir en cas de brouillard, et qu’on n’a pas tardé à appliquer dans les circonstances ordinaires de l’exploitation. ; -
- La Société doit à M. Bresson, ingénieur civil, à Rouen, la communication d’une notice sur des machines employées en teinture , importées en France par M. Leveillé. Elles sont au nombre de trois; la première est une dégorgeuse concentrique, la deuxième une dégorgeuse excentrique : toutes trois ont pour but le lavage et les manipulations que subissent les cotons en écheveau dans les diverses opérations de la teinture. ^ ; ;
- Perfectionnements ajoutés aux appareils de fabrication du gaz d’éclairage, par M. Pauwels. — Les principaux perfectionnements introduits dans l’usine de la barrière de Fontainebleau, par M. Pauwels, sont l’emploi du goudron provenant de la distillation delà houille pour l’alimentation du foyer; la substitution des cornues en terre à celles en fonte , et l’emmagasinage de la houille ; d’un gazomètre où les deux tuyaux d’entrée et de sortie du gaz arrivent par le haut.
- La Société, qui a suivi cette industrie avec l’intérêt qu’elle mérite, a apprécié ces diverses améliorations.
- M. Boland, ancien boulanger, dont la Société d’encouragement a été à même de récompenser les améliorations qu’il a apportées dans la panification, a donné communication d’un mémoire plein d’intérêt sur une nouvelle application de la fermentation panaire, ayant pour but de développer complètement les propriétés alimentaires de la farine de froment, et de réduire le travail de la boulangerie à sa plus simple expression. r
- On est également redevable à M. Boland, de considérations sur les propriétés alimentaires du pain de première et de seconde qualité, comparé avec le pain réglementaire des manutentions militaires.
- Le vernis imaginé par M. Monmory est un vernis gras destiné principalement au vernissage des voitures. Appliqué sur des surfaces identiques, il se comporte exactement comme le vernis anglais. Les renseignements recueillis s’accordent pour attribuer au vernis de M. Monmory une valeur égale à celle du vernis anglais. ;f ;
- La Société d’encouragement a ouvert un concours pour la construction d’appareils congélateurs à l’usage des familles, sans emploi d’acides.
- : Cependant, comme la fabrication de la glace peut, dans certains cas, être
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- dune grande utilité, la Société n’entend pas refuser son approbation aux appareils qui donneraient d’heureux résultats. L’appareil congélateur de M. Fumet , au moyen duquel on obtient de la glace, en employant, comme mélange frigorifique, le sulfate de soude et l’acide chlorhydrique, se recommande par sa simplicité.
- . Les sangsues propres à la chirurgie sont à un prix tellement élevé depuis quelques années, que l’on a cherché à remplacer leur action par un mécanisme ; l’instrument imaginé par M. Alexandre, entre les mains d’un praticien habile, peut avantageusement suppléer la sangsue dans beaucoup de cas.
- Le comité d’agriculture, par l’organe du vénérable M. de Lasteyriej, a fait connaître son opinion sur un mémoire de M. Hippolyte Peut, intitulé , Du delta du Rhône et de son amélioration au moyen de la culture du riz.
- Les amis de l’agriculture font des vœux depuis longtemps pour que le delta du Rhône soit enfin amené à une culture productive. Mais ce résultat si avantageux ne peut être obtenu que par des travaux et des opérations d’ensemble exécutés sur cette vaste étendue de terrain ; c’est sous ce point de vue que l’auteur du mémoire a engagé la question.
- . P^ur répondre à une demande de la Société, M. Gréau aîné, manufacturier a Troyes, au nom de la Société d’agriculture de l’Àube, lui a adressé un mémoire^ sur les meilleurs moyens de combiner les travaux de l’agriculture avec ceux de l’industrie manufacturière. Les campagnes subissent l’influence des villes, qui exercent sur elles une grande puissance d’attraction. Ce mémoire sera consulté avec fruit sur les moyens de répandre parmi les cultivateurs les connaissances les plus appropriées à leurs besoins.
- Au sujet de l’emploi du mercure et de l’éther sulfurique dans les procédés photographiques, M. Ch. Chevalier a signalé, comme pouvant s’opposer à la venue de l’épreuve, la pellicule d’oxyde qui se forme à la surface du mercure ; M, Lahorde, professeur de physique à Corbigny (Nièvre), a employé le sulfate de fer pour purifier le mercure et dont l’emploi équivaut à la distillation. Le même professeur avait indiqué, il y a plusieurs années, l’emploi de l’éther sulfurique dans la boîte à mercure ; ce procédé, qui donne de très-beaux résultats, a été adopté dans la photographie.
- M. Monpied aîné, prote de l’imprimerie de MM. Penaud frères, a présenté des dessins en filets typographiques. Pour exécuter ces dessins, M. Monpied s’est servi exclusivement des filets d’imprimerie, dont la matière est rebelle et cassante. En se livrant avec persévérance à ce travail, M. Monpied n’a pu penser que les filets d’imprimerie remplaceraient toute espèce de gravure au trait
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- COMPTE RENDU DES TRAVAUX.
- propre à l’impression. Plus modeste dans ses prétentions, il a voulu prouver seulement que les filets pouvaient être d’un usage plus étendu et plus fréquent dans les compositions typographiques.
- Précis de chimie industrielle à Vusage des écoles 'préparatoires aux professions industrielles et aux fabricants, par M. Payen.
- Cet important ouvrage est divisé en deux parties : la première est consacrée à la fabrication des produits chimiques minéraux ; la deuxième partie comprend la chimie organique appliquée.
- En publiant son intéressant ouvrage, M. Payen a répondu au vœu formé par les amis de l’industrie et des progrès industriels, auxquels ce savant a contribué par ses travaux pratiques et théoriques.
- La méthode de géométrie pratique sans instruments, de M. le professeur Châtelain, donne aux élèves jeunes des notions élémentaires de géométrie ; elle leur permet de construire, sans instruments et au moyen d’une feuille de papier, un grand nombre de figures ou patrons géométriques d’une exactitude suffisamment rapprochée pour la pratique de divers métiers, et en outre elle prépare ceux d’entre eux, dont l’intelligence se développera plus tard avec l’âge, à f étude de la géométrie par la méthode rationnelle.
- L’ouvrage publié par M. Caillat, sous le titre d’Application à l’agriculture des éléments de physique, de chimie et de géologie, est un bon livre qui manquait à la pratique ; c’est un ensemble complet et bien enchaîné des sciences qui se lient intimement entre elles et qui forment la base des connaissances indispensables aux cultivateurs.
- M. Matthieu Bonafous, l’un des membres correspondants de la Société, lui a fait don d’un exemplaire de la traduction, faite par ses soins, de l’Art d’élever les vers à soie au Japon, par Ouekaki-Morikouni.
- L’esprit humain cherche à s’instruire ; partout où il trouve l’inconnu il veut le saisir. Le Japon s’entoure, pour le reste du monde, d’une barrière impénétrable ; c’est en arrachant à ce peuple, furtivement et pièce à pièce, des lambeaux de sa civilisation, que nous parviendrons peut-être à le connaître. M. Bonafous a fait un premier effort dans ce but ; on doit lui en savoir gré, et cela d’autant plus que le sujet qu’il a cherché à connaître donnera peut-être à nos éducateurs de vers à soie des idées nouvelles pour l’amélioration d’une de nos industries les plus importantes. ‘
- Les notices industrielles sont appelées à donner aux membres de la Société des renseignements sur les faits nouveaux qui se révèlent dans la marche de l’industrie étrangère et française ; elles sont le complément nécessaire des documents que renferme le Bulletin de la Société. ^
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- g 5(L CONSEIL b’ÀDMlNÏSïMTmN. ' 5
- • Nous signalerons la machiné hydraulique dite moteur-pompe de M. Girard; la notice Sur le barrage du Nil de M. Mougel ; le mémoire de cet habile ingénieur des ponts et chaussées sur les bateaux plongeurs ; la description du bateau à air du Croisic, par M. de la Goumerie ; la machine arithmétique de MM. Maurel et Jayet; l’emploi du tube à tir pour les armes à feu portatives dé M. Delvigne; l’horloge polaire de M. Wheatstone, perfectionnée par M. Soleil; les notes intéressantes de M. A. Seguier sur la télégraphie électrique ; celles de M. Jomard sur l’emploi des signes d’abréviation dans la télégraphie électrique ; le nouveau système d’éclairage des cadrans d’horloge de M. Do-rey; la machine pour la compression du gaz de M. Fortin-Hermann; l’emploi des fibres du bananier pour la fabrication du papier, par M. Roques ; des notions sur la gutta-percha. Les recherches photographiques de M. Blanquart-Evrard devaient trouver place dans le Bulletin, La Société, par ses médailles et ses prix, cherche à encourager les recherches dans ce nouvel art.
- La Société d’encouragement étend ses relations avec les sociétés qui, dans les pays étrangers, se sont proposé le même but ; elle trouve, dans le concours empressé des sociétés et des académies, des moyens de répandre ses instructions et de recueillir, dans leurs publications, des faits, des procédés d’une utilité générale.
- Pendant le cours de ses études à l’école centrale des arts et manufactures, le jeune Guillot, par l’application la plus sérieuse, a obtenu le diplôme d’ingénieur-mécanicien.
- La Société a éprouvé plusieurs pertes bien douloureuses, celles de MM. Phi-lippar, Francœur et Ch. de Lasteyrie.
- Membre du comité d’agriculture depuis 1843, ses collègues appréciaient dans M. Philippar la variété de ses connaissances en agronomie, la rectitude de son jugement, et trouvaient en lui un collaborateur instruit et zélé.
- C’est en 1817 que M. Francœur vint s’associer aux travaux de la Société d’encouragement ; comme membre du comité des arts mécaniques, les industriels reconnaissaient en lui l’esprit de justice uni à la bienveillance.
- Vice-président, il en remplit les fonctions avec le même zèle ; ce fut lorsque l’état de sa santé ne lui permit plus de remplir le mandat que la confiance des membres de la Société lui avait confié, que, pour répondre à l’affection qu’il avait vouée à la Société, ses membres lui offrirent le titre de vice-président honoraire, comme un témoignage de l’estime qu’ils avaient conçue pour son caractère et ses talents.
- Lorsque, dans la séance du 7 novembre dernier, M. Darblay, l’un des vice-présidents , annonça que la Société venait de perdre M* Charles de Lasteyrie,
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- RECETTES ET DÉPENSES. * ~ IM
- l’un de ses fondateurs et lun de ses vice-présidents honoraires, la Société décida que le fauteuil occupé par feu le vénérable de Lasteyrie resterait libre jusqu a la fin de l’année. Après avoir écouté avec émotion M. Cl. Ànth. Cos-taz, un des fondateurs que la Société a le bonheur de posséder, sur la conformité de patriotisme et de zèle qui animaient les fondateurs de la Société d’encouragement, les membres, affectés d’une aussi grande perte, se séparèrent.
- Les membres du bureau et des comités ont été, près de la famille de M. de Lasteyrie, l’interprète des sentiments de vénération qu’avait profondément inspirés celui qui, le premier, inscrivit son nom au nombre des fondateurs de notre institution. , ; ' ";°il’ i-''.
- Des notices relateront leurs travaux ; leurs successeurs y puiseront de nouvelles forces pour accomplir le mandat qu’ils tiennent de l’estime et de la confiance de leurs collègues. ,
- La Société apprendra avec regret que MM. de Perrochel et Adolphe Mallet, que le conseil d’administration était heureux de voir partager ses travaux, ont fait connaître, l’un que son éloignement de Paris, l’autre que des occupations multipliées dont il ne prévoit pas la durée, ne leur permettaient pas de prendre part aux délibérations de la commission des fonds » dont ils étaient membres. ,
- Le conseil d’administration, en conférant à MM. de Perrochel et Adolphe Mallet le titre de membres honoraires, aime à penser que les membres .de la Société se joindront à lui dans ce témoignage d’estime et de reconnaissance* Tous allez entendre les rapports dans lesquels seront exposés les motifs des médailles et des encouragements qui vont être décernés. Ges récompenses, vivement désirées, sont le prix d’efforts persévérants ; elles constatent, dans plusieurs branches de notre industrie , des améliorations, des progrès que la Société est heureuse de proclamer, , . - • ; j
- Rapport sur les recettes et les dépenses de la Société d’encouragement pendant \ l’exercice de d 848 ; par M. Vauvilliers.
- L’honorable trésorier de la Société, M. Agasse, a remis à la commission des fonds le compte des recettes et des dépenses de la Société d’encouragement pendant l’exercice de 1818. ^ v - *
- La commission en a pris une connaissance approfondie, et elle a l’honneur de vous soumettre les résultats de son examen. . . .,
- ; Le compte établit cinq divisions principales : ; ; i .*•: ^ i ; no 1 :3
- 1° Temps antérieur à 1848; :^ , f
- ! 2* Exercice de 1848 ;
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- CONSEIL D'ADMINISTRATION.
- 3° Mouvement général des fonds;
- , 4° Fonds d’accroissement et de réserve;
- 5° Fondations confiées aux soins de la Société.
- Enfin le compte est terminé par l’état des valeurs appartenant à la Société.
- première partie. — Temps antérieur à 1848.
- Recette.
- Ce chapitre comprend deux articles :
- Le premier, de 4,000 francs, montant de la souscription du ministère de l’agriculture et du commerce, pour l’année 1846, souscription qui n’a été soldée qu’en 1848, par suite des difficultés administratives qui s’étaient élevées entre ce département et celui des finances, ci. . . ...................................... . 4,000 fr.
- Le second, de 864 francs, pour recouvrement de 24 souscriptions, sur 75 restées en arrière, applicables à l’année 1847, ci.. .... 864
- Total de la recette.............. 4,864
- Nous devons, à cet égard, vous faire remarquer que le nombre des souscriptions de 1847 était de 836, et qu’au moyen des 24 dont nous venons de parler il ne reste plus en souffrance que 51 souscriptions, 785 ayant été reçues.
- Le chiffre des souscriptions n’était évalué, dans les prévisions du budget de 1847, qua 27,000 fr., et il a atteint la somme de 27,504 fr., ce qui offre une différence en plus de 504 fr.
- Malheureusement il n’en est pas de même pour 1848 , et nous signalons , avec le plus grand regret, que le nombre des retardataires ou des membres qui se sont retirés est de 175.
- Dépense.
- La dépense relative au temps antérieur à 1848 est de 284 fr. 25 c., savoir :
- 1° Pour droit de l’agent sur les souscriptions arriérées. .... 194 fr. 50
- 2° Pour copie du compte de 1847.................................. . 89 75
- Total de la dépense. . . . . . 284 25
- Balance. — Recette................ 4,864 fr. »
- Dépense.. ' * . . 284 25
- Excédant de recette. . 4,579 75
- M. le trésorier rappelle que le compte de 1847 présentait un excédant de dépense de................................... . . . . . . . 9,339 fr. 79
- Et si l’on retranche l’excédant de recette de. . . . . . 4,579 75
- Le déficit de cette année sera réduit à.
- 4,760 04
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- RECETTES ET DEPENSES. 253
- DEUXIÈME PARTIE. — Exercice de 1848.
- Recette. — Elle est divisée en six chapitres. . . ; r :
- Comparaison de la recette avec les évaluations du budget.
- - ... ..... . Évaluations. Recette.
- 1° Abonnement du ministère du commerce.. .. . 4,000 fr. 2,000 fr. »
- 2° Souscriptions des membres de la Société.. . . 27,000 20,160 »
- 3° Vente des Bulletins. . . . . ... » . . 1,200 404 01
- 4° Vente de publications. ........ • • » . • . mémoire ^ j 38 25
- 5° Arrérages d’inscriptions.. . . . . . . . 35,134 r 35,532 20
- 6° Intérêts payés par la caisse des dépôts volontaires. 1,000 294 40
- v Total de la recette. . .. . . „ .. . 68,334 58,428 r 86
- Il résulte de ce tableau qu’il y a entre les évaluations du budget et la recette effective une différence en moins de 9,905 francs 14 c., laquelle se trouvera réduite à 7,905 fr. 14 c. par le payement de la somme de 2,000 fr. restant due sur la deuxième partie de la souscription du ministère au Bulletin de la Société d’encouragement ; les trois chapitres de la recette qui ont subi de notables diminutions, par suite des circonstances, sont :
- Souscriptions individuelles pour . . 6,840 fr. ; »
- La vente du Bulletin pour. . . . . . . - ï . , 795 99
- Intérêts payés par la caisse des dépôts volontaires. . . . 705 60
- Total. . . . Y . . . 8,341 59
- Mais, s’il y a lieu d’espérer que le déficit sera atténué par l’acquittement probable des souscriptions arriérées, on conçoit qu’en présence de ce résultat l’on ne saurait apporter trop de circonspection dans l’emploi des ressources de la Société. . .
- ç; - ;! >•- DÉPENSE. V «• V- 'O,*./ ' '
- Elle est partagée en deux sections, savoir dépenses fixes et dépenses variables. f ’ première section. — Dépenses fixes,
- Évaluations. Dépense.
- 1° Bulletin. . . . ’ . .'Y . 24,175 fr. 24,658 fr. 96
- 2° Programme des prix. , . . . . 800 912 95
- 3° Impressions diverses. . V- * . - . . 1,000 " 1,025 10
- 4° Séances générales.. ' . . . . . 350 •; ;r 276 , »
- 5° Abonnement à des ouvrages français et étrangers. 500 479 10
- 6° Affranchissements et ports de lettres. . ... . ... . 700 V 978 55
- : A reporter. . . * 27,525 28,330 66
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- CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- m
- Évaluations. Dépense.
- Report. . . . 27,523 28,330 66
- 7° Loyer. . . . • • . " . . . 6,080 6,080 »
- 8° Agent. . t , • - • . • 4,300 3,886 40
- 9° Employés 3,800 3,800 »
- 10° Pension de Mme Ve Guillard-Senainville. 1,200 1,200 »
- 11° Éclairage et chauffage. ; . . . .. . . 1,700 „ 2,323 55
- 12° Bibliothèque. . . . . . . . 350 364 85
- 13° Dépenses diverses.. . .... . 1,600 1,628 35
- 14° Assurance contre l’incendie. .. . . . 119 50 119 50
- Totaux. . ' '. . . 46,674 50 47,733 31
- DEUXIÈME SECTION. — Dépenses variables.
- 13° Prix et médailles. . . . 15,000 17,483 21
- 16° Expériences. . . . . . ? . . 1,000 757 ? 05
- 17° Dépenses imprévues. , . . 1,020 883 50
- 18° Réimpression de Bulletins. . . . 2,000 mémoire.
- 19° Entretien des élèves dans des écoles. . . . 1,500 810 »
- Totaux des deux sections. , , . . 67,194 50 67,667 07
- La dépense est de. . . . 67,667 fr. .07
- La recette de. .... • * * 58,428 86
- Excédant de dépense. 1 1 . 9,238 21
- Cet excédant est employé en dépense dans la troisième partie.
- La dépense affectée au Bulletin étant celle qui s’élève au chiffre le plus élevé, le tableau suivant présentera les différences en plus ou en moins qui existent entre les évaluations et les dépenses effectuées.
- Évaluations. Dépense.
- 1° Rédaction . 3,500 fr. 3,500 fr. »
- 2° Extraits et traductions d’articles.. . . 2,400 200 »
- 3° Impression du texte 8,000 8,701 80
- 4° Dessins. . ... . . . . 1,300 1,935 »
- 5° Gravure des planches. , . . . 2,000 . 3,320 »
- 6° Gravure de lettres 400 475 33
- 7° Impression des planches et papier. 3,200 3,696 »
- 8° Fourniture de cuivres. ..... 400 mémoire.
- 9° Affranchissement. , , . 2,400 2,329 03
- 10° Mise en volumes des Bulletins en réserve.. 200 168 80
- 11° Remises à des libraires.. • • 300 264 a )>
- 12° Frais de magasin. . , , • 75 75 »
- ^4,175 24,664 96
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- RECETTES ET DEPENSES.
- L’état financier de la Société ne pouvait manquer d’appeler la sérieuse attention des commissions des fonds et du Bulletin; elles ont pensé qu’il n’était pas impossible d’obtenir quelques économies dans la dépense du Bulletin> et elles ont soumis à la sanction du conseil d’administration des mesures propres à atteindre ce but. • r _ f
- Ces mesures ont pour objet des réductions sur les frais d’impression ,\d§ papier, et des droits de poste. v : * J
- Elles ont été combinées de manière à diminuer les frais d’impression, tout en ne faisant rien perdre de leur importance et de leur intérêt aux matières qui entrent dans la composition du Bulletin. L’expérience faite jusqu’ici de ce nouveau mode donne lieu d’espérer des résultats utiles, mais qui ne pourront être complètement appréciés que lors de la présentation du compte de 18L9.
- L’augmentation de 112 fr. 95 c. sur les programmes est justifiée par un plus grand nombre de feuilles, et, en conséquence, par des frais d’envoi par la poste plus élevés. ’’’ ‘ "
- La somme affectée aux impressions diverses aurait été au-dessouS des prévisions du budget, si on n’avait pas dû y comprendre celle de 158 fr. pour impression des planches faisant partie du mémoire de M. Vincent sur les matières fécales. ; : \ :;;qi
- t Les frais des séances générales ont été au dessous des évaluations. *,a,|ll‘;8 Il en est de même des abonnements aux ouvrages périodiques français et étrangers/ ’ 1 " “ " ‘
- La dépense des affranchissements a été dépassée; l’envoi de notices sur l’organisation de la Société , d’un rapport sur le résultat du concours des vidanges et d’un mémoire à ce sujet a porté cette dépense de 700 fr. à 978 fr. 55 c. ? ' ' 1 : ^ ' -l
- Le loyer, les frais d’agence, les employés et le chapitre de pension ne sont susceptibles d’aucune observation. - 1 - ; » ; n i q;
- La multiplicité des séances, la variation du prix des combustibles, le chauffage du cabinet de M.. le rédacteur du Bulletin ont fait subir à l’article de chauffage et d’éclairage une augmentation de 623 fr. 55 c/:R,uj *K* / ^ j Quoique cette dépense ne puisse être complètement régularisée qu’après deux ou trois années, les provisions faites venant en diminution pour l’exercice suivant, cet article méritait néanmoins de fixer l’attention de la commission des fonds.- • : nM “î —
- La légère augmentation sur la dépense relative à la bibliothèque est justifiée par la reliure d’un plus grand nombre de volumes. ' !>
- La peinture de quelques parties dé la salle des séances a dépassé de 28 fr. 35 c. l’évaluation portée au budget./ r.v
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- CONSEIL D ADMINISTRATION.
- La somme affectée à l'assurance contre l’incendie est restée la même.
- Observations sur les dépenses variables.
- En 1847, la Société d’encouragement a disposé d’une somme de 27,472 fr. 76 c. pour récompenser les résultats heureux des concurrents aux prix quelle avait proposés, et pour décerner des médailles à ceux dont les productions avaient été l’objet de rapports spéciaux. En 1848, la Société, malgré la gravité des circonstances, a également consacré à ces récompenses si bien entendues une somme de 17,483 fr. 21 c.
- Elle n’a pas voulu que les efforts tentés, que les solutions obtenues restassent sans rémunération.
- Fidèle au but de son institution, elle a continué, avec le même zèle, le même empressement, ses travaux et ses investigations, constamment profitables aux progrès de notre industrie.
- C’est dans les mêmes vues que votre conseil d’administration, voulant perpétuer le souvenir de notre belle et utile institution, a, dans la séance du 23 juin 1847, arrêté que les noms des soixante-cinq fondateurs et premiers administrateurs de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale seraient gravés sur une table de marbre blanc. Vous ne pouvez manquer de donner votre adhésion à cette décision, qui a reçu son exécution et a entraîné une dépense de 883 fr. 50 c.
- L’article relatif à la réimpression du Bulletin n’a pas reçu d’application.
- Le chapitre concernant les écoles mentionne une dépense de 810 fr., sur lesquels 210 fr. ont été consacrés à l’entretien de six élèves dans l’école de dessin et de mathématiques fondée par Bachelier, et 600 fr. ont servi à faire participer le jeune Guillot, fils d’un ancien membre de la Société, aux leçons de l’école centrale des arts et manufactures. Nous sommes heureux de pouvoir dire que le zèle et les progrès de cet élève lui ont assigné le premier rang, et promettent à l’industrie un habile ingénieur.
- troisième partie. — Fonds généraux.
- Recette. — 1* Balance de la première partie du compte.. . . 4,579 fr. 75
- 2° Retrait de fonds qui étaient déposés à la caisse des
- dépôts volontaires.......................... mémoire.
- 3° Recouvrement de l’avance faite au compte des jetons. 480 »
- Total de la recette............... 5,059 75
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- RECETTES ET DEPENSES* ; 257
- Dépense. - - 1° Balance des fonds généraux du compte de 1847, 1.358 fr . 20
- 2° Balance de la deuxième partie du compte de 1848. . 3° Droit de l’agent sur le recouvrement des 480 fr. 9,238 41
- pour distribution de jetons.. ’ *7 . 19 20
- 4° Placement à la- caisse des dépôts volontaires. . . 7,000 »
- 5° Contribution au monument élevé à feu M. d'Arcet. . " 1,000 »
- ; Total de la dépense. . . . . 18,615 81
- Balance. — La dépense étant de.. . . . . . . . 18,615 81
- Et la recette de. . ; . ‘ : : ' . . * . . . : 5,059 75
- Il y a un excédant de dépense de. . . 1 „ . - 13,556 06
- qui sera porté au compte de 1849. . ,7“ ;
- Mais, comme dans le tableau de la dépense est entrée une somme de 7,000 fr. qui fait partie de l’actif de la Société , le déficit n’est, en réalité , que de 6,556 fr. 06 c., et de 4,556 fr. 06 c. en comptant les 2,000 fr. à recouvrer pour la souscription du ministère du commerce.
- quatrième partie. — Fonds d’accroissement et de réserve.
- Vous connaissez, messieurs, l’origine de ces deux fonds. Vous savez que le fonds d’accroissement est celui qui, pour obéir à la volonté exprimée par Mme Jollivet, se forme, chaque année, du quart de la rente de 12,673 fr. par elle léguée à la Société, et que celui dit de réserve est établi au moyen du prélèvement du dixième des inscriptions acquises, comme placement de fonds généraux, et avec le revenu des mêmes arrérages.
- Ce fonds doit continuer à s’accroître jusqu’au 2e semestre de mars 1855.
- Fonds d’accroissement.
- Recette. 1° Balance du dernier compte. . ." . . . . 492 fr. 98
- 2° Quart de la rente de 12,673 fr. provenant du placement
- . v: du legs fait par Mme Jollivet. •. , . , . > 3,168 30
- 3° Arrérages des rentes déjà acquises. . . . . 6,200 »
- 4° Arrérage d’une rente achetée avec le semestre de mars. . r 176 50
- Total de la recette.. . . i . . 10,037 78
- Dépense. Article unique. Achat d’inscriptions.. ; . . . ; . 9,961 25
- Excédant de recette. . :. . r . 76 53
- •s Cet excédant sera porté au compte de 1849. Réserve provenant du dixième des arrérages. Recette. Excédant de recette du compte de 1847.. V . . 7fr. 75
- Réserve provenant du dixième des arrérages d’inscriptions. 3,258 »
- *' Total. . 3,265 75
- Dépense. Achat d’inscription. . . . . . . . • • 3,239 »
- Excédant de recette. . '. : . . * . ♦ . • 26 75
- Cet excédant de recette figurera au compte de 1849. Quarante-neuvième année. Juin 1850.
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- CONSEIL I) ADMINISTRATION.
- cinquième partie. — Fondations faites par MM. d’Argenteuil et Bapst, dont l’exécu-< tien- est confiée aux soins de la Société d’encouragement.
- 1° Legs de M. d’Argenteuil.
- Recette. . . . . . . • ' * * 2,201 fr. 35
- Dépense. . . , . , • • . 2,000 »
- Excédant de recette 0 CN 35
- L’actif de la fondation de M. d’Argenteuil se composait, à la fin de 1848, somme de 9,301 fr. 35 ; il fera partie du montant du prix à décerner en 1851. d’une
- 2° Legs de M. Bapst.
- Ce legs comprend deux fondations, l’une pour les auteurs sans fortune, l’autre destinée à favoriser les découvertes. lre fondation. — Recette. . . . . . . . * 1,739 fr. 14 Dépense. , . , . , ... 1,539 14
- Excédant de recette, , 200 »
- 2e fondation. — Recette. , . , . . . Dépense. . « , . 881 , . 86.9 36 94
- Excédant de recette. . . . 11 42
- Cette somme sera employée en recette dans le compte de 1849.
- ÉTAT DES VALEURS DE LA SOCIÉTÉ.
- chapitre 1er. — Fonds généraux.
- 1° 49,036 francs de rente 5 pour 100, savoir :
- 1° Provenant de la succession de Mme Jollivet................
- 2° Dépendant du fonds d’accroissement. . . . . .
- 3° Rente 5 pour 100 achetée sur le produit de vente des actions de la banque de France.....................................
- 4° Provenant de la réserve d’un dixième d’arrérages.. , *
- 5° Legs de M. de Praslin. .
- Total. . . .
- 12,673 fr, 6,903
- 28,875
- 545
- 40
- 49,036
- 2° La nue propriété de 300 francs de rente 5 pour 100 provenant également de Mme Jollivet;
- 3° 2,492 fr. 50 c. en valeur de dessins en réserve ;
- 4° 1,855 en valeur de gravures en réserve ;
- 5° 872 en valeur de médailles ;
- 6° 7,000 placés à la caisse des dépôts velontaires.
- 7° 480 formant l’avance faite au compte des jetons.
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- .RECETTES ET DÉPENSES.
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- • , ' Passif. - :
- . 1° 480 fr. pour complément de valeurs de médailles accordées à MM. Bonnet
- et Meyer; : •' -
- 2° 13,556 06 c., emprunt fait du compte de 1849;
- , 3° 500 montant de la souscription de la Société pour le monument à élever
- à Conté. , v ;
- Valeurs ayant me destination spéciale.
- I8 Legs d’Argenteuil. •
- : 1° Une rente 5 pour 100. . * % . ! »
- 2° Placement à la caisse des dépôts volontaires ou en caisse, applicable au prix à décerner en 1851. . . .
- 2° Legs Bapst. < -
- , 1° Une inscription de rente dè. ,. . . * ♦ • .
- 2° A reporter au compte de 1849 pour les auteurs sans fortune. 3° Une inscription de rente applicable aux découvertes..
- 4° Un encaisse de.. , ... > . . . .
- devant avoir la même destination.
- 1,830 fr. »
- 9,301 35
- 2,400 »
- 200 »
- 267 »
- 11 42
- r--- Total. . » • . . . 14,009 77
- ' Les comptes sont, comme ceux qui les ont précédés, présentés avec méthode et clarté ; ils sont accompagnés d’explications qui en rendent l’intelligence facile, et la commission des fonds, en proposant de voter des remercî-ments à M. le trésorier, se plaît à reconnaître que l’administration des intérêts financiers de la Société ne pouvait être remise en des mains plus dévouées et plus expérimentées. J î ; ' ; ! ! 1
- ‘ La commission est d’avis d’approuver les comptes des recettes et dépenses de l’exercice 1848* lesquels sont appuyés de toutes les pièces justificatives qui les concernent. r ' , . ;
- ’ Signé Vauvilliers, rapporteur.
- Rapport, fait au nom des censeurs, sur la comptabilité de M. le trésorier;
- » - - ' - par M. Jomard.
- , Messieurs, la comptabilité dont les censeurs ont aujourd’hui à vous rendre compte porte sur l’année 1848, c’est-à-dire sur une époque pleine d’embarras et de dommages pour les affaires industrielles ; heureusement la perturbation qu’ont essuyée l’industrie et le commerce ne s’est fait sentir dans aucune. des branches de vos travaux, et, comme à l’ordinaire, les censeurs n ont à vous signaler qu’un fait, qui n’a rien ici de nouveau pour personne, cest la parfaite régularité des comptes que tient * depuis vingt-deux ans,
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- CONSEIL DADMINISTRATION.
- notre trésorier M. Agasse, ayec une- sollicitude et un dévouement sans égal. La Société elle-même s’est peu ressentie de la violente secousse qui a fait trembler le sol de la France et de l’Europe ; sa correspondance au dehors a dû souffrir un peu , mais non ses travaux au dedans ; elle n’a pas voulu que les industriels fussent privés de sa protection dans un moment où ils en avaient le plus besoin, et elle leur a généreusement distribué ses prix, ses médailles, ses encouragements, sans parler d’un autre genre de secours qui n’est pas moins efficace , la publication exacte et ponctuelle de son Bulletin, qui, depuis quarante-huit ans, répand par toute la France la plus vive lumière sur l’état des arts et sur leurs progrès.
- Une somme qui n’est .pas moindre de 45,647 fr. 28 c. a été libéralement affectée à toutes ces différentes sortes d’encouragement réunies, c’est-à-dire le Bulletin, les prix,-les médailles, les expériences, les écoles, les programmes et les impressions diverses, sans parler d’autres dépenses utiles.
- La Société demande, avec raison, non-seulement qu’on lui rende un compte détaillé et même minutieux de l’emploi de ses capitaux, mais elle veut que ce compte soit rigoureusement examiné par sa commission des fonds, et ensuite que les censeurs en fassent un examen spécial, indépendamment du travail de la commission ; c’est là, messieurs, le devoir que nous venons remplir aujourd’hui.
- L’exercice de 1847 laissait à recouvrer 4,000 francs du ministère du commerce et une somme de 864 fr. due par les souscripteurs ; ces sommes forment le premier article du compte nouveau. La recette provenant des souscriptions est un peu diminuée, on n’en sera pas surpris en réfléchissant à la crise financière qui a atteint tant de familles. Tout réglé, il reste encore, sur 1847, un excédant de dépense de 8,600 fr. 10 c.; on verra bientôt qu’il est presque couvert par des ressources spéciales.
- Par une décision qui remonte au 5 mai 1845, la Société a arrêté qu’il serait mis, chaque année, en réserve le dixième des arrérages des rentes qu’elle possède ; déjà le quart du produit annuel de la donation du comte Jollivet avait été destiné à former un fonds à’accroissement, lequel doit s’augmenter pendant trente-deux ans encore , à partir d’aujourd’hui. Pour complément à ces sages mesures, vous avez arrêté, il y a cinq ans, que, dans un budget complet en recette et en dépense , toutes les prévisions seraient établies scrupuleusement, sans aucun sacrifice fâcheux pour le progrès des arts, mais aussi sans aucune prodigalité. Vous devez vous applaudir, messieurs, d’avoir adopté cette innovation, l’expérience en a sanctionné Futilité. Le compte qui vous est soumis par la commission des fonds met en présence les prévisions du budget et les recettes et dépenses effectuées ; les différences lé-
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- RECETTES ET DÉPENSES.
- gères en plus ou en moins montrent qu'on s’est peu écarté des limites prescrites , comme on en peut juger par la dépense du Bulletin , laquelle a été de 21,658 fr. 96 c., au lieu de 24,175 fr. ; différence, 483 fr. 86 c. seulement. Le plus fort écart est dans l’article des prix et médailles, qui s’est élevé à 17,483 fr. 21 c., au lieu d’une prévision de 15,000 fr. Nous regardons cette différence de 2,483 fr. 21 c. comme justifiée parfaitement et comme compensée par les avantages que procure une aussi utile publication, accompagnée , comme elle l’est, des modèles des machines et de dessins précis qui suffisent pour diriger les constructeurs.
- Au chapitre des recettes figure un à-compte sur le recouvrement des 2,400 fr. dus par l’ancienne liste civile, pour le compte des jetons en 1847; nous n’avons pas besoin d’exprimer ici le regret que l’institution des jetons ait été forcément suspendue, l’expérience ayant prononcé sur ce point.
- Une dépense particulière très-modérée, et faite une fois pour toutes, figure dans le compte de 1848 ; c’est celle de l’exécution d’une table de marbre, qui rappelle les soixante-cinq fondateurs et premiers administrateurs de la Société, en 1802. En ce moment même, messieurs, vous recevez, avec les Bulletins, l’histoire des travaux du conseil d’administration pendant cette même année de la fondation, et vous pouvez tous apprécier quel fut le zèle admirable qui animait, à cette époque, nos prédécesseurs, dont si peu vivent encore , et dont un des plus anciens, des plus plus zélés et des plus respectables , Charles de Lasteyrie, vient de nous être enlevé il y a six mois à peine. Le nom de Conté, autre illustre fondateur, figure dans le présent compte à raison d’une somme que vous avez votée pour le monument qui va s’élever à Séez.. .. ‘ '
- Il nous reste peu de mots à ajouter, c’est sur la fondation du comte d’Ar-genteuil et sur celle de M. Bapst. La première, pour la découverte la plus utile à l’industrie, donne lieu à un placement annuel à la caisse des dépôts volontaires ; la seconde, en faveur des auteurs malheureux et pour faciliter les découvertes, laisse des excédants qui sont convertis au fur et à mesure en inscriptions de rente. Le compte du trésorier présente le détail le plus circonstancié de l’état de ces deux fonds, en recette et en dépense ; il est superflu de le mettre sous vos yeux. v ,
- Le rapport de la commission des fonds vous a fait apprécier les excédants de dépense et les diminutions de ressources, notamment par la retraite de 175 souscripteurs, ou du moins par le retard de leurs versements. Nous nous joignons aux regrets de la commission et nous partageons l’espoir qu’elle a conçu d’une prochaine amélioration. Nous croyons aussi, avec elle,
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- CONSEIL d’ADMINISTRATION.
- que le passif, peu considérable d’ailleurs, sera promptement couvert, tant par l'accroissement des ressources que par une scrupuleuse économie.
- Nous vous proposons, messieurs, d’approuver le compte de votre trésorier,
- ' M. Agasse, et de lui témoigner aujourd’hui, comme toujours, la vive gratitude dont nous sommes pénétrés pour sa paternelle gestion et ses soins infatigables.
- Signé Jomard , rapporteur. MÉDAILLES D’ENCOURAGEMENT.
- La Société d’encouragement pour l’industrie nationale, dans sa séance générale du 5 juin 1850, a décerné des médailles d’encouragement aux personnes ci-après nommées, savoir :
- MÉDAILLES DE BRONZE.
- Arts mécaniques. — 1° A M. Gillet, à Paris, pour une machine à pratiquer avec précision et sans choc les mortaises des assemblages usités dans la menuiserie : nous donnerons, dans un prochain Bulletin, le rapport de M. Amé-dée Durand sur cette machine ;
- T A M. Petit, pour des étalons linéaires ou règles du meunier (voy. le rapport de M. Benoît, Bulletin de 1849, p. 385) ;
- 3° A M. Bouhon, pour un appareil dit cale à fléau, applicable aux voitures (voy. le rapport de M. Benoît, Bulletin de 1849, p. 289) ; r
- 4° A I. Mignai'd fils, pour une disposition adaptée aux charrettes, dite tuteur du limonier, propre à empêcher la chute des chevaux : nous donnerons, dans un prochain Bulletin, le rapport de M. de Lambel sur ce mécanisme ;
- Arts chimiques. — 5° AM. Grenon, pour un nouveau procédé de dorure de la porcelaine (voy. le rapport de M. Ehelmen, Bulletin de janvier 1850, p. 38);
- 6° AM. Calmus, pour sa préparation des fécules extraites des marrons d’Inde, de Y arum maculatum et de la racine de bryone ( v(yy. le rapport de M. Chevallier, Bulletin de février 1850, p. 68) ;
- 7° A M. Chérot, pour son procédé de peinture dite mixturale (voy. Bulletin de 1848, p. 115);,
- Arts économiques. — 8° A M. Filliol, pour une cuvette de lieux d’aisances, destinée à la séparation et à la désinfection des matières (voy. le rapport de M. Herpin, Bulletin d’avril 1850, p. 164) ; ; ^
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- MÉDAILLES D’ENCOURAGEMENT, *”0
- 9° AM. Tachet, pour son mode de collage et d’assemblage des bois de menuiserie et d’ébénisterie (voy. le rapport de M. Priestley, Bulletin de 1849, p. 257);
- 10° AM. Capy, pour des perfectionnements apportés par lui aux lampes a modérateur (voy. le rapport de M. Silvestre, Bulletin d’avril 1850, p. 167) ;
- 110 À M. Becker, pour son procédé propre à rendre les tissus imperméables [voy. le rapport de M. Dizé, Bulletin de 1849, p. 255).
- MÉDAILLES DARGENT. >
- Arts mécaniques. — 10 À M. Debergue, pour ses ressorts en caoutchouc, applicables aux waggons et véhicules des chemins de fer ( voy. le rapport de M. Le Châtelier, Bulletin de 1849, p. 49);
- 2° A M. Berton, pour son système d’ailes de moulins à vent perfectionnées [voy. le rapport de M. Saulnier, Bulletin de 1849, p. 99) ;
- 3° A M. Berthet, pour son système d’armures des métiers à tisser (voy. le rapport de M. Alcan, Bulletin de mars 1850, p. 109) ; .
- 4° A M. Ruff, pour sa machine à plier et métrer les étoffes [voy. le rapport de M. Alcan, Bulletin de janvier 1850, p. 25) ;
- 5° AM. Ciechanski, pour son niveau à bascule : nous donnerons, dans un prochain Bulletin, le rapport de M. Benoît sur ce niveau ;
- 6° A M. Chazallon, pour un instrument nommé marégraphe, propre à mesurer la hauteur des marées (voy. le rapport de M. Le Châtelier, Bulletin de
- 1849, p. 244);
- 7° A M. Beuviere, pour son instrument nommé planimètre sommateur, destiné à mesurer les surfaces (voy. le rapport de M. Benoit, Bulletin de mars
- 1850, p. 97); ... , , . ,
- Arts chimiques. — 8° A M. Schneider, pour son mode de traitement des pyrites pour la fabrication de l’acide sulfurique : nous donnerons, dans un prochain Bulletin, le rapport de M. Payen et le mémoire de M. Schneider sur ce procédé ;
- 9° A M. Malapert, pour la préparation des sulfates de soude et de magnésie (voy. le rapport de M. Chevallier, Bulletin de mars 1850, p. 110);
- 10° A M. Lecanu, pour son procédé propre à reconnaître certaines falsifications des farines (voy. le rapport de M. Bussy, Bulletin de 1849, p. 206);
- 11° A M. Aubergier, pour l’extraction des sucs laiteux de la laitue et du pavot (voy. le rapport de M. Chevallier, Bulletin d’avril 1850, p. 155); ;
- 12° A madame Mantois, pour ses dessins coloriés d’anatomie (voy. le rapport de M. Chevallier, Bulletin de mars 1850, p. 120);
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- CONSEIL D ADMINISTRATION.
- Arts économiques. — 13° A M. Vian, pour la préparation des conserves de christe marine (voy. le rapport de M. Trébuchet, Bulletin de 1849, p. 480);
- 14° A M. Ozouf, pour un appareil à fabriquer les eaux gazeuses (voy. le rapport de M . Silvestre, Bulletin de mai 1850, p. 205);
- 15° A M. Laas d’Aguen, pour des cartes géographiques à l’usage des aveugles (voy. le rapport de M. Jomard, Bulletin de 1849, p. 209).
- MÉDAILLES DE PLATINE.
- Arts mécaniques. — 1° A M. Hermann, pour ses machines à broyer et à pulvériser (voy. le rapport de M. Benoît, Bulletin de 1849, p. 521);
- 2° A M. Ch. Chevalier, pour un baromètre mural et un compas azimutal (voy. les rapports de M. Benoît, Bulletins de 1849, p. 564, et de février 1850, p. 58);
- 3° A M. Palmer, pour ses procédés d’emboutissage des métaux (voy. le rapport de M. Alcan, Bulletin de janvier 1850, p. 28);
- 4° A M. Himely, pour son procédé de gravure en refief (voy. le rapport de M. Amédèe Durand% Bulletin d’avril 1850, p. 150);
- Arts chimiques.— 5° A M. Paris, pour son vernis vitreux appliqué sur la tôle de fer (voy. le rapport de M. Ebelmen, Bulletin de février 1850, p. 75).
- MÉDAILLES ü’oil.
- Arts mécaniques. — 1° AM. Foucauld, pour son clavier imprimeur à l’usage des aveugles (voy. le rapport de M. Benoît, Bulletin de février 1850, p. 49);
- 2° A M. Bosche, pour des perfectionnements apportés par lui au métier à tisser de Jacquart (voy. le rapport de M. Alcan, Bulletin de mars 1850, p. 105);
- Arts chimiques. — 3° A M. Zuber, pour sa fabrication d’outremer artificiel [voy. le rapport de M. Bussy, Bulletin de 1849, p. 386).
- MÉDAILLES DÉCERNÉES AUX CONTRE-MAITRES DES ATELIERS.
- M. le président, avant de procéder à la distribution de ces médailles, a déposé sur le bureau l’exposé suivant.
- Dans la séance générale du 28 mars 1849, M. Ch. Dupin, secrétaire, s’exprimait ainsi :
- « Voici le moment d’énumérer les récompenses que nous sommes heureux « d’accorder à l’élite de la classe ouvrière, pour son excellente conduite dans « une année où la bonne conduite et même la conduite médiocre étaient « devenues si méritoires. "
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- MÉDAILLES D ’ ENCOURAGEMENT. 265
- « Dans les années précédentes, nous avons pu, comme en 1846, délivrer « en même temps jusqua cinquante médailles pour récompenser autant de « contre-maîtres qui, dans nos établissements d’industrie les plus remarqua-« blés , s’étaient distingués à la fois par leur intelligence, leur talent et leur « conduite.
- « Aujourd’hui nous n’avons pas à décerner d’aussi nombreuses récom-« penses. Beaucoup de manufacturiers et de chefs d’ateliers ont craint de si-« gnaler à l’attention publique des intermédiaires pleins de mérite , pour ne « pas exciter contre eux l’envie, la haine et tant de mauvais sentiments ex-« ploités avec un si triste zèle dans nos discordes intestines.
- « Alors même que des chefs ont réclamé la médaille en faveur de leurs « contre-maîtres, ils n’ont pas cru devoir y joindre ces détails si pleins d’in-« térêt qui font connaître les titres et chérir le caractère des concurrents.
- « Nous appelons, pour l’année prochaine, nos manufacturiers les plus « distingués, afin qu’ils justifient de leurs propositions et qu’ils n’en soient « plus avares.
- « La Société d’encouragement avait d’abord eu la pensée d’ajourner la « séance publique du second semestre de cette année ; elle a décidé que l’en-« voi des pièces justificatives serait autorisé jusqu’au 31 juin prochain pour « une seconde distribution , sans renoncer d’accorder, dès à présent, les ré-« compenses qui nous semblent suffisamment justifiées. »
- , .Dans cette séance, cinq médailles furent distribuées.
- La Société fit un appel; elle sera heureuse d’apprendre qu’il a été entendu.
- Vingt des candidats dont les droits aux récompenses avaient été ajournés ont justifié, par l’envoi de documents, leurs titres aux récompenses de la Société.
- Quarante-cinq candidats nouveaux se sont présentés; vingt-quatre ont réuni les conditions voulues par l’arrêté de la Société.
- Dans les vingt et un candidats dont les titres n’ont pas paru réunir les con- ' ditions désirées, la commission d’examen aime à signaler des services qui révèlent de la capacité, du zèle et de l’intelligence, et qui annoncent que la Société sera appelée à valider des droits à des récompenses si justement ambitionnées.
- La Société avait vu avec regret que les hommes attachés à des exploitations rurales avaient rarement pris part à ces distributions ; elle exprimait le désir que ces hommes si utiles vinssent se présenter à ces especes de concours.
- L’année dernière, cette honorable récompense a été méritée par M. Cio-quel, de l’exploitation agricole de M. Decrombecq , cultivateur et fabricant de’ sucre, à Lens (Pas-de-Calais) ; cette année, quatre candidats, voués aux:
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- CONSEIL O’ADMINISTRATIONt
- travaux de la silviculture et de l’horticulture, ont été jugés dignes de participer aux médailles de contre-maîtres.
- 1° M. Clavier ( Pierre ), contre-maître , chargé de la culture des arbres et arbrisseaux forestiers et d’ornement de la pépinière de M. Leroy fils, à Angers.
- Les connaissances en botanique qu’il a acquises pendant qu’il fut élève au jardin des plantes d’Angers l’ont toujours fait distinguer de tous ses camarades; jointes à son aptitude et à son savoir horticole , sa conduite , sa moralité ont toujours été irréprochables. M. Leroy s’empresse donc de déclarer qu’il a été d’une notable utilité dans son établissement, et qu’il y a rendu de véritables services dans la partie qu’il lui a confiée.
- La Société industrielle d’Angers a, dès 1842, apprécié le mérite de M. Clavier; d’autres témoignages de satisfaction lui ont été donnés par M. Borreau, directeur du jardin des plantes, et par M. Nant, jardinier en chef, puis par M. Palustre, botaniste de Niort, qui l’avait appelé pour l’aider dans l’organisation du jardin botanique de cette ville.
- Tous ces titres réunis en faveur du sieur Clavier (Pierre) sont une preuve de son mérite réel.
- 2° M. Lefèvre (Louis-Laurent), âgé de 70 ans, est, depuis plus de quarante ans, contre-maître des vastes pépinières créées par feu M. Mullot, d’Or-gemont, et actuellement exploitées par M. Darley-Mullot. Il en a toujours soigné et dirigé les cultures avec autant d’intelligence que de succès ; en 1836, la Société d’agriculture de Meaux lui a décerné une médaille de bronze, et la Société d’horticulture de la même ville vient de l’honorer de sa médaille d’argent.
- 3° M. Pétel, contre-maître et chef de culture de l’important établissement horticole de madame veuve Oudin, à Rouen, se distingue dans l’art de la multiplication des plantes et arbres ; ses connaissances horticoles lui ont valu de la part de la Société centrale d’horticulture de la Seine-Inférieure plusieurs récompenses honorables. En 1846, il a obtenu une médaille d’argent pour bonne culture ; en 1849, une médaille de vermeil pour travaux horticoles. M. Pétel est lettré ; il est inventeur d’un appareil à boutures, chauffé à l’eau, fonctionnant parfaitement.
- 4° M. Théodet montre beaucoup d’activité et de connaissances utiles dans les fonctions .de chef ouvrier de l’établissement bien connu de MM. Transon-Gombault et Dauvesse, pépiniéristes, à Orléans ; il a modifié et perfectionné divers procédés de multiplication.
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- MÉDAILLES I)’ENCOURAGEMENT.
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- r Travail des métaux.
- Cette industrie, dont les attributions sont si étendues, a fourni dix candidats. On y voit, avec intérêt, inscrit 1° le nom de M. Claude Barlet, employé dans la manufacture de balances à bascule de M. Béranger, à Lyon. En 1835, sortant de l’armée, où il servait comme soldat armurier, il vint dans les ateliers de M. Béranger remplacer son vieux et honorable père. Depuis cette époque, il n’a cessé de diriger les travaux avec intelligence; il conduit plus de eent ouvriers avec justice et équité.
- M. Barlet est propriétaire, à Lyon, de la maison qu’il occupe, fruit des économies de son travail.
- 2° et 3° MM. Billault et Lecœur sont contre-maîtres, le premier depuis vingt-huit ans, le second depuis vingt-six ans, dans la fabrique d’appareils de vaporisation de MM. Durenne père et fils. Ils ont toujours secondé ces honorables manufacturiers dans leurs nombreux et difficiles travaux, dans l’emploi des diverses machines spéciales de chaudronnerie ; leur zèle et leur intelligence ont contribué aux progrès de cette industrie.
- 4° Depuis seize ans, M. Blanc est attaché à la fabrique d’appareils de chauffage, d’hygiène et d’économie domestique de M. Victor Chevallier, dont les innovations et les perfectionnements ont été l’objet des récompenses de la Société d’encouragement.
- 5° M. Colin doit à son travail la place qu’il occupe dans les importants ateliers de M. Gouin, pour la construction des locomotives. Ouvrier, il suivait les cours du Conservatoire des arts et métiers; il s’est familiarisé avec les théories élémentaires de la construction des machines. Avant d’être chef d’atelier pour le montage des machines locomotives et autres, M. Colin a fait un rude apprentissage sur les chemins de fer, dans diverses usines, et partout il a recueilli les témoignages les plus honorables sur sa capacité, son zèle et son intelligence. *
- 6° M. Deher a d’abord été employé par M. Collardeau; en 1835 il entra dans l’établissement de tréfderie de M. Mignard-Billinge, à Belleville. Il trouva dans le chef de cette manufacture un appréciateur éclairé de ses talents, qui ne tarda pas de lui confier, à titre de contre-maître, une direction dans ses ateliers. M. Deher a complètement justifié ce choix par un zèle qui ne s’est point démenti et par une intelligence raisonnée des opérations de la tréfilerie.
- 7° M. Fauvel. — La Société a porté un jugement des plus favorables sur les procédés d’emboutissage des métaux de M. Palmer. Cet habile mécanicien se plaît à reconnaître qu’il a rencontré dans M. Fauvel un collaborateur aussi
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- CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- zélé qu’intelligent ; les connaissances et le caractère de M. Fauvel lui ont concilié l’estime de son chef, qui a placé en lui une confiance méritée.
- 8° M. Goulette, attaché depuis vingt-neuf ans aux ateliers de serrurerie de M. Chalumeau, n’a pas un seul instant démenti l’opinion qu’on avait conçue de son intelligence et de sa conduite. Orphelin, il se fit remarquer par son esprit d’ordre et son aptitude au travail. M. Goulette, par sa sobriété et l’ordre qu’il avait mis dans ses affaires, avait réalisé des économies, fruit d’un travail de vingt années. L’établissement qui en était dépositaire a cessé ses travaux. Après une aussi cruelle épreuve, son courage n’en est point faibli ; il recommence une carrière de labeur à la veille de la voir terminer et de jouir de l’estime qu’il avait su si bien mériter.
- 9° M. Michelot, né, en 1789, à Beaucourt (Haut-Rhin), ayant actuellement cinquante-cinq ans de service dans la maison de MM. Japy frères, entra dans leurs ateliers à l’âge de cinq ans ; il se fit remarquer de bonne heure par son intelligence, son amour du travail et par sa bonne conduite. En 1802, le fondateur de la maison Japy ayant offert, comme prix, une montre en argent à l’ouvrier qui, pendant une année, se serait le plus distingué par son activité et son travail, ce prix fut décerné à Michelot.
- En 1806, il fut nommé contre-maître des ateliers de taraudage et de tournage des vis à bois ; il occupe encore cette place aujourd’hui, à la satisfaction des chefs de l’établissement ; il a sous ses ordres plus de cent cinquante ouvriers.
- Lors de l’invasion des étrangers en 1815, la maison qu’il habitait fut incendiée par les Autrichiens; il perdit tout ce qu’il possédait, et ce n’est que par son travail et son économie qu’il est parvenu à entretenir et à élever sa famille. Ayant perdu son père de fort bonne heure, ce fut lui qui, en bon fils, entretint sa vieille mère pendant plus de quarante ans.
- 10° M. Vuitton, depuis douze ans qu’il est employé chez M. Dumery, ingénieur civil, a montré une haute intelligence dans la construction des machines ; il est, à un égal degré de perfection, tourneur, ajusteur et modeleur : les parties des machines qui offrent le plus de difficultés lui ont été confiées.
- M. Dumery, aujourd’hui membre adjoint du comité des arts mécaniques, relate les traits les plus honorables partis du cœur et du caractère de M. Vuitton, et ajoute que, si pour un industriel il y a du bonheur à rencontrer de tels hommes, si l’on est heureux d’avoir à les diriger, on se sent surtout fier d’être l’objet de leur estime et de leur affection.
- Tissus, gravure des rouleaux pour papiers peints, impression des tissus.
- 1° M. Baptiste Quéval, contre-maître de filature dans l’établissement de M. Loyer, au Houlme (Seine-Inférieure), n’a cessé de se faire remarquer par
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- les plus heureuses qualités ; d’une probité exemplaire, d’un courage infatigable , il a su se concilier l’estime de ses patrons et l’amitié de ses camarades.
- Les maires, adjoints et membres des conseils municipaux des communes de Maromme, de Bondeville, du Houlme, les habitants et ouvriers à Deville regardent Baptiste Quéval comme un modèle à citer à tous les travailleurs, tant sous le rapport de la probité que de la fidélité avec laquelle il a rempli ses devoirs envers le patron auquel il est attaché depuis quarante ans.
- 2° M. Frédéric Bochter père est contre-maitre de gravure de la maison 'La-ber, à Rixheim ( Haut-Rhin ).
- L’art de la mise sur bois et de la direction de la gravure est une des attributions les plus importantes dans la fabrication des papiers de tenture : M. Bochter y excelle ; il l’exerce depuis cinquante ans avec un succès complet.
- 3° M. Dansette (Désiré), contre-maître dans une des usines de teinturerie de M. Descat-Crouzet, à Roubaix (Nord), s’est montré, depuis 1816 qu’il appartient à cette importante manufacture, d’une grande intelligence jointe à un zèle qui ne s’est jamais démenti.
- A0 M. Mockel ( Charles-Chrétien ) occupe depuis quinze ans la place de contre-maître des imprimeurs dans la manufacture de tissus imprimés de M. L. Godefroy, à Puteaux.
- Cet établissement, qui se maintient au premier rang, possède un personnel d’ouvriers dont plusieurs ont déjà pris part aux médailles de contre-maîtres.
- ; Typographie.
- Si les industries qui ressortent de la gravure des planches et rouleaux, de la filature, de la teinture et de l’impression des tissus sont représentées par quatre contre-maîtres, la typographie offre le même nombre de candidats aux récompenses de la Société.
- 1° M. Lécrivain ( Georges ) travaille dans l’imprimerie de madame veuve Gley, à Épinal (Vosges), depuis quarante ans, dont vingt-sept comme ouvrier et treize en qualité de prote. Cette imprimerie lui doit une combinaison de tirages de deux formes d’impression sur la même forme, et l’introduction dans l’atelier de filets en cuivre pour crayonnage qui s’opère en même temps que l’impression.
- 2° M. Bramet. Depuis dix ans que M. Bramet est chez M. Paul Dupont, cet imprimeur n’a eu qu’à se louer de son zèle et de son activité, qui ont pu suffire à la direction de ses ateliers, quoique depuis cette époque ils aient doublé d’importance. ,
- « M. Bramet, dit M. Dupont, m’a aussi puissamment secondé pour fini-
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- « pression de travaux de luxe qui ont figuré à l’exposition et que le jury a « cru devoir récompenser en m’accordant la médaille d’or, en même temps « qu’il décernait à M. Bramet une mention honorable.
- « M. Bramet mérite surtout des éloges pour la bonne direction morale « qu’il a su donner à mes ateliers, qui, par ses soins, ne sont composés au-« jourd’hui que d’ouvriers laborieux et intelligents et d’une conduite irré-« prochable. »
- 3° Le même imprimeur a signalé à l’attention de la Société M. Henri-Julien Maréchal, ouvrier compositeur employé chez lui depuis plus de sept ans, qui a su, autant par sa capacité que par une conduite exempte de tout reproche, mériter à un haut degré la confiance , et auquel sont dus de grands progrès dans l’imprimerie.
- Comme M. Bramet, M. Maréchal a obtenu une mention honorable à la suite de l’exposition de 1849 pour les travaux dont M. Dupont vient de parler.
- L’œuvre typographique sorti des presses de M. Paul Dupont est publié sous le titre à’Essais pratiques d’imprimerie et forme un volume in-4°.
- 4° M. Monpied [Augustin), prote d’imprimerie depuis plus de quinze ans chez MM. Penaud frères.
- C’est un administrateur intelligent et actif qui a apporté dans sa gérance les modifications les plus utiles tant sous le rapport de l’économie que sous celui du produit.
- Il possède les connaissances typographiques les plus étendues, et ses études pour les progrès de son art sont appréciées de tous ses collègues.
- C’est dans cette imprimerie que M. Monpied a exécuté, avec des filets typographiques , la reproduction de Y Enlèvement de Pandore de Flaxman, et le groupe de Canova, VAmour et Psyché.
- Dans plusieurs ouvrages imprimés, il a fait l’application de son travail, notamment dans le Journal de chimie pour f appareil de Marsh, et dans les Œuvres de Chateaubriand pour les hiéroglyphes.
- D’une ponctualité irréprochable, sa sollicitude et sa justice envers les ouvriers qui sont sous ses ordres font qu’il en est plutôt le père que le chef.
- Produits chimiques, préparation du caoutchouc, savons et verreries.
- 1° M. Durepaire [François). Les travaux de M. Perroncel sur le caoutchouc et ses diverses préparations ont mérité à leur auteur une médaille à la dernière exposition des produits de l’industrie. M. Durepaire, comme contremaître , dirige avec intelligence une partie de cette fabrication si digne d’intérêt.
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- 2° M. Êagot (François), aujourd’hui membre du conseil des prud’hommes, est entré dans la fabrique de savons de M. Decroos en 1814. M. Oger, président du conseil des prud’hommes (produits chimiques) et successeur de M. Decroos3 fait des travaux de M. Bagot un éloge mérité.
- 3° M. Bertiam (Jean-Baptiste), chef ouvrier dans les verreries de Quiquen-grogne (Aisne ), exerce, dans ses moments de loisir, son intelligence à perfectionner les outils qui servent à la fabrication des bouteilles destinées aux vins mousseux ; il a introduit des lames dans les fers à pitons qui font simultanément les embouchures, bagues, bissotages des bouteilles. Ces fers à pitons rendent l’action du fer plus flexible et plus douce, et fatiguent moins l’ouvrier. Le piquage des bouteilles s’est fait jusqu’ici avec un fer que l’on nomme la moulette, parce qu’on s’en sert pour repousser le fond de la bouteille qui fait le piquage.
- M. Bertiaux a fabriqué un moule dans lequel le piquage se trouve moulé spontanément ; il en résulte que toutes les bouteilles sont droites, tous les piquages égaux, les contenances égales. ; ,
- 4° M. Houot (Joseph ). Après avoir appris à lire et à écrire à l’école du village, M. Houot est venu travailler dans la papeterie de M. Morel, à Arches (Vosges), et il s’est élevé de lui-même par ses propres réflexions et la lecture d’ouvrages spéciaux, à la hauteur d’un habile ouvrier mécanicien. :
- Il y a neuf années, M. Morel, voulant faire un changement notable à son usine et y substituer le système des cylindres à celui des moulins à maillet, chargea M. Houot de cette importante amélioration. L’usine avait sept roues à eau, et les machines fournissaient des matières à trois cuves à papier; après avoir mesuré et calculé le débit du cours d’eau , il construisit deux roues hydrauliques avec les dimensions convenables, et, par l’effet d’heureuses modifications dans le mécanisme intérieur de l’usine , la même force motrice met aujourd’hui en mouvement des cylindres qui fournissent des matières à cinq cuves à papier.
- Depuis vingt-huit ans, M. Houot est employé dans les usines d’Arches, dirigeant, selon les circonstances, un chantier d’ouvriers mécaniciens ou de charpentiers. ; -
- 5° M. Droguet (Louis-François).
- M. Gaillard fils aîné, exploitant les carrières de meules, à la Ferté-sous-Jouarre, donne sur les ouvriers attachés à l’exploitation de la pierre meulière des renseignements qui font vivement désirer leur amélioration morale.
- Plus que dans toute autre industrie, ces travailleurs ont besoin de conseils et d’exemples, parce que de tout temps ils ont été abandonnés à eux-mêmes et sans éducation; leur instinct a été leur seul guide. «
- Ce serait donc un progrès, à travers cet abandon, que de récompenser pu-
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- bliquement les quelques hommes qui se distinguent par leur conduite et par leur intelligence.
- M. Gaillard avait signalé trois de ses ouvriers.
- Le conseil d’administration, en s’associant aux vues exprimées par M. Gaillard, ne peut, dès à présent, que décerner une médaille à celui d’entre eux qui réunit les conditions de l’arrêté.
- C’est M. Droguet, contre-maître depuis cinq ans, travaillant dans cette maison depuis douze ans.
- M. Droguety qui possède les connaissances nécessaires pour comprendre et exécuter tous les plans relatifs à cette industrie, dirige fermement et avec justice.
- Le conseil d’administration s’est réservé le soin d’examiner ce qu’il serait utile de faire pour seconder les vues de bien public de M. Gaillard.
- 6° M. Chemin (Louis-Gustave), dans l’état de layetier-emballeur. Ce contre-maître a été, pour M. Cotel, un aide intelligent. Le système d’emballage imaginé par M. Cotel a été jugé digne d’une médaille d’argent de la Société.
- 7° M. Baptiste, ouvrier cordonnier.
- La Société d’agriculture du Puy-de-Dôme a appelé toute la bienveillance, tout l’intérêt de la Société d’encouragement sur M. Baptiste, ouvrier cordonnier à Clermont, qui s’est fait depuis longtemps remarquer par son travail, sa bonne conduite, et le dévouement intelligent avec lequel il a organisé une Société de secours mutuels pour les ouvriers de sa profession.
- M. Baptiste est simple ouvrier cordonnier ; il a travaillé, pendant sept années consécutives, chez le même patron, M. Lageat, maître bottier.
- La tenue privée de M. Baptiste est exemplaire ; sa conduite et son dévouement en faveur de sa corporation sont dignes des plus grands éloges.
- M. le préfet du Puy-de-Dôme, qui a prêté , dans cette circonstance, son intermédiaire à la Société d’agriculture, joint ses instances à celles de cette Société.
- M. Burdin, correspondant de l’Institut de France, ingénieur en chef des mines, qui a pu apprécier la conduite de M. Baptiste, ajoute qu’il importe beaucoup d’encourager le zèle et le dévouement de tels hommes, qui, se conciliant l’estime et la confiance de leurs semblables d’abord, font ensuite profiter leur localité de l’excellente réputation qu’ils se sont acquise.
- Le conseil d’administration a accueilli, avec bonheur, le vœu de la Société d’agriculture du Puy-de-Dôme.
- 8° M. Daupley (Armand).
- M. Devinck, président du tribunal de commerce, en demandant que la Société d’encouragement se fasse rendre compte d’une machine à presser, pe-
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- ser et dresser le chocolat, n’a pas laissé ignorer au conseil d’administration que, pour l’invention et la confection de cette machine, il a eu recours à ses ouvriers, et qu’il n’aurait pas probablement pu y parvenir, sans l’idée très-ingénieuse de l’un d’eux, M. Armand Daupley.
- M. Devinck, dans la loyauté qui le caractérise, a signalé cet ouvrier à la bienveillance de la Société d’encouragement.
- M.Daupley est non-seulement un ouvrier intelligent, ingénieux, dévoué, mais encore un bon citoyen.
- Contre-maîtres et chefs ouvriers boulangers.
- L’année dernière, le syndicat de la boulangerie de Paris avait appuyé avec instance les demandes adressées par plusieurs boulangers en faveur de contremaîtres boulangers et chefs ouvriers, dont les années de service , la conduite et l’intelligence satisfaisaient aux conditions exigées par l’arrété de la Société.
- Le conseil d’administration a reconnu la validité des droits acquis ; il espère que ces récompenses exciteront une émulation désirable. Il suffira de faire connaître les noms, les années de service de ces contre-maîtres et chefs ouvriers, et les établissements dans lesquels ils se sont fait remarquer par leur conduite.
- 1“ Ber tant s (Jacques-Louis), pendant 27 ans, chez M. Talonge ;
- 2“ Bon (Martin), 8 M. Hotrinal;
- 3° Cureau ( Alexandre ), 8 M. feston ;
- 4° Desbrosses (Jean-Jacques), 40 h la boulangerie de l’ad-
- ministration des Invalides;
- 5° Joannès (Jean-Ètienne), 13 M. Le foulon;
- 6“ Lanchantin (Aubert), 8 M. Philippot;
- 7° Loiseau (Laurent), 8 M. Chardon;
- 8° Luton (Léopold), 8 M. Fournier;
- 9° Maldan ( Antide), 14 M. Menuet;
- 10° Marchand (André), 7 M. Hotrinal;
- 11° Marie (Pierre-Constant), 15 M. Baron aîné ;
- 12* Périer (Pierre), 9 M“e P Vollct;
- 13* Viau (Jacques), 7 M. Aufray;
- 14° Mme Zégère (Armande-Rosalie), 30 M. Berger.
- La Société d’encouragement a réclamé du patriotisme des sociétés d'agriculture et d’industrie, des chambres de commerce et des chambres consultatives des arts et manufactures un concours qu’elles ont donné avec le plus vif empressement.
- La Société leur en témoigne toute sa reconnaissance.
- Quarante-neuvième année. Juin 1850.
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- CONSEIL D’ADMINISTRATION,
- Liste, par ordre alphabétique, de MM. les contre-maîtres qui ont été jugés dignes de recevoir des médailles d’encouragement.
- t/2 « O r3 § 1 NOMS ET PRÉNOMS. ANNÉES I de service, d ÉTABLISSEMENTS auxquels ils appartiennent.
- X MM. Bagot (François) 36 MM. Oger, fabricant de savon, à Paris.
- 2 Baptiste ( Jean) 7 Lageat, maître bottier, à Clermont (Puy-
- 3 Barlet ( Claude ) - - • 4 de-Dôme). Béranger, manufacturier pour les instru-
- 4 Bertauts (Jacques-Louis) 27 ments de pesage, à Lyon ( Rhône ). Talonge, boulanger, à Paris.
- 5 Bertiaüx ( Jean-Baptiste ) Aux verreries de Quiquen grogne (Aisne).
- 6 Billaut ( Louis-Charles-Etienne ). . . . 28 Durenne, fabricant de chaudières à va-
- 7 Blanc ( Martin ) 8 peur, à Paris. Victor Chevalier, manufacturier, à Paris.
- 8 Bochter ( Frédéric ). 5o Zuber, manufacturier, à Rixheim ( Haut-
- 9 Bon ( Mathurin ) Rhin ). Hotrinal, boulanger, à Paris.
- IO Bramet xo Dupont ( P. ), imprimeur, à Paris.
- 11 Chemin ( Charles-Louis ) Cotel, layetier-emballeur, à Paris.
- 12 Clavier ( Pierre ) 7 André Leroy, pépiniériste, à Angers
- i3 Collin (Nicolas) 8 ( Maine-et-Loire ). E. Gouin, ingénieur-constructeur de ma-
- 4 Cureau ( Alexandre-François ) 8 chines à vapeur, à Paris. Teston, boulanger, à Pai’is.
- i5 Dansette ( Désiré ) 23 Descat-Crouzet, manufacturier, à Rou-
- 16 Daupley ( Armand )..... 10 baix ( Nord ). Devinck, fabricant de chocolat, à Pai’is.
- ll Deher ( Chai’les ) 7 Mignard-Billinge, manufacturier, à Bel-
- x8 Desbrosses (Jean-Jacques) 4o leville ( Seine ). Boulangerie de l’administration des In-
- ‘9 Droguet ( Louis-François ) 5 valides. Gaillard, exploitation de meules à mou-
- 20 Durepaire ( François ) 10 dre, à laFerté-sous-Jouarre. Perroncel, fabrication de caoutchouc vul-
- 21 7 canisé, à Paris. Palmer, étirage et emboutissage des mé-
- 22 29 taux, à Paris, Chalumeau, entrepreneur de serrurerie,
- 23 Hoüot ( Joseph ) 28 à Paris. Morel, papeterie, à Arches ( Vosges ). 1
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- •f* • t > CONCOURS. ;f75
- C/ï •> o d> t- -S "S £ O g . NOMS ET PRÉNOMS. ; r :a;j, ANNÉES de service. 1 ÉTABLISSEMENTS :ff?-4’ ' auxquels ils appartiennent.
- MM. ’ ’.V-V'" ..4 mm. V:'”"
- 2,4 Joannès ( Jean-Étienne ). . . . . . . (. i3 Lefoulon, boulanger, à Paris.
- 25 Lanchantin (Hubert ). . . .... . . 8 Philippot, boulanger, à Paris. r
- 26 Lecoeür ( Sébastien ). . . . . . :. •* 26 Durenne, fabricants de chaudières à vapeur, à Paris.
- 27 Lécrivain (Georges). . .... * . • • 4° Ve Gley, imprimerie, à Épinal ( Vosges).
- 28 Lefèvre ( Louis-Laurent )..;.. • • ., ?. 40 Darley-Mullot, pépiniériste, à Orgemont.
- 29 Loiseau ( Laurent ). .. . . • . 8 Chardon, boulangerie, à Paris.
- 3o Ldton ( Léopold ) 8 Fournier., boulangerie, à Paris.
- 3i Maldan ( Àntide ) *4 Menuet, boulangerie, à Paris.
- 32 Marchand ( André ). .;. :. ". . . . '. / . 7 Hotrinal, boulangerie, à Paris.
- 33 Maréchal ( Henri- Julien ) 7 Paul Dupont, imprimerie, à Paris.
- 34 Marie ( Pierre-Constant ). ... ., .. y ,. i5 Baron aîné, boulangerie, à Paris.
- 35 Michelot (Jean-Jacques ). . .. . . A * 43 Japy, manufacturier, à Beaucourt (Haut-Rhin ).
- 36 Mockel ( Charles ). . , . . . . . . . . i5 Godefroy, manufacturier, à Puteaux
- ( Seine ).
- 37 38 Monpied ( Augustin ). I . . . i5 Penaud frères, imprimerie, à Paris.
- Péiuer ( Pierre ) 9 Ve Vollet, boulangerie, à Paris.
- 39 Pétel ( Prosper ).. .: . * . .yi . • • • 6 Ve Audin, pépiniériste, à Rouen ( Seine-
- Inférieure).
- 4° Quéval ( Baptiste). . . , . . .. . •, . 33 Loyer, manufacturier, à Deville ( Seine-
- Inférieure ).
- 4' Théodet ( Jean-Baptiste).. ...... >4 Transon-Gomhaull et Dauuesse, pépiniéristes, à Orléans ( Loiret).
- 42 Yiau ( Jacques )>•>.<. • t' A-;» V y . *<,. 7 Aufray, boulangerie, à Paris. :
- 43 Vuitton (Louis-Joseph-Victor). »... •. *9 Dumery, ingénieur civil, constructeur de machines, à Paris. ,
- 44 u Mme Zégère ( Armande-Rosalie ). . ... 3o Berger, boulangerie, à Paris.
- 'n:' : Î> «••' ' CONCOURS. S -
- Rapport sur le concours pour la multiplication en grand des sangsues; par
- : • ï4’-- C'.—:-1.; M. Huzard. ' rh;*'v
- Quatre personnes ont répondu au nouvel appel que la Société a fait pour la multiplication en grand des sangsues, . v ^ u n .p_ :
- La première est M. Hazard jeune, dlàngoulême; il croit avoir remporté le prix. Il a, dit-il, fait multiplier les sangsues dans des bassins de sa création,
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- CONSEIL p’aDMINISTRATION.
- dans une propriété sise commune de Busserolles, canton de Bussière-Badil (Dordogne) ; il envoie, à l’appui de son dire, 1° un certificat du médecin du canton, certificat duquel il résulte que le médecin s’est assuré par lui-même que les sangsues multiplièrent dans les bassins de M. Hasard; 2° un autre certificat du maire de la commune attestant le même fait ; 3° enfin un rapport fait à la Société d’agriculture, arts et commerce de la Charente à ce sujet, rapport qui a valu à M. Hasard, de la part de cette Société, une médaille d’argent.
- Les deux premiers certificats disent que les sangsues multiplient dans les bassins de M. Hasard, et voilà tout. Le rapport fait à la Société de la Charente est donc la principale pièce à l’appui des prétentions du concurrent. Voyons ce que dit ce rapport.
- Après une description un peu poétique du lieu où sont les bassins de M. Hasard, le rapporteur ajoute :
- C’est à ces sources que les sangsues prirent naturellement domicile avant que M. Hasard n’eût songé à leur donner les soins hospitaliers qu’il leur prodigue depuis bientôt quatre ans.
- Comme vous voyez, messieurs, déjà les sangsues étaient dans la localité ; c’est au moins ce qu’on doit conclure de la phrase ci-dessus.
- Plus loin, le rapporteur ajoute :
- Ce renouvellement d’eau rend leur séjour (celui des sangsues dans les bassins) fort sain, et en favorise peut-être la propagation, dont nous avons cru voir la preuve dans Yapparence d’un grand nombre de petites sangsues et dans la bonne exposition des bassins , etc.
- Voilà tout ce que dit le rapport relativement à la multiplication des sangsues dans les bassins de M. Hasard jeune. M. Hazard jeune est donc bien loin de réunir les conditions voulues par le programme.
- La seconde personne qui s’est présentée au concours est le rapporteur même de la commission qui a visité les bassins du concurrent dont il vient , d’être question.
- C’est M. Bonniceau, médecin à Angoulême. Ce concurrent, dans une lettre, annonce qu’il a un moyen de multiplier les sangsues, moyen qui permettrait de se passer même des anciens étangs ; ceux-ci ne serviraient momentanément qu’à donner les reproducteurs dont il a besoin pour son moyen. On pourrait même ensuite, ajoute M. Bonniceau, rendre à la culture ces étangs. Sa lettre est du 2 décembre 18L7. Depuis ce moment, la Société n’a plus entendu parler de M. Bonniceau. Ce concurrent est donc encore, moins que le premier, en mesure de concourir au prix.
- Le troisième est le Dr Ebrard, médecin de l’hospice de la Charité de Bourg.
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- concours.; - 277
- M. Ebrard, dès 1846, a adressé à la Société un mémoire manuscrit intitulé, Mémoire sur les sangsues considérées au point de vue de l’économie médicale. Postérieurement, en 1848, il a envoyé trois nouvelles copies de ce mémoire. Une est manuscrite, les deux autres imprimées, mais sans nom d’auteur ; enfin récemment, sur un nouveau titre imprimé, M. Ebrard a mis son nom.
- Ce mémoire mérite de vous être signalé.
- Dans l’avant - propos se trouvent les raisons qui ont motivé les travaux de l’auteur.
- Dans beaucoup de cas, dit-il, l’application des sangsues est préférable à la saignée par la lancette ; leur emploi est donc un moyen chirurgical qu’il faut conserver : malheureusement elles sont devenues si chères, que les classes pauvres ne peuvent plus les employer. Les rendre moins chères en les multipliant , et en faisant servir la même sangsue à plusieurs succions, est donc un service à rendre , et c’est pour marcher vers ce but tant recherché par la Société d’encouragement pour l’industrie nationale que l’auteur a publié son travail ; il l’a dédié à la Société.
- Dans une première partie, il s’agit de l’histoire naturelle des sangsues sous le rapport seulement des circonstances propres à leur multiplication.
- M. Ebrard donne, à cet égard, des notions positives : elles dérivent principalement de ce qui se passe dans les étangs à sangsues de la Bresse. Ainsi il n’est pas besoin que les étangs soient grands ; de petits étangs nourrissent ces animaux aussi bien que les autres. Les étangs qui en fournissent le plus ne sont pas profonds, leurs bords sont en pente très-douce ; ils renferment beaucoup de végétaux. Le fond n’en est pas tourbeux, il est de terre blanche (1). Ces étangs ne sont pas exposés à des crues d’eau en été, au mois d’août surtout ; ils ne sont pas traversés par des courants d’eau. On ne les laisse pas à sec pendant deux années consécutives, ou bien alors une partie de leur surface reste toujours couverte d’eau. Le bétail va pâturer dans ces étangs.
- Les plantes qu’on trouve dans les étangs à sangsues les plus riches sont poa fluitans, alisma plantago, sagittaria sagittifolia, juncus uliginosus, potamo-getum natans, scirpus palustris, villarsia nymphoides, peplis portula, ranun-culus aquatilis, spargonium ramosum, ranunculus flammula, gratiola offici-nalis. Cette liste commence par la plante qui se trouve en plus grand nombre, et finit par celle qui est la moins commune.
- L’auteur explique les raisons qui font que les sangsues se plaisent davantage dans les étangs dont il vient d’être question. Les sangsues aiment la chaleur; donc les étangs ne doivent pas être profonds. Les sangsues font leurs
- (1) C’est, suivant M. Puvis, le diluvium des géologues. ( Traité des étangs de la Dombes. )
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- cocons en été, et elles placent ces cocons au niveau de l’eau, au pied et entre les touffes d’herbes aquatiques ; et, comme les germes périssent s’ils sont couverts d’eau, il ne faut pas que des crues d’eau viennent couvrir les cocons. Les sangsues se nourrissent peut-être du suc de certaines plantes, ou peut-être ces plantes nourrissent ou servent à abriter des animaux dont les sangsues se nourrissent ; il faut donc que ces plantes se trouvent dans les étangs, etc., etc.
- J’ai rapporté ces quelques faits et les explications qui les accompagnent, pour faire voir que certaines données que j’ai consignées dans mes notices sur les sangsues ne sont pas absolues, si tant est qu’elles ne sont pas fautives. L’ouvrage de Al, Ebrard est donc, sous ce rapport, bon déjà, en rectifiant des faits ou des erreurs; il l’est encore sous beaucoup d’autres. Il est surtout utile, en ce qu’il paraît démontrer que les sangsues sont beaucoup plus productives qu’on ne le croit. L’auteur y dit qu’il y a tout lieu de penser qu’elles font des cocons deux fois par an, au commencement et à la fin de l’été; il donne comme certain, d’après ses expériences, que, contrairement à f opinion quelles ne font qu’un cocon, elles en font, au contraire, chaque fois, plusieurs, jusqu’à cinq et six, et que ces cocons contiennent depuis six jusqu’à vingt germes, qui donnent naissance à autant de sangsues. Il donne comme probable la double pose annuelle des sangsues (1), parce qu’il a vu dans le même étang des filets tout récents au commencement de l’été, et de nouveaux filets aussi tout récents à la fin de l’été; parce que des sangsues qui, dans les premiers jours de juillet 1846, avaient , sous ses yeux, fait des cocons, en ont encore fait, en 1847, au commencement de septembre, après avoir servi à une succion. Ses expériences de multiplication étaient faites dans des bocaux contenant de l’argile aux deux tiers , et de la mousse par-dessus l’argile. C’était le plus souvent entre l’argile et la mousse que les cocons étaient formés.
- A l’appui de l’opinion de la facilité de la multiplication des sangsues, là où elles se plaisent, il rappelle que quelques étangs, qu’on met à sec pour les cultiver pendant une année, se repeuplent de sangsues rapidement ; que même des étangs qu’on cultive deux années de suite se repeuplent aussi, pourvu que quelques partiçs soient restées couvertes d’eau, et tout cela malgré une pêche désordonnée, destructive. Il est donc porté à attribuer la diminution du nombre des sangsues et la disparition complète de ces animaux dans quelques étangs, à cette pêche intempestive, sans règle aucune, bien plus qu’au peu de fécondité des animaux. Il croit, d’après ses observations et d’après ses
- (i) C’est ainsi qu’il appelle la formation des cocons,
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- expériences en petit sur la multiplication, qu'on peut trouver un avantage pécuniaire à exploiter en sangsues des étangs qu’on exploite en poissons et en culture. Le bénéfice résultant des poissons ne serait pas moindre très-probablement, puisque les étangs les plus poissonneux sont aussi les plus productifs en sangsues ; le produit donné par le croit des sangsues serait,- d’après les calculs de M. Ebrard, encore bien supérieur à celui du croît des poissons et viendrait s’y ajouter. ... • p,.,.-. a
- Un fait vient encore à l’appui de la possibilité et probablement de l’avantage qu’il y aurait à s’occuper, dans des étangs soit naturels, soit artificiels même, de la production en grand des sangsues ; c’est que des étangs ou marais qui, dans la Bresse, n’en avaient jamais produit en produisent actuellement, soit qu’on y ait placé exprès des producteurs , soit que des sangsues y aient été jetées accidentellement, comme il paraît que cela a eu lieu dans un marais situé à Serrières, où l’on a trouvé de ces animaux, depuis que des marchands de sangsues de la Hongrie ont lavé dans ce marais leurs sangsues malades et y ont laissé celles dont ils n’espéraient pas la guérison. r ;
- M. Ebrard a voulu faire des expériences en grand. Il a voulu réunir, à cette fin, en association les propriétaires en commun de quelque étang.; mais la difficulté d’accorder entre eux ces propriétaires ne lui a pas permis, jusqu’à présent, d’arriver à ce résultat. .
- Vous me pardonnerez d’avoir été si long dans l’analyse que j’ai faite d’un des articles de l’ouvrage ; j’ai voulu vous faire voir la manière dont l’auteur avait traité le sujet ; j’ajouterai que tout l’ouvrage repose sur des faits recueillis aux meilleures sources, et qu’il paraît rédigé dans le but de ne donner que des notions positives qui ne puissent , sous aucun rapport, induire le lecteur en erreur. Pour ne pas abuser de vos moments, je ne vous donnerai plus qu’une simple énumération des autres matières contenues dans l’ouvrage^
- La première partie traite, ai-je dit, de l’histoire naturelle des sangsues ; elle comprend l’indication de leurs variétés économiques, de la variété surtout qui est la plus rustique dans la Bresse ; elle traite de la longévité, de l’accroissement, de la reproduction, de la nutrition, des ennemis des sangsues ; des lieux qu’elles habitent, de ceux qui leur sont le plus favorables; de la pêche, du commerce ; de leur multiplication en captivité, des profits, qu’on pourrait tirer d’un élevage en grand, et enfin des lois à faire sur la pêche.et le commerce des sangsues, - d n-o vô , ; * = -
- La seconde partie traite du dégorgement artificiel des sangsues qui ont déjà servi, des diverses méthodes qu’on a pratiquées à ce sujet, et il indique celle qui lui a paru préférable. C’est après avoir employé lui-me me ces. diverses méthodes qu’il en parle ; c’est donc un travail basé tout à fait sur son expé-
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- rience propre. La méthode qu’il pratique est la pression d’arrière en avant, après avoir immergé les sangsues gorgées dans de l’eau et du vin ; c’est la même méthode, mais modifiée légèrement, comme on voit, que celle de MM. Bottchardat et Soubeiran. Il termine par un tableau montrant les conditions et les résultats de deux expériences qu’il a faites pour le dégorgement de vingt-huit sangsues, suivant différentes méthodes. Les conclusions du chapitre sont le résumé d’un grand nombre d’expériences du même genre et dont les résultats ont été constatés de la manière indiquée au tableau : ce résultat est que la même sangsue peut faire fructueusement un assez grand nombre de succions.
- La troisième partie est relative à la conservation domestique des sangsues, c’est-à-dire à leur conservation dans des vases et à la maison. C’est toujours d’après son expérience qu’il parle. Contrairement à quelques expérimentateurs, il conseille le renouvellement fréquent de l’eau, tous les deux jours en été, tous les cinq jours en hiver. Il s’étend longuement sur toutes les précautions à prendre à ce sujet, et particulièrement sur les mauvaises méthodes à éviter. Quant à la conservation en grand, il ne l’a pas pratiquée par lui-même ; il rapporte ce qui a été fait par d’autres que lui.
- Une quatrième partie traite de la bonne manière d’appliquer les sangsues.
- Enfin une addition parle de la formation des cocons. Dans cette partie , l’auteur donne des détails tout à fait nouveaux, pour moi du moins, sur ce travail d’enfantement de la sangsue. Voici en peu de mots comment, selon l’auteur, le travail se fait :
- La sangsue hermaphrodite , comme on sait, après avoir été fécondée par une autre sangsue et avoir fécondé cette autre sangsue au moyen d’un double accouplement, fait son cocon sur la terre, dans un petit enfoncement, entre des brins d’herbe ou bien dans la terre, à quelques centimètres de profondeur, de la manière suivante : elle forme une petite galerie dans la terre humide ; au bout de la galerie, la sangsue, en laissant la partie postérieure de son corps dans la galerie, forme , en agitant sa partie antérieure, une cavité ovoïde, qu’elle semble tapisser avec de la matière qu’elle prend à l’orifice vaginal. Quand la cavité, à ce qu’on peut croire, est disposée comme l’instinct de la sangsue la porte à le faire, sa tête n’exécute plus qu’un mouvement d’avant en arrière, de haut en bas, vers l’orifice vaginal. Pendant ce travail, le liquide de l’orifice vaginal se répand autour de la sangsue et finit par l’envelopper ; alors un nouvel ordre de phénomènes se produit. La sangsue reste en repos, et de deux orifices placés sur son dos, orifices dont les naturalistes n’avaient pas encore reconnu l’usage, il sort un liquide clair et visqueux qui
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- Se répand et se coagule autour de la partie antérieure de la sangsue, là où se trouvent les organes génitaux. Ce liquide produit un tuyau membraneux. Ce n’est point une hypothèse, dit M. Ebrard, je l’ai vu, et il dit comment il l’a vu, etc. Ce tuyau, qui enveloppe les organes génitaux, est long de 2 centimètres et resserré à ses extrémités ; il est comme un corset qui enveloppe cette partie du corps. Cette partie, ainsi enveloppée, se resserre et se dilate alternativement : l’ouverture postérieure du tuyau suit le mouvement de dilatation et de resserrement ; tout à coup un liquide brun rougeâtre s’infiltre dans ce tuyau, la sangsue retire alors sa tête en dedans du tuyau, puis en dehors par l’orifice postérieur : les orifices se resserrent alors et le cocon est formé.
- Mais c’est dans l’ouvrage même qu’il faut suivre tous les détails de cette formation.
- Comme on le voit par cette courte analyse, l’histoire naturelle de la sangsue, sa génération du moins, devra à M. Ebrard la découverte de quelques-uns des mystères qui l’accompagnent. Cette découverte vient confirmer cette assertion de la nécessité de la parfaite tranquillité dont les sangsues doivent jouir dans le moment de la formation des cocons, et motive la mesure législative de la prohibition de la pêche des sangsues dans les mois de juin, juillet, août et septembre ; elle motive le conseil que donne M. Ebrard de former, dans les étangs traversés par des cours d’eau où l’on veut élever des sangsues, un cours d’eau de ceinture pour que, dans l’été, l’eau de l’étang ne soit pas agitée et surtout ne soit pas exhaussée.
- L’ouvrage de M. Ebrard est celui d’un homme consciencieux, d’un très-bon observateur, d’un expérimentateur intelligent. Son ouvrage sera consulté avec fruit ; il engagera probablement à renouveler les tentatives de la multiplication en grand des sangsues.
- Nous croyons donc que, sans avoir remporté le prix, puisque le programme demande qu’on ait pratiqué en grand la multiplication des sangsues, M. Ebrard a droit à une des médailles que le programme indique pour les concurrents dont les travaux auront servi à l’avancement de la solution de la question. Nous avons l’honneur, en conséquence, de vous proposer de voter à l’auteur une médaille de 500 fr.
- Il me reste à vous parler du quatrième concurrent ; voici comment il se présente :
- Dans le travail de M. Ebrard, on trouve que M. Micholett cultivateur, commune de Dompierre, arrondissement de Bourg (Ain), a, dans l’année 1838, jeté dans un grenouillât de 20 et quelques ares, qui n’avait jamais produit de sangsues, une soixantaine de grosses sangsues; que ces animaux y ont si bien multiplié , qu’à partir de 1843 M. Micholet a commencé à en livrer au com-
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- merce, et que, depuis cette époque* M. Micholet n’a cessé d’en vendre aux pharmaciens.
- Cette assertion de M. Ebrard est imprimée dans le travail dont je viens d’avoir l’honneur de yous rendre compte. M. Ebrard a pensé probablement que la tentative de M. Micholet rentrait dans le concours, et il a joint aux pièces qu’il a envoyées à la Société un certificat du maire de Dompierre, qui dit qu’il est de notoriété publique que M. Micholet a en effet, en 1838, jeté de grosses sangsues dans son grenouillât, et que c’est depuis cette époque qu’il a trouvé des sangsues dans ce bassin naturel, et qu’à partir de 1843 il a commencé à en vendre aux pharmaciens de Bourg ; que ces ventes s’élevaient, à la fin de 4845, à plusieurs milliers. Le certificat est du 19 novembre 1846.
- Le sieur Micholet, certainement, messieurs, ne s’est pas mis dans la position de faire constater d’une manière authentique les faits dont il vient d’être question. L’état de son grenouillât n’a pas été constaté avant F expérience ; on n’a point relaté le jour où les sangsues ont été jetées dans ce grenouillât et ce qui s’est passé jusqu’au moment de la vente. Ces ventes ne sont pas justifiées. Le certificat du maire dit bien que MM. Bichel et Tiersot, pharmaciens de Bourg, ont donné eux-mêmes des certificats desquels il résulte qu’ils ont acheté des sangsues à M. Micholet; mais tout cela n’est point régulier et n’est pas suffisant pour la Société.
- Cependant il paraît établi que le sieur Micholet a réussi dans une tentative de multiplication des sangsues, dans une petite pièce d’eau qu’il possède à Dompierre ; il est certain qu’il a livré au commerce un nombre assez considérable de sangsues, et qu’il a prouvé, par cette tentative, que la multiplication de ces animaux est possible dans des pièces d’eau qui n’en avaient pas encore produit : il a donc agi dans le sens du concours.
- Par ces considérations, je pense que la Société peut lui accorder une marque d’approbation en lui décernant une médaille de 400 fr.
- 3e pense que tout l’effet du concours ouvert par la Société à ce sujet est produit, que l’attention générale est suffisamment éveillée, et qu’il y a lieu de cesser le concours, sauf à la Société à décerner des médailles d’assentiment aux personnes qui continueront à l’entretenir d’expériences sur la multiplication des sangsues et de résultats obtenus dans cette multiplication.
- Ce que la Société ne doit cesser de faire actuellement, c’est de poursuivre de tous ses efforts, auprès du ministre compétent, me mesure législative sur la pêche des sangsues.
- Signé Huzard , rapporteur<
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- . Rapport sur les concours relatifs au perfectionnement des appareils et des procédés de blanchissage du linge; par M. Herpin.
- Depuis plus de quinze ans, la Société d’encouragement s’est occupée, d’une manière toute spéciale, de la question du blanchissage du linge; des prix importants et nombreux ont été offerts, afin de provoquer des recherches et d’apporter des améliorations dans les diverses parties de cette industrie modeste, mais néanmoins fort utile, qui intéresse au plus haut degré l’économie et la santé publiques. .
- L’approvisionnement, la conservation .et le nettoyage du linge sont, pour les hôpitaux, les hospices, les prisons, pour l’armée, comme pour toutes les familles, en particulier, l’objet d’une dépense considérable.
- A diverses reprises, MM. les ministres de l’intérieur vous ont même consultés au sujet des perfectionnements qu’il conviendrait d’introduire, à cet égard, dans les divers établissements publics ou charitables dépendant de l’État ou des communes.
- Depuis quinze ans que vos concours sont ouverts pour cet objet, nous devons convenir cependant qu’ils n’ont pas encore produit tous les bons résultats que nous étions en droit d’en attendre; mais hâtons-nous de le dire, messieurs, le haut degré d’utilité de la question est généralement reconnu , apprécié aujourd’hui; l’attention publique, celle de l’administration sont dirigées de ce côté ; de nombreux établissements, des lavoirs publics ont été récemment organisés à Paris, et le concours dont nous avons l’honneur de vous rendre compte, en ce moment, atteste de sérieux efforts, des progrès incontestables qui nous permettent d’espérer la solution prochaine et complète du problème important dont il s’agit,
- . La Société a proposé un prix de mille francs, des récompenses et des médailles , tant pour le perfectionnement des appareils de lessivage que pour l’introduction, dans les buanderies, d’appareils perfectionnés. .
- Quatre concurrents se sont présentés pour ce prix.
- Le n° 1, M. Eugène Chevalier, d’Orléans, vous a soumis un appareil de ménage, à circulation, auquel il donne le nom de buandière économique.
- Les principaux avantages de cet appareil sont d’économiser totalement la main - d’œuvre du coulage, et d’abréger de moitié la durée du temps ordinairement nécessaire pour cette opération. , .
- M. Chevalier nous a remis les attestations de plusieurs personnes qui se servent depuis longtemps, et avec avantage, de la buandière économique, que la simplicité de sa construction , la modicité de son prix ( 25 francs ) mettent à la portée du plus grand nombre des ménages. _ - -
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- Le comité n’a pu, en l’absence de M. Eugène Chevalier, exécuter toutes les expériences auxquelles il a jugé nécessaire de soumettre cet appareil ; mais il yous a proposé de réserver les droits de ce concurrent pour le prochain concours.
- Les concurrents inscrits sous le n° 2, MM. Charles et comp., rue de Furs-temberg, 9, à Paris, auxquels vous avez décerné, en 1847, une médaille d’argent pour leurs appareils de buanderies portatives par la vapeur, y ont apporté de nouveaux perfectionnements qui ont pour objet : 1° de maintenir dans la chaudière la quantité d’eau convenable , d’en régulariser la hauteur ou le niveau , d’empêcher aussi l’ascension de l’eau de la chaudière vers le cuvier, par suite d’une ébullition tumultueuse.
- T Les concurrents ont mis en pratique les conseils et les indications énoncés dans votre programme pour le triage et la séparation de diverses sortes de linge; pour éviter le trempage et le contact prolongé des mains dans l’eau alcaline, qui cause souvent de vives souffrances aux ouvrières chargées de ce travail.
- 3° Ils ont établi une nouvelle série d’appareils dans lesquels le cuvier lui-même est utilisé comme baignoire ; ce cuvier peut être, à volonté , partagé en plusieurs compartiments, ce qui permet de faire très-facilement des triages de différentes sortes de linge ; séparation utile à la fois pour la propreté et la salubrité, pour la conservation du linge et la commodité du travail.
- Depuis quelques années, MM. Charles et comp. ont notablement étendu et amélioré leur fabrication ; les suffrages du public ont pleinement confirmé les éloges que, dans le principe, vous avez accordés à leurs buanderies portatives. Le nombre de ces appareils livrés par la maison Charles et comp. s’élève aujourd’hui à plus de quatre mille. Ils sont employés avec succès dans un grand nombre d’hôpitaux civils et militaires, notamment au Yal-de-Gràce, à Paris ; dans les hospices de Saint-Sébastien et de Saragosse, en Espagne ; dans plusieurs villes d’Allemagne; en Algérie, par l’administration des lits militaires, etc.
- Le conseil d’administration a décidé, messieurs, qu’une médaille de platine sera décernée à MM. Charles et comp., et qu’un extrait de leur mémoire sera inséré dans le Bulletin.
- N° 3. MM. Decoudun et Gay ont établi, au lavoir Saint-Paul, rue de Sèvres , et au lavoir de la Chapelle-Saint-Denis, un appareil perfectionné de lessivage par affusion spontanée, que vous avez approuvé sur le rapport de M. de Silvestre; il a été décrit et figuré dans le Bulletin de mars 1849, p. 107.
- Ce système présente une économie notable de temps et de combustible, et une certitude de réussite beaucoup plus grande que par les autres appareils
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- du même genre anciennement employés ; car dans celui-ci la lessive est projetée d’abord tiède, puis de plus en plus chaude, et enfin bouillante; gradation de température qu’il importe beaucoup d’observer et qui est même nécessaire pour opérer un bon lessivage.
- M. Decoudun est mort depuis quelque temps ; son appareil a été perfectionné et amélioré par son associé, M. Gay.
- Le conseil d’administration a décidé
- 1° Qu’il sera décerné une médaille d’argent à madame veuve Decoudun , en mémoire des services rendus à l’industrie par son mari ;
- 2° Qu’une médaille d’argent sera également décernée à M. Gay, associé de M. Decoudun.
- Le quatrième concurrent, M. Rouget de Lisle, a présenté un appareil de lessivage qui se distingue des autres en ce que le linge, dans le cuvier même, peut être alternativement arrosé de lessive chaude, humecté, retourné, foulé, comprimé au moyen d’une presse , de manière à produire tout à la fois l’effet du coulage, du battage, du tordage, etc.
- Les essais auxquels nous avons soumis cet appareil ne nous ont pas paru suffisamment concluants ni assez parfaits pour que l’inventeur puisse immédiatement obtenir vos récompenses; mais l’ingénieuse idée de M. Rouget de Lisle ne peut manquer de produire, par la suite, entre les mains de cet habile industriel, des résultats très-utiles et très-avantageux.
- Le conseil d’administration a réservé les droits de M. Rouget de Lisle pour le prochain concours.
- La troisième question proposée par le programme est ainsi conçue :
- « Déterminer par l’expérience l’action que l’eau, la vapeur, les lessives alcalines plus ou moins denses, plus ou moins caustiques exercent à des températures et sous des pressions plus ou moins élevées, pendant un laps de temps plus ou moins long, sur les tissus de lin, de chanvre et de coton , de diverses finesses et qualités. »
- La valeur du prix est de deux mille francs.
- Un seul concurrent s’est présenté pour répondre à cette partie importante de votre programme.
- Il a remis un mémoire fort intéressant et très-détaillé dans lequel il a réuni un grand nombre de faits pratiques observés soit par lui-même , soit par divers expérimentateurs, et qui ont rapport à la question demandée par le programme.
- L’auteur conclut de ses observations et de ses expériences 1° que le linge peut rester indéfiniment, ou à peu près, exposé à une température de -f 120 degrés centigrades, pourvu qu’il soit constamment humecté d’eau ou
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- de lessive alcaline faible ( c’est-à-dire qui ne dépasse pas 6 degrés de l’aréomètre de Baumé), sous une pression équivalente à celle d’environ 2 atmosphères ;
- 2° Que cette pression et cette température sont les plus convenables pour opérer économiquement et promptement un bon lessivage.
- Le mémoire dont il s’agit répond et satisfait à une partie des plus intéres-santés de la question ; mais cependant ce travail n’est pas aussi complet ni aussi spécial que l’exigeait le programme, qui demandait une série d’expériences directes et comparatives.
- Le conseil d’administration regrette, messieurs, de ne pouvoir, par ces motifs, décerner le prix de 2,000 francs ; il vous propose d’en accorder la moitié à l’auteur du mémoire dont il est question, M. Rouget de Liste, et de proroger le concours.
- La Société a offert aussi des médailles et des récompenses pour le perfectionnement des appareils destinés au séchage et aux divers apprêts du linge.
- M. Êdeline, blanchisseur, à Saint - Denis , frappé des nombreux inconvénients et des maladies graves qui résultent du mode habituel de séchage, pour les ouvriers employés à cette partie du travail, qui sont obligés de séjourner pendant un temps plus ou moins long dans des étuves très-chaudes, dont l’air est surchafgé d’humidité, de passer brusquement de la chaleur au froid, surtout pendant l’hiver, a fait construire, à Saint-Denis et à Boulogne, près Paris, des séchoirs disposés de telle sorte que les ouvriers peuvent placer, arranger, sécher et enlever les pièces de linge, avec la plus grande facilité, sans pénétrer eux-mêmes dans l’intérieur de l’étuve, ni, par conséquent, compromettre leur santé.
- Le rapport spécial que j’ai eu l’honneur de vous présenter, et que vous avez approuvé, sur le séchoir de M. Êdeline, ainsi que la description de cet appareil, sont insérés dahs le Bulletin du mois de mai 1850, p. 211.
- Bien que la disposition adoptée par M. Êdeline ne soit précisément pas neuve, et qu’elle se rapproche beaucoup des moyens employés dans quelques grands établissements manufacturiers d’Angleterre, votre conseil d’administration a pensé, messieurs, qu’il est convenable de donner un témoignage de satisfaction à ce modeste et intéressant industriel, pour avoir introduit, dans un établissement ordinaire de buanderie, un séchoir perfectionné à air chaud, qui présente à la fois une économie de temps et de combustible, qui surtout a l’avantage de préserver les ouvriers des dangers auxquels ils sont exposés par les anciens appareils.
- C’est un bon exemple que s’empresseront, sans doute , de suivre les nombreux blanchisseurs qui habitent les environs de la capitale.
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- le conseil d’administration accorde à M. Édeline la médaille de bronze et trois cents exemplaires du rapport qui a été fait sur son séchoir, afin d’en répandre au plus tôt la connaissance chez les industriels qui sont intéressés à en faire usage dans leurs établissements. i; ; .... . j 7,
- En outre des travaux et des appareils qui vous ont été présentés pour répondre aux diverses questions posées par vos programmes, vous avez reçu de Di. Rouget de Liste quatre mémoires théoriques et pratiques sur le blanchissage du linge.v, l!r..: .. V U ai};-)
- Ces mémoires, dont l’ensemble formerait plus de 200 pages d’impression du Bulletin et 20 planches très-chargées , comprennent l’histoire , l’examen critique, la description des divers appareils et des procédés employés, chez les peuples anciens et modernes, pour le blanchissage du linge. C’est un traité complet et raisonné sur la matière , qui résume ce qui a été écrit de plus intéressant spécialement en France et en Angleterre, non-seulement sur les procédés de lessivage du linge par la vapeur, par affusion ou circulation du liquide, mais encore sur le séchage artificiel, le calandrage ou mangling, le dégraissage , voire même les apprêts , le satinage ou le moirage du linge, le blanchiment, le soufrage et la désinfection des vêtements de laine et auires, etc.
- Le conseil d’administration vous propose, messieurs, de décerner à M. Rouget de Liste une médaille de platine en rémunération du travail consciencieux et remarquable qui vous a été soumis, à la charge, par l’auteur, de déposer dans votre bibliothèque une copie de son mémoire avec les planches, dessins et autres documents y relatifs dont il nous a donné communication.
- Ce travail sera consulté avec fruit par les savants , par les administrateurs et les industriels qui s’occupent de cette partie intéressante de la science économique; il a, d’ailleurs, le mérite de l’actualité, puisque l’administration supérieure s’occupe, en ce moment même, de faire faire, de son côté, des recherches sur cet objet.. . t \ \ ..n u ,...i;
- Tout nous autorise donc à penser, messieurs, que l’art du blanchissage du linge, qui a pris naissance dans le sein même de la Société d’encouragement, qui doit ses progrès et ses perfectionnements les plus importants aux membres éminents de cette Société, Chaptal, Cadet de Vaux, Curaudau, Berthol-let, Bardel, Bosc, Robiquet et autres, l’art du blanchissage du linge atteindra, sous peu de temps, le degré de perfection dont il est susceptible aujourd’hui, et qu’il satisfera, dans la pratique, aux conditions rigoureuses qu’imposent la science, l’économie et la santé publique; Hy 4
- Qu’au lessivage en commun, toujours répugnant, s’il n’est pas nuisible, on substituera le lessivage de famille ; que même chaque sorte de linge , soit de
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- corps, de table ou de cuisine , fin ou grossier, sera trié, traité séparément, d’une manière appropriée à sa nature et à ses qualités ;
- Que les établissements de buanderie , les lavoirs publics surtout, ne s'élèveront , dans la suite , que là ou l’on aura à sa disposition des eaux courantes de bonne qualité et en très-grande abondance ;
- Que les différentes opérations du lessivage, du séchage et de l’apprêt s’exécuteront avec une grande rapidité, c’est-à-dire en quelques heures, sans fatigue comme sans danger pour la santé des ouvriers, sans le secours des brosses, des battoirs ou d’aucun autre agent susceptible de détruire ou d’endommager les tissus;
- Enfin que les eaux et les résidus des lessivages seront utilisés, comme engrais, pour l’agriculture.
- Tels sont, messieurs, les résultats importants que réaliseront, dans un avenir très-prochain, les efforts incessants de la Société et les divers concours qu'elle a ouverts, depuis plus de quinze ans, pour le perfectionnement de l'art dont il est question.
- À la Société d’encouragement, messieurs, appartient l’honneur d’avoir entrepris cette œuvre éminemment utile et philanthropique, celui de l’avoir conduite à bonne fin , et de recueillir bientôt les fruits de quarante-cinq années de persévérance, d’études sérieuses et de travaux importants.
- Le conseil d’administration vous propose, messieurs,
- 1* De proroger à la fin de l’année 1852 les divers concours relatifs au perfectionnement des appareils et procédés destinés au blanchissage du linge et à leur application dans les buanderies ;
- 2° De décerner à M. Rouget de Lisle une médaille de platine pour les importants mémoires théoriques et pratiques qu’il vous a présentés sur les diverses questions qui se rapportent au blanchissage du linge ;
- 3° D’accorder au même M. Rouget de Lisle la somme de 1,000 francs ou la moitié du prix proposé pour la détermination des causes d'altération des tissus dans les opérations du blanchissage et du blanchiment des étoffes ;
- 40 De publier, dans le Rulletin, un extrait des mémoires de M. Rouget de Lisle, et d’ordonner le dépôt de ce travail entier et des documents qui l’accompagnent dans les archives de la Société ;
- 5° De décerner une médaille de platine à MM. Charles et comp. pour les améliorations qu’ils ont apportées dans leurs appareils de buanderies portatives à vapeur ;
- 6° De décerner une médaille d’argent à madame veuve Decoudm, en reconnaissance des services que son mari a rendus à l’industrie;
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- 7° De décerner également une médaille d’argent à M. Gay, ancien associé de M. Decoudun;
- 8° Enfin de décerner une médaille de bronze et trois cents exemplaires du rapport spécial à M. Êdeline, blanchisseur, pour le séchoir perfectionné à courant d’air chaud qu’il a fait construire dans son établissement à Saint’ Denis et à Boulogne.
- Signé Herpin, rapporteur, prix proposés.
- Prix pour hâter les progrès de la photographie.
- Première série.— Épreuves sur papier ou autre substance non métallique.
- Au point de vue général.—Une médaille de la valeur de 200 francs pour des papiers sans colle, d’une pâte pure et homogène, feutrée de façon à rendre les dilatations et contractions uniformes en tous sens.
- Au point de vue de la commodité des opérations. — Une médaille de la valeur do 500 francs pour des feuilles très-minces d’une matière non métallique autre que le verre ou le papier, susceptibles d’étre rapidement impressionnées, soit négativement, soit positivement, sans déformation permanente, d’un transport commode et d’un emploi économique. ' ! n • ’ r ^
- Au point de vue de la sûreté des opérations. — Une médaille de la valeur de 500 fr. pour des encollages ou autres préparations des papiers négatifs pour les rendre d’un effet plus certain; ces encollages ou autres préparations devront pouvoir être donnés à l’avance et conserver leur efficacité pendant un laps de temps de quinze jours au moins.
- Au point de vue de la grandeur et de la rapidité des épreuves. — Une médaille de la valeur de 500 francs pour des portraits d’après nature, de grandeur de plaque normale au moins, sur papier ou autre substance non métallique en feuille mince, reçus en un temps au moins moitié moindre que celui actuellement nécessaire dans des circonstances analogues. :
- Au point de vue de la perfection des contours et des lignes. — Une médaille de la valeur de 300 francs pour un enduit ou préparation des épreuves positives qui assure la perfection des images par la planimétrie de la surface impressionnée ; l’enduit ou préparation devra résister aux opérations successives pour se trouver sous l’image terminée et fixée.
- Au point de vue de la facilité des opérations. — Une médaille de la valeur de 300 francs pour un procédé d’application en couche régulière de l’albumine ou autre substance impressionnable sur verre ou autre matière translucide de dimension de la plaque normale au moins.
- Quarante-neuvième année. Juin 4 850. <9
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- 290 DISCOURS DE M. DUMAS#
- Deuxième série. — Epreuves sur métal.
- Au point de vue de Vagrément de l’aspect. — Une médaille de la valeur de 300 francs pour un procédé enlevant d’une façon radicale le miroitage des épreuves recueillies sur plaqué d’argent.
- Au point de vue de la commodité et de l’économie. — Une médaille de la valeur de 300 francs pour des feuilles métalliques ou autres très-minces, économiques et faciles à transporter, remplaçant avec avantage les plaques actuelles de cuivre argenté pour les opérations de la photographie par l’iode et le mercure.
- Au point de vue économique. — Une médaille de la valeur de 100 francs pour des objectifs simples en verre convenablement coloré.
- Au point de vue du plus grand progrès désirable. —Un grand prix de 5,000 francs pour la reproduction directe des objets avec leurs couleurs naturelles.
- Conditions générales.
- Tous les procédés devront être pratiques et d’un résultat certain ; aucune partie rie pourra être gardée secrète.
- Les images positives et négatives devront avoir une fixité égale au moins à celle des sépias ou aquarelles.
- Les concurrents auront la faculté de prendre des brevets pour leurs procédés.
- Le présent programme a été arrêté en commission des arts photographiques et rédigé après une discussion générale à laquelle ont été admis tous les amateurs et artistes photographes qui ont pris part à de précédents concours.
- Discours de M. Dumas, ministre de ragriculture et du commerce, président de
- la Société.
- Messieurs, votre Société, dès longtemps inquiète de l’avenir de l’agriculture du pays, a bien voulu proposer, il y a deux ans, sur mon invitation, pour cent mille francs de prix destinés à provoquer les améliorations dont elle est susceptible.
- J’apprends avec bonheur que des concurrents nombreux se sont présentés dans la lice ouverte par votre initiative, et que des travaux impbrtants et sérieux annoncent à la fois que la lutte sera vive et qü’ëllé sëra décisive poür beaucoup des questions que vous avez posées.
- Le gouvernement vous remercie de 1 appui que tous avez jirêté à l’agM-culture, objet de toute sa sollicitude.
- En effet, c’est à développer les forces agricoles de la frrdftce qu’il applique toutes ses pensées. De nos richesses c’est la plus solide, la mieux assise. Ile tous les labeurs, ceux de l’exploitation des champs sont à la fois mieux faits pour développer la vigueur physique, pour fortifier l’énergie morale de la
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- DISCOURS DE M. DUMAS. 291
- population , pour conserver et pour créer des races également propres à assurer le biëii-être du pays dans la paix, sa sécurité dans la guerre.
- Cette conviction , vous l’avez traduite par les plus larges encouragements ; le gouvernement va bientôt la traduire à son tour dans un ensemble de mesures destinées à payer le long arriéré de l’agriculture ; ses intérêts, son juste orgueil, l’éducation même de ses enfants n’ont pas toujours excité, dans notre pays, les sympathies qui leur étaient dues et qui désormais ne leur feront pas défaut. : O :
- Et n’est-ce pas , en même temps, vous promettre de nouvelles sources de prospérité, à vous, messieurs, qui représentez plus spécialement, peut-être, l’industrie manufacturière?
- ; Où les manufactures de notre pays trouveront-elles, en effet, des débouchés plus assurés, plus larges, plüs dignes de leurs efforts, si ce n’est dans le développement de la population agricole, dans l’accroissement de sa richesse, dans le rehaussement de son niveau sous le rapport dü bien-être et des con-sommations ? 'r ’ ;
- L’industrié agricole ët l’industrie manufacturière sont deux sœurs étroitement liées d’intérêt. C’est F agriculture qui procure, par la perfection de ses méthodes, la vie saine et à bon marché ; c’est elle qui ouvre à la population trop condensée des Villes lès débouchés qui peuvent Seuls en assurer l’utile emploi. - -‘ï<••'L - ^
- De même que nos manufactures, à leur tour, S’emparant des produits du Sol, soit pour lès consommer, soit pour les transformer, répandent l’aisance dans les campagnes et livrent à bon marché au laboureur les instruments du travail, les Vêtements, leS objets d’usage, et même ces éléments du bien-être que nOs pères aUtaiehl regardés comme Un luxe hors de leur portée.
- Votre Société, messieurs, la Société d’encouragemeht pour l’industrie national*', ne sépare jamais dans sa pehsée l'agriculture des arts manufacturiers; elle les a toujours excités, récompensés simultanément, alternativement, selon l’occasion oü le besoin ; elle continuera à partager entre eux ses sollicitudes avèc une sage équité.
- * QU’elle me permette d’appeler sès regards, aujourd’hui, sur Un intérêt pressant, qui embrasse la population ouvrière des villes et Celle des campagnes, et pour lequel votre concours ëSt indispensable an pays.
- Je veux parler des procédés, des moyens à l’aide desquels on peüt améliorer l’hygiène des villes et celle des campagnes, par lesquels on peut assainir les habitations, lés ateliers, les méthodes même de travail.
- Combien de prix vous auriez à proposer dans cette direction ?
- Est-il dotte impossible de créer dë petits inoteurS capables de prendre place
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- DISCOURS DE M. DUMAS.
- dans les chaumières? N’y a-t-il aucun moyen, le moteur étant placé au centre du village ou du hameau, de s'en servir pour distribuer la force dans chaque chaumière, à la portée de chaque famille?
- Si vous partagiez, à cet égard, les préoccupations du gouvernement, si vous vouliez, après mûr examen, vous associer à ses vœux, en proposant un grand prix en faveur de celui qui fournirait le moyen de créer ou de transporter, dans chaque chaumière, la force d’un cheval par exemple, le ministère de l’agriculture et du commerce mettrait 6,000 francs à votre disposition pour en accroître l’importance.
- Car ce prix, s’il était remporté, permettrait au père de famille de travailler près de son foyer, au milieu de ses enfants ; à la jeune fille, d’accomplir sa tâche sous les yeux de sa mère. Il donnerait aux habitants des campagnes la faculté d’accroître leur bien-être par un travail manufacturier, sans entrer en contact avec la corruption et le désordre, en restant au milieu des conditions de salubrité et de moralité que la vie de famille réalise seule.
- Une somme égale vous serait réservée, si vous en acceptiez la distribution et l’emploi ; elle serait destinée à être partagée en prix en faveur des inventeurs de tout procédé d’amélioration et d’assainissement pour les logements des ouvriers.
- M. Kuhlmann a trouvé que les silicates alcalins en liqueur durcissent le plâtre et les calcaires, qu’ils les rendent imperméables à l’humidité. Ce procédé, essayé avec succès en Angleterre pour assainir les maisons des paysans, n’est-il pas susceptible d’être généralisé dans son emploi et perfectionné dans son application? Vous en serez juges.
- Jusqu’ici les chaux et les mortiers hydrauliques ont été surtout envisagés au point de vue des travaux publics. Cependant n’y a-t-il pas dans leurs propriétés un élément précieux de fabrication à bon marché de matériaux propres à la construction de chaumières salubres ?
- Les ciments remarquables obtenus par M. Chenot, au moyen du fer très-divisé, n’offrent-ils pas cette propriété à un plus haut degré encore?
- En un mot, par ces procédés ou par d’autres que la science imaginera, n’est-il pas possible de fabriquer, à froid , des matériaux de construction à bon marché, aussi imperméables et aussi sains que la brique elle-même? Pour ma part, je crois qu’il suffit de poser le problème pour qu’il soit résolu.
- Il ne suffit pas qu’une habitation soit à l’abri de l’humidité, il faut encore que la lumière y joue facilement et que l’air s’y renouvelle avec régularité.
- Ce jeu de la lumière , on l’obtient aisément en France, où le verre de nos vitres est à si bas prix.
- Mais nulle part on ne sait encore construire une maison de manière à y
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- ménager une ventilation régulière, efficace et effectuée de façon à éviter les courants d’air dangereux ou incommodes pour les habitants.
- De même que l’air se vicie dans nos poitrines, il se vicie dans nos habitations ; de même que nous le renouvelons sans cesse par la respiration, de même il faudrait que nos appartements fussent ventilés sans relâche par un renouvellement incessant de l’air qu’ils renferment.
- Jusqu’ici ce problème a vainement occupé les architectes du nord de l’Europe ; il n’est pas résolu. Si vous le posez à l’ardeur de nos jeunes ingénieurs, il le sera, n’en doutons pas.
- Votre histoire est là pour l’attester; le génie scientifique de la France ne connaît pas d’obstacle. À votre demande, il a inventé l’outremer artificiel, il a vaincu le verre de Bohême, il a bravé le sucre de canne, il a fait cent autres merveilles; il saura bien, si vous le provoquez, en faire quelques-unes encore pour l’amélioration du sort des laboureurs et de celui des ouvriers.
- t LEGS BAPST. —EXERCICE DE 1849.
- Rapport fait par M. de Ladoucette, au nom de la commission des fonds, sur la répartition des sommes provenant du legs Bapst.
- Messieurs, vous savez que M. Jacques-Auguste Bapst a laissé à la Société d’encouragement le soin de distribuer, au jugement de notre association, les fruits d’un legs fait par lui, en 1836, aux moins fortunés des auteurs français, pour les inventions et découvertes industrielles à l’utilité générale des Français.
- Pour la septième fois, vous êtes appelés aujourd’hui à procéder à la répartition du fruit annuel de ce legs. /
- Le bureau et la commission des fonds ont constaté que ce revenu s’est élevé, en 1849, à dix-neuf cent trente-six francs trente-six centimes, et, d’une autre part, que quinze candidats ont présenté, en temps utile, leurs titres.
- Après examen de ces titres, vos commissaires pensent que les concurrents doivent être divisés entrois classes ^ ^... ; ) ...
- 1° Celle des auteurs dont les droits, constatés en 1849, ont participé à la dernière répartition ; ‘...'y^ ,
- 2° Celle des auteurs qui ont pris part aux distributions antérieures à 1849;
- 3° Celle des inventeurs qui se présentent pour la première fois.
- Je vais avoir l’honneur de rappeler succinctement les titres invoqués, ainsi que les travaux qui recommandent les candidats, dans l’ordre indiqué.
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- Première catégorie, les auteurs qui ml fièjà été secourus. ... ...
- 1° M. Da Olmi, ancien professeur des sciences physiques, à l’école de So-rèze.
- L’agriculture lui doit plusieurs mémoires intéressants. Il a répondu, avec succès, à l’appel que la Société avait fait pour la découverte des procédés de purification des fers cassant à froid et à chaud, et de la fabrication de la litharge ; ses conceptions pour la conservation de beau potable à bord des vaisseaux ont été l’objet de récompenses de la Société ; son Traité d’hygiène navale a reçu de la marine un accueil favorable.
- M. Da Olmi a atteint sa quatre-vingt-neuvième année.
- 2° La Société avait voulu récompenser, dans la limite de ses facultés, en M. Eck père, son mode de mise en carte et de lisage sur les métiers à tisser de Jacquart, procédé qui a produit, pour la fabrication des châles, une éco^ nomie évaluée par votre comité des arts mécaniques à 50 pour 100. Dès 1823, les procédés de M. Eck ont reçu, dans nos manufactures, des applications qui mettront leur mérite hors de doute, mais sans avantage pour leur auteur. .
- M. Eck avait rempli les formalités pour prendre part, en 1849, au legs de M. Bapsl, lorsque sa mort prématurée est venue affliger ceux qui ont pu apprécier la noblesse de son caractère et ses heureuses innovations. Cet inventeur ingénieux a laissé sa veuve presque sans ressources ; vos commissaires vous proposent, en conséquence, d’autoriser le trésorier de la Société à remettre à madame Eck, pour cette fois seulement, la somme qui aurait été accordée à son mari. ;
- . 3° Vous connaissez les titres qui militent en faveur de M. Dumas, fondeur, âgé aujourd’hui de plus de soixante-dix ans ; ses procédés de moulage de la fonte, à l’imitation de celle de Berlin, ont, dès 1819, été introduits dans nos fonderies tant par lui que par les nombreux élèves qu’il a formés.
- 4° M. Girault n’a pas cessé d’être digne de tout l’intérêt de la Société ; il a doté l’art des constructions d’un système de poutres rigides, auquel l’Académie des sciences, le conseil des bâtiments civils et la Société d’encouragement ont donné leur approbation, et d’un moyen d’alimentation des chaudières à vapeur. i- m- ri,.
- 5° Le système de charpente en tôle de M. Schwickardi, acppromè par le conseil des bâtiments civils, reçoit une extension dans ses applications, sans que son auteur puisse revendiquer les droits que lui conférait un brevet d’invention aujourd’hui périmé.
- 6° Vos commissaires croient avoir été au - devant de votre intention en
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- . XH •*'?'* ,
- maintenant sur cette liste M. Delarothière, âgé de soixante-huit ans, atteint d’une cécité presque complète et dans la situation la plus pénible ; les travaux de M. Delarothière vous ont été signalés par la Société d’agriculture et d’industrie de Troyes. ’
- C’est à M. Delarothière que l’industrie doit l’invention du métier circulaire pour la fabrication de la bonneterie ; il nous suffira, pour éclairer votre reli- , gion à ce sujet, de reproduire l’opinion que M. E. Feray, membre de votre comité des arts mécaniques, a portée sur cette invention.
- « Un de ses plus grands mérites est d’avoir permis de diminuer considé-« rablement le prix de l’article fabriqué, et, par suite, d’avoir mis à la portée « des consommateurs un produit qu’on peut considérer comme de première « nécessité. » : , .
- 7° En 1848, la Société avait jugé dignes d’être pris en considération les progrès que M. Petrus Lessena fait faire à l’art du tour; mais elle avait ajourné jusqu’à la production de résultats constatés ; la commission, n’ayant pas reçu de nouveaux documents, croit qu’il est utile de suspendre l’inscription de ce candidat jusqu’au moment oîi un rapport sera présenté sur les titres qui mi-, litent en sa faveur. 4 ? , ; ..
- Deuxième catégorie, comprenant les auteurs encouragés antérieurement à 1849,!
- 1° En 1844, 1845, 1846 et 1847, M. Oubriot, à Revigny (Meuse), âgé de soixante-dix-huit ans, avait été compris dans la répartition du legs Bapst; mais, en 1848, la commission, pensant que ce vieillard trouvait dans sa famille un appui nécessaire, vous avait proposé de ne pas le maintenir sur la liste de 1848 : depuis, des renseignements ont fait savoir que la bienveillance de la Société devait, pour 1849, lui être continuée.
- Vous vous rappelez qu’il s’est livré à la construction des moulins, des machines à battre, et que son système de charrue a reçu l’approbation de plu-! sieurs Sociétés et comices d’agriculture. .
- En 1836, au concours ouvert par la Société d’encouragement pour un dynamomètre propre à l’agriculture, une médaille d’argent lui fut décernée comme récompense de la production d’un appareil dynamométrique.
- 2° En 1834, la Société d’encouragement décerna à M. Waldeck le prix qu’elle avait mis au concours pour la construction des tarauds et filières. La Société n’a cessé de porter un juste intérêt aux perfectionnements que M. Wal-deck a introduits dans la construction de ces instruments.
- M. Waldeck est affligé de graves infirmités ; après avoir trouvé, dans l’éta- ' blissement de M. Calla, des travaux en rapport avec ses facultés, les soins
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- qu’exige sa santé lui firent demander son admission dans un hospice. Le rétablissement de sa santé peut exiger encore un temps assez long ; la sollicitude de M. Bapst pour les auteurs peu fortunés recevra donc ici une utile application.
- 3* M. Chêrot, peintre préparateur, a présenté des projets de peinture dite fresque française ; le comité des arts économiques a reconnu que l’application de ses procédés paraissait devoir conserver aux peintures une longue durée et des avantages qui leur sont inhérents.
- M. Chérot est auteur d’un procédé de conservation des viandes qui a paru au même comité digne d’être expérimenté aux frais de la Société ; l’auteur a déposé, sous cachet, la description de ses procédés de peinture et de conservation des viandes.
- Dans les essais de peinture au blanc de zinc, le comité des arts chimiques a utilisé les talents de M. Chérot, et aime à rappeler les soins et le zèle qu’il n’a cessé de montrer pendant le cours d’expériences nombreuses et variées.
- La répartition de 1847 ayant dépassé le chiffre des recettes de cet exercice, la distribution de 1848 a dù être restreinte, pour combler cette espèce d’emprunt de l’année précédente : les économies qu’il a fallu faire, dès lors, n’ont pas permis de maintenir M. Chérot sur la liste de cette année; mais, pour 1849, ses travaux paraissent mériter qu’il y soit rétabli.
- 4° M. Fusz a pris part, en 1843, à la première répartition du legs Bapst; on sait qu’il est inventeur d’un système de ressorts de voiture à feuilles d’acier superposées, et de plusieurs dispositifs ingénieux qui offrent autant de moyens de sûreté contre les accidents auxquels sont sujettes les voitures qui marchent avec une grande rapidité.
- Ce système a reçu l’approbation de l’Académie des sciences, et a été l’objet d’un rapport favorable de M. Vauvilliers, au nom du comité des arts mécaniques.
- Depuis, M. Fusz s’est consacré au perfectionnement de son système, et le jury central de l’exposition des produits de l’industrie, en 1849, lui a accordé une mention honorable.
- M. le maire du XIe arrondissement appelle l’intérêt de la Société sur M. Fusz, qui est dans la position la plus gênée, et qui mérite sa bienveillance, après avoir sacrifié tout ce qu’il possédait à une invention utile.
- Les efforts de M. Fusz, la mention honorable que le jury central lui a décernée sont des motifs qui paraissent devoir permettre de prendre en considéra'ion la position de M. Fusz.
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- ' Troisième catégorie. — Candidats nouveaux.
- 1° M. Foucault, auteur du clavier imprimeur à l’usage des aveugles, h ! Le 24 octobre dernier, M. Benoît, au nom du comité des arts mécaniques, rappela que, dans la séance du 12 avril 1843, M. Théodore Olivier rendait compte de l’exécution de deux machines propres à faire écrire les aveugles, et présentées par M. Foucault, aveugle lui-même dès le bas âge, et, le 6 septembre suivant, cet inventeur recevait une médaille de platine décernée par la Société. • . , - - • >• • • -
- Lors de la distribution des médailles , M. Théod. Olivier disait : « On per-« fectionnera, sans nul doute, la machine de M. Foucault; mais ce sera tou-« jours la machine Foucault. » Les prévisions de M. Théod. Olivier se sont réalisées au delà de ses espérances, puisque c’est M. Foucault lui-même qui a présenté le clavier imprimeur. ^ : .i ' ;
- Cette invention, qui réalise une application plus parfaite du principe servant de base aux premières machines de l’auteur, donne aux aveugles le moyen de correspondre avec les voyants cinq fois plus vite qu’ils ne l’ont fait
- jusqu’ici. -\ ' ; ...... '.«y-1"'* ••
- Le conseil, sur la proposition du comité des arts mécaniques, a demandé à votre bureau et à la commission des fonds de prendre en considération la position de M. Foucault, ses sacrifices et ses efforts pour le perfectionnement de son ingénieuse et utile invention. \r; *• ~ " f A' ' ’ *' 1
- Vos commissaires se sont fait un devoir de placer M. Foucault au premier rang, en lui conservant ses droits pour l’exercice 1850. < • v - . «.
- 2° M. Werdet, âgé de quatre-vingts ans, à l’appui de sa demande de participation au legs Bapst, a déposé de nombreux documents sur les travaux qui ont occupé sa longue et laborieuse carrière. e *' ' s
- 1° Perfectionnement dans l’enseignement primaire :
- Dès 1806, M. Werdet s’est livré à l’enseignement de l’écriture; les succès qu’il a obtenus dans cette partie de l’enseignement sont attestés par la Société pour l’instruction élémentaire, qui, en 1821, lui décerna une médaille d’argent comme témoignage de sa satisfaction. ; 1 ' ‘ ‘' ï r
- Nous devons rappeler ici le degré de perfectionnement auquel M. Werdet avait porté la gravure sur ardoise, et qui lui avait valu, en 1824, une mention honorable de la Société d’encouragement. , * ! 7 . . s
- 2° Perfectionnement de la teinture avec la garance : ’ ' s
- La Société d’encouragement avait ouvert un concours pour la découverte d’un procédé propre à donner à la laine, avec la ga.rance seule, la couleur écarlate ; M. Werdet se présenta à ce concours, et, sur le rapport de M. Me-*
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- rimée, la Société, en IjL Wer/jl0 y# encouragement de 500 fr.
- pour ses efforts qui méritaient une récompense.
- L’auteur fut cité honorablement à 1’,exposition de 1 823.
- Mous ne devons pas passer sous silence qu’en 1821 M. le ministre de l’intérieur se ht rendre compte Je ses efforts pour le perfectionnement des diverses parties de l’art de la teinture, et principalement de ses recherches sur les moyens d’obtenir de la garance une couleur solide ; ses succès et ses recherches pour l’amélioration des divers procédés Je teinture ont déterminé le ministre à lui accorder une gratification.
- En 4834, M. Werdet prit un brevet d’invention pour deux moyens de faire pénétrer la couleur de la garance jusqu’au cœur des fils dont se compose l’étoffe, et la rendre semblable à celle des pièces de drap teintes en laine.
- Une commission nommée par M. le ministre de la guerre déclara, en 1836, que le mode de teinture à la garance dont M. Werdet s’était déclaré l’inventeur a des avantages incontestables sur le procédé ordinaire de teinture en pièce,
- Çe procédé a été publié par ordre du gouvernement.
- 3° Culture du pastel ; extraction de son indigo :
- Ce fut, en 1812, à Bordeaux, par autorisation du préfet de la Gironde, que M. Werdet se livra à la culture du pastel et à l’extraction de son indigo.
- M. le ministre de l’agriculture et du commerce , en considération du zèle dont M. Werdet avait donné des preuves, lui accorda, en 1813, un encouragement.
- 3° M. Gateau, mécanicien, âgé de soixante-quinze ans :
- |Æ. Gateau, mécanicien, appela, en 1811, l’attention de la Société sur une machine hydraulique destinée aux épuisements ; votre comité des arts mécaniques avait pensé que ce mécanicien méritait d’être loué de ses efforts et encouragé.
- Lorsque la Société ouvrit un concours pour la construction de la meilleure noria, M. Gateau s’y présenta sous des auspices favorables ; il produisit de nombreux certificats de satisfaction d’ingénieurs et de propriétaires pour lesquels , depuis plusieurs années, il avait construit des machines de ce genre.
- ,J1. Gateau a fourni des norias pour les travaux publics, notamment pour la fondation des quais de Rouen, pour les travaux du canal Saint-Maur et du canal Saint-Denis.
- Les ingénieurs qui les ont employées ont été d’accord pour reconnaître qu’elles donnaient des produits supérieurs aux vis d'Archimède, aux chapelets et autres machines dont on se sert en pareil cas. Le prix fut adjugé à M. Gâteau»
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- JÎAP3T. %%%
- Ce mépetnicipu a épuisé ses ressources dans .le perfectionnement de son œuvre ; son âge ( soixante-quinze ans ), ses travaux lui assignent une place paripi ceux que les généreuses intentions de M. Bapst avaient en vue.
- 4° M. Filliol est auteur d’up appareil à double récipient pour les lieux inodores, qui fut, en 4 840, l’objet d’un rapport du comité des arts économiques ; des circonstances indépendantes de la volonté de l’auteur ne lui permirent pas de prendre part au concours pour la désinfection des matières fécales, et la séparation des solides et des liquides.
- Néanmoins M. Filliol, pour coopérer à la solution du problème de salubrité posé par la Société, n’a cessé de rechercher les combinaisons d’un appareil domestique réunissant des avantages qu’on ne rencontre pas dans ceux qui se trouvent dans le commerce.
- M. Filliol a soumis au jugement de la Société un appareil de ce genre , qui a été soumis à l’examen du comité des arts économiques.
- . Malgré l’intérêt qui s’attache aux travaux de M. Filliol, vos commissaires ne pensent pas qu’il remplisse, dès à présent, les conditions voulues par M. Bapst* comme auteur d’une découverte constatée. En attendant qu’il justifie de ses titres, votre comité des arts économiques proposera les mesures convenables pour seconder M- Filliol <kns ses recherches.
- En résumé, le bureau et la commission des fonds, écartant, par les motifs énoncés, les demandes de MM. Petms Lessen et Filliol, proposent de prélever sur la somme de 4,936 fr. 39 c. celle de 1,850 fr., et d’en faire la répartition suivante : ( -
- 1° Candidats qui ont pris part à la répartition de 1848.
- t Inventeur du métier circulaire pour la fabri-) 250 fr ( cation de la bonneterie. (
- S Mémoire sur l’agriculture; purification des fers cassant à froid et à chaud ; fabrication de la litharge; conservation de l’eau potable à
- (bord des bâtiments ; traité d’hygiène navale.
- ! Perfectionnement des procédés de moulage de la fonte, à l’imitation de celle de Berlin.
- (Système de poutres rigides; pompe d’alimen-) ^qq ( tation. )
- Système de charpente en tôle. 1QQ
- . r . . . . . • _____________________________100
- A reporter, a o « 9 v
- 1° M. Delarothière,
- 2° M. Da Olmi,
- 3° M. Dumas, fondeur,
- 4° M. Girault,
- 5° M. Schwickardi,
- 6° YeuveEck,
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- 300 legs bapst.
- 2° Candidats anciens qui n’ont pas participé à la distribution de 1848, et qui se sont représentés.
- D’autre part. . . . . 850
- 1° M. Oubriot, j Moulins ; machine à battre ; système de char- î ( rue ; dynamomètre propre à l’agriculture. J 100
- 2° M. Waldeck, 3° M. Chérot, Système de filières et tarauds pour les métaux, j Peinture dite fresque française ; bronzage des | ( plâtres; conservation de la viande. t j Enrayage des voitures; ressorts pour voitures, 1 100 100
- 4° M. Fusz, 100
- j et trains de voitures. )
- 3° Candidats nouveaux.
- 1° M. Foucauld, aveugle, Clavier typographique pour les aveugles. 1 Calligraphie ; gravure sur ardoise ; teinture au 1 | moyen de la garance ; culture du pastel, [ / extraction de son indigo. * 250
- 2° M. Werdet, 250
- 3° M. Gateau, Noria perfectionnée. 100
- Total. . . .. . 1,850 fr.
- Et, en raison du petit nombre de concurrents, le bureau et la commission des fonds proposent de mettre en réserve la somme de \ 86 fr. 39 c., pour être réunie au revenu du legs de M. Bapst, lors de la répartition de 1850.
- Signé Eug. de Ladoucette , rapporteur. Approuvé en séance, le \6 janvier 1850.
- Extrait des procès-verbaux des séances du conseil d'administration de la Société
- d’encouragement.
- Séance générale du 5 juin 1850.
- Voyez plus haut les détails de cette séance.
- Séance générale du 12 juin 1850.
- Cette séance a été consacrée à la nomination des membres du bureau et de ceux du conseil d’administration.
- M. Dumas, ministre de l’agriculture et du commerce, a été nommé président ; MM. Seguier et Darblay, vice-présidents; M. Ch. Dupin, secrétaire; MM. Combes et Péligot, secrétaires adjoints; MM. Héricart de Thury et Jomard, censeurs; M. Agasse, trésorier. t
- A la commission des fonds, MM. Boulard et Amédée de Pastoret remplacent MM. de Perrochel et Adolphe Mallet, nommés membres honoraires.
- Les membres sortants des comités des arts mécaniques, des arts chimiques, des arts économiques et de commerce ont été réélus.
- Au comité d’agriculture, MM. de Lasteyrie et Philippar, décédés, ont été remplacés par MM. Tiburce Crespel-Dellisse èt d’Iîavrincourt.
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- LISTE
- , j
- des membres titulaires > des adjoints et des membres honoraires composant le conseil cladministration de la Société d’encouragement.
- Année 1850.
- 1829
- 1833
- 1828
- 1845
- i839
- i836
- i8a5
- BUREAU. ,
- MM.
- Président.
- Dumas (G. ^), membre de l’Académie des sciences , ministre de l’agriculture et du commerce, professeur à la faculté de médecine et à la faculté des sciences. ,
- Vice-présiden l s.
- A. Seguier (^), avocat à la cour d’appel, membre de l’Académie des sciences, de la Société nationale et centrale d’agriculture et du comité consultatif des arts et manufactures , rue Garan-cière, 11.
- Darblay (O. ^), membre de l’assemblée législative et de la Société nationale et centrale d’agriculture, rue de Lille, 7 4-Secrétaire.
- Charles Dopin ( G. O. ^ ), membre de l’assemblée législative et de l’Académie des sciences, professeur au Conservatoire des arts et métiers, rue du Bac, 26. Secrétaires adjoints.
- Combes (O. % ), de l’Académie des sciences, de la Société nationale et centrale d’agriculture, inspecteur général des mines, professeur à l’école des mines, rue du Regard, 3.
- Péligot (E.) (g|), professeur au Conservatoire des arts et métiers et à l’école centrale des arts et manufactures , essayeur à la Monnaie, quai Conti, 11.
- 'Trésorier.
- Agassf. ( ^ ), notaire honoraire , rue du Bac, 86.
- 1816
- 1816
- 1804
- 1840
- 1802
- 1816
- 1823
- MM. ..
- Censeurs.
- Héricart de Thury ( O. ^ ), membre de l’Académiedes sciences et de la Société nationale et centrale d’agriculture, ancien inspecteur général des mines, quai d’Orsay, 3. *
- Jomard ( O. $£), membre de l’Institut de France, conservateur-administrateur de la bibliothèque nationale, rue Neuve-des-Petits-Champs, 12.
- Président honoraire.
- Thénard ( G. O. % ), membre de l’Académie des sciences, chancelier de l’université, place Saint-Sulpice, 6.
- Vice-président honoraire.
- de Gasparin ( G. O. ^ ), membre de l’Académie des sciences et de la Société nationale et centrale d’agriculture, rue de Courcelles, 29.
- Secrétaires honoraires.
- Cl. Anth. Costax ( ^), ancien chef de la division des arts et manufactures au ministère de l’intérieur, rue des Trois-Frères, 7.
- Jomard ( O. ^ ), membre de l’Institut de France, conservateur-administrateur de la bibliothèque nationale, rue Neuve-des-Petits-Champs, 12.
- COMMISSION DES FONDS.
- Michelin ( Hardouin ) ( ^ ), doyen des conseillers référendaires à la cour des comptes , rue Saint-Guillaume , 20 , faubourg Saint-Germain.
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- 302
- MEMBRES DU CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- MM.
- MM.
- 1827
- i832
- 1842
- 1843
- 1848
- ‘849
- i85o
- t85o
- 1835
- 1845
- 1823
- 1829.
- i 831
- ï83i
- 1840
- 1846
- 1847
- de Mirepoix (^), rue Yavenne, 17.
- de Montmorency (Raoul) (0.^), rue St.-Dominique-Saint-Germain, 119.
- Baijdon de Mony-Colchen, conseiller référendaire à la cour des comptes, rue Cbauchat, 18.
- Valois ( ^ ), banquier, rue Joubert, 3i.
- Vauvilliers (O. ^ ), ancien conseiller d’Etat, rue de la Ferme, 34 bis.
- Ladoucette (^), ancien sous-préfet, rue Saint-Lazare, 7.
- Boulard(^), notaire honoraire, rue des Petits-Augustins, 21.
- de Pasîoret ( Amédée) (^), membre de l'Institut, place de la Concorde, 6.
- Membres honoraires.
- de PerrOchel ( Maximilien ), ancien màife de Saint-Aubin ( Sarthe).
- MalLét (Alphonse), banquier, rue du Mont-Blanc, 12.
- COMITÉ DES ARTS MÉCANIQUES.
- Mallet (Ch. ) (O. ^), inspecteur généràl honoiaii e des ponts et chaussées, rue de Verneüil, 34.
- de Lambéi. (C. ^j), inaféclial de camp du génie en retraité, rüè St.-Dominiquë-Saint-Germairi, 3 *}.
- Amédée Durand (^), ingénieur-mécanicien, membre de là Société nationale et centrale d’agriettltüre, rue de l’Ab-bàÿe-Saint-Germain, 10.
- Saulnier (Jacq.-Franç.) (^ ), ingénieur-mécanicien de la Monnaie, rue de Tournon, 29.
- Calla (^), ingénieur-mécanicien, membre du conseil général des manufactures, rue du Faub.-Poissonnière, 100.
- Féray (Ernest) (0. ^), manufacturier, membre du conseil généràl des manufactures, à Essonrté (Seine-et-Oise)-.
- Baude (O i ^), ingénieur en chef des ponts et chaussées, rue de la Concorde,
- i84o
- 1847
- 1829
- i85o
- i85o
- i85o
- i83i
- i845
- 1824
- 1827
- i83o
- i3.
- Le Chatelier (^), ingénieur des mines, l’un des secrétaires de la commission des chemins de fer, rue Madame, 26.
- Alcan, ingénieur civil, professeur à l’école centrale des arts et manufactures, rue d’Enghien, 28.
- Adjoints.
- Benoit ( ÿ ), ingénieur civil, ancien professeur à l’école d’application d’état-major, ancien constructeur de machines et d’usines hydrauliques, rue de Grenelle-Si’Jnt-Germain, 34.
- Dumery, ingénieur civil, rue dés Petites-Ecuries, 45.
- Laboulay ( Ch. ), ancien élève de l’Ecole polytechnique, ïuë Madame, 3o.
- Pihet ( Eugène ), ancien constructeur-mécanicien, rueMénilmontânt, 11 bis.
- Membres honoraires.
- Olivier ( Théod. ) (O. , professeur au
- Conservatoire des arts et métiers et à l’école centrale des arts et manufactures , rue de l’Observance, 2.
- Kerris ( ^ ), ingénieur de la marine, à Toulon ( Var ).
- COMITÉ DES ARTS CHIMIQUES.
- Gaultier de Claubry (O; ^), professeur à l’école de pharmacie, membre de l’Académie nationale de médecine et du conseil de salubrité, rue des Fossés-Saint-Victor, 45.
- Payen (0. ^ ), membre de l’Académie des sciences, secrétaire perpétuel de la Société nationale et centrale d’agriculture , professeur au Conservatoire des arts et métiers et à l’école centrale des arts et manufactures, rue Saint-Martin, 208.
- Bussy ( ), membre de l’Académie des
- sciences, de l’Académie de nàédëcirte et du conseil de salubrité, directeur
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- MEMBRES DU UONSÈIL D’ADMINISTRATION.
- « •
- 1831
- 1840
- 1844
- 1847
- 1810
- 1846
- 1847 1846
- 1824
- 1827
- MM.
- à l’école de pharmacie, rue de l’Arbalète , ï3.
- Chevallier (0), membre de l’Académie de médecine et du conseil de salübri-té, professeur à l’école de pharmacie, quai Saint-Michel, 25.
- Frémy ( ), professeur dé chimie à l’é-
- cole polytechnique , rüè de Rivoli, 22 bis. 1 ;
- Balard (0), inembï'ë dé l’Académie des sciences, professeur de chitnie à la faculté des sciences et a l’Itôle rtdrüiâle, rue d’Enfer, 16. ;
- Cahoürs ( {|| ), répétiteur de chimie à l’école polytechnique, rtfé d’Orléans, au Màrais, 9.
- Êbêlmen ( ^ ), ingénieur dès mines, directeur dé là manufacture nationale de porcelaine de Sèfres , rue d’Enfer,
- 34. ,
- Leblanc , ingénieur citil des minés, répétiteur de chimie à l’école polytechnique, rue Madame, ^1.
- Adjoints.
- Boullay (O. , membre dé l’Académie
- de médecine, rue dü Hëlder, 5.
- Thénard ( Paul ) ( 0 ), prépàtatedr de chimie au collège de France, place Saint-Sulpice, 6.
- Levol , essayeur à la Monnaie, qiiai Gonti, 11.
- Membre lionoràire.
- Bréant (G. 0), directeur honoraire des essais à la Monnaie, quài Coüti, ï 1.
- COMITÉ DES ARTS ÉCONOMIQUES.
- Pouillet (O. 0 ) , membre de l’Académie des sciences, professeur à la faculté des sciences, et au Conservatoire des arts et métiers, rue du Faubourg-Poissonnière, 75.
- Gourlier ( %. ) , inspecteur général, secrétaire et membre du conseil des bâti-
- MM. •
- ments Civils, rué dés Beaux-Arts, 2.
- Péclet (O. 0 ), inspecteur général de l’université, professeur à l’école centrale deS arts et manufactures, rue de la Harpe, 81. '
- TIerpin , doctetir én médecine, rue de i’Abbâye-Sairit-Gëîhiàîti, ib.
- ËECQUEàÊL ( Ed. ), prbfesséüf de gfrf-sique et dé météorologie â ï’écdle d’agriculture dé Versailles, rüë Géoffroy-Saiht-Hilàirëi i6. »
- Dize (0), membre de l’Êcâdêfnie de médecine, rue Néüvé^Sàmt-Grlles^ 6.
- Trébüchët (0),1 chef de büi’èàu à la préfecture de policé, membre dû conseil de salubrité, i ue dé l’Est, t.
- E. de Silvèstrè fils, àîiCiéü élève de l’école polytechnique,- rue des Petits-Âugüstins, 5.
- Barre ( 0 ), graveur général deè monnaies, qüai Gotitiÿ 1 i. • s
- Adjoint, »
- Priestley (Ch. ), professeur-répétiteur à l’école centrale des arts et manufactures, rué Pavée, 3, au Marais. :
- Membres hoûoj'airës.
- Boüriat ( 0), membre de l’Académie de médecine, rue du Bac, 3g.
- Cagniard de Latoür ( 0 ), rue du Rocher, 5o.
- Labarraque (0), membre dé l’Âcàdë-mie de médecine et dü conseil de salubrité , rué Éàvée-Sâint-Antoine, 4.
- COMITÉ D’AGRICULTURE.
- DE Silvestre ( 0 ), membre de l’Académie des sciences et de la Société nationale et centrale d’agriculture, rue Saint-Benoît, 23.
- Vilmorin aîné (0), pépiniériste, membre
- 1828
- i832
- i84o
- i84o
- 1840
- ï84o
- 1847
- 1847
- 1804
- 1818
- 1823
- 1802
- 1810
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- MEMBRES DU CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- | Année 'de l’entrée |au conseil. MM. correspondant de l’Académie des sciences et de la Société nationale et centrale Année de l’entrée au conseil.
- d’agriculture, rue du Bac, 39.
- 1828 Huzard ( ^ ), membre de la Société nationale et centrale d’agriculture, de l’Académie de médecine et du con- 1826
- seil de salubrité, rue de l’Éperon, 5. 1827
- CO » 00 Dàrblay (0. ^ ), membre de la Société nationale et centrale d’agriculture, rue de Lille, 74.
- 1844 Moll ({^), membre de la Société natio-
- nale et centrale d’agriculture, professeur au Conservatoire des arts et métiers, rue d’Enfer, 55. i839
- 1846 Brongniart ( Adolphe ) ( 0. ^ ), mena-
- bre de l’Académie des sciences , vice-secrétaire de la Société nationale et centrale d’agriculture , professeur au 1842
- muséum d’histoire naturelle, rue Cuvier, 35. 1843
- 00 <0 Vilmorin ( Louis ), membre de la Société nationale et centrale d’agriculture, ,844
- quai de la Mégisserie, 28. 1846
- 0 00 d’Havrincourt (0. ^), membre de l’as-
- semblée législative, ancien officier d’artillerie , propriétaire - cultivateur, 1846
- rue Varenne, i3. 1846
- i85o Crespel-Dellisse (Tiburce) proprié- taire-cultivateur, fabricant de sucre de
- betterave, place Saint-Georges, 28. 1818
- Membre honoraire.
- 1840 de Gasparin (G. 0. ^ ), membre de l’Académie des sciences et de la Société 1823
- nationale et centrale d’agriculture, rue 1831
- de Courcelles, 29.
- MM.
- COMITÉ DE COMMERCE.
- Bottin (($)), membre de la Société nationale et centrale d’agriculture, rue Jean-Jacques-Rousseau, 20.
- Bdsche ( ^ ), ancien préfet, membre de la Société nationale et centrale d’agriculture et du conseil général des manufactures, rue des Saints-Pères, 5.
- Delambre ( ), chef de la division des
- arts et manufactures au ministère du commerce et de l’agriculture, rue du Bac, 83.
- de Colmont (O. ^ ), ancien inspecteur général des finances, rue Saint-Dominique, 182, au Gros-Caillou.
- Gautier (O. ^), sous-gouverneur de la banque de F rance, rue de la Vrillière, 3.
- Gaulthier de Rumilly (^), conseiller d’Etat, rue du Houssaye, 3.
- Biétry ( ^ ), manufacturier, rue de Richelieu, 102.
- Chapelle ( ^ ), ingénieur-mécanicien , rue du Chemin-Vert, 3.
- Delessert (Benjamin ), rue Montmartre, 176.
- Membres honoraires.
- Bérard(0.^}), conseiller d’Etat,receveur général du département du Cher.
- Delessert ( François) ( O. ^ ), banquier, rue Montmartre, 176.
- Legentil ( Ch ) ( O. ^ ), rue de Paradis-Poissonnière , 49-
- PARIS.
- IMPRIMERIE DE MADAME VEUVE BOUCHARD—HUZARD, RUE DE L’ÉPERON, 5.
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- QDARMTE-mmiE A1ÉE. (N° DLIII. ) juillet 1850.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIETE D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDÜSTRIE NATIONALE.
- ARTS MECANIQUES. — presses.
- Rapport fait par M. Benoît, au nom du comité des arts mécaniques, sur la presse d’assemblage présentée par M. Jean-Baptiste-Rémy Delaunay, menuisier à Itteville [Seine-et-Oise).
- Messieurs, je vais avoir l’honneur de vous entretenir, au nom du comité des arts mécaniques, de l’examen qu’il a fait de la presse d’assemblage présentée par M. J. B. R. Delaunay, menuisier à Itteville, canton de la Ferté-Aleps. Cet outil est destiné à agir sur les quatre angles d’un encadrement rectangulaire quelconque en pièces de bois, de manière à placer et à maintenir celles-ci parfaitement d’équerre les unes aux autres, pour les assembler, les coller, les cheviller, les clouer, les consolider par des écharpes ou des queues-d’aronde , les raplanir, les vernir, etc., et à assurer ainsi l’existence et la conservation de la forme rectangulaire que les encadrements doivent toujours présenter.
- Tout menuisier pourra se fabriquer lui-même cette presse avec du bois, puisqu’il n’y entre que quatre petites broches en fer.
- Ce qui caractérise cet outil, qui a la forme générale d’une espèce de châssis rectangulaire, dont deux côtés opposés sont assemblés de champ et les deux autres à plat, mais dans des plans différents, consiste en quatre poupées rectangulaires dont deux sont établies sur celui de ces derniers côtés qui est le plus élevé, et les deux autres sur une traverse mobile qui lui est toujours parallèle. Ces poupées ont leurs têtes dans un même plan et sont entaillées à la Quarante-neuvième année. Juillet 1850. 20
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- 306 ARTS MÉCANIQUES.
- même profondeur, à partir de leur axe et parallèlement à leurs faces, de manière à pouvoir recevoir chacune un des angles de l’encadrement à travailler ; après quoi elles peuvent être pressées plus ou moins contre cet encadrement par un système de coins indépendants, ce qui permet évidemment d’en ramener les côtés dans des positions d’équerre les unes aux autres.
- L’outil présenté par M. Delaunay est donc une presse à coins, très-convenablement agencée pour le service auquel il l’a destinée. Cette presse remplace les sergents et les presses à vis dont on se sert pour serrer les assemblages , et qui ne garantissent en aucune manière que les angles des encadrements assemblés sont droits.
- Dans le modèle envoyé à la Société par M. Delaunay, l’angle des entailles des poupées étant vif, il pourrait arriver qu’en serrant un encadrement à onglets les extrémités extérieures de ceux-ci fussent refoulées, ce qui serait d’un mauvais effet, par exemple, sur le devant des cadres que l’on voudrait consolider par des queues-d’aronde entaillées dans la face postérieure. Pour obvier à cet inconvénient il suffirait évidemment de percer dans l’axe des poupées, avant d’y pratiquer l’entaille, un trou cylindrique de quelques millimètres de diamètre ; les angles du cadre serré devant nécessairement se placer dans l’axe de la poupée qui est aussi celui de ces trous, il est clair qu’ils ne porteraient pas contre le bois des poupées, et qu’ils n’en pourraient pas être ainsi déformés.
- Le comité des arts mécaniques vous propose, en conséquence de cet exposé,
- 1° De remercier M. Delaunay de sa communication; 2° de faire connaître sa presse d’assemblage par l’insertion du présent rapport dans le Bulletin,
- Et, pour en rendre l’intelligence plus facile aux personnes que cette invention peut intéresser, de faire graver le dessin de cet outil avec la légère addition signalée, et de le publier dans le Bulletin, accompagné d’une légende (1).
- Signé Benoît, rapporteur,
- Approuvé en séance, le%l mars 1850.
- LITHOGRAPHIE.
- Description d’une presse lithographique à cylindres, par M. Perrot, ingénieur-mécanicien, à Vaugirard.
- Parmi les questions proposées par la Société d’encouragement, pour le perfectionnement de la lithographie , se trouvait celle relative à l’encrage des pierres lithographiques, par un moyen mécanique indépendant de l’adresse
- (1) La gravure de la presse d’assemblage de M. Delaunay sera publiée dans un prochain miniérq du Bulletin.
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- pl.1146 - vue 328/703
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- LITHOGRAPHIE.
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- de l'imprimeur, de manière à fournir toujours des épreuves égales. Cette question , qui était au concours depuis l’année 1833 , ne fut complètement résolue qu’en 1848, par M. Perrot 3 auquel fut décerné le prix de 1,500 fr.
- La machine présentée par lui au concours a été l’objet d’un rapport publié page 191 de la 47e année du Bulletin, et contenant une indication de ses principales fonctions ; mais il restait à décrire les diverses pièces du mécanisme. À cet effet, nous avons fait lever, dans les ateliers de M. Perrot, les dessins de la machine, dont la publication a été retardée par diverses circonstances , et surtout par le défaut de renseignements suffisants pour faire apprécier l’ingénieuse combinaison imaginée par M. Perrot. Nous allons y suppléer par une description succincte des différents organes de la machine, qui non-seulement sert à l’encrage des pierres , mais qui imprime en même temps.
- La pl. 1145 représente une élévation longitudinale de la presse vue du côté gauche.
- PL 1146. Section longitudinale prise par le milieu.
- A, bâti en fer.
- B, poulie sur laquelle passe une courroie communiquant avec une machine à vapeur ou tout autre moteur. Si l’on voulait faire fonctionner la presse à bras, il faudrait appliquer quatre hommes aux manivelles.
- C, autre poulie montée sur l’axe de la poulie précédente, et enveloppée d’une courroie qui transmet le mouvement aux rouleaux encreurs par l’intermédiaire d’une poulie D.
- E, roue dentée fixée sur l’axe de la poulie B et engrenant dans la roue F* laquelle commande une autre roue dentée G : ce système d’engrenage est destiné à régler la vitesse de la machine ^
- H, grande poulie sur la gorge de laquelle passe une chaîne H’ qui enveloppe une autre poulie I disposée à l’extrémité opposée de la machine.
- Sur l’axe J de la poulie H est adaptée une poulie K, qui, à l’aide 'd’une courroie , commande une poulie L.
- M, excentrique faisant corps avec la poulie H.
- N, levier mobile sur l’axe O , et portant, à son extrémité, un galet P qui suit la courbe de l’excentrique. Sur l’axe de ce levier est fixée une manivelle Q* avec laquelle est articulée une tringle R adaptée au châssis S des rouleaux sécheurs et qui sert à les soulever.
- T, levier coudé mobile sur l’axe a et à l’extrémité duquel est suspendu un poids : le bec b de ce levier soulève le rouleau presseur pour livrer passage à la pierre lithographique U, chaque fois qu’elle revient avec son chariot Y, après avoir passé sous les rouleaux encreurs.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- X, grand levier d’embrayage muni d’une poignée et d’une bielle Y, pour faire descendre le rouleau de pression. Cette bielle est articulée avec un axec portant une manivelle d à laquelle est attachée une tige Z. Chaque fois que la bielle agit, elle fait prendre à la tige une position verticale ou inclinée suivant que le rouleau presseur doit descendre ou monter.
- À', montants solidement boulonnés sur le bâti, et portant l’équipage du rouleau presseur B', enveloppé d’un blanchet C\ qui passe sur un autre rouleau D'. Pour tendre ce blanchet ou le relâcher, le palier de l’axe du rouleau D' s’appuie sur une vis E' réglée par un écrou à oreille.
- F’, poulie de tension à laquelle est suspendu un poids : elle est commandée par une courroie passant sur la poulie inférieure L.
- G', table inclinée qui reçoit le papier d’impression.
- H', chaîne enveloppant les poulies H et I, et dont les deux bouts sont accrochés au chariot Y auquel elle imprime un mouvement de va-et-vient. Ce chariot chemine sur les rouleaux I' F.
- e, auge remplie de l’encre lithographique, f, premier rouleau prenant l’encre dans cette auge et la transmettant par contact au rouleau g. h , rouleau transporteur recevant l’encre du rouleau précédent, i, gros rouleau distributeur contre lequel frotte un petit rouleau coureur j oscillant qui se présente dans une direction oblique au contact du gros rouleau i, et reçoit, à l’extrémité de la tige sur laquelle il est monté et par l’intermédiaire d’une petite came k, une impulsion qui renverse sa direction ; il revient ensuite au point de départ, par l’effet du ressort à boudin dont son axe est entouré, pour subir une action analogue. J, troisième rouleau transporteur transmettant l’encre qu’il reçoit du gros rouleau i à un rouleau sécheur en bois m, soutenu par le châssis S qui le porte au contact de deux rouleaux encreurs nn; un second rouleau sécheur o, placé dans le même plan horizontal que le premier, est mis en mouvement par un rouleau intermédiaire p; enfin deux autres rouleaux encreurs qq sont disposés à la hauteur des premiers au-dessous du deuxième sécheur.
- Les rouleaux sécheurs ont pour objet 1° de transmettre aux quatre rouleaux encreurs l’encre que leur fournit le rouleau l; 2° de dissiper par la rapidité de leur mouvement l’humidité que les rouleaux encreurs ont prise sur la pierre. A cet effet, la pierre a un mouvement très-lent avant d’être encrée, mais elle revient à son point de départ avec une vitesse double.
- La pression des rouleaux encreurs sur la pierre est graduée au moyen d’un mécanisme composé de deux doubles leviers r r qui appuient, par leurs extrémités, sur les axes des rouleaux encreurs, dont les paliers reposent sur des ressorts à boudin s. Une tringle t, à laquelle est suspendu un poids u,
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- MACHINES-OUTILS.
- 309
- sert à opérer cette pression. Celle des rouleaux distributeurs les uns contre les autres a lieu à l’aide d’une combinaison de leviers horizontaux v v chargés de poids. Un contre-poids x, dont la tringle est accrochée à ces leviers, contribue à cette action.
- J'J', tampons en laine recouverts d’une peau par-dessus laquelle est fixé un velours de coton servant au mouillage de la pierre. Ces tampons, fixés à l’extrémité de leviers y dont la position est réglée par des vis z z, sont tenus constamment mouillés.
- K', poulie montée sur l’axe du rouleau sécheur O et qui lui imprime une grande vitesse : elle reçoit son mouvement d’une courroie dont est enveloppée la poulie D.
- La presse que nous venons de décrire peut tirer trois cent cinquante bonnes épreuves, grand format, à l’heure. ( D. )
- MACHINES-OUTILS.
- Rapport fait par M. Àmédée Durand, au nom du comité des arts mécaniques, sur une machine à mortaiser présentée par M. Gillet.
- La machine à mortaiser qu’a présentée M. Gillet a pour objet la menuiserie. Le dispositif élémentaire en est tellement simple, qu’on peut parfaitement la comprendre sans figure. Une tige verticale en fer glisse entre deux guides distants l’un de l’autre de 30 à LO centimètres ; à l’extrémité inférieure de cette tige est fixé une sorte de bec-d’âne dont l’action se produit sur le bois entraîné par un chariot mû à la main. Sur l’extrémité supérieure de cette tige appuie un levier qui multiplie par quatre environ la force qu’on y applique au moyen d’une pédale. Le tout est relevé au moyen d’un ressort ; il est donc facile de saisir l’agencement fort simple de cette machine et d’arriver aux considérations relatives aux avantages que peut présenter l’emploi du pied comparativement à celui de la main opérant au lieu d’un maillet qui frappe sur un bec-d’âne ordinaire.
- Dans le travail habituel, la mortaise s’exécute d’après un tracé fort simple qui consiste en deux coups de trusquin et deux lignes faites à l’équerre. Par le procédé de M. Gillet, ces quatre petites opérations sont supprimées, surtout quand il s’agit de produire des séries de mortaises semblables.
- Dans l’opération au maillet, l’outil commence non en coupant le bois (dans la menuiserie du moins ), mais en le refoulant pour se faire une place, et il en est ainsi jusqu’à ce que le bec-d’âne soit parvenu jusqu’au fond de la mortaise. À partir de ce moment, il peut opérer en coupant, car il a fait l’espace nécessaire pour que le copeau se dégage.
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- 310
- ARTS MÉCANIQUES.
- Dans le procédé de M. Gillet, le bois est toujours coupé, avec cet avantage que c’est toujours un ciseau à biseau allongé qui opère , et non pas un bec-d’âne qui ( dans le procédé ordinaire ), constamment employé comme levier, a, nécessairement, un biseau obtus.
- Cette possibilité d’employer un ciseau est due à ce que M. Gillet fait précéder l’action de son outil tranchant par celle d’une mèche qui, mue également avec le pied, perce un trou qui a pour diamètre la largeur de la mortaise et en règle la profondeur. Or, comme on ne peut contester qu’une mèche, de telle nature qu’elle soit, coupe le bois et ne le refoule pas, il reste démontré que l’auteur a apporté dans ce genre de travail une modification fondamentale et tout à fait rationnelle.
- Reste un point essentiel à examiner, c’est celui de la dépense de force et de temps réclamée par le procédé de M. Gillet, mise en regard de celle que nécessite le procédé ordinaire. La solution se trouve dans cette considération que dans l’un des procédés on emploie l’outil dans les meilleures conditions de coupe, tandis que dans l’autre cet outil exige nécessairement un plus grand effort pour pénétrer dans la matière.
- Quant aux considérations se rattachant à l’emploi d’une pression comparée à l’emploi d’un choc, de même que de la convenance de l’emploi du pied substitué à celui de la main, considérations qui entraîneraient à des développements que ne permet pas l’étendue assignée à ce rapport, il sera seulement dit qu’un apprenti peut opérer tout aussi promptement qu’un bon ouvrier employant le maillet et le bec-d’âne , et que le travail obtenu aura une précision que ne comporte pas au même point le procédé manuel.
- En conséquence, le comité des arts mécaniques pense qu’il convient de remercier M. Gillet de la communication qu’il a faite de sa machine à mor-taiser, et d’en signaler l’existence par l’insertion du présent rapport dans le Bulletin.
- Signé àmédée Durand , rapporteur.
- Approuvé en séance, le 10 avril 1850.
- VOITURES.
- Rapport fait par M. de Lambel, au nom du comité des arts mécaniques, sur un mécanisme dit tuteur du limonier, destiné à empêcher la chute des chevaux attelés aux chariots, et sur un système d’encliquetage s’opposant au recul, présentés par M. Mignard fils, ingénieur-mécanicien, à Belleville.
- Les transports par terre se font sur des chariots à quatre ou à deux roues; ceux à quatre roues permettent d’enrayer plus puissamment les voitures, et
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- d’employer de«x chevaux au lieu d’un seul pour retenir les voitures sur les plans inclinés, ce qui devrait souvent les faire préférer. Polir arrêter une voiture à deux roues pesamment chargée sur une pente, M. Mignard arme les moyeux d’une roue à rochet que le charretier peut engrener à laide de cliquets attachés à deux tiges en fer qui se trouvent placées lé long des brancards ; s’il n’engrène qu’un seul côté, le chariot peut être poussé du côté opposé et faire monter une roüe , tandis que l'autre restant fixe , la voiture monte d’une certaine quantité. En enrayant cette première roue et désen-rayant la seconde, le chariot monte alors en faisant marcher le cheval du côté opposé. Lorsque les deux roues sont parvenues sur un plan horizontal, elles sont rendues libres, et la voiture peut continuer son chemin.
- Sous le nom de cale à fléau, M. Bouhon a déjà présenté à la Société un moyen d’obtenir le même résultat, et il en a été' rendu compte dans le Bulletin de 1849 , p. 289. Le moyen employé par M. Bouhon a paru simple et solide; mais celui proposé par M. Mignard paraît plus prompt.
- Lorsque le chariot descend une pente, une portion de la charge se porte sur la dossière , et le cheval peut, dans certains cas, s’abattre et se blesser. Pour éviter cet inconvénient, M. Mignard propose l’emploi du tuteur du limonier. Celui-ci se compose d’un support et de deux bras formant un triangle mobile sur une traverse disposée au-dessous des brancards.
- Les deux bras se réunissent à leur partie inférieure en laissant un intervalle dans lequel peut jouer le support, de manière à pouvoir relever le tout en le retenant par une chaîne accrochée à un piton. Lorsque l’on craint la chute du limonier, on lâche la chaîne, et l’extrémité inférieure du tuteur descend et s’appuie sur le sol, de manière que le cheval ne peut s’abattre , étant soutenu par une forte sous-ventrière fixée aux brancards. Dans l’expérience faite à Vaugirard, on a élevé les brancards le plus haut possible, et la charge , évaluée à 4 ou 5,000 kilog., est retombée plusieurs fois sur le tuteur sans produire aucune avarie à la voiture et aü cheval placé hors de l’atteinte du tuteur et de ses accessoires.
- Lors de la première lecture de ce rapport, on a fait observer que les voitures des vidangeurs de Paris portaient aussi une jambe de force ; mais celle-ci étant fixe, elle n’a pas, comme le tuteur du limonier, la propriété de s’éloigner de la surface du terrain, et par conséquent des trous et des ornières qui peuvent s’y trouver ; qu’ainsi cette jambe de force est plus exposée à se rompre, le chariot et sa charge à être brisés et les chevaux blessés. C’est pour parer à ces inconvénients que M. Mignard a rendu le tuteur du limonier mobile.
- Ces perfectionnements étant dus à M. Mignard, et pouvant éviter des ava-‘
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- ries aux voitures et des blessures aux chevaux, le comité des arts mécaniques propose de remercier M. Mignard de sa communication, et d’insérer le rapport dans le Bulletin avec la description et le dessin de l’appareil.
- Signé de Lambel, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 8 mai 1850.
- Description de l’appareil nommé tuteur du limonier, et d’un encliquetage empêchant le recul, par M. Mignard fils.
- Le mécanisme imaginé par M. Mignard a deux objets distincts, l’un d’éviter les graves accidents auxquels est exposé le cheval de brancard dit limonier, attelé à un chariot à deux roues pesamment chargé , lorsqu’il vient à s’abattre ; l’autre, de faciliter la marche de ces mêmes chariots sur des routes en pente, ou de les dégager des ornières profondes.
- 1° Tuteur du limonier. La fig. 1, pi. 1147, représente un chariot à deux roues en élévation, vu de face et armé du mécanisme qui le soutient lorsque le cheval s’est abattu.
- Fig. 2. Le même vu de côté.
- Fig. 3. Section longitudinale du tuteur fixé au-dessous du chariot.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans ces trois figures.
- a, arc-boutant, nommé tuteur du limonier, mobile sur un axe h traversant une bride solidement attachée à l’essieu c du chariot par quatre boulons à écrous, d, garniture en fer faisant office de sabot et enveloppant l’extrémité de l’arc-boutant a. ee, brancards de la voiture, ff, platines en fer qui lient les deux jambes de force g g formant un triangle et assemblées sur une traverse h, fig. 1. Cette traverse est mobile, par ses deux tourillons, dans ries frettes solidement fixées au-dessous des brancards. Une chape i, embrassant l’arc-boutant, a et portant une roulette, est articulée avec l’extrémité inférieure du triangle ; la roulette est destinée à faciliter le mouvement de la jambe de force le long et au-dessous de l’arc-boutant. Le dessus de cette pièce est garni de trois crans en tôle de fer k, dans lesquels s’arrête la jambe de force T) afin de tenir élevé, à une certaine hauteur, l’arc-boutant a quand le cha*-riot doit franchir un terrain inégal.
- I, chaîne attachée à l’extrémité de la jambe de force et passant sur les poulies m n : elle est terminée par un anneau que le charretier tire lorsqu’il veut élever la jambe de force et en même temps l’arc-boutant avee lequel elle est assemblée. Dans l’état normal, ces deux pièces affectent la position indiquée fig. 2 et 3.
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- COSMOGRAPHIE.
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- f° Moyen de faciliter le parcours des chariots sur des terrains en pente et de les dégager des ornières profondes. Lorsque , dans une montée , la charge est trop lourde, les charretiers sont dans l’usage de caler une roue, et de tirer de côté pour faire avancer l’autre roue , que l’on cale ensuite pour faire marcher la première, et ainsi alternativement jusqu’à ce que le passage difficile soit franchi. Voici le moyen employé par M. Mignard pour faciliter cette manœuvre.
- Sur le moyeu de chaque roue est solidement fixé un rochet o, dans les dents duquel s’engage un cliquet p, lié avec une tringle à poignée q. Dans l’état ordinaire, le cliquet doit rester dégagé des dents du rochet ; à cet effet, on pousse la tringle g, et l’on engage le cran r dans un boulon; mais, quand on a à franchir une forte pente, on tire la tringle, et l’encliquetage agit ; alors la roue est enrayée, et le cheval pourra reprendre haleine au milieu d’une montée, sans que les traits tirent continuellement sur son collier.
- Lorsqu’on a besoin de se tirer d’un passage difficile, on le peut en louvoyant , c’est-à-dire en tirant à droite ou à gauche, selon la roue qui se trouvera engagée. Dès que la voiture est arrivée sur un plan horizontal, on dégage le cliquet, et elle continue sa marche sans obstacle et sans trop de fatigue pour le limonier. ( D. )
- COSMOGRAPHIE.
- Rapport fait par M. E. Silvestre, au nom des comités réunis des arts mécaniques et des, arts économiques, sur ïécliptique mécanique présenté par M. Henry Robert, horloger-mécanicien, rue du Coq-Saint-Honoré, 3.
- Messieurs, les appareils uranographiques inventés pour venir en aide à l’intelligence de la jeunesse sont d’autant moins propres à l’enseignement qu’on les destine à l’explication d’un plus grand nombre de phénomènes célestes. En effet, ces sortes d’appareils compliqués , qui déjà, naturellement, donnent une idée si imparfaite de la position et de la marche relatives des astres, obligent d’avoir recours , pour la démonstration , à un grand nombre d’hypothèses qui ne peuvent que rendre la science de la cosmographie obscure , difficile à comprendre et à retenir. On conçoit, d’ailleurs, que ces machines sont d’autant plus coûteuses et plus susceptibles de se déranger qu’elles sont composées d’un plus grand nombre de pièces différentes.
- D’un autre côté, on a reconnu que des appareils simples, applicables seulement à la démonstration de quelques-uns des principaux phénomènes planétaires , peuvent servir très-utilement à l’instruction des commençants, de ceux, surtout, qui sont destinés à rester étrangers aux sciences physiques et
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- géométriques. Plusieurs appareils de ce genre ont déjà été construits qui n’ont d’autre inconvénient que d’être encore un peu trop chers pour être adoptés indistinctement dans toutes les écoles ou ils pourraient être utiles.
- C’est donc en vue de remplir une lacune que M. H. Robert> instruit, d’ailleurs, par l’expérience que lui a donnée une certaine pratique de l’enseignement , a construit l’appareil simple et peu coûteux qu’il a appelé écliptique mécanique, et sur lequel nous venons aujourd’hui vous faire un rapport.
- Certes, il eût été facile à M. Robert, un de nos plus habiles artistes, à qui deux fois vous avez décerné votre médaille d’or pour d’importants travaux d’horlogerie, de composer un appareil propre à la démonstration d’un grand nombre de phénomènes célestes ; mais, connaissant les inconvénients de ce genre de machines, il n’a pas cru devoir suivre l’exemple de la plupart de ses devanciers.
- Le nom d'écliptique mécanique que M. Robert a donné à son instrument indique assez qu’il n’a eu pour but que d’expliquer les principaux phénomènes qui résultent du mouvement de la terre autour du soleil. Ainsi il se borne à démontrer d’une manière très-claire les changements des saisons , l’inégalité , des jours et des nuits, la différence qui existe entre le jour sidéral et le jour solaire , le rapport des distances de la terre au soleil aux différentes époques de l’année, et un petit nombre d’autres phénomènes.
- Ce qui mérite, surtout, de fixer l’attention du conseil, c’est l’extrême simplicité du mécanisme au moyen duquel la terre est entraînée autour du soleil en conservant le parallélisme de son axe. Ce mécanisme consiste en un système de deux parallélogrammes en bois, solidaires l’un de l’autre , et qui se meuvent dans l’intérieur d’une boîte carrée. On conçoit que, si, au lieu de se servir de deux parallélogrammes , on n’en avait employé qu’un seul pour arriver au même but, ce parallélogramme n’aurait pu fonctionner sans être sujet à se déformer, à moins qu’on eût donné à la règle motrice une longueur suffisante pour assurer la régularité du mouvement ; ce qui aurait augmenté inutilement le volume de l’appareil.
- Sur la face supérieure de la boîte qui renferme le double parallélogramme sont indiqués les signes du zodiaque, les mois de l’année , et les différentes saisons. Le soleil, représenté par une boule dorée ou par une lumière , est placé au centre d’un plateau circulaire mobile qu’on fait tourner à la main ou par le secours d’une manivelle, et qui, au moyen d’une échancrure pratiquée à sa circonférence, entraîne la terre dans son mouvement.
- Pour expliquer la différence qui existe entre le jour sidéral et le jour solaire, M. Robert a placé autour du globe terrestre deux méridiens concentriques t l’un invariable qui représente le méridien sidéral, et l’autre qui, en
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- s’écartant chaque jour du premier, fait connaitre la différence cherchée.
- M. Robert rend compte des distances variables de la terre au soleil d’une manière simple et ingénieuse. Il fait porter l’axe incliné de la terre par la branche horizontale d’une équerre renversée et maintenue dans le même plan que cet axe. L’équerre est entraînée par le plateau mobile en restant toujours parallèle à elle-même , et le centre de la terre se trouve transporté, comme par un excentrique, tantôt au dedans et tantôt au dehors du cercle qu’il décrirait, s’il se trouvait fixé invariablement dans le prolongement de la branche verticale de l’équerre. La position des solstices est indiquée par les points de plus longue et de plus courte distance de la terre au soleil.
- Il est bon de faire observer que l’axe terrestre qui traverse de part en part la branche horizontale de l’équerre pouvant glisser à volonté dans son encastrement , le centre de la terre peut aussi monter et descendre à volonté en se rapprochant ou en s’éloignant du soleil; d’oii il suit qu’on peut approcher aussi près qu’on veut du rapport des distances réelles qui existent, aux solstices, entre le soleil et la terre.
- En résumé, vos deux comités réunis, que vous avez chargés d’examiner le nouvel appareil de M. H. Robert, l’ont jugé très-digne de votre approbation ; aussi ont-ils l’honneur de vous proposer, messieurs, 1° de donner à l’inventeur un témoignage de satisfaction, en faisant insérer dans le Rulletin le présent rapport, avec la figure de l’appareil; T d’appeler l’attention du ministre de l'instruction publique et celle du ministre de l’agriculture et du commerce sur un appareil qui peut servir utilement, dans tous les établissements publics des deux sexes, à l’enseignement de la cosmographie élémentaire.
- Signé E. Silvestre, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 8 mai 1850.
- Description de l’écliptique mécanique de M. Henri Robert.
- Pour comprendre les effets de cette machine, il faut d’abord expliquer comment agit le parallélogramme qui en est le principal organe.
- Si l’on conçoit un parallélogramme formé de quatre règles A, B, C, D, fig. 3, pl. 1148, articulées à leurs points de jonction, que la règle À soit immobile, et qu’on fasse tourner la règle C sur P articulation m, le point n décrira un cercle , et les trois règles marcheront ensemble, la règle C restant parallèle à la règle D, et la règle B parallèle à la règle A , restera pendant toute la révolution de ce cercle parallèle à elle-même.
- Maintenant, si on prend, sur la règle B et sur la ligne droite qui passe par les centres des deux articulations n> o, une distance nt r, égale à m, q, placée
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- sur la ligne droite des centres des articulations m, p, le point r décrira un cercle dont le centre sera en q, et dont le rayon sera q r, qui est égal à m n, et, pendant qu’on fera mouvoir la règle B pour décrire ce cercle entier, elle sera, comme précédemment, toujours parallèle à elle-même.
- Si on fixe sur cette règle , au point r, le support d’un globe terrestre , que l’axe de ce globe soit incliné de 66° 1/2 avec le plan dans lequel se meut la règle B, cet axe, étant fixé à la règle B et ne pouvant changer de position par rapport à cette règle, restera, comme elle, toujours parallèle à lui-même, ainsi que la règle qui le porte. Ce globe terrestre tournera autour du point q, et représentera ainsi le mouvement de la terre dans son orbite, si ce n’est qu’ici l’orbite fera un cercle, tandis que, dans la nature, c’est une ellipse dont le grand axe ne diffère du petit axe que d’une quantité très-minime.
- Le soleil n’est pas au centre de l’orbite elliptique , mais à l’un des foyers. Lorsque la terre se trouve, dans un mouvement annuel, à l’une des extrémités du grand axe de son orbite elliptique , elle n’est pas à la même distance du soleil que lorsque, six mois après, elle arrive à l’autre extrémité. Le rapport simple entre ces deux distances est : : 29 : 30, différence peu sensible qui peut cependant être appréciée dans cette machine ; aussi l’auteur en a tenu compte par un moyen très-simple que voici :
- Le point r, fig. 3, décrit un cercle dont le centre est en q. Prenez, sur la ligne n o, un point i, à peu de distance de r; lorsque le parallélogramme fonctionnera, le point i décrira un cercle excentrique au point q, de telle sorte que, lorsque les quatre règles seront en ligne droite du côté K, le point i sera plus loin du centre q de toute la distance i r, tandis qu’en continuant la révolution du parallélogramme, lorsque les quatre règles seront en ligne droite du côté de L, il se trouvera plus près du centre q de la même quantité i r. C’est donc en plaçant le centre du soleil perpendiculairement au-dessus du point q et le centre de la terre au-dessus du point i, dont la position peut se déterminer par le calcul, que l’auteur lui fait parcourir un cercle excentrique au point g, et représente la différence de distance qui existe entre les deux corps considérés successivement à l’un et à l’autre solstice.
- La fig. 1 représente la terre au solstice d’hiver en H' et au solstice d’été en E, telle qu’elle se trouve placée par le jeu de la machine. Dans ces deux positions, l’axe de la colonne r r' est à égale distance de l’axe de la colonne H qui porte l’image du soleil. Mais le centre de la terre, qui ne se trouve pas dans le prolongement de l’axe de cette colonne, est plus près de celui du soleil , dans la position représentant le solstice d’hiver, que dans celle qui représente la position de la terre au solstice d’été.
- Le cercle excentrique substitué à l’ellipse, qui est la véritable courbe de
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- l’orbite terrestre, diffère si peu de l’ellipse réelle, qu’il serait impossible, dans une machine de ce genre, par les moyens ordinaires de mesurage, de constater la différence entre l’un et l’autre.
- Voici les détails des autres parties. Fig. 1 et 2. A A est une grande règle en bois ou en métal portant tout le système et formant l’une des règles du parallélogramme A B C D, mobiles sur les axes m, n, p, o. Ce parallélogramme est placé sur l’un des côtés de la règle A, et sur l’autre se trouve un second parallélogramme ayant la règle A pour l’un de ses côtés, et les règles B' C' D' formant les trois autres. Les règles C et C', D et D', fig. 2, sont fixées aux axes m, p, de manière à former entre elles un angle de 90 degrés. Ce second parallélogramme a pour objet de forcer le premier à achever sa révolution entière ; sans cela on ne pourrait obtenir qu’une demi-révolution. Il peut servir à la transmission du mouvement, si la machine fonctionne par un moteur ou par une manivelle.
- La fig. 1 montre le globe terrestre, r r' est une colonne fixée sur la règle B du parallélogramme. A sa partie supérieure r' elle forme équerre par la partie p' percée pour le passage du canon dont on va parler. Le globe terrestre est traversé par un axe portant, à la partie supérieure et en dehors des cercles, un bouton b. Cet axe traverse les deux méridiens, ainsi que le canon G, qui appartient au méridien intérieur s, que nous nommerons méridien sidéral; le méridien solaire e tourne librement sur les deux canons qui appartiennent au méridien sidéral et qui se trouvent aux deux extrémités de l’axe.
- Au méridien solaire e est attachée la fourchette F portant une tige T qui traverse le support H du soleil fixé au centre du plateau. Cette fourchette a pour objet de faire tourner le méridien e, et de le maintenir dans un plan passant par le soleil. I est un bouton au moyen duquel on fait tourner tout le système.
- N N, fig. 1, est une boite renfermant le mécanisme ; la partie supérieure est ouverte carrément pour laisser voir le plateau P P ouvert cir-culairement comme l’indique la feuillure t. Dans cette ouverture tombe un disque qui la bouche et peut tourner sur lui-même. Le centre de ce disque se trouve dans la perpendiculaire au point q de la règle A, fig. 2 ; il est percé, vers sa circonférence, pour le passage de la colonne qui porte la terre; ainsi cette colonne et le disque tourneront ensemble concentriquement au point q, que la force motrice soit appliquée à l’un ou à l’autre , peu importe. C’est au centre de ce disque qu’est placée la colonne H, portant l’image du soleil V.
- Usage de l’écliptique mécanique. Pour démontrer les phénomènes du jour
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- et de la mit > quelle que soit la position du globe terrestre dans son orbite, il y a toujours une moitié de sa surface qui reçoit les rayons du soleil et l’autre moitié qui reste dans l’ombre. En faisant tourner le globe sur son axe au moyen du bouton b, et d’occident en orient, chaque point qui était dans l’obscurité passe dans l’hémisphère éclairé, et réciproquement. En suivant un point pris à la surface du globe terrestre, on voit très-bien comment s’opèrent ces phénomènes du lever et du coucher du soleil, et les diverses phases de la lumière sur la terre pendant un espace de vingt-quatre heures.
- La cause du changement des saisons se démontre en faisant faire lentement une révolution entière au disque austral qui entraîne avec lui le globe terrestre lorsqu’on l’a fait tourner de manière à mettre le soleil entrant dans le signe du Cancer au solstice d’été. On remarque qu’en raison de l’obliquité de la terre le pôle arctique est complètement éclairé, tandis que le pôle antarctique se trouve dans la demi-sphère non éclairée.
- On remarque encore qu’une moitié de l’équateur terrestre est éclairée , et que l’autre moitié ne l’est pas; que, dans l’hémisphère boréal, les cercles parallèles à l’équateur sont éclairés pour une partie d’autant plus grande qu’ils s’approchent plus du pôle boréal ; pour les parallèles de l’autre hémisphère, c’est l’inverse.
- Il résulte de ces observations et du mouvement de rotation de la terre
- 1° Qu’à l’équateur le jour et la nuit sont égaux ;
- T Qu’au cercle polaire arctique il n’y a pas de nuit, puisque aucune des parties de ce cercle ne se trouve dans sa révolution diurne dans l’hémisphère non éclairé ;
- 3° Qu’entre ces deux limites extrêmes il y a des moyennes ; ainsi, à mesure qu’on avance de l’équateur vers le pôle, les jours augmentent et les nuits diminuent ; qu’en arrivant tout près du cercle polaire arctique, peu d’instants après qu’on a vu le soleil se coucher en un point, on le voit se lever en un autre point, lesquels sont alors très-voisins du nord.
- Pour l'hémisphère austral, c’est l’inverse, c’est-à-dire que, à mesure qu’on s’éloigne de l’équateur, le jour diminue et la nuit augmente d’autant. ; enfin , en arrivant tout près du cercle polaire antarctique, le jour est si court, que le soleil paraît seulement un instant, puis disparaît aussitôt. C’est le solstice d’été pour notre hémisphère.
- Lorsqu’on a fait traverser au soleil le signe du Lion, celui de la Vierge arrive au commencement de la Balance ; si on s’arrête , on remarque qu’alors les deux pôles sont également éclairés, que l’équateur est toujours exactement une moitié dans la demi-sphère éclairée, et l’autre dans celle qui ne l’est pas.
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- Si, dans cette position, on fait tourner la terre sur son axe, un point quelconque , pris à sa surface, est moitié du temps d’une révolution dans la partie éclairée, et l’autre moitié dans l’ombre.
- C’est l’équinoxe d’automne, époque de l’année où les jours et les nuits sont de douze heures.
- Au lieu de faire traverser au soleil les trois signes du Cancer, du Lion et de la Vierge, si on se fût arrêté au commencement de chacun d’eux, on aurait vu que peu à peu le pôle arctique était moins éclairé, et que le pôle antarctique s’éclairait d’autant plus, et qu’ainsi la terre marchant graduellement vers le point où les jours et les nuits devaient être égaux pour toute la terre, ils diminuaient dans l’hémisphère septentrional et augmentaient successivement dans l’hémisphère austral, pour devenir égaux entre eux lorsque le soleil entre dans le signe de la Balance.
- À mesure que le soleil avance vers le signe de la Balance, le pôle nord n’est plus éclairé , et le pôle sud s’éclaire d’autant plus, les jours deviennent, alors plus longs dans l’hémisphère austral et plus courts dans l’hémisphère boréal, jusqu’à ce que le soleil, arrivant au commencement du signe du Capricorne, soit au point qu’on nomme, dans notre hémisphère, solstice d’hiver. Le cercle polaire arctique est alors dans l’obscurité et le cercle polaire antarctique est éclairé.
- Si l’on continue à faire tourner la terre dans son orbite pendant la demi- • révolution suivante, on voit les mêmes phénomènes se reproduire en sens contraire.
- Temps vrai, temps sidéral. En suivant attentivement ce qui s’est passé pendant qu’on a fait faire à la terre sa révolution dans son orbite , on a pu remarquer que le méridien s restait toujours parallèle à lui-même , tandis que le méridien solaire e s’approchait de l’orient. La terre tournant sur son axe d’occident en orient, il est évident qu’un point pris à sa surface, sous le méridien sidéral, reviendra sous ce méridien après une révolution entière ; tandis qu’un point pris sous le méridien solaire ne reviendra sous ce méridien qu’après une révolution, plus la quantité dont il s’est écarté du méridien sidéral. Ainsi l’écartement de ces deux cercles montre la cause de la plus grande longueur du jour solaire comparé au jour sidéral.
- Équation du temps. La différence entre le jour solaire et le jour sidéral résultant du déplacement de la terre dans son orbite, il est facile d’expliquer que ce déplacement est tantôt plus, tantôt moins grand dans un temps donné ; le jour solaire est plus ou moins long selon l’étendue de ce déplacement , le jour sidéral restant parfaitement uniforme. Cette différence de durée des jours solaires entre eux conduit à déterminer la durée moyenne d’un
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- ARTS ÉCONOMIQUES.
- jour solaire ; c’est cette différence entre la durée de ce jour moyen, déterminée par le calcul, et la durée d’un jour solaire, qu’on nomme Y équation du temps.
- ARTS ÉCONOMIQUES. — moulage.
- Rapport fait par M. E. Silvestre, au nom du comité des arts économiques, sur un nouveau procédé de moulage inventé par madame Rouvier-Paillard, rue des Marais-Saint-Martin, 29.
- Messieurs, on sait que pour mouler une pièce originale on commence par prendre son empreinte à l’aide d’une matière plastique, et que cette empreinte, qui est formée d’une ou de plusieurs parties, sert ensuite à obtenir la représentation du modèle. Mais ce qu’on ne sait pas généralement , ce sont les nombreuses difficultés qu’il faut vaincre pour arriver à un résultat satisfaisant, difficultés qui ne sont bien connues que de ceux qui ont quelques notions, je dirai même quelque pratique de l’art du moulage. Il faut à un mouleur d’autant plus d’intelligence , d’expérience et de soins, que , en ce qui concerne le côté manuel de la plastique , ses ressources sont très-bornées; la nature des matériaux qu’il emploie lui permet rarement d’obtenir des empreintes très-exactes, et de reproduire, conséquemment, les originaux avec une rigoureuse similitude.
- Quand un modèle est fouillé , quand il est difficilement de dépouille, le mouleur est arrêté par des obstacles qui deviennent quelquefois insurmontables. Il doit alors se contenter d’un à peu près plus ou moins heureux, qu’il ne peut obtenir encore qu’en multipliant considérablement les pièces du creux. Il est tel modèle de petite dimension qui n’exige pas moins de quatre-vingts à cent pièces dans la composition de son creux, et certaines statues drapées en comptent plus de mille.
- 11 faut ajouter à cela que les morceaux qui forment cette espèce de mosaïque sont réunis en groupes par d’autres pièces plus grandes qu’on appelle chapettes, lesquelles sont souvent elles-mêmes maintenues par une enveloppe générale qui porte le nom de chape. On peut donc déjà se faire une idée des difficultés du métier, et du matériel embarrassant et coûteux dont un mouleur doit être entouré.
- D’un autre côté, malgré le soin que le praticien met à bien assujettir les nombreuses parties de son creux, il obtient rarement une épreuve sans pièces renfoncées; il ne peut, surtout, éviter les coutures, qui sont d’autant plus visibles que souvent le plâtre , en durcissant, se gonfle et écarte les pièces du
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- MOULAGE.
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- moule, d’où résulte cette multitude de lignes saillantes qui s’entre-croisent sur l’épreuve et qui nuisent à l’effet général aussi bien qu’à l’agrément des détails. Malgré cela, comme le mouleur ne pourrait enlever ces lignes sans risquer d’endommager son ouvrage, les artistes préfèrent les conserver.
- Le moulage à bon creux donne particulièrement lieu aux inconvénients que nous venons de signaler, et pourtant il est le plus généralement employé , parce qu’à l’avantage qu’il présente de ne jamais entraîner la destruction du modèle il joint celui de pouvoir fournir un assez grand nombre d’épreuves et d’être, conséquemment, plus économique que le moulage à creux perdu, bien qu’en réalité il soit d’un établissement plus coûteux. On conçoit, d’ailleurs, que la plus grande partie des sculptures tant anciennes que modernes ne peuvent être moulées qu’à bon creux.
- Malgré les efforts qui ont été faits pour remplacer le plâtre par d’autres matières plastiques qui fussent exemptes des inconvénients qu’on lui reproche , cette substance est restée, jusqu’ici, la plus précieuse pour le mouleur, tant à cause de son prix peu élevé, de la propriété qu’elle a de se durcir à l’eau et de fournir de belles empreintes, que parce qu’elle peut servir en même temps à former les creux et les épreuves.
- Dans le siècle dernier, on a imaginé d’employer la gélatine comme matière plastique, et on l’a appliquée avec succès à la reproduction d’objets de petites dimensions; mais ce mode de moulage, tombé presque en oubli pendant un temps, et que notre savant et très-regretté confrère, M. d’Àrceh a cherché à faire revivre il y a quelques années, n’a pu recevoir encore que des applications restreintes.
- Cet insuccès est dû à plusieurs causes parmi lesquelles on peut citer les suivantes : 1° le prix élevé de la gélatine pure, dont l’emploi est nécessaire pour que les épreuves conservent toutes les finesses du modèle ; 2° le peu de consistance qu’acquiert cette substance quand, à l’état de gelée , on la laisse refroidir : on est souvent obligé de la soumettre à l’action de la glace ou d’un mélange réfrigérant pour lui donner la fermeté nécessaire ; 3° les, difficultés d’exécution lorsqu’il s’agit de prendre les empreintes de modèles de grandes dimensions, ou qui sont placés d’une manière incommode pour l’artiste ; 4° l’inconvénient qu’ont les moules en gélatine, soit en absorbant l’eau du plâtre, soit pour toute autre cause, de croûter les épreuves, c’est-à-dire de rendre la couche sous-superficielle sans consistance et comme pulvérulente : on a voulu remédier à ce fâcheux effet en imbibant l’épreuve de stéarine , mais ce moyen qui, il est vrai, rend la surface plus résistante, en même temps qu’il lui donne un ton et un brillant qui plaisent aux yeux , ne peut être employé qu’aux dépens des finesses de l’épreuve. Il faut comp‘;er aussi
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- l’altérabilité de la gélatine, la déformation des creux par suiter de leur dessiccation , ce qui fait qu’ils ne peuvent fournir qu’un très-petit nombre d’épreuves , enfin l’impossibilité de prendre, avec la gélatine, de bonnes empreintes sur des objets de toute espèce de matières.
- Il est fâcheux que tant de causes rendent le moulage à la gélatine généralement peu praticable, car cette substance a des qualités précieuses pour l’artiste : elle s’introduit facilement dans toutes les parties du moule ; elle est assez élastique pour pouvoir, après le refroidissement, être enlevée des logements qui sont difficilement de dépouille, et assez flexible pour reprendre ensuite sa première forme. De plus, comme il n’y a presque pas de pièces de rapport, il y a absence presque totale de couture, ce qtti ajoute beaucoup au fini et à la perfection des épreuves.
- Il était donc important pour l’art qu’on pût trouver une matière plastique qui présentât les avantages de la gélatine sans en avoir les inconvénients , c'est-à-dire qui fût aisément applicable à la reproduction d’une pièce originale, quelles que fussent, d’ailleurs, sa nature et ses dimensions.
- Madame Rouvier-Paillard, qui a travaillé , pendant plusieurs années , à la solution de ce problème difficile, vient de soumettre, messieurs, à votre jugement les résultats qu’elle a obtenus et qui sont très-dignes de votre attention.
- Nous ne pouvons donner ici la composition de la nouvelle matière plastique inventée par madame Routier-Paillard; nous dirons seulement que sa base est une combinaison de déchets d’ivoire ou d’os que le commerce livre à très-bas prix, et d’un acide végétal. Cette matière , que l’inventeur appelle ivoire factice ou élastique, peut, comme le plâtre, être moulée dans un creux et fournir des reliefs, ou former elle-même des creux propres à la reproduction des originaux. Toutefois il faut faire observer que, comme elle s’emploie à chaud, elle ne peut, ainsi que le plâtre, se mouler dans un creux fait do sa propre substance.
- L’ivoire factice est blanc et imite assez bien l’ivoire naturel en ce qui regarde la couleur et le poli ; il en a aussi la transparence quand il est façonné en tablettes minces. Cette substance, qui peut, d’ailleurs, se colorer à volonté, est d’un grain serré ; elle résiste au choc et paraît être inaltérable, même dans des endroits qui ne sont pas sans quelque humidité. Madame Rouvier-Paillard l’a appliquée avec succès à la reproduction de Certains objets communément confectionnés en ivoire, comme christs, médaillons, guirlandes de fleurà et de fruits, etc.
- Bien que l’ivoire factice soit d’un prix très-réduit, On l’obtient plus économiquement encore en apportant quelques modifications à sa préparation. La
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- matière devient brune alors, et peut s’appliquer parfaitement au moulage des statues, des bas-reliefs, des objets d’ornement de toute espèce, depuis les plus petits modèles jusqu’à ceux de la plus grande dimension.
- Vous avez, messieurs, sous les yeux des épreuves en plâtre que l’auteur a obtenues par son nouveau procédé de moulage, et qui sont d’une beauté remarquable. Vous pouvez voir sur ces échantillons les nombreuses difficultés que madame Rouvier - Paillard a rencontrées, difficultés qu’elle a su vaincre avec une perfection qui témoigne de son habileté autant que de la bonté de son procédé.
- Votre comité a examiné, dans la galerie ou l’auteur expose ses divers produits, d’autres résultats qui ne sont pas moins dignes d’éloges : tels sont, par exemple, une statue d’Ariane plus grande que nature ; les bustes du Bacchus indien et de Persée, roi de Macédoine, marbres très-fouillés qu’on n’avait pas encore reproduits par le moulage ; les boiseries du chœur de Notre-Dame, connues sous le nom de vœu de Louis XIII, œuvre considérable qui comporte 50 mètres de développement sur 3 mètres de hauteur, et qui se trouve placé à 5 mètres du sol. Ce travail, si compliqué , auquel même les moyens d’estampage connus n’auraient pu être appliqués à cause de la vétusté du bois, madame Rouvier-Paillard a su le reproduire en plâtre avec une surprenante exactitude, et en travaillant pendant les seuls moments que, durant un mois, le service de l’église a pu lui laisser.
- Quelques-uns des ouvrages que nous tenons de citer, et auxquels il faut joindre encore la statue de Henri IV par Germain Pilon, et le bas-relief des Néréides , qui, comme on sait, oppose au moulage ordinaire d’invincibles obstacles, ont été moulés an Louvre par ordre et sous les yeux de la commission des beaux-arts, et cette commission a répondu au succès de madame Rouvier-Paillard par les encouragements et par les éloges les plus flatteurs. Plusieurs autres artistes distingués ont aussi témoigné , par les certificats qu’ils ont délivrés à l’inventeur, que le nouveau procédé de moulage avait une haute valeur à leurs yeux.
- L’ivoire factice étant, à la façon de la gélatine, sujet à dessiccation, ne peut, il est vrai, servir à donner qu’un petit nombre d’épreuves ; mais la manière d’opérer étant simple et expéditive, il devient facile, en conservant une épreuve en plâtre, d’obtenir avec promptitude autant de reproductions qu’on en peut désirer. Au reste , madame Rouvier-Paillard peut tirer du même moule une quinzaine de bonnes épreuves. Il n’est pas inutile d’ajouter que les déchets et résidus provenant d’opérations précédentes, même anciennes, ne sont pas perdus ; ramollis par une chaleur convenable, ils reprennent leurs qualités premières et peuvent être employés à de nouveaux moulages.
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- Nous avons dit que l’ivoire factice pouvait aussi être moulé au moyen de creux convenables et servir à reproduire en relief des objets d’ornement de tout genre pour la décoration intérieure. Madame Routier-Paillard emploie principalement des creux en soufre qu’elle forme avec des épreuves en ivoire factice tirées sur les originaux. Votre comité a vu dans la galerie de l’inventeur divers objets, tels que portes, panneaux, meubles de toute espèce enrichis de sculptures moulées, qui supportaient toute comparaison avec les ornements du même genre en bois ciselé. Ces divers ouvrages en ivoire factice reçoivent parfaitement bien la dorure mate et brunie, et peuvent être ainsi employés avec succès à la décoration de luxe.
- Quant aux avantages que, sous le rapport de l’économie, présente le mode de moulage de madame Rouvier-Paiüard, ils tiennent à la nature et au bas prix de la matière employée, à la facilité et à la promptitude de l’exécution, et au peu de frais d’établissement que ce procédé exige ; aussi madame Rou-vier-Paillard peut-elle livrer des épreuves de modèles très-ouvragés soit en plâtre, soit en ivoire factice, à des prix qu’il serait difficile, et souvent même impossible d’atteindre par tout autre moyen. On sait, en effet, que les procédés de moulage connus jusqu’ici nécessitent des frais considérables de matériel lorsqu’on veut les appliquer à une fabrication de quelque importance, et qu’ils sont même impuissants à reproduire certains originaux d’un travail très-compliqué.
- En résumé , considérant les avantages que l’art retirera du nouveau procédé de moulage inventé par madame Rouvier-Paillard, et pour lequel elle a pris un brevet d’invention, votre comité des arts économiques vous propose, messieurs, de remercier cette dame de sa communication, et de lui donner un témoignage de l’intérêt que vous prenez à sa découverte, en faisant insérer le présent rapport dans le Rulletin.
- Signé E. Silvestre, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 19 juin 1850.
- crayons.
- Rapport fait par'M. Barre, au nom du comité des arts économiques, sur les crayons de plombagine et les crayons-pastels de M. Fichtenberg, rue Mes-lay, 53.
- Le nom de M. Fichtenberg vous est connu ; cet industriel a eu l’honneur de recevoir plusieurs récompenses de la Société. En 1835 et 1839, des mé-
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- CRAYONS.
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- dailles d’argent lui ont été décernées par elle pour ses crayons de plombagine et ses papiers marbrés (1).
- Aujourd’hui M. Fichtenberg soumet à votre appréciation de nouveaux crayons préparés avec la plombagine ou carbure de fer pur, et des crayons-pastels dans la fabrication desquels il a introduit des améliorations nouvelles.
- Ces crayons de carbure de fer, qu’il appelle ultra-noirs, sont préparés sans addition de terre glaise ; ils sont d’un usage agréable et facile pour le dessin; les derniers numéros fournissent un noir très-ferme et ont l’avantage de ne pas donner de brillant.
- Les mines de ces crayons sont livrées au commerce montées en bois de cèdre ou moulées en petits cylindres qui s’ajustent dans des portecrayons simples, commodes et d’un prix très-modéré.
- M. Fichtenberg vous a présenté également des pastels tendres et des pastels durs ; il a introduit, dans la fabrication de ces crayons, des modifications qui nous paraissent bonnes. Sa boîte de pastels tendres offre 300 nuances différentes. Ces pastels sont riches en matières colorantes ; ils s’étendent facilement sur le papier préparé ou non préparé; ils se modèlent et se fondent grassement sous le doigt ou sous l’estompe. Dans les bruns, M. Fichtenberg a remplacé avantageusement les terres de Cassel, terre d’ombre, etc., etc., par des oxydes de fer qui donnent des tons variés et très-vigoureux.
- Les pastels durs nous paraissent laisser à désirer pour la franchise et la fermeté des teintes ; mais, comme grain et facilité dans l’usage, ils sont préférables à ceux que l’on trouve d’ordinaire dans le commerce ; de plus, ces crayons-pastels s’effacent sans laisser de trace sur le papier.
- En résumé, nous pensons qu’il y a lieu de remercier M. Fichtenberg de sa communication, de le féliciter sur les efforts qu’ils ne cesjse de faire pour améliorer son industrie, et d’insérer le présent rapport dans le Bulletin de la Société.
- Signé Barre , rapporteur.
- Approuvé en séance, le \ 9 juin \ 850.
- (l) Voyez Bulletin de la Société, 33e année ( 1834), p. 427j 34* année ( 1835 ), p. 313 ; 35e année ( 1836 ), p. 310.
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- ESTAMPAGE.
- Rapport fait par M. Barre, au nom du comité des arts économiques> sur les améliorations apportées à l’estampage du cuivre et sur les procédés employés pour l’estampage du zinc, par M. Fugère, graveur et estampeur, rue Ame-lot., 62.
- Messieurs, vous n’ignorez pas que l’estampage des métaux a fait de grands progrès, et que M. Fugère est l’un de nos estampeurs qui y a le plus contribué ; aussi la Société d’encouragement lui a-t-elle fait l’honneur de lui décerner plusieurs récompenses, dont la dernière consistait en une médaille en platine (1).
- Depuis , M. Fugère ne s’est pas arrêté dans ses recherches. Ayant obtenu sur des feuilles de cuivre des reliefs et des surfaces ornées assez considérables, il a combiné et divisé ses ornements de manière à pouvoir les réunir et composer des ensembles ronde bosse produits par l’estampage. Après avoir traité le cuivre en feuilles avec tant de succès, M. Fugère, sachant bien que le cuivre estampé n’est pas employé dans les décorations extérieures seulement a cause de son prix qui est beaucoup trop élevé, et que, d’un autre côté, les moulages en plâtre, carton-pierre, etc., ne sont pas assez durables, il eut l’idée de faire de nombreuses expériences d’estampage sur le zinc, qui est d’un prix inférieur de beaucoup à celui du cuivre, et dont la résistance est incomparablement plus grande que celle des moulages. Mais le zinc est un métal roide et cassant qu’il n’était possible d’emboutir que dans des limites fort restreintes. En fait d’estampage, vouloir faire du zinc ce que l’on fait du cuivre offrait de grandes difficultés qui n’étaient cependant pas de nature à rebuter M. Fugère; dans la conviction ou il était que l’estampage du zinc pouvait rendre un grand service à l’art du décorateur, il continua ses essais avec une persévérance bien digne d’éloges ; aujourd’hui le succès le plus complet est venu justifier et couronner ses efforts.
- Pour emboutir le zinc en feuilles à sa volonté , M. Fugère a su rendre son procédé bien simple ; voici en quoi il consiste. Les feuilles de zinc, étant coupées à la grandeur des objets à estamper, sont placées, suivant le besoin, dans un fourneau fixe ou dans un fourneau portatif disposé ingénieusement à cet effet par M. Fugère; là le zinc est chauffé à une température assez élevée pour que la main puisse à peine la supporter. Dans cet état, les feuilles
- (i) Voyez Bulletin de la Société, 30e année ( 1831 ), p. 72 et 285; 38e année (1839,', p. 173 et 201; 42e année ( 1843 ), p. 428.
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- GLACE.
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- sont superposées ainsi : quatre posent sur la matrice et quatre sont liées au-dessous du mouton ; puis aussitôt le mouton est mis en mouvement, et après chaque coup les feuilles sont retirées deux par deux, jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’une attachée au mouton et une sur la matrice ; ensuite celle du mouton est retirée à son tour, et la huitième feuille reçoit enfin le dernier coup, qui oblige le métal à plonger dans tous les détails dont se compose la gravure de la matrice. Cette dernière feuille étant achevée, les autres sont chauffées de nouveau et reviennent successivement sous le mouton, doubles d’abord et simples ensuite, pour être achevées comme l’a été la dernière.
- Lorsque l’ornement qu’il s’agit de produire offre une très-grande surface, il est frappé par parties sur la même plaque ou sur la même bande, et cette opération se fait avec assez de précision pour que les raccords ne soient pas apparents.
- Le zinc étant d’un prix peu élevé, et M. Fugere ayant su simplifier sa main-d’œuvre, il en résulte qu’il livre ses estampages de zinc à 50 pour 100 au-dessous du prix de ceux de cuivre ; lorsque les objets exigent un assemblage ou soudure, leur prix est encore de 30 pour 100 au-dessous du cuivre. Nous pensons que ces estampages seront seuls préférés, à l’avenir, pour la décoration intérieure et extérieure des bâtiments, et que l’industrie de l’estampage prendra un accroissement considérable qui sera dû à M. Fugere.
- Nous vous proposons donc, messieurs, de remercier M. Fugere de la communication qu’il a faite à la Société, et d’insérer le présent rapport dans son Bulletin.
- Signé Barre , rapporteur.
- Approuvé en dance, le 19 juin 1850.
- GLACE.
- Description d’un appareil congélateur portatif> par M. Fumet, rue du Helder, 2o.
- Nous avons publié, p. 361 du Bulletin de 1819, un rapport de M. Silvestre sur les glacières artificielles portatives de M. Fumet. Ces appareils ».qni sont d’une grande utilité dans le cas de disette de glace, soit pour la médecine, soit pour les usages domestiques, ont été adoptés par le public en raison de leur prix modique, de la promptitude et de la facilité de leur service.
- Les glacières de M. Fumet, représentées pl. 1119, sont de deux especes ; les unes servent à faire de la glace brute, les autres a préparer des glaces a manger.
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- La fig. 1 est une section verticale de l’appareil à faire de la glace brute.
- Fig. 2. Le réservoir contenant l’eau à glacer, vu séparément.
- Fig. 3. Mesure pour doser l’acide et les sels réfrigérants.
- Fig. 4. Coupe verticale de la sarbotière plongée dans son seau.
- Fig. 5. La sarbotière vue séparément.
- Fig. 6. La spatule ou houlette pour brasser les crèmes à glacer, vue de face et de profil.
- L’appareil fig. 1 se compose de deux pièces principales, le seau À servant à recevoir le mélange réfrigérant, et la capacité B renfermant un tube conique C ouvert par le bas. Le liquide à convertir en glace est versé dans la capacité B, et le mélange réfrigérant dans le seau. Si le mélange est neuf, le liquide est glacé au bout de quinze minutes environ ; mais, si l’on emploie celui qui a déjà servi à une précédente opération, il faudra trente à quarante-cinq minutes.
- La sarbotière , fig. 4 et 5, consiste en deux pièces principales, le seau D, qui est évasé par le haut et couvert, et la sarbotière E , légèrement conique, qui plonge dans le seau sur lequel elle s’appuie par son rebord a; elle est fermée à sa base sous forme de culot, et ouverte à sa partie supérieure pour y introduire les crèmes à glacer. La sarbotière est fermée par un couvercle G muni d’un anneau H, et d’un tenon b qui s’engage dans un trou du rebord a.
- Cet appareil fonctionne de la manière suivante : on verse dans le seau D le mélange réfrigérant composé de sulfate de soude pulvérisé et d’acide chlorhydrique ; on verse également, dans la sarbotière , les crèmes à glacer; on assujettit le couvercle au moyen du tenon b} et on introduit la sarbotière dans le seau ou elle plonge dans le liquide réfrigérant; puis, ayant saisi l’anneau H , on lui imprime un mouvement de rotation alternatif pendant trois quarts d’heure environ, au bout desquels la crème est suffisamment prise. On ouvre de temps en temps le couvercle, et après avoir plongé dans la crème la spatule ou houlette , fig. 6, on la remue, et on la brasse fortement. Le mélange réfrigérant doit être renouvelé toutes les quinze à vingt minutes; il est contenu dans la mesure, fig. 3, qui sert à doser les quantités à employer chaque fois, lesquelles sont d’une mesure de sel et d’une demi-mesure d”acide. Le seau est muni d’une anse et enveloppé d’une étoffe de laine très-épaisse pour garantir ses parois du contact de l’air extérieur.
- M. Fumet vend le mélange réfrigérant à raison de 20 fr. les 100 kilog.
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- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- Exposition publique des produits de Vindustrie de toutes les nations, qui aura lieu
- à Londres en 1851.
- M. le ministre de l’agriculture et du commerce a adressé à M. le président de la Société d’encouragement une lettre dont la teneur suit.
- Paris, le 6 avril 1850.
- Monsieur le président, à l’occasion de l’exposition des produits industriels de toutes les nations qui doit avoir lieu à Londres en 1851, mon département a fait diverses publications , savoir : 1° instructions de la commission anglaise ; 2° liste classifiée de la commission française ; 3° circulaire du 26 mars dernier aux chambres de commerce et des manufactures ; k° circulaire du 27 du même mois aux préfets, ayant principalement en vue nos produits agricoles.
- J’ai l’honneur de vous transmettre un exemplaire de ces documents, en vous priant de vouloir bien les porter à la connaissance des industriels avec lesquels la Société d’encouragement se trouve en relation.
- Recevez, monsieur le président, l’assurance de ma considération distinguée.
- Le ministre de l'agriculture et du commerce, Dumas.
- 1° Instructions de la commission anglaise, pour Vexposition industrielle de tous les pays, qui doit s’ouvrir à Londres en 1851.
- Les commissaires de Sa Majesté Britannique pour l’organisation de l’exposition des produits de l’industrie de tous les peuples, qui doit avoir lieu, à Londres, en 1851, après avoir examiné attentivement les divers points qui leur ont été soumis, sont en mesure aujourd’hui d’informer le public des résultats auxquels ils sont arrivés en ce qui concerne les questions soulevées par l’avis du 11 janvier dernier.
- Les décisions qu’ils ont pu prendre ont été nécessairement subordonnées à l’incertitude où ils sont sur l’étendue des ressources pécuniaires qui seront disponibles ; la promptitude avec laquelle l’organisation de l’exposition devra s’effectuer les oblige à faire un sérieux appel au pays pour qu’il les mette à même de connaître le plus tôt possible le montant des souscriptions sur lesquelles ils pourront compter.
- L’échelle sur laquelle cette grande conception sera exécutée dépendra de l’importance des fonds fournis par le public. Les commissaires de Sa Majesté s’adressent avec confiance à toutes les classes de la société pour leur demander les moyens d’organiser l’entreprise sur un pied propre à en assurer le succès, digne à la fois du caractère de la nation, du rang qu’elle occupe dans le monde et de l’invitation faite aux autres pays de concourir avec elle dans un esprit de généreuse et cordiale émulation.
- Les commissaires ont fixé la date du 1er mai 1851 pour l’ouverture de l’exposition.
- Ils seront en mesure de prendre livraison de tous les articles qui pourront leur être expédiés, à l’endroit déterminé par les commissaires, à Londres, à partir du
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- 1er janvier 1851 et jusqu’au 1er mars suivant inclusivement. Passé ce jour, aucun envoi ne sera reçu.
- Sa Majesté a daigné accorder un emplacement pour l’exposition , au sud de Hyde-Parlc, entre les endroits appelés Kensington-Drive et Rotten-Row.
- D’après l’évaluation approximative des commissaires, l’édifice devra occuper un espace de 6 à 8 hectares ( 60 à 80,000 mètres carrés ).
- Les produits de tous les pays seront exposés ensemble et soumis à une classification générale.
- Les articles exposés seront divisés en quatre sections. On joint ici, une nomenclature ou classification , ainsi que des instructions relatives à chaque division.
- L’édifice sera ouvert gratuitement aux exposants et construit de manière à ne pas craindre l’incendie.
- Les exposants seront tenus de rendre leurs produits sans frais, à leurs risques et périls, au local de l’exposition ; mais ils n’auront aucune dépense à supporter pendant sa durée.
- Les produits des colonies et de l’étranger seront admis, en franchise de droits, pour l’exposition , mais non pour la consommation intérieure ; ils seront considérés comme marchandise en entrepôt par les commissaires des douanes, et les commissaires de l’exposition prendront les arrangements convenables pour leur réception.
- Les commissaires de Sa Majesté désirent que des comités s’organisent dans toutes les localités, qu’ils recueillent les souscriptions, leur donnent de la publicité, acquittent les dépenses encourues et accordent sur les recettes telle commission qu’ils jugeront convenable. Ce système d’organisation devrait, à leur avis, s’étendre autant que possible aux colonies anglaises.
- Les souscriptions seront remises aux trésoriers des comités locaux et transmises par eux au fonds général, à la banque d’Angleterre, aux noms de MM. À. K. Barclay, W. Cotton, sir J. W. Lubbock, S. M. Peto, et baron Lionel de Rothschild.
- Les commissaires de Sa Majesté, s’étant réservé le contrôle de l’emploi des fonds versés entre les mains de leurs trésoriers, ont pris des arrangements pour la vérification des comptes et pour assurer la plus stricte économie dans les dépenses.
- Ils espèrent que les fonds mis à leur disposition par les contributions volontaires seront suffisants pour leur permettre de fixer un prix d’entrée tel, que l’exposition puisse être visitée par toutes les classes de la population.
- Dans le cas où il resterait un excédant de recettes, après qu’on aura assuré aux exposants et au public toutes les facilités possibles, les commissaires de Sa Majesté se proposent de l’employer à des usages conformes au but de l’exposition ou à des expositions ultérieures du même genre.
- Quelles que soient les dimensions de l’édifice, la quantité des produits envoyés à l’exposition pourrait en excéder les proportions. Les commissaires de Sa Majesté se réservent, en conséquence, la faculté de choisir et de rejeter, au besoin, les articles présentés. L’espace dont ils pourront disposer dépendra nécessairement du montant des souscriptions; mais, dans tous les cas, ils auront à exercer un pouvoir discrétionnaire.
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- Les commissaires de Sa Majesté désirent, en outre , que les comités locaux fassent dresser dans le plus bref délai un inventaire ou une nomenclature générale des produits que leurs districts enverront à l’exposition, avec l’indication de l’espace qu’ils occuperont, de manière à mettre les commissaires à môme de déterminer le plus tôt possible l’étendue et les proportions de l’édifice.
- Les commissaires de Sa Majesté se sont mis en rapport avec le Foreign office, en vue de faire connaître aux gouvernements étrangers les mesures prises relativement à l’exposition.
- Les commissaires de Sa Majesté sont saisis de l’examen des bases d’après lesquelles le fonds de récompenses de 20,000 livres sterling ( 500,000 fr. ) devra être réparti et distribué.
- S’il existe quelques points sur lesquels les comités locaux désirent avoir des renseignements , ils n’auront qu’à en référer aux secrétaires de la commission ; les commissaires de Sa Majesté leur fourniront toutes les informations en leur pouvoir.
- Signé J. Scott Russel,
- Stafford, H. Northcote.
- Au nouveau palais de Westminster, 21 février 1860.
- Classification des objets qui seront admis à l’exposition des produits de l’industrie de toutes les nations, qui ouvrira à Londres le 1er mai 1851.
- PREMIÈRE SECTION. — Matières premières et produits bruts.
- Sous la dénomination de matières brutes sont compris tous les produits des règnes minéral, végétal et animal, qu’ils soient entièrement bruts ou aient atteint une certaine préparation pour être terminés dans les manufactures ; ils seront classés, conformément à leur usage par l’homme, dans leur état originel ou leurs transformations chimiques et mécaniques.
- À. Règne minéral.
- 1. Employés dans les usines métallurgiques.
- (a) Minerai et modes de préparation.
- Métaux à l’état natif ou minerais métalliques; méthodes de préparation pour les triturer, estamper, les rendre vendables, comme pour l’antimoine, l’arsenic, le bismuth, le cadmium, le cobalt, le cuivre, l’or, le fer, le plomb, le mercure, le nickel, le palladium, le platine, l’argent, l’étain, le zinc, etc.
- (b) Procédés métallurgiques.
- Méthodes variées de griller et fondre les minerais, afin d’expliquer les procédés ; le laitier, les scories et autres matériaux qui peuvent servir à l’explication ; les divers procédés pour adapter les métaux à des cas particuliers, tels que la transformation de la fonte en fer, le fer malléable en acier, etc. ;
- (c) Alliages. .
- Bronzes pour divers usages, tels que statues, canons, cloches, miroirs métalliques,
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- métal britannique, cuivre jaune de toutes sortes, maillechort, argentan et toute autre variété de métal blanc, étain , métal pour caractères typographiques, métaux à doublage ( marine ) composés de métaux avec du phosphore et d’autres corps non métalliques , etc.
- (d) Métaux en voie d’adoption pour des produits définitifs.
- Etirés ou laminés en feuilles, en fils métalliques ou fondus en saumons, en barres, etc. Métaux plaqués ou électrotypés.
- (A) Substances chimiques employées dans les manufactures.
- 2. Produits chimiques.
- (a) Substances non métalliques.
- Le carbone dans ses divers états pour être employé comme base ; bois de chauffage, charbon de bois , coke, charbon bitumineux, anthracite, lignite, briquettes ; produits de la distillation du charbon, huile minérale et naphte, phosphore dans ses divers états, soufre ; acide muriatique ( chlorhydrique ), acide nitrique ( azotique ), acide borique, etc.
- (b) Alcalis et leurs composés.
- La potasse et ses sels, carbonates, sulfate et chlorate de potasse, nitre naturel et artificiel ; ce dernier comme il se fabrique en Asie, en France, en Suisse, en Suède, et comme on s’en sert pour la poudre à canon, etc. —Soudes et sels. Sel commun et ses divers modes de préparation. Nitrate de soude, borax, cendre de soude et carbonate de soude naturels, tels qu’ils sont extraits du sel marin, de la potasse, et comme on s’en sert pour le savon ou le verre, etc. ; sulfate de soude , etc. — Chaux et ses composés , pierre à chaux, craie, marbre, mortiers et chaux hydrauliques, ciments, matériaux pour fresques ; plâtre de Paris, gypse ; albâtre , poudre à blanchir, etc. — Magnésie et matériaux pour la préparer. — Baryte ( sulfate de baryte ); strontiane pour feux colorés. — Produits alumineux, alun, sulfate d’alumine.
- (c) Métaux naturels et leurs composés.
- Tels que fer et ses sels , pyrites de fer pour vitriol vert, colcotar, ocre , rouge vénitien employé dans la teinture du calicot, sulfate de fer pour la fabrication de l’acide sulfurique. — Cuivre, acétate et sulfate de cuivre employé pour les couleurs et la teinture, etc.; vert-de-gris, vert de Scheele, cendres bleues, carbonate de cuivre, etc. — Zinc et ses sels, peinture de zinc, etc. — Etain et ses composés, sels d’étain , stan-nates , oxymuriates, etc.—Plomb, blanc de plomb, acétate et nitrate de plomb, jaune de Naples, etc. — Chrome, minerai de chrome, chromâtes de potasse, chromate jaune et orangé de plomb, oxyde de chromium pour la coloration du verre, de la poterie, etc. — Arsenic, vert de Scheele, orpiment, réalgar. — Antimoine, sulfure d’antimoine pour la poudre de percussion , allumettes chimiques , etc. — Bismuth pour blanc de perle , etc.— Cobalt, oxyde de cobalt pour colorer la poterie, émail bleu, etc. — Nickel pour étamer le verre, etc. — Tungstène> oxydes jaunes, tungstates pour teinture, etc. —Mercure pour instruments de physique, miroirs argentés, etc. — Or, platine, argent, autres métaux précieux ; leurs préparations avec l’électrotypie, les procédés pour donner l’éclat métallique.
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- (d) Produits chimiques composés.
- Tels que la poudre à canon , le savon , le prussiate de potasse , le bleu de Prusse, le bleu d’outremer, etc.
- (B) Substances chimiques employées en médecine.
- (a) Substances non métalliques.
- Iode, brôme, chlore, soufre, phosphore, charbon de bois et leurs composés.
- (b) Alcalis, terres et leurs composés.
- Carbonates, chlorures, nitrates, phosphates, etc., et autres produits composés de potasse, de soude, de chaux, de magnésie, etc.
- (c) Préparations métalliques.
- Calomel, sublimé corrosif, oxyde rouge et bisulfuré de mercure et autres composés; sels d’argent, cuivre, fer, antimoine, zinc, etc.
- (C) Substances plus rares fabriquées principalement pour l’usage de la chimie
- SCIENTIFIQUE.
- Iode et brôme purs; sélénium, potassium, sodium et autres bases métalliques rares, et leurs composés.
- 3. Employés dans la fabrication du verre, de la potasse et de la faïence.
- (A) Verrerie.
- (a) Matériaux grossiers employés dans la fabrication du verre.
- Sable, craie, carbonates de soude et de potasse, sulfates de soude, gypse , sel commun, sel gemme, résidus des savonneries, chaux, argile.
- (b) Couleurs et produits chimiques employés pour la fabrication du verre.
- Composés d’arsenic, d’antimoine, d’acide borique, de borax, de baryte, de cuivre, de chrome, de cobalt, d’or et de fer, de litharge, de rouge de plomb, d’oxydes de manganèse, de nickel, d’uranium, d’argent, de bleu d'émail, de phosphate de chaux, etc.
- (c) Diverses sortes de verre employées dans les manufactures.
- Verre soluble ou water-glass, crown-glass, verre à vitres et à miroirs, cristal, flint-glass, verres en table, verres pour l’optique et pour les besoins des laboratoires, verres colorés et verres dépolis, émail, aventurine, verres pour pierres artificielles précieuses, etc.
- (B) Porcelaine et poterie.
- (a) Matériaux employés, et modes de les préparer.
- Kaolin, pierre de Cornouailles, argile plastique, sable, quartz, pierre à fusil, feldspath, craie, gypse, soude, potasse, sel, alun, borax, cendres d’os, peroxyde d’étain, oxydes de plomb, cobalt, nickel, chrome, fer, cuivre, manganèse, etc.
- (b) Sortes plus fines.
- Telles que celles employées dans les manufactures, la porcelaine dure et tendre, vaisselle de terre, flint-ware, faïence , id. de Delft, iron-stone, porcelaine, etc. — Matériaux et procédés démontrant les mélanges, moulages, impressions, séchage, vernissage, coloration, impression, dépolissage, peinture, dorure, etc.
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- (c) Matériaux plus grossiers pour les fabrications.
- Matériaux pour briques ; assèchement des maisons et des champs ; tuiles, tuyaux et conduits; jarres communes, bouteilles, plats de terre, etc.
- 4. Pierres et substances minérales pour la bâtisse et l’ornementation.
- (a) Employées en architecture et pour machines.
- Granits, grès, ardoises, pierres à chaux, serpentine, porphyres, marbres, briques, tuiles, tuyaux de terre, pierres artificielles, plâtres, ciments, terres, pierres broyées et autres, peintures faites avec des substances simples et naturelles.
- (b) Objets complémentaires.
- Meules et petites pierres à aiguiser, diamant, rubis, émeri et tous autres minéraux durs pour la taille des pierres gemmes; minéraux d’une moindre valeur, verre en table ou tel qu’on l’emploie pour les montres, etc.
- (c) Bijouterie.
- Pierres précieuses de toute sorte, et toutes les variétés de substances minérales employées pour les parures, telles que les agates, les cornalines, les onyx, lapis-lazuli, etc.
- (B) Règne végétal.
- 1° Substances employées à la nourriture ou à ses diverses préparations.
- 1° Produits agricoles. — Céréales, légumes., graines oléagineuses ; 2° fruits secs et semences ; 3° substances employées dans la préparation des boissons ; 4° épices et assaisonnements ; 5° amidons, etc.; 6° sucres; 7° liqueurs fermentées et esprits distillés de substances qui ne sont pas d’usage commun ; 8° gommes.
- 2° Matériaux employés principalement dans les arts chimiques ou en médecine.
- 9° Résines et baumes, gomme-résine, gomme élastique; 10° huiles volatiles, huiles grasses siccatives, huiles grasses non siccatives, huiles fixes, cire; 11° acides; 12° teintures et couleurs; 13° tanins; 14° poisons ; 15° substances médicinales.
- 3° Matériaux pour bâtisse et pour habillement.
- 16° Substances filamenteuses, matières qui servent pour cordages et pour habillements ; 17° bois de charpente et de fantaisie pour constructions et ornements , ou préparés pour la teinture.
- 4° Substances diverses.
- 18° Substances diverses non mentionnées ailleurs.
- (C) Règne animal.
- 1° Substances employées pour la nourriture.
- Presque toutes les parties des diverses espèces d’animaux servant à la nourriture de la race humaine seront comprises dans l’exposition. Préparations d’aliments comme exemple de produits industriels.
- Échantillons de viandes conservées pour des voyages de long cours, bouillons solidifiés ; aliments concentrés, lait concentré , etc. ; gélatine séchée , gelées , caviar, tré-pang, nageoires de requins, nids d’hirondelles de Java et tous les petits articles du commerce de l’Orient; miel et ses préparations.
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- 2° Substances employées en médecine.
- Huile de foie de morue et d’autres animaux pour l’usage intérieur ou extérieur. Onguent de sperma ceti, saindoux, huiles et leurs combinaisons.
- Essences de musc, castor, Civette, ambre gris ( comme antispasmodique ).
- Phosphore et ammoniaque ( tirés des os, des cornes de cerf et de l’urine ).
- Yeux de crabes, concrétions calcaires formées dans l’écrevisse et employées comme anti-acides.
- Cantharides, essence cantharidine.
- Iodine ( obtenue des zoophytes marins et de l’éponge ).
- 3° Substances employées dans les manufactures.
- (a) Pour les fabrications textiles et les vêtements.
- Lainesf poils, cheveux en nappes et en corde, soies de porc ou de sanglier, baleines.
- Soies, ver à soie du mûrier et d’autres espèces de l’Inde, bombycilla et allacus paphia.
- Plumes, duvet, fourrures.
- Peaux brutes ou préparées, ailes de cerf-volant ( pour ornements )„
- Filaments de pinne marine ( confectionnés en gants ).
- (b) Pour l’économie domestique ou comme éléments de fabrication.
- Os, corne, sabots, ivoire, écaille de tortue, peau de chagrin, parchemin, vélin, plumes, perles, corail.
- Huiles, suifs, sperma ceti, cire, gomme de vers à soie.
- N&cre, peaux de buffle, écailles de toute espèce.
- Éponges, peaux pour batteurs d’or, cordes à boyaux, vessies.
- (c) Comme agents dans la fabrication d’articles divers.
- Colle forte, gelée, gélatine.
- Noir animal, noir d’ivoire, charbon animal.
- (d) Pour la fabrication des produits chimiques.
- Os, etc., etc. ( pour phosphore, ammoniaque, cyanidès, etc. ).
- (ë) Pour coloration et teinture.
- Cochenille, carmin tiré dü cactus, teintures tirées du fiel, résidus aphides; laques avec leurs variétés provenant d’un cactus ; sépia * essence d’Orient provenant d’écailles d’ablette, employée dans la fabrication des perles artificielles.
- DEUXIÈME SECTION.
- Division A. — Machines d’un emploi direct.
- 1° Moteurs directs.
- Chaudières et fourneaux pour générer la vapeur, machines à vapeur, roues ou autres moteurs hydrauliques ; moulins à vent, et toute machine pour produire la force.
- 2° Éléments de machinés.
- Roues dentées, chaînes, courroies, moyens de transmettre et de modifier les mou-
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- vements, pour arrêter ou rétrograder, et pour gouverner et faire agir d’elles-mêmes les machines. Exemples de perfection du travail géométrique, tels que l’exécution des angles droits, des surfaces planes, des vis, des sphères.
- 3° Machines pour élever et mouvoir les corps.
- Pour élever l’eau et autres liquides.
- Pompes à incendie, béliers hydrauliques, etc.
- Pour élever et mouvoir des poids, et produire des pressions.
- Cabestans, grues, presses hydrauliques, machines pour enfoncer les pieux, etc.
- Chariots et véhicules de toute espèce.
- Machines propres aux chemins de fer.
- Mécanismes pour la marine, architecture navale.
- 4° Machines pour peser, mesurer, enregistrer ou compter.
- Balances de toutes sortes, appareils pour mesurer les longueurs et les capacités, pour recueillir les phénomènes de la nature et les résultats des opérations d’autres machines , tels que les instruments pour mesurer les marées , anémomètres, machines à calculer, rapporteurs, règles à calculer, machines à copier, dynamomètres, etc.
- Tournebroch.es, montres, chronomètres, horloges.
- 5° Instruments de précision, de musique et autres.
- Instruments de mathématique et de physique.
- Tels que les instruments d’astronomie et d’optique, les appareils pour la graduation, la division des lignes et des cercles, appareils de physique et de chimie.
- Instruments à dessiner et appareils employés par les artistes et les graveurs.
- Instruments de musique et d’acoustique.
- Orgues, pianos, harpes, flûtes, les imitations de la voix humaine dans le chant et la parole, etc.
- Instruments de chirurgie.
- Serrures et petits mécanismes pour divers objets.
- 6° Canons et armes à feu portatives, pistolets, etc.
- Tous leurs accessoires.
- 7° Machines agricoles.
- Instruments aratoires, charrues de toutes formes, herses, herse norwégienne, brise-motte, scarificateur, machines à cribler, machines à répandre les engrais secs, machine pour les engrais liquides , rouleaux, presses , houes à cheval, chariot à un cheval.
- Ustensiles de ferme.
- Machine à battre, machine à nettoyer le blé, hache-paille, machine à couper les légumes, etc., machine à vapeur mobile, machine à faire des tuiles, outils, outils à dessèchement, outils de jardinage.
- Division B. — Machines pour manufactures ou systèmes de machines, d’instruments ET d’ustensiles POUR LES OBJETS MENTIONNÉS CI-DESSOUS.
- 1° Fabrication de tout ce qui est filé, tissé, feutré, etc.
- Machine pour la complète transformation des matières brutes dans tous les genres de cotons, laines, lins, chanvres, soie, caoutchouc, cheveux ou poils, etc.
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- fabrication et blanchissage du papier.
- Impression des livres et reliure. ,
- 2° Travail des métaux.
- Élaboration des métaux en barres, verges , feuilles et toutes autres formes ; fusion et polissage des métaux, du verre, etc.
- La taille et le travail des métaux par des machines et instruments, tels que tours , machines à planer, forer, percer, scier, estamper, river, etc.
- Machines et ustensiles employés par ceux qui travaillent l’or, l’argent et les plaqués, et pour la coutellerie, la clouterie, les vis, les aiguilles, les épingles, les boutons, les plumes métalliques, etc., par les serruriers, les fondeurs, les quincailliers, etc.
- 3° Travail des autres matières minérales.
- Machines et instruments pour la préparation et le travail de toutes les sortes de pierres, le granit, l’albâtre, l’ardoise, etc.
- 4° Travail des substances végétales.
- Machines et instruments pour la préparation et le travail de toute sorte de bois.
- Moulins pour triturer, concasser ou préparer toutes sortes de produits végétaux.
- 5° Travail des substances animales.
- Machines et ustensiles pour travailler la corne, les os, l’ivoire, le cuir, etc.
- 6° Machines et appareils pour brasser, pour distiller et pour fabriquer les
- produits chimiques.
- Division C. — Modèles démontrant la construction des machines et l’application DES INVENTIONS MÉCANIQUES.
- Modèles de ponts, viaducs, toits de grande dimension, en bois, en pierre, en fer, etc.
- Modèles de docks, d’écluses, de phares, de brise-lames, de ports, de débarcadères, etc.
- TROISIÈME SECTION.
- OBJETS MANUFACTURÉS.
- Les produits manufacturés qui seront exposés dans cette section doivent être terminés et prêts à servir.
- 1° Objets fabriqués.
- Filés et tissés , de lin , de chanvre , de coton et autres végétaux similaires, de laine , de soie et autres matières animales similaires : ;
- Étoffes unies ou figurées par le métier; imprimées, colorées ou brochées, y compris :
- Toiles et canevas; tapis, calicots, etc.; étoffes, dentelles, tulles-bobins, dentelles à dessin, ouvrages d’aiguilles, broderies, etc.;
- Objets foulés ou battus, de fourrures, de poils et autres substances animales similaires; .
- De chiffons et de fibres, et autres substances végétales similaires ;
- Draps de grande largeur, couvertures de lit, tapis de laine, châles, damas, satins, velours, stoffs, popelines, crêpes;
- Quarante-neuvième année. Juillet 1850.
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- Feutres, chapeaux : tapis feutrés, et tout ce qu’on fabrique en feutre uni ou.imprimé, coloré ou broché ;
- Papiers de toutes sortes : papiers unis ou gaufrés, papiers de tentures et de décoration, cartes, cartons.
- 2° Métaux manufacturés.
- Or et argent, cuivre, zinc, fer, acier, plomb, bronze, étain, alliages:
- Orfèvrerie et joaillerie d’or et d’argent, ornements en métaux, boutons, ouvrages de serrurerie, tréfilerie, quincaillerie, garde-cendres et chenets ; lampes de bronze, objets en métal britannique, argent allemand, métal blanc, coutellerie et ornements en acier.
- 3° Objets fabriqués en verre, porcelaine, terre cuite et poterie de toutes sortes, etc.
- 4° Objets du règne végétal, manufacturés; — bois, paille, chanvre, herbes,
- caoutchouc, boyaux.
- Menuiserie, ébénisterie et ameublement; objets de tour; vannerie, nattes, cordages et câbles, paillassons, ustensiles de toutes sortes en caoutchouc et gutta-percha, travaux de tonnellerie, etc.
- 5° Produits de substances animales, ivoire, os, corne, parchemin, cuir, écaille, poils, plumes et soies de porc ou de sanglier, etc.
- Manches et ustensiles de corne, d’ivoire et d’os ; reliure de livre, portefeuilles et malles en cuir; harnais, bottes et souliers, brosses, etc.
- 6° Petits ouvrages et produits chimiques.
- Parapluies, vêtements, fleurs artificielles, franges, guipures, colliers et jouets ; confitures, savon, chandelles, cire à cacheter et pains à cacheter.
- QUATRIÈME SECTION.
- Sculpture, modèles et art plastique.
- 1° Objets sculptés comme objets d’art.
- Objets formés de toutes sortes de matériaux : s’ils présentent un assez grand degré de goût, de science et d’habileté pour entrer sous la dénomination des beaux-arts, ils pourront être admis dans cette section.
- a. En métaux simples, tels que l’or, l’argent, le cuivre, le fer, le zinc, le plombf ou composés comme le bronze, Yelectrum.
- b. En minéraux simples, tels que le marbre, la pierre, les gemmes, la craie, ou en matériaux élaborés, tels que le verre et la porcelaine.
- e. En bois et autres substances végétales.
- d. En substances animales, en ivoire, os, écaille, écaille à camées.
- 2° Travaux de gravure des matières.
- 3° Décorations architecturales : en relief, en couleur, verres gravés , tapisseries.
- 4° Mosaïques et incrustations : en pierres, en tuiles, en matériaux vitrifiés, en bois, en métaux.
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- 5° Émaux ; sur métal, sur porcelaine, sur verre.
- 6° Matériaux et procédés applicables aux beaux-arts en général : y compris l'impression pour les beaux-arts, l’impression en couleur, etc.
- V° Modèles d’architecture, de topographie, d’anatomie.
- CONDITIONS ET RESTRICTIONS.
- Les spiritueux, vins et liqueurs fermentés, à moins qu'ils ne soient le produit d’une industrie nouvelle (1), ne pourront être admis à l’exposition , si ce n’est dans certains cas déterminés et avec certaines restrictions. Les huiles, spiritueux, etc., admis devront être renfermés dans des vases de verre de nature à prévenir les accidents.
- Les produits d’une nature très-inflammable, tels que la poudre, les allumettes chimiques, etc., les animaux vivants et tout article dont la durée pourrait être moindre que celle de l’exposition n’y seront point admis, sauf des exceptions particulières.
- SECTION Ire. — Matières premières. — Division à. — Règne minéral.
- Les matières premières et les produits du règne minéral seront exposés à côté les uns des autres, de manière à présenter l’origine des fabrications répondant aux besoins de la vie ou aux conceptions de l’art. L’exposition fera ainsi juger tout à la fois des modes d’extraction et de préparation appliqués aux substances naturelles, et des procédés de main-d’œuvre qui les convertissent en objets d’utilité ou d’agrément.
- Les articles exposés devront remplir au moins une de cès conditions : perfection, nouveauté, économie, résultat de l’application de nouveaux procédés.
- Division R. — RÈGNE végétal.
- Les produits appartenant à Ce règne, que la commission attaché le plus dé prix à réunir, sont ceux qui, par leur nouveauté oü par l’intérêt pratique qu’ils présentent, paraîtront le plus propres à attirer l’attention du public. Tels Sont des échantillons de qualités supérieures des matières d’un Usage commun, dé substances jouissant de propriétés semblables et de différente Origine, par exemple, l’arrow-root, le sagou, etc.} des matières tinctoriales accompagnées d’objets faisant voir leur emploi, des bois d’é-bénisterie à l’état brut, polis ou manufacturés ; toutes sortes de produits applicables à la fabrication du linge, des cordages, de la Vannerie, dü papier, etc.
- Il ne pourra , d’ailleurs, être admis à l’exposition que des articles susceptibles de se conserver pendant plusieurs mois.
- Division C.—Règne animal.
- Les divers degrés de préparation trouveront à se Classer auprès des matières premières ; quelques articles d’un travail achevé s’y joindront pour montrer le dernier résultat de l’art.
- (1) Unless derived from unusual sources$ c’est-à-dire à moins d’être extraits de substances avec lesquelles on n’a pas encore généralement fabriqué ces liquides alcooliques.
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- SECTION II. — Machines et mécaniques. — Division A. — Machines pour les
- EMPLOIS USUELS.
- Ces machines seront montrées fonctionnant, autant que possible, quand il sera nécessaire.
- Division B. — Machines pour les manufactures.
- Bien que, dans l’exposition de ce genre de produits, il soit convenable de séparer les objets manufacturés des machines servant à leur fabrication , ces dernières, afin d’être mieux comprises , devront être accompagnées d’échantillons des articles qu’elles produisent.
- La collection complète des outils et machines servant à fabriquer un article d’un usage général, comme, par exemple, une montre, un bouton, une aiguille, accompagnée d’échantillons de leurs produits sous les formes successives qu’ils revêtent, est d’un intérêt qui fait désirer que l’exposition en compte plusieurs séries.
- SECTION III. — Objets manufacturés.
- Les objets appartenant à cette catégorie devront être finis, prêts à servir, et remplir au moins une des conditions suivantes : 1° supériorité au point de vue de l’utilité, soit dans la teinture , la forme ou la disposition des articles ; 2° supériorité au point de vue de la main-d’œuvre , comme dans l’imprimerie, la ciselure ; 3° nouvel emploi de matières connues; 4° emploi de nouvelles matières; 5° nouvelles combinaisons de matières, telles que dans la métallurgie , la poterie ; 6° beauté des formes et des couleurs associées à l’utilité; 7° bon marché associé au mérite intrinsèque.
- SECTION IY. — Sculpture, modèles, arts plastiques.
- Les objets, quelle qu’en soit la matière, qui, en raison de l’habileté et du goût qu’ils décèlent, rentrent dans la catégorie des beaux-arts, seront classés dans cette section.
- Les ouvrages exposés devront être exécutés par des artistes vivants.
- Les peintures à l’huile et à l’aquarelle ne pourront être admises que comme démonstration ou représentation de procédés et de matières. Les portraits en buste seront exclus.
- 2° Commission française pour l’exposition industrielle de toutes les nations, qui aura lieu à Londres en 1831.
- La commission française pour l’exposition industrielle de toutes les nations, qui aura lieu à Londres en 1851, instituée par arrêtés des 28 février et 11*mars 1850, s’est divisée en six commissions spéciales dont voici les attributions et la composition.
- 1° Commission des affaires administratives et de la correspondance.
- MM. Charles Dupin, de l’Académie des science, président; de Lesseps, directeur des consulats et des affaires commerciales au ministère des affaires étrangères; de Lavenay, secrétaire général du ministère de l’agriculture et du commerce ; Monny de Mornay,
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- chef de la division d’agriculture ; Fleury, chef de la division du commerce extérieur; Delambre, chef de la division du commerce intérieur; Chemin-Dupontès, chef du bureau des faits commerciaux, secrétaire.
- 2° Commission des arts agricoles.
- MM. Héricart de Thury, membre de l’Académie des sciences, président; Tourret, Payen et Armand Seguier, membres de l’Académie des sciences; de Kergorlay, membre de la Société nationale et centrale d'agriculture ; Monny de Mornay.
- 3° Commission des arts mécaniques et de précision.
- MM. Combes, membre de l’Académie des sciences, président; Pouillet, Armand Seguier, Morin, membres de l’Académie des sciences; Michel Chevalier, ingénieur en chef des mines; Le Chatelier, ingénieur des mines.
- 4* Commission des arts chimiques et métallurgiques.
- MM. Héricart de Thury , président; Balard, Payen, de l’Académie des sciences; Michel Chevalier; Le Chatelier; Èbelmen, directeur de la manufacture nationale de Sèvres.
- 5° Commission des tissus.
- ' MM. Legentil, président; Mimerel, Barbet, Sallandrouze de Lamornaix, de La-venay.
- 6° Commission des beaux-arts et des arts divers.
- MM. Fontaine, de l’Académie des beaux-arts, président; Léon de Laborde, Armand Seguier, Ebelmen, de Lavenay, Delambre.
- 3° Circulaire adressée aux chambres de commerce et des manufactures.
- Paris, le 26 mars 1850.
- Messieurs, vous savez qu’une exposition des produits industriels de toutes les nations doit s’ouvrir à Londres le 1er mai 1851.
- Le gouvernement anglais en a informé le gouvernement de la république, en exprimant le désir que nos producteurs et industriels fussent invités à prendre part à cette exposition. _
- L’industrie française tiendra certainement à honneur de soutenir, dans ce grand concours des producteurs de tous les pays, le renom qu’elle a su acquérir, et nos manufacturiers s’empresseront sans doute de répondre à cet appel, en se préparant à envoyer à l’exposition de Londres ceux de leurs produits qu’ils jugeront susceptibles d’y paraître avec le plus d’avantage. Ce sera pour eux, en outre, une occasion de se mettre en rapport direct non-seulement avec les consommateurs du royaume uni, mais encore avec les principaux producteurs et négociants du monde , qu’attirera infailliblement le spectacle de cette importante exposition.
- Un fait qui touche aussi directement à notre intérêt national ne pouvait manquer
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- de fixer l’attention de M. le président de la république. Sur mon rapport en date du 28 février dernier, il a décidé que l’exposition de Londres serait l’objet d’une étude spéciale, comme font été dans le temps celles de Vienne, de Berlin , de Bruxelles, de Madrid, etc., et au sujet desquelles il a été publié des rapports spéciaux dans les Documents sur le commerce extérieur.
- En même temps M. le président de la république a voulu que des dispositions fussent prises immédiatement, 1° pour éclairer nos producteurs et fabricants sur les conditions d’admission des produits qu’ils désireraient envoyer à l’exposition ; 2° pour centraliser tous les renseignements relatifs à leurs envois ; 3° pour faciliter le transport des produits et leur assurer tous les soins et toute la protection à laquelle ils ont droit.
- Ainsi que yous avez pu le voir par les arrêtés insérés au Moniteur des 1er et 14 de ce mois, j’ai confié cette double tâche à une commission composée de membres du jury de notre dernière exposition nationale, et d’agents supérieurs de mon département et de celui des affaires étrangères.
- La commission s’est réunie et constituée. Vous trouverez ci-annexée la liste des membres dont elle se compose, et de leur répartition en commissions spéciales. Je vous tiendrai au courant des principales mesures qu’elle prendra, et j’aurai soin, en outre , de faire traduire et publier au Moniteur toutes les pièces ayant un caractère officiel et important qui concerneront l’exposition. Dès aujourd’hui, je joins à cette circulaire la traduction de la liste classifiée des objets qui seront admis à l’exposition, précédée des instructions générales dressées par la commission royale d’Angleterre.
- La .commission'française va se mettre en rapport avec celle de Londres, dont M. l’ambassadeur de France fait partie, ce qui est une garantie certaine de la bonne et intelligente direction, à Londres, des intérêts relatifs à nos exposants et à leurs produits.
- Je vous prie, messieurs, de donner à la présente circulaire toute la publicité qu’elle comporte ; vous remarquerez que ce n’est point seulement au concours des fabricants qu’elle fait appel, mais encore à celui de nos agriculteurs, dont les produits, aux termes des instructions ci-annexées de la commission britannique, seront admis à figurer à l’exposition. Si parmi les fabricants et agriculteurs de votre circonscription il en est, comme je l’espère , qui soient disposés à faire des envois pour soutenir, au nom de la France, la lutte industrielle que vont y engager, vis-à-vis de l’Angleterre , la Belgique, l’Allemagne et d’autres pays encore , vous voudrez bien m’en donner avis. En même temps vous aurez à me faire connaître, aussi exactement que possible , la nature , l’espèce et le nombre des articles dont l’envoi serait projeté, afin que la commission française puisse être fixée à l’avance sur l’emplacement qu’elle devra réclamer pour l’exhibition la plus favorable possible de nos produits. Il ne sera pas moins utile de joindre, par la suite, au détail des articles envoyés tous les renseignements manufacturiers et commerciaux propres à mettre cette commission en état d’apprécier et de faire apprécier en Angleterre la situation et les progrès de notre industrie.
- Recevez, monsieur, l’assurance de ma considération très-distinguée.
- Le ministre de l’agriculture et du commerce, Signé Dumas,
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- 4° Circulaire adressée aux préfets.
- Paris, le 27 mars 1850.
- Monsieur le préfet, je viens d’inviter, par la circulaire ci-jointe, du 26 du cou-rant, les chambres de commerce et des manufactures à appeler l’attention de nos producteurs et fabricants sur l’exposition générale qui doit avoir lieu à Londres en 1851, afin qu’ils se préparent à ce grand concours ouvert à tous les pays.
- En vous adressant cette circulaire, je vous prie , monsieur le préfet, de vouloir bien la porter à la connaissance des sociétés agricoles et des principaux agriculteurs de votre département. Cë n’est pas, en effet, aux seuls fabricants qu’il s’agit de faire appel, c’est aussi, comme je l’indique, à nos producteurs agricoles, et j’attache le plus grand prix à ce qu’ils prennent part à l’exposition de Londres, aussi bien et au même titre que les industriels. Yeuillez donc, monsieur le préfet, informer nos agriculteurs que mon département ménagera , à ceux de leurs produits qui seront jugés dignes de figurer à cette exposition, les facilités qu’il pourra accorder aux produits des autres exposants.
- Nos agriculteurs , nos sociétés , comices ou cercles agricoles comprendront, je n’en doute pas, qu’il y a là une question qui touche à la fois à notre honneur national et à l’intérêt de nos relations commerciales avec l’étranger.
- Recevez, monsieur le préfet, l’assurance de ma considération très-distinguée.
- Le ministre de l’agriculture et du commerce, Signé Dumas.
- AGRICULTURE.
- Sur l’emploi du goudron pour préserver le blé de l’attaque du charançon;
- par M. Caillat.
- L’efficacité du goudron contre les charançons est connue de plusieurs agriculteurs ou commerçants de grains.
- L’auteur a placé, dans un vase d’un quart de litre de capacité et bien clos par un liège, trois charançons bien vifs et bien portants ; en même temps il avait introduit un petit flacon ouvert contenant un peu de goudron ; on s’aperçut assez promptement du malaise de ces animaux; bientôt ils tombèrent sur le dos, agitant leurs pattes sans pouvoir s’en servir utilement pour se relever; au bout de quinze à dix-huit heures, ils périrent. L’odeur seule du goudron, dans un espace restreint, est donc mortelle pour ces insectes. Si l’on enduit d’un peu de goudron la partie supérieure du vase clos où l’on enferme les charançons, ils meurent plus promptement.
- L’auteur cite à l’appui de son assertion le fait suivant. Son père eut, à une époque déjà éloignée , ses greniers , ses granges et sa maison infestés par les charançons, au point qu’ils pénétraient dans toutes les armoires et parmi le linge. Il fit placer dans lu grange, puis dans les greniers, un tonneau ouvert imprégné de goudron ; au bout de quelques heures, on vit les charançons grimper le long des murs par myriades et fuir dans toutes les directions opposées au tonneau. En faisant passer ce vase goudronné
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- do pièce en pièce, la maison fut en'quelques jours complètement débarrassée de ces hôtes incommodes et nuisibles.
- Le cultivateur qui voudra se défaire des charançons pourra, aussitôt qu’il s’apercevra de leur présence, imprégner de goudron la surface de quelques vieilles planches et les placer convenablement dans ses greniers ; il faudra renouveler le goudron de temps en temps, dans l’année, pour prévenir le retour de ces insectes. ( Acad. des sciences, 15 octobre 18M). )
- Extrait des procès-verbaux des séances du conseil d’administration de la Société
- d’encouragement.
- Séance du 19 juin 1850.
- fjdrr%Èpù)\dance. M. le ministre de l’agriculture et du commerce adresse, pour être déposés dans la bibliothèque de la Société, deux exemplaires du 70e volume des Brevets d’invention dont la durée est expirée.
- M. Delaporte , rue de Charenton , 16 , ayant lu dans un journal que M. le ministre de l’agriculture et du commerce, dans un discours qu’il a prononcé lors de la séance générale du 5 de ce mois, avait offert un prix de la valeur de 6,000 francs a celui qui trouverait un moteur pouvant transmettre , dans chaque maison d’un village , la force d’un cheval, appelle l’attention de la Société sur une machine de son invention qu’il nomme machine de force à leviers centripètes ou multiplicateur de forces.
- M. Vitry, menuisier-mécanicien , à Suippes ( Marne ), adresse la description d’une machine à bras pour fouler les bas; il y joint plusieurs certificats du bon emploi de cet appareil.
- A cette occasion, M. Benoît, membre du conseil, annonce qu’à une autre époque il a construit des machines de ce genre pour lesquelles il avait pris , en 1839, un brevet d’invention de quinze ans, de concert avec son frère et M. Vergnes. Ces machines fonctionnent dans plusieurs parties de la France.
- M. le président invite M. Benoît à communiquer à ses collègues du comité des arts mécaniques les dessins et descriptions des machines dont il vient de parler.
- M. Hamon, à Longny ( Orne ), adresse un mémoire avec dessin sur une invention ayant pour objet de donner à chaque voiture de terre sa voie de fer qu’elle portera avec elle. Ce système comprend deux parties essentiellement liées entre elles, 1° la forme des jantes, 2° l’appareil.
- M. de Mat, à Yilvorde ( Belgique ), adresse des observations sur le programme du prix de 20,000 fr. proposé par la Société pour le perfectionnement des locomotives.
- Il annonce avoir conçu une disposition de locomotives qui lui paraît remplir les conditions exigées par le programme.
- M. Bouvillon, à Tonneins (Lot-et-Garonne), transmet un mémoire intitulé, Théorie et description d’un système général de sauvetage applicable aux chaloupes et aux vaisseaux de toute dimension, de la marine militaire et marchande.
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- mm. Zuber, à Rixheim ( Haut-Rhin ), en remerciant la Société de la médaille d’or qui leur a été accordée pour leur fabrication d’outremer artificiel, annoncent qu’ils viennent de faire faire un nouveau pas à cette industrie, par la production d’un vert d’une composition analogue à l’outremer bleu, entièrement fixe de nuance et nullement vénéneux; aussi cette couleur est-elle très-recherchée pour l’impression des étoffes.
- M. Paul Dupont, rue de Grenelle-Saint-Honoré, 55, fait hommage d’un exemplaire des Essais pratiques d’imprimerie, ouvrage qu’il a fait paraître à l’occasion de la dernière exposition des produits de l’industrie, et qui contient les spécimens de toutes les sortes de caractères typographiques dont on se sert en France, ainsi que ceux de vignettes, fleurons et autres ornements qui peuvent être employés à l’illustration des livres et aux impressions de luxe.
- Des modèles de lithographie et d’autographie, des exemples de l’application des procédés de litho-typographie devaient naturellement prendre place dans ce recueil, que 31. Dupont considère comme complet et donnant une idée assez exacte du perfectionnement qu’a atteint la typographie française.
- Parmi les appréciateurs des bienfaits de l’imprimerie, la plupart ignorent l’his-loire de son invention et de ses progrès et jusqu’aux noms des hommes qui se sont voués, à différentes époques, à son perfectionnement.
- Pour appeler quelque reconnaissance sur ces hommes et faire connaître leur mérite, M. Dupont a placé en tête du volume un court historique de ce grand art depuis son origine jusqu’à nos jours. , .
- La protection éclairée que la Société d’encouragement accorde aux arts industriels fait espérer à M. Dupont qu’elle agréera avec faveur l’hommage de ce travail.
- 3IM. Humbert et comp., à Dieuze, adressent des échantillons de leur fabrication de gélatine.
- M. Mailler, rue de Richelieu, 62 , rappelle qu’il avait soumis à la Société un appareil pour prendre mesure des vêtements, et qu’il nomme acribomètre. Il annonce avoir apporté des modifications et des perfectionnements à son appareil, sur lequel il appelle de nouveau l’attention de la Société.
- M. Cliérot, colon en Algérie, adresse des observations sur la météorologie du mois de mai, sur la taxe du pain et de la viande, les diverses récoltes, etc., et un mémoire spécial sur la culture à entreprendre, en Algérie, de divers produits agricoles.
- Objets présentés. M. Jamin fils, rue Saint-Martin , 71 , présente un petit microscope de son invention, composé de manière à recevoir des lentilles achromatiques et à donner plusieurs grossissements.
- M. Édouard Sonnois, rue de la 37ictoire, 29, dépose des échantillons de produits en alliage métallique de sa composition imitant l’argent, tels que couverts, etc.
- M. Vie, rue Saint-Jacques, 161, présente des bas élastiques à côte pour les personnes affectées de varices.
- M. Balard présente, de la part de 31. Poitevin, des spécimens d’épreuves négatives
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- très-nettes et très-transparentes pouvant être reportées un grand nombre de fois sur le papier photographique ordinaire.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts économiques, M. Barre lit un rapport sur les crayons de plombagine et sur les crayons-pastels de M. Fichtenberg.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication , de le féliciter sur les efforts qu’il ne cesse de faire pour améliorer son industrie, et d’insérer le rapport dans le Bulletin.
- M. Amédée Durand fait observer qu’on a omis d’indiquer dans le rapport si les pastels offrent de la facilité pour s’effacer.
- M. le rapporteur répond que les crayons de M. Fichtenberg possèdent cette qualité.
- Ce fait sera consigné au rapport, dont les conclusions sont adoptées. ( Voyez plus haut, p. 324. )
- Au nom du même comité , M. Barre lit un rapport sur les améliorations apportées dans l’estampage du cuivre par M. Fugère.
- Le comité propose de remercier M. Fugère de sa communication, et d’insérer le rapport dans le Bulletin. ( Approuvé. ) ( Voyez plus haut, p. 326. )
- Au nom du comité des arts économiques, M. Silvestre lit un rapport sur un nouveau procédé de moulage inventé par madame Rouvier-Paillard.
- Le comité propose de remercier cette dame de sa communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin.
- Après une discussion sur la question de savoir si les procédés seront communiqués à la Société, le conseil approuve le rapport et en adopte les conclusions. ( Voyez plus haut, p. 320. )
- Au nom du même comité , M. Priestley lit un rapport sur un appareil de chauffage de M. Fondet.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin. ( Approuvé. )
- Séance du S juillet 1850.
- Correspondance. M. Lecarre, à Lorient, adresse un mémoire sur la question de prix proposée par M le ministre de l’agriculture et du commerce , et relative à la construction d’un moteur à établir dans les villages, pour transmettre dans chaque habitation la puissance utile d’un cheval.
- M. Janiewski, officier d’artillerie de l'armée polonaise , rue Mouffetard, 30, après avoir exprimé l’opinion que les moyens d’éteindre les incendies ou d’en arrêter les progrès sont insuffisants, donne la description d’un système de pompe et d’une échelle à incendie sur lesquels il appelle l’attention de la Société.
- M. Dumoulin, rue Tiquetonne, 10 , annonce avoir pris, en 1845, un brevet d’invention pour une machine à élever l’eau dont il énumère les principaux avantages. Cette machine est déposée dans l’établissement de M. Farcot, à Saint-Ouen.
- M. Combes , en communiquant un mémoire de M. Stevenard , accompagné de dessins , sur la manière d’établir des puits, entre dans quelques développements sur ce
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- système et sur l’outillage et les moyens que l’auteur a employés dans le cours de ses expériences.
- M. Le Chatelier, membre du conseil, transmet, de la part de M. de Marsilly, ingénieur des mines, à Amiens, un mémoire sur le lavage de la houille en Belgique.
- M. Çhérot père, colon en Algérie , transmet l’analyse du travail de M. Hardy sur les récoltes de la cochenille , et des notices sur la chèvre d’Aden , la boulangerie , les mines de houille et de fer en Algérie, etc.
- M. Morel, rue Montorgueil, 61, présente des boucles sans ardillons et un appareil gymnastique à l’usage des enfants.
- Le conseil se forme en comité secret.
- Séance du 17 juillet 1850.
- Correspondance. M. Marcesson Michelson, ancien fabricant d’instruments aratoires, s’est adressé à M. le ministre de l’agriculture et du commerce pour le prier de contribuer, par sa recommandation, à le faire admettre à l’hospice la Rochefoucauld.
- Avant d’intervenir en faveur de M. Michelson, M. le ministre désirerait avoir des renseignements précis sur les travaux de ce fabricant ; il prie la Société de lui communiquer les renseignements qu’elle pourrait posséder à ce sujet.
- Une solennité religieuse en faveur de la caisse de secours des artistes et inventeurs industriels devant avoir lieu dans l’église Saint-Roch le 18 de ce mois , M. le ministre de l’agriculture et du commerce adresse un certain nombre de lettres d’invitation pour les membres de la Société, qui s’empresseront sans doute de prêter leur concours pour le soulagement de si nobles infortunes.
- M. Barreswill, membre de la Société, annonce qu’au banquet annuel des élèves de M. Pelouze il a eu occasion d’ouvrir une souscription en faveur de madame veuve Courtois, dont on lui avait parlé comme étant dans une position fâcheuse. Cette souscription a produit une somme de 1,776 fr. qui sont déposés entre les mains de M. Lerebours, avec la liste des souscripteurs.
- M. Barreswill, ne connaissant pas la demeure actuelle de madame Courtois et ne voulant pas assumer la responsabilité de l’emploi d’une somme qui, selon le vœu des souscripteurs, doit servir à assurer à madame Courtois une retraite pour ses vieux jours, s’adresse à la Société d’encouragement pour qu’elle veuille bien accepter le dé^ pôt de cette somme, après avoir pris des renseignements sur la situation de madame Courtois.
- M. Michelin observe que, sur la recommandation du maire de la ville de Boauvaâ;, la Société a déjà appelé l’intérêt de MM. les ministres de l’instruction publique et du commerce et de l’agriculture sur madame Courtois.
- Le conseil renvoie la demande de M. Barreswill à la commission des fonds, et décide que des renseignements seront pris auprès de M. le maire de Beauvais sur la situation de madame Courtois.
- M. die Colmont, membre du conseil, adresse la lettre suivante à M. le président de la Société.
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- Paris, 4 juillet 1850.
- « Monsieur le président,
- « L’Angleterre vient de perdre, par une mort cruelle autant qu’imprévue , l’un de ses plus grands hommes d’État, et l’Europe l’un de ces esprits éclairés et animés de l’amour de l’humanité qui fondent le bonheur des nations. La loi sur l’émancipation des catholiques et celle des céréales sont les titres de sir Robert Peel non-seulement à la vénération du peuple anglais, mais à celle du monde entier.
- « Lorsque tant de vains systèmes et d’essais infructueux se produisent en France, il semblerait digne de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale de faire examiner quelle a été, sur la 'prospérité de VAngleterre, l’influence des mesures économiques et financières proposées par sir Robert Peel. Ce serait à la fois un hommage dignement rendu à la mémoire d’un grand ministre, une étude économique importante et une nouvelle preuve du zèle constant qui doit animer la Société d’encouragement pour le progrès des sciences commerciales et économiques.
- « J’ai donc l’honneur de proposer au conseil d’administration de la Société de voter immédiatement un prix de 1,500 fr. en faveur du meilleur mémoire sur les questions indiquées. Les mémoires devraient être parvenus au secrétariat de la Société avant le 1er juillet 1851.
- « Je regrette, monsieur le président, que des empêchements insurmontables, en me tenant éloigné du conseil de la Société le jour de la prochaine séance , ne me permettent pas de faire de vive voix la proposition que j’ai l’honneur de lui soumettre ; mais elle trouvera, j’en suis persuadé, toutes les sympathies éclairées du conseil.
- « Recevez, monsieur le président, l’assurance de ma haute considération.
- « Signé de Colmont. »
- M. Lainé, membre de la Société, fait connaître que dans des publications antérieures il avait présenté les divers projets que depuis a réalisés le ministre anglais.
- M. le président prévient M. Lainé qu’il sera entendu par la commission.
- La proposition de M. de Colmont est renvoyée à l’examen du comité de commerce et de celui des arts économiques.
- M. Ëbrard, docteur en médecine, à Bourg ( Ain ), annonce qu’il espère communiquer bientôt à la Société les résultats des nouvelles recherches qu’il a faites sur la reproduction des sangsues, sur leurs ennemis, etc. Ce sera, il le pense , la meilleure manière de remercier la Société de la médaille d’argent qu’elle a bien voulu lui décerner.
- Ses travaux ne lui semblent pas devoir être inutiles, car de toutes les parties de la France, et même de l’étranger, il reçoit des demandes de renseignements sur la manière de faire multiplier ces annélides.
- M. Ébrard saisit cette occasion pour faire hommage à la Société d’un petit traité sur l’hygiène des campagnes; il y joint un traité également populaire intitulé Le livre des gardes-malades.
- M. Parrieux, passage Saint-Pierre, 8, rue St.-Pierre-Popincourt, appelle l’attention de la Société sur le nouveau procédé qu’il emploie pour la fabrication du plâtre.
- M. Vigné, rue du Faubourg-Saint-Denis, 118, demande que la Société veuille bien
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- faire examiner un procédé de préparation d’une couleur bleu-turquoise sur porcelaine qu’il vient de découvrir.
- Cette couleur nouvelle n’a été produite sur porcelaine qu’accidentellement par quelques chimistes ; elle a la propriété de rester bleue à la lumière du gaz et des bougies, propriété qui caractérise également la couleur turquoise de l’ancienne porcelaine tendre de Sèvres, mais que l’on n’avait jamais fixée sur la porcelaine dure.
- M. Th. Olivier, membre du conseil, communique, delà part de M. Paul Andrieux, ingénieur civil, à Lyon, un nouveau mode de confection des voies publiques sur lequel cet ingénieur sollicite le jugement de la Société.
- M. Voruz aîné, à Nantes, en rappelant qu’il a présenté , il y a quelques années, deux contre-maîtres de son usine qui ont participé aux récompenses décernées annuellement par la Société, signale aujourd’hui M. Henri Lotz, contre-maître chez son père, modeleur, à Nantes.
- M. Voruz joint à sa lettre les certificats exigés par l’arrêté du conseil d’administration.
- M. Graeneker, graveur, rue du Faubourg-Saint-Denis, 132, en rappelant qu’en 1840 la Société lui a décerné une médaille d’or pour ses procédés de sculpture en bois, fait connaître qu’une chute grave l’empêche de se livrer à ses travaux, et demande que la Société veuille bien prendre en considération sa triste position.
- Objets présentés. M. Polly, épurateur d’huile pour les montres, à Mer (Loir-et-Cher), soumet à l’examen de la Société des échantillons d’huile destinée à l’horlogerie.
- MM. Flaud et comp., ingénieurs-mécaniciens, rue Jean-Goujon, 27, présentent une pompe à incendie à l’usage des villes et des communes, récemment perfectionnée par eux, et dont l’effet utile leur semble notablement augmenté par les modifications qu’ils ont apportées à cette machine.
- M. Tolosa, rue de l’Université, 30, présente un des jeux qu’il vient d’inventer pour l’instruction primaire.
- Rapport des comités. Au nom du comité des arts économiques, M. Gourlier reproduit le rapport qu’il avait lu, dans la séance du 28 avril 1849, sur la scie à pierre tendre et sur le planipierre de M. Serrin.
- M. le rapporteur décrit ces deux appareils, et propose 1° de remercier l’auteur de sa communication en l’engageant à s’occuper des moyens de propager l’emploi de sa scie h pierre tendre et de son planipierre ; 2° de porter ces outils à la connaissance du public en ordonnant l’insertion, dans le Bulletin, du rapport et du dessin du planipierre; 3° de transmettre le rapport à M. le ministre des travaux publics. ( Approuvé. )
- Au nom du même comité, M. de Silvestre lit un rapport sur quelques nouveaux procédés de moulage de M. Stahl, mouleur du muséum d’histoire naturelle, dont l’un est particulièrement applicable au moulage des étoffes.
- L’auteur a imaginé aussi un moyen simple de mouler en plâtre les papiers filigranés, et même certains caractères imprimés et gravés ; il a étendu très-utilement l’application du chlorure de zinc au moulage en plâtre ou à la cire des mollusques frais ou conservés dans l’alcool.
- Le comité propose 1° de reconnaître que M. Stahl a rendu de nouveaux et impor-
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- tants services à l’art du moulage ; 2° de le remercier de sa communication ; 3° d’accepter le dépôt cacheté contenant la description du procédé applicable au moulage des papiers filigranés et imprimés ; 4° d’insérer le rapport dans le Bulletin en y joignant la note fournie par l’auteur sur le moulage des mollusques. ( Approuvé. )
- Au nom du comité des arts mécaniques , M. Saulnier lit un rapport sur la machine à mélanger, presser et peser le chocolat présentée par M. Devinck, et sur un appareil à torréfier la graine de cacao, qui réunit plusieurs dispositions nouvelles.
- Le comité propose 1° d’insérer le rapport dans le Bulletin ainsi que le mémoire descriptif, et d’y joindre les deux dessins qui y sont annexés; 2° d’adresser à M. Devinck les remercîments de la Société pour le travail aussi utile que plein d’intérêt dont il a donné communication.
- Après des observations sur la part que M. Daupley a prise à la confection de la machine à presser et peser le chocolat, le conseil décide qu’une lettre de félicitation sera adressée à ce contre-maître.
- Les conclusions du rapport sont adoptées.
- Au nom du comité des arts mécaniques, M. Baude lit un rapport sur le manomètre à air libre de M. Galy-Gazalat exécuté par M. Journeux.
- Le comité propose de remercier Fauteur de sa communication , et d’insérer le rapport dans le Bulletin avec la description et le dessin de l’instrument. ( Approuvé. )
- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE.
- La Société d’encouragement a reçu, dans ses séances des 5 et 19 juin, 3, 17 et 31 juillet 1850, les ouvrages dont les titres suivent :
- 1° Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse. N° 108, in-8,
- 2° Le Technologiste, sous la direction de MM. F. Malpeyre et Ch. Vasserot; Boret, éditeur. Cahiers de mai, juin et juillet 1850, in-8.
- 3° Annales des ponts et chaussées, janvier et février 1850. In-8 avec pl.
- 4° Annales des mines pour l’année 1849. In-8 avec pl.
- 5° Société des mines et fonderies de cuivre , de plomb et d’argent du département de l’Aveyron. In-4.
- 6° Revue scientifique sous la direction du docteur Quesneville* Avril et mai 1850.
- 7° Journal des économistes. Mai, juin et juillet 1850, in-8.
- 8° Annales de la Société centrale d’horticulture de France. Avril, mai et juin 1850, in-8.
- 9° Annual Report of the american Instituée of the city of New-York. In-8.
- 10° Proceedings of the agrieuitural convention and of the State agricultural Society of south Carolina, front 1839 to 1845, in-8.
- 11° Annales de la Société d’agriculture, arts et commerce du département de la Charente. Septembre, octobre, novembre et décembre 1849, janvier, février, mars et avril 1850, in-8.
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- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE. 351
- 12° Le Moniteur industriel, sous la direction de M. Darnis, 23, 26 et 30 mai, 2, 6, 9, 13, 16, 20, 23, 27 et 30 juin, 4, 7, 11, 14, 18, 21, 25 et 28 juillet 1850.
- 13° Le Conservatoire, revue des arts et métiers, journal hebdomadaire; M. Mathias, éditeur. Ire année, du n° 1 au n° 9, 1850.
- 14° L’art de tremper les fers et les aciers ; par M. Camus-Matel, ingénieur-manufacturier, rue du Cherche-Midi, 86. 1 vol. in-8.
- 15° Second voyage agricole en Belgique, en Hollande et dans plusieurs départements de la France, par M. le comte Conrad de Gourcy. 1 vol. in-8°.
- 16° Projet de loi sur la: réforme hypothécaire , proposé par M. L. C. Heyraud, notaire, à Yilleneuve-de-Berg. In-4.
- 47° Études sur les irrigations de la Campine, et les travaux analogues de la Sologne et d’autres parties de la France; par M. Hervé-Mangon, ingénieur des ponts et chaussées. 1 vol. in-8, avec planches.
- 18° Physique générale et code des créations ; par H. Durand, Bordeaux, 1846, in-8. 1,9° Histoire de l’horlogerie, depuis son origine jusqu’à nos jours, précédée de recherches sur la mesure du temps dans l’antiquité, et suivie de la biographie des horlogers les plus célèbres de l’Europe ; par M. Pierre Dubois, horloger, rue du Faubourg-Poissonnière, 13. In-4 avec planches.
- 20° Le livre des gardes-malades, suivi d’une instruction sur les secours à donner dans les cas pressants ; par M. le docteur Èbrard. 1 vol. in-12, Bourg, 1846.
- 21° Avis aux habitants des campagnes sur les moyens de conserver la santé, suivis d’instructions sur la manière d’élever les enfants; par le docteur Ebrard, médecin de l’hospice de la Charité de Bourg. Paris, 1849.
- 22° Résumé succinct des expériences de M. Anatole de Caligny sur une branche nouvelle de l’hydraulique. In-S avec planche,
- 23° Rouleau compresseur portatif de MM. Régnault et Bouillant, et nouveau système de tableaux, poteaux indicateurs des distances kilométriques, barrières, échelles, bornes, etc., de la fonderie de M. H, Bouillant. In-8 avec planches.
- 24° Recherches sur la théorie des principaux phénomènes de photographie dans le procédé du daguerréotype; par A. Claudet. Brochure in-8.
- 25° Photographie. Description du procédé dit américain, 2e édition ; derniers perfectionnements apportés au daguerréotype; par M. Ferdinand Colas. In-8.
- 26° Traité pratique de photographie sur papier et sur verre ; par M. Gustave le Gray, peintre et photographiste, In-8,
- 27° Mémoire à la cour de cassation, pour MM. Renard-Perrin et comp., contre M. Boucherie ( question de la pénétration du bois ). In-4.
- 28° Essais pratiques d’imprimerie, précédés d’une notice historique,—typographie, — lithographie; par M. Paul Dupont. In-fol., 1849.
- 29° Cours de dessin linéaire industriel, divisé en deux parties; dessiné par M. F. Arcadius et lithographié par M. Caries.
- 30° Bulletin de la Société pour l’instruction élémentaire. Mars, avril, mai et juin 1850, in-8.
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- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE.
- 31° Annales de la Société séricicole , fondée en 1837, pour la propagation et l’amélioration de la soie en France. 13e volume, année 1849 à 1850, in-8.
- 32° Société nationale et centrale d’agriculture, — Bulletin des séances, — Compte rendu mensuel rédigé par M. Payen, secrétaire perpétuel. N° 5, t. V, nos 1 et 2, t. VI.
- 33° Séances et travaux de l’Académie de Reims. Année 1848 à 1849, n° 13, année 1849 à 1850, nos 14, 15, 16, 17 et 18, in-8.
- 34° Bulletin de la Société d’agriculture du département du Cher. N° 47, tome VII, in-8.
- 35° Société d’agriculture et de commerce de Caen, — Extrait du procès-verbal de la séance du 17 mai 1850. In-8.
- 36° Annales de la Société d’agriculture, sciences, arts et commerce du Puy. T. XIV, 1er semestre 1849, in-8.
- 37° Précis analytique des travaux de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen, pendant l’année 1849. In-8.
- 38° Société libre du commerce et de l'industrie de Rouen, —Lettre à M. le ministre de l’agriculture et du commerce sur les moyens de créer une école commerciale dans le but de former des agents commerciaux. In-4.
- 39° Manifeste de la chambre royale de commerce de Turin, pour la cinquième exposition des produits de l’industrie nationale dans l’année 1850. In-4.
- 40° Société des ingénieurs civils de Vienne (Autriche). Année 1849, in-4 avec gravures ( en allemand ).
- 41° Le Bretet d’invention, moniteur de la propriété intellectuelle , sous la direction de M. Gardissal, ingénieur civil. Nos 1, 2, 3 et 4, 1850.
- 42° Annales de l’agriculture française. Juin et juillet 1850, in-8.
- 43° Réforme agricole, scientifique, industrielle, sous la direction de M. Boubée. Avril, mai et juin 1850, in-8.
- 44° Annales des chemins vicinaux. Mai et juin 1850, in-8.
- 45° Revue de l’éducation nouvelle, qui se publie sous le nouveau titre de Journal des mères et des enfants. Nos 7, 8 et 9, 1850.
- 46° Annales de l’institution nationale agronomique de Grignon. 20e livraison, 1849.
- 47° Revue générale de l’architecture et des travaux publics, journal des architectes, des archéologues, des ingénieurs et entrepreneurs, publié sous la direction de M. César Daly, architecte. VIIIe vol., 11e année, 9e et 10e numéros.
- 48° Bulletin du musée de l’industrie belge , publié sous la direction de M. Jobard , directeur du musée. Mai et juin 1850, in-8 avec pl.
- 49° Mémoire de la Société d’encouragement de Berlin. Janvier et février 1850, in-4 avec pl. ( en allemand ).
- 50° Le Mercure universel. Nos 33, 34, 35, 1850.
- 51° Le Courrier de Saint-Quentin. N° 54, 1850.
- PABIS. — IMPRIMERIE DE MADAME VEUVE BOUCHARD-HÜZARD, RUE DE L’ÉPEROX, 5.
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- (HIARAN1E-NEIJTIÉME AIÉE. (N° DLIV. ) août 1850.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MECANIQUES. — chocolat.
- Rapport fait par M. Saulnier, au nom du comité des arts mécaniques, sur la machine à mélanger, presser et peser le chocolat, inventée par M. Devinck, rue Saint-Honoré, 285.
- Le chocolat est, comme on sait, une préparation alimentaire qui a reçu, de nos jours, de nombreux perfectionnements. La Société d’encouragement a suivi avec intérêt les développements de cette industrie, et a recueilli dans son Bulletin la description des appareils qui servent à la confection d’un produit dont l’usage est devenu presque général. C’esi ainsi que, en 1811, M. Bardel, organe du comité des arts mécaniques, signala une machine à broyer le chocolat de M. Poincelet, qui renfermait un mécanisme ingénieux remplissant deux conditions essentielles, broyer fortement et promptement ; conditions qu’on n’obtient pas de l’homme sans le secours de la mécanique.
- En 1819, M. Francœur, notre regrettable collègue, vous a fait apprécier l’application, faite par M. Daret, d’une petite machine à vapeur pour le broyage du chocolat.
- Nous rappellerons que le vénérable de Lasteyrie a donné, en 1820, la description d’une machine à broyer le chocolat employée à Barcelone.
- Dans la même année 1820, M. Humblot-Contê vous a fait un rapport sur une machine à broyer le chocolat, présentée par M. Legrand, qui se meut au moyen de pédales manœuvrées par l’ouvrier.
- En 1832, M. Amédée Durand, rapporteur d’une commission spéciale, a fait Quarante-neuvième armée. Août \ 850. 23
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- remarquer que dans l’établissement fondé à Noisielles-sur-Marne , et destiné à la pulvérisation en général, MM. Menier et Adrien possédaient de puissantes machines qui broient le cacao avec une rapidité dont ne peut approcher le travail à bras, rapidité qui est si importante pour la conservation de l’arôme de cette matière.
- Le moulin à broyer le cacao, de M. Pelletier, a été l’objet d’un rapport de M. de Lambel. (Voy. Bulletin de 1839, pag. 141. )
- Vous avez présent à la mémoire le rapport dans lequel M. Benoît a décrit une série de machines de M. Hermann propres à triturer, broyer et mélanger les substances alimentaires, les médicaments et les matières employées dans la peinture ; vous savez que cet habile mécanicien a embrassé l’industrie de la fabrication du chocolat depuis la torréfaction du cacao jusqu’à son broyage.
- Tel est l’état des communications faites à la Société.
- Dans la méthode ordinaire, la pâte de chocolat terminée est divisée à la main en petites portions de 62, 125 ou 250 grammes que l’on ajuste au moyen de la balance. On place ces portions dans des moules en fer-blanc qui sont réunis sur un plateau , qu’on secoue pendant quelque temps assez vivement pour que la pâte puisse se tasser et s’appliquer exactement sur toutes les parties du moule. Une des difficultés du moulage est celle qui résulte de la portion d’air incorporée par le broiement, et qui cherche à s’échapper sous forme de bulles, au moment où la pâte , mise dans le moule, commence à se contracter. On facilite quelquefois la sortie de l’air en crevant chaque bulle avec une épingle, et on prévient même en grande partie cet inconvénient en malaxant et serrant fortement à la main chaque portion de pâte avant de la mettre dans le moule.
- Ce sont ces dernières opérations que M. Devinck a voulu régulariser, et la machine qu’il a imaginée et sur laquelle il a appelé l’attention de la Société d’encouragement mérite tout votre intérêt, par les ingénieuses dispositions qu’elle renferme et par la manière parfaite dont elle exécute ces opérations, qui consistent à mélanger, presser, peser et dresser le chocolat.
- Cette machine ne pouvant être bien comprise qu’à l’aide d’un dessin, nous croyons devoir nous borner ici à énoncer que la pâte de chocolat est mise dans une trémie, où elle reçoit une malaxation qui la purge de l’air qui a pu s’y introduire pendant les précédentes opérations ; à la sortie de la trémie, la pâte est refoulée, par deux hélices, dans des capacités cylindriques placées autour d’un disque tournant, capacités dont la contenance peut varier selon le poids à donner à la tablette de chocolat. De là cette portion de pâte est versée dans des moules ordinaires qui, placés sur un plateau tournant, y reçoivent un mouvement de trépidation qui égalise la pâte et lui fait épouser les formes
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- du moule. Après un tour de rotation du plateau, ces moules viennent se placer, l’un après l’autre, sur les tablettes d’une chaîne sans fin, au moyen de laquelle ils sont descendus à la cave, où un ouvrier les reçoit et les range ; ils sont ainsi soumis à un refroidissement prompt et nécessaire.
- Vous voyez, messieurs, que, dans les fonctions remplies par la machine dont nous venons de vous donner une description succincte, M. Devinck a eu également pour but de soustraire la pâte de chocolat au contact des mains ; ce point de vue n’a pas échappé à l’attention de votre comité et mérite de vous être signalé.
- M. Devinck, dans la loyauté de son caractère, s’est plu à faire connaître à votre comité que, pour l’invention de cette machine, il a eu recours à ses ouvriers , et qu’il n’aurait probablement pu y parvenir, sans l’idée très-ingénieuse de l’un d’eux, M. Daupley.
- Quant à l’exécution, qui est parfaite, il l’a confiée à M. Achille Rouffet, dont la Société a précédemment récompensé les travaux par une médaille d’argent.
- L’établissement de M. Devinck est remarquable par la manière dont toutes les opérations y sont groupées. Parmi les appareils que le comité a vus fonctionner , il ne doit pas passer sous silence celui à torréfier la fève de cacao, qui permet, par une disposition bien entendue, de se rendre compte de la marche de la torréfaction , et de s’arrêter lorsqu’elle a atteint le degré convenable. Le mouvement des divers appareils leur est donné par une machine à vapeur placée au rez-de-chaussée de l’établissement, et les communications de ce mouvement ont lieu sans apporter aucune entrave dans le travail des ateliers.
- La publication de la machine de M. Devinck propre à presser, peser et dresser le chocolat, et celle de son appareil de torréfaction, viendront compléter les utiles documents que renferme le Bulletin de la Société sur une industrie qui tend à prendre des développements plus grands encore, et qui, dans d’autres industries, sont susceptibles de recevoir d’intéressantes applications.
- Le comité des arts mécaniques pense que la machine de M. Devinck a résolu d’une manière ingénieuse et pratique le problème qu’il s’était proposé, et que son appareil à torréfier est un perfectionnement apporté à ceux en usage.
- D’après ces considérations, il vous propose
- 1° D’ordonner l’insertion, dans le Bulletin, du présent rapport ainsi que du mémoire descriptif de la machine, et d’y joindre les deux dessins qui y sont annexés ;
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- 2e D’adresser à M. Devinck les remercîments de la Société pour le travail aussi utile que plein d’intérêt dont il a donné communication ;
- 3° De féliciter M. Daupley sur son utile coopération dans l’établissement des diverses dispositions de l’appareil à mélanger, presser et peser le chocolat.
- Signé Sauunier , rapporteur.
- Approuvé en séance, le M juillet \ 850.
- Description d'une machine propre à mélanger, presser, peser et dresser le chocolat, et, en général, tous les produits susceptibles d’être mis en pâte ou
- pouvant être moulés, par M. Devinck.
- Le chocolat, après que le cacao a été broyé et mélangé avec la quantité voulue de sucre, est placé dans une trémie, où il est pressé à diverses reprises , et malaxé , pour en faire sortir l’air que les opérations précédentes y ont introduit. Le chocolat est ensuite expulsé de la trémie et reçu dans des capacités disposées de façon à pouvoir, selon les besoins ou les demandes, varier leur contenance, afin d’obtenir des morceaux d’un poids exact déterminé.
- Ces morceaux sont reçus dans des moules dont le chocolat épouse complètement toutes les formes ; ces moules éprouvent des secousses réitérées et sont ensuite retirés de la machine et descendus dans un réfrigérant.
- Telles sont, en substance, les opérations accomplies avec ma machine brevetée en 1846, et à laquelle j’ai ajouté divers perfectionnements de détails.
- La fig. 1, pl. 1150 , est une projection horizontale de la machine ; une moitié de la table porte-moules est brisée afin de montrer le mécanisme qui la fait fonctionner.
- Fig. %. Coupe verticale et longitudinale.
- Fig. 3. Coupe transversale du tambour mesureur.
- Fig. 4. Section verticale du même tambour.
- La fig. 5 montre la chaîne en élévation pour faire comprendre le jeu du râteau qui retire les moules de la table porte-moules.
- Fig. 6. Plan et fig. 7, élévation du châssis sur lequel on dépose les moules, et mécanisme qui livre les moules à la table à mesure du travail,
- Fig. 8. Détail du mécanisme qui détermine le mouvement de la table porte-moules.
- Fig. 9. Vue de face et de profil du levier supportant le cliquet du tambour mesureur.
- Les fig. 3, 4, 5, 6 et 7 sont dessinées sur une plus grande échelle.
- Les mêmes lettres désignent les mêmes objets dans toutes les figures.
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- La machine est composée d’une table À, portée par des pieds reliés entre eux par des traverses et solidement fixés au sol.
- Sur cette table est montée, par des pieds ou supports, une trémie B, ouverte à sa partie supérieure et à fond arrondi ; elle est traversée par deux fortes vis en hélice C et D à bords tranchants ; la vis C est fixée sur un arbre qui la traverse dans sa longueur, et dont les tourillons sont pris dans les parois de la trémie. La vis D est maintenue, d’un bout, par un arbre passant dans un côté de la trémie ; de l’autre bout, elle pénètre dans un cône b, formant prolongement de la partie inférieure de la trémie B. Ce cône est garni d’une vanne glissante a munie d’une vis de rappel qui la fait agir ; elle sert à régler l’orifice de sortie de la trémie.
- Le cône b a pour prolongement un cylindre b', dont l’extrémité opposée à la vanne est terminée par un large empâtement c qui embrasse une partie de la circonférence du tambour mesureur E, dans lequel on a pratiqué dix cavités cylindriques c, du même diamètre que la plus petite ouverture du cône b et du cylindre b'. Dans chaque capacité c se meut un piston d relié à celui de la capacité correspondante, par une tige plate, où sont perpendiculairement fixés deux buttoirs e, fig. 1 et 3. Le tambour E est monté sur un arbre d', tournant sur des paliers fixés sur la table A; cet arbre porte, à l’extrémité opposée au tambour, une poulie F, qui reçoit son mouvement par une courroie G.
- Ce même arbre d’ traverse une pièce conique f, sur laquelle s’ajuste un écrou g, qui permet d’approcher plus ou moins cette pièce f du tambour E.
- La circonférence du tambour E est armée de dix dents de rochet, dans lesquelles s’engage l’extrémité d’un levier vertical H, fixé à articulation sur la table A ; ce levier est garni d’une pièce à coulisse, dont on règle la longueur à l’aide d’une vis de rappel h’; c’est contre l’extrémité de cette pièce à coulisse que viennent appuyer les buttoirs e, afin de dégager le levier H des dents du tambour E. La table À porte aussi un support h, fig. 9, guidant un levier vertical I, constamment sollicité à baisser par un contre-poids i; ce levier est articulé avec une tringle horizontale j, agissant par articulation sur des dents à encoche pratiquées sous la circonférence de la table porte-moules K, afin d’interrompre ou de permettre son mouvement.
- À la suite du tambour mesureur E est disposé un deuxième tambour L en fer, dont la circonférence est garnie en bois ; on le chauffe avec quatre morceaux de fonte, chauffés à l’avance, que l’on y maintient à l’aide d’une plaque tournante. Ce tambour L est monté sur un arbre porté par des supporls reliés à la table À; l’arbre est muni, à l’une de ses extrémités, d’une roue d’angle j', garnie d’un petit embrayage qui permet d’intercepter ou de com-
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- mander le mouvement du tambour L, en faisant engrener ou non la petite roue j' avec une deuxième roue k, fixée sur un bout de l’arbre vertical L La roue d’angle k commande une autre k' montée sur un arbre horizontal M, qui reçoit son mouvement de l’arbre moteur N, par l’intermédiaire des deux roues d’angle m et n.
- Avec le tambour E est articulé un segment de cercle O passant sous le tambour L et garni d’une toile métallique o .
- La table porte-moules K est circulaire et en fonte ; dans la partie supérieure, on a ménagé des cavités en partie remplies par des morceaux de bois dont la partie inférieure, arrondie et saillante, dépasse le dessous de la table. C’est sur ces pièces de bois que sont posés et successivement retirés les moules, qui viennent chacun à leur tour recevoir un poids déterminé de chocolat ; cette table est réunie et supportée par l’extrémité de l’arbre q au moyen de quatre croisillons.
- Sous la table K se trouve un châssis circulaire en fonte P, dont le centre est occupé par deux arbres q et r indépendants l’un de l’autre. Celui q est maintenu à sa partie supérieure par une traverse p, boulonnée sur le châssis P, et cet arbre repose dans une crapaudine portée par une autre traverse P', reliée au même châssis.
- Entre ces deux traverses est fixée à l’arbre q une roue d’angle 0, engrenant avec un pignon S, pour transmettre le mouvement à la chaîne sans fin qui porte les moules ; ensuite une grande poulie S", enveloppée de la courroie R, communique le mouvement à la table K.
- Le deuxième arbre, celui r, porte une poulie à dix gorges T ; sa partie supérieure est maintenue par une traverse, et il tourne, par sa base, dans une crapaudine fixée sur une traverse P". Cet arbre r est animé d’un mouvement circulaire continu, au moyen de la courroie Z, qui reçoit elle-même son mouvement d’une poulie montée sur l’arbre N. Le châssis P reçoit, à sa partie supérieure, tournant dans des coussinets, des arbres munis de roues à longues dents de rochet U, et des poulies à gorge S' sur chacune desquelles passe une corde sans fin, entourant une des dix gorges de la poulie T. Afin de donner aux deux côtés de cette corde sans fin la direction convenable , on les fait passer sur deux petites poulies de renvoi t montées sur un même support t'. Ces poulies de renvoi servent aussi à tendre les cordes sans fin , afin de transmettre le mouvement aux poulies S', et par suite aux roche is U.
- Derrière la table porte-moules K se trouve un châssis en fonte Y, fixé au plancher et dont les deux joues laissent un espace suffisant pour le passage d’une chaîne sans fin W, portée par une roue hexagonale X; cette roue est
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- montée sur un arbre muni, à l’une de ses extrémités, d’une roue d’angle m, engrenant avec une autre roue d’angle v fixée sur le bout d’un arbre vertical v; à l’extrémité inférieure de cet arbre est fixée une roue d’angle x, qui commande une autre roue y, laquelle est montée sur l’arbre z. Cet arbre porte la roue d’angle S, laquelle commande la roue Q.
- Une pièce w, fig. 5, agissant comme un râteau, est maintenue par des galets entre les deux côtés latéraux du bâti de la chaîne sans fin. Ce râteau est muni, au milieu et en dessous, d’une crémaillère a engrenant avec un arc de cercle denté b', monté sur un arbre z', dont les tourillons sont pris dans les montants V ; cet arbre reçoit aussi un bras de levier z", à l’extrémité duquel est suspendu un poids et qui est réuni au râteau w par une petite bielle. Cette disposition a pour objet de faire rétrograder le râteau, lorsqu’une des dents fixées sous la table K vient le rencontrer.
- Entre le tambour L et le châssis de la chaîne sans fin V est disposé un petit châssis Y, fig. 7, entre les branches duquel on dépose des moules en fer-blanc, au nombre de quarante environ ; ces moules sont retenus, à la base du châssis, par un double verrou c" agissant sur deux côtés opposés des moules. Ces verrous fonctionnent l’un après l’autre, de sorte que, quand les deux verrous du bas s’ouvrent pour laisser tomber un moule, tous les moules du dessus se trouvent supportés par les deux verrous supérieurs ; un contre-poids agissant sur un levier fait refermer de suite les verrous inférieurs et ouvrir ceux supérieurs.
- Fonctions des pièces composant la machine. — Cette machine est mue par une machine à vapeur ou par un moteur quelconque ; car, bien que certaines pièces pourraient être chauffées par la vapeur, j’ai préféré les chauffer, avant le travail, avec du feu de poussier de charbon de bois.
- Le chauffage s’opère au moyen de petites poêles en tôle, contenant le poussier allumé à l’avance, en plaçant une poêle sous la trémie B, et une autre entre le support de la trémie et le tambour mesureur E, que l’on tourne à la main de temps en temps, afin de bien répartir la chaleur,
- La chaleur est communiquée au tambour L par quatre morceaux de fonte que l’on chauffe à l’avance et que l’on place dans ce tambour.
- Le tout est recouvert par une toile, pour distribuer la chaleur aux diverses pièces qui forment cette partie de la machine. Les moules chauffés à 1 avance dans une étuve sont rangés les uns sur les autres et placés dans le châssis Y.
- Ces dispositions étant faites, on prend, sortant de la machine à mélanger, des pains de chocolat que l’on coupe par morceaux, pour les mettre dans la trémie B; puis, à l’aide d’un levier placé à la partie inférieure de 1 arbre N, on fait embrayer ce dernier avec le moteur.
- Cet arbre N porte, à sa partie supérieure, une roue d angle C , engrenant
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- avec une autre roue C", montée sur l’arbre commandant la vis D ; sur cet arbre se trouve un pignon d" engrenant avec un pignon e qui transmet le mouvement à la vis C. Ces vis C et D pressent, retournent, malaxent la pâte de chocolat et la poussent dans le cône b.
- La vanne a règle la sortie, et le chocolat passe du cylindre b' dans une des capacités du tambour E, dont les dix crans, pratiqués sur sa circonférence, ont pour objet, lors du repos de ce tambour, dé présenter l’ouverture de l’une des capacités c en face du cylindre b'. A mesure que cette capacité se remplit de chocolat, son piston est enfoncé, et le buttoir e du piston, qui lui est opposé, rencontre le bout de la pièce à coulisse du levier H, et fait dégager son extrémité des dents de la circonférence du tambour E, ce qui lui permet d’obéir à l’effort produit sur la poulie F par la courroie G, commandée par la poulie G' de l’arbre moteur N. Ce mouvement du tambour amène une nouvelle capacité vis-à-vis du cylindre b', et, pendant qu’elle se remplit, la courroie G glisse sur la poulie F ; on comprend qu’une fois les cinq premières capacités pleines et pendant que la sixième se remplit, la première se vide ; alors on peut peser le morceau de chocolat qui est expulsé du tambour E, et donner plus ou moins de course aux pistons d, afin d’obtenir le poids voulu.
- On conçoit qu’il n’est pas nécessaire d’attendre que les cinq capacités soient pleines pour s’assurer du poids du chocolat contenu dans l’une d’elles; lorsqu’une ou deux ont été remplies, on peut démouler en poussant le piston opposé à celui qui est plein, et on règle la machine en approchant ou éloignant la pièce conique f de l’arbre d'du tambour E, à l’aide de l’écrou g, jusqu’à ce que l’on obtienne exactement le poids dont on a besoin. Pendant qu’une capacité du tambour E s’emplit, son piston est poussé vers le centre de ce tambour, et le buttoir, fixé à sa tige, rencontre un levier vertical I à deux branches ; l’une I descend rejoindre le levier j, et l’autre ne vient qu’à la hauteur du tambour E; elle est terminée en arc de cercle, de même qu’une partie du buttoir e. Ces deux parties, en se rencontrant, glissent l’une sur l’autre; le levier I est élevé de ce même côté, ce qui dégage l’autre bout du même levier des dents du dessous de la table K, qui alors peut être entraînée par la courroie R, agissant sur la poulie de l’arbre q. Cette courroie R glisse sur sa poulie S" pendant que la table K reste stationnaire, étant retenue par le verrou j.
- Le morceau de chocolat, mesuré et expulsé du cylindre E, tombe sur la toile métallique o du châssis O, ou il est roulé et comprimé par le cylindre L, qui le dirige dans le moule que la table K a amené en face de l’extrémité du châssis O : en continuant, les mêmes opérations se renouvellent, et les moules, au nombre de quatorze, emportent chacun un poids de chocolat auquel un
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- homme donne, en passant, un coup ou deux de tampon pour le bien étaler. Pendant que la table K tourne, les moules sont agités très-fortement par les dents des rochets U, qui font vibrer et secouer les morceaux de bois sur lesquels reposent les moules, ce qui tasse le chocolat et lui fait épouser les formes des moules ; opération nommée battage ou dressage, qui s’effectue mécaniquement dans cette machine.
- Lorsqu’un moule arrive devant la chaîne W, le morceau de bois qui le porte rencontre un petit chemin de fer qui l’élève ainsi que le moule qu’il porte pour que ce dernier soit saisi par l’extrémité coudée en équerre du râteau iv, et amené sur les bras de la chaîne sans fin W, qui le descend dans la cave ; là, un ouvrier le range pour qu’il occupe le moins de place possible et qu’il refroidisse promptement.
- On comprend que la table K ne chemine que d’une quantité suffisante pour transporter un moule à la place d’un autre, et qu’à chaque mouvement de cette table le châssis Y, fig. 7, laisse tomber un moule dans la place qu’il doit occuper ; ce moule reçoit ensuite une quantité déterminée de chocolat et passe sur dix ou onze rochets U, ou il est vigoureusement secoué et agité, puis il arrive devant la chaîne W, qui emporte le moule plein de chocolat.
- Ce qu’il y a de remarquable dans cette machine , c’est que non-seulement elle fonctionne parfaitement bien, malgré le nombre de pièces qui la composent , mais c’est surtout parce que ses mouvements sont réglés par celui du tambour mesureur E, qui lui-même fonctionne chaque fois qu’une capacité c est remplie de la quantité voulue de chocolat.
- On peut mouler et dresser, sur cette machine, 125 kilog. de chocolat par heure.
- Description d’un brûloir pour la torréfaction de la fève de cacao, par
- M. Devinck.
- La torréfaction de la fève de cacao est une des opérations les plus importantes de la fabrication du chocolat ; elle exige des soins et la plus grande attention de la part de l’ouvrier. En effet, si le cacao n’est pas suffisamment grillé, il se broie difficilement ; s’il l’est trop, il perd une partie de son arôme et produit du chocolat d’un goût peu agréable. Pour obtenir un résultat satisfaisant, il faut donc bien régler la chaleur et le temps pendant lequel le cacao est soumis à son action.
- Le brûloir de M. Devinck a de l’analogie avec les brûloirs ordinaires ; mais il en diffère par des avantages qui le recommandent à l’attention des industriels : 1° il est à double fond, ce qui soustrait la fève au contact des parois de l’appareil exposées directement au feu ; 2° il permet de s’assurer du degré
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- d avancement de la torréfaction au moyen d’une sonde qu’on introduit dans le cylindre ; 3° on retire celui-ci du fourneau en le faisant cheminer sur des règles de fer, pour le vider dans un coffre en bois placé au-dessous ; 4° enfin on peut le tourner à la main ou par un moteur quelconque.
- La fîg. 1, pl. 1151, est une coupe longitudinale et verticale du fourneau et du brûloir.
- Fig. 2. Section transversale du même.
- Fig. 3. La sonde vue séparément.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans ces trois figures.
- À, fourneau en briques alimenté avec du coke. B, porte du fourneau. C, cendrier. D, grille. E, plaque intermédiaire qui reçoit l’action directe de la chaleur et la communique au cylindre. F, tuyau pour le dégagement de la fumée du fourneau. G, registre ou tirette. H, thermomètre. I, brûloir en tôle à double fond pouvant recevoir 25 kilog. de cacao. J, enveloppe extérieure du brûloir. K, axe creux traversant le brûloir dans toute sa longueur, et autour duquel le cylindre tourne ; dans l’intérieur de cet axe est logée une soupape b, repoussée par un ressort à boudin. L, râteaux pour agiter le cacao dans l’intérieur du cylindre : ils sont attachés à l’axe creux K. M, sonde dont la tige est munie d’une poignée. N, manivelle pour faciliter le versement de la fève grillée dans le vide-brûloir après qu’on a tiré le registre G. O, bouchon marchant avec le brûloir; c, petit râteau pour faciliter l’entrée du cacao dans le trou de la sonde d. PP, supports à roulettes marchant sur des barres de fer Q. R, poulie montée sur l’axe du brûloir et enveloppée d’une chaîne qui communique avec le moteur.
- Le devant du fourneau est garni d’une hotte en tôle, pour empêcher que la buée du cacao ne se répande dans l’atelier pendant qu’on vide le brûloir; cette buée s’échappe dans la cheminée par un orifice pratiqué sur le devant du fourneau. (D.)
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- Rapport fait par M. Benoît, au nom du comité des arts mécaniques, sur
- les niveaux à bulle d’air présentés par M. Ciechanski, fabricant d’instruments d’optique, rue des Rosiers, 13, à Paris.
- Messieurs, les niveaux à bulle d’air qui vous ont été présentés par M. Ciechanski ont été, selon vos désirs, examinés par votre comité des arts mécaniques, et je viens , en son nom, vous exprimer son opinion sur ces instruments, qui sont de trois sortes.
- La première est un niveau à bulle d’air de forme ordinaire, mais très-robuste et de grande dimension, un vrai niveau d’aielier. Le tube en verre de
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- cet instrument est, en partie, renfermé dans une forte chemise en fonte dont le dessous sert de patin et est raboté sur le plat et sur les rives. Une vis de rappel du tube , dont la tête occupe le centre d’une lumière et que l’on manœuvre avec une clef qu’on y introduit, donne le moyen de rectifier l’instrument; de sorte que, lorsque le tube de verre a été bien disposé une première fois dans sa chemise, il y conserve indéfiniment la propriété d’indiquer que la surface plane d’un corps sur lequel on le pose est horizontale dans le sens de la longueur du patin, lorsque la bulle d’air va se placer entre les marques tracées pour repère à la surface du tube.
- Le second instrument présenté par M. Ciechanski, et qu’il nomme niveau à bascule, est un véritable clinimètre, puisque sa construction est telle, qu’il peut servir à mesurer l’angle que fait avec l’horizon une droite tracée sur un plan, quelle que soit la position que ce plan occupe dans l’espace ; il fournit aussi les moyens de placer un corps dans la position qu’on veut lui faire occuper, relativement soit à l’horizon, soit à un autre corps déjà établi, ce qui rend cet instrument très-utile dans le montage des grandes machines, ainsi que dans l’édification des ouvrages d’art en pierre de taille, en métal ou en charpente.
- Le tube de verre est placé, comme à l’ordinaire, dans une enveloppe partielle en cuivre jaune ; celle-ci est engagée, vers l’un de ses bouts, dans une chape à tourillons de même métal, dont une des joues occupe la partie centrale d’une fraction de limbe ayant le même axe que les tourillons. La face extérieure de ce limbe, divisée en demi-degrés, est parallèle à l’axe du tube de verre. L’axe unique de ces tourillons étant établi parallèlement au-dessus d’un patin en fonte raboté ainsi que ses rives, et dirigé perpendiculairement à celles-ci, il en résulte que l’axe du tube de verre peut décrire un angle d’un peu plus de 180°, dans un plan perpendiculaire au-dessous du patin.
- L’instrument ayant été rectifié, le constructeur trace une ligne de foi sur un index lié au dos du patin, pour y indiquer la place que le zéro de la division du limbe y occupe alors ; place telle que ce zéro y étant plus tard ramené, et le patin de l’instrument posé sur une surface horizontale, la bulle d’air s’ar^ rêtera précisément entre les deux repères. Il est manifeste, d’après cela, que, quelle que soit l’inclinaison donnée au tube relativement au patin, cet index marquera en demi-degrés la valeur de l’angle mesurant cette inclinaison, et qu’en conséquence, lorsqu’on aura ramené entre ses repères la bulle d’air de ce niveau, pendant que le patin sera appuyé sur une ligne quelconque, l’index indiquera sur le limbe, en demi-degrés, l’inclinaison de cette droite sur l’horizontale correspondante.
- Pour assurer l’invariabilité d’une inclinaison donnée au tube sur le patin, comme aussi pour ramener graduellement la bulle d’air entre les repères du
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- ARTS MÉCANIQUES.
- tube, lorsque l’instrument est posé sur une surface dont on veut relever l’inclinaison, M. Ciechanski a adapté sur le patin une vis tangente à la périphérie de la fraction du limbe dont il a été question , et qu’un ressort presse contre un taraudage qui y est pratiqué. Par cette disposition, on peut donner au limbe et, par suite, au tube du niveau un petit déplacement, en tournant plus ou moins la tête molettée de la vis tangente. Quand il s’agit, au contraire, de déplacer beaucoup le tube du niveau, on pousse avec une main la tête de la vis tangente vers le patin pour dégager ses filets des stries du taraudage de la périphérie du limbe; celle-ci rfétant plus retenue par ces filets, on peut agir avec l’autre main sur le tube et lui donner, à fort peu de chose près, la position désirée, que l’on finit par obtenir exactement au moyen de la vis tangente abandonnée à l’action du ressort.
- Un instrument du même genre , mais d’une construction différente et surtout plus légère, avait été combiné par feu M. Gambey, qui en faisait un fréquent usage dans ses ateliers de précision et le trouvait très-commode ; il est décrit, avec figure, dans le Bulletin de l’année 1825, page 414.
- Le troisième niveau à bulle d’air de M. Ciechanski est analogue à celui indiqué dans le Manuel d’arpentage de feu M. Lacroix, édition de 1826, et au niveau circulaire de M. Charles, décrit, avec figure, dans le Bulletin de 1848, à la suite du rapport de M. Priestley, approuvé dans la séance du 19 juillet même année. Il a, en effet, la forme d’une boîte ronde fermée, dont le dessus est formé par une plaque de verre ayant sa surface intérieure concave et taillée en forme de calotte sphérique , et dont le pied est garni d’une bague d’acier. Cette boite est pleine d’alcool, moins l’espace occupé par une bulle d’air qui, par construction, se place naturellement au centre de la plaque de verre, lorsque l’instrument est posé sur un plan horizontal. Une circonférence de cercle, gravée sur le verre, limite la place où la bulle d’air doit être ramenée en calant la surface plane qu’on veut mettre de niveau.
- Les deux premiers niveaux dont je viens de vous entretenir ayant été employés par plusieurs d’entre nous, nous nous plaisons à reconnaître les précieux services qu’ils nous ont rendus dans la pratique, surtout le niveau à bascule, dont les avantages sont la suite naturelle de son heureuse combinaison à la fois simple et solide.
- Votre comité des arts mécaniques est, en conséquence, d’avis, messieurs, de propager la connaissance des niveaux que M. Ciechanski vous a présentés, et particulièrement celle du niveau à bascule, en en publiant le dessin avec une simple légende, et en ordonnant l’impression du présent rapport dans le Bulletin.
- Signé Benoît, rapporteur.
- Appromé en séance, le 8 mai 1850.
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- PRESSES.
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- Légende explicative de la planche 1152.
- Fig. 1. Élévation longitudinale du niveau à bascule.
- Fig. 2. Le même vu en plan.
- Fig. 3. Le niveau appliqué contre une surface inclinée intérieure.
- A, tube de cuivre renfermant le tube de verre B qui contient le liquide et la bulle d’air ; ce tube fait corps avec un limbe C, portant des divisions depuis 0 jusqu a 180, et sur l’épaisseur duquel sont entaillées des dentures dans lesquelles engrènent les pas de la vis tangente D. Le niveau se meut sur un axe E, qui traverse deux montants faisant corps avec le patin en fonte F. G, index.
- La vis tangente s’appuie sur un ressort à boudin H. En tournant cette vis au moyen de son bouton moletté, on fait décrire au niveau tous les angles voulus, et, par conséquent, on fait passer le tube de verre par toutes les inclinaisons possibles qui sont alors indiquées par les degrés du limbe. Pour faire basculer le niveau plus promptement, on appuie fortement sur le bouton moletté, on désengrène la vis et on amène le limbe à peu près à la division dont on a besoin ; cette position est indiquée par les lignes ponctuées fig. 1. Le ressort à boudin la rétablit dans sa première position, et elle se trouve alors engrenée.
- (D.) '
- PRESSES.
- Description d'une presse d'assemblage pour les encadrements, par M. Delaunay, menuisier à Itteville [Seine-et-Oise).
- Nous avons publié, dans le Bulletin du mois de juillet dernier, p. 305, un rapport de M. Benoît sur cette presse, qui réunit plusieurs avantages et fonctionne avec une grande régularité; en voici une description succincte :
- La fig. 1, pi. 1153, représente la presse dans tout son développement et vue en dessus.
- Fig. 2. Coupe longitudinale et verticale sur la ligne A B.
- Fig. 3. Coupe horizontale et transversale sur la ligne C D. a, châssis rectangulaire, b, traverse fixe percée d’une rainure c. d, traverse mobile glissant le long du châssis et également percée d’une rainure e. f f, poupées fixes adaptées au châssis a. g g, poupées mobiles glissant dans les rainures c et e. Dans ces poupées, entaillées à mi-bois, entrent les quatre angles de l’encadrement h qu’il s’agit d’assembler; elles sont échancrées, afin de ménager les angles de l’encadrement, ii, taquets glissant dans les rainures, k k, broches en fer contre lesquelles s’appuient ces taquets et qu’on enfonce dans les traverses, à diverses distances, suivant la grandeur du cadre
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- à assembler. / /, coins en bois qu’on introduit entre les poupées et les taquets pour serrer fortement l’encadrement, mm, autres taquets placés sous le châssis et s’appuyant contre des broches en fer nn qui règlent l’écartement de la traverse mobile, o o, coins en bois qui s’engagent entre ces taquets et la traverse pour la serrer contre l’encadrement. ( D. )
- ARTS ÉCONOMIQUES. — moulage.
- Rapport fait par M. E. Silvestre, au nom du comité des arts économiques, sur quelques nouveaux procédés de moulage de M. Stahl.
- Messieurs, M. Stahl, l’habile mouleur du muséum d’histoire naturelle, à qui vous avez décerné, il y a deux ans, une médaille d’argent pour l’emploi qu’il a fait du chlorure de zinc dans le moulage des pièces anatomiques et des objets d’art, appelle aujourd’hui votre attention sur quelques autres procédés, dont l’un est particulièrement applicable au moulage des étoffes. On sait que ce genre de reproduction est très-difficile, à cause de la souplesse des tissus, qui ne leur permet pas de résister au poids du plâtre.
- On a essayé plusieurs moyens de durcir une étoffe avant d’en prendre l’empreinte ; mais, jusqu’ici, ces moyens se sont trouvés insuffisants. Ainsi l’eau de graine de lin, l’amidon, l’eau de son, la gélatine ont la propriété de roidir le linge ; mais ces substances perdent cette faculté sous l’action de l’humidité du plâtre coulant : létoffe reprend sa souplesse, et les plis ne tardent pas à se déformer et à disparaître.
- M. Stahl a trouvé un moyen d’empeser le linge de telle façon que le moulage en devient facile ; voici le procédé qu’il emploie : il fait bouillir , dans un demi-litre d’eau, 30 grammes de pépins de coings; après avoir passé la liqueur, il y fait dissoudre 10 grammes de gélatine, puis le linge est plongé dans la dissolution toute chaude. Au bout de quelques instants on le retire , on le tord, on le ressuie et on le dispose suivant la forme qu’on veut lui donner. Quand il est parfaitement sec, on procède au moulage. Lorsque l’opération est assez avancée, c’est-à-dire quand le plâtre commence à durcir, le linge, sous l’action de l’humidité dont il s’est imprégné lentement, a repris un certain degré de souplesse qui permet de le détacher sans offenser les parties les plus délicates du moule.
- S’agit-il de mouler une main posée sur une étoffe, M. Stahl s’y prend de la manière suivante : sur l’étoffe encore humide et drapée il place la main dont l’empreinte se forme et reste marquée, puis il la retire et laisse sécher
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- l’étoffe. Quand la dessiccation est complète, il remet la main à sa place et moule le tout ensemble, ou bien il moule la main d’abord et l’étoffe ensuite; de telle sorte que les deux épreuves, placées l’une sur l’autre, paraissent n’en former qu’une seule, et ont 1 avantage de pouvoir être séparées ou réunies à volonté.
- M. Stahl a fait de son procédé des applications nombreuses et variées et avec un succès que votre comité a été à même de constater. Il obtient des résultats qui, sous le point de vue de l’imitation, offrent un tel caractère de vérité, que, placé à une assez petite distance, on pourrait prendre les épreuves pour l’étoffe même.
- On comprend tout le parti que les arts peuvent tirer de ce nouveau genre de moulage ; aussi, messieurs, le comité des arts économiques a-t-il pensé que l’invention de M. Stahl était de nature à fixer votre attention et à mériter vos suffrages.
- M. Stahl a imaginé aussi un moyen très-simple de mouler en plâtre les papiers filigranés et même certains caractères imprimés ou gravés. Plusieurs de ces empreintes se trouvent en ce moment placées sous les yeux du conseil. On conçoit que ce procédé peut recevoir d’utiles applications; mais comme il a besoin d’être encore étudié et perfectionné, comme l’inventeur, qui n’a pas pris de brevet, veut en faire l’objet de nouvelles recherches, votre comité ne croit pas qu’il soit utile de le décrire aujourd’hui dans le Bulletin; mais il vous propose, dans l’intérêt de l’auteur comme dans l’intérêt de l’art, d’en accepter le dépôt, cacheté et vérifié.
- Le même inventeur, qui a employé si heureusement le chlorure de zinc à la reproduction des objets d’anatomie, vient d’en étendre très-utilement l’application en moulage au plâtre ou à la ciré des mollusques frais ou conservés dans l’alcool. Vous pouvez juger, messieurs, parles échantillons que vous avez sous les yeux, si M. Stahl a bien mérité les éloges qui lui ont été adressés par les professeurs du jardin des plantes et de divers autres établissements de Paris et de la province, pour lesquels il a déjà moulé un assez grand nombre de pièces.
- Il n’est pas besoin de dire combien une pareille découverte facilitera l’étude de la malacologie, de celte branche importante de la zoologie qui comprend des espèces si nombreuses, si variées, si peu connues encore et qui, généralement , à cause de leur manque de consistance, sont si difficiles à collectionner et à conserver.
- Votre comité est d’avis que ce serait rendre un véritable service à la science que de faire connaître le procédé employé par M. Stahl; mais comme ce
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- procédé demande , de la part de l’opérateur, beaucoup de soin, d’adresse et de pratique , comme il exige une attention particulière dans le choix et dans la manipulation des matériaux employés, le comité pense qu’il sera plus utile de faire insérer dans le Bulletin la note qui a été envoyée par l’auteur avec ses indications détaillées, que de donner un simple extrait de cette note dans le présent rapport.
- En conséquence de ce qui précède, le comité des arts économiques a l’honneur de vous proposer, messieurs, 1° de reconnaître que M. Stahl a rendu de nouveaux et importants services à l’art du moulage ; 2° de le remercier de sa communication ; 3° d’accepter le dépôt cacheté contenant la description du procédé applicable au moulage des papiers filigranés ; 4° enfin de faire insérer le présent rapport dans le Bulletin , en y joignant la note fournie par l’auteur, qui a rapport au moulage des mollusques.
- Signé E. Silvestre, rapporteur.
- Approuvé en séance, le il juillet 1850.
- Note sur le moulage des mollusques frais ou conservés dans ralcool; par
- M. Stahl.
- Lorsqu’il s’agit de mouler un mollusque conservé dans l’alcool, il faut le plonger entièrement pendant quelques heures dans de l’eau, puis le mettre dans une solution de chlorure de zinc à 18 degrés ; au bout de vingt-quatre heures, et même plus tard, le moulage peut avoir lieu.
- Quand on a à opérer sur un mollusque frais, on le met de suite dans une solution de chlorure de zinc à 15 degrés; le moulage peut avoir lieu au bout de douze heures comme au bout de quelques mois; seulement, à la longue, il faut toujours entretenir le chlorure de zinc à 15 degrés.
- Les moules en plâtre des mollusques sont des creux perdus, attendu qu’il faut les briser pour obtenir l’épreuve. Pour mouler ces pièces délicates, il est essentiel d’étudier la force du plâtre que l’on doit employer : d’abord il faut gâcher beaucoup moins ferme que pour tout autre creux perdu, parce que pour la dépouille de ces pièces on ne peut se servir que de la pointe d’un couteau ou de ciseaux ; d’où il suit que, si le plâtre est trop dur, on détruit l’épreuve en appuyant fort pour briser le moule. Si, au contraire, le plâtre est trop mou, la dépouille devient très-facile; mais il en résulte un grand inconvénient; la superficie du plâtre reste, dans ce cas, adhérente à l’épreuve , ce qui oblige de la gratter pour enlever ce plâtre. De cette manière, on détruit les fibres et les stries qui existent sur l’animal; il faut donc que le
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- plâtre ne soit ni trop dur ni trop mou. J’ai cherché vainement à déterminer, pour les personnes qui ont peu de pratique, la quantité d’eau et de plâtre qu’il faut employer selon la dureté que l’on désire ; j’ai même cherché à peser ces deux matières, mais j’ai remarqué que la nature du plâtre varie beaucoup, soit que cela dépende du banc de la pierre à plâtre ou de la cuisson. Il y a même de la différence pour gâcher quand le plâtre est frais ou ancien, et je crois que, jusqu’à présent, l’expérience seule peut servir de guide. Après avoir essayé le plâtre et étudié les formes du mollusque que l’on veut mouler, on commence, pour disposer les pièces du moule, parfaire une portée à l’entour de la coquille, laquelle sert de support aux pièces du moule; puis, à l’aide d’un outil, on soulève les branchies, etc., et l’on introduit le plâtre; ensuite, avec une petite spatule, on foule le plâtre de manière à former la coupe de la pièce sans que l’outil touche l’animal. Aussitôt que la pièce commence à prendre consistance, il faut se hâter de la terminer (c’est ce que l’on appelle pièce faite à la spatule) ; on ne doit déplacer aucune pièce avant que le moule soit tout à fait achevé. L’opération étant terminée, on peut démonter le moule et le remonter pour couler immédiatement l’épreuve.
- Pour couler l’épreuve en cire, on plonge d’abord le moule dans de l’eau chaude, jusqu’à ce qu’il soit échauffé partout; pendant ce temps, on fait fondre la cire destinée au coulage, et dès que le moule est sorti de l’eau et ressuyé, mais encore chaud, on coule la cire. Le moulefétant rempli, on le vide et on le remplit une seconde fois ; aussitôt que la cire est refroidie, on peut dépouiller. Après avoir brisé le moule, on trouve l’animal en cire; mais, comme il a été moulé dans sa coquille, le côté du manteau qui touche à la coquille ne se trouve pas moulé, ce qui fait que l’on peut donner plus d’épaisseur à ce côté pour résister à la rupture du moule ; l’animal étant entièrement dégagé du moule, on amincit ce côté épais pour rajuster l’animal dans sa coquille naturelle.
- Manière de préparer la cire.
- 1 kilog. cire blanche ;
- 1% grammes térébenthine, de Venise ;
- 40 grammes essence de térébenthine.
- Aussitôt que la cire est fondue , on ajoute, en tournant, la térébenthine, puis l’essence de térébenthine, et l’on coule.
- Pour peindre, les couleurs sont broyées à l’huile et employées à l’essence.
- Quarante-neuvième année. Août 1850. 24
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- La collection du jardin des plantes possède déjà quarante mollusques en cire moulés par moi. Il y a des pièces de toutes dimensions, entre autres un poulpe de 50 centimètres de long sur 36 de large ; les collections de l’école des mines, de l’école normale et de plusieurs musées de province en possèdent également.
- PIERRES.
- Rapport fait par M. Gourlier, au nom du comité des arts économiques > sur la scie à pierre tendre et le plani-pierre de M. Serrin.
- M. Serrin fds, demeurant à Neuilly-en-Thelle (Oise), a présenté au conseil une nouvelle scie à pierre tendre et un plani-pierre. Le comité des arts économiques , à l’examen duquel ces outils ont été renvoyés, m’a chargé d’avoir l’honneur d’en rendre compte ainsi qu’il suit.
- 1° De la scie à pierre tendre.
- On sait que le débit des pierres de taille s’opère habituellement, suivant leur dureté, par deux espèces différentes de scies.
- Les pierres dures, telles que celles connues à Paris, principalement sous le nom de pierre de roche , pierre franche, etc. , se débitent au moyen de scies non dentées et à l’aide de l’eau et du grès ou sablon.
- Les pierres tendres, au contraire , par exemple celles qui proviennent de Saint-Leu, de Yergelé ( Seine-et-Oise ), se débitent au moyen de scies à dents. Afin de faciliter le travail, le scieur écarte alternativement chaque dent à droite et à gauche de la scie ; mais il en résulte que ces dents se détériorent et se détruisent plus ou moins promptement, et il faut dès lors en retailler de nouvelles aux dépens de la largeur de la scie, qui bientôt finit par être entièrement hors de service, ce qui constitue une dépense assez forte d’acquisition et de main-d’œuvre.
- Pour remédier à cet inconvénient, le père de M. Serrin, entrepreneur de bâtiments dans le département de l’Oise, a indiqué et employé, à ce qu’il paraît, depuis plusieurs années déjà, le remplacement des dents ainsi taillées aux dépens de la scie, au moyen de petites plaques de tôle d’environ 1 centimètre et demi de longueur, 1 centimètre de largeur et 1 millimètre d’épaisseur, placées perpendiculairement à la scie elle-même , dans des entailles pratiquées sur le bord inférieur de cette scie.
- D’après ce qui nous a été déclaré par M. Serrin fils, et confirmé par un habile praticien de Paris (M. Ponsin, entrepreneur de l’embarcadère du chemin de fer de Chartres), on se sert, avec succès, de cette scie dans le dépar-
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- PIERRES.
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- tentent de l’Oise ; les sciages sont généralement plüs droits, sânS être plus pénibles ni plus dispendieux. Il y a même lieu de croire que l’on peut obtenir quelque économie, ces sortes de dents mobiles se maintenant, en général , en bon état beaucoup plus longtemps que celles taillées dans la scie même, et pouvant être, au besoin, remplacées facilement, promptement et à peu de frais.
- Cette disposition n’est principalement applicable qu’aux pierres très-tendres ; cependant M. Serrin fils assure qu’on peut l’appliquer également à des pierres d une certaine fermeté, en établissant les dents mobiles avec de la tôle un peu plus forte , et en employant d’abord là scie ainsi disposée aü sciage de pierres tendres, ce qui en émoussant un peu ces dents les fond plus aptes à mordre sur des pierres plus dures.
- Il ne nous a pas été possible de faire faire sous nos yeux des essais qui nous mettent en mesure de nous prononcer d’une manière entièrement affirmative sur ces différents points, et la force de l’habitude pourra bien apporter quelques obstacles à l’emploi de ce moyen dans les grands chantiers de la capitale. Cependant nous ne pouvons que désirer qu’il y soit expérimenté en grand , et nous pensons qüè le succès qu’il a obtenu dans d’autres localités, ainsi que l’atteste le certificat des principaux entrepreneurs de Neuilly-en-Thelle, doit être Un motif de le recommander à l’attention des constructeurs.
- T Du plani-pierre.
- Après la préparation des parements des pierres au moyen de la pioche, du marteaui du ciseau, etc., on achève ordinairement ces surfaces, pour les pierres dures, âu moyen de ripes ou espèces de barres de fer dont chaque extrémité est coudée* aiguisée et dentelée, et, pour la pierre tendre, aü moyen de riflards ou morceaux de fer, de tôle, etc., également dentelés.
- Ces divers instruments ont l’inconvénient de n’agir simultanément que sur de très-petites surfaces ; aussi chaque ouvrier cherche-t-il à y remédier en eü variant la disposition Suivant la dureté de la pierre, la nature et l’étendue de la surface à dresser, etc.
- Le plani-pierre de M. Serrin paraît, d’après les essais qui ont été faits sous nos yeux et l’opinion unanime de plusieurs praticiens, susceptible de procurer les résultats les plus satisfaisants pour les pierres tendres de diverses natures.
- Il se compose
- 1° D’une planchette d’environ centimètres de longueur sur 8 centim. de largeur et 3 centim. d’épaisseur ;
- D’une deuxième planchette de même grandeur, mais plus mince que la
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- org arts économiques. — pierres.
- précédente à laquelle elle s’adapte, et dans laquelle sont implantées, à 1 centimètre environ de distance, des tiges en fil de fer d’environ 4 centimètres de longueur ;
- 3° D’une plaque en tôle de même étendue que les planchettes , et percée de trous pour le passage des fils de fer ;
- 4° De cinq vis à écrou, dont l’extrémité inférieure est rivée à la plaque en tôle, et dont les têtes traversent les planchettes de façon à en pouvoir régler l’écartement, en sorte que les extrémités inférieures des tiges dépassent un peu le dessous de la plaque de tôle et se trouvent bien dans le même plan.
- En appuyant ce plan sur les surfaces à dresser et en l’y faisant agir en différents sens, on parvient promptement et facilement à faire disparaître toutes les traces laissées par les tailles préparatoires et à obtenir ainsi des parements parfaitement dressés.
- Ce plani-pierre sera sans doute plus coûteux de premier établissement que les outils ordinairement employés pour le même usage; mais, d’un autre côté , indépendamment des résultats satisfaisants qu’il procure, il sera d’un entretien beaucoup moins coûteux, les tiges en fer pouvant être utilisées tant qu’elles conservent une longueur suffisante, et remplacées ensuite facilement et à peu de frais.
- Nous pensons donc que ce plani-pierre mérite d’être approuvé et recommandé à toute l’attention des constructeurs.
- En résumé, le comité des arts économiques a l’honneur de proposer au conseil
- 1° Qu’il soit écrit à M. Serrin pour le remercier de sa communication, lui exprimer une opinion favorable, et l’engager à s’occuper des moyens de propager l’emploi de sa scie à pierre tendre et de son plani-pierre ;
- T Et que ces outils soient portés à la connaissance du public, par l’insertion du présent rapport dans le Bulletin, accompagné du dessin du plani-pierre.
- Signé Gourlier , rapporteur.
- Approuvé en séance, le 17 juillet 1850.
- Légende explicative.
- Fig. 4, pl. 1153. Le plani-pierre vu en coupe longitudinale et verticale.
- Fig. 5. Le même vu en dessous.
- Fig. 6. Section transversale du plani-pierre sur la ligne AB, fig. 5.
- À, planchette supérieure en bois, réunie par des vis à la planchette B, dans laquelle sont incrustées les broches en fer a.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- C, plaque inférieure en tôle, à travers laquelle passent les broches a.
- DD, grandes vis, au nombre de cinq, traversant les planchettes À et B, et dont le bout est adapté à la plaque C. En tournant ces vis, on fait monter ou descendre cette plaque, et on augmente ou diminue la saillie des broches a a.
- lD')
- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- M. Charles Dupin, président de la commission française pour l’exposition industrielle qui aura lieu à Londres, a adressé la lettre suivante aux producteurs et aux manufacturiers français, sur les produits qu’on doit désirer de voir paraître à cette exposition.
- Paris, le 30 mai 1850.
- « Monsieur, du haut de ses progrès et de sa paix intérieure, la Grande-Bretagne invite à la lutte de l’industrie tous les peuples ; elle leur donne rendez-vous à Londres pour le l*r mai 1851.
- « Si la France avait eu le choix du moment, elle n’aurait pas désigné ce jour intermédiaire entre 1850 et 1851 ; elle n’aurait pas préféré l’époque de sa vie où de si rudes épreuves l’affaiblissent quant au présent et diminuent sa confiance en l’avenir.
- « La France néanmoins ne fera point défaut à la courtoisie d’un appel qui tend à rapprocher les nations en rapprochant les œuvres de leurs mains; appauvrie ou seulement désenrichie qu’elle est par des agitations trop continues, il lui reste encore assez de force et de courage pour ne pas décliner une lutte honorable et loyale.
- « Parmi les 180 millions de produits que notre agriculture et nos fabriques livrent, chaque année, à l’Angleterre, nous pouvons faire un choix intelligent et sincère, appuyé sur le suffrage des consommateurs britanniques.
- « A côté des produits tout préparés pour l’usage immédiat, nous pouvons offrir au concours nos améliorations, nos inventions les plus récentes, dont le but est d’avancer encore les industries à l’égard desquelles nous avons déjà pris l’avance.
- « A personne sur la terre n’appartient le dernier mot des arts utiles à l’homme. Ils sont progressifs de leur nature, et souvent, lorsqu’on les croit parvenus au dernier terme de la perfection, un pas inespéré leur ouvre une carrière nouvelle.
- « Il n’y a plus de mystère dans les fabrications qu’éclairent les sciences ; partout la théorie est assez avancée pour reproduire à nouveau les découvertes des procédés dont le simple résultat est divulgué.
- « Tels sont les motifs qui doivent nous encourager à présenter au grand jour même nos moyens de produire. Nous le devons surtout dans un concours où nos rivaux nous montreront aussi les leurs.
- « A présent, jetons un regard sur les espèces de produits français qu’on peut souhaiter plus particulièrement de voir envoyer à Londres. Nous suivrons, à très-peu près, l’ordre méthodique indiqué par les comptes officiels de nos exportations.
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- 3KQÏIÇ$» INDUSTRIELLES.
- Règne animal.
- « L'Angleterre n?admet pas d’animaux vivants à son exposition : nous nous contenterons d’alimenter ses marchés avec nos moutons, nos brebis et nos bêtes à cornes, nos volailles et surtout nos œufs.
- « Parlons des produits extraits du règne animal.
- « Il faut profiter de l’exposition pour offrir aux tables somptueuses et délicates de la Grande-Bretagne nos beurres les pins renommés et nos variétés de fromages les plus estimées des connaisseurs.
- « Ce que nous dirons tout à l’heure des conserves de végétaux s’applique aux soins ingénieux pris en France pour la conservation des aliments les plus exquis fournis par le règne animal ; de tels soins s’ennoblissent par le secours qu’ils présentent aux navigateurs, aux militaires en campagne, aux malades, aux blessés admis dans les hôpitaux ou dans les ambulances.
- « Nous pourrions, dès à présent, essayer quelles laines de France ou d’Algérie méritent d’être recherchées par l’étranger ; cela nous servirait pour diriger le développement et l’éducation de nos troupeaux et dans la mère patrie et des deux côtés de l’Atlas.
- « L’agriculture française trouve en Angleterre un important débouché pour plusieurs sortes de soies grèges ou moulinées ; il faut montrer toutes les ressources et les qualités si diverses de nos produits sétifères; plus l’étranger nous demandera ces produits, plus nous en créerons avec abondance pour nos propres manufactures.
- « Nos soies teintes, pour les tissus ou la couture, méritent aussi d’être présentées au concours.
- Règne végétal.
- « Depuis ces dernières années, les marchés d’Angleterre sont devenus un important débouché pour nos céréales et nos graines légumineuses. On estime en Angleterre nos fécules, nos gruaux, nos biscuits de Reims ou de Paris, nos pâtes imitées de l’Italie avec une perfection si remarquable.
- « L’industrie des cultivateurs français a donné d’admirables résultats en améliorant, en diversifiant les espèces de nos fruits les plus savoureux, les plus délicats ; si nous y joignons ceux de le Corse et de l’Algérie, nous pouvons offrir un ensemble parfait des meilleurs produits de la zone tempérée.
- « Une partie de ces fruits ne serait pas conservable dans «a fraîcheur, ou n'aurait pas, au moment de l’exposition, atteint sa maturité; mais nous pouvons les offrir avec toutes les recherches de conservation que nos Appert et nos Chevet ont imaginées pour les transporter même aux points les plus, éloignés d’un autre hémisphère.
- « Nos conserves de fruits méridionaux méritent à tous égards de soutenir le parallèle avec celles des fruits du centre et du nord de la France ; gardons-nous de les oublier.
- « La Provence, par l’art de ses producteurs, sait préparer l’huile la plus délicate qu’on ait extraite de l’olive en aucun lieu de la terre. C’est une supériorité qu’il faut faire reconnaître.
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- « En même temps l’Algérie peut présenter ses huiles à bon marché pour servir aux fabrications.
- « Elle peut aussi présenter ses lièges et ses bois d’ébénisterie, si riches en couleur et si variés en nuances.
- « Nous trouvons dans la garance une matière tinctoriale estimée en Angleterre ; il faut la présenter dans tous ses états commerciaux, verte, sèche et moulue.
- « Il peut exister, il existe certainement des produits et du règne végétal et des deux autres règnes de la nature qui n’ont acquis jusqu’à ce jour qu’une vente très-restreinte, et qui pourtant ont beaucoup d’avenir. C’est à la perspicacité des producteurs et des négociants à mettre en relief la valeur et l’importance de ces produits en présentant les espèces les plus remarquables obtenues aux meilleures conditions.
- Règne minéral.
- « Notre sol est riche en bitume qui, depuis quelques années, entre pour un chiffre remarquable dans nos exportations, et surtout en Angleterre.
- « Si la nature nous avait prodigué, comme à la Grande-Bretagne, au sein des mêmes montagnes, à proximité des voies navigables et des chemins de fer, le minerai, la cas-tine et la houille, nous produirions aussi des fontes et des fers qui pourraient soutenir le parallèle.
- c( Malgré ce désavantage , qu’il faut avouer sans détour, lorsque le fer vient à subir des manipulations où l’économie de la main-d’œuvre subséquente peut offrir des compensations, l’industrie française rachète le désavantage d’un produit brut plus coûteux; c’est ainsi quelle vend, même en Angleterre, certains fils de fer, des tôles et des ressorts en acier.
- « Nous vendons aussi, en Angleterre , des cuivres laminés ou tréfilés, et surtout nos produits de zinc; nous pouvons donc les présenter au concours.
- « Nous faisons appel aux arts chimiques, si perfectionnés en France, pour les préparations, chaque jour plus nombreuses et plus variées, d’oxydes et d’acides, d’alcalis et de sels qui sont fournis au commerce de la France chez toutes les nations; nous pouvons présenter ici des produits remarquables pour l’invention ou pour le perfectionnement des moyens de préparation et pour l’abaissement des prix.
- « La préparation des couleurs n’a pas de moindres obligations à l’industrie française, témoin l’outremer artificiel.
- « L’art de réduire en poudres atomiques les matières tinctoriales et celles qui servent à la pharmacie a fait, en France, des progrès récents et remarquables; ici le génie mécanique a su réunir la simplicité, l’économie et l’efficacité.
- « Nous pouvons présenter à l’exposition nos crayons perfectionnés.
- « La parfumerie française tire un habile parti de l’arome naturel de nos plantes et de nos fleurs des Alpes et des Pyrénées , et bientôt, nous l’espérons, de l’Atlas. Après les États-Unis, l’Angleterre est le plus grand consommateur de nos parfums.
- « L’humanité doit à la France l’extraction de la quinine et sa conservation sous forme de sulfate; c’est un de nos titres à la reconnaissance des peuples.
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- « Nos savons communs ne prennent qu’une faible part à nos exportations dans la Grande-Bretagne.
- « L’art d’égaler la bougie par l’acide stéarique appartient aux découvertes scientifiques de la France; c’est un titre à constater par l’exposition, en montrant tous les progrès qu’a faits cette précieuse industrie.
- « Nous avons à tel point perfectionné la fabrication de nos colles et de nos gélatines, que nous pouvons avec confiance les présenter en concurrence avec des produits les plus améliorés.
- <c Les tabacs de notre fabrique, longtemps imparfaits, ont aujourd’hui des qualités que l’étranger apprécie; il faut montrer ce que nous faisons de mieux en ce genre.
- « L’Angleterre , qui ne produit pas de vins , n’en admet pas à son exposition , mais elle admet les spiritueux.
- « La France a des eaux-de-vie qui sont la perle des liqueurs, elle en a qui sont le miracle du bon marché ; deux perfections également précieuses.
- « La Grande-Bretagne achète plus d’un tiers des eaux-de-vie que la France vend à tous les peuples du monde; c’est le moins douteux des éloges.
- « Passons à d’autres fabrications. Pour les poteries les plus communes, comme pour la fonte et le fer, la cherté du combustible nous réduit à l’infériorité. Mais quand nous nous trouvons près de la houille, comme à Sarreguemines, nous nous plaçons à côté des produits du Staffordshire.
- « C’est à Sarreguemines qu’est née notre fabrique des porphyres artificiels, qui n’appartiennent qu’à la somptuosité des temples et des palais.
- « La porcelaine est une industrie où le génie français trouve à combiner tous ses mérites : économie de combustible , simplicité des moyens mécaniques , goût et grâce des formes, des couleurs et des dessins , voilà ce que l’étranger apprécie dans le bon marché, l’élégance et la beauté de nos porcelaines; Limoges et Paris voudront faire constater, à l’exposition de Londres, les mérites respectifs de leurs fabrications.
- « Pour le verre le plus commun , comme pour la poterie et les fers bruts , la cherté du combustible est contre nous.
- « Nous paraissons dans la lice avec avantage pour les fabrications perfectionnées des glaces et des cristaux. Il faut présenter nos glaces polies par des procédés perfectionnés; et nos verres colorés par une chimie ingénieuse, et nos verres fabriqués avec le zinc au lieu de plomb , lesquels promettent à l’optique, à l’astronomie des lentilles d’une réfraction plus puissante.
- « La fabrication des fils et des tissus offre assez de parties où nous sommes au premier rang , pour que nous reconnaissions , sans hésiter, les autres parties où nous ne pouvons pas encore soutenir la concurrence avec l’Angleterre.
- « Telle est la filature mécanique du coton , qui prit naissance en Angleterre vingt-cinq ans plus tôt qu’en France. Aujourd’hui nous savons aussi bien filer, mais non pas à prix égal.
- « Par des efforts infinis, nous parvenons cependant, à force d’ordre et d’économie, pour certains tissus embellis par l’impression ou la teinture, à placer nos produits
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- même sur le marché britannique ; c’est l’honneur de la modeste rouennerie aux produits populaires, et de l’Alsace, aux produits plus luxueux.
- « En général, notre laine est plus chère que la laine anglaise, et par conséquent aussi notre fil commun et notre drap ordinaire. Il est pourtant certains genres de filatures de laines dont les produits sont vendus à l’Angleterre.
- « Malgré ce désavantage du prix des matières brutes, nos draps perfectionnés , nos casimirs, nos étoffes mélangées et nos châles dits Ternaux, trouvent sur les marchés britanniques des acheteurs éclairés. Les seuls tissus mérinos figurent dans nos exportations sur les marchés britanniques pour plus de 5 millions de francs. Il faut choisir l’élite de ces produits variés afin de les présenter à l’exposition.
- « En général, nos tapis communs n’ont pas l’avantage du bon marché ; mais nos tapis et nos tentures de luxe ne connaissent pas de supérieurs. L’alliance des beaux-arts à l’industrie.accroît encore le mérite de leur fabrication.
- « J’arrive à la plus brillante de nos industries textiles, à la fabrication des soieries. Malgré les droits élevés que l’Angleterre continue de percevoir sur les soieries françaises, et qui sont un hommage intelligent, voici dans quelle proportion l’Angleterre nous achète, comparativement au reste de l’univers.
- Tissus de soie vendus par la France. A l’Angleterre. A tous les autres
- Tissus brochés de soie 20 100
- Soies unies 47 100
- Rubans de soie 57 100
- Tissus de soie mêlés d’autres matières. 50 100
- Dentelles de soie. . ... 51 100
- Tissus façonnés 56 100
- « Nous espérons que Lyon , Saint-Étienne , Avignon et Nîmes montreront la fécondité de leur industrie, depuis les produits les plus remarquables pour les très-bas prix jusqu’aux chefs-d’œuvre de l’élégance et du luxe.
- « Nous devrions, pour un autre genre de tissus, celui du chanvre et du lin, montrer aussi notre supériorité, si nous avions su profiter les premiers de la découverte française des moyens de filer le lin par la mécanique. Les Écossais et les Anglais ont emprunté notre génie pour nous devancer ; ils l’emportent sur nos retardataires, et c’est justice.
- « La main-d’œuvre pleine de goût de l’industrie parisienne sait donner à tous nos tissus une supériorité d’élégance qui rehausse le mérite des effets à usage, préparés dans nos ateliers parisiens.
- « Une partie considérable de ces effets est vendue à l’Angleterre. Inutile, au moins je pense, de donner cette arme contre nous à la douane anglaise.
- « Nous avons déjà parlé des tissus de coton. Signalons un humble genre de tissus, qui peut prendre de l’importance en Algérie : c’est celui qu’on obtient avec des filaments d’écorce ou de roseaux; la simplicité, le bon marché, l’élégance de ces produits les recommandent pour les appartements d’été.
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- « L’étranger apprécie nos cartons sous leurs formes variées. Quelques-uns de nos papiers blancs sont dignes de figurer à côté des plus beaux papiers anglais.
- « Nous avons poussé très-loin le perfectionnement des papiers peints, et pour la beauté des couleurs et pour leur application et pour la grâce des dessins.
- « Il importe que nos plus beaux produits de ce genre figurent à l’exposition en regard de nos plus économiques.
- « L’imprimerie considérée comme un simple art mécanique n’offre plus de supériorité chez les nations dont les arts sont très-avancés.
- « Mais l’imprimerie dont les œuvres exigent la science et l’érudition marque toujours par la perfection de ses plus grandes entreprises l’avancement intellectuel des nations. Il est honorable pour la France d’offrir en ce genre des ouvrages ou terminés depuis peu de temps ou qui sont en cours d’exécution.
- « La France possède au moins une famille d’imprimeurs qui renouvelle le spectacle des Etienne, des Aide et des Elzévir, en joignant au mérite de la profession technique le savoir, le goût et le génie’de ces pères de la typographie littéraire et scientifique.
- « Parmi les monuments de la typographie française, il faut compter l’incomparable collection des types de l’imprimerie nationale ; il faut citer en particulier la décomposition des caractères chinois, imaginée et pratiquée par un Français, pour obtenir des résultats auxquels les Chinois eux-mêmes ne se sont pas élevés.
- « L’impression, la gravure de la musique ont fait les progrès les plus remarquables par des combinaisons ingénieuses qu’ont imaginées nos typographes.
- « Les Anglais ont créé l’impression continue à l’usage des journaux. Une invention qui s’achève en ce moment permettra d’offrir à Londres les moyens d’atteindre, dans le moindre espace de temps, la multiplication, pour ainsi dire, illimitée des exemplaires d’un journal.
- « Le goût français a poussé très-loin la petite typographie des étiquettes, des cartes de visite, des annonces de tout genre avec les ornements les plus divers.
- « La lithographie ou noire ou coloriée a fait des progrès constants. Nous pouvons offrir les œuvres les plus diverses d’un genre qui satisfait de plus en plus, d’une part, aux conditions économiques du commerce populaire, de l’autre aux conditions de pureté, d’élégance et de grâce ou d’énergie que réclament les beaux-arts.
- « L’Angleterre nous achète, par année, pour près d’un million de lithographies, c’est-à-dire pour une valeur plus grande que tous les livres en langue étrangère ou français qu’elle emprunte à nos presses.
- « Après avoir vu ce qu’on peut demander soit au papier, soit aux ouvrages dont le papier est la matière principale, examinons les peaux et les ouvrages qu’on en peut faire.
- « L’Angleterre achète à la France nos peaux tannées ou corroyées qui servent à ses bottiers ; ce seul article donne un commerce annuel de 3 millions.
- « Elle apprécie également nos maroquins perfectionnés.
- « Jusqu’à ce jour elle trouve plus d’avantage à nous demander nos gants confec-
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- tionnés plutôt que nos peaux d’agneaux préparées ; c’est un art où nous excellons que ja taille et la couture des gants soit pour hommes, soit pour femmes.
- « Nous possédons aujourd’hui les peaux les mieux appropriées pour la sellerie la plus recherchée, et nos meilleurs selliers réunissent l’élégance de la forme à la solidité du travail. Nous faisons appel à leur esprit d’entreprise pour qu’ils établissent, à l’exposition de Londres, la réputation méritée de la sellerie française, même à côté de la sellerie anglaise.
- « Nous invitons également nos carrossiers les plus habiles, afin qu’ils envoient à Londres leurs voitures de ville et de voyage, exécutées sous les points de vue de la recherche, du confort, de l’élégance et de la solidité. Ils possèdent à présent des matières premières, bois, fers, aciers, peaux, couleurs et vernis, qui ne laissent plus rien à désirer du côté de la qualité. Qu’ils consultent leur bon goût et leur expérience, ils paraîtront avec honneur.
- « La chapellerie française, à présent si variée , pour les matières qu'elle emploie , comme elle l’est pour des formes qui changent sans cesse , la chapellerie peut aussi, par des efforts sérieux, tenter une concurrence qu’elle est en état de soutenir avec honneur; Paris et Lyon doivent entreprendre cette tâche.
- a L’élégante industrie des chapeaux de paille avec des pailles françaises peut égaler l’industrie florentine ; elle apparaît dès à présent sur le marché britannique,
- « Nous devrions pouvoir exporter des faucilles et des faux même en Angleterre , si nous étions plus pénétrés des conditions d’excellence dans la matière première qu’il faut rechercher comme élément de succès définitif.
- « La jnise en oeuvre de l’or et de l’argent, l’orfèvrerie et la bijouterie sont au nombre des arts cultivés avec le plus de goût par l’industrie parisienne ; c’est une gloire à soutenir.
- c< Chose étrange ! presque toutes nos importations d’orfèvrerie en Angleterre sont des ouvrages d’argent; au contraire, notre bijouterie qu’elle anhète est presque toute en or.
- « L’horlogerie française vend à l’Angleterre pour près d’un million de pendules, et point de montres avec ou sans boîtes. Les essais de mouvements fabriqués chez nous en manufacture méritent un meilleur sort ; il est à souhaiter qu’on les présente au concours.
- << L’horlogerie chronométrique est pratiquée dans Paris de manière à satisfaire aux plus difficiles épreuves suivies par nos astronomes et constatées à l’observatoire. Nos chronomètres doivent être offerts pour montrer à quel degré la France a porté ses arts de précision.
- « Pour la fabrication des machines, ce n’est pas le génie d’invention qui manque à la France, c’est le bas prix des matières métalliques dont elles sont de plus en plus composées, et surtout du fer et de l’acier.
- « Malgré ce désavantage, par l’économie du combustible et de la main-d’œuvre , et par la spécialité de certains genres de machines, nous pouvons encore en vendre à l’Angleterre pour près d’un demi-million par année.
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- « Nos fabricants exécutent des locomotives qui, même pour le bon marché, peuvent être mises en parallèle avec celles de la Grande-Bretagne, à fabrication d’un égal mérite; concourons avec les locomotives.
- « Nous pouvons aussi présenter des armes portatives, des fusils, des pistolets, des sabres qui réunissent les qualités essentielles, la solidité , la précision , la sûreté de la charge , l’élégance de la forme , la bonté de la trempe et le goût des ornements. Nous avons fait revivre la fabrication des armes damasquinées ; nous égalons pour le goût et la richesse les beaux produits de l’Italie, de l’Espagne et de l’Orient, aux meilleures époques de leurs travaux en ce genre.
- « L’étranger recherche nos instruments de chirurgie pour leur forme ingénieuse, leur trempe parfaite et leur bon marché relatif; nous ne craignons pas d’avancer qu’aucun peuple n’a plus que nous fait présent à l’humanité de ces instruments nouveaux ou perfectionnés pour les opérations les plus variées et les plus importantes.
- « Nous ne voulons pas énumérer les arts si divers qui constituent par excellence l’industrie parisienne. On sait quel cachet d’élégance, d’économie ou de richesse caractérise les œuvres de la capitale. Il faut faire un choix des objets les plus remarquables , d’un côté par le bon marché, de l’autre par la richesse, et toujours par le bon goût.
- « La tabletterie, la passementerie et la bimbeloterie; les éventails, les ombrelles et les parapluies, tous ces objets qui représentent des millions par leur ensemble, acquièrent de l’importance.
- « N’oublions pas une industrie qui rivalise avec l’histoire naturelle, assidûment étudiée, c’est la production de plus en plus variée des fleurs artificielles; la France en vend pour un million à l’étranger, et l’Angleterre avec les États-Unis en achète plus de la moitié.
- « En faisant revivre les meubles du moyen âge , ceux de la renaissance ou ceux du siècle de Louis XIV, la menuiserie et l’ébénisterie ont pris une part remarquable dans notre commerce d’exportation. La Grande-Bretagne est de beaucoup notre plus grand consommateur; c’est elle dont il importe de mériter de plus en plus le suffrage.
- « Nous rivalisons avec elle pour les instruments de mathématique, de physique, d’optique et d’astronomie.
- « Nos instruments de musique sont dignes aussi de soutenir le parallèle.
- « Nous souhaitons de voir paraître à l’exposition de Londres, à côté de nos harpes et de nos pianos les plus récemment perfectionnés, nos violons, nos altos, nos violoncelles; il est constant que, pour ces instruments à archet, nos meilleurs luthiers font aussi bien qu’ont fait jadis les célèbres luthiers d’Italie.
- « Pour les instruments à vent, nous pouvons présenter à l’Angleterre toutes les proportions de l’orgue , depuis les plus petits instruments destinés à de simples oratoires jusqu’aux grands jeux qui conviennent aux cathédrales.
- « C’est surtout à l’égard des musiques militaires que nous pouvons présenter les preuves d’une véritable révolution opérée par d’anciens instruments perfectionnés et par des instruments nouveaux inventés en France : les gardes à cheval d’Angleterre
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- ont emprunté de nous ces instruments pour leur musique ; c’est un brevet d’excellence.
- « Les plus doux et les plus graves de ces instruments nouveaux enrichissent les orchestres de nos concerts et de nos théâtres. Aujourd’hui le cuivre ne triomphe plus dans l’harmonie de nos musiques expressives en émoussant, à force de bruit, la délicatesse de notre organe auditif.
- a Yoilà l’esquisse trop peu complète , à coup sûr, des principaux genres parmi nos produits d’industrie qui semblent dignes d’être présentés au concours de toutes les nations.
- « Nous sommes bien loin de penser que nous ayons énuméré tous les produits et tous les moyens de production qui sont dignes de figurer à ce concours.
- « Dans une aussi vaste industrie que celle de la France, la plupart des arts marchent sans cesse, le plus grand nombre, il est vrai, par degrés insensibles pour l’observateur superficiel; quelques-uns d’entre eux , presque chaque jour, sont signalés par un progrès inattendu. Il n’y a pas une année qu’on achevait de fabriquer les produits exposés à Paris l’été dernier; ils ne présentent déjà plus le dernier état de nos perfectionnements, et l’année prochaine, au mois de mai, la distance sera plus grande encore.
- « C’est aux exposants français de faire pour 1851 ce qu’ils feront pour notre exposition de 1854; qu’ils nous surprennent en présentant des améliorations, des inventions auxquelles nous n’osions encore prétendre pour l’honneur de notre industrie.
- « Je terminerai cet exposé par une prière adressée aux chambres de commerce, ainsi qu’aux chambres consultatives des manufactures ; c’est de demander aux personnes qui veulent exposer à Londres la stricte longueur de l’espace nécessaire à l’étalage de leurs produits.
- « Lorsque la commission centrale de Paris connaîtra la totalité de la longueur d’étalage nécessaire à nos exposants, elle pourra formuler sa demande à Londres et faire connaître ensuite à chaque centre de fabrique les espaces respectifs sur lesquels on peut compter.
- « Enfin il serait important que ces renseignements, adressés à la commission par la voie du ministère de l’agriculture et du commerce, ne fussent pas trop tardifs.
- « Le président de la commission française pour Vexposition britannique de 1851,
- « Signé Charles Dupin. »
- AGRICULTURE.
- Notice sur l’assainissement des terres humides ou draining des Anglais.
- Le système d’assainissement des terres humides, pratiqué avec succès en Angleterre et en Écosse depuis plusieurs années, et récemment par quelques cultivateurs français, a éveillé l’attention du public et celle de la Société d’encouragement.
- A la suite d’un rapport fait par M, Huzard, au nom du comité d’agriculture, et publié p. 679 du Bulletin de l’année 1848, diverses résolutions ont été prises par la Société pour généraliser, en France , l’usage d’une méthode qui a déjà produit des résultats avantageux chez nos voisins.
- Parmi ces mesures, il en est une que nous pouvons réaliser dès aujourd’hui, c’est
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- notices Industrielles.
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- celle qui est relative à la traduction et à la publication des documents officiels et autres recueillis en Angleterre sur ce nouveau système de culture.
- Avant dé décrire les diverses opérations pratiquées dans ce pays pour assainir les terres, nous croyons devoir publier l’extrait d’une note que M. Conrad de Gourcy a lue dans la séance du 12 avril 1848, et qui renferme des détails intéressants.
- « Les inconvénients provenant dé l'humidité de la terre, dit l’auteur, soit qu’elie se trouve être le résultat d’eaux souterraines ou fausses sources, ou bien de l’imperméabilité du sous-sol qui empêche l’infiltration des eaux de pluie, sont d’abord le refroidissement de la terré qui affaiblit les plantes et retarde leur maturité, lorsqu’elles n’ont pas été détruites par les gelées et les dégels du printemps. Ces plantes, ayant souffert, donnent des récoltes beaucoup moins abondantes que celles venues dans les terres qui sont naturellement exemptes d’une humidité nuisible ou qui le sont devenues par l’assainissement complet, quoiqu’elles se trouvent avoir, du reste, les mêmes éléments de fertilité.
- « Les prairies humides sont en grande partie garnies de plantes qui produisent de mauvais fourrages. Les bêtes à cornes ne s’accommodent pas des pâturages humides et y contractent fréquemment des maladies qui en font périr un grand nombre; mais c’est surtout aux bêtes ovines que les terres humides sont pernicieuses; les troupeaux y contractent là cachëxie aqueusé oü pourriture, surtout dans les années humides où cette terrible maladie exerce de grands ravages. L’assainissement complet, non-seulement met un terme à ces mortalités, mais il a encore l’avantage d’améliorer d’une manière notable l’état sanitaire du pays, d’où les fièvres intermittentes et d’autres maladies graves disparaissent ou du moins diminuent beaucoup.
- « Les terres humides exigent une fumure bien plus considérable pour produire d’aussi bonnes récoltes que les terres qui ne souffrent pas de la présence de l’eau; dans ce cas, les cultivateurs se trouvent forcés d’entretenir des attelages plus nombreux , car ils ne peuvent commencer leurs cultures printanières que fort tard, et sont obligés de s’arrêter pendant un temps plus ou moins long après chaque pluie : il en résulte pour eux une notable dépense, et la diminution des récoltes des grains semés au printemps.
- « L’assainissement complet des terres humides, d’après la méthode la plus perfectionnée et la plus efficace qui est en même temps la moins dispendieuse, revient de 100 à 200 francs par hectare, suivant le plus ou moins de difficulté qu’on éprouve à creuser le sous-sol. M. Josiah Parks, qui a déjà assaini plusieurs milliers d’hectares, comme directeur et principal actionnaire d’une compagnie qui se charge de faire tous les travaux nécessaires pour parvenir à l’assainissement complet des terres d’après un prix convenu, s’y prend de la manière suivante. On trace des rigoles parallèles profondes de 1 mètre 33 cent., qui doivent avoir, à leur ouverture, la largeur nécessaire pour qu’un ouvrier armé des outils indispensables pour bien les faire puisse creuser ces rigoles : l’ouvertüre n’à ordinairement que 40 centimètres de largèur ; le fond ne doit avoir que juste la place pour admettre les tuyaux , afin qu’ils ne puissent dévier à droite ou à gauche, si on les place seulement bout à bout. Cette petite largeur du
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- fond des rigoles exige, de la part des terrassiers, de l’adresse et du soin. Les tuyaux, clu diamètre de 25 millimètres, sont suffisants pour la première moitié d’une rigole, qui aura 300 mètres de longueur; dans la moitié inférieure de cette rigole, on mettra des tuyaux de 32 millimètres. Ces rigoles parallèles doivent être toujours creusées dans le sens qui offrira le plus de pente; on les fait ordinairement aboutir à une rigole principale un peu plus profonde et qui doit être garnie de tuyaux qui puissent écouler toute l’eau provenant des rigoles parallèles. Plus cette rigole principale est longue et plus il faudra augmenter le diamètre des tuyaux à mesure qu’elle approchera de son bout inférieur.
- « M. Parks réunit tous les tuyaux qui ne dépassent pas le diamètre de 50 millim. par des manchons ou colliers. Ce sont des bouts de tuyaux de 6 centimètres de long ayant le diamètre convenable pour recevoir, réunir et maintenir les deux bouts des tuyaux placés dans le fond de la rigole. Une fois les tuyaux d’une rigole placés, on les chargera de la terre la plus argileuse qui soit sortie de la fouille ; elle doit être assez humide pour pouvoir s’appliquer parfaitement contre les tuyaux et leur servir de couverture; cela empêchera l’eau qui pourrait venir de la surface par le terrain fouillé de pénétrer dans les tuyaux; il faut que la terre qu’on rejette dans la rigole soit bien tassée.
- « On regarde comme une chose indispensable pour le parfait assainissement des terres de défoncer le sous - sol peu de mois après l’assainissement. Voici la manière d’opérer : on fait labourer le champ transversalement à la direction des rigoles, avec une charrue ordinaire qui devra entrer, suivant la nature du sol, de 16 à 25 centimètres; on la fait suivre par une charrue à sous-sol qui devra pénétrer de 20 à 25 centimètres au fond de la voie que la première charrue a laissée ouverte. Ce défoncement, qui a lieu sans que la charrue fouilleuse ramène le sous-sol à la surface, facilite l’infiltration des eaux jusqu’aux tuyaux, améliore ce sous-sol et augmente d’une manière très-notable les produits du champ assaini et défoncé. On le renouvellera une ou deux fois tous les six ou huit ans, car alors les plus mauvais sous-sols seront presque toujours assez améliorés pour ne plus craindre d’en mêler une partie avec la terre superficielle; dans le cas où la couche arable serait d’une nature trop légère et sans consistance, et que le sous-sol serait argileux, on fera bien d’augmenter la profondeur du labour au moins chaque fois qu’on fumera, de manière à mêler 25 millim. du sous-sol argileux avec la terre légère de la surface ; si on peut le faire avant l’hiver, les gelées pulvériseront cette argile , qui pourra ensuite s’amalgamer à la terre supérieure. Après la troisième révolution de six à huit ans, on pourra remplacer la charrue fouilleuse par une seconde charrue ordinaire qui, en labourant le sous-sol, en ramènera une bonne partie à la surface.
- « Si l’on n’avait pas une pente suffisante pour conserver à la rigole, dans toute sa longueur, une profondeur de 1 mèt. 33 cent., on s’arrangera de manière à ne lui donner que 66 centimètres à son débouché ; la pente exigée pour une rigole est au moins de 1 sur 300.
- « Il est bien prouvé, maintenant, que la méthode de M. Parks, à rigoles profondes et distantes de 8 à 20 mètres, est la meilleure et la plus économique ; car il est arrivé que des champs qui n’avaient pu être bien égouttés d’après la méthode à rigoles peu
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- profondes et rapprochées l’ont été complètement par des rigoles profondes et éloignées à une distance double.
- « Un assainissement complet et bien fait durera fort longtemps; on en connaît qui datent de quarante ans et qui fonctionnent bien.
- « Cette grande amélioration est aujourd’hui bien appréciée en Angleterre, en Écosse et même en Irlande; un grand nombre de propriétaires de ces pays ont fait assainir leurs propriétés, la plupart chargent des entrepreneurs de cette opération, et les fermiers consentent volontiers à payer 5 pour 100 de la dépense faite. Tous les propriétaires ri’étant pas assez éclairés ou ne se trouvant pas en position de faire de grandes avances, beaucoup de fermiers, qui ont des baux de dix-neuf ou vingt et un ans, se chargent de faire cette opération à leurs frais. Le marquis de Waterford a assaini, en une année, 200 hectares; lord Sempleton, 226 hectares; sir Richard Odonel, 225 hectares; lord Blancy, 80 hectares; d’autres personnes, 276 hect.; en tout, 1,007 hectares.
- « Le gouvernement anglais a prêté, en 1846, aux propriétaires des trois royaumes 75 millions de francs, à condition qu’ils les emploieraient principalement au drainage de leurs terres humides et au défrichement des terres incultes.
- « Les avantages du drainage sont de diminuer les attelages, de hâter les semailles de printemps et, par conséquent, d’en augmenter les produits. La conservation d’une grande quantité de bétail, et surtout de bêtes ovines, qui périssent dans les terrains humides, mérite aussi d’être citée.
- « M. de Gourcy pense que, pour pouvoir naturaliser ce système en France, il faut y introduire de bonnes machines à faire des tuyaux. La machine d’Àinslie fonctionne bien, mais elle produit moins de tuyaux que beaucoup d’autres machines dont le prix est moins élevé. M. de Gourcy en a vu, en Angleterre, qui faisaient deux mille tuyaux de 25 millimètres de diamètre par heure, et coûtaient 875 fr.; d’autres n’en faisaient que douze à quinze cents, mais étaient d’un tiers et même de moitié moins chères.
- « Les tuyaux ont 30 centimètres de long; chaque machine occupe trois ouvriers, un homme et deux enfants, à qui l’on fournit l’argile toute préparée. »
- Le comité de la chambre des communes d’Angleterre, nommé en 1833 pour rechercher les moyens de mettre un terme à la détresse qui désolait l’agriculture anglaise à cette époque, établit, dans son rapport, que la culture des terres avait fait des progrès remarquables depuis le commencement du siècle. Les terrains légers avaient été convertis en bonnes terres produisant du seigle et de l’avoine, et étaient plus recherchés que les terres fortes et profondes, qu’on considérait autrefois comme les seules propres à la culture du froment. Il résulta de cette amélioration que les terrains légers, retenant moins d’humidité, devinrent, d’année en année, plus productifs, tandis que les récoltes des terres fortes manquaient souvent, par suite de la difficulté de les cultiver dans la saison pluvieuse. Après 1833 suivirent trois bonnes années de chaleur, ce qui amena généralement des récoltes abondantes, et fit baisser le prix du blé ; de là une nouvelle cause de détresse à laquelle il devint urgent de remédier. Le phénomène de la fertilité des terres fortes attira de nouveau l’attention de la commission; entre autres opinions émises fut celle de M. Smith, de Deanston, qui établit qu’à l’aide de rigoles nom-
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- breuses et parallèles entre elles, creusées à 76 centimèt. de profondeur, on parviendrait à débarrasser les terres fortes de leur humidité surabondante, de manière à pouvoir être cultivées plus profondément et à résister aux effets de l’intempérie des saisons.
- Depuis cette époque, l’attention du monde agricole a été dirigée vers les moyens d’assainir les terres fortes. D’après le système de M. Smith, il suffisait de placer au fond des rigoles du gravier ou des cailloux tels qu’on les emploie pour charger les routes ; mais la dépense de 200 à 250 fr. par acre formait un grand obstacle à son adoption. On imagina alors de remplacer les cailloux par des tuyaux qui offraient plus de durée et ne coûtaient que 75 fr. le mille; il en fallait 600 mètres pour assainir une acre de terre. On fait aujourd’hui ces mêmes tuyaux par machines au prix de 25 francs par 300 mètres.
- Lors des enquêtes et discussions qui ont eu lieu à ce sujet, il a été établi que le système de drainage existe en Angleterre depuis un temps immémorial, surtout dans les contrées de l’est où il a été introduit par les Romains, à la différence, avec le système de M. Smith, que le fond des rigoles était rempli de brindilles de bois, et que ces rigoles étaient très-profondes. M. Parker a prouvé qu’en leur donnant 90, 120 et même jusqu’à 150 centimètres de profondeur on serait dispensé de les renouveler moins fréquemment; en faisant observer aussi que des tuyaux de 25 millimèt. de diamètre suffisent pour enlever toute l’eau qui séjourne à la surface des terres humides.
- Un des objets principaux, traité par la commission de la chambre haute, a été la proposition de faire une avance, sur les fonds du gouvernement, aux propriétaires de terres qui manifesteraient le désir de les améliorer par l’opération du drainage ; cette proposition a été adoptée, et, par un acte du parlement en date du 28 août 1846, une somme de 125 millions de francs a été votée à titre d’avance aux propriétaires qui présenteraient les garanties suffisantes.
- Voici quelles sont les principales dispositions de cette loi :
- Le produit et la valeur de beaucoup de terres pouvant être grandement augmentés par l’assainissement, et celui-ci étendre efficacement les travaux agricoles, tout en ayant pour but de prévenir la disette et améliorer la santé de tous, il est nécessaire de faciliter ces travaux d’assainissement par l’avance de fonds publics à un montant déterminé.
- En conséquence, nous autorisons, en vertu de la loi passée le 28 août 1846 , les commissaires du royaume uni de l’Angleterre et de l’Irlande, sur la demande des commissaires nommés pour l’exécution de cette loi, d’avancer ou faire avancer, sur le produit des fonds consolidés, telle somme n’excédant pas, en totalité, 2 millions livres sterling ( 50 millions de francs) pour l’Angleterre, et 1 million (25 millions de francs) pour l’Irlande (1). Ces sommes, converties en bons du trésor, porteront un intérêt à 3 ‘/2 pour 100 par an. Ces bons, qui seront payables à telle époque qui sera fixée par le commissaire du trésor, seront reçus dans les caisses des receveurs des contributions et des douanes.
- (l) Depuis la promulgation de cette loi, le gouvernement a autorisé que l’avance de 3 millions sterling fût portée à 5 millions ( 125 millions de francs ).
- Quarante-neuvième année. Août 1850,
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- Tout propriétaire désirant améliorer sa terre par l’opération du drainage, et sollicitant l’avance de fonds nécessaires, devra s’adresser aux commissaires nommés en vertu de la présente loi. La demande devra indiquer les différentes parties de terres que l’on se propose d’assainir, la manière dont on a l’intention d’opérer, l’estimation des frais, ainsi que l’augmentation de valeur espérée de cette opération , de manière à ce que le commissaire puisse juger de l’utilité des investigations à faire, et s’il y a lieu à vérification.
- Toute demande devra spécifier la position du demandeur et l’intérêt qu’il a sur la terre à l’égard de laquelle il sollicite des avances ; il devra dire aussi si l’avance a pour objet de couvrir tout ou partie de la dépense.
- Le commissaire pourra, suivant qu’il le jugera convenable, exiger des propriétaires, soit en dépôt ou autrement, garantie de payement des frais pour les investigations de sa demande de même que pour les frais d’inspection de la bonne exécution des travaux; et, à moins que les commissaires n’en décident autrement, le payement de ces sortes de frais sera opéré par la personne faisant la demande et ne pourra être compris dans la somme affectée à l’assainissement des terres.
- Les commissaires pourront exiger le payement de ces frais avant de délivrer le cer** tificat autorisant l’avance de fonds.
- Dans le cas où il sera reconnu que l’amélioration en valeur de la terre que l’on veut assainir excède le montant annuel de ce qu’il y aura à payer pour les avances faites en vertu de la présen'e loi, et que l'assainissement est proposé d’après un système présentant un travail durable, ledit commissaire devra joindre à son rapport le plan, l’estimation et la description de la terre qu’il aura vérifiée.
- Le certificat provisoire ne sera pas délivré avant que la publication en ait été faite dans le journal du comté où se trouve située la terre, objet de la demande ; et dans 1@ cas où une personne ayant quelques droits sur ladite terre signifierait, dans l’espace de deux mois, son opposition à la demande et spécifierait la nature de ses droits, le commissaire devra donner connaissance au demandeur de l’opposition faite entre ses mains et en délivrer un certificat, jusqu’à ce que l’opposant ou qu’un arrêt de la haute cour de la chancellerie autorise l’avance demandée.
- Toute avance faite avant ou pendant le cours des travaux ne pourra excéder les deux cinquièmes de la somme totale nécessaire à l’accomplissement de l’assainissement proposé.
- Le commissaire ou les inspecteurs chargés de s’assurer de l’exécution des travaui pourront requérir la production de telles pièces, factures ou autres documents consta* tant l’état de ces travaux et les dépenses qu’ils ont occasionnées.
- Lorsque le commissaire sera satisfait de l’exécution des travaux, il délivrera le certir ficat définitif, portant que les travaux ont été convenablement exécutés, et déterminant la somme totale avancée en vertu de la présente loi. Copie de ce certificat sera remise au propriétaire.
- Lorsque la totalité des avances aura été faite en vertu d’un certificat conforme à l’acte, la terre mentionnée au certificat sera grevée du payement de cette avance en
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- une rente au taux de 6 liv. 10 par chaque 100 livres sterling, avances sur les bons de l’échiquier ou en espèces ( 6 I/a pour 100 ), et de même proportionnellement pour une somme moindre. Cette rente sera payable annuellement pendant vingt-deux ans. Le premier payement se fera le second jour qui suivra le complément de l’avance d'après laquelle la rente aura été fixée.
- Cette rente , payable entre les mains des receveurs des contributions , n’empêchera pas qu’il soit pris hypothèque, et qu’il soit procédé à la vente de la terre ainsi imposée jusqu’à concurrence de la somme avancée, à moins qu’il n’y ait stipulation expresse que la terre ainsi grevée ou aliénée ne sera sujette à aucun impôt provenant des bénéfices de cet acte.
- Pendant tout le temps que la terre sera frappée de l’impôt dont il s’agit, le débiteur de la rente devra entretenir en bon état les tranchées et rigoles faites pour parvenir à l’assainissement; il justifiera, chaque année, de l’accomplissement de cette obligation.
- Dans le cas où il sera constaté que la terre imposée a été divisée en plusieurs fermes ou est devenue la propriété de plusieurs individus, le commissaire, sur la demande du propriétaire de la terre imposée, pourra diviser la rente de manière que chaque ferme ou chaque nouveau propriétaire ait un titre séparé et soit imposé individuellement, pourvu, toutefois, que la plus petite portion de ladite rente ne soit pas moindre de 20 schellings.
- Le commissaire devra donner connaissance au receveur des changements opérés, afin que note en soit prise et que la perception ait lieu à l’avenir conformément à la répartition faite de chaque partie de terre.
- Tout propriétaire imposé pour travaux d’assainissement aura la faculté, après l’expiration des deux premières années, de racheter tout ou partie de la rente (cette partie n’étant pas moindre de 10 livres sterling par an) sur payement de l’arriéré, s’il y en a, ou de toute somme égale au payement de chaque semestre non encore dû, en déduisant ou accordant l’escompte de 3 ‘/2 Pour 100 Par an Par raPP<>rt à ces futurs payements.
- Telles sont les principales dispositions de cette loi par laquelle toutes les précautions ont été prises pour assurer le bon emploi des fonds avancés aux propriétaires.
- L’Écosse et l’Irlande ont été les premières à profiter du bénéfice de la loi. Dans plusieurs circonstances, le montant des sommes demandées a été très-élevé. Ainsi nous trouvons qu’en Écosse M. James Mathison, dans le Ross-shire, a fait une demande de 56,000 liv. sterl. (1,400,000 fr.); le comte de Slairs, 70,960 liv. sterl.; M. Alexandre Matheron, 26,420 liv. sterl.; pendant que d’autres ont demandé 10 et 15,000 liv. sterl. Les avances depuis 500 à 5,000 liv. sont très-nombreuses. En Angleterre, les plus fortes sommes demandées sont
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- 1° Par sir E. M. Vavasseur, dans le Yorkshire. . . . 16,917
- 2° Par M. John Bowes, de Durham.................................15,304
- 3° Par M. Rowland Evrington, dans le Northumberland. . . 31,408
- 4° Par le duc de Sutherland, dans le Stafîordshire. . . . 38,000
- 5° Par le comte de Lonsdale, dans le Westmoreland. . . . 30,000
- 6° Par le comte de Carlisle, dans Cumberland....................47,133
- 7° Par le comte d’Ellesmore, dans le Lancashire................ 20,000
- Total....................... 198,762
- Voici maintenant les principales opérations pratiquées en Angleterre pour assainir les terrains humides :
- 1° Ouverture des tranchées. On commence par couper le champ qu’on veut assainir par un système de rigoles dont la direction dépend de la disposition du sol, de la quantité d’eau qu’il reçoit et qu’il retient; ces rigoles aboutissent à une rigole principale qui déverse ses eaux dans des fossés ouverts, lesquels les conduisent ordinairement dans des cours d’eau.
- La direction la plus favorable et la plus économique à donner aux rigoles est celle représentée fig. 1, pl. 1154.
- Des tranchées pratiquées en travers d’une pente divisent les couches du sous-sol transversalement, et l’eau passant entre ces couches, immédiatement au-dessous du fond d’une tranchée, atteint presque la surface, comme on le voit en a a a, fig. 2 ; mais si la couche est divisée longitudinalement par une tranchée dirigée vers le bas de la pente, comme l’indique la ligne h b, l’eau coule dans la tranchée, au point d’intersection de chaque couche.
- Si la couche aboutit directement à la surface du terrain, l’eau s’écoulera en formant un marais c d, fîg. 3. En pratiquant une tranchée à travers le terrain , comme en e , cette eau sera arrêtée en d, avant d’atteindre la surface.
- De même, lorsque l’eau, filtrant à travers une de ces couches perméables, rencontre une roche ou de la terre argileuse, comme on le voit en f, fig. 4, elle sera arrêtée dans son cours ; pressée alors par celle d’une source supérieure, elle s’infiltrera dans le terrain de g en h. Ce cas se présentant fréquemment dans la pratique, il conviendra de faire une tranchée en i ou en h; l’eau sera ainsi détournée de son cours, et la cause de l’humidité du sol disparaîtra.
- Quand le terrain est creux, comme en fig. 5, la source pourra atteindre le fond de ce creux : alors l’eau pressée de chaque côté pénétrera le terrain et formera un marais de l en m; pour s’en débarrasser, il suffira de pratiquer une seule rigole n.
- Il se produit souvent, sur un terrain en pente, plus d’une infiltration , comme on le voit en o p, fig. 6. Dans ce cas, une simple tranchée enp fera cesser la cause de l’humidité sans qu’il soit nécessaire d’en pratiquer une en o.
- D’un autre côté, il pourra se former un marais de q en r, fig. 7, et cependant une tranchée faite en r ne suffira pas pour assainir le terrain. Alors, l’eau pénétrant la surface par plusieurs points, il faudra pratiquer plusieurs tranchées de manière à atteindre les diverses nappes d’eau.
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- Enfin, si l’eau d’un terrain supérieur se rassemble dans le fond et forme un marais, ainsi que l’indique la fig. 8, il faudra ouvrir une tranchée le long de la partie basse du marais, de manière à faire écouler l’eau dans le creux s ; mais il peut être nécessaire aussi d’intercepter, au moyen d’une forte tranchée t, le long de la partie supérieure de l’étang, l’eau qui y arrive d’un terrain élevé.
- La profondeur de la rigole représentée en coupe, fig. 9, est ordinairement de lm,25-On place dans le fond des tuyaux en poterie u de 5 centimètres de diamètre. Lorsque l’abondance des eaux est trop grande, on met deux tuyaux accolés ou superposés, fig. 10, ou trois, fig. 11. Les écopes et les bêches employées pour creuser la terre sont représentées fig. 12 et 13. ( La suite au numéro prochain. )
- Extrait des procès-verbaux des séances du conseil d’administration de la Société
- d’encouragement.
- Séance du 31 juillet 1850.
- Correspondance. M. le ministre de l’agriculture et du commerce annonce que les places réservées à la Société et vacantes, cette année, aux écoles nationales d’arts et métiers de Châlons et d’Angers sont celles du jeune Esmonet, titulaire d’une bourse entière, et du jeune Messager, titulaire d’une place à trois quarts de pension à l’école de Châlons.
- M. de Buzonnière, membre delà Société, à Orléans, adresse un travail qu’il vient de terminer sur une nouvelle disposition de fourneau fumivore pour la combustion de la houille.
- Quoique son invention ait besoin de la sanction de l’expérience, M. de Buzonnière n’a pas hésité à la soumettre à la Société. Son caractère spécial réside dans la juxtaposition de deux foyers et dans le changement de direction du courant des gaz à l’aide de la mobilité des registres qui forment leurs faces antérieures, postérieures et supérieures.
- M. de Buzonnière ne se réserve, sur cette invention, aucun droit de propriété; il l’offre au public dans le seul désir d’être utile.
- M. Virolle, à Saint-Junien ( Haute-Tienne), fait connaître les moyens qu’il croit les plus propres à faire parcourir, à une distance quelconque, des lettres et des journaux avec une grande célérité, en toutes saisons et à chaque instant de la nuit et du jour.
- M. Pottet, rue Neuve-Luxembourg, 3, et M. Beringer, rue du Coq-Saint-Hono-ré, 6, appellent de nouveau l’attention de la Société sur les perfectionnements qu’ils ont apportés aux armes à feu portatives.
- M. Bouget de Lisle, ingénieur-manufacturier, rue des Vinaigriers, 25, expose les motifs qui lui font désirer que le conseil fasse connaître les améliorations qu’il croit utile d’apporter à la loi de 1844-, relative aux brevets d’invention.
- M. Combes annonce que, le 4 août prochain , M. Estevenard fera, à Aubervilliers,
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- des expériences ayant pour objet le sauvetage des ouvriers surpris par des éboulements de terre et des irruptions d’eau dans les travaux de fouilles pour l’exploitation de carrières, le forage des puits, le percement de tunnels, etc.
- Les membres de la Société que ces expériences pourraient intéresser sont invités à y assister.
- M. le ministre de l’agriculture et du commerce, au moment d’organiser d’une manière définitive l’institut national agronomique, prie la Société de vouloir bien lui faire remettre, pour la bibliothèque de cet établissement, la collection complète du Bulletin.
- M, le ministre espère que la Société le secondera de son précieux concours dans le but qu’il poursuit, afin de mettre à la portée des élèves de l’institut tous les éléments possibles d’instruction et d’étude.
- MM. Masse, Tribouillet et comp., à Neuilîy, en rappelant qu’ils ont soumis à la Société un mémoire sur leur fabrication d’acide gras par la distillation, demandent que le comité auquel ce mémoire a été renvoyé veuille bien faire connaître son opinion sur leurs procédés.
- Le Bulletin du mois de février dernier contenant une notice de M. Châtelain sur des procédés similaires dont il se dit l’auteur, MM. Masse et Tribouillet, pour réparer le tort que cette communication a fait à leur établissement, demandent que leur lettre soit publiée.
- Après une discussion, le conseil arrête que les notes lues dans les séances seront renvoyées aux comités compétents avant d’être insérées dans le Bulletin.
- M. Chérot, colon en Algérie, adresse de nouvelles observations sur l’agriculture, sur le puits foré à Alger, etc.
- M. Lcmchantin, aux Batignolles, adresse un mémoire sur les bois propres au chauffage des fours de boulangerie.
- Objets présentés. MM. Saunières et Dupas, rue Folie-Mérieourt, 6, présentent un appareil qu’ils nomment fuseerographe, pour sceller les lettres, missives et paquets;
- M. Filleul, rue du Four-Saint-Germain, 40. un système de coulisses pour tables à rallonges ;
- M. Ollivier, professeur de dessin, rue le Peletier, 25, un nouveau mode de fermeture et des améliorations dans les constructions.
- M. Bapterosse, rue delà Muette, 27 et 29, faubourg Saint-Antoine, demande que la Société veuille bien faire examiner l’industrie qu’il exploite, celle de la fabrication des boutons de porcelaine; il présente 1° une carte d’échantillons de ses produits, 2° une note explicative et historique sur son établissement.
- M. Péligot entre dans quelques développements sur cette industrie que M. Bapterosse a créée en 1845, et dont l’Angleterre était seule en possession jusqu’à cette époque.
- M. Berthet, à Montrouge, présente des papiers à calquer auxquels il attribue les qualités suivantes, d’être transparents, inodores, de ne pas prendre une teinte jaunâtre en vieillissant et de ne pas devenir cassants.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts chimiques, M. Pagen lit un rapport sur un appareil de MM. Rohlfs et Seyrig, ayant pour objet de séparer les cristaux
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- de sucre des solutions plus out moins impures et saturées de sucre cristallisable qui les environnent, en recueillant à part chacun des deux produits, l'tm solide et l’autre liquide.
- M. le rapporteur entre dans des développements pour faire apprécier la construction de l’appareil, les conditions qu’il remplit et les avantages qui ressortent dé son emploi.
- M. Payen relate la rapide propagation de cet utile appareil dans les fabriques et les raffineries de sucre, et propose, au nom du comité, d’ordonner l’insertion du rapport dans le Bulletin, avec la description de l’appareil et lés figures & l’appui. (Approuvé.)
- A l’occasion de ce rapport, M. Sainte-Preuve croit devoir déclarer, dans l’intérêt de plusieurs de nos industries, qu’il a constaté, depuis longtemps, que le principe de la force centrifuge pouvait être appliqué utilement à la séparation de toutes les matières fluides ou solides, ou gazeuses, d’inégale densité, et notamment qu’il permet de remplacer les modes actuellement pratiqués de lavage dés minerais et de filtration, ainsi qu’il l’a indiqué dans diverses publications et dans dés mémoires adressés aux sociétés savantes ainsi qu’à M. le ministre de l’agriculture et du commerce.
- Ce principe bien compris de la force centrifuge permet de séparer, par inertie, plus promptement, plus énergiquement qu’on ne l’a fait par la pesanteur, non-seulement les matières diverses, pourvu qu’elles ne soient pas réunies par affinité chimique, mais encore les objets de même nature et de poids différents. On peut aussi remplacer avantageusement la pesanteur dans les pesées ordinaires et dans la détermination des pesanteurs spécifiques.
- M. Sainte-Preuve déclare qu’en saisissant cette occasion d’appeler l’attentioA publique sur ces principes généraux de mécanique industrielle il n’entend nullement attaquer les brevets pris jusqu’à ce jour, ni empêcher la prise, à l’avenir, d’autres brevets d’invention que pourraient très-bien valider des détails d’exécution.
- Au nom du comité des arts mécaniques, M. Benoit lit un rapport sur uné machine à dresser les glacés, inventée par M . Carillon, ingëniéùr civil constructeur, rueNeuve-Popincourt, 11.
- Après un rapide exposé des essais tentés jusqu’à M. Carillon pour remplacer par d’autres moteurs la force musculaire des hommes, M. Benoît fait connaître que la machine dont il s’agit a été construite dans le but d’obtenir mécaniquement un résultat au moins égal à celui que donnait le travail à la main, avec une dépense beaucoup moindre.
- Le comité propose 4® de remercier M. Carillon de sa communication; 2° d’ordonner l’insertion du rapport dans le Bulletinr avec la description et les dessins de la machine à dresser les glaces. ( Approuvé. )
- Au nom du même comité , M. Combes donne lecture, pour M. Le Chatelier, d’un rapport sur un mémoire de M. de Marsilly, ingénieur des mines, à Amiens, sur lé lavage de la houille en Belgique.
- Ce système, qui permet de purifier à peu de frais le combustible de prix et de qualité inférieurs, a déjà fait une sorte de révolution dans l’industrie des chemins dé'fer
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- où l’emploi d’un coke peu chargé de cendres, d’une qualité très-régulière, a exercé une très-salutaire influence sur l’économie du service.
- On n’a appliqué ce procédé en France qu’à des houilles très-impures ; il reste à le propager sur les bassins qui donnent des houilles de qualité ordinaire.
- G’est au point de vue des applications qui peuvent être faites à l’industrie métallurgique, à la fabrication du gaz, à la fonderie, à la forge que le travail de M. de Mar-silly est intéressant.
- Le comité pense qu’il serait utile d’insérer le mémoire de cet ingénieur dans le Bul-îetin, soit en entier, soit par extrait.
- M. Combes croit devoir rectifier une légère inexactitude du rapport. Il rappelle que, dans l’ouvrage publié par lui sous le titre de Traité de l’exploitation des mines, il a décrit une machine pour cribler les charbons menus, en faisant observer qu’à Saint-Etienne les charbons gros étaient le plus souvent triés à la main, afin d’éviter la casse qui donne lieu à une énorme diminution de valeur. Quant aux charbons fins, ceux qui proviennent de houilles grasses, propres à la forge et à la fabrication du coke et qui ont une valeur assez grande, il importe qu’ils soient bien débarrassés des schistes et des matières terreuses. Par un triage à la main exécuté à l’intérieur de la mine et un second triage exécuté au jour, on enlève les schistes en fragments assez gros; mais il reste encore des schistes en petits fragments et des terres divisées qu’il était impossible de séparer à la main. On passe alors au crible à l’eau les charbons fins de bonne qualité. Il n’est donc pas exact de dire qu’en France on n’a appliqué le procédé de lavage qu’à des houilles très-impures.
- Le conseil approuve le rapport avec la rectification demandée par M. Combes; il renvoie la notice de M. de Marsilly à la commission du Bulletin, qui jugera si elle sera publiée en entier ou par extrait.
- M. Sainte-Preuve demande d’ajouter un mot aux observations qu’il a faites au commencement de la séance. Ainsi qu’il l’a annoncé, il y a deux ans, au savant professeur de mécanique appliquée à l’école des mines, la force centrifuge s’applique avantageusement au lavage des minerais en général, et particulièrement à la séparation des charbons des schistes et des autres matières terreuses, dont l’assemblage constitue les houilles, les anthracites, les lignites plus ou moins impurs.
- Communications. — Saccharimètre. M. Jules Dubosc-Soleil donne des explications sur les perfectionnements que M. Henri Soleil et lui ont apportés au saccharimètre de M. Soleil, dont l’usage se propage de plus en plus.
- Pour apprécier d’une manière rigoureuse la déviation du plan de polarisation produite par une dissolution saccharifère, M. Soleil avait inventé la compensation formée de deux longs prismes de quartz parfaitement purs, homogènes, identiques et rectangulaires, et qui glissaient parallèlement l’un sur l’autre.
- Autrefois, quand les moyens d’analyse ou d’examen étaient encore imparfaits, tous les quartz paraissaient purs et homogènes; mais avec les appareils optiques si sensibles que les progrès de la science ont créés, un quartz homogène et pur à cristallisation régulière et simple, sur une largeur de 6 centimètres, longueur du compensateur de
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- M. Soleil, est devenu, après deux années de fabrication, une exception tellement rare, que MM. Dubosc-Soleil et Henri Soleil ont été obligés ou de renoncer à fournir plus longtemps des saecharimètres, ou d’arriver, par une modification substantielle, à n’employer que des prismes de quartz beaucoup moins étendus.
- Cette difficulté s’est présentée à eux au moment où, venant de succéder à leur père et beau-père, ils avaient à maintenir la réputation de ses ateliers; ils l’ont résolue complètement après plusieurs mois d’études et d’essais.
- Le nouveau compensateur, sous des proportions très-réduites, est beaucoup plus sensible que le premier. Auparavant les déviations ne pouvaient être évaluées, à un centième près, que médiatement par l’intervention d’un vernier; dans le nouveau modèle, l’o^ pérateur lit directement, sur un tambour ou cercle divisé, la richesse saccharifère de la dissolution à un centième ou même à un demi-centième près.
- Jusqu’ici les tubes qui renfermaient les dissolutions à analyser étaient en verre et se brisaient sous l’effort des pressions brusques et ÿiégales qu’ils avaient à subir; MM. Dubosc-Soleil et Soleil fils les ont remplacés par des tubes en cuivre simplement étamés quand on n’a à faire qu’une observation directe sur des sucres neutres, argentés à l’intérieur quand il faut recourir à l’inversion par les acides.
- Pour faire mieux ressortir la différence entre l’ancien et le nouveau compensateur, M. Dubosc-Soleil trace, sur le tableau, des figures et les accompagne d’explications qui en rendent l’intelligence facile.
- M. le président remercie M. Dubosc-Soleil de son intéressante communication.
- M. le président entretient le conseil de nouveaux perfectionnements apportés à l’art photographique par M. Talbot, qui a découvert une substance pouvant remplacer le papier et dispensant de l’emploi du nitrate d’argent.
- PARIS.—IMPRIMERIE DE MADAME VEÜVE BOUCHARD-HUZARD, RUE DE L’ÉPERON , 5
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- LISTE, PAR ORDRE METHODIQUE DES MATIÈRES,
- DES BREVETS D’INVENTION ET DE PERFECTIONNEMENT
- délivrés en Angleterre pendant l'année 1849.
- Nota. La durée des brevets est de quatorze ans. lies brevets d’importation sont indiqués par un astérisque.
- ACIER.
- 1. M. J. Holland, h Clapham; nouveau procédé de fabrication de l’acier. (18 juillet. — Pub. Lond. journ of arts, août i85o, p. 4°0*
- 2. M. Marshall Heath, à Hanwell (Middle-sex ) ; perfectionnements dans la fabrication de l’acier. ( 6 septembre. — Pub. Rep. ot patent inv., mai i85o, p. 29 r )
- AFFUT.
- 3. M. A. TVoolett, à Liverpool; construction des affûts de canon. ( 3 avril. — Pub. Rep. of patent inv., novembre 1849» p* 265. )
- ALLUMETTES.
- 4- M. Jarvis Palmer, à Camberwell ; fabrication des allumettes et autres moyens d’enflammer les corps combustibles. ( 12 février.— Pub. Mecli. Mag., août 1849, p- 161.)
- 5. M. Knapp, à Londres; préparation du bois pour en faire des allumettes. (17 avril. — Pub. Lond. journ. of arts, janvier i85o, p. 407.)
- AMIDON.
- 6. MM. H. Atieood et J. Renton, à Londres; fabrication de l’amidon et autres produits analogues. ( i3 septembre.— Pub. Lond. journ. of arts, juillet i85o, p. 389. )
- ANCRES.
- 7. M. Osgood Ficld, à Londres ; nouvelle construction des ancres de vaisseaux. ( 5 juin. — Pub. Rep. of patent inv., janvier i85o,
- p 8. ;
- APPRET.
- 8. M. TV. Cruin, à Thornielbank, enÉcosse;
- perfectionnements dans l’apprêt des tissus.
- ( 3 décembre.)
- ARMES A FEU.
- 9. M. TV. Betts, à Londres; fabrication perfectionnée des capsules pour armes à feu. (12 janvier. - Pub. Rep. of patent inv., février i85o, p. 101.)
- 10 M. Needham, à Londres; nouvelles armes à feu. ( 20 janvier. — Pub. Mech. Mag., juillet 184g, P- 91 • )
- 11 .Le meme; perfectionnements dans la construction des armes à feu. ( 20 juillet. — Pub. Mech. Mag. , août 1849, p. 127.)
- 12. M. G. Manlon et J. Harrington, à Londres; nouveau moyen d’amorcer les fusils et de les décharger. (28 mars.—Pub. Rep. of patent inv., décembre 184g, p- 356. )
- 13. M. de Chaleauvlllard, de Paris; nouvelle construction des fusils, cartouches, balles, baïonnettes et des canons. ( i5 mai. — Pub. Mech. Mag., novembre i84g, p. 5oo.)*
- 14. M. H. Ritchfe, à Brixtou; nouvelles armes à feu. ( 7 juin.—Pub. Mech. Mag., décembre 1849, p. 674.)
- 15. M. S. Colt, à Londres; perfectionnements dans les armes à feu. ( 20 juin. — Pub. Lond. journ. of arts, mars i85o, p. 90.)
- 16. M. Rockc Cooper, à Birmingham; perfectionnements dans la construction des armes à feu. ( 20 septembre. — Pub. Rep. of patent inv., mai i85o, p. 287.)
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- jij. M. C. Charpillon, de Paris; nouvelle batterie de fusil et de pistolets. (29 décembre.)
- BAIGNOIRES.
- 18. MM. Tongue Rttfford, J. Marson et J. Finch, à Bradley f Worcester ) ; nouvelle construction des baignoires et des baquets de blanchisseuses. (28 novembre.)
- BALANCES.
- 19 M. Chambers Day, à Birmingham ; nouvelles machines à peser. ( 14 février. — Pub. Rep. of patent inv. , novembre 1849, p. 211. )
- 20. M. J. Béranger, de Lyon; nouvelles balances. ( 19 mars. — Pub. Lond. journ. oi arts, mai i85o, p. 217. )
- BANDAGES. if
- 21. M. /. TVilson, à Londres; nouveau sys tème de bandages. ( Ier mai. — Pub. Lond. journ. of arts, décembre 1849, p. 336.)
- BIÈRE.
- 22. M. R. Johnson, à Blackburn, comté de Lancaster; préparation de la drêche pour la fabrication de la bière, f 23 janvier. — Pub. Mech. Mag., juillet 1849, p. 93 )
- 23. M. J. Lawrence, à Colnbrook, comté de Middlesex; perfectionnements dans le brassage de l’ale, da porter et autres bières. ( 28 mars.
- — Pub. Mech. Mag., octobre 1849, P- 329.)
- 24. M. S. Stocker, à Londres; perfectionnements dans la fabrication de la bière et des appareils servant à cet usage. ( 17 novembre.
- — Pub. Mech. Mag., mai i85o, p. 4'7-)
- BLANC DE PLOMB.
- 25. M. Disbrowc Rodgers, à Londres; perfectionnements dans la fabrication du blanc de plomb. ( i*15 août. — Pub Rep. of patent inv., mars t85o, p. 172 )
- blanchiment.
- 26. M. J. Barnes, à Church, comté de Lancaster ; appareil pour blanchir, nettoyer et apprêter les matières fibreuses, soit à l’état brut, soit fabriquées. ( 8 février. )
- 27. M. P. J. David, de Paris; nouveau procédé de blanchiment du colon. ( 28 février.
- — Pub. Rep. of patent inv., octobre 1849,
- p. a»3.)
- 28* M, A. Mae-Dougall, à Lancaster; moyen de retirer des produits utiles des eaux de lavage et de blanchir les étoffes de laine et de coton. ( 20 mars. — Pub. Lond. journ. of
- arts, janvier i85o, p. 410.)
- 29. MM. Th. Cocksey, à Little - Bolton, comté de Lancaster, et J. Nightingale, à Brighton; machines pour faciliter le blanchiment et le nettoyage des tissus de coton et autres. ( 16 avril. — Pub. Rep. of patent inv., décembre 1849, p. 353.)
- 30. M. J. Thom, à Avdwick, près Manchester; perfectionnements dans le système de blanchiment et de nettoyage de la soie, de la laine et du coton. ( i5 mai. — Pub. Mech* Mag., novembre 1849, p. 5oo.)
- 31. M. J. TVood, à Bucklesbury; procédé de blanchiment des matières organiques, ( 24 juillet. )
- BOÎTES.
- 32. M. TV. Geeves, à Battlebridge ; fabri cation des boîtes pour allumettes et pour d’autres usages. ( ier août. — Pub. Mech. Mag., février i85o, p. ii8.)
- BOIS.
- 33. M. Henry Francis , à Chelsea ; machine à couper et scier le bois. ( 4 janvier. — Pub. Rep. of patent inv., août 1849, p. 93.)
- 34. M. J. Hamillon , à Londres ; machine à scier le bois. 1 18 janvier. — Pub. Rep. of paient inv., janvier i85o, p. 1.)
- 35. MM. G. Tkomson et J. Elmes,à Londres ; machine pour couper et raboter les bois de sapin. ( 28 mars. —- Pub. Mech. Mag., octobre 1849, P’ 329.)
- 36. M. TV. F a mes s, à Liverpool; macliine propre à houveter, couper, percer et creuser le bois et à y pratiquer des languettes et queues-d’aronde. ( 9 août. — Pub. Mech. Mag., février i85o, p. 139.)
- 37. M. Robert Terry, à Londres; perfectionnements dans la préparation du bois de chauffage. ( 6 septembre.— Pub. Mech. Mag., mars i85o, p. 196.)
- 38. M. M. Barker, à Londres ; nouvelles machines à scier ou couper le bois et les rné-
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- taux. ( 10 novembre. — Pub. Mech. Mag., mai i85o, p. 398.)
- BOISSELLERIE.
- 39. M. Meadows, à Londres; nouveau système de fabrication des objets de boissellerie. (27 septembre. — Pub. Rep. of patent inv., mai i85o, p. 284. )
- BONNETERIE.
- 40. M. H. Dunington, à Nottingham ; fabrication des articles de bonneterie et des gants en tricot. (3 avril. — Pub. Rep. oï patent inv., décembre 1849, P* 34i»)
- 41. MM . Townsend et Moulder, à Leices-ter; métier à fabriquer des articles de bonneterie et autres tissus à mailles. ( i3 février. — Pub. Mech. Mag., août 1849, P* *62.)
- 42. MM. 7'h. Keely et TV. Wilkinson, à Nottingham; fabrication des tissus à mailles ou élastiques. ( 10 novembre. )
- 43. M. TV. Hancock, à Melbourne , comté de Derby; fabrication des objets de bonneterie et des tissus à mailles. ( 17 novembre. — Pub. Mech. Mag., mai i85o,p. 4T6.)
- BOUCLES.
- 44* M. S. Carpenter, à Birmingham; nouveau système d’attache des vêtements pouvant remplacer les boucles. ( 3 avril. — Pub. Lond. journ. of arts, novembre 1849, p. 262. )*
- BOUTONS.
- 45. MM. G. Newey et J. Newman, à Birmingham; fabrication des boutons et autres moyens d’attacher les vêtements. (28 novembre.)
- BRIQUES.
- 46. MM. Th. Whaley et Ashton Lightoller, à Ghorley, comté de Lancaster; machines et appareils pour fabriquer les briques et les tuiles. ( 3 mai. — Pub. Mech. Mag. , novembre l849»P 44o )
- 47. M. TV. Morris, à Londres; préparation de l’argile et fabrication des briques, tuiles, etc. ( 2 novembre. — Pub. Rep of patent inv., juin i85o, p. 358.)
- 48. M. Th. Grimsley, à Oxford; perfectionnements dans la fabrication des briques et des tuiles. ( 10 décembre. )
- 49. M. H. Roberts, à Londres; nouveau système de fabrication des briques et des tuiles
- ( i5 décembre. — Pub. Lond. journ. of arts, juillet i85o, p. 389. )
- BRODERIES.
- 50. M. C. Morey, à Manchester; moyen d’appliquer des broderies et des figures sur tissus. (3o août.—Pub. Mech. Mag., mars i85o,
- p. 194.)
- CABESTANS.
- 51. M. F. Hobler, à Bucklersbury; construction des axes ou rouleaux des cabestans et treuils. ( 11 janvier. — Pub. Rep. of patent inv., septembre 1849, p. «33. )
- CABLES.
- 52. M. R. Pollard, à Topham , comté de Devon ; nouvelle machine à faire des câbles. (28 février. —Pub. Mech. Mag., septembre
- 1849, P- i940
- 53. M. Buck Wilson, à Sainte-Hélène, comté de Lancaster; perfectionnement dans la fabrication des câbles en fil de fer. (8 novembre.— Pub. Mech. Mag., mai i85o, p. 37g. )
- CAFETIÈRES.
- 5j. M. P. Prêt erre, du Havre, en France; nouvelle construction dés cafetières , des théières et des appareils de cuisine. (i3 septembre.—Pub. Rep. of patent inv., avril i85o, p. i93.)
- CAOUTCHOUC.
- 55. M. C. Nickels, à Londres; nouveau mode de préparation du caoutchouc. ( 11 janvier. — Pub. Rep. of patent inv., avril i85o, p. 224.)
- 56. MM. G. Simpson, à Newington-Butts, et T. Forster, à Streathain; traitement des dissolutions de caoutchouc et autres gommes. (26 avril. — Pub. Rep. of patent inv., décembre 1849, p. 3440
- CARDAGE.
- 57. M. J. Ormerod, à Manchester; perfectionnements dans le cardage du coton et autres matières filamenteuses. ( 19 avril. — Pub. Mech. Mag., octobre i849, p. 4°4- )
- CARDES.
- 58. M. A. Boucher, de Paris ; nouvelle fa-
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- Jjrication des cardes. ( i-tr août. — Pub. Mech. Mag., février i85o, p. 113.)
- CHANDELIERS.
- 59. M. Ford Sturges , à Birmingham ; nouveau chandelier et pied de lampe. (i4 février.)
- CHANDELLES.
- 60. M. Ferguson TVilson, à Londres ; fabrication des chandelles et des veilleuses. ( 14 mars. —Pub. Lond. journ. ofarts, janvier i85o, p. 4°8-)
- 61. M. J. Childs, à Londres; nouvelle fabrication des chandelles et des veilleuses. ( 16 avril. — Pub. Mech. Mag., octobre 1849, p. 378.)
- 62. M. O, Palmer, à Londres; perfectionnements dans la fabrication des chandelles. ( 2 novembre. —- Pub. Mech. Mag., mai i85o, p. 375. )
- 63. Le meme; fabrication des chandelles, des mèches et des lampes. ( 29 décembre. )
- CHAPEAUX.
- 64- M. Talbot Tyler, à Londres; fabrication des chapeaux, casquettes, etc. ( 25 janvier. — Pub. Lond. journ. of arls , septembre 1849, p. 99. )
- 65. M. F. Vouillon, à Londres; nouvelle fabrication des chapeaux, casquettes, etc. ( 28 mars. — Pub. Lond. journ. of arts, janvier i85o, p. 388. )
- CHARPIE.
- 66. M. TV. Garnett Taylor, à Burton-House, comté de Westmoreland ; préparation de la charpie et machine employée à cet usage. ( 24 novembre. )
- CHAUDIÈRES.
- 67. M. E. Nevjton, à Londres; construction des chaudières et autres générateurs à vapeur. ( 17 avril. — Pub. Lond. journ. of arts, janvier i85o, p. 17. )*
- 68. Le meme; perfectionnements dans la construction des chaudières à vapeur. (23 août. — Pub. Lond. journ. of arts, mai i85o, p. 248. ) "
- 69. M. Horsley, à Ryde, île de Wight ; moyen de prévenir les incrustations des chaudières à vapeur et de filtrer l’eau. ( 26 avril.
- — Pub. Lond. journ. of arts, décembre 1849, p. 335. )
- 70. M. A. Brooman, à Londres; nouveaux générateurs à vapeur. ( 4 juillet.—Pub. Mech. Mag., janvier i85o, p. 39. ) *
- 71. M. Howe Holdsworlh. à Beacon ( Dart-mouth ); construction des chaudières propres à être employées à bord des navires à vapeur. ( 9 août. — Pub. Rep. of patent inv., avril 185o, p. i6\. )
- 72. M. Lemaître, de Paris; machine pour faire les bagues servant à fixe* les tubes des chaudières à vapeur. ( 16 août. — Pub. Mech. Mag., février i85o, p. i58. )
- 73. M. Bonis ter, à Birmingham; fabrication des tubes pour les chaudières des locomotives et autres. ( 12 octobre. — Pub. Rep. of patent inv., mai i85o, p. 295. )
- CHAUFFAGE.
- 74- MM. TVilkins et Stacey; nouveau système de chauffage et d’ébullition des liquides. ( 3o janvier. — Pub. Rep. of patent inv., septembre 1849, P- l4I- )
- 'j5. MM. H. Crosley et Goldsworthy, à Londres ; appareil pour chauffer et éclairer, et pour dessécher certaines substances. ( 28 février. — Pub. Mech. Mag. , septembre 1849, p. 236.)
- 76. M. A. Swan, à Kirkaldy, comté de Fife; nouveaux appareils de chauffage et moyen d’appliquer l’air chaud aux établissements. ( 14 mars. — Pub. Mech. Mag., septembre 1849, p. 282, et octobre, p. 362. )
- 77. M. S. Hall, à Londres; nouvel appareil pour effectuer la combustion de la houille, brûler la fumée et prévenir l’explosion des chaudières à vapeur. ( 19 mars. — Pub. Mech. Mag., septembre 1849, P1 )
- 78. M. TV. Newton, à Londres; construction des poêles, foyers, grilles et autres appareils de chauffage. ( 5 juin. — Pub. Lond. journ. of arts, mars i85o, p. 76. )*
- 79. M. J. Brotvne, à Londres; nouveaux appareils pour favoriser le chauffage par les foyers et les fourneaux. (4 juillet. — Pub. Lond. journ. of arts, mars 18S0, p. 94. )
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- 80. M. Owen Edward, à Brompton; emploi du gaz pour produire une chaleur rayonnante. (20 septembre. — Pub. Mech. Mag., mars i85o, p. ?.38. )
- 81. M. TV. Boggett, à Londres; nouveau système de chauffage et d’évaporation des fluides. ( 27 septembre. )
- 82. M. Gillard, de Paris ; perfection dans la production du chauffage et de l’éclairage en général. ( 22 novembre. )
- CHAUSSURES.
- 83. M. Buck'er, à Londres; fabrication des bottes et des souliers. ( 16 janvier. — Pub. Mech. Mag., juillet 1849, p- 67. ) *
- 84 M. E. TValker, à Birmingham; perfectionnements dans la confection des bottes et des souliers. ( 18 juillet. — Pub. Mech. Mag., janvier i85o, p. 75. )
- CHEMINS DE FER.
- 85. M. C. Haverkam Greenbnw, à Londres; perfectionnements dans la construction des chemins de fer atmosphériques. ( 13 janvier.— Pub. Mech. Mag., juillet 1849, p. 6j. )
- 86. M TV. Bar/otc, à Derby; nouvelle construction des chemins de fer. ( 23 janvier. — Pub. Rep. of patent inv., septembre 1849, p. 136.)
- 87. M TVilcox Sle/gh, à Chiswiek ( Middle-sex); moyen de prévenir les accidents produits par les chocs sur les chemins de fer. ( 8 février. — Pub. Mech. Mag., août 1849, p. 14*• )
- 88. M. TVh tworth, à Hull; moyen de prévenir les accidents sur les chemins de fer. ( 17 février. — Pub. Rep. of patent inv., octobre 1849, p. 204. )
- 89. M. Perceval Parsons, à Lewishain, comté de Kent; peifectionneinents dans la construction des chemins de fer et des véhicules qui roulent sur ces chemins. ( 28 février. — Pub. Mech. Mag., septembre 1849, p. 211. )
- go. M. O. Reynolds, à Dedham, comté d’Essex ; nouvelle construction de chemins de fer. ( 28 mars. — Pub. Mech. Mag., octobre ï84g, p. 331. )
- gt. M. Faulconbridge, à Londres; tuyaux
- et soupapes pour chemins de fer atmosphériques. ( 26 avril. )
- 92. M. E. Colegrave, à Brighton ; nouveau moyen de communication entre les voyageurs et le conducteur d’un convoi de chemin de fer ( 22 mai. — Pub. Lond. journ. of arts, janvier i85o, p 377. )
- g3. M. S. Dunn, à Doncaster; construction des tunnels et autres travaux d’art pour chemins de fer. ( 5 juin. )
- g4- M. TV. Barlow, à Blackheath ; perfectionnements dans la construction des chemins de fer. ( 14 juin. — Pub. Rep. of patent inv., février i85o, p. 72. )
- g5. M. E. TT'oods, à Liverpool ; plateaux tournants pour chemins de fer. ( 28 juin. —. Pub. Lond. journ. of arts, mars i85o, p. 73. )
- 96. M. Rcwland Brolherhood, à Cliipenham (Wilts); moyen de couvrir les trains des chemins de fer et les voitures de manière à garantir les marchandises de toute avarie. ( 18 juillet. — Pub. Mech. Mag., janvier i85o, p. 5g. )
- 97. M. Chamemy, de Paris ; nouveau système de chemins de fer dit hélicoïdal, t i3 septembre. — Pub. Mech. Mag., mars i85o , p. 258 )
- 98. MM. Handley, Duncan et Glashan , à Londres ; nouveaux freins pour les chemins de fer (20 septembre. — Pub. Rep. of patent inv , mai i85o, p. 280. )
- 99. M. Eorkington, à Bury, comté de Lancaster; nouveaux coussinets pour chemins de fer. ( 12 ocsobre.— Pub. Lond. journ. of arts, juin i85o, p. 3i5 )
- 100. M. H. Henson, à Hampstead ( Middle-sex ) ; perfectionnements dans la construction des chemins de fer et des waggons. ( io novembre. )
- 1 o 1. M. G. TVhyt es, à Reigate, comté de Surrey; appareil pour ajuster et fixer les rails des chemins de fer. ( i5 décembre. )
- CHEMISES.
- 102. M. J. Hulot, de Paris; nouvelle étoffe pour chemises. ( 5 juin. —Pub. Rep. of patent inv., mars i85o, p. i36. )
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- ÇHJRURGIE.
- io3. M. A. Broomann, à Londres; nouvelles jambes artificielles. ( 27 janvier. — Pub. Mech. Mag., août 1849, p. 116. ) *
- io4- M. Moses Poole, à Londres; appareil pour retirer les fluides du corps humain et des animaux. ( i5 mai. — Pub. Mech. Mag., novembre 1849? P- 5°0,)*
- CLOUS.
- io5t M. W, Goose, à Birmingham; nouvelle machine à faire les clous. ( 5 juin. — Pub. Lond. journ. of arts, avril i85o, p. 160. ) *
- COMBUSTIBLE.
- 106. M. Snowden, à Londres; machine pour mouler et comprimer le combustible artificiel et les briques. ( 6février.—Pub. Mech. Mag., août 1849, P r42i )
- 107. M. TV. H. Greeny à Londres; préparation d’un nouveau combustible. ( 5 mars. — Pub Lond. journ. of arts, décembre 1849,
- P, 3<5. )*
- 108. M. Buckwell, à Londres; moyen de comprimer et de solidifier le combustible et autres matériaux. ( 28 mars. — Pub. Rep. of patent inv., décembre 1849, p. 378. )
- 109. M. II. Bessemer, à Londres; préparation d’un nouveau combustible et appareil pour alimenter les fourneaux. ( 20 septembre. — Pub. Mech. Mag., mars i85o, p 289. )
- 110. M. C. Cowper,k Londres; moyen d’épurer le charbon et de fabriquer le coke et autres combustibles. ( 2 novembre. — Pub. Mech. Mag., mai i85o, p. 377. )
- COMPTEURS.
- 111. M. TV. Parkinson, à Londres; nouveaux compteurs pour le gaz et moyen de régler l’écoulement des fluides. ( 20 mars. — Pub. civ. engineer’s journ., novembre 1849, p. 336, et Mech. Mag., septembre 1849, p 290.)
- 112. MM. D. Hulett et Birch Paddon. à Londres ; nouvelle construction des compteurs et régulateurs du gaz. ( 18 octobre, -r Pub. Mech. Mag , avril i85o, p. 33n, et mai, p. 342. )
- 113. M. J. PownaII y à Kensington; moyen d’enregistrer le nombre des personnes qui en-
- trent dans les voitures publiques. ( 17 novembre. — Pub. Mech. Mag., mai i85o, p. 416 )
- 114. M. C. Lizars, de Paris; perfectionnements dans la construction des compteurs à gaz. ( 15 décembre. )*
- CONSTRUCTIONS CIVILES.
- 115. M. J. y ajlor, à Londres ; moyen de construire et de consolider les murs. ( 8 février. — Pub. Lond. journ. of arts, septembre 1849, P- 97>)
- CONSTRUCTIONS HYDRAULIQUES.
- 116 M. H. Smith, à Londres; construction des jetées, brise-lames et bouées. ( 5 juin.—. Pub, Mech. Mag., décembre 1849, p. 55o. )
- CONSTRUCTIONS NAVALES.
- T 17. M. J. Christophers, à Keavitree, comté de Devon ; perfectionnements dans l’architecture navale. ( 12 octobre. — Pub. Mech. Mag., avril ilr5o, p. 318. )
- CORDAGES.
- 118. M. A. Smith, à Londres; machine pour fabriquer des câbles et des cordages en fil de fer. ( 24 mai- — Pub. Mech. Mag., décembre 1849, p. 516. )
- CORSETS.
- 119. MM. Thomas et Marsh, à Londres; fabrication des corsets, des tissus à mailles, et autres parties du vêtement. ( 9 août. — Pub. Mech. Mag., février i85o, p. i38. )
- COTON.
- 120. M. F. A. Calvert, à Manchester; moyen d’épurer et de préparer le coton, la laine et autres matières fi amenteuses. (18 janvier — Pub. Mech. Mag. judlet 1849- P- 88 )
- 121. M. E. Lord y à Todmorden, comté de Lancaster; machines et appareils pour préparer le cotou et autres matières filamenteuses.
- ( 13 février. — Pub. Mech. Mag., août 1849, p. 162. )
- 122. M. Mathieu Kennedy y à Manchester; nouvelle méthode pour emballer le coton et autres matières filamenteuses. ( 3 mai.—Pub. Rep. of patent inv., décembre 1849, p. 346. )
- COULEURS.
- 123. M. Constantine JenningSy à Bermond-
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- sey; appareil pour broyer et mélanger les couleurs , et fabrication du blanc de plomb. ( 5 mars. )
- 124- M. C. Barlow, à Londres; fabrication de certaines couleurs. ( 29 novembre. ) *
- ï25. M. B. Fawcett, à Londres; perfectionnements dans les couleurs pour la peinture et les appareils propres à cet usage. ( i5 décembre. )
- COURROIES.
- 126. M. J. Haines, à Londres; fabrication des courroies pour transmettre le mouvement aux machines, des tuyaux à incendie et des tampons pour chemins de fer. ( 2 novembre. — Pub. Rep. of patent inv., juin i85o, p. 302. )
- COUTELLERIE.
- 127. M. Nicholas Greening, à Sheffield ; fabrication des couteaux et des fourchettes. ( 17 avril. —Pub. Lond. journ. of arts, novembre 1849, P* 2^3. )
- COUTURE.
- j 28. M. H. Parnall, à Londres ; instrument pour faciliter la couture des vêtements. (i3 novembre. — Pub. Mecli. Mag., mai i85o , p. 397.)
- CUIR.
- 129. M. C. Clarkson , à Londres ; fabrication et application du cuir et de certaines matières végétales combinées ou mêlées avec le cuir, le caoutchouc, pour les rendre imperméables. ( 8 février. — Pub. Mech. Mag., août 1849, p. x 41 • )
- 130. M. TV. Harris, à Battersea, comté de Surrey; nouvelle méthode pour préparer le cuir. ( 12 février. )
- 131. M. V. Newton, à Londres; perfectionnements dans la fabrication du cuir. ( 17 novembre. — Pub. Lond. journ. of arts, juin i85o, p. 3io. ) *
- CUIVRE.
- 132. M. Hay Thomson, à Glasgow; nouveau système de fonte du cuivre et d’autres métaux. ( 14 mars. — Pub. Lond. journ. of arts, octobre 1849, P* )
- DENTELLES.
- i33. M. E. Newton, à Londres; nouveaux métiers pour fabriquer la dentelle et autres tissus réticulaires. ( 16 avril.—Pub. Lond. journ of arts, janvier i85o, p. 391. ) *
- i34* M. Oldknow, de Lille, en France-perfectionnements dans la fabrication des dentelles. ( i5 décembre. )
- DENTS.
- 135. M. Fellows Harrington , à Plymouth ; fabrication des râteliers et dents artificielles. (ier août. — Pub. Mech. Mag., février i85o, p. 119. )
- DISTILLATION.
- 136. M. C. Montgomeryy à Londres; nouveaux procédés de distillation , de rectification et de brassage. ( 3 décembre. )
- DRAPS.
- 137. M. J. Giblett, à Trowbridge, comté de Wilts; perfectionnements dans la fabrication des draps. ( 10 février.—Pub. Lond. journ. of arts, septembre 1849, p. 117.)
- 138. M. C. Nickels, à Londres ; fabrication des draps et autres étoffes de laine. ( 12 février. —Pub. Mech. Mag., août 1849, p. 161. )
- 139. Le meme; nouvelle fabrication des draps et autres tissus. ( 26 juin.— Pub. Mech. Mag., décembre 1849, p. 619. )
- EAU DE MER.
- 140. M. TV. Macbride , à Sligo ( Irlande ) ; nouvel appareil et procédés pour convertir l’eau salée en eau douce et pour oxygéner l’eau. ( 2 avril. — Pub. Mech. Mag., octobre 1849, p. 333. ) *
- 141. M. J. Murdoch, à Londres; moyen de convertir l’eau de mer en eau douce, et de ventiler les vaisseaux. ( iïT août. — Pub. Mech. Mag., février i85o,p. ïi5.)*
- ÉCLAIRAGE.
- i4'2- M. C. T. Pearce, à Londres; appareil pour produire la lumière au moyen de l’étincelle électrique. ( 16 février. — Pub. Rep. of patent inv., octobre 1849, p. 194* )
- i43. M. A. Ador, de Paris; nouveau moyen de produire de la lumière. ( 24 novembre. — Pub. Lond. journ. ofarts, août i85o,p. 2.4.)
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- ÉCRITURE.
- j44- M. TV. Thomson, à Londres; nouveaux nstruments pour écrire et dessiner. ( 4 juillet. —Pub. Mech. Mag., janvier i85o, p. 37. )
- ÉLECTRICITÉ.
- 145. MM. R. Weare, de Birkenhead ( Che-shire), et P. Piggott, de Londres; batterie électrique, et moyen de produire la lumière électrique et d’appliquer l’électricité à la transmission des signes de correspondance. ( 4 juillet. )
- 146. MM. E. Staile et TV. Petrie, à Londres ; perfectionnements dans la construction des appareils électriques et galvaniques, et leur application à l’éclairage. ( 20 septembre. — Pub. Mech. Mag., mars i85o, p. 246, et avril, p. 262. )
- EMBOÜCHOIRS.
- 147. M. /. de B air os, à Paris; machines pour faire des embouchoirs de bottes, des formes de souliers et des bois de fusils, (14 mars.)
- ENCRIERS.
- 148. MM. Haie 'Thompson et E. E'amis h , à Londres; nouvelle fabrication des encriers, des moutardiers et autres vases en verre. ( 19 décembre. -— Pub. Lond. journ. of arts, août i85o, p. 21. )
- ENGRAIS.
- i49- M. Mariot Blashfield, à Londres; composition d’un nouvel engrais. ( 27 septembre, —Pub. Rep. of patent inv., mai i85o, p. 297.)
- 150. M. Debell Tuckett, à Plymouth, comté de Devon; nouveau procédé de préparation d’un engrais nommé superphosphate de chaux. ( 18 octobre. — Pub. Lond. journ, of arts, janvier i85o, p. 399. )
- 151. M. Legras, de Paris; moyen de séparer et de désinfecter les matières fécales pour la fabrication des engrais. ( 3o novembre. — Pub. Mech. Mag., juin i85o,p. 457. )
- ENSEIGNES.
- 162. M. Rowan Moore, à Londres; disposition de lettres et figures applicables aux enseignes des boutiques et autres. ( i4 mars. —
- Pub. Lond. journ. of arts, octobre 1849»
- P* *79-)
- ENVELOPPES.
- 153. M. TVorsdell, à Birmingham ; perfectionnements dans la fabrication des enveloppes de lettres et des boîtes. (17 novembre.— Pub. Mech. Mag., mai i85o, p. 415. )
- ÉQUIPEMENTS MILITAIRES.
- i54- M. Coverley Griffa , à Londres ; nouveaux objets d’équipement militaire. ( 20 juin. —Pub. Mech. Mag., décembre 1849, P* 617.)
- ESSIEUX.
- 155. MM. C. Geach et T. TValker, à Londres; nouvelle fabrication des essieux de voitures. ( 2 avril. )
- 156. M. Kilner,h Slieffield; nouveau système d’essieux et de roues des véhicules employés sur les chemins de fer et autres. ( 24 avril. — Pub. Lond. journ. of arts, décembre 1849 > p. 3i9.)
- 157. M. J. Barrans, à Deptford, comté de Kent ; nouvelle construction des essieux et des boîtes de roues pour locomotives et autres véhicules, ( 24 novembre. — Pub. Mech. Mag., juin i85o, p, 438. )
- ÉTOFFES.
- 158. M. P. Godefroy, à Londres; nouvelle méthode d’apprêter et de presser les étoffes. ( 16 janvier. — Pub. Rep. of patent inv., février i85o, p. 75. )
- 15g. M, H. Bernoulli Barlow, à Manchester ; fabrication des étoffes de laine rases. ( 29 janvier.—Pub. Mech. Mag., juillet 1849»
- P- 93- ) *
- 160. M. V. Newton, à Londres; fabrication des étoffes de laine feutrées. ( 19 mars.—Pub. Mech. Mag., septembre 1849, p- 285. )
- 161. M. M. Macferlane, à Glasgow; machines ou appareils pour sécher et apprêter les étoffes. (3o août. — Pub. Mech. Mag., mars 1800, p. 196. )
- 162. M. TV. Ackroyd, aux moulins de Bir-kenshaw, près Leeds , comté d’York; procédé pour dégraisser et apprêter les étoffes de laine.
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- Quarante-neuvième année. Septembre 1850.
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- ( ig décembre. — Pub. Rep. of patent inv., août i85o, p. 76. ) *
- ÉVAPORATION.
- i63. M. Th. Masters, à Londres ; appareils pour faire bouillir et évaporer les liquides et faire des infusions de certaines matières végétales et animales. ( 7 juin.- Pub. Mech. Mag., décembre 1849, p. 5^3. ;
- FARINE.
- 164* M. J. Smith, à Hare-Craig (Dundee) ; préparation de la farine pour en faire du pain, du biscuit et de la pâtisserie, ( 14 mars.—Pub. Rep. of patent inv., novembre 1849, p- 276. )
- 165. M. G. Hiriton Bovill, à Londres; nouveau procédé pour convertir le grain en farine. (5 juin. — Pub. Rep. of patent inv., mars 185o, p. 167. )
- FARDEAUX.
- 166. M. J. Robinson, à Londres ; machines pour monter et mouvoir des fardeaux. ( 4 juillet.—Pub. Mech. Mag., janvier i85o, p. 36.)
- FER.
- 167. M. R. Dugdale, à Brompton; nouveau procédé pour tremper et durcir les articles en fer. ( 13 janvier.— Pub. Lond. journ. of arts, février 185o, p. 26. )
- 168. M. C. Paris, de Paris; moyen de prévenir l’oxydation du fer. ( 28 janvier. — Pub. Lond. journ. ofarts, août 1849, p. 89. )*
- 169. M. C. Henry, de Paris; moyen de prévenir l’oxydation du fer. ( 28 janvier. ) *
- 170. M. Lawrence Hill, aux forges de Mo-therwell, près Hamilton ; perfectionnements dans la fabrication du fer. ( 8 février. — Pub. Rep. of patent inv., septembre 1849, p. i38. )*
- 171. MM. J. Baird et A. Whitelaw, à Gartsherrie , comté de Lanark ; nouveau procédé de fabrication du fer. ( 7 mars. — Pub. Mech. Mag., septembre 1849, p. 238. )
- 172. M. B. Thorneycroft, à Wolverhamp-ton ; fabrication des rails, des essieux et autres objets en fer qui exigent une grande solidité» ( 26 juin. — Pub. R,ep. of patent inv., mars i85o, p. i58. )
- 173. M. C. Knowles, à Lowell (Berkshire);
- perfectionnements dans la fabrication du fer et de l’acier. ( 4 juillet.— Pub. Mech. Mag,, janvier i85o, p. 25. )
- 174. M. Reuben Plant, à Dudley ( Wor-cester ) ; nouveau procédé de fabrication du fer forgé. ( 18 juillet. — Pub. Lond. journ. of arts, avril i85o, p. 170. )
- 176. M. B. Thompson, à Newcastle-upon-Tyne; perfectionnements dans la fabrication du fer. (' ier août.—Pub. Mech. Mag., février i85o, p. 119. )
- 176. M. C. Attwood, à Darlington , comté de Durham ; nouveau procédé de fabrication du fer. ( 5 octobre. )
- 177. M. C. Cowper, à Londres; moyen de tordre et de forger le fer pour le réduire en barres, axes, essieux, ancres et autres objets analogues. ( 2.4 novembre. — Pub. Mech. Mag., juin i85o, p. 437. ) *
- FERS DE CHEVAUX.
- 178. M. TV. Parry, à Plymouth ; nouveau mode de ferrage des chevaux, et fers de chevaux perfectionnés. ( 3 avril. — Pub. Rep. of patent inv., décembre 1849, p. 35g. )
- 179. M. R. Hobson, à Leeds, comté d’York; fabrication des fers de chevaux et appareil pour prendre la mesure de ces fers. ( i5 décembre. )
- FILATURE.
- 180. M. A. Berberis, à Londres; perfectionnements dans la filature de la soie et la construction des ourdissoirs pour la soie et autres matières filamenteuses. ( 16 janvier. — Pub. Rep. of patent inv., septembre 1849, p. i34- )
- 181. MM. Schaw, à Portlaw, comté de Waterford, et Fletcher Cottam, à Manchester; construction des métiers à filer et doubler le coton , la laine, la soie et autres matières fila-' menteuses. ( 25 janvier. — Pub. Mech. Mag., août 18^9, p. 116. )
- 182. M. Green Gibson, à Ardwich, près Manchester; métier pour préparer et filer le coton et autres matières filamenteuses et les préparer pour être tissés. ( 27 janvier. — Pub. Mech. Mag., août 1849, P- 11[6. )
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- i83. M. Wellmann Wright, à Chalford, comté de Glocester; nouveaux métiers à filer les matières filamenteuses. ( 3o janvier.— Pub. Rep. of patent inv., septembre 1849, P* I40«)
- 18/J- MM. J. Mason, à Rochdale, comté de Lancaster, et G. Collier, à Barnsley ( York ) : nouveau procédé de filature du coton et autres matières filamenteuses. ( 26 mars. — Pub. Mech. Mag., septembre 1849, P* 3o8. )
- 185. M. Sutcliffe, à Idle, près Bradford, comté d’York ; nouveau système de filature du coton, de la soie et autres matières filamenteuses. ( 8 mai. — Pub. Rep. of patent inv., février i85o, p. 65. )
- 186. M. H. Dodge, à Manchester; nouveau système de filature du coton et autres matières filamenteuses, et nouvel ourdissoir pour les filer. ( 10 mai. — Pub. Mecli. Mag., novembre 1849, p. 477. )
- 187. M. G. Bodmer, à Manchester ; perfectionnement dans la filature du coton, de la laine et autres matières filamenteuses. ( 5 juin. )
- 188. M. /. Combe, à Leeds, comté d’York ; machine à carder et à filer le lin, le coton et autres matières filamenteuses. ( 4 juillet. — Pub. Mech. Mag., janvier i85o, p. 39. )
- 189. M. J. Holt, à Todmorden (Lancaster); machines ou appareils pour la préparation du coton et autres matières filamenteuses. (24 juillet.— Pub. Mech. Mag., février i85o, p. 95.)
- 190. M. J. Potter, à Manchester; perfectionnements dans les machines à filer et doubler. ( 13 septembre. — Pub, Mech. Mag., mars i85o, p. 219. )
- 191. MM. J. Higgins et Th. Sholefield TVhitworlh, à Salford (Lancaster); métiers perfectionnés pour filer et doubler le coton, la laine, la soie et autres matières filamenteuses. (24 septembre. — Pub. Mech. Mag., avril 1849, P- 279- )
- 192. M. Fontainemoreau, à Londres; perfectionnements dans la filature des matières filamenteuses. (12 octobre.—Pub. Mech. Mag., avril i85o, p. 3ig. ) *
- 193. MM. Larkin et H. Rhodes, à Ardwick, comté de Lancaster ; métier pour préparer, fi-
- ler, doubler le coton et autres matières filamenteuses. (12 octobre. — Pub. Mech. Mag., avril i85o, p. 319. )
- 194. M. Felton Kirkman , à Londres ; nouveaux métiers pour filer et doubler le coton et autres matières filamenteuses. (18 octobre. — Pub. Mech. Mag., avril i85o, p. 339. )
- 195. M. Park Macindoe, à Mountlow, en Ecosse ; métiers pour filer et doubler le coton , la laine, la soie et autres matières filamenteuses. (2 novembre. — Pub. Mech. Mag., mai 185o, p. 376. )
- 196. M. A. Cottam, à Manchester; perfectionnement dans les machines à filer et doubler le coton, la laine, la soie et autres matières filamenteuses. ( 2 novembre. — Pub. Mech. Mag., mai i85o, p. 379. )*
- 197. MM. P. Fairbairn, à Leeds (York), et Iletherington, à Manchester ; construction des machines pour préparer et filer le coton, le lin et autres matières filamenteuses. ( 3 décembre. —Pub. Mech. Mag., juin i85o, p. 458. )
- 198. M. M. Eccles, à Blackburn , comté de Lancaster ; machines et appareils pour préparer, filer et tisser le coton et autres matières filamenteuses. ( 3 décembre. — Pub. Mech. Mag., juin i85o. )
- 199. M. D. Christie, à Salford, comté de Lancaster ; nouveau système de machines pour filer, doubler et préparer le coton, la laine et autres matières filamenteuses. (10 décembre.— Pub. Mech. Mag., juin i85o, p. 492. )*
- 200. MM. H. Jenkinson, à Salford, comté de Lancaster, et Th. Priestley, à Shuttleworth; métiers et appareils pour filer et doubler le coton, la laine, la soie et autres matières filamenteuses. ( 12 décembre. — Pub. Mech. Mag., juin i85o, p. 493. )
- FILETS.
- 201. M. O. Pecqueur, de Paris; métier à faire des filets pour la pêche. ( 3o août.—Pub Mech. Mag., mars i85o, p. 195. )
- FILTRATION.
- 202. MM. Th. Greenwood et F. Parker, à Londr es; nouveau tnode de filtration des sirops
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- FUSILS.
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- et autres liqueurs. ( 4 juillet. — Pub. Rep. of patent inv,, février i85o, p. 1i4* )
- FOURNEAUX.
- 203. M. G. Williams, à Tipton, comté de Stafford; construction des fourneaux à puddler le fer. ( i3 janvier. —Pub. Lond. journ. of arts, août 1849, p. 19. )
- 204. M. J’h. Newcombe, à Bennondsey; perfectionnements dans la construction des fourneaux. ( 18 janvier. )
- 205. M. J. Makinlosch , à Londres; construction des fourneaux et des machines motrices. ( 24 mars. — Pub. Mech. Mag., septembre 1849, P- 3o6.)
- 206. MM. Godfrey Wilson et Pidding, à Londres; moyen d’obtenir une combustion complète du combustible, et appareil employé à cet usage. ( 3 avril. —Pub. Mecli. Mag. , octobre
- 1849, p- 335. )
- 207. M. S fines P rideaux , à Southampton ; nouveaux fourneaux à puddler et autres.
- ( 3o août. — Pub. Rep. of patent inv., juillet
- 1850, p. 2.5. )
- 208. M. E. Gallowaj, à Londres; nouveau système de fourneaux. ( 20 septembre. — Pub. Rep. of patent inv., juin j85o, p. 359. )
- 209. MM. J. Johnson et /. Cliffc, à Hudders-fieîd, comté d’York; construction des fourneaux et moyen de brûler la fumée. ( 12 octobre. — Pub. Lond. journ. of arts, juillet i85o, p. 367.)
- 210. M. A. Dalion , à West-Bromwich , comté de Stafford; perfectionnements dans la construction des fourneaux à réverbère et autres. ( i5 décembre. — Pub. Lond. journ. of arts, août i85o, p. 23. )
- FOURS.
- 211. M .H. Fisher, à Upholland , comté de Lancaster ; nouveaux fours à coke , et appareil pour les alimenter. ( 8 février. — Pub. Mech. Mag-, août 1849, p. 122, i46, 180. )
- 212. M. T. Harris son , à Liverpool ; nou-
- velle construction des fours à cuire le pain. (28 mars. — Pub. Mech. Mag., octobre 1849, p. 332, et novembre, p. 410. ) .
- 213. M. /. Shaw, à Glossop (Derby); construction des fusils à vent. ( icr août. — Pub. Lond journ. of arts, juin i85o, p. 3oi. )
- GALVANOPLASTIE.
- 214‘ M. Stanhope Smith, à Birmingham; nouveau moyen de porter des métaux sur d’autres métaux. (7 juin. — Pub. Rep. of patent inv., février i85o, p. 117. )
- GARDE-ROBES.
- 215. M. W. Tooth, à Londres ; nouvelle construction de garde-robes hydrauliques et de cheminées. ( 8 février.—Pub. Mech. Mag., août 1849, P- • )
- 216. M. Wood Gray, à Limehouse; perfectionnements dans la construction des pompes , robinets et couvercles de garde-robes. ( 26 juin. )
- GAZ.
- 217. M. Knapton, à York; nouveaux gazomètres et autres récipients pour contenir le gaz.
- ( 3 janvier. — Pub. London journ. of arts, septembre 1849, p. 93. )
- 218. M. J. Webster, à Basford, comté de Nottingham ; nouveaux appareils pour fabriquer le gaz d’éclairage. ( 8 février.— Pub. Rep. of patent inv., octobre 1849, p. 209. )
- 219. MM. Defries et Brooks Pettit, à Londres ; application du gaz au chauffage des liquides et des édifices, et compteur pour régler l’émission du gaz. ( 5 mars. — Pub. Rep. of patent inv., novembre 1849, p. 270. )
- 220. M. S. White, à Manchester; fabrication du gaz et son application au chauftage. (26 mars. — Pub. Mech. Mag. , septembre 1849, p. 309.)
- 22 1. M. Cavaillon, de Paris; moyen de produire du gaz hydrogène carboné, et de l’appliquer à divers usages. ( 1er août.—Pub. Lond. journ. of arts, mai i85o, p. 257. )
- GRAINS.
- 222. M. B. Wren , à Yarm ( Yorksliire ) ; nouveau procédé de vannage et de nettoyage des grains. ( 20 septembre.—Pub. Mech. Mag., mars i85o, p. 238. )
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- GRAISSAGE,
- 223. M. Munkiltrich, à Manchester; matière applicable au graissage des parties frottantes des machines , en remplacement de l’huile. ( xer mai. — Pub. London journ. of arts, mars i85o, p. 98. )*
- GRAISSE.
- 224. M- TP- Litlle, à Londres ; préparation des matières servant au graissage des parties frottantes des machines. ( 16 avril. — Pub. Rep. of patent inv., décembre 1849, P* 379.)*
- 225. M. Ferguson TVilson, à Londres; moyen de séparer les parties solides des graisses des parties liquides. ( 28 février.-—Pub. Lond. journ. of arts, octobre 1849, p. 176. )
- 226. M. J. Anthony, de Pittsburgh ( Etats-Unis d’Amérique); nouveau procédé de traitement des matières grasses. ( 7 juin. — Pub, Lond. journ. of arts, février i85o, p. 21. )
- GRAVURE.
- 227. M. G. Baxter, à Londres; moyen de produire des impressions coloriées sur planches d’acier et de cuivre. ( 23 octobre. )
- GRILLES.
- 228. M. J, Lowe, à Salford, comté de Lancaster; nouvelles grilles applicables aux égouts et à d’autres usages. (12 octobre. — Pub. Lond. journ, of arts, juillet i85o, p. 371.)
- GRUES.
- 229. M. F. Gougjy de Paris; appareils et machines pour élever et mouvoir des fardeaux et des liquides. ( 27 janvier. — Pub. Mech. Mag., août 1849, P* )
- 230. M. TV. Newton , à Londres ; construction des grues pour élever les fardeaux. f 9 août. — Pub. Lond. journ. of arts, avril i85o, p. i65. ) *
- HÀCHE-PAÎLLE.
- 231. M. G. Cottai7z, à Londres; nouveau hache-paille pouvant aussi servir à couper le bois. ( 12 juillet. — Pub. Rep. of patent inv., mars i85o, p. 129. )
- HORLOGERIE.
- 232. M. P. A. Chaufournier, à Londres;
- nouveau système de construction des montres. ( 14 mars. — Pub. Mech. Mag., septembre 1849, p. 2.83. )
- 233. M. TV. Payne, à Londres; perfectionnements dans la construction des horloges et des montres. ( 14 mars. — Pub. Lond. journ. of arts, octobre 1849, P- 160. )
- 234. M. Ch. Shepherdj à Londres; nouvelle construction des horloges, des chronomètres et des télégraphes électriques. ( 16 avril. — Pub. Mech. Mag., octobre 1849, p. 382. )
- ff 235. M. Predcty5 à Taunton, comté de Som-merset; nouvelle clef de montres et de chronomètres. (12 juin.—Pub. Lond. journ. of arts, janvier i85o, p. 410- )
- HORTICULTURE.
- 236. M. S. Brown, à Londres; nouveau système de fumigation des plantes. ( 13 septembre. — Pub. Mech. Mag., mars i85o, p. 219, et avril, p. 291. )
- HUILE.
- 237. MM. Bessemer et Heywood, à Isling-ton; traitement et épuration de l’huile, et préparation des couleurs et vernis. ( i5 mai. — Pub. Rep. of patent inv., mars i85o, p. i5i.)
- HUITRES.
- 238. M. Picault, de Paris ; nouvel instrument pour ouvrir les huîtres. ( 7 juin. —Pub. Rep. of patent inv., janvier i85o, p. i4* )
- HYDRAULIQUE.
- 239. M. H. Bessemer, à Londres ; machines ou appareils pour élever et fouler l’eau et autres liquides. (23 juin. — Pub. Mech. Mag., décembre 1849, P* 817. )
- 240. M. Lamplough, à Snowhill; nouveau mode d’alimenter d’eau clarifiée les villes et les maisons. ( 24 novembre. — Pub. Lond. journ. of arts, juin i85o, p. 309. )
- IMPRESSION DES TISSUS, DU PAPIER, ETC.
- 241. M. Broquette, de Paris; nouveau système d’impression et de teinture des matières filamenteuses et des tissus. ( 21 avril. — Pub. Rep. of patent inv., décembre 1849, P- 875. )
- 2.42. M. J. Ballon , à Hoilingworth , comté
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- de Chester; moyens perfectionnés d’impression du calicot et autres tissus. ( iel' mai. — Pub. Mech. Ma g., novembre i84g, p. 44^* )
- 243. Al. J. Burch, à Macclesfield ; perfectionnements dans l’impression des tissus de coton, de laine, de soie, du papier, etc. ( 14 juin.
- — Pub. Mech. Mag., décembre 1849, P* ^96. ) 244- M. Th. Lightjoot, à Acrington, comté
- de Lancaster; nouveau mode d’impression des tissus de coton. ( 12 octobre. — Pub. Mech. Mag., juillet i85o, p. 17.)
- 245. M. Lcbastier, de Paris; machines et appareil pour imprimer les tissus. ( 12 octobre.
- — Pub. Mech. Mag., avril i85o, p. 316 )
- 246. M. Ecl. Carter, à Merton-Abbey (Sur-rey); perfectionnements dans l’impression des calicots et autres étoffes. ( 5 décembre. )
- INCENDIE.
- 247. M. Henry Philips, à Londres; nouveau moyen d’éteindre les incendies, et préparation des matières employées à cet usage. ( 16 avril.
- — Pub. Mech. Mag., octobre 1849, P* 38o. )
- INSECTES.
- 248. Al. L. Ter net, de Buenos-Ayres; nouveau moyen de préserver de la destruction causée par les vers et autres insectes les matières animales et végétales. ( 24 avril. — Pub. Rep. of patent inv., novembre 1849, p. 268.)
- 2.49. Al. Ringeisen, à Londres; composition pour détruire les insectes nuisibles. ( 12 octobre. )
- INSTRUMENTS ARATOIRES.
- 250. M. Satchell, à Rockingham , comté de Northampton ; nouveau semoir et machine pour labourer la terre. ( 28 mars. )
- 251. M. F. Campbell, à Great-Plumstead, comté de Norfolk ; perfectionnements dans la construction des charrues, des herses, des chaudières à vapeur et des appareils pour faire marcher les vaisseaux. ( 20 juin.—Pub. Mech. Mag., décembre 1849, P- 616. )
- 2Ô2. M. R. Garrett, aux forges de Leiston ( Suffolk ) ; construction des moulins, des charrues, des machines à battre le blé, etc*
- ( 7 juillet. - Pub. Mech. Alag., janvier i85o p. 39. )
- 253. M. J. Ushcr, à Edimbourg ; nouvelle charrue à vapeur propre à labourer la terre.
- ( 18 juillet. — Pub. Rep. of patent inv., avril i85o, p. 216.)
- INSTRUMENTS DE PRECISION.
- 264. AI. A. Alliot, à Lenton-Works, comté de Nottingham ; instrument pour apprécier la force et la pression du vent, de l’eau, le poids des marchandises et la vitesse des voitures. ( 17 avril. — Pub. Mech. Alag., octobre 1849, p. 381.)
- 2.55. M. Lyon Berthon , à Southampton ; instrument pour indiquer la vitesse de la marche des vaisseaux à voile ou à vapeur. (20 juin. —Pub, Alech. Mag., décembre 1849, P- 617.)
- 256. M. C. Cowper, à Londres ; instrument pour régler et indiquer la pression de l’air, de la vapeur et autres fluides. ( i5 décembre. )*
- IRRIGATION.
- 257. M. Dion de Boucicau.lt, à Londres; moyen de répandre et distribuer les eaux sur les terres. (28 février.—Pub. Mech. Mag., septembre 1849, p. 213.)
- LAINE.
- 258. MM. E. Grundy et J. Farron, à Bury, comté de Lancaster; machines pour préparer la laine et métier pour la filature de la laine. ( 29 mai.—Pub. Mech. Mag., décembre 1849, p.545.)
- 25g. MM. Cunliffe Lister, à Bradford, et Donistrope, à Leeds, comté d’York; nouveau procédé de peignage et de filature de la laine. ( 18 juillet. — Pub. Alech. Mag., janvier i85o, p. 78.)
- LAMINOIRS.
- 260. AI. W. H. Brown, à Ecclesfield (York-sliire ) ; laminoir pour fabriquer des limes plates, méplates, et autres outils de fer et d’acier. (4 juillet. — Pub. Mech. Mag., janvier i85o, p. 37. )
- lampes.
- 261. M. Headley Parish> à Londres; perfec-
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- tionnements ajoutés aux lampes de sûreté et autres, et aux becs de gaz. (• 8 février. — Pub. Rep. of patent inv., septembre 1849, P* ^O-)*
- 262. M. B. Birarn, à Wentworth, comté d’York; nouvelles lampes de sûreté des mineurs. ( 28 février. — Pub. Lond. journ. of arts, octobre i84g, p. 177. )
- 263. M. TV. Brooke, à Camden-Town; perfectionnements dans la construction des lampes. ( 14 mars.—Pub. Rep. of patent inv., novembre 1849, p. 273. )
- 264. M. TV. Bush, à Londres ; perfectionnement dans les lampes et autres appareils d’éclairage. ( 4 juillet. — Pub. Mech. Mag., janvier i85o, p. 3g. ) *
- 265. M. J. Blake, à Eaton ( Norwick); nouvelle construction des lampes. ( t6 août. — Pub. Mech. Mag., février i85o, p. i58. )
- LETTRES.
- 266. M. F. Rémond, à Birmingham; machine pour découper et plier les enveloppes de lettres. ( 28 février. — Pub. Rep. of patent inv., octobre 1849, p- 221. )
- 267. M. TVarren Delarue , à Londres; nouvelle fabrication des enveloppes de lettres.
- ( 19 décembre. )
- LEVAIN. »
- 268. M. Miles TV rigley, à Uston-under-Lyne ; nouveau mode de préparation des levains. ( 11 janvier. — Pub. Lond. journ. of arts, août 1849, p- 33. )
- LIN ET CHANVRE.
- 269. M. Th. Robinson, à Leeds; machine pour sérancer, teiller, peigner et filer le lin et le chanvre. ( 23 janvier.—Pub. Mech. Mag., juillet 1849, p. g3. )
- 270. M. R. Plummer, à Newcastle-on-Tyne; nouvelles machines et procédés employés pour la préparation du lin et autres matières filamenteuses. ( 14 mars.—Pub. Mech. Mag., octobre 1849, p< 3i4, 337, 371. )
- 271. M. Slack, à Renfrew, comté de Nor-thumbcrland; préparation des matières textiles pour en former des étoffes , du papier, etc.
- ( 2 juin. —- Pub. Mech. Mag., décembre 1849, P- 548. )
- 272. M. Th. Marsden, à Salford (Lancaster ) ; machine pour teiller, sérancer et peigner le lin, le chanvre et autres matières filamenteuses. ( i3 septembre. — Pub. Rep. of patent inv., mai i85o, p. 274. )
- 273. M. J. Combe, à Belfast (Irlande); perfectionnements dans les machines à teiller, peigner et serancer le lin et le chanvre. ( 2 novembre. — Pub. Mech. Mag., mai i85o, p. 379.)
- 274. M. de Changy, à Londres; préparation du lin, du chanvre et autres matières filamenteuses. ( 20 novembre. )
- LIQUIDES.
- 275. M. Archibald Brooman, à Londres; appareil pour transvaser les liquides et pour remplir les bouteilles. ( 20 juin.— Pub. Mech. Mag., décembre 1849, p. 617.)*
- LITERIE.
- 276. M. J. Paradis, de Lyon; perfectionnements dans la fabrication des matelas élasti-tiques, coussins, etc. ( 3 décembre. — Pub. Mech. Mag., juin i85o. ) *
- 277. MM. Ford Sturges et J. TJarlow, à Birmingham ; perfectionnements dans la construction des bois de lit. (10 novembre. — Pub. Mech. Mag., mai i85o, p. 3g8. )
- LOCOMOTIVES.
- 278. MM. Macneil et Barry, à Dublin ; perfectionnements dans la construction des locomotives et des chemins de fer. ( 6 septembre. — Pub. Rep. of patent inv., avril i85o,
- p. 211.)
- 279. MM. Th. Hackworth et TVesley Hack-worth, à Shilden, comté de Durhaui ; nouvelle construction des locomoteurs. ( i5 décembre.—Pub. Rep. of patent inv., août i85o , p. 72. )
- MACHINES A VAPEUR.
- 280. M. R. Vrwin, â Ashford, comté de Kent; perfectionnements dans la construction des machines à vapeur, applicables aux poin^
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- pes et autres machines qui ne sont pas mues par la vapeur. ( i x janvier. — Pub. Mech. Mag., juillet i849,p. 25 et5o, et août, p. io3.)
- 281. M. Mazeline, du Havre, en France; construction des machines à vapeur et des propulseurs pour les navires. ( 16 janvier. —Pub. Mech. Mag., juillet 1849, p. 66, et février i85o, p. 122.)
- 282. M. E. Slaughter, aux forges d’Avon-side, près Bristol ; machines à vapeur employées dans la marine. ( 23 janvier. — Pub. Rep. of patent inv., novembre 1849, p. 281. )
- 2.83. M. Debergue, à Londres; nouveau mode de construction des machines à vapeur, des pompes et des ressorts pour locomotives de chemins de fer. ( 23 janvier. — Pub. Mech. Mag., juillet 1849, P* 92-)*
- 284. M. G. Pinchbeck, à Londres; perfectionnements dans certaines parties des machines à vapeur. ( 6 février.—Pub. Mech. Mag., août
- 1849, P- *4°- )
- 285. MM. E. Donislhrope, à Leeds , et J. Milnes, à Bradford, comté d’York; moyen d’arrêter le mouvement des machines à vapeur et autres moteurs. ( 12 février. )
- 286. Les mêmes; moyen d’arrêter le mouvement des machines à vapeur et autres moteurs. ( r 7 novembre. — Pub. Rep. of patent inv., juillet i85o, p. 20. )
- 287. MM. J. Hich, à Bolton-le-Moi’s , et Hodgson Gratrix, à Salford, comté de Lancaster; perfectionnements dans les machines à vapeur marines. ( 28 février. ~~ Pub. Lond. journ. of aits, janvier 1800, p. 4o5. )
- 288. M. TV. S iemens, à Birmingham ; nouvelle construction des machines mues par la vapeur ou autres fluides. ( 20 mars. — Pub. Mech. Mag., septembre 1849, p. 287. )
- 289. M. TV. Hartley, à Bury, comté de Lancaster; nouvelle construction des machines à vapeur. ( 28 mars. — Pub. Mech. Mag., octobre 1849, P- 334* )
- 290. M. G. Remington, à Warkworth, comté de lYorthumberland; construction des machines à vapeur locomotives, des machines stationnaires et de celles employées dans la marine.
- ( 17 avril. — Pub. Mech. Mag., octobre 1849, p. 382. )
- 291. MM. Trewhitt et Russe l Cr amp ton , à Londres ; perfectionnements dans la construction des locomotives, des machines à vapeur marines et stationnaires. ( 2 juin.—Pub. Lond. journ. of arts, mais i85o, p. 86. )
- 292. M. T. Hebson, à Liverpool; nouvelles machines à vapeur. (7 juin. — Pub. Mech. Mag., décembre 1849, P* 670. )
- 293. M. R. TVilson, à Bradford, comté d’York; construction des machines à vapeur et des chaudières, et moyen de prévenir les accidents causés par les explosions. ( 7 juin. — Pub. Mech. Mag., décembre 1849, P* 673. )
- 294. M. J. Haines, à Londres ; nouvelles boîtes à étoupes pour machines à vapeur, cylindres, etc. ( 14 juin. —Pub Rep. of patent inv., janvier i85o, p. 26. )
- 295. M. Crofton Moat, à Londres; nouveaux pistons et boîtes à étoupes pour machines à vapeur. (4 juillet. — Pub. Mech. Mag., juillet 1849, p. 37.)
- 296. M. J. Mulbery, de Parkersburglr ( Etats-Unis d’Amérique ); nouveaux tiroirs des machines à vapeur. ( 4 juillet. — Pub. Lond. journ. of arts, avril i85o, p. 172. )
- 297. M. Evàn Leigh , à Aston-under-Lyne ; pei'fectionnements dans la consti'uction des machines à vapeur. ( 18 juillet.— Pub. Lond. journ. of arts, juin i85o, p. 289. )
- 298. M. B. Goodfellow, à Chester; nouveau système de machines à vapeur. ( i3 septembre,. — Pub. Mech. Mag., mars i85o, p. 21g.)
- 299. M. R. Griffiths, du Havre, en France; nouvelle construction des machines à vapeur. ( i3 septembre. —Pub. Rep. of patent inv., avril i85o, p. 220. )
- 300. MM. TV. Pearce et E. E-wans, à Wi-gan (Lancaster); perfectionnements dans la construction des machines à vapeur et des pompes. ( 20 septembre. — Pub. Lond. journ. of ax’ts, juin i85o, p. 3o5. )
- 3ox. M. Stedman Gillett, à Londres ; perfectionnements dans la construction des pistons.
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- boîtes à étoupes, soupapes des machines à vapeur, coussinets et autres objets analogues.
- ( 12 octobre. —Pub. Rep. of patent inv., juin i85o, p. 368. )
- 302. MM. Buckwell et./. Apsey, à Londres; construction des machines à vapeur et moyens de faire marcher les vaisseaux. ( 2 novembre. ________Pub. Rep. of patent inv., juin i85o, p. 370.)
- 303. MM. G. Spray et G. Nevett, à Londres; perfectionnements ajoutés aux machines à vapeur, et appareil pour mesurer l’écoulement des liquides et des gaz. ( 21 décembre. )
- MACHINES DIVERSES.
- 3o4- M. Robert Brown, à Londres; machine propre à percer, coudre, cheviller et river. (8 février.— Pub. Mecli. Mag., août 1849, p. 14* *)
- 305. M. H. Knight, à Birmingham ; machine pour imprimer, gaufrer, presser et percer. ( n juin. — Pub. Mech. Mag., décembre
- .849.4.5,3.)
- MÉDICAMENTS.
- 306. M. A. Meinig, à Londres; méthode d’appliquer le galvanisme et le magnétisme à la guérison des maladies. (17 novembre. — Pub. Mecli. Mag., mai i85o, p. 416. )
- MENUISERIE.
- 307. M. TV. E. Newton, à Londres ; machine pour planer, raboter, rainer et languet-ter les planches. (5 octobre.—Pub. Mech. Mag., avril i85o, p. 298. ) *
- MESURES.
- 308. M. S. Brown, à Londres ; appareil pour mesurer et enregistrer les liquides et toute matière fluide. (20 janvier. —Pub. Mech. Mag., juillet 1849, P- 74- )
- 3og. M. J. Parkinson, à Bury, comté de Lancaster; appareil pour mesurer et régler l’écoulement des liquides. ( Ier août. — Pub. Mech. Mag., février i85o, p. 120. )
- MÉTAUX.
- 310. M. Hugh Lee Pattinson , à Gateshead, comté de Durham ; fabrication de certains alliages de plomb , et leur application. ( 14 février. — Pub. Rep. of patent inv., septembre *849? P* l5°0
- 311. M. A. Shanks,à Londres; nouvelle méthode pour mouler les métaux lorsqu’ils sont à l’état fluide ou pâteux. ( i4 mars. — Pub. Lond. journ. of arts, octobre 1849, p. 175.)
- 312. M. Fontainemoreau, à Londres; procédés pour recouvrir les métaux et autres matières. ( 14 mars.—Pub. Mech. Mag., septembre
- 1849, p- a84- )
- 313. MM. H. Russel, à Wednesbury, et S. TVoolnch, à Birmingham; nouveau procédé pour plaquer le fer et autres métaux. (19 mars. — Pub. Rep. of patent inv., mars i85o, p. i63. )
- 314* M- -A* Parkes, à Harborne, comté de Stafford; procédé de fabrication de certains métaux et alliages métalliques. ( 26 mars. — Pub. Rep. of patent inv., décembre 1849, p. 361. )
- 315. M. D. Henderson, à Renfrew ( Ecosse); nouvelle fabrication des objets en fonte métallique. (26 mars.—Pub. civ. engineer’s journ., novembre 1849, p. 335. )
- 316. MM. J. Fletcher et T. Fuller, à Sal-ford, comté de Lancaster; machines, outils et appareils pour tourner, percer, raboter et couper les métaux. ( 28 mars.—Pub. Mech. Mag., octobre 1849, p. 328. )
- 317. M. TVhitworlh, à Manchester; machine pour couper les métaux, et appareil applicable à l’agriculture. ( 19 décembre. )
- MEUBLES.
- 318. MM. Cowley et Hickman, à Walsall, comté de Stafford ; perfectionnements dans la fabrication des lits, des chaises, des tables et autres objets d’ameublement. (2 novembre.— Pub. Mech. Mag., mai i85o, p. 377. )
- MINERAIS.
- 3ig. M. J. Young, à Manchester; nouveau système de traitement de certains minerais pour en obtenir des métaux. (16 août. )
- MINES.
- 320. M. C. Cowper, à Londres; machines pour élever et descendre les produits et les personnes dans les mines , et machines à vapeur
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- pour faire mouvoir ces machines. ( 23 août. — Pub. Mech. Mag., mars i85o, p. 179- ) ^
- MOTEURS.
- 821. M. Crofton Moat, à Londres; machines pouvant êlre mues par la vapeur, l’air ou le gaz. ( 4 janvier. — Pub. Lond. joum. of arts, février i85o, p. 28. )
- 322. M. TV. Bogget, à Londres; moyens et machines pour produire et appliquer la puissance motrice. ( 20 janvier. •— Pub. Mech. Mag., juillet 1849, p. 91. )
- 323. MM. T. Clarke, à Londres, et T. Mot-ley, à Bristol ; moyen de produire et d’appliquer la force motrice, et perfectionnements dans les chemins de fer. ( i4 mars. — Pub. Mech. Mag., septembre 1849, P- 2^2- )
- 324. M. J. Houston, à Londres; nouveau moyen d’obtenir la puissance motrice en employant la vapeur ou l’air. ( 7 juin. — Pub. Rep. of patent inv., février i85o, p. 112.)
- 32-5. M. J. Samuda, à Londres ; nouveau moyen d’obtenir la puissance motrice, et appareil employé à cet usage. ( 9 juin.—Pub. Mech. Mag., décembre 1849, p. 5^3, 602.)*
- 826. M. H. TVilding, à Londres ; moteurs pour obtenir et appliquer la puissance motrice. (4 juillet. — Pub. Mech. Mag., janvier i85o, p. 38, 42. )
- 327. M. A. H ai g, à Londres; moyen d’employer, comme moteurs, l’air atmosphérique et les gaz. (6 septembre. — Pub. Rep. of patent inv., avril i85o, p. 197. )
- 328. M. Doran Maillard, à Londres; moyen d’obtenir la puissance motrice pour faire fonctionner des machines et faire marcher les vaisseaux. ( 27 septembre. )
- 329. M. C. Bonell, à Kempsay, comté de Worcester; machines à rotation directe mues par la vapeur ou autres fluides. ( 12 octobre. — Pub. Mech. Mag., avril i85o, p. 316. )
- 330. M. E. Campbell de New-York (États-Unis d’Amérique); moyens de produire et d’appliquer la force motrice pour faire marcher les vaisseaux. ( 18 octobre. — Pub. Mech. Mag., avril t85o> p. 338. )
- 331. M. Duhurguet, de Cahors, en France; construction des machines hydropneumati-ques. ( 22 novembre. — Pub. Mech. Mag., juin i85o, p. 487- )
- 332. MM. J. et G. Davies, aux forges d’Albion, à Tipton, comté de Stafford; nouveau système de moteui's mus par la vapeur, l’eau et autres fluides. ( 10 décembre. )
- MOULAGE.
- 333. M. David Yoolow Stewart, à Montrose ( Ecosse ) ; fabrication des moules pour fondre le fer et autres métaux. (4 janvier.—Pub. Rep. of patent inv., septembre 1849, p. 129. )
- 334. M. C. Iles, à Birmingham; fabrication des cadres de tableaux, des écriteaux et autres articles, en les formant dans des moules. ( 26 avril. — Pub. Rep. of patent inv., janvier i85o, p. 24.)
- 335. M. TV. Brindley, à Twickenham ; moyen de produire des reliefs et des ornements en carton. (17 novembre. — Pub. Rep. of patent inv., juin i85o, p. 38i. )
- MOULINS.
- 336. M. Carey Mac-Clellan, à Londonderry ( Irlande ); perfectionnements dans la construction des meules à blé. ( 16 janvier. — Pub. Lond. joum. of arts, août 1849, p. 21. )
- 337. M. S. Banks, à West-Leigli, comté de Lancaster; construction des moulins à moudre le blé. ( 5 mars. — Pub. Mech. Mag., septembre 1849, p. 287. )
- 338. M. J. Goodier, à Wheel-Mills, près Manchester; nouveaux moulins pour moudre le grain et autres graines. ( 9 juillet. — Pub. Mech. Mag., janvier i85o, p. 89. )
- MOULURES.
- 339. M. A. Duperrey, de Paris ; machines pour pratiquer des moulures et obtenir les figures en relief. ( 17 novembre. — Pub. Mech. Mag., mai i85o, p. 417. )
- NAVIGATION.
- 340. M. J. Ruthven, à Édimbourg; nouveau système de propulsion et de navigation des vaisseaux et autres embarcations , soit par la
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- vapeur, soit par tout autre moteur, (io août.)* noix de coco.
- 341. M. J* Barsham , à Chelmsford , comté d’Essex; moyen de séparer les fibres ligneuses des enveloppes de noix de coco. ( 26 avril. — Pub. Lond. journ. of arts, décembre 1849, p. 333. )
- OBJETS DIVERS.
- 342. M. V- Newton , à Londres ; moyen de séparer et d’assortir les matériaux solides ou des substances offrant diverses pesanteurs spécifiques. ( 2 avril. ) *
- ORGUES.
- 343. M. TV. Holt, à Bradford; perfectionnements dans la fabrication des ancbes ou soupapes des tables d’harmonie des orgues, applicables à d’autres instruments à vent. (10 décembre. — Pub. Rep. of patent inv., juillet i85o, p. 29. )
- ORNEMENTS.
- 344- M. B. Aingworth, à Birmingham; nouveaux ornements appliqués sur fer et autres métaux , et particulièrement sur les canons de fusil. ( ier août. — Pub. Mech. Mag., février i85o, p. 119 )
- 345. M. G. Shooe, à Deptford, comté de Kent; moyen d’orner les surfaces en employant du verre ou autres matières. ( 18 octobre. — Pub. Rep. of patent inv., juillet i85o, p. 5o.)*
- 34b. M. Hiram Tucker, à Roxbury (Massachussetts); nouveaux ornements des manteaux de cheminées. ( 2 novembre. — Pub. Rep. of patent inv., juillet i85o, p. 3i.)
- ORSEILLE.
- 347. M. J. Robinson , à Huddersfield ; perfectionnements dans la préparation de l’orseille, ( 3o août.—Pub. Rep. of patent inv., juin i85o, p. 379. )
- 348. M- A. Chaudois, à Paris; procédé pour extraire et préparer les matières tinctoriales de l’orseille. ( 14 février. — Pub. Rep. of patent inv., septembre 1849, P’ )
- OUATE.
- 349. M. E. Westhead, à Manchester; perfectionnements dans la fabrication des ouates.
- ( 3 mars. — Pub. Rep. of patent inv., octobre 1849, p. ^27.)
- OUTILS.
- 350. M. J. Chesterman, à Sheffield; perfectionnements dans la construction des planes des charpentiers, et outils pour percer le bois. ( i3 novembre.-—-Pub. Mech. Mag., juin i85o, p. 70. )
- PANIFICATION.
- 351. MM. A. Robinson, à Long-Milford ( Suffolk ), et Eganhée, à Glascow; nouveau mode de panification et appareils employés à cet usage. ( 10 juillet. — Pub. Mech. Mag., janvier i85o, p. 59. )
- 352. M. M. Fitch, à Chelmsford, comté d’Essex; nouveau mode de pétrissage et de cuisson du pain, du biscuit et autres objets analogues. ( 12 octobre. — Pub. Rep. of patent inv., mai i85o, p. 278. )
- PAPIER.
- 353. MM. TV. Brewer et J. Smith, à Londres; nouveaux procédés de fabrication du papier et des cartons. (12 février. — Pub. Mech. Mag., août 1849, p. 161. )
- 354. M. J. Erwood, à Hoxton ; nouvelles rames pour étendre et sécher le papier. (i5 février. — Pub. civ. engineer’s journ., octobre
- 1849, P* Soi.)
- 355. M. TV. Brindley, à Twickenham ; fabrication du papier imperméable. ( 28 février. — Pub. Rep. of patent inv., novembre 1849, p. 287. )
- 356. M. R Hemsley Day, à Stratford ( Essex ); fabrication des papiers verrés et éme-risés. ( ier août. — Pub. Rep. of patent inv., mars i85o, p. 170. )
- 357. MM. E. Amos et M. Clark, à Londres; perfectionnement dans la fabrication du papier et des appareils employés à cet usage. ( 10 novembre. — Pub. Lond. journ. of arts, août
- 1850, p. 1. )
- PARAPLUIES.
- 358. M. Barker, à Londres; nouvelle méthode de fabrication des parapluies et ombrelles.
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- (28 février. —Pub. Mecli. Mag., septembre 1849, p. 210. )
- 35g. M. Combault Jacob , à Londres ; perfectionnements dans la confection des parapluies et des ombrelles. (20 juin.—Pub. Lond. journ. of arts, octobre 1849, P* ï8i. )
- PASSEMENTERIE.
- 360. MM. Hawkins Payne et TV. Car rie, à Londres; fabrication des galons et autres passementeries pour voitures, (7 juin. —Pub. Mecli. Mag., décembre 1849, p. 5^3. )
- PAVAGE.
- 361. M. Duml Piron, de Paris; construction des tubes et autres objets pour le pavage des rues et des routes. ( 16 avril. — Pub. Mecli. Mag., octobre 1849, p. 3^8. )
- 362. M. Hosking, à Newcastle-upon-Tyne; nouveau système de pavage. ( 6 septembre. — Pub. Lond. journ. ofarts, avril i85o, p. 17 1.)
- PEIGNAGE.
- 363. MM. Donisthovpe et TVhitehead, à Leeds; nouveau système de peignage et de préparation des matières fibreuses. ( 8 mai.—Pub. Mech. Mag., novembre 1849, p. 477* )
- PERSIENNES.
- 364 • M. TV. Thomas, à Londres ; construction des persiennes et jalousies des croisées.
- ( 4 janvier. — Pub. Mech. Mag., juillet 1849, p. 20.) *
- PHOTOGRAPHIE.
- 365. MM. Fox Talbot et A. Malone, à Londres ; perfectionnements dans les procédés de photographie. ( 19 décembre.— Pub. Rep. of patent inv., août i858, p. 97. )
- PIANOS.
- 366. M. TV. Parker, à Londres; nouvelle construction des pianos. ( i5 mai. -— Pub. Lond. journ. of arts, décembre 1849, p. 33 1.)
- PIERRES.
- 367. M. E. Newton, à Londres; machine pour tailler, dresser et percer les pierres. (6 novembre.—Pub. Mech. Mag., mai i85o, p. 379.)*
- PLASTIQUE.
- 368. M. Goodfellow, à Tunsfall, comté de Stafford; méthode de préparer les matières plastiques. ( 24 mai. — Pub. Mech. Mag., décembre 1849, P- 5^5, 53o.)
- plomb.
- 369. M. D. Smith, de New-York ; moyens de fabriquer certains objets en plomb. (29 mai. — Pub. Lond. journ. of arts, février i85o, p. 10.)
- PLUMES A ÉCRIRE.
- 370. M. B ram Hertz, à Londres; nouvelles plumes à réservoir. ( 3o juin. — Pub. Mech. Mag., janvier i85o, p. 19.)
- POÊLES.
- 371. M. Bogget, à Londres, poêles chauffés avec le gaz. ( 2 septembre. — Pub. Mecli. Mag., mars i85o, p. 242.)
- POMPES.
- 372. M. Ê. Neiuton, à Londres; nouvelle construction des pompes. ( 12 février. — Pub. Lond. journ. ofarts, octobre 1849, p. 156.)*
- 373. M. TVade Denison , de New-York; machines pour élever et fouler les fluides. (12 juin.-—Pub. Mech. Mag., décembre 1849, p. 574.)*
- 374. M. J. Leadbelter, à Kirkby-Londsdale, comté de Westmoreland ; nouvelles machines pour élever l’eau. ( 26 juin. )
- 376. M. TV. Newton, à Londres; nouveau système de pompes et appareils pour les faire fonctionner. ( 20 septembre. — Pub. Lond. journ. of arts, juillet i85o, p. 372.) *
- 876. M. TV. Wyatt, à Oldswraford, comté de Worcester; nouveau moyen de garnir l’intérieur des corps de pompe et des citernes. ( 18 octobre. — Pub. Lond. journ. ofarts, juin i85o, p. 3i8. )
- POTERIES.
- 377. M. Th. TVentivorth Butler, à Londres; perfectionnements dans la fabrication des poteries. ( 3 mai. — Pub. Lond. journ. of arts, août i85o, p. 17. )
- 378. M. Bennett Barton, à Londres; fabrication des tuyaux, briques, tuiles et autres ob-
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- jets en matière plastique. ( 7 juin.—Pub. civil engineer’s journ., janvier i85o, p. 12.)
- POULIES.
- 3M. H. Mills Slowe, des Bermudes; fabrication des rouets et des poulies. ( 20 juinT —- Pub. Rep. of patent inv., avril i85o, p. 199.)
- 380. M. F. Charnier, à Londres; nouveau système de machines pour faire les poulies de marine. (23 août.—Pub. Lond. journ. of arts, avril i85o, p. 168.)
- PRESSES.
- 381. M. L. Lopresti, de Paris ; perfectionnements dans la construction des presses hydrauliques. (10 décembre.—Pub. Mech. Mag., juin. i85o, p. 462. )
- PRODUITS CHIMIQUES.
- 382. M. R. Laining, de Clichy-la-Garenne, près Paris; procédé de préparation des sulfures et de l’acide sulfurique. (12 janvier.)
- 383. M. Th. Rowlandson, à Liverpool; traitement des eaux minérales afin d’en retirer certaines substances métalliques. ( 28 février. — Pub. Rep. of patent inv., octobre 1849, p. 228.)
- 384- M. A. F. Rochaz, à Londres; fabrication des oxydes de zinc et moyen d’en préparer des couleurs et des ciments. (28 février.—Pub. Rep. of patent inv., février i85o, p. 83. )
- 385. M. T. Wilson, à Glascow; nouveau procédé de fabrication de l’acide sulfurique et de l’alun. (28 mars. —Pub. Rep. of patent inv., novembre. 1849, p- 257.)
- 386. M. J. B. Ecarnol, de Paris ; fabrication des acides sulfurique, sulfureux, acétique et oxalique. ( 1 o décembre.—Pub. Rep. of patent inv., juillet i85o, p. 36. )
- PROJECTILES.
- 387. M. F. Hoclges, à Bycroft, comté d’He-reford ; dispositions mécaniques applicables aux projectiles. (29 mai. — Pub. Mech. Mag., décembre 1849, p. 5j6, 554-)
- PROPULSION.
- 388. M. TV. Allen Brag, à Londres ; nou-
- veau système de propulsion par la pression atmosphérique. ( 14 mars. — Pub. Mech. Mag., septembre 1849, P- 284-)
- PULVÉRISATION.
- 389. MM. TV. Broione et Rowe TVeale, à Saint-Austille (Cornouailles); nouveau système de pulvérisation du silex, du kaolin, des minerais, des terres, sables, etc. ( 27 septembre. — Pub. Rep. of patent inv., mai i85o, p. 290.)
- PYROTECHNIE.
- 390. M. Loam, à Treskerly, comté de Cornouailles ; fabrication des fusées d’artifice. ( 11 janvier. — Pub. Rep. of patent inv., août
- 1849, p. 77.)
- RÉGULATEURS.
- 891. M. J. Nasm/th, à Patricroft, près Manchester; appareil pour régler le mouvement des machines employées dans les manufactures pour la teinture et l’impression des tissus. ( 26 juin. — Pub. Lond. journ. of arts, juillet i85o, p. 361. )
- RESSORTS.
- 392. MM. J. Fuller et G. Tabernacle, à Londres; fabrication des ressorts métalliques pour voitures. (7 juillet.—Pub. Lond. journ. of arts, février i85o, p. 7.)
- RIZ.
- 393. M. E. Newton, à Londres; machine à décortiquer et blanchir le riz et autres graines. ( i3 février. — Pub. Lond. journ. of arts, janvier i85o, p. 4°i.) *
- ROBINETS.
- 3g4. M. H. TVatson , à Newcastle-upon-Tyne; fabrication des robinets et des soupapes. (12 octobre. — Pub. Rep. of patent inv., juin
- 1850, p. 358.)
- 395. M. G. Buchanan, à Edimbourg; fabrication des robinets, des soupapes et des clapets. ( 3 décembre. — Pub. Rep. of patent inv., juillet i85o, p. 1. )
- ROUES.
- 396. M. Cooper Haddan, à Londres; perfectionnements dans la construction des roues des
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- waggons des chemins de fer. ( 5 janvier. — Pub. Mech. Mag., juillet i84g, p. 420
- 3qy. M. TV. Newton, à Londres; construction des roues de voitures. (11 janvier.— Pub. Lond. journ. ofarts, septembre 1849, P- 87.)*
- 398. MM. C. Green et J. Ncwmann, à Birmingham; construction des roues des voitures roulant sur chemins de fer. ( 28 mars. — Pub. Rep. of patent inv., novembre 1849, p. 267. )
- 399. M. E. Chambers, à Birmingham; nouvelle fabrication des roues. (10 novembre. — Pub. Lond. journ. of arts, juin i85o, p. 3o8.)
- 400. M. Vaucher de Strubing , à Londres ; boîtes de roues et coussinets des locomotives. ( 3 décembre. — Pub. Rep. of patent inv., juillet i85o, p. 10. )
- 401. M. E. Donisthorpe, à Leeds, comté d’York ; construction des roues des locomotives. ( 3 décembre.—Pub. Lond. journ. of arts, juillet i85o, p. 387. )
- 402. M. J. Houghton Christie , à Londres ; construction des roues en fer forgé et machines pour les fabriquer. ( 10 décembre. — Pub. Mech. Mag., juin i85o, p. 492. ) *
- ROULETTES.
- 403. M. Pannel Foi-long, à Bristol; nouvelles roulettes de meubles. (8 février.—Pub. Lond. journ. ofarts, octobre 1849, p. i63. )
- 404. M. Chaufourler, à Londres; nouvelles roulettes pour meubles. ( 4 juillet. — Pub. Lond. journ. of arts, février i85o, p. 22.)*
- ROUTES.
- 405. M. TV. TValker, à Manchester; machine ou appareil pour nettoyer les routes et autres voies de communication. ( 11 janvier.— Pub. Mech. Mag., juillet 1849, p. 43»)
- 406. M. A. Roehn, de Paris; nouveau système de routes et de chemins. (ier août.—Pub. Lond. journ. ofarts, mars i85o, p. 99.)
- SACS.
- 407. M. Sedgwick Summers , à Londres; moyen de fermer l’embouchure des sacs à farine et d’autres récipients. ( 9 juillet. )
- SALUBRITÉ.
- 408. M. Harcourt Thompson , à Londres ;
- moyen de désinfecter les égouts, les latrines et autres appareils. (26 avril.—Pub. Mech. Mag., novembre 1849, P* 429‘)
- SAUVETAGE.
- 409. M. J. Ruthven, à Edimbourg ; moyen de préserver la vie des hommes de l’incendie et de la submersion. (16 avril.— Pub. Rep. of patent inv., janvier i85o, p. 21.}
- 4to. M. E. Payne, à Londres; perfectionnement dnns les appareils de sauvetage , et le moulage des corps solides composés de gomme et pour dissoudre ces gommes. ( 7 juin.—Pub. Mech. Mag., décembre 1849, p 671.)
- 411. M. TV. Laurie, à Giascow ; moyen de préserver la vie des hommes de tout accident. (9 juillet. — Pub. Practical Mech. journ., février i85o, p. 2.51. )
- SAVON.
- 412. MM. Bowden et Longmaid, à Londres; perfectionnements dans la fabrication du savon. (4 juillet,—Pub. Lond. journ. ofarts, février i85o, p. 3o.)
- 413. M. E. Riepe, à Londres ; perfectionnements dans la fabrication du savon. ( 3o janvier. — Pub. Rep. of patent inv., septembre >849, P* l530*
- 414- M- A. Dunn, à Worcester; perfectionnement dans la fabrication du savon, (16 août. — Pub. Rep. of patent inv., avril i85o, p. 229.)
- SEL.
- 415. M. Harrison Pickering , à Liverpool ; moyen d’évaporer les eaux saumâtres et autres fluides. ( 20 mars. — Pub. Rep. of patent inv., novembre 1849, p. 263.)
- 416. M. Peddie How, des Etats-Unis d’Amérique; instrument pour reconnaître la quantité de sel contenue dans les eaux saumâtres des chaudières à sel. (18 juillet. — Pub. Lond. journ. of arts, avril i85o, p. 162.)
- SÉCHAGE.
- 417. M. TV. Gratrix, à Sabord, comté de Lancaster ; nouvelle méthode et procédé pour sécher et apprêter les (issus. (14 mai. — Pub. Mech. Mag., septembre 1849, p. 260.)
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- 418. M. Poole, à Londres; nouveau système de séchage et de blanchiment des étoffes. (2 juin.—Pub. Rep. of patent inv., mars i85o, p. i40-)
- sellerie.
- 419. M. A. Brooman, à Londres; perfectionnements dans les objets de sellerie et de harnachement. ( i3 septembre. — Pub. Mech. Mag., mars i85o, p. 218.)*
- SERRURERIE.
- 420. M. S. JPilkes, à Wednesfield - Heath ( Woiwerhampton); perfectionnements dans la fabrication des boutons et des poignées de portes et des serrures. ( 8 mai. — Pub. Rep.
- .of patent inv., janvier i85o, p. 16. )
- 421. M. D. Harcourt, à Rirmingham ; fabrication des gonds et pentures de portes et de croisées , et appareil pour façonner des objets en métal. ( ier août. — Pub. Mech. Mag., février i85o, p. 120. )
- 422. Le meme; nouveaux boutons, gonds et verrous de portes. ( i5 décembre. )
- 423. M. LF. Newton , à Londres ; fabrication de boutons de portes et autres moyens de fermeture. ( 27 septembre. — Pub. Mech. Mag., avril 1849, P* 28o. )
- SOIE.
- 424. M. Th. Rock Shute, à Watford, comté d’Hereford ; nouveau procédé de tirage et de filature de la soie. ( i5 décembre.—Pub. Rep. of patent inv., août i85o, p. 70. )
- SOUPAPES.
- 425. M. C. Marsden , à Londres ; soupapes et trappes applicables aux garde-robes, latrines et égouts. (20 septembre.—Pub. Mech. Mag., mars i85o, p. 238, et avril, p. 273. )
- STORES.
- 426. M. P oit s, à Birmingham ; nouveaux stores et jalousies. ( ier août. — Pub. Mech. Mag., février i85o, p. 116. )
- SUBSTANCES ALIMENTAIRES.
- 427. M. J. B rit t en, à Birmingham; appareils pour conserver les boissons et les substances alimentaires, et nouveaux grils à rôtir.
- ( 28 mars. — Pub. Mech. Mag., octobre 1849, p. 828. )
- SUBSTANCES VEGETALES ET MINERALES.
- 428. M. J. Knowlfs, à Heysham-Tower, près Lancaster ; application et combinaison de certains produits minéraux et végétaux, et manière de les obtenir. (9 août.— Pub. Rep. of patent inv., avril i85o, p. 200. )
- 429. M. J. Rend, à Londres ; moyen d’extraire les parties fluides des substances végétales et animales et de les comprimer. ( 29 décembre. — Pub. Rep. of patent inv., août i85o, p. 73. )
- SUCRE.
- 430. M. Bessemer, à Londres; moyens et procédés pour extraire le jus des cannes à sucre et fabrication du sucre. ( 17 avril. — Pub. Mech. Mag., octobre 1849, p. 38o, 38G. )
- 431. M. R. Oxland, à Plymouth ; nouveau procédé de fabrication du sucre. ( 26 avril. — Pub. Rep. of patent inv., janvier i85o, p. 21.)
- 432. MM. Reece et Paston, à Londres; perfectionnements dans le raffinage du sucre et des matières saccharines. ( 24 mai.—Pub. Rep. of patent inv., janvier i85o, p. 38. )
- 433. M. R. A. Brooman, à Londres; appareils et procédés pour extraire , épurer, sécher et évaporer le sucre. ( 16 août. — Pub. Mech. Mag., février i85o, p. 142. )
- 434. M. V. Newton, à Londres; perfectionnements dans le raffinage du sucre. ( 23 août. —Pub. Lond. journ. of arts, mai i85o,p. 229.)*
- 435. M. Finzel, à Bristol; nouveau procédé de fabrication du sucre, et machines employées à cet usage. ( 12 octobre. — Pub. Mech. Mag., avril i85o, p. 319, 322. )
- 436. M. C. Cooper, à Londres; perfectionnements dans la fabrication du sucre. ( 14 novembre. — Pub. Mech. Mag., mai i85o, p. 397.)
- 437. Le meme; nouveau procédé de fabrication du sucre. ( 20 novembre. — Pub. Mech. Mag., mai i85o, p. 419* )
- 438. M. LF. Birkmajer, à Londres ; nouveau moyen de raffinage du sucre. ( 12 dé-
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- cernbre. — Pub. Rep, of patent inv., juillet i85o, p. 38. )
- SUIFS.
- 439. M. C. Knab, à Londres; appareil pour distiller les suifs et les matières grasses. ( ier août. —« Pub. Mech. Mag., février i85o, p. ii3. )
- TANNAGE.
- 440. M. Crosse, à Londres; perfectionne-ment dans le tannage des cuirs et des peaux. ( 24 niai. — Pub. Rep. of patent inv., janvier i85o,p. 35.)
- TEINTURE.
- 441. M. A. Carteron, à Londres; nouveaux procédés de teinture. ( 5 février.— Pub. Lond. journ. of arts, septembre 1849, P- 113* )
- 442. M. A. Garnier, à Londres; nouveau moyen d’extraire et de préparer la matière tinctoriale contenue dans l’orseille. ( 28 avril. — Pub. Mech. Mag., novembre 1849, P1 4^1-)
- 443- M. F. Steiner, à Hyndburn, près Ac-crington, comté de Lancaster; procédés et appareils pour la teinture du coton en rouge d’Andrinople. ( 24 mai. — Pub. Mech. Mag., décembre 18495 p. 525. )
- 444* M. B. Vauldy, à Londres; procédé pour lustrer les soies teintes en écheveaux.
- ( 20 septembre. )
- 445. MM. J. Mercer et TF. Blythe, à Oa-kenshaw, comté de Lancaster; emploi de certaines matières pour la teinture et l’impression des tissus. ( 12 octobre.—Pub. Rep. of patent inv., mai i85o, p. 293. )
- 446. M. Broivn Oliver, à Woodford, comté d’Essex; perfectionnements dans les opérations de teinture des étoffes. ( 10 novembre. — Pub. Lond. journ. of arts, juillet i85o, p. 385. ) *
- TÉLÉGRAPHIE ÉLECTRIQUE.
- 447* MM. TV. Brown et TVilliams, à Birmingham ; nouveau télégraphe et horloges électriques. ( 18 juillet. )
- 448. M. jL. Pulwermacher, de Tienne ; nouvelle batterie pour télégraphes électriques, et perfectionnements dans les machines électro-
- magnétiques. ( i5 décembre.— Pub. Mech Mag., juillet i85o, p. 494* )
- THÉIÈRES.
- 449- M. Th. Griffiths, à Birmingham; fabrication des théières en métal et autres vases analogues. ( 20 septembre. — Pub. Rep. of patent inv., mai i85o, p. 282. )
- TISSAGE.
- 450. M. TV. Martin, de Saint-Pierre-lès-Calais, en France; machine pour tisser des matières textiles. ( 16 janvier. — Pub. Mech. Mag., juillet 1849, p. 67. )
- 451. M. S. TVoller, à Bradford; perfectionnements dans les métiers à tisser. ( 3 mai. — Pub. Mech. Mag., novembre 1849, P* 45o.)
- 452. M. E. Heywood, à Glosburn ( York-shire); perfectionnements dans le tissage des
- étoffes unies et façonnées. ( i3 septembre._
- Pub. Mech. Mag., mars i85o, p. 219.)
- 453. M. Rowley, à Birmingham ; appareil de tissage des articles de vêtements. ( 12 octobre. — Pub. Mech. Mag,, août i85o, p. 318. )
- 454. M. A. Barlow, à Londres ; perfectionnement dans les opérations du tissage. ( 2 novembre. — Pub. Mech. Mag., mai i85o, p. 379. )
- 455. M. Robert Munn, aux moulins de Stackstead ( Lancashire); nouveaux métiers à tisser toute espèce d’étoffes. ( 4 janvier. — Pub. Mech. Mag., juillet 1849, p. 21. )
- 456. M. TV. Kenworthy, à Blakburn, comté de Lancaster; construction des métiers à tisser.
- ( 3i janvier. — Pub. Mech. Mag., août 1849, p. 117. )
- 457. MM. Harrison et Odie, à Manchester; perfectionnements applicables aux métiers à tisser. ( 6 février. —Pub. Mech. Mag., août
- 1849, P- t4°* )
- 458. M. Bottomley, à Bradford, comté d’York ; nouveau métier à tisser. ( 22 février. — Pub. Mech. Mag., août 1849, P* I9°* )
- 459. M. C. A. Kurtz, de Wandsworth, comté de Surrey; métiers à tisser perfection-
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- nés. ( 28 février. — Pub. Mech. Mag. tembre i8$9 , P- 210. ) *
- ^6o. MM. Clegg, Henderson et Colvert, à Blackburn; nouveaux métiers à tisser. (16 avril. —Pub. Mech. Mag., octobre 1849, P- 379*)
- - 461. M. TV. Newton, à Londres; métiers à tisser à la Jacquart. ( 5 mai. — Pub. Mech. Mag-, novembre 1849, P- 4^°- ) *
- • 462. M. S. Allport, à Birmingham; perfectionnements ajoutés à certaines parties des métiers à tisser. ( 14 mai. — Pub. Mech. Mag., novembre 1849, p. foS, 4^2- )
- 463. M. Fontainemoreau, à Londres; nouveaux métiers à tisser. ( 22 mai.—Pub. Mech Mag., décembre ib49, p. 5o6, 56o. )*
- 464. M. T. Joweti, à Bingley ( York ) ; moyen d’arrêter le mouvement des métiers mécaniques et d’empêcher l’altération des tissus pendant le tissage. ( 5 juin. — Pub. Mech. Mag., décembre 1849, p- 54g. )
- 465. M. H. Laurent, de Paris ; perfectionnements dans les métiers à tisser. ( 5 juin. — Pub. Mech. Mag., décembre 1849, p. 548. )
- 466. MM. J. Steel et B. Emmerson, à Morton, comté d’York; nouveaux métiers à tisser. ( 7 juin.—Pub. Rep. of patent iny., mars i85o, p. 134- )
- 4^7» M. Beale Broivn, à Hampen, comté de Glocester; perfectionnements dans la construction des métiers à tisser et de la fabrication des tissus. ( 29 juin.— Pub. Lond. journ. of arts, avril i85o, p. i45. )
- 488. M. Jam>eson, à Ashton-under-Lyne, comté de Lancaster; perfectionnements dans les métiers à tisser. ( 4 octobre.— Pub. Mech. Mag., avril i85o, p. 297.) ;
- TISSUS. ,
- 469. MM. F. Bottorn, à INTottingham, et Beermann Dunicliff, à Radford; nouveau procédé pour apprêter les tissus mélangés de coton et de soie. (18 janvier.—Pub. Mech. Mag., juillet 1849, P- 87. )
- 470. M. TV. Norton , à Kirkheaton, comté
- d’York; fabrication des tissus brochés et façonnés. (28 mars. — Pub. Mech. Mag., octobre 1849, P- 333.)
- TISSUS IMPERMÉABLES.
- 47t. M. H. Burke, à Londres ; fabrication de tissus imperméables à l’air et à l’eau, et préparation du caoutchouc et du gutta-percha qui servent à cet usage. ( 26 avril. — Pub. Rep. of patent inv., décembre 1849, p. 365.)
- TOISONS.
- 472. M. J. Smith, à Deanston, comté de Perth ; moyen de traiter et de préparer les toisons des moulons pendant qu’elles sont sur le dos de l’animal. ( 19 décembre. )
- TOURBE.
- 4ç3. M. Reece, à Londres; nouveau traitement de la tourbe et moyen d’en obtenir des produits. ( 23 janvier. — Pub. Lond. journ. of arts, septembre 1849, p. 96. )
- M- M. Clarke Hills,Deptford, comté de Kent; appareil pour comprimer la tourbe et en former un combustible et pour en retirer le gaz. ( 28 novembre. — Pub. Lond. journ. of arts, août i85o, p. 26. )
- TRANSPORT.
- 475. M. G. Simpson, à Glascow ; machine à élever, à mouvoir et à transporter des fardeaux. ( 5 juin. )
- 476. M. L. Vidie, à Londres; nouveaux moyens de transport par terre et par eau. (2 novembre. — Pub. Mech. Mag., mai i85o, p. 376. )
- TRITURATION. .
- 477- M. J. Lorkin, à Londres; nouvelles machines pour triturer et piler des matières visqueuses ou gélatineuses. ( 20 septembre. — Pub. Lond. journ. of arts, mai i85o, p. 245.)
- - I TUILES. .
- 478. M. TV. TVilson, à Glascow; machine pour couper et façonner les tuiles et les tuyaux en poterie. ( 27 juin. — Pub. Rep. of patent février i85o, p. 71. )
- n
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- sep-
- înv.,
- Quarante-neuvième année. Septembre 1850.
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- TUYAUX.
- ( 418 )
- 479. M. TV. Rowe, à Londres; nouveaux modes de réunion des tuyaux ou tronçons de tuyaux en verre, poterie et autres matières. ( 11 janvier.—Pub. Mech. Mag., juillet 1849, p. 42. )
- 480. M. J. Cutler, à Spark-Brook, près Birmingham ; nouvelle fabrication des tuyaux métalliques. ( 28 février.— Pub. Mecli. Mag., septembre 1849, P- 212- )
- 481. M. C. Jacob, à Londres ; fabrication de tuyaux en poterie. ( 28 février. — Pub. Rep. of patent inv., octobre 1849, P* 2I^- )
- 482. M. TV. TVil son, à Glascow; machine pour couper des tuyaux ou tuiles plastiques. (27 juin.—Pub. Mech. Mag., décembre 1849, p. 616. )
- 483. M. A. V. Newton, à Londres; perfectionnements dans la fabrication des tuyaux et des tubes. ( 5 octobre. — Pub. Lond. journ. of arts, août i85o, p. 8. ) *
- 484. M. TV. Buckwell, à Battersea ( Surrey); tuyaux en pierre factice ou autres matières. ( 17 novembre.—Pub. Mech. Mag., mai i85o,
- p. 417.)
- TYPOGRAPHIE.
- 485. M. Beniowski, à Londres; nouvelles presses typographiques. ( 26 avril. — Pub. Lond. journ. of arts, avril i85o, p. i53. )
- 486. M. A. Ferrier Rose, à Glascow; nouveaux procédés d’impression et machines employées à cet usage. ( 24 juillet.—Pub. Mech. Mag., février i85o, p. 96. )
- 487. M. W. Bodmer, de Paris; nouvelles machines à imprimer les caractères typographiques. ( 16 août. — Pub. Mech. Mag., février i85o, p. i58. )
- VAISSEAUX.
- 488. M. TVakefield Pim , à Kingston-upon-Hull; moyen de faire marcher des vaisseaux et autres embarcations. (25 janvier.—Pub. Lond. journ. of arts, septembre 1849, p. 98. )
- 489. M. J. Browne, à Londres; construction
- des vaisseaux et établissement des chemins de fer atmosphériques et autres* ( 6 février. — Pub. Lond. journ. of arts, septembre 1849 p. ni. )
- 490. M. R. Guérin, du Havre ; moyen de gouverner les vaisseaux et autres embarcations. ( 28 mars, — Pub. Mech. Mag., octobre 184g, p. 327. )
- 491. MM. J. Dugdale et E. Birch, à Manchester; perfectionnements dans la construction et dans la propulsion des vaisseaux. (3i mai.—Pub. Mech. Mag., décembre 1849, p. 545.)
- 492. M. J* Grantham, à Liverpool ; méthode pour doubler des vaisseaux et autres embarcations. ( 4 juillet. — Pub. Rep. of patent inv., mars i85o, p. 146. )
- 4g3. MM . A. Yule et J. Chanter, à Dun-dée; préparation des matières destinées à doubler les vaisseaux et autres embarcations. ( ier août. — Pub. Lond. journ. of arts, juillet i85o, p. 386. )
- 494- M. D. Miller, à Glascow ; nouvelle méthode de haler les vaisseaux sur un plan incliné. (5 juin. —Pub. Lond. journ. of arts, février i85o, p. 23. )
- 495. M. P. Forster, à Plymouth ; perfectionnements dans la construction des vaisseaux et autres embarcations. ( 27 juin.— Pub. Rep. of patent inv., février i85o, p. 109. )
- 4g6. M. J. Jordan, à Liverpool ; nouvelle construction des vaisseaux et autres embarcations. ( 2 novembre. — Pub. Mech. Mag., mai i85o, p. 377. )
- 497. MM. G. Callawaj et Allée Purkis, à Putney ( Surrey ) ; nouveau moyen de faire marcher les vaisseaux et autres embarcations. ( 24 novembre. — Pub. practical Mech. journ., août i85o, p. 106. )
- 498. M. Lyon Ber thon, à Fareham , comté de Southampton ; instrument pour indiquer le sillage et la vitesse des vaisseaux et des cours d’eau. ( 19 décembre, — Pub. Mech. Mag., juillet i85o, p. 62. )
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- -vapeur, ,v ....
- 'S i i <’ *•' • ‘ ' ' ' '* ' ' • • ' ' * *
- ' 499- M. T. Lawes, à Londres; nouveau moyen de générer la vapeur et d’obtenir une puissance motrice. ( 5 juin. — Pub. Mech. Mag., décembre 1849, p. 54g. )
- 500. M. TV. Neilson, à Glascow; application de la vapeur pour élever et transporter des fardeaux lourds. ( 26 juin. )
- VASES. :
- 501. M. Da Costa, à Londres; nouveaux vases pour contenir les matières solides ou liquides, et machines pour fabriquer ces vases. ( 22 mai. — Pub. civ. engineer’s journ., janvier i85o, p. i5. )
- VENTILATION.
- 502. M. Obed Blake, à Londres ; nouveaux ventilateurs pour navires, édifices, etc. (11 janvier.—Pub. Mech. Mag., juillet 1849, p. 420
- 503. M. R. Gordon, à Heaton-Norris, comté de Lancaster; nouveau système de ventilation des mines. ( 4 avril. — Pub. Rep. of patent inv., novembre 1849, p. 277. )
- VERNIS.
- 5o4- M. J. Castley, à Harpenden, comté d’Hertford ; préparation des vernis avec des matières résineuses. ( 11 janvier.—Pub. Lond. journ. of arts, août 1849, P* ^7. )
- VERRE.
- 505. M. H. Bessemer, à Londres ; perfectionnements dans la fabrication du verre. (3i janvier. — Pub. Mech. Mag., août 1849, p. 98. )
- 506. M. Obed Blake, à Blackwell, comté de Middlesex; procédés pour fabriquer le verre en table et le verre à vitre. ( 28 février. — Pub. Mech. Mag., septembre 1849, p. 209. )
- 507. MM. H. Balmain et A. Parnell, à
- Saint-Hélens, comté de Lancaster; nouvelle méthode de fabrication du verre, et préparation de certaines matières employées dans cette fabrication. ( 5 mars. — Pub. Lond. journ. of arts, novembre 1849, p. 225. ) ;
- 5o8. M. H. Howard, à Londres ; perfectionnements dans la fabrication du verre et des fourneaux pour le fondre et le recuire. ( 28 mars. — Pub. Mech. Mag., octobre 1849, p. 331. ) : ; . >
- 5og. M. Godfrey Wilson, à Chelsea; perfectionnements dans la fabrication du verre et des machines et appareils employés à cet usage ( Ier mai. ) >. ;
- ‘ • VÊTEMENTS. : -
- 5io. MM. TV. Bukeit, à ÿfortwick, comté de Chester, et Powell, de Witton-Nortwick; procédés de fabrication de certains objets de vêtements. ( 28 mars.— Pub. Mech. Mag., octobre 1849, P- 33o.)
- 5n. Mme Charlotte Smith , à Bedford; confection de certains articles de vêtements. ( 14 mai.—Pub. Mech. Mag., novembre 1849,
- p. 478. )
- 512. M. H. Bailey, à Wolwerhampton (Stafford); confection des objets d’habillements, tels que boutons, poches, etc. (4 juillet. — Pub. Mech. Mag., janvier i85o, p, 37. )
- 513. M. A. Drieu, à Manchester; perfectionnements dans la confection des vêtements, et machines employées à cet usage. ( Ier août. —Pub. Mech. Mag., février i85o, p. 117.)
- 514. M. Th. Dawson, à Londres; nouvelle méthode pour tailler et façonner les vêtements. (18 octobre. — Pub. Rep. of patent inv., juin i85o, p. 366. )
- 515. M. J. Stoffel, à Londres; nouvelle confection des habits. ( 18 octobre. —Pub. Rep. of patent inv-, mai i85o, p. 3oo. )
- VOITURES.
- 516. M. G. Knox, à Londres; construction des voitures des chemins de fer. ( 19 mars. — Pub. Rep. of patent inv., décembre 1849, p. 337.)
- 517. M. G. Brandi, à Londres; construction des voitures roulant sur les chemins de fer. ( i3 avril.— Pub. Lond. journ. of arts, novembre 1849? P- 2^5. )
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- ( 420 )
- 518. M. Henson, à Londres; voitures perfectionnées roulant sur chemins de fer. ( 14 juin. —Pub. Mécli. Mag., décembre 1849, p. 578.)
- 519. MM. T. Merchant et R. Hasland, à Derby; construction des voitures pour chemins de fer. (25 juin.—Pub. Mech. Mag., décembre 1849, P* 616. )
- 520. M. J. Bertrand, de Paris; moyen d’empêcher les voitures de verser. ( 3o août.—Pub. Mech. Mag., mars i85o, p. 196. )
- 521. M. Rowland Brotherhood, à Chippen-
- ham, comté de Wilts ; appareil pour couvrir les voitures et les truks des chemins de fer afin de garantir les marchandises de toute avarie. ( 10 novembre. — Pub. Mech. Mag., janvier t85o, p. 59. )
- 522. M. Fischer, à Birmingham; perfectionnements dans les voitures des chemins de fer, les roues, les essieux, les tampons de choc, les ressorts, etc. ( 5 décembre. — Pub. Rep. of patent inv., juillet i85o, p. i5. )
- > *'i
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- ODARAKTE-SEDVIÈME AffiÉB. (N° DLY. ) septembre 1850.
- BULLETIN
- DE LA *
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES — glaces.
- Rapport fait par M. Benoît, au nom du comité des arts mécaniques, sur la machine à dresser les glaces, inventée par M. Carillion, ingénieur civil constructeur, rue Neuve-Popincourt, n° 8.
- Messieurs, dans la dernière réunion de votre comité des arts mécaniques, j’ai eu l’honneur de lui signaler, comme digne de tout l’intérêt de la Société, M. Carillion, un de ses membres, ingénieur civil constructeur, à Paris , auteur de la machine à dresser les glaces qui a figuré avantageusement à la dernière exposition générale. Le comité m’a autorisé à mettre sous vos yeux les plans complets à échelle et la description détaillée de cette bonne et ingénieuse machine, fonctionnant depuis plusieurs années, tant en France qu’en Belgique, à l’entière satisfaction des fabriques de glaces qui en font usage. ;
- La modestie bien connue de M. Carillion, dont la haute capacité a été appréciée en maintes circonstances, vous expliquera, messieurs, l’insistance que j’ai dû mettre auprès de lui pour obtenir les données sans lesquelles je n’aurais pu appuyer, comme elles pouvaientl’être, les communications que je croyais utile et juste de vous faire à son égard. Ces données n’étant pas encore complètement réunies, je dois me borner, aujourd’hui, à vous entretenir de la machine à dresser les glaces. Dans quelques jours, j’aurai l’honneur de vous faire connaître les divers travaux de M. Carillion.
- Les glaces sortant des fours à recuire sont raboteuses et rugueuses ; elles sont souvent gauches et inégales d’épaisseur : il faut donc les travailler pour rendre les deux surfaces planes et parallèles entre elles.
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- 422 * î 0 H ? arts mécaniques.
- Ce travail s’est fait longtemps à la main. Une glace hrute était scellée sur une pierre avec du plâtre, et frottée par une autre glace brute, avec du grès en poudre et de l’eau interposés. Par ce procédé, un ouvrier adroit et attentif parvenait à obtenir une surface suffisamment plane ; mais il fallait beaucoup de temps pour une glace un peu grande, et la dépense était considérable.
- Un premier perfectionnement apporté à ce procédé a été de remplacer par d’autres moteurs la force musculaire des hommes ; deux glaces brutes sont toujours, l’une scellée sur une pierre, et l’autre posée dessus, de manière à pouvoir y être mue par une roue hydraulique ou une machine à vapeur. On obtient plus d’économie que de perfection par ce procédé ; car l’ouvrier dirige difficilement son travail d’une manière convenable : il ne peut jamais bien régler l’épaisseur de son verre, et les surfaces qu’il façonne sont rarement planes ; aussi les objets réfléchis par ces glaces sont déformés ; les lignes droites y paraissent courbes, et les cercles ovales.
- La machine de M. Carillion a été construite dans le but d’obtenir, mécaniquement, un résultat au moins égal à celui que donnait un bon travail à la main, avec une dépense beaucoup moindre ; le succès dont elle jouit prouve que ce but a été heureusement atteint.
- Cette machine consiste, élémentairement, dans un disque ou rodoir plan horizontal, tournant autour de la verticale de son centre, laquelle est liée à une droite horizontale s’appuyant, dans son mouvement, sur deux autres droites horizontales fixes fournies par le dessus du bâti général affleuré de niveau. On conçoit que, tant que le rodoir sera laissé à la même distance de la droite horizontale mobile, sa surface inférieure restera constamment dans un même plan horizontal pour toutes les positions qu’il lui sera possible de recevoir ; et, comme le mécanisme est assez parfait pour régler la distance mentionnée à 0,45 de millimètre près, on voit qu’il est facile de donner aux glaces placées sous le rodoir une épaisseur régulière, en leur conservant d’ailleurs toute la force que la glace brute comportait.
- D’après cet exposé, j’ai l’honneur de proposer, au nom du comité des arts mécaniques,
- 1° D’ordonner la publication, dans votre Bulletin, des dessins et de la description de la machine à dresser les glaces de M. Carillion ;
- 2° De remercier cet ingénieur de la communication qu’il a bien voulu en faire à la Société ;
- 3° De faire insérer le présent rapport dans le Bulletin.
- Signé Benoît, rapporteur.
- Approuvé en séance3 le 34 juillet 4850.
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- Description de la machine à dresser les glaces, de M. Carillion.
- La machine à dresser les glaces, inventée par M. Carillion, et représentée en élévation longitudinale pl. 1155, en élévation vue de face pl. 1156 , et en projection horizontale pl. 1157, est basée sur ce principe de géométrie : une ligne droite qui se meut sur deux droites parallèles engendre un plan. ;
- À et B sont les deux lignes droites vues en projection horizontale, de profil et par le bout : ce sont deux pièces de fonte dressées en forme de Y à la partie supérieure ; elles sont fixées entre elles par cinq entretoises C.
- Sur ces pièces de fonte sont disposées deux flasques J), E, qui peuvent se mouvoir dans toute leur longueur, et sont jointes entre elles par les entretoises G, F, et par le porte-chariot H. Ce porte-chariot est la troisième ligne droite qui détermine le plan.
- Le chariot J, qui se meut sur le porte-chariot H, est muni de deux coussinets dans lesquels tourne un arbre I ; à cet arbre est fixé un rodoir K , qui frotte sur la glace et la dresse.
- Sur les entretoises C sont posées des pierres bien jointes qui ne doivent former qu’une seule surface. Ces pierres sont entourées d’une auge en fonte dans laquelle l’eau et le sable du rodage tombent après avoir rempli leur fonction; elles sont dressées par la machine même, et c’est sur leur surface parfaitement plane que la glace est scellée. Au milieu de l’arbre I, entre les deux coussinets, est un renflement fileté portant un écrou a; cet écrou est taillé à la partie supérieure comme une roue dentée ; au-dessus de lui est enfilée , sur l’arbre, une bague que l’on peut monter ou descendre , mais qui ne peut tourner à cause d’une clavette fixée dans son intérieur, laquelle glisse dans une rainure faite dans l’arbre. Cette bague porte une dent en dessous qui peut entrer dans une entaille de la denture de l’écrou et le fixe ; ainsi la circonférence de l’écrou étant divisée en 40 parties, et la hauteur du filet de la vis étant de 6 millimètres, il est possible, en ne changeant la position de l’écrou que d’une dent, de ne changer la hauteur du rodoir
- que de ——- = 0m,00015, ce qui permet de donner exactement aux glaces
- l’épaisseur convenable ; il est évident, lorsqu’une surface de cette glace sera droite et qu’on appliquera cette surface sur la pierre bien dressée, que la seconde surface de la glace sera parallèle à la première lorsqu’elle sera terminée.
- Maintenant, en décrivant la machine , nous allons expliquer comment on
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- ARTS MÉCANIQUES.
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- arrive, à l’aide d’un moteur aveugle, à obtenir le résultat qui vient d’être indiqué.
- L est un arbre moteur qui reçoit le mouvement d’une machine à vapeur ou d’une roue à eau. M est un arbre portant une poulie de renvoi. N et O sont deux poulies fixées sur la machine ; une courroie est passée sur ces quatre poulies, qui tournent ensemble.
- La poulie O, fixée sur un arbre cylindrique , tourne sur deux coussinets placés sur les flasques D, E. Sur cet arbre est montée une roue droite P, folle sur l’arbre , ayant à son centre un embrayage à friction; à côté de cette roue, un manchon Q, pour cet embrayage, peut glisser longitudinalement sur l’arbre, mais il est contraint de tourner avec lui par une clavette engagée dans une rainure qui est pratiquée sur toute la longueur de l’arbre.
- Sur ce même arbre est fixée une roue d’angle R, qui ne peut pas tourner sur l’arbre à cause d’une clavette engagée dans la rainure, mais qui glisse sur lui dans toute sa longueur. Cette roue est soutenue par une chaise qui est fixée sur le chariot J, et elle donne le mouvement à une autre roue d’angle S montée sur l’arbre du rodoir K. Cette dernière entraîne l’arbre du rodoir par son mouvement, mais elle permet à cet arbre de monter ou de descendre dans son mamelon.
- On voit donc que le rodoir reçoit son mouvement de rotation en même temps qu’il peut monter et descendre pendant ce même mouvement, et suivant l’épaisseur à donner aux glaces.
- , À côté «de l’arbre du rodoir est fixée, sur le chariot, une trémie T dans laquelle on met du sable sec ; au-dessous de cette trémie est un auget T', semblable à celui des moulins à blé, qui est agité, par le mouvement de l’arbre du rodoir sur lequel est un babillard ; le sable tombe dans un entonnoir V, qui est placé au centre du rodoir ; en même temps de l’eau arrive dans ce même entonnoir par un tuyau articulé À', et se mêle au sable pour tomber sur la glace.
- Lorsque la glace est encore brute , il est nécessaire de diminuer le poids du rodoir, qui, ne portant que sur quelques points, la ferait casser ; pour obtenir ce résultat, l’arbre du rodoir est réuni, à sa partie supérieure, avec un levier B', par deux petites bielles. Ce levier, dont le point d’appui est sur le chariot J, porte un poids U, qui peut se mouvoir sur le levier à l’aide d’un pignon qui engrène avec une crémaillère b ; par le moyen de ce poids que Ton promène à volonté sur toute la longueur du levier B', on donne au rodoir le degré de pression nécessaire sur la glace.
- La poulie N est fixée sur un arbre tournant sur deux coussinets placés sur les deux flasques ; sur cet arbre est disposée une roue droite W semblable
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- Fl, IL
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- GLACES
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- à la roue P, et portant aussi un embrayage à friction à son centre. Cette roue est folle sur l’arbre comme la première ; il y a, à côté de cette roue, un manchon X, pl. 1157, pour cet embrayage, glissant sur l’arbre, mais tournant avec lui ; à l’extrémité de cet arbre et en dehors des flasques est fixée une poulie Y.
- L’entretoise G est surmontée d’un arbre Z tournant sur des paliers ; sur cet arbre est monté, d’un bout, un pignon d’angle d\ et, de l’autre, une roue droite a\ une poulie b' folle sur l’arbre, portant un pignon fondu avec elle, enfin une poulie folle c.
- À côté de cet arbre est un tourillon fixé sur la flasque, et sur lequel tourne une roue c fondue avec un pignon d à son centre ; cette roue est du même nombre de dents que la roue a , et le pignon du même nombre de dents que celui fondu avec la poulie b'.
- Une courroie joint la poulie Y avec la poulie b' ou c\ suivant le besoin : si c’est la poulie c qui est en communication, l’arbre Z reste immobile ; si c’est la poulie b', le pignon qu’elle porte fait tourner la roue c, et le pignon de cette roue fait tourner la roue a , et, par suite, l’arbre Z.
- Un arbre e est fixé, d’un bout, sur un coussinet à tourillon , lequel est posé sur deux coussinets ; l’autre bout pénètre dans le porte-chariot H. Cet arbre porte, du côté du coussinet à tourillon, une roue d’angle e qui engrène avec le pignon d de l’arbre Z; sur l’extrémité opposée de l’arbre t est monté un pignon droit qui engrène avec une crémaillère à échelle f, pl. 1156, fixée au chariot J; le pignon, en passant successivement au-dessus et en dessous de cette crémaillère , fait mouvoir le chariot dans un sens ou dans l’autre, et, par suite de ce mouvement de va-et-vient, transporte le ro-doir dans le sens de la largeur de la table.
- Tout ce qui est fixé au chariot se meut avec lui, et le rodoir est transporté tout en tournant, f' est un arbre porté par deux coussinets fixés sur les flasques et par deux autres coussinets boulonnés sur l’entretoise F. Sur cet arbre est fixée une roue droite qui engrène à la fois avec les deux roues P et W.
- L’arbre f porte, vers l’une de ses extrémités, une vis sans fin h, dont les filets sont dirigés à^gauehe, et vers l’autre une vis à droite </,^qui engrènent avec deux roues g' et h'. Ces roues sont montées sur des arbres k l qui tournent dans des douilles attachées sur l’entretoise F ; à l’extrémité inférieure de ces arbres sont des pignons d’angle qui engrènent avec des roues % et k' ; l’arbre m qui reçoit ces roues porte aussi deux pignons d’angle n o qui engrènent avec des roues l' et m'. Ces dernières roues sont montées sur des arbres qui tournent dans des douilles boulonnées sur les flasques, et qui sont munies, à l’autre extrémité, de pignons droits p q qui engrènent avec les
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- ARTS MÉCANIQUES.
- crémaillères ri et o , et font avancer les flasques et tout l’équipage quelles supportent. Ce second mouvement de va-et-vient transportant le rodoir suivant toute la longueur de la glace, et combiné avec le mouvement transversal déjà décrit, montre comment la glace peut recevoir successivement, sur toute sa surface, l’action de ce rodoir.
- Les deux roues W et P, étant folles sur les arbres des poulies N et O, ne peuvent se mouvoir qu’à l’aide des manchons d’embrayage de friction X et Q. Lorsque ces manchons ne sont embrayés ni l’un ni l’autre, l’arbre f't qui reçoit le mouvement d’une des deux roues, reste immobile, et, par suite, le rodoir n’avance pas sur la glace.
- Si le manchon X est embrayé, alors la roue W transmet le mouvement à la machine qui doit avancer vers l’arbre L. p\ pl. 1155, est une caisse en fonte fermée par deux joues en tôle ; elle est mobile sur un tourillon fixé sur la flasque, et peut basculer dans un sens ou dans l’autre. Un poids cylindrique q roule dans cette caisse ; une broche r', qui traverse les deux joues en tôle de la caisse et en même temps la flasque par une large mortaise dans laquelle elle peut jouer, s’accroche à un toc fixé sur les bords de l’auge, redresse la caisse qui passe peu à peu à la position horizontale ; le poids q', en roulant vers l’autre extrémité de la caisse, la fait basculer. L’autre bout de la broche r' pousse la barre de la crémaillère squi fait tourner l’arbre renfermé dans la douille t’, lequel porte une roue droite r qui engrène avec une portion de roue passant à travers la flasque. Cette portion de roue est sur le même arbre que la fourchette d’embrayage ri, et cette fourchette dégage le manchon X, et engage le manchon Q ; alors c’est la roue P qui commande l’arbre f ', et la machine marche dans un autre sens jusqu’à ce que la broche r vienne à rencontrer un second toc et fasse culbuter de nouveau la caisse qui, en reprenant la position indiquée sur la planche, fera revenir la machine vers l’arbre L.
- HOUILLE.
- Rapport fait par M. Le Chatelier, au nom du comité des arts mécaniques, sur un mémoire de M. de Marsilly, intitulé, Du lavage de la houille en Belgique.
- M. de Marsilly, ingénieur des mines à Amiens, a adressé à la Société un mémoire sur le lavage de la houille en Belgique.
- Le lavage de la houille, qui permet de purifier à peu de frais des combustibles de qualités et de prix inférieurs, a déjà fait une sorte de révolution
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- HOUILLE.
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- dans l’industrie des chemins de fer, où l’emploi d’un coke peu chargé de cendres, d’une qualité très-régulière, a exercé une salutaire influence sur l’économie et la régularité du service. L’application de ce procédé à la métallurgie du fer présentera certainement des résultats aussi avantageux, car la qualité de la fonte et la régularité de l’allure des hauts fourneaux dépendent tout autant de la nature de la houille que de celle des minerais. Les mêmes observations sont applicables à toutes les industries où la nature du charbon peut exercer une influence marquée sur celle des produits, et où il est nécessaire d’arriver à de hautes températures.
- C’est au point de vue des applications qui peuvent être faites à l’industrie métallurgique, à la fabrication du gaz , à la fonderie, à la forge, etc., que le travail de M. de Marsilly est intéressant ; pour les chemins de fer, la question est jugée.
- M. de Marsilly a été chargé, au commencement de l’année 1849, par la compagnie du chemin de fer du Nord et par la société des mines de l’Àgrappe et Grisœuil ( bassin de Mons ), d’étudier et de faire appliquer les procédés les plus propres à améliorer la fabrication du coke destiné aux locomotives. Ce jeune ingénieur, après avoir apporté à l’extraction, dans la mine , toutes les modifications nécessaires pour éviter le mélange de la houille et des schistes qui l’accompagnent, a fait appliquer, sur une grande échelle, les procédés de lavage aux charbons menus ; il est arrivé ainsi, au grand profit du chemin de fer et du fournisseur de coke, à donner au combustible une grande pureté et en même temps une grande régularité de composition. Cet exemple a été aussitôt imité dans toute l’étendue du bassin de Mons pour le coke destiné à la consommation des machines locomotives ; la teneur en cendres a été réduite de 10 et 15 pour 100 à 6 et même 4 pour 100.
- L’introduction du lavage de la houille , comme élément essentiel de la fabrication du coke à locomotives , a permis aux consommateurs d’imposer, et aux fournisseurs d’accepter, une clause spéciale qui forme maintenant la base des transactions : il est stipulé que le coke ne devra pas renfermer plus de 5, 6 ou 7 pour 100 de cendres ; lorsque la proportion de résidu excède le taux stipulé , on fait une retenue sur le prix. Au delà d’une certaine limite, la fourniture n’est pas reçue ; on donne même, dans quelques cas, une prime lorsque le taux stipulé n’est pas atteint. Des prises d’essai, faites contradictoirement entre le fournisseur et l’agent préposé à la réception par la compagnie du chemin de fer, sont incinérées et servent à établir, chaque mois, la teneur moyenne en cendres d’après laquelle sont réglés les comptes.
- Cette stipulation, qui s’applique, pour le seul chemin de fer du Nord, à des fournitures annuelles de 30 à 40,000 tonnes de coke, est une nouvelle
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- ARTS MÉCANIQUES.
- preuve des services que la chimie est appelée à rendre dans des industries où l’on serait disposé à considérer son intervention comme dépourvue d’utilité.
- M. de Marsilly a fait une étude spéciale du lavage de la houille, et les détails qu’il a consignés dans son mémoire sont de nature à intéresser vivement tous les industriels qui consomment ce combustible et qui ont intérêt à l’obtenir dans l’état de pureté le plus complet possible. Le comité pense qu’il serait très-utile de publier ce mémoire dans le Bulletin de la Société ; en conséquence, il propose d’insérer le mémoire de M. de Marsilly dans le Bulletin, et de remercier l’auteur de son intéressante communication.
- Signé Le Chatelier, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 31 juillet 1850.
- Extrait d’un mémoire sur le lavage de la houille en Belgique, et sur les procédés de purification de la houille; par M. de Marsilly, ingénieur des mines.
- Les procédés de purification de la houille, connus sous le nom de procédés de lavage , ne sont autres que ceux employés dans la préparation mécanique des minerais de zinc et de plomb ; leur application à la houille n’est point récente; il y a longtemps qu’elle a été faite à des charbons pyriteux des Vosges ; mais ce n’est que depuis quelques années qu’elle a pris un certain développement. En 1840, M. Baetmadoux, ancien élève de l’école des mineurs de Saint-Etienne, purifiait les houilles de la mine de Bert (Allier) au moyen du lavage. D’après une note de M. Le Chatelier, ingénieur des mines, qui avait visité la mine de Bert en 1841, le lavage s’exécutait dans des caisses analogues aux caisses allemandes, de la même manière qu’il s’opère aujourd’hui à Commentry ; ce ne fut que plus tard que le lavage fut introduit dans ce bassin , ainsi que dans ceux de Saint-Etienne et de Itive-de-Gier ; M. Dyèvre, d’après les conseils de M. Junker, ingénieur en chef des mines, en fit le premier l’application à Saint-Étienne , où il est très-répandu maintenant.
- Frappé des résultats avantageux que l’on pouvait retirer du lavage delà houille, M. Le Chatelier insista vivement auprès des fabricants de coke du bassin de Valenciennes, lors de l’ouverture du chemin de fer du Nord, en 1846, pour qu’ils y eussent recours, et obtint d’eux qu’ils fissent quelques essais. À la fin de l’année 1848, cet ingénieur, dans l’intérêt général des houillères indigènes et dans celui des chemins de fer que l’État devait exploiter, avait appelé l’attention de l’administration sur cette question. Lorsque se réunit la commission chargée par le chemin de fer du Nord d’étudier les moyens propres à améliorer la fabrication du coke, elle ne tarda pas à reconnaître avec lui que la pureté de la houille était une condition essentielle de bonne fabrication , et que le meilleur moyen de l’obtenir consistait dans l’emploi des procédés de lavage.
- C’est aux houilles des mines de l’Agrappe qu’en fut faite la première application ; les autres charbonnages du bassin de Mons suivirent cet exemple.
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- HOUILLE.
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- Le premier lavoir ou laveur fut construit d’après un dessin de M. Lacretelle, ancien élève de l’école des mineurs de Saint-Étienne , qui avait été chargé par M. Sauvage , ingénieur en chef du matériel au chemin de fer de Lyon , d’étudier la fabrication du coke à Saint-Étienne et à Commentry. Il servit de modèle à ceux qu’on fît depuis dans le bassin. ...................................
- Il consiste en. une caisse en bois divisée en deux.compartiments inégaux par une cloison qui ne descend pas jusqu au fond de la caisse, en sorte qu’ils communiquent ensemble par le bas; dans le plus grand est une grille sur laquelle on jette le charbon, dans le plus petit se meut un piston; 1 appareil est rempli d’eau jusqu’au-dessus du charbon; le piston, en descendant, la refoule sous la grille; elle soulève les charbons et les schistes, et se retire quand le piston remonte. Les schistes étant plus denses que le charbon sont soulevés moins haut, à volume égal, que ne l’est celui-ci, et tombent plus vite au fond quand l’eau se retire. Il en résulte qu’après quelques coups de piston ils sont rassemblés sur la grille, et qu’on peut enlever le charbon purifié sans y toucher; une seconde grille, composée de barreaux en fer espacés de 0m,10 en 0m,10, et placée à 0m,12 au-dessus de la première, facilite l’enlèvement; la pelle glisse sur les barreaux, ne prend que le charbon lavé, et ne touche point aux schistes qui s’accumulent entre les deux grilles.
- Quand ils s’élèvent jusqu’à la seconde, on la retire pour les enlever; elle est ensuite replacée, et l’opération continue. De temps en temps il faut redonner de l’eau, ce qui se fait ordinairement au moyen de robinets qui aboutissent à la caisse.
- Tous les lavoirs actuellement établis dans le bassin de Mons ont, à peu de chose près, les mêmes dimensions que celui dont M. de Marsilly a reproduit le dessin :
- Longueur totale de la caisse. . . . . . . lm,585
- Largeur idem. ... . . . . . lm,300
- Hauteur idem. ... . . . . . lm,200
- Les deux compartiments ont la même largeur; la longueur du plus grand est de lm,57, celle du plus petit de 0m,48. , ;
- La surface du piston n’est donc pas tout à fait égale au tiers de celle de la grille. .
- La charge est ordinairement de 1 hectolitre de charbon dont on a retiré les gros morceaux. ;
- Lorsque le lavoir est placé à portée de la fosse et des fours, que le charbon subit un faible transport, trois ouvriers peuvent laver, en une journée de douze heures, 160 à 200 hectolitres. -............................
- La grille étant chargée, deux d’entre eux font mouvoir le piston, le troisième étale et remue le charbon sur la grille; quand l’opération est terminée, il charge le charbon lavé dans une brouette que le premier ouvrier décharge à quelque distance de là, pendant que le second amène le charbon à laver. , ,
- Le nombre des coups de piston varie suivant la propreté naturelle de la houille ; en moyenne, il ne faut pas moins de quinze à vingt coups pour bien laver, et encore le lavage n’est-il jamais complet.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- Les ouvriers sont à la tâche ; on leur donne de B à 4 centimes par hectolitre de houille à laver; ils lavent, en moyenne, 170 hectolitres dans leur journée.
- Voici les résultats généralement obtenus : 100 hectolitres de houille tout venant don-
- nent :
- Houille lavée....................................................89 hectol.
- Schistes.........................................................2
- Déchet composé de houille menue qui traverse la grille. . . 9
- La houille lavée contient 3 à 4 pour 100 de cendres, dont 1 à 2 pour 100 proviennent de matières étrangères qu’un lavage plus complet pourrait enlever.
- Les schistes ne renferment plus qu’une quantité de houille insignifiante.
- Le déchet se compose de 20 à 25 pour 100 de matières étrangères, et de 75 à 80 pour 100 de charbon pur.
- Ainsi les impuretés se concentrent dans le fin.
- Ce fait n’a rien de surprenant; les schistes qui altèrent la pureté de la houille sont plus friables qu’elle ne l’est elle-même, et se réduisent en poussière plus fine; il est donc naturel qu’ils se concentrent dans le fin, et le rendent beaucoup plus sale que ne l’est le tout venant.
- Si l’on défalque du déchet les matières schisteuses qui s’y trouvent, on voit qu’en résumé le lavage sépare de la houille 5 à 6 pour 100 des matières étrangères qu’elle renfermait, et donne une perte en houille pure de 7 à 8 pour 100, perte résultant de ce que le fin qui constitue le déchet n’a qu’une valeur très-faible ; en ne le vendant que 20 centimes l’hectolitre, on l’écoule difficilement; aussi le brûle-t-on autant que possible pour chauffer les chaudières établies auprès des fosses.
- Les chiffres qu’on vient de donner s’appliquent à la plupart des charbons gras des bassins de Mons et du Centre , avec lesquels, dans les conditions ordinaires d’extraction, on fabrique un coke renfermant 9 à 10 pour 100 de cendres; il est clair qu’ils varient suivant le degré de propreté et de dureté de la houille, mais ils peuvent être considérés comme des moyennes.
- Cela posé, le prix de revient de l’hectolitre de houille lavée s’établit de la manière
- suivante :
- 100 hectolitres de houille, à 80 centimes, valent...............80 fr. »
- Ils donnent :
- Déchet en houille menue, 8 hect. 9, à 20 centimes l’hect. . . 1 fr. 78
- Différence.......................................78 fr. 22
- Le lavage coûte :
- Main-d’œuvre, à 4 centimes l’hectoiltre non lavé................4 fr. »
- Total..............................82 fr. 22
- Ce prix est celui auquel doivent être vendus les 89 hectolitres lavés, pour qu’on n’éprouve aucune perte ; d’où il résulte que l’hectolitre doit être vendu 0 fr. 923, et que le prix de revient du lavage , en y comprenant les frais généraux et divers, s’élève à 93 centimes par hectolitre de houille lavée.
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- Dans certains cas, le déchet est plus grand, la main-d’œuvre plus chère, et le prix de revient atteint 19 centimes. Dans d’autres cas, il descend à 10 centimes.
- Si l’on veut calculer le prix de revient par tonne de houille lavée, on trouve :
- Prix de revient par tonne de houille lavée* 1 fr. 46, se subdivisant ainsi :
- Main-d’œuvre. . . . . . 51 c. I
- Frais généraux et divers. . . . 12 c. > 1 fr. 46 c.
- Déchet..........................83 c. 5
- En admettant que le rendement en coke soit de 66 pour 100, le prix de revient de la tonne de coke fabriqué avec la houille lavée serait augmenté de 2 fr. 19.
- C’est en effet l’augmentation de dépense dont se trouve aujourd’hui grevée par le lavage la fabrication du coke dans le bassin de Mons ; elle équivaut à peu près aux frais de la fabrication proprement dite.
- En résumé, le lavage, tel qu’il est pratiqué actuellement , enlève 4 à 5 pour 100 des matières schisteuses qui se concentraient dans le coke, y laisse encore 1 à 2 pour 100 de matières étrangères qu’il pourrait séparer, et augmente le prix de la tonne d’environ 2 fr. 20 cent.
- S’il présente l’avantage de ramener le coke d’une teneur en cendres de 9 pour 100 ou 12 pour 100 à une teneur uniforme et régulière de 5 à 6 pour 100, il a l’inconvénient de n’être point tout à fait complet, et surtout de coûter très-cher.
- Ce prix élevé provient de la main-d’œuvre, et spécialement du déchet.
- Tout ce qui aura pour effet de diminuer la quantité de fin qui traverse la grille, sans augmenter la dépense, sera donc de nature à réaliser une économie dans les frais de lavage.
- Le moyen le plus simple, celui qui se présente le plus naturellement à l’esprit, est d’employer des grilles très-fines et de séparer préalablement la poussière au moyen d’un tambour conique percé de trous aussi petits que les intervalles libres de la grille.
- Les grilles qu’on emploie généralement sont en osier ou en fils de fer espacés entre eux de 1 millimètre; celles en osier sont économiques, mais, quelque serrées qu’elles soient, elles présentent des ouvertures inégales et laissent passer beaucoup de charbon. Les grilles en fils de fer fonctionnent bien pendant quelques jours ; on pourrait en avoir de très-bonnes, si les fils ne se déjetaient bientôt et ne laissaient certaines ouvertures trop larges ; de plus, comme les fils ne sont pas entrelacés, les petits morceaux de charbon qui sont plats, et qui n’ont que 1 millimètre d’épaisseur, peuvent passer, quelles que soient leur longueur et leur largeur.
- Les meilleures grilles sont celles en tôle, soit de fer, soit de cuivre ou de zinc, percée de trous ronds également espacés.
- Quand les trous ont plus de 4 à 5 millimètres de diamètre, le fer et le zinc sont préférables parce qu’ils coûtent moins cher; mais, si l’on veut avoir des trous très-fins de 1 millimètre de diamètre par exemple, le cuivre vaut mieux, parce qu’il présente plus de solidité ; on ne peut percer des trous aussi fins dans des tôles de fer qu’autant qu’elles sont très-minces, tandis qu’on peut en percer dans des feuilles de cuivre assez
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- ARTS MÉCANIQUES.
- épaisses pour résister aux pressions qu’elles doivent supporter dans les circonstances ordinaires du lavage.
- On fait de ces grilles à Liège pour la préparation mécanique des minerais ; on en fabrique aussi chez M. Callard, ingénieur-mécanicien, à Paris.
- Leur emploi permettrait de diminuer la proportion de fin qui traverse la grille de 2 à 3 pour 100; de 9 pour 100 elle serait réduite à 6 pour 100 environ; cela résulte d’expériences faites sur des houilles de déchet ; en les tamisant à travers des tamis percés de trous d’un diamètre un peu inférieur à 1 millimètre, il en restait à peu près un tiers qui ne passait point et se lavait facilement ensuite sur des grilles de la même finesse que le tamis.
- Mais pour que la purification s’opère bien, surtout quand on emploie des grilles aussi fines, il est nécessaire de séparer préalablement la poussière, dont l’effet est très-nuisible, parce qu’elle obstrue les trous et empêche le passage de l’eau; celle-ci passe bien quand elle est refoulée par le piston qui descend, mais, quand il remonte, elle ne repasse qu’avec difficulté; aussi, dans la plupart des lavoirs, il existe un vide entre la grille et l’eau qui est au-dessous; de l’air s’y accumule, et forme une espèce de matelas qui se dilate ou se comprime suivant que le piston monte ou descend. Il en résulte qu’une partie notable de la force employée est perdue, et que la séparation du fin s’opère dans l’appareil en proportion aussi grande que si on l’avait faite préalablement, au moyen d’un tamis de la même finesse que la grille.
- C’est en effectuant cette première séparation que les lavoirs purifient déjà la houille; ils la purifient encore par la séparation des pierres les plus grosses qui tombent au fond, mais les plus petites restent dans le charbon, et on les distingue parfaitement dans le coke fabriqué avec la houille lavée.
- Cette imperfection tient à deux causes : 1° aux dimensions du lavoir; 2° au défaut de classement du charbon par ordre de grosseur.
- 1° Le vice de l’appareil décrit plus haut est d’avoir des dimensions trop grandes ; le rapport entre la surface du piston et celle de la grille est très-petit, cela nécessite une grande course du piston pour un faible mouvement de l’eau dans le grand compartiment; d’où résultent une perte de force sensible, et des remous qui nuisent à la séparation des matières les plus lourdes.
- 2° Si celles-ci tombent au-dessous du charbon, ce n’est point seulement en vertu de leur densité, c’est aussi en raison de ce que leur volume n’est point trop petit par rapport à celui du charbon. Prenons un gros morceau de charbon et un très-petit de schiste au même niveau dans la caisse : quand l’eau montera, elle soulèvera ce dernier plus haut que le charbon, quoiqu’il ait une densité plus grande, parce que son volume est beaucoup plus petit; par la même raison, il tombera moins vite au fond quand aura cessé le mouvement ascensionnel de l’eau et qu’elle se retirera ; il peut arriver même , si le morceau de charbon est très-gros, qu’il ne soit point soulevé du tout par l’eau, tandis que les petites pierres le sont.
- On conçoit donc que, faute d’un classement par ordre de grosseur, des matières schisteuses restent dans le charbon et altèrent sa pureté.
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- Les conditions d’un lavage économique et complet sont donc celles-ci : 1° séparation préalable de la poussière et classement par ordre de grosseur; 2° emploi d’appareils moins grands où la surface du piston ne diffère plus autant de celle de la grille.
- Au sortir de la fosse, on peut, comme cela se pratique dans quelques charbonnages, jeter le tout venant sur une grille dont les barreaux sont espacés de 4 centimètres environ , et au-dessous de laquelle s’en trouve une autre dont les barreaux sont espacés de 0m,01 ; la houille se trouve de suite, presque sans aucuns frais, divisée en trois catégories. La première, composée de ce qui reste sur la grille, est nettoyée à la main et n’a pas besoin d’être lavée ; elle constitue environ un cinquième du tout venant. La seconde , composée de ce qui a traversé la première grille sans traverser la seconde , se lave très-bien sans division nouvelle ; elle constitue les deux cinquièmes du tout venant; enfin les deux autres cinquièmes ont seuls besoin d’être passés dans un tambour conique dont les trous aient un peu moins de 1 millimètre de diamètre. De cette manière, le tout venant se trouve divisé en quatre catégories : le gros ou la gailleterie, qu’il est inutile de laver; le gailletin et le menu ou le fin, qui se lavent séparément; et la poussière, qui est trop sale pour être employée à la fabrication du coke.
- M. de Marsilly estime que la proportion de poussière n’atteindrait pas, en général, 6 pour 100 du tout venant, et que la quantité de cendres qu’elle donnerait serait de 25 à 30 pour 100, en sorte que la perte de houille pure ne dépasserait guère 4 pour 100.
- Le lavage du gailletin s’opère bien dans les lavoirs de grande dimension, mais, pour le menu, ils sont d’un mauvais usage; il y a trop de remous, et la séparation s’effectue difficilement. Des lavoirs de petite dimension paraissent préférables et pour le lavage du gailletin et pour celui du fin : il faut donner au plus, à la grille, 1 mètre de long sur 0m,66 de large; la surface du piston doit être au moins la moitié de celle de la grille , et l’épaisseur de la couche de charbon au-dessus de celle-ci doit être au plus de 0m,20 , en sorte qu’on ne puisse laver à la fois qu’un demi ou deux tiers d’hectolitre. Dans ces conditions, il suffit de donner au piston une faible course de 0m,05 environ, si sa surface égale celle de la grille, et de 0ra,10, si elle est moitié moindre. L’eau, quand le piston descend, ne produit plus alors de ces remous dont l’effet est si nuisible; le charbon se soulève uniformément et retombe de même, la séparation est prompte et facile. Il est bon, quand on opère sur la houille la plus ténue, qu’elle soit mêlée à des parties moins petites, autrement l’eau aurait trop de difficulté à traverser la masse de charbon en se retirant ; on aurait de la peine à bien laver, par exemple, du charbon dont la grosseur serait comprise entre 1 millimètre et 5 millimètres, tandis que le fin de la dernière catégorie, qui est de 1 millimètre à 10 millimètres, se lave facilement : il est donc inutile et même nuisible de pousser trop loin la subdivision dans le classement des charbons.
- ( La suite au numéro prochain. )
- Quarante-neuvième année. Septembre 1850.
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- ARTS ECONOMIQUES. — chauffage.
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- Rapport fait par M. Priestley, au nom du comité des arts économiques, sur un
- appareil de chauffage présenté par M. Fondet, boulevard Poissonnière, 14.
- La Société d’encouragement a eu à se prononcer sur un grand nombre d’appareils de chauffage, et c’est sous son patronage que se sont propagés ceux que le public a le plus appréciés. Pour juger du mérite de celui qui vous est présenté, il n’est peut-être pas inutile de rappeler quelques conditions auxquelles ces appareils doivent satisfaire.
- Un des modes de chauffage de l’air le plus employé est celui du rayonnement direct, tel qu’il a lieu dans nos cheminées. Si ce mode n’est pas le plus économique, comme il renouvelle l’air en même temps, on peut dire qu’il est le plus hygiénique , surtout par les petites dimensions que l’on donne maintenant à nos appartements.
- La quantité de chaleur utilisée dans une cheminée ordinaire n’est qu’une très-petite fraction de la chaleur totale développée par le combustible et variable avec celui-ci. Pour le bois, ce n’est que les 0,06.
- Dans un grand nombre de cheminées, l’air qui doit remplacer celui qui s’écoule par le tuyau arrive par des ventouses qui prennent l’air au dehors. Ces ventouses, le plus souvent mal disposées pour la ventilation, sont rarement suffisantes pour la quantité d’air à fournir, et ne versent que de l’air froid dans l’appartement. Plusieurs dispositions ont été imaginées pour échauffer cet air avant son entrée dans la pièce, en utilisant une partie de la chaleur perdue. C’est un appareil de ce genre que votre comité a eu à examiner.
- Il se compose de deux caisses de fonte placées dans le corps de la cheminée et réunies par des tuyaux carrés de même métal, de 25 millimètres, de côté. Le nombre de ces tuyaux est de trente-cinq, quarante-cinq ou soixante, suivant les dimensions de l’appareil. Les tuyaux et la caisse supérieure sont en contact avec la flamme ou les gaz qui proviennent de la combustion et sont ainsi facilement échauffés. L’air froid arrive d’abord dans la caisse inférieure, se rend dans la caisse supérieure en passant par les tuyaux qui les réunissent , et sort par des bouches de chaleur, sur les côtés de la cheminée. Lorsque les bouches de chaleur ont des dimensions suffisantes, l’appareil remplit d’excellentes conditions de chauffage et de ventilation.
- La forme rectangulaire des tuyaux et leur disposition ingénieuse rendent le nettoyage extrêmement facile. Par ces motifs, le comité a l’honneur de vous proposer d’insérer le présent rapport dans le Bulletin, avec le dessin et la description de l’appareil de M. Fondet.
- Signé Priestley, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 19 juin 1850.
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- ÉCOLES INDUSTRIELLES.
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- Légende explicative de la planche 1158.
- Fig. 1. Vue de face de la cheminée et de l’appareil de M. Fondet.
- Fig. 2. La même vue de profil.
- Fig. 3. Section horizontale de la série de tuyaux composant l’appareil.
- Fig. 4. Mode d’assemblage des tuyaux.
- A, cheminée dans laquelle se place l’appareil B en fonte de fer, composé d’une série de tuyaux carrés a a, au nombre de trente-trois, formant cinq rangées. L’air qui circule dans le tuyau est échauffé par le combustible, bois ou houille placé en avant sur une grille.
- C, caisse inférieure qui reçoit l’air froid extérieur.
- D, caisse supérieure dans laquelle débouchent les tuyaux.
- E, bouches de chaleur latérales par ou s’échappe l’air échauffé.
- F, socle sur lequel l’appareil peut prendre divers degrés d’inclinaison.
- G, canal pratiqué sous le plancher : il conduit l’air froid dans l’appareil, où il s’échauffe. Les flèches indiquent la direction du courant d’air.
- H, conduit de la cheminée.
- I, espace ménagé au-dessus de la caisse D, pour laisser échapper la fumée. (D.)
- ÉCOLES INDUSTRIELLES.
- Rapport fait par M. Benoît, au nom du jury d’examen, sur les candidats proposés pour les écoles nationales d’arts et métiers.
- Messieurs , votre commission d’examen pour les écoles nationales d’arts et métiers, dans lesquelles la Société d’encouragement dispose de diverses bourses et demi-bourses, composée de MM. Benoît, Calla, Amédée Durand, Priestley et de Silvestre fils, a procédé, les lundi et mardi 19 et 20 août courant, à l’examen des candidats qui s’étaient fait inscrire dans vos bureaux : elle m’a chargé de vous rendre compte de ses opérations et de soumettre à votre approbation ses propositions à ce sujet.
- Les inscriptions étaient au nombre de trente ; quelques-uns des candidats, ayant été placés à la tête de la liste par ordre de mérite du concours qui a été ouvert le 8 de ce mois à l’hôtel de ville de Paris, ont renoncé à leur inscription ; d’autres ne se sont pas rendus au jour indiqué par leur lettre de convocation ; de sorte que la liste, arrêtée à l’ouverture de la séance du 13 août, s’est trouvée réduite à dix-neuf candidats, dont un s’est retiré du concours le lendemain ; d’où résulte que votre commission n’a eu à s’occuper, en définitive, que de dix-huit candidats.
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- OUVRAGES NOUVEAUX.
- Conformément aux instructions ministérielles, on leur a fait d’abord une dictée de plus de quinze lignes ; on leur a donné à résoudre deux problèmes d’arithmétique et deux problèmes de géométrie élémentaire ; ils ont fait un dessin linéaire ; ils ont subi un examen oral sur les règles de l’arithmétique et les quatre premiers livres de géométrie : le jury s’est enfin assuré du degré d’aptitude de chaque candidat pour le travail manuel.
- Les appréciations faites d’après l’échelle des nombres de 0 à 7 relatifs à un examen nul et à un très-bon examen, indiquée par les instructions ministérielles , sont consignées dans un tableau général mis sous vos yeux, oii ont été doublés, comme cela est prescrit par ces instructions, les points se rapportant aux connaissances mathématiques, au dessin et au travail manuel. En procédant ainsi, le maximum des points que chaque candidat peut mériter est de 112 : ainsi les concurrents qui ont obtenu plus de 84 points, par exemple , sont au-dessus des trois quarts de l’échelle de mérite ; ceux qui ont réuni plus de 74 points sont placés dans le tiers le plus élevé de cette échelle, etc.
- J’ai donc l’honneur de vous proposer, au nom de votre commission, de déclarer 1° dignes detre présentés par la Société, pour les places dont elle dispose, et dans l’ordre suivant, les candidats Chenot, Firnis, Ligier, Dendroy, Blanche, Dreux, Clarke et Barba, dont les examens satisfont à cette dernière condition ;
- 2° De déclarer admissibles aux écoles d’arts et métiers , aux frais de leurs parents, les candidats Lagrost , Milhès, Moignez, Cousin, Maillot, Bèmy et Lebrun, qui ont réuni plus de 56 points ;
- Et, en conséquence , d’accorder la bourse entière vacante à l’école de Châ-lons au jeune Chenot;
- Les trois quarts de bourse vacante à la même école au jeune Firnis;
- Et, dans le cas oii d’autres places deviendraient vacantes, de les accorder dans l’ordre de mérite énoncé.
- Signé Benoît, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 28 août 1850.
- OUVRAGES NOUVEAUX.
- Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales, avec l’indication des moyens de les reconnaître ; par M. A. Chevallier, membre de l’Académie nationale de médecine, du conseil de salubrité, du conseil d’administration de la Société d’encouragement, professeur adjoint à l’école de pharmacie, etc., etc. Paris, chez Béchet jeune, rue Monsieur-le-Prince, 20.
- En 1844 , la Société d’encouragement prit en considération un rapport sur les
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- OUVRAGES NOUVEAUX.
- moyens de prévenir et de réprimer les fraudes commerciales, sur le rapport d’une commission composée de MM. Dumas, président, Bottin, Busche, Bussy, Delambre, Desgranges, Amédêe Durand, Gaultier, Leclerc-Thoüin, Legentü, de Marivault, Thomas, Trébuchet, Valois et de Colmont, rapporteur. . .
- Cette commission a pensé qu’il importait qu’il ne restât aucun doute sur la punition qui doit atteindre quiconque trompera l’acheteur sur la qualité de la marchandise vendue; elle a pensé aussi que, dans le cas de récidive de fraude sur la quantité ou sur la qualité, il était nécessaire que le juge pût ordonner la publication et l’affiche du jugement aux frais du marchand condamné.
- Nous avons rappelé les vœux émis par une commission spéciale de la Société d’encouragement pour faire apprécier l’importance et l’opportunité de l’ouvrage de M. A. Chevallier.
- « Le but que nous nous sommes proposé en publiant le Dictionnaire des falsifica-« tions est de mettre nos collègues à même, écrit M. Chevallier, 1° de repousser des of-« fîcines les substances altérées, les médicaments qui auraient été sophistiqués; 2° de « donner leur avis lorsqu’ils sont consultés par l’administration sur la valeur soit des « substances alimentaires, soit des substances commerciales; 3° de faire connaître aux « négociants et à tous ceux qui achètent des substances alimentaires et commerciales les « moyens de reconnaître celles qui sont sophistiquées et de se soustraire à ces fraudes.»
- Après avoir rendu hommage aux auteurs qui depuis 1513 jusqu’à nos jours ont, par d’utiles publications, éclairé le public sur les altérations des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales, M. A. Chevallier, d’accord avec la commission de la Société d’encouragement, fait reconnaître l’insuffisance de la loi pour combattre des fraudes préjudiciables à l’hygiène publique, à l’honneur national, et nuisibles au commerce.
- Le Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, dont le premier volume vient de paraître, est le résultat de nombreuses recherches et de matériaux recueillis depuis plus de dix ans.
- L’ordre alphabétique convenait à une publication destinée à être souvent et utilement consultée.
- L’auteur, pour chaque substance naturelle ou composée, en donne la description, la composition, en expose les usages, en signale les falsifications et fournit les moyens de les reconnaître.
- Les chimistes, les médecins, les pharmaciens, les commerçants trouveront, dans ce dictionnaire, des documents, des renseignements exposés avec ordre et clarté : il est un guide sûr pour faire reconnaître la pureté des substances qui servent à l’alimentation , à la médecine et au commerce.
- La publication de ce premier volume fait vivement désirer que M. A. Chevallier poursuive le complément d’une œuvre d’utilité publique.
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- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS MÉCANIQUES.
- Note sur le foulage de la laine et sur les machines à fouler les draps et autres lainages, par M. P. M. N. Benoît, membre du conseil d’administration de la Société d’encouragement.
- Le foulage est une opération par le moyen de laquelle on transforme un système de fds de laine , tel qu’une toile, un tricot, etc., ou même une simple nappe de laine, en feutres connus sous le nom de drap et de drap-feutre.
- On conçoit que, pour obtenir ces feutres qui sont des étoffes plus ou moins closes, il faut rapprocher plus ou moins soit les fils, soit les fibres dont ces étoffes sont originairement formées ; ces fibres doivent donc être de nature à permettre ce rapprochement, à le faciliter et à le rendre permanent.
- Dès les temps les plus reculés on a reconnu que la laine, dont la matière est cornée et dont les fibres affectent naturellement toutes sortes de courbures, jouit à un haut degré de cette précieuse propriété , et qu’en soumettant les étoffes de laine à Y opération du foulage on parvient à les clore en diminuant plus ou moins leur longueur et leur largeur primitives, et en augmentant l’épaisseur qu’elles présentaient d’abord.
- D’après l’illustre Monge, qui le premier a étudié cette opération importante , elle a pour effet de produire l’enlacement des fibres de laine les unes entre les autres, en obligeant ces fibres à progresser dans le sens voulu par la forme des aspérités dont il paraît que leur surface est hérissée. Si c’était là la seule cause du foulage des laines , celles qui, à longueur égale, offrent le plus d’aspérités devraient être les plus faciles à fouler, ce que l’expérience contredit. On a, d’ailleurs , reconnu que la laine se prête d’autant plus au foulage qu’elle est plus fine, plus frisotée et plus récemment tondue, tandis que la plus rebelle est celle provenant des bêtes mortes.
- La propriété que possède la laine d’obéir au foulage tient donc à une cause complexe. Dans le compte rendu de l’exposition française de 1839, M. Jobard a émis l’opinion que, durant le foulage, la laine éprouve un changement d’état, une espèce d’inflammation ou phlogose qui en ramollit les fibres et leur donne la propriété de s’agglutiner.
- Ne trouvant pas que ces théories donnassent l’explication complète des phénomènes du foulage, puisque les fibres des laines longues et fortes s’usent plutôt que de se laisser bien fouler, et que parmi les bêtes à laine les moutons produisent la laine qui obéit le mieux à l’opération du foulage, M. Alcan s’est livré à des expériences qu’il rapporte dans son excellent Essai sur l’industrie des matières textiles. Cet ingénieur pense que les phénomènes du foulage résultent de l’influence de certains caractères physiques et chimiques prédominant dans la laine ; il considère les fibres comme autant de petits ressorts compressibles dans tous les sens sans rien perdre de leur élasticité , bien qu’ils soient ramollis par un agent physique ou chimique pendant que l’action mécanique du foulage les rapproche, les entrelace et les enchevêtre d’une manière permanente. M. Alcan croit encore que le liquide qui remplit les brins tubulaires de laine n’est pas sans influence sur les résultats obtenus.
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- NOTICES INDUSTRIELLES*1
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- Ainsi les laines d’agneau se foulent facilement parce que la matière cornée de leurs fibres est moins formée, moins dure, plus facile à ramollir; la laine des toisons coupées depuis longtemps, de celles des bêtes mortes a ses brins desséchés et racornis, et d’un ramollissement plus ou moins difficile.
- Les laines grossières et longues se refusent au foulage, parce que, étant généralement très-peu ou point frisées, elles ne présentent pas d’ondulations, de boucles faisant ressort et susceptibles de donner naissance à des enchevêtrements. On peut bien, à la vérité, fouler jusqu’à un certain point les étoffes qu’on en fabrique; mais les feutres obtenus, ne résultant, en quelque sorte, que de l’enlacement des fibres ayant progressé dans le sens de leur longueur, n’offrent ni l’élasticité ni la surface duveteuse d’un bon drap.
- Il ne faut pas regarder toujours la quantité de retraite que prend un lainage, toutes choses égales d’ailleurs , comme indiquant un accroissement de force proportionnelle ; car il arrive quelquefois que, malgré l’augmentation d’épaisseur qu’on parvient à donner à l’étoffe en continuant le foulage, sa résistance va en diminuant quand on dépasse une certaine limite, parce que la prolongation et l’intensité de l’action mécanique du foulage ont détruit l’élasticité des petits ressorts filamenteux pendant que leur ramollissement leur a permis de se rapprocher les uns des autres et de se juxtaposer.
- On procéda d’abord au foulage des lainages comme le font encore les peuples peu civilisés, c’est-à-dire en les piétinant ou foulant aux pieds, après les avoir imbibés d’eau savonneuse ou d’un liquide analogue. Les besoins de l’industrie moderne donnèrent naissance à des inventions mécaniques pour remplacer l’action de l’homme dans cette opération, et pour pouvoir agir à la fois sur toutes les parties des lainages de grande dimension, tels sont les moulins à foulon.
- On ne saurait considérer ni comme moulin à foulon, ni comme machine à fouler, quoiqu’elle y soit donnée pour telle, la série de mortiers et de pilons verticaux mis en mouvement par un arbre horizontal à volants armé de lèves, dessinée en 1569, sur la planche 25 du Theatrum instrumentorum et machinarum de Jacques Besson (1). En effet, chaque mortier en calotte sphérique ne recevant qu’un pilon piriforme, on con-
- (1) Le plus ancien privilège français correspondant à nos brevets d’invention modernes est sans doute celui donné pour dix ans, à M. J. Besson, en 1569. Le permis d’imprimer l’ouvrage de ce professeur est, en effet, ainsi conçu :
- « Par ample et spécial privilège duF«.oy, donné à maistre Jacques Besson, autheur de ce présent œu-« vre, pour dix ans prochainement venans, commençans du jour que l’œuvre sera achevé d’imprimer : « Défences sont faites à toutes personnes, de quelque qualité ou condition qu’ils soyent, de ne faire , « contrefaire, graver, vendre ni à ce consentir : tant à la peinture qu’en la fabrique des inventions con-« tenues en ce présent œuvre, sans la permission dudit autheur, sur les peines contenues et spécifiées « audit privilège. Donné à Orléans, l’an mil cinq cents soixante neuf, le vingt-septième jour de juin.
- « Par le Roy, en son conseil, « Signé Brülart. »
- Il est fâcheux de pouvoir constater que les deux cent quatre-vingt-deux ans qui se sont écoulés depuis la date de ce privilège donné n’aient eu d’autre résultat que la délivrance de brevets, très-souvent illusoires, contre une taxe qu’un grand nombre d’inventeurs est hors d’état de payer. Les intérêts de l’homme pauvre, mais que Dieu a doué d’un génie inventif, que la société devrait honorer et récompenser, sont négligés par notre législation ; ainsi la véritable source, la source vraiment sacrée de la propriété acquise loyalement est fatalement interdite précisément à ceux qui en découvrent les précieuses veines, et qui ont, par conséquent, le plus de droit d’y puiser.
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- çoit que les lainages qu’on plaçait dans ce mortier ne pouvaient y éprouver le déplacement de roulement sans lequel leur foulage ne peut être convenablement opéré par la percussion.
- Le plus ancien dessin de moulin à foulon que j’aie eu occasion de voir se trouve dans la planche 72 du Theatrum machinarum novum, traduit en latin de l’allemand de Boeckler par Schmitz, imprimé à Cologne en 1662. Comme les biographies disent que cet ouvrage reproduit, avec des augmentations considérables, les Dessins artificieux de toutes sortes de moulins, etc., de Strada de Rosberg, publiés à Francfort en 1617 et 1618, ce que je n’ai pu vérifier dans les principales bibliothèques de Paris, et comme, d’ailleurs, on ne voit [point de moulin à foulon dans les Diverse et artificiose machine du capitaine Ramelli, ouvrage paru à Paris en 1588, il est permis d’admettre que les moulins à foulon datent du xvne siècle seulement.
- Il en existe de trois sortes, savoir deux qui ne sont différenciés que par le plus ou moins d’inclinaison des queues des maillets qui frappent et retournent les draps dans les auges où on les place: ils sont usités en France et en Angleterre. Les moulins à foulon employés en Hollande forment la troisième sorte ; des pilons mus verticalement et agissant deux à deux dans la même auge y remplacent les maillets.
- M. Demaureg, d’Incarville, est le premier qui ait entrepris de modifier ces anciens moulins. La machine h pilons solidaires, qu’il a inventée, a été gravée, décrite et publiée dans la XIVe année du Bulletin de la Société d’encouragement (page 31, planche 119, figure 2), sur la recommandation de M. le directeur général de l’agriculture et du commerce de l’époque.
- En 1824, M. Chardron, d’Autrecourt, près Sedan, inventa une autre machine à fouler à maillets solidaires, dont on trouve le dessin et la description dans le tome XXXIX des Brevets expirés ( page 368, planche 35 ).
- En Angleterre, MM. Wil. Hurst et John Wood, de Leeds, prirent, le 5 mars 1825, une patente pour l’introduction de la vapeur dans l’auge des foulons à maillets ordinaires, pendant le foulage, ainsi qu’on peut le voir dans le London journal of arts and sciences, vol. IIe, publié en 1826, page 244.
- M. Alf. Bernon, de Londres, demanda, le 7 juin de la même année, une patente pour une machine à fouler, qui est précisément le foulon de M. Chardron, comme le démontrent les figures 2 et 3 de la planche 9 du XIIe volume du London journal of arts and sciences de 1826, relative au texte de la page 170.
- MM. Englerth, Reuleaux et Dobbe, d’Eschwiller, représentés par M. Bernard Gillet, à Sedan, se firent breveter, le 28 avril 1826, pour une machine à fouler à maillets solidaires, dans le genre de celle de M. Chardron; elle est décrite dans le tome XXI des Brevets expirés, page 243, planche 24.
- M. Hall, de Paris, prit, le 22 décembre 1826 , un brevet pour un système nouveau de construction en fonte des piles ordinaires à fouler les draps, et pour l’emploi de la vapeur, comme l’avaient proposé Wil. Hurst et John Wood. On trouve la spécification de ce brevet dans le tome XXXV, p. 58, pl. 12 des Brevets expirés.
- Le 2 juin 1828, M. Daniel Jobbins, d’Uley, près Glocester, obtint une patente pour une manière de mettre en mouvement les maillets des foulons ordinaires, en substi-
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- tuant à chaque came de l’arbre tournant une manivelle et une bielle articulée, ainsi que cela est indiqué dans le London journal of arts and sciences, 2e série, vol. V, de 1830, p. 81, pl. 4, %. 7.
- - Le 30 juin 1831, M. Vouret, de Louviers, prit un brevet de dix ans pour un nouveau moyen mécanique de fouler les draps et autres lainages, consistant en un tambour cylindrique dans lequel se meut un excentrique à cames. Cette machine et un perfectionnement sont décrits tome XLY des Brevets expirés, p. 65, pl. 5.
- Enfin M. John Dyer, de Trowbridge, abandonnant les voies battues jusqu’à lui, imagina une machine à fouler les draps, basée sur un principe entièrement différent de ceux employés jusqu’alors. Il déclare lui-même , dans la demande de patente qu’il forma le 13 août 1833, que son invention « consiste dans l'adaptation, à sa machine,
- « de rouleaux tournants et pressants, et dans leur emploi au lieu de maillets pour « amener à un contact intime les fibres des fils des tissus de laine. » Cette machine, décrite avec figures dans le Y® volume du London journal of arts and sciences, publié en 1834, ne présente pas , en effet, dans sa composition, d’autres organes mécaniques agissant sur le drap ou réagissant contre lui, que deux sortes de laminoirs horizontaux suivis d’une paire de petits rouleaux verticaux.
- Le 25 janvier 1838, MM. Hall, Pmvel et Scott, de Rouen, crurent pouvoir introduire en France la machine de Dyer, sous la protection d’un brevet d’importation, bien que la machine anglaise appartînt au public français depuis le mois d’août 1834, date de sa publication par la voie de la presse périodique de Londres. ( Voy. t. LXVII, p. 214 des Brevets expirés. )
- En étudiant la machine de Dyer, on reconnaîtra facilement qu’elle est sujette à deux inconvénients qui se manifestent dans certains cas, quand on la fait fonctionner ; le premier, très-grave, provient de ce que, si les deux paires de cylindres horizontaux menés , entre lesquels le drap est foulé en travers ou dans le sens de la trame, ne s’accordent pas dans leur mouvement de rotation commandé par des engrenages, la première paire débite plus ou moins de drap que la seconde paire n’en appelle , et alors il y a ou engorgement du foulon entre ces deux paires de cylindres, avec avarie et arrêt de la machine, ou tiraillement et même rupture du tissu. Ce tiraillement tend , dans tous les cas, à énerver le drap en détruisant en partie l’effet de la machine sur le foulage en long, ou dans le sens de la chaîne.
- Le second inconvénient provient de ce que le foulage, dans ce sens, est produit par l’obstacle qu’oppose à la marche du tissu une paire de petits rouleaux verticaux placés immédiatement à la suite de la seconde paire de cylindres horizontaux; ces rouleaux obligent le drap à se plisser dans l’entre-deux des cylindres, et à se refouler ainsi dans le sens de son mouvement progressif, jusqu’à ce que la réaction qu’ils exercent soit vaincue par la poussée du drap qui les écarte l’un de l’autre, pour s’échapper par bouffées intermittentes. Il résulte de là que l’action de ces rouleaux verticaux n’est point uniforme, et qu’au moment où la bouffée de drap va s’échapper, le tissu foule plus sur sa longueur que lorsque, la bouffée de drap étant passée , les rouleaux cessent momentanément d’en débiter. Ainsi le foulage sur la longueur n’est pas opéré par la machine Dyer avec toute la continuité désirable.
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- D’ailleurs l’expérience prouve que , pour obtenir un bon foulage en long au moyen des deux petits rouleaux verticaux, cette machine épuise une force motrice considérable, dépense dont il faut tenir compte en fabrique.
- Nous étant occupés, mon frère M. C. L. H. Benoît, M. Vergnes etmoi, de la construction d’une machine à fouler exempte des défauts de la machine anglaise, et épuisant moins de puissance mécanique pour opérer la même quantité de travail industriel, nous prîmes , en commun , un brevet de quinze ans , le 16 mars 1839, pour nous garantir la propriété de nos idées à ce sujet.
- Ce brevet n’a été pour moi qu’un sujet de tribulations, de déceptions et de ruine; mais, comme le désir d’améliorer les conditions d’habitation des foulonniers m’avait aussi encouragé dans mes dispendieux et longs essais, j’éprouve au moins la satisfaction d’avoir puissamment contribué à l’obtention de cet heureux résultat ; car quiconque a visité les anciens moulins à foulon , et surtout ceux qui existent dans les pays de montagnes , n’a pu s’empêcher de plaindre les familles d’ouvriers condamnés à vivre dans ces espèces de cavernes humides et privées de lumière.
- Le premier défaut de la machine anglaise fut écarté radicalement en n’admettant dans notre machine qu7une seule paire de cylindres horizontaux pour fouler le drap sur la largeur, concurremment avec un conduit expansif qui la précède. Le maximum d’ouverture de ce conduit se règle à volonté au moyen de vis buttant contre ses flancs mobiles, ou , si on le préfère, on fait presser celles-ci sur le tissu, en les soumettant à l’action de poids convenables, ou à la réaction de ressorts bandés à volonté.
- Le second défaut de la machine anglaise fut corrigé par l’adaptation à notre machine d’une trompe ou conduit à parois mobiles établi à la suite de sa paire unique de cylindres horizontaux, et opérant le foulage en long avec plus de régularité et d’énergie que les rouleaux verticaux employés par Dyer. L’obstacle que les parois mobiles de cette trompe opposent à la poussée du drap pour le forcer à se plisser sur lui-même et, par conséquent, à se fouler dans le sens de son mouvement progressif résulte de l’action de poids ou curseurs, ou variables, ou bien de réactions de ressorts, soit à lames, soit à hélice, bandés à volonté, afin de pouvoir modérer l’effet de ce nouvel organe de foulage en long qui fonctionne avec la plus exacte régularité.
- À la suite des organes décrits ci-dessus, et qui, à eux seuls, constituent une machine à fouler les draps par pression modérable% nous en avons placé d’autres agissant sur le drap par percussion et pression également modérables, et dont les analogues n’existent pas dans la machine anglaise. Ces organes particuliers, dont la nature de certains lainages exige le concours, seront décrits sous les noms de fouloir et de tablier de foulage, en expliquant la composition et le jeu de la machine à fouler complète, telle que je l’ai disposée en vertu d’un brevet d’addition au brevet de 1839, que j’ai pris en mon nom particulier le 31 mars 1841, telle que je la présentai à la Société le 16 juin suivant, telle enfin que le public l’a vue aux deux dernières expositions générales, où elle a été distinguée par une médaille d’argent.
- Des expériences comparatives, faites dans les premiers temps de l’introduction de cette machine dans les manufactures du midi de la France , où fonctionnaient des machines anglaises, ont démontré qu’elle épuise bien moins de force motrice ; quand une
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- machine anglaise fonctionnait, il fallait arrêter au moins une garnisseuse de plus qu’il n’était nécessaire d’en mettre au repos pour cette machine. Ce mode d’expérimentation tout à fait pratique n’est sujet à aucune sorte d’erreur.
- On voit, par ce qui précède, que la machine à fouler primitivement inventée par mon frère M. C. L. Ii. Benoît, M. Vergnes et moi offre des perfectionnements incontestables relativement à la machine de Dyer, et deux innovations importantes, savoir les organes de percussion, et la trompe ou conduit à parois mobiles, tant à action propre qu’à réaction, appliqué au foulage en long du drap.
- Ce conduit à parois mobiles est si énergique et si commode, que presque toutes les machines à fouler construites depuis 1839 en ont adopté le principe. La préférence que cet organe a ainsi obtenue sur les rouleaux verticaux de la machine anglaise, pour opérer le foulage des draps dans le sens de la chaîne, est une preuve manifeste de sa supériorité.
- Extrait des procès-verbaux des séances du conseil d’administration de la Société
- d’encouragement.
- Séance du 14 août 1850.
- Correspondance. M. Parisse, à Clermont-Ferrand ( Puy-de-Dôme ), communique à la Société un mode particulier de chauffage.
- En plaçant des cailloux au fond d’une chaudière, M. Parisse a remarqué que les matières ou les liquides qui y sont déposés conservaient leur chaleur le double de temps que sans cette addition. Cette remarque lui a fait faire des expériences dont les résultats lui paraissent de nature à intéresser la Société.
- M. Parisse communique également un procédé pour éloigner les mouches des chevaux , et qui consiste à laver ces animaux, ainsi que les bœufs, les vaches et les moutons, avec du chlorure de chaux.
- M. Faure [ Louis ), menuisier-mécanicien, à Fumay ( Ardennes ), adresse un modèle d’appareil pour les arrosements. Cet appareil se compose d’une spirale plongeant dans un réservoir, et qui, au moyen d’un mouvement de rotation continu qu’on lui imprime, fait monter l’eau dans un tube vertical d’où elle s’épanche dans un tube horizontal et en sort par une pomme d’arrosoir pour être distribuée sur le terrain.
- M. le président fait observer que l’appareil n’est pas nouveau; mais M. Faure ne connaît pas ce qui s’est fait avant lui ; il n’est donc pas étonnant qu’il se rencontre avec ses devanciers dans la solution du problème mécanique qu’il se propose de résoudre.
- Communications. — Photographie. M. Chevalier, ingénieur en instruments d’optique, dépose des épreuves photographiques obtenues par M. Gros lors de son dernier voyage en Grèce, et de nouvelles feuilles photographiées que M. Flacheron lui a adressées de Rome.
- M. le président félicite M. Chevalier sur ces nouveaux résultats de photographie, qui témoignent de la bonté de ses objectifs.
- M. Balard saisit cette occasion pour entretenir la Société des moyens de M. Poite-
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- vin, pour obtenir des épreuves négatives nettes et transparentes, pouvant être reportées un grand nombre de fois sur le papier photographique ordinaire. Il entre dans quelques développements sur ce procédé et sur ses résultats. ( Voy. un mémoire de M. Poitevin, publié p. 225 du Bulletin de mai 1850. )
- M. Humbert de Molard met sous les yeux des membres de la Société des images photographiques qu’il a obtenues sur papier. Cette communication est accompagnée d’une lettre dont la teneur suit.
- Paris, le 14 août 1850.
- Monsieur le président,
- « J’ai l’honneur de présenter à la Société d’encouragement quelques épreuves da-guerriennes avec l’indication des divers moyens à l’aide desquels elles ont été obtenues.
- « Je ne me suis occupé que de nature vivante, persuadé que la reproduction de la nature morte ne serait plus qu’un jeu dès que la plaque de verre albuminée, naguère encore si dure, si peu impressionnable à la lumière, serait ramenée aux conditions de vitesse nécessaires à la confection des portraits faits à l’ombre.
- « Toutes les épreuves ci-jointes ont été obtenues, d’après nature, en trente, quarante et cinquante secondes, avec un objectif de 33 centimètres de foyer.
- « Dans la séance de la Société d’encouragement du 27 février dernier, en présentant quelques épreuves de portraits demi-plaques par l’albumine sur glace, faits en décembre précédent, et en deux minutes, je signalais le premier, je crois, comme cause accélératrice de l’albumine, la 'présence du camphre dans certaines préparations et surtout le degré de coagulation plus ou moins concentré de la couche albumineuse mise dans le cours de l’opération en contact avec Vacide acétique.
- « À cette époque j’employais, en effet, une légère solution de camphre dans l’acide acétique, et j’en introduisais une très-minime quantité dans l’albumine avant de la battre en mousse comme on le fait ordinairement. En agissant ainsi, j’avais un double but : par l’acide acétique, d’affaiblir, dans l’albumine, sa tendance à coaguler trop fortement , et, par le camphre, d’y introduire un élément de souplesse, afin d’empêcher le cliché d’écailler sous l’ardeur des rayons solaires.
- « L’idée était bonne, mais incomplète ; car les réussites étaient capricieuses et exceptionnelles. Toutefois la vraie cause, le principe d’accélération était trouvé, j’en avais la certitude, et pour réussir il ne s’agissait plus, dès lors, que de confier à des agents moins énergiques la mission de modifier l’albumine dans sa ténacité naturelle.
- « Tous les sucres déliquescents, les sirops de dextrine, de cassonade, le miel brut, la mélasse, le sérum du lait, les mucilages de pépins de coings, de graine de lin, de psyllium, de la guimauve, etc., sont on ne peut plus aptes à atteindre ce but. Je craindrais de faire rire en disant que de la gelée de groseille, du jus de pruneaux, feraient tout aussi bien, et pourtant ce serait la vérité. L’acide saccharique des uns, le mucilage ou la gomme des autres, le gluten ou la fécule amylacée de la plupart, celle surtout que contient le miel brut du commerce presque toujours frelaté par l’amidon, agissent on ne peut mieux sur l’albumine pour la disposer aux opérations photographiques.
- «. Les fécules d’amidon, de dextrine, de tapioca, etc., doivent être rejetées à cause de l’insolubilité des capsules que leur liquide tient en suspension, et qui, par transpa-
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- rence, maculeraient la surface de l’image daguerrienne d’une myriade de piquetures. Espérons , toutefois, que, venant en aide à la photographie, la chimie nous fournira bientôt de Yamidine; ce serait, en effet, la substance limpide la plus photogénique que nous pussions employer pour la rapidité et la certitude des opérations.
- « 15 ou 20 pour 100 de mélasse, de sirop de cassonade ou de miel brut à 18- degrés de densité, et 1 pour 100 d’iodure de potassium, ajoutés à l’albumine, donnent de beaux et rapides résultats.
- « Si l’on veut opérer par les mucilages épais de pépins de coings ou autres semences susdites, alors on renverse les proportions. Le mucilage est le principal, et 20 ou 25 pour 100 d’albumine additionnés avec 1 pour 100 d’iodure de potassium suffisent accessoirement pour procurer à la masse du liquide la ténacité nécessaire pour résister
- aux divers lavages, etc.
- « 6 grammes de pépins de coings plongés dans 250 grammes d’eau froide donnent, en une nuit, un mucilage d’une épaisseur convenable et d’une transparence égale à celle de l’albumine.
- « J’enduis toujours mes feuilles de verre à chaud vers 40 à 45 degrés. Toutes les fois même que j’ai pu, avant d’employer l’albumine, la soumettre pendant quelques heures à l’action d’un bain-marie maintenu à 45 degrés, très-voisin de celui de sa coagulation, il en est résulté une sensibilité d’accélération bien marquée, et cela par l’effet de la dilatation apportée par la chaleur aux molécules de l’albumine.
- « Voici maintenant un autre procédé tout différent dans ses préparations de ceux connus et employés jusqu’à ce jour.
- « Les beaux résultats qu’il me donne depuis longtemps sur papier m’ont fait essayer de l’appliquer au verre, et j’ai réussi au delà de mes espérances.
- « J’enduis les glaces d’une couche d’albumine pure et les laisse sécher à plat.
- « Je les coagule par une immersion rapide dans un bain d’acide nitrique chimiquement pur, de la force de 7 à 8 degrés, et les passe immédiatement dans un autre bain ammoniacal pour neutraliser l’acide. Ces deux immersions doivent être rapides, exécutées dans l’espace de quelques secondes et sans le moindre temps d’arrêt. En cet état, les feuilles de verre coagulées présentent un aspect légèrement laiteux. On les passe à l’eau pure et on les laisse de nouveau sécher, mais debout et sur un angle, afin de faciliter et d’activer T égouttement.
- « Bien sèches, je les po£e à plat sur un support à chlorurer, et à l’aide d’un pinceau doux je les enduis d’une couche d’iodure d’argent liquide ( solution de précipité jaune d’oxyde d’argent par l’iodure de potassium dissous à saturation complète dans l’eau distillée ) que je prépare de la manière suivante :
- « Dans deux flacons isolés je prépare deux solutions saturées :
- lre solution, 2e solution,
- eau distillée. 25 gr
- iodure de potassium. . . . 40
- eau distillée. . 20
- nitrate d’argent.. . 20
- « On verse peu à peu la solution d’argent dans celle d’iodure de potassium. Au fur et à mesure il se forme un précipité abondant , mais qui ne tarde pas à se redissoudre
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- dans l’iodure de potasse en excès. Je poursuis et n’arrête le mélange de l’argent que lorsque l’iodure de potassium saturé ne peut plus dissoudre de précipité ; en cet état, cet iodure d’argent liquide doit être limpide, incolore, et ne doit pouvoir, sans se troubler, supporter la plus petite addition d’eau. C’est avec ce composé, avec cet iodure d’argent liquide, que j’enduis une feuille de verre.
- « Au botit d’une minute environ, la plaque de verre est plongée dans l’eau, où elle prend aussitôt un ton jaune d’or par l’effet de l’iodure d’argent qui s’est instantané ment précipité de son oxyde.
- « On lave encore la plaque à grande eau jusqu’à ce qu’il ne reste , à sa surface , aucune parcelle de précipité non adhérent, et on laisse sécher. Toutes ces opérations peuvent être faites au grand jour.
- « En cet état, la plaque est prête, et on peut dès lors calculer la certitude d’une réussite par la vive intensité de sa couleur, qui doit être bouton d’or, si les opérations ont réussi. Elle peut se conserver ainsi des mois entiers sans altération.
- « Au moment d’opérer à la chambre noire, on la rend sensible, comme à l’ordinaire, par l’acéto-azotate d’argent, mais qui peut alors, sans inconvénient, être versé dessus goutte à goutte, sans crainte de reprises, de fissures, de gerçures, etc. L’albumine étant coagulée d’avance, l’acide acétique n’a plus sur elle aucune action et ne joue d’autre rôle, dans l’opération, que celui de désunir la potasse d’avec l’iode, qui vient alors se combiner avec l’argent, etc.
- « Les limites restreintes d’une communication par lettre ne me permettent pas d’entrer dans de plus amples détails sur ce procédé ; mais, à sa simple inspection, les amateurs expérimentés apercevront de suite , je l’espère , quelle certitude de réussite doit procurer un iodure d’argent, composé, appliqué d’un seul coup, et toujours invariable dans ses proportions de composition première.
- « Les nos 1, 2 et 3 des épreuves que je présente ont été faits par ce procédé et sont, sans contredit, les meilleurs sous les rapports de la vigueur du modèle et de l’harmonie des tons jusque dans les ombres.
- « Prochainement j’aurai occasion de revenir sur ce procédé et d’en parler plus longuement en présentant, aux termes du programme de la Société, des spécimens grande plaque, soit sur glace, soit sur papier. En attendant, j’ai l’honneur de solliciter de la Société la permission de prendre part au concours qu’elle a ouvert. En conséquence, je la prie de vouloir bien me donner acte, par quelques mots d’insertion au procès-verbal de sa séance, de mes communications d’aujourd’hui, surtout du dernier procédé photographique par l’iodure d’argent liquide, qui, j’en ai la conviction, rendra quelques bons services aux amateurs dès qu’ils en auront pris l’habitude et éprouvé la sûreté d’exécution.
- « Je suis avec respect, monsieur le président, etc.
- « Signé A. Humbert de Molard. »
- M. le président adresse à M. Humbert de Molard les remercîments de la Société pour son intéressante communication.
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- Séance du 28 août 1850.
- Correspondance. M. Napoléon Albert, élève du lycée de Strasbourg, pour répondre à la bienveillante recommandation de la Société près de M. le ministre de l’instruction publique, en considération des services rendus à l’industrie par son père, annonce que lors de la distribution des prix du lycée, il a obtenu neuf prix et un accessit.
- M. Gagin, manufacturier, à Clignancourt, près Paris, appelle l’attention de la Société sur sa fabrication de toile sablée destinée à servir de couverture aux waggons et autres voitures, en remplacement du zinc. Il joint à sa demande un certificat du chef du matériel du chemin de fer de Montereau à Troyes, constatant que la toile sablée remplace avec avantage et économie la couverture en zinc qui est exposée à de fréquentes détériorations par les variations de température.
- M. Laborde, rue du Faubourg-du-Temple, 50, soumet de nouveau à l’appréciation de la Société, un système de piano qu’il appelle constant-accord. Il fait remarquer que les pianos perdent fréquemment leur accord , et que, si la tension des cordes restait constante, on éviterait cet inconvénient. Son mode de tension permanent et invariable remplit ces conditions.
- M. Chaudun, arquebusier, rue du Faubourg-Montmartre, 4, rappelle qu’en 1844 la Société d’encouragement lui décerna une médaille d’argent pour l’invention d’un système de cartouches et divers perfectionnements qu’il avait ajoutés aux armes à feu portatives.
- Les améliorations apportées par M. Chaudun aux cartouches des fusils se chargeant par la culasse ont été sanctionnées par l’usage.
- Malgré les avantages de son système de cartouches, les fusils se chargeant par la culasse ne pouvaient devenir un objet d’exportation à cause de la provision de cartouches dont il fallait se munir. M. Chaudun a cherché à lever cet obstacle par l’invention d’une cartouche métallique qui joint la légèreté à la modicité du prix. Une centaine de ces cartouches suffit pour tirer trois à quatre mille coups de fusil.
- C’est sur cette cartouche métallique que M. Chaudun appelle l’attention de la Société.
- M. Trigault, rue Saint-Germain-l’Auxerrois, soumet à la Société la description d’un mécanisme moteur dont il offre de produire le dessin.
- M. Cadiat, ingénieur civil, demande que la Société veuille bien accepter un dépôt cacheté portant pour suscription : Mémoire de M. Alphonse Oudry, ingénieur des ponts et chaussées, à Cahors, sur des perfectionnements dans les ponts suspendus, remis au secrétariat de la Société, le 17 août.
- Le dépôt est accepté.
- M. Biwer, quai de la Grève, 64, demande que la Société nomme une commission pour examiner plusieurs appareils mécaniques qui ont fait l’objet de ses études, et dont la mise en pratique a justifié les prévisions qu’ils avaient fait naître. Ces appareils ont pour objet, 1° la fabrication, par machines et d’une seule pièce, des bobines pour les métiers à tulle-bobin ; 2° un chariot porte-bobines exécuté à l’aide de machines-outils; 3° un tour propre à ébaucher les limbes des bobines.
- M. Biwer joint à cette série de machines un tour parallèle pour mettre d’épaisseur,
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- un laminoir conique pour laminer circulairement, un mode d’alésage et de tournage cylindrique, des nouvelles fraises, et enfin le résultat de la fabrication des baïonnettes à l’aide d’outils spéciaux.
- Madame Bouchard-Huzard demande s’il conviendrait à la Société que la collection de son Bulletin fût présentée, à titre de publication industrielle, à l’exposition des produits de toutes les nations qui va s’ouvrir à Londres, et, dans le cas où elle adopterait cette proposition, de voulôir bien l’autoriser à faire les démarches nécessaires.
- Objets présentés. M. Courvoisier, horloger, rue de la Cité, 16, sollicite l’examen d’un mécanisme d’horlogerie qui permet de rendre fixe une aiguille trotteuse de secondes, et qui peut s’adapter à toute pièce d’horlogerie.
- M. Bouchonneau, horloger, rue de l’Ancienne-Comédie , 13 , présente un appareil qu’il nomme indicateur constant des variations des changements de vitesse.
- Cet indicateur fait connaître d’une manière exacte et visible, chaque quinze secondes, le nombre de tours que fait la grande roue motrice, quelle que soit la vitesse donnée à cette roue.
- M. Greiling, ingénieur-mécanicien , rue Saint-Martin , 30 , présente des appareils porte-loupe, au moyen desquels on peut se servir alternativement de l’œil qui est dépourvu de la loupe et de celui qui la porte.
- M. Greiling dépose, pour être expérimentées, trois loupes, une ovale achromatique, une ovale ordinaire et une ronde ordinaire.
- Rapports des comités. Au nom du jury d’examen pour l’admission d’élèves aux écoles nationales d’arts et métiers, M. Benoît lit un rapport sur les candidats qui se sont présentés. .
- Le jury propose d’accorder la bourse entière vacante à l’école de Châlons au jeune Chenot, et la place aux trois quarts de bourse vacante à la même école au jeune Firnis.
- Le jury propose, en outre, dans le, cas où d’autres places deviendraient vacantes avant le 1er octobre, de les accorder aux jeunes Ligier, Dendroy , Blanche, Dreux, Clarke et Barba. ( Approuvé. ) ( Voyez plus haut, p. 435. )
- Au nom du comité des arts mécaniques, M. Ch. Laboulaye lit un rapport sur le moyen de sûreté des armes à feu à percussion, imaginé par M. Fonteneau, de Nantes.
- Après avoir décrit ce moyen et fait connaître ses avantages, M. le rapporteur propose 1° de remercier l’auteur de sa communication; 2° d’insérer le rapport dans le Bulletin, avec la gravure de la nouvelle disposition inventée par M. Fonteneau. ( Approuvé. )
- PARIS. — IMPRIMERIE DE MADAME VEUVE BOUCHARD-HUZARD, RUE DE L’ÉPERON , 5.
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- OUARffll-lüïliB AIÉE. (N° DLYI. ) octobre 1850.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — manomètrjs.
- Rapport fait, par M. Baude, au nom du comité des arts mécaniques, sur le mancmètre court à air libre de M. Galy-Cazalat, construit par M. Journeux, rue Amelot, 20.
- Messieurs, vous avez renvoyé à l’examen de votre comité des arts mécaniques, dès le mois de novembre 1847, un manomètre court et à air libre de l’invention de M. Galy-Cazalat; nous venons vous rendre compte de la valeur pratique de cet instrument, estimée par son usage, comme il convient de faire, en général, pour les appareils de ce genre.
- On ne peut employer sur les chemins de fer, pour mesurer la pression de la vapeur dans les chaudières des locomotives, que des manomètres courts. Ainsi qu’on le remarque très-judicieusement dans une circulaire en date du 17 décembre dernier, de M. le ministre des travaux publics, qui admet l’emploi, sur les chemins de fer, du manomètre de M. Galy-Cazalat, tous les manomètres sont bons, quand ils sortent d’un atelier, s’ils ont été gradués avec soin. Mais la bonté réelle résulte de la solidité de l’instrument, de sa justesse conservée malgré l’ébranlement des machines ou le peu de soin qu’en prennent quelquefois les mécaniciens, du mode de construction qui peut éloigner plus ou moins les causes qui tendent à le brouiller.
- Votre rapporteur a eu l’occasion d’employer sur plusieurs machines du chemin de fer de l’Ouest, où ils continuent à fonctionner, les manomètres de M. Galy-Cazalat, et les réflexions qui précèdent expliquent et excusent le Quarante-neuvième année. Octobre 1850, 29
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- ARTS MÉCANIQUES.
- retard qu’on a mis à vous rendre compte de la communication qui avait été anciennement faite à la Société.
- Le manomètre court et à air libre a subi de légères modifications entre les mains de M. Joumeux, de telle sorte que la description rapide que nous allons en faire diffère quelque peu de celle qui vous avait été présentée verbalement, en séance publique, par M. Galy-Cazalat lui-même.
- Pour réduire la hauteur de la colonne de mercure, qui, dans le manomètre à air libre, doit s’élever d’autant de fois 76 centimètres qu’il y a d’atmosphères dans la force élastique à mesurer, M. Galy-Cazalat s’est fondé sur ce principe d’hydraulique, que la pression de la vapeur qui s’exerce sur une tête de piston fera monter le liquide, qui pressera l’autre tête à une hauteur en raison inverse de l’étendue des surfaces pressées ; l’amoindrissement de l’élévation du mercure est le résultat de la différence des surfaces.
- Un tube recourbé, en communication avec la chaudière, fait arriver la vapeur sous un piston qui a une surface de diamètre c. L’autre face du piston, du diamètre c', est pressée par le mercure d’un réservoir terminé par un tube. La hauteur h de mercure, qui fait équilibre à la pression d’une atmosphère, doit satisfaire à l’équation
- 76 _ h <?'
- Si on fait h égal à 4 centimètres, par exemple, le rapport des surfaces doit être de 19 à 1.
- Les pressions de la vapeur et du mercure se transmettent sur les deux faces du piston par l’intermédiaire de deux rondelles en caoutchouc vulcanisé.
- On conçoit que la course de ce piston doit être peu considérable, car, sans cela, les rondelles se tendraient malgré leur flexibilité, et les pressions ne seraient plus exactement dans le rapport des aires des pistons. Cette condition est facilement obtenue par suite de la différence du diamètre du piston qui reçoit le mercure au diamètre du tube. Si la hauteur choisie pour marquer l’atmosphère est 4e — 4, comme sur les manomètres que nous employons, le diamètre du piston étant 5e— 2, celui du tube 3 % millimètres, la course du piston sera réduite, pour une pression de vapeur de 7 atmosphères, à
- 7 X 44 X 3 52 522
- ou lmm,38.
- La partie inférieure de la cuvette à mercure est mise en communication avec l’air extérieur, de telle sorte que le manomètre indique la pression absolue de la vapeur dans la chaudière.
- Pour régler l’instrument, on introduit le mercure dans la cuvette au moyen d'un petit orifice fermé par une vis; on la remplit jusqu’à ce que le mercure
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- MANOMÈTRES.
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- s’élève de 1 à 2 centimètres dans le tube ; cette hauteur correspond à la pression de l’atmosphère. Les autres degrés de l’échelle se règlent en refoulant, sur le petit diaphragme en caoutchouc, de l’eau dont les pressions sont mesurées par un manomètre à air libre.
- Ce manomètre à air libre coûte 50 fr. ou 45 fr., selon que l’échelle dont la graduation vient à la fonte est de bronze ou de fonte de fer.
- Quand il vend à une compagnie de chemin de fer dix manomètres au moins, M. Journeux s’engage à les maintenir indéfiniment en bon état, en faisant à ses frais les réparations nécessaires, moyennant une rente annuelle de 3 francs par manomètre.
- La quantité de mercure employée est peu considérable ; c est un poids total de 0\205, soit, à 9 fr. le kilog., 1 fr. 85. Le liquide s’enlève et se remet aisément dans l’instrument qu’on démonte et qu’on rajuste avec la plus grande facilité.
- Dans ces conditions, les mécaniciens se louent généralement de l’emploi du manomètre de M. Galy-Cazalat. Ce manomètre se dérange rarement et donne, en général, des indications précises des pressions des chaudières des locomotives.
- Votre comité a pensé que M. Galy-Cazalat avait fait une application ingénieuse d’un principe d’hydraulique connu, combiné avec cet autre principe, que la pression p exercée sur une surface b reste égale à b quand elle est transmise par un corps solide sur une surface n fois plus grande.
- La combinaison de ce principe avec celui qui sert de base à la presse de Pascal a permis à M. Galy-Cazalat d’obtenir des manomètres courts, dont la construction sûre, simple, économique a tant d’importance pour la sûreté des machines locomotives à vapeur, qu’elles soient en marche ou au repos.
- Votre comité vous propose de remercier M. Galy-Cazalat de sa communication , et d’insérer le présent rapport dans le Bulletin, avec la figure et la description qui l’accompagnent.
- Signé Baude , rapporteur.
- Approuvé en séance, le 17 juillet 1850.
- Légende explicative de la planche 1159.
- Fig. 1. Le manomètre court à air libre de M. Galy-Cazalat, vu en élévation et de face.
- Fig. t. Le même vu de profil.
- Fig. 3. Coupe verticale de l’instrument.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- a, tube d’introduction de la vapeur.
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- ARTS ’MÉCA'NfOtiES
- 6,réservoirde mercure en deux pièces.1 ' î
- €, face du piston opposée à la vapeur. 0 1 ? <£, face du piston opposée au mercure. ;
- e, virole en cuivre dans laquelle se meut le piston.
- f, boîte à étoupe qui maintient le tube en verre g, avec garniture en caoutchouc. r ; '
- /i, ouverture pour mettre la partie inférieure du piston d en communication avec l’air atmosphérique.
- • t, virole pour l’introduction du mercure.
- kt robinet de communication avec la chaudière.
- ARMES A FEU :
- Rapport fait par M. Ch. Laboulaye, au nom du comité des arts mécaniques,
- sur un moyen de sûreté pour les armes à feu, présenté par M. Fontenau, de
- Nantes.
- Le comité des arts mécaniques nous a chargé de vous rendre compte d’une invention de M. Félix Fontenau, de Nantes, résultat de travaux auxquels il s’est livré pour améliorer les armes à percussion, et surtout pour éviter les affreux accidents qui chaque année , lors de la saison des chasses, viennent affliger tant de familles.
- Pour atteindre ce but, M. Fontenau rend mobile, à volonté, la partie cylindrique du chien qui vient, dans l’arme à percussion ordinaire , frapper sur la cheminée munie de la capsule. Cette mobilité est obtenue en forant cylin-driquement cette partie du chien et y taraudant un pas très-fin qui permet d’y adapter une vis. Cette vis, terminée extérieurement par une tête cannelée , sc détourne avec facilité ; deux ou trois tours suffisent pour désarmer le fusil et rendre toute explosion impossible, lors même que par un accident quelconque le chien s’abattrait sur la cheminée.
- On voit avec quelle facilité le chasseur se trouve mis à l’abri de tout accident, avec quelle rapidité le fusil est remis en état de faire feu.
- En enlevant entièrement la vis, l’arme devient tout à fait inoffensive et peut sans danger être maniée par les enfants et les personnes les plus imprévoyantes. v
- Il était impossible de remédier, par une disposition plus simple, aux dangers qu’offre le maniement des fusils à percussion ; les dispositions compliquées portant sur des combinaisons diverses de pièces de la batterie qui ont été imaginées jusqu’à ce jour ne peuvent soutenir la comparaison avec cette ingénieuse
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- , > AJPJES ; yFBV -ÜSsB*
- invention qui n’offre aucun des inconvénients qu’on pouyaiLleur/reprpçlmr.
- Mais, si M. Fontenau a rendu un service important à l’humanité, il a encore accompli un progrès très-remarquable au point de vue industrielce qu’on appréciera facilement en étudiant les inconvénients que fait reconnaître l’expérience dans le mode de construction employé aujourd’hui»r! ^ Dans toutes les armes construites jusqu’à ce jour, le chien, par un choc brusque, frappe sur l’extrémité de la cheminée; il s’attache à celle-ci des débris de cuivre qui forcent à la nettoyer, quelquefois des parcelles de poudre fulminante qui peuvent devenir des causes d’accidents; la cheminée est ébranlée par une percussion irrégulière qui a lieu beaucoup au-dessus du pas de vis qui l’assemble avec le canon, et le chien est souvent cassé par le choc; enfin, celui-ci posant sur l’extrémité de la cheminée, le cuivre des débris de la capsule peut être chassé latéralement et blesser la personne qui se sert de l’arme, accident dont il n’y a que trop d’exemples, n v ,
- Tous ces inconvénients si notables auxquels on est étonné qu’on n’ait pas encore trouvé moyen de porter remède disparaissent par l’emploi de l’heureuse disposition due à M. Fontenau.
- r Lavis est disposée de façon qu’il n’y a entre elle, lorsqu’elle est descendue au point le plus bas qu’elle puisse atteindre, et le bout de la cheminée que l’épaisseur du cuivre d’une capsule. Il en résulte que le choc est seulement suffisant pour écraser la poudre fulminante et faire éclater la capsule ; conséquemment la vis ne fait plus emporte-pièce sur la cheminée, et le cuivre ne peut plus pénétrer dans celle-ci. ;:V :c/;i ÿ : ! « -m 1
- Ote-t-on la capsule, la poudre fulminante qui resterait sur la cheminée ne peut plus faire explosion, car la vis ne peut opérer aucune pression sur ces restes. . '.5 . . * * j.r » • -m
- Indépendamment de ce que la vis, dans ce système, ne frappe pas directement sur la cheminée, il faut ajouter que le bout de cette vis étant en acier ne peut jamais se refouler au contact de la capsule. -• '
- Tout crachement latéral de la poudre fulminante et des éclats de capsule si funestes aux chasseurs est supprimé : cela résulte de ce que le chien, reposant sur l’embase de la cheminée, opère une fermeture qui met obstacle à tout éclat ou crachement latéral ; une ouverture pratiquée à la partie antérieure permet la sortie des gaz. ne aoî m : -m t wm mnq
- Enfin le chien n’est pas sujet à se casser, car non-seulement il ne tombe pas avec excès de force, mais il tombe d’aplomb. Or nous avons entendu évaluer à 100,000 francs par année les remplacements de chiens de fusil cassés de l’armée ; en tous cas, il est certain que c’est un article important des dépenses qu’exige l’entretien des armes. : * upr-M m, i
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- 454 ARTS MECANIQUES.
- Nous n’hésitons pas, messieurs, à déclarer que M. Fontenau, en remplaçant par un ajustement de précision, dans une partie essentielle des armes à feu, une disposition imparfaite et pleine d’inconvénients, a réalisé un progrès important qui mérite toute votre approbation. L’artillerie se hâtera sans doute d’expérimenter ce perfectionnement, et, malgré la difficulté de modifier un matériel assujetti à la condition de la plus grande simplicité, elle pourra, nous croyons, tirer un utile parti des travaux de M. Fontenau. Quant aux armes de chasse , nous pensons que la Société d’encouragement doit s’associer à la propagation d’une invention qui se recommande au double point de vue de l’humanité et du progrès industriel. Déjà, au reste, tous les fabricants d’armes de Liège et de Saint-Étienne , nos plus habiles armuriers de Paris, MM. Lefaure, Boucheron, Lepage-Moutier, etc., adaptent ce procédé à leurs plus belles armes et ont saisi avec empressement le moyen que leur offrait M. Fontenau de réaliser tous les avantages que nous vous avons énumérés ci-dessus.
- En conséquence, votre comité des arts mécaniques a l’honneur de vous proposer
- 1° De remercier M. Fontenau de son intéressante communication ;
- 2° D’insérer dans votre Bulletin le présent rapport, et d’y joindre la description et la gravure du chien et de la cheminée de son invention.
- Signé Ch. Laboulaye , rapporteur.
- Approuvé en séance, le 28 août 1850.
- Fig. 1, pl. 1162. Le chien et la cheminée vus de face.
- a, vis de sûreté engagée dans la partie cylindrique du chien, et qu’on détourne lorsqu’on veut empêcher le fusil de partir ; b, bords saillants de la cheminée, sur lesquels s’abat le bord du cylindre du chien, sans atteindre la capsule chaussée sur la partie conique c.
- HOUILLE.
- Suite du mémoire de M. de Marsilly sur le lavage de la houille en Belgique (1).
- Les mesures et les précautions qu’on vient d’indiquer pour le lavage ont pour effet non-seulement de le rendre complet et de diminuer le déchet, mais encore de réaliser une économie sur la main-d’œuvre. S’il y a un peu plus de travail pour opérer le classement du charbon, ce travail est peu coûteux, puisque deux ouvriers peuvent passer plus de 200 hectolitres par jour dans un tambour conique ; d’un autre côté, le fin étant enlevé, la manœuvre du piston devient plus facile et le lavage plus rapide ; six
- (i) Voyez Bulletin de septembre, page 433.
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- HOUILLE. -455
- ou huit coups de piston suffisent pour laver 1 hectolitre de gailîetin, tandis qu’il en faut vingt pour de la houille mélangée de fin.
- Ainsi la main-d’œuvre serait réduite environ d’un quart, le déchet d’un tiers, et le prix de la tonne de coke serait augmenté, par le lavage, de 1 fr. 50 seulement au lieu de 2 fr. 20.
- L’emploi d’une machine à vapeur permettrait d’obtenir une économie nouvelle sur la main-d’œuvre; peut-être trouvera-t-on aussi le moyen de rendre le lavage continu et de diminuer par là le prix de revient. :
- La solution de cette dernière question paraît avoir été Obtenue par M. Aristide Bé-rard, ingénieur civil, qui a construit, à Bruxelles , des appareils où le schiste et le charbon sortent séparément, entraînés par l’eau, sans qu’on soit forcé d’arrêter la marche du piston.
- Mais une question qui reste encore à résoudre est celle du lavage de la poussière de houille. Si le charbon est grenu, qu’il donne peu de poussière, le déchet est peu considérable, et on trouve facilement à l’utiliser; mais, si le charbon est friable, la question du lavage de la poussière acquiert beaucoup d’importance. On ne peut pas la purifier dans les caisses à piston, parce qu’elle reste en suspension dans l’eau, traverse les grilles, les obstrue, et que l’eau monte au-dessus sans pouvoir redescendre au-dessous.
- La caisse à piston n’est pas la seule espèce de lavoir employé dans le bassin de Mons; on a importé, des mines de Sclessin ( bassin de Liège ), des lavoirs analogues aux caisses allemandes, où le courant d’eau est continu. -
- Les mines de Sclessin sont les premières, en Belgique, où ce système fut adopté; les lavoirs qui servaient au débourbage du minerai de fer furent divisés en plusieurs compartiments par des cloisons, et rétrécis à leur entrée de manière à pouvoir servir au lavage du charbon. , ; .
- L’appareil représenté fig. 7 et 8, pl. 1160, consisté en une caisse de 7m,10 de longueur, à rebords inclinés, enfoncée dans le Sol et divisée en quatre compartiments par des cloisons. Le premier compartiment a lm,83 de longueur sur Om,82 de largeur; les trois autres ont une largeur de lm,40, et les longueurs suivantes :
- 2e compartiment, longueur. . . . . . lm,525
- 3e id., id. ..... r“,830
- 4e id., id. . . . ; . lm,855
- La profondeur de la caisse est de 0m,40; le fond est incliné; d’une extrémité à l’autre il y a une pente totale de 20 centimètres, soit 0,028 par mètre.
- En tête du premier compartiment S se trouve un conduit K qui communique avec un réservoir rempli d’eau, et qui se ferme à volonté au moyen d’une petite vanne.
- A l’autre extrémité de la caisse est un autre conduit X fermé par une cloison en osier qui laisse passer l’eau et retient le charbon.
- C’est près de la vanne, lorsqu’elle est suffisamment levée, qu’un ouvrier jette la houille avec une pelle, par petites quantités à la fois; le courant l’entraîne. Les schistes et les morceaux de charbon les plus gros se déposent dans le premier compartiment S ; les pierres les moins lourdes arrivent jusque dans le second T ; le troisième et le qua-
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- 456 arts mécaniques.
- \ f> f\
- trisme U et V renferment le charbon purifié ; c’est dans ce dernier que se dépose le charbon le plus fin ; la poussière est entraînée par Je courant.
- Il y a deux ouvriers par lavoir. Le premier règle l’introduction de l’eau, jette Je charbon par pelletées, et le remue de temps en temps pour faciliter l’entraînement des parties les moins lourdes ; lorsque le second compartiment est trop plein, il ramène en avant dans le premier ce qui se trouve à la surface.
- . Le second ouvrier enlève le charbon lavé, et le dépose en tas près du lavoir.
- Lorsque plusieurs lavoirs sont disposés les uns près des autres, comme à Sclessin, le même ouvrier peut travailler à deux lavoirs à la fois ; pour trois lavoirs, cinq ouvriers, trois pour jeter le charbon, deux pour l’enlever.
- Des brouetteurs amènent la houille aux lavoirs, et l’emmènent quand elle est lavée.
- Quand les schistes sont accumulés en assez grande quantité dans les deux premiers compartiments, on les retire; ils subissent un second lavage, car ils contiennent encore 70 à 80 pour 100 de charbon.
- Ce second lavage s’opère dans une caisse à piston, comme celle décrite précédemment; il pourrait se faire aussi dans les mêmes lavoirs, mais alors le déchet est plus grand.
- Ce procédé réussit bien à Sclessin ; la houille est grenue et la séparation des schistes facile ; le coke qu’on obtient renferme, en moyenne, 6 pour 100 de cendres; il est probable que, si le lavage était complet, on aurait des cokes à 4 pour 100 de cendres.
- La houille qu’on lave est du tout venant dont on a séparé les gros morceaux au moyen d’une grille dont les barreaux sont espacés de 0m,05.
- Voici les résultats obtenus par tonne de houille, en 1849, du 1er juillet au 1er janvier 1850 :
- Main-d’œuvre. . ... . 18 centimes
- Déchet. . . . . . . 8.87 pour 100
- Le prix de la tonne de houille non lavée étant de 8 fr., celui de la houille lavée devra être de 9 fr.; ainsi le lavage revient à 1 fr. la tonne, soit 1 fr. 50 d’augmentation pour la tonne de coke.
- Les frais d’entretien et d’amortissement du matériel ne sont point compris dans cette évaluation. ,
- Ce prix de revient est inférieur à'celui auquel on arrive dans le bassin de Mons; mais il est le même que celui qu’op obtiendrait, d’après l’estimation de l’auteur, si les appareils étaient mieux construits et l’opération bien conduite, et cependant les houilles grasses de Mons sont moins grenues que celles de Sclessin; elles donnent plus de poussière, et se vendent plus cher, circonstances qui tendent à augmenter le prix de revient.
- C’est pourquoi l’emploi judicieux des caisses à piston pour laver les houilles de Sclessin serait plus économique que celui des caisses allemandes.
- Un exemple pris dans le bassin de Mons, en montrant quelle est l’influence de l’état de division de la houille, justifie cette opinion. Il s’applique à un mélange de fin et de gailletin obtenu en jetant la houille, au sortir de la fosse, dans un tambour conique percé de trous de 0m,G12 environ.
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- Cette houille est lavée dans des lavoirs auxquels ceux de Selessin ont servi de modèles. Il y en a quatre placés l’un auprès de l’autre ; le quatrième sert spécialement au lavage des résidus. '
- On lave, journée moyenne, 192 hectolitres, soit 64 hectolitres par lavoir, qui donnent 58 hectolitres de résidu, dont on peut laver 32 hectolit. dans la quatrième caisse ; on retire de celle-ci 13 hectolitres de houille purifiée, soit 40 pour 100.
- En résumé, le déchet est de 18 pour 100; le coke fabriqué avec la houille lavée a une teneur en cendres de 6 pour 100, tandis que celui fabriqué avec la houille non lavée contient jusqu’à 12 et 15 pour 100 de cendres.
- Sept ouvriers employés aux quatre lavoirs obtiennent dans une journée 147 hectolitres de charbon-lavé, et gagnent 8 fr. 10.
- En partant de ces données, et en évaluant à 70 centimes le prix du charbon soumis au lavage, on trouve 18 centimes pour prix de revient du lavage à l’hectolitre lavé, non compris les frais généraux ni ceux de brouettage qui, dans certains cas, montent à 1 ou 2 centimes.
- Il y a loin de ce prix au précédent, quoique le procédé soit le même; cela tient uniquement à l’état de division de la houille.
- Dans ce dernier cas, l’eau entraîne avec elle, en dehors des caisses, une quantité notable de poussière très-fine ; c’est pourquoi on la fait rendre à sa sortie dans de grands bassins où la houille se dépose ; mais elle n’est pas assez propre pour servir à la fabrication du coke.
- À Commentry, les lavoirs ont des dimensions autres que ceux de Selessin, et que voici :
- Longueur de la caisse. . . . 10m,
- Largeur......................... . 70
- Profondeur. ..... 70
- La caisse représentée fig. 5 et 6, pl. 1160, est divisée en trois compartiments dont les longueurs respectives sont 2 mètres, 5 mètres et 3 mètres.
- Le premier L est séparé du second M par une planche haute de 0m,35, et le second du troisième N par une grille haute de 0m,50, et dont les barreaux sont espacés de 0m,006.
- Le déchet est, en moyenne, de 10 pour 100; le prix de revient, y compris le brouettage du charbon, est de 5 centimes à l’hectolitre. Il est évalué à 3 centimes, non compris le brouettage.
- La perte due au déchet n’entre point dans ce calcul.
- Un lavoir consomme, dans une journée, 60 mètres cubes d’eau environ, au lieu de 6 mètres cubes que consomment les caisses à piston, fig. 1 et 2.
- Ces dernières sont donc préférables toutes les fois qu’on ne peut pas disposer d’une grande quantité d’eau. Leur emploi est moins économique, peut-être, que celui des caisses allemandes ; mais il est si facile d’y remédier, qu’il n’est point douteux qu’elles ne présentent bientôt des résultats supérieurs.
- L’application des procédés de lavage ne réalise point un progrès notable pour les
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- ARTS MÉCANIQUES.
- chemins'de fer seulement; l’industrie en général, et la métallurgie en particulier, lui devront des améliorations importantes.
- L’auteur jette un coup d’œil sur les principaux usages du coke et de la houille, et examine les améliorations qu’on a obtenues ou qu’on peut obtenir dans l’emploi de ces combustibles en les purifiant par le lavage.
- Indépendamment des chemins de fer, ce sont les hauts fourneaux qui consomment le plus de coke; il était naturel de penser que le lavage réaliserait, pour ces appareils, les mêmes avantages que pour les machines locomotives. C’est au commencement de 1849, à Sclessin, que , d’après les conseils de M. Talahot, furent lavées , pour la première fois en Belgique, les houilles destinées à la fabrication du coke des hauts fourneaux. Cette usine possède sept hauts fourneaux, dont trois ont, depuis un an, marché continuellement avec du coke lavé. L’influence de la propreté se fit immédiatement sentir, leur allure devint plus régulière , leur conduite plus facile, et la qualité des produits s’améliora ; il n’y eut plus dans la nature de la fonte de ces variations si communes auparavant. Ce dernier résultat fut d’autant plus facile que l’un des hauts fourneaux marchait déjà depuis longtemps, et qu’il était à la veille d’être mis hors feu; il n’est point douteux que l’emploi de cokes lavés n’ait permis de le faire aller plus longtemps.
- On devait s’attendre à une diminution dans la quantité de combustible consommée ; cela n’eut pas lieu pourtant ; mais on traita des minerais plus pauvres que ceux qu’on traitait auparavant, sans que la consommation vînt à augmenter ; ce qui prouve qu’on aurait eu une économie de combustible, si la composition des charges n’avait point varié. Il y a trop peu de temps encore que le coke lavé s’emploie dans les hauts fourneaux pour qu’on puisse apprécier son influence par des chiffres ; ce qui est bien constaté , c’est sa supériorité sur les*cokes sales précédemment fabriqués, régularité dans l’allure des hauts fourneaux et dans la composition' des charges , marche facile , altération plus lente de l’appareil, consommation de combustible moindre, et par-dessus tout uniformité dans la qualité des produits, tels sont les avantages qu’il présente et que l’expérience faite à Sclessin a établis d’une manière évidente.
- En cela, l’expérience est d’accord avec la théorie; si au lieu de 5 pour 100 le coke contenait 20 pour 100, ce serait 15 pour 100 de matières étrangères à élever en pure perte à une haute température; de plus , le minerai étant lui-même siliceux , ces matières exigeraient une addition de castine pour être fondues, addition d’autant plus forte que parmi elles se trouverait du soufre qu’il faudrait faire passer dans le laitier.
- Le premier effet de l’impureté du coke est donc de rendre la consommation plus grande ; le second , et il n’est pas moins fâcheux , est de nuire à la régularité des produits en altérant leur qualité. Cette altération est due quelquefois au soufre , au phosphore ou à l’arsenic qui se trouvent dans le coke ; mais , même quand les cendres sont uniquement composées de silice et d’alumine, n’est-il point probable qu’étant en contact intime avec le carbone et le minerai dans un état de division très-grand, à une température très-élevée, ce soit d’elles que provient le silicium qu’on trouve dans les fontes en proportion d’autant plus grande qu’elles sont plus cassantes, ainsi que l’ont démontré les savantes analyses de M. Rwol, ingénieur clés mines? On expliquerait
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- HOUILLE.
- ainsi la grande régularité qu’on a obtenue dans les fontes, à Sclessiri, aussitôt qu’on à fait usage de cokes lavés.
- Pour les cubilots ou fourneaux de seconde fusion , il n’est pas indifférent de brûler des cokes purs ou impurs ; là aussi l’expérience a prouvé que les cokes lavés étaient d’un meilleur usage ; on en brûle moins, et la fonte n’éprouve plus ces altérations qu’elle éprouvait quelquefois quand on brûlait des cokes non lavés.
- En général, on peut affirmer, comme chose démontrée par l’expérience, que, quel que soit l’usage auquel est destinée la houille, sauf certains usages domestiques, il importe qu’elle soit propre, et, si elle ne l’est pas, qu’elle soit lavée.
- C’est à la présence des schistes qui souillent le charbon, à leur influence nuisible lors de la combustion, qu’il faut attribuer les variations qu’on observe dans ses emplois, et la supériorité qu’on accorde à la gaillette ou gailleterie sur le tout venant. Le charbon de forge, par exemple, provenant de gaillettes pures écrasées, sera d’un très-bon usage, tandis que le tout venant de la même fosse et de la même veine ne tiendra pas aussi bien au feu, ne fera pas bien voûte, et altérera les surfaces qu’il s’agit de souder. Dans ce cas, le lavage rendrait au charbon fin toute sa qualité ; de plus, quand il y a des pyrites, le fin lavé est préférable à la gaillette, car celle-ci reste imprégnée de pyrites que le lavage sépare du fin. Pour certaines fabrications délicates, telles que celles des bandages de roues de locomotives, il y aurait donc avantage à ne prendre que du charbon lavé.
- Pour la fabrication du gaz, la supériorité de la gaillette sur le tout venant est encore incontestable; ce n’est qu’en purifiant celui-ci qu’on le rendrait aussi bon que le gros; mais il y aurait à craindre que l’eau qui resterait toujours dans le charbon après le lavage, quelque longtemps qu’on le laissât ensuite à l’air, ne le rendît mauvais ; car un fait bien reconnu, c’est que le charbon tout venant mouillé donne beaucoup moins de gaz que quand il est sec, que ce gaz est souillé d’acide carbonique et d’hydrogène protocarboné, que la purification exige plus de chaux, et que cependant elle est incomplète. Pareils faits ne se produiraient plus avec des houilles lavées.
- L’auteur pense que les schistes exercent une influence pernicieuse sur la production du gaz d’éclairage ; que, quand la houille est mouillée, cette influence devient plus mauvaise encore, parce qu’ils retiennent l’eau et ne dégagent la vapeur qu’à une température bien supérieure à 100°, lorsque la décomposition du charbon est déjà avancée, et que c’est ce qui donne naissance à l’acide carbonique et à l’hydrogène protocarboné. Les schistes étant enlevés par le lavage, ce qui resterait d’eau dans le charbon se dégagerait au commencement de l’opération, et n’exercerait plus cette influence nuisible.
- S’il en était ainsi, le lavage serait un grand bienfait pour l’industrie du gaz; car, dans le bassin de Mons, le prix du gros est de 1 fr. 45, tandis que celui du tout venant est de 87 centimes; en supposant que le lavage portât le prix du tout venant lavé à 1 fr., on aurait, à ce pnx, d’aussi bons produits que ceux qu’on obtient en payant aujourd’hui 45 centimes de plus.
- Ces considérations sur l’importance du. lavage sont terminées par une observation
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- concernant toute espèce de charbons, c’est que leur prix, sur les lieux de consommation, se trouve sensiblement grevé par le transport des matières inertes qui l’altèrent, lesquelles, en moyenne, entrent dans une proportion de 5 à 6 pour 100. Le charbon de Mons, qui, au rivage de Jemmapes, se vend 90 centimes le quintal, revient , rendu à Paris, à domicile, chez le marchand en détail, à 2 fr. 85 ; il y a donc 1 fr. 95 pour frais de transport et droits d’entrée, qui se rapportent aussi bien aux pierres dont le charbon est mélangé qu’au charbon lui-même. Si le lavage diminue de 6 pour 100 le rendement en cendres du charbon , 94 quintaux de charbon lavé équivaudront à 100 quintaux de charbon non lavé, ce qui donnera sur le transport une économie de 11 fr. 70, soit 0 f. 124 par quintal; or le lavage, tout imparfait qu’il es- aujourd’hui, coûte à peine ce prix. Avec les perfectionnements dont il est susceptible, on pourra descendre au-dessous; ainsi, en lavant le charbon , non-seulement on aurait des produits de qualité supérieure, mais encore on les obtiendrait à meilleur marché.
- Explication des figures de la planche 1160.
- Fig. 1. Coupe longitudinale d’une caisse à piston pour le lavage de la houille, suivant la ligne A B, fig. 3.
- Fig. 2. Coupe transversale d’une caisse à piston, suivant la ligne CD.
- Fig. 3. Plan d’une caisse à piston.
- Fig. 4. Barreaux au-dessus de la grille.
- Fig. 5. Plan d'un lavoir à caisse allemande employé à Commentry pour purifier la houille.
- Fig. 6. Coupe longitudinale d’une caisse allemande.
- Fig. 7. Plan d’un lavoir employé à la purification de la houille à Sclessin (Belgique).
- Fig. 8. Coupe longitudinale du même lavoir sur la ligne E F, fig. 7.
- A, fig. i, compartiment dans lequel se meut la grille B, qui reçoit le charbon.
- C, barreaux disposés au-dessus de la grille et en dessous desquels s’accumulent les schistes.
- D, compartiment dans lequel se meut le piston E.
- F, fig. 5 et 6, conduit général qui amène l’eau au lavoir à caisse allemande.
- G, conduit particulier à deux lavoirs H et I.
- K, vannes servant à régler l’introduction de l’eau.
- L M N, compartiments distincts au nombre de trois par lavoir.
- O, canal commun pour l’écoulement de l’eau.
- P, fig. 7 et 8, conduit général qui amène l’eau au lavoir de Sclessin.
- Q, vanne qui règle l’introduction de l’eau.
- R, canal d’introductiom
- S, premier compartiment où se déposent les pierres.
- T U Y, autres compartiments.
- a, point où se place la cloison qui retient la houille.
- X, canal de sortie de l’eau qui se rend plus loin dans un réservoir général. (D.)
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- Rapport fait par M. Payen, au nom du comité des arts chimiques > sur
- l’appareil de MM. Rolhfs et Seyrig pour l’égouttage et le clairçage des
- sucres.
- « Messieurs, lorsque j’eus l’honneur de vous rendre compte des procédés nouveaux que j’avais examinés dans l’usine de Boucheneuil, les résultats remarquables obtenus de l’appareil à égouttage forcé et clairçage rapide ont fixé votre attention.
- Vous avez désiré obtenir des détails plus complets et les inscrire dans notre Bulletin avec des figures exactes à l’appui, comme vous le faites pour toutes les innovations importantes dans l’industrie.
- Le comité des arts chimiques m’a chargé de ce soin, et je m’empresse de vous soumettre en son nom le rapport qu’il a adopté.
- En voyant avec quelle promptitude ce procédé d’épuration des sucres appliqué chez nous s’est répandu en France et se propage dans les sucreries et raffineries étrangères, on s’étonne qu’une invention aussi simple, aussi efficace n’ait pas été réalisée plus tôt, surtout si l’on se rappelle que des appareils rotatifs étaient employés depuis plus de dix ans pour remplacer le tor-dage des toiles et tissus.
- C’est, il faut le dire, que dans ces deux cas le but était différent, que les moyens de parvenir au premier ne pouvaient permettre d’atteindre le second.
- Les appareils usités depuis longtemps avaient pour but d’éliminer rapidement l’eau interposée, en ménageant les tissus ou les fils dans leur état normal, et rejetant comme inutiles les liquides extraits.
- Le procédé nouveau a pour but de séparer les cristaux de sucre des solutions plus ou moins impures et saturées de sucre cristallisable qui les environnent, en recueillant à part chacun des deux produits, l’un solide, l’autre liquide.
- Ce n’est pas à l’état normal que les masses cristallines doivent être placées dans l’appareil, mais, au contraire, après avoir été divisées en une sorte de pâte granuleuse.
- Il faut encore que, sans arrêter le mouvement rotatif d’environ douze à quinze cents tours par minute, on puisse substituer à la mélasse ou bien au sirop qui s’est écoulé, une clairce plus pure, sous la condition encore que celle-ci soit forcée de traverser régulièrement la couche de cristaux; par conséquent, il faut que le vase reste ouvert sans que le liquide puisse s’échapper au travers des fonds ni au-dessus des bords de la surface cylindrique.
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- Maintenant que toutes ces conditions sont remplies sans complication , on comprend qu’il ait fallu, pour y parvenir, réunir les inventions de plusieurs personnes qui sont représentées par MM. Rolh[s} Seyrig et comp. ; qu’enfin, pour assurer la solidité d’un semblable appareil, le jeu régulier, ainsi que la durée de ses principaux organes, le concours éclairé de M, Cail ait encore été nécessaire.
- Ce que nous venons de dire des conditions qu’il remplit nous suffira pour expliquer les fonctions et les avantages de l’appareil à égouttage et clairçage rapides, appliqué aux fabriques et raffineries de sucre.
- Dans ces usines, ce sont surtout les sucres des troisième, quatrième, cinquième, etc., cristallisations qu’il convient d’égoutter et d’épurer dans le nouvel appareil, et l’on doit y procéder dès que la cristallisation est effectuée. Alors, au lieu de recourir à l’égouttage ordinaire, qui exigeait une température de 28 à 35° soutenue pendant plusieurs semaines, puis aux deux ou trois clairçages usuels durant ensemble huit à douze jours avec le dernier égouttage toujours incomplet, on verse ces sucres dans le vase cylindrique (après avoir divisé les agglomérations de cristaux) ; le cylindre tournant sur son axe est mis par degrés en mouvement, et, dès que la vitesse de douze cents tours à la minute est acquise, la force centrifuge lance le sirop, malgré sa viscosité, au travers du clayonnage métallique spécial qui retient les cristaux de sucre, même les plus menus.
- Le sirop, ainsi forcément extrait, coule spontanément dans une rigole circulaire ; on le dirige, à volonté, dans un des réservoirs destinés à recevoir chacun une sorte de sirop déterminé.
- Cet égouttage est terminé en une minute au plus ; on peut aussitôt verser la dose convenable de clairce qui commence l’épuration ; en une demi-minute le passage au travers de la couche cristalline est effectué, la nuance du sucre s’est éclaircie à vue d’œil. Une deuxième, puis une troisième clairce plus décolorées sont versées successivement et passent de même chacune en une demi-minute ; rien n’est donc plus facile que de pratiquer des clairçages méthodiques : leurs effets se distinguent immédiatement à l’aspect du produit, malgré le mouvement si rapide que le vase tournant lui imprime.
- Ce n’est pas tout encore, les sirops écoulés changent de nature , à chaque addition d’une clairce nouvelle ; on les dirige sans la moindre difficulté chacun dans le récipient qui lui convient.
- On peut reprendre ces derniers pour d’autres clairçages et traiter les plus chargés chaque jour, en les clarifiant, les soumettant à la cuite, enfin les faisant cristalliser sans les laisser un seul jour en prise aux fermentations.
- D’un autre côté, les sucres, si facilement et si rapidement épurés, sont
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- clarifiés et mis en pains chaque jour, si l’on ne préfère les expédier directement en grains.
- Ainsi donc, au moyen du nouveau procédé on supprime le combustible, les vastes locaux, les nombreux cristallisons, les dispendieuses, fatigantes et insalubres manipulations affectées naguère au service des purgeries.
- On évite les altérations des sucres et sirops sous les influences prolongées de l’air et de la température.
- On réalise journellement des valeurs qui constituaient, dans les fabriques et dans les raffineries, d’énormes capitaux improductifs.
- Aussi les fabricants et les raffineurs s’empressent-ils d’installer chez eux ces utiles appareils : deux suffisent dans une sucrerie indigène de dimension moyenne ; on en compte déjà de cinq à huit dans plusieurs de nos raffineries. Leurs commandes, et celles des sucreries coloniales et étrangères, forment l’élément principal, aujourd’hui, du travail dans les grands ateliers de l’ancienne maison Derosne et Cail, reprise par MM. Cail, Cheilus et comp.
- En Angleterre, quelques raffineurs commencent à suivre ces exemples ; mais plus hardis encore parce qu’ils disposent de plus forts capitaux et qu’ils tiennent plus encore, peut-être, à les bien utiliser, ils montent jusqu’à trente de ces appareils dans un seul établissement.
- Il est bien rare que, dans l’industrie, une innovation aussi importante soit aussi promptement adoptée et réalise d’une manière aussi complète tous les avantages qu’on pouvait en espérer.
- Votre comité n’hésite donc pas à vous proposer de témoigner votre satisfaction à MM. Rolhfs, Seyrig et comp., pour le service qu’ils ont rendu à l’industrie, et d’ordonner l’insertion, dans le Bulletin, du présent rapport, avec la description de l’appareil et les figures à l’appui.
- Signé Payen, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 31 juillet 1850.
- Description d'un appareil à force centrifuge pour régouttage et le clairçage
- des sucres, construit dans l’établissement de MM. Derosne et Cail, quai de
- Billy, 46.
- La fig. 1, pi. 1161, est une coupe verticale de l’appareil muni de toutes ses pièces.
- Fig. 2. Élévation vue de face de la roue et du pignon coniques qui trans-mettent le mouvement à l’arbre vertical.
- Fig. 3. Détail du système de pression des poulies et de la tige d’embrayage.
- Fig. 4. Fragment des parois du tambour circulaire criblées de trous.
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- Fig. 5, vue de profil et, fig. 6, vue de face d’une roue à dents obliques engrenant avec une vis sans fin montée sur l’arbre vertical. Cette disposition peut remplacer la roue et le pignon de friction.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- A, tambour en métal ouvert par le haut, mais dont le fond est plein et creux pour recevoir la pâte granuleuse qu’on y place. Les parois a de ce tambour sont percées de trous et recouvertes intérieurement d’une toile métallique en cuivre b, destinée à retenir la matière solide et à ne laisser passer que la matière liquide ou sirupeuse. Le centre de ce tambour forme un cône creux B, auquel est solidement fixé l’arbre vertical C, qui imprime au tambour A une vitesse de douze cents tours par minute. L’extrémité inférieure de cet arbre est arrondie et s’appuie sur un dé en acier c dont une vis d règle la position. Pour faciliter le mouvement de l’arbre, le pivot est lubrifié par de l’huile renfermée dans une boîte L solidemen^vissée sur le fond d’une cuve circulaire en fonte D qui entoure le tambour A et reçoit le liquide qui a passé à travers les mailles du tissu métallique et les parois criblées de trous de ce tambour, pendant son mouvement de rotation.
- E, bâti en arcade posé sur le bord de la cuve D et portant l’arbre moteur et les poulies de transmission du mouvement.
- Sur l’extrémité supérieure de l’arbre vertical C tournant dans des coussinets e, e est fixé, à vis et à écrous, un pignon conique F, entouré de bandes de cuir f, et contre lequel frotte une roue conique en fonte G solidement fixée sur l'arbre horizontal H , lequel tourne dans des coussinets g, g et reçoit son impulsion d’une machine à vapeur. Cette roue G n’est point entourée d’une garniture de cuir comme le pignon, parce qu’on a reconnu que l’usure produite par le frottement de cuir contre cuir était trop considérable et exigeait de fréquents renouvellements.
- La roue et le pignon coniques, en frottant l’un contre l’autre , entraînent l’arbre vertical C, et le tambour A qui y est fixé.
- I, I', deux poulies montées sur l’arbre H dont l’une est fixe et l’autre est folle : elles sont entourées d’une courroie et servent à entraîner l’arbre moteur.
- K, rigole par laquelle s’écoule la partie liquide ou sirupeuse qui tombe dans la cuve D.
- L, boite en fonte dont la partie supérieure porte le coussinet qui emboîte le pied de l’arbre vertical C et dont la partie inférieure est garnie d’un dé d’acier sur lequel repose le pivot de cet arbre. On verse dans cette boite une certaine quantité d’huile dans laquelle baigne le bout de l’arbre et qui lubrifie les frottements du pivot et du coussinet.
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- M, ressort à feuilles plates appuyant sur l’une des extrémités de l’arbre horizontal, et tenant constamment appliquée la roue G contre le pignon F, afin de déterminer un frottement qui se règle par la bande donnée à ce ressort.
- N, tringle de fer horizontale placée au devant des poulies et servant à l’embrayage et au débrayage de l’appareil ; cette tringle , taraudée à l’un de ses bouts, est munie d une manivelle O portant un écrou qui la fait avancer ou reculer suivant qu’on veut faire passer la courroie sur la poulie folle ou sur la poulie fixe ; cette courroie est logée entre les deux petits rouleaux h, h suspendus à la tringle N. Par cette manœuvre, on permet ou on interdit le mouvement du tambour A. En graduant peu à peu le passage delà courroie d’une poulie sur l’autre, on modère la vitesse du tambour.
- P, fîg. 5 et 6. Roues à dents obliques fixée sur l’arbre horizontal H.
- Q, vis sans fin en acier ou en bronze faisant corps avec l’arbre vertical C.
- Ce système de transmission de mouvement est employé concurremment
- avec celui des roues à friction.
- Le rapport de vitesse étant moins grand entre la roue et le pignon coniques qu’entre la roue dentée et la vis sans fin, il s’ensuit que ce dernier système peut être préféré dans le cas oii le moteur destiné à faire fonctionner l’appareil a un mouvement lent tel que celui produit par une roue hydraulique. _
- Fonctions de l’appareil.—Après avoir mis le sucre cuit etgrainé, encore mélangé de son sirop, dans le tambour A, on fait fonctionner l’appareil par l’effet de la vitesse de la rotation de ce tambour et de la force centrifuge ; le sucre s’attache à la toile métallique et le sirop s’échappe en filets très-minces par les mailles de cette toile et les trous des parois du tambour, pour tomber dans la cuve D, d’où il coule au dehors par la rigole K.
- Dans l’espace de cinq ou dix minutes, le sucre introduit dans le tambour est parfaitement purgé et peut être mis en barriques. Chaque opération donne en moyenne 50 kilog. de sucre sec. En comptant quatre opérations à l’heure, un appareil peut traiter 200 kilog. dans le même temps ; soit 2,000 kilog. dans une journée de travail de dix heures.
- L’opération du clairçage des sucres s’exécute facilement dans cet appareil en versant du sirop incolore dans le tambour pendant qu’il est en mouvement; ce sirop traverse le sucre par l’effet de la force centrifuge, et le sucre se blanchit ainsi instantanément. Le sirop qui a lavé les cristaux de sucre se rend immédiatement dans la cuve, où on le recueille pour le cuire ou le faire servir à d’autres opérations. ( D. )
- Quarante-neuvième année. Octobre 1850.
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- 466 NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS MÉCANIQUES.
- Description d’un réservoir destiné à alimenter les chaudières à vapeur par un écoulement intermittent, et à y maintenir un niveau constant à toutes les pressions ; par
- M. Bloch, de Strasbourg.
- La fig. 2, pl. 1162, représente l’élévation longitudinale de la chaudière et des réservoirs. La fig. 3 est le réservoir vu de profil.
- Au-dessüs de la chaudière A sont placés deux réservoirs, dont l’un supérieur B est ouvert à l’air libre, et l’autre inférieur C est soumis à la pression de la chaudière ; ils communiquent entre eux par un tuyau d’eau froide D, muni d’un robinet E. Le bas dû réservoir C Communique avec la chaudière par un tuyaü d’alimentation F, qui entre dans l’eau à la profondeur ordinaire. Le sommet de ce même réservoir communique aussi avec la chaudière par un tuyau à vapeur G, qui n’arrive qu’à fleur d’eau; chacun de ces derniers tuyaux est muni de robinets H et I. Enfin un petit robinet K sert à chasser l’air lorsqu’on remplit le réservoir inférieur pour la première fois. Le tuyau de vapeur est recourbé intérieurement et percé de trous à la partie supérieure de la branche horizontale pour que la vapeur, en entrant, ne produise pas les chocs qui avaient lieu avant que cette disposition fût adoptée.
- Supposons le réservoir inférieur plein d’eau, le robinet d’eau froide fermé et ceux d’alimentation F et de vapeur G ouverts. Le niveau d’eau baissant dans la chaudière, il arrivera que de la vapeur passera dans le réservoir inférieur par l’orifice inférieur du tuyaü de vapeur qui ne plongera plus dans l’eau. Cette vapeur permettra à l’eau de descendre par le tuyau d’alimentation ; mais, dès qüe son niveau atteindra dans la chaudière le bas de l’orifice du tüyau de vapeur, l’écoulement cessera ; car la vapeur ne pourra plus passer pour aller remplir le vide que ferait l’eau en descendant. Ainsi, l’eau ne pouvant pas quitter le réservoir inférieur sans y faire un vide, elle y restera jusqu’à ce qu’une nouvelle arrivée de vapeur lui permette de descendre.
- Le réservoir inférieur a 2 mètres de longueur sur 60 centimètres de diamètre ; il contient 570 litres d’eau. La chaudière a 7 mètres de longueur et 80 centimètres de diamètre; elle est munie de deux bouilleurs de 47 centimètres de diamètre extérieur. Sa surface de chauffe est de 27 mètres carrés* et le volume d’eau contenu de 4,250 litres; elle fonctionne à 4 atmosphères et demie; on brûle, au maximum, 60 kil. de houille par heure.
- L’alimentation de la chaudière se faisait d’abord avec Une pompe foulante mue par une petite machine à vapeur fonctionnant pour cette seule alimentation ; mais, chaque fois qu’on alimentait, la pression baissait d’une atmosphère, et le sifflet indiquait fréquemment, pendant le jour et pendant la nuit, que l’eau manquait dans la chaudière? Dès que l’appareil fut établi, toute irrégularité d’alimentation cessa, au point que depuis son établissement on n’a pas entendu une seule fois le sifflet d’alarme.
- Voici les principaux avantages de la disposition imaginée par M. Bloch.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.'
- 467
- 1° L’appareil est particulièrement utile en ce qu’il permet de mesurer exactement, par semaine et même par jour, la quantité d’eau évaporée par la chaudière. Il suffira, pour cela, d’ajouter au réservoir inférieur un sifflet; dès que le niveau de l’eau sera descendu au point de faire baisser le flotteur, l’ouvrier sera ainsi averti qu’il doit remplir le réservoir.
- 2° Un second avantage de l’appareil résulte de ce qu’on alimente généralement avec de l’eau chaude. En effet, peu de temps après que le réservoir inférieur a été rempli, les tuyaux d’alimentation et de vapeur sont portés à la température de l’ébullition.
- 3° L’appareil peut permettre, dans bien des cas, de supprimer la pompe alimentaire. En effet, si le puits n’est pas trop profond, on pourra faire descendre le tuyau d’eau froide jusqu’au niveau de l’eau qui s’y trouve, et l’aspiration aura lieu par le vide.
- M. Bloch a donné au réservoir inférieur la même épaisseur qu’à la chaudière; il pèse 379 kilog. Ce réservoir, avec les ferrements et les tuyaux, a coûté 604 francs. Il faut y ajouter la pose, les robinets et le réservoir supérieur, ce qui peut porter toute la construction à environ 900 francs. On peut la considérer comme correspondant à une chaudière de trente chevaux de la machine de Woolf.
- L’appareil fonctionne depuis le mois de mai 1849, dans la fabrique de glucose de M. Bloch père, à Duttlenheim, canton de Geipolsheim ( Bas-Rhin); aucun accident ne s’est manifesté dans sa marche; d’ailleurs il ne pourrait en être autrement, l’appareil étant très-simple et facile à manœuvrer. ( Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse, n° 109. )
- Recherches sur les lois de l’hydraulicité et de la solidification des mortiers ;
- par M. de Villeneuve.
- La résistance à l’action de l’eau des pâtes dont la chaux est le liant est désignée sous le nom d’hydraulicité. Cette propriété est, d’après M. Vicat, communiquée à la chaux par une certaine combinaison de silice et d’alumine, laquelle s’établit de deux manières, ou directement et immédiatement par la cuisson des calcaires argilifères ou d’une manière indirecte et progressive par l’action des pouzzolanes sur la chaux.
- La cuisson des carbonates calcaires contenant 6 pour 100 d’argile fournit les chaux grasses. Si la teneur en argile s’élève de 6 à 23 pour 100, les calcaires produisent des chaux de plus en plus hydrauliques. De 23 à 27 pour 100 d’argile on obtient les chaux-limites ; les ciments résultent de la cuisson du calcaire contenant de 27 à 43 pour 100 d’argile. Enfin les marnes et les argiles soumises à une chaleur convenablement ménagée produisent des pouzzolanes d’autant plus énergiques que les chaux sont plus pures.
- D’après les connaissances actuelles, il y aurait discontinuité entre les chaux hydrauliques et les ciments. Les caractères tranchés de ces deux ordres de produits sont séparés par les chaux-limites qui, ne pouvant se déliter en poussière et former une pâte lorsqu’on les humecte comme la chaux, ni prendre une cohésion durable lorqu’on gâche leur poussière broyée, doivent être rejetées comme nuisibles aux mortiers..
- Les incuits de chaux grasse et de chaux hydraulique provenant de carbonates in-
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- 468 Notices ixt)rsTftiKi;us.
- complètement décomposés ont été signalés la première fols par M. Minarcl, et présentent des propriétés analogues à celles des chaux-limites.
- M. de Villeneuve observe que tous les calcaires cuits éprouvent, lorsqu’on les humecte, une augmentation de volume due à la solidification-<Je l’eau; il y a délitement de la chaux. La combinaison avec l’eau se fait avec d’autant plus d’énergie de rapidité de chaleur et une absorption d’eau d’autant plus grande que la chaux est moins hydraulique. Lorsqu’on fait agir l'eau sur les calcaires cuits dans les circonstances ordinaires, le gonflement des chaux-limites peut n’en déliter qu’une portion et diviser seulement la masse en grumeaux.
- i Dans les ciments, le gonflement ne produit que des gerçures. L’auteur a trouvé que si l’on humecte les chaux et les ciments à une température élevée, si on les soumet même à un courant de vapeur d’eau, le gonflement et le délitement ont lieu comme pour les chaux hydrauliques , et les produits obtenus jouissent de propriétés analogues à celles des chaux douées de la plus haute dose d’hydraulicité.
- Mais , lorsqu’au lieu de favoriser l’action de l’eau on la ralentit, soit par refroidissement, soit en n’appliquant l’eau que par parties successives, l’auteur parvient à ralentir, à atténuer, selon son gré , le gonflement et le développement des chaux-limites.
- Celles soumises à une aspersion d’eau préalable, ou simplement exposées pendant plusieurs jours à l’action hygrométrique de l’atmosphère , peuvent être broyées ensuite, leur cohésion persiste ; elles se comportent Comme de bons ciments. La désagrégation naissait de l’augmentation de volume des molécules de chaux-limites postérieures au gâchage et à la prise. Cette désagrégation a été éludée lorsqu’une partie suffisante du gonflement a été obtenue avant le gâchage, avant même le broyage.
- On voit donc qu’en favorisant l’action de l’eau sur les chaux-limites on peut les utiliser comme chaux hydrauliques supérieures ; qu’en faisant agir faiblement l’eau sur les chaux-limites on peut les broyer ensuite et les utiliser comme ciments très-liants.
- Les carbonates incomplets , nommés aussi sous-carbonates et incuits , donnent naissance à des produits analogues aux chaux-limites. Lorsqu’on les humecte faiblement avant le broyage, iis agissent à la manière des ciments durables, et ils peuvent être, en cet état, employés isolément ou mélangés avec les chaux hydrauliques.
- Lorsqu’on aide l’action de l’eau sur les sous-carbonates par la chaleur, ils se délitent et agissent comme chaux. Si la température s’élève, alors l’incuit se comporte comme un mélange de chaux ordinaire et de carbonate neutre, phénomène pareil à l’action décomposante de l’eau exercée sur les chaux hydrauliques lorsqu’on attaque celles-ci par une grande quantité d’eau chaude.
- En faisant agir l'eau faiblement, et avant le broyage, sur les carbonates calcaires incomplets , ou bien en les exposant à la vapeur d’eau atmosphérique avant le broyage, l’auteur est parvenu à obtenir une cohésion persistante, non-seulement avec les sous-carbonates de chaux hydraulique , mais encore avec ceux qui proviennent de calcaires à chaux grasse.
- L’acide carbonique produit l’hydraulicité , non-seulement par combinaison directe , mais encore par combinaison indirecte à la manière des pouzzolanes.
- Ainsi le ciment et les chaux hydrauliques qui, par une longue exposition à l’air, se
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- NOTICES s INDUSTRIELLES.
- sont chargés d’acide carbonique, étant devenus ainsi riches en éléments négatifs, peuvent être mêlés à la chaux grasse et jouer le rôle des pouzzolanes les plus actives. En broyant des mortiers de chaux hydraulique solidifiés depuis quatre ans, l’auteur a obtenu une vraie pouzzolane qui faisait établir sous l’eau la prise d’un mortier de chaux grasse dans l’espace de quatorze heures. ' » • *
- L’acide carbonique est le principe hydraulicant le plus économique; mais il n’à-mène pas la plus haute cohésion dans les mortiers et les ciments. ‘
- ; Une cuisson poussée jusque vers la scorification fait subir aux calcaires argileux une nouvelle disposition moléculaire qui les rapproche des propriétés des chaux-limites ordinaires. Les principes de l’hydratation , favorisés par la chaleur ou atténués par l’as-persion incomplète, donnent encore ici des produits classés dans les chaux hydrauliques ou dans les ciments ; mais ces produits sont alors d’une cohésion très-remarquable. L’auteur est parvenu ainsi à fabriquer des ciments qui ont pu rayer le marbre. : ' ’ Ji
- Les produits qui donnent les plus grands résultats en ce genre sont ceux qui proviennent de calcaires argileux, riches en alumine; ce sont ceux qui éprouvent au feu la contraction la plus prononcée. r ;
- ; Il résulte de ce qui précède que les produits variés de la cuisson des calcaires ont chacun une utilité différente, et que tous peuvent être utilisés incuits ou brûlés.
- Les conséquences pratiques de ces observations sont telles, que l’on pourra, maintenant, obtenir économiquement les mortiers hydrauliques dans presque tous les lieux où gisent des masses calcaires, et mettre à profit les produits divers de la cuisson inégale telle qu’elle s’opère dans les fours ordinaires.
- M. de Villeneuve a contribué à fonder, depuis quinze ans, des établissements où l’expérience a sanctionné sa théorie des chaux-limites des sous-carbonates des chaux vieillies. 300,000 mètres cubes du chemin de fer de Marseille à Avignon donnent une éclatante sanction à un système de production des matières hydrauliques. En ce moment, les environs de Marseille offrent 1 million de mètres cubes de maçonnerie établis d’après un système devenu populaire dans la contrée , et qui permet de construire en maçonnerie hydraulique au prix que l’on mettait auparavant à la bâtisse en chaux grasse. ( Académie des sciences, 15 juillet 1850. )
- ' Note sur une machine à peser les monnaies; par M. Seguier. :..... .
- Cet appareil a pourfbut de faire opérer, par la machine à vapeur d’un hôtel des monnaies, le pesage des flans pour l’ajustage et le contre-pesage des pièces frappées pour leur réception. ..... , ,. r „ ^ *
- Les avantages de cette machine sont de faire plus certainement et plus rapidement qu’on ne le fait à la main le triage des pièces en justes, fortes et faibles. ':i‘u3 La garantie d’un bon triage ne réside actuellement que dans l’attention soutenue des peseurs; la rapidité du pesage à la main est nécessairement subordonnée à l’adresse du peseur, qui ne peut jamais trébucher qu’une pièce à la fois. > - .. >
- La balance de M. Seguier sépare en trois catégories, pour les réunir en trois groupes distincts, les pièces justes, for tes et faibles; par une pesée unique , elle fait un triage
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- qui en exigeait trois, acceptant du premier coup, comme pièces justes, toutes celles qui sont dans les limites de la tolérance légale, limites que cette machine permet de varier à volonté et qu’elle est appelée à restreindre.
- L’appareil à peser se compose de quatre parties principales :
- 1° Le distributeur ou trémie dans laquelle il suffit de jeter pêle-mêle les pièces pour être sûr qu’elles seront toutes pesées jusqu’à la dernière, quels que soient les arrangements qu’elles aient pu, par l’effet du hasard, prendre dans la trémie.
- 2° La balance proprement dite qui allie une grande sensibilité à la faculté de ne trébucher que sous une différence de poids supérieure à la limite de la tolérance.
- 8° Le poseur qui fait passer successivement toutes les pièces sur le plateau de la balance. Par suite d’une disposition particulière, ce poseur n’est pas, comme celui des balanciers monétaires, exposé à manquer ses fonctions par le fait des bavures de découpage qui accrochent parfois les flans entre eux ou le relief des empreintes qui produit, dans certaines relations de position des pièces entre elles, le même effet quand elles sortent des coins et n’ont point encore éprouvé de frai.
- 4° Enfin l’aiguillage ou changement de voie, mécanisme qui dirige la pièce posée vers le récipient des pièces justes, fortes et faibles, par la nature et le seul fait du poids de la pièce.
- Cette machine n’est, en définitive, qu’une balance ordinaire de précision pourvue des accessoires convenables ; il suffit que les pièces soient jetées dans sa trémie pour qu’elles soient triées et pesées. ( Académie des sciences, 12 août 1850. )
- ARTS CHIMIQUES.
- Note sur la photographie sur verre et sur quelques faits nouveaux; par M. Niepce de Saint-Victor.
- J’ai consigné, dans nn paquet cacheté, le 22 mai dernier, un procédé d’accélération pour la photographie sur verre enduit d’une couche d’albumine.
- Ce procédé consiste à mélanger avèc l’albumine 2 ou 3 grammes de miel par chaque blanc d’œuf selon leur grosseur, de même qu’il faut mettre de 30 à 40 centigrammes d’iodure de potassium cristallisé avant de battre les œufs ; il est essentiel que l’albumine soit complètement à l’état de mousse, afin d’avoir une albumine très-pure.
- Pour étendre également la couche d’albumine sur la plaque de verre, on se sert ordinairement d’une baguette de verre ou d’une pipette; d’autres l’étendent par un mouvement de la main ; cette opération demande une très-grande habitude ; tandis que, si l’on parvient à l’appliquer par un moyen mécanique, on rendra la chose constante et facile : c’est ce que j’espère pouvoir démontrer bientôt.
- La couche d’albumine étant sèche, on passe la plaque dans la composition d’acéto-azotate d’argent, laquelle, selon moi, doit être composée ainsi qu’il suit :
- Nitrate d’argent.......................... . 6
- Acide acétique. . . . . . .12
- Eau distillée. , w . . . , . 60
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- On ne doit laisser immerger la plaque dans cette composition que pendant dix secondes au plus, et la laver ensuite avec de l’eau distillée. • " ' ia s
- Après cette opération, on laisse sécher la plaque dans l’obscurité, pour opérer en?-suite par la voie sèche; mais, comme les plaques s’impressionnent très-facilement, il faut, autant que possible, les conserver simplement albuminées. ^ y
- Il est utile, en exposant dans la chambre noire, de placer une planchette avec un fond blanc derrière la plaque de verre, et pour faire paraître l’image il est nécessaire aussi de faire chauffer un peu 1 acide gallique , afin d’en activer l’action , sans cependant trop presser cette opération ; car il arrive souvent que les plus belles épreuves négatives sont celles qui sont restées plusieurs heures sous l’influence de l’acide gallique et sur lesquelles on croyait qu’il n’y avait pas d’image.
- On fixe les épreuves négatives, soit avec du brôme de potassium, soit avec del’hypo-sulfite de soude, et, afin d’empêcher le cliché de s’écailler (ce qui arrive surtout lorsque la couche d’albumine est trop épaisse ou qu’elle est composée avec de vieux œufs), on l’enduit d’une légère couche de gélatine ou d’un vernis à tableau, ce qui lui donne encore plus de solidité. -
- De toutes les substances accélératrices que j’ai employées , je n’en ai pas trouvé de meilleure que le miel ( celui de Narbonne m’a paru préférable ), parce qu’il donne le plus d’accélération sans avoir les inconvénients d’autres substances, telles que les fluorures, par exemple, dans lesquels j’ai reconnu depuis longtemps une propriété accélératrice ; mais leur action corrosive m’y avait fait renoncer pour l’albumine. Cependant on peut les employer sans inconvénient en les mélangeant avec du miel, entre autres le fluorure d’ammoniaque, et, si l’on se sert d’albumine de vieux œufs, on aura , par la réunion de ces moyens, une plus grande accélération ; mais, ainsi que je l’ai dit plus haut, la vieille albumine est sujette à s’écailler.
- Il faut, pour éviter cet inconvénient, laisser sécher complètement le cliché av ant de l’exposer au soleil pour tirer l’épreuve positive, et, pour plus de sûreté, le couvrir d’un vernis.
- Le mélange de miel et d’albumine donne à l’épreuve négative une très-grande douceur dans les traits; on aura donc, par ce moyen, des demi-teintes et des tons parfaite ment fondus, et l’on obtient par la dessiccation de ce mélange une couche parfaitement homogène, très-lisse, ne se fendillant pas, lors même qu’on l’ex_ pose à la chaleur, et donnant l’image d’un objet éclairé par la lumière diffuse dans l’espace de deux à trois secondes au plus pour un paysage , et de vingt-huit pour un portrait, en opérant avec un objectif double ( français ) pour quart de plaque; quant à la grande plaque normale, il faut de quarante à cinquante secondes, et de vingt-cinq à trente avec un objectif allemand. ; " ;
- Tels sont les résultats obtenus par MM. Vigier et Mestral qui ont fait les épreuves que j’ai l’honneur de présenter à la Société; on peut encore opérer plus promptement, en employant les moyens naturels d’accélération que l’expérience m’a démontrés.
- 1° Plus la couche d’albumine est épaisse, plus il y a d’accélération ;
- 2° Plus les œufs sont vieux, plus il y a d’accélération;
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- 3° Phi&la composition d’acéto-azotate d’argent a servi, plus il y a d’accélération.
- Enfin il existe, aussi une très-grande différence dans les diverses natures d’albumine, qui varie, d’après moi, selon la nourriture de la poule. Je dirai aussi que l’albumine, d’œufs de cane se fendille moins que celle d’œufs de poule.
- . Quant à Falbumine du sang, elle est très-accélératrice , mais on ne peut pas l’employer ^eule parce qu’elle ne se coagule pas assez avec l’acéto-azotate d’argent pour adhérer au verre; il faudrait préalablement la coaguler avec l’acide azotique.
- Du lavage de la plaque dépend aussi une partie de l’accélération ; car, si on ne lave pas assez, il se forme une couche couleur de rouille lorsqu’on verse l’acide gallique ; si on lave trop, on enlève une grande partie de l’accélération.
- J’ai consigné, dans le paquet que j’ai déposé, les moyens de glacer le papier avec de l’albumine, ainsi que pour la préparation d’un papier négatif pour opérer par la voie sèche ; mais divers procédés analogues ayant été publiés, je n’en parlerai que pour constater ma priorité (1).
- J’ai constaté qu’en chauffant l’albumine au bain-marie à une température de 45 degrés pendant cinq à six heures on obtenait une très-grande accélération.
- Ce fait parait avoir beaucoup d’analogie avec les modifications obtenues par M. Che-vreul dans l’ huile de lin.
- Si l’on mêle une solution d’azotate d’argent avec une solution de sel marin ou avec de l’hydrochlorate d’ammoniaque, il se produit du chlorure d’argent. Ce précipité, resté dans la liqueur où il s’est formé, se colore par une exposition à la lumière; si alors on l’expose à la chaleur, le chlorure redevient blanc.
- On sait que l’alcool coagule l’albumine ; si l’on met de l’iode dans le même alcool pour en former une teinture d’iode, elle ne se coagule plus.
- Si l’on met du brôme dans l’albumine, le brome se trouve immédiatement enveloppé par l’albumine sans qu’elle se coagule, et il n’y a plus d’exhalation de vapeurs de brôme.
- Nouveau procédé pour obtenir des images photographiques sur plaqué d'argent ;
- par le même.
- L’auteur a reconnu qu’on peut obtenir des images identiques à l’épreuve daguer-rienne sans employer ni l’iode ni le mercure.
- Il suffit de plonger une plaque argentée dans un bain composé de chlorure de so-
- ( IJ Yoici Comment on opère :
- Pour glacer une feuille de papier avec une couche d’albumine, on ajoute un peu de miel à l’albumine. Quand la couche est sèche, on passe le papier dans du vinaigre radical (acide acétique du verdet à 8°) ; la couche se trouve alors parfaitement coagulée, et peut subir les plus longues immersions sans se détacher.
- Si l’on veut préparer un papier positif, on met de l’iodure de sodium daus l’albumine, et, lorsque la couche est sèche, on la passe dans de l’azotate d’argent.
- Pour préparer un papier négatif, on met de l’iodure de potassium dans l’albumine, et, quand la couche est sèche, on la passe dans la composition d’acéto-azotate d’argent, sans la laver après ; on laisse séfeheala papier dans l’obscurité, et l’on opère ensuite à sec comme avec la plaque de verre.
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- dium, de sulfate de cuivre, de fer et de zinc (les deux derniers ne sont pas indispensables pour l’effet), de l’y laisser quelques secondes, de laver à l’eau distillée, et de sécher la plaque sur une lampe à alcool. u ^ '
- On applique contre cette plaque le recio d’une gravure ; on recouvre celle-ci d’un verre, et on l’expose une demi-heure au soleil ou deux heures à la lumière diffuse, puis on enlève la gravure. L’image n’est pas toujours visible, mais en plongeant la plaque dans l’ammoniaque liquide faiblement étendue d’eau, l’image apparaît toujours d’une manière distincte ( le cyanure de potassium et l’hyposulfite de soude produisent le même effet). L’ammoniaque, enlevant toutes les parties du chlorure d’argent qui ont été préservées de l’action de la lumière, laisse intactes toutes celles qui y ont été exposées; on lave ensuite à grande eau. Afin de réussir parfaitement, il faut que le contact de l’ammoniaque ne soit pas prolongé au delà du temps nécessaire pour enlever le chlorure d’argent qui n’a pas été modifié par la lumière.
- L’épreuve, après cette opération, présente le même aspect que l’image daguerrienne regardée, dans la position où elle est vue, d’une manière distincte, c’est-à-dire que les ombres sont données par le métal à nu, et les clairs par les parties qui, ayant été modifiées par la lumière, sont devenues mates.
- On peut employer, comme pour l’épreuve daguerrienne, le chlorure d’or, si l’on veut fixer l’image en lui donnant plus de vigueur qu’elle n’en aurait sans cela.
- L’auteur s’est assuré que l’on peut obtenir l’image daguerrienne en exposant la plaque d’argent chlorurée dans la chambre noire pendant une heure au soleil ou deux ou trois heures à la lumière diffuse, puis plongeant la plaque dans l’eau ammoniacale. Conséquemment l’image apparaît sans qu’on soit obligé de recourir à la vapeur mercurielle, laquelle, dans ce cas, ne produirait aucun effet.
- L’auteur a reconnu que la plaque chlorurée chaude est plus sensible à l’action de la lumière que la plaque chlorurée froide. ( Académie des sciences, 30 septembre 1850.)
- Perfectionnements ajoutés aux procédés photographiques ; par MM. Talbot et Malone.
- Nous avons parlé, dans le Bulletin de la Société des années 1839 et 1841, des divers procédés imaginés par M. Talbot pour produire des images photographiques sur papier. Dans ces derniers temps, il a fait, de concert avec M. Malone, des essais pour obtenir ces mêmes images sur plaques de porcelaine , de verre , d’acier, et sur du papier verni ou huilé. Ses procédés, pour lesquels il a pris une patente le 19 décembre 1849, sont décrits dans le journal anglais intitulé the Repertory of patent inventions , du mois d’août 1850.
- 1° Emploi de plaques de biscuit de porcelaine. Ces plaques seront fabriquées avec les meilleurs matériaux; elles doivent être parfaitement unies, très-minces, demi-transparentes et légèrement poreuses, afin de pouvoir s’imprégner et retenir en quantité suffisante les dissolutions employées. Pour éviter leur rupture, on les colle avec un ciment sur un carreau de verre; on le recouvre ensuite d’une couche mince d’albumine étendue bien uniformément et qu’on fait sécher au feu. Suivant que la plaque est plus ou moins poreuse, elle exige plus ou moins de cet enduit préparatoire. Elle est
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- rendue sensible à la lumière de la même manière qu’une feuille de papier, en la plongeant dans une dissolution de nitrate d’argent contenant 1 gr. 618 de nitrate pour 31 gr. d’eau. Après avoir fait sécher la plaque, on l’immerge dans une dissolution d’iodure de potassium contenant les mêmes proportions de sel et d’eau. Quand elle est suffisamment sèche, on la frotte avec un tampon de coton, puis on la conserve dans cet état pour s’en servir au besoin ; elle est alors de couleur jaune pâle due à la présence de l’iodure d’argent.
- Pour rendre la plaque sensible à la lumière, on la lave avec une dissolution de gallo-nitrate d’argent, puis on la place dans la chambre noire. L’image apparaît après que la plaque a été soumise à un second lavage avec la même dissolution , aidé d’une chaleur douce. L’image négative ainsi obtenue est fixée en lavant la plaque avec de l’eau, puis avec du brômure de potassium ou mieux avec de l’hyposulfite de soude ; finalement, on la soumet à plusieurs lavages répétés avec de l’eau.
- 2° Plaques de verre , et conversion des images négatives en images positives. Pour convertir les images négatives en images positives, on enduit une plaque de verre bien sèche et bien nette d’une couche d’albumine clarifiée et filtrée ; on laisse écouler le surplus de l’enduit, puis on expose la plaque à une douce chaleur jusqu’à ce que l’albumine soit bien sèche et forme une couche uniforme. La plaque ainsi préparée est placée horizontalement, par sa face albuminée, à 3 ou 4 pouces (76 à 100 millimètres) au-dessus d’un vase contenant de l’iodure de potassium; on la laisse dans cet état jusqu’à ce qu’elle ait pris une teinte jaune, ce qui a lieu au bout de quelques minutes. On la plonge alors dans une dissolution de nitrate d’argent contenant 0 gr. 971 de nitrate pour 31 gr. d’eau, puis on la retire, et, après l’avoir laissée sécher, on la place dans la chambre noire. Au sortir de l’appareil, on la met à plat dans un vase contenant une solution saturée d’acide gallique ; cet acide étant écoulé, on verse sur la plaque une solution de nitrate d’argent d’environ 1 gr. 942 pour 31 gr. d’eau, qui opère un changement remarquable dans l’image en convertissant les clairs en ombres, et vice versa, en d’autres termes l’image négative en image positive ; pour qu’elle soit bien apparente, la plaque de verre sera placée sur une surface noire ou sombre. On fixe cette image à la manière ordinaire en lavant avec de l’eau, puis avec de l’hyposulfite de soude, et finalement avec de l’eau.
- 3° Papier verni ou huilé. Ce papier, qui est transparent et imperméable à l’eau , peut remplacer le verre dans certaines circonstances; comme lui, il reçoit une couche d’albumine, ou un mélange d’albumine et de gélatine, qu’on fait sécher et qu’on rend sensible à la lumière en l’exposant aux vapeurs de l’iode et en suivant le procédé ci-dessus décrit.
- Pour fixer d’une manière plus parfaite les images, on plonge le papier dans une solution bouillante de potasse caustique. L’image, qui d’abord a une teinte verdâtre peu agréable à l’œil, prend une couleur de sépia en l’exposant à la vapeur de l’hydrogène sulfuré.
- Les avantages de l’emploi du papier transparent sur celui du verre consistent dans la faculté de produire un grand nombre d’images, de les conserver indéfiniment et de les transporter sans embarras à de grandes distances. Ce papier convient aussi lors-
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- qu’on veut produire des images panoramiques, parce qu’il se courbe et sé redresse facilement.
- 4° Plaques d acier poli. On mêle une partie d’une dissolution saturée d’iodure de potasse avec 20 parties d albumine, qu’on étend aussi uniformément qu’il est possible sur une plaque d acier; 1 enduit ayant été séché devant le feu, on retire la plaque, et, pendant qu elle est encore chaude, on la lave avec une solution alcoolique de nitrate d’argent ; elle devient alors très-sensible et reçoit facilement l’image qu’on fixe en lavant la plaque avec de l’hyposulfite de soude, et finalement avec de l’eau; ces images adhèrent à l’acier avec une grande ténacité. (D.)
- Extrait des procès-verbaux des séances du conseil d’administration de la Société
- d’encouragement.
- Séance du 25 septembre 1850.
- Correspondance. M. le ministre de l’agriculture et du commerce accuse réception de la liste des candidats adressée par le jury d’examen de la Société d’encouragement, à la suite du concours ouvert pour l’attribution de celle des bourses vacantes cette année dont la disposition lui est réservée dans les écoles nationales de Châlons et d’Angers. M. le ministre fait connaître que, conformément aux propositions de la Société, il a nommé 1° élève à bourse entière, à l’école d’arts et métiers d’Angers, M. Chenot [Charles-Adrien-Eugène)-, 2° élève à trois quarts de bourse, à la même école, M. Ligier; 3° élève à bourse entière, à l’école de Châlons, M. Firnis.
- Dans le cas où ces jeunes gens ne profiteraient pas, pour quelque raison que ce soit, des bourses qui leur sont attribuées, les jeunes Dendroy, Blanche, Dreux, Clarke seraient appelés à la jouissance de ces bourses dans l’ordre où ils sont nommés.
- M. le ministre de l’agriculture et du commerce expose que M. Roland avait exprimé le désir de faire examiner, par des hommes compétents, un mécanisme dont il est l’inventeur et au moyen duquel on obtiendrait un accroissement notable de force et de vitesse dans tous les mouvements de rotation ; il transmet le dessin et la description de ce mécanisme.
- M. Duprat adresse un mémoire sur les meilleurs moyens de cultiver les terrains en pente.
- M. Moreau, directeur de l’agence des échanges internationaux, rue de Clichy, 56, annonce que M. Richard Warech Dewitt, ingénieur, à Albany, aux États-Unis d Amérique, lui a envoyé, pour l’offrir à M. le ministre de la marine, un modèle de chaudière de machine à vapeur. Ce modèle est accompagné d’un dessin et d’un certificat du capitaine du navire sur lequel cette chaudière est installée.
- M* Dewitt a exprimé le désir que son invention fût soumise à l’examen de la Société d’encouragement; M. Moreau en a informé le ministre de la marine en mettant à sa disposition le modèle avec les pièces à l’appui.
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- PROCES-VERBAUX.
- - :M. Chatelier, ingénieur des mines, adresse une note relative à un détail de construction des ressorts de suspension des waggons de chemins de fer et des véhicules de toute nature. Il fait observer que cette note -est rédigée depuis longtemps, et qu’il n’avait pas l’intention de la produire, pensant qu’elle ne devait plus maintenant offrir d’intérêt ; mais la lecture d’un mémoire présenté récemment par M. Adams à la Société des ingénieurs civils de Londres a fait reconnaître à M, Le Chatelier que la question traitée par lui était à peu près neuve; il a donc pensé que sa note pourrait être de quelque intérêt pour la Société.
- Le conseil renvoie la note à la commission du Bulletin.
- M. Vandevelde, distillateur, à€and (Belgique), expose que, pendant quinze ans qu’il a pratiqué l’art du brasseur, il s’est constamment appliqué à chercher des moyens d’apporter à cette branche importante d’industrie les améliorations dont elle est susceptible, tant sous le rapport de réeonomie dans la fabrication que sous celui du rendement, et surtout de la qualité. Il croit avoir rempli ces trois conditions par l’invention d’un nouveau procédé de fabrication qui est décrit dans un mémoire joint à sa lettre.
- M. Dupont ( Honoré ), charpentier, à Issy ( Seine ), appelle l’attention de la Société sur les recherches qu’il a entreprises pour déterminer la forme la plus convenable à donner aux navires à grande vitesse.
- M. Nicod, à Annonay ( Ardèche ), ayant lu dans le journal la Presse du 13 mai dernier, un article de M. l’abbé Moigno, dans lequel il revendique pour la France et pour M. le docteur Jules Guyot l’invention des ponts dits tubulaires , ou plutôt rectangulaires, que M. Stephenson a construits sur le détroit de Menai, pour faciliter la - communication entre l’Angleterre et l’Irlande, fait observer qu’au mois de février 1842, c’est-à-dire deux ans avant M. Guyot, il a adressé à la Société d’encouragement la description et les plans d’une invention identique avec les ponts anglais et le système de M. Guyot. •
- M. Brunette père, rue du Cherche-Midi, 26, pour répondre au programme de prix proposé pour le perfectionnement dans la construction des locomotives, adresse un exposé des moyens capables d’améliorer le matériel des chemins de fer. Dans le cas où le comité des arts mécaniques penserait que ces moyens peuvent rentrer dans les prescriptions du programme, M. Brunette adressera les dessins et descriptions des procédés, modifications et appareils qui lui paraissent devoir atteindre le but proposé.
- M. Lemaitre, rue des Martyrs, 16, adresse l’aperçu d’un projet d’établissement d’un pont aérostatique entre Calais et Douvres. •
- M. Bajot, ouvrier tisserand, à Troyes, expose qu’il vient d’obtenir, par une machine, un mouvement d’une force supérieure à celle de la vapeur. Ses moyens ne lui permettant pas de faire exécuter cette machine en grand, il prie la Société de lui venir en aide.
- MM. Ândreoletti père et fils, à Cherbourg, informés que la Société d’encouragement recherchait les meilleurs procédés pour assainir les habitations ouvrières, exprimênt le désir de connaître quelles sont les questions dont elle demande la solution , afin qu’ils puissent chercher à les résoudre. v ô
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- > M. Gagin, manufacturier, à Clignancourt, adresse les titres qui pourraient mériter à M j Jean David Cauvin une médaille comme contre-maître de son établissement depuis douze ans. eiu- ? ob
- . Le syndicat de la boulangerie de Paris, et M. Boland, membre de la Société, présentent, comme ayant droit à une médaille de contre-maître, M. Nicolle [François Jean],
- M. Boulland, boulevard de l’Étoile, 33 , aux Thernes, en rappelant les conclusions du rapport de M. Olivier sur la méthode de M. Châtelain pour enseigner la géométrie pratique sans instruments, fait connaître qu’il a fait l’application de cette méthode qui donne la mesure de la sage prévision du rapporteur et démontre la nécessité de répandre ces moyens si efficaces qui .formeront beaucoup d’artistes et d ouvriers recommandables.
- Objets présentés. M. Havard-Loyer, rue Sainte-Anne, 50, présente des cuvettes d’aisances de plusieurs systèmes, dont l’un permet de limiter la quantité d’eau que l’on doit dépenser. - *
- Communications. M. Sainte-Preuve met sous les yeux des membres de la Société un dépôt provenant des chaudières de l’établissement de M. Cavé; il fait remarquer que ce mécanicien place dans ces chaudières du bois de chêne qui empêche les incrustations.
- Séance du 9 octobre 1850.
- Correspondance. M. le ministre de l’agriculture et du commerce adresse, pour être déposés dans la bibliothèque de la Société, deux exemplaires du LXXP volume de la Description des brevets d’invention dont la durée est expirée, ainsi que le Catalogue des brevets délivrés en 1849.
- M. le ministre rappelle que la Société d’encouragement a reçu successivement les volumes des brevets d’invention expirés ou déchus, pris sous le régime de la loi de 1791, qui ne permettait de pubjier les brevets qu’après l’expiration du terme de cinq, dix ou quinze ans, pour lequel ils avaient été délivrés. Cet ouvrage se poursuivra jusqu’en 1860, et paraît devoir être augmenté d’une douzaine de volumes.
- Concurremment avec cette publication, le département de l’agriculture et du commerce a dû, aux termes de l’art. 24 de la loi du 5 juillet 1844, publier, soit textuellement , soit par extrait, les brevets pris sous l’empire de cette loi et dont la seconde annuité a été payée. v
- Cette nouvelle collection, concernant des découvertes en cours d’exploitation, offre aux industriels encore plus d’intérêt que l’ancienne.
- M. le ministre, ayant décidé qu’elle serait affectée à tous les établissements publics qui reçoivent actuellement cette dernière, adresse deux exemplaires du Ier volume pour la bibliothèque de la Société, où cet ouvrage doit être déposé à côté de l’ancienne collection pour être communiqué aux personnes qui désireront y puiser des renseignements.? , -sr -C:
- : M. Garneray, peintre, rue des Martyrs, 24, inventeur d’une toile à tableaux pour laquelle il a pris un brevet d’invention en 1849, expose que, pour remplacer, dans les nouvelles toiles, les vices des anciennes préparations, il a emprunté à la
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- procès-verbaux.
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- science la composition d’une couverte hydrofuge qui résiste aux plis, aux chocs, à la torsion et à la force de tension , qui permet de rouler les tableaux sans les endommager, dont la nature est d’une consistance solide et si flexible, qu’elle ne peut être rompue que par une forte pression et que les ruptures se rejoignent d’elles-mêmes, d’une couverte , enfin, tellement adhérente à la toile, qu’il est impossible de l’en séparer.
- M. Garneray demande à soumettre ces articles à l’appréciation de la Société.
- M. Pichon, rue et hôtel Bergère, sollicite l’examen de procédés ayant pour objet la distribution omnibus à domicile de la vapeur forcée , par conduits souterrains , comme se fait celle du gaz d’éclairage, et à des distances de 5 à 600,000 mètres du générateur.
- M. Pichon appelle également l’attention de la Société sur un appareil de son invention pour chauffer par la vapeur les peignes à laine et à cachemire.
- M. Lesauvage, rue Pierre-Lescot, 27, soumet à la Société un appareil qu’il appelle cale mobile, applicable aux échelles doubles et simples; il joint à sa demande un dessin représentant l’application de cet appareil, avec un exposé des avantages qui doivent résulter de son emploi.
- M. Dorsay, ancien ingénieur de la marine, rue de la Verrerie, 34, s’étant occupé de combattre lés incendies qui éclatent à bord des navires, annonce avoir découvert un appareil complet qui a pour but de préserver des incendies les locataires et les maisons.
- M. Bernard ( Henry ), rue Bertin-Poirée, 8, présente un papier quadrillé à l’usage des dessinateurs et la description d’un mécanisme pour faire servir le cabestan à faire mouvoir les pompes des vaisseaux.
- M. Raffard, rue de Pontoise, 10, adresse quelques détails de construction de parties de machines à vapeur.
- M. Chevallier, membre du conseil, fait hommage d’une brochure intitulée Inauguration d’un monument à la mémoire de M. Louis-Nicolas Vauquelin. — Notice biographique sur ce chimiste, par M. A. Chevallier, membre de l’Académie de médecine.
- M. le président adresse à M. Chevallier les remercîments de la Société pour cet ouvrage.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. Benoît lit un rapport sur un mémoire de M. Janinet, relatif à un nouveau mode de construction des tables résonnantes des instruments à cordes et à archet.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication, et de publier son mémoire dans le Bulletin, à la suite du rapport. ( Approuvé. )
- Le même membre , au nom du même comité, lit un rapport sur les divers appareils mécaniques inventés ou perfectionnés par M. Carillion, èt sur les travaux qui ont signalé la carrière industrielle de cet habile ingénieur.
- Après une discussion sur la question de savoir s’il convient d’insérer, dans le Bulletin , des notices biographiques sur les industriels vivants , le conseil renvoie le rapport au comité des arts mécaniques.
- Communications. M. Benoît développe , dans les termes suivants, la proposition de former une collection de portraits qui serait publiée par la voie du Bulletin et porterait pour titre, Galerie des fondateurs de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale , de ses présidents et de ses bienfaiteurs.
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- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE. 479 4
- Le conseil prend cette proposition en considération et la renvoie à une commission composée du bureau, de la commission des fonds et de celle du Bulletin.
- M. Sainte-Preuve met sous les jeux de la Société un mécanisme d’horlogerie compteur du nombre de tours de roue, dont 1 invention paraît remonter à une époque assez reculée; il a pensé que ce mécanisme, dont il se propose de faire hommage au Conservatoire, pourrait offrir quelque intérêt.
- M. le président remercie M. Sainte-Preuve de cette communication. 1
- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE.
- La Société d’encouragement a reçu, dans ses séances des 14 et 28 août, 25 septembre et 9 octobre 1850, les ouvrages dont les titres suivent :
- 1° Discours sur la vie et les travaux de M. Charles de Lasteyrie, lu à l’assemblée générale de la Société pour l’instruction élémentaire, le 2 juin 1850, par M. Jomardy membre de l’Institut de France. In- 8.
- 2° Inauguration d’un monument à la mémoire de M. Louis-Nicolas Vauquelin.— Notice biographique sur ce chimiste; par M. A. Chevallier, membre de l’Académie nationale de médecine. In-8.
- 3° Institut national de France.—Rapport fait à l’Académie des inscriptions et belles-lettres, au nom de la commission des antiquités de la France, par M. Lenormant. In-4, 1850.
- 4° Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen, — Programmes des prix p oposés pour les années 1851, 1852 et 1853. In-8.
- 5° Bulletin des travaux de la Société libre d’émulation de Rouen , pendant l’année 1849-1850.
- 6° Concours départemental d’agriculture, tenu à Caen, le dimanche 15 septembre
- 1850.
- 7° Séances et travaux de l’Académie de Reims, année 1850, nos 19, 20, 21, 22, 23. In-8.
- 8° École nationale et spéciale de dessin, de mathématiques, d’architecture et de sculpture d’ornement appliqués aux arts industriels, rue de l’École-de-Médecine. Paris. — Distribution des prix, dans l’amphithéâtre du lycée Louis-le-Grand, 1er septembre 1850.
- 9° Les ouvriers en famille, ou entretiens sur les devoirs et les droits du travailleur dans les diverses relations de la vie laborieuse; par M. A. Audiganne^.chel du bureau de l’industrie au ministère de l’agriculture et du commerce. 1 vol. in-12.
- 10° Note sur l’emploi du charbon de terre maigre et sulfureux à l’amendement du sol, et surtout au défrichement de la Campine et des Ardennes; par M. P. J. Moreau. In-8.
- 11° Considérations sur les défrichements, et particulièrement sur ceux de la Campine; par M. P. J. Moreau, ingénieur-agronome. In-8.
- 12° Projet agricole, commercial et maritime pour la ville d’Anvers; par M. P. J. Moreau. In-12. . ; ^ r *
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- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE.
- 13° Rapport des experts commis dans Taffaire de M. P. F. Guébhard, plaignant, contre MM. Schneider et comp., prévenus de contre-façon d’un système de roues héli-coïdes, inventé par Ericson, et importé en France par M. Guébhard. In-4 avec pl., Paris, 1850.
- 14° Mémoire sur la création d’une institution de crédit hypothécaire avec amortissement. In-4.
- 15° Journal des économistes, août, septembre et octobre 1850. In-8.
- 16° Annales des chemins vicinaux, juillet, août? septembre 1850. In-8.
- 17° Le Technologiste, sous la direction de MM. F. Malepeyre et Ch. Vasserot, août, septembre et octobre 1850. In-8 avec pi.
- 18° Revue scientifique et industrielle, sous la direction du docteur Quesneville, juin, juillet, août 1850. In-8.
- 19° Annales des ponts et chaussées, mars, avril, mai, juin , juillet et août 1850. In-8 avec pl.
- 20° Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse, nos 109, 110. In-8.
- 21° Bulletin de la Société pour l’instruction élémentaire, 3e série, juillet et août 1850.
- 22° Journal des mères et des enfants, revue de l’éducation nouvelle, n09 10, 11,
- 1850. In-8.
- 23° Annales de l’agriculture française, août, septembre et octobre 1850. In-8.
- 24° Réforme agricole , scientifique et industrielle , sous la direction de M. Boubée , juillet et août 1850. In-8.
- 25° Annales de la Société centrale d’horticulture de France, numéros de juillet, août et septembre 1850. In-8.
- 26° Moniteur industriel, journal de la défense du travail national, sous la direction de M. Darnis, les numéros des mois d’août, septembre et octobre 1850.
- 27° Le Conservatoire, revue des arts et métiers, journal hebdomadaire; M. Mathias, éditeur, du n° 10 à 13. In-4.
- 28° Le Brevet d’invention, moniteur de la propriété industrielle, sous la direction de M. Gardissal, n° 5, 1850.
- 29° Bulletin du musée de l’industrie belge , publié sous la direction de M. Jobard , directeur du musée, juillet, août et septembre 1850. In-8.
- 30° Transactions de la Société royale d’Edimbourg, vol. XVIII, vol. XX, lre partie pour la session 1849-1850 ( en anglais). In-4.
- 31° Résultats généraux des observations de magnétisme et de météorologie faites à Makerstown, en Ecosse, dans l’observatoire du général Thomas Makdougall Brisbane, président de la Société royale d’Édimbourg et membre correspondant de l’Institut de France, avec des tables détaillées des résultats pour les années 1845 et 1846 , formant le volume IX, partie 2, des Transactions de la Société royale d’Edimbourg ; par M. John Allan Brown, directeur de l’observatoire ( en anglais ). In-4.
- PARIS.—IMPRIMERIE DE MADAME VEUVE BOÜGHARD-HUZARD, RUE DE L’ÉPERON, 5.
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- liste, par ordre méthodique des matières,
- DES BREVETS D’INVENTION ET DE PERFECTIONNEMENT '.“'i
- délivrés en France pendant l’année 1849. •'
- ABAT-JOUR.
- r. M. Maillard-Rochel, à Paris; réflecteurs
- ou abat-jour en verre applicables aux appareils d’éclairage, (i i octobre. — i5 ans.)
- ACIER.
- 2. M. Kraft, à Paris ; perfectionnement dans la fabrication de l’acier de cémentation. (ii août.— >5 ans.)
- 3. M. Bremme, de Berlin, chez M. Jrmen-gatid, à Paris ; procédé de fabrication de l’acier. (27 novembre. — i5 ans.)
- AÉROSTAT.
- 4. M. Purcell, à Paris ; perfectionnement aux machines aériennes. (a3 mai. — i3 ans.)
- AGRAFES.
- 5. M. Dixon, à Paris ; genre d’attaches pour manteaux. (6 janvier. — «5 ans.)
- 6. M Vindrel, à Paris ; genre d’agrafe mécanique à coulisse. (ier septembre.—15 ans.)
- 7. M. Mattey, à Paris; genre d’agrafe. (6 novembre.— 15 ans. ) ,,
- 8. M. Kohler, à Paris; agrafes mécaniques à ressort pour bottines, guêtres, gants, etc. (17 novembre. — i5ans.)
- ris ; système de labourage des terres à la vapeur. (25 octobre. — 14 ans.)
- AIGUILLES.
- i3. M. Charles y à Paris ; instrument des-tiné à enfiler les aiguilles. ( 13 février.— 15 ans.)
- 4- M- TValhery à Paris; amélioration dans la fabrication des aiguilles. (25 juin.—13 ans.)
- ’ ALBUMINE.--
- 15. MM. Dollfus et Verdeil. à Paris ; moyens de fabriquer l’albumine. ( 21 juin. — i5 ans.)
- • ALLIAGE. * - 4,, ü |
- 16. M. Sonnoisy à Paris; genre de compo-
- sition imitant l’argent, dite inaltérable. (4 avril. — i5 ans.) i -
- ALLUMETTES.
- 17. M. Malbec y à Paris; allumettes communes sans soufre. (29 octobre. — i5 ans.)
- 18. MM. Hcrding et Fradelle , à Angers (Maine-et-Loire); mécanique pour la fabrication des bois d’allumettes. (27 novembre.—15 ans.)
- AMADOU. 'J
- 19. MM. Laudet frères, à Paris; amadou artificiel ou carton chimique. (21 juin.— i5 ans )
- - AMEUBLEMENT. - •'•:M ' ^
- 20. M. TVahliny à Paris ; appareil propre à
- 9. M. Monceau y à Mouy (Oise); système p0se des rideaux de croisées et d’alcôves, d’agrafes à boulons pour former les courroies (|C mars _________ i5ans.)
- sans fin. (22 novembre. — i5 ans )
- 10. M. Ognardy à Paris; bouton agrafe, dit à press ion, pour la ganterie et autres usages. (20 décembre.— i5 ans.)
- AGRICULTURE.
- ARMES A FEU.
- 21. M. Delvigne, à Paris; appareil dit tube
- à air, propre à faciliter le tir des armes à feu. (3 janvier. — i5 ans.)
- 22. M. Lenoir, à Paris ; système d’armes à feu
- 11. M. Braconnier y à Paris; conversion des se chargeant parla culasse (6 janvier.—i5ans.)
- terrains pierreux et sablonneux en terre végétale. (6 octobre. — 1 5 ans.)
- 12. M. Lawesy chez M. Armengaudy à Pa-j (7 février
- Quarante-neuvième armée. Octobre 1850.
- 23. MM. 7hirouin et Chaudun, à Paris ; système de fusil se chargeant par la culasse. i5 ans.) • :
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- M, Dufruc, au Grand-Temps (Isère); procédé mécanique d’après lequel un fusil s’a -morcerade lui-même. (26 février. — i5 ans )
- 25 M. Louer de la Caffinière, à Nantes; système de fusil dit culasse-cartouche. (9 mars.
- — i5 ans.)
- ?6. M. Pottet, à Paris ; perfectionnements dans les armes à feu, telles que fusils de chasse ou de guerre. (17 mars, — i5 ans.)
- 27. M. Y'olosa, à Paris; fusilsse chargeant par la culasseavecdouillemobile.(3omars.— i5ans)
- 28. MM. Mimé et Vieillard, à Vincennes (Seine) ; hausses pour armes à canons rayés.
- ( 12 avril. — i5 ans.)
- 29. M. Sol, à Aigues-Mortes (Gard); fusil percutant en dedans de la sous-garde. (28 juin. i5 ans.)
- 30. M. May, à Paris ; moyen de sûreté à l’usage des armes à feu. (29 juin. — i5 ans.)
- 3t. M. Houllier, à Paris ; perfectionnements apportés dans les armes à feu, et particulièrement dans les fusils se chargeant par la culasse. (3o juin. —* i5 ans.)
- 32. M. Briand, à Paris; machines et appareils propres à aléser et polir les canons de fusil. (2 juillet, -— i5 ans.)
- 33. M. Dumonthier fils, à Houdan (Seine-et-Oise) ; pistolet à canon découvert. (2 juillet.
- — i5 ans.)
- 34- M. Christen, au Petit-Montrouge (Seine) ; fusils se chargeant par la culasse. (19 juillet.— i5 ans.)
- 35. M. Flohert, à Paris ; nouveau genre d’arme à feu. (23 juillet. — i5 ans.)
- 36. M. Perpigna, à Paris; perfectionnements apportés à la construction des armes à feu. (26 juillet. — i4 ans.)
- 37. M. Needham, à Paris ; fusil-mousquet-carabine, etc., qui s’amorce de lui-même à chaque coup qu’il tire. (27 juillet. — 14 ans.)
- 38. M. Çuérat, à Paris; nouvelle batterie de fusil. (28 septembre. — i5 ans.)
- 39. M. Lefaucheux, à Paris; divers perfectionnements apportés aux armes à feu. ( 2 octobre. — 15 ans.)
- 40. MM. Manton et Harrington, de Lon-
- dres, chez M. Truffaut, à Paris; perfectionnements dans les appareils destinés à amoi-cer et à décharger les armes à feu. (8 octobre._
- 14 ans )
- 41. MM. de Haber, Bronner et Gerhardt, chez M. E. Blanc, à Paris; mécanisme applicable à toutes les armes à feu et pouvant émettre vingt coups par minute. (12 octobre. —15 ans.)
- BAINS.
- 42. M. Poiret, à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) ; appareil portatif de bains de chaleur avec fumigation sèche , remplaçant les eaux thermales. (ier mai. — 10 ans.)
- 43. M. Piot, à Lyon ; perfectionnements aux étuves à vapeur sèche. ( Ier septembre.—15 ans.)
- 44. M. Painparé et madame Girard, à Paris ; appareil propre à prendre des bains de vapeur à domicile. (23 octobre. — i5 ans.)
- BALAIS.
- 45. M. Henry, à Paris ; système d’armatures dites armatures-télégraphes, réunissant le manche au balai, pour accomplir le nettoyage des murs , corniches , tout en permettant de s’en servir comme d’un balai ordinaire. (28 février. — i5 ans.)
- 46. M. Bocquet, à Paris ; perfectionnement dans la fabrication des balais. ( 3 décembre. —
- 15 ans.)
- BALANCES.
- 47. M. Feytaud, à Paris; bascule-romaine à disque curseur. (3i janvier. — i5 ans.)
- 48. M. Desbotdeaux , à Caen ; balance hydrodynamique applicable aux usages domestiques , servant en même temps de presse ou de dynamomètre. (3o mars. — i5 ans.)
- 4q. M. Godin , à Esqueries (Aisne) ; système de confection de balances à bascule. ( 3 mai. — i5 ans.)
- 50. M. Béranger, à Lyon ; système de pont à bascule brisé pour le pesage des locomotives par chaque roue. ( 10 août. — i5 ans.
- 51. M. Renaud, à Morez (Jura); perfec-tionnemeuts ajoutés à une balance sans poids. (7 septembre. — i5 ans.)
- 52. M. Messmer, à Illkirch (Bas-Pdiin) ; appareil nommé prompt-peseur. (4 octobre.—15 ans.)
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- 53. Le même; balance-bascule-romainè à curseur différentiel. (i i décembre. — i5 ans.)
- BALANCIER.
- 54. M. Lecointe, à Saint-Quentin (Aisne); système de balancier sans parallélogramme. (19 avril. — i5ans.)
- BANDAGES.
- 55. M. Newton, chez M. Perpigna, à Paris; perfectionnement dans la construction des bandages herniaires. (5 février. — i3 ans.)
- 56. M. Biondeiti, à Paris ; perfectionnements apportés aux bandages herniaires et autres appareils contre les difformités. ( 23 août. — i5 ans.)
- BATEAUX.
- 57. M. Fenouil, à Lens-Lestang (Drôme) ; système de nageoires à piston à l’usage des bateaux à vapeur. (2 janvier. — i5 ans.)
- 58. M. Clément Desormes, à Lyon (Rhône) ; application des systèmes de machines locomotives aux bateaux à vapeur. ( to février. — i5 ans.)
- 5g. M. Goutèle, à Givors (Rhône) ; système de bateau à grappins mû par la vapeur, dit le marcheur. (2 avril. — i5 ans.)
- 60. M. Maillard, à Paris; roue à l’usage des bâtiments et bateaux à vapeur. (i5 juin.— i5 ans.)
- 61. M. Griffiths, à Paris ; machine à hélice à appliquer aux bateaux à vapeur. (10 septembre. — i5 ans.)
- BEURRE.
- 62. M. Lavoisy, à Paris ; perfectionnement apporté dans les barattes à beurre, (xo avril.— i5 ans.)
- 63. M. Anthony, chez M. Perpigna, à Paris ; perfectionnement dans la construction des barattes à beurre. (6 juin. — i4 ans.)
- 64* MM. Lebreton et Dutartre, à Morlaix (Finistère) ; machine à baratter le beurre. (22 août. — i5 ans.)
- 65. M. Lanier, à Paris ; procédé propre à la conservation du beurre frais. (5 septembre. — iSans.)
- 66. M. Bréon , à Paris ; procédé de conservation du beurre à l’état de beurre frais, appli-
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- cable à la conservation ^d’autres substances. (18 septembre. — i5 ans.)
- BIÈRE.
- 67. M. Gonse, à Bapaume (Nord) ; pi’ocede propre à opérer le collage de la bière, h l’améliorer et à la conserver. (3o août. — i5 ans.)
- BIJOUTERIE.
- 68. M. Dixon, à Paris; gem’e de crochet protecteur des montres. (6 janvier. — i5 ans.)
- 69. M. Croce-Spinelli, à Paris; système de fermeture à ressort applicable aux bijoux en général, et spécialement aux épingles et aux boucles d’oreilles. (28 février. — 15 ans.)
- 70. M. Philip, à Paiis; nouveau genre de bijouterie. (i3 mars. — i5 ans.)
- 71. M. Ferrier-Vial, à Paris; crochet de sûreté et mousqueton pour chaînes de montres et autres. (28 octobi’e. — i5 ans.)
- 72. M. Gueugnier fils aîné, à Paris ; application de la corne fondue, moulée et imprimée aux bijoux de deuil en tout genre. (22 novembre. — i5 ans.)
- 73. M. Magniadas, à Paris ; boutons d’oreilles ditsfranqueltes. (3i décembre.— i5ans.)
- BILLARD.
- 74» M. Touboulic, à Quimper (Finistère); billard giratoire ou de famille. (27 février. — i5 ans.)
- 75. M. Klein, à Paris ; billard de salon servant à plusieurs usages , avec application de nouvelles bandes. (2 juillet. — i5 ans.)
- 76. MM. Maurel et Valette, à Lyon ; bandes de billard à choc l’entrant. ( 3i juillet. — iôans.)
- 77. M. T'anron , à Paris ; machine propre à la fabrication des queues de billard. (6 septembre. — i5 ans.)
- BITUME.
- 78. M. Desmrannes, à Paris; préparation d’asphalte dit asphalte-flèche. ( 29 août. —
- 15 ans.)
- BLANCHIMENT.
- 79. M. Hermann, à Paris ; dispositions mécaniques propres au lavage et au blanchissage du linge et de toute espèce de tissus. (20 mars. —«i5ans.) I—
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- 80. M. Adant, à Wazemmes (Nord) ; lessive due économique. ( 29 juin. — 1 5 ans.)
- 81. MM. David, Masson et 1 oulleniin-Âroux, à Paris ; moyens d’amélioration dans le blanchissage des matières textiles végétales par la voie sèche ou humide. ( 13 août. — i5 ans.)
- 82. M. Ckana, à Neuilly (Seine); poudre à blanchir le linge. (i3 novembre. — i5 ans.)
- 83. M. Meunier, à Auxerre (Yonne) ; procédé propre à blanchir à neuf les tulles, dentelles et blondes, lors même qu’ils seraient adhérents aux objets de toilette auxquels ils doivent demeurer attachés. ( i4 novembre. — 10 ans.)
- 84. M. de Saint-Léger, à Rouen; système d’appareil de séchage et de blanchissage du linge et autres tissus. (10 décembre. —15 ans.)
- 85. M. Hoffe, à Paris ; appareil propre à laver et à désinfecter le linge, la laine, etc. (20 décembre. — i5 ans.)
- BLÉ.
- 86. MM. Léger frères et Bernot, à Melun (Seine-et-Marne) ; machine propre à battre et nettoyer le blé. (5 mars. — i5 ans )
- 87. M. Deck aîné, chez M. A rniengaud ,k Paris; système complet de nettoyage du. blé. (16 juin. — i5 ans.)
- 88. M. Bolliet, à Chavenay ( Loire ) ; machine propre à battre et à vanner le blé. (29 juin.— i 5 ans.)
- 89. M. Mitlelelte, à Paris ; machine à nettoyer le blé (17 septembre. — i5 ans.)
- cjo. M. Chebardy, à Aigre (Charente); batterie à blé à battoir horizontal. (19 septembre. — i5 ans. )
- 91. M Alleau, à Saint-Jean-d’Angély (Charente-Inférieure); machine ayant pour but le parfait nettoyage du blé. (9 octobre. — i5 ans.)
- 92. M. Palluel, à Sainte-Mai ie-cl’Alloix (Isère); machine à battre le blé. (3i décembre. — i5 ans.)
- BLüTERIE.
- 93. M. Montagnac., à Paris ; bluterie mécanique. (»4 mai. — ans.)
- 94. M. Letenneur, à Paris; perfectionne-
- ments dans les bluteries à farine, à gruau, à son, etc. (3i mai. — i5 ans.)
- BOIS.
- 95. M. Michaud, à Morez (Jura); procédé propre à teindre le bois façon marqueterie. (3 avril. — i5 ans.)
- 96. M. JVeber, à Paris ; fabrication d’un bois artificiel propre à l’ébénislerie. ( 3 juillet. 15 ans.)
- 97. M. Bethel, chez M. Perpigna, à Paris ; fabrication d’un bois artificiel propre à l’ébé-nisterie (18 juillet. — i3 ans.)
- 98. M. Dickschen, à Bruxelles, chez M. Ope-nau, à Paris ; perfectionnements apportés aux procédés propres à préserver le bois de la pourriture , carie sèche , etc. ( 1 o septembre. — i4 ans.)
- BOITES.
- gg. M. Edmonson, de Londres, chez M. Rey-naud, à Paris; appareil pour ranger, distribuer et marquer les billets destinés principalement aux voyageurs des chemins de fer. (22 mars.
- — i3 ans.)
- 100. M. Bernier, à Paris ; porte-adresse distributif. (7 septembre. — i5 ans.)
- BONNETERIE.
- j 01. MM. Goussier et Arbelot, à Troyes (Aube) ; machine à diminuer les talons des bas. (20 stptembre. — i5 ans )
- 102. M. Barandon fils, à Quissac (Gard) ; procédé pour fourrer ou pelucher les articles de bonneterie. (29 décembre. — i5 ans.)
- BOUCHAGE.
- 103. MM. Lefebvre et Chabrier, à Paris; application d’un bouchage mécanique aux bouteilles a encre et, en général, à tous les vases renfermant des liquides de toute nature.
- ( 18 avril. — 15 ans.)
- 104. M. Choisie-Lecocq , à Gentilly (Seine) ; système de bouchage des bouteilles. (19 avril.
- — i5 ans.)
- 105. MM. de Bassano et Yelli, à Paris; bouchage des liquides gazeux. (12 juillet.—15 ans.)
- 106. M. Gorges, h Rennes (Ille-et-Vilaine) ; nouveau système de bouchage. (ier septembre.
- — i5 ans.)
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- 107. M. Ducheme, à Paris; genre de bou-
- chage pour bouteilles et vases à liquides gazeux et non gazeux conservés. (26 décembre. — i5 ans.) . ; v.
- BOUCHONS.
- 108. M. Besnier et madame veuve Dumont de Conflel, à Paris ; machine propre à fabriquer les bouclions. (3 aviil. — i5ans.)
- 10Q. M. Bellzung, à Paris; fabrication de nouveaux bouchons avec de nouvelles matières. (7 mai. — i5 ans.)
- 11 o. M. Dereine-Jos/ein, de Bruxelles, chez M. Mathieu, à Paris; machine à fabriquer les bouchons. (3 juillet. — i5ans.)
- 111. M. Collard-Fallerant , à Epernay ( Marne) ; application de la gutta-percha aux bouchons à vin de Champagne. (3o août. — i5 ans.)
- .. 112. M. Saint-Remy, à la Yillette (Seine) ; bouchon dit obturateur pour le vin de Champagne. (22 octobre. — i5 ans.)
- 113. M. TVuilliol-Lheureux, à Paris ; système de bouchons de liège dits bouchons aclas-tiques. (24 novembre. — i5 ans.)
- BOUCLE.
- ii4- M. Labat, à Paris ; disposition de boucles ablatiques applicables à toute espèce d’objets. (16 février. — i5 ans.)
- 115 M. Luyckx, de Bruxelles, chez M. Aimé, à Paris ; boucle sans ardillons applicable à tous objets. (1 7 avril. — 4 ans.)
- 116. M. Leroy, à Paris ; boucle sans ardillons applicable aux ceintures et aux bracelets de dames. (16 novembre. — i5 ans.)
- 117. MM. Marteau et Daltnas, à Paris; moyen de sécurité pour crochets de ceinture. (28 novembre. — i5 ans.)
- 118. M. Danielà Paris; nouveau genre de boucle. (6 décembre. — i5 ans.)
- BOUGIE. ,/ ;
- l ig. M. Fanlerberghe, à Paris ; appareil dit bougie métallique. (6 mars. — i5 ans.)
- boussole,
- 120. M . Nap ier, de Londres, chez M. Trjf-1 faut, à Paris; perfectionnements dans la fabri-
- cation des boussoles de marine. ( 2 février. — 13 ans.) ; - - --.! '
- bouteilles. • » ' ' ' -
- 121. M. Barb u, à Paris; genre de porte-bouteille en fer. ( 7 mars. — i5 ans.)
- 122. MM. Duchêne etLochrt, à Nantes(Loire-Inferieure); vase dit bouteille gazo-siphoïde. (i3 novembre. —15 ans.) O ; ^ ‘ c: ;
- boutons. ••
- 123. M. Barth, à Paris ; moyens appliqués à la fabrication des culots de toutes formes et dimensions. (3 mai. — i5 ans.)
- 124. M. Hammerer, à Paris ; procédés pour impressions de couleurs sur boutons en porcelaine. ( 25 août.— i5 ans.)
- 125. MM. Durand et Morel, à Lyon ; genre
- de bouton, lequel se place sans couture. (25 octobre. — i5 ans.) . '•
- 126. M. Loin, à Paris; perfectionnement dans les machines, appareils et procédés servant à la fabrication des boutons en porcelaine et autres pâtes céramiques, blanches et de couleur. (5 novembre. — i5 ans.)
- 127. MM. Griset et Meunier, à Paris ; procédés pour la fabrication des boutons de corne. (20 novembre. — i5 ans.)
- 128. M. Brocchi, à Paris ; machine à encarter les boutons. ( 23 novembre. — i5 ans.)
- 129. M. Trochu, à Paris; genre de boutons mécaniques imperméables pour chemises. ( 11 décembre. — i5 ans. )
- bretelles.
- 130. MM. Briquet et Perrier, à Paris; coulants pour bretelles. (7 septembre. —- i5 ans.)
- BRIQUES.
- 131. M. Montagut, à Eyguières (Bouches-du-Rhône.) ; machine propre à la fabrication des briques dites tomeltes et moellons. (6 janvier. — i5 ans.)
- 132. M. Leblanc , à Apigné , commune de Rheu (Ille-et-Vilaine); machine à briques. (10 avril. — i5 ans.)
- 133. MM. Farge, Guigne et Durieux, à Ciry (Saône-et-Loire); composition de briques et creusets réfractairesditsargilo-spathiques. (5 mai, —15 ans.)
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- ,34. M. Hart, de Londres, chez M. Truffant y à Paris; perfectionnements dans la fabrication des briques et des tuiles , applicables au moulage d’autres substances. ( 18 mai. — i3 ans.)
- 135. MM. Lloyd et Gouin, à Paris; application directe de la vapeur à la fabrication des briques, tuiles, tuyaux, carreaux, etc. (17 juillet. — i5 ans.)
- 136. M. Lamy y à Pont-sur-Yonne (Yonne) ; fabrication de briques sans cuisson. (3 septembre. — 15 ans.)
- BRODERIE.
- 137. M. Zibelin, de Lausanne en Suisse, chez M. Gardissaly à Paris ; broderies sur tulles ou tissus de soie, de coton ou autres matières. (16 juillet. — i5 ans )
- 138. M. Chevalot, à Montmartre ( Seine) ; mécanique à broder sur toute espèce d’étoffes (18 juillet. — i5 ans.)
- .89 M. Stensmaght y à Calais (Pas-de-Calais) ; fabrication de la broderie sur fonds de tulle léger. (24 juillet. — i5 ans.)
- BROSSES.
- 140. M. Dufour fils, à Lille (Nord); fabrication de brosses mécaniques. (6 juin. — /5 ans.)
- 141. M. R ïvier y à Paris ; genre de brosses à frictions pour bains. (i5 juin. — i5 ans.)
- 142. M . Lenain , â Paris ; genre de brosses en jonc et brosses-balais en jonc. ( i5 octobre. —- 15 ans.)
- 143. Madame Favro, à Bordeaux (Gironde) ; brosse à laver perfectionnée. (8 décembre. — i5 ans.)
- BROYAGE.
- x 44* M. Ricard y à Toulouse; machine dite concasseur y propre au concassage des matériaux employés à l'empierrement des roules. ( 8 septembre. — 15 ans.)
- 145. M. Ducourneauy à Agen (Lot-et-Garonne ) ; mortier concasseur. ( z5 octobre. — i5 ans.)
- CACHET.
- 146. M. Bessaignet y à Paris; genre de cachet dit cachel-dêcoupoir. (22 mars. — i5 ans.)
- *47* M. Houlies, à Paris ; instrument pro-
- pre à cacheter dit cacheteur Houliez. (4 avril. 10 ans.)
- CADRAN.
- 148. M. Rieussec y à Saint-Mandé (Seine) ; genre de méridien dit gnomon solaire. ( 17 mars. — i5 ans.)
- CADRES.
- 149. M. Lannay, à Paris ; genre de fabrication de cadres. (23 avril. — i5 ans.)
- 150. M. Savard, à Paris; cadres en doublé d’or et d’argent. (25 juin. — i5 ans.)
- 151. M. Girardet, deVienne en Autriche , chez M. Gardissal, à Paris ; système de fabrication de cadres et fermeture de porte-monnaie, porte-cigare, elc. (10 juillet. — i5 ans.)
- IÔ2. M. Manif*acier y à Auxerre (Yonne); procédé à rendre inaltérables toute espèce de cadres dorés ou autres. (22 octobre. — i5 ans.)
- i53. M. Iles, de Londres, chez M. Truffauty à Paris ; perfectionnement dans la fabrication des cadres destinés à encadrer les peintures , des encriers et autres articles moulés, ainsi que dans la production de toutes surfaces ornementées. (3i octobre. —14 ans.)
- i54- MM. Han de T7eide, Lieb et Grondard, à Paris ; cadre à coulisse à fermeture invisible. (12 octobre. — i5 ans.)
- CAFÉ.
- 155. MM. Hillot et Palluau, à la Madeleine-lès-Lille (Nord); appareil à brûler le café. (6 février. — i5 ans )
- 156. M. Honoré y à Lyon (Rhône) ; fabrication d’une poudre de moka hygiénique, (i o avril. — i5 ans.)
- 157. M. Thomas , à Arras ( Pas-de-Calais ) ; composition propre à remplacer le café et la chicorée. (5 octobre. — i5 ans.)
- 158. M. Tardy, à Dijon (Côte-d’Or) ; genre de café saecliarifère dit café des pauvres. (10 octobre. — 15 ans.)
- iSg. M. DespretZy à Lille (Nord); exploitation de la poudre-café. (3 novembre.—15 ans.)
- CAFETIÈRE.
- 160. M. Bourgogney à Paris ; cafetière concentrateur dite bascule. (7 avril. — i5 ans.)
- 161. M. Liermann , à Paris; genre de ca-
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- fetière à filtre .mobile, (g avril. — i5 ans.)
- 162. M. Goyot y à Paris; perfectionnement dans les cafetières dites à pression. ( 10 juillet. — î5 ans.)
- CALCUL.
- 163. M. Thomas, à Paris ; machine à calculer dite arithmomètre. (25 avril. ~ i5 ans.)
- i64> M. Chauvin, à Paris; calculateur mécanique ou barême. (4 septembre. — i5 ans.)
- CALFEUTRAGE.
- 165. M. Schuster, de Bruxelles, chez M. Pla-nier, à Paris; genre de boudin ou rouleau destiné à rendre toute fermeture imperméable à l’air, à l’humidité et au son. (4 avril. — i3 ans.)
- CALORIFÈRE.
- 166. M. Mathis, à Lyon (Rhône) ; calorifère par rayonnement et par contact. (20 janvier.
- -— i5 ans.)
- 167. M. François Taillant, à Metz (Moselle) ; calorifère tout en fonte avec un double courant d’air. (5 février. — i5 ans.)
- 168. M. Baudon-Porchez, à Lille (Nord) ; calorifère purificateur. (16 mai. — i5 ans.)
- 169. M. Lecocq , à Paris; nouveau genre de calorifère. (8 août.— i5 ans.)
- 170. M. Briet fils, à Paris; nouveau genre de calorifère. (18 septembre. — i5ans.)
- CANON.
- 171. M. Charnier, h Paris; perfectionnement dans le mécanisme propre à remuer une pièce de canon , pour parvenir à la pointer, dans les plates-formes des mortiers, etc. (26 mai. — i5 ans.)
- CAOUTCHOUC.
- 172. M. Fritz-Sollier, à Lyon ; manipulation du caoutchouc. (12 avril. — i5 ans.)
- 173. Le même; objets en caoutchouc pressé. (22 mai. — 15 ans )
- 174- Le même ; découpage des fils en caoutchouc. (27 juillet. — i5 ans.)
- 175. M. Gaumont, à Paris ; application du caoutchouc vulcanisé. (21 juillet. - i5ans)
- 176. MM. Huguenin-Ducommun et Dubied, à Mulhouse (Haut-Rhin); application du caoutchouc vulcanisé sur la circonférence des cylindres de différentes machines. (11 août. — tôans.)
- 177. M. jinttandu, à Yaise (Rhône)ÿ dé-
- coupage de caoutchouc. ( 18 septembre. — iÔ ans.) -
- 178. M. Gérard, à Batignolles (Seine); procédé de dissolution du caoutchouc, et son application à la fabrication des fils, tubes, etc. (24 septembre. — i5 ans.)
- 179. M. Coquet, à Paris; machine propre a 1 introduction du caoutchouc dans tous les objets fabriqués sur le métier de bonnetier français où cette introduction serait jugée nécessaire. (29 novembre.— j 5 ans.)
- CARDES.
- 180. MM. Bettencourt et Dannery, à Rouen; débourreuse de cardes mécaniques. (2 août. — i5 ans.)
- 18r. M. Boucher, à Paris; fabrication de toute espèce de cardes garanties de la rouillé. (11 avril. — i5 ans.)
- 182. MM. Papavoine et Chatel, à Rouen; application des peaux de mouton tannées et des peaux de veau sur du drap feutré, pour servir à la fabrication des cardes pour filature de coton. (24 juillet. —- i5 ans.)
- 183. M. Schreiner, à Haguenau (Bas-Rhin) ; carde fileuse. (i3 septembte. — i5 ans.)
- CARTES A JOUER.
- 184. M. Mulibert, à Brest (Finistère); moyen d’empêcher la transparence des cartes à jouer. ?4 janvier. — i5 ans.)
- 185. Mesdames Liasse et Cndot, à Paris; porte-cartes à jouer. (21 novembre. — i5 ans.)
- CARTES DE VISITE.
- 186. M. Étienne, à Paris; procédé de fabrication de cartes de visite, adresses, etc. («4 juillet. — i5 ans)
- CARTON.
- 187. M. Talrich , à Belleville (Seine) ; composition dite cartonme, propre à faire toutes sortes d’objets d’art en relief et de toutes couleurs. (2 octobre. — <5 ans.)
- CASQUETTES.
- 188. M. Taillant, à Paris; visière de casquette à bord renversé sans piqûre. (12 juillet. — 15 ans.)
- 189. M. Normand, à Paris ; visières de cas-*
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- (•48a.)
- quettes dites à portefeuille. (t5 novembre.
- 5 ans.) -m: •
- - CEINTURE.
- igo. Mademoiselle Daulê , à Paris ; genre de ceinture hygiénique hypogastrique. (20 avril. —* i5 ans.)
- CÉRUSE.
- 191. MM. Lefèvre et comp., à Paris ; appareil à pulvériser la céruse, faisant disparaître toute cause d’insalubrité. ( 11 mai. i5 ans.)
- CHALES.
- 192. M. Ollier, à Belleville ( Seine ) ; machine à couper les effilés des clrâles. ( 22 février. — i5 ans.)
- 193. M. Mcicaigne , à Paris ; perfectionnements dans la fabrication des châles. ( 16 août. —- i5 ans.)
- CHANDELIER.
- 194. M. Fougère, à Paris ; genre de chandelier à gaz dit flambeau a gaz Parquin. (3i juillet. — i5 ans.)
- ig5. M. Bourgeois, à Paris ; genre de chan-delier-éteignoir. (16 octobre. — i5ans.)
- CHANDELLE.
- 196. M. Perrineau, à Paris ; chandelle à double courant d’air. (i3 août. — i5 ans.)
- ï97. M. Foury, à Batignolles (Seine) ; système d’appareil propre à faire brûler une chandelle dite lucférine. (12 septembre.— i5 ans.)
- CHAPEAUX.
- 198. M. Rivet, à Belleville (Seine) ; carcasse ou galette de chapeau élastique pouvant être montée en tissu de soie, en feutre ou tout autre chapeau monté sur intérieur. (5 janvier. — i5 ans )
- x99* M. Monnier aîné, à Nemours (Seine-et-Marne) ; chapeau-flexion à échappement et inaltérable à la transpiration. ( 8 janvier. —-i5 ans.)
- 200. M. Fincendon, à Paris ; chapeaux en feutre de toute nature, à double bord sans couture. (19 janvier. — i5 ans.)
- 201. MM. Jullien et Chauvet, à Paris; fabrication de nouveaux feutres dits feutres nouveautés, (22 février. — i5 ans.)
- 202. M. Tardieu, k Paris; genre de chapeau de femme. (10 mars. — i5 ans )
- 203. M. G as p art, à Paris ; système de mécanisme pour chapeaux. (17 mars. — i5 ans.)
- 204. M. Masson, à Paris ; genre de carcasse en bois pour coiffure. (5 mai. — i5 ans.)
- 205. M. Légué, à Nantes (Loire-Inférieure); application de drap sur les chapeaux. (7 mai.
- — i5 ans.)
- 206. M. Ritaud, à Paris ; peluche-castor pour chapeaux (3i juillet. — i5 ans.)
- 207. M. Lejeune, à Paris; divers perfectionnements dans la chapellerie , consistant dans l’application du caoutchouc à la peluche. (4 août.
- — i5 ans.)
- 208. M. Fouillon, de Londres, cliezM. Perpi-gna, à Paris ; perfectionnements apportés à la fabrication des chapeaux et des casquettes. (8 août. — i4 ans.)
- 209. M. Mansart Piggiani, à Paris; chapeau à courant d’air propre à prévenir la transpiration. (5 novembre. — 15 ans.)
- CHARRUES.
- 210. M. Bonnet, à Paris; perfectionnement dans la construction des charrues ou autres appareils analogues. (9 février. — i5 ans.)
- 211. M. Crozat, à Grignan (Drôme) ; charrue composée. (2 avril. — 10 ans.)
- 212. M. Dutel, à Lyon ; nouveau genre de charrue. (5 avril. — i5 ans.)
- 213. M. Seguy, à Thézan (Hérault); nouveau genre de charrue. (18 avril. — i5 ans.)
- 214. M. Gisin, chez M. Kitz , à Colmar (Haut-Rliin); nouveau système de charrue. (9 mai. — i5 ans.)
- 215. M. Bichet, à Besançon (Doubs) ; charrue à double et à simple versoir. (18 mai. — i5 ans.)
- 216. M. Leistenschneider, à Poncey-lès-Pel-lerey (Côte-d’Or) ; charrue à double soc. (3 août. —. i5 ans.)
- CHASSIS.
- 217. M. Baudet, à Batignolles (Seine) ; genre de châssis-tableau. (19 décembre.— i5 ans.)
- CHAUDIÈRES.
- 218. M. Cail, à Paris; genre de chaudière
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- de locomotive à réservoir superposé. (ï4 mars.
- .— i5 ans.)
- 21g M. Dugdale, à Paris; genre de chaudière tubulaire à vapeur. (19 avril. — i5 ans.)
- 220. M. Durin, de Londres, chez M. Traf-faut, à Paris ; perfectionnements dans la manière de déterminer et d’indiquer la température et la pression des liquides dans les chaudières à vapeur et autres vases clos. (19 avril.
- — i3 ans.)
- 221. M. Regnier, à Paris; procédé propre à éviter l’incrustation des chaudières à vapeur. (6 août. — « 5 ans)
- CHAUFFAGE.
- 222. M. Duplomb, à Lyon ; appareil de chauffage hydraulique. (i3 février. — i5 ans.)
- 223. M. Thomas, à Paris; moyen d’appliquer la chaleur à certaines opérations industrielles. (i4 mars. — i5 ans.)
- 2?4- MM. Poisat et Knab, à la Folie-Nanterre (Seine) ; moyen de chauffage. (17 mars
- — i5 ans.)
- 225. M. R 'golier, à Lyon ; propagateur de chaleur pour le chauffage des appartements. (i3 août. — i5 ans.)
- 226. M. TValker, de Birmingham, chez M. Jrmengaud aîné, à Paris ; perfectionnements dans les foyers propres au chauffage des appartements et dns établissements publics, aux cuisines, blanchisseries, etc. (12 septembre. —
- 15 ans.)
- 227. M Swan , de Kinghorn (Ecosse), chez M. Duferlè,h Paris ; perfectionnements dans les appareils de chauffage et dans l'application de 1 air chaud et de la chaleur aux manufactures. (21 septembre.— i4ans. )
- 228. M. Boquillon, à Paris ; dispositions applicables aux foyers domestiques et autres brûlant le charbon de terre et le coke. (25 octobre. — i5 ans.)
- 229. M. Descroizilles, à Paris; système de foyer-corbeille à double effet. (25 novembre.—
- i5 ans.) /-ii-l".-;-
- 230. M. Vuignier, à Paris; perfectionne-
- ments aux appareils de chauffage pour les appartements. (29novembre.r—15ans.) i
- chaussées.
- 231. M. Desmrannes, à Paris; chaussée en
- asphalte et cailloux amollis et comprimés. (20 juillet.— i5 ans.) •
- 232. Le meme; système de chaussée en macadam bitumineux comprimé. ( 1 o août. •— i5 ans.)
- 233. M. Baudouin , à Paris ; perfectionnements des puddings et mac-adams bitumineux. (22 décembre. — i5aus.)
- CHAUSSURES.
- 234. M. Palerma, à Paris ; système de fa -biication de chaussures. (21 février.—- i5 ans.)
- 235. M. Modot, à Paris; genre de chaussures imperméables. (6 mars — i5 ans.)
- 236. M Fontaine, à Metz 'Moselle).; système de bottines-guêtres sans un seul point de cordonnerie. (.4 avril. — i5 ans,)
- 237. M. Fromentault, à Nantes f Loire-Inférieure) ; fabrication de bottes d’été diplosté-ganques , ou bottes doubles imperméables. (i4 avril. — i5 ans.)
- 238. Madame Smith , de Londres, chez M. Taperin, à Paris; genre de chaussure dite soccopède élastique. (iermai. — 14 ans.)
- 239 M. Gagnet , aux Thernes (Seine); nouveau genre de chaussure. (7 mai.— i5 ans )
- 240. M. Dupont, a Paras; appareil dit podomètre, propre à prendre la mesure du pied , à l’usage des cordonniers. (18 jui.let.—i5ans.)
- 241. M- Raquin , à Paris ; genre de chaussures pour damés (23 juillet. j 5 ans.)
- 242. M Massenot, à Paris; procédé de fabrication de chaussures eu général. (24 juillet. — r5 ans.)
- 243. M. Boulard, à Neauphle*le-Château
- ( Seine-et-Oise ) ; coupe de bottines-guêtres et de bottes. (2 août. — i5ans.) ,
- 2^4* M- TValker, de Londres, chez M. Datées, à Paris; genre de talons tournants pour toutes les chaussures. (4 août. — 14 ans.)
- 245. M. Detrocq, à Paris ; genre de souliers élastiques. (10 octobre.— i5 ans.)
- . 246. M. Bernier, à Paris; application à toute espèce de chaussure de l’étoffe dite tricot double. (6 novembre, r— i5 ans.) :
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- 247* M. Prisse, â Paris ; genre de débot-teur. (io novembre. — i5ans )
- 248. Madame veuve Bontompin, à Saint-Étienne ( Loire ) ; procédé de fabrication à la mécanique de chaussures sans couture. (11 décembre. — i5 ans.)
- 2.49- M. Legendre, à Paris ; chaussures à liège et outils propres à les fabriquer. (22 décembre. — 15 ans. )
- CHAUX.
- 2.5o. M. Collet aîné, à Nantes ( Loire-Inférieure); procédé propre à la cuisson de la chaux. (17 février. — i5 ans.)
- 25i. M. Chappuy, à Frais-Marais-lès-Douai (Nord) ; nouveau procédé de fabrication de la chaux. (5 juillet. — i5 ans.)
- 2Ô2. M. Hostin, à Guingamp (Côtes-du-Nord); conversion en chaux des sables calcaires marins. (24 décembre. — i5 ans.)
- CHEMIN DE FER.
- 253. M. Cottel, à Grenoble (Isère) ; modifications à la construction des chemins de fer, qui permettra de franchir des rampes supérieures au maximum actuel. (i3 février. — i5 ans.)
- a54- MM. Keenan et TP'alsh, à Paris; appareil au moyen duquel on peut arrêter les convois sur les chemins de fer, et prévenir ainsi les accidents provenant de la vitesse et de la rencontre des voitures. (9 février. — i5 ans.)
- 255. M. Arera, à Paris ; mécanisme destiné à la transmission réciproque et instantanée des dépêches et des paquets sur les chemins de fer, sans arrêter le convoi. ( 26 février. — i5 ans.)
- a56. M. Devoutx, à Marseille ; système de signaux pour chemins de fer. (24 mars. — i5 ans.)^
- 257. M. Dunn, à Amiens; perfectionnements apportés à la construction des tunnels des chemins de fer. ( 2 août. — i4 ans.)
- 258. M. Bourillon, à Tonneins ( Lot-et-Garonne) ; mécanisme destiné à empêcher le déraillement des trains sur les chemins de fer. (12 avril — iô ans.)
- a5g. M. Sax, à Paris ; dispositions applica-
- bles aux signaux mécaniques sur chemins de fer. ( 5 mai. —15 ans.)
- 260. M. Chameroy, à Paris; système de chemin de fer hélicoïde et de chariots circulaires. (21 mai. —15 ans.)
- 261. M. Balfour, de Londres, chez M. Truf-faut , à Paris ; perfectionnements dans la construction des tampons destinés au service des chemins de fer. (28 mai.—13 ans.)
- 262. M. Benoist, à Lesinnes ( Yonne ); système de rail à ajouter aux chemins de fer, afin d’empêcher le déraillement des waggons.
- ( 5 juin. —10 ans.)
- 203. M. Henry, à Paris; système de communication entre le conducteur du train et le mécanicien sur les chemins de fer. (21 juin.— i5 ans.)
- 264. M. Paulican, à Paris; appareil dit éclaireur des chemins de fer, propre à éviter les rencontres, les encombrements et les déraillements sur les chemins de fer. (29 juin.—15 ans.)
- 265. M. Bouquin , à Paris ; système propre à prendre les dépêches dans les stations de chemin de fer sans arrêter les convois. (itr août. — 15 ans.)
- 266. M. Carrière, à Belleville ( Seine ); système de coussinets propres à maintenir les rails sur les chemins de fer. (ier août.—15 ans.)
- 267. M. Ro uaze , à Marseille ( Bouches-du-Rhône); système de rails à pression volontaire applicable i° aux chemins de fer montueux, 20 aux chemins à simple rail, 3° aux chemins des pics. ( 6 août. —15 ans.)
- 268. M. Hoffc , à Paris ; appareil destiné à prévenir les accidents sur les chemins de fer. (10 septembre. —14 ans.)
- 269. M. David, à Grenelle (Seine); système de chemins de fer sans locomotive , où la traction des waggons s’opère au moyen de trois règles placées au milieu de la voie. (ier octobre. —15 ans.)
- 270. M. Rey, à Montpellier ( Hérault ); moyen propre à empêcher les déraillements sur les chemins de fer. ( 4 octobre.—15 ans.)
- 271. M. Lo Presti, à Paris; système de rail mobile. (5 novembre.—*iô ans.)
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- 272. M. Mois, à Paris; système de rails et traverses à l’usage des chemins de fer, et moyen de fixer les rails sur les traverses sans coussinets. (12 novembre. —15 ans.)
- 273. M. Leroy, à Lyon ; système de chemin de fer dit chemin de fer au gaz. ( 13 novembre. —15 ans )
- 274- MM. Bessas-Lamégie et Rouen, à Paris; perfectionnements aux plateaux, coussinets en fonte, fer, etc., applicables aux chemins de fer. (24 novembre —15 ans.)
- 275. MM. Biehler et Dupuy, au Coteau ( Loire ) ; nouveau système de chemin de fer. (i3 décembre.—i5ans.)
- 276. M. Malaper-Dupeux, à Paris; système d’échappement pour chemins de fer. ( 31 décembre.—15 ans.)
- CHEMINÉE.
- 277. M. Delabarre, à Rouen; système de châssis à rideau pour cheminées. ( 11 janvier. — 1 5 ans. )
- 278. M. Chedat, à Reims ( Marne ) ; appareil d’intérieur de cheminée avec bouche de chaleur. ( 5 mars. —15 ans.)
- 279. M. Pizzala, à Epinal ( Yosges ); appareil de cheminée calorifère. (20 avril.—10 ans.)
- 280. M. Aubert, à Paris; cheminée chauffe-assiette et foyers à cadre formant le rideau. (2 juin. —15 ans.)
- 281. M. Baron, à Paris; perfectionnements apportés aux instruments de la cheminée composant un feu en terme de quincaillerie. (12 décembre.— i5ans.)
- CHEVAUX.
- 282. M. Noellat, à Dijon ( Côte-d’Or); moyen d'attelage des chevaux. ( 25 décembre. — i5 ans.)
- CHEVILLES.
- 283. M. Bailly-Comte, à Morez (Jura); machine à chevilles. (2 juin.—15 ans.)
- CHICORÉE.
- 284. M. Giraud-Valin, à Onnaing ( Nord };
- machine à concasser la chicorée. (9 février. — i5 ans.) " 1 -
- ! chirurgie (instruments de).
- a85. M. Garni, à Paris ; appareil chirurgi-
- cal propre à supprimer l’inconvénient de l’in-cominence d’urine et des écoulements des voies génito-urinaires, (io janvier.—15 ans.) ;
- 286. M. Jay de Beaufort, à Paris; système de pied mécanique propre à faciliter la marche des personnes qui font usage de jambe de bois, et même de les empêcher de boiter, soit que l’amputation ait été faite au-dessus du genou, soit qu’on l’ait pratiquée au-dessous. ( i3 janvier. — 15 ans.)
- 287. Madame veuve Dupille, à Amiens ( Somme); genre de sangsues-ventouses économiques ayant leur force aspirante dans un ressort en spirale et au besoin dans un ressort plat. ( 3o avril—15 ans.)
- 288. M. Heurteloup , à Paris ; perfectionnements dans les appareils propres à extraire les fluides du corps humain ou du corps des animaux. (2.5 juin.-— i5 ans.;
- 2.89. M. Bidault dit Mangin, à Yillemonble ( Seine ); système de ventouse à incision et à pompe dite hémoclyse, (21 novembre. — i5ans.)
- 290. M. Gariel; pessaire atmosphérique. ( 3o mars.—15 ans.)
- 291. Le même; applications nouvelles et perfectionnements du caoutchouc à la fabrication d’appareils et d’instruments de chirurgie. (20 décembre. — iSans.)
- CHOCOLAT.
- 292. M. Debatiste, à Paris; mécanique à broyer particulièrement le chocolat. (5 juin.— i5 ans.)
- 290. M. Lherminier, à Paris; appareil dit chocolatière Lherminier. (ier octobre.—15 ans.)
- CIGARE.
- 29^. M. Maurin, à Paris; genre de porte-cigare, porte-monnaie , etc. (16 juillet. —— i5 ans.)
- CIMENT.
- 295. MM. Bonne, Decroix et Meilhac, à Paris; ciment dit ciment hydrofuge. ( 8 mai. — i5 ans.)
- CIRAGE.
- 296. M. Houtrel, à Paris ; cirage-vernis blanc propre à donner un luisant à toute espèce de cuir terne. (i5 mai.—15 ans.) - .i
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- j-.fi 'vr> ‘;,h ' ' CIRE. "
- 297* MM. Masse y Tribouillet et comp., à Neuilly ( Seine ) ; procédés de traitement des cires végétales applicables à d’autres corps gras. (22 mai.—15 ans.)
- CISAILLES.
- 298. M. Bacaresse. à Paris; application d’un principe évitant l’emploi du bras aux cisailles et découpoirs. (27 décembre.—i5ans.)
- clarification.
- 299. MM. Paraj et Bazile, à Mulhouse ( Haut-Rhin ) ; application de la force centrifuge à la précipitation des corps en suspension dans les liquides et à la clarification des liquides. ( 9 novembre.—15 ans.)
- clef a écrou.
- 300. M. Dubuty à Cognae ( Charente ) ; clef pour serrer et desserrer les vis et écrous. (13-avril. —15 ans.)
- CLICHAGE.
- 301. M. d’A r derme, à Paris; clicliage cylindrique. (19 mai. — 15 ans.)
- CLOCHES.
- 3û2. M. Bonierbale, à Marseille ( Bouches-dü-Bbône }; système de cloche à mouton fixe (16 février.—15 ans.)
- 3o3. M. Maurel, à Marseille; système de cloché a battant-à charnière. (18 avril.'— i£Pans.)
- CLOUS.
- 3o4 M. Parandier, à Besançon ( Doubs ) r machine à fabriquer les clous de fil de fer en tout genre. ( 1 o février.— 1 5 ans.)
- 305. M. Rabeau, à Paris; application des clous de zinc à l’attache des ardoises pour toitures et autres usages industriels. ( 19 avril. — i5 ans.)
- 306. M. Dureuille, à Batignolles ( Seine ); forme de pointes et clous. (20 avril.— i5 ans.)
- 307. M . Quirin, à Meiseuheim , en Prusse, chez M. Armengaud aîné, à Paris; perfectionnements apportés dans les machines propres à fabriquer les rivets, clous d’épingle, bé-quets, etc. (14 juillet.— i5ans.)
- 308. Le meme; machine propre à faire des
- rivets à froid, les clous, les vis et les béquets. (ier août. —15 ans.)
- 309. MM. Lussigny et TVasilewski, à Valenciennes ( Nord ) ; fabrication des clous de cordonnier. ( 3 octobre.—15 ans.)
- 310. M. Lippert, à Metz ( Moselle); système de fabrication de clous d’épingle dits pointes de Paris. (26 décembre.—10 ans.)
- COLZA.
- 311. M. Braun, de Mayence , chez M. Lob-stein , à Strasbourg ; machine à peler le colza. (8 mai.—15 ans.)
- COLS.
- 312. M. Jordery fils, à Paris; genre de col-cravate. (15 novembre.— i5ans.)
- COMBUSTIBLE.
- 313. MM. Chagot et Perret-Morin, à Mâcon ( Saône-et-Loire ); procédé propre à la fabrication du pérargène, nouveau combustible. (10 janvier.—ifians.)
- 314* MM. Holland et Green , de Londres , chez M. 'fruffaut, à Paris; perfectionnement dans la fabrication d’un combustible artificiel. (i3 janvier.— i3ans.)
- 315 M Vignes fils aîné, à Beaucaire (Gard); procédé d’agglomération des houilles menues à l’état naturel ou à l’état de coke. (18 janvier. —15 ans.)
- 316. M. Voilqwn, à Saint-Etienne ( Loire); agglomération de la houille. ( 18 janvier. — i5 ans.)
- 317. M. Fernandez , à Paris ; pastilles propres à allumer le feu et dont les matières servent à la composition d’un nouveau charbon.
- ( 6 février — i5 ans.)
- 318. M. Berindoague, à Paris; machine-outil propre à fabriquer les mottes à brûler. (2 avril. —15 ans.)
- 319. Le meme; étendage circulaire propre à sécher les mottes à brûler. (2 avril.-— i5 ans.)
- 320 M. Picard fils, à Paris; composition et procédés de fabrication d’un combustible factice dit charbon Picard. (2 mai.—15 ans.)
- 321. M. Snowden, de Londres, chez M. Truf-faut, à Paris; perfectionnement dans les mécanismes destinés à mouler et à presser le com-
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- bustible artificiel, les briquettes et aussi les briques. 3 mai.—13 ans.)
- 32?.. MM. Lemaistre et Phil ppe, à Batignol-les ( Seine ) ; sachets pyrogènes. ( i4 août. —-i5 ans )
- 323. M. Nollet, de Bruxelles, chez M De-cock, à Lille (Nord); procédés opérant la transformation des houilles menues en houilles-gaillettes. (2^ août. —15 ans.)
- 324’ M* Pétrel, à Passy ( Seine ) ; application des matières bitumineuses au chauffage, et appareil propre à produire la combustion desdites matières. (22 septembre.— t5 ans.)
- 325. M. Bucfiwe.il, de Londres, chez M. Truffant, à Paris; perfectionnements dans la compression et la solidification du combustible. (22 septembre.— i5 ans.)
- 326. MM. Lombard et Thomas, à Saint-Etienne ( Loire ) ; système propre à l'agglomération des charbons menus. ( 5 novembre. — i5 ans.)
- 327. M. Bernard, à Lyon ( Rhône); procédé de fabrication de houille agglomérée. (10 novembre.—15 ans.)
- 328. Le même ; procédé d’agglomération de la houille menue. ( 6 décembre.— i5 ans.)
- 329. M. Martin, à Argenteuil ( Yonne ); fabrication du charbon de bois au moyen d’un fourneau à ventouses. (i3 novembre.—15 ans )
- 330. MM. Guignod, Duchon et Burdin, à Brenod (Ain ); système de carbonisation du lignite, de la tourbe, de la houille et du bois. (19 novembre.—15 ans.)
- 33 t. M. Chenal, à Paris; moyen d’enrichir, par addition de principes, les charbons de bois , les cokes et les charbons de tourbe, d’une nouvelle dose de carbone et d’hydrogène. (22 novembre. —15 ans.)
- COMPAS.
- 332. MM. Boston et Desjardins-Lieux, à Paris; genre de compas dit système Boston. (9 novembre.—15 ans.)
- COMPTEUR.
- 333. M. Rédier, à Paris; appareil propre à contrôler la marche des convois sur les chemins de fer. (5 juin.—15 ans.)
- 334. M. Arera, à Paris; système de comp-
- teur propre à mesurer les liquides avec l’application de nouveaux robinets (11 juillet, -y 15 ans.) .
- 335. MM. Sirr, Lizaes et comp., à Paris; perfectionnements ajoutés aux diaphragmes appliqués aux compteurs à gaz dits compteurs secs, et aux soupapes appliquées également auxdits compteurs, ainsi qu'aux machines à vapeur et autres. (20 octobre.—15 aus.)
- COMPTOIR.
- 336. M. Dubief aîné, à Paris; genre de comptoir servant à débiter les boissons contenues dans des barils en bois iccouveits d’enveloppes métalliques. (23 juillet.—15 ans.)
- CONFISERIE.
- 33r, M. Ledoux, à Paris; confiture dite marmelade écossaise. (9 mai.— i5ans.) :
- 338. M. Martin, à Paris; système de bassine avec un appareil mécanique pour ta fabrication des pâtes sucrées. (19 mai.—15 ans )
- 339. M. Querry, à Paris; appareil dit dra-géortfère , remplaçant la tirasse à dragées et ses accessoires. (i5 juin.—i5ans.)
- 340. M. Rogers, à Paris; bonbons au lait d’ânesse propres à l'alimentation. (10 novembre.— i5ans.)
- CONSTRUCTIONS CIVILES.
- 341. M. Rosier, à Paris; application du fer et du bois à la construction des planchers. (20 avril.— xÔ ans.)
- 342. M. Poulain , à Paris ; système de couverture de bâtiments. (2 mai. — i5 ans.)
- 343. M. Aubeux, à Angers (Maine-et-Loire); système de plafond cintré en briques. ( 9 juin. — i5 ans.)
- 344- M. Balan, à Paris; perfectionnements dans un système de murs creux en maçonne-i’ie. (i3juin.—15 ans.)
- 345. M. Nasmyth , de Londres, chez M. Purcell, à Paris ; perfectionnements dans la construction des planchers et des toitures à l’épreuve du feu, applicables aux viaducs, aqueducs, et aux ponts des chemins de fer. (21 juillet.— 13 ans.)
- i 34b. M. Fox, de Londres, chez M, Purcell,
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- â Paris; perfectionnements dans la construction des planchers , des plafonds et des toitures, à l’épreuve du feu. (17 août.—i5 ans.)
- 347- M. Maillard, à Besançon (Doubs); système de toiture dit toiture monoplastique. (22 décembre. —15 ans.)
- CONSTRUCTIONS HYDRAULIQUES.
- 348. MM. Hue et Masson, à Paris; système de batardeau et puits sous-marins appropriés pour travaux sous - marins et destinés à en faciliter l’exécution. (17 mars.—15 ans.)
- CORDES.
- 349- M. Lebel, à Soissons (Aisne); application nouvelle aux cordages de marine et autres. (24 mars. — i5ans.)
- 350. M. Dupuis-Petit, à Beauvais ( Oise ) ; corde de suspension en fer avec sa sauterelle également en fer. (2 novembre.—15 ans.)
- CORNE.
- 351. M. Ducrot, à Belleville ( Seine ); perfectionnement dans le travail des cornes, et machine à les doler. (25 octobre.—i5 ans.)
- CORSETS.
- 352. MM. Geresme et Lacroix, à Paris; geni’e de buse mécanique à poulie, pour corsets.
- ( 7 avril. —15 ans.)
- 353. Madame Smyth, de Londres, chez M. Taperin , à Paris ; genre de corset fermant par un nouveau buse. (ier mai. — 14 ans.)
- 354. M. Nicolle, à Paris ; buse droit et cintré en acier aimantin pour hommes et pour femmes. (24 mai.—15 ans.)
- 355. Madame Conch, à Paris; nouveau sys—, terne de corset. ( 7 juin.—15 ans.)
- 356. Madame Raoot, à Paris; buse mécanique à chaînette pour corsets, (25. juin. —; i5 ans.)
- 357. M. Bacqueville, à Paris; buse perfec-I tionné avec agrafe pour corsets. ( 1er août. — i5 ans.)
- 358. M. Kohler, à Paris; clavier mécanique pour corsages. (17 novembre,—15 ans.)
- COTON.
- 35g. M. Chamouilléy à Nantes; système d’é-tendage du coton. ( 3i octobre.—15 ans.)
- COURROIES.
- 360. MM, Pontr'eve et Raymondière, à Paris; système d’attache des deux bouts des courroies de transmission. (23 janvier.— i5 ans.)
- 361. M. Couchond, à Saint-Paul-en- Jarret ( Loire ); procédé consistant à supprimer les courroies et à les remplacer par un engrenage. ( 4 décembre.—15 ans )
- COUTELLERIE.
- 362. M. Bergougnan, à Paris ; couteau à plate semelle à bascule. (27 janvier.— i5 ans.)
- COUTURE.
- 363. M. Sénéchal, à Belleville (Seine); machine àcoudredite mécanique couseuse. (16 juin. —15 ans.)
- COUVERTS.
- 364- M. Béguin , à Paris ; procédés de préparation dans la fabrication des couverts et d’autres objets en métal. (20 août.—15 ans.)
- CRAYONS.
- 365. M. Tardieu, à Paris ; portecrayons en ivoire, en écaille, en os, etc. (27 novembre. — 15 ans.)
- CREUSETS.
- 366. MM. Reynolds et comp., à Pont-Au-demer ( Eure ); système de moule à creusets pour la fusion des métaux. (22 août. —15 ans.)
- CRIBLE.
- 367. M. Se’gneurie , à Maltot ( Calvados ); système de crible-tarare. (25 mai.—15 ans.)
- 368. M. Gazel,è Saint-Jean-le-Vêtre (Loire); crible ou vannoir du grain. (i3 juin.— i5ans.)
- 369. M. Bochet, à Moulins (Allier); crible à quatre grilles réunissant le ventilateur et les cribles à plan incliné, et mécanique pour l’épuration et le nettoyage des grains. (20 septembre.—15 ans.)
- CRIN.
- 370. M. Oudinot, à Paris; diverses manières d’employer le crin et application de cette matière à divers objets d’utilité et à certains autres pour l’habillement des hommes et des femmes. (i3 août.—15 ans.)
- CRISTAL.
- 371. M. Lesage, à Ménilmontant ( Seine ) ;
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- genre de cristal émaillé dit verméine. ( 31 décembre.—15 ans.)
- CROISÉES.
- 3^2. M. Salliet, à Brest ( Finistère) ; croisée sans point d’appui. (19 février. —15 ans.)
- 3^3. M. Charbonnier, à Paris; jet d’eau mobile propre à garantir les appartements contre les infiltrations de l’air ou de l’eau par le bas des croisées et porte-croisées. ( 3o mars. — i5 ans.)
- 3-4. M- Chanteau, à Saint-Maur ( Seine ); système de croisées à bâti mouvant et châssis de même. (25 août.- 15 ans.)
- CUIR.
- 3-5. M. Léo de Lapeyrouse, à Paris; amélioration dans la fabrication des cuirs. (21 mai.
- — 15 ans.)
- 376. M. Contour, à Paris; machine propre à fendre les peaux et dérayer les cuirs. (14 août. —15 ans.)
- 377. M. Jourdier, à Batignolles (Seine); machine propre au cambrage du cuir. (10 octobre.—15 ans.)
- 378. M Lepelley, à Paris ; machine propre à fabriquer le cuir dit de Hongrie. (21 décembre.—15 ans.)
- CUIRASSE.
- 379. M. Planche, à Paris ; cuirasse végétale pour l’usage de l’armée. (27 août.—15 ans.)
- CUISINE.
- 380. M. Lejeune, à Paris; système de transport des préparations culinaires. ( 19 février.
- — 15 ans.)
- 381. MM. Jappy frères, à Paris; produits industriels applicables aux ustensiles de cuisine, de quincaillerie, etc. (15 mars.— i5ans.)
- 382. M. Baudon-Porchez, à Lille (Nord); cuisinière économique. ( 3o avril. — i5 ans. )
- 383. M. Audouin, à Bordeaux ( Gironde ); cuisine de navire dite cuisine Audouin. (24 août.— 15 ans.)
- 384* M. Ollivier, à Paris; cuisinière-rôtissoire. ( 3 novembre. —i5 ans )
- DÉCOUPOIR.
- 385. M. Tussaud, à Paris; système de porte-lame à drageoir servant à découper tout ce qui
- peut l’ètre à l’emporte-pièce, tel que semelles de chaussures, objets de cartonnage, de papeterie, de bijouterie, etc. (11 janvier.—i5ans.)
- DENTELLES.
- 386. M. Seguin, à Paris; ganse à picot imitant le point d’Espagne. ( 6 décembre. — i5 ans.)
- DÉSINFECTION. !
- 387. MM. Dépassé et Mollard, à Surène ( Seine ); procédé de désinfection des fosses d’aisances. (22 janvier.— 15 ans.)
- 388. M. Post, à Pa ris; appareils séparateurs et désinfecteurs des matières fécales. ( 3i janvier.— 15 ans.)
- 389. M. Collins, de Londres, chez M. Mac-Nish, à Paris; divers mélanges ou composés désintecteurs des gaz méphitiques, des miasmes ou exhalaisons putrides. ( 3o août. — i4 ans.)
- 890. M. Gentilhomme , à Paris ; appareil désinfecteur séparateur hermétique inodore. (25 septembre. —15 ans.)
- 3qi. M. Despréaux, à Paris; système de désinfection et de séparation des matières fécales. (10 octobre. — i5 ans.)
- DESSICCATION.
- 892. M. Tardy,h Paris; divers procédés de dessiccation des graines en général, des betteraves, etc., et cuisson des sirops. ( 6 décembre. —15 ans.)
- DESSIN.
- 393. M. Braoard, à Issoire ( Puy-de-Dôme); tachygraphe ou machine à dessiner. (20 septembre. i5 ans.)
- 3g4- M. Fidal, à Paris; système propre à la reproduction et à la multiplication des dessins de broderie, et pouvant recevoir d’autres applications. (27 septembre.—15 ans.)
- DISTILLATION.
- 3q5. M. Mareste, à Cognac ( Charente ); appareil distillatoire. (26 février.—15 ans.)
- 3g6. MM. Falkmann, de Stockholm, et Peters, de Hambourg, chez M. Labaume, à Paris ; système d’appareils reclificateurs pour les esprits. (22 septembre.— i5 ans.)
- 397. M. Goemans , à Cette ( Hérault ) ; ap-
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- pareil à gaz destiné à la distillation des marcs de raisin, lies de vin, etc. (8 octobre. — 15 ans.)
- 3g8, M. Peequeur, à Paris; appareil à concentrer et à distiller, utilisant la loi du multiple emploi de la même chaleur. (29 novembre. — i5 ans.)
- DORURE.
- 399. M. Poncel, à Batignolles (Seine); genre de dorure mate sur le zinc. (6 mars. — 15 ans.)
- 400. M. Laurent, à Paris; imitation de dorure sur bois, pâle et ornements. ( 12 mars.— j5 ans.)
- 4°i. M. Roux, à Paris; procédé propre à la mise en couleur d’or sur les corps métalliques et non métalliques, et principalement sur le zinc galvanisé. (20 septembre.—i5 ans.)
- DUVET.
- 402. M Peyrebrune, à Paris; moyen de fabrication d’un duvet des sultanes ou neige artificielle. ( 9 mai.—15 ans.)
- EAU.
- 403. M. Le!on g-B ur net., à Paris ; moyen de purifier les eaux en général de manière à ce qu’elles puissent servir à certains usages déterminés. (i5 décembre.— i5ans.)
- EAU DE MER.
- 4o4< M. Zambeaux, à Génicourt-sur-Meuse ( Meuse ) ; appareil distillatoire et culinaire propre à convertir l’eau de mer en eau douce, et à faire cuire les aliments des équipages de marine. (i3 juin. —15 ans.)
- 405. M. G allé, à Paris; appareil propre à épurer et à rendre potable l’eau de mer. ( 7 décembre.—15 ans.)
- EAU-DE-VIE.
- 406. M. Belicard, à Montmartre ( Seine ) ; appareil propre à la conservation des liquides spiritueux pendant l’opération du tirage, ainsi que pour la préservation des fûts qui contiennent ces liquides. (18 octobre. ~ i5 ans.)
- EAUX GAZEUSES.
- 407. M. Lenotre, à Paris; fontaine à eaux gazeuses ou robinet à colonne. ( 27 février. — ) 5 ans.)
- 4 08. MM. Deslouches, Morio et Duo al, à Rennes (Ille-et-Vilaine); fabrication et usage
- d’un vase sans siphon pour l’emploi des eaux gazeuses. (28 mars.—5 ans.)
- 409. M. Duchene, à iNantes ( Loire-Inférieure); perfectionnements à un vase destiné à contenir les eaux minérales gazeuses. ( 2 juin,
- — i5ans.)
- 41 o. M. Binet, à Paris ; système d’appareils destinés à fabriquer les eaux gazeuses. (12 juillet.— 15 ans.)
- 411. M. Clerget, à Paris; système de gazogène ayant pour objet de fixer sur des vases destinés à contenir des liquides gazeux un appareil dit capsule gazogène, et réunissant un lécipent à capsule mobile destiné à contenir les pouures propres à gazé.fier les Lquides. ( iEr décembre.
- — i5aus.)
- ÉBÉNISTERIE.
- 412. M. Garand, à Paris; machine propre à (aire le placage cylindriquement et sur surfaces planes. ( 3 mai. —15 ans.)
- 413. M. Hamilton, de Londres, chez M. Truffaut, à Paris ; perfectionnements apportés dans les machines destinées à débiter les feuilles de placage. ( 3t août.—14 ans.)
- ÉCLAIRAGE.
- 414* M. Lemolt, à Paris; système de batterie électrique propre à l’éclairage et à tous autres usages. ( 3i janvier.—15 ans )
- 415. Madame veuve la Galonnais , à Alger ; appareil d’éclairage portatif brûlant sans odeur ni fumée, et à l’état de gaz, les huiles résineuses et bitumineuses. (ier février. —15 ans.)
- 4ib. La même ; éclairage par les hydrocarbures liquides, quelle qu’en soit la pesanteur spécifique , à l’état de gaz , sans odeur ni fumée et sans obligation de tenir les réservoirs des lampes à une hauteur exigée qui rendrait impraticable l’usage des lampes à pied. (3 août. — i5 ans.)
- 417. M. Bayliss, à Paris; genre d’allumoir à l’aide du gaz. ( 7 mars.—15 ans.)
- 418. M. Allmann, de Londres, chezM. Per-pigna, à Paris ; perfectionnements aux appareils propres à produire la lumière par l’électricité. (n avril. —13 ans.)
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- 419* M. Leroy, à Paris; système cfe fabrication de bougies, de chandelles, et liquides pour l’éclairage avec diverses matières employées; moules et outillages relatifs à cette fabrication, ( ta avril. — 15 ans.)
- 420, M. Loubon, à Paris; procédé d’éclairage portatif en fleurs et fruits illuminés. (21 avril.—15 ans.)
- 4^i. M. Roullet, à Paris; système d’éclairage au gaz. (17 mars.—iSans.) '
- 422. M. Deleuil, à Paris; pile de charbon propre à l’éclairage électrique. ( 24 niai. — i5 ans.)
- 42.3. M. Debergue, à Paris; moyen de régulariser et de maintenir la lumière électrique. (24 mai. —15 ans.)
- 424* MM. Paillard et Brongniart, à Paris ; appareil dit allamoir chimique. ( 7 août. — i5 ans.)
- 425. M. Guinand, à Saoula ( Algérie ); appareils formant un système complet d’éclairage à l’air et au combustible, quel qu’il soit, échauffés préalablement à la combustion , et dits appareils aérothermes. (t3 août.—15 ans.)
- 426. M. Renauld, à Paris ; appareil d’éclairage pour l’huile et la bougie. ( 29 septembre. —15 ans.)
- 427. M. Clavel, à Sancerre ( Cher ); appareil dit réverbère solaire, ou application de la réflexion de la lumière. ( 5 décembre. — i5 ans.)
- ÉCRAN.
- 428. M. Larivière, à Paris; écran optique coloré. ( 3i octobre.—15 ans.)
- ÉCRITEAU.
- 429. M. Corbie , à Belleville ( Seine ) ; écriteaux de location à indicateurs multiples et mobiles. (2 novembre,—15 ans.)
- ÉGOUTS.
- 430. M. Lotve , de Londres, chez M. Perpi-gna, à Paris ; perfectionnements apportés aux grilles servant au barrage des égouts, conduits d’eau, etc., et à d’autres usages. (26 novembre. —14 ans.)
- ÉLASTIQUES.
- 431. M. Proeschel, à Paris; moyen de fixer
- et d’employer les élastiques pour meubles, coussins de voitures et sommiers élastiques. ( 3 mars.—15 ans.)
- ÉLECTRICITÉ.
- 4^2. M. Fiollet, à Paris; système de principes et de moyens d’exécution propres à produire, à gouverner et à employer les courants électriques , et détails de ce système. ( 6 avril. —15 ans.)
- 433. M- Lefoulon, à Paris; construction de la pile de Yolta, avec de nouveaux éléments constitutifs. (14 juillet.—-i5 ans.)
- EMBALLAGE.
- 434. M. Meynard, à Yalréas ( Yaucluse ) ; moyen d’emballer les cocons destinés à être importés en France. (18 juillet. —15 ans.)
- 435. M. Marcotte, à Paris; système d’emballage des chapeaux d’hommes. (27 juillet.— t 5 ans.)
- emboutissage.
- 436. M. Francart, à Paris; disposition de presse à emboutir marchant d’une manière continue par un moteur quelconque. ( 2\ janvier.—15 ans.)
- EMBRAYAGE.
- 437. M. Koechlin ( André ), à Mulhouse ( Haut-Rhin ); application d’un système d’embrayage expansible et à friction aux machines à imprimer les étoffes aux rouleaux, aux calandres , machines à cylindres et à apprêter, machines à papier continu, etc. (28 février.— i5 ans.)
- ENCAUSTIQUE.
- 438. MM. Barruel et Dubaud, à Paris ; nouveau genre d’encaustique. (17 décembre. —15 ans.)
- ENCRE.
- 439. M. Schultz, à Paris; espèce d’encre ineffaçable par les lavages et les agents chimiques. (3i janvier. — i5ans.)
- 440. M. Guillier, à Paris ; encre violette destinée à marquer le linge. (5 juin.—15 ans.)
- 441. M. Mathieu, à Montmartre ( Seine ) ; encre et papiers particuliers dits encre et papiers des dames. (10 novembre.—15 ans.)
- 442. M. Simon, à Pont-à-Mousson ( Meur-
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- Quarante-neuvième année. Octobre 1850.
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- the ) ; procédé destiné à la fabrication de l’encre à écrire dite encre Simon en tablettes. (28 novembre.—15 ans.)
- ENCRIER.
- 443. MM. Marchive et Picard, à Paris; encrier mécanique dit encrier inversable. ( 3o janvier.—r5 ans.)
- 444- MM. Bellangé et Auxenfans, à Paris ; encrier hydraulique, rotatif en tous sens. (12 juillet.—15 ans.)
- 445- M. Sarasin, à Paris; encrier rotatif. ( g octobre. — i5 ans.)
- 446. M. Leradde, à Paris ; nouveau genre d’encrier. (11 octobre. —15 ans.)
- ENDUIT.
- 447* M. Manichon- Châtelain^ à Rethel (Ardennes ); enduit arénacéen appliqué sur papier ou toile servant à l’épeutissage des mérinos écrus, unis ou brochés, (n août. —15 ans.)
- 448. M. Boullemier, à Paris; enduit applicable aux cuves des gazomètres , conduites de gaz, d’eau, etc. (12 novembre.— 15 ans.)
- Engrais.
- 44g. M. Chansay, à Paris; appareil transformateur de vidange, transformant immédiatement les matières fécales. (6 janvier.— 15 ans.)
- 450. Madame Debacq, à Paris ; machine destinée à transformer promptement les matières fécales en poudrette sans odeur. (18 janvier.— 15 ans.)
- 451. Mademoiselle Merven, à Nantes ( Loire-Inférieure ) ; emploi agricole d’une tourbe de mer. ( 5 juillet. — i5 ans.)
- 452. MM. Saint-Crantz de Moncoutây et Félix, à Paris; engrais dit engrais Félix. (11 juillet.—15 ans.)
- 453. M. Coelland, à Rennes (Ille-et-Vilaine); engrais propre à l’agriculture, dit sang chaulé. ( 7 août.—15 ans.)
- 454. M. Jauffret. à Marseille; nouveau système d’engrais, fig septembre. — i5ans.)
- 455. M. Lagache, a Paris ; moyens propres à convertir en engrais puissants toute espèce de terres, notamment les vases des fleuves et rivières. (20 septembre. —15 ans.)
- 456. M. de Sussex, à Paris; procédé de trai-
- tement des matières végétales* animales et minérales. (27 décembre.—15 ans.)
- enrayage.
- 457. M. Perroncel, à Paris; arcanseur à ro* chet. (23 mai.—i5 ans.)
- 458. M. Digeon, à Argentan (Orne); appareil mécanique dit emayage à équilibre. (27 septembre.—15 ans.)
- ENSEIGNEMENT.
- 45g. M. Folosay à Paris; procédé mécanique propre à faciliter l’étude de la lecture, de l’écriture, du calcul, de la géographie, etc. (2g novembre.—15 ans.)
- ENTONNOIR.
- 460. Madame Day, de Bruxelles, chez M. Godarty à Paris ; entonnoir se fermant seul quand les vases ou fûts sont pleins. (16 août. —15 ans.)
- ÉQUIPEMENT MILITAIRE.
- 461. M. Spiqueiy à Paris; fabrication des épaulettes. (10 mars.—15 ans.)
- ESCALIER.
- 462. M. Coulon, à Paris ; nouveau système de construction d’escalier. (28 avril.-—15 ans.)
- ESPAGNOLETTES.
- 463. M. Le franc y à Quimper ( Finistère ) ; nouveau système d’espagnolettes. (i3 février. —15 ans.)
- 464. M. Charbonnier y à Craôn ( Mayenne ); système d’espagnolettes dites espagnolettes à pêne. (28 février.—15 ans.)
- 465. M. Fourquiery à Paris ; nouveau système de crémone, (ig mars.—\5 ans.)
- 466. M. Rot ru, à Roubaix (Nord); espagnolettes perfectionnées. (îï mai.—15 ans.)
- ESSIEUX*
- 467. M. Bertrand, h Saint-Jean-d’Angély ( Charente-Inférieure ) ; perfectionnement et fabrication d’essieux dits mécaniques. (12 février.—15 ans.)
- 468. M. Cailly fils, à la Chapelle-Saint-Denis ( Seine ) ; essieux â réservoir d’huile remplaçant les essieux faits jusqu’à ce jour. (i5 février. —15 ans.)
- 46g. M. Duboys, à Lyon; système d’essieux et boîtes dé roues. ( 6 mars.—15 ans.)
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- ^o. M. Renauld; à Bolbec ( Seine-Inférieure); système d’essieu de voiture dit essieu Renauld. (23 juin.—15 ans.)
- 47 r. MM. Laurent et Deckherr, à Paris ; perfectionnements apportés dans la construction des essieux et des boîtes de roues. (24 septembre.— 15 ans.)
- 472. M. Vernier, à Lyon ; essieux et boîtes de roues à réservoir d’huile. (18 octobre.— j 5 ans.)
- ETAMAGE.
- 473. M. Roseleur, à Paris; procédés d’étamage sur tous métaux. (26 mars.—15 ans.)
- 474* Le même et Boucher; moyen d’étamage sur tous métaux. ( 6 août. —15 ans.)
- 475. MM. Payen et Pinel, à Paris; procédés propres à l’étamage des métaux par voie d’immersion froide, (xo septembre. — x5 ans.)
- MÉTAUX.
- 476 M. Sculfort, à Maubeuge ( Nord ) ; perfectionnements aux métaux parallèles. (27 mars.—15 ans.)
- 477. M. Laignier, à Plesqutl (Ardennes ) ; étau français parallèle. (i4 avril. —15 ans.)
- éteignoik.
- 478. M. Guérin , à Caen ( Calvados ); étei-gnoir mécanique perfectionné dont le but est d’éteindre seul la bougie ou la chandelle dans un temps donné, à volonté. (18 décembre.— i5 ans.)
- ÉTIQUETTES.
- 479. M. Deydier, à Vaugirard (Seine); système d’étiquettes mobiles en métal. (23 avril. — 15 ans.)
- faïence.
- 48o- M. Niel de Julien, à Varages, arrondissement de Brignoles ( Var ) ; moyen de fa-biiquer la faïence blanche à l’épreuve du feu. (19 mars. —15 ans.)
- 481. MM. Smith et Skinner, chez M. Hal-ley, à Paris ; procédé de fabrication de faïence et de porcelaine. (26 avril.—9 ans.)
- FANAUX.
- 482. M. Letourneau, à Paris; genre de fa-
- naux applicables aux navires. ( 11 avril. — i5 ans.)
- FARDEAUX.
- 483. M. Etard, à Paris ; genre de crochet articulé propre au transport des fardeaux à dos d’homme. (23 janvier. —15 ans.)
- 484. M. Laverne, à Châlons ( Marne ); machine à élever ou charger dans un grenier ou sur une voiture les sacs de farine, de grains ou tous autres objets, comme à les descendre ou à les décharger. ( 9 juin.— i5 ans.)
- 485. M. Louvel, à Paris; perfectionnements aux crochets propies à porter les fardeaux. (27 novembre.—15 ans.)
- FARINE.
- 486. M. Jacot, à Paris ; procédé de fabrication de farine de pomme de terre. ( 3i août. —15 ans.)
- 487. M. Tardy, à Dijon ( Côte-d’Or ); divers procédés propres à la conservation des farines. (i5 septembre.—15 ans.)
- FER.
- 488. M. Halbou , à Paris ; fabrication des fers à double T pei’fectionnés, pour la construction des planchers, combles et fermes en fer.
- ( 1er mars.—15 ans.)
- 489. M. Châtelain, aux forges de Coly,^ canton de Montpont ( Dordogne ); procédé de fabrication de la ferraille ou mitraille et sa conversion immédiate en fer marchand par une seule opération. (12 juillet. —15 ans.)
- 4qo. M. Paris, à Bercy (Seine); application de l’émail sur le fer. ( 11 septembre.—15 ans.)
- 491. MM. R ussel et Woolrich, de Londres, chez M. Truffaut, à Paris; perfectionnements ajoutés aux procédés propres à revêtir le fer et certains autres métaux et alliages. (19 septembre.—14 ans.)
- 492. M. Rossi, de Turin, chez M. Reynaud, à Paris; perfectionnements dans les moyens de fondre ou brasser le fer sur lui-même et avec d’autres métaux. ( 8 novembre.—15 ans )
- 4q3. MM. Schoenberg frères, à Paris; moyen de fabrication de fer-acier. ( 19 novembre. — i5 ans.)
- 4g4* M* Behr, à Vierzon ( Cher ) ; système
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- ( oOC )
- d’affinerie de fer au bois. ( n décembre. — i5 ans.)
- FERS DE CHEVAUX.
- 495. M. Ceremonie, à Paris; fer à cheval supplémentaire ou de rechange. ( i5 mars. — i5 ans.)
- 496. M. Parry, de Londres, chez M. Truffant, à Paris; perfectionnement dans le ferrage des chevaux et autres animaux et dans la fabrication des fers destinés à cet usage. (2 mai. —14 ans.)
- FIL.
- 497. M. Plataret, à Paris; composition d’un fil mélangé pour tissus. ( 3i juillet.—15 ans.)
- 498. Le même; fil mélangé laine et soie teintes avant leur emploi. (31 juillet. — 15 ans.)
- 499. Le même ; fil produit par le mélange du poil de chèvre et de la bourre de soie. (11 décembre.— id ans.)
- FILAMENT.
- 500. M. Seignette, à Paris; traitement des plantes textiles par un moyen mécanique. ( 4 décembre.—-15 ans.)
- FILATURE.
- 501. MM. Lafond et Cellier, à Privas ( Ardèche ); empêche-dêfiler à l’usage des manufactures et des filatures de soie. (12 février.— i5 ans.)
- 502. M. Bonnat, â Thélonne, près Sedan ( Ardennes ); machine à spouler dite spouloir. (19 février.—15 ans.)
- 503. MM. Motsck et Perrin, à Cernay (Haut-Rhin); fabrication mécanique de tubes coniques en papier, en usage dans les filatures fi "mars.—15 ans.)
- 5o4- M. Filleul, à Monville (Seine-Inférieure ) ; guide-fil de métier mull - jenny. (16 mars.—15 ans.)
- 505. M. Vigoureux, à Reims ( Marne ); bo-binoir à plusieurs mèches distinctes. (10 avril. —i5 ans.)
- 506. Le même; métier encolleur, moulineur, sécheur. (25 avril.—15 ans.)
- 507. M. Abegg, chez M. Armengaud, à Palis ; machine préparatoire propre à la filature du coton, de la laine, du lin, de la soie et
- autres matières filamenteuses. (12 avril. — 1.5 ans.) ,,
- 508. M. Pouyer, à Paris; presseur s’adaptant aux ailettes des bancs à broches en gros, en moyen et en fin. (29 mai. —i5 ans.)
- 509. M. Windsor, à Lille ( Nord ); broche-ailette pour filature. ( 8 juin.— i5 ans.)
- 510. MM. Valdelièvre et Slwen, à Saint-Pierre-lès-Calais ( Pas-de-Calais ) ; application d’une matière végétale nouvellement découverte à la filature des matières filamenteuses, telles que lin, éloupes, chanvre, etc. (11 juin. —15 ans )
- 5i 1. M. TVeld, de Londres, chez M. Gouin, à Batignolles ( Seine ) ; perfectionnements dans les machines et métiers à filer le colon et autres matières fibreuses. (21 juin. — i3 ans.)
- 512. M. Robinson, de Londres, chez M. Truffant, à Paris; perfectionnements ajoutés aux machines propres à préparer, à filer et à tordre toutes les matières filamenteuses. ( 4 août. — i4 ans.)
- 513. M. Saladin , à Plainfaing ( Vosges ) ; procédé de filature dit demi-automate Saladin. ( 4 septembre.—10 ans.)
- 5i4- M. Ferrier-Delsart, à Roubaix (Nord); appareil propre à filer, retordre et encoller les chaînes simples sur le même métier, et pouvant s’adapter à tous les métiers à filer dits mull-jennys. (7 septembre.—10 ans )
- 515. M. Gibson, de Londres, chez M. Truf-faut, à Paris; perfectionnements apportés dans les machines propres à préparer et filer le coton et autres matières filamenteuses, et dans les machines destinées à préparer et à tisser les-dites matières. (19 septembre.—14 ans.)
- 516'. M. Bobée fils, à Rouen; éperon de métier à filer continu. ( 5 octobre.—15 ans.)
- 517. M. de Jongh, à Lautenbach ( Haut-Rhin); application nouvelle de certains moyens pour l’obtention d’une grande régularité dans les fils de coton, de lin , de soie, de laine ou autres matières filamenteuses, retordus ou câblés ensemble, lesquels moyens peuvent être adaptés aux métiers à retordre connus,
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- soit. mull-jennys, rouets ou autres. (8 octobre.— i5 ans.)
- 518. M. Baisse , à Monestier ( Aude ) ; machine dite appareil, ou, métier à filer la laine. (i3 octobre.— 15 ans.)
- 519. M. Pasquay, à Wasselonne (Bas-Rhin); bobineau à trous en hélice. (20 octobre.— i5 ans.)
- “ 520. Le même; appareil d’étirage égalisateur.
- (20 octobre. - i5 ans.)
- 521. M. Caumes, à Paris ; machines à réunir et à retordre les fils de lin, de coton, de soie, de laine, etc. (17 novembre. —i5 ans.)
- Ô22. MM. Laurent frères, à Paris; procédé de fabrication d’ailettes pour filature. ( 29 novembre.—-i5 ans.)
- 523 M. Lacroix, à Tullius (Isère); machine destinée à étirer et à filer diverses matières textiles. (i4 décembre.—15 ans.)
- 52 j. Madame Delarue, à Saint-Amand-le-Pont ( Nord ); suppression des bobines dans les filatures et leur remplacement par un ruban. (24 décembre. —10 ans.)
- 525. M. Lecœur, à Rouen ; rota-frotteur double. ( 3i décembre.—15 ans.)
- FILET.
- 526. Madame Lincourt, à Paris; application du filet uni ou égyptien à la couverture des ombrelles. ( 7 septembre. — i5 ans.)
- FILETS DE PÊCHE.
- 527. M. Pecqueur, à Paris; machine propre à fabriquer les filets de pêche. ( ierjuin.— 15 ans.)
- 528. MM. Stensmaght frères, à Calais ( Pas-de-Calais ); fabrication de filets de pèche et de la filoche. (24 juillet.—15 ans.)
- FILIÈRE.
- 529. MM. Sculfort et Maillard, à Maubeuge (Nofd); filière à molette. ( 3o juillet. — i5 ans.)
- FILTRES.
- 530. M. Septier, à Paris; perfectionnements dans les appareils propres à filtrer les spiritueux et les liquides aromatisés. (16 juin. —15 ans.)
- 531. M. Duplany, à Paris; filtre mobile pro-
- pre à filtrer toute espèce de liquides. ( 3o juin. —15 ans.) J : - -- 1
- FONTAINE.
- 532. M. .de Castelnau , à Paris ; fontaine à filtre aériféfe. ( 3i mars. —15 ans.)
- 533. M. Bourousse, à Paris; système de fontaines à niche. (28 septembre. —15 ans.)
- FONTE DE FER.
- 534. M. Jacquet, à Arras ( Pas-de-Calais); moyen de faire en une seule pièce deux qualités de fonte séparées, c’est-à-dire partie en fonte grise et partie en fonte blanche. ( 4 août. —-i5 ans.)
- 535. M. Bret, à Marseille; méthode pour l’affinage de la lente, afin d’obtenir de l’acier naturel. ( 3o novembre.—15 ans.)
- FOSSES d’aisances.
- 536. M. Desaint, à Arras ( Pas-de-Calais ); appareil applicable aux fosses d’aisances. (Ier mars.— i5 ans.)
- 537. MM. Deydier et Filliol, à Vaugirard ( Seine ) ; appareil destiné à la séparation des matières fécales solides et liquides, et applicable aux sièges des fosses mobiles et immobiles. (22 mars. — 15 ans.)
- 538. M. Juvanon , à Lyon; sièges et fosses d’aisances inodores. (24 septembre.—15 ans.)
- foüloir. ,
- 539. MM. Chavardel et Dupuy, à Montpellier ( Hérault ) ; fouloir ascensionnel destiné à l’usage de la vendange. (10 février.—15 ans.)
- FOUR. i'
- 540. M. Daveu, à Paris; système de four chauffé par le charbon de terre. ( i4 mars. — i5 ans.)
- 541. MM. de Mory et B as tard, à Paris; four propre à torréfier le café, le cacao, etc. (23 mars.—15 ans.)
- 542. M. Breuille, à Paris; système d’appareils propres à cuire le plâtre, la chaux, la brique, etc. ( 5 mai.—15 ans.)
- 543. M. Ravou , à Paris; système de fours spécialement destinés à la fabrication du charbon dit charbon de Paris, et autres charbons de même composition. (18 juin.—15 ans.)
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- 544. M. IValter, chez M. Greff, à Metz ( Moselle ) ; four économique à moufle destiné à mouler les verres de montre et tous autres verres. ( 6 août.—15 ans.)
- 545. M. Lespinasse, à Paris ; perfectionnement d’un four à cuire le pain, système Lespinasse simplifié. ( 3 septembre.—*i5 ans.)
- 546. M. Echement, à Paris; système de four propre à la carbonisation du bois. (20 septembre.—15 ans.)
- 547. MM. Robert d'Hurcourl et Lemaire, à Paris ; système de four propre à carboniser le bois et la tourbe. ( 10 octobre.—15 ans.)
- 548. M. Higonnet, à Paris; fours continus chauffés à la houille ou au coke appliqués à la panification. (21 décembre.— i5ans.)
- FOUR A CHAUX.
- 549* MM. Massonneau et Berendorff, à Angers ( Maine-et-Loire ) ; four à chaux concentrateur et accélérateur du calorique. (3 janvier. —15 ans.)
- 550. MM. Eriger et Dugrès, au Mans ( Sarthe ); amélioration des fours à chaux. (19 février.-—10 ans.)
- 551. M. Ernest, à Chalïans ( Yendée ) ; modèle de construction de fours à chaux faisant mouvoir une machine à vapeur. ( 8 septembre. —15 ans.)
- FOUR A COKE.
- 552. M. Smet, de Charleroy { Belgique ), chez M. Reynaud, à Paris; système de four à coke. ( 3 janvier. — g ans )
- 553. M. Combler, à Paris; système de four à coke. (i3 mars.—15 ans.)
- FOUR A PLATRE.
- 554. Madame Breuille, à Paris ; système de four à plâtre, à brique, à chaux, etc. ( 6 septembre.— i5ans.)
- FOUR A ROTIR.
- 555. M. Gaja, à Paris; appareil dit four à rôtir. (29 août.—15 ans.)
- FOURNEAUX.
- 556. M. Menetrier, à Dole (Jura); fourneau économique de cuisine dit fumivore. (i3 janvier.—15 ans.)
- 557. M. Vuillamy. à Bôle ( Jura ); four*
- %)
- neau économique de cuisine à flamme circulaire. (15 janvier.—15 ans.)
- 558. M. Cordebart, à Angoulême (Charente); fourneau potager économique en fonte de fer. (27 février. — 15 ans.)
- 55g. M. Pain paré, à Paris; genre de fourneau économique propre à économiser l’emploi du charbon de terre, et applicable aux locomotives. (16 mars.—15 ans )
- 560. M. Fidebout, à Paris ; genre de fourneau économique inrenversable. ( 3o avril. — i5 ans.)
- 561. M. Lani, à Paris; genre de fourneau dit fourneau-coquille. (8 mai. —15 ans.)
- 562. M. Chavin, à Marseille ( Bouches-du-Rhône); fourneau culinaire à l’alcool. (i5 mai. —15 ans.)
- 563. M. Bâcher, de Londres, chez M. Perpignan à Paris; perfectionnements dans les fourneaux ou foyers des chaudières à vapeur. (ier juin. —15 ans.)
- 564 M. Poliot, à Paris; fourneaux calorifères avec tournebroche à godets - arrosoirs.
- ( 7 juin.—15 ans.)
- 565. M. Deeley, de Londres, chez M. Chaus-senot, à Paris; perfectionnements dans les hauts fourneaux (22 juin. — 13 ans.)
- 566. MM. Tollot et Pronier - Labouré , à Paris; système de fourneau dit fourneau de campagne Tollot. ( 9 juillet. —15 ans.)
- 567. M. Rimlinger, à Rémering (Moselle); fourneau de cuisine économique présentant l’avantage de consommer peu de combustible et d’être d’un prix très-modéré. (21 juillet.—15 ans.)
- 568. M. Merle , à Paris ; perfectionnements apportés à la manière d’activer la combustion dans les fourneaux, grilles, etc., par l’introduction de l’air atmosphérique. (16 octobre.— i5 ans.)
- 56g. M. Roth , h Creutzwald ( Moselle ) ; système de fourneau dit cuisine perfectionnée. (19 novembre.—15 ans.)
- FOYERS.
- 570. M. Pieron, à Paris ; garde-cendre mécanique. (t 4 avril. — î-5 ans )
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- 5^ i - MM. Guérin aîné et Ouin Delacroix, à Paris ; galerie garde-feu s’adaptant à tous les foyers. (10 juillet.—15 ans.) :
- 5^2. MM. Bonehill et Royle, de Bruxelles, chez M. Lalubie-Godefrin, à Lille; disposition des foyers à grilles empêchant l’introduction de l’air froid non brûlé pendant le chargement. (25 octobre, — 15 ans.)
- FREIN.
- 5n3. M. Lefevre, à Paris ; système de frein applicable aux waggons marchant sur les chemins de fer. ( 3 février.—i5 ans.)
- 574* MM. Joannon fils et Gwllet, à Paris; dispositions de freins mécaniques propres à arrêter les convois et à éviter les accidents sur les chemins de fer. (i5 mars. —15 ans.)
- 575. M. Péaucellier, à Vernon (Eure); genre de freins de waggons pour les chemins de fer. (2 avril.—15 ans.)
- 576. M. Hess, à Paris ; genre de freins propres à arrêter instantanément les convois sur les chemins de fer. (28 avril. —15 ans.)
- 577. M. Beaumesnil, à la Chapelle-Saint-Denis ( Seine ) ; système de frein à traîneau et de sauvetage propre à arrêter les convois sur les chemins de fer. ( 7 mai.—i5 ans.)
- 578. M. Chauvy, à Paris; levier-frein applicable aux grues, chèvres ou cabestans. (11 décembre.—15 ans.)
- FUMÉE.
- 579. M. Pascal, à Bourges ( Cher ) ; spirale fumivore destinée à garantir de la fumée. ( 4 avril. — i5 ans.)
- 580. M. Far 1 houat, à Fourchambault ( Nièvre); appareil propre à recueillir les fumées qui s’échappent des cheminées de forges et les fumées provenant de tout chauffage au charbon. (ier mai.—15 ans.)
- FUSIL.
- 581. M. Caron, à Paris; arbalète-fusil avec application du caoutchouc pour le ressort destiné à faire partir un projectile quelconque. ( 7 juillet.—15 ans.)
- gainerie.
- 582. M. Gellée, à Paris; application du cris-
- 1 tal, de la porcelaine, etc., à la gaînerie, (21 juin, •—15 ans,)
- 583. Le même ; cartonnage dit cartonnage-gaînerie. ( 3i décembre. — i5 ans.)
- 584- M. Bouillard, à Paris; genre de gaînerie à l’usage des joailliers, bijoutiers, orfèvres, horlogers, etc. (25 août. —15 ans.)
- gants.
- 585. M. Deraine, à Paris; procédés de dressage et de gaufrage des gants de toutes dimensions, (ig janvier.—15 ans.)
- 586. M. Truel, à Paris; instrument propre au dressage des gants dit dresseur mécanique. (3i janvier.— i5 ans.)
- 58y. M. Chambaud, à Paris ; changements et perfectionnements dans la confection des gants, mailles de bas et autres tissus. (19 mars.
- — i5ans.)
- 588. M. d’Huique, à Paris; genre de fermoir pour les gants, dit fermoir à sautoir. (22 mars.
- — lô ans.)
- 58g. M. Protte, à Paris ; perfectionnements dans la fabrication des gants. ( 7 juillet. — i5 ans.)
- 5go. MM. Sorrel, Mouton et Tomme, à Paris; dressage et gaufrage des gants. (9 août.— i5 ans )
- Ô91. M. Fmiels, à Paris; coupe et fermeture de gants d’homme et de femme. (23 août.— i5 ans.)
- 5g2. M. Qufckaud, à Saint-Junien ( Haute-Vienne ); procédé de coupe de gants sans pièces rapportées aux doigts et sans couture apparente sur la main. (22 novembre.—15 ans.)
- 5g3. M. Bourdois, à Paris; nouveau genre de gants. (29 novembre.—15 ans.)
- GARDE-ROBES.
- 5g4- M. Hauard-Loyer, à Paris ; garde-robe destinée aux lieux publics, aux hôpitaux , casernes, etc. (27 avril. —15 ans.)
- 5g5. Le même; système d’appareils inodores. (29 septembre.—15 ans.)
- 5g6. M. Gentilhomme, à Paris ; genre de cuvette de garde-robe. (11 août. —15 ans.)
- 597. MM. Quinet et Ceneric-Fromage, à Paris; système de garde-robe à vase inodore
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- portatif et fermeture hermétique sans le secours d’aucun ressort métallique ni contrepoids, évitant l’emploi de l’eau ainsi que le bruit que font ordinairement ces sortes d’appareils. (17 août.—15 ans.)
- GAUFRIER.
- 5g8. M. Godin, à Guise ( Aisne ) ; système de gaufrier, ou gaufrier rotatif. ( 3o mars. — i5 ans.)
- GAZ.
- 5gg. M. Fig nier, à Paris ; procédé économique pour l’épuration du gaz. ( 8 janvier. — i5 ans.)
- 600. MM. Masse, Pribouillet et comp., à Neuilly ( Seine ); emploi des gaz et des vapeurs pour chauffer, dessécher, distiller et carboniser diverses matières. (24 janvier.—15 ans.)
- 601. M. Pauwels, à Paris; conversion de la houille en gaz d’éclairage et en coke dur.
- ( 3o mars.—15 ans.)
- 602. Le même; appareil propre à la régularisation du gaz dit gazo-compensateur. (19 juin. —15 ans.)
- 603. M. Parisot, à Paris; appareils perfectionnés pour la combustion du gaz. ( 5 avril. — 15 ans.)
- 604. M. Webster, de Londres, chez M. Truf-/««Và Paris; perfectionnements dans les appareils et ustensiles propres à préparer le gaz.
- ( 8 août. —14 ans.)
- 605. M. Buran, à Paris; procédés et appareils perfectionnés, appliqués à la combustion des gaz inflammables. ( 6 novembre.—15 ans.)
- 606. M. Smyrs- Williquet , à Strasbourg ( Bas-Rhin ); nouveau système de becs de gaz. (10 novembre.—15 ans.)
- GAZOMÈTRE.
- 607. MM. Gillard et Fenis de Lacombe, à Paris; gazomètre anhydre. ( 16 janvier. — ï5 ans.)
- 608. M. Leclerc, à Lisieux ( Calvados); nouveau système de gazomètre. (27 septembre. — i5 ans.)
- GLACE.
- 60g, M. Chesnou, à Evreux (Eure); ap-
- pareil réfrigérant pour obtenir de la glace. (28 avril.—15 ans.)
- 610. M. Loeff, à Paris; congélateur expéditif. (12 mai.—5 ans.)
- 611. M. Fumet, à Paris; glacière artificielle et portative. ( 6 avril.—15 ans.)
- glaces ( comestible ).
- 612. M. Legras, à Paris; procédés mécaniques propres à faire des glaces. ( 23 avril. — 10 ans.)
- gomme.
- 613. M. Picciotto,, de Londres, chez M. Merle, à Paris; procédé propre à l’épuration et à la décoloration de certaines gommes. (i5 février.— i3 ans.)
- GOUDRON.
- 614. MM. Linière et Desvignes, à Saint-Etienne ( Loire ) ; appareil destiné à l’extraction du goudron et des eaux ammoniacales des gaz qui s’échappent des fours à coke lors de la carbonisation. (29 août. —15 ans.)
- 615. MM. Jaunez-Spo avilie et Bayot-Bos-saye , à Paris ; procédés perfectionnés pour rendre ininflammables et infusibles au soleil toute espèce de goudrons et de brais. (12 décembre.— i5 ans.)
- gouvernail.
- 616 M. David, au Havre ( Seine-Inférieure); appareil de barre de gouvernail de navire. ( 3 avril. —- io ans.)
- 617. M. Lucas, à Cherbourg (Manche); installation du gouvernail à bord des navires. ( 3 juillet. —15 ans.)
- grain.
- 618. M. Bougleux, à Paris; procédé de trituration concernant les céréales qui doivent être soumises à l’action des meules. ( 22 janvier.— 15 ans.)
- 619. M. Pernollet, à Ferney-Yoltaire ( Ain); système de crible-trieur propre au nettoiement des grains, graines et mouture. ( 20 mars. — i5 ans.)
- 620. M. Duvoir, à Liancourt ( Oise ) ; machine à battre les grains et les petites graines. (26 mars.—-i5 ans.)
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- 621. MM. Renaud, et Lotz, à Nantes ( Loire-Inférieure ) ; application de la vapeur locomo-bile au battage du grain.,-(io août.—15 ans.)
- 622. M. Proux, à Levet (Cher); appareil dit grenier à air mobile , destiné à la conservation des grains et à la destruction du charançon des blés. (29 septembre.—15 ans.)
- 623. M. Lotz, à Nantes (Loire-Inférieure); manège placé directement sur les machines à battre toute espèce de grains, et principalement le froment, système de nettoyage du grain. ( 6 novembre.—15 ans.)
- 624* M. Canappe, à Paris; machine à fléau mobile propre à battre les grains. (12 décembre.—15 ans.)
- GRAINES.
- 625. MM. Baroche et Bergerot , à Seurre ( Côte-d’Or); cylindre à trier les graines. (7 novembre.—15 ans.)
- GRAISSAGE.
- 626. MM. Langlet et Lorrie, à Paris; système de graissage des voitures, des waggons et de tous les organes mobiles. (22 mai.—15 ans.)
- GRAISSE.
- 627. MM. Liskenne et Pervieu , à Paris ; composition de graisses pour le graissage des voitures et des locomotives des chemins de fer. (29 janvier.—15 ans.)
- 628. M. JEorard, à Douai (Nord); procédé pour opérer l’épuration et la fonte des corps gras et utiliser divers produits qui en résultent. (18 avril.—15 ans.)
- 629. M. Odié, à Paris ; cornet en peau propre à la conservation de toute espèce de corps gras. (21 décembre.—15 ans.)
- GRATTAGE.
- 630. MM. Liogier et Clé mens, chez M. Ar-mengaud, à Paris; gratte à l’usage de la marine et du commerce. (24 mai.—15 ans.)
- gravure.
- 631. MM. Bordes frères, à Rouen; application nouvelle de la gravure sur métaux. (2 mai. —15 ans.)
- 632. M. Taylor, de Londres, chez M. Truffant , à Paris ; perfectionnements dans la préparation et la gravure des surfaces ainsi que
- dans la construction des cylindres adaptés pour graver et dans le mécanisme pour imprimer et ornementer les surfaces. (26 mai.—13 ans.)
- 633. M. Robinot, à Paris; burins tournants propres à la gravure. (11 août.—15 ans.)
- 634. M. Deville-Thiry, à Lille ( Nord) ; de-villéotype ou reproducteur en caractères indélébiles, par transport du dessin, de la gravure, de la typographie sur verre et cristaux. (i4 décembre.—15 ans.)
- GRIL.
- 635. M. Charles, à Paris; nouveau genre de gril. (23 octobre.—15 ans.)
- . GRILLES.
- 636. M. Tadfer, à Paris; perfectionnements apportés aux grilles fumivores. ( to octobre. — i5 ans.)
- GUTTA-PERCHA.
- 637. M. Purcell, à Paris ; système de fabrication d’ornements d’église imitant la broderie et la passementerie dorées des chasubles, au moyen d’une application de gutta - percha. (23 août. —15 ans.)
- HABILLEMENTS.
- 638. M. Bayliss, à Paris ; nouveau genre de pantalon. ( 3 mars.—15 ans.)
- 63g. M. Michuy, à Paris; applications et perfectionnements apportés aux effets d’habillement. (2 mai.—15 ans.)
- 640. M. Sénéchal, à Belleville ( Seine ); mécanique propre à couper les habits. (26 juillet. —15 ans.)
- 641. M. Merle , à Paris ; perfectionnements dans la confection des objets d’habillement et des agrafes servant à les attacher. (21 août.— i5 ans.)
- HACHOIR.
- 642. M. Barthélemy, à Paris ; hachoir à tan perfectionné. (26 février. —15 ans.)
- 643. MM. Hensch et Carré, à Wissembourg (Bas-Rhin); machine dite hacheur de paille. (ierjuin. —15 ans.)
- harnachement.
- 644. M. Amiard, à Paris; collier de cheval en métal, (28 juin. —15 ans.)
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- HARPON*
- 645. M. Ahermann, à Paris; harpon inoeula-teur perfectionné et avec modification pour la chasse des animaux féroces. (2 juin.-—i5ans.)
- HORLOGERIE.
- 646. MM. Jorsin , Hopenhague et Deverte, à Paris; nouveau réveil. (16 février. — 15 ans.)
- 647. M. Moineau, à Paris ; appareil consistant en un réveil à bougie donnant l’heure, un éteignoir mécanique et un réflecteur portant thermomètre. (26 février.'—15 ans.)
- 64S. M. Fallet, à Paris; montre à échappement à cylindre à contre-pivot dit calibre Vallet. ( 3 mars.—15 ans.)
- 64g. M. Roberts, de Londres, chez M. Pur-cell, à Paris; perfectionnements apportés à la fabrication des horloges, des pendules, des montres et autres objets analogues. (26 mars.
- <—13 ans.)
- 650. M. Langry, à Paris ; remontoir applicable à toutes les montres, servant à les remonter et à les mettre à l’heure sans clefs. (3i mars. —i5 ans.)
- 651. M. Paget, à Béziers (Hérault); montre ne s’ouvrant pas, dite système Paget.
- ( 3i mars. —15 ans.)
- 652. M. Bocquet, à Paris ; réveil homocen-trique à mobile simplifié avec boutons fixateurs de balancier-pendule. (2 avril. —15 ans.)
- 653. M. Payne, de Londres, eliez M. Belin, à Grenelle ( Seine ); perfectionnements aux pendules et horloges à musique et à carillon. (12 avril.—14 ans.)
- 654. M. Bailly, à Pai'is ; perfectionnements ajoutés à la fabrication des couronnements ou devantures d’horloges comtoises et d’Allemagne. (23 avril. —15 ans.)
- 655. M. Croatie, à Saint-Nicolas-d’Aliermont ( Seine-Inférieure); pendule-borne. ( 3 mai.— i5 ans.)
- 656. M. Bruet, à Paris; perfectionnements dans le mécanisme des montres. ( 9 mai. — i5 ans.)
- 657. M. Notaux:, à Provins (Seine-et-Marne); réveille-matin s’adaptant à toutes les montres. (i6mah<—15 ans.)
- 658. M. PFagner neveu, à Paris; dispositions mécaniques applicables aux horloges publiques ayant pour but de régler un mouvement uniforme et continu susceptible de faire marcher, par le même rouage, un grand nombre de cadrans, soit par des transmissions ordinaires, soit par des transmissions électriques.
- ( 19 mai.—15 ans.)
- 659. M. Mayence, à Paris; nouvelle pendule de voyage. (12 juin.—15 ans.)
- 660. M. Couraoisier, à Pai'is; système de montre à secondes fixes. ( 3 juillet.—15 ans.)
- 661. M. Lepage, à Coutances (Manche); système d’horloge astronomique. ( 8 août. — i5 ans.)
- 662. M. Patte-Drugbert, à Nesle, près Pé-ronne ( Somme ); outil propre à rouler les pivots intérieurs des roues d’échappement des montres sans les dériver. ( 8 août. —15 ans.)
- 663. M. Kohler, à Paris ; quantième perpétuel. (22 août. —15 ans.)
- 664. M. Guillery, de Bruxelles, chez M. Bernays, à Paris; volant régulateur, instrument applicable à l’horlogerie et en général aux machines. (27 août. — i5 ans.)
- 665. M. Chaoin omè, à Morez ( Jura ); pendule régulateur à ressorts ou à poids avec balancier façon compensateur. (26 septembre. —
- 15 ans.)
- 666. M. Robert, à Paris ; mécanisme répétiteur de montres dit système Adolphe Robert. (i5 octobre.—15 ans.)
- 667. M. Redier, à Paris; nouveau mouvement d’horlogerie. (19 octobre.— i5 ans )
- 668. M. Preddy, de Londres, chez M. Du-ferté, à Paris ; perfectionnements apportés aux ciels de montre et autres instruments servant à monter les montres et chronomètres. ( 17 décembre.— 14 ans.)
- HORTICULTURE.
- 669. M. Deydier, à Vaugirard (Seine); pots à fleurs en zinc. ( 8 janvier. —15 ans.)
- 670. M. Lachaume, à Petit-Bourg, commune d’Evry ( Seine ); système de palissage propre à élever les pêchers en espalier, au moyen d’une
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- charpente mobile en fer ou en bois. ( 29 mars. __ i5 ans.)
- HUILES.
- 671. M. Level , à Haguenau ( Bas-Rhin ) ; système pour prévenir les fraudes dans la vente en détail des liquides, et principalement des huiles. (26 avril. —15 ans.)
- 672. M. Violette, à Esquerdes ( Pas-de-Calais ) ; extraction et épuration des huiles volatiles, essences , etc., par i’emploi de la vapeur d’eau. (2 mai.—i5ans.)
- 6^3. M. Montaigne - Liénard, à Ronehin ( Nord ); machine à fabriquer l’huile. ( 9 mai. —i5 ans.)
- 674. M. Robert, à Paris ; machine propre à la fabrication de l’huile et à la mouture de toute espèce de graines oléagineuses. (5 juillet. —15 ans.)
- 675. M. Liard ; procédé de fabrication de l’huile propre à graisser les machines, dite huile de sève. (28 août.—15 ans.)
- 676. M. Roth , à Strasbourg ( Bas-Rhin ); huile destinée au graissage des armes, des montres, des pendules et autres appareils de précision. (11 décembre.—i5ans.)
- HUITRES.
- 677. M. Baudon, à la Chapelle-Saint-Denis ( Seine ) ; mécanique propre à ouvrir les huîtres, dite écailleur. (13 avril.—i5ans.)
- 678. Le memej porte-huître. ( 3o octobre. —15 ans.)
- 679. M. Thierry, à Paris ; genre d’ouvre-huître. (4 septembre.—15 ans.)
- 680. M. Evras, à Paris ; genre de machine à ouvrir les huîtres. ( 6 octobre.—15 ans.)
- HYDRAULIQUE.
- 681. M. Marguerie, à Paris; système applicable à un jet d’eau portatif. (12 mars. —15 ans.)
- 682. M. Plasse, à Paris; genre de jet d’eau portatif. ( 3o mars. — 15 ans.)
- 683. M. Brasil, à Rouen ; système d’application de la force de l’eau employé à son élévation ou à tout autre mécanisme. ( 5 septembre.— i5ans.)
- 684- M. Girard, à Paris ; barrage hydro-
- pneumatique dont le principe s’applique à tous les moteurs hydrauliques , et ayant pour objet de les faire marcher sous l’eau sans être noyés. (28 novembre.—15 ans.)
- HYGIÈNE.
- 685. M. Cals, à Marseille ( Bouches-du-Rhône manège hygiénique à l’usage des enfants. (25 juin.—15 ans )
- 686. M. Jourdain, à Paris ; système de chemise hygiénique. (26 novembre.— i5ans.)
- IMAGERIE.
- 687. Madame veuve Bonasse , à Paris ; application de tous les métaux polis ou non polis , vernis ou non vernis, à l’imagerie, et emploi de la peinture à l’eau, et impression chro-molitliographique sur tous les métaux, (i 8 juin. —15 ans.)
- IMPERMÉABILITÉ.
- 688. M. Rousseau, à Paris ; application du principe d’imperméabilité et du compartiment aux cabas et paniers-cabas. (16 juillet.— i5 ans.)
- IMPRESSION DES ÉTOFFES , DU PAPIER, ETC.
- 689. M. Duclaux , à Valence ( Drôme ) ; presse à imprimer les étoffes de soie, coton et fil. (ier février. —15 ans.)
- 690. M. Gedge, de Londres ; perfectionnements dans les matières colorantes pour la teinture ou l’impression des tissus de laine, de coton, de soie ou autres. ( 7 février. — 4 ans.)
- 6qi. MM. Huguenin, Ducommun et Dubied, à Mulhouse ( Haut-Rhin ); perfectionnements aux machines à imprimer les étofies au moyen de cylindres gravés. (22 février.—15 ans.)
- 692. M. Behaert, de Bruxelles, chez M. Baas, à Lille ( Nord ) ; application de la gomme dite gutla-percha, pour faire des cylindres de pression des métiers à filer ou imprimer les cotons, laines, soies, etc. (17 avril.—15 ans.)
- 693. MM. Troublé et Lebastier, à Paris ; machine propre à imprimer une ou plusieurs couleurs à la fois. ( 5 mai. — ifi ans.)
- 694. M. Gas-Veyrun, à Nîmes (Gard); système régulateur d’impression sur étoffes et papiers peints. ( 5 juin.—15 ans.)
- 695. M. Rohlfs, de Cologne > chez M* Bd*
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- reswitt, à Paris ; machine à imprimer sur tissus et papiers. (12 septembre.—15 ans.)
- 696. MM. Lncombe, Onfroy et comp. , à Gentilly ( Seine ); composition et application d’une résiste blanche ou couleur sur toutes sortes de tissus propres à recevoir l’impression. (18 septembre.—10 ans.)
- 697. M. d'Ardenne, à Paris; additions et perfectionnements dans l’emploi de la machine rotative continue à imprimer par plaques ou clichés cylindriques. (27 septembre.—;5 ans.)
- ; 698. M. Pauly à Thann (Haut-Rhin) ; ma-
- chine à couper le fond des rouleaux gravés pour l’impression des toiles peintes. (12 novembre. —15 ans.)
- 699. M. Paul aîné, à Bourg-lès-Valence (Drôme); machine à imprimer sur étoffes deux ou plusieurs couleurs. ( 28 décembre. — i5ans.)
- 700. M. Merle, à Paris; machine perfectionnée pour faire des moules ou matrices à l’usage de l’impression sur les calicots ou autres tissus. (29 décembre.—15 ans.)
- INCENDIE.
- 701. M. Philips, de Londres, chez M. Truffant, à Paris ; perfectionnements dans les procédés propres à éteindre les incendies et dans la préparation des matières à employer à cet effet. (19 octobre.— i4 ans.)
- INCRUSTATION.
- 702. M. Rivart, à Paris ; mode d’incrustation qui peut se faire dans le bois plaqué ou non, le cuivre, le marbre et toute autre pierre, ainsi que sur les velours, le cartonnage, etc. (18 septembre. —15 ans.)
- INDICATEUR.
- 703. M, Chambelland, à Paris; appareil indicateur nocturne et diurne des voies et édifices publics. (28 novembre.—15 ans.)
- INSTRUMENTS ARATOIRES.
- 704. M. Bérard, à Paris ; système de machine à vapeur propre au défrichement et au labour. ( 9 janvier. —15 ans.)
- 705. xM. Beaujoin, à Germiny ( Cher); coupe-racine à l’usage de l’agriculture. ( 6 mars. — i5 ans.)
- 706. M. Rosset, à Paris ; nouvelle machine à faucher. (2 juin.—15 ans.)
- 707. M. Mouret, à Paris; perfectionnements
- apportés à la herse ordinaire. ( 28 juillet.— i5 ans. -
- 708. M. Durand, à Paris; machine à couper le blé et autres plantes. ( 3o octobre.--
- i5 ans.)
- INSTRUMENTS DE COSMOGRAPHIE.
- 709. M. H. Robert, à Paris ; écliptique mécanique pour l’enseignement de la cosmographie. ( 5 juillet.—i5ans.)
- INSTRUMENTS D’OPTIQUE.
- 710. M. Maneuze - Grandjean, à Sillery ( Marne ); instrument qui, par sa forme , peut servir de canne et en même temps de lunette par le moyen de laquelle on pourrait découvrir ce qui se passerait derrière un mur, une maison, etc. (19 janvier.—î5 ans.)
- 711. M. Lefort, à Paris ; divers perfectionnements dans la construction des appareils d’optique qui ont pour but de leur faire occuper moins de place et de produire plusieurs effets différents dans un même tableau. (21 février.— i5ans.)
- 712. M. Delespine^ à Paris; perfectionnements dans la construction des lunettes télescopiques célestes et terrestres, ayant leurs diaphragmes aimantés et l’objectif diaphragmé à l’extérieur. (i5 mars. — iô ans.)
- 713. M. Dillenseger, à Paris ; genre de lunettes de spectacle achromatiques et à coulisses. (23 avril. —15 ans.)
- INSTRUMENTS DE PHYSIQUE.
- 714. M. Deleuil, à Paris; appareil magnéto-électrique à double courant. ( i5 mai. — i5 ans.)
- 715. M. Molteni, à Paris ; application du caoutchouc à la fabrication du baromètre de Toricclli. (16 mai.— i5 ans.)
- 716. M. Delacour, à Paris; système d’horizon artificiel mixte. (2.1 mai.— i5 ans.)
- 717. M. Bodeur, à Paris; instrument de physique applicable au baromètre. ( i5 août. —15 ans.)
- 718. M. Migeot de Batan, à Grenelle (Seine);
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- ^ .. - ,* et *?.#r
- modèle de machine pneumatique. ( 3 décembre..—ï5 ans.) ^ . ,'r -t/,
- INSTRUMENTS , DK PRECISION ^
- 719. M. How, chez M. Oppenau, à Paris; salinomètre perfectionné. (10 avril.— 15 ans.)
- 720. M. Colombo, à Brest ( Finistère ) ; instrument dit micromètre Lugeol. (21 mai.— i5 ans.)
- = 721. M. Deniel, à Troyes ( Aube ) ; instrument dit tachymètre, propre à mesurer la vitesse de rotation des axes ou de translation des véhicules. (23 mai. —15 ans.)
- 722. M. Des bordes , à Paris ; perfectionnements apportés dans les indicateurs de niveaux d’eau et appareils analogues. ( 2g août. — i5 ans.) *
- ~ 723. M. Groetaers, à Paris; application d’un principe d’optique à la construction d’un instrument permettant d’apprécier et de mesurer rapidement la distance à laquelle on se trouve d’un objet. (27 septembre.—iôans.)
- 724. M. Bréguet, à Paris ; appareil contrôleur de la marche des machines à vapeur. (19 octobre.—15 ans.)
- 725. M. Martin, chez M. Armengaud jeune, à Paris; perfectionnement au compas de relèvement et azimutal en usage dans la navigation. ( 3 novembre.—15 ans.)
- JALOUSIES.
- 726. M. Martel, à Paris; moyen de fermeture des jalousies sans ouvrir les fenêtres et application du même principe aux archivoltes. (9 mai. —15 ans.)
- 727. M. Moysen , à Mézières ( Ardennes ) ; système de jalousies fonctionnant de l’intérieur de l’appartement. (1 g juin.—15 ans.)
- JEU. .
- 728. M. Georget, à Nancy; instrument destiné à marquer les points des joueurs dans différents jeux de cartes. (4 avril. —15 ans.)
- , 729. M. Lamelle, à Paris; compteur ou
- marque pour le jeu de billard. ( 7 août. — i5 ans.)
- jouet. ,
- 780. MM. de Korezak Gesman et Guim
- Bertau , à Paris; appareil dit télégraphe des enfants. ( g novembre. —15 ans.) ? !
- ‘ ' v LACET. - ;
- 731. M. Chaverondier, à Saint-Germain-Laval (Loire) ; perfectionnements des métiers à lacet et à cordons. (9 janvier. — 1 5 ans. )
- 732. M. Brun, à Roclietaillée, pi’ès Saint-
- Etienne (Loire) ; moyen d’empêcher le défaut de tissage sur le métier à lacet. (17 mai. — 5 ans.) U/'ï "
- 733. MM. Richard frères , à Saint-Chamond
- (Loire) ; procédé qui permet d’obtenir un travail sans défaut de tous métiers à lacet. (2 avril. — i5 ans.)
- 734. Les mêmes ; diverses améliorations aux métiers à lacet. (7 décembre. — i5 ans.)
- LAINAGE.
- 735. M. Caplain, à Petit-Couronne (Seine-Inférieure) ; machine dite lainerie-brosserie horizontale continue. (4 avril. — i5 ans.)
- LAINE. - ; : ;
- 736. M. Ponsin, à Jandun (Ardennes); instrument dit tirage de laine. (23 mars. — i5 ans.)
- 737. M. Lister, de Londres ; perfectionne-
- ments dans les machines propres à peigner la laine et autres matières filamenteuses. (28 avril. —13 ans.) ; ;-
- 738. M. David-Lahbez, à Saint-Richaumont (Aisne) ; système de graissoir hydro-extracteur et séchoir applicable à la laine peignée. (14 juillet.—15 ans.)
- 739. M. Tavernier, à Paris; peignage mécanique de la laine. (22 août. —15 ans.) ?
- 740. M. Martin, à Paris; machine propre à torréfier les fils de laine. (11 décembre. — i5 ans.)
- LAIT.
- 741. MM. Rolland et Lebon, à Paris ; appareil propre à faire bouillir le lait, dit ébullo-phile. (16 mars.—15 ans.)
- 742- M. Berton, à la Chapelle-Saint-Denis, près Paris ; procédé pour éloigner le lait du feu, par le moyen de l’ébullition et de l’ascension causées par le feu. (16 mars.—15 ans.) ; ;
- 743. M. Jamard, à Paris ; procédé propre à
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- solidifier toute espèce de lait par l’introduction de l’air chaud. (6 octobre.— i5 ans.)
- 744- M. Oudin, à Saint-Herblain (Loire-Inférieure) ; fabrication du lait solidifié mis en poudre. (3o octobre.—15 ans.)
- LAITON.
- 74^. MM. Genin et Barbaz , à Paris ; procédé de fabrication du laiton employé dans les modes et nouveautés. (29 septembre.—a5 ans.)
- LAMINOIRS.
- 746. M. Cadiat, à Paris ; perfectionnements dans la fabrication des cylindres en fonte trempée pour le laminage des métaux. (6 février.—15 ans.)
- LAMPES.
- 747. M. Jourdhui, à Sens (Yonne); lampe mécanique dite lampe Jourdhui. ( 12 janvier.— i5 ans.)
- 748. M. Touche, à Paris ; perfectionnements apportés à un système de lampe à réaction d’air. (i3 janvier. —15 ans.)
- 749. M. Charrier, à Paris; bec à deux mèches applicable à toutes les lampes. (29 janvier. —15 ans.)
- 750. M. Neuburger, à Paris; lampe dite lampe solaire omnibus, à bee mobile. (3 février. — i 5 ans.)
- 751. Le même; flambeau ou pied de lampe à verrine , applicable aux divers systèmes de lampe soit à l’huile ou toute autre matière combustible. (6 octobre. —15 ans.)
- 752. Madame veuve Pierre-Gabriel et fils, à Toulouse ; système de lampe propre à l’éclai rage public. (10 février.—10 ans.)
- 753. M. Paille y, à Paris: genre de bec applicable à toutes les lampes. (27 février. — i5 ans.)
- 754. M. Moquel, à Paris; genre de lampes à souder. (22 mars. — i5 ans )
- 75 j. MM. Troussaint et Vémus , à Paris ; perfectionnements dans la construction des lampes mécaniques. (26 mars. —15 ans.)
- 756. M. Pouget, à Paris ; disposition du modérateur dans les lampes. (3i mars. — i5 ans.)
- 757. M. Rockel, à Metz (Moselle) ; système
- Carcel à un ou plusieurs becs avec un seul mécanisme. ( 16 mai. — 1 o ans. )
- 758. MM. Laurent frères, à Toulouse (Haute-Garonne) ; système de pied et bobèche de lampe à pompe. (11 juillet.—15 ans.)
- 759. M. Pillard, à Paris ; lampe-modérateur filtrocose. (4 août.—«i5 ans.)
- 760. M. Parish, de Londres, chez M. Truf-faut, à Paris ; lampe de sûreté et autres lampes, ainsi que des becs à gaz. (16 août. —
- 14 ans.)
- 761. M. Guillaume, à Paris; système de lampes à tubes modérateurs, et différentes améliorations apportées dans leur construction. (17 octobre. —15 ans.)
- 762. MM. Bedicam et Riebel, à Strasbourg (Bas-Rhin) ; bec de lampe à ouverture capillaire pour éclairage au gaz. (24 octobre.—15 ans. )
- 763. M. Fontaine, à Paris ; système de supports de réflecteurs permettant d’unir ces réflecteurs aux verres de lampes et aux divers appareils d’éclairage. (6 novembre,—i5 ans.)
- 764. MiM. Pieron et Auger, à Paris; système de lampe mobile. (6 novembre.—15 ans.)
- 76Ô. M. Delignou, à Paris ; calorifère-lampe. (11 décembre.—i5ans.)
- 766. M, Dessales, à Paris ; nouveau système de lampe. (19 décembre.—15 ans.)
- LAVE.
- 767. M. Baudouin, à Paris ; système de lave artificielle à base de silice. (6 octobre. —
- 15 ans.)
- lavoir.
- 768. M. Sisco, à Paris ; instrument dit lavoir-bouchon. (7 avril.—i5ans.)
- LÉGUMES.
- 769. M. Parod, aux Prés-Saint-Gervais (Seine) ; genre de coupe-légumes. (27 août.— i5 ans.)
- LETTRES.
- 770. M. Guérin, à Paris ; perfectionnements apportés dans les balances propres au pesage des lettres. (i5 janvier. — i5 ans.)
- 771. M. Chayet, à Paris ; pèse-lettres sans support. (25 janvier.—15 ans.)
- 772. M. Maquel, à Paris; machine à plier
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- les enveloppes de lettres sans avoir de guide , forme ou gabarit à l’intérieur de l’enveloppe. (3o août. — >5 ans.)
- 773. M. Rémond, de Birmingham, chez M. Armengaud, à Paris; perfectionnements apportés dans les machines propres à fabriquer les enveloppes de lettres et autres. (3t août.— i5 ans.)
- 774. M. Chanter, à Montmartre (Seine); enveloppes de lettres avec cachetage spécial pour garantir les lettres de toute indiscrétion. (8 septembre. — i5 ans.)
- 775. M. Legrand, à Paris ; machine propre à plier et coller les enveloppes de lettres de toutes formes et de toutes dimensions. (7 novembre.— i5ans.)
- LEVURE.
- " 776. M. Mariotte, à Saint-Amand-les-Eaux
- (Nord) ; moyen de conserver les ferments de vin et de bière. (26 février. —* i5 ans.)
- 777, M. Richard, à. Paris; genre de levure pour la boulangerie, propre à remplacer la le-vûre de bière. (2 mai.—ï5 ans.)
- LIEGE.
- 778. M. Haunet, à Paris ; traitement et maturité factice du liège en général et des bouchons en particulier, et blanchiment des vieux bouchons ayant servi ou non. (20 novembre. — 15 ans.)
- LIN ET CHANVRE.
- 77g. M. TVright, de Glocester, chezM. Truffant, à Paris ; perfectionnements dans la fabrication du lin, du chanvre et autres matières filamenteuses. (31 janvier.—i5ans.)
- 780. M. Claussm, de Londres, chezM. La-mouroux, à Paris ; procédé propre à nettoyer, préparer et blanchir le lin, le chanvre , etc. (8 février. —13 ans.)
- 781. M. Terwagne, à Lille (Nord); rouissage du lin manufacturier. (12 avril.—-i5 ans.)
- 782. M. Martin, à Killybagh (Irlande), chez M. Truffant, à Paris , perfectionnement dans la préparation du lin, de l’étoupe et autres matières filamenteuses , dans la manière de doubler le tirage de ces mêmes substances et dans
- 1 )
- les machines convenables pour atteindre ce but. (3o juin.—13 ans.)
- 783. M. Salmon, à Cambray (Nord); machine à broyer le lin et le chanvre. (7 juillet.
- — 15 ans.)
- 784. M. Boucherie, à Cambray (Nord), machine à broyer et assouplir le lin, le chanvre et autres matières textiles. (12 juillet. — i5 ans.)
- 785. M. Plummer, de Londres, chez M. Du-ferlé, à Paris ; perfectionnements aux procèdes, machines et instruments employés dans la fabrication et la préparation du lin ou autres matières filamenteuses. (5 octobre.—14 ans.)
- LINCEUL.
- 786. Madame veuve Daux , à Paris ; linceul dit robe mortuaire. (5 octobre. —15 ans.)
- LIQUEURS.
- 787. M. Hejman de Ricles, à Lyon ; composition dite alcool de menthe de Ricles. (29 mars. —i5 ans.)
- 788. M. Tieffenbrunner, à Paris ; genre de cave à liqueurs. (14 avril. —15 ans.)
- 78g. M. Briet, à Paris ; moyen de préparer l’absinthe. (20 août.— >5 ans.)
- 790. M. Tardà Dijon ( Cô'e-d’Or ) ; liqueur alcoolique fermentée dite boisson écono-inique. (28 novembre.—15 ans.)
- LIQUIDES.
- 791. M. Seyrig, à Paris ; moyen de concentration des liquides et de chauffage. (21 juillet.
- — i5ans.)
- LIT.
- 792. M. Corbin, à Joué-les-Tours (Indre-et-Loire) ; appareil destiné à remplacer les lits mécaniques pour les blessés. (16 avril. — i5 ans.)
- 793. M. Arondei, à Paris ; genre de lit portatif et de campement. (21 avril. —15 ans.;
- 794. M. Torchu, à Paris ; canapé servant de lit double, fauteuil à développement', etc. (9 juin.— i5ans.)
- 795. MM. Vanballhoven et Zegelaar, à Paris ; marchepied de lit. (2 juillet. —15 ans.)
- 796. M. Dufaii, à Paris ; perfectionnements dans la construction des lits et fauteuils mécaniques en fer. (21 septembre. — 15 ans.)
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- lithographie.
- ;97‘ M. Demeure, à Saint-Juërÿ. (Tarn); procédé de typochromie. (g janvier. —15 ans )
- 798' M* Poirier, à Paris; perfectionnements apportés dans la construction des divers systèmes de presses lithographiques , à timbres secs et autres. (16 mai.—a 5 ans.)........
- 79g. M. Dupont, à Paris ; système d’imprimer en lithographie, au moyen d’une force motrice appliquée aux presses et à la distribution de l’encre. (14 août.—15 ans.).
- 800. M. Marx, à Molières (Gard);,procédé pour,-faire du dessin en bas-relief sur marbre et sur toute autre pierre calcaire. (12 septembre.
- .— 15 ans.)
- 801. M. Simon, à Strasbourg; procédé de lavis aqua-tinte lithographique. (8 octobre. — 15 ans.)
- 802. MM. Senet et Vigneron d'Heuque-villc , à Paris ; système lithominographe. (23 novembre.—15 ans.)
- LOCOMOTEURS.
- 803. M. Sagnier, à Montpellier ; machine propre à régler les ressorts des locomotives. (12 janvier.—15 ans.)
- 8o4- M. Brocard, à Paris ; perfectionnements apportés aux tubes que l’on emploie dans les chaudières des locomotives. (i5 janvier. — 15 ans.)
- 805. M. Adams , de Londres , chez M. Perpignan à Paris ; perfectionnements apportés tant aux locomotives et aux voitures des chemins de fer qu’aux chemins de fer eux-mêmes. (18 janvier.—11 ans.)
- 806. M. Cadiat, à Paris ; moyen d’utiliser le travail employé à produire le tirage dans les foyers des locomotives. (i3 juin. —15 ans.)
- 807. M. Claudeln à Paris ; système de machines locomotives à réservoirs d’approvisionnement séparés, offrant, par la disposition des chaudières et des roues motrices, des avantages de sécurité et d’économie de combustible. (18 juin.—15 ans.)
- 808. M. Delaporte, à Paris ; système de locomotive à vapeur (25 août.— i5ans.)
- 809. MM. Leblanc de Marconnay et Charvet,
- à Paris ; appareil ménageant le combustible et utilisant la résistance de l’air, approprié à toutes les locomotives. (28 septembre.— 15 ans.)
- 810. M. Brandt, de Londres, chez M. Merle, â Paris ; perfectionnements dans la construction des supports des locomotives et des supports ou véhicules pour chemins de fer et autres maintenant en usage. ( 23 octobre. — i5 ans.)
- 811. M. Lexcellent, aux Thèmes (Seine); locomotive atmosphérique remplaçant la vapeur par l’air comprimé, et dont le mécanisme sert à la compression de l’air. ( 1er décembre.— i5 ans.)
- 812. M. Gonzenbach , à Paris ; système de locomotives pour les chemins de fer. (17 décembre.—15 ans.)
- LUNETTES.
- 813. M. Jamin fils, à Paris; système de verres périscopiques à deux rayons. (6 décembre.—15 ans.)
- 814. MM. Moussier et Bouland, à Nantes (Loire-Inférieure); verres de lunettes. (14 décembre.—15 ans.)
- MACHINES A VAPEUR.
- 815. M. Lemoigne, à Port-Vendres ( Pyrénées-Orientales ); système de tiroir de machine à vapeur. ( 8 janvier.—15 ans.)
- 816. Le meme ; machine à vapeur rotative. (3 décembre. —15 ans.)
- 817. M. Gelée, à Sainte-Marguerite-sur-Fauville ( Seine-Inférieure ); mouvement double alternatif applicable aux machines à vapeur. ( 12 janvier. — 1 5 ans.)
- 818. M. Bonnard, à Paris ; système de machine à vapeur circulaire continue, pouvant aussi servir de pompe à eau et à air. ( 2 mars.
- —15 ans.)
- 819. M. Lecomte, à Saint-Quentin ( Aisne ); système de piston métallique applicable aux cylindres des machines à, vapeur. (21 mars. —15 ans.)
- 820. Le meme ; système de construction et de distribution de vapeur applicable aux machines à enveloppes à un ou plusieurs cylindres. (19 avril.—15 ans.)
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- gai. M. Girard, à Paris ; machine à vapeur ayant pour objet de transmettre un double mouvement circulaire alternatif, applicable principalement aux locomotives et aux bateaux à vapeur à hélice. ( 5 avril. — 15 ans.)
- 822. M. Nye, de Londres, chez M. Truffaut, à Paris ; perfectionnements dans les parties de mécaniques hydrauliques applicables aux machines à vapeur et aux mécanismes destinés à piloter. ( 5 juillet. — i5 ans.)
- 823. M. Dufeutrelle, à Lyon; détente de vapeur. (6 juillet. — i5 ans.)
- 824. M. Minary, à Besançon (Doubs); machine à vapeur dite machine à réaction, (17 juillet.—15 ans.)
- 825. M. Urwin, de Londres, chez M. Chaus-senot, à Paris ; perfectionnements apportés aux machines à vapeur. (19 juillet. —14 ans.)
- 826. M. Charpin, à Paris ; machine à vapeur rotative. (6 août.—15 ans.)
- 827. MM. Lacoste et Kratzer, à Paris; machine à vapeur rotative à action directe. ( 6 août. —15 ans.)
- 828. M. Boyer, à Lille (Nord); diverses dispositions de machines à vapeur oscillantes à deux cylindres. (10 août. —i5 ans.)
- 82g. M. Gendebien, de Bruxelles, chez M. Michel, à Paris; machine à vapeur rotative à réaction. (28 août.—15 ans.)
- 830. M. Gioord, à Lyon ( Rhône ) ; moyens applicables aux machines à vapeur combinées et facilitant l’application du système de ces machines aux locomotives des chemins de fer. (11 septembre.—15 ans.)
- 831. M. Siemens, de Birmingham, chez M. Gardissal, à Paris ; perfectionnements aux machines à vapeur et autres et à l’évaporation des liquides. (28 septembre.—15 ans.)
- 832. M. Mazeline, au Havre ( Seine-Inférieure ) ; perfectionnements dans les machines et appareils des navires à vapeur. (27 octobre. —15 ans.)
- 833. M. Gentilhomme, à Paris ; perfectionnements dans les machines à vapeur. ( 7 décembre.—i5 ans.)
- 834- M. Rasse, à Paris ; machine à vapeur
- Quarante-netmème année. Novembre 1
- rotative en deux sens et à détente variable, (19 décembre.— iSans.)
- MACHINES HYDRAULIQUES.
- 835. M. Gugnon , à Metz ( Moselle ) ; machine hydraulique à jet continu et à colonne d’équilibre. ( 4 janvier. —15 ans.)
- 836. M. Herard, à Lyon (Rhône); nouvelle machine hydraulique. ( 9 janvier.—15 ans.)
- 837. M. Gueyrard, à Paris ; système de machine hydraulique dite pompe pneumatique. (18 janvier. —15 ans.)
- 838. M. Gantelet, à Lyon; machine hydraulique propre à élever l’eau à de grandes hauteurs. (10 avril.—15 ans.)
- 83g. M. Letestu, à Paris; perfectionnements aux machines éoliques. (26 avril.—15 ans.)
- 840. M. jTriquety chez M. Armengaud, à Paris ; appareil pour élever l’eau par l’action de l’atmosphère. (i5 septembre. —15 ans.)
- 841. M. François, à Rouen; roue hydraulique. (28 septembre.—15 ans.)
- 842. M. Langley, à Paris ; nouveau genre de machines hydrauliques. (23 novembre.— i5 ans.)
- MACHINES DIVERSES.
- 843. M. Kohler, à Paris ; machine propre à découper, imprimer, emboutir, etc., différentes plaques ou pièces métalliques employées dans la fabrication des produits industriels. (5 avril. — i5ans.)
- 844* MM. Honnorat et Roland, à Lyon; mécanique dite décrotteuse. ( 12 décembre. —15 ans.)
- MANEGE.
- 845. M. Grivotety à Montrouge (Seine); manège moteur dit manège Griaotet. ( 1 o février. —15 ans.)
- 846. M. Dezaunay, à Nantes ( Loire-Inférieure ) ; manège de campagne à palier de tête mobile. (i4 mars.—15 ans.)
- 847. M. Houyau, à Angers ( Maine-et-Loire); modification apportée au manège isolé, (24 avril.—15 ans.)
- MANNEQUINS.
- 848. M. Gagnery, à Paris; système pour faire tenir sur leurs jambes de nouveaux inan-
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- nequins sans l’aide d’aucun appui. ( 8 juin.— i 5 ans.)
- 849. M. Leblond, à Paris; perfectionnements apportés dans la fabrication des mannequins à l’usage des artistes. ( 3i décembre.—15 ans.)
- MANOMÈTRES.
- 850. M. Jonrneux, à Paris; perfectionnements dans les manomètres à air libre. ( 3o mars.—i5 ans.)
- 851. M. Bourdon, à Paris; système de manomètre sans mercure dit manomètre métallique, et applicable aux baiomètres, thermomètres, etc. (18 juin.— i5 ans.)
- 852. MM. Laforest et Boudeville, à Reims ( Marne ) ; monture d’un appareil destiné à faire connaître le niveau de l’eau dans les chaudières à vapeur. (8 septembre.—15 ans.)
- MÉDICAMENTS.
- 853. M. Dehaut, à Pai’is; application d’une marque imprimée sur la surface des pilules, pois à cautère et autres substances analogues. ( 9 mars. — i5 ans.)
- 854. M. Burq, à Paris ; système d’armure propre à prévenir ou à faire cesser les accidents nerveux. (19 avril. — i5 ans.)
- 855. M. Hennequin, à Paris; appareil servant à développer la calorification chez les cholériques. (22 mai.—15 ans.)
- 856. M. Perroncel, à Paris ; nouveau genre d’épithème. (23 mai.—15 ans.)
- 851;.. M. Argentier, à Paris ; injecteur dit vulvo-bain. (11 décembre. —15 ans.)
- MENUISERIE.
- 858. M. Woodbury, de Boston, chez M. Perpignan à Paris; perfectionnements aux machines propres à raboter, languetter et menui-ser les planches. (28 novembre.—13 ans.)
- MESURES.
- 859. M. Daubreville, à Paris ; machines et appareils propres à la division et à la réduction applicables à toute espèce de mesures. (19 avril. —15 ans.)
- 860. M. Buisson, à Lyon ; canne métrique. (3i juillet.—i5ans.)
- 861. M. Bailly, à Paris; machine propre à
- fabriquer les mètres ou planches, soit en bois, soit en cuivre. (17 août.—15 ans.)
- 862. M. Farcot, à Saint-Ouen ( Seine ); application des mesures linéaires sur les crayons porte-plume et portecrayons. ( 21 décembre, —15 ans.)
- MESURE DU CORPS.
- 863. M. Maillier, à Paris ; instrument dit corporomètre-conformateur, nécessaire à l’art du tailleur. (i5 janvier. —15 ans.)
- MÉTAUX.
- 864. MM. Dejardin et Deberguet à Paris; appareil propre à la distillation et à la condensation des métaux volatils. (22 janvier.— i5 ans.)
- 865. M. Sebille, à Nantes (Loire-Inférieure); métal-plomb résistant susceptible d’être laminé et tiré en tuyaux de toutes dimensions. (3i mars.—15 ans.)
- 866. M. Jacquinot, à Paris ; application de la cémentation à certaines parties des machines. (i5 juin.—15 ans.)
- 867. M. Viollet, à Paris; moyens d’opérer électrocliimiquement la réduction sous forme de dépôt, adhérent ou non, des métaux contenus dans les dissolutions métalliques simples ou composées, pour en extraire les métaux ou s’en servir pour obtenir des produits galvano-plastiques. (14 juillet. —15 ans.)
- 868. MM. Heymès et Belin , à Paris ; production d’un nouveau métal dit métal sidéro~ chalcos^ par l’application du cuivre sur le fer, la tôle de fer, la fonte de fer, l’acier, etc. ( 6 août. — i5ans.)
- 869. M. Roche, à Lyon; composition métallique imitant l’or. (i5 décembre. —15 ans.)
- 870. M. Cordier, à Paris; perfectionnements apportés dans la machine à tailler, rogner, ébarber et polir les métaux. ( 20 décembre. —15 ans.)
- MEUBLES.
- 871. M. Orenge, à Rouen; système de fauteuil Voltaire et ordinaire. ( 5 février. — 10 ans.)
- 872. M. Foye-D avenue, à Paris; fauteuil mécanique. (23 février.—15 ans.)
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- 873. M. Krieger, à Paris ; toilette a déve loppements. (12 avril.—15 ans.) / '
- 874» M. Cosse, à Paris ; table-console à développements pour salons, cabinets, salle à manger, etc. (i3 avril.—i5 ans.)
- 875. M. Hagonneau, à Paris; tabouret-cra-clioir. (21 août. —15 ans.)
- 876. MM. Jacquet- Lacarrière et Dagrin , à Paris ; divers genres de toilettes à siège, à pliant, console ou jardinière, etc. (29 août. — 15 ans.) .
- MEULES.
- 877. MM. Sabin et Ferrières, à Pontlieue (Sarthe); perfectionnements d’une anille de meule de moulin. (3o mai. —10 ans.)
- 878. M. Tardy, à Dijon ( Côte-d’Or ) ; système de meules propres à la mouture des grains. (29 septembre. —io ans.)
- MICROSCOPES.
- 879. M. Oberhauser, à Paris ; construction de microscope achromatique à miroir mobile donnant la lumière verticale et à toutes les obliquités, avec platine à mouvement circulaire fonctionnant sans déplacement de son axe optique, ( 6 juillet.—i5 ans.)
- . MINERAI.
- 880. M. Daullé, à Paris; application de la vapeur et du gaz surécliaulfés pour le traitement des minerais bitumineux. ( 18 avril. —
- 15 ans.)
- 881. M. Hunt, à R.ennes ( Ille-et-Vilaine ) ; machine dite caisse à laver le minerai. ( 7 juillet. —10 ans.)
- 882. M. Henry, à Marseille; enrichissement des minerais à gangue de baryte sulfatée.
- ( 3o novembre. — i5ans.)
- 883. M. Bernard de Marigny, à Alger; préparation mécanique des minerais de cuivre, de plomb, etc. (4 décembre.—15 ans.)
- 884* M. Rossi, de Turin, chez M. Reynaud, à Paris ; moyens et procédés pour la réduction des minerais de zinc dits calamine, blende et silicate. (16 décembre.—15 ans.)
- ' ' MINES. " '
- 185. M. Bousson, à Paris ; appareil propre
- à l’acidage des trous des mines ( 2 mars. — i5 ans.)
- 886. M. Fontaine, à Valenciennes ( Nord) ; appareil avec sauvetage pour extraction dans les mines. (5 octobre.—15 ans.)
- 887. M. Bouqueau, à Paris; système de descente desEuffats dans les mines, sans emploi de la machine d’extraction. ( 3i octobre. —15 ans.)
- 888. M. TFois là, à Nantes ; mode de fonce-ment des puits de mines dans les terrains couverts par de fortes couches perméables. (27 novembre.—15 ans.)
- 889. M. Guibal, à Wazemmes-lès-Lille ( Nord ) ; appareil servant à extraire, du fond des mines, les waggons affectés aux transports souterrains et à descendre et monter les ouvriers. (22 décembre.—15 ans.)
- MONNAIE.
- 890. M. Hechler, à Paris; porte-monnaie en argent. (16 avril. — i5ans.)
- MOSAÏQUE.
- 891. M. Nuty, à Paris; nouveau genre de mosaïque. ( 7 juin. —15 ans.)
- 892. M. Profilet, à Paris; nouveau genre de mosaïque. (i3 juillet.—15 ans.)
- MOTEURS.
- 893. M. Pessieux, à Marseille; moteur destiné à remplacer les machines à vapeur. (11 janvier.—15 ans.)
- 894. M. Freche, à Paris ; mouvement moteur. ( 6 février.—15 ans.)
- 8g5. M. Blain, à Paris; mouvement continuel indéfini appliqué comme force motrice à toute espèce de machines industrielles stationnaires. (26 février. — i5 ans.)
- 896. MM. Crégut et Durand, à Marseille ; moteur liquide atmosphérique applicable à toute industrie. (2 mars. —15 ans.)
- 897. MM. Cor lèse et Durand, à Marseille; volant applicable à diverses machines. ( 15 mars. — 15 ans.)
- 898. M. Moison, à Mouy ( Oise); emploi de la chaleur du soleil comme force motrice, et application spéciale de ce principe à un appareil industriel. (21 mars,—15 ans.)
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- ( SIC
- 899. M. Robert, à Paris ; nouveau genre de
- moteur. (23 mars. —15 ans.) ;?.
- 900. M. Jannin, à Fontenay-aux-Roses (Seine ); système de moteur universel, (4 avril. —15 ans.)
- 901. M. Roussel, à Versailles (Seine-et-Oise); moteur universel pouvant utiliser, à l’aide des eaux et des vents, les eaux stagnantes, les sources, sécher les marais, élever les eaux à des hauteurs indéterminées et les aller chercher à de grandes profondeurs au moyen de chaînes et godets. (if\ avril.—15 ans.) -
- 902. M. Duburguet, à Gahors (Lot); mor teur hydropneumatique applicable au mouvement de toutes sortes de machines, mais plus spécialement à l’ascension des eaux. (26 avril, —15 ans.)
- 903. M. Jsaert. à Lille, chez M. Truffant, à Paris ; perfectionnements dans les procédés propres à obtenir la puissance motrice. ( 28 avril. —13 ans.)
- 904. M. S’Oren Hjorth , de Copenhague , chez M. Truffaut, à Paris ; perfectionnements dans l’emploi et l’application de l’électroma-gnétisme comme force motrice, ( 5 mai. — 13 ans.)
- 905. M. Thomas , à Paris ; machine à force centrifuge. (29 mai.)—15 ans.)
- 906. M. Berthon , à la Chapelle-Saint-Denis (Seine); emploi de la puissance de l’air renfermé , condensé et dilaté pour le mouvement de toutes sortes de machines. ( 3 juillet. —-j 5 ans.)
- 907. M. Moat, de Londres, chez M. Ckaus-senot,, à Paris; perfectionnements apportés aux machines fonctionnant par la vapeur, l’air ou le gaz. (11 juillet.—14 ans.)
- 908. M. Isoard, à Paris ; genre de moteur à vapeur applicable à toute espèce de machines. (19 juillet. —15 ans.)
- 90g. M. Lachaussée, à Rouffach (Haut-Rhin ) ; mouvement continuel mécanique remplaçant tous les moteurs connus , sans dépense d’alimentation. (21 juillet.—i5ans.j
- 910. M. Jordery fils, à Paris; moteur propre
- ’ît’S ,'iüï "»h .....
- à remplacer la vapeur dans ses moindres proportions, ainsi ,queïlous les.ressorts à barillet, à boudins, et tous,les contre-poids. (.23 juillet, —15 ans.) . ..
- 911* M. Cossus, à Parjs ; moteur par l’acide carbonique liquide et gazeux, fonctionnant parles différences de température. ( 28 juillet. — i5ans.)
- 912. M. Boucherai, à la Flèche ( Sarthe ) ; machine à air chaud et comprimé chauffé immédiatement sans surfaces, ayant pour but de remplacer les machines à vapeur actuelles. (13 août.-—15 ans.)
- 913. M. Buhret, à Fontenay-aux-Roses ( Seine ) ; perfectionnements dans une machine à force centrifuge. (14 août.—15 ans.)
- 914. M. Givord, à Lyon ; emploi du sulfate de carbone comme agent moteur. (21 août. —15 ans.)
- 915. M. Thompson, de New-York, chez M. Perpigna , à Paris ; perfectionnements apportés aux machines rotatives agissant au moyen de la vapeur, de l’air ou d’un autre fluide élastique. (22 août.--13 ans.)
- 916. M, Heycock, de Manchester, chez M. Perpigna, à Paris ; perfectionnements apportés aux machines rotatives mues par la vapeur ou toute autre force, lesquels sont applicables à l’élévation et au refoulement des liquides. (22 août. —12 ans.)
- 917. M. Lubin , à Avignon ( Vaucluse) ; polymoteur mécanique à mouvement perpétuel, (10 septembre. —15 ans.)
- . 918. Le meme; automoteur mécanique à mouvement perpétuel. (3 novembre. — 15 ans.)
- 919. M. Brodelet, à Paris ; moteur atmos -pliérique simple pu atmosphérique hydraulique. (27 septembre.— i5ans.)
- 920. M. de Chaoagneux, à Paris; machiue à dilatation et à évaporation successives. ( 4 octobre.—15 ans.)
- 921. M* Mariotte, au Quesnoy ( Nord ) ; appareil servant à produire de la vapeur comme force motrice, oUj moyen de chauffage, applicable à toutes les industries, spécialement pour les fabriques de sucre , les bateaux à va-
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- peur i5 ans.)
- les chemins de 1er, etc. ( 4 octobre.
- e'ficb •iii&qi.ri et 'isriBÎqmo’i
- g2i;>u M. WJôHflre#°
- ]\f ; Truffant, à PaH^^eîïèétôbhnëments dans les fourneaux et les mécanismes destines à produire une puissance, et dans ceux à raide desquels on règle, on mesure et on enregistre les cours des fluides et des liquides. ( 8 octobre. —i4ans.) __ i.,
- g23. M. Sermet, à Lyon; machine atmosphérique. (i5 octobre. —15 ans.)
- 9?/f. M. Marcescheau, à Paris ; moteur propre à utiliser la force de ht vapeur. ( 3 novem-
- bre.—15 ans.)
- - t)25. M. Allard, k Paris; système de volant moteur à contre-poids applicable à la locomotion. (29 novembre. — i5 ans.)
- - 926. Madame Lemasson , à Nîmes ( Gard ); balancier hydraulique propre à augmenter l’effet utile des moteurs connus. (i5 décembre.
- <—15 ans.) i , - .
- 927. M. Amezaga,k Bordeaux ; multiforce, système Amezaga. (27 décembre.-—15 ans.)
- MOULAGE. • '
- 928. M. Shanks, de Londres, chez M. Per*-pigna, k Paris; système de coulage et démoulage en métal et sans l’aide de noyaux, de corps tubulaires, hémisphériques ou coniques. (12 mars.—-14 ans.)
- 929. M. Seyrig, à Paris ; procédé de mou-
- lage , à l’aide de la force centrifuge, de toutes substances susceptibles d’être moulées. (26 mai. —15 ans.) ’ s ' - '
- 930. M. Pierron , à Metz ( Moselle ) ; procédé pour le moulage des lettres et des chiffres de toute dimension , en terre de pipe , sur lesquels on peut appliquer toute espèce de peinture, dorure ou dessin d’ornementation. (20 oc-
- tobre. — 15 ans.)
- MOULINS.
- 931. M. Aurigon, à Marseille; moulin k farine portatif. ( 16 février. — 15 ans.) “ '
- 932. Le meme) moulin à huile d’olive portatif; (21 avril. —15 ans.) : .
- 933. M. Bêcha-, à Paris ; perfectionnements dans les moulins à cloche et à noix propres à
- moudre toute espèce de substances. (19 février. ‘^fîbatiSJf&à'tUOH , &
- 934. M. Berton, à la Chapelle-Saint-Denis ( Seirie^q'volêë^ën planches de travers mobiles pour les îûbutitfs à vent. (ier mars.—15 ans.)
- 935. M. Mauzaize, à Chartres ( Eure-et-
- Loir ) ; machine propre à isoler le mouvement appliqué aux-'moulins à farine. (21 avril. — i5 ans.)4'*” ’
- 936. M. Cartier, à Paris ; genre de moulin à blé. ( 7 mai. —15 ans.)
- 937. M. Boyer, à Villemoustauson (Aude); machine dite régulateur des moulins à vent et à eau. (22 juin. —15 ans.)
- g38. M. Hadrot, à Paris; disposition de moulin à farine dit nouveau moulin français, (ig juillet. ——r5 ans.)
- 939. M. Levet, à Marseille; moulin à vapeur locomobile. ( 3o juillet. —15 ans.)
- 940. Madame veuve Contenot, à Paris ; perfectionnements à un moulin à plâtre, (u août. —i5 ans.)
- 941. M. Robrechls, k Saint-Malo ( Ille-et-Vilaine ) ; système de moulin à vent. (10 août. — 15 ans. )
- 942. M. Darblay, k Paris ; système de moulin dans lequel la meule tournante reçoit un mouvement supérieur au lieu d’un mouvement inférieur, ce qui fait que cette meule est supportée par un arbre non tournant. ( 18 août. —15 ans.)
- 943. M. Michel, à Aix (Bouches-du-Rhône); moulin à moudre les tourteaux. ( 28 août. — i5 ans.)
- 944* MM. Roth, Boudrandi et Semadeni , à Marseille; machine dite moulin à chocolat, mue par un moteur à vapeur ou par un mouvement hydraulique. ( 3 octobre.—15 ans.)
- 945. M. Bichler, à Marseille ( Bouches-du-Rhône); machine propre à moudre toutes sortes de grains. (24 novembre.—15 ans.)
- 946. M. Bertrand, à Marseille ; moulin à farine à mouvement continu par la reproduction des poids. (12 décembre.—15 ans.)
- MOULURES.
- g47> M. Laurent, à Paris; machine à apprê-
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- ter et blanchir les moulures à l’usage des doreurs sur bois, avec incrustation de carreaux en creux et de dessins en relief, ainsi que le guilloclié sur tous profils. ( a3 octobre. — i5 ans.)
- MOUVEMENT.
- g48. M. Guerre, à Paris ; communication de mouvement à de grandes distances. (12 septembre.—15 ans.)
- musique ( étude de la ). g4g. M. B es cher, à Paris; machine propre à faciliter l’étude de la musique, et particulièrement celle du piano. ( 3o mai. —iÔ ans.)
- g5o. M. Crouzeix, à Paris; automate métronome propre à battre la mesure dans l’exécution de la musique. ( 7 juin.—i5 ans.)
- g5i. M. Tabuteau, à Paris; appareil propre à donner aux bras plus d’extension et de souplesse et à favoriser ainsi tous les exercices du corps qui demandent son emploi, notamment le jeu du violon, du piano, du violoncelle et autres instruments de musique. (20 septembre. —15 ans.)
- musique ( instruments de ). g52. M. Michaud, à Paris; trombone à coulisse. (26 février.— i5ans.)
- g53. M. Sax, à Paris; dispositions applicables aux instruments à vent se rattachant particulièrement aux clairons des chasseurs d’infanterie. ( 5 mai. —15 ans.)
- g5/j. M. Priebert, à Paris ; système de combinaison des clefs, applicable aux hautbois de divers tons et autres instruments , afin de simplifier le doigté, tout en conservant cëux en usage et augmentant la qualité et la justesse des sons. (18 juin.—15 ans.)
- g55. M. Mangin, à Paris; perfectionnements apportés dans les instruments de musique en cuivre, tels que clairons , trompettes, bu-gles, etc. (ig octobre. —15 ans.)
- g56. M. Morel y à Batignolles ( Seine ) ; instrument qui se fixe au pupitre des pianos et propre à faire tourner les feuillets des cahiers de musique. (26 avril. — i5 ans.)
- NAVIGATION.
- 9^7. M. Jozwick, à Paris; moyen d’armer
- les navires et de prévenir ainsi les naufrages. (2g mars.—-i5 ans.)
- g58. M. Delaloge, à Paris; nouveau système de navigation. (25 mai.—i5 ans.)
- g5g. M. Hanquez, de Bruxelles, chez M. Le-fort y à Lille ( Nord ); système de remorque des trains de bateaux sur les fleuves. ( 28 mai. — i5 ans.)
- g6o. MM. Cousin et fils , à Bordeaux ; machine destinée à faire mouvoir le gouvernail des bâtiments. (4 août.—15 ans.)
- g6i. M. Lawes y de Londres, chez M. Ar~ mengaud, à Paris ; système de remorquage à la vapeur sur rivières et canaux. ( 25 octobre. —
- 14 ans.)
- NAVIRES.
- 962. M. Judicy à Mesquer ( Loire-Inférieure ); appareil de carénage pour les navires. (1 g. mars.—15 ans.)
- g63. M. Labrousse, à Paris ; changements apportés à l’appareil mécanique des bâtiments à hélice. (22 mars.—iô ans.)
- 964. M. Sager, de Londres, chez M. Per-pignay à Paris; perfectionnements dans la construction des bateaux, vaisseaux et navires (28 mars. —13 ans.)
- g65. M. Micot, à Paris; rames à palettes mobiles. (3i octobre.—15 ans.)
- g66. M. RobbrechtSy à Rennes ( Ille-et-Yi-laine ) ; procédés propres à rendre les navires insubmersibles. (14 décembre.—15 ans.)
- OBJETS DIVERS.
- 967. M. Carré aîné, à Bergerac ( Dordogne); hostie dite carrèotype. ( 3 avril.-—i 5 ans.)
- 968. MM. Gaultier et Trufy, à Paris ; appareil nommé fadeur discret. ( 14 juillet. —
- 15 ans.)
- 96g. M. Ignardy à Nantes (Loire-Inférieure); machine dite chaumeuse J gnard. (11 septembre. —15 ans.)
- 970. M. Raymondiy à Paris; machine à voter. (27 octobre.—15 ans.)
- 97 1. M. VetdUy à Quinsac (Gironde); urino-défécatoire maillot, pour la propreté des enfants. (22 décembre.—-15 ans.)
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- OEUFS.
- 972. M. Lorkin , de Londres , chez M. Op-penau, à Paris; appareil propre à battre et broyer les œufs. (3i octobre.—14 ans.)
- OLÉINE.
- 973. M. Cavelier, à Sotteville-lès-Rouen ( Seine-Inférieure ) ; application de l’oléine de noix de palmiste. (22 décembre.—15 ans.)
- ORGUES.
- 974. M. Laroque, à Paris; disposition et système de tuyaux permettant de renfermer un orgue considérable dans un petit espace. (ier mars. —15 ans.)
- 975. M. Martin , à Paris; orgue expressif à percussion et autres instruments à touches. (28 juillet.—15 ans.)
- 976. M. Alexandre, à Paris ; perfectionnements apportés à la construction des accordéons et autres instruments analogues dits flutinas, polkas, etc. (12 décembre.—15 ans.)
- ORNEMENTS.
- 977. MM. Gillot et Morrison, de Londres, chez M. Truffant, à Paris; perfectionnements dans l’ornementation des cylindres et autres surfaces en bois ou autres matières applicables à divers usages. ( 3o mars.—14 ans.)
- 978. M. Banc , à Paris ; genre de décors en relief sur glace. (ier mai.—15 ans.)
- OUTILS.
- 979. M. Lutz, à Paris ; machine â tailler les outils de corroierie. (ig février.—15 ans.)
- 980. M. Gaitz, à Paris ; tenaille à cric et boucharde à dents mobiles propre à tailler le pavé et autres matières calcaires. (17 avril. — i5 ans.)
- 981. M. Bonnin, à Orléans; mèches en acier propres à percer toutes sortes d’objets. (3 août. —15 ans.)
- 982. M. Ledant, à Argenteuil (Seine-et-Oise); pince à palisser. (27 août.—15 ans.)
- 983. M. Jozon, à Paris; procédés de fabrication de vilebrequins. (i5 octobre. — 15 ans.)
- OXYDATION.
- 984. MM. Masse et Tribouillet,, à Neuilly ( Seine ) ; emploi de la vapeur et de l’air sur*
- échauffés pour oxyder, calciner et décomposer. (25 janvier.—15 ans.)
- ; PANIFICATION.
- 985. Madame veuve Pallegoix, à Paris ; procédé perfectionné de panification. (i4 avril. —15 ans.)
- PAPIER.
- 986. M. Vernier, à Paris ; instrument propre à regler le papier. (16 février.—15 ans.)
- 987. M. Bauchet-Verlinde, à Lille ( Nord ); machine à régler le papier des deux côtés à la fois. ( 7 mars. —15 ans.)
- 988. M. Braun, à Colmar (Haut-Rhin); perfectionnements apportés à la machine à papier continue du système Didot et autres. ( 8 mars.—15 ans.)
- 989. Madame veuve Potin, à Nantes ( Loire-Inferieure ); fabrication d’un papier à dessin dont la propriété est d’obtenir des effets en clair sans gouacher. (10 avril.—15 ans.)
- 990. M. Leclaire, à Paris; perfectionnements dans la fabrication des papiers. ( 14 avril. — i5 ans.)
- 991. M. Andrieux- Vallée, à Morlaix (Finistère); procédé produisant d’une manière continue sur la machine à papier elle-même des papiers rayés, tricolores et multicolores. ( 8 mai.—5 ans.)
- 992. M. Dardenne, à Paris; machine â couper le papier et à faire le pli. ( 19 mai. — i5 ans.)
- 993. M. Renard fils, à Paris ; système de cylindres à lames amovibles pour la fabrication des papiers. (8 juin.—15 ans.)
- 994. La Société anonyme des papeteries de Souches (Vosges); application du tamisage mécanique à la séparation des bois réduits en pâte par la machine TVoelter ou toute autre pour la fabrication du papier. ( 29 août. — 15 ans. )
- 995. M. Regnier, à Paris; papier sur lequel on peut écrire avec toute espèce de métaux, à l’exclusion de l’acier. ( 7 septembre. —15 ans.)
- 996. MM. Brevoer et Smith, de Londres , chez M. Purcellf à Paris; perfectionnements dans la manière de produire des filigranes
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- ( mi )
- dans la fabrication du papier. ( 10 septembre.
- — *4 ans.) ;
- 997. M. Bardou père , à Perpignan ( Pyrénées-Orientales) ; papiers à cigarettes dits papiers Job. (19 septembre.—15 ans.)
- 998. M. Lhurier, à Paris ; papiers , cartons et toiles préparés pour le dessin au pastel. (20 septembre.—15 ans.)
- 999. M. Dedé, à Paris ; papier-cigarette. (22 septembre.—15 ans.)
- 1000. M. Hugonnier, à Lyon ( Rhône ) ; presse mécanique à rogner le papier. ( 26 septembre. —15 ans.)
- 1001. M. Sufferl, à la papeterie de Souches, près Saint-Dié ( Vosges ) ; machine eftilocheuse et rafïineuse de la paille destinée à la fabrication du papier. (29 septembre. —15 ans.)
- 1002. M. Lacroix* à la Couronne ( Charente); système destiué à remplacer les toiles métalliques dans les papeteries et autres usines, et consistant en feuilles ou plaques de zinc, cuivre, tôle ou fer-blanc, percées de trous ronds, carrés ou de toutes formes, et à des distances plus ou moins rapprochées. ( i3 octobre. — iSans.)
- 1003. M. Deharambure, à Paris ; genre de papier à lettres et enveloppes postales. ( 6 novembre.—15 ans.)
- 1 oo4* MM. Moride, Bobierre et Bouché jeune, à INantes ( Loire-Inférieure ); procédé de fabrication du papier au moyen d’une substance nouvelle. (10 novembre.—15 ans.)
- 1005. M. Gauthier, à Paris; machine à système d’excentriques et à double mobilité pour couper le papier, le cuir et autres substances. (27 novembre.—15 ans.)
- PAPIER PEINT.
- 1006. MM. Zuber et cotnp., à Rixheim ( Haut-Rhin ) ; système de machines propres à la fabrication mécanique des papiers peints. (23 juillet.—15 ans.)
- PARAPLUIE.
- T007. M. Farge, à Paris; genre de monture de parapluie dit système Farge, (t4 février. i5 ans.)
- 1008. M. Mangin y à Paris ; genre de parapluie dit système Mangin. (24 mars.—15 ans.)
- 1009. M, Chenaty à Lyon ( Rhône ); genre de garniture pour parapluies et ombrelles. (5 mai. —15 ans.)
- 1010. M. Dessat -, à Lyon ; détente à men-tonnet et bouton de pression pour la fermeture des parapluies. (18 août.— i 5 ans.)
- ion. M. Cazal, à Paris; construction du mécanisme des parapluies dits ouvrant seuls, permettant d’exécuter des ombrelles-marquises ayant le même avantage , et divers perfectionnements de détail. (20 août.—15 ans.)
- PASSEMENTERIE.
- 1012. MM. Pinson et Maire, à Paris; genre de passementerie et système de métier pour la fabriquer. (18 mai.—-i5 ans.)
- 1013. M. Guerchener, à Paris; genre de guipures parisiennes et passementeries sans coutures applicables aux gilets pour bals, aux chapeaux pour dames, bonnets grecs, etc. (7 août. —15 ans.)
- PATINS.
- 1014. M. Legrand, à Paris; genre de patins à roulettes pouvant aller sur l’asphalte et sur toute surface unie. (21 août.— i5ans.)
- PAVAGE.
- 1015. M. Andrieux, à Lyon; confection de pavage. ( 8 novembre.— i5 ans.)
- PEIGNAGE.
- 1016. M. Berriat, à Grenoble (Isère); machine dite peigneuse et cardeuse hydraulique, pour les frisons de fantaisie. (14 mai. —15 ans.)
- 1017. M. Donisthorpe, de Londres, chez M. Truffaut, à Paris; peignage et sérançage des matières filamenteuses. ( 27 novembre. — i5 ans.)
- i o 18. M. Rcvenel, aux Thernes ( Seine ) ; perfectionnements apportés dans la préparation et le peignage du lin , du chanvre, de la laine, du coton et autres matières filamenteuses. (22 décembre.—15 ans.)
- PEIGNES A TISSER.
- .019. M. Raguenet-Roland , h Lyon ; fabrication des dents de peigne en acier fondu pour e tissage des soies, (29 mai,—15 ans.)
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- 1020. MM. Dottà e$ Preàôst ïî4re^-à Elbeuf
- (Xtmnràè os
- PIANO. O. HOüiGÿiiaBî
- ( Seine-Inférieure ) ; gehre dèrot'; dit peigne à tisser, pour les tissus en général. (29 novembre. —5 ans.) =; fidqsmq me-, .
- PEIGNES A COIFFER. • ' -: -
- 1021. M. Giraux, à Paris; peigne pour bandeaux bouffants. (22 août.—15 ans.)
- PEINTURE. ' ' i
- 1022. M. Jacob Petit, à Paris; peinture sür
- 1033. M. Schohus, à Paris; tendeur à dou-
- bles crampons Compensateur régulateur et à barre rigide pour pianos. mars.—15 ans.) ’
- 1034. M’Sl. f Bois.ielot et fils, à Marseille ; piano dit piano planicorde, (2 mai. — 15 ans.)
- 1 o35. M. Ferry, à Paris; genre de cordes de pianos et autres instruments de musique. (18 mai. —15 ans.) ÿ .u
- cristaux. (21 mai.—15 ans.)
- percer ( machine à ).
- 1023. M. Lassalle, à Paris; machine apercer portative et fixe. (ier mars.—15 ans.)
- 1024. M. Papeil, à Passy ( Seine); perfectionnements dans les machines à percer et aléser les métaux. (16 mars.—15 ans.)
- 1025. M. Boullay, à Bordeaux; machine propre à percer des trous dans le bois, le fer et tout autre objet d’une dimension quelconque , dite bascule Boullay. (ier octobre.—15 ans.)
- PERSIENNES.
- 1026. MM. Guiard et Marquet, à Paris; genre de ferme-persienne. (2 septembre.— i5 ans.)
- 1027. MM. Brandely et Sestier, à Paris ; persiennes et volets à lames fixes et en fer. (28 septembre.—15 ans.)
- PESAGE.
- 1028. M. Sagnier, à Montpellier (Hérault); système de pesage fixé sur les grues à chariots. (12 février.—15 ans.)
- PÉTRIN. • - ,
- 1029. M. Raboisson , à Branne ( Gironde ) ; machine perfectionnée à pétrir le pain, dite girondine. (12 décembre.-—i5ans.)
- PHOTOGRAPHIE.
- 1030. M. Delezenne,k Paris; machine à polir les plaques daguerriennes et autres surfaces. (6juin.— i5 ans.).
- 1 o31. M. Guilloux, à Paris ; filtre appliqué à la préparation des plaques du daguerréotype. (10 août.—15 ans.) . -vt , , ,
- ï o32. M. Schierlz, à Paris ; boîte à mercure avec un seul pied à coulisse, pour appareil de daguerréotype. (2 novembre.—15 ans.)
- i°36. M. Faivre, à Paris ; pianos à châssis métalliques et à agrafes à chevalet. (26 mai.— i5 ans.) ' t...... .,;t
- 1037. M. Creveau, à Paris ; perfectionne- ' tnents dans le mécanisme des pianos. ( 9 juin. —15 ans.) . , ..
- i°38. M. Blanc, à Lons-le-Saulnier (Jura); mécanisme qui s’adapte aux pianos droits et destine a faciliter l’etude de l’orgue. ;(9 juillet. —15 ans.)
- 1039. M. Rohden, à Paris; mécanisme s’adaptant aux' pianos droits et destiné à faciliter l’étude de l’orgue. (28 juillet.—15 ans.) w : ^
- 1040. M. Boeder, à Paris ; système ayant
- pour but de prolonger le son du piano et de le rendre semblable à celui que produit Par-* ; cliet dans les instruments à cordes. ( 1 o août. — l5 anS.) : r- ï relatif
- 1041. M. Magnier, à Clermont-Ferrand ( Puy-de-Dôme ) ; système de construction de pianos. (28 août.—15 ans.) ? ’ r ' < v->iat-'A &
- 1042. M. Lacout, à Périgueux ( Dordogne); > piano dit diplophone. ( 5 septembre. —15 ans.)
- 1043. M. Cropet, à Toulouse; mécanisme de piano droit. ( 7 septembre.—15 ans.)
- ^ PIÈGE.
- ; 1044. Silveslre, à Saint-Chamas (Bouches-du-Rhône ) ; appareil destiné à la destruction des rats et des souris. (2 octobre. —15 ans.)
- ‘ PIERRES.
- 1045. Madame Lemasson, à Mmes ( Gard); procédé applicable à l’exploitation des carrières de pierres. ( 9 janvier. — 15 ans.)
- 1046. M. Samuel, à la Chapelle-Saint-Denis
- (Seine); composition d’une pierre artificielle. (17 février.—15 ans.) 1- . • :
- io47- Dufour, à Saumur ( Maiue-et-
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- ( m >
- Loire ); moellon calcaire rendu asphaltique par des goudrons minéraux et de l’huile non siccative, destiné à remplacer l’asphalte de roche bitumineux. (26 mai. —i5 ans.)
- 1 o48. M. Thiercelin, à la Possonnière, près Angers ( Maine-et-Loire ); système d’extraction des pierres dans les roches dures. ( 20 juin. — 15 ans.)
- PILONS.
- 1049. M. Giraud-Millioz, à Oullins (Rhône); application de la détente aux marteaux à pilons. ( 5 avril. —15 ans.)
- 1050. M. Gottin , à Batignolles ; perfectionnements apportés au marteau-pilon, (21 mars. —15 ans.)
- PIPES.
- 1051. M. Koeppelin, à Colmar (Haut-Rhin); système de tuyaux et d’embouchure de pipes dits tuyaux dentiphiles. ( 7 février. —15 ans.)
- 1052. MM. Lepage et Philippe, à Batignolles (Seine); nouveau système de pipes. (6 avril. —15 ans.)
- 1053. M. Berthet, à Paris ; tubes en cristal s’adaptant à tous les tuyaux de pipes et formant réservoirs pour empêcher le jus du tabac d’entrer dans la bouche , ainsi que pour le cigare. (21 juin.—15 ans.)
- 1054. M. Cornay, à Paris; appareil dit para-flamme , propre à empêcher que l’ouverture de la pipe se noircisse par l’influence de la fumée. (22 septembre.—15 ans.)
- 1055. M. Abbott, de Londres, chez M. Du-ferté, à Paris ; fabrication de pipes à tabac et cylindres ou tubes. ( 7 novembre.—15 ans.)
- PLASTIQUE.
- 1056. M. Abraham, à Amiens (Somme); machine à peser et à mélanger les matières plastiques. (17 avril.-—15 ans.)
- PLATRE.
- 105y. MM. Deshays et Minich, à Paris; système de cuisson du plâtre, de la chaux, etc. (21 mars.—i5 ans.)
- io58. M. Pariaux, à Paris; système de préparation du plâtre. ( 6 août.—15 ans.)
- io5q. M. Hugon-Roydor, à Paris; durcissement du plâtre moulé. ( ! 5 septembre.—15ans.)
- PLIAGE.
- 1060. M. Cadiat aîné, à Paris; genre de machine dite plieuse mécanique. (14 avril.—, i5 ans.)
- 1061. M. Groneoeg, à Paris ; mécanique propre au pliage des journaux. ( 9 août. — i5 ans.)
- 1062. M. Enot, à Rouen; ployeuse rouen-naise. (23 août.—i5ans.)
- 1063. M. Herbelot, à Montmartre ( Seine) ; genre de plieuse mécanique pour journaux et imprimés. (4 décembre. —15 ans.)
- PLOMB.
- 1064. M. Heuzé, à Paris ; procédé de fabrication du plomb en planches de toutes dimensions sans laminoir. (ier juin.—15 ans.)
- PLOMB A GIBOYER.
- 1065. M. Smith, de Londres, chez M. Per-pigna, à Paris ; perfectionnements dans la fabrication du plomb granulé dit plomb de chasse. (28 juin.—14 ans.)
- PLUMES A ÉCRIRE.
- 1066. M. Duvochel, à Paris; genre de porte-plume. (10 février. —15 ans.)
- 1067. M. Thoulberger, à Pai'is ; nouveau genre de porte-plume. (14 mars. —15 ans.)
- 1068. Madame Maehly, à Paris; porte-plume encrier. ( 5 juillet. —15 ans.)
- 1069. M. Jolly, à Paris ; manches et porte-plume. ( 7 août.—15 ans.)
- 1070. M. Thomson, de Londres, chez M. Du-ferté, à Paris ; perfectionnement dans la fabrication des plumes et autres instruments propres à l’écriture et au dessin. (6 septembre. — —i4ans.)
- 1071. MM. Regnier et Barraban, à Paris; porte-plnme dit guide - main calligraphique. (24 septembre.—i5ans.)
- POÊLES.
- 1072. M. Godin, à Guise ( Aisne ) ; combinaison et assemblage de modèles faits pour servir à l’exécution d’un poêle en fonte de fer. ( 3o mars.—15 ans.)
- 1073. Le même ; poêle servant au chauffage des appartements, et moyens employés à son exécution. (27 août.—15 ans.)
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- (
- 1074- MM. Simon s et Soyer, de Londres, chez M. TVarrincr, à Paris: système de poêle dit poêle magique. (21 novembre.—15 ans.)
- POLISSAGE.
- 1075. M. Marx, à Molières ( Gard); emploi de polissoirs mécaniques à cadre et plateau mobiles. (5 octobre. —15 ans.)
- , ' POMPES.
- 1076. M. Dubrulle, à Lille (Nord); pompe-fontaine. ( 5 mars.— i5ans.)
- 1077. M. Hussenet, à Paris; pompe à vanne. (8 mars.—-i5 ans.)
- 1078. M. Chamard, à Neuilly ( Seine ); système de pompe à quatre effets. ( i3 mars. — i5 ans.)
- 1079. M. Leclaire , à Paris ; dispositions de pompes à vapeur, à eau ou à air. ( 2 avril. — 15 ans.)
- 1080. M. Hereieux-Becot, à Paris ; système de pompe donnant à volonté un, deux ou trois jets continus ou intermittents, pouvant servir de pompe à incendie et d’irrigation. ( 11 avril. —15 ans.)
- 1081. M. Leterre, à Paris; genre de pompe rotative. ( 18 avril. — 15 ans.)
- 1082. M. Delbosq , à Toulouse ; système de pompe à cylindre à double effet. ( 24 avril. — i5 ans.)
- 1083. M. Lombard, à Autun (Saône-et-Loire ) ; perfectionnements apportés aux pompes. (17 avril.—15 ans.)
- 1084. M. Ckarrière, à Paris ; nouveau genre de pompe. (ier mai.—15 ans.)
- 1 o85. M. Hôlder, à Champeret, commune de Neuilly (Seine); pompe hydraulique à soufflet agissant dans le vide. (16 mai.—15 ans.)
- 1086. MM. Bidart et Pichard, à Tours ( Indre-et-Loire ) ; système de pompe à incendie. (23 mai.—15 ans.)
- 1087. M. Chevrot, à Lyon ; pompe à double effet et à jet continu. ( 4 juillet. —15 ans.)
- 1088. M. Debergue, de Londres, chez M. Gaigneau, à Paris; système de pompe hydraulique sans frottement. (ier août.—-i5 ans.)
- 1089. MM. Valiii et Michan , à St.-Etienne ( Loire ) ; pompe a équilibre aspirante et fou-
- )
- lante devant servir à élever l’eau à une très-grande hauteur et avec une moindre force. (12 septembre.—15 ans.)
- 1090. M. Hardy, à Maubeuge (Nord); pompe aspirante et foulante propre à divers usages. (18 septembre.—15 ans.)
- 1091. M. Dupuis, à Paris; pompe dite pompe Daypremeaille. (10 octobre. —15‘ ans.)
- 1092. M. J animes , à Toulouse; système de pompe dite toulousine. ('3i octobre.—10 ans.)
- 1093. M. Michaux - Duranton , à Troyes (Aube); perfectionnements dans la construction des pompes à incendie. ( i3 décembre. — i5 ans.)
- PONTS.
- iog4- M. Fournier, à Paris; construction de ponts surbaissés avec voûtes minces et feuilles de tôle ou plaques de fonte. (24 septembre. — i5 ans.)
- PORCELAINE.
- 1095. M. Petit, à Paris ; perfectionnements dans la fabrication des porcelaines et cristaux. ( 3 avril.—15 ans.)
- PORTES.
- 1096. M. Barbou , à Paris; mécanique dite ferme-seul, propre à faire que les portes se ferment seules. (12 février.—15 ans.)
- 1097. M. Aindas, à Bordeaux ; système de ferrements applicable à toute espèce de portes et de fenêtres. (20 février.—15 ans.)
- 1098. M. Boeringer, à Paris; genre de ferme-porte décrochetable en caoutchouc , propre à remplacer les ressorts , poulies , etc. , pour la fermeture spontanée des portes. ( 11 octobre. —15 ans.)
- 1099. M. Dumont, de Mayence, chez M. Lobstein , à Strasbourg ; tirant pour la fermeture des portes. (29 octobre.—15 ans,)
- PORTEMANTEAU.
- 1100. M. Krieger, à Paris; cadre-portemanteau. (16 avril.—15 ans.)
- PORTE-MOUSQUETON.
- 1101. M. Hachin, à Paris; porte-mousqueton perfectionné en forme de gland, pomme, olive, etc. (i3 juillet.—-15 ans.)
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- ( )
- PORTE-PLUME.
- 1102. M. Reiss, à Strasbourg ( Bas-Rhin ); porte-plume dit dactylodêge, ou guide des doigts. (i6 mars. — i5 ans.)
- POTERIES.
- 1103. M. Carville, à Mais ( Gard ); fabrication de cylindres, cornues , foyers de cheminée, creusets, coquilles-rôtissoires, fours à cuire le pain, plaques de fours à puddler en terre réfractaire cuite ou non cuite. (12 novembre.— i5ans.)
- 1104. M, Booth, de Londres , chez M. Per-pigna, à Paris; perfectionnements apportés dans l’application de la chaleur i° au séchage et à la cuisson des poteries, briques, tuiles, tuyaux et autres objets ; 20 à la cuisson ou fixation des ornements sous ebuverte. (i5 décembre. — j 5 ans.)
- 1105. MM. Gonget et Jourdan, à Paris; moyen de fabrication des tuiles, briques et carreaux et des mottes à brûler. (17 décembre.— i5 ans.)
- POUDRE.
- 1106. M. Hugot, à Paris; poudre brillantée et ses diverses applications. (22 octobre.— i5 ans.)
- POULIES.
- 1107. MM. Maillard et Sculfort fils, à Maubeuge (Nord); dispositions de moufles dites moufles du Nord. (2 octobre.— i5 ans.)
- POUPÉES.
- 1108. M. Letort, à Paris; pieds et têtes de poupées mobiles à l’usage des lingères et des modistes. (23 août. —15 ans.)
- PRESSES.
- 1109. MM. Chevalier et Bourlier, à Paris; disposition de presse hydraulique. (29 mars.— i5 ans.)
- nro. Madame Decaen, à Grigny (Nord); presse à sécher la terre céramique sans l’action de la chaleur. (24 avril.—15 ans.)
- ri ! 1. M. Belhommel, à Paris ; appareil perfectionné destiné au chauffage des plaques creuses dans les presses hydrauliques horizontales employées à la fabrication de l’acide stéarique. (7 mai.—15 ans.)
- 1112. MM. Meurant frères, à Charlevilie (^rdennes j ; presse à double levier marchant alternativement. (16 juin. —i5 ans.)
- 1113. MM. Kallenbach et Lamirelle, à Paris; presse générale à cylindre en pierre lithographique. ( 9 août. — i5 ans. j
- 1114. M. G uillaume, à Paris ; dispositions de presses à timbre humide. (3i août. — i5 ans.)
- 11 1 5. M. Faiguière, à Marseille ( Bouches-du-Rhône ); presse hydraulique applicable à la fabrication des huiles ou autres matières. ( 6 septembre.-—15 ans.)
- PRESSOIRS.
- 1116. M. Santumier, à Seignelay ( Yonne ) ; pressoir mécanique dit le seignelais. (27 avril. —15 ans.)
- 1117. M. Parquet, à Pierry, près Epernay ( Marne ); pressoir à pression continue avec séparation simultanée des produits aux différents degrés de pression de la matière. ( 2 mai. — i5 ans.)
- 1118. M. Hollander, à Paris; pressoir continu. { 9 août.— 15 ans.)
- 1119. M. Lartaud, àChagny (Saône-et-Loire); pressoir à vin dit pressoir Lartaud. (16 août. —15 ans.)
- 1120. M. Adam, , à Colmar ( Haut - Rhin ); combinaison de mouvement de pressoir. (26sep-lembre. —15 ans.)
- 1121. M. Bailly, à Châtillon-sur-Marne ( Marne ); machine destinée à remplacer la calandre dans les pressoirs. ( 4 octobre. — i5 ans.)
- PRODUITS CHIMIQUES.
- 1122. MM. TVoehrlin, Kessler et Barry, à Strasbourg ( Bas-Rhin ) ; préparation de carbonate et d’oxyde de plomb. (6 janvier.—15 ans.)
- 1123. M. Hunt, de Londres, chez M. Per-pigna, à Paris ; perfectionnements dans la fabrication du sulfate de soude, du carbonate de soude et du chlore. (i3 janvier. —15 ans.)
- 1124. M. Sorcl, à Paris ; appareils propres à la fabrication de l’oxyde de zinc, et procédés pour en former des couleurs destinées à coin-
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- poser îles peintures de bâtiment et d’art. (27 janvier.—1 5 ans.) ; , .
- 1125. M. de Gemini, à Paris; fabrication de rhypochlorite de soude. (6 février. —15 ans.)
- 1126. M. Despret, à Paris; perfectionnements dans la fabrication des produits que l’on désigne par les noms de soude bru te et de sels de soude. (10 février. —15 ans.)
- 1127. M. Possoz, à Vaise ( Rhône ); fabrication de prussiates ferrides et leurs applications industrielles. (i3 février.—15 ans.)
- 1128. Le mêmey procédés de fabrication des prussiates et autres composés de cyanogène. (i5 septembre.—15 ans.)
- 1129. Le même ; fabrication de la potasse et de la soude caustiques. ( i5 septembre. — i5 ans.)
- 5 1 i3o. M. Broquette, à Paris; moyen de remplacer l’albumine de l’œuf dans ses diverses applications industrielles. (17 février. — i5 ans.)
- 1131. Le même; préparation d’un mordant de nature organique. (ier mars. —15 ans.)
- 113a. M. Laming , à Clichy-la-Garenne ( Seine) ; procédés pour obtenir et utiliser les acides liydrosulfurique et carbonique, leurs combinaisons et mélanges. (22 février. — i5 ans.)
- 1133. MM. Fouché-Lepellctier, Dornon-Mo-range et Coupier, à Javelle (Seine); fabrication des soudes, potasses, chloroformes et éthers. (19 mars. —15 ans.)
- ii34» M. Poussier, à Vaugirard-Plaisance ( Seine ) ; fabrication du peroxyde de plomb et ses applications à la peinture et aux arts. (19 mars. —15 ans.)
- 1135. M. Chapuis, à Strasbourg; combinaison de diverses matières dite albumycirine, propre à remplacer l'albumine d’œufs et de sang pour le transport mécanique du bleu d’'outremer Guimet et autres couleurs. (19 juillet.—15 ans.)
- 1136. M. Pattinson, de Londres, chez M. Truffaut, à Paris; divers composés de plomb, et manière de faire l’application de ces composés à plusieurs usages. (8 août,—14 ans.)
- } )
- 1137. M. T oung, de Londres, chez M. Chaussenot, à Paris ; fabrication du stan-nate et du stannite de soude, du stannate et du stannite de potasse, du bichlorure d’étain et autres préparations analogues, matières employées dans la teinture et l’impression des tissus. ( 8 août. — 14 ans.)
- 1138. M. Dunlop, de Londres, chez M. Saut-ter, à Pa ris ; perfectionnement dans la fabrication du chlore se rattachant à la fabrication d’autres substances chimiques. ( i3 août. —
- 1 2 ans.) •
- 1139. MM. Rudigoz, Dumortier et Gauny, à Lyon ; pi’océdés manufacturiers pour obtenir tous les corps gras solides et liquides, l’oléine et l’acide oléique. (23 août.—15 ans.)
- 1 140. Les mêmes ; procédés pour obtenir du bleu de Prusse et du sulfate de fer et d’alumine des eaux acides que rejettent les fabriques de bougies stéariques. (23 août. —15 ans.)
- 1141 MM. Dubrunfaut et Leplay, à Bercy (Seine); procédés et appareils de fabrication de soudes et de potasses caustiques et carbo-natées. ( 4 septembre. — i5 ans.)
- 1142. M. Lelong-Burnet, à Paris; procédé chimique propre à dégager les eaux diverses qui doivent servir aux générateurs des machines à vapeur, des matières calcaires qu’elles contiennent, et, par suite, éviter les incrustations. (i4 septembre.—15 ans.)
- 1143. M. Wilson, de Londres, chez M. Truffaut, à Paris ; perfectionnements dans la construction des chambres propres à fabriquer l’acide sulfurique. ( 8 octobre. — 14 ans.)
- 1144--M. Baudrimont, à Paris; fabrication des cyanures par l’ammoniaque et leur emploi comme engrais (15 octobre. — i5ans.)
- 1145. M. Michel, à Paris; procédé de fabrication des sulfates et principalement du sulfate de soude. (1 7 octobre. — i5ans.)
- r 146. M. Abbott, de Bruxelles, chez M. Ar-mengaud, à Paris; perfectionnement dans la fabrication de la céruse. (28 octobre. —15 ans.)
- il47. MM. Poumarède et Lecoat de Kerve-guen, à Paris ; moyen de réduction applicable à la désoxygénation complète ou partielle des
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- corps composés minéraux. ( 2g octobre. — ï5 ans.)
- 1148. M. Escarnot, à Paris; nouvel emploi de l’air atmosphérique dans les préparations chimiques. ( 5 novembre. —15 ans.)
- 1 i4g. MM. Clerg et Marrast, à Paris ; divers procédés chimiques de fabrication de l’azotate de potasse, par la double décomposition de l’azotate de soude et de décomposition du sulfate de potasse en carbonate de potasse approprié à ce nouveau mode de fabrication du salpêtre. ( t 7 décembre. — 15 ans.)
- 1 i5o. M. Barreswil, à Versailles ( Seine-et-Oise ) ; application de la propriété qu’ont les acides noirs de saturer les bases, (ig décembre. — j 5 ans.)
- PROJECTILES.
- ïi5i. M. Minié, à Vincennes (Seine) ; nouveaux projectiles. (i3 février.— 15 ans.)
- PROPULSION.
- i 152. M. Handcock, de Londres, chez M. Armengaud, à Paris ; perfectionnements dans le mécanisme destiné à activer et faciliter l’impulsion des navires sur l’eau, et leur application aux machines locomotives et autres propulseurs analogues. ( 5 mai. — 13 ans.)
- 1153. M. Tint, de Londres, chez M. Perpi-gna, à Paris ; perfectionnements apportés à la propulsion des vaisseaux et autres navires. ( 3o mai. —12 ans.)
- 1154. MM. Fondât et Lewal, à Saint-Ger-main-en-Laye (Seine-et-Oise); système de propulsion à moteur direct applicable aux bateaux à vapeur, ( 5 juillet.— 15 ans.)
- 1155. M. Boggett , de Londres , chez M. Merle, à Paris; système de propulseur. (24 juillet. —14 ans.)
- PUBLICITÉ.
- 1156. MM. Hendle , Rasi et Fanty-Les cure, à Paris; procédés et appareils perfectionnés de publicité. (16 février.— ï5 ans.)
- 1157. M. Gardissal, à Paris; moyen de publicité dit c/ipeloppe-annonces. ( 6 juillet. —
- 15 ans )
- 1158. M. Pardieu, à Paris ; système de pu-
- blicité dit annonces ambulantes. ( 5 septembre.
- — 15 ans.)
- QUINCAILLERIE.
- ii 5g. MM. Camion frères , à Viviers-au-Court (Ardennes); procédé employé dans la fabrication des fiches de portes et de croisées. (24 juillet. —15 ans.)
- 1160. M. TVilkes, de Londres, chez M. Truffant, à Paris ; perfectionnements dans la fabrication des boutons ou poignées de portes et meubles et de leurs axes ou goujons, ainsi que dans la construction des serrures. (i4 novembre. — 14 ans.)
- RAPE.
- 1161. MM. Martin et Neuerdein , à Paris ; machine à râper la corne. ( 16 octobre. —
- i5 ans.)
- 1162. MM. Charnal et Eacher, à Lyon ; râpe mécanique à mouvement circulaire continu. (8 décembre.—15 ans.)
- RÉCHAUD.
- 1 f63. M. Jourdan Gozzarino et madame Manrj, à Lyon ; récitaud à l’huile. (1 g janvier.
- — i5 ans.)
- RÉFLECTEUR.
- 1164. MM. Mayen et Prost, à Paris ; réflecteur diurne dit réflecteur Troupeau. (i5 février.
- — 15 ans.)
- RÈGLES.
- 1165. M. Dubreu.il, à Paris ; règle cylindrique. (2g mai. —i5 ans.)
- 1166. MM. Giudicelliet Labarre de Nanteuil, à Paris ; perfectionnement d’une règle dite règle universelle, propre à toutes sortes de registres. (5 décembre. — 15 ans.)
- RÉGULATEUR.
- i 167. MM. Archereau et Aramburu, à Paris; régulateur électropondérique . (12 février.— i5 ans.)
- 1168. MM. Delachomette et Duris, à Lyon ; régulateur de pression pour les usines à gaz. (5 septembre. — 15 ans.)
- 116g. M. Moisson, à Mouy (Oise) ; application du pendule à la régularisation du mouvement des moteurs hydrauliques, machines à vapeur, etc, (7 novembre. — i5 ans.)
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- ( S27 )
- RELIURE.
- iljo. M. Lefebvre, à Paris; reliure et registres d’un nouveau genre. (2 juin.—15 ans.)
- 11 j 1. MM. Blanchard et Regray, à Paris ; dictionnaire et registres panoramiques. (11 juin.
- ___i5 ans.)
- RÉSINE.
- 1172. M. Hugues, à Bordeaux (Gironde) ; système relatif à l’épuration et à la distillation des gommes ou résines molles. (26 mai. — i5 ans.)
- RESSORTS.
- 1173. M. Debergue, de Londres, chez M. Gaigneau, à Paris ; disposition de ressorts en acier applicables à tous usages. (ier août.— i5 ans.)
- 1174- M. Krupp, chez M. Oppenau, à Paris; perfectionnements dans les lames composant les ressorts des voitures, waggons, locomotives, etc. (7 décembre.—15 ans.)
- 1175. M. Lasalle, à Paris; divers perfectionnements apportés dans la construction des ressorts en général, et nouvelles dispositions des appareils de traction et d’attelage des machines, tenders et waggons des chemins de fer. (28 septembre.—15 ans.)
- RIZ.
- 1176. MM. Bechade et Chaumet, à Bordeaux ; machine destinée au blanchissage du riz. (9 octobre.—- 15 ans.)
- ROBINETS.
- 1177. M. Bertrand, à Paris ; perfectionnements apportés dans les robinets. ( 15 janvier.— i5 ans. )
- 1178. M. Frinault , à Orléans (Loiret); système de robinets de quelque dimension que ce soit. (19 mars.—15 ans.)
- 1179. M. Roynette, à Fécamp (Seine-Inférieure); robinet régulateur de la pompe alimentaire des chaudières à vapeur. (26 mars. — i5 ans.)
- 1180. M. Lanoa , à Paris ; robinet siphoïde à soupape à ressort par les liquides gazeux. (23 juin. —15 ans.)
- 1181. M. Loisy, à Arras (Pas-de-Calais); système de robinet à calfat métallique suppri-
- mant les boîtes à étoupe et applicable à toute espèce de robinets. (3o juillet.—15 ans.)
- 1182. MM. Roth et Reinhold, à Strasbourg (Bas-Rhin) ; genre de robinet dit robinet à poussoir. (i5 octobre.—i5ans.)
- ROUES.
- 1183. M. York, à Paris; moyens de fabrication des roues et moyeux de roues des véhicules allant sur les chemins de fer. ( 6 mars. — i5 ans.)
- 1184. M. Haddan, de Londres, chez M. Per-pigna, à Paris ; perfectionnements dans la construction des roues pour chemins de fer. ( 7 mars.— i3 ans.)
- 1185. M. Stehelin , à Bitschwiller (Haut-Rhin) ; fabrication ou emploi de bandages de roues à l’usage des chemins de fer, dont l’arrondissement, par la compression ou l’extension, remplace en tout ou partie celui qu’on obtient par le tour. (6 avril. — i5 ans.)
- 1186. M. Farthouat, à Fourchambault (Nièvre) ; outillage propre à la fabrication des roues de waggons et de locomotives. (ier mai. — i5 ans.)
- 1187. M. Ignard, à Nantes; roue-essieu dite roue-essieu Ignard. (11 mai.—i5ans.)
- 1188. M. Tussaud, à Paris; système de machine à cintrer les cercles de roues , les frettes, etc. (4 juin.—15 ans.)
- 1189. M. Provin, à Favières (Meurthe) ; système de boîtes de roues de voitures dit système à coussinet et à réservoir d'huile. (21 juillet. — i5ans.)
- 1190. MM. Petin, Gaudet et Morel, à Paris; procédés de fabrication de bandages de roues de waggons , tenders , locomotives , etc. , sans soudure, et finis entièrement au marteau-pilon et au laminoir. (21 septembre.—i5ans.)
- ROULETTES.
- 1191. M. Gaudeau, à Blois (Loir-et-Cher) ; roulettes sphériques pour meubles. (27 juillet. —15 ans.)
- ROUTES.
- 1192. M. Dufour, à Saumur (Maine-et-Loire) ; système de mac-adam en asphalte de roche. (i3 février. —15 ans.)
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- ( m )
- 1193. M. Aulard , à Nérac (Lot-et-Garonne) ; machine à purger et trier les matériaux destinés aux routes. (19 décembre. — i5 ans.)
- rubans.
- 1 iq4« M. Demeure, à Saint-Etienne (Loire) ; procédés de fabrication des rubans brochés sans coups perdus, appliqués au métier Jacquart. (29 décembre.—15 ans.)
- SABOTS.
- 1195. M. Massenot, à Paris ; genre de brides s’adaptant aux sabots. (4 juin.—15 ans.)
- SAC.
- 1196. M. Lopresty, à Paris; système de sac de voyage imperméable et expansible. (9 mai.
- 15 ans.)
- SANGLES.
- 1197. M. Hoch, à Mulhouse (Haut-Rhin); système de sangles pour meubles. (18 septembre.—15 ans.)
- sauvetage.
- 1198. M. de Saint-Simon Sicard, à Paris ; appareil et système photo - chimico - sauveur. (12 février.—15 ans.)
- 1199. M. pincent, à Rixheiin (Haut-Rhin); instrument servant à se glisser le long d’une corde , dit anneau de sauvetage. (4 avril. — i5 ans.)
- 1200. M. Bourillon, à Paris; appareil de sauvetage applicable aux vaisseaux du commerce et de la marine militaire. (6 août. — i5 ans.)
- SAVON.
- 1201. M. Ochs, à Paiis ; nouvelle fabrication de savon. (16 janvier.—15 ans.)
- 1202. M. Moureau, à Paris ; perfectionnements apportés à la fabrication des savons. (3i janvier.— i5ans.)
- 1203. M. Breton, à Marseille; fabrication du savon avec l’huile de coco. (27 février. — i5 ans.)
- 1204. M. Lejeune, à Marseille; application de fonds en tôle aux cuves de savonnerie. (21 juillet. — i5ans.)
- 1205. M. Gugnon. à Paris; savon mixte dit asphaltique ; appareils de fabrication et appli-
- cation à la distillation en général. (3i juillet. — i5 ans.)
- 1206. M. Deplaix, à Sèvres (Seine-et-Oise) ; produit dit sel savonneux. (i3 septembre. — i5 ans.)
- 1207. M. Guida, à Paris; poudre de savon propre au blanchissage du linge. (10 octobre.— i5 ans.)
- 1208. M. Houssay , à Neuilly (Seine); machine à couper le savon. (20 novembre. — 5 ans.)
- SCIE.
- 1209. M. Brard, à Paris ; système de sciage à domicile, propre à scier les bois de travers ou bois de chauffage et toute autre espèce de bois en long et de placage, fonctionnant par le volant ou le levier d’Archimède mû par la force à bras, la force animale, ou par la vapeur. (21 février.—15 ans.)
- 1210. Madame Lemasson , à Nîmes (Gard); machine à scier les joints ou côtés des pavés en marbre et pierres dures et tendres , de toutes les formes rectilignes connues. (4 juin. — i5 ans.)
- 121Ï. M. Riolet jeune, à Paris; système de sciage à la mécanique. (4 juillet. —15 ans.)
- 1212. M. Pichard, à Paris; couteau circulaire remplaçant la scie dans le débit des bois de placage en feuilles. (11 juillet. — iôans.)
- 1213. M. Merle, à Paris; méthode perfectionnée pour la disposition des dents de scie ordinaires et autres. (17 juillet.—i5ans.)
- 1214* M. Legendarme, à Paris; disposition de scierie double à cylindre applicable à divers systèmes de scierie marchant par pression. (ic* octobre.—15 ans.)
- 1215. M. Teste, à Paris; scierie mobile à bras et à manège propre à scier la pierre sur les lieux de construction et dans les carrières. (22 octobre.—15 ans.)
- 1216. M. Butez-Sebire, à Saint-Omer (Pas-de-Calais) ; appareil applicable aux scieries de pierres dures et marbres. (24 octobre.—15 ans.)
- SCULPTURE.
- 1217. M. Loison, à Paris; gravure et sculp-
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- ( m )
- ture sur ivoire et sur ofê par des procédés chimiques. (3 septembre.—15 ans.) 1
- 1218. M. Rolla y v'à*'- Marseille! corniches
- sculptées, moulées en plâtre blanc. (22 décembre.— 15 ans.) (''lï* 4
- 1 H -;i ’ SK CH A GE • - *4 ’ \ 5,1
- 1219. M. Collins, de Londres, chezM. Pur-
- cell, à Paris; perfectionnement dans la construction des poêles, des grilles, des cheminées, des fours et appareils pour sécher des substances végétales et autres, et perfectionnement dans la production et l’application de la chaleur. ( 17 février.— xo ans.) » a
- 1220. M. Berlndoague , à Paris; agitateur
- propre à sécher l’écorce de chêne. (2 avril. — i5 ans.) :• ..
- 1221. M. Edeline, à Saint-Denis (Seine) ; machine propre au séchage du linge, des étoffes, etc. (i4mai. —15 ans.)
- 1222. M. Vigoureux , à Reims (Marne) ;
- machine à sécher et rainer à l’air libre toute espèce de filatures en échées.*(i8 juillet.— i5 ans.) .. . ,y . ,
- 1223. M. Baudrit, à Paris; machine à sé-
- cher, dite le sécheur immédiat. (29 novembi’e. —15 ans.) : -
- 1224* MM. Mermet et Guillon, à la Yillette (Seine); moyen de purger, sécher, blanchir, raffiner les sels marins et les minéraux et végétaux, et de les mouler en formes variées en employant l’action de la force centrifuge. ( 17 décembre. — 15 ans.) : ,
- SELLERIE. v ‘ ' r :
- 1225. MM. Prax et Lambin, à Paris; nouveau genre de selle. (8 mars. —15 ans.)
- 1226. M. Spencer, de New-York, chez M. Purcell, à Paris; perfectionnements apportés dans la fabrication des selles à limon et des hai'nais. (i3 octobre. —14 ans.)
- SEMOIR. * ^
- 1227. M. Jacquet-Robillard, à Arras (Pas-de-Calais); semoir universel propre à semer toute espece de grains. (6 février.—15 ans.)
- 1228. M. Sainl-Joannis, à Marseille (Bou-
- Quarante-neuvième armée. Novembre \
- s. ’ V - - w - % , “ -
- chès-du-Rhône) ; nouveau genre de semoir.
- 18 avril. — i5ans.) 1 ; - V
- ; 1229. M. Sandouly, à Sayat (Puy-de-Dôme); nouveau genre de semoir. (11 mai. —10 ans.) * 123o. M. Lebas, à Montivilliers (Seine-In» férieurê); semoir-charrue. (3 août.—15 ans.)
- «s».! - j.y.., s .
- ' SERINGUE. ; , ... .
- ? 1281. M. Biber, à Paris ; clysopompe.
- (5 février.—15 ans.) vi.
- 1232. M. Cottiau,, à Paris ; gente de clyso-
- injecteur. (7 mars. —15 ans.) < <;.<« mc-m*5 si
- 1233. M. Fleury, à Paris; clysopompes, clysonores et cuvettes en terres vernissées ou vitrifiées, porcelaine, faïence, etc., et toutes sortes de métaux émaillés. (12 mai.—15 ans.)
- 1234 M. Lemière, à Paris; appareil injec-teur à jet continu, dit hydronore Lemière à parachute. (26 juin.—+5 ans.),.,-. • ,
- 1235. M. Pissauy, à Lyon ; seringue à don-ner les remèdes. (11 juillet. —15 ans.)
- 1236. M. Vincent-Dubé, à Bar-sur-Ornain
- (Meuse) ; appareil de clyso-injecteur. (2 août.— s i5 ans.) -\ v -)
- 1237. M. Franey dit Lamy, à Paris ; tubes
- de clysopompes inoxydables. (7 août.__________j
- i5 ans. ) ..
- 1238. Madame veuve Varnout, à Paris;
- clysopompe en caoutchouc. ( 24 décembre. — i5 ans.) . tv.iK.»,
- SERRURES. i,
- 12.3g. MM. Gire et Durand, à Paris; genre de serrure incrochetable à clef foulante et à échappement. (7 mars.—15 ans.) ’ ;
- 1240. MM. Lyonnet et Peyron, à Montbri-
- son ( Loire) ; fabrication de cadenas circulaires. (18 avril.—15 ans.) - ^
- 1241. M. Coipel, à Rouen; système de serrures. (3o avril.— iÔ ans.)
- 1 242. M. Sauron, à Châlel-Censoir (Yonne); ' serrure double. (8 août. — 10 ans.)
- 1 243. M. Jennings, de Londres, chez M. Per-pigna, à Paris ; perfectionnements apportés aux ?> serrures à combinaison. (ier octobre.—14 ans.) ') 1244- M. Ravult, à Batignolles (Seine) ; per-
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- ( 5;
- fectionnements apportés dans les serrures à gorges mobiles. (i'4 novembre.—i5 ans.)
- SILVICULTÜRE.
- 1245. M. Lacahn, chez M. Perpigna, rue Neuve-Saint-Auguslin, 10; système de culture de l’acacia commun (robinia pseudo-acacia), et application de ses produits. (6 juin. — i5 ans.;
- SIPHON.
- 1246. M. Laisnê, à Paris ; système de siphon hydraulique dit siphon rotatif à force centrifuge. (3 avril. —15 ans.)
- 1247. M. Debray, à Paris ; genre de siphon à piston. (26 octobre.—15 ans.)
- SIROP.
- 1248. M. Scheurer, à Colmar (Haut-Rhin); procédé de fabrication de sirop de froment. (24 novembre.—10 ans.)
- SOIE.
- 1249* MM. Nourry frères et Meynard, à Val-réas (Vaucluse) ; moyen de régulariser les soies irrégulières et de classer les diverses grosseurs d’un même fil. (6 avril.— lô ans.)
- 1250. Les memes; tavelle propre à dévider les soies grands guindres. (6 avril. - i5 ans.)
- 1251. M. Demoret - Durozoy , à Ampuis ( Rhône ) ; va-et-vient pour le croisetnent des fils dans la filature des soies en cocons. (28 avril. — 15 ans.
- 1252. MM. Roque frères, à Lyon ; découpage mécanique de la chenille de soie. (10 mal. —5 ans.)
- 1253. M. Barberis, de Mbndovî (Piémont), chez M. Armengaud, â Paris ; perfectionnements apportés dans le moulinage , lé dévidage et la filature de la soie et autres matières filamenteuses. (20 juin.—14 ans.)
- 1254- M. Sultzberger, à Avignon (Vaûclusè); machine propre à dévider la soiè. (27 août. — 5 ans.)
- 1255. M. Reinhart-Hesse, de Suisse , chez M. Armengaud aîné, â Paris ; système perfectionné de machines propres à là filature de la soie. (20 novembre.—15 ans.)
- 1266. MM. Vérnay et Magnin fils, à Vaise
- ;o )
- ( Rhône ) ; machine à lustrer et étirer les soies teintes. ( 3o novembre.—15 ans.)
- 1257. M. Drevon, à Paris; procédé ayant pour but de donner du brillant aux soies teintes en écheveaux , par le moyen de leur étirage ^ pendant qu’elles sont soumises à un haut degré de chaleur. ( 17 décembre.—15 ans.)
- SONDAGES.
- 1258. M. Debussy, à Forbach (Moselle); machine à sonder, et ses accessoires, marchant à la vapeur. (17 avril.— i5ans.)
- 1269. M. Kitid, à Forbach ( Moselle); outil dit sonde ou trépan , avec instrument à draguer et les autres accessoires indispensables, ledit trépan servant à creuser des puits d’exploitation de mines et autres, de toutes grandeur et profondeur, depuis le plus petit diamètre jusqu’au plus grand , par exemple 4 ou 5 mètres. (23 octobre.—15 ans.)
- soudure.
- 1260. M. Eckel, à Strasbourg ( Bas-Rhin }; appareil à souder. (16 novembre. —15 ans.)
- soufflet.
- 1261. M. Popino-Rabicr, à Rennes (Ille-et-Vilaine ) ; soufflet simple à vent continu. ( 10 mai.—15 ans.)
- SOURICIÈRE.
- 1262. M. Darriulat, à Bayonne (Basses-Pyrénées); ratière et souricière perpétuelle à bascule. (16 mars.—15 ans.)
- 1263. M. Picard, à Bourg-la-Reine ; système de souricière. (22 mars.—15 ans.)
- SOUS-PIEDS.
- 1264. M. Nedek, à Paris; genre de sous-pieds mécaniques s’adaptant aux pantalons. (2 avril.—15 ans.)
- SPHÈRES.
- 1265. M. Masset, à Paris; fabrication de sphères mobiles servant à Renseignement des éléments de la sphère. (20 mars.—15 ans.)
- STORES.
- 1266. M. Criquet, à Paris; jonc de banne à tringle tubulaire propre à cacher le soleil des
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- ((53:1:),
- boutiques et magasins, et à en préserver les marchandises d’étalage. ( 3 juillet.—15 ans,)?»
- • - ' -,...ir -
- " SUCRE.. * '
- 1267. M. Jacquemin, à Paris; application de
- l’émaillage du fer aux formes à sudre. ( 3 janvier.—15 ans.) ; : •„ ’>•’
- 1268. MM. Deguis et Badarous, à Paris ; procédé de blanchiment des sucres. (20 janvier.— i5 ans.)
- 1269. M. Clément, de Philadelphie, chez ÎVI. Perpigna, à Paris ; perfectionnements dans la fabrication des sucres. (?4 janvier.—13 ans.)
- 1270. MM. Serret, Hnmoîr, Duquesneet comp-, à Valenciennes ( Nord ) ; emploi de l’alumine en gelée à l’effet de décolorer le jus provenant directement de la betterave et de la canne. (27 janvier. —15 ans.)
- 1271. Les memes; application d’un noir plus énergique que celui du commerce, à l’effet de décolorer les liquides sucrés. (22 mai. — i5 ans.)
- 1272. M. Crouzeix, à Paris; perfectionnement dans les formes à sucre. ( 17 mars. —15 ans.)
- 1273. MM. Delabarre et Chaume, aux Thernes ( Seine ); procédés propres à fabriquer le sucre à l’état concret, et relatifs au produit lui-même. (26 mars.rr-i 5 ans.)
- 1274. M. Rauch, à Paris; système déformés
- à sucre. (5 avril. —15 ans.) " s f
- 1276. M. Philippe, à Paris ; appareil propre à l’extraction du sucre. (10 avril.—15 ans.)
- 1276. Le même et M. Bidard, à Paris ; ap-
- pareil dit macérateur Philippe et Bidard, applicable à la macération des plantes saccharines. (21 juin.—i5 ans.) ”
- 1277. M. Cad, à Paris ; procédé d’extraction du sucre de betterave. (28 juin —i5 ans.)
- 1278. Le même; méthode de raffinage sans refonte du sucre brut. (24 octobre. — i5 ans.)
- 1279. Le même et M. Mermet, à Paris ; système de moulage du sucre en prismes de formes quelconques, au moyen de la pression produite
- par la force centrifuge. ( 21 novembre. — 15 ans.) — ç \ . - '
- 1280. M. Leroux-Du/ié,, à la Villette (Seine);
- appareil propre à la raffinerie du sucre. ( 3o juin. —i5 ans.p ,
- 1281. M, Desguis, à Paris; mode de blanchiment des sucres,, (24 juillet.—a.5 ans.)
- : 1282. MM. DubrunfmU et Leplay, à Bercy (,Seine); procédés propres à l’extraction du sucre et des salins de canne et de betterave. >4 juillet.—15 ans.) : „ > ; ; ,
- 1283. M. Barreswill, à Paris ; procédés <ap^-plicables à la fabrication et au raffinage des sucres. (25 juillet.’—15 ans,,)
- 1284. M. Melsrns, de Bruxelles, citez M. Dumas, à Paris; procédé pour l’extraction du sucre cristallisable de la canne, de la betterave, du maïs, etc., qui permet de l’obtenir sans perte , soit à froid, soit à chaud, par évaporation lente ou rapide à volonté. (26 juillet.'—15 ans.) •
- 1285. M. Rousseau, à Paris; procédé pour la fabrication du sucre. (17 août.—15 ans.)
- 1286. M. Pitay, à Bordeaux ; moyen pour fabriquer le sucre de canne et de betterave. ( 3o août.—15 ans.)
- 1287. MM. Garnier et Caillet, â la Basse-Terre (Guadeloupe); procédé de fabrication du 1sucre, (ipr septembre.—15 ans.)
- 1288. M. Corr, de Bruxelles, chez M M. Ser-
- ret, Hamoir, Duquesne et comp. , à V alenciennes ( Nord ); épuration des liquides sucrés par l’emploi de divers moyens. (3 septembre, — i5ans.) ; -S
- 1289. M. Robert de Massy, à Paris ; moyen
- d’extraction et de raffinage des sucres. (2 octobre.—15 ans.) •
- 1290. M. Ospland, de Londres, chez M, Truf-faut, à Paris; perfectionnements dans la fabrication du sucre. (3i octobre.— 14 ans.)
- 1291. M. Jansen , à Valenciennes ( Nord ) ; machine continue s’adaptant à toute espèce de râpe pour la fabrication du sucre indigène.
- ( 6 novembre. —10 ans.)
- 1292. M. Çhamnnes, à Orléans; appareil
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- TAMBOURS.
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- centrifuge destiné à purger et éclaire
- de sucre. (i5 novembre. —15 ans.)
- 1293. M. Peulin dit Tancrède, à Marly-lès-Yalenciennes ( Nord) ; procédé chimique applicable à la fabrication et au raffinage des sucres. (23 novembre. —15 ans.)
- 1294. M. Douay-Lesens, k la Villette (Seine); découverte des propriétés défécantes d’un agent dont l’emploi s’applique à la fabrication du sucre. (24 novembre. — i5ans.)
- 1295. M. Ducrey, à Paris; perfectionnements dans la fabrication et le raffinage du sucre. (29 novembre.—15 ans.)
- 1296. MM. Cadiat et Coudray, à Paris; procédé pour activer la purgation des mélasses, le clairçage et le séchage des sucres bruts, et le clairçage et l’étuvage des sucres raffinés. (5 décembre.—15 ans.)
- 1297. M. Roger-Dutilleul, à Templeuve ( Nord ); machine servant à planer et couper le sucre. (20 décembre.— 1 5 ans.)
- «298. M. Nollel, de Bruxelles, chez M. De-cock , à Lille ( Nord ) ; procédés propres à l’extraction du suci’e de betterave, de canne et autres végétaux qui en renferment. (3i décembre.—15 ans.)
- SUIF.
- 1299. MM. Poisat et Knab , à Paris ; distillation des matières grasses au moyen d’un appareil nouveau. ( 9 mars. — i5 ans.)
- 1300. MM. Binet et Taurin, à Paris; moyens de cristallisation et de pression de corps gras ou de tous autres. (12 juillet.—15 ans.)
- 13o 1. M. Moinier, à la Yillette ( Seine ); modifications radicales apportées à la fabrication des acides gras et des suifs destinés à l’éclairage sous forme de bougies, de cierges et de chandelles. (21 septembre.—15 ans.)
- TABLETTERIE.
- i3o2. M. Poisson, à Paris; système de machines à faire les queues-d’aronde pour rapporter les dents au dos des peignes de toute matière, et pour servir à la tabletterie en général. ( 3 juillet. —15 ans.)
- i3o3. M. Michaud, à Paris; système de montage de caisses pour tambours. ( 3 octobre. —i5ans.)
- . TAMIS.
- 13o4- M. Daunay, à Mureils ( Drôme ) ; tamis à secouer horizontalement. ( 10 janvier._.
- i5 ans.)
- TAMPON.
- 1305. M. Tarnaud, à Limoges (Haute-Vienne ); laminoir typophile destiné à remplacer les tampons en drap en usage dans les bureaux pour l’application des timbres humides. (21 février.—15 ans.)
- TANNAGE.
- 1306. M. Mouthot, à Ivry ( Seine ) ; procédé de tannage des peaux. (ier février.—15 ans.)
- 1307. M. Larfeuil, à Auxerre (Yonne); procédé de tannage au moyen de branches de chêne sans acide. (14 décembre.—15 ans.)
- TEINTURE.
- 1308. M. Carteron, de Londres, chez M. Merle, à Paris ; procédé de teinture. ( 7 février.— i4ans.)
- 13og. MM. Tindry neveux et comp., à Lyon ; matière tannante indigène destinée à remplacer le cachou dans la teinture des soies. (i5 février.—r5 ans.)
- 1 3i o. M. Martin, à Lyon (Rhône); fabrication d’orseille en extrait. (20 mars. —15 ans.)
- 1311. M. Barker, de Londres, chez M.Merle, à Paris ; procédé de teinture par un nouveau mordant. (24 mars. —15 ans.)
- 1312. M. Huillard aîné , à Paris; procédés perfectionnés appliqués à la fabrication de l’orseille. (2 avril. —15 ans.)
- 1313. M. Raison , à Paris; améliorations et perfectionnements des mordants propres à la teinture des matières végétales et animales. (ier juin.—15 ans )
- 1314- -M. Dessaigne, à Villefranclie (Rhône); teinture et impression. (14 juillet. —15 ans.)
- 1315. M. Roux, à Bagnols ( Gard ) ; modification à la fabrication de la garancine. ( 5 septembre. — 1 5 ans.)
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- 1316. M. Foule, à Nîmes ( Gard ); procédés de concentration du fcblorant de la garance en racine telle qu’elle est livrée au commerce par le cultivateur. ( 5 septembre.—15 ans.) '
- 1317. M. Petit, à Belleville ( Seine ) ; appareil destiné à l’extraction des matières tinctoriales contenues dans les bois de teinture et dans toute autre substance. (24 septembre. — i5ans.)
- 1318. M. Thomas, à Paris; utilisation des déchets de l’industrie viticole. ( 2 octobre. — i5 ans.)
- 1319. M. Coinon, à Sens (Yonne); procédé de teinture par la mousse au moyen de teinture ordinaire. ( 6 octobre.—15 ans.)
- 1320. M. Garot, à Paris; procédé d’extraction de la matière colorante rouge des rhubarbes exotiques et indigènes. (10 novembre. — i5 ans.)
- i3ai. M. Plataret, à Paris; procédé de teinture de toute espèce de matières filamenteuses, soit à l’état brut, soit filées, soit en tissus. (11 décembre.—i5ans.)
- 1322. M. Clenchard, à Paris ; application à la teinture et à l’impression sur laine et soie de Porseille en nature ou de l’eau provenant de cette orseille trempée, ou enfin de l’eau provenant de l’orseille bouillie. (20 décembre. — i5 ans.)
- TÉLÉGRAPHIE.
- ï323. MM. Bonne et Decroix, à Paris; système de télégraphe aérien. (2 mai. —15 ans.)
- 1324- M. Bachhoffer , de Londres , chez M. Armengaud, à Paris; système de télégraphie électrique. ( 5 mai.—14 ans.)
- i325. M. Picot, à Châlons (Marne); invention et perfectionnements d’une machine pour servir de télégraphe mobile, de sauvetage pour incendie, d’échafaudage ; le même système de charpente en fer mobile pouvant également servir à construire un pont mobile, une contre-barricade , et à retirer de lourds fardeaux du fond des eaux. (12 mai.—15 ans.)
- i32.6. M, Bain, de Londres, chez M. Merle,
- à Paris ; système de télégraphe électrique. (29 mai.—i 5ans.)
- 1327. M. Masse, à Neuilly (Seine); perfectionnements dans les moyens de transmettre des communications cl’un endroit à un autre , de l’électricité, du galvanisme et du magnétisme. (20 juillet.— i5ans.)
- 1328. M. Bréguet, à Paris; télégraphe électrique mobile. (2 octobre.—15 ans.)
- 1329. M. Henley, de Londres, chez M. Cheval , à Roubaix ( Nord ) ; perfectionnements dans les télégraphes électriques et les appareils qui en dépendent. (17 décembre. —15 ans.)
- 1330. M. Ferrere, chez M. Reynaud, à Paris ; perfectionnements dans l’application de la gutta - percha aux télégraphes électriques. (28 décembre. — i5 ans.)
- TERRASSEMENT.
- 1331. M. Savatier, à Paris; système de transport des terres. (22 octobre.—15 ans.)
- TIMBRE.
- 1332. M. Castets, à Paris; boite-poste. (11 janvier.—15 ans.)
- 1333. M. Baranowski, à Paris; timbre compteur qui additionne et contrôle chaque coup de timbre sec ou humide. (22 novembre. —15 ans.)
- TIR.
- 1334* M. Antoine, à Metz ( Moselle ) ; machine dite tir des paysans. (11 juin.—15 ans.)
- TISSAGE.
- 1335. M. Bons, à Bolbec (Seine-Inférieure); machine à lames. (i5 janvier.—15 ans.)
- 1336. M. Lejeune , à Paris ; système de pas ouvert applicable aux métiers à tisser. ( 17 février.—15 ans.)
- 1337. Le même; système de pas ouvert ou broche d’introduction applicable aux métiers à tisser plusieurs pièces, soit à la barre, soit à la main ou à la vapeur. (22 octobre.—15 ans.)
- 1338. Le même; perfectionnements apportés à un pas ouvert applicable aux métiers à tisser ., ( 7 mai.—15 ans.)
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- ( 334U
- 133g. M. Durot, à Massevaux, (..^autrRhin);-moyens mécaniques spécialement applicables au régulateur des métiers à tisser. ( 3o août.—
- 15 ans.)
- i34o. MM. Chrétien et Hue y à Elbeuf ( Seine-Inférieure ); lames métalliques et améliora lion s et perfectionnements?, du tissage, (i8 septembre,.-- i5ans»)
- 13q 1. 3F. Amcye Berte, de Gand ( Belgique), clï ez M'. Ram us , à Paris système complet de tissage mécanique mû par la vapeur ou par un moteur hydraulique servant à préparer, fabriquer et achever toutes les étoffes tissées, et notamment lès étoffes de lin. ( 20 septembre. —
- 15 ans. )
- 1342. 3VP. Voisin, à Lyon ( Rhône); machine dite chance mobile à composteur fixe , applicable au tissage de quelques, produits. ( 12 octobre. —15 ans.)
- 3 343. Madame veuve Russelert à Lyon; nouvelle navette pour métier à tisser. (27 octobre. — i5 ans.)
- 134 \ . M. Happé-Létrillard, à Cambray ( Nord ) ; système de tissage et fabrication d’un tissu-toile pouvant se plisser et formant des plis cousus comme à points d’aiguille avec ou sans piqûres. (12 novembre.—15 ans.)
- 13'q5. T.e meme; système de fabrication de tissus plissés. ( 3 août.— i5 ans.)
- 1346. Le meme; tissu'simple et doublé alternativement , et procédé propre à l’obtenir. (11 octobre. —15 ans.)
- 1347 • M- Cr oui elle, chez M. T'aigny; à Paris; mode d’encollage des chaînes de laine destinées au tissage. ( 3o novembre.— r5 ans.)
- 1348. M. Milhaud, à Nîmes (Gard); moyen économique de disposer les couleurs des dessins dans les châles façon cachemire et tous autres tissus brochés ou lancés à plusieurs lats dits lancés à hachures horizontales. (5 décembre. —15 ans.)
- i34ç). 31. Guicheret, à Lyon ( Rhône) ; mécanisme propre à faire plusieurs sortes de canettes en même temps. ( 26 décembre. —
- . tisser ( métiers à ).
- 1350. M. Michel, à Nîmes ( Gard }; système mécanique à la Jacquart. ( 4 janvier.—15;ans.)
- 1351. MMv Dhérens et Falayer, h Lyon ( Rhône ) ; mécanique à? double armure propre à tisser les étoffés unies ou façonnées1. (10 février.— 15 ans.)
- 1352. M. Vayson, à Paris ; perfectionnements aux métiers; à tisser. (17 février.' — iÔ ans.)
- 1353. M. Dorey, au Havre (Seine-Inférieure); système d’œillet principalement?applicable aux lames des métiers à tisser, et machine propre à cetie fabrication. (8 mars; —i5 a?ws;)
- 1354. Michel. à Aix (Bouches-du-Rhône); métier à tissage continu. (28 avril.—15 ans.)
- 1355. M. Fromage; à Darnétal (Sein’e-Irifé-rieure); canevas-liseur ayant pour but dé rfeifti placer les cartons dû système Jacqucùrt. (23 niai. —15 ans.)
- 1356. MMi Reverchbn et Scliaub, à Saint-Etienne ( Loire ); mécanisme dit' pas ouvert, destiné aux métiers Jacquart. (26 mai.— i5 ans.)
- 1357. 31M. Alcan, Limet et Botturv, à Paris ; métiers à tisser de nouvelles étoffe? ( 3i mai.—i5 ans.)
- 1358. 31. Pinel, à Paris; métier à-' tisser principalement destinéàdàtfâbrication des dessus de pantoufles ou chaussons dertresse d’un seul morceau et à lisière tout autour. ( 2 juin.1 —15 ans.)
- 135g. M3I. Turion et Rigollet ,h Nîmes (Gard); mécanisme adapté? à la caisse de la griffe de la mécanique Jacquart, à l’effet de supprimer les lisses. (28 juin. —15 ans.)
- 1360. M. Aklin , à-Paris; substitution du papier au carton dans le métier Jacquart, au moyen d’un nouvel appareil. ( 2? juillet. —15 ans.)
- 1361. 3131. Martin et Far ronds, à Saint-Pierre-lès-Galais (Pas-de-Calais); système Jacquart. (10 juillet. —15 ans.)
- i36?.. M3I. Dargère et Dumoulin, à Tarare
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- (Rhône); battant-chasseuv de navette espoli-l forme pour le tissage de plusieurs pièces à la! fpis. (21 juillet.-—i5 ans.)
- i363. M. Lyon nard, à Saint-Étienne (Loire);! perfectionnement du cylindre de la mécanique Jacquart. ( 9 août.—15 ans.)
- j364- M. Lefèvre, à Rouen (Seine-Inférieure); temple mécanique. ( 19 septembre. — * K ans.)
- ' ' . 77"ries et Bradshaw, de Londres,
- 1365. MM. üv».. • nerfectionnements
- chez M. Purcell, à Paris; r fobre.___
- apportés aux métiers à tisser. ( 25
- i5 ans.)
- 1366. M. Tf'atine, à Roubaix ( Nord ); battant brocheur. ( 7 novembre.—15 ans.)
- 136^. M. Devaux, à Bolbec (Seine-Inférieure) ; fabrication des laquets pour métiers à tisser. (17 décembre.—15 ans.)
- 1368. M. Bleriot, chez M. Reynand, à Paris; perfectionnements aux métiers propres à faire les tissus plissés. (20 décembre.—15 ans.)
- TISSUS.
- 1369. MM. Bayard frères, à Pai'is ; procédé mécanique de superposition des étoffes dites multiples. (19 janvier.—15 ans.)
- 1370. M. Jacob, de Londres, chez M. Merle, à,Paris; perfectionnements dans la fabrication, l'impression et le traitement en général d'objets tissés de tout genre. (i5 février.—13 ans.)
- 1371. M. Coesnon, chez M. Reynaud, à Paris ; crinoline servant à la fabrication des chapeaux et autres objets. (16 février. - i5 ans.)
- 1372 M. Cliff, de Londres, chez M. Perjd-gna, à Paris; genre de tissu à triple trame, dont une transversale et deux diagonales, propre à la confection des voiles de navires et à d’autres usages. (2 avril.—i5ans.)
- 1373. M. d’Hangesl, à Paris; fabrication d’une étoffé légère dite sylphide. ( 18 avril. —-i5 ans.)
- 1374. Madame Drivqn , à Lyon ( Rhône ) ; tissu dit sylphide , perfectionné. ( 26 avril. — i5 ans.)
- 1375. M. Caron-Marlio, à Paris; tissu plissé
- fixe. (25 mai.—15 ans.)
- 1376. MM. Sorré-Delisle et Tessier, à Paris; tissu épinglé ou frisé. ( 3 juillet.—15 ans.)
- 1377. M. Nickels, deLondres, chez M. Ivuf-faut, à Paris ; moyens et procédés propres a fabriquer des tissus de laine et d’autres matières à l’aide de procédés mécaniques (pour tenir et couper la maille). (21 août.—14 ans.)
- 1378. Le meme ; perfectionnements dans la fabrication des tissus de laine et d’antres matières (foulage et feutrage). (21 août. — 14 ans.)
- ’ 3,-79. M. Cadot, à Pai'is ; point-tissu sans
- » - , „ ; ^membre. — i5 ans.)
- envers, ( 3 se^- - à Paris; épeu-
- 1380. M. Matiiohon-Cüaie^.. " ’ "°s
- tissage mécanique et apprêt des tissus mena., de toute espçce,,(i2 septembre.—15 ans.)
- 1381. M. Pruàhomme, à Paris; genre de tissu dit alphonsine. ( 8 octobre. — i5.ai?s.)t
- 1382. M. Merle, à Paris; perfectionnements apportés à la fabrication des draps pour articles d’habillements et à la confection de ces articles. (16 octobre. —15 ans.)
- 1383. M. Delacourt, à Epécliy ( Somme ) ; application nouvelle sur l'article dit piqué ma-lelassé. (23-pctohre. — 15 ans.)
- 1384- M. Burle , de. Londres, chez M. Pcr-pigna , à Paris ; perfectionnements apportés tant à la fabrication des tissus imperméables à l’eau et à l’air, que dans la préparation du caoutchouc et de la gutta-percha, soit seuls, soit combinés avec d’autres matières. ( 5 novembre.— i4ans.)
- 1 385. MM. David et Ducruel, à Lyon; tissu multiple par les battants plongeurs. (11 décembre.— i5ans.)
- v TISSU MÉTALLIQUE.
- 1386. MM. Bakér et Gregory, de Londres'; chezM.Pureell, à Paris; perfectionnements dans la fabrication des tissus métalliques. ( 6 janvier.-- 15 ans.)
- 1387. M. Albin, à Strasbourg ( Bas-Rhin )} mécanisme du métier à tisser les toiles métal-
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- TREILLAGE.
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- liques pour machines à papier opérant le déroulement continu de la chaîne et l’enroulement du tissu pendant le tissage, (io mars. — i5 ans.)
- i388. M. Kons, à Paris ; genre de tissu métallique mélangé avec du fil et du coton et propre à remplacer le feutre et le cuir dans toutes leurs applications. (23 avril. — i5ans.)
- i38g. M. Roswag fils, à Paris; genre de toile métallique double. ( 3o avril. —15 ans.)
- 1890. M. Sestier, à Paris; genre de toile métallique. (21 juillet.— i5ans.)
- TISSU VERNI.
- 1891. Madame Tuffay et MM. Crétin, Mq-> rel et Angremy, à Paris ; fabrication de tissus vernis pour chaussures, visses, capotes de ca-briolets? etc. (ier &oût. —15 ans.)
- TOILE A TABLEAU.
- 1392. MM. Bourlet de la Fallèe et Game-ray, à Paris; toile à tableaux indessiccable. ( 6 août.—15 ans.)
- TOLE.
- 1393. M. Gardissal, à Paris; procédé de plombage de la tôle. (24 novembre,— 15 ans.)
- TONNEAUX.
- 1394. M. Lejeune, à Marseille ; système de tonneaux en fer. (10 juillet.—15 ans.)
- TRANSPORT.
- 1 395. M. Recalcati, de Venise, chez M. Tihy, à Paris ; système de transport applicable le long des rivières, des fleuves, des lacs et des canaux artificiels et sur leurs bords intérieurs , sur des terrains marécageux et sur les chemins de fer. (12 octobre.—15 ans.)
- TRÉFILERIE.
- 1396. M. Boucher, à Paris ; fabrication des fils de fer et de zinc inoxydables ayant l’aspect des fils de cuivre et de laiton, et leurs diverses applications aux toiles et grillages métalliques, aux chaînes de différents modèles, ainsi qu’aux objets de quincaillerie, sellerie , etc., qui sont faits en fil de fer ou de cuivre. ( 22 mars. — 15 ans.)
- 1397. MM. Fleury et Thiout, à Deville ( Seine-Inférieure ) ; machine propre à la confection des treillages pour clôture en tout genre. (14 avril.—i5ans.)
- 1398. M. Bourgogne, l\ Paris; système de treillage en fer. (17 décembre.—15 ans.)
- TRICOT.
- 1399. M. Lemasson, à Falaise ( Calvados ) j métier circulaire dit tricoteur français- faisant la maille anglaise. ( 5 féyrÎPï.—15 ans.)
- 1400. M. Gillçt, à Troves (Aube); cueillage dit madlçuse Gillet, applicable aux métiers circulaires pour la fabrication des tricots en tout genre et produisant aussi un tissu particulier dit tricot bouclé. (i5 juin. — i5 ans.)
- 1401. M. Herbin, à Troyes ( Aube ) ; grat-teur mécanique cylindrique adapté aux métiers circulaires. (4 juillet.— iSans.)
- 1 /jo2. M. Whitworth , de Londres , chez M. Garez, à Roubaix ( Nord ); perfectionnements aux mécaniques à tricoter. ( 5 septembre. — 15 ans.) »
- 1403. M. Claussen, de Londres, chez M. Bu-ferlé, à Paris ; perfectionnements apportés à la fabrication des tricots et des bas. (10 septembre.— 15 ans.)
- TUBES.
- 1404. M. Gay, à la Chapelle-Saint-Denis ( Seine ) ; fabrication de tubes en métal. (16 avril. — i 5 ans.)
- izjo5. M. Richardson, de Londres, chez M. Truffant, à Paris ; perfectionnements dans la fabrication des tubes en airain et en cuivre ou en alliage de métaux destinés à divers usages. (12 mai.—13 ans.)
- TUILES.
- 1406. M. Thiébault Georges, à Remiremont ( Vosges ); tuiles carrées. ( 3 avril. —10 ans.)
- 1407. MM. Labourot et Michel , à Monthu-reux-sur-Saône ( Vosges ) ; tuiles économiques vosgiennes. (15 novembre. — i5ans.)
- TULLE.
- 1408. MM. Jourdan et comp., à Cambray
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- ( Nord ) ; perfectionnements applicables aux métiers qui servent à fabriquer les tulles unis et façonnés dits à la Jacquart. ( 17 mars. — i5ans.)
- 1^09. MM. Maillot et Oldknow , à Lille ( Nord ); système pour tisser sur métiers à tulle de toute finesse différents genres de tissus pleins et à mailles , sans l’emploi de barres de guides ou de barres à crochets ou autres barres. (11 octobre.—-i5 ans.)
- TURBINE.
- 410. M. Buffaut, à Lyon; turbine ou moteur hydraulique dit turbine économique. ( 8 février.—15 ans.)
- 1411. M. Fromont, à Paris ; turbine à compartiments multiples, solidaires ou insolidaires à volonté. (18 mai.—15 ans.)
- 1412. M. Lombard, à. Dole (Jura); turbine à dépense variable et à effets constants. (i5 décembre.—15 ans.)
- TUYAUX.
- 1413. M. Chameroy, à Paris; système d’assemblage de feuilles métalliques, principalement des tuyaux. (27 janvier.—15 ans.)
- 1414. Le même; système de fabrication de tuyaux et de chaudronnerie. ( 24 décembre.— 15 ans.)
- i4ï5. M. Thacheray, à Paris; moyen de fabriquer des tuyaux plastiques propres au drainage et au dessèchement des terres. (10 mai. —15 ans.)
- 141 M. Delahaye, chez M. Armengaud, à Paris; construction de tuyaux de conduite en tôle couverte de bitume pour l’eau et le gaz, (25 juillet.—15 ans.)
- 1417. M. Regoul, à Paris ; genre de tuyaux pour conduites de gaz. (15 décembre.—15 ans.)
- TYPOGRAPHIE.
- 1418. M. Hoe, de New-York, chez M. Per-pigna, à Paris ; presse typographique propre à imprimer des cartes de visite , d’adresse et autres. ( 6 janvier.— 13 ans.)
- • 1419. Le même; perfectionnements apportés
- aux presses typographiques dites presses à labeur. (12 décembre.—15 ans.)
- 1420. M. Delvart, à Zouafques (Pas-de-Calais); presse à mouvement continu pour l’imprimerie, la lithographie et la gravure. (9 janvier.—10 ans.)
- 1421. MM. Gilliman et Alauzet, à Paris; améliorations et dispositions mécaniques applicables aux presses typographiques. (10 février. —15 ans.)
- 1422. M. Calles, à Lyon ( Rhône); machine à fondre les caractères d’imprimerie. (2 avril. —15 ans.)
- 1423. M. Dardenne, à Paris ; machine rotative continue à imprimer. (19 mai.—15 ans.)
- 1424. MM. Barrai et Bodmer, à Paris ; machine à imprimer. (2 juin. — 15 ans.)
- i42Ô. M. Giroudot fils, à Paris; machine typographique à impression continue. ( 6 juin. —15 ans.)
- 1426. M. Holm, de Londres, chez M. Armengaud , à Paris ; divers perfectionnements apportés dans les impressions. ( 3o juin. — i3 ans.)
- 1427. M. Deville , à Batignolles ( Seine ) ; forme à imprimer d’un genre nouveau, à surface ronde. (4 août.—15 ans.)
- 1428. M. Dehoul, à Paris ; machine à composer, à justifier les caractères d’imprimerie et faire épreuve immédiate. ( 27 octobre. — i5 ans.)
- 1429. M. Les pinasse, à Paris; divers perfectionnements dans la fabrication des caractères typographiques. (27 octobre.—15 ans.)
- 1430. M. Beniowshi, chez M. Perpigna, à Paris; perfectionnements apportés aux appareils et procédés propres à l’impression typographique. (3 novembre.— i4ans.)
- 1431. M. Leblond, à Paris; machine à composer les caractères typographiques, à les corriger et à les décomposer, machine dite balisto-type. ( 3 novembre.'—15 ans.)
- 1432. MM. Marinoni et Baillet, à Paris; machine à imprimer. ( 7 novembre. —15 ans.)
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- 1433. M. Delcambré, à Paris; améliorations et perfectionnements sur tous les détails de la machine compositeur typographique, pour laquelle un brevet a été délivré à M. Arthur Young le 7 octobre 1840. (20 novembre.— i5 ans.)
- VAPEUR.
- 1434. M. Wright, de Londres, chez M. Perpignan à Paris; perfectionnements à la génération de la vapeur et à l’évaporation des liquides. (15 février. — i3 ans.)
- 1435. MM. Moinier et comp. , à la Petité-Villette ( Seine ) ; systèmè de générateur à vapeur sphéroïdalisé appliqué à toute industrie ou la vapëur peut être utilisée, soit comme véhicule de calorique, soit comme moteur, (i3'avril. —i5 ans.)
- 1436. M. Cail, à Paris; perfectionnements dans les générateurs à vapeur. (28 juin.— i5 ans.)
- 1437. M. Quillac, à Paris ; système de production et d’emploi de la vapeur non saturée et surchauffée. ( 3 juillet.—15 ans.)
- 1438. M. Corr, de Bruxelles, chez MM. Ser-ret-Hamoir et comp., à Valenciennes ( Nord); épuration des vapeurs alcooliques. ( 3 septem bre.—15 ans )
- 1439 M. Lawes, de Londres, chez M. Arme ng a iul , à Paris ; certains perfectionnements apportés dans la génération de la vapeur. (26 octobre.— 14 ans.)
- i44«. M. Gâche, à Nantes (Loire-Inférieure); appareil à vapeur. ( 5 novembre.—15 ans.)
- 1441 • M. Noirsin, de Bruxelles, chez M. Fé-ret,h Paris; générateur à vapeur. ( 12 novembre.—15 ans.)
- VASES.
- i442. MM. Thomas et Laugier, à Paris; procédés de fabrication des estagnons ou vases métalliques propres à contenir des eaux distillées, des huiles fixes et volatiles. ( 19 février. —-i5 ans.)
- i443. M. Héraut et madame veuve Rouxi â Grenoble ( Isère ) ; appareil destiné à fermer hermétiquement toute espèce de vases ou pots évasés. (i3 septembre.—15 ans.)
- VASES CULINAIRES.
- 1 f44* M. Jacquemin , à Morez ( Jura ) ; application de l’émaillage du fer à la fabrication des vases culinaires de toute espèce en fer battu, forgé, embouti ou estampé. ( 4 avril. —. 1 5 ans.)
- VEILLEUSES.
- i44->. M. Signe, à Paris; bouilloire-veilleuse et veilleuse à réservoir. ( 27 novembre. — i5ans.)
- VELOURS.
- )446. M. Martin, à Nîmes ( Gard ); procédés de confection de lanières servant à là fabrication des velours à libre paillette. ( 27 janvier.— i5ans.)
- 1447. M. Blateyron , à Lyon ; perfectionnement aux rabots employés à la coupe des velours. (14 mars.—15 ans.)
- 1448. M. Guichard, à Lyon ; machine supprimant la cantre dans la fabrication des velours façonnés. (27 novembre. —15 ans.)
- VENTILATION.
- 1449- M* Fan Hechc , à Paris ; système de ventilation et d’aérage. (24 août.—15 ans.)
- i/jûo. M. Corderant , à Paris; ventilateur mobile ascendant et descendant applicable à toutes sortes de fenêtres. (28 avril.— i5 ans.)’
- i451. M. Sandrin, à Combs-là-Ville (Seinè-et Marne ) ; appareil destiné à introduire de l’air entre les meules des moulins à blé ou autres grains, dit rafraîchisseur accélérateur. (27 décembre.—15 ans.)
- VERNIS.
- «452. M. Hyde, à Paris; genre de vernis applicable aux métaux et autres substances. (21 février.'—15 ans.)
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- VERRE.
- ï453. M. B'erger-TValter, à Paris; procédés appliqués à la fabrication des verres d’optique. (-23 avril. — r5 ans.)
- 1454. M. Duquesne, à Paris ; procédé propre à produire un miroitage sur le verre, les glaces ou les cristaux, par l’emploi de l’argent. [p.5 août. —15 ans.)
- 1455. M. Donzel, à Rive-de-Gier ( Loire) ; verrerie économique. (20 août. — i5ans.)
- VÊTEMENTS.
- 14^6. M- Iles, de Londres, chez M. Truffaut, à Paris ; perfectionnements dans la fabrication des cartes d’écliantillons d’objets propres à attacher les vêtements et autres articles de toilette. (12 mai. —13 ans.)
- 1457. M. Lewandoioski, à Paris ; système de fermeture , d’attaclie et de serrage applicable aux bottines , guêtres, robes, corsets, tuniques, etc. ( 3 juillet. —15 ans.)
- VIN.
- 1458. Madame Mo gin, à Paris; genre de machine propre à décanter les vins et les liqueurs. (11 août.— i5ans.)
- 1459. M. Hervot, à Paris; conservation des vins, liqueurs et boissons craignant l’air, dans un fût ou dans un vase quelconque en vidange. (i3 novembre.—15 ans.)
- VOITURES.
- 1460. M. Pape, à Paris; divers moyens applicables à la construction de toutes sortes de voitures. (23 février.—15 ans.)
- 1461. M. Merle, à Paris; certains perfectionnements dans la construction des voitures pour chemins de fer et autres routes. (3 mars. — iô ans.)
- 1462. M. Lapeyrie, à Terrasson (Dordogne); système de suspension des voitures et autres machines par des ressorts à boudin. (10 mars.
- —i5ans.)
- 1463. MM. Ehrler et Relier, à Paris ; amé-
- lioration du système des avant-trains des voitures pour les raccourcir et offrir plus de sécurité aux voyageurs. (1 7 mars.—15 ans.)
- 1464. M. Aeris, de Bruxelles, chez M. Ref-naud , à Paris ; système de voitures et locomotives pour chemins de fer, à trains mobiles convergents. (29 mars.—15 ans.)
- >4^5. M. Zerega, à Paris; genre de voiture dit coupé-chaise. ( 9 avril.— 1 5 ans.)
- i486, MM. Court et et Rerdier, à Paris; marchepied mécanique de voiture. (23 avril. — i5 ans.)
- 1467. M. Binder, à Paris; système mécanique destine à raccourcir les trains des voitures. (25 avril.—15 ans.)
- 1468. M. Payre, à Saint-Etienne ( Loire ) ; voiture à vapeur destinée au transport des voyageurs et des marchandises sur les routes ordinaires, (igmai.— i5 ans.)
- 1469. MM. H acquêt et Jaocl, à Paris ; mécanisme dit rai!protecteur mobile, appliqué aux voitures des chemins de fer. (g juin.—15 ans.)
- 1470. M. Dherissard, à Paris; voiture articulée sans flèche ni avant-train. ( 18 juin. — i5 ans.)
- 1471. M. Chapuis, à Givors ( Rhône); voiture à mécanique, allant sur les routes nationales, départementales et autres routes ordinaires, sans que la traction s’opère par le moyen des chevaux. (26 juin. —15 ans.)
- «47^. M. Dupré, à Sablé ( Sarthe ); système mécanique destiné à régulariser le tirage du cheval et la marche de la voiture. ( 11 juillet. —15 ans.)
- i473. MM. Berncastel et Bernier, à Paris ; moyens économiques pour tendre des cordages et conserver les bâches sur les waggons des chemins de fer et sur les chariots en général. (20 août. —15 ans.)
- 1474- M- Peudenier, à Paris ; marchepied à hélice applicable à toute sorte de voitures. (t6 novembre.—15 ans.)
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- ( S40.)
- WAGGON.
- 1475. M. Busse, de Leipsick , cliez M. Pa-risot de Cassel, à Paris ; système de construction de waggon propre à éviter la rupture des essieux, dit waggon Busse. (23 mars. —15 ans.)
- 1476. M. Barthélemy, à Paris ; modérateur des chocs des waggons sur les chemins de fer. (12 décembre.—15 ans.)
- ZINC.
- 1477. M* Prévost d'Arlincourt, à Paris ; appareil pour le chauffage des plaques de zinc , des dégrossis et paquets pour être convertis en feuilles de zinc laminé de numéros divers et leur préparation. (ier octobre.—15 ans.)
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- OMRAM-MMME AM. (N° DLYIL ) novembre 1850.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — lutherie.
- Rapport fait par M. Benoît, au nom du comité des arts mécaniques, sur un mémoire de M. Janinet relatif à la lutherie.
- Messieurs, j’ai lu attentivement le mémoire que M. Janinet, ingénieur civil , à Haguenau ( Bas-Rhin ), a adressé à la Société sur un nouveau mode de construction des tables de résonnance des instruments à cordes et à archet. J’ai fait tous les calculs qu’il y indique pour déduire des points d’un arc de cercle de 60 degrés rapportés, d’après la loi qu’il adopte, à sa corde et à sa flèche comme axes des coordonnées, les épaisseurs à donner à un nombre suffisant de points connus de ces tables, de manière à les reproduire constamment égales à elles-mêmes, à l’aide d’une machine spéciale qu’il a inventée et dont il donne la description.
- Sans être luthier, M. Janinet a construit de ses mains plusieurs instruments; il a envoyé deux violons à la Société, pour qu’ils pussent être essayés par des artistes sous le rapport de la qualité de leur son. Les tables de résonnance, étant planes à l’intérieur et présentant d ailleurs des épaisseurs analogues à celles des tables des violons ordinaires , sont moins bombées et sont d’un aspect moins agréable, par suite, sans doute, de 1 habitude que nous avons contractée de voir les instruments à archet sous d autres formes. Les instruments envoyés par M. Janinet sont loin de posséder le son des violons des premiers maîtres ; sous ce rapport ils ne sortent pas de la catégorie de ceux que l’on trouve dans le commerce. Toutefois il est certain que si un luthier exercé les eût travaillés d’après le même mode de construction, que
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- ARTS MÉCANIQUES.
- s’ils eussent été garnis de cordes de choix, comme on le pratique pour les instruments de prix, ils eussent été plus satisfaisants à entendre.
- Considérant que la méthode de construction des tables de résonnance proposée par M. Janinet, aussi bien que la machine qu’il a inventée pour cet objet, peuvent également s’appliquer à la construction des tables de résonnance d’après une loi quelconque, même des tables concaves à l’intérieur généralement adoptées, et que , dès qu’qne loi aura été reconnue fournir les meilleures tables, on pourra les reproduire toujours identiques sous le rapport de leur forme et de leurs dimensions ; considérant encore que ces formes et ces dimensions n’ont pas moins d’influence sur les vibrations des tables que la nature du bois dont elles sont construites; considérant, enfin , que le mémoire de M. Janinet contient un exposé très-instructif des essais qu’il a faits et des résultats qu’il en a obtenus, ainsi que la description de sa machine, le comité des arts mécaniques m’a chargé de vous proposer, en son nom, de remercier M. Janinet de son intéressante communication, et de publier son mémoire dans le Bulletin (1).
- Signé Benoît, rapporteur.
- Approuvé en séance, Je 9 octobre 1850.
- CONSTRUCTION DE MACHINES.
- Rapport fait par M. Benoît, au nom du comité des arts mécaniques, sur les travaux industriels de M. Carillion, ingénieur - constructeur, rue Neme-Popincount, 8.
- Messieurs, conformément à votre décision du 31 juillet dernier, le comité des arts mécaniques m’a chargé de vous faire connaître les travaux industriels de M. Carillionj ingénieur-constructeur, et de compléter ainsi la communia cation dont le rapport sur sa machine à dresser les glaces n’est que le préambule. Ce ne sera pas sans un vif intérêt, je l'espère , que vous entendrez la récapitulation des services par lesquels ce membre distingué de notre Société s’est acquis de véritables titres à votre bienveillance.
- Ce fut en 1811, à l’âge de dix-sept ans, qu’à sa ‘sortie du Conservatoire des arts et métiers M. Carillion entra dans la fabrique de produits chimiques de MM. Clément et Desormes, à Verberie (Oise). Il y reçut, de ces patrons éclairés, des encouragements pour ses efforts à améliorer la construction matérielle des appareils de cet établissement dans lequel fonctionnait un bélier hydraulique construit et installé sous la direction de M. Montgolfier. Cette ingénieuse machine exigeant alors des réparations fréquentes, M. C&*
- fl) Nous donnerons ce mémoire dans un prochain numéro du Bulletin.
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- CONSTRUCTIÔN'ÂtE MACHINES. 543
- rillion modifia la constructionmatérielledes soupapes de telle manière que ce bélier ne demanda plus qu’une surveillance facile, et qu’il fonctionne encore aujourd’hui lorsque tant d autres ont été abandonnés fauté de soins intelligents. f B M Op mrmrnm» .V .;-r. : : -v .a À- -
- En 1812, M. Carillion fut arraché, à son début dans la carrière industrielle, pour être incorporé dans un bataillon de mineurs ; il fut bientôt employé, dans la brigade topographique, à la confection de la carte des îles d’Hyères et des reliefs du mont Cenis. Après la restauration, il profita de la faculté que. lui donnait le grade de garde du génie qu’il avait obtenu, pour donner sa démission et se retirer du service militaire. M
- A cette époque, MM. Chaptal et Clément venaient de fonder une raffinerie d’alun aux Thernes ; M. Carillion'j fut employé jusqu’en 1816 ; il retourna alors à Yerberie , près de M. Desormes, quil aida dans ses expériences sur la chaleur, la vapeur, etc.
- En 1820, il fut employé par M. Clément, puis par M. d’Artigues, pour la construction d’une glacerie à Vonèche ( Belgique ) ; c’est à cette occasion que M. Carillion construisit la première table à couler les glaces de petite dimension en fonte, matière adoptée depuis pour cet objet (1); il construisit aussi le premier balancier hydraulique que M. d’Artigues venait d’inventer.
- En 1822, M. Carillion revint à Paris. Il fit construire, par pièces détachées, dans différentes maisons , un assortiment de machines à filer le Un, qu’il avait combinées et calculées. Le métier à filer offrait cette particularité que la préparation y était livrée aux cylindres étireurs par une courroie d’acier munie de peignes. Le fil obtenu fut reconnu convenable par des marchands de Lisieux ; mais le prix de revient n’ayant pas présenté un avantage suffisant, M. Henry, pour le compte de qui cet essai avait été fait, ne donna pas suite à son entreprise.
- M. Carillion donna des leçons de géométrie et d’éléments de chimie.
- En 1824, il devint le collaborateur de M. Clément, qui le chargea de la confection des projets en général et de leur exécution en ce qui concernait seulement les machines. Ce n’est que lorsque M. Clément renonça à peu près à ses travaux que M. Carillion en entreprit pour son propre compte.
- Vers 1830, M. Kemlin, voulant joindre à sa verrerie du Val-Saint-Lambert, près de Liège,; une taillerie pour les cristaux, s’adressa à M. Carillion. L’entrée des établissements de ce genre étant alors interdite, cet ingénieur dut rédiger son projet d’après ses seules idées, et tout fut exécuté sous ses yeux dans l’atelier d’Ongrée, près Liège.
- (1) La première table en fonte de fer destinée à couler les glaces de grande dimension a été construite, en 1825, par M. ThiébmU, fondeur,, et dressée par M. Hoyau. (Voir Bulletin de la Société, 24e année, p. 293. )
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- ARTS MÉCANIQUES.
- En 1835, M. P. de Violaine, devenu propriétaire de la verrerie de Prémontré ( Aisne ) , et ayant le projet d’y faire des glaces aussi bien qu’on les fabriquait à cette époque , voulut avoir des machines semblables à celles des établissements existants; mais il fut impossible d’obtenir sur leur composition des renseignements satisfaisants. M. Carillion, à qui la demande de ces machines avait été faite, dut donc inventer ce qui peut-être existait déjà.
- M. Gnollet, de Paris, manquant de force motrice,- s’était décidé à monter un générateur de plus, lorsque M. Carillion lui proposa de faire marcher, par la vapeur perdue de sa machine à vapeur de 30 chevaux, une machine à basse pression de chevaux restée longtemps au repos, ce qui fut fait également plus tard, à Prémontré, pour deux machines à basse pression de 8 chevaux.
- Jusqu’en 1839 M. Carillion s’était servi, pour construire ses machines, des ateliers de plusieurs de ses confrères, et principalement de ceux de M. Pihet et de M. Durenne. Il n’avait chez lui que des menuisiers - modeleurs qui confectionnaient, sous ses yeux, tous ses modèles, et des ajusteurs pour monter les machines, lorsque les pièces faites dehors lui étaient livrées. Ces ajusteurs ne pouvant être constamment occupés, la nécessité d’avoir à sa disposition un atelier complet se fit sentir, et c’est alors qu’il fonda l’établissement qu’il possède rue Neuve-Popincourt, 8.
- M. Carillion a proposé et construit ses tables à couler les glaces en cinq morceaux; elles présentent quelques avantages sur celles d’une seule pièce généralement employées.
- En résumé, M. Carillion a fourni plus de 160 chevaux de force en machines à vapeur de 4 à 30 chevaux, dix machines d’exhaustion, quatorze roues hydrauliques soit en bois, soit en fonte,
- Trois moulins à blé,
- Deux scieries à bois,
- Une forge,
- Six martinets,
- Six laminoirs pour le fer, l’acier, l’argent et l’or,
- Trois machines soufflantes,
- Huit pompes pour l’extraction du sel gemme par dissolution (1),
- (1) Les sondages pour l’extraction du sel gemme par dissolution ne sont ordinairement tubés qne depuis l’orifice jusqu’à la naissance du sel, dont la couche n’est pas tubée, et il arrive que, surtout dans les commencements, les matières insolubles mêlées au sel s’accumulent au bas du tube d’aspiration, et bientôt la pompe ne peut plus fonctionner. Pour remédier à cet inconvénient, on est obligé de retirer le tube et de le raccourcir. M. Carillion, à qui M. Grimaldi avait demandé une pompe pour exploiter un sondage de 265 mètres de profondeur, pratiqué parM. Degousée, à Salins, proposa, pour prévenir l’obstruction signalée, de tuber le sel sur sa profondeur de 24 mètres avec un tube percé de trous, procédé dont le succès a motivé l’adoption ultérieure à Salins, à Montmorot, à Moyen-vie et à Vie.
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- VIOLONS.
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- Vingt machines à dresser les glaces ,
- Trois tailleries de cristaux de cent cinquante à deux cents tours,
- Dix presses pour les cristaux moulés.
- Il a établi une féculerie, une distillerie de pommes de terre , une fabrique de sucre de betterave, dix chauffages à la vapeur, deux serres chaudes, toutes les machines de deux glaceries.
- En 1844, M. Carillion plaça à l’exposition nationale une machine à vapeur de 3 chevaux, sans volant, à deux cylindres et à manivelles croisées de sa composition, qui fut distinguée par une médaille d’argent.
- Au moment de la dernière exposition, toutes les machines à dresser les glaces que cet ingénieur devait fournir à la glacerie de Montluçon n’étaient pas livrées, et il put disposer de celle qui y a figuré et qui lui a mérité la récompense d’une médaille d’or (1).
- Les ateliers de M. Carillion ne sojit pas très-étendus ; si son outillage n’y est pas colossal, il se fait remarquer par des dispositions ingénieuses ; le travail y est bien dirigé et le temps bien employé. Aussi les ouvriers qu’ils peuvent contenir ont-ils suffi à l’exécution de la majeure partie des machines et appareils variés dont je viens de vous entretenir, et le travail n’y a heureusement jamais manqué , même pendant les plus mauvais jours que l’industrie française a eus naguère à traverser. M. Carillion a dû s’adjoindre un collaborateur qu’il a trouvé dans son gendre adoptif, M. Pihet, fils de l’un de nos honorables collègues, qui le seconde avec une rare intelligence.
- Tels sont, messieurs, les détails que votre comité des arts mécaniques m’a chargé de vous donner, en son nom, pour vous faire apprécier la carrière industrielle et les services variés d’un ingénieur qu’il croit digne à tous égards de vos sympathies et d’un des plus hauts témoignages de votre satisfaction pour ceux qui concourent au progrès et à l’amélioration de l’industrie nationale, objet constant de vos efforts.
- Signé Benoît , rapporteur•
- Approuvé en séance, le 23 octobre 1850.
- VIOLONS.
- Mémoire sur un nouveau mode de construction des tables de résonnance des instruments à cordes et à archet; par M. Janinet, ingénieur civil, à Haguenau.
- Quoique le violon soit l’instrument le plus universellement en usage, depuis les Stradivariusj, les Guarnerius et autres grands maîtres italiens des siè-
- (l) Yovez la description de cette machine , Bulletin de septembre 1850, p. 423.
- Quarante-neuvième année. Novembre 1850.
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- clés derniers, la lutherie, loin de faire des progrès, n’a plus guère produit que des instruments médiocres.
- Cette décadence ne peut, selon moi, être attribuée qu’au peu d’instruction et à la routine des ouvriers qui se livrent à ce genre de travail ; et, si parfois les plus habiles d’entre eux ont réussi à approcher de leurs devanciers , ce n’a été qu’en les copiant servilement, et reproduisant même jusqu’aux défauts des instruments qui leur servaient de modèles.
- La forme voûtée et contournée du violon et de ses congénères rend leur construction extrêmement délicate ; il faut des bois bien choisis et des mains habiles pour vaincre les difficultés qu’elle oppose à la résonnance parfaite de la table d’harmonie. En vain un artiste habile, feu Chanot, a-t-il voulu modifier les contours les plus heurtés du violon en supprimant les coins; en vain feu Savart a-t-il encore simplifié cette forme en la réduisant à sa plus simple expression : l’artiste et le savant ont produit d’excellents instruments, mais on n’en a point fait usage ; les virtuoses les ont dédaignés,
- En voyant cette réprobation universelle qui ne pouvait concerner que la forme, puisque le son des instruments établis d’après ces nouveaux principes ne laissait rien à désirer, j’ai pensé que la forme des anciens violons n’était pas seulement une affaire de mode ou d’habitude, mais qu’elle pouvait encore être fondée sur quelque propriété réelle. En effet, la forme trapézoïdale est incommode et sujette à causer des blessures par les angles qui les terminent du côté du cordier. L'échancrure, conservée en partie dans le violon Chanot, mais supprimée complètement dans le violon trapézoïdal, est indispensable pour le jeu de l’archet. Les coins, supprimés dans le violon Chanot comme dans celui de feu Savart, sont souvent utiles pour le maniement de 1 instrument, et rendent sa forme plus gracieuse. Enfin les quatre tasseaux qui se trouvent dans ces coins donnent de la solidité et servent, en outre, à transmettre au fond les vibrations de la table.
- , ® aPrès ces considérations, il est à. croire que la forme de l’ancien violon n a pas été adoptée et per^m^e seuiement comme objet de mode, mais en-core pour remp ües conditions de convenance ou de solidité.
- a la voussure de la table, on croit généralement qu’elle a été admise dans rh,rn°^se fiu e^e offrait plus de résistance à la pression des cordes que la forme plané5 ; ^ ensuite qu’elle facilitait le jeu de l’archet. En effet,
- les chevalets étaient alors tenus très-bas.
- Mais, si la forme voûtée augmente la résistance de la table, elle exige aussi qu’on la rende très-mince ; plus la voûte est bombée, plus la table doit être mince pour que la vibration soit la plus forte que possible, en sorte qu’en réalité les tables les plus voûtées ne sont pas toujours celles qui ont le
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- VIOLONS. 547
- mieux résisté à la pression des cordes. Les violons de Stradivarius, dont les voûtes sont presque plates, sont aussi les plus forts en bois, et, comme l’on sait, les instruments de ce maître sont ceux qui rendent les sons les plus pleins et les plus éclatants; or ils ont résisté à la pression, au moins tout aussi bien que ceux de Steiner, dont la voûte a près du double d’élévation.
- Or c’est la forme voûtée qui rend la construction des violons si délicate et si incertaine dans ses résultats. En effet, il est bien difficile, au moins à l’aide des outils imparfaits dont se servent les luthiers, de donner, dans toutes ses parties, à une table voûtée les épaisseurs convenables pour que la propagation des ondes sonores ait lieu sans altération. Jusqua présent aucune théorie n’a été établie à ce sujet, et ce n’est qu a l’aide de nombreux tâtonnements et à quelque heureux hasard que d’habiles luthiers ont dû la réussite qu’ils ont obtenue.
- Des deux motifs qui ont pu déterminer le choix de la forme voûtée, j’ai fait voir que le premier, la solidité, n’était qu’imaginaire ; reste donc le second , la facilité du jeu de l’archet. Or les violons les moins voûtés, ceux de Stradivarius et de Guarnerius, sont les plus goûtés, et l’on ne s’est jamais plaint du peu de latitude que les violons de ces maîtres laissent à l’archet. Il suffirait donc, en faisant des violons encore un peu plus plats, d’augmenter la hauteur du chevalet, pour rétablir, sous ce rapport, les choses dans le même état.
- Ce sont ces réflexions qui m’ont guidé dans la construction du violon que j’ai l’honneur de soumettre à l’examen de la Société d’encouragement. J’ai conservé l’ancien patron, mais, à l’instar de feu Savart, j’ai fait la table plane du côté interne et convexe extérieurement (1).
- Je n’avais d’autres précédents, pour me guider dans ce premier essai relativement à l’épaisseur des tables sous le chevalet, que les données de feu Savart; mais jugeant que la forme contournée du patron que je voulais suivre laisserait, à cause des échancrures, moins de largeur et, par conséquent, plus de roideur au milieu de la table que dans la forme trapézoïdale, je ne donnai que 6 millimètres d’épaisseur au point, réduite à un peu moins de 2 millimètres sur les bords de la table.
- (l) Dans son Essai sur la construction des instruments à archet, M. Otto, habile violoniste et luthier renommé d’Allemagne, dit : « Les violons de Stradivarius sont les plus plats de tous les cré-monais, leur voûte n’a pas plus d’un demi-pouce d’élévation. Ceux qui n’ont pas été gâtés ont un son plein et éclatant en même temps ; ils sont recherchés des virtuoses, qui sacrifient de grandes sommes d’argent pour en devenir possesseurs. »
- La raison de leur renommée vient probablement de leur construction qui, étant plate, peut être très-forte en bois et produire une vibration plus vigoureuse et plus facile qu’un instrument voûté.
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- Smart n’a pas fait connaître le genre de courbure qu’il donnait au côté convexe de ses tables, on ne sait donc pas s’il les travaillait à coup sûr ou par tâtonnement; j’usai pourtant d’abord d’un moyen qu’il a indiqué : ainsi j’appuyais le pouce de chaque main sur la face interne de la table, et les autres doigts le long de ses bords latéraux, pour les faire plier, afin de voir si la courbure que je produisais était bien régulière; si elle ne l’était point, j’ôtais du bois dans les parties que je jugeais trop épaisses. Mais ce moyen peu exact était, d’ailleurs, impraticable dans le sens de la longueur de la table , de même que dans celui de la largeur entre les échancrures, oh la roi-deur du bois s’opposait à la flexion.
- J’eus alors l’idée de faire des patrons taillés en arc de cercle que j’appliquais sur la table après les avoir frottés de sanguine ; je parvins, par ce moyen, à faire des tables dont les épaisseurs étaient régulières; mais les violons exécutés de cette manière ne valaient rien. Dans ces violons, la partie des tables située entre le chevalet et les extrémités était trop mince et ne concourait pas convenablement au renforcement du son.
- Pour obtenir des tables plus épaisses vers les extrémités, j’essayai des arcs d’ellipse ; j’obtins de meilleurs résultats, mais alors les joues de l’instrument devenaient trop épaisses, et, quoique les sons fussent plus éclatants et moins maigres que dans les tables tout en arcs de cercle, ils manquaient encore de moelleux et de force.
- J’essayai enfin d’employer, pour déterminer le bombement des tables , un arc d’ellipse dans le sens de la longueur, et des arcs de cercle transversaux ayant pour flèches les ordonnées correspondantes de l’ellipse. J’obtins alors des sons plus pleins, plus forts et plus moelleux que ceux des violons que j’ai pu comparer avec les miens.
- Pour donner exactement au bombement, dans le sens longitudinal de mes tables, la forme d’un arc d’ellipse , je ne pouvais plus me servir de calibres taillés dans des planchettes, à cause de la difficulté d’exécuter rigoureusement ceux-ci ; d’ailleurs ce moyen ne me paraissait pas encore assez exact. Il fallait donc, dès lors, déterminer une série de points sur la surface des tables, et mettre d’épaisseur, d’après le calcul, au moyen du compas, les parties correspondant à ces points.
- Le compas à pointes mousses recourbées est, comme on sait, l’outil dont se servent les luthiers pour mettre d’épaisseur les tables de leurs instruments ; mais l’usage en est fort long et peu sûr. Or, mon but étant de rendre courante la fabrication des bons violons, et encore plus facile que ne l’est celle des violons de pacotille, je ne pouvais m’arrêter à ce moyen.
- J’ai donc imaginé une machine fort simple, h l’aide de laquelle on perce,
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- VIOLONS.
- dans la planchette qiii doit former la table d’un violon ou bien son fond, des repères dont la profondeur indique la partie du bois qui doit être enlevée.
- Cette machine consiste en une fraise ou foret adapté à l’arbre vertical d’un touret monté sur le chariot d’un petit support fixé. Le mouvement du chariot est limité par une vis de précision de % millimètres ( 1 ligne ) de pas , qui vient butter sur la partie fixe du support et déterminé ainsi le degré d’élévation de la fraise ; cette vis porte à sa tête un plateau circulaire servant de compteur, dont la circonférence est divisée en 100 parties. Le plateau est à frottement dur et peut tourner, indépendamment de la vis; sa position se règle au moyen d’un indicateur fixé à la traverse du bâti de la machine.
- Dans l’épaisseur de la semelle à coulisse du chariot est logé un ressort à boudin qui tient le foret soulevé, ou le dégage des trous lorsqu’on enlève le doigt qui le pressait.
- Le bâti de la machine consiste en un plateau bien dressé , supportant une traverse évidée pour le passage de la table à mettre d’épaisseur. La traverse reçoit le support fixe qui est vissé à sa face antérieure de manière que le foret soit perpendiculaire au plateau. Enfin la roue qui fait agir le foret au moyen d’une corde sans fin est logée dans une coulisse horizontale pratiquée dans la moitié de la longueur de la traverse.
- On conçoit qu’au moyen de la vis de précision on peut amener le foret ( lorsque le chariot qui le supporte est pressé par le doigt ) jusqu’à toucher le plateau sans pouvoir l’entraîner. Réglant alors le 0 du compteur de la vis sur l’indicateur fixé à la traverse de la machine, celle-ci se trouve prête à fonctionner.
- Comme pour un diamètre de 7 à 8 centimètres du plateau compteur les divisions sont encore assez grandes, on peut estimer les fractions de tour de la vis à 1 ou % millimètres près. Il est bon , encore, de faire remarquer que la partie tranchante du foret doit être en demi-cercle et non en pointe triangulaire.
- Lorsqu’on veut exécuter une table de violon, on laisse la planchette qui doit la former un peu plus épaisse qu’il n’est nécessaire , afin que le repère qui doit se trouver au point (1) y soit bien marqué. On découpe cette planchette d’après le patron qu’on a adopté, et l’on termine le bord à angle droit; ensuite, à l’aide d’un crayon et d’un calibre percé à jour, on marque les cent neuf points où doit agir la fraise; mais auparavant, après avoir découpé la planchette, on a dû tracer, avec le trusquin, l’épaisseur qu’on veut donner au bord, et qui est ici d’environ T~5o de ligne.
- (i) Le point est la partie la plus épaisse de la table, sous le milieu du chevalet.
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- ARTS MÉCANIQUES. --- VIOLONS.
- C’est alors que la machine que j’ai décrite devient utile. La fraise étant, comme je l’ai dit, prête à toucher le plateau, on la relève de toute l’épaisseur que l’on veut donner au bord, puis, sans bouger la vis, on ramène le 0 du plateau compteur contre l’indicateur fixé au bâti; alors on perce les quatre repères qui se trouvent dans les quatre coins des échancrures , puis on enfonce successivement la vis ( ce qui fait remonter la fraise ) pour percer les autres repères dont les cotes ont été notées d’avance sur une épure ou sur le calibre percé à jour. Il ne reste plus, après cette opération , qu’à enlever le bois inutile et terminer la table.
- Je me suis peu occupé d’embellir mes violons ; ainsi je ne les ai pas filetés et je n’en ai pas relevé les bords ; mon but était uniquement de rechercher d’abord si des violons à tables piano-convexes taillées suivant les contours de l’ancien patron pouvaient atteindre la force et la pureté des sons des anciens violons, et ensuite de trouver le moyen de fabriquer ces instruments par une méthode facile et certaine.
- Je crois avoir atteint ce double but à un degré satisfaisant. Je ne doute pas qu’un luthier habile, en employant des bois de choix, n’arrive, par les moyens que j’ai indiqués, à égaler, sinon même à surpasser les meilleurs produits de l’ancienne lutherie.
- Du reste, l’usage de la machine que j’ai indiquée ne se bornera pas, si l’on veut, à déterminer l’épaisseur des tables piano-convexes; à l’aide de quelques modifications qu’il sera facile d’imaginer, elle pourra servir à reproduire les tables voûtées avec le dernier degré d’exactitude. Ainsi, quand même la mode n’adopterait pas les nouveaux violons à tables piano-convexes, ma machine , modifiée convenablement, n’en serait pas moins utile aux luthiers qui voudraient continuer à copier les anciens violons, et ils seraient certains, alors, de les imiter exactement.
- J’ai dit que les tables bombées tout en arcs de cercle ne m’ayant pas bien réussi, je m’étais arrêté à des arcs de cercle transversaux ayant chacun pour flèche l’ordonnée correspondante de l’arc d’ellipse ; mais il est à croire que je n’ai pas poussé assez loin mes recherches, et que les courbures telles que je les ai déterminées ne sont pas encore celles qui conviendraient le mieux. Il serait à désirer qu’on recherchât la loi suivant laquelle doit décroître l’épaisseur des tables ligneuses qui ne sont pas libres dans leur contour. On arriverait alors, eu égard à d’autres circonstances, telles que la qualité du bois, l’épaisseur principale de la table, la force et la longueur de la barre, la grandeur et la disposition des ouvertures, le poids du chevalet, etc., à construire des instruments réunissant à la pureté la plus grande force possible de son. •
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- On a dit et répété qu’on avait copié exactement d’anciens violons, et qu’on avait été loin d’obtenir toujours de bons résultats ; on attribuait ce manque de succès non à une copie imparfaite, ce qui eût été le plus simple ou plutôt le plus vrai, mais à l’épaisseur de l’ancienne table qui ne convenait pas au bois de la copie , ou à une qualité de bois qu’on ne retrouvait plus » ou enfin a des secrets perdus, etc. M. Vuillaume a prouvé qu’en copiant avec soin un violon de maître on parvenait à l imiter parfaitement quant à la forme, et ensuite d’une manière très-approchée quant à la qualité des sons.
- Je dis très-approchée quant à la qualité des sons : en effet, le bois de la copie eût-il le même aspect, ses veines le même écartement, ce qui est impossible, il y aura toujours entre le bois des deux instruments une différence de cru, d’âge, de densité, etc.; de là un timbre différent. En outre, il y aura la différence d’un instrument joué à un instrument neuf; car le temps seul peut donner à un instrument, bien établi d’ailleurs, cette qualité de son si recherchée qui tient à la vétusté et à l’usage.
- L’épaisseur des tables doit être déterminée , en général, par l’expérience, et, en particulier, par la qualité du bois ; elle ne doit pas s’écarter de certaines limites, mais je crois que feu Savart y a attaché trop d’importance lorsqu’il dit dans son mémoire, excellent d’ailleurs, sur la construction des instruments à cordes et à archet : « Il peut arriver que les épaisseurs con-« viennent à l’instant oh l’instrument sort de la main de l’ouvrier, et qu’en-« suite, le bois venant à sécher, elles ne conviennent plus; le contraire a « aussi lieu. »
- ( La suite au numéro prochain. )
- ARTS CHIMIQUES. — alliage.
- Rapport fait par M. Levol, au nom du comité des arts chimiques, sur un alliage imitant l’argent, présenté par M. Sonnois, rue de la Victoire, 29.
- Messieurs, M. Sonnois vous a présenté divers objets imitant 1 argent et qui se composent d’un alliage qu’il désigne sous le nom d’argent anglais. Au fond, cet alliage n’est autre que celui que l’on connaît depuis longtemps, dans le commerce , sous le nom de maillechort, et qui est formé essentiellement de cuivre, de nickel et de zinc ; toutefois les objets présentés par M. Sonnois se recommandent par une blancheur remarquable , sont très-bien fabriqués et n’ont pu être obtenus qu’avec un alliage parfaitement ductile ; il y a sur-
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- ARTS CHIMIQUES.
- tout une pince à sucre façonnée par estampage qui ne laisse aucun doute à cet égard ; or il faut reconnaître que cette ductilité, que M. Sonnois obtient par un procédé particulier dont il se réserve la connaissance, est fort difficile à réaliser avec l’alliage qui constitue le maillechort.
- Les objets remis par M. Sonnois sont tous destinés au service de table, et il paraît, en effet, que c’est principalement pour cet usage qu’il a l’intention d’employer la composition qu’il fabrique ; mais, d’après nos expériences, nous sommes d’avis que cette composition , très-belle d’ailleurs , ne saurait, non plus que tout autre maillechort, présenter assez de sécurité sous ce rapport. Nous croyons devoir reproduire ici cette observation qui a été présentée déjà dans plusieurs rapports faits à la Société ; sous l’influence de l’air, en effet, le vinaigre, et même à la longue les matières grasses, attaquent le cuivre qui en fait partie, et cela se produit plus rapidement et d’une manière plus prononcée sur elle que sur l’orfèvrerie d’argent au second titre, laquelle, comme on sait, ne renferme que 20 pour 100 de cuivre, tandis que l’alliage de M. Sonnois en renferme au moins 60 pour 100. Nous pensons, quant à nous, qu’en dehors de cet emploi il en resterait d’autres en grand nombre ou il pourrait être fort utile ; ainsi, par exemple, il pourrait être employé avantageusement pour confectionner une foule d’objets de sellerie, de carrosserie , de garnitures diverses qui se font aujourd’hui en argenté ou en plaqué , des lampes, des flambeaux, des instruments de chirurgie , même des réchauds de table, etc.
- La grande ductilité de l’alliage de M. Sonnois lui permet de le livrer laminé, étiré en fils ou en baguettes, à un prix peu supérieur à celui du lingot : le kilog. en lingot se vend il fr., et l’alliage laminé mince 1 fr. de plus seulement, ce qu’il ne pourrait faire évidemment s’il se comportait mal au laminage ; enfin les objets hors de service et qui doivent être refondus sont rachetés par M. Sonnois au prix de 7 fr. le kilogramme.
- D’après les considérations dans lesquelles nous venons d’entrer, nous proposons au conseil de remercier M. Édouard Sonnois de son intéressante communication, de lui donner connaissance du présent rapport, et d’en autoriser l’insertion au Bulletin.
- Signé Levol , rapporteur.
- Approuvé en séance, le 6 novembre 1850.
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- Rapport fait par M. Levol, au nom du comité des arts chimiques, sur une note de M. Àugendre, concernant les essais d’or fin.
- Messieurs, vous avez renvoyé à l’examen de votre comité des arts chimiques une note sur les essais d’or fin adressée à la Société par M. Augendre* essayeur à la Monnaie de Constantinople.
- Dans cette note, l’auteur fait observer ; :
- 1° Que l’or fin, essayé selon le procédé ordinaire, donne souvent, après l’inquartation, un alliage aigre qui se déchire lorsqu’on vient à l’aplatir et à le laminer pour le rouler en spirale, ce qui expose à des pertes dans ces opérations ;
- 2° Que , d’un autre côté , le cornet, après le départ, indique presque toujours un titre un peu plus élevé que le titre réel de l’or soumis à l’essai.
- Pour remédier à ce double inconvénient, M. Augendre propose d’ajouter à la prise d’essai réunie à l’argent d’inquartation 100 millièmes de cuivre pur, et de coupeller le tout avec 4gr-,5 de plomb.
- On sait que la méthode suivie pour essayer l’or, quoique fort ancienne, puisqu’elle remonte à l’époque de la découverte des acides minéraux, a de prime abord atteint un degré de précision tel que , même aujourd’hui, peu de procédés analytiques pourraient lui être comparés sous ce rapport ; néanmoins les inconvénients indiqués dans la note de M. Augendre étaient très-réels , ils avaient déjà été signalés, et l’on s’était occupé , depuis longtemps, de chercher à les faire disparaître. Les anciens docimasistes avaient, en effet, fort bien apprécié ce qu’ils appellent surcharge ou. inter hait, dans les essais d’or, de sorte qu’il fut possible, au moyen d’une correction, de revenir au titre exact. Plus récemment, Tillet et Sage rappelèrent de nouveau l’attention sur cette imperfection du procédé, dans leurs mémoires sur l’art de l’essayeur, et le premier de ces deux chimistes avait même proposé une modification à ce procédé , dans le but d’éviter la surcharge ; elle consistait à faire subir au cornet d’or trois traitements successifs par l’acide nitrique, en en graduant convenablement la concentration pour chaque traitement; plus tard, dans un mémoire inséré dans les Annales de chimie et de physique, t. IV, page 356, M. Chaudet régularisa cette modification, en fixant d’une manière plus précise, après des expériences synthétiques, les temps d’ébullition et les degrés aréométriques de l’acide nitrique. Il restait l’aigreur des boutons, et M. Chaudet a aussi indiqué les moyens de l’éviter, soit en les faisant recuire fortement avant le martelage, soit, comme M. Augendre le propose aujourd’hui , en ajoutant du cuivre , ou plus simplement en employant, au lieu de plomb pur pour faire la coupellation, un alliage de plomb et de cuivre à 2,5
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- pour 100 de plomb. ( Voir le Manuel de l’essayeur, par M. Chaudet t publié en 1835.j
- Enfin, depuis longues années, il avait été reconnu que la surcharge dont nous avons parlé, et qui tient à la présence de l’argent qui reste encore dans le cornet après le départ, ne se produisait pas seulement dans l’essai d’or fin, mais encore dans les essais d’or allié, jusque vers le titre de 700 millièmes ; on pourrait même dire que cela a lieu à tous les titres, mais, comme au delà d’une certaine limite la quantité de plomb nécessaire pour éliminer le cuivre entraîne dans la coupelle une portion d’or équivalente ou même supérieure, dans certains cas, à la portion d’argent reeélée par le cornet, la surcharge se trouve alors dissimulée ; tel est aussi l’effet produit, quoique d’une manière moins marquée, ainsi que nous l’avons constaté, par suite de l’emploi d’une plus forte dose de plomb dans les essais d’or fin, suivant le procédé de M. Augendre ; toutefois, si ce procédé atténue la surcharge que présentent d’ordinaire les essais d’or fin, il ne peut la faire disparaître complètement, et cela se conçoit. En effet, que fait-on par ce procédé, sinon de ramener l’essai d’or fin dans les conditions des essais d’or monétaire à 900 millièmes? Or c’est précisément à l’occasion des surcharges que présentaient encore ces essais que tout récemment la commission des monnaies a pris un arrêté d’après lequel les essais d’or du titre de 1,000 à 700 millièmes doivent subir trois traitements successifs par l’acide nitrique, l’un de dix minutes, l’acide étant à ^2° de l’aréomètre de Baumê, et les deux autres chacun de dix minutes également, mais avec de l’acide nitrique à 3â°. À l’aide de cette modification , jointe soit à l’emploi du cuivre, soit à un simple recuit, pour éviter l’aigreur des boutons d’essais d’or fin, les inconvénients auxquels M. Augendre s’était proposé de parer disparaissent complètement, et cela d’une manière très-simple et commode pour les essayeurs.
- En résumé et d’après cet historique de la question, nous proposons à la Société de remercier M. Augendre de sa communication, de lui faire connaître le présent rapport, et de l’insérer au Bulletin.
- Nous joignons à ce rapport, pour être transmis à M. Augendre, un exemplaire de la circulaire de la commission des monnaies et médailles, relative à la modification qu’elle vient de prescrire aux essayeurs pour les essais d’or d’un titre supérieur à 700 millièmes.
- Signé Levol , rapporteur.
- Approuvé en séance, le 6 novembre 1850.
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- NOTICES INDUSTRIELLES 555
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS MÉCANIQUES.
- Description de la machine à fouler les draps par pression et par percussion modéra-
- bles et indépendantes, et de celle a simple pression, telles qu elles ont été disposées
- par M. P. M. N. Benoît aîné.
- Les figures 1, 2, 3 et 4 de la planche 1163 représentent, en plan, élévation latérale, coupe transversale- et coupe longitudinale, le foulon à pression et à percussion modéra-bles et indépendantes.
- Le foulon à simple pression également modérable est représenté fig. 1 et 2, pi. 1164 .
- Ces machines, inventées en principe par M. C. L. H. Benoît, M. Vergnes et moi, avaient leurs organes combinés comme l’indique la coupe figure 3 delà planche 1164 (1); je leur ai donné les dispositions qui vont être décrites (2) et qui les ont fait admettre dans les manufactures de draperies.
- On reconnaîtra facilement, à la simple inspection des figures désignées ci-dessus, que tous les organes de la seconde machine, planche 1164, existent dans la première planche 1163 : ce sont les organes agissant sur le drap par pression, et capables néanmoins de le fouler avec plus ou moins d’énergie, tant sur sa longueur que sur sa largeur.
- La première machine renferme, en outre, des organes destinés à agir sur le drap par percussion, et qui y sont combinés de telle sorte que leur action peut ou non s’exercer en même temps que celle des organes agissant par pression, et concourir ainsi, à volonté, au foulage du tissu quand on estime que l’effet de la percussion est utile au genre de foulage qu’il s’agit de produire.
- Pour apprécier convenablement les effets industriels de ces machines, il est d’abord nécessaire de distinguer, parmi les organes agissant par pression, ceux qui effectuent le foulage des lainages particulièrement en travers, sur la largeur ou dans le sens de la trame, et les organes qui déterminent particulièrement le foulage en long de ces mêmes tissus, c’est-à-dire leur raccourcissement dans le sens de leur longueur ou de la chaîne.
- fl) Voir notre brevet d’invention et de perfectionnement demandé le 16 mars 1839. Afin de simplifier le dessin produit à l’appui de ce brevet, on n’y a représenté, pour agir sur le clapet C et sur le tablier de foulage F, que des poids à rondelles, et par conséquent variables à volonté; mais, dans la description écrite, on a prévu l’application de poids curseurs et de ressorts de toute forme pour agir sur ces organes. Les nombreuses expériences que nous avons faites sur les ressorts à lames et sur les poids m’ont conduit à l’adoption des agents de pression qui sont décrits dans cet article.
- Les figures 4 et 5, planche 1164, représentent deux dispositions prévues par un premier brevet d’addition au brevet du 16 mars 1839 , demandé le 7 juin suivant. La première renferme une trompe à deux clapetst Ç, C’, opposés, agissant sur le drap d, que les gros rouleaux R, R’ débitent, soit par réaction comme dans le brevet principal, soit par l’effet d’un mouvement propre dérivé du moteur.
- La figure 5 représente une combinaison d’après laquelle le drap d est frappé sur le tablier T, par un maillet M, dès qu’il a abandonné le clapet à réaction G; le mouvement est donné à ce maillet par un arbre à cames L, que le gros rouleau inférieur R de la machine fait tourner.
- ^ (2) Voir mon brevet d’addition et de perfectionnement au brevet principal ci-dessus désigné, dont j’ai fait la demande personnelle le 31 mars 1841, et où sont dessinés des ressorts à lames et autres.
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- 556 NOTICES INDUSTRIELLES.
- Les mêmes organes étant désignés dans les deux mabhînes par iés linêmes lettrés , tout le contenu des deux articles suivants, 1° et'2°, s’applique à l’une et à l’autre.
- 1° Organes de pression foulant les draps sur leur largeur.
- Les organes destinés à fouler les draps sur leur largeur et agissant par pression consistent en une paire de cylindres ou gros rouleaux horizontaux R, R', et en un conduit à parois mobiles E, E', dit conduit expansif, qui le précède dans le sens de la marche que ce drap, dont les deux chefs doivent être cousus ensemble pour lui faire former toile sans fin , est obligé de suivre, ainsi que des flèches l'indiquent.
- Les rouleaux R, R', en tournant, compriment et attirent sans cesse le drap et'l'abandonnent immédiatement, pour le forcer à circuler incessamment à travers les divers organes de la machine. Le mouvement de rotation est donné au cylindre inférieur R par une courroie passant autour de la poulie P fixée sur son arbre A, commandé par l’arbre de couche de l’usine dans laquelle le foulon est placé. L’autre bout de l’arbre À est muni d’une roue à dents de fonte Y, menant une autre roue à dents de bois V', clavetée au bout correspondant de l’arbre A'du cylindre supérieur R', dont le mouvement de rotation est ainsi assuré. L’arbre du cylindre inférieur tourne dans les coussinets de deux paliers p, p, boulonnés aux bâtis B, B de la machine. Pour que les vitesses de la périphérie des garnitures en bois r, r’, dont le noyau en fonte de ces cylindres est enveloppé, soient les mêmes, on donne à ces garnitures des diamètres extérieurs qui soient en raison inverse des nombres de dents des roues d’engrenage fixées sur les rouleaux dont elles font partie, et tels que, lorsqu’il n’y a pas de drap dans la machine , il n’existe pas plus de .2 à 3 millimètres d’intervalle entre les deux cylindres, tandis que les dents des roues Y, V' engrènent à fond.
- Cet intervalle étant insuffisant pour livrer passage au drap ramassé au milieu de ïa longueur des rouleaux R, R', il en résulte que, quand on place un tissu dans la machine, le rouleau supérieur R' est plus ou moins soulevé, parce qu’il est libre de se mouvoir parallèlement à lui-même dans ce sens. En effet, des deux côtés du bâti, une bielle verticale N, N reçoit, vers le bas , l’arbre A' du cylindre supérieur, et est liée, par le haut, à articulation, avec une petite manivelle M, fixée à demeure vers chacun des deux bouts d’un axe O, pouvant pivoter dans deux supports à œil S, S, boulonnés sur le bâti de la machine. Enfin le bas des bielles est terminé par une tige cylindrique glissant dans un trou a de même calibre percé dans le bâti à l’aplomb de l’arbre du cylin-dre inférieur R, et qui ne lui permet pas de quitter sensiblement sa position verticale.
- Il résulte de ces dispositions que, pendant le mouvement de rotation des deux rouleaux R, R', le drap qu’ils attirent est pressé par le poids direct du cylindre supérieur R', de sa garniture en bois r', des charges en fonte c, c dont il est flanqué, et des bielles N, N ; il l’est encore par les poids du levier horizontal L, fixé à l’arbre O, et du poids curseur Q, multipliés par les distances de Taxe de cet arbre à leurs centres de gravité, divisées par le rayon des manivelles M, M. Cette pression, qui peut être variée entre des limites assez étendues, soit en changeant de poids curseur Q, soit en lui donnant diverses positions sur le levier L, rapproche les unes des autres les fibres des fils formant le tissu, et, comme elle agit perpendiculairement à sa marche
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- progressive, on voit que la paire de gros rouleaux horizontaux R, R', considérée accompagnée des accessoires décrits, constitue un organe de pression foulant les draps, principalement en travers ou dans le sens de la trame.
- Le détail de construction des rouleaux est indiqué par la figure 7, qui représente particulièrement le rouleau supérieur, en élévation et en coupe. On y voit le rouleau proprement dit, en fonte et à mortaises R'; la garniture extérieure en bois dur r\ implantée dans les mortaises, et les charges en fonte c, c, dont il est accompagné.
- Je passe au conduit à parois mobiles E, E', ou conduit expansif, second organe des-tineà fouler le drap par pression sur la largeur, représenté avec détail, en plan et en élévation latérale, par les figures 5 et 6. Ces parois sont faites en bois très-dur, et taillées de telle sorte que pouvant pivoter autour de broches verticales x, x, et s’étendant dans l’entre-deux des cylindres horizontaux R, R’, il est facile, au moyen des deux vis buttantes o, o, ou de deux forts ressorts, de les rapprocher l’une de l’autre, et de comprimer ainsi plus ou moins le drap qui passe entre elles; l’effet de ces parois verticales E, E' est donc de fouler les tissus surtout dans le sens de leur trame, comme le font les gros rouleaux horizontaux R, R'. Ces deux organes de pression tendent donc au même but; mais comme la pression du premier est dirigée horizontalement, tandis que celle du second suit la direction de la verticale, et comme ces pressions s’exercent sur des points du tissu assez rapprochés les uns des autres, il en résulte dans ce tissu des dérangements intestins des fibres de laine dont ils sont formés, qui en hâtent le foulage.
- Pour éviter l’usure des parois mobiles E, E', dans le voisinage des broches a?, x , elles sont précédées de deux joues de bois très-dur e, e, que l’on rapproche l’une de l'autre au fur et à mesure quelles s’usent, afin que l’intervalle qu’elles laissent entre leurs deux rives en regard pour le passage du drap soit toujours moindre que celui existant à l’origine des parois mobiles E, E'.
- Pour maintenir le drap à une hauteur convenable dans le conduit expansif, un rouleau de renvoi Z est disposé en avant et tout contre les joues e, e. Afin d’empêcher que le drap se mette en contact avec le cadre extérieur en fonte K' de ce conduit, un chapeau de bois dur / est placé entre le prolongement des deux côtés de la trompe, sous la fonte et sur les joues mobiles E E', et y est maintenu par les broches#, x, qui le traversent après avoir passé dans les trous ronds percés dans le cadre. Ces broches assemblent aussi un seuil l, en bois dur, posé sous les joues mobiles E, E' et le prolongement des côtés K, K de la trompe, et sur le bas du cadre K\ La position de l’ensemble des joues mobiles, du seuil, du chapeau, des joues fixes et du cadre qui les relie se règle sur le derrière de la trompe au moyen de tire-fonds w,ic, taraudant dans la rive supérieure du bois de celle-ci, et passant dans des coulisses ménagées à travers le dessus du cadre en fonte.
- 2° Organes de pression foulant les draps dans le sens de leur longueur.
- Ma machine ne renferme qu’un seul organe dépréssion et à réaction destiné à fourler les draps sur leur longueur; c’est une trompe ou conduit à parois mobiles à réaction, placé à la suite des gros rouleaux horizontaux R, R'. L'ensemble de ce conduit et de celui disposé pour fouler en travers, décrit ci-dessus, est représenté en détail par les
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- mêmes figures 5 et 6 de la planche 1163, dans lesquelles on voit comment il est relié avec la traverse centrale X de la machine, par quatre petits sergents/, j. Pour plus de simplicité de l’organe et sans diminuer d’ailleurs en rien son effet, je n’ai donné de la mobilité qu’au clapet ou paroi supérieure C, autour d’une broche horizontale y ; les trois autres parois K K R sont fixes. L’entrée de cette trompe ou conduit est formée par une pièce ou cadre de bronze v, dont les côtés supérieur et inférieur sont biseautés, comme les figures 4 et 6 le montrent, et dont les côtés verticaux sont entaillés à fleur dans l’épaisseur du bois des parois latérales du conduit.
- Le clapet C tend déjà, par son propre poids, à fermer ce conduit, c’est-à-dire à s’opposer à la marche du drap que débitent les gros rouleaux horizontaux R, R', comme on peut s’en rendre compte dans la figure 4. Pour opposer à la marche du drap un obstacle plus ou moins puissant, j’ai établi extérieurement un petit levier horizontal L' à l’un des côtés du foulon, et je l’ai fixé à une tige intérieure O' horizontale, armée d’une came d qui appuie sur le dos de la paroi mobile C avec d’autant plus d’énergie que le poids curseur Q' est plus lourd et arrêté sur le levier L', plus loin de la tige O', dont l’extrémité opposée peut pivoter dans un petit support s, s’élevant sur la paroi de la trompe.
- De cette manière, la marche du drap étant ralentie à volonté, ce tissu est forcé de se plisser dans ce conduit, comme la figure 4 le représente, et ce plissement n’étant produit que par l’action du drap que les rouleaux poussent, et non par la paroi mobile C qui ne fait qu’obstacle , il en résulte qu’au fur et à mesure que le drap est débité il se refoule sur lui-même dans le sens de la chaîne ou] de sa longueur, effet qu’il s’agit de produire.
- La paroi mobile C, diminuant d’autant plus la hauteur intérieure du conduit qu’elle réagit avec plus d’énergie sur le dos des plis du drap, refoule , par cela même, ce tissu dans le sens de la chaîne; il est donc manifeste que la trompe à parois mobiles, disposée comme je l’ai fait, procure le foulage en long des tissus de deux manières, d’abord en remplissant les fonctions d’obstacle, c’est-à-dire en ralentissant le mouvement du drap et l’obligeant à se plisser, et encore en réagissant sur le dos des plis du tissu.
- Quand on place les parois mobiles verticalement, leur réaction , après qu’elles ont servi d’obstacle pour fouler en long, ne sert évidemment qu’à fouler sur le large, et même, jusqu’à un certain point, qu’à détruire une partie du foulage en long. Voilà pourquoi les foulons que je décris sont ceux du même genre qui foulent le plus énergiquement dans le sens de la chaîne des tissus, quand cela est nécessaire, avec le concours des seuls organes dépréssion; ces organes dépréssion constituent ainsi, à eux seuls, comme je l’ai dit, un ensemble complet et très-énergique pour effectuer le foulage des draps. La machine représentée planche 1164 , figures 1 et 2 , résulte de cet ensemble.
- 3° Des organes de percussion foidant les draps dans tous les sens, mais principalement sur leur longueur.
- Il est certains lainages dont le foulage se trouve bien du concours de la percussion, qui quelquefois est même indispensable ; aussi aux organes de pression décrits ont été
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- ajoutés dans le foulon h pression et à percussion modérables et indépendantes, fig. 1, 2, 3 et 4 de la pi. 1163, des organes de percussion que l’on peut faire fonctionner en même temps, quand il faut y avoir recours. Ils consistent en des galets percuteurs et pres-seurs G, G', et en un tablier de foulage soit fixe , soit plus ou moins élastique, comme celui T représenté dans les figures. Ce tablier, en bois très-dur, qui peut pivoter autour d’un gros goujon z lié à la traverse centrale X de la machine et dont il est pénétré dans toute sa largeur vers une de ses extrémités, est établi à la suite et dans le prolongement du côté inférieur du conduit à parois mobiles K. Il est supporté encore, vers le milieu de sa longueur, par un rondin en fer U, percé, à chaque bout, d’un trou pour donner passage à la queue verticale d’un ressort à boudin W, suspendu au bâti, et le long du ta-raudage de laquelle des écrous de règlement servent à le remonter et à le descendre, pour varier à volonté la position du tablier dans la machine, c’est-à-dire pour le rapprocher ou l’écarter des galets G.
- Au sortir de la trompe ou conduit K à paroi C mobile et à réaction, le drap encore plissé chemine régulièrement sur le tablier T, tandis que les galets G, G', mobiles sur leur axe et disposés parallèlement autour d’un arbre central F, qui les entraîne, durant son mouvement de rotation, dans le sens indiqué par une flèche, l’y viennent frapper et comprimer immédiatement tour à tour pendant qu’ils parcourent la partie inférieure de leur orbite, voisine du tablier T. L’intervalle existant entre ce tablier et la surface-enveloppe g’ de l’espace parcouru par les galets G, G' peut être rendu aussi petit et aussi grand qu’on le désire, puisque, l’arbre F tournant dans les coussinets de paliers boulonnés au bâti, cette surface-enveloppe g' occupe une position fixe, tandis que celle du tablier est variable ; on voit dès lors qu’il est possible de rendre l’action des galets sur le drap plus ou moins énergique, et même de dérober entièrement ce tissu à cette action pendant qu’ils tournent, si on le désire.
- Le mouvement de rotation de l’arbre central F des galets percuteurs et presseurs G, G' est dérivé de celui du rouleau horizontal supérieur R', au moyen d’un pignon de communication Y', à dents de fonte, monté sur l’arbre À" engrenant avec la roue Y" de ce cylindre et avec celle Y'", à dents de bois, fixée à l’un des bouts de cet arbre central F.
- De ce que le drap qui chemine sur le tablier T y est débité tout plissé, dans le sens de sa longueur, par le conduit K à paroi mobile et à réaction C, il en résulte que sa chaîne y est disposée verticalement ou perpendiculairement à la surface de ce tablier, et qu’ainsi l’action de la percussion des galets G, G', qui roulent en quelque sorte sur le dos des plis du drap, s’exerce principalement dans le sens de la chaîne.
- Les organes de percussion, tels qu’ils sont constitués et établis dans ma machine, foulent donc le drap sur ses deux dimensions, mais principalement en long; ils n agissent évidemment par percussion qu’au moment où ils atteignent le dos des plis du drap; immédiatement après, ils agissent par pression tout le temps qu’ils roulent sur le tissu et jusqu’à ce qu’ils l’abandonnent pour le frapper de nouveau.
- Lorsque le concours de la percussion n’est pas jugé nécessaire au genre de tissu que la machine doit fouler habituellement, on peut ne pas faire entrer dans sa composition les organes de percussion et leurs accessoires, ce qui y apporte évidemment une grande
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- simplification, ainsi que le montrent les figures 1 et 2 de la planche 1164. Pour opérer ainsi avec la machine représentée planche 1163, il faudrait ou priver les galets G, G' de mouvement en enlevant seulement le pignon de communication Y", ou encore baisser entièrement le tablier T, si l’on ne craignait pas de dépenser inutilement un peu de force motrice et d’user sans utilité les collets des arbres F et A", les coussinets dans lesquels ils tournent, et les dents de bois des deux roues V', Y'".
- La figure 8 fait voir l’agencement des galets G, G' sur l’arbre central F, et comment leurs arbres particuliers de rotation, reçus par les douilles des moufles J, J, fixées parallèlement entre elles sur l’arbre F, sont invariablement maintenus parallèles à cet arbre, soit qu’il tourne, soit qu’il reste au repos. La construction des galets G est semblable à celle des rouleaux R : ainsi g est leur garniture en bois dur, implantée dans les mortaises de la fonte.
- 4° Parties accessoires des deux machines.
- La forme générale de mon foulon à pression et à percussion modérables et indépendantes est celle de deuxparallélipipèdes droits superposés, la caisse proprement dite DD et le chapeau HH'. Je me suis moins attaché à la recherche d’une forme plus ou moins ondulée de courbes qu’à celle de la forme à la fois la plus simple et la plus convenable à la conservation de la chaleur qui se développe pendant le foulage, et qui aide si puissamment à la bonne réussite de cette importante opération. Le bois étant mauvais conducteur de la chaleur et n’éprouvant, par le contact des agents dont l’opération du foulage nécessite l’emploi, aucune altération nuisible au drap, a dû être préféré aux métaux, et le choix du bois a commandé l’adoption de formes rectangulaires qui d’ailleurs se prêtent parfaitement à la clôture exacte de mon foulon.
- La caisse DD ou partie inférieure est maintenue par deux bâtis en fonte B, B, à croisillon, comme la figure 2 le montre, assemblés solidement par le moyen de cinq traverses en bois Y, Y, représentées dans la coupe, fig. 4, et par une traverse centrale X, en fonte, sur laquelle est fixé le conduit K à paroi mobile à réaction C, déterminant le foulage en long, et dont les côtés verticaux se prolongent de chaque côté des cylindres horizontaux R, R', pour recevoir et supporter invariablement le conduit à parois mobiles E, E', qui précède ces cylindres pour aider au foulage en travers du drap qu’ils effectuent de concert.
- Les côtés de la caisse D, D sont faits en planches de sapin résineux. Le fond I, fait du même bois, suit une courbure représentée par la figure 4 , et qui a pour objet de faciliter le mouvement progressif du drap dans la machine ; il s’appuie tout simplement sur des chantignolles i, vissées aux panneaux D, D de la caisse. Enfin deux portes m, n, établies sur les faces antérieure et postérieure de la caisse, permettent au foulonnier de servir la machine avec facilité.
- C’est par la porte m, dont l’axe des charnières est vertical, qu’il introduit, par le conduit E E', entre les cylindres R, R' au repos, le chef du drap à fouler. Ce chef étant arrivé au bas de la caisse, par suite du mouvement donné aux cylindres, il l’en retire, et, après avoir arrêté la machine en faisant passer la courroie sur la poulie folle P', il le coud avec la queue du tissu ; après quoi il replace la courroie sur la poulie fixe P,
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- et laisse enlever par la machine la pièce de drap qu’il avait d’abord déposée au pied du foulon. C’est encore par cette porte que, après avoir arrêté la machine, il sort le drap pour en vérifier la largeur et pour le striquer dans le cours de l’opération du foulage.
- La porte postérieure n, dont l’axe des charnières est horizontal, sert principalement à donner le savon au drap , parce que celui-ci a beaucoup moins de vitesse de ce côté ou en sortant des organes de la machine que lorsque les cylindres horizontaux R, R' l’y attirent du côté opposé; aussi c’est par cette porte que, sans arrêter la machine, le foulonnier tâte le drap pour juger du progrès du foulage et pour reconnaître la suffisance ou l’insuffisance de savon et d’eau.
- Le chapeau H H' est construit entièrement en planches de sapin quelconque ; de fortes chantignolles intérieures h, h' en maintiennent solidement les angles qui sont renforcés extérieurement par des cornières en tôle B’, B' d’une bonne épaisseur. Il est divisible en deux parties égales H et H', précisément à l’aplomb de l’arbre de communication A"; de sorte que l’on peut facilement enlever la moitié postérieure H' de ce chapeau, pour donner accès à l’intérieur du mécanisme, lorsque cela est nécessaire. Au reste, le dessus du chapeau présente deux trappes t, t', qui suffisent souvent pour cet objet. Des crochets q et des liteaux cloués sur les traverses supérieures Y X empêchent les deux parties du chapeau de se séparer, et le haut des bâtis les maintient invariablement sur la caisse. Le maniement du chapeau est facilité par des poignées en fer u, u, qu’on voit fig. 2 et 4.
- Le foulon à simple pression représenté fig. 1 et 2, pl. 1164, affecte une forme générale différente de celle décrite ci-dessus. Les bâtis en fonte B B de cette machine sont assemblés par deux traverses inférieures en bois ; par deux traverses supérieures, dont une en bois et l’autre Y' en fonte, du côté de la retombée du drap ; et enfin par une cinquième traverse centrale en fonte X, qui reçoit en même temps la trompe de réaction K, à paroi mobile C. Ces bâtis portent chacun 1° un des paliers p du rouleau inférieur, 2° une traverse b pour recevoir les tiges inférieures des bielles N N embrassant l’arbre du rouleau supérieur , et 3° enfin une oreille à œil S pour supporter les deux bouts de l’arbre ou axe O du levier de pression L.
- Du côté de la retombée du drap, la caisse du foulon, formée par des planches D en sapin résineux dont les bâtis sont doublés à l’intérieur, reçoit une partie additionnelle D' de même bois consolidée avec des cornières en fer h, qui continue le plan incliné I, sur lequel glisse le drap foulé, et que l’on accroche par un crochet q1 à la traverse supérieure en fonte Y' dans laquelle est percé un trou pour le recevoir. Les cornières que l’on coude latéralement et extérieurement vers le bas de cette espèce de ventre l’empêchent d’entrer plus qu’il ne doit dans la caisse ; il reçoit la petite porte postérieure n.
- La forme donnée aux bâtis B B, et la manière dont l’axe du levier de pression 0 y est maintenu, ont nécessité une construction particulière des bielles de pression N, N ; leur partie inférieure est toujours en fonte et garnie de coussinets en bronze, mais leur partie supérieure consiste en une tige de fer à œil qui reçoit le goujon liant cette tige à la manivelle de pression M ; le bas de cette tige de fer est reçu dans une douille qui cou-Quarante-neuvième année. Novembre 4850. 36
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- ronne la partie en fonte avec laquelle elle est assemblée par une clavette transversale.
- Le dessus de la caisse peut être couvert soit avec des douves de bois, soit avec une
- feuille de zinc courbée à la demande du bâti.
- 5° Observations sur Vemploi des deux machines.
- Mes machines peuvent effectuer le lavage des draps qu’elles ont foulés, c’est-à-dire les débarrasser du savon dont il a été nécessaire de les imprégner pour procéder à cette opération. Il suffît, pour cela, d’en régler les divers organes de manière à annihiler leur action sur le drap , à l’exception de celle des rouleaux horizontaux R, R', qui devra être suffisante pour faire circuler le drap dans la machine et pour extraire le savon qui y adhère plus ou moins. Quand on lave, on doit jeter de l’eau dans la machine, comme on l’a représenté fig. 4. Un trou, bouché par un tampon, sera percé au niveau du bas du fond courbe I, dans l’un des côtés de la caisse, pour pouvoir le vider entièrement des eaux de lavage en retirant ce tampon. La force motrice épuisée par la machine est plus grande pendant le lavage que lorsqu’elle foule ; aussi est-il convenable , sous tous les rapports, de la réserver pour fouler, et de laver les draps dans la machine à rouleaux généralement affectée à cette opération dans toutes les manufactures de draperies, où, par suite de ses divers emplois, elle est connue sous les noms de dégorgeoir, mondeuse et dégraisseuse.
- Dans les proportions représentées par les planches, les rouleaux horizontaux R, R' doivent faire de quatre-vingt-cinq à quatre-vingt-dix tours par minute, parce que la vitesse convenable aux points de la périphérie de leurs garnitures de bois r, r doit être d’environ 2 mètres par seconde pendant le foulage.
- Dans ces circonstances, la force motrice épuisée par mon foulon foulant est presque égale à un cheval-vapeur pour la généralité des lainages.
- Le dégraissage des draperies en toile ne peut être fait dans mes machines que lorsqu’on l’effectue à l’aide de liquides alcalins; il y précède alors immédiatement le foulage qu’on lui fait succéder sans sortir le tissu de la caisse.
- Mais , lorsqu’on se sert de l’argile dite terre à foulon pour dégraisser les lainages, cette opération doit être pratiquée dans la dégraisseuse spéciale usitée en fabrique; car, faite dans mon foulon, elle le salirait démesurément, et ce qui serait plus fâcheux, elle en userait promptement les divers organes. Dans ce cas, le tissu ne peut être foulé dans ma machine qu’après qu’il a été dégraissé et puis bien lavé.
- Description de la pile à fouler, à fouloirs solidaires conjugués, de M. P. M. N. Benoît aîné (1).
- Lorsque les objets à fouler n’ont pas une grande dimension, comme les couvertures, les bonnets, les bérets, les casquettes, les bas et autres lainages de ce genre, les foulons à cylindres, soit à pression, soit à pression et à percussion inodérables et indépen-
- (0 Cette machine à fouler a été' l’objet d’un brevet demandé le t3 avril 1841.
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- dantes, ne peuvent pas être utilisés. Il en est de même pour le traitement des peaux soumises aux opérations de la mégisserie, telles que les peaux de chevreau et autres employées dans la ganterie. Quant aux petites étoffes qui n’ont besoin que d’un faible degré de foulage, les foulons mentionnés ne peuvent être utilisés avec avantage, à moins qu’on n’en tisse deux ou trois à côté l’une de l’autre se tenant par les fils de trame communs.
- Il est bien possible de coudre des couvertures, par exemple, les unes à la suite des autres, ou de les tisser ainsi ; mais même, dans ce dernier cas, l’expérience m’a prouvé que ces foulons épuisent une trop grande quantité de force motrice, soit parce que les dimensions de la trompe doivent être beaucoup augmentées, soit parce que la terre glaise et le poids de l’eau dont on se sert dans le traitement des couvertures engendrent des frottements que le savon tend, au contraire, à diminuer lorsqu’on foule des draps.
- Il est préférable , lorsqu’il s’agit de fouler les objets ci-dessus désignés, comme aussi lorsqu'il faut seulement dégraisser, laver ou dégorger les draps et autres tissus, de faire usage de la machine représentée fig. 6 et 7, planche 1164, analogue à la machine de M. Chardron, que j’ai perfectionnée et simplifiée dans sa disposition générale et dans sa construction.
- La fig. 6 représente l’élévation latérale de la machine, la fig. 7 en est le plan ; dans ces figures, les mêmes lettres désignent les mêmes objets.
- Une auge k a a!, soit en bois nu, ou doublé intérieurement de zinc ou de plomb, quand cela paraît nécessaire, soit entièrement métallique , en zinc par exemple, reçoit les objets à dégraisser, fouler, laver ou dégorger.
- L’ensemble de l’auge en bois et de deux encadrements latéraux en fonte E, qui en reçoivent les douves sur un retour d’équerre ménagé pour cet objet, et qui s’adaptent dans le vide des bâtis de même métal B, B, est embrassé par ces bâtis que relient des traverses d’assemblage en bois T, T', T", T'", et des traverses de règlement et d’écartement t, V, en fer forgé.
- La partie supérieure a' du prolongement du fond courbe a de cette auge est mobile autour des pivots e, e', afin de permettre d’en diminuer à volonté la capacité. De simples goupilles latérales insérées dans les trous i, i, et une petite chaîne h que l’on passe dans un crochet vissé au-dessous de la traverse voisine T", servent à l’arrêter dans la position voulue.
- Deux fouloirs en bois F, F', que l’auge reçoit et dont les museaux sont, suivant l’exigence , ou nus , ou garnis d’une armure métallique, en zinc par exemple , ou en cuivre, si on le juge nécessaire, jouissent d’un mouvement de va-et-vient et agissent contre les objets placés dans l’auge, qu’ils sollicitent et font rouler peu à peu, en les frappant et comprimant à coups redoublés sur toutes les faces.
- Ces fouloirs F, F' sont guidés, dans leurs allées et venues, par les deux paires de supports mobiles métalliques G, G' et g, g' : les premiers, à double béquille, s’appuient par le bas et oscillent sur le fond d’encastrements pratiqués longitudinalement dans la traverse inférieure T, et y sont maintenus par des brides m, m. Leur béquille supérieure et parallèle à la précédente est également reçue dans des entailles pratiquées à la
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- face inférieure des fouloirs, et y est retenue par des platines en tôle lt î, vissées à ces fouloirs.
- Les deux extrémités des supports formant la seconde paire g g' sont garnies de douilles en cuivre pour pivoter autour des goujons c, c' fixés aux bâtis, et pour recevoir des goujons d, d'qui traversent horizontalement le bout postérieur des fouloirs F, F', auxquels ils sont fixés perpendiculairement à la longueur de la machine.
- Une courroie motrice, enveloppant la poulie P fixée sur l’arbre moteur M doublement coudé et lui faisant faire environ cent tours par minute, donne le mouvement aux fouloirs au moyen de deux bielles 6, b’, en fer forgé, dont un bout, muni de coussinets et d’une bride à double clavette n, embrasse les collets des coudes dudit arbre moteur, et dont l’autre bout est assemblé à charnière avec des boulons à œil f, f', qui traversent de dessous en dessus les fouloirs F, F', avec lesquels ils sont d’ailleurs invariablement liés.
- Les paliers à coussinets p, p', qui reçoivent l’arbre moteur M, sont attachés aux bâtis par des boulons; mais des coulisses ouvertes dans leur patin permettent d’y changer assez leur position pour obtenir le règlement dudit arbre. Ce règlement opéré, on cale ces paliers par bout, avec du bois dur, contre les taquets e, e dont les bâtis sont munis pour cet objet, et l’arbre moteur ne peut plus se déranger.
- Cet arbre est armé d’un volant V, fixé sur le bout opposé à celui où se trouvent les poulies motrices P, P', et destiné à régulariser le mouvement de la machine.
- Pour rendre la figure 7 plus complète, on a supposé que le panneau antérieur en bois A de la pile était transparent, aussi bien que son encadrement de fonte E, là où il n’est pas évidé à jour, ce qui a permis de représenter le museau des fouloirs par des lignes ponctuées.
- Lorsqu’on veut conserver la chaleur qui se développe pendant le foulage, afin de hâter celte opération, on recouvre l’auge avec le chapeau représenté séparément fig. 8. Il est composé de douves légères en bois C, assemblées de manière à prendre la courbure du dessus des bâtis. Deux bandes en fer plat les relient en dehors, et on fixe par-dessous deux liteaux k, k, en bois, destinés à s’appuyer contre les parements latéraux inférieurs de l’auge, et à maintenir ainsi le couvercle dans la position voulue pour en clore l’entrée.
- Ce couvercle sert aussi quand on veut faire concourir la vapeur au foulage, au lavage ou au dégraissage que la machine doit effectuer : on le manœuvre par une poignée.
- AGRICULTURE.
- Notice sur Vassainissement des terres humides ou draining des Anglais.
- { Suite et fin. ) (1)
- 2° Instruments employés pour le creusement des rigoles d’assainissement. — Les rigoles ou saignées se creusent généralement à la bêche ; le fond de ces rigoles est curé par des outils appropriés à cet usage et dont nous avons déjà parlé.
- (i) Voyez Bulletin d’août 18S0, page 389.
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- Pour diminuer les frais de fouille et de déblai, on a eu recours à la cîiarrue, surtout dans des terrains fortement argileux. La tranchée ouverte par cette charrue doit être suivie sur toute sa longueur par des ouvriers qui préparent à la bêche l’emplacement que doit occuper le conduit en terre cuite, en même temps qu’ils régularisent avec soin la pente du fond. Le conduit est ensuite disposé et établi de la manière usuelle, et le remblai de la tranchée est opéré en dernier lieu au moyen de la charrue ordinaire. La charrue qui exécute le travail préparatoire est munie de socs de rechange, dont les formes sont appropriées à la largeur et à la profondeur des rigoles.
- La première opération consiste à défoncer le terrain destiné à recevoir les tuyaux de drainage; elle s’exécute à l’aide d’une forte charrue-araire représentée en élévation et en plan fig. 1 et 2, pl. 1165. Cette charrue est attelée de deux ou d’un plus grand nombre de chevaux, suivant la nature du terrain.
- Les rigoles ainsi tracées sont creusées par une charrue dite fouilleuse , importée en France par M. Thackeray, et représentée en élévation et en plan fig. 3 et 4, pl. 1165. Cette charrue, qu’on trouve chez M. Laurent, rue de Lancry, 20, à Paris , et dont le prix est de 130 fr., y compris des socs de rechange, rompt complètement le sous-sol à la profondeur de 30 à 35 centimètres ; elle est entièrement construite en fonte , à l’exception des mancherons, et montée sur quatre roues assez rapprochées pour entrer dans la rigole déjà ouverte. La charrue est munie d’une forte lame tranchante en fer a, faisant l’office de coutre, et à l’extrémité de laquelle est fixé un soc en forme de coin 6, qui coupe et divise le sol comme on le voit fig. 3. La lame a est taillée en crémaillère à sa partie supérieure afin de pouvoir élever ou baisser le soc à volonté ; elle est serrée par un coin c. Sur le milieu des essieux sont fixées deux autres lames d d, également taillées en crémaillère et serrées par des coins e e ; elles sont destinées à élever ou baisser les deux trains dont celui de derrière porte des roues d’un plus grand diamètre que celui de devant.
- Après un premier passage de la charrue, on retire le soc b et on le remplace par un soc d’une forme différente qu’on voit en élévation et en plan fig. 5 ; puis, pour donner au fond de la rigole la largeur nécessaire, on emploie le soc fig. 6; enfin on vide les rigoles à l’aide d’écopes, et on leur donne l’inclinaison nécessaire pour que l’eau puisse s’écouler dans la rigole principale qui est ouverte dans la partie la plus basse du terrain qu’on se propose d’assainir.
- Il faut avoir l’attention , en creusant les rigoles , de les éloigner des arbres qui souvent sont en bordure, ou arracher ceux-ci lorsqu’ils avancent dans l’intérieur du champ à drainer, parce que l’écoulement de l’eau dans les rigoles est souvent arrêté par l’introduction des racines d’arbres entre les joints ; il se forme alors dans le tube un chevelu de racines tellement volumineux qu’il remplit la section et intercepte bientôt le passage de l’eau ; les haies établies dans les prairies pour former clôture offrent moins de chances d’obstruction ; toutefois elles nécessitent des précautions analogues à celles indiquées.
- 3® Fabrication des tuyaux de drainage. — On a construit, en Angleterre, plusieurs machines plus ou moins ingénieuses pour la fabrication des tuyaux de drainage. Un concours a été ouvert, et des prix ont été accordés à celles de ces machines qui, d’après
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- les essais, joignaient à la simplicité du mécanisme T avantage de fournir un grand nombre de tuyaux dans un temps donné, et de livrer ces tuyaux à bas prix.
- Avant d’entrer dans des détails descriptifs sur celles de ces machines auxquelles on accorde aujourd’hui la préférence, nous parlerons de la préparation des argiles, qui est d’une grande importance pour la fabrication des tuyaux. Certaines argiles plastiques demandent peu de préparations, et peuvent être livrées immédiatement à la machine ; mais la majeure partie a besoin d’être soumise à une préparation préalable destinée à opérer un mélange intime entre les divers éléments de l’argile. Ce travail se fait généralement par un appareil composé d’un arbre vertical tournant dans une cuve cylindrique et muni d’un certain nombre de couteaux faisant, avec la verticale, un angle déterminé. Sous l’action d’une puissance motrice suffisante, l’arbre à couteaux divise l’argile, la triture et la livre successivement à une trémie rectangulaire placée au bas de la cuve. Des appareils analogues, employés pour la fabrication des briques et des poteries, se trouvent décrits et figurés dans le Bulletin de la Société d’encouragement, t. XII, p. 178, et t. XXVIII, p. 20.
- On a reproché à ce mode de mélange et de trituration de ne pouvoir amener à l’état de masse complètement homogène les diverses variétés d’argile. On a donc imaginé d’autres dispositions parmi lesquelles nous citerons 1° les plaques métalliques perforées de Clayton, à travers lesquelles passe l’argile chassée de force, pendant que les pierres, les racines et tous autres corps durs étrangers sont retenus; 2° le crible de M. Bullock Webster, destiné à opérer la séparation entre l’argile qu’il pousse dans un espace particulier, et les matières étrangères qui sont rejetées dans un autre compartiment de l’appareil. Le procédé qui consiste à comprimer l’argile au moyen d’un piston en la forçant à travers une grille de forme donnée amène la séparation de l’argile et des pierres ou corps durs ; il réussit même à la comprimer bien plus énergiquement que le cylindre à axe muni de couteaux; mais il est, comme ce dernier appareil, impuissant au point de vue de l’incorporation complète des diverses variétés de la masse argileuse.
- On a imaginé, en Angleterre, une machine composée de rouleaux ou cylindres en fonte d’un grand diamètre, fixés à chacune des extrémités d’un même axe horizontal, et tournant autour d’un centre commun , dans une auge circulaire en fonte. Ces rouleaux, animés d’un mouvement de rotation sur leur axe, en même temps qu’ils tournent autour du centre de l’auge circulaire, opèrent simultanément le broyage et le mélange des argiles. Une machine analogue, mue à bras d’homme, a été construite par M. Ainslie.
- Les machines inventées jusqu’à ce jour pour la fabrication des tuyaux de drainage peuvent être divisées en deux classes : 1° celles qui compriment d’abord l’argile et la livrent sous forme de nappe continue, au moyen de deux rouleaux à surface lisse, et la moulent ensuite sous la forme voulue par une deuxième opération; 2° celles qui compriment l’argile en même temps qu’elles l’obligent à passer à travers.un moule, de telle sorte que le tuyau est formé en une seule opération.
- Parmi les machines agissant sur l’argile par PefFet de pistons disposés horizontalement ou verticalement et animés d’un mouvement de va-et-vient qui la forcent à tra-
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- verser des diaphragmes ou modes reliés à des chambres fixes ou mobiles, nous citerons les suivantes :
- . 1° La machine de M. Henri Clayton, à Londres, qui fait quinze cents tuyaux par heure, de 352 millimètres ( 13 pouces) de longueur et de 27 millimètres (1 pouce) de diamètre; elle coûte 625 fr. Elle est manœuvrée par un homme, un garçon et deux enfants. Elle a été importée en France.
- 2° La machine de Denton et Charnok, à Wakefield.
- 3° Celle de John Hatcher, à Beneden, comté de Kent, qui fait mille tuyaux par heure, et coûte 625 fr.
- 4° Celle de Thomas Scragg, à Calvely, comté de Chester, qui fait deux mille tuyaux à l’heure, et coûte 875 fr.
- 5° La machine de M. Bullock Webster, à Southampton.
- 6° Celle de M. Richard Weller, à Capel, dans le comté de Surrey, qui est à deux moules, fait quinze cents tuyaux à l’heure, et coûte 600 fr.
- 7° Enfin la machine de John Dowie, à Glascow, qui est à double effet et à pistons rectangulaires alternativement poussés vers chacune des deux plaques à matrices, en sorte que l’on peut facilement charger l’une des auges pendant que l’autre se vide sans qu’il y ait d’interruption dans le travail. L’argile, après avoir passé dans le cylindre corroyeur, est dégagée, par la machine même, des cailloux ou pierrailles au moyen d’une grille.
- M. Dowie construit deux modèles de ces machines ; le premier, qui fonctionne par un moteur mécanique , donne de dix à douze mille tuyaux de 2 pouces de diamètre en dix heures, et coûte, avec tous ses accessoires, 875 fr. Le petit modèle , mû à bras, fait de cinq mille à huit mille tuyaux par jour, et coûte 675 fr.
- Ces diverses machines à piston construites sur le principe de la machine à briques de M. Hattenberg, dont on trouve la description dans la 12e année du Bulletin, p. 173, ont figuré à l’exposition de la Société royale d’agriculture d’Angleterre , à Newcastle-sur-la-Tyne, en 1846.
- Nous mentionnerons ici quelques autres machines qui ont été employées avec succès.
- 1° La machine de M. Whithead, qui fait sept tuyaux à la fois, et coûte 575 fr.; son mécanisme ne paraît pas compliqué ; elle n’a pas réussi.
- 2° La machine de Sanders et Williams, employée avec succès en Belgique; elle fait de deux mille cinq cents à trois mille tuyaux par heure, et coûte 400 fr.
- 3° La machine de Swayne, de Pembridge, en Herfordshire , qui confectionne cinq cents tuyaux à l’heure, et coûte 550 fr.
- 4° Enfin celle de Smith, de Deanston, qui fait quinze cents tuyaux à l’heure, et coûte 580 fr.
- Mais, de toutes les machines que nous venons de mentionner, celle qui paraît avoir obtenu la préférence et remplir toutes les conditions de solidité et de simplicité est due à M. Ainslie , d’Àlperton, dans le comté de Middlesex; elle a été importée en France par M. Thackeray en 1845, et se trouve chez M. Laurent.
- Cette machine, qui a fonctionné en présence des membres de la Société d’encouragement dans la séance du 12 avril 1848, est représentée en élévation latérale, fig. 1, et
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- en coupe verticale, fig. 2, pl. 1166; elle se compose de deux rouleaux superposés en fer AA', tournant en sens contraire et montés sur un bâti B B, lequel s’appuie sur des roues en fonte C C par des traverses ou entretoises P boulonnées à sa base. Le mouvement est imprimé aux rouleaux par un volant D, à l’un des rayons duquel est. attachée une manivelle E qu’un ouvrier fait agir. L’axe de ce volant porte un pignon F qui engrène avec la grande roue dentée G sur l’axe H de laquelle est monté le rouleau inférieur A'. A l’extrémité de cet axe est fixée une roue dentée I qui commande une autre roue dentée J montée sur l’axe K et de même diamètre.
- L est une toile sans fin sur laquelle on dépose l’argile préalablement triturée et préparée par une machine particulière. Cette toile sans fin roule sur des rouleaux M M dont les tourillons sont engagés dans le châssis N qui est porté à l’une de ses extrémités par la tige O reliée avec l’entretoise P.
- L’argile comprimée entre les deux rouleaux est renfermée dans un récipient Q. A mesure qu’elle sort de dessous les rouleaux, elle est poussée dans le moule R, qui est représenté séparément en élévation, vu de face et de champ, fig. 3; il ne produit qu’un seul tuyau de forme elliptique. Avec le moule fig. 4 on en obtient deux de même forme, et avec le moule fig. 5 trois, cylindriques, mais d’un plus petit diamètre.
- S est une racloire qui nettoie le rouleau A de l’argile qui s’y attache.
- T, tuyau d’argile sortant du moule et porté par les rouleaux U U, au moyen desquels il avance. Les tourillons de ces rouleaux sont engagés dans le châssis Y reposant sur une tringle W reliée avec la base du bâti.
- Pour diviser le tuyau en tronçons de la longueur voulue ; on emploie le mécanisme suivant :
- X est un levier à poignée tournant sur un axe a, et avec lequel est articulé un autre levier Y qui fait agir un axe b portant un levier à bascule Z. A chaque extrémité de cette bascule sont attachées des tringles verticales c c qui montent et descendent alternativement. En travers de ces tringles sont tendus des fils de fer qui, en descendant, traversent le tuyau d’argile et le coupent en tronçons.
- Les avantages de cette machine consistent en ce qu’elle est peu susceptible de se déranger, et que son mouvement étant continu, elle peut exécuter, dans le même temps, une quantité de travail plus grande qu’aucune des machines de même puissance ; elle livre des tuyaux exempts de fissures et de trous.
- Le prix du petit modèle avec deux moules est de 750 francs.
- Au sortir de cette machine, les tuyaux sont transportés dans un séchoir construit en briques et pouvant sécher dix mille tuyaux par jour; il est chauffé à 70 degrés. Ce séchoir remplace les hangars, dont la construction est très-dispendieuse.
- Le four pour cuire les tuyaux est de forme circulaire; il a 11 pieds de diamètre, 7 pieds d’élévation, et est composé entièrement d’argile qu’on tasse à mesure que les murs s’élèvent; ceux-ci ont 4 pieds d’épaisseur à leur base , et 2 pieds au sommet ; ils sont crépis, intérieurement et extérieurement, avec un mortier de bonne terre franche, et, après la première fournée, ils deviennent aussi durs qu’un mur de briques.
- Les tuyaux sont de diverses formes ; les uns sont cintrés reposant sur une sole plate, les autres sont cylindriques, d’autres sont elliptiques. Aujourd’hui on donne la préfé-
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- rence, en Angleterre, aux tuyaux cylindriques, comme plus économiques de pose et de fabrication. Quant à leur diamètre , ceux de 2 pouces sont généralement adoptés, surtout pour les grandes longueurs. L’assemblage des tronçons de tuyaux s’opère par des manchons courts qui embrassent les extrémités des tuyaux contigus, et dans lesquels on pratique plusieurs lumières pour faciliter l’accès du liquide ; d’autres fois on les pose bout à bout. L’emploi des manchons augmente considérablement la dépense et la main-d’œuvre. Une disposition qui paraît meilleure est celle dans laquelle les deux tuyaux contigus s’enchevêtrent mutuellement en formant un joint trilobé. Les lobes destinés à former le joint doivent être découpés pendant le moulage ; de cette manière , les tubes deviennent, jusqu’à un certain point, solidaires et sont moins sujets à se déranger.
- Les tuyaux doivent être exempts de trous, d’écornures et de fentes qui pourraient laisser introduire des matières terreuses et occasionner des engorgements; on les enfourne bien secs et debout afin d’éviter les déformations.
- Les tuyaux de 2 pouces de diamètre et de 14 pouces de longueur, qui sont le plus généralement usités maintenant, coûtent à fabriquer, compris la cuisson, 14 à 18 schel-lings ( 17 fr. 50 à 22 fr. 50 ) le mille , suivant le prix du combustible et de la main-d’œuvre.
- 4° Pose des tuyaux de drainage.— Il convient de placer les tuyaux à la profondeur de 3 pieds à 3 pieds et quelques pouces, et d’espacer les rigoles entre elles de 15 à 18 ou 20 pieds. Lorsque la terre est argileuse et assez perméable pour que l’eau s’y infiltre aisément jusqu’à 4 pieds et demi ou cinq pieds, les tuyaux posés à cette profondeur et à des distances de 25 à 30 pieds pourront suffire à l’égouttage du sol, et laisseront au-dessus d’eux une couche de terre plus épaisse, plus puissante pour retenir les gaz, les sels, les engrais, et, par conséquent, plus féconde.
- Lorsque les rigoles ont reçu le degré d’inclinaison nécessaire pour que les eaux s’écoulent dans la rigole principale et que leur fond est parfaitement nettoyé, on procède à la pose des tuyaux, qui sont amenés sur place par des voitures et déposés sur la rive du côté du champ ; ces dispositions préliminaires doivent être faites avec le plus grand soin et par des ouvriers exercés. Le poseur reste constamment dans le fond de la rigole, et, pour que rien ne le détourne de l’attention soutenue et de la précision que cette pose exige, on lui donne un aide chargé de lui servir les matériaux. Il pose ensuite les tuyaux en les réunissant bout à bout, les asseyant bien solidement et les faisant pénétrer légèrement dans la terre ; après avoir posé trois tronçons de tuyaux successifs , il vérifie s’ils sont placés en ligne droite et suivant la pente exacte voulue. Pour les assujettir dans leur position, il tasse de la terre jusqu’à une certaine hauteur entre le tuyau et les parois de la rigole , ou bien il emploie des cailloux pour former garnissage sur les deux côtés; finalement, les tuyaux sont chargés de pierrailles. Lorsqu’on a donné à l’empierrement une hauteur assez considérable, on rejette dans la rigole, au moyen de la charrue, les terres qui en ont été extraites; un ou deux passages de l’instrument suffisent pour que les terres versées dans la rigole atteignent le niveau voulu; mais, si l’on considère qu’il peut résulter de l’emploi de la charrue des accidents de nature à compromettre les chevaux qui y sont attelés et la rigole elle-même, on
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- comprendra qu’il vaut mieux commencer à la bêche le travail de remblai. La rigole étant comblée, on fera passer la herse pour achever de régulariser la surface.
- 5° Avantages du système de drainage. —- Après avoir décrit les diverses opérations nécessaires pour appliquer le système de drainage aux terres humides qui ont besoin d’être assainies, nous allons faire connaître les avantages de ce système tels qu’ils ont été constatés en Angleterre. : *
- 1° Le drainage contribue à élever la chaleur du sol et y développe la végétation au printemps; il rend les récoltes plus hâtives de dix à quinze jours, en même temps que plus belles et plus assurées.
- 2° Il diminue les effets fâcheux des sécheresses de l’été; par son moyen, le terrain devient plus doux, plus friable , plus accessible à l’air et à la rosée ; il rend le sol plus humide dans la saison trop sèche, et plus sec dans la saison trop humide.
- 3° En soustrayant l’excès d’humidité avant les gelées, il empêche que celles-ci ne nuisent aux semences ou aux racines.
- 4° En faisant cesser la stagnation des eaux pendant les premières chaleurs, il facilite le développement de la circulation et de la nutrition végétales, et rend productifs des terrains que les eaux rendent complètement stériles.
- 5° En abaissant le niveau de la nappe d’eau du sous-sol, il permet la culture des plantes que le sol se refusait auparavant de produire et fait prospérer davantage des végétaux qui réussissaient médiocrement auparavant. :
- 6° Le drainage permet encore partout le labour à plat ou en très-larges planches, et la suppression des billons hauts et étroits dont on fait généralement usage dans des terrains peu perméables. ; «
- 7° Il équivaut à un approfondissement du sol productif, car la circulation continuelle de l’eau de haut en bas y ouvre de nombreux interstices dans lesquels les racines peuvent pénétrer,'et où elles trouvent les substances fécondantes que l’eau y a déposées en passant.
- 8° Il donne toute leur efficacité à certains amendements, tels que les os, les cendres; le fumier lui-même profite davantage dans les terrains drainés, et peut y être employé avec moins d’abondance.
- 9° Enfin un des avantages les plus précieux du drainage est l’assainissement de l’air, vicié par le séjour de l’eau dans le sous-sol à une petite distance de la surface,
- 6° Dépenses occasionnées par Vemploi du drainage et bénéfices obtenus.—Il résulte des calculs des agronomes anglais qu’en employant des tuyaux de 13 à 14 pouces de longueur, espacés entre eux de 15 pieds, il en faut 2,681 ou 2,439 par acre (40 ares), ce qui porte la dépense, pour cette étendue , de 120 à 175 fr., selon la difficulté du travail, ou de 3 à 400 fr. par hectare. On assure que les tuyaux ont une longue durée et n’ont pas besoin d’être renouvelés.
- Quant aux bénéfices de l’opération , il résulte des comptes établis pour la propriété de lord Ilaterton, dans le comté de Stafford, en Angleterre, que des terrains d’une étendue de 467 arpents, ayant une valeur annuelle de 6,091 fr. avant leur assainissement, ont acquis une valeur de 17,236 fr., moyennant une dépense de 37,868 fr.
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- Ainsi, en déduisant de ce revenu l’intérêt à 5 pour 100 du capital engagé, il reste 15,436 fr., somme supérieure de 9,345 fr. à la valeur primitive.
- Nous terminerons cette notice en annonçant que M. le ministre du commerce et de l’agriculture a fait étudier récemment le drainage dans sa situation actuelle, en Belgique et en Angleterre. Il résulte du rapport de M. Pctyen, qui a visité ce dernier pays, 1° qu’en traversant les cultures plus ou moins soignées, les friches ou les bruyères de l’Angleterre, de l’Éeosse et de l’Irlande, on voit le fond des raies de la culture généralement en billons, les parties déclives des terrains incultes, accuser la présence des eaux stagnantes retenues par les argiles du sous-sol, ou maintenues par le niveau des ruisseaux, mares ou pièces d’eau environnantes; 2° que l’égouttage et l’aérage ont non-seulement fait disparaître ces inconvénients, mais ont permis aux racines des plantes de s’insinuer dans les fentes, de diviser ainsi ces terrains compactes et d’accroître l’épaisseur de la couche de terre végétale ; 3° qu’en une seule année on a pu souvent compenser, par l’excédant de valeur des récoltes, le prix d’établissement du drainage, et que, lors même que cette compensation se ferait attendre deux ou plusieurs années, il est reconnu qu’un drainage pratiqué avec soin, dans des circonstances favorables, accroîtra toujours la valeur du fonds et son produit net, quels que puissent être les frais ultérieurs pour l’entretien et les réparations.
- M. Payen ajoute qu’aux causes connues de fertilisation des sols par le drainage, qui rend à une partie de la terre l’influence si utile de l’aérage et de la porosité , s’ajoute l’action remarquable des argiles qui retiennent les composés salins et ammoniacaux des eaux qui les traversent et qui cèdent ultérieurement à la végétation ces engrais solubles.
- Les propriétaires, les fermiers, les ingénieurs civils et toutes les associations agricoles du royaume uni sont, depuis quatre ans, occupés des questions relatives au drainage. L’émulation des fabricants de machines est également excitée par le désir de satisfaire au vœu généralement exprimé de perfectionner et de rendre plus économiques les moyens de drainage.
- M. Lefour, inspecteur général de l’agriculture, qui a visité la Belgique, annonce que le gouvernement belge a fait venir d’Angleterre un certain nombre de machines à fabriquer les tuyaux de drainage, qui sont aujourd’hui répandues dans toutes les provinces, excepté le Luxembourg.
- Plusieurs grands propriétaires ont fait des drainages sur d’assez vastes étendues, entre autres MM. Claes de Lembeck, qui en ont fait opérer un à 20 kilomètres de Bruxelles. Généralement, les mesures prises par le gouvernement belge pour répandre les procédés de drainage ont été accueillies avec empressement par les propriétaires-cultivateurs. Ce système y trouvera de nombreuses applications; en effet, une assez grande partie des terres de la Belgique est dans une position convenable pour tirer avantage de l’assainissement par le drainage. Un sol argileux homogène sur d’assez vastes surfaces permettra de faire à bon marché ces tranchées étroites et profondes qui, ailleurs, sont rendues souvent impossibles par un sous-sol caillouteux ou peu profond.
- Les drainages effectués jusqu’à ce jour en Belgique ont été faits à des conditions moins onéreuses que celles qui sont indiquées par les draineurs anglais. M. Claes, pour
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- avoir opéré le drainage sur 3 hectares d’une terre argilo-siliceuse, homogène, très-profonde, avec des pentes très-convenables aboutissant àuh^prairie, a dépensé 506 fr. 53, soit 168 fr. 84 par hectare. ' :'jt ^ fi1 •
- On a prétendu que le drainage n’était applicable ni aux terres ni au climat de la France, et que l’utilité de ce système était liée à l’humidité du sol et aux brumes du climat de l’Angleterre; c’est une erreur qu’il faut savoir reconnaître et réparer. Le drainage a été expérimenté en France sur beaucoup de points, et il a réussi. ( D.) '
- - ... ' " —'-' ' .
- Extrait des procès-verbaux des 'séances du conseil d’administration de la Société
- d’encouragement.
- Séance du 23 octobre 1850.
- Correspondance. M. Jamin fils, opticien, rue Saint-Martin, 71, pour répondre à des questions posées dans les programmes des différents prix proposés pour hâter les progrès de la photographie, dépose une tête d’appareil photographique muni d’un objectif coloré.
- M. Jamin demande que la commission de photographie veuille bien soumettre cet objectif à l’expérience. Il saisit cette occasion pour mettre sous les yèux de la Société un microscope du système de M. Gaudin, muni d’un miroir réflecteur et d’une monture qui permet d’en faire usage dans tous les sens. ' •
- M. Hoslin, ingénieur des ponts et chaussées, adresse un mémoire et une carte relatifs aux gisements calcaires de la basse Bretagne. Le mémoire est divisé en cinq chapitres. Le premier traite de la nature des gisements, et en particulier de celle des nul-lipores qui en forment la partie la plus importante: Les chapitres deuxième, troisième et quatrième renferment tous les documents que M. Hoslin a pu recueillir dans le pays sur le commerce de ces calcaires dans les départements des Cotes-du-Nord, (lu Finistère et du Morbihan. Le chapitre cinquième fait connaître son état actuel et les développements dont il serait susceptible pour la conversion en chaux de la plupart dès gisements. M. Hoslin rend compte, en outre, des résultats qiie plusieurs cultivateurs ont obtenus par l’emploi de cette chaux, et du système de fours à employer pour la cuisson des calcaires. ‘ ‘
- M. Niepce de Saint-Victor, capitaine dans la gardé républicaine, donne communication d’un nouveau procédé pour obtenir des images photographiques sur plaqué d’argent. ( Voyez Bulletin d’octobre, p. 472. ) 4 ' J
- M. Froment, ingénieur en instruments de précision, rue Méniîmontant, 5, désire soumettre à la Société quelques instruments, entre autres un comparateur des mesures linéaires qu’il vient de construire pour le gouvernement espagnol; mais, comme le transport de cet instrument est difficile, il demande que la Société’le fasse examiner dans son établissement. * '** "? ; ’
- Rapports des comités. L’ordre du jour appelle une deuxième lecture du rapport de M. Benoît sur les travaux industriels de M. Carillion, ingénieur-constructeur, à Paris.
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- .. Après une discussion. sur plusieurs parties du rapport, le conseil adopte quelques modifications et suppressions, et renvoie le rapport, pour la publication, à la commis-, §ion du. Bulletin.::r _ t \
- t M.J omar d propose de former une commission spéciale composée d’un membre par chaque comité.qui, serait chargée d’examiner la question des rapports sur les divers travaux du vivant de leurs auteurs.
- Cette proposition est adoptée.
- Communications, -r- le.. Jbureau quelques orne-
- ments en zinc estampé d’un plus grand relief que celui des pièces sur lesquelles la Société a entendu un rapport de M. Barre, au nom du comité des arts économiques.
- M. Fugère annonce qu’il est parvenu à soumettre à l’estampage le zinc tout aussi bien que le cuivre, non pas avec la même promptitude, mais avec la même perfection, et avec des moyens qui procurent une économie telle que les ornements en zinc estampé sont livrés au commerce au même prix que les ornements en plâtre moulé et en carton-pierre.
- L’économie est plus considérable encore pour les ornements destinés à remplacer ceux en fonte de fer, tels que galeries, auvents, devantures de boutiques, etc.
- M. Fugère ajoute que pour arriver à ces résultats il a dû principalement changer le mode de chauffage du zinc par l’emploi d’une étuve au lieu de fourneaux mobiles dont il signale les inconvénients.
- M. Fugère demande que la Société veuille bien se faire rendre compte des résultats nouveaux de ses recherches pour l’estampage du zinc.
- M. le président remercie M. Fugère de sa communication.
- Séance du 6 novembre 1850.
- Correspondance. M. Trigault, rue Saint-Germain-l’Auxerrois, 69, en signalant l’invention qu’il a faite.'d’une pompe destinée principalement à fonctionner û bord des navires, demande que la Société veuille bien se charger de la construction, sur grande échelle, de ce système de pompe dont le modèle lui a donné des résultats satisfaisants.
- M. Hamon, à Longny {Orne ), rappelle qu’il a donné communication à la Société d’un système de roues dit roues à voies de fer portatives; il soumet aujourd’hui un nouveau système qui découle du premier et qui n’en est en quelque sorte qu’une simplification.
- " M. Hamon joint deux dessins au mémoire descriptif de cette invention nouvelle.
- M. Trechin, à bord du Grondeur, en rade de Toulon , adresse un mémoire sur des modifications qu’il a apportées à la construction des machines locomotives. Les résultats qu’il a obtenus de ces modifications faites dans une petite machine locomotive ne lui paraissant pas remplir toutes les conditions désirables, il propose comme liquide évaporatoire, en remplacement de l’eau , le carbone de soufre facile à obtenir, formant de la vapeur à une basse température et n’étant pas sujet aux augmentations subites de vapeur. *
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- PROCÈS-VERBAUX.
- M. Saunier, chef d’atelier de rétablissement d’horlogerie de M. Saroossay, rue de Yalois-Batave, 10, adresse un mémoire sur l’échappement à roues de rencontre, faisant partie de recherches sur les causes d’irrégularité de la marche des montres.
- M. Violette, demeurant aux poudrières d’Esquerdes, près Saint-Omer (Pas-de-Calais), transmet un mémoire sur la distillation du mercure par la vapeur d’eau surchauffée. L’auteur pense que ce nouveau procédé, qui semble réunir les conditions de facilité, d’économie et de salubrité, peut intéresser la Société.
- M. le ministre de l’agriculture et du commerce adresse , pour être déposés dans la bibliothèque de la Société, deux exemplaires du deuxième volume des brevets d’invention pris sous l’empire de la loi de 1844.
- M. Ebelmen, administrateur de la manufacture de porcelaine de Sèvres, fait connaître que, par décision du 15 avril dernier, M. le ministre de l’agriculture et du commerce a autorisé des perceptions de diverses natures à l’entrée de l’exposition des produits des manufactures de Sèvres, des Gobelins et de Beauvais, qui s’est ouverte au Palais-National le 22 avril. Les deux tiers de ces perceptions ont été distribués aux caisses de secours fondées pour les ouvriers des manufactures nationales.
- M. le ministre voulant donner à la Société d’encouragement une nouvelle preuve d’intérêt et de confiance, a décidé que l’autre tiers serait joint au revenu du legs Bapst, en faveur des inventeurs peu fortunés.
- La somme totale disponible a été fixée, par décision du 27 septembre dernier, à 3,454 fr. M. Ebelmen fait remise, par conséquent, entre les mains de M. le trésorier, d’une somme de 1,151 fr. 33.
- M. le ministre sera remercié de ce nouveau témoignage de bienveillance en faveur de la Société.
- Des mesures seront prises pour la répartition de la somme dont il s’agit.
- M. le ministre de l’agriculture et du commerce transmet une communication de 31. A. Dejardin, ancien directeur des fonderies et laminoirs de zinc à Tienne ( Isère), au sujet d’un perfectionnement qu’il a introduit dans la métallurgie du zinc.
- M. Jamin fils, opticien rue Saint-Martin, 71, demande que la Société veuille bien .faire examiner les titres que pourrait avoir, à une des médailles destinées aux contremaîtres, M. Jacquemain ( Nicolas-Joseph ), qui depuis vingt-sept ans est attaché à son établissement.
- Madame Rubigny, à Wisny ( Aisne ), qui, l’année dernière, avait appelé l’attention de la Société sur le moyen qu’elle annonçait avoir mis en pratique pour empêcher la maladie des pommes de terre, adresse un exemplaire du journal de Verviers, qui rend compte du résultat de l’application de ce moyen.
- Objets présentés. 31. A. Chevallier, membre du conseil, présente, de la part de M. Grandval, pharmacien, à Reims, du lait sous forme concrète. L’auteur se propose d’adresser à la Société un mémoire sur ses procédés de concentration du lait, du bouillon, etc.
- M. Lanon de Testard, rue d’Orléans-Saint-Honoré, 16, présente un échantillon de pain préparé d’après un nouveau procédé.
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- M. Roret dépose un exemplaire du Manuel de télégraphie électrique, ou Traité de l’électricité et du magnétisme appliqués à la transmission des signaux; par M. Ch. Walher, traduit de l’anglais par M. Magnier, ingénieur civil.
- Le même libraire adresse, de la part de M. le baron Gros, un ouvrage intitulé, Quelques notes sur la photographie sur plaques métalliques.
- L’auteur sera remercié de cette offrande.
- Rapports des comités. Au nom des comités des arts mécaniques et des arts économiques, M. Pouillet lit un rapport sur un comparateur et sur des types de mesures métriques , construits par M. Froment, pour le gouvernement espagnol.
- Les comités réunis proposent 1° de témoigner à M. Froment la satisfaction de la Société pour la perfection des appareils qu’il a présentés ; 2° de publier dans le Bulletin, avec le rapport, la description du comparateur et celle du mètre de platine. (Approuvé.) ( Voyez plus haut, p. 545. )
- Au nom du comité des arts chimiques, M. Levol lit un rapport sur un alliage imitant l’argent, de M. Édouard Sonnois.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication, et d’insérer le rapport dans le Bulletin. ( Approuvé. ) ( Voyez plus haut, p. 551. )
- Au nom du même comité, le même membre lit un rapport sur une note de M. Au-gendre concernant les essais d’or fin.
- Le comité joint au rapport un exemplaire de la circulaire de la commission des monnaies, relative à la modification qu’elle vient de prescrire aux essayeurs pour les essais d’or d’un titre supérieur à 700 millièmes, modifications qui font disparaître complètement les inconvénients auxquels M. Augendre s’était proposé de remédier.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication, et d’insérer le rapport dans le Bulletin. ( Approuvé. ) ( Voyez plus haut, p. 553. )
- Au nom du comité des arts économiques, M. Gourlier lit un rapport sur un modèle dé machines à tracer les limons des escaliers, présenté par M. Chapelain, entrepreneur de charpente, à Argentan.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication, et d’insérer le rapport dans le Bulletin, avec la description et le dessin de la machine. ( Approuvé. )
- Communications. — Poutres en fer. M, Baude, membre du conseil, donne communication d’un système de poutres en fer à grande portée employées dans les bâtiments construits à Paris pour la gare du chemin de fer de l’Ouest.
- M. le président adresse à M. Baude les remercîments de la Société pour cette intéressante communication, qui est renvoyée à la commission du Bulletin, avec les dessins qui l’accompagnent.
- Situation des ouvriers dans les fabriques. M. Alcan, membre du conseil, qui a visité le bel établissement de MM. Scrive frères, à Lille, rend compte du mode d’organisation des ouvriers qu’on y pratique , des moyens ingénieux employés pour leur procurer des logements sains, une nourriture suffisante et à bas prix, et une instruction convenable.
- Les résultats satisfaisants obtenus par MM. Scrive, et qui peuvent servir de modèle
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- PROCÈS-VERBAUX.
- à d’autres établissements industriels, vont être appliqués à Rouen, où ils obtiendront sans doute le même succès.
- Le conseil invite M. Alcan à vouloir bien remettre une note détaillée sur les faits qu’il a observés. Cette note serait renvoyée à la commission du Bulletin.
- Éclairage des caves et des souterrains. M. Rouget de Liste entretient la Société de l’emploi des glaces étamées pour accroître la lumière destinée à l’éclairage des caves des docks de Londres; ce système y est pratiqué depuis longtemps avec un plein succès.
- Un membre rappelle à ce sujet que M. Jacquesson a mis à profit, dans ses caves de Châlons-sur-Marne, le pouvoir réfléchissant des surfaces polies, et qu’il est parvenu à éclairer ainsi de grandes étendues.
- Après une discussion sur l’éclairage des caves au moyen de réflecteurs diversement disposés, le conseil invite la commission du Bulletin à recueillir les renseignements relatifs au mode d’éclairage des caves employé par M. Jacquesson, et à celui usité pour les docks de Londres, et à les publier par la voie du Bulletin.
- Logements des ouvriers. M. Rouget de Liste entre dans des détails sur les logements des ouvriers de Londres et sur les moyens employés pour les assainir et les ventiler; il présente divers objets de serrurerie et de quincaillerie très-bien fabriqués et qu'on livre à des prix extrêmement modiques.
- M. Rouget de Liste est remercié de ses diverses communications.
- Engrais. Dans un moment où la question des engrais s’agite, M. Laine a consigné dans une brochure le résultat de l’examen qu’il a fait des engrais anciens et nouveaux; il fait hommage de plusieurs exemplaires de la brochure qu’il a publiée sur ce sujet, et contenant aussi des observations sur les pommes de terre et le charançon.
- M. le président remercie M. Laine de cette communication.
- PARIS.—IMPRIMERIE DE MADAME VEUVE BOUCHARD-HUZARD, RUE DE L’ÉPERON, 5.
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- OÜAMSTE-NElTliE AMÉE. (N° DLVIII.) DÉCEMBRE 1850.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — montres.
- Rapport fait far M. Duméry, au nom du comité des arts mécaniques, sur une
- montre à secondes présentée par M. Courvoisier, horloger, rue de la Cité, 16.
- Messieurs, la montre que M. Courvoisier a soumise à votre jugement et que vous avez renvoyée à l’examen de votre comité des arts mécaniques se distingue par des perfectionnements introduits dans la mouvementation de l’aiguille des secondes dite trotteuse, ou plutôt par la conversion de la trotteuse en une seconde morte ou à repos.
- Le nom de trotteuse, que portent ces montres, indique clairement que l’aiguille des secondes y accomplit sa révolution par une suite de petites saccades, de petits trajets précipités et courts, dont la multiplicité et la rapidité réunies constituent une sorte de mouvement fébrile qu’un œil qui n’est pas parfaitement exercé aux expériences de haute précision a peine à suivre ou du moins à saisir et à diviser en espaces finis, et qui, par cela même, rend ces montres, d’ailleurs si précieuses pour les opérations nautiques et astronomiques, tout à fait impropres aux observations ordinaires de la mécanique pratique.
- Pour qu’une aiguille qui doit indiquer les secondes fonctionne d’une manière intelligible et facilement saisissable , il faut qu’elle n’emploie, pour effectuer le trajet d’une division à l’autre, qu’une très-faible partie du temps qui compose une seconde, et qu’elle s’arrête fixe, sur chacune des divisions, pendant toute la fraction de temps qui n’a pas été employée au trajet.
- Quarante-neuvième année. Décembre 1850. 37
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- ARTS MÉCANIQUES.
- Une bonne montre, remplissant ces conditions et telle qu’on les construit aujourd’hui, renferme deux mouvements d’horlogerie, deux rouages bien distincts, l’un pour les aiguilles des heures et des minutes, l’autre spécialement destiné à l’aiguille des secondes. L’un de ces deux mouvements, celui des heures, fonctionne toujours , tandis que la marche du second peut s’interrompre à volonté. Une pièce de cette nature, indépendamment de sa complication , ou plutôt en raison du grand nombre de pièces qui la composent, exige beaucoup de précision, de grands soins d’exécution, et coûte, relativement , fort cher. C’est précisément son prix élevé qui en fait un objet exceptionnel, et qui prive d’un instrument de travail très-précieux, en quelque façon plus utile dans l’atelier que dans le cabinet, une foule d’intelligences qui enrichiraient vraisemblablement le pays, si les instruments de précision et d’observation s’y trouvaient à plus bas prix.
- M. Courvoisier3 frappé de l’énorme différence existant entre les deux sortes de montres à secondes, ou plutôt considérant que, pour la classe la plus nombreuse, cette montre n’existe pas encore, s’est jeté dans le sentier, vainement battu avant lui, de la recherche d’une seconde fixe obtenue au moyen d’un seul mouvement, d’un seul corps de rouage, et il a résolu le problème d’une manière aussi ingénieuse et aussi efficace qu’elle est simple et économique.
- L’aiguille trotteuse est ordinairement fixée sur le pivot du quatrième mobile, qui est prolongé jusqu’au dehors du cadran et qui fait un tour par minute en trois cents petites étapes. Dans la disposition adoptée par M. Courvoisier > l’aiguille, sans cesser d’occuper la même place, n’est cependant pas fixée sur le pivot de la roue ; cet axe est coupé vers le milieu de sa longueur. Une moitié est affectée à la roue et pivote comme à l’ordinaire entre la platine et son pont ; la deuxième moitié est affectée à l’aiguille et tourne dans un canon, porté par un pont spécial, ajouté au mouvement. Ces deux moitiés , tout en restant dans le prolongement l’une de l’autre, n’ont cependant entre elles aucun contact immédiat. La roue communique son mouvement à l’aiguille par l’intermédiaire d’un toc ou traverse fixé perpendiculairement à l’axe de la roue et s’engageant dans une fourchette appartenant à une deuxième traverse adhérente au pivot de l’aiguille. Ces deux axes, étant reliés par une espèce d’embrayage à fourchette, devraient conserver des mouvements identiques, et on ne voit pas comment les trois cents pulsations peuvent se convertir en soixante repos cinq fois plus longs. Or voici ce qui complète l’ingénieuse combinaison de M. Courvoisier :
- La traverse inférieure, celle dont est coiffé le pivot de la roue , n’est pas rigide ; elle est, au contraire, excessivement flexible, et n’est autre qu’un
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- fragment de spirale légèrement courbé pour augmenter encore sa souplesse.
- L’extrémité de ce petit cheveu métallique est engagée dans la division d’un cercle de soixante dents taillé intérieurement et placé fixement à la platine du mouvement et d’une manière parfaitement concentrique au pivot de la roue : la longueur et la courbure de la petite lame sont calculées de telle sorte que quatre pressions de la roue motrice sont consacrées à faire fléchir le ressort, ou mieux à raccourcir son rayon, et la cinquième à le faire échapper; et afin que la continuité de travail du ressort ne se trahisse pas à l’extérieur, c’est-à-dire pour que l’aiguille arrive morte et reste complètement fixe sans dénoncer, comme nous le disons, la continuité d’action du mécanisme , l’auteur a eu le soin de placer les deux petites chevilles qui enfourchent le ressort et relient l’axe de la roue à l’axe de l’aiguille tout à fait à l’extrémité du rayon de la traverse supérieure , très-près des dents du cercle intérieur. De la sorte, la fourchette n’est entraînée qu’au moment même de l’échappement du ressort, sans être affectée par la courbure des quatre pressions préparatoires , et la seconde indiquée au cadran est parfaitement nette et fixe, comme vous pouvez vous en convaincre par l’examen des pièces que vous avez sous les yeux.
- Or ce résultat est obtenu par la simple addition d’un cercle denté, d’un pont, d’une barette et d’un ressort, c’est-à-dire que le prix d’une de ces montres, dont le blanc serait fait en fabrique, subirait à peine une augmentation de 1 ou % fr. pour le brut, et le fini de la pièce entière , un excédant de 3 ou 4 fr., soit, en tout, 5 ou 6 francs en plus pour obtenir d’une montre ordinaire les services que rendent, dans la plupart des cas, les montres de 3 à 400 francs.
- Si l’amélioration de M. Courvoisier n’a rien de remarquable au point de vue chronométrique , elle est, en revanche , susceptible d’un grand développement industriel et commercial, et si la Société d’encouragement s’enorgueillit, à juste titre, de la supériorité que la France s’est acquise dans quelques branches d’industrie, et notamment dans l’horlogerie, elle applaudira à des efforts qui tendent à la lui conserver. Nous sommes bien convaincu que toutes ses sympathies seront acquises à un perfectionnement qui aura le double mérite d’augmenter encore, il faut l’espérer, l’activité de nos grandes manufactures d’horlogerie, et d’introduire dans le commerce, à un prix très-modique et accessible à toutes les fortunes, un instrument indispensable aux médecins de campagne, aux pharmaciens de province, aux contre-maîtres de fabrique, aux directeurs de travaux, à beaucoup d’instituteurs, à un grand nombre d’élèves, etc., etc., pour lesquels le haut prix des montres à secondes actuelles équivaut à leur absence totale.
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- 580 ARÏ& WÉCAÎf^yES.
- D après ce qui précède ; messieurs, j’ai l’honneur-de vqus proposer, au nom du comité des arts mécaniques, , * % <>,- j,..
- 1° D’ordonner la publication, dans votre Bulletin, des dessins et de la description du mécanisme de M. Courvoisier (1); . , i -
- %° De remercier cet artiste de son intéressante communication ;
- 3° De faire insérer le présent rapport dans votre Bulletin> et d’en faire mettre cent exemplaires à la disposition de M. Courmisier. r
- Signé Duméry, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 4 décembre 1850.
- ARMES A FEU.
- Rapportfait par M. Ch. Laboulaye, au nom du comité des arts mécaniques,
- sur des cartouches métalliques pour armes à feu se chargeant par la culasse,
- présentées par M. Chaudun, arquebusier, rue du Faubourg-Montmartre, 4.
- Messieurs, le comité des arts mécaniques nous a chargé de vous faire un rapport sur les nouvelles cartouches métalliques qui vous ont été présentées par M. Chaudun.
- Ces cartouches sont destinées aux fusils se chargeant par la culasse, qui ont été l’objet de bien des inventions ingénieuses dans ces derniers temps. Ces armes, si commodes pour la chasse à cause de la facilité de leur chargement et qui font disparaître les dangers du chargement à la baguette, notamment pour le fusil à deux coups, avaient, jusque dans ces dernières années, un inconvénient grave ; nous voulons parler du crachement qui se faisait au tonnerre au point ou s’ouvrait la partie postérieure du fusil.
- Il semblait impossible d’éviter cet inconvénient, car l’articulation de pièces devant s’ouvrir et se fermer à la main ne pouvait jamais être assez précise pour empêcher le passage du gaz, et pour bien des personnes les fusils se chargeant par la culasse furent jugés comme des armes ne pouvant faire un bon service.
- M. Chaudun apporta un remède efficace à cet inconvénient par des cartouches en papier avec culot en cuivre et carton embouti. Cette ingénieuse invention vous a été présentée en 1844, et, sur un rapport de notre savant collègue M. Olivier, vous lui avez accordé toute votre approbation (2). Le rapporteur a parfaitement fait ressortir l’utilité de cette invention pour les armes
- (i) Cette description paraîtra dans un prochain numéro du Bulletin.
- ’(2) Voyez Bulletin de la Société, 43° année ( 1844 p. 5C7, et 44e année ( 1845), p. 3.
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- JE PEU.
- dont il s’agit M$>'£&$ eamiftëdt 4cj disait -avee tant de raison, quand on parle d’un fusil se chargeant par la culasse, on ne doit jamais en séparer la cartouche. L’expérience a justifié vos suffrages ; les cartouches de M. Chaudun, comme l’avait espéré la Société d’encouragement, ont eu un grand succès et ont procuré à leur inventeur, grâce à la fermeté des tribunaux à punir ses contrefacteurs, une juste indemnité pour ses ingénieux travaux.
- Encouragé par le succès, M, Chaudun a voulu mieux faire; il a cherché à tirer un résultat complet de la disposition qu’il avait imaginée.
- Il était bien parvenu avec ses cartouches à faire de très-bonnes armes des fusils se chargeant par la culasse ; mais cette condition n’était atteinte qu’autant qu’on avait de ces cartouches, c’est-à-dire des appareils demandant des moyens de fabrication tout spéciaux et assez compliqués, des capsules d’une forme particulière, etc. C’était donc résoudre le problème seulement pour les personnes qui pouvaient s’approvisionner de ces cartouches;, et, pour ôter aux fusils se chargeant par la culasse tout désavantage sans détruire en rien leurs qualités spéciales, il restait à remplir les conditions suivantes :
- Combiner une. cartouche dont 1’enveloppe pût servir pour un grand nombre de coups de fusil et qui pût être établie avec les approvisionnements que Von trouve partout, avec les capsules notamment qui servent pour tous les fusils à percussion. - . ;r.r.
- Pour obtenir ce résultat, voici comment procède M. Chaudun :
- Dans une plaque de cuivre il découpe et obtient par emboutissage, en cinq ou six opérations successives, un tube de cuivre fermé par une extrémité, sans aucune soudure, et très-résistant lorsque l’opération est bien conduite et la matière première de bonne qualité.
- Cette pièce est la base de la cartouche ; c’est sur elle que vient se fixer la pièce dite le culot.,Placée au fond de la cartouche et supportant la majeure partie de la pression produite par l’explosion, cette pièce doit être d’une épaisseur et d’une résistance considérables ; elle doit, comme le faisait le carton de la cartouche en papier de M. Chaudun, posséder une certaine élasticité pour serrer sur la broche qui la traverse et sert à déterminer l’explosion.
- Il prépare, à cet effet, deux petits culots en cuivre par l’action d’un poinçon cylindrique sur un petit cercle de cuivre placé sur une matrice également cylindrique. Il entre l’un d’eux dans le cylindre de l’autre après avoir interposé entre eux un disque de 3 millimètres environ d’épaisseur en métal de caractères typographiques, c’est-à-dire un métal malléable composé en grande partie de plomb, durci par l’antimoine autant qu’il est nécessaire pour pouvoir le découper. Le culot, sensiblement de même calibre que la cartouche, se place dans celle-ci, et le tout est soumis au balancier.
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- Cette partie de l’opération est extrêmement remarquable. En même temps que le tout se trouve réuni par la compression, l’extrémité du poinçon vient faire naître au fond du culot une saillie pour donner de la force au passage de la broche , et une cavité pour recevoir la capsule. L’extérieur est formé par la matrice, qui est un cylindre portant à sa partie inférieure une petite cavité circulaire dans laquelle vient se former par la compression un petit bourrelet qui sert à fixer exactement la cartouche dans le canon sans qu’elle puisse trop s’enfoncer. On comprend que la cartouche ne pourrait se retirer de la matrice si celle-ci n’était formée de deux pièces, d’une partie cylindrique et d’un fond plat. La disposition employée pour assembler ces deux pièces de manière à ce qu’elles puissent se séparer après chaque coup de balancier, et cependant se replacer exactement, est très-heureusement combinée.
- La cartouche amenée à cet état, il suffit de percer un petit trou près du bourrelet et d’y passer une petite broche de laiton pour qu’elle soit terminée.
- Nous n’avons pas à revenir sur les avantages que M. Chaudun s’est proposé d’assurer à ses cartouches, si ce n’est pour dire qu’il a atteint pleinement le but qu’il s’était proposé. Suppression de toute fuite le long de la broche resserrée par le métal malléable qu’elle traverse ; de toute espèce de crachement à la culasse après chaque explosion (condition essentielle qui n’est remplie que par son procédé, et assure sa supériorité sur des inventions analogues) ; amorçage facile avec des capsules ordinaires, soit en faisant glisser la capsule dans la cartouche, soit à l’aide d’un amorçoir ou d’une petite pince ; durée considérable des cartouches, tels sont les résultats obtenus par expérience. Ayant voulu absolument user une de ces cartouches, nous avons inutilement tiré cent coups de fusil sans pouvoir la mettre hors de service. Sur dix cartouches essayées, une seule, par un défaut du cuivre, s’était un peu fissurée. La fissure était la même après seize coups, et n’a présenté d’autre inconvénient que de la faire tenir dans le canon trop fortement pour un service facile.
- M. Chaudun nous paraît avoir très-heureusement réussi à permettre, à toute personne qui veut se servir de fusils se chargeant par la culasse, de pouvoir se dispenser de cartouches spéciales ; il doit ainsi assurer l’exportation aujourd’hui si limitée de ces armes, et par le nouveau progrès qu’il a réalisé il nous paraît avoir rendu un important service à l’arquebuserie.
- Disons aussi que le procédé nouveau, combiné surtout en vue du fusil Lofait dieux , s’applique parfaitement au fusil Robert, et fait disparaître tous les inconvénients de cette arme si heureusement combinée; nous ne doutons pas qu’elle ne reprenne bientôt faveur, grâce à ce nouveau progrès.
- Nous vous proposons, messieurs, 1° de remercier M. Chaudun de son in-
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- téressante communication; '2° d’insérer dans le Bulletin le présent rapport avec les dessins de la cartouche métallique de M. Chaudun, et de la matrice avec son support qui sert à bourreleter cette cartouche.
- Signé Ch. Laboulaye, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 4 décembre 1850.
- Description des cartouches métalliques et de Vamoreoir pour fusils se chargeant par la culasse, de M. Chaudun.
- La fig. 1 de la pl. 1167 est une coupe longitudinale de la cartouche métallique à fond plat pour les fusils Lefauchem.
- Fig. 2. Coupe transversale de la même sur la ligne A B, fîg. 1.
- Fig. 3. Section longitudinale d’une cartouche métallique à fond bombé pour les fusils Robert.
- Fig. 4. Plan et profil de la rondelle en acier pour les cartouches à fond plat.
- Fig. 5. Profil et plan de la rondelle en acier pour les cartouches à fond bombé.
- Fig. 6. Poinçon en acier, pour emboutir la cartouche, vu en élévation.
- Fig. 7. Le même vu en dessous.
- Fig. 8. Section verticale de la matrice dans laquelle la cartouche est emboutie.
- Fig. 9. La même vue en plan.
- Fig. 10. Pince pour saisir les capsules, les placer et retirer la broche.
- Fig. 11. Vue, en dessus, d’un amorçoir contenant vingt capsules.
- Fig. 12. Le même vu en coupe longitudinale.
- Les fig. 1, 2, 3, 11 et 12 sont dessinées de grandeur naturelle.
- Les mêmes lettres désignent les mêmes objets dans toutes les figures.
- a, cartouche en cuivre jaune pour recevoir la charge, et qu’on introduit ensuite dans le canon du fusil.
- b, fond plat de la cartouche pour fusils Le faucheux, ayant un bourrelet b' pris sur la pièce et destiné à empêcher qu’elle s’engage trop avant dans le canon après le coup tiré.
- c, fond bombé de la cartouche pour fusil Robert.
- à, culot occupant le fond de la cartouche dans laquelle on l’assujettit fortement à l’aide du poinçon soumis à l’action d’un balancier; on interpose entre ce culot et le fond de la cartouche une rondelle en métal de caractères d’imprimerie.
- ef partie saillante du culot percée d’un trou oblique pour y engager la broche.
- fj cavité ménagée à la partie inférieure du culot pour y loger la capsule.
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- g. broche sur laquelle frappe le marteau : le choc qu’elle éprouve détermine l’inflammation de la poudre fulminante de la capsule,, et par suite celle de la charge.
- /*, poinçon en acier.pour emboutir le culot dans le fond de la cartouche.
- %, partie vide du bout de l’outil qui produit la partie saillante c. k, languette pour former, la.cavité qui reçoit la capsule. .
- /, matrice dans laquelle, s’emboutit la cartouche. Le fond de cette matrice porte une petite rainure dans.laquelle se forme le bourrelet !/.
- m, rondelle en acier sur laquelle est gravé le numéro du calibre du canon qui s’imprime sur le fond de la cartouche.
- n, tas sur lequel repose la matrice.
- o, poignées par lesquelles on saisit la matrice pour l’ouvrir et la placer sous le balancier.
- La pince, fig. 10, sert à introduire, au fond de la cartouche, la capsule qui est saisie par ses branches recourbées p, après avoir préalablement retiré la broche qu’on engage dans la partie évidée q.
- L’usage de cette pince est aussi très-commode pour retirer la cartouche du canon par la broche. On peut également se servir de l'amorçoir, fig. 11 et \ % qui est bien connu, mais que M. Chauclm a modifié. La capsule r est renfermée dans une gaine s , dans l’intérieur de laquelle est logé un ressort t, qui, étant repoussé à l’aide d’une grosse épingle p qu’on voit dans le fond de d’amorçoir, permet de placer les capsules , dont la première est maintenue par le bout q formant ressort; l’amorçoir, étant introduit dans la cartouche, trouve facilement la cavité que doit occuper la capsule poussée en avant par le ressort t qui se détend. La pièce u, fixée sur l’amorçoir, a pour objet d’enfoncer la broche et de retirer la cartouche du canon. ( D. )
- .. . VIOLONS.
- Mémoire sur un nouveau mode de construction des tables de résonnance des instruments d cordes et à archet; par M. Janine t, ingénieur civil, à Ha-guenau ( suite et fin ; (1).
- J’ai fait plusieurs violons du même bois, dont les tables différaient d’épaisseur, et je n’ai pas trouvé de différence sensible dans les sons. Il est, du reste, à remarquer qu’on n’emploie dans la lutherie que du bois ayant au moins cinq ou six ans de coupe , et tous les bons luthiers en ont de beaucoup plus vieux. Il est facile de penser qu’une table voûtée , par exemple , de bois sec de cinq ou six ans , d’environ 3 millimètres (1 ligne et demie ) d’épaisseur,
- (i) Voyez Bulletin de novembre 1850, page 545.
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- Violons. 585
- ne diminuera pas d’un centième en séchant encore plus; or quel changement dans le son cette diminution presque inappréciable peut-elle produire? Il en serait de même d’un violon à table plane convexe dont la force en bois est presque double, parce que le retrait du bois est proportionnel à son épaisseur.
- L’illustre savant que je viens de citer a posé en principe qu’il faut que la table d’harmonie soit mince , mais susceptible , avec la barre, de supporter sans plier la charge des cordes, sans le secours de l’âme soutenue par le fond. Ce principe est fondé sur l’expérience et conforme à la théorie, quant à la conservation de l’instrument et à la liberté des vibrations ; mais il ne suffirait pas de s’y conformer pour obtenir le maximum de son. Supposons qu’on voulût faire un violon destiné à ne recevoir que des cordes très-fines accordées à un diapason très-bas : d’après le principe posé par Savartj ne semblerait-il pas naturel de penser qu’un tel instrument, destiné à ne supporter, de la part des cordes, qu’un faible tirage et un ébranlement léger, ne dût avoir une table plus mince que celle d’un violon muni de cordes plus grosses montées au diapason actuel? Il n’en est rien cependant; un pareil violon ne rendrait que des sons maigres et sans force. J’ai acquis la preuve de ce fait par des violons auxquels, dans mes essais, j’avais mis des tables trop minces, quoiqu’elles supportassent très-bien le tirage des cordes sans plier.
- Je vais citer un autre fait qui corrobore le précédent. Les violons de Stradivarius sont, comme on sait, très-forts en bois; dans l’origine, leur chevalet avait à peine 26 millimètres de hauteur; les cordes, très-fines, n’étaient montées qu’à un diapason très-peu élevé, puisque leur tirage n’était évalué qu'à 23 kilog. et demi. Ces instruments étaient pourtant, dès lors, réputés pour le moelleux, la pureté et la force de leur son. Aujourd’hui l’on place à ces violons des chevalets de 32 à 33 millimètres de hauteur, les cordes sont plus grosses, le diapason s’est élevé et correspond à un tirage de LO kilog. Qui ne croirait que, pour répondre à ces nouvelles exigences, pour soutenir une si forte vibration, il a fallu augmenter l’épaisseur de la table? Il n’en est rien cependant ; l’épaisseur bien calculée dès l’origine est restée la même, il a suffi de renforcer la barre pour équilibrer l’augmentation de pression transmise au fond par l’âme.
- Il faut donc que non-seulement la charge des cordes n’altère pas la rigidité de la table, mais encore que celle-ci ait un surcroît d’épaisseur tel, que les excursions de ses parties vibrantes soient aussi grandes qu’il est possible ; alors, tout l’instrument formant un corps éminemment sonore, il devient propre à renforcer au plus haut degré les sons les plus forts, comme les plus faibles et les plus délicats.
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- Mais la force et la beauté des sons ne dépendent pas seulement de l’épaisseur principale de la table d’harmonie, sous les pieds du chevalet, épaisseur qui peut, d’ailleurs, varier dans de certaines limites, sans cesser de produire de bons effets : ces qualités tiennent essentiellement à la relation des épaisseurs des diverses parties de la table, c’est là le point capital le plus délicat du métier; Stradivarius l’a découvert, et seul il a su le pratiquer.
- Que l’on ,me permette encore quelques réflexions. Les violons forts en bois demandent à être joués longtemps pour joindre, à la force qu’ils possèdent naturellement, la pureté et le moelleux des sons ; mais, lorsqu’ils ont acquis ces dernières qualités, ils les conservent longtemps. Les violons à tables minces ( comparativement) ont, dès l’abord, un certain éclat, du moelleux et de la pureté, mais ils perdent assez promptement ces qualités et deviennent sourds, non pas parce que la table s’enfonce, je ne la suppose pas assez mince pour cela, mais sans doute, comme l’a fait remarquer Savart, par une sorte de détérioration de la substance du bois, causée par des vibrations hors de proportion avec son épaisseur.
- Aujourd’hui on fait les tables voûtées généralement trop minces, d’abord pour plaire aux amateurs qui veulent trouver dans un instrument neuf les qualités d’un vieux, et ensuite pour faire sonner la quatrième corde. Faute de connaître la relation des épaisseurs, on laisse trop peu de bois vers les extrémités et dans les joues ; aussi la plupart des violons modernes n’ont que des sons maigres et sans force.
- M. Otto > habile luthier allemand, dans son Essai sur les instruments à archet , dit, en parlant des anciens violons crémonais qui lui ont passé par les mains, que la table de ces violons conservait l’épaisseur de l’estomac dans toute la longueur de la barre et sur toute la largeur du chevalet ; dans la largeur, les joues avaient un quart de moins que l’estomac. Aujourd’hui l’épaisseur de l’estomac n’est conservée que sur une longueur de 135 millim., et beaucoup de luthiers ne donnent que % millimètres d’épaisseur aux joues. Il résulte de là que, si la table des violons construits d’après ces faux principes était développée en ligne droite , en prenant pour base sa face interne elle présenterait, en coupe, une forme rentrante. Or cette forme est évidemment contraire à la résonnance , par les brisures qu’elle présente de chaque côté de l’estomac. Il en est de même, mais à un degré moindre, de celle des violons de Crémone. A la vérité, ces brisures sont dissimulées pour l’œil par la forme voûtée , mais elles n’en doivent pas moins nuire à la propagation isochronique des ondes sonores.
- Ce défaut de régularité dans la décroissance de l’épaisseur des tables voûtées, défaut que peut-être j’ai fait remarquer le premier, tient à la forme de
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- l’outil qui sert aux luthiers pour mettre leurs tables d’épaisseur. En effet, cet outil est un coin rectiligne de bois dur ; sur un des côtés de ce coin on tire, a angle droit, trois traits, le premier à la place où le coin a juste 3 millimètres d’épaisseur, le second où il a 2 millimètres, et enfin à la place où il a moins de 2 millimètres. Le premier trait détermine l’épaisseur de l’estomac ; le second, l’épaisseur des différentes parties de la table qui se trouvent entre l’estomac et les bords ; enfin, le troisième, l’épaisseur de la table où elle repose sur les éclisses.
- Je reviens maintenant aux violons à tables planes convexes qui font l’objet principal de ce mémoire.
- La courbe longitudinale de la table et du fond est formée par deux demi-arcs d’ellipse de même flèche qui se rencontrent au point sous le chevalet. Les deux courbes ( ou plutôt la même courbe, dont une moitié dans l’exécution , est plus rallongée que l’autre ) sont tirées d’un même arc de cercle, dont la flèche est égale à la moitié du rayon. Chacune des quinze ordonnées des arcs d’ellipse devient la flèche d’un arc de cercle qui a pour corde la largeur correspondante de la table ; enfin chaque corde est divisée en huit parties égales, dont les ordonnées sont calculées d’après la flèche et la corde qui sont connues.
- Je me sers d’un calibre percé à jour pour marquer au crayon, sur les tables ou les fonds, la place des repères qui doivent être percés à la machine, et qui correspondent aux pieds des cent neuf ordonnées.
- Chaque repère indique, en lignes et fractions de ligne, les épaisseurs qui m’ont le mieux réussi. Mais il est à croire qu’un amateur ou un luthier habile trouvera, s’il veut s’y appliquer, des courbes encore plus convenables que l’ellipse ou le cercle , ou une meilleure combinaison de ces deux courbes , l’arc d’ellipse pouvant être plus ou moins renflé vers les extrémités de la table.
- Je place, comme feu Savart, la barre d’harmonie dans l’axe de l’instrument , pour que les vibrations restent symétriques dans les deux moitiés de la table. J’ai essayé, à un violon et à un violoncelle , de les placer sous le pied gauche du chevalet; mais les sons devenaient faibles et nasards (1).
- L’âme se place à peu près comme dans le violon ordinaire, mais en dehors du pied du chevalet et à environ une distance égale à l’épaisseur de la table, en arrière ; ses deux extrémités doivent être coupées bien perpen-
- (l) J’ai essayé de même, à un vieux violon de Crémone, de placer la barre au milieu de la table ; il ne valait plus rien. Je laisse à de plus habiles que moi à chercher la cause de cette anomalie.
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- diculairement à son axe ,, afin de s’appliquer très-exactement au fond et à la table. -ii -’CMid b - :*• • . .-I
- La place de l’âme et sa grosseur sont, comme on sait,. des choses importantes qu’il faut étudier avec soin.
- Je fais le fond de même épaisseur que la table d’harmonie ; il serait mieux, sans doute, de déterminer cette épaisseur de manière à donner la même élasticité aux deux tables. Du reste, le fond entre pour peu de chose dans le son de l’instrument.
- On sait que le poids du chevalet et la qualité de son bois ont une grande influence sur le son. Le chevalet de mes violons doit être un peu plus épais que ceux des violons voûtés. -
- : Je tiens le cordier plus court qu’on ne le fait ordinairement ; j’ai l’expérience que cette disposition augmente le son en facilitant les excursions du chevalet.
- J’ai construit, d’après les principes exposés dans ce mémoire, plusieurs violons, quelques altos et un violoncelle; on en a été satisfait. Mais ces instruments fussent-ils jugés médiocres comparés à des instruments de maîtres, il n’en restera pas moins prouvé qu’avec des combinaisons plus heureuses, des bois mieux choisis, et une plus, grande perfection d’exécution, on arrivera promptement et sûrement à faire de très-bons instruments.
- CONSTRUCTIONS CIVILES.
- Notice sur les poutres en fer employées à la gare des voyageurs, à Paris„ du
- chemin de fer de l’Ouest; par M. Baude, ingénieur en chef des ponts et i chaussées, directeur au chemin de fer de l’Ouest [ 1).
- Messieurs, quelques-uns d’entre vous savent peut-être que l’on construit maintenant, à Paris, une gare aux voyageurs pour le chemin de fer de l’Ouest. Cette gare , située sur le boulevard du Mont-Parnasse, va être mise en communication plus directe avec le faubourg Saint-Germain et les quartiers de la rive droite par la rue du Bac prolongée, d’abord jusqu’au carrefour formé par les rues du Regard, de Vaugirard et de Notre-Dame-des-Champs, et au-delà, à travers des terrains non bâtis jusqu’au boulevard du Mont-Parnasse lui-même.
- Le niveau des voies est fort au-dessus du sol de la rue de façade , comme cela existe aux gares des chemins de fer de Saint-Germain et de Lyon , par
- (G Lue dans la séance de la Société d’encouragement du 6 novembre i850.
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- constuuctions «vjlks.
- Exemple ; -mais t par suito d# la ^disposition des localités environnantes , on est obligé d’accéder, par des escaliers, aux salles d’attente situées au-dessus des vastes galeries du rez-de-chaussée. Il en résulte que ces salles à gauche des voies, et celles qui leur sont symétriques à droite, ont des planchers qui sont soutenus par des poutres de 11 mètres de portée. :<••• 1
- C’est sur ces poudres en fer, sorties des ateliers de M. Joly, serrurier-constructeur, à Argenteuil (Seine-et-Oise), que je désire appeler un instant votre attention. r >
- La poutre représentée fig. 1 et 2, pl. 1168 est formée par quatre baguettes de fer à cornières ^placées aux quatre angles, assemblées sur des brides en fer intérieures et serrées contre ces dernières par des brides extérieures. Ces fers, légèrement cintrés, portent sur des coussinets en fonte posés sur les murs. La poussée est équilibrée par deux tirants ou cordes en fer boulonnés sur les coussinets. Pour donner à la poutre le corps qui manque à ses arêtes ou à sa carcasse, on l’entoure de deux feuilles de tôle qui viennent, derrière les coussinets, s’assembler au moyen de boulons. Chacune de ces belles feuilles de tôle, d’une seule pièce , a 12 mètres de longueur sur 0m,56 de hauteur ; elles sortent de l’usine de Montataire, dont on se rappelle avoir vu les beaux produits à la dernière exposition française.
- Comme travail d’établissement, on pose d’abord les fers de longueur, à cornières, sur la bride intérieure, de forme carrée ou rectangulaire, qui maintient l’écartement. Quant à la bride extérieure, on la forge de quelques millimètres plus étroite que le pourtour des cornières ; ensuite on la chauffe de telle sorte que sa dilatation permette aux fers de longueur de l’enfiler aisément. On la laisse refroidir au droit de la bride intérieure, et par son retrait elle forme un assemblage serré et solide des pièces principales du système.
- Il entre dans une poutre en fer à cornières, de M. Joly,
- 2,203 kil. 50 de fer à 85 centimes. . . 1,872 fr. 97
- 456 50 de fonte à 70 centimes. . 319 fr. 55 ^
- 2,192 fr. 52
- Les poutres sont espacées entre elles de 4m,50 d’axe en axe.
- Elles sont réunies par des solives en fer à T espacées de 0,75 d’axe en axe, et qui pèsent 14 kilog. par mètre courant, c’est-à-dire que le poids des solives, uniformément réparti sur la poutre, est de.. . 819 kil.
- Il faut y ajouter :
- 1° Le hourdis du plafond ou garnissage en plâtre entre
- u i : ; : _ _ A reporter. .. .. 819 kil.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- Report. . . . 819 kil.
- les solives, qui peut peser 45 kilog. par mètre carré (soit, pour le poids à reporter sur une poutre, 11"1 x 4,50, ou
- 48,50 x 45 kilog. ), soit.................... 218 25
- 2° Les augets, aire, scellement de lambourdes, évalués à 120 kilog. par mètre carré ( soit 120 kil. x 48,50 ), soit..- 5,820 8° Les lambourdes et le parquet, qui peuvent peser 55 kilog. par mètre carré (soit 55 k. x 48 m. c. 50), soit. 2,665 50
- ~~9,522 75
- Sur les ponts suspendus, dans les charges d’épreuves qui supposent l’accumulation de la foule, on fait suppor-ter au plancher un poids additionnel de 200 kilog., poids correspondant à celui d’une troupe militaire dans le rang.
- Doublons cette charge pour une foule plus compacte, ce
- poids devient 48,50 x 400 kilog. ...........................19,400
- Le poids total supporté par une poutre aura pour maximum, dans l’espèce. ........................................ 28,922 75
- Le poids d’épreuve des poutres a été une charge, uniformément répartie, de 42,000 kilog.
- Sous cette charge, l’abaissement maximum a été de 0m,011, et cette flèche a complètement disparu lorsque la charge d’épreuve a été enlevée.
- Nous avons vu plus haut que le prix de la poutre revenait à 200 francs le mètre courant ; en ayant égard à l’étendue qu’elle supporte , la poutre entre pour une valeur de 45 fr. 25 c., prix du mètre carré de plancher. Si on lui avait substitué une poutre nécessairement composée de plusieurs parties, et qu’à la rigueur on aurait pu employer, grâce à la hauteur dont on disposait , on aurait eu à employer, par analogie avec ce qui s’est fait dans quelques édifices que nous pourrions citer, 10m,30 de bois à 200 fr., soit 2,060 fr. ou une dépense de 43 fr. 63 c. par mètre carré. Les poutres en fer à cornières employées à la gare de l’Ouest ne sont donc pas sensiblement plus chères que les poutres en bois.
- Ceux d’entre vous, messieurs, qui visiteront la gare de l’Ouest verront un essai de poutre en métal composée de voussoirs en fonte d’après un système pour lequel MM. Jacquesson et Jules Guyot ont pris un brevet d’invention en 1844 ( voyez fig. 3, 4, 5, 6 et 7 ). Les cornières en fer sont remplacées par une suite de voussoirs creux en fonte ou parallélipipèdes marqués par des arêtes et juxtaposés et reliés entre eux au moyen de boulons. Dans cette poutre à claveaux en fer, il entre, en fer et fonte :
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- A. !sUi T U K S !'. X KKK À COLA IKilKS . PAU AK J O IA , JL PO l’TKKS !•'. X KO.NÏK A VüiASSülUS. PAR Al. U": JACOl ' K S S O ,\ K T .iPPKS CIA OT . f . PO ! T K KS K\ ISO I S KT KKR.P\R \! ' TA! A \UD
- PA! PI PARIAS A LA GARA DIAS VOYACIA'RS A P\RRS 1)1' r 11K Al I \ DK K MK DK
- K 0 P MS'I
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- CONSTRUCTIONS CIVILES.
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- Fonte, 2,083 kil.-83, à 70 centimes. . . 1,458 fr. 68
- Fer, 1,016, à 85 centimes. . . . 863 60
- Total. . . 2,322 28
- Cet emploi ingénieux de la fonte, que nous avions eu occasion de recommander dans l’établissement d’un pont projeté à Bercy, ne nous a pas paru devoir être préféré pour des poutres de plancher.
- Nous avons fait aussi, dans la même gare, un essai de poutre en bois et en fer qui a été établie par M. Tricard, serrurier ( voyez fig. 8, 9 et 10 ) : elle se trouve, avec la même partie que les précédentes, utilisée dans la partie de bâtiment réservée au service intérieur, mais elle a subi les mêmes épreuves. Cette pièce se compose, ainsi qu’on le voit sur la planche, de deux pièces de bois formant arc-boutant ; elle est armée de pièces de fer dont les formes se retrouvent souvent dans le poitrail des devantures de boutiques, savoir un arc en fer, une corde et une barre de fer tangente au sommet, le tout relié par des brides. Il est entré, dans cette ferme,
- 1 m. c. 175 de bois à 200 fr. . . . 235 fr. 75
- 2,846 k. 40 de fer à 65 centimes. . 1,850 16
- Prix total. . . . 2,085 fr. 91
- Dans la plupart des édifices publics où les poutres en bois ont de grandes portées, il est rare que des lézardes plus ou moins prononcées au plafond n’accusent pas une certaine flexion dans les pièces. Cet inconvénient, joint à la difficulté de trouver des bois sains d’aussi grandes dimensions et séchés par trois ou quatre années de coupe avant l’emploi, recommandent les poutres en fer pour les grandes portées. L’exemple que nous venons de citer sera de quelque intérêt, nous le pensons , pour plusieurs membres de la Société, d’autant mieux que, par suite de l’insuffisance des fonds affectés, cette année, à la gare de l’Ouest, les poutres en place ne supportent pas encore les planchers qui les masqueront plus tard, et laissent voir tous les détails des assemblages des pièces qui les composent.
- Légende explicative des figures de la planche 1168.
- Fig. 1. Élévation longitudinale de la poutre en fer à cornières, recouverte de tôle, par M .Joly.
- Fig. 2. Coupe transversale de la poutre, dessinée sur une plus grande échelle.
- a, baguettes en fer à cornières légèrement cintrées, h , brides en fer intérieures. c, brides extérieures, d, sabots en fonte sur lesquels reposent les ex-
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- trémités de la poutre ; ces sabots portent sur les murs du bâtiment, e e, tirants boulonnés sur les sabots, f, garniture en tôle entourant la poutre.
- Fig. 3. Élévation longitudinale d’une poutre à voussoirs en fonte, recouverte en tôle, par MM. Jaequesson et Jules Guyot.
- Fig. 4. Section transversale dessinée sur une plus grande échelle.
- Fig. 5. Coupe du sabot.
- Fig. 6. Élévation du sabot.
- Fig. 7. Plan du sabot recevant la buttée du cintre.
- g, fermes en fonte de fer formant voussoirs, reliées entre elles à boulons et écrous. A, sabots sur lesquels portent les extrémités de la poutre, garniture en tôle, j, boulons transversaux reliant cette garniture au corps des voussoirs. A, crochets embrassant ces boulons et tenant suspendus les tirants 11 qui régnent sur toute la longueur de la poutre.
- Fig. 8. Élévation longitudinale de la poutre en bois et fer de M. Tricard.
- Fig. 9. Plan d’une partie de la même.
- Fig. 10. Section transversale.
- m m, pièces de bois formant arc-boutant dont les extrémités sont encastrées dans des sabots n n, solidement boulonnés sur la barre o formant la corde des arcs en fer p accolés aux pièces m m. r, barre supérieure reliée par des montants s à la barre o. t, traverses supportées par des étriers u accrochés à cette barre. ( D. )
- i-Ti a »i --------
- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS MÉCANIQUES.
- Note sur les ressorts de suspension appliqués aux véhicules en général et spécialement aux waggons de chemins de fer; par M. Le Chatelier, ingénieur en chef des mines (1).
- Je me suis proposé, dans cette note, de jeter quelque jour sur la théorie des ressorts de suspension à menottes et à tendeurs articulés dont l’usage paraît devoir se généraliser sur les chemins de fer et même sur les routes ordinaires pour les voitures suspendues de toute nature. Cette théorie, si l’on peut donner ce nom à l’application des éléments les plus simples de la statique, repose sur le principe du polygone funiculaire; je l’ai indiquée en 1846 ( Chemins de fer d’Allemagne, p. 337 à 341 j, mais je ne pense pas
- (O Cette note a été communiquée à la Société d’encouragement dans sa séance du 25 septembre 1850. ( Voyez page 476 du Bulletin d’octobre 1850. )
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- que depuis cette époque personne ait traité le môme sujet, ou même ait tiré parti de cette indication, pour la construction des ressorts. Les ingénieurs et les constructeurs français suivent les pratiques les plus diverses, dans la, disposition des ressorts de suspension. En Angleterre, on est arrivé, par tâtonnement, très-près de la forme rationnelle , mais il ne paraît pas que la véritable cause des perfectionnements apportés récemment , dans ce pays, à la construction des ressorts ait été exactement appréciée ; aussi voit-on figurer dans les modèles les plus récents des combinaisons accessoires qui n’ont qu’une utilité très-douteuse, et auxquelles on paraît cependant avoir attaché une grande importance.
- Si l’on suppose un système de barres rigides situées dans le même plan vertical, articulées l’une sur l’autre en c, fig. 1 et 2, pl. 1169, telles que l’une ait son extrémité opposée au point c assujettie à tourner sur un axe fixe 0, et que l’autre ait son extrémité assujettie à rester sur une ligne verticale ay, si l’on applique au point K un poids P, et au point c une force tt faisant un angle quelconque 0 avec la verticale, mais dirigée de bas en haut, si l’on désigne enfin par T' et T" la tension des barres Kc et Oc, par et et y les angles que ces barres font avec la verticale ( les angles ayant des valeurs positives ou négatives suivant le sens dans lequel ils sont mesurés), lorsque le système sera en équilibre, sous l’action des forces qui le sollicitent, on aura les équations suivantes :
- COS a, *
- T' — rr COS ( a —- /2 ) -f- T" cos ( y rr sin ( et — 0 ) = T" sin ( y — sin ( et — 0)
- d’où T" ~ rr cos (et—/3 ) sin [y—st) 4- COS ( y
- sin ( y
- fit) sin (et—0)
- &in(y — 0)
- . n tuo i cc h / \ y go} i LU3 i y111 1 «> ) oui i te-p i oui i
- et P = rr eos st —'----L—LL-.— L-------LL---1----1--------------1 ~ T cos a-—
- sin ( y — et) sin \ y — u)
- Si l’on suppose que la force t reste constamment perpendiculaire à la ligne Oc au point c, on aura :
- « i r» C09 fit
- y — 0 — 90°, et P — rr ——-,-----------r.
- sui ( y — et )
- Si l’on suppose que l’angle et augmente successivement de quantités infiniment petites, y diminuera par suite de cette augmentation, et -y — et tendra vers la limite zéro; l’angle et ayant lui-même une assez grande valeur, son cosinus décroîtra, mais moins rapidement que sin [y — et), et en convergeant vers une limite finie ; par suite, si l’on suppose que nr reste constant, pour que l’équilibre soit maintenu, il faudra que P croisse de plus en plus jusqu’à la limite En d’autres termes, l’action de la force constante rr. fera équilibre à un poids croissant en intensité jusqu’à l’infini, sans qu’il soit apporté au système d’autre modification que l’augmentation de l’angle et, ou, ce qui revient au même, de l’angle obtus KcO.
- La limite sera atteinte lorsque les deux barres Kc et cO seront dans le prolongement l’une de l’autre en K'c’O.
- Quarante-neuvième année. Décembre 1850. 38
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- Si l'on suppose que la barre co devienne horizontale par suite de la diminution du poids P, on aura y = 90°, et P = -r.
- ' Si l’on suppose enfin que le poids P décroisse encore au delà de cette limite, la barre cO, sollicitée par la force constante w, se relèvera au-dessus de l’horizontale, et l’angle et deviendra de moins en moins aigu. Si l’on suppose que a, — 90°, P = o, quelle que soit l’intensité de la force rr, le jeu du système sera limité à la position R"y"0. Si, après avoir fait diminuer P jusqu’à o, on remplace ce poids par un effort de traction dirigé de bas en haut, à la limite, lorsque cet effort sera infiniment grand, les deux barres rigides viendront se placer dans le prolongement l’une de l’autre et occuper la position K""c""0.
- L’amplitude totale du déplacement, qu’il est possible de communiquer au point K, peut être rendue aussi petite que l’on voudra, en réglant la longueur des deux branches rigides Kc et cO, de telle sorte qu’elle diffère aussi peu qu’on le voudra de la distance
- fixe Oa; cette amplitude K'K""— 2 \/( Kc + cû )2 — Oa2.
- Si l’on applique les propriétés statiques d’un système semblable à la construction des ressorts de suspension des véhicules, on pourra, théoriquement, appliquer des ressorts aussi flexibles qu’on le voudra à.supporter un poids quelconque, et en même temps réduire autant qu’on le voudra l’amplitude du déplacement occasionné par les variations de charges, ou celle des oscillations occasionnées par les inégalités de la voie.
- La flexibilité d’un ressort de longueur donnée est mesurée par la quantité dont la flèche varie lorsqu’on augmente sa charge de l’unité de poids; la flexion des ressorts que l’on construit habituellement est sensiblement proportionnelle, dans les limites entre lesquelles ils fonctionnent, à la charge qu’on leur fait supporter ; un ressort qui, sous une charge de 100 kilog., perdra 2 centimètres de flèche aura une flexibilité double de celle d’un ressort qui fléchirait seulement de 1 centimètre sous le même poids de 100 kilog. On augmente la flexibilité des ressorts, lorsque l’épaisseur du métal et la courbure des feuilles restent les mêmes, en augmentant la longueur des feuilles, ou, si l’on fait varier l’épaisseur des feuilles, en diminuant leur rayon de courbure, et, par suite, en augmentant la flèche de fabrication de telle sorte que la tension soit la même, lorsque le ressort sera ramené à sa position d’équilibre. Dans l’un et l’autre cas, l’extrémité du ressort, sollicitée par une même action , se déplacera de quantités de plus en plus grandes, au fur et à mesure que l’application de ces dispositions sera poussée plus loin ; sa flexibilité deviendra de plus en plus grande.
- C’est ainsi que l’on est arrivé d’abord à rendre plus douce la suspension des voitures ; mais cette amélioration n’a été obtenue qu’en faisant naître un inconvénient très-sérieux, en donnant aux déplacements verticaux dus aux variations de charge, ou aux secousses imprimées par la voie aux véhicules, une amplitude trop considérable. Cette amplitude devient un obstacle à l’attelage régulier des waggons sur un chemin de fer, et dans certains cas elle a pour résultat de produire des effets analogues à ceux du mal de mer.
- Par l’application d’un système de tirants rigides basé sur le principe qui a été développé plus haut, on peut, tout en conservant aux ressorts une très-grande sensibilité
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- ail départ, de manière à éviter la transmission des chocs, limiter l’amplitude des oscillations verticales. Le système de suspension fonctionne alors comme le ferait un ressort à tension progressive continue, et, comme la résistance opposée par ce système à l’effet des secousses croît d’une manière graduelle, le déplacement est limité sans choc de part et d’autre de la position d’équilibre.
- Ces conditions ont été déjà réalisées dans la pratique d’une manière plus ou moins complété ; 1 initiative de ce perfectionnement est due aux constructeurs anglais, qui paraissent n’y être arrivés que par l’expérience et par l’instinct mécanique qu’ils possèdent à un si haut degré. On les imite depuis quelque temps en France, mais en côtoyant la véritable solution qui résultera incontestablement de l’application rigoureuse de la théorie qui vient d’être développée.
- La planche 1169 représente différents modèles de ressorts appliqués dans ces derniers temps.
- 1° Ressort du chemin de fer du Nord.— (Fig. 3.) Il se compose de lames a ayant une épaisseur uniforme de 1 centimètre, séparées par des entretoises de même épaisseur. La maîtresse feuille h porte deux mains en fer forgé c, auxquelles s’attachent les menottes de suspension d. Le nombre des feuilles est de huit. La flèche de fabrication est de 0m,13 ; elle se réduit à 0m,06 sous le poids de la voiture vide. Ces ressorts sont trop rigides et impriment à la caisse un mouvement de trépidation sensible.
- 2° Ressort du chemin de fer de Hanovre. — ( Elévation et plan, fîg. 4 et 5.) Ce ressort a été essayé , en 1844, sur le chemin de fer de Hanovre ; il a donné une suspension très-douce. Les feuilles e, au nombre de six , sont de longueur égale, et ont une épaisseur croissante de l’extrémité vers le point d’encastrement. Ce ressort comprend un sous-tendeur articulé f, en fer forgé, auquel s’attachent les menottes de suspension g, également en fer forgé ; ce sous-tendeur a été disposé pour suppléer aux plaques de garde qui ont été supprimées ; on ne paraît pas en avoir profité pour limiter les oscillations, qui ont une grande amplitude dans le sens vertical.
- 3° Ressort d'Adam. — ( Fig. 6. ) Ces ressorts sont d’un emploi très-général en Allemagne; ils procurent une suspension très-douce, mais donnent lieu, dans le sens vertical, à un mouvement d’une grande amplitude qui devient souvent incommode. Ils se composent, comme l’indique la figure, de deux lames d’acier courbées h, en forme d’arc et de section décroissante depuis le sommet jusque vers les extrémités ; ils présentent, comme élément essentiel, un sous-tendeur i qui se lie aux menottes de suspension k, pour transmettre la charge au ressort proprement dit, et qui permet de supprimer les plaques de garde. Un ressort additionnel l est destiné à supporter la caisse dans les cas de rupture, qui sont assez fréquents. On n’a pas utilisé l’application du sous-tendeur pour limiter les oscillations verticales.
- 4° Ressort du chemin de fer de Tours à Nantes. — ( Fig. 7.) Ce ressort a été bien étudié et se comporte d’une manière remarquable sous les voitures lorsqu’on leur imprime des oscillations très-fortes. Il se compose d’une maîtresse feuille m de 9 millimèt. d’épaisseur, et de neuf ou onze feuilles n ( on en fait de deux modèles ) de 7 millimèt. d’épaisseur. Les menottes en cuir o, enveloppées d’un triple tour de fil de laiton, sont
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- 590 ' "boîte és? iyiWsf limités.
- fortement tendues au moyen des vis de rappel'lpn agissent sur les supports, et ont une faible inclinaison sur l’horizontale. La flèche de fabrication est de (T,205, et elle se réduit, sous le poids de la voiture vide, à 0m,04 environ. La maîtresse lame joue le rôle de sous-tendeur. On a reconnu que les ressorts de dix feuilles donnaient une très-bonne suspension , mais qu’il fallait donner aux menottes une tension trop forte , ce qui avait pour résultat de faire courber le châssis; on y a ajoute deux feuilles de plus.
- 5° Ressort du chemin de fer de Paris à Lyon.— La fig. 8 représente le dernier modèle adopté pour les voitures à six roues. On y a ajouté dans la fabrication, pour les ressorts d’avant placés sous le coupé, une lame supplémentaire, et, pour les ressorts du milieu et d’arrière, deux lames supplémentaires, de telle sorte que les premiers se composent d’une maîtresse feuille de 10 millimètres d’épaisseur et de huit feuilles de 8 millimètres, et les derniers d’une maîtresse feuille de 10 millimètres et de neuf feuilles de 8 millimètres. Ces ressorts ont une longueur considérable ( lm,765 ) ; ils seront très-flexibles, mais ils ne fonctionneront convenablement qu’à la condition de raccourcir les menottes pour diminuer les inclinaisons.
- 6° Ressorts de Wharton.— (Fig. 9. ) Ces ressorts, dont l’usage paraît devenir très-général en Angleterre, n’ont qu’un petit nombre de lames , et sont pourvus d’un sous-tendeur formé d’un faisceau de cordes métalliques enveloppées dans une lanière de cuir ; on ramène les menottes à une position presque horizontale en les soumettant à une très-forte tension. Le constructeur a évidemment attribué une très-grande efficacité à la nature du sous-tendeur, qui doit, par sa flexibilité longitudinale, augmenter l’amplitude des oscillations verticales. Le même but aurait été atteint en conservant une plus grande inclinaison aux menottes. Je n’ai pu obtenir, du reste , que des renseignements assez incomplets sur ces ressorts; il est certain, toutefois, qu’on en est très-satisfait. Le même constructeur a fait aux voitures ordinaires l'application de son système, comme l’indique la fig. 10.
- 7° La fig. 11 représente, en élévation et en plan, la disposition que je propose de prendre comme point de départ pour réaliser tous les avantages qu’on est en droit d’attendre du nouveau mode de suspension.
- Lorsqu’on a disposé des menottes avec des supports pourvus d’un moyen de règlement dans le sens horizontal, on a été souvent conduit, par l’observation des mouvements des voitures, à soumettre ces menottés à une forte tension ; mais on s’est appliqué généralement à conserver aux ressorts une flèche plus ou moins considérable sous le poids de la voiture chargée ; par suite, on a limité le déplacement vertical résultant de la variation de chargé, en empêchant la caisse de se relever lorsque les voyageurs descendent, autant que cela aurait lieu si le ressort pouvait se débander librement ; mais on n’a fixé qu’une limite très-éloignée à la portion de l’oscillation qui tend à se produire au-dessous de la position d’équilibre. Il en résulte que ces voitures sont très-dures si les ressorts ont la rigidité nécessaire pour maintenir les tampons à une hauteur suffisamment égale; au contraire, s’ils ont une grande flexibilité, les caisses prennent un mouvement d’une grande amplitude qui devient promptement désagréable aux voyageurs, et l’attelage devient très-irrégulier. ^ ; -
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- ]$9lJSpiLBLLES. 597
- Les ressorts des chemins de fer de, Hanovre, les ressorts en arc à’Adam sont pourvus de tendeurs .articulé trqsrbien: disposés» mais on n’en a pas su profiter pour limiter l’amplitude des oscillations ; les voitures auxquelles sont appliqués ces ressorts sont très-douces, mais elless-oscillent dans des limites beaucoup trop étendues. Les ressorts de Wharton, qui deviennent d’un usage très-général en Angleterre, sont ceux qui s’approchent le plus des conditions théoriques qu’on doit s’appliquer à remplir; mais leur construction est compliquée de l’application d’une courroie en cordes métalliques , sur l’élasticité de laquelle on a évidemment compté; cette addition a pour résultat nécessaire, à égalité d’amplitude pour le mouvement vertical, d’exiger, dans l’état d’équilibre , une tension plus considérable des menottes, et, par suite, de fatiguer davantage les supports, les brancards et les autres pièces du système.
- La disposition que je propose comme point de départ des études auxquelles devront se livrer les constructeurs réalise complètement l’application du principe théorique que j’ai développé plus haut; elle a, en outre, pour objet de substituer des frottements d’articulation aux frottements de glissement qui se produisent entre les pièces qui remplacent les sous-tendeurs dans les ressorts actuels, et le ressort lui-même ; elle permettra, si on y trouve quelque avantage , de supprimer les plaques de garde , en donnant au sous-tendeur toute la solidité nécessaire. Comme dans le ressort de Hanovre et celui d’Adam, le sous-tendeur pde la fig. Il fonctionne, en cas de rupture du ressort, pour maintenir la caisse suspendue à un niveau convenable , et pour prévenir les accidents qui pourraient être la conséquence du plongement de la caisse à l’une de ses extrémités.
- Ce qui précède s’applique à la construction des ressorts de waggons; mais l’application peut en être faite à tous les véhicules, en modifiant la forme des ressorts à la demande des dispositions très-variées que l’on trouve dans les voitures suspendues. Tous les carrossiers, en France, appliquent des menottes aux ressorts de suspension ; mais il ne paraît pas, jusqu’ici, qu’aucun d’entre eux ait profité de cet élément pour obtenir les avantages et corriger les inconvénients d’une très-grande flexibilité des ressorts.
- L’application du principe du polygone funiculaire à la construction des ressorts de suspension permettra de disposer des ressorts d’une tension inférieure au poids des fardeaux à supporter; il suffira, pour cela, de faire en sorte que le sous-tendeur, dans la position d’équilibre, ait une inclinaison assez considérable, et que l’angle compris entre le tirant et la menotte soit très-voisin de 180°. Il permettra peut-être également d’arriver à employer des ressorts très-courts formés d’une seule lame d’acier, et, par suite, soustraits à l’influence très-nuisible du frottement qui existe dans les ressorts ordinaires entre les diverses feuilles superposées. Je ne fais qu’indiquer ces aperçus qui ne sont encore justifiés par aucune expérience directe.
- On s’est appliqué, généralement, à établir une solidarité complète entre les ressorts d’un même côté des waggons, en intercalant entre les supports du milieu une double vis de rappel, au lieu d’y placer, comme aux extrémités, des supports indépendants. Cette disposition est mauvaise, car elle rend plus difficiles le montage des roues et le règlement des ressorts; elle a, eu outre , un très-grave inconvénient, c’est de faire
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- 598 NOTICES INDUSTRIELLES.
- du brancard un are d’une trè^grande: longueur qui EC >§onrb&javec facilité lorsqu’on en tend la corde, formée par la succession des ressorts et des pièces de rappel ; en isolant les supports, on n’a plus que des arcs d’une très-petite longueur qui ne peuvent plus fléchir sensiblement, du qu’il est facile de rendre rigides en appliquant des feuilles de tôle sur les faces latérales du brancard. On pourrait même, si l’on voulait, pousser à ses dernières limites l’application du sous-tendeur articulé , armer les deux joues du brancard de feuilles de tôle portant aux deux extrémités des oreilles, qui formeraient support en même temps qu’elles donneraient au brancard une rigidité absolue.
- Plusieurs ingénieurs n’ont pas hésité à supprimer les plaques de garde lorsque l’application d’un sous-tendeur solide a permis de le faire; d’autres ne les ont conservées que comme plaques de sûreté. C’est à ce dernier rôle que doivent être affectées les plaques de garde , pour qu’en cas de déraillement, par exemple, de rupture du sous-tendeur, les roues restent sous la caisse et continuent à la supporter jusqu’au moment de l’arrêt. On doit alors leur donner, dans les rainures des boîtes à graisse, un jeu tel que les roues puissent jouer librement sous les caisses des voitures, en obéissant aux inégalités de la voie dans le sens horizontal; c’est dans ce but que l’on doit recommander l’emploi de menottes en forme de maillons de chaîne. Le jeu doit être de 1 centimètre au moins dans tous les sens. Lorsque les plaques de garde sont encastrées sans jeu dans les boîtes à graisse ou n’ont qu’un jeu insuffisant , elles entrent pour beaucoup dans la production des secousses que l’on éprouve dans les voitures, surtout à grande vitesse.
- Avant de terminer cette note, je ferai remarquer que les ressorts doivent être réglés, quant à l’amplitude des oscillations verticales , suivant l’état des voies parcourues par les véhicules. Si la voie est trop inégale, comme le serait une Toute pavée ou un chemin récemment posé, il faut lâcher les menottes, pour éviter la reproduction indéfinie de tensions trop considérables dans les supports et dans le tendeur articulé, à la limite de chaque oscillation ; il faut que, dans la position-limite où le sous-tendeur et la menotte viendraient se placer sur une même ligne droite, cette ligne fasse un angle relativement assez aigu avec l’horizon pour que la tension dans les barres de fer, les supports et le brancard ne devienne pas trop considérable. C’est, du reste, l'expérience qui apprendra, dans chaque cas particulier, la tension qu’il conviendra de donner aux menottes.
- Je ne me suis pas occupé, dans cette note, de la construction proprement dite des ressorts ; il y a certainement un grand jour à porter dans cette question pour ce qui concerne les rapports à établir entre l’épaisseur et la courbure des lames, leur étage-ment successif, la trempe, etc. Plusieurs personnes s’en occupent actuellement, et il n’est pas douteux que leurs travaux ne produisent d’utiles résultats ; dans l’état actuel des choses, chaque fabricant, par la connaissance spéciale qu’il possède des matières qu’il met en œuvre, peut arriver à disposer les ressorts qu’il convient d’adjoindre au •système de sous-tendeur articulé, pour donner à la suspension des voitures à peu près tout le degré de perfection désirable. Ces ressorts devront, sous le poids de la voiture chargée, se rapprocher autant que possible de la forme rectiligne, afin de rendre,
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- dans les oscillations, le frottement de glissement des lames les unes sur les autres aussi petit que possible.
- Description d’un système d’embrayage et de débrayage à cliguet pour la jonction des moteurs ; par M. Pouyer-Querticr fils, de Rouen.
- Toutes les personnes qui ont été dans le cas de faire établir et d’employer deux moteurs distincts, conduisant simultanément un même établissement, reconnaîtront l’importance du but que l’auteur s’est proposé d’atteindre, en appliquant aux arbres de transmission de la jonction de deux moteurs un appareil d’embrayage et de débrayage se mouvant mécaniquement. En effet, de sérieuses difficultés résultent des différences de vitesse inévitables entre deux moteurs donnés, soit une roue hydraulique fonctionnant de concert avec une machine à vapeur, soit deux roues hydrauliques devant marcher en même temps, soit enfin deux machines à vapeur non accouplées sur le même arbre.
- Dans tous les cas, on est exposé à éprouver des accidents très-graves en reliant d’une manière rigide, par des transmissions, les deux moteurs entre eux, attendu qu’il existe constamment une différence de vitesse, et qu’alors il arrive forcément que l’un entraîne l’autre en l’exposant à des ruptures et à des avaries.
- Pour remédier à cet inconvénient, on a bien à sa disposition les divers systèmes de débrayage par manchons d’accouplement à dents généralement disposées pour se dés-engrener dès que le moteur, qui ne doit pas être entraîné, se ralentit, et cela par suite des plans inclinés que présentent les dents du manchon dans l’un des sens du mouvement. Une détente à fourche engagée dans la gorge du manchon mobile pousse constamment, par l’effet d’un contre-poids, ce manchon contre la partie fixe, de manière à l’engager de nouveau avec l’autre dès que l’équilibre de vitesse se rétablit; il résulte de là des chocs et des entraves continuels qui font que bien souvent on préfère désengre-ner complètement le moteur. Dans la crainte de ces chocs et des irrégularités résultant de ces systèmes de débrayage, on établit les transmissions de jonction d’une manière rigide et, par suite, assez forte, dans la prévision que l’un des moteurs puisse entraîner l’autre; c’est ce qui a généralement lieu quand on fait marcher simultanément deux roues hydrauliques, et même bien souvent par une machine à vapeur établie pour venir en aide à une roue à eau.
- Par la disposition adoptée par M. Pouyer-Quertier, tous ces inconvénients disparaissent, et chaque moteur, tout en agissant sur la transmission de mouvement principal, reste, pour ainsi dire, indépendant. Quand il a acquis la vitesse voulue, il transmet sa force disponible à l’arbre moteur sur lequel il agit, et, dès qu’il se ralentit par une cause quelconque, il se trouve dësengrené tout seul jusqu’à ce qu’il l’ait reprise.
- Le principe du mécanisme de l’inventeur consiste à faire soulever, par 1 arbre de transmission, les cliquets qui viennent s’engager dans les dents dont est garnie une roue à rochet fixée sur le même arbre.
- Comme ces cliquets sont fixés sur un disque établi sur 1 arbre venant du moteur
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- supplémentaire, ou mieux encore sur la première roue d’engrenage commandée par ce moteur et qui est elle-même folle sur l’arbre, il s’ensuit que ce dernier n’agit sur la transmission du mouvement que par l’intermédiaire des cliquets mobiles qui entraînent la roue à rochet.
- Ces cliquets n’agissent que quand la vitesse des moteurs est parfaitement d’accord, et cela par le moyen d’une bride montée à frottement sur la douille de la roue à rochet et reliée à ses extrémités avec les équerres des cliquets ; il s’ensuit que , dès que le moteur supplémentaire se ralentit, les cliquets sont soulevés par l’effort qu’exerce sur eux la bride de frottement qui est entraînée par la roue à rochet, laquelle a conservé toute sa vitesse. Les cliquets conservent cette position et ne peuvent venir en contact avec les dents de la roue à rochet aussi longtemps que ce ralentissement a lieu ; mais, dès que ce moteur reprend et que le pignon ou le disque portant les cliquets tend à égaler ou dépasser l’arbre sur lequel est montée la roue à rochet, ces cliquets s’abaissent et entraînent à leur tour la transmission de mouvement.
- Le mécanisme que nous venons de décrire a été adopté dans plusieurs établissements de filature, entre autres chez MM. Frey, Wilz et comp., à Guebwiller, pour relier entre eux différents moteurs, savoir une machine à vapeur de la force de 80 chevaux , une turbine de la force de 50 chevaux, et une roue hydraulique à augets de la force de 45 à 50 chevaux. Une transmission de mouvement de jonction relie ces trois moteurs avec une seconde machine à vapeur de la force de 40 chevaux, qui peut fonctionner de concert avec eux pour la commande du tissage mécanique ; chacun de ces trois moteurs de la filature est muni de son débrayage.
- Ces différents appareils fonctionnent depuis deux ans et sans qu’il y ait eu à y retoucher, et durant ce temps ils se sont parfaitement bien comportés en toutes circonstances. Les moteurs de cette force s’engrènent et se désengrènent à volonté et sans que la marche générale des machines de l’établissement s’en ressente. Quand la filature fonctionnait par les moteurs hydrauliques, on mettait la machine à vapeur en train sans prendre aucune précaution, au point de ne pouvoir indiquer le moment exact où elle commence à agir à son tour sur la transmission du mouvement, tellement le choc résultant de l’abatage des cliquets se trouve adouci. 11 en est de même pour chacun des trois moteurs; on les arrête , on les met en train à volonté, sans s’inquiéter si les uns ou les autres sont en activité ou non.
- La fig. 1 de la pl. 1170 est une coupe verticale de l’appareil, les cliquets étant au repos.
- Fig. 2. Partie brisée de l’encliquetage représentant les cliquets en action.
- Fig. 3. Section transversale prise sur la ligne À B, fig. 1.
- À, arbre de transmission de mouvement portant l’appareil: il est en communication, soit à gauche, soit à droite, avec d’autres moteurs.
- B, disque en fonte faisant partie du manchon et tournant librement sur l’arbre A : il reçoit son mouvement de la roue C fixée sur son moyeu par une cale, et il est muni, à sa circonférence, de trous avec tourillons en fer D D, sur lesquels se meuvent deux cliquets EL, avec leviers en fer forgé. .
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- F, roue dont la circonférence est garnie de fortes dents biaises en forme de roue de rochet ; dans le moyeu de cette roue est creusée une gorge dans laquelle tourne un coussinet en cuivre a, fixé dans des colliers en fer b , avec branches. Ces branches , réunies par deux boulons c c qui les serrent à volonté, entraînent, par suite du frottement exercé par le serrage des boulons, l’extrémité de chaque cliquet dont les leviers sont munis de chevilles qui sont prises entre les branches du collier b.
- Quant à la marche de l’appareil, supposons l’arbre de transmission A en mouvement et la roue C immobile. La roue F, ou le rochet, tournera en entraînant les leviers des cliquets E E; ces cliquets tourneront sur leurs tourillons jusqu’à ce que leurs tasseaux d touchent la jante du disque B; au même moment le collier b restera immobile tout en subissant un frottement sur le moyeu de la roue à rochet F, frottement réglé au moyen des boulons cc, suffisamment serrés pour mouvoir les cliquets.
- Le second moteur étant mis en train et donnant son mouvement à la roue C, les cliquets, entraînés par le disque B, resteront toujours dans la même position de repos aussi longtemps que l’arbre À aura une plus grande vitesse que la roue C; en même temps le frottement diminuera en raison de la vitesse de cette roue jusqu’au moment où la vitesse de rotation de l’arbre À et de la roue C sera arrivée à faire le même nombre de tours; dans ce cas, le frottement du collier sera nul, et les cliquets resteront en repos. La roue C continuant d’augmenter de vitesse, il s’ensuit que la position des cliquets aura changé relativement au collier qui conserve son mouvement uniforme de rotation. Les leviers des cliquets retenus par le collier imprimeront au moment même un mouvement de rotation aux cliquets sur les tourillons D D, en les faisant entrer dans les dents qui se présentent. Les moteurs, dans ce cas, sont reliés par l’appareil, sans chocs, et travaillent alors régulièrement. ( Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse, n° 108. )
- Note sur la cloche de plongeur destinée aux travaux hydrauliques sous-marins ; par
- M. le docteur Payerne.
- Nous avons publié, dans le Bulletin de janvier 1843 , p. 27, le résultat des expériences faites en Angleterre avec la cloche de plongeur de M. le docteur Payerne, et dans celui de mars de la même année, p. 96, nous avons décrit le procédé qu’il emploie pour purifier l’air de la cloche.
- Ces expériences furent répétées en France avec un plein succès au moyen d’un appareil de grande dimension construit par M. Lemaître. Le Bulletin de l’année 1849, p. 12, renferme le dessin et la description de cet appareil.
- Depuis, M. Payerne et son associé M. Eugène Lamiral ont, dans la séance du 27 mars 1850, appelé l’attention de la Société sur leurs travaux relatifs à la navigation sous-marine et sur la construction d’un bâtiment sous-marin auquel ils se proposent d’imprimer une puissante propulsion au moyen d’une machine à vapeur différant des autres machines de ce genre par son foyer hermétique et son combustible oxygéné.
- En attendant que les comités se soient prononcés sur les derniers changements que 1MI . Payerne a apportés à son système de navigation sous-marine, nous donnons ici
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- l’extrait du rapport fait à M. le ministre des travaux publics par une commission composée de MM. Minaret et Poirée, inspecteurs généraux des ponts et chaussées, et de M. Michel, ingénieur en chef au même corps :
- « Le bateau sous-marin du docteur Payerne a été employé avec succès à Brest et à Paris ; l’équipage le fait immerger et émerger et peut le déplacer à volonté. Les ouvriers peuvent y séjourner sans renouveler l’air, en l’épurant et le révivifiant par des procédés très-ingénieux. Ils pourraient même, au besoin, renouveler l’air sans sortir du bateau, en donnant, au tube en caoutchouc par lequel cet air est aspiré, une longueur suffisante pour que son orifice, qu’on soutiendrait à la surface par une bouée, restât toujours hors de l’eau. La suppression du ponton nécessaire dans les cloches ordinaires et celle des ouvriers qui doivent y introduire l’air comprimé et manœuvrer les cabestans produisent une économie dans l’exécution des travaux.
- « L’exiguïté de la chambre de travail du bateau construit en 1846 et de l’ouverture par laquelle elle s’appuie sur le fond ne permettrait pas d’entreprendre des travaux de maçonnerie considérables; mais l’inventeur cherche à perfectionner ces organes de son appareil, et il y a lieu d’espérer que ses efforts seront couronnés, de succès.
- <c Nous pensons que le bateau plongeur de M. le docteur Payerne pourrait être, dans beaucoup de cas, employé plus avantageusement dans les travaux hydrauliques que les cloches ordinaires, et que l’inventeur de cet appareil est digne d’être encouragé par le gouvernement. Ce n’est, en effet, que par sa persévérance et son courage, en exposant sa vie, aux dépens de sa santé, et en sacrifiant sa fortune, qu’il est parvenu à constater l’utilité de son invention et les services qu’on peut en retirer pour l’exécution de travaux à de grandes profondeurs sous l’eau. »
- Sur une nouvelle presse pour extraire le jus de la came à sucre; par M. Payen.
- On sait que la canne à sucre renferme un poids de 88 à 90 centièmes de jus, et que dans la pratique on en obtient seulement de 50 à 55 ; on porterait ce rendement à 80 pour 100 au moyen d’une presse analogue aux presses hydrauliques.
- On comprendra facilement la disposition générale de cette machine inventée par M. Bessemer, en la comparant aux pressoirs horizontaux à double effet dans lesquels le raisin subit alternativement, dans deux caisses trouées, l’effort transmis par deux plateaux agissant au milieu d’elles.
- En effet, dans deux caisses en fonte percées de trous formant les deux bouts d’un tube rectangulaire, les deux bases d’un piston prismatique mû directement par une machine oscillante à cylindre horizontal s’enfoncent alternativement. Ce piston, en entrant dans chacune des caisses, rencontre une canne descendue verticalement par une ouverture circulaire de la paroi supérieure.
- Chaque coup de piston allant et venant coupe le bout de canne dépassant la section du tube, et pousse le tronçon qui s’avance contre les parois; les tronçons de canne accumulés sont de plus en plus pressés les uns contre les autres. Cette pression les écrase, fait sortir le jus par les quatre côtés de la caisse, et ces tronçons ^graduellement épuisés de jus, arrivent à l’extrémité ouverte de la caisse; ils tombent alors dans un récif
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- pient à bagasse. Ainsi chacune des caisses est continuellement alimentée d’un bout à l’aide d’une trémie verticale, et les tronçons de canne épuisés formant le résidu ou la bagasse sortent continuellement aussi par l’autre bout.
- Le service de deux tubes ou de deux doubles caisses s’opère simultanément à l’aide de deux pistons mus par la même tige du piston de la machine oscillante, de sorte qu’une oscillation correspond au va-et-vient de deux pistons, ou à quatre tronçons de canne coupés, écrasés et pressés.
- Si la section des caisses a 16 centimètres de haut sur 8 de large, les quatre tronçons représentent, en moyenne, 1 kilog. de canne par seconde, ou 36,000 kilog. en dix heures; on écraserait le double de cette quantité, ou 72,000 kilog., dans le même temps, en donnant aux caisses une section de 32 centimètres sur 8 ; enfin on pourrait disposer deux pistons prismatiques de chaque côté de la tige du piston oscillant, et alors la quantité écrasée en dix heures, dans les huit caisses, correspondrait à 144,000 kil. de canne donnant 114,000 kilog. de jus qui contiendraient environ 22,000 kilog. de sucre, et pourraient en fournir de 11,000 à 15,000 kil., suivant les procédés mis en pratique.
- Les tronçons de canne se trouvent engagés au nombre de cinq cent quarante à la fois dans chacune des caisses; chacun d’eux subit, pendant deux minutes un quart, une pression de 180,000 kilog. environ par centimètre carré. Le poids total d’une de ces presses à quatre caisses ne dépasse guère 5,000 kilog., tandis qu’une presse à trois cylindres qui donnerait autant de jus exigerait 0,33 de canne de plus et pèserait 25,000 kilog.
- L’augmentation de rendement en jus au moyen de la nouvelle presse suffirait pour accroître de 45 à 50 centièmes la production du sucre de canne, tout en simplifiant l’un des principaux agents mécaniques de ces usines.
- Cette innovation semble , jusqu’ici, devoir offrir de grands avantages à l’industrie coloniale. ( Académie des sciences, 2 décembre 1850. ) (1)
- ARTS CHIMIQUES.
- Nouveau procédé photographique sur papier, qui permet d’obtenir directement des épreuves positives ; par M. Bousigues.
- Tout papier bien uni, légèrement glacé, exempt de souillures et de taches métalliques pourra être parfaitement appliqué à ce nouveau procédé.
- On en prendra trois feuilles qui seront successivement plongées dans l’eau distillée et étendues sur la glace du châssis, en ayant soin de les y faire adhérer sur tous les points au moyen d’un linge bien fin. On mettra sur les autres celle qui paraîtra la plus propre à recevoir l’empreinte lumineuse, ces dernières ne servant qu’à entretenir l’adhérence et l’humidité.
- Quand cette humidité aura disparu, on laissera tomber sur la surface du papier
- (l) On trouve une description détaillée avec figures de la presse de M. JSessemer dans le Mecha-mc’s Magazine, octobre 1849, p. 386.
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- trois ou quatre fuites dhmé dissolutioriid’azqtaie>ç(’aFg§nt.Mid%qw’iJ faudra étendre rapidement au moyen d’un pinceau,, vies traces 4^ cotte dissolution disparaîtront quelques instants après, ne présentant plus sur le papier que l’aspect d’une légère vapeur. En cet état, le papier sera traité de la même manière que la plaque métallique. Les vapeurs de l’iode et du bromure de chaux lui donneront une grande sensibilité ; mais il sera nécessaire de l’exposer plus longtemps aux vapeurs de cette dernière substance. Voici les chiffres que donne l’auteur : premier iodage, quinze secondes; bromure, trente-cinq secondes; deuxième iodage, dix secondes.
- La glace est ensuite placée dans le châssis et exposée à la lumière, qui opère sur le papier presque avec la même rapidité que la plaque d’argent.
- Si l’opération est bien faite et l’exposition à la lumière convenablement réglée , on obtient une image positive d’une beauté comparable à celle que donne le plaqué, ou du moins bien supérieure, par la douceur de ses teintes, à celles du procédé ordinaire par l’acide gallique.
- Voici les précautions recommandées par l’auteur pour obtenir des épreuves positives sur papier :
- On doit rejeter tous les papiers qui n’auraient pas assez de consistance ou qui, étant trop glacés, laisseraient voir le jour comme à travers une multitude de pores ; il faut qu’étant plongés dans l’eau ils conservent une couleur blanche très-uniforme et ne laissent pas apercevoir leur traîne.
- Les sels d’argent doivent être préparés et conservés dans un endroit obscur; leur sensibilité augmente à mesure qu’on étend la dissolution. Néanmoins il est une limite qu’il convient de ne pas dépasser; on pourra prendre, comme terme moyen, 5 gram. d’azotate neutre d’argent pour 30 grammes d’eau distillée.
- Le papier soumis aux vapeurs de l’iode se couvre quelquefois de taches violettes ou d’une couche de blanc métallique. Ces deux effets ont lieu lorsque l’azotate d’argent n’a pas été également étendu sur le papier ou qu’il produit à sa surface une trop grande humidité.
- Il est bon de se servir de lentilles capables de produire des images plus grandes que celles qu’on veut obtenir, par exemple, d’un objectif demi-plaque pour un châssis un quart. Les parties éloignées du centre seront alors éclairées, et l’on obviera, par ce moyen, à un grave inconvénient, celui de n’avoir trop souvent que des résultats partiels.
- Le temps qui convient pour avoir un résultat positif est difficile à saisir. Si la feuille de papier soumise aux vapeurs mercurielles prend un ton noir général, c’est une preuve certaine que la pose n’a pas été assez prolongée ; si, aü contraire, le papier conserve partout sa blancheur, elle a été trop longue. Entre ces deux points extrêmes il y en a deux intermédiaires qu’il est essentiel de rencontrer, selon qu’on désire une épreuve positive ou négative.
- On pourrait, avec une grande facilité, obtenir, par ce procédé, dés épreuves sur "verre, en employant soit la gélatine, soit l’albumine, ou les substances amylacées, d’après les méthodes de MM. Blanqnart-Evrard et Niepce de Sainl-Victor. ( Académie des sciences, 28 octobre et 18 novembre 1830. )
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- Note sur la photographie mr papier; par M.C. T.aUordë, professeur de physique, ’
- à Piguelin, près Nevers (1).
- Plusieurs opérateurs suppriment le premier bain d’azotate d’argent, et passent tout simplement la feuille de papier à l’iodure de potassium avant l’application de l’acéto-azotate d’argent : ce procédé plus simple donne facilement de bons résultats; mais les noirs de l’épreuve négative m’ont toujours paru moins vigoureux que lorsqu’on pratique la double opération indiquée par M. Talbot. La présence d’un sel d’argent dans la première couche détermine sans doute la lumière à agir plus profondément. Pour réunir les avantages des deux procédés, j’ai cherché à introduire le sel d’argent dans le bain même d’iodure de potassium, et je suis parvenu à préparer, par une seule immersion, une couche qui devient très-sensible sous Laceto-azotate d’argent, et qui donne à l’épreuve négative des blancs purs et des noirs vigoureux. Yoici les détails de cette préparation : cyanure blanc de potassium, 1 gramme; eau distillée, 30 grammes.
- Dans cette solution l’on jette peu à peu, et autant qu’elle en peut dissoudre, de l’id-dure d’argent récemment précipité, et après l’avoir filtrée on l’ajoute au bain d’iodure de potassium composé de : eau, 60 grammes; iodure de potassium, 4 grammes.
- Le papier est étendu à la surface du bain; lorsqu’il.s’y est bien développé, on l’en retire, et après l’avoir égoutté on l’applique sur un papier buvard, et l’on peut s’en servir immédiatement. Pour préparer l’iodure d’argent, on verse peu à peu une solution d’azotate d’argent dans une solution d’iodure de potassium : le précipité, d’abord blanchâtre, reste en suspension tant qu’il y a excès d’iodure de potassium; lorsqu’il jaunit et qu’il commence à s’agglomérer, on le lave avec soin, et on le dissout aussitôt dans le cyanure blanc de potassium.
- Il est certain que l’image est formée sur la couche sensible dès les premiers instants de son exposition dans la chambre obscure, puisqu’on peut l’achever avec un verre continuateur. Le point important est de trouver une substance qui la fasse ressortir ou qui puisse favoriser l’action de l’acide gallique ; sous ce rapport, Y acétate de chaux et Y azotate de plomb, associés à l’acide gallique, jouissent de propriétés remarquables, et font ressortir, chacun à leur manière, l’effet de radiations que l’acide gallique seul est impuissant à manifester. 2 grammes d’acétate de chaux ajoutés à 100 grammes de là solution ordinaire d’acide gallique font venir rapidement l’image , et donnent des noirs très-intenses. Une trop forte proportion d’acétate de chaux fait noircir les blancs de l’épreuve; mais on peut suspendre cet effet en ajoutant à la solution de l’acide acétique. L’acétate de chaux possède une autre propriété qui peut intéresser les chimistes ; il augmente considérablement le pouvoir dissolvant de l’eau pour l’acide gallique. Certaines préparations sur papier exigent, pour montrer l’image qui s’y est formée, une forte solution d’acide gallique; l’eau peut en dissoudre dix et vingt fois plus, si l’on veut, en augmentant progressivement la dose d’acétate de chaux.
- L’azotate de plomb ne peut être associé à l’acide gallique que lorsque celui-ci est dis-
- (t) Cette note a été communiquée à la Société d’encouragement dans sa séance du 20 novembre, par M. Charles Chevalier.
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- sous dans l’eau distillée ; la proportion employée doit être beaucoup plus faible que celle de l’acétate de chaux. L’image vient très-promptement, et dans tous ses détails ; les noirs sont mieux fondus , mais moins vigoureux , et presque nivelés entre eux, ce qui donne à l’épreuve positive une certaine mollesse que l’on peut rechercher quelquefois ; on peut donc, à volonté ^obtenir de la vigueur à l’aide de l’acétate de chaux, ou de la douceur dans les épreuves avec l’azotate de plomb. J’ai vainement cherché à réunir ces deux avantages dans la même solution : l’azotate de plomb peut être mélangé à l’acétate de chaux, sans changement apparent ; chacun des sels peut être ajouté séparément à l’acide gallique, mais, s’ils sont réunis, l’acide gallique y détermine aussitôt un précipité. L’acide gallique, donnant un corps insoluble avec l’acétate de plomb, entraîne, par cela même, la formation de ce dernier sel, par échange de base et d’acide.
- Lorsque l’acéto-azotate d’argent contient une trop faible proportion d’acide acétique, les blancs de l’épreuve noircissent facilement sous l’action de l’acide gallique; or, cette proportion variant continuellement par suite de la volatilité de l’acide acétique, il en résulte qu’une cause d’erreur vient incessamment en compliquer tant d’autres qui paraissent souvent insaisissables. Vazotate de zinc, qui est un produit fixe, peut en grande partie remplacer l’acide acétique ; il augmente la sensibilité de la couche impressionnable, et les blancs de l’épreuve se soutiennent très-longtemps sous l’action de l’acide gallique ; il permet même de donner au premier bain d’iodure de potassium une réaction alcaline par la potasse ou l’ammoniaque, ce que l’on ne peut pas faire avec l’acéto-azotate d’argent ordinaire, sans que les blancs ne noircissent aussitôt, lorsqu’on fait venir l’image. J’indique les proportions suivantes, sans assurer qu’elles soient les meilleures : azotate de zinc, 2 grammes ; azotate d’argent, 4 grammes ; acide acétique cristaliisable, 2 grammes au plus ; eau, 60 grammes.
- On pourrait doubler la proportion d’azotate de zinc; mais il faudrait alors diminuer de moitié la quantité d’acide acétique.
- Je décrirai ici un petit appareil qui, sans rien ajouter à la science de la photographie, peut en faciliter la pratique ; c’est un laboratoire portatif qui permet à l’opérateur d’être en pleine lumière dans toutes ses manipulations.
- Il se compose d’une caisse en bois de 0m,55 de longueur, Om,30 de largeur et 0m,30 de hauteur.
- Le couvercle, à charnières, est percé d’une ouverture sur laquelle on adapte un verre jaune, assez grand pour laisser voir facilement tout ce qui passe à l’intérieur. Le devant de la caisse présente deux trous assez larges pour que l’avant-bras puisse s’y mouvoir avec facilité ; deux manches en étoffe sont fixées par leurs bords à l’entrée de ces trous, et se terminent à leur extrémité opposée par un bracelet élastique qui s’applique exactement autour du poignet, lorsqu’on y enfonce les bras. La boîte contenant le matériel nécessaire aux opérations qui doivent se faire dans l’obscurité, on peut, à travers le verre jaune, suivre tous les mouvements des mains, et, avec un peu d’habitude, appliquer la feuille de papier sur l’acéto-azotate d’argent, et la placer dans son châssis aussi facilement qu’au dehors; on dégage ensuite ses bras de l’intérieur de la boîte, et, levant le couvercle, on en retire le châssis fermé et prêt à être placé dans la
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- chambre obscure; lorsque l’image est reçue, on introduit de nouveau le châssis dans la caisse pour verser l’acide gallique, etc.
- Je ne décris pas les dispositions intérieures de la boîte, car chacun peut les approprier au procédé qu’il a adopté. Elle contient facilement tous les objets nécessaires aux opérations; portée sur un support en X qui se ferme dans le voyage, elle peut, en rase campagne, servir elle-même de soutien à la chambre obscure.
- Cette constante uniformité dans les manipulations, au milieu des circonstances les plus diverses, est une garantie de succès qui sera appréciée des opérateurs.
- Note sur un régulateur électrique; par M. J. Duboscq.
- L’application de la lumière électrique aux sciences et aux arts ne peut se réaliser qu’autant que l’appareil dont on fait usage remplit la condition de conserver le point lumineux dans une situation invariable. Or, comme la lumière résulte du passage du courant entre deux charbons, ceux-ci, brûlant au contact de l’air, se raccourcissent à chaque instant ; il faut donc un mécanisme qui les rapproche l’un de l’autre proportionnellement aux progrès de la combustion, c’est-à-dire qui s’accélère ou se ralentisse avec celle-ci. De plus, le charbon positif, subissant une usure plus rapide que le charbon négatif, doit marcher plus rapidement au devant de ce dernier, et cela dans un certain rapport qui varie avec la grosseur ou la nature des charbons. Le mécanisme doit donc satisfaire à toutes ces exigences.
- La lampe ou plutôt le régulateur électrique que l’auteur a présenté à l’Académie des sciences, et à la Société d’encouragement dans sa séance du 4 décembre 1850, réunit, suivant lui, les conditions voulues. Il est construit de la manière suivante : les deux charbons sont sans cesse sollicités l’un vers l’autre, le charbon inférieur par un ressort en spirale qui le fait monter, et le charbon supérieur par son poids qui le fait descendre. Le même axe leur est commun. Le courant galvanique est produit par une pile de Bunsen, de 40 à 50 éléments; il arrive aux deux charbons en passant, comme dans les appareils déjà connus, par un électro-aimant creux et caché dans la colonne de l’instrument. Quand les deux charbons sont en contact, le courant est fermé, et il attire un fer doux placé à l’extrémité d’un levier qui enraye une vis sans fin. Un ressort antagoniste tend toujours à faire dérayer la vis aussitôt qu’un écart se produit entre les deux charbons ; s’il est un peu considérable, le courant ne passe plus, l’action du ressort devient prédominante, la vis est dérayée, et les charbons se rapprochent jusqu’à ce que, le courant recommençant à passer entre les deux charbons, le mouvement qui les entraînait l’un vers l’autre se ralentit en raison du retour de la prédominance de l’électricité sur le ressort ; la combustion des charbons augmente de nouveau leur écartement, et avec lui l’action supérieure du ressort, d’où résulte de nouveau la prédominance du ressort, et ainsi de suite. Ce sont des alternatives d’action et de réaction dans lesquelles tantôt le ressort l’emporte, tantôt l’électricité.
- Sur un axe commun aux charbons sont deux poulies : l’une, dont on peut faire varier le diamètre à volonté, communique par un cordon avec la tige qui porte le char-
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- bon inférieur, lequel répondfau pôle positif de la pile; l’autre , à diamètre invariable , est en rapport avec le charbon supérieur ou négatif. Le diamètre de la poulie, susceptible de varier proportionnellement à l’usure du charbon avec lequel elle communique, peut être augmenté dans la proportion de 3 à 5. Cette disposition a pour objet de conserver le point lumineux à un niveau convenable, quelle que soit la grosseur ou la nature des charbons. Il faut seulement savoir qu’à chaque changement d’espèce ou de volume de charbon on doit faire varier le diamètre de la poulie. Cette variation résulte de celle d’un tambour mobile communiquant avec six leviers articulés près du centre de la sphère ; l’extrémité mobile des six bras de levier porte une goupille qui glisse dans des fentes cylindriques. Ces fentes sont obliques par rapport à la sphère ; elles forment des plans inclinés. Un ressort en spirale appuie toujours sur l’extrémité des leviers, de sorte que, si l’on tourne les plans inclinés vers la droite, les six leviers se replient vers le centre et diminuent le diamètre. Si, au contraire, on tourne vers la gauche, le diamètre augmente et avec lui la vitesse de translation du charbon qui communique avec la poulie. ( Académie des sciences, 9 décembre 1850. )
- Batterie électrique à force constante; par M. Eisenlohr.
- On sait que les principaux établissements de télégraphes électriques, en Angleterre , font usage de piles formées de zinc, de cuivre et de sable. Celui-ci est humecté d’acide sulfurique étendu et tassé fortement dans les auges entre les plaques métalliques. Ces appareils agissent avec une force décroissante, exigent qu’on les arrose de temps en temps, et doivent être renouvelés après quatre à six semaines.
- M. le professeur Eisenlohr, chargé de l’organisation des télégraphes dans le grand-duché de Bade, a cherché une pile plus constante et qui ne fût pas soumise aux conséquences de l’impéritie des employés, lesquels tantôt mettent trop d’eau, tantôt trop d’acide, tantôt laissent tout à sec, ce qui interrompt naturellement les correspondances. Il a trouvé que la substitution d’une solution de bitartrate de potasse à l’eau acidulée, dans laquelle on plonge le zinc des couples de Daniell, et l’emploi d’une solution pas trop concentrée de sulfate de cuivre pour baigner le cuivre, répondaient parfaitement à son but. Des résultats numériques prouvent la très-remarquable constance de cette nouvelle pile. ( Bibliothèque universelle de Genève, janvier 1850. )
- ARTS ÉCONOMIQUES.
- Sur le travail plastique de l’ivoire ; par madame Rouvier-Paillard.
- Il a été rendu compte à la Société d’encouragement, dans un rapport de M. E. Sil-vestre, publié p. 320 du Bulletin du mois de juillet dernier, d’un nouveau procédé de moulage de Mme Rouvier-Paillard, des produits remarquables qu’elle a obtenus, et des avantages économiques que présente ce procédé ; mais on y a passé sous silence la composition de la matière plastique employée et la manière de l’obtenir.
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- Nous allons réparer.cette omission, en faisant connaître cette composition, d’après lo brevet pris par Mme Rouvier-Paillard le 24 décembre 1844, et dont la spécification vient d’être publiée.
- On prend des déchets d’ivoire, d’os, de corne, de baleine ou de toute autre matière cornée; on les râpe et on laisse tremper les râpures dans un vase contenant une dissolution étendue d’acide soit végétal, soit minéral , selon la couleur que l’on veut donner à la matière à liquéfier.
- Tous les acides, en général, peuvent être employés ; mais Mmc Rouvier-Paillard fait usage , de préférence , des suivants : acides muriatique , nitrique , tartrique, acétique, citrique , oxalique ; elle emploie aussi le phosphate de chaux.
- On soumet la dissolution au bain-marie, à une chaleur de 35 à 40 degrés, afin de la liquéfier complètement ; on la fait passer ensuite à travers un tissu clair, et on y ajoute environ un quart de gélatine d’ivoire en plus de celle que contient déjà la pâte afin d’absorber le dissolvant. Cette gélatine s’obtient par les moyens ordinaires.
- Quand la pâte est bien mélangée, on la dégage, à l’aide de la pompe pneumatique, de son excédant liquide et des gaz étrangers; elle devient alors homogène, membraneuse, très-serrée. Dans cet état, il serait difficile de s’en servir pour la couler ; il faut donc , quand on veut en faire usage , lui donner un état de liquéfaction , ce qui s’obtient à l’aide de gommes copals, de gommes laques ou autres généralement employées dans la composition des vernis, et qui ont la propriété de se dissoudre dans l’alcool ou dans les huiles essentielles. Par ce moyen, on peut couler la pâte dans tous les moules sans exception et par les mêmes procédés employés pour le plâtre ; une fois versée dans lo moule, elle se solidifie promptement, acquiert la même dureté que la matière employée et devient insoluble.
- Les raccords et les raccommodages se font avec les ripes ordinaires des sculpteurs ; on a soin de graisser les moules avant d’y couler la pâte afin qu’elle n’y adhère pas.
- . Quand la pâte est dans les moules, on lui fait subir une première pression, afin d’expulser l’air et empêcher qu’il se forme des cavités dans l’intérieur, puis on laisse la première couche faire membrane, et l’on ajoute au pinceau, ou même à la volée, une ou plusieurs couches, selon la grandeur et le relief de l’objet que l’on veut reproduire. Les teintures minérales ou végétales en dissolution se mêlent parfaitement à cette composition.
- Dans un certificat d’addition en date du 13 décembre 1845, Mm0 Rouvier-Paillard décrit, ainsi qu’il suit, les moyens de réunion des parties pour la ronde bosse.
- Lorsque la pâte d’ivoire est coulée et à moitié sèche, on garnit les rebords avec un ruban mince et bien collé qu’on laisse dépasser de manière à pouvoir rapprocher les deux coquilles pour les rejoindre et les souder avec la même pâte qui a servi à les mouler. Lorsque les jointures sont bien sèches, on ébarbe les rebords, on les unit avec la prêle, et la couture se trouve dissimulée sans aucune épaisseur.
- Pour éviter l’humidité des murs neufs qui reçoivent ses ornements, madame Rouvier-Paillard les garnit d’une composition hydrofuge de caséum avec la chaux vive assez liquide pour pouvoir la poser au pinceau, ce qui rend le relief parfai-Quarante-neiivième année. Décembre \ 850. 39
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- tement insensible à l’humidité et lui donne plus de consistance pour les grands objets.
- Pour la décoration de ces ornements, l’auteur emploie le procédé des bronzes, dorures, argentures, soit à mixtion ou au mordant indistinctement; on les peint également soit à la manière ordinaire , soit à l’encaustique , ou par les procédés des Orientaux. ( Description des machines et procédés pour lesquels des brevets d'invention ont été pris sous le régime de la loi du 5 juillet 1844, tome II. )
- Extrait d’une notice sur la pêche et la culture des huîtres en France; par M. Eugène Lamiral (1).
- 1° Histoire naturelle de l’huître. — Huître, Ostrea, genre de coquille de la classe des bivalves, mollusque acéphale et hermaphrodite.
- La coquille de l’huître est irrégulière, adhérente, à valves inégales et à charnières sans dents, avec une fossette oblongue sillonnée en travers et donnant attache au ligament. Dans toutes les espèces d’huîtres, la valve supérieure est plus large et plus plate que la valve inférieure ; il y a, au sommet de chaque valve, une cavité dans laquelle se loge le ligament, et qu’on nomme talon.
- Les divers genres d’huîtres ayant leurs variétés d’espèces sont les suivants :
- 1° Huître commune, ostrea edulis. Se pêche sur les côtes de l’Europe et du nord de l’Afrique ; sa grandeur est de 7 à 10 centimètres.
- 2° Huître des arbres ou gascar, ostrea parasitica. Se trouve au Sénégal, en Afrique et dans les Indes; sa longueur varie de 10 à 15 centimètres.
- 3° Huître-feuille, ostrea folium. Abonde dans la mer des Indes orientales ; sa coquille est ovale-oblongue, de 8 à 10 centimètres.
- 4° Huître de Virginie, ostrea virginica. Existe en abondance sur les côtes de l’Amérique du Nord; sa coquille est étroite et creuse, longue de 12 à 15 centimètres.
- 5° Huître tuberculée, ostrea tuberculosa. Se trouve sur les côtes de l’île de Timor, archipel indien; sa coquille est ovale, cunéiforme et longue de 10 à 12 centimètres.
- Il ne sera question ici que des huîtres d’Europe. Elles sont divisées en plusieurs espèces parmi lesquelles on distingue deux formes principales : 1° les unes sont droites ou à peu près, à bords simples et unis ; 2° les autres sont plus ou moins arquées et ont leurs bords plissés ou crêtés.
- L’huître est hermaphrodite et jette son frai en juillet et août; ce frai, qui s’attache à tous les corps environnants , est une agglomération de petites huîtres écloses de l’œuf, et présente l’apparence d’une matière gélatineuse et blanche dans laquelle on aperçoit, au moyen du microscope, cette multitude de petites huîtres déjà toutes formées et munies de leurs valves.
- Il paraît que, l’année après leur naissance, les huîtres ont déjà la faculté de se reproduire, et elles ont acquis une largeur de 3 centimètres à peu près. Dès leur naissante formation , ces coquillages se soudent sur les divers corps où ils sont déposés, et
- (i) Cette notice a été lue dans les séances de la Société des 1 a et 24 avril 1850.
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- le point d’attache est, en général, près du sommet de la valve inférieure, sous le talon. La plupart des espèces se fixent sur les rochers et dans les fonds pierreux. On en voit qui sont attachées aux racines et aux branches des arbres qui garnissent les rivages que la marée peut atteindre.
- Lorsque le frai gélatineux est porté par des courants sous-marins sur des fonds manquant de base solide, les huîtres s’attachent les unes sur les autres et forment ainsi des bancs d’une longueur et d’une épaisseur considérables.
- On ne connaît pas encore exactement les profondeurs jusqu’où l’huître croît et se multiplie.
- L’âge des huîtres se reconnaît à la coquille, et surtout à la coquille concave ; la circonférence des bords de l’écaille s’agrandit tous les ans et dépasse l’ancienne circonférence, laissant ainsi sur la surface extérieure une marque assez distincte pour compter par ces lignes les aimées des huîtres. On peut conclure, par l’inspection de la coquille, que l’huître parvient à une grosseur convenable pour être mangée, lorsqu’elle a quatre ou cinq ans; les belles doivent avoir six ou sept ans.
- L’huître, fixée par la base de sa valve inférieure, passe toute sa vie sans se déplacer et n’exécute d’autre mouvement que celui d’ouvrir ou de fermer sa coquille supérieure ; l’eau, chargée de molécules nutritives animales ou végétales, s’introduit jusqu’à sa bouche en lui apportant les aliments qu’elle ne saurait atteindre autrement que par le mouvement de cette valvule qui fait l’office de langue ou de lèvres.
- L’huître a un grand nombre d’ennemis, car, indépendamment de l’homme et de beaucoup de quadrupèdes et d’oiseaux qui la recherchent pour en faire une nourriture quotidienne, il y a dans la mer une multitude de crabes qui en font leur proie , d’insectes marins qui se laissent.enfermer dans les valves pour mieux la dévorer, enfin de vers marins qui percent lentement les coquilles et finissent toujours par la tuer.
- 2° Pêche et commerce des huîtres. — Quinze départements de la France baignés par la mer se partagent la pêche et le commerce des huîtres, qui sont classées sous les noms
- 1° Dhuîtres blanches, communes et fines,
- 2° D’huîtres vertes, grandes et petites,
- 3° D'huîtres hippopes ou pieds de cheval.
- Les premières se pêchent dans les parages maritimes des départements des Landes , de la Gironde , de la Vendée, de la Loire-Inférieure , du Morbihan , du Finistère , des Côtes-du-Nord, d’Ille-et-Vilaine, de la Manche, du Calvados, de la Seine-Inférieure, de la Somme et du Pas-de-Calais.
- Les secondes, qui deviennent vertes accidentellement par les soins qu’on en prend dans certains parcs où on les engraisse, sont pêchées dans les départements de la Charente-Inférieure et du Nord.
- Les troisièmes proviennent de quelques bancs dans la Manche et aussi dans la Méditerranée. Elles ne sont pas recherchées pour être mangées en coquilles, mais elles deviennent d’une grande vente après avoir été marinées et préparées pour provisions de mer ; cuites et accommodées de diverses manières, elles sont un excellent manger.
- Les bancs connus d’huîtres se pêchent à une profondeur qui varie jusqu’à
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- 20 brasses ( 100 pieds anciens ). Le brassiagedesbanesau centré <le la baie de Can-cale, est de 8 à 9 brasses de mer et de 17 à 18 brasses en grande marée de pleine mer; sur le banc de la Raie , il est de 18 brasses à basse mer et de 22 à 23 brasses à mer haute. Sur Beauvais-ô-le-Mont, il est de 12 brasses à basse mer et de 20 à 21 brasses à haute mer, etc., etc. Dans les marées de morte-eau, ces fonds sont moindres d’un quart de la pleine mer. Les bancs en dehors de la baie de Gancale sont profonds jusqu’à 30 brasses dans la marée de pleine mer.
- L’instrument qu’on emploie pour la pêche des huîtres est la drague, ou châssis en fer ayant une lame qui fait la base cintrée d’une poche ou filet en lanières de cuir. Cet instrument est varié de formes suivant les localités, mais son action reste la même. Cette drague, rendue pesante suivant la profondeur à laquelle elle doit fonctionner, est solidement attachée par des chaînes ou des câbles à l’arrière de la barque qui fait voile ; elle traîne sur le banc d’huîtres, arrache et brise trop souvent les coquilles qui sont à la superficie et qui entrent dans la poche ou filet de la drague, où elles sont recueillies souvent jusqu’au nombre de deux à trois cents à la fois.
- On peut évaluer comme suit la totalité des huîtres pêchées pendant l’année 1847 :
- Huîtres.
- Sous Dieppe et quelques parties de la côte jusqu'à Granville. . 2,000,000
- Baies de Cancale et de Granville......................... 60,000,000
- Saint-Brieuc, Paimpol, le Tréguier. . . . . . v / 6,000,000
- Rade de Brest........................... . . . . . . 2,000,000
- Baies de Quiberon, Bourgneuf, bassin d’Àrcachon. . . . . 30,000,000
- Total. . . . . 100,000,000
- On suppose que la quantité pêchée en 1848 a été de. . . . 110,000,000
- En 1849, de. ........................................ 120,000,000
- On ne parle point ici du parcage des huîtres dans les bassins , sous le rapport des soins dont elles sont l’objet, mais ces huîtres, souvent remuées dans ces réservoirs, ne se livrent pas au frai; contrairement à l’opinion générale, elles pourraient fournir à la population un aliment agréable pendant les mois d’été, si l’on réglait les apports sur les marchés suivant la rapidité des transports.
- Évaluant en termes généraux la répartition de la pêche précitée pour 1848, on peut
- dire que .
- Paris seul a consommé. . . . . ... 56,000,000
- Les départements entre Bayonne et Brest, formant le littoral ' de l’Atlantique, se fournissent des huîtres provenant des parcs de Màrennes, d’Arcachon, etc. . . 10,000,000
- La partie nord de la France............................. 6,000,000
- Le centre de la France. . . . . . . . . . 10,000,000
- Le midi....................................... 4,000,000
- L’est..................................... .... 8,000,000
- L’étranger ( et ce qui reste dans les parcs).. . ‘ . . . 16,000,000
- 110,000,000
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- Cette consommation de cent dix millions d’huîtres représente la totalité de la pêche de l’année 1848.
- Il est difficile de faire le dénombrement des barques employées an dragage ou au transport des huîtres, car les pêcheurs d’huîtres augmentent ou diminuent en nombre suivant les circonstances qui peuvent favoriser ce genre de pêche, ou qui peuvent les en détourner. Ainsi la découverte de nouveaux bancs et la facilité de les draguer feront arriver en masse les barques des localités littorales et même des côtes éloignées, tandis que l’abandon d’un banc, ou des restrictions ordonnées, ou des passages de poissons venus en abondance sur d’autres côtes, détournent les marins pêcheurs.
- La population du littoral maritime trouve dans la pêche et le commerce des huîtres de nombreuses occupations, et si l’on calcule le grand nombre de pêcheurs, caboteurs, amareilleurs , rouliers , colporteurs , ainsi que celui des femmes et enfants qu’on emploie pour le triage et le parcage des huîtres , on concevra de quelle importance sont, pour le pays, l’accroissement et l’amélioration de cette branche de revenu national.
- Le transport des huîtres provenant des parcs jusqu’aux lieux de consommation est fait encore en grande partie par des voitures à formes particulières et ayant des relais sur les routes.
- Les chemins de fer ne rayonnent pas encore jusqu’aux côtes où sont creusés les parcs d’approvisionnement.
- 3° De la vente des huîtres à Paris. — Les huîtres sont vendues en gros par les par-quèurs-pourvoyeurs dont les principaux bassins ou parcs aux huîtres qui approvisionnent Paris sont situés à Cancale (Ille-et-Vilaine), à Saint-'Waast (dépôt général de pêche), à Saint-Cast, à Barfleur, à Granville ( Manche ), à Courseulles ( Calvados ), à Étretat, à Fécamp , au Tréport, à Trouville ( Seine-Inférieure ), à Marennes , à la Tremblade ( Charente-Inférieure ), à Dunkerque ( Nord ), etc., etc.
- Les parqueurs-pourvoyeurs dirigent et réglementent le commerce des huîtres, à Paris , par l’intermédiaire de trois facteurs ayant leurs comptoirs à la halle aux huîtres, rue Montorgueil.
- La vente des arrivages de chaque nuit se fait en gros , chaque jour, de six heures à dix heures du matin , par les trois facteurs. Ce qui n’a pas été vendu avant dix heures est mis en réserve, et ces huîtres sont alors dépréciées; leurs prix diminuent pour chaque jour de retard dans la vente ; elles sont alors achetées par les revendeuses en détail, qui les portent dans les quartiers et faubourgs populeux où ces huîtres trouvent de nombreux amateurs.
- La vente au détail se fait aussi dans l’enceinte de la halle aux huîtres par vingt-qua tre femmes dites écaillères, qui sont à leurs places depuis six heures du matin jusqu’au coucher du soleil.
- On vend en gros au panier cle 50 douzaines ; mais cette mesure de convention est subdivisée en bourriches de 25 douzaines et en bourriches de 12 douzaines et demie.
- Voici le tableau de vente, pendant la dernière période de cinq années, d’après le contrôle général de la préfecture du département de la Seine.
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- -, ... ..... Vente en gros. -
- 1844, paniers de 50 douzaines, 81,434, contenant 48,860,000 huîtres.
- 1845, ici, 89,699, ici. 53,819,400
- 1846, id., 92,289, id. 55,373,400
- 1847, ici, 107,350, id. ' 64,410,000
- 1848, ici, 91,060, id. 54,636,000
- Ainsi la moyenne des ventes en gros, depuis cinq ans, est de 92,366 paniers de 50 douzaines, contenant 55,419,600 huîtres.
- Le prix de vente en gros des huîtres marchandes, ou huîtres du jour, grandes et petites, est en moyenne, depuis cinq ans,
- Le panier de 50 douzaines, 11 fr. 50;
- La douzaine, 25 centimes;
- Le mille, 19 francs.
- Les variations de prix sont déterminées par les parqueurs ~ pourvoyeurs ou par leurs agents facteurs à la halle.
- En 1847, les huîtres ont été vendues en gros à meilleur marché que le prix précité, à cause de la cherté générale des denrées de première nécessité.
- En 1848, la consommation d’huîtres à Paris s’est ressentie de la commotion politique qui a éloigné les gens riches de la capitale.
- 4° Considérations commerciales. L’huître blanche, grande et petitesse vend au détail, à Paris, 50 à 60 centimes la douzaine; :
- L’huître d’Ostende, 75 centimes à 1 franc la douzaine;
- L’huître de Marennes, 1 franc à 1 franc 25 centimes la douzaine.
- A ces prix, les huîtres ne peuvent paraître que sur les tables opulentes, et on doit attribuer à leur cherté cette consommation limitée de 92,366 paniers de 50 douzaines, soit 55,419,600 huîtres par an.
- Les chemins de fer, qui vont bientôt desservir tous les grands centres de population en France et se relier avec ceux de l’étranger, pourront y transporter, en peu de temps, une plus importante quantité d’huîtres, et la consommation de ce coquillage s’accroîtra en raison de la plus grande quantité qu’on en pourra fournir.
- Le produit de la pêche des huîtres n’étant pas en rapport avec la consommation qu’on en pourrait faire, l’auteur pense qu’il est nécessaire d’accroître ce commerce par des moyens plus intelligents de pêche, et de régulariser sa prospérité per une culture méthodique de ce coquillage.
- L’huître se reproduisant avec facilité, on pourrait donc soigner la propagation de toutes les espèces. ...
- En France, les huîtres sont à l’état sauvage, et on détruit les bancs en les draguant à fond.
- Tels sont ceux sous le Vivier ( baie de Cancale ), sous Roteneux, sous Saint-Valery-en-Caux, une partie du banc du Vay, sous Grand-Camp, sous Étretat, etc., etc.
- Aux États-Unis d’Amérique , les embouchures de l’Hudson, de la Delaware , de la Chesapeake, etc., les baies formées par la mer dans la Caroline, etc., sont peuplées
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- d’huîtres dont les qualités sont inconnues en France; les Américains les cultivent et les pêchent méthodiquement. Ces huîtres, longues de 14 à 16 centimètres, à valves étroites et creuses, sont pleines et grasses, leur chair est très-fine ; elles sont la nourriture favorite de toutes les classes de la société.
- En Angleterre, on pêche les huîtres en abondance aux embouchures des rivières et criques des comtés d’Essex et de Kent, dans la baie de Poole, sur les côtes des comtés de Hants, Dorset, Glamorgan , le long des rives du Mersey et en Irlande , principalement à Carlingford, où elles sont d’une chair très-fine. Les huîtres y sont très-délicates au goût, plus grasses et moins salées qu’en France ; c’est la manière de les parquer et le soin qu’on en prend pour les nourrir, qui établissent ces différences avec les nôtres.
- On cultive avec méthode les huîtrières formées en bancs artificiels, on engraisse les huîtres, on protège leur reproduction par le frai, principalement dans les embouchures des rivières à marées, telles que Crouch, Blackwater, Colne ( comté d’Essex ), Swale (comté de Kent), etc. Ces huîtres, pêchées dans ces eaux alternantes, où elles sont cultivées avec soin et y sont devenues pleines et grasses, sont presque toutes envoyées au marché de Londres.
- Pendant le siècle dernier, les huîtres étaient devenues rares en Angleterre ; mais un propriétaire de Carnarvon ayant eu l’idée de faire jeter sur d’anciens fonds, dans le dé-troi de Menai, quelques chargements d’huîtres, elles s’y multiplièrent tellement, qu’elles devinrent pendant longtemps une source de revenu pour sa famille.
- Le gouvernement, prenant exemple sur ce particulier, fit porter des chargements d’huîtres sur divers points des côtes de l’Angleterre, et pendant les années 1774, 1775, 1777, 1778 les Anglais importèrent de Cancale une grande quantité d’huîtres qu’ils semèrent sur leurs meilleurs fonds.
- On se souvient qu’en 1819 et 1820 ils sont venus dans la baie de Quiberon faire de nombreux chargements pour former des huîtrières dans plusieurs de leurs baies. Enfin, pendant ces dernières années 1847, 1848, 1849, ils ont chargé des huîtres à Os-tende et à Dunkerque, et les ont transportées dans des étangs où l’eau se renouvelle à mer haute, et dans des baies à l’embouchure de la Tamise et le long des côtes nord-ouest de l’Angleterre.
- A Londres et dans beaucoup de villes de la Grande-Bretagne, les marchands en détail conservent leurs huîtres vivantes en les rangeant avec soin dans des espèces de bassins de marbre ou d’étain ; ils les y nourrissent et les changent d’eau dans laquelle on fait généralement dissoudre du sel blanc. Ces huîtres, ainsi maintenues en vie, restent grasses, épaisses et blanchâtres. Quoique d’un prix élevé en détail (6 pence la douzaine, soit 65 centimes ), la classe ouvrière en consomme beaucoup.
- La mer Méditerranée n’est pas riche en huîtres, et cependant il serait facile d’y multiplier plusieurs espèces, surtout dans le golfe de Lyon, dans beaucoup d’étangs salés, en Corse, en Algérie.
- A Naples, on mange plusieurs qualités d’huîtres qui viennent de Tarente , dans l’Adriatique ; mais on distingue une espèce assez semblable à l’huître de Cancale, qui se pêche dans un lac d’eau salée, le Fusano, anciennement Palus Acherusia, célèbre
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- gjfg " NOTICES ÙNDÜ&ftlËlAÉS^
- dans Rome antique pour ses ùuîtres; en effet;1 leur goûtb aromatisé par les herbes qui croissent dans ce fond, les fait rechercher.
- La législation anglaisé protège les planteurs d’huîtres et prononce des amendes contre ceux qui se livrent à la pêche de ce coquillage dans les limites des parcs appartenant à des particuliers.
- Aux États-Unis d’Amérique, les lois à l’égard des bancs artificiels d’huîtres sont également protectrices; mais, comme ces lois varient suivant les États, on ne les mentionnera pas. ' __
- En France, conformément aux anciennes lois, la pêche des huîtres, moules et autres coquillages , sur les plages des côtes maritimes , est libre, ainsi que la pêche en pleine mer, et cette pêche ne peut être l’objet d’aucun privilège. Les règlements , arrêts du conseil d’État, avis, ordonnances sont basés sur ce principe de liberté de pêche maritime; mais les prévisions des législateurs n’ont porté que sur les pêches de hasard, sur les bancs natifs de coquillages, dont le produit appartient à chacun employant son travail pour le recueillir.
- L’auteur termine sa notice par des considérations sur les améliorations à introduire dans la pêche, le commerce et la culture des huîtres par l’emploi des bateaux sous-marins.
- La navigation sous-marine, mise en pratique depuis quelque temps et dont on se sert dans les travaux hydrauliques, offre un nouveau genre pour pêcher les huîtres.
- Un bateau plongeur peut descendre à toutes les profondeurs où l’huître existe, mettre l’équipage qui le manœuvre en contact direct avec les bancs et lui assurer une récolte facile et prompte.
- En temps de pêche, l’équipage d’un bateau plongeur livrera les huîtres recueillies aux barques de la localité pour les transporter aux bassins où ces coquillages doivent être parqués. Le nombre des bateaux s’accroîtra bientôt en raison de la facilité de la pêche.
- L’auteur considère cette nouvelle industrie sous le rapport des bénéfices qu’elle peut procurer : il établit d’abord le prix d’un bateau plongeur du système de M. Pciyerne, de 15 mètres sur 3m,20 de diamètre, muni de ses agrès de pêche, etc.; il ajoute les frais d’une année de pêche, et, sachant qu’en moyenne mille huîtres sont vendues par le pêcheur qui les drague, au marchand en gros qui les parque, à raison de 5 fr. 50 c. le mille, il propose, afin de ne rien changer aux habitudes et rapports entre les patrons de barques et les parqueurs, de livrer les huîtres pêchées par le bateau plongeur, aux patrons de barques, au prix moyen de 3 fr. 50 c. le mille, et de doubler pour eux la quantité qu’ils transportaient auparavant. '
- Un bateau plongeur des dimensions indiquées peut facilement enlever du fond de l’eau 400,000 huîtres , car il déplace 73 tonnes d’eau; mais, en supposant seulement 300,000 huîtres, qui pèseront 27 tonnes, et deux cents pêches dans le courant de l’armée, il en résultera le calcul suivant :
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- 300,000 huîtres Ji .3, £**, 50 e? le: mille, . 1,050 fr.
- 200 pêches à 1,050 fr. . . . . . , 210,000 fr.
- Coût d’un bateau plongeur, agrès, etc., etc. . 60,000
- Paye d’un double équipage, soit dix hommes à
- l’année. . . .... . . 11,000
- 71,000
- Intérêts de la mise de fonds, 5 pour 100. . . 3,550
- Usure des apparaux ( 60,000 fr.), 10 pour 100. 6,000
- A déduire. . . . 80,550 80,550 fr.
- Reste comme bénéfice net, la première année. . . . . 129,450 fr.
- Et les années suivantes. ........................................... 189,450 fr.
- Un bateau plongeur peut s’appliquer sur un banc d’huîtres avec un espace de 15 mètres de superficie, où les hommes n’auront qu’à se baisser pour récolter.
- Un banc d’huîtres peut être ainsi méthodiquement pêché dans toute sa longueur et dans toute sa largeur, quelle que soit la profondeur à laquelle on peut l’atteindre.
- Un bateau plongeur pourra signaler de nouveaux bancs d’huîtres et reconnaître les fonds propres à la reproduction des huîtres étrangères et indigènes qu’on planterait.
- Note sur la situation des ouvriers dans Vétablissement de tissage mécanique fondé à Lille en 1839 par MM. Scrive , et transporté à Marquette en 1846; par M. M. Alcan, membre du conseil d’administration de la Société d’encouragement (1).
- Les maisons d’ouvriers qui ont été construites en 1846 permettent de loger deux cents ouvriers; chaque logement se compose de deux ou quatre pièces dont chacune est louée, en moyenne, 60 centimes par semaine.
- Une caisse de secours a été établie dès la création de l’établissement; chaque ouvrier est tenu d’en faire partie. Une retenue de 10 centimes est faite à chaque homme, et 5 centimes aux femmes et aux enfants toutes les semaines. Un ouvrier tombe-t-il malade ou s’est-il blessé en travaillant, il reçoit 6 fr. pendant six semaines, puis 3 fr. pendant les six semaines qui suivent ; lès femmes et les énfaûts reçoivent 3 fr. durant les six premières semaines, puis 1 fr. 50 pendant les six autres.
- L’ouvrier est soigné’gratuitement parle médecin attaché à l’établissement, et, s’il est reconnu trop malheureux pour se procurer les médicaments, ils lui sont donnés aussi gratuitement. Aucune fille'mèfe n’ëst reçue "dans l’établissement, et, lorsqu’une ouvrière se conduit mal, elle est renvoyée sur-le-champ. Quand un ouvrier est malade des suites d’inconduite, il n’a droit à aucun secours.
- En cas de mort, la caisse se charge des frais d’inhumation.
- Après l’épidémie de 1849, les chefs ont fait placer à leurs frais, dans le cimetière de la commune, un monument funéraire ^appelant les noms des victimes qui ont succombe
- (l) Cette note a été communiquée dans la séance de la Société du 6 novembre 1850.
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- au choléra. Une messe est instituée annuellement en mémoire de tous les ouvriers décédés.
- La légère retenue de 10 ou 5 centimes n’étant pas, à beaucoup près, suffisante pour faire face aux secours nécessaires, même en temps ordinaire, les chefs se chargent d’ajouter ce qui manque.
- Il y a, dans rétablissement, un local affecté aux récréations des ouvriers; là ils ont formé entre eux une société où aucun étranger n’est admis ; ils y trouvent la bière à 17 centimes le litre; des jeux de tous genres sont organisés dans le jardin, ainsi qu’un billard dans l’intérieur du local, qui est éclairé au gaz et chauffé aux frais de l’établissement.
- Les chefs ont fait établir aussi, à leurs frais, un appareil à vapeur pour faire la cuisine des ouvriers, lesquels ont formé entre eux une commission composée de dix membres et présidée par l’un des chefs. Chaque semaine, deux membres de cette commission sont de service pour l’achat des aliments et leur distribution ; les ouvriers qui ne veulent pas prendre part à cette alimentation n’y sont nullement forcés.
- Dès le lundi, l’ouvrier sait ce qui lui sera servi chaque jour de la semaine. Voici la composition du menu des six jours ouvrables :
- Tous les matins, thé au lait à 2 centimes et demi le demi-litre ;
- Lundi, bouillon, bœuf, pois;
- Mardi, id., id., haricots;
- Mercredi, id., id., riz au gras;
- Jeudi, id., id., pommes de terre;
- Vendredi, potage au maigre, harengs salés, haricots;
- Samedi, julienne, morue, pommes de terre;
- Chaque soir, lait battu au riz, à 5 centimes le demi-litre.
- Le demi-litre de bouillon coûte 5 centimes, la portion de viande coûte 10 centimes; légumes ou riz, le demi-litre 5 centimes.
- Voici les proportions d’un dîner de cent personnes :
- 10 kilog. de viande à 90 centimes.. . . . . 9 fr. » c.
- Poireaux. , ... ... , . . » 7
- Céleri. . . . .... . ... » 7
- Carottes. . ... . . . . , . » 20
- Oignons, thym, etc. . , . . . ...» 25
- Sel. . . . , . . . . ... » 25
- Salaire du cuisinier. ... . .... » 50
- 10 34
- qui donnent cent portions de bouillon à 5 centimes le demi-litre, 5 fr.,
- Cinquante-cinq portions de bœuf à 10 centimes, 5 fr. 50 c.,
- Plus le gras nécessaire pour l’assaisonnement des légumes.
- > Vente.. . . . . . 10 fr. 50 e.
- . Coût. . . . , . . 10 34
- Reste en bénéfice. .
- » 16
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- NOTICES INDUSTRIELLES. 619
- Cent portions, purée de pois ou haricots.
- 16 litres pois ou haricots, à 13 fr. 50 c. l’hectol. 2 fr. 16
- Oignons. . ... » 20
- Sel. . . ... » 14
- Beurre y> 50
- Epices diverses. . » 20
- Salaire du cuisinier. . » 50
- 3 70
- qui donnent cent portions à 5 cent., soit 5 fr.; il y a donc bénéfice de 1 fr. 30 cent, qui sont versés, avec les autres gains de cette nature, dans une caisse spéciale dont le total sera partagé tous les trois mois entre les associés, au prorata de la dépense faite par chacun d’eux.
- Purée de pommes de terre, 50 litres. Riz au gras, 50 litres ou cent portions.
- 1/2 hect. de pommes de terre, à 5 fr. 2 fr. 50 6 kil. de riz, à 55 c.. . 3 fr. 30
- Oignons » 20 Sel . » 14
- Sel » 14 Épices. . . . . » 21
- Beurre. ....... » 50 Salaire du cuisinier. . » 50
- Epices. ....... » 16 Gras de bouillon ( déjà payé ).
- Salaire du cuisinier » 50
- 4 » 4 15
- Bénéfice, 1 franc. Bénéfice, 85 centimes.
- Enfin, pour 50 litres de potage à la julienne, soit cent portions,
- 8 litres de pommes de terre. . » fr. 40
- 3 litres de pois.. . » 40
- Poireaux. ... . » 21
- Céleri . » 21
- Oignons, laitues. . » 20
- Choux . » 15
- Beurre . » 50
- Sel. . . ... . . » 14
- Epices diverses.. . » 24
- Pain . 1 »
- Carottes . » 20
- Salaire du cuisinier.. . » 50
- 4 15
- Bénéfice, 85 centimes, car on donne cent portions à 5 centimes, 5 francs.
- Yoilà l’ensemble des dépenses de la nourriture ; il en résulte que tout ouvrier dans la force de l’âge suffit grandement à sa subsistance en consommant par semaine,
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- 510 N(rritiÉuMDfsiMiLLËS.
- Vèv>o'd lé matin, unetasse iîè Thé! à 2 ceiitl ét$éÈl,*éi » ft\ 15 "
- A midi, une portion de viande à 10 cent., quatre jours. . » 40
- Id., 1/2 litre de bouillon ou soupe, à 5 cent., six jours.. » 30
- Id., id. de légumes;A 5 cènt^: six jôurè;^ . . » 30
- Le soir, id. lait battu au riz, 5 cent., six jours. . . » 30
- : f.d ' : — £g-
- Ajoutez pour le pain, 9 livres à 10 cent.. . » fr. 90
- 1/2 livre de beurre. . . » 50
- Supplément pour le dimanche.. . . . » 50
- " 3 fr. 35
- Sans entrer dans de plus amples détails sur la variété des mets, on peut ajouter que les morceaux de viande qui ne peuvent se découper en portions présentables sont hachés et assaisonnés avec du lard et font d’excellents pâtés.
- De plus, les eaux grasses, les épluchures de légumes, etc., servent à l’engraissement de quelques porcs qui viennent ajouter un bénéfice à celui déjà indiqué.
- - Un logement est aussi disposé pour les célibataires.
- La femme d’un des ouvriers se charge de faire les lits, et de l’entretien des réfectoires; elle reçoit de chaque ouvrier 20 centimes par semaine. 5
- Les lits sont fournis par les chefs, moyennant une retenue de 5 centimes par semaine. Chaque ouvrier couche seul. Son lit est en fer et a 0m,70 de largeur; il se compose d’une paillasse, un matelas, un traversin, une couverture eii laine et une paire de draps lavée et renouvelée tous les mois.
- Ainsi, pour la somme de 3 fr. 35 de nourriture et 55 centimes de logement, soit 3 fr. 90 par semaine, les ouvriers, gagnant, à Marquette, 10 fr. à 25 fr. par semaine; sont parfaitement nourris et logés. î r r; :
- . Afin d’établir de l’émulation parmi les ouvriers, chaque année, à la fête de l’établissement, des prix sont distribués à ceux qui ont le plus travaillé pendant l’année.
- Les premiers prix représentent une valeur de 50 à 60 fr., en diminuant graduellement jusqu’à 5 fr. Tous les prix sont donnés en vêtements. .
- La fête dure trois jours, pendant lesquels il y a bal, collation et jeux de tous genres, tels que courses dans les sacs , mât de cocagne, tir à l’arc, prix de petites et grosses boules, enfin distribution des récompenses des chefs.
- Telle était la position faite aux ouvriers de Marquette en janvier 1850. Depuis cette époque, des salles de bains ont été établies : tout ouvrier a la permission de prendre un bain quand il le désire, même pendant le travail; ce bain lui est donné gratuitement.
- Une école pour les jeunes ouvriers a été organisée dans l’établissement, de manière à leur rendre l’instruction facile; on a adopté le système généralement employé dans les salles d’asile.
- Afin d’attacher les ouvriers à l’établissement, une caisse de, retraite a été également instituée ; tout ouvrier ayant donné trente années de travail à l’établissement a droit à une pension de 300 fr. par an, pour laquelle aucune retenue sur son salaire ne lui a été faite.
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- ( . mQ£9S--VERBAIJX. 6â 1
- Extrait des procès-verbaux des séances du conseil d’administration de la Société
- d’encouragement.
- Séance du novembre 18&Q; r
- M. Cl. Anth. Costaz, secrétaire honoraire, fait observer que le procès-verbal du 6 novembre ne mentionne pas les observations qu’il a faites sur l’entretien des routes par la méthode attribuée à Mac-Adam. M. Baude, sans se prononcer sur les avantages ou les inconvénients de ce système, avait signalé, comme document utile à consulter, le rapport fait à M. le ministre des travaux publics sur le pavage et le macadamisage de Londres et de Paris, par M. Darcy, inspecteur divisionnaire des ponts et chaussées, inséré dans la 4 e livraison de 1850 des Annales des ponts et chaussées.
- Il est fait droit aux observations de M. Costaz.
- Correspondance. M. Bouché de Cluny, rue de l’Ouest, 100, dans le but de prendre part au concours du prix proposé par la Société pour le perfectionnement de la construction des locomotives, adresse la description et les dessins d’un système de locomotive à adhérence facultative pour chemins de fer, soit à niveau, soit à rampe.
- M. de Caligny, à Saint-Germain-en-Laye ( Seine-et-Oise ), adresse, comme complément de ses expériences sur une branche nouvelle de l’hydraulique, la description succincte de ses expériences sur une machine hydraulique de son invention ayant pour principe un nouveau phénomène de physique.
- Le but de M. de Caligny est d’appeler l’attention de la Société sur le nouveau moyen qu’il vient d’employer pour faire fermer des soupapes remontant d’elles-mêmes le courant, tandis que la soupape de Montgolfier, l’ancienne soupape des baignoires, se fermait en marchant dans le même sens que l’eau.
- M. Loriot, contre-maître boulanger, à Montmartre , adresse le résultat de ses essais pour constater la quantité de gluten renfermée dans des farines de diverses provenances.
- M. Dunand-Narat, rue du Cherche-Midi, 59 , rappelle que la Société d’encouragement lui a décerné, il y a huit ans, une médaille d’argent pour un nouveau procédé remplaçant la gravure sur bois. Il annonce que depuis cette époque il a fait une application spéciale de ses procédés à toutes les impressions en couleurs, à la presse typographique.
- M. Charles Chevalier, ingénieur en instruments de précision, Palais-National, 158, communique à la Société des renseignements sur la photographie que MM. Brebis-son, à Falaise, et Laborde, professeur de physique, à Piguelin, près Nevers, lui ont adressés.
- Il rappelle que M. Laborde est l’inventeur du double iodage que l’on a improprement qualifié de procédé américain, et que l’introduction de l’éther dans la boîte à mercure est aussi un perfectionnement qui lui appartient.
- Objets présentés. M. Cadruc, rue du Faubourg-du-Temple, 58, dépose un spécimen d’un nouveau système de fermeture de persiennes. Il signale les inconvénients du
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- PROCÈS-VERBAUX.
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- mode de fermeture des personnes généralement en usage, et il pense que son système, sur lequel il appelle l'attention. de la Société d’encouragement, ne laisse pas la possibilité de mal fermer, puisqu’en tirant les vantaux de la persienne elle se ferme seule et du même coup en haut, au milieu et en bas.
- M. Bouvert, à la pointe d’Yvry, route de Clioisy-le-Roi, 33, présente des tuyaux pour le drainage qui offrent aux agriculteurs des avantages importants sur lesquels il désire fixer l’attention de la Société d’encouragement.
- Le problème que M. Bouvert s’est proposé de résoudre , et dont il croit avoir trouvé la solution, a été le suivant : fabriquer des tuyaux de drainage dont le prix ne dépasse pas celui des tuyaux en céramique ordinaire brute, et dont la durée soit pour ainsi dire indéfinie.
- M. Bouvert présente également un pavé dont la surface de chaque prisme est de
- 10 centimètres, et dont la hauteur est de 20 centimètres; il ne lui a pas donné de plus fortes dimensions afin que par l’effet de la cuisson sa masse puisse être partout pénétrée par la chaleur, qui lui fait acquérir la dureté nécessaire pour son usage. L’assemblage par section des prismes s’obtient par l’asphalte.
- Séance du 4 décembre 1850.
- M. Seguier, vice-président, réclame contre un passage du procès-verbal de la séance du 20 novembre dernier, relatif à la demande, faite par M. Bouché de Cluny, d’admettre au concours ouvert par la Société pour le perfectionnement de la construction des locomotives un système de locomoteur à adhérence facultative pour chemin de fer, soit à niveau, soit à rampe. M. Seguier fait observer qu’il n’a pas laissé" ignorer à M. Bouché de Cluny que son système a une grande analogie avec le système de traction et d’engrenage sur les chemins de fer, pour lequel il a pris un brevet d’invention le 2 décembre 1846.
- M. Seguier, sans rien abandonner de ses droits, exprime le désir que cette observation soit consignée au procès-verbal. ,
- Le conseil s’empresse d’accueillir cette demande.
- Correspondance. M. Trocas, à Dijon, adresse la description d’un four à cuire le pain, chauffé avec de la houille. Cet appareil, dont M. Trocas se déclare l’inventeur, a été soumis à l’examen d’une commission spéciale, à Dijon, qui a reconnu qu’il offrait divers avantages.
- M. Miticherlich écrit d’Amsterdam qu’ayant lu dans les journaux que la Société d’encouragement se propose de récompenser celui qui aura amélioré les locomotives ,
- 11 fait connaître qu’il a imaginé une machine, laquelle, placée sous les locomotives ou lès waggons, les empêche de dérailler.
- L’auteur annonce qu’il a fait des essais avec un petit modèle qui lui a donné des résultats satisfaisants. Il espère que cette découverte se réalisera lorsqu’elle serà appliquée en grand. -
- M. Fusz, rue du Foin-Saint-Jacques, 21, appelle rattention dé la Société sur son
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- PROCÈS-VERBAUX. 623
- mode de voiture pour le transport des veaux; il fait connaître l’état des souscriptions ouvertes pour la construction de voitures de ce genre, et demande que la Société veuille bien lui venir en aide au moyen du legs Bapst, pour qu’il puisse poursuivre cette affaire importante pour le commerce.
- M. de Caligny, à Paris, adresse un supplément à sa première lettre dans laquelle il donnait la description succincte d’une nouvelle machine hydraulique de son invention. Il annonce qu’il s’est livré à des expériences afin d’étudier le phénomène de la succion sur lequel repose son jeu indéfiniment abandonné à lui-même.
- M. Fery, quai de la Tournelle, 11, demande à soumettre à la Société un système de chauffage de son invention.
- M. Gorilliot père, rue du Faubourg-Saint-Martin, 16, demande que la Société veuille bien lui permettre de répéter devant elle ou devant une commission ses procédés pour stéréotyper les caractères d’imprimerie, et reproduire en métal les reliefs de papiers, plâtres, bois, ses procédés de galvanoplastie, de dorure, d’argenture, etc.
- M. Terwangue, à Lille, adresse un mémoire autographié intitulé, Rouissage du Un manufacturier et rendu salubre.
- M. Sorel, ingénieur civil, rue de Lancry, 6, fait connaître qu’il a reçu la circulaire de la Société contenant une série de questions relatives à l’influence que pourraient exercer le zinc ou ses oxydes sur la santé des hommes.
- M. Sorel a répondu à toutes ces questions, en basant ses réponses sur une longue expérience du zinc et de ses oxydes; mais, si les faits qu’il a cités ne suffisaient pas pour prouver la parfaite innocuité des substances zincifères, il fera , dans son usine ou ailleurs, toutes les expériences que la Société jugera convenables pour éclairer cette importante question.
- M. Sorel profite de cette occasion pour prier la Société de vouloir bien nommer une commission chargée d’examiner ses procédés de fabrication du blanc de zinc qui sont journellement appliqués dans ses usines à la Yillette. En attendant l’examen qu'il sollicite, M. Sorel annonce qu’il est parvenu, au moyen des procédés qu’il a inventés et sans distiller le zinc ou le réduire en vapeur, à produire, par jour, 2,000 kilog. d'oxyde très-blanc et très-pur avec un seul appareil en brûlant très-peu de combustible. Il obtient ce résultat rapide et économique 1° en maintenant constamment la surface nue du zinc chauffé au rouge en contact avec un courant d’air, 2° en faisant intervenir la chaleur développée par la combustion du zinc pour chauffer ce métal.
- M. Sorel soumettra aussi à l’examen de la Société des siccatifs d’une très-grande puissance qu’il a découverts, et au moyen desquels il rend le blanc de zinc destiné aux peintures aussi siccatif que la céruse, sans qu’il soit nécessaire d’employer une huile siccative particulière.
- M. Faure t pharmacien , à Châlons-sur-Marne , expose que la concentration des extraits pharmaceutiques, opérée dans le vide au moyen d’un appareil simple et peu coûteux, a paru à la Société d’agriculture, commerce, sciences et arts du département de la Marne un progrès assez remarquable pour qu’elle ait cru devoir décerner à l’inventeur de cet appareil, M. Grandval, une de ses récompenses les plus élevées.
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- 4 II àdrès^''tin‘iBxempîaîfë:'àu^app6i^ dans' léqtiêT^l ? cherché‘ Vïairé ressortir?le mérite de cette invention. ' !.... ‘ ‘ “ , '
- . ?. ‘ , VI : ; - * V' '* i\, -i 'iit'ïi **, ?.• * V }/ '*!. - 1 •• J:
- Objets présentes. MM. Levavasseur frères, rue Montmorency, 18, soumettent à l’examen de la Société une lampe pouvant remplacer la chandelle dont les travailleurs de toutes, les classes font usage; quoique pleine d’huile, oq peut la pencher sans crainte de laisser épancher l’huile. Les auteurs prétendent qu’elle procure une économie notable comparée à la chandelle.
- M. Daubreville, ingénieur-mécanicien, me Saint-Gilles, 18, au Marais, présente des machines et appareils propres à la division et à la réduction, applicables à toute espèce de mesures; il y joint un numéro du journal le Brevet d’invention, qui fait un exposé sommaire de ses échelles pour la réduction ou la conversion réciproque et sans calcul des monnaies, poids et mesures de tous les pays.
- M. Daubreville prie la Société de nommer des commissaires pour examiner ses travaux ; il leur remettra une copie des dessins et du mémoire descriptif des appareils qui constituent son brevet.
- M. Jules Dubosc, gendre et successeur de M. Soleil „ opticien, met sous les yeux des membres de la Société une lampe ou régulateur électrique. ( Voy. plus haut, p. 607.)
- M. Combes, secrétaire, annonce que, dans cette séance, M. Dubosc se propose de faire fonctionner son appareil, dont les membres de la Société pourront apprécier les effets.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. Duméry lit un rapport sur une pièce d’horlogerie présentée à la Société par M. Courvoisier, et qui a pour objet de convertir l’aiguille des secondes des montres dite trotteuse en une seconde morte ou à repos. ?
- Le comité propose 1° de remercier l’auteur de sa communication; 2° de faire insérer le rapport dans 1 e Bulletin, avec le dessin et la description du mécanisme de M. Courvoisier; 3° de délivrer à l’auteur cent exemplaires du rapport. ( Approuvé. ) ( Voy. plus haut, p. 577. ) , . t
- Au nom du même comité, M. Ch. Laboulaye lit un rapport sur des cartouches métalliques pour armes à feu se chargeant par la culasse, présentées par M. Chaudun, arquebusier, à Paris.
- Le comité propose de remercier l’auteur de son intéressante communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin avec le dessin de la cartouche, et de la matrice avec support qui sert à la bourreleter. ( Approuvé. ) ( Voy. plüs haut, p. 580. )
- Communications. — Chemins de fer. M. Baude appelle l’attention de la Société sur un mécanisme imaginé par M. Laurent, qui permet aux galets, dans le système de chemin de fer de M. Arnoux, entre Paris et Sceaux, de s’éloigner des rails et de les rétablir au point tangentiel des rails; il met sous les yeux de la Société le dessin de ce mécanisme dont il décrit succinctement la composition et les effets.
- M. Baude fait connaître les essais dynamométriques faits avec ce mécanisme, et présente cette conception comme digne de l’intérêt de la Société.
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- PROCÈS-VERBAUX.
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- M. le président remercie M. Baude de celte communication en le priant de vouloir bien remettre une note qui sera renvoyée à la commission du Bulletin.
- Hydraulique. M. Beumère, après avoir entendu la communication faite , dans cette séance, par M. le secrétaire, au nom de M. de Caligny, déclare que, dès l’année 1843, il s’est livré à de nombreuses expériences sur les phénomènes de succion qui peuvent être déterminés par le mouvement d’une veine fluide s’épanouissant entre deux plateaux plus ou moins rapprochés. Il s’empresse de porter ce fait à la connaissance de la Société, en attendant qu’il puisse produire son travail dans toute son étendue.
- Sur l’invitation de M. le président, M. Beumère dépose son manuscrit dont toutes les pages sont parafées par M. Combes, l’un des secrétaires.
- Eclairage électrique. M. Dubosc procède aux expériences de son appareil d’éclairage électrique ; il produit successivement des phénomènes très-curieux de polarisation de la lumière qui ont excité l’intérêt des membres présents.
- M. le président, en remerciant M. Dubosc de sa communication, lui témoigne la satisfaction de la Société pour le résultat de ses expériences.
- Séance du 18 décembre 1850.
- Correspondance. M. Betz Penot, propriétaire, à Ullay, arrondissement de Fontainebleau (Seine-et-Marne ), annonce avoir découvert un nouveau procédé qui dispense de l’emploi du four dans la dessiccation du maïs, et des moyens de le convertir en farine.
- M. Garnaud, artiste lithographe, rue du Jardinet, 3, atteste les heureux résultats qu’il a obtenus des essais du papier à calquer de la fabrique de M. Bethel, de Montrouge. Ce papier, prenant très-bien la teinte, est d’un bon usage pour tout calque et études lavés.
- M. Fichtenberg, rue Meslay, 53, appelle l’attention de la Société sur M. Jules Sage, qui depuis dix-sept ans occupe, dans son établissement, la place d’ouvrier contre-maître. M. Fichtenberg se loue de l’intelligence, de l’activité ainsi que de la probité de M. Sage qu’il présente pour obtenir une des médailles destinées aux contre-maîtres.
- A cette occasion, M. le président informe le conseil que M. Chalumeaux, contremaître serrurier, qui a été jugé digne de prendre part à la dernière distribution des médailles, attache un grand prix à cette récompense ; il la considère comme un dédommagement des pertes éprouvées par lui de toutes ses économies, englouties dans la faillite d’une maison de banque.
- M. Gueudet, layetier-emballeur, rue du Bac , 70 , présente , pour obtenir une des médailles d’ouvrier contre-maître, M. Charles Jayel, qui depuis cinq ans occupe, dans son établissement, la place de premier ouvrier.
- La commission administrative des hospices de la ville du Puy ( Haute-Loire ) atteste que M. Auguste Demarat, contre-maître, depuis cinq ans, de la fabrique de lainages établie à l’hôpital général du Puy, s’y est distingué par sa bonne conduite et par ses connaissances dans l’art du mécanicien, en simplifiant et améliorant les nombreuses Quarante-neuvième année. Décembre 1850. 40
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- machines de cardage, de fdage , de tondage et de brossage, etc., qui y sont placées.
- Cette attestation est appuyée par la Société d’agriculture et le maire de la ville du Puy, et par l’ingénieur en chef des ponts et chaussées.
- M. de Saint-Amans, propriétaire, à Lamarque, près d’Agen, département de Lot-et-Garonne, appelle l’attention de la Société sur ses travaux céramiques dont il s’est constamment occupé depuis 1811 jusqu’à ce jour, et qui ont été constatés par le directeur de la manufacture de Sèvres et par la Société d’encouragement, laquelle lui décerna une médaille d’argent dans sa séance générale du 21 mai 1828. ( Voyez Bulletin de la Société, 27e année, p. 180. )
- M. le rapporteur du jury de l’exposition des produits de l’industrie en 1834, après avoir rappelé les divers travaux auxquels M. de Saint-Amans s’était livré, tant à Sèvres que dans les manufactures de Creil et de Montereau, annonça que, si M. de Saint-Amans avait pu fonder une fabrique , les produits qu’il avait présentés, entièrement nouveaux pour la France, lui auraient mérité la médaille d’or.
- Les termes de ce rapport excitèrent chez M. de Saint-Amans le désir de monter une fabrique en grand. Ce fut la ville de Bordeaux qu’il choisit pour le siège de cet établissement dont il quitta la gestion après avoir mis son associé en mesure d’en prendre la direction et de pratiquer ses procédés.
- M. de Saint-Amans, en donnant suite à ses recherches, porta, en 1844, à la connaissance de la Société d’encouragement, le nouveau mode imaginé par lui de faire des impressions sur les poteries anglaises, au moyen de la presse typographique , en remplacement de la presse en taille-douce. Il fait connaître le résultat de ses nouveaux procédés qui lui permettent d’en faire l’application , non-seulement aux poteries anglaises , mais encore de porter les couleurs vitrifiables ainsi que l’or sur la porcelaine dure.
- Ces procédés peuvent donner lieu à la création d’une branche d’industrie nouvelle, telle que les revêtements d’architecture intérieure et extérieure des édifices, et la décoration des meubles de toute espèce.
- M. de Saint-Amans exprime le désir que la Société veuille bien nommer une commission pour lui rendre compte de ces derniers perfectionnements, en rappelant ceux qu’il a apportés dans plusieurs branches des arts céramiques.
- Le conseil accueille cette demande, et invite les comités des arts chimiques et économiques à émettre leur opinion sur l’importance des travaux de M. de Saint-Amans.
- M. Rouget de Lisle, rue des Vinaigriers, 25, rappelle qu’il avait paru utile au conseil d’administration de la Société de faire l’histoire abrégée et chronologique des inventions anciennes et nouvelles, afin d’éclairer les recherches et les auteurs eux-mêmes. Il ajoute qu’il lui semble également utile de faire la bibliographie des ouvrages industriels ou tout au moins la table des matières qui y sont contenues. M. Rouget de Lisle entre dans quelques développements sur le mode d’exécution des mesures qu’il propose.
- Il expose ensuite que depuis onze années il a entrepris de recueillir les livres et documents relatifs à l’histoire de la technologie des arts et métiers, à l’économie politique, à la bienfaisance publique, à l’éducation, aux sociétés industrielles de secours mutuels
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- et de prévoyance, etc. Il offre au conseil d’administration de lui céder cette collection qui se compose de près de mille exemplaires.
- M. Iloslin, ingénieur des ponts et chaussées, rue deBeaune, 22, adresse une notice et un croquis de four établi en Belgique, sur une exploitation pour la calcination des coquilles. Ce sujet se rattache aux recherches de même nature qu’il a faites en basse Bretagne, et qui ont été l’objet de deux communications soumises, dans ce moment, à l’examen de la Société d’encouragement.
- Il résulte des documents renfermés dans cette notice que le banc de coquilles exploité par M. Bortier, agriculteur belge, à la Panne, près Fûmes, a environ 12,000 mètres de long sur 100 mètres de large, et une épaisseur moyenne de plusieurs mètres. Ce banc se compose de coquilles généralement entières et longues de 2 à 3 centimèt. , des genres Vénus et Astarté, mais où le premier domine. Les coquilles, mêlées à très-peu de sable quartzeux d’un jaune blanchâtre, avant d’être calcinées, sont séchées et passées à la claie.
- Le four est à réverbère et à double sole , se projetant dans un même plan horizontal. Le combustible devant donner une flamme assez longue pour recouvrir les deux soles, dont la première a lm,50 et la seconde 2 mètres de longueur, est une houille maigre de Fiers, qui coûte de 13 à 16 fr. le mètre cube. Les coquilles sont versées par trois trémies; celle du milieu sert pour la sole supérieure, et les deux autres pour la sole inférieure. On charge à la fois chaque sole d’un hectolitre de coquilles, et deux ouvriers munis de ringards étendent la matière et la remuent continuellement pendant le temps de la calcination, qui est d’environ un quart d’heure. Quand on veut que la calcination soit complète, on porte la température au rouge-blanc; mais M. Bortier espère obtenir pour l’agriculture des résultats plus avantageux , en ne donnant aux coquilles qu’une demi-calcination et en les jetant pendant quelques minutes dans une fosse remplie d’eau de mer. Dans les deux cas, on fait tomber les matières calcinées dans des conduits placés à la partie antérieure de la sole inférieure et aboutissant dans des caves où l’on conserve la chaux.
- Il faut huit hommes pour faire marcher le four. Chaque couple passe six heures sur vingt-quatre à remuer les coquilles. Les quatre heures restantes, pour compléter la journée de dix heures, sont employées à porter les coquilles au séchoir, à les passer à la claie, etc.
- Le four peut cuire de 18 à 20 mètres cubes de chaux par jour ; il consomme à peu près 1 hectolitre de houille pour 5 hectolitres de chaux complètement calcinée, ou pour 7 ou 8 de coquilles à demi calcinées et saturées d’eau de mer. Les coquilles complètement réduites en chaux se vendent 75 centimes l’hectolitre, et celles qui ne le sont qu’à moitié 30 centimes, après leur extraction de l’eau de mer.
- Les huit ouvriers, à 1 fr. 50 l’un, représentent une dépense journalière de 12 fr.
- 4 mètres cubes de houille, à 16 fr............................................64
- 18 mètres cubes de coquilles, à 1 fr....................-.....................18
- Intérêt journalier des dépenses d’établissement............................... 5
- Salaire d’un surveillant comptable, à 120 fr. per mois.................. 4
- Total...............103 fr.
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- D’un autre côté, 18 mètres cubes de diaux, à 7 fr. 50 l’un, représentent une somme de 135 fr. On voit donc que le bénéfîce'joitrnàîiér sdrâitde* 32 fri OU 1-2,520^. par an. Du reste, M. Bortier, en établissait ce four; èu biémmoinsf en vue £e bénéfice de la spéculation que 1’avantagé des agriculteurs de la contréë'dons&le^olf formé d’une terre argileuse et compacte, exigé impérieusement 1’emploi de là chauxm
- M. Michelin, qui a été adjoint au comité dés arts chimiques pour l’éxamen des communications de M. Hoslin, annonce avoir recherché à quelles espèces appartiennent ces coquilles dont M. Chevallier h été chargé de faire l’analyse. M. Michelin appelle principalement l’attention de la Société sur la question de rechercher la quantité des matières organiques que peuvent renfermer ces coquilles.
- M. Philipps, ingénieur des mines, rue Blanche, 8, dans l’intention de prendre part au concours ouvert par la Société , pour le perfectionnement des différentes parties des locomotives, a déposé, le 17 de ce mois, un mémoire sur les ressorts des véhicules. L’auteur fait remarquer que les ressorts sont d’un usage général dans le matériel roulant des chemins de fer, et dans les voitures qui circulent sur les routes ordinaires ; il ajoute que jusqu’ici on n’a pas déterminé les lois auxquelles ces appareils obéissent sous des charges ou des efforts déterminés, et que les constructeurs ont dû recourir aux tâtonnements pour fixer les formes et les dimensions qui conviennent aux ressorts dans les différents cas que la pratique peut présenter. Il a donc semblé à M. Philipps qu’il y avait un intérêt assez grand à combler cette lacune, et c’est en s’attachant aux principes fondamentaux de la résistance des matériaux qu’il a établi sa théorie. Les résultats quelle donne ont été vérifiés par des expériences directes, avec un degré de précision extrême.
- M. le président, sans rien préjuger du mérite du travail de M. Philipps, croit devoir rappeler que, par la pratique et l’observation, M. Fusz a fait emploi de ressorts auxiliaires.
- Rapports des comités. Au nom d’une commission spéciale, M. Jomard lit un rapport sur un système de cliché inventé par M. Laas d’Aguen, pour l’impression des livres à l’usage des aveugles.
- L’auteur, surveillant à l’institution nationale des Jeunes-Aveugles, a imaginé des cartes de géographie récemment imprimées à leur usage, d’après un procédé qui lui est propre et que la Société a honoré de son suffrage et d’une médaille d’argent.
- Aujourd’hui M. Laas d’Aguen lui soumet une invention qui n’est pas d’un moindre intérêt, et qui a pour objet l’impression économique et rapide de livres à l’usage des aveugles. ;
- Après avoir fait ressortir le mérite de cette invention, M. Jomard expose que M. Victor Ballu, élève de l’institution, a bien voulu ajouter un avantage au mode dont la description se trouve dans le rapport, par l’établissement d’un mécanisme pour faciliter l’impression des livres.
- Le comité, considérant qu’on ne saurait donner trop d’éloges au zèle de M. Laas d’Aguen pour l’avancement de l’instruction des jeunes aveugles, propose de renvoyer à la commission du Bulletin la description du procédé pour l’impression des livres
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- pour les aveugles?. Quanta la machine de M. Ballu, le comité des arts mécaniques jugera si elle mérite d’être publiée dans le Bulletin. ( Approuvé. )
- Communications i -MùiBenùîtj membre du conseil, donne lecture d’un mémoire renfermant le résultat de ses recherches sur la possibilité, pour la ville de Cette, de se procurer un approvisionnement d’eau douce en quantité aussi considérable qu’elle le voudra.
- M. Benoît dit, en terminant, qu’il s’estimerait heureux, si les diverses considérations dans lesquelles il est entré et les faits signalés pouvaient amener à partager son opinion que la ville de Cette peut et doit recourir à la volumineuse source sous-marine do l’Abysse , pour se procurer, en abondance, d’excellente eau potable dont elle manque absolument, et qui pourtant est l’un des éléments indispensables au prompt développement de la prospérité à laquelle sa position privilégiée sur la Méditerranée semble la prédestiner.
- M. le président adresse à M. Benoît les remereîments de la Société pour son intéressante communication, dont le Bulletin fera connaître les développements.
- Sur l’invitation de M. le président, M. de Saint-Amans expose les motifs qui l’ont déterminé à compléter ses nombreux travaux dans les arts céramiques, en appliquant sur les poteries et la porcelaine, au moyen de la presse typographique, des ornements et décorations qui réunissent l’avantage d’une grande solidité à un prix modique.
- Il met sous les yeux des membres de la Société une nombreuse collection d’assiettes, vases, médaillons ornés de ses nouvelles impressions.
- Le procédé à l’aide duquel M. de Saint-Amans décore ses poteries consiste dans la substitution des planches en relief aux planches en creux ou en taille-douce actuellement en usage et qui présentent des inconvénients auxquels M. de Saint-Amans a remédié. Sa planche type est une gravure en relief sur pierre dont il tire, au moyeu de la galvanoplastie, autant de clichés qu’il le désire. Le tirage sur papier et l’application sur la couverte s’opèrent avec une grande rapidité ; une femme, un enfant accomplissent ce travail avec facilité.
- M. de Saint-Amans ne se borne pas à l’emploi du noir et du bistre pour ses applications sur porcelaine, il emploie des couleurs métalliques tant pour les fonds que pour les ornements; ces couleurs réunissent la vivacité des teintes à une grande solidité.
- La dorure sur porcelaine a été aussi de la part de M. de Saint-Amans l’objet de soins tout particuliers ; cette dorure est aussi belle que durable.
- M. le président remercie M. de Saint-Amans , au nom du conseil d'administration , de son intéressante communication.
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- pour les aveuglés?. Quanttàla!machine de AL Bailu, le cpmité des arts mécaniques jugera si elle mérite d’être publiée dans le Bulletin. ( Approuvé. )
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- M. Benoît dit, en terminant, qu’il s’estimerait heureux si les diverses considérations dans lesquelles il est entré et les faits signalés pouvaient amener à partager son opinion que la ville de Cette peut et doit recourir à la volumineuse source sous-marine do l’Abysse , pour se procurer, en abondance, d’excellente eau potable dont elle manque absolument, et qui pourtant est l’un des éléments indispensables au prompt dévelop-
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- La dorure sur porcelaine a été aussi de la part de M. de Saint-Amans l’objet de soins tout particuliers ; cette dorure est aussi belle que durable.
- M. le président remercie M. de Saint-Amans , au nom du conseil d’administralion , de son intéressante communication.
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- BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE.
- La Société d’encouragement a reçu, dans ses séances des 23 octobre, 6 et 20 novembre et 4 décembre 1850, les ouvrages don Ides titres suivent :
- 1° Annales de la Société d’agriculture, sciences, arts et commerce du Puy ( Haute-Loire ), t. XIV. 1 vol. in-8iv.
- 2° Mémoires et analyse des travaux de la Société d’agriculture, commerce , sciences et arts de la ville de Mende ( Lozère ), années 1847, 1848 et 1849. 1 vol. in-8.
- 3° Institut national agronomique, — Programme proposé pour le cours de génie rural; par M. Faure, ingénieur civil. 1 vol. in-4,
- 4° Conservatoire national des arts et métiers, — Ouverture des cours publics 1850-1851, par M. Dumas, ministre de l’agriculture et du commerce. In-4.
- 5° La pomme de terre guérie par la plantation d’automne; par M. Leroy-Mabille. In-8.
- 6° Examen des engrais anciens et nouveaux et observations sur les pommes de terre et sur les charançons; par M. Laine. In-8.
- 7° Observations critiques sur les expériences relatives à l’emploi du sel dans l’alimentation du bétail; par M. A. Ërambert. In-8.
- 8° Un mot sur l’enseignement agricole. In-8.
- 9° Journal de l’éducation populaire, septembre, 1850.
- 10° Annales de l’agriculture française, novembre 1850. In-8.
- 11° Annales de la Société centrale d’horticulture de France, octobre 1850. In-8.
- 12° Journal des économistes, novembre 1850. In-8.
- 13° Revue scientifique et industrielle, sous la direction du docteur Quesnemlle, septembre 1850. In-8.
- 14° Annales de la Société d’agriculture, sciences et arts du département d’Indre-et-Loire, t. XXIX. In-8.
- 15° Le Conservatoire, revue des arts et métiers. In-4.
- 16° Bulletin du musée de l’industrie belge , publié sous la direction de M. Jobard, octobre 1850. In-8 avec pl.
- 17° Le Technologiste, sous la direction de MM. F. Malepeyre et Ch. Vasserot, novembre 1850. In-8.
- 18° Revue générale de l’architecture et des travaux publics, sous la direction de M. Daly, 8e vol., nos 11 et 12. In-folio avec pl.
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- ( 631 )
- LISTE
- des membres de la Société admis pendant Vannée i85o.
- MM.
- Armengaud jeune, ingénieur civil, rue des Filles-du-Calvaire, 6.
- Baille ( Elle ), négociant, président de la chambre de commerce, à Nancy ( Meurtlie ).
- Bapterosse, manufacturier, rue de la Muette, 27*
- Barreswill, professeur de chimie à l’école Tur-got, rue du Coq-Saint-Honoré, 5.
- Baudouin ( Michel-Hippolyte ), gérant de la maison Baudouin et comp., pour la fabrication des bougies stéariques, à Graville ( Seine-Inférieure ).
- Behr, directeur des forges de Yierzon ( Cher ).
- Bertrand, capitaine de frégate en retraite, à Bar-sur-Aube ( Aube ).
- Bessard ( Prosper ), à Montpellier ( Hérault ).
- Béthisy ( de ), propriétaire, rue de Lille, 5/p
- B latin, docteur en médecine, rue Saint-Ger-main-des-Prés, 2.
- Slot, fabricant de cuirs et feutres vernis, rue Pastourel, 5.
- Boileau, capitaine d’artillerie, professeur à l’école d’application de Metz ( Moselle ).
- Bon ( Paul ), fabricant de papier à Isseron (Isère ).
- Bonnal, élève de l’école centrale des arts et manufactures, rue Saint-Honoré, 3i5.
- Bouillant, fondeur de fer, rue Ménilmontant, 62.
- Bossu, directeur des salines de Dieuze ( Meurthe ).
- Capy, ferblantier-lampiste, rue Saint-Denis, 271.
- Davrainoille, ancien facteur d’orgues, rue Bou-cherat, 18.
- Delbruck {Jules), propriétaire, rue Neuve-des-Petits-Champs, 97.
- Ducel, maître de forges, rue du Faubourg-Poissonnière, 26.
- Fox, fabricant de carreaux et de briques émaillés, à Saint-Genis-Laval ( Rhône ).
- D’Hanrincourt, ancien officier d’artillerie , représentant du peuple , rue Yarenne, 43.
- Hédiard ( Alexandre ) , ingénieur civil, rue Taitbout, 2.5.
- Hézard, directeur de la fabrique de produits chimiques de Gouhenans ( Haute-Saône ).
- Jamin fils, ingénieur-opticien, rue Saint-Martin, 71.
- Leclerc, constructeur de machines à vapeur, de pompes et de machines de sondage, quai Valmy, 5g.
- Lefaucheux, arquebusier, rue Neuve-Yivienne, i3.
- Legavriand, ingénieur-constructeur de machines, à Lille (Nord).
- Leguerney, propriétaire, rue de la Victoire,
- 46.
- Malapert, pharmacien, à Poitiers ( Vienne).
- Malard, fabricant de châles, rue Beauveau,
- *7-
- Mangon (Hervé), ingénieur des ponts et chaussées, rue du Bac, 42.
- Mansard-Piggiani, chapelier, rue du Mail, 6.
- Masson ( Achille ), propriétaire, à Bouges ( Indre ).
- Miroude, fabricant de cardes, à Rouen ( Seine-Inférieure ).
- Nicot, secrétaire perpétuel de l’Académie du Gard, à Nîmes ( Gard ).
- Odier ( James), banquier, rue Laffitte, 42.
- Ozouf (H.), pharmacien, rue de Chabrol, 36.
- Palmer (Jean-Laurent), mécanicien-tréfileur, fabricant de mesures linéaires, rue Montmorency, r6.
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- ( 632 ),
- Perrot, ancien capitaine d’artillerie, place
- Veaàèm&t '
- Place ( Henry ), propriétaire, rue de Bagneux,
- 9-
- Pommereux ( Armand de ), proprietaire au Héron, commune de Da métal ( Eure ).
- De Saint-Ferréol, chef de section au canal de Marseille, à Marseille ( Bouches-du-Rhône ).
- Scrioe ( Jules), manufacturier, à Lille (Nord). Stiïlfbrt^&ttstaoô), gcianl de la compagnie Mailler et S cul fort, de Maubeuge, pour la . fabrication de la quincaillerie.
- Trescat, ancien5élève de l’école polytechnique, rue des Amandiers-Popincourt, 36.
- Fibraye ( Fernand de ), propriétaire-cultivateur, rue Yarenne, 56.
- ASSOCIES ETRANGERS.
- Smith (Henry-Daniel), mécanicien, à Vienne (Autriche). Sociedade y amigos del pais, à Valencia (Espagne ).
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- TABLE ALPHABÉTIQUE
- DES NOMS DES AUTEURS MENTIONNÉS DANS LA QUARANTE-NEUVIÈME ANNÉE DU BULLETIN.
- MM.
- A.
- Adam, y ressorts pour waggons de chemins de fer, 5g5.
- Ainslie, machine à triturer l’argile, 566 ; — à faire les tuyaux de drainage, 567.
- Alberti, rapporteur circulaire, 3i.
- Alcan y expériences sur le foulage des laines, 432 ; — sur la situation des ouvriers dans la fabrique de MM. Scrive, à Lille, 5q5, 617.
- Ansaldo {Albert)y fabrication du sulfate de magnésie, 112.
- Argicourt ( à’ ), préparation de la fécule du marron d’Inde, 69.
- Armengaud, nouveau cours de dessin industriel, g5, 128.
- Arson et Bellanger, cuisson du plâtre, 202.
- Aubé, dissolution du copal à froid, g4-
- Aubergier, culture du pavot et récolte de l’opium , 4o, 136 ; — extraction des sucs laiteux de la laitue et du pavot, i55(méd. d’arg. ), 263.
- Augendre, essais d’or fin, g3, 553.
- B.
- Bagot ( F. ), contre-maître (méd. de bronze),
- 271.
- Bain, télégraphie électrique, 192, 236.
- Bail, opium indigène, 157.
- Balluy mécanisme pour faciliter l’impression des livres à l’usage des aveugles, 628.
- Bapst, répartition des sommes provenant du legs, 293.
- Bapterosse, boutons en porcelaine, 3go.
- Baptiste, ouvrier cordonnier (méd. de bronze),
- 272.
- Barlet, contre-maître, ajusteur (méd. de bronze), 267.
- Barreswill, quête en faveur de madame Courtois, 347* A
- Barthélemy, rondelles élastiques remplaçant les ressorts pour chemins de fer, 94.
- Baude, poutres en fer pour la gare du chemin de fer de l’Ouest, 588; — sur les essieux des waggons des chemins de fer, 624.
- Baumé, préparation de la fécule du marron d’Inde, 69.
- Bazin ( mademoiselle ), coloriage, 120.
- Beaufort{de), cristallerie de St.-Louis, 227,228.
- Becker, tissus imperm, (méd. de bronze), 263.
- Bedeau, gravure sur pierre lithographique, 92.
- Benoît, rapporteurs circulaires, 32; — emploi de la règle divisée en millimètres et de la règle à calculer, i3o; —notice sur le foulage de la laine et sur les machines à fouler les draps et autres lainages, 438; — description de ses machines à fouler les draps et lainages, 555; —- sur les travaux de M. Ca-rillion, 479; — proposition de former une collection de portraits des fondateurs de la Société, ib.- — moyen de procurer de l’eau à la ville de Cette, 629.
- Benoît et Vergnes, machine à fouler les draps,
- 442.
- Berard ( Aristide ), lavage de la houille, 4^5.
- Bernon, machines à fouler, 44° •
- Bertaut, épreuves lithographiques, 141 -
- Bertauts ( Jacques-Louis ), contre-maître boulanger ( méd. de bronze ), 273.
- Berthet, métier à tisser de Jacquart, 96, 109 (méd. d’argent), 263.
- Bertiaux {J. B.), chef ouvrier verrier ( méd. de bronze), 27t.
- Berton, ailes de moulins à vent perfectionnées (méd. d’argent), 263.
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- ( 634 )
- Bessemer, presse pour 1 extraction du jus de la. canne à sucre, 602.
- Besson , privilège à lui accordé en i56g pour la publication de son ouvrage sur les machines, 439.
- Bethel, papier à calquer, 625.
- Betz Penot, farine de maïs, 625.
- Beuvière, planimètre sommateur, 46, 97 (méd. d’argent), 263; — application de la photographie aux arts industriels, i4o.
- Billault, contre-maître chaudronnier (méd. de bronze ), 267.
- Biwer, mécanismes divers, 447*
- Blanc, contre-maître (méd. de bronze), 267.
- Blanqu&rt-Éorard, photographie sur papier, 223.
- Blanc y ( lord ), assainissement des terrains par l’opération du drainage, 384.
- Bloch , siphon à écoulement intermittent, 3g; — réservoir pour alimenter les chaudières à vapeur par un écoulement intermittent, 466.
- Bochter ( Fréd. ), contre-maître de gravure ( méd. de bronze ), 26g.
- Boetmadoux, purification des houilles, 428.
- Bon ( M. ), contre-maître boulanger ( méd. de bronze), 273.
- Bonniceau, multiplication des sangsues, 276.
- Bonlems, modifications dans la coloration des verres, g4; — sur l’exposition de Londres, ib.
- Bontron, moyen de diminuer les frais de vidange, 136.
- Border, four pour la cuisson de la chaux de coquilles, 627.
- Bosc, emploi de la racine de l'arum macula-tum, 69;—de la fécule de bryone, 70.
- Bosche, perfectionnements apportés au métier à tisser de Jacquart, 96, 1 o5 (méd. d’or), 264.
- Bouché de Cluny, locomotives, 621.
- Bouchotte ( Charles ), emploi du fruit du marronnier d’Inde, 72.
- Bouhon, appareil dit cale à fléau ( méd. de bronze), 262.
- Bouguer, mesures des surfaces planes, 97.
- Bourdaloue, notice sur les nivellements, 46,127.
- Bourdin, balancier compensateur pour pendules, 193.
- Bourgery, ouvrage d'anatomie, 120.
- Bourgois , expériences comparatives de l’hélice et des roues à aubes pour les bateaux à vapeur, 78.
- Bousigues, nouveau procédé photographique, 6o3.
- Bouoert, tuyaux de drainage, 622.
- Braconnot, conservation du lait, 229.
- Bramet, contre-maître typographe ( méd. de bronze ), 269.
- Bros son, blanc de baryte, 124.
- Brunner, sphéromètre, 137.
- Bullock Webster, machine à triturer l’argile, 565 ; — à faire des tuyaux de drainage, 566.
- Burke ( Edmond ), documents sur l’industrie américaine, 44-
- Buzonnière ( de ), fourneau fumivore pour la combustion de la houille, 38g.
- C.
- Cadiat, moyen d’utiliser le travail mécanique développé par la vapeur pour produire le tirage dans les cheminées des locomotives, i4o.
- Cadruc, fermeture de persiennes, 621.
- Cail, appareil pour l’égouttage et le clairçage des sucres, 463.
- Caillai, emploi du goudron pour préserver le blé de l’attaque des charançons, 343.
- Caligny, soupape hydraulique, 621.
- Calla, moulin à blé marchant par courroies, l52.
- Calmus, préparation de la fécule de marron d’Inde, de Yarum maculatum et de la racine de bryone, 68; — pain préparé avec ces fécules, 71 ( méd. de bronze ), 262.'
- Caméron, appareil pour faire les eaux gazeuses, 206.
- Canard, camisole de sauvetage,. 142.
- Capy, lampe à modérateur, 96, 167 ( méd. de bronze), 263.
- Carillion, machine à dresser les glaces, 391, 421, 423 ; — travaux de cet ingénieur, 479» 542; — ses tables à couler les glaces, 544*
- Carteron, mordants pour la teinture, 184.
- Carville, four à réverbère, 188, 20 r.
- Cazal, parapluies, i38.
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- Ces sort, scie à receper sous l’eau, 199, I
- Chaix, chanvre de Chine, g3.
- Challemaison, culture du maïs, 44-
- Chcimponois, pompe à double effet, 234.
- Chariot, violons, 546.
- Chapelain, machine à tracer les limons des escaliers, 5^5.
- Chardron, machine à fouler les draps, 44°’ ” machine à laver les tissus, 563.
- Charles, niveau circulaire, 364-
- Charles, buanderies portatives ( méd. de platine ), 284.
- Charpin, machine à vapeur, 187.
- Châtelain, sur la fabrication des bougies stéariques, 81, 92.
- Chaud et, sur les essais d’or fin, 553, 58o, 583.
- Chaudun, cartouches métalliques, 4 ;7-
- Chazallon, instrument pour mesurer la hauteur des marées (méd. d’argent), :>63.
- Chemin ( L. G. ), contre-maître layetier-em-balleur (méd. de bronze), 272.
- Chenot, construction des fourneaux d’oxydation et de réduction des métaux, 43; — ciments obtenus au moyen du fer très-divisé, 292.
- Chérot, peinture dite mixturale ( méd. de bronze ), 262; — récompense de 100 fr. sur le legs Bapst, 300.
- Chevallier {J.), moyen démoraliser les ouvriers, 43; — Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, 139, 436.
- Chevalier {Eugène), buanderie économique, 283.
- Chevalier ( Charles ), baromètre mural et compas azimutal, 58 ( méd. de platine ), 264.
- Ciechanski, niveau à bulle d’air, 235, 862 ( méd. d’argent ), 263.
- Claes de Lembeck, emploi du système de drainage, 571.
- Clavier, contre-maître ( méd. de bronze), 266.
- Clayton, machine à triturer l’argile, 565; — à fabriquer les tuyaux de drainage, 566.
- Collardeau, rapporteur circulaire, 33 ; — go-niographe, 34-
- Colin, contre-maître mécanicien ( méd. de bronze), 267.
- Colmont, système de panification à introduire dans les campagnes, 43; — documents relatifs aux chevaux atteints de la morve, 4^5“” moyen d’honorer le mémoire de M. de Las-teyrie, 91; — sur la liquéfaction des métaux, g3 ;—proposition d’un prix sur la question : quelle a été sur la prospérité de V Angleterre l'influence des mesures économiques et financières proposées par sir Robert Peel, 348.
- Constant ( Eugène ), vues de Rome photographiées, i35.
- Cottereau, analyse des engrais de matières fécales, 91.
- Courtois (madame veuve), quête faite en sa faveur, 347.
- Courvoisier, montre à secondes, 577.
- Co uverchel, préparation de la fécule de marron d’Inde, 69.
- Coivley et Stains, opium indigène, i58.
- Crocker, rapporteur circulaire en cuivre, 33.
- Cm-eau {A.), contre-maître boulanger ( méd. de bronze ), 293.
- D.
- Daniel, cirage et vernis pour chaussure, 2,36.
- Dansette ( D. ), contre-maître teinturier (méd. de bronze ), 269.
- Da O Uni, inventions diverses, 294 ; récompense de 200 fr. sur le legs Bapst, 299.
- Darcet, gélatine employée comme matière plastique, 321.
- Daret, machine à vapeur appliquée au broyage du chocolat, 353.
- Daubreville , appareils de division et de réduction, 624.
- Daupley {A.), contre-maître dans une fabrique de cliocofat (méd. de bronze), 272, 355.
- Debergue, ressorts en caoutchouc ( méd. d’argent), 263.
- Decoudun (madame), appareil de buanderie, 284 ( méd. d’argent ), 285.
- Decourdémanché, congélation artificielle de l’eau, 118.
- D charmes, emboutissage des tubes, 28.
- Deher, contre-maître tréfileur (méd. de bronze), 267.
- Delarothière, métier circulaire pour la fabrica-
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-
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- ( 636 )
- tion de la bonneterie, 2g5 ( récompense de s5o fr. sur le legs Bapsi ), 299.
- Delaunay, presse d’assemblage pour encadrements, 41, 3o5, 365.
- Delmux-Louzier, emploi de l’arum maculatum pour la nourriture des animaux, 7 4*
- Demaurey, machines à fouler, 44°*
- Penton et Charnok , machine à faire les tuyaux de drainage, 566.
- Desagre, émaillage de la fonte, 178.
- Desbordes, manomètre à air comprimé, 189.
- Desbrosses {J. «7. ), contre-maître boulanger (méd. de bronze), 273.
- Devinck, machines pour la préparation du chocolat, 35o, 353 ; — brûloir à torréfier le cacao, 361.
- Dewitt, chaudière de machine à vapeur, 476.
- D igeon, nouveau système d’enrayage, i4r -
- Dowie (John), machine à faire les tuyaux de drainage, 566.
- Draylon, argenture du verre perfectionnée,
- 181.
- Droguet (L. F.), contre-maître ( médaille de bronze), 271.
- Dubosc-Soleil, perfectionnement du sacchari-mètre, 392;—régulateur électrique, 607; — expériences sur la lumière électrique, 625.
- Dubuc, culture du pavot, 1Ô7.
- Dujardin, télégraphie électrique, 221.
- Dulong, emploi de la racine de l’arum macula-tum, 6g.
- Dumas, fondeur, 294 ( récompense de 100 fr. sur le legs Bapst ), 299.
- Dumas, président de la Société , discours prononcé à la séance générale du 5 juin i85o, 290; — documents relatifs à l’exposition de Londres, 329.
- Dupin ( Ch. ), circulaire relative aux objets à envoyer à l’exposition de Londres, 373.
- Dupont (Paul), presses typographiques fonctionnant par machines à vapeur, 189; — essai pratique d'imprimerie, 345.
- Durand, consommation des pâturages, moyen de fournir à l’engraissement des bestiaux, 4ï.
- Durand-Nara, gravure sur pierre, 621.
- Durepaire ( François), contre-maître ( méd. dè bronze), 270.
- Dussard, fabrication des bougies stéariques, 85.
- Dyer, machine à fouler les draps, 44f •
- Dyevre, application du système de lavage de la houille, 428.
- E.
- Ebelmen, remise d’une partie de la perception à l’entrée des produits de la manufacture de Sèvres, 574.
- Ebrard, multiplication des sangsues, 136, 277 (méd. de 5oo fr. ), 281.
- Eck ( madame veuve ), 294 ( récompense de 100 fr. sur le legs Bapst ), 299.
- Edeline, appareil sécheur du linge, 42, 188, 211, 286 ( méd. de bronze), 287.
- Egault, niveau-cercle, 127.
- Eisenlohr, batterie électrique à force constante, 608.
- Englerth, Reuleaux et Dobbe, machines à fouler, 44° •
- Ernst, planimètre, 100.
- Esquiron} farine de légumes, 238.
- F.
- Farge, parapluie, i38.
- Faure, appareil pour les arrosements, 443*
- Fauvel, contre-maître ( méd. de bronze), 267.
- Fichtenberg, crayons de plombagine et crayons-pastels, 324.
- Filliol, cuvette de garde-robes, g5, 164, i65 ( méd. de bronze ), 262.
- Finken, étamage des glaces, 124.
- Flacheron-ffayard, épreuves photographiques,
- 192,443.^
- Flandin, préparation de la fécule de marron d’Inde, 72.
- Fondet, appareil de chauffage, 346, 434, 4^^*
- Fontenau, moyen d’empêcher les fusils à percussion de partir, 234, 44$> 4^2*
- Foucault, clavier imprimeur à l’usage des aveugles, 4g ( méd. d’or ) , 264 ; — ( récompeuse de 25o fr. sur le legs Bapst), 3oo.
- Franklin, verres de lunettes, 217.
- Frey, TVilz et comp., emploi du mécanisme d’enrayage de M. Pouyev-Quertier, 600.
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- ( 637 )
- Froment, comparateur type de mesures métriques, 5^2.
- Fugère, estampage du cuivre et du zinc, 326, 5^3.
- Fumet, appareil congélateur portatif, 327.
- Fusz, enrayage des roues, 296 ( récompense de 100 fr. sur le legs Bapst ), 3oo ; — voiture pour le transport des veaux, 623.
- G.
- Gagin, toiles sablées pour couvertures, 447*
- Galy-Cazalal, manomètre court à air libre, 35°, 449.
- Gambey, cathétomètre, 146; —- niveau à bascule et à bulle d’air, 364-
- Ganneron, scie à receper sous l’eau, 198.
- Garneray, toile à tableau,'478.
- Garnier ( Paul ), horloges électriques, 189.
- Gateau, noria perfectionnée, 298 (récompense de 100 fr. sur le legs Bapst ), 3 00.
- Gaudin, microscope usuel, 222.
- Gauthey, scie à receper sous l’eau, 199.
- Gay, appareil de blanchissage, 284 ( médaille d’argent), 285.
- Gclinski, instrument pour la réduction d’un polygone rectiligne, 100.
- Geoffroy Saint-Hilaire, introduction des lamas en France, 233.
- Gillet, machine à faire des mortaises dans le bois, 188 (méd. de bronze), 262, 309.
- Girard, filature mécanique du lin, 89.
- Girault, système de poutres rigides, 294 ( récompense de 100 fr. sur le legs Bapst), 299.
- Gorilliot, stéréotypage, 623.
- Goulet te, contre-maître serrurier ( méd. de bronze ), 268.
- Gourcy (de), note sur le drainage en Angleterre, 382.
- Grandsal, lait concret, 574 > — extraits pharmaceutiques, 623.
- Grenon, procédé de dorure de la porcelaine, 38 ( méd. de bronze ), 262.
- Gros, épreuves photographiques, 443.
- Guarnerius, violons, 547-
- Gunther, règle à calcul, i3o.
- Guyot ( J. ), poutres en fonte, 5qo.
- Guy Ion-Mors eau, recherches sur les blancs à substituer à la céruse, 122.
- H.
- Hall, machine à fouler, 44°*
- Hall, Powet et Scott, introduisent en France la machine à fouler de Dyer, 441 •
- Hardy, culture du pavot en Algérie, i58.
- Hatcher, machine à fabriquer les tuyaux de drainage, 566.
- Hâter ton, emploi du système de drainage, 570.
- Hasard-Loyer, cuvette d’aisances, 477.
- Hazard, multiplication des sangsues, 276.
- Herman, machine à broyer et à pulvériser (méd. de platine), 264, 354.
- Hirnely , procédé de gravure d’aqua-tinte en relief, 139, i5o (méd. de platine), 264.
- Hopf, extraction du lactucarium, i56.
- Hoslin, conversion en chaux des sables calcaires de la Bretagne, 187 ; — chaux de coquilles, 627.
- Houot ( J. ), contre-maître dans une papeterie ( méd. de bronze ), 271.
- Huau, marteau-pilon, 43, 137, 148.
- Humbert, colle blanche et colorée, 234.
- Humbert de Molard, épreuves photographiques sur verre, 1 35, 444.
- Hurst et TVood, machines à fouler, 44°*
- J.
- Jacob, dessin d’objets d’anatomie, 120.
- Jacquesson, éclairage des caves, 5q6;—poutres en fonte, 590.
- Jamin, lunettes à double foyer, 191,217; — microscope, 345.
- Janinet, nouveau mode de construction des tables résonnantes des instruments de musique, 479» 545, 584.
- Joannès ( J. E. ), contre-maître boulanger ( méd. de bronze), 273.
- Jobard, sur le foulage des laines, 438.
- Jobbins ( Daniel), machines à fouler, 44°*
- Joly, poutres en fer à cornières, 58g.
- Journeux, manomètre à air libre, 35q, 460.
- Junker, lavage de la houille, 4^8.
- K.
- Kirchoff, conservation du lait, 232.
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- ( 638 )
- Kirschweger, coussinets en plomb pour essieux
- O 7
- de roues, 179-
- Kuhlmann, procédé pour durcir le plâtre, 292.
- L.
- Laos d’Aguen, cartes géographiques pour les aveugles ( méd. d’argent ), 264; — clichés pour impression de livres, 238, 628.
- Laborde, photographie sur papier, 6o5.
- Lamé, engi’ais, 576.
- Lamarque ( le général ), essais sur la récolte de l’opium, 158.
- Lamiral ( Eugène ), mémoire sur la pêche et la culture des huîtres, 188, 610; —sauvetage, 190;—bateau sous-marin, 6o3.
- Lanchantin (Aubert), contre-maître boulanger ( méd. de bronze ), 273.
- Langlois, emploi de la fécule de marron d’Inde, 72.
- Lasteyrie ( Ch.), proposition d’honorer sa mémoire, 91.
- Lasteyrie ( Ferdinand de ), fait hommage à la Société du portrait de son père, 138.
- Lecanu, procédé pour reconnaître les falsifications des farines (méd. d’argent), 263.
- Le Chaielier, ressorts de suspension des wag-gons des chemins de fer, 476,5g2 ; — sur le lavage de la houille,
- Lecœur, contre-maître chaudronnier ( méd. de bronze ), 267.
- Lécrivain, contre-maître typographe ( méd. de bronze), 26g.
- Lefaucheux, cartouches métalliques embouties, 29; — pressoir à cidre, 45, 197 ; machine à enrayer les voitures, ib.; — fusils se chargeant par la culasse, 582.
- Lefeare ( Louis-Laurent ), contre-maître pépiniériste ( méd. de bronze ), 266.
- Lefevre, vernis conservateur du tain des glaces, 125.
- Lefour, sur l’emploi du système de drainage en Belgique, 5qi.
- Legal, outil pour river les tuyaux des chaudières à vapeur, 37.
- Legrand, machine à fabriquer le chocolat, 353.
- Lemaitre, construction de la cloche de plongeur de M. Pay erne} 601. J
- Lequime, procédé de fabrication du sucre de betterave, i32.
- Lepaige, fabrication des bougies stéariques, 82.
- Levavasseur, lampe-chandelle, 624.
- Lignac ( de), conservation du lait, 23x.
- Loiseau ( Laurent ), contre-maître boulanger ( méd. de bronze), 273.
- Loiseleur-Deslongchamps, culture du pavot,
- i57.
- Ludesdorff, platinure de la porcelaine et des poteries, 181.
- Luton (L. ), contre-maître boulanger ( méd. de bronze ), 273.
- M.
- Malapert, sulfate de soude et de magnésie, 11 o (méd. d’argent), 263.
- Malbec, conservation du lait, 23o.
- Maldan ( A. ), contre-maître boulanger (méd. de bronze), 278.
- Mallet et Lepelletier, fabrication du sulfate et du carbonate de magnésie, ii3.
- Mansart-Pigiani, chapeaux à courant d’air, 188.
- Mantois ( madame ), procédés de coloriage, g5, t20 (méd. d’argent), 263.
- Marcandier, préparation de la fécule de marron d’Inde, 69.
- Marchand {A.), contre-maître boulanger ( méd. de bronze), 278.
- Marcus, sur la cristalleiie de Saint-Louis, 227.
- Maréchal, contre-maître typographe ( méd. de bronze), 270.
- Marie ( P. C. ), contre-maître boulanger ( méd. de bronze ), 273.
- Marsilly (de), lavage de la houille en Belgique, 3gi, 4^6, 42^> 454.
- Maus ( Henri), machine pour le percement du tunnel des Alpes entre Modane et Bardon-nèche, 1 38.
- Minier, fabrication du chocolat, 354-
- Mérat-Guillot, opium indigène,
- Michelot, contre-maître mécanicien ( méd. de bronze ), 268.
- Micholet, multiplication des sangsues, 137, 281 ( méd. de 100 fr. ), 282.
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- ( 639 )
- Mignard fils, tuteur du limonier, 188, 191 ( méd. de bronze ), 262, 310.
- Miller (John), pantoscale, 100.
- Mitlcherliçh, locomotives, 622.
- Mockel ( C. ), contre-maître imprimeur sur tissus ( méd. de bronze ), 269.
- Moigno, explication du système de télégraphie électrique de M. Bain, 236.
- Monge, sur le foulage des laines, 438.
- Monpied (A. ), prote d’imprimerie ( méd. de bronze ), 270.
- Morand, préparation de la fécule de la bryone, 7°-
- Murray, restauration des manuscrits, 186.
- N.
- Newton, conservation du lait, 23o.
- Nicod, ponts tubulaires, 476.
- Niepce de Saint-Victor, photographie sur verre, 238, 47°.
- O.
- Odier ( James ), boussole azimutale, 58.
- Oppikofer, planimètre,. 100.
- Otto, sur les instruments de musique à archet, 586.
- Oubriot, inventions diverses, 295 (récompense de 100 fr. sur le legs Bapst ), 3oo.
- Ozouf, fabrication des eaux gazeuses, 95, 137, 2o5 ( méd. d’argent ), 264.
- P.
- Palmer, tubes sans soudure emboutis, 28 ; — instrument pour indiquer le diamètre des verres de montre, 3o; — instrument dit calibre à vernier circulaire, ib. ( méd. de platine ), 264.
- Paris, fer contre-oxydé, 75, 77 ( méd. de platine ), 264.
- Parisse, nouveau mode de chauffage, 44^*
- Parkes ( Josiah ), drainage des terrains humides, 383.
- Parmentier, préparation de la fécule de marron d’Inde, 69.
- Pattinson, blanc de plomb, i85.
- Payen, procédé d’extraction du sucre de betterave, 96, i32; — sur le drainage en Angleterre, 570 ; — presse pour extraire le sucre de canne, 602.
- Payerne, navigation sous-marine, 141 ; — cloche de plongeur, 601,602.
- Pelletier, moulins à broyer le chocolat, 354*
- Périer ( Pierre ), contre-maître boulanger (méd. de bronze), 273.
- Perreaux, roue à hélice à palettes mobiles, 45, 63, 67; — sphéromètre, 137; — cathéto-mètre, i45.
- Perrot, presse lithographique à cylindres, 3o6.
- Petel, contre-maître jardinier ( médaille de bronze ), 266.
- Petermen, calibre, 3o.
- Petit, étalons linéaires (méd. de bronze), 262.
- Petit, extraction de la morphine, 159.
- Philippar, expériences sur les engrais produits par les matières fécales, 91.
- Philipps, ressorts pour waggons de chemins de fer, 628.
- Picault, ouvre-huître, 190.
- Pichon, distribution de la vapeur à domicile,
- 478.
- Poincelet, fabrication du chocolat, 353.
- Poitevin, photographie sur papier, 225.
- Poney, travaux galvanoplastiques, 87.
- Portant, règles-pantographes, 32.
- Pottinger, fabrication de la cire à cacheter, 182.
- Prestandra, opium indigène, 158.
- Pouyer-Quertier, embrayage et débrayage à cliquet, 599.
- Q.
- Quéval ( Baptiste ), contre-maître de filature ( méd. de bronze ), 268.
- R.
- Ramelli, ouvrages sur les machines, 44°•
- Raphanel et Ledoyen, eau désinfectante inodore, 90.
- Ricart-Duprat, extraction de la morphine, i59.
- Riepe, zincage du fer, 178.
- Riondet, moyen de guérir la morve des chevaux, 4i, 90.
- Rivot, analyse des fontes de fer, 458.
- Robert ( H. ), écliptique mécanique, 90, 235,
- 3i3, 3i5.
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- ( 640 )
- Rdbine, emploi de la fecule dans la panifica tion, 72.
- Robert, fusil se chargeant par la culasse, 502.
- Roche, sur un outil pour river les tuyaux des chaudières à vapeur, 37; — expériences sur les hélices bordées, 79.
- Rofe, tuyaux en gutta-percha, i85.
- Rohlfs et Seyrig, appareil pour séparer les cristaux de sucre des solutions impures, 3g 1,
- 46i.
- Rouffet,, machine à fabriquer le chocolat, 355.
- Rouget de Lisle, gravure chimique sur pierre, 92; — instrument pour tailler les crayons lithographiques, g3; —blanchissage du linge, 205 ( méd. de platine et 1,000 fr. ), 287; — éclairage des caves, 567 ; — logement des ouvriers, ib.; — histoire chronologique des inventions, 626.
- Rousseau, dorure de la porcelaine, 39.
- Rousseau, procédé d’extraction du sucre de betterave, i32, x34-
- Rouvier-P aillard, nouveau procédé de moulage, 326; — travail plastique de l’ivoire, 608.
- Ruff, machine à plier et métrer les étoffes, 25 (méd. d’argent), 2.63.
- S.
- Sage, sur les essais d’or fin, 553.
- Saint-Amans, application de gravures en relief sur porcelaine, 626, 629.
- Sainte-Preuve, éclairage électrique sous l’eau, 239; — application de la force centrifuge aux opérations industrielles, 3g 1 ; — mécanisme d’horlogerie compteur, 479-
- Sanders et Williams, machine à faire les tuyaux de drainage, 567.
- Savaresi, extraction de l’opium, 157.
- Savart, perfectionnements des instruments à cordes et à archet, 587.
- Saxe, extraction de l’opium, iS'j.
- Schneider, fabrication de l’acide sulfurique, 191 (méd. d’argent), 263;—grillage des minerais, système de condensation des vapeurs acides dans la fabrication de l’acide chlorhydrique, 142 ; — colle forte de gélatine, i43.
- Schwickardi, système de charpente, 294 ( ré-
- compense de 100 fr. sur le legs Bapst), 299.
- Scragg, machine à faire des tuyaux de drainage, 566.
- Scrive, amélioration de la situation de ses ouvriers, 617.
- Seguier, programme de prix pour hâter les progrès de la photographie, 142; — balance pour peser les monnaies, 469.
- Sempleton (lord), assainissement des terres par l’opération du drainage, 384-
- Septier, filtration, 45, 188, 2i5.
- Serrin, scie à pierre tendre et planipierre, 34g, 370.
- Simon, extraction de l’opium en Algérie, 158.
- Simon, lavis aqua-tinte lithographique, 44*
- Simonin, de Nancy, sulfate de magnésie, 112.
- Smith, de Deanston , assainissement des terres par l’opération du drainage , 385 ; — machine à faire les tuyaux de drainage, 567.
- Smith {David), fabrication du plomb de chasse, 180.
- Soleil, système fractionnaire d’une machine à diviser, 46.
- Soleil ( Henri ), perfectionnements du saccha-rimètre, 3g3.
- Sonnois, alliage métallique, 551.
- Sorel, foyer à grille mobile, 142, 2o4; — couleurs à base de zinc, 623.
- Stahl, moulage en plâtre, 187, 34g, 366, 368.
- Steiner, violons, 586.
- Steinkamp, moyen de décolorer le sucre, i85.
- Stelling, préparation du vernis de succin, 184.
- Stephenson, ponts à tubes rectangulaires, 218.
- Slevenard, moyen de sauvetage des ouvriers surpris par des éboulements, 3go.
- Strada de Rosberg, ouvrage sur les machines ,
- 44°*
- Stradivarius, violons, 586.
- Stumer, émaillage du fer, 178.
- Sivayne, machine à faire les tuyaux de drainage, 567.
- T.
- Tachet, assemblage des bois de menuiserie (méd. de bronze), 263.
- Tachouzin, fabrication des bougies stéariques, 85.
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- ( 641 )
- Talabot, lavage de la houille, 458.
- rl'albot, perfectionnements apportés à l’art photographique, 393, 472-
- Telford, pont suspendu sur la Menai, 21g.
- Thackeray, charrue fouilleuse, 565; — machine à faire les tuyaux de drainage, 567.
- Théodet, contre-maître pépiniériste (méd. de bronze), 266.
- Thiébault, tables en fonte à couler les glaces, 543.
- Thoré, conservation des grains, i35.
- T Met, sur les essais de l’or fin, 553.
- Tilloy, morphine extraite du pavot indigène, i5g.
- Tregold, séchoir économique, 213.
- Trézel, machines à vapeur, 234-
- Tricard, poutres en bois et fer, 5g 1.
- Trocas, four à cuire le pain, 622.
- y.
- Vandevelde , perfectionnements dans la fabrication de la bière, 476.
- Vaudreuil, fabrication de l’amidon de Yarum, 7°*
- Vauquelin, morphine contenue dans l’opium, i5g; — notice biographique, 479-
- Vauvïlliers, scie à receper sous l’eau, 19g.
- Vergnes, machine à fouler les draps, 555.
- Vergnetle-Lamotte, richesse en alcool des vins de Bourgogne, 44-
- Viau, conserves de christe marine ( méd. d’argent ), 264.
- Viau ( Jacques ), contre-maître boulanger ( méd. de bronze ), 273.
- Vigier et Mestral, épreuves photographiques,
- 471 *
- Vigne, couleur bleu-turquoise sur porcelaine, 34g.
- Villeneuve, conservation du lait, 23o.
- Villeneuve ( de ), recherche sur les lois de l’hy-draulicité et de la solidification des mortiers,
- 467.
- Villermé, sur la santé des ouvriers dans les ateliers fortement échauffés, 211.
- Vilry, machine pour fouler les bas, 344*
- Vogel, moyen de décorer les métaux, 17g.
- Vouret, machine à fouler les draps, 44**
- Vuitton, contre-maître mécanicien ( méd. de bronze ), 268.
- W.
- Waldeck, filières, 296; — ( récompense de 100 fr. sur le legs Bapsl ), 3oo.
- Waterford (le marquis), assainissement des terres par l’opération du drainage, 384-
- TVeller ( Richard ), machines à faire les tuyaux de drainage, 566.
- Werdet, travaux relatifs à la teinture, 297; — ( récompense de 25o fr. sur le legs Bapst ), 3oo.
- Wharton, ressorts pour locomotives, 5g6, 597.
- JVhitehead, machine à faire les tuyaux de drainage, 566.
- Wisse, histoire naturelle du lama, 232.
- TVohl, argenture du verre par le coton-poudre, 180.
- Y.
- Young ( John), extraction de l’opium, i58.
- Z.
- Zeghère ( madame ), ( méd. de bronze), 273.
- Zuber, outremer artificiel, 242 ( méd. d’or ), 264 ; — vert d’outremer, 345.
- Quarante-neuvième année. Décembre 1850.
- 41
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-
- TABLE
- ALPHABÉTIQUE ET ANALYTIQUE
- DES MATIÈRES
- CONTENUES DANS LA QUARANTE-NEUVIÈME ANNÉE DU BULLETIN.
- ----------------------
- A.
- Académie des sciences, rapport fait à 1’, en 1782, sur les cristaux provenant de la verre-
- ‘ rie de Saint-Louis, 228.
- Acétate d’argent, de son emploi en photographie, 225; — sa préparation, 226.
- — de chaux, sert à la photographie sur papier, 6o5.
- Acide carbonique produit l’hydraulicité de la chaux, 468, 4^9-
- Acide liydrochlorique, fabrication de T, par M. Schneider, 142; — employé pour la conservation du lait, 22g; —pour la production de la glace, 328.
- Acide sulfurique , sert dans la préparation des bougies stéariques, 86; — de sa fabrication par M, Schneider, 1^1 ; — (méd. d’argent), 263.
- Acier poli, employé en photographie, par M. Talbot, 475.
- Agriculteurs, récompenses accordées à ceux qui n’ont point participé à l’exposition de ï 849, 20.
- Aiguille aimantée, moyen d’observer ses variations, 58.
- Aiguille de montres à secondes dite trotteuse, ses fonctions, 577; — moyen de la convertir en seconde morte ou à repos, par M. Cour-poisier, 5^8.
- Ailes de moulins à vent, de M. Berton ( méd. d’argent), 263.
- Albumine, moyen de l’appliquer sur le verre, par M. Humbert de Molard, i35, 44^i — de son emploi, par M. Blanquart-Èprard, 224; — par M. Niepce de Saint-Victor, 471*
- Alliage métallique pour coussinets et boîtes de roues, 179; — imitant l’argent, par M. Son-nois, 551.
- Amidon extrait du marronnier d’Inde, 71 ; — de V arum maculatum, 70.
- Ammoniaque, de son emploi dans le procédé photographique de M. Niepce de Saint-Victor, 473.
- Amorçoir pour fusils se chargeant par 1a, culasse, de M. Chaudun, 58o.
- Angles, moyen de les mesurer par le goniogra-phe de M. Colardeau, 34, 35.
- Appareil pour l’égouttage et le clairçage des sucres, par MM. Rohlfs et Seyrig, 464 ( pl. 1161 ).
- Aqua-tinte en relief, par M. Himely, i3g, i5o.
- Argenture du verre par M. Wohl, 180; — perfectionnée par M. Draylon, 18 t.
- Argiles, de leur calcination dans le four de M. Caroille, 202; — machines diverses pour les triturer, 565.
- Armes à feu à percussion , cause des accidents causés parles, 453; — moyen de sûreté, par M. Fontenau , 4^4 ( pl. 1162 ); — se chargeant par la culasse, cartouches pour les, par M. Chaudun, 58o.
- Armures des métiers à tisser, manière de les simplifier, par M. Berthet, 109 (méd. d’argent ), 263.
- Armurière, mécanique de M. Berthet appliquée aux métiers Jacquart, 109.
- Arrosements, machine pour les, par M. Faure 443.
- Arum maculatum, moyen d’extraire sa fécule, 69, 70.
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-
-
- ( 643 )
- Assainissement des terres par le drainage, 381, 563.
- Aveugles, machine à imprimer à l’usage des, par M. Foucault, 5o ; — cartes typographiques pour les, par M. Laas d’Aguen, 628.
- Azimut du soleil, moyen de l’observer, 38.
- Azotate d’argent, de son emploi dans la photographie sur papier, par M. Laborde, 6o5.
- — de plomb, sert à la photographie sur papier, 60 5.
- — de zinc, employé dans la photographie sur papier, 606.
- B.
- Balance pour les monnaies, par M. Seguier,
- 469.
- Balancier compensateur de M- Bourdin, ig3; — appareil pour vérifier la dilatation qu’il éprouve, 196 ; — sa description, 197 (pl. n4o).
- Baromètre mural de M. Ch. Chevalier ( méd. de platine ), 264.
- Bas-reliefs reproduits par Mme Rouvier-Paillard,
- 324.
- Bateau sous-marin, par M. Payerne, 602.
- Bateaux à vapeur, leur marche perfectionnée par M. Perreaux, 65;— expériences sur les, à hélices, par M. Bourgois, 78.
- Betteraves, moyen d’en extraire le jus, par M. Rousseau, i32.
- Batterie électrique, par M. Eisenlohr, 608.
- Bibliographie industrielle de l’année 1849, 169.
- Bicarbonate de soude, de son emploi pour la conservation du lait, 22g.
- Bière, moyen d’améliorer la fabrication de la , par M. Fandevelde, 476.
- Biscuit de porcelaine, moyen d’obtenir des images daguerriennes sur,par MM. Talbot et Malone, 473, 474-
- Blanc de plomb, préparation du, par M. Pat-tmson, i85.
- Blanc de zinc fabriqué par M. Sorel, 623.
- Blanchissage du linge, résultat du concours pour les appareils de, par M. Herpin, 190, 283; — méd. de platine et une somme de 1,000 fr. à M. Rouget de Lisle, 192;—méd.
- d’argent à Mme Decoudun et à M. Gay, 191; — méd. de bronze à M. Edeline, ib.-, — essais de M. Rouget de Lisle, 285.
- Blancs inaltérables, recherches de Guyton-Morveau sur les, 122; — recommande celui de zinc, 123; — diverses tentatives par madame Mantois pour l’emploi des, 123.
- Blé, moyen de le préserver de l’attaque des charançons, 343.
- Bois, de leur assemblage, par M. Rémy De-launay, 3o5 ; — machine à percer des mortaises dans le, par M. Gillet, 3og.
- — de chêne, empêche l’incrustation des chaudières à vapeur, 477*
- — de menuiserie, collage et assemblage des, par M. Tachet (méd. de bronze), 263.
- Bouchage des vases à eau gazeuse, nouveau système de, par M. Ozouf, 210.
- Bougies stéariques, origine de la fabrication des, 81;—perfectionnées par M. Martin Châtelain, 83; — recouvertes d’un vernis pour éviter le poissage, 84.
- Boulangers qui ont reçu des médailles de contre-maîtres, 273.
- Boussole azimutale inventée par M. James Odier, et construite par M. Ch. Chevalier, 58, 62 ( pl. ï i3o).
- Boutons en porcelaine , par M. Bapterosse, 39°’
- Brevets d’invention délivrés en Angleterre pendant l’année 1849, 3g4;—en France pendant la même année, 481.
- Briques fabriquées par M. Car ville, 2o3.
- Brittannia, pont tubulaire construit par M. Ste-phenson, 220.
- Broyer, machines à, par M. Herman (méd. de platine), 264.
- Brûloir pour la torréfaction du cacao, par M. Devinck, 361 ( pl. 1151 ).
- Bryone, moyen d’extraire la fécule de ses racines, par M. Calmus, 69, 70.
- Buanderie économique, par M. E. Chevalier, 283;—portative, par M. Charles, 284 (méd. de platine ), 283.
- Bulletin bibliographique , du mois de janvier, 47 ; — février et mars, i43 ; — avril et mai,
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- X 644 j
- ' ' . -:Jtî 31 tVt?AysU .>">‘(5ïr-SmX 3.
- 23g ;__juin et juillet, 35o; — août.ct sep-
- tembre, 479; — octobre, novembre et décembre, 63o. _
- C.
- Cacao, brûloir pour torréfier le, par M. Dc-vinck, 361.
- Cadastre, opérations du, 99.
- Cadrans d’horloge en fer émaillé, par M. Paris, 77. : -
- Caisse à piston pour le lavage de la houille, 455.
- Cale à fléau de M. Bouhon ( méd. de bronze ), 262.
- Calibre à vernier circulaire pour mesurer les épaisseurs, par M. Palmer, 3o ( pl. 1126).
- Camisole de sauvetage en poudre de liège, par M. Canard, 142.
- Canne à sucre, presse pour extraire le jus de la, par M. Bessemer, 602.
- Caoutchouc vulcanisé, employé pour la construction des manomètres, par M. Desbordes, 189.
- Capsules d’amorce, manière de les engager dans les cartouches de M. Ckaudun, 583.
- Capsulo-mécanique, nouveau système de bouchage, par M. Ozouf, 210.
- Caractères typographiques, machine pour reproduire les, à l’usage des aveugles, par M. Foucault, 5o, 5i.
- Carte des gisements calcaires de la basse Bretagne, par M. Hoslin, 572.
- Cartes géographiques à l’usage des aveugles, par M. Laas d’Aguen (méd. d’argent), 264.
- Cartouches métalliques embouties, par M. Palmer, 29; —par M. Chaudun, 447? 513°» 583 (pl. 1167).
- Cathétomètre de M. Perreaux, 137, 146
- ( pl. 1136 ).
- Caves, éclairage des , par M. Jacques son, 576.
- Censeurs, leur rapport sur la comptabilité de M. le trésorier, 25g.
- Celte, moyen de procurer de l’eau à cette ville, par M. Benoît, 62g.
- Châles français, de leur fabrication, par M. Bosche, io5.
- Chanvre de Chine obtenu par M. Chaix, g3.
- jcouraut d’air,; par M, Mansart Piggiani, 188.
- Charançons du blé, moyende les détruire, 343.
- Charbons de terremenus,, machine à cribler les, par M. Combes, 392 ; — de leur lavage en Belgique, 432, 455, 457.
- Charbons de la lampe électrique de M. Dubosci moyen de les disposer, 6o5.
- Chariots, moyen de faciliter leur parcours sur des terrains en pente et de les dégager des ornières, 3x3. ^
- Charrue-araire pour défoncer les terrains destinés à être assainis ( pl. 1165 ), 565.
- Charrue fouilleuse pour creuser les rigoles d’assainissement ( pl. 1165 ), 565.
- Châssis rectangulaire de M. Delaunay, 3o5.
- Chaudières à vapeur, réservoir destiné à les alimenter par un écoulement intermittent, par M. Bloch, 466 (pl. 1162);— par M. Démit, 475,476.
- Chauffage, appareil de, par M. Fondet, 346, 434 ( pl* U 58 ) ; — nouveau mode de, par M. Parisse, 443. ,
- Chaux, de son emploi pour le traitement du sucre, i32; — fabriquée avec les sables calcaires de la Bretagne, par M. Hoslin, 187; — de coquilles fabriquée en Belgique, par M. Bortier, 627 ; — sur son hydraulicité, par M. de Villeneuve, 467.
- Chemins de fer entre Turin et Chambéry, par M. Maus, 138;—-mécanisme applicable aux, par M. Laurent, 624 ; — divers ressorts employés sur les, 597.
- Cheminée nouvelle, par M. Fondet, 345 (pl. ii58); — des locomotives , moyen d’augmenter leur tirage, par M. Cadiat,
- Chevaux, renseignements sur ceux atteints de la morve, par M. Colmont, 46;—moyen d’empêcher la chute des,-Attelés, par M. Mignard fils, 310.
- Chimistes qui n’ont point participé à l’exposition de 1849, récompenses accordées, 20.
- Chlorure de sodium, de son emploi en photographie, 473*
- — de zinc , sert au moulage des mollusques, par M. Stahl, 368.
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-
- ( 64S )
- Chocolat, machine à mélanger, presser et peser le, par M. Devîhèk ^description,1 356 ( pl. i i5o ). - -
- Ciments de fer, par M. Chcnot, 292.
- — calcaires, de leur composition, 468 ;—fabriqués par M. de Villeneuve, 469.
- Cirage pour chaussures, par M. Daniel, a36.
- Circulaires du ministre de l’agriculture et du commerce au sujet de l’exposition de Londres, 329, 341, 343.
- Cire, de sa préparation pour le moulage des mollusques, par M. Stahl, 36g.
- Cire à cacheter, formules pour la fabrication de la, 182.
- Clavier imprimeur à l’usage des aveugles, par M .Foucault, 4g, 52, 53, 56 (pl. 1129), (méd. d’or), 264.
- Clichés pour imprimer les livres à l’usage des aveugles, par M. Laas d’Aguen, 238.
- Cloche de plongeur do M. Payer ne, 601.
- Cocons renfermant des sangsues, de leur formation, par M. Êbrardy 281.
- Coings, une décoction de leur graine employée pour le moulage des étoffes, 366 ; — appliqués à la photographie, par M. Humbert de Molard, 445.
- Coke fabriqué avec de la houille lavée, 431 ;— avantages et diverses applications, 4^8.
- Colle blanche et colorée, par M. Humbert,
- 234.
- Colliers de chevaux, par M. Beneraft, 234-
- Coloriage des dessins d’anatomie, par madame Mantois, 95, 120.
- Commission anglaise pour l’exposition industrielle de Londres, instruction de la, 329;— française pour le même objet, 34o.
- Comparateur des mesures linéaires, par M. Fromenty 572.
- Compensateur du saccharimètre, perfectionné par M. J. Dubosc, 3g2.
- Compte rendu des travaux du conseil d’administration de la Société pendant l’année
- 1849. 243.
- Concours pour la multiplication en grand des sangsues, 275;— pour le blanchissage du linge, 283.
- Congélateur portatif, par M. Fumet, 327 ( pl. 1149 ).^
- Conseil d’administration , ses travaux pendant l’année i84g, 243; — liste de ses membres et adjoints, 3o 1.
- Conseil général de l’agriculture et du commerce, décret relatif au, ïS^i.
- Conserves de lait, de M. de Lignac, 231; — de christe marine, par M. Viau ( méd. d’argent), 264.
- Contre-maîtres, médailles décernées aux, 264.
- Copal, dissolution du, par M. Aubéy g4«
- Coquilles, moyen employé en Belgique poulies convertir en chaux, 627.
- Cornues à gaz fabriquées par M. Car ville, 2o3.
- Correspondance à l’usage des aveugles, par M. Foucault, 54.
- Cosmographie, moyen de faciliter l’enseignement de la, par M. H. Robert, 3i3.
- Coton-poudre employé pour argenter le verre, 180.
- Couleur bleu - turquoise sur porcelaine, par M. Vigné, 34g.
- Couleurs, étude des, par Mme Mantois, 121.
- Crayons lithographiques, instrument pour tailler les, par M. Rouget de Liste , 93 ; — de plombagine, par M. Fichtenberg, 324-
- Cristallerie de Saint-Louis ( Moselle ), sur la, par M. Marcus, 227; — son origine, ib.; — ses produits présentés à l’Académie des sciences en 1782, 228.
- Cuivre , de son estampage, par M. Fugere, 326.
- Cuvette de lieux d’aisances, par M. Fillloi, 164 ( pb 1138 ) ( méd. de bronze ), 262 ; — par M. Havard-Loyer, 477*
- D.
- Débrayage, système de, par M. Pouyer- Quer-tier, 5gg.
- Dépenses de la Société pendant l’année 1848, 253, 254.
- Désinfection des fosses d’aisances , ordonnance de police sur la, 87 ; — des matières fécales, par M. Fillioly i65.
- Dessin industriel appliqué à la mécanique, par M. Armengaudy 95, 129.
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-
-
-
- (ëm )
- Dessins d’anatomie coloriés, par Mme Mantois, 120 (méd. d’argent), 263.
- Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales, ouvrage de M. A. Chevallier, 139, 436.
- Discours prononcé par M. Dumas lors de la séance générale du 5 juin i85o, 290.
- Diviser, machine à, par M. Soleil, 46.
- Dolomie, moyen d’en retirer le sulfate de magnésie, 113.
- Dorure de la porcelaine, par M. Grenon, 3g ( méd. de bronze ), 262.
- Drainage ou assainissement des terres humides, note sur le, 38 i, 564; ~ pratiqué en Angleterre sur une grande échelle, 384;— lois stipulant des avances de fonds pour ceux qui le pratiquent, ib.; — avantages de ce système, 569;—dépenses occasionnées par son emploi, 570; —résultats obtenus en Angleterre, ib.-,
- — en Belgique, 571.
- Draps, machine à fouler les, par M. Dyer, 441 ;
- — ses inconvénients, ib.; — par M. Benoît, 442> 555 ; — moyen de les fouler par pression sur leur largeur, 556; — sur leur longueur, 557; — par percussion, 558.
- Ë.
- Eau, moyen de la procurer à la ville de Cette , par M. Benoît, 629 ; —• sa congélation artificielle au moyen du sulfate de soude, 118;
- — par M. Fumet, 288.
- — désinfectante, par MM. Raphanel et De-doyen, go.
- — de mer, employée dans la fabrication de la chaux de coquilles, 626.
- Eaux gazeuses, fabrication des, par M. Ozouf, g5, 137; — appareil pour préparer les, 2o5, 206, 208 (pl. 1142 ); —(méd. d’argent), 264.
- Echalas en terre cuite pour les vignes, par M. Desaint, i35.
- Eclairage électrique sous l’eau, par M. Sainte-Preuve, 238;— des caves et des souterrains, par M. Rouget de Lisle, 576.
- Ecliptique mécanique, par M .H. Robert, 235, 3i3, 3i5(pl. 1148); — mécanisme qui le fait agir, 3i6; — son usage, 3i7.
- Écoles nationales d’arts et métiers, élèves proposés poür les, 435.
- Electricité appliquée à l’éclairage sous l’eau, par M. Sainte-Preuve, 239 ; — à la production de la lumière, par M. Dubosc ,607.
- Elèves proposés pour les écoles d’arts et métiers, 435.
- Émail vitreux appliqué sur fer par M. Paris, sa composition, 75, 78;—parM. Stumer,1^8.
- Emboutissage des tubes, par M. Palmer, 29, 31 ; — (méd. de platine), 264.
- Embrayage, système d’, par M. Pouyer-Quer-tier, 599(pl. 1170).
- Encadrements, moyen de les assembler, par M. Remy Delaunay, 3o5, 365.
- Encaustique dit hydrophane, par M. Robin, 287.
- Encrage des pierres lithographiques, par M. Perrot, 307, 3o8.
- Engrais, sur les, par M. Lainé, 576.
- Enrayage des voitures, par M. Lefaucheux, 45 ; — dit à équilibre , par M. Digeon, i4i.
- Épreuves photographiques sur papier, prix pour des, 289;—sur métal, 290; — sur verre, manière de les fixer, par M. Poitevin, 226.
- Équation du temps, moyen de l’indiquer, par M. Robert, 319.
- Escaliers, machine à tracer les limons des, par M. Chapelain, 5q5.
- Essai sur les instruments à archet, ouvrage de M. Otto, 586.
- Essais pratiques Æimprimerie , ouvrage de M. Paul Dupont, 345.
- Estampage du cuivre et du zinc, par M. Fu-gère, 326, 573.
- Étalons linéaires, par M.Petit (méd. de bronze), 262.
- Étamage des glaces, moyen de le conserver, par M. Finken, 124*
- Étangs pour la multiplication des sangsues, par M. Èbrard, 277, 278;—peuplement de ceux de la Bresse, 279.
- Étoffes, machines à plier et métrer les, par M. Ruff, z5, 26 (pl. 1126); — ( méd. d’argent ), 263 ; — moyen de les mouler, par M. Stahl, 366.
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- ( 647 )
- Exposition des produits de l’industrie française en 1849 ; — suite des récompenses accordées par le jury, 3; — aux non-exposants, 20.
- — de la manufacture de Sèvres et des Gobe-lins, remise d’une partie de la perception recueillie lors de 1’, 5^4-
- — des produits de l’industrie de toutes les nations à Londres, 32g; — circulaire du ministre de l’agriculture et du commerce, ib. ;
- — instruction de la commission anglaise, ib. ; —- conditions d’admission, 33g; — lettre de M. Ch. Dupin aux producteurs et aux manufacturiers français, 3^3.
- Extraits pharmaceutiques, par M. Grand?al, 623.
- F.
- Faïences, platinure des, par M. Ludesdorf, 18t.
- Farine de maïs préparée par M. Betz Penot, 625.
- Farines, moyen de reconnaître les falsifications des, par M. Lecanu (méd. d’argent), 263.
- Fécule de marron d’Inde, de sa préparation, par M. Calmus, 68, 72, 73.
- Fer contre-oxydé, par M. Paris, 75, 76; — émaillage du, par M. Stumer, 178; —zin-cage du, par M. Riepe, ib.
- Feutres, moyen de les produire, 438.
- Filtre pour les liquides spiritueux, par M. Sep-lier, 45, 188, 2i5, 216 (pl. ix44).
- Fluorure de potassium, de son emploi en photographie, par M. Blanquart-Evrard, 224.
- Fondateurs de la Société, proposition de publier leurs portraits, 4^0.
- Fonds généraux de la Société, 256; — d’accroissement, 257.
- Force centrifuge, son principe peut être appliqué à la séparation des matières fluides ou solides d’inégale densité, 3g i ; — de son application à l’égouttage et au clairçage des sucres, 461,4^2> 4^3 ( pl. 1161).
- Fosses d’aisances , ordonnance relative à la désinfection des, 87.
- Foulage, en quoi consiste cette opération, 438;
- — des draps, par M. Benoît, 442*
- Fouloirs à pression et à percussion modérables
- et indépendantes et à simple pression, par M. Benoît ( pl. 1163, ii64),555.
- Foulon à simple pression, par M. Benoît ( pl. 1164 ), 561 ; —- pour la bonneterie, par M. Witry, 344*
- Four pour fabriquer l’acide sulfurique, par M. Schneider, 191 ; — pour fabriquer le sulfate de soude, 142;— à réverbère à sole tournante, par M. Car ville, 201, 204 (pl. 1141 ); — pour cuire les tuyaux de drainage, 568;—à cuire le pain, par M. Procas, 622 ; — pour la cuisson de lachaux de coquilles, par M. Boîtier, 627.
- Fourneau fumivore pour la combustion de la houille, par M. Buzonnière, 38g.
- Fourneaux d’oxydation et de réduction des métaux, par M. Chenot, 42.
- Foyer à grille mobile, par M. Sorel, 204 (pl. ii4i ).
- Fusils à percussion, moyens de les empêcher de partir, par M. Fontenau, 234; — se chargeant par la culasse, emploi des cartouches métalliques de M. Chaudun pour les, 58o. G.
- Galerie des fondateurs de la Société d’encouragement , collection des portraits à publier, proposition de M. Benoît, 478.
- Galactine, espèce de crème conservée, 23o.
- Garancique, nouvelle matière tinctoriale , par M. Delbruck, g3.
- Garde-robes séparant les matières liquides des solides, par M. Filliol, g5, i65.
- Gare des voyageurs à Paris du chemin de fer de l’Ouest, poutres de fer employées dans sa construction, 588.
- Gaz d’éclairage , avantages d’employer la houille lavée dans sa fabrication, 4^9-• acide carbonique, de son emploi pour le traitement du sucre, 133.
- Gélatine, préparation de la, pour la fabrication de la colle forte, par M. Schneider, i43; — de son emploi en photographie, 225 ; — fabriquée par M. Humbert, à Dieuze, 345; — de son emploi pour le moulage des tissus, 366.
- Glace, emploi du sulfate de soude pour la fa-
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- (648 ;)
- ferication artificielle de la, i18; ~ moyen, de la produire, par M. Fumet, 328.,,
- Glaces à manger, de leur préparation, par M. Fumet, 328.
- Glaces ( miroirs), étamage des, par M. Finken, I2^j — machine à dresser les, par M. Ca-ri Mon , 391, 421 ; —sa description, J\'ï3 (pl. 1155, 1156 et nSy).
- Glacière portative, par M. Fumet, 327
- (pl. 1149).
- Globe terrestre, son mouvement autour du soleil expliqué par l’écliptique mécanique de M. Robert, 316.
- Goniographe de M. Collardeau, description et usage du, 34 ( pl. 1127).
- Goudron de houille, préserve les blés des charançons, 343.
- Grains, moyen de conservation des, par M. Thoré, i35.
- Gravure à jour, par M. Bouvière, i4o; —chimique sur plaque de métal, par le même, ib.
- — à Taqua-tinte, par M. Himely, i5o ; — ses avantages, 151 ; — manière d’opérer, ib. (méd. de platine ), 264.
- — sur pierre lithographique, par M. Bedeau, 92; — par M. Durand Nara, 621.
- Grillage des pyrites pour la fabrication de l’acide sulfurique, par M. Schneider, \ùgx.
- Grille, sa disposition dans le four de M. Car-ville, 201; — mobile, par M. Sorel, 142.
- Grilles pour le lavage de la houille, 431.
- H.
- Habitations des ouvriers, moyen de les assainir, par M. Andreoletli, 4^6; — sur les, par M. Rouget de [Asie, 676.
- Histoire chronologique des inventions, par M. Rouget de Lisle, 626.
- Horloges électromagnétiques de M. Garnier, 189.
- Houille, lavage de la, en Belgique, par M. de Marsilly, 347, 391, 426, 428, 4^4» 4^5 (pl. n6o), 4%) 46o; — fourneau pour la combustion de la, par M. Buzonnière, 389.
- Huîtres, instrument pour ouvrir les, par M. Picault, 190 j — pêche et culture des, par M. Lamiral, 188, 1.92, 610.
- Hydraulicité de la chaux, par M. de Fille-neuve, 467; > -
- n L -
- Images photographiques , moyen de les multiplier, par M. Beuvière, i4o;— sur papier, par M. Blanquart-JÈvrard, 223 ; — sur plaqué d’argent sans iode ni mercure, par M. Niepce de Saint-Fict or, 472; — moyen de convertir les négatives en positives, par MM. Talbot et Malone, 474’
- Impressions sur métaux par des procédés électro-chimiques, par M. Fogel, 180; — photographiques, par M. Beuvière, 14o; — sur poteries et porcelaine, par M. Saint-Amans, 629 ; — typographiques à l’usage des aveugles , par M. Laos d’Aguen , 628; — mécanisme pour faciliter les, par M. Ballu, ib.
- Incendies, moyen de les éteindre, par M. Sanie wskf, 346.
- Ingénieurs non-exposants, récompenses qui leur ont été accordées, 20.
- Iodure d’argent, de son emploi dans la photographie sur verre, par M .Humbert de Mo-lard, 446; — de potassium employé dans la photographie, par M. Laborde, 6o5.
- Instruments de musique à cordes et à archet, perfectionnés par M. Janinel, 478, 584-
- Ivoire factice, employé dans le moulage, 322, 3?-4, 609.
- •J.' -•
- Jury de l’exposition de i84g , récompenses accordées, 3.
- Jus de betteraves, de son traitement, par M. Rousseau, i32.
- L.
- Laboratoire photographique portatif, par M. Laborde, 606.
- Lactucarium, moyen de l’extraire de la laitüe, i55, i56.
- Laine, foulage de la, par M. Benoît, 438, 43g;
- — du lama, son importation en Europe, 2.33.
- Lait, de sa conservation, par M. Braconnât, 229; —procédé de M. Malbec, 23o ; — de M. JSeivton, ib.; — de M. de Fille neuve, ib.;
- — de M. de Lignac, 231; — concret, par
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- r 649 )
- M. Grandval, leSérum du, employé
- pour produire des images photogéniques, par M. Blanquart-Êvrard, 223.
- Laitue, extraction des sucs laiteux de la, par M. Aubergier, i36, i55, i56.
- Lama, histoire naturelle du, par M. finisse, 232; — emploi de sa laine, 233; — son acclimatation en Europe, ib.
- Lampe à modérateur de M. Capy, 96, 167-, 168 ( pl. 1139 ), ( méd. de bronze ), 263.
- — électrique, par M. Dubosc, 607.
- — chandelle, par M. Levavasseur, 624.
- Lavage de la houille, par M. de Marsilly, 4^8;
- — manière de l’opérer, 433, 455, 456, 4^7*
- Lavoir de houille employé dans les mines de Sclessin, 429> 4^5 ( pl. ' 1160 ) ; — à Com-mentry, 467.
- Legs Bapst, répartition du, 293, 299, 3oo.
- Légumes en poudre, par M. Esquiron, 238.
- Lessivage du linge par affusion spontanée, par Mme Decoudun, 284;—méd. d’argent, 288;— méd. d’argent à M. Gay, 28g;—par M. Rouget de Lisle, 285;------méd. de platine et
- 1,000 fr., 288.
- Linge , blanchissage du ^résultat du concours, 283; — moyen proposé par M. Rouget de Lisle, 285; — température qu’il peut supporter pendant le lessivage, 286; — manière de le sécher, par M. Edcline, ib., 211.
- Liquides spiritueux, manière de les filtrer, par M. Septier, 216.
- Liste des contre-maîtres qui ont été jugés dignes de recevoir des médailles d’encouragement, 274»
- Livres à l’usage des aveugles , par M. Laas d’Aguen, 628.
- Locomotives, nouveau système de, par M. Bouché de Cluny, 621.
- Loi du parlement anglais qui accorde des avances de fonds à ceux qui se livrent à la pratique du drainage, 384, 385.
- Loupes biachromatiques construites par M. Ch. Chevalier, 61 ; — pour horlogers, par M. Greiling, 44$-
- Lumière électrique, manière de la produire,
- ! * parDuboséj 607 ; sous-marlne, par M. Sainte-Preuve, 289.
- Lunette du cercle répétiteur perfectionnée par M. Ch. Chevalier, 60.
- Lunettes à Verrès de courbures différentes inventées par Franklin ,217; — perfectionnées par M. Jàmin, go, 218.
- Lutherie, mémoire de M.Janinet sur la, 541>
- 584.
- M.
- Machine à vapeur, par M. Charpin, 187;—par M. Prézel, 234.
- Machines à admettre à l’exposition de Londres, 335; — inventées et perfectionnées par M. Carillion, 478, 542.
- Machines-outils fabriquées par M. Biwer, 447 •
- Maillechort, ses inconvénients pour les usages économiques, 552.
- Maïs, sa culture introduite à Bar-sur-Aube, par M. Challemaison, 44> — farine de, par M. Belz Penot, 625.
- Manomètre court à air libre de M. Galy-Ca-zalat, construit par M. Journeux , 449 > 4^°> 451 (pl. 1159); —à air comprimé, par M. Desbordes, 189.
- Manufacture de Sèvres, exposition des produits de la, distribution de la perception à l’entrée de la, 574.
- Manuscrits illisibles, restauration des, par M. Murray, 186.
- Marégraphe de M. Chazallon (méd. d’argent), 263.
- Marron d’Inde, moyen d’en extraire la fécule, par M. Cal/nus,68,69 (méd. de bronze), 262.
- Marteau-pilon, par M. Huau, 43, 137, 148.
- Matière plastique employée par Mrae Bouvier-Paillard, 322, 60g.
- Matières premières et produits bruts à admettre à l’exposition de Londres, 331.
- Matrice pour former les cartouches de M. Chanel un , 58o.
- Mécaniciens non-exposants, récompenses qui leur ont été accordées, 20.
- Mécanique-armure du métier Jacquart, par M. Bosche, io5, 107;'— modifiée par M. Berthet, 10g (pl. 1134)*
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- ( 650 )
- Médailles d’encouragement décernées dans la séance générale du 5 juin i85o, 262;~ aux
- contre-maîtres, 264.
- __ de bronze accordées par le j ury de l’exposition de 1849, 3, 6; — aux non-exposants, 20.
- Médaillons en sulfate de magnésie, par M. Ma-laperl, 116.
- Membres et adjoints du conseil d’administration, 3oi.
- Mercure, distillation du, par M. Viollette,
- 5:4-
- Mesures, appareils pour la division et la réduction des, par M. Daubreville, 62%.
- Métaux, proposition d’un prix pour la liquéfaction des, par M. Colmont, g3 ; — moyen de décorer les, par M. Vogel, 179.
- Métier à tisser de M. Bosche (méd. d’or), 264.
- Métrage mécanique des étoffes, par M. Ruff, 26.
- Microscope à lentilles achromatiques, par
- M. Jamin, 345; — usuel, par M. Gaudin, 222.
- Miel, de son emploi dans les procédés photographiques, par M. Niepce de Saint-Victor, 47°, 471.
- Minerais, moyen de les griller, par M. Schneider, 142î — peuvent être lavés par l’effet de la force centrifuge, 392.
- Mines de Sclessin en Belgique, lavage de la houille dans les, 455.
- Mixture argyride , enduit pour la conservation du tain des glaces, par M. Finken, 125.
- Mollusques, moulage des, par M. Stahl, 367, 368.
- Monnaies, machine pour peser les, par M. Se-guier, 469-
- Montres à secondes perfectionnées par M. Cour-voisier, 44^, 577, 578.
- Mordants pour la teinture, par M. Carteron,
- 184.
- Morphine, de son extraction de l’opium, 15g, 160, 161.
- Mortaises, machine à faire les, dans le bois, par M. Gillet, 188, 262 ( méd. de bronze ), 3og, 3io.
- Mortiers, sur les lois de l’hydraulicité et de la solidification des, parM. de Villeneuve, 467.
- Morve des chevaux, moyen de guérir cette maladie, par M. Riondet, 4* ; — documents relatifs aux précautions à prendre pour combattre la, 47; — rapport sur cette question, 90.
- Moteur à établir dans les villages pour transmettre, dans chaque habitation, la puissance utile d’un cheval, proposition de M. Dumas, 290.
- Moteurs, jonction des, par le système d’embrayage et de débrayage de M. Pouyer-Querlier, 5gg.
- Moulage à la gélatine , ses inconvénients, 321;
- — procédé de Mme Rouvier-Paillard, 320, 324 ; — des objets d’histoire naturelle, par M. Stahl, 187, 366.
- Moulin à foulon de Jacques Besson, 43g.
- Moulins à blé, moyen d’isoler le mouvement appliqué aux, par M. Mauzaise, 238;—-mar-chant par courroies, par M. Calla, i52 ( pl. 1137 ).
- Multiplicateur de forces, par M. Delapoi'te,
- 344.
- N.
- Navigation sous-marine, par M. Payerne,
- Nitrate d’argent, moyen de le remplacer dans la photographie, par M. Talbot, 3g3.
- Niveaux à bulle d’air et à bascule, par M. Ciechanski, 235, 302, 365 ( pl. ii52), (méd. d’argent), 263.
- Nivellements, notice sur les, par M. Bourda-loue, 46, 127, 128.
- Non-exposants de l’exposition de 1849, récompenses accordées, 20.
- O.
- Objets exposés dans la séance générale du 5 juin i85o, 242 ; — fabriqués à admettre à l’exposition de Londres, 331, 337.
- Opium , extraction de 1’, par M. Aubergier, i36, i55, i63; — recherches et essais sur 1’, i5q, 158; — quantités retirées des pavots, 161 ( méd. d’argent ), 263.
- Or, sur les essais de 1’, par M. Augendre, 553;
- — moyen de fixer son titre, 554-
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-
-
- ( 651 )
- Orfèvrerie en alliage imitant l’argent, par M. Sonnois, 552.
- Ornements en zinc estampé, par M. Fugère, 243; —• sur poteries et porcelaine, par M. de Saint-Amans, 62g,
- Outremer artificiel de M. Zuber ( méd. d’or ),
- 264; — vert du même, 345.
- Ouvriers, prix proposé pour assainir leurs logements, 292 ; — sur les habitations des; par M. Rouget de Liste, 5^6 ; — leur situation dans les établissements de MM. Scrive, 5^5, 617, 618, 620.
- Oxyde de zinc, fabrication de 1’, par M. Sorel, 623.
- P.
- Pain préparé avec la fécule du marronnier d’Inde et de Y arum maculatum, par M. Cal-mus, 71, 72, 95.
- Panification , sur un bon système de, à introduire dans les campagnes, par M. Colmont, 43.
- Pantoscale, par M. Miller, 100.
- Papier, de sa préparation pour produire des images photogéniques, par M.' Blanquart-Evrard, 223, 224; —par M. Poitevin, 225;
- — par MM. Talbot et Malone, 472, 4î4 > — par M. Laborde, 6o5; —par M. Bousigues, 6o3; —- verni, de son emploi en photographie, 474.
- — filigrané, moyen de le mouler en plâtre, par M. Stahl, 367.
- Papier à calquer, par M. Belhel, 625.
- Parapluies de MM. Cazal et Farge, i38.
- Pastels fabriqués parM. Fichlenberg, 325.
- Patentes délivrées en Angleterre pendant l’année 1849, 3g4; — spécification des, délivrées en Amérique, adressée à la Société, 44*
- Pavés enterre cuite, par M. Bouvert, 622.
- Pavot, extraction des sucs laiteux du, par M. Aubergier, i36; — culture du, i56, i63;
- — accidents causés par l’emploi des têtes de, 157 ; — moyen d’en extraire l’opium, 160, i63.
- Peinture dite mixturale, de M. Chérot ( méd. de bronze ), 262 ; — sur verre, par M. Du-pal) 88.
- Pélican, bateau à vapeur à hélice, essais faits avec le, 79.
- Pendule compensateur de M. Bourdin, 193, 197 ( pl. 1140); — formule pour calculer la longueur du, 194.
- Persiennes, nouveau système de fermeture des, par M. Cadruc, 621.
- Photographie, prix pour hâter les progrès de la, 142, 289; — sur plaques métalliques, par M. Gros, 88 ; — son application aux arts industriels, par M. Beuvière, 1^0 ; — sur papier, par M. Flacheron-Hayard, 192 ; — nouveau procédé, par M. Humbert de Motard, 135, 144 ; —différentes matières employées, ib.; — sur verre, par M. Niepce de S aint-Fictor, 47°; — sur biscuit de porcelaine, verre, acier et papier, par MM. Talbot et Malone, 47° 5 — procédés de, par M. Bousigues, 6o3; — de M. Laborde , 6o5.
- Piano dit constant accord, par M. Laborde,
- 447-
- Pier res , moyen de les scier et de les aplanir, par M. Serrin, 371.
- Pile à fouler à fouloirs solidaires conjugués, par M. Benoît ( pl. 1164 ), 562.
- Planches anatomiques coloriées par Mme Man-tois, 120.
- Planimètre sommateur, par M. Beuvière, /fô, 97; — ses fonctions, 97,98, io3 ; — sa description, 101 (pl. 1 i32);—(méd. d’argent), 263; — par M. Oppikofer, xoo.
- Planipierre, par M. Serrin, 3qi,372 (pl. 1153).
- Plans, moyen de mesurer leur surface, par M. Beuvière, 97, g8, 99.
- Plâtre, de sa cuisson dans le four de M. Car-ville, 202; — moyen de le durcir, par M. Kuhlman, 292 ; — de le remplacer dans le moulage, par Mœe Bouvier-Paillard, 321; — de sa préparation pour le moulage des mollusques, par M. Stahl, 368.
- Pliage mécanique des étoffes, par M. Ruff, 2.5.
- Plomb de chasse, fabrication du, par M. Smith, 180.
- Plombagine, sa préparation par M. Fichten-ber g, 325.
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- ;( 652 )
- Polygone rectiligne réduction d un, en un triangle équivalent, par M. Gelinski, 100.
- Pompe à double effet, par M. Champonnois, 234; — à incendie, par M. Flaud, 34g.
- Pont suspendu du Menai, son élévation et sa longueur, 219; — à tubes rectangulaires, par M. Stephenson, 218; —description de celui de Conway, 220;—de celui dit Brittan-nia, 220; —a résisté aux ouragans, 221.
- Porcelaine, dorure de la , par M. Grenon, 38 ; — de son emploi en photographie , 474» — décorée par M. de Saint-Amans, 629.
- Portrait de M . de Lasteyrie donné à la Société, i38.
- Portraits des fondateurs de la Société à pu-blier, 479.
- Poteries décorées par M. de Saint-Amans, 629.
- Poutres en fer, en fonte et en bois de la gare du chemin de fer de l’Ouest, 575, 588, 589 ( pl. 1168).
- Presse d’assemblage de M. Delaunay, i4i» 3o5, 365 (pl. ii53).
- hydraulique, de son emploi pour élever le pont-tube de M. Stephenson, 220.
- — lithographique à cylindres, par M. Perrot, description de la, 3o6 ( pl. 1145, 1146 ).
- — typographique de M.. Paul Dupont, 189.
- —- pour l’extraction du jus de canne, par M. B esse mer, 602.
- Pressoir à cidre, par M. Lefaucheux, 45, 197.
- Prix proposé par M. de Col/nont sur cette question : Quelle a été, sur la prospérité de VAngleterre, l'influence des mesures économiques et financières de sir Robert Peel, 348.
- Procès-verbaux des séances du conseil d’administration (extrait des ) : — séance du 2 janvier i85o, 4°; — du 16 janvier, 44 ? —
- 3o janvier, 88; — du i3 février, g3 ; — du 27 février, 134; — du i3 mars, 138;— du 27 mars, 14Tî — du 10 avril, 186;—du 24 avril, 189;—du 8 mai, 234;—du 22 mai, 237 ; — du 12 juin ( séance générale ), 3oo;
- •— du î g juin, 344 > — du 3 juillet, 346 ; — du 17 juillet, 347 ; —du 3i juillet, 38g; — du 14 août, 443; — du 28 août, 447» — du 25 septembre, 47^» — du 9 octobre,
- 477 » — du 23 octobre, 572; — du 6 novembre, 573 du 20 novembre ,621; — du 4 décembre, 622; du 18 décembre, 625.
- Propulseurs à hélice, expériences sur les, par M. Bourgois, 78. ' ' ~ !
- Puits, moyen de les établir, par M. Stevenard, 346, 3go. '
- R. " -
- Rappel de médailles de bronze accordées par le jury de l’exposition de i84g, 3.
- Rapporteurs circulaires, sur les, par M. Benoit, 33; — origine de leur découverte, fi.
- Recettes delà Société, temps antérieur à 1848, 252; — exercice 1848, 253.
- Récompenses accordées par le jury de l’exposition de 1849, 3.
- Rectification de la liste des exposants récompensés, 23.
- Règle à calculer pour réduire et amplifier les dessins, par M. Benoit, i3o; — divisée en millimètres, par le même, 131.
- Règles-pantographes de M. Portant, description des, 32 ( pl. 1127).
- Régulateur électrique, par M. Dubosc,607.
- Rései’voir pour alimenter les chaudières à vapeur, par M. Bloch, 466 ( pl. 1162).
- Ressorts en caoutchouc de M. Debergue ( mécl. d’argent), 263; — de suspension des wag-gons des chemins de fer, par M. Le Chatc-lier, 476, 5g3, 5g6 (pl. 1169);—sur les, par M. Philipps, 628.
- Rigoles de drainage, profondeur à leur donner, 383 ; — instruments pour le creusement des, 564 (pl. u65).
- Rondelles élastiques remplaçant les ressorts de traction des waggons sur les chemins de fer, par M. Barthélemy, 94-
- Roue à hélice à palettes mobiles, par M. iPer-reaux, 45, 63, 64, 67 ( pl. 1 i3i ).
- Roues de voitures, compteur de tours des, par M. Sainte-Preuve, 479*
- S.
- Sables calcaires de la Bretagne, convertis en chaux par M. Hoslin, 187.
- Saccharimètre de M. Soleil, perfectionné par M. J. Dubosc, 392.
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-
- ( 653 )
- Saisons, moyens d’indiquer leurs,changements, par M. II. Robert, 3i8..
- Sangsues, multiplication en grand des, résultat du concours, i36, 275;—de-leur multiplication, par M. Hctzapd, 2764 — par M. Boom-ceau, ib.; — par M. Ébrard, 277; — par M. Micholet, 282; — moyen de les faire dégorger, 279; —de leur conservation domestique, 280; — de leur reproduction, ib.; — cocon dans lequel elles sont enveloppées, 281; — méd. d’encouragement de 5oo fr. à M. Ébrard, ib.\ —méd. de 100 fr. à M. Mi-cholet, 282.
- Sarbotière, par M. Fumet, 328.
- Sauvetage, moyens de, par M. Canard, 142;
- — par M. Payer ne, rgo.
- Scie à receper sous l’eau, par M. Ganneron, 198; — à pierre tendre, par M. Serrin, 370.
- Schistes, moyen de les séparer de la houille, 432, 459.
- Sculptures et modèles à admettre à l’exposition de Londres, 338.
- Séance générale du 5 juin i85o, 241.
- Séchage du linge, par M. Édeline, 211, 286;
- — ( méd. de bronze ), 289.
- Séchoir de buanderie, par M. Édeline, 188, 211, 213; — sa description, 214 ( pl. n 43 ); —pour tuyaux de drainage, 568.
- Sérum du lait, de son emploi pour produire des images photogéniques, par M. Blanquart-Évrard, 223.
- Serre-tube, outil pour river, dans leurs plateaux , les tuyaux des chaudières à vapeur, par M. Legal, 37 (pl. 1128).
- Signes télégraphiques, moyen de les transmettre, par M. Bain, 236.
- Siphon à écoulement intermittent pour le la* vage des précipités, par M. Bloch, 3g (pl. 1127 ).
- Sirop, moyen de l’extraire du sucre par la force centrifuge, 462.
- Sole mobile du four de M. Car ville, 201.
- Soleil, moyen de calculer son azimut, 59.
- Sommateur de M. Beuvière, 102.
- Sondages pour l’extraction du sel gemme, perfectionnés par M. Carillion, 544»
- Soupape hydraulique, par M. de Caligny, 621.
- Souscription en faveur de Mme veuve Courtois,
- 347*
- Sphéromètre de M. Terreaux, 137, i45 ( pl. 1136 ).
- Statues, moyen de les mouler, par Mme Bouvier-Paillard, 323.
- Stéréotypage, par M. Gorilliot, 623.
- Succin, procédé pour fondre le, par M. S tel-lin g, 184.
- Sucrate de chaux, de son emploi dans l’extraction du sucre de betterave, par M. Payen, l32.
- Sucre, procédé pour extraire le, de la betterave, par M. Payen, 96, i32, r34
- ( pl. 1135 ) ; — moyen de décolorer le, par M. Steinkamp, 185; — de son emploi pour la conservation du lait, 23o, 231 ; — appareil pour l’égouttage et le clairçage du, par MM. Rolhfs et Seyrig, 3go, k\Q\, 4^3 ( pl. 1161 ), 465.
- Sulfate de magnésie fabriqué par M. Malapert, 110; — quantités importées en France, 111 ; — sa préparation avec la dolomie de la Châtre, n3; —cristallisation du, 117; — de sa fabrication en Sardaigne, 112.
- Sulfate de soude préparé pour mélanges frigorifiques, par M. Malapert, 118; — en cristaux lamelleux nacrés, ib. (méd. d’argent), 263; — employé comme réfrigérant dans la production de la glace, 328.
- T.
- Tables à couler les glaces, par M. Carillion, 543 ; — d’harmonie des violons, épaisseur à leur donner, 586.
- Tain des glaces , moyen de le préserver, par M. Finken, 125.
- Teinture, mordants pour la, par M. Carteron,
- 184.
- Télégraphe électrochimique, par M. Bain , 192, 236, 237; — électrique, par M. Dujardin, 221.
- Tendeurs, leur disposition dans les ressorts des chemins de fer, 596.
- Térébenthine, de son emploi pour la fabrication de la cire à cacheter, i83.
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- Terrej moyen d’expliquer son mouvement autour du soleil, 3i4*
- Terres humides, 38r ; — leurs inconvénients, 3g3; — leur assainissement par le drainage, ib. — moyens d’y procéder, 383; — tuyaux employés pour cet usage, ib.; — manière de les défoncer et labourer, ib., 564-
- Tissage des châles français, par M. Bosche, io5.
- Tisser, métier à , de Jacquart, modifié par M. Berthet, 96;—perfectionné par M. Bosche, ib,, 106, 108 (pl. 1133).
- Tissus, action qu’exercent les lessives alcalines et la vapeur sur les, 285; — moyen de les fouler, par M. Benoît, 563 , — de les laver et dégorger,ib.
- Tissus imperméables de M. Becker ( méd. de bronze ), 263.
- Toiles à tableau, nouvelles, par M. Garneray,
- 478.
- Toiles sablées pour couvertures , par M. Ga-g’njUi-
- Tôle de fer, son emploi dans la construction du pont tubulaire de M. Slephenson, 219; — émaillée, par M. Paris, 77 (méd. de platine),
- 264.
- Travaux du conseil d’administration pendant l’année 1849, 243;—hydrauliques sous-marins, de leur exécution, par M. Payerne, 602.
- Trotteuse, nom donné aux montres dont l’aiguille à secondes a un mouvement continu, 577.
- Tube rectangulaire formant le pont de M.<57e-phenson, de sa construction, 219.
- Tubes sans soudure, emboutis par M. Palmer, 28; — manière de les fabriquer, 29; — leurs diverses applications, ib.
- Tunnel des Alpes à percer entre Modane et Bar-donnèche, par M. Maus, i38.
- Tuteur du limonier, par M. Mignard fils, 188, 191 ( méd. de bronze ), 262; — description du, 3io, 3i2 (pl. 1147 )-
- Tuyaux de tôle, moyen de les couvrir d’un émail, par M. Paris, 77; —des chaudières à vapeur, moyen de les river dans leurs plateaux, par M. Legal, 87;—en gutta-percha, i85; — de drainage , de leur fabrication en Angleterre, 565, 566;—diverses machines
- à faire les, ib.; —. description de celle de M. Ainslie, 567 ( pl. 1166 ); —moyen de les sécher, 568;— de les cuire, ib.;—leur pose, ib., 56g; — fabriqués par M. B ouvert, 622.
- Typographie à l’usage des aveugles, par M. Foucault, 5o.
- V.
- Vapeur, de son emploi pour augmenter le tirage des cheminées des locomotives, 140 ; — moyen de mesurer sa pression dans les chaudières des locomotives, par M. Galy-Cazalat, 45o, 4%)-
- Vapeurs acides de l’acide chlorhydrique, moyen de les condenser, par M. Schneider, 1^2.
- Vernis pour chaussures, par M. Daniel, 236.
- Vernis au succin, procédé de préparation du, par M. Stelling, 184.
- Verre, coloration du, par les oxydes métalliques, par M, Bontems, 94 ; — platinure du, par M. Ludesdorf, 182; —argenture du, par le coton-poudre, par M. PFohl, 180; — par M. Drayton, 181; —provenant de la cristallerie de Saint-Louis, comparé à celui d’Angleterre, 228; — transparent appliqué sur le fer, par M. Paris, 75; — de son emploi en photographie, par M. Poitevin, 225; — manière de préparer les plaques de, 226, 470; -—par MM. Talbot et Malone, 474*
- Verrerie de Saint-Louis, son origine, 227.
- Verres de lunettes à double foyer, par M. Ja-min, 191, 217.
- Vidange des fosses d’aisances, ordonnance de police relative à la, 87.
- Vins de Bourgogne, sur la richesse en alcool des, par M. Fergnette-Lamotte, 44»
- Violons perfectionnés par M. Janinet, 585,587.
- V oies publiques, nouveau mode de confection des, par M. Andrieux, 349.
- Voitures, machine à enrayer les, par M. Le-faucheux, 45 ; — moyen de sûreté pour les, par M. Mignard, 235, 311 ; — pour le transport des veaux, par M. Fusz, 62.3.
- Z.
- Zinc, de son emboutissage, par M. Fugère, 326; — de sa réduction en oxyde, par M. So-rel, 623.
- Zincage du fer, par M. Riepe, 178.
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- PLANCHES. -
- PL 1126, double. Machine à plier et à métrer les étoffes de toutes longueur et largeur, par M. Ruff; — calibre à vernier circulaire, par M. Palmer, p. 26.
- PL 1127, simple. Bègles-pantograplies, par M. Portant;— goniograplie, par M. Collar-deau; — siphon à écoulement intermittent, par M. Bloch,-p. 32.
- Pl. 1128, simple. Outil dit serre-tube, pour river les tuyaux des chaudières à vapeur, par M. Legal, p. 38.
- Pl. 112g, triple. Machine à imprimer à l’usage des aveugles, par M. Foucault, p. 56.
- Pl. n3o, triple. Boussole azimutale de M. James Odier, construite par M. Ch. Chevalier, p. 62.
- Pl. 1131, simple. Boue à hélice à palettes mobiles pour bateaux à vapeur, par M. Per-reaux; — hélices bordées, par M. Roche, p. 67.
- PL xi32, triple. Planimètre sommateur ou instrument propre à calculer mécaniquement la surface des plans, par M. Beuvière, p. xoi.
- PL 1133, double. Machine Jacquart dite brisée, et mécanique d’armure pour métiers à châles, par M. Bosche, p. 108.
- Pl. 1134, simple. Mécanique dite armurière, adaptée aux métiers à tisser de Jacquart, par M. Berthet, p. 110.
- Pl. 1135, double. Appareil pour la fabrication du sucre de betterave à l’aide du sucrate de chaux, par M. Rousseau, p. i34*
- Pl. 1136, double. Sphéromètre, instrument pour mesurer la courbure des surfaces sphériques, par M. Perreaux; — cathétomètre , instrument pour mesurer la hauteur et observer les variations du baromètre et du thermomètre, par le même, p. 147 •
- Pl. 1137, triple. Moulin à blé à douze paires de meules, marchant par courroies et mû par une machine à vapeur, construit par M. Calla, 153.
- PL 1138, double. Appareils de garde-robes désinfecteurs et séparateurs des matières solides avec les liquides, par M- Filliol, p. 166.
- Pl. 1 i3g, simple. Lampe-modérateur perfectionnée par M. Capy, 168.
- Pl. n4°, simple. Nouveau système de balancier compensateur, par M. Bourdin, p. 197.
- Pl. 11415 simple. Four à réverbère à sole tournante, par M. Carville; — foyer à grille
- pour cheminées, par M. Sorel, p. 204.
- Pl. ii42> double. Appareil pour la fabrication des eaux gazeuses et système d’emplissage et de bouchage des bouteilles, par M. O zou/, p. 208.
- Pl. n43, simple. Appareil pour sécher le linge, par M. Edeline, p. 214.
- Pl. 1144? simple. Appareil pour filtrer les liquides spiritueux, par M. Septier, p. 216.
- PL n45, triple. Elévation longitudinale de la presse lithographique à cylindres, par M. Perrot, p. 207.
- PL 1146, triple. Coupe longitudinale de la presse lithographique à cylindres, par M. Perrot, p. 307.
- Pl. 1147? simple. Appareil nommé tuteur du limonier, adapté aux chariots à deux roues et destiné à éviter les accidents résultant de la chute des chevaux , et encliquetage empêchant le recul, par M. Mignard fils, p. 312.
- Pl. 1148, simple. Écliptique mécanique, instrument servant à l’enseignement de la cosmographie, par M. Henri Robert, p. 3i5.
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- PI. 1149, simple. Appareil congélateur portatif, par M. Fumet, p. 327.
- PI. n5o, triple. Machine à mélanger, presser, peser et dresser le chocolat, par M. De-
- r t>inck, p. 356. ,
- PI. 1 i5i , simple. Appareil pour torréfier la fève de cacao, par M. Derinck, p. 36r.
- PI. Il52, simple. Niveau à bascule, par M. Ciechanski, p. 365.
- PI. ir53, simple. Presse d’assemblage pour les encadrements rectangulaires, par M. De-launay; — planipierre, par M. Serrin, p. 365. ’
- PI. n54, simple. Assainissement des terres humides par le système du drainage, p 388 PI. n55, triple. Elévation longitudinale de la machine à dresser les glaces, par M. Ca-rillion, p. 4^3. ’ * ~
- PI. 1156, double. Élévation vue de face de la machine à dresser les glaces, par M. Ca-
- rillion, p. 42^.
- PI. 1 i57, triple. Plan de la machine à dresser les glaces, par M. Carillion, p. 423.
- PI. 1158, simple. Appareil de chauffage économique, par M. Fondât, p. 435.
- PI. 11 Sg, simple. Manomètre court à air libre, par M. Galy-Cazalat, p. 451.
- PI. 1160, double. Mémoire sur le lavage de la houille en Belgique, par M. de Marsilly,
- p. 46°.
- PI. 1161, double. Appareil à force centrifuge pour l’égouttage et le clairçage des sucres , par MM. Rolhfs et Seyrig, p. 463.
- PI. 1162, simple. Moyen de sûreté pour les armes à feu à percussion, par M. Fontenau; — réservoir pour alimenter les chaudières à vapeur par un écoulement intermittent et à y maintenir un niveau constant à toutes les pressions, par M. Bloch, p. 466.
- PL 1163, double. Machine à fouler les draps à pression et à percussion modérables et indépendantes, par M. Benoit aîné, p. 555. . .
- PL 1164, double. Machine à fouler les draps, les couvertures, les étoffes légères et la bonneterie, par M. Benoit aîné, p. 56i.
- PL 1165, double. Charrue-araire pour défoncer les terrains destinés à être assainis par le drainage ; — charrue fouilleuse pour creuser les rigoles, par M. Thackeray, p. 565.
- PI. 1166, triple. Machine à fabriquer les tuyaux de drainage, par M. Jinslie, p. 568.
- Pl. 1167 , simple. Cartouches métalliques pour armes à feu se chargeant par la culasse et amorçoir, par M. Chaudun, p. 583.
- PL 1168, triple. Poutres en fer à cornières par M. Joly, —poutres en fonte à voussoirs par MM. Jacquesson et Jules Gayot, — poutres en fer et bois par M. Tricard, employées à la gare des voyageurs, à Paris, du chemin de fer de l’Ouest, p. 5g 1.
- PL 1169, double. Ressorts de suspension appliqués aux waggons des chemins de fer et autres véhicules, par M. Le Chatelier, p. 5g5.
- Pl. 1170, simple. Mouvement d’embrayage et de débrayage à cliquet pour la jonction des moteurs, par M. Pouyer-Quertier, p. 600.
- PARIS. —IMPRIMERIE DE MADAME VEÜVE BOUCHARD-HUZARD, RUE DE L’ÉPERON, 5.
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