Bulletin de la Société d'Encouragement pour l'Industrie Nationale
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- BULLETIN
- DE LA
- S. E. I. N.
- Bibliothèque
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT ÇSîr-ot
- POUR
- L’INDUSTRIE NATIONALE,
- reeenmie comme établissement d’utilité publique par ordonnance royale
- du *1 avril 18*4.
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- CINQUANTE-DEUXIÈME ANNÉE.
- A PARIS,
- MADAME VEUVE BOUCHARD-HUZARD,
- IMPRIMEUR DE LA SOCIÉTÉ,
- RUE DE l’ÉPERON-SAINT-ANDRÉ-DES-ARTS , 5.
- 1853
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- cinodaste-iîëuxiéihe année. (N° DLXXXIIL) janvier 1853.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — voitures.
- Rapport fait par M. Callon, au nom du comité des arts mécaniques, sur les divers perfectionnements apportés à la fabrication des voitures de luxe, *par M. Moussard, allée des Veuves, 58, Champs-Élysées.
- Messieurs, M. Moussard, carrossier, à Paris, a demandé que la Société d’encouragement voulût bien se faire rendre compte, par une commission prise dans son sein, de différentes améliorations apportées récemment par lui dans la construction des voitures de luxe , améliorations qui lui semblent dignes, de fixer l’attention de la Société.
- Cette demande a été renvoyée au comité des arts mécaniques, qui s’est transporté dans les ateliers de M. Moussard, et m’a chargé de vous présenter, dans un rapport, le résumé des observations auxquelles il s’est livré.
- M. Moussard a mis sous les yeux de votre comité deux voitures qu’il avait envoyées à l’exposition universelle de Londres, où beaucoup d’entre vous, sans doute, ont pu les distinguer.
- L’une d’elles est une élégante calèche à eou-de-cygne qui peut fonctionner à volonté, soit comme calèche découverte, soit comme berline, en y adaptant des châssis à glace d’une construction soignée et d’une ornementation bien en harmonie avec celle du corps de la voiture, soit enfin comme équipage à la Daumont, en enlevant le siège de devant qui est simplement fixé par quatre vis à la romaine. >
- La seconde voiture est un coupé-chaise de ville et de voyage, qui, sous une apparence plus modeste, est également d’une exécution parfaitement
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- ARTS MÉCANIQUES.
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- soignée, et présente plusieurs détails fort intéressants sur lesquels s’est spécialement portée l’attention de votre comité.
- M. Moussard, en effet, n’est pas seulement un dessinateur plein de goût et un fabricant habile, c’est en même temps un industriel intelligent qui sait s’appliquer d’une manière heureuse les idées nouvelles, et, au besoin, en tirer aussi de son propre fonds.
- Nous allons vous indiquer rapidement en quoi consistent les principales améliorations que présentent les voitures soumises à l’examen de votre comité, améliorations dont M. Moussard s’est réservé, du moins pour plusieurs d’entre elles, la propriété exclusive au moyen de brevets d’invention.
- 1° Dans le coupé-chaise, l’avant-lrain est muni d’une cheville ouvrière unique fort bien disposée, qui se graisse comme un essieu-patente sans avoir besoin de toucher à l’avant-train ; en outre, celte cheville , au lieu d’être à l’aplomb de l’essieu antérieur, se trouve reportée en avant d’une assez grande quantité. Cette disposition, nous le reconnaissons, n’est pas nouvelle ; elle a été appliquée précédemment par plusieurs entreprises de messageries, et, nous devons le dire, on y a généralement renoncé.
- Elle a cependant un avantage assez notable , pour un coupé comme celui auquel M. Moussard l’applique , c’est la possibilité de diminuer la distance entre les deux essieux sans raccourcir la caisse, et tout en obtenant le même raccourcissement de l’avant-train qu’avec le système à double cheville et à deux points de centre.
- 2° Une seconde disposition fort intéressante est celle des ressorts que M. Moussard nomme compensateurs. Ces ressorts se composent de deux parties distinctes : l’une, construite comme à l’ordinaire, constitue le ressort proprement dit qui doit fonctionner sous la charge minimum de la voiture ; l’autre, accolée à la première, est une pièce rigide ayant une moindre courbure que le ressort, et ne venant en contact avec lui que successivement, soit sous un excès de charge, soit sous l’influence des cahots auxquels la voiture est exposée. Un pareil système, tout en conservant une flexibilité suffisante sous les très-fortes charges, a l’avantage de ne pas présenter un excès de flexibilité sous les charges ordinaires, de diminuer beaucoup l’amplitude des oscillations accidentelles, et d’avoir ainsi un roulement beaucoup plus doux soit en charge, soit à vide. M. Moussard est entré ainsi, de son côté , dans la voie d’un perfectionnement qui s’applique aujourd’hui sur une grande échelle au matériel roulant des chemins de fer ; nous voulons parler des ressorts dits à auxiliaires, dont la théorie a été complètement étudiée par M. Phillips, ingénieur des mines, directeur du matériel au chemin de fer de l’Ouest.
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- VOITURES.
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- 3° Les serrures des portières présentent une disposition intéressante que M. Moussard a , du reste , empruntée, comme il se plaît à le reconnaître , à un habile serrurier de Paris, M. Peudenier. Voici en quoi consiste cette disposition qui, sur le r .pport d’un de nos collègues, a obtenu une médaille de bronze en 1849.
- Les pênes des serrures, au lieu d’être taillés en biseau ou en bec-de-cane, sont coupés carréme at ; ils ne font point saillie lorsque la portière est ouverte ; ils ne donm nt pas lieu au frottement latéral des becs ordinaires, frottement qui oblige; à un graissage fréquent, cause de malpropreté, et d’où résulte, en outre, une plus prompte dislocation de la serrure. Après que la poignée a ouvert la portière , le bec-de-cane reste entièrement, à l’intérieur, retenu par un arrêt; la poignée ne peut le faire sortir, et il sort, au contraire, de lui-même au moment où la portière se refermant vient appuyer contre la feuillure dans laquelle elle se loge.
- 4° M. Moussard a imaginé un nouveau genre de marchepied mécanique invisible lorsque la portière est fermée, se déployant en même temps qu’elle, et toujours à l’abri de la boue que projettent les pieds des chevaux et les roues des voitures.
- Le mécanisme de ce marchepied, bien qu’un peu compliqué, nous a paru établi dans de bonnes conditions de solidité.
- 5° Comme dispositions ayant pour but le confortable du voyage , nous indiquerons, dans le coupé-chaise de M. Moussardt un strapontin fort bien disposé pour recevoir au besoin une troisième personne ; un coffre-cachette pour l’argent et les bijoux auquel on ne peut arriver qu’au moyen de cinq secrets, et qui nous a paru habilement dissimulé ; enfin plusieurs malles mobiles d’une grande capacité, disposées de manière à se loger sans nuire sensiblement à l’élégance de la voiture, en partie sur le bouclier placé derrière la voiture , et que l’on rabat au moyen d’une charnière , en partie sur l’impériale, et le reste, enfin, à la place du siège du cocher.
- 6° Signalons enfin, comme accessoire utile, un appareil qui peut servir à la fois de clef anglaise, de cric et même de marteau en cas de besoin, et qui offre ainsi, sous un volume assez réduit, des ressources fort utiles en cas d’accident survenu à la voiture ; toutefois il serait désirable que cet instrument fut construit avec plus de légèreté.
- Tels sont, Messieurs , les objets principaux que nous avons cru devoir signaler dans ce rapport. Nous aurions pu augmenter la nomenclature des divers points sur lesquels s’est dirigé avec succès l’esprit d’invention ou de perfectionnement de M. Moussard. Nous croyons en avoir dit assez pour vous faire juger que la carrosserie lui doit des améliorations réelles, et pour ap-
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- ARTS MECANIQUES.
- BALANCES.
- peler sur lui votre intérêt et votre bienveillance. M. Moussard avait obtenu , à l’exposition de 1849, une médaille d’argent ; s’il n’a pas été aussi heureux à l’exposition universelle de 1851, cela tient, pour ce qui concerne sa calèche, à ce qu’elle était hors de concours comme présentée deux mois trop tard; pour ce qui concerne le coupé-chaise, à un malentendu sur lequel le jury international n’a pu être appelé , en temps utile , à délibérer. M. Mous-sard a mis sous nos yeux une correspondance échangée entre l’honorable M. Arnoux, membre de la sous-commission formée pour l’examen des voitures, et M. Holland j grand carrossier de Londres , président et rapporteur de cette sous-commission ; il en est résulté, pour nous, la conviction que M. Moussard avait été désigné comme méritant une médaille, et qu’il a été victime d’une omission involontaire.
- Votre comité pense, Messieurs, que vous êtes plus compétents que personne pour donner à M. Moussard, par votre approbation éclairée, l’espèce de réparation à laquelle il a droit, et nous venons, en conséqence, vous proposer de le remercier de sa communication intéressante, et d’ordonner l’insertion du présent rapport dans le Bulletin de la Société.
- Signé Caleon , rapporteur.
- Approuvé en séance, le janvier 1853.
- BALANCES.
- Rapport fait par M. Alcan, au nom du comité des arts mécaniques, sur une balance à échantillonner les fils présentée par M. Laborde, ingénieur-mécanicien, rue du F a ubourg-d u- Temp le, 50.
- Messieurs, M. Laborde a présenté à la Société une balance à échantillonner les fils. La romaine destinée à cet objet étant bien connue, votre Bulletin du 10 juillet 1822 en contenant d’ailleurs une description détaillée par Fran-cœur, nous n’avons pas à y revenir. Nous ferons seulement remarquer, avec M. Laborde, que les balances employées sont très-susceptibles à être faussées accidentellement, ou à dessein, dans une intention frauduleuse. Il suffit d’agir sur le petit bras du levier de l’instrument pour rendre ses indications inexactes ; elles accusent alors des finesses inférieures ou supérieures à ce quelles sont en réalité. L’ouvrier, payé en proportion du degré de filage, se trouve lésé dans le premier cas ; le patron est, au contraire, victime dans la seconde hypothèse. Le grand nombre d’accidents et de fraudes de cette espèce est incontestable. L’absence d’un moyen facile et direct pour vérifier l’exactitude des indications de l’instrument peut en prolonger les conséquences fâcheuses.
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- ARTS ÉCONOMIQUES. r-r- RELIURE.
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- Afin de mettre la balance qu’il vous présente à l’abri de cet inconvénient, IÆ, Laborde ajoute au cercle gradué de la balance en usage, qui donne seulement les numéros, un second cercle concentrique au premier et divisé de manière h indiquer les poids correspondants aux finesses. La vérification de l’instrument devient dès lors facile et à la portée de tous les intéressés, qui peuvent s’assurer si l’aiguille constate exactement un poids connu placé dans le plateau de la balance ; s’il en est autrement, l’indicateur a été faussé.
- Le troisième cercle gradué que l’on remarque sur l’appareil est destiné au titrage des fils de lin pour lesquels on se sert encore , à tort, du système de numérotage anglais.
- La balance modifiée comme nous venons de l’indiquer offre , par conséquent, des avantages sérieux, et se recommande surtout par les garanties de sécurité et de loyauté qu’elle offre aux transactions commerciales.
- M. Labwde, déjà encouragé par la Société pour ses ingénieux travaux, continue donc de mériter ses suffrages.
- Votre comité des arts mécaniques vous propose, en conséquence, de remercier cet habile constructeur de son intéressante communication, et d’insérer le présent rapport dans votre Bulletin.
- Votre comité des arts mécaniques émet en même temps le vœu que les balances à échantillonner les fils soient comprises dans les poids et mesures soumis à la surveillance de l’administration, et qu’un exemplaire de ce rapport avec une lettre de votre président soit adressé, dans ce but, à M. le ministre de l’intérieur, de l’agriculture et du commerce.
- Signé Alcan , rapporteur.
- Approuvé en séance, le 26 janvier 1853,
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- ARTS LCQJNOTOim
- RELIURE.
- Rapport fait par M, R, de Silvestre, au nom du comité des arts économiques, sur les reliures mobiles de M. Weber, relieur, rua Bautefeuille, 2.
- Messieurs, M. Weber a soumis à l’examen de la Société une sorte de reliure mobile applicable aux collections d’estampes, de plans, de cartes géographiques, de dessins, de lettres autographes, commerciales et autres, en un mot de toutes les œuvres artistiques ou littéraires qu’on est dans l’usage de conserver en portefeuille.
- La mobilité de la reliure de M. Weber ne consiste que dans la disposition
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- ARTS ÉCONOMIQUES.
- de certaines pièces de l’intérieur, toute la partie extérieure étant fixe et ayant l’avantage de pouvoir être assimilée, tant pour la forme que pour la solidité, aux reliures ordinaires.
- On monte d’abord, sur des onglets d’un papier mince et nerveux, les feuilles simples ou doubles que l’on veut collectionner, puis on les assemble et on serre la masse des onglets entre deux languettes placées à l’intérieur et contre le dos de la reliure. La première de ces languettes, taillée à gorge , est fixée à demeure ; la seconde, dont la face comprimante se trouve légèrement arrondie, est entièrement libre. On les serre l’une contre l’autre au moyen de vis tournant dans des écrous métalliques et qui traversent les onglets entaillés préalablement à des distances convenables.
- La simplicité de cette opération permet, comme on peut le voir, de mettre aisément en reliure telle quantité de feuilles qu’on voudra, depuis une seule jusqu’à une limite marquée par la grosseur du volume. On voit combien il est facile d’en ajouter, d’en ôter, d’en déplacer, sans dommage ni perte sensible de temps. On comprend surtout combien ce genre de reliure est utilement applicable aux collections destinées à être chaque jour examinées, feuilletées, étudiées et augmentées. Aussi les grands établissements publics, tels que la Bibliothèque impériale, le Muséum d’histoire naturelle, la bibliothèque de la faculté de médecine et d’autres encore, se sont-ils empressés de l’adopter pour la conservation de leurs collections.
- Votre comité, Messieurs, après avoir attentivement comparé la reliure mobile de M. Weber avec celles qui, précédemment, avaient été faites dans le même but, a reconnu qu’elle présentait des avantages réels. Ce jugement, qu’on pourrait déjà considérer comme sanctionné par l’expérience, est aussi celui des savants et des artistes de mérite qui dirigent les établissements ci-dessus mentionnés, et que votre comité , en celte circonstance , a cru devoir consulter. Nous avons donc l’honneur de vous proposer, Messieurs, de remercier M. Weber de sa communication et d’autoriser l’insertion du présent rapport dans le Bulletin.
- Signé E. de Silvestre, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 26 janvier 1853.
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- CANNELLES,
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- Rapport fait par M. E. de Silvestre, au nom du comité des arts économiques, sur une cannelle aérifère de M. Cheval, à Raismes ( Nord ).
- Messieurs, on vous a déjà communiqué divers instruments destinés au même but, celui de permettre l’introduction de l’air dans un vase clos au fur et à mesure que s’en échappe le liquide qui s’y trouve contenu.
- Le nouvel appareil que vous présente M. Cheval diffère peu d’un de ceux qui l’ont précédé et qui est décrit dans plusieurs recueils, et notamment dans le Manuel du sommelier. Ce qui le distingue de ce dernier, c’est que le tuyau qui sert au passage de l’air dans la partie supérieure du vase est formé de caoutchouc au lieu de l’être de métal. Le comité considère que ce changement , si simple qu’il paraisse, est un perfectionnement qui n’est pas sans importance, puisque 1° la nouvelle cannelle peut être appliquée aux fûts des grandeurs les plus variables ; T le fausset pouvant s’adapter à la partie la plus élevée du fût, à côté de la bonde si l’on veut, l’air s’introduit dans la capacité sans passer à travers le liquide et sans, par conséquent, le troubler; 3° enfin le bas prix de la matière qui forme le tuyau permet de livrer l’instrument à un prix moins élevé que les autres cannelles aérifères du même genre.
- Il est bon d’ajouter que l’appareil de M. Cheval a fonctionné avec succès en présence des membres du dernier congrès de Valenciennes, et que, à cette occasion, notre président, M. Dumas, a engagé l’auteur à soumettre son invention à l’examen de la Société.
- Votre comité, Messieurs, pense que M. Cheval a rendu un véritable service à l’industrie de détail des liquides ; il vous propose , en conséquence, de le remercier de sa communication et d’ordonner l’insertion du présent rapport dans le Bulletin.
- Signé E. de Silvestre, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 26 janvier 1853.
- BEAUX-ARTS. — ouvrages nouveaux.
- Rapport fait par M. Salvétat, au nom de la commission permanente des beaux-arts appliqués à l’industrie, sur l’ouvrage intitulé, les Arts et l’Industrie, dessiné par M. Hoffmann, et présenté par MM. Gide et J. Baudry.
- Messieurs, vous avez renvoyé à l’examen de la commission permanente des beaux-arts appliqués à l’industrie, la publication ayant pour titre, les Cinquante-deuxième année. Janvier 1853. 2
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- BEAUX-ARTS.
- Arts et l’Industrie, ou Recueil de dessins relatifs à l’art de la décoration, destinés à servir de motifs et de matériaux aux fabricants et aux dessinateurs de fabriques, réunis et dessinés par M. Hoffmann, ouvrage présenté, dans la séance publique du 17 novembre 1852, par MM. Gide et J. Baudry, éditeurs, rue Bonaparte, 5.
- La commission des beaux-arts m’a chargé d’être auprès de vous l’interprète de son opinion, et si, pour la seconde fois depuis qu’elle est instituée , quoique privé de titres personnels, je n’ai point refusé cet honneur, je ne saurais néanmoins me faire illusion sur les véritables motifs qui ont déterminé ce choix. Votre commission a voulu que ses premiers jugements émanassent en quelque sorte de la Manufacture de Sèvres, si pleine du souvenir de M. Ebelmen; elle a voulu rendre encore ce dernier hommage à la mémoire du savant regrettable dont elle a pour mission de féconder la noble pensée.
- Tout jugement en ce qui touche aux arts est chose délicate , tellement délicate giême à mes yeux, que le rôle de rapporteur ne me paraît acceptable qu’à la seule condition de rester l’écho fidèle des idées de la commission. Bien plus, j’aurais décliné toute compétence, si ma position dans un établissement modèle qui met en pratique permanente, pour la gloire de la France, l’alliance des sciences, des arts et de l’industrie, ne me donnait quelques droits à votre indulgence, et si des contacts presque journaliers, des rapports intimes même avec les artistes, en m’initiant à leur but, à leurs ressources, à leurs besoins, ne m’avaient rendu plus facile le devoir qui m’est imposé.
- Le grand acte industriel accompli l’année dernière, l’Exposition universelle de Londres, a placé la France, d’une manière incontestable, sous le rapport de l’art, dans un rang des plus honorables. Mais la lutte n’est pas terminée ; chacun a pu reconnaître et mesurer ses forces. Tous, vainqueurs et vaincus, sont disposés à recommencer le combat, et tous se préparent devant l’éventualité d’une nouvelle et prochaine rencontre. Dans ces circonstances, la France, quoique certaine de nouveaux succès, ne peut rester passive en présence des efforts cle toute nature que font, pour la surpasser, les nations rivales. Dans ce but, vous le savez, l’Angleterre s’est imposé déjà de grands sacrifices ; elle cherchera le succès à tout prix. Vous avez, des premiers, compris le danger, et dans un rapport remarquable, au nom d’une commission spéciale, M. Olivier réclamait l’initiative de votre Société, qui a déjà rendu de si grands services au pays, pour organiser la défense et diriger le mouvement ascensionnel de notre industrie ; il vous demandait, comme puissants moyens d’action, d’encourager les écoles spéciales d’application des beaux-arts, de motiver la création de nouveaux établissements de ce genre ,
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- OUVRAGES NOUVEAUX.
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- et de réserver, pour les véritables artisans comme pour les dessinateurs de fabriques, quelques-unes de ces récompenses par l’attrait desquelles vous avez créé chez vous plus d’une industrie. Certes, il n’entrait pas dans l’idée du rapporteur d’exclure ces publications entreprises par des artistes habiles, par des éditeurs dévoués, souvent dans des conditions onéreuses, toujours par amour de l’art et de l’industrie. La presse, ce grand levier de la civilisation moderne, a pris trop de part dans ce qui s’est fait, dans ce siècle, de bien et de mal, pour qu’il soit permis de lui contester son influence. Nous espérons donc que vous voudrez bien accorder votre approbation aux publications utiles, de quelque ordre qu’elles soient, que la morale et le bon goût peuvent également avouer, et nous n’hésitons pas à vous le demander, dès aujourd’hui, pour la collection des dessins réunis par M. Hoffmann, collection qui joint au mérite d’une grande utilité celui d’une incontestable opportunité.
- Le recueil que vous présentent MM. Gide et Baudry satisfait, en effet, à cette double condition, et c’est à ce titre principal que nous venons vous en rendre compte. La commission a cru devoir néanmoins se préoccuper, tout h la fois, du but de l’ouvrage, des moyens employés pour le poursuivre, de l’exécution matérielle et de l’opportunité de cette publication. Je ferai tous mes efforts pour rapporter fidèlement toutes les pensées émises dans nos réunions.
- Le but de l’ouvrage, ainsi que l’auteur l’explique, est de donner aux fabricants et aux dessinateurs de fabriques des spécimens, non encore édités, dans lesquels ils iront, sans perte de temps, puiser des exemples nouveaux pris à des sources pures et des moins connues, d’époques et de styles différents , empruntés à des fabrications variées. D’après l’examen des planches qui composent la lre livraison , votre commission pense que les nombreuses industries qui appliquent à leur profit les arts du dessin pourront y puiser des motifs variables à l’infini, transportables avec avantage et nouveauté d’une fabrication dans une autre. L’artiste y trouvera réunies la pureté grecque, la richesse orientale, la naïveté du moyen âge, l’originalité de la renaissance. Un grand nombre de planches est particulièrement réservé pour reproduire les grandes compositions de tapis, de tentures, de décorations, etc., dont elles représentent non-seulement le trait, le contour ou le modelé, suivant le cas, mais même la couleur, et en cela l’ouvrage de M. Hoffmann se sépare nettement des autres publications qui l’ont précédé. Disons de suite ici que, dans cette circonstance, les éditeurs n’ont pas craint, et nous les en félicitons, d’adopter la coloration originaire, en réparant, après les avoir judicieusement observées, les altérations dues aux ravages du temps; ils n’ont pas hésité, en effet, à restaurer en quelque sorte , et ils l’ont fait souvent avec
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- BEAUX-ARTS.
- OUVRAGES NOUVEAUX.
- bonheur, les exemples qu’ils offrent aux études des artistes : ils ont pensé, avec raison, que, s’il faut savoir respecter les chefs-d’œuvre altérés des maîtres des anciennes écoles, il faut craindre , dans un ouvrage écrit pour l’enseignement , de prêter à une fausse interprétation de l’esprit décoratif des époques ou des peuples chez lesquels on étudie le goût ou l’art.
- Pour ajouter à l’intérêt des planches, chaque dessin est accompagné d’un texte très-court indiquant l’époque et la nature de l’objet représenté, son origine et l’échelle de proportion si utile à connaître, puisque l’effet produit sur notre vue par un sujet quelconque, soit au trait, soit en couleur, se modifie suivant les dimensions ; cette dernière notion permet à l’artiste de représenter, en grandeur naturelle , le motif dont il désire tirer parti. Une table systématique , qui termine chaque série, groupe par époques tous, les dessins épars dans les quatre livraisons, facilite au dessinateur toutes ses recherches, et le tient en garde contre des mélanges incohérents ou des anachronismes.
- Les textes explicatifs des planches sont réunis en une ou deux pages d’impression paraissant avec chaque livraison, et chaque série sera complétée par un rapport succinct sur les progrès industriels réalisés pendant l’année et relatifs aux fabrications spéciales dont des spécimens auront été publiés.
- À ces moyens divers de satisfaire aux besoins des artistes vient s’ajouter une exécution matérielle qui répond au but élevé de l’ouvrage. Les treize premières planches que votre commission met sous vos yeux sont généralement bien choisies ; elles sont toutes bien dessinées et font le plus grand honneur au talent de M. Hoffmann. La lithographie, par M. Kellerhoven, est fine; enfin la coloration obtenue par les procédés lithochromiques est belle, nette et reproduite avec une régularité que ne peuvent donner les autres procédés.
- Il est naturel de supposer que les éditeurs feront des sacrifices constants, pour maintenir une confiance entièrement libre de se retirer, et les souscripteurs trouveront, dans le mode de publication par années isolées, le gage assuré que l’ouvrage conservera, tout le temps de sa durée pour ainsi dire illimitée, la perfection qui le recommande à ses débuts.
- Quant à l’opportunité de cette publication, votre commission pense qu’elle résulte d’une manière évidente, ainsi que nous l’avons déjà dit, de cet état de lutte industrielle, lutte toute pacifique il est vrai, mais très-dangereuse cependant, puisque l’honneur de la France , la suprématie de ses productions, les débouchés de son commerce y sont engagés, lutte vers laquelle sont dirigés tous les efforts des manufactures, et dans laquelle sont entraînées , depuis quelque temps, toutes les forces vives du génie de ce siècle.
- Toutefois, même dans ces conditions, l’auteur ne peut espérer s’adresser qu’à un public choisi, qu’à la haute industrie ; le prix élevé de l’ouvrage ,
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- PRIX PROPOSÉS.
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- parfaitement motivé, du reste, par le luxe de l’édition et par les frais résultant de l’emploi des procédés lithochromiques, s’opposera toujours nécessairement à l’introduction de ce Recueil dans les fabriques de second ordre. Votre commission croit cependant que, placé dans nos bibliothèques publiques, il pourrait être consulté par les fabricants et les dessinateurs peu fortunés, qui d’ailleurs, par une réaction toute naturelle, profiteront à leur tour des avantages que les industries de luxe en retireront tout d’abord, et sous ce point de vue, encore, l’ouvrage de M. Hoffmann mériterait votre approbation.
- Assurément l’enseignement par voie de publication paraît moins propre que tout autre à conserver à la France la supériorité qu’elle a su conquérir; car il peut être plus perdu pour nous-mêmes que pour nos rivaux : très-probablement cette publication va se répandre en Angleterre. Mais il ne dépendra pas de vous qu’elle reste, en France, inconnue de nos manufacturiers et de nos artistes. Votre voix réclamera pour elle les encouragements des bibliothèques publiques, des écoles de dessin et des chambres de commerce si dévouées aux véritables intérêts de notre industrie. Et, sans admettre qu’à tout jamais un génie trop exclusivement porté vers l’industrie doive diminuer chez le peuple anglais l’aptitude artistique, nous pourrons voir les beaux exemples développer plus vite les heureuses dispositions de nos élèves , qui ont, en quelque sorte, inné le sentiment du goût.
- Votre commission espère que vous entrerez dans ses vues, et qu’en conséquence vous adopterez les conclusions que j’ai l’honneur de vous soumettre en son nom.
- Elle vous propose
- 1° De donner votre approbation à l’ouvrage de M. Hoffmann ayant pour titre, les Arts et l’Industrie;
- T De remercier MM. Gide et Baudry de leur communication ;
- 3° De faire connaître le recueil qu’ils vous ont présenté par l’insertion du présent rapport dans le Bulletin de la Société.
- Signé Salvétat, rapporteur.
- Approuvé en séance, le \ % janvier \ 853.
- PRIX PROPOSÉS.
- Programme d’un concours ayant pour objet de propager, faciliter et récompenser l’emploi de constructions incombustibles.
- La valeur, ordinairement moins élevée, des matériaux non incombustibles, la plus grande facilité de leur emploi, et, il faut le dire, l’imprévoyance et
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- PRIX PROPOSÉS.
- l’empire des habitudes, ont rendu, jusqu’ici, l’emploi de ces matériaux bien plus général que celui des matériaux incombustibles.
- Ces derniers, sans doute, ont dès longtemps été appréciés et plus ou moins employés, surtout aux époques de progrès de la prospérité publique et des arts utiles. Dans ces dernières années principalement, on a cherché à mettre les bois à l’abri des atteintes du feusans leur faire perdre leur force, leur élasticité, etc.; on a recouru à l’emploi des pierres naturelles ou artificielles, et des briques plus ou moins réfractaires ; on a étudié l’application des fers, recherché les formes et les dimensions les plus propres à rendre leur emploi facile, sûr et économique ; et on. exécute, dès à présent, par ces divers moyens, un certain nombre de constructions incombustibles.
- Mais l’usage de ces constructions est, malheureusement, encore beaucoup moins répandu, beaucoup moins apprécié, beaucoup moins connu même » au moins dans une partie des départements, et surtout dans les campagnes, que ne le demanderaient la sûreté publique et la conservation des propriétés publiques ou privées, immobilières et mobilières. Nos édifices principaux mêmes ne sont pas toujours ainsi exécutés. Quelques règlements avaient été promulgués à l’effet de prescrire l’emploi de matières incombustibles pour les théâtres et autres lieux de réunions publiques, etc. ; mais ces règlements sont à peu près tombés en désuétude ou inappliqués, même dans un grand nombre de villes de premier ordre.
- Quant aux habitations privées, il n’y en a, jusqu’ici, qu’un petit nombre oii des matériaux incombustibles soient employés : ils ne le sont presque jamais surtout pour les habitations des classes pauvres ; et ces dernières habitations n’étant que bien rarement assurées, principalement quant aux objets mobiliers , en cas de sinistre les pauvres habitants perdent entièrement le peu qu’ils possèdent.
- Enfin tel est également le cas de beaucoup d’établissements industriels, ateliers, magasins, usines, etc., qui cependant, soit par les bâtiments mêmes, soit par leur contenu, constituent presque toujours des valeurs si considérables, et qu’il importerait essentiellement de mettre à l’abri de sinistres tels que ceux qui, tout récemment même , se sont multipliés d’une manière si notable.
- Et en effet, dans ces différents cas, si, lorsqu’il y a assurance, il n’y a pas de perte pour les propriétaires , il n’y en a pas moins perte pour la fortune générale, indépendamment des accidents irréparables que ces sinistres entraînent presque toujours.
- Cependant, dès à présent, les constructions incombustibles peuvent ne revenir qu’à des prix égaux ou peu supérieurs à ceux des constructions or-
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- PRIX PROPOSAS,
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- dinaires; et dès lors, considération prise ou des risques à courir, ou du taux d’assurance , il est de l’intérêt bien entendu des propriétaires, non moins que des locataires , d’adopter enfin généralement, ou du moins dans les cas les plus nombreux et les plus importants, un mode d’exécution entièrement rassurant. ; / ,
- A cet effet, il est nécessaire d’avertir, de renseigner les intéressés et tous ceux qui participent à l’exécution des constructions ; de faire appel, dans leur propre intérêt et dans l’intérêt général, à leurs lumières , à leurs capacités, à leurs influences diverses, et d’assurer des récompenses convenables à ceux qui répondront à cet appel avec le plus de zèle, de distinction et d’utilité.
- La Société d’encouragement a pensé qu’elle pouvait intervenir à cet effet, ainsi qu’elle a déjà été assez heureuse pour le faire dans plusieurs autres circonstances en faveur de l’utilité publique ; tel est le but du présent programme.
- Première proposition. Prix de 3,000 francs pour la rédaction d'une instruction générale contenant l'indication des diverses sortes de matériaux naturellement ou artificiellement incombustibles, de leur nature, de leurs dimensions habituelles, de leur application la plus convenable, de leurs prix, etc.
- Pour obtenir la totalité du prix proposé, cette instruction devra, comme l’énonce le titre précédent,
- 1° Comprendre l’indication de toutes les sortes de matériaux et de modes de construction susceptibles de produire l’incombustibilité, et de présenter en même temps toutes les autres conditions voulues de force, de convenance et d’économie nécessaires ;
- 2° En donner, avec tous les développements théoriques et pratiques convenables, une connaissance aussi complète que possible, de façon à la propager principalement dans les villes de département et dans les campagnes oii cette connaissance est loin d’être suffisamment répandue ;
- : 3° Exposer les applications diverses auxquelles chacune de ces espèces est le plus convenable, le mode qu’on doit préférer pour sa mise en œuvre, la dépense approximative à laquelle chacune peut donner lieu ;
- 4° Être séparée en sections distinctes et spécialement consacrée, d’une part, aux diverses espèces de matériaux, savoir aux bois rendus incombustibles, aux métaux, aux pierres naturelles ou artificielles, aux briques , etc., et, d’autre part, aux diverses parties de construction, murs, cloisons, planchers, escaliers, combles, couvertures, etc.;
- 5° Enfin être accompagnée de tous les détails descriptifs, estimatifs et graphiques nécessaires.
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- PRIX PROPOSÉS.
- Toute instruction qui, bien qu’embrassant l’ensemble des matériaux et modes de construction incombustibles, ne renfermerait qu'une partie des notions qui viennent d’être indiquées , ou toute instruction qui ne s’occuperait spécialement que d’une des sections précitées, etc., pourront être l’objet de l’allocation, soit de telle partie du prix total proposé, soit de telle médaille ou mention qui sera jugée convenable.
- Deuxième proposition. Prix de 3,000 francs pour tous nouveaux procédés, nouvelle espèce de matériaux, ou nouveaux modes de construction susceptibles de produire l’incombustibilité.
- Peut-être est-il peu à espérer qu’on puisse indiquer de nouvelles espèces de matériaux ou de nouveaux modes de construction propres à produire l’incombustibilité avec les diverses convenances ci-dessus rappelées ; cependant cela n’est pas non plus impossible, et la Société accueillera avec intérêt toutes les communications utiles qui pourraient lui être faites à ce sujet.
- Le prix total de 3,000 francs ne pourra être accordé que pour une espèce de matériaux ou un mode de construction qui en seraient reconnus parfaitement dignes par leur nature, leur importance, et la manière dont il en serait donné connaissance par l’auteur.
- Toute indication moins importante pourra être l’objet de l’allocation de telle portion dudit prix, ou de telle médaille ou mention qui sera jugée convenable.
- Toute communication de ce genre devra nécessairement être accompagnée d’échantillons ou modèles, ou au moins de détails descriptifs et graphiques, de l’indication de prix de revient, et de certificats dûment légalisés, constatant l’extraction, la fabrication, l’emploi, etc.
- Conditions générales. Tous envois et communications relatifs au concours devront être adressés au secrétariat de la Société avant le 31 décembre 1853, accompagnés de toutes les pièces nécessaires : mémoires descriptifs, dessins , modèles, certificats soit d’autorités publiques, soit d’architectes, ingénieurs ou autres personnes, dûment légalisés. L’envoi sera revêtu d’une devise qui sera répétée dans un billet cacheté contenant exactement les noms, profession et demeure du concurrent.
- Le concours sera l’objet d’un examen spécial, de tels essais et expériences qui pourraient être nécessaires, et d’un rapport motivé au conseil, d’après la décision duquel les prix, médailles et autres récompenses seront décernés dans la séance générale du second semestre de 1854.
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- NOTICES INDUSTRIELLES
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- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS MÉCANIQUES.
- Notice sur le Chaptal, navire à hélice construit par M. Gavé; par M. Jules Gaudry,
- ingénieur civil (1).
- La corvette à vapeur le Chaptal a été construite à Asnières en 1845, par M. Cavé. Plusieurs dispositions neuves s’y rencontraient, et il était prudent, pour les juger, d’attendre l’expérience. Aujourd’hui le navire a fait plusieurs campagnes et subi de rudes épreuves; sa valeur est désormais jugée ; le moment est donc venu de faire connaître , à l’honneur de notre marine et du mécanicien , soit les résultats obtenus , soit les dispositions de la coque et de la machine qu’on a depuis reproduites avec succès, particulièrement en Angleterre.
- Il est à peine besoin de dire que M. Cavé, donnant pour moteur au Chaptal une machine d’un tout nouveau système, n’a pas échappé à la nécessité d’y apporter ultérieurement quelques modifications de détails. Toutefois, dès 1848 , les essais faits en présence de la commission donnèrent, sous une pression moyenne de 0,7 d’atmosphère, une vitesse de 10 nœuds passés.
- Après avoir constaté ce résultat, le rapport de la commission ajoute ce qui suit : « En ce qui concerne la confection de l’appareil moteur, l’ajustage de toutes les « pièces, le montage de la machine , etc., la commission n’a que des éloges à donner « au constructeur qui lui paraît avoir loyalement rempli ses engagements. Elle a été « aussi extrêmement satisfaite de l’examen qu’elle a fait de la coque dont la construc-« tion, dans tous ses détails, lui a paru solidement et consciencieusement exécutée.»
- Dans le cours de cette même année 1848, le Chaptal est parti pour les Antilles. Rentré à Cherbourg, on fit quelques changements dans les machines, et l’on s’occupa de nettoyer la coque, qui offrit une particularité remarquable : l’un des côtés, peint au minium, était couvert de coquilles; l’autre, peint depuis un an en vert dit dans le commerce Schweinfurth, était parfaitement sain. Le premier côté fut alors peint de même. Mais bientôt, soit par une de ces anomalies que l’on constate sans pouvoir les expliquer, soit à cause de la couleur, différente de la première dans sa composition, les deux côtés se recouvrirent également de coquilles, et l’on est revenu au minium qui ne s’écaille pas et protège mieux le métal (2).
- Le navire fut ensuite envoyé en Orient, où il fit un très-actif service, notamment des remorquages par de mauvais temps. Laissons parler le rapport officiel adressé au ministre de la marine par le capitaine Labrousse, son éminent commandant : « Le «c Chaptal, dit-il, s’est bien comporté dans les diverses circonstances de sa navigation,
- « soit à la voile , soit à la vapeur. Il gouverne parfaitement bien.... Il obéit très-
- « vivement à la barre.....Il porte très-bien la voile.
- (1) Cette notice a été lue dans la séance de la Société du 3 novembre 1862.
- (2) Voyez le mémoire de M. Bobierrc, Bulletin d’octobre, p. 706.
- Cinquante-demièiM année. Janvier 1853.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- « Les mouvements de tangage sont aussi doux qu’on puisse le désirer lorsque les te circonstances permettent de modérer la machine. Lorsque, au contraire, le bâtiment « marche à l’encontre de la lame avec une grande vitesse, les mouvements alors sont
- « assez durs (1)...Les mouvements de roulis n’ont rien d’exagéré , même dans les
- « circonstances les plus défavorables ; le navire n’a jamais fatigué sous ce rapport.»
- Répondant ensuite à cette question : Le Chaptal marche-t-il bien à la voile 1 le rapport ajoute : « Lorsque la carène est propre , avec les quatre voiles majeures le navire « atteint 10 nœuds à l’heure..., et par une bonne brise ll11Ui'Rls,9; avec voile, machine « et bonne brise, 13meluU,7... Le navire a été construit avec un grand soin; il est en-« core en parfait état. Les cloisons étanches, solidement établies , sont réellement « et absolument étanches. La machine vient, du reste , d’être soumise à une rude « épreuve en remorquant, par de très-mauvais temps, la frégate la Pandore, du Pirée « à Constantinople et à Smyrne, et rien n’a bougé dans l’appareil. »
- Une autre fois le Chaptal a remorqué la frégate la Pandore, le brick russe Jason et le brick français Fabert, à la vitesse de 6 nœuds et demi par heure en temps calme , la mer étant cependant un peu houleuse. Remorquant la Pandore seule, on a obtenu, avec un chauffage ordinaire, un sillage moyen de 7 nœuds passés. Pendant une lutte de vitesse avec un paquebot autrichien, le sillage s’est élevé à 8 nœuds passés.
- On avait conçu des inquiétudes sur les chaudières dont le tirage est peu actif, mais, dit le rapport, « les modifications sont peu urgentes, puisque la production de la vapeur « est assez grande pour assurer au Chaptal une marche supérieure à celle de la plu-« part des bâtiments de la flotte. »
- Qu’il me soit ici permis de placer un regret : combien n’est-il pas à déplorer que, d’essais en essais, on en vienne à perpétuellement changer de modèle en France, sans jamais laisser aux constructeurs la faculté de perfectionner leur système et de retrouver, sur plusieurs éditions d’une même machine pour ainsi dire , le bénéfice légitime qu’il est presque impossible d’obtenir dans la première exécution d’un modèle! Voilà encore un des secrets de la prospérité des constructeurs anglais. Combien de fois déjà Penn, Bury , Maudslay, Miller, Napier, Rennie, Fawcett n’ont-ils pas reproduit la même machine en la perfectionnant. 31. Cave a obtenu sur le Chaptal, premier en son genre, tout le succès qu’il est permis d’attendre cl’un premier essai. Que n’eût-il pas fait si, appelé à recommencer son œuvre, il eût pu profiter de l’expérience du premier travail?
- Passons maintenant en revue les dispositions nouvelles qui distinguent le Chaptal, et dont l’usage a consacré le mérite.
- 1° Machine à vapeur. Dès les premiers essais de l’application de l’hélice à la propulsion des navires, on reconnut la nécessité de lui imprimer une rotation rapide. Les machines alors usitées ne donnaient guère plus d’un coup simple de piston et 1 mètre de vitesse par seconde, nombre qu’on n’osait pas trop dépasser, principalement à cause du peu d’efficacité des appareils condenseurs aux grandes vitesses. Dans
- (î) On sait que tous les navires à vapeur sont dans le même cas.
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- les premiers bateaux à hélice, on accélérait donc le mouvement reçu du moteur à l’aide d’engrenages , de courroies , de chaînes sans fin..., aussi incommodes par leur ferraillement, leur poids et leur encombrement, que nuisibles au travail utile par leur frottement.
- Le constructeur du ('hapial proposa , dès 1843, une machine manœuvrant directement l’hélice'donnant 70 tours, on moyenne, par minute , et par suite incomparablement plus légère. C’est celle qui fonctionne dans le Chaptal; en Angleterre, on n’en construit plus d’autres que dans de rares exceptions.
- Il s’engageant, en outre, 1° à ce que la machine tint peu de place et fût installée sous la ligne d’eau à l’abri des projectiles d’artillerie en temps de guerre ; 2° à ce que l’hélice fût, en toute circonstance, facile à visiter, enlever et replacer. Des rapports officiels nous ont prouvé que ces promesses étaient tenues , que ces engagements étaient loyalement remplis; voyons maintenant par quels procédés.
- On voit, par la planche 1246, que la machine est quadruple, c’est-à-dire composée de quatre cylindres horizontalement fixés sur un grand coffre en fonte A, qui, lui-même, repose sur les carlingues , et n’est autre que les condenseurs, bâches, etc., avec leurs pompes à air, clapets et autres accessoires de la condensation. Les cylindres sont placés en travers du navire de manière à ce que les bielles F, reliant les tiges de piston D aux manivelles O', viennent directement agir sur l’arbre de l’hélice T.
- Ce système de machine, qui rappelle le mouvement des locomotives, est aujourd’hui très-usité. Mais ce qui spécialise le moteur du Chaptal consiste en ce que les deux paires de cylindres sont très-rapprochées vers l’axe du navire , l’arbre de l’hélice étant entre eux avec ses manivelles coudées et équilibrées. Chaque tige de piston D sort de son cylindre par le couvercle qui regarde les flancs du navire; elle est terminée par une traverse E que guident des glissières G; ses extrémités reçoivent les bielles qui longent le cylindre commandant la machine à balancier de côté, dite side lever engine, et vont derrière ce cylindre retrouver les manivelles. Le mérite de cette disposition consiste surtout en ce que, tout en ramassant la machine de manière à n’occuper que 6m,40 dans la largeur du bateau, les bielles motrices ont sept fois la longueur des manivelles, tandis que dans le type exposé en 1851, à Londres , par la maison Bolton-Watt, et souvent reproduit depuis, il faut éloigner les cylindres d’environ 6 mètres, et donner à la machine entière au moins 8 mètres de large pour atteindre à peine quatre fois la manivelle, circonstance éminemment défavorable à la bonne marche de la machine.
- Voici maintenant les principales dimensions de la machine et de la coque :
- Jaugeage en nombre rond......................
- Longueur de la coque à la flottaison. . .
- 1,000 tonneaux, 54 mètres,
- Largeur
- id,
- Rapport entre ces deux dimensions. . . .
- Creux total...........* .....
- Tirant d’eau moyen en charge. « # . . .
- Nombre de coups de piston moyen par minute. Pression initiale de la vapeur..............
- 1 atmosphère,
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- Détente commence au..................... 1/7,
- Diamètre des pistons.................... 1 mètre,
- Chambre de vapeur dans la chaudière.... 30 mètres,
- Longueur de la machine.................. 6m,40,
- Largeur id..................... 5m,80,
- Hauteur totale id....................... 3 mètres,*
- Au-dessous de la flottaison............. 0m,40.
- Force nominale suivant la commande.. . . 220 chevaux,
- Force id. donnée par le constructeur. . 340 chevaux.
- Cette augmentation de puissance donnée par M. Cavé, sans augmentation de prix, est un fait très - habituel chez quelques-uns des constructeurs français ou anglais. L’un de ces derniers a même été jusqu’à doubler la puissance demandée, tenant à cœur, pour sa réputation, de dépasser de beaucoup les résultats promis. Il s’ensuit non-seulement que le possesseur de la machine obtient d’elle des ressources inespérées, mais qu’il l’a payée, toutes considérations faites, un prix fort réduit, puisqu’il possède en réalité , pour 200,000 francs par exemple , une machine non pas de 200 chevaux , mais de 300 chevaux, qui lui revient, par conséquent, à moins de 700 fr. par cheval. Ainsi se trouve expliqué en même temps le secret de bon marché de certains constructeurs qui ne diffèrent des premiers que parce qu’ils donnent juste ce qu’ils ont promis et rien au delà.
- 2° Hélice. La théorie de l’hélice était encore peu connue lors de la construction du Chaptal, et M. Cavé dut, avant tout, procéder à des expériences en grand que nous nous proposons de publier prochainement. Bornons-nous à dire ici qu’elles conduisirent à donner à l’hélice la forme dite en aile de moulin à six branches formant au total un pas de 5 mètres avec 3 mètres de diamètre. On l’a depuis remplacée, à titre d’expérience, par diverses hélices qui ont plus ou moins bien réussi. Celle qui existe actuellement a quatre branches , 6m,40 de pas et 3,20 de diamètre : c’est celle qui est représentée dans les planches 1246 et 1247.
- 3° Rondelle de poussée. Cet appareil est l’un des plus ingénieux du Chaptal. L’hélice , en prenant son point d’appui dans l’eau à la façon d’une vis dans un écrou fixe où chaque rotation la fait avancer d’un pas, tend nécessairement à exercer, en sens contraire, une poussée considérable dont il est important de garantir la machine. L’appareil de poussée dont le Chaptal est muni est représenté sous la lettre Z', en plan, pl. 1246, en élévation, pl. 1247, et en coupe verticale sous une échelle quatre fois plus grande dans la figure 2 de cette même planche. Il offre une analogie complète dans son principe avec les plaques tournantes des chemins de fer, qui, par l’interposition de galets entre deux surfaces frottantes, tournent aisément sous des charges énormes. Mais, comme l’hélice joint une rotation rapide à une poussée de plusieurs tonnes, le constructeur, sur la demande de M. Labrousse, a superposé, pour ainsi dire, trois plaques tournantes l’une sur l’autre en commandant chacune d’elles par des engrenages qui ralentissent leur mouvement respectif dans un rapport donné. Et de cette manière les galets, tournant librement avec une vitesse égale à la différence des
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- vitesses des surfaces entre lesquelles ils se trouvent, donnent, en somme, un frottement tellement doux, qu’après plusieurs mois de service l’usure était encore insignifiante.
- 4° Puits de l’hélice. Pour rendre en tout temps l’hélice facile à visiter, enlever et replacer, il a été ménagé au-dessous d’elle , dans le corps de la poupe , un puits par lequel on peut la remonter sur le pont après avoir dégagé son axe d’avec l’arbre de la machine, lequel se termine par une partie carrée entrant dans une fourche. Quant à l’hélice elle-même, on voit, planche 1247, qu’elle est portée dans un cadre dont les montants peuvent glisser dans des coulisses ménagées sur toute la hauteur du puits. Ce cadre est remonté à volonté par un treuil installé sur le pont. Quand on veut redescendre l’hélice à sa place , il suffit de laisser tomber le cadre au fond de la coulisse.
- Afin que la fourche qui termine l’axe de l’hélice et la partie carrée de l’arbre moteur puissent se séparer, ce qui ne peut évidemment avoir lieu que dans la position verticale , on a dû ménager un mouvement d’engrenages d’angle indiqué en a' b' sur les planches 1246 et 1247, à l’aide duquel il est aisé de faire tourner l’arbre lorsque la machine n’est pas en feu, pour l’amener à la position voulue. Quant à l’hélice, il suffit, pour que la fourche soit verticale, d’arrêter l’une des ailes sur la traverse supérieure du cadre à l’aide d’un verrou, crampon, etc.
- Maintenant, que doit-on penser du puits en lui-même et de la faculté d’enlever l’hélice, au lieu de la rendre tout simplement folle sur son arbre. La commodité du puits n’est pas contestée ; mais ce n’est qu’à la condition d’être vraiment nécessaire, et éminemment supérieur à tous autres procédés connus, qu’un mécanisme peut prétendre se faire adopter. Le premier auteur du système , le capitaine Labrousse, l’un des hommes les plus versés dans la science de la marine à vapeur, a traité la question des puits à tous ses points de vue, dans son savant ouvrage sur les propulseurs, et dans un mémoire spécial sur le sujet en particulier; nous ne pouvons mieux faire que d’y renvoyer le lecteur en nous bornant à établir les quatre points suivants :
- 1° Le puits et l’enlèvement de l’hélice ont jusqu’ici trouvé peu de faveur auprès de nos ingénieurs de la marine, parce qu’ils regardent le simple affolement de l’hélice sur son axe comme suffisant pour la pratique.
- 2° La marine royale anglaise, au contraire, paraît l’avoir généralement adopté.
- 3° Ses plus chauds partisans sont ordinairement ceux qui en ont fait le plus long usage. Russel et Napier figurent, en Angleterre , au premier rang des ingénieurs illustres qui recommandent le système de MM. Labrousse et Cave.
- 4° L’amiral Baudin écrivait en 1850 : « Il n’y a, selon moi, de navire à hélice « complet que celui qui est muni d’un puits. »
- 5° Registre du puits. On sait que l’arbre commandant l’hélice sort de la coque par un presse-étoupe ordinaire d', planches 1246 et 1247, qui empêche l’eau d’entrer dans le navire. Ce presse-étoupe a besoin d’être de temps en temps regarni ; il peut arriver même que l’arbre, y trouvant trop de frottement, s’y échauffe et grippe. Ces réparations, pour le moins très-difficiles dans les navires non munis des appareils de MM. Labrousse et Cave, sont très-aisées dans le Chaptal.
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- Il suffit, après avoir remonté hors du puits l’hélice et son cadre , de descendre un registre ou même une simple planche de bois le long de la coulisse e', fig. 1, pl. 1247, de manière à empêcher l’eau d’entrer dans la chambre ou petit puits f, au fond duquel se trouvent l’embrayage et le trou muni du presse-étoupe d' qui reçoit l’arbre. L’eau ne pouvant plus pénétrer dans cette chambre , on laissera d’abord écouler celle qui s’y trouvait avant l’abaissement du registre ; puis on fera sans difficulté, à l’arbre, les réparations voulues.
- Ainsi sont complétés les moyens par lesquels M. Cave s’était engagé à rendre l’hélice et même la machine dans tous ses détails faciles à visiter et réparer en toutes circonstances.
- Légende explicative des figures des planches 1243 à 1247.
- PL 1243. Elévation latérale de la machine à vapeur à quatre cylindres horizontaux et à action directe construite par M. Cave pour la cbrvette h hélice le Chaplal.
- PL 1244, fig. 1. Coupe verticale par l’axe des cylindres de la machine.
- Fig. 2. Section verticale de la pompe à air.
- Fig. 3. Section horizontale de la même sur la ligne À B, fig. 2.
- Fig. 4. Elévation du mécanisme destiné à faire varier la détente.
- Fig. 5. Le même vu en plan.
- Pl. 1245. Elévation longitudinale et coupe verticale d’une partie de la machine à vapeur.
- PL 1246. Plan de la machine et développement de l’arbre portant l’hélice.
- Pl. 1247, fig. 1. Détails du système de poussée de l’arbre moteur et élévation du puits de l’hélice.
- Fig. 2. Système de poussée dessiné sur une échelle quadruple.
- Fig. 3. Portion de l’arbre de l’hélice et de sa fourche d’embrayage, vue en élévation sur la ligne A B, fig. 1.
- Fig. 4. Section horizontale du châssis destiné à enlever l’hélice pour la faire monter dans le puits, prise sur la ligne C D, fig. 1.
- Les mêmes lettres désignent les mêmes objets dans toutes les figures des cinq planches.
- A, coffre en fonte solidement établi sur les carlingues du navire, et sur lequel est monté tout le système. B B, cylindres horizontaux au nombre de quatre. C, pistons métalliques. D, tiges des pistons assemblées au moyen de clavettes a a, à l’extérieur des cylindres, avec un T ou traverse E formant, avec les bielles F F, un châssis qui prend un mouvement horizontal de va-et-vient dans les coulisses G. II, pompes alimentaires. HH, tiges de ces pompes attachées à la traverse E. FF, pompes de cale. IF H’, tiges de ces pompes attachées à la même traverse. JJ, les deux fonds des cylindres, K K, tuyaux amenant la vapeur dans les cylindres, h, registre ou soupape placé dans ces tuyaux, et destiné à intercepter le courant de vapeur; on le manoeuvre à l’aide d’une clef. L, boîte du tiroir de détente. L', boîte du tiroir de distribution de la
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- vapeur. M, tiroir de détente couvrant et découvrant alternativement les orifices c c; ce tiroir est mû par une tringle N articulée avec un levier pendant 0 qui reçoit son impulsion d’un excentrique Q, pl. 1245, par l’intermédiaire d’une bielle Q' articulée au point cl avec un levier c, fig. 4, pl. 1244; ce levier est reçu dans un fourreau f et est taillé en crémaillère sur son bord ; une vis sans lin g, portant une manivelle h, s’engage dans les dents de la crémaillère et fait avancer ou reculer le levier e.
- Il résulte de cette disposition la possibilité de faire varier la détente suivant qu’on augmente ou diminue la longueur du levier c, et par suite la course du tiroir M.
- U, tiroir de distribution couvrant et découvrant alternativement les passages i i qui conduisent la vapeur au-dessus et au-dessous du piston ; sa tringle est manœuvrée par le levier pendant R, lequel est mû, comme dans les anciennes locomotives, par deux excentriques R' R', pl. 1245 (l’un pour la marche en avant, l’autre pour la marche en arrière ), et s’embraye avec le levier R à l’aide de fourches ou pieds-de-biche// qui terminent les barres d’excentriques h k.
- S S, leviers réunis à leur partie, supérieure par une tringle P et commandés par le levier pendant R en meme temps que les tringles V des tiroirs; leur centre de mouvement est sur les axes 11 attachés à l’un des fonds des cylindres. À l’extrémité inférieure de ces leviers sont attachées les tringles X portant le tiroir Y qui ouvre ou ferme alternativement le passage de la vapeur ayant produit son effet, dans le condenseur. L’extrémité de la tringle X glisse dans un fourreau m qui lui sert de support et de guide. Z, condenseurs.
- A', tuyaux d’injection de l’eau froide dans les condenseurs ; ils sont munis de robinets placés aux points n n, et de gros robinets B' qu’on ferme pour interdire entièrement l’entrée de l’eau, dans le cas où il y aurait quelques réparations à faire à la machine.
- G', tuyaux d’expulsion de l’eau de condensation.
- D', corps de la pompe à air aspirante plongé au fond de la bâche E' sur laquelle il s’appuie par son rebord F'. G', piston de la pompe. H', tige creuse de ce piston de forme elliptique, dans laquelle oscille , sur un axe o placé au fond du piston , la tige I' de l’excentrique J' qui reçoit son mouvement de l’arbre T sur lequel il est monté, p p, clapets de la pompe.
- K', pl. 1245, clapet de refoulement de l’air et de l’eau de condensation.
- M', pl. 1244, grand levier à poignée au moyen duquel on embraye l’un ou l’autre excentrique, soit pour la marche en avant, soit pour la marche en arrière.
- X', pl. 1245, paliers de l’arbre à hélice. O' O', coudes ou manivelles au moyen desquels le mouvement lui est transmis. P' P', réservoirs d’huile pour lubrifier les parties frottantes de l’arbre T, dont le prolongement porte des manchons S' S', pl. 1246, servant à assembler les diverses portions de cet arbre, au bout duquel est montée l’hélice à quatre ailes T'. U', axe de l’hélice muni d’une fourchette d’embrayage Y' dans laquelle s’engage la partie carrée g de l’arbre T.
- X', fig. 1, pl. 1247, puits dans lequel est plongée l’hélice. Y', châssis au moyen duquel on la remonte.
- Z', système de poussée composé de trois cercles en bronze r rr qui tournent libre-
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- NOTI< 1ES INDTJSTHI ELLES.
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- ment sur l’arbre T. Ces cercles sont entourés de trois viroles en acier s s s, et ceux-ci de trois roues dentées ttt de différents diamètres, lesquelles commandent trois autres roues dentées u u u montées sur Taxe v. La première virole de droite, s’, fait corps avec un cercle en fonte 10 qui est solidement claveté sur l’arbre et tourne avec lui. La quatrième rondelle x est solidement fixée au support y de l’arbre. Les viroles en acier sont séparées entre elles par des galets z z z destinés à adoucir les frottements. Tout le système plonge dans un réservoir d’huile A". On voit donc que la poussée s’exerce par la virole s' contre les deux autres, et celles-ci contre le cercle fixe x. Ces viroles tournent avec des vitesses qui varient suivant le diamètre des roues d’engrenage.
- a', roue d’angle verticale montée sur l’arbre T : elle reçoit son impulsion d’un pignon d’angle horizontal b' dont l’axe c' communique avec le pont du navire. Cet engrenage est employé lorsqu’on veut débrayer l’arbre de la fourche de l’axe de l’hélice.
- d', presse-étoupe du registre du puits, e' e', coulisse le long de laquelle on fait descendre ce registre, f', petit puits au fond duquel est logé l’embrayage.
- B”, gouvernail du navire.
- ARTS CHIMIQUES.
- Note sur un accident qui sest produit en alliant de l’or avec de Vargent ;
- par M. A. Le vol (1).
- En fondant de l’argent pur au contact de l’air, Samuel Lucas découvrit, il y a une trentaine d’années, la propriété singulière et très-inattendue que possède ce métal, d’absorber, lorsqu’il est en fusion, de l’oxygène, qu’il abandonne en se solidifiant; il remarqua, en outre, que la présence du cuivre s’oppose à cette absorption, et que l’oxygène absorbé par l’argent pur peut en être séparé très-rapidement au moyen du charbon. Peu de temps après, Chevillot répéta et étendit les expériences de Samuel Lucas , il en constata l’exactitude , en tira une explication nouvelle et plus rationnelle que celle admise jusque-là pour expliquer le phénomène désigné par les essayeurs sous le nom de rochage, et il fit remarquer l’analogie qui existe entre cette nouvelle propriété de l’argent avec celle observée autrefois par B. Pelletier dans l’argent phos-phuré par la voie sèche. Quelques années plus tard, Gay-Lussac s’occupa du même sujet; il établit que l’argent fondu peut absorber jusqu’à vingt-deux fois son propre volume d’oxygène, et il avança que la présence à’un peu d’or comme celle d’un peu de cuivre s’opposait à toute absorption de cette nature. De mon côté , j’avais reconnu depuis longtemps, et sans aucun doute d’autres essayeurs l’avaient remarqué comme moi, que la présence de l’or, dans la proportion de j pour | d’argent, n’empêche aucunement le rochage d’avoir lieu. Il est constant, en effet, que les boutons d’essais de l’or fin, qui renferment les deux métaux précisément dans cette proportion , sont très-susceptibles de rocher; aussi les essayeurs sont-ils obligés d’avoir recours à certaines précautions pour éviter les inconvénients qui pourraient en résulter; mais passé une certaine limite que des expériences synthétiques m’ont permis d’apprécier, et qui peut être fixée sensiblement au rapport de 1 à 1 entre les deux métaux, l’alliage cesse com-
- (l ) Cette note a été lue dans la séauce de la Société du 3 novembre 1852.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- plétement de rocher. L’expérience que je vais citer, en même temps qu’elle fera connaître un moyen de séparer, à l'état de liberté, de l’argent fondu, l’oxygène qu’il avait absorbé, mettra en garde ceux qui auraient à faire des alliages d’or et d’argent contre un accident qui peut se produire dans cette simple opération.
- Voici en quoi elle consiste :
- Ayant voulu former, avec des métaux purs, environ 1 kilog. de l’alliage Aw2 -f- kg, représenté sur 1000 parties par
- 645,1 d’or,
- 354,9 d’argent,
- je fondis, comme c’est l’usage, le métal le plus réfractaire, c’est-à-dire l’or, le premier, puis j’y ajoutai l’argent, de telle sorte qu’en raison de la différence très-grande qui existe entre les densités des deux métaux et de leur affinité assez faible, ils purent rester fondus et superposés sans se combiner; mais, lorsque j’introduisis un brassoir dans le creuset pour les mêler, le mouvement détermina aussitôt une effervescence si violente et si instantanée, qu’une portion de la matière en fusion s’éleva au delà des bords du creuset, bien qu’ils s’élevassent de plusieurs centimètres au-dessus du niveau du bain métallique, et se répandit dans le fourneau.
- Cet accident est facile à expliquer; en partant de l’observation de Samuel Lucas, on voit, en effet, que les deux métaux, bien que liquéfiés dans un même creuset, étant néanmoins restés séparés, l’argent en dessus , ce métal a pu emprunter de l’oxygène à l’atmosphère, comme s’il eût été fondu isolément; mais, dans cette circonstance, l’agitation étant venue provoquer sa combinaison avec l’or, il devait nécessairement arriver qu’il abandonnât l’oxygène dont il s’était emparé et qu’il ne pouvait plus retenir en s’unissant avec l’or; de là l’effervescence, et par suite l’accident.
- Il est donc bien évident, d’après les faits qui viennent d’être rapportés , que pour éviter cette fâcheuse circonstance, lorsque l’on se propose de former un alliage d’or et d’argent, il faudrait opérer la fusion des deux métaux en présence du charbon.
- Je n’ai pas besoin d’ajouter que toute substance qui, comme l’or, serait susceptible de se combiner avec l’argent, et qui en même temps ne serait douée que d’une très-faible affinité pour l’oxygène, produirait vraisemblablement le même effet. Le platine et quelques autres métaux seraient très-probablement dans ce cas.
- STATISTIQUE.
- Statistique des industries de Paris, en 1847 et 1848. ( Extrait d’un rapport de M. Ch.
- Dupin, présenté à l’Académie des sciences, sur le concours pour le prix de statistique fondé par M. de Montyon. )
- M. Horace Say, fils du célèbre économiste J. B. Say, présente au concours de statistique un volume in-folio de 1,008 pages. Ce volume porte pour titre, Statistique de l’industrie à Paris, résultant de l’enquête faite par la chambre de commerce de Paris, pour les années 1847 et 1848.
- Ce grand travail est composé de trois parties : la premièie embrasse les résultats généraux; la deuxième, les faits propres à chaque espèce d’industrie; la troisième réu-
- Cinquante-deuxième armée. Janvier 1853. 4
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- nit des enquêtes exceptionnelles sur les travaux qui s’effectuent dans quelques établissements publics , l’Imprimerie impériale , la Monnaie , les Gobelins , les théâtres , les pompes funèbres, etc.
- La première partie est celle qui devait surtout fixer notre attention.
- Elle présente d’abord un historique abrégé des efforts infructueux tentés, depuis soixante ans, pour obtenir la statistique des industries parisiennes.
- La population soumise à l’enquête dont nous examinons les résultats est celle des douze arrondissements qui composent la ville de Paris, et qui sont terminés par l’enceinte que définit le mur d’octroi.
- Cette population s’est trouvée,
- En 1817, de. . En 1831, de. . En 1846, de. . En 1851, de. .
- 713,765
- 774,338
- 1,053,897
- 1,053,262
- La population de Paris étant presque identiquement la même en 1846 et 1851, on connaît ainsi le terme de comparaison fondamental pour les recherches entreprises dans la capitale entre ces deux époques.
- Afin de limiter le cercle des relevés statistiques , l’enquête sépare avec soin les professions industrielles et les professions purement commerciales.
- « Tout entrepreneur qui fait subir aux produits, par le travail, un changement « quelconque est un industriel ; tous ceux qui se bornent à revendre les produits tels « qu’ils les ont achetés , sans autre façon qu’un transport ou un fractionnement né-« cessairc à la vente, sont des commerçants. »
- Ce qui caractérise l’enquête actuellement examinée , c’est qu’elle est la première et la seule qui, pour arriver à des résultats complets , ait procédé par énumération individuelle. On a suivi pour cela l’exemple remarquable donné pour recenser la population de Paris en 1817, d’après les vues éclairées de l’illustre Fouricr.
- On a donc fait le recensement individuel de tous les chefs d’industrie, depuis ceux qui dirigent les plus grands ateliers , jusqu’à l’ouvrier indépendant qui n’a pour atelier que sa propre famille.
- On a constaté de la sorte, par des bulletins isolés, l’existence de 63,685 chefs d’industrie n’exerçant qu’une seule profession , et de 1,131 chefs d’industrie exerçant ou dirigeant à la fois plusieurs professions.
- A chacun de cos chefs ont été posées vingt questions ayant pour objet
- 1° La nature de la fabrication ;
- 2° L’importance de la fabrication en 1847 et la réduction du chiffre des affaires en 1848 ;
- 3° Le nombre des ouvriers sédentaires travaillant à l’atelier;
- V Le nombre des ouvriers sédentaires travaillant en ville ;
- 5° Le nombre des ouvriers sédentaires travaillant en chambre ;
- 6° Le nombre des ouvriers mobiles;
- 7° Le nombre des ouvriers travaillant à l’atelier;
- 8° Le nombre des ouvriers travaillant en chambre;
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- 9° Le nombre des jeunes garçons de six à douze ans ;
- 10° Le nombre des jeunes garçons de douze à seize ans;
- 11° Le nombre des jeunes filles de six à douze ans;
- 12° Le nombre des jeunes filles de douze à seize ans ;
- 13° Le nombre des apprentis compris dans l’énumération précédente, avec l’indication des conditions d’apprentissage ;
- 14° Le nombre des ouvriers congédiés pendant les quatre mois de mars, avril, mai et juin 1848 ;
- 15° Le salaire journalier des hommes payés, soit à la journée, soit aux pièces ;
- 16° Le salaire journalier des femmes payées, soit à la journée, soit aux pièces ;
- 17° Le salaire journalier des enfants et jeunes gens non considérés comme apprentis;
- 18° La durée et l’époque de la morte-saison ;
- 19° Les habitudes et les conditions générales d’existence des ouvriers ;
- 20° Enfin, pour les industries textiles, le matériel industriel, c’est-à-dire le nombre des métiers.
- L’enquête portant sur toute l’industrie manufacturière et sur l’ensemble de la population laborieuse qu’elle occupe, on a recensé
- 1° Tout individu fabriquant pour son compte;
- 2° Tout individu fabriquant à façon et employant un ou plusieurs ouvriers ;
- 3° Tout individu fabriquant k façon et travaillant seul, lorsque son ouvrage était destiné à une clientèle bourgeoise : bien qu’il pût être considéré comme simple ouvrier en chambre, on ne pouvait se dispenser de le considérer comme entrepreneur, car sans cela il n’eût figuré nulle part dans l’enquête ;
- 4° Tout individu fabriquant à façon et travaillant seul, lorsque, employé par divers entrepreneurs, il ne pouvait être considéré comme attaché spécialement à l’un d’eux.
- Pour no pas commettre d’omissions, les agents de l’enquête ont visité complètement les 32,000 maisons qu’offre la ville de Paris.
- Afin d’opérer avec méthode, on a subdivisé la capitale en trois cent soixante-deux circonscriptions : elles correspondaient au même nombre de compagnies qui composaient, en 1848, la garde nationale de Paris.
- Dans la distinction faite entre l’industrie qui élabore des produits et le commerce qui se contente de les revendre , il y avait nécessairement des points de partage assez délicats, et quelques-uns nous semblent fixés suivant des idées trop arbitraires. On a compris parmi les industriels producteurs les bouchers qui tuent, dépècent et revendent les viandes crues , et l’on n’a pas compris parmi les industriels les restaurateurs , qui font subir aux viandes ainsi qu’aux végétaux des transformations bien plus laborieuses.
- On a compris parmi les industriels les boulangers et les pâtissiers, en excluant les rôtisseurs.
- On n’a pas compris parmi les industriels les nourrisseurs de bétail , les jardiniers et les maraîchers, qui certainement sont des producteurs.
- Nous regrettons que l’enquête ne se soit pas étendue h ces diverses catégories ;
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- mais, comme les professions auxquelles on a cru devoir se borner sont parfaitement définies, il ne saurait en résulter ni confusion ni cause d’inexactitudes.
- L’investigation relative à Y importance des affaires de chaque chef d’industrie présente , sous cette désignation , le produit brut des ventes annuelles, premièrement en 1847, secondement en 1848. On opère ainsi : 1° pour un temps de paix civile et de prospérité commerciale ; 2° pour un temps d’extrême misère, de chômage immense et de production industrielle réduite à son minimum. Ce contraste, imposé par la nature des choses, est plein de résultats qui jettent une vive lumière sur les conditions qu’on a trop méconnues de la prospérité , de l’existence même d’une grande cité manufacturière.
- Paris est à la fois la ville la plus peuplée , la plus industrieuse et la plus productive de tout le continent européen. Elle renferme aujourd’hui trois cent vingt-cinq industries essentiellement distinctes, et beaucoup d’entre elles se subdivisent avec une rare intelligence , pour arriver à l’exécution la plus économique , la plus rapide et la plus parfaite des travaux productifs.
- L’enquête explique avec soin les moyens de contrôle et de vérification des résultats obtenus par les recensements nominatifs ; il est dit comment on vérifiait à nouveau tous ceux qui paraissaient douteux ou fautifs.
- Afin d’arriver à des points de vue généraux , d’où la lumière et l’instruction pouvaient sortir, on a réuni les industries qui sont analogues, au moins quant à leur ob-
- jet, en treize groupes collectifs.
- Désignation des groupes Nombre des industries
- d’industries. de chaque groupe.
- 1° Alimentation........................................................17
- 2° Bâtiment........................................................... 21
- 3° Ameublement.........................................................32
- 4° Vêtement............................................................21
- 5° Fils et tissus......................................................36
- 6° Peaux et cuirs...................................................... 7
- 7° Carrosserie, sellerie, équipements militaires.......................14
- 8° Industries chimiques et céramiques..................................33
- 9° Travail des métaux, mécanique, quincaillerie....................... 33
- 10° Travail des métaux précieux, orfèvrerie, bijouterie, joaillerie. 35
- 11° Boissellerie, vannerie, layeterie...................................15
- 12° Articles de Paris...................................................34
- 13° Imprimerie, gravure, papeterie..................................... 27
- Total des industries..................325
- Après avoir fait connaître le système et l’exécution de l’enquête , nous allons en signaler les principaux résultats, qui sont d’une extrême importance.
- On a trouvé que les 64,816 chefs d’industries emploient 342,530 travailleurs de tout âge et de tout sexe; ce qui donne en somme 407,346 personnes dont l’intelligence ou les bras sont occupés par 325 industries productives, dans la ville de Paris.
- Il faut voir maintenant la corrélation de ce nombre de travailleurs avec le produit des ventes pour chaque groupe de professions.
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- Parallèle des ouvriers employés 1° pendant l’année 1847 ; 2° pendant la crise commerciale de 1848 ( mars, avril, mai et juin ), nombre qui n’avait pas même atteint son minimum en juillet et août de cette même année.
- OUVRIERS EMPLOYÉS. en 1847. en 1848.
- Alimentation 10,428 8,4«4
- Peaux et cuirs 4,573 2,754
- f Industries chimiques et céramiques 9,737 5,2 1 2
- Imprimerie, gravure, papeterie 16,705 8,950
- Boissellerie, vannerie 5,4o5 2,905
- Carrosserie, équipements militaires 13,754 7,168
- Vêtements 90,064 44,o5i
- Articles de Paris 35,679 17,233
- Fils et tissus. . 36 685 17,233
- Travail des métaux précieux 16,H19 7,163
- Travail des métaux communs 2.4.804 1 o,4o8
- Bâtiments i 41.60 3 14,812
- Ameublement | 36,184 1 q,832
- : Total des ouvriers occupés | 349,53o l 156,125 1
- Ces disproportions énormes sont d’autant plus à considérer, que chacune en particulier affecte non pas une industrie unique, mais un groupe de 10, 20, 30, et jusqu’à 36 industries distinctes. Aussi, parmi les industries isolées, celles qui sont les plus souffrantes dépassent-elles de beaucoup la misère moyenne de chaque groupe.
- Ce qui doit ensuite attirer le plus l’attention , ce sont les chiffres qui constatent l’importance absolue des affaires, c’est-à-dire la vente des produits dans les divers groupes d’industrie.
- vente totale des produits. en 1847. en 1848.
- Peaux et cuirs Fr. 4i ,762,96.5 Fr. 28,0 ! 4,000
- Alimentation 226,863,080 i5o,8i 1,980
- Industries chimiques et céramiques 74,546,6o6 40,867,552
- Carrosserie, sellerie, équipements militaires 5?,,357,176 28,106,557
- Imprimerie 51,171,873 27,363,484
- Boissellerie, vannerie Vêtements 20,482,3o4 io,o35,6o4
- 24o,q47,2q3 114,801,8o3
- Articles de Paris j 28,698,777 6o,o3o,223
- Fils et tissus. io5,8i8,474 45,78? ,971 49,657,804
- Travail des métaux précieux 134,830,276
- Travail des métaux communs io3,631,601 37,165,698
- Bâtiments 145,412,67g 5o,i70,045 34,7x6,396
- Ameublement •37,145,246
- 1,463,628,35o 677,524,117
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- NOTICES ^INDUSTRIELLES.
- La statistique est précieuse lorsqu’elle parvient à constater authentiquement des résultats d’une aussi grande conséquence.
- Il est une autre portion intéressante de l’enquête , et qui dans la première partie forme l’objet d’un chapitre spécial. Elle fait connaître les lieux qui sont plus particulièrement le siège des diverses industries. De là résultent la richesse comparée et l’activité des divers arrondissements, qui di isent Paris en douze villes ayant chacune un caractère et des ressources qui leur sont propres.
- j ARRONDISSEMENTS. Jj POPULATION totale. CHEFS et ouvriers. IMPORTANCE des affaires. TOPOGRAPHIE DES ARRONDISSEMENTS. |
- I 112,740 24,956 102,792,486 Champs-Elysées, place Vendôme, Roule, Tui- lt1 ICS.
- 2 1 4,616 40,457 177,668,700 Chaussée d’Ântin , faubourg Montmartre,
- Fe y d e a u, t'a 1 a i s-Ro\ a 1.
- 3 65,359 32,331 127,125,591 Faubourg Poissonnière, Montmartre, Saint-
- Eustache, le Mail.
- 4 45,896 21,042 72,350,401 Louvre, Saint-Honoré, Banque, les marchés-
- ! 5 97,208 51,416 l69>777>482 Porte Saint-Martin, faubourg Saint-Denis,
- Monlorgueil, Bonne-Nouvelle.
- 6 0 D? 0 68,3i2 235,178,629 Porte Saint-Denis, Lombards, Temple.
- 7 69,735 41,576 153,898,974 Mont cle-Piété, Sainte-Àvoie, marché Saint
- Jean, les Arcis.
- 8 1 4>27J 5°, 999 175,163,964 Saint-Antoine, Marais, Popincourt, Quinze-
- Vin gts.
- 9 50,198 13,426 39'9o3>794 Hôtel de vdle, Arsenal, Cité, île Saint-Louis.
- I 0 i13,870 20,096 70,721,813 Invalides, "Monnaie, faubourg Saint-Germain,
- Saint Thomas d’Aquin.
- 11 69,581 19,853 63,735,882 Luxembourg, Ecole de médecine, Sorbonne,
- Palais de justice.
- 12 95,243 22,582 75,3i o,63q Quartier Saint Jacques, Observatoire, Jardin
- des Plantes, Saint- Marceau.
- 1,053,262 407,046 i,463,628,35o
- En partant de ce tableau , nous avons calculé les chiffres du suivant, qui sont dignes de la plus sérieuse attention.
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- Richesse industrielle comparée des divers arrondissements de la. capitale, en prenant pour terme de comparaison la hase de 10,000 habitants.
- 1 PAR 10,000 HABITANTS. TRAVAILLEURS industriels de tout sexe et de tout âge. VENTE TOTALE des produits élaborés.
- ier arrondissement 2,214 LO 05 0 0
- 1 2° arrondissement 4,°46 15,564,100
- j 3e arrondissement 4,946 19,450,100
- 4e arrondissement 4,084 15,764,000
- 5e arrondissement 5,289 16,745,000
- 6e arrondissement 6,534 22,495,200
- 7 e arrondissement 6,138 22,724,000
- 8e arrondissement 4,463 15,329,000
- -i qc arrondissement 2,675 7,949,300
- joe arrondissement 1,765 6,210,600
- i i° arrondissement 2,853 9,159,90°
- 12e arrondissement 2,371 7,907,3oo
- Le chapitre des ouvriers et des salaires est un des plus intéressants de la première partie ; il renferme , si nous pouvons parler ainsi, les conditions d’existence de la population laborieuse.
- Il constate en premier lieu que cette population d’ouvriers présente :
- 204,925 hommes,
- 112,851 femmes,
- et seulement
- 24,714 adolescents ou enfants.
- Parmi ces derniers, on trouve :
- Sexe masculin» Sexe féminin.
- Enfants au-dessous de 12 ans, 1,249 869,
- Adolescents de 12 à 16 ans, 15,614 6,982.
- Il y aurait à faire un beau travail, et plein d’humanité , sur l’inégalité d’occupation entre les deux sexes , et sur le salaire du sexe le pius faible. Ce salaire est, à mon avis, inférieur à l’intelligence et même à la puissance de travail des filles et des femmes. Il faudrait en même temps montrer quelles voies on pourrait ouvrir pour diminuer cette inégalité déplorable, et ses conséquences funestes à la morale publique. Les recherches statistiques dont l’enquête offre le détail, industrie par industrie , seraient du plus grand secours dans les études qu’on entreprendait afin d’atteindre ce noble but.
- Le salaire des hommes, constaté pour 204,185 ouvriers payés soit à l’année, soit à la journée, soit à la tâche, donne ces résultats totaux :
- 195,062 hommes à la journée reçoivent 739,424 fr. par jour, c’est-à-dire par journée moyenne 3 fr, 79 c. jJ?.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- Un tel salaire est plus que double du salaire qu’ont les ouvriers de l’agriculture et de l’industrie dans quatre-vingt-cinq départements. Cette extrême inégalité représente la supériorité des ouvriers de Paris sous les différents rapports de l’activité , de l’adresse et de l’intelligence.
- Lorsque les soi - disant réformateurs de l’organisation du travail proclamaient, comme un droit de l’homme, l’égalité des salaires entre les ouvriers de toutes les professions et pour toute la France , ils demandaient purement et simplement qu’ori réduisit des deux tiers ou de moitié la solde des ouvriers de la capitale ; et c’est à ces derniers qu’ils adressaient de telles propositions ! Aussi, malgré toute l’éloquence des promoteurs de semblables idées, les propositions ont été repoussées par les travailleurs de la capitale, à la presque unanimité.
- Les ouvriers de Paris, suivant leur instruction , leur force et leur habileté, sont eux-mèmes rétribués à des degrés fort inégaux et parfaitement justifiés.
- L’enquête a trouvé :
- 24,463 ouvriers qui reçoivent par jour moins de 3 fr.;
- 157,216 ouvriers qui reçoivent de 3 à 5 fr.; enfin, 10,393 simples ouvriers qui reçoivent plus de 5 fr., et dont quelques-uns gagnent par jour jusqu’à 20 fr.; l’enquête dit même jusqu’à 35 fr. par jour !
- Commençons par faire observer que la première catégorie renferme la plupart des ouvriers qui ne savent ni lire ni écrire; ceux qui n’ont pas d’intelligence, ni d’adresse, ni d’activité , ni de ponctualité ; les hommes de peine , les manœuvres qui servent les maçons, etc.
- Les ouvriers proprement dits, les vrais artisans de la catégorie intermédiaire, forment par bonheur les cinq sixièmes de la masse. Ceux-là gagnent de 3 à 5 fr., près de 4 fr. en moyenne, c’est-à-dire, à 300 journées par an , qu’ils gagnent plus de 1,100 fr. par année.
- Il est très-honorable, pour la population parisienne, d’avoir graduellement élevé la valeur moyenne de ses salaires jusqu’à ce taux, qui démontre sa supériorité artistique et industrielle.
- Les meilleurs ouvriers de la France ne sont pas les seuls qui, attirés par cette juste rétribution de leurs talents, accourent à Paris. Dans beaucoup d’industries, les plus habiles artisans de l’Allemagne , de l’Italie , de la Hongrie , de la Suisse et de la Belgique s’empressent de mettre à profit l’hospitalité française pour jouir du sort des ouvriers parisiens ; la gratitude aurait dû leur rappeler plus souvent les devoirs d’obéissance aux lois d’un pays qui les accueille et les nourrit comme ses propres enfants.
- C’est une belle récompense assurée par l’industrie d’une cité que celle d’offrir à 10,393 ouvriers d’élite un salaire qui s’élève de 1,500 fr. à 6,000 fr. par année.
- Le sort de ces artisans distingués est d’autant plus heureux, qu’ils forment la classe au milieu de laquelle se trouvent le plus ordinairement les sujets qui joignent à l’habileté du travail l’esprit d’ordre , de calcul et de commandement indispensable au bon chef d’industrie. Chaque sujet d’élite est libre de se classer, au moment qu’il juge opportun, parmi les maîtres d’atelier; sa fortune, alors, ne dépend plus que de lui-même.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- De cette faculté résulte un mouvement annuel d’une extrême activité, qui tend à faire monter progressivement chaque artisan , chaque artiste capable, jusqu’au rang le plus élevé de l’opulence industrielle.
- Telle est dans la société française, et particulièrement à Paris, la véritable organisation du travail. Les hommes industrieux , comme les molécules d’un grand fluide en équilibre, se rangent par couches d’un niveau juste et naturel, suivant leur pesanteur spécifique , laquelle représente ici la capacité , l’économie, l’esprit et l’activité. Voilà l’organisation qui, loin d’être un état imparfait, révoltant, et qu’il faille à tout prix détruire, est le résultat naturel de vingt générations dont chacune a développé, multiplié les arts utiles, et les a fécondés par les sciences qui les dirigent en les éclairant.
- Une observation qui nous a frappés lorsque nous avons comparé des industries très-diverses, c’est la faible différence du salaire moyen pour les bons ouvriers dans
- ces nombreuses industries.
- Salaires moyens.
- Vêtements : tailleurs, bottiers, cordonniers, etc..........................3 fr. 33 c.
- Fils et tissus : châles, bonneterie, passementerie.........................3 42
- Boissellerie, vannerie , layeterie, tonnellerie, etc.......................3 44
- Alimentation : garçons bouchers, boulangers, etc...........................3 50
- Arts chimiques et céramiques...............................................3 71
- Le bâtiment : charpentiers, menuisiers, maçons, etc........................3 81
- Carrosserie : carrossiers, charrons, selliers, etc.........................3 86
- Peaux et cuirs : tanneurs, mégissiers, chamoiseurs, etc................... 3 87
- Anîeublement : ébénistes, bronziers, sculpture pour ameublement. . 3 90
- Articles de Paris ; facteurs d’instr. de musique, horlogers, tabletiers. . 3 94
- Métaux communs : mécaniciens, fondeurs, armuriers, etc..... 3 98
- Métaux précieux : orfèvres, joailliers, bijoutiers, horlogers. ... 4 17
- Imprimerie : gravure, lithographie.........................................4 18
- Somme. ....... 49 11
- Salaire moyen des treize groupes.......................................... 3 77
- Une question du plus haut intérêt a , pendant plusieurs années, été l’objet d’une incroyable controverse. On prétendait que les salaires des ouvriers de Paris, loin de s’accroître par la richesse publique et par le progrès des arts , diminuaient de plus en plus. L’année même où commençait l’enquête sur l’industrie de Paris, ces assertions étaient répétées avec plus d’assurance que jamais. On s’en servait pour irriter les ouvriers contre la forme même de la société laborieuse , et contre ce qu’on osait appeler l’organisation inhumaine et stupide du travail.
- De semblables assertions tombent aujourd’hui ; elles sont pleinement réfutées par les chiffres que l’enquête statistique a constatés pour toutes les professions. C’est un service éminent qu’elle seule pouvait rendre à la concorde publique.
- Loin qu’on ait lieu de regarder comme un édifice mal construit et barbare la corrélation merveilleuse des métiers, des beaux-arts, des arts libéraux et des sciences , dans une grande cité telle que Paris, ne doit-on pas, au contraire, être saisi d’admira-CüiquoMte-deuxième année. Janvier 1853. 5
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- tion pour cet équilibre animé , mouvant et pourtant stable , qui coordonne tant d’esprits, d’imaginations et de forces physiques, pour les répartir entre plusieurs centaines d’industries , et dans chacune offrir à l’habileté , à l'activité, à la bonne conduite, des salaires proportionnés à la puissance productive.
- Lorsque des novateurs, dont aucun n’avait perfectionné une science , un art, un métier, un outil, ont essayé d’anéantir, à titre de progrès , cette harmonie des travaux et des intelligences, faut-il s’étonner qu’à T instant même la richesse épouvantée se soit cachée sous la terre, que l’activité des ateliers ait été paralysée, et qu’aussitôt une immense misère ait démontré l’ignorance et. Terreur de ceux qui prétendaient rebâtir sur des modèles impossibles les sociétés modernes, telles (tue les ont développées, améliorées, embellies quatre siècles de progrès dans les sciences et les arts?...
- Voyez de quelle manière l’enquête statistique de l’industrie parisienne traduit en chiffres écrasants la vérité de ces observations, pour deux années qui se suivent sans intervalle :
- En 1847, dans Tannée où les capitaux sont en paix, les industries respectées et le travail laissé libre, l’importance totale des affaires industrielles de Paris s’élève à. ........................ 1,463,628,350 fr.
- Eu J848, où les capitaux sont effrayés, où les salaires sont taxés à titre de minimum , où la durée du travail est réduite par force à titre de maximum , l’importance totale des affaires industrielles de Paris descend, par une chute immédiate, à.............. 677, 524,117 fr.
- Et, dans, cet appauvrissement la moitié des citoyens de la ville d’un million d’âmes revoit le pain de la charité municipale !
- Nous montrerons encore un service qui peut être produit par de semblables recherches statistiques.
- Toutes les foig qu’on a voulu diminuer le bienfait des caisses d’épargne , en s’effrayant , chose singulière !,que les économies des classes laborieuses fussent trop accumulées , on s’est efforcé de faire accroire que l’institution était faussée. On affirmait qu’au lieu de servir aux ouvriers, elle servait surtout à des classes qu’on faisait remonter jusqu’à l’opulence.
- Pour dissiper ces erreurs systématiques, il a fallu que notre respectable confrère, M. Benjamin Delessert, fit dresser la statistique de trente mille déposants pris sans distinction dans la même année à la caisse de Paris ; il a fallu qu’on les rangeât par professions , pour reconnaître qu’en réalité les classes assimilables au simple ouvrier formaient, à Paris, plus des 70 centièmes de la totalité des déposants.
- Les commissions législatives formées à diverses époques pour abaisser la limite des dépôts, ralentir les économies et réduire les avantages des caisses d’épargne refusaient de croire que des charpentiers , des menuisiers , des bronziers , en un mot de simples artisans, pussent déposer à la fois, non pas un franc, comme on leur offrait de le faire en créant l’institution, mais jusqu’à trois cents francs, limite la plus élevée des dépôts à recevoir en une fois.
- Il a fallu, pour vaincre leur incrédulité, que MM. les directeurs de la caisse d’épargne de Paris montrassent eux-mêmes aux incrédules dfficiels , parmi les livrets aua
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- tiens et récents , avec les professions des déposants régulièrement inscrites , la réalité des dépôts qu'on aimait à croire impossibles.
- Si l’enquête sur l’industrie de Paris avait été publiée . il aurait suffi de montrer lO 393 ouvriers qui reçoivent depuis 5 francs jusqu’à 20 francs par jour, sans compter les ouvriers diefs d’industrie dans leur propre famille. Alors les esprits incrédules auraient compris aisément combien ils supposaient à tort qu'un ouvrier de la capitale ne peut s’élever qu’à des économies misérables. Ils auraient reconnu que cet ouvrier, dans sa prospérité , doit trouver et remplir, à la caisse d’épargne d’une grande capitale, autre chose qu’un tronc des pauvres.
- La statistique dont nous venons d’expliquer le plan , l’exécution et quelques-uns des résultats répandra beaucoup de lumière sur la nature et les rapports des diverses professions exercées par une grande population.
- La chambre de commerce de Paris a dépensé plus de 100,000 francs pour faire exécuter le recensement général des industries et la publication des résultats. Cette entreprise honore à la fois l’esprit qui dirige ce corps et sa libéralité.
- Cette chambre présente aux grandes cités du monde civilisé un exemple digne d’être imité.
- Il serait d’un extrême intérêt que les capitales du premier ordre et les principales villes manufacturières en Europe, ainsi qu’aux Etats-Unis, fussent recensées d’après le plan qu’on a suivi pour la ville de Paris. Nous voudrions qu’on étudiât, au premier rang , Londres , Berlin , Vienne, Pétersbourg , Moscou, Naples, etc., etc. ; New-York , Philadelphie, Boston,.Cincinnati; ensuite Lyon, Rouen et Marseille, Manchester, Glas-cow, Liverpool, etc., parmi les villes les plus renommées.
- Il est à regretter que la chambre de commerce de Paris ait laissé son œuvre incomplète , et qu’elle ait omis, elle, chambre de commerce, les industries purement commerciales, c’est-à-dire celles qui s’occupent de transporter, d’acheter et de revendre , soit en gros , soit en détail, pour la ville et pour le dehors. Ce genre de professions fait travailler des classes nombreuses : le tableau de leur vie intérieure , le dénombrement de leur population par catégories , les taux variés des salaires, etc., présenteraient à coup sûr un intérêt, une instruction comparables aux résultats des industries manufacturières.
- L’Académie serait heureuse de voir la chambre de commerce de Paris, en accomplissant cette tâche nouvelle, doubler le service éminent qu’elle a rendu.
- En résumé , la Statistique de l’industrie de Paris est un travail qui nous paraît mériter, par la sagesse du plan , la grande étendue des études et l’exposé méthodique des résultats, l’approbation de l’Académie. Nous proposons de décerner Je prix annuel fondé par M. Montyon pour la statistique à M. Horace Say, secrétaire à la fois de la chambre de commerce et de la commission de l’enquête, dont il est devenu le rapporteur. Il a , pendant trois années , dirigé , surveillé les opérations du recensement et la formation des tableaux dont nous avons indiqué les résultats.
- Nous devons aussi mentionner honorablement son fils, M. Léon Say, et M. Ron-dot, qui, sous ses ordres, concouraient aux travaux de collection et de rédaction.
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- Extrait des procès-verbaux des séances du conseil d’administration de la Société
- d’encouragement.
- Séance du 12 janvier 1853.
- M. le baron Seguier, l’un des vice-présidents, occupe le fauteuil.
- Correspondance. M. Calard, ingénieur-constructeur de machines, rue Leclerc , 8 , envoie une collection d’échantillons de sa fabrication de feuilles métalliques percées.
- M. de Tülancourt, rue de Chaillot, 85 , directeur fondateur de la filature de soies grèges, a déposé , le 30 décembre 1852, un mémoire sur une amélioration dans le tirage de la soie, pour le concours d’un prix proposé par la Société pour être décerné en 1853.
- M. le secrétaire entre dans quelques détails sur les moyens proposés et mis en pratique par M. de Tülancourt.
- Sont présentés au concours des médailles fondées en faveur des ouvriers et contremaîtres , 1° par M. Karmel, directeur de la ferme expérimentale de Kervignac ( Morbihan ), M. Jacques Lecloisec, contre-maître , chargé depuis seize ans de la fabrication des instruments aratoires de l’atelier de cette ferme expérimentale; 2° par M. Lebrun, directeur de l’école impériale des arts et métiers de Châlons-sur-Marne, M. Langonnet, sous-chef de l’atelier d’ajustage de l’école; 3° par M. Brosset, au nom de la chambre de commerce de Lyon, dont il est le président, M. Cognet {Louis), fondeur dans l’atelier d’affinage des matières d’or et d’argent le plus important de Lyon; 4° par M. Tes-sié Mengan, membre du conseil général de l’Aube, M. Aubinet {François ), son contre-maître gérant pour la direction des travaux agricoles et leur surveillance sur ses domaines; 5° par MM. Couderc et Soucaret, filateurs de soies grèges, à Mon-tauban (Tarn-et-Garonne), M. Louis Lavau, leur contre-maître; 6° par M. Voruz aîné, ingénieur-constructeur, à Nantes, M. Cuny, contre-maître des tours et d’ajustage de son usine; 7° par M. Guillory aîné, au nom de la Société industrielle d’Angers, dont il est le président, MM. Choinet ( Paul ), ouvrier plâtrier, Delestre ( René) , ouvrier sellier, Gabaud ( Joseph ), contre-maître mécanicien , Matignon ( François ), contremaître fabricant de meules, Sommier ( Jean-Baptiste), prote d’imprimerie, et Trioche (Jean), employé au chemin de fer; 8° par M. Kaeppelin, imprimeur-lithographe, M. Grandjean ( Joseph ), contre-maître de ses ateliers d’impression; 9° par M. Lan-gronne, entrepreneur de maçonnerie, M. Poulain ( François ), contre-maître.
- M. Billard, employé à la manufacture des tabacs, à Paris, expose ses titres à une des récompenses de contre-maître.
- M. Plon, imprimeur de S. M. l’Empereur, demande l’inscription de deux de ses contre-maîtres.
- MM. Émile et Pierre Thomas et Victor Dellisse, ingénieurs civils, rue du Faubourg-Poissonnière, 100, se présentent au concours pour le rouissage salubre et économique des fibres textiles par la méthode qu’ils ont découverte. Ils énoncent que leurs recherches les ont amenés à reconnaître que la matière agglutinative des fibres textiles est d’autant plus soluble dans l’eau, que ce liquide est porté à une température plus
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- PROCÈS-VERBAUX,
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- élevée, la dissolution étant accélérée, soit par la fermentation, soit par l’exposition à la vapeur libre ou mieux soumise à une certaine pression.
- M. Beuvière, ingénieur civil, place Louvois, 8, rappelle qu’il a présenté à la Société d’encouragement, vers le mois de septembre 1849, un mémoire ayant pour objet l’np-plication de la photographie aux arts industriels. Quoique ce mémoire renferme toutes les explications nécessaires, et que M. Beuvière, en opérant en présence d’une commission , ait complété les éclaircissements qui ont été reconnus utiles , aucun rappoit n’a encore été fait sur sa présentation.
- L’époque où ce rapport sera présenté n’est sans doute pas éloignée ; mais , comme un des procédés qu’il a décrits a été annoncé comme nouveau dans la dernière séance, M. Beuvière a pensé qu’il serait inutile de remettre sous les yeux de la Société quelques-uns des produits et appareils qui prouveront qu’il y a plus de trois ans qu’il est en possession du procédé de gravure et d’impressions photographiques qui a été communiqué à la Société d’encouragement le 28 décembre 1852 par M. Salières.
- M. Ernest de Bibra , docteur en médecine , à Nuremberg , en Bavière , annonce qu’il est auteur d’un procédé pour empêcher le vin et les liqueurs spiritueuses de contracter, dans les tonneaux , aucune altération , procédé qui s’applique également à la conservation de l’eau à bord des navires.
- M. de Bibra ne fait pas connaître son procédé ; mais il demande à en donner communication moyennant une rémunération, après que des expériences en auront constaté l’efficacité.
- M. Ch. Lamy, chimiste, directeur de la fabrique de céruse et minium de M. Roard, à Clichy, avait été chargé, en 1849, par la Société d’encouragement, d’une mission qui avait pour objet de recueillir, en Allemagne, des documents sur l’extraction du sucre de betterave des cossettes. Il adresse un mémoire et un atlas comprenant quarante dessins sur ce mode de traitement des betteraves , dans lesquels sont consignés les résultats de sa visite dans plusieurs fabriques de sucre.
- M. Lequien annonce qu’il vient d’ouvrir une exposition des travaux de l’école de dessin qu’il a fondée et qu’il dirige depuis dix-sept ans sous le patronage de la ville de Paris. Deux cent quatre-vingt-douze élèves ont pris part à ce concours et ont laissé onze cent cinquante dessins à cette exposition et quarante-deux études en sculpture.
- Les élèves qui fréquentent cette école se classent ainsi par industries, 1° ciseleurs et monteurs pour le bronze, 2° sculpteurs sur bois , 3° sculpteurs sur plâtre pour modèles de bronzes ou d’orfèvrerie, 4° sculpteurs en ivoire , 5° dessinateurs pour papiers de tenture, 6° dessinateurs pour étoffes , 7° graveurs pour l’estampe , 8° graveurs sur bijoux et lithographes.
- Ce sont, ajoute M. Lequien, les industries qui ont besoin du dessin et de la sculpture.
- M. Lequien demande que la Société veuille bien nommer une commission pour examiner les produits exposés.
- M. Gourlier fait observer que M. Lequien a retardé jusqu’à ce jour la clôture de cette exposition, que les membres de la commission des beaux-arts appliqués à l’industrie ont pu visiter. Les résultats obtenus dans cette école paraissent à M. Gourlier dienes de toute l’attention de la Société.
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- PROCfïS-VKlVBAUX.
- M. Villette, ouvrier contre-maître imprimeur en taille-douce chez MM. Goupil et comp., rue d’Enghien, 12, informe la Société que, occupé depuis douze ans à imprimer les chefs-d’œuvre de la gravure, il s’est appliqué à rechercher la cause des difficultés qui existent dans l’impression des planches en cuivre gravées au burin.
- M. Villette rend compte de ses essais et des moyens qu’il a imaginés pour vaincre ces difficultés.
- A l’appui de ses observations, M. Villette dépose une épreuve qui est la millième du tirage d’une gravure du tableau de M. Paul Delaroche, représentant le général Bonaparte franchissant les Alpes, gravure exécutée par M. François, qui énonce que, dans le travail d’impression , M. Villette a dépassé toutes ses espérances sous le rapport de la perfection et du nombre d’exemplaires produits , et que l’épreuve présentée par lui et signée de M. Goupil est la millième qui ait été tirée sans retouches, et que, d’après sa conviction, il a fallu des soins excessifs et un talent supérieur pour obtenir ce résultat.
- Un concurrent prenant pour devise J’ai voulu , je veux , je voudrai, a déposé , le 30 décembre 1852, deux paquets cachetés renfermant des procédés de fabrication économique des bougies.
- Un autre concurrent a adressé à la même époque, avec cette devise, Une des erreurs les plus ordinaires est de prendre la suite d’un événement pour sa conséquence, un mémoire intitulé, Recherches sur la cause de l’altération de la betterave et autres produits agricoles, analogie de toutes ces maladies entre elles ; seule et même cause qui doit les produire et moyens d’y remédier.
- Un concurrent, qui prend pour devise Quand vous aurez trouvé la vérité, ne craignez pas de creuser, vous n’arriverez qu’à des conséquences justes et fécondes, a fait remettre, le 31 décembre 1852, un mémoire sur la question suivante mise au concours, « Indiquer les causes de l’altération de la betterave et les moyens d’y remédier.»
- Un autre concurrent a adressé, à la même date, des études sur les betteraves en végétation considérées au point de vue de leur richesse saccharine et de leur travail manufacturier dans la fabrication du sucre, avec cette devise, Uagriculture ne deviendra une industrie véritable que quand elle connaîtra toutes les influences qui contribuent à sa production et les moyens de les diriger ou de les remplacer selon son intérêt.
- Par une lettre en date du 26 décembre 1852 , M. Davril, quai de la Râpée , 37, à Bercy, expose que, comme inventeur d’une claie coconière qui offre les perfectionnements relatifs aux améliorations dans le tirage de la soie des cocons consignées dans les programmes de la Société, il sollicite la faveur d’être admis au concours en offrant un modèle de ses claies coconières expérimentées depuis plusieurs années.
- Un concurrent a remis, le 30 décembre 1852, un mémoire intitulé Considérations sur les réformes monétaires ; il demande à être inscrit comme candidat pour le prix proposé par madame la princesse Galitzin.
- M. J. B. Thomas, ancien maître de forges , rue de Monceau , 17, adresse un mémoire sur les perfectionnements à apporter dans la carbonisation du bois, afin de concourir au prix proposé sur cette question par la Société.
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- M. Barrai, membre du conseil d’administration , fait hommage à la Société d’un ouvrage intitulé, Recherches analytiques sur les eaux pluviales.
- L’auteur est remercié pour le don de cet ouvrage.
- La chambre de commerce de Paris ayant fait et publié une importante enquête sur l’industrie parisienne, M. GourUer propose de demander un exemplaire de cette publication dont il regrette que la Société irait point eu communication. Mais, indépendamment de cette enquête, il conviendrait de publier dans le Bulletin la partie du rapport de M. le baron Ch. Dupin relatif au prix de statistique Montyon, qui contient un extrait de l’enquête.
- Cette double proposition est adoptée.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. Benoît lit un rapport sur un appareil proposé par M. Moreaux, pour faire connaître lés distances et l’endroit précis d’un incendie.
- C’est en exécutant les opérations par lesquelles on ajoute à la carte topographique d’un pays un point visible de deux points connus sur cette carte et auxquels on peut faire des stations, que M. Moreaux résout le problème qu’il s’est proposé. Ce peu de mots suffit pour pressentir que l’appareil dont il s’agit doit se composer d’une carte ou plan topographique de la localité et de deux alidades , et que , pour en faire usage , on doit choisir et disposer d’avance deux ou plusieurs points d’observation connus sur la carte, et établir des repères suffisants pour y assurer l’orientation de celle-ci.
- M. Benoît, après avoir indiqué le moyen de faire usage de cet appareil, ajoute que le comité des arts mécaniques trouve très-louable le but que M. Moreaux s’est proposé; il reconnaît l’utilité et l’importance de la détermination de la distance à laquelle on se trouve des sinistres, afin de savoir si l’on peut ou non apporter dü secours.
- Il propose d’insérer le rapport dans le Bulletin et de remercier l’auteur de sa communication.
- M. Paul Thénard, membre du comité des arts chimiques, ne pense pas que les appareils de M. Moreaux présentent, sous le point de vue de l’économie et de la promptitude, les avantages des plaques de plomb percées de trous employées en Bourgogne. Deux plaques de plomb sont percées de manière que la coïncidence de deux trous correspond dans une direction donnée. Comme il faut que les secours soient prompts, ces distances sont de 8 à 10 kilomètres.
- M. Benoît fait observer que le procédé de M. Moreaux est mathématique et a reçu l’approbation des chefs du corps des sapeurs-pompiers de la ville de Paris.
- M. Combes, tout en rendant justice au but louable que M. Moreaux s’est proposé , pense, d’après ce qui vient d’être énoncé , qu’il suffira d’adresser des remercimehts à l’auteur.
- Celte proposition est adoptée.
- M. le président croit devoir rappeler que M. Schwilgué, ingénieur en chef des ponts et chaussées, a posé sur la cathédrale de Chartres des appareils agissant par réflexion pour reconnaître le lieu d’un incendie.
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- Au nom de la commission des beaux-arts appliqués à l’industrie , il est donné lecture, pour M. Salvétat, d’un rapport sur un ouvrage intitulé, les Arts et l'Industrie.
- Après de nombreux développements pour faire ressortir le mérite de cette publication , M. le rapporteur propose , au nom de la commission , 1° que la Société accorde son approbation à l’ouvrage dont il s’agit, 2° que MM. Gide et Baudry, qui en sont les éditeurs, soient remerciés de leur communication , 3° que le rapport soit inséré dans le Bulletin. ( Approuvé. ) ( Voyez plus haut, p. 9. )
- Communications. — Nouveau moteur. M. Combes, l’un des secrétaires, pense que la Société entendra avec intérêt quelques détails sur la machine dite calorique de M. Ericson, dont la description, consignée dans les publications américaines, a été traduite et insérée dans plusieurs recueils périodiques et d’après les renseignements qui sont parvenus au gouvernement.
- M. le président adresse les remercîments du conseil à M. Combes pour les intéressants détails dans lesquels il vient d’entrer, et exprime le désir qu’une notice soit insérée dans le Bulletin sur la machine calorique de M. Ericson.
- Chaussures imperméables. M. Châtelain a la parole pour la communication d’un procédé de M. Wernick, pour rendre les chaussures imperméables.
- M. Châtelain est remercié de cette communication.
- Portrait de M. Francœur. M. le président annonce que Mme Y® Francœur fait hommage à la Société d’une copie du portrait de M. Francœur.
- La Société, ajoute M. le président, aime à se rappeler un des membres de son conseil d’administration que son zèle, son désintéressement, son dévouement lui avaient rendu cher, et que le suffrage de la Société avait appelé à Furie des places de vice-président.
- Sur sa proposition , le conseil, en acceptant l’hommage de ce portrait, décide que ses remercîments seront consignés au procès-verbal, et qu’une lettre sera adressée à Mme Ve Francœur, pour lui témoigner tout le prix que la Société attache au don de ce portrait.
- Séance du 26 janvier 1852.
- M. Darblay, l’un des vice-présidents, occupe le fauteuil.
- Correspondance. M. le ministre de l’intérieur, de l’agriculture et du commerce, rappelle.qu’en 1850 l’administration a communiqué à la Société vingt et un dessins et descriptions des inventions les plus importantes brevetées aux États-Unis d'Amérique pendant les années 1847 et 1848, et qui étaient destinées au Conservatoire des arts et métiers.
- Cet établissement réclamant ces pièces, M. le ministre invite la Société à les faire réintégrer dans les bureaux de son département.
- Le conseil décide qu’il sera fait droit à cette demande.
- M. Laignel, rue de la Harpe, 13, appelle l’attention de la Société sur plusieurs perfectionnements qu’il annonce avoir apportés dans les chemins de fer, notamment
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- d’un nouveau moyen qu’il a imaginé pour prévenir le danger des rencontres auxquelles peuvent être exposés deux convois par suite de changement de la voie.
- M. de Lamolère, à Chartres ( Eure-et-Loir), ayant lu, dans le Bulletin de novembre 1852, que M. Watson, de Manchester, était auteur d’un bateau à voiles tournantes, pense qu’il ne doit pas laisser inconnus les résultats des travaux qu’il a entrepris dans cette direction, et qui sont 1° un bateau marchant par le moyen de voiles tournantes avec le vent, contre le vent directement contraire, avec un système à hélice auquel on peut substituer des roues semblables à celles d’un bateau à vapeur ; 2° un bateau remontant avec- le courant et même contre le courant ; 3° une voiture marchant avec le vent, et qui, au moyen de voiles tournantes, peut aller dans toutes les directions.
- M. de Lamolère tient ses modèles à la disposition de la Société,
- M. Moinier, à la Villette, rappelle que le comité des arts mécaniques a été saisi d’un mémoire de M. Bouligny, d’Evreux, sur un nouveau générateur à vapeur, que les membres du conseil de la Société ont vu fonctionner dans l’usine de MM. Jaillon, Moinier et comp., à la Villette.
- Sur l’invitation de M. Boutigny absent et en son nom, M. Moinier prie la Société de vouloir bien provoquer l’opinion du comité sur ce nouveau système de chaudière.
- M. Maloisel, sourd-muet, rue du Four-Saint-Germain, 33 , expose qu’inventeur d’une machine à reproduire les statuettes, sculptures , etc., sa position ne lui permet pas de prendre un brevet d’invention qui, selon lui, serait destiné à apporter un notable progrès dans la reproduction des objets d’art.
- M. Blanchet, chirurgien de l’institut impérial des Sourds-muets, recommande M. Maloisel à la bienveillance de la Société.
- M. Brosset, au nom de la chambre de commerce de Lyon , dont il est le président, sollicite en faveur du sieur Bey, ouvrier tisseur, l’une des médailles de contre-maîtres.
- M. Calla, membre du conseil d’administration, adresse une lettre par laquelle MM. Petin et Gaudet, maîtres de forges, à Rive-de-Gier ( Loire ), demandent une médaille d’encouragement pour leur contre-maître Jacques Poldevin. M. Calla ajoute qu’il a eu plusieurs fois l’occasion d’apprécier les travaux de cet excellent contremaître, et qu’il le considère comme digne de la distinction que ses patrons sollicitent pour lui.
- M. le ministre de l’intérieur, de l’agriculture et du commerce , venant de recevoir de M. Belleville, capitaine au 20° léger, un mémoire relatif à l’application de la gutfa-percha à la conservation des grains, en adresse une copie à la Société d’encouragement en la priant de vouloir bien faire examiner ce travail.
- MM. Geoffroy et Lepelletier, rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie , 46, transmettent une demande de MM. Bertrand fils et Hugues, à Grasse ( Var ), lesquels soumettent à la Société un nouveau mode d’étamage des estagnons ou vases métalliques servant à contenir les eaux de fleur d’oranger.
- L’estagnon qu’ils déposent est en tôle émaillée très-solidement; leur mode d’émaillage obvie à tous les inconvénients reprochés aux estagnons en cuivre, et offre, sur les moyens proposés jusqu’à ce jour, tous les avantages désirables.
- CAnquante-deuxième année. Janvier 1853. 6
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- PROCÈS-VERBAUX,
- M. Lequien, directeur de l’école de dessin , rue Ménilmontant, 9, qui, dans la dernière séance, a appelé l’attention de la Société sur l’école qu’il dirige depuis dix-sept ans sous le patronage de l’autorité municipale, expose les dessins des élèves qui suivent ses cours.
- M. Bürresœill fait connaître que M. Lequien désirerait que la Société d’encouragement mît à sa disposition une ou plusieurs médailles de bronze pour être décernées aux élèves les plus méritants et qui suivent la carrière industrielle.
- M. Peligot, l’un des secrétaires, donne lecture d’une note sur les aluns qui a été remise au secrétariat par M. Roard, et énonçant qu’elle lui est commune avec M. le baron Thénard,
- Dans cette note, on trouve l’exposé suivant :
- « Dès la première année de sa fondation, en 1801, la Société d’encouragement, qui savait très-bien que nous tirions, chaque année, de l’étranger des aluns de Rome, et pour des sommes considérables, sentit la nécessité de nous affranchir de ce tribut en proposant un prix sur cette importante question ; mais comme elle ne fut pas résolue, même après quatre années d'attente, et quoique ce prix eût été doublé, elle chargea MM. Thénard et Roard, de Clichy, de ce travail.
- « Dans sa séance du 21 juin 1806, ces messieurs présentèrent à la Société les résultats de leurs recherches, qui se composaient des analyses chimiques des aluns de Rome, de France et de l’étranger, et surtout, comme elle l’avait si positivement indiqué dans son programme, d’un très-grand nombre d’échantillons teints et dans toutes les applications à la teinture. Ces expériences prouvèrent que la supériorité attribuée, avec raison, à l’alun de Rome provenait de ce qu’il ne contenait que de très-petites quantités de fer, mais qu’en purifiant d’une manière convenable nos aluns les plus impurs et en leur donnant le même degré de pureté ils jouissaient bien exactement des mêmes propriétés de ce sel étranger.
- « D’après l’ensemble de toutes ces expériences théoriques et pratiques, il fut alors démontré que ce problème était entièrement résolu.
- « Cette conviction paraît avoir été unanimement partagée par le conseil d’administration de la Société d’encouragement, qui a consigné dans le procès-verbal de cette même séance la déclaration suivante :
- « MM. Thénard et Roard, de Clichy, ayant exposé un grand nombre d’échantillons de soie, de laine, de fil et de coton qui fournissent des preuves convaincantes des faits annoncés dans leur mémoire, le conseil, après avoir entendu la lecture de cet ouvrage avec le plus vif intérêt, s’empresse de rendre hommage au zèle de ces messieurs, à l’importance de leurs recherches, à l’exactitude de leurs opérations, et arrête l’impression du rapport séparément du Bulletin et au même nombre d’exemplaires. »
- M. le secrétaire fait observer que le désir exprimé est que cette note soit insérée au Bulletin.
- Le conseil peilse qu’un extrait de la note insérée au procès-verbal de cette séance rappellera que la solution du problème proposé par la Société a été obtenue par MM. Roard et Thénard.
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- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. Callon lit un rapport sur les divers perfectionnements apportés aux voitures de luxe par M. Moussard.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin. ( Approuvé. ) ( Voyez plus haut, p. 3. )
- Au nom du même comité, M. Alcan lit un rapport sur une balance à échantillonner les fils, présentée par M. Laborde.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin. ( Approuvé. ) ( Voyez plus haut, p. 6. )
- Le conseil décide qu’une ampliation du rapport sera adressée à M. le ministre de l’intérieur, en exprimant le vœu que les balances à échantillonner les fils soient comprises dans les poids et mesures soumis à la surveillance de l’administration.
- Au nom du comité des arts économiques , M. de Silvestre lit un rapport sur le système de reliure mobile présenté par M. Weber.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin. ( Approuvé. ) ( Voyez plus haut, p. 7. )
- Au nom du même comité, le même membre lit un rapport sur la cannelle aérifère de M. Cheval.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin. ( Approuvé. ) ( Voyez plus haut, p. 9. )
- Au nom du comité des arts économiques, M. Gourlier lit un rapport sur des coulisses à garniture métallique pour tables à rallonges et autres meubles présentées par M. Filleul.
- Le comité propose 1° de remercier M. Filleul de sa communication, 2° de donner l’approbation aux divers systèmes de coulisses mentionnés au rapport, 3° d’ordonner la publication, dans le Bulletin , du rapport et de la gravure de ces coulisses , 4° enfin de remettre à M. Filleul cent exemplaires du rapport. ( Approuvé. )
- Communications. — Photographie. M. Barreswill, membre du conseil, présente plusieurs épreuves positives de photographie, résultant d’un procédé qui lui est commun avec MM. Lerebours et Lemercier, pour transporter les épreuves négatives sur pierre et tirer des exemplaires par le moyen de la lithographie, procédé auquel ils ont donné le nom de litho-photographie.
- Ces messieurs ont attendu que le procédé donnât des résultats qui en fissent apprécier les nombreuses applications.
- M. le président adresse à MM. Barresivill, Lerebours et Lemercier les remercîments de la Société pour leur intéressante communication.
- Eclairage. M. Jobard présente une lampe économique ne consommant que 7 gram. d’huile par heure. Elle bride dans l’air chaud : la flamme en est terminée en pinceau très-mince; son niveau est rigoureusement constant; elle est à l’abri du vent et offre toute garantie contre l’incendie.
- M. Jobard fait observer que la flamme arrondie en brosse prouve que la lampe brûle exactement son huile et ne la distille pas comme les flammes pointues terminées par des vapeurs fuligineuses.
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- Cette lampe se compose d’un vase en verre surmonté d’un chapiteau conique mobile; on met l’huile dans le vase, et un flotteur en verre soutient un petit appareil qui porte une mèche plate enroulée autour d’un axe et d’une longueur suffisante pour servir pendant longtemps.
- M. Jobarcl ajoute que l’huile mal débarrassée de l’acide sulfurique qui sert généralement à l’épurer détruit les lampes métalliques : elle n’agit pas sur la sienne qui est tout en verre.
- M. le président adresse à M. Jobard les remerciments du conseil pour son intéressante communication.
- Machine calorique d’Ericson. M. Galy-Cazalat donne lecture de la note suivante sur la machine dite calorique d’Ericson.
- Au moment où l’empereur paraît vouloir subventionner les compagnies formées pour l’exploitation de vingt-quatre paquebots transatlantiques, la prospérité ou la ruine des armateurs français dépend du choix des machines dont la puissance collective sera de 14,000 chevaux.
- Cette considération , plus forte que la réserve imposée par l’intérêt personnel que j’ai dans la question soumise à vos lumières, et par ma reconnaissance pour l’ingénieur célèbre qui a fait adopter les propulseurs hélieoïdes, me détermine à rendre publique l’erreur fondamentale de l’appareil dont la presse américaine fait un si grand bruit.
- En résumé, la machine-calorique d’Ericson se compose de tous les organes qui constituent les appareils à vapeur sans condensation, savoir
- 1° Un réservoir d’air comprimé qu’ort chauffe à mesure pour le faire agir, comme agit la vapeur d’une chaudière, dans une machine à simple effet;
- 2° Un cylindre dans lequel fonctionne le piston travailleur;
- 3° Un cylindre alimentaire dont le piston injecte, dans le réservoir d’air comprimé, autant d’air qu'il en sort pour aller remplir le cylindre travailleur : ces deux cylindres superposés sont liés par une tige commune qui les force de se mouvoir ensemble;
- 4° Un autre cylindre porté par le fourneau qui le chauffe directement et sur lequel est assemblé le cylindre travailleur, dont le piston est élevé par l’air comprimé qui s’élance du cylindre alimentaire pour se surchauffer dans le troisième cylindre;
- 5° Enfin une caisse contenant un paquet de toiles métalliques à travers lesquelles passe l’air chaud pour y déposer son calorique quand le piston descend, puis l’air froid qui doit reprendre ce même calorique avant d’aller faire remonter ce piston.
- Les deux courants contraires et successifs d’air chaud qui se refroidit et d’air froid qui s’échauffe, en traversant les toiles , sont réglés par une boîte de distribution semblable à celle des machines à vapeur.
- Dans le préambule de la patente que M. Ericson a prise en Angleterre, il est dit textuellement ce qui suit : « Le but de celle machine est de produire une force motrice « par l’application de la chaleur à l’air atmosphérique, ou autres gaz permanents sus-« ceptibles de procurer une dilatation considérable par un accroissement de tempéra-« ture ; le mode d’application de la chaleur étant tel que, après avoir provoqué la dé-
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- « tente et la dilatation qui produit la force motrice, cette chaleur soit transportée à « certains corps métalliques, puis restituée par ces corps au milieu actif, à certains « intervalles de temps, ou à chaque pulsation successive de la machine motrice ; la « principale alimentation de chaleur étant ainsi rendue indépendante de la combus-« tion, ou de la consommation de combustible.
- « En conséquence , tandis que dans les machines à vapeur la chaleur est constam-« ment dissipée et perdue en passant par le condenseur, ou en s’échappant dans l’at-« mosphère, la chaleur, au contraire, étant sans cesse utilisée de nouveau dans la ma-« chine-calorique, dispense de l’emploi des combustibles, si ce n’est pour réparer la « portion de cette chaleur qui est perdue par la dilatation du milieu, celle qui s’échappe « par rayonnement, et pour réparer la perte légère qui a lieu inévitablement dans le « transport de la chaleur. »
- L’idée formulée par ces paroles est une de celles par lesquelles la possibilité du mouvement quasi-perpétuel se glisse dans les intelligences qiii n’ont pas suffisamment réfléchi, ou qui ne sont point suffisamment éclairées par les connaissances physiques. Quand on a longtemps étudié , beaucoup expérimenté les forces naturelles qui transportent les corps en s’incorporant avec eux , on se trouve éclairé par un petit nombre de lois infaillibles, de principes tellement lumineux , qu’on aperçoit, à priori, les erreurs mécaniques, de quelques nuages qu’elles soient entourées.
- C’est en lui appliquant la loi qui la régit que nous avons découvert, avant toute expérience, le principe erroné de l’économie fabuleuse de la machine-calorique.
- Tout le monde sait que la force élastique des gaz est uniquement due à la chaleur qui communique à leurs molécules sa force répulsive. Or, par cela seul que la combinaison d’une quantité plus ou moins grande de calorique avec un poids déterminé de gaz produit une force plus ou moins grande , il faut, pour enlever mécaniquement ce calorique au gaz, employer une puissance plus ou moins considérable. En effet, quand un volume d’air est emprisonné par un piston dans un cylindre, il y a équilibre entre la force qui pousse le piston contre l’air et le calorique qui donne à l’air la résistance opposée au piston. Si l’on augmente la force comprimante d’une quantité P, l’air se comprime jusqu’à ce que son accroissement de résistance soit égal à P, et il dégage une quanlité de calorique correspondante. Telle quantité de calorique mesure exactement l’accroissement de résistance ; car, si l’on supprime l’accroissement de force P, le calorique dégagé devient une force réactionnaire égale à P qui fait reprendre à l’air le volume qu’il avait sous la pression initiale.
- Les accroissements de chaleur qui mesurent les accroissements de résistance dans les états d’équilibre des gaz sous des pressions croissantes se retrouvent pareillement dans les accroissements de résistance opposés à leur vitesse d’écoulement. L’expérience démontre que l’air qui s’échappe d’un vase en soufflant par une ouverture, sous une pression quelconque, ne change pas de température, quoiqu’il se dilate en sortant du vase. Il suit de là qu’il y a de la chaleur produite par la résistance que l’atmosphère et le rétrécissement de l’ouverture opposent à l’écoulement de l’air, et que celte chaleur est d’autant plus considérable que la différence de la pression à la résistance, dif-
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- férence qui produit la vitesse du souffle , est plus grande ; il suit de là que, dans un mouvement de va-et-vient d’un piston dans un cylindre , le calorique emporté par le moteur sortant ( vapeur ou air ) ne peut être retenu en partie , par un filtre solide, sans développer une résistance équivalente qui détruit l’économie.
- Cette déduction des lois de la physique expérimentale est en opposition complète avec les merveilles que les journaux arrivés par le dernier paquebot nous racontent de l’essai fait, le 4 janvier, dans la baie de New-York, par le navire Ericson. Le Courrier des États-Unis, plus circonspect que son confrère le New-York Jlérald, donne la description technique de la machine composée de deux appareils égaux. Dans chaque appareil , le cylindre travailleur a 26 mètres cubes de capacité , le cylindre alimentaire 13 mètres cubes, et les toiles de fil de cuivre renfermées dans le générateur ont une surface totale de 455 mètres carrés, qui pèse 15,000 kilogrammes.
- Selon le récit du Courrier, M. Ericson affirme que son colossal appareil, dont la force est de 600 chevaux, ne dépensera que 6 tonnes de houille par vingt-quatre heures ; or les machines de nos meilleurs bateaux à vapeur dépensent, pour une force de 600 chevaux, 60 tonnes de houille par jour, c’est-à-dire dix fois plus dans le même temps. Nous allons démontrer mathématiquement que l’immense mystification de la presse américaine doit nécessairement provenir de ce qu’on n’a pas tenu compte du combustible brûlé pour faire un grand approvisionnement de calorique, aux dépens duquel les machines ont fonctionné en partie pendant l’essai d’une trop courte durée.
- Tous les physiciens savent que le calorique abandonné par 1 kilogramme d’air, en s’abaissant de 1 degré, peut élever de 1 degré la température de 2,8 kilog. de cuivre. Au moyen de ce principe , on peut facilement calculer le calorique enlevé par les toiles métalliques du régénérateur, au volume d’air chaud qui les traverse pour s’échapper dans l’atmosphère, quand le piston descend, et la portion de ce calorique que les toiles restituent au volume d’air comprimé qui s’élance du récipient pour aller soulever le piston.
- Supposons d’abord que le régénérateur ne reçoive directement rien du foyer et que l’air moteur soit maintenu à la température de 272 degrés qui est nécessaire pour doubler le volume d’un poids de gaz pris à zéro. Admettons que la température initiale des toiles métalliques soit de zéro degrés, comme celle du réservoir d’air comprimé et de l’atmosphère. Enfin, ne voulant pas tenir compte des résistances éprouvées par les courants d’air, ne tenons pas compte non plus de la température équivalente de 80 degrés que le petit piston donne à l’air alimentaire, en le comprimant sous deux atmosphères avant de l’injecter dans le récipient.
- Cela posé, 26 mètres cubes d1 air à 272 degrés pèsent autant que 13 mètres cubes à zéro, dont le poids est de 17 kilogrammes sous une atmosphère mesurée par une hauteur de mercure égale à 0,77 mèt. Quand ces volumes d’air sont comprimés à deux . atmosphères, ils pèsent 34 kilogrammes. Calculons d’après les idées erronées à1 Ericson.
- Au premier abaissement du piston travailleur, l’air expulsé du cylindre pesant 34 kilogrammes, sa température doit s’abaisser de 270,29 degrés en élevant à 1,71 la température de 15,000 kilogrammes de toile de cuivre à zéro. Quand le piston remonte ;
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- les 34 kilogrammes d’air qui s’élancent du récipient à travers les toiles à i,71 degré abaissent leur température à 1,69 degré en s’élevant de zéro à 1,69. Au second coup de piston, le régénérateur s’élève à 3,33 degrés par le passage de l’air sortant, et il s’abaisse à 3,31 degrés par le passage de l’air du récipient. Et ainsi de suite , jusqu’à ce que les toiles métalliques cèdent au courant d’air froid autant de calorique qu’elles en enlèvent à l’air chaud.
- Le calcul démontre que cet équilibre a lieu lorsque la température du régénérateur est à 132 degrés, avant le passage du courant d’air froid. Dès ce moment, la marche de la machine devient régulière, et elle dépense, à chaque coup de piston, 140 degrés de chaleur que l’air évacué emporte dans l’atmosphère. Pour réaliser cette économie considérable, et pourtant beaucoup moindre que celle affirmée par Ericson, il faudrait que l’air évacué traversât les toiles métalliques sans se dilater, sans se refroidir, ou en conservant la force élastique de deux atmosphères qu’il a dans le cylindre travailleur. Or, cette force s’affaiblissant jusqu’à la somme des résistances de l’atmosphère et du régénérateur qui lui sont opposées, le calorique thermométrique qui la mesure s’affaiblit aussi de toute la portion qui est employée à augmenter le volume du gaz, sans se transmettre aux toiles de cuivre.
- Il résulte de là que chaque volume d’air sortant emporte dans l’atmosphère la presque totalité de sa chaleur qui est devenue latente, dans le régénérateur, en se dispersant dans un volume deux fois plus grand. La portion insignifiante du calorique qu’il partage avec le cuivre, proportionnellement à leurs poids et à leurs capacités, est correspondante à la différence de la diminution de son volume, qui est un peu moindre dans le régénérateur que dans l’atmosphère, où elle est égale à la moitié (1).
- Lorsque le foyer chauffe à la fois le régénérateur et la chambre désignée par le nom de chauffeur de détente, les toiles métalliques peuvent s’élever jusqu’à la température-limite, qui est de 272 degrés. Dans ce cas, l’air du récipient reçoit d’autant plus de calorique des toiles qu’elles sont plus chauffées, et il prend d’autant moins au foyer pour s’élever à 272 degrés. Mais c’est toujours aux dépens du combustible que les machines fonctionnent, soit qu’on fournisse à l’agent moteur le calorique à mesure qu’il travaille, soit qu’il dépense la chaleur dont on a fait un approvisionnement.
- Il est inutile de nous arrêter à une autre disposition de l’appareil Ericson, décrite et dessinée dans la patente. Suivant cette disposition , le régénérateur devait alternativement refroidir le volume d’air chaud expulsé du cylindre travailleur, avant de l’injecter dans le récipient, au lieu de l’évacuer dans l’atmosphère, puis réchauffer un volume égal d’air froid partant du récipient pour aller relever le piston. Il est évident, qu’après quelques minutes de mise en train , la température de la masse d’air destinée à circuler incessamment dans le récipient et dans les deux cylindres aurait été la même dans ces trois capacités. Dès lors, les pistons seraient restés indéfiniment relevés
- CO l‘e Courrier des Etats-Unis nous apprend que la température de l’air sortant est de 17 degrés. La formule de Poisson, rectifiée d’après les données physiques les plus récentes, nous a donné 30 degrés , en supposant la pression effective de l’air chaud égale à i kilogramme par centimètre carré, ait lieu de 0,7 kilogramme, comme dans la mao bine essayée à New-York.
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- par l’air comprimé agissant de bas en haut sur le grand piston , avec une force double de la résistance opposée par le petit piston dont la surface est deux fois plus petite.
- Nonobstant ce que nous venons de dire, dans l’intérêt du progrès de la mécanique, tous les mécaniciens doivent de la reconnaissance à M. Ericson et aux capitalistes qui l’ont secondé. Quoi qu’il arrive, M. Ericson aura la gloire d’avoir encore une fois porté les premiers coups h l’esprit de routine, en substituant, dans un grand paquebot, l’air surchauffé à la vapeur, qui est beaucoup moins économique, comme il a substitué le premier l’hélice aux roues à aubes. Toutefois, qu’il nous permette de lui dire que sa machine deviendra plus simple et plus économique, s’il consent à supprimer son régénérateur, et à donner, par force de cheval, 40 décimètres carrés à la surface de chauffe. Cette surface est tellement petite et tellement chaude dans la machine-calorique, qu’elle laisse s’échapper inutilement du foyer dans l’atmosphère les deux tiers du calorique engendré par la combustion, en sorte que l’économie , fût-elle réelle, ne s’appliquerait que sur le tiers du combustible utilement dépensé.
- C’est pour empêcher cette perte immense, c’est pour réaliser l’économie correspondante , qui est plus considérable que toutes celles qu’on attend du perfectionnement des machines, que nous avons imaginé un appareil plus économique , plus simple et moins volumineux que celui d’Ericson.
- Dans la séance prochaine , j’aurai l’honneur de vous soumettre cette nouvelle machine pour l’expérimentation de laquelle M. Aspinwall, le plus grand propriétaire de paquebots américains , m’avait offert son puissant concours , à la condition que j’irais la faire construire en Amérique.
- M. Galy-Cazalat reçoit les remercîments du conseil pour cette intéressante communication.
- PARIS.
- IMPRIMERIE DE M*"*3 Ve BOUCHARD-HUZARD, RUE DE L’ÉPERON, 5.
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- (IQtlMïE-DMIMIE ANNÉE. (N° DLXXXIY.) février 1853.
- DE LA
- SOCIETE D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — chaudières a vapeur.
- Rapport fait par M. Gallon, au nom du comité des arts mécaniques, sur un appareil de sûreté pour les chaudières à vapeur, présenté par M. Black, mécanicien , à Cambray.
- Messieurs, M. Georges Black, mécanicien, à Cambray ( Nord ), a présenté à la Société d’encouragement un mémoire sur un nouvel appareil de sûreté destiné, comme le flotteur d’alarme , à avertir le chauffeur d’une chaudière à vapeur que le plan d’eau est descendu au-dessous du niveau normal.
- Cet appareil est, sauf quelques modifications de détail, celui que M. Black a présenté déjà à M. le ministre des travaux publics, et qui a obtenu l’approbation de la commission centrale des machines à vapeur.
- Considéré dans ses dispositions essentielles, il consiste en un tuyau implanté verticalement sur le dôme de la chaudière. Ce tuyau, ouvert par la partie inférieure, descend au niveau le plus bas que l’eau doive atteindre ; il se prolonge au-dessus de la chaudière, et porte, à 80 centimètres environ du dôme, une ouverture latérale hermétiquement fermée par une rondelle de métal fusible à 100°, laquelle est fixée par une rondelle de cuivre percée d’un certain nombre de trous. Sur l’un de ces trous se trouve adapté un petit ajutage fonctionnant comme sifflet d’alarme. Enfin, au-dessus de la rondelle , le tuyau se prolonge en une sorte de serpentin fermé à la partie supérieure.
- Le jeu de cet appareil est facile à concevoir.
- Tant que l’eau est en quantité convenable dans la chaudière, il suffit d’un Cinquante-deuxième année. Février 1853* 7
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- ARTS MECANIQUES.
- excès de pression d’un dixième d’atmosphère pour que le tuyau se maintienne rempli. En meme temps la partie extérieure du tuyau tend à se mettre en équilibre de température avec l’air ambiant, et se maintient au plus à 40 ou 50°, température insuffisante, non-seulement pour fondre, mais même pour altérer d’une manière quelconque la rondelle en métal fusible.
- Au contraire , dès que , par la négligence du chauffeur ou par toute autre cause, le niveau de l’eau est descendu au-dessous de l’orifice inférieur du tuyau, celui-ci se vide d’eau et se remplit de vapeur à la même température que celle de l’intérieur de la chaudière. Cette vapeur, se condensant sur les parois tant qu’elles sont à une température inférieure, les réchauffe rapidement; bientôt la rondelle entre en fusion, la vapeur s’échappe par tous les orifices de la rondelle de cuivre, et notamment par celle qui se trouve munie d’un sifflet.
- Le chauffeur est prévenu, par le bruit, de la nécessité d’une prompte alimentation ; il peut, en même temps qu’il alimente, mettre une rondelle neuve en place de celle qui a été fondue. Que, si l’absence du chauffeur ou le dérangement de la pompe alimentaire empêchait de rétablir promptement le niveau de l’eau, la vapeur continuerait à s’échapper d’une manière continue, et la pression tendrait à revenir vers la simple pression atmosphérique.
- Votre comité, Messieurs, émet l’avis que l’appareil présenté par M. Black est bien disposé pour atteindre le but que l’auteur a eu en vue, que par ce motif, et aussi parce que cet appareil est un de ceux dont l’emploi est autorisé par l’administration , il y a quelque intérêt à le porter à la connaissance du public. En conséquence, votre comité vous propose
- 1° De remercier M. Black de sa communication,
- 2° D’ordonner l’insertion du présent rapport dans le Bulletin avec un dessin et une légende explicative.
- Signé Callon, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 15 décembre 1852.
- Description de l}appareil de sûreté pour les chaudières à vapeur; par M. Black.
- La fig. 1, pi. 1248, représente cet appareil en section verticale, et la fig. 2 en élévation.
- Dans la chaudière A est engagé un tuyau plongeur B C qui descend jusqu’à la limite que ne doit pas dépasser la plus basse alimentation pour assurer à la machine une marche régulière et exempte de danger.
- Ce tuyau est en communication, à l’extérieur du générateur, avec un tube D E qui s’élève au-dessus de la chaudière, et qui est fixé sur un robinet F.
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- A., AlMWlU’l L DK Sl'liKTK PUUl i.KS CI1.U DlkllES À VW\:X\{, PAR 'i M.ACk . Ik KriiAPKKAlK.NT D’JIOIILOCK PAR AK \T LLiAMV .
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- CHAUDIÈRES À VAPEUR.
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- Le tuyau DE présente, à 0m,80 au-dessus du générateur, une ouverture hermétiquement fermée par une rondelle G de métal fusible à 80° R. Cette rondelle est fixée dans l’ouverture du tuyau par une rondelle de cuivre percée de trous : sur l’un de ces trous se trouve adapté un cylindre de cuivre H présentant l'apparence et produisant les effets d’un sifflet de chasse.
- Au-dessus de la rondelle, le tuyau D E se prolonge en un serpentin terminé à son extrémité par un robinet I.
- Toutes les parties de l’appareil sont en cuivre ; le tuyau présente, depuis sa sortie de la chaudière jusqu’à l’extrémité, une longueur totale de 2“,50 et un diamètre de 0ra,03. Le tube plongeur va s’élargissant de haut en bas de 0m,03 de diamètre à Qm,10. Quant à sa longueur, elle varie suivant le diamètre de la chaudière.
- L’appareil étant ainsi disposé, lorsque l’on chauffe le générateur, la vapeur qui se produit graduellement, opérant une pression sur l’eau, la fera monter par l’orifice inférieur C jusque dans la partie D E du tuyau ; arrivée là, cette eau tend à se mettre en équilibre de température avec l’air ambiant, de telle façon qu’à üm,80 au-dessus de la tôle de la chaudière , c’est-à-dire à peu près à la hauteur de la rondelle, elle atteint à peine une température de 30 à 35 degrés Réaumur.
- Si, maintenant, on suppose que , par l’absence ou la négligence du chauffeur chargé de l’alimentation de la chaudière , l’eau descende au-dessous de l’orifice inférieur du tuyau plongeur en C, la vapeur mise en contact avec l’eau qui est renfermée dans le tuyau la fera promptement descendre, et, parvenue à la hauteur de la rondelle, cette vapeur, à la même température que celle de l’intérieur de la chaudière, mettra instantanément la rondelle en fusion et s’échappera par les ouvertures que laisse la fusion de la rondelle.
- Cet échappement de la vapeur produit un sifflement aigu, rendu d’une intensité extraordinaire par la présence du sifflet qui y est adapté, et dont le bruit peut s’entendre à une grande distance.
- Aussitôt que le chauffeur a connaissance, par l’échappement de la vapeur, que l’abaissement du niveau d’eau nécessite une prompte alimentation de la chaudière, le robinet F lui sert à fermer, pour quelques instants, la communication entre le tuyau plongeur et le tube extérieur, ce qui lui permet d’alimenter et de remplacer la rondelle fondue.
- Si , au contraire , on suppose que, par l’absence du chauffeur, l’alimenta-tation de la chaudière n’a plus lieu, la vapeur, continuant de s’échapper, finira par avoir une tension insuffisante pour faire marcher la machine, que pourra subir un temps d’arrêt momentané, mais qui sera sans danger pour l’usine.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- Des expériences multipliées faites dans diverses usines, chez MM. Jourdan, a Cambray, Descat, à Roubaix, Arnoux, directeur des messageries générales, à Paris, ont toutes donné des résultats satisfaisants.
- Indépendamment de la généralité des applications qui peuvent en être faites à toutes les espèces de chaudières à vapeur, l’appareil est d’une construction simple et fonctionne avec régluarité. Quant à la plaque métallique fusible qui en forme le complément, l’eau contenue dans le tube de l’appareil n’atteignant jamais , quelle que soit la tension, hors du générateur, une température qui lui permette d’opérer sur les parois des dépôts de matières calcaires ou autres, la rondelle fusible restera complètement intacte, quelque temps que l’on suppose qu’elle demeure en place.
- HORLOGERIE.
- Rapport fait par M. Duméry, au nom du comité des arts mécaniques, sur un échappement d’horloge à chevilles de M. Vulliamy, horloger, à Londres.
- Messieurs, votre comité des arts mécaniques nous a chargé de vous rendre compte de l’échappement de l’horloge de Windsor, construit par M. Vulliamy, de Londres, et présenté à la Société par M. Henry Robert,
- Cet échappement est à chevilles et à repos, c’est-à-dire trop ancien et trop connu pour absorber les instants de la Société , si les détails de sa construction, en lui donnant un intérêt tout nouveau, ne lui faisaient occuper un des premiers rangs parmi les échappements d’horloge de tour, et ne plaçaient son auteur au nombre des hommes éminents de notre époque.
- L’une des lois de la mécanique pratique qui a le plus contribué à donner à l’art de la construction des machines une marche assurée, et aux machines elles-mêmes une solidité et une durée plus considérables, est, sans contredit, celle qui a fait reconnaître que l’étendue des surfaces est étrangère à la résistance occasionnée par les frottements.
- Cette loi que la grosse mécanique a promptement appliquée parce qu’elle constitue, à son égard, une question vitale, l’horlogerie, dans laquelle les efforts sont, dans beaucoup de cas, négligeables, l’a presque dédaignée, et c’est par la dureté et le fini des surfaces frottantes , c’est par l’emploi de l’acier trempé très-dur et parfaitement poli mis en contact avec le rubis, la cornaline, etc., que d’ordinaire l’horlogerie combat ou modère l’usure et les résistances dues aux frottements.
- M. Vulliamy n’a pas suivi cet errement; il a de bonne heure compris que ces moyens devaient être insuffisants, que , surtout en ce qui concerne un
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- HORLOGERIE.
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- échappement et sa roue, quels que soient les soins et la précision de l’exécution , il suffisait d’une variabilité dans la dilatation des pièces pour troubler leur harmonie réciproque ; que, quelque dure et bien polie que soit une surface, elle doit infailliblement s’altérer, si les corps qui agissent sur elle l’attaquent obliquement et partiellement. M. Vulliamy, disons-nous, au lieu d’arrondir les surfaces, comme cela se pratique d’ordinaire, pour que les chevilles plantées mal droit ne touchent qu’au milieu et ne détruisent pas les angles, a voulu, au contraire, s’assurer une somme positive de surface frottante.
- Pour cela, il ne lui suffisait pas d’allonger les chevilles et d’agrandir les plans inclinés de l’échappement, car, ainsi que nous venons d’avoir l’honneur de le faire remarquer, un simple effet de dilatation pouvait détruire toutes les précautions de construction ; il fallait être certain que , dans tous les instants et malgré même quelques imperfections d’exécution , les surfaces ne cesseraient pas d’être bien réellement en contact dans toute l’étendue de la levée et de l’arc supplémentaire. Heureusement, M. Vulliamy joint à la pénétration d’esprit, qui fait entrevoir les principes, la fécondité avec laquelle on parvient à les matérialiser, et c’est par un dispositif très-simple et très-rationnel qu’il est parvenu à résoudre cet important problème.
- M. Vulliamy a construit sa roue d’échappement avec les soins qu’on apporte habituellement à ces sortes de mécanismes ; mais, pour s’assurer les contacts dans toute la longueur des chevilles, il a, comme vous le verrez par la pièce que vous avez sous les yeux, articulé les touches, non-seulement suivant un axe horizontal passant par le plan moyen de chaque touche, mais encore dans le sens vertical ou perpendiculaire au plan de cette même touche , de façon que chaque cheville de la roue d’échappement fasse successivement prendre aux deux touches la double inclinaison que réclame chacune d’elles, au fur et à mesure qu’elle se présente et qu’elle passe.
- Pour que les deux plans inclinés occupent, dans le sens de leur longueur, une position aussi rigoureusement fixe que si la fourchette était d’un seul morceau, M. Vulliamy, après avoir limité les amplitudes angulaires par deux petits pieds, a eu le soin de les faire appuyer sur leur base par deux ressorts qui sont cependant assez souples pour ne pas nuire à leur mouvement d’articulation.
- De cette souplesse, de cette facilité du plan de la touche à se prêter à toutes les positions qu’exigent les chevilles, il est résulté que l’échappement de l’horloge de Windsor, qui est actionné par un poids moteur de 62 kilog., a offert, après une marche de sept années, ce phénomène de plans inclinés qui ont reçu 236,500,000 fois un frottement accompagné d’une pression ef-
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- ARTS MÉCANIQUES.
- fective de plus de 120 grammes, et dont les surfaces, après ce long travail, présentent un poli aussi net, aussi vif que si elles n’avaient point encore fonctionné.
- Aussi, Messieurs , cette horloge, dont toutes les autres parties sont sagement conçues, a -1 - elle donné, pendant toute cette période de sept années, une marche d’une très-grande et très-précieuse régularité, comme on en jugera par la description qui accompagne ce rapport, sans qu’aucun de ses organes ait éprouvé la plus légère altération.
- Du reste, on sent, à l’examen de l’œuvre de M. Vulliamy, le fruit d’un talent mûr et consommé qui, par un long et persévérant labeur, a fini par reconnaître que c’est moins par le nombre et le brillant des combinaisons qu’on laisse des traces durables que par le choix du sujet, la solidité du raisonnement, l’importance et futilité du résultat.
- Le progrès réalisé par M. Vulliamy nous paraît devoir marquer dans les annales de la haute horlogerie, et sous ce rapport mériter à son auteur la sympathique approbation de la Société d’encouragement.
- C’est ce que votre comité nous a chargé de vous exprimer en vous demandant l’autorisation
- 1° D’insérer dans le Bulletin le présent rapport et le dessin qui l’accompagne;
- 2° D’émettre, en votre nom, le vœu que M. Henry Robert veuille bien, après avoir accepté les remerciments de la Société pour cette intéressante communication , être l’interprète de vos sentiments auprès de son éminent et digne ami.
- Signé Duméry, rapporteur.
- - Approuvé en séance, le 15 décembre 1852.
- Description de l’échappement à chevilles à leviers mobiles employé dans la grande horloge du château de Windsor; par M. Vulliamy.
- Quelque soin qu’on apporte dans l’exécution d’un échappement à chevilles, on ne peut se flatter que les chevilles porteront parfaitement sur le repos et dans toute leur longueur. Pour éviter que les chevilles portent sur les angles, on est dans l’usage d’arrondir celte partie de telle sorte que la cheville, lors même qu’elle serait plantée mal droit, ne touche jamais les angles.
- L’horloge du château de Windsor est construite dans de si grandes proportions , que M. Vulliamy a conçu l’idée d’v adapter un échappement tel, que
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- HORLOGERIE.
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- ]a cheville portera toujours, dans toute sa longueur, sur le repos pendant l’arc supplémentaire et sur le plan incliné pendant l’impulsion.
- Au mois de septembre dernier, cette horloge a été démontée complètement pour être remise en état. Les leviers de l’échappement étaient dans un état de conservation parfait, et cependant la machine marchait depuis sept ans.
- De temps en temps, de i huile avait été mise à ces leviers, mais sans démonter la pièce ; l’état de la pièce l’indiquait assez. Celle conservation parfaite, dans une telle machine, est un fait des plus remarquables ; il serait difficile d’en trouver la cause ailleurs que dans l’ingénieuse disposition de cette partie de l’échappement qu’on va décrire.
- La fig. 3, pl. 1248, est une élévation de l’échappement, et la fig. 4, le même vu en section horizontale sur la ligne k B.
- a a a est une plaque de laiton fixée sur l’axe de l’échappement et formant l’ancre ; les leviers l l ne sont pas, comme de coutume , fixés sur cette pièce et faisant corps avec elle; ils ont deux mouvements : la partie V de chaque levier est terminée par un cylindre g qui traverse la pièce pp; elle a, dans le trou qu’elle traverse, la liberté nécessaire; lors même qu’une cheville ne serait pas plantée rigoureusement perpendiculaire au plan de la roue, elle porterait néanmoins en plein sur le plan incliné, car sous la pression de la cheville le plan tourne sur lui-même et devient parallèle à l’axe de la cheville, tandis que, dans ce qui se pratique généralement, on arrondit le levier pour éviter que la cheville porte contre l’angle du plan incliné ; mais il résulte de cette forme arrondie que la cheville est tangente à une courbe, que le contact a lieu sur un point seulement, et que les destructions sont plus à craindre : elles le seraient surtout dans une machine aussj puissante que cette horloge, la plus volumineuse de celles construites par son auteur.
- Après s’être assuré, par ce moyen, que la cheville porterait sur le levier dans tôute sa longueur pendant le repos , il fallait nécessairement obtenir le même effet pendant la levée, c’est-à-dire pendant le temps que la cheville agit sur le plan incliné pour donner l’impulsion. Le moyen suivant a résolu la seconde partie du problème.
- Les vis v v traversent des équerres portées par la pièce a, et faisant corps avec cette pièce. Les pointes de ces vis s’engagent dans des trous pratiqués à la pièce p p qui peut tourner autour de la ligne v v comme axe, On conçoit, dès lors , que lorsque la cheville arrive sur le plan incliné , si la direction de ce plan n’est pas parallèle à l’axe de la cheville, il prend de suite cette position, et qu’alors, pendant toute l’action de la cheville sur le
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- ARTS MÉCANIQUES. — HORLOGERIE.
- plan, les deux parties sont en contact dans toute leur longueur et dans les meilleures conditions possibles pour éviter la destruction.
- r est un ressort traversé par le cylindre g, l’écrou e appuie sur le ressort et assure la position constante du plan incliné contre la pièce p p; ce sont deux petites chevilles c c qui maintiennent la direction du ressort r.
- Marche de ïhorloge de F église Saint-Étienne de Londres, du 10 août au
- 25 septembre 1851.
- Étal de l’horloge Mouvement État de l’hor oge Mouvement
- sur le temps moyen. diurne. s ur le temps moyen. diurne.
- 10 Mise sur l’heure Sept. 3 4 19' ' 4 1"
- 11 0 0 4 4 20 4 1
- 12 0 0 5 4 21 4 1
- 13 4 2" 4 2" 6 4 22 4 1
- 14 4 4 4 2 7 4 23 4 1
- 15 4 4 0 8 4 23 0
- 16 4 4 0 9 4 23 0
- 17 4 5 4 1 10 4 23 0
- 18 4 5 0 11 4 22 — 1
- 19 4 6 4 1 12 4 20 — 2
- 20 4 6 0 13 4 21 — 1
- 21 4 7 4 1 14 4 20 — 1
- 22 4 8 4 1 15 4 19 — 1
- 23 4 8 0 16 4 18 — 1
- 24 4 9 4 1 17 4 16 — 2
- 25 4 10 4 1 18 4 15 — 1
- 26 4 11 4 I 19 4 14 — 1
- 27 4 12 4 1 20 4 13 — 1
- 28 4 13 4 1 21 4 13 0
- 29 4 13 0 22 4 12 — 1
- 30 4 14 4 1 23 4 10 — 2
- 31 4 15 4 1 24 .4 9 1
- 1er -f 16 4 1 25 4 9 0
- 2 4- 18 4 2
- Les comparaisons ci-dessus ont été faites à l’aide d’un chronomètre d’Ar-nold, apporté directement de l’observatoire de Greenwich, avec le plus grand soin; elles ont été prolongées jusqu’à ce jour ( 30 janvier 1852) avec le même succès.
- La marche de plusieurs autres horloges construites par M. Vulliamy a été suivie rigoureusement. Le résultat a été que ces horloges n ont donné que rare m en i une différence excédant trois ou quatre secondes en huit jours.
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- ARTS CHIMIQUES. — caoutchouc.
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- Rapport fait ]par M. Barreswil, au nom du comité des arts chimiques, sur la fabrique de fil de caoutchouc de MM. Aubert et Gérard, à Grenelle, près Paris.
- Messieurs, l’industrie dont nous avons à vous entretenir est toute française, et il ne saurait y avoir, sur ce point, aucun doute. L’usine qui va être décrite est à Paris, à deux pas du pont de Grenelle, et elle est la seule qui existe dans ce genre. Il s’agit de la fabrication du caoutchouc en fil rond continu par pression. Jusqu’au moment où est apparu le procédé Gérard et Aubert, pour préparer le fil de caoutchouc nécessaire à la confection des tissus élastiques, on n’avait pas d’autre moyen que de débiter mécaniquement (1) ou avec des ciseaux soit le caoutchouc en poire ou caoutchouc naturel, comme font les faiseurs de balles de nos collèges, soit le caoutchouc régénéré, c’est-à-dire pétri avec l’essence et mis en feuilles. Ce moyen, encore employé dans les grandes manufactures dont la petite usine de Grenelle est devenue la rivale, donne, on le comprend, des fils plats, et dont la longueur et la grosseur sont limitées, tandis que le procédé Gérard et Aubert produit des fils parfaitement cylindriques, dont la longueur n’a pas de limite, et dont la grosseur peut varier à l’infini, du câble au cheveu.
- La petite usine de Grenelle est construite en tous points selon les préceptes de J. B. Say, sans colonnes, sans moulures, formée de simples hangars abrités seulement du vent et de la pluie ; mais on y trouve un excellent matériel confortablement établi et agencé, fonctionnant avec aisance et produisant régulièrement au milieu d’un concours vraiment remarquable de dispositions savantes et ingénieuses toutes marquées au cachet d’une excessive simplicité. Le caoutchouc y arrive dans un état quelconque, en poires, en plaques, en débris ; il y est aussitôt déchiqueté, c’est-à-dire divisé de manière à se nettoyer aussi complètement que possible. Pour opérer cette division, ce déchiquetage, la matière est jetée entre deux cylindres placés horizontalement , et dont la surface est rugueuse. Ces deux cylindres sont tous deux mis en mouvement, mais l’un marche plus vite que l’autre, et pendant cette opération la matière est soumise à l’action d’un courant d’eau sans cesse renouvelé qui enlève tous les corps étrangers. Le caoutchouc, ainsi tiraillé, étiré, ne se met pas en poudre, pas même en morceaux; il forme une espèce de toile ou plutôt de lambeau de peau chagrinée et piquetée.
- Après le déchiquetage vient la mise en pâte , l’opération chimique, si l’on
- (i) La machine à découper le caoutchouc a élé décrite dans le Bulletin de la Société, 33« année, 1834, p. 282; on en (rouve également une d.'«eripi on dans le Dictionnaire de tcchnoloyie, t. 21, p. to, et dans la collection des Brevets expirés, t. ;>r>, p. 442.
- Ginquonte-deuxième année, péerier 18i>:l.
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- peut dire ainsi. La toile de caoutchouc est divisée en petites lanières qu’on introduit , à la main , dans des bonbonnes de zinc à large ouverture ; par-dessus le caoutchouc on verse , dans la bonbonne , du sulfure de carbone , non pas pur, mais contenant 5 pour 100 d’alcool environ. La quantité à employer est double du poids du caoutchouc, un peu plus, un peu moins, suivant la qualité de la gomme ; cela fait, on ajuste le couvercle de la bonbonne qui s’engage dans une rainure très-profonde munie d’étoupe imprégnée d’un mélange de colle et de mélasse ou d’autre matière molle et humide, formant une sorte de mastic imperméable au sulfure de carbone. Après douze ou quinze heures de macération dans le liquide, le caoutchouc est prêt à servir ; il n’est pas dissous, comme on pourrait le croire, il est seulement, si je puis dire ainsi, éteint, il est ramolli au point de ressembler à de la pâte de farine, se pétrissant comme elle.
- Le sulfure de carbone, employé seul, dissout le caoutchouc; l’alcool ajouté à cette dissolution l’eût précipitée d’une manière complète. Le mélange semble réaliser simultanément ces opérations successives; il parait dissoudre et précipiter à la fois, en un mot diviser le caoutchouc.
- Cette action ne saurait être mieux comparée qu’à celle du carbonate de soude sur les huiles ou les graisses qui n’en sont pas dissoutes, mais sont émulsionnées.
- La pâte de caoutchouc est introduite dans des cylindres verticaux dont l’extrémité inférieure est garnie de toile métallique où, à l’aide d’un piston et par pression, elle est tamisée et retamisée, dans le but de la nettoyer et de la mieux pétrir ; puis elle est déposée dans un autre cylindre vertical assez semblable à ceux dont se servent les vermicelliers. La matière élastique, chassée par le piston , sort en fils par de petites ouvertures ou filières placées sur un seul rang, afin que les fils ne puissent être superposés, précaution inutile lorsqu’il s’agit de vermicelle. Les fils sont reçus sur un velours sans fin mis en mouvement, et font ainsi un parcours de A mèt. ; ils sont pris alors par une toile métallique, également sans fin, reposant sur un châssis et recouverte d’un tamis métallique qui, mis en action par le mouvement saccadé que produit un excentrique, verse sur les fils de la poudre de talc destinée à empêcher toute adhérence. Après la toile métallique, les fils sont repris par une toile ordinaire qui parcourt un espace de 150 à 200 mètres en dix minutes environ. Au bout de cette course, ils sont suffisamment secs : le dissolvant est en grande partie séparé ; les fils quittent alors la toile et sont reçus dans des conduits ou rigoles qui les dirigent dans de petits godets placés sur sept rangées, de manière que chaque fil ait son godet particulier. Lorsque les godets sont pleins, on en sort le fil, qui est abandonné pendant quelques
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- jours à l'action de l’air. Les fils fournis par la pression ont une grosseur quelconque et qu’on peut faire varier à volonté. La pratique a démontré que la grosseur de 1 millimètre était préférable pour un travail régulier ; mais ces fils ne suffisent pas pour tous les genres de tissus; dans un grand nombre de cas, il convient d’en employer d’une plus grande finesse. Heureusement que MM. Gérard et Aubert ne sont jamais à bout de ressources; par le procédé le plus neuf, le plus ingénieux, ils peuvent convertir ce fil trop gros en fil du degré de ténuité qu’on désire. Chacun sait que le fil de caoutchouc s’étire sous le moindre effort; on sait aussi que, l’effort cessant, ce fil revient sur lui-même, mais ce qu’on ne savait pas, c’est la merveilleuse propriété qu’ont découverte et si ingénieusement appliquée MM. Gérard et Aubert, je veux parler du recuit du caoutchouc. Le caoutchouc étiré, exposé à une température de 115 degrés, ne revient plus sur lui-même et conserve la longueur qui lui a été donnée, et de plus il est apte à être étiré de nouveau. En l’étirant ainsi et le recuisant successivement, un fil de caoutchouc peut être amené à un degré de finesse dont l’habileté de l’ouvrier fixe le terme , et qui, par exemple, peut être représenté par une longueur de 50,000 mètres au kilogramme.
- Le fil ainsi obtenu est de caoutchouc ordinaire , mais rien n’est plus simple que de faire, de la même manière, du fil vulcanisé ; il suffit d’incorporer au caoutchouc en pâte de la fleur de soufre et de chauffer à la température de 130 ou 140 degrés. Notons, en passant, qu’à la température de 115 degrés, nécessaire pour le recuit du fil étiré, il n’y a pas de vulcanisation.
- MM. Gérard et Aubert savent vulcaniser par un autre procédé qui leur appartient, en exposant le caoutchouc à l’action d’une température de 150 degrés dans un polysulfure alcalin. Ce procédé donne des résultats excellents ; il y a toutefois une différence qui permet de reconnaître les produits de l’un ou l’autre système. Le fil vulcanisé au soufre est gris, celui vulcanisé au sulfure reste noir comme en état de nature.
- Le tissage emploie, suivant les cas, les deux sortes de fils, naturel ou vulcanisé : le fil naturel est roulé sur des bobines, il a son maximum d’extension; dépourvu d’élasticité, il peut être travaillé comme toute matière textile; on lui rend son pouvoir extensible en passant un fer chaud sur le tissu. Le caoutchouc vulcanisé ne peut être employé au tissage qu’à l’aide d’un artifice particulier; il doit être sous-tendu par des poids.
- Tel est le procédé ingénieux dont MM. Aubert et Gérard ont doté notre pays : les produits de leur fabrication ont eu le sort de toute chose nouvelle et ingénieuse; ils ont eu à lutter contre l’inexpérience ou la routine des ouvriers, le mauvais vouloir des intérêts lésés et la concurrence commerciale.
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- Aujourd’hui leur place est acquise non-seulement en France, mais en Angleterre , ou plutôt, pour être plus vrai, non-seulement en Angleterre, mais même en France. Le travail heureux des inventeurs a trouvé sa récompense; leurs efforts ont été couronnés par un succès bien mérité. Votre comité a pensé que vous aimeriez à consacrer cette victoire industrielle, et dans ce but il vous propose de voter des remercîments à MM. Aubert et Gérard , et d’insérer le présent rapport dans le Bulletin.
- Nota. MM. Gérard et Aubert ont réuni à leur exploitation de caoutchouc une fabrique de sulfure de carbone ; ils livrent aujourd’hui ce produit au commerce au prix de I fi*. 50 le kilog. ; ils se proposent d’adresser sur cette fabrication une note détaillée.
- Signé Barreswil, rapporteur.
- Approuvé en séance t le 17 novembre 1852.
- Mémoire sur un nouveau travail du caoutchouc; par M. Gustave Gérard.
- On emploie ordinairement deux procédés pour travailler le caoutchouc ; l'un consiste à le faire macérer dans l’essence de térébenthine ou de houille, jusqu’à ce qu’il ait absorbé le liquide et soit devenu gluant ; on le broie alors entre des cylindres, et l’on obtient, après ce broyage, une dissolution extrêmement poisseuse et ayant l’aspect de la mélasse ; en cet état, on l’applique généralement entre deux étoffes, qui, ainsi collées, servent à fabriquer des vêtements, des coussins, et une foule d’autres objets imperméables.
- L’autre procédé a pour but d’agglomérer différents morceaux de caoutchouc de manière à n’en faire qu’un seul bloc. Voici le moyen employé pour y parvenir :
- On met, dans un pétrin chauffé à 100 degrés et davantage, les morceaux de caoutchouc que l’on veut réunir en un seul ; dans ce pétrin se trouve un arbre armé de dents, qui exerce, eu tournant, une pression considérable sur les morceaux de caoutchouc. La chaleur donne au caoutchouc une propriété adhésive, et au bout de quelques heures les morceaux finissent par se coller les uns aux autres ; l’on retire alors la masse de caoutchouc, et on la lamine entre des cylindres fortement chauffés, afin de faire adhérer encore plus complètement tous les morceaux. Quand l’adhésion est complète, on met en presse , afin de donner autant que possible la forme d’un parallélipipède au bloc de caoutchouc pendant qu’il est encore chaud. Au bout de quelques jours, on descend le bloc à la cave , et on l’y laisse ordinairement six mois , afin que la masse puisse s’v durcir uniformément.
- Après ce temps, on coupe les blocs, soit en feuilles, par un procédé ana-
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- logue à celui au moyen duquel on débite les bois en feuilles minces pour le placage, avec la différence d’une lame tranchante au lieu d’une lame de scie, soit en fils. Pour les obtenir, on commence, au moyen d’un couteau circulaire, par couper, dans la masse du caoutchouc, des disques de 2 centimètres environ d’épaisseur sur 15 de diamètre ; ces disques sont découpés en un ruban ayant pour largeur l’épaisseur du disque et pour épaisseur habituellement 1 à c2 millimètres ; ce ruban part de la circonférence du disque, et est débité progressivement en spirale presque jusqu’au point de centre ; ce ruban est ensuite replacé devant de petites lames circulaires posées Tune auprès de l’autre, qui, en tournant, le fendent dans sa longueur et en font ainsi des fils carrés.
- Ces deux manières de travailler le caoutchouc ont un grave inconvénient, celui d’attaquer sa qualité en le rendant poisseux ; le premier, parce que les huiles essentielles ne peuvent s’évaporer complètement, et se résinifient en partie dans le caoutchouc ; le second, parce que la chaleur que l’on applique ou celle que le travail lui-même développe dans le caoutchouc que l’on pétrit y produit un commencement de décomposition qui est cependant nécessaire pour que les différents morceaux puissent adhérer les uns aux autres.
- Les procédés entièrement nouveaux que j’emploie pour travailler le caoutchouc ont l’avantage de n’attaquer aucunement la nature du caoutchouc ; ils permettent, en outre, de l’employer du jour au lendemain, et enfin donnent des produits qu’il est impossible d’obtenir par les procédés connus et en usage.
- Si l’on met du caoutchouc dans un dissolvant, quel qu’il soit, il l’absorbe, se gonfle, et finit même par s’y dissoudre, si ce dissolvant est en assez grande quantité ; mais le dissolvant ne change pas ses propriétés, son élasticité; toutes ses parties sont gonflées, distendues par l’absorption du liquide, mais elles sont toujours collées les unes aux autres, et, si l’on fait effort dessus, il y a toujours tendance, en raison de l’élasticité et de l’adhésion des molécules, à revenir à la forme précédant cette pression.
- Je suis arrivé à vaincre celte difficulté et h réduire le caoutchouc en une pâte assez semblable à celle de farine ; cette pâte n’est nullement poisseuse, et conserve la forme qu’on lui imprime. On sait que l’alcool est de tous les liquides celui qui précipite le plus promptement le caoutchouc de ses dissolutions ; il est donc l’antidissolvant par excellence de ce corps : c’est cette propriété dont j’ai fait l’application. En faisant pénétrer, au moyen d’un dissolvant, l’alcool dans l’intérieur du caoutchouc, j’y décolle, désunis toutes les molécules adhérentes formant la masse du caoutchouc, de la même façon que
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- cela a lieu au sein d’une dissolution très-claire, dans laquelle on verse de l’alcool; ces molécules, n’étant plus ou du moins beaucoup moins adhérentes entre elles par l’interposition de l’alcool, se déplacent facilement sous la pression qu’on leur donne, conservent l’empreinte qui résulte de cette pression, et ne reviennent pas, comme cela a lieu avec le caoutchouc ordinaire , à leur forme primitive. Le dissolvant et l’alcool étant évaporés, le caoutchouc reprend son état primitif, puisque ce qui était la cause de ce changement n’existe plus, s’est évaporé.
- Pour arriver à ce résultat, je laisse macérer le caoutchouc dans un dissolvant mélangé préalablement d’alcool; au bout de vingt-quatre heures, il a absorbé tout le liquide, et est arrivé à l’état de pâte que l’on peut pétrir et qui conserve la forme qu’on lui imprime. J’emploie de préférence , comme dissolvant, le sulfure de carbone , il pénètre très-rapidement le caoutchouc, et s’évapore de même, sans attaquer en aucune façon sa qualité. J’ajoute au dissolvant depuis 2 jusqu’à 25 pour 100 de son poids d’alcool, je mets, pour 1 partie de caoutchouc , depuis poids égal jusqu’à 30 et -40 parties de dissolvant alcoolisé, selon que je veux obtenir des pâtes ou des dissolutions plus ou moins épaisses.
- Les dissolutions claires peuvent s’appliquer au pinceau et sèchent promptement; celles qui sont à l’état de pâte sont destinées à faire des fils, des tuyaux, des feuilles, etc. J’emploie une presse semblable à celles qui servent à fabriquer les pâtes d’Italie; j’y ai cependant apporté des modifications nécessaires pour mon genre de travail. Je remplis le cylindre de pâte épaisse de caoutchouc; le piston, en descendant, presse sur cette pâle et la fait sortir par les ouvertures pratiquées dans la partie qui ferme le bas du cylindre, soit en fils, soit en tuyaux, soit en feuilles, suivant la forme de ces ouvertures.
- La dissolution de caoutchouc, ayant perdu son élasticité et sa ténacité, sort de l’appareil par la pression ; elle est reçue, à sa sortie du trou de la fdière, sur une toile sans fin qui lui fait faire un parcours assez long pour que la plus grande partie du dissolvant soit évaporée et pour que l’on puisse recueillir les produits sans les déformer.
- Je fabrique à Grenelle, avec M. Aubert, mon associé, 700,000 mètres de fil de caoutchouc en moyenne par jour; ce fil, qui sort par des filières dont les trous sont ronds, reste lui-même rond comme le vermicelle : c’est le seul fil rond fabriqué et employé en France, en Angleterre, aux États-Unis ou en Allemagne. Tous les fils de caoutchouc autres que ceux de notre fabrique sont carrés et obtenus au moyen du découpage ; ils n’ont et ne peuvent avoir la force et l’homogénéité d’un fil rond formant un même corps, et qui ne présente pas quatre angles, cause générale de rupture dans les fils
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- ordinaires. En effet, le frottement commence par écorcher ces angles, et par la tension l’écorchure s’ouvre , augmente , et le fil se rompt.
- Les tuyaux sont faits, comme le macaroni, en sortant par une ouverture ronde au milieu de laquelle se trouve une tige qui sert de mandrin.
- Les feuilles s’obtiennent en faisant sortir la dissolution entre deux surfaces planes, espacées de l’épaisseur que l’on veut donner à la feuille.
- Nous obtenons des fils d’un seul bout et d’une longueur indéterminée; leur grosseur et leur finesse dépendent du trou de la filière ; nous sommes parvenus à faire du fil n° 200, c’est-à-dire ayant une longueur de 40,000 mètres au kilogr. Des fils de caoutchouc de cette finesse étaient inconnus, car il était impossible d’arriver, malgré tout le soin possible, à couper des fils aussi minces.
- Les tuyaux de notre fabrication n’ont pas l’inconvénient des tuyaux ordinaires qui s’ouvrent parfois à l’endroit de la soudure, puisqu’ils sont faits d’un seul jet et n’ont pas de soudure dans leur longueur.
- Les feuilles peuvent, à la rigueur, être sans fin, leur fabrication ayant quelque analogie avec celle du papier dit papier mécanique sans fin.
- Légende explicative.
- PL 1249. Pétrin servant à bloquer le caoutchouc et à le mettre en pain.
- Fig. 1. L’appareil vu en dessus.
- Fig. 2. Le même vu de côté.
- Fig. 3. Section verticale, suivant la ligne À B.
- Fig. 4. Section horizontale, sur la ligne C D.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans ces quatre figures.
- AA, cylindre en fonte de fer, fermé sur les côtés et garni, dans l’intérieur, de dents taillées en pointe de diamant a a. B, chaises supportant la cage du pétrin : elles sont solidement fixées au sol. C , porte mobile sur des charnières c c, par laquelle on introduit le caoutchouc : elle est formée de barreaux b b, espacés de manière à pouvoir glisser entre eux une barre de fer, avec laquelle on aide au travail du pétrin, en soulevant le caoutchouc et le serrant contre les dents g h du cylindre E. D, poignée de la porte C. d d, goupilles servant à tenir fermée cette porte, e e, tourillons du cylindre E, tournant sur des paliers f f. F, roue dentée recevant son mouvement d’un pignon au tiers, marchant avec une vitesse de 50 tours par minute. Le bloc de caoutchouc occupe environ le quart de la capacité intérieure du pétrin ; en tournant sur lui-même , il est pétri par les dents g h, contre la paroi intérieure A; les dents à pointe de diamant a a l’empêchent de glisser»
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- Fig. 5. Cylindre déchiqueteur vu de côté.
- Fig. 6. Le même vu en dessus.
- Fig. 7. Le même vu de face.
- Fig. 8. Coupe verticale suivant la ligne E F.
- G, bâti en fonte. H H, entretoises reliant entre eux les deux flasques du bâti. 11', cylindres en fonte dure légèrement rugueux à leur surface et tournant sur des tourillons J J' ; l’un de ces tourillons, celui J', peut glisser sur son palier, afin de rapprocher le rouleau I du rouleau I', ce qui s’opère à l’aide de deux vis de pression RK, tournant dans le coussinet-écrou L. M, manivelles des vis K. N, poulie folle, et N', poulie fixe, recevant, au moyen d’une courroie, la commande du moteur, à raison de 50 tours par minute. O, arbre des poulies N N', tournant sur des paliers i i, et portant à son autre extrémité un pignon P, engrenant avec la grande roue Q montée sur l’un des tourillons du cylindre I'. L’autre tourillon du même cylindre porte un pignon R qui engrène dans une roue dentée S fixée sur l’axe du rouleau I.
- Le cylindre I doit marcher un tiers moins vite que le cylindre F, d’où il résulte que le caoutchouc qu’on fait passer entre eux est plus attiré par l’un que par l’autre; il est, par conséquent, déchiré en même temps qu’il subit une espèce de laminage qui colle grossièrement les morceaux déchirés ; un filet d’eau que l’on fait couler continuellement sur les cylindres enlève la terre ou autres impuretés contenues dans le caoutchouc et qui sont mises à nu par ce déchiquetage.
- Cette machine est originaire d’Angleterre , et rend de grands services pour le nettoyage du caoutchouc.
- PL 1250. Presse à comprimer la pâte du caoutchouc, afin d’obtenir des feuillesj des tuyaux et des fils.
- Fig. I. La presse vue de face.
- Fig. 2. L a même vue de côté.
- Fig. 3. Vue en dessus.
- Fig. 4. Section verticale suivant la ligne A B, fig. 5.
- Fig. 5. Section horizontale suivant la ligne C D, fig. 4.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- E, vis de la presse tournant dans son écrou E'. F, roue d’engrenage faisant tourner la vis. G, grand pignon long commandant la roue F : il reçoit son mouvement du pignon d’angle I, par l’intermédiaire de la roue d’angle H. Ce pignon I ainsi que la roue L s’embrayent et se débrayent à volonté au moyen du levier à tête de compas K, qui se relie à la roue L par
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- CO.Mm.Ml-’,
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- un piton a tournant librement clans son moyeu. M, pignon commandé par l’arbre de la poulie N : il engrène avec la roue L lorsque celle-ci est embrayée. O, fourchette de débrayage. P, levier à poignée de cette fourchette ; b, charnière de ce levier. Q, contre-poids tendant à amener le levier de débrayage, et, par suite, la fourchette et la courroie sur la poulie folle NV c, coulisse montée à charnière en d et garnie, dans son intérieur, d’un arrêt contre lequel vient buter le levier de débrayage P quand la courroie se trouve sur la poulie fixe N ; mais, quand le guide B est descendu sur le collier R , celui-ci, au moyen de la tige /*, fait légèrement basculer la coulisse c dans la charnière d; alors la tige P de la fourchette O, entraînée par son contre-poids Q, amène la courroie sur la poulie N', et la presse s’arrête d’elle-même.
- Le piston J se remonte par un procédé à peu près semblable. On débraye le pignon M par le levier K, ainsi qu’il a été expliqué plus haut ; alors, en tirant sur la corde C qui passe sur la poulie à gorge D, on fait arriver en Z, fig. 1, la tige Y de la fourchette de débrayage Y, et la courroie qui était sur la poulie folle S' passe sur la poulie fixe S. Cette poulie , par l’intermé diaire des deux roues d’angle T et T', fait tourner à grande vitesse le long pignon G, lequel transmet le mouvement à la vis E au moyen de la roue d’engrenage F. Ce mouvement de rotation ayant lieu de gauche à droite , la vis et le piston sont forcés de remonter.
- La roue F, comme on le voit fig. 1, occupe tout l’intervalle compris entre les deux colonnes A À'; le collier U, qui supporte la tige de débrayage U', dépasse de 2 centimètres en dedans de la colonne A', de sorte que la roue F le soulève quand, en remontant, elle arrive au point oii ce collier est placé, La tige U' est fixée au collier U par la vis de pression g; cette tige est reliée par une tête de compas à une coulisse portant un cran dans lequel tombe le levier Y de la fourchette de débrayage, quand celte tige est en Z, fig. J, c’est-à-dire quand la courroie est sur la poulie fixe S ; mais lorsque la vis F soulève le collier U, et par conséquent la tige U' et la coulisse h, la tige de débrayage sort du cran de cette coulisse, et son contre-poids e l’entraîne en i, ainsi que la fourchette Y, ce qui fait passer la courroie sur la poulie folle et arrête le mouvement. Ce mécanisme est, du reste, à peu près celui d’en bas renversé.
- La petite pièce h est une coulisse dans laquelle glisse librement la tige Y; elle sert à arrêter son élan quand elle arrive en i, lors du débrayage.
- k, petit arbre portant un carré sur lequel s’emmanche une manivelle. Le pignon d’angle H', monté à son extrémité, commande la roue d’angle H qui Cinquante-deuxième année. Février 1853. 9
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- fait tourner le grand pignon G ; on peut, par ce moyen, faire descendre à la main et rapidement le piston.
- /, vis de pression s’appuyant sur l’extrémité du grand pignon, pour l’empêcher de se soulever quand la presse fonctionne.
- J, piston en fer suspendu par deux charnières J' J', qui permettent de lui donner la position indiquée par les lignes ponctuées fig. 4, quand on veut remplir le cylindre W. Le haut du piston est garni d’une plaque d’acier sur laquelle pivote le pointai de la vis également en acier.
- m, porte-filière en bronze qu’on voit de face fig. 1, et en coupe fig, 4. Dans la partie inférieure , et sous un angle de 30 degrés, sont vissées des filières en étain o, d’un calibre plus ou moins gros,
- Fig. 6. Vue de la filière plane servant à faire des feuilles ou bandes de caoutchouc.
- Fig. 7. Coupe suivant E F, fig. 6.
- Celte pièce est vissée sur l’écrou n, que l’on voit en coupe fig. 4.
- La pâte de caoutchouc, pressée dans l’intérieur du récipient W, est forcée de sortir en feuilles par l’ouverture o qui lui est ménagée ; elle est reçue sur la toile sans fin A, fig. 1, planche 1250, qui l’entraîne; cette toile passe sur un rouleau p.
- PL 1251. Métier à filer le caoutchouc.
- Fig. 1. À, coupe de la presse, a, intérieur du récipient dans lequel la pâte est pressée, h, porte-filière par où celte pâte sort en fils. ( Voy. pl. 1250, m, fig. 1 et 4. )
- B, velours sans fin commandé par le rouleau p, entraînant le fil à sa sortie des filières. C , toile métallique sans fin recevant le fil du velours B, et le versant ensuite sur la toile sans fin D.
- En passant sous la boite J, le fil est saupoudré de talc tamisé par le tamis hexagone k. L’excès de talc tombe en passant à travers la toile métallique C dans la boîte L au fond de laquelle est un tiroir que l’on change quand il est rempli.
- D E F G H, toile sans fin d’une longueur double de 35 mètres. La toile D prend le fil de la toile métallique en c, fig. 2; elle le verse sur la toile E, en e, fig. 3; celle-ci le verse à son tour sur la toile F, en fig. 2, et ainsi de suite jusqu a l’extrémité de la toile H, en h , fig. 3 , d’où le fil tombe dans l’appareil de réception.
- Y Y, velours mou s’appliquant sur la première toile D, et servant à saisir les fils qui tombent de la toile métallique C. Les cinq toiles et le velours V
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- peuvent marcher plus vite que le premier velours B et la toile métallique C. Les fils se trouvent alors étirés dans l’espace compris entre S et V, fig. 2.
- S est un rouleau très-léger qui appuie sur l’extrémité de la toile métallique pour empêcher les fils de glisser au moment de l’étirage. N N, glissières supportant l’extrémité de l’arbre des quatre rouleaux du haut de la chaise, fig. 3, au moyen de contre-poids M M, dont les cordes passent sur les poulies à gorge X et X', et s’attachent aux extrémités des arbres des rouleaux. Ces poids font toujours tension sur les toiles qui peuvent s’allonger ou se raccourcir sous l’influence de l’atmosphère, sans inconvénient pour la marche du métier.
- Pour le velours B, on a adopté un autre système de tension en P, fig. 1 ; il est le même pour la cinquième toile H en Q Q.
- L’appareil de réception, fig. 3 et A, est composé d’un système de conduits ou gouttières m m, dont la partie supérieure n n a la forme d’un entonnoir aplati sur deux de ses côtés. L’extrémité inférieure aboutit au-dessus d’un godet en zinc g qui s’emboîte à volonté dans le dessus d’un engrenage o évidé dans son milieu. Ces engrenages, dont on voit le détail et le système de commande, fig. 1 et 4, tournent sur leur pivot o', et font, par conséquent, tourner les godets g g dans lesquels le fil, qui tombe par les extrémités des gouttières m, vient s’enrouler d’une manière uniforme.
- t, babillard qui, par son mouvement saccadé , facilite la descente des fils dans les gouttières.
- Fig. 5 et 6. Coupe et plan d’une plaque percée d’une rangée de trous dans lesquels viennent entrer à frottement les filières fig. 7.
- Fig. 8 et 9. Plan et coupe de l’écrou qui reçoit le porte-filière m, fig. 1, pl. 1250. s, plaques en fer percées de trous sur lesquelles se placent les toiles métalliques servant à retenir les impuretés qui pourraient se trouver dans la pâte de caoutchouc.
- Fig. 10 et 11. Coupes verticales d’une filière pour faire des tuyaux en caoutchouc par pression.
- Fig. 12. Section horizontale de la même, sur la ligne À B, fig. 11.
- a, filière se vissant dans la plaque b du bas de la presse, c c, croisillons servant à maintenir le mandrin d dans le milieu du trou cylindrique de la filière a.
- La pâte comprimée dans l’intérieur du cylindre de la presse passe dans les vides laissés par les quatre ailes du croisillon, pour sortir par l’espace circulaire compris entre la paroi intérieure de la filière et la paroi extérieure du mandrin d. Afin d’empêcher le tuyau de caoutchouc de s’aplatir et de se coller sur lui-même, au sortir de la filière, le mandrin est creux , et le trou
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- dont il est percé communique, au moyen d’un petit tuyau à robinet r, à l’extérieur, par l’un des croisillons, percé lui-même jusqu a la rencontre du trou du mandrin. Ce tuyau r se visse à travers la filière a dans le bas du croisillon c. Cette disposition permet, au moyen d’un réservoir en communication avec le tuyau r, de remplir d’eau le tuyau à mesure de sa sortie de la filière ; il suffit, pour cela, de pincer l’extrémité du tuyau, au moment où il commence à sortir, afin de le fermer et de le souder ; on ouvre alors le robinet. ( D. )
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- Rapport fait par M. Barreswil, au nom du comité des arts chimiques, sur un
- nouveau filtre de M. Dublanc, pharmacien3 chef des laboratoires à la pharmacie centrale de Paris.
- Les chimistes et les pharmaciens savent quelles tribulations, quels ennuis de toutes sortes causent les filtrations, surtout lorsque l’on a à opérer sur des liquides visqueux. Si parfait que soit le filtre , si excellent que soit le papier, bientôt les plis s’affaissent, se collent contre les parois de l’entonnoir, et la filtration, d’abord rapide, décroît bientôt et souvent s’arrête. On a cherché à parer à cet inconvénient; cent moyens ingénieux ont été proposés, mais aucun, jusqu’ici, n’a obtenu l’assentiment des praticiens, si bien que chacun emploie son petit procédé, faute d’en connaître un assez supérieur pour être généralement préféré.
- Le système proposé par M. Dublanc semble appelé à rendre tous les services qu’on peut se proposer; il consiste dans la substitution, à l’entonnoir en verre, d’un double entonnoir en fil de fer ou de cuivre étamé ou argenté, ou plutôt d’un double filtre en fil métallique, dont les plis correspondent à ceux de nos filtres ordinaires. Dans le filtre extérieur, on ajuste le filtre de papier, et par-dessus on place l’entonnoir intérieur de telle façon que les plis du papier se trouvent régulièrement espacés et ne peuvent se déplacer étant emprisonnés par les deux entonnoirs. On obtient, par ce moyen, le plus de surface et la plus grande perméabilité possible. Les essais les plus multipliés et comparatifs ont été faits avec le même papier sur l’entonnoir ordinaire et sur l’entonnoir Dublanc; ils ont été généralement à l’avantage de ce dernier. Un entonnoir ordinaire a débité moitié moins d’eau ou de dissolutions aqueuses les plus diverses dans le même temps que l’entonnoir Dublanc. Les sirops épais se sont comportés de la même manière ; souvent même les différences ont été plus marquées. (Juant aux corps gras et aux essences, ils ne filtrent guère plus rapidement dans un cas que dans l’autre, et cela se com-
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- prend, ces liquides ne ramollissant pas le papier. Les résultats, en somme , ont été satisfaisants ; ils ont prouvé qu’il y a lieu de recommander le filtre de M. Dublanc, surtout pour les liquides aqueux, les dissolutions salines et les sirops, mais seulement dans les cas ( très-nombreux ) où le fil métallique ne court aucun risque d’être altéré chimiquement. Dans ce but, votre comité des arts chimiques vous propose d’insérer dans le Bulletin le présent rapport, et d’adresser des remerciments à l’auteur de cette intéressante communication.
- Signé Barreswil, rapporteur. Approuvé en séance, le M novembre 1852.
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- Rapport fait par M. Félix Leblanc, au nom du comité des arts chimiques, sur deux notices de M. Lamiral, relatives à la pêche et au commerce du corail et des éponges, et sur l’emploi du bateau sous-marin de M. Payerne dans ce but.
- Messieurs, vous avez renvoyé à l’examen de votre comité des arts chimiques deux notes de M. Lamiral, associé de M. le docteur Payerne pour l’exploitation du bateau sous-marin inventé par ce dernier.
- La première de ces notices est relative à l’histoire naturelle du corail, à sa pêche et à son commerce.
- La deuxième, relative aux éponges, est rédigée au même point de vue.
- M. Lamiral termine en appelant l’attention de la Société sur l’utilité que pourrait présenter l’emploi du bateau plongeur du docteur Payerne, soit pour la pêche du corail, soit pour la pêche des éponges et l’acclimatation de celles-ci aux environs de nos côtes.
- Rappelons que la Société a déjà accueilli favorablement la lecture de deux notices de M. Lamiral, l’une relative à la pêche des huîtres et l’autre sur la pisciculture ; des extraits de ces notices ont été insérés dans le Bulletin de la Société.
- Votre comité ne s’est pas cru suffisamment compétent pour juger, au point de vue de la zoologie et de la physiologie, la valeur des notices présentées par M. Lamiral, et pour apprécier, en conséquence, les conclusions de l’auteur.
- Il a cru devoir faire appel aux lumières d’un savant éminemment compétent en pareille matière, M. de Quatrefages, de l’Institut, qui a bien voulu examiner les notices de M. Lamiral. Nous croyons ne pouvoir mieux faire
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- que de citer textuellement la réponse du savant naturaliste qui a prêté son concours à votre comité.
- « J’ai lu attentivement les deux manuscrits qui m’ont été communiqués ; « voici le résumé de mes impressions à ce sujet. L’auteur n’est pas natura-« liste, et la partie relative à l’histoire naturelle, soit du corail, soit des « éponges, est très en arrière de l’état actuel de la science. On connaît fort « bien aujourd’hui l’organisation et le mode de reproduction des polypes « coralligènes ; on sait de même comment se propagent les éponges.
- « Les détails historiques sur le commerce m’ont intéressé, mais ne sont « pas, d’ailleurs, de ma compétence.
- « Quant aux idées émises sur l’emploi du bateau sous-marin pour la « pêche, elles me paraissent applicables à la pèche, soit du corail, soit des « éponges, en supposant vrai ce qui est dit de ce bateau.
- « La pensée de naturaliser sur les cotes de France les espèces marchandes « de la famille dos éponges pourrait mériter une certaine importance. « Toutefois il faudrait faire bien des observations et des expériences avant « de songer à une réalisation. Les notions de l’auteur sur la distribution de « la chaleur dans la mer sont évidemment erronées. Puis il ne tient aucun « compte de la nature du fond ; on 11e saurait, en effet, prendre comme ter-« rain de culture un grand banc de roches molles. Mes observations person-« nelles m’ont parfaitement démontré que la multiplication des animaux « fixés est, pour ainsi dire, en rapport direct avec la résistance des roches « de fond, ce qui, d’ailleurs, s’explique aisément. Des roches molles ne sau-« raient donc en aucune façon convenir à l’élève des éponges. Le mode de « transport proposé par l’auteur ( dans des caisses pleines d’eau j serait éga-« lement inapplicable ; les éponges vicient l’eau de mer avec une incroyable « rapidité et périssent promptement. Le seul moyen d’opérer ce transport « serait de remorquer à la suite d’un bateau les fragments de rocher aux-« quels adhéreraient les éponges.
- « Je borne là mes observations : elles suffisent, je pense , pour montrer « que les projets de l’auteur des deux notices, réalisables peut-être, ont en-« core grand besoin d’être étudiés. »
- En conséquence, votre comité est d’avis 1° de remercier l’auteur de sa communication, en l’engageant à continuer et perfectionner ses études sur un sujet qui peut intéresser le commerce des éponges et du corail ; T d’insérer le présent rapport dans le Bulletin, en y joignant la partie des notices de M. Lamiral, relative au mouvement commercial des éponges et du corail, tout en laissant à l’auteur la responsabilité des chiffres présentés.
- Signé Félix Leblanc , rapporteur.
- Approuvé en séance, le W. septembre -1852.
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- Rapport fait par M. Gouriier, au nom de la commission permanente des beaux-arts appliqués à l’industrie, sur les communications de M. Lecoq de Bois-baudran, de M. Jobard et de madame Gavé, relatives à l’enseignement du dessin.
- La Société a successivement reçu, et renvoyé à sa commission des beaux-arts ,
- 1° De M. Lecoq de Boishaudran, professeur à l’école gratuite de dessin et de mathématiques, un exemplaire de son Éducation de la mémoire pittoresque ( 18-48 ) ; un mémoire manuscrit appelant principalement l’examen du conseil au point de vue de l’application aux arts industriels ; enfin des dessins faits d’après l’application de sa méthode, depuis 1847, à l’école de dessin, ainsi que sous les yeux de la classe des beaux-arts de l’Institut;
- '2° Un extrait d’un numéro de la Renaissance illustrée, publié à Bruxelles, reproduisant une partie de la publication de M. de Boishaudran, ainsi qu’un article publié en 1831 par M. Jobard, à Bruxelles, sous le titre de Mémoire des ijeux appliquée à l'enseignement du dessin;
- 3° Enfin, de madame M. ÉL Cavé, un exemplaire de ses publications intitulées le Dessin sans maître, méthode pour apprendre à dessiner de mémoire ( 3e édition, 1852, avec cette épigraphe : Voir, comprendre, se souvenir, c’est savoir, Rubens), et Y Aquarelle sans maître, méthode pour apprendre l’harmonie des couleurs (1852), accompagné d’une lettre qui en demande l’examen, ainsi que de la méthode qu’elle annonce enseigner depuis 1837, et être répandue en France et à l’étranger.
- La commission a procédé à l’examen , nécessairement comparatif, de ces diverses présentations avec tout le soin, tout l’intérêt, il est superflu d’ajouter toute l’impartialité qu’elles devaient inspirer, en se renfermant, autant que possible, dans ce qui concerne l’application aux arts industriels, et en ne se livrant à quelques considérations purement artistiques qu’autant que cela était indispensable pour rendre cet examen suffisamment complet.
- Si, en pareil sujet, il pouvait y avoir invention proprement dite, propriété personnelle et privée, voire commission aurait eu, conformément aux sages précédents de la Société, à vous proposer de surseoir jusqu’à jugement par qui de droit. Mais telle n’est la prétention d’aucun des présentateurs; tous s’accordent à reconnaître que la mémoire des yeux (comme ils ont été amenés à l’appeler) est un don naturel susceptible, comme tout autre, d’être perfectionné , développé , et qu’elle a toujours été plus ou moins appréciée, employée , recommandée même ; tous s’accordent à citer, comme type de Cèttê
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- faculté, une famille depuis trois générations, l’une des gloires de la peinture française; mais chacun réclame l’honneur, déjà assez grand , d’avoir le premier attiré d’une manière spéciale l’attention publique sur ce sujet, et indiqué les résultats auxquels on peut atteindre, ainsi que les moyens d’y parvenir.
- Votre commission n’a cru ni convenable, ni possible, ni utile de chercher à se prononcer quant à cette priorité ; mais elle exposera successivement les travaux des divers présentateurs dans l’ordre qu’ils y assignent eux-mêmes, l'examen qu’elle a fait des résultats obtenus, les remarques auxquelles il donnera lieu, et elle vous soumettra les conclusions qu’il lui a paru motiver.
- § 1er. Exposé des diverses communications.
- 1° De la publication de M. Jobard en 1831.
- D’après ce qui précède, nous ne croyons pas que , comme M. Jobard paraît le penser, il y ait à créer une mémoire des yeux; et nous n’avons pas à examiner si l’école de David a négligé l’emploi de cette mémoire autant qu’il le lui reproche. Mais, du reste, M. Jobard a dès lors convenablement indiqué, « comme moyen d’exercer l’œil à retenir une plus longue impression des objets, » la reproduction successive et de mémoire , d’abord de simples lignes, puis de figures plus compliquées, d'ombres, de lumières et de couleurs; puis enfin de tous ces objets réunis, d’un portrait, de 1 habitude de corps d’un personnage, il ajoute même d’un tableau tout entier qu’on n’aurait vu qu’une fois, ce qui serait, sans aucun doute, en même temps et moins facile et moins utile.
- M. Jobard terminait ainsi : « Voilà un projet qui devrait être saisi avec « avidité par toutes les académies de dessin, par tous les maîtres en général; « eh bien ! il n’en sera rien, etc. »
- On va voir que ces craintes ont été heureusement trompées.
- 2° De la publication cle M. de Boisbaudran.
- Nous croyons également, d’après ce qui précède , que M. de Boisbaudran s’est exagéré la crainte de reproches d’innovation. Il donne, du reste, à juste titre, à la mémoire des yeux le sens d’observation conservée, de façon, « non à « absorber l’intelligence par la mémoire, mais à perfectionner l’une par « l’autre ; » il établit une analogie rationnelle entre « la culture habituelle « de la mémoire des mots et des idées , » et celle « de la mémoire des for-« mes et des couleurs, » surtout quant aux aspects fugitifs de la nature. Il « remarque que les exercices mnémoniques doivent s’ajouter aux autres étu-
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- « des, mais non les remplacer ; que ce dont il importe de conserver la mé-« moire, c’est moins encore les objets eux-mêmes que les idées, les impres-« siens qu’ils font naître. La mémoire ( dit-il ) n’est ni l’esprit, ni l’imagi-« nation, ni, à plus forte raison, le génie ; elle les sert puissamment, mais « elle ne peut avoir la ridicule prétention de les créer ni les suppléer. »
- Il expose ainsi qu’il suit la marche observée dans les exercices qu’il a institués dès 1847 (1) à l’école de dessin : mettre sous les yeux des élèves , pendant plus ou moins de temps, des modèles d’abord très-simples, puis de plus en plus compliqués; leur en faire remarquer ou plutôt leur recommander d’en bien remarquer les particularités ; faire copier ces modèles une ou plusieurs fois, enfin les faire reproduire entièrement de mémoire, et arriver ainsi jusqu’à la reproduction totale de figures, de parties d’ornementation plus ou moins compliquées et même colorées.
- Il expose également l’empressement de ses élèves à suivre ces exercices, la facilité qu’ils ont successivement acquise à meubler leur mémoire et à conserver des impressions quelquefois confuses, mais qu’ils parviennent, avec un peu de temps, à rendre plus distinctes et à reproduire.
- Il recommande l’étude de la nature et de modèles variés comme devant maintenir l’imitation vraie et sévère, et préserver d’une préoccupation exclusive pour tel ou tel style, telle ou telle manière. En donnant ainsi une direction méthodique à la mémoire, on doit la guider, l’instruire, et même la préserver.
- Enfin il présente, principalement dans son mémoire manuscrit, des considérations développées sur les services que peut rendre, à son avis, sa méthode à l’instruction des arts en général, et particulièrement des arts industriels , ainsi qu’au public même, en popularisant l’étude du dessin et en répandant dans les masses un goût plus sûr et plus exercé ; services qu’il regarde comme d’autant plus utiles en raison de la lutte que la France a à soutenir pour maintenir la supériorité de son industrie sous le rapport du goût.
- Il fait connaître, en outre, que les élèves de l’école de dessin qui ont suivi cette méthode ont acquis, dans les concours, une supériorité que M. le directeur a signalée à M. le ministre de l’intérieur.
- Plusieurs des artistes et savants qu’il cite comme lui ayant accordé leurs suffrages nous ont, en effet, confirmé le cas qu’ils font de sa méthode; enfin le rapport adressé à ce sujet à M. le ministre de l’intérieur par la classe des
- (i) M. de Boisbaudran nous a, de plus, déclaré avoir conçu, dès 1832, ses premières idées à ce sujet, et en avoir commencé, peu de temps après, les premières communications.
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- beaux-arts de l’Institut, et qu’il nous a communiqué , en exprime également l’opinion la plus favorable. Enfin une lettre de M. le grand chancelier de la Légion d’honneur lui a également exprimé une entière satisfaction de l’application qu’il avait faite de sa méthode, à titre d’essai, dans la succursale de la Légion d’honneur, rue Barbette.
- 3° Des publications de madame Cave.
- Madame Cavé annonce avoir adressé, dès 1837, au prince Louis Napoléon, alors à liant, la première des lettres où elle expose sa méthode du dessin sans maître ou pour apprendre à dessiner de mémoire, dont la lre édition a eu lieu en 1850, et elle déclare avoir ouvert des cours suivant cette méthode dès 1837 ainsi qu’en 1840.
- Cette méthode consiste à faire opérer d’abord par l’élève, soit sur une gaze tendue (précédemment indiquée par M. Rouillet), soit sur un papier transparent, un calque d’un modèle, d’abord extrêmement simple, puis de plus en plus compliqué ; calque qu’elle permet, au besoin, de recommencer plusieurs fois , et qui, une fois bien arrêté / devient, pour l’élève qui l’a exécuté et au besoin pour un autre élève, le véritable professeur, « professeur sévère, scru-« puleux et toujours écouté par l’élève (1). » Faisant ensuite copier le modèle même, le calque superposé sur le dessin sert à en obtenir l’exactitude jusqu’à complète satisfaction ; enfin la reproduction entièrement de mémoire constate l'impression que l’élève en a gardée, et contribue à la rendre plus parfaite.
- Madame Cavé insiste sur les avantages de ces exercices combinés pour procurer la justesse du coup d’œil, la vérité et la naïveté de l’expression, la connaissance du raccourci, de la perspective, et des qualités des différents maîtres ; et elle combat les préjugés qu’elle dit avoir existé à cet égard dans l’enseignement des arts en général. Enfin, rappelant que l’emploi de la vitre ou de la gaze tendue a été indiqué par les plus grands maîtres (notamment par Léonard de Vinci, Perugin et Raphaël ) pour l’étude de la nature en général, elle dit : « En remettant le calque en usage comme professeur, j’ai trouvé « ou plutôt j’ai retrouvé un grand secret. Je ne m’en vante pas, car rien « n’est plus simple ; l’idée , d’ailleurs, est née de l’invention du daguerréo-« type, et je ne l’aurais pas eue qu’elle serait venue à un autre. »
- Plusieurs artistes éminents ont également donné leur approbation à la méthode de madame Cavé, notamment M. Eugène Delacroix, dans un important
- (IJ C’est là, hâtons-nous de le dire, uniquement ce qui a déterminé le litre du Dessin sans maître; madame Cavé n’a eu et, plus que personne, elle ne pouvait avoir l’intention d’indiquer l’inutilité de l’assistance directe d’un bon professeur.
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- article de la Revue des deux mondes, et M. Cottereau, inspecteur général des beaux-arts ( actuellement décédé ), dans un rapport adressé à M. le ministre de l’intérieur en 1851 ; cet article et ce rapport sont reproduits dans la 3e édition du Dessin sans maître. « Voici la première méthode de dessin qui « enseigne quelque chose, » dit en commençant M. Delacroix. « En exer-« çant la mémoire des enfants ( dit M. Cottereau ), en donnant de la justesse « à leur coup d’œil et de la sûreté à leur main, à l’âge où leurs organes en-« core neufs sont dociles, madame Cavé les rend plus aptes aux professions « industrielles, en fait des instruments habiles pour tous les métiers qui « tiennent aux arts. On peut donc voir là un véritable perfectionnement pour « l’éducation des enfants du peuple (1). »
- La deuxième publication de madame Cavé, relative à Y Aquarelle, sortant presque entièrement des attributions de la Société, nous pensons n’avoir pas à en parler en détail.
- § %. Examen, par la commission, des travaux des élèves et des résultats obtenus.
- 1° Travaux des élèves de M. de Boisbaudran.
- Il a d’abord été mis sous les yeux de la commission des dessins faits antérieurement par ces élèves, et elle a dû s’en rapporter, quant à leur exécution de mémoire, à leur propre déclaration et à celle de leur professeur.
- Ce sont ( indépendamment de ceux qui ont été faits lors de l’examen par la classe des beaux-arts de l’Institut ) plusieurs dessins des élèves Plot et Cuisin, d’après des statues, statuettes et bas-reliefs du musée des antiques.
- Il y a d’abord un mérite remarquable de rendu dans ces divers dessins ; de plus, la comparaison attentive qui en a été faite avec les modèles a constaté leur extrême exactitude de proportions, de détails, et même, en grande partie, de style. Un torse antique, un discobole présentaient surtout des difficultés qui ont été rendues de la manière la plus satisfaisante.
- La commission s’étant, en outre, transportée , à plusieurs fois différentes, à l’école de dessin, elle y a vu divers élèves reproduisant de mémoire des modèles qu’ils avaient préalablement étudiés. Elle a prié notamment M. le
- (1) Madame Cave ainsi que M. Eugène Delacroix infèrent du bon goût qu’on remarque jusque dans les moindres ouvrages qui nous soient parvenus des anciens, que l’étude et la connaissance du dessin étaient généralement répandues chez eux, plus peut-être que celles de l’écriture. Cette remarque ne peut nécessairement s’appliquer qu’à la portion, si peu considérable, de la population, qui, comme Je reconnaît madame Cavé, faisait seule la loi ; et ces heureux résultats pourraient bien provenir aussi de ce que, par suite de la démarcation qui existait ordinairement entre les diverses classes, les arts, li*-béraux ou industriels, n’étaient guère pratiqués que par ceux qui y avaient été de bonne heure destinés et convenablement préparés.
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- directeur de l’école et M. le professeur de faire terminer, en l’absence du modèle, une main écorchée; et le conseil jugera de l’exactitude remarquable avec laquelle ce modèle, peu satisfaisant, mais d’autant plus difficile, a été terminé par l’élève.
- Elle a fait procéder ensuite, entièrement sous son inspection, dans le local de la Société, et d’après des modèles apportés inopinément par des membres de la commission, aux trois épreuves ci-après, au sujet desquelles il importe de remarquer qu’elles ont eu lieu dans des conditions absolues et forcées, qui s’éloignent du mode d’enseignement habituel du professeur.
- 1. Un petit groupe antique a été mis sous les yeux des élèves Piot, Solon et Cuisin pendant deux heures et demie un jour, et pendant une demi-heure le lendemain, et ils ont, immédiatement après et en quatre ou cinq heures , exécuté de mémoire les dessins qui, ainsi que le modèle, sont sous les yeux du conseil.
- Le premier de ces dessins surtout est rendu d’une manière fort satisfaisante ; mais , en général, ce modèle sortait un peu , et par sa matière et par ses dimensions, de ceux que ces élèves sont habitués à étudier; et ils avaient peut-être été un peu intimidés par cette épreuve inusitée.
- Pour terme de comparaison, la commission a conçu le désir de faire faire la même reproduction par des élèves de l’école des beaux-arts, et, sur la communication de ce désir, trois des honorables professeurs de l’école, MM. Léon Cogniet, Petitot et Picot, ont exprimé, verbalement et par écrit, le cas qu’ils font, en général, des exercices de mémoire, et en particulier des résultats obtenus par M. de Boisbaudran; l’hésitation qu’ils mettraient eux-mêmes à accepter une pareille lutte, bien qu’ayant souvent exercé leur mémoire et recommandé à leurs élèves d’exercer la leur, et la conviction que ces élèves seraient certainement inférieurs dans une pareille lutte.
- Cependant deux élèves, MM. Coellin et Droz, se sont vaillamment présentés , et, après une ou deux heures d’étude devant le modèle, en ont fait, en cinq ou six heures, les reproductions qui sont également sous les yeux du conseil. L’une d’elles surtout est remarquable de rendu, et elles prouvent, à notre avis, que les élèves de l’école des beaux-arts sauraient facilement profiter des avantages de la méthode.
- 2. Un vase bas-relief a été mis sous les yeux des élèves Piot et Cuisin pendant quatre heures, et reproduit en quatre ou cinq heures. Le dernier de ces dessins, surtout, est extrêmement remarquable et par le rendu et par l’exactitude non-seulement des proportions, mais même des dimensions ainsi que de la plupart des détails.
- Une‘épreuve comparative a également eu lieu de la part des élèves Com-
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- pand, Pradeau et Farge, de l’école Turgot, que M. Lequien, professeur (1), avait bien voulu amener à cet effet. Les dessins dénotent nécessairement le moins d’habileté des élèves et leur inexpérience des exercices de mémoire ; mais ils donnent occasion de remarquer l’excellente habitude, mise en usage par M. Lequien, de tracer les lignes droites sans le secours de la règle.
- 3. Enfin, M. de Boisbaudran ayant également mis sous les yeux de la commission des études de reproduction de la couleur, dont quelques-unes extrêmement remarquables , un carré d’étoffe à grandes feuilles de couleurs de fantaisie et nuancées, choisi inopinément, a été mis sous les yeux des élèves Cuisin, Piot et Solon. Afin de réduire l’exercice à ce qui concernait les couleurs, les formes ont été copiées d’après le modèle ; l’étude des couleurs a duré moins d’une heure, et la reproduction à l’huile a employé trois séances successives en raison de Y embu des couleurs, qui, presque toutes, ont été rendues avec une fidélité très-satisfaisante.
- 2° Travaux des élèves de madame Cavé.
- Votre commission ne pouvait penser à demander aux jeunes élèves de madame Cavé des épreuves entièrement comparatives avec celles qui viennent d’être mentionnées; mais, cette dame ayant, d’ailleurs, renouvelé le désir que les résultats de sa méthode fussent examinés, votre commission a été convoquée à son atelier, et votre rapporteur a particulièrement suivi l’application de la marche qui a été précédemment indiquée. Le conseil pourra juger des résultats remarquables qu’elle procure par la collection, qui est sous ses yeux, de nombreux dessins, tant au trait qu’ombrés, même coloriés, dont plusieurs doubles et même triples, c’est-à-dire en copie d’après le modèle et corrigés au moyen de la gaze ou du calque, et en reproduction de mémoire.
- La commission reconnaît, en général, la justesse de trait et d’expression de ces divers dessins, ainsi que les avantages, déjà antérieurement constatés, de l’emploi de la gaze pour les dessins d’après la bosse ou la nature, comme donnant, en effet, aux élèves, dès leurs premiers exercices, une appréciation du raccourci et de la perspective, qui souvent manque, sans cela, à des élèves d’étude bien plus avancée.
- La commission croit seulement devoir émettre une observation qu’elle livre à l’expérience de l’habile professeur. L’exécution du calque, ou sur la gaze, ou sur le papier végétal pour les simples dessins, précédant ordinairement
- (1) La commission aura, très-prochainement, à entretenir le conseil de l’importante école d’adultes dirigée par M. Lequien, et des travaux remarquables de ses élèves, dont une partie a été dernièrement mise sous les yeux du conseil.
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- la copie d’après le modèle même, l’intelligence, la faculté d’observation de l’élève ne sont peut-être pas aussi puissamment exercées que si la copie était d’abord exécutée d’après le modèle, sauf à la corriger ensuite à l’aide du calque.
- Résumé et conclusions.
- L’exercice et la culture de la mémoire appliquée à l’étude et à la pratique du dessin et de la peinture ont toujours été, sinon entièrement développés, du moins appréciés et recommandés par les plus grands maîtres.
- Dès 1831, M. Jobard a parfaitement indiqué, et la marche à suivre pour développer cette culture, et les avantages qu’elle peut procurer.
- Madame Cavé ainsi que M. de Boisbaudran, nous en sommes persuadés, sans avoir connaissance ni du précédent écrit de M. Jobard, ni des travaux respectifs auxquels chacun d’eux s’est livré, ont l’un et l’autre donné des développements parfaitement combinés à celte méthode, et en ont obtenu des résultats remarquables , en ce sens surtout que l’un et l’autre ne considèrent la mémoire que comme un auxiliaire , puissant sans doute, mais qui ne doit pas dispenser de l’étude continuelle de la nature ainsi que de modèles variés et bien choisis, et qui doit être considérée principalement comme un moyen de perfectionner la faculté d’observation, et d’en rendre les impressions plus sûres et plus durables.
- Les maîtres les plus distingués de notre époque ont reconnu, comme il leur appartenait de le faire , les avantages qui pourront résulter de cette méthode pour l’élude et le progrès de l’art proprement dit.
- Votre commission a été unanime pour reconnaître que ces avantages ne pouvaient manquer d’avoir également lieu en ce qui concerne l’application à l’enseignement et à la pratique des arts industriels, toujours en subordonnant l’emploi de la mémoire aux restrictions qui viennent d’être rappelées ; et c’est dans ce sens qu’elle a l’honneur de vous proposer
- 1° De remercier M. Jobard, M. de Boisbaudran et Mme Cavé de leurs communications ;
- T De féliciter chacun d’eux de l’idée qu’ils ont conçue des avantages qu’on pouvait tirer d’une culture spéciale de la mémoire appliquée à l’étude
- ji, du dessin et de la peinture, ainsi que des moyens à employer à cet effet ;
- ! 3° De féliciter également Mme Cavé ainsi que M. de Boisbaudran des tra-
- vaux d’application auxquels ils se sont respectivement livrés à cet effet, et des résultats remarquables qu’ils ont obtenus ; de les engager à continuer leurs utiles travaux* et de les assurer de l’intérêt avec lequel la Société ap*
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- prendrait qu’ils en ont fait ou fait faire des applications spéciales a l’enseignement des arts industriels ;
- 4° Enfin de décider l’insertion du présent rapport dans le Bulletin de la Société, comme moyen de publication de ces travaux et de votre satisfaction.
- Signé Gourlier, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 9 février 1853.
- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS CHIMIQUES.
- Recherches sur la composition des matières employées dans la fabrication et la décoration de la porcelaine en Chine; par MM. Ebelmen et Salvétat.
- Nous avons fait connaître dans la première partie de ce travail, dont un extrait se trouve p. 348 du Bulletin de l’année 1851, la composition des substances employées par les Chinois comme matières premières dans la fabrication des pâtes et des couvertes à porcelaine.
- La deuxième partie du mémoire de MM. Ebelmen et Salvétat est consacrée à Texa-men des diverses matières colorantes employées pour la décoration de ces poteries. Les auteurs traitent successivement de quelques matières premières et des oxydes isolés, ensuite des couleurs brutes et préparées, les blancs, les noirs, les bleus, les verts, les jaunes, les rouges , dont ils donnent l’analyse. Quelle que soit l’origine de ces couleurs, elles présentent toutes un caractère de généralité ainsi qu’une grande simplicité. Le fondant, qui n’est pas distinct dans la couleur, est toujours composé de silice, d’oxyde de plomb, dans des proportions peu variables ( 6 parties de minium , 2 de sable siliceux , 1 de borax fondu ) et d’une quantité plus ou moins grande ( soude et potasse). Ce fondant tient en dissolution, à l’état de silicates, quelques centièmes seulement d’oxydes colorants dont le nombre est très-restreint.
- Les matières colorantes sont l’oxyde de cuivre pour les verts et verts bleuâtres, l’or pour les rouges, l’oxyde de cobalt pour les bleus, l’oxyde d’antimoine pour les jaunes, l’acide arsénique et l’acide stannique pour les blancs. L’oxyde de fer et les oxydes de manganèse impur, qui donnent l’un du rouge et l’autre du noir, font seuls exception.
- Cette composition spéciale des couleurs de la Chine entraîne des habitudes spéciales dans les décorations qu’elles servent à produire , et c’est d’elle que les peintures chinoises et japonaises tirent leur aspect distinctif.
- Quelques couleurs s’appliquent directement; d’autres, au contraire, exigent, avant de pouvoir être employées, une addition variable fixée par l’expérience; on les ramène, de la sorte, à se développer toutes h une température déterminée.
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- Les auteurs ont reconnu des différences très-tranchées entre les couleurs chinoises qu’ils ont examinées et celles qui leur correspondent dans la palette en usage en Europe ; entre l’aspect des porcelaines européennes et des produits similaires fabriqués en Chine et dans le Japon, aspect si opposé qu’il est impossible de confondre les productions des deux pays.
- On a vu que les oxydes colorants, dans la palette des Chinois, sont bornés à l’oxyde de cuivre, à l’or, à l’antimoine, à l’arsenic , à l’étain et à l’oxyde de cobalt impur qui donne tantôt du bleu, tantôt du noir; enfin à l’oxyde de fer qui fournit une nuance de rouge, tandis qu’en Europe on tire un très-grand parti de substances inconnues des Chinois. Ainsi on modifie la nuance de l’oxyde de cobalt pur en le combinant à l’oxyde de zinc oir à l’alumine. L’oxyde de fer pur fournit une dizaine de rouges nuancés du rouge orangé au violet de fer très-foncé. On obtient des ocres pâles ou foncées, jaunes ou brunes en combinant diverses proportions d’oxyde de fer, d’oxyde de zinc et d’oxyde de cobalt ou de nickel. Les bruns se préparent en augmentant la dose d’oxyde de cobalt contenue dans la composition qui fournit les ocres ; les noirs, par la suppression de l’oxyde de zinc dans la même préparation. Nous varions les additions de nos jaunes par des additions soit d’oxyde de zinc ou d’étain pour les éclaircir, soit d’oxyde de fer pour les rendre plus foncés. L’oxyde de chrome pur ou combiné à l’oxyde de cobalt ou aux oxydes de cobalt et de zinc donne des verts jaunes et des verts bleuâtres qui peuvent varier du vert pur au bleu presque pur. L’or métallique nous fournit le pourpre de Cassius que nous transformons ensuite, à volonté, en violet, en pourpre ou en carmin.
- Tous ces différents principes colorants se trouvent dans les couleurs européennes à l’état de simple mélange; dans les couleurs des Chinois , les oxydes sont, au contraire, dissous, et cette circonstance les rapproche d’une autre sorte de produits qui, répandus à la Chine, se présentent aussi fréquemment dans l’industrie d’Europe.
- En effet, les auteurs ont trouvé, dans les composés vitreux qui sont désignés en France sous le nom à’émaux, non-seulement la même coloration obtenue par les mêmes oxydes, mais une composition de fondant analogue et même identique.
- Les fondants qui servent pour l’émaillage soit de l’or, soit de l’argent, soit du cuivre, celui que l’on applique sur la peinture , dit sous-fondant, peuvent être comparés avec les couleurs dont les Chinois se servent pour décorer leurs porcelaines ; on trouve encore que ces composés sont semblables ; il n’y a de différence entre eux que sous le rapport de la fusibilité, qui est un peu plus grande pour les émaux chinois.
- Si l’aspect des porcelaines chinoises est différent de celui de nos productions, si l’harmonie de leur décoration paraît plus variée , c’est le résultat forcé de leurs méthodes. Toutes les couleurs dont ils se servent sont peu colorées ; elles n’ont de valeur que sous une certaine épaisseur qui donne à leurs peintures un relief impossible à obtenir par d’autres moyens ; l’harmonie de leurs peintures est la conséquence de la nature et de la composition de leurs émaux.
- L’or seul est employé par les Chinois pour la décoration de la porcelaine ; il est réservé pour les pièces d’un prix élevé, à cause de sa grande valeur commerciale ; il doit
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- d’abord être mêlé à de la céruse et à de la colle de peau de bœuf, puis applique sur la porcelaine.
- Les Chinois ne se servent pas d’essence de térébenthine pour délayer leurs couleurs, comme on le fait en Europe ; ils les emploient à l’eau sans addition. Pour se servir des couleurs de Chine, il faut broyer la couleur finement et l’amener avec l’eau en consistance convenable.
- L’examen des matières employées en Chine à la décoration des porcelaines a conduit les auteurs aux conclusions suivantes :
- 1° Les couleurs dites de moufle, c’est-à-dire cuisant à une température très-basse relativement à celle à laquelle se cuit la porcelaine , sont en nombre essentiellement réduit.
- 2° La palette se compose non de couleurs proprement dites , mais d’émaux , c’est-* à-dire de cristaux plombo-alcalins directement colorés par quelques centièmes d’oxydes colorants dissous.
- 3° La composition du cristal est, en général, peu variée , la coloration toujours légère, et c’est cette légèreté de ton ainsi que la vivacité de la nuance qui donnent aux porcelaines chinoises leur harmonie et leur richesse caractéristiques.
- k° Ces émaux sont colorés par l’oxyde de cobalt, l’oxyde de cuivre à l’état de bioxyde, l’or, tous corps facilement solubles dans les flux vitreux et d’une préparation très-simple.
- A ces nuances ils joignent du jaune par l’antimoine et du blanc opaque , tantôt à base d’étain, tantôt à base d’acide arsénique, qu’ils mélangent aux autres émaux comme ils mêlent ces derniers entre eux pour obtenir des nuances variées en quelque sorte à l’infini, mais qu’il est toujours possible de décomposer et de ramener aux cinq composés élémentaires suivants : bleu par l’oxyde de cobalt, bleu ou vert par l’oxyde de cuivre, rose par l’or, jaune par l’oxyde d’antimoine.
- En ajoutant à ces émaux l’oxyde de cobalt très-impur qui, sous couverte , donnera toujours du bleu, ce même oxyde mêlé à de la céruse pour le faire adhérer avec la couverte et former du noir ; de l’oxyde de fer calciné qui, mêlé à de la céruse ou du fondant, donne des rouges de fer mats ou brillants, clairs ou foncés, enfin de l’or qu’on fait adhérer par l’addition d’un dixième de céruse, on pourra se faire une idée complète des moyens qui constituent toutes les ressources du décorateur chinois.
- 5° Les émaux sont appliqués à l’eau quelquefois avec de la dissolution de gomme de peau de bœuf.
- Les auteurs attribuent à la composition particulière des couvertes de la Chine la possibilité de les recouvrir de matières vitreuses de la nature des émaux sans que ces derniers écaillent. Une couverte purement feldspathique se refuse à l’application des émaux. ( Annales de chimie, juillet 1852. )
- Conservation des bois de construction par la naphtaline.
- La Société des ingénieurs de Londres s’est occupée d’un mémoire sur l’emploi d’un procédé chimique susceptible de conserver indéfiniment les bois. Ce procédé Cinquante-deuxième année. Février 1853. 41
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- n’a de nouveau que les faits pratiques, car l’idée est ancienne. Toutefois nous ferons remarquer, dès à présent, que l’ingénieur s’est gravement trompé sur la nature de l’agent dont il a étudié les effets. Ce n’est point la créosote, mais la naphtaline qu’il emploie. La créosote est le produit de la distillation du goudron de bois; la naphtaline est le produit de la distillation du goudron de houille. Le premier est en grande partie soluble dans l’eau , le second ne l’est que dans l’alcool et l’éther; comme il est évident que l’auteur a voulu parler de la naphtaline, nous substituerons ce principe essentiel à la créosote, dans les extraits que nous allons donner du travail intéressant de M. Clift, de Birmingham. A une époque où les grands travaux d’utilité publique, ceux du génie, des exploitations de mines, etc., exigent de si grandes quantités de bois de construction, et où ceux-ci deviennent si rares, il est, en effet, extrêmement important de rechercher avec soin les moyens les plus propres de les rendre le plus durables possible et aux moindres frais tout à la fois. Les personnes qui font usage de quelques procédés de conservation sont aussi en si petit nombre , qu’il est plus que probable que cette découverte a passé inaperçue, même de ceux des constructeurs quelle intéresse le plus. Ce doit donc être une raison , dit M. Clift, pour que la Société accueille ce travail sur un procédé appliqué depuis bon nombre d’années.
- En parcourant les houillères, il est facile de s’assurer que d’immenses quantités de bois y sont employées , chaque année , en constructions diverses. Ce bois, qui pourrit bientôt sous l’action combinée d’une atmosphère humide et d’une température élevée , pourrait, au moyen d’une faible dépense , recevoir une durée considérable. D’un autre côté, les ingénieurs de chemins de fer, dans le but de rendre les traverses plus résistantes, n’ont rien trouvé de mieux que de substituer le fer au bois , dédaignant le facile moyen d’employer avec succès une matière sur laquelle la locomotion est la plus douce, et qui forme le matériel le plus durable et le plus économique pour un chemin permanent.
- Le procédé dont il s’agit ici a été inventé par M. Bethell, qui a pris une patente pour l’emploi d’une matière obtenue par la distillation du goudron de houille. Cette matière consiste dans une combinaison d’huiles bitumineuses et de naphtaline, celte dernière possédant, comme on le sait, les propriétés antiseptiques les plus puissantes. Son action s’explique de la manière suivante : si l’on plonge une pièce de bois dans le produit du goudron de houille distillé, la naphtaline coagule l’albumine du bois et en prévient ainsi la décomposition putride, et l’huile bitumineuse, pénétrant dans tous les tubes capillaires, cuirasse hermétiquement la fibre ligneuse, et ferme ainsi de tous côtés les pores qui se trouvent abrités à la fois et de l’air et de l’eau. Cette huile bitumineuse, étant insoluble dans l’eau et inattaquable par l’atmosphère, permet l’application du procédé dans toutes les situations possibles. Nous disons cela d’une manière absolue, car la quantité de matière affectée par les variations atmosphériques est tellement minime, que l’auteur a vu des tuyaux en fer qui avaient été recouverts d’une seule couche de cette substance et enterrés à 33 centimètres de profondeur dans un sol poreux être retirés de là, vingt ans après, en aussi bon état que le premier jour. Ce procédé donne une grande durée à un bois de qualité inférieure qui tendrait % par exem*
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- pie, à dépérir promptement pnr l’effet de sa nature poreuse ou trop molle, qui aurait été abattu trop vieux ou en mauvaise saison. Cela se conçoit aisément lorsqu’on réfléchit que ce bois poreux absorbe une bien plus grande portion du liquide préservateur que le bois dur et serré. Les ingénieurs trouveraient donc plus d’avantage à employer, avec ce procédé, du bois de qualité supérieure qui ne devrait pas recevoir de préparation. Si l’on porte le prix d’une traverse en pin du Canada à 4,65 et celui d’une traverse en sapin d’Ecosse à 3,50, en joignant 1,15 pour la préparation de cette dernière, la dépense sera égale pour les deux traverses. Mais, secondée par les influences les plus favorables , la première ne durera pas plus de dix à douze ans , tandis que , quelles que soient les circonstances, l’autre sera encore en bon état, selon toutes probabilités, au bout de cent ans.
- Ce système préservatif des bois de construction est mis en pratique sur plusieurs chemins de fer, depuis un grand nombre d’années. Une portion du London and North-Western-Raihvay, 17 miles environ de longueur, repose sur des traverses naph-talisées il y a dix ans. Pendant cet espace de temps, les ingénieurs n’ont pas remarqué un seul cas d’usure ou de décomposition dans ces traverses qui sont encore aussi saines que le jour où elles furent enfouies. Sur le Stockton and Darlington-Railway, les traverses préparées aussi à la même époque n’ont subi aucune modification. Sur le Lancas-hire and Yorkshire-Raihvay, les traverses furent traitées à la naphtaline il y a cinq ans, ainsi que des blocs pour pavés, des bornes, des poteaux, etc. La partie supérieure de ces derniers est devenue très-dure ; la partie souterraine est restée aussi parfaitement intacte qu’avant son immersion dans le bain chimique , quoique ce bois fût encore vert et de qualité très-médiocre. Dans une expérience entreprise, il y a douze ans, par un M. Price, de Glocester, sur la durée comparative du bois employé à la couverture de châssis exposés constamment à l’action dissolvante des éléments atmosphériques, le bois non préparé dépérit au bout de quelques mois et exigea son remplacement en peu d’années. Le bois qui avait reçu une couche de peinture dura bien environ sept ans, après lesquels la pourriture le prit peu à peu; mais celui qui avait été naphtalisé est encore aussi dur, on peut dire aussi neuf qu’il y a douze ans. De ces faits, qu’aucun insuccès n’est venu démentir, on est en droit de conclure que, si le bois a pu résister ainsi sans montrer aucun symptôme de décomposition, au bout de dix à douze ans, sous l’action qui réduit habituellement en poussière en deux ans le bois non préparé, il est évident qu’on peut assigner au bois préparé par la naphtaline une durée illimitée.
- Mais non-seulement l’emploi de la naphtaline donne de la valeur à un bois que la décomposition aurait déjà atteint, elle le préserve aussi de l’attaque des insectes xylophages dans les travaux de constructions maritimes, telles que navires , ports , docks. Ces faits ont été prouvés d’une manière très-satisfaisante au port de Lowestoft, où le procédé reçoit, depuis quatre ans, les applications pratiques les plus larges. Le rapport de l’inspecteur en chef des travaux dit formellement que pas un seul des pilotis non préparés n’est resté sain ; tous ont été attaqués très-profondément par les insectes lim-noria et teredo ; quelques pieux ont même été troués à jour en certains endroits. Mais
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- il n’y a pas d’exemple qu’un pieu naphlalisé ait etc touché par aucun insecte; tous sont parfaitement sains, quoique couverts d’une végétation cryptogamique qui attire particulièrement les insectes qui se nourrissent de bois au sein des eaux. Ce fait extraordinaire s’explique par la naphtaline, qui, ne s’altérant point dans le bois humide et sec, empêche l’attaque de ces parasites, qui redoutent son action délétère instantanée. Dans les autres procédés appliqués aux travaux hydrauliques, les sels métalliques sont emportés par la lévigation , ou bien la portion qui s’unit avec l’albumine, en la coagulant, reste sans effet ultérieur. Divers échantillons de bois déposés sur le bureau de la Société, et qui étaient restés quatre ans dans la mer; ont prouvé que les ravages des insectes avaient réduit les pièces non préparées à un état complètement criblé, tandis que les pièces naphtalisées n’avaient subi aucune atteinte.
- M. Bethell a deux procédés pour imprégner de naphtaline les bois de construction.
- Le premier consiste à placer la pièce dans un fort cylindre de fer, et à opérer ensuite le vide au moyen d’une machine pneumatique; la naphtaline est alors introduite vivement dans le cylindre, et reloulée par une colonne d’air que pousse le piston d’une pompe. Le bois est prêt à servir. Le deuxième moyen consiste à placer le bois dans une chambre à air chaud communiquant avec le foyer, et à faire passer au travers des pièces les produits de la combustion. Non-seulement le bois sèche ainsi rapidement, mais il s’imprègne encore, à une certaine profondeur, de l’huile volatile et du principe contenu dans les produits donnés par le combustible employé à chauffer la chambre. Sorties de là , les pièces de bois sont plongées dans un bain de naphtaline pour servir aussitôt. Ce dernier moyen évite l’emploi d’une pompe ou d’une machine à vapeur.
- M. Bethell a fait remarquer que, lorsque le premier il commença à appliquer ce procédé de conservation , il s’aperçut que l’humidité contenue dans les pores rendrait difficile l’introduction du liquide dans le bois, et qu’il devenait indispensable de sécher d’abord celui-ci. Il se mit à le sécher comme il put ; mais, au bout de quatorze jours, le bois n’avait perdu que 3 livres en poids pour chaque pied cube : ce fut alors que, dans le but d’opérer une dessiccation plus prompte, il inventa son séchoir à courant d’air chaud où en dix à douze jours les traverses de sapin d’Ecosse perdent 8 livres par pied cube et absorbent un égal poids de naphtaline. Tous les bois qui ont servi au port de Leith en reçurent alors une moyenne de 11 livres qui fut introduite à l’aide d’une pression de 180 livres par pied cube.
- M. Bethell a cité un cas de perforation par un insecte, c’était à Lowestaft; une pièce de bois naphtalisée avait été à moitié coupée pour une mortaise, mais n’avait pas reçu une seconde préparation à cette place : l’insecte avait alors fait un certain chemin dans cette partie du bois, s’était dirigé à droite, puis à gauche, et enfin avait fini par abandonner le bois sans essayer de pousser une reconnaissance plus loin. L’expérience du praticien lui a fait découvrir que les traverses naphtalisées sont encore meilleures, après huit à dix ans, que neuves, par la raison que la naphtaline gagne en qualité en se consolidant, et donne au bois plus de dureté.
- On connaissait depuis longtemps faction des dissolutions salines et particulièrement du sublimé corrosif, dans lesquelles on immergeait les bois pour les conserver ; mais,
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- outre que ces produits étaient coûteux, l’imbibition du liquide n’était jama is complote, c’était un moyen imparfait.
- Enfin M. Boucherie découvrit, comme on le sait, il y a plusieurs années, un procédé ingénieux que tout le monde connaît, et qui, malgré ses perfectionnements , ne donne de bons résultats qu’autant que les liquides employés ont de puissantes propriétés préservatrices. La naphtaline est l’agent le plus actif dont on puisse se servir aussi bien contre les insectes que contre l’oremacausie, si l’on veut compter sur la solidité des bois employés dans la construction ; et ce n’est que par ce moyen que l’on peut les soustraire sûrement à ces causes de destruction. L’odeur de la naphtaline repousse les insectes et prévient la moisissure ; il suffit donc de badigeonner avec une dissolution de cette substance les charpentes et tout le bois servant aux constructions ; quant aux bois qui doivent être soumis à l’humidité , l’huile essentielle de goudron , si riche en naphtaline, devra être préférée, sous tous les rapports, à l’acide pyroligneux , qui est soluble dans l’eau et qui renferme la créosote.
- Pour employer l’huile essentielle de goudron de houille qui contient le principe conservateur, on se sert avec avantage du procédé Boucherie perfectionné. Ce liquide pénètre les bois avec la plus grande facilité , en vertu de sa fluidité et de sa volatilité ; il est inutile de dire que l’huile essentielle de goudron de houille revient à meilleur marché que toute espèce de dissolution saline. (Civil engineer and architecte journal, décembre 1851.)
- Extrait d'un mémoire de M. Lamiral sur le commerce du corail (1).
- On trouve le corail dans le golfe Persique , dans la mer Rouge , dans l’Atlantique , dans la Méditerranée, sur les côtes de Sicile et de Naples, sur les côtes de l’Algérie, depuis Bone jusqu’aux frontières tunisiennes, aux îles de Majorque et Minorque, de Corse, au cap de Cruz, à l’embouchure de l’Adriatique, etc., etc.
- On vend facilement le corail, et par grandes quantités , en Orient, dans les Indes , au Japon, en Chine, en Afrique, en Europe; il est un objet de mode pour la parure des dames, mais on en fait aussi des chapelets, des incrustations dans les meubles, des manches de couteau, de poignard, de sabre, etc., etc.
- Dans le commerce français du corail, avant 1793, on en distinguait un grand nombre de variétés qui, en raison de leurs couleurs, portaient les noms de
- Corail écume de sang,
- Corail fleur de sang,
- Corail 1er sang,
- Corail 2e sang,
- Corail 3e sang,
- Corail blanc.
- Mais aujourd’hui ces qualifications ne sont plus employées, et le corail, qui ne vient
- (î) Voyez plus haut/p. 69, le rapport de M, F. Leblanc sur ce mémoire et sur le suivant.
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- plus en France que préparé et de seconde main, reçoit des dénominations empruntées à l’étranger.
- Avant de faire connaître les moyens de ramener en France cette fructueuse industrie, la pêche du corail, l’auteur jette un coup d’œil rétrospectif sur l’importance que cette branche d’industrie avait acquise dans notre pays.
- En 1561, deux marchands de Marseille, Thomas Lincher et Carlin Didier, furent les premiers qui s’associèrent pour la pêche du corail dans le golfe de Store, entre le cap de Fer et le cap Burgaroni, côtes de Barbarie, à l’extrémité de l’Algérie et sur les frontières de Tunis ; ils avaient obtenu de la Porte, sur la fin du règne de Soliman II, l’autorisation de s’établir, et, après avoir traité avec les cheiks, ils commencèrent cette petite forteresse qu’on nomme encore le bastion de France.
- En 1604, le sieur Moissac, également de Marseille, continua l’établissement, autorisé par Mahomet III, et ensuite par Achmet Ier.
- En 1628, le sieur Samson Napollon, qui avait succédé à Moissac, donna une telle impulsion à cet établissement, qu’il comptait, en 1633 , plus de huit cents Français sous ses ordres, officiers, soldats, commis, corailleurs, matelots et autres ouvriers.
- Malheureusement, ce gouverneur-négociant ayant été assassiné dans un voyage qu’il lit à Tabarca, île sur la côte à l’embouchure de la Zhor, appartenant alors aux Génois, qui y faisaient aussi la pêche du corail, l’établissement diminua tellement que, l’année après sa mort, on ne comptait plus que quatre cents employés.
- D’autres compagnies se succédèrent avec plus ou moins de réussite jusqu’en 1673; mais les guerres avec la Hollande et celles qui eurent, lieu jusqu’à la fin du règne de Louis XIV diminuèrent l’importance de ces établissements.
- En 1730, la compagnie paraît cependant assez florissante, d’après l’extrait suivant d’un ouvrage posthume du sieur Jacques Savary des Bruslons, inspecteur général des douanes du roi.
- « Les soldats des garnisons, les commis, les frégataires, c’est-à-dire ceux qui chargent les marchandises à bord des navires, sont Français établis au bastion de France, et entretenus aux dépens de la compagnie dite compagnie d’Afrique.
- « Les frégataires sont nourris et ont 9 livres tournois de gages par mois.
- « Les corailleurs sont des pêcheurs qui ne travaillent que dans le temps de la pêche et sous les conditions dont on parlera par la suite.
- « Cette pêche se fait depuis le commencement d’avril jusqu’à la fin de juillet.
- « Quand la saison est proche, les corailleurs viennent au Bastion faire leur marché, recevoir les avances qu’on a coutume de leur faire, et prendre possession du satteau ( barque ) que la compagnie leur fournit avec tous ses apparaux dont ils doivent rendre compte quand la pêche est finie.
- « Les avances que l’on fait aux corailleurs sont de 200 piastres environ, à condition que ni les maîtres de barque ni leurs matelots ne pourront vendre le corail de leur pêche qu’aux commis du magasin, à peine de punition corporelle, etc., et seulement au prix fixé par la compagnie, qui est de 58 sols la livre.
- « Sept ou huit hommes montent un satteau, le patron commande, le project jette la drague, et les cinq ou six autres matelots manœuvrent.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- La pêche du corail ne sé fait pas sans fatigue ni péril, dit toujours M. Sabary des Bmslons. Les pêcheurs, après avoir lié deux chevrons de bois en croix qu’ils appesantissent par un poids de plomb, y attachent quantité de chanvre négligemment entortillé autour, à quoi ils mêlent quelques gros filets; ensuite ils laissent descendre cette machine dans les lieux où ils supposent qu’il y a du corail, et, lorsque le corail est fortement embarrassé dans le chanvre et dans les filets, ils la retirent par le moyen d’une corde qui y tient et dont ils ont fiié autant qu’il a été nécessaire, employant quelquefois jusqu’à six chaloupes pour ravoir les chevrons. Mais si, à cause des trop grands efforts, la corde vient à se rompre, les pêcheurs courent risque de se perdre.
- « Quand la pêche est achevée, elle se partage en treize parts sur chaque satteau, dont le patron en a quatre, le project deux, chacun des matelots une; la treizième appartient à la compagnie pour la location du satteau qu’elle fournit.
- « On emploie ordinairement vingt-cinq satteaux, et chaque satteau ne pêche guère moins de 25 quintaux de corail par saison.
- « Le corail du bastion de France se met en caisses de 130 liv., poids de Marseille.
- « Le corail se vend ordinairement, à Marseille, à raison de 300 piastres la caisse, s’il est de bonne qualité, et au-dessous, s’il est de qualité inférieure.
- « La compagnie d’Afrique, outre le Bastion, la Calle et le cap de Rose, a encore dans sa concession les ports de Bone et de Calle, dont, aussi bien que les trois autres , elle fait le commerce, sur les cuirs, chevaux, blés, fruits, etc., à l’exclusion de tous négociants français.
- « Le corail fait une partie du commerce des Marseillais. Il n’y a même présentement qu’à Marseille et à Gênes qu’on en fasse des bracelets, des colliers, des chapelets, etc., qui se débitent assez bien dans tout le Levant.
- « Outre le corail rouge et le corail blanc qui sont les plus ordinaires , il y en a encore de couleur rose, de couleur de chair, de moitié rouge et de moitié blanc, de feuille-morte et de gris de lin frisé, mais ce dernier vient du Canada.
- « Le corail travaillé se vend ordinairement, à Marseille, à raison de 100 sols l’once de Marseille. »
- En réduisant les documents extraits du rapport au roi par le sieur Jacques Savary des Bruslons en chiffres qui ne laissent point d’incertitude, on verra que,
- 1° À cetle époque de 1730, la compagnie pêchait le corail avec des moyens très-primitifs, et recueillait, par ses vingt-cinq barques, 625 quintaux de corail à raison de 1,800 fr. le quintal, 1,125,000 fr.
- Le bénéfice brut de la compagnie pouvait s’établir ainsi :
- Vente total du corail............................... 1,125,000 fr.
- A déduire pour frais de pêche ,
- 577 quintaux de corail à 2 fr. 90 la livre. . . 167,330 fr. )
- 48 quintaux d° pour usure du bateau . » ' (
- 625 quintaux.
- Sauf les frais généraux, bénéfice
- 957,670
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- 2° Ce corail ( 625 quintaux, poids de marc, représentant 1,000,000 onces) était
- revendu par les fabriques à raison de 5 francs l’once.......... 5,000,000 fr.
- Déduisant le prix de la matière, 1 franc l’once............. 1,000,000
- C’était donc annuellement une somme de...................... 4,000,000
- de bénéfice de main-d’œuvre répandue parmi les ouvriers bijoutiers en corail à Marseille; mais cette somme se décuplait par les ventes de ces objets fabriqués pour l’Orient, l’Afrique, etc.
- Une loi du 29 juillet 1791 supprima la compagnie d’Afrique qui avait le privilège exclusif de la pêche du corail; mais une autre loi du 17 floréal an X ordonna qu’il serait établi une nouvelle compagnie ; voici le texte de cette loi :
- Article 1er. La compagnie d’Afrique, supprimée par la loi du 29 juillet 1791 et qui avait le privilège exclusif de la pêche du corail et celui d’exploitation des concessions faites au gouvernement français par les puissances barbaresques, reste définitivement supprimée.
- Article 2. Il sera formé une nouvelle compagnie qui jouira des avantages et prérogatives stipulés dans les derniers traités.
- La pêche du corail demeure libre à tous les Français moyennant une rétribution qui sera payée à la compagnie par chaque bâtiment pêcheur, et dont la quotité sera fixée tous les ans par le gouvernement.
- Article 3. Les consuls, etc., feront, en conséquence, avec les actionnaires de la nouvelle compagnie, toutes les stipulations et conditions ainsi que les règlements nécessaires.
- Les guerres nationales qui eurent lieu à cette époque empêchèrent l’esprit d’entreprise de se développer, et il n’existe plus de traces de l’ancienne compagnie française organisée pour l’exploitation de la pêche du corail.
- En 1850, d’après le rapport de M. le commandant de la station de pêche entre Bone et Tunis, le capitaine de frégate Bouchet Larivière , deux cent cinquante voiles , napolitaines, espagnoles, toscanes, génoises, ont récolté, en moyenne, 50,000 kilog., de corail, dont le prix de vente est évalué à 50 fr. le kilogramme, soit une valeur de 2,500,000 fr. extraite des eaux qui appartiennent à la France , et dont le produit enrichit les spéculateurs étrangers, puisque l’industrie du corail a presque complètement échappé à notre nation.
- L’auteur fait connaître les tables statistiques d’importation en France pendant les dix dernières années, et il en extrait le chiffre moyen, qui donnera une évaluation, aussi exacte que possible, de cette branche d’industrie exploitée maintenant de seconde main pour la consommation de notre pays.
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- NOTICES INDUSTRIELLES
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- PAVILLONS D’IMPORTATION. ENTREPÔTS. CONSOMMATION.
- 1841. kilog. kilog.
- Espagne 971 1097
- Etats sardes 1S88 1326
- Deux-Siciles 1710 1705
- Toscane 1067 1422
- Algérie 331 331
- Saint-Pierre et Miquelon 137 137
- 6104 6018
- 1842.
- Espagne 508 508
- Etats sardes 2392 —
- Deux-Siciles 2771 2834
- Toscane 647 647
- Algérie 347 287
- Etats-Unis 27 27
- Bourbon 78 78
- 6770 4381
- 1843.
- Espagne 1626 1026
- 2772 760
- Deux-Siciles 1440 1325
- Toscane 243 290
- Algérie 198 16
- Saint-Pierre 380 380
- Autres pays 30 30
- 6689 3827
- 1844.
- Espagne 1503 1078
- Etats sardes 1445 1302
- Deux-Siciles 2367 2045
- Toscane 493 589
- 999 836
- Saint-Pierre et Miquelon.... 333 333
- Autres pays 90 90
- 7230 6273
- 1845.
- Espagne 1005 1248
- Etats sardes 555 822
- Deux-Siciles 2474 2474
- 1010 387
- Algérie 600 336
- l\oiivpll«-Urenade 63 63
- Autres pays 33 33
- 5740 5363
- PAVILLONS D’IMPORTATION. ENTREPÔTS. CONSOMMATION.
- 1846. kilog. kilog.
- Deux-Siciles 3562
- Espagne 1294 1986
- Etats sardes — 1029
- Autres pays 240 373
- 1534 6950
- 1847.
- Deux-Siciles 1693 1693
- Espagne 1959 1328
- Toscane 986 304
- Algérie 1203 6
- Saint-Pierre et Miquelon 157 157
- Autres pays 922 651
- 6920 4139
- 1848.
- Deux-Siciles 1042 1042
- Espagne 2200 2449
- Toscane 438 261
- Algérie 3JL5 8
- Autres pays 54 55
- 4069 3815
- 1849.
- Deux-Siciles 161 161
- Espagne 12572 953
- Etats sardes 718 87 8
- Toscane 596 596
- Saint-Pierre et Miquelon 363 363
- Autres pays 334 57
- 14744 3008
- 1850.
- Deux-Siciles 1316 1301
- Espagne...» 4687 2768
- Etats sardes 381 231
- Toscane 1120 1045
- Algérie 502 18
- Autres pays 456 457
- 8462 5820
- Cinquante-deuxième année. Février 1853.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- Récapitulation.
- ANNÉES. COMMERCE GÉNÉRAL. CONSOMMATION FRANÇAISE.
- 1841 6104 kilog. 6018 kilog.
- 1842 6770 4381
- 1843 6689 3827
- 1844 7230 6273
- 1845 5740 5363
- 1846 1534 6950
- 1847 6920 4139
- 1848 4069 3815
- 1849 14744 3008
- 1850 8462 5820
- — 68262 49594
- D’après ce qui précède, on voit que,
- En 1730, la France pêchait............................... 31,200 kilog. de corail,
- En 1850, la France ne pêche plus le corail et reçoit de
- l’étranger............................................. 4,959 kilog.
- Ces chiffres n’ont pas besoin de commentaire.
- Les droits de douane se perçoivent ainsi :
- Corail de pêche française, par navire français ou étranger, 1 fr. les 100 kilog.;
- D° de pêche étrangère, par navire français, 20 fr., étranger, 22 fr., les 100 kilog. Voici le prix courant authentique, à la date du 25 janvier 1852, de la vente du corail brut à Marseille :
- Olivettes dites tuyaux de pipe, suivant le poids,
- 1 Fde d’olivettes pesant 48 grammes vaut de. . 3 fr. 50 à 7 fr.
- 388 grammes de. . 150 à 250
- Capiresti, 1 File pesant 250 gram. à 290 grâm. de. . 120 à 150
- Pimenti, 1 masse 250 gram. à 290 gram. 70
- Filotti, 1 file 190 gram. 68
- Grossesse, 1 masse de 36 files, le demi-kilog., 75 à 100
- Mezzani, 1 masse de 54 files, le demi-kilog., 30 à 50
- A la suite de sa notice, M. Lamiral propose un nouveau mode de pêche du corail au moyen du bateau plongeur du docteur Payerne.
- Il fait observer que la pêche du corail, abandonnée en 1791 par les Français, a été, depuis cette époque, continuée par les nations étrangères, qui Font exploitée principalement sur les côtes de nos possessions d’Afrique. Cette pêche se fait encore avec ces
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- mêmes moyens primitifs et imparfaits d’autrefois, qui consistent dans l’emploi d’une espèce de drague faite avec des paquets de chanvre dits fauberts, qu’on traîne sur le fond où croissent les arbres de corail, afin de les y arracher par morceaux.
- Dès ce moment, la pêche du corail peut être pratiquée à l’aide du bateau plongeur. L’équipage qui manœuvre ce bateau parcourra aisément les champs sous-marins où végètent les arbres de corail, qu’il déracinera en entier et qui seront, par conséquent, d’une plus grande valeur. Cette nouvelle méthode de pêche du corail changera donc en notre faveur les intérêts qui se rattachent à cette branche d’industrie et de commerce, et servira à ramener à Marseille ou à Alger les avantages de cette pêche, qui procurera à nos artistes ouvriers une précieuse matière, qui sous ‘leurs doigts décuplera de valeur.
- Extrait d’une notice sur le commerce des éponges; par M. Lamiral.
- D’après l’usage le plus fréquent de l’éponge, qui consiste à laver et nettoyer en portant dans sa capacité capillaire une quantité de liquide qu’on peut étendre ou faire couler en frottant les surfaces avec le tissu fibreux , il est évident que plus ce tissu est finement poreux et élastique, plus il a de valeur dans le commerce; aussi, suivant leurs qualités, les éponges servent aux usages les plus grossiers dans l’industrie et dans nos maisons, ou bien on les emploie à la toilette, aux soins chirurgicaux, dans les arts, etc.
- Si les éponges étaient plus répandues dans le commerce et d’un prix moins élevé, on pourrait en faire d’excellents sommiers , des garnitures de meubles, des tissus feutrés, etc. Avant de livrer les éponges à la vente, on leur fait subir une préparation essentielle dans le but de les priver d’une odeur chloreuse qui leur est particulière et qui est due à une substance animale qu’elles renferment dans leur tissu poreux au moment où on les pêche; on presse, on malaxe et on lave un grand nombre de fois ces éponges dans de l’eau douce fréquemment renouvelée jusqu’à l’entière disparition du mucus gélatineux; on les trempe ensuite dans de l’eau chaude.
- Lorsqu’on veut les blanchir, on les plonge dans une solution aqueuse d’acide sulfurique de 1° à 1°,03, et on les y laisse quelquefois macérer pendant cinq ou six jours, en ayant le soin de les presser de temps en temps. Au préalable, les matières calcaires qui peuvent se trouver dans les éponges sont éliminées par l’acide muriatique dilué en les y laissant tremper pendant une heure.
- Dans le commerce français, les dénominations qui classent les éponges à la vente sont les suivantes.
- Éponge fine-douce de Syrie. *— Vivante , cette éponge est d’une couleur de boue jaunâtre, elle parait compacte et pesante; mais, dès qu’elle a été foulée et lavée , elle devient légère et d’une teinte blond fauve : sa forme est celle d’un cône ou d’un hémisphère creux. Les parfumeurs la recherchent à cause de la finesse , du velouté de son tissu , et de la beauté de sa forme, qui souvent est d’un volume considérable.
- On peut la rendre d’un blanc parfait à l’aide des chlorures, mais sa qualité en est altérée ; sans cette préparation chimique et en lui laissant ses qualités naturelles > elle est d’un usage très-durable.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- L’importation en est faite dans des balles qui varient de poids et qui sont recouvertes d’une grossière étoffe de crin.
- Eponge fine-douce de l’Archipel. — Au sortir de la mer, cette éponge ressemble à celle dont nous venons de parler ; mais , après sa préparation , elle en diffère par sa texture moins fine et surtout parce que la sommité du cône ou de l’hémisphère est percée de cavités quelquefois assez grandes pour laisser passer la lumière : en général, elle a des trous plus larges et plus profonds.
- On s’en sert pour la toilette , mais son usage est plus général pour l’industrie ; on l’emploie dans les manufactures de porcelaine , dans la mégisserie et la corroierie, dans les ateliers de lithographie, chez les graveurs à l’eau-forte, etc.
- Ces éponges arrivent par balles de 80 à 100 kilog. et sous étoffe de crin.
- Eponge fine-dure de Syrie , dite chimousse. — Lorsqu’on vient de pêcher cette éponge, d’une forme irrégulière, on la trouve ferme et compacte, et sa couleur est d’un jaune bistré; mais, quand elle a été ramollie par la préparation, son tissu serré devient d’un blond pâle et offre un grain dur. La partie qui a adhéré au sol reste feutrée, tandis que les surfaces latérales sont semées de petits trous , et la sommité est percée de trous assez grands qui se perdent à l’intérieur sans perforer l’éponge en entier.
- Les chimousses servent aux usages domestiques , et on les emploie dans diverses industries.
- On les importe dans des balles en tissu de crin variables de poids.
- Eponge Monde de Syrie, dite venise fine-blanche. — Cette éponge présente, lorsqu’on la sort de l’eau, une masse jaunâtre dont la couleur va en brunissant vers la partie qui adhérait au roc; mais, quand elle a été purgée de la substance muqueuse , elle devient légère, d’une texture fine, serrée et nerveuse : sa couleur est, alors, d’un blond pâle. Sa forme, arrondie comme un champignon, est semée de trous dont les bords sont hérissés d’oscules déliés et semblables à des poils. Dans la partie concave , ces trous sont assez larges, et ils traversent l’éponge jusqu’à sa base, où ils sont arrêtés par le feutrage épais de la racine.
- On recherche cette éponge à cause de sa légèreté et de la solidité de son tissu; en la triant suivant ses qualités, on la fait servir à tous les usages domestiques.
- On les expédie dans des balles en crin pesant de 60 à 125 kilog.
- Éponge Monde de l’Archipel, dite venise commune. — Le fond argileux sur lequel cette éponge végète lui donne une couleur brunâtre. Elle est lourde et chargée d’un mucilage visqueux.
- Lorsqu’elle a été foulée et convenablement lavée, elle a une forme oblongue , plate dessous, arrondie dessus, d’une apparence vermiculée par ses trous ; elle est d’un tissu feutré et qui semble savonneux au toucher.
- Elle est d’un bon usage dans tous les travaux domestiques et industriels.
- Les balles d’expédition sont en crin et pèsent de 100 à 180 kilog.
- Éponge géline de Barbarie. — Cette éponge est d’une forme droite , cylindrique et do peu de hauteur; sa texture fine est tenace, quoique très-poreuse; la partie supérieure est, percée de grands trous dont les orifices sont garnis de fins oscules.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- Le trou principal traverse l’éponge, et les autres ne vont que jusqu’à la moitié. L’éponge géline est d’une couleur fauve tirant sur le rougeâtre du côté de la base.
- Cette espèce n’est, pas très-répandue dans le commerce en France , où elle sert à la toilette.
- On expédie les gélines par chapelets emballés sous toile.
- Eponge brune de Barbarie, dite marseille. — Au fond de la mer, cette éponge représente une masse allongée, aplatie vers la partie qui touche le sol, arrondie en dessus, pesante et chargée d’une boue noirâtre ; lorsqu’elle a été lavée à l’eau douce, elle prend une forme allongée et arrondie. Son tissu brun clair, rougeâtre vers les parois qui ont adhéré au sol, est percé d’un grand nombre de trous irréguliers et à grands interstices. La texture est assez compacte et d’une grande résistance.
- Cette éponge est très-estimée dans le commerce ; elle est vendue pour les lessivages à l’eau seconde chez les carrossiers, les peintres en bâtiments, etc., et sa solidité la fait rechercher pour tous les usages domestiques.
- On reçoit ces éponges par chapelets du poids de 5 à 6 kilog. composés de marseilles grosses, moyennes et petites; vingt-quatre chapelets ainsi assortis forment une balle.
- Éponge salonique de Turquie. — Cette éponge, lorsqu’elle est préparée, est d’une forme aplatie et épaisse d’environ 20 à 30 millimètres ; son tissu est fin , mais il manque d’élasticité ; elle est d’une couleur grisâtre , et sa surface , qui semble déchirée en plusieurs endroits, est semée de petits trous qui ne traversent pas la masse, dont la partie inférieure est d’un tissu feutré rouge-brique.
- On se sert de cette éponge en chirurgie et dans les arts.
- Les saloniques sont enfilées en chapelets de différents poids pour être expédiées en balles.
- Éponge bahama d'Amérique. — C’est dans l’archipel du Mexique, sur les côtes des îles de Bahama et sur les côtes de la Floride qu’on pêche ces éponges faciles à reconnaître dans le commerce par les deux formes particulières qu’elles affectent.
- La première forme est celle d’une masse arrondie, surmontée de plusieurs mamelons de longueurs inégales et qui lui donnent l’apparence d’un pis de vache. La partie qui fait la base de l’éponge est d’une couleur rougeâtre et occupe un large espace.
- La seconde forme est aussi celle d’une masse arrondie, mais qui va en s’aplatissant sur les deux côtés de la partie supérieure de manière à finir en coin.
- Le tissu de ces éponges est fin; la surface en est unie, quoique la partie la plus volumineuse soit percée d’une multitude de trous irréguliers qui se perdent dans la masse et s’arrêtent vers la base ou racine large et rougeâtre.
- On les trie en fines et communes. Ces éponges sont, en général, d’un mauvais usage; leur tissu est mou, sans élasticité, facile à déchirer : aussi c’est une éponge qui se vend à bas prix, comparativement aux autres éponges d’Europe.
- Afin de donner une idée exacte de l’importance de notre commerce en éponges, voici les tables statistiques des importations pendant le cours de dix années :
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- PAVILLONS D’IMPORTATION ou pays de provenance. transit et entrepôts. CONSOMMATION. PAVILLONS D’IMPORTATION ou pays de provenance. TRANSIT | et entrepôts. g » 0 H < S s 0 m 8
- vj- CO 1842.
- Eponges communes. Eponges communes.
- kilog. kilog. kilog. kilog.
- Russie 55o2 » Association allemande. . 22 22
- Association allemande. . 65 65 Pays-Bas 46 46
- Autriche 4248 2.40 5 Angleterre 4993 1
- Toscane 19516 13844 Autriche 326 2248
- Grèce » i54o Etats sardes 436o 1754 I
- Turquie 64g39 85338 14379 852i 8
- Etats barbaresques.. . . 72921 32638 Grèce 5 4217 |
- Etats-Unis )) Turquie
- 167190 135953 Etats barbaresques. . . 74i% 58oo8
- Algérie 201 »
- Etats-Unis 4a5 425
- Éponges fines. Guadeloupe 2 2
- Russie 454 374 195904 133517
- Association allemande. . 104 104
- Belgique » 1 Eponges fines.
- Angleterre 2 2
- Portugal 2 » Association allemande.. 76 76
- Autriche 88 151 Pays-Bas 5 5
- Etats sardes 5 5 Belgique 4 4
- Deux-Siciles 3 3 Angleterre 2 2
- Toscane 158 3 Autriche 5o .39
- Suisse 1 1 Etats sardes 45 45
- Grèce » 80 Deux-Siciles 7 7
- Turquie 7040 9250 Toscane 5i5 142
- Etats barbaresques.. . . 1906 8i5 Suisse 9 9
- Guadeloupe . 8 5 Grèce » 34
- Martinique. ...... 5 5 Turquie 11906 10676
- 9776 0 CD CO CO Etats barbaresques. . . 8o5 1913
- 13424 i3o52
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-
- NOTICES INDUSTRIELLES.
- 05
- PAVILLONS D’IMPORTATION ou pays de provenance. TRANSIT j et entrepôts. _ CONSOMMATION. PAVILLONS D’IMPORTATION ou pays de provenance.
- i843. 1844.
- Eponges communes. Eponges communes.
- kilog. kilog.
- Association allemande, . i74 174 Pays-Bas
- Pays-Bas i°47 1026 Belgique
- Angleterre........ ioi 100 Autriche
- Autriche.. ....... » 502 Etats sardes
- Etals sardes 1623 »9°9 Toscane
- Toscane i?.35 69° Suisse
- Suisse 2 » Grèce
- Grèce » 94° Turquie
- Turquie 92838 71240 Etats barbaresques.. . .
- Égypte . 3 3 Cuba. . . .
- Etats barbaresques.. . . i233i 26868 Texas
- Etats-Unis 66 66 Autres pays
- Cuba 115 i4i
- 1og535 io3659
- Eponges fines. Eponges fines.
- Russie 6 6 Pays-Bas
- Association allemande. . i52 l52 Belgique
- Belgique.' I I Angleterre
- Angleterre.. ...... 56 56 Autriche.. . .
- Autriche 1 I i63
- Etats sardes 43 76 Grèce
- Dçux-Sieiles Q Q Tnvqniet . 1 . r
- Toscane U » V ll9 Etats barbaresques. . .
- Suisse 8 2 Nouvelle-Grenade. . . .
- Turquie......... 15201 8539 Autres pays
- Etats barbaresques.. . . 182 912
- États-Unis 3i 1 151
- 15980 10186
- TRANSIT il et entrepôts. I CONSOMMATION.
- kilog. kilog.
- 2924 2842
- i48i 1481
- 2921 1541
- I 123 2428
- 1261 606
- 57 57
- » 4665
- 126380 85980
- 11212 I 5212
- 73 73
- 34 34
- 57 57
- i475a3 114926
- 6a5 426
- 64 64
- 2l3 36
- 43 »
- 336 4i3
- 375 S)
- 11395 si QO 00 O*
- 39 1028
- 42 34
- 32 38
- i3i64 9924
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- PAVILLONS D’IMPORTATION ou pays de provenance. TRANSIT et entrepôts. CONSOMMATION.
- i845.
- Eponges communes.
- kilog. kilog.
- Pays-Bas 2894 2836
- Belgique 4691 4608
- Villes anséatiques. . . • 3i4 3i4
- Autriche 2223 2428
- Etats sardes 204 1 3323
- Toscane 4657 2674
- Grèce 2711 io56i
- Turquie 81276 60811
- États barbaresques. . . 18149 23876
- Etats-Unis • 38o9 1612
- Autres pays 226 210
- 122991 II3252
- Éponges fines.
- Belgique 4« 1 336
- Suisse 337 5
- Grèce » 298
- Turquie 21585 11720
- États barbaresques. . . 77 1111
- Etats-Unis 1268 247
- Autres pays 5i8 46o
- 24196 14177
- PAVILLONS D IMPORTATION
- ou pays de provenance.
- 1846.
- Éponges communes.
- Pays* Bas..........
- Belgique...........
- Villes anséatiques. .
- Autriche...........
- Toscane............
- Turquie............
- Etats barbaresques..
- Etats-Unis.........
- Autres pays........
- Éponges fines.
- Pays-Bas..........
- Belgique..........
- Turquie...........
- États barbaresques. Autres pays.......
- H <0 <n Cu
- £ P < £
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- P* q; «-»
- kilog.
- 11831
- ioi 55 i43o 1723 8o5 123093 27567 7138 5o4
- 184246
- 3176
- 1507
- 17566
- 443
- 804
- 23496
- i3473
- kilog.
- i6io3
- 8171
- i2qi
- 674 1136 80734 8945 2824 339
- 843
- 1279
- 10073
- 4o6
- 872
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-
- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- PAVILLONS D’IMPORTATION ou pays de provenance. TRANSIT et entrepôts. consommation. PAVILLONS D’iMPOKTATION ou pays de provenance. TRANSIT et entrepôts. CONSOMMATION.
- CO ** i849.
- Éponges communes. kilog. kilog. Kponges communes. kilog. kilog.
- Pays-Bas jo85 6441 Pays-Bas 1040 25 l 2
- RpInirttiP. ... 32o5i Angleterre 718 3
- Autriche 4^; 1 u ?-433 2100 Belgique i485 i5oo
- Tn«rj»np. ... ... 3 2q4 1824 Etats sardes 208 14842
- Crpfp i 6857 12.045 Toscane 1074 668
- Turqnii» n i6rvf Grèce. ......... 64çj3 13724
- Etats barbaresques.. . . j i3889 17022 Turquie 60624 55412
- rjnha i i a i 1 i5i Etats-Unis........ 25540 24782
- Autres pays. 1864 2o4 I Autres pays 120 802
- 161983 154224 97302 114245
- Éponges fines. Éponges fines.
- Pays-Bas. r .... 5i4 4 *76 Pays-Bas » 426
- Rplorimip .... 1675 17465 8116
- Turquie. 56^5 7578 Etats-Unis 10480 1422
- Autres pays 3792 572 Autres pays 651 4* 1
- 11656 9878 28596 10375
- CO CO i85o.
- Éponges communes. Éponges communes.
- Pays-Bas 3329 1773 Pays-Bas 24793 21181
- Belgique 14487 25920 Angleterre 1283 1437
- Autriche . 835 179 Autriche 1578 3391
- Etats sardes 8267 1283 Etats sardes 53 1662
- Toscane 2204 1 Toscane 3 086 1206
- Grèce. I2l3l 3700 Grèce 1000 3311
- 25554 1870 28866 Turquie 63046 90897
- Etats barbaresques.. . . 3175 Etats barbaresques. . • 2196 2359
- Etats-Unis 6613 7o56 États-Unis 48567 48348
- Autres pays 5407 1 o3 Autres pays 290 246
- 80697 72o56 144892 174o38
- Éponges fines. Éponges fines.
- Belgique 1 i3o 834 Pays-Bas 546 538
- Turquie 8568 25o6 Belgique 201 172
- Etats barbaresques.. . . 2235 77 Turquie 1467 4s5o
- Autres pays 994 170 États-Unis 36oo 72
- 12927 3587 Autres pays 491 840
- 63o5 5872
- C mqmnte-dmxième armée, F étrier 4 853. 43
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- Récapitulation.
- ANNÉE;S. COMMERCE GÊNERAI., transit et entrepôts. CONSOMMATION EN FRANCE.
- 4844 176996 kilog. 146752 kilog.
- 1842 209328 146569
- 4843 125515 113845
- 1844 160687 124850
- 4845 147187 127429
- 1846 207732 133690
- 1847 173639 164102
- 1848 93624 ! 75643
- 1849 125898 124620
- 1850 151197 179910
- 10 années. ^ — 1571803 1337410
- Moyenne annuelle.
- Commerce général de transit et entrepôt. Éponges communes. . 141228 kilog. Eponges fines. . . . 15952
- 157180
- Consommation en France. Éponges communes. . 124608 kilog
- Eponges fines. . . . 10132
- 134740
- De la pêche des éponges.
- Dans le Levant, de Beyrouth à Alexandrette, la pèche des éponges est principalement exploitée par les Syriens et par les Grecs.
- Les Grecs commencent leur travail en mai et finissent en août, afin de pouvoir rentier chez eux avant la mauvaise saison ; mais les Syriens continuent la pêche sur leurs côtes jusqu’après la fin de septembre.
- Les éponges sont plus abondantes sur les fonds rocailleux de la Syrie, où les qualités fines se trouvent, que sur les côtes sablonneuses de la Caramanie.
- A l’époque de la pêche, les Grecs débarquent à Saïde, à Beyrouth, Tripoli, Tortosa, Lalfaquié et autres points de la Syrie ; ils y désarment leurs embarcations nommées $arc&lèves, qui, généralement, portent de quinze à vingt hommes. Ils louent alors, aux habitants du pays, des barques de pèche, et sur chacune d’elles quatre ou cinq hommes vont explorer les côtes et plonger à la recherche des éponges. Chaque plongeur est armé d’un couteau à forte lame, afin de détacher du rocher les éponges qui f adhèrent
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- fortement. Ils plongent en tenant à la bouche une éponge enduite d’huile ; mais, si l’on considère la petite quantité d’air que renferment les éponges et l’énorme pression que l’eau ambiante exerce sur cet air, il devient évident que le plongeur ne peut retirer aucun avantage de ce moyen imparfait.
- Les Grecs de Morée , et parmi eux surtout les Hydriotes , font la pêche avec un trident à lames recourbées et à poche. Lorsque la mer est calme, les pêcheurs voient mieux au fond de la mer les éponges sur lesquelles ils doivent diriger leur drague. Cette manière de pêcher a l’inconvénient de déchirer les masses, aussi se vendent-elles au moins 30 pour 100 meilleur marché que les éponges dites plongées.
- On ne saurait préciser l’évaluation du produit de la pêche aux éponges dans la Méditerranée , car chaque année plusieurs causes amènent des variations. On peut dire, néanmoins , que les qualités d’éponges pêchées peuvent être assez régulièrement classées 1/4 fines, 3/8 chimousses, 3/8 venises.
- Sur les bancs de Bahama, dans le golfe du Mexique, les éponges croissent à de faibles profondeurs, et les pêcheurs, après avoir enfoncé dans l’eau une longue perche qu’ils amarrent près du bateau, se laissent glisser le long de ce guide sur les éponges, dont ils font une récolte plus facile que celle entreprise par les plongeurs de la Méditerranée. Ces éponges nous viennent par la voie des Etats-Unis, ou par l’Angleterre, à laquelle appartient ce groupe des iles de Bahama.
- Dans la mer Rouge, les Arabes pêchent les éponges en plongeant, et viennent ensuite les vendre à Aden, ou les expédient en Egypte.
- Considérations sur la naturalisation des éponges sur les côtes de la France et de ses îles dans la Méditerranée.
- La pêche des éponges, sur la côte de Syrie, sur celle de la Carainanie, dans l’archipel grec, enfin sur tous les points de la Méditerranée où elle se fait, manque d’une direction intelligente, car elle est exploitée sans prévoyance.
- La consommation commerciale des éponges va toujours croissant, et il est bien certain que la spéculation, qui éclaircit, chaque année, les champs sous-marins de ces zoo-phytes, causera leur destruction, ou tout au moins une rareté de production très-préjudiciable à l’intérêt général.
- Il devient donc urgent de prévenir ce cas fâcheux et de s’y soustraire en naturalisant les différentes espèces d’éponges en France, et en favorisant, par la culture , leur reproduction sur les côtes rocailleuses de la Méditerranée , depuis le cap de Crux jusqu’à Nice, à l’entour des îles d’Hyères et de la Corse, et même dans certains grands étangs salés des départements voisins de Ta mer.
- Voici comment cette conquête précieuse peut être facilitée :
- Le bateau plongeur adopté par le gouvernement pour les travaux hydrauliques et hydrographiques peut descendre un équipage de huit à dix hommes à toutes les pro-
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- fondeurs permises à l’organisation humaine. Cet équipage peut rester immergé et respirer un air pur et vital pendant tout le temps qu’il travaillera en contact avec les objets environnant le milieu dans lequel il navigue. Ce bateau plongeur manœuvrera donc au milieu des éponges de manière à choisir celles qu’on devra naturaliser en France; on aura soin d’éclater les parties des rochers ou d’enlever les blocs sur lesquels les éponges sont adhérentes, et l’on transportera ensuite ces quartiers de rochers pour les déposer sur nos côtes dans les profondeurs désignées à l’avance , afin de les laisser pendant quelques années se propager naturellement dans leur élément.
- Quand ces nouveaux champs sous-marins auront fructifié , on pourra les mettre en exploitation méthodique.
- Améliorations obtenues dans l’exploitation de la tourbe, de ses produits et des autres substances carbonées ; par M. William Benson Stones.
- Les perfectionnements apportés par l’auteur à cette industrie consistent
- 1° En une méthode de distillation de la houille ou du bois ou d’un mélange de ces deux matières, en recueillant les gaz qui se produisent pendant l’opération, et une espèce de coke.
- Dans le but d’obtenir un combustible compacte et d’obvier à la nécessité de comprimer la tourbe avant de la transporter d’un lieu dans un autre , l’auteur a imaginé de mélanger, au moyen d’un appareil particulier, parties égales de tourbe sèche réduite en poudre et de coke également pulvérisé, et de soumettre ensuite le tout à l’action de la chaleur dans des cornues destinées à cet usage. Ce n’est que lorsqu’on veut obtenir un combustible plus dur que l’on doit le soumettre à l’action simultanée de la pression et de la chaleur. Dans tous les cas, les gaz qui proviennent de l’opération peuvent servir à l’éclairage.
- 2° Dans l’application des graisses et de la matière résino-adipeuse obtenues pendant la distillation de la houille, et que M. Benson appelle adipoléine et adiposole, à certains usages, tels que le corroyage des peaux et la préparation des matières textiles, dans le but de les rendre imperméables à l’eau et douées d’une certaine élasticité. Il est plus convenable d’employer ces matières à chaud, afin qu’elles pénètrent plus profondément dans les pores des tissus qu’on soumet à leur action.
- Lorsqu’on soumet la graisse adiposole à une nouvelle distillation , on obtient un liquide oléagineux qui peut produire un beau poli lorsqu’on l’applique sur les peaux.
- 3° Dans la préparation de nouveaux engrais en combinant la tourbe , l’humus ou d’autres matières végétales avec diverses substances, telles que l’urine, le fumier d’étable , le sang, la sciure de bois, les cendres, etc. ( Repertory of patent inventions, avril 1852.)
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- PROCÈS-VERBAUX.
- 10 î
- Ciment pour raccommoder la porcelaine.
- Prenez 8 grammes de colle de poisson, arrosez-les avec de l’eau et laissez les ramollir, puis ajoutez-y assez d’alcool pour les couvrir, et dissolvez-les à une douce chaleur. Mélangez cetfe solution avec un soluté de 4 grammes de mastic dans 8 à 12 grammes d’alcool rectifié. Mélangez les deux liquides et agitez le tout avec 4 grammes de gomme ammoniaque, préalablement réduite en poudre fine et humectée ; puis évaporez au bain-marie jusqu’à consistance convenable pour faire le ciment, et conservez la matière dans un flacon. Lorsque l’on désire en faire usage, on plonge le flacon dans l’eau bouillante, et on applique le ciment, avec un petit morceau de bois, sur la porcelaine, qu’on a eu le soin de chauffer. On comprime ensuite les pièces jusqu’à ce que le refroidissement soit complet.
- On peut préparer une composition servant au même usage en dissolvant de la colle de poisson dans de l’acide acétique glacial, et réduisant le tout en consistance d’une gelée légère. Ce nouveau ciment peut être appliqué comme le précédent, et sans le secours de la chaleur. ( Pharmaceutical journal, février 1852. )
- LÉGISLATION INDUSTRIELLE.
- Acte du parlement anglais qui impose aux industriels l’obligation d’avoir des fourneaux consumant leur fumée.
- Cet acte, promulgué en 1851, portait que, à partir du 1er janvier 1852, toute fabrique , de quelque nature qu’elle soit (imprimerie, brasserie, fonderie, boulangerie, pompe à feu , fabrique de gaz , etc. ), placée dans l’intérieur de la cité, que la vapeur y soit ou non employée, devra être construite de manière à consumer la fumée que produisent ses fourneaux. Les [personnes qui contreviendraient à cet acte seront condamnées à une amende qui ne pourra excéder 5 livres ( 125 fr. ), ni être moindre de 40 sçhellings ( 50 francs ) par chaque jour de retard qu’elles auront mis à se conformer à ces dispositions.
- Extrait des procès-verbaux des séances du conseil d’administration de la Société
- d’encouragement.
- Séance du 9 février 1853.
- M. Dumas, président, occupe le fauteuil.
- Correspondance. M. Belleville, rue Rambuteau, 20, rappelle qu’en 1852 il a adressé à la Société une notice sur un générateur à vapeur inexplosible à vaporisation instantanée.
- Il annonce que depuis cette époque il a perfectionné et simplifié ce système, et fait
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- m
- PROCÈS-VERBAUX.
- connaître qu’un de ses appareils modifiés fait mouvoir l’usine de MM. Gandillot et comp., au port de la Briche, près Saint-Denis.
- M. Belleville désirerait qu’une commission de la Société d’encouragement vînt constater les résultats obtenus et les avantages que peut procurer le nouveau système sur l’emploi des chaudières à vapeur.
- M. Lemoine, à Rouen , expose les droits qu’il croit avoir à la priorité d’invention de l’emploi des toiles métalliques dans la machine à air dilaté à’Ericson.
- Tl annonce avoir pris, en 1847, un brevet de quinze ans pour une machine qu’il a fait construire à Rouen. Elle a fonctionné; mais, comme elle consommait beaucoup de combustible , il eut l’idée d’y employer un système de toiles métalliques pour arriver à se servir toujours du même calorique. Cette idée parut à M. Lemoine si féconde en bons résultats, qu’il la fit breveter le 2 septembre 1848.
- Pour lui, le résultat d’économie était certain et le problème résolu; mais sa machine était déjà construite, et il ne put qu’imparfaitement y adapter ce système. Comme dans cette machine l’air chaud était saturé d’humidité, il rencontra là un obstacle à cause de la condensation delà vapeur dans les toiles; il fallut reconstruire, do toutes pièces, une nouvelle machine.
- M. Lemoine, après avoir rendu compte des essais qu’il a faits, depuis cinq ans, pour découvrir un moyen simple d’utiliser la propriété si remarquable des toiles métalliques, appelle l’attention de la Société sur un dernier appareil qu’il a exécuté. Cet appareil fonctionne depuis six mois, et lui sert à démontrer la possibilité d’employer avec économie l’air chaud comme force motrice. M. Lemoine regarde son système de toiles métalliques comme plus simple que celui d’Ericson.
- Il dépose des plans et un mémoire qui, suivant lui, suffiront pour l’intelligence de son appareil.
- M. Barrai, membre du conseil, rappelle les titres de M. Franchot dans l’emploi de la force motrice de l’air dilaté par la chaleur.
- Les recherches de M. Franchot datent depuis au moins dix-huit ans. Ce ne fut cependant qu’en 1836 que furent publiés la description et les dessins d’une machine à air.
- « En donnant la description de cette machine j’exposais déjà, écrit M. Franchot dans sa communication à l’Académie des sciences , l’idée de l’échange de température entre un courant d’air froid arrivant au cylindre moteur et un courant d’air chaud venant dudit cylindre ; ces courants se croisaient étant séparés par des feuilles en tôle cannelée.
- « Ce ne fut que postérieurement, dans un brevet de 1838, que j’exposai l’idée plus heureuse de faire passer alternativement ces deux courants contraires dans le même canal, ajoutant qu’il serait bon que ce canal fût rempli de toile métallique ou de fragments de métal très-divisés pour emmagasiner la chaleur. Or cette idée , que je crois avoir le premier émise, paraît jouer un rôle capital dans l’économie de la machine d’Ericson. »
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- PROCKS-VERBAUX.
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- M. Barrai ajoute que c’est à M. Franchot qu’on doit la lampe dite à modérateur, dont l’emploi est général et à laquelle il aurait été juste de donner le nom de son auteur.
- M. Toutey, cultivateur, au Château-cle-Vaux, commune de Feuchères, près Bar-su r-Seine ( Aube ) , fait connaître qu’il est inventeur d’une turbine à air qui, dans les localités éloignées des cours d’eau, peut être appliquée à la mouture du blé.
- M. Lussereau, mécanicien de la maison impériale de Charenton, annonce avoir fait subir à son appareil de sièges d’aisaneCS inodores, divers changements ayant pour objet d’apporter, dans la construction de son appareil et dans le mécanisme , plus de simplicité et d’économie.
- M. Paul Dumesnil, boulevard Beaumarchais, 7, adresse un- échantillon de pierre factice propre à la construction des bâtiments.
- M. Perousset, maire de Brandon, arrondissement de Mâcon ( Saône-ët-Loiré ), rappelle qu’à la date du 28 décembre 1852 il a adressé à la Société, de la part de M. Claude Forest, chef d’un atelier agricole existant dans sa commune , un paquet renfermant plusieurs pièces tendant à lui faire obtenir une récompense qu’il mérite par ses talents et son zèle.
- M. Rorel, libraire, offre à la Société un ouvrage intitulé Manuel complet du physicien préparateur, par M. le docteur Fau et M. Charles Chevalier.
- M. Frédéric Kuhlmann , au nom de la chambre de commerce de Lille, adresse une lettre dont, la teneur suit :
- Lille, le 27 janvier 1853.
- « Monsieur le président,
- « La chambre de commerce de Lille, dans l’intention de donner Une destination digne de leur origine à des bronzés provenant de canons pris sur les Russes et les Autrichiens à la bataille d’Austerlitz, et qui sont restés sans emploi dans l’hôtel des monnaies , a décidé qu’ils seraient consacrés à l’érection d’un monument dédié à l’empereur Napoléon Ier, pour perpétuer le souvenir des actes législatifs par lesquels il a provoqué la création, en France, du sucre de betterave et de’la filature mécanique du lin, industries qui, l’une et l’autre, ont contribué puissamment à la prospérité publique.
- « Elle a pensé que le monument dont il s’agit aurait le caractère d’une manifestation nationale, en même temps qu’il serait l’expression de la reconnaissance des populations industrielles et agricoles du nord de la France.
- ce La chambre de commerce , pour aviser aux moyens d’exécution, a nommé une commission composée d’hommes qui, par leur dévouement aux intérêts publics, leur haute position dans l’administration oü l’importance et la spécialité de leur industrie, lui ont paru les mieux placés pour la seconder dans la réalisation de ses vues.
- « Cette commission est composée de membres honoraires pris dans les cadres administratifs, de membres résidants domiciliés dans l’arrondissement de Lille et de membres correspondants choisis dans les diverses parties de la France où les industries du sucre et du lin ont acquis le plus de développement, tous agissant au même titre et avec les même» attributions.
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- PROCÈS-VERBAUX.
- « J’ai l’honneur de vous informer que la chambre de commerce vous a désigné pour faire partie de la commission, en qualité de membre honoraire.
- « La chambre espère pouvoir compter sur votre concours personnel et sur celui de la Société d’encouragement dont l’appui sympathique se traduirait d’une manière très-heureuse par un vote qui augmenterait les ressources de la souscription destinée à assurer l’exécution du monument.
- « Agréez , monsieur le président, l’expression de mes sentiments de haute considération.
- « Le président de la chambre de commerce,
- « Signé Fred. Kuhlmànn. »
- M. le président fait observer que M. le ministre de l’intérieur est président de la commission du monument. Il ajoute que la chambre de commerce de Lille n’est pas dirigée, dans la demande qu’elle adresse à la Société d’encouragement, par l’embarras de couvrir les dépenses qu’entraînera l’érection du monument projeté , les offres dépassant les sommes jugées nécessaires; mais c’est l’adhésion de la Société d’encouragement qui est demandée.
- M. E. Clerget, artiste ornemaniste, rue de la Fidélité, 17, annonce que M. le ministre de l’intérieur, sur la proposition de M. le directeur des beaux-arts, a bien voulu lui confier la mission de se rendre en Angleterre pour y examiner la situation de l’art ornemental, c’est-à-dire étudier les institutions ayant pour objet et pour but le développement et le progrès des beaux-arts appliqués à l’industrie dans les trois royaumes.
- Désirant remplir cette mission avec toute l’étendue qu’elle comporte et n’osant se fier à la seule impulsion de son désir de bien faire, M. Clerget prie la Société de lui accorder l’appui de ses conseils et de ses recommandations , afin que , soutenu par son autorité et ses lumières, il puisse remplir dignement et avec fruit la mission qui lui est confiée.
- M. Jules Lenne , fabricant de porcelaines , à Limoges , adresse quelques spécimens de ses produits céramiques en porcelaine ou biscuit, avec application d’émaux métalliques translucides , à basse température , leur servant de couverte. Il demande que la Société fasse examiner le mérite de sa découverte.
- M. Louvet, domicilié dans l’usine de M. Cottard, à Soissons (Aisne), annonce avoir introduit dans l’industrie du tannage une nouvelle méthode qui a pour but d’accélérer les opérations.
- M. Salamlle, à Alger, dans la pensée que la Société a proposé un prix pour la conservation des blés, décrit les procédés qui lui sont propres et qu’il pense pouvoir atteindre le but proposé.
- Bapports des comités. Au nom de la commission des beaux-arts appliqués à l'industrie, M. Gourlier lit un rapport sur les communications de M. Lecoq de Boisbaudran , de M. Jobard et de Mme Cave', relatives à l’enseignement du dessin.
- La commission propose 1° de remercier respectivement M. Jobard, M. de Boisbaudran et Mme Cavé de leurs communications ; 2° de féliciter chacun d’eux de l’idée
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- PROCÈS-VERBAUX.
- 105
- qu’ils ont conçue des avantages qu’on pouvait tirer d’une culture spéciale de la mémoire des yeux et aussi des moyens employés à cet effet; 3° de féliciter Mme Cave et M. de Boisbaudran des travaux d’application auxquels ils se sont respectivement livrés à cet effet et des résultats remarquables qu’ils ont obtenus ; 4° de les engager à continuer leurs utiles travaux, de les assurer de l’intérêt avec lequel la Société apprendra qu’ils en ont fait faire des applications spéciales à l’enseignement des arts industriels ; 5° enfin de décider l’insertion du rapport dans le Bulletin, comme un moyen de publicité de ces travaux et de la satisfaction de la Société. ( Approuvé. ) ( Voy. pliis haut, p. 71. )
- Au nom de la même commission , M. Gourlier fait la proposition suivante : Lorsqu’une école industrielle aura réclamé l’examen de la Société et aura été jugée digne de ses encouragements par la nature de son enseignement et le mérite des travaux de ses élèves, il pourra être distribué à ces derniers, aux époques et suivant les formes qui seront ultérieurement déterminées, une ou plusieurs médailles d’encouragement accompagnées, s’il y a lieu, de livres ou d’objets dont la valeur sera fixée.
- Après une discussion, le conseil prend cette proposition en considération et la renvoie à l’examen du bureau et de la commission des fonds.
- Communications. — Poids et mesures. M. Silbermann, conservateur du Musée des arts et métiers, communique une note sur la vérification des mesures et des poids envoyés aux États-Unis d’Amérique par la France.
- «Le gouvernement des Etats-Unis, à la sollicitation de M. Vattemare, a envoyé à la France une belle collection de poids et mesures , que M. le docteur Bâche , intendant général des poids et mesures de l’Union, a bien voulu vérifier lui-même.
- «A cette collection étaient jointes deux balances, chefs-d’œuvre de précision.
- «En échange de ce présent, le gouvernement français a voulu donner à celui des États-Unis une collection complète des mesures du système métrique, aussi exactement vérifiée , afin de rapprocher le moment si désirable pour les intérêts commerciaux , où un seul système de mesures serait employé par les deux pays.
- « Aux mesures commerciales et usuelles on a joint quatre modèles de balances adoptées dans le service des bureaux de vérificateurs et les autres appareils de vérification ; on y a ajouté des types du mètre, du kilogramme et du litre, dont j’ai fait la vérification en les comparant aux prototypes du commerce déposés au Conservatoire.
- «Pour légitimer nos types , je rapporte ici les résultats que j’ai obtenus en comparant ces types avec ceux des Archives ; j’ai trouvé 1° que les 2 mètres en platine ne diffèrent pas de de millimètre l’un de l’autre à 10 degrés, 2° que le kilogramme en platine du Conservatoire vaut, dans le vide, 1000gr,00388 , tandis que , dans l’air, à 752 millimètres de pression, dont 9mm-,305 de tension hygrométrique et l’air à 15°,7, il ne pesait que 9998r,999, le prototype des Archives valant 1000.
- « Cette correction a été établie sur le volume des deux poids; ces deux volumes sont, pour le kilogramme des Archives, = 48cc-,6973, et pour celui du kilogramme du Conservatoire, 52cc',3220.
- CinquamU-deuxihne omise. Février 1853. 14
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- PROCès-VERBAl't.
- «Pour déterminer ces deux volumes, je me suis servi d’un instrument de nos collections, fait exprès par Gambey pour mesurer les dimensions linéaires des kilogrammes.
- « Les types destinés aux États-Unis étaient 1° un mètre , un kilogramme doré et un litre, le tout en laiton et exécuté par Gambey; 2° un mètre exécuté par M. Brunner, d’après la forme que je lui ai indiquée.
- « J’ai d’abord comparé le mètre de Gambey à la glace fondante sur l’appareil suivant.
- «Il m’avait été accordé de faire construire, chez M. Brunner, un comparateur spécial pour le mètre ; je Fai fait faire à deux leviers, l’un servant de heurtoir et l’autre conduit par une vis micrométrique servant de terme ; les deux leviers ainsi que la vis micrométrique accusent de millimètre. Ces leviers n’appuient contre les bouts du mètre qu’avec une force de 5 grammes.
- « Pour assurer l’invariabilité de l’axe de ces deux leviers , la règle en bronze qui les retient porte une règle en platine de meme longueur qu’elle ; ces deux règles sont solidement Fixées, l’une à l’autre, à l’une de leurs extrémités, tandis que les deux autres, libres, forment un thermomètre de Borda à levier permettant d’apprécier ^ de degré de température. Voici comment je me suis servi de cet appareil :
- « Ayant d’abord placé le prototype en platine entre les deux leviers, sur la règle supérieure , et en contact avec les extrémités des petits bras de chacun de ces leviers, garnissant le tout de glace fondante, on ramena les deux leviers à leur ligne de foi, et, quand il n’y eut plus de variation depuis une heure et que, pendant ce même temps, le thermomètre de Borda fut resté fixe, on nota la position du vernier de la vis et la division du thermomètre.
- «Puis on remplaça le prototype par le mètre à comparer qu’on avait placé dans la glace, à côté du précédent. On procéda pour ce dernier comme pour le premier, et, quand le thermomètre fut redevenu fixe au même point, on fit la lecture, et on la compara avec la précédente ; le résultat de la comparaison donna la différence qui existait entre les deux mesures , d’où l’on lira la longueur absolue du mètre comparé. Ce mètre = 1™,0002992.
- « Le mètre type que j’ai fait construire est en acier fondu parfaitement recuit ; il est à bout comme le précédent ; mais de l’une des rives j’ai fait un mètre à trait en rapportant à chaque extrémité un petit prisme en acier vissé sur la tranche et ne la couvrant que dans la moitié de sa largeur. Pour rendre celle jonction visible après le poli, on a préalablement interposé une lame d’or d’environ de millimètre d’épaisseur. De celte sorte, le mètre à trait est limité par les extrémités mêmes du mètre à bout, mais avec cet avantage, que la limite est une ligne géométrique formée par le contact de deux métaux de couleur différente.
- « Ce mètre en acier a été placé sur une règle en bronze à laquelle il a été fixé par l’un de ses bouts pour constituer ensemble un thermomètre de Borda par la division tracée vers l’extrémité libre du mètre, et en regard d’un vernier tracé sur l’un des guides fixés latéralement contre la règle de bronze ; le vernier donne les ~ de milli-
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- mètre. Une pareille division et un pareil système de guides se trouvent au bout fixe , pour servir dans le cas où la cheville qui les relie viendrait à se déplacer.
- a Ce mètre a été comparé, comme le précédent, avec le prototype en platine et à la glace fondante. A la fin de celte comparaison , on a lu la coïncidence aux deux ver-niers; puis le mètre a été porté à l’eau bouillante, la coïncidence a encore été lue ; de la différence 0mm,62 entre ces deux lectures , on peut tirer la formule qui indiquera la température du système pour chaque lecture nouvelle. Mais ce qu’il importe le plus de connaître, c’est la longueur absolue du mètre qui correspond à ces lectures, ce que donnera la connaissance du coefficient de dilatation de l’une de ces règles ; les deux précédentes lectures donnent seulement la différence de dilatation entre elles pour 100 degrés.
- <c Voici comment j’ai déterminé non-seulement le coefficient de l’une d’elles, mais des deux, et comment a été faite la contre-épreuve :
- «Pendant que le mètre a été comparé au prototype à la glace fondante , et au moment de la première lecture des deux verniers, j’ai porté sur chacune de ces règles les
- deux pointes d’un compas à verge en acier, comprenant 1 mètre entre elles. Celte rè-
- gle séjournait dans une auge en bois pleine de glace fondante ; les pointes du compas traversaient librement son fond pour permettre le pointage sans sortir le compas de la glace.
- «Ce pointage est de nouveau répété sur les deux règles après la lecture faite aux deux verniers à l’eau bouillante.
- « Mesurant ensuite la distance entre les deux points faits à chacune des extrémités des deux règles, au moyen du microscope que fait mouvoir la vis micromélrique du comparateur, on trouve
- que la dilatation absolue du bronze a été de 0° à 100 degrés....................lDim,7030
- que la dilatation absolue de l’acier a été de 0° à 100 degrés....................lmm,0502
- « Ainsi ces deux mètres, égaux à 0°, différaient entre eux, à 100 degrés, de 0mm,6528
- «Pour comparer cette différence à celle lue précédemment aux verniers du système, il faut savoir que, du centre de la cheville qui relie les deux règles jusqu’au 0 du vernier des bouts libres, il n’y a que 954 millimètres. Or, si la différence précédente était réduite dans la proportion de 1000 à 954, on aurait 0mm,6225 pour valeur correspondante à la lecture 0mm,G2 ; ces deux quantités étant égales , la contre-épreuve justifie, dans sa limite d’appréciation, l’exactitude de la détermination directe.
- «Tous les éléments étant connus, on peut établir la formule de correction de Ce mètre, pour assigner sa longueur absolue à chaque nouvelle lecture des verniers.
- «Passons maintenant à la comparaison du kilogramme en laiton doré.
- « Cette comparaison a été faite dans l’air, j’ai rapporté les pesées au vide par les formules connues; mais je tenais à vérifier ce résultat d’une manière directe; or, mes appareils n’ayant pas été prêts à temps , j’ai dû opérer sur un autre kilogramme en tout Semblable au précédent qui était expédié.
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- « Ma disposition consiste en une petite cloche en verre surmontée d’un robinet en cuivre : la cloche contient environ 200 centimètres cubes; elle repose sur un disque de glace dépoli. Au lieu de lut gras pour tenir le vide, j’ai employé le procédé de M. Poinsot, chimiste au Conservatoire, et qui consiste à enceindre le bord de la cloche et sa tranche rodée, par une bague de caoutchouc vulcanisé.
- « Une deuxième cloche , en tout pareille à la première , sert à contenir le contrepoids.
- «La cloche contenant le contre-poids est mise dans l’un des bassins de la balance , et l’autre cloche renfermant le prototype est portée dans l’autre bassin. On dispose d’avance les poids pour les pesées; ensuite on joint les deux robinets, par des tubes de verre et des ligatures, à un tube en croix muni de quatre robinets , dont deux servent de garde aux deux cloches, puis le troisième pour la communication avec une machine pneumatique, et enfin le quatrième, communiquant à un réservoir d’hydrogène sec.
- « On fait d’abord le vide d’air dans les deux cloches, puis on les laisse se remplir d’hydrogène sec, et enfin on fait le vide sur l’hydrogène. Dans ce cas, le poids du gaz qui reste dans chaque cloche est impondérable , et les poids qui y sont placés peuvent être considérés comme étant dans le vide absolu, eu égard surtout au poids du gaz déplacé.
- « Après que les deux bassins chargés auront été parfaitement équilibrés , on rétablit les communications avec les tubes précédents, on rend l’air aux cloches, puis on retire le prototype pour lui substituer le kilogramme à comparer, en refaisant le vide comme la première fois et au même degré, et en rétablissant l’équilibre.
- «L’identité entre ce second poids et le précédent, démontrée par l’invariabilité de l’équilibre , a été parfaite , c’est-à-dire au-dessous de i milligramme qu’accusait la balance, et les deux méthodes se sont contrôlées l’une par l’autre.
- « Il est inutile d’indiquer comment j’ai comparé les mesures de capacité, puisque je n’ai employé que la méthode connue.
- « De ce travail, et d’un précédent fait avec MM. Alfonso et Froment, sur la comparaison des types pour l’Espagne , comparaison qui a été faite ensuite à l’Observatoire , il résulte 1° que les trois mètres officiels , le prototype déposé aux Archives en l’an vn, celui du commerce fait en l’an vu et déposé au Conservatoire, et celui déposé en 1806 à l’Observatoire, sont tous trois égaux à moins de 7-™- de millimètre; 2° que les trois kilogrammes en platine des mêmes établissements sont égaux dans l’air, à moins de 1 milligramme, mais qu’ils diffèrent un peu plus entre eux dans le vide, où ils devraient être égaux. »
- Pyromètre à gaz. M. Sübermann, continuant de porter la parole, lit une note sur un pyromètre à gaz de son invention.
- Les instruments employés à la détermination des hautes températures, au moyen de la dilatation des gaz , se composent , en général, d’un réservoir en verre pour les
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- températures de 350° à 400°, ou bien d’un réservoir métallique pour des températures plus hautes que les précédentes.
- Lorsqu’on se propose d’apprécier, par la dilatation d’un gaz, la température correspondante , tantôt on perd le gaz dilaté , ou bien on le jauge ; tantôt on conserve au gaz dilaté son volume primitif en laissant s’accroître sa force élastique, et dans ce dernier cas il faut opérer à des températures impuissantes à ramollir la matière du réservoir.
- Le pyromètre que je propose et que j’ai fait construire pour des expériences entreprises de concert avec M. Jcicquelain se distingue des appareils précédents en ce qu’il permet 1° de conserver la totalité du gaz contenu dans le réservoir ; 2° d’exposer tout le gaz au foyer de chaleur ; 3° d’augmenter, à mesure du besoin , la capacité du réservoir de manière à maintenir constamment le gaz emprisonné à la pression extérieure.
- C’est par l’accroissement de volume du gaz, traduit en'dehors par l'agrandissement de capacité du réservoir, que l’on trouve la température correspondante.
- Dans ce cas, un degré de l’instrument représente, à toutes les températures, un même accroissement de volume. En d’autres termes, l’échelle thermométrique peut devenir constante dans des limites très-rapprochces de la vérité, si l’on néglige les variations de dilatation du réservoir aux diverses températures.
- Ce pyromètre se compose de deux parties distinctes, l’une formée par deux tubes concentriques, et l’autre représentée parla, portion micrométrique.
- Les deux tubes concentriques sont fermés d’un même côté; l’intérieur glisse librement dans le tube extérieur, avec un jeu d’environ l/10e de millimètre.
- Ce mouvement permet d’agrandir à volonté la capacité du réservoir. Quant à la fermeture hermétique de ce réservoir variable , on l’obtient au moyen d’une boîte à étoupe traversée par le tube intérieur, et qui se trouve elle-même soudée à l’orifice du tube extérieur.
- D’autre part, l’appareil micrométrique est formé d’un tube de laiton portant, suivant sa longueur, une règle divisée.
- Le long de la rive graduée de cette règle , le tube de laiton se trouve fendu de manière à permettre au vernier, que supporte la tête du tube intérieur, de parcourir cette fente.
- L’une des extrémités du tube de laiton enveloppe la boîte à étoupe et s’y fixe solidement par des vis ; l’autre extrémité porte une armature dont le collet retient la tête d’une vis de rappel que fait mouvoir une manivelle.
- La partie filetée de cette vis s’engage dans un écrou formant la tête du tube intérieur, et, suivant le sens du mouvement transmis par la manivelle, on peut retirer ou enfoncer ce tube intérieur, c’est-à-dire augmenter ou diminuer à volonté le réservoir à gaz.
- La fixité du vernier sur la tête du tube intérieur a pour effet utile de forcer ce dernier à se mouvoir en ligne droite.
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- Quant à l’appareil tout entier, il est vissé, par les deux Louis du tube de laiton, sur un étrier à charnière posé à l’extrémité d’un tube vertical retenu dans une douille à pied plombé.
- Par ce mécanisme, on peut élever ou abaisser l’appareil, et même lui donner une inclinaison quelconque.
- Il me reste maintenant à décrire deux pièces importantes pour lé remplissage de l’appareil et pour maintenir le gaz dont il a été chargé à une pression constante.
- En arrière de la boîte à étoupe et sur le tube extérieur, on a soudé deux douilles diamétralement opposées , l’une supérieure et l’autre inférieure à ce tube. Celle-ci reçoit un tube en cuivre coudé à angle droit, afin d’établir la communication entre la source de gaz purifié et le réservoir du pyromètre , par l’intermédiaire de l’espace annulaire.
- Dans l’autre douille vient s’engager l’extrémité d’un tube recourbé en U, fonctionnant d’abord comme tube d’échappement du gaz excédant introduit dans l’appareil et ensuite comme tube manométrique, complétant la fermeture de ce réservoir au moyen d’une colonne de mercure dont les deux niveaux avertissent des différences de pression entre l’air extérieur et le gaz emprisonné.
- Afin de garantir de l’oxydation et, par conséquent, de la fusion le tube extérieur, on a entouré d’une gaîne en platine longue de 30 centimètres la partie de ce tube qui devait rester exposée au feu; l’autre portion, de 35 centimètres, n’a pas été revêtue, attendu qu’elle ne s’échauffe pas assez pour s’oxyder.
- Ce tube extérieur a 2 centimètres de diamètre et 1 millimètre d’épaisseur. Quant aux tubes concentriques, ils sont tous deux en fer embouti de M. Palmer.
- Observations de M. Jacquelain sur la note précédente.
- D’après la description que M. Silbermann a faite de son pyromètre à gaz, on a compris que l’important avantage de cet appareil est de présenter un réservoir à capacité variable, à mesure que le gaz confiné se dilate.
- Il suit de là qu’à toutes les températures
- 1° La force élastique du gaz est constamment ramenée à la pression extérieure;
- 2° Que le tube-enveloppe n’est point exposé à se déformer par suite d’une diminution ou d’un excès de pression dans le réservoir ;
- 3° Que les causes de fuite sont, pour ainsi dire, écartées;
- 4° Que l’allongement du cylindre de gaz confiné s’exprime , pour chaque température, par une même longueur de l’échelle thermométrique parcourue par le 0 du vernier ;
- 5° Enfin, comme à toutes les températures on conserve la totalité du gaz primitivement mesuré, il en résulte que les modules de dilatation correspondent à des unités de l'échelle assez longues pour en faire l’évaluation avec une précision suffisante.
- Je dois dire aussi que notre intention ayant été de fixer, à 2 ou 3 degrés près , le
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- point de fusion d’une longue série d’alliages, on a cru , tout d’abord , inutile d’avoir égard aux coefficients de dilatation du métal, dont les tubes concentriques sont formés.
- Pour mener à bonne fin des expériences de ce genre , toujours longues et fort dispendieuses , nous n’avons pas hésité à préférer le fer au platine , comme matière première de moindre valeur et capable de résister à de très-hautes températures.
- Pourtant c’est l’emploi du fer qui a fait surgir les difficultés dont j’entretiens la Société.
- Après la construction de l’appareil, nous nous sommes appliqués à en examiner toutes les parties que le gaz devait toucher, à les nettoyer par frottement avec de l’alcool, puis à les sécher par un courant d’air chaud.
- Ce nettoyage terminé, notre premier soin a été d’assurer la fermeture complète et durable de la boite à étoupe.
- Le seul moyen qui nous ait réussi, c’est l’emploi d’une mèche de chanvre assez longue dont tous les brins étaient rendus solidaires en les imprégnant d’un mastic en fusion composé avec 75 de cire blanche et 25 de suif.
- Cette mèche étant enroulée sur l’extrémité antérieure du tube faisant office de piston, l’on enfilait, en avant cle cette mèche, un anneau cylindrique de caoutchouc sulfuré , puis on essayait de faire mordre la vis, et l’on continuait de serrer avec les mâchoires d’une tenaille.
- A la suite de ces dispositions préliminaires, ou s’est occupé de remplir l’appareil tantôt d’oxyde de carbone, tantôt de gaz hydrogène parfaitement secs et purifiés. Il va sans dire que l’on maintenait la circulation du gaz dans l’appareil jusqu’à certitude d’avoir expulsé la totalité de l’air.
- Alors on plongeait le réservoir soit dans la glace londante, soit dans la vapeur d’eau bouillante, sans changer la pression ; ou bien encore on faisait varier la pression, sans changer la température du réservoir. Dans tous les cas , nous avons pu constater avec satisfaction 1° que le pyromètre gardait rigoureusement ces deux gaz à 0°, à 100°, sous la pression intérieure de 80e, pendant 24 , 48 et 96 heures ; 2° que la marche du piston s’accordait parfaitement avec les variations de volume du gaz confiné dans le réservoir.
- Cette harmonie entre l’observation et le calcul prouvait, en outre , la régularité du calibrage des tubes concentriques.
- Satisfaits de ces premiers résultats, il nous a paru présumable, à fortiori, que le pyromètre fonctionnerait encore avec la même précision lorsqu’au lieu de maintenir le gaz sous la pression de 82e on le ramènerait sans cesse à la pression extérieure.
- Dans cette persuasion , nous avons étudié la marche de l’appareil, aux températures les plus élevées, sans compromettre pourtant les cinquante alliages préparés depuis longtemps.
- Mais notre surprise fut grande, pendant cinq séances consécutives, lorsque nous vimes fidèlement se reproduire l’anéantissement du gaz confiné.
- Comme nous avions concentré toute notre attention sur les moyens d’obtenir une
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- fermeture hermétique et durable, nous demeurâmes convaincus que des fuites insaisissables à 0°, à 100° pouvaient devenir très-évidentes au rouge-bianc.
- Mais , en opérant sur un volume considérable de gaz hydrogène mis en communication permanente avec le réservoir et le soutenant à une haute température pendant quatre heures , nous avons observé , de la manière la plus décisive , que le fer absorbait de l’hydrogène en telle proportion , que , pendant cette seule séance , une surface à environ 200 centimètres des tubes concentriques a condensé 1\5 d’hydrogène.
- Ce fait inespéré nous causa d’abord une impression pénible ; mais en peu d’instants une inspiration soudaine réveilla mes souvenirs d’expériences passées.
- Je me rappelai avoir constaté, puis annoncé dans un mémoire sur les anthracites publié en 1840, t. 74, p. 200, Annales de chimie et de physique, que le potassium absorbe rapidement l’hydrogène pur; que dans un autre travail inédit, commencé en 1843, avec le mémoire de la sulfamide, j’avais encore constaté l’absorption de l’hydrogène par le fer chauffé â la température du rouge-blanc.
- Ce fer hydrogéné, sans perdre beaucoup de sa malléabilité, présentait l’éclat et presque la blancheur de l’argent.
- Pour moi tout s’expliquait. Ce qui venait de nous paraître étrange n’était que très-ordinaire, quoique nouveau, et de plus se trouvait mis hors de doute avec l’appareil de M. Silbermann.
- Je ne voudrais pas entretenir plus longtemps la Société d’un travail incomplet ; je demande donc la permission d’ajourner la communication de faits curieux et qui m’ont paru se rattacher à des industries du premier ordre.
- Quant aux expériences que nous poursuivons, M. Silbermann et moi, nous nous ferons un devoir de les faire connaître à la Société , aussitôt qu’elles mériteront de fixer l’attention de ses membres.
- M. le président témoigne à M. Silbermann, ainsi qu’à M. Jacquelain, tout l’intérêt que la Société attache aux communications qui viennent de lui être faites.
- PARIS. — IMPRIMERIE DE Mme Ve BOUCHARD-HUZARD, RUE DE L’ÉPERON, 5.
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- (IJÿliffiïE-MlMtlE MME, (N° DLXXXY.) mars 1853.
- BULLETIN
- DE LA
- vSOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- Séance générale du 9 mars I 852.
- La Société d’encouragement pour l’industrie nationale s’est réunie, le mercredi 9 mars 1853, en assemblée générale, à l’effet de procéder à la distribution des prix remportés dans l’année 1852 , et d’entendre la lecture des programmes des nouvelles questions de prix que, dans l’intérêt des constructions, le conseil d’administration a jugé utile de mettre au concours.
- Ces prix, au nombre de cinq, sont d’une valeur de 19,000 fr., savoir :
- 1° Pour la rédaction d’une instruction générale contenant l’indication des diverses sortes de matériaux naturellement ou artificiellement incombustibles, de leur nature, de leurs dimensions habituelles , de leur application la plus
- convenable, de leurs prix, etc.................................. 2,000 fr.
- 2° Pour tous nouveaux procédés, nouvelles espèces de matériaux ou nouveaux modes de construction susceptibles de
- produire l’incombustibilité..................................... 3,000
- 3° Pour un procédé propre à faire reconnaître les matériaux et bétons qui résistent à l’action de l’eau de mer. . . 2,0Ü0
- -4° Pour la découverte de chaux hydrauliques ou de pouzzolanes artificielles possédant les mêmes qualités pour les constructions sous-marines, égales aux chaux hydrauliques et
- pouzzolanes naturelles. ........................................ 2,000
- 5° Pour l’emploi de chaux hydrauliques ou pouzzolanes, matériaux artificiels, dont la résistance aura été constatée par
- une expérience de huit années...................................10,000
- Totai....................... 19,000
- Cinquante-deuxième année. Mars 1853, 15
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- CONSEIL DADMINISTRATÏON.
- La séance a été ouverte à sept heures et demie du soir, sous la présidence de M. le sénateur Dumas, membre de l’Académie des sciences.
- M. le baron Charles Dupin, sénateur, membre de l’Académie des sciences et de l’Académie des sfcien'ces inorales et politiques, secrétaire, a lu le rapport suivant sur les résultàts dès eoiïcohrë ouverts ÿtour l’année 1852.
- CONCOURS.
- Compte rendu du résultat des concours ouverts par la Société pour l'année 1852; par M. le baron Charles Dupin, secrétaire.
- Messieurs, les industries dont la Société d’encouragement désirait surtout le progrès ont présenté des travaux qui répondent à vos sacrifices, à vos désirs, à vos espérances.
- Mais le temps est un élément nécessaire pour apprécier les résultats qu’on est en droit d’attendre et pour proportionner les récompenses à la valeur des solutions plus ou moins fidèles aux programmes que vous avez publiés.
- Par exemple, pour porter un jugement sur les questions mises au concours pour la conservation de la viande, sans employer le fumage ou la salaison, ainsi que pour celle du lait, des œufs, des fruits et des légumes, votre conseil d’administration a du faire des expériences, des essais nombreux et répétés ; il a dû s’abstenir de se prononcer avant d’avoir mûrement apprécié ce que les procédés nouveaux peuvent offrir d’avantageux pour l’économie domestique et pour l’approvisionnement de notre marine.
- Les commissaires de la Société, en attendant qu’ils puissent résumer dans un rapport général l’ensemble de leurs investigations et de leurs expériences, ont signalé à l’attention du conseil d’administration les travaux de concurrents qui déjà méritent une mention spéciale. C’est ainsi que la Société a publié, par la voie de son Bulletin, les modifications apportées par M. Man-sonnier au procédé à’Appert; le mode de conservation du lait, si heu-reuseiîient mis en pratique par M. de Lignac; les procédés de M. Willaumez, de Lunéville, qui a fait faire des progrès réels à l’art de préparer les conserves alimentaires.
- Votre conseil d’administration avait espéré faire connaître, dès aujourd’hui, son opinion sur le résultat du concours ouvert pour la construction d’une machine à battre les céréales. Il avait chargé M. Philippar de rendre compte de ce concours, lorsqu’une mort prématurée et bien regrettable est venue l’enlever à l’affection de ses collègues, à ses études fructueuses ainsi quh ses expériences d’un si grand intérêt pour l’agriculture.
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- CONCOURS.
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- M. le comte de Lambel, dont la Société aime h rappeler les travaux et les connaissances, s’était empressé d’offrir son concours pour suppléer, dans la mission de rapporteur, M. Philippar, dont il avait été souvent le collaborateur dans l’examen des nombreux documents adressés par suite de l’appel fait par la Société.
- Malheureusement la mort n’a pas permis à M. le comte de Lambel de remplir la tâche qu’il s’était imposée : il a succombé au moment où son utile coopération allait ajouter un nouveau titre aux travaux qui recommandent si puissamment sa mémoire au souvenir de ses collègues.
- Le comité d’agriculture et celui des arts mécaniques soumettront à l’appréciation du conseil d’administration les résultats de l’examen appuyés de l’opinion émise par ces deux honorables collègues.
- La valeur des prix à décerner pour encouragements de l’agriculture s’élève à 30,000 francs proposés en 1852 et dans les années précédentes. Quant au jugement à porter sur les améliorations auxquelles les questions posées dans les programmes ont donné lieu, une année ne peut pas suffire ; mais le comité d’agriculture poursuit les expériences qui sont nécessaires avec tout l’intérêt que mérite l’importance des questions mises au concours. Dès à présent, il en est une, Y Histoire critique et raisonnée de la production chevaline dans une ou plusieurs régions de la France, qui nous présente une solution satisfaisante. M. Huzard fera le rapport sur ce concours.
- Dans la séance générale du deuxième semestre de 1853, les comités des arts mécaniques , des arts chimiques et économiques présenteront leurs rapports sur les concours dont la clôture est prononcée.
- Photographie.
- Dès 1839, la Société d’encouragement ouvrit un concours pour provoquer des perfectionnements dans cet art nouveau.
- La Société a clù s’applaudir de son initiative ; les prix qu’elle avait proposés ont été vivement disputés. Nous avons été très-heureux de les décerner aux concurrents qui les avaient mérités, et de distribuer des médailles, des encouragements à ceux qui s’étaient approchés du but, à ceux même dont les travaux, sans être spécifiés dans les programmes , semblaient dignes de concourir.
- Le conseil d’administration , fidèle interprète des intentions de la Société, a voulu , par de nouveaux concours, ajouter encore au progrès de la photographie.
- Une commission spéciale, pénétrée de ces intentions, pour établir des
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- CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- questions dont la solution conduisit à de tels progrès, a fait un appel aux lumières des personnes qui se sont dévouées aux études et à l'expérimentation des procédés photographiques.
- De ces conférences pleines d’intérêt résulte un programme qui pose des questions en rapport avec les besoins de l’art :
- En premier lieu, relativement aux épreuves sur papier ou sur toute autre substance non métallique;
- En second lieu, relativement aux épreuves sur métal;
- En troisième lieu, pour atteindre au plus grand progrès désirable, un grand prix de 5,000 francs est offert à la reproduction des objets avec leur couleur véritable.
- La Société avait imposé pour condition que tous les procédés devaient être pratiques et d’un résultat certain.
- Ce concours a produit des résultats qui mériteront à leurs auteurs les récompenses de la Société : quelques expériences restent à faire ; aussitôt qu’elles seront achevées, la commission exposera les motifs qui l’auront guidée dans ses propositions de prix et médailles.
- Don de M. Christofle.
- M. Christofle a mis à la disposition de la Société , dont il est membre , et cela pendant cinq années consécutives, une somme de 1,000 francs.
- Avec l’assentiment du donateur, la Société a décidé que cette somme annuelle de 1,000 francs serait répartie
- 1° Entre les inventeurs dont les ressources personnelles ne suffisent pas pour s’assurer la propriété d’une invention par voie de brevet ;
- T Entre ceux dont la position ne leur permettrait pas de faire le versement de la seconde partie de la taxe sur les brevets ;
- 3° Entre les personnes dont les inventions ou perfectionnements auraient été l’objet de rapports favorables, et qui, par leur situation, mériteraient un encouragement pécuniaire.
- Pour apprécier la validité des inventions et des perfectionnements, la mission était délicate, en vue de la loi de 1844, qui régit les inventions et découvertes. Néanmoins, d’après les faits exposés et en consultant la position des auteurs et leur demande d’une subvention pour payer la première annuité d’un brevet, le conseil d’administration a jugé que cinq d’entre les concurrents ont rempli les intentions du donateur.
- À l’égard de la seconde catégorie, trois personnes ont mérité de participer au bénéfice de la répartition du don de M. Christofle.
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- CONCOURS.
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- Une seule personne se trouve comprise dans la troisième catégorie ; c’est l’auteur d’un procédé de réparation partielle du tain des glaces, procédé que la Société a récompensé par sa médaille d’argent.
- Le conseil d’administration a pensé qu’il était utile de tenir en réserve un dixième de la somme annuelle, afin de répondre aux circonstances imprévues qui pourraient se présenter. On a considéré que les généreuses dispositions de M. Christofle sont encore trop peu connues ; lorsqu’elles auront reçu toute la publicité qui leur est due, elles donneront certainement lieu à des demandes plus nombreuses et non moins dignes d’intérêt. On se réserve le moyen d’y faire droit.
- Récompenses aux élèves des écoles industrielles.
- Dans un rapport fait par M. Théodore Olivier, au nom d’une commission spéciale, sur la création d’une commission permanente des beaux-arts appliqués à l’industrie, il s’exprime ainsi :
- « Vous n’ignorez pas que la Société d’encouragement a, d’après ses statuts, la haute mission de récompenser les efforts tentés en vue du perfectionnement de l’enseignement industriel.
- « Plus d’une fois vous avez donné des encouragements à diverses écoles en y fondant des bourses, et vous conservez encore la nomination à un certain nombre de bourses dans les écoles d’arts et métiers.
- « Les observations que, plus d’une fois, vous avez eues à présenter au sujet du mode suivi dans l’enseignement des écoles ont porté leurs fruits ; l’enseignement de nos écoles d’arts et métiers a été complètement modifié; ces écoles ne sont plus des collèges universitaires, elles sont maintenant de véritables écoles d’ouvriers.
- « Ne pensez-vous pas qu’il y ait aussi quelque chose à faire au sujet de l’enseignement des beaux-arts dans ses applications à l’industrie ? »
- Ce sujet a été l’objet des délibérations du conseil d’administration, qui, après un rapport de M. Gourlier} au nom de la commission des beaux-arts appliqués à l’industrie , étendant la pensée de la commission spéciale , dont M. Olivier était l’organe, a pris l’arrêté suivant :
- « Lorsqu’une école industrielle aura sollicité l’examen de la Société sur les travaux de ses élèves, et que, d’après cet examen fait par une commission ou comité compétent, ces travaux auront été reconnus mériter des marques de satisfaction de la Société , il pourra, d’après décision du conseil, être accordé , au nom de la Société , à ceux des élèves qui seront jugés les plus dignes par leurs travaux et leur conduite , des livres, dessins, modèles ou instruments , lesquels porteront chacun mention du don fait par la Société,
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- CONSEIL I)’ ADMI MST RATION.
- ainsi que des noms de l’école et de l’élève, accompagnés d’un diplôme ou certificat qui contiendra la meme mention.
- « Le nombre des élèves ainsi récompensés sera de quinze au plus chaque année pour les diverses écoles, et la valeur totale des dons pour ces quinze élèves sera au plus de 500 francs. »
- La Société d’encouragement s’est proposé d’exciter les ouvriers à se distinguer dans leur profession et d’encourager ceux qui se font le plus remarquer par leur bonne conduite et les services qu’ils rendent aux chefs qui les emploient ; elle a pensé que le moyen le plus propre à produire ce résultat était de récompenser les contre-maîtres et les ouvriers employés dans les établissements agricoles et manufacturiers qu’une longue expérience aurait fait reconnaître comme ayant servi avec zèle, avec activité et avec intelligence.
- Chaque année fait mieux apprécier la haute utilité de la mesure prise par la Société ; les titres des candidats se recommandent non-seulement à raison des services qu’ils ont rendus par leur zèle, leur activité, leur intelligence, mais encore pour plusieurs d entre eux à raison des innovations dans l’industrie qui décèlent un esprit d’observation et des connaissances remarquables.
- Le conseil d’administration a voulu que l’influence de la Société s’exerçât sur les adultes sortant des écoles qui, s’étant placés au premier rang, à la fin de leurs études, se destinent aux carrières agricoles et manufacturières. Ces premières marques du patronage de la Société d’encouragement stimuleront leur zèle et soutiendront leur courage ; ils savent que les récompenses de la Société les attendent à tous les degrés de leur carrière, soit comme ouvriers ou contre-maîtres, soit comme agriculteurs ou manufacturiers.
- Prix nouveaux.
- La Société entendra la lecture d’un programme , rédigé par M. Gourlier, sur des prix ayant pour objet de propager, de faciliter et de récompenser l’usage et la construction des bâtiments incombustibles.
- Le conseil d’administration a pensé que la Société d’encouragement pouvait intervenir à cet effet, ainsi qu’elle l’a déjà fait avec bonheur dans plusieurs autres circonstances en faveur de l’utilité publique.
- Concours ayant pour objet de propager} de faciliter et de récompenser l’emploi des constructions incombustibles.
- 1° Un prix de ^,000 francs pour la rédaction d’une instruction générale contenant l’indication des diverses sortes de matériaux naturellement ou ar-
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- tificiellement incombustibles> et faisant connaître leur nature, leurs dimensions habituelles, leur application la plus convenable, leur yaleur vénale, etc.;
- 2° Un prix de 3,000 francs pour de nouveaux procédés, de nouvelles espèces de matériaux ou de nouveaux modes de construction susceptibles de produire l’incombustibilité.
- Nouveaux prix proposés pour les constructions sous-marines.
- M. Dumas j président, a appelé l’attention du conseil sur l’utilité d’une proposition de prix pour la confection d’une chaux hydraulique destinée aux constructions sous-marines. Les chaux hydrauliques sont éminemment utiles afin de bâtir sous l’eau des fleuves, des rivières et des canaux ; mais on s’est demandé si l’eau de mer, à la longue, n’agirait pas sur ces chaux autrement que l’eau douce. L’expérience a malheureusement vérifié cette appréhension. Toutes les chaux hydrauliques ne conviennent pas au même degré pour bâtir sous l’eau de la mer. Il appartient à la Société d'encouragement de compléter l’œuvre de M. Vicat, auquel elle a décerné, en 1846, le prix fondé par M. le marquis d’Argenteuil.
- La Société d’encouragement s’associera de la sorte aux travaux des ingénieurs dont les essais ont pour but de vaincre ces graves difficultés.
- M. Félix Leblanc, au nom du conseil d’administration, donnera lecture des programmes de prix proposés pour les chaux hydrauliques et les conr structions à la mer, qui se divisent en trois questions.
- 1° Un prix de 2,000 francs est affecté à la solution de la question suivante :
- Procédé pour reconnaître les qualités des piments et chaux hydrauliques qui ont résisté (à l’action de l’eau de la mer.
- Le concours sera clos le 31 décembre 1854.
- 2° Un prix de 2,000 francs pour ]a découverte de chaux hydrauliques ou pouzzolanes artificielles, mortiers, bétons, et pour les constructions à la mer, réunissant les qualités des chaux hydrauliques et pouzzolanes naturelles.
- La clôture de ce concours sera la même que pour le concours précédent.
- 3° Le conseil, voulant qu’une expérience et un emploi prolongé viennent donner une certitude, aussi grande que possible, des qualités dps chaux hydrauliques et pouzzolanes artificielles, a établi un prix de 10,000 francs a décerner dans dix ans pour les constructions sous l’eau de mer qui auront résisté pendant huit ans.
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- CONSEIL DAOMINISTRATION,
- Extrait d’un rapport sur le concours ouvert pour un mémoire sur l’histoire
- critique et raisonnée de la production chevaline dans une ou plusieurs régiom
- de la France; par M. Huzard (1).
- La Société avait proposé un prix de 1,000 francs, et un second prix de 500 francs, pour un concours dont le programme était formulé de la manière suivante :
- Mémoire sur l’histoire critique et raisonnée de la production chevaline dans une ou plusieurs régions de la France.
- Trois mémoires ont été envoyés à la Société :
- Le 1er, sur la race chevaline du marais de Saint-Gervais, dans la Vendée;
- Le T, sur les races du département de Lot-et-Garonne;
- Le 3e, sur les races des quatre départements de l’ancienne Champagne.
- Les trois concurrents ont atteint le but que le concours avait eu en vue.
- Ce but était, par suite de l’indication de ce qui s’est passé dans l’histoire des races et dans les tentatives d’améliorations auxquelles elles ont été soumises, et ce qui en est résulté jusqu’à présent, de pouvoir présumer ce qu’il y avait désormais de mieux à faire pour continuer et amener une multiplication plus grande ou une simple amélioration.
- Reconnaître le mérite des concurrents a été chose facile.
- Le rapport sur le concours , inséré dans le Bulletin d’avril de l’année dernière, indique celui de chacun des concurrents, en donnant une analyse de leur travail ; mais balancer et juger ces mérites était une difficulté autrement grande et devant laquelle force a été de reculer. Le comité d’agriculture et le conseil ont jugé qu’il n’y avait pas lieu à ranger les concurrents, et qu’ils devaient être portés sur la même ligne. En conséquence, ils ont décidé que le prix serait partagé entre les trois concurrents qui sont
- M. Charles de Sourdeval, propriétaire et éleveur, à Saint-Gervais;
- M. Goux, vétérinaire , à Agen ;
- Et M. de Challemaison, gérant de la colonie agricole des forges de Clairvaux.
- PRIX PROPOSÉS.
- M. Gourlier, membre du comité des arts économiques, a donné lecture du programme d’un concours ayant pour objet de propager, faciliter et récompenser l’emploi de constructions incombustibles, programme adopté par le conseil d’administration dans sa séance du Ier décembre 1852 (2).
- .fl) Nous avons publié, p. 269 du Bulletin de l’année 1852, le rapport complet sur ce concours. (?) Voir les programmes insérés dans le Bulletin de janvier ism, p. J i.
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- PRIX PROPOSÉS.
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- Deux prix sont mis au concours,
- 1° Pour la rédaction d’une instruction générale contenant l’indication des diverses sortes de matériaux naturellement ou artificiellement incombustibles , de leur nature, de leurs dimensions habituelles , de leur application la
- plus convenable , de leurs prix , etc...........................2,000 fr.
- 2° Pour tous nouveaux procédés, nouvelles espèces de matériaux ou nouveaux modes de construction susceptibles de produire l’incombustibilité........................................ 3,000 fr
- Exposé des motifs et programme de divers prix à décerner et relatifs aux mortiers à employer à la mer; par M. Félix Leblanc.
- Tout le monde connaît aujourd’hui le nom de M. Vicat et les importants et persévérants travaux qui ont conduit ce savant à signaler les substances naturelles susceptibles de fournir des chaux hydrauliques, c’est-à-dire capables de durcir sous l’eau à la manière des ciments employés par les Romains.
- On sait aussi que M. Vicat a pu assigner la nature et la proportion des substances naturelles qui, associées artificiellement, deviennent capables de fournir des chaux précieuses pour les constructions hydrauliques.
- Votre rapporteur ne commettra pas la faute de rien ajouter aux éloges prononcés par des hommes éminents et qui ont contribué à la décision par laquelle une récompense nationale a été décernée à M. Vicat, décision suivie bientôt du vote du conseil de la Société d’encouragement qui a décerné à cet illustre ingénieur le prix fondé par M. le marquis d’Argenteuil.
- Rappelons seulement, et d’une manière succincte, que l’on sait aujourd’hui , grâce aux recherches de M. Vicat, que ce sont les matières calcaires contenant de l’argile en certaines proportions qui peuvent fournir, par la calcination, des chaux susceptibles de durcir sous l’eau ; le temps nécessaire à la solidification des mortiers construits avec ce genre de chaux est ( entre certaines limites), pour ainsi dire, en raison inverse de la proportion d’argile contenue dans le calcaire calciné.
- L’opinion admise par M. Vicat et par la plupart des chimistes consiste à attribuer les propriétés des chaux hydrauliques à un silicate double de chaux et d’alumine qui prend naissance ; ce composé est susceptible de s’hydrater peu à peu, et la combinaison complexe de silice, d’alumine, de chaux et d’eau, opérée dans les conditions les plus convenables, devient insoluble dans l’eau et capable de résister à l’action ultérieure de ce liquide.
- On voit donc qu’il existe une certaine analogie entre les chaux hydrauliques et le plâtre calciné ; la chaux hydraulique provenant de la cuisson de certains calcaires, étant mise en contact avec l’eau, s’hydrate comme le plâtre
- CAngttante-deuxième année. Mars 4853. 16
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- calciné, en donnant un composé solide ; seulement, au lieu d’une matière susceptible de se dissoudre dans un excès d’eau , comme cela arrive pour le plâtre gâché et solidifié, on peut obtenir une substance absolument inattaquable par l’eau et capable de cimenter d’une manière durable les matériaux immergés.
- Ajoutons, pour compléter l’analogie avec le plâtre , que si la matière calcaire propre à faire de la chaux hydraulique a été trop calcinée, si elle a subi une sorte de fritte, elle sera comme la pierre à plâtre trop calcinée, impropre à absorber l’eau nécessaire à la formation du composé hydraté que l’on se propose de produire. De là l’importance d’une bonne cuisson pour que la chaux fasse prise sous l’eau.
- En associant artificiellement le calcaire à peu près pur, la craie, par exemple avec de l’argile, on obtient, par la cuisson, des chaux hydrauliques semblables , quant à leurs effets , à celles qui proviennent de la calcination de certains calcaires argileux naturels. C’est ainsi qu’on a fabriqué, avec de la craie de Meudon et l’argile plastique des environs de Paris, la chaux hydraulique qui a servi à la construction du canal Saint-Martin.
- On donne le nom de pouzzolane à une substance naturelle d’origine volcanique, riche en silicate d’alumine, et qu’on trouve en Italie, notamment près de Pouzzoles; elle possède la faculté remarquable de communiquer à la chaux grasse affectée aux constructions aériennes la propriété de durcir sous l’eau. L’affinité de la pouzzolane pour la chaux est telle, qu’elle peut dépouiller rapidement l’eau de chaux de la totalité de cette base tenue en dissolution.
- Les substances naturelles connues sous le nom de trass partagent les propriétés des pouzzolanes.
- M. Vicat a reconnu que ces propriétés étaient communes à diverses matières préparées par l’industrie, et que la faculté d’agir sur l’eau de chaux était, pour ainsi dire, en rapport avec l’énergie hydraulique de ces matières.
- On a donné le nom de pouzzolanes artificielles à ces matières qui sont ordi nairement des substances argileuses ayant subi un certain degré de cuisson.
- Un mortier hydraulique résulte de l’association d’une pouzzolane naturelle ou artificielle avec la chaux caustique plus ou moins pure.
- Telles sont, en résumé, les principales bases sur lesquelles repose actuellement la théorie des propriétés hydrauliques des mortiers et les considérations qui guident pour l’association des éléments qui doivent concourir à la confection d’une chaux ou d’un mortier hydraulique.
- Le problème technique, hérissé de difficultés, a été complètement résolu par M. Vicat, en ce qui touche les constructions immergées dans les eaux douces.
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- Des économies considérables ont été réalisées, et aucun reproche ne s’élève contre les constructions baignées par l’eau douce depuis un certain nombre d’années (1).
- On avait cru pouvoir étendre les principes ordinaires de confection des mortiers aux constructions à la mer; mais on n’a pas tardé à reconnaître que, dans ce cas, le problème se complique d’éléments nouveaux qui interviennent d’une manière fâcheuse pour détruire peu à peu l’adhérence des mortiers qui avaient d’abord fait prise sous les eaux.
- En effet, l’emploi des pouzzolanes artificielles a , dans beaucoup de cas , donné lieu à des altérations auxquelles ont échappé beaucoup de constructions romaines à base de pouzzolane naturelle. Ces altérations ne se sont pas manifestées non plus pour des constructions faites sur nos côtes de l’Océan , en employant comme éléments des pouzzolanes naturelles d’Italie et des chaux un peu hydrauliques. On peut citer des exemples d’une résistance de vingt et même de près de quarante années en France.
- Le mortier du phare d’Edystone , construit sur les côtes d’Angleterre , par Smeaton, avec des pouzzolanes naturelles d’Italie, est resté inaltéré depuis sa solidification, qui remonte à quatre-vingt-seize ans.
- Hâtons-nous de dire que M. Vicat a donné le premier l’explication de l’action des eaux salées sur la chaux des mortiers, dans son ouvrage sur les pouzzolanes artificielles publié en 1846.
- Indépendamment de l’action dynamique et du choc des lames, les eaux de la mer agissent chimiquement sur les mortiers, même lorsqu’ils sont solidifiés ; les sels magnésiens contenus dans l’eau de mer cèdent de la magnésie à un grand nombre de mortiers ; et une partie de la chaux combinée est enlevée et rendue soluble par les acides primitivement unis à la magnésie.
- L’ignorance où l’on était, jusqu’en 1846, de ces effets a causé déjà, dans quelques ports, des avaries évaluées à plusieurs millions.
- Depuis qu’une importante innovation a fait remplacer, par des blocs de béton d’un volume colossal, les enrochements ordinaires à pierres perdues
- (l) Des recherches intéressantes faites par M. de FilleneuveU paraît résulter la possibilité d’utiliser, avec plus d’avantages que ne l’avait cru M. Ficat, les chaux limites pour les constructions hydrauliques dans l’eau douce. Ces chaux limites, c’est-à-dire dont la proportion d’argile est intermédiaire entre celle des chaux très-hydrauliques et des ciments, exigent seulement des précautions particulières pour leur extinction et leur association avec des incuits ou calcaires à chaux grasse imparfaitement calcinés.
- L’essai de ces mortiers a élé fait dans les constructions du tunnel sur le chemin de fer d’Avignon à Marseille. Des expériences ont été faites près Meudon sur la qualité des mortiers fabriqués d’après les indications de M. de Villeneuve. Peut-être faut-il attendre encore avant de juger définitivement la valeur de ces procédés. ( Voyez un mémoire de M. de Filleneuve sur les lois de l’hydraulicité et de la solidification des mortiers, Bulletin de la Société d’encouragement, 49e année (1850), p. 467.)
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- dans la construction des môles ou digues à la mer, on s’est aperçu, en divers points de notre littoral et dans nos colonies, que quelques-unes de ces digues pouvaient être exposées à périr par des causes ignorées d’abord et qui menacent , par une attaque sourde et incessante , la chaux des mortiers ou des blocs factices dont nos digues sont construites.
- C’est ainsi que les constructions faites à la mer à Calais, au Havre, à Saint-Malo, à la Rochelle, avec des pouzzolanes artificielles, ont déjà beaucoup souffert, quoique d’une date peu ancienne. Ces effets ne se manifestent sou vent pas avec évidence dès les premières années.
- Ainsi il paraîtrait qu’à la Rochelle les effets destructeurs n’ont été bien évidents qu’au bout de près de sept ans, et qu’ils ont ensuite rapidement augmenté d’intensité.
- L’expérience semble indiquer que les mêmes mortiers employés dans la Méditerranée ne subissent pas, en général, une détérioration comparable (1) et sont moins exposés aux causes de destruction plus actives sur les côtes de l’Océan.
- Faut-il expliquer cette différence par une cause exclusivement chimique tenant à une différence dans la nature des eaux , ou bien faut-il plutôt attribuer les effets à des actions dynamiques des marées et des courants s’exerçant sur les côtes de l'Océan avec plus d’intensité que dans la Méditerranée? Ces diverses hypothèses ont été émises ; la dernière explication, qui laisse une part égale à l’influence de la composition chimique des eaux, paraîtrait plus plausible en supposant, toutefois, une similitude complète de matériaux employés dans les deux mers.
- Dès 18A6, M. Vicat s’était occupé de rechercher la composition à laquelle devaient satisfaire les argiles à employer comme pouzzolanes artificielles pour que les mortiers construits avec ces pouzzolanes pussent résister à l’eau de mer. Ces premiers essais semblaient indiquer le rapport le plus convenable à observer entre la silice et l’alumine (2) ; malheureusement la réponse à attendre de l’expérience est fort longue. S’il ne fallait que quelques mois d’immersion, soit en mer libre, soit dans le laboratoire, pour constater la convenance d’un mortier ou d’un ciment, ou son insuffisance, des expériences faciles répondraient bientôt à la question (3); mais, malheureusement, des exemples récents prouvent que des mortiers qui avaient pu satisfaire pen-
- (1) Béton supportant les murs du quai de la Ciolat ( treize ans de durée ); blocs immergés de la digue d’Alger ( dix-sept ans ).
- (2) Silicates de la formule minéralogique, Al SC-f- Aq ou approchant, savoir : silice, 76 à 85 ; alumine , 15 à 24. L’association de ces argiles cuites avec des chaux hydrauliques paraissait d’abord offrir un haut degré de résistance à l’eau de mer. ( Lettre de M. ricat à M. Dumas. h’ulleUn de la Société d’encouragement, année 1846, p. 466. )
- Cî) D’après l'opinion actuelle de U. Paient, les seules matières qui paraissent bien réussira la mer,
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- darit quelques années, sans donner aucun signe précurseur de leur détérioration prochaine, se sont tout à coup décomposés avec une effrayante rapidité.
- Cet état d’incertitude , s’il devait durer, ramènerait forcément à l’emploi exclusif de quelques pouzzolanes naturelles tirées de l’étranger.
- En effet, l’expérience d’un grand nombre d’années paraît démontrer qu’il existe, dans la catégorie particulière des silicates introduits dans les mortiers, des combinaisons que la mer respecte.
- C’est ainsi que certains ciments, certains mortiers à chaux éminemment hydraulique, et enfin les pouzzolanes des environs de Rome, ont résisté, depuis d’assez longues années, à une immersion constante, tant dans les eaux de la Méditerranée que dans celles de l’Océan, pour que leur stabilité indéfinie ne soit pas mise en doute. Nous avons déjà cité quelques exemples à cet égard.
- M. Minard, inspecteur général des ponts et chaussées, frappé de cette exception entre tant de composés de même nature et dont quelques-uns semblent identiques, a récemment appelé l’attention des ingénieurs sur les dangers qu’il y aurait, dans l’état actuel des choses, à continuer l’emploi des pouzzolanes artificielles pour les constructions à la mer.
- Il fait remarquer que c’est l’association des pouzzolanes naturelles avec des chaux maigres qui a donné les constructions les plus durables, et il conclut à la proscription de la pouzzolane artificielle pour les constructions à entreprendre en ce moment à la mer.
- Les expériences de M. Fêburier, ingénieur en chef, directeur des ponts et chaussées, paraissent démontrer que le trass de Hollande (1) peut donner de bons résultats à la condition de ne pas l’associer avec des chaux grasses (2); mais l’expérience doit être prolongée.
- Faut-il désespérer d’obtenir une solution pratique relativement à l’emploi de matériaux tirés de notre sol ? Auquel cas, le prix des immenses travaux ré-
- d’après l’expérience de quatre à cinq ans ( qu’il faut prolonger ), sont formées de 2 parties ou mieux de 3 parties de ciment éventé et de 1 de chaux. Iis deviennent d’une dureté extrême.
- Relativement aux pouzzolanes, M. Ficat fait remarquer que l’emploi des pouzzolanes très-énergiques commande l’association de chaux médiocrement hydrauliques, et que des pouzzolanes peu énergiques exigent des chaux très-hydrauliques. {Annales des ponts et chaussées, mai et juin 1852.)
- (l) Chaux de Doué moyennement hydraulique............... 5,
- Trass de Hollande..................................... 4,
- Sable................................................ 5.
- (Mortier employé dans les fossés du fort de Nay immergés dans l’eau salée (deux ans d’expérience).
- ( Rapport de M. Fêburier, ingénieur en chef, directeur des ponts et chaussées à Rennes ( Annales des ponts et chaussées, mai et juin 1852 ).
- (2) L’emploi du ciment de Yassy, pour les rejointoiements de parements en moellons destinés à protéger de l’action de l’eau de mer des constructions faites avec des matériaux hydrauliques à pouzzolanes artificielles, paraît, jusqu’à présent, donner de bons résultats; mais on sait que ce ciment est d’un maniement difficile.
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- CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- clamés par notre commerce maritime et par la défense militaire de nos côtes pourrait devenir exorbitant, et l’on rendrait le sort de ces travaux dépendant d’une guerre ou de tout autre événement.
- Votre conseil d’administration a pensé, Messieurs, que quelques efforts pourraient être tentés dans l’intérêt d’une question importante, pour répondre aux doutes et aux inquiétudes légitimes exprimés par plusieurs ingénieurs.
- M. Vicat, qui ne s’est pas dissimulé les difficultés du problème, s’exprimait récemment en ces termes :
- « Si la cause qui détruit est simple et bien connue aujourd’hui, celle qui « conserve est, au contraire, complexe, et, jusqu’à ce que tous les agents « auxiliaires qui lui viennent en aide soient connus et bien définis , le pro-« blême d’appréciation certaine d’un composé hydraulique pour l’eau de « mer, indépendamment d’une longue observation3 restera insoluble. »
- Il ajoutait :
- « J’espère, néanmoins, que la chimie ne restera pas impuissante devant ces « difficultés, et que notre sol nous fournira des matériaux d’un emploi moins « cher que ceux auxquels on est forcé d’avoir recours aujourd’hui. »
- Espérons que des travaux analogues à ceux de MM. Sauvage (1), Kuhl-mann (2), Rivot (3), prenant en considération plus qu’on ne l’avait fait pré-
- (1) Les intéressants travaux de M. Sauvage , ingénieur en chef des mine-s, ont établi l’existence de la silice libre et à l’état gélatineux dans un grand nombre d’argiles : la gaize des Ardennes contient jusqu’à 60 pour 100 de silice gélatineuse; la gaize fonctionne comme pouzzolane ordinaire, sans cuisson préalable. (Note de M. Vicat, Bulletin de la Société d’encouragement, 45° année (1846), p. 249.) C’est un exemple de pouzzolane naturelle d’origine non volcanique. Plusieurs argiles du département de la Marne ont été signalées comme offrant une composition analogue. En Angleterre, l’argile appartenant à l’Oxford-Clay se rapproche de la constitution des argiles précédentes, toujours d’après les analyses de M. Sauvage.
- Les arènes de la Gironde jouent un rôle semblable. Il ne paraît pas malheureusement, du moins en ce qui concerne la gaize, que sa constitution présente une uniformité suffisante à des distances un peu éloignées, dans la même couche géologique. Quoi qu’il en soit, ces travaux prouvent l’utilité d’un examen chimique approfondi des matériaux des mortiers, en prenant mieux en considération l’état particulier des éléments que l’on dose dans un calcaire. Au surplus, tant qu’on ne pourra pas faire pour les mortiers ce que l’on fait, par exemple, pour les pâtes céramiques de service à Sèvres, on ne pourra pas , à la suite de résultats imparfaits pour la technique, conclure nécessairement contre les principes déduits des analyses chimiques.
- (2) Voir les intéressantes recherches de M. Kuhlmann sur la présence des silicates alcalins dans les argiles. ( Annales de chimie et de physique, t. XXI, p. 364, 3e série. ) Les vues ingénieuses présentées par ce savant, au point de vue de la géologie et des expériences sur l’action qu’exercent les silicates alcalins sur le carbonate de chaux, méritent assurément d’être prises en considération dans la question importante et si complexe de l’hydraulicité des mortiers.
- (3) Au moment de la lecture de cet exposé des motifs, le public ne connaissait encore que le rapport annuel fait sur les travaux des ingénieurs des mines et adressé, quelques jours auparavant, au ministre des travaux publics, par M. Dufrênoy; ce rapport contenait une mention des travaux de M. Ri-votf comprenant entre autres recherches l’examen chimique des divers matériaux des mortiers.
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- cédemment la présence de quelques matières étrangères et soumettant à un examen attentif les différents états que peuvent affecter les éléments qui figurent dans les substances naturelles utilisables pour les mortiers, espérons, disons-nous, que des travaux de ce genre ouvriront la voie à des solutions techniques du problème qu’il s’agit de résoudre.
- D’après les considérations précédemment exposées, la Société d’encoura-* gement pour l’industrie nationale met au concours la solution des questions suivantes :
- I. Trouver un procédé qui permette de reconnaître, à la faveur d’expériences d’une exécution prompte et facile, les matières hydrauliques susceptibles de résister à l’action de l’eau de mer à l’état de repos et d’agitation.
- La remise des mémoires et renseignements devra avoir lieu le 31 décembre 1854.
- Le prix est fixé à la somme de 2,000 francs.
- IL La Société décernera, en outre, une récompense de 2,000 francs à l’auteur des meilleures études sur les mortiers déjà employés ou destinés aux constructions à la mer.
- Le délai fixé pour la remise des mémoires et pièces justificatives expirera également le 31 décembre 1854.
- III. Enfin la Société fonde un prix de la valeur de 10,000 francs à décerner à celui qui aurait découvert le moyen de fabriquer, avec des matériaux artificiels et d’un emploi économique, des mortiers hydrauliques capables de résister complètement à l’action de la mer pendant dix ans au moins.
- Les mémoires et pièces justificatives devront parvenir au secrétariat de la Société le 31 décembre 1864.
- MONUMENT A NAPOLÉON Ier.
- Rapport sur lf érection, par la ville de Lille, d’un monument à Napoléon Ier;
- par M. Dumas, président.
- Messieurs, l’hôtel des monnaies de la ville de Lille possède des balanciers dont le bronze provient des canons pris à la bataille d’Austerlitz. L’adminis-
- Dans l’intervalle qui a précédé l’impression de ces programmes, l’extrait des travaux faits au bureau d’essais de l’école des mines, en 1852, par MM. Rivot, Beudant, Daguin et Bouquet, a paru dans les Annales des mines. Ces recherches comprennent l’examen et les analyses d’un grand nombre de matières employées dans la confection des mortiers hydrauliques. ( Voyez Annales des mines, ï8i>2, t. Il, p. 621.) F. h*
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- CONSKIL D ADMINISTRATION.
- tration des finances, pour obéir au progrès de l’industrie, ayant dû les remplacer par des presses monétaires, ces bronzes historiques devenaient sans emploi ; la chambre de commerce de Lille , jalouse de les conserver, a sollicité et obtenu du gouvernement l’autorisation de convertir ces glorieux trophées en un monument à la gloire de Napoléon Ier, protecteur de l’industrie française.
- Elle a voulu ainsi rappeler à la postérité la reconnaissance des chaumières et celle des ateliers pour le souverain que le peuple a toujours vu si fier des progrès de nos manufactures, si jaloux de la sécurité du laboureur et si heureux du bonheur que l’ouvrier des campagnes comme l’ouvrier des villes avaient retrouvé pendant les belles années de son règne.
- Le monument de Lille dira que Napoléon Ier ne fut pas seulement le plus grand des hommes, comme guerrier, comme législateur et comme administrateur, mais qu’il fut aussi le créateur de deux de nos industries les plus vivaces.
- Lui seul pouvait deviner, en effet, que le lin filé par des machines forcerait, un jour, le coton à compter avec lui, et que cette nouvelle industrie rendrait à l’Europe un riche produit agricole qui semblait perdu pour elle.
- Lui seul pouvait deviner encore que la betterave , même à armes égales, lutterait avec bonheur contre la canne à sucre ; qu’elle marierait l'agriculture à l’industrie, qu’elle donnerait au nord de l’Europe une partie du commerce des tropiques , qu’elle abolirait peut-être un jour l’esclavage , en supprimant sa cause.
- Aussi la chambre de commerce de Lille n’hésite-t-elle point, après avoir consacré son monument à Napoléon Ier, protecteur de l’industrie française , à réserver deux des faces du piédestal qui supportera sa statue en bronze pour rappeler les décrets célèbres par lesquels il a fondé la filature du lin à la mécanique et la fabrication du sucre indigène.
- Comment refuserions-nous nos sympathies, notre concours le plus actif à cette pensée, nous qui n’existons qu’en vertu de la protection spéciale et, pour ainsi dire, de l’initiative de Napoléon Ier? N’est-il pas inscrit pour cent exemplaires parmi nos premiers fondateurs? Leur liste ne renferme-t-elle pas tous les hommes éminents que le premier consul honorait de son amitié et de sa confiance, Chaptal et Berthollet, Laplace, Monge et Conté, Cambacérès ?
- Votre commission n’aurait pas hésité h vous proposer de voter une somme importante en signe de la reconnaissance éternelle que vous avez vouée à celui qui voulut personnifier, dans votre institution naissante , la protection qu’il étendait avec tant de sollicitude sur tous les éléments de la prospérité de nos manufactures ; mais elle sait qu’il ne s’agit ici que d’une manifesta-
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- tion, el que ce n’est pas l’importance de la somme qui donnera la mesure de l’intérêt que vous inspire la pensée à laquelle vous allez vous associer.
- En conséquence, votre conseil d’administration a voté une somme de i,000 francs pour la souscription de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale au monument que la ville de Lille va élever en l’honneur de Napoléon Ier, protecteur de l’industrie française.
- Discours de M. Dumas, président de la Société.
- Messieurs, il y a trois ans, lorsque l’Angleterre convoquait à Londres les peuples du monde entier au concours universel des arts, la France hésitait. En présence de l’immense production de la Grande-Bretagne, elle pouvait soupçonner un piège, craindre une défaite ; aussi la vit-on attendre à la dernière heure pour répondre à l’appel et se parer, comme à regret, de ses atours, lorsqu’il fallut s’y rendre.
- Comment nos grandes maisons industrielles n’auraient-elles pas douté, en effet?
- N’y allez pas, disaient les uns, l’exposition universelle est un piège du libre échange. Si vous êtes battus par l’Angleterre, elle saura bien exploiter son triomphe et y trouver un aliment nouveau pour son commerce ; et, si vous en êtes vainqueurs, comment vous refuserez-vous à traiter désormais avec elle ? De quel droit repousserez-vous ses produits, si elle vous propose d’admettre les vôtres sur le pied d’égalité ?
- Eh quoi ! s’écriaient les autres, vous voulez donc renoncer au commerce du monde ? Quand les nations se donnent rendez-vous au grand marché de l’univers, qui ose conseiller à la France d’abdiquer? Quand sonne l’heure suprême de la bataille du génie et des arts, qui ose lui proposer de s’abstenir?
- Et la France, longtemps indocile, mais que le danger attire toujours, envoyait au palais de cristal, et au dernier moment, ses produits improvisés.
- L’impression produite par leur bel ensemble , les incidents de la lutte au jour du jugement, le triomphe incontesté de notre industrie ont fourni de belles pages à l’illustre président de la commission française dans le savant rapport qu’il prépare; j’aurais voulu qu’il vous les fit entendre.
- A leur défaut, vous me pardonnerez, si, revenant à distance sur nos impressions communes, j’essaye d’en détacher, d’en faire ressortir quelques traits généraux.
- Messieurs, l’Angleterre avait préparé de longue date l’exposition universelle ; elle l’avait préparée en pleine prospérité et en pleine paix ; elle avait mis à la disposition de ses industriels son immense capital, ses houilles à
- Cinquante-deux-ième OMnée, Mars 1853. 17
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- profusion et à bas prix , ses machines puissantes et innombrables, son expérience consommée, et l’Angleterre n’a pas vaincu.
- La France, au contraire, se présentait au tournoi, au milieu des désordres d’une révolution saignante encore des plaies de la veille, incertaine des chances du lendemain, ses capitaux dispersés, son crédit anéanti, ses ateliers désorganisés, et pourtant, s’il est une nation qui ait mérité les palmes de la victoire, c’est à la France qu’elles sont dues.
- C’est que depuis un demi-siècle l’Angleterre et la France, par une fortune singulière, ont redoublé d’efforts, l’une pour accroître sa puissance matérielle, l’autre pour élever son intelligence.
- Et c’est, croyez-le bien, qu’il n’est pas donné à la matière de dominer l’esprit, à la mécanique de vaincre la pensée.
- L’Angleterre l’a compris enfin, et, si elle sait ce que vaut le travail musculaire ou mécanique, elle sait maintenant aussi le prix du travail intellectuel ou nerveux. Elle n’ignore pas que, si elle a pu créer par millions ces machines qui remplacent des populations entières et qui rendent inutiles sur la terre les muscles de plusieurs centaines de millions de créatures animées, elle ne s’était pas montrée également attentive à développer ces intelligences d’élite dont la pensée se répand comme une flamme sur les nations, qu’elle vivifie et qu’elle domine à leur insu.
- Aussi, à peine le palais de cristal était-il fermé, que nous la voyons demandant au continent par quels moyens on fortifie la haute culture des sciences; comment on arrive à soutenir l’étude des mathématiques, de la mécanique, de la physique et de la chimie ; demandant à l’histoire comment on forme des artistes d’un talent pur et élevé ; comment on communique à une nation tout entière ces délicatesses de goût ou ces artistes puisent leurs inspirations et qui font leur récompense la plus nécessaire et la plus haute.
- C’était, il faut l’avouer, un imposant spectacle que celui de ces deux nations mises tout à coup en présence et venant comparer les résultats d’une expérience séculaire poursuivie par chacune d’elles avec des vues si distinctes et souvent si opposées.
- Pour nous, familiers dès longtemps avec les expositions françaises, et accoutumés à y chercher ces nuances délicates et fugitives par lesquelles on arrive non sans peine à démêler ce qui caractérise des mérites qui se sont inspirés à une source commune, ce qui distingue des produits où les ressemblances l’emportent sur les différences, nous comprenions mieux encore combien le point de vue était changé.
- Par l’effet du contraste et du parallèle avec les produits anglais, vous au* riez dit que tous les nôtres sortaient d’une même fabrique * et rien n’eût été
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- plus difficile, à coup sur, que d’effectuer, à Londres, ce travail de comparaison entre nos divers manufacturiers qui s’accomplit sans trop de peine à Paris.
- L’industrie française se révélait comme l’expression d’une école ; on ne pouvait pas refuser à l’industrie anglaise le même caractère d’unité. Nous avions en présence deux types venus des points de l’horizon les plus opposés, et qui, bien qu’arrivés sur certains traits à se confondre en apparence. n’en gardent pas moins encore leur certificat d’origine.
- Le type de l’industrie anglaise , fille du commerce , demeure toujours démocratique; le type de l’industrie française, fille de la science, des arts et de la royauté, se conserve éminemment aristocratique.
- L’une demande aux masses leur goût et s’y conforme; l’autre fait connaître le sien et l’impose souvent au monde.
- Tout produit anglais rappelle le marchand qui l’a commandé; on sait qu’il l’a commandé après s’être assuré seulement que ce produit est déjà admis dans la consommation d’une population nombreuse, après s’être enquis des moyens de le fabriquer à bon marché en Angleterre ; on devine qu’il se fût bien gardé d’en changer la matière, d’en modifier la forme , d’en altérer le dessin, de peur de se fermer le débouché qui avait fait le point de départ de sa spéculation.
- Tout produit français relève de l’artiste qui l’a conçu; il lui appartient: celui-ci a dû s’en séparer comme à regret et se sentir heureux de le voir tomber en des mains dignes de le posséder. Pas un où ne se révèle le souffle inspirateur qui lui a donné sa poésie, la main amoureuse qui en a caressé les détails.
- L’artiste anglais a créé pour vendre ; l’artiste français a créé pour créer. Sans doute, il lui faut aussi acheter de la matière première, payer de la main-d’œuvre , songer à ses ouvriers, à sa famille , à sa propre vieillesse, et dès lors vendre à profit; mais combien j’ai constaté de fois, dans le cours de ma vie, que l’industriel français produit par passion et vend par nécessité, tandis que pour l’industriel anglais c’est le commerce qui est le but et la production manufacturière le moyen.
- En un mot, l’industrie anglaise s’appuie sur le commerce pour arriver au profit par le bon marché ; l’industrie française s’appuie sur la science et l’art pour arriver à l’honneur par la perfection.
- Et pourtant, lorsque l’Angleterre a vu nos produits laisser les siens bien loin pour tous les objets de goût, les égaler au moins pour tous les objets d’usage, lorsqu’elle a vu nos prix, s’abaissant chaque jour, se rapprocher des siens, elle s’est émue,
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- Elle a rendu justice aux glorieux efforts de cet enseignement des sciences fondé par Louis XIV, généralisé et étendu par Napoléon, qui a valu à la France tant d’esprits pénétrants et tant d’inventions merveilleuses; elle a fait plus, elle a essayé de l’importer.
- Voyant que la supériorité des modèles compense souvent la surélévation du prix des matières premières, elle s’est demandé si le goût artistique dont nous avions fait preuve ne compenserait pas bientôt le bas prix de ses houilles, si le consommateur, entre deux objets, l’un à meilleur marché, mais d’une forme douteuse, l’autre un peu plus cher, mais d’un modèle pur, n’en viendrait pas à préférer le dernier.
- L’Angleterre a donc fondé des musées industriels, des écoles de dessin ; elle a centralisé l’organisation de ces créations nouvelles ; elle y a consacré des millions ; elle n’a rien négligé pour exciter désormais dans ses grands centres manufacturiers le goût des arts, pour y faire pénétrer le sentiment du beau, pour développer le génie inventif de ses artistes , et pour donner une âme à ces ouvriers qu’elle avait réduits au rôle de machines.
- Enfin l’Angleterre n’a pu méconnaître que chez nos industriels le sentiment de l’honneur est porté au plus haut degré; qu’une distinction leur est une récompense aussi nécessaire et plus douce que celle qu’ils trouvent dans l’accroissement de leur fortune. Elle a compris que la recherche de la perfection , de la beauté, de l’idéal serait poursuivie en France , tant que nos industriels y seraient excités par ces médailles décernées aux plus habiles à la suite de nos expositions et de nos concours, par les croix d’honneur qui viennent consacrer d’éclatants services ou de longs succès , par ces dignités publiques qui, parfois même , couronnent de grandes carrières industrielles.
- On a conseillé à son gouvernement de donner les mêmes excitations à l’industrie anglaise , d’instituer à son profit des médailles, des croix , des dignités , une noblesse; jusqu’ici on a échoué. Les vieilles coutumes ont prévalu ; Arkwright et Watt peuvent renaître , ils ne sortiront pas de leur caste, et, si sur leur tombe la liste de leurs services est longue, celle de leurs titres prendra peu de place.
- Vous le voyez, les esprits éminents qui ont été chargés d’organiser l’exposition universelle n’ont pas méconnu ses conséquences. Ils ont vu que la perfection, toujours croissante, des moyens de transport met à la disposition de tous les peuples les mêmes matières premières ; que l’usage universel des machines tend à avilir le loyer de la puissance musculaire pour tout le travail susceptible de continuité ; que les objets livrés par le commerce ne promettent , dans l’avenir, préférence et profit qu’en raison de la perfection de l’exécution, de l’élévation du style , de la pureté des formes ; que la pensée,
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- enfin, reprenant ses droits, triomphe de la matière qui semblait l’avoir pour toujours asservie.
- C’est donc à la recherche de l’idéal qu’ils ont poussé la jeunesse industrielle de l’Angleterre, et c’est pour lui en ouvrir les routes qu’ils ont demandé à la science et à l’art le secours de leurs leçons, de leurs conseils, de leurs exemples et de leurs inspirations.
- Il y a, je l’avoue, quelque chose qui m’a plus étonné que l’exposition elle-même, c’est l’impartialité avec laquelle les Anglais en recherchaient et en démêlaient la véritable conclusion; c’est l’ardeur avec laquelle, une fois cette conclusion reconnue, ils ont poursuivi l’application pratique des conséquences qui en découlaient. Une fois reconnu que la matière première et la force brutale peuvent s’obtenir ou se réaliser partout, tandis que la science et l’art, c’est-à-dire la pensée, sont l’apanage des peuples les plus avancés et constituent désormais un élément commercial du premier ordre, ils ont voulu faire pénétrer partout la science, l’art et la pensée.
- Nous nous sommes trompés, me disait un Anglais éminent, il y a quelques années, en assistant à une séance de l’Académie des sciences ; nous nous sommes trompés, car je vois autour de moi, dans cette salle, plus de savants connus et honorés de l’Europe que n’en pourrait fournir l’Angleterre tout entière.
- Ah ! oui, nous nous sommes trompés, reprenait-il quelque temps après en parcourant avec moi l’exposition universelle, nous avons laissé la science à elle-même , et vous lui avez élevé des temples ; nous avons glorifié le métier, et vous l’avez laissé à ses seules forces ; et voilà que c’est de la France , c’est de Paris que surgissent les applications qui depuis cinquante ans ont transformé le monde : la soude factice, la distillation continue, la pensée première de l’éclairage au gaz, la filature mécanique du lin, le sucre de betterave , le premier jet du télégraphe électrique, les phares à lentilles, les chaux hydrauliques factices, la bougie stéarique, l’alizarine, le daguerréotype, la potasse de mer, l’outremer artificiel, le blanc de zinc, etc.
- Qu’animés de tels sentiments, émus de telles pensées, les esprits éminents qui veillent à l’avenir de l’Angleterre aient été conduits à déplacer le gouvernail et changer la route, qui en serait surpris?
- Mais quel doit être à son tour le rôle de la France? Faut-il qu’en vue de la lutte qui se prépare elle s’attache à accroître les forces matérielles ou à perfectionner sa puissance intellectuelle ? A mon sens , nul doute n’est permis à ce sujet.
- Si les matières premières étaient fournies à meilleur prix à nos fabriques, elles y trouveraient une source de production plus abondante et de bénéfices
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- plus étendus, cela est évident ; mais est-ce bien là que notre industrie puisera la force nécessaire pour soutenir les combats qui s’apprêtent ?
- Non; j’en ai la conviction bien profonde. Mais qu’elle persévère dans sa voie , qu’elle maintienne la force des études littéraires dans ses lycées , tout en y développant l’enseignement des sciences; qu’elle y bisse pénétrer l’enseignement du dessin avec l’intention bien arrêtée de donner le sentiment et le goût de l’art, et elle aura communiqué à la masse de la jeunesse des forces créatrices demeurées jusqu’ici le privilège de quelques esprits choisis ou privilégiés.
- Que la France organise douze ou quinze centres universitaires, oii les lettres, les sciences, l’art soient l’objet d’un culte sérieux, et elle aura répandu sur la masse de la nation des bienfaits dont jusqu’ici Paris a gardé le monopole.
- Qu’enfm elle continue à honorer les lettres, les sciences, les arts dans leurs représentants les plus dignes ; qu’elle se montre fidèle dans les académies, dans les réunions savantes, dans les expositions publiques au culte sévère du vrai, du beau, du grand ; qu’elle ne se lasse pas de l’idéal et de la poésie, et la France gardera longtemps encore cette souveraineté du goût que l’exposition universelle de Londres lui a décernée.
- Napoléon F1 disait : Il n’y a de beau que ce qui est grand.
- Sous un prince bien doué, les lettres et les arts sont honorés , les sciences sont respectées.
- S’il demande aux arts d’embellir son pays et d’illustrer son siècle, il veut que les lettres transmettent son souvenir à la postérité ; il charge les sciences d’assurer le bien de la société qu’il gouverne.
- Car il sait que, conduite par la main du pouvoir, la science est capable des plus grands résultats pour les intérêts de la patrie.
- Ce sont ces pensées, traduites par tous les actes de son règne, qui ont préparé notre glorieux succès à l’exposition universelle : elles sont une tradition de famille à laquelle s’est montrée fidèle l’âme élevée qui a reçu des mains de la Providence le dépôt du pouvoir souverain, et qui en fait un si noble usage pour la prospérité de la France et pour la paix du monde.
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- Eloge de M. le comte Charles de Lasteyrie; par M. le baron Charles Dupin.
- Messieurs, dans la séance publique de l’année dernière, lorsque j’ai fait la triste revue des pertes éprouvées par la Société d’encouragement pour l’industrie nationale, je n’ai pu que citer le nom d’un de ses fondateurs les plus vénérables , M. Charles de Lasteyrie. Je viens aujourd’hui payer notre dette commune envers un homme qui fit honneur a son pays par ses vertus , son amour des arts et les services nombreux qu’il a rendus à ses contemporains.
- M. Charles de Lasteyrie naquit en 1759 à Brive-la-Gaillarde. Enfant d’un pays de montagnes, ami passionné pour la vie des champs, il fortifia par l’exercice une constitution naturellement robuste ; il devint l’un des marcheurs les plus infatigables ; il fut l’un des voyageurs qui surent le mieux mettre à profit leurs fatigues pour connaître l’intérieur et je dirai presque les entrailles des pays qu’il a parcourus et si parfaitement explorés.
- Ses parents le destinaient à l’état ecclésiastique ; il ne put se faire à la perspective d’une vie sédentaire et contemplative.
- Afin de satisfaire avec succès sa passion dominante , son ardeur le tourna vers l’étude des langues vivantes, et surtout de l’anglais. Il n’avait encore que vingt et un ans lorsqu’il fit son premier voyage en Angleterre : là, deux agronomes, Arthur Young et sir John Sinclair, attirèrent surtout son attention. Il revint sur le continent et parcourut tour à tour la Prusse , l’Italie et la Sicile.
- Ainsi s’écoulèrent neuf ans de sa vie , jusqu’à 1789. Par sa naissance il appartenait à la classe privilégiée ; son frère aîné, le marquis de Lasteyrie du Saillant, avait épousé la sœur du célèbre Mirabeau; cela lui servit à connaître le grand orateur, mais sans qu’une telle alliance l’attirât vers la politique. Au lieu d’émigrer comme ses frères, il vécut paisible dans une campagne près de Paris, s’occupant de mettre en pratique les perfectionnements agricoles qu’il avait étudiés, appréciés dans ses voyages.
- Au milieu de la vie des champs, ses idées le ramenaient vers sa passion favorite. A ses yeux c’était voyager encore que de traduire et de publier l’ouvrage intéressant de Léopold Berthold, qui porte ce titre, Essai pour diriger et pour étendre les recherches des voyageurs qui se proposent rutilité de leur patrie. Jamais traducteur n’est resté , par sa plume et par sa vie , plus fidèle à son auteur.
- La révolution , qui ne pouvait pas dévorer tout le monde, laissa vivre le laboureur Lasteyrie, quoiqu’il eût été l’ami de Lafayette. Leur intimité s’est continuée, avec une constance de cinquante ans, à travers les temps adverses ou prospères.
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- CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- Lorsque nous cessâmes un peu d’être en guerre avec tout le monde , l’amour des voyages revint au cœur du cultivateur qu’on pouvait appeler le sédentaire malgré lui. Il passa d’abord en Espagne ; ensuite il revint du côté du nord et parcourut, de proche en proche , la Hollande , le Danemark, la Aonvége et la Suède. En poussant toujours du côté du pôle, il alla jusqu’en Laponie, et put dire avec les savants français qui l’avaient devancé : nous nous sommes arrêtés à l’unique endroit où la terre nous ait manqué.
- Charles de Lasteyrie ne s’occupait pas seulement des pratiques de l’agriculture et des arts ; il aimait à connaître, dans chaque contrée, les hommes les plus utiles à leurs semblables. A Malte, il avait trouvé Dolomieu, le célèbre géologue, qu’il accompagna plus tard , quand celui-ci fit l’exploration savante des montagnes de l’Auvergne. Parmi les Suisses, il cultiva l’amitié du général Laharpe, le sage et digne précepteur de l’empereur Alexandre ; il connut Lavater, le plus ingénieux des physionomistes, celui qui lisait le mieux le cœur de l’homme et son esprit sur le simple aspect de nos traits. Il tira plus de fruit encore de sa liaison avec HofwyC le créateur d’un excellent système d’éducation et d’instruction dans le but réel de la vie pratique.
- M. Charles de Lasteyrie avait mis à profit la trop courte paix d’Amiens pour visiter de nouveau la Grande-Bretagne. Il avait surtout porté ses regards sur une association qui datait déjà d’un demi-siècle , et qui, sous le titre de Société pour Vencouragement des arts, des manufactures et du commerce, rendait à l’Angleterre des services incessants.
- Il sollicita le zèle de ces amis du bien public dont j’ai déjà signalé les noms quand j’ai prononcé l’éloge de M. de Gerando; il leur montra l’avantage de créer en France une Société du même ordre , et la Société fut créée.
- Pendant cinquante ans M. de Lasteyrie est resté l’un des plus zélés, des plus assidus, des plus éclairés et des plus utiles entre nos collègues éminents. Aussi la Société, par une constance digne d’éloges, a-t-elle réélu M. Charles de Lasteyrie quarante et une fois parmi ses présidents annuels.
- C’est ici le moment de signaler ses travaux utiles.
- Il a des premiers appelé l’attention de la France sur cette race précieuse de moutons espagnols appelés mérinos; il a préparé de la sorte la matière première d’une industrie dans laquelle la France n’a pas de rivaux, industrie qui fleurit surtout à Reims et dans nos départements du nord.
- On a traduit en diverses langues les descriptions instructives données par M. de Lasteyrie sur les cultures du pastel et du cotonnier.
- Il a plus fait que de rester comme un utile moniteur pour des industries qu’il ne cultivait pas lui-même.
- Dès 1809 il s’était occupé d’un art que la Bavière avait vu naître; il re-
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- NÉCROLOGIE.
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- prit sérieusement, en 1814, le projet d’en doter la France. Il visita deux fois, à Munich, les ateliers de Senefelder. Il aurait pu prendre un brevet d’importation ; il aima mieux garder pour lui les sacrifices, et laisser à ses concitoyens la liberté d’imitation avec des avantages achetés moins chèrement que les siens.
- Dans les ateliers de lithographie établis par M. de Lasteyrie ont été publiés les machines , les instruments et les ustensiles, conformes aux dessins qu’il en avait faits dans ses voyages : production originale et pleine d’utilité. Nous citerons seulement, parmi ses publications lithographiques les plus importantes qui concernent les sciences, les planches coloriées de YHistoire naturelle des mammifères, par Geoffroy-Saint-Hilaire et Frédéric Cuvier; Y Anatomie de F homme, par Béclai'd et Jules Cloquet; enfin les grandes planches anatomiques de l’homme, ouvrage d'Automarchi.
- M. Charles de Lasteyrie aurait voulu doter son pays d’une belle collection de produits d’agriculture et d’industrie, en y joignant les objets essentiels de l’économie domestique, et les livres qui concernaient tous ces objets dont il était possesseur ; il aurait voulu qu’un musée d’utilité publique fût institué dans ce dessein.
- C’est beaucoup plus tard que les collections importantes du Conservatoire des arts et métiers, successivement agrandies et diversifiées, ont à peu près réalisé ce plan.
- Dans les derniers temps de sa vie, M. Charles de Lasteyrie offrit à la Société d’encouragement sa bibliothèque, précieuse en livres consacrés aux arts utiles, et ses collections soit d’instruments technologiques, soit de produits d’agriculture et d’industrie.
- Parmi ces dons, tout ce qui pouvait intéresser plus particulièrement certaines écoles publiques, la Société d’encouragement s’est empressée de les en gratifier. C’est ainsi qu’elle remplissait le vœu du donateur primitif, c’est-à-dire le vœu de la plus grande utilité nationale.
- Notre savant collègue M. Jomard a rendu le premier hommage aux travaux de M. Charles de Lasteyrie dans le sein de la Société formée pour l’enseignement élémentaire , Société si redevable à notre célèbre collègue.
- Dès 1814, comme en 1801, M. de Lasteyrie avait profité du premier jour de pacification pour retourner en Angleterre. Il avait été frappé des progrès et du succès des méthodes, alors si nouvelles, propagées par Bell et par Lancaster pour enseigner à la jeunesse nos premières et plus utiles connaissances : lire, écrire et compter.
- Presque au même moment parurent deux écrits qui faisaient connaître à la France de si précieuses méthodes; le seul nom des auteurs en annonçait
- Ciwiumte-domème mmée. Mars 1853. 18
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- l’avantage pour le peuple : c’étaient les noms de la Rochefoucauld~Liancoiirt et de Charles de Lasteyrie.
- Ce fut bien peu de temps après ces publications, en 1815, que l’autorité s’empara de ces précieuses indications.
- Un ministre illustre, Carnot, mit à profit cent jours d’une incroyable activité pour prêter l’appui le plus généreux, le plus assidu aux efforts de quelques bons citoyens ; il se servit d’eux pour doter la France du mode nouveau d’instruction primaire connu sous le nom à'enseignement mutuel.
- Dès le 27 avril, Carnot fait rendre un décret pour le perfectionnement de l’instruction primaire ; le 7 mai suivant, il institue un comité d’action composé de MM. Charles de Lasteyrie, de la Borde, l’abbé Gauthier, de Gerando et Jomard. Ce comité , qui s’assemblait quotidiennement, M. le ministre en personne le présidait presque toujours, malgré les affaires et la gravité des temps.
- Les termes mêmes dans lesquels était conçu l’acte de nomination montrent de quel point de vue élevé Carnot jugeait cette entreprise.
- « Je compte sur vos soins et sur vos lumières , disait-il à de tels hommes, pour me seconder dans cette entreprise que l’on peut appeler grande et importante, puisqu’elle intéresse la prospérité de l’Etat et doit contribuer au bonheur d’une grande partie de la nation. »
- Je m’estime heureux d’avoir à rappeler ces belles paroles d’un homme d’État qui fut à la fois un éminent géomètre, un grand ingénieur, et qui fut, dans la vie privée, le plus excellent des hommes. Il savait accorder à la jeunesse studieuse une amitié que mon cœur n’oubliera jamais.
- La Société d’encouragement, fidèle à son noble titre , s’empressa de concourir à former une grande association, qui prit naissance dans son sein, pour la propagation des nouvelles méthodes d’enseignement élémentaire.
- M. Charles de Lasteyrie sut y prendre un rang des plus éminents, rang qu’il conserva par des travaux incessants si bien énumérés et si bien appréciés dans la notice de notre collègue M. Jomard.
- M. Charles de Lasteyrie comptait au premier rang parmi les fondateurs de nos institutions d’utilité nationale : par exemple, la Société philotechnique fondée dès l’année 1801.
- Il ne s’est pas contenté de prendre part à leur naissance, et, si je puis parler ainsi, d’assister à leur baptême; il les a suivies, soutenues et nourries par sa présence, ses conseils, ses travaux et ses présents.
- N’est-ce pas un spectacle charmant, qui élève à la fois et repose l’âme, que celui de cet illustre vieillard, dont la vie s’est écoulée comme s’écoule, en grandissant, un cours d’eau pur et paisible ; que celui d’une existence
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- toujours d’accord avec elle-même, depuis 1759 jusqu’à 1850, et conduite d’un pas si ferme à travers neuf gouvernements et quatre révolutions; que celui de l’homme qui voit supprimer trois fois la classe élevée dans laquelle il était né, sans s’en apercevoir, et la rétablir sans daigner y prendre garde ; de celui qui, sous la royauté, la république et l’empire, se constitue en quelque sorte citoyen inamovible* et qui ne se laisse déranger de ce, poste volontaire par aucun emploi public? Éclairer l’agriculture, avancer l’industrie, professer la vertu , non pas avec des paroles, mais avec des actions ; devenir célèbre et rester simple ; se montrer plein d’aménité, de douceur, avec un esprit qui connaissait l’atticisme et par conséquent la grâce ; et cette grâce était empreinte sur sa physionomie à la fois fine et riante. Voilà, Messieurs, l’un des plus heureux caractères et des plus profondément honorables que puissent montrer, dans l’histoire de nos moeurs, quatre-vingt-dix ans de la vie française.
- M. Ferdinand de Lasteyrie, l’unique fils de l’homme éminent dont nous venons de rappeler les vertus et les talents, s’efforce, à ces deux litres, de paraître digne de son père. Il chérit les arts ; il s’adonne avec distinction au perfectionnement de la peinture sur verre, si précieuse et pour nos monuments religieux et pour une architecture imitée de la renaissance. Ferme et modéré dans ses idées, comme l’auteur de ses jours, il honore les opinions qu’il adopte, même aux yeux de ceux qui ne sauraient les partager. Nous avons encore présent à notre pensée le jour où vos présidents et vos secrétaires sont allés lui témoigner la douleur et les regrets de la Société, au sujet d’une perte irréparable pour nous et surtout pour un fils. Sa réponse, pleine d’âme et d’élévation, est restée gravée dans nos coeurs.
- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises el étrangères.
- ARTS MÉCANIQUES.
- Extrait d’un mémoire sur la fabrication, par voie ignée, de blocs artificiels destines aux constructions hydrauliques, et plus particulièrement aux travaux maritimes ; par M. Bérard.
- Voici les conditions à remplir pour l’emploi du nouveau procédé de M. Bérard :
- 1° Pouvoir construire, sur place ou à proximité du point à échouer, des blocs d’une densité et d’un volume tels que la résistance que leur masse doit offrir par inertie soit supérieure à la pression des vagues provoquant au déplacement.. On peut admettre
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- comme limite devant être atteinte le volume de 15 mètres cubes avec une densité de 2,1 à 2,2, laquelle se trouve réduite à environ 2,0 à 2,1 après une immersion dans les eaux salées.
- 2° Que ces blocs offrent une solidité suffisante pour supporter le transport et l’immersion sans se rompre , et une dureté assez grande pour que l’action mécanique des vagues agissant par frottement soit sans effet sur leurs surfaces.
- 3° Que leur composition chimique soit de telle nature que les eaux alcalines ou même acides soient sans aucune influence pour opérer la décomposition ou la désagrégation des éléments constitutifs.
- 4° Enfin que les matériaux composant ces blocs soient des substances communes que l’on trouve à peu près partout, et conséquemment d’un prix assez peu élevé pour que leur emploi soit économique et toujours accessible dans tous les travaux.
- L’auteur a pensé qu’en employant l’argile ordinaire et en lui faisant subir un commencement de vitrification , on pourrait obtenir un corps parfaitement inattaquable à toutes les eaux possibles et jouissant des conditions précitées.
- Les moyens d’exécution mis en usage sont des plus simples.
- Un bloc est construit en briques non cuites et simplement desséchées au soleil. Les briques, posées de champ, sont stratifiées par couches avec le combustible sur quelques rangées de briques de champ servant de grilles et convenablement espacées entre elles.
- Une chemise construite également en briques et à quelques centimètres de distance du bloc l’enveloppe dans tout son pourtour; l’espace vide laissé entre la chemise et le bloc est rempli avec du charbon menu ; on peut mettre également une petite quantité de ce même combustible entre les couches de briques de la chemise, si celle-ci est en briques crues, ce qui servira à les faire cuire. Le feu est mis à la base du bloc; bientôt il se propage en montant, échauffe toute la masse intérieure formant le bloc qu’il porte à la température du ramollissement de l’argile, voisine de la fusion. Le retrait qui se produit par la cuisson des briques et la combustion du charbon intercalé donne naissance à des affaissements et à des vides qui sont comblés à mesure qu’ils se produisent.
- La chemise et le bloc sont ainsi montés jusqu’à la hauteur que celui-ci doit atteindre; alors on recouvre le tout d’une dernière couche de charbon et de plusieurs épaisseurs de briques, puis on bouche toutes les ouvertures et on laisse refroidir.
- Pour procéder à l’enlèvement du bloc, il suffit de démolir la chemise qui fournit des briques cuites ; le bloc ainsi dégagé peut être transporté à sa destination.
- Quant au combustible à employer pour développer la chaleur qui doit déterminer la vitrification naissante ou le ramollissement de la masse , on peut se servir de houille ordinaire ou de houilles maigres anthraciteuses, ou enfin de débris de coke. La quantité nécessaire à la cuisson d’un bloc varie suivant la nature des argiles et les mélanges de sable qu’on jugera quelquefois à propos d’y introduire ; elle n’est pas de beaucoup supérieure à celle exigée par la simple cuisson des briques.
- Il résulte de ce qui précède qu’on peut établir des blocs de forme déterminée, d’un volume très-considérable qui n’aurait de limite que dans la possibilité du transport, et
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- dépasser, par conséquent, de beaucoup le chiffre indiqué de 15 mètres cubes. La den-sité de ces blocs est supérieure à celle des blocs à la chaux ; elle est variable suivant la nature des argiles employées. Les argiles ferrugineuses peuvent donner des blocs ayant une densité de 2,4 à 2,5, correspondant, après immersion, de 1,3 à 1,4, c’est-à-dire supérieure de plus d’un quart, comme effet de résistance, aux blocs ordinaires. On peut même, par extension des procédés indiqués, construire hors de l’eau clés digues ou jetées entières sans solution de continuité, et dont la masse serait aussi inébranlable qu’indestructible.
- Lorsque l’opération est conduite convenablement, la solidité de ce produit ou sa résistance au brisement ne laisse rien à désirer; quant à sa dureté , les instruments en fer sont impuissants à entamer ses surfaces, d’où il est permis de conclure que l’action destructive des vagues agissant par frottement sera nulle. Le simple examen des fragments de ces blocs ignés suffit à justifier leur parfaite inaltérabilité dans toutes les eaux marines. ( Académie des sciences, 21 mars 1853. )
- Perfectionnements apportés à la machine pneumatique ; par MM. Berton.
- Une machine pneumatique construite avec soin sur les principes généralement suivis satisfait aux conditions désirées tant que l’élasticité de l’air se trouve encore assez forte, quoiqu’à chaque abaissement du piston une petite quantité en soit refoulée dans les conduits avant que la soupape d’exhaustion ait suffisamment produit son action ; mais, alors que l’élasticité de l’air est devenue très-faible, le jeu des pistons ne produit plus qu’un effet très - incomplet ; aussi le perfectionnement apporté à la machine pneumatique par le système de double épuisement a-t-il introduit, dans la construction de cet important instrument, d’incalculables avantages.
- Yoici en quoi consiste le système des auteurs :
- Si une soupape est mise en mouvement par le moyen d’un plan incliné et d’un ressort agissant en sens inverse, elle ouvrira ou fermera exactement l’ouverture sur laquelle elle repose, avec une force proportionnée à l’effort de ces deux agents.
- Si donc on place au fond du corps de pompe d’une machine pneumatique deux soupapes établies sur ce principe et mises en mouvement alternatif par un plan incliné doué d’un mouvement alternatif horizontal, quelle que soit l’élasticité de l’air à leur surface, elles lui donneront passage par suite du jeu seul du plan incliné et du ressort.
- Mais la soupape d’exhaustion , soulevée par une tige métallique qui traverse le piston, reste soulevée au moment où celui-ci commence à s’abaisser, et de là résulte le refoulement d’une petite quantité d’air dans les conduits.
- Pour obvier à ce grave inconvénient, les auteurs ont eu recours à l’artifice suivant :
- La partie supérieure de la tige de cette soupape est fixée à un levier brisé dont l’uné des extrémités vient se poser sur le piston lorsqu’il parvient au point le plus élevé de sa course, et par la pression qu’elle transmet à la tige de la soupape détermine, par le moyen de celle-ci, la clôture exacte de l’ouverture qui ne permet plus d’introduction d’air dans les conduits.
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- Par suite de celte disposition, il serait possible de supprimer te double épuisement.
- Le système de soupapes dont il s’agit pourrait recevoir des applicalions dans les appareils à vapeur et l’hydrodynamique. ( Académie des sciences, 28 mars 1853. )
- Fabrication des tuyaux en fer étiré; par M. Gandillot.
- La bande de tôle qui doit former le tube est roulée sur un mandrin cylindrique d’un diamètre tel que les rebords de la tôle se recouvrent de 0"',01 au plus. Le tube ainsi préparé est placé dans un four à étirer dont la paroi postérieure est percée d’un trou.
- Lorsque le tube a atteint la température du blanc soudant, on introduit par le trou de derrière un mandrin en fer forgé et tourné, se terminant comme un œuf, mais présentant une partie cylindrique de 8 à 10 centimètres de longueur. Ce mandrin est soudé à l’extrémité d’une tringle en fer assez longue pour pouvoir arriver à la partie antérieure du banc d’étirage, où s’exerce l’action de la fdière. Cette tringle se termine à l’intérieur des mordacbes de la filière.
- Ce mandrin , qu’on n’introduit dans le tube qu’au moment où l’on va serrer la filière pour étirer, doit avoir un diamètre suffisant pour remplir sans effort la capacité du tube. Entraîné par la chaîne sans fin du banc d’étirage, le tube, à la sortie du four, est pris entre les mordaches et le mandrin , ce qui suffit pour opérer la soudure sur toute la longueur qui a été chauffée. Pour faire disparaître la double épaisseur, on fait passer le tuyau dans une filière ovale qui presse seulement sur le joint ayant le mandrin pour appui. On répète cette opération autant que cela est nécessaire en serrant de plus en plus la filière. Cela fait, on étire le tuyau dans une filière qui lui donne la forme et le diamètre demandés.
- On peut faire des tubes en soudant par juxtaposition. On chauffe au blanc soudant la feuille de tôle préparée sur un mandrin ; on introduit un mandrin dans le tuyau, à sa sortie du four, et le tout passe dans la filière.
- L’auteur indique ensuite la confection de tuyaux soudés par le doublage.
- Deux feuilles de tôle ayant été préparées sur un mandrin, on introduit un des tuyaux dans l’autre, de manière que les joints soient opposés; puis on chauffe et on passe à la filière. Pour raccorder les tuyaux, on peut fileter les extrémités; mais s’il s’agit de tuyaux très-minces, la résistance qu’ils présentent serait insuffisante. Dans ce cas, l’inventeur introduit à chaque extrémité des tuyaux à joindre une douille conique. Les douilles sont jointes par des colliers qui embrassent les tuyaux. Le rapprochement de ces pièces a lieu au moyen de boulons qui passent dans des trous percés dans les colliers. ( Description des brevets pris sous le régime de la loi de 1844 , t. VI, p. 207. )
- Procédé de blanchiment des épingles, aiguilles, etc. ; par MM. Vantillard et Leblond.
- On sait que les épingles fabriquées avec le laiton manquent de résistance et de fermeté f aussi les a-t-on remplacées par des épingles en fer et en acier; mais il fallait les
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- étamer. Cet étamage ne se fait pas aussi bien que sur le laiton; les épingles présentent des rugosités qui déchirent les étoffes.
- Les inventeurs, voulant éviter cet inconvénient, ont eu l’idée d’appliquer sur les épingles en fer une couche de cuivre ou d’un autre métal ayant pour l’étain plus d’affinité que n’en a le fer; mais, pour que le résultat soit satisfaisant, il faut polir et décaper les épingles avant de les cuivrer. Les inventeurs ont apporté une amélioration au travail lui-même en faisant en une seule opération le poli, le décapage et le cuivrage.
- Pour traiter, par exemple, 2 kilog. de produits, on met dans un vase en verre 4 lit. d’eau douce, 300 grammes d’acide sulfurique, 30 grammes de sel d’étain, 40 grammes de sulfate de zinc cristallisé , 7 grammes de sulfate de cuivre ; on laisse dissoudre pendant vingt-quatre heures.
- Le bain étant préparé , on le met dans un baril en bois, en forme de broc , monté sur ses axes. Ce baril, de la capacité de 20 litres, reçoit les aiguilles ou les épingles; on tourne pendant trente minutes, et on obtient à la fois un décapage, un polissage et un commencement de cuivrage.
- Au bout de ce temps, on ajoute 20 grammes de sulfate de cuivre en cristaux; ou agite en tournant le baril pendant douze minutes, et l’on obtient un cuivrage solide et un beau poli sur le cuivre. Cela fait, on décante la liqueur qui peut servir indéfiniment , et on lave les objets à grande eau froide; on les met dans un baquet contenant de l’eau de savon chaude, et on les agite pendant deux minutes; on décante les liqueurs et on met les objets dans un sac avec de la sciure de bois, on agite, et le cuivre devient très-brillant. ( Description des machines et procédés pour lesquels des brevets d*invention ont été pris sous le régime de la loi du § juillet 1844, t, VI, p. 70. )
- ARTS CHIMIQUES.
- Perfectionnements dans la fabrication et le raffinage du sucre; par MM. Robert
- et J. Oxland.
- Lorsqu’on se sert, pour fabriquer et raffiner le sucre, de l’acétate d’alumine, et qu’on emploie la chaux pour se débarrasser de l’alumine, que , même par le travail le plus soigné, on ne parvient pas toujours à enlever toute l’alumine de la solution, la présence de bette terre persiste dans toutes les manipulations auxquelles on soumet le jus sucré et finit par se trouver dans les mélasses. Quand on se sert de l’acétate d’alumine et de la chaux, on parvient à séparer le restant de cette alumine à l’aide du phosphate de cette base ou de celui de chaux qu’on ajoute par petites quantités au sirop, qu’on fait bouillir ensuite pendant deux à trois minutes, en ayant soin de neutraliser tout excès d’acide par l’addition d’aluminate de chaux ou de saccharate de cette base , d’eau ou de lait de chaux *, l’opération se termine après l’élimination de toute l’alumine.
- MM. Robert et John Oxland ont découvert qu’au lieu d’employer le moyen précédent , on pourrait appliquer directement les phosphates et les perphosphates f que ce$
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- sels sont susceptibles de produire les mêmes effets , mais avec cet avantage qu’on peut éliminer de la matière sucrée la totalité du réactif employé.
- Pour traiter les jus sucrés ou les solutions de sucre brut par les phosphates, par exemple une bonne quatrième ordinaire , on dissout en chauffant à la vapeur et à la manière ordinaire, mais sans employer de sang, qu’on remplace, dans la solution, par un phosphate soluble. Si c’est le phosphate ordinaire ou cristallisé de soude dont on fait usage, il en faut environ 630 grammes par 1,000 kilogrammes de sucre. On porte cette solution à l’ébullition en neutralisant avec soin l’excès d’acide par l’aluminate ou le saccharate de chaux, ou bien par de l’eau ou un lait de chaux , et le sirop, qui marque alors 23° à 30° Baumé , ' est filtré à travers les poches h la manière ordinaire. En cet état, la défécation est complète. Le résidu retenu dans les filtres est lavé avec de l’eau, pour enlever toute trace de matière sucrée, et la solution qu’on obtient ainsi sert à dissoudre de nouvelles quantités de sucre brut.
- Au moyen de cette opération , le sirop est en partie décoloré, et, dans quelques cas, à un degré qui suffit pour la cuisson dans le vide et la cristallisation ; mais sa décoloration peut encore être plus complète par une addition de 5 à 8 pour 100 d’hydrate d’alumine séché à 100°, et qu’on démêle dans l’eau dont on se sert pour la dissolution, ce qui dispense entièrement de l’emploi du charbon animal.
- L’alumine qui reste dans les poches du filtre, après avoir été privée de toute matière sucrée, peut être séchée et calcinée pour brûler la matière organique, lavée ensuite pour enlever les substances salines solubles, puis employée à la fabrication de l’hydrate ou du phosphate d’alumine ; ou bien, après les lavages et la calcination, on peut, par l’addition d’une nouvelle quantité d’hydrate d’alumine , la rendre propre à servir de nouveau.
- Quand on emploie des perphosphates, on opère de la manière suivante :
- Le perphosphate, celui d’alumine par exemple, est mêlé avec l’eau qui sert à la dissolution dans le rapport de 3 kilogrammes d’alumine dissoute dans de l’acide phos-phorique pour 1,000 kilogrammes ou un tonneau de sucre. Pendant que le sirop, qui a une densité de 23° à 30° Baumé , est porté à l’ébullition , on y ajoute une quantité suffisante d’alumine ou de saccharate de chaux, ou bien d’eau ou de lait de chaux, pour neutraliser l’excès d’acide; on filtre à travers les poches, et la liqueur claire est conduite dans le réservoir qui alimente les appareils à cuire dans le vide ou dans les bassines. Les opérations suivantes sont les mêmes que dans le procédé ordinaire. Les matières qui restent dans les filtres sont traitées comme on l’a dit ci-dessus.
- On obtient le perphosphate d’alumine en dissolvant cette base dans de l’acide phos-phorique que l’on prépare ainsi qu’il suit :
- On calcine des os à blanc, on les réduit en poudre dans un moulin, et on les fait digérer dans une quantité d’acide chlorhydrique suffisante pour dissoudre le carbonate de chaux seulement. Le résidu , après les lavages qui ont enlevé les matières solubles, est séché, pesé et mélangé à de l’eau pour en faire une pâte fluide sur laquelle on verse de l’acide sulfurique en quantité propre à se combiner avec la majeure partie de la chaux présente, et à en laisser encore environ 2 à 3 pour 100 à l’état de liberté. Ce
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- mélange est alors bien agité, maintenu à une température d’environ 32° centig. pendant vingt-quatre heures; après quoi on lave la masse dans de l’eau jusqu’à ce que la matière soluble soit séparée du sulfate de chaux qui se précipite. Les liqueurs concentrées ainsi obtenues peuvent être combinées immédiatement à l’alumine, et les liqueurs faibles peuvent être employées à laver de nouveau de l’acide phosphorique dans le courant de la fabrication. Quand l’alumine a digéré dans l’acide phosphorique pendant un temps convenable, il s’est formé un phosphate de cette base insoluble dans l’eau. Ce phosphate est traité par une nouvelle quantité d’acide phosphorique pour le dissoudre, et le perphosphate qu’on obtient ainsi est filtré pour le rendre propre à l’emploi indiqué ci-dessus.
- L’aluminate de chaux se prépare en dissolvant de l’alumine dans de la soude ou de la potasse caustique, et ajoutant un lait de chaux ou une eau de chaux à la dissolution.
- Il se précipite alors un aluminate de cette base qui, après avoir été séparé de la liqueur et démêlé dans l’eau, est employé sous cette forme. Ce réactif doit être préféré au saccharate de chaux, au lait ou à l’eau de chaux.
- Quand on fabrique du sucre avec la canne , et que la défécation du jus s’opère avec l’aluminate de chaux à la manière ordinaire, l’excès de chaux est neutralisé par du perphosphate d’alumine ou de chaux, et, après avoir concentré la liqueur jusqu’à ce qu’elle marque 25° à 30° Baumé , on la traite par le phosphate de soude de la même manière qu’on l’a indiqué précédemment pour le sucre brut. On observe le même procédé dans le traitement des jus de betterave ; seulement on emploie une plus grande quantité d’aluminate, d’eau de chaux ou de lait de chaux à la première défécation.
- ( Repertory of patent inventions, mars 1852. )
- Procédé pour granuler les sirops de fécule et opérer la dessiccation et le blanchiment des sucres en grains ainsi obtenus; par M. Fousehard, à Neuilly.
- Pour granuler le sirop de fécule, il faut, quand la décomposition est faite, cuire pendant huit heures environ et rapprocher ce sirop jusqu’à 30° bouillant.
- On laisse ensuite refroidir, dans des cuves , ces matières jusqu’à ce que la chaleur soit réduite à 20 degrés environ. Alors on verse ces jus dans des vases percés, par le bas, d’un nombre de trous proportionné à la contenance desdits vases; ces trous sont fermés au moyen de faussets ou de bouchons quand le sirop est introduit, et on les ouvre pour laisser écouler les parties encore liquides. Au bout de quelques jours, le sirop commence à prendre ; on retire les bouchons ou les faussets, et on laisse ainsi égoutter pendant plusieurs jours.
- Comme la cristallisation s’opère toujours à la partie inférieure du vase, la mélasse se trouve à la partie supérieure, et, quand on ôte les bouchons, la mélasse s’écoule par les trous, lave les cristaux et les laisse isolés dans le vase.
- Quand , par suite de l’état de l’atmosphère, la cristallisation est trop prompte et que le contenu du vase est arrivé à l’état mielleux avant qu’on ait donné cours aux parties liquides, il faut diviser les grains. A cet effet., on verse de l’eau dans les vases , on retire les bouchons ; le liquide traverse les cristaux et s’échappe par le bas. Cinquante-deuxième année. Mars 1853. 19
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- Au lieu de bouchons et de faussets on peut employer des robinets et des cannelles adaptés au fond des vases de la manière convenable.
- On reprend les parties liquides écoulées du vase, on les étend de 50 pour 100 d’eau; on fait bouillir, et on amène sur les filtres, conjointement et par parties égales, ce mélange et du sirop neuf ; on traite ensuite la clairce obtenue en employant les moyens ci-dessus. De cette manière, on utilise complètement tous les résidus en les employant successivement avec des sirops neufs.
- Dessiccation. Pour opérer la dessiccation des sirops granulés, les auteurs établissent des tablettes en plâtre, ou toute autre substance absorbante , telle que terre à brique , terre glaise ou autres ; on peut aussi se servir de feutres ou de toiles métalliques.
- La dessiccation s’opère dans des étuves chauffées de 20 à 40°. Quand les tablettes ont servi à une opération, on les fait sécher avant de les employer à une opération subséquente.
- Les couches de sirop granulé étendues sur ces tablettes ont 0m,10 d’épaisseur. Quand on s’aperçoit que la partie inférieure de ces couches éprouve un commencement de dessiccation et de blanchiment produit par son contact avec le plâtre , on retourne les couches pour que la seconde face subisse le même effet.
- Quand ce résultat est obtenu, ce qui a lieu ordinairement au bout de trois ou quatre jours, les grains du sirop sont divisés en les passant dans un crible et les plaçant de nouveau sur une tablette en plâtre, où ils séjournent encore vingt-quatre ou trente heures.
- Blanchiment. On décolore le sirop de fécule par les procédés suivants, qui s’appliquent l’un avant de commencer la décomposition, l’autre quand la cristallisation partielle est opérée et que l’égouttage commence.
- On jette dans une cuve 10 kilog. de noir animal par 50 kilog. d’acide sulfurique ; on laisse macérer ce mélange pendant douze à quinze heures, après quoi on agite les matières et on les verse dans les cuves à décomposer. On traite de la même manière tout l’acide employé pour la décomposition , et les produits obtenus sont convenablement décolorés.
- Le liquide, en traversant la masse grenue, blanchit les cristaux, les rend plus isolés et plus faciles à sécher.
- Les proportions peuvent varier entre les limites de 1/4 à 1/2 litre et même au delà par tonneau de la contenance de 150 kilog. de sirop de fécule, suivant le degré de blancheur qu’on désire.
- Le goût que laisse l’acide peut être éliminé soit par un lavage à l’eau pure, soit par l’eau précédée d’une addition de chlore étendu. ( Description des brevets, t. 76. )
- Épuration de la houille destinée à la fabrication du fer; par M. Galvert.
- L’auteur a cherché les moyens d’épurer la houille destinée au travail du fer, et parmi les agents d’épuration qu’il a soumis à l’expérience il a reconnu que le chlorure de sodium remplit toutes les conditions désirables d’efficacité et d’économie.
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- Sous l’influence de la chaleur, le bisulfure de fer est transfotüié en protosulfure qui, avec le chlorure de sodium, donne lieu à la production de sulfure de sodium et de chlorure de fer. Ce dernier réagit, à une haute température, sur la vapeur d’eau, produit de l’acide chlorhydrique qui se dégage et de l’oxyde de fer que le charbon ramène à l’état métallique. Quant au soufre et au sodium, ils passent dans les scories.
- Le procédé de M. Colvert est établi, aujourd’hui, en grand dans trois usines, deux en Ecosse et une dans le pays de Galles; le fer obtenu par ce procédé a une fibre très-longue et très-résistante.
- L’auteur a déterminé les rapports de ténacité pour les fontes. Il a pris des barres de 6 centimètres carrés, longues de lm,50 ; il les a posées sur des supports placés à lm,50 l’un de l’autre. Au centre de la barre , une pression graduelle a été exercée au moyen d’une vis et continuée jusqu’à rupture. Les nombres qui représentent les pressions varient, pour la fonte impure, de 456 à 487, et, pour la fonte purifiée, de 525 à 569. La première contenait six millièmes de soufre , il n’y en avait qu’un millième dans la seconde.
- Le même procédé d’épuration a été employé pour la fabrication du coke destiné à l’exploitation d'un chemin de fer anglais : comme ici, le soufre reste dans les cendres, il ne peut pas agir sur les enveloppes en cuivre des boîtes à feu ni sur les tubes en laiton ; il en résultera une économie importante qu’il sera facile d’évaluer en tenant compte du temps de parcours sans réparation des locomotives chauffées avec du charbon épuré ou non. ( Académie des sciences, septembre 1852. )
- Procédé pour la fabrication, sans danger, de la céruse par les éponges métalliques ;
- par M. Chenot.
- Dans ce procédé, les matières principalement employées sont les sulfures purs connus sous le nom d’alquifoux, ou les sulfates de fabrique. Ceux-ci sont transformés en sulfates , par un grillage fait avec des soins particuliers, qui sont la seule difficulté du procédé ; ces difficultés consistent à éviter la moindre vitrification et à faire que toute la masse soit parfaitement sulfaturée; on doit de même, dans certains cas, employer la chloruration.
- On sulfatise ou l’on chlorure convenablement les matières plombeuses ; cette opération faite, on mélange les sulfates formés avec de l’éponge de fer ou de l’éponge de zinc. Ce mélange est placé dans l’eau un peu acide, et il est convenable de le mettre dans un lieu chaud ; la réaction dont nous allons parler marche plus vite.
- Au bout de très-peu de jours-, quinze jours au plus, si la sulfatisation a été bien faite, on a, d’une part du plomb, à l’état d’éponge, et d’autre part les sulfates correspondant au fer ou au zinc employé.
- On lave, après décantation des sulfates , l’éponge de plomb avec de l’eau acidulée par de l’acide sulfurique , pour séparer, par dissolution , le peu de fer ou de zinc en excès qu’on doit nécessairement employer pour que l’action soit complète. On décante encore cette eau, qui servira, plus tard, à mouiller un autre mélange; on lave de non-
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- veau à l’eau pure l’éponge de plomb jusqu’à ce que l’eau n’indique aucune trace de fer.
- Dans cet état, si l’on expose l’éponge de plomb ainsi obtenue ( ayant eu soin de ne pas la comprimer dans les différentes opérations ) sur des claies en couches de 1 ou 2 centimètres à l’air humide, elle sera transformée, suivant les circonstances, en quinze jours ou un mois, en céruse du plus beau blanc et du plus beau velouté.
- La même éponge de plomb oxydée à 200 degrés environ de température de combustion, on a l’un ou l’autre, et les tons de ces oxydes sont supérieurs à ceux que l’on fait et jouissent de propriétés très-énergiques. ( Académie des sciences, 21 mars 1853. )
- Préparation de la colle forte liquide; par M. Dumoulin.
- On fabrique à Paris , sous le nom de colle forte liquide et inaltérable, une colle qui est très-commode pour les ébénistes, les menuisiers, les cartonniers, les tabletiers, etc., attendu qu’elle s’applique à froid et n’a pas besoin d’être chauffée. Voici comment on la prépare :
- On prend 1 kilog. de colle forte dite de Givet, on la fait dissoudre dans 1 litre d’eau et dans un pot vernissé placé sur un feu doux, ou mieux au bain-marie. On a soin de remuer de temps en temps. Quand toute la colle est fondue , on y verse peu à peu et par fractions jusqu’à concurrence de 200 grammes d’acide azotique à 36 degrés. Cette addition produit une effervescence due au dégagement de l’acide hypoazotique. Quand tout l’acide est versé, on ôte le vase de dessus le feu et on laisse refroidir.
- L’auteur assure avoir conservé de la colle ainsi préparée pendant plus de deux ans dans un flacon débouché ; elle n’avait, subi aucune altération. ( Académie des sciences , 27 septembre 1852. )
- AGRICULTURE.
- De la nécessité d’introduire, en France, des races nouvelles de vers à soie; par M. Lamare-Picquot.
- Depuis trente ans un grand nombre d’essais d’éducation ont été faits avec diverses espèces d’attacus europæa et autres bombyees d’Amérique ; mais ils n’ont eu d’autre résultat que de prouver que la France n’avait rien à attendre, à cet égard, du nouveau continent, à raison de l’infériorité du fil de ces larves, et du caractère errant des insectes parfaits, qui semble s’opposer à leur domestication. Il n’en est pas ainsi des bombyees de l’Asie orientale ; presque toutes les espèces fournissent un fil plus ou moins fin et élastique.
- La chenille saturnia cynthia présente une soie à la fois délicate et remarquablement forte au tissage ; elle offre le précieux avantage de pouvoir être nourrie avec la feuille d’une plante devenue vulgaire dans nos départements, le ricinus palma chrisli. Ces bombyees sont d’un transport aisé ; ils passent sept à huit mois à l’état d’œuf; ils
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- passeront facilement des contrées tropicales dans les parties chaudes de l’Algérie , et par suite dans nos départements méridionaux. ( Acad, des sciences, 21 mars 1853.)
- BEAUX-ARTS.
- Sur la reproduction des gravures et des dessins par la vapeur de l’iode; par M. Niepce de Saint-Victor.
- Si, après avoir obtenu un dessin à l’iodure d’amidon sur papier ou sur verre , on plonge le dessin dans une solution d’azotate d’argent, le dessin disparait; mais, si l’on expose le papier ou le verre pendant quelques secondes à la lumière, voici ce qui arrive : le dessin primitif, qui était de l’iodure d’amidon, s’est transformé en iodure d’argent, et, par l’exposition à la lumière, cet iodure, étant beaucoup plus sensible que l’azotate d’argent contenu dans le papier ou la couche d’empois du verre, s’est impressionné avant cet azotate ; dès lors il suffît de plonger le papier ou le verre dans une solution d’acide gallique pour voir apparaître aussitôt le dessin primitif, que l’on traite ensuite par l’hyposulfite de soude, absolument comme on le fait pour les épreuves photographiques.
- Par ce procédé, le dessin devient aussi stable que ces dernières.
- Ce nouveau mode sera certainement pratiqué dans beaucoup de circonstances.
- M. Bayard vient de faire une autre application de la vapeur d’iode, c’est-à-dire qu’après avoir exposé la gravure à la vapeur d’iode il l’applique sur une glace préparée à l’albumine sensible pour former une épreuve négative ou cliché, avec lequel il tire ensuite, sur papier, des épreuves positives par les procédés connus des photographes.
- C’est ainsi qu’il a obtenu de magnifiques reproductions de très-anciennes gravures sans aucune déformation d’images.
- Ces deux dernières applications prouvent que la vapeur d’iode se porte sur les parties noires des dessins et des gravures de préférence aux parties blanches. ( Académie des sciences, 21 mars 1853. )
- LÉGISLATION INDUSTRIELLE.
- Décret concernant la future exposition universelle des produits industriels et agricoles.
- Napoléon, par la grâce de Dieu et la volonté nationale, empereur des Français.
- A tous présents et à venir, salut ;
- Avons décrété et décrétons ce qui suit :
- Art. 1er. Une exposition universelle des produits agricoles et industriels s’ouvrira à Paris, dans le palais de l’industrie, au carré de Marigny, le 1er mai 1855, et sera close le 30 septembre suivant.
- Les produits de toutes les nations seront admis à cette exposition.
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- BIBLIOGRAPHIE.
- Art.. 2. L’exposition quinquennale, qui, aux termes de l’art, 5 de l’ordonnance du 4 octobre 1833, devait s’ouvrir le 1er mai 1854, sera réunie à l’exposition universelle.
- Art. 3. Un décret ultérieur déterminera les conditions dans lesquelles se fera l’exposition universelle , le régime sous lequel seront placées les marchandises exposées et les divers genres de produits susceptibles d’être admis.
- Art. 4, Notre ministre secrétaire d’État au département de l’intérieur eq chargé de l’exécution du présent décret.
- Fait au palais des Tuileries, le 8 mars 1853.
- Signé Napoléon.
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- BIBLIOGRAPHIE SCIENTIFIQUE, INDUSTRIELLE ET AGRICOLE, ANNÉE 1852.
- SCIENCES MATHÉMATIQUES.
- Arithmétique. — Algèbre.
- Cours complet d’arithmétique; par Guilmin. 1 vol. in-8 , Paris, Durand , rue des Grès, 5.
- Traité d’arithmétique; par l’abbé Ballot. 1 vol. in-8, Besançon, Jacquin.
- Méthode nouvelle pour apprendre et enseigner à calculer; par Grandsard. In-8, Épinal, veuve Gley.
- Notions d’arithmétique, de système métrique, de dessin, d’arpentage, h l’usage des écoles élémentaires de la Meuse. In-12, Saint-Mihiel, Casner.
- Cours élémentaire d’arithmétique; par Merlin. 2e édit. , in-18, Vouziers, Flament-Ansiaux.
- Traité d’arithmétique; par Gaucher. 1 vol. in-12, Paris, Dondey-Dupré.
- Cours d’arithmétique à l’usage des écoles régimentaires; par Bailly. In-8, Bayonne , veuve Lamaignère.
- Éléments d’arithmétique; par Dieu. In-8, Paris, Bachelier.
- Arithmétique à l’usage des classes d’humanité ; par Vernier. 9e édit., in-12 , Paris, Hachette.
- Arithmétique des logarithmes; par Monferrier. In-8, Paris, Hachette.
- Règle à calcul modifiée; par Manheim. In-4, Paris, Gravet, rue Cassette, 44.
- Notice sur l’emploi de la règle à calcul; par Guiraudet. In-12, Paris, Mathias.
- Instruction pour se servir de l’arithmomètre de M. Thomas de Colmar. In-8, Paris, rue du Helder, 13.
- Le Calculateur universel, tableau donnant immédiatement les résultats des opérations les plus usitées de l’arithmétique. In-plano, Paris, Cosson.
- Éléments de calcul différentiel et intégral; par Boncharlat. 6e édit., 1 vol. in-8 avec planches, Paris, Bachelier.
- Calcul des dérivés, contenant l’introduction au calcul différentiel et au calcul intégral; par Guilloud, 1 vol. in-8, Paris, Arthus Bertrand, rue Hautefeuille, 21.
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- BIBLIOGRAPHIE.
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- Éléments d’algèbre; par Lacroix. 1 vol. in-8, Paris, Bachelier.
- Géométrie. —*• Trigonométrie.
- Leçons nouvelles de géométrie descriptive; par Amiot. In-8 avec pl., Paris, Guirau-det et Jouaust, rue Saint-Honoré, 338.
- Traité de géométrie supérieure; par Chasles. 1 vol. in-8, Paris, Bachelier.
- Cours pratique de géométrie et d’arpentage; par Chardon. In-8, Paris, Hachette. Éléments de géométrie de Clairault; par Saigey. In-12 avec pl., Paris, Hachette. Géométrie théorique et pratique; par Sonnet. 4 e édit., 1 vol. in-8 avec p]., Paris, Hachette.
- Traité élémentaire de géométrie descriptive ; par Catalan. In-8 avec atlas, Paris, Carilian-Gœury.
- Éléments de géométrie; par Bede. 6e édit., in-16, Paris, Philippart, boulevard des Italiens, 6.
- Cours de géométrie descriptive; par Théod. Olivier. 2e édit., 1 vol. in-4 avec pl., Paris, Carilian-Gœury et Dalmont.
- Trigonométrie rectiligne; par G. Delatouche. 1 vol. in-12, Paris, Bachelier.
- Traité élémentaire de trigonométrie rectiligne; par Lacroix. 1 vol. in-8, Paris, Bachelier.
- Éléments de trigonométrie; par Tarnier. 1 vol. iil-8, Paris, Hachette.
- Traité abrégé , théorique et pratique , des éléments de mathématique ; par Guenin. 3e édit., in-8, Paris, Périsse frères. . ' ' '
- Cours de mathématiques théorique et pratique; par Dumouchel et Dupuis. In-12, Paris, Dezobry et Madeleine.
- Éléments d’arpentage, de levée des plans et de nivellement; par Alboize du Pujol. In-12, Troyes, Anner André.
- Traité complet et élémentaire de métrologie ancienne et moderne ; par Chamois. 1 vol. in-12, Châlons-sur-Saône, Dej ussieu.
- Leçons élémentaires de mathématiques; par Poirier. 1 vol. in-8, Paris, Lecoffre. Leçons sur la théorie mathématique de l’élasticité des enrps solides; par Lamé. 1 vol. in-8, Paris, Bachelier.
- Traité complet d’arpentage; par Brossard. In-4 oblong, Paris,--Didot.
- . Nouveau manuel complet d’arpentage; par Lacroix. 1 vol. in-18, Paris, Roret.
- Hydraulique. — Navigation.
- Des puits artésiens en général et des services qu’ils peuvent rendre en popularisant leur usage aux États-Unis; par Parquin et Calard. In-8, Paris, Boisseau.
- Étude sur le forage d’un puits artésien à Troyes,; par Boutiot. In-8, Troyes, Bouquot. Mémoire sur les turbines du système hydropneumatique; par MM. Girard et Cation. In-8, Paris, Claye.
- Annuaire des marées des côtes de France pour l’année 1853; par Chazallon. In-18, Paris, Ledoyen, Palais-Royal.
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- BIBLIOGRAPHIE.
- De la circulation de l’eau considérée comme moyen de chauffage des édifices publics; par Boudin. Paris, Baillière.
- Nouveau système de clouage à clous invisibles pour les ponts des navires, etc.; par Catherineau. In-4, Bordeaux, Métreau.
- Mécanique.
- Cours élémentaire de mécanique théorique et appliquée; par Delaunay. 1 vol. in-18, Paris, Victor Masson.
- Exposition du principe de l’équilibre et du mouvement ; par Desnanot. In-12 , Paris, Hachette.
- Travaux publics.
- Nouveau Manuel complet des ponts et chaussées; par Gayffier. 1 vol. in-18, Paris , Roret.
- Traité élémentaire des routes et des ponts; par Birot. 1 vol. in-8 avec pl., Carcassonne, rue du Mail, 41.
- Cours de construction ; par Melin. In-8, Nancy, Nicolas.
- Aperçu sur les cités ouvrières; par Fontaine Guichard. In-8, Lille, Reboux.
- Mémoire sur le pont-levis à la Belidor; par Cadiot. In-4, Montpellier, Boehm.
- Construction des viaducs, ponts, aqueducs, ponts et ponceaux en maçonnerie; par Toni Fontenay. 1 vol. in-8 avec atlas, Paris, Carilian-Gœury.
- Notice sur le mouvement des ponts volants; par Gosselin. In-8, Metz, Lamort.
- Nouveau système de locomotive sur les chemins de fer; par Girard. In-4, Paris, Bachelier.
- Nouvelles couvertures métalliques, système Rabatel. In-8, Lyon , chez l’auteur, cours Napoléon.
- Nouveau Manuel complet du maçon, plâtrier, carreleur, etc.; par Toussaint. In-18 avec pl., Paris, Roret.
- Astronomie. — Cosmographie.
- Dictionnaiie d’astronomie; par Guynemer. 1 vol. in-8, Paris, Didot.
- Usage du cercle méridien portatif pour la détermination des positions géographiques; par Laugier. Broch. in-4, Paris, Dupont.
- Éléments de cosmographie; par A. Boniface. In-12, Paris, Delalain.
- Leçons de cosmographie; par H. Faye. 1 vol. in-8 avec pl., Paris, Hachette.
- Notions élémentaires de cosmographie; par Delamarche. In-4, Paris, Raçon.
- Annuaire pour l’an 1853, publié par le Bureau des longitudes. 1 yoI. in-18, Paris, Bachelier.
- Connaissance des temps ou des mouvements célestes pour l’année 1854, publiée par le Bureau des longitudes. 1 vol. in-8, Paris, Bachelier.
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- BIBLIOGRAPHIE.
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- SCIENCES PHYSIQUES.
- Physique.
- Éléments de physique expérimentale et de météorologie; par Pouillet. 2 vol. in-8 avec atlas, 6e édit., Paris, Hachette.
- Notions générales de physique et de météorologie; par le même. 1 vol. in-12, Paris, Hachette.
- Éléments de physique; par l’abbé Pinault. 4e édit. , i vol. in-8 aveepl., Paris, Gaume.
- Notions élémentaires de physique; par M. Meissas. 1 vol. in-18, Paris, Hachette. Cours de physique ; par Koeppelin. 3e édit., 1 vol. in-8 avec pl., Paris, Lecofïre, rue du Yieux-Colombier, 29.
- Leçons de physique et de chimie; par Bartayrès. 1 vol. in-8, Agen, Noubel.
- Précis de physique; par Humbert. In-8, Paris, Hachette.
- Notions de physique et de chimie applicables aux usages de la vie; par Sainte-Preuve. 1 vol. in-18, 5e édit., Paris, Hachette.
- Instruction pratique pour l’usage du thermomètre alcoométrique. In-8, Paris, Lere-bours et Secretan, place du Pont-Neuf, 1.
- Recherches sur le thermomètre; par Isidore Pierre. In-8, Caen, Hardel. Électro-calorique, ou les paratonnerres réformés ; par Marsault de Pamprovx. In-18, Niort, Robin.
- Chimie.
- Recherches de chimie organique et inorganique ; par J. Lefort. In-8, Gannat, Bourroux.
- Abrégé de chimie; par Pelouze et Frémy. 3 vol. in-18, Paris, Victor Masson.
- Leçons élémentaires de chimie appliquée aux arts, à l’industrie et à l’agriculture; par A. Bobierre. 1 vol. in-12, Paris, Victor Masson.
- Nouvelles lettres sur la chimie; par J. Liebig. In-18, Paris, Victor Masson.
- Traité comparé de chimie organique, théorique et pratique; par A. Huard. In-18, Paris, Borani et Droz, rue des Saints-Pères, 7.
- Nouvelles recherches sur l’acide hyperiodique et les hyperiodates; par Langlois. In-8, Metz, Lamort.
- Considérations générales sur l’origine et la formation des bitumes fossiles; par Hu-guenet. 1 vol. in-8, Paris, veuve Mathias.
- Analyse chimique de l’eau de la mer Morte et de l’eau du Jourdain; par Boutron-Charlard et Henry. In-8, Paris, Thunot.
- Mémoire sur une nouvelle méthode pour obtenir des combinaisons cristallisées par la voie sèche; par Ebelmen. In-4, Paris, imprimerie nationale.
- Du noir animal résidu de raffinerie; par Romanet. In-8, Paris, Bouchard-Huzard. Cinqimntc-deuxième armée. Mars 1853. 20
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- 151 BIBLIOGRAPHIE.
- Géologie. — Minéralogie. — Métallurgie.
- Statistique géologique, minéralogique et métallurgique du département de la Meuse; par Buvignier. 1 vol. in-8 avec atlas, Paris. Baillière.
- Essai de géologie pratique sur la Flandre française; par Mengy. 1 vol. in-8, Paris, Carilian-Gœury et Dalmont.
- Histoire des progrès de la géologie, de 1834 à 1850; par d’Archiac. 1 vol. in-8 avec pl., Paris, rue du Yieux-Colombier, 24.
- Description historique, géologique et topographique du hassin boitiller de Brassac ( Puy-de-Dôme ); par Baudin. Atlas in-folio, imprimerie nationale.
- Notice sur les mines de fer aciéreux de Bone (Algérie). In-4, Paris, rue du Marché-Saint-Honoré, 15.
- Rapport sur les mines de cuivre de rOued-Allelah, près Tenez ( Algérie ); par La-cretelle. In-4, Paris, Dupont.
- Études sur les aciers dont l’artillerie fait usage ; par Massas. Brochure in-8, Paris , Corréard.
- Traité de l’exploitation des mines de houille; par Ponson. 4 vol. in-8 avec atlas, Paris, Borani et Droz.
- Mémoire sur la résistance du fer et de la fonte; par Lowe. In-8, Paris, Carilian-Gœury.
- Notice générale sur l’industrie des fers creux; par Gandillot. In-4, Paris, rue Belle-fond, 40.
- Note relative à l’emploi de la vapeur dans certaines opérations métallurgiques; par Cumenge. In-8, Paris, Carilian-Gœury.
- Mémento monétaire et d’orfèvrerie; par Bonneville. In-8, Paris, rue Rambuteau, 32.
- Electricité.
- Mémoire sur les électromoteurs; par Dumoncel. In-8 , Paris , Archercau , boulevard Bonne-Nouvelle, 9.
- Mémoire sur la substitution des électromoteurs aux machines à vapeur; par Liais. In-8, Paris, Bachelier.
- Télégraphie nautique; par Conseil. In-8, Dunkerque, Drouillard.
- Traité de télégraphie électrique ; par l’abbé Moigno. 1 vol. in-8 avec atlas, Paris, France, rue de Richelieu, 67.
- ARTS INDUSTRIELS.
- Arts mécaniques.
- Analyse mathématique de la machine à vapeur à mouvement direct; par Mont-ferrier. In-4, Paris, Simon Dautreville.
- Essai sur les origines de la machine à vapeur; par L. Lalanne. In-8, Paris, Didot.
- La machine à vapeur, son histoire et sa description; par L. Figuier. 1 vol. in-18 , Paris, Victor Masson.
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- BIBLIOGRAPHIE.
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- Théorie de la stabilité des machines looomotives; par Yvon Villarceau. ln-8, Paris, Carilian-Gœury.
- Établissement de tissage mécanique fondé à Lille en 1839 par MM. Sorive frères. In-8, Lille, Danel.
- Notice sur l'origine et les travaux des manufactures de tapisserie et de tapis réunis aux Gobelins; par A. Lacordaire. Paris, Roret.
- Description des machines et procédés consignés dans les brevets d’invention dont la durée est expirée, t. 75, 76 et 77. 3 vol. in-4 avec pl., Paris, Bouchard-Huzard.
- Catalogue des brevets d’invention pris du V* janvier au 31 décembre 1851. 1 vol. in-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Description des machines et procédés pour lesquels des brevets ont été pris sous le régime de la loi du 5 juillet 1844, t. 6, 7, 8 et 9. 4 vol. in-4 avec pl., Paris, Bouchard-Huzard.
- Conservatoire des arts et métiers, catalogue des collections ; par H. Morin. 1 vol. in-8, Paris, Guiraudet,
- Organisation de l’industrie; par Banfield. Traduit do l’anglais. 1 vol. in-8, Paris, Guillaumin.
- Industries comparées de Paris et de Londres; par Ch. Dupin, ln-18, Paris, Didot.
- Description de la fabrication des armes portatives de guerre; par Emy. 1 vol. in-4 avec pl., Paris, Leneveu, rue des Grands-Augustins, 18.
- Notice sur l’horloge d’Arnieourt (Ardennes); par Calame. In-4, Rethel, Beau-varlet.
- Histoire et traité de l’horlogerie ancienne et moderne; par P. Dubois. In-4 avec pl., Paris, rue du Pont-de-Lodi, 5.
- Recherches sur l’échappement à roue de rencontre; par Saunier. In-8, Paris, Pillet.
- L’art chronométrique , sa décadence , moyen de le régénérer ; par Gonlard. In-8 , Paris, Simon Dautreville.
- Études sur diverses questions d’horlogerie; par H. Robert. 1 vol. in-8, Paris, rue du Coq-Saint-Honoré, 8.
- Considérations pratiques sur l’huile employée en horlogerie ; par le même. In-8.
- Dictionnaire des arts et manufactures; par Ch, Raboulaye. 2e édit., 2 vol. in-8, Paris, Comon.
- Les mesures, poids et monnaies de tous les pays; par Danbreville. In-8, Paris, rue Saint-Gilles, 18.
- Arts chimiques.
- De la substitution du blanc de zinc au blanc de plomb ; par Richelot. In-8 , Paris, Malteste.
- Notice historique sur la découverte de la soude arli ridelle ; par Leblanc et Dizé. In-8, Paris, Thunot,
- Question de la céruse et du blanc de zinc envisagée sous les rapports du commerce , des arts et de l’hygiène ; par Soudée. Paris, In-8, Beaulée.
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- BIBLIOGRAPHIE,
- Indigo et cochenille, leur emploi en teinture; par Chaudruc. In-8, Bordeaux, Delmas.
- Nouveau manuel complet de l’artificier, du poudrier et du salpêtrier; par Vergnaud. 1 vol. in-18, Paris, Roret.
- Industrie des sucres; par Lacour. Rouen, Rivoire.
- Nouveau manuel théorique et pratique du savonnier. In-18, Paris, Roret.
- Nouveau manuel complet du fabricant de papiers de fantaisie ; par Fichtenberg. In-12, Paris, Roret.
- Nouveau manuel complet du fabricant et de l’épurateur d’huile; par Julia Fonte-nelle. In-18, Paris, Roret.
- Industries dangereuses, insalubres et incommodes ; par Avisse. Paris, rue de Lille ,
- 69.
- Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires; par Chevallier. 2 vol. in-8 avec pl., Paris, Béchet.
- Notice sur la culture de la canne à sucre et la fabrication du sucre à la Louisiane ; par Dureau. ïn-8 avec pl., Paris, Mathias.
- De l’albumine et de ses divers états dans l’économie animale; par Mialhe. In-8, Paris, Malteste.
- Exposition de Londres. Rapport sur l’industrie du papier blanc ; par Journet et Rieder. In-8, Mulhouse, Baret.
- Exposition de Londres. Rapport sur l’industrie du papier; par J. Zuber. In-8, Mulhouse, Baret.
- De la gutta-percha et de ses applications à l’industrie et aux arts. In-16, Paris, cité Bergère, 6.
- Arts économiques.
- Nouveau traité de la plomberie pour le gaz ; par Lemoine. In-16 , Paris, rue Balayette, 41.
- Traité des conserves alimentaires; par Faucheux. 1 vol. in-8, Nantes, Mangin.
- Notice sur les substances alimentaires; par E. Schwartz. In-18, Mulhouse, Baret.
- De l’alimentation des peuples et des réserves de grains; par Delamarre. In-12, Michel Lévy frères.
- De la fécondation et de l’éclosion artificielle des œufs de poisson; par Godenier. In-8, Paris, Germain Baillière.
- Manuel du pêcheur à la ligne; par Massas. In-12, Paris, Dusacq.
- Études économiques sur l’industrie de la soie dans le midi de la France. In-8, Paris , Lafarelle.
- Assainissement des rues et des boulevards de la ville de Paris ; par Leclerc. In-8 , Paris, rue de Malte, 6.
- Manuel du liquoriste; par Caron. In-8, Paris, rue de la Bourse, 8.
- Nouveau manuel complet du destructeur des animaux nuisibles; par Verardi. In-18, Paris, Roret.
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- BIBLIOGRAPHIE.
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- Note sur la ganterie de Grenoble. In-8, Grenoble, Maisonville.
- Rapport sur les procédés de conservation des bois du docteur Boucherie. In-8, Paris, Claye.
- Commerce.
- Commerce des houilles en France; par A. Burat. ïn-8, Paris, Gratiot.
- Annuaire général du commerce, de l’industrie , de la magistrature et de l'administration pour 1853. 1 vol. grand in-8, Paris, Didot.
- Tableau général des mouvements de cabotage pendant l’année 1851. 1 vol. in-4, Paris, imprimerie nationale.
- Tableau général du commerce de la France avec ses colonies et les puissances étrangères pendant l’année 1851. 1 vol. in-4, imprimerie nationale.
- Almanach commercial et illustré de l’exposition de Londres, 1852. In-18, Paris, Féret, Palais-Royal.
- Almanach Bottin , du commerce de Paris, des départements de la France et des principales villes de l’étranger. 1 gros vol. in-8, Paris, rue J. J. Rousseau, 4.
- Dictionnaire du commerce et des marchandises; par Guillaumin. 2 vol. in-8, Paris, Lecou, rue du Bouloi, 10.
- Du système commercial connu sous le nom de système protecteur; par M. Chevalier. 1 vol. in-8, Paris, Guillaumin.
- Eléments de la tenue des livres en partie simple et en partie double ; par Edmond Desgranges. In-12, Paris, Hachette.
- Comptabilité commerciale, financière, industrielle, agricole et manufacturière ; par Mézières. In-8 , Paris, veuve Mathias.
- ÉCONOMIE ROHALE.
- Agriculture.
- Cours élémentaire d’agriculture ; par Girardin et Dubreuil. T. 2, 1 vol. in-18 avec fig., Paris, Victor Masson.
- Manuel de l’emploi de la chaux en agriculture; par Villemotte. In-12, Nancy, veuve Ray bois.
- Cours d’agriculture et d’hydraulique agricole; par Nadault de Buffon. 1 vol. in-8 , Paris, Carilian-Gceury.
- Théorie des bases et des sels dans la composition des plantes cultivées ; par de Sus-seæ. In-8, Paris, Preves.
- De l’existence des courants interstitiels dans le sol arable et de l’influence qu’ils exercent sur l’agriculture; par Baudrimont. In-8, Bordeaux, Chaumas.
- Machines et instruments d’agriculture à l’exposition de Londres ; par Boitier. In-4, Paris, Malteste.
- Congrès d’agriculture du Nord ; maladie de la betterave , engrais et amendements. In-8, Valenciennes, Prignet.
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- BIBLIOGRAPHIE.
- Conseils donnés aux agriculteurs du département du Puy-de-Dôme; par Pennaulier. In-8, Clermont-Ferrand, Perol.
- Premiers éléments d’agriculture ; par Bentz et Chrétien, de Roville. 3e édit., in-18, Paris, Fourant.
- La nouvelle Maison rustique , encyclopédie-manuel à l’usage des habitants des campagnes. 2 vol. in-8 avec pl., Limoges, Ardant.
- De l’agriculture au point de vue chrétien. Cours élémentaire à l’usage de la ferme-école de Roussel ( Ariége ); par Lanrens. 1 vol. in-18, Toulouse, Chauvin.
- Du chanvre, de son rouissage et des meilleurs modes de préparation ; par L. Ter-wagne. In-8, Lille, Reboux.
- Moyen de développer la culture du lin en France; par Gomart. In-8, Laon, Fleury.
- Mémoires d’agriculture, d’économie rurale et domestique , publiés par la Société nationale et centrale d’agriculture, année 1851. 1 vol. in-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Tableau analytique de quelques observations agricoles faites par M. Girou de Buzci-reingues. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Notice sur la nécessité du chaulage des terres de l’arrondissement d’Avranches ; par Lemarchand. In-8, Avranches, Tostain.
- Cours de géologie agricole ; par Nérée-Boubée. 1 vol. in-8, Paris, Élotîe, rue de l’École-de-Médecine, 10.
- Mémoire sur le drainage et les irrigations; par Pinteville Cernon. In-i, Châlons-sur-Marne, Boniez Lambert.
- Du drainage et de son application aux terrains du département de la Meuse ; par Raillard. In-8, Bar-le-Duc, Numa Rolin.
- Mémoire sur le commerce des engrais pendant l’année 1851-1852 ; par Bobierre. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Nouveau traité sur la maladie des pommes de terre ; par Chevreuæ. In-8 , Metz , Veronnais.
- Maladies des pommes de terre, de la vigne et de la betterave; par C. Chillard. In-8, Lyon, Rey.
- Force de traction des charrues; par Thackeray. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Registre du cultivateur; par le même. 1 vol. petit in-foh, Paris, Bouchard-Huzard.
- Manuel populaire d’agriculture; par Vigneral. In-8, Argentan, Barbier.
- Manuel d’agriculture pratique et d’économie rurale ; par O. Chaptul. 1 vol. in-8, Paris, rue Madame, 5.
- Almanach du cultivateur de France pour 1853. In-16, Paris, Courcier.
- Almanach du bon laboureur; par Lebeuf. In-18, Paris, Martinon, rue du Coq-Saint-Honoré.
- Recherches sur l’alucite des céréales; par Doyère. 1 vol. in-8 avec pl., Paris, Dusacq.
- Traité de la culture du tabac applicable à l’Algérie; par Gros. In-8, Paris, Lacour.
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- BIBLIOGRAPHIE»
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- Horticulture.
- Société d’horticulture de Paris , fondée en 1827; exposition des fleurs et fruits en mars 1852. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Exposition de la Société d’horticulture de Seine-et-Oise ; par Baudement. In-8, Paris, Duverger.
- Plantation des arbres fruitiers en terre de Champagne ; par Pelletier. In-8, Sainle-Menehould, Poignée Darnaud.
- Culture des champignons de couche; par Louesse. In-8, Paris, Gros.
- Traité pratique des champignons comestibles ; par Lavalle. In-8, Paris, Baillière.
- Avantages clc la culture du prunier d’Agen; par Doniol. Clermont-Ferrand, Perol.
- Pratique raisonnée de la taille du pêcher; par Lepère. 1 vol. in-8, Paris, Bouchard-Huzard .
- Traité pratique de l’éducation et de la culture du pommier à cidre. In-18 , Rouen , Mégard.
- Traité complet de la greffe; par Noisette. 2e édit., in-12, Paris, Bouchard-Huzard.
- Monographie des greffes; par Thoüin. In-18, Paris, Roret
- L’Art de cultiver les jardins, ou Nouveau manuel complet des jardiniers; par Bossin. 1 vol. in-18, Paris, Roret.
- Flore du centre de la France et du bassin de la Loire; par Boreau. 2 vol. in-8, Paris, Roret.
- De la taille des arbres fruitiers; par Punis. In-12, Paris, Dusacq, rue Jacob, 20.
- Taille raisonnée des arbres fruitiers; par Butret. 1 vol. in-18, Paris, Bouchard-Huzard.
- Notice sur les plantations d’arbres fruitiers; par Jamin. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Cours élémentaire de culture maraîchère; par Courtois-Gérard. Paris, Dusacq.
- L’Art de composer et de décorer les jardins; par Boitard. In-8 avec atlas, Paris, Roret.
- Le Jardinier pratique ; par Jacquin et Rousselon. 1 vol. in-18, Paris, Langlumé, rue des Noyers, 63.
- Annuaire de l’horticulture, almanach du jardinier, année 1853. In-16, Paris, Dusacq.
- Le Bon Jardinier, almanach pour l’année 1853. 1 vol. in-12, Paris, Dusacq.
- Viticulture.
- Etudes sur la maladie de la vigne ; par Lapierre. In-12, Lyon, Denis et Petitpierre.
- Maladie de la vigne connue sous le nom ftoidium Tuckeri; par Londet. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Mémoire sur la champanisation des vins; par Rousseau. In-8, Paris, Martinet.
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- ICO
- BIBLIOGRAPHIE.
- Silviculture.
- Recherches sur Jes divers amendements dans la culture des forêts; par E. Chevan-dier. In-4, Paris, Bouchard-Huzard.
- Reboisement des montagnes; par Jouyne. 1 vol. in-8, Digne, Repos.
- Sériciculture.
- Notice sur les principaux résultats des éducations des vers à soie; par Guérin-Méneville et Robert. In-8, Paris, Raçon.
- Méthode pour élever les vers à soie: par Saint-Vincent. Valence, Marc-Aurel.
- L’Art d’élever les vers à soie; par Gourdon. 1 vol. in-8, Nîmes, Ballivet.
- Considérations sur le décreusage des soies; par Marty. In-8, Lyon, Mongin-Rusand.
- Manuel du magnanier pour le midi de la France; par Fabre. In-8, Avignon, Bonnet fils.
- Abeilles.
- La véritable manière d’élever et de multiplier les abeilles; par Lombard. In-12, Pa ris, Tissot.
- Lettre sur les abeilles; par Sirand. In-8, Bourg, Milliet-Bottier.
- Elèves des animaux.
- Atlas statistique de la production des chevaux en France; par Gayot. Grand in-fol. avec pl., Paris, Bouchard-Huzard.
- Essai sur l’engraissement des bœufs, vaches et moutons; par Danzel d'Aumont. In-8, Amiens, Yvert.
- Manuel des éleveurs de bêtes à laine ; par Roche Lubin. 1 vol. in-12, Paris, Comon.
- Mémoire sur les chenilles des bois en général; par Métivier. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Rapport sur le concours d’animaux reproducteurs ouvert par le congrès des agriculteurs du Nord; par Baudement. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Note sur l’engraissement précoce des bêtes à cornes ; par M. de Béhayue. Paris, Bouchard-Huzard.
- BEAUX-ARTS.
- Dessin. — Peinture. — Photographie.
- Le Dessin des écoles, cours élémentaire. In-8 , plus un atlas de planches, Paris, Dezobry et Madeleine.
- Cours théorique et pratique de dessin linéaire; par le Béalle. 4e édit., in-4, Paris, Delalain.
- Le Dessin sans maître; par madame Cavé. 3e édit., in-8, Paris, Aubert, place de la Bourse.
- Dessin linéaire à vue considéré comme étude préparatoire à l’enseignement du dessin et à la peinture. In-4 oblong, Paris, Bonaventure.
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- BIBLIOGRAPHIE.
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- Cours de dessin topographique; par Corréard. 1 vol. in-4 avec dessins coloriés, Paris, Corréard.
- Traité de l’art de broder. In-18, Paris, Plon.
- Traité de la couleur et de la lumière ; par Ziegler. In-8.
- Nouveau cours élémentaire de coloris et d’aquarelle; par Coulern. In-16 , Paris, Schneider.
- Traité de la composition , de la fabrication et de l’emploi, en peinture , du pastel ; par Jozon. In-8, Paris, rue Louis-le-Grand, 29.
- Photographie sur collodion; par Legros. In-8, Paris, rue Saint-Honoré, 199.
- Résumé général du daguerréotype, photographie sur papier; par Gaudin. Paris, rue de la Perle, 9.
- Méthode de photographie sur ivoire; par Bouet et Mante. In-8, Paris, place de la Bourse.
- Traité pratique de photographie sur verre ; par Couppier. In-8 , Paris , Chevalier, Palais-Royal, 158.
- Description des appareils photographiques employés par M. Ch. Brooke à l’observatoire de Greenwich. In-8, Paris, Mathias.
- Traité nouveau théorique et pratique des procédés et manipulations de photographie sur papier sec, humide, et sur verre et collodion; par Legray. Brochure in-8, Paris, Lerebours et Secretan.
- Photographie nouvelle, procédé pour obtenir des épreuves positives sur glace; par Martin. Paris, Roret.
- Photographie sur verre; par Bertsch. In-8, Paris, Delahaye, rue de Lancry, 35.
- SOCIÉTÉS SAVANTES.
- Mémoires présentés par divers savants à l’Académie des sciences; t. 13. 1 vol. in-4, Paris, imprimerie nationale.
- Congrès scientifique de France; 18e session, tenue à Orléans en septembre 1851. 2 vol. in-8 avec pl., Paris, Derache.
- Annuaire de l’institut des provinces et des congrès scientifiques. 1 vol. in-12, Paris, Derache, Dumoulin.
- Société séricicole fondée en 1837 pour le progrès de T industrie de la soie; compte rendu des travaux de l’année 1851 ; par Boullenois. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Annales de la Société séricicole pour 1851. 1 vol. in-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Bulletin de la Société d’agriculture et d’horticulture de Vaucluse. In-8, Avignon, Jacquet.
- Publications agricoles et horticoles de la Société d’agriculture du département du Nord. 1 vol. in-8, Douai, Adam d’Aubers.
- Mémoires de l’Académie du Gard. 1 vol. in-8 avec pl., Nîmes, Durand Belle.
- Bulletin de la Société de l’industrie de la Mayenne. In-8, Laval, GodberL
- Almanach agricole publié par la Société d’agriculture de l’arrondissement de Grenoble pour 1852. In-8, Grenoble, Allier.
- Cinquante-deuxième année. Mars 1853. 21
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- m
- BIBLIOGRAPHIE.
- Almanach annuaire de la Société d’agriculture pour le département d’Ille-et-Vilaine ; par Chevalier de la Teillais, pour 1852. In-12, Rennes, Marteville.
- Bulletin des travaux de la Société libre d’émulation de Rouen pendant l’année 1850-1851. 1 vol. in-8, Rouen, Rivoire.
- Précis analytique des travaux de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen. 1 vol. in-8, Rouen, Peron.
- Société libre du commerce et de l’industrie de Rouen; mémoire sur l’exposition universelle de Londres. In-4, Rouen, Peron.
- Mémoires de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Marseille ; années 1848, 1849, 1850. 1 vol. in-8, Marseille, Barlatier Feissat.
- Comptes rendus des séances de l’Académie nationale des sciences, belles-lettres et arts de Lyon. In-4, Lyon, Dumoulin et Rouet.
- Compte rendu des travaux du comice agricole de l’arrondissement de Corbeil (Seine-et-Oise); par Magniant. In-8, Corbeil, Crété.
- Annales de la Société agronomique de Grignon; par Bella. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Annales de l’institut agronomique de Versailles. 1 vol. in-4, Paris, Dusacq.
- Société nationale d’horticulture de la Seine; exposition de septembre 1852. In-8, Paris, Gros.
- Bulletin de la Société d’horticulture de la Sarthe. In-8, le Mans, Lanier.
- Société des anciens élèves d’écoles nationales d’arts et métiers; annuaire 1852. Rue Bergère, 27.
- PUBLICATIONS DIVERSES.
- Nouvelle loi des patentes anglaises; par Gardissal. Paris, boulevard Saint-Martin , 29.
- Loi sur la police des chemins de fer. In-8, Paris, Dupont.
- Statistique annuelle de l’industrie; almanach du commerce du Havre, 1852. 1 vol. in-8, Havre, Lemale.
- Notice biographique sur M. le baron de Silveslre; par L. Bouchard. In-8, Paris, Bouchard-Huza rd.
- Rapport sur l’exposition universelle de Londres; par Castel. In-8, Bayeux, Duvant.
- Exposition universelle de Londres en 1851 ; distribution des récompenses aux exposants français. 1 vol. in-8, Paris, Panckoucke.
- De la contrefaçon des inventions brevetées; par Cailmels. In-8, Paris, Roret.
- Notice sur la suppression des voiries, la vidange des fosses, la conversion des matières en engrais; par Sussex. In-4, Paris, place de la Bourse, 10.
- Rapports sur les faits constatés depuis le 8 mai 1851 jusqu’au 7 mars 1852 ; par MM. Berlhot et Delzem. In-4, Mulhouse, Risler.
- Fécondation artificielle du poisson; par les mêmes. In-4, Mulhouse, Risler.
- Détermination des diverses ondes de la marée ; par Chazallon. In-8, Paris, Dupont.
- Traité élémentaire de géographie physique et politique; par Cortembert. 1 vol. in-12, Paris, Hachette.
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- PROCÈS-VERBAUX.
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- Éléments de géographie générale ; par A. Balbi. 1 vol. in-12, Paris, Renouard, rue de Tournoi), 6.
- Les ouvriers en famille; par Audiganne, 2e édit., in-32, Paris, Lecoffre.
- OUVRAGES PÉRIODIQUES.
- Journal de l’éclairage au gaz. In-4, Paris, cité Trévise, 8 bis.
- Le Propagateur des sciences appliquées; par Dumoncel. In-8, Paris, veuve Mathias.
- Echo de la métallurgie et de la quincaillerie; par Duvigneau. In-folio, Paris, rue J. J. Rousseau, 14.
- Le Dock, journal de l’industrie, de l’agriculture et du commerce. In-4 , Paris , rue de Provence, 12.
- Bulletin commercial, agricole, courrier des halles. In-folio, Paris, rue Coq-Héron, 5.
- Mercuriale des halles et marchés. Petit in-folio, Paris, pointe Saint-Eustache, 1.
- Le moniteur du commerce et de l’industrie. In-folio, Paris, rue Notre-Dame-des-Victoires, 44.
- La Tribune agricole. Paris, rue Montmartre, 18.
- Revue horticole de la Côte-d’Or. In-8, Dijon, Loireau-Feuchot.
- Le Courrier de l’industrie et de la propriété. In-8 , Paris , Gardet, boulevard Pi-galle, 36.
- Publication industrielle des machines, outils et appareils; par Armengaud ainé. In-8 avec atlas de planches, t. 8, Paris, Carilian-Gœury et Dalmont.
- Le 3!oniteur de la fabrique. In-folio, Lyon, rue Tupin, 22.
- Extrait des procès-verbaux des séances du conseil d'administration de la Société
- d’encouragement.
- Séance du 23 février 1853.
- M. le baron Segnier, vice-président, occupe le fauteuil.
- Correspondance. M. Lemoine, teinturier, à Rouen, adresse quelques observations sur la communication de M. Gahj-Cazalat, relative aux machines à air dilaté. Il annonce que dans son établissement fonctionne un appareil de ce genre dont il a sollicité l’examen.
- M. Palmer, ingénieur-mécanicien, rue Montmorency, 16, appelle l’attention de la Société sur un niveau-pente de son invention.
- M. Tournade, chez M. Filliol, rue du Faubourg-du-Temple, 24, présente un appareil qui a pour but d’établir, dans les fosses d’aisances, la séparation des matières solides et liquides , et de s’opposer à toute émanation d’odeur méphitique.
- M. Picault, fabricant de coutellerie, rue Dauphine, 46, a entrepris des essais pour apporter, dans la fabrication des lames de rasoirs, des perfectionnements qui en assurent la bonne qualité jointe à la modicité du j rix.
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- Les lames de rasoirs, au lieu d’ôtre d’une seule pièce, sont composées de deux parties, la lame proprement dite qui est en acier fondu et le dos qui est en fonte malléable.
- Aujourd’hui que , par un outillage approprié , M. Picaull est arrivé à une fabrication régulière, il appelle la bienveillante attention de la Société d’encouragement sur les perfectionnements qu’il a apportés à la fabrication des lames de rasoirs.
- M. Lourmand, membre de la Société d’instruction élémentaire, afin de propager l’arrêté de la Société d’encouragement relatif aux médailles instituées en faveur des contre-maîtres et des ouvriers , annonce avoir fait, auprès de la Société d’instruction élémentaire, une démarche dont la mention et le résultat sont consignés dans deux numéros du Journal d’instruction populaire du mois de décembre 1852 et janvier 1853.
- Le conseil vote des remercîments à M. Lourmand pour son efficace coopération dans cette circonstance.
- M. Féry, à la Teste ( Gironde ), par une lettre en date du 25 décembre 1852, adresse une notice sur l’introduction et l’état actuel de la culture du riz dans les landes de Gascogne.
- Croyant avoir acquis, par ses travaux pour naturaliser et développer cette culture dans des terrains improductifs, quelques droits à concourir aux récompenses proposées par la Société d’encouragement, M. Féry lui adresse un mémoire et des échantillons de riz de sa récolte.
- M. Chérot, colon agricole, à Bou-Ismaël ( Algérie ), adresse un supplément au mémoire qu’il a soumis à la Société sur la culture du lin en Algérie.
- M. Bossin, grainier-pépiniériste, dépose un mémoire sur les meilleurs moyens à employer pour préserver les pommes de terre de la maladie.
- M. Pernot, artiste peintre, rue Richepance, 4, sur l’invitation de M. Dumas, président, présente un album de dessins, vues et croquis divers des minières et des forges de l’arrondissement de Yassy ( Haute-Marne ), faits en 1850 et 1851.
- M. Gourlier signale un journal anglais intitulé the Builder ( le Constructeur ), renfermant des articles qui sont de nature à intéresser la Société. M. Gourlier pense qu’il serait utile de se procurer ce journal soit par voie d’échange , soit par abonnement.
- La commission du Bulletin est invitée à prendre en considération la proposition de M. Gourlier.
- Rapports des comités. Au nom de la commission des beaux-arts appliqués à l’industrie, M. Gourlier a la parole pour une proposition.
- La commission dont il est l’organe l’a chargé de soumettre au conseil la proposition suivante, qui a obtenu l’assentiment du bureau et de la commission des fonds.
- « Lorsqu’une école industrielle aura appelé l’examen de la Société sur les travaux « de ses élèves, et que, d’après cet examen fait par les commissions ou les comités « compétents, ces travaux auront été jugés dignes de témoignages de satisfaction de « la part de la Société, il pourra, sur les avis des commissions de récompenses et la « décision du conseil, indépendamment des récompenses que mériteraient les chefs
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- « ou professeurs, être mis à leur disposition une ou plusieurs médailles d’émulation, « que ces professeurs auront la faculté de distribuer, au nom de la Société, aux élèves « jugés les plus dignes, par leurs travaux ou leur conduite, de ces récompenses.
- « Ces médailles, ne devant jamais être considérées qu’au point de vue de leur valeur « morale, seront en bronze et du module du jeton de la Société ; elles porteront le « nom de l’école et de l’élève. Chacune d’elles sera accompagnée d’un don de livres, « dessins, modèles ou instruments en rapport avec les études de l’élève.
- « Le maximum des médailles d’émulation ne pourra excéder quinze chaque année, « et celui de la valeur des livres 25 fr. pour chaque médaille. »
- Il résulte, de la discussion à laquelle cette proposition a donné lieu, 1° que les chefs et professeurs des écoles étant dans le droit commun pour les récompenses auxquelles leurs services peuvent leur donner des droits, il n’est pas utile de les mentionner dans l’arrêté de la Société; 2° que les médailles ayant une destination spéciale, il ne faudrait pas en étendre l’application et par conséquent en faire abus, mais qu’en en conservant le principe les élèves recevraient un diplôme sur parchemin. Quant à la somme affectée à ces récompenses, elle serait annuellement de 500 francs.
- M. le président résume la discussion, et le conseil prend l’arrêté suivant :
- « Lorsqu’une école industrielle aura appelé l’examen de la Société sur les travaux « de ses élèves, et que, d’après cet examen , fait par les commissions ou comités eom-« pétents, ces travaux auront été reconnus mériter des marques de satisfaction de « la Société, il pourra, après décision du conseil, être accordé, au nom de la So-« ciété, à ceux des élèves qui en seront jugés les plus dignes par leurs travaux et leur a conduite , des livres, dessins , modèles ou instruments , lesquels porteront chacun « la mention du don fait par la Société , ainsi que le nom de l’école et de l’élève , et « seront accompagnés d’un diplôme ou certificat qui contiendra la même mention.
- « Le nombre des élèves ainsi récompensés sera de quinze chaque année pour les « diverses écoles , et la valeur totale des dons pour ces quinze élèves ne pourra excé-« der 500 francs. »
- M. Gourlier, continuant de porter la parole au nom de la commission des beaux-arts appliqués à l’industrie, lit un rapport sur l’école municipale de dessin et de sculpture fondée pour les adultes par M. Lequien, statuaire.
- M. le rapporteur, après un exposé des travaux de dessin et de sculpture des élèves de cette école, après avoir donné des renseignements sur sa fondation par M. Lequien, ajoute qu’en 1852 cette école a été fréquentée par deux cent soixante-sept élèves, qui se répartissent ainsi qu’il suit : industrie des métaux, sculpteurs, peintres, dessinateurs, ébénistes, menuisiers, table tiers, doreurs sur bois, etc.
- M. Gourlier ajoute que le conseil a pu juger, par les détails contenus au rapport, que les résultats des honorables efforts de M. Lequien s’étendent à toutes les branches si nombreuses et si variées de l’industrie parisienne. La commission croit superflu d’insister sur l’importance de ces résultats, non-seulement au point de vue industriel et artistique, mais aussi au point de vue moral et du véritable progrès. Sans aucun doute, M. Lequien a des droits incontestables aux honorables encouragements qu’il a
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- déjà reçus de l'administration et à ceux qu’elle voudra bien lui accorder de nouveau, ainsi qu’aux marques de satisfaction de la Société.
- En conséquence, la commission propose 1° de remercier M. Lequien de sa communication et de le féliciter de ses louables efforts , des résultats remarquables qu’il a obtenus, et de l’engager à persévérer dans une voie aussi utile ; 2Û de le charger d’exprimer à ses élèves toute la satisfaction de la Société; 3° enfin de faire connaître l’opinion du conseil sur cette utile institution par la publication du rapport dans le Bulletin. ( Approuvé. )
- Au nom du comité d’agriculture, M. Huzard lit un rapport sur le résultat du concours ouvert pour la construction d’une machine à battre les céréales.
- Après avoir exposé les motifs qui n’ont pas permis au comité de venir rendre compte de ce concours, M. le rapporteur soumet à l’appréciation du conseil les résultats des investigations du comité d’agriculture, et appuie son opinion sur celle émise par M. Philippar et par M. le comte de Lambel, qui avait été adjoint au comité pour l’examen de cette question.
- Les concurrents sont partagés en deux catégories : 1° mis hors de concours pour ne s’être pas conformés aux prescriptions du programme, pour défaut de production de pièces ou pièces incomplètes; 2° mentionnés comme méritant non le prix, mais des médailles et des encouragements.
- Quatorze concurrents se sont mis hors de concours par les motifs précités.
- Le rapport relate les machines des concurrents qui lui ont paru se rapprocher des conditions du programme, et le comité , d’après les pièces et certificats qu’ils ont envoyés, a pensé qu’ils étaient dignes de prendre part aux encouragements de la Société.
- Le comité a dû faire remarquer que, depuis la clôture du concours, des perfectionnements et des améliorations ont été apportés dans la construction des batteurs. Dès lors il a pensé qu’il n’y avait plus lieu à proroger le concours, mais qu’il était juste de récompenser les efforts de ceux qui ont répondu à l’appel de la Société, et dont les travaux ont exercé une influence heureuse, non-seulement sur les meilleures dispositions des machines, mais encore sur leur propagation.
- En conséquence, le comité n’est pas d’avis de décerner des prix; mais, conformément à l’article XI du programme, il propose d’en partager la valeur, qui est de 3,000 francs, entre les concurrents qui ont le plus approché du but et dont M. le rapporteur fait connaître les noms.
- Le comité propose, en outre, de retirer ce sujet de prix du concours.
- Il résulte, de la discussion qui s’est élevée sur les conclusions du rapport, que ce document devrait renfermer des renseignements plus étendus sur les appareils des concurrents, et qu’il serait utile que les machines fussent classées par système.
- Sur la proposition de plusieurs membres, le conseil invite le comité des arts mécaniques à nommer un de ses membres pour s’adjoindre au comité d’agriculture, et prononce l’ajournement de la décision à prendre jusqu’à la présentation d’un rapport supplémentaire.
- Au nom des comités des arts chimiques et des arts économiques réunis, M. Félix
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- Leblanc donne lecture du programme de prix pour la fabrication et l’emploi de chaux hydrauliques et de pouzzolanes artificielles propres aux constructions à la mer.
- Le conseil, après une discussion sur la position des questions de prix , sur les époques assignées au dépôt des pièces , sur les conditions imposées aux concurrents, renvoie la teneur de ces questions aux comités réunis des arts chimiques et des arts économiques, pour, d’après les observations présentées, diviser les sujets de prix et assigner à chacun d’eux une classification spéciale , les sommes affectées à la solution des problèmes et les époques de clôture des concours.
- Au nom du comité des arts chimiques , M. Barreswil lit un rapport sur le procédé d’essai industriel du cyanure de potassium, par MM. Fordos et Gelis.
- M. le rapporteur, après avoir fait connaître les expériences auxquelles le comité s’est livré pour constater l’efficacité du procédé dont il donne la description, ajoute que ce procédé est pratique, que la manutention en est simple et la réaction sur laquelle il repose, positive.
- Le comité pense que ce procédé d’analyse industrielle appliqué avec discernement peut rendre des services réels en permettant d’apprécier avec une très-grande exactitude la valeur d’un sel dont l’aspect n’est nullement caractéristique , et qui peut être mal préparé ou profondément altéré sans que l’attention de l’acheteur soit appelée par une modification appréciable dans son caractère extérieur.
- En conséquence, le comité propose d’adresser des remercîments aux auteurs pour leur intéressante communication, et de faire insérer dans le Bulletin le rapport ainsi que le mémoire de MM. Fordos et Gelis. ( Approuvé. )
- Au nom du comité des arts mécaniques, M. Amédée-Durand lit un rapport sur un moyen de préserver les ouvriers piqueurs de meules de l’action de la poussière siliceuse, présenté par M. Poirel, ouvrier dans la fabrique de meules à moudre de M. Bouchon, à la Ferté-sous-Jouarre.
- Deux moyens semblent, à première vue , devoir atteindre ce résultat, l’un l'élimi* nation de la poussière par une ventilation active, l’autre par un empêchement à sa formation; c’est cette dernière idée que réalise l’outil de M. Poirel, qui consiste dans la réunion d’un petit réservoir rempli d’eau au marteau servant à piquer les meules.
- M. le rapporteur fait connaître comment ce réservoir est organisé et la manière dont il fonctionne.
- Le comité propose 1° qu’il soit écrit à M. Poirel pour lui témoigner la satisfaction de la Société; 2° d’autoriser l’insertion du rapport dans le Bulletin avec la figure du nouvel outil. ( Approuvé. )
- Communications. — Machine à air dilaté. M. Barrai, membre du conseil d’administration, donne communication de la note suivante de M. Franchot, à l’occasion d’une notice présentée à l’Académie des sciences et <\ la Société d’encouragement par M. Galy-Cazalat, sur la machine-calorique d'Ericson.
- « La notice de M. Galy-Cazalat a été rédigée d’après des hypothèses qui sont en dehors des données de notre système de machines à air ; par conséquent, elle n’atteint pas le régénérateur de calorique dans les circonstances où nous l'appliquons. Nous
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- n’avons donc pas à discuter les formules de M. Galy-Cazalat. Cependant, pour éviter toute méprise sur la portée des formules produites par ce savant, nous nous bornerons à une seule réflexion.
- « Dans nos machines , la température de l’air est maintenue à peu près constante, malgré la variation de volume dans la chambre chaude aussi bien que dans la chambre froide, par l’influence des parois mêmes qui ont servi à chauffer ou à refroidir le fluide avant la variation de volume. En d’autres termes, le calorique d’expansion est fourni par le foyer et non aux dépens de la température du milieu; de même le calorique produit par la compression repasse dans le réfrigérant, sans élever sensiblement la température du milieu.
- « Si l’air, après son expansion , rentrait refroidi dans le régénérateur, il n’y aurait pas eu de raison pour qu’il entrât surchauffé sous le piston, puisque la même quantité de ce fluide aurait subi le contact des mêmes parois en revenant aussi bien qu’en allant. Ce raisonnement s’applique, d’ailleurs, à l’air contenu dans le réfrigérant ou sur le piston froid.
- « Dès lors nous nous trouvons en présence de deux milieux dont la température peut différer de 300°.
- « Dira-t-on que, dans ce cas, le régénérateur n’a aucun rôle à remplir?
- « Au surplus, ces circonstances, qui sont celles dans lesquelles se trouvent nos machines à air, ces influences des contacts se reproduisent plus ou moins dans les machines d’Ericson, et en général dans toutes les machines où les gaz agissent par expansion. On connaît l’influence de la chemise de vapeur surchauffée sur les cylindres de détente pour la vapeur.
- « Enfin , de quelques précautions qu’on s’entoure , on n’arrivera probablement jamais, dans la pratique, ni à conserver la chaleur résultant de la compression de l’air dans une capacité qui doit être froide, ni à maintenir dans ce fluide le refroidissement qui tend à se manifester dans une capacité qui doit être chaude et présenter les plus grandes surfaces de contact possibles.
- « Et pourquoi le tenterait-on , puisqu’on doit favoriser et non contrecarrer cette influence des contacts pour obtenir la plus grande somme de force motrice? Nous avons donc raison de dire que les différences de température que le régénérateur est destiné à neutraliser ne sont pas autant à dédaigner que les raisonnements de M. Galy-Cazalat le supposent.
- ce Nous avons établi, dans notre mémoire de 1840, ces deux principes que l’on doit chercher à rapprocher, sinon à réaliser dans les moteurs différentiels, savoir, 1° constance de volume pendant le changement de température ; 2° constance de température pendant le changement de volume. »
- A la suite de la lecture de cette note , M. le baron Seguier déclare qu’il ne voudrait pas laisser accréditer l’opinion que l’Académie des sciences ne s’est pas prononcée sur le mérite des machines à air dilaté par des motifs d’inertie. La commission de l’Académie s’est montrée animée de la plus entière bienveillance ; mais le principe sur lequel sont établis les diveis appareils qu’elle était chargée d’examiner ne produisant
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- pas d’effet utile, ne fournissant pas une solution profitable à l’industrie, la commission a dû attendre que les auteurs la missent h même de constater des faits qui, dans l’intérêt de la science et de l’industrie, fussent de nature à être portés à la connaissance de l’Académie.
- Séance générale du 23 mars 1853.
- Cette séance, présidée par M. Dumas, a été consacrée au renouvellement du bureau et des comités.
- Avant de passer aux opérations prescrites par le titre XI du règlement, il est donné lecture de la correspondance.
- M. Fontaine, fabricant de soieries façonnées , à Lyon , soumet à la Société un nouveau procédé de tissage appliqué à la fabrication des étoffes à formes , et spécialement des corsets et des ceintures. L’intention et le but de ses travaux ont été de régulariser, par des moyens mécaniques, la fabrication d’un vêtement devenu d’un usage général, d’en rendre l’application facile et sans danger pour toutes les conformations normales, et de mettre ces produits à la portée de toutes les classes de la société.
- MM. VHernant et Richard , mécaniciens , à Remiremont ( Vosges ), appellent l’attention de la Société sur un nouveau système qui permet de détacher les chevaux d’une voiture et de l’enrayer instantanément. Ce système , dont la base est un palon-nier à bascule, peut être mis en fonction par le cocher ou les personnes placées dans la voiture.
- M. Blanchet, boulevard d’Italie, impasse Toulait, présente le dessin et la description d’une machine économique avec carton contre-semplé et autres accessoires propres au tissage des étoffes façonnées. Il s’agit de la substitution du papier au carton pour la reproduction des dessins dans le métier Jacquard.
- M. Jacquet, à Ivry-sur-Seine , transmet la description d’un système de croisée dont le mécanisme a pour but d’éviter le jeu que l’on est dans l’usage de donner aux croisées lorsque le bâtiment vient à tasser.
- M .Henri Fauvel, rue de la Michodière , 12, adresse un mémoire et la description d’un nouveau système pour les grilles formées de barreaux à double rangée et à courant d’air pour tous les fourneaux de chaudières ou générateurs de machines à vapeur.
- M. Virey, à Clichy, communique les résultats d’un mode de fusion de minerais d’étain qui gît dans le département du Morbihan.
- M. Rabiot, rue de l’Ecole-de-Médecine , sollicite l’examen d’un système de lit mécanique pour les malades et les blessés, qui a obtenu l’approbation de l’Académie de médecine, et auquel il vient d’ajouter des perfectionnements.
- M. Janson, propriétaire, à Vitry-le-Français, indique un moyen pour rendre bons et salubres les mauvais appareils de chauffage. Il suffît d’envelopper ces appareils d’une sorte de manchon en tôle en descendant jusqu’aux pieds et laissant un intervalle au bas duquel on amène l’air’extérieur par un conduit quelconque.
- M. Gouezel, conducteur des ponts et chaussées , à Lorient, annonce qu’il vient de
- Cinquante-deuxième année. Ma/rs 1853. 22
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- terminer un travail qui donne le moyen d’établir des moulins à marée à mouvement perpétuel.
- M. Cheval, à Raismes ( Nord ), appelle l’attention de la Société sur les perfectionnements apportés par lui à son robinet, permettant d’extraire les boissons des tonneaux qui les contiennent et de les élever sans les mettre en contact avec l’air.
- M. Cheval présente également de nouveaux moyens d’empêcher la fermentation des liquides contenus dans clés vases quelconques. Il expose que, jusqu’à ce jour, les liquides que l’on a renfermés dans des tonneaux ou autres futailles n’ayant eu à supporter, dans ces vases , que la pression atmosphérique , il en résulte que ces liquides retiennent à l’état de dissolution une plus ou moins grande quantité d’air ou d’autres gaz auxquels on attribue avec raison la fermentation qui se produit souvent dans les tonneaux et qui altère la qualité des boissons. Pour remédier à cet inconvénient, M. Cheval a imaginé de soumettre les liquides dans les tonneaux à une forte pression.
- La Société d’horticulture transmet des documents concernant cinq candidats qui se présentent pour obtenir des médailles de contre-maîtres.
- M. Marin , artificier de la ville de Paris , grande rue de la Chapelle , 437, présente un perfectionnement qu’il a ajouté aux bombes à parachutes.
- M. Badin , pharmacien , rue Lenoir-Saint-Antoine , 4 , adresse une matière qui est restée sans emploi jusqu’à ces derniers temps ; c’est la partie cornée de la plume pouvant remplacer dans la confection d’une foule d’objets la baleine, et qui en possède la flexibilité et la solidité.
- M. Badin, au moyen de machines de son invention, est parvenu à remplacer, sous le rapport de la solidité et du fini du travail, la paille, l’osier> etc.
- M. Bassins , rue de Sèvres, 11 , appelle l’attention de la Société sur un enduit hydrofuge qui arrête l’humidité, et a la propriété de faire prendre les peintures sur les ciments romains sans en altérer les couleurs les plus tendres.
- MM. Jaillon, Moinier et Boutigny fils adressent un mémoire sur un nouveau perfectionnement apporté dans la distillation des corps gras. Ce travail est la partie complémentaire du mémoire que ces messieurs ont adressé le 30 décembre dernier, indiquant qu’ils se présentaient comme candidats au prix relatif à la fabrication écono-que des bougies.
- L’auteur d’un mémoire ayant pour épigraphe : « B agriculture ne deviendra une « industrie véritable que quand elle connaîtra toutes les influences qui contribuent à « sa production, et les moyens de les modifier ou de les remplacer selon son intérêt, » et envoyé au concours pour l’amélioration des produits de la betterave, prie la Société de vouloir bien joindre à son travail 1° trois nouveaux chapitres dont le titre avait été indiqué dans le premier travail, mais que l’époque de la clôture du concours n’avait point permis à l’auteur de terminer ; 2° un résumé des conséquences déduites des faits observés et consignés dans le premier mémoire.
- M. Bérard, rue du Faubourg-Saint-Honoré, 36, adresse une notice sur un nouveau système de fabrication de blocs artificiels qui lui paraissent essentiellement propres aux constructions maritimes.
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- PROCÈS-VERBAUX.
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- M. Vayson, me des Petites-Écuries, 57, adresse une brochure qu’il vient de publier, sur les sangsues médicinales, sous le titre de Guide pratique des éleveurs de sangsues.
- M. Ballin, archiviste de l’Académie de Rouen, fait hommage d’une notice sur M. le baron Lezurier de la Martel, que la Société d’encouragement a compté parmi ses membres.
- M. Guérin-Méneville adresse une brochure intitulée la Maladie de la vigne.
- A cette occasion , M. le président émet le vœu de réunir une commission spéciale pour s’occuper de ce sujet, qui intéresse la plus belle industrie de la France , laquelle se trouve compromise.
- Celte proposition est adoptée. Les comités d’agriculture et des arts chimiques sont invités à présenter leurs vues sur les moyens d’intervenir dans cette importante question.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts chimiques, M. Salvétat lit un rapport sur les fleurs artificielles en émail présentées par M. Lacombe.
- Il résulte des faits consignés au rapport que M. Lacombe travaille avec un égal succès les émaux durs et les émaux tendres. Les premiers offrent la même fusibilité et peut-être la même composition que le cristal ; il y aura donc possibilité de peindre les fleurs modelées.
- Le comité pense que M. Lacombe, en ajoutant à l’emploi des émaux pour la confection des objets de fantaisie, s’est rendu digne de la bienveillance de la Société; il propose, en conséquence, de le remercier de sa communication et d’ordonner l’impression du rapport dans le Bulletin. ( Approuvé. )
- Proposition de prix. M. Dumas, président, fait l’exposé suivant:
- On sait que l’acide borique et le borax sont indispensables pour les couvertes des poteries. Les Anglais se sont rendus adjudicataires de l’exploitation de l’acide borique en Toscane, sous la réserve d’une partie qui est abandonnée au commerce français. La Société d’encouragement doit se préoccuper des moyens de remplacer ce produit. Le problème n’est point insoluble ; les essais par l’acide phosphorique et les phosphates promettent d’arriver à ce résultat dans le cas où nos fabriques viendraient à être privées de l’acide borique.
- M. Dumas fait remarquer que notre industrie céramique a fait de notables progrès, puisqu’en 1852 la valeur des exportations s’est élevée à 20 millions , dont 18 millions pour la porcelaine ; depuis dix à douze ans , le chiffre des exportations a plus que triplé. Le commerce anglais s’est ému de cette situation ; de là la pensée de priver nos fabriques de l’acide borique.
- Il appartient à la Société d’encouragement de faire acte de patriotisme et de prévoyance ; cet acte servirait à régler le commerce de l’acide borique et du borax, comme en Sicile on a réglé le prix du soufre.
- M. E. Peligot, en partageant les vues émises par M. le président, fait observer que la découverte, faite dans les eaux des Pyrénées, de l’acide borique pourrait donner lieu à l’extraction de cet acide.
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- PROCÈS-VERBAUX.
- M. Dumas pense qu’il y a lieu de mettre au concours des questions de prix sur ce sujet.
- Cette proposition est prise en considération.
- Communications. M. Paul Thénard, membre du conseil, a la parole pour une communication relative au percement d’un puits dans le département de Saône-et-Loire.
- M. Champonnois, à Châlons-sur-Saône, a construit un puits à l’aide d’un procédé particulier. Il a fait pénétrer dans le sol, au milieu d’une couche de gravier, un tube en fonte de 15 centimètres de diamètre, percé, à la partie inférieure, d’un grand nombre de trous sur une longueur de 1 mètre environ.
- Ce puits fournit plus de 300 litres d’eau par minute; la dépression dans le tube devient alors de lm,80.
- L’eau est toujours très-limpide et à la température de 10 à 11°.
- Il y a dix-huit mois que ce puits existe.
- La ville deChâlons veut en établir plusieurs par le même procédé : ils auraient à fournir les pompes d’une machine de 10 à 15 chevaux, élevant l’eau à 12 ou 15 mèlres environ.
- M. le président adresse à M. Thénard les remercîments de la Société pour cette intéressante communication.
- La séance a été terminée par le renouvellement des membres du bureau et des comités.
- MM. le président, vice-présidents, secrétaire, secrétaires adjoints, trésorier ont été réélus.
- M. Jomard a été réélu censeur; M. Théodore Olivier a été nommé également censeur en remplacement de M. le vicomte Héricart de Thury, que l’état de sa santé tient éloigné de Paris, et auquel a été conféré le titre de censeur honoraire.
- Les membres sortants de la commission des fonds, du comité des arts mécaniques et du comité d’agriculture ont été réélus.
- Au comité des arts chimiques, M. Levol, premier essayeur de la Monnaie, membre adjoint de ce comité, remplace M. Ebelmen, décédé. Au comité des arts économiques, M. Ch. Priestley, qui faisait partie de ce comité à titre d’adjoint, a été nommé en remplacement de M. Dizé, décédé. M. Julien , chef de la division du commerce intérieur au ministère de l’intérieur, de l’agriculture et du commerce, succède à M. De-lambre, auquel les fonctions qu’il exerce dans le département de l’Isère ne permettent plus de prendre part aux travaux du conseil.
- En levant la séance, M. le président adresse à l’assemblée des remercîments pour le témoignage d’estime que les membres de la Société viennent de donner à lui ainsi qu’à MM. ses collègues.
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- LISTE
- des membres titulaires, des adjoints et des membres honoraires composant le conseil dadministration de la Société d’encouragement.
- Année 1853.
- BUREAU.
- Il 1 MM. 8 js g S
- * 9) S •n P Président. 0 s •S rt
- 1829 Dumas (C. ^), sénateur, membre de l’Académie des sciences, vice-président du conseil supérieur de l’instruction pu- 1825
- blique, professeur à la faculté des sciences, rue de Yaugirard, 58. Tice-présiden ts. 1816
- 1B33 Le baron A. Seguier (0. ^ ), avocat à
- la cour d’appel, membre de l’Académie des sciences, de la Société impériale et centrale d’agriculture et du comité consultatif des arts et manufactures, rue Garancière, 11. 1831
- 1828 Darblay (0. ^), membre de la Société
- impériale et centrale d’agriculture , rue de Lille, 74. Secrétaire. •^r 0 00
- i845 Le baron Charles Dupin (G. 0. ^ ), sénateur, membre de l’Académie des sciences, professeur au Conservatoire
- impérial des arts et métiers , rue du Bac, 24. 00 0
- Secrétaires adjoints.
- i839 Combes (0. ^ ), de l’Académie des sciences, de la Société impériale et
- centrale d’agriculture, inspecteur général des mines, professeur à l’école impériale des mines, rue du Regard, 3. 0 CO
- i836 Peligot (E. ) ( ^ ), membre de l’Acadé-
- mie des sciences, professeur au Conservatoire impérial des arts et métiers et à l’école centrale des arts et manufactures, vérificateur des essais à la Mon- 1816
- naie, quai Conti, 11. 1816
- MM.
- Trésorier.
- Agasse ( ^ ), notaire honoraire , rue du Bac, 86.
- Censeurs.
- Jomard ( O. ^ ), membre de l’Institut de France, conservateur-administrateur de la bibliothèque impériale, rue Neuve-des-Petits-Champs, 12.
- Olivier ( Théod. ) ( O. ), administrateur du Conservatoire impérial des arts et métiers, professeur à l’école centrale des arts et manufactures, rue Saint-Martin, 292.
- Président honoraire.
- Le baron Thénard (G. O. ^), membre de l’Académie des sciences, ancien chancelier de l’université, membre du conseil supérieur de l’instruction publique , place Saint-Sulpice , 6.
- Vice-président honoraire.
- Le comte de Gasparin ( G. O. membre de l’Académie des sciences et de la Société impériale et centrale d’agriculture, rue de Courcelles, 29.
- Secrétaires honoraires.
- Cl. Anth. Costaz (^), ancien chef de la division des arts et manufactures au ministère de l’intérieur, rue des Trois-Frères, 7.
- Jomard (O. ^ ), membre de l’Institut de France, conservateur-administrateur de la bibliothèque impériale.
- Censeur honoraire.
- Le vicomte Héricart de Thury ( O. ^ ), /
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- MEMBRES DU CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- Année de Tentrée au conseil. MM. membre de l’Académie des sciences et de la Société impériale et centrale d’a- c c ~ P ^ s
- griculture, ancien inspecteur général des mines, rue Saint-Dominique-Saint-Germain, 71. 1840
- COMMISSION DES FONDS. 1846
- 1823 Michelin ( Hardouin ) ( ^ ), doyen des conseillers référendaires à la cour des 1847
- comptes, rue Saint-Guillaume, 20, faubourg Saint-Germain.
- 1832 Le duc de Montmorency (Raoul) (0. '•.),
- rue St.-Dominique-St.-Germain, 119. l84o
- 1842 Le comte B. de Mon y-Cglchen, conseiller référendaire à la cour des comptes rue Chauchat, 18. 1847
- cc 45» OJ de Valois ( ), régent de la banque de France, rue Joubert, 3 1.
- CO 00 Vauvilliers ( 0. {§£ ), ancien conseiller d’Etat, rue de la Ferme, 34 bis. 1829
- cc -Cn CO E. de Ladoucette ({f|), député au corps législatif, ancien sous-préfet, rue Saint-Lazare, 58.
- i85o Boulard (Çfè), notaire honoraire, rue des Petits-Augustins ,21.
- i85o Le marquis de Pastoret (Ainédée) (C..;-',),
- sénateur, membre de l’Institut et du conseil général de l’assistance publi- i85o
- que , place de la Concorde, 6. Membre honoraire. i85o
- 1835 Le comte de Perrochel (Maximilien ), ancien maire de Saint-Aubin (Sartlie). i85o
- COMITÉ DES ARTS MÉCANIQUES. 1851
- 1823 Mallet ( Ch. ) (0. ^), inspecteur général honoraire des ponts et chaussées, rue
- de Verneuil, 38. 1831
- 1831 Amédée-Durand (^), ingénieur-mécanicien, membre de la Société impériale et centrale d’agriculture, rue de l’Ab-baye-Saint-Germain, 10.
- i83i Saulnier ( Jacq.-Franç.) (^), ancien in- i845
- génieur-mécanicien de la Monnaie,
- MM.
- ancien membre du conseil général des manufactures, rue d’Enghien, 46.
- Calla (^), ingénieur-mécanicien, membre de la chambre de commerce et du conseil général des manufactures, rue Lafayette, n.
- Féray (Ernest) (O. 0), manufacturier, membre du conseil général des manufactures, à Essonne (Seine-et-Oiseh
- Baüde (O. '•.'••/), ingénieur en chef des ponts et chaussées, rue Royale-Saint-Hono-ré, i3.
- Le Ghatelier (%), ingénieur en chef des mines, membre de la commission des chemins de fer près du ministère des travaux publics, rue de Yaugirard, 84.
- Alcan , ingénieur civil, professeur au Conservatoire impérial des arts et métiers et à l’école centrale des arts et manufactures, rue d’Aumale, 23.
- Benoit ( (^ ), ingénieur civil , ancien professeur à l’école d’application d’état-major, ancien constructeur de machines et d’usines hydrauliques, rue de Grenelle-Saint-Germain, 34-Adjoints.
- Dumery, ingénieur civil, rue des Petites-Ecuries, 45.
- Laboulaye (Ch.), ancien élève de l’école polytechnique, rue Madame, 3o.
- Pihet ( Eugène ), ancien constructeur-mécanicien, rue Saint-Gervais, 3.
- Callon (0) , ingénieur des mines , professeur suppléant à l’école des mines, rue de Coudé, 24.
- Membres honoraires.
- Olivier ( Théod. ) (O. , administra-
- teur du Conservatoire impérial des arts et métiers, professeur à l’école centrale des arts et manufactures, rue Saint-Martin, 292.
- Kerris ( ), ingénieur de la marine , à
- Toulon ( Var ),
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- MEMBRES DU CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- 175
- 4) « •
- sil MM. c ! s c £*; 0 v 4) S '"O es
- l824 COMITÉ DES ARTS CHIMIQUES. Gaultier de Claubry (0. ^), professeur i85i
- 1827 à l’école de pharmacie, membre de l’Académie impériale de médecine, rue des Fossés-Saint-Victor, ^5. Payen (0. ^), membre de l’Académie
- des sciences, secrétaire perpétuel de la Société impériale et centrale d’agricul- 1851
- ture , professeur au Conservatoire impérial des arts et métiers et à l’école i85i
- centrale des arts et manufactures, rue
- i83o Saint-Martin, 292. Bussy ( ), membre de l’Académie des
- sciences, de l’Académie impériale de 180Ô
- j83i médecine et du conseil de salubrité, directeur de l’école de pharmacie, rue de l’Arbalète, i3. Chevallier (^), membre de l’Académie
- impériale de médecine et du conseil de salubrité, professeur à l’école de 1824
- 0 00 pharmacie, quai Saint-Michel, 29. Frémy ( ^ ), professeur de chimie à l’é-
- cole impériale polytechnique et au 1827
- 1844 muséum d’histoire naturelle, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 16. Balard ( ^), membre de l’Académie des 1828
- 1844 sciences, professeur de chimie au collège impérial de France et à l’école normale, rue d’Enfer, 16. Cahours ( ^ ), examinateur à l’école 1832
- impériale polytechnique , rue d’Orléans, au Marais, 9. 0 s^t- co
- 1847 Leblanc , ingénieur civil des mines, ré-
- pétiteur de chimie à l’école impériale polytechnique, rue de la Vieille-Estra- 0 ^-r co
- co M pade, 9. Levol , premier essayeur à la Monnaie ,
- quai Conti, 11. 0 VJ- 00
- CO JÏN Oi Adjoints. Thénard ( Paul ) ( ^ ), chimiste , place
- Saint-Sulpice, 6. I> Vi- 00
- i85i Barrai., ancien élève de l’école poly- . •
- MM.
- technique, professeur de chimie, rue Notre-Dame-des-Champs, 82.
- Barreswjl (^7), professeur de chimie à l’école Turgol, l’un des commissaires experts pour la vérification des marchandises au ministère de l’intérieur (division des arts et manufactures), rue du Coq-Saint-Honoré, 9.
- Jacquelain , chimiste , ingénieur , rue Soufïlot, 10.
- Salvétat, chimiste de la manufacture impériale de porcelaines de Sèvres ( Seine-et-Oise ).
- Membre honoraire.
- Boullay (O. ^), membre de l’Académie impériale de médecine, rue de Provence, 21.
- COMITÉ DES ARTS ÉCONOMIQUES.
- Poüulet (O. ^ ) , membre de l’Académie des sciences, rue du Faubourg-Poissonnière, 75.
- Gourlier ( ^ ) , inspecteur général, secrétaire et membre du conseil des bâtiments civils, rue Bonaparte, 43.
- Péclet (O. ^), ancien inspect. général de l’université , professeur à l’école centrale des arts et manufactures, rue de la Harpe, 81.
- Herpin , docteur en médecine , rue Ta-ranne, 7.
- Trébuchet (^), chef de bureau à la préfecture de police, membre du conseil de salubrité, rue de l’Est, 1.
- Becquerel (Ed.) (^), professeur de physique au Conservatoire impérial des arts et métiers, rue Cuvier, 57.
- Le baron E. de Silvestre , ancien élève de l’école polytechnique, rue de Ver-neuil, 33.
- Barre ( ), graveur général des mon-
- naies, quai Conti, tt.
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- i*16 MEMBRES DU CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- l’entrée conseil. Vnnéc l’entrée conseil.
- Ji- MM. c s H3 « MM.
- 847 Priestley (Ch. ), professeur-répétiteur à taire-cultivateur, fabricant de sucre de
- l’école centrale des arts et xnanufactu- betterave, place Saint-Georges, 28.
- res, rue Pavée, 3, au Marais. in GO Ad. Dailly, membre de la Société impé-
- Adjoint. riale et centrale d’agriculture, rue Pi-
- 852 Clerget (^j), chef de division à l’admi- galle, 6.
- nistration des douanes, rue de Condé, Membre honoraire.
- 5. l84o Le comte de Gasparin ( G. 0. ^ ),
- Membres honoraires. membre de l’Académie des sciences et
- 804 Bouriat (^), membre de l’Académie de la Société impériale et centrale d’a-
- impériale de médecine, rue du Bac, 39. griculture, rue de Courcelles, 29.
- 818 Le baron Cagniard de Latodr ( ) ,
- membre de l’Académie des sciences , COMITÉ DE COMMERCE.
- rue du Rocher, 5o. 1827 Le baron Büsche ( ^ ), ancien préfet,
- COMITÉ D’AGRICULTURE. membre de la Société impériale et
- 8 jo Vilmorin aîné (4^), membre correspon- centrale d’agriculture et du conseil
- dant de l’Académie des sciences et de général des manufactures , rue des
- la Société impériale et centrale d’a- Saints-Pères, 5.
- griculture, lue du Bac, 39. CS 00 de Colmont (0. ), ancien inspecteur
- 828 Huzard (^) , membre de la Société impé- général des finances, rue Saint-Domi-
- riale et centrale d’agriculture, de l’Aca- nique, 182, au Gros-Caillou.
- démie impériale de médecine et du con- 1843 Gautier (0. ^), sénateur, sous-gouver-
- seil de salubrité, rue de l’Eperon, 5. neur de la banque de France, rue de la
- 828 Darblay ( 0. ), membre de la Société Vrillière, 3.
- impériale et centrale d’agriculture, 1844 Gaulthier de Rumilly (^), ancien con-
- rue de Lille, 74. seiller d’Etat, rue du Houssay, 7.
- CD Moll (^), membre de la Société impé- 1846 Biétry (0. ^ ), manufacturier, rue de
- riale et centrale d’agriculture, profes- Richelieu, 102.
- seur au Conservatoire impérial des CO 03 Chapelle ( ), ingénieur-mécanicien ,
- arts et métiers, rue d’Enfer, 57. rue du Chemin-Vert, 3.
- 846 Brongniart (Adolphe) (0. ^), membre CO CO Delessert (Benj. ), banquier, rue Mont-
- de l’Académie des sciences, vice-secré- martre, 176.
- taire de la Société impériale et centrale 1853 Julien ( {^)), chef de la division du coni-
- d’agriculture , professeur au muséum merce intérieur au ministère de l’in-
- d’histoire naturelle, rue Cuvier, 35. teneur, de l’agriculture et du com-
- 849 Vilmorin (Louis ), membre de la Société merce.
- impériale et centrale d’agriculture, Membres honoraires.
- quai de la Mégisserie, 28. 1818 Bérard (0. ^), ancien conseiller d’Etat,
- 85o d’Havrincourt ( 0. ’ÿfè ), ancien officier rue de Provence, 27.
- d’artillerie , propriétaire - cultivateur, 1823 Delessert (François) (0. ^ ), membre
- rue de Varenne, 43. de l’Académie des sciences, rue Mont-
- 85o Crespel-Dellisse (Tiburce) ($$), proprié- martre, 176.
- PARIS.--IMPRIMERIE DE MADAME VEUVE BOUCHARD-HUZARD, RUE DE l’ÉPERON, 5.
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- ÜJIfUMIt-DliliXIEM AMÉE, ( N° DLXXXYI.) avril 1853.
- BULLETIN
- DE LÀ
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — abmes a feu.
- Rapport fait par M. Ch. Laboulaye, au nom du comité des arts mécaniques, sur les perfectionnements ajoutés aux armes à feu par M. May, rue Saint-Honoré, 217.
- M. May a présenté plusieurs perfectionnements aux armes à feu qui méritent d’autant plus l’attention de la Société d’encouragement, que leur auteur est un ouvrier ingénieux qui, pendant de longues années, a apporté le contingent de son habileté pratique à plusieurs inventions qui ont fait progresser l’arquebuserie.
- La première invention présentée par M. May consiste en un système de sûreté pour les armes à feu , en une nouvelle solution de ce problème si important à résoudre, d’empêcher l’arme de partir sans la volonté du chasseur. Ce système rentre dans la classe de ceux qui, au moyen d’un arrêt convenablement placé, empêchent de faire feu, si ce n’est quand on met en joue. Il en résulte, comme dans tous les systèmes de ce genre, quelque léger changement dans les habitudes du chasseur ; c’est à l’expérience, nous l’avons déjà dit, à faire apprécier le système de sûreté le moins embarrassant et le plus efficace.
- Celui de M. May peut se présenter à ce concours avec des chances sérieuses de succès. La partie essentielle du mécanisme consiste en des verrous, perpendiculaires à la platine, qui s’opposent au mouvement des chiens, devant lesquels ils viennent se placer. Ces verrous , très-apparents, permettent de voir si le système fonctionne toujours bien ; ils sont mus par deux longs leviers placés dans le haut de la platine, à l’intérieur, qui tournent par Cinquante-deuxième année. Avril 1853. 23
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- ARTS MÉCANIQUES.
- l’effet de plans inclinés qui les terminent et sur lesquels agit une pièce glissante placée derrière la sous-garde. C’est celte pièce qui est repoussée et qui fait rentrer les verrous lorsqu’on porte la main à la poignée de l’arme pour faire feu. Cette disposition simple et solide doit donner de bons résultats dans la pratique (1).
- Les autres inventions présentées par M. May ont pour objet un perfectionnement du fusil se chargeant par la culasse , et une nouvelle cartouche métallique pour ce fusil.
- Pour le fusil., il remplace le système qui accroche le canon , dans le fusil de M. Lefaucheux, par un levier tournant autour d’un axe situé sur la partie fixe de l’arme et qui vient presser sur la partie supérieure du canon.
- Ce moyen est très-efficace pour assurer un bon serrage, surtout si l’entaille pratiquée sur le canon est en plan incliné; mais la présence du levier placé au milieu d’un des canons est un inconvénient. Dans sa forme actuelle, en effet, ce système ne peut s’appliquer qu’aux fusils à deux coups, tandis que le plus beau succès des armes de ce genre serait, sans aucun doute, de produire un modèle tout à fait satisfaisant pour le mousqueton de cavalerie, c’est-à-dire une arme pouvant facilement se charger à cheval. M. May pourrait peut-être y parvenir en coudant convenablement le levier de fermeture.
- Quant à la cartouche en cuivre, l’inventeur s’est proposé de réunir les trois avantages suivants : emploi d’une capsule ordinaire, inflammation produite au centre de la charge, enfin placement facile de la capsule.
- La cartouche est formée d’une douille en cuivre percée, au milieu de son fond, d’un trou rond donnant passage à une petite broche dont la tête , cannelée et destinée à recevoir la capsule, se loge dans la partie la plus large (pratiquée extérieurement) de ce trou. La broche se meut librement, de manière que les jours latéraux de l’ouverture qu’elle traverse font office de lumières ; elle est maintenue en place par l’élasticité de la capsule, et retirée facilement après l’explosion à l’aide d’un petit morceau de bois introduit dans la douille.
- La percussion a lieu à l’aide d’un chien percutant horizontalement et placé plus bas qu’à l’ordinaire ( forme à laquelle il est assez difficile de donner de l’élégance ); ce chien est terminé par une saillie en forme de broche, qui traverse le tonnerre fixe pour venir frapper la capsule. Il va sans dire que la cartouche, assez épaisse, est placée dans une chambre, ce qui lui permet de résister à la percussion. On voit que cette cartouche doit être exécu-
- (1) Voir, dans le Bulletin de 184G, un rapport de M. Th. Olivief sur un système de sûreté inventé par M. Guérin, qui a quelque analogie avec celui de M. May,
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- ARMES A FEU.
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- téeavec soin ; toutefois, s’il en fallait un grand nombre, son prix ne saurait être élevé.
- Les conditions de l’inflammation par le centre de la charge sont évidemment excellentes, et M. Peupin, rapporteur pour l’arquebuserie à l’exposition de 1849, a certifié, après expériences comparatives, que la portée du fusil de M. May est une des plus belles qu’on puisse espérer; il est permis de croire* ajoute-t-il avec raison, qu’on la doit principalement à la manière dont l’inflammation a lieu.
- Nous croyons que la Société d’encouragement doit accueillir avec faveur les travaux du laborieux inventeur dont nous venons de lui rendre compte, et avons l’honneur de lui proposer
- 1° De remercier M. May de sa communication,
- 2° D’insérer le présent rapport dans le Bulletin avec les dessins et légendes nécessaires.
- Signé Ch. Laboulaye, rapporteur.
- Approuvé en séance t U 15 décembre 1852.
- Explication des figures de la planche 1252.
- Fig. 1. Yu de face d’un fusil de chasse à deux coups, muni du moyen de sûreté de M. May.
- Fig. 2. Le même vu en coupe horizontale.
- Fig. 3. Fusil se chargeant par la culasse, vu de face.
- Fig. 4. Le même vu en plan.
- Fig 5. Cartouche métallique à percussion vue en coupe longitudinale.
- Fig. 6. Crochet-outil pour retirer cette cartouche du canon.
- Fig. 7. Cartouche du fusil, fig. 1.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- a, bouton sur lequel on presse au moment de faire feu, et qui dégage les chiens. Ce bouton fait écarter la partie postérieure des leviers b b, tournant horizontalement sur les broches c, et rentrer des butoirs ou arrêts d, lesquels s’engagent sous le marteau, comme on le voit fig. 1. Il résulte de cette disposition que, tant que le fusil ne sert pas, le chien reste immobile, et que , en même temps qu’on fait feu, les arrêts se trouvent dégagés et les chiens s’abattent sur les amorces.
- Les canons du fusil, fig. 3, basculent sur l’axe e; c’est alors que la culasse est mise à découvert et qu’on peut introduire la cartouche, fig. 5. On relève ensuite les canons et on les arrête solidement au moyen du levier de serrage /*, dont l’extrémité courbée en crochet embrasse la broche g. (D.)
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- ARTS CHIMIQUES. — produits chimiques.
- Rapport fait par M. Barreswil, au nom du comité des arts chimiques, sur
- Fessai industriel du cyanure de potassium; par MM. Fordos et Gélis, rue de * Lancry, 8.
- Messieurs, MM. Fordos et Gélis ne sont pas seulement des chimistes expérimentés, ils sont aussi des fabricants habiles. Ce sont eux qui préparent, pour le commerce, le sel d’or des photographes. C’est comme fabricants autant que comme chimistes qu’ils soumettent à la Société le procédé dont il va être question.
- Le cyanure de potassium, à peine connu dans l’industrie il y a quelques années, est devenu, grâce à la découverte des procédés de dorure et d’argenture de M. Elkington, et au parti considérable qu’en a su tirer M. Chris-tofle, un produit commercial dont l’importance s’accroît chaque jour. La fabrication n’en est nullement secrète, chacun en fait et en vend; mais comme la préparation en est délicate, difficile, irrégulière, comme le produit est d’ailleurs altérable, et aussi, il faut bien le dire, comme l’état amorphe sous lequel on le vend ordinairement se prête singulièrement à la falsification , il arrive que, pour une raison ou pour l’autre , les divers cyanures qu’on rencontre dans le commerce sont autant de produits différents ; aucun n’est à l’état de pureté, quelques-uns sont tellement impurs, que le cyanure proprement dit en forme la moindre proportion.
- Cet état de choses offre de grands inconvénients : comment, en effet, peut-on amener quelque régularité dans les opérations si délicates des applications industrielles du galvanisme, si l’on n’est pas, avant toutes choses, sûr de son produit. Le moindre défaut d’un cyanure impur est de donner, quand on l’emploie à neuf, des résultats médiocres ou mauvais; mais, de plus, il laisse, à l’ouvrier qui l’applique à une fabrication commencée, la crainte de mettre dans des conditions mauvaises un travail qui marchait bien , et tous ces mécomptes si fâcheux ne sont rien auprès du danger que présente l’emploi, dans la thérapeutique, de cyanures qui ne sont pas d’une pureté éprouvée.
- C’est pour obvier à tous ces inconvénients et aussi pour permettre de comparer entre eux les divers produits du commerce, que MM. Fordos et Gélis ont fait connaître leur mode d’analyse.
- Le procédé est d’une extrême simplicité : c’est une application de la méthode générale de Descroizilles, si heureusement'modifiée par Gay-Lussac. Il repose sur la propriété que possède une solution de cyanure de potassium de décolorer la solution d’iode dans l’alcool ou dans l’iodure de potassium. M. Gerdy avait déjà cherché à tirer parti de cette réaction observée par M. Sérullas et M. Woehler, pour essayer le dosage des liqueurs contenant du cyanogène.
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- La liqueur normale est une dissolution alcoolique d’iode (40 gram. d’iode pour 1 litre d’alcool à 33° ). L’indice de saturation est dans la couleur jaune que communique l’iode à la dissolution, couleur qui disparaît tant qu’il y a du cyanure dans la liqueur.
- Voici comment on opère.
- On pèse 5 grammes de cyanure que l’on dissout dans le vase de 1/2 litre employé pour les essais alcalimétriques, de manière à ce que le liquide occupe exactement le volume de 50 centilitres ; on prend, de cette dissolution, 50 centimètres cubes représentant 0gr-,5 de cyanure à analyser; on les introduit dans un ballon de verre de 2 litres environ, par-dessus on verse 1 litre et demi d’eau environ et 1 décilitre d’eau de Seltz. Cela fait, tenant le ballon d’une main, on le place au-dessus d’une feuille de papier blanc , et de l’autre main on verse peu à peu, au moyen de la burette alcalimétrique , la liqueur normale d’iode jusqu’au moment où celle-ci communique au liquide la teinte jaune caractéristique, ce qui indique que le dosage est terminé.
- La richesse du produit en cyanure de potassium réel est proportionnelle à la quantité de l’iode employé.
- Le mémoire de MM. Fordos et Gélis renferme une table qui donne le calcul tout fait. Des expériences de vérification faites par les soins de votre comité ont prouvé l’exactitude du procédé.
- On peut objecter que la réaction de l’iode , qui ne se révèle comme phénomène appréciable que par le fait de la décoloration, n’est pas particulière au cyanure, que d’autres substances décolorent l’iode et pourraient faire doser comme cyanure des corps étrangers, peut-être même nuisibles. MM. For-dos et Gélis ont prévu l’objection ; aussi établissent-ils , dans leur mémoire , que les seules substances attaquables par l’iode qui puissent se rencontrer dans les cyanures commerciaux sans en changer notablement les caractères physiques se réduisent aux alcalis caustiques, aux carbonates alcalins, aux sulfures alcalins. Or il est toujours facile, à l’aide d’opérations simples, de les éliminer ou de les modifier de manière à cé qu’elles ne puissent entraver l’action de l’iode.
- L’échantillon contient-il de la potasse ou son carbonate, la simple addition d’un décilitre d’eau de Seltz suffit pour les saturer et les rendre inattaquables par l’iode, et MM. Fordos et Gélis recommandent de faire cette addition dans tous les cas. Contient-il des sulfures , et disons, en passant, que la présence de ces corps serait toujours indiquée par le trouble ou le dépôt que l’iode formerait dans les liqueurs en mettant du soufre en liberté , ces sulfures pourraient être facilement éliminés par l’addition de quelques gouttes de sulfate de zinc ou d’acétate de plomb, en ayant, toutefois, le soin de filtrer les liqueurs avant le traitement par l’iode.
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- Le procédé de MM. Fordos et Gélis est pratique , la manutention est simple, et la réaction sur laquelle il repose est positive.
- C’est en se servant de ce procédé que MM. Fordos et Gélis ont pu reconnaître que les cyanures du commerce, lorsqu’ils ne sont pas cristallisés, ne renferment, en moyenne, que 50 à 60 pour 100 de cyanure réel. C’est par des analyses multipliées qu’ils ont pu se fixer sur le meilleur procédé de fabrication, procédé qu’ils se proposent de faire connaître à la Société.
- Votre comité pense que ce procédé d’analyse industrielle, appliqué avec discernement, peut rendre des services réels, en permettant d’apprécier avec une très-grande exactitude la valeur d’un sel dont l’aspect n’est nullement caractéristique, et qui peut être mal préparé ou profondément altéré sans que l’attention de l’acheteur soit appelée par une modification appréciable dans ses caractères extérieurs.
- En conséquence, il vous propose d’adresser des remercîments aux auteurs pour leur intéressante communication, et de faire imprimer dans le Bulletin le présent rapport et le mémoire de MM. Fordos et Gélis.
- Signé Barreswil, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 23 février 1853.
- Note sur Fessai commercial du cyanure de potassium; par MM. Fordos et Gélis.
- L’augmentation considérable que la fabrication du cyanure de potassium a éprouvée, par suite de son emploi dans les opérations de la galvanoplastie et de la photographie, a donné à ce produit une importance nouvelle.
- De nombreux travaux ont été faits dans le but de le produire économiquement ; mais les procédés nouveaux, en diminuant son prix commercial aux dépens de sa pureté, lui ont beaucoup retiré de sa valeur réelle. Ce fait fâcheux s’est produit avec d’autant plus de facilité que le cyanure de potassium est vendu sous la forme d’une masse fondue , et se prête plus que tout autre produit aux sophistications, parce que rien, dans l’aspect, ne donne à l’acheteur une garantie suffisante de bonne préparation.
- Il nous a donc semblé utile d’indiquer un procédé industriel, c’est-à-dire rapide et à la portée des moins habiles, de constater la richesse d’un cyanure commercial.
- Le procédé que nous proposons est basé sur la méthode des volumes que nous devons à Descrokilles. Nous avons cherché, parmi les nombreux agents chimiques, celui qui pouvait exercer une action spéciale sur le cyanure de potassium, sans être influencé par les substances mêlées avec lui, soit dans un but coupable, soit naturellement par suite des altérations qu’il peut su-
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- bir, ou des accidents de sa préparation, et l’iode nous a paru remplir ces diverses conditions.
- Nous avions songé d’abord à l’azotate d’argent : déjà deux chimistes anglais , dans un travail sur quelques cyanures doubles, en avaient fait usage pour apprécier la pureté du cyanure de potassium qui servait à leurs expériences ; mais nous avons bien vite compris que ce réactif ne saurait donner facilement de bons résultats dans les essais de l’industrie, à cause des diverses matières, et principalement des chlorures, qui se rencontrent constamment dans les cyanures du commerce et que, dans tous les cas, il ne serait que trop facile d’y ajouter.
- L’iode, au contraire, employé dans certaines conditions, répond à tous les besoins.
- Il agit rapidement sur le cyanure de potassium ; si les deux corps sont employés en dissolution, la liqueur d’iode se décolore instantanément sans qu’il se forme aucun acide. Si l’on a employé des poids connus des deux corps, on reconnaît que chaque équivalent de cyanure de potassium fait disparaître exactement deux équivalents d’iode. 814 gr. de cyanure en absorbent 3,172 d’iode.
- La nature des produits qui se forment dans cette circonstance est parfaitement connue. Les résultats que nous avons obtenus, dans l’étude de la réaction, sont conformes à ceux qui ont été décrits par MM. Sérullas et Wœhler.
- Les deux composants du cyanure de potassium se partagent également l’iode, et il se produit un équivalent d’iodure de potassium et un équivalent d’iodure de cyanogène, comme l’indique la formule suivante :
- Cy K + 2 I = I K -4- I Cy.
- Ajoutons que la réaction est instantanée, qu’elle se fait d’une manière très-nette, et que les produits formés sont assez stables pour n’apporter aucune perturbation pendant la durée de l’expérience.
- L’air humide parait, il est vrai, décomposer à la longue l’iodure du cyanogène et mettre de l’iode en liberté; mais cette décomposition ne se produit qu’après un temps assez long dans des liqueurs neutres, et n’a jamais été un embarras pour nous dans les nombreux dosages de cyanures que nous avons faits.
- Le cyanure du commerce est toujours très-impur. Nous prouverons ailleurs que sa richesse réelle ne dépasse jamais 55 pour 100, et qu’elle est souvent de beaucoup intérieure II peut être souillé par un très-grand nombre de produits qui proviennent de plusieurs causes : les éléments qui entrent dans la composition de ce corps sont doués d’une mobilité extrême qui le rend apte à une foule de transformations ; mais ces produits de métamorphoses, si nombreux qu’ils soient, ne sont pas les seuls qui puissent altérer
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- la pureté du cyanure de potassium; il en est d’autres qui, employés dans la préparation, y sont introduits directement, souvent à dessein, en quantité trop considérable, et contre la présence desquels le chimiste chargé de l’analyse ne doit pas oublier de se mettre en garde.
- Afin de contrôler le procédé de dosage par l’iode que nous proposons, nous avons préparé des mélanges connus de cyanure de potassium et des diverses substances qui se rencontrent habituellement dans les cyanures commerciaux et de plusieurs autres que nous supposions pouvoir s’y rencontrer, et nous avons constaté que l’iode donne , dans tous les cas, des résultats exacts malgré la présence de ces composés , ou que, du moins, il est toujours facile, à l’aide d’opérations simples, de les éliminer ou de les modifier de manière à ce qu’ils ne puissent entraver son action.
- Les produits qui absorbent l’iode et qui peuvent se rencontrer dans les cyanures de potassium du commerce sont les bases caustiques, les carbonates alcalins, les sulfures alcalins.
- Ceci posé, passons à la partie manuelle de l’opération, et indiquons avec détails les précautions qu’elle exige.
- L’essai des cyanures peut être exécuté au moyen d’un très-petit nombre de mesures graduées, semblables à celles que les industriels emploient pour les essais analogues, et de quelques réactifs.
- Les objets indispensables sont
- Une burette divisée par demi-centimètres cubes, semblable à celle dont on se sert dans les essais alcalimétriques ;
- Une mesure d’un demi-litre, en verre ;
- Une mesure d’un décilitre ;
- Une pipette jaugée de 50 centimètres cubes, semblable à celle des essais alcalimétriques ;
- Un ballon de verre de 2 litres environ ;
- De l’eau de Seltz ;
- Une liqueur titrée d’iode.
- La liqueur d’iode que nous employons contient environ 4 pour 100 d’iode. C’est le degré de concentration qui nous a paru le plus ponvenable : nous la préparons en dissolvant 40 gramm. d’iode dans 1 litre d’alcool à 33°. Si l’on a employé de l’iode pur, la liqueur peut servir immédiatement à l’analyse ; cependant il est préférable de la titrer, et nous conseillons de le faire dans tous les cas. On obtient le titre de la liqueur d’iode par un procédé très-simple : il consiste à déterminer combien I gramme d’hyposulfite de soude pur ( et il est très-facile de se procurer ce sel pur dans le commerce ) absorbe de divisions de cette liqueur. L’essai se fait au moyen de la burette indiquée plus haut. La quantité de liqueur représentée par le nombre de di-
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- visions absorbées contiendra 0s'am,,51 d’iode ; car nous avons fait voir, dans notre travail sur l’acide tétrathionique (1), que l’hyposulfite de soude absorbe un peu plus de la moitié de son poids d’iode, et que 1 gramme en absorbe exactement 0siam,51. La liqueur d’iode étant titrée, on pourra procédera l’analyse, et voici de quelle manière elle devra être conduite :
- On prélèvera, sur la partie de cyanure à examiner qui paraîtra représenter le mieux la masse entière du produit, un poids exact de 5 grammes. Ces 5 grammes de cyanure seront dissous dans la mesure d’un demi-litre avec de l’eau distillée.
- On prendra , au moyen de la pipette, 50 centimètres cubes de cette dissolution, contenant par conséquent 0sram,5 de cyanure à essayer; on les versera dans le ballon de verre, et par-dessus i litre ou 1 litre et demi d’eau , et 1 décilitre d’eau de Seltz.
- L’échantillon ainsi préparé , on placera le ballon sur un cercle de fer posé au-dessus d’une feuille de papier blanc, et on versera la liqueur d’iode au moyen de la burette, en agitant continuellement le ballon. Aussitôt que le liquide du ballon prendra la teinte jaune de l’iodure ioduré de potassium, on s’arrêtera et on notera la quantité de liqueur d’iode employée.
- On ne devra se servir ni d’empois, ni d’amidon, attendu que la coloration bleue de ces substances ne donnerait que des indications inexactes.
- Connaissant la composition de la liqueur d’iode , il sera très-facile de savoir la richesse du cyanure essayé, par une simple proportion, puisque nous savons qu’un équivalent ( 814 ) de cyanure de potassium absorberait deux équivalents ( 3,172 ) d’iode. La quantité d’iode absorbée , multipliée par 2 , puisque nous n’opérons que sur 0,5 de matière, indiquera la quantité de cyanure réel contenue dans 1 gramme.
- Pour plus de clarté posons un exemple : supposons que 1 gramme d’hy-posulfite de soude ait absorbé 40 divisions de la liqueur d’iode, nous dirons que ces 40 divisions contiennent 08,am\51 d’iode.
- Si la pipette, contenant 0sam ,5 de cyanure de potassium , a absorbé, par exemple, 120 divisions de cette liqueur, on en devra conclure que le cyanure contenu dans les 0gram ,5 examinés a absorbé lgian,,,53 d’iode. D’après la proportion, 40 : 0,51 : : 120 : x = 1,53.
- Par conséquent, 1 gramme aurait absorbé 3,06.
- Or, puisque deux équivalents d’iode (3,172) représentent un équivalent de cyanure (814), 3,06 d’iode représenteront 0,7852 de cyanure, et dès lors 78,52 pour 100. Bien que ce calcul soit très-simple, on pourra se dispenser
- (i) Annales de chimie et de physique, 38 série, t. V7T, p. 434.
- CÀnqnante-deuxième année. Avril 1853.
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- de le faire, en consultant la table qui suit, dans laquelle nous indiqûons les quantités d’iode qui correspondent à chacun des degrés.
- L’addition de l’eau de Seltz, que nous avons recommandée, joue un rôle important dans l’essai des cyanures ; l’acide carbonique qu’elle contient fait passer les bases caustiques et le carbonate de potasse ou de soude qu’ils peuvent contenir, à l’état de bicarbonates composés qui n’absorbent pas l’iode. L’expérience nous a démontré qu’un décilitre d’eau de Seltz suffisait dans tous les cas (1).
- Lorsque le dosage du cyanure est terminé, la liqueur colorée par les quelques gouttes de teinture d’iode ajoutées en excès doit être transparente ; il arrive quelquefois que l’on remarque un léger louche : ce caractère est l’indice de la présence d’un sulfure alcalin dans l’échantillon examiné.
- Lorsque ce cas se présente, il est nécessaire de procéder, avant le dosage, à l’élimination de ce produit. Cette élimination ne présente, du reste, aucune difficulté. On dissoudra les 5 grammes de cyanure à essayer dans une petite quantité d’eau, et on ajoutera quelques gouttes d’une dissolution de sulfate de zinc ; le sulfure sera précipité, tandis que le cyanure de zinc restera dissous par le cyanure en excès. On filtrera, en ayant soin de bien laver le filtre, comme dans les analyses de cendres, et on complétera un demi-litre. Pour le reste de l’opération, on se conformera à ce que nous avons dit plus haut.
- On pourrait employer indifféremment presque toutes les dissolutions métalliques. Nous avons employé quelquefois l’acétate de plomb ; mais, dans tous les cas, il est indispensable de séparer, par le filtre, le sulfure précipité , car nous avons constaté que la plupart des sulfures métalliques sont attaqués par l’iode en présence des cyanures alcalins.
- Nous avons fait un grand nombre d’essais par le procédé d’analyse qui fait l’objet de cette note, et ces essais, exécutés pour la plupart sur des produits achetés dans le commerce, nous ont édifiés sur la valeur des différents procédés de préparation du cyanure employés jusqu’à ce jour. Nous avons reconnu que, par suite de la mauvaise direction donnée à la préparation de ce corps, il est à peu près impossible de trouver aujourd’hui, chez les marchands, un cyanure contenant plus de 55 pour 100 de cyanure réel.
- Nous examinerons plus tard les différents procédés recommandés, et particulièrement celui de MM. Roddgers frères, plus connu sous le nom de
- (l) Nous avons cherché à employer d’autres acides à celle saturation; mais nous n’avons pas réussi. Le point d’arrêt manquait de netteté, parce que les acides forts en présence de l’iodure de potassium paraissent accélérer beaucoup, et provoquer même la décomposition de l’iodure de cyanogène. On devra, par la même raison, se servir d’une liqueur d’iode préparée depuis peu de temps.
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- M. Liebig, procédé sur la valeur duquel on s est généralement mépris. Nous indiquerons quelques-unes des conditions qui produisent l’impureté des cyanures du commerce, et nous pensons que la connaissance de ces conditions, qui nous permet de préparer industriellement des cyanures à 90 centièmes, ne sera pas sans utilité.
- Table indiquant les quantités d’iode correspondant à chacun des degrés.
- QUANTITÉ d’iode absorbée. ( Grammes. ) Degrés. QUANTITÉ d’iode absorbée. ( Grammes. ) Degrés. QUANTITÉ d’iode absorbée. ( Grammes. ) Degrés.
- 3,896 100 2,571 66 1,246 32
- 3,857 99 2,532 65 1,208 31
- 3,818 98 2,493 64 1,169 30
- 3,779 97 2,454 63 1,130 29
- 3,740 96 2,416 62 1,091 28
- 3,701 95 2,377 61 1,052 27
- 3,662 94 2,338 60 1,013 26
- 3,624 93 2,299 59 0,974 25
- 3,585 92 2,260 58 0,935 24
- 3,546 91 2,221 57 0,896 23
- 3,507 90 2,182 56 0,857 22
- 3,468 89 2,143 55 0,818 21
- 3,429 88 2,104 54 0,779 20
- 3,390 87 2,065 53 0,740 19
- 3,351 86 2,026 52 0,701 18
- 3,312 85 1,987 51 0,662 17
- 3,273 84 1,948 50 0,623 16
- 3,234 83 1,909 49 0,584 15
- 3,195 82 1,870 48 0,545 14
- 3,156 81 1,831 47 0,506 13
- 3,117 80 1,792 46 0,467 12
- 3,078 79 1,753 45 0,428 11
- 3,039 78 1,714 44 0,389 10
- 3,000 77 1,675 43 0,350 9
- 2,961 76 1,636 42 0,311 8
- 2,922 75 1,597 41 0,272 7
- 2,883 74 1,558 40 0,233 6
- 2,844 73 1,519 39 0,194 5
- 2,805 72 1,480 38 0,155 4
- 2,766 71 1,441 37 0,116 3
- 2,727 70 1,402 36 0,077 2
- 2,688 69 1,363 35 0,038 1
- 2,649 68 1,324 34 i
- 2,610 67 1,285 33
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- ARTS CHIMIQUES.
- ÉMAUX TRAVAILLÉS A LA LAMPE.
- Rapport fait par M. Salvétat, au nom du comité des arts chimiques, sur les
- fleurs artificielles en émail de M. Lacombe , rue du Landy, 37, à Clichy-la-
- Garenne.
- Messieurs, l’art de fabriquer les cristaux a pris, dans ces derniers temps, un développement considérable; les progrès de celte fabrication sont devenus le point de départ de nombreux perfectionnements qu’il serait possible de signaler dans la préparation des émaux. La science de l’émailleur ne pouvait que gagner à la variété des ressources que l’avancement de l’industrie mettait à sa disposition. On devait espérer voir bientôt pratiquer à nouveau et sans doute avec goût un art qui, comme on sait, avait jeté quelque éclat sur la fabrication de Venise. Toutes les collections vitriques renferment, en effet, quelques-uns de ces objets de curiosité travaillés en verre ou en cristal à la lampe d’émailleur. M. Lacombe, d’Alvignac (Lot), a repris cette idée, mais en se plaçant à un point de vue peut-être plus heureux. Il a dirigé tous ses efforts vers l’imitation des fleurs, et les derniers spécimens qu’il a soumis à votre approbation témoignent d’une grande habileté, ha plupart des objets qui sont sous vos yeux sont préparés pour ces presse-papier en cristal qui ont eu, dans ces dernières années, une vogue qui paraissait devoir continuer. M. Lacombe établit aussi des fleurs montées sur fil de platine, pour augmenter la flexibilité de la tige et protéger les points d’attache contre l’altération résultant d’un nettoyage à l’eau souvent répété.
- Votre comité n’a pas à se prononcer sur la valeur réelle des émaux comme produits de fabrique. M. Lacombe ne les prépare pas ordinairement lui-même. Mais votre rapporteur doit faire ressortir un mérite très-grand, celui d’avoir su choisir et grouper avec discernement ces émaux, soit monochro-nes, soit multicolores, si sujets à se fendiller ou à se séparer par des dilatations inégales.
- M. Lacombe travaille avec la même facilité les émaux durs et les émaux tendres; les premiers offrent la même fusibilité et peut-être la même composition que le cristal. Il y aura donc possibilité de peindre les fleurs modelées de la sorte, avec les couleurs plus variées que fournit la palette du peintre sur cristal, mais que ne peuvent donner les simples ressources de l’émaillage proprement dit.
- Votre comité, Messieurs, pense que M. Lacombe, en ajoutant à l’emploi des émaux pour la confection des objets de fantaisie, s’est rendu digne de votre bienveillance; il vous propose, en conséquence, de le remercier de sa com-
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- PORCELAINE.
- munication et d’ordonner l’impression du présent rapport dans le Bulletin de la Société.
- Signé Salvétat , rapporteur.
- Approuvé en séance, le 23 mars 1852.
- PORCELAINE.
- Rapport fait par M. Salvétat, au nom du comité des arts chimiques et de la
- commission des beaux-arts appliqués à l’industrie, sur les porcelaines décorées
- et vernissées de M. J. Lesme, de Limoges.
- Messieurs, M. J. Lesme, de Limoges (Haute-Vienne), fabricant et décorateur de porcelaine dure, vous a présenté, dans la séance du 9 février dernier, en sollicitant votre jugement, différents objets de sa fabrication. Vous avez renvoyé l’examen de ces produits au comité des arts chimiques et à la commission des beaux-arts appliqués à l’industrie; j’ai l’honneur de vous proposer, en leur nom, d’adopter les termes du rapport qui suit.
- Les pièces de porcelaine dure décorées par M. Lesme, et qu’il a soumises à votre appréciation, constituent deux sortes de produits céramiques tout à fait distincts.
- Les uns sont en porcelaine dure à pâte kaolinique, à couverte feldspathique, cuites, pâte et couverte, simultanément, au grand feu des fours de Limoges ; c’est de la porcelaine analogue à la porcelaine chinoise dans toute l’acception du mot. Nous n’aurions rien à en dire, si le genre de décoration qui les distingue ne permettait de confondre ces productions françaises avec les produits similaires des peuples de la Chine. Votre comité les a donc examinées sous ce point de vue spécial.
- Les autres objets que M. Lesme vous a présentés, établis à l’imitation des faïences que Bernard Palissy nommait ses antiques, ont une pâte en tout semblable à celle de la porcelaine dure. Elles sont cuites en biscuit, mais ce biscuit n’est plus rendu brillant et glacé par la véritable couverte des porcelaines nettement définies. Une glaçure tendre à base d’oxyde de plomb analogue à celle de la porcelaine tendre complète cette poterie. Or l’ensemble de cette association, c’est-à-dire l’union d’une pâte feldspathique et kaolinique et d’un enduit plombifère, paraît à votre commission, dans les conditions qu’a choisies M. Lesme, digne de tout l’intérêt de la Société. Il lui semble constituer le produit d’une fabrication entièrement nouvelle. Je ne crois pas, en effet, qu’il y ait d’autre pays que la Chine qui puisse présenter une fabrication analogue, et je me sers avec intention du mot de fabrication, car on ne sau-
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- ARTS CHIMIQUES.
- mit appeler de ce nom les essais déposés à diverses époques dans le musée céramique de Sèvres. Ces essais démontrent bien, il est vrai, que l’idée d’appliquer un vernis plombifère sur des biscuits durs et translucides avait été conçue par plusieurs artisans, mais tout prouve aussi que jusqu’à ce jour elle n’avait pas reçu la sanction de l’expérience, et qu’elle n’était pas encore entrée dans le domaine de l’industrie. À cet égard, les dernières productions de M. Lesme, bien qu’à peine répandues dans le commerce, y ont pris un rang honorable ; elles forment une classe particulière de poterie, établissant un lien naturel entre les porcelaines dures et les porcelaines tendres. Elles se confondent, en effet, avec les porcelaines dures quant à la nature de la pâte, et se rapprochent de la porcelaine tendre relativement aux qualités de la glaçure.
- La décoration de la porcelaine dure par les méthodes et dans le style usités en Chine exige, pour qu’on saisisse les difficultés qu’il a fallu vaincre , quelques détails dans lesquels je vais entrer. La fabrication de la porcelaine en biscuit décorée par des émaux transparents mérite, de même , quelques développements nécessaires pour motiver les conclusions de ce rapport.
- Porcelaine décorée dans le style chinois. On sait que l’aspect des porcelaines chinoises est tout différent des produits similaires européens, et que beaucoup d’amateurs les préfèrent même aux productions les plus renommées de notre pays. Des travaux analytiques récents, exécutés à la manufacture impériale de Sèvres et confirmés par la synthèse, ont démontré que l’harmonie si séduisante des peintures sur les porcelaines de la Chine dépendait uniquement des méthodes spéciales usitées par les Chinois, c’est-à-dire du nombre restreint des principes colorants dont ils se servent, de leur nature particulière, et enfin de l’épaisseur sous laquelle on est forcé d’appliquer la majeure partie des couleurs pour obtenir une coloration suffisamment intense. Les Chinois ne font usage que d’émaux, c’est-à-dire de cristaux transparents colorés par quelques centièmes, au plus, d’oxydes colorants dissous dans le flux vitreux, appliqués avec leur transparence primitive ou rendus opaques par des additions de blanc.
- Une expérience presque journalière a prouvé que nos porcelaines à couverte feldspathique se prêtent très-difficilement au genre de décoration résultant simplement de l’emploi des émaux, tandis que la porcelaine de la Chine, qui cuit généralement à une température plus basse que la nôtre et dont la glaçure est rendue plus fusible par une addition de chaux, s’en accommode beaucoup mieux.
- La porcelaine décorée par M. Lesme est une porcelaine française fabriquée dans toutes les conditions de la porcelaine de Limoges, et les procédés
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- PORCELAINE.
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- dont il fait usage s’appliquent de même avantageusement à la porcelaine de Sèvres, dont la couverte communique si facilement aux couleurs, comme le savent les décorateurs de Paris, le défaut d’écailler. Le bol qui a été mis sous vos yeux témoigne de l’habileté de M. Lesme; il présente, comme imitation, une perfection telle, que des marchands de curiosités, hommes très-habiles pour reconnaître ces sortes de productions, ont pu le considérer comme étant de fabrication chinoise.
- Imitation des rustiques de Palissy. S’il n’a pas été facile de trouver une composition d’émaux qui pussent être appliqués sur la couverte de la porcelaine dure, s’il a fallu de nombreux tâtonnements pour arriver à la détermination exacte de la température convenable pour cuire ces émaux, il n’a pas été moins pénible ni moins difficultueux de composer un vernis plombifère susceptible d’être placé directement sur une pâte kaolinique et feldspathique comme l’est celle de la porcelaine dure.
- Le vernis dont M. Lesme fait usage est un boro-silicate de plomb et de soude, dans lequel l’oxyde de plomb entre pour une très-forte proportion. Ce cristal devient la base des émaux colorés dont il enduit le biscuit pour lui donner le brillant et le glacé que les porcelaines ordinaires tiennent de leur couverte; il le mélange à cet effet, pour le colorer par une fusion préalable avec des oxydes variés dont le nombre est très-réduit et qui sont à peu près ceux qui colorent les émaux pour peintures chinoises dont il a été question plus haut. Le vert est fourni par l’oxyde de cuivre. L’oxyde de manganèse seul donne du violet; en mélange avec l’oxyde de fer, il colore en brun. L’oxyde de cobalt est la base du bleu. L’antimoine, à l’état d’antimoniate acide de potasse, communique au vert, par le cuivre, une nuance jaunâtre et une opacité souvent nécessaire. Enfin les vigueurs et les noirs sont obtenus au moyen de l’oxyde de manganèse sans mélange, tantôt placé directement sur le biscuit pour être recouvert par les émaux soit brun, soit bleu, soit vert, tantôt mis en mélange avec ces mêmes émaux suivant le ton qu’on désire obtenir. Ce mélange est fait, sans le secours de balance, à simple vue, sur la palette, avec une assurance et une certitude d’arriver au ton demandé que votre rapporteur a pu constater par lui-même et qui annoncent une bien grande dextérité.
- Les émaux sont broyés à l’eau et appliqués à l’essence de térébenthine maigre, sous une épaisseur considérable, trop considérable peut-être; car bien des détails de la sculpture sont noyés et altérés. Les couleurs sont couchées à plat; elles offrent cependant des ombres et des clairs, les ombres étant données par l’épaisseur de la couche qui se réunit dans les parties déclives ; elles
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- ARTS CmMIOI'FS,
- RORCELA1ÎSE.
- agissent dès lors à la manière des émaux ombrants dont vous avez, dès 18-43, encouragé la fabrication par une médaille d’argent.
- On cuit les pièces décorées, quand elles sont bien séchées, dans les moufles communément employés pour cuire la porcelaine peinte, sans autre précaution que celle de bien isoler les pièces les unes des autres et de les faire porter, par le plus petit nombre de points possible, sur des espèces de per-nettes qui marquent toujours leur place. On établit divers étages de planchers au moyen de barres de fer coupées de longueurs convenables. Le feu nécessaire pour cuire ces émaux est à peu près celui des peintures en premier feu d’ébauche; évaluée en degrés centigrades, la température correspondante est environ 850 à 900°.
- Un plat à fond d’eau, avec reptiles, feuilles et fruits, décoré dans ces conditions de peinture et de cuisson, à la manufacture impériale de Sèvres, sous les yeux de votre rapporteur, est sorti du moufle avec l’éclat et la variété de ton des produits qui vous ont été soumis, c’est-à-dire avec toutes les qualités que M. Lesme avait annoncées. Ce résultat atteste, sans contredit, la valeur des procédés renvoyés à l’examen du comité des arts chimiques ; il est suffisant à ses yeux pour déterminer un jugement favorable.
- Votre approbation, toutefois, ne saurait être acquise aux produits de M. Lesme qu’autant qu’il leur maintiendra la destination qu’il leur a donnée tout d’abord. Fidèles à vos antécédents, vous ne pourriez que blâmer, au nom de l’hygiène publique, toute tentative de remplacer, pour les objets d’usage domestique, la couverte résistante et saine des porcelaines françaises par un vernis tendre et dangereux.
- M. Lesme l’a compris, car tous ses produits, par leur forme, par leur nature, sont plutôt des objets d'ornementation que des vases propres à la consommation journalière; ce sont des pièces de dressoir, d’étagère, etc., comme les rustiques de B. Palissy, se rapprochant, dès lors, moins des poteries que des objets d’art. Sous ce rapport ils devaient être et ont été soumis à l’appréciation de votre commission des beaux-arts appliqués à l’industrie.
- Acceptant dans toute son originalité l’idée de B. Palissy, M. Lesme a suivi l’exemple de son illustre devancier, en empruntant à la nature la forme de ses reliefs et cherchant dans l’art de l’émailleur les moyens de représenter la variété du coloris de ses riches modèles; les feuilles, les fruits, toutes les productions des différents règnes de la nature dont il orne ses plats ou ses vases, ont été moulés sur l’objet lui-même. Il a, de la sorte, réduit son travail à un agencement qui nous a paru généralement bien compris. Votre commission des beaux-arts, cependant, ne saurait trop recommander à M. Lesme, dans l’intérêt même de sa fabrication, d’apporter dans la disposition de ses
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- divers motifs et dans le réparage de ses pièces moulées tout le soin possible. Conserver à ses travaux le caractère artistique, ce sera leur assurer la faveur d’un public choisi. Faire peu, mais faire bien, tel doit être le moyen de prendre dans les collections des amateurs, à côté des faïences si recherchées de Bernard Palissy, une place justement ambitionnée.
- Le Musée céramique et le Conservatoire des arts et métiers, tous deux au point de vue de la technologie, ont ouvert leurs portes à ces nouveaux produits. Le cachet artistique leur donnera l’entrée dans les collections particulières. Sous ce rapport, l’élément du succès est entre les mains de M. Lesme; mais il croit que votre approbation le lui rendra plus facile. Votre commission des beaux-arts et le comité des arts chimiques réunis ont, en conséquence, l’honneur de vous proposer
- 1° De remercier M. J. Lesme de sa communication relative à ses porcelaines décorées dans le style chinois et le genre Palissy;
- 2° D’approuver le présent rapport et d’en ordonner l’insertion dans le Bulletin de la Société.
- Signé Salvétat , rapporteur.
- Approuvé m séance , le 6 avril 1853.
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- ARTS ÉCONOMIQUES. — meubles.
- Rapport fait par M. Gourlier, au nom du comité des arts économiques, sur des
- coulisses métalliques pour tables à rallonges et autres meubles, présentées par
- M. Filleul, rue du Four-Saint-Germainf 40.
- Messieurs, des coulisses métalliques pour tables à rallonges et autres meubles ont été présentées, dès 1842, à l’examen de la Société, par MM. Filleul et Feugère, et, dès lors aussi, le renvoi en a été fait au comité des arts économiques.
- Mais ces coulisses ayant été l’objet de longues et nombreuses contestations judiciaires, votre comité a dû s’abstenir conformément aux sages précédents de la Société.
- Cependant, M. Filleul vous ayant présenté récemment diverses modifications de ce système de coulisses, votre comité, après avoir reconnu , tant par sa propre opinion que par celle de plusieurs fabricants et marchands de meubles , des avantages à ce système , m’a chargé d’avoir l’honneur de vous en rendre compte ainsi qu’il suit :
- Un premier brevet, pris par M. Filleul en 1843, expose les inconvénients
- Cinquantc-dcmihne année. Avril 1853. 25
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- du système ordinaire de coulisses , en raison du frottement bois contre bois, des effets du changement de température, etc., et il indique , pour y remédier, l’emploi, sur les faces opposées des coulisses, de bandes métalliques établissant un système de rainures et de feuillures dans lesquelles glissent des galets mobiles. Ce système , évidemment préférable au mode ordinaire , n’occasionnerait, suivant M. Filleul, qu’un excédant de dépense d’environ 20 fr. par table de moyenne grandeur, et de 10 fr. seulement d’après des simplifications apportées à la disposition des tringles métalliques, conformément à un deuxième brevet que M. Filleul nous a déclaré avoir été pris, en 1846, en son nom et au nom de MM. Penneqmn et Tarbés avec lesquels il était alors associé.
- M. Filleul présente également des simplifications plus considérables encore, consistant en une simple bande métallique glissant soit dans une rainure en bois , soit dans des conduits également métalliques. Il a ausi communiqué à votre rapporteur divers autres objets qui déposent de son esprit d’invention et de persistance à obtenir des perfectionnements avantageux.
- En résumé, votre comité des arts économiques a l’honneur de vous proposer
- 1° De remercier M. Filleul de sa communication ;
- 2° De donner votre approbation aux divers systèmes de coulisses ci-dessus mentionnés ;
- 3° D’ordonner la publication du présent rapport dans le Bulletin avec la gravure de ces coulisses ;
- 4° Enfin de remettre à M. Filleul 100 exemplaires de ce rapport.
- Signé Gourlier, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 26 janvier 1853.
- Explication des figures de la planche 1253.
- Fig. 1 et 2. Vue, en coupe et de champ, des coulisses pour tables à rallonges de M. Filleul.
- Fig. 3 et 4. Yue, en coupe et de face, des mêmes.
- Fig. 5 et 6. Autre système de coulisses à galets d’une plus forte dimension, vu en coupe et de champ.
- Fig. 7 et 8. Coulisses à bandes métalliques glissant dans des conduits également métalliques.
- Fig. 9 et lOv La même disposition vue en coupe transversale et en plan.
- a, tringles en bois formant les coulisses ; b, bandes métalliques fixées sur ces tringles et dans les rainures desquelles roulent les galets c; dd> règles
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- CHAUFFAGE.
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- adaptées à lu face opposée de la tringle et munies de deux galets eê mobiles autour de leur axe; ff, arrêts ou butoirs fixés sur les tringles et empêchant qu’elles sortent de leurs coulisses ; g* coulisse métallique engagée dans une tringle entaillée à mi-bois; h, galets roulant dans ces coulisses intérieures; i, bandes métalliques glissant dans les conduits k-adaptés à la tringle /. (D.)
- CHAUFFAGE.
- Rapport fait par M. Priestley, au nom du comité des arts économiques, sur un
- appareil de chauffage présenté par M. Besnard, impasse Guémenée * 4, rue
- Saint-Antoine.
- Messieurs, JL Besnard a présenté à l’examen de la Société d’encourager, ment un appareil de chauffage pouvant se placer, sans dégradation, dans toute cheminée et s’enlever avec la même facilité pour ramonage ou réparations.
- Cet appareil se compose d’une caisse se plaçant dans le corps de la cheminée, d’une seconde caisse intérieure de fonte, oii se trouye le foyer; entre les deux caisses circule l’air à échauffer pris dans l’appartement si l’on veut éviter toute construction, pris au dehors si l’on veut remplir de bonnes conditions de ventilation. Cet air chaud, en s’introduisant dans la pièce, en élève rapidement la température ; son introduction s’effectue par une bouche de chaleur placée en avant et directement au-dessus du foyer, et dispense ainsi de toute construction.
- Quoique ces appareils de chauffage , qui fonctionnent comme calorifères sans priver de la vue du feu, présentent des dispositions connues , le comité des arts économiques a pensé qu’en raison de leur bonne exécution ils pouvaient mériter l’approbation du conseil. Aussi a-t-il l’honneur de vous proposer l’insertion du présent rapport dans le Bulletin, avec le dessin de l’appareil.
- Signé Priestley, rapporteur.
- Approuvé en séance* le 15 décembre 1852.
- ! Explication des figures de la planche 1254.
- Fig. 1. Section verticale de la cheminée amovible à circulation d’air, de M. Besnard* sur la ligne AB, fig. 2.
- Fig, 2. Section horizontale de la même, sur la ligne CD, fig, 1.
- . Fig, 3, Section de la prise d’air extérieur.
- Les mêmes lettres désignent les mêmes objets dans toutes les figures. . r
- Àt corps de la cheminée. B, foyer et grille. C, cendrier. D, galerie entourant
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- le foyer. E, galerie extérieure faisant saillie dans l’appartement. F, conduit d’air passant au-dessous et derrière la cheminée où il s’échauffe. G, conduit horizontal recevant la chaleur qui se répand dans l’appartement après avoir traversé un grillage placé à la partie supérieure de la cheminée. Les flèches indiquent la direction de l’air chaud. H, cheminée par ou s’échappe la fumée. I, trappe qui, étant abaissée, intercepte le passage de la chaleur dans la cheminée H. J, plaque adaptée à la tige K qu’on fait tourner à l’aide du bouton dont cette tige est munie et qui relève la trappe. L, tablier. M, tige coudée sur laquelle s’appuie le tablier et qu’on détourne pour le faire abattre. N, prise d’air extérieur. (D.)
- SIEGES D’AISANCES.
- Rapport fait par M. Gourlier, au nom du comité des arts économiques, sur les sièges et cabinets d’aisances présentés par M. Lussereau.
- Messieurs, M. Lussereau, piqueur des travaux et mécanicien de la maison de santé de Charenton, ayant soumis au jugement de la Société des dispositions pour lesquelles il a pris un brevet d’invention relativement aux sièges et cabinets d’aisances des maisons d’aliénés et autres grands établissements publics, vous avez renvoyé cet examen au comité des arts économiques.
- A ce sujet, votre comité s’est rendu au bel établissement dû aux talents de M. Gilbert aîné, architecte, et confié aux lumières de M. Boué, et il a su d’eux que M. Lussereau, qui consacre depuis plusieurs années des soins assidus et intelligents au service de cette maison, s’y est particulièrement occupé, sur leur demande, de l’amélioration des cabinets d’aisances, vainement tentée jusqu’à ce jour, et y a établi plusieurs de ces cabinets qui sont actuellement en usage à leur satisfaction, et à l’avantage et la convenance des malades et de ceux qui les soignent et les surveillent.
- Votre comité et votre rapporteur ont, en outre , pris une connaissance attentive d’un modèle, d’un dessin et d’un mémoire descriptif présentés par M. Lussereau, et qui sont sous vos yeux.
- Il est trop vrai, ainsi que l’énonce M. Lussereau dans son mémoire descriptif, que, malgré tous les travaux de mécaniciens habiles et les indications de savants illustres, et notamment de M, d’Arcet, la presque totalité des cabinets d’aisances de nos établissements hospitaliers sont, en général, dans un état peu satisfaisant, en raison de la difficulté de les tenir propres et d’éviter qu’il ne s’y produise , par cela même , ou qu’il n’y parvienne, des fosses ou des tuyaux de descente, des émanations qui, des cabinets mêmes, se répandent dans les salles et autres localités attenantes. Votre rapporteur, lors de la mission qu’il a eue à remplir à Londres, s’étant mis à la disposition de M. le
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- SIKGKS d’aISANCKS.
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- directeur de l’assistance publique pour les examens qui pourraient intéresser les établissements hospitaliers, c’est principalement sur ce qui concerne les latrines qu’avaient porté les instructions de M. le directeur.
- Mais on sait qu’il y a à Londres, pour les latrines des hospices comme de tous autres établissements publics ou particuliers, cet immense avantage 1° que les cuvettes et les sièges sont, presque sans exception , lavés par des eaux abondantes, la loi en faveur de la santé publique forçant même les maisons les plus pauvres à y pourvoir, lorsque, comme cela a lieu ordinairement, on peut le faire au moyen d’une dépense de 20 centimes par semaine; 2° que les matières ne séjournent presque jamais dans des fosses permanentes, fixes ou mobiles, et qu’elles sont, au contraire, presque toujours immédiatement emportées, en même temps que les eaux de lavages et toutes celles pluviales ou ménagères, etc., dans les égouts, et de là dans la Tamise. Il n’y a alors à se préserver que d’émanations nécessairement moins fortes. Quant à la propreté des cabinets mêmes et surtout des sièges, on l’y obtient, dans la plupart des hospices, presque sans participation des personnes qui les fréquentent ou des domestiques, par des moyens divers, mais qui, en général, ont pour but des résultats plus ou moins analogues à ceux que M. Lus-sereau a eus, avec raison, en vue.
- Des améliorations notables avaient été également apportées depuis longtemps aux latrines de nos établissements hospitaliers; mais, malheureusement , presque toujours on a renoncé à ces dispositions dès qu’elles ont présenté quelques difficultés, quelques inconvénients, au lieu de s’attacher à en triompher. C’est notamment ce qui parait être arrivé au sujet d’améliorations que, à la connaissance personnelle de votre rapporteur, on avait apportées, il y a plus de quarante ans, aux latrines de la Salpêtrière, où depuis longtemps, il n’en subsiste plus trace ; et c’est ainsi encore que, avant 1830, des fonds avant été faits par le duc d’Angoulême pour l’établissement, dans les prisons de Paris, des fourneaux d’appel indiqués par M. d’Arcet, ces fourneaux une fois établis, mais le combustible nécessaire n’ayant pu être fourni, les latrines de ces prisons sont restées longtemps des foyers d’infection.
- M. Lussereau, au contraire, après avoir pris connaissance des diverses dispositions qui avaient été essayées sans succès satisfaisants à la maison de Charenlon, s’est attaché, avec intelligence et persévérance, à les améliorer et à les compléter.
- Son mémoire descriptif entre, à ce sujet, dans des détails très-circonstanciés, qui ne seront reproduits ici que sommairement, d’abord afin de ne pas rendre ce rapport trop étendu, ensuite parce que l’importance et la nature de ces diverses dispositions sont susceptibles de varier suivant les lieux, les
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- circonstances et les données diverses ; enfin par la raison que M. Lussereau, depuis la présentation de ces objets, a constamment cherché à obtenir des améliorations et des simplifications qui puissent en rendre l’application et l’emploi plus faciles et moins dispendieux, qu’il y est déjà parvenu d’une manière très-notable, et qu’il continue à s’en occuper avec le meme zèle. Je m’attacherai donc principalement à indiquer le but qu’il s’est proposé et les résultats obtenus.
- L’état intellectuel des pensionnaires de la maison de Charenfon imposait quelques données particulières , et M. Lmsereau a eu d’abord, avec raison , particulièrement en vue de réduire chaque cabinet aux dimensions à peu près indispensables; il a donné, en outre, aux diverses parois une disposition évasée qui détermine en quelque sorte d’une manière précise la position du malade; enfin il a revêtu ces parois d’une matière qui en empêche la salissure ou en facilite le nettoyage, et il a principalement employé avec succès, à cet effet, la tôle vitrifiée de M. Paris, dont il a été précédemment rendu compte à la Société ( Bulletin de la Société, 49e année ( 1850 ), p. 75 et 77 ).
- Il indique l’emploi d’une double porte comme moyen d’empêcher plus parfaitement la communication de toute émanation. Dans fous les cas, le jeu de la porte, lors de l’entrée , détermine l’émission de la quantité d’eau nécessaire pour mouiller et humecter la cuvette du siège afin que les matières n’y adhèrent pas , ainsi que les parties susceptibles de recevoir accidentellement les urines, pour lesquelles il a placé, au pied du siège, dans le sol, une cuvette particulière recouverte d’une grille à jour, et dont l’orifice d’écoulement est à fermeture hydraulique.
- Le jeu de la porte, lors de la sortie, peut être également employé à effectuer le mouvement de la valvule de la cuvette ainsi qu’à opérer un nouveau jet d’eau qui produit entièrement le nettoyage ; mais M. Lussereau a principalement disposé , à cet effet, le dessus du siège habituellement en pente et en bascule, de façon que le malade s’y asseyant ou montant dessus, le poids de son corps, en rétablissant l’horizontalité du siège , détermine le jet d’eau nécessaire.
- Enfin il indique le même système de bascule comme pouvant, au besoin, être appliqué à la grille qui recouvre la cuvette inférieure destinée à recevoir accidentellement les urines.
- L’ensemble de ces dispositions, exécuté avec soin , a procuré les résultats les plus satisfaisants, et de plus les malades paraissent, en général, n’y avoir pas eu de répugnance et s’y être facilement habitués.
- Toutefois, en reconnaissant le mérite de cet ensemble, votre comité pense
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- qu’il y a lieu d'inviter M. Lussereau h renoncer à tout emploi de bascule du siège et de la grille inférieure. Le jeu de la porte, à l’entrée et à la sortie, est nécessairement obligatoire sans avoir rien de gênant, et l’on pourrait, au besoin, assurer ce jeu par un système de ferme-portes bien combiné; dès lors, comme le font voir, d’ailleurs, les propres indications de M. Lussereau, et comme cela a lieu assez habituellement en Angleterre , ce jeu peut parfaitement suffire pour l’imbibition préalable, et ensuite pour le nettoyage; et dès lors toute bascule, indépendamment de la complication qu’elle apporte et dé la facilité qu’elle a d’être viciée ou dérangée, peut occasionner des accidents qu’il est important d’éviter, ne dussent-ils être qu’extrêmement rares.
- Cette observation ne doit, du reste, nuire en rien aux éloges que mérite M. Lussereau; et il pourrait être invité à porter également son attention et ses recherches sur les points ci-après comme moyen de perfectionner et de compléter encore l’ensemble de ses dispositions.
- Dans un des hospices de Londres, on a également employé le jeu dé la porte à obtenir ce résultat, que la croisée ou châssis du cabinet, habituellement ouvert lorsque le cabinet est inoccupé, se ferme au moment oii le malade y entré, et se rouvre, au contraire, lorsqu’il en sort.
- On y emploie aussi, assez habituellement et avec succès, des cuvettes à siphons qui ont également été indiquées et employées , même à Paris, où l’ori paraît y avoir renoncé, probablement en raison de dispositions peu satisfaisantes qu’il aurait été préférable de chercher à améliorer.
- On établit» en outre, dès à présent, à Paris, des cuvettes qui ont pour objet d’opérer la séparation des solides et des liquides, ce qui, comme on sait, est le principal et le meilleur moyen 1° d’éviter la fermentation et de diminuer, par conséquent.» d’une manière considérable l’odofité ; 2° de faciliter les moyens d’utiliser, pour l’agriculture, non-seulement les matières solides, ainsi qu’on le fait depuis longtemps , mais aussi le& liquides dont les anciens eux-mêmes faisaient un emploi que nous avons, jusqu’ici, le tort de négliger presque entièrement, bien qu’il soit facile; par des moyens parfaitement connus maintenant, d’en retirer les produits utiles, de façon à pouvoir ensuite répandre le liquide sans aucun inconvénient. Cette opération pourrait probablement se faire facilement à la maison de Charenton, comme dans tout établissement public ou particulier, de façon à couvrir au moins les frais qu’il faudrait faire à cet effet, et qui, en outre, assureraient encore plus l’inodorité des cabinets.
- Enfin l’attention de M. Lussereau pourrait être appelée encore sur les avantages d’un appel par le feu ou par la chaleur sur les fosses, et par conséquent sur les conduits et sur les sièges mêmes, avantages réalisés d’une nia-
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- nière remarquable à la maison Mazas. Déjà, sans aucun doute , le foyer de cuisine d’un établissement tel que la maison de Charenton pourrait être utilisé à cet effet; mais il en pourrait surtout être ainsi au moyen de la cheminée d’une machine à vapeur qu’on a, à ce qu’il parait, le projet d’établir dans cette maison pour l’approvisionnement de l’eau.
- Votre rapporteur a communiqué verbalement ces indications à M. Lussereau , qui a paru les comprendre parfaitement et être très-capable de s’en occuper avec fruit, et il y serait, sans aucun doute, puissamment aidé par les habiles directeur et architecte de cet établissement, ainsi que par la remise des diverses publications faites sur ce sujet important par la Société, notamment les rapports de nos collègues MM. Gaultier de Claubry et Chevallier, et le résumé des recherches de M. Vincent.
- Résumé et conclusions. D’après ce qui précède, votre comité des arts économiques a l’honneur de vous proposer
- 1° De remercier M. Lussereau de sa communication, de le féliciter des résultats qu’il a déjà obtenus, et de l’engager à continuer ses études de façon à apporter à ses dispositions toutes les améliorations et toutes les simplifications dont elles peuvent être susceptibles, en utilisant à cet effet, autant qu’il y aura lieu, les observations et les indications contenues au présent rapport ;
- 2° De lui remettre , pour l’aider également dans ses nouvelles recherches, les diverses publications faites sur ce sujet par la Société ;
- 3° De faire connaître ses travaux par l’impression, dans le Bulletin, du présent rapport accompagné de la gravure d’un cabinet établi, en dernier lieu, suivant ses dernières dispositions ;
- 4° De remettre à M. Lussereau 100 exemplaires de ce rapport.
- Signé Gouruer , rapporteur.
- Approuvé en séance, le 29 décembre 1852.
- Explication des figures de la planche 1255.
- Fig. 1. Vue de face du siège d’aisances de M. Lussereau.
- Fig. 2. Le même vu en élévation latérale.
- Fig. 3. Coupe verticale de l’appareil.
- Fig. 4. Le même vu en plan.
- Les mêmes lettres désignent les mêmes objets dans toutes les figures.
- a, grille placée au-dessus de la cuvette destinée à recevoir les urines.
- b, cuvette placée dans le sol.
- c, cuvette supérieure du siège.
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- BEAUX-ARTS.
- DESSIN.
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- d d, deux valves servant d’obturateurs, dont l’une est représentée verticalement et l’autre horizontalement.
- e> compartiments et porte.
- /*, contre-poids de la valve de gauche pour la faire tomber seule.
- g, branches portant les valves.
- h, châssis supportant le dessus du siège.
- i, siphon et conduit pour empêcher l’odeur et conduire l’urine.
- j, robinet pour envoyer dans les cuvettes b et c l’eau nécessaire pour les nettoyer.
- k, branche faisant ouvrir et fermer le robinet quand la porte s’ouvre ou se referme.
- /, colliers supportant la branche de tirage m.
- m, branche qui s’étend de la porte au mouvement n pour faire fonctionner les valves.
- n, mouvement se plaçant selon la disposition des portes, soit à droite, soit à gauche de la cuvette o.
- o, cuvette contenant les deux valves.
- p, tuyau amenant l’eau d’un réservoir supérieur : il est muni d’un robinet.
- q, bielles ou manivelles faisant marcher les valves.
- r, plate-bande portant la base des bielles.
- t, soubassement du siège.
- u, branchement sur la conduite pour laver la cuvette b.
- v, tuyau conduisant l’eau aux cuvettes b et c. ( D. )
- BEAUX-ARTS. — dessin.
- Rapport fait par M. Gourlier, au nom de la commission permanente des beaux-arts appliqués à l'industrie, sur l’école municipale de dessin et de sculpture instituée pour les adultes par M. Lequien, rue Ménilmontant.
- Dans la dernière séance du conseil, j’ai eu l’honneur de l’entretenir, au nom de la commission des beaux-arts appliqués à l’industrie, des communications faites au sujet de l’enseignement du dessin par M. Lecoq de Boisbau-dran, ainsi que par M. Jobard et par madame Gavé; et j’ai fait connaître que, à propos des exercices comparatifs que la commission avait cru nécessaire de faire faire par les élèves de M. de Boisbaudran et par ceux d’autres écoles, quelques élèves avaient été amenés de l’école Turgot par M. Lequien, qui y est professeur.
- Cin/{aante-deuxièms ornée. Avril 1853. 26
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- BEAUX-ARTS,
- M. Lequien ( statuaire, ancien médailliste de l’école des beaux-arts ) a, de plus, institué, rue Ménilmontant, une école cle dessin et de sculpture pour les adultes, et qui a reçu le titre d’école municipale. Une exposition des travaux de ses élèves ayant eu lieu dernièrement, M. Lequien vous a invités à la visiter et à vous faire rendre compte des services que son école avait pu rendre et de la part qu’elle pouvait avoir dans la supériorité de l’industrie de la capitale au point de vue artistique.
- D’après votre désir, votre commission des beaux-arts appliqués a visité non-seulement cette exposition, mais aussi, depuis, les cours mêmes de l’école ; elle a, en outre, reçu de M. Lequien diverses notes sur la formation et le développement de cette école, et elle m’a chargé d’avoir l’honneur de vous en rendre compte ainsi qu’il suit :
- L’école a été fondée, il y a dix-sept ans, aux frais de M, Lequien, sur un terrain qu’il a loué à cet effet pour vingt ans, et oh il a fait élever, dès lors, une partie des constructions dont elle se compose maintenant.
- M. Lequien, assisté par ses fils, y a, dès lors aussi, enseigné, tous les soirs, le dessin, tant d’après des modèles gravés ou lithographiés, que d’après la bosse et le modèle vivant, ainsi que la sculpture ; et le prix en a été fixé à 3 fr. par mois, compris chauffage et éclairage.
- Dès la première année, le nombre des élèves a été de 90, et il a toujours été successivement en augmentant,*
- Mais un dévouement et des efforts individuels ne pouvaient suffire à une pareille oeuvre. M. Lequien a eu recours, avec succès, à la protection éclairée de l’administration municipale pour tous les établissements utiles.
- En 1852, l’école a été fréquentée par 269 élèves, qui se répartissent ainsi qu’il suit :
- Industrie des métaux
- Sculpteurs :
- Peintres :
- ciseleurs . 31 \
- monteurs . 10 |
- tourneurs 2 | 64
- graveurs ( estampé et bijoux ).. 17
- serruriers 4 ]
- sur bois . 27 ]
- en plâtre . 34 68
- en marbre 5
- en ivoire.. ...... . 2 )
- sur porcelaine . 26 X
- en décors 9 38
- sur plateaux 3 )
- A reporter. . • . , 170
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- DESSIN.
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- Report.................170
- Dessinateurs : pfmr papiers peints. * ,. . . 7 ]
- pour étoffes. ....................... 6 i 21
- lithographes......................... 8 )
- Ébénistes. .................................................19 \
- Menuisiers.................................................. 5 /
- Tabletiers.................................................. 2 | 29
- Charpentier............................................ il
- Doreurs sur bois............................................ 2 ]
- Tapissiers......................................................... 8
- Passementier..................................................... 1
- Employé............................................................ 1
- Sans professions déterminées. ..................................... 39
- 269
- L âge des élèves est, en moyenne, de 16 ans.
- Ils fréquentent généralement l’école à peu près pendant deux ans, et la plupart y assistent régulièrement de 7 à 10 heures du soir, occupant ainsi utilement des heures qu’ils dérobent en partie au repos et qu’ils soustraient surtout à des plaisirs plus ou moins frivoles.
- L’exposition dernière comprenait les travaux de 29ï élèves, et consistait en 1150 dessins etL2 études de sculpture, les uns et les autres témoignant de la bonne direction donnée par les professeurs, et du zèle, de l’intelligence développés parles élèves, du talent même acquis déjà pâr plusieurs d’entre eux et dont ils recueilleront les avantages dans leur carrière industrielle. Le conseil pourra juger, par lui-même, du mérite de ces travaux, ayant sous les yeux 45 des principaux dessins exécutés soit au crayon, soit au lavis, soit même lithographiés, par 25 élèves pris dans la plupart des catégories précitées. En reconnaissant, en général, le mérite de ces divers dessins, nous signalerons prin-palement :
- Une frise à tête de satyre dessinée d’après la bosse par l’élève Adam aîné, et préparée ensuite pour planche de papier de tenture par l’élève Wagner;
- Un bouquet de lis ainsi qu’une étude de fleurs, d’après la bosse, dessinés et préparés pour le papier peint par le même élève ;
- Une étude de papier peint représentant une corne d’abondance, par l’élève Salmon ;
- Deux croquis d’après les réductions de bas-reliefs grecs, par l’élève Brossard;
- Une lithographie de l’élève Piecq, d’après un dessin de Lemaire 3 peintre, ancien élève de l’école. Cette lithographie représente un jeune Bacchus jouant avec un chevreau.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- Enfin un médaillon, de Napoléon dessiné d’après David par l’élève Berthet, et lithographié, d’après ce dessin, par l’élève Totty.
- Plusieurs élèves de cette école poursuivent leurs études jusqu’à l’école des beaux-arts. Le conseil a pu juger, par les détails qui précèdent, que les résultats des utiles efforts de M. Lequien s’étendent à toutes les branches si nombreuses et si variées de l’industrie parisienne, et nous croyons superflu d’insister sur l’importance de ces résultats non-seulement au point de vue industriel et artistique, mais aussi au point de vue moral et de véritable progrès. Sans aucun doute, sous ces divers rapports, M. Lequien a les droits les plus incontestables non-seulement aux honorables encouragements qu’il adéjàreçus de l’administration municipale, mais aussi à ceux. qu’elle voudra bien, sans doute, lui accorder de nouveau, ainsi qu’aux marques de satisfaction de la Société.
- En conséquence, la commission a l’honneur de vous proposer
- 1° I)e remercier M. Lequien de sa communication, de le féliciter de ses louables efforts ainsi que des résultats remarquables qu’il a obtenus, et de l’engager à persévérer dans une voie aussi utile;
- 2° De le charger d’exprimer à ses élèves toute votre satisfaction ;
- 3° Enfin de faire connaître votre opinion sur cette utile institution, par la publication du présent rapport dans le Bulletin de la Société.
- Signé Gourlier, rapporteur.
- Approuvé en séance, le %3 février 1853.
- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS MÉCANIQUES.
- Extrait d'un mémoire sur les machines à vapeur et à air chaud; par M. Reech , directeur de l'école d’application du génie maritime, à Lorient.
- D’après les principes les plus généraux de la théorie des effets dynamiques de la chaleur, la meilleure machine à vapeur d’eau ne saurait faire obtenir qu’une très-petite partie du maximum de force motrice rationnellement possible avec la quantité de chaleur employée à faire de la vapeur, indépendamment de la quantité de chaleur perdue par la cheminée dans tout fourneau à air libre et h combustion imparfaite.
- A part la question du chauffage d’une chaudière à vapeur par un fourneau à air libre et par un mode de combustion toujours imparfait, il y a des difficultés inhérentes à la nature meme de la vapeur d’eau qui empêchent d’employer cette vapeur d’une
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- m
- manière avantageuse en dehors d’un certain intervalle thermométrique dont la limite inférieure est de 50 degrés pour les machines à condenseur, et de 100 degrés pour les machines sans condenseur; tandis que la limite supérieure paraît devoir être estimée de 110 à 120 degrés pour les machines à condenseur, et de 150 à 160 degrés environ pour les machines sans condenseur.
- Ni dans l’un ni dans l’autre cas on ne saurait réaliser avantageusement une partie un peu considérable de la force expansive de la vapeur d’eau.
- Toute autre espèce de vapeur offrira naturellement des difficultés analogues, à cela près que les limites de l’intervalle thermomélrique en dehors duquel une vapeur ne saurait être employée avantageusement seront essentiellement différentes d’une vapeur à une autre.
- Dès lors, on est entré dans la première phase du perfectionnement des machines motrices à l’aide de la chaleur, en accouplant de la vapeur d’éther ou de chloroforme à de la vapeur d’eau , et cette phase n’est point encore épuisée , puisque , d’une part, le raisonnement indique qu’on devrait faire agir à la fois un grand nombre de vapeurs différentes à une faible différence de pression chacune, dans un intervalle aussi étendu que possible de l’échelle thermométrique , et que , d’autre part, la seule machine un peu puissante à vapeur d’eau et à vapeur de chloroforme qui ait été construite jusqu’à ce jour ( dans les ateliers de Lorient ) n’a point encore été expérimentée.
- Il y a déjà longtemps qu’on a essayé de remplacer les machines à vapeur d’eau par des machines à air chaud; mais il y avait à cela des difficultés d’une autre espèce dont l’importance finale l’emportait sur la défectuosité reconnue des meilleures machines à vapeur d’eau.
- Il a fallu qu'Ericson fit connaître le parti qu’il est parvenu à tirer de l’emploi de ses toiles métalliques, pour que l’on put entrevoir la possibilité d’avoir un jour des machines à air chaud d’une moindre dépense de combustible que les machines à vapeur, soit simples (à vapeur d’eau), soit binaires ( à vapeur d’eau et à vapeur d’éther ou de chloroforme ), soit multiples.
- Les toiles métalliques d’Ericson ont pour objet de faire servir la chaleur de l’air sortant à échauffer de l’air froid entrant, et par cet artifice se trouve levée l’une des plus graves difficultés des machines à air chaud; mais l’emploi des toiles métalliques à'Ericson n’empêchera pas une machine à air chaud , à cylindres et à pistons , d’être excessivement encombrante ou volumineuse.
- D’abord, l’emploi de cylindres et de pistons ne permet pas d’élever la température de l’air chaud au delà de la limite qui empêcherait le graissage du piston du cylindre travailleur, et par cette raison Ericson ne peut pas aller jusqu’à doubler le volume de l’air froid ; par suite, son cylindre alimentaire dépasse en capacité la moitié du cylindre travailleur et dépense plus de la moitié de la force obtenue ; il en serait déjà ainsi pour une différence infiniment petite entre la pression du réservoir à air comprimé et la pression de l’atmosphère au dehors, auquel cas l’encombrement d’une machine de force donnée serait infiniment grand.
- Ensuite , la théorie enseigne que , pour une température donnée de l’air chaud , le
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- rapport du volume du cylindre travailleur augmente avec la pression de l’air comprimé jusqu’à devenir égal à l’unité, à une certaine limite où l’encombrement d’une machine de force donnée serait de nouveau infiniment grand.
- Entre cette limite et celle du cas précédent il y aura un état intermédiaire où l’encombrement d’une machine de force donnée sera le plus petit possible; mais le rapport du volume du cylindre alimentaire au volume du cylindre travailleur sera plus grand que pour une différence de pression infiniment petite pour laquelle ce rapport était déjà plus grand de moitié; et par conséquent , il ne sera jamais possible de faire une machine à air chaud, à cylindres et à pistons, aussi peu encombrante qu’une machine à vapeur d’eau dans laquelle le volume de la pompe alimentaire sera presque négligeable et dans laquelle aussi la pompe à air, d’un volume égal à la quatrième ou cinquième partie seulement du volume du cylindre travailleur, ne dépensera qu’une partie très-minime de la force obtenue.
- La théorie enseigne encore que, pour une température donnée de l’air chaud , l’efficacité des toiles métalliques d’Ericson serait complètement nulle, si la pression de l’air dépassait une certaine limite bien déterminée, et de même, que, pour une pression donnée de l’air chaud, l’efficacité des toiles métalliques serait complètement nulle, si la température de l’air ne dépassait pas une certaine limite bien déterminée. En principe, l’efficacité des toiles métalliques (YEricson sera d’autant plus considérable que la température de l’air chaud comprimé sera plus élevée et que la pression correspondante de l’air différera moins de la pression atmosphérique.
- Ainsi, Ericson, par l’emploi de ses toiles métalliques, est bien entré dans une phase de perfectionnement très-importante des machines à air chaud : dans la seconde phase, si l’on veut, du perfectionnement général des machines motrices à l’aide de la chaleur; mais la machine qu’il est parvenu à faire fonctionner laisse encore beaucoup à désirer sous différents rapports, et la prééminence d’une telle machine sur les machines à vapeur simples ou binaires n’est point encore établie.
- Ce qui a manqué principalement jusqu’à ce jour dans la théorie des machines motrices à l’aide de la chaleur, pour la vapeur comme pour les gaz , ce sont les règles ou conditions scientifiques de la meilleure utilisation, comme aussi de la production même de la chaleur dans le phénomène de la combustion.
- La combustion ne saurait généralement être parfaite que dans un fourneau clos, avec insufflation d’air à travers le pied incandescent d’une colonne surabondante de combustible dont la tête sera renouvelée de temps en temps par du combustible frais. Ce renouvellement se fera à l’aide d’une disposition qui permettra d’arrêter momentanément le courant d’air et, par suite , l’état de fonctionnement du fourneau, chaque fois qu’on voudra en faire l’ouverture, la visite ou le chargement.
- Pour utiliser toute la chaleur produite, l’on ne devra pas mettre simplement en présence les gaz chauds de la combustion et la matière à échauffer, parce que de cette manière imparfaite il sortirait inévitablement beaucoup de chaleur par la cheminée; mais on devra faire usage d’une sorte de double serpentin ou de calorifère, de manière que les gaz chauds puissent aller du fourneau à la cheminée par un conduit
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- central, tout à l’entour duquel se mouvra, en sens contraire, de la cheminée vers le fourneau, la matière froide que l’on voudra échauffer.
- De cette manière, avec un conduit suffisamment long et avec un courant de matière froide assez abondant, les gaz de la combustion pourront arriver presque entièrement froids à la cheminée, et la matière froide s’échauffera graduellement jusqu’à une limite qui, dans certains cas, pourra être peu inférieure à la température de la combustion , et qui, dans tous les cas, pourra être abaissée autant que l’on voudra par un courant plus abondant de matière froide.
- Dans les machines à air chaud on ne devra plus omettre dorénavant l’emploi des toiles métalliques d’Ericson, ou du moins l’emploi d’une disposition quelconque propre à en tenir lieu et basée sur le même principe.
- Mais alors, dans une machine comme celle d ’Ericson, l’air sortant de la boîte des toiles métalliques aura déjà acquis une température assez élevée , et les gaz chauds de la combustion, qui devront servir à réchauffement ultérieur et complémentaire de cet air, ne pourront plus être refroidis au-dessous de la température à laquelle il se trouvera; par suite , les gaz de la combustion arriveront à la cheminée avec une température plus élevée que celle qui aura été communiquée à l’air par les toiles métalliques, et l’on perdra une quantité correspondante de chaleur.
- Pour éviter un tel inconvénient, il faudra renoncer ji l’idée d’un fourneau extérieur ; il faudra que ce soit l’air déjà échauffé par les toiles métalliques qui serve à la combustion, et, par suite, la combustion devra se faire en vase clos.
- Ainsi, un fourneau clos devra être établi entre la boîte des toiles métalliques et le cylindre d’Ericson ; ce fourneau devra être traversé par l’air entrant seulement, et non par l’air sortant; ce ne sera pas non plus la totalité de l’air entrant qui devra traverser le fourneau , mais une partie seulement, sans quoi la température serait celle de la combustion même , c’est-à-dire une température beaucoup trop élevée. Il faudra donc que le conduit d’air venant des toiles métalliques se bifurque en deux voies, dont l’une mènera à travers le combustible, et dont l’autre, sans traverser le fourneau, se rejoindra à celle-là dans une chambre à feu, où les deux courants de gaz, suffisamment mélangés, devront acquérir une température sensiblement égale dans toutes leurs parties. >•
- Une simple valve, placée au point de bifurcation avant le fourneau, pourra servir à fractionner le courant d’air initial en telle proportion que l’on voudra , suivant l’une ou l’autre voie, de manière à faire obtenir une température plus ou moins élevée dans la chambre à feu.
- Tel devrait être le mode de chauffage complémentaire dans la machine d’Ericson, au point de vue de la meilleure utilisation possible de la chaleur ; il faudrait que l’on y fît usage non-seulement d’un fourneau clos, mais encore d’un fourneau clos à air comprimé.
- A cela, on pourrait objecter d’abord la grande augmentation de l’espace nuisible , dont les capacités des tuyaux, du fourneau et de la chambre à feu feraient partie, et ensuite l’inconvénient d’envoyer des cendres dans le cylindre travailleur, de manière
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- à augmenter les frottements , ainsi que l’usure du piston , et de faire craindre encore des ruptures par suite d’une accumulation de cendres sur le fond.
- La théorie enseigne encore que l’efficacité des toiles métalliques serait nulle, si, par une température donnée , la pression de l’air comprimé était trop élevée, ou si, pour une pression donnée, la température de l’air comprimé n’était pas assez élevée. La théorie enseigne , en un mot, que l’efficacité des toiles métalliques sera d’autant plus considérable que la température de l’air comprimé sera plus élevée et que la pression de cet air différera moins de la pression extérieure de l’atmosphère. ;
- Ainsi , au point de vue de la meilleure utilisation possible de la chaleur, il faudrait que, dans une machine à air chaud, comme celle d’Ericson, l’on fît usage non-seulement du fourneau clos dont il a été question , mais encore que l’on pût augmenter beaucoup la température de l’air comprimé, et diminuer, au contraire , la pression de cet air, ce qui, d’une part, empêcherait le graissage du piston dans le cylindre travailleur, et, d’autre part, augmenterait l’encombrement, déjà trop grand , d’une machine de force donnée.
- En un mot, l’on est conduit, par le raisonnement, à des règles certaines qui, au point de vue purement théorique , transformeraient une machine à air chaud , comme celle d'Ericson , en une machine motrice absolument parfaite, en ce qui concerne la meilleure utilisation possible de la chaleur ; mais à ces règles théoriques correspondent des difficultés pratiques véritablement insurmontables tant qu’on ne sortira pas de l'emploi des cylindres et des pistons.
- Or il y a un organe bien connu dans la théorie des moteurs hydrauliques, par l’emploi duquel toutes ces difficultés disparaîtront ; nous voulons parler de la turbine, qui, pour le cas du rendement maximum , n’exige pas, comme les roues à réaction proprement dites, une vitesse de rotation infiniment grande, mais une vitesse finie, dont la grandeur, mesurée au centre des orifices d’entrée, doit être peu supérieure à la moitié de la vitesse absolue du liquide ou ftuide entrant.
- Avec une turbine , il n’y aura plus d’espace nuisible ni d’intermittences de mouvement comme dans les machines à cylindres et à pistons : les gaz chauds circuleront partout avec une vitesse constante dans le même sens, et il ne faudra plus ni tiroirs ni soupapes. La turbine aussi tournera uniformément, et la seule transmission de mouvement se réduira à un engrenage pour faire mouvoir avec une vitesse plus modérée l’arbre travailleur de la machine.
- Avec une turbine, on ne craindra plus l’inconvénient des cendres entraînées hors du fourneau, et la température des gaz chauds n’aura d’autre limite que celle à laquelle les matières solides que l’on emploiera commenceront à rougir ou à perdre de leur cohésion, ce qui fera le double au moins de la limite d’Ericson, et ce qui est l’une des conditions essentielles de l’efficacité des toiles métalliques, comme aussi d’une bonne utilisation de la chaleur.
- Il n’y a pas jusqu’à la faible pression des gaz chauds, voulue par la théorie, qui ne soit un avantage et même une condition essentielle du bon emploi d’une turbine ; car ce ne sera qu’en abaissant suffisamment la pression des gaz chauds que l’on parvien-
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- dra à diminuer la vitesse absolue d’écoulement de ces gaz à travers un orifice, de manière qu’une turbine, animée d’une vitesse tangentielle à peu près moitié moindre , n’ait pas une vitesse de rotation excessive et pratiquement irréalisable pour le cas du rendement maximum de force motrice.
- Il y a des turbines qui donnent jusqu’aux 0,80 de la force théorique d’une chute d’eau, et l’on arriverait sans doute à un rendement analogue de 0,70 à 0,80 avec une turbine à gaz chauds. Â raison de sa grande vitesse, une turbine de force donnée aura d’assez faibles dimensions pour que la difficulté de l’encombrement, qui aurait été insurmontable avec l’emploi de cylindres et de pistons à une faible pression, disparaisse entièrement.
- L’arbre de la turbine sera placé entièrement à l’air libre, verticalement plutôt qu’horizontalement; il sera tenu à ses extrémités par des pivots coniques dans des crapaudines toujours alimentées d’huile fraîche; il pourra être maintenu aussi par de grandes roulettes à petits essieux, ou bien par des colliers de galets roulants. La turbine sera fixée sur son arbre entre les deux pivots ou points d’appui pour éviter tout porte à faux.
- La partie centrale du plateau de la turbine tournera à l’air libre et fera naître une ventilation d’air frais qui empêchera le trop grand échaufïement de l’arbre.
- Quand la turbine sera complètement assemblée et fixée sur son arbre, on la soumettra à des expériences de manière que , par addition ou par retranchement de matière en guise de lest, on parvienne à équilibrer parfaitement l’action des forces centrifuges, afin de ne pas fatiguer inutilement les pivots.
- Les palettes de la turbine , d’une forme hélicoïdale convenablement étudiée, seront emprisonnées entre deux parties cylindriques ou coniques terminées par deux plans perpendiculaires à l’axe de rotation de la turbine ; dans l’un de ces plans seront pratiqués les orifices d’entrée, et dans l’autre plan les orifices de sortie. Les orifices de chaque espèce seront compris entre deux circonférences de cercle dont l’espacement annulaire fera comme un seul orifice d’une grande étendue.
- La zone annulaire des orifices de sortie sera au moins deux fois plus large que celle des orifices d’entrée, et la section normale du canal formé par deux palettes consécutives sera constante depuis l’orifice d’entrée jusqu’à l’orifice de sortie, afin que4 l’écoulement puisse se faire à plein jet ou à gueule bée partout sans changement de vitesse ni de pression. *
- La bague agissante d’une pareille turbine tournera dans une boîte annulaire complètement fermée à sa circonférence extérieure, et terminée du côté opposé vers le centre par deux rebords plans, parallèlement aux faces planes adjacentes de la turbine et à une petite distance de ces faces, afin que les joints soient libres et sans frottements. La pression dans la boite annulaire devant être très-peu supérieure à celle de l’atmosphère, il n’y aura pas à craindre une perte de gaz par ces joints à cause d’une certaine action centrifuge qui s’y manifestera, et que l’on sera toujours libre d’augmenter ou de diminuer autant qu’on voudra. On y parviendra en augmentant plus ou moins la largeur des rebords fixes de la boîte annulaire entre lesquels le corps tour-Cinquante-deuxième année. Avril ] 27
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- nant de la turbine , muni de petites ailettes au besoin , fera l’effet d’un ventilateur à force centrifuge.
- De chaque côté de la boîte annulaire , il y aura une autre boite annulaire , dont l’une , munie de cloisons hélicoïdales , donnera issue aux gaz chauds comprimés vers la turbine , et dont l’autre , sans cloisons, donnera issue aux gaz chauds dilatés venant de la turbine.
- On sait que, dans la plupart des turbines, les canaux sont dirigés du centre vers la circonférence, et, dans quelques-unes, de la circonférence vers le cenlre; cette dernière disposition eût beaucoup convenu si l’on n’avait pas craint de trop diminuer l’espace central qu’on veut conserver accessible à l’air libre pour pouvoir empêcher le trop grand écliauffement de l’arbre à l’aide d’une ventilation d’air frais, après avoir garni préalablement les boîtes annulaires de substances peu conductrices de la chaleur.
- De ces développements, on doit conclure qu’une turbine à gaz chauds sera pratiquement exécutable, et que, par suite, en y adjoignant le fourneau à combustion intérieure, on aura un ensemble auquel il ne manquera plus que les toiles métalliques d’Ericson et une bonne soufflerie à air froid peu comprimé , pour faire une machine motrice presque parfaite au point de vue de la meilleure utilisation possible de la chaleur.
- Mais ce ne seront pas les toiles métalliques d’isncson que l’on pourra employer, à cause de la continuité incessante du mouvement des gaz dans les tuyaux; il faudra que ces toiles soient remplacées par une disposition équivalente à laquelle on parviendra sans difficulté en établissant verticalement une grande chaudière tubulaire de manière à faire circuler de haut en bas , à travers les tubes , les gaz chauds dilatés venant de la turbine, et de bas en haut, à l’entour des tubes, l’air froid comprimé venant de la soufflerie.
- En augmentant suffisamment le nombre des tubes et en diminuant l’épaisseur de leurs parois, on réussira à refroidir presque entièrement les gaz chauds sortants, et à réchauffer le plus possible l’air froid entrant. Une minime partie seulement de l’air entrant devra passer ultérieurement à travers le combustible du fourneau pour que la masse entière suffisamment mélangée dans la chambre à feu, auprès du fourneau, n’acquière pas une température supérieure à celle que l’on ne voudra pas dépasser dans les canaux de la turbine.
- Par cette disposition , il est manifeste que toutes les parties de la machine, sauf l’arbre de la turbine et le mécanisme de la soufflerie à air froid, pourront être enveloppées de substances conductrices de la chaleur, et que toutes ces parties, sauf encore le soupirail du fourneau, naturellement froid, pourraient être enterrées dans le sol ou du moins dans du sable , de manière que le refroidissement extérieur devînt à peu près nul ; comme, d’autre part, les gaz chauds , sortant de la turbine , arriveront à la cheminée du calorifère à une température peu supérieure à celle de l’air ambiant, il est clair que le système entier ne saurait manquer de satisfaire à toutes les conditions théoriquement nécessaires au point de vue de la meilleure utilisation possible de la chaleur.
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- Il n’y aura que la condition d’une bonne soufflerie à air froid, sous une faible pression, qui pourra faire naître des difficultés et obliger d’essayer différents systèmes.
- Un puissant ventilateur à force centrifuge, établi sur l’arbre de la turbine, rendrait la machine d’une grande simplicité; malheureusement on ne saurait faire servir à cet usage le ventilateur généralement employé comme machine soufflante, parce que ce ventilateur ne produit de la pression qu’en imprimant de grandes vitesses aux parcelles d’air qui en sortent, ce qui nécessite une dépense de travail plus que double de celle qui serait strictement nécessaire pour produire la pression seulement; mais il est possible de perfectionner un tel ventilateur en établissant tout à l’entour un espace libre, d’un diamètre au moins double de celui de la circonférence du bout des ailettes, et en faisant raccorder la paroi extérieure de l’espace d’après une certaine forme spirale avec le canal de sortie , de manière à faire diminuer progressivement les grandes vitesses de l’air, et à produire une augmentation correspondante de pression , à partir du bout des ailettes jusqu’à la paroi spirale et jusqu’à l’orifice du canal de sortie.
- Ce sera donc un tel ventilateur perfectionné qui devra être essayé dès l’abord; mais, dans le cas où le perfectionnement du ventilateur ne serait pas reconnu suffisant, l’on emploierait une soufflerie à piston , malgré le grand encombrement qui en proviendrait. La soufflerie à piston pourrait, d’ailleurs, être faite de deux manières essentiellement différentes : de l’une des manières, très-facile à réaliser, une soufflerie à double effet emprunterait à l’arbre de la turbine la totalité de la force motrice dont elle aurait besoin; de l’autre manière , plus difficile à exécuter, mais avec la chance de faire augmenter à peu près du simple au double le rendement net de force motrice pour une dépense donnée de combustible, l’on ferait entrer, à chaque coup descendant du piston , dans le haut du cylindre , un volume de gaz chauds comprimés égal au volume d’air froid à comprimer et à chasser du bas du cylindre clans le calorifère. D’un autre côté , à chaque coup montant du piston , pendant que le bas du cylindre se remplirait d’air froid à la pression cl’une atmosphère, les gaz chauds du haut du cylindre s’échapperaient dans le tuyau de gaz chauds dilatés venant de la turbine et se rendraient aussi au calorifère.
- A.u moyen de cette disposition, le piston, toujours équilibré en descendant comme en montant par les pressions à peu près égales de l’air chaud dessus et de l’air froid dessous, n’aurait plus besoin de joindre hermétiquement les parois du cylindre ; il pourrait y avoir un jeu de quelques millimètres , et, pourvu que le piston fût d’une grande épaisseur, avec une garniture de brosses métalliques tout à l’entour dans le but de refroidir les gaz chauds et de réchauffer, au contraire, les gaz froids qui traverseraient le joint (1), la soufflerie pourrait fonctionner convenablement en n’empruntant à la turbine que le peu de force que nécessiteraient les frottements qu’elle aurait à vaincre.
- fl) Cette disposition aurait une certaine analogie avec le piston-refouloir de la machine de M. Franchol.
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- T e volume d’air chaud dépensé à chaque coup de pislon retournerait, d’ailleurs, au calorifère , et par cetle raison on ne dérogerait pas aux règles de la meilleure utilisation possible de la chaleur; mais il serait plus avantageux de ne pas avoir une aussi grande quantité de gaz chauds à faire circuler, tantôt de la chambre à feu dans le cylindre de la soufflerie, puis du cylindre de la soufflerie dans le calorifère. Pour réaliser ce dernier perfectionnement, on n’aura qu’à prendre la machine de M. Franchot comme machine soufflante de la turbine à gaz chauds.
- Si l’on admet qu’à l’aide d’une turbine la température des gaz chauds puisse être élevée jusqu’au point de tripler le volume de l’air froid, il est clair qu’avec la machine de M. Franchot, comme machine soufflante , la quantité d’air à souffler dans le calorifère et à débiter dans la turbine diminuera dans la proportion de 3 à 2; ce serait dans la proportion de 2 à 1, si la température des gaz chauds ne pouvait être élevée que jusqu’au point de doubler le volume de l’air froid; mais il n’y aurait que désavantage à cela, parce qu’une machine de force donnée serait beaucoup plus encombrante et dépenserait une quantité d’air beaucoup plus considérable.
- Les difficultés d’une bonne soufflerie à air froid peu comprimé, qu’on propose de lever et d’amoindrir par ces différents moyens, viennent principalement de ce que le volume d’air froid dont la machine devra être alimentée ne saurait guère être moindre que le tiers ( plus de la moitié dans la machine à’Fricson ) du volume d’air chaud à débiter, lequel est excessivement grand, à cause de la faible pression que nécessite le bon emploi d’une turbine.
- Il n’y a pas de pareilles difficultés dans les machines à vapeur, où le volume du liquide alimentaire est comme négligeable par rapport au volume de vapeur engendré ; et de cetle remarque on pourrait être tenté de conclure qu’il y aurait de l’avantage à alimenter la turbine d’un mélange d’air chaud et de vapeur d’eau très-surchauffée, ce qui permettrait de diminuer beaucoup les dimensions de la soufflerie; mais il ne faut pas perdre de vue qu’avec de la vapeur d’eau à refroidir dans le calorifère on ne saurait plus recueillir et réemployer la plus grande partie de la chaleur latente qui aurait servi à former cette vapeur, et qui s’échapperait par la cheminée.
- L’idée d’un mélange d’air chaud et de vapeur d’eau n’est donc pas admissible, à moins qu’on ne trouve quelque avantage secondaire à employer de la vapeur d’eau en très-petite proportion seulement.
- Il en serait ainsi, du moins, si de la vapeur très-surchauffée , entraînée par un courant d’air à travers du charbon incandescent, n’avait aucune action chimique sur ce charbon; car, si une action chimique était possible dans le fourneau entre du charbon incandescent et de la vapeur d’eau très-surchauffée, il en proviendrait des résultats entièrement nouveaux et dignes d’être expérimentés.
- Conclusions. — A part la double phase de perfectionnement encore ouverte pour les machines à vapeur à cylindres et à pistons, d’une part, par l’accouplement de deux ou d’un plus grand nombre de vapeurs différentes, et, d’autre part, par un mode de chauffage perfectionné avec insufflation d’air dans un fourneau clos, et avec une chaudière calorifère susceptible de produire le refroidissement à peu près complet des
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- gaz chauds de la combustion avant leur entrée dans la cheminée; à part ces deux choses, et en admettant que le principe des toiles métalliques d’Ericson a fait prendre à la théorie des machines à gaz chauds une face entièrement nouvelle, on peut conclure de ce qui précède que la machine la plus avantageuse, au point de vue de la meilleure utilisation possible de la chaleur, devra être composée des quatre parties principales et fondamentales, savoir :
- 1° Une turbine mue par des gaz chauds à une très-haute température et à une très-basse pression ;
- 2° Un grand calorifère à petits tubes verticaux très-nombreux et à parois très-minces, recevant dans les tubes, par en haut, les gaz chauds dilatés à refroidir, et en dehors des tubes, par en bas, les gaz froids comprimés à réchauffer;
- 3° Un fourneau clos renfermant une colonne verticale de combustible, dont le pied , à l’état incandescent, sera traversé par une petite quantité d’air déjà échauffé venant du calorifère , tandis que le restant de l’air ou du gaz venant du calorifère se rendra dans une chambre à feu , où, après avoir été convenablement mélangé avec les gaz incandescents de la combustion , la température deviendra sensiblement uniforme, et n’excédera pas la limite à laquelle on voudra faire fonctionner la turbine;
- 4° Une soufflerie pour envoyer de l’air froid peu comprimé dans le calorifère , soit au moyen d’un ventilateur perfectionné à force centrifuge établi sur le même arbre que la turbine, soit au moyen d’un cylindre à double effet avec de l’air froid à comprimer en dessus et au-dessous du piston, soit encore au moyen d’un cylindre à double effet, mais avec de l’air chaud en dessus et avec de l’air froid au-dessous d’un piston épais garni de brosses métalliques et ne joignant pas hermétiquement le cylindre; soit enfin au moyen de la machine de M. Franchot, transformée en soufflerie.
- De ces quatre parties principales dépendra un tuyautage parfaitement déterminé et tellement disposé que, dans le voisinage du fourneau, le conduit d’air venant du calorifère se bifurquera en deux voies, avec une valve au point de bifurcation , au moyen de laquelle on pourra fractionner le courant d’air initial en telle proportion qu’on voudra suivant l'une des voies qui mènera à travers le combustible dans une chambre à feu , et suivant l’autre voie qui mènera directement dans la chambre à feu , de manière qu’on puisse faire naître dans cette chambre une température plus ou moins élevée. Quand la valve sera complètement fermée , la combustion s’arrêtera. Il y aura en outre un clapet qui permettra d’isoler le fourneau de la chambre à feu , et, quand ces deux organes seront fermés , rien n’empêchera de découvrir le fourneau par en haut pour le visiter et pour y remettre du combustible frais , pendant que la turbine continuera à fonctionner au moyen de la clialeur cédée par les gaz chauds à de l’air froid dans le calorifère.
- A part la soufflerie à air froid, il n’y aura dans la machine que les organes mobiles dont il vient d’être question pour la conduite et l’isolement du fourneau , sauf encore une valve pour l’opération de la mise en train.
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- Nouvelle fabrication des crayons; par M. Brokedon.
- On connaît la réputation des crayons anglais de mine de plomb fabriqués d’abord avec le graphite actuel des mines de Borrowdale, comté de Cumberland, par la division à la scie de la matière première. L’épuisement des échantillons convenables a fait chercher les moyens d’utiliser les débris pour lesquels le défaut de dimensions convenables était le seul obstacle.
- M. Brokedon a résolu cette question en pulvérisant avec soin les débris du graphite; il les tamise ensuite, puis après les avoir renfermés dans des vaisseaux convenables et avoir enlevé, à l’aide d’une machine pneumatique, l’air entreposé entre les particules, il les soumet à l’action d’une presse puissante. Il a ainsi obtenu des masses de graphite parfaitement homogènes d’une forme appropriée aux opérations mécaniques ultérieures qu’exige la fabrication des crayons et qui est semblable au beau graphite naturel.
- Nouvelle fabrication des briques et des poteries.
- Ce que l’on a fait avec tant de succès pour la plombagine , on l’a essayé pour l’argile. Il se fait maintenant, en Angleterre, des poteries par un procédé analogue.
- L’argile sèche ayant été pulvérisée, on la moule sans l’humecter; on la soumet ensuite à une pression considérable en permettant à l’air de s’échapper, et l’on obtient ainsi la poterie crue, que l’on soumet, comme à l’ordinaire, à la cuisson.
- On comprend que ce procédé permet d’éviter toutes les pertes de temps et les déformations qu’entraîne le séchage dans la fabrication ordinaire.
- M. Minton, qui est à la tête de l’une des plus grandes fabriques de porcelaine de l’Angleterre, a inventé une machine qui permet de fabriquer ainsi des briques sèches d’une manière continue. La pression est donnée graduellement à la poudre d’argile , ce qui permet à l’air d’être assez complètement expulsé pour que la consolidation par contact soit industriellement applicable à la fabrication des poteries communes, telles que les tuiles et les briques. Cette machine, mue par la vapeur ou tout autre moteur, est décrite et figurée dans le London journal de Newton du mois de janvier 1853; elle sert également à remplir les moules de l’argile pulvérisée et à enlever les briques et les tuiles à mesure de leur formation (1).
- M. Elliot a mis en pratique , dans le Northamptonshire , un procédé pour obtenir des briques de laitier de forges, en les moulant immédiatement suivant la forme requise. Un produit perdu jusqu’alors et dont la présence dans le voisinage des usines occupe des espaces considérables se trouve ainsi utilisé et converti en briques de bonne qualité sans une grande augmentation de dépense. L’idée n’est, du reste, nouvelle qu’au point de vue de la fabrication des briques, car on a souvent recommandé, en France, le moulage de ces matières en gros paraliélipipèdes, soit pour pouvoir en construire des murs de clôture , soit simplement pour diminuer l’encombrement qu’amène promptement autour d’elle une usine de quelque importance. Les
- fl) Nous avons publié dans le Bulletin de l’année 1852, p. 782, un procédé de fabrication des briques analogue à celui-ci ; il est dû à MM. Wooüworth et Moore, Américains.
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- briques de M. Elliot peuvent être obtenues de diverses couleurs et reçoivent, d’ailleurs, parfaitement la peinture. Reste à savoir si, en raison de leur nature vitreuse , il sera facile de les assembler assez solidement, pour que l’on puisse recommander leur emploi dans des constructions importantes (1).
- M. Adcock ne va pas chercher sa matière première dans les résidus dé quelque fabrication, il la trouve dans la nature même; ce sont les trapps, les basaltes et les autres roches magnésiennes qu’il soumet à la fusion dans des creusets ou dans des fours à réverbère; puis il déverse le produit de cette fusion dans des moules convenablement préparés, soit en sable, à la manière ordinaire, soit plutôt en fonte tournée et polie qu’il recouvre d’un peu de plombagine afin d’éviter l’adhérence-
- Le moule doit être chauffé au rouge et maintenu chaud pendant longtemps, en variant la durée du refroidissement; on fait varier aussi l’apparence des produits obtenus.
- Lorsque la matière a été maintenue bien fluide, qu’elle s’est refroidie lentement, le résultat est une véritable pierre retenant toutes les propriétés de la roche naturelle. La chaleur a-t-elle été moindre et le refroidissement plus rapide , la matière acquiert un peu l’apparence du marbre ; enfin , un refroidissement plus rapide encore laisse la matière comme vitreuse et transparente, même quand l’épaisseur est assez forte.
- Extrait des procès-verbaux des séances du conseil d'administration de la Société
- d'encouragement.
- Séance du 6 avril 1853.
- M. Dumas, président, occupe le fauteuil.
- Correspondance. M. Biauzon, conducteur des ponts et chaussées, à Évreux (Eure), adresse la description d’un nouveau système de mouvement rotatif continu applicable à l’élévation de l’eau et au fonctionnement de la vapeur.
- M. Dailly, à Pontoise , présente des tarières à vis double tracoir, qui découpent le bois. Il fait observer que ces tarières lui ont valu une mention honorable à l’exposition des produits de l’industrie en 1849, et en 1851 une médaille d’argent de la part de la Société des arts et métiers de l’arrondissement de Pontoise.
- M. Alcan, membre du conseil, expose que M. Bertrand Espouy, ouvrier tisseur, est inventeur d’une machine à lire, et des moyens pour substituer le papier au carton dans les métiers Jacquard.
- Le système de M. Espouy ayant des avantages réels sur tout ce que l’on a tenté jusqu’ici dans la même direction, M. Alcan lui en a remis l’attestation pour qu’elle puisse lui servir au besoin et lui faciliter le moyen de payer la seconde annuité de son brevet pour laquelle il est en instance auprès de la Société.
- (1) On a essayé, il y a longtemps, dans plusieurs forges de Bohême et de la Saxe, de fabriquer des briques de laitier; mais ces briques, quoique légères, étaient cassantes. M. Botrel, architecte, a présenté à la Société, en 1851, des tuiles et des carreaux fabriqués avec les laitiers et les scories des hauts fourneaux, et qui, suivant lui, ont certains avantages sur les produits similaires en argile.
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- rilOCKS- VEJ« BAUX.
- MM. Chalmin, Beer et Francfort, rue Thévenot, 24, appellent l’attention de la Société sur la fabrication d’une toile qui a le grain et le poids de la toile de fil, fabriquée avec le même coton qui sert à la fabrication des autres tissus de coton ; seulement, avant de tisser, on transforme le fil de coton en fil de lin au moyen de diverses substances et d’une manière de travailler toute particulière.
- M. Lemoine, à Rouen, adresse un mémoire et un plan au sujet d’une addition qu’il vient de faire à la machine à air dilaté qu’il a soumise à la Société. Cette addition consiste dans l’emploi de deux réservoirs compensateurs qui, mis en communication avec le grand cylindre, lui permettent d’augmenter beaucoup la force de sa machine, d’en simplifier la construction et de lui donner une marche plus régulière.
- MM. les administrateurs de la manufacture de glaces de Montluçon ( Allier ), adressent une demande de médaille de contre-maître en faveur de M. François Minet, l’un de leurs employés.
- M. de Montluisant, capitaine d’artillerie à la direction de Lyon , membre de la Société, demande une médaille de contre-maître pour l’ouvrier François.
- M. Linière, rue de Chaillot, 85, adresse les titres qu’il croit avoir à prendre part à la répartition du don de M. Christofle, en faveur des auteurs pci fortunés. L’appareil pour lequel il désire prendre un brevet a pour but un générateur à vapeur, particulièrement propre aux machines destinées à la navigation.
- M. Maloisel, sourd-muet, rue du Four-Saint-Germain , 33, expose ses titres à la répartition du même don , afin de lui faciliter les moyens de prendre un brevet pour une machine à sculpter dont il est l'auteur.
- M. E. Bezançon, fabricant de céruse, aux Deux-Moulins, commune d’Ivry-sur-Seine, adresse à M. le président de ta Société d’encouragement une lettre dont la teneur suit.
- « Monsieur le président,
- « M. Christofle voulant donner une marque de sa reconnaissance pour l’appui désintéressé qu’il a rencontré dans sa carrière industrielle auprès des hommes cultivant les sciences chimiques et physiques , a mis à la disposition de la Société d’encouragement une somme destinée à faciliter à un inventeur pauvre le moyen de s’assurer la propriété de son invention.
- « Le conseil d’administration a témoigné â M. Christofle l’intérêt que la Société attache à remplir ses intentions généreuses. De concert avec le donateur, il fait participer à celte somme les inventeurs dont les ressources personnelles ne suffisent pas pour s’assurer la propriété d’une invention par un brevet; ceux dont la position ne leur permettrait pas de faire le versement de la seconde partie de la taxe ; enfin les personnes dont les inventions ou perfectionnements auraient été l’objet de rapports, et qui, par leur situation, mériteraient un encouragement pécuniaire.
- « Comme M. Christofle, j’aimerais à témoigner aux personnes versées dans les connaissances chimiques et physiques ma gratitude pour leurs conseils dont l’utilité égale le désintéressement, et dans les limites de mes moyens.
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- « Je vous prie, en conséquence, monsieur le président, de faire agréer à la Société d’encouragement une somme de 300 francs, qui, jointe à celle dont la libéralité de M. Christofle a doté la caisse des inventeurs peu fortunés, permettra de faire participer un plus grand nombre de personnes méritantes dont l’appréciation des titres est si justement acceptée par la Société d’encouragement.
- « J’ai l’honneur, etc.
- « Signé Eugène Bezançon. »
- Le conseil vote des remerciments à M. Bezançon pour ce don.
- M. Lebrun , directeur de l’école d’arts et métiers de Châlons-sur-Marne , adresse le tableau des notes et du résultat du 1er semestre de l’année scolaire 1852-1853, concernant les élèves qui occupent à cette école des places affectées à la Société d’encouragement.
- MM. Lobereau et Meurgey, fabricants de ciment romain, chaux hydrauliques et pouzzolanes, à l’usine de Yenarey, près Flavigny ( Côte-d’Or), ayant appris que la Société d’encouragement offrait des primes pour la découverte des ciments , pouzzolanes et chaux hydrauliques qui peuvent résister à l’eau de mer, et s’occupant de la fabrication depuis vingt ans, font connaître leur intention de concourir aux prix proposés par la Société.
- M. Biard, rue J. J. Rousseau, 20, met sous les yeux de la Société un spécimen de carte-porcelaine à l’oxyde de zinc.
- MM. Delajuveny et comp., rue Saint-Louis, au Marais, rappellent qu’ils ont prié la Société de vouloir bien donner suite à la demande du rapport que M. Bertrand avait sollicité sur l’argenture autogène à la brosse d’acier.
- Ces messieurs ajoutent que leur association avait, par acte notarié, acquis la pleine et entière propriété du brevet. Ne se servant de leur mode d’argenture pour l’apprêt de leurs pièces, que des moyens appartenant au domaine public, leur société, pas plus que M. Bertrand leur prédécesseur, n’a jamais eu et ne craint aucune contestation avec les propriétaires de l’argenture galvanique. Si les tribunaux ont été saisis de cette affaire, ce n’a été qu’à cause d’une question d’intérêt toute personnelle entre M. Bertrand et son associé.
- MM. Delajuveny et comp. accompagnent leur lettre d’une copie de leur brevet et de la description de leur manière d’argenter.
- M. A. Pechinay fils, membre de la Société, communique un mémoire sur le parti que l’on peut tirer des eaux mères provenant de la fabrication du fulminate de mercure.
- Le fulminate de mercure se prépare , comme on sait, en faisant réagir l’alcool sur une dissolution excessivement acide de .nitrate de mercure ; autrefois, cette préparation se faisait à vase ouvert.
- M. Pechinay, en faisant ressortir les inconvénients de ce procédé, rappelle que c’est à M. Gaupillat qu’on doit d’avoir le premier employé la condensation pour recueillir les vapeurs nitreuses, et que dès lors la fabrication du fulminate de mercure est devenue non-seulement plus economique, mais surtout moins pernicieuse pour la santé Cinqtiant-e-deurMme année. Avril 1853. £8
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- des ouvriers. Aussi, en 1836, l’Académie des sciences a-t-elle honoré du prix Montyon cette heureuse invention.
- Après avoir décrit les dispositions de l’appareil condenseur de M. Gaupillat, qui permet de recueillir les liquides alcooliques contenant une certaine quantité d’éther, ainsi que le mode de traitement de ces liquides, M. Pechinay fait observer qu’outre ces liquides qui distillent du fulminate il reste dans la cornue le liquide au sein duquel est déposé ce sel. C’est sur le parti qu’on peut tirer de ces liquides que M. Pechinay appelle l’attention de la Société.
- Depuis longtemps on cherchait un emploi quelconque à ces liquides qu’on obtient dans les fabriques de capsules. On ne savait, en effet, comment s’en débarrasser en raison de leur acidité et de la petite quantité qu’ils renfermaient de sels mercuriels. M. Pechinay pense avoir atteint le but, sinon d’en tirer un profit notable, du moins de permettre de les détruire sans frais.
- M. Gorgen fait part à la Société d’une application qu’il a faite de la benzine pour la conservation des cristaux déliquescents et effloreseents.
- M. Montel, serrurier-mécanicien, rue des Blancs-Manteaux, 22, présente une nouvelle serrure de sûreté.
- M. Bertrand de Acetis, au château de Clément, par Aubigny (Cher), adresse le plan et la description d’une machine à air dilaté.
- M. Jourdan, mécanicien, rue de Bondy, 80, sollicite l’examen d’un appareil qu’il appelle épurateur des herbages.
- M. Benoît Duportail, ingénieur civil, à la Chapelle-Saint-Denis, signale une réforme qu’il croit utile d’introduire dans la législation des brevets d’invention.
- M. Guinard, greffier du tribunal de commerce de Cahors, annonce l’envoi d’un travail sur la maladie de la vigne , qui lui a été inspiré par le compte rendu des travaux de la Société d’encouragement et par les dangers qui menacent son pays entièrement vinicole.
- M. Bailly de Merlieux, secrétaire de la Société d’horticulture, transmet diverses pièces pour établir les droits de plusieurs personnes aux récompenses de la Société. 1° du sieur Troll é, garçon de ferme chez M. Dupuis , maire à Ivors ( Oise ) ; 2° du sieur Louis Sage et dame Véronique son épouse.
- M. Lafond , mécanicien, rue Notre-Dame-de-Nazareth , 35, dépose, dans l’intention de prendre date, cinq modèles variés concernant deux innovations pour la marque des jeux et des pipes imitant les cigares.
- Le dépôt est accepté.
- M. Lefevre, graveur, rue Serpente, 31 , prie la Société de lui accorder encore, cette année, une subvention de 100 fr. pour acquitter son annuité du brevet d’invention pour ses procédés d’impression en couleur sur cuir et étoffe. Il expose que le travail qu’il a fait pour perfectionner ses procédés, ne lui ayant pas permis de les exploiter, le met dans la nécessité de recourir de nouveau à la bienveillance de la Société.
- M. Mariano Lorente, secrétaire perpétuel de l’Académie de Madrid, communique le programme d’un concours ouvert pour 1853.
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- La même Académie adresse un volume de ses mémoires en demandant l’échange de ses publications avec le Bulletin de la Société d’encouragement.
- M. le président communique une lettre qui lui a été adressée par M. Lebret, régisseur de la compagnie des mines d’Anzin, relative au parachute de M. Fontaine.
- M. Lebret transmet l’extrait d’un rapport de l’ingénieur des mines à la résidence de Valenciennes.
- M. le président entre dans quelques détails sur deux ruptures de câbles à la suite desquelles le parachute de M. Fontaine a préservé la vie des hommes.
- M. Combes fait observer que les Annales des mines contiennent la description d’un mécanisme imaginé par M. Machecourt, ancien élève de l’école des mineurs de Saint-Etienne , et dont le principe est le même que celui de l’appareil de M. Fontaine.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. Laboulaye lit un rapport sur un système d’armes à feu portatives présenté par M. Huot, coutelier, à Dijon.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin. ( Approuvé. )
- Au nom de la commission des beaux-arts appliqués à l’industrie, M. Salvétat lit un rapport sur les porcelaines décorées et vernissées de M. Lesme , de Limoges.
- La commission propose 1° de remercier l’auteur de sa communication , 2° d’insérer le rapport dans le Bulletin. ( Approuvé. ) ( Voyez plus haut, page 189. )
- Communications. — Sonnerie électro-télégraphique. M. Clerget, membre du conseil d’administration, annonce que M. Miroud, mécanicien , rue du Petit-Pont, 10, l’a prié de présenter à la Société un système de sonnerie électro-télégraphique qu’il propose d’appliquer aux besoins des maisons particulières, des restaurants, des hôtels garnis, des grands établissements de l’industrie et du commerce, ainsi qu’aux trains en marche des chemins de fer pour établir des communications d’une extrémité à l’autre de ces trains, et sourtout pour donner aux conducteurs un avertissement instantané de la séparation fortuite des waggons.
- M. Miroud n’a pas la prétention de s’appuyer sur des principes nouveaux; mais il croit avoir trouvé des perfectionnements de nature à donner de l’intérêt aux dispositions qu’il a adoptées.
- M. Clerget donne la description du système de sonnerie électro-télégraphique que son auteur fait fonctionner en présence des membres de la Société.
- - M. le président adresse les remercîments du conseil à M. Clerget, pour les détails qu’il a bien voulu donner sur cet appareil.
- Maisons ouvrières. M. Gourlier expose qu’il a publié , dans le Moniteur universel, plusieurs articles sur les maisons ouvrières et sur les lavoirs publics. Us sont le résultat des études auxquelles il s’est livré sur les conditions que ces établissements doivent remplir, en tenant compte, pour la France, des mœurs et des habitudes. Ces documents lui paraissent de nature à intéresser les membres de la Société, et, si le conseil le jugeait convenable, à figurer dans le Bulletin. Les gravures qui accompagneraient cette
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- publication feraient mieux ressortir les dispositions qu’il propose de donner aux maisons destinées au logement des ouvriers ainsi qu’aux lavoirs publics.
- M. Alcan, partageant l’opinion de M. Gourlier, désirerait que cette publication, qui serait vue, sans nul doute, avec beaucoup d’intérêt, fût complétée par l’exposé d’un projet présenté à la Société industrielle de Mulhouse, et dont l’auteur est un ancien élève de l’école centrale des arts et manufactures. Dans ce projet, l’ingénieur avait ajouté un mode de payement par annuités qui rendait l’ouvrier propriétaire.
- M. Gourlier, entrant dans les vues exposées par M. Alcan, cite un renseignement qui honore M. le baron de Gerando.
- En 1835, cet honorable secrétaire de la Société d’encouragement publia, dans les Annales de la chanté, un mémoire d’un haut intérêt où se trouve un plan d’association qui avait pour but de réaliser le projet de l’ingénieur dont parle M. Alcan.
- M. Gourlier ajoute que M. Valadon, architecte , a fait des tentatives à Paris et aux environs, pour mettre à exécution un projet de ce genre. Depuis le décès de cet architecte , il ne paraît pas qu’on ait donné suite à ce projet.
- Le conseil, prenant en considération les propositions de M. Gourlier et de M. Alcan, charge la commission du Bulletin de s’entendre avec deux membres du conseil pour la publication des documents les plus intéressants sur ce sujet.
- M. le président prie M. Alcan de déposer les renseignements qu’il a recueillis à cet égard.
- Nouveau mode de dosage des acides chlorhydrique et sulfurique. M. Levol, membre du conseil, communique la note suivante sur un mode de dosage très-rapide des acides chlorhydrique et sulfurique.
- « C’est en les pesant directement, après les avoir éliminés , ou par la pesée de certains composés définis dans lesquels on les engage, que l’on procède le plus généralement au dosage des différents corps.
- « L’analyse des mélanges gazeux et l’alcalimétrie conduisirent par imitation, depuis un certain nombre d’années, aux méthodes de titrage par les volumes, qui ont déjà pris quelque extension ; mais ces méthodes sont malheureusement très-bornées, lorsqu’elles reposent sur des précipitations , parce qu’elles dépendent alors de la facilité plus ou moins grande que l’on rencontre à éclaircir les liqueurs par une simple agitation, et de manière à éviter le filtre dont l’emploi entraînerait des lenteurs que l’on a précisément pour but d’abréger quand on a recours au titrage par les volumes.
- « Cependant cette difficulté n’est pas toujours insurmontable, et, dans quelques cas particuliers , les chimistes ont su y obvier en se basant sur des phénomènes de coloration ou d’insolubilité de certains précipités. Toutefois il ne paraît pas que l’on n’ait encore rien indiqué dans cette direction touchant un dosage que l’on a très fréquemment à effectuer dans les arts chimiques ; je veux dire celui des chlorures et des sulfates alcalins. Celte circonstance me porte à penser qu’il ne sera pas inutile de faire connaître des méthodes auxquelles j’ai eu recours pour établir très-rapidement la teneur en acides chlorhydrique et sulfurique de divers produits commerciaux.
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- « Dosage des chlorures. Le procédé de Gay-Lussac, si précieux pour la détermination des litres des matières d’argent, et qui, évidemment, peut être appliqué à l’inverse pour doser le chlore dans les chlorures, perd malheureusement l’un de ses principaux avantages, celui de la célérité, lorsque la proportion de l’élément qu’il s’agit de doser n’est point connue par avance d’une manière suffisamment approximative ; en outre, on éprouve la plus grande difficulté à éclaircir les liqueurs par une simple agitation lorsqu’elles renferment le chlorure alcalin en excès, et, s’il faut filtrer, on retombe alors dans les lenteurs inhérentes au mode de dosage par la pesée du chlorure d’argent.
- « Ces difficultés de pratique m’ont conduit à me servir, dans ce cas, d’une méthode basée sur la décomposition qu’éprouvent de la part des chlorures alcalins le phosphate d’argent comme les autres sels argentiques plus solubles que le chlorure d’argent. Si, en effet, on verse sur un précipité de carbonate ou de phosphate d’argent, par exemple, une solution de chlorure de potassium ou de sodium , il se formera à l’instant du chlorure d’argent ou un carbonate et un phosphate alcalin , de sorte que , partant de ces faits qui reposent sur la différence de solubilité des deux sels , si l’on verse de l’azotate d’argent dans un mélange de phosphate et de chlorures alcalins, la précipitation du phosphate ne pourra se manifester qu’après l’entière précipitation du chlore. Il résulte de là que, si l’on ajoute du phosphate de soude ordinaire à la dissolution d’un chlorure, le précipité jaune de phosphate d’argent qu’y formera un sel d’argent soluble n’apparailra ou du moins ne se maintiendra, après une légère agitation, qu’autant que la totalité du chlorure alcalin aura été décomposée.
- « D’après cette donnée, le dosage du chlorure peut s’effectuer de la manière suivante :
- « On dissout, dans 50 parties à peu près d’eau distillée , une quantité déterminée, par exemple 1 gramme du sel dans lequel on se propose de doser les chlorures ; on y ajoute d’une dissolution saturée à froid de phosphate de soude ordinaire, bien exempt de chlorures, environ le dixième du volume de la première; si la liqueur est acide, on la sature ou sursature légèrement, au moyen de carbonate de soude pur, puis on y verse, d’une burette graduée donnant les dixièmes de centimètre cube, une dissolution acqueuse titrée, d’azotate d’argent neutre, jusqu’à ce que le précipité se maintienne très-légèrement jaune, ce qui arrivera seulement au terme de la précipitation du chlore, car s’il est bien vrai que l’addition des premières gouttes d’azotate d’argent produit déjà un précipité jaune, ce qui s’explique facilement par l’affluence du réactif en un seul point, on reconnaît que l’agitation le fait disparaître rapidement et qu’il ne se maintient jamais qu’après la précipitation complète du chlore.
- « Dosage des sulfates. C’est au moyen de l’azotate de plomb que j’établis la teneur en acide sulfurique dans les sulfates ; si la liqueur renferme un acide libre, je le neutralise à l’aide de la magnésie blanche, puis j’y ajoute , par petites quantités à la fois , assez de solution d’iodure de potassium (1) pour que les premières gouttes d’azotate de
- (l) La teneur de cette solution est peu importante; je dirai cependant que celle dont je fais usage renferme 10 pour 100 d’iodure.
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- plomb versées de la burette y produisent, au point de contact, un précipité jaune que l’agitation fait bientôt disparaitre. Le terme de l’opération est annoncé, comme dans le dosage du chlore, par la permanence de la coloration jaunâtre dans la masse du précipité après l’agitation. Les manipulations sont donc exactement les mêmes pour les deux dosages ; elles sont des plus simples. J’opère dans un verre à expériences, et j’agite au moyen d’une baguette de verre ; ici, comme dans le dosage du chlore , la burette doit indiquer les dixièmes de centimètre cube.
- « Pour doser le chlore, j’emploie une liqueur renfermant, par centimètre cube, 0s'am; 03054 d’argent, représentant os'am ,010 de chlore — 1 gramme pour 100 centimètres cubes. Celle que j’ai adoptée pour le dosage de l’acide sulfurique contient 0sram ,04133 d’azotate de plomb par centimètre cube = 0s'am-,010 S03, ou 1 gramme pour 100 centimètres cubes, de sorte qu’on obtient immédiatement des résultats en centièmes.
- « Ces déterminations, dont on peut répondre à 1/2 ou même à 1/4 pour 100 près, n’exigent que quelques minutes.
- « Il est clair que, pour éviter toute confusion , on doit avoir préalablement recherché et éliminé, s’il y a lieu, les substances heureusement très-peu nombreuses qui pourraient être précipitées, comme les acides chlorhydrique et sulfurique, par les liqueurs d’épreuve.
- « Je dois m’empresser de reconnaître , en terminant, que le principe sur lequel sont fondés ces procédés ne m’appartient point; je n’ai fait que l’appliquer dans les conditions qui m’ont paru les meilleures aux cas particuliers du titrage des chlorures et des sulfates. »
- M. le président témoigne à M. Levol l’intérêt avec lequel la Société a reçu sa communication.
- Séance du 20 avril 1853.
- M. Michelin, membre de la commission, occupe le fauteuil.
- Correspondance. M. de Montureux, membre de plusieurs sociétés savantes, à Arra-court, près Moyenvic (Meurthe), annonce avoir imaginé, depuis vingt à vingt-cinq ans, un moyen de produire , sans combustible , tous les degrés de chaleur applicables à la formation de la vapeur, aux travaux métallurgiques, à la cuisson de la chaux, du plâtre, de la brique, etc. Il adresse une note contenant l’exposé de son idée et les applications que l’on pourrait en faire.
- M. Hermann, ingénieur-mécanicien , rue de Charenton , 92 , rappelle qu’au commencement de 1851 plusieurs membres du comité des arts mécaniques sont venus visiter, dans ses ateliers, quelques nouvelles machines qu’il a imaginées.
- Comme c’est à la Société d’encouragement, qui a couronné ses premiers efforts, que M. Hermann doit ses succès dans cette nouvelle industrie qui prend aujourd’hui un développement considérable, il la prie de vouloir bien nommer des commissaires pour examiner et rendre compte de ses nouvelles machines.
- M. Dameron, fabricant de voitures, rue du Dragon, 25, appelle l’attention de la So-
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- ciété sur le résultat de ses expériences sur le tirage des voitures par rapport à la longueur des trains et au placement des roues dans les voitures particulières dites bourgeoises, qui ont presque toujours des portières sur le côté.
- M. Gelin, à Belleville, demande que la Société veuille bien le faire participer au don fait par M. Christofle, pour le payement de la première annuité d’un brevet qu’il a pris pour un compteur hydraulique. • .
- w M. Artur, agrégé à la faculté des sciences, rue Saint-Jacques, 56, communique une lettre, qu’il a adressée à l’Académie des sciences, sur le prix qu’elle a proposé pour une nouvelle étude comparative des théories relatives aux phénomènes capillaires.
- M. Artur fait hommage de ses publications sur la capillarité.
- M. le président adresse à M. Artur les remercîments de la Société pour le don de son ouvrage.
- M. Charpentier-Cour tin, à Reims, adresse diverses pièces pour prendre part au concours ouvert par la Société pour la plantation des arbres résineux.
- M. J. B. l’homas, rue de Monceau , 17, dépose un mémoire intitulé Silviculture , méthode pour la création des bois sans frais et avec la certitude d’un succès complet.
- M. Lançon, à Batignolles, adresse, avec un mémoire, les modèles et un dessin d’un appareil de blanchissage du linge.
- M. Philippe, négociant, rue Richer, 23, soumet à l’examen de la Société, de la part de M. Chopin, horloger, à Beaujeu ( Rhône ), le dessin et la description de balanciers d’horlogerie compensés.
- M. Adrien Gavard fils aîné , ingénieur en instruments de précision , quai de l’Horloge, demande que la Société fasse examiner la construction de ses pantographes, dia-graphes, etc. . .
- M. Verdelet, professeur de coupe et dessin géométrique à l’usage des tapissiers, rue Neuve-Coquenard, 28, exprime le désir que la Société veuille bien se faire rendre compte du Manuel géométrique du tapissier, ouvrage qu’il a publié sous les auspices de la chambre syndicale des tapissiers de la ville de Paris.
- M. Croux , horticulteur-pomologiste, à la ferme de la Saussaye, à Villejuif ( Seine ), fait hommage de son ouvrage intitulé Instruction élémentaire sur la conduite et la taille des arbres fruitiers. . \ i. t
- Parmi les ouvrages imprimés déposés sur le bureau, MM. les secrétaires signalent
- 1° Un ouvrage de M. Payen , intitulé les Maladies des pommes de terre , des betteraves, des blés et des vignes, de 1845 à 1853, avec l’indication des meilleurs moyens à employer pour les combattre. :
- 2° Deux brochures de M. A. Chevallier, membre du conseil, portant pour titre : l’une, Notice historique sur l’opium indigène; l’autre , Sur les falsifications qu’on fait subir au chocolat, nécessité de les réprimer.
- 3° Une brochure de M. Gourlier, Sur les voies publiques et les habitations particulières à Paris; Essai sur les améliorations qui y ont été successivement apportées.
- M. Gourlier, en essayant de retracer les améliorations successives des habitations particulières et des voies publiques de Paris, n’a eu, la plupart du temps, qu’à rappeler
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- tu
- les propres travaux de la Société et de plusieurs de ses membres; e’esl donc, pour lui un devoir, dont il s’acquitte, du reste, avec plaisir, que delà prier d’agréer l’hommage de cet essai.
- Le conseil décide que des remerciments seront consignés au procès-verbal pour le don de ces ouvrages.
- Rapports des comités. Au nom du bureau et de la commission des fonds, M. Mi-chelin lit un rapport sur le don d’une somme de 300 francs, par M. Bezançon, pour faciliter la prise des brevets d’invention aux auteurs peu fortunés.
- Le conseil adopte les conclusions du rapport tendant à l’acceptation de ce don.
- Communications. — Sériciculture. M. Guérin-Méneville lit une note sur la comparaison qu’il a faite entre la valeur des cocons de la grosse race améliorée et acclimatée à Sainte-Tulle ( Basses-Alpes).
- Avant d’exposer les résultats de ses études séricicoles , M. Guérin-Méneville donne un aperçu rapide de ses recherches antérieures pour montrer la marche , les progrès et l’état actuel de ses travaux.
- Le conseil entend ensuite les développements dans lesquels entre l’auteur pour motiver la comparaison qu’il établit entre la valeur des cocons de la grosse race de vers à soie de Provence et des cocons de la race acclimatée et améliorée depuis neuf ans par des procédés particuliers d’éducation, à la magnanerie expérimentale de Sainte-Tulle, près Manosque ( Basses-Alpes ).
- M. Combes présente des observations sur la production des graines de vers à soie par l’industrie privée; il reconnaît l'importance et l’opportunité de la communication de M. Guérin-Méneville, et pense que , par les faits qu’elle renferme, elle est digne d’être l’objet de l’examen simultané des comités d’agriculture et des arts mécaniques.
- Le conseil partage cette opinion.
- M. le président prie M. Guérin-Méneville de recevoir le témoignage de l’intérêt avec lequel le conseil a reçu sa communication.
- Erratum.
- Bulletin de mars, page i36, ligue 16, au lieu de Hofwyl, lisez M. Fellenberg, de Hofwyl.
- PARIS.
- IMPRIMERIE DE Muie Xe BOUCHARD-HUZARD, RUE DE i/ÉPEROlN, Ô.
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- CISOHAME-DEIXIËUE IWEü, (N« DLXXXVII.) «ai 1853
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. —armes a feu.
- Rapport fait par M. Ch. Laboulaye, au nom du comité des arts mécaniques, sur une nouvelle disposition des fusils de chasse présentée par M. Huot, à Dijon.
- M. Huot, coutelier, à Dijon, a soumis à la Société des fusils de sa construction, dans lesquels se rencontrent plusieurs dispositions nouvelles.
- Ses produits se distinguent par de nombreuses simplifications; malheureusement ils ne sont pas exécutés avec cette précision à laquelle l’arquebuserie parisienne nous a habitués. Cependant, même au point de vue de la construction, il y a quelque fruit à recueillir de l’examen d’armes traitées comme s’il s’agissait de coutellerie à établir à bon marché ; nous signalerons notamment l’emploi de la tôle d’acier qui, emboutie mécaniquement, remplace des pièces d’ajustement plus coûteuses.
- Le fusil de M. Huot, se chargeant par la culasse, diffère des systèmes connus en ce que le canon est maintenu en place par un verrou parallèle à l’axe de l’arme, ce qui empêche toute déviation du canon, ainsi qu’il pourrait arriver à des armes à verrou tournant qui seraient exécutées imparfaitement.
- Nous ne jugeons pas heureuse la disposition de sa batterie ; le chien percutant par-dessous rencontre les capsules placées de manière à abandonner la cheminée, si elles n’y adhèrent pas fortement. Néanmoins cetle batterie est curieuse de simplicité ; c’est en repoussant la détente que l’on arme en faisant basculer le chien et tendre un ressort. En développant ce système, Cinquante-deuxième année. Mai 1853. 29
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- ARTS MÉCANIQUES.
- M. Huot est arrivé à faire des pistolets dans un seul morceau d’acier, qui sont assez curieux.
- Nous ne parlerons pas du système de cartouches métalliques de M. Huot : il a retrouvé des combinaisons analogues à celles d’autres inventeurs qui l’ont devancé. Nous en dirons autant de son emploi de verrous de sûreté pour empêcher la détente de partir sans la volonté du chasseur.
- En dernier lieu, M. Huot a présenté le croquis d’une machine qui lui sert à repasser, et avec laquelle il fait, assure-t-il, à lui seul autant d’ouvrage qu’avec une meule mue par un tourneur de roue. Il emploie, à cet effet, le poids du corps, qui, porté alternativement sur deux pédales formant deux longs leviers, vient faire tourner une roue assez éloignée , et à l’aide d’une courroie la meule à aiguiser.
- Cet emploi de la force motrice du poids du corps est reconnu depuis longtemps comme avantageux ; il faudrait pouvoir expérimenter sur la machine pour reconnaître si le travail du repassage n’est pas un peu contrarié par les efforts musculaires des jambes.
- Nous avons l’honneur de vous proposer
- 1° De remercier M. Huot de sa communication ,
- T D’insérer le présent rapport dans le Bulletin.
- Signé Ch. Laboulaye , rapporteur.
- Approuvé en séance, le 20 avril 1853.
- COMPAS.
- Rapport fait par M. Priestley, au nom du comité des arts économiques, sur un compas à tracer les ellipses, de M. le chevalier Bruno.
- Messieurs, M. le chevalier Bruno a présenté à la Société d’encouragement un compas à ellipses, objet du présent rapport.
- Chacun connaît le mode de tracé de l’ellipse dit tracé des jardinières. Les foyers d’une ellipse étant donnés ainsi que la longueur de son grand axe, on peut obtenir la courbe d’un trait continu en tendant une corde fixée par ses extrémités à ces foyers, et dont la longueur serait celle de l’axe donné.
- Le compas à ellipse de M. Bruno, exécuté par M. Lerebours, repose sur ce principe ; il se compose dune règle de bois le long de laquelle peuvent se mouvoir et se fixer deux curseurs où sont les foyers. Un fil dont la longueur peut varier à volonté et qui reste constant pour une même ellipse est fixé à ces foyers, et étant tendu sert à guider le mouvement du crayon ou du tire-ligne. Ce crayon ou tire-ligne doit être maintenu dans une position parfaite-
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- DYNAMOMÈTRE.
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- ment verticale, car la moindre déviation se traduit par une erreur de tracé. Cette difficulté a été assez bien surmontée par une large base dont ils sont munis et qui sert à les appuyer sur le papier pendant tout leur mouvement. Cet instrument ne peut être employé pour tracer de petites ellipses ; il ne permet non plus de tracer la courbe complète qu’en retournant la règle et en posant les points de repère, dont sont munis les curseurs, sur les foyers. Le raccordement des deux courbes demande un peu de précaution.
- Toutefois le comité des arts économiques, en raison du prix réduit auquel peut être livré cet instrument, pensant que, dans une main exercée , il peut rendre de bons services, ,a l’honneur de vous proposer, Messieurs, de remercier M. le chevalier Bruno de sa communication et d’insérer le présent rapport dans le Bulletin.
- Signé Priestley, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 4 mai 4853. *
- dynamomètre.
- Rapport fait par M. Alcan, au nom du comité des arts mécaniques, sur un
- instrument dynamométrique pour essayer la solidité des tissus, présenté par
- M. Perreaux, ingénieur-mécanicien, rue Monsieur-le-Prince, 4 4.
- La plupart des instruments dynamométriques employés jusqu’ici pour essayer la solidité des tissus présentent des défauts graves qui en rendent la pratique presque nulle. Les causes suivantes contribuent à fausser leurs indications :
- L’aiguille , qui devrait accuser exactement la force nécessaire à la rupture et rester invariable lorsque cette rupture a lieu , prend, au contraire, un mouvement oscillatoire très-prononcé dû à la rapidité avec laquelle le ressort dynamométrique reprend sa position initiale.
- La surface du cadran est, en général, insuffisante ; le rapprochement des degrés rend les erreurs faciles. Le mode d’attache des échantillons à expérimenter est si défectueux, qu’il devient une cause de rupture.
- Enfin la forme même de ces instruments les rend incommodes et susceptibles de fréquents dérangements.
- L’appareil dynamométrique que vous avez sous les yeux est à l’abri de ces reproches ; il est d’un service facile et sûr. Le mode d’attache n’a aucune influence sur la rupture; l’échantillon soumis à l’épreuve enveloppe, à chaque extrémité, une petite réglette en métal qui s’engage dans des mortaises obliques dont l’une est pratiquée dans une pièce fixe reliée au ressort dynamo-
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- ARTS MECANIQUES.
- métrique, et l’autre dans une pièce mobile au moyen d’un écrou et d’une vis; l’inclinaison de ces mortaises leur fait jouer le rôle de coins , et la solidité des attaches est proportionnelle à l’effort auquel on soumet l’étoffe. La disposition et le développement du cadran sont tels, que les moindres variations, intéressantes à constater, peuvent être parfaitement saisies. Quelque brusque et considérable que soit l’action sous laquelle la rupture a lieu, l’aiguille s’arrête instantanément et garantit de cette manière l’exactitude de ses indications.
- Ce résultat important, qui distingue la machine de M. Perream et qui en fait le mérite fondamental, est obtenu par one disposition des plus ingénieuses ; la figure de l’instrument la fera saisir à première vue sans le secours de la description (1).
- Enfin, comme l’élasticité des tissus est un des éléments constitutifs de leur valeur, l’inventeur a eu soin de munir l’appareil d’une règle en cuivre, graduée, destinée à indiquer l’élasticité proprement dite et l’extensibilité de l’étoffe.
- Le nouveau dynamomètre de M. Perream est, d’ailleurs, exécuté avec le soin qui distingue les dignes élèves et les habiles continuateurs de Gambey; aussi a-t-il été apprécié, déjà, par la plupart de nos grandes administrations. Nous citerons, entre autres, les ministères de la guerre, de la marine et des finances, les administrations de la poste , des prisons, des sourds et muets, des collèges, des chemins de fer, etc., qui n’en ont fait l’acquisition qu’après s’être assurés de toute sa précision, comme nous l’avons fait nous-mêmes. Nous avons compris, après une suite d’expériences, toute l’utilité que les industriels pourront également en tirer ; ils pourront s’assurer que les réductions en usage, c’est-à-dire les rapports entre la quantité de chaîne et de trame, par unité de surface, ne répondent pas toujours aux résultats attendus.
- Les étoffes, qui devraient présenter la même résistance et la même élasticité dans tous les sens, se comportent rarement de la même manière dans la direction de la chaîne et de la trame; tantôt c’est l’influence de l’une, tantôt celle de l’autre qui prédomine dans la même espèce d’étoffe. Ces résultats une fois constatés, il sera facile au fabricant intelligent de modifier, avec une précision mathématique , ses dispositions au tissage , de façon à obtenir une résistance égale dans tous les sens.
- Le nouvel instrument dont M. Perream vient de doter les arts mécaniques n’est donc pas moins utile aux manufacturiers qu’aux consommateurs
- (l) Cette figure paraîtra dans l’un des prochains numéros du Bulletin.
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- OUTILS.
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- d’étoffes ; il contribuera à faciliter les transactions loyales dans le commerce des tissus et les progrès dans leur fabrication.
- M. Perream persévère d’une manière remarquable dans la voie qui lui a valu déjà les encouragements de la Société. Votre comité des arts mécaniques vous propose , en conséquence , de le remercier de sa nouvelle communica-tion et d’insérer dans votre Bulletin le présent rapport avec le dessin de la machine dynamométrique.
- Signé Alcan , rapporteur.
- Approuvé en séance, le 18 mai 1853.
- OUTILS.
- Rapport fait par M. Amédée-Durand, au nom du comité des arts mécaniques, sur un moyen de préserver les ouvriers meuliers de Vaction de la poussière siliceuse, par M. Poirel.
- La taille des pierres qui composent les meules de moulin est au nombre des industries qui compromettent la santé et la vie des ouvriers. Trop de témoignages irrécusables s’élèvent à cet égard pour qu’on ne doive pas mettre au nombre des services rendus à l’humanité toute invention qui aurait pour effet de préserver les piqueurs de meules de l’action souvent mortelle qu’exerce sur eux la poussière siliceuse produite par leur travail.
- Une invention de ce genre a été présentée à la Société par M. Poirel, de la Ferté-sous-Jouarre , et le comité des arts mécaniques nous a chargé d’avoir l’honneur de vous en rendre compte.
- Deux moyens semblent, à première vue, devoir atteindre ce résultat : l’un, l’élimination de la poussière par une ventilation active, mais qui n’est praticable que dans des ateliers clos ; l’autre, par un empêchement à sa formation. C’est cette idée que réalise le petit outil présenté.
- La pierre dont se composent les meules n’est pas coupée, mais bien broyée par les outils qui la façonnent ; dès lors une grande quantité de poussière est produite, qui, pénétrant avec l’air dans les organes de la respiration, y devient la cause des phthisies auxquelles succombent en très-grand nombre les ouvriers de cette profession.
- On conçoit que, si la surface de la pierre était continuellement lavée par un courant d’eau, aucune poussière ne pourrait être produite; mais comment se procurer la quantité d’eau nécessaire? comment la diriger suivant les convenances du travail? comment enfin s’en débarrasser? Il faut donc renoncer à l’infaillibilité de ce moyen, en raison de son impraticabilité.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- M. Poirel n’a pas repoussé l’emploi de l’eau; mais il a pensé que, au lieu d’entretenir mouillée la surface de la pierre à façonner, on pouvait se contenter de mouiller seulement la partie de l’outil qui attaque la matière. Il a donc réalisé l’idée de lier à son outil un petit réservoir rempli d’eau; voici comment ce réservoir est organisé, ainsi que la manière dont il fonctionne : sa forme extérieure n’a rien de déterminé rigoureusement, mais on peut la comparer à celle d’un marteau ordinaire ; le trou ou l’œil qui, dans celui-ci, reçoit le manche étant formé, dans le réservoir, par une ouverture analogue garnie d’une douille en forte tôle, cet œil s’enfile librement sur le manche : c’est donc l’apparence d’un second marteau, placé entre celui qui travaille et la main de l’ouvrier, que présente l’ensemble de l’instrument combiné par M. Poirel, avec cette particularité que le réservoir est de beaucoup moins long que l’outil et est retenu par un anneau en chanvre ou en caoutchouc sulfuré.
- Ce réservoir est hermétiquement fermé à sa partie supérieure, par laquelle il se remplit; à sa partie inférieure est pratiqué un trou capillaire qui ne peut donner accès à l’air. L’outil et son réservoir peuvent donc être abandonnés sans aucun soin particulier; quant à la sortie de l’eau, elle est due à la vitesse que la masse acquiert à chaque coup frappé, et la gouttelette qui en résulte, étant ainsi sensiblement proportionnelle à l’intensité du choc, l’est à la quantité de poussière produite. Le trou est dirigé de manière à ce que la gouttelette vienne frapper le marteau à 4 ou 5 centimètres au-dessus de la partie opérante, et s’y épanouisse de manière à la lubrifier entièrement sur la face qui regarde le manche et à la partie contondante; on comprend qu’on peut augmenter à volonté la quantité d’eau versée et par le nombre et par le diamètre des trous qui, cependant doivent rester capillaires.
- Un inconvénient grave s’attacherait à ce procédé, si le renouvellement de l’eau devait être fréquent. Une expérience faite avec soin nous a démontré que la quantité d’eau renfermée dans le réservoir présenté, et qui est de 70 grammes, pouvait suffire à un travail de quatre heures à raison de cent coups par minute ; comme il pourrait être utile de verser une égale quantité d’eau sur la seconde face de l’outil, l’approvisionnement se réduirait alors à une durée de deux heures, et on peut dire que, n’eût-il qu’une durée d’une seule heure, son renouvellement est si simple et si facile, qu’on ne saurait le considérer comme un assujettissement préjudiciable au travail.
- Une objection a été faite contre l’organisation de cet outil, auquel on reproche l’augmentation de poids qu’elle produit. On va voir qu’il est bien facile de faire disparaître presque entièrement cet inconvénient.
- Le poids moyen de l’outil varie de lk.600 à 2k; le poids de l’eau contenue
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- dans le réservoir plein est de 70 grammes* le poids du réservoir vide de 200 grammes, et il peut très-facilement être réduit à 50 par l’emploi de matériaux très-connus, mais qui ne se seront pas trouvés à la portée de l’auteur ne disposant que de ressources locales. 11 ne faut donc admettre qu’une augmentation de poids de 120 grammes, qui, par l’écoulement des 50 gram. d’eau, se trouvent réduits en moyenne, c’est-à-dire, quand le réservoir est à moitié vide, à 85 grammes ou moins d’un vingt et unième du poids moyen de l’outil sans réservoir.
- Une autre objection pourrait résulter de ce que la poussière, en perdant sa volatilité, forme, par son mélange avec l’eau, une pâte qui s’attache à la surface travaillée et pourrait gêner pour en apprécier avec exactitude la forme. Mais un inconvénient qui peut être levé par un peu plus d’attention de la part de l’ouvrier ne saurait être mis sérieusement en comparaison avec un résultat qui consiste dans la préservation absolue d’un danger qui menace incessamment sa santé et sa vie.
- Les espérances présentées par ce rapport seront-elles confirmées parla pratique, et le piquage des meules cessera-t-il enfin d’être compté au nombre des industries dangereuses? on ne peut, à cet égard, rien affirmer en présence des blessures nombreuses dont sont atteints les casseurs de cailloux de nos routes, alors qu’il leur serait si facile de s’en préserver; quand on voit tant de catastrophes résultant de l’asphyxie, alors qu’il eût suffi aux ouvriers de se faire précéder d’une simple chandelle allumée pour en être entièrement préservés; et surtout, enfin, quand on a vu tout ce qu’il a fallu d’efforts et de moyens coercitifs pour faire employer par les mineurs la célèbre lampe de Davy.
- Ce n’est donc pas dans l’adoption des idées nouvelles qu’il faut chercher la mesure de leur mérite, et, quel que soit le sort de celle qu’a réalisée M. Poi-rel, elle n’en constitue pas moins, dès ce moment, un service réel offert à l’industrie et à l’humanité.
- En conséquence, le comité des arts mécaniques a chargé son rapporteur d’avoir l’honneur de soumettre au conseil les deux propositions suivantes :
- 1° Qu’il soit écrit à M. Poirel pour lui témoigner la satisfaction de la Société ;
- 2° Ordonner l’insertion du présent rapport dans le Bulletin, avec figures.
- Signé Amédée- Durand, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 23 février 1852.
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- ARTS ÉCONOMIQUES. — COUTELLERIE.
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- Légende explicative.
- PI. 1256, fig. 1. Le marteau à piquer les meules de M. Poirel, vu en élévation, avec son réservoir d’eau en coupe verticale sur la ligne AB, fig. 3.
- Fig. 2. Le même marteau garni de son réservoir.
- Fig. 3. Le réservoir vu en dessus.
- a, marteau, b, réservoir rempli d’eau, c, bouchon à vis par lequel on introduit l’eau dans le réservoir, d, petit trou capillaire par où s’échappe une faible quantité d’eau à chaque coup frappé par le marteau et qui humecte sa face inférieure, e, lien en caoutchouc qui réunit le réservoir au marteau.
- COUTELLERIE.
- Rapport fait par M. Priestley, au nom du comité des arts économiques, sur un couteau à découper de M. Picault, coutelier, rue Dauphine, 52.
- Messieurs, M. Picault a présenté à la Société d’encouragement un couteau destiné spécialement à découper les volailles, et qu’il nomme couteau~ cis aille.
- On sait les difficultés que présente cette opération. Lorsqu’un couteau est très-fin, il est souvent ébréché par les obstacles que l’on rencontre et qu’une main peu exercée sait mal éviter.
- Le couteau-cisaille ,-qui peut aussi fonctionner comme couteau ordinaire, ne nécessite pas d’adresse particulière ; les morceaux qu’il permet de faire sont coupés net.
- Le comité pense donc que le couteau-cisaille de M. Picault est d’un bon usage domestique ; il a l’honneur de vous proposer de remercier son inventeur de sa communication et d’insérer le présent rapport dans le Bulletin.
- Signé Priestley, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 4 mai 1853.
- Légende explicative.
- PI. 1256, fig. 4. Le couteau-cisaille de M. Picault, ouvert.
- Fig. 5. Le même, fermé.
- Fig. 6. Lame du couteau détachée, vue de face et de profil.
- Fig. 7. Lame de la cisaille détachée, vue de face et de profil.
- /*, lame du couteau, g, lame de la cisaille, h, ressort double placé entre les deux manches et qui les tient écartés.
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- ARTS CHIMIQUES. — glycérine.
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- Rapport fait par M. À. Chevallier, au nom, du comité des arts chimiques, sur
- la purification de la glycérine et sur son emploi dans les arts économiques ;
- par M. Bruère Perrin, à Rennes.
- Messieurs, vous avez renvoyé au comité des arts chimiques l’examen d’un mémoire qui vous a été adressé, le 31 mai 1852 , par M. Bruère Perrin, et qui est relatif à la purification de la glycérine et à son emploi dans les arts , notamment dans la parfumerie. Je viens vous rendre compte de ce travail.
- On sait que la découverte de la glycérine remonte à 1782 ou à 1783, qu’elle est due à Scheele, qui fit connaître que les huiles et les graisses renferment une matière sucrée qu’on obtient en traitant 2 parties d’huile et 1 de li~ tharge, ajoutant une certaine quantité d’eau, chauffant, puis séparant et purifiant la matière sucrée qui se trouve dans les eaux mères. Ce savant fit connaître le résultat de ses recherches dans une publication portant le titre deMateria saccharina peculiari oleorum expressum et pinguedinum, publication qui fut imprimée dans les actes de l’Académie royale de Suède en 1783. Dans cette publication, Scheele avait donné le nom de principe doux des huiles à la glycérine, se basant sur ce qu’elle était sucrée, et sur ce qu’en l’évaporant on obtenait un produit sirupeux.
- La découverte de Scheele fut propagée par les journaux scientifiques, et notamment par les Annales de Crelle en 1781, puis par les Opuscules de chimie de Bergmann, traduits par Guyton de Morceau.
- Plus tard, par suite de recherches chimiques, on établit que les huiles étaient des composés d’acides gras et de glycérine ; que celle-ci, qui joue le rôle de base, se sépare lors de la saponification.
- La glycérine, quoique bien connue des chimistes, quoique produite en de très-grandes quantités depuis le développement, en France, des arts industriels, était inusitée et considérée comme un produit de laboratoire, produit curieux, mais dont on ne tirait aucun parti.
- Les premiers emplois connus de la glycérine ne se rattachent pas à l’industrie, mais à l’art médical ; en effet, l’emploi primitif du principe doux des huiles fut fait contre les maladies de l’oreille par un médecin anglais. Cet emploi ayant été connu , il attira l’attention des médecins sur la glycérine, et, peu de temps après, le docteur Startin, médecin de l’infirmerie des maladies de la peau, à Londres, annonça son efficacité contre quelques affections cutanées ; ces faits étant connus, des expériences furent faites 1° à l’hôpital Saint-Louis, à Paris, par MM. Bazin et Cazenave; 2° à Londres, par M. le docteur Jearsley, et par le docteur Warklay, chirurgien de l’hôpital royal ;
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- 3° en Russie, par le docteur Dallas, d’Odessa, qui, sans hésiter, proclama la glycérine comme le meilleur des cosmétiques. Les expériences faites par ces différents médecins établissent que la glycérine, appliquée sur le tissu cutané, le pénètre et l’assouplit; qu’en outre elle aide à cicatriser les crevasses et les fissures de la peau.
- Mais revenons au mémoire de M. Bruire Perrin et aux opérations qui ont pour but la purification de la glycérine. Oo sait que ce produit a une odeur peu agréable, et qu’on a proposé de purifier la glycérine en y faisant passer un courant cl’acide carbonique pour précipiter la chaux qu’elle contient encore; selon M. Br-uère Perrin, ce mode de faire ne débarrasse ce produit que de la chaux qui s’y trouve en excès, et non de celle qui est combinée aux acides gras.
- M. Bruère Perrin, pour atteindre le but qu’il s’est proposé, a fait usage des moyens suivants : 1° il détermine, au moyen de l’acide oxalique, la quantité de chaux existant dans le liquide qu’il veut purifier; 2° cette proportion de chaux déterminée, il ajoute au liquide en traitement une quantité d’acide sulfurique suffisante pour convertir la chaux en sulfate de chaux; 3° il fait ensuite concentrer dans une bassine de cuivre étamé , en agitant vivement pendant la concentration, en se servant d’un agitateur muni de palettes mis en mouvement par une manivelle; pendant la concentration, il y a dégagement de vapeurs ayant une odeur désagréable et décoloration partielle de la liqueur. i° Lorsque le liquide a acquis une densité de 10° à l’aréomètre, on laisse refroidir et on passe au travers d’un tissu de toile pour séparer le sulfate de chaux ; on sature alors l’excès d’acide qui aurait pu être ajouté, à l’aide du sous-carbonate de potasse ; on fait évaporer de nouveau en agitant. La liqueur, lorsqu’elle marque 2-4°, laisse déposer une certaine quantité de sulfate de potasse sous la forme d’une masse gélatineuse ; on laisse alors refroidir, on passe au travers d’une toile, et on lave le dépôt avec une petite quantité d’eau légèrement alcoolisée. 5° On fait évaporer une troisième fois toujours en agitant, et on amène la liqueur à 28° à chaud ( 30° à froid ); on laisse refroidir. Par suite de ce refroidissement, il y a encore précipitation d’une petite quantité de sulfate de potasse qu’on a séparée par la filtration. Le produit, résultat de ces opérations , a une couleur ambrée, et il est sans odeur marquée : sa saveur est douceâtre , il est onctueux au toucher; en cet état, on le traite à froid par le charbon animal, on le filtre, et on obtient la glycérine incolore sans odeur marquée et ayant une consistance sirupeuse. La glycérine, comme l’eau, se môle aux liquides aqueux, à l’alcool, au vinaigre; elle mouille les corps sans les graisser, comme l’huile; elle est onctueuse et ne s’évapore pas au contact de l’air; elle se charge fa-
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- cilement de l’arome des huiles volatiles ; elle n’est pas susceptible de rancir et de fermenter.
- Tel est le produit que M. Bruère Perrin a présenté à la Société d’encouragement.
- M. Bruère Perrin a fait entrer la glycérine dans des savons de toilette ; il la fait servir à la préparation d’un vinaigre cosmétique, d’alcools aromatiques et de divers autres objets de parfumerie. Nous nous sommes assuré que le savon à la glycérine conserve sa consistance première , qu’il donne de l’onctuosité à la peau ; nous avons fait essayer, et de la glycérine pure pour le lavage des mains, et du vinaigre à la glycérine, dans le cas où l’on fait usage du vinaigre cosmétique, et on nous a déclaré qu’on s’était très-bien trouvé de cet usage.
- Nous pensons, d’après ce qui vient d’être dit, que l'application de la glycérine, dans l’art du parfumeur, est une heureuse idée.
- Nous ne terminerons pas ce rapport sans vous rappeler que M. Barreswil, dans l’une des séances de la Société, vous a fait connaître qu’il avait employé, avec succès, la glycérine pour conserver à la terre que l’on voulait modeler l’humidité convenable. Nous pensons que la glycérine pourrait être introduite dans les colles ou parements qui sont employés pour conserver aux fils de lin et de chanvre , dans la fabrication de la toile, la souplesse nécessaire au travail; c’est, du reste, une expérience à faire.
- M. Bruère Perrin ayant rendu service à l’industrie , 1° en perfectionnant les procédés de purification de la glycérine, 2° en utilisant un produit resté jusqu’ici sans application importante, nous vous proposons de remercier M. Bruère Perrin de la communication qu’il a faite à la Société d’encouragement et d’imprimer le présent rapport dans le Bulletin.
- Signé À. Chevallier, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 18 mai 1853.
- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS MÉCANIQUES. »
- Appareils à turbines multiples et à réactions successives pouvant utiliser le travail moteur que développent les fluides élastiques; par M. Tournaire.
- Les fluides élastiques acquièrent d’énormes vitesses sous l’influence de pressions même assez faibles. Pour utiliser convenablement ces vitesses sur de simples roues
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- analogues aux turbines à eau , il faudrait admettre un mouvement de rotation extraordinairement rapide , et rendre extrêmement petite la somme des orifices, même pour une grande dépense de fluide. On éludera ces difficultés en faisant perdre à la vapeur ou au gaz sa pression, soit d’une manière continue et graduelle, soit par fractions successives, et en la faisant plusieurs fois réagir sur les aubes de turbines convenablement disposées.
- L’auteur rapporie l’origine des recherches auxquelles il s’est livré sur ce sujet à des communications que M. Burdin lui a faites en 1847. Cet ingénieur, qui s’occupait alors d’une machine à air chaud, voulait projeter successivement le fluide comprimé et échauffé sur une série de turbines fixées sur un même axe. Chacune d’elles, renfermée dans un espace hermétiquement clos, devait recevoir l’air lancé par des orifices injec-teurs et le déverser avec une très-faible vitesse. L’auteur songeait aussi à comprimer l’air froid au moyen d’une série de ventilateurs disposés d’une manière analogue. L’idée d’employer des turbines successives afin d’user en plusieurs fois la tension du fluide est simple et féconde ; on y trouve le moyen d’appliquer aux machines à vapeur ou à air le principe de la réaction.
- Dès que les différences de tension sont considérables, comme cela a lieu dans les machines à vapeur, on reconnaît qu’il est nécessaire d’avoir un grand nombre de turbines pour amortir suffisamment la vitesse du jet fluide. La légèreté et les dimensions très-faibles des pièces mises en mouvement permettent, d’ailleurs, d’admettre des vitesses de rotation très-grandes par rapport à celles des machines usuelles. 11 faut que , malgré la multiplicité des organes, les appareils soient simples clans leur agencement ; qu’ils soient susceptibles d’une grande précision , que les vérifications et réparations en soient rendues faciles. Ces conditions essentielles sont remplies au moyen des dispositions suivantes :
- Une machine se composera de plusieurs axes moteurs, indépendants les uns des autres et agissant, par l’intermédiaire de pignons, sur une même roue chargée de transmettre le mouvement. Chacun des axes portera plusieurs turbines; celles-ci recevront et verseront le fluide à une même distance de l’axe. Entre deux turbines sera placée une couronne fixe d’aubes directrices. Les directrices recevront le jet sortant d’une roue à réaction et lui imprimeront la direction et la vitesse le plus convenables pour que ce jet exerce son action sur la roue suivante. Chacun de ces systèmes d’organes mobiles et d'organes fixes sera renfermé dans une boite cylindrique. Les aubes directrices feront partie de bagues ou pièces annulaires qui se logeront dans le cylindre fixe et qui devront s’adapter exactement les unes au-dessus des autres. Les turbines auront aussi la forme de bagues et viendront s’enfiler sur un manchon dépendant de l’axe. Les directrices supérieures , qui feront simplement office de canaux injecteurs , pourront appartenir à une pièce pleine dans laquelle se logera la fusée ou le tourillon de l’axe, et qui servira à fixer celui-ci. Un appareil ainsi composé sera facile à monter et à démonter. Pour la transmission du mouvement, il faudra que l’axe traverse le fond de la boîte cylindrique dans une douille offrant une fermeture hermétique ; une seui<’. fermeture suffira pour chaque série de roues à réaction.
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- Après avoir agi sur les turbines dépendant du premier axe et avoir ainsi perdu une pins ou moins grande partie de son ressort, le fluide exercera son action sur les turbines du second axe, et ainsi de suite. A cet effet, de larges canaux mettront en communication le fond de chaque boîte cylindrique avec la partie antérieure de celle qui la suit. L’ensemble des boîtes et de ces canaux pourra faire partie d’une même pièce en fonte. Comme la vapeur ou le gaz se détendra au fur et à mesure qu’il parcourra les aubes des roues et des directrices, il faudra que ces aubes offrent des passages de plus en plus larges, et les derniers appareils auront des dimensions plus grandes que les premiers.
- La dernière turbine placée sur chaque axe devra , comme les roues à réaction mues par les liquides, verser les fluides avec une très-faible vitesse. A la sortie des autres turbines, le fluide devra conserver la vitesse qui conviendra le mieux à son introduction dans les canaux directeurs. Le travail moteur exercé sur ces roues proviendra, en plus grande partie, non de l’extinction de la vitesse réelle du jet fluide, mais de la différence des pressions à l’entrée et à la sortie des aubes. Cette différence de pressions devra produire un grand excès de la vitesse relative de sortie sur la vitesse relative d’entrée; et, pour que cet effet soit obtenu, il suffira, en vertu de la continuité du mouvement , que les orifices de sortie des canaux présentent de moindres sections que les orifices d’entrée; c’est là , du reste , ce qui a lieu pour la plupart des turbines à eau. Relativement à leurs vitesses de rotation , les canaux de ces turbines seront parcourus avec des vitesses plus grandes que les canaux des roues à réaction ordinaires, et, par suite, elles seront susceptibles d’utiliser une plus grande quantité de travail moteur.
- Plusieurs causes tendront à diminuer l’effet utile de ces appareils et à le rendre inférieur à l’effet théorique.
- Une partie du fluide s’échappant par les intervalles de jeu qu’il est nécessaire de laisser entre les pièces mobiles et les pièces fixes n’aura point d’action sur les turbines et ne sera point guidée par les directrices ; il se produira des chocs et des tourbillonnements à l’entrée et à la sortie des aubes. Les frottements que l’exiguïté des canaux rendra considérables pourront absorber une assez notable partie du travail théorique.
- Tous ces effets nuisibles se produisent dans les turbines hydrauliques , les uns avec une intensité qui semble devoir être à peu près égale , les autres , tels que les frottements, à un degré moindre. Ces roues à réaction sont pourtant d’excellentes machines. Pour que les appareils à vapeur ou à air chaud de l’auteur pussent les égaler sous le-rapport de l’effet moteur utilisé, il faudrait une construction très-parfaite qu’il sera peut-être difficile d’atteindre complètement à cause de la petitesse des organes. Mais , en considérant les résultats obtenus avec les machines à pistons mues par la vapeur, on verra qu’on pourra faire une large part aux pertes de forces vives sans que les nouvelles turbines cessent de fonctionner dans des conditions relativement bonnes. Plusieurs causes de pertes inhérentes à l’emploi des cylindres et des pistons seront évitées. Ainsi le refroidissement provenant du rayonnement des parois extérieures et de leur contact avec le milieu ambiant sera négligeable, puisque les boîtes cylindriques
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- ne présenteront qu’une masse et un volume très-faibles parcourus par un très-grand flux de calorique.
- L’avantage principal des appareils moteurs proposés est la légèreté et le peu de volume qu’ils présentent. Appliqués aux machines à vapeur, l’auteur pense que ses turbines multiples permettraient de réduire les dimensions des réservoirs au magasin de fluide; car la consommation et la production de l’agent moteur se feraient très-régulièrement dans la chaudière , et l’on aurait moins à craindre l’entraînement d’une forte proportion d’eau.
- Si l’air chaud doit se substituer à la vapeur, comme peuvent le faire espérer les expériences d'Ericson, les turbines proposées remplaceront très-heureusement les énormes cylindres et pistons dont s’est servi l’ingénieur suédois pour recevoir l’action de l’air comprimé.
- M. Seguier a fait remarquer qu’un appareil qui paraît avoir beaucoup d’analogie avec celui proposé par M. Tournaire avait été, il y a déjà longtemps, apporté des Etats-Unis par'M. Réal, et que cet appareil, qui fonctionnait régulièrement, avait été trouvé peu avantageux au point de vue économique. (Acad, des sciences, 28 mars 1853.)
- Note sur les machines électriques inductives et sur un moyen facile d’accroître leurs
- effets; par M. Fizeau.
- Ayant entrepris de nouvelles expériences sur la vitesse de propagation de l’électricité, dans le but de comparer, sous ce rapport, l’électricité de tension à celle que produit la pile, l’auteur a trouvé que l’emploi des machines électriques construites d’après le principe de l’induction serait très-convenable pour ce genre de recherches, mais que cependant il serait utile de pouvoir donner à l’instrument une puissance plus grande, et surtout de pouvoir augmenter la tension de l’électricité qu’il fournit.
- Plusieurs expériences tendent à démontrer que le courant d’induction qui se produit dans le fil inducteur, au moment de la rupture du circuit, exerce une influence considérable sur la production de l’électricité dons le fil induit qui aboutit aux deux pôles de la machine. Lorsque ce courant se produit librement et prend un grand développement, les pôles donnent peu d’électricité; au contraire, lorsque ce courant rencontre des obstacles et qu’il ne prend qu’un faible développement, les pôles donnent beaucoup d’électricité, et la puissance de la machine est devenue plus grande. Ce principe étant admis, il en résulte qu’il suffit, pour augmenter la puissance de la machine , de s’opposer au développement du courant qui se produit dans le fil inducteur au moment de la rupture du circuit, et il est facile de voir que l’on doft obtenir ce résultat en agissant sur la tension que possède ce courant et la rendant plus faible.
- En effet, lorsque la machine fonctionne, la grande lumière des étincelles qui éclatent au point de rupture indique que le courant dont il s’agit prend un grand développement, et cela a lieu parce que l’électricité possède une tension suffisante pour franchir avec facilité l’intervalle qui sépare les pièces vibrantes; si la tension devenait plus faible, l’intervalle à franchir présentant une résistance constante, le passage n’au-
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- rait plus lieu avec la même facilité, les étincelles seraient moins vives, et le courant ne prendrait qu’un plus faible développement.
- Un moyen très-efficace de diminuer la tension dans cette circonstance est de recourir aux propriétés bien connues de la bouteille de Leyde et des appareils fondés sur le môme principe. On dispose donc un condensateur formé de deux lames d’étain juxtaposées et isolées l’une de l’autre par une couche de vernis , et l’on fait communiquer chacune de ces lames avec chacune des extrémités du fil inducteur; les points d’attache doivent être de part et d’autre du point d’interruption où se produisent les étincelles. Alors les deux électricités, avant de parvenir, se répandent sur les deux surfaces d’étain, où elles perdent en grande partie leur tension par l’effet de l’influence mutuelle qui s’exerce à travers la couche isolante du vernis.
- Lorsque le condensateur présente une surface suffisante , 5 ou 6 décimètres carrés , par exemple, on voit, aussitôt que les communications sont établies, la lumière s’affaiblir au point d’interruption, et en même temps la machine prendre un accroissement d’énergie remarquable ; les pôles donnent alors des étincelles plus fortes et qui éclatent à des distances plus considérables qu’auparavant. Le condensateur peut être placé d’une manière commode dans une position horizontale un peu au-dessus de l’électro-aimant et soutenu par quatre supports en verre.
- Avec cette addition , non-seulement la machine donne plus d’électricité , mais aussi elle fonctionne plus longtemps avec régularité , parce que les surfaces d’interruption ne sont plus exposées à l’action des étincelles très-intenses qui les altéraient promptement.
- Afin de donner une idée de l’accroissement des effets obtenus dans ses expériences, l’auteur cite l’observation suivante : un galvanomètre étant placé dans le circuit, on faisait passer l’électricité produite par la machine dans l’air raréfié, où se manifestaient les beaux phénomènes de lumière étudiés récemment par M. Quet. Lorsque la machine fonctionnait dans les conditions ordinaires, l’aiguille du galvanomètre indiquait une déviation de 8 degrés. Lorsqu’on a fait agir le condensateur, la lumière produite a pris un plus grand éclat, et la déviation de l’aiguille est devenue de 15 degrés; l’intensité du courant était donc presque doublée. ( Acad, des sciences, 7 mars 1853. )
- Nouveau système de laminoirs pour la fabrication des rails; par M. Ch. May.
- Ce système, qui peut s’appliquer au laminage de toute espèce de fers, a été particulièrement imaginé pour la fabrication des rails.
- Quatre cylindres à vapeur sont accouplés deux à deux , par trains agissant chacun sur un arbre dont les manivelles sont à angle droit; chacun de ces arbres porte un petit volant et un pignon qui engrène avec une grande roue unique. L’arbre de cette roue porte lui-même un pignon qui commande à un train de laminoirs et en même temps à un second pignon donnant aussi le mouvement à un autre train de laminoirs, lequel marche en sens inverse du premier.
- Ces trains sont composés, chacun, d’une série de laminoirs à une seule cannelure disposés de telle sorte que le paquet amené sur un truc manœuvré à la main , sur un
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- chemin de fer parallèle aux trains , après avoir passé dans une cannelure du premier train, est reçu sur un autre truc disposé de la même manière et amené devant la cannelure du laminoir suivant ; celui-ci, tournant en sens inverse du premier, reçoit le paquet qui, après l’avoir traversé, est de nouveau déposé sur le premier truc pour être amené devant la cannelure du second laminoir du premier train, à travers laquelle il passe dans le même sens que la première fois ; puis il est reçu une seconde fois par le second truc et amené devant la cannelure du second train qu’il traverse encore, et ainsi de suite.
- Cette disposition présente le double avantage 1° de passer le rail alternativement d’un côté à l’autre des trains, sans être obligé d’enlever par-dessus les laminoirs ou de renverser la marche de l’appareil ; 2° d’étirer le paquet successivement dans les deux sens.
- Ces laminoirs, à une seule cannelure , sont d’un plus grand diamètre que les laminoirs ordinaires, afin de pouvoir saisir plus facilement les forts paquets qu’il faut employer pour obtenir des rails longs et lourds ; ils sont creux, ainsi que leurs axes, afin de pouvoir être fondus d’un grain plus serré.
- Les laminoirs d’un seul train ne sont pas conduits par un seul et même arbre, mais ils sont réunis, le premier avec le pignon conducteur, et les suivants ensemble deux à deux, soit par des portions d’arbres terminées à chaque bout par des trèfles s’engageant dans des cavités préparées pour les recevoir, soit par des pièces de fer ayant la forme d’un rectangle que l’on glisse dans une rainure ménagée à cet effet dans les axes des laminoirs.
- Les coussinets sont réglés horizontalement par des coins et supportés verticalement par des ressorts en spirale. ( Génie industriel, mai 1853. )
- Parachute pour prévenir les accidents dans les puits de mines par la rupture des
- câbles ; par M. Fontaine.
- La profondeur des exploitations dans les mines d’Anzin a déterminé leur direction à employer le moteur mécanique des puits d’extraction pour faire descendre ou remonter les ouvriers, et à ne conserver les échelles que comme voie de secours. Pour régulariser la marche des appareils dans lesquels les ouvriers sont placés, éviter les rencontres et les chocs, des guides en bois sont établis dans toute la profondeur des puits; mais il restait encore un danger à prévenir, celui de la rupture du câble auquel ces appareils sont suspendus. M. Fontaine, contre-maître attaché aux ateliers d’Anzin, a résolu ce problème; il a construit un système de parachute qui, depuis deux ans, a complètement justifié l’opinion qu’on en avait conçue.
- Une première fois, le câble soutenant une cage dans laquelle était un ouvrier, se rompit presque à l’orifice du puits; 500 mètres de cordes pesant 2,000 kil. furent précipités dans le puits. Le parachute supporta ce poids en même temps qu’il retint la cage, et l’ouvrier fut sauvé.
- Un second accident eut lieu récemment par la rupture de la corde d’extraction, à 1 mètre seulement au-dessus de la cage qu’elle portait, et à 50 mètres du fond de la
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- fosse. Cette cage contenait quatre ouvriers. Les griffes du parachute, se déployant par le jeu du ressort que la rupture de la corde détend 'd’elle-même, entrèrent dans les guides et tinrent suspendus les quatre ouvriers qui n’avaient éprouvé qu’un temps d’arrêt et qui ne s’aperçurent de ce qui était arrivé que quand on vint les chercher à l’aide d’une autre corde.
- MM. les ingénieurs des mines ont constaté le résultat des deux accidents qui viennent d’être énoncés, et l’efficacité du parachute Fontaine pour préserver les hommes à la fois de la chute des corps qui peuvent être lancés au-dessus de leur tête et de leur propre chute en cas de rupture du câble qui les supporte. ( Publication industrielle de M. Armengaud, t. VIII. )
- Sur la fabrication du fil de fer en Angleterre.
- Toutes les grandes fabriques anglaises de fil de fer emploient, comme matériaux, plusieurs sortes de fer, soit du pays, soit de l’étranger, dont les qualités varient aussi bien que les prix. Le fer provenant de l’étranger est, la plupart du temps, du fer de Suède et de Norwége, où on le fabrique avec de la fonte blanche qu’on affine au besoin. Cet affinage se fait, en Angleterre, par la méthode dite de Lancashire; on réchauffe dans les fours à réverbère disposés à cet effet, et on tire en barres sous des marteaux généralement d’un grand poids. Ces barres sont ensuite laminées à une douce chaleur dans les fabriques anglaises , puis aussitôt livrées aux filières. Les meilleures qualités de fer anglais à tirer en fil sont fabriquées de la même manière avec de la fonte de finage au coke, affinées au charbon de bois dans des petits foyers fermés , corroyées sous un gros marteau frontal, et enfin étirées. Indépendamment de ces fers on emploie aussi de grandes quantités de diverses qualités de fers puddlés.
- Le fer laminé, porté préalablement au rouge, est ensuite écuré à blanc dans des caisses en fonte, avec du sable et de l’eau, et dans cet état livré à la première filière.
- Après le premier trait, où la diminution de la force du fil est, sous le rapport de la surface , dans le rapport de 7 à 4 , le fil est recuit dans une chaudière cylindrique en fonte qui est entourée, des deux côtés, par la flamme du foyer et surmontée d’un manteau de cheminée avec tuyau d’appel. Le fil recuit est ensuite déroché dans une cuve en bois remplie d’acide sulfurique très-étendu dont on élève la température en y faisant arriver de la vapeur d’eau.
- Lorsque le fil paraît suffisamment déroché , on le lave dans l’eau froide ou, mieux, l’eau chaude; on le laisse sécher à l’air libre et on le livre aussitôt au second tirage. Quand ce fil ne doit plus subir que ce second tirage, lorsqu’il a été déroché et pour en extraire autant que possible tout l’acide, on l’agile dans une eau de chaux, ce qui s’exécute d’ailleurs pour tous les gros fils avant leur dernier tirage. Ces opérations sont répétées deux ou trois fois de la même manière jusqu’à ce que le fil soit considéré comme un numéro terminé d’une grosse sorte ou livré comme matière pour en fabri-
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- quer des fils de plus fins numéros. Dans ce cas, on procède à plusieurs tirages consécutifs avant de recuire de nouveau. Les filières, en acier fondu, sont uniquement graissées avec du suif ou une matière grasse analogue , et on désigne celte sorte de tirage par l’expression de tirage à sec, en opposition avec le tirage par la voie humide, procédé mis en pratique pour toutes les sortes les plus fines de fils, et qui, après un certain degré de finesse, ne sont plus recuits.
- Dans le tirage par la voie humide, le paquet de fil, sur son dévidoir, est placé devant la filière dans une sauce composée de bière aigrie sur laquelle nage un peu d’huile d’olive, sauce qui sert en même temps à le décaper et à le graisser, et dont l’emploi a pour objet principal de donner au fil un aspect plus agréable et plus pur, et de le rendre moins disposé à se rouiller. En sortant de cette sauce, le fil, avant d’entrer dans la filière, passe encore sur un linge gras imbibé d’huile.
- Le tirage par la voie humide constitue, pour les sortes fines de fil, une particularité importante.
- Pour les fils très-fins, qui doivent avoir une assez grande longueur, et où, par conséquent, l’ouverture ou percement de la filière doit nécessairement s’agrandir notablement avant qu’on ait tiré toute cette longueur, on a, indépendamment du tirage par la voie humide , recours à un tour de main. Le fil fin est, avant son passage , plongé dans une solution étendue de sulfate de cuivre , puis lavé, aussitôt après, dans l’eau pure, ce qui lui fait acquérir une légère couche de cuivre.
- Il résulte de cette opération que, lors du passage, c’est, non pas le fer, mais le cuivre qui frotte contre les parois du trou de la filière , et par conséquent que ces parois ne sont plus attaquées, et que le fil se tire absolument de même diamètre sur toute sa longueur.
- Le tirage du fil cuivré s’exécute dans des filières percées de trous de plus en plus fins jusqu’à ce que la couche ou pellicule de cuivre finisse par être enlevée , et que le fil reparaisse à nu dans son aspect naturel. Dans le cas où il n’est pas suffisamment découvert, ou bien où cette pellicule ne disparaît pas assez promptement, on passe encore avec précaution le fil à sec, ce qui enlève complètement la couche cuivreuse.
- Plus ce fil est fin et a de dureté, plus il est indispensable d’avoir recours à ce tour de main ; c’est probablement à cette pratique qu’on doit la fabrication du fil cuivré qu’on trouve dans le commerce.
- Le fil de fer le plus fin qu’on rencontre en Angleterre a 0mm,050799, et le fil de laiton 0mm,025399 de grosseur. ( Publication industrielle, t. VIII. )
- Moyen de souder Vacier, le fer ou d’autres métaux avec la fonte ; par M. J. Peters,
- des Etats-Unis d’Amérique,
- La première opération consiste à blanchir ou à polir, par un moyen quelconque, la face même des plaques métalliques qu’on veut unir à la fonte, et de les mettre dans le moule disposé pour couler celle-ci, exactement à la place qu’elles doivent occuper
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- pour s’appliquer à la pièce fondue. Une excavation est ménagée du côté Opposé, dans le moule, afin d’y recevoir une quantité suffisante de métal en fusion capable de chauffer l’acier à un certain degré de température, un peu avant la coulée , et de produire par suite la dilatation nécessaire.
- - Pour obtenir ce résultat, l’auteur compose une boîte métallique correspondante aux dimensions de la plaque d’acier qui doit être unie à la fonte. Les parois intérieures de cette boîte sont garnies d’une couche assez épaisse d’argile pour la garantir contre la chaleur intense du métal fondu.
- Des brides à vis sont fixées sur les côtés de la boîte pour empêcher les plaqués de se gauchir lorsque les pièces sont d’une grande dimension. Les jets par lesquels passe Ta fonte en fusion pour se joindre à l’acier doivent être disposés de telle sorte qu’elle ne puisse arriver directement sur la surface préparée de celui-ci, mais bien latéralement, afin de laver cette surface à son passage.
- La plaque d’acier est enduite d’une couche de borax calciné ou d’autre fondant analogue, si on doit y couler la fonte immédiatement ; mais, lorsque le moule doit rester plusieurs heures avant la coulée, on l’enduit d’un amalgame composé de 6 parties de borax cru que l’on fait calciner lentement et qu’ou pulvérise très-fin , de 1 partie de carbonate d’ammoniaque que l’on réduit également en poudre fine et que l’on a le soin do mélanger avant d’en faire usage.
- L’auteur assure que , par cette méthode , il peut recouvrir la fonte, pendant la coulée, de toute espèce de métal, et lui donner ainsi les propriétés particulières qu’on peut désirer, en s’appliquant aux grandes comme aux petites pièGes. ( Publication industrielle de M. Armengaud, t. YIII. )
- Notice sur de nouvelles matières filamenteuses, 'par M. M. Alcan.
- M. Alcan a lu à la Société des ingénieurs civils une note sur les nouvelles substances filamenteuses exotiques susceptibles d’être appliquées à la filature et au tissage.
- Le jute ou corchorus capsularis vient des Indes à des prix excessivement bas. Les Anglais te traitent comme le lin et le destinent aux mêmes usages. La consommation de cette matière s’est élevée, en 1851, à plus de 20,000 tonnes.
- Le ckim-grms, qu’on pense être une espèce d’ortie de la Chine, Ynrlica nivea, est fourni en abondance par cette contrée et les Indes. Les tissus qu’on obtient de cette plante rivalisent de blancheur et de finesse avec la batiste, et de brillant avec la soie* Cette matière est travaillée par des procédés particuliers dans ses premières transformations; l’ébullition et l’emploi des acides en forment la base.
- L'alpaga, qu’on tire du Pérou, est employé dans diverses variétés de tissus. Ce filament, remarquable par sa finesse , son toucher doux et soyeux , s’allie avec succès au coton, au lin, à la laine et à la soie. Le principal élément de succès dans le travail-de l’alpaga consiste dans un triage intelligent qui réunit les poils de même longueur afin
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- do préparer les courts potir la carde, les longs pour le peigne. On forme ainsi, comme pour les laines, deux grandes spécialités basées sur la différence de longueur des fibres et traitées en conséquence. La ville deBradfort, en Angleterre, est en possession de fabriquer des tissus mêlés d’alpaga et d’autres filaments. On y file également le poil de chèvre destiné en grande partie à la France pour la fabrication de diverses étoffes, notamment du velours d’Ulrecht. Il est à observer que le travail du poil de chèvre a été créé par nos industriels qui l’ont laissé dépérir à ce point que les Anglais achètent, à Marseille, la matière brute pour la filer et nous la revendre ensuite.
- Manchester et ses environs fabriquent, depuis quelque temps, des tissus de laine nommés moreen , remarquables par leur élégance , leur solidité et leurs bas prix ; ils sont spécialement destinés aux tentures et aux ameublements. Ces tissus, fabriqués avec des laines d’agneau des bords du Don, reçoivent leur apparence par une pression exercée sur des cylindres gravés à leur surface, chauffés à l’intérieur, et entre lesquels passe l’étoffe imprégnée d’un apprêt gommeux. ( Génie industriel, mai 1853. )
- ARTS CHIMIQUES.
- Note sur le collage du papier. ( Extrait d'un ouvrage de M. G. Planche, intitulé De l’industrie de la papeterie. }
- On emploie dans les fabriques de papier deux espèces de collages en pâte, le collage végétal et le collage animal.
- Collage végétal. — Le savon résineux dont on se sert dans ce genre de collage est fixé dans la pâte avec de l’alun ; on y ajoute de la fécule de pommes de terre pour donner aux papiers plus de fermeté. Ce savon se compose de colophane dissoute par le sel de soude. La dissolution de la colophane s’opère de diverses manières, soit à feu nu dans une chaudière, soit par la vapeur directement introduite dans une chaudière à double fond, soit enfin par la vapeur dans une chaudière à fond simple fixée elle-même dans un cuvier. Dans ce cas, il faut avoir soin de bien clouer, en haut, les bords de la chaudière sur le bord du cuvier, pour éviter toute fuite de vapeur. L’auteur préfère l’un des deux derniers moyens.
- Pour dissoudre 100 kilog. de colophane, on fait bouillir, pendant trois ou quatre heures, dans 210 kilog. d’eau, 16 kilog. de sel de soude à 80° avec 8 kilog. de chaux mise auparavant en fusion. On laisse déposer, on tire à clair, et on met cette lessive caustique dans la chaudière destinée à faire le savon résineux. On y jette peu à peu la résine concassée ; on agite continuellement avec une spatule, et l’on fait bouillir jusqu’à parfaite dissolution pendant quatre ou cinq heures environ.
- Il faut chauffer avec précaution pendant les premières heures pour empêcher que le savon résineux ne monte par-dessus les bords de la chaudière.
- Pour employer le savon résineux quand on n’y mélange pas de fécule, on en délaye 1 partie dans 20 parties environ d’eau chaude; on laisse déposer cette dissolution pendant une heure ou deux ; on peut ensuite la soutirer au fur et à mesure des besoins
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- pour la porter dans les cylindres. Quand on veut y mêler de la fécule , on soutire la dissolution de savon dans un cuvier placé au-dessous ; on y mêle ensuite la fécule qui a dû être, auparavant, bien délayée dans de l’eau tiède et passée à travers un tamis très-fin.
- Dès que la fécule est mêlée au savon résineux , il faut la faire bouillir pendant une demi-heure environ, en ayant soin de toujours spatuler.
- On ajoute ordinairement la fécule au savon dans la proportion de 2 parties de fécule pour 3 parties de colophane ; cette proportion varie selon la qualité du papier.
- La colle se mêle à la pâte en quantité nécessaire pour donner au papier le collage convenable ; quand la pâte est bien imprégnée, on la précipite avec de l’alun. Le poids de l’alun doit être égal au poids de la colophane employée à la composition du savon résineux ; il faut se servir de l’alun le plus pur, surtout pour les papiers fins.
- Dans le cas où l’on voudrait coller des papiers d’une couleur à laquelle l’alun nuirait, on le remplacerait par le sulfate de zinc ; 1 partie de sulfate de zinc équivaut à environ 3 parties d’alun.
- Collage animal. — Anciennement, les fabriques de papier employaient de la colle animale composée de rognures de peaux pour le collage en feuilles; mais les nombreux inconvénients de cette méthode l’ont fait abandonner pour la remplacer par le collage végétal dont l'industrie doit la découverte à M. de Canson (1) ; mais, si l’on trouva de grands avantages à ce dernier procédé sous le rapport de la commodité et de l’économie, les papiers y perdirent en qualité ; ils n’eurent plus la fermeté , la sonorité qui distinguent les papiers collés à la colle animale.
- L’auteur a vu , en 1850, dans plusieurs fabriques d’Angleterre et d’Ecosse , un collage animal parfait obtenu à la suite de la machine sans fin.
- On emploie, comme autrefois , à ce collage les rognures des peaux des tanneries et des mégisseries, ou le plus souvent des morceaux de peaux de bœuf blanches et très-épaisses.
- Pour en tirer la gélatine , on les fait d’abord tremper dans un bain acidulé ; on les lave et on les cuit à petit feu jusqu’à complète extraction de la gélatine.
- On fait cette colle beaucoup plus forte que celle qu’on emploie pour le collage à la main, et au moment de s’en servir on y ajoute une dissolution de savon qui diminue les inconvénients d’une trop forte dessiccation du papier.
- Quand on se sert de rognures de peaux, l’opération est la même; seulement, comme ces rognures sont moins propres que les grands morceaux de peau , on les passe dans un blutoir garni d’une toile métallique très-claire, tournant lentement et trempant presque à moitié dans une caisse où l’on a établi un assez fort courant d’eau. Au bout de vingt ou trente minutes, ces rognures sont parfaitement nettoyées; on ajoute à l’une et à l’autre colle, en la soutirant, 25 pour 100 environ d’alun.
- 0) Voyez la spécification de son brevet dans la Collection des brevet» dont la durée est expirée,
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- Parmi les différents appareils de collage que l’auteur a vus, voici celui qui a paru donner les résultats les plus parfaits,
- , En quittant les cylindres sécheurs, le papier, presque sec, passe autour d'un cylindre en cuivre mince dans lequel est établi un petit courant d’eau froide. Ce cylindre, toujours froide permet de mieux régler le degré de température de la colle; sans cette précaution, le papier entrant chaud dans la colle en dérangerait la température.
- Après avoir quitté ce cylindre, qui, toutefois, n’est pas indispensable, le papier passe dans une petite caisse peu profonde et sur laquelle sont établis, du coté opposé à celui par lequel entre le papier, deux cylindres en bronze bien polis et parfaitement parallèles. Le papier, passant entre ces deux cylindres, après s’être imbibé de colle, est pressé par eux et abandonne l’excédant de colle qu’il avait pris.
- De là il est conduit sur des tambours à claire-voie placés l’un au-dessus de l’autre sur deux rangs parallèles avec un ventilateur dans chaque tambour et un autre de chaque côté ; de sorte que, en passant sur ces tambours, le papier est ventilé sur les deux faces. On conduit, sous les tambours, de l’air chaud fourni par un calorifère, ou bien on sèche le papier au moyen de tuyaux en fonte chauffés par la vapeur; il y a des courants d’air établis pour enlever l’humidité au fur et à mesure de la dessiccation.
- L’auteur fait observer qu’il n’y a pas de comparaison possible entre les résultats de ce collage et ceux du collage végétal. Il dit avoir vu des papiers dans la fabrication desquels il était entré plus de 50 pour 100 de chiffons de coton, et qui, avec un collage végétal, auraient eu bien peu de consistance, tandis qu’avec le collage animal ils étaient fermes, très-sonores et paraissaient nerveux.
- Dans les pays où les chiffons de colon sont en moindre proportion qu’en Angleterre, cet appareil, pour le collage animal, n’offre pas le même degré d’utilité. Cependant, dans une bonne fabrique où il n’y aurait qu’une seule machine à laquelle on adapterait un appareil de ce genre, on pourrait réaliser de beaux bénéfices s’il fonctionnait d’une manière continue et n’était employé qu’à la fabrication de qualités supérieures; mais il faudrait que le fabricant disposât de capitaux importants qui lui permissent d’avoir toujours prêt, en magasin , un assez grand assortiment de papiers des plus belles qualités, afin de répondre immédiatement à toutes les demandes, et que ses relations fussent assez étendues pour lui assurer l’entier écoulement de ses produits.
- Les dépenses considérables auxquelles entraine l’établissement d’un appareil pour le collage animal et les difficultés de son application préserveront probablement d’une grande concurrence, pendant un temps assez long, les fabricants du continent qui, les premiers, l’adopteront ; ces dépenses peuvent s’élever de 60 à 80,000 fr. (1).
- (1) Le collage du papier a été l’objet d’un prix proposé par la Société d’encouragement en 1826 ; mais les tentatives faites dans cette direction n’ayant pas paru satisfaisantes, la Société chargea une commission spéciale de faire des expériences pour arriver à un résultat pratique.
- Celle commission-a rédigé une instruction détaillée sur le collage du papier que nous avons publiée dans la 26e année du Bulletin,, p. il 9, 253, 439.
- On trouve, dans la 34* année du Bulletin de la Société, p. 503, l’indication d’un procédé économi-
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- Note sur la silicatisation artificielle des substances calcaires appliquée à la comermlim des monuments; par M. Aimé Rochas (1).
- La silicatisation des substances calcaires a pour effet d’en augmenter la solidité; elle assure la conservation des marbres, pierres, mortiers, ciments, stucs à base de chaux ou de pouzzolane employés dans les constructions publiques ou privées.
- Les phénomènes qui accompagnent la silicatisation se rattachent tous à la loi de Berthollet, relative à l’action des sels solubles sur les sels insolubles. Lorsqu’un carbonate de chaux est mis en contact avec une solution de silice, il se forme une double décomposition ; parmi les produits auxquels cette réaction donne lieu, le plus important est le silicate de chaux artificiel, objet principal de la communication que j’ai l’honneur d’adresser à la Société d’encouragement.
- Les pierres calcaires , même les plus tendres , revêtues d’une couche plus ou moins épaisse de silicate de chaux artificiel, sont, par cela seul, à l’abri des ravages du temps; l’accroissement de leur cohésion et de leur force de résistance devient tel, qu’elles peuvent recevoir un poli presque égal à celui du marbre. Les pierres gélives et celles qui se délitent sous l’action de l’humidité sont rendues , par la silicatisation , capables de résister à toutes les causes d’altération provenant de l’atmosphère. Dans les constructions neuves, la silicatisation s’oppose à la formation de cette teinte noirâtre , à la fois destructive et désagréable à la vue, que revêtent, sous les climats humides, les monuments en pierres calcaires ; dans les constructions anciennes, elle la détruit et l’empêche de se reproduire.
- La silicatisation s’obtient d’une manière complète sur toutes les espèces de pierres calcaires, soit isolées , soit faisant partie de constructions neuves ou anciennes, quand même ces matériaux seraient plus ou moins altérés. À l’appui de cette assertion , je donnerai ici un extrait du rapport qui m’a été adressé, le 2 mai courant, par MM. Violet-Leduc et Lassus, architectes de Notre-Dame.
- a Nous devons constater 1° que les imbibitions de silice faites sur les terrasses et « contre-forts du chœur, au mois d’octobre dernier, ont préservé les pierres imbibées « des mousses vertes qui s’attachent aux pierres placées dans les parties humides ; « 2° que les chéneaux et dallages en pierre dure soumis à votre procédé présentent « des surfaces sèches, lisses, recouvertes d’une patine siliceuse qui semble devoir faire « disparaître toutes causes de décomposition -, 3° que sur ces pierres la poussière , les
- que de collage du papier, par MM. Abadie et Maynard Lavaysse, et dans le 35e vol. de la Collection des brevets un autre procédé de M. Canson pour le collage des papiers dans ta cuve de fabrication. M. Maurel 'mdiqm, dans le 58' vol., p. 247 de la même collection, un mélange de savon, de colle de poisson alunée et de blancs d’œufs, comme pouvant servir au collage du papier; d’un autre côté, M. Mege propose d’appliquer le caséum au collage. ( Nouvelle collection des brevets, t. 4, p. 195.)
- MM. Chapelle et Montgolfier, Lacroix et. Gaury ont inventé des machines à coller le papier qui sont décrites t. 53, 54 et GG de la Collection des brevets. ( N. d. R. )
- (l) Cette note a été communiquée à la Société d’encouragement dans sa séance du 18 mai 1853.
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- « toiles d’araignée s’attachent beaucoup moins que sur les pierres laissées dans leur « état naturel ; 4° que les pierres tendres ont acquis , par suite de la silicatisa-« tlon, une dureté plus grande; que les pierres ont perdu en partie leur porosité, « et qu’elles se sont couvertes d’une croûte d’une belle couleur sans que la silice « ait en rien modifié l’apparence de la taille des parements ; 5° que ces pierres « dures ou tendres, après avoir été mouillées, sèchent plus rapidement que celles non « soumises à l’imbibition, et qu’elles présentent, au soleil, des surfaces nettes, fermes, « un peu brillantes , ainsi que les pierres calcaires siliceuses reconnues comme étant « celles qui résistent le plus à l’action de l’air et de l’humidité ; 6° que l’emploi de « votre procédé ne forme, d’ailleurs, aucun obstacle à l’évaporation de l’humidité con-« tenue dans les pierres, les pores de ces pierres restant ouverts, mais présentant « seulement une contexture plus sèche, plus âpre et plus ferme. L’hiver qui vient de « s’écouler pouvant être compté parmi les plus humides , les essais que vous avez faits « à Notre-Dame de Paris sont donc assez positifs pour que nous croyions devoir propo-« ser à l’administration l’emploi de votre procédé sur une partie notable des maté-« riaux calcaires que nous avons posés et que nous poserons , ainsi que sur des pare-« ments anciens déjà décomposés , ne doutant pas que les imbibitions de silice bien « faites arrêteront la décomposition au point où elle est arrivée aujourd’hui.
- « En outre, les échantillons de pierres que vous avez silicatisés depuis deux ans , et « que nous avons laissés à l’air, dans les plus mauvaises conditions , ont présenté des « résultats assez satisfaisants pour que nous soyons certains des effets produits par « votre procédé, et pour que nous n’hésitions pas à l’employer pour assurer la durée « des pierres qui se trouvent dans des conditions défavorables.
- « Signé \iolkt-Leduc et Lassus. — Paris, 2 mai 1853. »
- L’énumération, que j’ai faite plus haut, des diverses substances calcaires susceptibles d’être silicatisées , d’accord avec les résultats de l’analyse chimique , permet de concevoir l’espoir que le durcissement des mortiers ou des ciments s’opère en même temps que celui des pierres dont le mortier relie les assises entre elles ; il suit de là qu’il y a grand avantage à n’opérer la silicatisation d’un monument qu’après son entier achèvement s’il est neuf, ou sa complète restauration s’il est ancien. En effet, il se forme, dans ce cas, une couche épaisse, solide et sans solution de continuité , de silicate de chaux artificiel, dont tout l’édifice se trouve enveloppé ; ce qui le met à l’abri de toutes les causes de destruction provenant des influences atmosphériques.
- Les faits que je viens d’exposer démontrent que la silicatisation artificielle est bien réellement le moyen le plus efficace qu’il soit possible d’employer pour la conservation des monuments ; ce moyen offre l’avantage inappréciable d’épargner pour l’avenir les frais, toujours si dispendieux, de restauration des monuments ; car, une fois bien complètement silicatisés, ils ne se dégraderont plus.
- Il est certaines pierres qui, laissées à l’état naturel, se revêtent, au contact de l’air, d’une écorce plus ou moins dure, qui les protège pendant quelque temps contre les
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- influences atmosphériques; mais, si, par une cause quelconque, telle qu’un regrattage par exemple, cette écorce est enlevée, elle ne se reforme plus : les matériaux ainsi dénudés ne tardent pas à se décomposer. C’est l’observation de ce phénomène qui fait, je crois, abandonner aujourd’hui le mode de regrattage ou de ravalement. Par la silicatisation, on donne aux pierres dépouillées de cette écorce préservatrice toute la solidité nécessaire pour en assurer la conservation.
- • La transformation peu coûteuse des pierres calcaires, même les plus friables, en pierres siliceuses, très dures, capables de braver l’action désorganisatrice de la pluie et de la gelée, place ces pierres dans les conditions les plus précieuses pour leur emploi dans les constructions. La pierre tendre, pouvant être ultérieurement durcie, sera préférée désormais, à cause du bon marché, à la pierre dure par tous les architectes et entrepreneurs. La pierre dure, si difficile à sculpter et d’un emploi si coûteux, cédera partout la place à la pierre tendre silicatisée.
- Cette substitution opérera une véritable et heureuse révolution dans les applications de l’art de la sculpture. Jusqu’à présent les propriétaires opulents pouvaient seuls se permettre d’orner la façade de leurs habitations de sculptures qui devaient nécessairement être exécutées dans la pierre dure, sous peine de les voir bientôt détruites par les intempéries des saisons. Il n’en sera plus ainsi; la pierre tendre silicatisée, en sortant des mains du sculpteur, pourra recevoir les ornements de sculpture les plus délicats, gans imposer aux propriétaires des frais trop onéreux. Ainsi les constructions privées, même les plus modestes, pourront, comme les édifices publics, être décorées de sculp -tures, au grand avantage de l’art et des artistes ; les chefs-d’œuvre, vulgarisés par une reproduction peu dispendieuse, contribueront à épurer le goût public, en habituant les regards à la vue des ornements portant le cachet du beau.
- Il est essentiel de faire observer ici que, précédemment, tous les moyens proposés pour la conservation des monuments exposés à l’air libre ont consisté en divers enduits qui, malgré leur peu de densité, auraient fini, comme la peinture, par altérer, sous leurs couches périodiquement renouvelées, les formes les plus délicates des monuments sculptés. Que l’on se figure, par exemple, un enduit quelconque, le plus mince possible, appliqué aux ornements, style renaissance, nouvellement terminés, de la galerie du Louvre, ou bien aux draperies des nymphes de la fontaine des Innocents. Il faut encore moins songer à rajeunir par le regrattage les œuvres d’art de cette nature; ce serait les sacrifier.
- La silicatisation, agissant par pénétration, par réaction chimique sur les éléments de la pierre sculptée, respecte, dans ses détails les plus déliés, le travail de l’artiste, c’est-à-dire sa pensée, le cachet de son talent ou de son génie.
- Le même ordre d’idées s’applique à la statuaire. Le prix très-élevé des statues en marbre les rend excessivement rares dans les lieux publics et les place tout à fait hors de la portée des simples particuliers. Mais cet obstacle à la multiplication des statues disparaît du moment où il devient possible de les sculpter dans la pierre tendre, et de rendre aussitôt après, par la silicatisation, leur substance aussi dure et plus durable Cinquante-deuxième année. Mai 1853, 32
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- que le marbre lui-même. En effet, la silicatisation, appliquée aux statues de marbre qui décorent nos jardins publics, ne leur serait pas moins utile, pour ainsi dire, qu’aux statues en pierre tendre. On peut voir spécialement, dans le parc de Versailles, l’état déplorable de ce peuple de statues mythologiques, dont plusieurs sont des chefs-d’œuvre, et qui ont coûté des sommes fabuleuses, sous le règne du grand roi. Après un siècle et demi environ, leur surface est complètement dégradée. Soit qu’on les nettoie à la brosse ou de toute autre manière, le mal ne sera pas réparé, car il est irréparable.
- Ce n’est pas seulement la poussière incrustée par l’humidité qui a sali ces statues; mais les mousses et les insectes, qui ont élu domicile dans les interstices imperceptibles des pores du marbre, ont fini, dans un temps assez court, par écorcher, s’il est permis d’employer cette expression, les statues du parc de Versailles. Quelques-unes de celles qui viennent d’être lavées dans le jardin des Tuileries sont également dans le même cas.
- Au moyen de la silicatisation dont j’ai l’honneur de signaler les résultats à la haute appréciation de la Société d’encouragement, les statues modernes peuvent conserver indéfiniment leur fraîcheur primitive ; les statues anciennes, restaurées autant que possible, n’auront plus rien à redouter des ravages du temps.
- Le silicate soluble, en pénétrant à une profondeur suffisante la substance même du marbre, change sa nature, ferme ses pores, ou diminue leur ouverture au point de rendre impossibles les dégradations ultérieures.
- Je ne puis qu’indiquer ici sommairement les applications utiles de mon procédé de silicatisation ; ces applications se multiplieront et deviendront bientôt, j’en ai la conviction, d’un usage général. Par exemple, les précieux débris de l’antiquité, rendus le plus souvent friables par leur séjour sous terre, reprendront leur solidité primitive au moyen delà silicatisation immédiate, sans rien perdre de la pureté de leurs formes. Des expériences qui remontent à plus de trois ans, faites sur des fragments d’antiquités égyptiennes, me permettent d’affirmer que la silicatisation conserve indéfiniment les objets d’archéologie même les plus endommagés.
- D’autres débris d’une antiquité bien autrement reculée sont encore, par la silicatisation, amenés à un degré de solidité qui leur manque le plus souvent : je veux parler des ossements fossiles d’animaux antédiluviens, dont la conservation intéresse au plus haut degré la science paléontologique. Ainsi l’architecture, la sculpture, l’archéologie et l’histoire naturelle ont également à profiter des applications de mon procédé de silicatisation des substances calcaires.
- La proportion d’alcali mise en liberté par suite de la formation du silicate de chaux artificiel entretient, dans les pierres, une humidité qui facilite et accélère les réactions de la silicatisation. D’ailleurs cette proportion d’alcali est si minime , qu’elle peut être comparée à celle que l’on rencontre dans la constitution chimique de certaines pierres. Ces sortes de pierres, qui contiennent de la potasse, sont les meilleures, car elles durcissent spontanément au contact de l’air ; tandis que les pierres qui renferment des sels de soude ne tardent pas à se décomposer. Si tant de matériaux d’une
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- grande solidité apparente, tels que les liais en général, les roches de Vitry, celles de Mauloy et tant d’autres, ne résistent pourtant pas aux influences atmosphériques, et se décomposent, en peu d’années, au contact de l’air, ce phénomène doit être attribué à une certaine quantité de sels de soude faisant partie de leur composition. Des sels ef-florescents peuvent aussi être accidentellement introduits dans les pierres, en vertu de la capillarité, soit par les eaux nitreuses employées à la préparation des mortiers qui relient les assises de pierres entre elles, soit par des infiltrations de nature également nitreuse provenant du sol.
- Lorsque la salle de spectacle de Rennes fut construite, il y a seize ans environ, l’on fit venir par mer, pour cet édifice, des pierres calcaires de Caen. Lors du débarquement de ces matériaux, beaucoup avaient été mouillés par l’eau de mer. Tous ceux qui furent mis en place en cet état sont aujourd’hui en pleine voie de décomposition par l’effet des efflorescences des sels de soude.
- On comprend que la silicatisation serait impuissante pour neutraliser complètement l’action nuisible des efflorescences ; aussi, comme complément de la silicatisation, il s’agirait, dans la pratique de l’art de bâtir, d’éviter, au moyen de l’analyse chimique, l’emploi de matériaux renfermant naturellement des sels de soude, et d’écarter toutes les causes qui peuvent introduire accidentellement, dans les pierres, des sels efflores-cents.
- Le mode d’application du silicate varie suivant la nature des pierres à silicatiser et selon la manière dont elles ont été placées dans les constructions. Dans tous les cas, il est indispensable que ces matériaux soient profondément imbibés de silicate soluble.
- La silicatisation ne donne pas lieu à un durcissement immédiat des pierres. Le durcissement commence d’abord à la surface; il ne se manifeste que plus tard à l’intérieur. Après l’imprégnation du silicate, plusieurs jours d’exposition à l’air doivent s’écouler avant que le durcissement soit appréciable; il n’est très-apparent qu’au bout de plusieurs mois. Dans un parallélipipède rectangle de ûm,15 de long sur 0m,05 à sa base, en pierre statuaire tendre de Tonnerre, silicatisé depuis six mois, le durcissement a été trouvé le même à l’intérieur qu’à l’extérieur. La pierre de Tonnerre étant très-poreuse, on comprend que le même degré de durcissement ne pourrait être obtenu dans une pierre plus compacte qu’après un temps beaucoup plus long.
- L’action exercée par les silicates solubles sur le carbonate de chaux a été précédemment signalée par l’honorable M. Kuhlman; mais il n’avait été fait jusqu’ici aucune application de la silicatisation artificielle, ni aux arts ni à l’industrie. Il restait, d’ailleurs, à résoudre la question la plus importante au point de vue pratique, celle de rechercher quel était le silicate le plus convenable à employer.
- Les applications de la silicatisation, faites à Notre-Dame de Paris et ailleurs, me paraissent donc de nature à mériter toute l’attention de la Société d’encouragement.
- Je dirai, en terminant, que mon procédé peut, je crois, aider à réaliser un dés vœux les plus chers à l’Empereur, celui de conserver nos édifices religieux et civils, dont la France est en droit de s’enorgueillir; car, suivant l’observation d’un de nos savants ar-
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- chéologues, M. Mérimée, « nos monuments historiques sont aussi nombreux que « ceux de l’Italie, et bien supérieurs à ceux du reste de l’Europe (1). »
- Mémoire sur les électro-aimants circulaires; par M. Nicklès.
- Définitions. — Généralités.
- Par électro-aimants circulaires, j’entends un système d’aimants obéissant aux lois générales qui régissent les électro-aimants ordinaires, mais différant de ceux-ci par la forme d’abord, puis, en ce qu’ils peuvent se mouvoir avec ou sans l’hélice, en produisant un effet utile sur tous les points de leur circonférence sans éprouver d’inversion de fluide.
- La condition de tourner autour de l’axe et dans l’intérieur de l’hélice sans éprouver d’inversion peut être, sans doute, réalisée avec les électro-aimants rectilignes ; elle est irréalisable avec les électro-aimants bifurques ou en fer à cheval.
- Généralement, les premiers n’agissent que par un seul pôle sur l’armature; les autres sont disposés tout exprès pour agir simultanément avec les deux pôles.
- Les uns et les autres exercent leur action suivant les sections normales à l’axe qui constituent les extrémités de ces aimants; la résultante de ces actions est parallèle à l’axe de l’électro-aimant et perpendiculaire au plan de l’armature.
- Dans les électro-aimants circulaires, la résultante des actions magnétiques est à la fois perpendiculaire à l’axe de l’aimant et au plan de l’armature.
- Chez les premiers, les tours de spire de l’hélice sont parallèles au plan de l’armature; chez les électro-aimants circulaires, les spires sont perpendiculaires à ce plan.
- Les aimants permanents sont sujets à une défectuosité que l’on a bien soin d’éviter dans la construction des électro-aimants ordinaires; cette défectuosité réside dans ce qu’on appelle les points conséquents. Dans les électro-aimants circulaires on provoque, au contraire, les points conséquents, de telle sorte que ce qui est inconvénient chez les uns peut devenir utilité chez les autres.
- Tels sont, en général, les caractères par lesquels le système d’aimants que je me propose de faire connaître se distingue des aimants connus.
- Quelque simples que paraîtront les principes sur lesquels les électro-aimants circulaires sont fondés, je dois dire que je n’ai pas trouvé ces appareils du premier coup. Avant d’y arriver, j’ai dû parcourir une succession logique d’idées et appliquer une série rationnelle de faits qui m’ont conduit d’abord à un genre d’aimants tenant des cir-
- (1) En communiquant à l’Académie des sciences, dans sa séance du 1er décembre 1851, le résultat de ses recherches sur les moyens de conserver indéfiniment les monuments en pierre calcaire, M. Rochas s’est exprimé en ces termes : « J’ai fait, dans ce but, depuis plusieurs années, de nombreuses recherches, en prenant pour point de départ les tentatives antérieures de M. Kuh'man.» (Voyez, dans le Bulletin de la Société d’encouragement, 40e année (1841), p. 208, une notice de M. Kuhlman sur les chaux h\dnv'.hqu ?. les rimrnis e| hs pirras artificielles.)
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- ciliaires par la forme, dès rectilignes par le mode d’aimantation, et ménageant, par suite, la transition entre ces deux ordres d’appareils.
- Ces aimants intermédiaires pourraient donc être appelés électro-aimants para-circulaires.
- Ce qui suit justifiera, je l’espère, cette dénomination.
- Introduction historique.
- Je n’ai rien pu trouver, dans les auteurs, sur le point spécial que j’ai à exposer ici, et, quoique les travaux concernant les électro-aimants soient très-nombreux, la partie littéraire de mes recherches a été relativement peu considérable, puisque l’origine de l’électro-magnétisme remonte à peine à trente ans.
- Les travaux que j’ai surtout mis à profit sont ceux de MM. Oersted, Ampère, Àrago, Savary, Abria, Lenz et Jacoby, de Haldat, Poggendorff, Joule, Barrai, Dub, de Fei-litzsch, Tyndall et Muller, de Fribourg, sur l’aimantation ; et ceux de MM. Fechner, Buff, Becquerel, Pouillet, Delarive et Despretz sur la pile et les courants.
- Un livre qui m’a été spécialement utile est le rapport sur les progrès de la physique, publié par le professeur Millier, de Fribourg, et contenant un résumé succinct des découvertes dont l’électro-magnétisme s’est enrichi dans ces dernières années.
- Dans cet ouvrage, M. Muller développe une question trop importante ici pour que je n’y insiste pas; c’est la loi du maximum magnétique, ainsi que les recherches qu’il a faites pour vérifier les lois de MM. Lenz et Jacoby sur l’aimantation, et d’après lesquelles le magnétisme développé dans le fer doux par un courant électrique serait proportionnel à ce courant. .
- Les expériences de M. Muller confirment celte loi en tant qu’on n’opère que sur des courants faibles agissant sur des barreaux cylindriques de dimensions relativement considérables; mais, pour peu qu’on augmente ces courants, on remarque que les poids portés n’augmentent pas dans la même proportion, et qu’on arrive asymptotiquement à une limite d’attraction qu’aucune intensité ne saurait faire dépasser.
- Ce fait avait été signalé théoriquement par M. Thompson (1); tombé dans l’oubli, il fut retrouvé par M. Joule (2), et après lui par M. de Ilaldat (5). Malgré les expériences que ces physiciens publièrent à l’appui, il retomba si bien dans l’oubli, queM. Feililzsch crut découvrir, il y a cinq ans, un fait nouveau en remarquant que chaque parcelle de fer possède son point de saturation (4). M. Muller ignorait de même qu’il eût eu des devanciers.
- M. Muller donne la loi de ce maximum magnétique, basé, cette fois, sur des expé-
- (1) Armais of electricity, vol. Y., p. 470.
- (2) Philosophical magazine, 4e série, n° ll,p. 306.
- (3) Annales de chimie et de physique, 3e série, t. XI, p. 464.
- (4) Poggendorff’s Annalen, t. LXXX, p. 321.
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- riences de longue haleine (4) ; il réunit tous ses résultats dans la formule
- p — 220 d, - tang.
- 9
- dans laquelle p signifie la puissance magnétisante obtenue en multipliant l’intensité du courant par le nombre de tours de spire qui composent l’hélice; m, le magnétisme du barreau ; d, le diamètre.
- De cette formule on déduit
- m
- 4° pour p =r oo , et, par conséquent,
- — 90%
- m = 90.0,00005^2
- pour un courant infini : le magnétisme du barreau n’a donc pas moins une valeur finie.
- Chaque barreau, chaque molécule de fer possède donc un maximum absolu de magnétisme, et ce maximum est proportionnel au carré des diamètres.
- 2° Pour arriver au maximum magnétique de différents barreaux, il faut donner pour
- tous même valeur à ------m ; les valeurs correspondantes de p seront alors comme
- o. oooo5 d2 i
- d l
- c’est-à-dire que,
- Pour développer dans des barreaux de fer de différentes sections la meme partie ali-quoie de leur maximum magnétique, il faut employer des courants qui soient entre eux comme les racines carrées du cube des rayons.
- Si donc une intensité développe dans un barreau de section 1 une somme de magnétisme qui correspond à la moitié de son maximum, et qu’il s’agisse de développer la moitié du maximum d’un autre barreau de section 2, il faudra employer un courant = l/z*, c’est-à-dire 2,83 fois plus intense.
- Tant que tang. ôooo5d^ n’aura qu’une valeur restreinte, il y aura à peu près proportionnalité entre p et m, et on pourra, sans erreur notable, poser
- où a désigne une constante. De cette formule on déduit
- . 3 m
- p = fl. 220 d, - —,
- __ p. V~d
- a.220 *
- (i) Rapport sur les progrès de la physique, 1850, p. 497.
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- svmi\ :i\ ïiv.i .ni]\"i .dmu s\wi\iv o\!.i .);-ri i s’mm \ns mmîoivmiv
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- c’est-à-dire, dans les limites dans lesquelles le magnétisme produit est proportionnel aux courants, le fluide développé par des intensités égales dans des barreaux variables est proportionnel à la racine carrée des diamètres.
- Ces recherches ayant été exécutées antérieurement à la publication des travaux de M. Despretz sur la boussole des tangentes (1), il est évident que les tangentes des déviations de l’aiguille ont été considérées comme proportionnelles aux intensités des courants. Les corrections que la découverte de la non-proportionnalité des tangentes des déviations aux intensités rend nécessaires pourront amener une modification dans les conclusions qui précèdent ; mais elles ne changeront évidemment rien au fait fondamental du maximum magnétique proportionnel au carré des diamètres.
- Les autres travaux qui ont été publiés sur l’aimantation n’ont de rapport avec mon sujet qu’à un point de vue général; les exposer ici serait faire l’histoire complète de l’électro-magnétisme, ce qui dépasserait de beaucoup les limites que je me suis imposées. L’ouvrage de M. Midler les résume, d’ailleurs, mieux que je ne le saurais faire; mais, quelque complet qu’il soit, ce livre se tait sur une idée qui se lie intimement à la partie historique du sujet qui m’occupe, et qui n’est parvenue à ma connaissance qu’après que la publicité se fut emparée de mes recherches.
- Le gouvernement d’Autriche venait de décréter un concours ayant pour objet la construction de locomotives douées de plus d’adhérence que les machines usitées, et capables, dès lors, d’équilibrer des charges plus considérables que ne le pourraient ces machines. Il s’agissait de desservir le chemin de fer établi dans le Sœmmering et offrant des rampes de 25 à 50 millimètres d’inclinaison.
- Rendu attentif sur ce fait par un mécanicien de Paris, M. Amberger, et consulté par lui sur les auxiliaires que les sciences physiques pourraient fournir à la solution de cette question, j’eus l’idée de recourir à l’adhérence magnétique, et de substituer ainsi à l’attraction produite par les surcharges une attraction équivalente, essentiellement appliquée au point de contact des roues motrices, et agissant toujours normalement au plan des rails. Mais, pressé de donner une démonstration de cette idée et ne trouvant pas dans les faits acquis les moyens nécessaires pour aimanter une roue en mouvement, je pris provisoirement le parti de me servir d’un électro-aimant agissant à distance sur le rail et fixé sur un chariot marchant sur un chemin de fer.
- Cet appareil, qui a été exécuté par M. Amberger, consistait en un châssis en fer F ( fîg. 1, pl. 1257 ) marchant sur quatre roues couplées auxquelles on transmettait un mouvement de rotation, à l'aide d’un poids déterminé B, qui agissait sur les roues à la manière de la vapeur. Un autre poids A, fixé à l’extrémité du chariot au moyen d’une corde, représentait la résistance ou le train à entraîner.
- Ce chariot était placé sur un chemin de fer C C dont on pouvait faire varier la pente. Il portait, en M, un fer à cheval E placé à cheval sur la yoie, de manière que ses pôles fussent séparés de toute la distance qui sépare les rails.
- (i) Comptes rendus de l*Académie des sciences, 4 octobre 1852.
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- Cet électro-aimant, dont la fig. 4 ne représente qu’une branche, était formé d’une tige en fer de 1 centimètre de section, recourbée en fer à cheval et garnie, à chacun de ses pôles, de fil de cuivre de 1 millimètre d’épaisseur formant environ deux cent cinquante tours de spire par branche. Les pôles de cet aimant étaient à 4 millimètres du rail sur lequel ils devaient agir.
- La pile consistait en deux éléments Bunsen modifiés par M. Deleuil.
- La première expérience fut faite sur une pente de 80 millimètres. Le chariot étant installé sur la rampe, et le poids moteur B étant abandonné à lui-même, ce poids, obéissant à la pesanteur, tomba rapidement, ce qui ne pouvait se faire qu’à la condition d’imprimer un mouvement de rotation aux roues sur les axes desquelles on avait enroulé le cordon qui soutenait B. Sous l’impulsion de ce poids, le chariot tendait à franchir la rampe, et il la franchissait en effet, toutes les fois qu’on supprimait la charge A, car, s’il avait assez d’adhérence pour transporter son poids, il n’en avait plus assez pour faire équilibre à la résistance exercée par A et représentant le convoi à entraîner.
- L’adjonction de l’électro-aimant avait précisément pour but de donner aux roues motrices ce supplément d’adhérence, et en effet, quand on fermait le circuit galvanique, le chariot franchissait la rampe sans difficulté; il s’arrêtait, au contraire, quand on interrompait la communication, pour partir de nouveau dès qu’on venait à rétablir le courant.
- Le poids A remorqué dans cette expérience était de 2 kilogrammes.
- Le poids moteur B valait 6 kilogrammes.
- Le chariot en pesait 4.
- La fig. 4 représente l’appareil au septième de grandeur d’exécution.
- Toute modeste que fût cette expérience, elle donnait une démonstration encourageante pour moi, et qui parut pleine d’avenir aux yeux d’un ingénieur éminent, M. Bazaine, à qui nous en fîmes la confidence, et qui, par une générosité rare, nous mit à même de continuer nos recherches.
- Le procédé eût été , certes, bien simple, si, pour réussir en grand, il n’eût réclamé qu’un électro-aimant placé de chaque côlé des roues motrices; mais ce projet ne résistait pas même aux considérations les plus élémentaires. L’attraction magnétique décroît comme le carré de la distance, et de plus, l’arlhérence produite dans ces conditions n’étant, en moyenne, que le dixième de la puissance déployée par les aimants à la distance de 4 millimètres, il fallait pouvoir compter sur des électro-aimants impossibles à réaliser, même avec le secours des batteries les plus considérables.
- La première partie des recherches sur la loi du maximum magnétique venait, d’ailleurs, de paraître dans les Annales de Poggendorff, et les résultats de ces recherches ne permirent pas même d’espérer une solution utile de ce côté. Je ne rapporte donc cet essai que comme une expérience de cours, simple, intéressante, et établissant un rapport de plus entre l’attraction magnétique et celle dite de gravité.
- Tl n’y avait donc d’autre solution possible que l’aimantation du point de contact. Après bien des tâtonnements et bien des essais, nous nous arrêtâmes, M. Ambergcr et moi, à un procédé fort simple en lui-même et qui avait obtenu l’approbation de plusieurs
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- hommes compétents. Si, comme toute œuvre humaine, ce procédé n’a pas satisfait du premier coup à toutes les exigences, il a eu du moins le mérite de donner en grand des résultats plus que suffisants pour démontrer la viabilité de l’idée en question.
- Ce procédé consistait tout simplement à aimanter le bas des roues motrices à l’aide d’une hélice fixe H (fig. 2 et 5) dont la paroi intérieure embrasse la jante de la roue, sans toutefois la toucher; la roue pouvait donc se mouvoir, dans cette hélice, sans éprouver de frottement. Sous l’influence de l’action magnétique de l'hélice, elle prenait les deux fluides, l’un boréal, par exemple, comprenant toute la portion de la roue qui se trouvait au-dessus de l’hélice; l’autre austral, animant la portion inférieure de la roue; et, comme l’hélice était placée le plus près possible du point de contact, cette portion de la jante devait être plus fortement aimantée que la partie supérieure, le fluide austral étant concentré dans un plus petit espace.
- Les figures 2 et 5 représentent le chariot sous ses divers aspects ; H et H' sont les hélices qui servent à aimanter les roues motrices; elles se composent de boîtes en laiton contenant chacune 8 mètres de fil de cuivre de 0m,0011 de section distribué en 77 tours de spire, soit IG mètres et 154 tours de spire pour les deux. F est un électro-aimant tenu en suspension à l’aide du ressort r. Cet appareil s’abaisse sur le rail lorsqu’on le place dans le circuit, et ralentit la marche du véhicule ou l’interrompt complètement selon la puissance de cet aimant, qui remplit, dans ce cas, l’office de frein; il n’a, du reste, rien de commun avec les deux hélices des roues. La corde qui tient la charge est fixée en N (fig. 5) et passe par-dessus une poulie.
- L’expérience suivante établit à peu près les rapports qui existent entre les deux adhérences en jeu dans cet appareil et entre les pressions qui produisent ces adhérences.
- Poids du chariot, 5 kilogrammes ;
- Pente, 190 millimètres par mètre ; un élément de pile à charbon de cornue à gaz;
- Courant total : tangente, 55° 10';
- Courant réduit par les bobines : tangente, 18° 25'.
- CHARGE NÉCESSAIRE FOUR FAIRE GLISSER. SOMME SURCHARGE NÉCESSAIRE
- Adhérence ordinaire. Adhérence magnétique. des adhérences. pour remplacer l’adhérence magnétique.
- 5k,Ô00 6l,100 10k,600 3k,500
- Les deux roues motrices du chariot étaient fixées contre les rails par une puissance magnétique de 3 kilog. 500 gr. ; cette attraction a été mesurée à l’aide d’un dynamomètre, avec lequel on a détaché le chariot dans un sens perpendiculaire au plan de la voie ferrée.
- Cinquante-deuxième année. Mai 1853.
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- Pour nous rapprocher de la grande pratique autant que le permettaient les conditions dans lesquelles nous étions placés, nous opérâmes ensuite sur des roues de waggon marchant sur des rails de chemins de fer. Les résultats obtenus dans cette circonstance étaient fort encourageants ; ce sont ces résultats, ainsi que le procédé qui les avait fournis, que je fis connaître dans une note présentée à l’Académie des sciences en mon nom et en celui de mes associés (1).
- C’est à la suite de la publication de cette note que j’appris que M. Weber avait depuis longtemps émis l’idée d’augmenter l’adhérence des locomotives à l’aide du magnétisme (2), et que M. Liebig avait mentionné celle idée dans une des nombreuses éditions de ses lettres (5); mais aucun des recueils qui revendiquent la priorité pour le savant physicien allemand ne dit si cette idée a été émise par M. Weber comme idée seulement, ou si elle a reçu de sa part un commencement d’exécution. Jusqu’ici je n’ai pu savoir à quelle occasion cette idée a été émise, ni dans quel recueil elle a été produite ; j’ignore de même si M. Weber La restreinte à l’adhérence sur les chemins de fer, ou s’il l’a généralisée comme on le fait ici, et appliquée à la transmission du mouvement.
- Quoi qu’il en soit, les deux expériences qui viennent d’être rapportées fournissent clairement la démonstration de cette idée; seulement , et je ne me le dissimulai pas, on pouvait leur reprocher d’êlrc conçues dans des proportions trop minimes pour qu’il fût prudent d’admettre qu’il suffirait de les exécuter sur une grande échelle pour obtenir, du premier coup, avec un convoi entier, tous les effets que nous avions constatés avec le petit appareil. Ces expériences promettaient pour l’avenir ; mais bien des personnes pouvaient douter qu’on disposât, pour le présent , d’une source magnétique assez énergique pour donner à des roues de locomotives un degré suffisant d'aimantation. Ce doute ne pouvait être levé dans le laboratoire; il exigeait évidemment une expérience en grand.
- Le concours que l’administration des travaux publics m’accorda sur l’initiative généreuse de M. Sauvage m’a mis à même d’opérer sur un chemin de fer; c’était la ligne de Lyon. La locomotive qu’on mit à ma disposition était une machine du poids de 28 à 50 tonnes, à quatre roues couplées ; on voulait que j’opérasse sur ces quatre roues. Mais ce désir ne put être exécuté, attendu que par le seul fait du couplement des roues la machine avait plus d’adhérence que de puissance; l’application du magnétisme n’aurait donc rien prouvé, à peine aurait-on pu en reconnaître les effets : force me fut donc de découpler la machine et de n’opérer que sur deux roues.
- (1) Voyez une noie sur un nouveau système d’éleclro-aimants applicable à la transmission du mouvement et à l’adhérence sur chemins de fer, présentée par M. Nicklês à la Société d’encouragemet, le 25 août 1852, et publiée p. 835 du Bulletin de la même année.
- (2) The litterary gazette, 28 juin 1851.
- (3) Jahresbericht, par MM. Liebig, Kopp, Ihi(f\ Eltling, Knapp, Will..., etc., 1852, p. 239.
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- Les conditions nouvelles dans lesquelles je me trouvais placé me suscitèrent des obstacles inattendus. La pratique impose, en effet, des limites que les recherches purement scientifiques ne connaissent pas. Tel procédé ou tel artifice est exécutable dans ie laboratoire et devient impossible sur une machine roulante.
- La nature de cette application posait, entre autres, des bornes Aux dimensions des éléments de la pile,
- A leur nombre,
- Au développement du fil conducteur,
- A sa section. ,
- La bobine devait être placée à une certaine distance du rail ; elle réclamait des parois très-résistantes, et, par suite, très-épaisses. La roue devait pouvoir y tourner sans frottement...., etc., etc.
- Les points essentiels et qui réclamaient toute mon attention étaient la batterie, et surtout les hélices; les hélices, puisqu’une fois construites elles devaient rester ce qu’elles étaient; tandis que par les différents modes de combinaison dont une batterie est susceptible on peut toujours proportionner plus ou moins la tension du fluide à la résistance à vaincre.
- Hélices d'aimantation.
- À ne considérer que les travaux publiés antérieurement sur l’aimantation, la question des hélices pouvait paraître facile à résoudre. En effet, d’après Bal Negro, M. Fechner, MM. Lenz et Jacobg (1), '
- 4° JJintensité magnétique développée est proportionnelle à l’intensité du courant.
- La nature de l’application s’opposait, il est vrai, à un développement galvanique trop considérable, mais on pouvait y suppléer si, comme le pensent MM. Lenz et Jacobg,
- 2° L’attraction est proportionnelle à l’intensité du courant multipliée par le nombre des tours de spire ; et à plus forte raison si, comme le veut M. Dub (2),
- 3° L’attraction magnétique développée est proportionnelle au carré des courants, multiplié par le carré du nombre des tours despire; loi que M. Joule (5) avait formulée, depuis dix ans, par
- M=EnV1 2,
- dans laquelle formule M représente le magnétisme développé ;
- (1) Poggendorff’s Annalen, T. XLVIf, p. 225.
- (2) Poggendorff’s Annalen, t. LXXXI, p. 46. w
- (3; Phitosophical mag4e série vu, p. 309, et Aimais of electricily, vol. I, p. 470.
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- E, la quantité d’électricité en activité;
- W, la longueur du conducteur.
- D’ailleurs, disent MM. Lenz et Jacoby, « la section du fil conducteur est sans influence sur la puissance magnétisante, pourvu que ïintensité galvanique ne varie pas, » et, comme la résistance opposée par les conducteurs est proportionnelle à leur longueur et en raison inverse de leur section, on peut construire une pile et une hélice telles que le nombre des tours de spire soit le plus grand possible. Heureusement j’avais eu occasion d'observer que la formule de M. Joule n’était pas exacte, ou du moins ne s’appliquait pas dans ce cas-ci ; la loi du maximum magnétique de M. Muller s’y opposait d’un autre côté.
- Ces doutes, ces contradictions, les nécessités de la pratique et les conditions précaires dans lesquelles j’étais placé compliquaient le problème d’une série de facteurs que je suis parvenu à faire accorder assez bien pour que la résistance de la pile fût équilibrée par celle du fil conducteur sans que cependant la pile ou l’hélice eussent réclamé un développement trop considérable. Le fil avait 4mm,5 de section, et offrait un développement total de 1,036 mètres; chaque hélice en reçut 518, formant 216 tours de spire.
- La pile consistait en 64 éléments Bunsen dits façon Archereau : la surface du charbon de cornue dans chaque élément était de 0“,911 ; celle du zinc immergé, de 0m,9148. Ces 64 éléments étaient répartis dans huit caisses, tapissées en gutta-percha, ayant chacune huit compartiments ; le tout fut logé derrière le tender.
- Dans cette position la pile ne gênait pas le service, et son volume disparaissait en -tièrement dans l’ensemble du convoi.
- Disposée en tension ou accouplée en quantité par séries de 32 éléments à surface double, cette batterie produisit les mêmes résultats toutes les fois que l’on donnait au courant une direction équivalente. Ainsi, dans le cas de l’arrangement en tension, on produisait un courant unique; dans la disposition en quantité, le courant se divisait en arrivant sous la machine pour aller former un courant distinct dans chaque hélice; deux conducteurs en fil de cuivre suffisaient à cette opération, assez délicate, du reste, à cause de l’excessive conductibilité des matériaux qui entrent dans la construction d’une locomotive.
- Ces conducteurs étaient logés dans des tubes en gutta-percha, qui étaient eux-mêmes entourés d’une peau chamoisée, imprégnée de vernis partout où ces tubes devaient directement appuyer sur le fer. Arrivés au point de jonction du tender avec la machine, ces conducteurs venaient s’adapter aux conducteurs fixés à la locomotive et se bifurquer avec eux, de manière à éviter les ruptures que les oscillations des véhicules en marche auraient pu produire. De là ils longeaient le côté gauche de la locomotive, pénétraient sous la machine entre le foyer et l’une des roues motrices, et se continuaient ensuite parallèlement à la machine jusqu’à moitié chemin des bobines.
- Solidement fixés aux points d’attache qui se présentent en grand nombre sous la machine, ces conducteurs avaient été dénudés dans les parties qui devaient recevoir les
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- m
- extrémités des fils émanant des bobines. Ces dernières étaient suspendues aux boîtes à graisse au moyen de forts tirants et d’un cadre en fer.
- Tout étant disposé, l’un des conducteurs est continu d’une extrémité à l’autre ; l’autre conducteur, au contraire, présente une solution de continuité produite par le commutateur. Arrivé près du coffre en fer qui se trouve sur le devant du tender et à hauteur d’appui, ce conducteur s’écarte de la ligne qu’il avait suivie jusque-là et vient s’adapter, par des rivures, à l’extrémité d’une plaque en cuivre platiné solidement fixée au coffre et soigneusement isolée. L’autre côté de la plaque de communication est destiné à recevoir l’extrémité du conducteur interrompu, qui touche à l’un des pôles de la pile.
- Cette partie du conducteur a été suffisamment aplatie pour présenter une surface convenable; un ressort la tient écartée de la plaque, et dans cet état le circuit est ouvert ; mais s’agit-il de fermer le circuit, il suffit de tourner une simple manivelle qui appuie sur le conducteur et l’abaisse sur la plaque de communication. On rouvre le circuit par un mouvement en sens contraire; le ressort se dégage, reprend sa tension et relève le conducteur.
- La nature du pôle magnétique en contact avec le rail ne m’a pas paru influer sensiblement sur l’adhérence; du moins, les éléments d’appréciation dont je pouvais disposer ne me permirent pas de saisir de différence, quoique, dans les fers à cheval ordinaires, la polarité contraire des points de contact soit essentielle, même lorsque chaque pôle agit sur une armature spéciale.
- Quand on introduisait les deux bobines dans le circuit, on pouvait remarquer un rayonnement magnétique qui se manifestait à une assez grande distance, si bien qu’à 5 mètres des roues et dans le plan des bobines on pouvait encore aimanter de petits morceaux de fer.
- Le résultat des expériences qui ont été faites avec l’appareil que je viens de décrire a été consigné dans un rapport déposé au ministère des travaux publics, et dressé par une commission que le ministre avait spontanément instituée à cet effet. Les nombres qui suivent sont empruntés à ce document.
- L’essai d’application a été fait sur une rampe de 10 millimètres par mètre.
- Les éléments de la machine qui a servi dans ces expériences sont les suivants :
- Diamètre des pistons.................. 0m,400
- Course des pistons. ........ » 600
- Diamètre des roues motrices. ..... lm,600
- Surface de chauffe du foyer. ..... 779”,600
- Id. id. des tubes. ... . . 7m,860
- Poids de la machine chargée d’eau et de coke, 29 tonnes;
- Charge sur les rails pour les roues motrices, 14 tonnes;
- Timbre de la chaudière, 6 atmosphères.
- Le convoi entier était du poids de 119 tonnes environ.
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- Avant de commencer l’expérience, on poussa la vapeur à 9 atmosphères, afin d’établir entre la résistance du convoi et la puissance de la chaudière un rapport tel, qu’au démarrage les roues patinassent franchement, même lorsqu’elles se trouvaient sous l’influence du courant.
- Pour déterminer le surcroît d’adhérence que le fluide magnétique avait communiqué aux roues motrices, on eut recours au manomètre qui indiquait par quarts d’atmosphère la variation de la pression, celle-ci tombant rapidement de 8 ou de 9 atmosphères à 6, à mesure que la vapeur, accumulée dans la chaudière, se dépensait dans les cylindres; on observa ainsi la limite de pression à laquelle la locomotive, marchant à petite vitesse, cessait de patiner.
- Les différences de pression absolue ont été de 7 atmosphères à 6,5, de 7,5 à 7, de 7,75 et de 8,25 à 7,5.
- En prenant, dit le rapport, les termes moyens de 7 atmosphères 5-7 — 7,05, et en comparant cette différence à la pression* effective de 6 atmosphères, qui représente la puissance à la circonférence de la roue et la résistance qu’elle égalait au moment où le patinage avait lieu , on trouve que l’aimantation a produit une augmentation d’adhérence de 8,o pour 100, ou un douzième; résultat très-satisfaisant, selon moi, pour un premier essai.
- L’exposé qui précède ne serait pas complet, si je ne parlais, avec quelques détails, d’un fait très-curieux, que les grandes proportions de cet essai d’application ont permis de mettre complètement en évidence. Le procédé spécial qui a été suivi dans cette expérience ne comportait pas une aimantation bien constante du point de contact des roues; cette aimantation diminuait par la rotation. Le tableau suivant, emprunté au rapport, donne une idée de ce décroissement observé sur une seule roue, depuis le repos jusqu’à la vitesse de 18 kilomètres à l’heure.
- EN TOURS par minute. EN KILOMÈTRES à l’heure. PRESSION DUE à l’aimantation. RAPPORT de la pression additionnelle à ia pression ordinaire supportée par le rail.
- » ;> 639 kilog. 12,8 à 10. 6 0/0
- 30 9 255 5,1 à 4. 3 »
- 60 18 165 3,3 H 2. 7
- Dans cette expérience, les roues ne posaient pas sur le rail comme elles le font dans les conditions ordinaires; au moyen de leurs boîtes à graisse renversées elles étaient fixées sur un cadre en charpente qui leur servait de support; deux poulies en bois étaient montées sur l’essieu moteur; ces poulies, en rapport avec l’arbre de transmission, étaient calculées de manière à fournir les deux vitesses de rotat ion qui sont consi-
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- gnées clans le tableau. Le rail placé au-dessous de chaque roue était mobile à l’une de ses extrémités autour d’un boulon d’articulation, et portait, à l’autre extrémité, une caisse en zinc destinée à recevoir la charge nécessaire pour détacher le rail de la roue, lorsqu’il s’y trouvait suspendu par l’effet de l’aimantation; un réservoir d’eau, divisé en litres, pouvait, au moyen d’un robinet et de deux rigoles inclinées,1 verser dans chaque caisse l’eau nécessaire pour déterminer la rupture.
- Connaissant la longueur du rail, son poids, celui de la caisse en zinc et la quantité d’eau débifée par le réservoir, on pouvait, par un simple calcul, déterminer la charge soutenue par le point de contact et, par suite, la pression due à l’aimantation.
- Une série de déterminations ainsi faites ont montré que cette pression correspond à environ 650 kilogrammes par roue, soit 1,500 kilogrammes par paire de roues.
- Avec l’installation qui vient d’être décrite, la commission a encore fait une autre expérience qui donne la clef du décroissement magnétique.
- Le rail reposant, par son extrémité libre, sur un tasseau en bois et se trouvant séparé par un intervalle de 0ra,017, on a promené une petite boussole de déclinaison, placée à 0m,75 environ du rail, le long de celui-ci, de manière à déterminer les points où sa direction était sensiblement perpendiculaire au plan de la roue.
- Lorsque la roue était au repos, l’aiguille ne prenait la position normale aux rails que lorsqu’elle se trouvait dans le plan vertical passant par l’essieu, et par conséquent par le point de contact de la roue; lorsque la roue était, au contraire, en mouvement, il fallait déplacer l’aiguille, en la reportant vers l’arrière (par rapport au sens du mouvement de la roue), pour retrouver la direction normale aux rails. Ce déplacement a été de 0m,55 et de 0m,59 pour des vitesses correspondantes à une marche de 18 et de 56 kilomètres à l’heure.
- Ces observations font voir que la résultante des actions magnétiques qui passe par le centre de gravité de la bobine, conséquemment par le point de contact de la roue, lorsque celle-ci est en repos, se déplace pendant le mouvement et cesse de se confondre avec le point de contact. Cette perturbation tient à deux causes distinctes. Au moment d’entrer dans la bobine, la portion de jante que l’on considère éprouve un premier effet d’aimantation tendant à lui imprimer une polarité conforme à cette partie de l’hélice qui regarde le point de contact. Arrivée en ce point, elle doit être à son maximum de puissance ; mais, en présence du fluide contraire de la partie supérieure de l’hélice, son magnétisme faiblit à mesure qu’elle se relève pour sortir de la bobine, et ce fluide a changé de nom dès que la jante est. arrivée à Y émergence. Ces effets contraires d’aimantation, de désaimantation, puis d’inversion de fluide pourraient s’opérer en temps utile, si, contrairement (à ce qui existe, la jante se composait de fer doux, c’est-à-dire de fer dénué de force coercitive.
- A chaque révolution, la roue subit donc un double travail magnétique, travail inégal dont la conséquence doit être d’imprimer à la résultante des actions magnétiques une position d’équilibre différente de celle quelle a quand la roue est au repos.
- Dans celle dernière condition, le repos, la roue ne diffère en rien d’un électro-aimant
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- rectiligne; comme lui, elle est divisée par l’hélice en deux parties magnétiquement distinctes; les spires de son hélice sont parallèles au plan de l’armature, la résultante des actions magnétiques développées par l’hélice est perpendiculaire à ce plan, et cette résultante passe par le centre de gravité de la bobine.
- La position du pôle est donc subordonnée à la position de l’hélice. Si le premier se déplace de Ora,55 en arrière, il suffit de relever l’hélice en ayant d’une quantité correspondante pour remédier à ce déplacement polaire, qui serait peu redoutable, si le procédé qui nous occupe n’avait pas d’autres inconvénients.
- Au nombre de ceux-ci, je citerai d’abord la dépense en électricité que ces réactions magnétiques entraînent, dépense qui, comme on sait, est nulle quand l’aimantation se produit toujours dans le même sens, puisque le fer introduit dans l’hélice ne réclame un supplément d’électricité qu’autant que son magnétisme doit éprouver des inversions (1). Un autre reproche qu’on peut faire à ce procédé, c’est qu’il ne permet pas de réunir les deux pôles magnétiques sur un même point du rail, et de profiter ainsi du surcroît de force attractive que l’on observe toutes les fois qu’un aimant agit à la fois par ses pôles contraires sur une môme armature.
- Telles sont les raisons qui m’ont engagé à sortir du mode d’aimantation qui vient d’être décrit, et qui a rempli son rôle malgré ses imperfections, puisqu’il a permis de démontrer, sur une grande échelle et dans les conditions de la pratique, qu’on peut augmenter l’adhérence des roues motrices de locomotives à l’aide de l’attraction magnétique.
- Le principe dont la démonstration vient d’être donnée a été appliqué, par M. Âmber-ger et moi, dès les premiers temps, à la transmission du mouvement. Les appareils, figures 4, o et 6, sont sortis de cette collaboration. Dans tous ces appareils, les mêmes lettres désignent les mêmes objets. La figure 4 reproduit, en petit, l’expérience du chemin de fer, à cela près qu’au rail on a substitué une roue. Cette machine, qui peut fonctionner à raison de deux cent soixante tours par minute sans déplacement de pôle, offre néanmoins les défauts qui viennent d’être signalés. Une partie de ces défauts est éliminée dans le dispositif des fig. 5 et 6, dans lequel on fait agir concurremment les deux pôles. Les pôles secondaires, qui, dans le fer à cheval ordinaire, se rencontrent à l’extrémité opposée à celle des pôles effectifs, se trouvent, dans les aimants para-circulaires ( figures 5 et 6 ), au centre de la poulie, où on a soin de bien les neutraliser à l’aide d’un moyeu suffisamment fort m. Dans le présent appareil, le moyeu a pour rayon un peu moins de la moitié du rayon de la poulie, proportion de beaucoup supérieure aux nécessités d’une complète neutralisation.
- A la faveur de cet étranglement, tout le fluide se trouve concentré au point de contact; la partie du cercle qui se trouve en dehors des bobines est complètement dénuée de magnétisme.
- (i) La boussole des tangentes aurait donc pu fournir un troisième élément d'appréciation plus exact peut-être que celui qu’on a obtenu avec la boussole de déclinaison, puisque l'action exercée sur celle-ci parle pôle de la roue se compliquait des effets produits par le rayonnement de l’hélice et par les grandes masses de fer en présence.
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- On remarque de plus, dans cette figure, que les quatre cercles qui composent les deux roues baignent deux à deux dans la môme bobine H et H', conformément à ce fait bien constaté que deux cylindres s’attirent, et ne se comportent plus que comme un seul cylindre lorsque, marchant l’un vers l’autre dans le sens de leur axe, ils se rencontrent dans une hélice. S est une manivelle qu’on peut, suivant les besoins, remplacer par une poulie; i, une poulie en bois destinée à recevoir une corde, une roue ou un frein Promj. Le tout est installé sur un support Z.
- Les électro-aimants que je vais décrire constituent la seconde phase de mes expérimentations ; ils répondent aux desiderata qui viennent d’être exposés, et que je résume en peu de mots, savoir :
- 1° Suppression du déplacement polaire ;
- 2° Aimantation constante;
- 5° Réunion des deux pôles sur la même armature.
- (La suite au numéro prochain. )
- AGRICULTURE.
- Notice sur un système d'irrigation pratiqué sur le domaine du Portail, près Montargis; par M. P. E. Batailler, propriétaire-cultivateur.
- M. Batailler a communiqué à la Société d’encouragement, dans la séance du 31 janvier 1849, les résultats d’une entreprise d’irrigation exécutée par lui, avec un plein succès, sur son domaine du Portail, et dans la séance du 28 février suivant il a complété les renseignements qu’il avait donnés, en présentant les plans de son système.
- Les résultats obtenus par M. Batailler pouvant être d’une haute utilité, la commission du Bulletin fut chargée d’aviser aux moyens de publier le mémoire et les plans de M. Batailler.
- Cette mesure reçut un commencement d’exécution, par la publication, dans le Bulletin de 1849, p. 89, d’un extrait du mémoire de M. Batailler, auquel nous renvoyons nos lecteurs; il nous reste à y ajouter quelques détails que nous avons puisés dans le mémoire que l’auteur a publié en 1850.
- M. Batailler a fait construire, en face de sa maison, un bassin alimenté par une source supérieure; à cet effet, il a établi une conduite composée de tuyaux en poterie assemblés entre eux et noyés dans une petite masse de maçonnerie.
- Pour éviter les accidents, l’auteur a fait établir, dans la traversée de ses tuyaux, un mur de lm,60 de hauteur, sous le couronnement duquel les tuyaux ont été posés. Cette disposition offre l’avantage de faire suivre h la conduite une pente faible et uniforme sur toute l’étendue de son parcours; dès lors l’eau coule naturellement dans ce lit artificiel et n’exerce aucune action sur les parois des tuyaux.
- La fig. 1 de la pi. 1258 représente ce mur e vu en plan, sur lequel sont établis les tuyaux bb; la fig. 2 est une élévation du même, et la fig. 3 une coupe verticale. Une Cinquante-deuxième année. Mai 1853. 34
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- auge en pierre d a été placée sur le mur, afin de pouvoir constater si le liquide arrive naturellement à sa destination ; et, comme un semblable moyen de vérification a été répété de 100 mètres en 100 mètres, il sera facile de reconnaître si une rupture de tuyau a eu fieu et dans quel endroit du parcours : alors les réparations seront promptes et faciles.
- Le couvercle de celle auge porte un orifice à travers lequel on introduit un siphon de plomb f, toutes les fois qu’on veut opérer une prise d’eau pour l’irrigation; par ce moyen on obtient un petit courant qui prend naissance au pied du mur et qui va circuler sur toute l’étendue d’une prairie dont la superficie présente un plan incliné.
- Depuis quelque temps l’auteur a apporté une amélioration notable dans son système d’irrigation; il a fait adosser au mur supportant ses tuyaux de conduite une citerne en maçonnerie C, n’ayant que deux orifices, dont l’un à l’angle À représenté en coupe sur une plus grande échelle, fig. 5. On voit que la pierre de taille D, faisant partie de la plate-forme, a été creusée en forme d’entonnoir, et qu’un tuyau de plomb E, implanté au fond de cette cavité, descend presque jusqu’au niveau du radier de la citerne; de plus, pour fermer hermétiquement cette ouverture, on a pratiqué une rainure circulaire g autour de l’entonnoir précité. Une cloche F est disposée dans cette rigole, qui reçoit une trentaine de litres d’eau, de manière à obtenir l’immersion des bords de la cloche et former ainsi une bonde hydraulique à travers laquelle aucune émanation ne peut s’échapper.
- Au centre de la cuve est une seconde ouverture par laquelle on introduit un arbre vertical G , armé , à sa partie inférieure, d’un agitateur mécanique H , et, à sa partie supérieure , de huit ailes I, garnies de toile , destinées à recevoir l'impulsion du vent. (Voyez fig. 4, où cet arbre est dessiné sur une grande échelle. )
- Un tube en plomb J est scellé à l’ouverture cylindrique pratiquée dans la pierre de recouvrement K de la cuve. L’arbre G, qui descend jusqu’au fond, où il tourne par son pivot sur une crapaudine, laisse un espace annulaire entre son périmètre et les parois intérieures du tube J, et, pour que cette ouverture ne puisse donner passage à aucune déperdition de gaz, une cloche en cuivre L, adaptée à l’arbre, tourne avec lui; ses bords plongent dans de l’eau qui remplit une auge circulaire h pratiquée sur la pierre de recouvrement formant la partie centrale de la plate-forme : il y a donc ici une seconde bonde hydraulique opérant une fermeture hermétique.
- Par les dispositions qui viennent d’être indiquées, on voit qu’on a un réservoir en maçonnerie hermétiquement fermé, et que toutes les manipulations qui seront effectuées auront fieu en vase clos, sans qu’il puisse en résulter aucune odeur méphitique capable d’incommoder le voisinage.
- Les choses étant ainsi établies, on introduit, dans la cuve, par le tuyau E, des matières fécales extraites des fosses d’aisances, puis on replace la cloche F dans son auge.
- Lorsque la cuve a reçu le dixième de sa capacité de matières fécales, on complète les neuf autres dixièmes avec de l’eau ordinaire. A cet effet, on emploie un siphon dont la petite branche plonge dans une auge en pierre de taille et dont la
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- grande branche s’introduit dans un tube vertical qui se courbe à angle droit pour entrer dans la cuve. Par ce moyen, l’eau provenant de la source est mise en communication avec l’intérieur de la cuve ; dès lors le mouvement de cette eau dans le siphon doit se continuer jusqu’à ce que les liquides renfermés dans les deux vases communiquant entre eux soient arrivés au même niveau.
- Pendant que la cuve se remplit lentement au moyen de ce filet d’eau arrivant uniformément par l’entremise du siphon , le vent imprime un mouvement plus ou moins rapide à l’agitateur mécanique H placé près du radier de la cuve. Il résulte de ces dispositions que les matières contenues dans la citerne se trouvent dans les conditions les plus favorables pour que le mélange s’opère entre elles et que les portions solubles dans l’eau puissent se combiner avec ce liquide.
- Après six heures d’une manipulation à laquelle la main de l’homme n’a nullement besoin de coopérer, la citerne se trouve remplie, jusqu’au niveau, de l’eau venant de la fontaine. Alors on arrête l’action du vent en faisant tourner la cage M par son châssis inférieur B. porté par des boulets sur le madrier i, de manière que la partie fermée de cette cage se place dans le courant d’air afin de l’intercepter. Dans cette situation , le mouvement des matières contenues dans la citerne cesse ; les parties insolubles dans l’eau se déposent en une couche plus ou moins épaisse a, au-dessus du radier, tandis que le liquide c, tenant en dissolution toutes les parties solubles, surnage.
- Arrivé à ce point, il suffit de décanter; un tube horizontal k, placé à la hauteur présumée où s’effectue la séparation entre les matières solubles et insolubles, est muni, à son extrémité , d’un robinet qu’on ouvre plus ou moins , selon qu’on veut que le liquide s’échappe en plus ou moins grande quantité.
- La vitesse d’écoulement est uniforme pendant tout le temps employé à décanter le liquide animalisé; d’un autre côté, l’orifice par lequel s’épanche le liquide est à la disposition de l’irrigateur, puisqu’il suffit d’ouvrir plus ou moins le robinet qui termine le tube émergent. Il suit de là qu’on possède tous les éléments nécessaires pour obtenir telle quantité que l’on veut de liquide animalisé dans un temps donné. De plus, la prise d’eau pure, s’opérant au moyen d’un siphon puisant dans un vase à niveau constant, donne encore un produit uniforme et dont la quotité dépend uniquement des dimensions du siphon.
- Lorsqu’on a enlevé, par plusieurs lavages successifs, toutes les matières solubles dans l’eau, il ne reste dans la cuve, en dépôt sur le radier, que les parties insolubles a.
- Alors on ouvre la bonde d’un tube de gros calibre l, placé horizontalement au niveau du radier; on ajoute, si cela est nécessaire, un peu d’eau dans la cuve; l’ensemble est brassé au moyen de l’agitateur H, et en quelques minutes toute la masse est reçue extérieurement dans une fosse N creusée à proximité. La poudrette , privée de tous les sels solubles dans l’eau, est inodore et promptement séchée par l’action de l’air; on obtient ainsi, après quelques jours , un engrais très-précieux pour la culture des céréales; il suffit de l’extraire de la fosse et de la transporter au lieu définitif de sa destination.
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- Il résulte de ce qui précède qu’avec le secours d’un moteur inanimé on emploie la totalité des matières fécales au service de l’agriculture, et cela sans aucune émanation méphitique qui pourrait incommoder le voisinage ; en outre, le cultivateur peut régler la marche de son appareil de manière à obtenir une action régulière et constante sur la végétation.
- Le mérite principal du nouveau mode d’opérer n’est pas seulement de conserver la totalité des substances et d’éviter toute manipulation à main d’homme, mais il offre aussi l’avantage de ne livrer qu’avec lenteur les sels solubles dans l’eau, les substances azotées qui seules peuvent donner de belles récoltes ; par suite , leur action se fait sentir sur la végétation pendant toute la période de l’existence de la planîe. Ainsi, tandis que les engrais animaux employés en grandes masses se décomposent rapidement et laissent perdre dans l’atmosphère la majeure partie des gaz fertilisants que les herbes n’ont pas le temps de s’assimiler, la méthode nouvelle fournit, au contraire, peu à peu ces gaz et produit, en définitive, des résultats incomparablement meilleurs.
- M. Batailler a joint à son mémoire divers documents qui confirment les avantages de sa méthode.
- Légende explicative.
- PI. 1258, fig. 1. Plan de l’appareil servant à contenir l’engrais animalisé.
- Fig. 2. Le même vu en élévation.
- Fig. 3. Section verticale de la cuve et de la cage renfermant le moteur h vent.
- Fig. 4. Arbre moteur muni de sa bonde hydraulique.
- Fig. 5. Section verticale du tuyau d’introduction des matières fécales, surmonté d’une bonde hydraulique qui garantit de toutes émanations.
- Fig. 6. Section d’un terrain en plaine dans lequel est creusée une rigole d’irrigation.
- Fig. 7. Terrain en remblai dans lequel est également pratiquée une rigole.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- A , angle de la maçonnerie qui reçoit la bonde hydraulique. B , base mobile de la cage renfermant le moteur à vent. C , cuve en maçonnerie. D, partie de la couverture de la cuve qui reçoit la bonde hydraulique et son tuyau de descente E. F, calotte formant la bonde hydraulique. G, arbre moteur. H H, palettes ou mouverons attachés à cet arbre et destinés à remuer les matières dans la cuve. 11, ailes garnies de toiles : elles sont attachées à l’arbre moteur et reçoivent l’impulsion du vent. J, tuyau dans lequel passe l’arbre moteur. L, bonde hydraulique fixée à cet arbre. K, partie centrale du couvercle de la cuve. M, cage mobile établie au-dessus de la cuve et renfermant les ailes du moteur. N, fosse dans laquelle se rassemblent les matières a a qui se sont précipitées au fond de la cuve, b b, tuyaux d’arrivée de l’eau, c c, liquide surnageant les matières solides dans la cuve, d, bassin dans lequel se rassemblent les eaux d’irrigation, c c, mur sur lequel est établi ce bassin, f, siphon, g, gouttière creusée dans la pierre D, et qu’on remplit d’eau, dans laquelle plonge la calotte F pour former
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- une bonde hydraulique, h, autre gouttière creusée au centre du couvercle K, et dans laquelle on introduit de l’eau pour composer, avec la calotte L, une seconde bonde hydraulique, i i, charpente sur laquelle tourne la cage M. k, petit tuyau servant à l’écoulement du liquide de la fosse. I, tuyau muni d’une bonde pour conduire les matières solides dans la fosse N. (D. ) ;
- ÉCONOMIE RURALE.
- Comparaison entre la valeur des cocons de la grosse race de vers à soie de Provence, et des cocons de la race acclimatée et améliorée, depuis neuf ans, par un système de sélection et par des procédés particuliers d’éducation, à la magnanerie expérimen-taie de Sainte-Tulle, près Manosque ( Basses-Alpes ). Etudes faites pendant les années 1817 à 1852, par M. F. E. Guérin-Méneville (1).
- Quoique divers sériciculteurs, à la tète desquels on doit placer MM. Bourcier, Robinet, Dusseigneur et quelques autres aient publié des travaux très-remarquables sur presque toutes les questions qui se rattachent à l’industrie de la soie, j’ai pensé qu’il ne serait pas inutile de reprendre ces recherches, soit pour apprécier la valeur des résultats déjà obtenus, soit pour essayer d’en obtenir d’autres. - _
- J’ai donc consigné, depuis sept ans, dans le journal de mes observations séricicoles, l’exposé des études théoriques et pratiques sur la richesse en soie des cocons des diverses races, qu’il m’a été possible de soumettre à des expérimentations sérieuses, dans les rares moments que me laissaient mes nombreux travaux pratiques d’éducations des vers à soie sur une grande échelle, et de recherches scientifiques, menés simultanément.
- J’ai surtout été engagé à entreprendre ces études , en voyant combien les idées et les connaissances des éducateurs et des fileurs sur la véritable richesse en soie des cocons étaient vagues et incertaines , combien les uns et les autres , dans les petites localités, du moins, sont encore sous l’empire de la routine, ce qui les porte à prodiguer leurs soins, leurs feuilles de mûriers et leurs capitaux pour obtenir des cocons et des soies déplorables, tandis qu’ils pourraient, avec les mêmes moyens d’action , augmenter le rendement de leurs éducations et la qualité de leurs soies.
- Pour mieux engager les éducateurs et les fileurs de la Provence à adopter les races améliorées et à proscrire les gros cocons que l’on produit généralement dans cette grande région séricicole, et qui ont donné aux soies de ces localités une si fâcheuse réputation sur les marchés , il fallait leur démontrer l’infériorité du rendement de ces races, au moyen d’expériences en grand concordant avec des procédés d’appréciation en petit et à la portée de tout le monde. C’est à quoi je crois être parvenu.
- Dès l’origine de mes expériences séricicoles, j’avais remarqué, en disséquant et isolant les couches soyeuses des cocons, couches qui sont au nombre de six à huit, et que
- (i) Ce mémoire a été lu dans la séance de la Société d’encouragement du 20 avril 1863.
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- M. Dusseigneur a désignées, dans un travail récent (1), sous le nom de vestes, que la couche ou veste externe était presque blanche et beaucoup plus épaisse que les suivantes , tandis que, dans les cocons de la race acclimatée et améliorée à Sainte-Tulle , cette couche ou veste externe était beaucoup plus mince et souvent presque aussi colorée que les autres. Ces observations m’avaient fait penser qu’il pourrait bien se faire que cette couche externe fût composée de la matière qui donne les frisons, tandis que les autres couches donneraient la soie , et qu’il serait peut-être possible d’arriver, au moyen de la pesée de ces deux matières, à connaître la richesse des cocons en vraie soie (2).
- Je me suis donc livré à de nombreuses expériences, en disséquant des quantités de cocons, et en pesant minutieusement leur veste externe, que j’avais isolée , et le reste de leur matière soyeuse. J’ai fait ces pesées sur des cocons isolés, sur des lots pesés pour avoir des moyennes, sur des cocons provenant des éducations de diverses années, afin de chercher à connaître l’influence que peuvent avoir les conditions diverses des années sur la soie, ce qui m’a conduit à des observations très-curieuses, mais qu’il serait trop long d’exposer ici. En même temps que j’exécutais, dans le cabinet, ces expériences toutes théoriques, si l’on peut s’exprimer ainsi, j’en faisais d’autres toutes pratiques , dans la filature de M. Eug. Robert, à Manosque, en faisant filer, par la même ouvrière, pendant des heures, des journées, des semaines , les mêmes cocons dont j’avais étudié les qualités en petit.
- Ces études comparatives ont constamment confirmé mes prévisions et sont venues montrer que l’on pouvait facilement apprécier, très-approximativement, la richesse en vraie soie des cocons divers, en séparant et pesant la veste externe de ces cocons,
- (1) Recherches sur le cocon et le (il de soie; Lyon, 1851. Excellent travail plein d’observations précises, extrait des Annales de la Société d’agriculture, d’histoire naturelle et des arts utiles de Lyon, année 1851.
- (2) On a attribué au fil ( ou à la bave ) émis par le ver à soie une forme conique, et M. Robinet, dans son Mémoire sur la filature de la soie, p. 37, a étayé cette assertion de pesées sur les 400 premières et les 400 dernières aunes du fil ou bave de cocons de plusieurs races, d’où il résulte que le poids des 400 dernières aunes est quelquefois la moitié de celui des 400 premières.
- M. Dusseigneur ( p. H à 14) a opéré d’une manière encore plus précise, en divisant la soie d’un cocon en 7 écbeveaux de 120 mètres et en pesant ces 7 écheveaux, et il a reconnu une décroissance de 50 pour 100 environ dans le poids d’une même longueur de bave.
- En mesurant au micromètre la bave de cocons de même race, pour voir si son diamètre irait également en décroissant, il a vu un diamètre semblable dans les six premières vestes et une diminution brusque dans la sixième et la septième.
- D’où il conclut que la bave a une densité plus grande au commencement et une pesanteur spécifique supérieure. Suivant lui, l’eflet du tirage opéré sur la bave pendant le filage réduit son diamètre d’autant plus qu’on s’éloigne davantage de la première veste, de la portion émise la première par le ver et ayant une contexture plus serrée et moins susceptible d’extension.
- En résumé, il pense que les auteurs qui ont attribué à la bave du cocon la forme conique ont jugé une matière soumise à une action mécanique et déformée par elle, et, sans tenir compte de cette action, ont écrit que le ver filait ainsi.
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- dont la couleur est plus pâle que celle des autres couches , et dont une grande partie , ou môme la totalité, entre dans ce produit d’une valeur minime, appelé frison en filature.
- Quoique mes expériences théoriques aient porté sur un assez grand nombre de races, je n’ai pu faire d’expériences pratiques suffisamment en grand, que sur la grosse race de Provence, élevée généralement dans les localités que j’ai pu étudier jusqu’ici et sur la race améliorée à Sainte-Tulle depuis neuf ans, par les soins de M. Eug. Robert d’abord, et par nos soins réunis, depuis que des missions temporaires, données tantôt par le ministre , tantôt par les Sociétés d’agriculture et séricicole , et tantôt par l’Académie des sciences , m’ont permis de joindre mes études scientifiques aux études pratiques de cet éminent éducateur. C’est donc le résultat de ces recherches qui forme le principal objet de ce travail, comme l’indique son titre, et ce sont les expériences de 1851 que je prendrai pour types.
- Cocons de la grosse race de Provence. — Les vers de cette race vulgaire sont très-gros, mangent beaucoup et sont très-accessibles aux maladies et surtout à la grasserie, à la maladie des jaunes, etc. Iis montent péniblement à la bruyère ou aux claies Davril, hésitent longtemps avant de trouver une place pour faire leur cocon , jettent beaucoup de matière soyeuse avant de commencer à filer, épuisent leurs forces et leur soie, et tombent souvent sans avoir le courage de remonter, ce qui les fait rester courbs sur la litière où ils perdent leur soie.
- En un mot, ils sont délicats et très-peu rustiques , et ils vivent trois ou quatre jours de plus que ceux de la race améliorée , ce qui occasionne une plus grande dépense de main-d’œuvre et de feuilles.
- Diverses analyses de cocons isolés m’ont montré que sur 33 centigrammes de matière soyeuse contenue dans un de ces cocons, il y a 15 centigrammes de frison ou veste extérieure blanchâtre , ce qui forme environ la moitié de la matière soyeuse , ou 45 1/2 pour 100 de son poids.
- Ce rapport est un peu différent dans les expériences en grand, faites dans la filature. Ainsi, dans une de ces expériences, sur 150 grammes de matière soyeus^ obtenue de 1,160 grammes de ces mêmes cocons, déjà assez secs, il y a eu 50 grammes de frisons, ou le tiers de cette matière ou 33 1/2 pour 100.
- Cette différence entre la proportion de frisons accusée par l’isolement des vestes (1/2) et celle que donne la filature ( 1/3 ) semblerait venir de ce que la fileuse, en purgeant sa battue, opération qui consiste à retirer en frisons la première enveloppe des cocons, jusqu’à ce qu’on ait trouvé le brin de soie pure, enlève un peu moins de matière soyeuse que moi en séparant la première veste des cocons. C’est peut-être ce peu de frison, filé avec la soie, qui en altère la qualité et la couleur. Il est certain aussi que le rapport entre la quantité de vraie soie et le frison , accusé par l’expérience théorique et par l’expérience pratique, ne peut être identiquement le même, car dans l’expérience théorique je porte à l’avoir de la vraie soie tout ce que le cocon en contient, tandis que dans l’expérience pratique, comme dans la filature , une portion assez no*
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- table de cette soie est perdue, puisqu’on sait qu’il reste toujours la dernière veste soyeuse des cocons , qui ne peut être filée , qui tombe au fond de la bassine [peaux, pelettes, teleltes en terme de filature ) et qui donne des bassinais, dont on obtient un fil grossier en les filant au fuseau.
- En définitive, il résulte, en moyenne, de diverses expériences faites en grand et par la même fileuse, en tenant compte de la dessiccation des cocons depuis le jour du décoconnage jusqu’au jour de l’expérience de filature, qu’en 1851 on a employé 13 kilogrammes 800 grammes environ de ces gros cocons frais pour obtenir 1 kilogramme de soie de médiocre qualité.
- Cocons de la race améliorée. — Les vers de cette race sont petits , mangent moins, sont peu accessibles aux maladies, et surtout à la grasserie, à la maladie des jaunes, etc. Ils montent avec vivacité , ont de suite choisi une place pour faire leur cocon, jettent, par conséquent, très-peu de matière soyeuse avant de commencer à filer, n’épuisent ni leur force ni leur soie , ne tombent pas souvent ou remontent facilement, ce qui rend le nombre des courbs très-restreint.
- En un mot, ils sont peu délicats et très-rustiques, et ils vivent trois ou quatre jours de moins que les gros, ce qui donne une économie de main-d’œuvre et de feuilles.
- Les analyses de cocons isolés ont donné les résultats suivants :
- Nombre de cocons. Matière soyeuse. Frisons. Vraie soie. Proportions.
- 3 57 cent.... 16 cent.... reste 41 cent.... un peu moins de 1/4
- a 55 19 36 un peu plus de un peu plus de 1 /3
- l 22 05... î 17 1/4
- l 23 05 18 un peu plus de juste le 1/5 1/4
- l 20 04 16
- 9 cocons. 177 centigr. 49 centigr. 128 centigr. Frisons, 27,68 p. 100
- On peut donc admettre, en moyenne , que le frison paraît n’ètre dans ces cocons que pour un peu plus de 1/4 dans le poids total de la matière soyeuse.
- Dans l’expérience de filature, la proportion est peu différente, car, sur 260 grammes de matière sayeuse obtenue de 1,670 gram. de cocons assez secs, il y a eu 50 gram. de frisons ou 1/5 ( 19 pour 100 ).
- Cette différence entre la proportion de frisons accusée par l’isolement des vestes (environ 1/4 ) et celle que donne la filature (environ 1/5) peut être attribuée aux mêmes causes qui ont été signalées pour le filage des gros cocons, à la petite portion de matières à frisons que la fileuse fait entrer dans la soie.
- En définitive, il résulte, en moyenne, de diverses expériences faites en grand par la même fileuse, qu’en 1851 on a employé 11 kilog. 235 grammes de ces cocons frais pour obtenir 1 kilog. de soie, et que cette soie est de première qualité et figure sur les marchés de Lyon, à côté des soies du Vivarais, les plus estimées en France,
- Comme ces expériences ont été faites vingt-deux jours après le décoconnage , et par conséquent avec des cocons déjà assez secs, il est utile de dire comment j’ai rapporté les résultats qu’elles m’ont donnés 5 des cocons frais.
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- Le 18 juin , jour du décoconnage de deux ateliers dont les vers avaient monté en môme temps, j’ai pesé très-soigneusement, dans chacune de ces récoltes, 13 kilog. de cocons dont les doubles avaient été retirés, et j’ai gardé ces cocons pour les faire filer à une époque où la filature serait bien en marche , et où j’aurais assez de temps pour assister à ce filage et diriger personnellement les expériences. Ces deux lois m’ont même servi à apprécier, autrement que par les on dit des fileurs, la perte en poids qu’éprouvent les cocons, dans un temps et sous des conditions météorologiques donnés , ce qu’il serait fort utile de savoir d’une manière très-précise. En effet, dans la pratique , il y a une foule de fraudes dont les intérêts des fileurs souffrent gravement, quand ils font venir des cocons de localités plus ou moins éloignées, fraudes qui consistent dans des différences, souvent très-grandes , entre le poids des cocons que les commissionnaires leur livrent et le poids accusé au bulletin de payement. Ces différences sont toujours attribuées, par les commissionnaires , à la perte qu’éprouvent les cocons pendant le trajet et par la dessiccation , et, comme on ne sait presque rien de positif à ce sujet, on est obligé de subir ces fraudes.non sans se plaindre.
- Voici la série des calculs au moyen desquels j’ai obtenu les résultats qui précèdent. J’ai pris pour exemple les calculs relatifs aux cocons de la race acclimatée et améliorée à Sainte-Tulle.
- Le 10 juillet 1851 , on a filé, dans une séance de la fileuse n° 1, 1 kil. 670 gram. de cocons secs qui ont produit 0,210 gram. de soie.
- Ces 1,670 grammes de cocons, qui ont été pris sur 9.200 gram. de cocons secs, représentent les 13,000 gram. de cocons frais pesés le 18 juin et pris à l’éducation de Rousset après le décoconnage.
- En d’autres termes, du 18 juin au 10 juillet, les 13 kilog. de cocons mis de côté pour cette expérience se sont réduits, par la dessiccation, à 9 kil. 200 gram.
- Puisque 1,670 grammes de cocons secs ont donné 210 grammes de soie, combien auraient donné les 9 kil. 200 gram.?
- 1,670 coc. : 9,200 coc. : : 210 gr. s. : 1 k. 156 gr. soie.
- Ainsi les 9,200 gram. donneraient 1 k. 156 gram. de soie.
- Quelle est la quantité ( en poids ) des cocons secs, au 10 juillet, qu’il aurait fallu pour produire 1 kilog. de soie?
- 210 gr. s. : 1,000 s. : : 1,670 c. : 7,950 gr. de cocons.
- Ainsi il aurait fallu 7,950 gram. de cocons secs, au 10 juillet, pour 1 kilog. de soie.
- Quelle est la proportion de cocons frais que représenterait cette quantité de cocons secs employés à produire 1 kilog. de soie ?
- Ou bien , si 7,950 gram. de cocons secs donnent 1 kilog. de soie, combien faut-il de grammes de cocons frais pour le même kilog. ?
- Ou bien , si 9,200 gram. de cocons secs représentent 13,000 gram. de cocons frais, combien 7,950 gram. de cocons secs, nécessaires pour 1 kilog. de soie, représentent-ils de grammes de cocons frais nécessaires aussi pour 1 kilog. de soie ?
- 9,200 c. s. : 13,000 g. c. f. : : 7,950 g. c. s. : x — 11,235 gram. Cinquante-deuxième année. Mai 1853. 35
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- Donc, 11,235 gram. de cocons frais donnent 1 kilog. de soie.
- Ou bien , si 11 kil. 235 gram. de cocons frais donnent 1,000 gram. de soie , combien 13,000 gram. en donneraient-ils?
- 11,235 : 1,000 : : 13,000 : 1,156, ce qui prouve que le chiffre trouvé pour le rendement des 9,200 gram. de cocons secs est exact.
- Si l’on compare les deux séries d’expériences, on apprécie facilement le degré de certitude du mode de détermination de la richesse en vraie soie des cocons au moyen de l’isolement et de la pesée des vestes soyeuses, et l’on reconnaît encore mieux la supériorité des cocons de la race acclimatée et améliorée à Sainte-Tulle, dans leur rendement en excellente soie.
- Ainsi, en rapprochant ces résultats dans le tableau suivant,
- Grosse race. Race Rapport entre améliorée, les deux racea.
- Pour 100. Pour 100.
- I. Quantité proportionnelle de frison obtenue par l’isolement des vestes. 45 27 100 à 60,
- II. Quantité proportionnelle de frison obtenue par la filature ... 33 19 100 à 58,
- 011 voit que les deux modes d’expérimentation amènent à des résultats qui se contrôlent, puisque le rapport entre la quantité de frison que perd chacune de ces races par l’isolement des vestes ou par la filature est presque le même.
- La supériorité de richesse en soie des cocons améliorés ressort aussi avec évidence de cette comparaison, car on voit que, lorsqu’un poids donné de matière soyeuse des cocons de la grosse race perd 100 de frisons, le même poids des cocons de la race améliorée ne perd que 58 à 60.
- La certitude de mon procédé d’appréciation de la richesse en soie des diverses races par l’isolement et la pesée des vestes des cocons étant reconnue, on verra peut-être avec intérêt qu’il existe actuellement, chez nous , une race de vers à soie à cocons jaunes , qui semble encore plus riche que celle de Sainte-Tulle. Cette race provient de graines que le ministère a fait venir de Chine, et dont nous avons reçu, M. E. Robert et moi, quelques petites portions de M. Dumas, alors ministre de l’agriculture et du commerce.
- D’après ce que j’ai appris de divers points de nos localités séricicoles, il paraît que ces distributions de graines chinoises n’ont donné aucun résultat. Les vers à soie que l’on en a obtenus, dans divers ateliers, où on les a élevés dans les conditions ordinaires , ont tous péri par des maladies, ou bien ils ont donné quelques cocons d’un aspect si misérable, qu’on les a condamnés sans appel et qu’on s’est bien gardé d’en faire de la graine.
- Il est évident que les éducateurs qui ont reçu de ces graines chinoises ne pouvaient pas les élever dans des conditions convenables , les soumettre à des expériences variées, les traiter exceptionnellement, comme doivent être soignées des espèces exotiques introduites brusquement dans d’autres climats. Ils ne pouvaient avoir des ateliers, disons mieux, des laboratoires à expériences, pour y soigner d’une manière toute particulière des vers dont la constitution avait été profondément altérée par les alternatives de température qu’avaient subies leurs œufs pendant un long voyage, pendant leur sé-
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- jour à Paris , et dans leur envoi aux divers éducateurs , fait à une époque où ils commençaient à éclore. En un mot, les vers provenant de ces graines étaient assaillis par des maladies très-meurtrières ; ils ne pouvaient être catégorisés , il y en avait de tout âge dans la même éducation. Les uns dormaient pendant que d’autres sortaient de la mue et que d’autres encore avaient un ou deux jours de retard ou d’avance; ce qui nécessitait des soins de tous les instants, et par conséquent un personnel plus considérable et plus de peines.
- Ce n’est que grâce à des soins tout 'particuliers, donnés par moi ou sous ma direction , à des soins qu’on pourrait appeler entomologiques , que je dois d’avoir conservé chez M. E. Robert, à Sainte-Tulle, cette race chinoise à cocons jaunes. La première année, j’ai perdu, par toutes sortes de maladies, les neuf dixièmes de ces vers, et c’est à grand’peine que j’ai pu avoir quelques grammes de graine. L’année dernière , j’espérais que ce commencement d’acclimatation permettrait d’obtenir de meilleurs résultats ; mais j’ai bientôt reconnu que cette race avait conservé encore les germes des maladies qu’elle a contractées par sa transplantation chez nous, et que des années d’éducations spéciales, d’éducations d’acclimatation étaient nécessaires pour qu’on pût la considérer comme définitivement acquise à notre sériciculture. Je n’ai donc pu la soumettre, sur une grande échelle, aux expériences de filature , j’ai dû me borner aux essais en petit; mais, comme on a vu, plus haut, qu’ils traduisent, avec une assez grande exactitude, les résultats obtenus en grand , on reconnaîtra que cette race nouvelle, que nous possédons seuls à Sainte-Tulle, mérite d’être suivie avec une grande sollicitude ,^à cause de sa richesse en vraie soie , qui semble dépasser notablement celle de nos meilleures races, comme on en jugera par le résultat des expériences dont voici la moyenne.
- En 1851, le poids total de la matière soyeuse de deux de ces cocons était de 40 centigrammes.
- Il y avait, en vraie soie, 31 centigrammes, )
- en frisons, 9, j *» ««(.grammes,
- ce qui porte la perte en frisons à un peu plus du 1/5 ( 22 1/2 pour 100 ). Il en résulte évidemment que ces cocons sont plus riches que ceux de notre race améliorée , et il est probable que, si l’on pouvait les soumettre à la filature, il n’en faudrait peut-être que 8 à 10 kilog. pour faire le kilog. de soie.
- En 1852, de nouvelles expériences ont été faites sur ces trois races, et elles ont continué de donner des résultats satisfaisants. En effet, il a été employé 14 kil. 470 gr. des gros cocons pour faire 1 kilog. de soie, et seulement 10 kil. 950 gram. des cocons améliorés.
- Ce résultat semble établir un fait curieux, dû peut-être à l’aptitude qu’ont les vers de la race améliorée à mieux résister à l’influence d’une nourriture de qualité médiocre, comme l’a été la feuille à la suite de gelées printanières ; car il a fallu moins de cocons que l’année dernière pour donner 1 kilog. de soie. Je n’oserais admettre que Cela tient à une année de plus d’amélioration.
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- vivant d’ossayer de tirer quelques conclusions provisoires de ces fails, qu’il me soit permis de présenter, dans le tableau suivant, une comparaison entre les qualités de ces trois races.
- Comparaison entre la valeur des cocons de la grosse race de vers à soie de Provence et des cocons de la race améliorée et acclimatée à Sainte-Tulle ( Basses-Alpes ).
- EXPÉRIENCES EN PETIT OU THÉORIQUES. EXPÉRIENCES EN GRAND DANS LA FILATURE. 1851. Idem en 1852.
- Grosse race de Provence. Poids total d’un cocon vidé de sa chrysalide 0. g. 33 c. Vraie soie. 18 c. ) . . , . . „ Frison. . . 15 c. ( total égal. 33 c. Reste en frisons, sur la totalité de la matière soyeuse, environ et près de 1/2. 1851. Ces cocons dégénérés, filés pendant une journée, ont donné un rendement déplorable, car, pour faire 1 kilog. de soie chanvreuse, ou de qualité très-inférieure, il en a fallu 13 kil. 800 gr.; soit, approximativement, 14 kil. de cocons, à 3 fr. le kilog., 56 fr. d’achat, plus les frais de filage. 1852. l kil. de soie a été obtenu avec 14 kil. 470 gr. de cocons.
- Race améliorée de Sainte-Tulle. Poids total d’un cocon. . 0 g. 22 c. Vraie soie. 17 c. j, . , , , Frison. . . 05 c. | total égal. 22 c. Perte en frisons, environ et un peu plus de 1/4. Ces cocons améliorés, traités de la même manière, ont donné un rendement magnifique, car, pour faire 1 kil. de très-belle soie, il en a fallu seulement 11 kil. 235 gr.; soit,ap-proximativenment, il kilog., à 4 fr., 44 fr. d’achat. 1852. 1 kil. de soie a été obtenu avec 10 kil. 950 gr. de * cocons.
- Race chinoise du ministère. Poids total de deux cocons 0 g. 40 c. Vraie soie. 31 c. I. „ Frison.. . 09 c. } total égal. 40 o. Perte en frisons, envir-on et un peu plus de 1/5. On n’a pu faire d’expériences de filature avec les cocons chinois. En s’en rapportant aux essais en petit, on peut admettre que pour faire 1 kil. de soie il n’aurait fallu que 10 kil. de cocons tout au plus.
- Comme on le voit par ce tableau approximatif, la richesse en soie de ces races, appréciée pour ainsi dire théoriquement, est très-bien accusée par cette dissection , par cette anatomie de la matière soyeuse, puisque l’expérience en grand coïncide parfaitement dans ses résultats proportionnels.
- On sait que, pour obtenir 1 kilog. de cocons très-mauvais , il faut employer autant, et môme plus, de main-d’œuvre et de feuilles de mûrier que pour obtenir 1 kilog. d’excellents cocons.
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- Le calcul a démontré que le prix du kilog. de cocons étant de 4 fr., on ne devrait payer les gros de Provence que 3 fr. 28 c.
- Ce qui sauve les fileurs de Provence et même des autres localités, c’est qu’il y a un mélange de bons et do mauvais cocons; leur consommation moyenne et de 13 kilog. pour 1.
- De ces expériences, faites dans des conditions très-défavorables et qu’il faudra continuer plusieurs années de suite, on pourrait déjà tirer les conclusions provisoires suivantes :
- Il est facile d’apprécier la différence de rendement en vraie soie de cocons de diverses races, en faisant des essais sur quelques cocons frais, et même secs, par l’isolement et la pesée des couches ou vestes dont sont formés ces cocons.
- En filature, le rapport entre la quantité de vraie soie et de frisons des diverses races est presque identique à celui que l’on trouve par la pesée des enveloppes extérieures ou vestes des cocons. Ainsi, par exemple, dans les deux modes d’examen, le rapport est de 58 ou 60 à 100 entre la race améliorée et la grosse race de Provence, c’est-à-dire que , sur la même quantité de matière soyeuse de ces deux races , si l’une perd 60 de frisons, l’autre en perd 100.
- Quand on compare le rendement en vraie soie de diverses races de cocons frais et contenant leurs chrysalides, les rapports sont différents ( à cause de la présence des chrysalides, dont le poids proportionnel n’est pas le même dans les diverses races ), et ils paraissent bien moins éloignés entre eux. Ainsi, par exemple, le rapport du rendement en vraie soie des gros cocons avec celui des cocons acclimatés est comme 80,50 est à 100, ce qui montre une différence de rendement, en faveur des cocons de la race acclimatée, de 19,45 en soie pure.
- Quand on compare la quantité de matière soyeuse entre diverses races, les rapports sont encore différents, car les chrysalides ne viennent plus influer par leur poids variable, et les différences en richesse absolue de matière soyeuse sont encore moindres. Ainsi, par exemple, entre les cocons de la grosse race et ceux de la race améliorée, le rapport dans la quantité de matière soyeuse n’est que comme 94,65 est à 100. Ainsi, la différence en faveur des améliorés n’est plus que de 5,35. Comme cette différence est plus grande quand on compare le rendement en vraie soie de ces deux races, il en résulte que les cocons améliorés perdent moins par les frisons que ceux de la race vulgaire.
- En effet, cette dernière épreuve, donnant si peu de différence entre la quantité absolue de matière soyeuse des deux races, ferait penser que ces deux races sont presque également riches en soie, puisqu’il n’y a entre elles qu’une différence de 5,35 en faveur de la race améliorée, tandis que , d’après l’épreuve de filature faite le même jour et par la même fileuse, la différence en faveur de la race améliorée est de 19,45.
- Ainsi les résultats de ces essais, quoique très-incomplets encore, me font penser qu’on ne peut pas connaître la véritable richesse en soie des cocons d’une race de vers à soie en constatant seulement la richesse des cocons en matière soyeuse ; car entre
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- deux races également riches en matière soyeuse il peut y en avoir une qui donnera plus de frisons que l’autre.
- M. Robinet, dans ses excellents travaux sur l’industrie de la soie, et surtout dans son mémoire ayant pour titre, Procédé pour le battage des cocons, Paris, 1843, p. 12, dit que les frisons ne sont que le résultat d’une manière vicieuse de chercher les brins des cocons. Je crois, comme lui, qu’on ferait moins de frisons, en général, si l’on apportait des modifications dans le mode de battage des cocons à la bassine; mais je crois aussi que, dans certaines races, la couche extérieure des cocons est formée d’une soie plus grossière et plus pâle que dans certaines autres (1). Cette couche de soie grossière et décolorée est plus ou moins épaisse dans les diverses races ou variétés, et c’est quand on ne la fait pas passer aux frisons qu’elle produit ces soies de qualités inférieures, dites en fabrique et sur les marchés soies chanvreuses. Des fileurs très-expérimentés ont l’habitude de faire purger assez fortement les battues dans le but d’obtenir des soies plus belles. Ils aiment mieux avoir une moindre quantité de soie et un peu plus de frisons, pour obtenir une soie de première qualité. On sait que les propriétaires qui font filer leurs cocons chez eux , en filature de ménage , ont un rendement en soie bien supérieur à celui qu’on obtient dans les grandes usines. Seulement cette soie est de qualité inférieure; elle est appelée paquetaille et se vend bien moins cher sur les marchés. Cette infériorité doit tenir pour beaucoup à ce qu’on y fait entrer plus de frisons que dans les grandes usines où l’on purge mieux les battues. Je soupçonne môme que nos fileurs les plus célèbres, dont les soies se vendent toujours 8 ou 10 francs de plus sur les marchés, n’arrivent à ce résultat qu’en combinant ce procédé avec un choix très-rigoureux des cocons. Ce qui tend à corroborer cette manière de voir, c’est que j’ai remarqué, en visitant quelques-unes de ces filatures de premier ordre, que l’on faisait beaucoup de frisons, et des frisons dans lesquels on voyait beaucoup de parties jaunes, beaucoup de soie pure (2).
- On voit, par ce qui précède , combien il serait avantageux pour notre production , d’améliorer les races qu’on élève dans nos départements , et combien ces durhams et ces dishleys entomologiques méritent l’attention et la sollicitude du gouvernement et des agriculteurs.
- Malheureusement, dans l’état actuel de nos mœurs , ces améliorations ne peuvent
- (1) M. Robinet pense que la pâleur de la première couche des cocons est un effet de décoloration; mais je crois que c’est une erreur, car dans les cocons frais cette pâleur existe déjà chez certaines races ; elle est. même telle, que les cocons, au commencement de leur formation, paraissent blancs, et qu’ils ne prennent leur couleur que lorsqu’ils sont déjà fort avancés. Chez la race améliorée, ils prennent leur couleur beaucoup plus promptement, quand les couches sont même fort minces.
- Les cocons de la race chinoise, à vers zébrés, sont constitués d’une manière toute contraire, car ce sont les couches extérieures qui sont d’un jaune vif, et les internes qui sont blanches. Doit-on admettre là une décoloration en sens inverse, à la partie interne du cocon qui n’est cependant pas exposée à l’action de la lumière ?
- (2) On sait aussi que les frisons de filatures à vapeur se vendent plus cher. Il est évident que cela doit tenir à la plus grande quantité de soie pure qu’ils contiennent.
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- être obtenues par l’industrie privée, qui n’a ni le temps ni les moyens pécuniaires et scientifiques de les entreprendre. Nous l’avons cependant courageusement essayé, M. E. Robert et moi; mais nous avons bientôt reconnu que nous serions les premières victimes de notre zèle, comme on le verra par le passage suivant du compte rendu de nos travaux séricicoles à la magnanerie de Sainte-Tulle.
- « L’un des principaux buts de nos travaux est l’amélioration des races de vers à soie, dont la dégénérescence a fait des progrès très-inquiétants depuis quelques années.
- « Nous avons pensé que le seul moyen d’arrêter cette tendance à la décadence était d’entreprendre une série d’études ayant pour but d’augmenter le produit des récoltes de cocons, en cherchant à soustraire les vers à soie aux maladies si nombreuses auxquelles ils sont exposés,, et en améliorant quelques races pour augmenter la richesse de la coque soyeuse, et donner au brin des qualités particulières réclamées par les besoins des diverses spécialités de l’industrie. Nous avons donc apporté une attention toute particulière aux reproducteurs, et nous avons entrepris de faire de la graine qu’on pourrait appeler graine-étalon, pour la distribuer aux éleveurs.
- « Voulant continuer de répandre les deux races acclimatées ici (race de Sainte-Tulle et Gros-de-Briance), qui sont toutes deux d’origine milanaise, mais acclimatées en Provence, Tune par neuf années d’éducation et d’amélioration consécutives, et l’autre par deux ans, nous avons employé d’abord tous les cocons de choix de nos éducations principales de graines, et une certaine quantité choisie chez les magnaniers nos voisins, dont les éducations, faites avec notre graine, avaient été conduites de la manière la plus convenable, et, pour ainsi dire, sous nos yeux.
- « De plus, nous avons fait de la graine de toutes nos races d’expériences, afin d’en poursuivre les essais d’acclimatation, si la chose est possible, et nous avons remarqué , cette année encore, que dans ces races non acclimatées un grand nombre de papillons ne sont pas sortis des cocons ; ce qui indique un état de souffrance. Sur cent cocons de races étrangères, vingt-cinq à trente n’éclosent pas , tandis que nos races acclimatées perdent à peine huit à dix cocons sur cent.
- « Nous sommes convaincus de plus en plus, dans celte troisième année de nos études sur la graine, que la production de bons œufs de vers à soie ne peut être faite que sur une échelle très-restreinte , et que son prix de revient est trop élevé pour que la vente de cette graine puisse donner des résultats rémunérateurs. Qu’on en juge :
- « La fabrication de la graine pourrait, au plus, être faite sur une échelle de 1,000 onces (25 kilog.). Pour 6 à 700 kilog. de cocons qui sont nécessaires à cause des éliminations, et seraient à peine suffisants, à 5 fr. le kilog., 3,500 fr.; manutention, instruments, etc., 500 fr. Total, 4,000 fr. Après quoi, ces 1,000 onces, au prix courant de 5 fr. (1), produiraient 5,000 fr.
- « Il resterait donc, pour couvrir les dépenses de voyage et de séjour de l’homme de science et du praticien, pour payer le loyer, l’intérêt des fonds avancés, etc., pour ré-
- (l) Souvent de 2 on 3 francs.
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- munérer enfin un travail de plus de trois mois, sans compter le temps nécessaire pour la vente, les rentrées, la correspondance, les annonces, les recherches nécessaires pour la réussite, etc., 1,000 fr. Voilà les chances de bénéfice pour l’industrie privée qui voudrait tenter cette spéculation.
- « Quant à ceux qui vendent la graine d’Italie par milliers d’onces, on ne saurait les considérer comme des régénérateurs des races. Tout au contraire ; car ce sont de simples marchands ou commissionnaires, achetant la graine aux divers particuliers , sans s’enquérir de la valeur et de la pureté des races, sans savoir si ces graines ne sont pas des rebuts, le résultat des dernières pontes, comme cela est réellement le plus souvent. Ils achètent cette graine comme on achète les cocons , les laines , les blés , les amandes, etc.; la revendent avec un bénéfice , après l’avoir fait voyager, souvent sans précaution. Ils la déposent chez des marchands des villes, où elle est exposée dans des boutiques plus ou moins échauffées , et jusque chez des boulangers et des forgerons de villages, où elle est conservée près du four ou de la forge.
- « On voit que les éducateurs qui sacrifieraient leur temps et leur argent à la régénération des races dans leurs localités , à faire , comme nous , de la graine-étalon , avec tous les soins que nous comprenons , et que la Société séricicolc recommande, perdraient certainement leur temps et leur argent, puisque cette graine leur coûterait plus qu’elle ne peut être vendue aux paysans, à qui on offre de tous côtés des graines d’Italie à des prix qui varient de 1 à 5 fr. l’once. Il y a plus, c’est que plus la graine serait bonne , moins on aurait de clients. En effet, d’après l’expérience que nous en avons faite depuis deux ans, surtout par M. Allier, de Gap, et par quelques autres , sitôt que l’on a vendu d’excellente graine à un éducateur, non-seulement on perd, l’année d’après, sa pratique , mais encore on doit renoncer à celle de tous les éducateurs dans un certain rayon autour de lui, qui viennent lui acheter ses cocons pour en faire aussi de la graine.
- « Quel beau résultat pour la régénération des races, mais quelle triste spéculation pour l’industrie privée ! Un gouvernement seul peut s’applaudir d’une pareille réussite, car il peut et doit seul s’occuper ainsi du bien public.
- « Qu’on ne croie pas que la grande industrie de la filature , si intéressée cependant à la régénération des races , fera faire ces travaux à ses dépens ou les exécutera elle-même, comme cela s’est vu en Angleterre dans des cas analogues. Ces habitudes ne sont pas dans les mœurs du pays, et de plus le temps et les connaissances spéciales manquent partout aux industriels. Il suffit d’avoir été témoin , pendant une seule année, de la quantité incroyable de soucis et de travaux qui accablent les filateurs à cette époque , pour comprendre pourquoi ils n’ont rien fait jusqu’à présent dans cette voie et pourquoi ils ne pourront jamais rien faire. »
- Qu’il me soit permis de dire, en terminant, que ces études sur le rendement des cocons de diverses races , faites dans des circonstances très-défavorables , par suite du manque ab.-olu de moyens positifs d'expérimentation ( argent, instruments , place et temps ), devraient être continuées et perfectionnées chaque année. Si l’on pouvait les
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- poursuivre dans de meilleures conditions et dans les divers lieux de production, il est probable qu’elles conduiraient, dans peu d’années , à des résultats pratiques très-importants. Elles démontreraient qu’il est dans l’intérêt du gouvernement, des agriculteurs et des fileurs , qu’il est urgent pour la production de la soie en France , gravement menacée par la production étrangère, que l’on fasse quelque chose de vraiment efficace pour diminuer les pertes occasionnées, chaque année, dans nos éducations de vers à soie par le fléau de la muscardine et par les autres maladies qui déciment ces utiles insectes domestiques, pour améliorer leurs races et pour propager le plus promptement possible celles qui donnent des rendements supérieurs en quantité et en qualité.
- On sait qu’on évalue la quantité de cocons produite annuellement en France à plus de 13 millions de kilog., ce qui donne 1 million de kilog. de soie. En améliorant les races au point de n’employer que 11 kilogrammes de cocons pour avoir 1 kilogramme de soie , la production de cette dernière se trouverait augmentée de 18 pour 100, soit 180,000 kilog. valant ( à 6 fr. le kilog. ) 1,080,000 francs.
- Sur le lessivage des pommes de terre malades ; par M. A. Beaudoin.
- Après la récolte des pommes de terre, on dispose un cuvier de lessive percé par le bas, le trou étant bouché au moyen d’une broche que l’on peut mettre et ôter à volonté.
- On verse dans le cuvier 160 litres de pommes de terre indistinctement, tachées ou non tachées; on les couvre d’abord de 30 livres de braise, sur cette braise 30 litres de cendres écrues. Le tout étant étendu également sur la surface du cuvier, on verse de l’eau à peu près jusqu’à la hauteur des pommes de terre.
- Ensuite on fait une dissolution de 2 kilog. d’alun et de 150 à 180 gram. de sulfate de cuivre dans environ 8 litres d’eau; on verse celle dissolution sur le cuvier avant que la première eau soit descendue totalement au fond du cuvier.
- Lorsqu’il n’y a plus de liquide sur la surface de la cendre, on débouche le cuvier et l’on fait couler l’eau lessivée dans un récipient disposé pour la recevoir; celle eau, après son écoulement, est ramenée dans le cuvier rebouché par le bas. On réitère cette opération cinq à six fois, ensuite on lessive comme pour une lessive ordinaire en faisant tiédir de l’eau pure, mais en chauffant davantage pour les derniers lavages. Le troisième et le quatrième jour, on laisse égoutter, puis on retire les pommes de terre, qu’on étend dans un lieu où il soit facile d’établir un courant d’air, en évitant qu’elles se touchent; elles sèchent facilement en les remuant plusieurs fois, et, lorsqu’elles sont bien sèches, on peut les entasser.
- Après cette opération, il est facile de reconnaître que la partie aqueuse, qui d’abord gâte la pomme de terre, puis la fait pourrir, se dégage d’elle-môme , que la plaie se sèche et se cautérise, que la tache reste dans l’état où elle était sans s’étendre davantage en séchant au lieu de pourrir.
- Cinquante-deuxième année. Mai 1853.
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- On observera aussi que celles qui sont entièrement tachées se carbonisent et arrivent à un état de dureté comparable à celui d’un marron grillé.
- L’auteur annonce avoir fait cette expérience sur une grande quantité de pommes de terre de la récolte de 1851, et avoir parfaitement réussi à les garantir de la pourriture; il a planté aussi de ces pommes de terre, préparées, dans 12 ares de terre, qui ont produit de bons fruits, dont bien peu de tachés; plusieurs liges ont porté semence. Dans la même partie de terre il a planté, le même jour, 10 ares avec des pommes de terre non préparées; pour la plus grande partie, les tubercules se sont trouvés gâtés ou pourris.
- En suivant ce procédé pendant plusieurs années, il est probable que l’on parviendra à détruire complètement la maladie de la pomme de terre.
- L’auteur ajoute que l’on peut se servir des pommes de terre ainsi traitées pour la table ainsi que pour la nourriture du bétail, sans avoir à craindre le plus léger accident. ( Académie des sciences , 25 avril 1853. )
- Extrait des procès-verbaux des séances du conseil d’administration de la Société
- d’encouragement.
- Séance du k mai 1853.
- M. Dumas, président, occupe le fauteuil.
- M. Clerget, membre du conseil, fait connaître que Mrae la maréchale duchesse de Montebello a témoigné le désir d’être admise au nombre des membres de la Société.
- Le conseil s’empresse de prendre cette demande en considération.
- Correspondance. M. Gauche, rue du Faubourg-Saint-Àntoine, 116, concessionnaire du brevet des sommiers inventés par M. le docteur Goin, demande à soumettre à la Société ce nouveau système de sommiers qui, selon le présentateur, se recommande par sa solidité, sa qualité hygiénique et son bon marché.
- M. Chaix, à Toulon, envoie une petite pièce de toile fabriquée avec du chanvre de Chine récolté dans sa propriété; il y joint le rapport du comice de Toulon, relatif à ses produits agricoles, ainsi qu’une lettre qui lui a été adressée par M. Revel, lieu* tenant-colonel du génie, pour lui exprimer son opinion sur plusieurs de ses produits industriels.
- M. Énule Bourrièrcs, rue des Petits-Hôtels, 8, expose que, élève du baron Gros, il a commencé, il y a sept ans, à s’occuper de la peinture sur verre; il cite les peintures sur verre de grande dimension qu’il a exécutées dans le nord et le midi de la France , et annonce qu’il est chargé actuellement de la peinture sur verre de douze grandes fenêtres de l’hôpital du Nord. Cet artiste demande que la Société veuille bien déléguer un de ses membres pour examiner ses travaux.
- M. Rédier, pharmacien-chimiste, à Sommières (Gard ), appelle l’attention de la Société sur un engrais dont il donne la composition.
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- M. Léon Lacombe, émailleur-fleuriste, à Clichy-la-Garenne, sollicite la bienveillance de la Société, afin d’être inscrit au nombre des candidats dont elle appréciera les titres pour prendre part à la répartition du don de M. Christofle.
- M. Blanchin, à Melun (Seine-et-Marne), annonce avoir imaginé un système fixateur des sons de la voix humaine par le moyen d’un instrument.
- M. Paulin, colonel du génie, en retraite, communique un aperçu sur un moyen de prévenir les effets du feu grisou dans les houillères.
- Objets présentés. M. Henri Peligot, ingénieur civil, rue des Petites-Ecuries, 59, présente un bec de gaz ayant pour but de chauffer et de dilater le gaz avant sa combustion. L’invention de ce bec appartient à M. Boggett, de Londres, qui a pris un brevet en France le 27 avril 1852. D’après les expériences faites par M. Peligot sur cet appareil, il a trouvé qu’il donnait une économie de 30 pour 100 sur la consommation des becs en usage.
- MM. Mannuic, rue de la Victoire, 48, présentent un nouveau combustible qu’ils nomment houille de tourbe; c’est de la tourbe traitée par des procédés pour lesquels ils sont brevetés.
- M. Bourgeois , balancier-ajusteur, à Paris, présente une balance de précision qui, selon lui, est sensible à 16 millièmes de gramme.
- M. Gabriel Planche, fabricant de papiers, rue des Fossés-Montmartre, 17, fait hommage d’un ouvrage qu’il vient de publier sous le titre De l’industrie de la papeterie.
- M. le président signale à l’attention de la Société la partie de cet ouvrage relative au collage du papier, soit végétal, soit animal. C’est la première fois, à sa connaissance , que ces procédés sont décrits d’une manière complète ; leur insertion dans le Bulle tin serait une chose utile. ( Voyez plus haut, p. 255. )
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts économiques, M. Priestley lit un rapport sur un couteau destiné spécialement à découper la volaille, présenté par M. Pi-cault, coutelier, à Paris, et qu’il nomme couteau-cisaille.
- D’après les essais*qui ont été faits avec ce couteau, le comité pense qu’il est d’un bon usage domestique; il propose, en conséquence, de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin. ( Approuvé. )
- Au nom du même comité , le même membre lit un rapport sur un compas à tracer les ellipses présenté par M. le chevalier Bruno.
- Le comité propose de remercier Fauteur de sa communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin. ( Approuvé. ) ( Voyez plus haut, p. 226. )
- Communications. M. Combes entretient le conseil du résultat d’un voyage du bateau de l’ingénieur Ericson, dans lequel, comme on sait, le calorique est employé comme moteur.
- M. le président, en remerciant M. Combes de cette communication , le prie de rédiger une note pour être insérée au Bulletin.
- Préparation du lin. M. Alcan, à l’occasion d’un voyage qu’il vient de faire en Alsace, rend compte de quelques progrès qui se réalisent dans le travail des matières textiles. Il entretient la Société des développements que prend, chaque jour, l’emploi de
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- la peigneuse de M. Heilman, exploitée par la maison Nicolas Schlamkerger et cornp., applicable au travail de toutes les matières filamenteuses. Il a rapporté des échantillons de fils provenant des déchets d’étoupes qui n’étaient utilisés jusqu’ici qu’à la fabrication du papier. Ces déchets, grâce aux ressources que présente la nouvelle peigneuse , ont pu être traités comme du lin long, et ont donné un fil qui, sous le rapport de la solidité et de l’apparence, ne laisse rien à désirer. Ce résultat confirme M. Alcan dans l’opinion qu’il a déjà eu l’occasion d’émettre dans plusieurs circonstances sur ce que l’on n’a pas tiré tout le parti possible de la divisibilité du chanvre et du lin, qu’on aurait tout avantage, selon lui, à diviser beaucoup plus qu’on ne le fait au début du travail. Cette divisibilité aurait pour but de présenter aux machines des fibres plus fines et plus courtes qui permettraient de les travailler plus facilement et avec moins de dépense de force motrice.
- Sur les observations présentées par M. le président, M. Alcan répond qu’il est bien entendu que les moyens de diviser davantage les fibres devraient être limités à la divisibilité mécanique ou physique; que l’emploi des agents chimiques, si on les faisait intervenir, ne devrait avoir d’autre but que de séparer entièrement la matière gommo-résineuse de la partie ligneuse pure et ne jamais altérer celle-ci. M. Alcan pense que, en appliquant, à l’origine des préparations, la décomposition qu’on n’opère que difficilement et irrégulièrement à l’eau chaude lors du filage, on obtiendrait des fibres beaucoup plus régulières, d’un travail plus facile , qui jouiraient de toutes les propriétés recherchées dans les fils du lin , et qu’on pourrait alors produire mécaniquement des fils de toutes les finesses demandées par l’industrie, ce qui n’est pas possible dans l’état actuel des choses. Les toiles qui résulteraient de ce travail ne seraient plus exposées à devenir creuses par la gomme enlevée aux lessivages, comme cela se rencontre si souvent. Enfin les machines à filer le lin , qui sont, de toutes les machines du même genre , les plus dispendieuses , les plus lourdes et les plus limitées dans leur production, tant au point de vue des quantités que des finesses , se trouveraient, par suite, dans une voie de progrès parallèle à celui réalisé dans la filature de toutes les autres matières filamenteuses.
- M. le président, en parlant des moyens empruntés à la chimie pour opérer la division des fils, rappelle que des essais ont été faits avec les chlorures alcalins, mais que faction des lessives alcalines rend le lin cotonneux , les fils manquent de ténacité ; ces résultats défavorables doivent faire rejeter ces moyens.
- Ces observations ont frappé le comité des arts mécaniques, et, sur sa proposition, la Société a mis au concours un prix pour des améliorations à apporter dans la filature mécanique du lin.
- M. Alcan rend compte ensuite des échantillons de fils et de tissus obtenus par les soins de la chambre de commerce de Mulhouse avec des cotons récoltés en Afrique. Ce colon peut rivaliser, pour ses qualités, avec les plus beaux cotons de Géorgie , longue soie , dont la production est limitée et dont, par conséquent, la consommation et le prix vont, chaque année, en augmentant. Ces conditions peuvent faire espérer de voir
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- développer, en Afrique et en Algérie, cette espèce de coton pour laquelle il y a beaucoup plus de marge que pour la culture des cotons ordinaires d’Amérique.
- M. Alcan émet le vœu de voir la Société d’encouragement se préoccuper sérieusement des moyens de contribuer au développement de la production des diverses substances filamenteuses propres à être propagées sur le sol de l’Afrique.
- M. le président remercie M. Alcan, au nom du conseil, pour ses intéressantes communications.
- Séance du 18 mai 1853.
- M. le baron Seguier, vice-président, occupe le fauteuil.
- Correspondance. M. Belloc , directeur de l’école impériale de dessin , de mathématiques, d’architecture et de sculpture d’ornements, rue de l’Ecole-de-Médecine, 5, annonce que le but de l’institution qu’il dirige est de répandre de plus en plus le goût des beaux-arts dans l’industrie. La Société d’encouragement en rendit un témoignage honorable lorsqu’en 1840 elle y fonda six places d’élèves entretenues à ses frais. Ce fut alors un grand bienfait pour quelques élèves qui purent acquérir l’instruction artistique et mathématique nécessaire à leurs professions respectives. Ce fut aussi pour l’école une preuve d’intérêt et de confiance dont elle a toujours cherché à se montrer digne.
- Mais, depuis 1840, l’importance de l’école s’est beaucoup accrue; de nouveaux cours ont été institués, le nombre des élèves a notablement augmenté, et le nombre de ceux qui sont actuellement entretenus par la Société ne se trouve plus en rapport avec les services que peut rendre l’école et les demandes qui lui sont fréquemment adressées par des parents nécessiteux.
- M. Belloc exprime le désir de faire participer un plus grand nombre de jeunes gens aux bienfaits de la Société d’encouragement.
- M. Offcnhauseri à Nordlingen ( Bavière), ayant eu connaissance qu’une Société savante de Paris a proposé un prix pour conserver et employer de nouveau les sangsues qui ont déjà servi, annonce avoir découvert un moyen dont la pratique lui a démontré l’efficacité, et avoir fait de nombreuses expériences pour élever des sangsues. 11 demande à être admis au concours.
- M. Huzard rappelle qu’en 1839 la Société d’encouragement avait proposé deux prix , l’un pour la multiplication des sangsues , l’autre pour des moyens de les rendre propres à une seconde succion. Ces prix ont donné lieu à des travaux qui ont satisfait aux conditions imposées par les programmes, et la valeur des prix a été partagée entre plusieurs concurrents.
- Les résultats de ces concours ont été aussi satisfaisants que possible.
- M. Huzard ajoute qu’il rendra compte prochainement d’un ouvrage intéressant sur la multiplication des sangsues sur grande échelle, établie dans des marais aux environs de Bordeaux. 11 croit que des prix ont été proposés par la Société de pharmacie, et qu’il serait, dès lors, utile de transmettre à cette Société la lettre de M. Offenhauser,
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- avec invitation de donner à cet étranger connaissance du programme des prix qu’elle a mis au concours.
- M. Dubois, ouvrier mécanicien, rue de la Lingerie, 3, annonce avoir inventé un appareil pour battre les îanx , pour lequel il n’a pu prendre un brevet d’invention, ses moyens pécuniaires ne lui permettant pas de payer la taxe. Il se recommande à la bienveillance de la Société.
- Une personne domiciliée à Rouen , et désirant garder l’anonyme, expose que, chaque jour, on annonce de nouveaux moyens de remplacer la vapeur par la dilatation de l’air, celle des gaz, etc. Il lui semble difficile de croire que dans ces divers systèmes il n’y ait pas quelque chose de bon à prendre.
- Il pense donc que le gouvernement pourrait promettre une récompense nationale à celui qui, à l’exposition de 1855, aurait donné la solution la plus complète du problème suivant :
- « Remplacer, avec sécurité et économie, la force que l’on obtient aujourd’hui de l’eau réduite en vapeur. »
- M. Merle, à l’Argentière ( Ardèche ), soumet les dessins et la description d’un appareil distillatoire et d’un appareil de buanderie.
- M. Lciroque, rue des Catacombes, 9, barrière Saint-Jacques, dépose un nouveau produit dont l’emploi date de trois ans dans l’industrie ; c’est la nitro-benzine connue dans le commerce sous le nom d'essence de mirbane. Ce produit possède l’odeur de l’essence d’amandes amères à un très-haut degré , et à cause de cette propriété est appelé à la remplacer, non-seulement dans l’industrie des savons, mais encore pour masquer la mauvaise odeur de certains objets fabriqués, par exemple les vêtements doublés en caoutchouc ou en gutta-pereha.
- L’essence de mirbane a un avantage sur l’essence d’amandes amères par ses propriétés non toxiques.
- M. de Monestrol, à Sceaux, rappelle qu’en 1847 la Société d’encouragement lui a décerné une médaille d’argent pour son procédé de confection des mosaïques. Il annonce avoir imaginé un nouveau mode de travailler les matières céramiques en général dont il a obtenu des produits qui lui paraissent dignes d’être appréciés par la Société d’encouragement.
- M. Crélin, rue des Trois-Couionnes, 1, sollicite l’examen de son tissu pouvant supporter les apprêts et le vernis, de manière à remplacer, pour la chaussure, le veau verni, et possédant les qualités de solidité, souplesse et éclat.
- MM. Bisson frères, rue de Seine, 57, mettent sous les yeux des membres de la Société des épreuves de leur production d’estampes par la photographie.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts chimiques, M. Chevallier lit un rapport sur la purification de la glycérine et sur son emploi dans les arts, par M. Bruère Perrin, parfumeur, à Rennes.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin, (Approuvé. ) ( Voyez plus haut, p. 247. )
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- Au nom du comité des arts économiques, M. Herpin lit un rapport sur diverses préparations alimentaires et boissons soumises à la Société.
- Le comité propose 1° d’informer les personnes qui ont fait ces communications que les produits par elles présentés ne pourront être admis à concourir aux récompenses offertes par la Société qu’autant que ces produits auront reçu , au préalable, la sanction du conseil de salubrité et de l’Académie de médecine; 2° d’insérer dans le Bulletin un extrait du rapport.
- M. Peligot fait observer qu’il est dans les usages de la Société de ne point faire de rapports sur des produits au sujet desquels il y aurait à exprimer une opinion défavorable, à moins de motifs particuliers; il pense, dés lors, qu’il n’y a pas lieu de donner suite aux conclusions du rapport.
- M. le rapporteur n’insistant pas sur les conclusions du rapport, elles ne sont point adoptées.
- Au nom du comité des arts mécaniques, M. Alcan lit un rapport sur un instrument dynamomélrique de M. Per y eaux pour essayer la solidité des tissus.
- Le conseil propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin avec le dessin de l’appareil dynamométrique. (Approuvé.) (Voyez plus haut, p. 245. )
- Communications. —Foret pour percer les métaux. M. Danger, fabricant d’instruments en verre, présente un nouveau foret pour percer les matières dures. L’auteur fait observer qu’on a fréquemment occasion de percer un grand nombre de trous dans des pièces qui, par leur délicatesse, se prêtent difficilement à cette opération. Ces pièces ne peuvent être convenablement saisies par l’étau sans risque d’être déformées. Aussi les ouvriers ont-ils exprimé souvent le regret que la nature ne les ait pas dotés d’une main supplémentaire pour maintenir leurs pièces délicates pendant que la manœuvre de leur foret absorbait l’action des deux autres mains.
- M. Danger a imaginé un outil qui satisfait à ces conditions. Une seule main suffit pour le faire fonctionner; l’autre reste libre, et sert à maintenir les pièces délicates.
- ' Ce foret, que l’auteur nomme drille à ressort, se compose d’une tige résistante terminée d’un bout par un organe propre à maintenir le foret. L’autre bout est disposé de manière à buter contre une coupole ou contre une rondelle qui sert à exercer sur elle une pression, tout en permettant à cette tige de tourner avec facilité.
- La pression sur cette rondelle est obtenue par l’intermédiaire d’un ressort à boudin à l’extrémité duquel est fixé un manche qui en facilite la manœuvre; ce manche porte un diaphragme percé d’un trou pour livrer passage au corps de la tige. Latéralement à ce trou est pratiquée une entaille qui reçoit et commande successivement les divers contours d’une spire enroulée et solidement fixée autour de la tige.
- A l’aide de cette disposition, si avec la main on imprime au manche un mouvement de va-et-vient dans le sens vertical, comme dans le foret ordinaire, le foret tourne et attaque la matière sur laquelle il est appuyé, avec une pression variable qui croît comme la tension du ressort à boudin.
- Quoique cet outil soit plus particulièrement applicable à la petite mécanique, on peut
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- l’exécuter sur des dimensions beaucoup plus grandes, mais alors il fau' une force puissante pour le faire fonctionner.
- M. Danger fait remarquer que ce qui caractérise principalement son outil, c’est remploi d’un ressort ou organe équivalent combiné avec la spire ou avec la vis, de manière à obtenir, par le seul mouvement de va-et-vient, et la rotation et la pression du foret contre la matière à percer.
- M. Danger reçoit les remercîments du conseil pour cette communication.
- M. le président annonce que M. Morau, faubourg Montmartre, 27, l’a prié de présenter à la Société des écheveaux de soie dorée pour la broderie et le tissage. L’auteur signale les inconvénients qui résultent de l’ancien mode de dorer les fils, inconvénients auxquels il croit avoir remédié.
- Plusieurs membres font observer que déjà les procédés de dorure par la voie galvanique ont été appliqués avec succès aux fils de soie.
- M. Peligot donne communication d’une note de M. Aimé Rochas, rue Saint-Jacques, 305, sur la silicatisation artificielle des substances calcaires appliquée à la conservation des monuments. ( Voy. plus haut, p. 256.)
- M. Peligot fait observer qu’en 1841 M. Kuhlman communiqua à l’Académie des sciences une notice sur les chaux hydrauliques, les ciments et les pierres artificielles.
- M. Kuhlman avait reconnu que la chaux peut directement entrer en combinaison avec la silice lorsque la silice est à l’état d’hydrate; l’addition, au mélange, de la potasse, de la soude ou des sels de ces bases susceptibles de se transformer en silicates, dans les conditions où la calcination a lieu, en facilite considérablement la combinaison.
- PARIS. — IMPRIMERIE DE Mmc Ve EOUCHARD-HUZARD, RUE DE L’ÉPERON, 5.
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- CKOCANIÏ-DEUXIÈIIE ANNÉE. (N° DLXXXYIII.) JUIN 1853.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — niveau.
- Rapport fait par M. Benoît, au nom du comité des arts mécaniques, sur un clisimètre ou niveau de pente à pendule, inventé par M. Lavater, construit et présenté par M. Palmer, mécanicien, rue Montmm'ency, 16.
- Messieurs, M. Palmer, dont vous avez déjà, en plusieurs circonstances, apprécié les ingénieux procédés de tirage au banc et d’emboutissage des métaux, a construit et vous a présenté un clisimètre ou niveau de pente à pendule, de l’invention de M. Lavater. Cet instrument, que vous avez renvoyé à l’examen de votre comité des arts mécaniques, se distingue de tous ceux de ce genre construits jusqu’ici, par sa forme générale, qui est celle d’un parallélipipède rectangle, circonstance qui permet de le mettre en relation avec les droites à niveler, soit par ses faces inférieure ou supérieure, soit encore par ses petites faces latérales extrêmes, ou qui, en d’autres termes, permet de s’en servir en le plaçant, au besoin, soit au-dessus, soit au-dessous, soit à droite, soit à gauche de la ligne dont on veut relever ou fixer l’inclinaison sur le plan horizontal ou relativement à la verticale.
- Le pendule est renfermé dans l’intérieur du parallélipipède, qui est creux; celui-ci, dans les petites dimensions, est construit soit en cuivre, soit en zinc laminés ou fondus. Dans les grandes dimensions, ce corps de l’instrument est composé d’un encadrement en bois dur, sur les deux faces duquel sont vissées des plaques en zinc, qui assurent la permanence de ses assemblages rectangulaires.
- Le pendule oscille autour de deux tourillons de très-petite dimension et Cinquante-deuxième année. Juin 1853. 37
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- ARTS MÉCANIQUES.
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- présente, soit une ligne de foi dans une coulisse demi-circulaire, ouverte à travers «une des grandes faces du corps de l’instrument, soit un index en saillie sur cette face. La rive extérieure de cette coulisse est divisée en degrés ou demi-degrés, gradués, de part et d’autre, d’un zéro affecté au rayon ou trait diviseur perpendiculaire aux faces inférieure et supérieure du paral-lélipipède.
- La rive rentrante de la coulisse mentionnée porte une division particulière dont la graduation donne les hauteurs des talus des lignes en pente, exprimées en centièmes de leur base.
- Enfin, quand on ne se sert pas de l’instrument, on pousse un petit verrou qui maintient le pendule, afin qu’il ne puisse point osciller pendant qu’on le transporte d’un endroit dans un autre.
- Dans quelques-uns de ses instruments, M. Palmer adapte une petite boussole, dont on peut se servir, au besoin , pour obtenir l’orientation des lignes de pente ou de niveau observées.
- Ces détails suffisent sans doute , Messieurs, pour vous faire apprécier un instrument dont futilité dans la pratique des constructions de tout genre est incontestable, et que M. Palmer s’est efforcé de populariser, par la modicité du prix auquel ses procédés particuliers de fabrication lui permettent de le livrer au commerce.
- Cet instrument, différant, d’ailleurs, dans ses forme et construction, dans ses indications et par conséquent dans ses usages, du niveau rapporteur de M. Lenseigne, dont il est fait mention dans un rapport de notre honorable collègue M. Amèdèe-Durand, publié à la page 382 de la 34e année du Btdle-tin, et qui fonctionnait aussi au moyen d’un pendule , votre comité des arts mécaniques m’a chargé de vous proposer
- 1° D’approuver l’instrument que M. Palmer vous a présenté;
- 2° De remercier cet habile mécanicien de la communication qu’il vous en a faite, et de l’engager à en poursuivre la fabrication;
- 3° D’insérer le présent rapport dans le Bulletin avec le dessin du clisimètre à pendule dont il s’agit.
- Signé Benoît, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 4*r juin 4853.
- Explication des figures de la planche 4259.
- Fig. 1. Vue de face du niveau de pente à pendule de M. Lavater.
- Fig. 2. Le même vu en coupe verticale.
- Fig. 3. Le pendule détaché vu à plat.
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- LOCOMOTEURS»
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- Fig. L Le même vu de champ.
- A, boîte rectangulaire renfermant le pendule, a, pendule oscillant autour de l’axe b. c, poids du pendule, d, index, e, coulisse percée dans une plaque de zinc dans laquelle chemine l’index, f, verrou pour arrêter le pendule quand on ne se sert pas de l’instrument.
- Fig. 5. Le niveau rapporteur de M. Lemeiyne, vu de lace.
- Fig. (5. Le même vu de champ.
- LOCOMOTEURS.
- Notice sur une machine à vapeur Iocomobile construite par M, C alla ;
- par M. Le Chatelier.
- Cette machine iocomobile a le double mérite d’être construite sur un type simple et commode, et d’être exécutée avec beaucoup de soin.
- M. Calla ayant eu l’occasion d’examiner, en 1851, une machine locomo-bile importée d’Angleterre par ordre de M. le ministre des travaux publics , pour des travaux urgents en cours d’exécution sur la ligne du chemin de fer de Tours à Bordeaux, a eu la bonne pensée d’organiser une fabrication d’appareils de cette nature. La machine anglaise , construite par MM, Clay-ton, Shuttleworth et comp., de Lincoln, et qui avait été choisie par nous parmi les types variés qui figuraient à l’exposition universelle de Londres, ayant paru à M. Calla remplir toutes les conditions désirables, il l’a adoptée, en se contentant d’en améliorer successivement les détails, et surtout d’en soigner la construction beaucoup plus que ne le font les constructeurs anglais.
- Les machines locomobiles sont devenues d’un usage très-général en Angleterre , pour les grands travaux publics, oii elles servent à faire des épuisements, h battre des pieux, à broyer des mortiers , etc.; dans l’agriculture , où l’on trouve des entrepreneurs qui vont de ferme en ferme , avec une petite machine à vapeur et une machine à battre » toutes deux locomobiles, battre le blé, où quelques grands propriétaires ou fermiers ont une locomo-bile , sous la remise , pour les travaux divers de l’exploitation agricole, enfin dans l’industrie oh il n’y a pas de grand atelier qui ne puisse utiliser une machine Iocomobile pour mettre en mouvement pendant les réparations, partiellement ou momentanément et sur un point quelconque, des outils, métiers ou autres engins commandés par un mouvement de rotation.
- Depuis longtemps des machines locomobiles ont été construites en France; mais jusqu’iei leur usage ne s’était pas généralisé. L’administratiou des ira-
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- ARTS MÉCANIQUES.
- vaux publics, en important en France un modèle simple , d’une construction facile , d’un emploi également facile , qui avait en sa faveur l’expérience de plusieurs centaines de machines jetées dans le même moule, et M. Calla, en organisant une fabrication courante, ont fait une chose utile pour les progrès de notre industrie ; il appartient à la Société d’encouragement de s’y associer en publiant le dessin que M. Calla a bien voulu lui communiquer.
- La chaudière est construite sur le modèle des machines locomotives, avec boîte à feu intérieure , tubes à fumée , boite à fumée et tirage par l’échappement de la vapeur. Un cylindre unique , placé sur le dos de la chaudière , commande l’arbre sur lequel se trouve calé le volant qui sert en- même temps de poulie pour la transmission du mouvement.
- La machine est chauffée au bois, au coke ou mieux à la houille. Le tableau suivant indique les résultats d’une série d’expériences faites, au moyen du frein , par M. l’ingénieur Guillebon de Nerville, sur l’une des premières machines construites par M. Calla.
- 1° Emploi de la houille. — Durée de l’expérience. . . 2 heures,
- Nombre de tours du volant par minute.............. 100,
- Travail disponible sur le volant.................. 9 chevaux 15,
- Houille consommée par force de cheval et par heure.. 4 kilog. 535,
- Eau dépensée par kilogramme de houille............ 5 kilog. 482,
- Pression de la vapeur............................. 5 à 5 1/2 atmosphères;
- 2° Emploi du coke. — Durée de l’expérience. ... 2 heures,
- ( L’orifice du tuyau d’échappement avait été ramené de 0ra,071 à 0m,043. )
- Nombre moyen de révolutions par minute............ 95,
- Travail de la machine............................. 8 chevaux 70,
- Coke de gaz léger consommé par force de cheval.. . 6 kilog. 610,
- Eau dépensée par kilogramme de coke.................. 4 kilog. 652,
- Pression moyenne..................................... 5 atmosphères:
- 3° Travail au bois. — Durée de l’expérience. ... 2 heures,
- Nombre moyen de révolutions par minute............ 90,
- Travail utile de la machine.......................8 chevaux 24,
- Bois consommé par force de cheval et par heure. . . 13 kilog. 228,
- Eau dépensée par kilogramme de bois.................. 2 kilog. 587,
- Pression moyenne..................................... 4 atm. 50.
- ( Le diamètre du tuyau d’échappement avait été ramené à la dimension normale de 0m,071. )
- L’emploi de la houille parait donc préférable à celui du coke et du bois. Ce résultat peut être attribué à ce que, pour l’un et l’autre combustible , le
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- LOCOMOTEURS.
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- foyer est d’une dimension trop faible, et sans doute aussi à ce que l’échappement n’avait pas reçu du premier coup la disposition la plus favorable.
- Dans tous les cas, la machine, construite et vendue pour 7 chevaux, fournissait largement le travail voulu.
- Depuis les expériences dont il vient d’être parlé, M. Calla a substitué, dans le générateur, des tubes en laiton aux tubes en fer ; il a apporté encore quelques améliorations de détails dans la construction, et une certaine économie dans l’emploi du combustible en a été le résultat.
- Explication des figures de la planche 1260.
- Fig. 1. La machine locomobile construite par M. Calla, vue en élévation longitudinale.
- Fig. 2 .La même, en élévation, vue par derrière.
- À, corps de la machine ou chaudière entourée d’une chemise en bois, afin d’éviter une déperdition du calorique.
- B, boîte à feu placée à l’arrière. C, porte du fourneau.
- D, boîte à fumée surmontée d’une cheminée en tôle E.
- F, essieu des roues de derrière. G, avant-train muni d’une flèche G’ auquel on attelle les chevaux.
- H, barre de fer attachée, d’une part, à la boîte à feu, et de l’autre à l’avant-train, afin de consolider le système.
- I, cylindre horizontal placé au-dessus de la chaudière. J, tige du piston fixée à l’axe K, avec lequel est articulée une bielle fourchue L, qui prend un mouvement de va-et-vient dans la coulisse M. L’autre bout de cette bielle est relié avec une manivelle N, montée sur l’axe 0, qui porte le volant P; ce volant est entouré d’une courroie destinée à transmettre le mouvement. 0, modérateur à force centrifuge.
- R, pompe alimentaire de la chaudière puisant l’eau par un tuyau S dans un baquet T, placé au-dessous. La tige U du piston de cette pompe reçoit le mouvement d’un excentrique Y monté sur l’arbre moteur O.
- X, tuyau d’évacuation de la vapeur. Y, sifflet à vapeur. Z, manomètre. A', soupape de sûreté. B', fourche sur laquelle repose la cheminée lorsqu’elle est abattue. ( D. )
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- AHTS MÉCANIQUES.
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- DYNAMOMÈTRE.
- Description d’un instrument dynamométrique pour essayer la qualité des tissus et des fils, par M. Perreaux, ingénieur-mécanicien t rue Monsimf-le-Prince, 16.
- Nous avons publié , dans le Bulletin du mois de mai dernier, p. 227, un rapport de M. Alcan sur cet, instrument ingénieux, qui, parmi d’autres usages, est destiné à être employé dans les établissements maritimes, oii il rendra de grands services pour s’assurer de la qualité des toiles livrées pour les équipages de nos vaisseaux. Nous donnons aujourd’hui une description détaillée de ce mécanisme dont la gravure n’a pu être jointe au rapport.
- La fîg. 1, pL 1261 , est une section longitudinale de l’instrument sur la ligne A B, fig. 2.
- Fig. 2. Section horizontale prise au-dessous du cadran.
- Fig. 3. Section transversale sur la ligne C D, fig. 2.
- Fig. 4. L’instrument vu par le bout.
- Fig. 5. Le même vu en dessus.
- Fig. 6. Pièce de fonte à laquelle on attache les cordages ou les fils métalliques que l’on veut essayer.
- Fig. 7. Engrenage qui fait marcher l’aiguille du cadran.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- L’instrument est posé sur une table A. La principale pièce dont il se compose est un châssis rectangulaire en fonte B, portant d’un bout une pièce en forme de fer à cheval C, sur laquelle repose un cadran gradué D, et de l’autre une Vis à filets carrés.
- Deux coulisses a a, s’ajustant dans le châssis B, sont destinées à former le système d’attache. La première, a, est fixée au ressort dynamométrique E, dont la tension sert à constater, au moyen d’une aiguille b qui tourne sur le cadran, la résistance des corps qui lui sont soumis.
- La seconde coulisse, a\ est dirigée par la grande vis F munie d’une manivelle, et peut, à volonté, être rapprochée ou éloignée de la première. Ces deux coulisses portent une mortaise inclinée c c', qui, à l’aide de deux réglettes d d\ forme un système d’attache de la plus grande simplicité.
- Ce système consiste à enrouler d’au moins un tour et demi les deux extrémités de l’échantillon de tissu G sur deux règles métalliques d d\ très-minces si le tissu est fort et plus épaisses si le tissu est fin.
- L’élasticité , si importante à déterminer dans tous les tissus, est mesurée par un index c placé sur la coulisse a', et par une échelle métrique divisée en millimètres, qui est gravée sur la rive intérieure du rectangle A.
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- DYNAMOMÈTRE.
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- La traction de ces mêmes corps est indiquée, comme nous l’avons dit, par une aiguille b qui chemine sur le cadran D. Cette aiguille est mise en mouvement par un petit pignon f sur Taxe duquel elle est fixée et qui engrène avec une crémaillère g. ( Voy. fig. 7. )
- Les mouvements de l’aiguille, comme ceux du pignon et de la crémaillère, sont dus à une double équerre h, fixée sur la coulisse « du ressort dynamométrique ; plus le degré de résistance est grand, plus l’aiguille s’éloigne du zéro du cadran.
- Pour essayer les cordages, il suffit de remplacer la règle par deux pièces en fonte de fer I, fig. 6, s’ajustant parfaitement dans les mortaises inclinées des deux coulisses; ces deux pièces, très-faciles à placer dans les mortaises de chaque coulisse, portent, au milieu, une tige fendue?, qui, à l’aide d’un nœud sur le cordage ou bien encore en faisant pénétrer au fond de cet angle un fil métallique, permet de fixer très-commodément soit le cordage, soit le fil après un ou deux enroulements sur la lige.
- Un système mécanique appelé modérateur est placé sous le cadran ; il se compose d’un volant K mobile sur son axe. Cet appareil est une sorte de frein qui fait ou éviter ou dévier le choc considérable qui pourrait se produire sur le pignon de l’aiguille, et par suite la faire avancer ou reculer de manière à donner un chiffre inexact dans chaque opération. Cette disposition mécanique a l’avantage de forcer le ressort, dans son effet rétroactif, à dépenser tout son travail sur des pièces complètement indépendantes du mécanisme du cadran, et par cela même d’éviter les oscillations multipliées qui se produisent dans tous les ressorts qui réagissent librement.
- Le ressort dynamométrique E, fixé sous le cadran, se compose de deux lames métalliques qui représentent, par leur forme, une courbe à peu près elliptique. Ces deux lames sont recourbées à leur extrémité ; elles sont réunies, à l’aide de clavettes fortement serrées, d’un bout dans la pièce en forme de fer à cheval C, et de l’autre dans la coulisse a.
- La pièce principale, qui fait jouer le modérateur, est un rectangle en bronze L qui enveloppe non-seulement le ressort, mais encore suit tous ses mouvements.
- Cette pièce, nommée bride3 est fixée d’un bout à l’aide d’un taquet k, tandis qu’à l’autre extrémité passe une tige M destinée à suivre tous les mouvements du ressort dynamométrique. Cette tige est poussée par une pièce en fonte N qui est attirée par un ressort spiral P fixé d’un bout à cette pièce, et de l’autre à une pièce / adaptée au bâti du dynamomètre.
- La pièce O est une crémaillère qui engrène avec deux secteurs m n réunis.
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- ARTS ÉCONOMIQUES.
- mais de rayons différents. Le plus petit, m, engrène avec la crémaillère, et le plus grand, n, avec un pignon o qui porte une roue à rochet p.
- Le volant K, mobile sur l’axe de ce dernier, est mis en mouvement, avec une vitesse égale à la traction du ressort, par la tige M dont nous venons de parier. Cette tige refoule la crémaillère O, laquelle met en mouvement le pignon avec la roue à rochet p, pousse avec force le cliquet q fixé sur l’un des bras du volant et fait tourner ce dernier avec une très-grande vitesse, sans choc ni secousse sur l’appareil.
- Cette machine repose sur deux pieds en fonte R R, disposés convenablement pour la recevoir. ( D. )
- TT-I OOP «TT.-
- ARTS ÉCONOMIQUES. — produits pharmaceutiques et alimentaires.
- Rapport fait par M. Herpin , au nom du comité des arts économiques, sur des produits pharmaceutiques, alimentaires et industriels obtenus dans le vide, présentés par M. Grandval, pharmacien en chef des hôpitaux de Reims.
- Il y a déjà longtemps que M. Grandval vous a fait parvenir plusieurs échantillons d'extraits pharmaceutiques , alimentaires et industriels concentrés au moyen du vide. Ces divers produits sont d’une qualité très-remarquable, et plusieurs d’entre eux bien supérieurs à ceux de même nature que l’on trouve habituellement dans le commerce.
- Nous avons distingué particulièrement les extraits de bois de Rrésil, de fleurs de houblon, de quinquina, de rhubarbe, et le bouillon concentré.
- Le comité des arts économiques, qui a été chargé de l’examen des produits adressés par M. Grandval, ainsi que de ses procédés de concentration , aurait désiré vous donner des renseignements précis sur ces procédés, sur l’appareil, vous rendre un compte exact du temps et de la dépense nécessaires pour obtenir ces produits. Nous avons, pendant longtemps, conservé l’espoir que M. Grandval pourrait se rendre à Paris, opérer sous les yeux du comité, ou tout au moins mettre un de ses appareils à votre disposition. Mais M. Grandval nous a exprimé ses regrets d’être dans l’impossibilité de satisfaire à ces désirs; et nous n’avons pas cru devoir différer plus longtemps de vous entretenir, Messieurs, des résultats intéressants obtenus par M. Grandval.
- On appelle extraits, en pharmacie, des sucs de plantes réduits, concentrés par la coclion, évaporés de manière à obtenir, sous un petit volume, les principes actifs médicamenteux de la plante.
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- PRODUITS PHARMACEUTIQUES ET ALIMENTAIRES.
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- Le suc de réglisse, que tout le monde connaît, est un extrait.
- Autrefois on préparait les extraits en faisant cuire, évaporer à feu nu les décoctions des plantes.
- Mais les principes énergiques à l’état de dissolution dans l’eau ou d’autres liquides éprouvent, dans leur évaporation à l’air libre et avec le concours de la chaleur, certaines altérations graves, qui dénaturent les produits ainsi que leurs propriétés, leur communiquent une saveur désagréable, une odeur empyreumatique, changent leurs couleurs, les charbonnent même quelquefois.
- Ces altérations sont d’autant plus prononcées que l’évaporation a exigé plus de temps, et les produits sont d’autant moins purs qu’ils sont plus concentrés.
- Il suit de là que l’on ne peut pas pousser jusqu’à un degré de dessiccation complète la préparation des extraits, qu’on est obligé de leur donner une consistance molle et pâteuse, ce qui présente plusieurs inconvénients. Ainsi 1° le degré d’altération qu’ont éprouvé ces substances pendant leur préparation, la quantité d’eau qu’elles renferment étant toujours très-variable, un poids donné de ces produits ne représente jamais, d’une manière exacte, une quantité déterminée et absolue des principes actifs qu’elles contiennent, et par conséquent leurs effets sur nos organes ne sont point identiques ; 2° la consistance molle de ces produits, en favorisant des réactions, des modifications ultérieures entre les éléments qui les constituent, devient un obstacle à leur bonne conservation.
- On a employé les procédés de macération, de lixiviation, les appareils de déplacement qui donnent des solutions chargées et concentrées faites à froid; mais il faut toujours expulser, évaporer l’eau qui est en excès, et le chauffage au bain-marie, par la vapeur, l’agitation, les couches minces, les larges surfaces n’ont pu encore satisfaire à toutes les conditions exigées.
- Il serait donc d’une haute importance de pouvoir obtenir des extraits à l’état sec, préparés à une basse température et à l’abri du contact de l’air.
- Tel est le but des travaux de M. Grandval, dont l’utilité s’étend non-seulement aux extraits pharmaceutiques, mais encore aux préparations des conserves alimentaires, des substances tinctoriales, etc.
- Toutes les conserves alimentaires qui s’obtiennent par concentration, telles que les bouillons, gelées, gélatines, le lait, etc., éprouvent les mêmes altérations que les autres principes organiques quand on les évapore au contact de F air; aussi, jusqu’à présent, n’a-t-on fait en ce genre que des tentatives infructueuses, en grande partie, pour les obtenir avec toutes les qualités indispensables.
- Cinquante-deuxième année. Juin 1853. 38
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- ARTS ÉCONOMIQUES.
- Le bouillon, qui est l'un des produits alimentaires les plus utiles, ne peut ètré obtenu à l’état sec et sans altération que dans le vide et à une basse température.
- Il en est de même du lait, des préparations de gélatine.
- L’extrait see de bouillon que nous a présenté M. Grandval s’est bien conservé, quoique le flacon où il est renfermé soit resté presque ouvert depuis un an. Ce bouillon, sans avoir les qualités d’un bon potage convenablement préparé, peut néanmoins être précieux dans beaucoup de circonstances.
- L’application de l’évaporation dans le vide à l’obtention des principes colorants des bois, écorces, racines , etc., employés dans la teinture peut offrir aussi un grand intérêt à l’industrie.
- Les matières colorantes à l’état de dissolution, comme tous les principes organiques, l’albumine , le tanin , etc., sont susceptibles d’altérations par l’action combinée de la chaleur et de l’air; quelques-unes le sont même à une température inférieure à 40° centig., et toutes le sont plus ou moins à 100° centig.
- L’avantage qu’il y a d’avoir ces matières colorantes sous forme d’extraits secs consiste 1° dans la garantie d’une parfaite conservation des principes ; %° dans la grande concentration des principes colorants; 3° dans la réduction considérable du poids, du volume et, par conséquent, des frais de transport de ces matières tinctoriales qui proviennent souvent de pays très-éloignés ; 4° enfin dans la juste appréciation qu’on pourrait faire de leurs caractères , de leur valeur intrinsèque, valeur que les matières premières d’où on les extrait n’assignent pas toujours exactement.
- Il existe déjà plusieurs appareils propres à évaporer et à concentrer les liquides dans le vide , tels que celui décrit par Ure, ceux des laboratoires de MM. Bernard Derosne, Ossian Henry} Menier, celui de MM. Roth et Bayvet pour les sirops; mais ces appareils sont fort dispendieux et d’une construction compliquée.
- D’après les renseignements que nous avons recueillis, l’appareil de M. Grandval est fort simple, peu dispendieux, d’un service facile et n’occupe qu’un petit espace.
- « Qu’on se figure, dit M. Faure, dans un rapport très - remarquable présenté à la Société d’agriculture, commerce, sciences et arts du département de la Marne, deux vases en cuivre étamés intérieurement, de forme ovoïde et de capacité différente ; chacun de ces vases est composé de deux calottes hémisphériques qui s’adaptent hermétiquement l’une à l’autre, et sont retenues avec des écrous ; ils communiquent entre eux au moyen d’un tube en cuivre et sont munis de tubulures pour l’introduction
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- PRODUITS PHARMACEUTIQUES ET ALIMENTAIRES.
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- ou la sortie des fluides. Un peu d’eau placée dans le fond de ces deux vases et portée à l’ébullition émet assez de vapeur pour chasser l’air qu’ils renferment; on retire successivement l’eau de chacun d’eux en se servant d’un siphon et avec des précautions qui empêchent l’air de rentrer dans l’appareil. Un entonnoir à robinet vissé sur le plus petit vase permet d’introduire dans l’intérieur de celui-ci la liqueur à évaporer. Quelques charbons suffisent pour chauffer le bain-marie dont on entoure sa partie inférieure, tandis qu’un filet d’eau versé sur le plus grand vase abaisse la température et produit le vide ; il en résulte que la vapeur formée dans le petit vase passe incessamment et se condense dans le plus grand, et qu’il se fait une véritable distillation qui se continue tant que la température des deux vases est différente.
- « La chaleur nécessitée par l’opération est si peu élevée, qu’elle ne dépasse pas 40°.
- « Dans une expérience faite à la pharmacie centrale des hôpitaux de Paris , l’appareil contenant seulement une certaine quantité d’eau â été placé sur un feu très-ardent ; la température du bain-marie n’a pas dépassé 80°; celle de l’eau mise dans l’intérieur était de 55°; la température du bain-marie étant abaissée à 72°, celle de l’intérieur est descendue à 45°. Enfin, en introduisant l’eau dans l’appareil jusqu’à ce qu’il refusât d’en recevoir, on s’est assuré qu’il se remplissait presque complètement, ce qui indiquait la mesure de l’exactitude du vide.
- « L’instrument de M. Grandval n’occupe guère qu’une surface de 1 mètre; il est très-facile à conduire, et son prix est peu élevé. L’opération une fois commencée n’exige aucun soin ; il suffit d’entretenir un peu de feu sous le vase Où se fait l’évaporation et de faire couler constamment un courant d’eau sur le réfrigérant.
- « La concentration a été poussée, dans l’appareil même, jusqu’à siccité complète, et cependant rien n’indique que l’opération menée aussi loin ait altéré la qualité du produit. »
- J’ai l’honneur de vous proposer, Messieurs, au nom du comité des arts économiques,
- 1° De remercier M. Grandval de sa communication,
- 2° De lui demander les dessins et la description de son appareil, pour les publier, s’il y a lieu, dans le Bulletin.
- Signé Herpin, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 1er juin 1853.
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- PRIX PROPOSÉS.
- Prix proposés pour des expériences et des recherches sur l'origine et la marche de
- la maladie de la vigne, et pour des moyens préventifs ou curatifs appliqués à la
- combattre.
- Sur la proposition de son president, M. Dumas, la Société d’encouragement a adopté le programme suivant, que M. Dumas a rédigé au nom des comités réunis de l’agriculture et des arts chimiques.
- la Société d’encouragement pour l’industrie nationale ne pouvait rester indifférente au péril d’une de nos plus belles industries, l’industrie vinicole ; elle propose, à court délai, des prix destinés à récompenser les praticiens et les savants qui, par des observations bien faites, des expériences authentiques, des recherches convenablement dirigées , auront jeté quelque lumière sur l’origine et la marche de la maladie de la vigne, sur les effets obtenus par l’emploi des divers moyens préventifs ou curatifs appliqués à la combattre, sur sa nature intime.
- Elle fonde deux prix de trois mille francs chacun, destinés l’un à l’auteur du meilleur travail sur les caractères et la nature de la maladie, l’autre à l’inventeur du traitement le plus efficace.
- Six mille francs seront distribués, en outre, en neuf récompenses, savoir trois de mille francs et six de cinq cents francs, destinées à reconnaître les efforts de ceux des concurrents qui, sans l’atteindre, auront approché du but, ou bien de ceux qui, par leurs travaux, auront jeté des lumières nouvelles sur quelques-unes des circonstances essentielles de l’histoire de ce redoutable fléau.
- Le concours sera fermé le 51 décembre 1855. Les prix et récompenses seront décernés, s’il y a lieu, dans les premiers mois de l’année 1854.
- La Société espère que par la manière dont ses programmes sont coordonnés, alors même que les prix ne seraient pas remportés , alors même que chacun des concurrents n’aurait réussi à mettre en lumière que quelques faits de détail, ceux-ci n’en forme ront pas moins, par leur réunion, un ensemble de nature à être publié avec profit.
- Tout le monde sait que la maladie, observée d’abord en 1845 dans les serres de l’Angleterre, ensuite dans celles de la Belgique, et plus tard dans celles de Paris, s’est montrée postérieurement dans les vignobles des environs de cette ville, et successivement, en gagnant du terrain par zones chaque année , dans ceux du Maçonnais, du midi de la France, du Piémont, de l’Italie, de l’Espagne et de l’Orient.
- Tout le monde sait aussi que son caractère le plus manifeste consiste dans l’apparition d’une moisissure, d’un cryptogame qui attaque le raisin et les feuilles de la vigne et qui les détruit ; moisissure qui se répand de proche en proche, au moyen de sémi -nules microscopiques de la forme d’un œuf, roulant sur les surfaces lisses et voyageant au loin par les airs, s’attachant aux surfaces humides et pouvant s’y développer quand elles sont produites par la grappe ou la feuille de la vigne.
- Le rôle de cette moisissure n’est pas envisagé de la même manière par tous les savants. Les uns pensent que la vigne est atteinte elle-même d’une affection qui en déna-Inre les tissus ou la sève , et que l’app irition de la moisissure n’est qu’un phénomène
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- PRIX PROPOSÉS.
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- secondaire, symptôme et non principe du mal, signe et non pas cause du dépérissement.
- D’autres, et ce sont les plus nombreux, considèrent la moisissure comme la vraie cause de la maladie. Ils ne disent pas qu’elle vient se développer et se propager sur les vignes parce qu’elles sont affaiblies, languissantes, malades, comme tant d’êtres parasites qu’on voit, en effet, s’emparer d’une organisation qui dépérit et qui se meurt; ils affirment, au contraire, que la vigne en pleine sauté peut recevoir comme un champ propre à leur développement les séminules de la moisissure, et que, lorsqu’elles tombent sur les jeunes grappes, sur les jeunes pousses, elles s’y développent à leurs dépens, arrêtant leur progrès, corrompant leurs sucs, dénaturant leurs tissus, les frappant de sté-lité et de mort.
- Pour ceux-ci, empêcher le développement de la moisissure, supprimer les séminules, c’est détruire la maladie.
- Sans rien prescrire aux concurrents, la Société croit que ceux d’entre eux qui chercheront à découvrir le meilleur mode de traitement de la maladie de la vigne feront sagement de diriger leurs expériences conformément à ce dernier point de vue, qui offre à leurs raisonnements un principe simple, dont on est loin d’avoir développé toutes les conséquences.
- Mais cette moisissure est-elle une espèce , une espèce qui aurait échappé à l’observation dans les pays où la vigne est cultivée depuis tant de siècles ? N’est-ce pas plutôt une race particulière d’une moisissure vivant sur d’autres plantes, et qui, impropre à germer sur la vigne en grande culture, se serait acclimatée à vivre à ses dépens dans les conditions spéciales à la culture forcée de la vigne dans les serres?
- Les serres humides et chaudes où la vigne est cultivée dans les pays froids, sans créer une espèce par voie de génération spontanée, pouvoir qu’on ne saurait leur attribuer, auraient-elles eu le funeste privilège de modifier une espèce connue vivant sur d’autres plantes, et de la façonner en une race nouvelle douée de la triste faculté de dévorer la vigne?
- L’examen de cette question, les conséquences que sa solution, quelle qu’elle soit, peut entraîner pour la police des cultures forcées de la vigne, lui méritent, de la part des concurrents exercés aux études micrographiques, une attention particulière.
- Abstraction faite, d’ailleurs, de l’opinion qu’il faudra adopter sur l’origine de l’Oïdium, sur sa nature vraie, la Société souhaite qu’il en soit fait une histoire très-détaillée, très-complète et très-exacte; en effet, elle est convaincre que, si on connaissait bien sa manière d’être à tous les états, tous ses modes de transport et de reproduction , le lieu et le procédé à l’aide desquels il passe l’hiver sans périr, le praticien, éclairé sur les habitudes de son ennemi, puiserait peut-être, dans de telles notions, les inspirations qui lui manquent pour en venir à bout.
- C’est à la science qu’il appartient de tracer cette histoire difficile et d’en approfondir les obscurités; c’est au vigneron intelligent à s’en servir pour combiner son plan de défense ou d’attaque. Respectons cette division du travail : elle est naturelle; elle a donné les meilleurs fruits. Il fallait qu’un membre de l’Institut, Audouin, eût appris
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- PRIX PROPOSES.
- que, dans un certain moment, toutes les chenilles de la Pyrale sont réunies au pied des ceps, pour qu’un vigneron, RacJet, découvrit le moyen pratique de les détruire.
- La Société réclame des observations précises sur les effets que Y Oïdium a produits suites divers cépages, dans les diverses expositions, dans des terrains variés; elle demande si on l’a vu disparaître dans des conditions météorologiques déterminées, et reparaître avec le retour de celles qui les avaient précédées; elle demande si certaines conditions météorologiques se sont montrées plus favorables que d’autres ù son développement. On a cité des treilles, couvrant les deux faces d’un mur, ravagées d’un côté, intactes de l’autre. Combien serait instructif un proces-verbal exact, complet, minutieux d’un pareil fait !
- Parmi les engrais dont l’agriculture dispose, elle voudrait qu’on recherchât s’il n’en est pas qui se soient montrés moins favorables que d’autres au maintien du bon étal de la vigne.
- Des détails qui ont surgi dans les comités, pendant la discussion, il ressort évidemment que certains faits de préservation sont liés à la nature des engrais.
- L’engrais flamand a-t-il été essayé? Quels effets a-t-il produits?
- La Société accueillera tous les travaux qui lui seront adressés et qui auraient pour objet la recherche d’un moyen préventif ou curatif delà maladie de la vigne. Mais ce qui frappe la Société, c’est le vague qui règne dans la combinaison des moyens tentés pour faire face au péril. Entendant dire autour de lui, tantôt que c’est la vigne qui est malade et que VOïdium n’est qu’un accident, tantôt que c’est la terre qui est épuisée, tantôt que ce sont des insectes qui dévorent les grappes et que Y Oïdium se borne à s’établir sur leurs blessures, tantôt que le mal vient de la pluie, du brouillard ou de tout autre phénomène naturel, le vigneron, déconcerté, essaye un peu de tout, et choisit son remède, comme un billet de loterie, sans grande confiance, au hasard.
- La Société voudrait l’arracher à cette situation mauvaise et dangereuse où tous ses efforts, privés de direction, se perdent à l’aventure, où il pourrait tournoyer longtemps sur lui-même, sans faire un pas en avant.
- Elle lui dit, examen fait de tous les systèmes, il y a les plus grandes chances pour que Y Oïdium soit la vraie cause de la maladie. Eh bien ! admettez qu’il en soit ainsi, et raisonnez sur cette donnée. l’Oïdium est une moisissure, appliquez-vous donc à chercher et à mettre en expérience tout ce qui est connu comme nuisible aux moisissures!
- Elle signale plus particulièrement aux concurrents les préparations sulfureuses comme déjà éprouvées, et les huiles volatiles comme très dignes de l’être; car elles sont connues les unes et les autres comme les ennemis naturels des moisissures.
- À l’égard du soufre et des préparations sulfureuses, tous les concurrents sont en mesure de connaître ou connaissent déjà les essais nombreux dont ils ont été l’objet, et les succès qu’on a obtenus à leur aide. Mais la Société craint que, sous forme d’ablution, l’emploi du soufre et des sulfures ne soit sujet à quelques difficultés ou incorrections; elle aimerait que des recherches multipliées vinssent varier le mode d’emploi de ces substances évidemment efficaces, le rendre plus rapide et plus sûr; elle aimerait qu’on fît fessa* d’un appareil propre ù faire voler leurs dissolutions en poussière, au moyen
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- PRIX PROPOSES.
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- d’un mélange convenable d’air comprimé, de façon à permettre au vigneron d’envelopper chaque cep d’un brouillard sulfureux.
- Elle aimerait encore qu’on essayât de placer, au pied des ceps, des fumures ou des mélanges capables d’exhaler de l’hydrosulfate d’ammoniaque ou môme de la liqueur fumante de Baxjle, dans le but de maintenir les vignes sans cesse enveloppées d’un nuage sulfureux. Elle croit que ces produits pourraient ôtre fabriqués à bon marché en cas de succès, et elle accorderait, dans cette dernière supposition, une récompense spéciale au concurrent qui donnerait un bon procédé pour leur production à bas prix.
- A l’égard des huiles volatiles, la Société demande qu’il soit fait un examen attentif des circonstances qui se présentent pour les vignes placées près de plantes à odeurs fortes, telles que romarin, sauge, lavande, thym, serpolet, rue, laurier, oranger et arbres verts. Elle voudrait que l’effet produit par le voisinage des usines à gaz, des fabriques d’acide pyroligneux, des fabriques de caoutchouc fut constaté. Elle demande que l’essai de matières odorantes de cette classe soit tenté et qu’il soit placé, par exemple, au pied des ceps, du bitume du gaz, des feuilles de bois résineux, des plantes riches en huiles volatiles.
- En outre, qu’il soit essayé de répandre près des vignes des huiles provenant de la distillation de la houille, des schistes, de la tourbe ou du bois, ainsi que de pétrole, ou meme de les répandre sur les vignes, mais à petite dose, battues avec de l’eau et de l’air sous forme de brouillard.
- L’eau de savon employée de la môme manière, semble offrir quelque chance de succès. Une dissolution de savon de résine, très-riche en résine, mériterait d’être particulièrement essayée.
- À titre d’expérience propre à guider, on voudrait connaître l’effet produit par des aspersions analogues faites avec de la cire, de la térébenthine sous forme d’émulsion ou d’encaustique; car il semble que, si la surface du raisin ou de la feuille pouvait ôtre enduite d’un corps gras ou résineux, elle offrirait une prise difficile aux séminules de l’Oïdium.
- Les serres, de leur côté, devront être étudiées à un double point de vue.
- Pour le moment, elles offrent à l’expérimentateur un champ d’observation commode, toujours prêt, régulier et comparable. C’est là surtout que l’étude de YOïdium peut facilement être entreprise, et que l’examen deseffetsqu’ il éprouve delà part des divers agents peut être accompli. La Société croit qu’on peut y exécuter les expériences nécessaires pour constater la possibilité de semer et d’inoculer YOïdium à volonté ; elle verrait leur succès avec intérêt, car, lorsqu’on serait maître de diriger l’apparition et le développement de la maladie, on le serait aussi de varier tous les essais nécessaires pour la combattre.
- La Société, d’un autre côté, demande, au contraire, qu’il lui soit indiqué un bon moyen pour garantir les serres de la maladie.
- En tout cas, elle demande quelles mesures de police on pourrait prescrire aux propriétaires des serres affectées à la culture de la vigne ; car il serait assurément déplorable que, si, par un bienfait inespéré de la Providence, YOïdium venait à disparaître des cul-
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- PRIX PROPOSÉS.
- tures naturelles, on n’eût rien fait pour prévenir sa reproduction dans les cultures forcées. Quand la France et l’Europe ont voulu sérieusement se garantir de la peste, elles ont fait trois choses : elles ont étudié la maladie pour apprendre à la traiter; elles ont établi des quarantaines pour en empêcher l’importation; elles ont envoyé à son foyer même des médecins instruits et courageux pour l’y poursuivre et l’y détruire.
- Traitons ['Oïdium, comme une peste; cherchons les moyens d’en guérir quand il s’est déclaré, de le prévenir quand il est loin encore, et de nous préserver de sa résurrection s’il doit disparaître un jour.
- Enfln la Société voudrait que la question, souvent agitée, de la disparition spontanée de la maladie fût étudiée avec soin. On comprend que, s’il était vrai qu’elle eût reparu cinq ans de suite sur la même treille, par exemple, il faudrait peu compter sur les forces de la nature pour en débarrasser nos vignobles.
- La Société regrette que les engagements qu’elle a déjà contractés, à l’occasion des concours qu’elle a ouverts, ne lui permettent pas de consacrer de plus fortes sommes à celui-ci. Persuadée que des recherches accomplies à court délai, contrôlées et comparées à mesure et récompensées immédiatement, auront pour effet d’exciter la vive émulation «des observateurs et de propager rapidement les notions saines que leurs études mettront en évidence, elle aurait aimé à mesurer la récompense qu’elle offre à la hauteur du service qu’elle réclame.
- Mais il fallait utiliser cette année, cette saison; recueillir, pour l’année et pour la saison prochaines, des faits, des jugements de nature à diriger les propriétaires de vignes dont la récolte était menacée en 1854 ; par conséquent, restreindre, dans les limites des crédits maintenant disponibles, des promesses que la reconnaissance publique aurait seule le pouvoir de proportionner aux efforts qu’il s’agit d’obtenir.
- Prix proposés.
- I. Prix de trois mille francs à l’auteur du meilleur travail sur la nature de la maladie qui attaque la vigne.
- II. Prix de trois mille francs à l’inventeur du moyen préventif ou destructeur le plus efficace pour la maladie de la vigne.
- III. Encouragements, savoir trois encouragements de mille francs chacun et six encouragements de cinq cents francs chacun, en faveur des auteurs des meilleurs travaux sur les objets suivants :
- 1° Origine de la maladie, sa marche : le travail doit être accompagné de cartes montrant son progrès annuel;
- 2° Découverte d’un moyen de semer à volonté YOïdium ou de l’inoculer;
- 3° Découverte des conditions d’hybernation propres à Y Oïdium;
- 4° Historique, exact et accompagné de preuves authentiques, des effets obtenus par l’emploi des divers engrais, et en particulier par les engrais qui exhalent des émanations sulfurées;
- 5° Variations que la maladie éprouve en raison des cépages, des climats, des expositions, des terrains et des circonstances météorologiques;
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- PRIX PROPOSÉS.
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- 6° Historique, exact et accompagné de preuves authentiques, des effets obtenus, tant négatifs que positifs, au moyen des divers remèdes proposés et essayés jusqu’ici;
- 7° Recherche des effets produits sur la vigne en ce qui concerne l’envahissement de la maladie par les plantes ou arbres qui l’avoisinent, et en particulier par ceux qui sont riches en huiles volatiles et qui exhalent une odeur forte;
- 8° Invention de tout appareil d’un bon emploi pour administrer à la vigne des ablutions, des douches, des bains de brouillard ou de poussière;
- 9° Indication des mesures que l’autorité pourrait prescrire pour préserver les serres et pour circonscrire, même en plein vignoble, les ravages de la maladie.
- Les concours seront clos le 31 décembre 1853, et les prix seront distribués, s’il y a lieu, dans la séance générale de 1854.
- RENSEIGNEMENTS BIBLIOGRAPHIQUES RELATIFS AUX TRAVAUX EXÉCUTÉS JUSQU’A CE JOUR SUR LA MALADIE DE LA VIGNE.
- Les concurrenls pourront consulter avec fruit, afin de se rendre compte des travaux exécutés avant eux sur la maladie de la vigne, trois sortes de publications : 1° les documents historiques parlant des anciennes maladies de la vigne; 2° les mémoires contenus dans les recueils scientifiques ou agricoles; 3° les mémoires ou rapports publiés séparément.
- I. — Documents historiques.
- Pline le naturaliste. — Lib. XVII, cap. 37, il.
- Théophraste. — De hist. pl., lib. V, cap. 13.
- Ramazzini. — De constilutione anni 1690.
- Du Puits. — Maladie des raisins observée en 1834. — Annales de la Société d’agriculture de Lyon, 1839.
- II. — Mémoires contenus dans les recueils scientifiques ou agricoles.
- Gardener’s chronicle. — Observations de Barkeley sur Y Oïdium Tuckeri, 17 novembre 1847, 5 août 1848.
- Comptes rendus de YAcadémie des sciences.—Notes de M. Guérin-Méneville , t. XXXI, p. 453; t. XXXIII, p. 295; t. XXXV, p. 322; t. XXXVI, p. 161; de M. Marie, l. XXXI, p. 453; de M. ORMANCEY, t. XXXIII, p. 328; de M. Letellier, t. XXXIII, p. 321, 355; t. XXXV, p. 478; de M. Payen, t. XXXIII, p. 329; de M. Chérot, t. XXXIII, p. 480, et t. XXXV, p. 268; de M. Roboüam, t. XXXIII, p. 412, et t. XXXV, p. 358 ; de M. Fourcault, t. XXXIII, p. 309 ; de M. Bouciiardat, t. XXXIII, p. 313 ; de M. Gensoul, t. XXXIII, p. 398 ; de M. Prangé, t. XXXIII, p. 282; de M. Roussel, t. XXXV, p. 268 ; de M. Delmas, t. XXXV, p. 604; de M. Régnault, t. XXXV, p. 473 ; de M. Camille Aguillon, t. XXXVI, p. I5i ; de M. Pionnier,!. XXXVI, p. 157.
- Bulletin de la Société centrale d’agriculture. — Notes de M. Labbé , t. VI, p. 235; de M. Bou-chardat, L VI, p. 275; de M. Pebin, t. VI, p. 647 ; de M. de Mortemart, t. VI, p. 737; de M. Montagne, t. V , p. 224 ; de M. Ch. Martins, t. VU , p. 164; de M. Heuzé, t. VII, p. 427 et 580 ; de M. Mezu, t. VII, p. 565; de M. Graffin, t. VII, p. 504; de M. Turrel, t. VII, p. 532 et 587.
- Berne horticole. — Notes de M. Leveillé, 3* série, t. V, p. 224 ; de M. Naudin, 3e série, t. IV, p. 364 ; de M. Dubreuil (1er août 1851 ).
- Journal d'agriculture pratique. — Notes de M- Guérin-Méneville , 3e série, t. VI, p. 156 ; de M. Louis Leclerc , 3e série, t. VI, p. 417 ; de divers, t. VI, p. 168 et 618.
- Cinquante-deuxième année. Juin 1833. 39
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- Journal de botanique de Berlin. — N°s 1 et 2, note de M. Hugo Mohl (analysée, Bulletin de la Société centrale d'agriculture de Paris, t. VII, p. 303 ).
- Bulletin de la Société philomathique. —Noie deM. Leveillé,3 août 1850.
- Actes de VAcadémie des géorgiphiles de Florence. — Notes de MM. Cosimo Ridolit, Adolfo-Targioni Torzetti, Tigri, Bonaini, Pacini, t. XXIX, p. 101.
- Gazette piémontaise. —Notes de MM. Cantu, Grizeri , del Ponte , 7 , 12 , 19 août 1851.
- Bulletin de la Société d’agriculture de l'Hérault. — Mémoires de MM. Esprit Fabre et Dunal; de M. Cazalis-Allut ; de M. Bouscaren , etc. (38°, 39e et 40e années , 1S51 , 1852 et 1853).
- Journal d’agriculture du Midi, publié par la Société d’agriculture de Toulouse.—Note de M. Noo LET, t. IV, p. 57.
- Société d’agriculture de Grenoble, Bulletin, nH 22.
- Voir aussi, Journal d'agriculture pratique , 3° série, t. VI, p. 163 , une liste chronologique des publications faites sur les maladies de la vigne.
- III. — Publications séparées.
- Les vignes malades, rapport de M. Louis Leclerc sur une mission accomplie en 1852.
- De la maladie de la vigne dans le midi de la France et le nord de l’Ilalie; rapport de M. Victor Rendu, inspecteur général de l’agriculture.
- Traitement des vignes malades; rapport de M. Gustave Heuzé.
- Maladie de la vigne, observations faites dans le département du Bhône; par M. Eugène Tisse-rant, professeur à l’école vétérinaire de Lyon.
- Compte rendu des travaux de la commission instituée par la Société linnéenne de Bordeaux, suivi de mémoires de M. Gasciiet, de M. Desmartis, de M. Cuigneau; de la traduction de l’italien d’une instruction sur la maladie de la vigne du docteur Bertola, et de divers documents sur la maladie de la vigne en Toscane.
- Maladies des végétaux, dans la Bibliothèque des chemins de fer; par M. Payen.
- Etude sur la maladie de la vigne ; par Étienne Lapierre.
- Maladie de la vigne, connue sous le nom d'Oïdium Tuckeri, étudiée aux divers points de vue de ses causes , de ses moyens préservatifs et curatifs; par Londet, professeur d’économie rurale à l’école impériale de Grand-Jouan.
- Ces publications se trouvent à Paris, chez MM. Bouchard-IIuzard, Dusacq, Hachette.
- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS MÉCANIQUES.
- Notice sur la fabrication des briques à sec; par M. Bresson, ingénieur civil (1).
- Dans la dernière séance, il a été fait une communication à la Société sur la fabrication des pierres factices et des briques ; mais des doutes se sont élevés sur la possibilité de fabriquer de bonnes briques à sec , ou tout an moins sur le succès de cette fabrication. j’étais certain du contraire , puisque de 1840 à 1850 j’ai employé , à Rouen ou
- (t) Cette notice a été lue à la Société dans sa séance du 29 juin i$53.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- ses environs, dans des constructions d’usines, bien près d’un million de ees briques dont je me suis fort bien trouvé; mais, comme ma mémoire no me retraçait pas nettement tous les faits, j’ai préféré attendre, pour donner à la Société des renseignements certains, et avec d’autant plus de raison que je savais que M. Julienne, auteur et constructeur de la machine avec laquelle on faisait ces briques , et M. Hébert, ancien notaire et propriétaire de cette briqueterie établie au Mesnil-Esnârd, près de Rouen , demeuraient actuellement à Paris.
- C’est vers la fin de 1838 que M. Julienne a établi cette machine : elle fut placée dans un grand terrain argileux au Mesnil-Esnard, à 6 kilomètres de Rouen environ. La terre était tirée du sol, sur place , à des profondeurs qui variaient de 2 à 10 mètres , jetée immédiatement dans deux trémies au bas de chacune desquelles se trouvait un diviseur; c’était un arbre en fer garni de griffes aussi en fer, dont le mouvement de rotation divisait la terre : de là elle tombait sur un crible, puis sur une toile sans fin qui l’amenait dans des caisses ou distributeurs placés au-dessus des moules.
- On ne mouillait pas cette terre, elle n’avait que la fraîcheur du sol, ce qui était suffisant pour en permettre le moulage.
- Les moules, ati nombre de quarante, étaient distribués cireulairement vers le bord extérieur d’un grand plateau rond et horizontal tournant autour de son axe vertical ; c’étaient des auges prismatiques, de grandeur convenable, pratiquées dans l’épaisseur de ce plateau même.
- La partie inférieure de chaque moule était fermée par un piston mobile en bois, et la partie supérieure l’était par un couvercle à charnière en fonte, formant également piston. Lorsque l’un de ces moules arrivait sous le distributeur, son piston inférieur était descendu et son couvercle levé, il se remplissait donc de terre; mais à peine était-il passé au delà, que son couvercle se rabattait : le moule s’engageait alors entre deux plans inclinés qui forçaient les fonds à rentrer; ils comprimaient donc énergiquement la terre, et la brique était moulée; il ne s’agissait plus que de la démouler.
- Le plateau continuant à tourner rencontrait une pince qui relevait le couvercle supérieur; en même temps le piston inférieur continuant à monter, la brique était poussée en dehors du moule, et sa consistance était telle, que des jeunes garçons prenaient ces briques sans les altérer, et les plaçaient sur une brouette au moyen de laquelle on les portait à l’étente.
- Ces briques étaient placées à champ et disposées sur plusieurs rangs les uns au-dessus des autres sous des hangars; quelques jours suffisaient au séchage, après quoi on procédait à la cuisson.
- Pour le service de cette machine il fallait quatre hommes qui extrayaient l’argile d’une profondeur moyenne de 5 mètres, deux garçons qui la jetaient dans la trémie, six jeunes garçons pour enlever les briques de dessus la machine et les placer dans les brouettes, et deux brouettiers ; de plus , il fallait une puissance motrice de 2 1/2 à 3 chevaux pour mouvoir la machine, au moyen de quoi on faisait 12 à 1,500 briques à l’heure, soit 15,000 par jour, à cause de celles qui étaient manquées.
- Plus tard f M. Julienne modifia cette machine, les diviseurs de terre furent suppri-
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- mes, et dans ce cas la production d’une journée fut portée à 30 et 32,000 briques ; dès lors le prix de revient diminua en conséquence. Cette machine valut à son auteur, en 1846, une médaille d’argent qui lui fut décernée par la Société d’émulation de Rouen.
- Les terres employées à cette fabrication variaient un peu de composition , suivant la profondeur d’où elles étaient tirées ; mais, en moyenne , l’analyse a montré que, sur 100 parties, elles se composaient de
- Alumine.......................32
- Silice........................48
- Carbonate calcaire............5
- Oxyde de fer.................. 4
- Magnésie...................... 1,25
- Eau...........................9,75
- 100,00
- Ces briques étaient cuites à chauffage direct, c’est-à-dire que le combustible, qui était de la houille, était répandu dans des galeries formées par les briques à cuire elles-mêmes ; il y avait donc contact entre ces briques et le combustible. De cette manière , on cuit jusqu’à 1,500,000 briques à la fois; ce mode est bien moins coûteux que de cuire dans des fours au moyen de la flamme seulement, mais aussi, il faut le dire , il donne un plus grand déchet soit en briques déformées, en briques frittées, vitrifiées ; cependant, toute déduction faite, c’est encore le seul moyen de produire à bon marché.
- Pendant dix ans les produits de la briqueterie du Mesnil-Esnard n’ont pas sensiblement varié de prix ; rendue à Rouen, octroi compris , la brique rouge , c’est-à-direla brique trop tendre par défaut de cuisson , mais qui convient très-bien pour les refends intérieurs, les galandages, s’est vendue 16 à 18 fr. le mille; la brique violette, celle de l’emploi le plus commun, se vendait 20 à 22 fr. le mille; enfin la brique surcuite, qui est très-dure, se vendait 25 à 28 fr.
- Je dois ajouter que ces briques sont fort épaisses, 6 et quelquefois 7 centimètres; ce qui donne encore un grand avantage à l’emploi.
- Tels sont les renseignements que je puis donner à la Société sur la briqueterie du Mesnil-Esnard que, je le répète, j’ai vue travailler et dont j’ai employé les produits pendant dix ans.
- La Société se rappellera que, l’année dernière, M. Julienne lui présenta un petit modèle de voiture à air comprimé, idée dont il poursuit la réalisation sur une grande échelle en ce moment, se proposant de remplacer nos omnibus par des voitures sans chevaux. Je suis allé voir cet industriel afin d’en obtenir quelques détails sur ses machines à briques ; car je me rappelais fort bien avoir vu une autre machine à briques de M. Julienne, depuis celle du Mesnil-Esnard. Avec cette machine, qu’il construisit en 1845, et qu’il appelait la pondeuse, on moulait deux briques à la fois; un ouvrier et deux enfants pour l’aider produisaient 8,000 briques par jour. Les plans en
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- furent achetés, en 1846, par des Anglais; mais, comme ils ne réussirent point, ils furent obligés d’acheter la machine, en 1848, pour leur servir de modèle. C’est cette machine qui fonctionne aujourd’hui en Angleterre sous le nom de M. Eïliot, son acquéreur.
- J’ai, de plus, appris que M. Julienne continuait à s’occuper ici de ces machines, et que , dans les environs de Paris même , à Bieêtre, la briqueterie de M. de Virgile travaillait avec des machines faites par lui.
- Cette nouvelle machine ne ressemble plus à l’ancienne ; elle est beaucoup plus simple, mais aussi elle produit moins : c’est plutôt un outil à l’usage du mouleur de briques qu’une machine de grande fabrication, qu’une machine automatique : sa simplicité, sa rusticité et sa transportabilité, si je puis m’exprimer ainsi, en multiplieront assurément l’usage , surtout si le prix , qui est aujourd’hui de 700 francs, peut encore être diminué, comme je le crois.
- 11 n’y a plus maintenant besoin de moteur à vapeur ou autre, c’est l’ouvrier lui-même qui met sa machine en mouvement; aidé d’un enfant, il peut produire 3,600 briques par journée de douze heures.
- La terre, telle qu’on l’extrait du sol, est jetée sur la table ; l’ouvrier en remplit les moules avec une spatule, puis il donne la pression. Lorsque les briques sont démoulées, l’enfant les prend et les pose sur une brouette.
- Cette machine se compose donc d’une grande et forte table en bois montée sur quatre pieds, de deux moules logés dans cette table même ( ce sont des évidements pratiqués dans la table dont le pourtour est en cuivre ), et d’un grand et fort levier horizontal en bois avec armures en fer, agissant sur deux pistons en fonte qui compriment la terre dans ces moules. Deux autres pistons en bois, qui forment le fond des moules, repoussent les briques aussitôt qu’elles sont moulées.
- Les articulations, le mode d’assemblage du levier et des pistons sont tels, que, d’après M. Julienne, l’homme, en agissant de tout son poids à l’extrémité du levier, exerce une action de 8,000 kilog. répartis sur 484 centimètres carrés, soit 18 kilog. de pression par centimètre carré ; mais cette action se trouve encore considérablement accrue par le balancement avec choc que l’ouvrier imprime à son levier.
- Enfin cette pression suffit pour donner à la terre, quoique sèche, quoique dans l’état où on l’extrait du sol, la consistance nécessaire pour résister aux manipulations subséquentes , c’est-à-dire à la mise en haie pour le séchage, le rangement dans les fours, etc.
- M. Julienne assure que la brique faite de cette manière, dans les environs de Paris, et cuite à la houille, ne revient pas à plus de 10 ou 11 francs le 1,000 pour tous frais, cuisson comprise, et à cela il faut ajouter que cette brique étant d’un très-fort échantillon, il n’en entre que 500 au mètre cube de maçonnerie, tandis qu’il faut 600 briques ordinaires.
- Voici, d’ailleurs, un compte de revient qui m’a été remis par M. Julienne, pour trois machines travaillant ensemble et faisant 10,800 briques dans un jour.
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- Il fruit trois hommes aux leviers, un homme pour distribuer la terre, trois enfants qui lèvent la brique , un homme pour charrier la brique et un homme pour la mettre en
- haie, en tout six hommes et trois enfants.
- On paye la façon 4 fr. 20 c. le mille, soit pour 10,800 briques. . . 45 fr. 36
- Pour la mise au four, 1 fr. le mille..................................... 10 80
- Pour soigner le four, 1 fr............................................... 10 80
- Combustible pour cuire un mille, 1 fr. 25........................... 13 50
- Pour le défourage, 1 fr. du mille........................................ 10 80
- Coût de la terre, 25 centimes du mille.................................... 2 70
- Intérêt du capital, entretien des machines et amortissement, 75 centimes
- du mille........................................................... 8 10
- Coût total des 10,800 briques........................ 102 fr. 06
- N’en comptant que 10 mille à cause des rebuts, le prix de revient du mille est donc de 10 fr. 20.
- Mettons 11 francs pour ôter tout scrupule ; comme le droit d’octroi est de 6 fr. 60, en y ajoutant 6 fr. 40 pour le transport de la briqueterie à Paris, et c’est largement compter, attendu qu’un cheval mène 500 briques, il en résulte que cette brique, rendue à Paris, revient à 25 fr. le mille.
- En y ajoutant encore 6 fr., soit 25 pour 100 pour bénéfices de l’entrepreneur, cela porterait cette brique à 30 fr. le mille, toute rendue à pied d’œuvre.
- Les autres établissements vendent 45 fr. le mille pris à la briqueterie, et encore leurs briques sont-elles d’un échantillon plus faible ; y ajoutant 13 fr. pour le port et l’octroi, ces briques reviennent à 58 fr. le mille. Ainsi les briques faites avec les machines de M. Julienne pourraient être données à moitié prix de celui qui se paye ordinairement; cependant je dois vous dire que M. de Virgile les vend 32 fr. prises à Bi-cêtre , ce qui les porte à 45 fr. dans Paris.
- Ce qu’il faut remarquer encore, c’est que, dans cette fabrication, les ouvriers obtiennent de forts salaires. Nous avons dit que six ouvriers recevaient 45 fr. 36 de façonnage pour 10,800 briques : ôtant 3 fr. qu’ils payent aux enfants, il leur reste 42 francs, soit, à chacun, 7 fr, par jour; c’est là un fort beau résultat, puisque, en donnant la brique à très-bon marché relativement, on peut encore distribuer des salaires au moins doubles de ce qu’ils seraient si les ouvriers travaillaient à la main.
- Dans ce moment, bâtir à Paris est une des premières nécessités; la seconde, c’est de bâtir à bon marché, afin de faire compensation, autant qu’il sera possible, au prix exorbitant du terrain à bâtir; car, si l’on n’y prend garde, Paris deviendra inhabitable pour les ouvriers, pour les employés, pour les petits rentiers, et pour un nombre considérable d’autres personnes dont les salaires ne permettent pas de satisfaire aux exigences, toujours croissantes, des possesseurs du sol.
- Je dis donc que la fourniture des matériaux à bâtir à bon marché est aujourd’hui une chose qui mérite des encouragements, et à ce titre je suis certain que la Société
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- prendra un vif intérêt à la communication que j’ai l’honneur de lui faire. C’est dans cette persuasion que j’ai engagé M. Julienne à vous apporter des échantillons des produits qui se font avec ses machines , afin que vous puissiez les juger; il a dépassé mon attente, car non-seulement il a apporté des briques, mais il a amené une de ses machines que vous pourrez voir fonctionner.
- Les briques qui sont sous vos yeux ne sont pas des échantillons isolés ; pour vous en convaincre, il me suffira de vous dire que, sur onze maisons que l’architecte Canta-grel a fait bâtir depuis peu à Courbevoie, neuf l’ont été avec des briques provenant de l’établissement, de M. de Virgile, à Bicêtre, où l’on travaille avec des machines de M. Julienne.
- J’aurais bien voulu vous entretenir aussi, Messieurs , de la fabrication des pierres factices, des pierres en terre plus ou moins cuite ; je ne sais si elle a pris un grand développement encore, mais je vous rappellerai que, à l’exposition de 1849, un M. Ba-lan, demeurant rue Mauconseil, 25, avait exposé un grand nombre de pierres creuses en terre cuite. Ces pierres avaient 60 centimètres de long, 35 de large et 30 centimètres de hauteur; leur épaisseur moyenne était de 5 centimètres. Je ne connais pas leur prix ni leur résistance moyenne à l’écrasement. Toujours est-il que, si l’on parvenait à faire , à prix raisonnable , des pierres factices en terre cuite ou autre matière, mais d’une résistance à l’écrasement qui, suivant l’épaisseur, permit d’élever sur ces pierres trois, quatre, cinq étages , et qui résistât bien aussi à l’air, au soleil, à la pluie, à la gelée, ce serait une excellente chose. Ces pierres, outre l’avantage du bon marché, car j’ai la certitude qu’on peut arriver à les produire à un prix moindre que celui de la pierre ordinaire, ces pierres, dis-je, qui seraient creuses, offriraient un avantage considérable, celui de leur légèreté et de leur imperméabilité à l’humidité et à la chaleur; ce serait un grand problème résolu, bâtir à moindre prix, épargner beaucoup sur les fondations, vu le moindre poids des murs en élévation , mettre le rez-de-chaussée à l’abri de l’humidité en employant, pour ces parties, des matériaux fortement cuits, et enfin avoir des murailles très-peu perméables à la chaleur, à cause de leurs parties vides. Tous ces avantages méritent assurément qu’on s’occupe de cette question, et la Société ne manquera certainement pas de le faire, vu l’intérêt quelle porte à tout ce qui est d’utilité générale. J’ai la conviction qu’avant peu ce problème sera complètement résolu ; mais tout ce qu’il m’est permis de dire pour le moment , c’est que les procédés de moulage, de cuisson sont trouvés. Je ne puis les décrire ici, quoique les brevets, en France, soient demandés, parce qu’en Angleterre la patente n’est pas encore scellée, et que des intérêts, qui ne sont pas les miens, me commandent la plus grande réserve ; mais j’aurai l’honneur d’informer la Société des développements que prendra cette affaire , et provisoirement je dépose entre les mains de son président un paquet cacheté contenant la description desdits procédés dont je réclamerai l’ouverture en temps opportun.
- D’ailleurs, je le répète, le problème est en partie résolu depuis 1849, et tout récemment j’ai vu un bâtiment à un étage au-dessuS du rez-de-chaussée , situé rue Bergère,
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- 20, qui est construit en pierres de cette nature ; je n’ai pas encore pu me procurer d’autres renseignements sur cette construction, qui offre un assez joli spécimen. Ainsi, Messieurs, fabrication économique des pierres factices, fabrication des briques à bon marché sont des choses qui ne sont plus à trouver, mais qui demandent des encouragements pour se développer promptement et dans l’intérêt de tous.
- ARTS CHIMIQUES.
- Mémoire sur les électro-aimants circulaires; par M. Nicklès. (Suite et fin.) (1) Electro-aimants circulaires.
- Soit un barreau cylindrique en fer doux plongé dans une hélice électro-dynamique, le cylindre aura deux pôles, l’un à droite, l’autre à gauche; rapportons des cercles en fer sur ces pôles, les cercles seront aimantés à leur pourtour, conformément à ce fait bien connu et établi pour la première fois (2) par M. de Haldat, savoir que, dans l’aimantation du fer, le magnétisme se rend surtout à la superficie du métal.
- Si on imprime un mouvement de rotation à cet électro-aimant et que, par une disposition convenable, on transmet à l’hélice le courant nécessaire, il n’y a pas de raison pour que l’aimantation cesse de se manifester, puisque l’hélice ne cesse pas d’agir.
- Mais, dans les électro-aimants para-circulaires, la bobine est fixe, le noyau seul est en rotation, et le magnétisme s’y produit malgré les inversions qu’il subit; le développement magnétique doit, à plus forte raison, avoir lieu dans les électro-aimants purement circulaires, puisque l’aimantation s’y produira toujours dans le meme sens. J’affole donc les hélices en les fixant au socle qui soutient la poulie aimantée, je ménage entre les deux pièces un espace suffisant pour éviter les frottements, et j’ai ainsi un électro-aimant capable de tourner dans une bobine fixe et d’agir à la fois par ses deux pôles. Si, au lieu de prendre une hélice toujours de même sens, on se sert d’une hélice à la fois dextrorsum et sinistrorsum, la partie de l’électro-aimant qui correspond au point de jonction des deux hélices aura un point conséquent.
- Rapportons donc un troisième cercle sur ce point. Le fluide de ce point conséquent se rendra à la circonférence, et on aura un électro-aimant à trois pôles, dont deux de même nom aux extrémités et un de nom contraire au centre.
- Voilà, dans toute leur simplicité, les principes sur lesquels sont fondées ces machines, qui justifient d’elles-mêmes le nom d’électro-aimants circulaires que je propose de leur donner. Un coup d’œil jeté sur les fig. 7, 8, 9 et 10 suffit pour les comprendre.
- La fig. 10 n’a qu’une gorge. Les deux cercles sont fixés sur un moyeu m que je considère comme le principal réservoir du magnétisme, et dont le rayon est à peu près un tiers de celui de la poulie.
- On comprend que, quand cette poulie est sous l’influence du courant, le magnétisme s’y distribue comme il le ferait dans un cylindre; il se porte aux extrémités. Si cette pou-
- (1) Voyez Bulletin de mai, page 265.
- (2) Mémoires de VAcadémie de Nancy, 1828.
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- lie ainsi aimantée est montée sur un axe en fer, un arbre de couche, par exemple, cet axe participe lui-même à l’induction qui est provoquée par l’hélice, et absorbe en pure perte une portion du fluide magnétique qui a été produit.
- Cette déperdition peut être en partie compensée par la disposition en point conséquent adoptée dans la figure 7 ; comme le cercle central L est principalement en cause dans ce cas, et qu’il produit le maximum de puissance, je l’ai, à dessein, rendu plus épais.
- Tout en ayant les inconvénients des aimants à points-conséquents, cet électro-aimant peut offrir, comme on voit, l’avantage d’avoir à son milieu un point toujours fortement aimanté et protégé par les deux autres cercles contre la tendance du magnétisme à se porter en partie aux extrémités de l’axe.
- Dans ce dernier cas, les deux cercles extrêmes N N' paraissent à peine aimantés quand on les examine isolément ; toute la force paraît concentrée sur le pôle du milieu, qui possède du fluide opposé.
- Le contraire a lieu quand le courant suit la même direction dans les deux hélices; le maximum de force se trouve concentré sur les cercles extrêmes.
- Si on ne fait intervenir qu’une seule hélice, le fluide se répand à la fois sur les trois cercles; mais en présence d’une armature le circuit magnétique ne se forme qu’entre les deux cercles extrêmes ou entre les deux cercles qui contiennent la bobine.
- Avec cet aimant, l’expérimentateur peut donc, à l’aide d’un commutateur, concentrer la puissance sur un cercle ou la répandre sur deux ou sur trois, la projeter sur le centre ou sur les extrémités.
- Ces effets, si différents quand on examine les trois cercles isolément avec une armature, se confondent en une seule action quand on fait agir cette armature sur deux ou même sur les trois cercles; alors la polarité opposée du cercle inoffensif se déclare, le fluide de nom contraire, qui s’est développé dans l’armature sous l’influence du cercle actif, appelle à lui le fluide opposé du cercle inactif : l’armature devient aimant par rapport à ce dernier et y adhère avec une force proportionnelle à son fluide propre et au fluide de nom contaire du cercle actif.
- L’attraction relative, produite au repos et à différentes intensités par les trois modes d’aimantation qui viennent d’être mentionnés, a été déterminée à l’aide d’un dynamomèt re agissant normalement à la poulie. L’armature consistait en une pièce de fer plate, rectangulaire, longue de 0ra,091, large de 0m,067, épaisse de 0m,02 ; elle pesait 1 ,050 gr. Par son côté le plus court, on la faisait agir sur un des cercles en la plaçant dans le plan de celui-ci ; pour la faire porter sur deux cercles on plaçait l’armature perpendiculairement au plan de ces derniers, toujours par la tranche la plus courte. La longue tranche servait à relier les trois cercles polaires, ce que, dans une quatrième expérience, on réalisait encore d’une autre manière en présentant l’armature par sa grande surface à l’aimant. Cette surface était, comme on voit, triple de celle du grand côté. Un crochet terminé en vis pouvait se visser dans le côté opposé à la surface qui devait être mise en contact avec l’aimant; le pas de vis destiné à le recevoir était calculé de manière que son prolongement passât par le centre de gravité correspondant à la position spéciale Cinquante-demième année. Juin 1853. 40
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- qu’on voulait donner à l’armature. Dans les expériences que je vais rapporter cette armature figure sous le n° o. Les deux autres armatures qui interviennent dans les tableaux ci-dessus n’ont agi que sur les trois cercles. L’une était le cylindre qui sert de poulie commandée dans la figure 7; sa longueur était de 0m,12 I, son diamètre de Om,051, son poids de 2\400. L’autre armature était une verge en fer doux, longue de 0m,58, large de 0m,02, épaisse de 0m,04 et pesant 260 gr.; je la désigne par Y.
- Dans ces déterminations ainsi que dans toutes celles qui vont suivre, les tangentes des déviations sont des moyennes tirées de deux lectures, l’une de la déviation à droite, l’autre de la déviation à gauche. Mes expériences ayant spécialement porté sur les propriétés des électro-aimants, j’ai cru pouvoir me dispenser d’appliquer aux tangentes des déviations la formule de M. Desprelz.
- Chacune des hélices de cet électro-aimant circulaire se composait de 125 mètres de fil de cuivre de 1 millimètre de section réparti sur 464 tours de spire, en tout 250 mètres et 928 tours de spire.
- Quand je ne plaçais qu’une seule hélice dans le circuit, je réduisais le courant à la déviation produite par les deux, afin d’avoir des résultats comparables. La pile consistait en deux éléments de la batterie qui avait servi dans la grande démonstration du chemin de fer de Lyon (page 9).
- Electro-aimant circulaire à trois pôles ( fig. 7 ).
- Courant total : tangente, 56° 20';
- Une seule bobine dans le circuit :
- Tang. , 5° 20.
- ARMATURES. UN POLE. DEUX POLES CONTRAIRES. TROIS POLES.
- N° 3. Pas d’effet appréciable. 22 kilog.
- Poulie. Idem. 20
- V. Idem. 6
- Tang , 6° 5'.
- Poulie. — — 30
- Y. — — 10
- Deux hélices contrariées. — Tang., 5° 20'.
- N° 3. 2-3 kilog. 17-18 kilog. 0
- Poulie. » » 35 kilog.
- V. • » 13
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- Deux hélices de même sens, même courant. —Tang., o° 20'.
- N° 3. 2 kilog. 12 kilog. 55 kilog.
- Poulie. » Jl 40
- Y. » )) 15
- Avec quatre éléments semblables et l’armature n° 5, les poids portés dans les différentes conditions ont été les suivants :
- DISPOSITION CONTRARIÉE.
- DISPOSITION NORMALE.
- Ud pôle.
- Deux pôles.
- Deux pôles.
- Trois pôles.
- Trois pôles.
- Uu pôle.
- 4-5 kilog
- 150 kilog.
- 106 kilog.
- 125 kilog.
- Dans la détermination des poids portés par les trois pôles, l’armature a été, cette fois, présentée par la grande surface. En disposant les quatre éléments voltaïques en quantité de deux couples, ou en me servant de l’une des hélices pour dériver un courant des quatre couples disposés en tension, de manière à doubler la section du fil des deux hélices et, par conséquent, à diminuer la résistance de moitié, j’ai obtenu avec la règle V, employée comme armature, les attractions qui suivent :
- DISPOSITION NORMALE , trois pôles. j DISPOSITION CONTRARIÉE , 3 pôles.
- 21 kilog. I 18-19 kilog.
- Les nombres consignés dans la quatrième colonne des tableaux 1 et 2 offrent quelque incertitude, à cause de la disproportionnalité qui s’observe dans ces cas entre la puissance des deux cercles extrêmes; plus forte chez celui qui touchait immédiatement à la bobine que chez l’autre cercle extérieur, qui partageait son fluide avec le cercle central; aussi l’action que ces deux derniers exercent sur une armature est-elle fort inférieure à celle qui est produite par les deux cercles directement influencés par la bobine.
- Il résulte de là qu’à égalité de masse les poulies à une seule gorge doivent être préférées à celles à n gorges toutes les fois qu’on ne se propose pas d’obtenir un électro-aimant circulaire à point conséquent.
- Les résultats consignés dans les tableaux qui précèdent pourraient être multipliés à l’infini; mais j’ai hâte de prévenir une objection qui pourrait diminuer l’importance que j’accorde à l’intervention simultanée des deux fluides magnétiques. L’électro-aimant à deux gorges de la précédente expérience offre, de l’extrémité N à l’extrémité3N% une étendue de 0m,064. L’épaisseur de L est de 0m,018; celle de N et 3N', de 0m,015 : la ligne tangentielle a donc 0m,035 de longueur quand on fait intervenir les deux pôles. Mais un seul pôle offrant tout au plus 0m,018 de contact, il va entre les deux lignes tangentielles
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- une différence de 0m,0t5. Cette différence devait être pour quelque chose dans le résultat final, et dans tous les cas il était nécessaire de la réduire à un minimum. C’est ce que j’ai cherché à réaliser en me servant d’une armature qui présentait meme surface de contact dans les deux cas ; cette armature consistait en une barre de fer longue de 0m,42, large de 0ra,049 et épaisse de 0ra,022. Son poids était de 4 kilogrammes. Placée sur le pôle N, elle agissait sur une ligne tangentielle de 0m,015; placée à cheval sur deux pôles, elle comprenait également une ligne de 0m,015 : car, si la surface polaire de cette armature avait 0m,049 de long, l’intervalle compris entre les deux pôles, la gorge, était de 0m,031, et, comme la distance de l’extrémité N à l’extrémité L est de 0m,064, l’armature ne pouvait entrer en jeu que pour une quantité 0m,064—0,n,049 égale à 0m,015, qui est la ligne de contact fournie par le pôle.N.
- Voici les résultats obtenus dans ces conditions. Le poids de l’armature, 4 kilogrammes, a été retranché de chaque nombre.
- TANG., 6° 5’. TANG. 12*.
- N. Net M. N. N et M.
- 6 kilog. 14 kilog. 9 kilog. 22 kilog.
- L’électro-aimant de la fig. 10 a donné des résultats analogues.
- Un fait très-important et qui découle de la nature même des électro-aimants circulaires, c’est que les effets attractifs qui viennent d’être constatés se reproduisent en chaque point de la circonférence de l’aimant. Ces attractions, toutefois, ne sont pas égales à la somme des poids portés par chaque armature agissant seule; elles diminuent pour chacune avec la masse et le nombre de celles-ci. Mais, dans tous les cas, la somme des poids portés dans ces nouvelles conditions est de beaucoup supérieure au maximum d’attraction fourni par l’une quelconque des armatures employées, preuve certaine que l’attraction n’est pas seulement produite par le magnétisme qui est répandu à la circonférence de l’appareil, mais que toute la masse de l’électro-aimant contribue au travail. Les tableaux ci-après vont compléter ma pensée.
- L’électro-aimant qui a servi dans ces expériences est celui de la fig. 10. Voici ses éléments :
- Diamètre des cercles 0,120
- — du moyeu 0,050
- Poids de l’aimant 5\500
- Diamètre du fil 0,0015
- Nombre de tours de spire 108
- Armatures employées.
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- N05 D’ORDRE. LONGUEUR. LARGEUR. ÉPAISSEUR. POIDS. DIAMÈTRE.
- N° l 0m,069 0m,067 0m,011 936 gr.
- N° 2 0 ,090 0 ,067 0 ,020 1,007
- N» 3 (1) 0 ,091 0 ,067 0 ,020 1,030
- N° 4 0 ,111 0 ,092 0 ,022 1,645
- N05 5 et 6... 0 ,256 )> 0 ,015 380 0m,015
- d, poulie identique à l’aimant.. 0 ,014 3,500 0 ,120
- e, petite poulie à gorge sans moyeu.. -. 0 ,010 1,320 0 ,100
- Après avoir déterminé les poids portés séparément par chacune de ces pièces jusqu’à la rupture, je remis l’une d’elles en communication avec l’aimant, et j’approchai une autre armature de l’un des points de la circonférence de l’aimant, afin de voir ce qui pourrait rester de fluide disponible. Le résultat de cette détermination se trouve inscrit dans la colonne intitulée traction ; il a été obtenu avec un dynamomètre fixé à l’armature ajoutée.
- La colonne 8 contient la somme des attractions réalisées par le concours simultané des deux armatures.
- La pile était formée de l’un des grands éléments qui ont servi dans l’expérience précédente.
- Courant total :
- 2
- r . ,, ., taîig., 38° 3o'
- Courant réduit : —------------.
- N°* D’ORDRE. ARMATURES. POIDS nécessaire pour amener la rupture* Ajoutée. ARl Poids porté dans cette nouvelle condition. WATURE EN P Traction pour amener la séparation de la nouvelle armature. LUS. La première armature tombe avec» Somme des attractions.
- 1 N° l.... 15 kilog. d. — kilog. 7 kilog. 111,590 Ci «O 00
- 2 N° 2.... 16,05 d. — 9 14 23
- 3 N° 3. .. . 17,50 d. 13 10 15 25
- 4 . N° 4 •. . . 18,50 d. 13,500 10 15 ,400 25 ,400
- 5 N° 5.. . . 8,80 d. 6 13 7 20
- 6 d.. 14 N° 4. 9,500 10 10 ,5 20,50
- 7 e.. 10,5 d. 5,500 12 6 18
- 100,35 71 79k, 49 150k, 49
- (l) C’est l’armature employée dans les précédentes expériences.
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- Il résulte de ce tableau qu’en faisant intervenir les armatures deux à deux la somme des poids portés dépasse de moitié celle qui a été obtenue par une de ces armatures agissant seule.
- Ce fait découle encore du tableau suivant, dans lequel on fait varier l’armature ajoutée, l’armature principale restant invariable :
- tang., 58° 50'.
- N*! D’ORDRE. ARMATURE. POIDS nécessaire pour amener la rupture. ARMATURE EN PLUS.
- Ajoutée. Poids portés dans cette nouvelle condition. Traction pour amener la séparai ion de l’armature ajoutée. La première armature tombe avec. Somme des attractions.
- 1 N° l. 12 kilog.
- 2 W 3. 15kilog. 8
- 3 d. 15k,500 4. 13 15 14,500 29
- 4 N" 5. 14,500 5 15,500 20,500
- 5 e. 9
- On reconnaît également un autre fait dans ces tableaux, c’est l’influence exercée par la masse de l’armature et par sa forme. Cette influence a été examinée par MM. Pfaff (1), Barrai (2), Dub (3) sur les électro-aimants rectilignes et bifurqués; elle est, en général, la même chez les circulaires. Cette question, du reste, est loin d’être approfondie; elle se complique de quelques autres influences, plus importantes peut-être pour les électroaimants depuis longtemps connus : j’aurai à m’en occuper dans la suite.
- Mais, en faisant agir à la fois deux armatures sur un électro-aimant circulaire, on n’a pas utilisé toute la puissance dont il peut disposer ; une troisième et une quatrième armature sont encore attirées avec une intensité de moins en moins grande, il est vrai, mais dont la somme peut atteindre jusqu’au triple de la puissance obtenue avec une seule armature.
- Dans les expériences dont je vais rapporter les résultats, je me suis servi de cinq des armatures mentionnées; j’y ai ajouté une sixième e', de même masse et de même forme que e : pour les placer, j’ai solidement amarré l’électro-aimant de la précédente expérience, de manière à pouvoir, autant que possible, disposer de son pourtour. J’y rangeai les différentes armatures, les plus lourdes en bas ou en haut, et avec le dynamomètre qui m’a déjà servi je procédai à l’arrachement normal de chacune d’elles, avec la précaution de la remettre en place quand l’effort à vaincre était bien constaté.
- (1) Poggendorff’s Annalen, LU, p. 306.
- (2) Comptes rendus de VAcadémie des sciences, XXV, p. 758.
- (3) Poggend, Ann,, LXXIV, p, 466, et LXXX, p. 602.
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- Le courant a été engendré par deux éléments pareils à celui qui a déjà servi dans les précédentes expériences ; je l’ai réduit aux diverses intensités à l’aide d’un rhéostat.
- Courant total : tang., 52° 40';
- Courant réduit: tang., 41° 30',
- N°* D’ORDRE. ARMATURES employées. EFFORT à vaincre. ARMATURES ajoutées. ARMATURES arrachées. EFFORT à vaincre dans cette nouvelle condition.
- 1 N> 1 10 JN° i. 5k
- 2 N° 2 13 Toutes. N° 1. 4
- 3 N° 3 12 id. N° 3.
- 4 N° 4 14 id. »
- 5 4 id. e 3
- 6 e 4,5 id. » »
- Le n° 4 se détachait assez facilement; il tombait au moindre ébranlement. Je n’ai pu obtenir de résultats bien nets avec cette armature en présence du courant employé. Je fis donc intervenir un courant plus intense, ce qui me conduisit aux résultats ci après :
- Tang., 27° 35'.
- Nos D’ORDRE. ARMATURES employées. EFFORT à vaincre. ARMATURES ajoutées. ARMATURES arrachées. EFFORT à vaincre dans cette nouvelle condition.
- 7 N° 1 26 kilog. 27 28 28 10 N° 1 1 £ a n° 2 a o N° 3 1 N° 4 | s e 1 £ N» 1. N° 2. No 8. N° 4. e 14k,5 16 16 20 6
- S N° 2
- fl N° 3
- 10 N» 4,
- fl Q
- 72k ,&
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- Tang., 35° 40.
- H” D’ORDRE. ARMATURES employées. EFFORT à vaincre. ARMATURES ajoutées. ARMATURES arrachées. EFFORT à vaincre dans cette nouvelle condition.
- 12 N° l 30 kilog. 1 18 kilog.
- 13 N° 2 32 2 on
- 14 N° 3 32,5 3 0 A
- Toutes.
- 15 N° 4 35,5 4 26
- 16 e 14 1 i
- 17 e' 14 e’ 10
- Somme 109 kilog
- On voit dans ces tableaux que la somme des attractions augmente avec le nombre des armatures en même temps qu’elle diminue pour chaque armature considérée à part. Tout en restant dans la limite des erreurs dont le procédé est susceptible, on peut admettre que la puissance maxima que l’aimant a donnée avec une seule armature, le n° 4, a été triplée par le concours des autres pièces. D’ailleurs ce nombre n’est pas une limite; il aurait pu être dépassé avec un plus grand nombre d’armatures.
- Ces expériences sont loin d’être terminées ; je les donne comme premiers résultats d’une série de recherches d’autant plus indispensables que la science se tait complètement sur la question de savoir quel est le rapport entre le magnétisme d’une surface aimantée et celui qui est concentré en un point quelconque de cette surface, alors qu’il se trouve sollicité en ce point par une armature.
- Tout en maintenant l’exactitude relative des différents nombres qui précèdent et qui ont été obtenus à l’aide de la méthode des poids portés, la seule praticable dans ce cas, je dois avouer que j’ai été à même de reconnaître à chaque pas les défectuosités de cette méthode et qui ont préoccupé tous les physiciens qui se sont livrés à ce genre de recherches. Tant que nous ne saurons pas donner un poli parfait et une pureté chimique aux surfaces en présence, nous ne pourrons pas prétendre opérer dans des conditions identiques de contact. J’aurai à revenir sur ces questions. Sans se préoccuper des causes qui amènent les irrégularités qu’on observe parfois dans les résultats fournis par cette méthode, MM. Lenz et Jacoby lui en ont substitué une autre, la méthode par les courants d’induction, méthode inapplicable ici. J’en dirai autant du procédé que M. Tyn-dalla suivi dans ses recherches sur les lois de l’aimantation publiées dans les Annales de Poggendorff.
- Électro-aimants circulaires en mouvement.
- Jusqu’ici nous n’avons étudié les électro-aimants circulaires qu’au repos; il me reste à prouver par l’expérience qu’ils répondent au but que je me suis proposé en les construisant, but qui est d’obtenir une adhérence plus constante, aux différentes vitesses.
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- 3M
- Cette plus grande constance me semble découler de la constitution même de l’appareil : on remarque, en effet,
- 1° Que l’aimantation s’y propage constamment dans le même sens;
- 2° Que chacun des pôles conserve son fluide sans éprouver d’inversion ;
- 3° Que l’aimantation s’y trouve développée sur toute la circonférence et non plus en un point variable, comme dans les électro-aimants pseudo-circulaires.
- Si donc la diminution de force que ces derniers éprouvent par la rotation provient de ce déplacement polaire, les électro-aimants circulaires proprement dits doivent conserver sensiblement leur puissance d’adhésion aux différentes vitesses.
- C’est, en effet, ce que l’expérience confirme. Un premier essai fut tenté avec un frein Prony, appliqué sur une poulie en fonte K, fig. 7, fixée sur l’axe de la poulie-armature A; une poulie en bois i, placée à l’extrémité de l’électro-aimant et substituée à la manivelle S, recevait la corde destinée à communiquer le mouvement. Le volant avait deux diamètres, l’un delm,60, l’autre de0m,90; il était mû à bras d’homme, de sorte qu’on ne pouvait obtenir la grande vitesse pendant une minute de durée. De plus, les coussinets étaient en bois de chêne et ne présentaient pas une résistance suffisante ; enfin les trois cercles n’étaient pas parfaitement dressés, ce qui les empêchait de toucher toujours également bien la poulie commandée. Ces circonstances défavorables suffisent pour expliquer les oscillations consignées dans le tableau suivant.
- ADHÉRENCE au roulement. VITESSE par minute. ADHÉRENCE au roulement. VITESSE par minute.
- 7 kilog. 60 tours. 10 kilog. 96 tours.
- 7 615 9 203
- 5,500 1,810 8 810
- 6 1,992 7,10 1,600
- La construction vicieuse de l’appareil ressort clairement des résultats qui précèdent. Des coussinets en bois ne présentaient pas assez de résistance; car, à mesure que la vitesse augmentait, la surface de contact diminuait, et les deux poulies, se séparant de plus en plus du côté où le volant agissait, se regardaient sous un angle de plus en plus grand. Pendant que le cercle N' (fig. 7) mordait profondément dans la poulie-armature sous la pression que lui imprimait la corde, lè cercle N ne touchait pas ou ne touchait qu’accidentellement. C’est peut-être un contact fortuit de ce genre, qui a produit l’accroissement d’adhérence signalé dans la première colonne du tableau.
- Si, au lieu de ne serrer le frein que d’une quantité suffisante pour être influencé par la poulie commandée, sans arrêter la marche de celle-ci, on lui donne un serrage tel, que la rotation de cette poulie soit entravée complètement, ainsi que je l’ai fait d’après Cinquante-deuxième année. Juin 1853. 44
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- m
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- le conseil de MM. Combes et de Sénarmont, on remarque une différence dans le degré d’aimantation que la poulie éprouve aux différentes vitesses; mais, comme tout en changeant le mode d’appréciation on n’a rien changé dans la construction vicieuse de l’appareil, les doutes signalés plus haut, au sujet du décroissement de la puissance magnétique sous l’influence de la rotation, subsistent tout entiers.
- Pour échapper, autant que possible, aux causes d’erreur qui interviennent dans les précédentes expériences, et notamment pour réduire à un minimum les influences perturbatrices provenant de l’inégalité des diamètres de cet électro-aimant, j’ai cherché à opérer à distance. La barre de fer qui a servi plus haut (page 513) fut boulonnée, par une de ses extrémités, contre une poutre et abattue par la tranche sur la poulie parallèlement à celle-ci, en laissant entre les deux surfaces un espace d’environ 2 millimètres, ménagé au moyen d’un support. Cette barre reçut à l’autre extrémité une corde montée sur deux poulies et munie d’un plateau. Le courant étant interrompu, on détermina d’abord le poids qu’il fallait mettre dans le plateau pour soulever la barre, puis on rétablit la communication, et on reconnut le poids nécessaire à la rupture du nouvel équilibre et qui était à peu près de 1 kilogramme.
- Le poids total s’élevait, en moyenne, à 6,587, déduit de quatre pesées (6,586, 6,580, 6,600, 6,580); on plaça 6,587 grammes sur le plateau, et on fit passer le courant.
- Nombre de tours par minute
- VOLANT. AIMANT, ARMATURE.
- 50 312 825
- 70 437 1,155
- La barre ne se dérangea pas pendant ce temps, et pourtant il suffisait d’un choc imprimé au plateau ou d’une forte vibration pour le détacher.
- La corde fut donc mise sur le grand diamètre du volant, les poids furent de nouveau déterminés; il en résulta une nouvelle moyenne plus forte que la précédente, ce qui s’explique, le courant ayant été interrompu pendant les préparatifs. La nouvelle moyenne était de 0,602 (6,600, 6,598, 6,610, 6,606) ; quand on interrompait le circuit, la barre de fer se détachait instantanément sous la pression de 6,600 grammes. Le rayonnement magnétique la tenait en respect, mais elle se détachait au moindre poids additionnel qu’on mettait dans le plateau,
- Voici les nouvelles vitesses observées :
- . VOLANT. AIMANT. ARMATURE.
- 60 720 1,890
- 75 900 2,363
- Nombre de tours par minute
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- Enfin j’ai répété avec cet appareil l’expérience qui a été faite sur la roue de locomotive au moyen de la boussole de déclinaison; la barre fut placée, cette fois, à 1 millimètre seulement de la poulie magnétique. A 4 décimètres de l’appareil, la boussole était encore fortement affectée ; quand elle fut arrivée à la position d’équilibre, on fit tourner l’appareil. L’aiguille oscillait vivement sous l’influence de l’ébranlement produit par le mouvement des poulies, mais la résultante des oscillations passa toujours par le point que l’aiguille avait choisi au repos.
- Les résultats fournis par ces deux dernières expériences excluent toute idée de décroissement magnétique causé par la rotation. Malgré leur parfaite concordance et en admettant môme que la diminution dans les essais au contact ne provient que d’une construction vicieuse, je ne saurais m’empêcher d’avoir des doutesvsur la constance parfaite de l’aimantation des électro-aimants circulaires aux différentes vitesses. Le raisonnement indique un décroissement, la théorie l’exige. Voilé à l’échelle où j’ai opéré, il doit se manifester dans des expériences conçues dans de plus larges proportions. Ce décroissement sera de beaucoup inférieur à celui qu’on observe chez les électro-aimants para-circulaires qui ont l’inversion du fluide en plus et f aimantation de toute la circonférence en moins; mais il doit exister, puisque, indépendamment du magnétisme qui anime le point de contact, le fluide qui participe à l’adhérence se recrute dans toute I’é-tendue de l’électro-aimant, et que chaque molécule de fer qui constitue ce dernier fournit son contingent de puissance attractive.
- Quoi qu’il en soit de ce décroissement, il doit être peu de chose aux vitesses habituelles des locomotives, puisqu’il n’a pas été bien sensible à une vitesse de deux mille tours par minute. Un autre fait résulte de ces expériences, fait qui a sa valeur au point de vue pra*-tique, c’est qu’un électro-aimant circulaire peut être utilisé en plus d’un point de sa ci?> conférence, de manière à commander plusieurs mouvements, à l’instar des beffrois, ou servir de poulie intermédiaire entre deux mouvements.
- Ce qui se dit des poulies se dira de meme des roues de locomotives aimantées d’après les principes que nous venons d’exposer.
- Au nombre des applications dont les électro-aimants circulaires sont en ce moment l’objet, j’en citerai une qui est achevée et dans laquelle ces électro-aimants paraissent rendre de bons services, c’est l’anémographe électrique de j\I. DuimwqI, depuis quelque temps déjà, en activité à l’observatoire de Paris.
- Conclusion.
- jLes recherches qui précèdent font voir jusqu’à quel point j’ai atteint le but que je me suis proposé en appliquant l’attraction magnétique à la production de l’adhérence. Si incomplètes qu’elles soient, elles établissent ce point principal, qu’il est possible d’aimanter des masses de fer en rotation et ,de donner à ces masses de fer une aimantation assez constante.
- Deux systèmes d’électro-aimants sont résultés de ces recbnrf fyoi.? J’wn» #0 ^Hpbora*
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- tion avec M. Amberger, c’est le système des électro-aimants para-circulaires que j’ai été à même d’expérimenter sur une grande échelle ; l’autre, le système des électro-aimants circulaires proprement dits, dans lesquels je corrige la défectuosité des premiers et qui sont, à mon avis, appelés à parcourir la voie que les électro-aimants para-circulaires ont frayée.
- A l’aide de ces derniers, j’ai pu démontrer, à l’échelle normale et dans les conditions de la pratique, la possibilité d’augmenter l’adhérence des roues motrices par l’emploi de l’attraction magnétique. Sans les pertes que la rotation a causées dans cette circonstance, l’adhérence de roulement, l’effet utile, eût pu s’élever à 20 pour I0Ü, puisqu’il a été de 8,3 pour 100 à la vitesse de 8 kilomètres à l’heute, alors que la pression magnétique n’était plus guère que de 200 kil. par roue.
- Cette déperdition sera désormais évitée en appliquant le mode d’aimantation qui constitue les électro-aimants circulaires ; mais il ne suffit pas d’éviter les pertes, encore faut-il augmenter la puissance. La disposition qui permet de faire intervenir les deux pôles résoudra cette difficulté. Les expériences consignées à la page314 et suiv. en fournissent la preuve; tandis qu’un seul pôle de l’aimant (fig. 7) produit 2-3 kilogrammes avec un courant 582 (tangente, 3° 20'), les deux pôles réunis donnant 17 à 18 kilogrammes, sans que le courant ou l’armature aient changé.
- On peut objecter que, si courant et armature sont restés les mêmes dans les expériences citées, la surface de contact a été augmentée dans l’un des cas, l’essai des deux pôles ; les résultats consignés à la page 316 répondent à cette objection.
- J’ai donné cette démonstration d’une manière tout aussi évidente avec l’électro-aimant trifurqué que je décris dans les Annales de chimie et de physique, et que j’avais déjà présenté à la Société philomathique (1). Dans cet aimant, l’armature trouve même surface de contact dans les deux cas, et pourtant la différence des poids portés est manifeste.
- Ces faits, que je crois bien établis, prouvent donc qu’on peut augmenter l’attraction sans changer le courant ni l’armature.
- Le principe sur lequel les électro-aimants circulaires sont fondés nous donnera donc-la possibilité de réaliser des roues motrices douées d’une adhérence considérable et indépendante de la charge qui repose sur le point de contact; adhérence qui peut être augmentée ou diminuée suivant les circonstances, qui peut être anéantie sans peine lorsqu’elle est inutile, et que l’on peut faire réapparaître instantanément dès que le besoin l’exige.
- La quantité de magnétisme utile que l’on pourra espérer, en passant d’une petite roue à la grande roue de locomotive de lm,60, est indiquée par la loi de M. Muller; la base du calcul est fournie par les expériences rapportées à la page 516, expériences dans lesquelles je me suis servi d’une armature dont le poids, les dimensions sont au poids et aux dimensions du rail sensiblement dans le rapport des diamètres
- (1) VInstitut, novembre 1862.
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- de l’électro-aimant fig. 7 et de la roue motrice. Cette armature a donné 20 kilog. d’attraction avec cet aimant, et certes cette quantité n’était pas maximum ; mais, la considérant comme telle, nous trouvons qu’une roue motrice construite suivant les données de cet électro-aimant, à deux gorges, pourra atteindre 2,800 kilogrammes, c'est-à-dire près de trois tonnes, d’attraction par ligne tangentielle, soit 5 1/2 tonnes par paire de roues.
- Mais 250 kilog. d’attraction par roue, soit 500 kilog. par paire de roues, ont fourni, dans la grande expérience sur chemin de fer, 8,5 pour 100 d’effet utile; 5,500kilog. en fourniront onze fois plus, 91 pour 100 d’adhérence sensiblement constante à toute» les vitesses usitées dans la locomotion. Le rapport de la commission officielle se contenterait provisoirement du quintuple de ce qui a été obtenu au chemin de fer de Lyon.
- On m’accordera que je n’exagère pas mes résultats; dans les tableaux de la p. 514 on trouve encore d’autres nombres obtenus avec d’autres armatures. Cet électro-aimant a
- fourni 100, 110, 150 kilog. et plus d’attraction avec une seule armature. J’ai pris pour /
- base de mes calculs le nombre 20, parce que ce nombre a été fourni par l’armature qui avait le plus d’analogie avec le rail, tant sous le rapport de la masse et de la longueur que sous le rapport du contact.
- Le raisonnement que je viens de faire avec l’électro-aimant circulaire à 5 pôles de la fig. 7 s’applique entièrement à l’électro-aimant de la fig. 10, dont les dimensions n’ont, comme chez le précédent, aucun caractère absolu et dont la forme générale peut être appropriée aux diverses exigences de la pratique.
- Tout en faisant la part de la diminution qui peut être amenée, dans le cas spécial du chemin de fer, par la disproportion qui existe entre la roue et le rail, par l’hétérogénéité des différentes pièces de fer et même par la rotation, il restera, comme on voit, une somme d’attraction peu usitée dans l’état actuel de la science. Vulgariser ces puissants effets, les rendre pratiques et, par conséquent, accessibles aux chercheurs, est une tâche à laquelle je me voue avec ardeur. De nouveaux points de vue jailliront de ces actions magnétiques réalisées sur une si grande échelle, avec des masses de fer en mouvement.
- A l’aide de ces actions, la physique générale découvrira de nombreux faits nouveaux, les théories moléculaires y rencontreront des auxiliaires inattendus, et ce ne sera pas une des études les moins curieuses que d’examiner l’attitude des substances diamagnétiques en présence des pôles de puissants aimants qui tournent à 5 ou 4,000 tours par minute et qui permettront, par conséquent, de placer la matière à la fois sous l’influence de la force centrifuge et de l’attraction magnétique.
- H-CK
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- Extrait des procès-verbaux des séances du conseil d’administration, dé la Société
- d’encouragement.
- Séance du 1eT juin 1853.
- M. Dumas, président, occupe le fauteuil.
- A l’occasion d’un passage du procès-verbal du 18 mai qui relate la présentation, faite par M. Hochas, d’ütte notice sur l’emploi des silicates pour le durcissement des pierres, M. le président fait observer que l’auteur ne fait pas mehtioii des travaux de M. Kuhl-mân. 11 rappelle qu’èn 1840 , dans un mémoire adressé à l’Académie des sciences, M. Kuhlman a fait connaître qu’il avait reconnu que, si la chaux peut directement se combiner avec la silice lorsque cette dernière lui est présentée à l’état d’hydrate, cette combinaison est facilitée par l’addition, au mélange, d’un peu de potasse, de soude ou de sels de ces bases susceptibles de se transformer en silicates dans les conditions où la calcination a eu lieu.
- M. Kuhlman a décrit les procédés à l’aide desquels il a préparé des pierres artificielles susceptibles de recevoir un beau poli : elles paraissent pouvoir devenir utiles pour faire des travaux de sculpture, des ornements divers, etc.
- Correspondance. M. Helloc, directeur de l’école spéciale de dessin , de mathématiques, d’architecture et de sculpture d’ornement pour l’application des beaux-arts à l’industrie, rue de l’École cle-Médecine , 5 , ayant appris que la Société d’encouragè-ment se propose de décerner des récompenses aux jeunes élèves dessinateurs qui auront bien profité de l’ensemble des études du dessin appliqué & l’industrie, écrit que l’école qu’il dirige tiendrait à honneur que quelques-uns de ses meilleurs élèves pussent recevoir cette preuve d’intérêt de la Société d’encouragement.
- M. Spréafico demande à soumettre un système de machines présentant une nouvelle théorie des forces.
- M. Moùssàrd, carrossier, allée des Veuves, 58, Champs-Élysées, annonce qu’il vient d’achever une voiture de cérémonie d’une grande richesse; il demande qüe la Société veuille bien nommer des commissaires pour en faire l’examen.
- M. Chedalleux, à Redon (Ille-et-Vilaine), annonce avoir imaginé un appareil à jauger les tonneaux sans avoir besoin d’introduire l’instrument dans le vase; il dit aussi avoir découvert, dans le département, une source d’eau thermale dont la température est de 18 degrés, et qui a l’odeur de l’hydrogène sulfuré.
- M. Tourasse, directeur des ateliers des chemins de fer de Saint-Étienne à Lyon et de Roanne à Àndrezieux , rue Daval, k , transmet ies dessins et la description d’une machine locomotive qu’il regarde comme étant dans des conditions différentes et meilleures que toutes celles de ce genre construites jusqu’à ce jour.
- M. Tourasse ajoute que, outre les perfectionnements qui lui sont propres, cette machine en comporte qui sont applicables à tout autre système de locomotive. Ces perfectionnements résultent principalement de dispositions et de procédés qui pro-
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- curent les moyens 1° d’appliquer le mode de transmission du mouvement à l’aide d’un axe intermédiaire; 2° de supprimer la paire de petites roues sans que, pour cela, la boîte à feu soit en porte à faux; 3° d’éviter de surélever le centre de gravité de l’appareil; 4° de procurer une plus grande rigidité aux essieux des locomotives, notamment au premier essieu de l’avant, d’en diminuer conséquemment les chances de rupture, de diminuer en même temps les effets d’écrasement sur les boites et les fusées, et par suite les causes de grippage; 5° d’équilibrer le poids des bielles et des manivelles les unes par les autres; 6° de procurer à la machine une grande stabilité pendant la marche; 7° de répartir d’une manière parfaite son poids sur ses essieux; 8° enfin d’utiliser tout son poids pour l’adhérence.
- Les perfectionnements et inventions relatifs à l’industrie des chemins de fer, surtout ceux ayant rapport aux machines locomotives, présentent, suivant M. Tourasse, le grave inconvénient de ne pouvoir être mis en pratique en France par ceux qui les ont conçus; il s’ensuit que ces perfectionnements ou découvertes restent ignorés de ceux qu’ils intéresseraient, et qu’ils ne procurent ni honneur ni profit à leurs auteurs.
- Dans cet état de choses , et convaincu que plusieurs de ces perfectionnements méritent d’être connus et appliqués.. M. Tourasse prie la Société de vouloir bien charger une commission d’examiner sa machine, d’en faire l’objet d’un rapport, et d'en reproduire les dessins dans le Bulletin de la Société.
- Cette publication paraît d’autant plus opportune à son auteur, qu’on semble disposé, en France, pour les nouveaux chemins de fer, à s’écarter des règles ou conditions suivies jusqu’ici, du moins quant aux rampes ou courbes, et que les machines mixtes se trouvent, d’après cela, appelées à remplir, dans l’exploitation des chemins de fer, un rôle plus important que dans le passé.
- M. Combes appuie l’opinion émise par M. Tourasse sur la publicité à donner à des appareils tels que les locomotives, dont la construction exige des dépenses auxquelles il est bien difficile à leurs auteurs de pourvoir et dont l’adoption tient à des circonstances tout exceptionnelles.
- Le comité des arts mécaniques appréciera , d’ailleurs , si les dispositions imaginées par M. Tourasse méritent d’être gravées et décrites dans le Bulletin.
- M. Dussance, peintre décorateur, avenue Dauphine, plaine de Passy, s’occupe avec succès des recherches sur la peinture murale par les procédés d’encaustique des anciens. Il annonce avoir obtenu des résultats satisfaisants constatés par une expérience de douze années. Il vient de terminer un grand travail à l’église Saint-Vincent-de-Paul, et il prie la Société de nommer une commission pour en apprécier le mérite, s’il y a lieu.
- M. le président communique une lettre de M. Rédier, chimiste , suppléant du juge de paix, à Sommières ( Gard ), qui relate les expériences faites avec un engrais sur lequel il appelle l’attention de la Société.
- MM. Chapus et Richter, fabricants d’outremer, à Wazemmes-lès-Lille (Nord), adressent des échantillons de bleu d’outremer de leur fabrique. Ils font remarquer la
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- beauté de la nuance de ce produit, sa teinte rosée et brillante, sa finesse qui en fait la richesse colorante, et assurent qu’en le décomposant par l’alun il résiste aux acides dans des proportions plus grandes que tous les outremers connus jusqu’à ce jour.
- M. Tiffereau, à Grenelle, présente un petit appareil en verre qu’il a construit pour étendre uniformément l’albumine et le collodion sur verre, papier ou autres substances. La simplicité de cet appareil et son maniement facile font espérer à M. Tiffereau qu’il sera utile à la photographie.
- M. de Montureux, membre de plusieurs Sociétés savantes, à Arracourt ( Meurthe ), communique des observations sur le sucre de betterave, et un article du journal l’Écho de la Seille sur la possibilité de relever la vapeur des marcs de raisin.
- M. le président communique une lettre de M. Pichon, à Mâcon ( Saône-et-Loire ), sur un appareil qui a pour fonction la diffusion de la force motrice et du chauffage par la vapeur.
- M. le président fait connaître que M. Troussel a établi, à Nîmes, une boulangerie économique qui fonctionne depuis le 1er janvier dernier. La première pensée de l’auteur fut, en faisant cette création, de donner à l’ouvrier de meilleur pain, à plus bas prix, et de lui créer, par les bénéfices, une espèce de caisse d’épargne. Dans son établissement fonctionnent les appareils pour l’épuration, la mouture , le pétrissage, etc. La cuisson du pain s’opère dans un four dont les ingénieuses dispositions sont dues à M. Carville.
- M. Troussel pense que des établissements de ce genre, répandus dans toute la France , seraient un bienfait pour les populations ; le gouvernement y trouverait un grand avantage pour ses manutentions militaires.
- M. le président pense que l’établissement fondé par M. Troussel est digne de fixer l’attention de la Société.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. Benoît lit un rapport sur un clisimètre ou niveau de pente à pendule inventé par M. Lavater, construit et présenté par M. Palmer.
- Le comité propose 1° d’approuver l’instrument présenté par M. Palmer; 2° de remercier cet habile mécanicien de la communication qu’il en a faite, en l’engageant à en poursuivre la fabrication; 3° d’insérer le rapport dans le Bulletin, accompagné du dessin du clisimètre à pendule dont il s’agit.
- M. le baron Seguier, tout en approuvant les conclusions du rapport, rappelle qu’en 1835 M. Renseigne présenta un clisimètre à pendule qu’il serait utile de mentionner dans le rapport.
- M. Benoît s’empresse d’adhérer à cette demande.
- Les conclusions du rapport sont adoptées. ( Voyez plus haut, p. 289. )
- M. Combes lit, pour M. Le Chatelier, un rapport, au nom du comité des arts mécaniques, sur un appareil de MM. Legris et Choisy, destiné à chauffer l’eau d’alimentation des chaudières à vapeur.
- - Le comité propose de remercier ces industriels de leur communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin avec le dessin de l’appareil. ( Approuvé. )
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- Au nom du comité des arts économiques, M. Herpin lit un rapport sur des produits pharmaceutiques alimentaires et industriels obtenus dans le vide par M. Grandml, pharmacien des hôpitaux de Reims.
- Le comité propose 1° de remercier M. Grandval de sa communication ; 2° de lui demander les dessins de son appareil et la description de son procédé, pour les publier dans le Bulletin. ( Approuvé. ) ( Voyez plus haut, p. 296. )
- M. le baron E. de Silvestre fait le rapport verbal suivant sur un ouvrage intitulé, Manuel complet du physicien préparateur, ou Description d’un cabinet de physique ; par MM. Fau et Ch. Chevalier.
- « On sait que, dans le courant du siècle dernier, l’abbé Nollet, et après lui Sigaud de Lafond, firent paraître des traités de physique expérimentale qui jouirent d’une réputation méritée. Rédigés avec clarté et accompagnés de beaucoup de figures, ces ouvrages, qui représentaient le tableau complet des sciences physiques telles qu’elles étaient alors enseignées, répandirent le goût de la science en en facilitant l’étude ; et ils furent d’autant plus précieux, que les cabinets de physique , très-rares à cette époque , n’étaient considérés que comme de véritables collections de curiosités sur lesquelles nul, sinon le professeur, ne pouvait porter les mains.
- « Depuis cette époque, la science a fait de très-rapides progrès, et les cabinets de physique, devenus plus nombreux, se sont considérablement enrichis. Mais, malheureusement, il faut le dire, sous le point de vue de l’instruction pratique ils ne sont pas devenus beaucoup plus utiles qu’ils ne l’étaient jadis. Cet état de choses rendait nécessaire ou au moins très-utile un ouvrage du genre de celui présenté par MM. Fau et Chevalier. Un tel livre, en effet, qui joindrait à un texte clair et concis les figures dessinées en perspective de tous les appareils connus et en usage, serait un vrai tableau d’ensemble de la science physique à l’époque où nous sommes ; il servirait comme de table générale et raisonnée aux savants traités que nous possédons et dont il n’est pas donné à tout le monde de faire usage ; il serait un excellent guide pour la jeunesse et parfois un mémorial commode pour les gens instruits.
- « C’est ce livre que MM. Fau et Chevalier ont entrepris de faire en commun , et qu’ils ont soumis à votre approbation. Ces messieurs , qui, comme vous le savez , se sont fait connaître avantageusement dans la science, semblent vouloir n’aspirer ici qu’au titre modeste de compilateurs. Cependant ils sont eux-mêmes inventeurs de quelques-uns des appareils usuels qu’ils ont décrits , et si leur livre est une compilation , c’est une compilation judicieuse, éclairée , qui exigeait, de la part des auteurs, non-seulement des connaissances approfondies, mais aussi un zèle et une envie d’être utiles qui seuls pouvaient les encourager à poursuivre jusqu’à sa fin un travail aussi ingrat que pénible.
- « L’ouvrage de MM. Fau et Chevalier, véritable mémorial du physicien, comprend l’ensemble de la science depuis ses premiers éléments jusques et y compris les découvertes les plus récentes, et à chaque pas l’expérience y vient en aide à l’explication figurée.
- Cinquante-deuxième année. Juin 1853.
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- * Dans un ouvrage ainsi conçu et resserré en deux volumes avec un atlas, on ne doit pas s’attendre à voir le calcul jouer un rôle important ; mais les auteurs n’ont eu d’autre but que celui de mettre en lumière la seule partie expérimentale et pratique de la science , et sous ce rapport nous pensons qu’ils ont réussi de manière à mériter les éloges de la Société.
- « L’atlas se compose de près de 1,100 figures, dont l’exécution est généralement soignée. Cependant il serait à désirer que plusieurs d’entre elles fussent dessinées sur une plus grande échelle, et que pour d’autres la perspective en relief fût mieux accusée. Depuis quelque temps on emploie, dans presque tous les ouvrages scientifiques élémentaires, des figures ombrées en relief; c’est un heureux retour vers l’ancien système. MM. Fau et Chevalier feraient bien d’entrer le plus possible dans cette voie ; ce serait utile surtout pour un ouvrage destiné à représenter une longue série d’appareils dont une partie ne peut guère être connue des élèves que par le moyen des figures.
- « Il est à regretter que, dans un ouvrage rédigé, d’ailleurs, avec beaucoup de soin, les auteurs aient un peu trop négligé certaines parties intéressantes de la science; on peut citer, par exemple, la météorologie. Bien que cette branche de la physique n’exige pas l’emploi d’appareils démonstratifs nombreux, il eût été, néanmoins, utile d’en faire l’objet d’un chapitre spécial ; il en est de même des machines à vapeur, qui sont une application trop importante des propriétés de la vapeur pour qu’on les passe entièrement sous silence. Il fout citer aussi l’électro dynamique. Plusieurs appareils ingénieux devaient être mentionnés et figurés, notamment la machine à régulateur de M. Froment, qui est une des plus puissantes qu’on ait encore construites, et qui est remarquable surtout par la rigoureuse uniformité de sa marche. C’est au moyen de cet appareil que M. Pouillet est parvenu à compter et même à écrire directement le nombre de vibrations que les corps sonores exécutent dans un temps donné.
- « La galvanoplastique est une branche de l’électro-magnétisme qui devait aussi trouver place dans un manuel complet du physicien préparateur. Enfin, on aurait désiré voir figurer, dans l’ouvrage de MM. Fau et Ch. Chevalier, les expériences de M. Boutigny sûr l’état sphéroïdal des corps. Ces expériences sont maintenant répétées dans tous les cours de physique, et constatent des faits aussi importants que curieux.
- « En résumé, l’ouvrage de MM. Fau et Chevalier peut être considéré non-seulement comme le fruit d’une idée heureuse, mais aussi comme le résultat d’un travail éclairé, pénible et consciencieux. »
- Communications. — Gravure photographique. M. le baron Seguier présente , de la part de M. Beuvière, quelques épreuves tirées d’une planche en cuivre gravée par l’intermédiaire des procédés de photographie , et il invite M. Beuvière à donner quelques explications.
- M. Beuvière fait connaître que cette planche est celle qui accompagnait le mémoire sur l’application de la photographie aux arts industriels , lu par lui dans la séance du 13 mars 1850 (1).
- (l) Voyez Bulletin de la Société d’encouragement, 49° année (1850;, p. 140.
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- Le but qu’il se proposait, à cette époque * était de montrer comment une propriété qu’il avait reconnue dans les plaques iodurées qui ont été longtemps exposées à la lumière solaire pourrait servir à obtenir des réserves contre la morsure de la planche par l’acide azotique. Il s’était borné à faire subir à cette dernière les opérations propres à démontrer l’efficacité de l’emploi de cette propriété ; mais la gravure chimique de planches obtenues par la lumière ayant de nouveau fixé l’attention , M. Beuvière, malgré l’imperfection du dessin , a achevé la gravure de la planche qu’il avait jointe h son mémoire, et il en a fait tirer des épreuves qu’il met sous les yeux des membres dé la Société.
- Le procédé suivi pour la gravure est, d’ailleurs, décrit dans le mémoire précité; à jft réserve du dépôt de cuivre sur l’image phôtogéüée, il n’est autre que celui que M. Poitevin a communiqué à la Société.
- M. Beuvière est remercié de son intéressante communication.
- Huile pour le graissage des laines. M. le président communique une lettre de M. Jules May, filateur, à Elbeuf, qui appelle l’attention de la Société sur une des questions qui préoccupe le plus l’industrie des laines en ce moment, c’est Ÿenctmage des laines et des huiles qui sont généralement affectées à cet emploi. La hausse excessive qui s’est déclarée depuis longtemps sur toutes les matières a frappé surtout les huiles d’olive et engagé les fabricants à les remplacer soit par l’huile d’arachide , soit par l’huile de palme, soit enfin par l’oléine. La première se fabrique à Rouen; elle n’a pas de mauvaise odeur et parait devoir être généralement adoptée : aussi a-t-elle donné naissance à une foule de fabricants d’huile qui la Vendent plus ou moins pure ou mélangée de rabette, de colza, etc.
- M. May demande à M. le président à adresser quelques échantillons pour les soumettre à l’analyse et obtenir le moyen de découvrir, par ün procédé quelconque , lê§ fraudes dont les filateurs de laine sont généralement Victimes.
- M. le président ajoute que la question qui lui est adressée acquiert une importance d’autant plus grande que l’arachide, dont le commerce s’occupait très-peu il y a quelques années, a été importée en grandes quantités, et est entrée dans le mouvement de la navigation, en 1852, pour environ 60 millions de kilog., provenant de l’Afrique et de l’Algérie, où Cette plante croit abondamment.
- Les oliviers, comme d’autres végétaux, disparaissent du midi de l’Europe; il est donc opportun de rechercher une matière grasse qui se rapproche le plus de l’huile d’olive; celle retirée des graines d’arachide paraît devoir lüi être substituée, mais il est de toute nécessité qu’elle ne soit pas falsifiée. La question de reconnaître cette fraude est d’üh haut intérêt ; lé comité des arts chimiques examinera Si déS expériences doivent être faites dans cetté direction , ou si la Société doit appeler, par un concours, là solution du problème.
- M. Alcan partage l’opinion de M. le président sur l’utilité d’empêcher la falsification des huiles et de mettre à la disposition des fabricants des moyens de reconnaître la pureté des huiles > car presque toutes sont fraudées ; mais l’huile d’arachidet étant
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- siccative, ne pourra que difficilement remplacer l’huile d’olive dans le graissage des laines.
- L’acide oléique , dont l’emploi, dans cette opération , est aujourd’hui entré dans le domaine public, remplit toutes les conditions désirables. Cet acide offre le grand avantage d’être immédiatement soluble dans les alcalis carbonatés avec lesquels il se combine pour former un savon et ne donne lieu à aucun incendie spontané.
- M. Alcan ne doute pas, d’ailleurs, que l’huile d’arachide ne reçoive des applications qui en feront un produit d’un grand intérêt (1).
- Chaux hydraulique. M. le président donne la parole à M. de Villeneuve , ingénieur des mines, pour une communication tendant à démontrer que l’hydraulicité des chaux, étudiée dans ses causes, a été ramenée, par ses observations, au simple phénomène de l’insolubilité chimique.
- L’auteur a reconnu , par l’analyse et la synthèse, que cette insolubilité peut être obtenue tout aussi bien par la combinaison de l’acide carbonique avec la chaux et formant avec elle un sous-sel que par des sous-sels de silice et d’alumine.
- Il a observé encore que toutes les anomalies présentées par les chaux-limites et les sous-carbonates de chaux broyés, et ne donnant qu’une prise peu durable , pouvaient être expliquées et tous les inconvénients évités, à l’aide de la simple précaution préalable de l’hydratation des sous-carbonates et des chaux-limites avant le broyage.
- La désagrégation n’était due, d’après ses remarques, qu’au boursouflement accompagnant la lente saturation d’eau des sous-carbonates et des chaux-limites réduits en poudre. L’hydratation et le boursouflement avant le broyage ont dû anéantir toute tendance à la désagrégation dans le produit de la trituration.
- Or les parties lentes à s’éteindre et les noyaux de sous-carbonate forment précisément la partie la plus hydraulique des chaux : les faire entrer sans inconvénient dans la masse des mortiers employés, c’est avoir réuni plusieurs avantages :
- 1° Les mortiers doués d’une plus haute hydraulicité atteignent plus vite le durcissement qui permet une énergique résistance aux agents destructeurs.
- 2° Les mortiers, débarrassés de chaux en noyaux et de grumeaux non liants, exigent une moindre consommation de chaux vive.
- 3° Les incuits, les brûlés et les résidus de la cuisson de la chaux peuvent être généralement convertis en matière utile : nouvelle source d’économie.
- 4° Les chaux en poudre, en perdant leurs inconvénients, offrent au consommateur tous les avantages attachés à la suppression de l’extinction sur les chantiers et au gâchage moins coûteux.
- 5° Les chaux ainsi préparées peuvent être douées de qualités plus ou moins hydrauliques, selon qu’on introduit une proportion plus ou moins forte de parties broyées;
- (1) On trouve, dans la tr* année du Bulletin, p. 18, une note sur l’arachide, qui paraît avoir été cultivée dans quelques départements du midi de la Fiance. Les t. X et XI des Annales de l'agriculture française donnent des détails sur la culture de cette plante et sur ses produits.
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- on satisfait ainsi aux exigences les plus variées des constructions immergées. On change l’hydraulicité des produits d’un même calcaire comme le degré de saturation d’une combinaison dont on aurait isolé l’acide et la base.
- 6° La conservation des chaux hydrauliques faites dans ce système est si facile, que le viaduc de la Durance, près Avignon, a été fait, à la fin de 1848, avec des chaux fabriquées depuis un an.
- L’hydraulicité, accrue par l’intervention de l’acide carbonique, était, d’ailleurs, telle, que l’auteur est parvenu à établir la prise, à la manière des chaux éminemment hydrauliques, à des composés qui ne provenaient que de chaux grasse éteinte à l’air, et que les bétons, coulés avec le produit des chaux moyennement hydrauliques d’Arles, ont pu résister à une crue subite de la Durance.
- 7° M .de Villeneuve a constaté que les chaux hydrauliques pouvaient très-heureusement s’allier avec les pouzzolanes et les ciments, engendrer ainsi des mortiers à durcissement très-accéléré, pourvu qu’on eût le soin d’accroître la dose de chaux, d’autant plus que celle-ci était d’une nature plus hydraulique.
- A l’aide de ces nouveaux principes, il a pu faire, avec du calcaire à chaux hydraulique ordinaire, des mortiers qui ont résisté d’une manière prompte et durable à l’action des eaux de la Méditerranée.
- L’auteur pense que tout le secret de la résistance des mortiers à l’action de l’eau de la mer gît dans la plus forte proportion de matières hydrauliques qu’il s’agit de leur incorporer.
- Or ses observations et ses procédés permettent de se rendre maître, d’une manière facile et économique, des éléments de l’hydraulicité, et de remplir ainsi le vœu émis par la Société d’encouragement.
- M. le président adresse à M. de Villeneuve les remercîments de la Société pour son intéressante communication.
- Ruches. M. César, employé au sénat, présente une ruche à hausse et à compartiments dont il fait connaître les avantages.
- En remerciant M. César des détails dans lesquels il est entré, M. le président l’invite à déposer la description de sa ruche dont l’examen est confié au comité d’agriculture.
- Séance du 15 juin 1853.
- M. Dumas, président, occupe le fauteuil.
- Correspondance. M. le ministre de l’intérieur, de l’agriculture et du commerce adresse 1° deux exemplaires du 78e volume des Brevets d’invention pris sous l’empire de la loi de 1791,2° deux exemplaires du 10e volume des brevets pris sous l’empire de la loi de 1844.
- M. Gianetti, docteur en médecine, à Ajaccio (Corse), prie la Société de vouloir bien nommer des commissaires pour examiner un nouvel appareil qui peut gonfler les ballons dans l’eau, et, par suite, retirer les navires du fond de l’eau, les empêcher de
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- sombrer et les alléger; il peut aussi simplifier le maniement de la cloche à plongeur, de sorte qu’un ouvrier pourra la faire remonter et redescendre à volonté en tournant un robinet.
- M. Leclercq, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, expose que , frappé du peu de durée des plumes métalliques, il en a recherché la cause, et, après avoir relaté les divers moyens qui ont été essayés pour rendre aux plumes métalliques la propriété de se mouiller dans la fente et d’y laisser filtrer l’encre, il a reconnu que leur immersion dans l’eau sucrée leur rend les qualités qui leur manquent.
- M. Combes signale, comme méritant l’attention de la commission du Bulletin, un mémoire inséré dans les Annales des ponts et chaussées, sur les instruments de géodésie de M. Porro.
- M. Durand, à Blercourt ( Meuse), appelle l’attention de la Société sur un nouveau coupe- racine dont il adresse la description et le dessin, et qui, à cause de la modicité de son prix, peut être acquis par tout cultivateur.
- M. Combes fait observer que cet outil a été l’objet d’un rapport à la Société impériale et centrale d’agriculture qui a décerné une médaille à M. Durand.
- M. Balland, ancien préfet, signale la réapparition de la maladie de la vigne dans plusieurs départements du midi de la France. Dans le Gard, un grand nombre de mûriers ont été attaqués, et des pièces de sainfoin touchées par Y Oïdium . La maladie a pris une grande extension sur les vignes en Espagne, et elle commence à paraître en Portugal ; on connaît les ravages qu’elle a faits en Italie. L’inquiétude est extrême parmi les propriétaires de vignobles, et il n’est pas possible qu’une situation aussi grave n’inspire pas des mesures de nature à rassurer les populations du midi et du sud-ouest.
- M. Balland va étudier la marche de VOïdium; il dit que l’étendue du mal ne sera appréciable que dans le courant de juillet.
- M. le président pense que la lettre de M. Balland mérite toute l’attention du comité d’agriculture.
- M. Barrai fait observer que plusieurs personnes confondent ^ avec Y Oïdium, des champignons de même nature ; que les moyens curatifs sont incertains et la plupart inapplicables. Il appelle la sollicitude du conseil d’administration sur la situation des départements dont la vigne est la principale ressource, et il pense que la Société d’encouragement peut, dans la recherche des moyens préventifs et curatifs, imprimer une direction utile et profitable à ces recherches, et rendre ainsi un immense service à l’agriculture.
- M. te président invite les comités des arts chimiques et d’agriculture à se réunir dans un bref délai pour délibérer sur un programme d’expériences, et, s’il y a lieu , sur des propositions de prix.
- Le conseil entend M. Combes, qui énonce que, dans le Gard, les éducateurs de vers à soie ne pensent pas que ce soit YQïdium qui attaque les mûriers; ils attribuent VaY* téraUon de ses feuilles à la saison pluvieuse, aux brouillards.
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- M. Barrai ajoute que les cultivateurs ont cru que VOïdium attaquait d’autres végétaux , mais cette assertion n’est point exacte ; le mal dont on se plaint provient plutôt de l’énorme quantité de pluie tombée dans le midi, et qui est double de celle qui lombe annuellement à Paris.
- M. de Montureux, membre de plusieurs Sociétés savantes, à Arracourt ( Meurthe), adresse une note contenant quelques conjectures sur la possibilité de diminuer les frais de percement des puits artésiens, et l’emploi de la sonde dans les terres quand on y rencontre des roches ou pierres dures.
- M. Jourdier fait hommage d’un exemplaire du rapport présenté par lui à la Société d’agriculture, sciences et arts de Meaux, sur un voyage agronomique entrepris par lui en Angleterre et en Ecosse.
- Communications. — Appareil pour les laboratoires de chimie, M. Jacquelain, membre du conseil, présente un appareil en verre imaginé par M. Letorrec, pour remplacer celui de Woolf, qui est très-embarrassant.
- M. Jacquelain entre dans quelques détails descriptifs sur cet appareil, qui est d’un bon usage, et dont il a fait l’essai; il peut servir principalement à la préparation de l’ammoniaque, de l’acide sulfurique, etc,
- Ap rès quelques observations de M. le président, l’examen de cet appareil est renvoyé au comité des arts chimiques.
- Fabrication des briques par compression. M. Gourlier rappelle qu’on trouve, à la page 782 du Bulletin de l’année 1852, la description d’un procédé en usage dans l’établissement de MM. Woodivorlh et Moore, à Boston, en Amérique, pour fabriquer les briques avec de l’argile broyée, pulvérisée et tamisée, et mise entièrement sèche dans les moules, où elle est fortement comprimée. M. Gourlier ne sait pas si ces briques subissent une cuisson avant leur emploi, mais il fait connaître que , sur les indications de M. Fourmy, il s’était intéressé , il y a quelques années, è une fabrication de briques par compression obtenue par la presse hydraulique , mais que ces briques , trop cassantes, ne donnèrent pas de résultats satisfaisants.
- M. Dumas a eu connaissance qu’il existe, en Angleterre , des fabriques de pierres artificielles composées d’un mélange de sable et de matière terreuse ramassée sur les routes, auquel on ajoute du silicate de soude en dissolution; moulées selon des formes voulues, l’agrégation de ces pierres artificielles est assez forte pour leur donner un certain degré de dureté. Ce procédé pourrait être utilisé dans quelques parties de la France, et surtout en Sologne.
- A cette occasion, M. Gourlier entretient le conseil de l’examen qu’a fait une commission de la Société d’encouragement, de la fabrique de pierres artificielles de MM. Duméril et comp., à Mareuil-lès-Meaux, et de plusieurs constructions faites avec ces pierres artificielles dans quelques localités du département de Seine-et-Marne.
- La commission se livre à des essais, et présentera prochainement un rapport sur la fabrique de pierres artificielles dont il s’agit.
- M. Duméry ajoute que M. Gouin s’est occupé de la fabrication des briques par com-
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- pression, dans son établissement de Clichy, pour la construction des locomotives; il employait, pour cet objet, le marteau-pilon.
- M. Âmédée-Durand dit avoir eu occasion de se servir, pour des pavages, des briques provenant de la fabrique de M. Sargeant, au Point-du-Jour, près Passy; ces briques, obtenues au moyen de la pression ordinaire, sont légères, très-résistantes et à bas prix (1).
- 11 existe aussi à Songeons, département de l’Oise, une fabrique de briques comprimées.
- Photographie. M. le président donne la parole à M. Humbert de Molard, pour soumettre à l’appréciation de la Société diverses modifications à la construction des appareils photographiques.
- 1° Une chambre noire, garnie, à sa face postérieure, d’une coulisse double, brisée, ayant pour objet, par un mouvement de va-et-vient, de substituer instantanément la plaque à l’écran. Par le même mouvement de coulisse , obéissant au moindre contact du doigt, non-seulement la substitution de la plaque impressionnable à l’écran est opérée, mais, par l’effet d’un ressort disposé ad hoc, le châssis s’ouvre de lui-même au moment voulu, et par ce moyen l’effet d’instantanéité recherché dans les mouvements est accompli ; cette circonstance est essentielle. Deux mouvements s’opèrent instantanément, la substitution de la plaque à l’écran et l’ouverture du volet.
- L’avantage d’une pareille disposition est évident; il faut ordinairement, en moyenne, 10 secondes pour enlever le châssis à glace et le remplacer par celui à plaque, et c’est aussi le temps moyen nécessaire à la confection d’un portrait. Avec la coulisse dont il s’agit, n’ayant aucun intervalle de temps perdu, entre la mise au point et le commencement de la pose, l’opération se fait avec une grande promptitude, et on peut profiter des premières secondes de la pose, qui sont les plus précieuses. C’est surtout dans les opérations par le collodion que les avantages de ce petit mécanisme deviennent appréciables.
- Cette coulisse est très-simple ; elle ne surcharge point le bagage ordinaire, puisqu’elle reste attachée à l’orifice de la chambre noire, repliée sur elle-même quand elle ne sert plus ; on peut opérer avec elle sans rien démonter; enfin elle peut être adaptée facilement à toute espèce de chambre noire déjà existante , avec les châssis en usage , moyennant, toutefois, une légère modification pour le glissement de la coulisse, qui porte et entraîne le châssis avec elle, et dont l’auteur se sert depuis huit ans.
- 2° Une autre chambre noire à soufflet en toile imperméable, ployée ou plissée, d’un seul morceau, sans couture ni collages, etc.
- Boîte développée, 75 centimètres de tirage, fermée, contenant une glace dépolie et un châssis. Poids total de l’appareil, y compris trois châssis et cinq glaces à l’intérieur, 6 kilog. 250 gr,, le tout pour grandeur de plaque normale.
- (1) Les procédés de fabrication des briques et tuiles de M. Sargeant sont décrits t. 39, p. 19, 25 et 27 de la Collection des brevets dont la durée est expirée.
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- Exiguïté du volume , solidité , simplicité , légèreté extrême, tout est réuni dans cet appareil, construit principalement en vue des voyages et des excursions lointaines.
- M. Humbert de Molard fait observer que l’idée première d’une chambre noire à soufflet appartient à M. le baron Seguier, qui l’a décrite et publiée en mars 1840 (1). La sienne offre cependant de nombreuses modifications appropriées aux besoins de la photographie actuelle ; il en termine une autre, en ce moment, à l’aide d’un nouveau pli à coins rabattus et rentrant les uns dans les autres, dont l’effet sera, en diminuant encore de moitié l’épaisseur de la boîte, de procurer un développement du double au soufflet pour le tirage des épreuves à très-long foyer.
- M. Humbert de Molard s’occupe aussi, depuis longtemps, de la construction , plus compliquée et plus intéressante en photographie, d’un système nouveau d’appareil panoramique , rectiligne , pouvant donner, sur des surfaces planes soit métalliques , soit de verre, des images de 100 à 120 degrés horizontaux. Quelques essais d’épreuves obtenues déjà à l’aide de cet appareil sont assez satisfaisants pour donner la certitude d’une prochaine réussite.
- M. le président, en remerciant M. Humbert de Molard de cette communication, invite la commission de photographie à l’examiner.
- Dans cette séance, M. Silberman, conservateur des galeries du Conservatoire des arts et métiers, a été nommé membre adjoint du comité des arts économiques, et M. Jourdier, propriétaire-cultivateur, membre adjoint du comité d’agriculture.
- Séance extraordinaire du V&juin 1853.
- M. Dumas, président, occupe le fauteuil.
- Il expose les motifs de la convocation, et donne lecture du programme d’un prix que les comités des arts chimiques et d’agriculture proposent de mettre au concours pour des expériences et des recherches sur l’origine et la marche de la maladie de la vigne, et pour des moyens préventifs ou curatifs appliqués à la combattre.
- M. Barrai reproduit les raisons qu’il a déjà données sur les services que la Société d’encouragement peut rendre à l’industrie et à l’agriculture, en provoquant, par des concours, des études complètes, des expériences comparatives sur la maladie de la vigne. La Société imprimera ainsi une direction utile aux études, aux expériences. Le programme est un trait de lumière pour ceux que ces hautes questions intéressent : on saura s’il est possible de vaincre la maladie de la vigne ; on étudiera la constitution de Y Oïdium , et les divisions des prix satisferont à toutes les exigences. Leur mise au concours sera une des meilleures œuvres que la Société ait accomplies depuis sa fondation.
- fl) Voyez la description et la figure de cette chambre noire à soufflet, Bulletin de la Société d’encouragement, 39e année ( 1840), p. 87.
- Cinquante-deuxième armée. Juin 1833.
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- Le conseil entend plusieurs de ses membres sur les questions à résoudre relatives aux influences météorologiques sur la maladie, et si la même maladie attaque les jeunes feuilles et les fruits, enfin s’il a existé d’anciennes invasions.
- M. le président met aux voix la rédaction des programmes; elle est adoptée, sauf la valeur des prix, sur laquelle la commission des fonds est appelée à se prononcer. ( Voyez plus haut, p. 300. )
- Sur l’invitation de M. le président, M. Barrai veut bien se charger de recueillir des renseignements bibliographiques relatifs aux travaux exécutés jusqu’à ce jour sur la maladie de la vigne.
- Séance du 29 juin 1853.
- En l’absence des président et vice-présidents, M. Michelin, membre de la commission des fonds, occupe le fauteuil.
- Correspondance. M. Léopold Muller, mécanicien-constructeur, à Thann (Haut-Rhin ), soumet à l’appréciation de la Société un perfectionnement qu’il a introduit dans le système des métiers à filer. Ce perfectionnement consiste dans un moyen de faire mouvoir les broches par engrenages en supprimant les tambours, cordes et ficelles, dont l’emploi exigeait de fréquentes réparations, sans donner aux produits du travail la régularité désirable.
- M. de Maignol, percepteur des contributions directes , à Queyrac ( Gironde ), appelle l’attention de la Société 1° sur un système de rails mobiles polygoniques dits rails à joints libres; 2° sur un nouveau genre de courses en char sur un plateau mobile dit à pente sans fin.
- M. Biaise, rue Bourg-l’Abbé, 28, demande que la Société fasse examiner un régulateur de dents de scie de son invention.
- M. Magnier, h Gray ( Haute-Saône), est signalé au conseil par M. Théod. Olivier, pour son mode de fabriquer des râpes flexibles pour le bois.
- M. Racapé, horloger, à Rennes (Ille-et-Vilaine), exprime le désir de soumettre aux lumières de la Société d’encouragement un nouveau système d’échappement pour les chronomètres.
- M. Boland, rue et île Saint-Louis, informe la Société que le pétrissage à bras d'homme vient d’être complètement réformé à la boulangerie générale des hospices de Paris; il est remplacé aujourd’hui par le pétrissage mécanique. Après six années d’expériences comparatives avec tous les systèmes connus, F administration des hospices , avec l’approbation du conseil municipal, a donné la préférence au pétrisseur mécanique que M. Boland a soumis à la Société. Cinq de ces appareils fonctionnent maintenant, jour et nuit, à la boulangerie des hospices.
- M. Boland prie les membres de la commission devant laquelle ce pétrisseur a été renvoyé de vouloir bien juger s’il remplit les conditions de fabrication , de salubrité et de soulagement de fatigue des ouvriers boulangers.
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- MM. Chevalier, Lequin et comp., rue Saint-Antoine, 232, désirant appeler l’attention de la Société sur les produits de leur fabrique , sollicitent l’examen de quelques nouveaux appareils ; ils joignent à leur demande 1° le plan d’une nouvelle cheminée et d’un appareil à chauffer les serres; 2° lès dessins autographiés d’un appareil de buanderie et d’appareils à prendre les bains de pluie.
- M. Ed. Gnebhard, rue Saint-Lazare , 23 , expo'se qu’il a introduit en France , en 1832, le système de glacière américaine dont il remet les dessins et une notice , dans le but de doter sa patrie de glacières économiques si utiles pour l’humanité. M. Guebhard n’a point pris de brevet d’importation, et il a distribué gratuitement tous les exemplaires, qu’il a fait tirer à Paris, de sa notice. Si la Société juge ce système digne de son attention, M. Gnebhard la prie de l’admettre comme concurrent au prix qu’elle a proposé pour cet objet.
- 31. Cheval, brasseur, à Raismes (Nord), demande que la Société veuille bien se faire rendre compte de son appareil de montage et de clarification de la bière par pression.
- M. de Montureux, maire d’Arracourt ( Vosges ), adresse quelques notes sur la vulgarisation des connaissances tenant à la recherche des eaux souterraines et à l’irrigation des terres èt prairies.
- M. Fox , à Saint-Genis-Laval ( Rhône ), annonce avoir trouvé un moyen pour détruire, dans sa source, la maladie de la vigne.
- M. Auguste Delamare, artiste peintre, rue de Vaugirard, 32, écrit qu’il a imaginé, en 1834, un procédé de peinture à l’huile dont il fait connaître les résultats.
- Objets présentés. M. Bouillon, ingénieur civil, rue du Faubourg-Poissonnière, 133, présente une cafetière dont le système est basé sur la dilatation et la circulation des liquides ;
- M. Cuillère, rue Ferdinand, 24, le modèle et la description d’un siège de latrines;
- M. Charles Chevalier, ingénieur, constructeur d’instruments de précision , Palais-Royal, 158, six épreuves photographiques obtenues avec son système de verres combinés, épreuves qu’il vient de recevoir de deux amateurs distingués, MM. Cavelier, d’Arras, et Baeot, de Caen.
- M. Hippolyte CorniUon, à Arles, fait hommage d’un ouvrage publié par lui sous le titre De la mer, à Arles, et des moyens de rendre à celle ville son ancienne splendeur.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts économiques, M. Herpin lit un rapport sur un lit pour les malades, présenté par M. Pouillien, fabricant d’appareils de chirurgie.
- Le comité pense que, lorsque cet appareil aura reçu les améliorations et simplifications qui en rendront l’usage plus commode et plus sûr, il pourra être utile aux malades pour lesquels il est destiné.
- Le comité propose qu’il soit adressé une lettre de remerciaient à M. Pouillien.
- ( Approuvé. )
- Le même membre , au nom du même comité, présente un rapport sur les robinets-
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- siphons et autres destinés aux eaux gazeuses et aux -vins mousseux, de la fabrique de M. Jules Grandhomme.
- Cet industriel a substitué, avec avantage, le robinet il pression au robinet tournant ordinaire, qui n’est pas assez étanche, lorsqu’il a servi pendant quelque temps, pour retenir et conserver le gaz.
- Les robinets de M. Grandhomme ont des formes variées; ils sont, en général, bien construits.
- Le comité propose d’adresser des remercîments à M. Grandhomme pour sa communication. ( Approuvé. )
- Le conseil entend la lecture d’un troisième rapport de M. Ilerpin, au nom du comité des arts économiques, sur un appareil de M. Sourdant, pour nettoyer les plantes destinées à l’alimentation. Cet appareil est simple, commode, et remplit convenablement son objet. Construit sur de plus grandes dimensions, il pourra servir avantageusement dans les exploitations agricoles pour nettoyer les racines légumineuses.
- Le comité propose de remercier M. Sourdant de sa communication. ( Approuvé. )
- Il est donné lecture d’un rapport de M. Le Chatelier, au nom du comité des arts mécaniques, sur une machine à vapeur locomobile construite par M. Calla.
- Celte machine a le double mérite d’être établie sur un type simple et commode , et d’être exécutée avec beaucoup de soin.
- La machine anglaise construite par MM. Clayton, Shutlleworth et comp., de Lincoln, et qui avait été choisie par M. le rapporteur parmi les types variés qui figuraient à l’exposition universelle de Londres, ayant paru à M. Calla remplir toutes les conditions désirables, il l’a adoptée en se contentant d’en améliorer successivement les détails et surtout d’en soigner la construction beaucoup plus que ne le font les constructeurs anglais.
- Le comité propose d’adresser à M. Calla les remercîments de la Société pour son intéressante communication, et d’insérer dans le Bulletin le rapport accompagné de la planche de la machine locomobile.
- M. Peligot, l’un des secrétaires, fait observer qu’il n’est pas dans les usages de la Société que des rapports soient présentés sur des ouvrages des membres du conseil.
- Le conseil décide que la machine à vapeur locomobile sera publiée, et que cette publication sera accompagnée du rapport de M. Le Chatelier, mis sous la forme de notice. ( Voyez plus haut, p. 291. )
- Au nom du même comité, M. Callon lit un rapport sur le ventilateur de M. Fabry, ingénieur des mines, à Charleroy.
- Après un exposé succinct des différents modes d’aérage des mines et la description de plusieurs appareils employés à cet usage, M. le rapporteur annonce que, frappé des défauts et des inconvénients de ces appareils, M. Fabry a étudié et fait construire un nouvel appareil qui est aujourd’hui fort répandu en Belgique, et qui commence à être adopté aussi dans les mines du nord de la France.
- L’appareil de M. Fabry est connu sous le nom de roue pneumatique; M. Gallon en
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- décrit la composition et le jeu, en expose la théorie et en fait ressortir les avantages.
- Le comité pense qu’il serait utile de faire connaître ces appareils, qui paraissent appelés à devenir d’un emploi très-général et à rendre d’importants services à l’industrie des mines ; il propose, en conséquence, de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin avec un dessin et une légende explicative. ( Approuvé. )
- Au nom du comité des arts économiques, M. Gourlier lit un rapport sur un ouvrage publié par M. Verdellet, sous le titre de Manuel géométrique du tapissier. Cet ouvrage est conçu et exécuté de manière à être très-utile aux praticiens et aux ouvriers de cette profession.
- Le comité propose 1° de remercier l’auteur et de le féliciter sur le mérite et l’utilité de cet ouvrage, en l’encourageant à le terminer le plus tôt possible; 2° d’insérer le rapport dans le Bulletin.
- Après une discussion, le conseil décide que le rapport sera renvoyé au comité, qui soumettra des conclusions formelles.
- Communications. — Fabrication des briques. M. Bresson , ingénieur civil, lit une notice sur la fabrication des briques à sec, et dépose un paquet cacheté qu’il déclare renfermer une note sur les procédés de fabrication des pierres creuses factices à bâtir, en terre cuite.
- Le conseil accepte le dépôt, et M. le président adresse à M. Bresson les remercî-ments de la Société pour son intéressante communication. (Voyez plus haut, p. 306.)
- M. Châtelain présente quelques observations sur les machines à fabriquer les briques; il fait connaître que, le 5 décembre 1837, il lui a été délivré un brevet pour une machine à fabriquer les briques, et qu’il a pris un brevet d’addition et de perfectionnement le 30 septembre 1842, tandis que M. Julienne, dont parle M. Bresson dans sa notice, n’a été breveté que le 22 décembre 1838 , et qu’il a pris un brevet d’addition et de perfectionnement le 12 août 1840.
- M. Châtelain ajoute que, dans la machine à moule fixe de M. Julienne, la manière d’agir sur la terre est différente; la pression s’opère par un piston , mais les premières couches comprimées se tassent contre les parois d’un moule inerte, et la pression n’arrive plus avec assez de force aux couches opposées au piston ; il en résulte que la brique est veule, c’est-à-dire très-poreuse, avec les arêtes arrondies , déchiquetées et du côté opposé au piston.
- M. Châtelain dit avoir obvié à cet inconvénient en faisant marcher les parois du moule; il en résulte que les particules adhérentes aux parois, loin d’être arrêtées par l’inertie, sont entraînées, au contraire, à concourir à la pression générale.
- Un autre défaut, inhérent à la nature de l’argile elle-même, vient s’opposer à la régularité d’épaisseur de la brique. En effet, suivant M. Châtelain, il est impossible d'introduire, pour chaque brique, exactement le même poids d’argile; on conçoit, dès lors, que, puisqu’il faut absolument leur donner la même pression, les briques sont d’iné^ gale épaisseur. Cette défectuosité empêche de faire des maçonneries par assises réglées,
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- en mettant les mortiers d’égale épaisseur, ce qui est indispensable pour obtenir un tassement uniforme et éviter les lézardements des murs.
- M. Châtelain, en comprimant ses briques sur champ au lieu de les comprimer sur le plat, leur donne une régularité d’épaisseur qu’il appelle mathématique; il trouve ainsi une facilité pour établir des assises réglées avec précision; les mortiers sont parfaitement égaux dans les joints des assises, seulement les joints verticaux ont des inégalités tenant à la nature des choses, mais ces inégalités ne nuisent pi à la beauté, ni à la solidité des constructions.
- M. Châtelain fait connaître que la Société libre d’éipulation de Rouen lui a accordé une médaille d’argent pour une de ses machines faisant vingt-deux briques à la minute; il termine en énonçant quo douze années d’expériences et d’études dans cette partie l’ont amené à apporter, quant aux accessoires variables selon la nature des terres, quelques modifications dans son système qu’il serait heureux de voir apprécier par les hommes éclairés dont s’honore la Société d’encouragement.
- M. le président, en remerciant M. Châtelain de cette communication, l’invite h mettre par écrit les observations qu’il vient de présenter verbalement, afin que les comités des arts mécaniques et des arts économiques comprennent, dans leur examen , la machine dont il vient d’entretenir la Société.
- Photographie. M. Clerget, membre du conseil, rappelle que, dans une précédente séance , il avait présenté des épreuves photographiques d’insectes, etc., amplifiés au microscope , obtenues sur albumine. Il met aujourd’hui, sous les yeux de la Société , des épreuves obtenues sur collodion, en faisant observer que l’emploi du collodion permet d’obtenir, dans un temps plus court et avec plus de finesse , la représentation des insectes, etc. M. Clerget développe en peu de mots les avantages qui ressortent de ce mode d’opérer.
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- PARIS, — IMPRIMERIE DE Mrae Ve BOUCIÏARD-IllJZARD, RUE DR L’ÉPERQjV, 5.
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- LISTE, PAR ORDRE METHODIQUE DES MATIÈRES, DES BREVETS D’INVENTION ET DE PERFECTIONNEMENT délivrés en Angleterre pendant l’année 1852.
- Nota. La durée des brevets est de quatorze ans. Les brevets d’importation sont indiqués par un astérisque.
- ACIER.
- M. TVhitacker Collins, à Londres; perfectionnements dans la fabrication de l’acier. (24 mars.—Pub. Lond. journ. of arts, novembre 1862, p. 317.)
- AGRAFES.
- M. G. Cooper, à Londres ; nouvelles agrafes pour vêtements. (12 juin.)
- M. J. Bnrker, à Londres; nouvelles agrafes. (ier octobre.)
- M. J. Fr •earson, à Birmingham; perfectionnements dans la fabrication des agrafes pour vêtements. (23 novembre.)
- AIGUILLES.
- M. A. James, à Redditch (Worcester); perfectionnements dans la construction des enveloppes d’aiguilles. (19 octobre.)
- ANCRES.
- M. J. Trottman, à Dursley, comté de Clou-, cester; peifectionnements dans la construction des ancres de vaisseaux. (20 avril.—Pub. Rep. of patent inv., décembre 1862, p. 347.)
- M. TV. Milcheson, à Londres; nouveau système d’ancres de vaisseaux. (25 octobre.)
- M. Caleb Bloomer, à West-Bromwich ; perfectionnements dans la fabrication des ancres. (12 novembre.)
- M. S. Hunter, à Londres; nouvelles ancre^ de vaisseaux. (22 novembre.)
- M. C. Greemoay, à Chetenhain; nouveau système d’ancres. ( 9 décembre.)
- ARBRES.
- M. Stewart Mac Glashen, à Edimbourg; ap-
- plication de certaine force mécanique pour arracher les arbres et construire les maisons. (29avril. — Pub. Mech. Mag., novembre i<S52, p. 3g4. — Architects and engineer’s journ., décembre i852, p. 4^8.)
- ARDOISES.
- MM. J. Dixon et J. Dodson, à Bangor; machines et appareils pour tailler, planer et dresser les ardoises et les pierres. (12 juin. — Pub. Mech. Mag., décembre i852, p. 516.)
- M. Fontainemoreau, à Londres; nouveau moyen de débiter et de couper les ardoises. (19 août. —Pub. Mech. Mag., mars i853, p. 197.)*
- M. Fleetcher Cottam, à Manchester; nouveau mode d’exploitation des ardoisières. (i5 décembre. — Pub. Pract. Mech. journ., juin 1853, p. 71.)
- ARÉOMÈTRE.
- M. A. TValler, de Bonn, en Prusse ; moyen de déterminer la quantité d’alcool contenue dans l’eau-de-vie et autres liqueurs spiritueu-ses. ( 7 octobre.)
- ARGENT.
- M. A. Parkes, à Birmingham; moyen de séparer l’argent des autres métaux. ( 8 mars. — Pub. Mech. Mag., septembre i852, p. 237.) argenture.
- M. J. Power, de Paris; procédés d’argenture des métaux et du verre. (29 décembre.)
- ARGILE.
- M. F. Geswein, de Canstadt, royaume de Wurtemberg ; moyen de préparer, de pétrir et
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- de cuire l’argile pour en former des briques. (6 juillet. — Pub. Mech. Mag., janvier 1853, p. 76.)
- ARMES BLANCHES.
- M. C. Reeves, à Birmingham; perfectionnements dans la fabrication des sabres, baïonnettes et autres armes blanches. ( 27 février.— Pub. Mech. Mag., septembre i852, p. 219.)
- M. R. Mole, à Birmingham; perfectionnements dans la fabrication des sabres et baïonnettes (19 octobre.)
- ARMES A FEU.
- M. Manceaux , de Paris ; nouvelles armes à feu et outils employés pour leur fabrication. (29 janvier. — Pub. Mech. Mag., août i852, p. 101.)
- M. Winiwaler, à Londres; nouvelles batteries, cartouches et amorces de fusils. (29 janvier.—Pub. Mech. Mag., août i8Û2, p. 135.)
- M. L. Kufahl, à Londres; perfectionnements dans la fabrication des armes à feu. ( 3 mars. —Pub. Mech. Mag., septembre i852,p. 23o.)
- M. TV. Richards, à Birmingham ; perfectionnements dans la construction des armes à feu et des cartouches. (20 mars.—-Pub. Mech. Mag., octobre i852, p. 276.)
- M. Mackintosch, à Londres; perfectionnements dans les canons, les armes à feu portatives et les projectiles. (2.4 niais.—Pub. Loud. journ. of arts, décembre i852, p. 408.)
- M. M. Poole, à Londres; perfectionnements dans les armes à feu. ( 3i mars. — Pub. Rep. of patent inv., novembre i852.)*
- Le même ; perfectionnements dans la fabrication des fusils et pistolets. (ier octobre.)
- M. TValter de Longueville Giffard, à Londres ; perfectionnements dans les armes à feu et les projectiles. ( 6 avril.—Pub. Lond. journ. of arts, décembre i852, p. 410 )
- M. G. Delaigne, à Brixton, comté de Sur-rey; perfectionnements dans les armes à feu et dans la manière de les faire partir. (17 avril. —Pub. Mech. Mag., octobre i852, p. 336.)
- M. V. Newton, à Londres ; nouveau moyen d’amorcer les fusils. ( 22 avril. — Pub. Mech. Mag., novembre i85?>, p. 374. )*
- MM. Churcli, Aspinwall Godard et E. Middlelon, à Birmingham; perfectionnements dans la construction des armes à feu et des projectiles. ( 24 avril. — Pub. Mech. Mag., novembre i852, p. 375.)*
- M. TV. Schlesinger, à Brixton, comté de Surrey; perfectionnements dans la construction des armes à feu et des cartouches. (20 juillet.—Pub. Mech. Mag., février 1853, p. 102.)*
- M. Th. Hunt, à Londres; perfectionnements dans les armes à feu. (19 août.—Pub. Rep. of patent inv., avril i853, p. 217.)
- Le même; perfectionnements dans les armes à feu. (ier octobre.)
- M. Scrope Shrapnel, à Gosport ; perfectionnements dans les armes à feu, les cartouches et les projectiles. (23 août.—Pub. Rep. of patent inv., avril i853, p. 226.)
- M. S. Taylor, de New-York; nouvelle construction des armes à feu et des cartouches. (10 septembre. — Pub. Mech. Mag., mars 1853, p. 255.) *
- M. Rob. Adams, à Londres; perfectionnements dans les cartouches à balles pour les fusils. (ier octobre. — Pub. Lond. journ. of arts, mai i853, p. 35i.)
- MM. TV. Moore et TV. Harris, à Birmingham; fabrication des pistolets et des carabines à deux coups. (ier octobre. — Pub. Lond. journ. of arts, juillet 1853, p. 10.)
- M. J. Needham, à Londres; perfectionnements dans la fabrication des fusils se chargeant par la culasse. (2 octobre.)
- M. Lewis, de Turin ; nouvelle visière applicable aux canons de fusil. (2 octobre.)
- M. Mortlock Ommancy, à Chesler; fabrication des fusils, des canons et autres armes. (ier octobre.)
- M. R. Burr, à Halesowen ; fabrication des canons de fusil et de pistolet. ( 5 octobre. )
- M. Loradoux Bell/ord, à Londres; construction des armes à feu à plusieurs coups. ( 9 octobre.)
- M. A. Brooman, à Londres; perfectionnements dans les armes à feu se chargeant par la
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- culasse. (3o octobre.—Pub. Mech. Mag., mai
- 1853, p. 422-)
- MM. G. Pryse et Redman, à Birmingham; perfectionnements dans certaines armes à feu.
- ( 4 novembre.)
- M. C. Sharps, de Hartford (États-Unis d’Amérique); perfectionnements dans les fusils se chargeant par la culasse, (ii novembre.)
- M. Bentley, à Liverpool ; perfectionnements applicables aux armes à feu. ( 4 décembre.)
- M. Aspinwall Godard, à Birmingham; nouveaux pistolets. ( 7 décembre.)
- BAINS.
- MM. A. Taylor et G. Frasi, à Londres; nouveau mode de chauffage de l’eau des bains et construction de garde-robes hydrauliques et de réservoirs pour les approvisionner d’eau. (27 avril.—Pub. Mech. Mag., novembre i852, p. 392.)
- M. R. Hazard, à Londres; nouveau système de bains chauds. (4 octobre.)
- M. J. Burch, à Crag-Hall, près Macclesfield; nouveau système de bains. (i5 octobre.)
- BALANCES.
- M. R. Hind, à Warington, comté de Lancaster; machines et appareils applicables aux balances, aux ponts à bascule, etc. ( 7 août. — Pub. Mech. Mag., février i853, p. 154-)
- M. J. James, à Londres; perfectionnements dans la construction des balances. ( 9 septembre.—Pub. Mech. Mag., mars i853, p. 237.)
- M. G. Simpson, à Manchester; nouveaux appareils de pesage. ( 7 octobre.)
- BALEINES.
- M. C. Dresser, à Londres ; moyen de remplacer les baleines et autres matières flexibles par une composition particulière. ( i5 décembre. ) *
- barrières.
- M. E. Newton, à Londres; nouvelle construction des clôtures en fer. (19 juin. — Pub. Mech. Mag., janvier 1853, p. 16.)*
- Le même; perfectionnements dans la construction des barrières métalliques. ( 7 août.— Pub. Mech. Mag., lévrier i853, p. i55.)* Cinquante-deuxième année. Juin 4853.
- RATEAUX.
- M. Stirling Lacon, à Great-Yarmouth, comté de Norfolk; moyen de suspendre les bateaux aux navires et de les descendre dans l’eau. (23 février.—Pub. Lond. journ. of arts, septembre i852, p. i85.)
- M. D. TVoodall, à Oldbury; perfectionnements dans la construction des bateaux à canal. (27 novembre.)
- M. A. Lawrie, à Chatam; perfectionnements dans la construction des rames et avirons de bateau. ( 4 décembre.)
- BATEAUX A VAPEUR.
- M. A. Brooman, à Londres; nouvelles roues à palettes pour bateaux à vapeur. (4 mai. — Pub. Mech. Mag., novembre i852,p. 402 )*
- M. A. Crooker, de New-York ( États-Unis d’Amérique ); perfectionnements dans la construction des roues à palettes pour bateaux à vapeur. (28 juin. — Pub. Mech. Mag., janvier i853, p. 1.)
- M. Pym Fljm, à Rutland-Place, comté de Cork; roues à palettes pour bateaux à vapeur.
- (1e1' octobre.)
- BIÈRE.
- M. J. Crockford, à Londres ; perfectionnements dans la fabrication de la bière et des appareils employés à cet usage. (8 mars.— Pub. Mech. Mag., octobre i852,p. 282.)
- M. Litlie Tizard, à Londres; machines et appareils pour préparer l’orge et la convertir en drêche pour la fabrication de la bière. ( 9 mai. — Pub. Mech. Mag., décembre i852, p. 482, et février i853, p. 142.)
- M. J. Lawrence, à Colnbrook, comté de Middlesex; perfectionnements dans la fabrication de la bière. (26 août.)
- MAI. J. Palin et TV. SieAcr, à Londres; nouveau procédé de brassage de la bière. (19 octobre. — Pub. Mech. Mag., mai i853, p. 376.)
- M. TValker, à Warrington, comté de Lancaster; perfectionnements dans la fermentation de l’ale, du porter et autres boissons. ( 3 décembre.)
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- BIJOUTERIE.
- M. Johnson, à Dublin; nouveau procédé de fabrication des bijoux, bracelets, broches et autres objets analogues. (16 novembre.)
- M. H. Jenkins, à Birmingham; fabrication des bracelets , broches et autres articles de bijouterie. ( 8 décembre.)
- BILLARD.
- M. F. Biclefeld, à Londres; perfectionnements dans la construction des billards. (28 octobre.)
- BISCUIT.
- M. J. I 'vingham Poive/l, à Londres ; moyen de mélanger, de pétrir et de sécher les matières employées pour la fabrication du biscuit. (10 novembre.)
- BITUME.
- M. le comte de Dundonald, à Londres; nouveau traitement des matières bitumineuses. ( 5 novembre.)
- M. A. Babonncau, de Paris; appareil pour fondre l’asphalte avec le bitume. ( 10 novembre.)
- BLANCHIMENT.
- MM. TVhitchad et Digglc, à Elton, près Bury, comté de Lancaster; nouveau procédé de blanchiment et de séchage du linge et des tissus. (20 janvier.— Pub. Mech. Mag., juillet
- 1852, p. 97.)
- MM. Smith, Huit on et J. Mus grave , à Bol-ton-le-Moors, comté de Lancaster; nouveaux appareils pour blanchir les fils et les tissus. (12 février. —Pub. Rep. of patent inv., novembre i852, p. 287.)
- M. J. Fletcher, à Leyland , comté de Lancaster; appareil pour blanchir, étendre et sécher les tissus. (29 avril. - Pub. Mecli. Mag., novembre i852, p. 394.)
- M. J. Higgin, à Manchester; nouvelle méthode de blanchiment des fils et des tissus. ( 24 juin. — Pub. Mech. Mag., janvier i853, p. 17.)
- M. R. Realey, à Radclifïe, comté de Lancaster; nouveaux appareils pour blanchir le linge. (20 juillet. — Pub. Mech. Mag., février
- 1853, p. 117.)
- M. B. Harczyk, à Londres; composition pour laver et blanchir les toiles et autres tissus. 'iCr octobre.)
- M. H. Moorhouse, à Denton ; machines ou appareils pour nettoyer et blanchir les chiffons de laine, de coton et de lin. (11 octobre.)
- M. Ainsler Cook, à Londres; nouveau procédé de blanchiment. (26 novembre.)
- M. H. Bridson, à Bolton-le-Moors ; appareil pour laver et blanchir les tissus. ( 8 décembre.)
- M. Lejeune, à Auteuil, près Paris; nouvel appareil pour blanchir le linge et toutes sortes de tissus. (i3 décembre.)
- M. J. Ma&on, à Rochdale; perfectionnement dans le mode de blanchiment et de teinture des matières textiles. (i5 décembre.)
- BLÉ.
- M. TV. Dray, à Londres; perfectionnements dans une machine à moissonner. (27 janvier. — Pub. Rep. of patent inv., septembre i85;>., p. 152.)*
- Le meme; machine à moissonner le blé. ( 5 octobre.)
- M. Errington Ridley, à Hexham , comté de Northumberland ; nouvelles machines pour couper le blé et le ramasser, (g février. — Pub. Mech. Mag., août i852,p. i42 )
- Le meme; instrument pour faucher et moissonner. (i5 décembre.)
- M. V. Newton, à Londres; nouveaux tarares pour ventiler et nettoyer le blé. (22 mai. -Pub. Lond. journ. of arts, février j853 , p. 102.) *
- Le meme; machine pour couper le blé. ( 3o octobre.)
- M. R. Honuby, à Grantham, comté de Lincoln ; machine pour battre et ventiler le blé. ( 3 juillet. — Pub. Mech. Mag., janvier i853, p. 55.)
- M. M. Poole, à Londres; perfectionnements dans les machines à moissonner le blé. (6 juillet. — Pub. Rep. of patent inv., mars 1853,
- p. j 45*)*
- Le meme; machine à moissonner. (2 octobre.)
- MM. C. Burrcl et Gibson., àThelford, comté
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- de Norfolk ; nouvelle machine à moissonner. (i5 juillet.)
- M. TV. Smith, à Little-Woolstone, cointé de Bucks; nouvelle machine à moissonner. (i8 septembre. — Pub. Mech. Mag., mars 1853, p. 266.)
- M. Reed Randel, à Newtyn-East, comté de Cornouailles; nouvelle machine à moissonner. ( 7 octobre. Pub. Mech. Mag., avril i853, p. 317.)
- M. A. Brooma/i, à Londres; machine à moissonner. (ii octobre.)*
- M. J. Fowler, à Bristol ; nouvelle machine à moissonner. (2 1 octobre.)
- M. C. Philips, à Bristol; nouvelle machine à moissonner le blé et autres grains. ( 3 novembre.)
- M. Ohcd Hussej, à Manchester; nouvelles machines à moissonner. (9 novembre.)
- M. H. Johnson, à Londres; machine à moissonner. (12 novembre.)*
- M. A. Jeffrey, à Chirnside; nouvelle machine à moissonner. (25 novembre.)
- M. H. Smith, à Stamford; nouvelle machine à moissonner. ( 1 1 décembre. — Pub. Lond. journ. of arts, mai 1853, p. 334-)
- M. Croskill, à Beverley, comté d’York; machine pour moissonner le blé et faucher l’herbe. ( 3i décembre.)
- BOIS.
- M. J. Mac Dowell, à Johnstone, comté de Renfrew; perfectionnements dans les procédés pour découper le bois et autres matières. (20 mars.—Pub. Mech. Mag., octobre i852, p. 276.)
- M. J. Robinsofi, à Rochdale, comté de Lancaster; appareils pour couper et creuser le bois de manière à en former des moules. (29 avril. — Pub. Lond. journ. of arts, avril i853, p. 249.)
- M. R, Machabêe, d’Avignon, en France; nouyel enduit à appliquer sur le bois et les métaux et propre à les conserver. ( 8 juin. — Pub. Mech. Mag., décembre i852, p. 5i5.)
- M. Maitland Stapley, à Londres; moyen de creuser des moulures dans le bois, de le pla-
- ner et d’y pratiquer des rainures et des languettes. ( 6 juillet. — Pub. Rep. of patent inv., février 1853, p. 65.)*
- M. TV. Burnett, à Londres; moyens de garantir de toute altération le bois et autres matières végétales. (20 juillet.)
- M. F. Toussaint, de Paris ; moyen de retirer un produit du bois du cactus. ( 10 septembre. -n-Pub. Mech. Mag., mars 1853, p. 255.)
- MM. Simpson et J. Shelton, à Maidslone; nouvelle composition pour remplacer le bois dans ses divers usages. (2 octobre. — Pub. Lond. journ. of arts, juin 1853, p. 4 17-)
- M. Smith, à Londres; préparation du bois de chauffage. (i4 octobre.)
- M. H. TVinchesler, à Tamerton-Foliott ; nouveau moyen de réduire le bois en éclisses. (24 novembre.)
- M. G. 'Thomson, à Dalslon; machine pour couper le bois (18 décembre.)
- M. Mayelslon Haldon, à Londres; nouveau moyen de rendre les bois incorruptibles et ininflammables. ( 3o décembre.) *
- BOÎTES.
- M. M. Poole, à Londres; fabrication des boîtes , des fontes de pistolets et des fourreaux d’armes blanches. (iCr octobre.)
- M. TV, Harcourt, à Birmingham; perfectionnements dans la construction des boîtes à allumettes, (18 octobre.)
- BONNETERIE.
- M. A. Brooman, à Londres; nouvelle machine à tricoter. ( 7 octobre. ) *
- M. TV. Baies, à Leicester; appareil pour apprêter les bas et autres objets de bonneterie. (29 octobre. — Pub. Rep. of patent inv., juin i853, p. 362.)
- M. TV. Newton, à Londres; nouvelle machine à tricoter. ( 15 novembre.) *
- M, J. Pepper, de Portsmoulh, en Amérique; nouvelle machine à tricoter. (22 novembre.)
- BOUCHAGE.
- M. N. Malinait, de Bordeaux; nouveau mode de bouchage des bouteilles, des pots et autres vases. (?.3 décembre.)
- M. Tjoradoux Bellford, à Londres ; nouveau
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- mode de bouchage des bouteilles et autres vases. (16 décembre.) *
- bouchons.
- M. TV. E. Newton, à Londres; nouveaux bouclions pour bouclier les bouteilles et autres vases. (2 octobre.—Pub. Lond. journ. of arts, juin i853, p. 4'8.)
- BOUCLES.
- M. J. Patterson, à Londres; perfectionnements dans la fabrication des boucles et autres moyens d’attache. ( 8 décembre.)
- BOUGIES.
- M. Th. Mosdell Smith, à Hammersmith ; perfectionnements dans la fabrication des bougies. ( i*r mai. — Pub. Lond. journ. of arts, mars 1853. )
- BOULONS.
- M. P. Berry, à Manchester; machines ou appareils pour fabriquer des boulons et des écrous. (23 octobre.)
- BOUSSOLES.
- M. TV. TValker, à Plymouth, comté de De-von ; moyen de s’assurer des déviations de la boussole. ( 23 février. — Pub. Mech. Mag., septembre i852, p. 197O
- M. J. Roberts, à Portsmouth; perfectionnements dans la construction des boussoles. (23 août. —Pub. Rep. of patent inv., avril 1853, p. 221.)
- M. Kleinsorgen, à Londres; appareil pour indiquer les variations de l’aiguille aimantée. (26 octobre.)
- BOUTEILLES.
- M. J. Beltzung, de Paris; fabrication des bouteilles de verre et des vases en matière plastique. ( 15 avril. — Pub. Mech. Mag., octobre 1852, p. 334.)
- M. Lawrence Gardner, à Londres; perfectionnements dans la fabrication des bouteilles et autres vases pour contenir des liquides. (ier octobre.—Pub. Lond. journ. of arts, juillet i853, p. 8.)
- M. TV. Newton , à Londres ; perfectionnements dans la fabrication des capsules ou enveloppes pour couvrir les bouteilles. ( 2 novembre.'
- M. G. JVilson , à York ; fabrication perfectionnée des bouteilles et des jarres de verre. (20 novembre. — Pub. Lond. journ. of arts, juin 1853, p. 432-)
- M. TV. Graham, à Londres ; perfectionnements dans la fabrication des bouteilles de verre et des darnes-jeannes. (18 décembre.)
- M. H. Hutchinson, à Sheffield; nouvelle machine à rincer les bouteilles. ( 3o décembre.)
- BOUTONS.
- M. G. Twigg, à Birmingham; perfectionnements dans la fabrication des boutons, et ma chines employées à cet usage. (26 août.—Pub. Mech. Mag., mars i853, p. 215.)
- M. E. Allport, à Aldermansbury; perfectionnements dans la fabrication des boutons à queue élastique. (2 octobre.)
- M. F. Chatwin, à Birmingham; nouvelle fabrication des boutons. ( 6 octobre.)
- M. Edwin Hewson, à Birmingham; nouveau procédé pour faire des boutons , des agrafes et autres objets de vêtements. (i5 octobre.)
- M. TV. Rogers, à Londres ; nouveaux procédés de fabrication des boutons et agrafes. (18 décembre.)
- BRIQUES.
- M. C. Dickson Archibald, à Londres; perfectionnements dans la fabrication des briques et autres produits céramiques, ainsi que de la pierre, du bois et des métaux, et machines employées à cet usage. ( 8 janvier. — Pub. Mech. Mag., juillet, i852, p. 61, 81.)*
- MM. TVoodworth et Mower, de l’État de Massachussets ( États-Unis d’Amérique ); machine pour fabriquer les briques, les tuiles et autres objets analogues. (24 janvier. — Pub. Rep. of patent inv., mai i852, p. 269.)
- M. Pimlotl Oates, à Lichtfield ; perfectionnements dans la construction des machines à fabriquer les briques, les tuiles, les tuyaux de drainage et autres produits céramiques. (6 avril. — Pub Mech. Mag. , octobre i852 p. 3ig.)
- M. Baron Palm, à Londres; nouveau procédé pour former et cuire les briques et autres
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- produits céramiques, (x3 juillet.—Pub. Mech. Mag., janvier i853, p. 76.)
- M. Mac Henry, à Liverpool; machines pour fabriquer des briques et des tuiles. (20 juillet. —Pub. Mech. Mag., février i853, p. 117.)*
- M. R. Reart, à Godmanchester; nouveau système de fabrication des briques et autres objets en pâte céramique. (i*r octobre. — Pub. Rep. of patent inv., mai i853, p. 269.)
- M. Fordham Stanford, à Douvres; machines et appareils pour fabriquer des briques, des tuiles et autres produits analogues. ( ier octobre.)
- M. Gilbert Elliot, à Blisworth; perfectionnement dans la fabrication des briques, des tuyaux, des tuiles et autres produits céramiques. (5 octobre.—Pub. Pract. Mech. journ., juin i853, p. 67.)
- M. J. Cliff, à Wortley, près Leeds; nouveau système de fabrication et de compression des briques. ( 4 décembre.)
- M. H. Clayton, à Londres; perfectionnements dans la fabrication des briques. ( i3 décembre.)
- MM. Hamblet et TV. Dean, à Oldsbury; perfectionnements dans la fabrication des briques. (i3 décembre.)
- M. J. Carr, à Belper, comté de Derby; nou» velle machine à faire des briques et des tuiles. (22 décembre. — Pub. Lond. journ. of arts, mai i853, p. 346.)
- MM. TVard et Burtnan, à Stratford-on-Avon; nouvelle machine pour fabriquer les briques et les tuiles. ( 3o décembre.)
- BRIQUET.
- M. G. Benda, à Londres; appareils pour obtenir du feu pour les fumeurs. ( 19 octobre.)
- BRODERIES.
- M. H. Houldsvoorth, à Manchester; nouvelle machine à broder les tissus. ( 10 juin. — Pub. Mech. Mag., décembre i852, p. 497*)
- BROSSES.
- M. Butler Clough, à Tyddyn-Mold, comté de Flint ; nouvelles brosses circulaires pour nettoyer les chaussures. (19 août.—Pub. Prac-tical Mech. journ.) avril i853, p. i5.)
- M. F. Chatwin, à Birmingham; nouvelle fabrication des brosses. ( 6 octobre.— Pub. Rep. of patent inv., mai i853, p. 297.)
- M. C. Gosnel, à Londres; perfectionnements dans la fabrication des brosses. (6 novembre.)
- M. Herbert Allman , à Londres ; perfectionnements dans la fabrication des brosses. ( 3 » décembre.)
- CABESTAN.
- M. TV. Roberts, à Londres; nouvelle disposition des cabestans pour lever et descendre les câbles et chaînes-câbles. (18 octobre.)
- Le même et M. TV. Lennox; nouveaux cabestans pour lever et descendre les câbles et chaînes-câbles. (i5 décembre.)
- M. J. Silver, à Londres; moyen d’imprimer le mouvement aux cabestans et autres machines analogues. (20 décembre.)
- CABLES.
- M. S. Banks , à Londres ; appareil pour fabriquer les câbles des vaisseaux. (23 février.— Pub. Mech. Mag., août i852, p. 179.)
- M. A. Puis, de Paris ; nouveaux câbles-chaînes et appareil pour les fabriquer. (16 octobre.)
- CAFÉ.
- M. E. Gee, à Liverpool ; nouvel appareil pour torréfier le café et le cacao. (ier mai.— Pub. Rep. of patent inv., mars 1853, p. i58.)
- M. Bowmann Tennent, à Londres; perfectionnement dans la pulvérisation du café. (2.4 septembre.—Pub. Mech. Mag., avril i853, p. 297.)
- M. Gadd, à Nottingham; nouvel appareil pour torréfier le café. (19 octobre.)
- CALANDRE.
- M. J. Skertchley, à Anstey, près Leicester; perfectionnements dans la construction des calandres. ( 39 novembre.)
- CANONS.
- MM. J. Linton Simmons et Th. TValker, à Londres; perfectionnements dans la fabrication des canons, des affûts et de leur manœuvre. (29 avril. — Pub. Lond. journ. of arts, février i853, p. 99.)
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- M. A. Krupp, d’Essen, en Prusse; nouveau système de bouclies à l’eu. (17 dénombre.)
- CAOUTCHOUC.
- M. E. Coleman, à Londres; nouvelle application du caoutchouc et de la gutta-percha. (28 juin. — Pub. Mech. Mag., janvier 1853,
- p- 54-)
- M. E. Rider, à Bradf’ord, comté de Wilts; nouveau procédé de traitement et de préparation du caoutchouc et de la gutta-percha. (20 juillet.—Pub. Mech. Mag., février 1853, p. 1 !*>.)
- M. M. Poole, à Londres; combinaison du caoutchouc avec d’autres matières. (18 septembre.—Pub. Rep. of patent inv., mai 1 853, p. 293.)*
- CAPSULES.
- M. Fonlainemoveau, à Londres; machine à fai rc des capsules métalliques. ( 16 décembre.;*
- CARDAGE.
- M. J. Shaiv, à Dukinfield, comté de Ches-ter; nouvelles machines pour carder le coton, la laine, le lin et autres matières fibreuses. (20 juillet.)
- M. Bernoulli Barloio, à Manchester; fabrication des tambours de cardes à coton. (ier octobre.)
- M. E. Leigh , à Manchester; nouvelles ma-ch ines pour carder le coton et autres matières filamenteuses. (i5 décembre.)
- MM. P. Fairbairn et Remy Mathcrs, à Leeds; perfectionnements dans les machines pour carder le lin , lé chanvre ainsi que les étoupes. (28 décembre.)
- CARDES.
- M. Prudent Mnriceau, de Paris; nouveau procédé pour aiguiser et bouter les cardes. (2g novembre.)
- CARREAUX.
- M. M. Poole, à Londres; composition pour former des carreaux d’appartements. (ier octobre.— Pub. Lond. journ. of arts, mai 1853, p. 3540
- cartes géographiques.
- M. Melchior Raymondi, de Paris; nouvelles cartes géographiques et statistiques. (27 jan-
- vier.— Pub. Mech. Mag., août i852, p. 117.)
- M. D. Schnciter, de Paris; nouvelle fabrication des cartes géographiques. (2g novembre.)
- CANTON.
- M. P. TVarren, à Londres; ribuvellé matière propre à remplacer le càrlon et la gutta-pér-cha. (1 2 octobre.)
- CASQUETTES.
- M. G. Houghton, à Birmingham; nouvelle fabrication des casquettes. (27 novembre.)
- CÉRAMIQUE.
- M. A. Duthoit , de Paris; combinaison chimique de certains agents, pour obtenir un nouveau produit céramique. (12 janvier.— Pub. Mech. Mag., juillet 1853, p. 5g.)
- CHAÎNES.
- M. Lovell Preston, à Birmingham ; machine pour fabriquer les maillons des chaînes.
- ( 8 décembre.)
- CHANDELIER.
- M. E. Tl hele, à Shiffnal (Salop); nouveaux chandeliers et compteurs y attachés. (28 octobre.)
- CHANDELLES.
- M. TV. TVagstaff. à Londres ; perfectionnements dans la fabrication des chandelles. (20 janvier. — Pub. Lond. journ. of arts, décembre 1852, p. 421.)
- M. Ernshaiu Cooper, à Motlram, comté de Chester; perfectionnements dans la fabrication des chandelles et des mèches. (2 avril. — Pub. Lond. journ. of arts, mars 1853, p. 17g.)
- MM. Morgan et P. Gaskell, à Londres; perfectionnements dans la fabrication des chandelles. (24 juin.—Pub. Mech. Mag., janvier 1853, p. 36.)
- M. Palmer, à Londres; perfectionnements dans la fabrication des chandelles et des làmpes-chandelles. (19 août.— Pub. Mech. Mag., février i853, p. 176.)
- M. Lieven Bauwens, à Croydon ; nouveau procédé de traitement des matières grasses de manière à en faire des chandelles. (23 octobre.)
- M. 5. Clarke, à Londres; perfectionnements
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- dans la fabrication des chandelles. (27 octobre.)
- MM. Fer g u son TF Us on et E. Patridge, à Londres; appareil employé en brûlant de la chandelle. ( 3o octobre.)
- Les memes; préparation des matériaux employés pour la fabrication des chandelles et veilleuses. (2 novembre.)
- M. G. Kendall, de Providence ( Etats-Unis d’Amérique ) ; appareil pour fabriquer les chandelles moulées. (12 novembre.)
- MM. G. Gwynne et Fergnson TFilson, à Londres ; nouvelle fabrication des chandelles , des veilleuses et clu savon. (20 décembre.)
- CHAPEAUX.
- M. ./. Mol lady, à Denton, comté de Lancaster; appareil pour fabriquer les chapeaux et les casquettes. ( 12 février. — Pub. Mech. May., août i85?., p. 159.)
- M. J. Johnson, à Londres; perfectionnements dans la fabrication des chapeaux. (ier mai.—Pub. Mecli. Mag., novembre i852, p. 396.)
- M. J, Philps, à Londres; perfectionnements dans la fabrication des chapeaux. (2 octobre.)
- M. 7 'albot Tyler, à Londres ; nouvelle fabrication des chapeaux et de la peluche qui sert à les recouvrir. ( 8 octobre.)
- AL TVhite, à Londres ; nouveau tissu pour chapeaux. (2 3 octobre.)
- M. TV. Sievier, à Holloway; perfectionnements applicables à la fabrication des chapeaux et casquettes. (2 novembre.)
- M. A. Fulton, àGlascow; perfectionnements dans la fabrication des chapeaux. (11 novembre. — Pub. Mecli. Mag., mai 1853, p. 4i5.)
- CHARBON.
- M. Buncombe Evans, à Colyton; nouvelle fabrication du charbon. (9 novembre.)
- CHARBON ANIMAL.
- M. G. Torr, à Rotlierhite; perfectionnements dans les procédés pour révivifier le charbon animal. ( 3 février. — Pub. Rep. of patent inv., septembre i852> p. 1470
- CHARRUES.
- M. H. Bentall, à Heybridge, comté d’Essex; perfectionnement dans la construction des charrues. (25 mars. — Pub. Lond. journ. of arts, décembre i852. p. 4?-8.)
- M. J. Gillet, à Brades, comté de Warwick ; nouvelle charrue. (17 avril. — Pub. Lond. journ. of arts, décembre i852, p. 43o.)
- M. Stephens Brown , à Londres ; instrument aratoire pour labourer la terre. (7. octobre.)
- M. Hawkins Nicholls, à Bedford; nouvelle machine pour labourer la terre. (i5 octobre.)
- M. B. Samuelson , à Banbury; nouveau moyen de labourer la terre. (2 novembre.)
- M. J. Bcthell, à Londres; machines ou appareils pour cultiver la terre. ( 3 décembre.)
- M. Alton Calvert, à Manchester; nouvelle charrue dite universelle. (28 décembre.)
- CHAUDIÈRES A VAPEUR.
- M. B. Goodfellow, à Hyde, comté de Chester; nouvelles chaudières pour générer la vapeur. (ii mars. —Pub. Mecli. Mag., septembre
- 1852, p. 25g.)
- M. V. Newton, à Londres; moyen de prévenir l’incrustation des chaudières à vapeur. (i5 avril. —Pub. Lond. journ. of arts, février
- 1853, p. 112.)*
- AI. S. Morris , à Stockport, comté de Chester; perfectionnements dans la construction des chaudières à vapeur. (3 juin.—Pub. Mech. Mag , décembre i852, p. 5i5.)
- M. C. Barringion , de Philadelphie (Etats-Unis d’Amérique }; appareil pour alimenter d’eau les chaudières à vapeur. (i5 juillet.) *
- M. F. Dam, de Bruxelles; moyen de prévenir les incrustations dans les chaudières. (2.3 août. —Pub. Rep. of patent inv., mars 1853, p. 164.)
- M. J. Barrans , à Londres; nouvelles chaudières à vapeur. (ier octobre.)
- MM. Scholjield et Pritchard, à Oldham; perfectionnements dans les chaudières. ( 9 octobre.)
- M. M. Balmforth , à Clayton ; perfectionnements dans la construction des chaudières à vapeur. ( 5 octobre.)
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- M. Loradoux Beliford, à Londres; perfectionnements dans les chaudières à vapeur. ( 7 octobre.)
- M. J. Hopkinson, à Huddersfield; perfectionnement dans la construction des chaudières à vapeur. (i5 octobre.)
- M. J. Howard, de Bollon; nouveau système de chaudières à vapeur. (16 octobre.)
- M. TV. Dantee, à Liverpool; moyen de prévenir l’incrustation des chaudières à vapeur. ( 3o octobre.)
- M. Th. Selby, à Birmingham ; perfectionnements dans les chaudières à vapeur. (3o octobre.)
- M. Harrison Blair, à Colthurst (Yorksliire); nouveaux appareils pour alimenter d’eau les chaudières à vapeur. ( 3 novembre.)
- M. J. Cameron, à Manchester; perfectionnements dans la construction des chaudières à vapeur et des pompes alimentaires. ( 3 novembre.)
- M. L. Arnier, de Marseille; perfectionnements dans les chaudières à vapeur. ( 6 novembre.)
- M. R. Knowles, à Charlton-upon-Medlock; nouvelle construction des chaudières et des appareils pour générer la vapeur. ( g novembre.)
- M. G. A. Huddart, à Brynkir, comté de Caernarvon ; perfectionnements dans la construction des bouilleurs et des fourneaux à vapeur. (ier décembre.)
- M. J. Glasson, à Solio, près Birmingham ; perfectionnements dans la disposition des chaudières à vapeur. (i3 décembre.)
- M. A. Siale, aux forges de Woodside, près Dudley, comté de Worcester; nouvelles chaudières à vapeur. (17 décembre.)
- CHAUFFAGE.
- MM. Symington et Reid, à Londres; nouveau mode de chauffage de l’air pour évaporer des fluides. (22 mars.— Pub. Rep. of patent inv., novembre i852, p. 3og.)
- MM. Ellwood Horton et JE. TVylde, à Birmingham; perfectionnements dans les appareils pour chauffer et ventiler. (i5 avril.—Pub. Mech. Mag., octobre i852? p. 3340
- M. H. James, à Londres; perfectionnements dans le chauffage et appareil réfrigérant. ( 3 septembre.—Pub. Mech. Mag., mars 1853, p. 236.)
- M. TV. Adolph, à Londres; nouvel appareil pour chauffer et ventiler les appartements. ( 6 octobre.)
- M. Crottin Jeffcolt, à Cork, en Irlande-moyen de produire de la chaleur pour générer la vapeur. ( 6 octobre.)
- M. Johnson, à Worsley; nouveau svstème de chauffage et de ventilation des édifices. ( g octobre.)
- M. D. Grant, à Greenwich; moyen d’appliquer la chaleur produite par la combustion du gaz. (14 octobre.)
- M. J. Cundy, à Londres; perfectionnements dans les foyers à air chaud. (20 octobre.)
- MM. Boggetl et Brooks Pettil, à Londres; nouveau procédé de chauffage et d’éclairage. (21 octobre.)
- M. Fraser Rae, à Edimbourg; perfectionnements dans la construction des appareils de chauffage par le gaz. (i5 novembre.)
- M. R. Taylor, à Newton-Heatli; perfectionnements dans le chauffage des cuves à teinture et à savon employées dans l’impression des toiles peintes. (20 novembre.)
- M. Finlayson, à Manchester; appareil pour chauffer, sécher et ventiler. (24 novembre.)
- M. Nortis Graves, à Bristol; appareil pour chauffer, sécher et évaporer. (15 décembre.)
- M. TV. Oxley, à Manchester; appareil pour chauffer et sécher. (18 décembre.)
- M. J. Anderson, à Rugby; chauffage et ventilation des appartements, et moyen d’empêcher les cheminées de fumer. (27 décembre.)
- CHAUSSURES.
- M. J. Bernard, à Londres; perfectionnements dans la fabrication des bottes et des souliers. ( 27 janvier. — Pub. Mech. Mag., août i852, p. 117.)
- Le même; nouvelle fabrication des souliers et machine employée à cet usage. (10 septembre. —Pub. Mech. Mag., mars i853, p. 255.)
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- M. M. Poole, à Londres; perfectionnement dans la confection des bottes, souliers, claques et autres chaussures. (i5 juillet. — Pub. Rep. of patent inv., mars i85>, p. 147• ) *
- M. Loradoux Bellford, à Londres; perfectionnements dans la confection des bottes et des souliers. ( 3o septembre. — Pub. Mech. Mag., avril 1853, p. 3i5 )*
- M. Maccarihy, à Cork (Irlande); perfectionnements dans la fabrication des bottes et souliers. ( 9 novembre.)
- M. Susati TValkcr, à Horsliain ; perfectionnements dans les socques et les patins. (t5 décembre.)
- CHEMINS DE FER.
- M. Fontainemoreau, à Londres; perfectionnements dans la construction des chemins de fer et des locomotives. (22 janvier.—Pub. Mecli. Mag., juillet i852, p. 98.)*
- M. Owen Williams, à Stratford, comté d’Es-sex ; nouvelle matière propre à être employée pour la construction des chemins de fer en remplacement du bois et de la pierre. (3t janvier. — Pub. Lond. journ. of arts, mars i853,p. 199.)*
- M. Beckett Johnson, à Manchester; perfectionnements dans les chemins de fer et les appareils pour générer la vapeur. ( 9 février.— Pub. Lond. journ. of arts, janvier i853, p. 8.)
- M. A. Gervoy, de Lyon, en France; moyen de prolonger la durée des rails pour chemins de fer. (i3 février. - Pub. Lond. journ. of arts, août i85?., p. 168.)
- M. Rapsey Hodge, à Londres; perfectionnements dans la construction des chemins de fer et des voitures roulant sur ces chemins. ( 8 mars.—Pub. Mech. Mag., septembre i852, p. 252; Architects and engineers journ., novembre i852, p. 394*)*
- M. Archer, à Londres ; moyens de prévenir les accidents sur les chemins de 1er. (24 mars. —Pub. Mech. Mag., octobre i852, p. 299.)
- M. C. Mansell, à Ashford, comté de Kent; perfectionnements dans la construction des chemins de 1er et des rails. ( 24 avril. — Pub. Mech. Mag., novembre (852, p. 3^5.)
- M. P. Bruff, à Ipsvvich, comté de Sulfolk; perfectionnement dans la construction des chemins de fer et autres roules, et des voitures qui y circulent. (29 avril.—Pub. Mech. Mag., novembre (852 , p. 894 ; Architects and engineers journ., décembre i852, p. 427-)
- M. A. Garvey, à Kentishtown; moyen d’amortir le choc des waggons sur les chemins de fer et de diminuer le mouvement de lacet.
- ( 5 octobre.)
- M. TV. Talham, à Roclidale; moyen de prévenir les accidents sur les chemins de fer. (i3 octobre.)
- M. Oliver York, de Paris; moyen d’assembler et de fixer les rails dans leurs coussinets. (16 octobre. — Pub. Rep. of patent inv., juin (853, p. 36o.)
- M. Goisch, à Londres; nouveau moyen de transmettre des communications par les chemins de fer. (19 octobre.— Pub. Mech. Mag., mai (853, p. 3^6 )
- M. TV. JS'ewton, à Londres; nouvelle fabrication des coussinets pour chemins de fer. ( 19 octobre. — Pub. Mech. Mag., mai 1853, p. 3:6.) *
- MM. F. Day et J. Laylee. à Ashford (Kent); construction des rails pour chemins de fer. ( 6 novembre.)
- MM. Duna et TVatts, à Miles-Platting; perfectionnements dans la construction des chemins de fer. (9 novembre.)
- M. H G, •caves, à Salford ; perfectionnement dans la construction des chemins de fer. (i3 novembre.)
- Le même et Th. Dunn et TV. TVatts, à Manchester; appareil pour changer la position des machines et véhicules sur les chemins de fer. (i5 décembre.)
- M. J. Curtis, à Londres; nouveau système de construction des chemins de fer et autres routes. (27 novembre.)
- M. /. Bell, à Portobello (Mid-Lothian); perfectionnements dans la construction des coussinets des chemins de fer. (14 décembre.)
- M. A. JVhite, à Great-Missenden; perfectionnements dans les appareils pour ralentir
- 45
- Cinquante-deuxième année. Juillet 1853.
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- ou arrêter la marche des convois des chemins de ter. (11 décembre.)
- M. TV. Irlarn , à Manchester; perfectionnements dans les chemins de fer. (i4 décembre.)
- M. J. Macclonnely à Bristol; perfectionne ments dans la construction des chemins de 1er.
- ( 3i décembre.)
- CHEMINÉES.
- M. G. TVright, à Sheffield; perfectionnements dans la construction des cheminées , des grilles et des foyers. ( 8 mars. — Pub. Lond. journ. of arts, janvier i853, p. 20.)
- MM. Du pré et Lesucur, à Jersey; appareil pour empêcher les cheminées de fumer. (ijj avril.— Pub. Lond. journ, of arts, février i833, p. 106.)
- M. H. TVebster, à Manthorpe, comté de Lincoln; moyen de régler le tirage des cheminées. (25 mai.—Pub. Lond. journ. of arts, février 1853, p. 108.)
- M. Kemble Turner, àPaddington; nouvelle machine pour ramoner les cheminées et éteindre le feu. (2 octobre.)
- M. Hattersley, à Sheffield; nouvel àtre de cheminée à réveibération. (28 octobre.)
- M. C. Iles y h Birmingham; fabrication des pièces composant les cheminées. (25 novembre.)
- M. H. Johnson, à Londres; nouvelles mitres de cheminée. (i4 décembre.) *
- CHEVAUX.
- M. J.Powlett Orde, à RUinorey-House; nouvelle têtière pour les chevaux. ( 8 décembre.) cigares.
- M. A. Huddari, à Brynkir, comté de Caer-narvon ; nouvelle fabrication des cigares. (20 juillet.— Pub. Mech. Mag., février i853,
- P- 1170
- M. N. AdornOy à Londres ; fabrication des cigares et des cigarettes, (20 décembre.) ciment.
- M. Mac Anaspie , à Liverpool; nouveau ciment ou autres compositions applicables aux constructions civiles et hydrauliques. ( 2 novembre. — Pub. Mech. Mag., mai i853, p. 4*5.)
- M. TV, Aspdiny à Londres; perfectionne*
- ments dans la fabrication du ciment de Port-land et autres. (22 décembre.)
- claies.
- M. J. Cox, à Heaton ; perfectionnements dans la construction des claies et des palissades. (iCr octobre.)
- CLOUS.
- MM. Hinks et Nicolle, à Birmingham; machines pour la fabrication des clous, rivets, boulons et vis. (24 janvier.—Pub. Mccli. Mag., août 1 802, p. 1 i4 )
- M. C. Rowley, à Birmingham; perfectionnements dans la fabrication des clous. ( 26 octobre.)
- COLS.
- M. Jordery, de Paris; perfectionnements dans la confection des garnitures des cols et des cravates. ( 6 décembre.)
- COMBUSTIBLE.
- M. TV. Piddingy à Londres; préparation et combinaison de matériaux formant un nouveau combustible. (24 janvier. —Pub. Mech. Mag., août i852, p. n5; Arcliitects and engi-neers journ., septembre 1862, p. 3i2.)
- M. TT. îi. Newton, à Londres; nouveau procédé de fabrication du coke et application des produits gazeux qu’on en retire. ( 23 février. Pub. Lond. journ. of arts, décembre i 802, p. 4l3.)*
- M. Kenesley Day, à Plaistow; fabrication d’un nouveau combustible pour allumer du feu. (19 novembre )
- COMPTEURS.
- MM. Remington et Dectkon Berry, à Londres; nouveau compteur à gaz. (ier octobre.)
- M. TV. Newton, à Londres; nouveau compteur pour s’assurer du nombre des personnes qui ont voyagé dans les voitures publiques, pendantun temps donné, etlesdislances qu’elles ont parcourues. (19 octobre.)*
- CONFISERIE.
- M. J. TVotherspron, à Glascow; perfectionnements dans la production des objets de confiserie. ( 5 octobre.)
- M. Reyburn, à Greenoek ; nouveau procédé
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- de préparation des pastilles et autres articles de confiserie. (i5 novembre.)
- CONSERVES.
- M. •/. Boilesve, à Broinplon; nouveau procédé pour conserver les substances végétales et animales. (2.2 octobre.)
- CONSTRUCTIONS CIVILES.
- M. C. Cowper, à Londres; application du 1er aux constructions civiles. (26 août. — Pub. Mech JVIag., mars 1853, p. 236.)*
- M. F. Bielefekl, à Londres; nouvelles maisons portatives en fer. (ier octobre. —Pub. Rep. ol' patent inv., mai 1853, p. 271.)
- M. A. Clark, à Londres; nouveau système de portes, de croisées et de volets. (9 octobre.)
- M. H. Macjarlane, à Londres; construction de poutres et de charpentes en fer. (i3 octobre.)
- ÎVI. Hendcrson Porter, à Birmingham; nouvelle construction de maisons portatives. (5 novembre.)
- M. J. Melville, à Lond res; constructions faites en bois allié au fer. ( 6 novembre.)
- M. R. TValker, à Glascow; nouvelle construction de maisons portatives. (19 novembre.)
- M. H. Combes, de Paris; moyen de prévenir l’humidité des murs dans les constructions. ( 24 novembre. — Pub. Lond. journ. of arts, juillet i853, p. 28.)
- CONSTRUCTIONS HYDRAULIQUES.
- M. TV. Newton, à Londres; construction des docks, bassins et chantiers pour recevoir les vaisseaux. (17 mai. — Pub. Mech. Mag., novembre i852, p. 435.)*
- M. B. Berard, de Paris; perfectionnements dans la construction des jetées, des brise-lames et des docks. ( 5 octobre.)
- CONSTRUCTIONS NAVALES.
- M. J. Apsej, à Londres; perfectionnements dans la construction des navires et dans leur mode de propulsion. ( 5 octobre.)
- M. R. Taylerson, à Newcastle - upon-Tyne ; perfectionnements dans les constructions navales. ( 3o décembre.)
- CORDAGES.
- M. TVilson Fell, à Glascow; nouveau pro-
- cédé de préparation et de filature du chanvre de manière à en faire des cordages. (8 décembre.)
- CORNUES.
- M. J. Swarbrick.k Blackburn, comté de Lancaster; nouvelles cornues employées pour la fabrication du gaz d’éilairage. (22 mai. — Pub. Mech. Mag., novembre i852, p. 436; Archi-tects and engineer’s journ., décembre i852,
- P- 427-)
- CORSETS.
- M. H. Smith, à Londres; fabrication de nouveaux corsets. (27 octobre.)
- M. J. Langridge, à Bristol; nouveau genre de corsets. (17 décembre.)
- COTON,
- M. J. Dentori, à Oldbatn, comté de Lancaster; machines et appareils pour préparer le coton et autres matières filamenteuses. (29 juillet. — Pub. Lond. journ. of arts, avril ib53,
- p. 264.)
- M. S. Hardacre, à Manchester; nouveau moyen de nettoyer et d’ouvrir le coton, la laine et autres matières filamenteuses. ( 9 octobre.)
- M. TVatls, à Patricofl; appareil pour préparer le coton et autres matières filamenteuses, ( 3o octobre.)
- M. J. TValker, à Douvres; manière de traiter les graines de coton et d’en obtenir des produits. ( 2 novembre. —Pub. Mech. Mag., mai 1853, p. 415.) *
- M. J. Nasmylh, à Palricoft, près Manchester; nouvel appareil pour presser et emballer le coton, la laine et autres matières. ( 20 novembre.)
- M. H. Jaeger, à Londres ; nouveau traitement du coton et autres produits analogues. (11 décembre.)
- couleurs.
- M. V. Newton, à Londres; perfectionnements dans la fabrication des couleurs. (29 janvier—Pub. Mech. Mag., août 1862, p. 119.)*
- M. C. Jack, à Londres; machine à broyer les couleurs et autres matières. (29 mars.— Pub. Rep. of patent inv., novembre i852, p. 291.)
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- M. B. Beckaert, à Londres; perfectionnements dans la fabrication du blanc de zinc. (12 août.) *
- M. R. Johnson , à Hammersmith ; nouveau moyen de fixer les couleurs dans l’impression et la teinture. (2 octobre.)
- M. J. Hughes, à Manchester ; nouveau moyen d’épurer et de concentrer la matière colorante de la garance et autres. ( 8 octobre.)
- M. Kennedy Geyelin, à Londres; machine à broyer les couleurs ou autres matières végétales et animales. (?,3 octobre.)
- M. J. Murdoch , à Londres ; nouvelles couleurs propres à être employées en peinture. ( 3o novembre.) *
- COURROIES.
- MM. JValker Gale et J. Fensom, à Homer-ton; nouveau moyen de joindre ou accoupler des courroies ou des lanières. ( G octobre.)
- COUTELLERIE.
- M. G. Kent, h Londres; appareils pour nettoyer les couteaux. ( 24 janvier. -- Pub. Rep. of patent inv., septembre i852, p. i45.)
- M. J. Smith, à Sheffield; nouveaux couteaux de table. (ier octobre. — Pub. Rep. of patent inv., juin i853, p. 348.)
- Le même ; perfectionnements dans les couteaux de table. (ier octobre. — Pub. Lond. journ. ofarts, mai i853, p. 351.)
- M. C. Reeoes, à Birmingham; perfectionnement dans la fabrication des couteaux. (18 octobre.)
- M. Jones, à Sheffield; nouveaux manches de couteaux , de rasoirs et autres instruments. (19 octobre.)
- M. Th. Masters, à Londres; machine ou appareil pour nettoyer les couteaux et autres articles en acier. ( g décembre.)
- COUTURE.
- M. Loradoux Bellford, à Londres; perfectionnements dans les machines à coudre. ( 6 octobre.)
- Le même; nouvelles machines à coudre les vêtements. (12 octobre.)
- M. Thiot Judkins, à Manchester; nouvelle
- machine pour coudre les vêtements. (10 octobre.)
- M. Tf\ Newton, à Londres; nouvelle machine à coudre. (19 octobre. —Pub. Mech. Mag., mai 1853, p. 375.) *
- M. H. Johnson, à Londres; machine propre à coudre les vêtements, (r 1 novembre.) *
- CRAYONS.
- M. Pinhney, à Londres ; ci»yons conservant leur pointe. (i3 octobre.— Pub. Pract. Mech. journ., juin i853, p. 70.)
- CROCHET.
- M. TV. Mitcheson, à Londres; nouveau crochet de sûreté. (26 octobre.)
- CROISÉES.
- M. Knotl Parker, à Londres; nouveaux châssis de croisée. (22 mai. — Pub. Mech. Mag., décembre i852, p. 4^7 )
- MM. TVestley et Baylin, à Derby; nouveaux crampons et attaches des croisées à coulisse, des tables, etc. (23 décembre.)
- CUIR.
- M. TV. Tanner, à Exeter; perfectionnements dans la préparation des cuirs. (6 juillet.— Pub. Rep. of patent inv., février i853, p. 106.)
- M. J. Bernard, à Londres; production d’ornements en relief sur cuir. (21 octobre.)
- M. J. Cooley, à Londres; fabrication d’un cuir artificiel. (25 octobre.)
- M. J. Lamaille, de Paris; moyen de préserver les cuirs vernis de toute altération. (ier décembre.)
- CUISINE.
- M. Richards Robinson, à Charlestown (Etats-Unis d’Amérique ); nouvel appareil pour cuire et griller les viandes. (20 octobre.)
- M. Th. Suttie, à Greenock, comté de Ren-frew; nouvel appareil pour rôtir les viandes. ( 8 décembre. — Pub. Pract. Mech. journ., juin 1853, p. 71.)
- CUIVRE.
- M. Trueman, à Swansea ; moyen de retirer le cuivre et autres métaux de leurs minerais. ( 7 octobre. — Pub. Rep. of patent inv., mai 1853, p. 279.)
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- • Le même et J. Cameron; nouveau traitement des minerais de cuivre. ( 4 mars.—Pub. Rep. of patent inv., octobre i85a, p. 239.)
- DENTELLES.
- M. J TVestby-, à Nottingham; métier à fabriquer les dentelles et autres tissus. ( 5 octobre.)
- Le même', nouveau métier à faire de la dentelle. ( 6 octobre.)
- M. J. Livesny, à New-Lenton ; machine ou métier pour faire de la dentelle ou autres étoffes. (22 décembre.)
- DENTS.
- M. B en dix Ising Jacob y, de Hambourg ; perfectionnements dans les moyens de fixer les dents artificielles. ( l\ octobre. )
- M. Anderson Young, à Glascow ; nouvel instrument pour extraire les dents. (8 décembre.)
- DÉSINFECTION.
- M. Armand Gilbee, à Londres; nouveau système de désinfection des matières fécales et moyen de les convertir en engrais. (6 octobre.)
- DESSICCATION.
- M. Boislesve, à Londres; nouvel appareil de dessiccation. (10 décembre.) *
- DESSINS.
- M. L. Barbe, de Mulhouse, en France; moyen d’obtenir des dessins applicables aux rouleaux gravés pour impression des toiles peintes. (12 février.)
- M. C. Fisher, à Londres; nouveau moyen de transporter des dessins et des ornements sur les tissus. (^9 avril. — Pub. Mecli. Mag., novembre i852, p. 393.)
- DISTILLATION.
- M. C. Boutigny, d’Evreux, en France; nouvel appareil distillatoire. (18 décembre.)
- DRAINAGE.
- M. J. Hodgson, à Liverpool ; machine servant au drainage des terres. (ier octobre.)
- M. J. Fowler, à Bristol; nouvelle machine pour assainir les terres. (21 octobre.)
- M. Brannis Birch, à Londres; moyen de creuser des drains et d’y introduire les tubes. ( 3o novembre. )
- M. G, Jennings, à Londres; construction
- de drains pour l’assainissement des terres. 04 décembre.)
- DRAP.
- M. H. Houldsworth, à Manchester; nouveau procédé pour étendre et fixer le drap et le rendre propre à recevoir des broderies. (27 juillet. —Pub. Mech. Mag., février 1853, p. 136.)
- M. Pillans JFi/son, à Londres; perfectionnements dans la fabrication du drap et la préparation de la laine. ( 18 septembre. — Pub. iMech. Mag., avril i853, p. 277.)
- M. A. Robeson, à Newport ( Etats-Unis d’Amérique); nouveau moyen de lessiver et apprêter le drap. ( 8 novembre.)
- MM. F. Peyre et M. Dohjues, de Lodève, en France; machine pour garnir et apprêter le drap. (24 décembre.)
- EAU.
- M. P. Thompson, à Londres; nouveau procédé de filtration et de conservation de l’eau. (2 février.—Pub. Rep. of patent inv., octobre
- 1852, p. 226.)
- M. J. Pilbrow, à Tottenham, comté de Middlesex; appareil pour approvisionner d’eau les habitants des villes et autres lieux. (3 mars. — Pub. Lond. journ. of arts, février i853, p. 115.)
- M. TV. Lukyn, à Nottingham; tube régulateur pour mesurer les courants d’eau. ( 21 octobre.)
- EAU DE MER.
- M. Lemire de Normandy, à Londres ; moyen de convertir l’eau de mer en eau douce. (6 octobre.)
- M. L. Pocock, à Londres; moyen de purifier l’eau de mer et de la rendre potable. ( 27 novembre.) *
- EAUX GAZEUSES.
- M. F. Mathieu, à Londres; appareil pour filtrer les eaux et les rendre gazeuses. (23 septembre. — Pub. Pracl. Mech. journ., juin
- 1853, p. 69.)*
- M. Loradoux Bellford, à Londres; perfectionnements dans les appareils pour faire les eaux gazeuses. ( 9 octobre.)
- MM. Bar se et Paul Gage, de Paris ; appa-
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- reil pour fabriquer les eaux gazeuses. (29 novembre.)
- M. TV. Johnson, à Londres ; nouveaux appareils pour faire les eaux gazeuses. ( i4 décembre.) *
- ÉCLAIRAGE.
- M. E. Situons, à Birmingham; perfectionnements dans les procédés d’éclairage. (27 janvier.—Pub. Mecli. Mag., août i8Ô2, p. 117.)
- M. R. Heskelh, à Londres; appareil pour réfléchir la lumière dans les appariements et autres parties d’un édifice. ( 3 février. Pub Rep. of patent inv., septembre i852, p. 170.)
- M. TV. Philips, à Londres; perfectionnement dans l’éclairage et dans l’application de la lumière à d’autres usages. (ier juin. - Pub. Rep. of patent inv., janv. i853, p. 3o.)
- MM. JVarrcn St ormes Haie et G. Roberts, à Londres; nouvelle construction de veilleuses. (8 juillet. — Pub. Mecli. Mag., janvier i853, p. 76.)
- M. Mills Dix, à Salford, comté de Lancaster; perfectionnements dans l’éclairage des appartements, et dans les appareils employés à cet usage. ( 7 août. — Pub. Mecli. Mag., février i853, p. 154-)
- M. H. Jackson, à Londres; nouveau mode de production d’une lumière artificielle. (21 octobre.— Pub. Lond. journ. of arts, juin 1853, p. 435.)
- MM. Th. Slater et TV. TVatson; application de l’électricité à l’éclairage. ( 4 octobre.)
- M. Dickson Archibald, à Milnthorpe; nouveau système d’éclairage et de chauffage. (2 novembre.)
- M. Troupeau, de Paris; nouveaux réflecteurs diurnes. (8 novembie.)
- MM. TVichord et Egan Rosser; perfectionnements dans le mode de brûler et d’appliquer le gaz d’éclairage. (29 décembre.)
- ÉCRAN.
- M. Turkforder, à Leatnington-Priors, comté de Warvvick; nouveaux écrans. ( 8 mars.—Pub. Mecli. Mag., septembre i852, p. 258.)
- ÉCRITEAUX.
- M. Motley, à Bristol ; nouvelles tablettes.
- lettres et signes pour l’indication des rues et des numéros des maisons. (16 décembre.)
- ÉCRITURE.
- MM. Delarue et TValterston, à Edimbourg; pupitres pour écrire. (6 novembre.)
- ÉGOUTS.
- M. B. Blades, à Liverpool; nouvelle méthode pour nettoyer les égouts et les tuyaux de drainage. (16 décembre.)
- ÉLECTRICITÉ.
- M. L. Puloermacher, de Vienne; construction d’appareils galvano-électriques et leur application aux télégraphes. (29 janvier. — Pub. Mecli. Mag., août i852, p. 118.)
- M. Th. Allan, à Edimbourg; perfectionnements dans la production et l’application de l’électricité. ( 2,.j juin. — Pub. Mecli. Mag,; janvier i853, p. 37.)
- M. J. Roberts, à YVoodbank, comté de Bucks; moyen de production des courants électriques pour obtenir de la lumière et du mouvement. (6 juillet. —Pub. Mecli. Mag., janvier 1853, p. 42.)
- M. C. New/on, à Londres; moyen de préserver de toute avarie les fils électiiques. (ier octobre. — Pub. Rep. of patent inv., mai i853, p. 3o8.)
- M. J. Fuchs, de Zerbst , duché d’Anlialt-Dessau; appareil électro-magnétique. ( 2 octobre.)
- M. TV. Pet rie, à Wooîwich, comté de Kent; moyeu de produire et d’appliquer des courants électriques. ( i3 novembre. — Pub. Mecli. Mag., mai 1853, p. 436.)
- M. C. TV ait, à Brompton; moyen d’obtenir des courants électriques. (23 novembre.)
- EMBALLAGE.
- M. H. Turk, à Londres; nouveau système d’emballage. (22 décembre.)
- ENCLUMES.
- M. P. TVright, à Dudley, comté de Wor-cester; perfectionnements dans la construction des enclumes. (20 janvier.—Pub. Lond. journ. of arts, septembre i85?., p. 190.)
- ENCRE.
- M. R. Pinkncy, à Londres ; nouveaux l’éci-
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- pients pour contenir de l’encre à marquer. (i5 décembre.)
- ENCRIERS.
- M. S. Perry, à Londres; nouveaux encriers. (ier octobre. — Pub. Rep. of patent inv., juin i8‘>3, p. 356.)
- M. R. Bertollacci, de Paris; encrier pneumatique. (27 octobre.)
- ENGRAIS.
- 1VI. H. S/olhert, à Bath; nouvelle préparation d’engrais, (17 avril.—Pub. Rep. of patent inv., décembre i852, p. 372.)*
- M. A. Brooman, à Londres; nouvelle espèce d’engrais. ( 10 août. — Pub. Mech. Mag., février i853, p. 155.) *
- M. E. TVdkins, à Wallworth; distribution des engrais liquides pour fertiliser les terres. ( 1er octobre.)
- M. J. Olams, à Holloway; nouvelle préparation des engrais. (19 octobre.)
- M. Armand, Gilbr.e, à Londres; procédé de désinfection des matières fécales et de leur conversion en engrais. (3i décembre.)
- ENVELOPPES DE LETTRES.
- M. J. Addenbmoke, à Londres; fabrication des enveloppes de lettres et des machines employées à cet usage. ( 8 janvier.—- Pub. Mecli, Mag., juillet i852, p. ^1.)
- M. J. Gatherco/e, à Elton, comté de Kent; moyen de fabriquer et de décorer les enveloppes de lettres ( 24 janvier. — Pub. Mech. Mag., août i852, p. 1 i5.)
- M. TV. A, 'milage, à Manchester; enveloppes de lettres dites de sûreté, et machine pour les fabriquer. (8 mai. — Pub. Mech. Mag., novembre 1852, p. 4*5.)
- MM. TVright et Slurdge, à Londres; machine pour faire les enveloppes de lettres. (ier octobre.—Pub. Lond. journ. of arts, mai i8à3, p. 329.)
- Les memes; nouvelle machine pour faire des enveloppes de lettres. (icr octobre.)
- M. G. Shaw, à Birmingham; machine pour faire des enveloppes de lettres. (17 décembre.)
- ÉQUIPEMENTS MILITAIRES.
- M. Drumgoole Brady, à Londres ; perfec-
- tionnements dans les casques, gibernes et autres objets d’équipements militaires. (22 mars. —Pub. Mech. Mag., octobre i852, p. 277-)
- ESSIEUX.
- M. TV. E. Newton, à Londres ; perfectionnement dans la construction des essieux de voitures. ( 9 novembre.)
- ÉTAIN.
- M. J. M'chell, à Calenich, comté de Cornouailles; nouveau procédé d’épuration de l’étain et de sa sépaiation d’autres métaux. (18 septembre. —Pub. Rep. of patent inv.? aviil 1853, p. 228.)
- M. A. Philips, à Londres; procédé pour purifier l’étain. ( 6 novembre.)
- ÉTOFFES.
- MM. TVanbrongh et Turner, à Londres ; perfectionnements dans la fabrication des étoffés feutrées. ( 8 mars.)
- M. H. Bridson, à Bolton , coin té de Lancaster; machine pour tendre , sécher et apprêter 1rs étoffes. ( ier mai. — Pub. Mech. Mag., novembre i8~>2, p. 396.)
- M. J. Murdoch, à Londres; fabrication de certaines étoffes de laine. (6 juillet. — Pub. Mech. Mag., janvier 1853, p. Ô7.)*
- M. Th. Christy, à Londres; perfectionnement dans le tissage des peluches pour chapeaux. ( iet octobre.)
- M. J. Prestvnch, à Tamford; appareil pour nettoyer et garnir les étoffes. ( 5 octobre.)
- M. J. Carter, à Meltham; production d’une nouvelle étoffe. ( 13 octobre.)
- M. G. Heyes, à Blackbnrn ; fabrication des étoffes brochées et façonnées. (20 octobre.)
- M. J. Nichol, à Edimbourg; procédé pour appliquer des dessins ou ornements sur des étoffes. (6 novembre.)
- MM. Colin Mathér et TVlkinson Platt, à Salford; machine pour apprêter les étoffes de coton et autres. (11 novembre.)
- M. J. Burley, à Halifax ; appareil pour raser les étoffes à poil. (t5 novembre.)
- M. Byioaler Frith, à Salford; machine à finir et apprêter les velours et autres étoffes analogues. (23 novembre.)
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- M. TV. TVilkinson , à Nottinghrmi ; fabrication des tissus réticulaires et autres. ( 24 novembre.)
- Le meme ; perfectionnements dans la fabrication des étoffes réticulaires et autres. (17 décembre.)
- M. J. Evsline, à Greenock; nouvelle préparation des étoffes feutrées. ( 8 décembre )
- M. J. Miller, à Glascow; procédé d’apprêt des étoffés. ( 8 décembre.)
- M. J. Campbell, à Bowfield, comté de Ren-frew; procédé de garnissage et d’apprêt des étoffes ( 8 décembre.)
- M. Th, Boyd, à Glascow; mode de traitement et d’apprêt des étoffes. (i5 décembre.)
- M. L. David, de Paris; perfectionnements dans la fabrication des étoffes de laine. (23 décembre. )
- ÉVAPORATION.
- M. J. TValker, à Wolverhampton, comté de Stafford; nouvelles chaudières du vide pour l’évaporation et la cristallisation des solutions saccharines et autres. (25 mai. — Pub. Mecli. Mag., novembre i852, p. 4*7 ) 1
- M. Macintosh, à Londres; nouveau procédé d’évaporation. ( irr octobre.)
- M. Stephens Brown, à Londres; appareil servant à l’évaporation des liquides. ( 5 octobre.)
- M. Brooman , à Londres : nouvel appareil pour chauffer, évapôrer, torréfier et distiller.
- ( 7 décembre.) *
- Le même; nouvel appareil d’évaporation.
- ( 1 o décembre.) *
- FARDEAUX.
- M. R. Dudgeon, de New-York; moyen d’élever les fardeaux à l’aide de la presse hydraulique. (25 novembre.)
- FARINE.
- M. C. Seely, à Lincoln; nouvelle fabrication de la farine. (i5 avril.)
- FER.
- M. Flack J Vin slow . de Troy, États-Unis d’Amérique; machine à cingler les loupes de fer. ( 3i mars. —Pub. Lond. journ. of arts, janvier 1853, p. 1.)
- MM. Hammond Bentall et J. Howard, à Bedford; nouveau mode pour refroidir la fonte de fer. (22 avril.— Pub. Lond. journ. of arts, mars i853, p. 207.)
- M. Beauvalet, de Paris; perfectionnements dans la fabrication du fer et de l’acier. ( 12 juin. — Pub. Rep. of patent inv., décembre i852, p. 363.)*
- M. R. Mac Gavin, à Glascow; nouveau mode de traitement du fer appliqué aux constructions navales. (23 octobre.—Pub. Mecli. Mag., mai 1853, p. ?9Ô.)
- M. J. TVinter, à Bradford, moyen de réunir des barres de fer de manière à former des pièces d’un certain volume, propres à la fabrication des axes et des essieux. (23 novembre.)
- MM. TVhe.eley Lea et TV, Haut, à Worces-ter; perfectionnements dans la fabrication du fer. (22 novembre.)
- MM. J. Crook et TV. TVood, à Manchester; moyen de préserver le fer de la rouille. ( 8 décembre.)
- M. C. Knowles, à Lovel-Hill (Berkshire); perfectionnements dans la fabrication du 1er. (16 décembre.)
- M. H. Johnson, à Londres; machine propre à cingler et forger le fer et autres métaux. (22 décembre.)*
- FERS A REPASSER.
- M. Loradoux Bellford, à Londres; nouveaux fers à repasser. ( 7 octobre.)
- FIL.
- M. Norwood May, à Londres; fabrication du fil à coudre et de diverses autres matières fibreuses. (20 juillet. — Pub. Mecli. Mag., janvier 1853, p. 98.)
- M. TV. Acktoyd, à Birkenshaw, près Leeds; perfectionnements dans la fabrication du fil de laine, de coton ou de soie. ( 3i juillet. — Pub. Rep. of patent inv., mars 1853, p. 159.)
- M. Fontainemoreau, h Londres; appareils pour essayer la résistance des fils de soie, de colon ou autres. (22 octobre )
- M. Mac Callum, à Glascow; appareil pour sécher le fil. ( 3o octobre.)
- MM. Canlijffe Lister et TVarbitrlon. à Man-
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- ningham; préparation du fil de matières textiles. (2q novembre.)
- FIL DE FER.
- M. M. Poole 7 à Londres; moyen de recouvrir le fil de fer servant aux télégraphes électriques. ( 6 avril. — Pub. Rep. of patent inv., février i853, p. ioi.) *
- M. le comte de Dundonald, à Londres; moyen de recouvrir et d’isoler le fil de fer.
- ( 6 octobre. — Pub. Rep. of patent inv., mai *853, p. 299.)
- FILATURE.
- MM. J. Elie et J. Bond, à Manchester; machines pour filer le coton et autres matières fibreuses, et appareils applicables aux métiers à tisser. ( 26 février. — Pub. Mech. Mag., septembre r852, p. 219.)
- MM. TV. Thompson et J. Hewitt, à Salford, cointé de Lancaster; machines pour étirer, filer et doubler le coton et autres matières filamenteuses. (27 mars. — Pub. Mech. Mag., octobre i85?., p. 316.)
- M. J. TVhitehead, à Leeds, comté d’York; machines à préparer, peigner et étirer la laine, le coton, la soie et autres matières filamenteuses. (29 mars.— Pub. Lond. journ. of arts, février i853, p. 88.)
- MM. Pettit et J. Forsyth, à Caldbuk ( Cumberland ) ; nouvelles machines pour filer et doubler le coton, la laine, la soie et autres matières filamenteuses. ( i5 avril. — Pub. Mecli. Mag., octobre i852,p. 334-)
- Les memes; nouveau mode de filature du coton et autres matières filamenteuses. (24 décembre.)
- M. J. Knowles, à Little-Bolton, comté de Lancaster; métier pour filer le coton et autres matières filamenteuses. (17 avril.—Pub. Mech. Mag., octobre i852, p. 353.)
- MM. Mason et Collier, à Rochdale ( Lancaster ); perfectionnements dans la filature, l’étirage et le doublage du coton, de la laine et autres matières filamenteuses. (22 mai. — Pub. Mech. Mag., décembre i852, p. 458.)
- M. Cuntiffe Lister, à Manningham, comté d’York; traitement et filature de la laine, du
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- coton et autres matières filamenteuses. (22 mai. —Pub. Rep. of patent inv., janvier 1853, p. 43.)
- M. TV. Haughton, à Manchester; machines pour filer le coton et autres matières filamenteuses. ( 5 juin.)
- MM. J. H'ggins et Shojield TVithworth, à Salford, comté de Lancaster; métiers pour filer et doubler le coton et autres matières filamenteuses. ( 6 juillet.— Pub. Mech. Mag., janvier .853, p. 56.)
- M. /. Hughes, à Manchester; machines et appareils pour filer le coton, la laine et autres matières filamenteuses. (10 août.—Pub. Mech. Mag., février 1853, p. i55.)
- M. H. Spencer, à Rochdale, comté de Lancaster; machines ou appareils pour préparer et filer le coton et autres matières filamenteuses. (19 août. — Pub. Mech. Mag., mars 1853,
- P- »97-)
- M. Mortlock Ommaney, à Chester; métier pour filer le coton et autres matières filamenteuses. (ier octobre.)
- M. TV. Brown, à lleaton, près Bradford, comté d’York; machines et appareils pour préparer et filer la laine, la soie, le lin, etc. (i8oetobie. — Pub. Mech. Mag., mai 1853, p. 375.)
- M E. Lord, à Todmorden; métier pour préparer et filer le coton et autres matières filamenteuses. ( 3 novembre.)
- MM. Fairbairn et Margrave, à Leeds; machine pour préparer, ouvrir et filer le coton, la laine, le lin et autres matières filamenteuses. ( 6 novembre.)
- M. J. Ziegler, de Guebwiller, en France; machines pour préparer et filer le coton, la laine, la soie et autres matières filamenteuses. ( 9 novembre.)
- M. R. Lucas, à Londres; métier pour la préparation et la filature du coton et autres matières filamenteuses. (i3 novembre. — Pub. Lond. journ. of arts, juillet 1853, p. 21.)
- M. F. Vallée, de Bruxelles; perfectionnements dans la préparation et la filature du co-
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- ton, de la laine, etc. ( 16 novembre.
- Lond journ. of arts, juillet i853, p. 24.)
- M. J. Potier, à Manchester; métier à filer le coton et autres matières filamenteuses. (19 novembre.)
- MM. Fatham et Cheetham, à Rochdale , comté de Lancaster; appareil pour préparer, filer et doubler le coton et autres matières filamenteuses. (2.5 novembre.)
- M. A. Ogden, à Hudersfield, comté d’York; nouveau métier à filer le coton et la laine. (26 novembre.)
- MM. Lces et Kay, à Oldhatn; métier pour filer et doubler le coton, la soie, la laine, la lin, etc. ( 6 décembre.)
- MM. Lakin et Rhodes, à Ardwick, comté de Lancaster; perfectionnements dans les machines à filer et doubler le coton et autres matières filamenteuses. ( 8 décembre.)
- M. Healey, à Bolton-le-Moors; application du verre ou de l’émail aux ailettes et autres parties des métiers à préparer et filer le coton, la laine et autres matières filamenteuses. ( 16 décembre.)
- M. TF. Robertson, à Barrhead; métiers pour filer et doubler le coton et autres matières filamenteuses. (18 décembre.)
- M. Roydes, à Greengate, près Rochdale; métier à étirer le coton et autres matières filamenteuses. (21 décembre.)
- M. J. TFormald, à Manchester; machines et appareils pour filer et doubler le coton, la laine et autres matières filamenteuses. ( 24 décembre.)
- M. G. Ingham, à Rochdale; machines pour étirer le coton et autres matières filamenteuses. (24 décembre.)
- M. Mason, à Rochdale; nouveaux métiers pour préparer le coton et autres matières filamenteuses. (28 décembre.)
- FILETS.
- M. Fontainemoreau, à Londres; machine pour fabriquer les filets à pêcher et autres. (2,4 novembre.)*
- FLUIDES.
- M. A. V. Newton, à Londres; appareils
- pour régler la densité des fluides. (i3 décembre.)*
- FONTAINES.
- M S and ers Trottman, à Londres; nouvelles fontaines. ( 9 février.— Pub. Mech. Mag., octobre >852, p. 342.)
- FOURNEAUX.
- M. J. Jones, à Bilston, comté de Stafford; construction des fourneaux et fabrication du fer. (24 janvier. — Pub. Mech. Mag , août i852, p. 114; Architects and engineer’s journ , septembre 18J2, p. 3 14*)
- MM. J. Brooks et Lutwyclic Jones, à Birmingham; construction de fourneaux et autres appareils de chauffage. (24 mars.—Pub. Mech. Mag., octobre i85.2, p. 279; Architects and engineer’s journ., novembre i852, p 3q4.)
- M. J. Stierba, de Prague, en Bohême; perfectionnements dans la construction des fourneaux et moyen d’utiliser certains produits de la combustion. (22 mai. — Pub. Mech. Mag., novembre i852, p. 422.)
- M. /. Andreivs , à Newport, comté de Mon-mouth; nouveaux fourneaux à coke. ( 6 juillet. — Pub. Mech. Mag., janvier 1853, p. 76.)
- M. Mortlock Ommaney, à Chester; fourneau pour la fusion des métaux. ( iCr octobre.)
- M. Lee Slevens, à Kennington ; nouveaux fourneaux. (iei' octobre. -Pub. Rep. of patent inv., juin i853, p. 36i.)
- Le même ; nouvelle disposition des fourneaux. (27 octobre.)
- M. H. Macfar/arie, à Londres ; perfectionnements dans la construction des fourneaux et foyers. ( 11 octobre.— Pub. Rep. of patent inv., juin 1853, p. 358. )
- M. G. Pt •ice, à Birmingham; nouveau fourneau pour la production du gaz. ( 22 octobie.)
- MM. Adchison et Evans, à Londres; nouvelle construction des fourneaux. ( 24 novembre.)
- M. J. Sheringham, à Londres; perfectionnements dans la construction des grilles et des fourneaux, (10 décembre.)
- M. TF. Sarre II, a Kingsland; perfectionne-
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- ments dans la construction des fourneaux brûlant leur fumée, (i i décembre.)
- M. M. TValker, à Ilorsliam ; nouveau cendrier pour les fourneaux. ( 1i décembre. — Pub. Lond. journ. of arts, mai 1853, p. 333 )
- M. A. V. Newton, à Londres; moyen d’alimenter le feu et d’augmenter le tirage des fourneaux. (22 décembre.)*
- FOÜRS.
- M. R. Cochran, à Glascow; perfectionnements dans la construction des fours. ( 11 octobre. )
- MM. Lamb et Menday, à Kingsland, comté de Middlesex ; fours pour cuire la chaux , le ciment et autres matières. (23 octobre. — Pub. Mecli. Mag., mai 1853, p. 396.)
- MM. TVeeley Lea et TV. Hunt, à Worcester; moyen d’utiliser la chaleur perdue des fours à coke. (16 novembre.)
- M. Th. Vicars, à Liverpool; nouveaux fours à cuire le pain et autres aliments. (22 décembre.)
- FOYERS.
- M. R. Coad, à Londres; nouvelle disposition des foyers et autres appareils de chauffage. (13 novembre.)
- FREIN.
- M. R. Heggie, à Kirkaldy, comté de Fife; nouveaux freins pour les waggons des chemins de fer. (22 novembre.)
- FRUITS.
- MM. Gmt et Smith, à Nortliampton ; machine pour nettoyer et préparer les fruits. ( 9 octobre.)
- M. TV. Smith, à Kettering; appareil pour nettoyer les groseilles , les raisins et autres fruits. ( 11 décembre. Pub. Lond. journ. of arts, mai 1853, p. 34o.)
- FUSÉES.
- MM. Davey et Chanu, de Paris ; nouvelles fusées et composition explosible. ( i5 avril. — Pub. Mech. Mag., octobie 1802, p. 334.)
- GAINERIE.
- M. G. Nixey, à Londres; nouveaux porte-monnaie. ( ier octobre. — Pub. Lond. journ. of arts, juin i853, p. 4^9-)
- GALVANISME.
- M. J. Roberts, à Woodbank, comté de Buckingham; nouvelle pile galvanique. (10 février. — Pub. Mech. Mag., août i852, p, 158.)
- Le même-, perfectionnements dans la construction des piles galvaniques, f 13 octobre.)
- M. R. TVeare, à Plumstead-Common, comté de Kent; nouvelles batteries galvaniques. (12 août.)
- M. ./. Stringfellow, à Chard, comté de Som-merset; batteries galvaniques appliquées à la guérison des maladies. (2 octobre.)
- MM. TVatson et Slater, à Londres; nouvelle batterie galvanique et son application à produire des courants électriques pour l’éclairage. (iCr novembre.)
- M. J. Murdoch, à Londres; nouvelle batterie galvanique. ( 4 décembre.) *
- GALVANOPLASTIE.
- MM. Morewood et Rogers, à Londres ; moyen de couvrir les métaux avec d’autres substances métalliques. (ier octobre. — Pub. Rep. of patent inv., mai 1853, p. 266.)
- M. E. Junot, de Passy, près Paris ; moyen de réduire les matières minérales et de les appliquer sur d’autres métaux par l’électricité, (28 décembre.) *
- GANTS.
- M. Ryall Corry, à Queen-Camel, comté de Sommerset ; nouveau procédé pour coudre les gants. ( 6 novembre.)
- GARANCE.
- M. A. Kurtz, à Manchester; préparation de la racine de garance. (17 avril. — Pnb. Lond. journ. of arts, novembre i852, p. 345.)
- GARDE-ROBES.
- M. G. ZJnderhay, à Londres; appareil pour régler l’affluence de l’eau aux garde-robes hydrauliques et autres récipients. ( 8 mars. -— Pub. Rep. of patent inv., novembre i852, p. 298.)
- M. G. Jennings, à Londres; construction des garde-robes hydrauliques. (23 août. — Pub. Mech. Mag.,.mars i853,p. 197.)
- M. S. Getley,k Birkenhead; nouvelles garde-robes hydrauliques. ( 5 octobre.)
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- M. TV. Macfarlane, à Glascow; perfectionnements dans les garde-robes hydrauliques. (i3 ociobre.)
- M. J. Hume, à Birkenhead, comté de Clies-ter; perfectionnements dans la construction des garde-robes hydrauliques. (i5 novembre.)
- GAZ.
- MM. Lowe et J. Evans, à Londres; fabrication et épuration du gaz d’éclairage. ( 20 janvier. — Pub. Lond. journ. of*arts, octobre i852, p. 248.)
- M. Clark Hills, à Deptford, comté de Kent; perfectionnements dans la préparation et l’épuration de certains gaz. ( 24 janvier. — Pub. Mech. Mag , juillet i852, p. 97.)
- Le meme ; nouveau procédé d’épuration du gaz. (22 décembre.)
- M. Rob ins Boolh , à Londres; nouveau système de fabrication du gaz. ( 8 mai. —- Pub. Mech. Mag., novembre i85?., p. 4 16.)
- M. TE Lnsh, à Wreay-S\kes, près Carlisle; perfectionnements dans la fabrication du gaz d’éclairage (29 mai. — Pub. Rep. of patent inv., décembre ib5a. p. 36g.)
- M. J. Kirkham, à Londres: perfectionnement dans la fabrication du gaz d’éclairage. (22 juillet.—Pub. Mech. Mag , février i853, p. 1 17.)
- M. R. Laming, à Londres ; fabrication et combustion du gaz. ( 12 août. — Pub. Lond. journ. ol arts, avril 1853, p. 266.)
- M. Fontaine/norcau, à Londres; moyen de générer le gaz et de rappliquera l’éclairage et au chauffage. ( 7 septembre. — Pub. Mech. Mag., mars i853, p. 2,37.) *
- M. A. V. Newton, à Londres; appareil pour fabriquer le gaz et le coke. ( 6 ociobre.)
- M. TV. Chishobn, à Holloway; procédé d’épuration du gaz et moyen d’en retirer certains produits. (14 octobre.)
- M. B. Billows, à Londres; application du gaz au chauffage et à l’éclairage. (ier novembre.)
- M. Marc Floret, de Paris; nouveau procédé pour produire simultanément du gaz d’éclairage. (t5 décembre.)
- M. J. Clay, à Cottiugliani , comté d’York ;
- perfectionnements dans la fabrication du gaz d’éclairage. (18 décembre.)
- M. G. Michiels, à Londres; perfectionnements dans la fabrication et l’épuration du gaz. ( 16 décembre.)
- Le même; perfectionnement dans la fabrication du gaz. (2.4 décembre.)
- M. G. Bower, à Saint-Neot ; mode de préparation du gaz d’éclairage. (24 décembre.)
- M. <5\ Clegg, à Londres; appareil pour mesurer le gaz. (28 décembre.)
- M. G. P, ice, à Birmingham ; fourneaux à gaz. ( 31 décembre.)
- GÉLATINE.
- M. Th. Redwnod, à Londres; perfectionnements dans la fabrication de la gélatine. (2 octobre.)
- GLACE.
- M. Ch. Ncsmond, de Bellac, en France; appareil applicable à la fabrication de la glace et à rafraîchir les boissons. (2/j décembre.)
- GLUTEN.
- M. E. Martin , de Paris; moyen d’extraire le gluten de la farine et de le faire sécher. (27 novembre.)
- GOIJPRON.
- MM. G. Shand et A. Mac Leen, à G1 ascow; moyen de retirer certains produits du goudron.
- ( 5 novembre.)
- GRAINS.
- M. Hinton Bovill, à Londres; moyen de réduire en farine le froment et autres grains. (i5 juillet. — Pub. Rep. of patent inv., mars 1853, p. 101.)
- M. J. TVesthorpe, à Londres; nouveau système de mouture du grain et autres graines.
- (ier ociobre. —Pub. Rep. of patent inv., mai 1853, p. 3o3.)
- M. J. TValker. à Douvres; machine pour broyer et concasser le grain, la drêclie, etc.
- ( 12 octobre.)
- M. J. Currie, à Glascow; moyen de mouch e le grain et autres substances. (21 octobre.)
- M. Huart, de Cambray; nouveau mode de conservation des grains. (11 novembre.)
- M. TV. Horsfield , à Leeds , comté d’York ;
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- procédé pour broyer et moudre le grain et autres matières, (n décembre.)
- GRAISSAGE.
- M. B. Coquatrix, de Lyon; appareil pour le graissage des parties froitantes des machines. (27 janvier.—Pub. Lond. journ. of arts, octobre i852, p. 272.) _
- M. Fedele Cossus, à Londres; appareil pour lubrifier les parties tournantes des machines. (26 novembre.)
- 1VI. E. Middlelon , à Birmingham ; nouveau mode de lubrification des pièces tournantes des machines. (i5 décembre.) *
- GRAISSE.
- MM. J. Dennison et D. Peel, à Londres; graisse pour lubrifier les parties frottantes des machines. ( 9 février. — Pub. Lond. journ. ol arts, septembre i852, p. 189.)
- M. G. Archibald, à Londres; mode d’extraction des matières grasses de certaines substances. (2 octobre. — Pub. Lond. journ. of arts, juin i853. p. 4°9 )
- M. C. HUI, à Swindon ; nouvelle matière pour lubrifier les parties frottantes des machines. (i3 octobre.)
- MM. Gwynne et Fcrgusson JVilson, à Londres ; traitement des matières grasses. ( 23 décembre.)
- M. Fergusson TFilsonjb Londres; nouveau traitement des matières grasses. (27 décembre.)
- GRAVURE.
- Ml. J. Fernon et J. Edge, à Manchester; machine pour graver les rouleaux de verre ou de cuivre et autres métaux. (19 novembre.)
- M. Fox Talbot, à Lacock-Àbbey ( Wilts ); perfectionnements dans l’art de la gravure. (29 octobre.)
- GRILLES.
- M. J. Finlay, à Glascow; grilles et foyers et appareils pour produire de la chaleur. ( 1" octobre.—Pub. Pract. Mech. journ., juin i853, p. 66.)
- M. Kendrick, à Birmingham; nouvelles grilles et foyers de cheminées. (29 novembre.)
- M. Fonlainemoreau, à Londres; construction des barreaux des grilles. ( 7 décembre.) *
- M. J. Sheringham, à Kensington; construction des grilles des fourneaux. (10 décembre.)
- GRUES.
- M. Tilton Slade, à Londres; appareil pour lever les fardeaux. (20 octobre.)
- M. J. Crowther, à Huddersfield , comté d’York ; grue hydraulique pour élever les fardeaux et pour charger et décharger les navires. (2 novembre. — Pub. Mech. Mag\, mai i853, p. 415.)
- HORLOGERIE.
- M. R. Holl, à Londres; perfectionnements dans la construction des montres et des chronomètres. (ier octobre.)
- M. Th. Restell, à Londres; construction des chronomètres, des montres et des horloges.
- ( 9 octobre.)
- MM. J. Mathias et Th. Bailey, à Londres; nouvelles horloges et montres. (i5 octobre.)
- M. G. Philcox, à Londres; nouveaux chronomètres. (i3 novembre.)
- M. C. Mdlar, à Üundée; mouvements d’horlogerie et chronomètres perfectionnés. ( 2 décembre.)
- M. Th. Loseby, à Londres; perfectionnements dans la construction des chronomètres. (9 décembre.)
- M. J. JVcbb, à Coventry; procédé pour décorer les cadrans émaillés des montres. (>4 décembre.)
- M. Rowbolham, à Manchester; perfectionnements dans la construciion des chronomètres pour contrôler la surveillance des gardiens de la propriété. (4 décembre.)
- HOUILLE.
- M. Young Hill, à Newcastle-upon-Tyne ; nouvelles claies pour passer le charbon et autres substances. (23 février.)
- M. Erskine Cochrane, à Londres; moyen de décharger la houille des bâtiments. (ter octobre.)
- M. Dodd Hedley, à Newcaslle-upon Tyne; nouveau système d’extraction de la houille. (1er octobre.)
- Le meme; moyen d’extraire la houille des mines. ( 9 novembre.)
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- M. Preston Lamb, à Londres ; nouvel appareil pour nettoyei; la houille. (i3 octobre.)
- M. Th. Day, à Londres; moyen de décharger et de cribler la houille et de la mettre en sacs. ( 12 novembre.)
- Huile.
- M. A. Broomann, à Londres; nouveau mode d’épuration et de décoloration des huiles ( 3i janvier. — Pub. Mech. Mag., août i852, p. .35.)*
- M. H. Turck, à Londres; perfectionnements dans la fabrication de l’huile de résine. (i4 février.—Pub. Mech. Mag., août i852,p. 178.)*
- M. Th. Jordan, à Londres; moyen de désinfecter les huiles essentielles et d’extraire les matières grasses des schistes. ( 12 juillet.)
- M. G. Hutchison, à Glascovv; moyen de préparer de l’huile pour l’éclairage et pour lubrifier les parties frottantes des machines. (18 septembre.—Pub. Rep. of patent inv., avril 1853, p. 23o.)
- M. Vaughan Morgan , à Londres ; préparation d’une huile pour l’éclairage et pour lubrifier les machines. ( 6 octobre.)
- M. Fcrguson TPils on, à Londres; nouveau procédé de traitement des huiles. (ier novemb.)
- M. G. Dixon, à Dublin; procédé pour blanchir l’huile de palme. (ier novembre )
- M. N. Marion, de Paris; nouveau moyen de rendre concrète 1 huile de graine de lin. (2 novembre.)
- M. A. Deutsche de Paris ; nouveau mode de traitement de l’huile de colza et autres huiles analogues. (23 décembre.)
- HYDRAULIQUE.
- M. Th. Kennedy, à Kâlinarnock; perfectionnements dans la construction des appareils pour régler le courant des eaux. (20 janvier.— Pub. Mech. Mag., juillet i852, p. 78.)
- M. TVright Trteby, à Londres; moyen de régler l’écoulement des liquides. (10 septembre.—Pub. Mech. Mag., mars i853, p. 255 )
- MM. Clarke et Gilbert, à Brighton; nouveau mode de distribution des eaux. (20 octobre.— Pub. Civil engineers and architect’s jour., mai *853; p* 185.)
- M. J. Nasmyth, à Londres ; moyen d’utiliser les eaux courantes. (26 octobre.)
- IMPERMÉABILITÉ.
- M. J. Cooley, à Londres; procédé pour ren » dre les tissus imperméables. (29 octobre.)
- M. A yckbourne, à Londres; nouveau procédé pour rendre certaines matières imperméables à l’air et à l’eau. (22 décembre.)
- IMPRESSION DES TISSUS , DU PAPIER , ETC.
- MM. C. Malher et E. Rohlfs, à Salford ( Lancaster ) ; mode d’impre^ion et d’apprêt des tissus. ( 11 mars. — Pub. Lond. journ, of arts, mars .853, p. 201.)
- M. R. Reyburn, à Greenock; impression sur soie et autres étoiles. (20 avril.—Pub. Rep. of patent inv., novembre 1802, p. 3i3 )
- M. J. Cumtning, à Paisiey, comté de Ren-frew; perfectionnements dans l’impression des tissus. (29 avril.— Pub. Lond. journ. of arts, mars 1853, p. 182.)
- M. E. Newton, à Londres; nouveau mode d’impression des tissus. (ier mai.—Pub. Lond. journ. of arts, avril i853, p. 280.)*
- M. J. Lcese, à Manchester; procédé de gravure des rouleaux servant à l’impression des toiles peintes. (22 mai. — Pub. Rep. of patent inv., février i853, p. 88.)
- M. TV. Gratrix, à Salford, comté de Lancaster; perfectionnements dans l’impression des toiles peintes et autres. (8 juin. — Pub. Mech. Mag., décembre i852, p. 5i5.)
- M. J. Sv>an , à Glascow ; procédé d’impression des dessins sur les tissus. (?.4 juin.—Pub. Mech. Mag., janvier i853, p. 37.)
- M. Loradoux Belfford, à Londres; perfectionnements dans les machines ou appareils pour imprimer les tissus. ( 26 août. — Pub. Mech. Mag., mars 1853, p. 216.)
- MM. E. Abate et Clero <le Cleraille, à Londres; moyen d’imprimer des ornements sur des surfaces métalliques. (irr octobre.)
- M. L. Godefroy, de Paris; fabrication des rouleaux servant à l’impression des toiles, etc. (12 octobre.)
- M. A. Blair, à Mary-Hill (Lanark); procédé
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- d’impression et de décoration des tissus. (15 octobre.)
- 3VI. J TVilson, à Walbrook ; nouveau procédé d’impression des étoffes de soie. ( 22 octobre. — Pub. Rep. of paient inv«, mai i853, p. 310.)
- M. C. Gaver, à Londres; appareil pour l’impression en couleur. (21 octobre.)
- M. TV. Thorp, à Collyhurst, près Manchester; boîtes et réservoirs à vapeur et moyens de chauffer les plaques pour l’impression, à chaud, des tissus. (28 octobre.)
- M. Robert Sandiford, à Tottington, près JBury; appareil pour imprimer à la planche. (1 5 novembre.)
- M. R. Johnson, à Hammersmith ; moyen de produire des surfaces gaufrées pour l’impression. (19 novembre.)
- M. Duncan Mac Nee , à Kirkintulloch ; machine pour imprimer les toiles peintes en certaines couleurs. ( 3 décembre.)
- MM. E. Kopp et A. Gau y, à Acrington; nouveau système d’impression et de teinture des étoffes. ( 9 décembre.)
- INCENDIE.
- M. TV. Macbay, à Woolwich; moyen d’éteindre les incendies dans les maisons, les magasins et les vaisseaux. (23 octobre.)
- Le même; nouveaux moyens d’éteindre le feu dans les maisons d’habitation et les vaisseaux. (23 octobre )
- INCOMBUSTIBILITÉ.
- M. R. Mallet, à Dublin; construction des bâtiments à L’abri du feu et autres. ( 28 octobre.)
- Le même; nouvelles constructions à l’épreuve du feu (28 octobre.)
- J\I. TV. Maugham, à Londres; moyen de rendre les bois incombustibles. (4 décembre.)
- INCUBATION.
- M. F. Miller, à Londres ; nouveau procédé pour faire éclore des œufs. (29 mai.)
- M. J. Martin, à Londres; appareil d’incubation artificielle. (22 octobre.)
- INSTRUMENTS ARATOIRES.
- M* Stacey, à Uxbridge, comté de Middlesex;
- instruments pour récolter les blés et les herbes. (24 janvier. —Pub. Mech. Mag., août i85a, p. 1 i5 )
- M. J. Roberts, à Woodbank, comté de Bucks ; instruments aratoires perfectionnés. ( 3i janvier. —Pub. Mech. Mag., août i852, p. 122.)
- M. J. Martin, à Barnier, comté de Norfolk; appareil pour travailler la terre à la houe. (29 juillet. —Pub. Mech. Mag., février i853,
- p. i26.)
- M. Th. Lawes, à Londres; nouveaux instruments aratoires. (ier octobre.)
- M. A. TVillison, à Ayr; nouvelle machine à battre le blé. (2 octobre.)
- M. H. Brinsmead, à Saint-Giles-Devonshire; moyen d’agiter la paille dans les machines à battre le blé. ( 3o octobre.)
- M. Hicks Chandler, à Aldbourn; nouvelles houes pour labourer la terre. (6 novembre.)
- M. E. Crosk II, à Beverley; construction des rouleaux pour rouler les terres. ( 22 novembre )
- MM. TVinton et Parkes, à Birmingham; fabrication d’outils et d’instruments agricoles et d’horticulture perfectionnés, tels que fourches, houes, etc. (26 novembre )
- M. Hart, à Wantage ( Berkshire ); machine à battre et vanner le blé. (ier décembre.)
- M. TV. East, à Spalding ; machine pour écraser les mottes de terre, pour labourer les champs et pour semer le grain. (18 décembre.)
- M. Griffiths, à Londres ; moyen de faire fonctionner des charrues et des houes. (2.4 décembre.)
- INSTRUMENTS DE MATHEMATIQUE.
- M. J. Moore, à Arthurstown, comté de Wexford, en Irlande; instruments nautiques pour indiquer la distance entre un port et l’autre. (ier mai. — Pub. Rep. of patent inv., février i853, p. q4 )
- INSTRUMENTS DE PRECISION.
- M TV. Gillespsie, à Torbane-Hill, comté de Linlitligow (Ecosse); instruments pour prendre le niveau des terrains inclinés ou de tonte es**
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- pèce de surfaces. ( 8 mai.—Pub. Mech. Mag., novembre i852, p. 4!6.)
- M. J. Norton, à Londres; nouvel instrument pour indiquer les distances de parcours des voitures et le nombre de personnes qui y sont admises. ( 17 juin. — Pub. Mech. Mag., décembre i852, p. 517.)
- MM. Blair et Makenzie, à Glascow; construction d’échelles graduées pour mesurer des instruments de précision. ( 5 octobre.)
- M. J. Lavater, de Paris; instrument pour mesurer l’inclinaison des terrains et les angles. ( 9 octobre. — Pub. Rep. of patent inv., juin 1853, p. 3540
- M. J. Hopkens, à Worcester; moyen d’obtenir une ligne parallèle à l’axe de la terre et de rendre parallèle à l’axe un tube de télescope. ( 8 décembre.)
- INSTRUMENTS DE PHYSIQUE.
- MM. Negrelti et Zambra, à Londres; fabrication des thermomètres , baromètres , manomètres et autres instruments pour déterminer la température, la pression, la densité des fluides aériformes des solides ou des liquides. (8 mars.— Pub. Lond. journ. of arts, décembre i852, p. 4°i.)
- M. TV. Siemens, à Birmingham, comté de Warwick; instrument pour mesurer l’écoulement des liquides. ( i5 avril. — Pub. Mech. Mag., octobre i852, p. 3340
- M. Ritchie, à Hakney; nouvelle jauge pour mesurer les fluides. ( 11 décembre.)
- LAINE.
- MM. Pillans TViLon et Ferguson TVilson, à Wandswortli ( Surrey ) ; perfectionnements dans la préparation et le tissage de la laine. (22 janvier. — Pub. Lond. journ. of arts, septembre i852, p. 187.)
- MM. Cunliffe Lister et J. J tabler, à Man-ninghain, comté d’Yoïk; préparation de la laine et autres matières filamenteuses. (2 février. — Pub. Rep. of patent inv., octobre i852, p. 222.)
- M. 7Vt. Croutelle, de Reims, en France; machines et appareils pour préparel' le fil de laine
- et autres matières filamenteuses. ( 3 février. — Pub. Lond. journ. of arts, décembre 1852, p. 412.)
- M. C. Cowper, à Londres; machines pour peigner et préparer la laine. (23 février. - Pub. Mech. Mag., septembre i852, p 199.)*
- M. V. Newton, à Londres; machines pour peigner la laine et autres matières filamenteuses. ( 8 mars. — Pub. Lond. journ. of arts, mars 1853, p. 173^
- M. TV. Hulseberg, à Londres; traitement et nettoyage de la laine, des plumes, des fourrures, etc. (24 mars. — Pub. Mech. Mag., octobre i852, p. 298.) *
- M. Bourcart, de Guebwiller, en France; système de préparation et de peignage de la laine et autres matières fibreuses. (27 mars.—-Pub. Mech. Mag., octobre i852, p. 3ot.)
- M. H. Rawson, à Leicester; mode de préparation et d’étendage de la laine. ( 19 août. — Pub. Mech. Mag., février i853, p. 177 )
- MM. Ramsbotham et Brown , à Bradford ; nouveau procédé de préparation et de peignage de la laine. (29 octobre.)
- M. Fet ’guson TVilson, à Londres; nouveau procédé de traitement de la laine. ( 2 novembre.)
- M. J. Noble, à Leeds; procédé de peignage de la laine et autres matières filamenteuses. (11 novembre.)
- M. J. Picrrarcl, de Paris ; préparation de la laine pour le peignage. (19 novembre.)
- M. TV. Bnsfield, à Bradford ; machine perfectionnée pour le peignage des laines et autres matières filamenteuses. (28 décembre.)
- LAMPES.
- M. Neuburger, de Paris ; perfectionnements dans la construction des lampes. (9 février.— Pub. Mech. Mag., août i852,p. 158.)
- M. Fontainemoreau, à Londres; nouveaux becs de gaz. (23 lévrier. — Pub. Mech. Mag., septembre i852, p. >97-)*
- M. TV. Rettie, à Aberdeen (Ecosse); lampe et appareil pour ventiler les appartements. (8 juin.—Pub. Mech. Mag., décembre i852,
- p. 4q5.)
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- M. Th. Reslel, à Kennington, comté de Sur-rey; construction des lampes et des becs. (17 juin.—Pub. Mecb. Mag., décembre i852, p. 517.)
- M. Hart Mortimer y à Londres; perfectionnements dans la construction des lampes. (24 juin. — Pub. Rep. of patent inv., février i853, p. 86.)
- M. A. Jackson, à Liverpool; nouveaux becs des lampes à gaz. (ier octobre. — Pub. Mecb. Mag., mai i853, p. 3g5.)
- M. F. TVarren, à Londres; nouveaux becs de lampes à gaz. ( 6 octobre.)
- MM. Mortimer Glover et J. Cail, à New-castle-on-Tyne; nouvelle lampe de sûreté pour les mines. ( 6 octobre. — Pub. Lond. journ. of arts, juin 1853, p. 4,9-)
- M. E. Simons, à Birmingham; perfectionnements dans la construction des lampes. (12 octobre.)
- M. TV. Ricardo, à Londres; perfectionnements dans les becs de lampes à gaz. (i4 octobre.—Pub.Mech. Mag., mai 1853, p. 3^5.)*
- M. TVilks Lord, à Leeds; perfectionnements dans les lampes de sûreté et autres. ( 27 octobre.)
- M. Reginald Hely, à Londres ; nouvelle cheminée pour lampes. ( 3 novembre. )
- M. Slradforth Ogilvie, à Stapleton , près Bristol ; perfectionnements dans les lampes et chandeliers. (9 novembre.)
- M. Sedgwick, à Londres; perfectionnement dans la construction des lampes. ( i3 novembre.)
- M. Fontainemoreau, à Londres; nouvelle construction des lampes. (i5 novembre.) *
- Le même; nouvelle lampe dite lampe omnibus. (16 décembre.)
- M. S. Clark, à Londres ; perfectionnements dans la fabrication des lampes. (3o novembre. —Pub. Rep. of patent inv., août 1853, p. 111.)
- M. J. Neville, à Gateshead ; fabrication des verres et des globes de lampes. ( 3 décembre.)
- M. D. Laidlaw, à Glascow ; nouveaux becs à gaz. ( 8 décembre.)
- M. Mitchel Thompson, à Plymouth ; perfec-
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- tionnements dans la production de la lumière artificielle. ( 8 décembre.)
- M. TV. E. Newton, à Londres; nouvelle construction des lampes. (21 décembre.)*
- LETTRES.
- M. L. Marceschau, de Paris; moyen de transport des lettres et autres objets d’un petit volume. ( 24 avril. — Pub. Mech. Mag., novembre i852, p. 375.)
- LIEGE.
- M. R. Parris, à Londres; machines pour couper et façonner le liège. (24 mars. — Pub. iftech. Mag., octobre i852, p. 299.)
- M. Armand Gilbee, à Londres ; machine pour couper le liège. (ier juin. — Pub. Mech. Mag., décembre i852, p. 477O*
- M. Booty Consens, à Londres; machine pour couper le liège. ( 5 novembre.)
- LIMES.
- M. TV. Davis, à Leeds; nouvelle machine pour tailler les limes. (11 novembre.)
- LIN ET CHANVRE.
- M. F ont ainemor eau, à Londres ; perfectionnements dans la préparation des matières filamenteuses. ( 20 janvier. — Pub. Mech. Mag., juillet i852,p. 79.)*
- M. J. Aikman, à Paisley, comté de Renfrew; préparation des matières textiles. (20 janvier. —Pub. Mech. Mag., juillet i852,p. 97.)
- MM. P. Fairbairn et Swires Horsman, à Leeds, comté d’York ; nouveau procédé pour préparer et teiller le lin et le chanvre. ( 8 mai. —Pub. Mech. Mag., novembre i852, p. 4i5.)
- M. TV. TV ail, à Glascow ; préparation du lin et autres matières textiles. (22 mai. — Pub. Mech. Mag., décembre i852, p. 458.)
- M. TVilkes Lord, à Leeds, comté d’York; machine pour préparer et teiller le lin, le chanvre et autres matières filamenteuses. (10 juin.—Pub. Mech. Mag., décembre i852,
- p.495.)*
- M. Cardwell Macbride , à Allistragli, comté d’Armagh ; machine pour teiller et sérançer le lin et autres matières fibreuses. (18 juin.— Pub. Mech. Mag., décembre i852, p. 602.) M. J. Pownall, h Londres; perfectionne-
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- ments dans le traitement et la préparation du lin et autres matières fibreuses. ( i5 juillet. — Pub. Mech. Mag., janvier 1853, p. 97.)
- M. J. Lawson, à Leeds; machines pour teiller et sérancer le lin. (23 septembre.—Pub. Rep. of patent inv., avril 1853, p. 233.)
- Le même ; machine pour préparer à la filature le lin, le chanvre, etc. (ier novembre.)
- Madame Savait Lester, à Londres; traitement du lin et du chanvre, et préparation des graines de plantes. ( 3o septembre. — Pub. Mech. Mag., avril 1853, p. 297.)
- M. G. Ellins, à Droitwich ; appareil pour préparer les filaments du lin de manière à en faire des vêtements. (ier octobre.)
- jLe même ; appareil pour préparer et épurer la chènevotte. (22 octobre.)
- M. Fonlainemoreau, à Londres; blanchiment et teinture du lin et du chanvre, et procédé pour les mélanger avec d’autres matières textiles. ( 7 octobre.) *
- M. J. Egan, à Limerick (Irlande); machine pour teiller et sérancer le lin. ( 9 octobre.)
- M. J. C. TEilson, à Redford, comté de Fife; machines et procédés pour la préparation du lin et autres matières végétales. (21 octobre.— Pub. Mech. Mag., mai 1853, p. 3g5.)
- M. P. Fairbairn, à Leeds; machine pour sérancer, teiller et peigner le lin et autres matières. ( 8 novembre.)
- M. T. Dai'f, à Crediton; perfectionnements dans la préparation du lin et du chanvre. (i3 novembre.)
- M. Montgomery Jennings, à Cork (Irlande); nouvelle préparation du Un et du chanvre. (i5 novembre.)
- Le même; perfectionnements dans la préparation du lin et du chanvre. (i5 novembre.)
- M. j. Buchanan, à Glascow; traitement du lin et autres matières végétales. (6 décembre.)
- liquides.
- M. Tk. Lacey, à Londres; appareils pour élever les liquides, et moyen de réunir les pièces de caoutchouc. (12 octobre. — Pub. Mech, Mag., avril i853, p. 3aa.)
- LITERIE.
- M. Th. Laws, à Londres; nouvelles couvertures de lit. (ier octobre.)
- LIT.
- M. A. Kirby, à Havestock-Hill; nouveau lit pour les malades. (23 octobre.)
- LOCOMOTIVES.
- M. J, Smith, à Bilston, comté de Stafford; nouvelle construction des locomotives et autres machines à vapeur. ( 25 mars. — Pub. Mech. Mag., octobre i852, p. 316. —Arclii-lects and engineer’s journ., novembre i852, p. 394.)
- M. Mac Conochie, à Li ver pool; construction des locomotives et des chemins de fer. (24 juin. —Pub. Architects and engineer’s journ., avril 1853, p. i45. — Mech. Mag., janvier 1853, p. 222.)
- M. G. Laudel, de Paris; construction des locomotives ( 24 juin. — Pub. Mech. Mag., janvier 1853, p. 36.)
- M. R. Show , à Portlaw ( Irlande ) ; moyen de s’assurer de la marche des locomotives et autres voitures sur les chemins de fer. ( 5 octobre.)
- M. Fitz Patrick, à Londres; appareil appliqué aux locomotives pour éviter les accidents, et nouveaux tampons. (25 octobre.)
- M. E. Macconnell, à Wolverton; perfectionnements dans la construction des locomotives. (2 décembre.)
- MACHINES.
- M. Tilt on Slade, à Londres; moyen de faire mouvoir certaines machines et courroies employées à cet usage. ( 6 octobre.)
- MACHINES A VAPEUR.
- M. H. Johnson, à Londres; perfectionnements dans la construction des machines à vapeur. ( 6 juillet. — Pub. Mech. Mag., janvier i853, P- 75 )*
- MM. D. Adamson et L. Cooper, à Hyde, comté de Chester; construction des machines à vapeur et des chaudières. (12 août. —• Pub. Mecli. Mag., février t853, p. 175.)
- M. TE. Cook, à Kingston-upon-Hull ; nouvelle construction des machinée à vapeur, con-
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- sistant dans une soupape circulaire rotative pour l’admission régulière de la vapeur dans les récipients des deux cylindres. (12 janvier. — Pub. Mech. Mag. , juillet 1862, p. 77. — Architects journ., août i852, p. 267.)
- M. J. Mands/cy, à Londres ; perfectionnements dans la construction des machines à vapeur. (26 janvier. - Pub. Mech. Mag., septembre i852, p. 222.)
- M. TValker, à Birmingham ; machines à vapeur perfectionnées. (23 février.—Pub. Mech. Mag., septembre i852, p. 197.)
- M. A. Hêdiard, de Paris; nouvelle machine à vapeur à rotation directe. ( 8 mars. — Pub. M ech. Mag., septembre i852, p. 258.)
- M. TV. Young, à Salford, comté de Lancaster ; perfectionnements dans la construction des machines à vapeur. ( 8 mars.—Pub. Mech. Mag., septembre i852, p. 258.)
- M. A. Chameroy, de Paris ; nouvelles machines à vapeur. ( 8 juin.)
- M. E. Mac Connell, àWolverton, comté de Bucks; perfectionnements dans la construction des machines à vapeur, des chaudières et des chemins de fer. (24 juin.—Pub. Mech. Mag., janvier i853, p. 37.)
- M. TVood Gray, à Londres; nouvelles machines à vapeur. (ier octobre.)
- M. Duncan Bruce , du Canada ; système de machine à vapeur à rotation directe. ( Ier octobre.)
- M. H. Tuck, à Londres; disposition des boîtes à étoupes, des pistons et des soupapes. (t4 octobre. — Pub. Lond. journ. of arts, juillet 1853, p. 17.)
- M. Beckelt Johnson, à Manchester; perfectionnements dans les machines à vapeur fixes. (>6 octobre.)
- M. A. Lidde.ll, à Canterbury; nouvelle disposition des boîtes à étoupe. ( 20 octobre. — Pub. Lond. journ. of arts, juin 1853, p. 421-)
- M. J. Cass, à Roclidale; nouveau système de machines à vapeur. (26 octobre.)
- MM. Spencer et Taylor, à Roclidale, comté de Lancaster; perfectionnements dans les ma-
- chines à vapeuret les chaudières. (3 novembre.)
- M. Denison Edmonston, à Salford; perfectionnements dans la construction des machines à vapeur. (i5 novembre.)
- M. J. Ramsbottom, à Longsight, près Manchester; perfectionnements dans les machines à vapeur. (16 novembre.)
- MM. Hinchcliff et Sait , à Leeds ; construction des machines à vapeur. (17 novembre.)
- M. ./. Beale, à Greenwich ; nouvelle disposition des machines à vapeur et des boîtes à étoupe. (23 novembre.)
- M. C. Harfonl, à Down-Place , près Windsor; perfectionnements dans la construction des machines à vapeur à rotation directe. (25 novembre.)
- M. TV. Hall, à Nottingham; perfectionnements dans les machines à vapeur à rotation directe et des appareils d’alimentation des chaudières. (2.5 novembre.)
- M. G. Holcro/t, à Manchester; nouvelles machines à vapeur. ( 8 décembre.)
- M. Th. Craddock, à Londres; perfectionnements dans la construction des machines à vapeur. (8 décembre.)
- M. Napier, à Millwall ; perfectionnements dans les machines à vapeur. (i.3 décembre.)
- M. Th.Elliot, à Stockton-on-Tees; nouvelles machines à vapeur. (18 décembre.)
- M. B. Barn, à Edimbourg; perfectionnements dans la construction des machines à vapeur. (21 décembre. — Pub. Mech. Mag., juin 1853, p. 5iy.)
- M. E. Loyd, à Corven ( Galles septentrionale); nouveau système de machines à vapeur. (24 décembre.)
- MACHINES HYDRAULIQUES.
- M. E. Newton, à Londres; perfectionnements dans la construction du bélier hydraulique. ( 8 octobre.)
- M. A. Slate, à Dudley, comté de Worcester; nouveau système de construction des soupapes pour l’admission et la sortie des fluides. (17 décembre.)
- MACÉÎNES-OUTILS.
- M. L. Bmndoge, à Londres ; machine à
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- ( m )
- forger des dons et des vis. ( iEr octobre. ) j
- M. A. Shairp, à Londres; machine à fendre et à couper. ( 7 octobre. — Pub. Mech. Mag'., avril 1853, p. 337.) *
- MACHINES DIVERSES.
- M. J. TVallis, à Londres; machines pour pulvériser les pierres , le quartz et autres matières. (24 juin. — Pub. Mech. Mag., janvier 1853, p. 37.)*
- Le même ; machine pour amalgamer, mélanger et broyer certaines matières. (i5 décembre.)
- M. Pearson Rendshaiv, à Parle, comté de Nottingham; machines à couper et à raboter. (24 juin. — Pub. Mech. Mag., janvier 1853, p. 36.)
- M. L. P on Sparre, à Londres; machine pour séparer des substances de différentes pesanteurs spécifiques. (20 juillet. — Pub. Mech. Mag., janvier i8Ô3, p. 82.)
- MM. Bullough TV hit ad; er et TValmsley, à Blackburn; nouvelle machine à encoller les chaînes des tissus. ( 5 octobre.)
- M. TV. Townley, à Londres; machine pour arroser les rues, les promenades publiques et autres localités. ( 8 octobre.)
- MM. TV aller O'by me et J. Dowling; à Londres; machine propre à couper le papier, le cuir, les feuilles métalliques et autres objets. (19 octobre.)
- M. J. Kealey, à Londres ; machines pour couper et diviser en tranches les racines alimentaires. (19 octobre. — Pub. Lond. journ. of arts, i853, p. 4^3.)
- M. Draper TValcolt, de Boston, en Amérique; machine à percer dans les vêtements des boutonnières et des trous pour recevoir les queues des boutons. (26 octobre.)
- M. D. Henwooci', à Londres; machine pour enregistrer le nombre de voyageurs qui entrent dans les voitures publiques. (12 novembre.)
- M. A. Rogers, à Bradford ; machine pour creuser les tunnels, les galeries, les égouts, etc. (i5 novembre.)
- M. Dray, à Londres ; machine pour broyer et pulvériser certaines matières. (20 novembre. —Pub. Mech. Mag., juin 1853, p. 44-M
- M. Th. TValker, à Birmingham ; appareil pour régler le mouvement des machines à vapeur. (3o décembre.— Pub. Mech. Mag., juillet 1853, p. 32.)
- MANOMETRES.
- M. TV. Newton, à Londres; nouveaux manomètres pour mesurer la pression de la vapeur. (17 octobre. — Pub. Mech. Mag. , mai i853, p. 374 ) *
- M. G. Fife, à Newcastle-upon-Tyne ; manomètre pour mesurer la pression de la vapeur. ( 5 novembre.)
- M. C. Me chu in, à Londres; nouveau manomètre pour indiquer la hauteur de l’eau dans les chaudières. (26 novembre.)
- MARBRE.
- M. Th. Ellison, à Londres ; fabrication d’une composition imitant le marbre, le granit et toute espèce de pierres. ( 8 mars. — Pub. Mech. Mag., septembre i852, p. 23g.)
- M. J. Reynaud, de Paris; moyen d’imiter les marbres et différents bois colorés. (4 novembre.)
- MASTIC.
- M. E. Mosely, à Londres; appareil pour appliquer du mastic artificiel. (21 décembre.)
- MÉDICAMENTS.
- M. J. Poggioli, de Paris; nouvelle composition médicale pour guérir les rhumatismes, les névralgies, les migraines, etc. (26 août.— Pub. Mecli. Mag., mars 1853, p. 216.)
- M. Collins Broiune, à Chatam ; remède pour la guérison des maladies du poumon. (28 octobre. — Pub. B.ep. of patent inv,, juin i853, p. 372.)
- M. F. Caplin, à Strawberry-Hill, près Manchester ; remède contre l’affaiblissement de la tête et du corps, et moyen de le guérir. (i5 décembre.)
- MENUISERIE.
- M. Bissell, à Wolwerhampton ; nouveau crampon ou crochet pour réunir des bandes de parquets , de portes et autres objets de menuiserie. ( 7 octobre.)
- MÉTAUX.
- M. Ford Stir'dges, à Birmingham; nouvelle
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- méthode d’application des ornements sur métaux. (a4 janvier.—Pub. Lond. journ. of arts; novembre «852, p. 341.)
- M. Isham Baggs, à Londres; machines pour broyer et pulvériser le quartz renfermant de l’or, et autres minerais. ( 29 janvier. — Pub. Mech. Mag., août i852, p. 118.)
- MM. E. Morcwood et G. Rogers, à Enfield, comté de Middlesex ; moyen de couper et de recouvrir les métaux. ( i3 février. — Pub. Rep. of patent inv., octobre i852, p. 216.)
- Les memes ; moyen de façonner des feuilles métalliques et de les appliquer aux constructions. (24 mars. — Pub. Rep. of patent inv., novembre i852, p. 292.)
- Les mêmes; moyen de laminer les métaux. (ier octobre. — Pub. Rep. of patent inv., mai i853, p, 266.)
- M. J. Gibbs, à Londres; perfectionnements dans le traitement des métaux et des minerais. (21 mars.)
- M. Th. Richardson, à Newcastle-upon-Tyne; traitement des minerais contenant du plomb, de l’étain , de l’antimoine, du zinc ou de l’argent, et d’en retirer lesdits métaux. ( 28 avril. — Pub. Rep. of patent inv., décembre i8Ô2, p. 357.)
- M. A, Parkes, à Pembrey, comté de Car-marten ; mode de départ des métaux entre eux. ( ier mai. —Pub. Rep. of patent inv., mars 1853, p. 161.)
- M. TV. Helheringlon, à Handsworlh, près Birmingham ; machine pour écrouir et raboter les métaux. ( 3 août. — Pub. Mech. Mag., février 1853, p. i54-)*
- M. A. Crosse, à Broomfield, comté de Som-merset; procédé d’extraction des métaux de leurs minerais. (26 août. — Pub. Rep. of patent inv., avril i853, p. 235 )
- M. M. Poole, à Londres; procédé pour couvrir les métaux avec d’autres matières. (ier octobre.— Pub. Lond. journ. ofarts, mai 1853, p. 353.)
- MM. Billing et H. Street, à Londres; alliages métalliques possédant diverses propriétés de vibration. ( 4 octobre.)
- M. J. Hill, à Birmingham ; machine à forger le fer et l’acier. (6 octobre.)
- M. Dcbergue, à Londres; machine à percer les métaux et à river ensemble des feuilles métalliques. ( 6 octobre.)
- M. S. Andrews, à Perth-Ainboy ( Etats-Unis d’Amérique); machine pour couper, percer, forger et courber les métaux et d’autres matières. (7 octobre. — Pub. Mech. Mag., avril i853, p. 3o2.)
- M. TV. Newton, à Londres; appareil pour séparer les métaux et minerais du sable et des pierres. (19 octobre.)
- M. A. Turiff, à Paisley; perfectionnements dans la fonte et le moulage des métaux. (26 novembre.)
- M. TVard Hoby, à Renfrew ( Ecosse ); perfectionnement dans la fonte des métaux. (26 novembre.)
- MM. J. Dableet TV. TVélis, à Birmingham; perfectionnements dans le laminage des métaux. (ier décembre.)
- M. A. TV ail, à Londres; préparation des feuilles métalliques pour doublage des vaisseaux. (3 décembre.)
- MM. J. Symonds et G. Mouchet, à Bat-tersea; nouveau mode de décaper les métaux. ( 8 décembre.)
- MM. Morris et Johnson, à Birmingham; nouvel alliage métallique. (11 décembre.— Pub. Mech. Mag., mai 1853, p. 4IT0
- M. TV. Clark, à Manchester; nouveaux joints pour réunir des pièces métalliques. ( 31 décembre.)
- MEUBLES.
- M. H. Gardner, à Londres ; nouvelle table de toilette. (ier octobre. — Pub. Lond. journ. of arts, juillet i853, p. 36.)
- M. J. Brown, à Londres; perfectionnements dans la confection des lits, canapés, fauteuils et autres objets de mobilier. (2 octobre.— Pub. Mech. Mag., juillet 1853, p. 3o.)
- M. M. Poole, à Londres; fabrication perfectionnée des tables, canapés, bois de lit, fauteuils et autres objets d’ameublement. ( 2 octobre.)
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- M. H allen Codant, à Londres; fabrication des fauteuils, canapés et bois de lit. ( 5 octobre.)
- M. Reginald Hely, à Londres; nouveaux plateaux de table. (i5 décembre.)
- MINERAIS.
- M. S. Boulton, à Manchester; perfectionnements dans le traitement des minerais et de certains sels pour en obtenir des produits. (23 février. — Pub. Mech. Mag., août 1862, P- 1 79-)
- MM. Richards et Grose, à Gwinear, comté de Cornouailles; nouvelle machine pour réduire et pulvériser les minerais et les pierres. (i5 juillet. — Pub. Mech. Mag., janvier 1853, p. 62.)
- M. S. Stacker, à Clapton , comté de Midd-lesex ; machine pour laver les minerais et en séparer d’autres substances. ( 3i juillet. —Pub. Mech. Mag., février i853, p. i53.î
- M. Mortlock Ommaney, à Chester ; machine pour bocarder et concasser les minerais. (ier octobre.)
- M. S. Perkes, à Walbrook; appareils et machines pour le traitement de certaines substances minérales. (12 octobre.)
- M. B. Smith, à Bristol; nouveau mode de calciner certains minerais, et fourneaux employés à cet usage. (3i décembre. — Pub. Mech. Mag., juillei i853, p. 33.)
- MINES.
- M. TV. Pidding, à Londres ; nouveau système d’exploitation des mines , et machines employées à cet usage. ( 8 mars.—Pub. Mech. Mag., septembre i852, p. 239.)
- M. S. Perkes, à Walbrook; appareil pour assainir les mines et les souterrains. (9 octobre.)
- MOTEURS.
- M. C. Cowper, à Londres; moyen d’augmenter le mouvement applicable aux machines à vapeur, aux moulins à scier et autres machines. ( 3i janvier.—Pub. Mech. Mag., août i852, p. i56.)v
- M. J. Stephens, à Kennington, comté de Surrey; moyen de produire et d’appliquer la puissance motrice. (12 février.)
- M. C. Schièle, à Oldham, comté de Lancaster; nouveau moyen de produire et d’appliquer la puissance motrice. (12 février. — Pub. Mech. Mag., août i852, p. i58 )
- M. TVilcock Sleigh, à Londres; nouvelle machine à réaction. ( 8 mars.)
- M. Tardy de Montruvel, de Paris; machines pour produire la force motrice. ( 24 mars. — Pub. Mech. Mag., octobre 1862, p. 5gq.)
- M. TV. Hj •ait, à Londres; moyen de produire et d’appliquer la force motrice. (17 avril. — Pub. Mech. Mag., octobre i852, p. 353.)
- M. S. Heseltine, à Harwich, comté d’Essex; machine mue par l’air ou les gaz. (2.) avril.)
- M. Th. Bainbndge, à Londres; moyen d’obtenir la force motrice par l’emploi des fluides. (22 mai.)
- M. C. Shepard, à Londres -, perfectionnements dans les appareils électro-magnétiques pour la production d’une puissance motrice donnant de la chaleur et de la lumière. ( 6 juillet.) *
- M. F. TVinter, à Londres; machine pour suppléer au mouvement de rotation applicable aux voitures, aux moulins et aux navires. (29 juillet. — Pub. Mech. Mag., février 1853, p. i36.)
- M. H. TVickens, à Londres; moyen d’obtenir la puissance motrice. (3i juillet.)*
- M. P. Spence, à Manchester; moyen d’obtenir de la force motrice par la vapeur. ( ier octobre.)
- M. Th. Allan, à Londres; application du gaz acide carbonique au mouvement des machines. ( 1er octobre.)
- M. E. Bâtes, à Londres; emploi de l’expansion des fluides au mouvement des navires, des moulins, des turbines, etc. ( 4 octobre.)
- M. Scott, à Londres; moyen d’appliquer et de transmettre la foi ce motrice et d’accélérer la vitesse des corps en mouvement. ( 4 octobre.)
- M. Th. Grcaves, à Manchester; moyen d’obtenir et d’employer la force motrice. (7 octobre.)
- M. A. Crestadoro, à Salford ; machine pour appliquer la force des animaux aux chemins de
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- fer, aux roules ordinaires et aux canaux. ( 8 octobre.)
- M. TV. Siemens, à Londres; nouvelle machine mue par la vapeur ou autres fluides, (g octobre.)
- M. D. Crichton, à Manchester ; appareil pour produire un mouvement continu circulaire, donnant des vitesses différentes obtenues par le mouvement alternatif. (23 octobre.)
- M. H. Moseley, à Wandworth; machine mue par la pression d’un fluide ou pour déplacer un fluide. (i5 octobre.)
- M. J. Nasmyth, à Londres; moyen de produire et d’appliquer la force motrice. ( 27 octobre.)
- M. C. Herviei-, de Paris ; application de la force centrifuge pour la propulsion des vaisseaux. ^27 octobre.)
- M. J. Sinclair, à Stirling ( Ecosse ); machines pouvant être mues par la vapeur, l’air ou l’eau. i^3o octobre. — Pub. Pract. Mecli. journ., juillet 1853, p. ii5.)
- MM. J. Crowlhcr et TV. Taie, à Hudders-field; moyen de produire de la force motrice. ( 3o octobre.)
- M. Jeffrys, à Croydon; moyen d’obtenir de la force motrice en employant de la vapeur ou autres fluides aériformes. (ier novembre.)
- M. Th. TVood, à Leeds; nouveau moyen d’obtenir de la force motrice. (26 novembre.)
- M. N. Sewarcl, à Cachercoulisli, comté de Liinerick ; application des agents hydropneumatiques pour produire de la puissance motrice. (3 décembre.)
- M. TV. Morris, à Londres; nouveau moyen de production de la force motrice , et appareil à employer à cet usage. (ie‘ décembre.)
- M. J. Norton, à Londres; nouveau moyen de transmettre la force motrice. ( 7 décembre.)
- M. TV. Gorman, à Glascow; nouveau moyen d’obtenir de la puissance motrice. (8 décembre. —Pub. Architects and engineer’s journ., juillet i853, p. 208.)
- M. J. TVcems, à Johnstone, comté de Ren-frew; moyen de produire et d’appliquer la force motrice. (8 décembre.)
- M. Th. Kennedy, à Kilmarnock; perfectionnement dans la production et l’application de la force motrice. ( 8 décembre. — Pub. Pract. Mecli. journ., mai i853, p. 46.)
- M. Fox Talbot, à Lacock-Abbey, comté de Wilts ; nouveau système de production de la force motrice. (|3 décembre.)
- M. A. Siale, à Dudley, comté de Worcester; perfectionnements dans la production de la force motrice obtenue des fluides élastiques. (16 décembre.)
- M. Filtnore Kingston, à Carrol county (Etats-Unis d’Amérique) ; moyen d’obtenir la puissance motrice par des aimants. (22 décembre.)
- M. A. V. Newton, à Londres; moyen de produire et d’appliquer la puissance motrice. (24 décembre.)*
- M. B. Glorney, aux moulins de Mardyke, près Dublin; moyen d’obtenir et d’appliquer la force motrice. (29 décembre.)
- MOULAGE.
- MM. J. Hinks et E. Nicolle, à Birmingham; composition propre au moulage, et appareil employé à cet usage. (29 avril. —Pub. Mech. Mag., novembre i852, p. 3g5.)
- M. M. Poole, à Londres ; nouveau moyen de moulage dans lequel le caoutchouc est mêlé à d’autres matières. (ier octobre. — Pub. Rep. of patent inv., juin i853, p. 363.)
- MM. Driver et TF élis, àBradford; perfectionnements dans le moulage en sable ou en argile des objets en fonte et autres métaux. ( 15 octobre.)
- M. A. Siale, à Dudley (Worcester); perfectionnements dans la fabrication et la disposition des moules pour obtenir des objets creux en fonte. (22 octobre.)
- MM. Armitage et Ch. Taxter, à Bury, comté de Huntingdon ; nouveaux moules pour le moulage des matières plastiques. ( 23 novembre.)
- MOULINS.
- M. T. Barneit, à Kingston-upon-Hull ; perfectionnements dans les machines à moudre le blé et autres grains. (8 janvier.— Pub. Lond. journ. of arts, septembre i852, p. 172.)
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- M. A. Brooman, à Londres; nouvelle construction des moulins à vent. (23 février.— Pub. Mech. Mag., septembre i852, p. 196.)*
- MM. Th. Blakey et J. Skaife, à Keighley, comté d’York; perfectionnements dans la construction des moulins. (6 juillet.—Pub. Lond. journ. of arts, mars 1853, p. 2o5.)
- MOUVEMENT.
- M. Baddeley, à Islington ; mécanisme pour convertir le mouvement rectiligne en mouvement de rotation. (8 décembre.)
- musique ( instruments de ).
- M. Nelson Smith, de New-York ( États-Unis d’Amérique ) ; perfectionnements dans la fabrication des violons et autres instruments de musique à cordes. (27 janvier.)*
- M. J. Gaunilett, à Londres ; construction des orgues, des accordéons et autres instruments à vent. (i5 juillet.—Pub. Lond. journ. of arts, mars 1853, p. 169.)*
- M. J. B. Lavanchy, à Londres ; nouveaux instruments de musique à vent et à anches métalliques. (ier octobre.)
- M. A. Brooman, à Londres ; perfectionnements dans la facture des violons et autres instruments à cordes. (29 octobre.)
- M. Emily Pettit, à Brompton; nouvel instrument de musique nommé euphotine. ( 4 novembre.)
- NAVIGATION.
- M. A. Hêdiard, de Paris; nouveau système de piopulsion des navires , bateaux , etc., par la vapeur ou autre force motrice. ( 3i janvier. — Pub. Mech. Mag., août i852, p. i38. — Architects and engineer’s journ., novembre i852, p. 3i4.)
- M. J. Haythorne Reed, à Londres; perfectionnements dans la propulsion des navires. ( 3i janvier. — Pub. Mech. Mag., août i852, p. i38. — Architects and engineer’s journ., septembre i852, p. 314.)
- MM. Lowe et TVyche,h Londres; perfectionnements dans la marche des navires. ( 19 août. — Pub. Mech. Mag., mars i853, p. 196.)
- M. V. Newton, à Londres; machine pour
- faire marcher les navires. ( Ier juin. —Pub. Mech. Mag., décembre i852, p. 477-) *
- M. Th. Hoblyn, à White-Barns, comté d’Herford ; perfectionnements dans l’art de la navigation. (28 juin.—Pub. Mech. Mag., janvier 1853, p. 22.)
- M. Stephen Brown, à Londres; nouveau système de navigation. (2 octobre.)
- M. A. S laie, aux forges de Woodside, près Dudley; moyen de faire naviguer les vaisseaux et autres embarcations. (16 décembre.)
- NAVIRES.
- M. J. Smith, à Islington ( Middlesex ); perfectionnements dans les appareils pour gouverner les navires. ( i3 janvier. — Pub. Mech. Mag., juillet i852, p. 59. — Architects and. engineer’s journ., août i852, p. 267.)
- M. J. Brunet, à Londres ; combinaison de matériaux pour la construction des navires |( 27 janvier. — Pub. Mech. Mag., août i852, p. 116.) *
- M. J. Mare, à Blackwall, comté de Middlesex; construction des navires en fer et des chaudières à vapeur. (27 février.— Pub. Hep. of patent inv., octobre i852, p. 213.)
- M. W. Newton, à Londres; nouveau moyen de faire marcher les navires. ( 8 mars.) *
- M. TVhite, à Cowes, île de Wight; perfectionnements dans la construction des navires. (24 mars. — Pub. Mech. Mag., octobre i85a, p. 390.—Architects and engineer’s journ., novembre i852, p. 395.)
- M. Jepson Oddy Taylor, à Londres; perfectionnements dans la construction des navires, bateaux et autres embarcations. (8 mai. —Pub. Mech. Mag., novembre i852, p. 416.)
- M. R. Roberts, à Manchester; perfectionnements applicables aux navires, bateaux et autres embarcations. ( 22 mai. — Pub. Mech. Mag., novembre i852, p. 4^7.)
- M. F. Sang, à Londres; moyen de faire mouvoir les navires et autres corps flottants. ( 16 septembre. — Pub. Mech. Mag., mars i853, p. 256.)
- M. TFalker TFood, à Briton-Ferry, près
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- Neath; perfectionnements dans la construction des navires et autres embarcations. ( ier octobre.)
- M. J. Hodgson , à Liverpool; nouveaux navires enfer. (ier octobre. —Pub. Rep. of patent inv., mai 1853, p. 275.)
- M. J. Burch, à Craighall, près Macclesfield, cointé de Chester; nouveau mode de construction des navires, et moyen de leur imprimer le mouvement. (2 octobre.)
- M. N. Hodge , de North-Adams ( États-Unis d’Amérique); moyen de retirer l’eau de la cale d’un navire. ( 3 novembre.)
- M. J. Taylor, à Birkenhead, nouveaux docks flottants pour la construction et le radoub des navires. (26 novembre.)
- M. TV. Taylor, à Londres; nouveau système de propulsion des navires. (2 décembre.)
- M. Norman, à Liverpool ; nouveau mode de fabrication des voiles carrées pour les navires. (6 décembre.)
- M. H. Turck, à Londres; perfectionnements dans la propulsion des navires. (18 décembre.)
- M. C. Lungley, à Londres; perfectionnements dans les constructions navales. ( 22 décembre.)
- NOIR ANIMAL.
- M. D. Ebinger, de Bruxelles ; perfectionnements dans la fabrication du noir animal. (ier octobre. — Pub. Rep. of patent inv., mai i853, p. 3o6.)
- NOIR DE FUMÉE.
- MM. Hughes et Firmin, à Londres; nouveau procédé de fabrication du noir de fumée. (18 octobre.)
- OBJETS DIVERS.
- M. R. Griffiths, à Londres; appareil pour indiquer le nombre des personnes qui voyagent par les voitures publiques. (ier octobre.)
- M. M. Poole, à Londres ; fabrication de réservoirs , de baignoires, de verres à boire et autres. (ier octobre.)
- M. J. Sayers, à Londres; moyen de maintenir l’horizontalité aux coips ayant un mouvement oscillatoire. (ier octobre.)
- M. B. Mitchell, à Romsey; nouvelle jambe
- artificielle. ( 5 octobre. —Pub. Lond. journ. of arts, mai ï853, p. 356.)
- M. Lewthwaite, de Halifax; machine pour couper et imprimer les contre-marques, billets et jetons. ( 8 octobre. — Pub. Architects and engineer’s journ., juin i853, p. 228.)
- M. H. Smith, du comté de Montgomery, en Pensylvanie; fabrication des objets en lave volcanique. (12 octobre. — Pub. Rep. of patent inv., juin 1853, p. 377.)
- OPTIQUE.
- M. V. Newton, à Londres; perfectionnements dans la fabrication des lentilles de verre. (17 avril. - Pub. Lond. journ. of arts, janvier 1853, p. 23.) *
- M. J. Siemens, à Birmingham ; nouveau procédé pour doucir et polir les verres d’optique. (16 décembre.)
- OR.
- M. Longmaid, à Londres ; procédé pour retirer l’or des sables aurifères. ( 3o janvier. — Pub. Lond. journ. of arts, septembre i852,
- p. 195.)
- M. Hunt, de Rennes, en France; machine pour séparer l’or de ses minerais et pour le laver. (16 juillet.—Pub. Meeli. Mag., décembre i852, p. 482.)
- M. TV. E. Newton, à Londres; appareil pour laver et amalgamer l’or et autres métaux. (i5 octobre. — Pub. Lond. journ. of arts, juin i853, p. 422.)
- M. S. Hoga, à Londres ; moyen de séparer l’or de ses minerais. (22 octobre.)
- M. Scrope Shrapnel, à Gosport; procédé d’extraction de l’or et d’autres métaux des minerais et des sables. (23 octobre. —Pub. Mech. Mag., mai i853, p. 4°40
- M. G. Stenson , à Northamplon; appareil pour séparer l’or des sables aurifères. ( 12 novembre.)
- M. Isham Baggs, à Londres; moyen d’extraire l’or et l’argent de leurs minerais. (14 décembre. — Pub. Mech. Mag., juillet i853, p. 10.)
- M. Loradoux Bellford, à Londres ; nouvelle machine pour pulvériser le quartz’ et en retirer
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- Cinquante-deuxième année. Juillet 1853.
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- l’or. (2g décembre.—Pub. Mech. Mag., juillet i853, p. 3?..)
- ORNEMENTS.
- M. J. Ridgway, à Cauldon-Place, comté de Stafford; moyen de décorer les objets en verre, en porcelaine et en terre cuite. ( 20 avril. — Pub. Mech. Mag., novembre i852, p. 374.— Arcliitects and engineer’s journ., novembre i852, p. 3g5.)
- M. G. Goodmann, à Birmingham; procédé pour appliquer des dessins et des ornements sur les métaux entaillés et sur les objets en carton. (2g avril.—Pub. Mech. Mag., novembre i852, p. 3g5.)
- M. G. Arney, à Mitcham; moyen de couvrir ou d’émailler les peintures, le papier et autres objets. C13 octobre. — Pub. Rep. of patent inv., juin 1853, p. 369.)
- M. Klo lz , de Paris ; moyen d’appliquer des ornements sur le cuir, les tissus, le papier, etc. (4 novembre.)
- M. G. Lucas, à Manchester; moyen de graver des ornements en creux sur des plaques métalliques. (11 novembre.)
- M. M. Poolc, à Lond res ; nouveau ciment pour faire des moulures et des ornements. ( 19 novembre. — Pub. Rep. of patent inv., juillet 1853, p. 37.) *
- M. Tli. Fearn, à Birmingham; nouveau moyen d’appliquer des ornements sur des surfaces métalliques. (22 décembre.—Pub. Pract. Mech. journ., juillet 1853, p. 86.)
- M W.Jeffs, à Huhne , près Manchester; perfectionnements dans la fabrication des lettres, figures et ornements, et de leur application au bois, à la pierre et au fer. (3o décembre.) os.
- MM. R. Burns et Pritchard TVillet., à Liver-pool; appareil pour cuire les os. (20 octobre.)
- OUATE.
- M. J. Blair, à Manchester; perfectionnements dans la fabrication des ouates, et machine pour les faire. ( 7 octobre. — Pub. Rep. of patent inv., mai 1853, p. 286.)
- OURDiSSOIR.
- M. Th. TVillis, à Manchester; nouvel our-
- dissoir pour envider les fils. (ier juin. — Pub. Mech. Mag., décembre i852, p. 477*)
- M. P. Fairhairn, à Leecls; ourdissoir automatique pour envider les fils de lin. ( 5 novembre.)
- M. P. Carmichael, à Dundee; machines pour envider le fil. (19 novembre. — Pub. Pract. Mech. journ., août 1853, p. 120.)
- OUTILS.
- M. Bretell Collins, à Birmingham; outil employé pour l’assemblage des parquets. (20 novembre.)
- MM. Pilkington et Pedigor, à Sheffield ; nouvel outil à l’usage des menuisiers. ( 20 décembre.)
- PANIFICATION.
- M. TV. Exall. à Reading, comté de Berks; procédé et combinaison de matériaux, machines et appareils pour fabriquer du pain et du biscuit. ( 27 avril. — Pub. Mech. Mag., novembre i852, p. 376.) *
- M. Slater, à Carlisle ; fourneau pour fabriquer le biscuit. ( Ier décembre. — Pub. Pract. Mech. journ., août i853, p. 120.)
- M. Cointry, de Nantes; perfectionnements dans la fabrication du pain et du biscuit. (16 décembre.)
- PAPIER.
- M. J. A. Far'na, de Paris; procédé de fabrication du papier. (i3 janvier.—Pub. Lond. journ of arts, novembre i852, p. 334-)
- MM. A. TVellington Callen, à Peckliam, et J. 0 nions , à Londres ; perfectionnements dans les machines à faire le papier. ( 14 février. — Pub. I jond. journ. of arts, mars 1 853, p. 209.)
- MM. Courier et Meüer, à Maidstone, comté de Kent ; perfectionnements dans la fabrication du papier. (23 février.—Pub. Lond. journ. of arts, novembre i852, p. 338.)
- M. TV. Newton , à Londres ; machines pour couper le papier et le carton. (17 avril.—Pub Mech. Mag., octobre i85?., p. 336.) *
- M. A. Sie'oe, à Londres; machines pour fabriquer le papier. ( ier mai. — Pub. Lond. journ. of arts, février 1853, p. 96.)*
- MM. Harcourt Brown et ./. Macintosh, à
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- Aberdeen ( Écosse ) ; perfectionnements dans la fabrication du papier. (22 mai.—Pub. Rep. of patent inv., janvier i853, p. 32.)
- M. A. Marion, de Paris ; nouvel appareil pour humecter le papier. (26 octobre.)
- MM. Bryan Donkin et TV. Farey, à Londres ; machines pour mesurer et marquer la longueur du papier continu afin de le diviser. (22 octobre.)
- M. Macintosh , à Aberdeen ; perfectionnements dans la fabrication du papier. ( 2 novembre.)
- M. TV. E. Newton , à Londres ; perfectionnements dans la fabrication du papier. (22 novembre.) *
- M. G. Loyd, à Budbrooke, comté de War-wick ; nouveau système de fabrication du papier. (18 décembre.)
- M. TV. TVilkinson , à Nottingham ; perfectionnement dans la fabrication du papier et du carton. (20 décembre.)
- M. TVarrcn Delarue, à Londres ; fabrication du papieret du carton. (21 décembre.)
- PAPIER DE TENTURE.
- M. TV. Brindley, à Queenhilhe: perfectionnements dans la fabrication des papiers ton-tisses et des boutons. (27 janvier. — Pub. Lond. journ. of arts, août i852, p. 110.)
- PARAPLUIES.
- M. S. Fox, à Deepcar, près Sheffield; fabrication des parapluies et des ombrelles ( 6 avril.— Pub. Lond. journ. of arts, février 1853, p. 94.)
- M. J. Cotiry, à Manchester; perfectionnements dans la fabrication des parapluies et ombrelles. (27 octobre.)
- M. Holland, à Birmingham; fabrication des parapluies et des ombrelles. (25 novembre. — Pub. Rep. of patent inv., juillet 1853, p. i3.)
- M. M. Poolc , à Londres; monture mélalli-cjue pour parapluies et ombrelles. ( 27 novembre. — Pub. Rep. of patent inv., juillet i853, p. 56.)*
- PASSEMENTERIE.
- M. J. Amies, à Manchester; perfectionnements dans la fabrication des galons et des
- tresses. (12 août. — Pub. Mech. Mag.t février i853, p. 176.)
- M. R. TVhystock, à Tibberton ; fabrication des franges et des galons. (ier octobre.— Pub. Rep. of patent inv., mai 1853, p. 277.)
- M. J. Booth, à Manchester ; métier à faire des tresses, des galons et autres objets de passementerie. ( 5 octobre.)
- MM. Hughes et Denham , à Londres ; fabrication des rubans brochés, des galons, des franges et des guipures. ( 5 novembre. —Pub. Mech. Mag., mai i853, p. 4°2-)
- MM. B. TValker et TV. Bostwick, à Salford; perfectionnements dans la fabrication des galons, tresses et autres objets de passementerie. (22 novembre.)
- PAVAGE.
- M. Hushand Hefghway, à Londres ; nouveau système de pavage des rues et des routes. (icr octobre.)
- M. F. Gougy, à Londres; perfectionnement dans le pavage des rues, routes, etc. ( 5 octobre.)
- M. /. Smith, à Londres ; nouveau système de pavage des routes. ( 6 décembre. )
- PÊCHE.
- M. Fothergill Bainbridge, à Putney; fabrication de mouches artificielles et autres appâts pour prendre les poissons. (27 octobre.)
- M. G. A. Huddart, à Brynkir ; fabrication des mouches artificielles pour la pêche. (26 novembre.)
- PEIGNAGE.
- M. Th. Bazley, à Manchester ; machine pour peigner le colon, le lin, la laine et autres matières filamenteuses. (24 juin.—Pub. Mech. Mag , janvier i853, p. 36.)
- MM. A. Pieller, J. Eastwood et S. Gamble, à Bradford, comté d’York; machines pour peigner et préparer la laine , le coton , la soie et autres matières filamenteuses. ( 16 septembre. )
- M. R. Mil/igan, à Bingley, comté d’York ; perfectionnements applicables aux machines à peigner. (ior décembre. - Pub. Rep. of patent inv., août 1853, p. io3.)
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- M. Wilkinson Sharp, à Bingley, comté d’York ; machine pour peigner la laine , le lin et les bourres de soie. ( 8 décembre.)
- PEIGNES A CHEVEUX.
- M. R. Griffiths , à Clifton ; nouveau peigne pour la conservation des cheveux. (20 avril.— Pub. Mecli. Mag\, octobre i852, p. 3540
- Le même; nouveau peigne pour la conservation de la chevelure. (20 octobre.—Pub. Rep. of patent inv., février i853, p. 104.)
- M. M. Poole, à Londres; nouveau genre de peigne. ( 3o septembre. — Pub. Mecli. Mag., avril i853, p. 297.) *
- PEINTURE.
- M. W. Froggot, à Manchester; nouveau système de peinture et de décoration. (20 mars. — Pub. Rep. of patent inv., octobre i852, p. 243.)
- M. J. Macintosh, à Londres ; nouveau produit propre à être employé en peinture. (2 octobre.)
- percer ( machine à ).
- M. E. Neivton, à Londres; nouvelle machine à percer les rochers pour la construction des tunnels. ( 5 octobre. — Pub. Lond. journ. of arts, juillet i853; p. 14-)
- PHARMACIE.
- M. A. Coffey, à Londres; appareil pour faire diverses opérations chimiques et pharmaceutiques. (ier octobre.)
- M. TV. Lewis, à Londres; nouveaux médicaments sous forme de pilules. (ier octobre )
- M. Dewing Woodcock, à Lincoln; préparation des pilules à l’usage de la médecine. (3 décembre.)
- PHOTOGRAPHIE.
- M. L. Tardieu, de Paris ; moyen de colorier les images photographiques. ( 23 septembre.— Pub. Mecli. Mag., avril 1853, p, 296.)
- M. Bernardet de Lucenay, de Paris; production des images photographiques par le moyen de la lumière artificielle. ( 3o octobre. )
- PIANOS.
- M. Th. Lambert, à Londres ; perfectionnements dans la fabrication des pianos. ( 27 janvier.—Pub. Mecli. Mag., août 1 85s», p. 1 18.)
- M. TV. Squire, à Londres; nouvelle construction des pianos. (3i janvier.—Pub. Lond. journ. of arts, novembre i852, p. 3i3.)
- M. J. Hare, à Birmingham; nouvelles tables d’harmonie des pianos et tabourets de musique. (ier octobre. — Pub. Lond. journ. of arts, juin i853, p. 427.)
- M. J. Stewart, à Londres; nouveau mécanisme des pianos. (ier octobre.)
- M. H. Brookman, à Londres ; perfectionnements dans la construction des pianos droits. (1e1 octobre. — Pub. Lond. journ. of arts, mai 1853, p. 339.)
- M. Down Gordon, à Londres; perfectionnements dans les moyens d’accorder les pianos. (9 novembre. — Pub. Rep. of patent inv., juillet 1853, p. 18.)
- M. H. Russell, à Norwich ; perfectionnements dans la construction des pianos. (17 novembre. — Pub. Lond. journ. of arts, juillet i853, p. 26.)
- PIERRES.
- M. II. TVaring , à Neath-Abbey, comté de Glamorgan ; nouveau procédé pour tailler et diviser les pierres, la houille et autres matières.
- ( 11 décembre.)
- PLASTIQUE.
- M. IL. Gaullie, de Paris; composition plastique applicable à l’industrie. ( 6 juillet. — Pub. Mecli. Mag., janvier i853, p. 55.)
- PLOMB.
- M. Lee Pattinson , à Newcastle-upon-Tyne ; nouveau mode de fusion de certains minerais contenant du plomb. (ier mai.—Pub. Rep. of patent inv., décembre 1862, p. 371.)
- PLONGEUR.
- M. Saint-Simond Sicard, de Paris; appareil destiné à plonger sous l’eau et à y rester un certain temps. (26 août. — Pub. Mech. Mag., mars i853, p. 2i5.)
- PLUMES A ÉCRIRE.
- M. Columbus Ilurry, à Londres; fabrication perfectionnée des plumes à réservoir. ( icr octobre.)
- M. G. Goodmann, à Hazelgrove (Cheshire); nouvelle plume à réservoir. (19 octobre.)
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- MM. Myers et Hill, à Birmingham; nouvelles plumes et porte-plume. (26 octobre.)
- MM. Hinks et TVells, à Birmingham; nouveau porte-plume. (24 décembre.)
- POMPES.
- M. G. TVilkinson, à Londres ; perfectionnements dans les pompes de navires et autres. ( 4 mars. — Pub. Rep. of patent inv., octobre i852, p. 2l5.)
- M. Ebenezer Poulson, à Monk-Wearmoutli; mécanisme applicable aux pompes de vaisseaux. (2 décembre.)
- PONTS.
- M. M. Poole, à Londres; nouvelle construction des ponts, viaducs, etc. (2 octobre.)
- POULIES.
- M. A. Brown , à Glascow ; construction des rouets des poulies. (4 octobre. — Pub. Pract. Mech. journ., juin i853, p. 69.)
- M. A. Brooman, à Londres ; fabrication des poulies de marine. (29 octobre.)
- M. R. TVright, à Greenwich ; nouvelle construction des poulies. ( 5 novembre.)
- PRESSES.
- M. Fontainemoreaa, à Londres; nouvelles presses lithographiques et typographiques. ( 24 janvier. — Pub. Mech. Mag., août i852, p. h5. — Architects journ., septembre i852, P- 3,2.)*
- M. A. Brooman, à Londres ; presses perfectionnées. (8 mars.—Pub. Mech. Mag., septembre i852, p. 258.)*
- M. Morllock Ommaney, à Chester; nouvelle fabrication des cylindres de presses hydrauliques. (ier octobre.)
- PRODUITS CHIMIQUES.
- M. Th. Richardson, à Newcastle-upon-Tyne; préparation de la magnésie et autres sels. (23 janvier. — Pub. Rep. of patent inv., septembre i852, p. 180.)
- M. P. Claussen, à Londres ; perfectionnements dans la fabrication des composés salins et métalliques. ( 3 février.—Pub. Lond. journ. of arts, novembre i852, p. 353.)
- M. Bell, à Don; fabrication de l’acide sul-
- furique. ( 24 mars. — Pub. Mech. Mag., octobre i852, p. 319.)
- M. S. Losh, à Wreay-Syke, comté de Cumberland ; nouveau moyen d’obtenir des sels de soude. ( 6 juillet.— Pub. Mech. Mag., janvier 1853, p. 57.)
- M. TV. Pattinson, à Londres; perfectionnements dans la fabrication du chlore. ( 6 août. — Pub. Rep. of patent inv., novembre i852, p. 3oi.)
- M. TV. Hunt, à Stoke-Prior, comté de Wor-cester; perfectionnement dans la production du sel ammoniac. ( 3o septembre. — Pub. Mech. Mag., avril 1853, p. 3i5.)
- M. Th. Bell, à South-Shields; fabrication de l’acide sulfurique. (24 juin.—Pub. Rep. of patent inv., janvier i853, p. 52.)
- M. Paston Price, à Margate; procédé de préparation des acides nitrique et tarlarique et des divers sels de potasse et de soude. ( Ier octobre.)
- M. J. Roberts, à Gerardscross (Bucks); fabrication des oxydes de zinc et d’étain. (ier octobre.)
- MM. J. Swindells et TV. Nicholson, à Manchester; moyen d’obtenir le gaz oxygène et de l’appliquer à la fabrication de divers acides et chlorures pour oxyder des solutions métalliques. (i4 octobre.)
- M. H. Johnson, à Londres ; fabrication et application de l’hyposulfite de zinc. (16 octobre.)
- M. TV. Chisholm, à Holloway; moyen d’extraire la soude caustique des résidus des matières employées pour l’épuration du gaz. (ig octobre.)
- M. Petrie, à Woolwich ; perfectionnements dans la fabrication de l’acide sulfurique. ( icr novembre. — Pub. Mech. Mag., mai 1853, p. 371.)
- M. TV. E. Newton, à Londres ; nouvelle fabrication du carbonate de soude. (8 novembre.)
- M. J. Booth, de Philadelphie ; fabrication des chromâtes et bichromates de potasse. (9 novembre.)
- MM. Cowen et Richardson, à Newcastle-
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- upon-Tyne; nouveau procédé de fabrication de l’acide sulfurique. ( i5 novembre. —Pub. Rep. of patent inv., juillet 1853, p. 48.)
- M. Lowthian Bell, à Newcastle-upon-Tyne; traitement de certains composés de fer et de soufre. (17 novembre.)
- M. H. Bollman Coruly, à Battersea ; procédé de préparation de l’acide acétique et des acétates. (26 novembre.—Pub. Rep. of patent inv., juillet 1853, p. 39.)
- M. Fontainemoreau, à Londres; combinaison chimique pour la silicatisation des matières calcaires. ( 8 décembre.) *
- M. Barlow, à Londres; perfectionnements dans le procédé d’épuration et de concentration de l’acide sulfurique, (96 décembre.)
- M. Th. Greenshielcls , à Stokeworks ( Wor-cestershire ) ; nouveau procédé de préparation de l’alcali. (22 décembre.)
- M. E. Pellilt, à Londres; fabrication du sel ammoniac et des engrais. ( 3i décembre. — Pub. Lond. journ. of arts , mai 1853 , p. 352.)
- PROJECTILES.
- M. J. Macintosh, à Londres; nouveaux projectiles et cartouches. ( 3 novembre.)
- M. J. Norton, à Cork (Irlande); perfectionnements dans la fabrication des projectiles et du plomb de chasse. ( 2 décembre. — Pub. Pract. Mech. journ., juillet i853, p. 90.)
- M. J. Lawrence, à Londres; perfectionnements dans la fabrication des projectiles. ( 8 décembre.)
- PROPULSION.
- M. Th. Allan, à Londres; nouveau système de propulsion. (ier octobre.)
- M. Th. Carter, à Padstow, comté de Cornouailles; système de propulsion. ( 14 octobre. Pub. Mech. Mag., mai i853, p, 375.)
- M. F. Bresson, de Paris; nouveau système de propulsion par terre et par eau, ( 17 novembre.)
- MM. Conolly et TV. Cotter, à Londres; nouveau moyen d’accélérer la marche des navires. (6 décembre.)
- M. Spotwood TV ils on, à Londres; nouveau mode de propulsion. ( 8 décembre.)
- M. A. S laie, aux forges de Woodside, près Dudley; nouveau mode de propulsion. (16 décembre.)
- RÉFRIGÉRANT.
- M. P. Vankempen, à Westham, comté d’Es-sex ; nouveau réfrigérant pour la brasserie , la distillation et autres usages analogues. (8 mars. —Pub. Mech. Mag., septembre 1862,p. 23q.)*
- RÉGULATEUR.
- M. TV. Newton, à Londres; appareil pour régler la chaleur et la hauteur de l’eau dans les chaudières à vapeur. ( 17 avril. — Pub. Mech. Mag., octobre i852, p. 353.)
- Le meme; appareil pour régler la pression du gaz dans les tuyaux d’alimentation des becs. ( 2 octobre. — Pub. Arcliitects and engi-neer’s journ., juillet i853, p. 2.49.)
- M. H. Medhurst, à Londres; construction des hydroinètres et régulateur indiquant l’écoulement des liquides. (27 septembre.—Pub. Mech. Mag., avril i853, p. 382.)
- J. Carnaby, à Londres ; nouveau régulateur pour le gaz d’éclairage. (20 octobre.)
- M. H. Johnson, à Londres; régulateur applicable à l’écoulement des liquides. ( 12 novembre.)
- RELIURE.
- M. E. TVUkins, à Walworth; moyen de régler les états et les registres à l’usage du commerce. (ier octobre.)
- M. M. Poole, à Londres 5 nouveau système de reliure de livres et de fabrication de cadres. (ier octobre. — Pub. Rep. of patent inv., juin 1853, p. 366.)
- M. A. Sidebottom, à Londres; machine pour couper le papier, rogner les livres, etc. ( 3 novembre.)
- REMÈDES.
- M. B. Nickels, à Londres; préparation d’un emplâtre adhésif, (ig novembre.)
- M. Winchester, à Londres ; éclisses mobiles pour les fractures des membres. (24 novembre. — Pub. Mech. Mag., juin i853, p. 490.)
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- RESSORTS,
- M. G. Spencer, à Londres; ressorts pour les voitures des chemins de fer, waggons et trucs. (2 février. — Pub. Rep. of patent inv., octobre i852, p. 236.)
- MM. Coles Fuller et Morris Knevilt, de New-York; ressorts de voitures en caoutchouc et autres matières élastiques. ( 6 octobre.)
- M. Pimloll Oates, à Lichlfield ; nouveaux ressorts de voitures. (i3 octobre.)
- M J. TVebsler, à Leicester; construction de nouveaux ressorts. ( 14 octobre. — Pub. Rep of patent inv., juin et août i853, p. 110,
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- Le meme; perfectionnements dans la fabrication des ressorts. (28 décembre.)
- M. E Loin doux Bell forci, à Londres; ressorts pour les voitures des chemins de fer et autres. (25 novembre. — Pub. Mecli. Mag., juin <853, p. 49^0 *
- RIVETS.
- M. TV. Mac Lellan, à Glascow; perfectionnement dans la fabrication des rivets. (ier octobre.)
- RIVIERES.
- MM. TV. Cole et A. Holt, à Birmingham; système de curage des rivières , canaux , ports, bassins, etc. (24 mars.— Pub. Lond. journ. of arts, octobre i852, p. 278.)
- ROBINETS.
- M. S. Hall, à Manchester; construction de robinets, bondes ou soupapes. (17 mai.—Pub. Mecli. Bfag., novembre i852, p. 436.)
- M. Fontainemoreau, à Londres; perfectionnements dans la construction des robinets. (29 juillet. — Pub. Mech. Mag., février 1853, p. i36.)*
- M. Th. TVood Gray, à Londres ; nouveaux robinets et soupapes. ( ier octobre.—Pub. Lond. journ. of arts, mai 1853, p. 344•)
- Le même ; perfectionnements dans la fabrication des robinets et des soupapes. ( ier octobre.)
- M. F. Roe, à Londres; perfectionnement dans la construction des robinets et des sou-
- papes. ( icr octobre. — Pub. Lond. journ. of arts, juillet i853, p. 34.)
- M. Loradoux Bellford, à Londres; nouveaux robinets et bondes de tonneaux. ( 20 octobre.)
- MM. Ashpitel et TVhichord, à Londres; nouveaux robinets et soupapes. (29 octobre.)
- M. B. Baillie, à Londres ; appareil pour soutirer les liquides et régler leur écoulement. ( 6 novembre.)
- M. Barnes , à Wigan ; perfectionnements dans les robinets et les chantepleures. ( 11 novembre.)
- M. TV. Mayo, à Londres; perfectionnements dans les robinets à flotteurs. ( 7 décembre. — Pub. Rep. of patent inv., août i853 , p. 102.)
- M. Lingard, à Birmingham; nouveau genre de robinets en bois pour soutirer la bière et autres boissons. (20 décembre.)
- ROUES.
- M. U. Scott, à Londres; roues et ressorts de voitures. ( 8 mars. — Pub. Mech. Mag., septembre i852,p. 257.)
- M. A. Brooman, à Londres ; perfectionnements dans la fabrication des roues de voitures. (18 juin.—Pub. Mech. Mag., décembre 1852, p. 517.) *
- M. TV. Newton, à Londres; construction des roues de voitures. ( 3i juillet. — Pub. Mech. Mag., février 1853, p. 13*j-) ^
- M. TValker, à Liverpool ; construction des roues des voitures roulant sur les chemins de fer. (1er octobre.)
- M. N. Marshall, à Bideford; nouvelles roues de voitures. (icr octobre.)
- M. Mortlock Ornmaney, à Chester; roues pour les voitures des chemins de fer. (ier octobre.)
- M. J. TVinter, à Bradford; perfectionnements dans la fabrication des roues. ( 23 novembre.)
- M. Macmillan TDunlop, à Manchester; construction des roues de voitures. (24 décembre.)
- ROUTES.
- M. C. Fox, à Londres; nouveau système d’établissement des routes* (12 novembre*)
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- SAUVETAGE.
- M. F. Parratt, à Londres; nouveau radeau de sauvetage. (17 mai. —Pub. Rep. of patent inv., février 1853, p. 84.)
- M. B. Davis, à Soutliampton ; construction de nouvelles bouées de sauvetage. ( 1er octobre. — Pub.Lond. journ. of arts, juin i853,p.4»5.)
- M. J. Rainbird, à Nonvich; moyen de retirer du fond des eaux des navires submergés. ( 7 octobre.)
- M. J. Burch, à Crag-Hall, près Macclesfield; nouveaux bateaux de sauvetage. ( 15 octobre.)
- M. A. Hakesworlh, à Torquay ; système de construction des bateaux de sauvetage. (i3 novembre.)
- M. G. Perry Tewksbury, de Boston; appareil de sauvetage. (19 novembre.)
- M. J. Trestra.il, à Soutliampton; moyen de retirer de l’eau les vaisseaux submergés. (20 novembre.— Pub. Rep. of patent invent., juillet 1853, p. 6.)
- SAVON.
- M. C. Thomas, à Bristol; nouveau mode de fabrication du savon. (ier mai.—Pub. Rep. of patent inv., décembre i852, p. 348.)
- M. V. Newton, à Londres; machine pour couper et diviser le savon de manière à en former des pains. (10 juillet. — Pub. Lond. journ. of arts, avril 1853, p. 253.) *
- M. D. Jimenez, à Londres; perfectionnements dans la fabrication du savon. ( 5 octobre. — Pub. Lond., journ. of arts, juillet i853, p. 3o.)
- SCIERIES.
- M. J. Yale, à Gloucester; nouvelles dispositions des scieries. (18 décembre.)
- SCIES.
- M. F. Sang, à Londres; scies pour couper et planer diverses matières. ( 6 juillet. — Pub. Mecli. Mag , janvier 1853, p. 76.)
- M. TV. Parker, à Roxbury ( États-Unis d’Amérique ) ; moyen de transmettre le mouvement de rotation à l’arbre d’une scie circulaire. (ier octobre.)
- M. J. Faulding, à Londres ; nouvelle ma-
- chine pour scier et débiter le bois. (2 octobre,)
- M. Yule, à Gloucester; disposition des machines à scier les bois. (8 octobre. — Pub. Lond. journ. of arts, mai 1853, p. 35g.)
- M. M. Barker, à Portsmoutb ; nouvelle scie pour débiter le bois. (11 octobre.)
- M. H. Lee, à Londres; nouvelles machines à scier le bois. (i3 octobre.)
- M. B. Normand, du Havre, en France; nouvelle machine à scier les bois. (27 octobre.)
- M. E. Middleton, à Birmingham ; nouvel établi pour recevoir des scies circulaires. (12 novembre.)
- M. Brooman, à Londres; perfectionnements dans les scies et les scieries. ( 4 décembre. — Pub. Mech. Mag., juin i853, p 462.)*
- SCORIES.
- M. A. Cunningham, à Glascow ; traitement et application des scories des hauts fourneaux.
- ( 8 mars.—Pub. Mecli. Mag., septembre j852, p. 23g.)
- SÉCHAGE.
- M. H. Johnson, à Londres ; nouveau séchoir. (18 octobre.)
- SEL.
- MM. Elliot et TV. Russel, à Saint-Helens; moyen de faire bouillir les solutions salines. (i5 décembre.)
- SELLERIE.
- M. M. Poole, à Londres ; nouveaux harnais de chevaux. (1e1 octobre. — Pub. Rep. of patent inv., août i853, p. i35.)
- M. R. Bird, à Crewkerne; perfectionnements dans la construction des selles. (19 octobre. — Pub. Rep. of patent inv., juin 1853, p. 368.)
- M. TV.Pink, à Fareham; fabrication des étrivières pour selles de chevaux. (29 novembre.)
- M. J. Dunlop, à Haddington ( Ecosse); perfectionnements dans la construction des selles de chevaux. (16 décembre.)
- SEMOIR.
- M. Jordan Gatling, de New-York ( États-Unis d’Amérique ) ; machine pour semer le grain. ( 4 niai.—Pub. Mech. Mag., novembre i852, p. 381.)
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- M. J. Foxoler, à Bristol ; appareil pour semer le grain et répandre le fumier. ( 21 octobre.)
- M. P. Forbes, à Shettleston ( Lanark); nouvelle machine pour semer le grain. ( i3 novembre. )
- SERRURES.
- 1VI. C. Hobbs, de New-York ( États-Unis d’Amérique ); construction des serrures et autres fermetures. ( 23 février. — Pub. Mecli. Mag., septembre i852, p. 198.)
- M. E. Lambert Hayward, à Londres; perfectionnements dans les boutons de serrures. (ier octobre.—Pub. Lond. journ. of arts, mai 1853, p. 346 )
- M. H. Tncker, à Tiverton ; nouveau système de serrures de sûreté. (ier octobre.)
- M. M. Cavanagh , à Notting-Hill ; nouveau mécanisme de serrure. ( 2 octobre. — Pub. Lond. journ ofarts, juillet i853, p. i3 )
- MM. TVebb et Froysell, à Willenhall; moyens d’attacher les boutons aux serrures.
- ( 4 octobre.)
- M. Evans Donaldson, à Sclirewsbury; fabrication des serrures de barrières et autres. (20 octobre.)
- M. J. Rose, à Londres; perfectionnements dans les serrures. ( 21 octobre. —Pub. Mecli. Mag., mai i853, p. 370.)
- M. J. Chubb, à Londres; nouvelle disposition des serrures. ( Ier novembre. —- Pub. Rep. of patent inv., juillet i853, p. 16.)
- M. L. Parnell, à Londres; construction des serrures de boîtes ou de coffrets. (23 novembre.)
- M. Th. Poils, à Birmingham; gonds etpen-tures de portes. ( 18 décembre.)
- SIGNAUX.
- M. Marr Brydone, à Boston, comté de Lincoln ; signaux et autres moyens de communication sur les chemins de fer. ( 22 janvier. — Pub. Rep. of patent inv., septembre i8Û2 , p. >48.)
- M. 'J'h. Robson , à Londres; appareil pour allumer les signaux de nuit. (ier octobre.)
- M. Mitchel Thompson, à Poiismouth ; sys-
- tème d’éclairage pour transmettre des signaux télégraphiques. ( 5 octobre. — Pub. Pract. Mech. journ., août ï853, p. 1 i3.)
- M. A. Redl, à Londres; moyen de transmettre les signaux télégraphiques et autres. (28 octobre.)
- M. F. Mackellar Gooch, à Bolton-le-Moorsj signaux pour les chemins de fer, et appareil pour les faire fonctionner. ( 6 décembre.)
- M. J. Copling, à Londres ; signaux pour les chemins de fer. (29 décembre. —- Pub. Mech. Mag., juillet i853, p. 29.)
- SIROP.
- MM. Moi nier et Boutigny, à la Villette , près Paris; moyen de concentrer les sirops et autres liquides. (21 décembre.—Pub. Rep. ot patent inv., août 1853, p. 113.)
- SONDAGES.
- M. E. Scholllacnder, à Londres; système de sondage des terrains et des rochers, pour y pratiquer des rigoles pour l’écoulement des eaux. (27 novembre.)*
- SOUFFLETS.
- M. J. Norton, à Cork ; perfectionnements dans la construction des soufflets. (27 octobre.)
- SOUFRE.
- M. TE. Gossage, à Widness; moyen de retirer le soufie de certains sulfures métalliques.
- ( 9 novembre.)
- SOUPAPES.
- M. A. Siale, aux forges de Woodside, près Dudley; moyen de faire fonctionner les soupapes pour l’entrée et la sortie des fluides. (17 décembre.)
- M. Brooman , à Londres ; perfectionnements dans les soupapes de sûreté. ( 7 décembre. — Pub. Mech. Mag., juin 1853, p. 482.)*
- M. Th. TEalker, à Birmingham; appareil pour régler les soupapes des chaudières à vapeur et indiquer la pression. (3o décembre. — Pub. Mech. Mag., juillet 1853, p. 32.)
- SOUS-PIEDS.
- M. A. Corpe, à Kensington, comté de Midd-lesex ; nouveaux sous-pieds pour pantalons.
- CinriMnieHleimème année, Juillet 1858.
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- (24 janvier. — Pub. Rep. of patent inv., novembre i852, p. 297.)
- STORES.
- M. D'Homme, de Paris; nouvelle fabrication de stores et de rideaux de croisées. ( i5 décembre.) *
- SUBSTANCES ALIMENTAIRES.
- M. J. Roberts, à Upnor; nouvel appareil pour conserver les substances alimentaires animales et végétales et pour rafraîchir le vin et autres boissons. (22 décembre.)
- SUCRE.
- M. TV. Smith, à Kettering ; comté de Nort-liampton; machine pour casser le sucre raffiné et autres matières végétales. (29 janvier.— Pub. Lond. journ. of arts, octobre i852 , p. 268.)
- M. H. Bessemer, à Londres ; procédé d’extraction de la matière sucrée et de raffinage du sucre. (24 février.— Pub. Rep. of patent inv., janvier 1853, p. 1.)
- Le meme; procédé de fabrication et de raffinage du sucre. (24 juillet. —Pub. Mech. Mag., février 1853, p. 135.)
- Le même; appareil pour concentrer le jus de canne et autres solutions saccharines. ( 19 novembre. )
- Le même; perfectionnements dans le traitement du jus déféqué. (19 novembre.)
- Le même-, perfectionnements dans la cristallisation et la fabrication du sucre. ( 19 novembre.)
- Le même; appareil pour concentrer les jus sucrés. (19 novembre.)
- M. C. Von Herz, à Londres; préparation de certaines plantes et racines pour en extraire des jus sucrés, et traitement de ces jus. (29 mai.)
- M. /. Br •anc/cis, à Londres; perfectionnements dans la fabrication du sucre brut et raffiné. (12 juin. — Pub. Mecli. Mag., décembre i852, p. 496-)
- Le même; perfectionnements dans la fabrication du sucre et des solutions saccharines.
- ( 1er octobre.)
- M. F. Egan, à Londres ; perfectionnements
- dans la fabrication du sucre. (20 juillet.—Pub. Rep. of patent inv., mars i853, p. i56.)*
- M. Macintosh, à Londres; fabrication et raffinage du sucre. (18 septembre. — Pub. Mech. Mag., avril 1853, p. 278.)
- M. J. Aspinall, à Londres; moyen d’évaporation des jus sucrés. (icr octobre.)
- M. A. Brooman, à Londres; perfectionnements clans la fabrication du sucre. ( 7 octobre. — Pub. Mecli. Mag., avril 1853, p. 317, et juillet, p. 22.) *
- M. J. Nash, à Londres; procédé de raffinage du sucre. (i3 octobre.)
- M. G. Dixon , à Birmingham ; système de fabrication et de raffinage du sucre. ( 11 décembre.) *
- M. R. Galloway, à Cartmel, comté de Lancaster; perfectionnements dans la fabrication et le raffinage du sucre. (21 décembre. — Pub. Mech. Mag., juin 1853, p. 517.)
- SUIF.
- MM. Moinier et Boutigny, à la V illette, près Paris; nouveau mode de distillation du suif et des matières grasses. ( 21 décembre. — Pub. Rep. of patent inv., août 1853, p. 114-)
- MM. Guyane et Ferguson TVilson, à Londres ; perfectionnement dans le traitement des matières grasses et huileuses. (27 décembre.)
- SURETE.
- M. J. Matthews, à Kendal ; signal d’alarme pour se garantir des vols. (18 décembre.)
- TANNAGE.
- M. A. Prcller, à Londres; nouveau procédé de tannage des cuirs et peaux et de conservation des substances animales et végétales. (8 mars.—Pub. Mech. Mag., septembre i852, p. 237, et avril 1853, p. 2.83.)*
- M. E. Moride, de Nantes, en France; perfectionnement dans les opérations du tannage.
- ( 3o septembre. —* Pub. Mech. Mag., avril i853, p. 297.)
- TAPIS.
- M. H. Johnson, à Londres; perfectionnements dans la fabrication des tapis et autres
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- tissus feutrés. ( 8 mars. — Pub. Mecli. Mag. , septembre iS52, p. 258.)*
- M. H. Bureau , de Paris ; fabrication des tapis, velours et autres tissus. (8 mars.— Pub. Mech. Mag., septembre i852, p. 258.)
- M. TV. TVood, à Pontefract, comté d’York; fabrication des tapis et autres tissus. ( ie*' mai.
- — Pub. Rep. of patent inv., janvier i853, p. 3g.)
- M. /• TVarden, à Dundee, comté de Forfar; fabrication de certains genres de tapis. (24 juin.
- — Pub. Mecli. Mag., janvier i853, p. 17.)
- M. TV. Fawceti, à Kidderminster, comté de
- Worcester; nouveaux tapis. (17 juillet.—Pub. Mecli. Mag., janvier i853, p. 98.)
- MM. Gérard Putter et M. Smith, à Over-Darwen , comté de Lancaster; perfectionnements dans la fabrication des tapis et autres objets analogues. (3i juillet. —Pub. Mech. Mag., février 1853, p. 137.)
- M. G. Collier, de Halifax ; fabrication des tapis et autres tissus. ( 1er octobre.)
- Le meme ; perfectionnements dans la fabrication des tapis. ( 9 décembre.)
- MM. TPhitcomb et Smith, à Kidderminster; tapis, devant de feu et autres tissus analogues. ( 3o octobre.)
- M. J. Clark, à Paisley; nouveau mode de fabrication des tapis. ( 8 décembre.)
- M. D. Thomson , à Dundee; nouvelle fabrication des tapis. (18 décembre.)
- M. TV. E. Newton, à Londres ; perfectionnements dans la fabrication des tapis. ( 29 décembre.— Pub. Mech. Mag., juillet 1853, p. 3o.)*
- teinture.
- MM. Mercer et Greenwood, à Oakenshaw-Clayton-le-Moors (Lancaster); préparation des tissus de coton pour recevoir la teinture.
- ( i5 mars. — Pub. Lond. journ. of arts, novembre i852, p. 348.)
- M. TV. Maddick, à Manchester; liquide extrait de la garance pour la teinture et l’impression des étoffes. (20 avril )
- M. Johnson, à Londres ; teinture des étoffes
- au moyen de la garance. (2 octobre. — Pub. Rep. of patent, inv., mai 1853, p. 295.)
- MM. Pincoffs et Schunk, à Manchester; nouveau mode de traitement de la garance et application de cette matière à la teinture. (i5 octobre.)
- M. J. Burgess, à Rastrick; perfectionnements dans la teinture de la laine. ( 19 novembre. — Pub. Rep. of patent inv., juillet i853, p. 36.)
- M. J. Higgin, à Manchester; préparation de certains mordants pour la teinture et l’impression des étoffes. (24 novembre.)
- M. H. Thompson, à Clitheroe, comté de Lancaster; appareil pour teindre et blanchir les étoffes. (24 novembre.)
- M. E. Schischar, à Halifax ( York ) ; perfectionnements dans la teinture des fils et des tissus. (18 décembre.)
- M. F. d’Alhret, à Londres; nouveau produit chimique pour remplacer l’indigo dans la teinture. (21 décembre.)
- M. Campbell Duncan, à Glascow; nouveau procédé de teinture du coton et autres matières textiles. (24 décembre.)
- TÉLÉGRAPHES.
- M. E. Fyer, à Dalston ( Middlesex ) ; moyens de communiquer par l’électricité et appareils construits pour cet usage. (22 janvier.
- — Pub. Mech. Mag., juillet i852, p. 98.)
- M. E. Heighton, à Londres; nouveaux télégraphes électriques. (29 janvier. — Pub. Rep. of patent inv., octobre i85?., p. 2o5.)
- MM. TV. et A. Smith , à Londres; télégra-graplies électro-magnétiques et appareils pour placer les fils conducteurs sous l’eau. (8 mars.
- — Pub. Lond. journ. of arts, février 1853, p. 81.)
- M. A. Bain, à Londres ; perfectionnements dans les télégraphes et les horloges électriques. (29 mai. — Pub. Rep. of patent inv., mars i853, p. 137.)
- MM. TV. Reid, TVatkins et Brett, à Londres; nouveaux télégraphes électriques. (12 juin.— Pub. Rep. of patent inv., janvier i853, p. 36.)
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- M. C. TVei "ht matin Harrison , à Richmond ; moyen de garantir les fils d’un télégraphe électrique. (20 octobre.)
- M. TV. Reid, à Londres; nouveaux télégraphes électriques. (21 octobre. — Pub. Rep. of patent inv., juin 1853, p. 332.)
- M. J. Fowler, à Bristol; moyen de disposer les fils pour les télégraphes électriques. (21 octobre.)
- M. Brailsford Bright., à Liverpool ; perfectionnements dans les communications télégra pliiques et appareils employés à cet usage. ( 2t octobre. — Pub. Mecli. Mag., mai i853, p. 3^6, et juillet, p. 62.)
- M. Th. Henley, à Londres; perfectionne ments dans les télégraphes électriques. ( 9 novembre.)
- M. C. Liddell, à Londres; nouveaux télégraphes électriques. ( 1 1 novembre. — Pub. Mecli. Mag., mai »853, p. 4Jb.)5f
- M. le comte Dandonalàr, à Londres ; appareils pour enfouir les fils électriques. (i3 novembre.)
- M. J. Mirand, de Paris; nouvel appareil électrique pour transmettre les signaux ou les correspondances. (i5 novembre.)
- M. H. Vernon, à Londres; perfectionnements dans les télégraphes électriques. (17 novembre.)
- M. Williams, à Londres; nouveau genre de télégraphes électriques. (19 novembre.-—Pub. Rep. of patent inv., juillet 1853, p. 53.)
- M. J. Kilner, à Dewsbury; moyen d’isoler les fils des télégraphes électriques. (23 novembre.)
- TÉLESCOPES.
- M. M. Poole, à Londres ; perfectionnement dans la construction des télescopes. ( Ier octobre.)
- TENTES.
- M. R. Lambert , à Liverpool; nouveau système de tentes. ( 11 octobre. — Pub, Pract. Mech. journ., mai i853, p. 4?*)
- TERRASSEMENT.
- M. Dunne Kjle, à Londres; système de
- creusement et de remblai des terres. ( ier octobre.)
- TIMBRE.
- M. F. Daniel, à Camborne ( Cornouailles ); nouveaux timbres. (ier novembre.)
- M. A. Marion, de Paris; nouveau genre de timbre humide. (26 octobre.)
- TISSAGE.
- M. F. Newton, à Londres; mode de tissage des galons de voiture, des tapisseries de Bruxelles, des moquettes et autres. ( 3i janvier.— Pub. Mech. Mag., août «852, p. i3g.)
- M. J. Melville, à Locliwinnoch, comté de Renfrew; perfectionnements dans le tissage et l’impression des châles et autres tissus. (29 mars. — Pub. Mech. Mag., octobre i8v52, p. 3i7.)
- M. TV. Newton, à Londres; machines pour tisser, teindre et marquer les étoffes. (28 avril. —Pub. Mech. Mag., novembre i832,p. 3g3.)*
- MM. Nickels et Burrows, à Londres ; perfectionnements dans le tissage des étoffes. ( 3o septembre.—Pub. Rep. of patent inv., mai i853, p. 267.)
- Le même et Thornton, à Londres; nouveau système de tissage. ( 5 octobre. )
- M. S. Marsch, à Mansfield ; emploi du métier à dentelle pour le tissage des étoffes. (21 octobre.)
- M .A. Drieu, à Manchester; nouveau métier à tisser et pour diviser les étoffes doubles. (2 novembre.)
- M. Hadden Young, à Londres; perfectionnements dans le tissage. ( 5 novembre.)
- M. S. Holt, à Stockport; procédé de tissage des étoffes feutrées. (i5 novembre.)
- M. M. Smith, à Over-Darwen, comté de Lancaster; machines pour tisser et imprimer les étoffes. ( 8 décembre.)
- M. TV. Harrison, à Blackburn, comté de Lancaster; machines ou appareils pour parer les chaînes des tissus de coton, laine, soie, etc. (18 décemb.e.)
- tisser ( métiers à ).
- M .TV» Newton, à Londres; construction des
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- équipages des métiers à tisser. ( 12 février. — Pub. Mecli. Mag., août i852, p.
- M. J. Pilling, à Rochdale, comté de Lancaster; perfectionnements dans les métiers à lisser. ( 23 février. — Pub. Mech. Mag., août i852, p. 179.)
- M. Bussel Sturdges , à Londres; nouveaux métiers à tisser. ( 2.5 février. — Pub. Mech. Mag., septembre i853, p. 219)
- M. R. Ilard/nann, à Bolton, comté de Lancaster; nouveaux métiers à tisser. ( 5 juin. — Pub. Mech. Mag., décembre i85?., p. 5r5.)
- M. D. Mackenzie, à Londres; machine pour percer les carions des métiers à la Jacquard.
- ( 29 juin. — Pub. Mech. Mag., janvier i853,
- p. 54.)
- MM. H. Potier et M. Smith, à Over-Darwen, comté de Lancaster; perfectionnements dans les métiers à tisser. ( 6 juillet. — Pub. Mech. Mag., janvier 1853, p. 56.)
- M . J. Ftsh, à Oswaldtwistle, comté de Lancaster; nouvelle construction des métiers à tisser. (26 août.—Pub. Mech. Mag., mars i853, p. 217.)
- M. R. Brown., à Salford; moyen d’imprimer le mouvement aux métiers à tisser. ( 5 octobre.)
- M. TV. Crook, à Rlackburn; perfectionnements dans la construction des métiers à tisser. ( 5 octobre.)
- M. A. Delemer, à Radcliffe; métier pour fabriquer des étoffes feutrées. ( 6 octobre.)
- M. D. Chalmers , à Manchester; perfectionnements dans les métiers mécaniques. ( 6 octobre.)
- M. Smith, à Swinton, près Manchester; construction des métiers à tisser. ( 8 octobre. )
- M. E. Heywood, à Glasbtirn; nouveau système de métiers à tisser. ( t8 octobre. — Pub. Rep. of patent inv., juillet »853, p. 28.)
- MM. Biddles et Dnphrate, à Nottingham ; métier pour fabriquer les tissus unis et réticulaires. (20 octobre.)
- M. TV. TVcild, à Manchester; nouvelle dis-
- position des métiers pour tisser certaines étoffes feutrées. (21 octobre.)
- MM. J. Taylor et J. Slater, à Manchester; nouveaux métiers à tisser les étoffes. ( 23 octobre.)
- M. Sommerville Dear, à Leeds; métiers à tisser des étoffes de grande largeur, en lin, coton et laine. (i3 novembre.)
- M. TV. Marsden, à Blackburn ; perfectionnements applicables aux métiers à tisser. (16 novembre.)
- M. J. Gedge, à Londres; perfectionnement dans le mécanisme des métiers à tisser. (26 novembre.) *
- M. J. Rothwell, à Heywood; nouvelle disposition des métiers à tisser. (2 décembre.)
- M. Debergue, à Manchester; perfectionnements dans la construction des métiers à tisser. ( 3 décembre.)5*-
- M. Th. Board/nan, à Pendleton; perfectionnements dans la construction des métiers à tisser. ( 11 décembre.)
- M. TV. Stevenson, à Preston, comté de Lancaster; perfectionnement d’une partie des équipages des métiers à tisser. ( 18 décembre. — Pub. Pract. Mech. journ , mai i853, p. 43-)
- M. D. Collison , à Preston , comté de Lancaster; nouvelle navette pour métiers à lisser. ( 18 décembre. — Pub. Lond. journ. of arts , mai 1853, p. 357.)
- TISSUS.
- M. Macnêe, à Glascow ; perfectionnements dans la fabrication des tissus brochés. ( 20 janvier. — Pub. Lond. journ. of arts, septembre 1862, p. 197.)
- M. J. Denton, à Rochdale (Lancaster); métiers pour fabriquer des tissus réticulaires et autres. ( 8 mars.—Pub. Lond. journ., janvier 1853, p. 18.)
- M. J. Campbell, à Bowfield, comté de Nor-tluimberland ; nouveau mode de préparation et d’apprêt des tissus. ( 8 mai. — Pub. Mech. Mag., novembre «852, p. 4* b-)
- M. V. Ruzé, de Gaillon, en France ; fabrication de la peluche pour chapeaux. ( 22 mai.
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- — Pub. Lond. journ. of arts, janvier 1853, p. 28.)
- M. D. Dick, à Paisley, comté de Renfrew; procédé de préparation et d’apprêt des tissus. (22 mai.—Pub. Mecli. Mag., décembre 1862,
- p. 457.)
- M. Ford Slurges, à Birmingham; nouveaux tissus façonnés et ornés de dessins. (29 mai.— Pub. Mecli. Mag., décembre i852, p. 477*)
- M. Fj. Townend, à Keigldey, comté d’York; fabrication d’un nouveau tissu. (8 juin. — Pub. Mecli. Mag., décembre i852, p. 5i5.)
- M. F. Vauddin , à Londres ; procédé pour défiler les vieux tissus de laine, de soie et de coton. ( 3o juin. — Pub. Rep. of patent inv., février 1853, p. 99.)
- MM. Nie ho/s, Livesey et TVroughton, à Not-tingham; fabrication d’un nouveau genre de tissu. (19 août,)
- M. A. Stewart, à Glascow ; nouvelle étoffe brochée et façonnée. ( 10 septembre. — Pub. Mecli. Mag., mars 1853, p. 255.)
- MM. C. Bilson et Caleb Bedells, à Leices-ter; tissus réticulaires propres au vêtement. ( 3o septembre. — Pub. Rep. of patent inv., mai 1853, p. 283.)
- M. J. Shofield, à Cornbrok ; machine ou appareil pour raser et tondre les tissus à poil. (icr octobre.)
- M Browne Dalziel, à Glascow; nouveau genre de tissus. (ier octobre.)
- M. Richardson Fanshaw, à Londres; fabrication des châles, des mouchoirs, des manteaux, du linge damassé, etc., et métiers pour les tisser. (ier octobre.)
- M. J. Slack, à Manchester; perfectionnements dans la fabrication des tissus. ( 2 octobre.)
- MM. Tatham et Cheetham, à Rochdale ; rouleaux pour étirer et plier les tissus. ( 7 octobre.)
- M. Th. Dawson, à Londres ; machine à tondre ou raser les tissus feutrés. (12 octobre.)
- M. Lawson Knox, à Glascow; fabrication des tissus brochés et façonnés. ( 5 novembre.)
- M. TV. G, een, à Islington , comté de Midd-lesex ; perfectionnements dans la fabrication des tissus. (20 novembre.)
- M. R. Husband, à Manchester ; perfectionnements dans le tissage des peluches pour chapeaux et autres étoffes. ( 8 décembre.)
- M. TV. Hodgson, à Stircoat, comté d’York; tissage des étoffes unies et réticulaires. (15 décembre. — Pub. Mecli. Mag., avril i853, p. 3i6.)
- TOILES.
- M. J. Moseley, à Birmingham; machines pour nettoyer les toiles et autres tissus. ( 4 octobre.)
- TOILES MÉTALLIQUES.
- M. S. Lusty, à Birmingham; fabrication des toiles métalliques et des épingles. (24 juin. — Pub. Rep. of patent inv., février i853,
- P- 79 )
- TOISONS.
- M. G. Stuart, à Glascow; traitement des toisons de laine pendant qu’elles sont sur le dos de l’animal. (2 octobre. — Pub. Lond. journ. of arts, mai i853, p. 355.)
- TÔLE.
- M. Loradoux Bellford, à Londres; perfectionnements dans la fabrication de la tôle. (29 juillet. —Pub. Mecli. Mag., février i853, p. i36.)
- tombeaux.
- M. TV. Potts, à Birmingham; nouveaux monuments funéraires. (ier octobre.)
- TONNEAUX.
- MM. G. Duncan et A. Hutton, à Londres ; perfectionnements dans la fabrication des tonneaux. (27 janvier. — Pub. Mecli. Mag., août i852, p. 118.)
- Les memes ; perfectionnements dans la fabrication desr tonneaux. (ier octobre )
- M. G. Green, à Londres; nouvelle fabrication des tonneaux. (ier octobre.)
- M. J. Robertson, à Glascow; fabrication des tonneaux et autres vases en bois. ( 15 novembre.)
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- M. J- Barlo 10, à Londres; nouveaux supports des tonneaux et barils. ( 3o novembre.)
- TOURBE.
- M. Dikason Rotch, à Londres; traitement de la tourbe et moyens d’en fabriquer un combustible. (1e1' octobre, —Pub. Lond. journ, of arts, juillet i853, p. 6.)
- M. A. Gautier , à Paris ; nouveau mode de traitement de la tourbe. (6 décembre.)
- TOURS.
- M. J. Holmes, à Manchester; nouvelle construction des tours. (23 octobre.)
- TRANSPORT.
- M. B. Daft, à l’ile de Man ; moyens de transport intérieur. (12 octobre.)
- M. Collins on Hall, à Essex ; appareil pour le transport des matières solides et liquides.
- ( 5 novembre. )
- M. A. V. Newton, à Londres; nouveau mode de transport des marchandises, lettres et voyageurs. ( 7 décembre.) *
- TUBES.
- M. TV. Burgess, à Londres ; fabrication des tubes de gutta-percha. (21 juin. — Pub. Rep. of patent inv., février 1853, p. 108.)
- TUILES.
- M. Th. Pascall, à Norwood; nouvelles tuiles pour couvertures d’édifices. (8 octobre.)
- M. S. Spalding, à Hogstorp, près Alford, comté de Lincoln; machine pour la fabrication des tuiles creuses et des faîtières. ( 24 novembre.)
- TUYAUX.
- M. Moseley Perkins, à Londres ; fabrication des tuyaux de fonte et autres objets creux.
- ( 8 mars. — Pub. Architects and engineer’s journ., octobre c852, p. 347 )
- M. F. Muntz, à Birmingham; fabrication des tuyaux métalliques. ( 8 mai. — Pub. Rep. of patent inv., décembre t852, p. 345.)
- M. J. Russel, à Wednesbury, comté de Stafford; procédé pour recouvrir les tubes et tuyaux métalliques. (22 mai. — Pub. Rep. of patent inv., décembre i852, p. 365.)
- M. TV. Beasley, à Kingswinford, comté de
- Stafford; fabrication des tuyaux métalliques et machine employée à cet usage. ( 10 juin. — Pub. Mech. Mag., décembre i852, p. 49^0 M. Rowley Ricards, à Londres; moyen d’assembler les tuyaux et les tubes. (ier octobre.)
- M. rTh. Selby, à Birmingham ; machine pour la fabrication des tubes et des tuyaux. ( 3o octobre. )
- M. J. TVeems, à Johnstone, comté de Ren-frew; construction des tuyaux et des feuilles métalliques, fii novembre. — Pub. Mech. Mag., juin i853, p. 49^ )
- M. C. Seaton, à Londres; perfectionnements dans la fabrication des tuyaux métalliques et machine employée à cet usage. ( 12 novembre.)
- M. JoufJ'roy Duméry, de Paris ; nouvelle machine pour la fabrication des tuyaux métalliques. (i5 novembre.)
- M. J. Roose ; perfectionnements dans la fabrication des tuyaux en fer forgé. (22 novembre. — Pub. Rep. of patent inv., août 1853, p. 106.)
- M. L. Pulvermacher, de Paris; perfectionnements dans les tuyaux et les porte-cigare. (4 décembre.)
- M. TV. Baddeley, à Londres; perfectionnements dans la construction des tuyaux métalliques. (9 décembre.)*
- M. S. Green, à Londres; nouveau mode de jonction des tuyaux et tubes en poterie. ( 11 décembre. — Pub. Rep. of patent inv., août 1853, p. 92. )
- TYPOGRAPHIE.
- M. H. Gardener Guion Jude, à Londres; perfectionnement dans la fonte des caractères d’imprimerie. ( 3o septembre. — Pub. Rep. of patent inv., juin 1853, p. 338.) *
- M. J. Field, à Londres; nouveaux procédés typographiques. ( 14 octobre. —Pub. Mech. Mag., mai i853, p. 374 ) *
- M. J. Gedge, à Londres; nouvelles presses typographiques. ( 3o octobre. )
- M. C. Griffin, à Leamington; appareil pour fixer les caractères typographiques dans les châssis. ( 9 novembre. )
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- M. J. H. Johnson, à Londres; nouvelle composition et distribution des caractères typographiques. ( 8 décembre.)
- M. S. Soulby, à Ulverston ; nouvelles machines typographiques, (i i décembre. — Pub. Loncl. journ. ofarts, juillet 1853, p. i.)
- M. R. Appel, à Londres ; nouveau système d’impression typographique et moyen de copier des dessins, écritures et imprimés. ( i4 décembre. )
- VAISSEAUX.
- M. TV. Section , à Pimlico ; perfectionnements dans la construction des vaisseaux en fer et moyen de les couvrir. (ier octobre.)
- M. R. TVriglit, à Greenwich; nouvelle construction des vaisseaux. (ifr octobre.)
- MM. Hyde Aslley et Fig gins Stephens, à Londres; nouvelle construction de vaisseaux. (2 octobre.)
- MM. Donald Napier et // . Lund, à Londres; appareil pour gouverner les vaisseaux. ( 4 octobre. — Pub. Mec,h. Mag. , mai iS53 , p. 38a.)
- MM. Randftcld Towel et J. Mann, à Col-cliesler ; perfectionnements dans la construction des vaisseaux et autres embarcations. (18 octobre.)
- M. J. Brodie, à Bow; construction des vaisseaux naviguant sur mer. (23 octobre.)
- M. J. Smil h, à Islington, comté de Middle-sex ; appareil pour gouverner les vaisseaux et autres embarcations. (i3 novembre.)
- M. Mortimer G lover, à Neweastle-upon-Tyne; perfectionnement dans le doublage des vaisseaux. (24 novembre. — Pub. Rep. of patent inv., juillet i853, p. 47 )
- M. Barnard. Feather, à Liverpool; vaisseaux construits de manière à les rendre à l’épreuve du boulet. (26 novembre.)
- MM. Beat son et Th. Hill, à Londres; nouveau mode de propulsion pour les vaisseaux et autres embarcations. (8 décembre.)
- M. G. Beadon, à Creechbarrow, près Taun-ton; système de construction et de propulsion des vaisseaux. (21 décembre.)
- M. E. Cook ; composition pour éviter la destruction des vaisseaux. (29 décembre. — Pub. Mecli. Mag., juillet i853, p. 3i.)
- VAPEUR.
- MM. Horton et TVilde, à Londres; moyen de générer la vapeur. (i5 avril. — Pub. Mecli. Mag., juillet i85.3, p. 82.)
- MM. TV. Hindmann et J. TVarhurst, à Manchester; nouvel appareil pour générer la vapeur. ( 22 avril. — Pub. Mecli. Mag., novembre i852, p. 375.)
- M. Th. Lawes, à Londres; moyen de générer la vapeur. (ier octobre )
- M. F. Belleville, de Paris; moyen de générer la vapeur pour en obtenir une force motrice. (12 novembre.)
- MM. Norris Graves et TV. Finzel, à Bristol; nouveau système de condensation de la vapeur. ( 8 décembre. — Pub. Tlep. of patent inv., août i853, p. 116.)
- VASES.
- M. Sancls Sidner,à Brixton; nouveaux vases pour contenir des liquides. (16 décembre.)
- VENTILATION.
- M. Mills Dix, à Sa 1 forci ; méthode pour ventiler les appartements et les édifices. (27 janvier.)
- M. J. Robinson, à Southampton ; nouveau système de ventilation. (12 octobre.)
- M. R. Brown, à Manchester; nouveau système de ventilation des édifices et des appartements. (20 octobre. — Pub. Practical Mnch. journ., juillet i853, p. 91.)
- M. C. TV al son, à Halifax ; nouveau procédé de ventilation. (e.3 octobre.)
- M. J. Dibblc, à Northam ; peifectionne-ments dans la ventilation et le chauffage des navires. (2 novembre.)
- M. TV. Pope, à Londres; perfectionnements dans la ventilation des vaisseaux. (4 novembre.)
- VERNIS.
- M. Lemoine, de Courbevoie, près Paris; nouveau vernis pour rendre les tissus imperméables , et fabrication de tissus transparents. ( 6 juillet.)
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- M. A. Kent, à Chichester, comté de Sus-sex; nouveau procédé de vernissage. ( 7 octobre.)
- VERRE.
- M. Timmins Chance, à Handsworth, comté de Stafford ; perfectionnements dans la fabrication du verre. (99 mars. — Pub. Rep. of patent inv-, mars 1853, p. i5o )
- M. J. Siemens, à Birmingham; fabrication des cheminées de verre pour lampes. (22 avril. — Pub. Mech. Mag., octobre i852, p. 354-)
- MM. Auslin et Sutherland, à Birmingham; procédé pour décorer le verre. (ier octobre.)
- MM. Lochhcad et Passenger, à Londres ; perfectionnements dans la fabrication du verre. (i5 octobre.)
- M. J. Bernard, à Londres; perfectionnements dans la fabrication du verre. (3o octobre.)
- M. Tudor Mabley, à Manchester; nouveaux ornements applicables sur verre ou autre matière transparente. ( 9 novembre.)
- MM. Th. TT a y et Martwaring Paine, à Londres; nouvelle fabrication du verre. (1 1 décembre. — Pub. Rep. of patent inv., juin 1853, p. 373.)
- VETEMENTS.
- M. J. Saillant, de Paris; nouvelle coupe de vêtements. (8 mai. — Pub. Mech. Mag., novembre t85a, p. 4i5.)
- MM. Bickton et Lawson, à Leeds, comté d’York; nouvelle étoffe pour vêtements. (21 juillet.)
- M. G. Holmes, à Londres; nouvelle fabrication de redingotes, cabans et autres vêtements analogues. (ier octobre.)
- AI. Fomainemoreau, à Londres; perfectionnements dans la fabrication de certains articles de vêtement. (6 novembre.)*
- M. J. Patterson, à Londres; machine pour tailler les collerettes de toile ou de coton, (r3 novembre.)
- AI. M. Poole, à Londres; confection des vêtements sans coutuie (19 novembre.)*
- M. J. Carter; fabrication de certains articles de vêtements. (24 novembre.)
- M. H. Salvan, de Paris; confection des paletots et autres vêlements. (26 novembre.)
- M. F. Osbourn, à Londres; machine pour confectionner diverses sortes de vêtements. ( 11 décembre. — Pub. Lond. journ. of arts, mai 1853, p. 342.)
- M. R. Puwell, à Londres ; nouveaux habits et vêtements de dessus. (20 décembre.)
- M. J. Singer, à Londres ; nouveau genre de vêtement. (3o décembre.)
- M. Stephen Oliver, à Edimbourg; nouveau genre de vêtements imperméables. ( 3o décembre.—Pub. Mech. Mag , juin 1853, p. 32.)
- VÉTÉRINAIRE.
- M. Th. Huckvale, à Choice-Hill, près Chip-ping-Norton ; instrument pour administrer des remèdes aux chevaux. (ier octobre. — Pub. Lond. journ. of arts, juillet i853, p. 12.)
- AJ. J. Major, à Londres; remède pour guérir les éparvins, suros et autres infirmités des chevaux. ( 14 octobre.)
- M. Lewis Brundage, à Londres; appareil pour soutirer les fluides du corps des animaux. (26 novembre.)
- VIANDE.
- MM. J. Gilbert et S. Naye, à Londres ; appareil pour hacher les viandes et autres substances (20 octobre.)
- M. R. Hopp en, à Plymouth; appareil pour hacher les viandes. (28 octobre. — Pub. Rep. of patent inv., mai 1853, p. 313. )
- VIDE.
- M. TV. E. Newton, à Londres; nouveau moyen de produire le vide pour la condensation de la vapeur, l’élévation des eaux, etc. (5 octobre.)
- vis.
- MM. J. Feather et J. Driver, à Keigldey, comté d’York ; perfectionnements dans la fabrication des vis. (9 février. — Pub. Lond. journ. of arts, juin i852, p. 466.)
- M. V. Newton, à Londres; procédé de fabrication des vis en bois. ( 22 avril. — Pub. Mech. Mag., novembre i852, p. 374-) *
- M. J. Ramsden , à Alanchester ; machine
- (smjuante-deuxième année. Juillet 1853.
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- pour tailler les vis. (6 juillet. — Pub. Mecli. Mag., janvier 1853, p. 57.)
- MM. TVarren et P. TValker, à Londres ; perfectionnements dans la fabrication des vis et des écrous. ( 18 septembre. — Pub. Civil engiueer’s journ., mai i853, p. 187.)
- M. TValker Nicholson, à Pendleton; fabrication des vis, des écrous et des boulons taraudés. ( 5 octobre.)
- Le même; perfectionnements dans la fabrication des vis et des moyens de les fixer. (6 octobre.)
- M. A. Brootnan, à Londres; nouvelle fabrication des vis. (18 octobre.)
- M. TV. Ellington, à Londres; perfectionnements dans la fabrication des vis. ( 29 novembre. — Pub. Rep. of patent inv., juillet 1853, p. ig.)
- VOITURES.
- M. TVheatley, à Greenwich ; nouvelle voiture de sûreté. (18 mars.— Pub. Mecli. Mag., octobre i85a, p. 276.)
- M. TV. Pidding, à Londres ; voitures roulant sur les chemins de fer et autres. (24 mars. — Pub. Mecli. Mag., octobre i85?>, p. 299 — Architects and engineer’s journ., novembre
- i852, p. 3g4-)
- M. C. Arnoux, de Paris; construction des voitures pour chemins de fer. (24 juin.— Pub. Mecli. Mag., janvier 1853, p. 17.)
- M. Colson, à Londres; perfectionnements dans la construction des voitures. ( 12 août. — Pub. Mecli. Mag., février 1853, p. 15(3.)
- M. Dunkin Lee, à Londres; nouvelles couvertures pour les trucs des chemins de fer et autres véhicules. (ier octobre.)
- M. M. Eller, à Londres; appareil pour séparer entre elles les voitures des chemins de fer en cas d’accident. (ier octobre.)
- M. M. David, à Londres; perfectionnements dans la construction des voitures, charrettes, waggons et autres véhicules. (ier octobre.)
- M. Rock, à Hastings; construction des waggons pour chemins de fer. ( 3o octobre. )
- M. Dent Goodman, à Birmingham; nouvelles boîtes et essieux pour les voitures. ( i5 novembre.)
- M. TV. Hedges, à Londres; nouvelle construction des voitures. (22 novembre. — Pub. Repert. of patent inv., août 1853, p. 94.)
- M. TV. Maningham, à Ipswicli ; perfectionnements dans la construction des voitures et des corbillards. (26 novembre.)
- M. J. Newall, à Bury; freins applicables aux waggons des chemins de fer et à d’autres véhicules. (3 décembre.)
- M. Gordon, à Strangford, comté de Down ; moyen de faciliter le mouvement des voitures à quatre roues et de rapprocher l’avant-train de l’arrière-train. (27 décembre. — Pub. Mecli. Mag., juillet i853,p. i3.)
- M. J. Tord, à Londres; nouveaux marchepieds de voitures (3i décembre. — Pub. Me».h. Mag., juillet 1853, p. 34.)
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- CINQIME-DEIISlIÉIIE AilÉE. (N° DLXXX1X.) juillet 1853.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — chaudières a vapeur.
- Rapport fait par M. Le Chatelier, au nom du comité des arts mécaniques J sur un appareil destiné à chauffer l’eau d’alimentation des chaudières à vapeur; par MM. Legris et Choisy, rue de Bondy, 86.
- Le principe de l’appareil combiné par MM. Legris et Choisy, et dont ils ont fait l’applicalion dans plusieurs établissements du département de la Seine, est fondé sur la condensation partielle, sous la pression atmosphérique, de la vapeur qui sort du cylindre.
- La vapeur s’échappe dans une capacité sur laquelle s’embranche le tuyau d’émission , et dans laquelle une pomme d’arrosoir projette en même temps l’eau froide qui arrive d’un réservoir supérieur. La quantité d’eau injectée est réglée sur les besoins de l’alimentation, et le produit de la condensation prend une température de 100° ou environ ; il s’écoule dans une bâche inférieure d’oix l’eau est reprise par la pompe alimentaire pour être refoulée dans la chaudière.
- La bâche à eau chaude présente , à la partie supérieure , un tuyau de dégorgement par lequel s’échappent les matières grasses qui viennent nager à la surface. L’eau de condensation qui a été soumise brusquement et dans un grand état de division à l’action de la vapeur d’échappement, et qui s’est échauffée à 100°, a perdu l’acide carbonique à la faveur duquel le carbonate de chaux, qui se rencontre, dans toutes les eaux de source, de puits ou de rivière , en proportion plus ou moins considérable, était tenu en dissolution ; celui-ci s’est, précipité et se dépose en partie au fond de la bâche, ou n’ar-
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- ARTS MÉCANIQUES.
- rive plus dans la chaudière qu’à l’état de vase n’ayant plus de propriétés incrustantes. La pompe alimentaire est placée à 1 mètre environ au-dessous de la hache, et la différence du niveau suffit pour assurer le jeu du clapet d’aspiration.
- Telles sont, en quelques mots, les propriétés de l’appareil de MM. Legris et Choisy, non pas exactement comme l’indique leur brevet, dans lequel ils supposent qu’il y a intérêt à entraîner les matières grasses dans la chaudière, mais tel qu’il convient de l’employer.
- Cet appareil présente évidemment des avantages sur ceux qui interposent des surfaces métalliques entre la vapeur d’échappement et l’eau de condensation. L’économie de combustible qu’il peut donner est mesurée par la quantité de chaleur communiquée à l’eau d’alimentation. La chaleur totale de la vapeur d’eau à 5 atmosphères est de 650 unités, et par suite, si l’on alimente avec de l’eau à 10°, il faut que le foyer lui communique 640 unités de chaleur; cette quantité sera réduite à 550, si l’on alimente avec de l’eau à 100*. La limite de l’économie que peut fournir, dans ce cas, l’appareil de MM. Legris et Choisy, comme tous ceux qui ont été combinés en vue du même résultat, est donc de = 16 pour 100.
- À cet avantage s’ajoute celui d’une plus grande régularité dans la production de vapeur qui ne vient pas troubler l’injection intermittente de l’eau froide.
- Votre comité des arts mécaniques vous propose de remercier MM. Legris et Choisy de leur communication, et d’insérer le présent rapport dans le Bulletin avec le dessin de l’appareil.
- Signé Le Chatelier , rapporteur.
- Approuvé en séance, le 1er juin 1853.
- Description de Vappareil de MM. Legris et Choisy.
- La planche 1262 représente , en section longitudinale , l’appareil d’alimentation ainsi que la chaudière et ses bouilleurs.
- La vapeur, après avoir été dépouillée de sa force élastique, arrive par le tuyau A pour s’échapper au dehors dans la colonne dite d’échappement B. À ce moment, celte vapeur possède encore une chaleur de 100° centigrades; mais on n’est parvenu, jusqu’ici, à utiliser cette chaleur que jusqu’à concurrence de 25'.
- Par leur nouveau système, les auteurs introduisent l’eau dans le générateur à vapeur à une température moyenne de 90° centigrades, et cela en procédant de la manière suivante.
- Au lieu d’amener l’eau froide du réservoir Tï, par le conduit ou tuyau
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- AiMwm-'.ii. roi u ni.u moi r.r.\i i)'ai.i.\ik.ntat.o.\ dks hiai du’.iiks a yai’Ki i\, i*au mai.lkciils kt ciiolsa,
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- VENTILATION.
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- d’eau froide F, dans la chaudière O, on prolonge ce tuyau en sens inverse en le coudant jusqu’à l’entrée C de la colonne d’échappement B. A cet endroit, on continue le tuyau par un tube d’aspersion d’eau froide D terminé par une pomme d’arrosoir d indiquée par les lignes ponctuées. Ce tube envoie la quantité d’eau froide voulue et réglée à temps par un robinet distributeur G mû par une bielle communiquant avec l’arbre moteur de la machine. Quand la vapeur qui s’échappe du cylindre vient se perdre dans la colonne d’échappement A, elle rencontre l’eau froide qui sort en même temps de la pomme d’arrosoir; la vapeur se dépouille de son calorique au profit, de l’eau qui retombe en pluie dans le tube ou tuyau E communiquant à la bâche I et se déversant dans un compartiment R de la partie inférieure de cette bâche, de manière que les parties terreuses qui peuvent se trouver dans l’eau ne troublent pas, en tombant, la surface du liquide jusqu’au point marqué par le flotteur J.
- K, tuyau d’aspiration de l’eau contenue dans la bâche.
- L, corps de la pompe alimentaire. M, boite à clapets. N, tuyau de refoulement communiquant avec la chaudière O.
- P, tuyau muni de son robinet faisant jonction avec le tuyau N. Ce tuyau sert à débarrasser de l’air, de la vapeur et de la pression qui peuvent interrompre la marche de la pompe alimentaire : il communique avec l’intérieur de la bâche.
- QQ. bouilleurs.
- Le système dont il s’agit s’applique aux machines à vapeur fixes, à celles de bateau et aux locomotives. ( D. )
- VENTILATION.
- Rapport fait par M. Callon, au mm du comité des arts mécaniques, sur le
- ventilateur de M. Fabry.
- Dans une mine un peu étendue, surtout dans une mine de houille oii il se fait un dégagement plus ou moins considérable de gaz inflammable ou grisou, le renouvellement de l’air soit par simple diffusion, soit par les courants qu’établissent naturellement la disposition des diverses entrées et la différence des températures au jour et dans l’intérieur des travaux ne suffirait pas toujours pour rendre l’air salubre et sans influence nuisible sur la santé des ouvriers, ni même pour empêcher la formation accidentelle de mélanges détonants.
- Une ventilation artificielle est donc souvent nécessaire, et sa production un
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- ARTS MÉCANIQUES.
- des points les plus importants d’une bonne exploitation. On peut même dire que l’importance s’en accroît tous les jours à mesure que les moyens de roulage intérieur et d’extraction se perfectionnent en vue d’arriver à la diminution du prix de revient par l’augmentation dans la quantité des produits extraits. Il est clair, en effet, que cette augmentation nécessite, en général, un champ d’exploitation plus vaste , un personnel plus nombreux, et en même temps qu’elle a, entre autres conséquences, celle de donner lieu au dégagement d’une quantité de grisou en rapport, jusqu’à un certain point, avec la quantité de houille abattue.
- La ventilation artificielle d’une mine est produite tantôt au moyen de foyers d’aérage, tantôt au moyen de diverses machines aspirantes ou soufflantes. L’emploi des foyers a précédé celui des machines; c’est encore aujourd’hui le moyen le plus simple , le moins sujet aux chômages pour cause de réparations, le seul qui laisse facilement disponible, pour le service de l’extraction, le puits de sortie de l’air. Aussi, lorsqu’ils seront établis dans de bonnes conditions, c’est-à-dire au bas de puits assez profonds, assez larges et assez secs pour que l’action du foyer détermine une circulation d’air convenable, ils pourront très-bien continuer d’être employés ; ils le sont encore, à l’exclusion complète des machines d’aérage, dans les mines de Newcastle en Angleterre.
- La grande objection que l’on fait aux foyers est la possibilité qu’une explosion de grisou s’y produise, ou bien qu’une première explosion ayant été amenée par d’autres causes et ayant renversé les portes et les barrages, il arrive sur le foyer un mélange détonant qui en détermine une seconde. Mais, ainsi que notre collègue M. Combes l’a expliqué en détail dans son Traité de Fexploitation des mines > la première cause de danger n’existe pas dans les foyers bien disposés , et la seconde peut être évitée avec une certitude complète; il suffit, pour cela, d’alimenter le foyer par un filet d’air spécial circulant dans une galerie à petite section, isolée, par de forts barrages et des portes solides, des quartiers à grisou, de faire déboucher la cheminée du foyer assez haut dans le puits de sortie, et enfin de disposer le foyer de manière à y obtenir, pour produit de la combustion, non de l’oxyde de carbone, mais bien de l’acide carbonique. Je crois que, dans ces conditions , on obtient, en réalité , avec les foyers, une sécurité tout aussi grande qu’avec des machines exposées, par elles-mêmes ou par leur moteur, à des chances d’avaries qui interrompent le service et peuvent, dans un cas donné, compromettre l’existence de tout le personnel travaillant dans la mine.
- Mais les foyers ont une puissance limitée. Dans la pratique, quand on atteint la température de 40, 50, 60° au plus, on ne gagne presque rien à
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- chauffer davantage, et l’on arrive, sans résultat, à d’énormes consommations de combustible. Si donc, par le peu de profondeur du puits ou par l’humidité de ses parois, par la disposition sinueuse ou la faible section des galeries, il arrive que la puissance du foyer soit insuffisante pour assurer une ventilation active, on sera amené à recourir aux machines dont la puissance n’a pas de limite, malgré le double inconvénient de sacrifier un puits et de l’exposer à des chômages possibles.
- C’est surtout en Belgique que les machines d’aérage sont employées, et elles y ont reçu , depuis quelques années, les dispositions les plus variées ; elles ont été décrites dans un excellent mémoire publié à Mons en 1844 par M. Glépin, ingénieur des mines de houille du Grand-Hornu, qui les a presque toutes soumises à diverses expériences, et plus récemment par M. Pon~ son dans son Traité de l’exploitation des mines de houille, où sont consignées non-seulement les expériences de M. Glépin, mais encore celles postérieures de M. Jochams, ingénieur du gouvernement belge.
- Les machines employées jusque dans ces derniers temps peuvent se diviser en deux classes : d’une part, les appareils tels que les ventilateurs à force centrifuge, à ailes droites ou courbes, les vis pneumatiques, et en général ceux dans lesquels l’air prend un mouvement relatif déterminé sur des surfaces ayant un mouvement de rotation autour d’un axe fixe; d’autre part, les appareils à mouvement alternatif, tels que les machines aspirantes à piston ou à cloches.
- La théorie mathématique des premiers est bien connue aujourd’hui, grâce aux travaux de M. Combes; néanmoins aucune de ces machines ne parait avoir obtenu, dans la pratique, une préférence marquée : aucune, dans les nombreuses expériences auxquelles on les a soumises , n’a donné de résultat bien satisfaisant.
- Pour ce qui est des machines à piston ou à cloche, et en général de toutes celles dans lesquelles fonctionnent des clapets, elles ont, dans l’application à l’aérage des mines, un inconvénient dont il est facile de se rendre compte. Il ne s’agit, en définitive, pour déterminer une ventilation suffisante, que de produire, dans le puits de sortie, un degré de vide mesuré par quelques centimètres de hauteur d’eau, et égal ou comparable à la différence de pression qui doit s’établir du dessous au-dessus d’un clapet pour que ce clapet fonctionne. Il est facile d’en conclure que la force dépensée par le moteur peut se trouver ainsi doublée ou même triplée sans résultat utile. On peut, sans doute, diminuer cette perte en ajoutant des clapets et en les équilibrant avec beaucoup de soin et de précision, ou bien en employant une disposition plus ou moins analogue à celle des machines pneumatiques des cabinets
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- de physique, dans laquelle les soupapes sont soulevées par le mouvement de l’appareil même au lieu de l’être par la pression de l’air. On pourrait encore appliquer le mécanisme de distribution par tiroir, ainsi qu’on le fait en Angleterre , et qu’on commence à le taire en France pour les machines soufflantes. Mais, même avec ces perfectionnements, on aurait l’inconvénient de frais d’établissement considérables, à cause des grandes dimensions que devraient recevoir les appareils. Il faut, en effet, pour aérer passablement une mine à grisou un peu étendue, un volume d’air bien supérieur à celui qui suffirait pour alimenter plusieurs hauts fourneaux.
- Frappé des défauts et des inconvénients que présentent les diverses machines dont nous venons de parler, M. Fabry, sous-ingénieur des mines, à Charleroi, a étudié et fait construire un nouvel appareil qui est aujourd’hui fort répandu en Belgique, et qui commence à se répandre aussi dans les mines du nord de la France.
- M. Fabry ayant soumis son appareil à la Société d’encouragement, l’examen en a été renvoyé à votre comité des arts mécaniques, qui m’a chargé de vous en rendre compte.
- L’appareil Fabry, breveté en France et en Belgique, et connu sous le nom de roue 'pneumatique, se compose essentiellement de deux arbres horizontaux parallèles munis de palettes et de dents qui s’engrènent mutuellement et se meuvent avec une même vitesse angulaire dans deux coursiers qui les embrassent aussi exactement que possible.
- Quelques détails sont nécessaires pour comprendre comment les palettes, suivant que le mouvement a lieu dans un sens ou dans un autre, aspirent ou refoulent l’air dans le puits ou la galerie qui débouche vers le bas des deux coursiers.
- J’indiquerai, pour plus de clarté, les détails mêmes de l’épure suivant laquelle s’effectue le tracé géométrique de la machine.
- Soit, fig. 1, pl. 1263, A B l’orifice du puits sur lequel est placé l’appareil Fabry, puits qui peut être, à volonté, le puits d’entrée ou de sortie de l’air; cet orifice sera, je suppose, rectangulaire, aura 2 mètres de A en B et une largeur de 2 ou 3 mètres dans un sens perpendiculaire.
- Au-dessus des points A et B, en O et O', sont les centres de deux roues dentées de 1 mètre de diamètre. L’arbre de la roue menante reçoit son mouvement d’un moteur quelconque, le plus souvent d’une machine à vapeur horizontale dont la bielle est attelée directement sur une manivelle fixée à cet arbre.
- Considérons les circonférences primitives de cet engrenage, et partageons-les en trois parties égales à partir des points G et C'. Les rayons correspon-
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- dants aux points de division, convenablement prolongés, seront les traces sur le plan de la figure des cloisons ou palettes fixées aux arbres , et terminées d'une part à la surface cylindrique dont les bases sont les circonférences décrites avec OA et O'B pour rayons, de l’autre à deux joues ou parois planes qui peuvent être, si l’on veut, le prolongement de deux faces du puits supposé rectangulaire.
- Portons , à partir des points de division, de part et d’autre, des divisions égales à ~ de la circonférence ; prenons les points ainsi obtenus comme origines d’épicycloïdes engendrées par le roulement de l’une des circonférences primitives sur l’autre, et traçons ces épicycloïdes. Nous aurons ainsi formé une sorte d’engrenage à trois dents dont le jeu est facile à comprendre.
- Supposons, pour fixer les idées, qu’il s’agisse de ventiler par aspiration; la rotation doit alors avoir lieu dans le sens des flèches.
- Le profil mn, dans la position de la figure, entre actuellement en prise avec l’origine m du profil mn, et il va y rester jusqu’à ce que les deux rayons O'm', Om arrivent ensemble sur la ligne des centres.
- A partir de ce moment, c’est à son tour le profil mn qui glissera le long de l’origine m du profil mn, jusqu’à l’instant oh le rayon O'D' coïncidera avec la ligne des centres. Au même instant le rayon OD fera, avec la ligne des centres, un angle égal à l’angle D'O'O, ou de 60°, et les deux profils pq, p'q entreront en prise comme tout à l’heure les profils mn' et mn.
- Par cette disposition et pourvu que les rebords des coursiers aient un développement suffisant, on voit qu’il n’y aura jamais communication directe du dehors au dedans en passant entre les deux axes O et O'.
- Cherchons le volume d’air expulsé à chaque tour complet des roues.
- Chaque fois que deux profils entrent en prise , on emprisonne un volume d'air extérieur égal au prisme dont la base est le polygone mixtiligne O'D'k'm'klsl'E', c’est-à-dire le secteur O'D'E', plus la somme des quatre triangles mixtilignes, égaux deux à deux, D'k"m\ nkC, C/s, rTE', que l’on peut remplacer par deux fois le triangle curviligne nCm. Cette circonstance se reproduit six fois par tour. C’est donc un volume total égal à la somme des deux cylindres OC, O'C', plus douze fois le volume du prisme nmC. Le volume d’air expulsé égale évidemment la somme des deux cylindres O'B et OA. Donc le volume utilement expulsé, abstraction faite de la très-petite dilatation qu’éprouve l’air extérieur en se mêlant à l’air raréfié qui sort de la mine, est égal à la somme des deux couronnes extérieures aux cercles primitifs, moins douze fois le volume nmC.
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- Soient OC — O'C' = r,
- OA = O'B = r,
- et désignons par L la largeur du coursier; le volume V expulsé par tour de roue sera donné par l’équation
- V = ( R2 — c2 )L — 12 x L x surf. nùn.
- Assimilons la surface nùn à celle d’un triangle rectiligne isocèle. L’angle au sommet nùn est de 30°, comme il est facile de le reconnaître , et la hauteur de ce triangle est |r; la base est donc \ r tang. 15°, et, par suite, la surface = \ fl tang. 15° = 0,066985c2, d’où
- V = 2L j ^R2— (-T + 0,40191 mj.
- Lorsqu’on se donne le rayon r, la valeur maximum du rayon R se trouve déterminée, par cela même, par la condition que les extrémités des palettes d’une roue ne rencontrent pas, en s’arc-boutant, les dents épicycloïdales de l’autre roue. On reconnaît facilement que cette valeur-limite est R = r\/3.
- Il conviendra évidemment, pour obtenir avec un appareil d’une dimension donnée la plus grande ventilation possible , de se rapprocher beaucoup de cette limite.
- En posant R = r \/3, la formule ci-dessus devient
- V = 2L { 2 T — 0,40191 j r‘= 11,763 raL.
- Dans sa pratique, M. Fabry prend L = 2m pour les petits appareils, L == 3m pour les plus grands, et r = lra dans tous les cas.
- On aura donc, en posant R = y/3 = 1,73,
- V = 23m.526 pour L = 2”, et Y = 35m.289 pour L = 3m.
- Mais, à cause d’un jeu indispensable , on prend seulement R = 1.70, et l’on a, en appliquant les premières formules,
- y = 22m.143 et V = 33H.2U.
- Il est très-facile et très-pratique de donner à ces roues une vitesse de 30 tours au moins par minute, et le volume débité par seconde est alors de plus de llm dans les petits appareils, et de 17m,500 dans les plus grands, quantité plus que suffisante, en général, pour la bonne ventilation d’une mine à grisou.
- Ce volume devra subir, en réalité, une certaine réduction à cause du jeu indispensable entre les dents épicycloïdales et entre les palettes et le cour-
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- sier; ce jeu occasionnera des pertes d’autant plus faibles, tontes choses égales d’ailleurs , que la ventilation de la mine, pour être convenable * exigera une moindre différence de pression de l’extérieur à l’intérieur de l’appareil. II résulte, en effet, d’expériences nombreuses faites en Belgique , par M. Jo-chams, que le déchet a été de 15 à 20 pour 100 lorsque le vide produit correspondait à une hauteur manométrique de 2 à 4 centimètres d’eau, et qu’il s’est élevé à 20 , 40 et même 51 pour 100 pour des hauteurs de 50 , 70 et 86 millimètres. Cette perte est, d’ailleurs, à peu près la seule à considérer, puisqu’il n’y a ni frottement sensible ,• ni force vive notable communiquée inutilement à l’air.
- A moins qu’on ne parvienne ( ce qui n’est pas impossible ) à réduire ces pertes par un ajustage plus soigné, cette circonstance semble rendre les roues pneumatiques impropres à remplacer les machines à piston, partout où l’on a besoin de produire une différence de pression notable , par exemple pour la soufflerie d’un haut fourneau.
- Mais, dans la ventilation des mines, une différence de pression de 1 décimètre d’eau est, en général, plus que suffisante , et les roues sont alors parfaitement applicables. Moins encombrantes, utilisant mieux la force motrice, et surtout beaucoup moins chères de premier établissement que toutes les machines à piston, elles me paraissent destinées à remplacer complètement celles-ci sur toutes les mines dont la ventilation nécessite une dépression manométrique sensible.
- Quant aux ventilateurs proprement dits, encore moins encombrants et peut-être moins chers à établir que les roues pneumatiques, peut-être continueront-ils d’être employés sur les mines où une dépression très-faible ( de 20 millimètres au plus ) assure une ventilation suffisante.
- En effet, si tous ne présentent pas la propriété des roues pneumatiques, de pouvoir aspirer ou souffler à volonté par un simple renversement du mouvement, ce qui peut être utile dans certains cas, ils ont, en revanche, un avantage peut-être plus important et qu’il ne faut pas méconnaître , c’est qu’en cas d’accident à la machine ils n’obstruent pas entièrement, comme les roues pneumatiques, l’orifice de sortie, et que le courant d’air peut persister, quoique affaibli, pendant le temps d’arrêt de la machine.
- Cette remarque donne lieu de croire qu’il y aurait quelque intérêt à établir, à côté des roues pneumatiques, un autre orifice qui serait fermé: pendant la marche de la machine, et qui, dans le cas où la machine viendrait à s’arrêter, devrait pouvoir être ouvert en grand soit par le mécanicien, soit spontanément au moyen de l’obturateur hydraulique proposé par M. l’ingénieur Devaux.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- L’obturateur dont il s’agit est un artifice bien connu, dans l’industrie, sous le nom de joint hydraulique ; mais c’est, nous le croyons, M. Devaux, ancien ingénieur en chef de la province de Liège, actuellement directeur général de l’administration des mines en Belgique , qui a eu le premier l’idée d’en faire l’application à l’aérage des mines.
- L’appareil proposé par lui se compose essentiellement d’une cloche légère en tôle qui recouvre le puits sur le côté duquel la machine aspirante est établie. Le bord de cette cloche plonge dans une espèce de rainure circulaire pleine d’eau, et ferme ainsi hermétiquement.
- La cloche est suspendue à un câble passant sur une poulie et portant à son autre extrémité un contre-poids un peu plus lourd que la cloche ; celle-ci ne reste donc baissée qu’à cause du vide produit par f aspiration. Si la machine d’aérage s’arrête, l’équilibre de pression s’établit bientôt sous la cloche et au-dessus, le contre-poids l’emporte, et l’orifice du puits se trouve démasqué.
- M. Devaux a proposé cette disposition principalement en vue des explosions ; il pense qu’en plaçant la machine d’aérage, non pas sur le puits, mais à l’extrémité d’une galerie horizontale communiquant avec le puits, et fermant celui-ci par l’obturateur hydraulique, on arrivera , dans la plupart des cas, à soustraire la machine aux conséquences d’une grande explosion.
- Les roues pneumatiques de M. Fabry se répandent très-rapidement en Belgique ; on en compte déjà une trentaine dans les mines de Mons et de Charleroi. Elles commencent également à se répandre dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais. Aucune autre machine d’aérage n’a obtenu un succès semblable. Ce seul fait confirme suffisamment ce que nous avons dit de la valeur de ces appareils, et justifiera sans doute l’étendue des développements dans lesquels votre rapporteur a cru devoir entrer.
- Votre comité des arts mécaniques pense, Messieurs, qu’il serait utile de faire connaître, aux lecteurs de votre Bulletin, des appareils qui paraissent appelés à devenir d’un emploi très-général et à rendre d’importants services à l’industrie, et particulièrement à l’industrie des mines; il vous propose, en conséquence,
- 1° De remercier M. Fabry de sa communication intéressante,
- 2° De faire insérer dans le Bulletin le présent rapport avec un dessin et une légende explicative.
- Signé Callon , rapporteur.
- Approuvé en séance, le 29 juin 1853.
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- Légende explicative.
- PI. 1263, fig. 1. Tracé géométrique du ventilateur de M. Fabry.
- Fig. 2. Le ventilateur (ou roues pneumatiques) vu du côté du moteur.
- Fig. 3. Le même vu en plan.
- Fig. 4. Section longitudinale sur la ligne AB, fig. 3.
- Le ventilateur de M. Fabry est composé de six palettes comprises entre autant de bras en fonte de fer; ceux-ci sont munis de croisures de même métal sur lesquelles on ajuste des obturateurs en planches qui se terminent par des surfaces en bois dont la section est une épicycloïde. C’est par le contact des arêtes sur les surfaces courbes, mais sans interposition de cuirs, qu’on ferme la communication entre l’intérieur et l’extérieur de l’appareil. Le rayon du cercle décrit par l’extrémité des palettes est de 1m,70.
- aa, a a, bras en fonte liés trois par trois et calés sur les arbres x x.
- bb, b’b\ parois en planches divisant le cylindre de révolution en trois parties égales. Elles sont formées de madriers boulonnés sur des saillies ménagées aux rayons.
- ce, cc, obturateurs ajustés sur un croisillon en fer coulé avec les bras.
- d d', surfaces ëpicycloïdales garnies, à la partie extérieure, de forts madriers.
- Les coursiers A A' sont construits en maçonnerie ; celle-ci est revêtue d’une couche de ciment appliquée après le montage, afin qu’en faisant tourner les palettes on établisse une coïncidence assez parfaite entre la surface enveloppe et le solide engendré par le mouvement de rotation, et que, malgré la suppression des cuirs, les joints ne se laissent traverser que par de faibles filets d’air. Quant aux rentrées latérales, on se contente de rétrécir les joints par le rapprochement de l’enveloppe de la partie mobile du ventilateur.
- B, entrée du puits d’aérage de la mine.
- C C, roues dentées engrenant l’une dans l’autre et montées sur les arbres DD: l’un de ces arbres porte un volant E. A son extrémité est fixée une manivelle à laquelle est attachée une bielle qui reçoit son mouvement d’une machine à vapeur horizontale.
- La caisse-enveloppe est formée de deux parois verticales maintenues clans un écartement convenable par des tringles en fer GG, et de deux parties courbes F F appelées coursiers. Des espaces vides, ménagés l’un au-dessus, l’autre au-dessous de l’appareil, permettent à l’air du puits de pénétrer dans le ventilateur et de se dissiper dans l’atmosphère.
- H, charpente sur laquelle reposent les coussinets des arbres D D. (D.)
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- PAPIERS PEINTS.
- Rapport fait par M. Ch. Laboulaye, au nom des comités des arts mécaniques
- et des arts chimiques, sur l'impression mécanique des papiers peints; par
- M. Leroy, fabricant de papiers peints, rue Lafayette, 86.
- Les beaux résultats obtenus par l’emploi des rouleaux dans l’impression des tissus ont dû naturellement faire penser à appliquer les mêmes procédés à l’impression des papiers peints; mais la solution de ce problème, qui semblait devoir être facile, a présenté, dans la pratique, des difficultés très-grandes lorsqu’on en est venu à remplacer par le papier l’étoffe composée de fils écartés entre lesquels pénètre la couleur, qui peut supporter des pressions considérables et offre une grande résistance à la traction.
- M. Zuber, de Rixheim, près Mulhouse, tenta le premier d’employer, pour l’impression des papiers peints, les cylindres gravés en creux qui servent à imprimer les étoffes, et réussit parfaitement pour des dessins délicats, des tarots de cartes, etc. Mais lorsqu’il voulut, comme cela est indispensable dans la fabrication des papiers courants pour tenture , appliquer des masses de couleur un peu considérables, il fut obligé de renoncer à ce procédé qui est peu propre à donner un semblable résultat, même pour les étoffes.
- M. Zuber essaya bien aussi le cylindre en relief, mais n’obtint pas de bons résultats ; il préféra quitter cette voie pour l’exécution des papiers rayés, qu’il fabrique par un système de boîtes à couleurs à compartiments qui viennent fournir les diverses couleurs à des pinceaux ou tire-lignes qui les déposent sur le papier qui s’avance en ligne droite.
- A Paris, un essai continué avec persévérance a conduit à quelques résultats, achetés à grands prix, un inventeur, M. Bissonnet, résultats qui lui ont permis de continuer une fabrication assez restreinte. Nous reviendrons plus loin sur le principe qui lui a permis de les obtenir.
- Dès 1840, M. Leroy, fabricant de papiers peints, à Paris, prit un brevet pour l’emploi de machines servant à imprimer les papiers à l’aide d’un ou deux rouleaux gravés en relief, et par suite fournissant des impressions à une ou deux couleurs. Le principe de ces machines est le même que celui des métiers à surfaces les plus perfectionnés que les Anglais emploient fréquemment pour l’impression sur étoffes, et dont il a trouvé, par ses recherches, les meilleures dispositions.
- C’est à l’aide d’un drap sans fin suffisamment tendu et en partie plongé dans la couleur qu’il parvint à la répartir convenablement sur les cylindres;
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- PAPIERS PEINTS.
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- le mouvement est imprimé par une manivelle ; les rouleaux et les distributeurs de couleurs sont rendus solidaires entre eux par des engrenages. Enfin un cylindre garni de molleton et d’un poids convenable vient presser le papier et l’appliquer sur le rouleau gravé , qui l’entraîne dans son mouvement de rotation.
- Vos deux comités ont visité avec un grand intérêt les ateliers de M. Leroy, et ont pu se convaincre que la machine de son invention permet d’exécuter, parfaitement et avec une grande économie, des rayures de tout genre. Les rouleaux sont obtenus avec une grande facilité, dans ce cas, à l’aide du tour. Disons, toutefois, que pour les rayures à larges surfaces cette application de la couleur serait défectueuse, la teinte ne serait pas uniforme, il s’y rencontrerait des marbrures. L’inventeur, par un perfectionnement consigné dans un brevet récent, a parfaitement remédié à cet inconvénient par l’addition d’un châssis portant de petites brosses qui correspondent aux parties saillantes du rouleau et qui, rencontrant le papier après l’action de celui-ci, égalisent la couleur. Dans le procédé Bissonnet, le même effet a été obtenu, mais d’une manière moins satisfaisante , en donnant au rouleau plus de vitesse qu’au papier, d’ou il résulte que la couleur est étalée presque en même temps que déposée sur le papier.
- La régularité de largeur du papier mécanique ( mis de largeur sur la machine à papier par des cisailles circulaires) a permis à M. Leroy d’obtenir des papiers portant des raies d’un grand nombre de couleurs, en faisant précéder la machine d’une partie cylindrique à rebords sur laquelle glisse le papier qui arrive au rouleau; il se trouve ainsi très - suffisamment guidé dans le sens transversal, pourvu que l’ouvrier y apporte quelque attention. On peut donc le faire passer plusieurs fois sous la machine sans crainte de déviation , c’est-à-dire obtenir des rayures à quatre ou six couleurs.
- Comme on le verra facilement par les échantillons soumis à la Société, M. Leroy n’exécute pas seulement avec ses machines des rayures d’une grande perfection, il obtient également des dessins très-satisfaisants, surtout ceux donnant des effets de demi-teintes par de petites lignes parallèles pour lesquelles la distribution mécanique de la couleur parfaitement régulière permet d’obtenir des résultats supérieurs à ceux qu’on pourrait obtenir à la main. C’est ainsi que l’inventeur imprime des papiers à quatre ou cinq couleurs ( deux ou trois couleurs pour le fond rayé et deux pour le dessin ) qui, se vendant à des prix excessivement modérés, trouvent un grand débit.
- On voit que le problème de l’impression mécanique du papier peint serait
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- entièrement résolu ( sauf pour les dessins représentant de larges surfaces continues), si l’on pouvait repérer les dessins dans le sens de la longueur du papier, comme le fait M. Leroy dans le sens de la largeur, afin que les ren-trures ne laissassent rien à désirer. On pourrait alors combiner une machine pour imprimer à la fois un grand nombre de couleurs, car le retrait considérable du papier mouillé, suivant sa longueur, permettrait toujours difficilement de s’y reprendre à plusieurs fois, par un procédé où l’adresse de l’ouvrier ne peut guère tenir compte de cet effet.
- C’est ici qu’est la limite du procédé; les rouleaux exécutés en bois de poirier, gravés à la main ou mieux garnis de petites lames de cuivre, ne peuvent être fabriqués, ni surtout conserver, étant plongés dans la couleur, des dimensions parfaitement régulières, une précision très-grande dans leur diamètre; il faudrait donc, pour dépasser le nombre de deux ou trois couleurs, résoudre le problème difficile de la fabrication économique de rouleaux en relief, de dimensions toujours parfaitement identiques, entièrement en métal. Peut-être pourrait-on alors donner plus d’extension à ce procédé ; mais la fabrication du rouleau pourrait bien difficilement se rapprocher, pour le prix, de l’exécution si économique de la planche plate, qui permet de suivre à si bon marché les variations incessantes du goût du jour. Il ne paraît pas, par suite, que le procédé mécanique doive chercher à rivaliser avec les fabrications des papiers de luxe, et qu’il a été sage de s’en tenir à la fabrication des papiers à bon marché; néanmoins la solution complète du problème n’en offrirait pas moins un grand intérêt au point de vue de la science industrielle.
- Nous pensons que M. Leroy, en organisant la fabrication mécanique des papiers peints par des moyens simples et bien imaginés, a réalisé un utile progrès; c’est ce que prouve le développement de sa fabrication. Nous avons donc l’honneur de proposer à la Société de remercier M. Leroy de sa communication et d’insérer le présent rapport dans le Bulletin avec le dessin de la machine de son invention.
- Signé Ch. Laboulaye , rapporteur.
- Approuvé en séance, le 27 juillet 1853.
- Description de la machine à fabriquer les papiers peints, par M. Leroy.
- La fig. 1, pl. 1264, représente une élévation longitudinale de la machine.
- Fig. 2. La même vue en plan.
- Fig. 3. Section verticale et longitudinale.
- Fig. 4. La machine en élévation vue par derrière.
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- Fig. 5. Les brosses destinées à faire les rayures vues de face et en plan.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- A A, bâti de la machine. B, cylindre de pression garni de molleton sur lequel passe le papier C après avoir été imprimé. D, rouleau gravé qui reçoit la couleur dont est chargé un drap sans fin E tendu par les rouleaux a b c : il plonge dans la couleur contenue dans l’auge F. Ce rouleau imprime la couleur sur le papier, à mesure qu’il passe sous le cylindre B. Les flèches indiquent la direction du papier qui est placé dans une auge G, d’où il se développe successivement pour passer sur une table inclinée H, et de là sur une planche mobile d dont la position est réglée au moyen d’une vis e. Au sortir de la machine , le papier est reçu par deux petits rouleaux f f attachés à un levier I destiné à presser le cylindre B sur le rouleau gravé D.
- L’un des rouleaux de tension a repose, par son tourillon, sur un montant J muni de crans, au moyen desquels on peut le lever ou le baisser, afin d’opérer une tension plus ou moins forte du drap sans fin. Une planchette g, réglée par une vis ù, coopère à cette tension.
- K, châssis portant une série de brosses i i qui, en appuyant contre le papier, y tracent des rayures. Les deux bras j j formant les montants du châssis sont fourchus par le bas, et embrassent des vis à oreilles k k destinées à les faire appuyer fortement contre le bâti. Au moyen de cette disposition, on peut monter ou baisser le châssis à volonté.
- L, levier coudé portant le rouleau c ; son extrémité, entaillée de crans, s’appuie sur le bord de l’auge F, et permet de faire plonger le drap sans fin plus ou moins profondément dans la couleur.
- Le mouvement est communiqué au mécanisme par une manivelle M montée sur un arbre N portant une roue dentée O qui engrène dans une roue P, laquelle fait tourner le rouleau b, et par conséquent le drap sans fin. Cette roue P commande une troisième roue dentée Q, fixée sur l’axe du cylindre gravé D.
- Le même système d’engrenage se répète de l’autre côté de la machine.
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- Cinquante-deuxième année. Juillet 1853.
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- PROCÈS-VERBAUX.
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- Extrait des procès-verbaux des séances du conseil d’administration de la Société
- d’encouragement.
- Séance du 13 juillet 1853.
- En l’absence des président et vice-présidents, M. Gourlier, membre du comité des arts économiques, occupe le fauteuil.
- MM. les président, vice-présidents et membres du bureau de la Société pour l’instruction élémentaire invitent M. le président de la Société d’encouragement à assister à la trente-huitième séance générale de ladite Société, qui aura lieu le dimanche 17 juillet pour la distribution des récompenses décernées.
- M. Marguerie, directeur de l’école municipale Turgot, fondée par la ville de Paris , écrit que cette école, étant spécialement destinée à former des contre-maîtres, des chefs d’atelier, des comptables et des commis principaux , lui paraît, à ces titres, rentrer dans la classe de celles que la Société d’encouragement a prises sous son patronage; il demande qu’une commission soit chargée de visiter cet établissement et d’examiner les travaux des élèves.
- MM. Moret frères , à Couilly ( Seine-et-Marne ), appellent l’attention de la Société sur leur nouveau système de serrure à fourreau.
- M. Bussière, rue de l’Hôtel-de-Yille , 28 , soumet à l’appréciation de la Société des combinaisons aérostatiques.
- M. Hette, directeur de la compagnie agricole et sucrière de Bresle ( Oise ), demande que la Société fasse visiter cet établissement, dans lequel il a réuni diverses améliorations agricoles et manufacturières.
- M. Dessoye, à Toulouse, adressé des observations sur les programmes de prix proposés pour des expériences et des recherches sur l’origine et la marche de la maladie de la vigne ; il annonce avoir indiqué des courants électriques comme un moyen de guérison.
- M. François Moll, propriétaire, à Annaberg, près Cologne, propose, pour la guérison de la maladie de la vigne, un mélange de goudron de bois ou de savon mou délayé dans de l’eau, et d’appliquer cette lessive en aspersions à l’aide d’une pompe.
- M. Moret, pharmacien , à Àuteuil ( Seine ), appelle l’attention de la. Société sur un procédé au moyen duquel la partie liquide des matières fécales est rendue complètement inodore, comme le devient aussi la partie solide, et peut être alors écoulée sans le moindre inconvénient pour la salubrité publique.
- M. Moret communique la composition , la préparation et l’emploi de son liquide désinfectant.
- MM. Ledoyen et Lechelle, rue Lamartine, 35, présentent une bouteille de leur liquide désinfectant qu’ils prient la Société de considérer comme un dépôt.
- Le dépôt est accepté.
- M. Chaise, boulevard Mazas , 15 , soumet à l’examen de la Société un système de
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- PROCÈS-VERBAUX.
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- bouchage hermétique imaginé par M. Blain. Le bouchon, pour bouteilles et pour tonneaux est en verre coulé, un peu bombé à la partie supérieure ; on y adapte un tube en caoutchouc. Le bouchon plonge dans le liquide sans le comprimer, et la bouteille se trouve hermétiquement bouchée.
- M. Parisse père, à Chamalières, près Clermont-Ferrand ( Puy-de-Dôme ), transmet une note concernant la culture des pommes de terre.
- M. Gérard, à Saint-Martin-Pontoise ( Seine-et-Marne ), rappelle qu’il a pris part au concours ouvert par la Société pour le nettoiement des substances filamenteuses des branches de mûriers ; il annonce que , d’après des essais faits par lui, ces filaments, indépendamment de la fabrication du papier, pourraient servir à faire des étoffes. Il entre dans quelques détails sur les moyens d’exécution , et soumet à la Société ses observations pour la réalisation de ce projet.
- M. Planchon, dessinateur, rue Saint-Honoré , 159 , désire que lar Société se fasse rendre compte de l’ouvrage qu’il a publié sous le titre le Cachemire, album du fabricant, traitant du dessin genre cachemire, et s’appliquant à la fabrication des étoffes brochées et imprimées.
- MM. Méquület, Noblot et comp., manufacturiers , à Héricourt ( Haute-Saône ), exposent les titres de M. Perdrizet à une médaille de contre-maitre ; il compte trente-cinq ans de service dans leurs ateliers de tissage.
- M. Rouget de Lisle dépose un paquet cacheté renfermant un mémoire relatif h divers procédés de tissage et de préparation des étoffes avec le caoutchouc vulcanisé et autres.
- Le dépôt est accepté.
- MM. Jametel et Vincent, h Montrouge ( Seine), prient la Société dé vouloir bien accepter un paquet cacheté qu’ils annoncent renfermer la description d’appareils et procédés propres à hâter la maturation des fruits et à servir de préservatif contre les insectes.
- Le dépôt est accepté.
- M. A. Hugo, rue des Moulins , 15 , fait hommage d’un mémoire sur la période de disette qui menace la France.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts chimiques , M. Jacquelin lit un rapport sur les produits en caoutchouc présentés par M. Fritz Sollier.
- Le travail général du caoutchouc, auquel ont assisté les membres des comités des arts chimiques et économiques, comprend quatre fabrications principales : 1° la fabrication des étoffes rendues imperméables à l’aide du caoutchouc; 2° celle des feuilles de caoutchouc pur et volcanisé au bain de soufre; des feuilles de caoutchouc sulfuré par incorporation, volcanisées en vase clos; 3° la production du caoutchouc en feuilles à la fois sulfurées et coloriées par incorporation, puis volcanisées en vase clos; 4° enfin la composition du vernis au caoutchouc.
- M. le rapporteur rappelle les services rendus à l’industrie du caoutchouc par M. Sollier, en faisant précéder l’énumération de ces services par l’énonciation suivante :
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- « Transformer le caoutchouc en pâte à la faveur d une huile essentielle ou de l’éther réduit en vapeur; recueillir les produits distillés, épurer la pâte à travers des toiles métalliques; la faire jaillir par des filières de toutes formes afin d’obtenir à volonté des fils, des nappes de caoutchouc, et, au besoin , des étoffes doublées de caoutchouc étalé au moyen du sparadrapier, sont des opérations créées, décrites et pratiquées par M. Barthélemy, suivant son brevet du 16 janvier 1838. »
- Le comité , considérant M. Sollier comme un des fabricants français qui ont le plus contribué à perfectionner l’industrie du caoutchouc , propose 1° d’adresser des remer-cîments à M. Sollier en lui exprimant toute l’importance que la Société attache à sa communication ; 2° d’autoriser l’insertion du rapport dans le Bulletin.
- M. Peligot, l’un des secrétaires, fait observer que M. Balard a fait, au nom du jury français de l’exposition universelle de Londres, un exposé intéressant de l’industrie du caoutchouc.
- M. Jacquelain répond qu’il ne s’est attaché, dans son rapport, qu’aux faits qui avaient quelque analogie avec ceux formant l’objet des investigations de M. Sollier, mais qu’il se réserve de tracer un historique de cette industrie qui sera communiqué à la Société.
- M. le rapporteur ajoute que, lors de la délibération du comité , un membre avait demandé que le nom de M. Barthélemy fût supprimé; qu’il avait d’abord consenti à cette suppression, mais qu’ensuite il a cru devoir rétablir ce nom par des motifs dont il rend compte.
- En l’absence de plusieurs membres du comité des arts chimiques, M. Jacquelain demande que la délibération sur les conclusions du rapport soit renvoyée ù la prochaine séance.
- Cette proposition est adoptée.
- Au nom du comité des arts mécaniques , M. Alcan lit un rapport sur les peignes de tisserand en acier fondu trempé, de M. Bague net-Roland, de Lyon.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin. ( Approuvé. )
- Au nom du même comité, le même membre lit un rapport sur un procédé de tissage appliqué à la fabrication des étoffes à formes, spécialement des corsets et des ceintures, par M. Fontaine, de Lyon.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin, ainsi que le dessin du métier sur lequel cet habile fabricant exécute ses tissus. ( Approuvé. )
- Communications. — Blanchissage. M. Châtelain présente, de la part de M. Encontre, impasse Mazagran , 2, une poudre d’invention belge nommée pouberine, propre à remplacer, dans le blanchissage du linge, les lessives et le savon noir, ainsi que les savons à base de potasse.
- Après quelques observations présentées par M. Peligot sur la composition de cette substance, et de M. Gourlier sur le mode suivi en Belgique pour le blanchissage du
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- linge dans les lavoirs publics, le conseil charge le comité des arts chimiques d’examiner la composition présentée par M. Châtelain.
- Séance du 27 juillet 1853.
- En l’absence des président et vice-présidents, M. Michelin, membre de la commission des fonds, occupe le fauteuil.
- Correspondance. M. Bobierre, professeur de chimie, à Nantes, rappelle que, sur les conclusions de M. Levol, rapporteur au nom du comité des arts chimiques, la Société d’encouragement a bien voulu ordonner l’impression de son premier mémoire sur les bronzes et l’engager à continuer ses recherches.
- M. Bobierre adresse la seconde partie de ce travail qu’il serait heureux de voir accueillie par la Société.
- M. Blampoix, pour répondre aux questions posées par les programmes de prix pour la découverte de moyens préventifs ou curatifs des maladies de la vigne, pense avoir rempli les intentions de la Société au moyen d’un appareil portatif à vapeur dont il communique le dessin et la description.
- M. Blampoix fait usage de son appareil pour la destruction des souris, et il ne doute pas qu’il ne puisse servir pour la sortie des abeilles de leur ruche, sans occasionner la mort de ces insectes.
- M. Mazoillier, rue des Beaux-Arts, 1, transmet une note sur les causes de la maladie de la vigne et les moyens de la guérir.
- M. Lecoq, architecte, inspecteur des plantations de la ville de Paris, rue des Mathu-rins-Saint-Jacques, 18, communique une recette aussi simple que facile pour les pays vignobles atteints de l’oïdium, dont il demande la publication, en recommandant aux personnes qui en feraient usage de faire connaître à la Société les résultats qu’elles auront obtenus.
- Après plusieurs expériences , M. Lecoq, ayant reconnu que la chaux, le charbon et la fleur de soufre employés séparément détruisaient les champignons, a eu pour la première fois, il y a trois ans, l’idée de les réunir de la manière désignée dans sa lettre.
- M. Gossa, à Steyer, dans la haute Autriche, à l’occasion de ce concours, indique les moyens dont se servent les cultivateurs de vigne , à Albano , près de Rome. Voici ce moyen qu’il annonce avoir pratiqué avec succès : on fait un petit sillon dans la terre autour du cep, on y verse une faible quantité d’huile d’olive, et on graisse le cep à peu près à la hauteur d’un pied au-dessus du sol, avec cette huile. Ce procédé, répété quatre ou cinq fois pendant le mois de mai, empêche non-seulement la maladie du cep, mais c’est encore un bon moyen d’amendement qui remplace le fumier.
- M. Delorme, pharmacien, à Saint-Dizier (Haute-Marne ), ayant pris connaissance du programme de prix sur la maladie de la vigne, adresse la recette d’un liquide dont il a obtenu de très-bons résultats en 1851 et 1852 pour la destruction de l’oïdium. Cette liqueur est composée ainsi qu’il suit :
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- Chlorhydrate de sodium ( sel blanc de cuisine ), 250 gram. ; salpêtre , 126 gram. ; huiles essentielles de thym , de lavande et de romarin, de chaque 10 gouttes. On renferme ces substances dans un vase, on agite afin de bien mélanger les essences et dissoudre le sel.
- Pour faire des aspersions avec ce liquide, qui est antiseptique, on prend pour 1 partie de la composition 100 parties d’eau froide ordinaire. Deux aspersions suffisent.
- M. Duranton, teinturier-dégraisseur, rue et passage de Venise , 4 , prie la Société de vouloir bien lui accorder un exemplaire gratuit de l’ouvrage de M. Persoz sur la teinture, ses moyens ne lui permettant pas. d’en faire l’acquisition. Ses titres, pour obtenir cette faveur, sont d’avoir été directeur de l’un des premiers élablissements de teinture, et d’avoir été délégué par la ville de Paris à l’exposition de Londres.
- M. Molvé, rue Neuve-Saint-Paul, 13, annonce qu’après de nombreuses recherches il a trouvé un nouveau moyen applicable aux foyers des locomotives, bateaux à vapeur, machines fixes, hauts fourneaux, et qui procure une économie dans la consommation du combustible.
- M. Molvé, étant hors d’état de s’assurer de la propriété de son invention par un brevet, prie la Société de vouloir bien le faire jouir des avantages du don de M. Christofle.
- M. Martin, à Marseille, appelle l’attention de la Société sur une nouvelle ancre de vaisseau dite de sûreté, dont les avantages ont été signalés par un grand nombre de commandants de vaisseaux de l’Etat et du commerce.
- M. Pfeiffer, relieur, rue Princesse , 1 , annonce avoir inventé une machine qui, non-seulement rogne les livres en haut et en bas avec plus de perfection et de rapidité que par le passé, mais qui forme aussi la gouttière creuse sur le devant du livre.
- M. Théodore Tiffereau , à Grenelle, dépose le dessin et la description d’un nouveau gazomètre servant de cuve pneumatique et d’aspirateur.
- M. Bouehard , associé de MM. Cossus et comp., rue Popincourt, 84 et 86, appelle l’attention de la Société sur le nouveau filtre de M. Cossus , pour la clarification des eaux, des huiles et autres liquides.
- M. Clouchet, propriétaire , à Pontacq ( Basses - Pyrénées ), annonce avoir créé des établissements agricoles et industriels dans son département ; il fait connaître les succès qu’il a obtenus, et sollicite, pour prix de ses efforts, une récompense honorifique.
- M. Berg, fabricant d’instruments aratoires, à l’école impériale d’agriculture du Grand-Jouan ( Loire-Inférieure ), prie la Société de l’admettre au concours et de recevoir un nouveau régulateur de charrue adapté à un bout d’age, appareil qu’il désire soumettre à l’appFéciation de la Société.
- M. Paul Dupont, imprimeur-libraire, rue de Grenelle-Saint-Honoré, 45, demande que la Société veuille bien admettre au nombre des candidats à l’une des médailles d’ouvriers et de contre-maîtres M. Raguet ( Antoine-Théophile), employé depuis treize ans dans son imprimerie lithographique.
- Rapports des comités. M. Jacquelain donne lecture des conclusions de son rapport
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- sur les produits en caoutchouc de M. Fritz Sollier, conclusions dont la discussion avait été ajournée dans la séance du 13 de ce mois.
- Les nouvelles conclusions que présente M. Jacquelain sont celles qui ont été délibérées par les comités des arts chimiques et des arts économiques réunis, lesquels ont été d’avis de conserver, dans le texte du rapport, le nom de M. Barthélemy, et d’y ajouter celui de MM. Gérard et Aubert. Ces conclusions sont les suivantes ;
- Les comités, considérant M. Fritz Sollier comme un des plus habiles fabricants français qui ont contribué à perfectionner l’industrie du caoutchouc, proposent 1° d’adresser des remercîments à M. Sollier, en lui exprimant toute l’importance que la Société attache à sa communication et à ses inventions; 2° d’insérer le rapport dans le Bulletin. ( Approuvé. )
- A la suite de ce rapport, M. Barreswil met sous les yeux du conseil divers échantillons des nouveaux produits de la manufacture de caoutchouc de MM. Gérard et Aubert, à Grenelle; ce sont des feuilles de caoutchouc et quelques objets manufacturés avec ces feuilles. MM. Gérard et Aubert y joignent des pièces moulées, telles que tuyaux sur mandrin, tuyaux étirés à la filière, etc.
- 4u nom du comité des arts mécaniques, M. Ch. Laboulaye lit un rapport sur l’impression mécanique des papiers peints par M. Leroy.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport dans le Bidletin avec le dessin de l’appareil de M. Leroy. ( Approuvé. ) ( Voyez plus haut, page 406. )
- Il est donné lecture d’un rapport de M. Gourlier, au nom du comité des arts économiques, sur un ouvrage de M. Verdellet intitulé, Manuel géométrique du tapissier.
- Le comité propose 1° d’écrire à M. Verdellet pour lui faire connaître l’opinion favorable de la Société sur l’utilité de cette publication déjà très-avancée, et de lui exprimer le désir de la voir promptement terminée ; 2° d’insérer le rapport dans le Bulletin; 3° d’y faire graver le lit de voyage mentionné dans le rapport. ( Approuvé. )
- Il est donné lecture d’un rapport de M. Huzard sur un ouvrage intitulé, les Poules bonnes pondeuses reconnues au moyen de signes certains et d’indications pratiques pour faire des poulets et des volailles grasses; par M. Prangé.
- Le comité d’agriculture propose de remercier l’auteur de l'hommage qu’il a fait à la Société de son livre, et d’imprimer le rapport dans le Bulletin.
- M. Alcan n’a pas remarqué, dans le rapport, que l’auteur ait consulté un mémoire publié en 1806, sur le même sujet, par Parmentier, et qui paraît renfermer d’intéressantes observations.
- Le comité d’agriculture est invité à consulter ce mémoire.
- Les conclusions du rapport sont adoptées.
- Il est donné lecture d’un autre rapport de M. Huzard sur un ouvrage de M. Louis Vayson intitulé, Guide pratique des éleveurs de sangsues.
- Le comité propose de remercier M. Vayson de l’envoi de son ouvrage et de faire insérer le rapport dans le Bulletin. ( Approuvé. )
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- PROCÈS-VERBAUX.
- Communications. — Chemins de fer. M. Bande, membre du conseil, lait connaître les résultats comparatifs obtenus en 1852 pour l’entretien des voies sur le chemin de fer de l’Ouest.
- M. le président adresse à M. Bande les remercîments du conseil pour cette intéressante communication (1).
- Vers à soie. M. Alcan pense qu’il est utile de signaler l’influence funeste de l’action de la fumée de tabac sur les vers à soie ; il cite des faits qui prouvent avec quelle facilité ces insectes absorbent la fumée qui les asphyxie immédiatement.
- M. Peligot fait observer que dans la magnanerie de M. Camille Beauvais il était défendu aux ouvriers de fumer.
- (l) La note de M. Bande paraîtra dans le numéro prochain du Bulletin.
- -i-o-i-
- ERRATÀ.
- 3 A
- Bulletin de mai i853,p. 254, hgne 2> au Heu de p = 220d tang = , lisez p=22od2 tang.
- — Ligne 10, au lieu de tn = 90,0,00005 d*, lisez m = - o,oooo5c?2.
- — Ligne i5, au lieu de pour arriver au maximum, lisez pour développer une même
- quantité V2 du maximum.
- 3 — Tïl>
- — Ligne 17, au lieu de d-, lisez d3
- 3 — Dl
- — Ligne 28, au lieu de p = a.220 d, —, lisez p = a. 220 da -7-7=.
- ' 2 bd*
- Bulletin de juin, p. 2g3. Quelques erreurs se sont glissées dans la légende explicative de la planche 1260 représentant la machine locomobile construite par M. Calla; nous les rectifions de la manière suivante :
- Au lieu de H, barre de fer attachée, d’une part, à la boîte à feu, et de l’autre à l’avant-train, afin de consolider le système , lisez H, barre de connexion pour ramener la traction des chevaux vers l’arrière de la machine.
- Au lieu de U, tige du piston de cette pompe, lisez U, tige du tiroir.
- Au lieu de X, tuyau d’évacuation de la vapeur, lisez X, tuyau conduisant l’eau d’alimentation vers le bas du générateur.
- Au lieu de Y, sifflet à vapeur, lisez Y, robinet graisseur du cylindre.
- Les deux robinets adaptés à la boîte à feu qu’on voit fig. 2, sans désignation de lettres , sont les robinets de jauge de la machine.
- PARIS. — IMPRIMERIE PE Mœe Ve BOUCHARD-HUZARD, RUE DE L’ÉPERON, 5.
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- CINQUAKIE-DEUXIÈME AINEE. (N° DXG.) AOUT 1853.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — tissage.
- Rapport fait par M. Alcan, au nom du comité des arts mécaniques, sur un procédé de lissage appliqué à la fabrication des étoffes à formes, et spécialement des corsets et des ceintures; par M. Fontaine, de Lyon.
- L’exécution des vêtements tout d’une pièce , au moyen du tissage , a été, jusqu’à présent, presque exclusivement limitée aux divers tricots et aux étoffes à mailles en général. Ces étoffes, engendrées par la révolution d’un fil non tendu dans un plan quelconque pour produire des mailles dont le nombre peut varier à chaque course du fil, sont éminemment propres aux tissus à formes, lorsqu’ils ne sont destinés qu’à recouvrir exactement des contours ; mais leur élasticité toute particulière les rend insuffisants quand il s’agit de vêtements qui doivent aussi maintenir certaines parties du corps, comme on l’exige des corsets. Les éléments ordinaires des étoffes à chaînes et à trames serrées, tendues et entrelacées dans un même plan sont moins propres encore à réaliser des vêtements de ce genre, parce qu’ils ne présentent que des surfaces planes d’une résistance uniforme dont l’emploi dans la fabrication des corsets en pièce amènerait une compression trop forte aux endroits qui exigent une certaine liberté, si l’on n’y combinait une coupe présentant les fils de biais. Il y a donc nécessité de modifier ces éléments dans l’exécution des tissus à formes en général et des corsets en particulier.
- Grégoire, artiste d’une habileté hors ligne, qui a laissé des étoffes ou, pour mieux dire, des tableaux aussi remarquables au point de vue de l’art proprement dit qu’au point de vue mécanique, est, à notre connaissance , l’un des premiers qui se soit appliqué à la solution du problème, dès 1805. Cinquante-deuxième année. Août 1853. 53
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- ARTS MÉCANIQUES.
- M. Verly, mécanicien, à Bar-le-Duc, s’en est occupé depuis pour l’exécution spéciale des corsets d’une seule pièce. Les dispositions adoptées par tous deux reposent sur des modifications de formes et de montage du cylindre-ensouple de l’étoffe.
- Le premier se sert d’une ensouple à courbure variable déterminée à l’avance et disposée d’une manière particulière. L’ensouple du second est formée d’une espèce de chaîne sans fin qui permet aux fils de prendre des inflexions'et de décrire certaines courbures pétulant le travail. Ces moyens, assez compliqués, exigent beaucoup d’habileté dans leur mise en œuvre.
- Les procédés imaginés par M. Fontaine, au contraire, ne présentent pas plus de difficultés que le tissage d’un article broché ordinaire. Il assimile les élargis, ou pièces cambrées du dos, de la poitrine et des hanches, à des figures quelconques ; il les développe à la mise en carte et les lit par les moyens en usage. Quant aux pièces droites et aux gaines pour les baleines exécutées par un entrelacement spécial des fils, une petite machine supplémentaire , analogue à celle dont on se sert dans la fabrication des châles, en est chargée. Enfin, comme l’embuvage ou la quantité de fils par unité de surface varie dans ce tissu, la chaîne est divisée sur les roquetins d’une cantre, disposition connue et appliquée, dans le même but, à la rubanerie, à la passementerie , à la moquette anglaise, etc.
- On voit que, jusqu’ici, il a suffi à M. Fontaine d’être familiarisé avec toutes les ressources du tissage pour en obtenir des résultats nouveaux. Ces ressources sont cependant insuffisantes pour réaliser la dernière partie du problème mécanique en question, l’enroulement d’une étoffe qui se présente dans des conditions spéciales. Au lieu d’une surface plane , unie et régulière, c’est une surface sinueuse, irrégulière, qui gode sur le métier et dont il faut se débarrasser à des instants donnés afin que la trame soit chassée dans la direction voulue. A cet effet, M. Fontaine substitue à l’ensouple cylindrique ordinaire une pièce transversale demi-courbe garnie de pointes à sa courbure ; cette pièce a la faculté de s’approcher et de s’éloigner du battant et du peigne par une espèce de chariot. Il suffit d’approcher la barre à pointes du battant rendu immobile, d’en décrocher l’étoffe pour que les fils de la chaîne, sollicités par l’action de la tension, se redressent naturellement. Le tissu est fixé de nouveau sur les pointes de la barre ramenée à sa position primitive ; la partie tissée, qui se trouvait précédemment comprise entre l’ouvriér et le peigne , flotte en arrière de la pièce à pointes, et le travail peut être repris après avoir rendu la mobilité au battant.
- Les résultats remarquables obtenus par ces diverses combinaisons démontrent que toutes les applications du métier à la Jacquard sont loin d’être épuisées.
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- TISSAGE.
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- Nous vous donnerions, Messieurs, une idée imparfaite des recherches de M. Fontaine, si nous ne vous exposions de quelle manière cet industriel distingué a fait, d’un vêtement qui doit s’harmoniser parfaitement avec les parties du corps, sous peine de devenir gênant et même dangereux, et dont les proportions doivent varier à l’infini, un article de confection courante. Comme l’appréciation de ces recherches est bien plutôt du domaine de l’anatomie et de l’hygiène que de notre compétence, nous pensons ne pouvoir mieux faire que de mettre sous vos yeux un extrait du savant rapport fait sur le même sujet, à l’Académie de médecine, par M. le docteur Bouvier.
- « M. Fontaine a modifié la forme du corset ordinaire, qu’il trouve trop long « de taille, et il a réduit son milieu à une ceinture de trois travers de doigt « de haut, en prolongeant, à proportion, la pointe des goussets supérieurs, « ce qui a l’avantage, suivant lui, de donner plus de liberté aux seins et à la « poitrine, qui n’est, en effet, un peu comprimée que vis-à-vis les dernières « côtes. Il est vrai que la pression, ainsi bornée à un petit espace, peut être, « dans certains cas, plus incommode que si elle était répartie sur une plus « grande surface. Toutefois cette disposition doit déjà faciliter l’adaptation « du corset aux différentes conformations individuelles.
- « Mais , en outre , M. Fontaine s’est efforcé , par une étude persévérante, « de déterminer les nombreuses variétés de formes et de dimensions du « torse de la femme ; il est arrivé à les rattacher toutes à huit types prin-« cipaux qu’il a représentés dans un tableau annexé à son mémoire, en « les désignant, d’après leur caractère spécial et les contrées oh ils domi-« nent, depuis ce qu’il nomme les formes naissantes jusqu’aux plus fortes « proportions de l’état normal. Il a ensuite établi, dans chaque type , dix-« huit modèles de grandeur différente , pris dans la nature comme les types « eux-mêmes, et il a fabriqué cent quarante-quatre variétés de corsets sur « ces torses reproduits par le moulage. On devine maintenant qu’un indi-« vidu donné trouvera aisément sa place dans un cadre aussi étendu, et « qu’un pareil assortiment de corsets renfermera très-probablement celui « qui lui convient. C’est là un point important dans une fabrication en grand « destinée surtout à l’exportation, pour laquelle les corsets cousus n’avaient « fourni, jusqu’ici, qu’un choix très-incomplet.
- « Nous reconnaîtrons, d’ailleurs, que les corsets de M. Fontaine réunissent « les conditions les plus propres à prévenir les inconvénients tant de fois re-« prochés à ce genre de vêtement, et nous avons constaté, sur plusieurs su-« jets, qu’en raison de leur forme, du petit nombre , du peu d’épaisseur et « de la disposition des baleines ils laissent les organes fort à l’aise, lorsqu'ils « sont modérément serrés, et n’apportent aucun trouble dans l’exercice ré-« gulier des fonctions.
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- ARTS .MÉCANIQUES.
- « Plusieurs praticiens distingués de Lyon se sont assurés, comme nous, des « bonnes conditions hygiéniques des corsets de M. Fontaine. M. le docteur « Polinière, adversaire déclaré des corsets en général, nous a écrit, à ce su-« jet, que les applications qu’il a vu faire de ceux de ce fabricant à des jeunes « fdles à peine pubères, à des filles bien formées, à des femmes d’une forte cor-« pulence lui ont paru tellement satisfaisantes, que ces expériences seraient de « nature à le faire réconcilier avec le corsetsi son opinion était susceptible « d’être modifiée sur le fond même de la question. »
- Les résultats obtenus par M. Fontaine, au point de vue spécial envisagé par le savant académicien, ne sont donc pas moins remarquables que ceux que nous avons signalés, et auxquels nous devons ajouter le bas prix des corsets nouveaux, établis depuis 5 jusqu’à ï% francs. Ces conditions réunies expliquent le développement rapide de cette branche de la fabrication de M. Fontaine : elle s’élève déjà, par année, à environ 35,000 corsets, dont une partie se vend à l’étranger, principalement en Angleterre, malgré 15 pour 100 de droits d’entrée.
- La communication que vous a faite M. Fontaine nous paraît intéressante à tous égards ; votre comité des arts mécaniques vous propose de lui en témoigner votre satisfaction en le remerciant et en ordonnant l’insertion du présent rapport dans votre Bulletin, ainsi que le dessin des moyens employés par cet habile manufacturier.
- Signé M. Alcan, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 1 3 juillet 1853.
- Rapport fait par M. Alcan, au nom du comité des arts mécaniques, sur les peignes à tisser en acier fondu et trempé par M. Raguenet Roland, de Lyon.
- Le peigne destiné à maintenir les fils de la chaîne dans leurs positions relatives et à les guider régulièrement pendant leur mouvement est un des éléments les plus importants du métier à tisser. Les lames ou dents qui les composent doivent être solides malgré leur peu d’épaisseur, et élastiques quoique leur hauteur soit forcément limitée ; la matière qui les compose doit être dure et polie, afin de diminuer l’action du frottement sur les fils ; elles doivent, de plus, être assemblées entre elles avec la plus grande régularité. Le nombre de ces dents ou lames, par unité de largeur, varie nécessairement avec la nature et le genre de tissus à produire ; pour certaines étoffes de soie, par exemple, on compte souvent soixante et plus de lames par centimètre. On comprend que l’exécution parfaite d’un peigne , dans ces conditions , n’est pas sans difficulté , et que la nature de la matière , la forme des
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- TISSAGE.
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- dents influent sur les qualités du peigne. Les dents sont tantôt en fer, tantôt en cuivre, et quelquefois encore en roseaux, et c’est à cette dernière matière que cet organe doit son nom de ros, qu’on lui donne dans certaines localités et surtout dans le nord.
- La matière la plus dure, le fer par conséquent, est, en général, employée pour les peignes les plus réduits destinés aux étoffes à comptes serrés, et qui ne sont pas destinées à être tissées humides; les substances d’une moindre rigidité, telles que le cuivre ou les roseaux, ne sont propres qu’aux réductions ordinaires des tissus communs, tels que les cotonnades, les calicots, les grosses étoffes de laine , etc. La forme des lames est, en général, rectangulaire, offrant, par conséquent, une épaisseur uniforme sur leur longueur. On a cependant tenté, à plusieurs reprises, de faire les dents des peignes en acier fondu, trempé et poli, et de substituer la forme lenticulaire à la forme rectangulaire, afin d’arriver plus sûrement à des peignes réunissant tous les caractères essentiels que nous venons de mentionner; mais, soit que l’exécution de ces peignes offrît trop de difficultés et laissât à désirer, soit qu’ils revinssent à des prix trop élevés , ils sont restés sans usage.
- M. Raguenet ne s’est pas laissé décourager par ces précédents ; il n’a pas reculé devant les difficultés du problème et le peu de succès de ses devanciers ; ses efforts et sa persévérance commencent à être récompensés par les résultats. Les peignes en acier fondu, trempé ou non, à forme lenticulaire et à feuilles de sauge, qu’il livre à l’industrie, nous paraissent destinés à prendre un rang distingué dans le tissage de la soierie, et surtout dans le travail si délicat du velours. Les témoignages des nombreux praticiens de Lyon , que nous avons l’honneur de mettre sous vos yeux, attestent que les peignes de M. Raguenet empêchent les fils de s’érailler, rendent la coupe des velours plus nette, et donnent, par conséquent, un poil ou duvet plus vif et exempt des parties blanches, qui sont un défaut si grave dans ce genre d’étoffe. Ces peignes, disent les certificats produits, facilitent le travail au point d’apporter à l’ouvrier une économie de temps de près d’un sixième. Enfin leur durée fait plus que compenser l’augmentation inévitable de leur prix.
- Votre comité des arts mécaniques pense, Messieurs, que ces résultats sont dignes de vous être signalés et d’être publiés ; il vous propose, en conséquence , de remercier M. Raguenet de sa communication intéressante, et d’insérer le présent rapport dans le Bulletin.
- Signé M. Alcan, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 13 juillet 1853.
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- ARTS CHIMIQUES. — caoutchouc.
- Rapport fait par M. Jacquelain , au nom des comités des arts chimiques et des
- arts économiques réunis, sur la fabrication des produits en caoutchouc de
- M. Fritz Sollier.
- La Société se rappelle que , en 1830 et en 1834 , les comités des arts chimiques et mécaniques lui ont présenté deux rapports sur l’industrie du caoutchouc. Le premier a été rédigé par Labarraque, pharmacien distingué, lauréat de votre Société avant d’appartenir à son conseil, et praticien habile dans la science de l’hygiène. Ce travail rendait compte , avec une discrétion honorablement motivée, de la fabrication des étoffes doubles, maintenues adhérentes entre elles et devenues imperméables à la faveur d’une dissolution de caoutchouc. Ces étoffes avaient été présentées par MM. Guibal et Rattier, auxquels on doit l’importation de cette industrie.
- Le deuxième rapport, relatif aux tissus élastiques de MM. Rattier et Gui-bal, faisait connaître les manipulations par lesquelles devait passer le fil de caoutchouc pour être revêtu de coton, de laine ou de soie , et être livré ensuite au métier à tisser, afin d’en former divers objets, tels que sangles, ceintures, bretelles et jarretières. Ce deuxième rapport a été présenté par Louis-Benjamin Francœur, homme dont le talent élevé fut toujours empreint de bienfaisance et d’équité.
- Dix-neuf années se sont à peine écoulées depuis cette dernière époque, et déjà l’on a vu surgir, principalement en Amérique, en Angleterre et en France, de nombreux inventeurs dont les recherches persévérantes ont fait du caoutchouc, diversement préparé, une des plus intéressantes et des plus curieuses matières que le règne végétal nous ait produites.
- Les applications du caoutchouc s’étant donc multipliées avec rapidité, votre rapporteur a dû parcourir tous les brevets anglais et français délivrés jusqu’en 1852, afin de mettre votre comité en mesure de formuler une opinion incontestable sur les procédés de fabrication et les produits que M. Sollier a soumis au jugement de votre Société.
- En conséquence, nous aurons l’honneur de vous décrire cette industrie telle que M. Sollier la pratiquait à son usine de Surène, près Paris (1), puis nous essayerons de mettre en relief les points de cette fabrication qui méritent, par leur importance, d’être signalés à votre attention.
- Le travail général du caoutchouc, auquel ont assisté les membres des comités des arts économiques et des arts chimiques réunis, comprend quatre
- (l) Cette usine a été vendue, en 1852, à MM. Guibal, rue Vivienne.
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- fabrications principales, autour desquelles viennent se grouper tous les produits variés, livrés actuellement au commerce.
- Nous avons donc à vous entretenir successivement
- 1° De la fabrication des étoffes rendues imperméables à l’aide du caoutchouc;
- 2° De la fabrication des feuilles de caoutchouc pur volçanisées au bain de soufre;
- 3° De la fabrication des feuilles de caoutchouc sulfurées par incorporation et volçanisées en vase clos ;
- 4° De Ja production du caoutchouc en feuilles à la fois sulfurées et colorées par incorporation, puis volçanisées en vase clos;
- 5° Enfin de la composition du vernis au caoutchouc.
- Pâte de caoutchouc épurée. — Examinons d’abord la préparation de la matière épurée , désignée sous le nom de pâte de caoutchouc, et de laquelle dérivent tous les autres produits.
- Que le caoutchouc nous arrive des Indes, de la Guyane ou du Brésil, il est indispensable de lui faire subir les opérations du découpage et du laminage en présence d’un filet d’eau, afin de le débarrasser de la majeure partie des corps étrangers de nature minérale ou végétale qui s’attachent au suc récolté pendant son exposition à l’air.
- Si l’on opère sur des blocs de caoutchouc, on commence à les débiter en plaques de 5 millimètres environ d’épaisseur, en présentant cette masse perpendiculairement au bord mince et tranchant d’un disque en acier mû cir-culairement avec une grande vitesse, autour d’un arbre horizontal en fonte. Le filet d’eau qui tombe sur ce disque n’a d’autre effet utile que celui de refroidir constamment le disque, le caoutchouc, et de faciliter l’action du tranchant.
- Si le caoutchouc se trouve, au contraire, en morceaux amincis déjà comme du gros cuir, on se contente de le laminer plusieurs fois entre des cylindres horizontaux, animés d’un mouvement de rotation inégal et constamment arrosés d’eau froide qui détache et entraîne les matières terreuses.
- Le caoutchouc présente alors l’aspect d’une feuille de papier lacérée ou criblée de trous irréguliers. Cette division accélère l’action des dissolvants sur le caoutchouc, toutefois après qu’il a subi une dessiccation spontanée à l’air.
- L’épuration mécanique étant terminée , on introduit 100 kilog. de caoutchouc et 400 d’essence de térébenthine rectifiée, dans des caisses carrées ayant 80 centimètres de côté et faites en bois doublé de tôle fortement éta-mée. On brasse de temps en temps. Vingt-quatre heures suffisent ordinaire-
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- ARTS CHIMIQUES.
- ment pour que l’essence, en pénétrant le caoutchouc, le désagrégé, le gonfle et l’amène à l’état de gelée très-consistante.
- Cette masse pâteuse est alors placée dans les divers compartiments de paniers en tôle étamée , mais dont le pourtour cylindrique, les bases ainsi que les diaphragmes sont criblés de trous. On superpose ensuite ces paniers, au nombre de huit, dans une colonne en cuivre , laquelle communique , par le bas, avec le col d’une chaudière, et, par le haut, avec un chapiteau suivi de son serpentin.
- Deux réservoirs, l’un rempli d’eau et l’autre d’essence, alimentent la chaudière à mesure que les deux liquides dont elle est chargée d’abord se réduisent en vapeurs, et que celles-ci se condensent dans le serpentin après avoir passé et circulé à travers tous les paniers au caoutchouc
- Au bout de deux heures, l’équilibre de température s’est établi dans toute la masse de caoutchouc pâteux ; par suite sa fluidité a augmenté, mais pas assez pour que la matière puisse s’écouler à travers les trous du diaphragme.
- Arrivé à ce point, il faut transporter aussitôt la matière dans la boîte d’une presse à vermicelle ; au fond de cette boite, on place d’avance quatre à cinq toiles métalliques ayant quelquefois la finesse du n° 100, et là , sous l’effort du piston, la pâte de caoutchouc , encore chaude , s’écoule purifiée de tous les corps étrangers qui ont été retenus par les toiles métalliques. Les caisses destinées à l’entrepôt de cette pâte sont carrées, construites en bois doublé de fer-blanc et présentent une capacité d’environ 80 centimètres cubes.
- Etoffes imperméables. — Lorsqu’on se propose d’imperméabiliser un tissu avec cette pâte de caoutchouc, il suffit de tendre une longueur d’étoffe de 33 mètres sur deux tambours en bois mus par une manivelle ; de proportionner l’épaisseur de chaque couche à donner, d’après l’intervalle qui sépare l’étoffe d’une règle transversale en fer, que l’on peut maintenir fixe à toutes les distances et toujours parallèle à l’étoffe.
- Ensuite, un ouvrier verse, directement ou par une trémie, sa pâte le long de la règle sur l’étoffe, tandis qu’un autre homme, au moyen de la manivelle , déplace l’étoffe en la faisant glisser sous la pâte et la règle, dont le bord inférieur, légèrement arrondi et bien droit, étale la matière en couche uniforme et aussi mince qu’il est nécessaire. Une étoffe peu chargée reçoit ordinairement cinq à huit couches ; celle qui doit l’être d’avantage en reçoit jusqu’à quinze.
- Pour réaliser une adhérence parfaite de toutes les couches, pour éviter, en outre, le toucher poisseux et les petites soufflures dues quelquefois à de l’air emprisonné, enfin pour que le tissu perde le plus promptement possible l’odeur de l’essence, il est indispensable d’attendre l’entière dessiccation de
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- chacune des couches, avant d’appliquer la suivante. Habituellement, il faut dix minutes pour étendre une couche, et dix à quinze minutes pour la sécher.
- Si l’on voulait enduire de caoutchouc l’endroit et l’envers d’une étoffe, il faudrait abondamment saupoudrer, avec du talc, tout le côté de l’étoffe qui a reçu l’enduit, la retourner sur les tambours, et recommencer sur l’envers la même application de caoutchouc.
- Souvent on doit préparer deux étoffes réunies et soudées par du caoutchouc. Dans ce cas, il faut appliquer seulement une ou deux couches sur l’ilne des étoffes ; quand la dessiccation est achevée , on la transporte sur un rouleau, on place l’autre étoffe sur les tambours afin de la recouvrir de six à huit couches, et l’on rapproche les surfaces passées au caoutchouc en appliquant l’extrémité de la première pièce sur la seconde.
- A mesure que l’on fait tourner ensuite la manivelle, l’étoffe à huit couches se déplace, entraîne la première, la déroule, et détermine ainsi la superposition avec un commencement d’adhérence.
- Afin de rendre cette réunion stable et parfaite, on se contente de passer enfin l’étoffe entre les cylindres d’un laminoir.
- Feuilles de caoutchouc pur. — Nous venons de voir que la fabrication des étoffes imperméables est une opération calquée, sauf de légères modifications, sur la préparation des toiles adhésives de diapalme et de diachyllum exécutées depuis longtemps en pharmacie. Supposez maintenant qu’au lieu de faire adhérer du caoutchouc à une étoffe on se propose d’obtenir une feuille de caoutchouc de 30 mètres de long sur lm,30 de largeur et de 1 millimètre d’épaisseur ; l’étoffe, alors, est remplacée par une toile à tendre sur laquelle on dépose une ou deux couches de pâte de farine ; dès que l’enduit est sec on procède comme pour les étoffes imperméables, en observant toutes les précautions déjà mentionnées.
- Le nombre de couches de caoutchouc s’élève ordinairement à quarante par millimètre d’épaisseur. Une couche s’applique en dix minutes et demande à peu près vingt-cinq minutes pour la dessiccation. La nappe de 30 mètres exigerait donc vingt-quatre heures pour se terminer ; mais comme la dessiccation des couches se ralentit un peu, à mesure que la nappe augmente d’épaisseur, on compte sur quarante-huit heures pour obtenir une feuille de caoutchouc compacte et bien homogène. Observons, toutefois, que l’adhérence de la première couche de caoutchouc pour la colle de pâte étant moindre que celle du caoutchouc pour lui-même , il en résulte que la feuille peut se détacher du fond qui la supporte sans la moindre déchirure , surtout quand on humecte légèrement le dessous de la toile sans fin.
- Un seul inconvénient se présente, et M. Sollier a su le faire disparaître
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- avec succès. En effet, quelque soin que Ton mette à préparer et à étendre la colle de'farine, la surface de la toile ainsi collée présentait des sillons et des aspérités dont le caoutchouc recevait l’empreinte par sa face inférieure, et par suite la feuille n’était lisse que d’un seul côté. Mais, si l’on étend d’abord sur la toile de fond un mélange de colle de farine et de mélasse et qu’on le recouvre ensuite de plusieurs couches avec un mélange de colle forte et de mélasse, on possède alors un lit toujours souple et d’un beau glacé, qui permet d’obtenir des feuilles parfaitement lisses des deux côtés.
- Toutes les manipulations que nous venons d’énumérer, relativement à la préparation des feuilles de caoutchouc pur, s’appliquent également, soit à la fabrication des feuilles de caoutchouc sulfurées par incorporation, soit à celle des feuilles de caoutchouc à la fois sulfurées et colorées dans leur masse.
- Feuilles de caoutchouc sulfurées et colorées par incorporation. — On comprend dès lors qu’il faut, pour les premières, mélanger à la pâte simple de caoutchouc une certaine proportion de soufre, et, pour les secondes, y introduire en môme temps le soufre et les matières colorantes.
- L’état de division de la fleur de soufre sert merveilleusement pour cette opération, lorsqu’on emploie ce corps bien exempt d’acide sulfurique et bien desséché. Quant aux autres matières pulvérulentes, l’absence d’humidité ainsi que la ténuité de leurs molécules sont autant de conditions indispensables au succès de la fabrication.
- Ainsi donc, suivant que la pâte à caoutchouc devra être grise, blanche, bleue ou rouge, etc., on aura recours seulement au soufre ou bien à l’oxyde de zinc et au soufre, ou bien à l’outremer artificiel, au vermillon mélangé de soufre et d’oxyde de zinc. Mais la consistance gélatineuse de la pâte épurée et sa viscosité n’admettaient pas d’appareil plus efficace que la broyeuse à cylindres pleins mue par la vapeur, pour effectuer le mélange parfait des matières.
- Ce dernier travail nécessite une première passe qui dure une heure environ pour un volume de pâte de 60 centimètres cubes, puis une dernière passe qui n’exige pas moins de six heures.
- Comme ce broyage occasionne toujours une perte d’essence qui tend à diminuer la fluidité de la pâte , comme l’addition des corps pulvérulents agit dans le même sens, afin de rendre le broyage plus facile et de diminuer aussi réchauffement des cylindres, il importe d’augmenter un peu la proportion d’essence.
- En adoptant ces précautions, l’on se procure des pâtes diversement colorées, très - homogènes, cl’une grande finesse, à surfaces unies, avec lesquelles on confectionne ensuite des objets façonnés et gaufrés, de couleur, de
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- forme et de souplesse qui répondent à toutes les exigences que la fantaisie et l’utilité réclament du fabricant.
- Volcanisation. — Je passe maintenant à l’opération désignée sous le nom de volcanisalion (1), et qui a pour but essentiel de rendre le caoutchouc moins altérable par les alternatives du chaud et du froid en présence de l’humidité atmosphérique. Le caoutchouc volcanisé possède, en effet, une élasticité plus durable et plus grande que le caoutchouc pur; il se ramollit moins que ce dernier à la température de 40°; il ne devient pas poisseux sous l’influence des rayons solaires, ne se gerce plus et ne durcit pas autant au froid soutenu de 5° C.; il reprend enfin sa force élastique et ses dimensions primitives, même après avoir supporté une compression forte et longtemps prolongée.
- De plus, le caoutchouc volcanisé contient habituellement 10 pour 100 de soufre interposé, ce qui n’est pas à négliger au point de vue du bénéfice réalisable, par la différence des prix du soufre et du caoutchouc :
- On connaît maintenant quatre procédés de volcanisation du caoutchouc :
- 1° L’incorporation du soufre en fleur, suivie d’un étuvage à la température comprise entre 115 et 130° C. (Procédé patenté en 1843 par M. Godyear. )
- 2° L’immersion du caoutchouc dans le bain de soufre à la température de 115 à 120° C., jusqu’à ce qu’il ait absorbé de ce dernier le Vio ou le ‘/g de son poids. Cette immersion doit être suivie d’un étuvage entre 150 et 180° C. dont la durée varie avec l’épaisseur de l’étoffe en caoutchouc. ( Procédé patenté en Angleterre par Thomas Hancok, le 9 septembre 1843. ( Voyez Bulletin de la Société, année 1846, p. 30. )
- 3° L’immersion à froid du caoutchouc, pendant deux minutes environ, dans un mélange de sulfure de carbone et de protochlorure de soufre ; vient ensuite l’étuvage à 19°, puis un lavage à la solution de potasse , un rinçage à l’eau, et enfin le séchage à l’air. ( Ce procédé a été patenté le 1er octobre 1846 par M. Parhes, de Londres. )
- 4° L’immersion du caoutchouc, pendant trois heures, dans une solution aqueuse de polysulfure de potassium marquant 25° Baumé, puis le lavage dans une solution alcaline, dans l’eau pure, et la dessiccation à l’air. ( Procédé breveté en France le 6 novembre 1851 par MM. Gérard et Aubert. j
- (i) Par volcanisé, on entend désigner le caoutchouc dont la souplesse et ta ténacité se conservent dans des limites de température plus étendues que pour le caoutchouc ordinaire.
- Nous avons préféré le mot volcanisé à celui de vulcanisé, parce que le premier rappelle l’origine volcanique du soufre, et désigne en même temps une permanence de propriété à laquelle on peut faire allusion (d’après l’acception grammaticale du mot volcanisé}, quand on compare l’élasticité passagère du caoutchouc simple à l’élasticité beaucoup plus durable du caoutchouc volcanisé.
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- M. Sollier procède , il est vrai, à la volcanisation de ses produits par les méthodes Godyear et Hancok, selon qu’il travaille avec de la pâte de caoutchouc sulfurée ou non sulfurée ; mais il opère avec certaines précautions considérées à juste titre comme des perfectionnements simples, ingénieux et indispensables à leur bonne fabrication.
- Avant le brevet du 12 août 1849, pris par M. Sollier> aucun moyen n’avait été publié pour volcaniser uniformément des feuilles de caoutchouc d’une grande longueur. M. Sollier a imaginé de maintenir dans le bain de soufre la feuille de caoutchouc toujours verticale et tendue, en fixant, par intervalles rapprochés, le bord supérieur de la feuille à une tringle en fer cylindrique et courbée circulairement, et le bord inférieur à une tringle maintenue au fond du bain par des contre-poids.
- Pour volcaniser, dans le bain, des feuilles d’une dimension plus grande que les précédentes, M. Sollier emploie fréquemment deux tringles roulées en spirale, dans le même plan vertical, auxquelles il fixe l’étoffe, comme nous l’avons dit plus haut. Ce système permet d’obtenir une pénétration du soufre régulière, sans plis, sans soufflures pour le caoutchouc, et par conséquent une feuille volcanisée d’un ton uniforme, résultat inconnu avant les perfectionnements dont il vient d’être question.
- Ainsi qu’il arrive toujours aux observateurs attentifs, M. Sollier a pu tirer un parti excellent du bain de soufre, en l’utilisant comme source de chaleur, plus économique de beaucoup qu’une étuve chauffée de 115 à 135° C. et destinée, par conséquent, à l’étuvage du caoutchouc sulfuré par incorporation.
- Voici comment se pratique la volcanisation close, applicable aux feuilles de caoutchouc sulfuré, ainsi qu’aux étoffes doublées de ce même caoutchouc. Veut-on volcaniser une étoffe ayant reçu le nombre de couches voulu, aussitôt la dessiccation des couches, l’étoffe est saupoudrée de talc pour prévenir l’adhérence , puis enroulée sur un manchon de tôle ; le tout est ensuite recouvert de quelques tours de molleton et porté sur l’axe en bois d’un cylindre de tôle dont l’ouverture reçoit un couvercle qui ferme en même temps le manchon intérieur et le cylindre extérieur.
- Ce dernier porte, en outre, deux petites cheminées qui laissent exhaler les corps gazeux et permettent, au moyen de montres en caoutchouc de même nature que l’étoffe, de connaître l’instant convenable pour retirer le cylindre du bain de soufre, dans lequel on l’avait maintenu par des tringles et des poids, afin de surmonter la poussée du bain.
- Habituellement la volcanisation exige quatre heures pour les étoffes doublées, et deux heures pour le caoutchouc sans tissus. D’ailleurs, le temps de la réaction varie suivant l’épaisseur des pièces en expérience et suivant aussi
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- qu’elles reçoivent la température du bain par l’intermédiaire d’une boîte en tôle ou d’un moule en bronze.
- Quand il s’agit de volcaniser des objets découpés et de petite dimension, M. Sollier a souvent recours à des sacs de papier fortement enduits de colle de farine, afin d’obvier à l’infiltration du soufre. Par ces divers moyens, brevetés le 15 septembre 1851, M. Sollier a évité les marbrures et surtout le travail ennuyeux de gratter les étoffes, toujours souillées de soufre après une immersion directe.
- Le bain de soufre, entre les mains de M. Sollier, fonctionne donc à la fois comme matière sulfurante et comme source de chaleur, selon qu’il se propose d’effectuer une volcanisation directe ou indirecte.
- Les dimensions de ce bain sont de 80 centimètres de profondeur et 2m,25 de diamètre ; on le maintient facilement à 115° avec une très-petite quantité de poussier de houille.
- Après la volcanisation, le caoutchouc répand encore une odeur désagréable ; quelle que soit sa couleur, l’aspect en est terne ; au toucher, il produit la sensation d’un corps sec et farineux. Bientôt les surfaces se couvrent de soufre pulvérulent, et cette espèce d’efflorescence continue souvent pendant plusieurs mois.
- On fait disparaître tous ces inconvénients en désulfurant plus ou moins profondément la surface du caoutchouc, d’abord par une ébullition d’une à deux heures dans une solution de potasse marquant 35° Baumé, ensuite par une autre ébullition dans l’hypochlorate de soude, enfin par un lavage à l’eau froide et la dessiccation à l’air. Au sortir de ces divers traitements, le caoutchouc présente généralement un toucher plus doux et des nuances plus agréables à l’œil; il reprend, en outre, plus ou moins la demi-transparence du caoutchouc pur suivant que la désulfuration a été plus ou moins profonde. Cependant, pour un fabricant exercé qui s’occupe de l’embellissement de ses produits, sans perdre de vue leur prix de revient et leur qualité, il y a toujours des perfectionnements à introduire.
- Vernis pour le caoutchouc. — M. Sollier s’est donc appliqué à découvrir la composition d’un vernis capable de communiquer du brillant au caoutchouc, et qui fût doué de souplesse, d’inaltérabilité autant que le caoutchouc volcanisé sur lequel on doit l’appliquer.
- On y parvient, d’après M. Sollier, en faisant fondre du caoutchouc volcanisé dans un vase de fonte et en prenant soin d’agiter constamment. Dès que la liquéfaction est complète , et sans attendre le refroidissement, on ajoute, par petites quantités, de l’essence de térébenthine ou bien de l’huile de naphte, de l’huile de houille rectifiée, jusqu’à ce que l’on ait un liquide
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- composé 4’une partie de caoutchouc volcanisé pour 15 de dissolvant.
- Cette dissolution, que l’on pourrait préparer avec plus d’art et qu’on devrait filtrer, s’applique à la dose d’une à deux couches, pourvu qu’on l’associe à une dissolution de caoutchouc ordinaire afin de communiquer plus de souplesse au vernis.
- Les couches de ce vernis sont d'autant plus brillantes que la solution mixte a été employée plus limpide, plus étendue, et que la dessiccation s’en est faite avec soin, à l’abri des poussières. Cette préparation a été brevetée par M. Sollier le 7 octobre 1850.
- Le 15 janvier 1851, M. Sollier a breveté la composition suivante : Caoutchouc volcanisé. . . . 0\250,
- Caoutchouc ordinaire. . . . 1\000,
- Huile essentielle.............. 7*,000 ,
- dans laquelle il suffit de tremper les objets de petite dimension et de les exposer au soleil pour obtenir une couche luisante , souple et très-adhérente. On peut encore procéder comme il suit : quand une feuille est sur le point d’être terminée, on y passe une ou deux couches de caoutchouc délayé le plus pur, qu’il faut sécher avant de les saupoudrer de soufre ; vient ensuite l’étuvage à 40°, puis la volcanisation, et enfin la désulfuration, le lavage à l’eau distillée et la dessiccation à l’air.
- L’idée de colorer le caoutchouc à la surface est de Storow, 26 avril 1837.
- L’emploi des sels de cuivre seuls ou associés au sulfate d’indigo, les applications de l’outremer, du vermillon, du rose laque, de l’acétate de cuivre, du chroma te de plomb, de l’oxyde d’urane et de la céruse ont été recommandés par M. Parkes, de Londres, patenté le 1C1 octobre 1848; mais la préférence accordée par M. Solder aux sulfures métalliques, comme matières colorantes, à l’exception d’une seule, doit être prise en considération. En effet, les outremers artificiels d’Allemagne, qui fournissent des bleus, des jaunes et des verts d’une belle nuance ; l’oxyde de zinc, le vermillon, qui donnent des blancs et des rouges, n’éprouvent aucune altération à la température de la volcanisa-tion en présence d’un excès de soufre. Pourtant votre comité verrait, avec satisfaction, l’orpiment proscrit comme matière colorante jaune vénéneuse, et remplacé par le sulfure de cadmium, dont la teinte est fort belle, si le prix de vente de ce produit le permettait. Ce qui distingue M. Sollier de ses prédécesseurs, c’est le'Choix des matières colorantes, et surtout le mode d’incorporation uniforme par les cylindres broyeurs.
- En appliquant ses procédés de fabrication au caoutchouc d’Assam, dont le prix est de 1 fr. !75 c. le kilog., au lieu de 4 fr., prix du caoutchouc venu du Para |Brésil), AL Sollier a non-seulement préparé tous les produits présentés
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- à votre Société, mais il a, le premier, pu fournir, à raison de 3 fr. le mètre carré, de bonnes toiles de bâches pour diligences et waggons, qui nous paraissent rivaliser avec les bâches simplement goudronnées , ou goudronnées et suivées, ou préparées à l’huile cuite et au suif.
- Après avoir fait, au nom de vos deux comités , l’exposé des procédés employés par M. Sollier pour travailler et façonner le caoutchouc, il convient de rappeler, en quelques mots, les services rendus à l’industrie du caoutchouc par cet habile fabricant.
- Transformer le caoutchouc en pâte à la faveur d’une huile essentielle ou de l’éther réduit en vapeur, recueillir les produits distillés, épurer la pâte à travers les toiles métalliques, la faire jaillir par des fdières de toute forme afin d’obtenir à volonté des fils, des nappes de caoutchouc et, au besoin, des étoffes doublées de caoutchouc étalé au moyen du sparadrapier, sont des opérations créées, décrites et pratiquées par M. Barthélemy, suivant son brevet du 16 janvier 1838 (1).
- Mais l’idée de déposer sur l’étoffe un certain nombre de couches très-minces et d’attendre la dessiccation parfaite de chacune d’elles constitue un perfectionnement indispensable , imaginé par M. Sollier, pour obtenir une épaisseur de caoutchouc résistant, homogène, sans viscosité ni soufflures.
- La toile de fond , glacée par un enduit de gélatine et de mélasse , est une application heureuse de produits connus, pour obtenir des feuilles de caoutchouc lisses des deux côtés ; ce résultat a été breveté par M. Sollier le 15 janvier 1851.
- L’emploi de la fleur de soufre lavée, celui des cylindres broyeurs pour avoir une incorporation uniforme des matières pulvérulentes dans la pâte de caoutchouc ; le moyen de tendre les étoffes pendant la volcanisation dans le bain de soufre ; la volcanisation en vase clos dans les cylindres, dans des sacs de papier, constituent certainement des perfectionnements et inventions d’une grande portée pour la préparation de produits d’une fabrication soignée, qui n’a pas encore été surpassée à l’étranger.
- Nous pouvons citer encore, comme travaux antérieurs de M. Sollier, la désulfuration plus ou moins profonde du caoutchouc volcanisé, c’est-à-dire l’élimination du soufre d’interposition, et par conséquent le retour à la
- (l) La Société d’encouragement n’ignore pas que MM. Gérard et Auberl ont pris un brevet le 24 septembre 1849, pour un procédé de dissolution du caoutchouc et son application à la fabrication des fils, des tubes, etc.; puis un autre brevet le 6 novembre 1851, pour les diverses applications du caoutchouc.
- Mais ces procédés, qui ont obtenu un rapport favorable de la Société, se trouvent postérieurs à ceux de M. Sollier; le rapporteur a dû s’abstenir de les mettre en cause et de les commenter, puisque, en définitive, ils n’ont pu exercer aucune influence sur les inventions de M. Sollier,
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- transparence de ce caoutchouc désulfuré partiellement, sans préjudice pour sa résistance à la chaleur et au froid ; nous citerons la substitution des chevilles en bois et de forme un peu elliptique à tous les robinets métalliques adaptés aux sacs et aux vases de caoutchouc; la fabrication des fils ronds découpés, dans les nappes artificielles de caoutchouc épuré, ou, ce qui est de beaucoup préférable, dans les feuilles d’une très-grande étendue, provenant du caoutchouc naturel mis en blocs cylindriques et débités à la scie.
- D’après ce qui précède, vos comités, considérant M. Sollier comme un des plus habiles fabricants français qui ont puissamment contribué à perfectionner l’industrie du caoutchouc, vous proposent
- 1° D’adresser des remercîments à M. Sollier, en lui exprimant toute l’importance que votre Société accorde à sa communication et à ses inventions ;
- 2° D’insérer le présent rapport dans le Bulletin.
- Signé Jacquelain , rapporteur.
- Approuvé en séance, le Tl juillet 1853.
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- ARTS ÉCONOMIQUES. — ouvrages nouveaux.
- Rapport fait par M. Gourlier, au nom du comité des arts économiques, sur le
- Manuel géométrique du tapissier, par M. Verdellet, tapissier, professeur de
- coupe et de dessin géométrique.
- L’ouvrage dont il s’agit ayant été, par son auteur, offert à la Société , avec demande d’examen, le conseil l’a renvoyé, à cet effet, au comité des arts économiques, au nom duquel j’ai l’honneur de présenter le compte suivant :
- Cet ouvrage, presque entièrement publié, comprend un texte in-8° et un atlas in-folio.
- La partie du texte déjà publiée ( environ treize feuilles ) contient :
- 1° Un avant-propos dans lequel l’auteur, après avoir modestement réclamé l’indulgence pour sa rédaction, expose le but qu’il s’est proposé, c’est-à-dire Y application de la géométrie à la solution des problèmes relatifs aux travaux de son art. Suit la liste d’une partie des membres de la chambre syndicale des tapissiers, qui ont assuré, par une souscription, la publication de l’ouvrage; ainsi qu’une délibération par laquelle la chambre donne son autorisation à ce que cette publication ait lieu sous ses auspices, comme manquant à cette industrie, et indispensable à tous ceux qui veulent se livrer à la coupe des étoffes.
- 2° Des notions préliminaires de géométrie élémentaire et descriptive.
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- - 3° Une portion du texte et des notes y relatives, traitant des échelles de proportion, de réduction, etc.; des éléments du système métrique, de la conversion des principales mesures étrangères, de la levée des plans, des projections; enfin de la coupe, préparation et pose des étoffes et tentures.
- « L’atlas se compose de 60 planches lithographiées, presque toutes par l’auteur lui-même, et déjà exécutées, sauf quelques-unes dont les dessins ou croquis sont également présentés, et se divisant en quatre parties : surfaces plisséesj développements sur plusieurs plans, sections coniques, et mécanismes.
- Ce travail nous donne l’occasion de faire la remarque suivante : dans un recueil, justement estimé du reste ( la Revue de l’architecture ), un artiste de mérite regrettait dernièrement, dans l’intérêt de l’enseignement et de la pratique des arts, l’ancien système des jurandes et maîtrises. Cependant, d’après les statuts de diverses corporations, l’enseignement avait lieu uniquement des maîtres aux apprentis, dont le nombre était, d’ailleurs, strictement limité; sous un maître d’une capacité secondaire ou peu communicatif, l’apprenti courait risque d’en apprendre encore moins que le maître n’en savait lui-même, et le maître le plus capable, le plus zélé ne pouvait guère élever son apprenti qu’à sa propre hauteur. Ce n’est que depuis la suppression de cet ordre de choses que les diverses industries ont fait de véritables progrès ; et leurs développements ont été, dès lors, favorisés par d’utiles publications, parmi lesquelles on doit compter, quant au sujet qui nous occupe, Y Art du tapissier, par Bimont ( 1774 ) ; les reproductions qui en ont été faites dans les arts et métiers de nos diverses encyclopédies, et plus récemment l’un des manuels publiés par M. Roret.
- Mais ces ouvrages ne contiennent guère que des notions, utiles, d’ailleurs, en elles-mêmes, sur les diverses étoffes et les différents genres de meubles et ameublements en général. Le but, comme on l’a vu , de M. Verdellet est plus positif, plus en rapport avec les progrès de l’enseignement industriel en général ; il consiste dans l’application des règles simples et précises à l’exécution des ouvrages de tapisserie , afin de la rendre en même temps exacte, facile et économique aussi bien pour le temps que pour la matière ; et des juges compétents, des membres de la chambre syndicale de cette industrie ont reconnu qu’en cela cet ouvrage satisfait à un véritable besoin.
- L’ouvrage de M. Verdellet ayant été soumis au conseil des batiments civils, il y a été observé qu’en beaucoup de cas l’application des principes géométriques serait superflue, et que la plupart du temps il suffirait de méthodes pratiques plus simples et plus faciles ; mais le conseil n’en a pas moins reconnu le zèle et l’intelligence de M. Verdellet, et a recommandé son ouvrage à la bienveillance de M. le ministre de l’intérieur. C’est qu’en
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- effet ces sortes de traités sont faits moins pour les cas les plus simples, les plus ordinaires, que pour les cas difficiles et compliqués, tels, par exemple, que les rideaux de croisées cintrées ou de lits à couronnements plus ou moins contournés et autres, sur lesquels M. Verdellet s’est étendu avec raison. Le praticien, l’ouvrier qui se sera appliqué préalablement à l’étude de ces cas exceptionnels, se tirera plus facilement, par analogie, des autres difficultés qu’il pourra rencontrer, et il apportera, en général, plus d’exactitude et de précision dans toutes ces opérations. La science de la coupe des pierres, du trait de la charpente se compose également de problèmes plus ou moins compliqués qu’on rencontre rarement dans la pratique, que le goût et l’économie recommandent même d’y éviter le plus possible, mais dont l’étude est des plus utiles en raison des notions quelle fournit pour des occasions plus ordinaires.
- L’emploi des métaux , la ferblanterie , par exemple , a également besoin, sinon dans toutes les opérations , au moins dans certains cas, de la connaissance des principes de la géométrie, sur lesquels, d’ailleurs, repose tout l’enseignement professionnel.
- Une ou deux erreurs se sont glissées sur l’appréciation des mesures étrangères, mais elles avaient déjà été reconnues par l’auteur, qui se propose d’en indiquer la correction à l’aide d’un errata.
- On pourrait désirer plus de simplicité ou de variété dans les motifs de décoration indiqués par les planches ; mais, comme l’ont observé M. Verdellet lui-même ainsi que la chambre syndicale , son intention n’a pas été de donner des modèles sous le rapport du goût : c’est aux architectes, aux artistes décorateurs que ces soins appartiennent ; et on pourrait recourir, à ce sujet, aux ouvrages de Chenavard et de ses émules.
- Une des principales planches représente, dans tous ses détails, une grande tente militaire composée de salles de réunion, de conseil et de festin, ainsi que de leurs dépendances, telles que corps de garde, cabinet de repos et de toilette, cuisine, etc., le tout fort bien entendu et d’une ordonnance généralement convenable.
- M. Verdellet a, en outre, mis sous les yeux du comité, ainsi que du conseil, un lit en fer et toute sa literie se montant et se démontant en quelques minutes et se renfermant dans un coffre de voyage dont les dimensions pourraient être sensiblement réduites en substituant au matelas en crin et étoupe un matelas à compartiments destiné à être rempli d’air. Les diverses articulations du lit sont établies d’une manière fort ingénieuse et solide.
- En résumé, l’ouvrage de M. Verdellet est conçu et exécuté de façon à être parfaitement utile aux praticiens et ouvriers de cette profession ; et, dans
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- l’occasion, il serait certainement propre à faire partie des récompenses instituées par la Société pour les élèves des écoles industrielles.
- Déjà le conseil a admis l’hommage de cet ouvrage et ordonné le dépôt dans la bibliothèque de la Société. : ,
- Le comité des arts économiques pense qu’il y a lieu, en outre, à titre de récompense et d’encouragement,
- 1° D’écrire à M. Verdellet pour lui faire connaître l’opinion favorable de la Société sur l’utilité de cette publication déjà très-avancée, et pour lui exprimer le désir qu’elle soit promptement terminée ;
- T De faire insérer le présent rapport dans le Bulletin de la Société 3° Enfin d’y faire graver également le lit de voyage précité qui, par sa nature, ne doit pas faire partie de l’ouvrage.
- Signé Goijrlier, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 21juillet \853.
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- ÉCONOMIE RURALE. — ouvrages nouveaux.
- Rapport fait par M. Huzard, au nom du comité dé agriculture, mr un ouvrage intitulé, Guide pratique des éleveurs de sangsues; par M. Louk Vayson.
- Messieurs, M. Louis Vayson vous a fait hommage de son ouvrage intitulé, Guide pratique des éleveurs de sangsues, et vous avez désiré qu’il vous en fût donné une connaissance sommaire ; c’est ce que je viens faire aujourd’hui au nom du comité d’agriculture.
- J’ignore complètement si les personnes qui se sont livrées à Félevage des sangsues, dans le département de la Gironde, ont eu connaissance des récompenses promises par notre Société à ce sujet : ce qu’il y a de bien certain , c’est que des prix pour l’élevage des sangsues et pour des écrits sur leurs mœurs avaient été proposés et peut-être même déjà distribués par notre Société ; c’est que des notes avaient été publiées dans nos Bulletins, à ce sujet, avant que ces travaux d’élevage artificiel de sangsues eussent eu lieu dans les environs de Bordeaux. Si donc la Société a été étrangère à ces travaux du département de la Gironde, ainsi que le parait croire M. Vayson, elle a eu le bonheur de penser qu’ils étaient possibles, qu’ils pouvaient se.-lier à l’exploitation des marais et des étangs de quelques localités ; qu’ils pouvaient venir au secours des classes pauvres et des établissements de charité publique ; qu’ils pouvaient même , jusqu’à un certain point, être une source de profit pour la France, en Féimpêchant d’être tributaire de letran-
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- ÉCONOMIE RURALE.
- ger sous ce rapport. Si donc le département de la Gironde veut avoir la gloire d’avoir fait le premier, sur une grande échelle, l’élevage dos sangsues, nous ne revendiquerons point cette gloire pour d’autres localités, nous ne sommes pas à même de le faire ; nous dirons seulement que c’était parce que la Société avait prévu et indiqué tous les avantages qui devaient résulter de la création de cette industrie, qu’elle avait proposé ses prix.
- Cela dit sans vouloir ôter une partie quelconque du mérite de l’ouvrage , nous entrons dans son analyse.
- Après dédicaces et avant-propos, l’auteur entre en matière par des considérations générales relatives aux causes qui font qu’il y a, dans le commerce, tant de sangsues qui ne tirent que peu de sang, comparativement au grand nombre de bonnes sangsues qu’on avait autrefois. Deux causes principales, déjà indiquées par MM. Chevalier, Soubeyran et Martin, sont rappelées par M. Vayson : ce sont, d'une part, l’état maladif des sangsues étrangères apportées par le commerce; d’autre part, le gorgement artificiel des sangsues soit étrangères, soit indigènes, pour les grossir plus rapidement, leur donner du poids et les rendre vendables beaucoup plus tôt. Plus loin, il rappelle toutes les raisons qui ont été avancées contre le dégorgement artificiel des sangsues qui ont déjà servi, et il proscrit complètement cette opération comme inutile ; il fait connaître les causes de la dépopulation des marais qui produisaient, en France, autrefois, de bonnes sangsues, et il arrive ainsi aux marais divers de la Gironde et aux sangsues qu’ils fournissent. Il termine par faire voir que le dessèchement annuel de ces marais, et leur immersion consécutive au mois d’août, immersion produite pour prévenir les effluves paludéennes de l’été et les fièvres qui en sont la suite, sont des causes de destruction immenses de sangsues en noyant et pourrissant tous les cocons qui se trouvent immergés. Il confirme, vous voyez, l’assertion que les cocons des sangsues, pour venir à bien, doivent être en dehors de l’eau. Il termine par quelques données sur l’élevage des sangsues dans ces marais.
- Le second chapitre est consacré en grande partie à cette assertion , que le sang des boucheries et des abattoirs est une mauvaise nourriture pour les sangsues, et que les animaux malades livrés en pâture aux sangsues leur fournissent une nourriture également malsaine ; mais rien ne prouve cette assertion. Une seconde assertion est que les bassins garnis d’argile pour élever et conserver les sangsues sont mauvais en général, parce que les sangsues ont de la peine à s’y creuser leur galerie. Ici, Messieurs, commence une série de faits basés sur l’observation et qui motivent parfaitement le titre de l’ouvrage ; si la dernière assertion n’est pas prouvée dès le premier moment, tous les faits qui sont relatés plus loin tendent à prouver que les bassins d’ar-
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- gile qui empêchent de passer l’eau ne sont convenables qu’autant que l’argile est recouverte, à une grande épaisseur, d’une couche de vase herbue ou de terre tourbeuse qui se laisse facilement pénétrer par les sangsues et qui retient une humidité constante.
- Le troisième chapitre n’est que l’énumération des divers points qui constituent le nouveau système d’élevage et qui sont développés dans les chapitres suivants.
- Ainsi, dans le quatrième, il est question du terrain convenable aux sangsues.
- Ce sont les terrains tourbeux qui sont à préférer. Là les sangsues trouvent toutes leurs convenances. En passant à travers ces terrains, elles se dépouillent facilement de la sécrétion membraniforme qu’elles doivent rejeter à divers intervalles. Là elles trouvent des positions admirables pour faire leurs cocons ; mais il faut surtout que ces terrains ne soient point inondés, que l’eau s’y maintienne toujours à la même élévation. L’auteur avance ici de nouveau l’idée que les sangsues sont plus terrestres qu’aquatiques; que, s’il est vrai qu’elles cherchent leur nourriture dans l’eau, c’est surtout dans la terre humide qu’elles se reposent, qu’elles font leur digestion, qu’elles s’abritent du froid, de la grande chaleur, et surtout qu’elles font leurs cocons, et que la submersion de ceux-ci entraîne leur perte certaine. La hauteur de l’eau doit être, autant que possible, de 15 à 35 centimètres. Le marais doit être divisé en compartiments, dont les uns servent à l’alimentation, à la croissance et à la reproduction ; les autres , à la purification des sangsues, c’est-à-dire à la digestion du sang qu’elles ont pris dans les bassins d’alimentation, afin que, lors de la vente, elles soient à jeun et avides de sang humain. Il faut au moins deux de ces bassins de purification, afin que , alternativement , pendant six mois , l’un serve à la digestion complète des sangsues vendables, tandis que l’autre fournit successivement celles que le commerce demande. Six mois sans sucer de sang suffisent pour rendre les sangsues les plus gorgées aptes à une succion chirurgicale. Il faut que tous les bassins soient garnis d’ilols tourbeux, nombreux, de 30 à 35 centimètres d’élévation au-dessus de l’eau; il faut que les marais soient garnis d’une végétation abondante ; il faut que des chemins solides , caillouteux soient tracés et faits exprès au fond de l’eau, à travers les bassins d’alimentation et de reproduction ; ils doivent servir au passage des animaux destinés à fournir le sang d’alimentation ; il faut, par conséquent, que les sangsues n’aient aucune propension à s’arrêter sur ces chemins, où elles seraient broyées sous les pieds des animaux; il sera bon, si cela est possible, que l’eau puisse être retirée des bassins, et y être introduite à volonté. Enfin il faut entourer ces
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- bassins d’une tranchée plus ou moins large; Fauteur n’indique pas cette largeur, qu’on remplira de sable siliceux le plus pur possible ; ce sable est le meilleur moyen d’empêcher la fuite des sangsues. Avec la terre qu’on retirera de cette tranchée, on fera une digue de ceinture. Si la terre est tourbeuse, elle servira aussi à faire les ilôts intérieurs des bassins.
- Dans le cinquième chapitre, il est question de la nature des eaux qui conviennent aux sangsues. Ces eaux ne doivent être ni acides, ni alcalines, ni thermales ; il ne faut point qu’elles soient courantes ; elles doivent se renouveler cependant, mais d’une manière lente. Les eaux de sources ordinaires sont excellentes : dans l’été, elles ont une fraîcheur qui attire les sangsues ; dans l’hiver, leur température , bien au-dessus de la glace, est très-avantageuse aux sangsues, et de plus, en empêchant les bassins de vente de geler, elle permet une pêche continuelle et plus facile. Si l’eau ne vient pas de sources de fond , si elle arrive par un canal, par un ruisseau, il est bon qu’elle ait une chute à son entrée dans le bassin ; cette entrée ne peut alors servir de passage à la fuite des sangsues. L’auteur revient, au sujet de la nature des eaux, sur les dangers des crues d’eau et des inondations.
- Le sixième chapitre traite des variétés de sangsues les meilleures pour peupler les marais ; le septième, de la nourriture convenable à ces sangsues.
- Dans ce chapitre, l’auteur revient sur cette idée que le sang des boucheries et des abattoirs de chevaux n’est point une nourriture convenable ; que le sang même des animaux malades n’est point bon : c’est, selon lui, du sang chaud d’animaux vivants bien portants au moins, sinon jeunes, qu’il faut donner aux sangsues. Avec ce sang, les sangsues grossissent rapidement, sont de meilleure heure aptes à la reproduction, et donnent une abondance considérable de cocons. Il faut donc que des chevaux soient conduits de temps en temps à travers les bassins d’alimentation et de reproduction, et y restent quelques heures pour que les sangsues viennent s’y repaître et s’y gorger. C’est à cet usage que serviront les sentiers pavés ou cailloutés qu’on aura dû établir à travers les bassins. Suivant l’auteur, c’est, un acte d’humanité plutôt que de barbarie envers ces chevaux; au lieu d’être livrés à l’équarrisseur, ils terminent un reste d’existence en s’éteignant petit à petit, par une perte renouvelée de leur sang, et cela presque sans douleur. C’est de la part de Fauteur une opinion tout comme une autre ; ce qui est réel et ce dont il est question dans un autre endroit, c’est que ces chevaux , nourris, à très-peu de frais, de foin commun, de paille et d’herbes, coûtent peu, que le fumier qu’ils font paye largement leur nourriture , et qu’ils sont une cause de richesse par l’abondance des produits en sangsues dont ils sont I4 source et par la quantité d’engrais qu’ils procurent à l’exploitation rurale.
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- Le huitième chapitre, qui traite du soin des cocons, revient sur les inconvénients des marais et des bassins qui sont sujets à être immergés , tels que sont ceux des bords de la Gironde, soumis au dessèchement. Les cocons, pleins de vie au moment de l’immersion, pourrissent bientôt, et voient périr tous les germes qu’ils contenaient ; c’est autant de sangsues perdues pour le propriétaire des marais. À cette occasion du soin à donner aux cocons, l’auteur cite un nouvel avantage des bassins de purification : parmi les sangsues qu’on y dépose pour être vendues après six mois de purification ou de dégorgement , il en est beaucoup qui sont aptes à faire des cocons : pour que ceux-ci puissent être reportés dans les bassins d’alimentation, le conseil est donné de garnir les bassins de purification de petits îlots portatifs propres à la ponte; on les compose de gerbes de plantes aquatiques. Les sangsues aptes à la reproduction y déposent bientôt leurs cocons ; on enlève les îlots dans le courant de septembre, quand la ponte est finie, et on les porte dans les bassins d’alimentation, ayant soin de ne les immerger qu’au même point où ils l’étaient d’abord.
- Dans un des chapitres, l’auteur parle des ennemis des sangsues ; il n’est point effrayé à ce sujet. Dans les bassins surveillés et bien tenus, comme il indique de le faire, ils sont peu à craindre.
- Dans les derniers chapitres, il est question des maladies des sangsues, de leur pêche , des soins à prendre pour les faire voyager, de leur commerce; enfin, dans le chapitre quinzième et dernier, de la question d’économie pour la France à multiplier ces bassins d’élevage de sangsues partout où il y a possibilité d’en créer. Je ne fais ici que citer ces titres de chapitres pour donner une idée complète de l’ouvrage.
- Si dans ce compte rendu je me suis appesanti sur quelques particularités, c’est qu’elles étaient importantes pour faire voir dans quelles circonstances il était possible d’élever des sangsues; c’est pour faire voir qu’il est certainement beaucoup de localités où cet élevage peut se faire ; c’est pour faire voir qu’il y avait des travaux à entreprendre, des dépenses à supporter; qu’il fallait donc calculer, avant de commencer, la position dans laquelle on se trouvait, ou celle dans laquelle on voulait se placer ; c’est pour faire comprendre, surtout, qu’on devait consulter et bien connaître le livre de M. Vay-son. Si ce livre laisse encore quelques incertitudes sur l’histoire naturelle des sangsues chirurgicales , je pense qu’il n’en laisse aucune sur les localités et les moyens propres à faire réussir des entreprises d’élevage de ces annélides, et qu’il est, comme son titre l’indique , un véritable guide pratique de l’éleveur des sangsues.
- J’ai, en conséquence, l’honneur de proposer à la Société de remercier
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- M. Vayson de l’envoi de son ouvrage et de faire insérer le présent rapport dans le Bulletin.
- Signé Huzard, rapporteur.
- Approuvé en séance , le 27 juillet 1853.
- Rapport fait par M. Huzard, au nom du comité d’agriculture, sur un ouvrage intitulé, les Poules bonnes pondeuses reconnues au moyen de signes certains, et indications pratiques pour faire des poulets et des volailles grasses; par M. Prangé, vétérinaire.
- Les vétérinaires aiment parfois à occuper leurs loisirs de questions moins ardues, plus positives que celles que soulève à chaque instant l’observation des maladies ; l’élevage des animaux domestiques, qui se rattachent d’une manière si directe à leurs études, devient alors, pour le plus grand nombre, le sujet de leurs écrits. M. Prangé n’a pas échappé à cette attraction , s’il est permis d’employer ce mot à cette occasion; et c’est l’ouvrage qui porte le titre que je viens d’indiquer qu’il a écrit dans ses loisirs, dont il vous a fait hommage , et dont je suis chargé de vous faire une analyse sommaire.
- Une erreur que peuvent partager les personnes qui n’ont pas de notions anatomiques a donné lieu au travail de M. Prangé. On a dit qu’en cautérisant le croupion de la poule on opérait sa castration , qu’on la rendait, par conséquent, impropre à la reproduction , et qu’on facilitait ainsi son engraissement. Cette erreur, par rapport à la castration, combattue par M. Prangé, l’a conduit à s’occuper de tout ce qui est relatif à l’économie du poulailler, et son œuvre est devenue le traité le plus complet sur ce sujet. Il a consulté peut-être tous les auteurs qui ont parlé du coq et de la poule ; il s’est abouché avec quelques cultivateurs des environs de Paris qui font du produit de ces animaux un certain bénéfice ; il a fait, avec ces cultivateurs, quelques expériences, et c’est fort de tous ces renseignements qu’il a écrit son livre. Ce qui l’avait décidé à ces études, c’est qu’il avait été surpris du peu de soins qu’on met généralement à différencier les poules bonnes pondeuses de celles qui ne le sont que médiocrement ; d’où il résulte une grande diminution dans les bénéfices que l’éleveur devrait retirer de cette espèce de volailles. On conçoit, en effet, que, si, au lieu d’avoir une centaine de poules qui pondent, dans l’année, 70 à 80 œufs chacune ( il y en a qui en pondent jusqu’à 120), on en a le même nombre qui ne pondent, l’une dans l’autre, que 35 à 40 œufs, le produit brut ne sera que de moitié avec tous les mêmes frais et tous les mêmes soins, et que le bénéfice net ne sera peut-être pas de moitié de ce qu’il aurait été dans le premier cas.
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- C’est pour conduire son lecteur à trouver ce bénéfice que l’ouvrage est principalement destiné, et c’est pour mieux indiquer le but qu’il se proposait que l’auteur lui a donné le titre qu’il porte.
- Les poules devenant généralement pondeuses après l’hiver qui a suivi leur naissance, si dans la première année de leur ponte on reconnaît les signes des bonnes pondeuses, et si, dans les trois ou quatre années qui suivent et qui forment la période d’âge où les poules donnent le plus d’œufs, on compose exclusivement le poulailler des animaux qui ont les signes les plus prononcés de cette aptitude à pondre, il est évident qu’on aura le poulailler le plus productif possible ; c’est donc ce que l’auteur conseille de faire , et alors il passe aux signes qui indiquent l’aptitude à pondre.
- Ces signes sont de deux ordres. La crête et les barbillons fournissent les premiers signes ; plus ces organes sont d’un rouge vif, écarlate foncé au moment de la ponte, plus la poule est bonne pondeuse, et plus elle donnera d’œufs : en même temps que ces organes se foncent en couleur, l’oreillon ou disque auriculaire qui touche les barbillons devient, au contraire, beaucoup plus blanc ; et qu’on ne croie pas que c’est un simple contraste des couleurs, c’est bien un fait réel, que la vue attentive reconnaît et que l’anatomie même démontre. Dans les poules médiocres ou mauvaises pondeuses, la couleur rouge de la crête et des barbillons est de plus en plus pâle, et l’oreillon, au contraire, devient d’un blanc sale et même rose-jaunâtre.
- Le second signe se déduit de l’état de la houppe de plumes qui se trouve autour, et surtout sous l’anus ; plus cette houppe, qui se présente sous l’aspect de celles dont les perruquiers se servaient autrefois lorsqu’on se coiffait avec de l’amidon, plus cette houppe, dis-je, est considérable , plus elle ressemble à un artichaut près de fleurir, plus la poule sera bonne pondeuse, et vice versâ.
- Ces signes sont positifs, selon M. Frangé,, et c’est l’expérience de toutes les bonnes filles de basse-cour, d’accord entre elles à ce sujet , qui motive, autant que ce qu’il a vu par lui-même, le conseil qu’il donne de s’y fier entièrement. Il espère que son livre, en appelant l’attention sur l’économie qui résulterait de ce choix des bonnes pondeuses et du rejet des autres poules comme peu propres à la ponte, frappera ses lecteurs.
- Mais là ne se borne pas son livre ; le titre indique encore qu’il enseigne les meilleurs procédés de faire des poulets et ceux d’engraisser des volailles. Ces deux autres buts de l’élevage des poules, avec le premier, entraînent toutes les notions relatives à ces animaux, leur histoire naturelle entière, leurs différentes races, leurs croisements ; ils entraînent la connaissance de leur hygiène, par conséquent des soins qu’il faut leur donner, de la meilleure
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- habitation à leur construire, de la nourriture qui leur convient le mieux quand on les destine à l’un ou l’autre usage ; iis amènent à la connaissance des moyens de l’incubation artificielle, des meilleurs procédés de conservation des œufs , et enfin des indications à remplir pour obtenir un prompt et avantageux engraissement.
- M. Prangé traite successivement tous ces points d’une manière aussi étendue qu’il est nécessaire, et quoique, dans plusieurs endroits, il annonce qu’il s’en tiendra aux faits pratiques, notoires, il ne peut, de temps en temps, s’empêcher d’entrer dans le domaine physiologique ; c’est une excursion bien pardonnable à un vétérinaire qui a longtemps pratiqué dans les armées, et qui a enrichi nos annales vétérinaires de bonnes observations de médecine et de chirurgie; beaucoup de ses lecteurs y trouveront certainement leur compte.
- J’ai l’honneur de proposer à la Société de remercier M. Prangé de l’hommage qu’il lui a fait de son livre et d’insérer le présent rapport dans le Bulletin.
- Signé Huzard , rapporteur.
- Approuvé en séance, le 27 juillet 1853.
- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- Compte rendu des travaux de la commission française instituée pour Vexposition universelle de Londres, en 1851, présenté par M. le baron Charles Dupin; sénateur, membre de VInstitut, président de la commission, à S. M. Vempereur des Français, le 13 juin 1853.
- Sire,
- Depuis la paix, les sciences et les arts ont fait d’immenses progrès. Nous étions envoyés à Londres pour en comparer, pour en juger les résultats utiles aux nations.
- Nous n’étions pas encore de retour, et déjà vous décidiez que le tableau de l’industrie humaine , tel qu’il s’offrait à nos regards , vous serait présenté par la commission française. Nous remplissons notre mandat en soumettant à Votre Majesté le compte rendu de nos travaux.
- Depuis que la France est sortie de sa première révolution, elle a donné onze fois au monde le spectacle d’un concours national entre tous les arts utiles. A chaque exposition , elle a décerné des récompenses établies avec équité , suivant les degrés d’invention et de services rendus par l’industrie à la société. De pareilles solennités étaient
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- enfantées par uri esprit plus élevé que celui qui fît naître ces concours olympiques, si fameux dans l’antiquité, ces concours où le comble de la gloire se bornait à faire dépasser des chars par des chars et des coursiers par des coursiers. Plus noblement inspirée, la France faisait appel au génie des sciences, éclairant, fécondant les arts; elle l’invitait à disputer les prix d’une course où chaque pas était un progrès vers le bien-être des hommes et la puissance de l’Etat.
- Les nations étrangères, accoutumées à nous devoir l’initiative des institutions utiles au progrès de la société, se sont déterminées par degrés à suivre notre exemple.
- L’Italie , l’Espagne , la Belgique, la Prusse, l’Autriche, la Russie et les États Scandinaves ont établi tour à tour, sur le modèle des nôtres, leurs expositions nationales.
- L’Angleterre seule restait en arrière et dédaignait, en apparence, des solennités désintéressées et glorieuses.
- Notre exposition do 1849 avait, plus qu’aucune des précédentes, fixé l’attentioil universelle. Ses résultats éclatants étaient constatés par la distribution des récompenses; ils produisirent dans la Grande-Bretagne le projet le moins attendu. Rendons hommage à l’auteur de cette innovation.
- Un prince éclairé , qui n’a point reçu par sa naissance de préjugés insulaires, le prince qui, d’après les lois de son pays adoptif, assis à côté du trône , ne pouvait être que le premier des sujets, S. A. R. le prince Albert s’empara d’une autorité purement gracieuse; il exerça son influence sur les intelligences d’élite, pour réaliser une peu-sce dont les malheurs de 1848 avaient seuls privé la France.
- Il avait appris qu’en Angleterre rien n’est possible de grand qui n’ait pas commencé par être populaire : il eut l’art de rendre telle la pensée de faire à Londres un appel à l’industrie de toutes les nations.
- Dès le 3 janvier 1850, une proclamation de la reine Victoria constitue la Commission royale chargée de présider à l’exposition universelle, dont l’époque fut fixée au printemps de 1851.
- Cette commission comptait dans son sein les présidents des grandes Sociétés artistiques ou savantes dé la capitale , et le président du conseil suprême de la compagnie des Indes; elle y comptait aussi les principaux conseillers privés de la couronne , les représentants des grandes nuances politiques dont l’ensemble consolide , au lieu de la diviser, l’autorité souveraine. A côté de lord John Russell, de lord Granville, de lord Clarendon et de M. Labouchère, on voyait siéger lord Stanley, depuis comte de Derby, et le duc de Buccleugh; puis M. Gladstone, M. Baring, M. Cobden même, et sir Robert Peel qui devait illustrer si peu de temps, par sa présence, une assemblée si digne de le compter parmi ses membres ! Des représentants éminents de la chambre des communes ajoutaient aux lumières, à l’autorité de la commission royale que présidait avec une mesure parfaite, avec une grâce infinie le prince époux de la reine.
- Dans une circonstance unique, le président de la commission française a dû paraître au sein de ce grave conseil; il s’agissait de défendre au nom des arts les récompenses graduées, et surtout celles du premier ordre, promises aux nations. Là se trouvaient rapprochés, silencieux, attentifs, imposants les hommes d’Etat qui, depuis un
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- tiers de siècle, ont présidé tour à tour aux destins de l’immense empire dont ils ont doublé la puissance. L’étranger admis devant eux comprenait quelque chose à l’impression qu’éprouva Cinéas franchissant le seuil du sénat romain.
- Les grandes cités manufacturières du Royaume-Uni, lorsqu’elles avaient accepté la proposition d’une exposition universelle, n’avaient pas dissimulé leur répulsion à l’égard de prix d’honneur qui classeraient le mérite des individus et des nations.
- Néanmoins on n’avait pas seulement annoncé, dans l’appel fait aux différents peuples, que des prix seraient proclamés ; la composition des médailles qui devaient en être le signe avait été mise au concours.
- Dès le premier pas, la commission royale a donné la mesure de sa justice et de l’esprit libéral dont elle était animée. Elle a décerné la palme à l’imagination d’un artiste français, M. Bonnardel, pour le dessin de la médaille qui devait récompenser les mérites de premier ordre. Elle a poussé plus loin la courtoisie ; elle a prié la commission préparatoire, qu’on avait établie en France, de choisir entre nos graveurs les plus célèbres, pour exécuter la matrice de cet objet d’art, afin qu’il restât tout français.
- À son tour, la commission préparatoire a prié l’Institut de faire un choix auquel la seule Académie des beaux-arts pouvait donner l’éclat et l’autorité. L’artiste désigné, M. Domard, a rempli par son œuvre l’attente de l’Angleterre et de la France.
- Ces préliminaires accomplis , il fallait choisir les trente-six jurés français appelés à faire valoir les droits de nos exposants dans un jury général de trois cents membres empruntés à toutes les nations.
- Ce n’est pas à nous qu’il appartient de qualifier les choix qu’a faits un ministre du commerce, M. Schneider, digne de comprendre les besoins et l’honneur de l’industrie nationale; mais si nous avons, par nos travaux et nos efforts, rempli l’attente de notre patrie, nous le remercions très-haut de nous avoir donné le moyen de servir ainsi notre pays.
- La commission française, formée principalement avec l’élite des jurys quinquennaux, s’est enrichie et complétée par l’adjonction de collaborateurs justement célèbres. Elle a réuni dans son sein dix-sept membres empruntés à trois Académies de l’Institut de France. Dans ce nombre se trouvait, de droit, le précédent ministre du commerce , préparateur zélé de l’exposition ; il n’a quitté son portefeuille que pour prendre son rang parmi ses pairs et amis. A côté de lui nous comptons le président de la chambre de commerce de Paris et celui du conseil général des manufactures ; les professeurs de ce Conservatoire des arts et métiers que l’Angleterre va finir par imiter; des ingénieurs d’un talent supérieur, et sept industriels que les concours de l’industrie nationale avaient déjà récompensés par deux, par trois, par quatre médailles.
- Vingt suppléants dignes des titulaires ont été désignés : dans ce nombre est compris, comme un représentant de la science, S. A. I. le prince Louis-Lucien Napoléon.
- En apprenant ces nominations, la commission royale d’Angleterre ne s’est pas bornée à des compliments que lui dictait sa courtoisie. Elle a marqué d’un témoignage autrement flatteur les désignations de notre gouvernement. Elle a fortifié les siennes par le choix des juges les plus éminents demandés , d’une part, à la pairie , aux com-
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- munes; de l’autre, à la Société royale de Londres, si fière d’avoir été présidée par Newton; à l’Académie des beaux-arts, fière aussi d’avoir été présidée par Reynolds.
- A notre tour, nous sommes fiers autant qu’heureux d’avoir accompli nos travaux avec des collaborateurs d’un si rare mérite, et que nous connaissions en si grand nombre par leur renommée européenne.
- Les nations de notre continent et les États-Unis de l’Amérique ont mis un juste amour-propre à choisir des mandataires dignes de prendre place auprès de ceux qu’envoyaient la France et l’Angleterre.
- Il en est résulté la mémorable assemblée de trois cents représentants de la science et des arts, réunis en jury général, au nom des peuples civilisés.
- Parmi ces trois cents délégués, la commission royale a choisi, d’après leur renommée, les présidents des trente jurys spéciaux et des six groupes entre lesquels on avait réparti les principales sections de l’industrie humaine.
- Les trente présidents, ainsi nommés, ont formé le tribunal supérieur, où l’on jugeait en dernier ressort les titres des candidats déclarés, par les jurys et par les groupes, aptes à la plus haute récompense.
- Les délibérations que faisaient naître de telles présentations étaient dignes des clients et des juges. C’était un spectacle merveilleux de concorde et de bon vouloir que celui de ces présidents, dont les plus illustres représentaient avec tant d’éclat les découvertes de la science et les inventions de l’industrie. Chacun de ces hommes supérieurs était heureux de trouver chez ses pairs une puissance de lumière et de vérité que les autres trouvaient en lui. Sur le front des plus éminents brillait l’auréole d’une juste renommée; la célébrité qui les avait devancés dans le palais de cristal ajoutait à l’autorité des paroles avec lesquelles ils assignaient le degré d’estime et d’honneur que méritaient les plus dignes concurrents de l’exposition universelle. Us exposaient, avec autant de nouveauté que de supériorité , le mérite original, et la valeur intrinsèque , et les conséquences nouvelles qui pouvaient caractériser les produits les plus admirables. Les créateurs de ces productions d’élite étaient grandis aux yeux des juges par la grandeur même du talent des explicateurs. Nous ne pouvons comparer de telles séances qu’à ces leçons créatrices, à ces conférences de notre grande et première école normale, où les Monge et les Fourcroy, les Lacépède et les Haüy, les Lagrange et les La-place , révélaient aux meilleurs professeurs de France , transformés en élèves, un art supérieur et nouveau de professer. Les discussions d’où sortaient de semblables enseignements faisaient naître, dans les esprits, des convictions générales que manifestaient presque toujours des majorités imposantes, lors du vote des présidents.
- Quand on discutait de si haut les récompenses qui devaient être décernées, l’esprit général était de les accorder pour le mérite intrinsèque des concurrents, sans s’inquiéter du pays auquel ils appartenaient. Aucune imputation malveillante n’atteignait des jugements portés dans un esprit si généreux, au moment même où les rivaux les apprenaient en détail et se trouvaient en présence.
- Si quelque nation avait eu droit de se plaindre, n’était-ce pas les Français, attteints, je dirais presque personnellement, par une décision supérieure signifiée à l’ensemble
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- des juges, afin qu’ils eussent à réformer leurs jugements en première instance, d’après celte base nouvelle : pour proposer des médailles de premier ordre au conseil des présidents, on ne fera pas entrer en considération la beauté, l’élégance et la perfection du travail dans les œuvres d’industrie.
- C’est à l'invention que la palme était avant tout réservée. On va voir que , sous ce point de vue, la France a fait preuve d’une fécondité que ses rivales semblent n’avoir pas même soupçonnée.
- Les travaux terminés.et les concurrents étant retournés dans leurs pays respectifs, lorsque les Anglais publièrent la liste officielle des prix remportés, on vit avec étonnement le résultat qui suit : pour l’ensemble des peuples étrangers , la proportion des prix de premier ordre, accordés surtout à l’invention , était de huit par mille exposants ; pour les Français, la proportion s’élevait, non pas seulement à huit, mais à trente.
- Frappés d’un pareil résultat, les esprits les plus éminents de la commission royale ont cherché dans les institutions françaises le secret d’une aussi grande inégalité. Ils ont étudié, citons surtout sir J. Lyon-Play fuir, nos écoles de dessin artistique et géométrique, à Lyon, à Nîmes, à Paris; notre école centrale et privée des arts et manufactures; et par-dessus tout le Conservatoire des arts et métiers, qui présente aujourd’hui les plus riches collections et l’enseignement le plus complet des sciences appliquées aux arts utiles.
- Les fonds qui restent disponibles, sur les dix millions perçus aux portes du palais de cristal, vont servir à l’imitation des établissements que nous venons de rappeler.
- D’autres personnes ont essayé d’expliquer les nombreux succès, à Londres, de notre industrie nationale, par l’influence extraordinaire et l’on disait presque la magie de la commission française. Nous récusons cet honneur.
- La commission , loin d’augmenter par sa faveur le nombre de nos récompenses, en a fait perdre à la France, par le seul résultat de sa composition.
- Nous en aurions obtenu six, pour des industries importantes, si MM. Ârnoux, Di-dot, Fauler, Gaussen, Randoing et Sallandrouze n’avaient pas été jurés. Nous en aurions obtenu d’autres, et des plus éminentes, si des constructeurs français avaient présenté des inventions telles que la roue hydraulique de M. Poncelet, qui n’avait pas eu seulement la pensée d’exposer.
- Voici maintenant par quel sortilège la commission, oublieuse d’elle-même , a conquis des prix mémorables.
- Sèvres n’avait pas uniquement pour titres les perfections qui font admirer dans toutes les contrées ses porcelaines exquises : la variété, l’élégance et la beauté des formes, la pureté des contours et la vérité des couleurs ; elle avait aussi le mérite de l’invention. Au nombre des jurés français se trouvait un jeune savant, naguère encore directeur de Sèvres. Lui-même était inventeur de procédés ingénieux, sur la soufflerie et le chauffage des fourneaux ; puis sur la reproduction , par le creuset du chimiste , de minéraux importants, que la nature a formés dans la nuit des temps, au moyen de procédés inconnus et tout-puissants. Avec la juste autorité que lui donnaient de pareils titres* il a facilement fait reconnaître les inventions et les progrès dont notre manufac-
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- tare, école et devancière, avait gratifié les industries privées. Sèvres a gagné sa cause: n’était-ce pas justice ?
- Hélas 1 ici finissent les services qu’un talent de si grande espérance devait rendre à son pays. Une mort prématurée, subite est venue interrompre les découvertes que M. Ébelmen multipliait chaque année : il est tombé lorsqu’il touchait du pied le seuil de l’Académie des sciences. Nous avons apporté du moins une activité pieuse à recueillir les matériaux qu’il avait laissés pour son rapport sur tous les arts céramiques ; nous les faisons compléter par un habile suppléant (1). Ainsi nous n’aurons pas tout perdu de la collaboration d’un si célèbre et si regrettable collègue.
- Des difficultés singulières se présentaient à vaincre au sujet des Gobelins. Le jury des beaux-arts n’en avait pas voulu juger les œuvres, parce que c’étaient des tissus ; d’un autre côté , le jury des lainages les récusait à titre d’objets d’art. Enfin quelles inventions récentes pouvaient présenter ces Gobelins qui, dès le temps de Colbert et de Louis XIV, avaient atteint toutes les perfections qui devaient ne pas compter suivant la jurisprudence industrielle des représentants de Manchester, de Nottingham et de Glascow !
- Heureusement, encore, les Gobelins possédaient un successeur des Berthollet et des Chaplal, qui faisait partie du jury. M. Chevreul avait inventé, avait appliqué dans cet établissement sa théorie du contraste et de l’harmonie des couleurs. Il avait classé, mesuré les gradations infinies de la lumière, par son cercle chromatique. Au moyen de ce cercle ingénieux, à 100 lieues de distance, à cent ans d’intervalle, on peut écrire les couleurs, et les reproduire dans le ton précis de leurs nuances les plus variées et les plus délicates. Nous obtînmes donc à ce titre, dans le conseil des présidents, pour les Gobelins, la Savonnerie et Beauvais, la récompense collective de premier ordre. Mais ensuite, par une fatalité de rédaction qu’occasionnait peut-être la marche des idées la plus naturelle, on voit, dans la spécification des récompenses faites au nom de la commission royale d’Angleterre, l’excellence extraordinaire et la beauté des dessins reparaître comme d’elles-mêmes pour caractériser les Gobelins; tandis que la théorie des couleurs , admise comme invention par les présidents, se trouve entièrement omise 1... Pareille omission n’empêche pas cette invention d’avoir été l’objet du vote d’une récompense méritée à tant d’autres titres par notre admirable manufacture nationale.
- Le savant chimiste auquel nous devons un tel service a fait obtenir ensuite une récompense de premier ordre à notre meilleur fabricant de bougies stéariques; c’était pour des procédés auxquels on contestait l’invention. Il a suffi qu’on entendît le témoignage du créateur de l’acide stéarique pour décider la question en faveur de la France.
- C’est un succès analogue qui, dans la commission française, a signalé la présence d’un autre membre de l’Institut, M. Balard, dont la célébrité se fonde sur la découverte du brome. Ses explications profondes et lucides ont fait décerner la récompense de première classe à MM. Agard et Pradt, pour leur habile mise en œuvre des pro-
- (î) M. Salvëtot.
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- cédés dont il est l’inventeur; c’est un système , à la fois économique et scientifique, d’évaporations intelligentes, sous des températures naturelles, inégales et graduées. On emprunte ainsi successivement à l’eau de la mer les richesses variées dont notre savant collaborateur a, le premier, donné complètement la merveilleuse analyse.
- Si je n’étais pas obligé de resserrer en de strictes limites les indications sommaires auxquelles je dois en ce moment me borner, je multiplierais bien davantage l’énumération des services rendus, non pas avec des paroles plus ou moins dextres et subtiles, mais par les travaux, les leçons et les découvertes propres à mes honorables collègues.
- La commission range parmi ses titres à l’estime les travaux pleins d’intelligence et d’une incroyable activité dus à notre collègue M. Sallandrouze de Lcimornaix. Nous ne faisons qu’indiquer ici les services considérables et nombreux qui lui sont propres comme mandataire, à Londres, de l’administration française ; il a secondé nos efforts par de véritables succès près des autorités britanniques. Chargé de recevoir et de placer dans le palais de cristal les produits de nos exposants, il a mis autant d’art que de bon goût à les disposer suivant un ordre qui permît d’en juger le vrai mérite et d’en admirer l’ensemble.
- Je voudrais reproduire ici l’effet saisissant et grandiose de cette heureuse ordonnance , afin que Votre Majesté pût assister, si j’ose parler ainsi, à l’exposition qui n’existe plus, et la juger comme nous l’avons vue.
- Permettez-moi seulement d’attirer votre attention sur les produits clignes d’embellir la demeure d’un riche ami des beaux-arts, et sur les fabrications si perfectionnées qui sont rendues au patronage de votre autorité directe.
- On n’avait guère été prodigue d’espace en faveur de nos exposants! Les difficultés d’arrangement avaient été par là d’autant plus épineuses. On nous avait réduits à reléguer les merveilles de nos arts plastiques dans un endroit écarté , derrière les produits de l’Espagne, de l’Italie, du Portugal et de la Sardaigne : c’est là qu’avec une habileté parfaite on a su grouper ceux de nos produits dont les beaux - arts sont si fiers.
- Sur l’axe de l’étroit passage qui conduisait à nos chefs-d’œuvre, au premier rang s’élevait cette statue que Praxitèle eût nommée Vénus, et que Pradier appelait seulement Phryné; Pradier ! qui devait remporter, dans le concours universel, la plus belle palme de la sculpture, et pour jouir, hélas, si peu de temps, de son triomphe!... En arrière de cette œuvre, qui conquérait tous les suffrages, on voyait les meubles grandioses de Fourdinois et de ses émules, qui reçurent aussi la récompense de premier ordre. Entre ces dressoirs magnifiques, trois issues conduisaient à d’autres enchantements. L’ouverture centrale était close par les portes en bronze du baptistère de Florence, portes dont l’art français avait dignement imité les ravissantes sculptures; les ouvertures latérales étaient libres et décorées seulement par d’élégantes portières empruntées au style de la renaissance.
- Nous arrivons à la salle , disons mieux au musée, où chaque mètre d’espace était rempli par quelque ouvrage qui réclamait l’admiration comme pour lui seul, sans qu’un resserrement extrême et forcé rendit l’ensemble disparate ou confus. Sur une
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- estrade en demi-cercle, Sèvres développait, par des gradations habilement ménagées de forme et de grandeur, l’infime variété de ses produits. On suivait ces gradations, depuis les ustensiles simples et pourtant élégants qu’aime la vie opulente, jusqu’à la reproduction des beautés idéales de la sculpture, ou bas-reliefs ou statues; depuis ces coupes lilliputiennes qui semblaient n’échapper à la fragilité qu’à force d’être légères et d’un travail délicat, jusqu’à ces vases monumentaux, et jusqu’à ces grandes tables planes que le pinceau de nos artistes recouvre de chefs-d’œuvre inaltérables. On admirait les tableaux et les portraits reproduits au moyen de ce bel art scientifique, où la chimie et la peinture, rivalisant de génie et faisant du feu leur Protée; imaginent des couleurs dont la fausseté primitive et calculée produit, pour dernière métamorphose, la vérité de la nature. Afin d’enclore ces trésors, nous avions déployé, dans une moitié du périmètre, nos tapisseries des Gobelins, de la Savonnerie et de Beauvais, qui caractérisent trois genres et trois supériorités distinctes. A gauche du vaste tapis dont les fleurs à nuances délicates ne tranchaient pas assez sur le ciel pâle et nébuleux de l’Angleterre, le Massacre des Mameluks, accaparant la lumière, resplendissait par le coloris si puissant de l’inépuisable Vernet. Celte grande page historique n’a quitté la place où les nations l’admiraient que pour orner le palais des rois d’Angleterre; par ce présent digne d’elle, la France a payé l’hospitalité qu’ont reçue nos produits dans le palais de cristal. En face de ce chef-d’œuvre étaient groupés les tissus délicieux et de moindre dimension, destinés à l’ameublement des châteaux et des opulentes villas; là brillaient les œuvres légères et charmantes des Watleau, des Boucher et des Meissonnier, reproduites dans toute la coquetterie des peintures originales.
- Pour circonscrire la seconde moitié de ce musée, en regard des produits textiles de nos fabriques nationales, ceux de l’industrie privée paraissent avec l’honneur qui leur est propre. Au premier rang figuraient les tapis d’Aubusson, sortis des ateliers de celui de nos collègues auquel appartient l’ordonnance générale de l’exposition française.
- C’était pour nous un devoir d’étudier, non pas seulement l’industrie des peuples , mais les peuples mêmes représentés à l’exposition. Aussi combien de fois, en parcourant les lieux où se trouvaient rapprochées les plus nobles œuvres de nos arts, combien de fois ne me suis-je pas fait le spectateur des spectateurs! avec quel invincible attrait j’étais frappé de leur approche empressée et de leur départ ralenti, et des suffrages exprimés par leurs physionomies! Il fallait voir ce qui se révélait alors de sentiments excités dans les âmes, sous un charme qui captivait l’observateur le plus simple sans qu’il s’en rendît raison, et l’observateur d’élite pénétré, par degré, d’une admiration réfléchie. Je ne pouvais me lasser de cette contemplation qui dévoilait si bien l’empire que la France exerce, par ses chefs-d’œuvre, sur les autres nations...
- L’exposition jugée et nos travaux de Londres accomplis avec un tel succès qu’ils avaient commandé jusqu’à l’envie, il nous restait à remplir un autre devoir : c’est celui dont je dois maintenant rendre compte à Votre Majesté.
- D’après le programme que j’ai soumis à mes honorables collègues et qu’ils ont accepté, chacun a préparé, depuis la paix générale , l’histoire du progrès des arts, qui sont compris dans son jury spécial.
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- Avec un tel champ à parcourir, on n’avait pas seulement à faire l’énumération accidentelle et morcelée des produits de l’industrie, tels qu’ils étaient au moment de l’exposition universelle. On rattachait les uns aux autres, avec les liens de l’histoire, les progrès d’une ère à la fois mémorable par sa durée pacifique et par ses découvertes aussi nombreuses qu’importantes.
- On donnait la mesure de la vitesse et de la force d’avancement dont l’industrie moderne est animée ; on permettait de juger, au moins pour un avenir assez étendu, des progrès futurs qu’on est en droit d’attendre des mêmes efforts, continués dans le même esprit, avec les mêmes moyens.
- En embrassant la série des travaux utiles compris dans une grande époque, c’était la carrière et la gloire d’une génération tout entière dont on offrait le tableau plein d’intérêt et d’enseignement pour nos successeurs.
- Un si vaste travail n’a pas demandé moins de vingt mois à des hommes qui, placés pour la plupart au sommet de carrières importantes, ont dû l’accomplir sans négliger les devoirs de leurs positions respectives.
- Afin d’offrir une idée de la capacité spéciale et de la conscience religieuse avec lesquelles nos collègues ont rempli leur mandat, trois exemples suffiront.
- Dans le jury de la mécanique manufacturière, où les Anglais prétendaient le plus justement à la supériorité . ils ont choisi pour président un Français, le législateur de la dynamique appliquée aux arts : c’est le titre le plus beau du général Poncelet. Voici ce que nous devons à notre savant collègue : de retour à Paris, il a fait l’analyse complète des découvertes relatives à la filature , au tissage par la mécanique. Sa patience infatigable a consulté et, pour ainsi dire, épuisé les titres plus ou moins explicitement indiqués, par les brevets d’invention qu’ont pris , pendant trois quarts de siècle , les Français, les Anglais et les Américains. Les révélations les plus importantes sont sorties de cet immense travail.
- Dans la mécanique des arts, où le préjugé commun n’accorde guère aux Français qu’un rôle secondaire, il a restitué nos titres à l’égard des succès les plus récents et les plus féconds. Je n’en citerai qu’un exemple.
- La filature des lins à la mécanique avait été prévue et sollicitée par Napoléon, qui promit une récompense digne du sujet et digne de sa propre grandeur. Un Français, Philippe de Girard, qui n’a pas obtenu le prix, l’avait mérité. Ses inventions, admirables dès l’origine , ne laissaient rien à désirer pour les fils les plus communs , c’est-à-dire pour ceux qui procurent les exportations par centaines de millions.
- L’Angleterre s’est empressée de pratiquer nos procédés avec lesquels elle a terrassé le continent, la France y comprise, et voici comment :
- Par une aberration déplorable, au lieu d’inviter l’industrie française à profiter sans retard d’un admirable succès, les arbitres du concours ouvert il y a quarante ans, lorsqu’ils ont connu la solution trouvée par Philippe de Girard, ont imposé pour les produits des conditions nouvelles de finesse , impossibles alors à réaliser ; ils ont jeté les concurrents dans une voie qui les a menés la plupart à la ruine.
- Ce n’est pas pour satisfaire un vain amour-propre qu’on aime à voir la réhabilitation
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- qui sort de recherches à la fois si neuves et si lumineuses. C’est pour révéler à la France comment elle perd ses plus fécondes sources de richesse lorsqu’elle choisit pour juges de son industrie, non pas des esprits*é!evés qui voient dans tout leur horizon les grandes questions d’où dépend la fortune d’un peuple, mais des esprits qui méconnaissent le caractère et la portée d’une invention inestimable; ils font un tort plus grand à la patrie qu’à l’inventeur même, en déniant à l’industrie sa vraie route, au génie sa gloire , et sa juste récompense. Voilà l’une des leçons aussi graves que salutaires données par le travail de notre éminent collaborateur.
- Depuis que ces lignes ont été rédigées, un magnifique succès a couronné des recherches si profondes et si lumineuses. D’après les vives instances des jurés de 1849 et de 1851, le gouvernement a fait la proposition d’une récompense nationale reportée sur les héritiers de Philippe de Girard. Voici dans quels termes la commission du sén'at constate l’heureuse influence exercée par le travail historique du général Poncelet : « Avec une patience admirable, il a recherché les inventions de Philippe de Girard, en France et chez l’étranger; il a restitué partout au véritable auteur ses découvertes, tantôt dérobées, tantôt dissimulées et si souvent dépréciées. Cette œuvre d’un patriotisme où la patience, comme Buffon l’entendait., est le génie, cette œuvre inédite du général Poncelet a servi non-seulement au ministère, mais au conseil d’Etat, mais au corps législatif, pour agrandir, à chaque phase du projet de loi, une récompense jugée de plus en plus juste. Nous-mêmes, s’il nous était donné d’amender quoi que ce soit, nous imiterions un si noble exemple. Si notre rôle est réduit à l’approbation pure et simple, nous la donnons du moins à l’unanimité. »
- Telle est la portée du travail historique préparé par le premier des trois collègues dont je me borrïe maintenant à citer les rapports.
- Un second collègue, dont le moindre mérite est d’unir des grands noms de la France à la plus puissante fortune, celui-là fait deux parts de sa richesse : la première est pour la bienfaisance, la seconde est pour les beaux-arts, qu’il chérit en artiste et patronne aussi noblement que s’il était du sang des Médicis. Le premier prix, remporté (lj par la pièce d’orfèvrerie la plus exquise, à Londres, en 1851, était obtenu par une œuvré qu’avait esquissée , commandée le duc de Luynes , le confrère à l’Institut des Dacier, des Quatremère et des Letronne. Son patriotisme aura fait davantage pour l’exposition où la France va présider. Dans notre palais de cristal il présentera, nous y comptons, un statue symbolique pour notre pays comme elle l’était pour l’Attique. Il exposera la statue de la déesse qui présidait aux sciences, à l’héroïsme, et qui tenait dans sa main le génie de la victoire. Grâce à lui, l’œuvre de Phidias est restituée à la postérité par le ciseau d’un grand artiste français (2); de l’artiste qui sculpte en même temps, pour un mausolée digne à’Alexandre, la gloire civile du héros dont la vie militaire est à l’arc de triomphe. L’étranger, transporté chez nous au milieu de tels monuments , se
- (1) M. Froment-Meurice, auteur de ce bel ouvrage, a reçu pour prix, en France, la croix d’officier de la Légion #honneur.
- (2) M. Simarl, l’élève et le successeur de Praéier a ) Institut.
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- croira dans une autre Athènes : il aura devant lui la Minerve du Parthénon, dans son attitude première, avec la fidélité, scrupuleusement cherchée, des armes et du costume; exécutée sans autre matière employée que ljvoire, l’argent et l’or, comme l’a prescrit Périclès, et, comme il l’a prescrit aussi pour combler la magnificence, exécutée sur des proportions plus grandes que nature. Dans la rénovation d’un chef-d’œuvre où l’érudition met si bien l’opulence au service du génie, nous trouvons un nouveau bonheur à mettre en lumière la coopération du plus savant ami des arts. A Londres , il a présidé le jury des métaux précieux appliqués aux œuvres de goût. A Paris, ensuite, il n’a pas reculé devant la tâche de présenter dans l’histoire de leurs progrès les trente-cinq industries qui dépendaient de son jury. Il a demandé des matériaux à l’Europe entière, et dans son vaste rapport, suivant l’expression charmante du poète latin, l’œuvre est supérieure à la matière précieuse.
- Je passe au troisième et dernier exemple, que je me permets de citer.
- En France, on reproche, avec trop de raison, aux manufacturiers, aux artistes, aux artisans, de manquer de constance, d’abandonner leur état, lorsqu’ils dépassent à peine la maturité de l’âge , et de chercher pour leurs fils les emplois inférieurs d’une vie administrative, au lieu de conserver comme un précieux patrimoine et leur industrie et leur indépendance. Maintenant, voici l’une des familles, si rares en Europe, où, depuis cent soixante ans, frères, neveux, cousins, fils, petits-fils et même arrière-petits-fils pratiquent à l’envi le bel art de l’imprimerie, art pour lequel ils ont mérité, depuis notre première exposition nationale , neuf médailles d’or consécutives ! Yoici ce qu’a fait l’un d’eux , Ambroise, secondé par son frère Hyacinthe, pour bien mériter de leur père Firmin Didot : il a réimprimé d’abord le Glossaire de Ducange, cet immense répertoire indispensable à l’intelligence de la latinité du moyen âge; ensuite, la plus grande œuvre de Henri Estienne, le Trésor de la langue grecque, dont il a, ce que l’on croyait impossible, doublé la richesse. Enfin il poursuit à ses frais, pour les auteurs grecs, une collection comparable à celle que l’opulence de l’État rendit possible sous Louis XIV pour les auteurs latins, la collection du Dauphin. Déjà l’œuvre nouvelle, colligée sur les manuscrits les plus précieux que possèdent l’Espagne , l’Italie , l’Allemagne, l’Angleterre et la France, commentée , illustrée par les plus célèbres philologues, cette œuvre est parvenue au cinquantième volume!... Et tout cela pour ne pas concourir, parce que l’éditeur, l’imprimeur et le libraire étaient notre savant collègue.
- Au milieu de si grands travaux, M. Didot a trouvé, dans ses veilles, le loisir de rédiger les annales de l’imprimerie chez toutes les nations; il en a séparé l’histoire du dernier demi-siècle, en y joignant le tableau des arts accessoires à la typographie, à la librairie : c’est la partie qu’il a préparée pour la commission française.
- Par ces trois exemples, Votre Majesté jugera de l’œuvre qu’ont accomplie les trente-six membres de la commission.
- Je dois parler, à présent, d’un autre point de vue sous lequel il fallait considérer l’exposition universelle.
- Ce serait exiger un travail immense et qu’à peu près personne n’entreprendrait pour son usage privé, si l’on laissait aux lecteurs le soin d’aller chercher, dans une infinie
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- diversité de rapports, le mérite spécial de chaque peuple, afin d’en conclure l’ensemble de ses titres et le rang auquel il a droit. Cette œuvre subsidiaire, où la patience était le mérite nécessaire, est échue en partage au président de la commission.
- Un point de vue plein d’intérêt est celui qui considère, de peuple à peuple, les efforts du genre humain pour perfectionner ses arts, pour donner à l’ouvrier l’aisance en retour du travail, et pour développer, comme prix de l’intelligence , la richesse ou personnelle ou collective. La diversité des résultats sur la vie des nations est véritablement prodigieuse.
- On voit des populations malheureusement rétrogrades et qui diminuent à la fois de nombre et de lumières ; on en voit qui semblent presque stationnaires , elles s’accroissent à peine de 1 à 2 millièmes par année ; on en voit d’autres, comme les Etats-Unis, qui doublent tous les vingt-cinq ans. Ces inégalités extrêmes sont rattachées par des liens étroits aux progrès des principaux arts; l’exposition universelle en révélait plus d’un secret.
- Quelles que soient ces inégalités, un fait capital devra frapper les esprits observateurs ; c’est la puissance de peuplement qu’offre l’ensemble des nations qui partagent notre civilisation, nos sciences et notre industrie : ce qui comprend les nations chrétiennes.
- Ces nations comptent aujourd’hui 330 millions d’individus; il y a seulement quarante ans, elles n’en comptaient que 250 millions ; un siècle plus tôt, elles ne comptaient pas 170 millions d’âmes.
- Pour montrer la valeur de tels accroissements, nous regrettons qu’il soit étranger à notre sujet de faire voir à travers quels obstacles d’ordre moral nos peuples ont dû s’avancer pour n’être pas arrachés à cette partie si supérieure du genre humain. Nous regrettons de ne pouvoir qu’indiquer l’époque étonnante, comprise depuis la corruption de la régence ajoutée aux dérisions contagieuses de l’incrédulité , jusqu’à la violence des persécutions contre toute croyance ; et depuis ces fureurs qui succédaient à ces folies, pour arriver, de révolutions en révolutions, jusqu’au danger si récent du socialisme, cette secte de la haine et de la spoliation , impatiente de fouler aux pieds les lois divines sur les débris des lois humaines et de la société même. Le temps n’a pas réalisé les espérances fondées sur de telles perversités , et voici qu’il nous présente un résultat simple et sublime, qu’on n’oubliera pas, j’en ai la conscience : depuis 1715 jusqu’à cet instant, en moins d'un siècle et demi de tourmentes et d’épreuves, l’univers chrétien s’accroît en population, autant qu’il l’avait pu faire dans les dix-sept siècles précédents.
- Tout est contraste entre cette partie du genre humain , si rapidement grandissante , et le reste du monde. La différence éclatait dans les produits réunis, par grandes catégories de nations, à l’exposition universelle.
- Lorsqu’on pénétrait dans le palais de cristal par la principale entrée, celle du midi, l’œil était frappé d’un spectacle étrange et magnifique. Dans toute la profondeur de la vaste nef transversale, les regards étaient éblouis par une splendeur empruntée à l’Orient. On voyait étalées d’un côté les raretés de la Chine, de la Perse, de la Tur-
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- quie, de l'Égypte et des États barbaresques ; de l’autre côté brillaient les produits d’un sol fabuleux , c’étaient les somptuosités et les élégances de l’Hindostan, que la compagnie des Indes avait réunies, avec une magnificence vraiment royale, entre Ceylan et le Thibet, entre Singapore et Cachemire.
- Tel était l’Orient transporté devant nous avec des changements perceptibles à peine depuis Mahomet, depuis Alexandre.
- Réduisons maintenant à leurs justes proportions ces richesses de tant de siècles, pour les mettre en parallèle avec les trésors si modernes d’une autre civilisation ; elles n’ont pas rempli la vingtième partie du palais de cristal.
- Cet espace exigu représentait, dans sa plus haute expression, l’industrie de 700 millions d’individus que comptent aujourd’hui les nations aux croyances disparates de Confucius, de Brahma, de Bouddha et du chamelier de la Mecque.
- Quant aux nations chrétiennes, qui ne comptent pas la moitié de ce nombre d’âmes, avec leurs industries, en si grand nombre récentes, elles remplissaient les dix-neuf vingtièmes de l’espace offert au concours universel.
- Chez les Orientaux, la main de l’homme est la seule employée à tirer parti des produits inestimables que leur prodigue la nature.
- Chez les Occidentaux , les matières les moins coûteuses , du fer, du plomb , du cuivre, de la houille, surpassent en opulence le diamant, l’argent et l’or. Le génie moderne choisit des agents communs, qui sont à la portée de tous : c’est l’air, c’est l’eau et la vapeur. 11 en fait ses trésors et les leviers d’une incomparable puissance.
- Munie de tels instruments , la race caucasienne , depuis l’Euxin jusqu’à l’océan Pacifique , forme la masse compacte des nations dominatrices, qui sont aujourd’hui les arbitres du monde, des nations progressives , qui le font changer de face pour le peupler, le civiliser et l’embellir, j’oserais presque dire à vue d’œil !
- Tout n’est pas égal entre ces nations privilégiées, qui concourent au progrès, à la propagation des arts modernes.
- Si l’on isole sur la zone tempérée de notre hémisphère un deux-centième seulement de la surface du globe , on circonscrit l’étroit espace d’où jaillissent les clartés révélatrices, l’espace étroit où s’accomplissent les découvertes des sciences et les applications inépuisables de ces découvertes aux arts.
- Cinq races vivifient ce foyer de lumières humaines : ce sont les races française, britannique, allemande, italique et Scandinave ; elles représentent un peu plus de la moitié des nations occidentales.
- Ces races comprennent, qui n’en serait émerveillé? tous les noms immortels de la science et des arts modernes : depuis Tycho jusqu’à Oersted, et depuis Linné jusqu’à Berzélius; depuis Galilée et Michel-A.nge jusqu’à Spallanzani et Volta ; depuis Kepler et Leibnitz jusqu’à Bessel et Jacobi; depuis Bacon et Newton jusqu’à Walt et Davy, et déjà, dans un coin du nouveau monde, jusqu’à Franklin et Fulton; enfin , pour arriver à la France, depuis Pascal et Descartes jusqu’à Lavoisier et Monge , jusqu’à Laplace et Cuvier.
- Durant la courte période dont nous avons à rendre compte, les nations d’avanhgardô
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- dans la conquête des idées, celles dont je viens de rappeler les hommes illustres qui ne sont plus, n’ont pas seulement reculé sur toutes les routes les bornes de l’esprit humain ; elles ont fait marcher de front toutes les industries utiles, et signalé leur puissance par une prise de possession de l’univers plus complète que jamais.
- Avec des instruments faits de nos jours, ces nations sont, en quelque façon, sorties de notre monde planétaire , pour s’emparer de la distance aux étoiles , et conquérir une sphère dont le rayon surpasse déjà deux millions de fois l’intervalle entre notre globe et le soleil. Laissant là les instruments, elles ont découvert par le calcul la première et seule planète dont l’homme, sans la voir, ait assigné l’existence et la place dans le ciel.
- Arrivons à la terre. On donne des lois nouvelles à la lumière , à la chaleur; des lois aux attractions, aux répulsions si diverses que recèlent les corps, et qu’on ramène à l’unité. Le xvme siècle avait fait avec majesté l’étude , et la description presque poétique, de la nature extérieure ; le xixe s’empare de la nature intérieure. L’anatomie comparée nous livre les mystères collectifs de l’organisme des êtres vivants. La géométrie descriptive/appliquée aux formes de la nature animée, y découvre des lois constantes et générales, comme celles de l’étendue immatérielle. Le génie s’en sert pour remonter à la vie, à la personnification, par catégories, d’êtres qui ne sont plus. Des mondes entiers de végétaux et d’animaux , ensevelis depuis des siècles dans les entrailles de la terre , exhumés en débris , refaits par individus, réorganisés d’abord par espèces, le sont aujourd’hui par âges contemporains et par révolutions successives. La nature inorganique obtient aussi son histoire souterraine. Les grands Etats civilisés font faire et publient leur géologie , on dirait presque suivant l’ordre de leur civilisation. La France a fini, l’Angleterre achève. L’exposition universelle , en 1851, accordait à toutes deux, pour ce beau travail, la médaille du premier ordre. Les autres Etats la gagneront plus tard.
- Tandis que les richesses souterraines sont décrites ainsi par régions nationales , les richesses aquatiques deviennent l’objet d’un recensement universel et nouveau, d’une grandeur inattendue. Depuis la paix générale, la pêche a pris, dans les eaux intérieures et dans les mers les plus lointaines , une activité prodigieuse. De toutes parts , les nouveaux spécimens ont été, comme autrefois ceux des mers connues d’Alexandre, envoyés Aristote du siècle. Le nombre des espèces constatées , caractérisées par la science, en moins de cinquante ans, a quadruplé. Les bases de la description nouvelle ont été posées d’une main si prévoyante et d’après des lois si constantes, que la mort même, surprenant l’illustre naturaliste au tiers de son œuvre, n’en a changé ni le plan ni la perfection. Un collaborateur, un élève incomparable, après un quart de siècle d’active et pieuse persévérance, couronne aujourd’hui, comme si le maître eût vécu , l’impérissable monument ; et ce monument appartient à la France ! Voilà pour les observateurs de la nature. •
- Et voici pour les lutteurs de l’industrie. Sur terre et sur mer, les vents, les flots, les courants sont domptés; la vapeur, désormais souveraine , fait le tour du monde , par étapes, à jour fixe. Dans l’antiquité sacrée, les plus éloquents des hommes disaient
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- aux peuples la gloire du Créateur, en leur montrant comme extrêmes les astres au ciel, et sous les eaux le géant des mers. Aujourd’hui Dieu fait créer par la main de l’homme, pour nager sur l’Océan, des léviathans à vapeur, dont un seul surpasse en volume cinquante fois les plus monstrueuses baleines. Déjà nous n’avons plus besoin d’alta-cher aux lianes de ces colosses d’immenses roues battues, ébranlées et maintes fois brisées par les flots ; il suffit d’employer, dans la profondeur des eaux calmes, quelques segments de l’hélice inventée par Archimède et depuis deux mille ans bornée a
- des usages secondaires.....Par une autre série d’efforts, sur notre hémisphère , on
- avance à travers les glaces circompolaires pour découvrir des mers inconnues. Depuis cinq ans on les explore dans un but vraiment sublime : on veut à tout prix délivrer l’héroïque marin poussé par l’amour de la science et disparu sans qu’on soupçonne en quelles prisons hyperborées sont enfermés ses deux vaisseaux... Dans le même dessein, sur les glaces et sur la neige qui les recouvre, on navigue avec des traîneaux à voiles, après avoir bravé des froids qui congèlent le mercure. On a découvert et dépassé de bien loin le pôle magnétique. On pousse au pôle de la terre; on s’en approche, on l’atteindra !
- Dans notre zone tempérée, sur nos voies en fer, des voyageurs parcourent déjà plus de 30 lieues dans une heure : admirable résultat, sans que leur vie soit compromise, la locomotive les lance avec le quart de la vitesse moyenne qu’obtient, à toute volée, le boulet sorti d’un canon. Cela paraît tardif à l’homme pour le transport de ses idées! Il fait servir la vélocité du fluide de la foudre à communiquer sa pensée ; l’électricité magnétique, obéissante, sillonne les continents et les îles, commence à passer les mers, et prépare aussi son tour du monde. Sans autre guide qu’un fil de métal isolé , elle parcourrait un grand cercle du globe en quatre tiers de seconde. Malgré celte vitesse immense, il ne lui suffit pas de parler par signes ; elle écrit, elle imprime, le prote et le compositeur fussent-ils à 100 lieues des caractères reproduits. L’humanité , noble conquête, s’est emparée de cette étonnante vélocité de transmission , pour sauver la vie des voyageurs, en signalant les dangers mêmes créés sur les voies en fer par le génie des transports rapides. Chemin faisant, l’électricité magnétique accomplit une autre mission; elle résout en géomètre le problème des longitudes : par sa vitesse, elle contrôle la rotation de la terre. En se combinant avec la différence rigoureuse des heures, elle marque la différence des méridiens entre le point de départ et le point d’arrivée du fluide maîtrisé.
- Voilà ce que peut aujourd’hui la science pour éclairer, pour servir la société.
- Les arts militaires ont aussi leurs progrès récents. Une infanterie légère , plus rapide que jamais, reçoit des fusils perfectionnés au point de porter, avec une précision déterminée, plus loin que naguère des bouches à feu dont les projectiles étaient soixante fois plus pesants. L’artillerie de campagne , au lieu de rester enchaînée au pas du piéton, arme et monte ses conducteurs, charge ses canonniers sur les avant-trains, accroît le poids des projectiles, amplifie les portées, et, loin d’être ralentie , devenue précise , uniforme , inversable et solide , elle rivalise en vitesse avec la cavalerie. L’historien militaire, qui l’a si bien jugée et qui la veut encore plus parfaite, peut dire si cet éloge
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- est mérité. De nos feux d’artifice perdus , selon les gens de guerre , en plaisirs sans résultats, la pyrotechnie tire une arme nouvelle et parvient à la diriger mathématiquement ; cette arme , elle la rend utile à lancer l’incendie et la mort, sous toutes les formes de mitrailles ou de boulets, de grenades ou d’obus emboîtés dans des fusées. Autres prodiges sur la mer : un vaisseau de ligne unissant la triple force de l’artillerie, du vent et de la vapeur, peut transporter, à 6 lieues ( 24 kilomètres ) par heure et pendant 150 heures, 3,000 hommes en sus de son équipage. Avec des canons à la Paixhans, on lance des projectiles-monstres dont chaque coup, de ceux que les marins nomment heureux, suffit pour brûler ou couler bas l’ennemi le plus redoutable. Enfin la faculté du transport des armées entières à travers les détroits les mieux gardés ne paraît plus impossible ; et l’Achille des mers ne peut se faire à la pensée d’être trouvé vulnérable par un seul endroit de ses pieds!... Cette idée servira la paix du monde.
- Pour détruire autant que pour produire , l’homme a , par de tels moyens , accru sa puissance moderne.
- Nous venons d’énumérer quelques-uns des progrès dont trois jurys sur trente ont dû faire l’étude; qu’on voie par là ce qu’est l’ensemble et le travail d’en rendre compte !
- Après l’exposition universelle , il importait de comparer les récompenses qu’ont reçues , d’un côté, les nations privilégiées par le don des découvertes , de l’autre côté le reste du genre humain.
- Ce parallèle démontre combien la supériorité de la science et du génie influe sur les applications aux arts usuels qui donnent à la société la richesse et la puissance.
- Jugements prononcés à Londres.
- Pour la moitié la plus avancée des nations progressives , qui sont les nations chrétiennes; pour celles qui portent en avant le flambeau des découvertes : récompenses industrielles votées par les jurys et par le conseil des présidents......... 164
- Pour la moitié la moins avancée des nations progressives : récompenses du même ordre, votées par les jurys et par le conseil des présidents. ... 2
- Enfin , pour l’universalité des nations non chrétiennes et stationnaires, qui constituent les deux tiers du genre humain..................................Rien !
- C’est dans cette immense latitude que nous avions à marquer les degrés de l’échelle où s’élève aujourd’hui l’industrie des différents peuples : nous croyons l’avoir fait avec équité.
- A chaque nation que nous avions à comparer, nous nous sommes transportés de pensée et de cœur au milieu d’elle : avec un sentiment de respect pour sa nationalité, d’où naît l’amour de la patrie ; avec un sentiment de sympathie , par cela seul qu’elle appartient au genre humain. Pour mieux la juger dans ses efforts et ses succès , nous nous sommes placés au nombre de ses concitoyens. A ce point de vue nous avons recherché, parmi les intérêts universels, l’intérêt vrai de chaque peuple, sans essayer d’en altérer le principe ou les conséquences, au profit d’aucun Etat, d’aucun homme et d’aucun système.
- Cinquante-deuxième année. Août 1853.
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- Alors même que nous étendions nos regards sur les peuples étrangers , c’était toujours à la France que notre pensée se rapportait; c’est par elle aussi que nous devons terminer.
- Rappelons les présents que , depuis la paix, l’agriculture et les arts manufacturiers ont prodigués à la fortune de noire patrie. Il suffit d’embrasser les trente ans qui finissent à l’exposition universelle.
- Valeur des produits agricoles et manufacturiers fournis par la France à l’univers.
- En 1821................................ 404,764,582 fr.
- En 1851................................ 1,158,097,917 fr.
- D’après le progrès des exportations britanniques, à 404 millions pour l’année 1821 correspondraient pour l’année 1851, non pas comme chez les Français 1,158 millions, mais seulement 822 millions.
- Dans l’accroissement plus accéléré des exportations françaises, il y a cela de fortuné que tout marche de front, agriculture et manufactures; nos produits naturels augmentent même un peu plus vite que nos produits fabriqués.
- Au contraire, en Angleterre, l’exportation des produits de l’agriculture est disparue; elle fait place à des importations de blés étrangers si prodigieuses, que les amis de l’indépendance britannique commencent à s’en effrayer... Depuis 1845, dans les années ordinaires, sept millions d’Anglais et d’Ecossais, sur vingt et un, ne mangent plus que le pain dont peuvent et dont veulent disposer les autres peuples.
- La France, bien plus heureuse , non-seulement suffit à la nourriture de sa population, qui croit sans cesse ; elle contribue maintenant à nourrir la Grande-Bretagne.
- Sans doute, la superficie de notre terre est bornée, tandis que le champ du travail manufacturier est sans limites. Eh bien , quand la nation française sera devenue si nombreuse que le sol de la patrie mère ne pourra plus y suffire, nous trouverons à notre porte l’Algérie, qui tierce notre territoire, et qui présentait à l’exposition de Londres tant d’admirables produits naturels. Au même titre que l’Égypte fut jadis le grenier du peuple romain, l’Algérie deviendra le grenier du peuple français. Mais, au lieu d’échanger une oisiveté mendiante pour du pain étranger, pour le cirque et pour les spectacles, le peuple français payera les blés de ses colons avec les produits toujours croissants de son énergique industrie.
- En face d’un tel présent et d’un tel avenir nous ne demandons qu’une chose, nous, les commissaires de tous les arts français devant les autres nations, c’est qu’on n’accuse plus notre agriculture et notre industrie manufacturière d’être arriérées, rétrogrades et parasites; c’est qu’en songeant à ce qu’elles peuvent acquérir, à ce qu’on doit attendre d’elles, on n’oublie pas la nature de leur puissance et les conditions nécessaires à leur succès.
- Pendant les trente ans que je viens de prendre pour terme de comparaison, tous les hommes d’État dignes de ce nom, même ceux qui sont entrés plus ou moins aventureux aux affaires financières et commerciales de notre pays , tous en sont sortis circonspects et prudents, sans être, pour cela, contraires aux vraies améliorations, qui ne
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- sont pas des renversements. Ils n’ont fait que suivre l’exemple donné par Colbert et Louis XIV, par Chaptal et Napoléon, dans leur plus beau temps. '
- Si la sagesse du pays continue d’agir d’après sa raison propre et d’après son expé-' rience, il suffira que notre agriculture et notre industrie, de plus en plus chéries, facilitées et défendues au besoin, suivent l’essor qu’elles ont pris dans le tiers du siècle dernier. D’après cette progression , les produits annuels que nous demande l’univers s’élèveraient, à la fin du siècle présent, et cela nous semble à nous-mêmes fabuleux, à six milliards six cents millions ;
- C’est-à-dire à quinze fois l’exportation de 1821.
- Que faut-il pour que l’industrie et le commerce de la France marchent à grands pas vers ces résultats merveilleux? Il faut que les relations fraternelles, si puissantes lors du concours de 1851, continuent de régner entre les principales nations qui règlent le sort du monde.
- Le développement de nos inventions et de nos travaux ne peut conduire et maintenir notre patrie à la position la plus glorieuse et la plus fortunée qu’en ajoutant partout et sans cesse au bien-être, à la sécurité des autres peuples.
- Cette condition des prospérités solidaires, la France et l’Angleterre la comprennent également. Lorsque l’harmonie universelle èst menacée, on invoque ces deux puissances : quand leurs boucliers se rapprochent, la guerre s’arrête, la raison reprend son empire, et l’humanité rassurée poursuit sa marche féconde.
- Ne craignons pas de le répéter aujourd’hui plus que jamais, et puisse notre voix être entendue par l’étranger le plus lointain ! Pour que le genre humain continue les admirables progrès dont nous avons essayé l’esquisse, il a besoin du bienfait de la paix universelle. Cette paix, les commerçants principaux de Londres, la ville aux 2,500,000 âmes, sont venus, ce printemps même, la saluer au palais des Tuileries, en attestant l’estime et l’amitié des deux grands peuples qui président à la civilisation.
- Conservons - la tant que l’honneur le permettra. Sous son égide, la force vitale de notre industrie, poussant devant elle le flot toujours Croissant de ses trésors, vous donnera , sire, tout ce qu’il faut pour achever les monuments qui s’élèvent sous vos auspices, et pour en commencer d’autres plus nombreux, plus grands, plus utiles encore. Vous en devrez les moyens à la fécondité sans bornes de nos sciences et de nos arts.
- Je ne finirai pas ce compte rendu sans rappeler le souvenir de la partie la plus gracieuse de notre mission.
- Après avoir défendu les droits de la France en face de l’étranger, il nous restait à remplir un devoir cher à nos cœurs ; c’était d’obtenir que notre gouvernement accordât des récompenses qui ne fussent pas au-dessous des triomphes conquis par notre industrie. On nous trouva d’abord trop exigeants. On allait jusqu’à nous dire qu’un plus grand nombre de distinctions ne serait pas demandé après le gain d’une bataille... Nous répondîmes en attestant le million d’hommes expérimentés, courageux, infatigables qui sont les chefs de tous nos ateliers. « Ce million d’intelligences , représenté par l’élite des fabricants et des artistes, dîmes-nous, il vient de remporter à Londres sa bataille d’Austerlitz ! » Digne d’entendre ce langage > le chef de l’État, en évitant
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- d’être prodigue, a su rester généreux ; il a voulu distribuer lui-même les cinquante croix de légionnaire, et surtout les six croix d’officier qu’on nous avait tant disputées ! distinction jusqu’alors sans exemple , parce que , sans exemple jusqu’alors, avait été la grandeur d’un concours universel. Cette largesse d’honneurs faite à l’industrie nationale, les esprits éclairés l’accueillaient comme un hommage à l’éminence des arts français. Quand vos mains la décernaient en présence des principaux chefs du gouvernement , en présence d’un peuple immense qui s’inspirait de vos paroles, la nation saluait avec enthousiasme des distinctions si bien gagnées, si bien données et si noblement populaires.
- Lors du repas offert dans votre palais aux exposants récompensés, on vous apprit que les ouvriers de notre plus grand atelier en instruments de chirurgie avaient fabriqué de leurs mains une croix d’officier, qui semblait les décorer tous! Ils l’avaient donnée à l’artiste supérieur (1) auquel ils doivent leur talent, et qui siégeait au nombre de vos invités. Cette croix , vous l’avez à l’instant même échangée contre celle que vous portiez sur votre poitrine. Par là, vous avez honoré, d’un côté, la classe ouvrière, de l’autre la commission nationale à qui vous donniez gain de cause. Elle s’est sentie hère de son initiative , en faveur d’un mérite éminent que Londres avait méconnu ; elle vous a donné l’occasion d’un si noble témoignage , dont aucun souverain n’avait encore offert l’exemple, pour rehausser à leur juste niveau les arts qui sont chers à l’humanité.
- L’exposé que je viens d’esquisser, tout imparfait, tout incomplet qu’il puisse être , suffit pour donner une idée du travail considérable entrepris par la commission française. On attendait d’elle l’accomplissement d’une tâche momentanée, transitoire; je n’hésite pas à le dire, en parlant de mes collègues, ils en ont fait un monument.
- La commission se croira récompensée de ses travaux , de ses fatigues, si l’on trouve qu’en présence des nations étrangères elle a suffisamment défendu les droits, suffi -samment soutenu l’honneur de la France , et si, par l’organe de Votre Majesté , nous pouvons entendre ces simples paroles : « La patrie est satisfaite. »
- ARTS MÉCANIQUES.
- POIDS ET MESURES MÉTRIQUES ENVOYÉS AU GOUVERNEMENT DES ÉTATS-UNIS DAMÉRIQUE.
- Le gouvernement des Etats-Unis, à la sollicitation de M. Vattemare, a envoyé à la France une belle collection de poids et mesures, que M. Bâche, intendant général des poids et mesures, a bien voulu vérifier lui-même.
- A cette collection étaient jointes deux balances, chefs-d’œuvre de précision.
- En échange de ce présent, le gouvernement français a voulu donner aux Etats-Unis une collection complète des mesures du système métrique , aussi exactement vérifiées,
- fi) M. Ch arrière.
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- afin de rapprocher le moment si désirable pour les intérêts commerciaux , où un seul système fie mesures serait employé par les deux pays.
- Aux mesures commerciales et usuelles, on a joint des types dont la vérification a été exécutée au Conservatoire des arts et métiers, par M. le conservateur des collections, à l’aide des prototypes du commerce qui y sont déposés , et qui avaient été précédemment comparés avec ceux des archives de l’Etat.
- Le procès-verbal suivant contient les résultats de ces vérifications.
- Le général d’artillerie, membre de l’Institut, administrateur du Conservatoire des arts et métiers, Signé A. Morin.
- Procès-verbal des opérations exécutées par ordre de M. le général A. Morin, membre
- de l’Institut, professeur-administrateur du Conservatoire des arts et métiers, pour la
- vérification des mesures envoyées aux Etats-Unis par la France, dressé par M. J.
- T. Silbermann, conservateur des collections du Conservatoire des arts et métiers.
- La vérification des types de mesures et de poids que le gouvernement français a offerts au gouvernement des Etats-Unis a été faite au Conservatoire des arts et métiers dans la galerie des poids et mesures de cet établissement, et avec les prototypes du commerce qui y sont déposés.
- Ces prototypes avaient été eux-mêmes comparés avec les prototypes officiels déposés aux archives de France. Voici les résultats de cette comparaison, ainsi que la manière dont ils ont été obtenus :
- Les deux séries de prototypes (du commerce et des archives) consistent, chacune, en un mètre à bout en platine et en un kilogramme de forme cylindrique également en platine.
- Ces mesures ont été exécutées en même temps par les célèbres artistes Lenoir et Fortin, et vérifiées par leurs collègues de la commission internationale des poids et mesures, en l’an VII de la république ( 1799 ).
- La comparaison du mètre a été faite au moyen d’un comparateur spécial qui accuse un dix-millième de millimètre, c’est-à-dire io,b6o,oo» de la longueur fondamentale.
- Pour la comparaison du kilogramme, on s’est servi d’une balance accusant le demi-milligramme. Les nombres obtenus ont été corrigés de la perte que ces poids ont éprouvée dans l’air, perte qui a été déterminée à l’aide d’un comparateur construit dans le but de reconnaître les dimensions linéaires de ces poids cylindriques.
- Il n’existe pas de prototype de mesures de capacité ; il serait inutile d’ailleurs, puisque l’unité de ce prototype , le litre , est un décimètre cube , et qu’un décimètre cube d’eau distillée, prise à son maximum de densité, pèse juste un kilogramme dans le vide.
- C’est donc le kilogramme qui tient lieu de cette unité.
- La collection des poids et mesures donnée aux Etats-Unis, en échange de celle qui nous a été remise par M. Vattemare, consiste en trois séries diverses.
- La première est composée d’un mètre type en acier, sur base en bronze, et d’un kilogramme type en laiton doré.
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- La deuxième est composée d’un mètre divisé, en laiton, et d’un litre, tous deux faits par Gambey.
- La troisième est composée de la série des mesures et poids qui composent l’assortiment d’un bureau de vérification de premier ordre. Enfin les appareils de mesurage, de pesage et de timbrage nécessaires à ces bureaux complètent cette série.
- chapitre Ier. — Comparaison des mesures de longueur. g 1er. Comparaison du mètre prototype du commerce avec celui des archives de l’État.
- Cette comparaison a été faite au moyen de mon comparateur à levier, construit sous ma direction par M. Brunner.
- L’exactitude des comparaisons étant subordonnée à la précision des appareils de vérification, je vais donner ici une description complète de ce comparateur, ainsi que de la manière dont on s’en est servi.
- 1° Comparateur. — Deux règles métalliques aa', bb', fig. 1, 2, 3 et 4, pl. 1265, de même largeur et d’une longueur presque identique, parfaitement dressées, superposées et fixées invariablement en c , servent de base au comparateur. La règle inférieure bb' est en bronze, et la règle supérieure aa' en platine ; leur largeur commune est 30 millimètres ; les autres dimensions sont les suivantes :
- Règle en platine, lm,12 longueur, 3mm,5 épaisseur,
- Id. en bronze, lm,13 id., 7mm id.
- Deux talons fixés aux extrémités du système servent de matrice au mètre à interposer. Ces deux talons sont formés par les extrémités d, d'des petits bras des deux leviers d e, d'e', dont les axes de rotation f et f se lient solidement à la règle inférieure, et qui par leurs grands bras e, e' amplifient les petites différences de longueur qui peuvent exister entre les mètres que l’on interpose entre les petits bras.
- Le petit bras de ces leviers a 8 millimètres de longueur, le grand bras en â 160 ; leur position est verticale au-dessus des règles auxquelles ils sont liés par le support de leur axe de rotation. Cet axe tourne lui-même entre deux pointes à vis retenues par le support.
- Le levier d'e', qui se trouve du côté de a', ou les deux règles sont liées, sert de heurtoir aux mesures à comparer ; dans ce but, la position de son axe de rotation est invariablement fixée à la règle.
- L’autre levier d e sert de contact ; à cet effet, il est porté par le châssis ghi qui retient une vis micrométrique dont l’écrou h est fixé sur la règle de bronze par l’intermédiaire d’un montant qui relie les deux pièces.
- Pour ne pas détériorer les extrémités des mètres interposés, on n’a appuyé ces deux leviers contre ces extrémités qu’au moyen de la pression d’un petit ressort II' dont la puissance ne dépasse pas 5 grammes. L’extrémité d, d'des petits bras est courbée en avant; elle est cylindrique, horizontale, et présente une arête de 2 millimètres de longueur qui lui sert de point de contact.
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- Le contact ne devant s’opérer que pour une même situation de leviers, on a donné à ceux-ci un point de repère constant placé au sommet m,m' du support de chacun d’eux ; ce point de repère doit coïncider avec la ligne de repère tracée sur le bout du levier. Pour donner à cette coïncidence la précision nécessaire, on a tracé, sur les deux parties en regard, cinq lignes au lieu d’une seule: la ligne de foi est représentée par celle du milieu, les autres sont équidistantes, à cela près que les lignes tracées sur le bout des leviers sont moins distantes l’une de l’autre que ne le sont celles sur le support; à la faveur de cet artifice, ces lignes servent de vernier; le repérage devient ainsi plus parfait, et on en augmente la précision en munissant chaque support d’une loupe n, ri. Un dérangement de de millimètre des contacts des petits bras de levier d et d'se
- traduit ainsi, à l’extrémité des grands bras, par une demi-division du vernier, quantité bien appréciée au moyen des loupes.
- On comprend que ces délicates coïncidences ne sauraient être poussées au contact avec le secours de la main ; cet office est rempli par la pince p qui serre la mesure par les côtés ; celle pince se termine par une queue horizontale q qui relient prisonnière une vis de rappel r à pas très-fin qui s’engage dans le pied du support. Cette vis est située dans le prolongement du plan supérieur de la règle de platine sur laquelle repose l’étalon à comparer a”, ci".
- La vis micométrique s, qui constitue l’appareil mesureur proprement dit, est formée d’un pas de vis d’un demi-millimètre juste. La tôle ou tambour t de cette vis est divisée en 500 parties subdivisées en 5,000 par un vernier au 10e v, fixé au chariot de la vis. Le millimètre est ainsi subdivisé en 10,000 parties, ce qui conduit à des dix-millionièmes du mètre, c’est-à-dire au rapport du mètre au quart du méridien terrestre.
- Cette vis, d’une construction parfaite, roule entre deux pointes engagées à vis dans le châssis ou cadre qui supporte le levier de contact ; elle se trouve dans le prolongement des points de contact.
- La délicatesse des contacts ainsi que celle de leur évaluation étant assurées, il reste encore une condition à remplir, c’est celle de l’invariabilité de la distance entre les deux talons d et d', invariabilité constamment troublée par les variations de température à cause de la dilatation ou de la contraction que ces variations thermométriques imposent à la règle de bronze qui sert de base aux leviers, ainsi que nous l’avons dit.
- Pour s’assurer de sa valeur ou de son invariabilité, cette base b b' porte la règle en platine a a', dont la dilatation, très-différente de celle de la règle de bronze, permet de faire de ces deux règles un thermomètre de Borda qui indique , à chaque instant, l’état de la température du système : c’est pour cette raison que les deux règles sont liées ensemble, à l’une de leurs extrémités, par un axe c' qui les traverse de part en part, tandis que, se trouvant libres à l’autre extrémité, elles peuvent se dilater au gré de la température. La différence de dilatation est indiquée par une division c en | de millimètre, tracée à cette extrémité sur la règle en platine ; à cette division se rapporte un vernier v' qui divise vingt-quatre de ces quarts de millimètre en 25 parties, et forme ainsi des centièmes de millimètre au vernier qui se trouve placé sur une lame de platine fixée contre la règle de bronze. Cette lame sert en même temps de
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- guide à la règle de platine , tandis que le pied de l’écrou de la vis îuicrométrique guide la règle à l’autre rive.
- Comme cette précision est trop peu sensible par rapport à celle des leviers, on n adapté à l’extrémité de ces règles un levier d" f" e" semblable aux deux précédents ; l’axe f" de ce levier se meut comme le bout de la règle en bronze à laquelle il est retenu, tandis que le contact du petit bras est pressé par un ressort contre l’extrémité verticale de la règle de platine, et par conséquent se meut comme elle.
- Le grand bras f" e" de ce levier est terminé par un arc de cercle e" sur lequel est tracé un large vernier très-finement divisé qui peut parcourir un autre arc de cercle divisé m" dont le pied porte l’axe f" du levier. Les dimensions du vernier permettent d’apprécier le — de degré de température.
- La délicatesse de ces indications est donc d’accord avec celle des deux autres leviers.
- Ce comparateur porte , de distance en distance, sur des semelles ou guides y de même épaisseur, et qui sont à leur tour posés sur un support en fonte bien dressé zz'.
- Les expériences qui suivront, et qui ont été exécutées d’abord avec le prototype des archives et celui du commerce, ainsi qu’avec les mesures offertes aux Etats-Unis, serviront en même temps d’exemple pour l’emploi de l’appareil que nous venons de décrire.
- 2° Comparaison du prototype du commerce avec celui des archives, — Ces deux mètres , tous deux en platine , construits à la même époque , et déposés, l’un aux archives de l’État, le h messidor an VII ( 22 juin 1799 ), et l’autre au ministère de l’intérieur, vérifiés préalablement par les mêmes opérateurs, se sont trouvés identiques à la température de 10° et après vingt-quatre heures de séjour côte à côte.
- Je ne me suis pas permis de mettre le prototype à la glace ; au reste , le faible coef-licient de dilatation du platine permettait d’admettre qu’il n’y aurait pas de différence appréciable entre ces deux mètres à la température légale de 0°.
- On peut donc , sans scrupule , prendre l’un de ces mètres pour l’autre; c’est ce que j’ai déjà fait dans la comparaison d’un prototype destiné à l’Espagne.
- g 2. Construction du mètre type pour les États-Unis, et détermination de son coefficient de dilatation.
- Ce mètre type a" a'", fig. 5, est en acier; il a été recuit dans un feu de charbon de bois qu’on a laissé s’éteindre le plus lentement possible; il a été ensuite dressé à la machine à raboter sans recevoir ni coup de marteau ni coup de lime, puis rodé à l’émeri pour être terminé sur ses quatre faces ; enfin il a été coupé à la longueur métrique , à la température de la glace fondante, au moyen d’un étalon pareillement à la glace fondante. Les deux extrémités ont été ajustées, rodées , et polies par M. Brunner, à l’aide d’une gouttière en bronze longue de 30 centimèt., bien dressée pour recevoir un plat et les deux bords de la règle; le bout est dressé par le rodoir, en même temps que le bout de la gouttière, et vérifié par le changement du côté appliqué contre la gouttière.
- Ce mètre est à la fois à bout et à trait ; à trait, parce qu’on a vissé sur chaque extrémité un petit prisme en acier d d'; pour rendre la jointure visible, on a inséré entre le prisme et l’extrémité une lame d’or d’un 100e de millimètre d’épaisseur.
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- Placé sur une règle en bronze b b' plus épaisse , pareille à celle du comparateur, il forme, avec le concours de celle-ci, un thermomètre de Borda; toutes les deux sont réunies à l’une de leurs extrémités a" et b' par un centre conique c', comme les deux règles du comparateur; l’axe do ce centre conique est à 23 millimètres de l’extrémité du mètre.
- Les deux autres extrémités a" et b sont libres dans leur mouvement de dilatation; elles portent, chacune, une échelle divisée; l’échelle attenante à la règle de bronze est gravée sur une lame d’argent/1, vissée contre cette règle; ses divisions sont des quarts de millimètre. Le vernier c est fixé sur la règle d’acier; il se compose d’une languette d’argent noyée dans le champ de la règle ; il donne des vingt-cinquièmes de la division en regard, c’est-à-dire des centièmes de millimètre.
- Le zéro de ce vernier est à 954 millimètres de l’axe c'.
- Vis-à-vis de la plaque divisée f, sur l’autre rive de la règle en bronze , en g, se trouve une plaque en laiton de même dimension ; ces deux plaques servent de guide à l’extrémité libre du mètre en acier.
- Un vernier e' et une division sur argent f’ ainsi qu’un guide en laiton g', pareils aux précédents, se trouvent à l’extrémité fixe a"'. Cette seconde division servirait dans le cas où l’axe recevrait du jeu ; ce dernier serait aussitôt accusé par le changement de coïncidence entre les deux échelles divisées qu’on a placées sur cette extrémité.
- 1° Différence de dilatation entre ces deux règles. — Ce système de règles a été mis à la glace fondante, où il a été maintenu pendant deux heures ; les coïncidences étant devenues invariables au bout de ce temps, on procéda à la lecture des divisions aux deux bouts.
- j le vernier du bout fixe indiquait. . 4mm,88,
- ^ ( celui du bout libre.................4mm,42.
- Deux autres heures de séjour dans l’eau bouillante fournirent les nombres suivants :
- ( pour le vernier du bout fixe. . . . 4mm,88,
- à 1 ftO° ’ v
- ( pour celui du bout libre............3mm,80.
- Différence entre les deux bouts libres. 4mm,42 — 3mm,80 0mm,62.
- La différence de dilatation de 0° à 100° entre les deux métaux, acier et bronze, qui constituent les deux mètres en expérience, est donc de 0mm,62 pour 100°, et pour une longueur de 954 millimètres, distance depuis l’axe au point fixe jusqu’au zéro du vernier placé au bout libre. Le 0 de ce vernier correspond verticalement à l’axe de la vis de serrage ; l’autre vis sert seulement de guide à la plaque f.
- 2° Dilatation absolue des deux règles. — Pour déterminer la dilatation absolue de chacune de ces deux règles, j’ai employé un procédé spécial qui permet de porter, effectivement, une longueur invariable sur chacune des règles, à chacune des températures normales de 0° et 100°; ces deux longueurs différentes sont ainsi marquées sur chaque règle, et l’excès de la plus grande sur la plus petite donne la dilatation absolue de la règle entre ces deux limites de température.
- L’instrument au moyen duquel on inscrit sur la règle une longueur invariable est un compas à verge à pointes très-solides, et maintenu constamment dans une auge en bois pleine de glace fondante.
- Cinquante-deuxième année. Août \ 853.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- Le compas consiste en une règle en acier h, h', fig. 6, 7, 8, 9 et 10, longue de lm,20, large de 5 centimètres, et épaisse d’environ 8 millimètres : elle porte deux pointes sèches i, i1 vissées à 1 mètre de distance l’une de l’autre. Ces pointes sont en acier trempé et très-solides; leurs extrémités sont tournées et affilées avec grand soin, et elles offrent un cône dont les génératrices opposées forment un angle de 60° environ. La distance entre les deux sommets i, ï des cônes est de ~ de millimètre plus petite que le mètre à la glace fondante, quantité négligeable ici.
- On se sert des deux pointes i, i' quand la règle en expérience a un peu plus de 1 mètre, comme c’est le cas présentement pour le côté où il est à trait.
- Dans le cas d’un mètre à bout, on retourne le compas, les pointes supérieures/,/ en bas; la distance entre celles-ci n’est plus que de 99 centimètres.
- L’auge h, k’, dans laquelle on place ce compas, est d’une forme triangulaire; l’une des arêtes en constitue le fond dans lequel on a pratiqué deux ouvertures destinées à livrer passage aux pointes du compas, de manière à ce que ces pointes puissent saillir d’environ 15 millimètres.
- Cette auge, au moyen des équerres l, V à ses deux bouts et des deux vis calantes m, m', est portée par le sommet des colonnes w, n'; ces deux vis permettent d’approcher également les deux pointes de la règle qu’elles vont marquer comme on le verra tout à l’heure.
- Pendant que le compas baigne dans la glace fondante, on met également à la glace fondante la règle a”, a'" que l’on veut expérimenter. L’auge qui est destinée à recevoir cette règle contient un support en fer o, o', bien dressé dans toute sa longueur, destiné à la recevoir de champ. Au bout de deux heures de séjour dans ce bain, la règle est arrivée à une température que l’on peut considérer comme uniforme et invariable.
- Pour marquer ensuite cette règle au compas, on en découvre légèrement les extrémités, puis on approche l’auge contenant le compas de manière à ce que les pointes ne soient plus qu’à 1 millimètre de la surlace de la règle; alors, appuyant légèrement sur l’une des manivelles/, qui, au moyen de leur axe commun qui traverse la caisse en fonteyy, agissent sur les roues d’angle q, q et r, r’, pour mouvoir les vis s s et s' s' dans l’axe des colonnes n et n', vis qui, dans leur rotation , relèvent ou abaissent également les deux écrous encastrés t et t\ dont les oreilles portent, par les vis calantes u u et u' u', la partie en équerre ou fourchue v v' qui termine les deux extrémités du support o o . C’est ainsi que l’action de la manivelle se traduit en exhaussement ou abaissement de ce support, et cela d’un mouvement bien parallèle à lui-même. Après avoir agi sur l’une des manivelles de façon à ce que les pointes touchent également et très-légèrement la règle, on décrit avec l’auge un arc de cercle de 1 millimètre ou 2 de longueur, on arrête les pointes à l’extrémité de cet arc, et de ce point on meut la manivelle en sens opposé pour les dégager.
- Après ce premier pointage , on met le compas de côté , on enlève la glace pour la remplacer par de l’eau distillée dont on élève la température jusqu’à l’ébullition au moyen de lampes à alcool x x. Au bout de deux heures d’ébullition, on procède au second pointage : cette opération ressemble à la première ; toutefois on cherchera à por-
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- ter les deux pointes en dedans de la trace faite dans le premier pointage. Les deux dernières marques se trouveront donc placées entre les deux premières ; cette précaution a été omise ici.
- On obtient donc ainsi quatre traces se rapportant deux à deux aux températures de 0° et 100°.
- Quand le pointage est terminé, on mesure, à l’aide du micromètre et du microscope O du comparateur, la distance qui se trouve entre les traits obtenus aux deux températures extrêmes, d’abord de l’un des bouts, puis de l’autre bout .de la règle.
- La distance entre les deux traits du bout libre de la règle de bronze a été ainsi trouvée de 2mm,2459 , celle qui correspond à l’intervalle des traits du bout fixe 0mm,5429; cette dernière distance est négative , parce que le deuxième pointage n’a pas été fait comme il a été dit plus haut, la pointe pour l’eau bouillante s’étant trouvée en dehors de la précédente marque.
- La dilatation apparente de la règle de bronze est donc de 2mm,2459 — 0mm,5429 =r lmm,7030.
- La distance prise au micromètre entre les deux traits de l’extrémité libre de la règle d’acier = lmm,6080 ; celle de l’extrémité fixe — 0mra,5578 , qui est négalive pour la même raison donnée pour la précédente règle; la dilatation apparente du mètre d’acier est donc de 0° à 100° — lm“,6080 — 0mm,5578 — lmm,05O2.
- Ces dilatations apparentes, mesurées à 0°, ne sont pas le résultat convenant à l’unité de mesure ou à 1 mètre à 0° ; car, des deux pointages à 0° et à 100°, il résulte effectivement qu’à 100° on a eu 1 mètre, qui à 0° est devenu 1 — d, en nommant d la dilatation apparente exprimée en parties du mètre.
- La règle de bronze à 0° = lm — 0ra,0017030 = 0ra,9982970
- La règle d’acier à 0° — 1 — 0 ,0010502 —- O ,9989498.
- Les dilatations absolues sont donc, pour l’unité de longueur prise à 0° :
- pour le bronze -----^----------1 = lmm,7059
- - 0,998297 °
- pour l’acier
- °>9989498
- = 1
- ,0513.
- 3° Comparaison entre la dilatation différentielle et la dilatation absolue des deux règles. — Ces deux genres d’expériences ont eu lieu simultanément.
- La dilatation du bronze ayant été de.................lmm,7059,
- Celle du mètre d’acier de............................lmm,0513,
- On a eu, pour 1 mètre, la différence..............— 0mm,6546,
- Ce qui, pour 0m,954 distance du vernier, donne.. . 0mm,6245.
- Cette quantité est bien confirmée par la lecture 0,62 donnée en premier lieu, lecture faite, comme on sait, au centième de millimètre.
- D’après les données précédentes, il est facile d’établir le coefficient de correction pour une température quelconque au moyen de la lecture des deux divisions qui sont tracées sur les extrémités du mètre d’acier.
- Soient c la variation ou différence actuelle avec le mètre à 0^;.
- /, la différence entre les de sx vérnietaà f pour la température c\
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- NOTICES IINDUSTRIELLES.
- 4C>8
- l', la différence entre les deux verniers à 0° pour le mètre juste.
- On aura c — (l — /' ) X ~ir7§'-
- 0,0240
- Par exemple, pour le cas de l’eau bouillante à 100°, on a eu,
- à 0°, le vernier fixe 4mm,88, à 100°, le vernier fixe 4mm,88, le vernier libre 4mm,42, le vernier libre 3mm,80,
- Y =z 0,nm,46, l
- 1,70 _ 0,62 X 1,70 0,62 0,62
- C’est donc de lmm,70 que ce mètre a été trouvé plus long à t° qu’à 0°.
- (I — v
- Si l’on voulait trouver la température du système, on aurait t
- O11 avait donc c
- 0,nm,46,
- (1,08 —0,46) X
- jnrni . j^mm
- ,08.
- ,70.
- 0,0062 ’
- Si, dans une expérience quelconque , la coïncidence n’avait pas lieu , à l’extrémité fixe , sous le chiffre 4,88 par exemple , le centre venant à avoir du jeu , il suffirait de porter la nouvelle indication , en premier lieu, dans les deux valeurs / et ou bien d’ajouter sa différence avec 4,88 h Y = 0,46 si le nouveau nombre est plus petit que 4,88, ou de la retrancher dans le cas contraire.
- Ainsi constitué à l’état de thermomètre de Borda, ce mètre offre l’avantage de pouvoir être facilement ramené à 0° par la lecture des verniers , ou de donner la quantité à ajouter au mètre absolu pour avoir une mesure type à toutes les températures. Par la marche ou l’arrêt des verniers, on voit également si la température est fixe. Enfin le type est à bout et à trait d’une manière fidèle.
- 4° Comparaison entre le mètre en acier et le prototype du Conservatoire des arts et métiers. — La comparaison a été faite à la glace fondante, pendant que l’on déterminait la dilatation qui précède, sur le comparateur pareillement à la glace. Lorsquo tous les leviers furent invariables, la lecture de la vis micrométrique donna :
- Pour le prototype en platine.. 0mm,5219,
- Pour le type en acier..............................0mm,4993,
- Le mètre en acier est donc trop court de.................0mffl,0226.
- Sa valeur légale, à la glace fondante, est donc de l"1—0'“,0000226=0"’,9999774.
- Ce mètre étant à 0° de 0mm,0226 plus court que le prototype à la même température, il aura la longueur juste de 1 mètre à une température dont le degré dépend de sa dilatation qui, de 0° à 100°, a été trouvée de lmm,0513; cette température s’obtient par la relation suivante :
- 100 i,o5i3
- t 0,0226’
- 100 X 0,0226 2,2600
- d’où
- = 20,1496.
- i,o5i3 1 ,o5i3
- Ainsi, à 2°, 1496, ce type est égal au prototype de France pris à 0°.
- g 3. Comparaison du mètre divisé, en laiton, de Gambey.
- Ce mètre a été comparé en même temps que le précédent ; sa longueur, à 0°, est
- lm, 0002992.
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- Il porte inscrit son coefficient de dilatation qui a été déterminé par Gambey; je ne l’ai donc pas vérifié.
- Mètre divisé en laiton ( pour les bureaux de vérification ).
- Ce mètre a été timbré dans les bureaux des vérificateurs ; il est donc dans les limites légales d’exactitude.
- Le mètre en bois est pareillement timbré, et dans les limites légales d’exactitude.
- ( La suite au numéro prochain. )
- Note sur les résultats comparatifs donnés en 1852 par Ventretien des voies, expérimentées, sur le chemin de fer de l’Ouest; par M. Baude (1).
- M. le ministre des travaux publics a prescrit, à l’époque de la construction du chemin de fer de Paris à Chartres, l’essai de différents systèmes de supports de voie. On sait qu’aux abords de la station de Versailles on a employé, sur la voie de droite, dans la rampe de 0m,01 par mètre qui accède à la station , une longueur de 1,467 mètres de voie dite à plateaux métalliques, système breveté au nom de MM. Henri et Bessas-Lamégie. Un peu plus loin , entre les stations de Saint-Cyr et de Trappes, on a construit une longueur de 2,500 mètres de voie sur traverses dites à table de pression, de M. Potiillet. Nous ne reviendrons pas sur la description de ces systèmes qui sont connus. ( Bulletin de la Société d’encouragement, année 1851 , page 309. ) Nous nous bornons à donner les tableaux de la dépense de main-d’œuvre de chacun d’eux comparée à celle de la base ordinaire parallèle. Cette voie est portée sur traverses, au nombre de cinq par rail de 5 mètres de longueur ; la traverse voisine du coussinet de joint en est à 0m,76.
- La dépense de main-d’œuvre du système de coussinets à tables métalliques a été sensiblement la même en 1852 que celle de la voie ordinaire; cet entretien a coûté 427 francs par kilomètre de voie simple. Nous avons remarqué que les frais généraux ne sont pas compris dans cette somme, qui ne représente absolument que la valeur du temps employé par les ouvriers pour maintenir les voies en bon état.
- La main-d’œuvre d’entretien de la voie Pouillet a été de 45 fr. 20 le kilomètre; mais nous nous hâtons de remarquer que l’entretien de la voie parallèle a été seulement de 244 fr. 50 , de telle sorte que l’entretien de la voie Pouillet n’a été, en main-d’œuvre, que les 18,40 pour 100 de la voie ordinaire.
- Ce résultat, si fort à l’avantage de l’économie d’entretien de la voie Pouillet, démontre combien il faut se défier des appréciations faites entre deux voies placées dans des endroits différents. Pour avoir des appréciations exactes, il faut nécessairement avoir pour terme de comparaison une voie parallèle de même nature.
- Le système Pouillet a été adopté pour le chemin de fer de ceinture qui se construit autour de Paris, aujourd’hui en cours d’exécution.
- fl) Cette note a été lue dans la séance de la Société du 27 juillet 1853.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- CHEMIN DE FER DE l’oüEST.
- État comparatif de la dépense faite en i85a pour lJentretien des voies d’après le système Pouillet, et des traverses ordinaires.
- MOIS. TRAVERSES POUILLET sur une longueur de 2,500 mètres. TRAVERSES ORDINAIRES sur une longueur de 2,500 mètres. OBSERVATIONS'.
- Janvier )) )» 101.5o
- Février » » 6o.25
- Mars 28 » 117 >»
- Avril H » 5g.5o
- Mai 24.75 16.5o
- Juin )> )) » »
- Juillet » >. 82.25
- Août 6o.25 39-/5
- Septembre. . . . )) )> » >»
- Octobre )) » 71.75
- Novembre. . . . » » U »
- Décembre. . , . » » 62.75
- Totaux. . . 1 iS.oo 61 1.25
- CHEMIN DE FER DE l’oTTEST.
- Etat comparatif de la dépense faite en i852 pour l’entretien des voies d’après le système Henry, et des traverses ordinaires, aux abords de Versailles.
- MOIS. TRAVERSES EN FONTE, système Henry, longueur 1,467 mèt. TRAVERSES ORDINAIRES, même longueur de 1,467 mètres. OBSERVATIONS.
- Janvier » » 8 »
- Février 113.25 15 »
- Mars i7*5o 116.5o
- Avril )> » 180 »
- Mai . I12.25 106 »
- Juin ï) » 79 ”
- Juillet » » » »
- Août 88.25 i> »
- Septembre. . . . 100.25 108.75
- Octobre 1 i5.25 » »
- Novembre. . . . )> » )> »
- Décembre. . . . 81 » 18 »
- Totaux. . . 627.75 623.25 | ]
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- NOTICES INDUSTRIELLES. 471
- ARTS CHIMIQUES.
- Noie sur de nouveaux appareils en verre remplaçant celui de Woolf; par M. Jacquelain.
- Lorsque, dans la préparation d’un gaz, on est obligé de faire circuler celui-ci à travers des liquides différents pour obtenir sa purification, l’on a recours généralement à l’emploi d’un appareil imaginé d’abord par Glauber, mais qui a reçu plus tard le nom d’appareil de Woolf, à cause des modifications apportées par ce chimiste.
- S’il est question d’obtenir la dissolution complète d’un gaz dans un même dissolvant , ou bien si l’on se propose de faire successivement réagir le gaz sur plusieurs liquides, c’est encore l’appareil de Woolf qui seul permet d’arriver au but. L’opinion des chimistes est unanime sur les importants services que cet appareil nous a rendus , comme ils reconnaissent aujourd’hui, d’un commun accord , que le tube Liebig a facilité la réalisation d’immenses travaux de chimie organique.
- Mais celui qui est chargé de disposer un appareil de Woolf n’a pas besoin d’une longue expérience pour s’apercevoir que l’installation d’un appareil de ce genre exige de la patience et de l’adresse.
- Qu’est-ce, en effet, que l’ancien appareil de Woolf? C’est une série de flacons à une, deux ou trois tubulures, communiquant entre eux par des tubes courbés à deux angles droits dont la courte branche plonge dans l’atmosphère d’un vase , tandis que la longue branche, au contraire, plonge le plus souvent dans le liquide du vase suivant. Quant à la tubulure du milieu, elle est réservée au tube droit qui fonctionne pour chaque vase comme un tube de sûreté.
- Lorsque l’appareil se compose d’une série de six flacons à trois tubulures, il y a donc dix-huit bouchons à percer et ajuster par rapport aux tubes qui les traversent et par rapport aux tubulures.
- Ce travail préliminaire terminé, on met la source de gaz en rapport avec l’appareil ; on enfonce chaque bouchon dans sa tubulure, et c’est alors que les tubes commun!* cants se brisent par suite des défauts de parallélisme des tubulures, et qu’il faut recommencer une partie du travail.
- Les vases à trois tubulures peuvent être remplacés par des flacons à une seule ouverture, pourvu qu’elle soit assez large pour recevoir un bouchon percé de trois trous bien cylindriques et toujours parallèles entre eux.
- Plus tard on a imaginé de substituer aux bouchons des cônes de caoutchouc, et dans ce cas il fallait préparer dix-huit de ces cônes et faire , avec des lacets, trente-six ligatures.
- Enfin l’on a préféré conserver les bouchons de liège, couper en deux parties la branche horizontale de chaque tube communicant, et réunir les deux extrémités par l’intermédiaire d’un tube de caoutchouc, ce qui nécessite, outre les dix-huit bouchons, cinq tubes en caoutchouc et dix ligatures.
- Au moyen de ces articulations très-flexibles, l’appareil de Woolf est toujours disposé sans accident.
- Nous croyons, par expérience, ne pas nous écarter beaucoup de la vérité en disant
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- qu’il faut consacrer au moins une heure à l’installation d’un semblable appareil; que la dépense en bouchons et accessoires s’élève à 3 francs, si l’on n’emploie que des lièges à 15 centimes la pièce, et si l’on veut s’épargner l’application desluts gras ou des mastics. Ajoutons enfin que les bouchons imprégnés d’acides chlorhydrique, bromhy-drique, iodhydrique , d’acides sulfureux , azotique , hypoazotique, chloroazotique , de chlore, de brome ou d’iode, etc., ne peuvent resservir pour les mêmes opérations que lorsqu’ils ne sont pas trop détériorés.
- Voilà, en peu de mots, les avantages et les inconvénients que l’appareil de Woolf nous présente.
- Donnons maintenant la description des vases nouveaux imaginés par M. Letoret, in* génieur civil des mines, professeur de chimie à l’école centrale de Bruxelles , et qu’il propose pour remplacer les flacons de Woolf dont nous venons de parler.
- Chaque appareil, représentant le flacon de Woolf, se compose de trois pièces en cristal ou en verre.
- Un premier vase extérieur aux deux autres, cylindrique, présentant, sur le pourtour, trois renflements à rainures perpendiculaires à sa base.
- Un second vase , central, offrant aussi, sur le pourtour, trois rainures perpendiculaires, mais rentrantes et disposées en regard des précédentes.
- Enfin un troisième vase intermédiaire qu’on renverse sur le second pour lui servir de cloche ou d’obturateur hydraulique.
- Dans le vase extérieur on introduit le liquide destiné à intercepter toute communication entre l’air extérieur et l’atmosphère du vase central; dans celui-ci, on dépose le liquide qui doit dissoudre le gaz ou réagir sur lui.
- Ces appareils ou triples vases sont aussi mis en communication à la faveur de tubes à deux angles droits, mais dont les branches verticales offrent une disposition simple et fort ingénieuse.
- Ainsi, tandis que l’extrémité de l’une des branches se relève parallèlement, plonge dans l’espace compris entre les rainures opposées, et va prendre le gaz au sommet du vase central de gauche, l’autre branche, deux fois repliée sur elle-même, repose également dans l’espace à rainures de l’appareil suivant, mais plonge, en outre, dans le liquide de son vase central.
- Quant au troisième espace à rainure, il est réservé au tube de sûreté et peut servir, en outre, à établir l’embranchement d’un vase quelconque avec un autre appareil.
- Un système de Woolf, composé de six flacons Letoret, n’exige donc ni lièges, ni tubes de caoutchouc, ni lacets pour ligatures; trois minutes suffisent pour le monter et le mettre en marche.
- Il est aisé de concevoir qu’on peut varier, selon l’occurrence , la nature du liquide servant de fermeture hydraulique. Ainsi, à mon avis, l’on devra toujours, au lieu d’eau ordinaire, préférer une solution neutre et concentrée de chlorure de calcium ou de sulfate de magnésie, pour les gaz hydrogène, oxyde de carbone et carbonique, pour le protoxyde et le bioxyde d’azote, pour le gaz oléifiant et le gaz des marais; il faudra faire choix, au contraire, d’une couche de mercure pour les gaz très-solubles, incolores, fumants ou odorants, tels que les acides chlorhydrique, bromhydrique, sulfhy-
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- drique, fluosilicique , sulfureux, les gaz ammoniac, cyanogène, monohydrate et chlorhydrate de méthylène.
- Pourtant une difficulté se présente pour les gaz colorés solubles et infects, tels que le chlore, les acides chloreux, hypochloreux, attendu leur solubilité dans l’eau. Il est évident que les solutions salines du vase extérieur, et dont nous parlions tout à l’heure, dissoudront une petite quantité de ces gaz et les répandront, par conséquent, dans l’enceinte où l’appareil doit fonctionner. Je proposerai donc de remplacer alors ces liquides par une solution faible de potasse ou de soude caustique, ainsi que j’ai eu l’occasion de le faire.
- Dans tous les cas, il convient de lester la cloche ou vase obturateur par un petit disque en plomb qui contre-balance la force élastique intérieure tendant à le soulever, et surtout lorsque le liquide employé pour fermeture hydraulique est du mercure.
- En se conformant à ces instructions que chacun pourra modifier au besoin, les vases Letoret remplacent, avec des avantages incontestables, les flacons de Woolf dans le plus grand nombre de cas, et ne tarderont pas à être adoptés dans les laboratoires et les cours publics , si, comme nous avons tout lieu de l’espérer, le prix actuel de 3 fr. 50, à Bruxelles, chez M. Capellemans, peut descendre à 1 franc, taux actuel d’un flacon de Woolf de même capacité, dans nos fabriques.
- Le vase Letoret peut servir, en outre, dans un cas particulier pour lequel le flacon de Woolf ne saurait être employé.
- Supposons, en effet, que l’on veuille préparer de l’acide carbonique, et par suite des carbonates et bicarbonates dans une série de vases Letoret, sans être tenu de sur-veiller l’appareil et l’addition de l’acide.
- On verse, dans le vase extérieur, de l’eau fortement chlorhydrique ; puis, au centre de ce vase, on place un support en terre cuite, et par-dessus ce dernier une espèce de passoire en porcelaine remplie de marbre en morceaux; enfin l’on recouvre aussitôt d’un vase obturateur lesté convenablement par un disque de plomb.
- A l’instant, le dégagement d’acide carbonique se produit en abondance, puis, si l’absorption du gaz marche plus lentement que sa production , et si la colonne de liquide chlorhydrique est plus que suffisante pour faire équilibre à la pression intérieure dans tout l’appareil, le liquide sous le vase obturateur s’abaisse, quitte le marbre, et le dégagement cesse pour recommencer dès que la pression intérieure est devenue moindre que celle de l’atmosphère.
- On a cru faire aux vases Letoret une objection sérieuse en disant que, dans les laboratoires de chimie, ils ne seraient pas plus adoptés que ne l’ont été certaines modifications de tubes et de tubulures faites aux appareils de Woolf.
- Mais, en vérité, de ce que les vases à tubulures inférieure et inclinée, proposés par M. Persoz, n’ont pas été généralement appréciés, bien qu’ils eussent leur utilité, il ne s’ensuit pas que ceux de M. Letoret doivent avoir le même sort. De ce que l’indifférence et la routine de quelques laboratoires repoussent les novations sérieuses, convient-il, pour cela, de prédire, par analogie, l’insuccès d’un appareil nouveau, surtout avant de l’avoir expérimenté?
- Cinquante-deuxième année. Août 1853. 60
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- AU
- PROCÈS-VERBAUX.
- On a même ajouté que les flacons de M. Letoret entraînaient à une dépense, puisqu’il fallait, dans le cas prévu plus haut, recourir au mercure, comme liquide obturateur.
- Mais je dois faire remarquer, ici, que l’unique intention de M. Letoret a été de créer des appareils à l’usage des laboratoires de chimie.
- Or, comme dans le plus modeste laboratoire on ne saurait se passer de quelques kilog. de mercure, évidemment l’objection n’a plus la valeur qu’on lui supposait.
- Je dirai plus, en admettant que les vases Letoret continuent de se vendre 3 fr. 50 la pièce au lieu de 1 franc, prix du flacon de Woolf de même capacité , il y aurait toujours une grande économie de temps et d’argent à les adopter dans les laboratoires, du moment où l’on essayera de se rendre compte , au bout de l’année , des frais d’entretien d’un appareil de Woolf, comparativement à l’appareil Letoret.
- Je persiste donc à penser que les vases à fermetures hydrauliques de M. Letoret rendront d’importants services, non-seulement dans les laboratoires, mais qu’ils feront naître d’heureuses modifications, surtout dans certains appareils de chimie industrielle.
- Légende explicative.
- PL 1266, fig. 1. Coupe verticale suivant cd, fig. 2, d’un appareil Letoret.
- A, vase extérieur contenant le liquide pour fermeture hydraulique.
- B, vase central contenant le liquide devant dissoudre le gaz ou réagir sur lui.
- C, vase intermediaire fonctionnant comme obturateur.
- D, disque en plomb pour lester ce dernier vase.
- E, portion du tube qui amène le gaz d’un appareil précédent dans le liquide du vase central suivant.
- F, autre portion du tube conduisant le gaz excédant, du vase central dans celui de l’appareil suivant.
- Fig. 2. Coupe horizontale d’un appareil Letoret, suivant a b, fig. 1.
- Fig. 3. Tube de sûreté détaché des appareils Letoret.
- Fig. 4. Disposition d’un appareil Letoret pour préparer de l’hydrogène.
- Fig. 5. Disposition d’un appareil pour obtenir des carbonates de potasse, de soude ou d’ammoniaque.
- Fig. 6. Disposition d’un appareil pour préparer de l’ammoniaque liquide.
- Extrait des procès-verbaux des séances du conseil d’administration de la Société
- d’encouragement.
- Séance du 24 août 1853.
- En l’absence des président et vice-présidents, M. Gourlier, membre du comité des arts économiques, occupe le fauteuil.
- M. le président rappelle les motifs qui n’ont pas permis de tenir la séance qui
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- devait avoir lieu le 10 de ce mois. 11 est convaincu d’être l’organe des membres en exprimant les vifs regrets de la perte de M. Théod. Olivier, auquel la Société a rendu les derniers devoirs. Des discours prononcés sur sa tombe par plusieurs personnes, et notamment par M. Dumas, président de la Société, ont rappelé le caractère élevé, les services nombreux et variés que M. Olivier a rendus aux sciences et à l’industrie. Ces discours seront publiés dans le Bulletin.
- Le conseil jugera sans doute devoir exprimer à la veuve de M. Théodore Olivier la part que prend la Société à la perte qu’elle éprouve.
- Correspondance. M. le ministre de l’agriculture, du commerce et des travaux publics écrit que son département publie, sous le titre <¥ Annales du commerce extérieur, des renseignements périodiques sur la législation douanière, ainsi que sur le mouvement maritime, commercial et industriel, tant de la France que des pays étrangers.
- Cette publication, commencée en 1843 par l’ancien ministère de l’agriculture et du commerce, présente un grand intérêt pour l’examen des questions économiques et des relations de la France avec l’étranger. A ce titre, M. le ministre a pensé qu’elle pourrait être utile à la Société d’encouragement; en conséquence, il adresse, pour la bibliothèque de la Société, une collection complète de ce recueil.
- M. le ministre a fait porter la Société sur la liste de distribution des Annales.
- Le conseil décide que M. le ministre sera remercié de cette communication en lui exprimant combien la Société attache de prix à recevoir un recueil qui renferme des documents intéressants pour l’industrie et le commerce.
- M. Tourasse, ingénieur civil, rue Daval, 4, annonce avoir imaginé un mode de suspension des locomotives au moyen de ressorts transversaux : il pense que ce procédé apportera de notables améliorations dans la suspension et la stabilité de ces machines ; il énonce les motifs qui lui donnent lieu de croire qu’il est le premier, du moins en France, qui l’ait appliqué.
- Le même ingénieur expose que, par suite de l’autorisation réclamée par plusieurs personnes de placer un câble en fer dans le lit de la Seine, depuis Rouen jusqu’à Paris, pour servir à remorquer les bateaux chargés, il prie la Société de faire constater que, depuis plus de trente ans, il s’est constamment efforcé d’appliquer sur nos fleuves et rivières le louage à la vapeur ; qu’à cet effet il a organisé , à diverses époques, des services et constitué des associations.
- M. Gardissal présente, de la part de M. Montravel, une brochure renfermant l’exposé sommaire d’une invention relative à la production de la force motrice par la dilatation de l’air et des gaz permanents.
- M. Peters, rue de Ponthieu, 34, adresse des observations sur les soupapes de sûreté ; il y joint six dessins et un modèle.
- M. Pichon, capitaine au 37e de ligne, en garnison à Belle-Isle-en-Mer, adresse un mémoire dans lequel il développe les motifs qui lui font penser que la poudre à canon peut faire mouvoir un navire aérien.
- M. Jarry, ingénieur, au Grand-Peybrol, près Nantes, après des observations sur les
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- difficultés que les inventeurs rencontrent dans l’exécution des machines et appareils , pense qu’il appartient à la Société d’encouragement de leur venir en aide ; il annonce qu’il est auteur d’une machine à vapeur rotative, et demande que la Société le mette à même de faire une expérience.
- M. Chauvin, conducteur des ponts et chaussées, à Domfront (Orne), expose que depuis longtemps il a cherché , comme géomètre , les moyens d’obtenir les distances exactement sans les mesurer, de lever les plans sans mesurer aucune base sur le terrain, et avoir la preuve qu’on ne commet pas d’erreur.
- Ces recherches ont conduit M. Chauvin à imaginer un instrument avec lequel on peut obtenir ces avantages.
- Il fait connaître les motifs qui ne lui permettent pas de publier l’ouvrage dans lequel sa méthode sera décrite, et réclame les secours de la Société à laquelle il soumet, tra une copie de son ouvrage et les modèles de ses instruments.
- M. Armel de Lisle, manufacturier, à Nogent-sur-Marne, présente les produits de sa fabrique de bleu d’outremer. C’est en 1849 qu’il a joint cette fabrication à celle du sulfate de quinine et autres produits ; il livre son bleu d’outremer au commerce depuis plus de six mois.
- M. Ducrest Lorgerie, à Rennes, dit avoir trouvé une préparation peu dispendieuse donnant aux filasses de lin une souplesse et une finesse qui les rendent plus propres à la filature mécanique; il fait observer que le fil, purgé de matières grossières, deviendrait plus facile à blanchir, à teindre, et produirait une toile dont le tissu se maintiendrait plus serré ; enfin l’étoupe serait susceptible d’être cardée comme le coton, et pourrait être utilisée. M. Ducrest Lorgerie annonce que cette préparation se fait sans acide, et il envoie des filaments obtenus par sa méthode.
- M. Bernit-Brice, pharmacien , à Chauny ( Aisne ), ayant appris que la Société d’encouragement avait mis au concours la fabrication économique des sels ammoniacaux, adresse quelques réflexions que lui a suggérées ce sujet de prix.
- M. Poirel, à la Fcrté-sous-Jouarre ( Seine et-Marne ) , présente un appareil ayant pour but de préserver les ouvriers de l’action de la poussière siliceuse, et qu’il nomme absorbant hydraulique respiratoire ; il accompagne son envoi d’un dessin et d’un rapport de M. le docteur Gratiot sur la mortalité causée par le travail des meules, et de deux certificats des ouvriers meuliers qui se sont servis de son appareil.
- M. Szymanski, rue Singer, 36, à Passy, appelle l’attention de la Société sur un système de robinets en bois avec garniture en liège et en caoutchouc, disposé de manié; e à remplacer avec avantage les robinets en bois et en métal pour le soutirage des liquides.
- M. Paulin Troccon, à Lyon, demande que la Société veuille bien faire examiner 1° une serrure avec timbre intérieur; 2Ü un vase à fleurs en toile métallique galvanisée; 3° une lampe à modérateur indiquant les heures.
- M. Paul Dupont, imprimeur, rue de Grenelle-Saint-Honoré , 45, annonce avoir mis en activité , dans ses ateliers , une nouvelle presse lithographique qui résout, par sa rapidité et sa bonne exécution, un problème qu’on avait vainement cherché jus-
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- qu’à ce jour; il demande qu’une commission constate les avantages de cette machine qui est mue par la vapeur.
- M. Basset, médecin , rue de Yaugirard, 33 , adresse un mémoire sur la fécule de fritillaire comme succédanée de la pomme de terre. L’auteur offre une plante déjà connue , il est vrai, mais sous un tout autre rapport que la production de la fécule , et il pense qu’à cet égard sa découverte rentre dans les conditions de la question proposée par la Société d’encouragement et ainsi conçue :
- « Culture, en France, de racines alimentaires farineuses non cultivées en Europe jusqu’à présent, et pouvant, par la quantité et la nature de leurs produits, être substituées en partie à la pomme de terre. »
- En conséquence, M. Basset, en demandant à participer au concours pour le prix proposé, prie la Société de favoriser l’extension de la culture de la fritillaire, à la fois dans l’intérêt de l’industrie et de l’alimentation.
- M. le secrétaire général de l’Académie nationale agricole, manufacturière et commerciale adresse un exemplaire du dernier Bulletin de cette Académie, dans lequel figure le programme de la Société pour des expériences et des recherches sur l’origine et la marche de la maladie de la vigne.
- L’Académie offre d’adresser à la Société d’encouragement les communications qui lui seraient envoyées sur le même sujet.
- Le conseil vote des remercîments à cette Académie pour la publicité qu’elle a donnée au programme de prix sur la maladie de la vigne.
- M. Dumas, président de la Société, adresse un mémoire sur la maladie et la guérison de la vigne, par M. Dessoye, secrétaire de la chambre consultative d’agriculture de Toulouse.
- A l’occasion du programme de prix sur cette question , M. Bolland , directeur de la ferme-école du département de la Haute-Garonne, fait connaître les succès qu’il a obtenus en favorisant la végétation des plants par un sel composé de sulfate de soude, d’alumine, d’ammoniaque, de fer et de potasse qui constitue un engrais très-puissant.
- M. Parisse père, à Chamalières, près Clermont-Ferrand ( Puy-de-Dôme ), communique les résultats des essais entrepris par lui pour la guérison de la vigne, et demande son inscription au concours.
- M. Fox, à Saint-Genis-Laval ( Rhône ), rappelle qu’il a adressé une note relative à la maladie de la vigne, et a proposé comme un moyen curatif d’arracher les feuilles boursouflées et de les brûler. Ce moyen a parfaitement réussi; mais la maladie s’est déclarée sur les raisins des plants qui n’avaient pas été entièrement dépouillés des feuilles attaquées.
- M. Fox a fait un nouvel essai; en appliquant avec un pinceau une forte décoction de tabac sur les raisins qui commencent à se couvrir d’une poussière grise, ils reprennent leur développement ordinaire et parviennent à leur entière maturité.
- M. Girouard, médecin, à Chartres (Eure-et-Loir), appelle l’attention sur l’emploi de la chaux pour la guérison de la maladie de la vigne.
- M. Mielle , propriétaire , à la Grande-Borie, près Bergerac ( Dordogne ), adresse un mémoire pour le prix proposé sur la même question.
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- M. Pascal, rue Guénégaud, 9, annonce que des expériences faites l’année dernière et renouvelées cette année lui ont démontré que les raisins parvenus à la moitié de leur grosseur et attaqués de la maladie peuvent être guéris en les humectant avec de l’eau sucrée ou miellée.
- M. le docteur Troncin, rue d’Angoulême-du-Temple, 12, dit être parvenu à trouver un composé chimique qui détruit promptement et d’une manière certaine Y oïdium Tuckeri de la vigne. Désirant rendre public son procédé qui est peu coûteux et a l’avantage de pouvoir être employé en grand clans les vignobles, il sollicite la nomination d’une commission pour constater les moyens qu’il emploie et les résultats qu’il obtient.
- M. Jouve, à Alais ( Gard ), demande à être inscrit au concours pour la question de la vigne.
- MM. Wulff et comp., rue Chariot, 57, adressent deux épreuves de daguerréotype sur toile; ils annoncent que ces épreuves sont obtenues très-rapidement et peuvent être livrées entièrement terminées dans l’espace d’un quart d’heure. Ces industriels font observer qu’elles sont fixées de manière à être complètement inaltérables à la lumière, qu’elles ont la finesse de la plaque sans avoir l’inconvénient de miroiter et qu’elles ne sont pas exposées à être détériorées par le contact.
- MM. Bellezanne et comp., rue du Marché-Saint-Honoré, 4, se déclarent inventeurs d’un nouveau système de fosses d’aisances qu’ils appellent appareil séparateur immobile ou filtre à grand diviseur; ils demandent que la Société veuille bien se faire rendre compte de leur système, et, pour la mettre à même de le mieux juger, ils offrent de reconstruire, à titre d’essai et à leurs frais, la fosse d’aisances du local de la Société.
- M. de Montureux, à Arracourt ( Meurlhe ), adresse 1° des conjectures soumises à la science architecturale sur les avantages que présenteraient des toitures en tôle ; 2° une feuille imprimée intitulée, Avenir des magnaneries et de la culture du mûrier dans les départements du nord-est de la France; 3° deux numéros du journal intitulé, Écho de la Seille, contenant quelques idées sur la vulgarisation des connaissances tenant à la recherche des eaux souterraines et à l’irrigation des terrains en prairies; 4° la description d’une sorte de bottine en écorce, que portent quelques ouvriers chargés de casser les pierres pour l’entretien des routes.
- M. Demonville, rue de Sèvres, 155, fait hommage du premier volume d’un ouvrage intitulé, Physique de la création, suivie du précis d’études astronomiques. Son mérite, écrit M. Demonville, est indépendant de toute théorie , puisqu’il s’applique aux avantages qu’en peut retirer la navigation par le moyen donné pour le relèvement des longitudes. C’est sous ce rapport que M. Demonville propose à la Société d’encouragement de souscrire, sinon à sa pendule gyrocosmique, du moins à sa pendule zodiacale.
- M. Ch. Chevalier, ingénieur-opticien, membre de la Société , remet, de la part de M. Brebisson, une brochure intitulée, Nouvelle méthode photographique sur collodion.
- M. Benoît, membre du conseil, fait hommage d’un ouvrage qu’il vient de publier sous le titre de ; la Règle à calcul expliquée, ou Guide du calculateur à l’aide de la règle logarithmique à tiroir, dans lequel on indique le moyen de construire
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- cet instrument et l’on enseigne à y opérer toutes sortes de calcu’s numériques.
- M. le président remercie M. Benoît, au nom du conseil, de l’hommage de cet ouvrage.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. Benoît lit un rapport sur un nouveau mode de réunion transversale des lés de gaze de rechange des blutoirs, imaginé par madame veuve Mauvielîe et M. Rockenbach, fabricants de blu-teries en soie, à Meaux.
- M. Benoît fait connaître les perfectionnements apportés au mode de montage des blutoirs que la Société a récompensé en 1839 par une médaille de bronze, et il propose, au nom du comité, 1° de remercier les auteurs de leur communication; 2° d’insérer le rapport dans le Bulletin. ( Approuvé. )
- Au nom de la commission des beaux-arts appliqués à l’industrie , M. Calla lit un rapport sur les orgues de M. Cavaillé-Coll.
- Après des observations de quelques membres, le conseil prononce l’ajournement de la délibération sur les conclusions du rapport.
- Au nom du comité des arts économiques et de la commission des beaux-arts appliqués à l’industrie réunis, M. Clcrget lit un rapport sur divers objets formés avec les raquettes du cactus -opuntia, et présentés à la Société par M. Toussaint, ancien sous-officier de spahis.
- M. le rapporteur décrit les procédés employés par M. Toussaint pour préparer le cactus-opuntia, et les applications variées qu’il en a faites.
- Les comités pensent que cette industrie est digne d’intérêt; ils proposent, en conséquence, de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin avec une gravure représentant une feuille de cactus prête à être mise en œuvre et l’un des objets fabriqués, afin de faire comprendre le mode d’assemblage et de construction. ( Approuvé. )
- Au nom du comité des arts économiques, M. Clerget lit un rapport sur une cafetière dite à circulation, présentée par MM. Bouillon et Siry.
- Il résulte des expériences consignées dans le rapport que cet appareil procure des infusions aussi fortes, aussi limpides et aussi économiques que celles que l’on obtient avec les meilleures cafetières en usage.
- Le comité propose de remercier les auteurs de leur communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin avec un dessin de l’appareil. ( Approuvé. )
- M. Clerget, continuant de porter la parole au nom du comité des arts économiques, lit un rapport sur la chocolatière de M. Bouillon; il donne la description de cet appareil et la manière de l’employer, et propose, au nom du comité, de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin avec la gravure de l’ap* pareil. ( Approuvé. )
- Au nom des comités des arts mécaniques et économiques, il est donné lecture, pour M. Barre, d’un rapport sur la fabrication des rasoirs à dos rapporté obtenue à l’aide d’un procédé nouveau, par M. Picault, coutelier.
- Les comités proposent de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin. ( Approuvé. )
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- Au nom du comité des arts économiques, M. de Silvestre lit un rapport sur deux glacières dont M. Guebhard a adressé la description.
- L’auteur, qui a vu ces glacières en Amérique, a cru devoir les importer en France à cause de leur utilité et de leur construction simple et économique.
- Le comité propose d’adresser des remercîments à l’auteur en l’engageant à compléter son intéressante communication et à remplir les conditions du programme publié en 1845, sauf au comité à faire un rapport plus développé sur la glacière dont il s’agit. ( Approuvé. )
- Communications. — Flax-coton. M. Clerget présente quelques observations sur le flax-coton. Les manipulations auxquelles on soumet le lin pour obtenir ce produit n’altèrent pas la forme du brin, qui peut être distingué des autres matières textiles à l’aide du microscope.
- Après des observations de M. Alcan sur les difficultés qui se présentent dans ces appréciations lorsque les tissus se composent de fils de diverse nature, le conseil invite M. Clerget à rédiger une note qui sera insérée au Bulletin.
- Nouvelle boisson gazeuse. M. Clerget annonce que M. Grimaud, colon de Pile de la Réunion, présente à la Société une boisson gazeuse qu’il nomme marcaréine, et qui se compose d’une dissolution de sucre raffiné d’un titre élevé, 13 à 14° Baumé, dans laquelle il introduit, comme ferment et pour l’aromatiser, de la canne à sucre desséchée. Sous l’action de ce ferment, le sucre raffiné est converti en sucre de fruit (C12H12012), dont une faible portion se transforme en acide carbonique et en alcool. On obtient ainsi une boisson dont le goût est agréable; elle est mousseuse, sucrée, légèrement spiritueuse et exempte de substances organiques et des sels divers que l’on rencontre dans les boissons fermentées ordinaires, telles que vin, bière, cidre, etc.
- M. Grimaud croit quelle peut remplacer avantageusement, pour le goût et sous le rapport hygiénique, la plupart des boissons gazeuses dans lesquelles le gaz est introduit mécaniquement. Cette liqueur, susceptible d’une longue conservation , supporte très-bien le transport par mer sans s’altérer.
- L’auteur a pris un brevet d’invention contenant le mode de fabrication et l’analyse de la liqueur.
- Nouveau bouton pour attacher les gants. M. Châtelain communique une nouvelle forme de bouton pour attacher les gants, imaginée par M. Maury, fabricant de gants. Ce bouton se compose d’un champignon creux dont la base contient une encoche pour y fixer un petit T en métal, rivé lui-même sur une platine qui s’ajuste parfaitement. Ces dernières pièces sont fixées à l’un des angles du gant ; le champignon est attaché à l’autre angle pour réunir l’articulation. Il se fixe facilement dans sa rainure et permet de serrer le gant à volonté sans le tendre, tout en pouvant le retirer aisément.
- PARIS. — IMPRIMERIE DE Mme Ve BOUCHARD-HUZARD, RUE DE L’ÉPERON, 5.
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- t’IXQUAMC-DEUXISJIE AM. (N° DXCI.) septembre 1853.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — ATELIERS DE CONSTRUCTION DE MACHINES.
- Rapport fait par M. Calla, au nom du comité des arts mécaniques, sur
- l'établissement de machines de M. Ernest Gouin, à Batignolles, près Paris.
- Messieurs, votre comité des arts mécaniques, chargé d’examiner chez M. Ernest Gouin une série de machines à fder le chanvre, destinées à l’arsenal de Toulon, s’est transporté dans l’usine que cet habile constructeur a créée aux Batignolles, près Paris. L’examen de ces ateliers a été l’objet de plusieurs visites des membres de votre comité, et il leur a paru qu un compte rendu de cet établissement serait lu avec beaucoup d’intérêt dans votre Bulletin.
- Informé que des développements considérables venaient d’être ajoutés à l’usine des Batignolles, nous l’avons revue tout récemment, et nous pouvons aujourd’hui vous en donner unë description sommaire, mais suffisante pour en apprécier l’importance.
- C’est en septembre 18A6 que ces ateliers ont été fondés.
- M. Ernest Gouin, après avoir terminé ses études à l’école polytechnique, était allé passer quelques années en Angleterre, et principalement dans un des premiers ateliers de construction de Manchester ; à son retour en France, il fut chargé de la direction des ateliers du chemin de fer de Paris à Saint-Germain.
- Il possédait donc, à l’époque dont nous venons de parler, les connaissances théoriques et pratiques nécessaires au chef de rétablissement quil s agissait de créer, et qui, effectivement, est aujourd’hui placé dans un rang très-distingué parmi nos grands ateliers de construction.
- Cinquante-deuxieme année. Septembre 1853. 61
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- ARTS MÉCANIQUES.
- La superficie totale de t’usine est de 15,000 mètres carrés, et celle des ateliers couverts atteint presque 8,000 mètres carrés; sept cent cinquante ouvriers y sont occupés dans les branches de construction dont M. Gouin a fait sa spécialité : les machines locomotives, les machines de filature et les grands travaux de tôlerie destinés aux ponts et gares de chemins de fer.
- Les forges communes à ces destinations sont considérables; elles contiennent quatre fours à réchauffer, cinquante-six feux ouverts et un marteau-pilon.
- Un atelier de tôlerie de 800 mètres carrés est spécialement affecté à la construction des générateurs des locomotives.
- M. Gouin vient d’y ajouter une autre tôlerie beaucoup plus étendue ; elle couvre une surface de 2,000 mètres carrés.
- La fonderie n’est pas aussi vaste ; elle n’occupe qu’un espace de 500 mètres carrés , mais elle est suffisante pour tous les besoins de l’établissement.
- Les ateliers des machines-outils, de l’ajustage et du montage forment dans leur ensemble une superficie de 3,000 mètres carrés; ils sont divisés avec beaucoup d’intelligence et de manière à réunir, par groupes distincts, les ouvriers de chaque spécialité.
- Un batiment séparé renferme un assortiment de grandes meules, d’un excellent service pour certaines parties des machines de filature.
- L’ensemble que nous venons d’exposer résulte des développements successifs apportés depuis l’origine de l’établissement, qui, au début, était exclusivement affecté à la construction des machines locomotives.
- Les événements de 1848 ayant presque entièrement suspendu les travaux de création des chemins de fer, M. Ernest Gouin se détermina à utiliser les connaissances qu’il avait acquises en Angleterre dans la construction des machines de filature, et à remplir ainsi le vide que la crise avait produit dans ses ateliers.
- Des travaux importants pour la filature du coton et pour celle du chanvre s’exécutent constamment depuis cette époque dans les ateliers de M. Ernest Gouin.
- Votre comité des arts mécaniques a pu constater, par un examen attentif, que ses machines à filer étaient établies sur les meilleurs modèles et avec un soin qu’on ne rencontre pas fréquemment dans celte branche de la construction.
- Bientôt l’industrie des chemins de fer reprit de l’activité, et l’établissement des Batignolles reçut de nouvelles commandes de locomotives, sans toutefois que les travaux pour les machines de filature fussent abandonnés.
- Mais, depuis deux ans, une application nouvelle du fer malléable est venue
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- donner à l’établissement dont nous rendons compte un élément non moins important.
- Nous voulons parler de remploi de la tôle et du fer laminé dans les grandes constructions de ponts, gares, ateliers, etc.
- Encouragé par l’expérience grandiose qui venait d’être faite en Angleterre à l’occasion des ponts-tubes de Britarmia et de Conway, les ingénieurs et directeurs du chemin de fer de Saint-Germain entrèrent résolument dans cette voie, et chargèrent M. Ernest Gouin de l’exécution du pont biais placé sur la ligne de leur chemin de fer à sa rencontre avec la route de Paris à Asnières, Ce travail remarquable a fait l’objet d’un mémoire publié dans le Bulletin de la Société des ingénieurs civils.
- Les excellents résultats obtenus déterminèrent la compagnie de Saint-Germain à exécuter, suivant le même système, son pont sur la Seine à Asnières, pour remplacer celui qui fut détruit en février 1848, lors des dévastations qui eurent lieu sur plusieurs lignes de chemins de fer.
- M. Gouin avait trop bien rempli la tache qu’il avait acceptée pour l’exécution du pont biais de Clichy, pour n’être pas chargé de cette nouvelle entreprise. Nous avons examiné de près cet important travail, et nous saisissons avec empressement cette occasion de rendre justice aux excellentes dispositions qui ont été prises à cet effet.
- L’installation des nouveaux ateliers et de l’outillage spécial nécessaire a été très-habilement conçue et dirigée, et peut être citée comme modèle à suivre.
- Les limites du rapport que nous vous soumettons nous donnent le regret de ne pouvoir entrer à ce sujet dans les développements que comporterait ce nouvel emploi du fer malléable. Il est bien à désirer que la Société d’encouragement revienne sur cette question, qui mérite incontestablement l’intérêt de tous ceux qui s’occupent de l’art de la construction. Bornons-nous à dire, pour terminer sur ce point, que l’organisation de cette partie des ateliers de M. E. Gouin permet d’exécuter, chaque année, % à 3 millions de kilogrammes d’ouvrages en tôle.
- A côté des développements donnés à ces deux nouvelles branches de son industrie, M. Gouin n’a point ralenti l’activité de ses ateliers pour la construction des machines des chemins de fer; il a, depuis l’origine de son établissement, livré près de 150 machines locomotives, et il a remanié et perfectionné notablement 30 de ces mêmes machines pour la compagnie du chemin de fer du Nord. La production de ses ateliers est, en ce moment, de trois machines locomotives par mois , et en se basant sur cette production les commandes actuelles lui assurent du travail pour plus de deux années.
- Le comité des arts mécaniques me charge ile vous proposer, Messieurs,
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- ARTS MECANIQUES.
- 1° de féliciter M. Ernest Gouin de la remarquable organisation de son établissement et des importants travaux qu’il y exécute ; 2° d’insérer le présent rapport dans le Bulletin,
- Signé Calla, rapporteur.
- Approuvé en séancet le 24 août 1853.
- BATEAUX A VAPEUR.
- Description d’un bateau à vapeur, muni d’une machine de la force de 180 che-vaux, construit par MM. Cochot frères, ingénieurs-mécaniciens, rue Moreau* 12 et 14, faubourg Saint-Antoine.
- L’établissement que MM. Cochot frères exploitent aujourd’hui fut fondé à Paris, il y a plus de trente ans, par leur père ; il est spécialement destiné à la construction des bateaux à vapeur, dont plusieurs ont navigué sur la haute Seine, et d’autres sont actuellement employés pour la navigation du Rhône.
- Dans sa séance générale du 6 juillet 1836, la Société d’encouragement décerna à M. Cochot sa grande médaille d’or pour l’ensemble de ses travaux, parmi lesquels on signala la construction d’un bateau à vapeur nommé le Parisien, qui naviguait sur la Seine, entre Paris et Melun.
- Ce bateau a été décrit, avec tous les détails nécessaires, dans le Bulletin de 1838, p. 3. La description est accompagnée de quatre planches.
- En 1848, nous avons publié la description de la machine à vapeur à cylindres horizontaux, de la force de 80 chevaux, employée sur ce bateau.
- Le bateau à vapeur dont nous allons nous occuper est double de longueur de celui dont nous avons déjà parlé ; la machine qui le met en mouvement est très-puissante et lui imprime une grande vitesse, soit en montant, soit en descendant les rivières. Il est destiné à la navigation du Rhône, dont le courant est très-rapide et qui est sujet à des crues variables. Il résulte de cet état de choses que les eaux sont alternativement d’une grande profondeur et découvrent des bas-fonds qui ne permettent la navigation qu’à des bateaux ayant un très-faible tirant d’eau.
- On conçoit les difficultés que les auteurs ont rencontrées pour remplir des conditions qui paraissent inconciliables. En effet, si, d’une part, ils ont dû employer de puissantes machines pour surmonter un courant rapide et obtenir une grande vitesse, de l’autre ils ont dû donner à leur bateau assez de légèreté pour pouvoir naviguer dans des eaux peu profondes.
- Le bateau dont la planche 1267 représente des vues d’ensemble est entièrement construit en tôle de fer de 3 millimètres d’épaisseur; il a 70 mètres
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- de long sur A mètres dans sa plus grande largeur, et 2m,50 de creux. Le maître-bau a 14 mètres de long, l’avant 29m,50 et l’arrière 26m,50.
- Les membrures sont en fer d’angle ou cornières de 42 millimètres de largeur et environ 5 millimètres d’épaisseur. Ces membrures, rivées aux tôles composant le bateau et placées de 50 en 50 centimètres , sont au nombre de 139, dont 50 pour l’avant, 29 pour le maître-bau et 52 pour l’arrière.
- La fig. 1 de la pl. 1267 est une vue extérieure du bateau muni de toutes ses pièces , la fig. 2 est une coupe longitudinale, et la fig. 3 est le plan dans lequel le pont du bateau a été enlevé pour laisser voir les dispositions intérieures.
- La fig. 4 est une vue, par le bout, de l’avant, et la fig. 5 une coupe transversale du bateau montrant la machine et les roues à aubes.
- Les autres figures sont des sections indiquées par des lettres.
- La fig. 1 de la pl. 1268 est une coupe longitudinale de la machine à vapeur de la force de 180 chevaux, portant deux cylindres fixes placés dans une position inclinée. Cette machine marche à basse pression, à détente et à condensation, et transmet le mouvement aux roues à aubes au moyen de bielles et de manivelles. La fig. 2 est une coupe transversale de l’un des cylindres, prise sur la ligne À B, fig. 1. La fig. 3 est l’un des tiroirs dans lesquels la vapeur circule, et la fig. A le mécanisme de la détente, détaché.
- La pl. 1269 représente le plan générai de la machine montée de toutes ses pièces.
- La fig. 1 de la pl. 1270 est une coupe verticale et longitudinale de la chaudière à tubes employée dans le bateau ; la fig. 2 est une élévation, vue de face, de la moitié de cette chaudière, la fig. 3 une coupe transversale et verticale de l’autre moitié, et la fig. A une coupe verticale de la soupape adaptée à la partie supérieure du réservoir à vapeur.
- La vapeur venant de la chaudière arrive par les tuyaux a et débouche en a dans l’intérieur des boîtes de distribution des cylindres à vapeur K. Après avoir produit son effet utile sur les pistons, elle s’échappe par les orifices b qui se réunissent à un tuyau à section carrée b' boulonné sur la bâche à condensation c construite en forte tôle. A l’extrémité de cette bâche est fixée la pompe à air d qui aspire l’eau chaude et la vapeur contenues dans la bâche , en ouvrant le clapet c'.
- Le piston H de ladite pompe est percé de trous sur lesquels on place un disque en caoutchouc volcanisé e, contenant de la limaille de plomb incorporée dans sa pâte; ce disque, qui a 3 centimètres d’épaisseur, est surmonté par un plateau en forme de cuvette ë, percé de trous comme le piston. Un
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- prolongement /*, fondu avec le corps de pompe, est surmonté d une plaque f, percée de trous, sur laquelle est monté un disque de caoutchouc qui ne peut se relever au delà de la pièce f ", qui règle la hauteur de sa course. Le disque de caoutchouc est fortement serré vers son centre par la pièce f".
- Le prolongement f de la pompe à air est surmonté d’une capacité en tôle fermée à sa partie supérieure ; dans cette capacité viennent déboucher un tuyau de trop-plein f"" laissant écouler au dehors du bateau l’eau de condensation devenue mutile, et un autre tuyau (/' prenant de l’eau chaude dans la capacité f'" pour la conduire à la pompe g destinée à alimenter la chaudière par le tuyau g" ( voyez pl. 1269 ).
- L’eau arrive dans la bâche de condensation par un tuyau c" muni d’une valve à cadran c'" servant à régler son entrée.
- La pompe d’alimentation g et celle h servant à l’épuisement de l’eau qui pourrait se trouver dans le bateau sont mues par le même T que la pompe à air. Ces trois pompes fonctionnent donc simultanément, commandées par un seul excentrique A, lequel reçoit son impulsion par l’arbre B; cet arbre porte deux manivelles C' C' articulées avec des bielles C, dont l’extrémité inférieure fourchue I se relie avec les tiges des pistons par l’intermédiaire de l’axe J.
- Deux autres excentriques D, montés sur l’arbre B, communiquent le mouvement, à l’aide de deux tringles i i, aux arbres j j, lesquels portent chacun un doigt j" dont l’extrémité entre dans la partie carrée de chacune des tiges de distribution k; ces tiges sont clavetées solidement sur les tiroirs D', dans l’intérieur desquels la vapeur circule avant de produire son effet sur les pistons. L’un de ces tiroirs est représenté, vu extérieurement, fig. 3, pl. 1268.
- Chaque tige de distribution k glisse dans un support bifurqué k' pour s’emmancher sur les deux glissières F de ehaque cylindre à vapeur ; ces cylindres , qui sont boulonnés ensemble par des pattes à nervures ménagées à cet effet, portent chacun, à leur partie supérieure et fondues du même jet, deux portées E E, entaillées à queue d’aronde, dans lesquelles se fixent les quatre bâtis F F qui servent de coulisse aux T conduisant les bielles C par l’intermédiaire des tiges G des pistons L.
- Cette machine détend à 4 dixièmes ou 6 dixièmes de la course du piston. Pour opérer cette détente, on a calé, sur l’arbre moteur, deux groupes composés, chacun, de deux excentriques l, fig. 4, pl. 1268; ces excentriques portent deux cames destinées à faire lever le galet lequel est monté sur une pièce m oscillant autour du boulon m fixé au bâti. Cette pièce m est articulée , à son autre extrémité, avec une petite bielle n en fer méplat à laquelle est adaptée la manette d’une manivelle o fixée sur l’axe de la sou-
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- pape o placée à l’intérieur d’un coude du tuyau d’alimentation de la vapeur a boulonné sur la boîte de distribution. Cette soupape se ferme dès que le piston est parvenu aux 4 dixièmes de la longueur du cylindre ; alors la vapeur n’entre plus, jusqu’à ce que le piston soit parvenu à l’extrémité de sa course. Dans ce moment, la seconde came, faisant remonter de nouveau le petit galet par la pièce m, communique, par l’intermédiaire de la bielle n, un nouveau mouvement à la manivelle, et, par suite , à la soupape o', qui s’ouvre aussitôt, ce qui a lieu chaque fois que le piston est à l’un de ses points extrêmes ; un petit ressort à boudin m" sert à faire adhérer le galet aux petits excentriques.
- Lorsqu’on veut détendre, dans le cylindre, à 6 dixièmes de vapeur, il suffit de saisir d’une main la poignée du petit levier l" articulé sur le centre et, comme ce levier est muni d’une fourchette embrassant la pièce m, il la pousse, et son galet appuie, dès lors, sur l’autre excentrique portant des cames plus allongées.
- Sur les petits arbres j j sont montées deux manivelles, dont l’une, j\ entre dans une encoche pratiquée dans la bielle i, pour transmettre le mouvement des excentriques de distribution à l’arbre j devant faire fonctionner les tiroirs; l’autre manivelle j"', montée également sur chacun des arbres j, ne sert que pour faire changer le mouvement des tiroirs lorsqu’on veut marcher en arrière. À cet effet, on y a adapté une petite bielle p qui, à son extrémité opposée, est commandée par un long levier à manette p' articulé avec un petit arbre tournant dans les coussinets de deux supports fixés aux nervures des cylindres à vapeur K.
- Lorsqu’on veut marcher en arrière, on commence par prendre, de chaque main, les poignées des leviers v qu’on tire à soi. Ces leviers étant articulés avec des manivelles v', dont le centre de mouvement est en v"', on leur fait décrire une portion de cercle, ainsi qu’aux goujons v" qui soulèvent les tringles ii; ces tringles restant levées ne permettent plus aux manivelles j' d’entrer dans leur encoche ; les arbres des tiroirs étant ainsi rendus immobiles, il devient facile de s’emparer des grands leviers p' et de faire changer les tiroirs de position.
- De petites soupapes g, adaptées à chaque cylindre, sont maintenues par des ressorts à boudin ; elles s’ouvrent lorsqu’une trop grande quantité d’eau s’est rassemblée dans le fond des cylindres, et l’évacuent immédiatement.
- Des brimbales x, fig. 4, pl. 1268, placées de chaque côté de la machine, servent à ouvrir ou fermer les soupapes d’entrée de la vapeur ; elles sont articulées chacune avec une pièce x ayant une queue x" qui appuie sur l’ex-
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- trémité de la bielle n, et met en mouvement la petite manivelle de la soupape d’entrée de la vapeur de chacun des cylindres.
- Au devant de la chaudière tubulaire à basse pression, représentée pl. 1270, est fixé un bouilleur y à l’aide de quatre coudes creux y' en cuivre, qui permettent à l’eau arrivant de la pompe alimentaire, par le tuyau x, de se diviser. Cette pompe envoie l’eau dans ce bouilleur ou long tuyau par un tuyau qui sert également pour la vidange. Entre la chaudière et la machine, on a placé une valve à trois ouvertures r, qu’on voit fig. 2 et 3, pl. 1267. Au-dessous de cette valve se trouve une soupape, et au-dessous de cette soupape une autre ouverture percée dans la paroi du bateau pour l’évacuation de l’eau ; celle qui est refoulée par la pompe alimentaire arrive par l’une des ouvertures au-dessous de la soupape. En face de cette ouverture en est une autre par laquelle l’eau continue d’arriver jusque dans le tuyau conduisant aux bouilleurs pour l’alimentation. La petite tubulure placée également sur la soupape sert aussi à l’arrivée de l’eau envoyée par une petite machine supplémentaire dite petit cheval, pour alimenter les chaudières dans les stations.
- Après avoir fait comprendre que cette valve sert simplement de passage à l’eau d’alimentation, il reste à dire que, lorsqu’on veut vider l’eau de la chaudière, on tourne le petit volant placé au-dessus de la valve, ce qui tait ouvrir la soupape intérieure, et comme la machine est arrêtée et que l’eau des pompes n’arrive plus, la pression intérieure de la chaudière force son eau à sortir par la soupape levée.
- On voit que les deux tuyaux a, de prise de vapeur, s’élèvent, dans le réservoir U, le plus haut possible, afin que l’eau qui bouillonne ne puisse être entraînée.
- Un petit tuyau s, prenant la vapeur dans la chaudière, lui procure une issue dans le bas de la cheminée ( voyez fig. 2, pl. 1267 ), et à l’aide d’un robinet qui y est ajusté on règle le tirage de la cheminée.
- Cette cheminée M est munie de deux contre-poids qui la tiennent en équilibre, de sorte que, pour passer sous un pont, on peut l’abaisser à la main et la relever sans employer beaucoup de force.
- Deux soupapes sont fixées sur le réservoir à vapeur de la chaudière ; elles sont soulevées lorsque la pression dépasse 1 atmosphère et demie; l’une d’elles, celle N, sert, dans les stations ou autrement, à se débarrasser de la vapeur, qu’elle envoie au dehors du bateau par le tuyau t.
- Des trous elliptiques, pratiqués à la partie inférieure de la chaudière, sont destinés à livrer passage à une tringle ou grattoir pour enlever le dépôt qui s’accumule au fond.
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- Une petite machine à vapeur u, fig. 2, pl. 1267, à cylindre vertical, nommée ordinairement petit cheval, est destinée à alimenter la chaudière dans les stations ou dans les cas où la pompe alimentaire ne suffirait pas. Cette petite machine fait mouvoir directement, à l’aide de la tige de son piston, une pompe placée au-dessous et dans son même axe. Cette pompe est munie de clapets qui sont à double effet pour assurer plus de sécurité dans leur jeu.
- Légende explicative des planches 1268, 1269 et 1270, représentant la machine
- à vapeur et la chaudière.
- Les mêmes lettres désignent les mêmes pièces dans ces trois planches.
- A, bâti en fer de la machine.
- À', excentrique au moyen duquel on fait fonctionner la pompe à air et les pompes alimentaires.
- B, arbre principal transmettant le mouvement aux rôues à aubes.
- C, bielles qui, par l’intermédiaire des manivelles C\ communiquent le mouvement à l’arbre principal : leur extrémité est terminée par une partie fourchue I, traversée par un axe J qui la relie avec la tige du piston ; cet axe se meut dans des glissières.
- D B, excentriques montés sur l’arbre B : ils transmettent le mouvement aux arbres;j'.
- EE, pièces faisant corps avec les cylindres à vapeur et auxquelles se fixent les bâtis F formant glissières.
- G, tiges des pistons.
- H, piston de la pompe à air.
- I, extrémités fourchues des bielles C.
- J, axes traversant ces bielles et prenant un mouvement de va-et-vient alternatif dans les glissières F.
- K K, les deux cylindres à vapeur fixés dans une position inclinée.
- L L, pistons agissant dans ces cylindres.
- M, cheminée en tôle.
- N, soupape adaptée à la partie supérieure du réservoir à vapeur.
- O, foyer. P P, portes du foyer. Q, grille. R, boîte à feu. S, boîte à fumée, T, tuyaux longitudinaux dans lesquels passe la flamme du foyer. U, réservoir à vapeur.
- a, tuyau d’arrivée de la vapeur de la chaudière débouchant en a' dans la boite de distribution.
- è, orifices par lesquels s’échappe la vapeur pour se rendre dans le tuyau carré b'.
- Cinquante-deuxième année. Septembre 1853.
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- c, bâche à condensation construite en forte tôle.
- c, clapet de cette bâche.
- c", tuyau amenant l’eau froide.
- d, pompe à air aspirant l’eau et la vapeur.
- d', arrêt du clapet e formé d’un disque en caoutchouc volcanisé mélangé avec de la limaille de plomb.
- c', cuvette percée de trous.
- f, prolongement du corps de pompe d surmonté d’une plaque f' percée de trous et sur laquelle joue un disque en caoutchouc dont la course est limitée par la pièce/".
- f", dôme en tôle muni d’un tuyau de trop-plein
- g, pompe alimentaire.
- g', tuyau prenant l’eau chaude dans le dôme f”'.
- g", tuyau conduisant l’eau dans la chaudière.
- h, seconde pompe alimentaire servant aussi à épuiser l’eau qui pourrait entrer dans le bateau. Les deux pompes alimentaires et la pompe à air sont mues par le même T.
- i i, tringles carrées servant à communiquer le mouvement aux arbres j j munis chacun d’un levier ou doigt j".
- jmanivelle portant une goupille qui entre dans une encoche pratiquée à chacune des tringles i.
- j"', manivelles montées sur l’arbre j j pour en changer le mouvement au moyen des bielles p et des leviers à manettes p'.
- k, deux tiges de distribution qui glissent chacune dans un support k'.
- l, deux groupes d’excentriques en tôle recevant le galet f.
- petit levier articulant sur un centre V".
- m, levier oscillant sur un centre m .
- m", ressort à boudin forçant le galet à appuyer sur les excentriques /.
- n, petite bielle articulée avec le levier m.
- o, petites manivelles fixées sur l’arbre des valves o servant à l’admission de la vapeur.
- p, bielles commandées par le levier à manette p' qui sert à changer la marche du bateau.
- q q, soupapes adaptées à chaque fond des cylindres à vapeur : elles servent à déterminer l’écoulement de l’eau lorsqu’elle surabonde dans ces cylindres.
- r, fig. 2, pl. 1267, valve ou robinet à trois ouvertures, placée entre la chaudière et la machine.
- s, petit tuyau conduisant la vapeur dans le bas de la cheminée.
- t, tuyau de sortie de la vapeur.
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- u, petite machine à vapeur supplémentaire.
- v, leviers servant au décliquetage des tringles i : ils sont articulés avec des manivelles v' ayant un centre v" et un goujon F". Ce goujon est destiné à soulever les tringles i et à faire sortir leur encoche de la manivelle j', de façon à ne plus communiquer le mouvement des excentriques aux tiroirs.
- x x, brimbales servant à ouvrir ou fermer les soupapes d’entrée de la vapeur.
- x', pièce munie d’une queue x" appuyant contre l’extrémité de la bielle n.
- y, bouilleur placé sous la chaudière.
- y', coudes creux attachant ce bouilleur.
- z, tuyau amenant l’eau de la pompe alimentaire. ( D. )
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- ARTS ÉCONOMIQUES. — cafetière.
- Rapport fait par M. Clerget, au nom du comité des arts économiques, sur une
- cafetière dite à circulation, présentée par MM. Bouillon et Siry, rue du Faubourg-Poissonnière, 133, et rue de Richelieu, 60.
- Les dispositions des vases destinés à préparer les infusions de café ont été variées de beaucoup de manières; celles de la cafetière que MM. Bouillon et Siry présentent à la Société ont pour objet de déterminer une circulation prolongée de l’eau chaude sur le café en poudre. Le système au moyen duquel cette circulation est obtenue est conforme à celui dont l’application en grand au blanchiment du linge a été aussi soumise à la Société par M. Bouillon.
- La cafetière nouvelle se compose ( modèle n° 1 ) de deux compartiments principaux superposés : l’un, inférieur, sert de chaudière ; le second , placé au-dessus et réuni au premier par une douille conique formant étranglement, s’appelle le réservoir. Il est surmonté par un filtre mobile s’ajustant dans une gorge à frottement, et ce filtre est traversé dans son eentre par un tube étroit et vertical nommé tube d’ascension, lequel s’élève du dôme de la chaudière et du milieu de la douille de jonction jusqu’à la hauteur du bord supérieur du filtre. Un bouchon adhérant aux parois externes de l’extrémité inférieure de ce tube entre dans la douille de jonction, et, lorsque ce bouchon est en place, la chaudière ne communique par sa partie supérieure et centrale avec le réservoir, ou plus exactement avec le filtre qu’il supporte , que par le tube d’ascension ; mais, latéralement, la chaudière et le réservoir sont encore en communication par un tube dit de retour, plus étroit que celui
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- d’ascension , et qui, du fond de la chaudière , arrive à la base du réservoir. Enfin il est à observer que le tube d’ascension est recouvert, à sa partie supérieure, par une petite plaque soudée formant champignon, et au-dessous de laquelle, à son contact même, sont percés, sur le pourtour des parois du tube, des trous très-fins. Sur le filtre se place un couvercle dont la gorge est espacée de celle du filtre au moyen de petites saillies destinées à empêcher que la fermeture ne soit complète.
- La manœuvre de cette cafetière est fort simple : on enlève le filtre, et par conséquent le tube d’ascension soudé au milieu du crible ; on verse, dans le vase composé de la chaudière et du réservoir, la quantité d’eau nécessaire pour l’infusion. Le filtre est remis en place ; on le charge de café en poudre, et l’appareil est posé soit sur un feu de charbon, soit sur une lampe à alcool. Le liquide s’échauffe, s’élève dans le tube d’ascension, et, projeté, par les trous d’émission, contre la plaque qui recouvre ce tube, il se répand en pluie sur le café, le traverse, et s’écoule dans le réservoir. Cependant une partie du liquide contenu dans ce compartiment de l’appareil a déjà remplacé dans la chaudière, en s’y introduisant par le tube de retour, la quantité expulsée. La température du contenu de la chaudière s’abaisse , et la projection par le tube d’ascension s’arrête; mais bientôt le liquide de la chaudière s’échauffant de nouveau, la projection se reproduit. De là le mouvement de circulation qui caractérise l’appareil. Dans le commencement, les projections ont lieu avec des intervalles de temps de huit à dix secondes ; mais elles se rapprochent de plus en plus, et, si le feu est suffisant, le jet du liquide est bientôt continu. C’est alors, ou du moins après deux ou trois minutes d’émission sans intermittence, que la préparation est complète, et on obtient ainsi, dans un temps très-court et sans qu’il soit aucunement besoin de surveiller la cafetière, une infusion amenée au maximum de force que la substance peut donner; cette infusion est puissamment aromatisée sans avoir ni âcreté ni amertume.
- Nous avons décrit le fait même de la circulation du liquide ; il nous reste à en indiquer la cause. M. Bouillon l’attribue à la dilatation ; nous ne pouvons admettre cette explication. Si la dilatation agissait seule, elle aurait pour effet d’élever au même niveau le liquide du réservoir et celui contenu dans le tube d’ascension, et cela dans le rapport connu de l’augmentation du volume de beau par la chaleur, augmentation qui serait peu sensible, eu égard au large diamètre du réservoir ; évidemment alors le déversement par le tube d’ascension n’aurait pas lieu. Pour nous, ce déversement avec ses intermittences initiales, décroissantes de durée , puis après suivies d’un jet continu, est le résultat d’une ébullition qui se manifeste dans la chaudière. Il nous parait certain que ce sont les bulles de vapeur produites tumultueusement
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- qui, en gagnant le dôme de la chaudière, poussent devant elles la petite quantité de liquide contenue dans le tube central. Celle-ci expulsée et la vapeur se dégageant et ne produisant plus de pression dans la chaudière, le vide du à l’ébullition est immédiatement rempli par le liquide que conduit le tube de retour. Cette introduction, en abaissant la température, arrête pour quelques instants l’ébullition ; mais bientôt le premier effet se reproduit avec des intervalles de temps d’autant plus courts que la masse du liquide s’échauffe davantage, et c’est alors que la température devient à peu près égale dans toutes ses parties , que cessent les intermitences et que le jet continu ou presque continu s’établit. C’est, du reste, ce qui nous a été démontré par une expérience facile à répéter : au lieu de chauffer la surface inférieure de la chaudière à feu nu, nous avons placé celle-ci dans un bain-marie. On sait que la propriété des bains-marie est de ne jamais déterminer l’ébullition du liquide contenu dans le vase intérieur lorsque le point d’ébullition de ce liquide est le même que celui du liquide qui forme le bain. Or, dans ces conditions et quelle que soit l’activité du feu, la nouvelle cafetière ne produit aucun déversement par le tube central, bien que, dans cotte circonstance, la dilatation ne présente pas de diminution appréciable comparativement à celle que l’on obtient en chauffant à feu nu.
- Quoi qu’il en soit, et c’est le point essentiel, l’ébullition de courte durée que subit le liquide, sans que le marc suspendu sur le filtre se trouve jamais en contact avec la surface de chauffe, ne nous a pas paru altérer la qualité de l’infusion. Nous l’avons comparée à celle des infusions que l’on obtient avec les cafetières bien connues et justement appréciées dites à la Du-belloy, et aucune différence de saveur ne s’est manifestée lorsque les produits ont été amenés au même degré de force et ont marqué le même degré aréo-mé trique.
- Il restait à examiner la question d’économie. A cet effet, des infusions de quantités égales de café ont été préparées, les unes avec les nouvelles cafetières, les autres avec des cafetières à la Dubelloy qu’il nous a paru toujours convenable de choisir comme point de comparaison à cause de leur réputation méritée. Lorsque, dans ces essais , on ne fait passer qu’une fois l’eau bouillante sur le filtre Dubelloy, la force de l’infusion obtenue avec les nouvelles cafetières est évidemment plus grande. Si l’on fait, au contraire , repasser l’infusion sur le marc contenu dans le filtre Dubelloy, les produits sont semblables ; mais cette opération est longue et exige des soins que ne comporte pas l’usage des nouvelles cafetières. D’ailleurs, les infusions préparées avec celles-ci présentent l’avantage de conserver, au moment ou elles sont terminées, une température beaucoup plus élevée que celle des infusions
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- à la Dnbelloy, à moins qu’on ne reçoive ces dernières dans un bain-marie bouillant, ce qui complique beaucoup l’opération.
- Il est à observer que l’ébullition se manifestant dans les nouvelles cafetières sans aucune pression, et que des évents étant même ménagés sous le couvercle et entre la gorge qui réunit le filtre au réservoir, on n’a jamais à craindre les explosions qui ont lieu quelquefois avec les cafetières de constructions variées dites à vapeur. Le nettoyage est, d’ailleurs, aussi prompt que celui des cafetières les plus simples.
- En définitive , si les cafetières de MM. Bouillon et Siry donnent des infusions aussi fortes, aussi limpides et aussi économiques que celles que l’on obtient avec les meilleurs appareils qui les ont précédées, elles se recommandent surtout par la facilité de la manœuvre. Nous les avons particulièrement expérimentées sous ce rapport, et nous avons questionné, sur leur commodité, des personnes qui depuis un certain temps en font un usage journalier, soit dans des maisons particulières, en les abandonnant dans les cuisines aux soins des domestiques, soit chez des limonadiers , et les résultats de nos propres essais , non moins que les informations que nous avons recueillies , ont été très-satisfaisants. MM. Bouillon et Siry fabriquent, à des prix modérés, des cafetières de grandeurs diverses et qui varient depuis une capacité de deux tasses jusqu’à celle de cent vingt et cent quarante. Toutes sont solidement construites, et les cafetières en cristal et plaqué d’argent, destinées à l’usage de la table ou des salons, sont de formes élégantes.
- D’ailleurs, M. Bouillon vient d’adopter, particulièrement pour les cafetières de ménage de petites et de moyennes dimensions, une modification nouvelle (modèle n° 2) qui facilite beaucoup la construction et en diminue les frais sans rien changer à la base fondamentale du système. Dans ce modèle , la partie inférieure de la cafetière ne se compose plus que d’un seül vase non divisé par un étranglement en deux compartiments comme dans le modèle n° 1. Un cône en fer-blanc est soudé par son sommet tronqué à l’extrémité inférieure du tube d’ascension, et sa base s’appuie exactement sur le fond du vase dans lequel il entre à frottement. L’espace compris sous ce cône mis en place constitue la chaudière, et une gorge étroite, demi-cylindrique et d’une saillie de 1 à 2 millimètres, pratiquée au-dessous du bec de la cafetière, en se coudant à angle droit au-dessous du cône, tient lieu du tube extérieur de retour du premier modèle et entretient la circulation du liquide. Ce nouveau modèle est remarquable par sa simplicité, les bons effets qu’il produit et la commodité de son emploi.
- Le comité des arts économiques vous propose de remercier MM. Bouillon
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- et Siry de leur communication, et de faire insérer le présent rapport dans le Bulletin avec le dessin des appareils.
- Signé Clerget, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 24 août 1853.
- CHOCOLATIÈRE.
- Rapport fait par M. Clerget, au nom du comité des arts économiques, sur une chocolatière présentée par M. Bouillon, rue de Richelieu, 60.
- Nous venons de vous faire connaître les résultats de l’examen auquel le comité des arts économiques a soumis la cafetière à circulation présentée par MM. Bouillon et Siry; il nous reste maintenant à vous entretenir d’une chocolatière dont M. Bouillon est seul l’inventeur.
- On peut s’étonner que la construction des cafetières ayant été de tous temps l’objet d’un très-grand nombre de modifications, on ait négligé de s’occuper d’améliorer les chocolatières. On sait cependant que les préparations de chocolat soit à l’eau , soit au lait laissent très-souvent à désirer, et que ce n’est qu’en les surveillant assidûment et en agitant le mélange pendant leur durée, puis enfin en employant, comme on le fait assez généralement en Espagne, l’instrument en bois que l’on appelle moussoir, instrument dont l’usage est fatigant et exige une certaine adresse, que l’on obtient une bonne émulsion.
- La chocolatière de M. Bouillon dispense de tous ces soins; elle se compose seulement de deux pièces, à savoir, 1° d’un vase métallique servant de bouilloire, ordinairement en fer-blanc, de forme légèrement conique et dont la partie ouverte et supérieure est la plus large ; 2° d’un récipient concentrique nommé 1 e crible, percé, sur toute sa surface, de trous de 1 millim. i/2 environ de diamètre, d’une forme conique plus prononcée que celle du vase principal, et soudé du côté le plus étroit, autour et un peu au-dessous du sommet d’un autre cône en fer-blanc très-peu élevé et dont la base est emboutie de manière à former un cercle de quelques millimètres de largeur, lequel cercle se juxtapose à frottement sur le fond intérieur de la bouilloire. Ce cône inférieur est aussi percé de trous au-dessous du crible ; mais ces trous, que nous appellerons ouvertures de retour, pratiqués tout à fait à la base du cône et dont le diamètre est d’environ 4 millimètres, sont seulement au nombre de trois ou quatre. Enfin un tube dit de sûreté, de 1 à % centimètres de large , s’élève sur le sommet du cône inférieur et au milieu du crible , un peu au-dessus du bord supérieur de la bouilloire. A sa base, sur une hauteur de
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- arts économiques.
- 2 centimètres à peu près et dans l’intérieur du crible, ce tube est aussi percé de trous très-rapprochés ; leur diamètre est de 1 millimètre. Le bord supérieur du crible, lorsqu’il est placé dans la bouilloire, s’élève aux deux tiers environ de la hauteur de celle-ci.
- Pour se servir de l’appareil, on place le crible dans la bouilloire en appuyant suffisamment pour que le cercle embouti atteigne le fond du vase. On jette sur le crible le chocolat en tablettes ou en bâtons, que l’on a non râpé, mais seulement brisé en morceaux , et l’on verse la quantité d’eau ou de lait qui doit servir de dissolvant ; puis on met le tout sur le feu. L’ébullition venant à se manifester, elle projette avec force l’eau ou le lait, par les trous pratiqués à la partie inférieure du tube, sur le chocolat, que cette action désagrégé, et, traversant le crible, le liquide revient par les ouvertures de retour sur le cône inférieur, pour être projeté de nouveau et continuer sou effet dissolvant. D’ailleurs, l’ébullition devient-elle tumultueuse , elle se fait jour par le tube de sûreté ; le liquide retombe en nappe au milieu du crible et n’est pas lancé au dehors du vase , de telle sorte que , sans surveillance et la chocolatière étant abandonnée entièrement à elle-même, le chocolat, parfaitement divisé et émulsionné, arrive à un état de cuisson complet sans jamais s’attacher aux parois du vase, et cela quelle que soit la vivacité du feu de charbon ou d’alcool dont on fait usage.
- On voit que c’est toujours ce même mode de circulation des liquides échauffés dont M. Bouillon sait si bien tirer parti, qui reçoit ici une nouvelle application. Nous sommes persuadés que sa chocolatière , non encore en vente, sera très-appréciée, quand on la connaîtra, par toutes les personnes qui font un usage fréquent du chocolat, et que son emploi sera très-utile dans les établissements publics.
- Nous vous proposons d’informer M. Bouillon que la Société reçoit avec intérêt sa communication, et d’approuver l’insertion du présent rapport dans le Bulletin avec le dessin de l’appareil.
- Signé Clerget, rapporteur.
- Approuvé en séance, le août 1853.
- TISSUS.
- Rapport fait par M. Clerget, au nom du comité des arts économiques et de la
- commission des beaux-arts appliqués à l’industrie, sur les objets fabriqués avec
- le tissu des raquettes du cactus-opuntia par M. Toussaint, rue Bergère, 5.
- M. Toussaint, ex-sous-offîcier de spahis, a présenté à la Société des objets divers qu’il fabrique avec le tissu ligneux des raquettes du cactus-opuntia ( fi-
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- Trssus.
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- guier de Barbarie ] ; ces objets ont été renvoyés à l’examen du comité des arts économiques. Le comité les a d’abord considérés au point de vue de l’utilité pratique qu’ils pouvaient offrir ; mais, reconnaissant ensuite que, s’ds comportaient un certain intérêt à cet égard, ils avaient en même temps et peut-être plus particulièrement le caractère d’objets d’ornement et de goût, il a réclamé et obtenu le concours de la commission des beaux-arts. Ce n'est donc pas son avis seulement, mais aussi celui de cette commission que le présent rapport a pour but de soumettre au conseil.
- M. Toussaint expose comment il a été amené à s’occuper de l’application qu’il offre à votre appréciation. Animé de l’esprit de recherche, il s’était livré à des essais dont le but était de reconnaître s’il ne pourrait pas extraire directement des cactus, la cochenille vivant sur ces plantes, la précieuse substance colorante que l’organisme de l’insecte sait créer ou s’assimiler. Ses efforts dans ce sens, on ne pouvait que trop s’y attendre, sont restés sans succès ; mais, en traitant les raquettes des cactus pour en retirer le suc, il fut frappé de la contexture variée, légère, et toutefois consistante , comme aussi de la diversité des teintes que présentaient les couches du tissu ligneux qui forme leur charpente. Ces couches, dont chacune est le produit d’une végétation annuelle et dont le nombre est,ainsi en rapport avec l’âge des raquettes, sont parfois aussi minces que du papier ; parfois aussi elles atteignent des épaisseurs de 3 à 1 millimètres. Toujours leurs fibres, solidement entrelacées, constituent un tissu dont l’aspect est en quelque sorte celui de dentelles ou guipures. M. Toussaint a pensé qu’en faisant un choix intelligent de ces couches, quant à leur épaisseur, à leurs teintes, au croisement de leurs fibres, oir pourrait s’en servir pour remplacer, dans beaucoup de cas, soit la vannerie ordinaire ou de luxe, en osier et en jonc, soit les pailles tressées, soit même aussi les bois d’ébénisterie découpés à jour. Le procédé au moyen duquel il détermine la séparation des couches ou feuillets des cactus et les rend propres à l’emploi auquel il les destine est très-simple.
- Les cactus-opuntia (figuiers de Barbarie) croissent en grande abondance en Algérie, sur les bords des chemins et dans les terrains non cultivés. M. Toussaint s’en approvisionne ainsi avec le plus grande facilité; il les abat, les divise à la scie et remplit, de leurs fragments composés , chacun , d’une ou de plusieurs raquettes, des chaudières contenant de l’eau additionnée d’une petite quantité , 5 pour 100 environ, de carbonate de soude. Le liquide est chauffe, et après quelques heures d’ébullition les feuillets cessent d’adhérer entre eux. Desséchés, ils se séparent entièrement, et il suffit de les battre et de les brosser pour débarrasser leurs fibres des restes de pulpes qu’elles retiennent encore. Après cette préparation, on les classe par dimensions, épaisseur, couleur et si-
- Cmpuante-deuxième année. Septembre 1853. • 63
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- ARTS ÉCONOMIQUES.
- militude plus ou moins apparente de contexture. Il s’agit ensuite de les assembler pour les transformer en objets usuels; M. Toussaint y parvient par différents moyens, mais principalement en ayant recours à des sertissures en métal, en jonc, en bois , en ivoire , en baleine et autres substances, et toujours l’effet des contours et des dessins est heureux , toujours les objets fabriqués sont gracieux, de bon goût et empreints d’un cachet d’originalité et d’élégance. La variété de ces objets est très-grande : M. Toussaint comprend, dans son catalogue, des paniers de toute forme, des coffrets de luxe pouvant servir de corbeilles de mariage , des couvertures de livres, des buvards, des stores, des jalousies, des persiennes, des éventails, des écrans, des berceaux , des lits, des tables , des sièges, des encadrements de glaces et de tableaux , des services de dessert consistant en coupes, plats, étagères, candélabres, des bourrelets d’enfants, des chapeaux de femme et d’homme, etc., etc.
- Si, parmi ces objets, il en est qui rentrent essentiellement dans la classe de ceux de pure fantaisie et d’une consommation ou restreinte ou pouvant dépendre d’une vogue passagère , il en est d’autres aussi qui, évidemment, peuvent prendre place parmi les éléments d’industries importantes. L’emploi des feuillets de cactus pour les chapeaux de femme pourrait, par exemple , avoir ce caractère d’utilité ; on sait quelle est l’énorme consommation de chapeaux de paille et de ceux improprement appelés chapeaux d’écorce. Le commerce dont ces chapeaux sont l’objet est une des branches importantes de l’industrie parisienne, et il est possible que ceux fabriqués par M. Toussaint viennent y prendre part. M. Toussaint a annoncé, et nous nous sommes assurés que déjà l’une des premières modistes de Paris a apprécié les chapeaux de cactus, et que sortant de ses mains habiles ils ont été favorablement accueillis dans les rangs les plus élevés. Pour les vases, les coupes, les candélabres, les encadrements et les autres objets d’ornement, M. Toussaint fait preuve certainement de goût et de talent. Déjà il emploie de vingt-cinq à trente ouvriers ou ouvrières, et en ce moment il fonde une société pour l’exploitation en grand des bois de cactus, société dans laquelle se trouvent des noms très-honorables.
- En définitive , les comités des arts économiques et des beaux-arts pensent que l’industrie que M. Toussaint s’applique à développer est digne d’intérêt; ils vous proposent, en conséquence, de le remercier de sa communication et d’autoriser l’insertion du présent rapport dans le Bulletin avec la représentation, par la gravure, d’un feuillet de cactus prêt à être mis en oeuvre, et de l’un des objets fabriqués, afin de faire comprendre le mode d’assemblage et de construction.
- Signé Clerget, rapporteur.
- Approuvé en séance, le%4 août \883.
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- RASOIRS.
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- Rapport fait par M. Barre, au nom des comités des arts mécaniques et des
- arts économiques réunis, sur la fabrique de rasoirs de M. Picault, rue Dauphine, 46.
- M. Picault, fabricant de coutellerie, vous est connu par les efforts qu’il a faits à diverses reprises pour apporter des perfectionnements dans son industrie. En dernier lieu, il a présenté à la Société un rasoir à dos rapporté on postiche, obtenu par un procédé nouveau qui lui appartient, et pour lequel il a pris un brevet.
- Pour fabriquer ses rasoirs, M. Picault fait préparer de l’acier fondu en lames plates, laminé à l’épaisseur que doivent avoir les lames, et d’une largeur équivalente à leur longueur. Ces bandes, forgées en biseau à chacune de leurs extrémités pour la préparation du taillant, sont portées sous un décou-poir qui, d’un seul coup, produit une lame. Sur celte lame M. Picault appose sa marque, et à l’aide d’un marteau coupant il imprime des stries à l’endroit où elles devront être serties dans la rainure du dos rapporté.
- Le dos postiche est en fonte douce, ébarbée et roulée de manière à ne rien conserver des rugosités de la fonte ; une rainure y est pratiquée au moyen d’un procédé mécanique assez simple ; cette rainure reçoit la lame préalablement fabriquée. La lame et le dos réunis sont portés sur une étampe ayant la forme du dos, et soumis à la pression d’un balancier qui sertit la lame dans la rainure du dos postiche, où elle se trouve fortement maintenue par les stries imprimés au commencement de la préparation. Pour achever le rasoir, il ne reste plus que l’opération de l’émoulage, qui se fait comme pour les rasoirs d’une seule pièce.
- Ce nouveau mode de fabrication nous parait offrir l’avantage d’une économie notable, compatible avec une excellente qualité.
- L’économie consiste
- 1° Dans la réduction d’environ moitié du poids de l’acier ;
- 2° Dans la combustion et dans la main-d’œuvre de la forge, qui devient, pour ainsi dire, insignifiante ;
- 3° Dans l’absence de l’opération du dégrossissage du rasoir, puisque chaque lame sort toute formée du découpoir;
- 4° Enfin dans la rareté des pertes à la trempe, attendu que les lames étant d’une épaisseur à peu près égale, elles prennent beaucoup plus facilement la couleur rouge-cerise convenable pour une*bonne trempe, et qu’elles se refroidissent plus -également dans l’eau.
- La qualité des rasoirs de M. Picault résulte
- 1° De l’acier qu’il emploie ;
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- ARTS ECONOMIQUES.
- 2° Du travail simplifié de la forge, qui suffit pour resserrer les pores de l’acier sur le taillant des lames sans leur faire subir les mauvaises chances du corroyage qu’exigent les lames pleines ;
- 3° De ce que dans l’opération de la trempe, la lame étant d’une épaisseur à peu près égale, le taillant n’est plus sujet à recevoir des coups de feu comme dans la fabrication usitée.
- L’application des dos postiches n’est pas nouvelle. Plusieurs essais de ce genre de fabrication ont été faits tantôt en fer, tantôt en cuivre ; mais ces essais sont restés infructueux. Ces fabrications étaient assez anormales ; l’émou-lage se faisait en long, au lieu de se faire en travers. La lame coupait moins bien, et nous pensons que ce procédé offrait peu ou point d’économie. Les dos en fonte douce employés par M. Picaidt nous semblent avoir résolu ce problème d’une manière heureuse. Nous ferons cependant cette observation, qu’il est à craindre que la jointure du dos et de la lame des rasoirs de M. Picault ne retienne l’humidité et ne s’oxyde au bout d’un certain temps. Cette observation serait applicable, d’ailleurs, à tous les rasoirs à dos postiche ; mais, dans l’usage, il suffirait de prendre quelques soins pour éviter cet inconvénient.
- En définitive, vos comités des arts mécaniques et économiques ont l’honneur de vous proposer de remercier M. Picault de sa nouvelle communication, et d’insérer le présent rapport dans le Bulletin de la Société.
- Signé Barre, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 24 août 1853.
- GLACIÈRES.
- Rapport fait par M. E. de Silvestre, au nom du comité des arts économiques, sur les glacières de M. Guebhard, rue Saint-Lazare, 23.
- Messieurs, M. Guebhard vous a adressé la description de deux glacières qu’il a vu employer avec avantage en Amérique, et qu’il lui a paru utile d’importer en France à cause de leur construction très-simple et très-économique.
- Une des glacières, qui n’est, à proprement parler, qu’un garde-manger destiné à servir, pendant les chaleurs, à la conservation des substances alimentaires, consiste en deux tonneaux d’inégale grandeur placés l’un dans l’autre ; un vide de quelques centimètres, ménagé entre leurs parois, est rempli de charbon, et le tonneau intérieur, divisé en plusieurs compartiments, contient la glace et les provisions à conserver.
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- GLACIÈRES.
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- Ce système, qui n’a rien de nouveau , a déjà été décrit dans votre Bulletin de l’année 1815, p. 151.
- Quant à la glacière fixe dont M. Guebhard vous a envoyé la description , elle est d’une simplicité telle, que, en admettant qu’elle donne des résultats satisfaisants, il semble difficile d’en imaginer une autre plus économique. En effet, elle consiste en une excavation conique de 5 mètres de diamètre sur 2 de profondeur, et au fond de laquelle on pratique un puisard destiné à l’écoulement des eaux de fusion, le tout sans maçonnerie. Ce puisard est recouvert de rondins de 8 à 10 centimètres de diamètre.
- On garnit de paille les parois de l’excavation ; puis on emmagasine la glace avec les précautions ordinaires, et de manière à ce qu’elle forme, au-dessus du sol, un cône de 2 mètres de hauteur.
- Alors on jette à la pelle, sur cette masse de glace, une couche de balles d’avoine ou de blé de 5 centimètres d’épaisseur, et on recouvre le tout avec de la paille.
- M. Guebhard recommande de construire cette glacière soit dans une cave, soit dans une masure, soit, à défaut de ces abris, sous un toit arrondi qu’on forme avec des perches et qu’on recouvre de chaume. Une ouverture en manière de mansarde est ménagée vers le nord, et est garnie d’une porte qui n’est autre chose qu’un paillasson épais.
- M. Guebhard indique aussi la nature du sol qui convient à cette sorte de glacière ; mais il ne dit rien des frais occasionnés par son établissement, ni de la quantité de glace qui peut y être conservée d’une année à l’autre. Il ne dit pas non plus qu’il ait construit, en France , des glacières de ce genre et qu’elles y aient réussi.
- Quoi qu’il en soit, il faut savoir gré à M. Guebhard d’avoir, dans un but d’utilité publique, renoncé aux avantages que pouvait lui assurer la prise d’un brevet d’importation, et d’avoir publié et distribué gratuitement, à son retour d’Amérique en 1832, le dessin et la description de ses glacières. Pourtant, M. Guebhard aspirant aujourd’hui aux récompenses que la Société décerne à ceux qui font ou propagent des découvertes utiles à l’industrie, votre comité a l’honneur de vous proposer, Messieurs, d’adresser des remer-cîments à M. Guebhard, mais en l’engageant à compléter son intéressante communication, et à remplir, ce qui lui sera facile , les conditions du programme de prix publié en 1845, sauf, à votre comité, à vous faire ultérieurement un rapport plus explicite sur la glacière en question.
- Signé E. de Silvestre, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 24 août 1853.
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- NÉCROLOGIE.
- FU N KR AILLES DK M. THÉODORE OLIVIER.
- Le 10 août 1850, ont eu lieu les funérailles de M. Olivier (Théodore), ancien élève de l’école polytechnique, ancien officier d’artillerie, professeur-administrateur du Conservatoire impérial des arts et métiers, professeur-fondateur de l’école centrale des arts et manufactures, membre du conseil d’administration de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale, officier de la Légion d’honneur, chevalier de l’ordre de l’Etoile polaire de Suède.
- Arrivés au lieu de la sépulture, M. E. Peligot, membre de l’Académie des sciences, président du conseil de perfectionnement du Conservatoire impérial des arts et métiers; M. Perdonnet, président du conseil des études de l’école centrale des arts et manufactures; M. Dumas, sénateur, membre de l’Académie des sciences, président de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale, ont prononcé les discours suivants :
- Discours de M. E. Peligot, 'président du conseil de perfectionnement du Conservatoire impérial des arts et métiers.
- Messieurs,
- Organe des professeurs et des fonctionnaires du Conservatoire impérial des arts et métiers, je viens rendre un dernier hommage à la mémoire de l’excellent collègue enlevé si rapidement à sa famille, à ses amis, à ses élèves, aux sciences et à l’industrie, qu’il servait avec tant de zèle et de dévouement.
- Né à Lyon le 21 janvier 1793, M. Théodore Olivier fit partie de la promotion de l’école polytechnique de l’année 1810. La géométrie descriptive était enseignée dans cette école célèbre par Hachette, qui, reconnaissant dans notre collègue une aptitude toute spéciale pour celle science, mit tous ses soins à cultiver ces heureuses dispositions, associa son élève à plusieurs de ses travaux, le fit aimer de Monge et décida ainsi de la carrière du jeune officier. Monge, Hachette, Olivier, n’est-ce pas pour ceux qui m’entendent l’histoire de la géométrie descriptive?
- M. Olivier entra en 1815 à l’école d’application de Metz comme élève sous-lieutenant d’artillerie; dès cette époque, il mit la première main à l’étude géométrique des engrenages, en donnant la théorie des engrenages de White sans frottement de glissement, au succès et à la vulgarisation desquels il a contribué plus que personne.
- Lieutenant d’artillerie en 1818, il restait attaché à l’école de Metz avec le titre d’adjoint à l’instituteur des sciences physiques et mathématiques. Il rédigeait alors pour cette école cette instruction sur le lavis qui, publiée dans un de ses ouvrages les plus récents, peut être considérée comme un modèle.
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- NÉCROLOGIE.
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- L’élève de Monge et de Hachette, qui conserva toujours pour la mémoire de ses maîtres une si pieuse et si touchante vénération, débutait alors avec éclat dans l’enseignement de la géométrie descriptive.
- En 1821, le gouvernement autorisa M. Olivier à accepter l’offre qui lui était faite par le roi de Suède, Charles-Jea/n-, de remplir temporairement les fonctions de professeur d’artillerie et de fortification à l’école royale de Ma-rienberg, avec le grade de capitaine instructeur au corps d’artillerie suédois. Dans ces nouvelles fonctions, qu’il remplit pendant cinq années, M. Olivier sut se concilier l’estime et l’amitié de ses nombreux élèves, au nombre desquels se trouvait le prince royal, aujourd’hui roi de Suède, qui l’attacha à sa personne en qualité d’aide de camp, et qui témoigna toujours à son ancien professeur une vive affection. Le respect, l’amitié qu’avaient pour M. Olivier tous les Suédois qui visitaient la France, la présence, dans ces lieux, de M. le comte de Lœvenhielm, ambassadeur de Suède, témoignent hautement des excellents souvenirs que M. Olivier a laissés dans ce pays. Il était chevalier de l’ordre de l’Étoile polaire de Suède et membre de l’Académie des sciences et de l’Académie des sciences militaires de Stockholm.
- Rentré en France, M. Olivier rapportait le fruit des études auxquelles sa haute position en Suède l’avait voué. Nommé, en 1830 , répétiteur de géométrie descriptive à l’école polytechnique, il publia successivement une série de mémoires importants sur la géométrie descriptive, préparant ainsi les matériaux qui plus tard devaient trouver place dans les nombreux ouvrages qui honorent les dernières années d’une vie si courte et cependant si utile et si bien remplie. Après ses études sur les nœuds, il fit paraître : en 1842, sa théorie géométrique des engrenages ; en 1843, son cours et ses développements de géométrie descriptive; en 1845, ses compléments de cette science; en 1847, ses applications; en 1852, ses mémoires et la première partie de la nouvelle édition de son ouvrage principal, dont la suite, aujourd’hui réimprimée, était encore, la semaine dernière, l’objet de ses plus chères préoccupations. Toujours élégant et correct dans les méthodes dont il se servait tour à tour comme moyen de recherche et de démonstration, le géomètre ne négligeait pas les applications utiles de sa science; elles occupent, au contraire, une large place dans ses ouvrages.
- M. Olivier avait profondément réfléchi sur toutes les questions qui se rattachent à l’enseignement industriel en France; en 1829, il fondait, avec MM. Dumas3 Péclet, Benoit et Lavallée, l’école centrale des arts et manufactures. Une voix plus compétente que la mienne dira la part qui lui revient dans les succès de cette école , qui ouvre, chaque année , à l’activité de la jeunesse, des carrières honorables et fructueuses, jusqu’alors inconnues.
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- NECROLOGIE.
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- Les succès que M. Olivier obtenait comme professeur à l’école polytechnique et à l’école centrale par sa parole claire, précise, élégante avaient marqué sa place dans l’enseignement public industriel ; aussi une chiire de géométrie fut-elle créée pour lui et comprise au nombre des cinq nouvelles chaires établies au Conservatoire des arts et métiers par une ordonnance royale en date du 5 octobre 18-19. En dehors des services rendus par M. Olivier dans cette nouvelle position par son enseignement oral, le Conservatoire lui doit une magnifique collection de modèles en relief de géométrie descriptive, modèles se prêtant, avec une facilité merveilleuse, à la génération géométrique des surfaces et facilitant au plus haut degré l’enseignement de cette science.
- Ces modèles peuvent être considérés comme la création de notre collègue. Gaspard Monge avait, à la vérité, fait exécuter quelques modèles en fils de soie pour l’enseignement de la géométrie descriptive, lors de la fondation de l'école polytechnique; mais ces modèles étaient fixes, invariables de forme, de même que ceux, en petit nombre, qui furent exécutés plus tard par Brocchi, conservateur des modèles à la même école.
- Dès 1830, M. Olivier avait songé à faire construire, pour ses cours, des modèles en fil de soie à mouvement, de manière que la surface représentée par le modèle pût être modifiée dans sa forme et de manière aussi à transformer une surface en une surface d’un autre genre. Ce projet, il l’exécuta pour le Conservatoire avec un soin, une économie et une patience admirables. Cette collection, unique dans son genre, se compose de plus de cinquante modèles; elle est, assurément, l’une des plus précieuses du Conservatoire; elle est enviée par tous les professeurs étrangers qui viennent visiter nos galeries. J’en dirai autant de la collection des engrenages employés dans l’industrie ou qui pourraient, au point de vue géométrique pur, être utilisés dans la transmission des mouvements. Elle a été faite également sous les yeux et par les soins de notre collègue.
- La galerie qui réunit ces deux collections devrait porter désormais le nom de galerie Olivier.
- Aux fonctions de professeur de géométrie descriptive M. Th. Olivier joignait, depuis un an à peine, celles d’administrateur du Conservatoire. Succédera un administrateur aussi habile, aussi expérimenté que M. le général Morin n’était pas chose facile assurément. Notre collègue se voua tout entier à cette tâche, qu’il n’avait pas sollicitée, qu’il n’avait acceptée qu’à regret, sacrifiant au bien public son repos et sa tranquillité personnelle ; et c’est au moment oii il allait commencer à jouir des résultats auxquels il était arrivé qu’il est tombé, épuisé par le travail nouveau qu’il s’était imposé.
- Parti très-malade de Paris et se rendant aux eaux d’Aix en Savoie, M. Oh-
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- lier arrivait à Lyon dans la nuit du A de ce mois; la vue de sa chère ville natale sembla d’abord exercer sur sa santé une amélioration subite et inattendue. Il passa la journée du 5 à visiter la ville, le musée, les collections scientifiques, et, le lendemain, à quatre heures du matin, il expirait entre les bras de sa femme si courageuse, si dévouée, éprouvée déjà cruellement par la perte récente de son frère, M. Ramey, l’habile sculpteur, et malgré les secours empressés de M. Amussat, son ami, ainsi que de plusieurs autres médecins distingués qui l’entouraient.
- La mort de M. Th. Olivier laisse un grand vide au Conservatoire des arts et métiers, à l’école centrale, à la Société d’encouragement; savant distingué, professeur éminent, homme de bien, pratiquant jusqu’à l’exagération le désintéressement et le dévouement personnel, cachant sous une apparence de rudesse et de fermeté une bienveillance beaucoup plus grande et plus réelle, sa mémoire restera toujours chère à ses amis, c’est-à-dire à tous ceux qui l’ont connu.
- Discours de M. Perdonnet, président du conseil des études de l’école-centrale des arts et manufactures.
- Messieurs,
- Après l’habile professeur au Conservatoire des arts et métiers que vous venez d’entendre et lorsque le savant président de la Société d’encouragement d<ût prendre la parole, il ne m’appartient pas de vous entretenir des travaux scientifiques de M. Olivier; mais, comme président du conseil des études de l’école centrale des arts et manufactures, c’est un devoir pour moi que de lui rendre un dernier hommage au nom des professeurs et des élèves; comme collègue d'Olivier depuis vingt-deux ans, c’est un besoin que de lui dire un dernier adieu.
- Parmi les services qu'Olivier a rendus à l’industrie pendant sa trop courte carrière, le plus important est, sans aucun doute, la fondation de l’école centrale des arts et manufactures, dont il a conçu le plan en commun avec MM. Dumas, Péclet et Lavallée. Les succès obtenus par ce bel établissement on démontrent assez l’utilité, la haute portée. La position élevée qui a été faite en France et à l’étranger à beaucoup de ses élèves dans les entreprises industrielles, telles que les grandes lignes de chemin de fer, les grandes usines, prouve assez l’excellence de son enseignement.
- Olivier n’était pas seulement un savant du premier ordre, un professeur d’une habileté rare, d’une parfaite lucidité; aux qualités éminentes de l’esprit il unissait des qualités plus précieuses, selon moi, celles du cœur. Son extrême désintéressement était particulièrement remarquable; son amour
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- NÉCROLOGIE.
- pour la science, son amour pour ses chers élèves de l’école centrale, lui a fait, plus d’une fois, oublier ses intérêts privés, sacrifier même sa santé. Olivier n’avait pas d’enfants ; les élèves de l’école centrale étaient devenus sa famille. Vous la voyez ici présente, cette famille. Tous les élèves qui se trouvent à Paris ont voulu se joindre à nous pour donner à leur professeur une dernière marque de leur sympathie, de leur reconnaissance ; d’autres, éloignés de la capitale, en province ou à l’étranger, regrettent de n’avoir pu accompagner leur maître à sa dernière demeure : tous conserveront éternellement le souvenir, non-seulement de ses excellentes leçons, mais encore de ses bons conseils et de l’assistance paternelle qu’il leur a prêtée dans le cours de sa carrière. Nous, ses collègues, nous n’oublierons jamais les relations amicales que nous avons entretenues avec lui pendant un si grand laps de temps, sa participation si utile à nos travaux, son constant dévouement à notre établissement.
- Discours de M. Dumas, président de la Société d’encouragement.
- Messieurs,
- Il y a quelques jours, Olivier> plein de vie et d’avenir, me parlait, avec une paternelle sollicitude, de cette école centrale qui le pleure et qu’il a tant aimée, de ce Conservatoire, entre ses mains à peine, où des projets dès longtemps conçus, savamment étudiés, allaient bientôt recevoir leur exécution et marquer son passage ; enfin, et surtout, de cette géométrie descriptive, la passion et l’honneur de sa vie, dont il voyait avec tant de joie l’esprit primitif, l’esprit de Monge, revivre dans les programmes et dans l’enseignement de l’université. Jamais sa parole si sûre, sa voix si vibrante, sa figure si noble, son accent si loyal et si convaincu n’avaient été mieux inspirés. Il rappelait les fatigues passées, il montrait les routes parcourues, mais c’était pour mesurer sans effroi le poids des fatigues nouvelles, la longueur des routes qu’il voulait percer, et je me disais : La science mathématique, l’industrie, le pays auront bientôt des services de plus à enregistrer, des dettes de plus à payer.
- La mort en a ordonné autrement; elle a frappé brusque et soudaine. Olivier nous est enlevé dans sa maturité, dans sa vigueur, alors que sa vie, encore inachevée, pouvait montrer à la reconnaissance publique un passé déjà plein de souvenirs, un avenir plein d’espérances.
- Olivier, né à Lyon pendant les plus mauvais jours et à la plus mauvaise date de la révolution, le janvier 1793, avait gardé des impressions de son enfance l’horreur du désordre et de l’anarchie, la passion de la règle, du droit et du devoir.
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- Il avait emprunté à son pays et à sa race cette finesse , cette pénétration, cette puissance de méditation qui ont donné aux Jussieu, aux Ampère le pouvoir de poursuivre, sans jamais la perdre, la trace déliée des idées les plus compliquées. Ses découvertes, comme les leurs, sont le produit d’une logique si subtile, qu’une fois le chemin ouvert, le but atteint, la vérité clairement démontrée et généralement admise, il n’est pourtant donné qu’à de rares et de vigoureuses intelligences de parcourir après eux le labyrinthe de leurs raisonnements. Là où leur esprit se jouait la plupart s’égarent, et il faut les avoir vus à l’œuvre pour comprendre à quel point leur paraissaient simples les formules compliquées que leur intelligence concevait d’un seul jet.
- Doué d’une pénétration rare et d’une logique instinctive, plein d’amour pour la vérité et de persévérance pour le travail v Olivier était fait pour obtenir de grands succès dans les sciences; sa place était marquée à l’école polytechnique, et il devait y figurer au premier rang.
- Aussi n’est-on pas surpris de voir Olivier, distingué dès ses débuts par ses professeurs, contracter à l’école même avec l’un d’entre eux, M. Hachette, une longue amitié qui a été le culte de sa vie. Par une circonstance rare, il avait passé quatre années à l’école, sa santé étant cruellement éprouvée alors; mais, mettant à profit les heures solitaires de l’infirmerie, il se préparait déjà aux études qu’il a accomplies, et dont les premiers jets lui attiraient dès ce temps l’affectueuse attention de ses maîtres.
- Un talent sérieux et éprouvé, des protecteurs assurés, une physionomie heureuse , pleine de grâce et de séduction , tout promettait la plus brillante carrière à Olivier, resté à Metz comme professeur dès sa sortie de l’école, lorsque, tenté par l’occasion, découragé par la situation politique du pays, il demanda et obtint l’autorisation de quitter momentanément l’armée et la France. La Suède lui offrait à la fois un grade, un emploi et l’occasion de s’essayer dans une grande création. U y a laissé des souvenirs qui ne s’effaceront pas; il y a fondé et constitué l’enseignement polytechnique ; il y avait formé les plus illustres amitiés. Sa mort sera pour la Suède l’objet d’un deuil semblable à celui qu’elle excite en France. La Suède était pour lui une seconde patrie; il n’était pas pour elle un étranger.
- Revenu en France après quelques années, déjà connu comme géomètre, comme professeur, comme organisateur, il ne tarda point à prendre part à la fondation de l’école centrale des arts et manufactures, à être appelé comme répétiteur à l’école polytechnique, et plus tard comme professeur au Conservatoire des arts et métiers.
- La Société d’encouragement pour l’industrie nationale, qui lui adresse par ma voix l’expression de sa reconnaissance, de son affection et de ses regrets,
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- le comptait depuis longtemps au nombre des membres les plus dévoués de son conseil.
- Une parole plus autorisée dira un jour ce que la géométrie descriptive était devenue entre les mains d'Olivier; il voulait la faire accepter, non-seulement comme la langue indispensable de l’ingénieur, mais aussi comme un instrument puissant de recherches et de découvertes. Peut-être ne lui a-t-il manqué, pour faire mieux comprendre sa pensée, que d’avoir employé à se servir de cet instrument une partie du temps qu’il a consacré à le perfectionner et à le décrire.
- S’il eût fait beaucoup de travaux comme ceux dont les engrenages de White furent l’objet de sa part dès sa jeunesse, si on avait vu souvent, comme dans cette occasion, les préceptes de sa géométrie, adoptés par la mécanique pratique, fournir à celle-ci des engrenages débarrassés de tout frottement de glissement, d’une douceur et d’une durée inconnues, peut-être sa pensée eût-elle été plus écoutée.
- Ce mémoire sur les engrenages, son rapport sur l’emploi des petites courbes dans les chemins de fer, ses nombreux rapports sur des instruments de précision ou des mécanismes d’horlogerie, prouvent qu’il avait au plus haut degré le sens et l’instinct de la mécanique et qu’il aurait pu faire à cette science d’utiles emprunts et lui donner de savants avis.
- Mais Olivier était un peu absolu dans ses goûts comme dans sa vie ; la géométrie descriptive l’absorbait tout entier. Gardien de l’héritage de Monge, il se fût reproché d’en délaisser un seul moment la culture pieuse.
- Sans doute, s’il fallait écrire l’histoire de la Société d’encouragement, s’opposer à la destruction du sucre indigène, restituer à Philippe de Girard ses droits, sa plume savait trouver des accents de reconnaissance ou une verve de conviction qui ont laissé de longs souvenirs.
- Mais, son culte pour la géométrie descriptive, son rôle dans la fondation de l’école centrale et sa part dans l’impulsion nouvelle donnée à l’enseignement des sciences, voilà les vrais titres d'Olivier h vos regrets et à l’estime du monde.
- Comme professeur de géométrie descriptive, il était sans égal. A l’école centrale, au Conservatoire, partout, sa parole élégante et précise, ses idées admirablement enchaînées, l’emploi de modèles heureusement inventés et souvent façonnés de ses mains, tout contribuait à charmer et à instruire ses auditeurs reconnaissants, que la lecture de ses ouvrages quelquefois secs et concis n’avait pas préparés aux grâces de sa parole.
- Comme l’un des fondateurs de l’école centrale, il porta, à la surveillance de son enseignement, cette passion persévérante, cet amour qu’il avait pour toutes les idées justes et élevées qui fixaient son attention. A partir du premier
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- jour, depuis les longues heures consacrées à la discussion de nos premiers programmes jusqu’à la dernière minute de sa vie, l’école a été pour Olivier un patrimoine, une famille; il en était les archives vivantes. Rien dans son passé ne lui avait échappé. Personne ne songeait plus que lui à son avenir.
- Le conseil des études de l’école fait en lui une perte irréparable. Les élèves ne trouveront jamais un cœur qui leur soit plus dévoué que le sien, un ami meilleur.
- Quand Olivier crut le moment venu de faire revivre les idées de Monge et de Carnot, les principes qui avaient animé les fondateurs de l’école polytechnique, il le fit avec résolution et persévérance. De courtes notes sur ce grave sujet, publiées par lui et à peine remarquées du public, mais qui n’échappaient pas à une haute attention, ont exercé, à leur heure, une juste influence sur la nouvelle direction que l’enseignement du pays a reçue.
- La vie d'Olivier a été pleine. Il a vu la plupart des idées auxquelles il a touché définitivement consacrées et admises ; il a joui de leur succès. Appelé par la confiance du gouvernement à la direction du Conservatoire des arts et métiers, il trouvait dans sa nomination la juste récompense de sa loyale vie et de ses services, ainsi que l’occasion naturelle d’utiliser son expérience pour le bien de l’industrie et du pays.
- Son existence, toujours sereine en elle - même et dont les soins assidus d’une compagne tendrement aimée augmentaient encore la douceur, pouvait se promettre de longs jours de bonheur. Quelques peines de famille, la mort d’Êbelmen, qui le frappait dans ses plus chères affections, lui avaient, il est vrai, fait des devoirs qu’il avait acceptés avec empressement.
- Mais, le moment de se reposer et de jouir semblait pourtant venu pour lui, lorsqu’une maladie, peu grave en apparence, mortelle en réalité, est venue l’enlever à sa famille désolée et à ses amis, pleins de regrets et douloureusement frappés.
- Les sciences perdent en lui un de leurs représentants les plus dignes ; il les aimait pour elles, par respect pour leurs fruits, le produit le plus fécond de la pensée humaine, par dévotion pour le culte de la vérité.
- L’école centrale, le Conservatoire perdent en lui l’un de leurs plus éminents professeurs; les élèves de l’école centrale pleurent un père.
- Nous, qui l’avons si longtemps pratiqué, si bien connu et si sérieusement aimé, nous avons le droit de dire et le devoir de proclamer que le pays perd l’un de ses meilleurs serviteurs.
- Personne ne porta plus loin l’élévation des sentiments, la générosité, le désintéressement. Personne n’aima plus que lui la justice, ne fut plus esclave de l’équité. Personne ne fut plus reconnaissant des bienfaits. Olivier était l’honneur et la probité même.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- Si les plus nobles dons du cœur, les plus hautes qualités de l’Ame, si la pratique constante du bien peuvent ouvrir l’entrée d’un monde meilleur, c’est du haut de ce séjour de sérénité que l’Ame immortelle d’Olivier reçoit l’expression de notre affection et de notre douleur, qu’elle reçoit nos derniers et cruels adieux : puissent-ils contribuer à adoucir les regrets qu’elle emporte et l’inconsolable peine qu’elle laisse !
- Adieu, Olivier, adieu !
- M. Régnault, élève de l’école centrale des arts et manufactures , adresse, au nom de ses camarades, un dernier et touchant adieu au professeur éminent qu’elle a perdu, au père affectueux qui laisse dans la mémoire des élèves de l’école un souvenir éternel.
- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS MÉCANIQUES.
- Sur une nouvelle transformation des mouvements rectilignes alternatifs en mouvements circulaires, et réciproquement ; par M. Sarrut.
- Le principe de cette transformation est très-général et très simple; il comprend, comme cas particulier, celui des pistons oscillants, et consiste en ce que, si le point directeur ou servant de guide à la tige d’un tel piston appartient, d’une part, à un premier système articulé dont les axes soient parallèles entre eux de manière à le maintenir dans un certain plan, d’une autre à un second système articulé dont les axes, semblablement parallèles entre eux, l’obligent à rester sur un plan distinct du premier avec lequel il forme un certain angle , ce point demeurera nécessairement sur la ligne droite d’intersection de ces plans respectifs. On conçoit même que cette solution, étendue à un système articulé d’une manière convenable , pourrait offrir un moyen de faire décrire, à un point directeur d’une certaine pièce de machine, une ligne courbe considérée, à priori, comme l’intersection de deux surfaces faciles à obtenir.
- Dans le modèle présenté à l’Académie des sciences , l’auteur s’est proposé de faire mouvoir rectilignement une tige de piston au moyen d’un système à bielle et manivelle ordinaire, agissant sur un troisième axe parallèle, par l’intermédiaire d’un quatrième axe formant avec lui ce qu’on nomme un croisillon, lequel, à son tour, fait partie d’un autre système articulé ou à balancier latéral dont les axes servant de charnières sont dirigés perpendiculairement à ceux du système précédent.
- Les commissaires de l’Académie chargés d’examiner ce modèle ont émis l’avis que l’ingénieux et rigoureux principe de transformation du mouvement rectiligne alternatif ou circulaire continu, présenté par M. Sarrut, peut offrir d’utiles applications à cette partie de la cinématique qui s’occupe spécialement de la composition des machines. ( Académie des sciences, 27 juin 1853. )
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- POIDS ET MESURES MÉTRIQUES ENVOYÉS AU GOUVERNEMENT DES ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE.
- ( Suite et fin.) (1)
- chapitre il. — Comparaison des poids.
- § Ier. Comparaison du kilogramme prototype en platine des archives de l’État avec le kilogramme prototype du commerce pareillement en platine déposé au Conservatoire des arts et métiers.
- Ces deux poids ont été comparés, dans l’air, sur une balance accusant le demi-milligramme; ils doivent, par conséquent, être corrigés des différences du poids du volume d’air qu’ils déplacent au moment de la pesée.
- La détermination du volume de ces deux kilogrammes a été faite au moyen d’un instrument construit tout exprès par Gambey, qui est exact à un centième de millimètre près, et servant à déterminer les hauteurs et diamètres de ces cylindres. Le résultat de l’opération a prouvé que leur hauteur est sensiblement égale à leur diamètre. La moyenne tirée d’un grand nombre de mesures a donné pour le volume
- Du prototype des Archives..............4856973 centimètres cubes,
- Et du prototype du Conservatoire. . . 52,3220 id.
- Poids de 1 litre ou 1000 centimètres cubes d’air au moment de la pesée,
- Le baromètre marquait 754mm,oo à t4°,9; d’où H0 =
- L’bygromctre à condensation donnait le point de rosée à 9°,7 ; d’où f = 9mm,3o5 pour la force élastique de la vapeur d’eau contenue dans l’air.
- La température de l’air était i5°,7.
- On aurait eu, au / pression de l’air seul — 752,17 — 9,3o5 = 742,865, point de rosée à 90,7, ( Id. de la vapeur dans l’air. . . = 9,3o5.
- Or, 1 litre d’air sec à o°, sous la pression normale de ’]6omm, pèse ifc',2991, et 1 litre de vapeur d’eau à o°, id. id. id., pèserait os,080569.
- ( Nota. Ce poids de la vapeur d’eau à 0°, sous la pression de 760 millimètres , est déduit de son poids à 100° sous la même pression, lequel est Os,58948, corrigé ensuite de sa contraction de 100° à 0° par le coefficient de la dilatation de l’air, qui, pour 1°, est 0,00366. )
- D’où t lit. d’air sec sous 742“”,865 et à 9°, 7 pèserait - 742^65x | e»^99*-~, 8 22/g
- v yr 760X1 i+o,oo3bbb)+9.7 n
- „ q,3o5Xo,8o55q „
- Et . ht. de vapeur sous 9“,3o5 et a 9-,7 pèserait 76u+(l+0t0o366ti;x9.7 =o*,oo95;
- Donc 1 litre d’air humide sous rj52mm, 170 et à g0,'] pèserait................... js,2343.
- Les pesées ayant été faites à 15°,7, le poids précédent est trop fort d’une quantité correspondante à l’augmentation de volume que ce poids de l’air éprouve en passant
- de 9° 7 à 15° 7.
- On a donc, à i5°,7 le poids de 1 lit. d’air humide,
- 1,2343
- i-po,o3666x (10,7—9,7)
- 13.2077.
- (1) Voyez le Bulletin d’août, p. 469.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- I litre ou 1000 centimèt. cubes pesant ls,-2077, 1 centimol. cube pèse 0 ,0012077.
- Poids du volume d'air déplacé.
- P, le prototype des archives déplaçant 48e c ,6973 d’air, la correction devient 48cr-,6c)73 X 05,0012077 =o5,o588f.
- P', le prototype du Conservatoire déplaçant 52e c-,3220 d’air, la correction devient 52e c-,3220 X 05,0012077 = o5,o63ig.
- La moyenne des pesées a donné, pour équilibre dans l’air,
- P' -4- 05,001 = P.
- Si la balance ainsi équilibrée dans l’air était portée dans le vide, l’équilibre serait rompu; le corps qui a le plus de volume, éprouvant la plus grande perte dans l’air, gagnerait le plus en poids en passant de l’air dans le vide ; il ferait donc pencher la balance de son côté d’un poids précisément égal à la différence du poids de l’air déplacé précédemment par chacun d’eux.
- Retranchant donc de chacun de ces poids son gain dans le vide pour rétablir l’équi libre dans le vide, ce qui équivaut à retrancher du plus volumineux la différence des deux gains,
- On aura pour équilibre, dans le vide,
- P' + os,oo 1 — o5,o63 19 — P — os,o5881 ; d’où P’ = P — o5,o588i—o5,ooi 4- o?,o6319 = P 4- os,oo338.
- Comme P = iooo?,
- P' = 1000S +• o5,oo338 = iooos,oo338.
- § 2. Comparaison du kilogramme prototype en platine du commerce avec le kilogramme en laiton doré des États-Unis.
- Toutes les opérations de pesage ont été faites avec les deux balances dont le gouvernement des Etats-Unis a fait présent à la France.
- L’une et l’autre de ces deux balances sont sensibles au 0S,0005, avec une charge, par plateau, de 1 kilogramme pour la petite et de 10 kilogrammes pour la grande.
- Pour conserver celte sensibilité et pour éviter les altérations qu’elle pourrait éprouver dans les changements de poids, il faut laisser les balances suspendues avec leurs charges, puis arrêter les plateaux par-dessous au moyen de la manette qui s’y trouve dans ce but, et en même temps appuyer d’une manière Fixe sur le plateau qui sert aux pesées, afin d’éviter que ce plateau n’éprouve des variations dans sa suspension ; ce n’est qu’alors qu’on change les poids, après quoi on enlève l’appui en dessus, puis 011 amène la manette afin de laisser toute liberté à la balance.
- Ces précautions minutieuses sont indispensables, sinon on s’expose à commettre des erreurs de 20 à 30 milligrammes à la grande balance, et de 5 à 6 la petite.
- Le poids précédent P', en platine, a servi dans la comparaison des kilogrammes eu laiton doré confectionnés par Gambey pour les échanges internationaux, parmi lesquels est compris le n° 6 destiné aux Etats-Unis.
- Le volume de ce n° 6 est déduit du volume d’eau qu’il a déplacé à la température de 12°.
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- ( Nota. On s'est assuré que le boulon, fortement vissé, n’a pas laissé pénétrer d’eau dans l’intérieur, ni même dans le joint.
- Le poids d’eau à 12° déplacée = i23*,g45.
- Le volume de ce kilogramme en laiton est donc, suivant la table de Despretz*
- i23,q45
- -----= i23Cf-,qqo3.
- 0,999,634
- Ces corrections , que les pertes de poids dans l’air ont rendues indispensables, ont été exécutées avec le secours des observations suivantes , faites pendant la pesée :
- Le baromètre était à <j6omm,5o à i3 ', 1, d’où H. = 758mm,99;
- L’hygromètre, rosée à 4%5, donc y* = 6 ,74;
- Donc la pression de l’air sec = 758”“,99 — 6mnX74 — ,25.
- La température de l’air = i3°, 1;
- _______752 X i ,^99«_______ ,,
- 760 x (1 +0,003668) X 4*5 9 »
- d’où i litre d’air sec, sous r]52mm,25 et à 4*>5, pèse et 1 litre de vapeur, sous 6mm,74 et A ^°,5 pèse. . .
- On a donc, à 13*,1,
- 6,74X0,80559 ___
- 760X(i-4-o,oo3666) X4 ^ 0 >°°7
- d’où 1 litre d’air humide, sous 758ram,g9 à 4X5, pèse. 1X2761.
- La pesée ayant été faite à 13*,1, le poids précédent est trop fort d’une quantité correspondant à l’excédant de dilatation que le volume d’air éprouve en passant do 4*, 3 h 13°, 1, c’est-à-dire pour 8X6.
- 1,2 761
- 7--------~ 1»,2492 pour le poids de 1 litre d air,
- (1 4-o,oo3666) X 8,6 * r
- et par conséquent 1 centimètre cube d’air pèse 0x0012492.
- Le prototype P' perd donc de son poids 52,3220 X 0,0012492 = 0x06536, et le kilogramme n° 6, en laiton, 123,9903 X 0,0012492 = 0X15489.
- La comparaison de ces deux kilogrammes ayant été faite dans l’air, il faut, pour la ramener à ce qu’elle serait dans le vide, retrancher de chacun le gain qu’il aurait éprouvé dans le vide. Les doubles pesées du n® 6 ont donné les résultats suivants :
- N° 6 4- 0*, 1320 = P' -f- 0X0420.
- Introduisant la correction pour ramener au vide, on a
- N° 6 4- ox 1320 — o*, 15489 = P' 4- o»,0420 — os,o6536j d’où, N°6 = P' 4- 0x0420 —o",o6536 — o*,i320-|-oXi548g = P' — o*,00047. Remplaçant P' par sa valeur; qui est 1000,00338, on a N°6 = ioooXoo338 — 0X00047 — 1000,00291.
- Tous les kilogrammes qui ont servi à la comparaison ont été vérifiés, et ils ont donné dans le vide les résultats suivants, qui ont été d’ailleurs l’objet d’une vérification directe.
- Le i. . . . 1000^,00291,
- N® 2. 4 000 ,00690,
- N® 3. 1000 ,00890,
- N9 4* 1000 ,00590,
- N° 5. 1000 ,00990,
- N° 6. . . . tooo ,00291.
- Cinqmnte-deuxième année. Septembre ! 853. 65"
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- § 3. Comparaison directe dans le vide de la machine pneumatique entre le kilogramme prototype du commerce, et le kilogramme n° t en laiton doré de la série précédente.
- Cette comparaison a été tacitement jugée impraticable jusqu’à ce jour, et, dans tous les cas, on ne l’a pas entreprise. La méthode que j’ai adoptée remplit parfaitement son objet ; elle n’était pas encore arrêtée à l’époque où j’eus à comparer le kilogramme destiné aux États-Unis; mais ce kilogramme est identique au n° 1 qui sert ici de type de comparaison. Cette méthode est, d’ailleurs, d’une pratique fort simple, et à l’abri des effets de température, de pression et d’hygrométrie, ainsi que des variations produites dans les différences de volumes ou de densités.
- Deux petites cloches en verre v et v, fig. 11 et 12, pl. 1265 du Bulletin d’août 1853, offrant juste la capacité nécessaire pour contenir un kilogramme l en laiton, égales, d’ailleurs, en volume ( O1,2 ) et en poids, sont munies} à leur sommet t, d’un petit robinet r; chaque cloche se trouve placée sur un disque de verre dépoli d d qui lui sert de platine mobile.
- Le masticage entre la cloche et le disque se fait par le procédé de M. Poinsot, chimiste au Conservatoire des arts et métiers; il consiste à couvrir le bord de la cloche par une bande de caoutchouc vulcanisé c, à laquelle on a enlevé l’excès de soufre par un lessivage à la potasse ; cette bande , tendue autour du bord , passe sur ce dernier pour s’interposer entre lui et la platine. Le vide se maintient très-bien, si la bande est assez mince.
- Le kilogramme prototype p étant placé sous l’une des cloches, et un kilogramme servant de tare ayant été mis sous l’autre, on fait le vide dans les deux cloches à la fois, puis on y fait entrer de l’hydrogène sec avant de faire le vide définitif. Après que l’hydrogène a été expulsé par la machine pneumatique, la pression restante s’est arrêtée à 2 millimètres ; le poids de l’hydrogène qui reste dans chaque cloche , sous cette pression , est inappréciable à la balance, et d’ailleurs le poids à considérer n’est que la différence du poids des volumes déplacés, poids inférieur au précédent, qui n’est lui-o1,2 X o'=',o8g8 X 2”
- meme que ne
- rj6 on
- -=(U, 000047, ou à peu près 5 centièmes de milligr.
- Les deux cloches vides d’air ont été mises, l’une sur l’un des plateaux de la balance, et l’autre sur l’autre.
- Après avoir établi l’équilibre très-exactement avec quelques petits poids, je retirai la cloche contenant le prototype en platine, et je remplaçai ce dernier par le kilogramme n° 1 ; je fis le vide de la même manière que la première fois , et je le réduisis surtout au même degré de pression intérieure.
- Remettant la cloche dans cet état sur le plateau de la balance, j’obtins l’équilibre après avoir placé un demi-milligramme dans le plateau qui soutenait cette cloche.
- Ce dernier résultat concorde on ne peut mieux avec ce qui a été obtenu par les corrections ordinaires, pour ramener les pesées dans l’air à celles faites dans le vide.
- En effet, le poids du prototype a été trouvé. . . . = lk,000§,00338,
- le poids du kilogramme n° 1. . . . . = lk,000s,00291.
- Différence entre ces pesées dans l’air, . . = 0S,00047.
- Et enfin, différence entre ces pesées dans le vide.. . == - Os,00050.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- Cette identité entre les deux différences confirme, d’une part, les premières opérations, et d’autre part elle confirme le procédé de vérification qui vient d’être décrit.
- g 4. Comparaison des poids étalons delà caisse destinée aux États-Unis avec les précédents
- kilogrammes pris pour types.
- J’ai supposé que tous les poids en laiton étaient de la même densité que les précédents : et comme, dans ce cas, ils se font équilibre dans le vide comme dans l’air, leur volume d’air déplacé étant le même, on n’a pas appliqué à ces poids la perle qu’ils éprouvent dans l’air; leur valeur est donc celle qu’ils ont dans le vide.
- La série des poids étalons se compose des pièces suivantes :
- Un poids de 20 kilogrammes ou 20,000 grammes,
- Ici. 10 id. 10 ,000
- Id. 5 id. 5. ,000
- Id. 2 id. 2 ,000
- Id. 2 id. 2. ,000
- Id. 1 id. 1 ,000
- Id. 1 id. I, ,000
- Id. 5 hectogrammes 5oo
- Id. 2 id. 200
- Id. 1 id. 100
- Id. 1 id. 100
- Id. 5 décagrammes 5o
- Id. 2 id. 20
- Id. 1 id. 10
- Id. 1 id. 10
- Id. 5 grammes 5
- Id. 2 id. 2
- Id. 2 id. 2
- Id. 1 id. 1
- Fractions du gramme.
- Id. 5 décigrammes 0 8,5
- Id. 2 id. 0 ,2
- Id. 1 id. 0 ,1
- Id. 1 id. 0 ,1
- Id. 5 centigrammes 0 0
- Id. 2 id. 0 ,02
- Id. 1 id. O ,OI
- Id. 1 id. 0 ,01
- Id. 5 milligrammes 0 ,oo5
- Id. 2 id. 0 ,002
- Id. 1 id. 0 ,001
- Id. 1 id. 0 ,001
- Id. 1 id. 0 ,001
- 1,000 grammes
- 1 gramme.
- On a commencé par vérifier chacun des poids de 1 kilogramme , puis les poids de 2 kilogrammes, puis ceux de 5 kiiog., de 10 feilog., de 20 kilog.; les multiples du
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- gramme, depuis 1 gramme jusqu’à 5 hectogrammes, faisant ensemble 100 grammes, ont été comparés au 1 kilog. seulement. Les subdivisions du gramme , formant ensemble 1 gramme, ont été comparées au 1 gramme.
- Les doubles pesées ont donné les résultats bruts suivants :
- Le n° ier des ik= n° 6+08,0040= 10008,0029+03,0040.. 2e ik= n° 6-f-os,0020=1 0008,0029+08,0020..
- 2k= n°6+ n° 1 —05,076=20003,oo58 —O”, 076.
- 2k= n° 6+ n° 1 —os,064=20005,oo58—03,064.
- 5k= n° 2-b n° 3-f-u0 4+ n° 5+ n° 6+03,020. . . iok= n°2+ n° 3+ n° 4+ n° 54- n° 6+5ooos,oi45—o5,o88 20k= les 2 1 k+2k+2k+5k+iok précédents +08,040=
- 1 9999s?848+o3,o4o
- = 10008,0069, = 1000 ,oo4g, = *999 >9298, = *999 »94i8, = 5000 ,0145,
- = 9999 ’96io> =*9999 >888-
- Les poids de (5h, 2U , ih, ih , 5d, 2d , id, id, 53, 2s, 2s, is)=n° 6+08,002 = 1000 ,0049.
- Le kilogramme à godets de la balance de ik= n° 6+03,002.
- = 1000
- ,0049.
- Après avoir été vérifiées séparément, les fractions du gramme de la grande série ont encore été vérifiées d’après un gramme ajusté par Fortin; ces petits poids ajoutés ensemble doivent faire exactement un gramme; leur valeur a été trouvée égale à lg,00020, sur une balance à gramme de Devrine , faite au commencement de ce siècle , et qui penche d’une division de 1 millimètre de grandeur pour de milligramme ; placé ainsi dans ces bonnes conditions pour la pesée , j’ai, facilement pu lire à l’œil nu les quarts de millimètre ou de division, ce qui correspond à des centièmes de milligramme ; du reste, la balance a les mêmes dispositions de manette que les balances des États-Unis.
- § 5. Poids en fer.
- Les poids en fonte de fer ayant subi, de la part du bureau des vérificateurs, la vérification ordinaire des poids, et leur exactitude étant comprise dans les limites prescrites par la loi, je ne leur ai pas fait subir une nouvelle vérification.
- chapitre iii. — Comparaison des mesures de capacité.
- § 1er. Définition et correction.
- L’unité des mesures de capacité est le litre : c’est, par rapport au mètre , un décimètre cube. Or le poids d’un décimètre cube d’eau distillée , prise à son maximum de densité , qui arrive à -j- 4° de température, et dans le vide , est justement un kilogramme ou 1000 grammes.
- C’est sous ces conditions de liaison légale entre le poids de l’eau distillée et son volume que, pour déterminer la capacité d’un vase, on se sert du poids de l’eau distillée que ce vase peut contenir.
- Mais comme la matière dont sont formées les mesures de capacité se dilate sous l’influence de la chaleur, la condition légale est que leur contenance nominale soit exacte à la température de la glace fondante ou à 0°.
- Comme les vérifications ne sont pas praticables dans ces conditions de 0° pour le vase , de 4° pour l’eau qu’il contient, et le tout dans le vide , quant au poids , on est
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- forcé d’employer le calcul, pour ramener les conditions pratiques aux conditions légales.
- Pour les corrections relatives à la température de l’eau , la perte de poids dans l’air, l’état hygrométrique de ce dernier, et la dilatation des vases, on consulte, dans la pratique des vérifications, une table de corrections dressée, d’après un ordre ministériel, par M. Coriolis, membre de l’Institut.
- Cette table suppose la pression barométrique invariable, et à la hauteur normale de 760 millimètres, et à 0° de température ; l’état hygrométrique de l’air à 72° de Saussure, qui correspond aux 0,5 de la tension maximum de la vapeur d’eau contenue dans l’air pour la température de l’observation. La dilatation cubique du laiton dont sont faits les mesures, les poids et les contre-poids est supposée — 3 X 0,00002108 = 0,00006324 pour 1° centig. ; enfin, pour la dilatation de l’eau, on a admis celle donnée par Halstrom pour chaque degré de température entre 0° et 30° centig.
- Dans la première colonne de cette table se trouve la température de l’eau , dans la seconde le poids de 1 litre d’eau à 0°, et dans la troisième les pertes de poids correspondantes qu’on doit mettre sur le plateau, si, préalablement, on a équilibré 1 kilogr. pour le remplacer par l’eau.
- Tableau des corrections pour 1 litre.
- DEGRÉS 3 CENTÉSIMAUX. POIDS DE 1 LIT. D’EAU. PERTE DE 1 KIL. D’EAU. DEGRÉS CENTÉSIMAUX. POIDS DE 1 LIT. D’EAU. PERTE DE 1 KIL. D’EAU.
- 0 (198,754 1,246 16 999,067 gr. c. 0,933
- 1 '998,870 1,130 17 798,984 1,016
- 2 998,971 1,029 18 998,889 1,111
- 3 999,057 0,943 19 993,782 1,21S
- 3 4 999,132 0,868 20 998,664 1,336
- 5 999,195 0,805 21 998,535 1,465
- 6 999,245 0,755 22 998,394 1,606
- 7 999,283 0,717 23 998,243 1,757
- 8 909,307 0,693 24 998,080 1,920
- 9 999,320 0,680 25 997,905 2,095
- 10 999,320 0,680 26 997,720 2,080
- il 999,308 0,692 27 997,524 2,476
- 12 999,285 0,715 28 997,318 2,682
- 13 999,249 0,751 29 997,101 2,899
- 14 999,200 0,800 30 996,880 3,120
- 15 999,139 8,861 )) » »
- Cette table garantit une exactitude qui va à moins de 5 milligrammes pour la capacité du litre, exactitude qui est bien au delà des besoins usuels, et qui est même acceptable pour les besoins théoriques ; elle a été employée dans toutes les vérifications de capacités qui suivent.
- M. Parent, balancier de l’administration , emploie un procédé très-sûr pour ajuster les mesures de capacité. Il a soin , pendant leur confection , de les tenir de quelques fractions de centimètre cube plus petites que la capacité légale donnée par le transva-
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- sement de l’eau contenue dans une mesure étalonnée. L’ajustement définitif se fait par la pesée de l’eau que le vase contient ; or, la contenance étant faite trop petite, le poids d’eau sera plus petit que celui rapporté dans le tableau précédent. Multipliant la différence entre ces deux poids par 8,5, densité approximative du laiton , on aura le poids du laiton à enlever à l’intérieur du vase, et qui occupe la place de l’eau manquante. Comme ce laiton s’enlève au grattoir, il suffit de peser, en raclures, environ sept fois le poids de la différence ; car le passage du papier à l’émeri ou le polissage quelconque achèvera presque d’enlever ce qui reste pour arriver à 8,5, et permettra la correction à une nouvelle épreuve.
- Cette épreuve, qui n’est autre qu’une détermination de capacité, se fait comme celle qui sera employée pour le litre.
- g 2. Vérification de la capacité du litre type en laiton.
- Le litre type en laiton, exécuté par Gambey, couvert de son disque de glace dépolie, surmonté d’un kilogramme type n° 6, et le poids additionnel 0S,792 dans l’un des plateaux, font équilibre à l’autre plateau chargé d’un litre pareil, surmonté de son disque et de 1 kilogramme.
- Déchargeant alors le premier plateau, remplaçant le kilogramme n° 6 par de l’eau distillée versée dans le litre, ayant soin d’enlever, au moyen d’une barbe de plume, les bulles d’air adhérentes aux parois intérieures de cette mesure , on prendra la température de celte eau, accusant 12°,2, puis on glissera le disque de verre sur le bord du vase, avec la précaution d’enlever, au moyen d’une pipette, le liquide excédant pour ne pas le répandre le long de ses parois extérieures , évitant toujours réchauffement par les mains, après quoi on pose sur son plateau la mesure ainsi apprêtée. Or, d’après le tableau précédent, le décimètre cube ou litre d’eau, dans le laiton, ne pèse, à 12°,2, que 999%2778, ou bien sa perte est de 0K,7222 : après avoir ajouté cette perte pour parfaire un kilogramme ( poids du litre d’eau à 4° ), il a fallu ajouter encore O8,863 pour compléter l’équilibre, ce qui indique que cette mesure est d’une capacité trop petite.
- On a, pour déterminer cette capacité, les quantités suivantes qui se font équilibre, iooo's,00291 + 0.792 = eau + 0,7222 + o,863;
- d’ou l’on tire, pour le poids de l’eau à 4° contenue dans cette mesure,
- Eau+0,7222 = 10000,00291 +0,792 -0,863 = 999^,93191;
- 1000 grammes d’eau à 4" valant 1 litre, les 999^,93191 valent o1,99993191.
- Cette capacité pourrait encore se déterminer au moyen des données expérimentales suivantes, dans lesquelles manque le coefficient de dilatation du vase :
- Le volume du kilogramme n° 6 = 123cc-,9qo3;
- Le litre d’eau à 12°,a pèse, d’après Halstrom, 999",6989, et d’après Dcspretz, 999",
- Le baromètre à i2°,2 = 762mm,35, et à o° 76omm,8jo.
- L’hygromètre à condensation donne la rosée à 5°,5o, d’où f force élastique de la vapeur
- Enfin, la température de l’air t2°>2.
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- Je préfère encore la capacité précédente à celle que l’on trouverait par le calcul au moyen des données ci-dessus ; d’abord elle en différerait très-peu , ensuite, pour les comparaisons, il est plus régulier d’employer cette méthode usitée par l’administration pour conserver cet accord.
- g 3. Vérification de la série des étalons en laiton.
- Cette série se compose de onze mesures de capacité : elles ont été traitées comme le litre.
- Pour peser l’eau contenue, je me suis servi des six premiers poids de la série des poids du paragraphe précédent pour les multiples du litre.
- Le double décalitre ( l’eau à i3°;5, correction i5s,5io),
- Eau + i5s,5io = iqqqq,888 -j- o = 199998,888,
- 201......................valeur réelle. . ...
- Le décalitre ( l’eau à i5°, correction 8=,610 ),
- Eau 4- 8s, 61 o = 99998,961 — 2.8,497 = 9997g>464>
- 101...................... valeur réelle.................
- Le demi-décalitre ( l’eau à correction 4g»i52 ),
- Eau 4- 4§>>52 = 5ooo,oi45 — os,o?.5 = 4999>9895>
- 51....................... valeur réelle.....
- Le double litre (l’eau à i4°?3, correction 18,637 ),
- Eau H- 18,637 = 1999,9298 —08,412= 1999^5178,
- 21....................... valeur réelle. . . .
- Le litre ( l’eau à i4°,o, correction o?,8oo ),
- Eau 4- 08,800 = 1000,009 — 0,299 = 9998,7019)
- 11......................... valeur l’éelle.
- Le demi-litre (l’eau à i3°,5, correction 08,387 ),
- Eau -j- 08,387 = 5oos,ooo — 0,123 = 499,878,
- 0^5..................... valeur réelle. .
- Le double décilitre ( l’eau à i3°5, correction 08,155 ), Eau-f-os,i55 = 2008,000 —o, 135 = 199,865,
- ol,2. ....... valeur réelle. .
- Le décilitre ( l’eau à i3°,5, correction 08,078 ),
- Eau 4- 08,078 = 1008,000 — 0,042 =998,958,
- obi..................... valeur réelle.
- Le demi-décilitre (l’eau à i3°,5, correction os 039), Eau 4- 08,039 = 5os,ooo — os,oo 1 = 498,999,
- obo5.................... valeur réelle..
- Le double centilitre (l’eau à i3°,5, correction 08,016), Eau 08,016 = 208,000 — 08,006 = 198,994,
- 0^02. . . . . . . valeur réelle..
- Le centilitre ( l’eau à i3°,5, correction 08,008),
- Eau 4- 08,008 = 108,000 — o = 108,000,
- oboi.................... valeur réelle. .
- = 191’999888i = 91>997484; = 41>9999895; = ' 11?999^178J = °S9997OI9: = o1)499878;
- = o1,» 99865;
- = o1,099958;
- = ol-°49999; = o1)019994;
- = 0L010000.
- Si l’on voulait calculer ces capacités directement, voici les éléments qui peuvent servir.
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- Au commencement de cette vérification on a eu
- Pour pression barométrique 764““,4° à i3°,o, ou Hd = 762,79; Hygromètre, le point de rosée à 4°>5, / =
- La température de l’air i3°,o.
- A la fin de cette vérification l’on a eu
- Pour pression barométrique q5 à i3°,o, ou H° = 762,34?
- Hygromètre, le point de rosée à 48?5, f — 6mm,7;
- La température de l’air i3°,o.
- Il y aurait à chercher la dilatation de chacune des mesures, ainsi que le volume de chacun des poids qui ont servi, sachant que les six kilogrammes types en laiton doré ont tous le môme volume.
- $ 4. Mesures de eapacité en étain.
- Les trois séries, de chacune huit mesures, n’étant que des foi mes légales usuelles pour les liquides, n’ont pas été vérifiées de nouveau , parce qu’elles avaient été timbrées par les vérificateurs de la police des poids et mesures. Chacune de ces séries commence au double litre, et se termine par le centilitre.
- g 5. Mesures en fer blaue.
- Les deux séries dont se composent ces mesures servent, l’une avec un manche droit à crochet pour le débit du lait, l’autre, à anse, sert pour l’huile : les mesures destinées au débit de l’huile à manger portent la marque M, et celles qui sont affectées au commerce de l’huile à brûler sont marquées B. Toutes ces mesures portent le timbre légal de la police des poids et mesures.
- Ces deux séries se composent chacune de sept mesures, allant du double litre au double centilitre,
- § 6. Mesures en bois pour les céréales, etc., etc.
- Les mesures en bois servant aux matières sèches sont de grande capacité. La série se compose de onze mesures qui sont : l’hectolitre , le demi-hectolitre , le double décalitre, le décalitre, le demi-décalitre, le double litre, le litre, le demi-litre, le double décilitre, le décilitre et le demi-décilitre. Ces mesures ont été vérifiées et timbrées parla police des poids et mesures. Leur vérification se fait avec de la graine fine et ronde comme celle de navette, ou toute autre ayant la forme régulière. On se sert, pour cette opération, d’une trémie en toile, bordée de fer, que l’on fixe contre la table de la presse à timbrer les mesures de capacité ; la soupape adaptée au-dessous de la trémie , permet un écoulement régulier et un tassement constant à la graine employée, soit pour remplir les étalons, soit pour recevoir celle qui a été ainsi mesurée par les étalons, après avoir enlevé le trop-plein h l’aide de la règle qui sert de raclette.
- Les deux mesures en bois avec pieds , l'hectolitre et le demi-hectolitre , servent généralement à mesurer le charbon.
- Les vérificateurs en tournée, ne pouvant avoir avec eux de si lourds appareils de vérification, ont dans leur nécessaire de voyage une règle en laiton qui, à partir de l'un
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- de ses bouts, porte des entailles droites qui servent de limites à la hauteur et au diamètre que chacune de ces mesures en bois doit avoir pour être de capacité légale admissible : car on tolère une différence de ~ sur les dimensions linéaires, ou le retrait du bois par la dessiccation ; mais cette différence doit être en plus pour les mesures neuves.
- chapitre iv. — Des monnaies.
- La série monétaire, jointe aux précédentes , complète le système métrique ; elle s’y rattache par le poids de son unité, le franc, lequel est de 5 grammes. Cette série est la suivante :
- NOM COMPOSITION POIDS a es
- et — - -- 'U OBSERVATIONS.
- des pü'ces. EXACTE. io- LÈIïÊF. EXACT. TOLÉRÉ. < 5
- Sr- millim.
- 20 francs. Or, 0,9 0,002 6.45161 + 0,002 21 Selon le diamètre des pièces, on trouve
- 10 — Cuivre, 0,1 3,22580 + 0,002 20 la longueur du mètre eu mettant
- 5 — 25 -j-0,003 37 bout à bout , I
- 2 - Argent, 0,9 Cuivre, 0,1 10 4-0,005 27 19 pièces de 5 fr. + 11 pièces de 2 fr. j
- 1 — 0,003 5 4-0,005 23 20 — 2 fr. 4- 20 — 1 fr.
- 5 décimes. 2,5 4-0,007 18 20 — 5 c. 4- 20 — 1 fr.
- 2 — 1 4-0,010 15 29 — 5 c. 4- 7 — 1° c.
- 1 — 20 + 0,02 31 Les pièces de 10 fr. et de 2 décimes
- 5 centimes. 2 — , Cuivre pur. 10 4 + 0,02 4-0,02 27 22 sont nouvelles. La pièce de 2 cent, n’est pas encore
- 1 — 2 + 0,02 18 émise.
- La valeur légale des métaux monnayables est la suivante :
- J VALEUR DU KILOGRAMME
- ! ESPÈCE. RAPPORT. D'ALLIAGE A 0,9 bE MÉTAL PUR ,
- monnayé. en lingot* au pair* au change*
- fr. fr. fr* c. ..
- Or 620 3,100 3,094 3,444 44 3,437 77
- Argent 40 200 198 222 22 220 »
- Cuivre 1 5 1> » « » V
- ( Nota. Les billets de 100 fr., 200 fr., 500 fr. et 1,000 fr., émis par la Banque, continuent cette série. )
- La pièce ou le billet de 50 fr., élément intermédiaire, n’a pas encore été créé.
- Fait à Paris, le 5 mai 1852.
- Vu. Le conservateur des collections
- Le général d’artillerie, membre de l’Institut, du Conservatoire des arts et métiers,
- administrateur du Conservatoire des arts et métiers,
- Signé A. Morin. Signé J. T. Silbermann.
- Cinquante-deuxième année. Septembre 1853. 66
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- Nomenclature du système métrique.
- Le système métrique est unibasique, universel et décimal.
- C’est de l’imité de longueur que dérivent toutes les autres unités usuelles.
- Pour que cette unité pût appartenir également à toutes les nations , elle a été prise sur les dimensions propres de notre globe, elle est la dix millionième partie du quart du méridien terrestre (1). Cette unité de longueur se nomme mètre; pour s’adapter au calcul décimal, le mètre a été subdivisé en parties de dix en dix fois plus petites, et ses multiples sont de dix en dix fois plus grands.
- Le mèlre sert de base aux autres unités de la manière suivante :
- L’are, ou l’unité de superficie agraire, est un carré qui a 10 mètres de côté ;
- Le stère, ou l’unité rie cubage pour les bois, est 1 mètre cube ;
- Le litre, ou l’unité de jaugeage des vases pour les matières sèches ou liquides, est un cube de de mètre de côté ou décimètre cube ;
- Le gramme, ou l’unité de poids, est le poids d’un cube de de mètre de côté , ou 1 centimètre cube d’eau distillée prise à son maximum de densité ( k° centig. ) et pesée dans le vide ;
- Le franc, ou l’unité monétaire, est 5 grammes d’un alliage composé de 9 parties d’argent fin et de 1 partie de cuivre pur, et façonné sous garantie.
- Toutes ces unités se multiplient et se divisent comme le mèlre.
- Pour systématiser l’énonciation, on a pris dans la langue grecque les noms des multiples, et dans la langue latine ceux des diviseurs ; ainsi,
- Deçà pour 10, hecto pour 100, kilo pour 1,000, myria pour 10,000 ;
- Déci pour 0,1, centi pour 0,01, miïli pour 0,001.
- Ces noms s’écrivent devant celui de l’espèce d’unités dont il s’agit ; ainsi, on dira 1 décamètre pour 10 mètres, kilomètre pour 1,000 mètres, kilogramme pour 1,000 grammes , centimètre , centilitre , centigramme , pour 1,01 de mètre , de litre , de gramme, etc.
- Chacun de ces multiples ou de ces sous-multiples peut, dans le calcul, être pris pour unité principale ; c’est ainsi que le kilomètre sert d’unité de longueur topographique pour les chemins de fer, le millimètre pour les mesures micrométriques, le kilogramme pour les poids de commerce, etc.
- (I) La longueur prise, dil-on, n’est pas exacte ; de plus , on ajoute qu’elle ne saurait l’être, puisque les méridiens sont inégaux. Voyons donc quelle est la valeur de cette incorreclibilité.
- L’unité prise vaut 4431,29G; l’erreur, selon Delambre, serait de + 01,032 ou seulement de OhOSG. M. Puissant l’a trouvée un peu [dus forte; on n’est pas d’accord sur ce point. Quant à l’inégalité entre les méridiens, celui du Pérou paraît jusqu’ici donner le plus grand résultat; il est de 443*,44, c’est la valeur du mèlre provisoire, différence + O1,! 44.
- Ces différences sont nulies pour le commerce, car la tolérance à la vérification est beaucoup plus grande. Quant aux besoins de la science, ils ne réclament que la parfaite conservation du prototype en platine déposé aux archives, et la possibilité de la comparaison sans l’altérer. Cette conservation est encore assurée par la longueur du pendule à seconde sexagésimale à Paris, qui est de 440l,6595, = 0m,99382G7 selon Borda, à la température de 0° et dans le vide, ou 0m,99-3846 suivant d’autres déterminations plus récentes.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- L’usage n’a adopté tous ces noms grecs et latins que pour le mètre, le litre et le gramme.
- Ceux qui se rapportent à Y are sont seulement l’hectare et le centiare.
- Ceux qui se rapportent au stère sont le décistère et le centistère.
- Pour le franc, les noms de décime et centime, pris pour 0f,l, 0f,0t, sont les seuls dont on fasse usage.
- Sur la demande de M. Vattemare, je joins au procès-verbal un extrait de la lettre que je lui ai écrite le 6 mars 1852, relativement aux objets américains qu’il a remis au Conservatoire des arts et métiers, et dans laquelle se trouve l’énumération des objels qui, depuis, lui ont été livrés en échange de ceux reçus.
- Mon cher monsieur Vattemare, „
- En me remettant, pour le Conservatoire des arts et métiers , et au nom du congrès des États-Unis, la collection de poids et mesures américains, ainsi que les instruments de pesage et de mesurage qui s’y rapportent, vous m’avez témoigné le désir de connaître mon opinion personnelle sur ces objets. Créateur du système d’échange international par lequel vous avez déjà rendu de si grands services ,/vous en rendrez de plus grands encore le jour où vous serez plus généralement compris. Permettez-moi donc do joindre, à l’appréciation franche et sincère que je vais vous soumettre, des renseignements sur les poids et mesures ainsi que sur les instruments de précision que le gouvernement français a fait offrir à son tour au gouvernement des États-Unis, offre qui n’est, en définitive, qu’une autre conséquence de votre système d’échange.
- Je vais d’abord vous faire part de l’opinion des connaisseurs relativement à la collection américaine , et je vous prie de croire que chaque pièce a été bien vue et bien examinée. Il y a unanimité d’opinion sur la parfaite exécution de ces objets ; les deux balances font surtout le sujet de l’admiration des hommes compétents et du public.
- Je ne puis mieux vous témoigner l’estime que je porte de ces balances qu’en vous disant que je me suis servi de la petite pour ajuster le kilogramme en platine qui a figuré à l’exposition de Londres; sa sensibilité et sa constance sont à l’abri de tout reproche ; avec elle, j’ai pu faire mes pesées avec la certitude du demi-milligramme.
- La forme adoptée pour ces balances est, à la fois, sévère, bien appropriée à l’usage et empreinte de cette noble coquetterie qui ne se rencontre que dans les instruments sortis de mains de maître ; ce sont, ce qu’on appelle à juste titre , des instruments de précision.
- Ce que je viens de dire de la petite balance est également vrai, et avec plus de raison encore pour la grande. Avec 10 kilogrammes dans chaque bassin , cette dernière accuse avec facilité un demi-milligramme de différence entre les deux charges, c’est-à-dire une unité sur vingt millions. Cette épreuve a été répétée un grand nombre de fois autant pour mon édification personnelle que pour convaincre les incrédules.
- Ce qui me plaît le mieux dans ces balances, c’est le système sur lequel leur construction est basée et qui consiste, non plus à faire oscifier le fléau comme dans nos ha-
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- lances ordinaires, mais à le faire chavirer immédiatement dès que la charge n’est pas en équilibre. De cette manière, les pesées se font très-rapidement, et avec toute la précision qu’on peut donner aux balances les mieux soignées. En ce qui me concerne, j’ai toujours regretté que nos balanciers se soient refusés à adopter ce système; ils motivent leur refus en disant qu’avec une balance oscillante on peut remplacer les petits poids par des arcs d’oscillation qui permettent d’estimer de bien plus petites fractions de milligramme. Je ne doute nullement qu’on ne puisse arriver à la meme précision dans les deux systèmes, et on réalisera dès lors un immense bénéfice de temps avec le système du chavirement. Au reste, je connais par expérience le degré de certitude qu’on peut fonder sur les estimations faites par les arcs ; malgré les soins les plus minutieux, les très-petits arcs dont il est ici question sont variables, et, tout en vous laissant croire à des dixièmes de milligramme, ils vous font commettre, à votre insu , des erreurs de plus de 2 milligrammes.
- Je vous dirai que j’ai été très-satisfait de la forme qu’on donne , en Amérique , aux petits poids. Figurer des polygones avec des fils de grosseur convenable, et ayant un nombre de côtes égal au chiffre que ces poids expriment, est une idée très-heureuse , qui protège contre les fausses lectures ; il n’est pas besoin de loupe pour distinguer un pentagone qui signifie 5 d’un angle Y dont les deux côtés indiquent 2 , et enfin du fil droit unique, servant d’unité. C’est un mode qui sera certainement apprécié en France, et que, de mon côté, je chercherai à îendre légal, en le substituant à la forme adoptée, et qui est sujette à des erreurs connues seulement des personnes qui en font souvent usage.
- J’ai vu avec plaisir les crochets garnis de peau de buffle afin d’enlever les poids sans les frayer. La pince, pareillement garnie de buffle et destinée à saisir les poids Troy, m’a servi à saisir le kilogramme en platine pendant son ajustement ; toutes ces petites précautions constituent, à mes yeux, le véritable cachet de l’expérimentateur scrupuleux.
- Quant à la justesse des poids et mesures, ce que je vois m’en est un sûr garant.
- Un autre point à noter est l’alliage adopté aux Etats-Unis. Je prônerai cet alliage le plus haut possible, pour que le laiton employé en France à la confection des poids et des mesures soit de môme titre que celui des Etats-Unis. Avec le secours de cet alliage, on peut viser à obtenir des mesures et des poids exemps de martelage et d’écrouissage; on se borne à couler les pièces le plus uniformément possible, afin de n’avoir, dès le principe, qu’une différence minimum dans les dilatations ou densités des matières.
- Cette nécessité est depuis longtemps sentie, mais elle n’a pas encore été sanctionnée par la loi, comme l’a été l’alliage d’étain et de plomb qui forme les mesures de capacité pour les liquides, et pour la vérification duquel on a même spécialement construit une balance hydrostatique, comme vous le verrez dans la nomenclature des objets qui vous seront remis.
- La vue des étalons du yard m’a particulièrement frappé : il est divisé en parties décimales. Je désirerais voir dans ces divisions des décimètres et des centimètres, mais
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- j’ai vu à regret que la longueur totale du yard n’est pas tout à fait celle du mètre, il lui manque environ 8 centimètres et demi ; qu’on les y ajoute, et bientôt les deux mondes, après avoir sagement adopté le système décimal, auront le système métrique uniforme ; il ne faut pas s’arrêter en si bon chemin.
- Permettez-moi de justifier mes désirs, en vous rappelant l’exemple que la France a donné au monde entier, en créant le système métrique; c’est de l’histoire : pour arriver à son but, la France n’a pas reculé devant les énormes sacrifices que cette entreprise lui a imposés.
- Le peu de sympathie qui existait autrefois entre les divers États du globe, notre commune patrie, l’exclusiveté de chacun d’eux pour tous les autres, cet amour-propre irréfléchi, qui dédaigne les conseils du dehors et sacrifie tout à la vanité , firent que chaque peuple voulut avoir ses poids et ses mesures à lui, sans s’inquiéter des désagréments qu’ils entraînaient pour le commerce, les transactions internationales presque inconnues dans le principe ou en réalité fort petites. Mais cette fausse idée d’être ainsi maître chez soi ne s’arrêta pas aux grands États; des rivalités s’établirent dans une même nation , de province à province, voire même de ville à ville, tant que cela fut possible ; partout on s’érigea en nationalité, et l’on se fit des poids et des mesures à soi. Pourquoi, dans un pareil état de choses, chaque individu n’aurait-il pas profité de la même latitude, et établi ses mesures suivant un intérêt plus ou moins avouable? Représentez-vous les mécomptes de tout genre que le commerce a dû éprouver dans une telle combinaison d’intérêts communs, avec une telle prolixité de mesures. La perception des impôts éprouva les mêmes difficultés que le commerce, et la douane , cette sentinelle des frontières , dut avoir des embarras de plus d’un genre , avant que toutes ces mesures n’aient été comparées entre elles, arrêtées et légalisées par les divers États.
- Fatiguée de ces divisions plus tôt que les autres nations, la France prit enfin une résolution énergique ; ce fut celle de la réforme totale de ses poids et mesures. Cette réforme coïncida avec sa grande réforme polititique; elle eut lieu en 1790. Sur la motion de Talleyrand, l’un de ses membres, l’assemblée constituante ordonna à l’Académie des sciences de fonder un système métrique basé sur la nature et acceptable par toutes les nationalités. L’Académie fixa l’unité à la dix millionième partie du quart du méridien terrestre.
- Elle adopta un mètre provisoire déduit des mesures du méridien , que longtemps avant les géomètres Bouguer et la Condamine avaient déterminé au Pérou, et pour plus de sûreté elle chargea Méchain et Delambre de mesurer le méridien passant par la France, de Dunkerque à Barcelonne, et qu’on pouvait prolonger au nord , à travers l’Angleterre et l’Écosse jusqu’à l’île de Wight ; ce prolongement a été opéré par Roy, Méchain et Delambre, tandis que MM. Biot et Arago prolongèrent ce méridien au sud, à travers l’Espagne jusqu’à Plie de Formentera.
- Ce méridien n’a pas été choisi parce qu’il traversait la France, mais bien parce qu’en Europe c’était le plus long méridien qu’on pût choisir à proximité de la France et qui pût appuyer ses deux extrémités sur le niveau des mers.
- Exécuté au plus fort de la tourmente révolutionnaire, ce travail gigantesque ne devait
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- pas être l’œuvre égoïste de la France, et telle n’était prs la volonté du peuple français. Le Gouvernement d’alors invita les puissances étrangères à coopérer au travail définitif en instituant un congrès universel, composé des savants les plus illustres de chaque pays.
- Cette commission des poids et mesures fut composée de MM. Ænae, envoyé par la République Batave; de Balbe, id. par la Sardaigne ;
- Berthollet, membre de l’Institut de France et d’Egypte;
- Borda, id. ;
- Brisson, id.:
- Bugge, envoyé par le Danemark ;
- Ciscar, id. par l’Espagne;
- Coulomb, membre de l’Institut de France;
- Darcet, kl.:
- Delambre, id
- Fabroni, envoyé par la Toscane ;
- Franchini, id. par la République Romaine ;
- Haüy, membre de l’Institut de France ;
- Lagrange, id.:
- Laplace, id
- Lefebvre- Gineau, id. ;
- Legendre, id. ;
- Mascheroni, envoyé par la République Cisalpine;
- Méchain, membre de l’Institut de France;
- Monge, membre de l’Institut de France et d’Egypte;
- Multédo, envoyé par la République Ligurienne;
- Pedrayès, envoyé par l’Espagne;
- Prony, membre de l’Institut de France ;
- Traités, envoyé par la République Helvétique ;
- Van-Swindent envoyé par la République Batave ;
- Vandermonde, membre de l’Institut de France;
- Vassali, envoyé par le Piémont ;
- Lenoir, artiste français qui a exécuté le mètre et les appareils y relatifs;
- F'ortin, id. id. le kilogramme id.
- Ont encore pris part directe à cette œuvre, quoique malheureusement leur concours n’ait eu que peu de durée, Lavoisier, puis Tillet et le général Meunier.
- Cette illustre commission reçut communication des travaux déjà faits, les vérifia, les commenta, et en déduisit le système nouveau, grâce aux soins infatigables de quelques-uns de ses membres, tels que Traités et Lefebvre-Gineau, qui se chargèrent des tra vaux de précision.
- Traités, en sa qualité de rapporteur de la commission , après les avoir soumis à l’Institut de France, présenta les prototypes en platine au corps législatif.
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- C’est ainsi que, sous l’égide de la commission la plus illustre et sous la volonté du corps législatif, le nouveau système de poids et mesures remplaça les vieux errements et dota le monde d’unités acceptables pour toutes les nations civilisées.
- Ce travail, œuvre de tous les peuples, les unira tous un jour. L’extension que prend le système qui en est résulté en est garant : déjà il fait loi en Belgique, en Espagne, en France , en Grèce , en Hollande , en Lombardie , à Modène , en Piémont, en Pologne et en Suisse. L’Allemagne du Zollverein a basé ses mesures communes sur le système métrique en faisant sa livre de 500 grammes, son pied de 3 décimèlres, et son pot de 1 litre et demi.
- Le système métrique n’a pas seulement été adopté par l’ancien continent, il a été également accueilli par quelques pays du nouveau monde ; il est en vigueur au Chili, dans la Colombie, et il vient d’être promulgué au Mexique.
- Pourrait-il en être autrement? L’Amérique, par la mesure de l’arc méridien au Pérou, ne nous a-t-elle pas fourni la longueur du mètre provisoire, et qu’on sait bien ne pas différer du mètre définitif pour les usages de la vie civile; en effet, ce mètre provisoire , déposé dans notre collection du Conservatoire des arts et métiers, ne diffère du mètre définitif que d’un centième de millimètre. C’est donc bien en Amérique que nous avons cherché cette mesure d’union.
- Je suis heureux de pouvoir rappeler ainsi l’origine des poids et mesures dont la nomenclature suit ; le grand peuple auquel ils sont destinés y trouvera peut-être un motif de plus pour les affecter à ses usages.
- Les poids et mesures ainsi que les instruments de pesage , de mesurage et de poinçonnage que le gouvernement français met à votre disposition pour être offerts, en son nom, au gouvernement de la République de l’union américaine, comme gage de sympathie réciproque, sont les suivants :
- 1° Une collection complète de tous les appareils , poids et mesures , qui composent, en France, les bureaux de vérification des poids et mesures, et dont les détails suivent :
- MESURES DE LONGUEUR.
- Un mètre en laiton, divisé dans toute sa longueur, servant d’étalon. Un mètre en bois ferré aux deux bouts.
- Un double décimètre.
- Un décamètre ( chaîne d’arpenteur) avec dix fiches.
- Un mètre-chaîne pour mesurer le pourtour des fagots et falourdes.
- MESURES DE CAPACITÉ.
- Étalons en laiton, avec disques de glace dépolie.
- Un double décalitre. . Un décalitre. .
- Un demi-décalitre.
- Un double litre. .
- Un litre................
- Un demi-litre.. . .
- 20 litres.
- 10
- 5
- 2
- 1
- 0,5
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- Un double décilitre 0,2 lit.
- Un décilitre 0,1
- Un demi-décilitre 0,05
- Un double centilitre 0,02
- Un centilitre . 0,01
- Échantillons de forme légale des mesures de capacité en étain, en usage
- pour les liquides.
- lre SÉRIE. 2e SÉRIE. 3* SÉRIE.
- Cylindriques. Avec anse. Avec anse et couvercle.
- Un double litre.. . 2 lit. Un double litre.. 2 lit. Un double litre. . 2 lit.
- Un litre 1 Un litre 1 Un litre. 1
- Un demi-litre. . . 0,5 Un demi-litre. . . 0,5 Un demi-litre.. . 0,5
- Un double décilitre. 0,2 Un double décilitre. 0,2 Un double décilit.. 0,2
- Un décilitre.. . . 0,1 Un décilitre.. 0,1 Un décilitre. . 0,1
- Un demi-décilitre. . 0,05 Un demi-décilitre. . 0,05 Un demi-décilitre.. 0,05
- Un double centilitre. 0,02 Un double centilitre. 0,02 Un double centilit. 0,02
- Un centilitre. . . 0,01 Un centilitre. 0,01 Un centilitre. . 0,0t
- Échantillons des mesures de capacité en fer-blanc pour le lait et Vhuile.
- Ire SÉRIE.
- Pour le lait et les rations militaires.
- Un double litre.
- Un litre.
- Un demi-litre.
- Un double décilitre.
- Un décilitre.
- Un demi-décilitre.
- Un double centilitre.
- Un centilitre.
- 2e SERIE.
- Pour l’huile à brûler, marquée B.
- Un double litre.
- Un litre.
- Un demi-litre.
- Un double décilitre.
- Un décilitre.
- Un demi-décilitre.
- Un double centilitre.
- Un centilitre.
- 3e SÉRIE.
- Pour l’huile à manger M.
- Un double litre.
- Un litre.
- Un demi-litre.
- Un double décilitre.
- Un décilitre.
- Un demi-décilitre.
- Un double centilitre.
- Un centilitre.
- Échantillons des mesures de capacité en bois pour les matières sèches.
- Pour les cér Un hectolitre.
- Un demi-hectolitre. Un double décalitre Un décalitre.. .
- Un demi-décalitre. Un double litre.. Un litre. .
- Un demi-litre. .
- Un double décilitre. Un décilitre..
- Un demi-décilitre.
- aies, etc.
- 100 litres. 50 20 10 5 2 1
- 0,5 0,2 0,1 0,05
- Pour le charbon.
- Mesures avec pieds.
- Un hectolitre. . . . 100 litres.
- Un demi-hectolitre.. . 50
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- Poids. — Étalons en laiton, à boutons.
- Un poids de 20 kilogr. 20,000 gr. Subdivision du gramme.
- Un id. de 10 id. . 10,000 Un 5 décigrammes. . . 0,5
- Un id. de 5 ici. . 5,000 Un 2 décigrammes. . . 0,2
- Un double kilogramme. 2,000 Deux 1 décigramme. , . 0,1
- Deux 1 kilogramme. 1,000 Un 5 centigrammes. , , , 0,05
- Un demi-kilogramme. , 500 Un 2 centigrammes. . . . 0,02
- Un double hectogram. . 200 Deux 1 centigramme.. 0,01
- Deux 1 hectogramme. , 100 Un 5 milligrammes, , , , 0,005
- Un demi-hectogramme. 50 Deux 2 milligrammes. 0,002
- Un double décagramme. 20 Un milligramme. , . . 0,001
- Deux 1 décagramme. . 10
- Un demi-décagramme.. 5
- Deux double 'décagram. 2
- Un gramme 1
- Poids à godets composant ensemble 1 kilogramme, et se détaillant en
- 500 grammes.
- 200
- 100
- 100
- 50
- 20
- 10
- 10
- 5
- 2
- 2
- 1
- Poids en fonte, 50 kilogrammes, de forme trapézoïde 20 id. id.
- 10 id. de forme pyramidale.
- 5 id.
- 2 id.
- 1 id.
- 500 grammes
- 200 id.
- 100 id.
- 50 id.
- Les appareils de vérification sont :
- Cinqumte~deimème année. Septembre 1853#
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- Une balance de la portée de 50 kilogrammes trébuchant à 0*,02 ;
- Une id. id. de 1 kilogramme id. à 0,01;
- Une id. d’essai id. de 20 grammes id. à 0 ,001 ;
- Une id. hydrostatique de la portée de 2 kilog. id. à 0 ,01.
- La balance d’essai pour la vérification des petits poids contient deux séries de poids de 20s, 105, 10s, 5S, 2S, 2% et ls, plus une série du gramme subdivisé, et enfin deux plateaux de rechange.
- La balance hydrostatique est accompagnée d’un seau en cuivre pour faire les pesées dans l’eau.
- Cette balance sert, dans la vérification , à déterminer le titre de l’alliage employé pour la confection des mesures de capacité en étain.
- Une trémie se fixant à un établi en chêne qui lui sert de support est destinée à vérifier les mesures de capacité en bois ; une racloire sert à enlever le trop-plein de la graine, jaugée à l’avance, qui est affectée à ces mesurages.
- La graine employée dans ce cas est celle de navette, ou toute autre, dont la forme est ronde, petite et régulière.
- Sur cet établi se fixe une presse à vis destinée à poinçonner les mesures; à cet effet, elle est accompagnée d’une boîte contenant une bigorne et deux coussinets, ainsi que de deux clefs pour serrer les écrous.
- Les vérificateurs qui, dans leurs tournées d’inspection, ne pourraient traîner à leur suite le lourd attirail qui précède , sont simplement munis du petit nécessaire contenant les objets suivants, que vous trouverez dans la boîte dite du vérificateur :
- Un mètre en bois en deux parties ;
- Un double décimètre en buis;
- Une jauge en cuivre , avec divisions saillantes, pour la vérification de la dimension des mesures de capacité en bois, depuis le double hectolitre jusqu’au demi-décilitre;
- Une balance à double système servant de romaine à pour les poids de 20 à 2 kilogrammes, et de balance à bras égaux pour le kilogramme et ses divisions ;
- Une presse en fer pour le poinçonnage ;
- Un marteau-masse ;
- Sept modèles de poinçons ;
- Un kilogramme à godets pareil à celui déjà indiqué ;
- Un kilogramme à bouton.
- A tous ces objets on a joint le recueil officiel des ordonnances et instructions sur la fabrication et la vérification des poids et mesures, accompagné de l’atlas qui les représente dans leur forme légale.
- 2° A cette collection, dont le but n’est pas la grande précision, mais bien celle pratiquée dans les usages civils, il a été ajouté un groupe d’unités dont la parfaite exactitude est garantie par le nom de son exécuteur, Gambey.
- Ces unités sont : Un mètre en laiton, divisé ;
- Un litre id.,
- Un kilogr. id., doré.
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- 3° Enfin, pour couronner cette offrande, M. le ministre du commerce a fait ajouter - un mètre type, que je fais construire en ce moment, et qui sera comparé avec le plus grand soin avec le mètre prototype en platine déposé aux archives de l’État.
- Ce mètre sera h bout et à trait ; il constituera un thermomètre de Borda au moyen d’une seconde règle sur laquelle il sera fixé par l’une de ses extrémités. Par cette addition, on aura à chaque instant soit la longueur absolue du mètre, soit sa température.
- Les deux règles seront nécessairement de deux métaux différents; le mètre sera en acier, et l’autre qui le supporte sera en bronze; la différence dans la dilatation de ces deux métaux est assez grande pour donner des divisions appréciables sur les deux échelles correspondantes tracées vers les extrémités libres de ces deux règles.
- Je vous marquerai les détails de construction de ce mètre type, lorsque je vous adresserai le résultat de mes expériences sur la dilatation des deux métaux, ainsi que ceux de sa comparaison.
- Je me dispose aussi à vérifier les poids en laiton et les mesures de capacité. Aussitôt que ces travaux seront terminés, le tout, vous sera remis en bon ordre, et j’aime à espérer qu’il servira de base à l’application du système métrique aux Etats-Unis. C’est le vœu que je forme , et je ferai tous mes efforts pour dispenser nos vieux amis d’outremer de tout travail ultérieur lorsqu’ils se décideront à adopter nos poids et mesures. C’est dans ce but que j’ai demandé et obtenu les fonds nécessaires aux vérifications et à la construction de ce dernier mètre dont la disposition est proposée par moi.
- J’espère, monsieur, avoir rempli vos désirs, et accompli ma tache, en vous adressant cette lettre dont la prolixité était indispensable. A la prochaine occasion , je vous dirai de vive voix ce que j’aurai encore pu omettre.
- En attendant, veuillez me croire votre très-affectionné serviteur,
- J. T. SlLliERMANN.
- Paris, le 6 mars 1852.
- Renseignements sur la fabrication des monnaies françaises , donnés par M. Durand , commissaire général des monnaies et médailles, pour faire suite au rapport de M. Silbermann, sur les poids et mesures métriques.
- Paris, le 23 février 1853.
- Mon cher monsieur Vallemare ,
- Vous m’avez invité , cfin de compléter un travail que vous vous proposez d’adresser au gouvernement des Etats-Unis d’Amérique, à vous faire connaître
- 1° Les rapports qui existent entre nos monnaies, nationales et le système décimal appliqué à nos poids et mesures ;
- 2° Notre organisation monétaire.
- Je m’empresse, mon cher monsieur, de satisfaire au désir que vous m’avez exprimé, en vous priant de m’excuser si, en raison de mes occupations , je ne donne pas à ces deux questions tout le développement qu’elles méritent. Toutefois je serais très-heureux si les notes , assez incomplètes, que je vous adresse pouvaient suffire à l’emploi que vous vous proposez d’en faire.
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- Du système décimal appliqué aux monnaies françaises. — Le vœu de la loi régulatrice du système décimal, vœu formellement exprimé, était que les pièces fractionnaires de l’unité monétaire fussent en rapport avec les divisions adoptées pour les poids et mesures ; et ce vœu était d’autant plus rationnel que les calculs qui s’appliquent aux monnaies sont, sans comparaison, ceux dont on fait le plus d’usage ; dès lors ils doivent être employés comme le moyen le plus efficace de rendre le système décimal familier aux populations qui, d’ordinaire, ont peu de temps à donner à leur éducation.
- Mais, que doit-on entendre par monnaies décimales ?
- La loi constitutive du 7 germinal an Xt ( 28 mars 1803 ) fixait ainsi qu’il suit la nature des pièces qui devaient être fabriquées .
- 1° Or. . . . 40 f., 20 fr.;
- 2° Argent. . . 5 f., 2 f., 1 f., 3/4 f., 1/2 f., 1/4 f.;
- 3° Cuivre. . . 10 c., 5 c., 3 c., 2 c.
- Pour quelques personnes, ces coupures de pièces semblent répondre à la question qui a été posée ; mais c’est une grave erreur, car la plupart de ces monnaies sortent de la division décimale. En effet, les pièces de 40 francs, de 3/4, de 1/4 de franc et 3 centimes ne divisent pas plus 100 que 10. Ce dernier nombre , qui seul est la base de la numération vulgaire, n’a que deux diviseurs, 2 et 5.
- Dans la nomenclature des poids et mesures, les unités étant 10,000, 1,000, 100 et 10, et les unités sous-multiples 0,1, 0,01, 0,001, l’unité absolue 1 a seule un nom simple , les multiples et les sous-multiples ont des noms composés, mais chacun d’eux représente constamment une dizaine par rapport à leur sous-multiple immédiat.
- Ainsi le myriagrarnme vaut 10 kilogrammes, le kilogramme vaut 10 hectogrammes, l’hectogrmme vaut 10 décagrammes , le décagramme vaut lui-même 10 grammes, et ainsi de suite. Il en est de même pour les mesures de capacité, etc., etc. Mais, afin de donner à la vente des divers objets toute la commodité que l’on peut désirer, l’on s’est servi de cette expression : que chaque unité de mesure et de poids décimaux aura son double et sa moitié. ( Loi du 18 germinal an III. )
- Or 2 est le double de chaque unité prise isolément, et 5 est la moitié de chaque unité multiple ou sous-multiple de 10.
- Les multiples décimaux de l’unité monétaire seuls n’ont pas de noms composés, mais ils n’en doivent pas moins être considérés comme des unités particulières dix fois plus grandes chacune que les unités d’un ordre immédiat.
- Ainsi 100 fr. valeur dix fois 10 fr., 10 fr. dix fois 1 fr. Le franc contient 10 décimes, et le décime 10 centimes. Il faut, pour être conséquent avec l’ensemble du système, appliquer aux monnaies la division adoptée pour les poids et pour les mesures de capacité, sans quoi on est hors le système décimal, et le vœu de la loi est méconnu.
- Qui ne voit, en effet, que 40 fr. ne divise pas plus 100 que 4 ne divise 10; que 25 n’est pas non plus un diviseur décimal, car il n’est que de 2 1/2 par rapport à 10, unité immédiatement inférieure et de 1/4 par rapport à 100, unité immédiatement supérieure.
- II en est de même de 25 centimes par rapport à 1 décime, à 1 franc ; ces nombres,
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- comme diviseurs de 100 ou de 1, rentrent dans le système binaire, qui engendre des fractions inexactes. Or, la division binaire étant complètement rejetée par la loi du 4 juillet 1837, pourquoi la laisserait-on se reproduire dans les monnaies?
- Pour être conséquent avec le système décimal et coordonner ainsi les monnaies avec les divisions de 10, de manière à ce que l’unité monétaire absolue et chacune do ses unités multiples soient exprimées, des lois, des ordonnances ont modifié la loi du 7 germinal an XI, et ont établi ainsi qu’il suit les coupures de nos monnaies.
- 1 centime, 10 centimes, 1 franc, 10 francs, 100 francs (1),
- dont le double est
- 2 centimes, 20 centimes, 2 francs, 20 francs,
- et la moitié
- 5 centimes, 50 centimes, 5 francs, 50 francs (2).
- La pièce de 1 centime n’a pas de moitié, celle de 100 francs n’a pas son double.
- Par des raisons purement monétaires, les pièces de 100 fr. et de 50 fr. n’ont pas été fabriquées. La pièce de 40 fr. a bien encore cours, mais depuis longtemps la fabrication en a cessé.
- La circulation des monnaies, en France, se compose donc aujourd’hui,
- Pour l’or, de pièces de. . . 20 fr. et de 10 fr.;
- Pour l’argent, de pièces de. . 5 fr., 2 fr., 1 fr., 50 c., 20 c.;
- Pour le bronze, de pièces de. 10 c., 5 c., 2 c., 1 c.; monnaies complètement décimales.
- Permettez-moi, Monsieur, de relever ici quelques petites erreurs, sans importance, qui se sont glissées dans le remarquable rapport de M. Silbermann sur les poids et mesures métriques envoyés au gouvernement des États-Unis d’Amérique, rapport que vous avez bien voulu me communiquer.
- Naturellement, en ma qualité de monétaire, j’ai dû porter mon attention sur le chapitre de ce rapport relatif aux monnaies, et j’ai remarqué d’un côté que M. SU-bermann, se fondant sur une législation ancienne et abrogée, avait donné à certaines de nos monnaies des titres, des tolérances, des modules inexacts.
- Pour rectifier ces légères erreurs, je joins à ces notes un tableau synoptique renfermant tous les renseignements sur la fabrication des monnaies françaises.
- D’un autre côté, dans la colonne d’observations du premier tableau du chapitre déjà cité, M. Silbermann émet l’avis que selon le diamètre des pièces, mises bout à bout, on trouve la longueur du mètre. Si un rapprochement semblable à celui que décrit M. Silbermann a pu avoir lieu , il serait détruit aujourd’hui par la différence qui doit résulter des lettres de la tranche qui sont en relief sur beaucoup de nos monnaies, pendant qu’elles étaient en creux lorsque l’éventualité du rapport avec le mètre a été établie.
- (1) La fabrication de la pièce de 100 fr. a été autorisée par une ordonnance du mois de novembre 1830.
- (2) La fabrication de la pièce de 50 fr. n’est pas encore décrétée.
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- Je me plais à croire , mon cher monsieur Vattemare, que M. Silbermann ne verra aucun esprit de critique dans les très-modestes observations que je viens de me permettre sur une si petite portion de son remarquable travail. Les hommes pratiques sont incontestablement les derniers qui voudraient donner crédit à la plus légère erreur.
- Je passe maintenant aux renseignements que vous avez bien voulu me demander sur notre organisation monétaire.
- De la fabrication des monnaies. — La France a adopté , pour la fabrication de ses monnaies, le régime de l’entreprise.
- Cette fabrication est confiée, sous le contrôle et la surveillance de l’Etat, à des entrepreneurs qui ont le titre de directeurs de la fabrication.
- Les frais alloués à ces entiepreneurs, frais qui sont supportés par les porteurs de matières aux hôtels des monnaies, sont réglés
- à 1 fr. 50 par kilog. d’argent h 900/1000, et à 6 fr. par kilog. d’or au même titre.
- Moyennant cette retenue, les directeurs de la fabrication sont chargés de tous les frais de l’entreprise, tels que salaires des ouvriers, remplacement et entietien de tout le mobilier monétaire.
- Le prix des coins est aussi à leur charge, ainsi que les frais de pesage , comptage et de vérification des espèces monnayées et livrées à la circulation.
- Les directeurs de la fabrication sont, en outre , obligés de fournir, sans augmentation de frais , en pièces fractionnaires de la pièce de 5 francs , le quarantième de l’importance de la fabrication de l’argent, soit 25,000 francs par million.
- Ces 25,000 francs se décomposent ainsi :
- 5.250 fr. en pièces de 2 fr..
- 12,250 de 1 fr.,
- 6.250 de 50 c.,
- 1.250 de 20 c.
- 25,000 francs.
- Le dixième de la fabrication de l’or doit être en pièces de 10 francs.
- Il existe en France sept hôtels des monnaies : ils sont situés à Paris, Rouen , Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Marseille, Lille.
- Du contrôle. — Le contrôle et la surveillance de la fabrication des monnaies sont confiés à une administration qui a le titre de commission des monnaies et médailles. Cette commission est composée de trois membres, un président et deux commissaires généraux.
- Elle est chargée
- 1° Déjuger le titre et les poids des espèces fabriquées, et de surveiller, dans toute l’étendue de la France , l’exécution des lois monétaires, la fabrication des monnaies et l’essai des ouvrages d’or et d’argent, etc., etc.;
- 2° De surveiller les opérations de tous les fonctionnaires des ateliers monétaires.
- Elle propose les tarifs servant à déterminer les titres d’après lesquels les espèces
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- et matières d’or et d’argent sont reçues dans les hôtels des monnaies. Elle fait essayer les espèces étrangères nouvellement fabriquées, etc., etc.
- Aux termes d’une ordonnance de 1832 , elle surveille la fabrication des médailles ,' en propose les tarifs et en autorise la délivrance et la mise en vente.
- Elle est chargée, en outre, du contrôle à exercer sur la confection des planches et l’impression des timbres-postes, billets de banque et cartes à jouer.
- La commission des monnaies et médailles est comprise dans les attributions du ministère des finances.
- Elle a près d’elle
- 1° Un bureau des essais, composé d’un vérificateur, de deux essayeurs et d’un aide-essayeur ;
- 2° Un graveur général et deux graveurs adjoints ;
- 3° Un contrôleur à la fabrication des coins et poinçons.
- Il y a dans chaque hôtel des monnaies, outre le directeur de la fabrication,
- 1° Un commissaire impérial, chef de service;
- 2° Un contrôleur au change ;
- 3° Un contrôleur au monnayage ;
- 4° Un commis.
- Tous les fonctionnaires et agents chargés du contrôle et de la surveillance de la fabrication des monnaies reçoivent un traitement fixe sur les fonds du trésor public.
- Des lois et des règlements qui déterminent les fonctions de ces divers agents offrent des garanties suffisantes pour la bonne exécution de nos monnaies nationales.
- Ici, mon cher monsieur Vattemare, se terminent les notes que vous m’avez demandées : elles pourront peut-être vous être utiles pour encadrer leur substance dans le travail que vous préparez; je désire ardemment qu’elles suffisent à l’œuvre que vous avez entreprise, œuvre de dévouement et de patriotisme. Persévérez dans cette voie, mon cher Monsieur, en cherchant à rendre universel un système qui est une des gloires de la France. Déjà appliqué aux monnaies, il a eu de nombreux imitateurs , soit qu’il s’agisse de l’adoption du titre de nos espèces, de leurs coupures décimales, de leur valeur, soit de notre organisation monétaire. La Belgique, le Piémont, la Suisse , l’Espagne sont entrés dans cette voie. Nos monnaies circulent dans ces divers pays comme en France, ainsi que dans l’Allemagne et dans une portion de l’Amérique.
- Certes, d’après les spécimens que vous avez offerts, au nom des États-Unis , à notre musée monétaire, le gouvernement américain n’a rien à envier à aucun peuple de la vieille Europe sous le rapport de la beauté des empreintes de ses monnaies; mais ce n’est pas assez, et le jour où les États-Unis auront adopté franchement le système décimal et inscrit dans leurs lois que 5 grammes d’argent au titre de 9/10 de fin constituent l’unité monétaire, ils auront agrandi le cercle des échanges internationaux, ils auront résolu la grande question d’une monnaie universelle.
- Veuillez agréer, Monsieur, l’assurance de mes sentiments affectueux.
- Signé B. Durand.
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- I
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- TABLEAU SYNOPTlQiç l} I jjrieaùon des monnaies françaises.
- PRIX DU KILOGRAMME DES MATIÈRES NATURE ET VALEUR W TAILLE POIDS D‘UNE PIÈCE. | ÉCHANTILLONS RETE- TRAIS INHÉRENTS 40 CENTIMES A FABRIQUER
- RENTRÉES A V CHANGE RETEM E DERVITK.- DES Plî :ces. W U TITRE 1OLERANCE _ . SLi CHAQUE BREVE. NUE A LA FABRICATION. en pièces naircs sur livision-
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- Villes.
- Lettres
- Paris.
- Rouen.
- Lyon.
- Bordeaux.
- Strasbourg.
- Marseille
- Lille.
- BB
- MM
- W
- LEGISLATION.
- a Tarifs annexés à la loi du 17 prairial an XI et au décret du 15 septembre 1849.
- b Loi du 7 germinal an XI, decret du 3 mai 1848 , addition au programme duconcours du 18 avril 1848.
- c Loi du 7 germinal an XI, décret du 3 mai 1848.
- d Loi du 7 germinal an XI, décret du 22 niai 1849.
- e instruction de la commission du 31 décembre 1849.
- f Lois des 7 germinal an XI et 15 septembre 1849.
- g Délibération de la commission du 13 avril 1848.
- h Délibération de la commission du 10 mars 1 3 >.
- i Délibération du 10 mars 1832. Le prix des viroles brisées a ctémis à la charge des directeurs par délibération du 30 décembre 1834; celui des viroles cannelées est traité de gré à gré entre le directeur et le graveur général.
- j Délibération de la commission du 10 janvi r 1 &51 •
- h Ordonnance de François Ier du 14 janvier 1539.
- * Celte fabrication a été ordonnée p u* une loi du 6 mai 1852.
- ** La composition de l'alliage des monnaies de bronze est ainsi déterminée :
- 95 parties de cuivre pur,
- 4 — d’étain,
- 1 — de zinc.
- 100
- Cinquante-deuxième année. Septembre 1853.
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- PROCÈS-VERBAUX.
- Extrait des procès-verbaux des séances du conseil d’administration de la Société
- d’encouragement.
- Séance du 7 septembre 1853.
- M. Dumas, président, occupe le fauteuil.
- Correspondance. M. Julien, ingénieur civil, rend compte des résultats qu’il a obtenus dans la fabrication de l’acier par la décarburalion de la fonte sans fusion. Ce procédé , basé sur un principe théorique de la plus haute importance, n’a besoin que de quelques efforts pécuniaires pour passer à l’état d’industrie. L’acier qui en provient est supérieur pour limes; tel est, du moins, l’avis de ceux qui l’ont expérimenté, notamment les ingénieurs du chemin de fer du Nord.
- M. Julien joint à sa lettre divers échantillons de cet acier.
- M. le ministre de l’agriculture, du commerce et des travaux publics transmet une lettre par laquelle M. Lebrun, à Marsac, près Albi ( Tarn ), expose que le problème proposé par la Société, consistant à trouver un mortier résistant à l’action de l’air et des eaux, même à celles de la mer, est facile à résoudre. Il s’agit de composer un mortier maigre formé d’éléments hydrofuges, de manière à donner un composé aussi imperméable que possible. C’est ainsi que M. Lebrun dit être parvenu à faire un mortier qui a les propriétés de la pierre de taille, et dont l’homogénéité et l’imperméabilité défient également l’action de l’air et celle de l’eau.
- M. Clara, ingénieur civil, rue Rochechouart, 21, remet un dessin et une note explicative concernant un appareil destiné à brûler, dans les locomotives, des anthracites au lieu de coke.
- MM. Morin et comp., rue Montholon, 27, annoncent que depuis six années leurs travaux pour combattre l’humidité et le salpêtre des constructions ont obtenu des succès. M. le ministre de l’intérieur a fait examiner leur procédé par le conseil des bâtiments civils, qui a reconnu que leur procédé pouvait, par ses applications, rendre des services importants.
- MM. Morin et comp. prient la Société de faire examiner leurs travaux et en constater le résultat qui s’applique aussi aux constructions souterraines, à celles faites dans l’eau et à l’assainissement général de toutes les parties des constructions soumises à l’influence de l’humidité.
- M. Lanne, fabricant de coutellerie, à Thiers ( Puy-de-Dôme ), adresse une nouvelle notice sur sa fabrication de coutellerie, et rend compte des perfectionnements qu’il a apportés dans cette branche d’industrie; il joint à sa notice plusieurs échantillons destinés aux essais.
- M. Saumus, à Beaufay ( Orne ), adresse des modèles de pipes à fumer en composition métallique.
- M. Picaud, pharmacien, à l’Argentière ( Ardèche ), transmet le résultat des expériences qu’il a faites, sur l’invitation de la Société, avec les.appareils de distillation et de buanderie sur lesquels M. Merle a appelé son attention.
- M. Lefrançois, architecte, à Nancy, annonce avoir résolu la question mise au concours par la Société et relative aux constructions en matériaux incombustibles. Sa décou-
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- l'HOCÈS-VERBAUX.
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- verte l’a conduit à la rédaction d’un ouvrage dont il avait publié le prospectus; mais n’ayant pas l’espoir d’obtenir des souscriptions, il sollicite l’appui de la Société pour lui faciliter la prise d’un brevet d’invention.
- M. Dessoye, secrétaire de la chambre consultative d’agriculture pour l’arrondissement de Toulouse, en accusant la réception des programmes de prix pour des expériences et des recherches sur l’origine et la marche de la maladie de la vigne, joint de nouveaux documents à ceux qu’il a précédemment transmis pour prendre part au concours ouvert par la Société.
- M. Bompar, secrétaire de la chambre consultative de l’agriculture de l’arrondissement de Draguignan ( Var ), adresse la description d’un procédé qu’il dit avoir imaginé pour la destruction de Y oïdium Tuckeri, cause de la maladie de la vigne. Ses observations l’ont conduit à reconnaître que la chaleur solaire contrarie et arrête les ravages de l'oïdium.
- M. Herson , ancien inspecteur des tabacs , à Strasbourg , adresse quelques observations sur la maladie de la vigne.
- MM. Jametel et Vincent, à Montrouge, auteurs de divers moyens curatifs de la maladie de la vigne, prient la Société de nommer une commission pour vérifier les résultats qu’ils ont obtenus et leur indiquer les expériences qu’ils auraient à faire sous sa direction pour constater la supériorité et l’efficacité de leurs moyens. La maladie a commencé à paraître dans leur jardin , le 13 août, sur des vignes en pleine terre , et elle a fait d’immenses ravages sur toutes celles qui n’ont pas été soumises à leur procédé.
- M. Jouve, herboriste, à Alais (Gard), qui se propose d’envoyer un mémoire pour le concours relatif à la maladie de la vigne, signale le procédé de la distillation comme un moyen de tirer parti des produits de la vendange.
- Rapports des comités. M. Benoît donne lecture d’un rapport présenté au nom du jury d’examen pour l’admission des candidats, dans les écoles d’arts et métiers de Châ-lons et d’Angers, aux places vacantes qui sont à la disposition de la Société.
- Le jury propose d’admettre aux places vacantes MM. Lelièvre, Cugnel et Neuburger.
- ( Approuvé. )
- Au nom du comité des arts mécaniques, on lit, pour M. Calla, un rapport sur le moulage des roues d’engrenage sans modèle par M. Ferrouilh.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin avec le dessin de l’appareil présenté.
- M. Benoît, membre du conseil, tout en donnant son adhésion au rapport, croit devoir faire connaître qu’en 1846 il eut à mouler une roue d’angle de 3 mètres de diamètre et du poids de 1,900 kilog. environ, pour être placée sur l’arbre en fonte d’une roue hydraulique de même métal destinée à transmettre une puissance de 30 chevaux aux machines du complément de la grande manufacture de draperies dont il avait déjà établi, de concert avec son frère M. Ch. Benoît, en 1840, pour le compte de S. A. le bey de Tunis, la première partie utilisant une force de 20 chevaux à l’ancien.barrage de la Mejcrdah, près de Tebourba.
- Celte roue d’angle devait avoir huit bras et présenter quatre-vingt-huit mortaises pour recevoir des dents en chêne vert de Corse; elle devait être moulée sans modèle com-
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- PROCÈS-VERBAUX.
- plet et pouvoir se diviser en deux parties, afin d’en faciliter le transport de Montpellier en Afrique.
- M. Benoît fit construire le modèle d’un seul bras dont l’extrémité servit de trusquin pour former, sur le sol de la fonderie préalablement bien nivelé, la partie inférieure du moule de la jante de la roue et de ses huit bras; une boîte convenablement combinée servit à mouler des moyeux qui, juxtaposés contre le périmètre du moule trus-quiné, y réservèrent les mortaises aux places voulues.
- La division de la roue en ses deux moitiés fut assurée au moyen de tôles minces enduites, au pinceau, de terre charbonnée.
- Ce système de moulage eut une entière réussite, et l’alésage de la roue, ainsi que le tournage des dents de bois, montra qu’elle possédait autant de régularité que si elle eût été moulée sur un modèle complet.
- Les conclusions du rapport de M. Calla sont adoptées.
- L’ordre du jour appelle un rapport du même membre, au nom du comité des arts mécaniques, sur les ateliers de construction de machines de M. Ernest Gouin, aux Batignolles.
- Le comité propose 1° de féliciter M. Gouin de la remarquable organisation de son établissement et des importants travaux qu’il y exécute; 2° d’insérer le rapport dans le Bulletin. (Approuvé. ) (Voyez plus haut, p. 481.)
- Au nom du comité des arts économiques, M. Clerget lit, pour M. Herpin, un rapport sur les conserves alimentaires préparées au moyen du vide, par M. Fastier.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin. (Approuvé. )
- Communications. — Phosphore. M. Levol, membre du comité des arts chimiques, présente un tube creux en or, obtenu au moyen du chlorure d’or précipité par du phosphore moulé en cylindre.
- Les chimistes connaissent depuis longtemps la propriété que possède le phosphore de révivifier certains métaux de leurs dissolutions salines; mais, ce qui est à remarquer pour l’or en particulier, c’est qu’il se dépose sur le phosphore en couche continue et parfaitement malléable. De là l’application que l’on peut faire pour obtenir, dans les laboratoires de chimie, des vases d’or comme tubes, capsules, creusets, cornues, etc. On sait que les vases d’or présentent, sur ceux d’argent, l’avantage d’une moindre fusibilité , et sur les vases de platine celui d’être complètement inattaquables par certaines substances, comme, par exemple, les alcalis qui agissent sur le platine. La grande valeur de l’or n’est peut-être pas le seul motif du peu d’usage que l’on en fait comme vase de chimie ; la crainte d’être trompé sur son titre, le prix d’un façonnage perdu quand on veut réaliser la valeur d’un vase d’or dont on n’a plus besoin , sont autant de motifs sans doute qui pourraient aussi l’expliquer. Il est donc avantageux de pouvoir confectionner soi-même ces ustensiles , et cela est très-aisé ; il suffit, en effet, étant donné du perchlorure d’or en dissolution un peu concentrée , d’y plonger à la températuie ordinaire, pendant une quinzaine de jours, le phosphore moulé convenablement. Pour mouler le phosphore , on en remplit un vase de verre d’une forme appropriée, ce qui est facile au moyen d’un bain d’eau chauffée à environ 60°; on re-
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- tire le phosphore solidifié de son enveloppe en la brisant si cela est nécessaire, puis on procède à la précipitation de l’or. On se débarrasse ensuite du phosphore, d’abord en le faisant écouler dans l’eau chaude par un trou pratiqué à dessein, puis enfin on en enlève les dernières traces à l’aide de l’acide nitrique bouillant.
- M. le président adresse à M. Levol les remercîments de la Société pour son intéressante communication.
- Tissus dorés. A l’occasion de la communication de M. Levol, M. Barreswil appelle l’attention de la Société sur les fils de soie dorés par M. de Pouilly.
- M. Dumas se souvient d’avoir expérimenté un procédé pour dorer des tissus, tels que mousselines, etc., et dont la description était ainsi donnée :
- L’or est dissous dans l’acide hydrochloro-nitrique; la solution est évaporée à siccité et étendue ensuite dans de l’eau distillée; en humectant un tissu avec cette dissolution d’or et en l’exposant à un courant de gaz hydrogène, l’or se réduit et le tissu est doré.
- Ce procédé ne donnait pas constamment les mêmes résultats ; c’est ce qui a, sans doute, empêché son application industrielle.
- M. Barreswil fait observer que le procédé de M. de Pouilly est tout à fait différent ; il métallisé le fil de soie, y fait déposer une couche de cuivre et le recouvre d’or par la voie galvanique.
- Ecoles industrielles. M. Gourlier, membre du conseil, rappelle que, d’après une proposition de la commission des beaux-arts appliqués à l’industrie , le conseil a décidé que des récompenses seraient décernées aux élèves des écoles industrielles.
- Dans l’une des dernières séances, un membre a émis l’opinion que les élèves entretenus aux frais du gouvernement ou des villes où elles sont situées ne devraient pas concourir à la distribution de ces récompenses.
- La commission des beaux-arts appliqués à l’industrie s’est émue de cette opinion, et M. Gourlier développe les motifs qui la déterminent à la repousser ; il rappelle que la question avait été, sinon discutée lors de la présentation de la décision, du moins qu’elle semblait avoir été résolue affirmativement par la généralité des termes dans lesquels la décision a été rédigée, surtout en raison de ce qu’elle avait été rendue à propos de l’école Lequien, qui est en partie subventionnée par la ville de Paris.
- Après un exposé des motifs qui militent en faveur de l’admission des écoles et des élèves subventionnés en tout ou en partie aux récompenses de la Société, M. Gourlier, au nom de la commission des beaux-arts, propose de déclarer que la décision dont il s’agit leur est applicable.
- Cette proposition est adoptée.
- Moules pour la fonte des métaux. M. Barreswil remet, de la part de MM. Miroy frères, fondeurs et fabricants de bronze, de zinc et de composition , rue d’Angoulême-du-Temple, une demande tendant à faire examiner un procédé pour couler, en certains métaux ou alliages de métaux , des objets de toutes dimensions, même les plus colossales.
- Dans ce but, pour faire les moules, M. Miroy ajoute au plâtre soit de la craie , soit des briques ordinaires ou réfractaires pilées, soit du charbon de bois, de la houille ou bien encore du coke pilé, soit du sable, de la terre ou tout autre élément plus ou
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- PROCÈS-VERBAUX.
- moins réfractaire , et cela dans des proportions calculées sur la dimension des moules à faire et l’épaisseur à donner au métal.
- M. Barreswil fait observer que la différence du prix entre le zinc et le cuivre moulé tient non-seulement à la différence de valeur relative des métaux, mais aussi et surtout au procédé de moulage, lorsqu’il s’agit de la production à un grand nombre d’exemplaires.
- Le procédé de M. Miroy permet d’obtenir, à un prix à peine supérieur à celui du moulage en sable qui ne donne qu’une épreuve , un moulage qui fournil un nombre d’épreuves considérable.
- Ce procédé consiste à remplacer le moule métallique par un moule en plâtre mêlé de terre réfractaire.
- MM. Miroy désireraient que la Société voulût bien désigner des commissaires pour lui rendre compte des avantages de leur procédé au point de vue chimique et artistique.
- A titre de renseignement, M. Barreswil dépose sur le bureau un devis raisonné pour le projet de l’exécution en zinc de la statue colossale de la Vierge, de 20 mètres de hauteur. Ce devis, ou plutôt ce rapport, adressé par M. Schroeder à M. le directeur de la Société de la Vieille-Montagne, renferme l’examen comparatif des divers procédés de moulage.
- Séance du 21 septembre 1853.
- En l’absence des président et vice-présidents, M. Chevallier, membre du comité des arts chimiques, occupe le fauteuil.
- Correspondance. M. le ministre de l’agriculture , du commerce et des travaux publics adresse, pour la bibliothèque de la Société d’encouragement, les ouvrages suivants : 1° Rapport du jury de l’exposition universelle de Londres en 1851 ; 2° Topographie du bassin houiller de Decize, par feu M. Boulanger, ingénieur en chef des mines; 3° Topographie du bassin houiller de Brassac, par M. Baudin, ingénieur en chef des mines.
- Le conseil ordonne le dépôt à la bibliothèque et vote des remercîments à M. le ministre pour cet envoi.
- « M. Guillemot, fabricant d’instruments de précision, rue du Faubourg-Saint-Denis, 30, soumet à l’examen delà Société une description avec dessin, ainsi qu’un modèle de mécanisme servant à envoyer une amarre au moyen d’un mortier ou d’un canon.
- M. Sisco, rue du Faubourg-Saint-Martin, 95, rappelle qu’en 1849 il a revendiqué ses droits de priorité à l’invention d’un nouveau système de chaînes propres à la marine et à la construction des ponts suspendus, système pour lequel il a pris un brevet antérieurement à la présentation faite par M. Guion, et sur laquelle le comité des arts mécaniques a fait un rapport inséré dans le Bulletin de l’année 1848.
- Depuis celte époque , M. Sisco attend la décision de la Société pour démontrer que son système offre de nombreux avantages sur ceux présentés jusqu’à ce jour. M. Sisco fait connaître les résultats d’expériences officielles faites à Londres en 1851, par ordre de l’amirauté et en présence d’ingénieurs.
- M. Gillon, ancien représentant de la Meuse, à Nubécourt, près Bar-le-Duc, adresse un certificat constatant le mérite du coupe-racine fabriqué par M. Durand, mécanicien, à Blercourt ( Meuse ).
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- M. Leroy, membre de la chambre d’agriculture de Marseille, adresse le résumé de diverses expériences et observations qu’il a faites sur la maladie de la vigne, ainsi que le rapport de la commission instituée par M. le préfet du département des Bouches-du-Rhône.
- De tous les moyens essayés par M. Leroy, l’inclinaison des vignes vers la terre est .e seul qui ait préservé les raisins et les sarments des atteintes de la maladie.
- M. Sarrail, à Bordeaux, adresse un mémoire autographié ayant pour titre, Inductions périodiques et propositions à Végard de la maladie de la vigne.
- Sans prétendre connaître les causes réelles de cette maladie, mais fondant son opinion sur un fait qui mérite une attention particulière, M. Sarrail annonce qu’un propriétaire des environs de Podensac ne donne pas de façons à ses vignes depuis plusieurs années; il se contente de la taille ordinaire. Un vigneron du pays a demandé à ce propriétaire de lui permettre de cultiver à ses frais une partie de ses vignes. La partie cultivée a été dévorée par l’oïdium et n’a rien produit, tandis que celle qui n’a reçu aucune façon a fourni une bonne récolte.
- M. Jouve , herboriste , à Alais , transmet, pour le concours , un mémoire intitulé , Le trésor des propriétaires ou la conservation des vignes, avec preuves et'expériences sur la maladie appelée Z’oïdium.
- M. Vullevoie, rue des Saints-Pères, 9, fait connaître l’application qu’il a faite de l’eau chaude comme moyen curatif de la maladie de la vigne.
- Un concurrent aux prix proposés pour la découverte des moyens curatifs de la maladie de la vigne dépose un mémoire sur ce sujet.
- Une personne prenant pour devise, Aider la nature, envoie des échantillons de vignes atteintes de la maladie , à l’appui d’un mémoire qui sera déposé dans le délai voulu par le programme.
- M. Tourasse, ingénieur civil, rue Daval, 4, demande que la Société veuille bien accepter le dépôt d’un paquet cacheté qu’il déclare contenir le dessin d’un nouveau système de bateau toueur, à points d’appui mobiles ou à grappins.
- Le dépôt est accepté.
- M. Lepage, pharmacien, à Gisors, annonce avoir adressé à la Société, le 5 août dernier, un mémoire relatif aux propriétés tinctoriales de l’épilobe velu et de l’ulmaire. (Ce mémoire n’est point parvenu à la Société. ) Depuis cette époque, M. Lepage s’est livré à de nouvelles expériences sur deux espèces congénères de la première plante, les epilobium spicatum et montanum, puis sur une autre espèce de la même famille, l’onagre ( œnotheria biennis ), et il a constaté que ces végétaux pourraient également servir en teinture. Il joint à sa lettre un échantillon de laine teinte dans un bain d’œ-notheria dont la couleur est moins vive et moins nourrie que lorsqu’on opère avec les épilobes.
- M. Métayer, rue d’Anjou-Saint-Honoré, 78, croit avoir fait faire à l’industrie bitumineuse un sensible progrès par le laminage des matières qui font l’objet de ses tra vaux ; il désire soumettre à l’appréciation de la Société les résultats qu’il a obtenus.
- M. Béraud-Gaillard, à Dijon, envoie une pierre lithographique provenant d’une
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- PROCÈS-VERBAUX.
- carrière située au lieu dit Plante-Mère, et demande à être admis au concours relatif à la découverte et à l’exploitation d’une carrière de pierres lithographiques.
- M. Clergel, membre du conseil, annonce que M. Engler, chimiste, est sur le point de se rendre dans les deux Amériques pour s’y occuper d’exploitations manufacturières; il s’y livrera en même temps à différentes recherches, et il se met à la disposition de la Société pour les renseignements qu’elle pourrait avoir à lui demander pendant son séjour en Amérique.
- M. le président accepte avec empressement l'offre de M. Engler, et il invite les comités à délibérer sur la nature des demandes qu’ils croiraient utile de lui adresser sur les industries qui se pratiquent en Amérique.
- A l’occasion des nombreuses communications faites à la Société sur la maladie de la vigne, M. Clerget met sous les yeux du conseil une reproduction photographique amplifiée au microscope de l’acarus auquel quelques personnes attribuent cette maladie; il fait remarquer que la même planche donne la représentation, avec le grossissement convenable , du coton , du lin et du flax-coton. Cette reproduction photographique confirme ce qu’il avait annoncé dans une des précédentes séances, que le lin, pour être amené à l’état de flax-coton, conserve sa structure malgré les bains alcalins et les bains acidulés auxquels il a été soumis.
- Communications. — Bateaux à vapeur. M. Amédée-Durand expose qu’il vient d’avoir l’occasion de visiter, à Cette, les usines et fonderies de machines pour bateaux à vapeur de M. Charles Beynaud.
- Dans cet établissement, où plus de cinq cents ouvriers sont occupés, on construit des navires à vapeur destinés principalement pour les communications entre la France et l’Algérie.
- M. Amédée-Durand entre dans des développements sur la construction de ces bâtiments en feuilles de tôle, sur la manière de joindre ces tôles, sur l’emploi du fer à cornières, sur les hélices, etc.
- Huit bâtiments sont à la mer dans un état plus ou moins avancé de construction, cinq sont en chantier et deux nouvelles cales sont préparées pour recevoir de nouveaux bateaux, ce qui semble démontrer que leur mode de construction répond à toutes les exigences et prouve le développement de notre marine à vapeur dans la Méditerranée.
- M. le président adresse à M. Amédée-Durand les remerciments du conseil pour sa communication, et le prie de rédiger une note qui serait lue avec intérêt dans le Bulletin.
- M. Clerget , membre du conseil, croit devoir mentionner les navires qui se construisent à Bordeaux et portent des quilles mobiles. Ce mode de construction permet à ces bâtiments de remonter les fleuves n’ayant pas un tirant d’eau suffisant.
- IMPRIMERIE DE Mme Ve BOUCHABD-BUZARD, RIJE DiE l’ÈPERON , 5.
- PARIS.
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- CIUOAÏÏHEÜXIÈlIUiME, (N° DXCII.) octobre 1853.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — biuteme.
- Rapport fait par M. Benoît, au nom du comité des arts mécaniques, sur un nouveau mode de réunion transversale des lés de gaze cle rechange des bh-teries, imaginé par madame veuve Mau vielle et M. Rockenbach, fabricants de bluteries en soie, à Meaux, et à Paris, rue Coquillière, 14.
- Messieurs, sur le rapport de M. Darblay, l’un de nos vice-présidents, approuvé le 26 septembre 18*18, la Société récompensa, le 5 juillet suivant, par une médaille de bronze, l’innovation apportée par feu M. Mauviette, cle Meaux, dans la manière de monter et de tendre les chemises des bluteries, composées de lés de diverses gazes de soie , en garnissant les bords d’œillets pour les lacer, au lieu de les coudre ou de les clouer sur les carcasses en bois de ces machines. On pouvait, sans doute, de la même manière, adapter à ces engins des lés de gaze de rechange quand le travail du moulin ou quand l’état de l’atmosphère l’exigeaient ; mais cette disposition avait l’inconvénient de livrer passage, par les œillets que le lacet ne remplissait pas complètement, à quelques parties de la farine entière qui n’auraient pas dû se mêler à celles débitées par les mailles des gazes.
- Madame veuve Mauviette et M. Rockenbach, successeurs et continuateurs des efforts de feu M. Mauviette, pour perfectionner une machine si utile à la meunerie, ont soumis à la Société, et vous avez renvoyé à l’examen de votre comité des arts mécaniques, des modes de raccordement transversal des lés, remédiant au grave inconvénient que je viens de signaler, décrits dans le brevet de quinze ans qui leur a été délivré le 18 juin 1852. Cinquante-deuxième année. Octobre 1853. 69
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- ARTS MÉCANIQUES.
- Ces raccords sont combinés de telle manière que le bord de l’un des tissus, superposé à l’autre, recouvre, soit par dedans, soit par dehors, les ouvertures des œillets, quelle que soit la forme des agrafes substituées au lacet; de sorte qu’un simple collage des bords de ces tissus, avec de la colle de farine cuite ou avec de l’eau convenablement gommée, rend impossible la sortie de la farine livrée à la bluterie autrement qu’à travers les mailles des lés de gaze qui en constituent la chemise.
- Votre comité des arts mécaniques, appréciant l’utilité de l’invention de madame veuve Mauvielle et de M. Rockenbach, m’a chargé de vous proposer
- 1° De l’approuver; 2° de les remercier de la présentation qu’ils vous en ont faite; 3° enfin d’insérer le présent rapport dans le Bulletin.
- Signé Benoît, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 24 août 1853.
- Explication des figures de la planche 1273.
- Fig. 1. Le système de réunion et de recouvrement des lés de gaze, vu en dessus.
- Fig. 2. Le même, vu en dessous.
- Fig. 3. Coupe de l’agrafe et de l’œillet métallique.
- Fig. 4. Les mêmes, vus en dessus.
- a a, les deux lés de gaze, dont les bords sont superposés, b 6, œillets métalliques pris dans l’épaisseur de l’étoffe, ce, agrafes entrant dans ces œillets. d d, queue des agrafes fixées dans le bord de l’étoffe.
- SOIE.
- Notice sur un nouveau système de tirage de la soie des cocons inventé
- par M. Localelli.
- M. Locatelli, ingénieur italien, soumit à la Société d’encouragement, en 1842, un nouveau système de tirage de la soie des cocons. L’examen de ce système fut confié au comité des arts mécaniques, qui, par l’organe de M. Amédée-Durand, présenta, dans la séance du 10 décembre 1845, un rapport dont les conclusions tendaient 1° à ce que la haute approbation de la Société fût accordée à M. Locatelli, pour les éléments constitutifs nouveaux qu’il avait introduits dans le filage de la soie ; 2° à ce que les figures et une description des appareils fussent insérées dans le Bulletin, ainsi que le rapport. Ces conclusions furent adoptées.
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- SOUi.
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- Dans la séance générale du 18 février 1840, la Société décerna sa grande médaille d’or à M. Loeatelli.
- Diverses circonstances , entre autres le départ de M. Loeatelli, qui est retourné à Venise sa patrie, ont retardé une publication attendue depuis longtemps.
- Nous avons cm devoir faire précéder la description des appareils de M. Loeatelli et l’extrait du rapport de M. Amédée-Durand d’un exposé des tentatives faites, à diverses époques, pour améliorer et simplifier l’importante opération du tirage de la soie des cocons.
- Le 3 septembre 1796, M. Tabarin a obtenu un brevet publié dans le t. 4, p. 19, de la Collection des brevets, pour un tour composé d’un fourneau, d’une bassine et d’un asple avec un va-et-vient. Le fourneau , en tôle ou en briques, a des distributions intérieures qui répartissent différents degrés de chaleur selon les besoins. La bassine en cuivre, scellée sur le fourneau, porte une cloison qui divise en deux parties égales un tuyau par où s’écoule, au moyen d’un robinet, l’eau contenue dans la bassine. La croisure fixe invariablement le nombre de tours. La lunette est en bois suspendue par une corde sans fin. Le va-et-vient est celui de Vaucanson.
- M. Gensoul, de Lyon, a pris successivement quatre brevets, les 10 septembre 1805, 4 décembre 1821, 27 octobre 1826 et 7 février 1838, 1° pour l’application de la vapeur destinée à porter à l’ébullition l’eau employée au filage des cocons, au moyen d’un appareil qui alimente à la fois dix ou un plus grand nombre de bassines ; 1° pour une nouvelle chaudière propre à être employée dans les appareils à vapeur destinés au chauffage des filatures de soie ; 3° pour un fourneau portatif destiné au chauffage des machines à filer les cocons, et pour une bassine d’une forme particulière séparée intérieurement en deux parties pour que la température de l’eau soit moins élevée dans l’une que dans l’autre. Ce fourneau est alimenté avec la houille. 4° Le quatrième brevet est relatif à un appareil pour empêcher le mariage des soies; c’est une espèce de palonnier fixé au-dessus du bassin à filer.
- Les quatre brevets que nous venons de mentionner sont publiés dans les tomes 8, 13, 34 et 48 de la Collection générale.
- Le 23 août 1820, M. Lacombe, à Alais (Gard), a obtenu un brevet pour une roue à tambour destinée à mettre en mouvement des tours cà tirer la soie des cocons, et de dispenser de l’emploi d’une seconde ouvrière chargée de tour^ ner l’asple. ( Voyez 12e volume des Brevets, p. 78. J
- MM. Lacombe fils et Barrais, de la même ville, ont pris,, les 30 septembre 1828 et 30 août 1830, deux brevets, le p replier pour un moyen d’empêcher
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- ARTS MÉCANIQUES.
- ou de couper les mariages dans le filage de la soie et de faciliter aux iileuses le rajustement des fils. Il s’agit d’un système de purge du mariage à une seule croisure, par le moyen de la navette qui se place entre les barbins de la croisure et le va-et-vient. De cette manière, la fileuse peut ajuster les bouts de soie sans changer de place.
- Le second brevet a pour objet de remplacer la navette par des purgeoirs cylindriques en matière vitrifiée qui ne laissent passer aucun mariage et offrent, de plus, l’avantage de purger la soie de tous les bouriilons. (Voy. t. 26 et 29 de la Collection des brevets. )
- Le 15 mai 1823, M. Barbier, à Montélimar ( Drôme ), a obtenu un brevet pour un tour ou dévidoir propre à tirer la soie. Ce tour est décrit et figuré dans la 24e année (1825) du Bulletin de la Société d’encouragement, p. 217.
- * M. Rodier, de Nîmes, a pris, les 31 mars 1824 et 9 janvier 1846, deux brevets, l’un pour un tour à tirer la soie des cocons où la fileuse est placée entre la bassine et le dévidoir, et dans lequel plusieurs dévidoirs sont mis en action par une courroie sans fin. La croisure est supprimée et remplacée par un archet.
- Le second brevet est relatif à un nouveau moyen de tirer la soie des cocons en employant des filières et des baguettes en verre , et filant sans bouts doubles. ( Voyez t. 17, p. 237 de l’ancienne Collection des brevets, et t. 7, p. 90, de la nouvelle. )
- Le 4 août 1827, M. Giraud, de Bagnols, a pris un brevet pour un tour propre à tirer la soie des cocons, dans lequel un seul engrenage met vingt guindres en mouvement par la force d’un homme. L’auteur fait observer que cette machine, dont presque toutes les pièces sont en fer, est plus simple que les tours ordinaires, et qu’elle opère avec plus de célérité, ce qui permet d’obtenir une plus grande quantité de soie, et d’éviter le mariage des fils. (Voyez t. 24, p. 124 de la Collection des brevets.)
- Le 22 février 1828, brevet délivré à M. Bonnard, à Lyon, pour deux machines propres à filer la soie en la tirant du cocon, dont l’une sert à la filature perfectionnée en soie grége ordinaire , et l’autre à la filature et à l’apprêt de la soie en trame, par la même opération du tirage des cocons. Ces machines occupent moins de place que les tours ordinaires ; l’opération se fait plus rapidement et avec plus de facilité que par les procédés en usage ; on est dispensé de l’emploi d’une tourneuse ; l’eau des bassines est chauffée par la vapeur. Une machine à vapeur imprime le mouvement aux tours. (Voy. t. 25 de la Collection des brevets, p. 251. )
- M. Abrard, à Aix ( Bouches-du-Rhône ), a obtenu, le 28 avril 1828, un brevet pour un appareil composé d’un fourneau et d’une bassine à fond plat
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- garnie intérieurement d’un serpentin calorifère propre à chauffer l’eau de cette bassine. ( Voyez t. 25 de la Collection des brevets, p. 339. )
- Le 24 mai de la même année , M. Michel, à Cavaillon ( Vaucluse ), prend un brevet pour un fourneau économique propre à chauffer les bassines à filer les cocons. Ce fourneau est simple , mais n’a rien de particulier. ( Voyez t. 25 de la Collection des brevets, p. 150. )
- Le 23 octobre 1829, brevet délivré à M. Rieu, à Anduze ( Gard ), pour une machine à deux tranchants, à l’usage de la filature de la soie, destinée à couper les mariages. Ces tranchants coupent sans qu’il en résulte aucun déchet ; de cette manière les deux brins sont parfaitement égaux, et on n’a pas besoin de surveiller leur assemblage. ( Voyez la Collection des brevets, t. 29, p. 348. )
- Le 21 octobre 1824, brevet pris par M. Tastevin, à Alais (Gard), et accompagné de trois brevets de perfectionnement et d’addition, pour un rouet propre à tirer la soie des cocons et à la dévider en même temps. Ce rouet offre pour avantage une économie de main-d’œuvre et divers perfectionnements dans le filage, le dévidage et le moulinage de la soie ; il file les cocons et dévide la soie en même temps et sans plus de dépense que n’en exige la seule opération du filage, et d’une manière plus propre et plus nette. L’une des bassines est remplie d’eau froide, l’autre est chauffée par la vapeur. La fi-leuse peut tirer trois et quatre brins à la fois. L’auteur a ajouté à son rouet un mécanisme pour purger les mariages. ( Voyez t. 29 de la Collection des brevets, p. 145. )
- Le 1er juillet 1824, M. Çhambon, à Alais, prend un brevet pour un nouveau mécanisme et un appareil propres à purger la soie des mariages et applicables aux tours à tirer la soie. Il s’agit d’un purgeoir qui casse les deux fils dès l’instant que le mariage se forme, et d’une roue dite à volant d’une forme particulière, en remplacement de l’ancienne roue. Cette nouvelle espèce de roue oppose peu de résistance à l’air, exige peu de force pour être mise en mouvement, et agit d’une manière régulière. ( Voyez t. 28, p. 244 de la Collection des brevets. ) -
- Le 11 août 1825, M. Denizot,h Saint-Antoine ( Isère ), a pris un brevet pour une machine propre à perfectionner le tirage des soies servant à unir les brins de plusieurs cocons en les arrondissant par le frottement contre une roue garnie de drap. La soie, tirée au moyen de cette machine que l’on peut adapter à toutes sortes de tours, est plus nerveuse et plus souple et exempte de mariages. (Voyez t. 31, p. 268 de la Collection des brevets.)
- Le 19 mai de la même année, brevet délivré à M. Peyron, à Montélimar (Drôme), pour un tour propre à tordre et purger la soie au moment où on la
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- tire des cocons. Ce tour, qui peut être employé avec l’ancien système comme avec le nouveau, contient des purgeoirs composés de deux pièces de cuivre percées et fendues dans lesquelles passent les bouts de soie.
- Le 14 juillet 1826, M. Hipert, à Montpellier, a pris un brevet pour un moulin à tirer la soie des cocons et à la filer. Ce moulin, qui est mù par une force motrice quelconque , ne présente d’autre particularité que de pouvoir être arrêté à volonté par la fileuse et de dispenser de l’emploi d’une seconde ouvrière. ( Description des brevets, t. 33, p. 45. )
- Un Anglais, M. Hallam, a pris, le 15 juillet 1824, un brevet d’importation pour un dévidoir propre à dévider et doubler la soie : il est construit à peu près sur le même principe que celui en usage pour tordre la soie , le coton et autres matières, avec celte différence qu’il peut tirer directement la soie des cocons, la doubler en un nombre de fils quelconque, la tordre et la rouler sur les bobines, le tout dans une seule opération. L’eau des bassines est chauffée par la vapeur. ( Voyez Collection des brevets, t. 39, p. 400.)
- Le 18 mars 1833, M. Pujel, à Arpalliargues (Gard), a pris un brevet pour un appareil propre à filer la soie, lequel est entièrement construit en fer. La vitesse de la roue-dévidoir est diminuée de moitié sans diminuer la quantité de soie que l’ouvrière peut produire dans une journée. Cette réduction de vitesse permet le dépouillement complet de la chrysalide; pour parvenir à ce résultat, on donne à la fileuse quatre fils au lieu de deux à dévider. ( Description des brevets, (. 38, p. 50. )
- M. Ventouillac, à Lavaur (Tarn), a obtenu, le 15 août de la même année, un brevet pour des appareils destinés au filage des cocons, dans lesquels on a perfectionné le tour et appliqué aux petites filatures la vapeur et l’eau bouillante réunies : ils peuvent se placer dans toutes les localités , sont très-simples et procurent une économie de combustible assez notable. Les pièces pour le passage de la soie sont en verre. L’air introduit par le mouvement du dévidoir est refoulé et accélère ainsi la dessiccation des écheveaux. La fileuse travaille plus librement, n’étant pas incommodée par la chaleur ou la fumée. ( Description des brevets, t. 38, p. 80. )
- Le 5 septembre 1838, M. Geffrey a pris un brevet pour un croiseur compteur applicable au dévidage des soies. Cet instrument, qui est d’un emploi simple et facile, est destiné à former et régler d’une manière invariable la croisure des fils de soie dans le dévidage des cocons, et par là assurer au filage une uniformité que l’on n’est pas parvenu à obtenir par la main des fi-leuses. ( Voyez Collection des brevets, t. 43, p. 200. )
- M. Tezier, à Sorgues ( Vaucluse ), a obtenu , le 25 mars 1830 , un brevet pour un.e machine à filer les cocons et à ouvrir les soies en même temps.
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- L’auteur s’est proposé de résoudre le problème suivant : filer les cocons et transformer de suite leurs brins en trame ou organsin en épargnant le plus possible le temps et la main-d’œuvre. Il annonce que sa machine satisfait à ces conditions. Les bassines sont chauffées par la vapeur. Le croisement des brins s’opère au moyen d’un anneau en bois muni de deux barbins en fil de fer. ( Description des brevets, t. Al, p. 23. )
- Un Anglais, M. John Heathcoat, déjà avantageusement connu par l’invention d’un métier à tulle, a pris, le 25 mai 1825, un brevet d’importation pour des procédés propres à tirer la soie des cocons et à la faire passer sur-un asple ou sur une bobine. Ces procédés consistent à tirer des cocons deux bouts et à n’en former qu’un seul, ce qui permet d’obtenir plus d’égalité que par la méthode usuelle. L’auteur emploie une broche qui tire directement le fil des cocons pour le porter ensuite sur une bobine qui remplace l’asple.
- ( Description des brevets, l. 42, p. 21. )
- Le 16 novembre 1833, brevet délivré à M. Nourry, à Courthezon ( Vaucluse), pour un système de dévidage de la soie sans mariage. L’appareil employé pour cet usage est très-simple et procure l’avantage de donner une soie plus nette, bien sèche et sans gomme. ( Description des brevets, t. 51,
- p. 88. )
- Le 10 mai 1841, MM. Achar et Cor, à Draguignan ( Var), ont obtenu un brevet pour un métier de dévidage des cocons, dont ils donnent la description , mais sans en faire connaître les avantages. ( Collection des brevets, t. 52, p. 316. )
- M. Perlet, à Salernes ( Var), a pris, le 24 septembre 1842, un brevet pour un tour à dévider la soie dont on ne trouve également qu’une simple description dans le t. 57, p. 93 de la Collection des brevets.
- Le 19 octobre de la même année , M. Euros, à Bagnols ( Gard ), a pris un brevet pour des bassines destinées à la filature des cocons. Ces bassines, à double fond, divisées en plusieurs cases, procurent l’avantage de concentrer la vapeur entre les deux fonds, et de lui donner, par ce moyen, au moment où elle fait surgir l’eau par les trous qui y sont pratiqués, une intensité beaucoup plus grande que celle qui se produit dans les bassines ordinaires. L’auteur fait observer que , par son système , il y a moins de cocons percés, qu’il obtient plus de soie avec la même quantité et la même qualité de cocons et des frisons plus blancs. (Description des brevets, t. 66, p. 387. )
- Le 5 octobre de la même année, 31. Berard, à Mirmande (Drôme), a pris un brevet pour un purgeoir de filature qui, suivant l’auteur, a l’avantage 1° de faire arriver la soie sans bouchons sur le tour, 2° de dépouiller entièrement le cocon, 3° de procurer une économie considérable dans le mou-
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- ARTS MÉCANIQUES.
- Image et une soie remarquable par sa netteté. ( Description des brevets, t. 66, p. 387. )
- Le 15 novembre 1837, MM. Balay et Vignal, à Saint-Etienne, ont pris un brevet pour une machine à filer les cocons , qui, suivant eux , procure une grande économie de main-d’œuvre et de frais de dévidage et occasionne moins de déchet. ( Description des brevets, t. 66, p. 294. )
- Le 21 janvier 1845 , brevet délivré à M. Maynard, à Valréas ( Vaucluse ) , pour des bassines à filer la soie, dont le fond est percé de trous et qui sont suspendues dans une chaudière remplie d’eau bouillante. ( Voy. la Collection des nouveaux brevets3 t. 3, p. 64. )
- Le 12 février suivant, un brevet a été obtenu par M. Venta, de Rome , pour une méthode de tirer les cocons sans faire usage de l’eau bouillante. L’auteur propose d’employer soit de l’eau naturelle à la température de l’atmosphère, soit des solutions de sous-carbonates de potasse, de soude ou du savon, soit enfin la lessive de cendres.
- Les avantages de son système seraient, suivant l’auteur, une économie de combustible, une plus grande quantité de soie qui sera plus élastique et éprouvera moins de diminution au blanchissage.
- Les solutions alcalines doivent être faibles, et l’immersion des cocons durera de douze à vingt-quatre heures, suivant la saison.
- L’auteur remplace le tour par un fuseau et une bobine sur laquelle s’enroule la soie à mesure qu’elle est tirée des cocons. ( Voyez la Collection des nouveaux brevets, t. 3, p. 86. )
- M. Martin, à Cavailîon ( Vaucluse ), s’est fait breveter, le 30 août 1845, pour un nouveau coupe-mariage circulaire. ( Collection des nouveaux brevets, t. 3, p. 211. )
- Enfin M. Kopp, à Paris, a pris, le 14 août 1846, un brevet pour un moulin propre à tirer la soie.
- Les cocons placés dans la bassine sont baignés dans de l’eau chauffée à 50 degrés et maintenue à la température convenable par un jet de vapeur.
- Ce moulin se fait remarquer par un système de désembrayage qui facilite l’enlèvement des écheveaux; par la disposition du rouet sur lequel s’enroule la soie , que la fileuse fait tourner au moyen d’une pédale jumelle ; par la commande du va-et-vient du guide-fil pour régler la largeur de l’écheveau sur les palettes du rouet ; par la disposition de la filière pour ranger les fils des cocons qui, selon le titre de la soie, forment un ou plusieurs brins; enfin par la tension des fils et leur torsion. ( Voyez la Collection des nouveaux brevets, t. 9, p. 66. )
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- Extrait d’un rapport fait par M. Amédée-Durand, au nom du comité des arts
- mécaniques, sur le système de tirage de la soie des cocons, par M. Locatelli.
- Cet exposé ne pourra reproduire, des idées mécaniques que M. Locatelli a répandues si abondamment dans le système qu’il a créé, que celles qui ne pourraient être saisies à l’inspection des figures dont le comité des arts mécaniques propose la publication. Ainsi c’est dans la description de ces figures que se trouvera l’explication des organes divers qui constituent le nouveau filage de la soie.
- L’œuvre de M. Locatelli a été, dans toutes ses parties, conçue et exécutée sous l’empire de cette double pensée : généraliser le filage de la soie en le mettant à la portée de mains inexercées agissant sous une direction intelligente ; perfectionner cet art en se frayant une voie rationnelle et sans aucune préoccupation de ce qui avait précédé. De là est résultée cette disposition générale de quatre tours groupés, occupés par quatre fileuses uniquement employées à la confection du fil, et surveillées par une maîtresse ouvrière chargée de cuire les cocons et de les purger, et aussi la création d’organes mécaniques se chargeant des opérations les plus délicates, qu’aucune surveillance ne saurait faire réussir, en l’absence d’un long apprentissage.
- C’est en scindant ainsi l’opération du fdage , pour faire une part bien nettement définie et la plus étendue possible aux actions automatiques, que M. Locatelli a réalisé le projet de réduire, dans une énorme proportion, les difficultés qui entravaient la propagation de cette industrie.
- Nous allons parcourir les différentes phases du filage suivant l’ordre où elles se succèdent.
- Immersion des cocons. L’examen des figures montrera avec quelle étude ingénieuse l’auteur a traité ce point des opérations pour lequel, seul, cependant, il réclame l’intelligence et le savoir d’une bonne ouvrière. On verra avec quel soin minutieux les moindres détails en sont soumis à une marche régulière et avec quelle abondance en même temps il a mis à la disposition du fileur les moyens de varier, suivant sa volonté, toutes les circonstances de cette opération. Ainsi l’immersion uniforme des cocons est assurée par leur emprisonnement dans un compartiment formé en dessus et en dessous par un grillage métallique et qui reste plongé dans l’eau à un enfoncement déterminé. Ainsi la température de cette eau est exactement indiquée par un thermomètre qui fait partie de l’appareil. Ainsi cette température peut varier instantanément par une introduction subite d’eau froide qui répond à une idée particulière de fauteur, qu’il appartient aux fileurs d’apprécier. Ainsi encore la durée de l’immersion est mesurée à l’aide d’un sablier.
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- ARTS MECANIQUES.
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- Une circonstance digne d’attention est celle qui résulte de la disposition générale adoptée par l’auteur, et qui consiste à n’avoir qu’un seul foyer pour les cinq bassines qui entrent dans la composition de ce qu’il a appelé une batterie, et qui doivent être à peu près à la même température. Cette circonstance est la circulation indispensable pour ce résultat, et qui s’établit dans un tuyau horizontal de 8 centimètres de diamètre , accusant ainsi l’existence de deux courants en sens contraire, phénomène qu’on ne saurait révoquer en doute après la constatation de l’égalité de température de l’eau dans les cinq bassines.
- A la suite de l’immersion des cocons vient l’opération de la recherche du bon brin de chaque cocon qui doit, avec un certain nombre d’autres, être engagé sur le dévidoir pour former la soie grége.
- Battage. Le but qu’on se propose, dans cette opération, est de saisir le fil du cocon de manière à ce qu’il puisse se dévider jusque vers l’extrémité par laquelle le ver en a terminé le dépôt. Pour se rendre compte des difficultés inhérentes à cette partie du travail, il est indispensable d’examiner l’état du cocon au moment où on le plonge dans la bassine. Il se présente alors encore enveloppé d’un reste cle la bourrette au milieu de laquelle il reposait, supporté par les premiers fils jetés par le ver et soudés par des points nombreux aux appuis qu’offrait le ramage. Quoique l’insecte ait produit cette sorte d’échafaudage d’un même fil qui, en resserrant ses circonvolutions, finit par former le cocon, il ne semble pas possible d’arriver économiquement à saisir ce fil à son origine, pour le développer d’une manière complète. Un pareil travail pourrait présenter un intérêt scientifique, mais on n’a à s’occuper ici que de l’état dans lequel l’industrie du filage reçoit le cocon. Le duvet qui se rencontre encore à sa surface se compose donc, en grande partie, de brins brisés au moment du déramage ou de l’enlèvement du cocon des branchages ordinairement offerts au ver pour le dépôt de la soie.
- C’est du milieu de ce chaos, de ces bouts de brins enlacés, confondus, qu’il faut arriver à saisir celui qui pourra se développer sans obstacle jusqu’à la fin du cocon ; ce brin est évidemment celui sur lequel aucun autre ne s’appuie, celui qui peut se développer sans autre obstacle que le reste d’agglutination que la cuite a eu pour but de détruire. Il faut donc que tout ce qui est débris ait disparu. Aussi a-t-on donné le nom de purge à l’opération qui précède le filage proprement dit.
- Après avoir parlé de l’espèce de gangue qui enveloppe le cocon, il convient d’appeler l’attention sur sa contexture particulière. L’idée du dévidage entraîne celle d’un fil composant une pelote formée sous l’influence d’une certaine tension : il n’en est pas ainsi du cocon; il ne se compose pas d’un fil peloté,
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- mais bien d’un fil déposé d’une manière toute particulière. En effet, le ver à soie, se mouvant suivant une progression lente au milieu de l’enveloppe de bourrette qu’il a formée, verse son fil double, à l’état liquide, par un mouvement de balancement qui donne au dépôt la forme de huit enlacés. Dans l’adhérence du fil sur lui-même, la tension ne figure pour rien, à la différence de ce qui existe dans une pelote de fil ordinaire, où les tours du fil, assez fortement appuyés les uns sur les autres, ne peuvent être enlevés avant d’être déchargés de ceux qui leur sont supérieurs. Dans le cocon, les fils n’adhérant entre eux qu’au moyen d’une substance agglutinative, il s’ensuit que, cette substance une fois détruite, l’extrémité antérieure du bon brin n’a pas plus de disposition à se détacher que tous les autres points du développement de ce même fil à la surface du cocon. Là est le nœud de la difficulté, le véritable problème à résoudre, c’est-à-dire s’emparer du bout du brin en ouvrant le moins de chance possible à la désagrégation de ses autres parties. On comprend que tout ce qui vient à s’isoler du cocon, en dehors de ce bout, se développe double et devient bourre, de telle sorte qu’un mauvais battage pourrait avoir pour résultat de convertir entièrement de bons cocons en bourre, estimés seulement le dixième de la valeur de la soie. On comprend dès lors quelle importance prend tout perfectionnement apporté dans cette opération. Aussi M. Locatelli semble avoir concentré les efforts de son intelligence sur ce sujet.
- Suivant le procédé généralement usité, les cocons, flottant sur l’eau de la bassine, sont frappés légèrement avec un petit balai composé de bruyère fine; par suite, des filaments de cocon s’accrochent accidentellement aux brins du balai, et la fileuse les en détache avec les doigts; ensuite elle les attire jusqu’à ce que la masse confuse ainsi prélevée de chaque cocon finisse par se réduire à un seul fil ; c’est sur celui-là que s’opère le dévidage. A cet effet, la fileuse sépare ce fil de la bourre recueillie en le cassant, puis elle l’accroche à un appui destiné à le tenir en réserve pour son emploi ultérieur. Si l’on examine ce qui s’est passé pendant cette manœuvre, on voit que le balai, alors même qu’il est employé par une main habile , ne parvient à mettre la fileuse en possession du fil cherché qu’après avoir frappé au hasard un grand nombre de coups, qui tous ont porté sur la partie supérieure des cocons, celle qui reste émergée. Si le cocon se trouvait à ce moment enveloppé d’une couche uniforme de bourre, non utilisable comme fil, ce procédé pourrait n’avoir que peu d’inconvénients ; mais les choses sont loin de se présenter dans cet état. Le cocon, enlevé, comme il a été dit plus haut, de ses points d’appui, conserve des portions de bourre irrégulièrement réparties à sa surface; quelques places en sont entièrement dépouillées, et, si l’ac-
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- tion de quelque brin de balai vient à se porter énergiquement sur cette place pour en ramener une partie du fil à dévider, ce fil / prématurément décollé, se développera double jusqu’au moment où, se trouvant arrêté par des masses de bourre, il se rompra à ses deux extrémités. Le cocon, devenu libre, devra être soumis à un nouveau battage dans lequel des chances malheureuses peuvent se rencontrer en tout aussi grand nombre.
- M. Locatelli, s’éloignant entièrement de ce procédé et prenant en considération la légère différence de pesanteur spécifique qui existe entre l’eau et la soie, a imaginé que c’était à la partie inférieure des cocons que devaient se rencontrer les bouts isolés des fils à saisir. Au lieu de battre en dessus les cocons avec un balai ou instrument rugueux, il les agite seulement avec une baguette de verre en promenant au-dessous d’eux l’instrument à double aigrette qui se voit fig. 29 et 30, pl. 1272, et à laquelle il a conservé le nom de balai. Il arrive à saisir les parties de fil qui se détachent spontanément et s’offrent ainsi à la purge qui continue à être effectuée dans les conditions ordinaires. Telle rapidité qu’on veuille mettre dans l’énumération des travaux de M. Locatelli, on ne peut se dispenser d’appeler un instant l’attention sur ce petit instrument qui, sous le nom de balai, est le résumé de combinaisons très-délicates et très-ingénieuses. Les figures montreront bien les principaux éléments qui le composent, mais elles ne sauraient rendre compte des moyens qui les ont produits et de ce besoin de perfectionner son œuvre qui a si fortement dominé l’auteur.
- Le corps de chaque aigrette est formé par un bout de rotin ; une hélice y est tracée par la machine à fileter. Sur ce filet, qui a une forme appropriée, vient s’enrouler un ruban dont la chaîne en fil porte une trame en racine rie riz; cette trame, d’un côté, excède et forme une espèce de frange : par l’enroulement combiné avec la forme du filet, l’extrémité de celte frange se trouve constituer une aigrette dont les pointes équidistantes sont arrondies, comme résultant de la section oblique d’un cylindre, et se trouvent ainsi hors d’état de déchirer les cocons. La manière simple, solide et ingénieuse de fixer ce ruban mérite d’être remarquée ; mais ce qu’on ne peut se dispenser de signaler, c’est la confection même du ruban exécutée sur un petit métier à tisser : la chaîne y est disposée par série de fils impairs laissant entre eux un intervalle un peu plus considérable que la longueur à donner à la frange qui, plus tard, fournira les pointes de l’aigrette. Il vient d’être dit que ces pointes étaient arrondies au moyen d’une section oblique des racines de riz ; pour rendre celte section complètement uniforme , un chariot armé de lames, ayant l’obliquité voulue , passe sur le tissu préalablement tendu, et le découpe eu rubans. Tel est l’un des détails des études auxquelles
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- s’est livré M. Locatelli, et qui peut donner la mesure de la sagacité de son esprit aussi bien que de la fermeté de sa volonté.
- Les brins étant réunis sont mis en dépôt comme dans le procédé ordinaire, et ensuite engagés sur le dévidoir en nombre voulu pour former le fil. L’inspection de la fig. 10, pl. 1272, rend compte du trajet du fil qu’on voit s’élever de la bassine, passer sur une petite poulie et redescendre, en s’enroulant sur lui-même, pour arriver au dévidoir, faisant, toutefois, un coude au niveau de la bassine d’oii il est parti.
- L’enroulement qui vient d’être mentionné forme la croisure qui serait décrite immédiatement, si l’ordre des opérations ne réclamait quelques mots d’explication sur la filière qui opère la juxtaposition des brins et, en exprimant l’eau qu’ils ont entraînée , commence le cassage de ces brins.
- Filière. Cet organe, qui jusqu’à présent peut être considéré comme indispensable à la confection du fil de soie , est constitué , dans le procédé Locatelli, par une pièce de cuivre horizontale, portant une fente dans laquelle s’engage le faisceau des brins de cocons et aussi d’un petit cylindre en verre qui clôt cette fente en arrière. Toutefois ce cylindre n’oppose aucune difficulté à l'introduction du fil naissant, parce qu’il est dans un plan supérieur à celui de la pièce en cuivre. Cette disposition se trouve amplement développée dans les fig. 19, 20, 21, 22, 23, 24 et 25 ; il en sera plus amplement parlé à l’article du jet du brin. Toutefois on doit faire remarquer que le chemin suivi par le fil originaire, sortant des doigts de la fileuse, est très-différent de celui qui conduit chaque brin ajouté en remplacement d’un cocon épuisé. Le faisceau de brins s’engage dans la filière par la partie antérieure de la pièce, tandis que les brins nouveaux arrivent par la partie qui regarde l’entonnoir, ainsi que cela sera dit plus loin.
- Croisure. La méthode de croisure imaginée par M. Locatelli est nouvelle ; c’est sans fondement qu’on l’a rapprochée de celle dite à la tavelle, ou la soie, après avoir entouré plusieurs fois une sorte de bobine légère et libre sur son axe , s’en sépare pour passer sur le dévidoir, en se croisant avec elle-même exactement comme cela a lieu dans la première moitié d’un nœud droit. Dans la méthode Locatelli, non-seulement le fil se croise, mais il se commet avec lui-même , et par suite éprouve un effet entièrement différent de celui de la croisure ordinaire. Dans celle-ci, les deux fils que produit chaque bassine se commettent bien ensemble, se réunissent et se quittent après un certain nombre d’enroulements réciproques. L’un des effets attribués à ce procédé est de lisser et arrondir les fils par le frottement qu’ils exercent l’un sur l’autre; mais, si l’on examine de près la marche qu’ils suivent réciproquement, on remarque qu’ils se touchent toujours par les mêmes surfaces. En effet, qu’on
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- prenne deux faisceaux de fils au nombre de six pour chacun; que cinq soient blancs et le sixième coloré, qu’on les réunisse parallèlement comme les fils de cocons sortant de la bassine ; qu’ensuite on commette entre eux ces deux faisceaux, et qu’après un certain nombre d’enroulements on les sépare comme cela se pratique dans la filature de la soie, on verra le même rapport de position exister sensiblement entre les fils depuis le moment où les enroulements commencent jusqu’à celui où ils finissent. D’où résulte évidemment que ce procédé peut lisser les fils sur une de leurs faces, mais non les arrondir. Dans la méthode Locatelli, le fil, se repliant sur lui-mêrne, ne semble présenter qu’un aspect identique à celui des deux fils dans le procédé ordinaire ; mais, en analysant les faits qui se passent inévitablement dans la marche de ces deux fils glissant l’un contre l’autre, on voit que celui qui s’envide sur le dévidoir, ayant à vaincre la résistance, toute légère qu’elle est, du frottement de l’axe de la bobine, et bien plus encore la somme des frottements accumulés entre les deux fils, devra tendre à se redresser et à se faire entourer par celui qu’il attire. De là résulte que le fil qui s’envide est pressé sur tous les points de sa circonférence par des filières successives représentées chacune par une révolution d’hélice ; de là résulte encore que cette pression est indépendante du diamètre du fil, ce genre de filières jouissant de la propriété fort remarquable de se resserrer ou de se dilater proportionnellement à la tension du fil qui s’envide et à son diamètre. ( Voy. la fig. 12 bis, pl. 1272. )
- Jet du brin de cocon. L’opération qui, dans le filage de la soie , exige le plus de dextérité de la part de l’ouvrière est, comme on sait, l’addition d’un nouveau brin de cocon pour concourir à la formation du fil, en remplacement du cocon qui est épuisé. Celte action des doigts, si délicate, si rapide que la vue n’en permet pas l’analyse , avait jusqu’à présent constitué le plus grand obstacle à la propagation du filage de la soie dans des contrées nouvelles. Les entreprises tentées dans ce but avaient presque toutes échoué entre ces deux écueils : l’immense difficulté de former des ouvrières nouvelles , et la dépendance absolue où l’on se mettait des ouvrières formées qu’on avait transplantées. En serait-il de même aujourd’hui? On ne le saurait soutenir, en présence de la conception si ingénieuse au moyen de laquelle M.Locatelli rend, sans apprentissage, les doigts les moins exercés presque aussi capables que ceux qui sont formés par une longue pratique. Cela se conce-* vra quand on saura que, au lieu de saisir l’extrémité du brin et de la présenter de manière à ce qu’elle soit entraînée par le fil qui se forme, on n’a qu’à prendre un cocon dans sa main et à le jeter dans une sorte d’entonnoir, fig. 19, en retenant entre ses doigts le bout du brin. Voici ce qu’on peut voir
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- dans cette rapide opération, et peut-être aussi ce qu’on peut conjecturer. Le cocon, passant à travers l’entonnoir, tombe dans la bassine. Le brin, retenu dans les doigts de l’ouvrière, est porté par elle vers sa droite, et dans ce mouvement de translation il se trouve tranché par un petit couteau en acier m, fig. 25. Rien n’est plus simple que de se rendre compte de ces premiers faits ; mais le dernier, qui consiste dans l’adjonction du nouveau brin au fil, échappe entièrement à la vue. Voici ce qu’on peut supposer : le petit couteau se trouvant placé extrêmement près de la filière qui réunit les différents brins en fil , l’extrémité tranchée et libre du nouveau brin doit être entraînée par le courant d’air produit par l’écoulement rapide de ce fil. Si c’est cet effet qui a lieu, on voit que tout est disposé pour qu’il soit obtenu avec certitude. Voyons s’il en peut être de même lorsque celte opération si délicate est remise à la dextérité de l’ouvrière. Ce brin de fil, tranché avec netteté par le couteau , dans le moment où il éprouve une certaine tension, se trouve, dans le second cas, placé entre les doigts de la fileuse d’une manière quelque peu accidentelle, et si, comme on est autorisé à le présumer, les choses se passent comme elles viennent d’être exposées, on doit comprendre quelle étonnante habileté les fileuses doivent acquérir, pour être en état de les accomplir, même d’une manière approchée. En effet, pour peu que le bout du brin se trouve replié sur lui-même dans le moment où il s’engage, le fil est altéré dans son uniformité , et les façons subséquentes y trouvent une source de difficultés; que ce bout se brise, ne soit pas présenté au point convenable pour produire son entrainement, et le cocon doit être retiré de la bassine pour subir un nouveau battage.
- Quand on pense que cette opération exige tant de précision, tant de tact, tant de rapidité, on n’est plus étonné que plusieurs années soient nécessaires pour former de bonnes fileuses ; et alors le procédé Locatelli, au moyen duquel le premier venu pourrait l’accomplir, se montre dans toute son habileté et sa puissance. Toutefois la fileuse n’est pas entièrement remplacée par ces ingénieuses combinaisons ; il lui reste , et on peut croire que c’est pour longtemps, le soin de régulariser son fil par une substitution opportune d’un cocon nouveau à celui qui s’épuise, et la surveillance de tous les détails de l’opération, sous le contrôle immédiat d’une maîtresse ouvrière, ainsi qu’il a été dit plus haut.
- Va-et-vient. C’est de la disposition de ce mécanisme que dépend la dernière condition d’un bon filage de la soie, de celle qui lui assure la meilleure conservation au milieu des transports du commerce, et qui la fait parvenir jusqu’aux ouvraisons finales avec le plus de facilité et le moins de déchet.
- Le va-et-vient de M. Locatelli produit ce résultat remarquable» que Lèche*
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- veau qui sort de son dévidoir, formé de fils superposés et sans collure, possède une fixité d’organisation qui lui donne l’apparence d’un véritable tissu, comme serait un filet à mailles très-larges. Aussi les produits du filage Loca-telli présentent, à première vue, une régularité qui peut être considérée comme un de leurs caractères distinctifs, et comme un résultat sans précédent. Si les écheveaux fdés suivant le système Locatelli se sont trouvés sans collure, cela est dû à deux causes qui doivent être signalées. D’une part, la combinaison de son va-et-vient a pour effet certain de ne faire venir reposer un fil sur lui-même qu’après un nombre de révolutions strictement déterminé, et qui a pu être étendu autant que la nécessité l’a exigé; de l’autre, de ce que son dévidoir, en offrant à la soie un nombre de points d’appui beaucoup plus considérable que dans aucun autre , ne la fait fléchir que sous des angles plus ouverts, et ne produisant ainsi, pour une même tension, qu’une pression notablement plus faible.
- Tel est l’ensemble des moyens nouveaux que M. Locatelli a mis à la disposition de la filature de la soie , en traitant cette belle industrie d’après des points de vue qui lui sont propres et qu’il a développés avec une finesse d’observation et une profondeur d’étude qui doivent faire considérer son œuvre comme un rare et bel exemple.
- Description du tour à tirer la soie des cocons, inventé par M. Locatelli.
- Le système de M. Locatelli a été l’objet d’un brevet d’invention de quinze ans, pris le 12 octobre 1842, et dont la durée n’est point encore expirée.
- La force motrice employée dans le tour de M. Locatelli n’est pas, comme dans les anciennes filatures, celle d’une fileuse auxiliaire dite tourneuse, ni, comme dans les grandes filatures, celle d’un moteur mécanique; elle vient tout simplement de la fileuse elle-même, qui agit sur une pédale n’offrant qu’une résistance comparable à celle des rouets communs. Dans ce système, chaque tour ne produit qu’un écheveau.
- M. Locatelli a pensé que, pour opérer un battage parfait avec le moins de déchet possible, il fallait 1° plonger les cocons, un temps déterminé et assez court, dans de l’eau dont toute la masse soit en ébullition ; 2° abaisser ensuite brusquement, jusqu’à 65°, la température du liquide par l’arrivée d’un jet d’eau froide ; 3° battre les cocons à cette température avec beaucoup de ménagement.
- M. Locatelli exécute le battage dans des récipients à part, dont l’eau est chauffée directement par un fourneau placé au-dessous et représenté fig. 15, pl. 1272 ; il y plonge les cocons en les plaçant sous un couvercle en
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- toile métallique. Au bout d’une minute, on fait arriver l’eau froide pour abaisser la température, et on prolonge l’immersion d’une minute encore. On enlève ensuite le couvercle et on commence le battage, qui s’exécute en prenant par le manche un des petits balais dans chaque main, les passant sous les cocons et les agitant légèrement avec une baguette de verre.
- Lorsque les cocons sont suffisamment battus et purgés, on les dépose sur un plateau placé sur une tablette à portée de la flîeuse ; on réunit tous les maîtres brins et on les noue autour d’un bouton fixé sur le bord du plateau.
- Légende explicative des planches 1271 et 1272.
- La fig. 1 de la pi. 1271 représente quatre tours placés sur la même ligne, à côté les uns des autres, et dont les bassines sont alimentées par l’eau chaude provenant d’une seule chaudière ; c’est à ce groupe que l’auteur donne le nom de batterie.
- Fig. 2. Vue de profil des tringles en cuivre transmettant le mouvement de l’excentrique au guide-fil.
- Fig. 3. Les mêmes vues en plan.
- Fig. 4. Segment du dévidoir.
- Fig. 5. Rayon du même dévidoir vu de face et en coupe.
- Fig. 6. Mécanisme pour régler le périmètre du dévidoir.
- Fig. 7. Vue de face d’un engrenage ayant pour objet d’imprimer le mouvement à l’excentrique du va-et-vient.
- Fig. 8. Le même vu en plan.
- Fig. 9. Le même vu de profil.
- La fig. 9 bis montre la disposition des fils de l’écheveau sur le dévidoir produite par le mouvement du va-et-vient.
- La planche 1272 représente le tour vu en élévation et en plan monté de toutes ses pièces, et dessiné sur une plus grande échelle que celui figuré dans la planche précédente.
- Fig. 10. Le tour vu en élévation latérale.
- Fig. 11. Le même vu en plan.
- Fig. 12. Élévation, vue de face, du même.
- Fig. 12 bis. Disposition, sur une échelle amplifiée, de la croisure du fil se commettant avec lui-même.
- Fig. 13. Section de la bassine et de la table creuse dans laquelle elle est engagée.
- Fig. 14. Récipient dans lequel on place les cocons, vu séparément et en coupe.
- Fig. 15. Rassine surmontée de son récipient, chauffée par un foyer séparé
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- et dans laquelle s’opère le battage des cocons, qui, ensuite, sont distribués aux quatre fileuses.
- Fig. 16 et 17. Griffe à poignée pour tenir le récipient au-dessus de la bassine.
- Fig. 18. Crochet à poignée pour soulever le couvercle du récipient à cocons.
- Fig. 19. Vue de face de la filière.
- Fig. 20. La même vue de profil.
- Fig. 21. La même vue en dessous.
- Fig. 22. La même vue en dessus.
- Fig. 23 et 24. Support de la filière, vu de profil et en plan, dessiné sur une plus grande échelle que les figures précédentes.
- Fig. 25. Pièce détachée de la filière ou l’on voit plus distinctement le cylindre en verre et le couteau qui tranche le brin du cocon.
- Fig. 26. Le même couteau détaché, vu de face et de profil.
- Fig. 27 et 28. Bobine de la croisure vue de profil et en coupe verticale.
- Fig. 29 et 30. Petit balai double pour opérer le battage.
- Fig. 31. Éléments constitutifs du balai : 1° le corps en rotin, 2° l’aigrette formée par l’enroulement du ruban à trame de racine de riz.
- Fig. 32. Outil pour nettoyer le balai.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures des deux planches.
- A, chaudière alimentant quatre bassines et dans laquelle se fait le battage des cocons ; c’est sous cette chaudière qu’on place le foyer général.
- B, tuyau alimentant d’eau froide la chaudière.
- C, tuyau établissant la circulation d’eau chaude pour le service des quatre bassines et donnant intérieurement passage aux produits de la combustion.
- D, tuyau de communication entre les bassines et dans lequel a lieu la circulation.
- E, bassines qui reçoivent les cocons pour le filage.
- F, ensemble des pièces organisées pour le jet du brin et constituant en même temps la filière.
- G, dévidoir ou asple.
- H, support de la bobine en porcelaine au moyen de laquelle s’effectue la croisure.
- I, bobine en porcelaine enveloppée par le fil pour former la croisure et qui reçoit un mouvement de rotation d’une vitesse proportionnelle a celle du dévidoir.
- •T, table creuse dans laquelle est engagée la bassine qui contient les cocons pendant le filage» .
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- K, compartiment formé en dessus et en dessous par des grillages, et dans lequel sont contenus les cocons pendant leur immersion.
- L, pédale, seul moyen d’action sur le tour dans le système Locatelli.
- M, caisse enveloppant le dévidoir et préservant la soie de la poussière du sol.
- N, pieds supportant la table à laquelle tiennent tous les agents de la confection du fil.
- O, excentrique monté sur l’arbre de la roue k, et constiluant le va-et-vient du guide-fil qui détermine les entre-croisements sur le dévidoir.
- P, rayon du dévidoir. Cette pièce , quoiqu’en fonte , est d’une grande légèreté. L’assemblage s’en fait au moyen de rivets avec le cercle mince en fer formant la circonférence du dévidoir.
- Q, tuyau conduisant les produits de la combustion à travers l'enveloppe C par laquelle se fait la circulation de l’eau chaude.
- R, foyer.
- S, grille du foyer.
- T, cendrier.
- U, robinet d’évacuation de l’eau.
- Y, entrée du combustible.
- X, sablier mesurant la durée de l’immersion des cocons.
- Y, Lame préservant le dévidoir du jaillissement de l’eau de la bassine E.
- Z, crochet au moyen duquel est soulevée la partie formant couvercle du compartiment K.
- ci, petit cylindre de verre limitant la croisure du fil.
- b, guide-fil composé de deux tiges en cuivre ployées eu équerre et se réunissant aux extrémités de leurs petits bras qui laissent entre eux un petit intervalle dans lequel est engagé et glisse le fil avant de s’enrouler sur le dévidoir.
- c, manivelle transmettant au dévidoir le mouvement de la pédale.
- d, tringle réunissant la pédale à la manivelle.
- e, brosse en chiendent servant d’essuie-main pour enlever le frison qui pourrait s’attacher aux doigts de la fileuse.
- f, conduit ou entonnoir largement ouvert par lequel la fileuse jette le cocon qui va tomber dans l’eau de la bassine et dont elle retient le brin qu’elle engage dans la filière g, ou il se trouve coupé par le couteau m.
- g, place occupée par le couteau qui. tranche le fil du cocon et au-dessus duquel la fileuse vient le placer en le glissant dans l’ouverture h qui se voit particulièrement dans la fig. 25.
- fi trajet du brin retenu dans les doigts de la üleuse après qu’elle a lancé
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- le cocon dans l’entonnoir f et qu’elle conduit, en contournant la pièce j, jusque sur le couteau m particulièrement visible dans la fig. 25.
- i\ trajet du faisceau des brins formant le commencement du fil et venant s’engager dans la filière en passant sous le petit cylindre de verre l. On voit que ce trajet ne doit être parcouru qu’une fois au commencement de chaque écheveau, tandis que le trajet i l’est à chaque renouvellement du cocon et devait être, en conséquence, accompagné de facilités particulières, comme celles que procure l’entonnoir f.
- j, pièce de cuivre formant support pour tous les organes composant la filière d’une part, et de l’autre ceux qui assurent le jet du brin.
- k k', roues d’engrenage transmettant le mouvement qu’elles reçoivent de l’axe du dévidoir à l’excentrique O du va-et-vient.
- /, petit cylindre en verre contre lequel glisse le fil et qui forme la partie la plus importante de la filière.
- m, couteau qui tranche le brin du cocon nouveau qu’on substitue au cocon épuisé.
- n, enveloppe préservant la filière du jaillissement de l’eau.
- o, tringle transmettant le mouvement de l’excentrique au guide-fil.
- p, levier coudé faisant mouvoir le guide-fil b, fig. 3.
- q, bras du levier précédent s’articulant par une fourchette avec le guide-fil.
- r, axe du dévidoir donnant le mouvement aux engrenages k k' qui règlent la croisure de l’écheveau.
- s s, entretoises recevant l’écheveau de soie et réparties au nombre de quinze sur la circonférence du dévidoir.
- t, vis buttante servant à rétablir le périmètre du dévidoir après que l’un de ses segments s’est replié vers le centre pour permettre la sortie de l’écheveau, comme on le voit en 1, 2, fig. 4.
- u, articulation du segment mobile du dévidoir.
- v, support temporaire du dévidoir pendant qu’on démonte l'écheveau.
- x x, aigrettes en chiendent ou racines de riz composant l’élément opérant du balai : elles sont formées par un ruban contourné en hélice sur un petit cylindre en bambou façonné lui-même en pas de vis de manière à produire la divergence des pointes qui doivent s’emparer des maîtres brins des cocons.
- y y, monture en cuivre dans laquelle sont implantées les aigrettes x x.
- z, poignée disposée pour recevoir les doigts de la fileuse, en même temps qu’elle offre un moyen de l’accrocher. ( D. )
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- ARTS ÉCONOMIQUES. — cafetière. 565
- Description d’une cafetière à circulation; par MM. Bouillon et Siry.
- Nous avons publié, page 491 du Bulletin de septembre, un rapport de M. CAerget sur une nouvelle cafetière à circulation de MM. Bouillon et Siry; nous en donnons aujourd’hui le dessin et la description.
- La fig. 5 de la pl. 1273 représente la cafetière du modèle n° 1, en section verticale ; la fig. 6 est le filtre détaché auquel adhère le tuyau d’ascension ; la fig. 7 est le couvercle vu séparément, et la fig. 8 le filtre vu en plan.
- La fig. 9 est une coupe verticale de la cafetière du modèle n° 2, et la fig. 10 le filtre détaché.
- a, corps de la cafetière, b, récipient dans lequel on met le café en poudre. c, filtre fixé au fond de ce récipient, d, chaudière qu’on remplit d’eau et qu’on pose sur un feu de charbon ou sur une lampe à alcool, e, tuyau d’ascension de l’eau bouillante, f, bouchon adapté à la base de ce tuyau, et qui ferme la chaudière, g, champignon formant le sommet du tuyau d’ascension qui est percé de petits trous par où l’eau se répand en pluie sur le café. h, couvercle, i, trous percés dans le couvercle pour laisser échapper la vapeur, k, saillies adaptées au bord du couvercle pour le tenir éloigné du récipient b. 1, tube de retour établissant la communication entre la chaudière et le récipient b. m, petit tuyau adapté au récipient a et communiquant avec l’air extérieur pour laisser échapper la vapeur.
- n, fig. 9, cône creux formant la base du tuyau d’ascension de la cafetière du modèle n° 2. Ce cône, qui se place au fond du corps o de la cafetière, laisse un espace suffisant pour que l’eau puisse passer au-dessous du cône, et qu’étant portée à l’ébullition elle s’élève dans le tube d’ascension pour se répandre sur le café, p, petit canal pratiqué au-dessous du bec de la cafetière, et remplaçant le tuyau de retour l de la cafetière du modèle n° 1.
- Description de la chocolatière de M. Bouillon.
- Cette chocolatière, qui a fait aussi l’objet d’un rapport de M. Clerget, pu-b’ié page 495 du Bulletin de septembre, est représentée en coupe verticale fig. 11, pî. 1273. La fig. 12 montre le filtre détaché.
- Elle se compose d’un vase conique en fer-blanc a, dans lequel on verse la quantité d’eau suffisante, et d’un crible b de la même forme percé de trous ; ce crible est soudé sur un cône c, du sommet duquel s’élève un tuyau de sûreté d évasé par le haut. L’eau contenue dans le vase a pénètre sous le cône c par le trou e, d’où elle passe, par les petits trous i, dans le crible pour opérer la dissolution du chocolat qui y est placé. ( D. )
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- ARTS ÉCONOXIIOUPS,
- TM
- LEGUMES.
- Rapport fait par M. Herpin , au nom du comité des arts économiques , sur une machine à nettoyer les légumes de M. Jourdan, rue de Bondy, 82.
- Le petit appareil que présente M. Jourdan pour nettoyer certaines plantes destinées à l'alimentation, telles que la chicorée, les épinards, la salade, etc., peut être utile dans les ménages où l’on exige une grande propreté dans la préparation des aliments. Il est nécessaire surtout aux marchands qui préparent en grand ces substances et les font cuire pour les vendre au détail.
- Cet appareil est simple, commode, et remplit convenablement son objet.
- Les plantes sont déposées dans un panier métallique à claire-voie que l’on plonge dans un vase d’une plus grande capacité rempli d’eau ; une sorte d’agitateur les retourne sans qu’on ait besoin d’y mettre les mains ; les insectes, les débris de paille et les autres impuretés plus légères que l’eau surnagent ; on les enlève par décantation ou avec une passoire ; les pierres , la terre se déposent au fond du cuvier. En retirant le panier de l’eau , les plantes s’égouttent et se sèchent.
- Construit sur de plus grandes dimensions , l’appareil de M. Jourdan pourrait servir avantageusement dans les exploitations agricoles pour nettoyer les racines légumineuses, et surtout les foins recouverts d’un enduit de terre par suite des inondations.
- Le comité propose de remercier de sa communication M. Jourdan, dont la position est digne de tout l’intérêt de la Société.
- Signé Herpin , rapporteur.
- Approuvé en séance, le 29 juin 1853.
- ROBINETS.
- Rapport fait par M. Herpin , au nom du comité des arts économiques, sur des robinets-siphons de M. Grandhomme, rue de Bretagne, 20.
- M. Jules Grandhomme fabrique, sur une grande échelle, les robinets-siphons et autres destinés aux eaux gazeuses et aux vins mousseux.
- M. Grandhomme a substitué, d’une manière avantageuse, le robinet à pression, c’est-à-dire avec un piston garni en caoutchouc, au robinet tournant ordinaire qui n’est pas assez étanche, lorsqu’il a un peu de service, pour retenir et conserver le gaz.
- Les siphons de M. Grandhomme ont des formes très-variées; ils sont géné-
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- LIT POUR LES MALADES.
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- râlement bien construits et à des prix très-modérés. Les débitants d’eau de Seltz en bouteilles ordinaires, avec un bouchon de liège , se trouvent très-bien de l’emploi des robinets-siphons de M. Grandhomme.
- Le comité a l’honneur de vous proposer, Messieurs, de remercier M. Grand-homme de sa communication.
- Signé Herpin , rapporteur.
- Approuvé en séance, le 29 juin 1853.
- LIT POUR LES MALADES.
- Rapport fait par M. Herpin, au nom du comité des arts économiques, sur un lit pour les malades présenté par M. Pouillien, rue Montmartre, 68.
- M. Pouillien, fabricant d’appareils de chirurgie, a présenté un lit pour les malades au moyen duquel on peut facilement les enlever de dessus le matelas afin de panser les plaies du dos et pratiquer certaines opérations.
- Cet appareil consiste en un grand cadre ou châssis en bois, vertical, dans lequel le lit se trouve placé transversalement.
- Le malade repose sur une sorte de fond sanglé , ou châssis brisé, qui est placé sur le matelas, et dont les angles sont munis de cordes qui servent à enlever le malade et le châssis au moyen de moufles et d’engrenages adaptés au grand cadre vertical en bois.
- Cet appareil, lorsqu’il aura reçu les améliorations et les simplifications qui en rendront l’emploi plus commode et plus sûr, pourra rendre de véritables services aux malades pour lesquels il est destiné.
- Le comité propose qu’il soit adressé une lettre de remercîment à M. Pouillien.
- Signé Herpin, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 29 juin 1853.
- s-o-r
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- ÉCOLES INDUSTRIEL!,ES.
- Rapport fait par M. Benoît, au nom du jury d’examen, sur les candidats proposés pour les écoles d’arts et métiers.
- Messieurs, M. le ministre de l’agriculture, du commerce et des travaux publics vous ayant informés, par sa dépêche du août dernier, qu’il y aura, cette année, trois vacances parmi les places destinées aux candidats de la Société d’encouragement, dans les écoles d’arts et métiers de Châlons et d’Angers, savoir : une bourse entière et une place à 3/i de bourse à la première école, et une autre place aussi à 3/4 de bourse à l’école d’Angers, votre commission d’examen des candidats, composée de MM. Amédée-Durand, Benoît, Colla, Jacquelain, Félix Leblanc, Silbermann, s’est réunie le 25 août et jours suivants, pour s’assurer du degré d’instruction, dans les diverses connaissances exigées par les instructions ministérielles, des jeunes gens qui s’étaient fait inscrire à votre secrétariat.
- Un classement provisoire a d’abord été opéré, en tenant compte de toutes les appréciations, moins celles qui devaient résulter des examens oraux sur l’arithmétique et sur la géométrie , par suite duquel douze candidats sur les vingt-deux qui avaient répondu à l’appel ont été admis à ces examens.
- Les épreuves terminées, toutes les appréciations ont été consignées dans les onze colonnes d’un tableau , duquel il résulte que les six premiers candidats, classés par ordre de mérite, sont Lelièvre, Cugnet, Neuburger et Crétin ex æquo, Aubry et Montandon.
- En conséquence, votre commission, considérant que le jeune Neuburger possède , en plus des matières exigées , quelques connaissances en physique et en chimie, m’a chargé de vous proposer 1° de présenter les candidats Lelièvre, Cugnet et Neuburger, pour occuper les trois places disponibles dont il a été question, et, en cas de non-acceptation de leur part, d’y suppléer par les trois candidats Crétin, Aubry et Montayidon, dans l’ordre oh ils sont inscrils ;
- T De déclarer, d’ailleurs, ces trois candidats admissibles aux frais de leurs parents.
- Votre commission a pensé, Messieurs, que vous apprendriez avec plaisir que plusieurs des boursiers de la Société sont venus assister aux examens de leurs futurs camarades, porteurs de galons, qui, témoignant, à la fois, de leur bonne conduite et de leur capacité , justifient les choix qu’elle vous a proposés les années précédentes ; elle espère que les candidats signalés dans le présent rapport se montreront, à leur tour, dignes de votre bienveillance.
- Signé Benoît, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 7 septembre \ 853.
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- Pose de la première pierre de la statue en bronze à ériger à Napoléon I"
- par la ville de Lille.
- La Société d’encouragement, dans sa séance générale du 9 mars 1853 , a voté une somme de 1,000 francs pour sa souscription au monument que la ville de Lille élève en l’honneur de Napoléon Ier, protecteur de l’industrie française.
- La chambre de commerce de Lille ayant sollicité du gouvernement l’autorisation de convertir en une statue des bronzes déposés à l’hôtel des Monnaies de cette ville et provenant de canons pris à la bataille d’Austerlitz, cette autorisation lui fut accordée. Elle ouvrit aussitôt une souscription destinée à pourvoir à la dépense du monument.
- Le 9 octobre dernier, a eu lieu la pose de la première pierre de la statue qui sera érigée au milieu de la Bourse de Lille. Cette solennité avait attiré les représentants de presque toutes les grandes industries du département du Nord. S. M. l’Empereur, n’ayant pu y assister, avait délégué M. Dumas, sénateur, président de la Société d’encouragement, pour le remplacer.
- Les principaux fonctionnaires du département, les membres du conseil municipal, les autorités municipales des villes voisines, les membres des Sociétés savantes ont occupé des sièges disposés dans le milieu de l’enceinte que remplissaient plus de 3,000 personnes.
- M. Dumas, ayant ouvert la séance, a donné la parole à M. Kuhlmann, président de la chambre de commerce de Lille.
- «Il y a quinze jours, a dit M. Kuhlmann, Sa Majesté impériale venait, dans cette enceinte, visiter l’emplacement choisi par la chambre de commerce de Lille pour la statue que ce corps a résolu d’ériger à Napoléon Ier, et exprimait à ses membres ses regrets de ne pouvoir, pendant son trop court séjour, présider elle-même à la pose de la première pierre de ce monument.
- « En présence des dispositions qui avaient été prises pour cette cérémonie, Sa Majesté ne voulut pas quitter la Bourse sans désigner un délégué chargé de la représenter.
- « Elle fît ce choix avec cette habile spontanéité qui la caractérise à un si haut degré.
- « Son délégué , Messieurs, représente le gouvernement par son long passage au ministère de l’agriculture et du commerce ; il se rattache au département du Nord , dont il a représenté à l’Assemblée nationale un des arrondissements les plus industrieux. Il est une des sommités du Sénat, et ses nombreux et importants travaux scientifiques en ont fait une des gloires de l’Institut. L’université le voit à la tête de son conseil supérieur, et la Société
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- d’encouragement pour l’industrie nationale s’honore de l’avoir pour président.
- « Je n’ai pas besoin de rappeler ici les circonstances qui ont amené la chambre de commerce de Lille à concevoir le projet du monument à l’occasion duquel cette solennité a lieu ; qu’il me soit permis seulement d’exprimer la gratitude de la chambre pour le gouvernement de Sa Majesté, qui a bien voulu l’autoriser à convertir en une statue de Napoléon Ier des bronzes provenant de canons pris sur l’ennemi à Austerlitz.
- « La chambre a été heureuse de faire servir les nobles trophées de nos armes à fonder un monument élevé par la reconnaissance publique au monarque qui a jeté les bases de l’industrie moderne en France, et de trouver dans la réalisation de son projet une occasion de témoigner de son dévouement pour celui dont l’avénement au trône a commencé pour la France une ère nouvelle de prospérité et de grandeur.
- «Four donner à sa manifestation un caractère digne du héros qu’elle a en vue de glorifier, la chambre de commerce a fait un appel à toutes les sympathies , à tous les dévouements , et aussitôt son œuvre s’est transformée en une manifestation nationale. Une large souscription a assuré l’exécution du monument projeté , avec cet élan, cette spontanéité que l’on rencontre en France lorsqu’il s’agit d’acquitter une dette de reconnaissance.
- « Elle a trouvé au pouvoir deux ministres éminents qui ont daigné accepter la présidence honoraire de la commission de souscription qu’elle a instituée. Le premier magistrat du département a dirigé les travaux de cette commission avec un dévouement dont je suis heureux de lui exprimer publiquement la gratitude de la chambre de commerce. Ce magistrat vous dira combien la souscription a trouvé partout d’appui et de sympathie.
- « Après la conception du projet et le moyen d’en assurer la réalisation, est venue pour la chambre la question de l’exécution pour laquelle elle a fait appel au ciseau habile d’un enfant du Nord, que les suffrages des électeurs ont appelé à siéger au Corps Législatif.
- « Napoléon Ier sera représenté dans son grand costume impérial ; il tiendra d’une main le sceptre, symbole de sa haute puissance ; l’autre main sera étendue, en signe de protection, sur les emblèmes des deux grandes industries dont il a été le promoteur en France : la fdature mécanique du lin et la fabrication du sucre de betterave.
- « Le bronze d’Austerlitz , dont l’origine sera écrite sur le piédestal, et qui sera placé sous la garde de la citadelle de Vauban, rappellera ainsi deux grandes pages de la vie civile de l’Empereur, dont la gloire militaire se lit sur la colonne Vendôme et à l’arc de triomphe de l’Étoile.
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- « Il rappellera deux mémorables décrets rendus au milieu des camps, alors que le canon ennemi retentissait encore, et qui démontrent que le grand monarque faisait reposer les éléments de sa puissance non-seulement sur la force et le dévouement de l’armée, mais aussi sur les sources de travail et de richesse que donne le développement de l’industrie agricole et manufacturière.
- « En encourageant, par des récompenses nationales, la création, en France, de la filature mécanique du lin et de la fabrication du sucre de betterave, comme il l’avait fait pour la filature du coton et le tissage, Napoléon avait pressenti toute l’influence que les industries nouvelles pouvaient exercer sur notre agriculture.
- «Disons que , plus tard, lorsque le sucre indigène avait grandi et portait déjà ombrage à la production tropicale, alors que la pensée de l’interdiction de cette industrie en France avait surgi et trouvait, au pouvoir même, de nombreux appuis, un autre Napoléon, mû par une rare intelligence des intérêts directs de la France, écrivit en faveur de l’industrie nouvelle des pages chaleureuses que ce pays a recueillies avec bonheur.
- «Il était donné à l’héritier de ce grand nom de pouvoir, en parcourant nos campagnes et nos usines, s’assurer si les espérances de Napoléon Ier ont été déçues.
- « Les progrès industriels accomplis par nos laborieuses populations ont pu convaincre Sa Majesté combien il est impossible d’assigner un terme à la perfectibilité humaine.
- « Que ne pouvons-nous, Messieurs, évoquer la grande ombre pour la faire assister un instant au spectacle si animé que présente cette partie de la France, où la population est la plus concentrée, et où règne partout l’aisance , où le père de famille voit sans crainte s’augmenter le nombre de ses enfants, où les bras manqueront bientôt au travail !
- « Il n’est pas de souvenir de sa gloire des grands jours de Marengo et d’Iéna qui eût valu une pareille puissance ; est-il une conquête de l’empire qui ait laissé des résultats plus féconds et plus durables que ceux obtenus par la protection dont l’empereur a entouré le travail?
- « Lorsque Napoléon Ier écrivait son décret de Bois-le-Duc, pouvait-il espérer qu’en moins d’un demi-siècle la filature mécanique du lin compterait soixante grands établissements dans une seule ville; qu’un seul département, en faisant mouvoir 250,000 broches, produirait annuellement pour une valeur de 35 millions de lin filé et occuperait à ce travail 12,000 ouvriers ?
- «Tel a été cependant le résultat des incitations du pouvoir, et je suis heureux de le signaler dans cette enceinte, en présence des héritiers de Philippe
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- de Girard qui a si noblement répondu à l’appel de l’empereur ; de Philippe de Girard dont la France est en droit de se glorifier comme d’un de ses enfants les plus utiles.
- « Si nous jetons un coup d’œil sur celte autre industrie que l’Empereur Napoléon Ier a voulu naturaliser en France , à la condition même d’interdire l’entrée des produits étrangers, la filature du coton, nous voyons que, quoique la chute de l’empereur, en 1815, eût occasionné la ruine des premiers importateurs des mull-jennys, de Richard Lenoir, de Lieven Bauwens, l’industrie cotonnière ne fut pas moins acquise à la France, où elle occupe actuellement 600,000 ouvriers, recevant annuellement 202 millions de salaires, et produisant pour 6 à 700 millions de marchandises.
- «Vient enfin cette autre industrie, en faveur de laquelle les premières inspirations de Napoléon Ier ont été accueillies par l’Europe avec un sentiment d’incrédulité, à laquelle se mêlait souvent le sarcasme, et qui a eu la ville de Lille pour école expérimentale. Qu’a-t-elle donné à la France en échange de l’immunité de tout impôt qui lui a permis de naître et de grandir ? Elle a régénéré notre agriculture : impuissante qu’elle était, dans l’origine, à produire le sucre à plus de 6 et même 8 francs le kilog., elle le produit aujourd’hui à moins de 60 centimes ; elle livre à la consommation de la France plus de 100 millions de kilog. de ses produits, et trouve des imitateurs jusqu’en Angleterre ; elle occupe près de 30,000 hectares de nos meilleures terres, et par la rotation triennale augmente la fertilité et la production en céréales pour près de 100,000 hectares.
- «D’ailleurs a-t-elle dit son dernier mot, cette betterave que j’appellerai volontiers une autre manne céleste, et qui a déjà donné à l’homme un aliment précieux, à un prix que prend le pain lorsque la récolte de blé est peu abondante? Ne doit-elle pas être pour le législateur l’objet des plus sérieuses méditations, dans un moment où un fléau terrible s’appesantit sur la culture de nos vignes, cette betterave qui peut donner à nos populations, en outre d’un aliment sain à la portée des classes peu fortunées de la société, des boissons rafraîchissantes et la base des liqueurs alcooliques?
- « Dès cette campagne , dans un rayon peu étendu autour de nous, plus de trente établissements soumettront directement à la fermentation le jus de la betterave pour suppléer à l’insuffisance de notre récolte de raisin. C’est là , j’aime à le répéter, un sujet de profonde méditation pour les hommes d’Élat et qui fait apercevoir qu’au milieu des plus grands désastres industriels et sociaux le génie de l’homme découvre des remèdes lorsqu’il a le bonheur de se développer sous un pouvoir qui met le travail en honneur.
- «La chambre de commerce, en voulant glorifier Napoléon Ier, pouvait-elle
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- isoler dans cette enceinte ce grand nom du souvenir des hommes qui, s’identifiant avec les idées de l’Empereur, ont pris une part active à l’illustration de son règne?
- «Pour compléter son œuvre de la reconnaissance industrielle, la chambre de commerce a décidé que la statue du grand législateur serait entourée de monuments destinés à rappeler le nom des hommes qui, pendant son règne, ont le plus contribué au développement et au perfectionnement de l’industrie humaine, des grands inventeurs en faveur desquels la reconnaissance des populations a souvent été trop tardive.
- «En donnant pour cortège à Napoléon Ier les Jacquard, les Philippe de Girard, les Berlhollet, les Leblanc, la chambre a voulu résumer dans cette enceinte tout ce que la protection du pouvoir a donné de bien-être au travail, et tout ce que le travail a donné à la France d’éléments de richesse et d’indépendance.
- « A ceux qui s’étonneront que dans ce cortège, au milieu des grands industriels, figurent des savants les plus éminents de l’époque, je répondrai :
- «Pourquoi est-ce aujourd’hui un grand événement dans le monde lorsqu’un homme comme Cuvier, et, pour prendre un deuil tout récent, comme Arago, descendent dans la tombe. — Pourquoi?
- « C’est qu’on commence, Messieurs, à apprécier la valeur des grands penseurs; c’est qu’en rapprochant la théorie de la pratique on ne dédaigne plus les études abstraites qui révèlent quelque ressort caché dans l’admirable combinaison des rouages où la Providence nous a placés.
- «Il n’est pas d’hommes aux idées plus abstraites qu'Ampère, et certes on ne saurait, au premier aperçu , à quel titre il prendrait place dans le Panthéon de l’industrie, et cependant ses travaux ont donné ouverture à la télégraphie électrique , à ce prodigieux moyen de transport de la pensée qui est devenu pour le commerce et l’industrie un si puissant auxiliaire.
- « L’Empereur Napoléon III, dont les vues sont si pratiques et les actes si immédiatement utiles, a bien pressenti ce qu’il pouvait y avoir encore d’avenir dans la voie d’expérimentation ouverte par nos physiciens, en offrant un prix de 50,000 francs pour les applications industrielles de l’électricité.
- « Il y a un demi-siècle, une pareille proposition eût paru un rêve. — Un rêve, Messieurs, par le temps qui court, avec l’intelligence humaine, qui, au lieu de s’épuiser dans des discussions politiques, est dirigée vers les améliorations sociales, c’est la veille de la réalité.
- « Déjà ne voyez-vous pas la chaîne du métier à la Jacquard s’animer sous le courant électrique sans le secours des cartons, dus à l’invention de l’immortel artisan? Demain, oui, demain , ce ne sera plus la pensée seule qui se
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- transmettra instantanément à des distances infinies, c’est Listz qui de son cabinet fera entendre les prodiges de ses notes sonores sur le théâtre de Londres ou de Saint-Pétersbourg.
- «Au pied de la statue du grand fondateur de l’industrie française, au milieu de cette glorification vivante des génies qui ont concouru à l’édification de notre prospérité agricole et manufacturière, en présence de cette justice éclatante rendue aux hommes , qui des conditions les plus humbles se sont élevés au rang des bienfaiteurs de l’humanité, de ces modestes artisans que nous cherchons dans leur atelier, pour les faire entrer, à l’égal des maréchaux de France, dans le cortège du vainqueur d’Austerlitz , nos négociants puiseront les sentiments élevés qui assurent aux transactions commerciales un caractère de haute loyauté et les dirigent vers l’amélioration de la fortune publique ; nos industriels s’inspireront des grands exemples placés sous leurs yeux, et l’ouvrier de nos ateliers, s’il pénètre dans cette enceinte, y lira avec émotion les terribles épreuves auxquelles a dû se soumettre Jacquard, le canut de Lyon , pour doter son pays de ses immortelles découvertes, méconnues et persécutées par ceux-là mêmes dont elle devait améliorer le sort.
- « Il y verra Leblanc, affranchissant le pays d’un lourd tribut payé à l’étranger, demander à un lit d’hôpital le repos nécessaire pour se préparer à une vie meilleure.
- « Mais je me hâte d’ajouter, à côté de ces grands enseignements sur l’abnégation si souvent nécessaire pour accomplir le bien, notre population ouvrière verra Chaptal élevé à la dignité de ministre , Berthollet devenu sénateur ; elle lira le décret de Napoléon Ier, qui assure une pension viagère à Jacquard; elle y lira aussi le décret récent du gouvernement actuel, qui acquitte la dette du pays envers Philippe de Girard.
- « La France industrielle apprendra avec transport que Napoléon III, l’hé-ritier du noble caractère de son oncle, héritier de ses sympathies pour les conquêtes du travail, a voulu honorer cette solennité de sa présence dans la personne d’un savant illustre , digne interprète de ses sentiments ; que Sa Majesté s’est associée ainsi à la pensée de la chambre de commerce de Lille , d’élever un Panthéon à l’industrie sous la protection du pouvoir personnifié par le nom immortel de Napoléon. »
- M. Besson, préfet du Nord, a tracé à son tour le tableau des progrès de l’industrie sous le premier empire. Ces merveilleuses conquêtes de l’industrie , dit M. Besson, marchaient parallèlement à ces glorieuses conquêtes de nos armées ; elles étonnaient le monde entier. Mais, ajoute M. le préfet, laissons exposer par Louis-Napolém lui-même, aujourd’hui notre glorieux Empereur, comment ce prodige s’est opéré. Dans son traité mugis-
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- tral (Analyse de la question des sucres), Louis-Napoléon s’exprime ainsi :
- « La lutte de l’Angleterre contre la révolution française avait eu pour ré-« sultat la perte de nos colonies et la ruine de notre commerce maritime. « Notre gêne était d’autant plus sensible que la guerre nous interceptait des « denrées devenues de première nécessité, comme le sucre et le café, et des « produits importants pour l’industrie, comme le coton, l’indigo et la co-« chenille.
- « Il fallait combattre et sur terre et sur mer. Aboukir, Trafalgar fermaient « la mer à notre valeur et à notre commerce. Alors le chef du gouvernement « français prit une de ces résolutions qu’un grand homme seul peut conce-« voir et accomplir; il voulut transporter les colonies en Europe, en char-« géant la science de trouver dans nos climats les équivalents des produits « de l’équateur.
- « L’entreprise paraît impossible , elle réussit complètement. La denrée la « plus importante des Indes occidentales , le sucre , est devenue un produit « français.
- « Far le décret du 25 mars 1811, l’empereur ordonna que 32,000 hec-« tares seraient consacrés à la culture de la betterave , et il mit 1 million de « francs à la disposition du ministre de l’intérieur pour encourager cette in-« dustrie, ainsi que la culture du pastel, qui devait remplacer l’indigo. Non-« seulement il reconnut les efforts des industriels par des récompenses pé-« cuniaires, mais il les paya d'une autre monnaie française : l’honneur. »
- M. le préfet termine ainsi :
- «Le département du Nord, Messieurs, fut appelé le premier à profiter des découvertes de la science ; le département du Nord fut le berceau de l’in-dustrie linière et de l’industrie sucrière, ces deux filles de l’Empire. Si je rappelle ici quel accroissement elles prirent, au milieu de nos fortes et laborieuses populations, c’est moins pour avoir occasion de parler do la haute intelligence de nos travailleurs que pour expliquer les sentiments de reconnaissance qui les ont portés à s’associer spontanément à la pensée d’un monument destiné à honorer le créateur et le protecteur de ces deux grandes industries, sources de la prospérité et du bien-être des populations.
- «La chambre de commerce de Lille a toujours compris et défendu les intérêts qui lui sont confiés avec la persévérance et l’énergie qui naissent d’une conviction profonde; elle a l’honneur de celte manifestation de piété nationale à laquelle l’honorable administration municipale de Lille a donné le concours le plus empressé et le plus patriotique.
- « Les sympathies publiques ont, dès le principe, été acquises à cette œuvre éminemment française , et chacun à l’envi a déposé son offrande. Ge sera »
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- Messieurs, une intéressante étude que Fexamen de ces nombreuses listes de souscriptions où figurent, à côté des chefs d’industrie , le laborieux ouvrier ; à côté du commerçant, le propriétaire, le riche agriculteur et le simple laboureur; le clergé, l’administration, l’armée. Tous ont voulu prendre part à cette glorification de l’Empereur; le peuple ne comprend celte imposante figure que dans son ensemble multiple. L’Empereur, en effet, n’est pas seulement le plus grand capitaine des temps modernes, il en est en même temps le plus grand organisateur, le plus grand écrivain , le plus grand législateur.
- «11 faut bien le dire, la première pensée qui a présidé à l’érection de cette statue a été dépassée par le sentiment public.
- «Nous voulions rendre un hommage souverain à Napoléon, protecteur de nos industries, et voilà que les masses , s’unissant aux industriels reconnaissants, en ont fait une manifestation grandiose, destinée à consacrer toutes les gloires dont est entouré le chef de la grande nation.
- « Heureuse la nation qui a de pareils souvenirs à transmettre à la postérité. Cette glorification ressortira plus palpable encore de cette circonstance que le gouvernement a mis à notre disposition un métal précieux pour la représentation de la statue impériale. Le bronze dont elle sera formée a été rapporté par nos valeureuses légions ; c’est l’héroïque trophée d’un des plus grands faits d’armes de l’Empire : ces bronzes ont été des canons conquis à la bataille d’Austerlitz. Napoléon revivra ainsi dans toutes ses splendeurs militaires et civiles.
- « L’exécution de ce monument est confiée au talent d’un enfant du Nord : le statuaire Lemaire, dont les travaux artistiques sont recherchés non moins en France qu’à l’étranger, consacre avec bonheur son savant et habile ciseau à cette oeuvre doublement historique et par son noble sujet et par la matière avec laquelle il sera traité. Le dévouement du citoyen à l’épopée impériale inspirera le génie de l’artiste.
- «Et vous, monsieur le sénateur, qu’une auguste désignation appelle à présider cette assemblée, n’êles-vous pas aussi, par une spontanée et unanime adoption, un enfant du Nord? Les services rendus par vous à la science, qui vous compte au nombre de ses membres les plus illustres, ceux rendus à la France que vous avez servie courageusement dans les conseils du prince, impriment le caractère le plus élevé à cette cérémonie publique.
- « Messieurs, remercions l’Empereur de l’intérêt qu’il a daigné témoigner à la chambre de commerce. Sa présence sur les lieux mêmes où nous élevons ce monument de la reconnaissance a été pour tous une noble récompense. Dans ce récent voyage , dont la foule , par ses enthousiastes acclamations , a fait un triomphe, et dont le souvenir vivra toujours dans nos cœurs, l’Empe-
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- reur a vu de près l’immense développement de nos industries ; il a vu et apprécié ces braves ouvriers qui excitent sans cesse son infatigable sollicitude ; il a vu le travail honoré et répandant partout le bien-être , et avec cette sagacité prodigieuse il a mesuré les bienfaits dont le Nord est redevable aux grandes pensées de Napoléon Ier. Comme l’héroïque chef de sa famille, Napoléon III, en qui se résument toutes les forces, toutes les espérances, toutes les aspirations généreuses du pays, accroîtra par la sagesse de son gouvernement les éléments de la prospérité publique. »
- M. Dumas a prononcé le discours suivant :
- « Messieurs, le nom de Napoléon a rempli le monde. Partout les siècles futurs retrouveront sa trace, son empreinte et son souvenir. Pour les arts, son époque offre des sources d’inspiration qui ne tariront jamais ; elle lègue à la tradition populaire des textes de légende inépuisables.
- «En vain multiplie-t-on les monuments élevés à sa mémoire ; en vain les arts répandent-ils son image sous toutes les formes dans les ateliers et dans les chaumières, le culte du peuple est insatiable ; il ne se montre jamais lassé de leur contemplation. Il n’y a pas en France un laboureur, un ouvrier dont le cœur ne tressaille au souvenir de l’empereur.
- « Aussi, comme il sera populaire le monument que vous érigez à sa mémoire ; comme elle sera pieusement visitée cette statue dont les canons pris à Austerlitz fournissent le bronze, dont un statuaire illustre a conçu le projet avec tant de poésie; et de cette statue où Napoléon, protecteur de l’agriculture et de l’industrie françaises, se montre entouré de leurs emblèmes, au milieu du cortège des inventeurs qu’il a suscités ou dotés !
- « La chambre de commerce de Lille a été bien inspirée. Ce qu’elle écrit en bronze, l’instinct du peuple l’avait dès longtemps deviné. C’est pour assurer à la France les biens de la paix que Napoléon Ier faisait la guerre. Après avoir d’abord combattu pour son honneur et pour son indépendance, que demandait-il, en effet, aux armes, à l’époque critique de la rupture de la paix d’Amiens, sinon la sécurité de notre commerce, la libre extension de nos manufactures, le placement favorable de nos produits agricoles?
- « L’ouvrier, le laboureur ne s’y sont jamais trompés; ils savent qu’au milieu des inévitables entraînements de la guerre, quand tout conspirait pour montrer que leurs intérêts étaient oubliés, un acte éclatant de l’empereur venait prouver soudain qu’ils n’avaient pas cessé d’occuper sa pensée.
- «De ces actes, vous n’en avez rappelé que deux sur votre monument, deux des principaux, il est vrai : la filature mécanique du lin, l’industrie du sucre indigène, décrétées, double legs de l’empire, dont la merveilleuse influence,
- Cinquante-deuxième année. Octobre 1853. 73
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- grandissant avec les années, a doté votre contrée d’incalculables richesses.
- « Mais ces actes ne sont pas les seuls que l’agriculture et l’industrie aient enregistrés dans leur souvenir; vous avez donc répondu à leur pensée, en montrant à la postérité l’empereur Napoléon Ier, entouré de Chapiul, de Ber-thollet, de Monge , de Vanqvelin, d Oberkcmipfde Leblanc, de Jacquard, de Conté, de Gay-Lnssae, de Brongniarl, les dignes émules des Philippe de Girard et des Achard.
- «Admirable cortège oii chaque nom signifie un bienfait.
- «L’acide sulfurique français, la soude française, le blanchiment français, les machines à filer et à tisser françaises, le sucre français, voüà ce que rappellent ces noms illustres.
- « Les industries étrangères réduites à emprunter nos procédés, à recevoir nos produits, au moment même où, dans leur hostile imprévoyance, elles nous refusaient les leurs, voilà ce que rappellent les dates mémorables inscrites sous ces noms.
- « Jadis les arts naissaient tous du hasard. C’est l’Empereur qui a appris à la science le secret de sa puissance. Il lui a commandé des découvertes et il les a obtenues ; il a décrété de nouveaux arts, et la science les a créés à son commandement. Il a fait de la pensée humaine la souveraine des forces de la nature ; elle n’a plus cessé de lui obéir.
- «Vous avez été bien inspirés, Messieurs, en entourant l’Empereur de cette brillante pléiade d’inventeurs ; car elle est son œuvre. Croyez-le bien, de tels hommes ne se manifestent pas sous tous les régimes.
- «Ce sont les grands rois qui font les grands hommes, qui font les grands siècles. Heureux le pays où la Providence place une âme élevée sur le trône. Dans la nation tout entière le niveau moral monte, le ressort des âmes se trempe et se fortifie, le génie s’allume et répand toutes ses clartés.
- « Montrez donc sans crainte à la postérité l’Empereur entouré de ces grandes intelligences* car il fut leur promoteur.
- «Montrez-le hardiment, couvrant de la protection de sa main puissante la pensée et les fruits du travail agricole et manufacturier, car jamais protecteur ne leur fut plus fidèle.
- « Mais de ce monument que vous élevez une grave leçon surgit ; elle en complète la pensée.
- «Décréter la filature du lin et la sucrerie indigène , en inventer même les procédés, cela ne suffisait pas pour constituer les deux nouvelles industries. Que d’efforts et d’années il a fallu pour leur donner une assiette vraiment manufacturière î
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- «J’en atteste le vénérable doyen (1) de la sucrerie indigène qui m’entend; lui qui seul n’en a pas désespéré en 1815, qui depuis quarante-quatre ans n’a jamais interrompu sa fabrication. Il sait par combien d’essais et d’angoisses il a dû passer avant de toucher le but.
- « C’est qu’iî manquait encore à ce jet de la pensée impériale, à cet effort de la science la longue élaboration , la patience mise en œuvre de vos agriculteurs incomparables, de vos industriels sans rivaux ; c’est que sans eux la filature mécanique du lin et la sucrerie indigène n’auraient pas encore pris définitivement leur place dans notre pays.
- «Le monument qui va s’élever à la mémoire de Napoléon Ier, protecteur de l’agriculture et de l’industrie françaises, créateur de la filature du lin à la mécanique et de la sucrerie indigène, appartenait donc de droit au département du Nord.
- «Et quand Lille arrache à la guerre les bronzes conquis par la guerre, pour ériger un monument à Napoléon, protecteur des arts de la paix , Lille abdique-t-elle son passé? Non. Vos cœurs sont toujours prêts à répondre à l’appel de la patrie, vos bras toujours prêts à s’armer au jour du péril. Au besoin, le soc de vos charrues et l’acier de vos machines se convertiraient bientôt en armes redoutables. Lille ne délourne pas les yeux de la frontière; elle demeure toujours celte sentinelle vigilante qui barre la route à l’ennemi, qui sait mourir, mais qui ne sait pas se rendre.
- « D’ailleurs, n’est ce pas au foyer même de voire industrie, de votre commerce qu’il devait être placé, le monument qui glorifie la triple alliance d’un gouvernement inspirateur, de la théorie obéissante et de la pratique heureuse? Oui, c’est à la Bourse de Lille, qui le prouve tous les jours, qu’on a le droit d’écrire : « Rien n’est impossible au travail, à la prudence, à la pro-« bité, quand ils sont guidés par la science, sous l’impulsion du génie. »
- «N’oubliez pas cette vérité. Les sciences, nées à peine, ont à peine commencé à porter leurs fruits. Dans le champ qu’elles ont ouvert depuis un siècle et que vous avez si heureusement exploité, il reste de brillantes récoltes à cueillir.
- «Courage donc, et lorsque le digne héritier du héros que vous glorifiez vous appelle à soutenir dans deux ans l’honneur de la France, en face de l’industrie du monde entier, rappelez-vous que dans le palais qui s’élève aux Champs-Élysées vous aurez bientôt tous les peuples pour rivaux, pour critiques et pour juges.
- « Souvenez-vous qu’en 1851, à l’exposition universelle de Londres, la France
- (I) M, Cnspel-Deîlwe,
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- sans crédit, inquiète du présent, découragée de l’avenir, troublée tous les jours par les passions les plus mauvaises , menacée, à chaque instant, d’un bouleversement social, par un bienfait inespéré de la Providence a gardé ou plutôt conquis sa place à la tête des peuples industriels.
- «Que ne faut-il pas attendre d’elle, de vous, lorsque, le crédit raffermi, le présent plein de sécurité , l’avenir riche de toutes les espérances, vous vous mettez à l’œuvre aujourd’hui pour vous préparer à ces luttes nouvelles?
- « L’Empereur Napoléon III a le droit de vous dire : Les méchants ont disparu, les bons se sont rassurés. La religion est partout honorée; la justice a repris son cours ; la propriété est garantie, la famille respectée.
- « La France, calme et ferme au dedans, a repris au dehors sa juste et haute influence.
- « Jamais ses manufactures ne furent plus animées ; jamais son commerce ne fut plus florissant, son crédit plus élevé.
- « Partout de nouvelles voies de communication s’ouvrent, sans que les charges de l’État en soient accrues. Les villes s’embellissent et s’assainissent. Les lumières pénètrent dans les campagnes ; le sort des ouvriers s’améliore ; des lois spéciales protègent leur travail, veillent sur leurs demeures, garantissent leurs épargnes et assurent l’éducation de leur jeune famille.
- « Eh bien 1 que vous demande celui dont le dévouement héroïque, dont le courage inébranlable vous ont fait tous ces repos, vous ont donné tous ces biens? Rien, sinon de les mettre à profit pour garder à la France , en 1855, la première place parmi les nations industrielles.
- «Vous répondrez à son appel. Vous voudrez mériter encore ces nobles récompenses que l’Empereur décernait aux expositions de 1849 et de 1851.
- «Vous rappelant, d’ailleurs, les belles paroles qu’il vous adressait à ces deux époques mémorables, y découvrant sans peine le fil non interrompu de la pensée qui a inspiré tous les actes d’un gouvernement réparateur pour lequel votre gratitude éclatait naguère avec une émotion si vive, au passage de Leurs Majestés, vous confondrez dans une même pensée, dans un même hommage la mémoire de Napoléon Ier, le règne de Napoléon III.
- «Que l’agriculture, les manufactures et les arts ne les séparent jamais dans leur reconnaissance, de même que le laboureur et l’ouvrier les unissent toujours dans le culte de leur cœur.
- «Car deux fois en un demi-siècle la Providence a permis qu’ils aient tiré l’agriculture et l’industrie françaises de leurs ruines, pour les élever à la plus haute des prospérités.
- « Gloire immortelle à Napoléon Ier.
- « Longues années de règne à Napoléon III. »
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- Addition à F article sur les funérailles de M. Thédore Olivier, publié page 502 du Bulletin de septembre.
- A peine M. Régnault, élève de l’École centrale des arts et manufactures, avait-il adressé, au nom de ses camarades, un dernier et touchant adieu au professeur éminent qu’elle a perdu, au père affectueux qui laisse dans la mémoire des élèves de l’École un souvenir éternel, que leur émotion se traduisait par une inspiration pieuse.
- Organe de leur respect pour l’École et de leur reconnaissance pour l’un de ses fondateurs, une commission choisie parmi les anciens élèves et dans chacune des trois divisions des élèves actuels se rendait chez madame Olivier et près du conseil de l’École centrale, pour en obtenir l’autorisation de faire élever un monument à la mémoire de leur professeur. Ce monument dira tout à la fois leur vénération pour l’École qui les a formés, l’amour qu’ils portent à leurs maîtres et fcesprit d’union qui les anime.
- C’est l'hommage qu Olivier méritait le mieux ; ses amis ne peuvent en désirer aucun qui soit plus d’accord avec les pensées de sa vie.
- OUVRAGES NOUVEAUX.
- La Règle à calcul expliquée, ou Guide du calculateur à l'aide de la règle logarithmique à tiroir, dans lequel on indique les moyens de construire cet instrument , et l’on enseigne à y opérer toute sorte de calculs numériques ; par M. P. M. N. Benoît, membre du conseil d’administration de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale. \ vol. in-12 avec planches, Paris, Mallet-Bachelier, quai des Augustins, 55.
- Cet ouvrage est divisé en deux parties; la première comprend la théorie de la règle logarithmique, la seconde en explique l’usage.
- La première partie renferme quatre chapitres.sdont le premier traite de la construction, de la graduation et de la lecture des diverses échelles logarithmiques que l’instrument doit présenter, et enseigne à déterminer le degré d’approximaiion que l’on peut attendre des échelles logarithmiques des nombres, suivant les dimensions en longueur qu’on leur donne.
- Le deuxième chapitre contient la théorie de la règle à calcul dont le tiroir est fermé, dans l’une ou l’autre des deux positions qu’il peut occuper. Les diverses opérations, soit simples, soit simultanées, que l’instrument ainsi disposé peut effectuer, y sont dé-
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- OUVRAGES NOUVEAUX.
- crites, et parmi elles figurent la formation immédiate du carré des nombres compris entre 1 et 10, ainsi que l’extraction immédiate des racines carrées des nombres plus grands que l’unité et moindres que 100.
- Dans le troisième chapitre, l’autour donne la théorie de la règle à calcul dont le tiroir est ouvert, en ce qui concerne les échelles logaiilhmiques des nombres de la l'ace antérieure de l’instrument.
- Deux théorèmes la résument; d’après le premier, relatif au tiroir direct, ces échelles suffisent pour calculer toutes les relations entre trois ou en*re quatre quantités numériques, implicitement comprises dans deux membres quelconques de la formule
- a___ ê _________ B2 ___ IL2 _ A
- x c c c c' i
- Le second théorème, relatif au tiroir retourné bout pour bout, fait voir que ces mêmes échelles logarithmiques des nombres permettent de calculer toutes les relations numériques pouvant se ramener à deux des membres de la formule
- aXi = èc = b'c' = We = B'V =*A2 X f.
- Dans les deux cas, ces relations peuvent être écrites sous forme de proportion par quotient, et c’est là ce qui les distingue de celles que les échelles mentionnées ne peuvent pas représenter.
- Le quatrième chapitre présente la théorie de l’emploi combiné des échelles logarithmiques des nombres et des échelles de parties égales, des logarithmes des sinus et des logaiithmes des tangentes tracées sur !e revers du tiroir. En utilisant la première de ces tro s échelles, l’auteur détei mine les expressions dont il est possible de trouver le logarithme vulgaire, et réciproquement, pour chacune des quatre positions que le tiroir de l’instrument peut recevoir.
- U signale ensuite les diverses expressions comprenant des sinus, des cosinus, des sécantes et des cosécantes, ainsi que celles renfermant des tangentes ou des cotan-genles dont le calcul peut être fait en utilisant soit l’échelle logarithmique des sinus, soit celle des tangentes dans les quatre positions du tiroir.
- Dans la seconde partie de son ouvrage , l’auteur a réuni des applications qui, par leur nombre et leur variété, sont très-propres à faire acquérir l’usage et ci rendre manifeste la grande utilité de la règle à calcul. Le premier des sept chapitres où elles sont classées, intitulé, Opérations arithmétiques, indique, par des diagrammes synoptiques, les différentes manœuvres au moyen desquelles on peut, par un seul mouvement donné au tiroir, obtenir le produit, aussi bien que le quotient d’un nombre simple, soit par un autre nombre, soit par son carré, soit par sa racine carrée; le quotient du carré ou du cube d’un nombre par un nombre simple, et enfin Je quotient du cube d’un nombre par le carré d’un autre nombre.
- Après avoir signalé les multiplications et les divisions simultanées qui résultent de ces opérations , l’auteur passe au calcul d’expressions dans lesquelles il existe à la fois
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- deux facteurs et un diviseur divers, et puis à la simplification et au calcul des fractions et des nombres fractionnaires ordinaires, à leur conversion en fractions ou en nombres fractionnaires décimaux, et réciproquement; opérations qui s’effectuent très-promptemont sur la règle logarithmique.
- Le deuxième chapitre est consacré à la formation des puissances et à l’extraction des racines , soit entières , soit fractionnaires , et au calcul de diveises expressions qui en renferment, tant par des manœuvres indépendantes des logarithmes qu’en faisant usage de ceux-ci sur la règle; les opérations simultanées par voie de formation des carrés ou d’extraction de la racine carrée y sont signalées.
- Dans le troisième chapitre, l’auteur calcule les proportions et les progressions par quotient; il obtient immédiatement, soit le carré , soit la racine carrée du quatrième terme d’une proportion , et insère soit une , soit plusieurs moyennes proportionnelles entre deux quantités numériques données ou indiquées ; il calcule des règles de trois, des barêmes , des percentages, des changements d’unité de mesure et des règles de fausse position.
- Comme applications aux calculs de banque , on y trouve résolues les diverses questions relatives à l’intérêt simple et à l’intérêt composé; aux placements sur les fonds publics; à l’escompte; à l’échéance moyenne; à la règle et aux arbitrages de change; à la règle conjointe; à celle de société et aux annuités.
- Dans les applications aux calculs d'industrie et de négoce , figurent la règle d’alliage ou de mélange; Je calcul des salaires d’ouvriers; ceux relatifs au numérotage des fils de colon, de laine grasse , de lin et des fils métalliques; enfin quelques calculs de statistique.
- Le quatrième chapitre est consacré au calcul des expressions logarithmiques considérées dans la première partie, et à celui des logarithmes népériens et autres.
- Dans le cinquième chapitre , intitulé , Applications géométriques , l’auteur présente l’usage de la règle à calcul sous un point de vue curieux et entièrement neuf; il y indique la construction et l’emploi de tiroirs de rechange propres à faciliter la lecture des éléments nombreux de certaines questions complexes et qu’une seule position du tiroir peut faire connaître. L’instrument, muni de ces tiroirs de rechange spéciaux, tient lieu , dans les limites d’approximation dont il est susceptible , des Tables géométriques connues ou môme non encore calculées, en vue de faciliter la solution numérique de ces questions.
- Le sixième chapitre est rempli par des applications trigonométriques, qui ont pour objet le passage de l’amplitude d’un arc aux lignes trigonométriques naturelles et tabulaires de cet arc et à leurs logarithmes , et réciproquement ; la résolution des triangles rectilignes rectangles ; celle des triangles rectilignes quelconques, et quelques questions, telles que les déterminations de l’éloignement des points de l’horizon des mers , du cercle d'illumination des phares ; le raccordement des alignements des chemins de fer par une circonférence de cercle d’un rayon voulu; le calcul de l’inclinaison des talus d’après leur base, et réciproquement ; celui de la longueur et de l’écar-
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- tement des hachures des cartes topographiques, d’après l’inclinaison du terrain représenté; la réduction et l’amplification des plans, etc.
- Dans le septième et dernier chapitre, se trouvent d’abord des calculs relatifs à des questions physiques, telles que la détermination des poids des corps dont on connaît le volume et le poids spécifiques, et celle du volume des corps dont le poids et le volume spécifiques sont connus; le passage des indications du pèse-sel et du pèse-esprit de Baume au poids et au volume spécifiques des liquides éprouvés ; l’effet de la dilatation des corps; la correspondance des indications des divers thermomètres ; le passage de la températuie de la vapeur d'eau à sa force élastique, et réciproquement.
- Viennent ensuite des calculs numériques appliqués aux questions relatives à l’équilibre de trois forces soit parallèles, soit concourantes, dans un même plan ; aux transmissions d’effort et de mouvement de rotation , soit par des roues d’engrenage , soit par des tambours ou poulies et des courroies ou cordes ; à la chute des corps ; aux canaux et aux conduites d’eau; aux pendules ordinaires et aux pendules coniques.
- Pour terminer le chapitre et l’ouvrage, l’auteur fait voir l’utilité de la règle logarithmique dans les calculs chimiques, c’est-à-dire pour le percentage des analyses; pour la détermination des équivalents chimiques; pour la recherche des plus simples rapports des quantités pondérables de deux corps simples dans leurs divers composés binaires; pour l’établissement des formules chimiques des corps composés, ce qui l’amène à signaler, enfin, les dispositions et l’usage de l’échelle synoptique des équivalents chimiques du docteur Wollaston.
- Dans une introduction historique, l’auteur expose les tentatives faites à diverses époques par des savants et des mathématiciens pour amener les règles logarithmiques et la règle à calcul au point de perfection qu’elles ont atteint de nos jours. L’intérêt qui s’attache à cet historique nous détermine à le donner ici.
- Introduction historique.
- Aussitôt que Néper( 1) eut fait connaître son ingénieuse et si utile invention des logarithmes,, dans l’ouvrage qu’il publia à Edimbourg, en 1614, sous ce titre : Mirifici logarithmorum canonis Descriplio, H. Briggs, qui professait les mathématiques à l’université d'Oxford, appréciant toute l’importance de cotte découverte, vit de suite le perfectionnement dont elle était susceptible, et se concerta avec Néper pour remplacer les logarithmes népériens ou hyperboliques par ceux généralement employés aujourd’hui , et qu’on appelle logarithmes vulgaires. Briggs prit pour base de ses logarithmes le nombre 10, sur lequel est fondé le système de numération moderne, tandis que les logarithmes népériens avaientpour base le nombre2,7182818284, etc. Par cette simple substitution de base, une heureuse égalité fut établie entre le nombre d’unités de la partie entière des logarithmes nommée caractéristique, et le nombre de chiffres
- (1) Lord John Napier, baron de Merchiston, en Écosse, né en 1550, mort le 13 avril i o17-
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- significatifs qui doivent, dans les nombres correspondants, précéder la virgule , ainsi qu’avec le nombre de zéros plus un qui, après cette virgule , doivent précéder le plus haut chiffre significatif de ces nombres, lorsque la caractéristique est négative. A cet avantage se joignit encore cette circonstance non moins précieuse, que la partie fractionnaire des logarithmes de Briggs , nommée depuis mantisse, devint la même pour tous les nombres exprimés par les mêmes chiffres significatifs , quelque position que la virgule y occupât.
- Briggs calcula lui-même les premières Tables de logarithmes vulgaires, tant des nombres que des lignes trigonométriques, publiées dans trois ouvrages intitulés : 1° Lo-garithmorum chilias prima, Londres, 1617, in-8 ; 2° Arithmetica logarilhmica, Londres, 1624, in-fol. ; 3° enfin, avec la coopération de Gellibrand, Trigonometria britannica, Gouda, 1633, in-fol.
- Pendant que Briggs calculait les logarithmes des nombres, Edm. Gunter, professeur d’astronomie au collège de Gresham, à Londres, qui avait vivement aussi accueilli l’invention de Néper, calcula, de son côté, les logarithmes des sinus et tangentes, et en publia une Table, en 1620, sous le titre de Canon of triangles.
- C’est vers cette époque que Gunter conçut l’heureuse idée de rapporter sur une ligne droite, à partir de l’un de ses points et à une échelle graphique quelconque choisis, les longueurs des logarithmes tant des nombres que des lignes trigonométriques. Cette invention , publiée en 1624 (1), fut favorablement accueillie en Angleterre, sous le nom de Logarithmic ride, Gunter s scale, ou Common Gunter, et la marine anglaise l’adopta immédiatement pour ses calculs nautiques.
- Si l’invention des Échelles logarithmiques de Gunter était restée ignorée en France, rien ne serait plus simple à expliquer que leur absence dans les mains de tous ceux auxquels elles auraient pu être si utiles; mais il est certain, au contraire, que plusieurs géomètres les y ont fait connaître dès l’origine.
- En effet, Edm. Wingate, Anglais de nation, publia, en 1624, à Paris, une Instruction, en langue française, intitulée : li Usage de la Reigle de proportion en l'arithmétique et géométrie (2;. Ce petit ouvrage est clairement rédigé et aurait dû hâter l’adoption par la marine française des échelles de Gunter, combinées avec le compas à pointes, gravées et imprimées par Tavernier, sur une longueur de 0m,364.
- A la même époque, « un certain Bourguignon, se disant advocat au Parlement de « Dijon, » dont il paraît que Wingate avait à se plaindre, mais qu’il ne nomme pas , publia une autre instruction sur le même objet : je n’ai pu m’en procurer la lecture.
- De son côté, D. Henrion, à qui Gunter avait envoyé ses divers Traités de mathématiques publiés en anglais, signala les échelles de ce professeur et en décrivit l’usage
- (1) Voir The Works of Filmund Gunter, in-4, Londres. La troisième édition de 1653 est marquée V 1054, à la Bibliothèque impériale.
- (2) Cet ouvrage in-12, de 16 et 165 pages avec deux planches, se trouve à la Bibliothèque impériale, sous la marque V 2199 A, et à la Bibliothèque mazarine, sous le n° 30046; une des planches de cet exemplaire a été dérobée.
- Cinquante-deuxième armée. Octobre 1853. 74
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- dans un livre qu’il publia en 1626, in-8, sous le titre de Logocanon, ou Règle proportionnelle, etc. (1).
- Wingate, dans l’édition anglaise de son livre imprimé à Londres en 1626 , indique l’usage de deux règles divisées logarithmiquement, qu’il fait glisser l’une rontie l’autre, afin d’éviter l’emploi des deux compas à pointes dont il fallait se servir avec l’échelle ordinaire de Gunter, pour y pratiquer les calculs numériques.
- En 1627, Oughtred (2) divisa logarithmiquement, pour les nombres naturels et pour les lignes trigonométriques, des circonférences de cercle concentriques accompagnées de deux bras { arms ) mobiles autour de leur centre commun , et qui, pouvant être rendus solidaires à volonté, dispensaient ainsi du concours des compas à pointes.
- Plus tard, vers 1650, Milburne appliqua la division logarithmique à des lignes spirales.
- Dans son ouvrage intitulé : thé Description and use of an instrument called the double scale of proportion, etc., publie à Londres en 1071, Seth Parlridge (3) fit connaître son instrument tel qu’il l’avait fait construire, dès 1657, par Waller Haynes, h Londres. Il consistait en trois règles, semblables à celles de Wingate, dont une seule pouvait glisser entre les deux qui étaient invariablement liées entre elles, vers leurs extrémités , par deux manchons d’assemblage en cuivre, soit que l’instrument fût de ce métal, soit qu’il fût simplement en bois.
- Après que l’invention de Gunter eut été ainsi perfectionnée en Angleterre, on s’en occupa un peu plus sur le continent. En 1696, Biler supprimait les bras ou alidades des cercles d'Oughtred, en rendant le cercle intérieur mobile autour du centre de l’instrument, ainsi qu’on peut le voir dans le Theatrum arilhmelico-geomelricum de Leu-pold ( 2e édit., p. 77, pl. Xlll ).
- En 1698, dans son Traité complet de la navigation , Bouguer recommandait et expliquait aux marins l’emploi de la règle de Gunter et du compas à pointes.
- Mich. Scheffelt publiait, en 1699, son Tes arlificialis, avec lequel il fallait se servir encore des compas à pointes.
- L’Académie des sciences approuvait, en 1727, un instrument de Clairaut, par le moyen duquel on pouvait mesurer les angles, faire les calculs arithmétiques, lésoudie les triangles rectangles, etc. C’était un cercle de carton de 21 pouces de diamètre , dans lequel un grand nombre de circonférences concentriques étaient tracées et divisées de manière à exprimer les logarithmes des nombres, des sinus, etc. Cet instrument, qui n’a pas été figuré, devait être analogue aux cercles d Oughtred ou à ceux de Biler.
- En 1741, Camus lit connaître son instrument propre à jauger les tonneaux et les
- (1) La Bibliothèque impériale possède un exemplaire de cet ouvrage sous la marque Y 2034 2-|-A l La Bibliothèque Sainte-Geneviève en pos-ède deux exemplaires marqués V 130, V 140.
- (2, Des exemplaires de la troisième édition de la iraduelon anglaise, par A. H., de l’ouvrage d'Oughtred, publié en latin, et que je u’ai pu me procurer, se trouvent aux Bibliothèques impériale et mazarine, sous les marques V 2021 et 30002 E.
- (3) La Bibliothèque impériale en possède un exemplaire marqué V 2204.
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- autres vaisseaux qui servent à contenir les liquides, composé d’un bâton ayant une rainure longitudinale dans laquelle glissait une règle, à la manière d’un tiroir. Les dis'ances à l’origine, des traits diviseurs des bords de cette règle et des rives de la rainure, représentaient les termes de deux progressions géométriques, et ces traits étaient gradués des termes de doux progressions arithmétiques, de sorte que ces graduations exprimaient des logarithmes des distances des traits diviseurs à l’extrémité de chaque échelle.
- Si cette jauge, décrite avec figures, p. 385 des Mémoires de l’Académie des sciences, n’eut pas de succès dans notre pays , elle fut accueillie en Angleterre. Ch. Leadbetter en expliqua l’usage dans son Royal gauger, de sorte qu’on doit la regarder non-seulement comme le point de départ des diverses règles logarithmiques spéciales, dont l’usage est si commun chez les Anglais, mais encore comme le type de la forme finalement adoptée depuis, pour leurs sliding rules ou règles à calcul à tiroir ordinaires.
- Le géomètre J. H. Lambert écrivit et publia en 1761, à Augsbourg, un volume in-12 sur la règle logarithmique. Etranger que je suis à la langue allemande, et en l’absence d’une traduction de cet ouvrage, j’ai le regret de ne pouvoir signaler que la dimension des instruments que Lambert avait fait construire par Brander; ils avaient 4 pieds de longueur, et fournissaient des résultats exacts à 1/2000 près. Au rapport de Fran-cœur (1), Lambert faisait encore glisser deux règles l’une contre l’autre ( Bulletin de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale, 20e année, p. 77 ).
- Au mot Echelle anglaise du Dictionnaire de mathématiques de Savérien, publié en 1753, on dit à tort que le P. Pezenas est le seul qui ait parlé de ces sortes d’écheiles, dans ses Noureaux Essais pour déterminer les longitudes en mer, et l’on ne cite encore que les échelles doubles ayant, chacune en particulier, une ligne des nombres, des sinus et des tangentes, qu’on faisait glisser l’une contre l’autre, comme Wingate.
- Dans son Abrégé du pilotage, publié en 1766, Lemonnier décrit et explique l’usage des échelles de Gunter, de 2 pieds de longueur, que Baradelle , artiste parisien , divisait alors avec soin.
- La 30e planche de la traduction de Y Atlas céleste de Flamsted , par B. Fortin , en 1776, renferme aussi un dessin de l’échelle ordinaire de Gunter.
- Lalande paraît être le premier, en France, qui ait parlé des règles logarithmiques glissantes, celles de Partridge sans doute. Au mot Échelle anglaise de Y Encyclopédie méthodique ( marine ), ce savant dit : « On les met quelquefois ( ces échelles ) sur des « règles dont on peut se servir sans compas ; on trace l’échelle des nombres sur une (x règle qu’on fait glisser dans une coulisse entre deux autres règles sur lesquelles « sont gravées les échelles des logarithmes des sinus et des logarithmes des tangentes;
- fl) I! n’avait pas dédaigné lui-même d’écrire une instruction détaillée sur l’emploi de la règle, que M. Jomard regrette de ne pas voir publier ( Bulletin de la Société d’encouragement, 2V année ). Le titre de l’ouvrage de Lambert est Logarilhmische Bechemlaebe.
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- « on retire ensuite simplement, ou l’on avance, la règle des nombres, qui est celle du « milieu. »
- Les promoteurs de l’établissement du nouveau système métrique ne négligèrent pas, pour en faciliter l’usage, de joindre aux Tables numériques de réduction des mesures anciennes en nouvelles, et réciproquement, des échelles spéciales de comparaison ou Tables graphiques qui donnaient la solution des mêmes problèmes , et qui, pour être généralisées, devaient nécessairement amener à l’emploi d’échelles logarithmiques. Aussi A. S. Leblond proposa-t-il, en prairial an III (1795), à la Commission des poids et mesures, de se servir d’un cadran logarithmique. Galtey publia d’abord en l’an VI (1798), et plus tard, en 1810, sous le nom d’Arilhmographe (1), d’autres cadrans qui, comme celui de Leblond, n’étaient que des reproductions partielles des cercles d’Oughtred, modifiés par Biler.
- La construction de ces cadrans logarithmiques, analogues à l’instrument en carton de Clairaut, mais moins complets, n’eut pas de suite, et ce n’est réellement que depuis que la Société d’encouragement pour l’industrie nationale, sur l’initiative de M. Jomard et de Francœur, s’est intéressée à la vulgarisation des échelles logarithmiques en France, que leur usage y est plus ou moins connu.
- Le Bulletin de la Société d’encouragement ( 14e année, p. 179, pl. 125 ) renferme la description, par M. Jomard, d’une règle à calcul en buis, importée par lui d’Angleterre en 1815.
- Le même recueil ( 15e année, p. 173) constate qu’en 1816 Hoyau, auteur de Y Art du serrurier et de quelques inventions intéressantes , construisait aussi des cadrans logarithmiques, et qu’il livrait au commerce des boîtes à calculer, divisées logarithmiquement sur leur périphérie cylindrique, assez bien exécutées.
- A cette époque , un assez grand nombre de règles à calcul à tiroir furent importées d’Angleterre. En 1818, j’eus à ma disposition des règles à tiroir en buis, de 28 et 56 pouces de longueur, construites par Bâte, opticien de Londres, et des règles également à tiroir de 25 centimètres de longueur seulement, sortant des ateliers de W. et S. Jones, de la même ville ( 30, Lower holborn ), très-bien divisées.
- On lit, dans le Bulletin de la Société d’encouragement ( 20e année, p. 4 et 77 ; 23* année, p. 129 ), que Lenoir déposa, à la fin de 1821, la première de ses règles en cuivre de 35 centimètres de longueur, faite d’après les indications de M. Jomard et divisée avec beaucoup de soin. Cet artiste avait déjà conçu et établi, avec le concours de M. Collardeau, une machine qui marquait à la fois les divisions sur huit règles en buis de 25 centimètres de longueur, pareilles à celles sortant des ateliers des frères Jones et aussi bien exécutées.
- On lit encore, dans le même ouvrage ( 20e année, p. 198 ), que, de son côté, un simple menuisier de Paris , M. Clouet, construisait, en 1821, des règles à calcul à ti-
- (1) On peut voir ia description avec figure de cet instrument dans le Bulletin de la Société d’encouragement, 15* année, p. 49.
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- roir, de 1 à 2 pieds de longueur, assez exactement divisées, au rapport de M. Jomard, pour supporter la comparaison avec les petites règles communes anglaises. Celles de 1 mètre de longueur, en forme de canne, fabriquées aussi par M. Clouet, étaient divisées avec plus de précision, à l’aide d’un instrument en bois qui donnait la facilité de tracer des échelles logarithmiques de toute longueur voulue.
- Enfin M. Isaac Sargent, mécanicien, présenta, la même année, à la Société d’encouragement ( 21e année du Bulletin, p. 12 ) une imitation de cet instrument, qui a fait dire au savant ingénieur de Prony « que les chefs d’ateliers et les simples ouvriers « ( de Londres) ont l’équivalent (des Tables de logarithmes) tracé sur des règles à « coulisse au moyen desquelles ils font, fort adroitement et fort promptement, des cal-« culs dont l’exécution à la plume ne serait pas, à beaucoup près, aussi simple et aussi « expéditive qu’elle l’est avec leurs instruments. »
- Tous ces efforts seraient restés probablement longtemps infructueux, tant on est encore aujourd’hui indifférent, en France, pour les améliorations dont le résultat ne peut pas se traduire immédiatement par un bénéfice matériel, si le gouvernement n’avait pas sagement imposé, dans ses Programmes d’admission aux écoles des services publics, la connaissance et le maniement de la règle à calcul, instrument que M Col-lardeau etM. Gravet, successeur de Lenoir, continuent à construire avec une précision remarquable.
- Extrait des procès-verbaux des séances du conseil d’administration de la Société
- d’encouragement.
- Séance du 5 octobre 1853.
- En l’absence des président et vice-présidents, M. Gourlier, membre du comité des arts économiques, occupe le fauteuil.
- Correspondance. M. Mortera, ingénieur-hydraulicien, rue Bourbon-Villeneuve, k, adresse le dessin et la description d’un frein à vapeur applicable aux locomotives, ten-ders, waggons ou tout autre véhicule de chemin de fer.
- M. Briand, arquebusier, aux Herbiers ( Vendée ), appelle l’attention de la Société sur un système de sûreté appliqué aux armes à feu portatives qui remplit les conditions suivantes : le fusil ne peut, quand on presse volontairement ou involontairement sur la gâchette, faire feu que dans la position de mise en joue et d’épaulement; hors de cette position spéciale, la batterie est enrayée et la pression sur la gâchette ne produit aucun effet.
- M. Briand fait déposer un fusil ainsi qu’un dessin, et il observe que, pour se servir de son arme, il n’est besoin d’aucune autre précaution que pour les fusils ordinaires.
- M. Woelfel, facteur de pianos, rue des Martyrs, 26, annonce avoir apporté divers perfectionnements à la construction des pianos.
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- M. Hausser, rue de la Chaise, 12, sollicite ltexamen d’une nouvelle espèce de carreaux pour les fours de boulangerie.
- M. Villemol, cultivateur-vigneron et jardinier, à Bercy, communique le procédé suivant pour prévenir la maladie du raisin : il fait, au pied de sa treille, un petit bassin en forme d’entonnoir assez profond pour atteindre les premières racines; dans ce bassin il verse de l’eau de puits, et il a continué jusqu’à ce que la terre fôt entièrement imbibée; puis il a recouvert de litière ou fumier la partie arrosée du pied de la vigne.
- M. Villemol emploie ce procédé depuis trois ans, et la récolte de cette année a dépassé celle des années précédentes.
- M. Pilloxj, horticulteur, quai de la Mégisserie, 46, demande à être admis au concours pour la découverte des moyens curatifs de la maladie de la vigne; il produit plusieurs certificats de communes de l’arronHissement de Reims, qui témoignent de l’efficacité des substances qu’il emploie et qui sont les terres noires ferrugineuses mises au pied des ceps.
- Un concurrent aux mêmes prix, avec cette devise, Le meilleur guide en agriculture sera toujours Vobservation, adresse un mémoire explicatif d’un procédé qu’il a découvert et expérimenté pour combattre la maladie de la vigne connue sous le nom d'oïdium.
- L’auteur avait remarqué que les feuilles du noyer commun portent en elles un caustique très-prononcé et une odeur forte et pénétrante que la plupart des insectes fuient. Partant de cette donnée , il pense qu’une décoction de ces feuilles aurait pour effet de détruire les sporules du cryptogame, d'étouffer les germes du champignon et le champignon lui-même; que ce moyen pourrait être employé pour faire périr la chenille et les œufs de la pyrale cachés sous l’épiderme du vieux bois.
- L’expérience a confirmé les prévisions de l’auteur, même au delà de ce qu’il en attendait.
- M. Foy, à Saint-Genis-Laval ( Rhône ), adresse une note indiquant les précautions qu’il croit utile de prendre l’année prochaine pour prévenir et guérir la maladie de la vigne.
- M. Jean Detruy, à Chatou ( Seine-et-Oise ), adresse une notice sur la maladie de la pomme de terre et les moyens de la guérir.
- M. Peligot, l’un des secrétaires, annonce que la Société vient de perdre deux de ses membres, 1° M. Zuber, de Rixheim, auquel elle décerna, en 1832, une médaille d’or pour ses papiers de tenture fabriqués par machines, et en 18al une semblable médaille pour sa fabrication d’outremer artificiel;
- 2° M. Cambray, fabricant d’instrument aratoires, honoré d’une médaille d’or à l’exposition des produits de l'industrie en 1849 et de plusieurs récompenses de la Société.
- conseil décide que le témoignage des regrets de la Société sera consigné au procès-verbal,
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- M. Péclet, membre du conseil, fait hommage d’un ouvrage qu’il vient de publier sous le litre rie Nouveaux documents relatifs au chauffage et à la ventilation des établissements publics, suivis de nouvelles recherches sur le refroidissement et la transmission de la chaleur.
- Depuis l’impression de la seconde édition du Traité de la chaleur de M. Péclet, plusieurs édifices publics ont été chauffés et ventilés par divers systèmes. Pour quelques-uns d’entre eux, notamment pour la prison Mazas et l’église Saint-Roch, des expériences nombreuses et longtemps prolongées ont été faites pour constater les effets produits par ces appareils. M. Péclet a pensé que la publication des documents relatifs à ce* expériences serait une chose importante, parce qu’ils renferment des résultats utiles, et quelques-uns font connaître, avec les plus grands détails, les phénomènes qui se produisent dans le chauffage des grands édifices.
- M. Péclet a joint à ces documents les résultats de nouvelles recherches sur le refroidissement et sur la transmission de la chaleur à travers les corps mauvais conducteurs, recherches qui l’ont occupé pendant plusieurs années.
- Communications. — Gravure héliographique. M. Clerget, membre du conseil, annonce que M. Niepce de Saint-Victor l’a chargé de soumettre à la Société des épreuves de gravures héliographiques sur acier obtenues d’après le procédé dont il est inventeur en collaboration avec M. Lemaître, par MM. Mante, photographe, Ri faut, graveur, et Perndle, imprimeur.
- On sait que ce procédé consiste à tirer une épreuve négative sur verre préparé soit à l’albumine, soit au collodion; à produire, par superposition, une image positive sur une seconde plaque albuminée, et à impressionner avec celle-ci une planche d’acier couverte de bitume de Judée. En retirant la planche d’acier de la lumière, à peine aperçoit-on, en regardant la surface h contre-jour, une trace légère de l’effet produit ; mais l’image apparaît subitement lorsqu’on verse sur la planche un mélange de benzine et d’huile de naphte; puis el’e est définitivement fixée en lavant la planche avec de l’eau. Après cette opération, il ne reste plus qu’à faire agir les acides sur l’acier à la manière ordinaire des graveurs; mais une des difficultés d’application qu’a présentées le procédé de MM. Niepce et Lemaître tient à la production parfaitement égale de la couche de bitume de Judée sur l’acier.
- M. Niepce donne la composition d’un vernis dont le bitume est la base et au moyen duquel il assure que la couche s’étend avec autant de régularité -que si on procédait avec le collodion.
- Métiers à tisser. M. Alcan rappelle que dans les métiers à tisser,, dès qu’un dessin exige un plus grand nombre de lisses, la complication de ces métiers devenait très-grande, la manœuvre en était pénible, et les résultats ne pouvaient être qu’imparfaits. C’est pour rendre le tissage des étoffes façonnées plus facile qu’on a eu recours, autrefois, au métier à la tire.
- M. Alcan ajoute que de nombreuses tentatives avaient été faites pour supprimer les
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- fonctions du tireur de lacs en modifiant ou remplaçant les métiers, et que tous ces essais restèrent sans succès jusqu’à l’innovation apportée par Jacquard au commencement de ce siècle.
- Cependant, au nombre de ces créations, une seule l’avait frappé par ses combinaisons aussi simples qu’économiques; c’est celle de Vaucanson. Le métier de Vaucanson ne se trouve décrit que dans un numéro du Mercure de France, de novembre 1745. Dans le métier qui existe au Conservatoire des arts et métiers, le temps en avait détruit la commande générale et une partie du mécanisme. L’article du Mercure ne fait pas mention de la disposition qui supprime la tire; il paraît, d’ailleurs, que le public connaissait déjà ce moyen, ou que Vaucanson ne l’aurait inventé que postérieurement.
- M. Alcan fait connaître que, par les soins de l’administration du Conservatoire di s arts et métiers, le métier de Vaucanson a été mis en état de fonctionner, et il expose les motifs qui lui font penser qu’il serait utile que ce métier, comme pièce importante de l’histoire des machines à tisser, fût décrit et gravé dans le Bulletin.
- M. Alcan, après avoir cité les griefs qu’on a pu alléguer contre l’œuvre de Vaucanson , et qui ont empêché , pendant un demi-siècle, qu’on en tirât parti, fait observer que c’est Jacquard qui a délivré l’industrie de la mécanique à la tire.
- Jacquard connaissait-il ou non le métier de Vaucanson lorsqu’il commença à s’occuper du sien ? L’eût-il connu, il a eu le mérite de comprendre le premier tout lo parti qu’on pouvait tirer d’une machine dédaignée et celui d’y avoir apporté des améliorations d’une grande importance.
- La Société jugera sans doute que la description et la gravure du métier dû à Jacquard, et pour lequel il a pris un brevet, ne peuvent manquer de trouver place dans le Bulletin, comme document historique, au même titre que celui de Vaucanson.
- M. Jourdier, membre du conseil, expose que, se trouvant au Conservatoire des arts et métiers pour tout autre motif que celui de l’examen des machines servant à confectionner les tissus, il a eu l’occasion d’entendre le mécanicien monteur de métiers à Lyon, auquel est confiée la mise en état des machines de Vaucanson et autres, contester la priorité d’invention des appareils attribués à divers auteurs de nos jours. M. Jourdier pense qu’il appartient à la Société d’encouragement de charger une commission de recueillir tous les documents historiques et de leur donner de la publicité par la voie du Bulletin.
- M. Alcan, après avoir relaté les faits qui sont à sa connaissance sur ces questions de priorité, partage l’opinion de M. Jourdier.
- Sur la proposition de M. le président, le conseil décide que le métier de Vaucanson et celui de Jacquard seront décrits et gravés dans le Bulletin; il charge le comité des arts mécaniques de rédiger la notice historique, avec invitation d’en faire l’objet d’une communication au conseil.
- M. Clerget saisit cette occasion pour prier M. Alcan de donner quelques explications
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- sur l’invention de M. Bonnelli, qui fait intervenir l’électricité dans le mécanisme des métiers à la Jacquard.
- M. Alcan répond qu’il ne peut entrer dans des détails sur ce sujet, n’ayant point encore reçu communication du mode d’opérer de ce savant étranger ; mais l’idée de cette application n’est pas nouvelle. Il énonce que lui-même, il y a quatre ans, à la connaissance de plusieurs personnes, il a essayé d’employer l’électricité pour le but dont il s’agit, mais les difficultés attachées à la solution de ce problème l’ont engagé à renoncer à cette tentative.
- Un membre du conseil relate, d’après une lettre de M. Bonnelli insérée dans les journaux, que cet auteur supprime les cartons et les ressorts du métier Jacquard. La pédale du tisseur élève les lisses, comme elle fait à présent, met leurs têtes en contact avec autant de morceaux de fer doux entourés de fils de cuivre qu’un courant électrique aimante et désaimante à volonté ; quelques lisses restent suspendues et quelques autres descendent selon qu’on dirige le courant plutôt dans un sens que dans l’autre.
- Pour diriger l’électricité, on dispose une série de pointes sur une même ligne, comme les dents d’un peigne; ces pointes communiquent avec un électro-aimant; on passe au-dessous de ces pointes le dessin fait avec un vernis sur un cylindre ou sur une feuille métallique en communication avec la pile. Le courant passera seulement là où manquera le vernis, et ce seront les lisses correspondantes qui resteront seules soulevées, et qui, par là, reproduiront avec exactitude le dessin tel qu’il est sorti des mains de l’artiste.
- M. Bonnelli est persuadé qu’au lieu des dépenses du papier quadrillé, du perçage des cartons et de leur commettage on n’aura plus que celle du dessin et de la manutention de la pile.
- M. le président prie M. Alcan de recueillir les faits qui concernent cette application de l’électricité et de vouloir bien en donner communication à la Société.
- Maladie de la vigne. M. le docteur Robouam communique ses observations et ses expériences sur un moyen de guérir les vignes de la maladie spéciale dont elles sont affectées.
- M. Robouam annonce avoir fait, depuis 1849, des expériences qui l’ont convaincu que toutes les branches du cep qui courent sur la terre ainsi que leurs grappes et leurs feuilles, qu’elles proviennent de jeunes ou de vieux ceps, sont vertes et saines ; celles qui rampent sur la terre labourée et sans herbe sont d’un vert moins beau que celles qui courent sur la terre couverte de gazon. M. Robouam a fait passer des branches de vigne sur des monceaux de pierres ; elles sont vertes et saines ainsi que leurs grappes et leurs feuilles.
- M. Robouam termine en faisant ressortir les avantages d’un procédé aussi simple qu’économique.
- Après quelques observations de M. Amêdée-Burand sur les difficultés que le procédé de M. Robouam peut rencontrer dans son application, telles que celle de cour-Cinquante-deuxième année. Octobre 1853. 75
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- ber les ceps des vignes, et après les explications données par l’auteur, M. le président invite la commission spéciale à examiner, à Montrouge, l’état des vignes soumises à ce traitement.
- Le mémoire de M. Robouam est renvoyé à la même commission.
- M. le président remercie l’auteur de sa communication.
- Séance du 19 octobre 1853.
- En l’absence des président et vice-présidents, M. Chevallier, membre du comité des arts chimiques, occupe le fauteuil.
- Correspondance. M. Dumarchay, à Auteuil (Seine), appelle l’attention de la Société sur un nouveau mode d’empierrement des chaussées propre à remplacer celui adopté dans diverses rues de Paris et sur les boulevards.
- M. Alphonse George, ingénieur-mécanicien, rue du Château-d’Eau, 60, adresse le plan et la description d’un nouveau système de détente pour machine à vapeur, pour lequel il a pris un brevet d’invention.
- M. le secrétaire fait observer que ce système paraît avoir quelque analogie avec celui de M. Farcot.
- M. Fargon-Demoulin, ingénieur-mécanicien, rue Sedaine, 15 et 17, transmet les plans, descriptions et explications des découvertes suivantes, pour lesquelles il est breveté en France, en Belgique, en Angleterre, en Prusse et en Autriche : 1° télégraphe acoustique, transmission instantanée de la parole d’une extrémité d’un convoi de chemin de fer à l’autre ; 2° aiguilleur universel, au moyen duquel la locomotive ouvre et ferme elle-même toutes les aiguilles; 30'propulseur locomobile, dont les propriétés principales sont celles du cric, du treuil, de la grue mobile : un seul homme, à l’aide de ce mécanisme, transporte un ou plusieurs waggons et même le convoi d'une voie à l’autre ; 4° enrayeur universel, appareil s’adaptant à toutes les voitures, surmontant les obstacles par l’arrêt instantané, la propulsion et les fonctions.
- M. Minotlo, vice-directeur du télégraphe en Piémont, fait hommage de la description du nouvel engrenage qu’il a inventé, et auquel il donne le nom d'engrenage à coin, et qui présente, selon lui, plusieurs avantages, dans quelques circonstances, sur les engrenages h roues dentées et sur les courroies.
- La propriété du coin d’augmenter la pression peut, suivant lui, s’appliquer 1° à obtenir de plus grands effets avec moins d’efforts dans les machines à écraser, telles que presses, moulins à huile, etc.; 2° à empêcher, avec une pression modérée, les parties mobiles de glisser ; 3° à donner un nouvel engrenage qui réunit les bonnes qualités des roues dentées avec la douceur des courroies ; 4° à transmettre un mouvement très-rapide aux hélices des bateaux à vapeur ; 5° à ralentir le mouvement des locomotives; 6° à leur donner la force et l’adhérence nécessaires pour remonter de très-lourds fardeaux sur les rampes; 7° à se procurer un frein très-puissant pour les chemins de fer,
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- M. Zambeaux, maire-adjoint de Saint-Denis (Seine), adresse le dessin et la description d’un nouvel appareil distillatoire et culinaire à simple ou double emploi de la même chaleur, destiné aux équipages de la marine.
- M. Zambeaux joint à son envoi 1° une notice sur son appareil dislillatoire et culinaire propre à convertir l’eau de mer en eau douce et à opérer simultanément la cuisson des aliments; 2° un extrait du rapport favorable adressé par une commission d’ingénieurs de la marine et de commandants de bâtiments à M. le ministre de la marine et des colonies.
- M. le ministre de l’agriculture, du commerce et des travaux publics accuse réception de la liste des candidats dressée par le jury d’examen de la Société d’encouragement à la suite du concours ouvert pour la jouissance de trois places d’élèves aux écoles impériales d’arts et métiers de Châlons et d’Angers.
- Conformément aux propositions de la Société, les candidats Lelièvre ( Eugène-Oné-zime-Hector) et Cugnet ( Ferdinand-Claudius) sont nommés élèves à l’école de Châlons : le premier, à bourse entière; et le second, à 3/4 de bourse. Le candidat Crétin (Alfred-Jean ) est nommé élève à 3/4 de bourse à l’école d’Angers.
- Les candidats Aubry, Colin, Etex et Limet ont été admis à l’école de Châlons, à la suite de l’examen qu’ils ont passé devant le jury du département (1).
- MM. Jametel et Vincent, de Montrouge (Seine), rappellent que, le 13 juillet dernier, ils ont adressé, sous dépôt cacheté, la description de moyens qu’ils proposent d’employer pour combattre la maladie de la vigne et autres végétaux, et qu’ils ont sollicité la nomination d’une commission pour constater l’efficacité de leurs procédés.
- Aujourd’hui MM. Jametel et Vincent font connaître le résultat de leurs travaux, et adressent un mémoire descriptif des expériences qu’ils ont faites pour combattre la maladie, accompagné d’échantillons.
- De ces expériences ils tirent les conséquences suivantes, 1° que la cause de la maladie de la vigne provient de l’altération de l’air à une certaine époque de l’année, altération due sans doute à la formation d’une moisissure dont les séminules, voyageant par les airs, se déposent sur les vignes, s’y développent rapidement et y causent des dommages irréparables; 2° que les époques de cette apparition varient, selon les circonstances atmosphériques, du 10 au 25 juillet; 3° que les engrais soufrés, déposés au pied des ceps du 15 au 30 juin, paraissent être un remède contre le développement de cette affection.
- MM. Jametel et Vincent pensent que la mise en sac dès la naissance de la grappe, vers le 25 juin, est le plus sûr moyen d’arrêter la cause de l’altération due à la présence des cryptogames.
- (1) La Société avait proposé d’admettre le jeune Neuburger, comme apte à occuper une des places vacantes; mais, sir la demande de M. Neuburger père, tendant à conserver son fils auprès de lui, M» le ministre n’a pas donné suite à la proposition.
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- Ils conseillent de se servir de sacs en toile de crin rendue imperméable à l’eau, mais perméable à l’air, ou bien de sacs en papier imperméable percé de trous, en recommandant de faire entrer le soufre dans la composition destinée à rendre ces sacs imperméables. Ce moyen leur paraît efficace, puisqu’il doit s’opposer à toute invasion de la maladie par l’odeur que répand le soufre.
- Ils prescrivent, aussitôt l’apparition de la maladie, ce qu’on reconnaît à la teinte grisâtre qui se dépose sur les raisins, de plonger les grappes dans une dissolution d’eau de savon, de soufre et de chaux. Ils insistent sur l’emploi de ce remède aussitôt l’invasion de la maladie, de laisser, autant que possible, les branches portant fruit courir à quelques centimètres du sol, et de nettoyer, au moins tous les deux ans, les vignes des mauvaises herbes, enfin de les chauler.
- Un concurrent au prix proposé pour la découverte de moyens préservatifs et curatifs de la maladie de la vigne adresse un mémoire avec cette devise : Si dédit Providentiel, servabit scientia.
- L’auteur pense que la maladie ne peut être prévenue et combattue que par le plomb. Voici l’observation qui l’a conduit à employer des dissolutions de ce métal :
- Dans une excursion faite dans la forêt de Fontainebleau, il rencontra, sur les grès qui bordent la plaine d’Arbonne, de larges taches blanches , dont quelques-unes avaient plus de 1 mètre de longueur. Après des recherches sur les causes probables d’un fait aussi extraordinaire, l’auteur découvrit une légère empreinte métallique au sommet de quelques-unes de ces taches. Il se souvint alors qu’en 1839 le camp d’Arbonne occupait la plaine, fermée par une montagne de grès. Les empreintes métalliques avaient été produites par le choc des balles, et le dépouillement de ces roches était le résultat de la dissolution des parcelles de plomb restées adhérentes après l’érosion des balles sur les grès. Chaque partie dénudée prenait une direction perpendiculaire ou inclinée en raison de l’écoulement des eaux pluviales. Cette dissolution naturelle du plomb avait complètement détruit tous les cryptogames qu’elle avait pu atteindre, les mousses, les lichens, les lycopodes, etc., et depuis quatorze années aucun de ces végétaux n’avait franchi la limite tracée par le plomb.
- M. Salmon, rue du Faubourg-Saint-Martin, 52, a constaté que le noir animal, employé à petite dose sur des défrichements récents et mêlé à la semence, donne de bons résultats, et que la pratique a fait reconnaître que cette addition de noir en grain doit être humectée quelques heures à l’avance.
- M . Salmon ajoute qu’il ne manque à ce premier résultat que de mouiller ce mélange avec les eaux ammoniacales bitumineuses provenant de la distillation des schistes ou de la houille pour servir contre les affections des maladies des végétaux en général, et particulièrement contre celles de la vigne, du blé et des pommes de terre.
- M. Régnault, rue de Ponthieu, 8, signale, comme moyen curatif de la maladie de la vigne, le procédé suivant : choisissant l’instant où la moisissure apparaît sur le raisin, on époussette le bois, les feuilles et les raisins attaqués au moyen d’un balai de plume
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- ou tout autre, afin de faire tomber cette moisissure en pénétrant dans l’intervalle des grains de la grappe.
- M. Barlatin, ex-pharmacien aux Mées (Yar), pense que la maladie de la vigne provient de l’altération de la sève, qui, se trouvant viciée et affaiblie, ne fait plus produire aux ceps que des fruits avariés et n’ayant pas les qualités requises pour arriver à leur maturité. M. Barlatin emploie avec succès, dans une de ses vignes, attaquée de la maladie, le moyen suivant :
- En avril dernier, il a fait greffer, sur vingt-cinq ceps épuisés, du grenache. Les pieds greffés, quoique placés au milieu d’un foyer d’infection, sont de belle venue, et portaient, dès la première année, des raisins sains et susceptibles de mûrir, tandis que les pieds-non greffés n’ont donné que des fruits altérés; d’où l’auteur conclut que la greffe est cause de cette différence, et pourrait offrir un moyen de se débarrasser du fléau qui dévaste les vignes.
- M. Gontier, horticulteur, barrière d’Enfer, 175, soumet à la Société le résumé de ses observations et de ses expériences pour la guérison de la maladie de la vigne, expériences qui lui ont parfaitement réussi.
- Le procédé de M. Gontier a pour base l’emploi du soufre,
- M. Lapierre-Beaupré, à Lyon, adresse un mémoire sur les études qu’il a faites, l’année dernière et cette année, sur la maladie de la vigne.
- M. Durand, garde-magasin du timbre, à Oran (Algérie), adresse, avec dessin à l’appui, un mémoire descriptif d’un nouveau mode de construction susceptible de procurer l’incombustibilité. (Concours ouvert par la Société d’encouragement pour l’année 1853.)
- M. Peligot, l’un des secrétaires, communique un procédé dû à M. Corenwinder, professeur, à Lille, pour déterminer la valeur industrielle du noir animal.
- La valeur comparative du noir animal peut être établie d’après la quantité de chaux qu’un poids déterminé de cette matière est susceptible d’absorber. M. Corenwinder, ayant observé que cette absorption, qui est considérable pour le noir neuf, l’est beaucoup moins pour le noir révivifié, a pensé qu’on pouvait fonder sur cette propriété un procédé susceptible de donner à ce produit un cachet déterminé, d’autant plus que cette propriété est, sans contredit, la plus importante pour le fabricant, puisqu’elle a pour effet de dépouiller les sirops d’un corps qui nuit à la cuite et empêche la cristallisation d’une certaine quantité de matière sucrée.
- M. Peligot fait ressortir la simplicité et la sûreté du procédé de M. Corenwinder, et ajoute qu’il serait utile, dans l’intérêt de l’industrie, qu’il reçût une prompte publicité.
- M. le président invite M. Barreswil à prendre connaissance de ce procédé et à informer le conseil, dans une prochaine séance, s’il doit prendre place immédiatemeut dans le Bulletin.
- M. le président donne communication d’une lettre de M. Mallet, lieutenant-colonel d’artillerie, annonçant la perte douloureuse qu’il vient de faire dans la personne de son
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- l'ROCFS-VERBAUX.
- père, M. Charles Mallet, inspecteur général honoraire des ponts et chaussées, l’un des plus anciens membres du conseil d’administration de la Société d’encouragement.
- M. le président, en proposant de consigner au procès-verbal le témoignage des regrets de la Société, invite MM. les membres du conseil présents à assister aux funérailles de M. Mallet.
- Communications.—Chromate dépotasse. M. Jacquelain, membre du comité des arts chimiques, communique la description d’un procédé qu’il a imaginé pour la fabrication économique du chromate de potasse. Préoccupé de cette question, M. Jacquelain a exécuté en grand deux opérations, l’une en 1845 et l’autre en 1846.
- Il rappelle qu’en 1847 il a présenté à l’Académie des sciences un mémoire sur la fabrication des bichromates de potasse, de chaux, et des chromâtes neutres de plomb et de zinc (1),
- M. Jacquelain décrit ce mode de fabrication, qui était incontestablement plus économique que celui mis en pratique par les fabricants français.
- Cependant de nouveaux perfectionnements ont été suggérés à M. Jacquelain par des expériences récentes; tel est le but de sa communication (2).
- Frein pour les locomotives et les waggons des chemins de fer. En raison des récentes et graves catastrophes survenues sur le chemin de fer de Paris à Bordeaux ainsi que sur celui du Sud-Ouest en Irlande, M. Tourasse communique un système de frein de sûreté instantané applicable aux véhicules des chemins de fer, dont il a eu l’idée en 1834, et que depuis il a proposé pour les locomotives destinées à fonctionner, en Autriche, sur le chemin de fer du Soemmering.
- Sous certains rapports, ce système de frein est, d’après M. Tourasse, préférable à ceux généralement en usage mus au moyen de vis et à force de bras.
- Voici comment M. Tourasse s’exprimait, au sujet de ce frein, dans une lettre qu’il écrivait à son correspondant à Vienne en mai 1850 :
- « Je vous expliquerai plus tard les divers systèmes de freins dont je compte me ser-« vir; je vous dirai seulement en ce moment que le principe d’action du frein instan-« tané, dont j’ai eu l’idée il y a plus de quinze ans et dont je vous ai déjà entre-« tenu, est le même que celui des sabots dits d’enrayement dont on se sert sur les « routes ordinaires; il a de l’analogie ou, pour mieux dire, est la contre - partie du « sabot de sûreté qu’on place à la remonte des convois, sur les plans inclinés, desservis « par des machines fixes, lequel peut être mis en action sans effort en moins de trois « secondes. »
- M. Tourasse pense que les freins de cette espèce, comparés à ceux mus au moyen de vis, à force de bras et agissant soit par frottement ou par pression sur la circonférence des roues, présentent plusieurs avantages d’une grande importance, notamment
- (1) Ce mémoire a été inséré dans la 46° année du Bulletin ( 1847 ), p. 690.
- (2) Nous donnerons, dans le Bulletin du mois prochain, le nouveau mémoire de M. Jacquelain.
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- 1° d’agir avec beaucoup plus de promptitude et d’énergie ; 2° de n’exiger, pour ainsi dire, aucune force pour être mis en action.
- Si, pas plus qu’aucun autre, ce système de frein ne permet d’arrêter subitement une machine locomotive lorsqu’elle est animée d’une grande vitesse, il est plus que probable qu’il est au moins susceptible d’en atténuer la vitesse de manière à diminuer les chances et la gravité des accidents.
- M. Tourasse termine en annonçant qu’il s’empressera de communiquer à la Société les dessins de son frein, si elle le juge nécessaire.
- Conservation des substances alimentaires. M. Rouget de Lisle soumet, en son nom et en celui de M. Jaillon, un ensemble de procédés et d’appareils destinés à la préparation et à la conservation des substances alimentaires, des boissons, et en général de toutes les matières chimiques, pharmaceutiques et autres, solides ou liquides, qui sont susceptibles d’être altérées par le contact de l’air.
- « M. Rouget de Lisle décrit les principaux appareils qui ont été l’objet d’un brevet pris le 11 février 1853, savoir : 1° un fourneau de cuisine inodore, propre à la cuisson des substances alimentaires, soit par la chaleur directe, soit par l’eau chaude, soit par la vapeur. Ce fourneau, destiné plus particulièrement à blanchir ou échau-der les plantes et racines légumineuses que l’on veut dessécher et conserver ensuite pour être mangées à l’état frais, est accompagné d’un monte-charge dit locomobile, que l’on fait mouvoir en ligne droite, à l’aide d’un simple treuil, sur une espèce de chemin de fer suspendu au plafond de la cuisine. Un monte-charge fondé sur un principe analogue est établi, depuis quelques semaines, à l’extérieur des deux greniers h farine qui sont bâtis parallèlement sur les deux rives opposées du canal, à la Yillette.
- « 2° Une chaudière cylindrique dont le couvercle forme une fermeture hydraulique ou hermétique, ou libre, à volonté. Cette chaudière peut servir utilement à la préparation des conserves alimentaires d’après la méthode d’Appert, ou à la cuisson des aliments, ou à l’échaudage et à la dessiccation complète des légumes et autres substances alimentaires, qui sont placés sur une étagère circulaire, laquelle est mue à l’aide d’une corde qui s’enroule sur un treuil ordinaire.
- « 3° Une autre chaudière rectangulaire, munie également d’un monte-charge dit à crémaillères parallèles, qui servent à faciliter la manutention et le transport d’un grand nombre de bouteilles ou de vases renfermant des conserves alimentaires. Les vases sont disposés, au préalable, dans un châssis à claire-voie, dont les deux extrémités opposées reposent sur deux crémaillères du monte-charge, lesquelles sont destinées à l’élever ou l’abaisser à la hauteur convenable par un système d’engrenage que l’on fait mouvoir à l’aide d’une manivelle.
- « En un mot, un grand nombre de vases ou conserves sont soumis mécaniquement et simultanément à l’action de la chaleur d’un bain-marie ou de la vapeur, tandis que, dans les usages ordinaires, la cuisson des conserves s’effectue manuellement, c’est-à-dire en plaçant un petit nombre de vases dans une chaudière ordinaire.
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- « 4° Un monte-charge, tel qu’on le rencontre dans toutes les cuisines des grands hôtels et restaurants de Londres, des Workhouses, etc., où il sert uniquement à transporter les aliments et les ustensiles de table. Ce monte-charge porte un encliquetage nouveau, ou plutôt un cliquet qui engrène ou désengrène à volonté au moyen d’un ressort élastique et relié à une pédale, sur laquelle on agit avec le pied.
- « 5° Une chaudière hémisphérique propre à évaporer et concentrer les jus de légumes, les bouillons, le lait, etc., en activant l’opération par l’emploi d’une ventilation artificielle et d’un aspirateur concentrique.
- « 6° Un appareil rotatif, dit à force centrifuge, destiné à effectuer successivement les trois opérations suivantes : 1° laver les plantes et racines légumineuses, 2° les échauder par la vapeur, et 3° enfin les essorer par l’emploi de la force centrifuge. Au besoin, cet appareil peut encore servir pour opérer la dessiccation des légumes.
- « 7° Un séchoir-étuve à courant d’air chaud et intermittent pour dessécher complètement les substances alimentaires, principalement les légumes aqueux et féculents que l’on veut conserver longtemps. A cet effet, les substances sont exposées successivement à l’action de la chaleur directe et confinée, à l’action d’un courant d’air chaud et de la ventilation au moyen de l’air sec, afin de chasser plus promptement et plus efficacement la vapeur vésiculeuse, qui se produit dans le séchoir et à la surface des substances. Aussi les substances sont disposées sur des étagères roulantes, qui permettent d’opérer leur placement et leur déplacement en dehors du séchoir et de la chaleur élevée , qui affecte toujours les organes de l’opérateur.
- « 8° Un appareil à compression graduée et élastique pour emballer les légumes desséchés dans des sacs en papier fort et imperméabilisé avec une couche de gélatine, ainsi que ce dernier procédé a été indiqué, en 1772, par Eisen, pasteur livonien.
- « Au résumé, le procédé de dessiccation des légumes est connu et exploité en Hollande, en Russie, et principalement à Rostof, où il est employé généralement par les jardiniers-maraîchers. MM. Jaiïïon et Rouget de Liste ont perfectionné seulement le mode de faire les sacs et la méthode d’y emballer les légumes desséchés, qui sont légèrement et méthodiquement tassés.
- « Cette méthode d’emballage diffère essentiellement du système que M. Masson a fait breveter en 1850, lequel consiste 1° à comprimer énergiquement les légumes desséchés , au moyen de la presse hydraulique; 2° à former des galettes ou tourteaux très-durs, qui sont revêtus d’une feuille d’étain très-mince.
- « Les éléments qui composent les appareils qu’on vient de décrire sont connus et appliqués isolément. MM. Jaillon et Rouget de Liste annoncent s’être attachés à modifier et simplifier le procédé de la conservation des substances alimentaires en appliquant strictement les principes primitivement inventés par Appert en 1796, puis perfectionnés, en 1817, par Granhom, capitaine de la marine suédoise, ensuite par Fas-tier en 1837, et enfin, en 1844, par M. Villaumez, confiseur, à Lunéville.
- « Ces perfectionnements consistent principalenent, en ce qui concerne l’économie et
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- la sûreté du procédé, 1° dans l’application de vases en poterie, en grès, en faïence, etc. ; 2° dans celle de divers modes de bouchage, suivant la nature du vase ou des matières que l’on y veut renfermer ; 3° enfin dans l’emploi de vases en fer-blanc, qui sont confectionnés mécaniquement et fermés hermétiquement à l’aide d’un mortier ou ciment imperméable à l’air.
- « Quant aux divers systèmes de bouteilles et de bouchage imaginés ou perfectionnés par lui, M. Rouget de Lisle se borne à présenter les modèles destinés à la fabrication en grand, en y joignant les prix de revient de chaque objet. »
- M, Rouget de Lisle se réserve de communiquer prochainement une notice historique sur les travaux des inventeurs qui l’ont précédé. Il termine en émettant le vœu que la Société veuille bien examiner la question de la cherté des subsistances et d’éclairer la classe ouvrière sur le meilleur mode de se nourrir et de préparer économiquement ses aliments.
- M. Peligot fait remarquer que la communication de M. Rouget de Lisle relative à la vulgarité de la dessiccation des légumes tendrait à enlever à M. Masson le mérite de cette invention, qui a été l’objet de plusieurs rapports favorables faits à l’Institut et à la Société centrale d’agriculture, invention qui a été établie au profit de M. Masson par un arrêt de la cour impériale de Paris.
- M. Rouget de Lisle répond que M. Masson a inventé et fait breveter, en 1850, la double combinaison de la dessiccation des légumes et de leur compression énergique au moyen d’une presse hydraulique ; que , d’ailleurs , l’arrêt dont il s’agit a déclaré que le procédé, en ce qui concerne la dessiccation des légumes, appartenait au domaine public.
- M. Rouget de Lisle s’engage à fournir à la Société tous les documents imprimés et publiés dans des ouvrages français, desquels il résulte que le procédé de la dessiccation et de la conservation des légumes est connu et pratiqué en Hollande depuis l’année 1750, et en Russie depuis l’année 1772.
- La communication de M. Rouget de Lisle ayant été faite verbalement, M. Peligot signale les inconvénients de ces sortes de communications ; il pense qu’il existe des précédents portant que celles faites à la Société doivent être déposées par écrit.
- Après quelques observations de M. Clerget sur la différence à établir entre les communications écrites et l’explication verbale donnée d’appareils mis sous les yeux de la Société, le conseil invite le bureau à examiner cette question.
- M. le président engage M. Rouget de LJsle à déposer sa communication par écrit.
- Photographie. M. Clerget présente des images photomicroscopiques obtenues, par M. Bertsch, des filaments d’un tissu blanc et noir à petits carreaux, composé de laine, de coton et de flax-coton, en faisant remarquer que l’image négative a été obtenue sur verre préparé au collodion et que le tirage a eu lieu sur papier albuminé.
- Papier préparé au blanc de zinc. M. Barreswil, membre du comité des arts chimiques, présente, de la part de M. Jules Biard, imprimeur en taille-douce, rue Jean-Cinquante-demième année. Octobre 1853. 76
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- Jacques-Rousseau, 20, quelques impressions faites sur papier préparé au blanc de zinc.
- M. Biard énonce que, lorsqu’il a entrepris cette fabrication, son but était de remplacer la carte faite à la céruse et au blanc d’argent, dont la préparation est dangereuse pour la santé des ouvriers.
- M. Biard a déjà soumis à la Société des cartes et des papiers préparés au blanc de zinc et recouverts d’un vernis irisé. Lorsqu’il a fait cette présentation, il croyait être le seul inventeur de ces produits; mais à l’exposition universelle de Londres, en 1851 , MM. Delarue et comp. ont combattu cette prétention , en déclarant que parmi leurs brevets il s’en trouvait qui avaient rapport à la production du reflet irisé et à la fabrication de cartes préparées au blanc de zinc.
- Depuis cette époque , M. Biard a cherché à perfectionner ces objets, et il est arrivé à des résultats qu’il soumet à l’appréciation de la Société ; il présente 1° du papier et de la carte blanc de zinc destinés au cartonnage ; 2° du papier blanc de zinc propre à l’impression des gravures d’art.
- Destruction des charançons. M. Artur annonce que les charançons ayant attaqué les blés d’une exploitation agricole, le meunier a conseillé, après avoir retiré le blé du grenier, d’y placer de la graine de foin. Depuis cette époque , déjà ancienne , le grenier a reçu du blé, et les charançons n’y ont plus reparu.
- Erratum.
- Bulletin de septembre, p. 54o, ligne 6, au lieu de moyeux, lisez noyaux.
- PARIS. — IMPRIMERIE DE Mme Ve BOUCHARD-HUZARD, RIJE DE L’ÉPERON, 5.
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- LISTE, PAR ORDRE MÉTHODIQUE DES MATIÈRES,
- DES BREVETS D’INVENTION ET DE PERFECTIONNEMENT
- délivrés en France pendant l’année 1852.
- ABAT-JOUR.
- M. Guénal, à Paris; appareil mécanique destiné à supporter un abat-jour et à le maintenir à la hauteur de la lumière, à mesure qu’elle baisse , sans avoir besoin d’y toucher une fois qu’il est posé. (17 janvier. — i5 ans.)
- Madame Dinocourl, à Paris ; application de la gélatine omnicolore aux abat-jour et autres objets transparents. (6 décembre. —15 ans.)
- M. Huber, à Paris; support d’abat jour mobile au moyen d’un ressort à boudin et applicable aux lampes. (23 décembre.—15 ans.)
- ABEILLES.
- M. d’Hubert aîné, à Donzy (Nièvre) ; perfectionnements apportés à la culture des abeilles. (2 novembre. —15 ans.)
- ACIER.
- M. Jullien, à Paris ; procédé de fabrication de l’acier fondu. (21 avril. — i5 ans.)
- M. Chauffriat, à Saint-Etienne (Loire); méthode de fabrication de l’acier corroyé. (21 juillet. — i5 ans.)
- AÉROSTATS.
- M. Thouroude, à Paris; moyens propres à la direction des aérostats. (2 janvier. —10 ans.)
- M. Tiffereau, à Passy, près Paris ; application de la force ascensionnelle des aérostats à l’irrigation , à l’arrosage et au drainage des terres, ainsi qu’à diverses autres industries. ( 7 février.—a5 ans.)
- M. Michel, à Paris; moyen ou système de direction des aérostats. (19 mars. — i5 ans.)
- M. Desmonts, à Marseille ; appareil aérien
- ou oiseau-parachute à direction. ( 29 mars. — i5 ans.)
- M. Crochu , à la Cliapelle-Saint-Denis, près Paris ; moyen de direction des aérostats. (i5 avril.—15 ans.)
- M. Heillard, à Montmartre (Seine); système de navigation aérienne. ( i5 avril. — i5 ans.)
- Le meme; système de navigation aérienne sans vapeur. ( 8 mai.—15 ans.)
- Le même; système d’aigle impérial s’enlevant de sa propre puissance à l’instar des aérostats. (i3 novembre.—15 ans.)
- M. Lanteigne, à Paris; appareil d’aéroSta-tion ou de navigation dans l’air. ( 2Ô mai. — i5 ans.)
- M. Benoist, à la Chapelle-Saiht-Denis, près Paris; appareil de locomotion aérienne dirigeable à volonté. (14 juin.— i5 ans.)
- M. Letur, à Paris; système d’appareil à soutenir une personne dans l’air, tout en lui permettant de se diriger. (19 juillet.—15 ans )
- MM. Sourbieu et Pradel, à Carcassonne ( Aude ); appareil propre à la direction des aérostats. ( 9 septembre.—15 ans.)
- M. Villatte , à Paris ; système de direction des aérostats. (i5 octobre.—15 ans.)
- MM. Nardinet Darcy, au Petit-Montrouge (Seine); système de navigation aérienne applicable à la navigation sus et sous-marine. (29 décembre. —15 ans.;
- AGRAFES.
- M. Parfait, à Paris; agrafes à ressort. (27 janvier. —15 ans.)
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- Mademoiselle Midy de la Greneraye, à Paris ; agrafes hygiéniques pour corsets et autres usages. (4 mars.—10 ans.)
- M. Corpe, de Kensington, en Angleterre; perfectionnements dans les moyens d’attacher des sous-pieds aux pantalons. ( 18 mai.—14 ans.)
- M. Flechin, k Paris; agrafes-jumelles dites attache-serviettes, remplaçant les ronds de serviettes. (26 mai.—15 ans.)
- M. Colin, à Paris; application du caoutchouc vulcanisé au montage des boutons ou agrafes, destiné à suppléer la souplesse manquant à certains produits dans un emploi qui l’exige, tels que chaussures, guêtres, ceintures de pantalons ou de caleçons. (5 juin.—15 ans.)
- M. Thiriet, à Raucourt ( Ardennes ); agrafe à pivot et crampon. ( 5 juillet.— 15 ans.)
- M. Jouvin , à Paris ; fermoir pour les gants. (20 juillet.—15 ans.)
- M. Collingridge, en Angleterre; perfectionnements dans les agrafes. (17 août. — i5 ans.)
- M. Camus, à Paris; système d’attache d’agrafe perfectionnée applicable aux jarretières. ( 5 octobre. —15 ans.)
- MM. Colombal et Bataille, à Paris; chaîne-boutonnière applicable aux gants, corsets, etc. (i5 octobre. — i5 ans.)
- M. Sanguinède, à Paris; système d’agrafes à bascule. (11 décembre. —15 ans.)
- M. Lieling, à Paris ; système de fermoirs de gantsau moyen d’un lacet à boutonnière. (3odé-cembre.—15 ans.)
- AIGUILLES.
- M. Durand jeune, à Paris ; procédé de fabrication d’aiguilles de bonneterie, etc. (3 août. —15 ans.)
- AIGUISAGE.
- M. Barthélemy, à Paris; instrument ditYex-citateur du fil des instruments tranchants. (11 novembre.—15 ans.)
- M. Noël, à Lyon ; pierre à aiguiser artificielle. ( 8 décembre.—15 ans.)
- ALCOOL.
- M. Genot, à Saint-Ladre, commune de Marly (Moselle); fabrication de l’alcool des betteraves. (27 janvier.—15 ans.)
- M. Sadot, à Lyon ; application de la vapeur
- à la rectification de l’alcool. ( 4 septembre. _
- i5 ans.)
- M. Duhrunfaul, à Bercy ( Seine ); procédé de fabrication de l’alcool et emploi des résidus de cette fabrication. ( 9 octobre—15 ans. )
- M. Douhet, à Paris ; système de fabrication des produits alcooliques, saccharins et amylacés. (26 octobre.—i5 ans.)
- ALLIAGE.
- M. Paradis, à la Chapelle - Saint-Denis ( Seine ) ; moyens propres à appliquer sur les corps non métalliques convenablement préparés , soit du cuivre pur, soit un alliage de zinc et de cuivre , soit un alliage de cuivre et d’étain. ( 5 juin.—15 ans.)
- M. Chameroy, à Paris; composition métallique. (24 novembre.—15 ans.)
- ALLUMETTES.
- M. Bardet, à Herblay ( Seine-et-Oise ) ; machine propre à la fabrication des allumettes. (26 février. — i5 ans.)
- M. Lebreton, à la Viilette ( Seine ) ; machine dite metteuse en presse, applicable à la fabrication des allumettes chimiques. (10 juin. —15 ans.)
- M. Riotteau, à Angers ( Maine-et-Loire ); machine propre à presser les allumettes chimiques. (i 1 juin.—15 ans.)
- MM. Selon et Poret, à Paris; machine à fendre le bois propre à la fabrication des allumettes. ( 12 juin. — 15 ans.)
- M. Weil, à Pa ris ; genre d’allumettes servant à cacheter des lettres, dites allumettes cire à cacheter. (16 juin. —15 ans.)
- M. Bouchard, à Paris; allumettes chimiques capsulées. (17 juin. —15 ans.)
- AMEUBLEMENT.
- MM. Fleutiaux et Desmarquette, à Paris ; moyens de fabriquer des patères et rinceaux d’ameublement et autres objets du même genre. (24 juillet. — i5ans.)
- M. Beaufils, à Paris; perfectionnements dans la fabrication et la disposition des patères. (2 septembre.— i 5 ans.)
- M. Gruintgens , à Paris ; produits appliqués
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- à l’ameublement et à la tenture des appartements. (17 septembre.—i5 ans.)
- ANCRES.
- M. Trotman, de Dursley, comté de Glouces-ler, en Angleterre; perfectionnements dans la construction des ancres de vaisseaux. (23 août. —14 ans.)
- ANIMAUX NUISIBLES.
- M. André, à Marseille; procédé pour la destruction des rats, dit piège sans fin. (16 juillet. —15 ans.)
- M. Cannet, à Paris ; procédé chimique propre à la destruction des rats et des souris. (22 octobre.—15 ans.)
- APPARTEMENTS.
- M. Rousseau, à Paris; application d’un procédé de mise en couleur rouge brillant aux appartements. (27 mai —15 ans.)
- APPRET.
- M. Montagnac, à Sedan ( Ardennes); apprêt velouté applicable aux étoffes foulées et drapées. (12 janvier. —10 ans.)
- Le même; apprêt à poil droit applicable à toutes les étoffes de laine foulées ou drapées. (24 mars.—15 ans.)
- M. Precotel, à Paris; machine à apprêter les châles et étoffes. (20 avril.—15 ans.)
- M. Desvigne , à Saint-Etienne ( Loire ); système consistant à apprêter, à réserve, les rubans et étoffes de soie. ( 8 mai.—15 ans.)
- M. Allié, à Paris; appareil concentrateur et condensateur pour la dissolution et la cuisson des apprêts de chapellerie, des vernis en général et d’autres substances. ( 3 juin. —15 ans.)
- MM. Banse et Praton, à Lyon ; apprêt et séchage des crêpes. ( 7 juin.—15 ans.)
- MM. Bertèche, Chesnon et cornp., à Sedan (Ardennes); apprêt dit peau de daim, applicable à toutes étoffes de laine foulées. ( i3 novembre.—15 ans.)
- MM. Nicolle père et fils, à Yvetot ( Seine-Inférieure ); machine à apprêter continue augmentant progressivement ou conservant la largeur de toute espèce de tissus. (19 novembre. —15 ans.)
- ARDOISES.
- M. Berthellier, à Lyon; machine à découper les ardoises pour toiture. (6 février. —15 ans.)
- M. Metmann, à Paris; système de lame pour couper les ardoises et les percer simultanément. (29 juin. —15 ans.)
- M. Buhler, à Paris ; ardoises métalliques et factices. (26 octobre. —15 ans.)
- ARGENT.
- M. Deleuil, à Paris; appareil propre à faire très-rapidement les essais d’argent par la voie humide en pesant la liqueur normale de sel marin à l’aide d’une nouvelle disposition. ( 4 septembre.—15 ans.)
- ARGENTURE.
- M. E. Thomas, à Paris; procédé d’argenture galvanique. (ier mars.—15 ans.)
- M. Dimier, à Paris; procédé d’argenture dite argenture électro-pyrogénique. ( 22 mars. — l5 ans.)
- M. Lehas, à Paris ; argenture et dorage du fer inoxydable. (29 mai.—15 ans.)
- M. d’Helle, à Paris; système d’argenture. (29 mai. — 15 ans.)
- M. Lireux, à Paris; bains hyposulfites métalliques propres à l’argenture galvanique.
- ( 5 juin.—5 ans.)
- M. Power, à Paris; procédés d’argenture sur métaux. ( 7 juillet. —15 ans.)
- MM. Dodé et Canler, à Charonne ( Seine ); système d’application de l’argenture sur faïence, etc., pour poêles, cheminées et carreaux. (12 août. —15 ans.)
- ARMES A FEU.
- M. Briand, aux Herbiers (Vendée); fusil de sûreté avec application du système aux pistolets, etc. (10 janvier. — i5 ans.)
- M. Henry, à Paris ; perfectionnements apportés aux armes à feu. (12 janvier.—15 ans.)
- M. Zaoué , à Marseille ; fusil à bascule avec charnières. (i3 février. —15 ans.)
- M. Perpigna, à Paris; moyens propres à empêcher le recul des fusils. ( 14 février. — i5ans.)
- M. Lefaucheux, à Paris; cartouche s’appli-
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- quant aux armes à t’eu et se chargeant par la culasse. (?.t février.—15 ans.)
- Le même; système d’armes à feu se chargeant par la culasse. (ier mai.—15 ans.)
- M. Lefaure, à Paris; perfectionnements apportés aux armes à feu. (21 février.— «5 ans.)
- M. Ferrier,k Paris; batterie de fusil avec ressort à double effet. ( 5 mars.—15 ans.)
- Le même; améliorations apportées aux platines de fusil de toute espèce. ( i4 décembre. —15 ans.)
- M. Bourdon, à Etampes ( Seine-et-Marne ); système de fusil se chargeant par la culasse. ( 6 mars.—15 ans.)
- Le même; cartouche fermée par un bourrelet remplaçant la colle. (19 juin.—15 ans.)
- M. Geanly, à Angoulême ( Charente ) ; fusil se chargeant par la culasse. ( 22 mars. — i5 ans.)
- M. Jarre, à Montpellier ( Hérault ); cheminée pouvant s’adapter à toute espèce d’armes à feu, dite cheminée à vase couvert. ( 9 avril.— i5 ans.)
- M. Huot, à Dijon; système de fusil dit fusil à bascule. (i4 avril.—10 ans.)
- M. Dailly, à Paris ; perfectionnements aux armes à feu. (16 avril.—15 ans.)
- M. Delaire, à Paris; genre de cartouche pour armes à feu. (20 avril. —15 ans.)
- M. Leroux, à Paris ; conduit de poudre applicable aux armes à feu. (12 mai. —15 ans.)
- M. Lherminier, à Mâcon (Saône-et-Loire); arrêt de marche de platine propre à toute espèce d’arme à feu. (14 mai.—15 ans.)
- M. Hameau, à Paris; système de tube chargeur et conducteur de la poudre, applicable aux armes à feu. ( i5 mai.—15 ans.)
- M. Divoir-Leclercq, à Lille ; perfectionnements apportés aux armes à feu. ( 22 mai. — i5 ans.)
- M. Dcvisme, à Paris; perfectionnements apportés aux armes à feu dites à balle forcée. (ier juin. —15 ans.)
- M. Eyraud, à Saint-Etienne ( Loire ) ; système de fusil et pistolet double à un seul chien. (9 juin,—j 5 ans.)
- M. Kufahl, de Londres ; perfectionnements apportés dans Les armes à feu. ( 19 juin. — »4 ans.)
- M. Gaupillal, à Paris; capsules pour armes de chasse. (24 juin.—15 ans.)
- M. Valasse, à Châteauroux (Indre); perfectionnements dans les batteries de fusil. (19 juillet.—15 ans.)
- M. Clerville, à Paris; fusil se chargeant par la culasse, dit fusil à culasse volante. ( 9 août. — i5 ans.)
- M. Chenevier, à Saint - Quentin (Aisne); perfectionnements apportés dans les fusils à charger par la culasse. (i3 août. —15 ans.)
- M. Marston, de JNew-York ( États-Unis d’Amérique ); perfectionnements apportés aux fusils se chargeant par la culasse et aux cartouches devant être employées dans lesdits fusils. (17 août. — 12 ans.)
- M. Bessières, à Paris; fusil s’amorçant de lui-même. (17 août. —15 ans.)
- MM. Gevelol et Lemaire, à Paris; cartouche applicable aux fusils à bascule. ( 17 août. — 15 ans.j
- MM. TVimwarter et Gersheim, de Vienne (Autriche) ; amorçoir automoteur qui effectue la pose d’amorces fulminantes dans le bassinet de chaque arme à percussion à laquelle il est adapté, soit directement au moyen du mouvement du chien , soit indirectement par l’action de la noix de la batterie. (18 août.—15 ans.)
- M. Passel, à Montbrison ( Loire); système de sous-gardes de sûreté. (23 août.— 15 ans.)
- M. Majewski, à Paris; perfectionnements apportés aux armes à feu. (23 août. —15 ans.)
- M. Spiquel, à Paris; système à percussion applicable à toute espèce d’armes. ( 4 septembre. ~~ i5 ans.)
- M. Mackintosh, de Londres; perfectionnements dans la manière de charger les armes à feu et obus et dans l’appareil qui s’y rattache, (27 septembre.—14 ans.)
- M. Friederich, de Stettin ( Prusse); dispositions d’armes à feu. (29 octobre.—15 ans.)
- M. Chyrch, de Birmingham, en Angleterre; machine propre à faire les rayures des canons
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- de carabines , de pistolets et d’autres armes analogues. (io novembre.—14 ans.)
- M. Chometon, à Saint-Étienne ( Loire); système de pistolets à plusieurs coups, à un seul chien et à une seule détente. ( 11 novembre.
- — 15 ans.)
- M. Sharps, de Hartford (Etats-Unis d'Amérique) ; perfectionnements dans les armes à feu se chargeant par la culasse. ( 3o novembre. —-15 ans.)
- Le même ; perfectionnements dans les armes à feu ( manière d’amorcer ). ( 3o novembre.— 15 ans.)
- M. Ferney-Caron, à Saint-Etienne ( Loire); système de fusils de sûreté. ( 6 décembre. — 15 ans.)
- ARMES BLANCHES.
- M. Duchesne, à Paris; perfectionnements dans la garniture des armes blanches. (2 avril.
- — 15 ans.)
- M. Leverd, à Paris; baïonnette d’escrime. (19 mars.—15 ans.)
- ARROSOIR.
- M. F inet, à Arcueil ( Seine ); nouveau système d’arrosoir. (25 février.—15 ans.) artillerie.
- M. Marion, à Paris; perfectionnements apportés aux affûts et à la manœuvre du canon. (23 avril.—15 ans.)
- M. Letestu, à Paris ; perfectionnements généraux aux ustensiles à l’usage de l’artillerie. (29 mai. —15 ans.)
- M. Church, de Birmingham, en Angleterre; perfectionnements apportés à la construction des canons. (10 novembre. —14 ans.)
- assainissement.
- M. Leclerc, à Paris ; système d’écoulement des eaux et urines de la ville de Paris. (3 mars. —15 ans.)
- M. Morin de Guermère, à Paris; système d’assainissement en général avec perfectionnements. (i3 août.—15 ans.)
- attelage.
- M. Haré, à Paris; système d’attelage élastique applicable à tous les genres de voitures. (18 novembre.ans.)
- MM. Lhernault et Richard, à Remiremont ( Vosges ); palonnier à bascule destiné à prévenir les accidents en voiture. ( 21 novembre. —15 ans.)
- BAIGNOIRES.
- M. Rigaud, à Paris ; fond de bain à dossier applicable aux baignoires en général. ( 7 février.— i5ans.)
- BAINS.
- M. Figuier, à Paris; système de bains publics sous la forme expéditive et économique de l’ablution. (22 janvier.—15 ans.)
- Mademoiselle Flamant, à Paris; système de bains. (2 mars..—15 ans.)
- M. Ellena, à Toulon ( Var); baignoire flottante servant à prendre les bains de mer et de rivière. (2 juillet. — 15 ans.)
- BALAIS.
- M. Braconnot, à Paris; perfectionnements apportés dans les balais. (2 juillet.—15 ans.)
- BALANCES.
- M. Beranger, à Lyon ; balance à l’usage du commerce et du demi-gros. ( 2 janvier. — i5 ans.)
- Le même; baiance-pendule simplifiée à précision maintenue et prix réduit, (izj juillet. — 15 ans.)
- M. Maroche, à Paris; socles en bois applicables aux balances-bascules. (6 mars.—15 ans.)
- M. Wimmerlin , à Paris; perfectionnements apportés à la balance de Roberml ou de comptoir. ( 9 juin.—15 ans.)
- M. Farangot, à Lyon; machine se plaçant sous les plateaux des balances suspendues pour les isoler de la banque, etc. (16 décembre.— 15 ans.)
- BALAYAGE.
- M. Blundel, de Londres; méthode de balayage des rues au moyen de machines mises en mouvement soit à la main, soit par toute autre force. (14 septembre.—15 ans.)
- BANDAGES.
- M. Fichot, à Paris ; perfectionnements aux bandages. (12 août. —15 ans.)
- M. Valérius, à Paris ; système de bandage porte*compresse. (27 août.—1S ans.)
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- M. Chavanon, à Paris; ceinture hypogastrique. ( ier décembre.—i5ans.)
- BARAQUEMENT.
- Madame veuve Audouin , à Paris; système de baraquement à compartiments mobiles rendus imperméables par un enduit hydrofuge. (21 avril. —i5 ans.)
- BARRIÈRES.
- M. Martinet, à Paris; système de barrage pour empêcher les accidents causés par les voitures. (3i août.—15 ans.)
- BATEAUX.
- MM. Gauthier frères, à Lyon ( Rhône ) ; emploi de bateaux articulés pour la navigation en général. (8 mai. —15 ans.)
- M. Eerpilleux, à Rive-de-Gier ( Loire ); système de bateau en tôle pour la remorque des marchandises à la remonte et à la descente des fleuves et rivières. (i5 mai.—15 ans.)
- M. Laurent, à Agen ( Lot-et-Garonne ); appareil propre à la remonte des bateaux sur les rivières par l’effet du courant. (5 juillet. — i5 ans.)
- M. Muleur, à Paris; perfectionnements dans le remorquage des bateaux. ( 28 juillet. — i5 ans.)
- M. Asnavour, à Paris; genre de bateaux dits bateaux-cylindres. ( 3 août. — i5 ans.)
- BATEAUX A VAPEUR.
- M. Gresse, à Nîmes ( Gard); appareil propre à remplacer les roues à palettes sur les bateaux à vapeur. (16 avril.—15 ans.)
- M. Quernel, à la Villette ( Seine ) ; moyen d’opérer la condensation de la vapeur d’échappement des machines motrices des bateaux à vapeur par l’emploi direct de l’eau extérieure au navire, en utilisant les surfaces immergées ou non immergées de la carène ou toute autre surface disposée à cet effet, sans qu’aucune puissance mécanique soit nécessaire pour renouveler l’eau de condensation. ( 14 j uiu. —15 ans.)
- MM. Goutarel et Darmet, à Paris; système d’aubes appliquées sur une chaîne à la Vau-canson pour bateau à vapeur. ( to juillet. — i5 ans.)
- M. Crooker, de New-York ( Etats-Unis d’Amérique ); perfectionnements apportés dans les palettes des bateaux à vapeur. ( i5 août. ___
- 14 ans.)
- M. Brooman, à Paris; perfectionnements apportés aux roues à aubes des bateaux à vapeur. (20 août.—15 ans.)
- BERGERIE.
- M. Husson, à Haussonville (Meurthe); parc couvert ou bergerie mobile, (g avril. —15 ans.)
- BÉTON.
- M. Lapito, à Paris; confection d’un béton applicable aux travaux hydrauliques. (10 juillet.—15 ans.)
- M. Everat, à Paris; béton-poudingue bitumo-résineux pour construction de chemin de fer. (2 novembre.—15 ans.)
- M. Thorel, à Paris; préparation et emploi de diverses matières formant un béton très-résistant, dans les cours , passages , vestibules, terrasses , magasins, salles de bains , salles à manger, dans les rues, etc. ( 27 décembre. —
- 15 ans.)
- BETTERAVES.
- M. Pluchart, à Paris ; appareil applicable à l’extraction du jus de la betterave, comprimant, broyant, triturant et laminant simultanément les substances avec ou sans friction et ayant la propriété de préserver le jus de toute altération et de toute fermentation. ( 8 mars. —15 ans.)
- MM. Black et Ruez, à Paris; moyen pour presser la pulpe de betterave et autres matières. (17 mai.— i5 ans.)
- Les memes ; appareil applicable à l’extraction du jus de la pulpe de betterave, (ig juin. —15 ans.)
- M. Accarain, de Mons ( Belgique ; procédé de torréfaction de la pulpe de betterave. (i5 octobre.—5 ans.)
- MM. Champonnois et Batelier, à Paris ; perfectionnements apportés au traitement des betteraves. (17 décembre. i5 ans.)
- BEURRE.
- M. Seignelte, à Joinville-le-Pont ( Seine ) ;
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- procédé de fabrication du beurre. ( 12 février. — i5 ans.)
- M. Maugrain, à Angers ( Maine-et-Loire ) ; baratte à confectionner le beurre. ( 3 mai. — i5 ans.)
- M. Chevrier, à Chartres (Eure-et-Loir); système de baratte calorifique réfrigérant tournant dans le sens inverse de son agitateur.
- ( 7 mai.—15 ans.)
- M. Mosselman, à Paris; machine à laver et triturer les beurres, ôter les nœuds et allonger la pâte ; autre machine à laver, mélanger, sécher et saler les beurres. (26 juin.—i5 ans.)
- M. Laurent, à Paris; perfectionnements dans les barattes ou machines à faire le beurre. (4 juillet.—15 ans.)
- M. Mouflet, à Orléans (Loiret); baratte à balançoire. (8 novembre.—15 ans.)
- BIBLIOTHÈQUE.
- M. Malfilâtre, à Paris ; mode de création de bibliothèques au moyen de souscription d’abonnements dans toutes les villes de France d’une population de 5,000 âmes et au-dessus. (i5 juin.—5 ans.)
- BIDONS.
- M. Manceaux, à Paris; perfectionnement de bidons en cuir comprimé. ( 29 juin. — i5 ans.)
- BIJOUTERIE.
- MM. Vatarà et Doucet, à Paris; application d’ornements à la bijouterie. (24 mai. — 15 ans.)
- M. Duval, à Paris ; cliquet applicable aux broches et tous autres objets de bijouterie, or, argent doublé d’or, cuivre et acier, ainsi que platine. (24 juin. —15 ans.)
- M. Schmoll, à Paris; genre de bijouterie imitation écaille. (2S juin. —15 ans.)
- M. Cholet, à Paris; procédé de fabrication d’objets contournés en bijouterie. (7 juillet.— i5 ans.)
- M. Reynaud, à Paris; système d’agrafage applicable aux montres, etc. ( 22 juillet. — i5 ans.)
- M. Murat, à Paris ; perfectionnements apportés à la fabrication des objets en doublé d’or, tels que médaillons, cassolettes, broches,
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- bracelets, bagues et autres bijoux. ( 22 juillet. —15 ans.)
- MM. Rochais et Dubois, à Paris; fabrication de tubes-cylindres coniques, soudés et non soudés, pour la bijouterie. ( i3 octobre.— i5 ans.)
- M. Requiem, à Paris; système de modèles en relief formant série et applicables aux arts comme à l’industrie. (11 novembre.—15 ans.)
- BILLARD.
- MM. Mousset et Tanron, à Paris; divers systèmes de bandes répulsives en lisières pour billard. (9 mars.—15 ans.)
- M. Barrai, à Lyon : système de bandes de billard à rangs d’élastiques-ressorts en caoutchouc. (18 août. —15 ans.)
- M. Bernassau, à Nîmes ( Gard); système de procédé applicable aux queues de billard. (27 novembre.—10 ans.)
- BITUME.
- M. Aumeteyer, à Paris ; bitume et asphalte laminés. ( 9 juillet.—15 ans.)
- BLANC DE ZINC.
- M. Mesnet, à Paris ; appareils propres à la fabrication du blanc de zinc et du carbonate de zinc, (g novembre. —15 ans.)
- M. Gardissal, à Paris; appareils propres à la fabrication du blanc de zinc. ( 3o juin. — i5 ans.)
- BLANCHIMENT.
- MM. Breteau et Manoury, à Paris; procédé de blanchiment de pailles et autres matières végétales, et moyen de les rendre propres à recevoir toute espèce de teinture. ( 5 janvier. — ï5 ans.)
- M. Lamballerie, à Paris; procédé de blanchissage du linge et des étoffes. (20 janvier. — i5 ans.)
- M. Autier, à Amiens ( Somme ); procédé de blanchiment du fil de lin, de chanvre, coton, phormium et de laine et de tissus faits avec ces fils, par l’acide pyroligneux ou acétique aidé des chlorures chauds. (24 mars. — 15 ans.)
- M. Tourres, à Maromme (Seine-Inférieure); machine à battre adaptée sur un chapeau existant soit dans les fabriques d’indiennes,
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- soit dans les blanchisseries de toiles de calicot. (i3 septembre.—15 ans.)
- M. Robeson, aux Etats-Unis d’Amérique; perfectionnements dans les appareils employés pour lessiver les tissus de laine, de coton ou autres matières. (i5 octobre.—15 ans.)
- M. David, à Paris; procédés de blanchiment du coton. ( 15 novembre.— 14 ans.)
- BLANCHISSAGE.
- MM. Lesueur et Bréard-Lalande, à Paris ; perfectionnements apportés au prompt lessi-veur. f ieI juin. — i5ans.)
- M. Skoda, à Paris; appareil avec les accessoires propres à lessiver le linge. ( i5 juin. — i5 ans.)
- M. Lejeune, à Auteuil (Seine); système de blanchissage du linge. (18 juin.— i5 ans )
- M. Toutlcmin,aux Batignolles (Seine);prompt laveur ou machine pour laver, savonner et dégraisser le linge, les tissus, chiffons et matières textiles. ( 3 septembre.—15 ans )
- M. Bouricres, à Paris; machine à laver et rincer le linge. (17 décembre.—15 ans.)
- BLÉ.
- M. Planchais , à Brest ( Finistère) ; procédé à employer pour la culture des céréales. (8 novembre.—15 ans.)
- BLEU.
- M. Perrot, à Poitiers ( Vienne ) ; perfectionnements apportés au bleu propre à azurer le linge. (10 août. —15 ans.)
- BOIS.
- M. Vide grain, à Marseille; procédé pour envelopper et imbiber le bois et les pierres avec des substances résineuses, bitumineuses ou asphaltiques en fusion. (»3 mai. —15 ans.)
- M Tumbœuf, à la verrerie de la Vieille-Loye ( Jura ); confection d’une machine à fendre le bois. ( 6 septembre.'—15 ans.)
- BOIS DE TEINTURE.
- M. Lemaître, à Paris; système de machine à diviser le bois de teinture. ( 21 août.— t5 ans.)
- BOÎTES.
- MM. Freulon, Fronteau et Chavagnal, à Paris ; systèlne de fabrication de boîtes destinées
- à contenir des substances alimentaires dites conserves. ( 14 février. — 15 ans.)
- M. Bufflet, à Nantes; boîtes à conserves alimentait es. (28 avril.—10 ans.)
- M. Rosselet, à Paris; système de boîtes mécaniques construites de manière qu’en les ouvrant elles fassent sortir les objets qui y étaient contenus. (6 mai.— i5 ans.)
- M. Guilloteau, à Paris; boîtes cylindriques dites boites sanitaires, propres au transport du lait à de grandes distances dans un état parfait de conservation. (2 août. —15 ans.)
- M. Jo sse , à Paris ; boîtes à pans coupés, à dessus bombés pour thé et chocolat. (8 octobre.—15 ans.)
- MM. Rouget de Lisle et Moinier, à Paris ; système de boîtes et d’enveloppes en papier, en carton ou autres matières pour emballer les bougies, les chandelles et autres objets manufacturés. (20 octobre.—15 ans.)
- M. Muurin, à Paris; boîte devant contenir des pains à cacheter. (26 octobre. —15 ans.)
- BONNETERIE.
- M. Fouet, à Aix-en-Othe (Aube); procédé au moyen duquel on obtient, sur métiers de bonneterie, anglais ou français, toute espèce de dessins. ( 7 août. —15 ans.)
- M. Hu sson , à Paris ; perfectionnements apportés dans les métiers à bonneterie, et produits qui en résultent. ( g août—15 ans.)
- M. Bcudin, à Paris ; perfectionnements aux métiers circulaires pour la fabrication de la bonneterie. (28 août.—15 ans.)
- M. Poivret, à Troyes ( Aube ); mécanique à diriger en dessus et entre les aiguilles des métiers droits français et anglais. ( 7 septembre. — 15 ans.)
- MM. Simon et Guillat-Berthier, à Paris; application aux métiers circulaires de la diminution des bas, caleçons et autres tissus en tricot. ( 6 octobre. —15 ans.)
- BORAX.
- M. Lefevre, à Paris; épuration du borax de l’Inde au moyen de toute espèce d’huiles py-rogénées, et principalement de l’huile de goudron de houille. ( 3 août.— t5 ans.)
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- BOUCHAGE.
- M. Haunet, à Paris ; perfectionnement dans le bouchage des bouteilles, des flacons et en général de toute espèce de vases. ( 29 janvier. —15 ans.)
- M. Veyssière, à Paris ; perfectionnements concernant le bouchage des vases à liquides gazeux. (23 février.—15 ans.)
- M. Journiac , à Grenelle ( Seine ) ; système de bouchage siphoïde. ( 3 mars. —15 ans.)
- MM. Chanson père et fils , à Beaune ( Côte-d’Or ) ; machine à boucher les bouteilles. (15 mars.— i5ans.)
- M. Brokeclon, de Londres; moyen de boucher les bouteilles et autres vases. ( 3o mars. —15 ans.)
- M. Laurent, à Valenciennes; genre de bouchage pour vases ou bouteilles à liquides gazeux. ( 6 avril. — i5 ans.)
- M. rI'eysonneau, à Bordeaux; système de bouchage de vases ou bouteilles en verre ou en terre. (24 avril. —15 ans.)
- M. Brunier, à Paris; fermeture de flacons. (22 mai.—15 ans.)
- M. Boullay, à Bordeaux ; système de bouchage métallique. {i!\ mai. — rô ans.)
- M. Courdouzy, à Bordeaux; machine propre à peindre et vernir les capsules à bouteilles ainsi que les boîtes et tubes en métal, bois ou carton. (28 mai.—15 ans.)
- Le même; bouchage à capsule à vis. (i3 août. —15 ans.)
- M. Stocker, de Wandsworth, comté de Sur-rey, en Angleterre ; perfectionnements pour boucher et couvrir les bouteilles et autres vases, et pour einbosser et fabriquer les bouchons et capsules employés à boucher. (2 juin.—14 ans.)
- M. Bechade, à Bordeaux; système de bouchage dit bouchage autoclave, et destiné à toute espèee de flacons, bouteilles et autres vases. (ier juillet.—15 ans.)
- M. Palmer, à Paris; capsule mobile compressive pour liquides gazeux, champagne, etc. (16 juillet.—15 ans.)
- Lê même; perfectionnements apportés au
- bouchage des liquides gazeux. ( 7 octobre. —-i5 ans.)
- M. Haubron , à Paris ; système de bouchage des liquides gazeux. (19 juillet.—15 ans.)
- M. Coiffard, à Bordeaux ; procédé de bouchage avec des capsules en étain. ( 2 août. — 15 ans.)
- MM. Sisco et Bachellery, à Paris; capsule applicable au bouchage des bouteilles et autres récipients. (ier septembre. —15 ans.)
- M. Glover, à Paris; système de fermeture applicable aux bouteilles et autres vases pour contenir des liquides gazeux. ( 18 octobre. — r5 ans.)
- M. Richard, à Paris ; système de bouchage à siphon solidaire propre aux bouteilles renfermant des liquides gazeux. ( 3 novembre. —
- 15 ans.)
- M. Espinasse, à Paris ; moyen de fabriquer des capsules destinées à boucher des bouteilles. (i3 novembre. —15 ans.)
- M. Nolet , à Paris; genre de bouchage. (20 novembre. — 15 ans.)
- BOUCHONS.
- M. Bacon, à Reims (Marne); procédé de préparation des bouchons propre à éviter les bouteilles recouleuses. (x3 janvier. —15 ans.)
- MM. Lecoq, Berthon et comp., à Marseille; machine à fabriquer les bouchons de liège. (19 février.—i5 ans.)
- M. Molleron, à Lyon (Rhône); bouchon mécanique servant aux liquides gazeux. (17 mars.—15 ans.)
- M. Joret, à Paris; serre-bouchon pour les liquides gazeux et autres de toute nature. (19 mars. —15 ans.)
- M. Godart-Vasseur, à Reims ( Marne ); système de piquage des bouchons destinés à boucher les bouteilles de via de Champagne et autres liquides gazeux. (22 mars.— i5ans.)
- M. Prat, à Saint-Etienne ( Loire ); système de bouchon en étain à piston. ( 22 avril. — i5 ans.)
- M. Ransan, à Parts; moyen de fabriquer les bouchons de liège à l’aide d’une gorge conique dite dècoupoir de bouchons. (18 mah«*^i5 ans.)
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- BOUTEILLES.
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- M. Gedge , à Paris ; machine pour faire des bouchons de liège et pour couper et tailler le liège de diverses autres formes. ( 28 juin. — 15 ans.)
- M. Marin, à Paris ; machine à fabriquer les bouchons de liège. ( 7 août. —15 ans.)
- M. Yssartier, à Bordeaux; genre de bouchon en verre fait à la presse, dit bouchon-étampe. (7 septembre. — 15 ans.)
- M. Bordet, à Paris; bondes et bouchons hydrauliques et ordinaires imperméables et imputrescibles. (27 octobre. - i5 ans.)
- BOUCLES.
- M. Noël, à Paris; boucle dite attache française, applicable aux souliers. ( 10 juillet.— i5 ans.)
- M. Rousse, à Paris; moyen d’obtenir des chaînons de boucles. (4 septembre. —15 ans.)
- M. Dreyfuss, à Paris; boucle-coulant à griffe et à talon pour bretelles, jarretières, ceintures. (6 novembre. —15 ans.)
- BOUGIES.
- M. Michaelson, à Paris; perfectionnements apportés dans la fabrication des bougies. (6 janvier. —10 ans.)
- M. Cahouet , à Paris ; moyen qui permet de donner aux bougies et aux chandelles une marque indicative de leur poids et de leur destination. (i5 mars.'—15 ans.)
- M. Pion, à Paris; moyen d’empêcher les bougies et les chandelles de couler. ( 3o mars. —15 ans.)
- M. Goudchaux, à Montmartre (Seine); appareil guide-bougie. ( 4 octobre.—15 ans.)
- M. Goulard, à Yiroflay ( Seine-et-Oise ); bougies illustrées, enluminées et parfumées, avec dessins en relief et en creux. (20 novembre.—15 ans.)
- BOUILLOIRE.
- M. Rolland, à Paris; bouilloire aérienne. (29 juin.—15 ans.)
- BOUSSOLES.
- MM. Bendziulli et Goerne, à Paris; moyen d’application d’une boussole sur les porte-monnaie, porte-cigare, etc. ( ier octobre. — i5 ans.)
- M. Jacquesson, à Châlons (Marne); mode de rinçage des bouteilles. ( 12 janvier. —, 15 ans.)
- MM. M or guet et Colin, à Chai'onne ( Seine); genre de rince-bouteilles. ( 26 janvier. — i5 ans.)
- M. Picot, à Paris ; système destiné à rendre tous genres de bouteilles aptes à la fabrication des liquides gazeux. ( 3 juin.—15 ans.)
- BOUTONNIÈRE.
- M. Marchais, à Paris; genre de boutonnière métallique pour toutes sortes de bretelles s’adaptant à tous les boutons. ( 6 octobre. — i5 ans.)
- BOUTONS.
- M. Duméry, à Paris ; perfectionnements introduits dans les procédés de fabrication de boutons en émail et en pâte céramique de toute nature. (ier janvier.—15 ans.)
- M. Souter, de Londres ; perfectionnements dans la fabrication des boutons. (i4 février.— i4 ans.)
- M. Daburet, à Précy-sur-Oise ( Oise ); substitution des moules de faïence et de porcelaine aux moules en bois dans la fabrication des boutons de soie. (16 mars.— i5 ans.)
- MM. Gaulié et Roger, à Paris; application de la gutta-percha à la fabrication des boutons dits boutons imperméables. (27 mars.—15 ans.)
- M. Letourneau , à Paris ; genre de boutons dits nemaphites. (18 juin.— i5 ans.)
- M. Corvizy, à Paris; bouton en émail imitant le cordonnet. (10 août. - i5 ans.)
- MM. Guérin, Hue et Heudier, à Caen ( Calvados); système de bouton mobile avec un pose-bouton sans couture pour vêtements. (21 août.—15 ans.)
- MM. Robin et Henry, à Paris; perfectionnements apportés aux boutons à double ressort applicablesà toute espèce de vêtement. (25août, — 1 5 ans.)
- M. Barth, à Paris; procédés de fabrication de boutons massifs et autres. ( 28 septembre. —15 ans.)
- MM. T dot et Janinet, à Strasbourg; nou-
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- veau genre de boutons. ( 5 octobre.—15 ans.)
- M. Brocchi, à Paris; machine à fabriquer les boutons dits porcelaine, ou de toutes autres matières compressibles en pâte sèche. (2 novembre.— 15 ans.)
- MM. Julien, Delon et Roustan, à Paris; système de presse à fabriquer les boutons. (24 novembre.—15 ans.)
- Madame Journeatix, à Paris ; système de machine propre à la fabrication des boutons à l’aiguille et remplaçant le travail à la main. ( 9 décembre.—15 ans.)
- BRACELET.
- M. Euins, à Albi ( Tarn ) ; système de bracelet électro-galvanique. (10 février. —15 ans.)
- BRANCARD.
- M. Fléchelle, à Paris ; nouveau système de brancard. ( 6 septembre.—15 ans.)
- bretelles.
- M. Guyol, à Paris ; bretelles perfectionnées à boucle sans ardillon dite boucle à pont. (12 mai. —15 ans.)
- briques.
- M. Robin, à Lardin, canton de Terrasson ( Dordogne ) ; brique dite brique réfractaire pressée. (6 avril.—15 ans.)
- M. Subra, à Tuchan (Aude ) ; briques pour toitures et revêtements de murs. ( 4 août. — 10 ans.)
- M. Dupont, à Paris; mécanique propre à la fabrication des briques. ( 4 septembre. — i5 ans.)
- M. Prost, à Givors ( Rhône ) ; nouveau système de briques. (21 octobre.—15 ans.)
- BRIQUET.
- MM. Schlesinger et Digney, à Paris; briquet dit briquet magique. (6 janvier.—15 ans.)
- M. Lechien, à Paris; briquets dit briquets à pignon. (27 février.—15 ans.)
- M. Baker, à Paris ; nouveau genre de briquet. ( 7 avril.—15 ans.)
- M. Alix, à Paris; briquet du fumeur permettant d’allumer en plein air, au vent et à la pluie, les cigares , etc., sans les inconvénients ordinaires. (i3 avril.—i5 ans.)
- Madame Merkel, à Paris; perfectionnements apportés aux briquets pyro-magiques de l’invention de Merkel. (i3 avril. —15 ans.)
- MM. Plagge et Scheibel, à Paris; briquet parisien pour allumettes rondes. ( 16 juillet. —-i5 ans.)
- M. Lefrançois, à Paris; divers genres de briquets-nécessaires. (19 novembre. —15 ans.)
- BRODERIES.
- M. Petit, à Paris; genre de broderie en relief sur galon au moyen du cordonnet et réalisé par la combinaison du broché. (10 avril. —15 ans.)
- MM. Ferouelle et comp., à Saint-Quentin ( Aisne ) ; perfectionnements apportés aux métiers à broder au crochet le point de chaînette dit point de tarare. (i3 avril.—15 ans.)
- M. Charavel, à Paris; broderie anglaise guipure. (ier mai. —i5 ans.)
- M. Klot.z, à Paris ; genre de broderie obtenue à l’aide du découpage du fond et de bandes d’étoffes, de rubans, de lacets, de chenille, etc. ( 7 juin. —15 ans.)
- M. Perrot, à Vaugirard (Seine); moyens propres à imiter la broderie. ( 3 août. — i5 ans.)
- M. H ai 'and, à Paris; genre de feuilles et de fleurs artificielles en blonde de soie. (21 août. —iÔ ans.)
- Mademoiselle Mordret, à Paris ; genre d’ornements de mantelets et robes. (17 septembre. — 15 ans.)
- M. Jordery, à Paris; genre de broderie et d’application de divers ornements pour les cols-cravates en général pour hommes et pour femmes. ( 3o octobre. —15 ans.)
- M. Barthélemy, à Nancy; broderie au crochet dit plumetis-crochet. ( 6 novembre. — i5 ans.)
- M. Houldsworth , de Manchester, en Angleterre ; machine à broder et appareils qui s’v rattachent. ( i5 décembre.—14 ans.)
- BROSSES.
- M. Janssens, à Paris ; genre de construction des brosses qui rend les soies très-adhérentes au manche. (8 mai.—15 ans.)
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- MM. Gayel et Vigier, à Paris ; appareil dit arbori-brosse. (i5 mai.—15 ans.)
- M. Cordier, à Rambluzin ( Meuse ) ; système de placage de bois de brosses. (27 juillet. —15 ans.)
- M. Broume, de Londres; perfectionnements apportés aux brosses. (21 octobre.—15 ans.)
- BROYAGE.
- M. Cochran, à Paris; nouvelle machine à broyer. (19 juin.—15 ans.)
- CABESTAN.
- M. Maryon, à Paris; perfectionnements apportés aux appareils mécaniques applicables aux vindas, cabestans, grues, roues de gouvernail et autres objets pareils qui exigent de la puissance. (21 avril. —15 ans.)
- M. Pointfer, à Tréport ( Seine-Inférieure ) ; machine de cabestan. ( 3o avril. —15 ans.)
- CADRES.
- M. Duverger, à Paris ; passe-partout cadre dit cadre sans fin. ( 5 janvier.— i5 ans.)
- M. Boisson, à Paris; procédés de fabrication des cadres de daguerréotypes, ( 14 juin. — i5 ans.)
- M. Radiguet, à Paris; perfectionnements aux montures de glaces parallèles. ( 29 juin. — i5 ans.)
- M. Rénaux, à Paris; perfectionnements ap portés dans la confection des cadres pour miniatures, daguerréotypes et autres. (23 juillet. —15 ans.)
- M. James, à Paris; genre de cadres à bordure de feuilles artificielles. ( 27 novembre.— i5 ans.)
- Le meme; procédé propre à la fabrication, dans les formes rondes et ovales, cintrées et contournées en tout sens, des cadres unis, guillochés, polis et ornementés de tout genre. ( 3 décembre.— i5 ans.)
- CAFÉ.
- MM. Hazard et Duplessis, à Paris; torréfacteur concentrateur pour le café. ( ig mai. — i5 ans.)
- M. Tavernier, à Paris ; café en tablettes de sucre et en sirop. (20 août,—15 ans.)
- cafetières.
- M. Daudeville, à Paris; application du caoutchouc à une cafetière dite cafetière Dau-deville. (i3 janvier.—15 ans.)
- M. De Man de Lennick, de Bevillers ( Belgique ) ; cafetière dite therma cathexarome. (19 février.—15 ans.)
- MM. Mayer et Delforge, à Paris; cafetière à pression et à filtrage instantanés. ( 27 mars. —15 ans.)
- CAGES.
- M. Betton, à Paris; cages et volières marchant par le travail et le mouvement des oiseaux. (i5 septembre.—-i5 ans.)
- CALANDRE.
- M. Perret, à Lyon; calandre à moirer les étoffes de soie. (18 novembre.—15 ans.)
- CALCUL.
- M. Thevenot, à Lons-le-Saulnier ( Jura ) ; confection d’une machine dite calculateur des intérêts par excellence, {pf mai.—10 ans.)
- M. Becker, à Paris; calculateur dit payeur décimal. (27 août.—15 ans.)
- M. Larivière, à Paris; propagateur décimal ou boîte au moyen de laquelle on peut facilement comparer le système décimal avec les mesures étrangères. ( 4 septembre. —15 ans.)
- M. Fahlman, à Paris ; système de compteur d’addition. (20 septembre. —15 ans.)
- CALENDRIER.
- MM. Bailly et Dumouchel, à Paris; calendrier mécanique perpétuel. ( 29 septembre. — 15 ans )
- CALORIFÈRES.
- MM. Schreiber et Sherer, à Saint-Quentin (Aisne) ; système d’appareil calorifère à chaleur constante destiné à substituer le repassage au fer chaud des dessins sur tissus à broder. (25 février.—15 ans.)
- M. Chêne fils, à Paris ; calorifère à courant d’air chaud. (ier juin,—15 ans.)
- M. Poncini, à Paris; système de calorifère économique et continu. ( 3o juin. —15 ans.)
- M. Boulier, à Lyon ; genre de calorifère thermostal. (i5 juillet. — iÔ ans.)
- Le même ; calorifère consistant dans l’appli-
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- cation du système thermostat. (22 décembre.— i5 ans.)
- M. Gandilhon, à Paris ; calorifère hydraulique et portatif. (26 juillet.—15 ans.)
- M. Geneste , à Paris ; perfectionnements apportés aux poêles ou calorifères, (2 septembre. — ! 5 ans.) **
- M. Emorine, à Lyon; calorifère à vapeur et à eau chaude. ( 16 septembre. — i5 ans.)
- M. Pluchart, à Paris ; système de calorifère à simple ou double foyer et à surfaces multiples, et nouvelles dispositions d’étuves ou de séchoirs à air, propres à la dessiccation rapide et économique de toute espèce de substances. (20 septembre.—15 ans.)
- M. Marteau , à Lille ; système de calorifère. (10 novembre. —15 ans.)
- M. Anlognini, à Sens ( Yonne ) ; cheminée calorifère. (27 novembre. — 10 ans.)
- M. Féret, à Paris; genre de foyer calorifère dit réflecteur à feu. (11 décembre. —15 ans.)
- CANNE.
- M. Gilbert aîné, à Paris; canne dite canne bureau intérieur. (17 avril.— ro ans.)
- M. Godard, à Belleville (Seine); canne renfermant des cartes géographiques , une boussole , un compas-balustre et un décimètre. (i5 novembre.— i5 ans.)
- CANNE A SUCRE.
- M. Chasseriau, à Sainte-Rose, île de la Réunion ; méthode de planter les cannes à sucre. (11 septembre.— i5ans.)
- CANONS.
- M. Oppelt, de Bruxelles; obturateur de sûreté applicable aux canons. (5 juillet.—9 ans )
- CAOUTCHOUC.
- MM. Traullé et Lié vin, à Paris; application du caoutchouc et de la gutta-percha à divers objets , et notamment à la fabrication des voitures. (27 mars.—15 ans )
- M. Breionville, à Ganges ( Hérault); emploi de différentes espèces de caoutchouc, et notamment du caoutchouc vulcanisé, dans la fabrication des tissus faits sur les métiers à mailles. (3 juillet. —15 ans.)
- Coleman, de Londres; application du
- caoutchouc et de la gutta-percha seuls ou combinés. ( 3i juillet. — i5 ans.)
- M. Perroncel, à Paris; système de machines servant à fabriquer des feuilles de caoutchouc d’une longueur indéfinie. ( 18 septembre. — 15 ans.)
- M. Armengaud aîné, à Paris; application du caoutchouc ou de la gutta-percha mélangés, ensemble ou séparément, avec d’autres substances qui rendent les objets plus ou moins durs* plus ou moins flexibles, et qui leur enlèvent l’élasticité plus ou moins complètement. (21 septembre.—i5ans.)
- M. Gérard, à Grenelle ( Seine ); fabrication des feuilles de caoutchouc. ( 11 novembre. —
- 15 ans.)
- M . Giraud, à Paris; application du caoutchouc à la fabrication d’objets destinés à dissi-mul er les défectuosités du corps humain. (12 novembre. —15 ans.)
- M. Laballe père, à Paris ; genre de caoutchouc et de gutta-percha. ( 22 novembre. — i5 ans.)
- CARACTÈRES.
- M. Collin Royer, à Rouen ; caractériogra-pliie ou vente et reproduction de caractères reproducteurs. (28 juillet.—15 ans.)
- CARAFE.
- M. Lewandowski, à Paris ; disposition d’un appareil pour décomposer l’absinthe et toute espèce de sirop, dite carafe atmosphérique. ( 5 juin.— 15 ans.)
- CARDAGÊ.
- M. Bellemere, à Elbeuf ( Seine-Inférieure); machine à églutronner les laines. (i3 octobre. —15 ans.)
- M. Leigh, de Manchester, en Angleterre; perfectionnements apportés aux machines ou appareils pour carder le coton et autres matières filamenteuses. (5 novembre. — i5 ans.)
- CARDES.
- M. Moriceaü, à Moüy ( Oise); divers cylindres à passer les cardes et à les aiguiser. ( 8 mars. — i5 ans.)
- MM. Lcvalleux et Grôssint à Rouen; système
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- de ruban de carde éplucheur. ( 28 mai. — i5 ans.)
- MM. Peynaud et Guesnon, à Rouen; perfectionnements des cardes à coton. ( 8 avril. — i5 ans.)
- CARREAUX.
- M. Retou, à Paris; application du balancier ou autres machines du même genre au frappage des carreaux, briques, etc. (19 novembre. —15 ans.)
- MM. Foubert et Chabert, à Beauvais (Oise); machine rotative à compression pour la fabrication et le polissage des carreaux blancs pour dallage. (18 juin.—15 ans.)
- CARRELAGE.
- M. Martin, à Casamène, près Besançon ( Doubs ) ; procédé de carrelage avec impressions et incrustations. (2?. mars.—15 ans.)
- CARIES.
- M. Prinel, de Londres; porte-carte mécanique. (17 juillet. — i5 ans.)
- M. Favarger, à Paris ; système de porte-carte mécanique. (i3 décembre.—15 ans.)
- CARTES A JOUER.
- M. Asselin, à Paris; perfectionnements dans la fabrication des cartes à jouer. ( 5 avril. — i 5 ans.)
- CARTES GÉOGRAPHIQUES.
- M. Bouquillard, à Paris; disposition propre à rechercher un lieu quelconque sur plans et cartes. (3 août. —15 ans.)
- M. Schneiler, à Paris; cartes géographiques dites cartes en relief optique. ( Ier octobre. — 15 ans.)
- CARTON.
- M. Sanrey, à Poulangy ( Haute-Marne ) ; procédés relatifs à la fabrication d’un carton de pulpe de betteraves propre à l’industrie et à divers usages des fabricants de sucre. (2 mars.—15 ans.)
- MM. Scheffer et Heinrich, à Strasbourg; procédés de fabrication du carton. ( 19 mai, — j5 ans.)
- CASQUETTES.
- M. Cuny, à Nancy ( Meurilie); fabrication
- de casquettes et calottes sans couture. (22 novembre.—15 ans.)
- CASSEROLES.
- M. Girard, à Paris; système de fabrication de casseroles et autres ustensiles de tôle éta-mée. ( 6 janvier. - 15 ans.)
- CEINTURES.
- Madame Levilly, à Paris; genre de ceinture contre le mal de mer. (1 1 février. —15 ans.)
- M. Sauffroy, à Paris; genre de ceinture hypogastrique. (17 février. — i5ans.)
- M. Clair, à Paris; ceinture hypogastrique. ( 7 août.—15 ans.)
- CÉRAMIQUE.
- M. Monestrol, à Sceaux (Seine); méthode propre au travail des matières céramiques.
- ( 7 février. - 15 ans.)
- M. Villèine, à Paris; application de la galvanoplastie aux produits céramiques ( 6 septembre.—15 ans.)
- CERCUEIL.
- MM. Tavernier et Couturier, à Paris; système de revêtement intérieur des cercueils avec la gutta-percha. (17 novembre. —15 ans.)
- CHANDELIER.
- M. Lutzenbergcr, à Paris; système de chandelier diversement perfectionné, dit chandelier à modérateur. (23 septembre. — i5 ans.)
- CHANDELLES.
- MM. Seure et Moracin, à Paris; chandelle dite chandelle-chronomètre, de suif ou de cire, qui, par sa propre consommation , mesure le temps et donne l’heure ( 1 2 janvier. —15 ans.)
- M. Duparquet, à Lyon; genre de mèches à chandelles. (i3 décembre.—15 ans.)
- M. Lepage, aux Batignolles ( Seine ) ; système de chandelles et de bougies. ( 17 décembre.—15 ans.)
- M. Kendall, de Providence (Etats-Unis d’Amérique) ; perfectionnements apportés dans la fabrication des chandelles et bougies moulées. (29 décembre.—15 ans.)
- CHANVRE ET LIN.
- ( Voyez lin et chanvre. )
- CHAPEAUX.
- M. Gaspart, à Paris; mécanique de chapeau
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- fléchisseuse et réfléchisseuse instantanément par un effet rétroactif, le chapeau étant posé sur la tête. (16 janvier.—15 ans.)
- M. Lavigne, à Paris; formillon de chapellerie dit bandeau imitateur. (8 mars. —i5 ans.)
- MM. Sultzberger et Akennann, en Suisse; produit dit maillon, servant à la confection des chapeaux et autres objets analogues. (3o mars. —15 ans.)
- M. Huber, à Paris; genre de chapeau de dame. (21 mai.—15 ans.)
- M. Bakkers, à Paris; genre de chapeaux dits chapeaux veloutés. (26 mai. — i5 ans.)
- M. Auteroche, à Paris; système de calottes pour chapeaux de femme, et moyen d’en opérer la fabrication. (1e1' juin.—15 ans.)
- M. Elmwood, de Londres; perfectionnements dans la fabrication des chapeaux. ( Ier juin. — 13 ans.)
- M. Laville, à Paris; machine à feutrer les chapeaux. (17 août.—15 ans.)
- Madame veuve Duhay, à Paris ; coiffure de dames. ( 6 septembre.—15 ans.)
- M. Giraud, à Paris; point d’arrêt applicable aux parties intérieures des chapeaux de dames.
- ( 5 octobre.—10 ans )
- M. Provost, à Paris; préservateur indispensable des chapeaux civils et militaires. (21 octobre.—15 ans.)
- M. Husband, de Manchester, en Angleterre; perfectionnements apportés au tissage de la peluche à chapeaux et d’autres étoffes. ( 27 octobre.—15 ans.)
- M. Allié aîné, à Paris; perfectionnements dans la fabrication des chapeaux d’hommes.
- ( 4 novembre. —15 ans.)
- M. Lebel-Strilter, à Paris; système de chapeau mécanique. (i3 novembre.—15 ans.)
- M. Philips, de Londres; perfectionnements dans les chapeaux et autres coiffures semblables. (27 novembre.—i5 ans.)
- M. Fulton, de Glascow, en Ecosse; perfectionnements apportés dans les chapeaux et autres coiffures. (23 décembre. — i4 ans.)
- MM. Faure et Moret, à Paris; machine ap-
- plicable à la chapellerie. ( 27 décembre. __
- i5ans.)
- CHAPEAUX DE PAILLE.
- M. Ludi, à Paris; appareil propre à apprêter les objets en paille , et particulièrement les chapeaux de dames et. d’enfants. ( 13 avril. — iô ans.)
- Madame Korzeniewska, à Paris; perfectionnements apportés dans la fabrication des chapeaux de paille. ( 5 mai.—15 ans.)
- CHARBON.
- M. Meynier, à Paris; appareil propre au lavage du charbon et du minerai. ( 27 avril. — i5 ans.)
- CHARIOT.
- M. Giudicelli, à Paris; chariot mécanique. (17 février.—15 ans.)
- CHARNIÈRES.
- M. Lamotte, à Paris; système de charnière ronde à recouvrement pour instruments de mathématique et applicable comme brisure à d’autres objets. (21 janvier.—15 ans.)
- M. Debergue, de Londres; système de charnières. (20 mars.—15 ans.)
- CHARRUE.
- M. Olivier fils, à Montégut (Aveyron); genre de charrue dite charrue Dombasle, à soc et versoir mobile. (20 février.—15 ans.)
- M. Meugniot, à Dijon ( Côte-d’Or); charrue à tourne - oreille pour terrains en pente. (i3 mai.—15 ans.)
- M. Boisrenoult, à Savigny-le-Temple (Seine-et-Marne ); modèle de charrue en fer. (14 juin.
- i5 ans.)
- M. Garros jeune, à Tliil (Haute-Garonne ); charrue en fer. (19 juin. — 10 ans.)
- M. Hourtal, à Yiviers-lès-Montagnes (Tarn); perfectionnement simplifiant les charrues ordinaires. (25 juin. — i5 ans.)
- M. Fondeur, à Villequier-au-Mont ( Aisne); chaise destinée à remplacer le traîneau poulies charrues dites brabanls doubles. ( 7 juillet. —15 ans.)
- Le même; perfectionnements apportés à la charrue à deux socs alternatifs. ( 27 août. — i5 ans.)
- Cinquante-deuxième année. Octobre 1853.
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- M. Guérin de Fonjoyeuse, à la Pointe-à-Pitre (Guadeloupe); charrue-sécateur ayant pour but le labourage des terres en friche, particulièrement aux colonies. ( 26 novembre. — j 5 ans.)
- M. Estelle, à Manosque ( Basses Alpes ); charrue dite passe-partout. ( 20 décembre. — i5 ans.)
- CHAUDIÈRES.
- M. Lecorre, aux Batignolles ( Seine); appareil fumivore applicable à toutes les grilles fixes des chaudières de terre et de mer. (10 avril. — 15 ans.)
- CHAUDIÈRES A VAPEUR.
- M. Blanchard, à Paris; procédés propres à empêcher l’incrustation dans les chaudières à vapeur. ( 5 mars.—15 ans.)
- M. Jarlot, à Gastines, près Sablé ( Sarthe ); application de la soupape afin d’indiquer le niveau de l’eau dans les chaudières à vapeur. (27 mars. — i5ans.)
- M. Sihbold, de New-York (États-Unis d’Amérique); procédé destiné à préserver ies chaudières à vapeur de l’incrustation et pouvant être employé également à la conservation des métaux et du bois. (17 mai. —1/[. ans.)
- M. Luzarche, à Paris; appareil perfectionné de chauffage applicable aux chaudières des locomotives et de la marine, et modifications apportées auxdites chaudières afin de les approprier à cette application. (29 mai. — i5 ans.)
- M. Molvê , à Paris; régulateur d’alimentation des chaudières à vapeur. ( Ier juin. — i5 ans.)
- M. Jacob, à Lyon; appareil propre à recueillir la vapeur condensée et à établir la pression dans les chaudières à double fond, (i/f juin. —15 ans.)
- MM. Jackson frères, à Assaillv ( Loire ); placement d’une chaudière à vapeur à côté des fours à fondre les aciers, pour utiliser les chaleurs ou flammes perdues. (21 juillet.— 15 ans.)
- M. Saillard, à Paris; procédés propres à empêcher les incrustations dans les chaudières à vapeur. (27 août. —15 ans.)
- M. Rauch, à Paris; moyen de prévenir les incrustations dans les chaudières à vapeur. (16 septembre.—15 ans.)
- M. Thursby, à Paris; perfectionnements aux chaudières à vapeur. (2 octobre.—15 ans.)
- M. Eemeunier, à Paris; modérateur calorimètre applicable aux chaudières à vapeur. (i4 octobre. — i5 ans.)
- M. Erard, à Marseille; grille tubulaire à circulation forcée applicable aux chaudières à vapeur. (i5 octobre. —15 ans.)
- M. Baboneau, à Paris ; chaudière mécanique locomobile. ( 5 novembre. —15 ans.)
- M. Black, à Cambray (Nord); système de flotteur continu indiquant les différences de niveau dans les chaudières à vapeur. (11 novembre. .i5 ans.)
- Le même; genre de flotteur pour les chaudières à vapeur. (12 novembre. —15 ans.)
- M. Polonceau, à Paris; nouveau procédé de désincrustation des chaudières ou générateurs à vapeur. ( 7 décembre.—15 ans.)
- M. Barrans, de Londres; perfectionnements dans la construction des chaudières à vapeur. (10 décembre. — 15 ans.)
- CHAUFFAGE.
- M. TVcilker, de Manchester ; système de chauffage pour les appartements et les bâtiments. (17 février.—6 ans.)
- MM. Dejardin et Rey, à Marseille; application d’un système de chauffage économique pour les fours servant à la fabrication des soudes factices. (23 février. —15 ans.)
- MM. Legendre-Duclay et Basset, à Versailles ( Seine-et-Oise ); application du calorique rayonnant réfléchi à l’industrie, à l’aide d’un appareil réflecteur. (24 mars.—15 ans.)
- M. Trottier, à Paris; système de chauffage à l’eau chaude applicable aux cuisines. (16 avril. — 15 ans.)
- M. Majewski, à Paris; appareil de chauffage et d’éclairage au moyen d’un mélange de gaz oxygène et hydrogène provenant de la décomposition de l’eau obtenue par la chaleur seule. (21 mai.— f5 ans.)
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- M. Stierba, de Prague, en Bohême; système de chauffage. (21 mai.—15 ans.)
- M. Lécuyer, à Paris; appareil n circulation interne et concentrée pour le chauffage des bains. (25 mai.—15 ans.)
- M. Charles, à Paris; appareil dit chauffe-bains. (26 mai. - i5 ans.)
- M. Baudouin, à Paris; procédé de chauffage des liquides. (27 mai.—15 ans.)
- M. Luzarche, à Paris; appareil de chauffage par le gaz. (29 mai. —15 ans.)
- M. Vuigner, à Paris ; perfectionnements dans les bouches de chaleur. (18 juin.— i5 ans.)
- M. Deslandes, à Paris; appareil en fonte à air équilibré, dit grille souffleur, applicable aux cheminées, aux calorifères, etc. (4 août. — i5 ans.)
- M. Duteil, à Chartres ( Eure-et-Loir ) ; système de chauffage hydraulique dit homotherme. 04 août.— 10 ans )
- M. Dieulouard, à Paris; appareil de chauffage ou grille mobile verticale à rotation. (23 septembre. — 10 ans.)
- M. Girard , à Paris; perfectionnements apportés à la fabrication des matières servant aux chauffages domestiques et industriels. (3o septembre.— 15 ans.)
- Madame Blésimare, à Paris; système d’allumage et de chauffage des usines et foyers domestiques. (25 octobre. —15 ans )
- MM. Horion et ÏPylde, de Birmingham, en Angleterre ; perfectionnements apportés aux appareils de chauffage et d’évaporation. (29 octobre.— 14 ans.)
- M. Hurasco, à Oullins (Rhône); chauffage des bâtiments. (5 novembre.—15 ans.)
- M. JVhilniarsli, des Etats-Unis d’Amérique; fabrication des poeles, fourneaux et foyers. (17 novembre. —14 ans.)
- M. Le maréchal, à Paris; système de chauffage applicable aux serres chaudes, etc. (25 novembre. —15 ans.)
- CHAUSSURES.
- M. Bourgeois, à Tulle ( Corrèze ); machine
- à confectionner les sabots et socques. ( 6 janvier.—15 ans.)
- M. Pannelier, à Paris; tiges de brodequins en un seul morceau et à patelette cintrée au moyen du cambrage. (14 janvier.—15 ans.)
- M. Stoll, à Paris; chaussure à couture métallique dentelée et à points élastiques imperméables. (1 i février. —15 ans.)
- M. Jolly, à Paris; application de l’escarpin cloué à la chaussure cousue. ( 28 février. — 15 ans.)
- MM. Hentujol et Chassang frères, à Paris; tige de bottine sans couture. (2 mars.—15 ans.)
- M. Angcllier, à Dunkerque ( Nord); fabrication de socques. ( i5 mars.—15 ans.)
- M. Sffredi, à Marseille; système de chaussure avec devant en caoutchouc. ( 17 mars. — i5 ans.)
- MM. Lyon-Boschaerl s et Cr une lie, à Paris; genre de chaussure sans couture. ( 7 avril. — i5 ans.)
- MM. Ray et Renard, à Lyon; mode de confection de semelles en gutta-percha pour la chaussure. ( 14 avril. — 15 ans.)
- M. Lamperière, à l’Aigle ( Orne ) ; procédé ayant pour objet d’augmenter la solidité de la chaussure neuve et de prolonger la durée de celle qui a déjà servi, par l’adjonction de semelles, parties de semelles et talons. ( 8 mai. — 15 ans.)
- M. Garnier, à Clermont-Ferrand ( Puy-de-Dôme ); fabrication de dessus de sabots, galoches et autres chaussures (29 mai. i5 ans.)
- Le même ; application aux talonnières ou derrière des galoches et sabots de la corne, de la gutta-percha, du caoutchouc et d’un mélange de râpure de cuir et de caoutchouc ou de gutta-percha. (4 septembre. —15 ans.)
- M. Goodyear, de New-York ( Etats - Unis d’Amérique ); perfectionnements apportés à la confection des bottes, des souliers, des socques et autres chaussures. (29 juin. —15 ans.)
- M. Pitiot, à Lyon; perfectionnements à la chaussure rivée et vissée à la vapeur. (;er juillet.— i5ans.)
- MM. Giraud et Cayol, à Toulon (Var);
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- procédés de chaussures. (14 juillet.—15 ans.)
- M. Havez, à Paris;, coupe économique de bottines. (2 août.—15 ans.)
- M. Maugé, à Paris; genre de tiges de bottines cambrées sur le devant avec couture derrière. (i3 août.—-15 ans.)
- M. Mali, des Etats-Unis d’Amérique; perfectionnements dans la fabrication des bottes et souliers. (25 août. — 15 ans.)
- MM. Hervé et Haltier, à Lyon ; perfectionnements de la chaussure en gutta-percha. (26 août.—15 ans.)
- MM. Marie et Tellier, à Paris; machine destinée à la confection de la chaussure chevillée, réunissant les avantages de battre les cuirs, de couper les semelles, les percer, et de couper les chevilles soit en cuivre, soit en tout autre métal. (21 septembre. —15 ans.)
- M. Fourtier, à Nangis ( Seine-et-Marne ) ; genre de bottines en castor feutré sans couture, l’une avec boutons et l’autre sans boutons. (25 septembre. —15 ans.)
- M. Jeunesse, à Paris; outils, instruments et appareils de fabrication et application de la double pointe dite pointe métallique, et suture relative dite coulure métallique. (27 septembre. —15 ans.)
- M. Bernard, de Londres; perfectionnements dans la fabrication des bottes et souliers et dans les matières, machines et appareils qui s’v rattachent. (29 septembre. —14 ans.)
- M. Vouillon, de Londres; moyen de fabriquer sans couture des empeignes pour souliers, bottines et autres chaussures. ( 9 octobre. — i5 ans.)
- MM. Latour frères, à Paris; perfectionnements dans la fabrication des chaussures. (25 octobre. —15 ans.)
- M. Dezeimeris, à Bordeaux ; fabrication des chaussures à vis et à rivets. ( 23 novembre. — i5 ans.)
- M. Penot, à Paris; système de chaussures avec ou sans couture et imperméables. (23 novembre.—15 ans.)
- M. Lebœuf, à Reims ( Marne ); perfection-
- nement d’une chaussure dite antédiluvienne. (26 novembre.—15 ans.)
- MM. Dissous et Desbœuf, à Paris; système de tiges de bottes. ( 7 décembre. - i5 ans.)
- M. Bourguignon, à Rouen ; système de
- chaussure imperméable. ( 9 décembre. _______
- i5 ans.)
- M. Morel, à Paris; perfectionnements apportés aux socques et claques en cuir afin d’en faciliter le service et d’en augmenter la durée.
- ( 3i décembre.—15 ans.)
- CHAUX.
- M. Delarue de Francy, à Sablé ( Sarthe ); fabrication de la chaux. (2 octobre.—15 ans.)
- CHEMINS DE FER.
- M. Berrens, à Nîmes ( Gard ); système de voie de fer. ( 9 janvier.—15 ans.)
- M. Angeli, à Yerdese ( Corse ); système de mécanique applicable aux chemins de fer à plan incliné et horizontal, ainsi cpi’aux bateaux à vapeur. (2.4 janvier.—15 ans.)
- MM, Rouilliez- et Tabourin, à Paris; système de sûreté pour les chemins de fer. (26 janvier. — 15 ans.)
- M. Bonnevie, de Bruxelles ; diverses formes de traverses en fer malléable à l’usage des voies ferrées. ( 3o janvier.—15 ans.)
- M. Lacombe, à Paris; amélioration dans la forme et la pose des rails de chemins de fer. ( 5 février. — i5 ans.)
- MM. Hamoir et Barrault, à Paris; coussinets pour rails de chemins de fer. ( 21 février. — i5 ans.)
- M. Videgrain, à Marseille; traverses en bois de chemin de fer revêtues d’un mastic bitumineux. (23 février. — i5 ans.)
- M. Barlow, de Londres; perfectionnements dans la partie fixe de la voie dans les chemins de fer. (22 mars.—15 ans.)
- M. Beattie, de Londres; meilleure construction des rails et placement de la voie fixe s r les chemins de fer. ( 8 mai.—14 ans.)
- M. Bois, à Paris; système de rails-longue-rines et de rails et supports applicables aux chemins de fer. (18 mai.—15 ans.)
- M. Henry, à Metz ( Moselle ); type de rails
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- permanents en fer avec assises et plateaux fixes supprimant les coussinets en fonte et les traverses en bois des chemins de fer. ( 24 mai —15 ans.)
- M. Debergue, de Londres ; système de rails de chemins de fer. (24 mai. —15 ans.)
- MM. Pers et Lucand, à Paris; système d’attraction applicable aux chemins de fer. ( 8 juin.—15 ans.)
- M. Stercks, à Paris ; chemin de fer sous-marin servant au passage des canaux , rivières, fleuves ou bras de mer, et moyens d’exploration du fond des eaux en remplacement de la cloche de plongeur. (14 juin.—14 ans.)
- M. Dauvin, à Paris; système de chemin de fer indéraillable pour franchir les rampes et parcourir toutes les courbes. (25 juin. — 15 ans.)
- M. Colson, de Haine-Saint-Pierre ( Belgique); système de waggon à marchandises poulies chemins de fer. ( 6 juillet. —15 ans.) -
- MM. Binnie et Lefebure, à Roubaix (Nord); appareil destiné à empêcher le choc des trains sur les chemins de fer. (16 juillet. —15 ans.)
- M. Gedge, à Paris; mode perfectionné propre à prévenir les accidents sur les chemins de fer. (16 juillet. — i5ans.)
- M. Mac-Connell, à Paris; perfectionnements apportés dans les chemins de fer, les machines à vapeur et autres appareils analogues, (y août. —15 ans.)
- M. Lemoine, à Marly - lès - Valenciennes ( Nord ) ; perfectionnements apportés dans la construction des chemins de fer. (20 août. — i5 ans.)
- M. de Travanct, à Chaumont (Haute-Marne); chemin de fer dit mobile ou improvisé , accompagnant le waggon qu’il supporte, dans son mouvement d’ascension et de descente , en se plaçant de lui-même en communication avec d’autres chemins de fer fixes , de manière à changer en horizontale la direction verticale du waggon. (25 août. —15 ans.)
- M. Cardot, à Paris; système de mécanisme contre les accidents des chemins de fer. (2,3 octobre.—15 ans.)
- M. Fontenau, à Nantes ( Loire-Inférieure ) ;
- conservation des traverses en bois des chemins de fer. ( 4 novembre.—15 ans.)
- M. Bruff, d’Ipswich , comté de Suffolk , en Angleterre ; perfectionnements dans la construction des routes permanentes à rails ou à voie solide et dans plusieurs parties du matériel roulant qui les parcourt. (6 novembre. — 15 ans.)
- M. Laurent, à Orvault ( Loire-Inférieure ) ; changements et croisements de voies en fer rectangulaires et voies en fonte pour chemins de fer. (11 novembre.—15 ans.)
- M. Decoster, à Paris; plaque tournante à roulement sur huile pour chemins de fer. (i3 novembre. —15 ans.)
- MM. Mir et Circarelli, de Barcelone, en Espagne; machine à conduire les locomotives et trains sur les chemins de fer par des terrains non nivelés. (16 novembre.— 10 ans.)
- M. Bergevin, à Paris; système de rails à supports en fer solidaires. ( 18 novembre. — i5 ans.)
- M. Mansell, d’Ashford, comté de Kent, en Angleterre ; perfectionnements dans la construction des chemins de fer et celle de leur matériel roulant. (8 décembre. — i5 ans.)
- M. Loubai, à Paris; système de rails sur chemins de fer. (9 décembre.—15 ans.)
- MM. Nepveu et Servel, à Paris; système de plaque tournante pour chemins de fer. (10 décembre.—15 ans.)
- CHEMINÉES.
- M. Richner, de Bruxelles; appareil applicable aux foyers de cheminées dit foyer éolien. (9.3 février. —15 ans.)
- M. Guérin, à Paris; système de cheminée absorbant toute fumée produite par l’usage des cheminées ordinaires. (19 mars.—15 ans.)
- M. Chaussenot aîné, à Paris; cheminée à foyer ouvert. (6 avril.—15 ans.)
- M. Bolet, à Paris; amélioration dans la construction des devantures de cheminée à rideau mobile. (25 mai. —15 ans.)
- M. Bouisson, à Lyon ; appareil de chauffage dit cheminée française rationnelle héliophcre. ( 5 juin. — i5 ans.)
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- M. Ueck, à Paris; dispositif de cheminée qui permet de chauffer à la manière des poêles, quand on veut utiliser la presque totalité de la chaleur émise par le foyer, et dite cheminée-poêle. ( 3o août. — t 5 ans.)
- M. Dey, à Cbampagnoles (Jura); confection d’une mitre de cheminée facilitant la sortie de la fumée. (16 septembre.—i5 ans.)
- M. Vernus, à Valenciennes (Nord ); cheminée à cloche à courant d’air, bouche de chaleur. et à régulateur, propre à brûler toute espèce de charbon de terre. ( 24 septembre. — i5 ans.)
- M. Huet, à Paris; croissant mobile pour cheminée. Cf 4 octobre. —1 5 ans.)
- M. Feret, à Paris; genre de mitre de cheminée dite paravent sphérique , dont le but est de s’opposer à l’introduction de l’eau et du vent dans les cheminées. ( 1 1 décembre. —
- 15 ans.)
- CHEMISES.
- M. Hayem, à Paris; perfectionnements aux cols de chemises dits faux-cols, également applicables aux cols ordinaires. ( 28 avril. — iÔ ans.)
- Le même', devant de chemises à cache-boutons. (2 mai. —15 ans.)
- MUe Regnauldot, à Belleville ( Seine ); coupe de chemises. (27 août.—15 ans.)
- MM. Paraf et J aval frères, à Paris; procédés de fabrication des devants de chemises. (18 octobre. — i5 ans.)
- M. Raymond fils aîné, à Marseille; coupe de chemise dite fashion. (20 octobre. — i5 ans.)
- CHEVAUX.
- M. Bousquet, à Bordeaux; système de courses de chevaux. (27 août. — i5 ans.)
- CHICORÉE.
- M. Launois, à la Capelle ( Aisne); perfectionnements à la fabrication du café-chicorée.
- ( 3i janvier. —10 ans.)
- M. Daussin-Poiret, à Cambray ( Nord); machine à concasser la chicorée. ( 24 novembre. —15 ans.)
- CHiRURGrE ( instruments de ).
- M» Chardon, à Mâcon ( Saône-et-Loire ) ;
- ventouse-scarificateur. (16 février. —15 ans.)
- M. de Villeneuve, à Paris; voiles artificiels du palais et perfectionnements aux obturateurs de la voûte palatine. ( 5 juin. — i5 ans.)
- M. Dauzat, à Paris; cuissard à articulation. (22 juin. — 1 5 ans.)
- MM. Bidault et Botulu, à Paris; perfectionnements aux ventouses sèches et scarifiantes. ( i3 juillet.'—15 ans.)
- M. Arnold, à Paris; sonde œsophagienne contre la météorisation et l’asphyxie des animaux. (24 novembre. —15 ans.)
- M. TVinchesler, de Londres; perfectionnements dans les éclisses employées pour la fracture des membres. ( 3 décembre.—14 ans.)
- CHOCOLAT.
- M. Poulain, à Blois ( Loir-et-Cher ); prépa-tion du chocolat. ( 8 mars. 5 ans.)
- M. Auhenas, à Paris; chocolat malléab'edit chocolat de l'abeille. (10 avril. —15 ans.)
- M. Morel, à Lyon; machine à broyer le cacao pour la fabrication du chocolat. (8 juillet.— i 5 ans.)
- M. Devinck, à Paris; machine à dresser le chocolat et autres produits. ( 6 novembre. —
- 1 5 ans.)
- M. Bouquerel, à Paris; nouveau genre de chocolat. (26 novembre.— i5 ans.)
- M. Bouillon, à Paris; chocolatière de ménage. (29 novembre.—15 ans.)
- CIGARES.
- M. Classen, à Paris; application d’un coupe-cigare aux cadres des porte - cigare , porte-cigarette et porte-monnaie. ( i3 mars. — i5 ans.)
- MM. Hugonneau et Briet, à Paris; perfectionnements apportés aux coupe - cigare.
- ( 14 octobre.—15 ans.)
- CIGARETTE.
- MM. Dubois et conip., à Paris; porte-papier-cigarette imperméable. (20 juillet. —15 ans.)
- CIMENT.
- M. Pascal, à Grenoble ( Isère ) ; machine à gâcher le ciment. (20 juillet.—15 ans.) cirage.
- M. Lemaire, à Paris; composition de cire
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- pour la chaussure vernie. (25 février. — ]5 ans.)
- M. Pernot, à Avignon ( Yaucluse ); cirage de garance. ( 8 mai.—i5 ans.)
- cloches.
- M. Chabrier , à Cosne ( Allier ) ; procédé de soudure de cloches. ((6 janvier. — io ans.)
- CLOUS.
- M. Ligarde, à Valmondois ( Seine-et-Qise); perfectionnements apportés dans la fabrication des clous d’épingle. (i4 janvier. — i5 ans.)
- MM. Lapic et Gisors, à Paris; procédés d’illustration de clous dorés et argentés pour l’ameublement, la sellerie, etc. ( 2 février. — j5 ans.)
- M. Cottenot, à Saint-Dizier ( Haute-Marne); procédé de fabrication de clous, boulons, rivets, vis, etc. (16 février. — 15 ans.)
- M. Cannoy, à Paris; procédés de fabrication de clous dits à pointe sortie, pour tapissiers, selliers, emballeurs, etc. (26 mars. —15 ans.)
- M. Demanest-Fontaine, à Tritli-Saint-Léger ( Nord ); machine propre à fabriquer des chevilles de bottes, en fer et en cuivre. (19 mai. —15 ans.)
- M. Brezol, à Mohon (Ardennes); perfectionnements consistant en un appareil propre à augmenter la grosseur des têtes de clous. (27 juillet.—15 ans.)
- M. Masse, à Roubaix ( Nord ); mécanique à fabriquer les clous. (i3 septembre.—i5 ans.)
- M. Huard, au Havre (Seine-Inférieure); fabrication de clous en zinc. ( 16 octobre. — i5 ans.)
- M. Bourson, à Paris; perfectionnements apportés aux clous servant à la chaussure corio-clave. (21 octobre. — x5 ans.)
- COIFFURE.
- M. Boucher, à Paris; bandeaux bouffants postiches. (24 juin.—15 ans.)
- M. Milly, à Paris; calotte en cuir imperméable sans couture. (26 août. —15 ans.)
- M. Gondois, à Marseille ; coiffure en drap-feutre imperméable. (18 décembre. —15 ans.)
- COKE.
- M. Sénécal, à Paris; machine à casser, cri-
- bler et diviser le coke et autres matières. (22 septembre. —15 ans.)
- COLS.
- M. Hayem, à Paris; col à ressort perfectionné dit frigidino-mécanique. ( 13 février. —
- 15 ans.)
- M. Rabinet, à Lyon; col-cravate dit président. (14 août.—15 ans.)
- M. Debray, à Paris; système de col-cravate.
- ( 4 septembre. — i5 ans.)
- M. Jordery, à Paris; intérieur de cols et de cravates. (22 novembre.—15 ans.)
- MM. Loeb et TFormser, à Paris; genre de cols-cravates et de cols de chemises. (28 décembre.—15 ans.)
- COMBUSTIBLE.
- M. de F ries, de Cathelineau ( Belgique ); fabrication des houilles en roche avec des charbons menus. (12 janvier. —15 ans.)
- Le même; fabrication des cokes avec des charbons maigres. (12 janvier.— i5 ans.)
- M. Jacquelain,à Paris; charbon économique et inodore. (17 janvier.-- i5 ans.)
- M. Marsais, h Saint-Etienne ( Loire); infusibilité des cendres de houille. (21 janvier. —
- 15 ans.)
- M. Leci •esnier, à Remilly, près Sedan ( Ardennes ); application d’une terre sulfuro-argi-leuse destinée à remplacer le charbon dans les machines à vapeur. (2 février.—15 ans.)
- M. Hue, à Caen (Calvados); désinfection de la tourbe brute par la carbonisation. (3 février.—15 ans.)
- M. Goubaud, à Paris; moyen d’utiliser les débris de combustibles. (12 février.—15 ans.)
- M. Pidding, de Londres; préparation ou combinaison de matériaux propres à produire une matière combustible et autres objets auxquels le charbon naturel peut être appliqué. (17 février.—14 ans.)
- MM. Fiel et Kalbfeld, à Valenciennes ( Nord ); dessiccation et condensation de la tourbe. (12 mars. —15 ans.)
- M. Froelich, à Paris; appareil propre au lavage des houilles et à d’autres matières en opé»
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- rant d’une manière continue. ( i3 mars. — i5 ans.)
- M. Paquot, à Paris; fabrication de la houille carbonisée. (16 mars.—15 ans.)
- M. Maire, à Paris; composition de charbon dit charbon ardent. ( 3 avril.—15 ans.)
- M. Lepaire, à la Villette ( Seine ); confection des briquettes combustibles en charbon de terre, (io avril.—15 ans.)
- MM. Bérard et Levainville, à Paris; appareil propre à l’évaporation des houilles. ( 16 avril. —15 ans.)
- Les mêmes; procédé d’épuration de la houille. (ier septembre. —15 ans.)
- M. Brechon, à Puteaux ( Seine ) ; machine propre à faire les briques de charbon aggloméré et autres. (2.4 avril. —15 ans.)
- M. Piette. à Paris; manipulation, condensation, dessiccation et carbonisation de la tourbe.
- ( 7 mai.—15 ans.)
- M. Culot, à Lille ( Nord ) ; combustible composé destiné à l’allumage du feu en général. (25 mai.—g ans.)
- M. Giraudon, à Paris; moyen d’agglomération des combustibles pulvérulents. (27 mai. —15 ans.)
- M. Girard, à Paris; combustible dit charbon stellaire ou de l'étoile. (i5 juin. — 15 ans.)
- M. Lallemand, à Besançon ( Doubs ) ; préparation et carbonisation de la tourbe. (16 juin. —10 ans.)
- M. Gautier, à Paris; procédés d’épuration et de carbonisation de la tourbe. (29 juillet. —15 ans.)
- M. Caron, à la Villette ( Seine ); conversion de la houille menue en charbon de bois factice.
- ( 8 septembre. —15 ans.)
- M. Dalican, à Paris; procédé de fabrication du coke. (i3 septembre. —15 ans.)
- M. Chenot, à Clichy-la-Garenne ( Seine ) ; préparation des combustibles de manière à les rendre propres à servir aux mêmes usages que le bois et à jouer le même rôle chimique que le charbon de bois, ensemble les applications métallurgiques, industrielles et domestiques
- qui résultent de cette préparation. (4 octobre. — 15 ans.)
- M. Hannuic, à Paris; condensation de la tourbe. (14 octobre.—15 ans.)
- M. Kulczjchi, à Paris; agglomération de toute sorte de poussière de charbons minéraux et végétaux pour en former une sorte de combustible brûlant sans fumée et sans odeur. (i4 octobre.—15 ans.)
- M. Boulart, à Audincourt ( Doubs ); appareil à carboniser la tourbe. (20 octobre. — 10 ans.)
- MM. Testelin et Sauze, à Paris; système de fabrication du charbon de bois. ( 9 décembre. —15 ans.)
- COMESTIBLES.
- M. Guitlard, à Castres ( Tarn ); machine dite bénédictine, pour la trituration des comestibles. (19 février. —15 ans.)
- M. Bourbonneux, à Paris; gâteau dit gâteau Cussjr, et moule propre à lui donner une forme et à le faire cuire. (11 mai. —15 ans.)
- M. Grand, à Paris; jus colorant dit suc colore, pour donner de la couleur et du bon goût aux bouillons et autres comestibles. (3i juillet.—15 ans.)
- M. Jourdant, à Paris; appareil propre à épurer la salade et d’autres herbages. (10 août.— i5 ans.)
- COMPAS.
- M. Boursier, à Paris ; perfectionnements dans la fabrication des compas et de leurs garnitures. ( 5 mai.—15 ans.)
- M. Lcnoir, à Paris; compas à coulisse formant tringle et s’ouvrant et se refermant à volonté, au moyen d’un bouton à ressort et applicable au niveau Journet. (28 juin. — i5 ans.)
- MM. Peugeot frères, à Hérimoncourt (Doubs); genre de compas estampé en fer ou acier. (2 juillet. —15 ans.)
- M. Cagnard, h Paris; compas de réduction.
- ( 5 août. —15 ans.)
- MM. Moinier frères, à Paris; perfectionnements apportés dans la fabrication des compas. (23 octobre.—15 ans.)
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- MM. Robin et Cuminal, à Paris; compas pour tracer les ellipses d’une seule main, (io novembre.—15 ans.)
- M. Haas, à Paris; nouveau genre de compas. (9 décembre. —15 ans.)
- COMPTEURS.
- M. Gourguechon, à Paris; système de compteur mécanique à échappement pouvant servir aux jeux. (16 février. —15 ans.)
- M. Verdat-Dulramblay, à Lyon; compteur dit argus , applicable aux voitures de place. ( 3 mars.— 15 ans.)
- Le meme ; application aux omnibus de certains appareils propres à faire connaître le nombre de personnes qui y ont pris place pendant le trajet. (4 mars.—15 ans.)
- M. Verbois, à Paris; syslème de voiture-contrôle dont le mécanisme est applicable à toutes les voitures publiques. (12 mars. — i5 ans.)
- M. Robin, à Paris; compteur mécanique d’un système nouveau ou machine à simplifier et accélérer le travail des élections, applicable également au dépouillement prompt des votes des assemblées délibérantes, aux théâ -très, concerts et autres établissements publics pour la sûreté de la perception des entrées. (16 mars.—15 ans.)
- MM. Goldsmitk, Sholcfield et comp., à Paris; perfectionnements aux compteurs à gaz. (ier juin.—15 ans.)
- M. Schmitz, de Cologne ( Prusse rhénane); système de tuyau à eau et régulateur hydraulique applicable aux compteurs à gaz. ( 7 août. —15 ans.)
- MM. Sholefield et Langlais, à Paris; système de compteur à eau. (24 décembre. —15 ans.)
- M. Chameroy, à Lyon ; compteur à eau. ( 3o décembre. —15 ans.)
- CONFISERIE.
- M. Robart, à Paris; système de décoration simplifiée de bonbons en sucre et en chocolat. (27 février. —15 ans.)
- M. Peysson, à Paris; système propre à confire les fruits à l’aide du vide et de la vapeur. (24 avril.—15 ans.)
- MM. Vallantin et Dor, à Angoulême (Charente ) ; système de séchage à air chaud porté directement sur la dragée. (5 juillet.—15 ans.)
- M. Ruaux, à Rouen; bonbons à milieu aromatique fondant. (i3 octobre. —10 ans.)
- M. Vernaut, à Paris; conservation des sucreries et en général de tous les corps susceptibles d’être altérés par l’humidité de l’air. (18 octobre.—15 ans.)
- M. Larbaud, à Paris; procédé de préparation et de conservation du sucre d’orge. ( 4 décembre. — 15 ans.)
- M. Gerson, à Paris; introduction de la quintessence des meilleures substances animales alimentaires dans les principaux produits de la confiserie. ( 6 décembre.— i5 ans.)
- CONSERVES,
- MM. Bryère et Magnant, à Paris; conserves alimentaires. (18 août. —15 ans,)
- M. Vittrant,, à Cambray ( Nord ); conservation des denrées. (20 août.—15 ans.)
- CONSTRUCTIONS CIVILES.
- M. Alaboisselle, à Paris ; système de charpente, fer et bois réunis solidaires l’un à l’autre. (i5 janvier. —15 ans.)
- MM. Renard, Martin et Bertram, à Oran ( Algérie ) ; fabrication de blocs pour tuyaux hydrauliques, d’ardoises factices pour toiture et tubes pour les conduits d’eau au moyen de l’huile de houille solidifiée. ( 12 mars. — i5 ans.)
- M. Baudrit, à Paris; système de charpente en fer. ( 3 avril. — i5 ans.)
- MM. Trottier frères, à Paris; syslème de fermes de toitures et de solives en tôle. (22 avril.—15 ans.)
- M. Motteau, à Paris; système de caniveaux-gargouilles en briques et en bitume. (24 avril. — 15 ans.)
- M. T'aneau , à Alençon ( Orne ) ; constructions et substructions en bois debout et moyen d’empêcher le retrait des bois employés. (12 mai.—15 ans.)
- M. Durnesriil, à Crécy ( Seine-et-Marne ); carreaux creux et pleins en pierre factice de
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- Cinquante-deuxième année. Octobre 1853.
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- Mareuil - lès - Meaux , pour constructions. (22 mai.—15 ans.)
- MM. Sehoenberg itères, à Paris; charpente mobile en bois. (24 mai.—15 ans.)
- M. Gaultier, à Angers (Maine-et-Loire); poutre en fer et en bois combinés. ( 5 juin. — i5 ans.)
- MM. Berlin et Sandhomme, à Paris; système de couverture en tuile sur voliges. (26 juin.— i5 ans.)
- M. Roux, à Belleville { Seine ); charpente à fourche torse. ( 5 juillet. — i5 ans.)
- M. Bérard, à Paris; système d’agglomération des matériaux de construction en général. ( 3o août. — 15 ans.)
- M. Schmitz, à Paris; système de constructions en fer, tôle et fonte avec assemblages solidaires , applicable à l’édification des bâtiments publics et privés. (20 septembre. — 15 ans.)
- M. Dumouchel, à Paris ; perfectionnements apportés à la construction des croisées et des portes , afin d’empêcher l’air extérieur et l’eau d’entrer par les joints dans les appartements, et de remédier au tassement du bâtiment. (i3 octobre.—15 ans.)
- M. Hughes, de Londres ; manière de construire les toits et les côtés des maisons et autres édifices. (6 décembre.—14 ans.)
- M. Zorès, à Paris; système de construction en fer tubulaire laminé applicable aux ponts, combles, poutres, et principalement aux planchers. ( 3i décembre. —15 ans.)
- CONSTRUCTIONS NAVALES.
- M. Guibert, à Bordeaux ; système mixte de constructions navales. (19 juin.—15 ans.)
- CORDES.
- M. Lorentz, à Nancy ( Meurtlie ); application de la gutta-percha à la corderie en général. (10 avril.—i5 ans.)
- M. Nickels, de Londres; perfectionnements dans la manière de couvrir les cordes. ( 3 juillet.—14ans)
- corne.
- M. Chunes, à Paris; procédés propres à rem-
- placer la baleine par la corne. (2.5 septembre. —15 ans.)
- MM. Brulet et Faùsière, à Paris; perfectionnements apportés dans le travail de la corne, afin d’obtenir des pièces de garniture de parapluies, ombrelles, etc. ( 25 octobre. —
- 1 5 ans.)
- CORNUES.
- M. Dehaynin, à Paris; système d’appareil qui permet de convertir les cornues de distillation à vase clos en four ouvert à air libre, et de produire alternativement, dans ces cornues, soit du gaz d’éclairage et du coke de foyer, soit du gaz de chaufïage et du coke de four propre à la fonderie et aux locomotives. ( 6 avril. —
- 15 ans.)
- M. Jcanneney, à Mulhouse ( Haut-Rhin ); cornues à gaz plates, courtes et à compartiments. (2.5 mai. —15 ans.)
- CORSETS.
- M. Legras, à Paris; perfectionnement au buse mécanique. (21 mai. — i5 ans.)
- M. Fichot, à Paris; application aux corsets du caoutchouc tissé ou corsets en caoutchouc. (2.4 juillet. — i5 ans.)
- MM. Joubert, Tricas et Koehler, à Paris; buse hygiénique mécanique. ( 17 août. — 15 ans.)
- M. Gérés me, à Paris; corset tissé imitant tout corset cousu. (2 septembre.—15 ans.)
- M. Josselin, à Paris; buse mécanique simplifié et perfectionné pour corsets. ( 3 décembre.—15 ans.)
- Mesdemoiselles Letellier et Block, à Paris; dispositions de corsets. ( 6 décembre. — i5 ans.)
- Madame veuve Quetan, à Lyon; corset à l’usage des femmes enceintes. ( 29 décembre. —15 ans.)
- COSMÉTIQUES.
- MM. Paulrat et Schaufler, à la Chapelle-Saint-Denis ( Seine ); pommade à cheveux dite gelée des fleurs, et vase propre à la contenir. (26 février. —15 ans.)
- M. Rocket, à Paris; lave du désert des Adels ( Abyssinie méridionale). (t5 mai. —15 ans.)
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- M. Nicaise, à Paris; pommade liquide ayant pour principal effet de conserver toujours la frisure des cheveux tout en arrêtant leur chute et prévenant leur décoloration. (12 juin.— i5 ans.)
- M. Cornu, à Salon ( Bouches-du-Rhône ); cosmétique propre à arrêter la chute des cheveux et à les faire repousser. ( 26 octobre. — i5 ans.)
- COTON.
- M. Bélanger, à Paris ; machine destinée à dresser et ouvrir le coton et autres matières filamenteuses. (26 octobre.—15 ans.)
- M. Fouché-Lepelletier, à Javelle ( Seine ); traitement des graines du cotonnier. ( ier décembre.—15 ans.)
- COULEURS.
- M. Zagorowski, à Auxerre ( Yonne ); procédé appliqué à la ventilation et à la cuisson des ocres en poudre. (12 février. —15 ans.)
- M. Gilles, à Marseille; appareil propre à extraire les matières colorantes végétales. (2 juin. —15 ans.)
- M. Louvel, à Paris; machine à broyer et piler les couleurs, le chocolat et toute autre matière. ( 4 septembre.—15 ans.)
- COURROIES.
- MM. Siraudin et Morel, à Paris; sangle destinée à remplacer les courroies à talon en cuir employées dans la fabrication du papier et les autres courroies d’un usage analogue employées dans toute espèce d’usine, (ig juillet. —15 ans.)
- M. Decosier, à Paris; assemblage des bouts de courroie. ( 16 septembre.— «5 ans.)
- M. Huet, à Paris; perfectionnement du cuir pour courroies. (24 décembre.—15 ans.)
- COUTEAUX.
- M. Oj ardias, à Thiers ( Puy-de-Dôme ); modèle de couteau avec porte-plume, crayon et cachet. (19 mai.—15 ans.)
- M. Touche, à Thiers (Puy-de-Dôme); genre de manche de couteau avec dessins sous corne. (24 mai. — ï5 ans.)
- M. Philippe, à Paris; couteau économe pour
- légumes, fruits, et pour autres usages, (g juin. —15 ans.)
- Mademoiselle Mercier, à Paris; machine à polir les couteaux dite poli-couteaux. (18 octobre.—15 ans.)
- COUTELLERIE.
- M. Prodon-Pouzet, à Thiers (Puy-de-Dôme); procédé d’application du fer-blanc aux mitres et cachets servant aux ouvrages de coutellerie. (27 août.—15 ans.)
- MM. Sommelet et comp., à Nogent-le-Roi (Haute-Marne); fabrication de ciseaux estampés au moyen d’une machine excentrique et de poinçons servant à la préparation des matrices; application d’un système de chauffage pour la trempe et le recuit des ciseaux. (4 novembre. —15 ans.)
- M. Dezerces, à Paris; perfectionnements apportés dans la coutellerie. ( 21 décembre. — i5 ans.)
- COUTURE.
- M. Mortamais, à Paris; machine à coudre d’une application générale. ( 28 janvier. — i5 ans.)
- M. Pied, à Paris; nouvelle machine à coudre. ( 3 juillet. —15 ans.)
- MM. Caumes et Daumont, à Paris ; perfectionnements apportés aux appareils dits enfile-aiguille. ( 7 août. — i5 ans.)
- MM. Graver et Baker, à Paris; machine à coudre. (16 août. —13 ans.)
- COUVERTS.
- MM. Sonnois et Mégier, à Paris; système de fabrication de couverts de tous métaux. (28 juin.—15 ans.)
- M. Pottecher, à Bussang (Vosges); genre de couverts en fer battu sur lesquels est appliquée une rosace en relief. ( 15 juillet.—15 ans.)
- CRAYONS.
- M. Siblet, à Paris; crayons lithographiques insolubles. (21 février.—15 ans.)
- M. Hubert, à Paris; crayons de métal avec mine intercalée au milieu, formant corps ensemble, pouvant, sans être taillés, marquer aussi bien que les crayons ordinaires. (t5 mai. <—10 ans.)
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- M. Pécaut, à Paris; nouveau taille-crayon. (25 octobre. —15 ans.)
- M. Canouil, à Paris; porte-mine et crayon-briquet. (29 novembre. —15 ans.)
- CRIN VÉGÉTAL.
- M. Mourguel, à Alger; fabrication du crin végétal au moyen de la sparterie. ( 20 novein-bie. —15 ans.)
- M. Cruzel, à Alger; fabrication du crin végétal , de la corderie ou autre filature, ainsi que des autres matières propres au carton et au papier, au moyen de plantes de sparterie. (ig octobre. — i5 ans.)
- CROISÉES.
- M. Grand, à Paris; croisées à traverses et châssis mobiles en fer. (12 janvier. —15 ans.)
- M. Bochetf à Mâcon (Saône-et-Loire); croisées en fer. (22 avril.—15 ans.)
- M. Jacquet, à Ivry ( Seine ) ; croisée méca nique. (11 septembre. — i5 ans.)
- CÜIR.
- M. Desmarest, à Bel le ville ( Seine ) ; application du marteau-pilon automoteur à vapeur au battage des cuirs forts et autres. ( i3 février.— i5 ans.)
- MM. Lefèvre, à Paris; perfectionnements apportés dans la fabrication des cuirs et peaux en relief et chagrinés. ( 15 juillet. — i5ans.)
- CUIR FACTICE.
- M. Rouillier, à Paris; procédé de fabrication de cuir factice avec les rognures provenant des tanneries. (22 mai. —15 ans.)
- CUISINE.
- M. Nicolais , à Marseille; cuisine et chaudière tubulaire distillatoire pour les navires. (23 janvier. — 1 5 ans.)
- M. Devienne, à Saint-Quentin (Aisne); perfectionnement d’une espèce de cuisinière en fonte. (16 mars.—15 ans.)
- M. D uroselle , à Paris; disposition d’appa- j reils de cuisine et de calorifères chauffés par le gaz. (ier avril.— i5 ans.)
- MM. Deslampes et Szymkiew'ez - Opol, à Limoges ( Haute-Vienne ) ; appareil dit marmite de campagne. ( 6 avril.—15 ans.)
- M. D’émus, à Valenciennes ( Nord ); appareil dit grilloirfamivore. (24 juin.—5 ans.)
- CUVETTES.
- M. Bourgeois, aux Batignolles (Seine); genre de cuvette pour les eaux ménagères. (i5 mars.
- — 15 ans.)
- M. Damour, à Paris; perfectionnement à une cuvette en fonte à interception. ( 26 mai. —15 ans.)
- DÉGRAISSAGE.
- MM. TFalbaum et comp., à Reims (Marne); machine dégraisseuse sécheuse par la ventilation de l’air atmosphérique. (12 mars. — i5ans.)
- M. Kouet, à Bordeaux; perfectionnements au dégraissage et à la préparation du crin animal et de la soie. ( 5 mai. —15 ans.)
- DENTELLES.
- MM. Roques frères, à Lyon; procédé de fabrication, par le métier, des imitations de dentelles. (14 janvier. —15 ans.)
- M. Florentin, à Diarville (Meurlhe); fabrication de dentelles dites réseau - dentelle à mailles circulaires, faites aux fuseaux au moyen d’une roue tournant horizontalement. (19 janvier.—15 ans.)
- DENTS.
- M. TVinderling, à Metz ( Moselle); dentiers masticateurs juxtaposés inaltérables. ( 3i janvier.—10 ans.)
- M. Clcrget dit d’Arboville ; dentiers à bases monoplastiques. (9 mars. —15 ans.)
- M. Jacoby, de Hambourg (Allemagne); perfectionnements dans les moyens de fixer les dents artificielles. (22 octobre.—15 ans.)
- DÉSINFECTION.
- M. Morenas, à Apt (Vaucluse); procédé inodore pour lieux d’aisances. ( 27 janvier. — 15 ans.)
- M. Rousseaux, à Paris; appareil séparateur et désinfecteur des matières fécales. ( 20 avril.
- — 15 ans.)
- M. Belleltre, à la Chapelle-Saint-Denis (Seine); moyen de désinfection des fosses d’aisances. (26 mai. —15 ans.)
- AJ. Millet, à Paris; appareil séparateur liy -
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- DIORAMA.
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- draulique des matières fécales. ( i*r juin. — i5 ans.)
- M. 'Fhier, à Paris ; appareil destiné à séparer les matières fécales à l’aide de mouvements rotatifs et filtration ascensionnelle. ( 3 juin. — 15 ans.)
- M. Juvanon, à Paris; appareils inodores applicables aux sièges d’aisances, aux urinoirs, etc. ( 4 juin. —15 ans.)
- M. Foucaud, à Paris; appareil séparateur appliqué aux fosses d’aisances. ( 6 juillet. — i5 ans.)
- M. Raspail, à Paris; moyen de rendre inodores les fosses d’aisances et de transporter sur place les matières fécales en poudrette désinfectée. (28 août—. i5 ans.)
- M. Besnier de la Pontonerie, à Paris; système de désinfection et de conservation en engrais des matières fécales par l’emploi de poudres désinfectantes et absorbantes d’une nature spéciale et perfectionnée, système applicable à la désinfection des puisards, égouts et autres foyers d’infection. (17 septembre.— 1 5 ans.)
- M. Kopke, à Paris; machine applicable aux fosses d’aisances, dite roue supprimeur des fosses d’aisances, pouvant séparer, désinfecter, dépurer et distribuer les matières fécales. (27 octobre.—15 ans.)
- Le meme ; système de siège d’aisances parisien pour effectuer la séparation des matières fécales et leur désinfection à l’instant de leur émission. (19 novembre.—15 ans.)
- M. Beglin, à Paris; appareil séparateur des matières fécales. (20 novembre. —15 ans.)
- MM. Martin et Mareschal, à Paris; moyen de désinfection et de solidification des matières fécales. ( 3o novembre. — i5 ans.)
- DESSIN.
- M. Palmer, de Paddington, comté de Midd-lesex, en Angleterre ; méthode de reproduction , de transport et de multiplication de dessins et appareils ou substances employées à cet effet. (21 février.—13 ans.)
- DÉVIDOIR.
- M. JVender, à Paris; perfectionnements dans les dévidoirs. ( 8 mai.—15 ans.)
- 1 MM. Ménage et Cherpitel, à Paris; genre de diorama à effets animés. (12 juin. —i5 ans.)
- DISTILLATION.
- M. Sar, à Maxeville ( Meurtlie ); appareil rectificateur pour la distillation des marcs de raisin et autres objets fermentés. ( 6 août. — 15 ans.)
- MM. Durel et comp., à Saint-Saulve (Nord); application de la distillation. (6 août. — i5ans.)
- M. Fouché-Lepelletier, à Javelle (Seine); appareil distillaloire et procédé de distillation. ( 4 décembre.—15 ans.)
- M. Bouligny fils , à la Yilîette ( Seine ); appareil distillatoire et procédé de distillation.
- ( 9 décembre.— i5ans.)
- DORURE.
- M. Clomenil, à Paris; procédé de dorure sur tous métaux. (25 juin.—15 ans.)
- MM. Dodé et Canler, à Charonne ( Seine ); dorure brillante sans brunissage applicable sur porcelaine, verrerie, poterie, faïence et grès de toute espèce. ( 3i août.—15 ans,)
- DRAPS.
- MM. Christian et Engehtaeter, à Biscbvviller ( Bas-Rhin ); machine à lainer les draps. (21 mai. —15 ans.)
- EAU DE COLOGNE.
- M. Boisgard, à Paris; moyen de préparation et de fabrication de l'eau de Cologne. ( 28 octobre.—15 ans.)
- EAU DE MER.
- MM. Moride et Bouché, à Nantes ( Loire-Inférieure ) ; évaporation des eaux de la mer. (io février. —15 ans.)
- EAU SALÉE.
- MM. Grimes, à Marseille ; exploitation des eaux salées. ( 9 février. —15 ans.)
- EAU DE SAVON.
- MM. TFolheim, Buran et Lezé, à Paris; traitement des eaux de savon. (19 avril.—15 ans.)
- EAUX GAZEUSES.
- M. Daudeville, à Paris; perfectionnements apportés aux eaux gazogènes. ( 12 janvier. — i5 ans.)
- M. Mélion, à Châlons-sur-Marne ( Marne );
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- poudre gazogène pouvant servir à la produc-tion des liquides gazeux dans les appareils Sa~ I zofacteurs. (22 mai. —15 ans.)
- M. Barse, à Paris; système d’appareil pour la fabrication de l’eau de Seltz. ( 23 juin. — i5 ans.)
- M. Chaussenot aine, à Paris; appareil destiné à la préparation des liquides gazeux sur table. (27 août.—15 ans.)
- M. Gaffard, à Aurillac ( Cantal ); appareil propre à la production des boissons sursaturées d’acide carbonique , dans lequel le gaz carbonique est produit par l’action de l’acicle sulfurique sur le bicarbonate de soude et où s’opère la dissolution de ce gaz par l’effet de sa propre pression. (i5 septembre. —15 ans.)
- M. Lamoureux, à Paris; appareil à préparer l’eau de Seltz. (i 1 octobre. —15 ans.)
- Madame veuve Cochaud , à Paris ; appareil portatif propre à préparer les liquides gazeux. (i5 octobre. —15 ans.)
- MM. H agit in frères, à Essonne ( Seine-et-Oise); appareil perfectionné destiné à préparer les liquides gazeux. (i3 novembre. —15 ans.)
- MM. Gaillard et Dubois, à Paris; appareils à eaux gazeuses dits purogènes. ( 6 décembre. —15 ans.)
- M. Bras, à Paris; perfectionnements apportés aux appareils à préparer les liquides gazeux. (20 décembre. — 15 ans.)
- ÉCLAIRAGE.
- M. Hesketh , de Londres; perfectionnements dans les appareils propres à réfléchir la lumière dans les chambres, bâtiments, places et autres lieux. (12 février.— 14 ans.)
- M. Lopez, à Marseille; bec ou brûleur de gaz, dit bec papillon, ayant pour but de produire une lumière double. ( 20 février. — i5 ans.)
- M. Dumoulin, à Paris; application des essences carburées à un système d’éclairage dit système solaire. ( 3 mars.—15 ans.)
- Madame Gracedieu, à Lyon; nouveau système d’éclairage. (26 mars. —15 ans.)
- M» Roggett, de Londres; .appareil d’éclairage
- ou perfectionnements apportés à l’éclairage. (27 avril.—14 ans.)
- M. Gaumont, à Paris; moyen à l’aide duquel on obtient, d’une quantité donnée de gaz, une lumière plus forte que celle émanée de cette même quantité par les moyens connus jusqu’à ce jour. (21 mai. —15 ans.)
- MM. Tack et Mideleer, de Bruxelles ; moyen de rendre continuelle la lumière électrique de manière à pouvoir la substituer avec avantage à l’éclairage au gaz. ( 24 juin. — 15 ans.)
- M. Philips, de Londres ; perfectionnement dans l’éclairage et dans l’application de la lumière à d’autres corps. ( 3o juin. — i4 ans.)
- M. Maignon de Roques, à Paris; procédé appelé résino-stéarique, propre à l’éclairage et fabrication delà bougie. (6 juillet.—15 ans.)
- M. Marie, à Paris; appareils à gaz pouvant servir simultanément à l’éclairage, au chauffage et aux usages domestiques. (‘5 août. —15 ans.)
- M. Guigue, à Paris; perfectionnements dans les moyens employés pour compenser les irrégularités qui se produisent dans la distribution du gaz d’éclairage. (i3 octobre.—15 ans.)
- M. Bonnolte, à Paris; système d’allumoirs à gaz. (18 novembre. —15 ans.)
- MM. Popot et Poulet, au Havre ( Seine-Inférieure ); becs et pavillons dits régulateurs, servant à éclairer au gaz. (26 octobre. — i5 ans.)
- MM. Gaumont frères, à Paris; réflecteur pour la lumière. (ier décembre. —15 ans.)
- M. Guérin, à Paris; genre de conducteur applicable à la chandelle, à la bougie, etc. (27 décembre. —15 ans.)
- ÉCLUSES.
- M. Fournial, à Montauban ( Tarn-et-Ga-ronne ); machine destinée à ouvrir les portes des écluses. ( 4 février.—5 ans.)
- M. Diticq, de Bruxelles; mécanisme destiné à remplacer les crics servant à manœuvrer des ventelles de portes d’écluses. (18 mars. — i5 ans.)
- ÉCRITURE.
- M. Fuhlman, à Paris; méthode propre à
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- apprendre à écrire. (4 octobre. — i5 ans.)
- ÉCROUS.
- M. Petrement, à Paris; machine à fabriquer les écrous. (i4 janvier. —15 ans.)
- MM. Billaz et Maurnené , à Lyon ; machine propre à faire les écrous en verre et en cristal. (12 octobre. —15 ans.)
- ÉCURIES.
- M. Dupuis-Petit, à Beauvais (Oise); sauterelle mécanique à ressort pour les écuries. (3 novembre.—io ans.)
- ÉLECTRICITÉ.
- M. Kemp, de Carnarvon ( Galles septentrionale); moyen d’obtenir de la force motrice à l’aide de l’électricité. (8 janvier. — i3 ans.)
- M. Gounellc, à Paris ; perfectionnements aux machines électro-magnétiques. ( 7 février. —15 ans.)
- M. Trollé, à Montrouge ( Seine ) ; moule propre à la fabrication du fil électrique entouré de gulta-percha. (19 février. — i5 ans.)
- MM. FViese et Jurisch, à Paris; chaînes électriques voltaïques. ( 8 mars.—15 ans.)
- M. Reynard, à Paris; application de l’électricité aux bains. ( 3o avril.—15 ans.)
- M. Canat, à Châlons-sur-Saône ( Saône-et-Loire ); pile électrique dite pile continue à gaz oxygène et hydrogène. ( 3o avril.—15 ans.)
- M. Tyer, de Dalston , comté de Middlesex , en Angleterre ; moyen de communiquer par l’électricité, et appareils servant à cet usage. (12 août. —14 ans.)
- M. Claussen, à Paris; perfectionnements dans l’application et la production des forces catalytiques et électriques. ( 3i août.—15 ans.)
- M. Pohl, à Paris; machine électro-magnétique. (8 septembre.—15 ans.)
- M. Labret oigne, à Saint-Etienne ( Loire ); transformation du mouvement en électricité. (17 septembre. —15 ans.)
- M. Roberts, de Woodbank, comté de Bocks, en Angleterre ; perfectionnements apportés à la production des courants électriques. ( 28 septembre.—14 ans.)
- MM. TVatson et Slater, de Londres; perfectionnements dans les appareils et combinai-
- sons électriques et galvaniques propres à produire la lumière, lesquels sont en partie applicables aux appareils électriques en général et donnent lieu à la production de certains composés chimiques, (rg novembre.—15 ans.)
- ÉMAILLAGE.
- MM. Duméril, Leurs et fils, à Saint-Omer ( Pas-de-Calais ) ; système d’application d’émaillage en creux sur des matières plastiques, des incrustations, de la marqueterie, de la mosaïque et de la gravure. ( 17 décembre. —
- 15 ans.)
- EMBALLAGE.
- M. Rnbuleau, à Paris; système de caisse à emballage. (20 mars..—15 ans.)
- M. Fostier aîné, à Paris; système de boîte de voyage. (26 octobre. —15 ans.)
- EMBAUMEMENT.
- M. Balard, à Paris; conservation temporaire des corps. (i5 juillet. — 15 ans.)
- M. Raspail, à Paris; procédé d’embaumement et de conservation des cadavres. (28 aoû.. —15 ans.)
- EMBOUTISSAGE.
- MM. Guillemin et Minary, à Casamène, près Besançon ( Doubs ) ; presse à emboutir.
- ( 8 mars.—15 ans )
- MM. Karcher et TVestermann, à Metz ( Moselle ); machine à emboutir la tôle. (17 mars. —15 ans.)
- M. Courdouzy, à Bordeaux ; machine à emboutir. (18 septembre. — i5 ans.)
- M. Palmer, à Paris; perfectionnements dans les moyens, procédés et appareils pour emboutir, repousser et retreindre les métaux. (i3 octobre.—15 ans.)
- M. Fau, à Bordeaux; procédé qui permet de se servir du poinçon plein pour l’emboutissage des capsules en métal. ( 19 octobre. —
- 15 ans.)
- ENCLUME.
- M. Balard, à Paris; enclume pour battre les faux. (18 juin.—15 ans.)
- ENCRE.
- M. Haas, à Paris; procédé de fabrication d’encre de Chine liquide. ( 18 juin.—15 ans.)
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- ENGRAIS.
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- M. Rupé, à Paris; encre d’impression vitri-fiable et crayon à peinture vitrifiable, et applications différentes que l’on peut faire de cette encre et de ce crayon vitrifiables. (4 août. —15 ans.)
- MM. Seelhojf et Engelander, à Paris; nouveau genre d’encre. (4 août. —15 ans.)
- ENCRIER.
- M. Cordier-Lalande, à Paris; encrier à niveau constant. (16 février.—i5 ans.)
- MM. Pelletier et G/or, à Paris; perfectionnements apportés dans les encriers à pompe. (25 février.—15 ans.)
- M. Poinot, à Paris; encrier à pompe à piston angulaire. (?.3 mars. —15 ans.)
- Mademoiselle Baquet, à Paris; perfectionnements dans la fabrication des encriers-pompes et autres. (18 mai. —15 ans.)
- MM. B audit et Delsart, à Paris; système d’encrier à air comprimé. (9 juillet. —15 ans.)
- M. Purcell, à Paris; perfectionnements apportés aux encriers. (26 août. —15 ans.)
- M. Latruffe, à Paris; perfectionnements apportés aux encriers. ( 9 novembre.—15 ans )
- M. Oilleaux-Desormeaux, à Plaisance (Seine); encrier à piston ou système d’encriers à pompe à air. (10 novembre.—15 ans.)
- ENDUIT.
- M. Bunn, à Paris; procédés pour la combinaison du caoutchouc et de la gutta-perclia avec de la poussière de liège, de bois ou de toute autre matière pulvérulente, et application de ces substances ainsi combinées à de nouveaux usages. (26 juin.—15 ans.)
- M. Meuse, à Paris ; enduit minéral applicable sur tous métaux, bois, et imitant parfaitement le marbre. (12 juillet.—15 ans.)
- MM. Bayot-Boissaye et Jaunez-Sponville, à Paris; procédé perfectionné pour la composition d’un enduit dit enduit oxydifuge, destiné à préserver les métaux contre l’oxydation et les bois contre l’attaque des vers et les effets de l’iiumidilé. (10 novembre.— i5ans.)
- MM. Buran et Lefèvre, à Paris; enduit dit caoulehouline minérale artificielle hydrofuge. (23 novembre.—15 ans.)
- MM. Richer et comp., à Paris; mode de fabrication de l’engrais dit poudrelte. ( 5 janvier. —15 ans.)
- M. Naissant, à Agen (Lot-et-Garonne); engrais pulvérulent. ( 3 février. -- i5 ans.)
- M. Bellamy, à Paris; procédé de fabrication d’engrais. (10 février. —15 ans.)
- M. Vigneau, à Paris; engrais chimique pulvérulent. (14 août. — i5 ans.)
- ENTONNOIR.
- M. Gamahut, à Reims ( Marne ) ; entonnoir de sûreté dit indéversable. ( 3o novembre. — i5 ans.)
- M. Tricout-Drexel, à Reims ( Marne ) ; entonnoir contre le déversement des liquides. (7 décembre. —15 ans.)
- ENVELOPPES.
- M. Delmas, à Lyon; enveloppe à lettre dite enveloppe inviolable. ( 6 août. — i5 ans.)
- MM. Brown et Macintosh, de Glaseow (Ecosse); fabrication des enveloppes, sacs, cornets, boîtes et autres articles creux en papier. (21 septembre.— i4ans.)
- ÉPINGLES.
- M. Fouquet, à Rugles ( Eure ) ; fabrication d’un genre d’épingles à tige de fer et à tête de métal. ( 3 décembre.— i5 ans.)
- ÉQUIPEMENT.
- M. Letestu, à Paris; perfectionnements généraux dans les objets d’équipement et de harnachement, etc. (19 février. —15 ans.)
- M. Karcher, à Strasbourg ; genre de havre-sacs. ( 3 avril.—15 ans.)
- MM. Chauvin et Conroux, à Paris; perfectionnements apportés dans la bouderie des havresacs. (11 juin.— i5 ans.)
- M. Guillemard, à Paris; procédé de fabrication d’anicles de voyage et d’équipement militaire. (17 juillet. —15 ans.)
- M. Raimbeaud, à Paris; système de plaques de ceinturons pour les élèves des pensions, collèges, etc. ( 4 septembre. —15 septembre.)
- M. Maurise-Demourioux, à Paris; système de chaînes applicables aux ceinturons des officiers en général. ( 7 octobre.—15 ans.)
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- M. Manceaux, à Paris ; perfectionnements apportés à la fabrication des boucles et casques en cuir tanné, comprimé, imperméable. (2,4 décembre —15 ans.)
- Le même; perfectionnements dans la fabrication des fourreaux d’armes blanches en cuir simple et cannelé. (29 décembre. —15 ans.)
- escalier.
- M. Reynaud, à Paris; système d’escalier sans fin. (24 novembre.—15 ans )
- ESCRIME.
- M. Quetil, à Paris; machine propre à tirer l’épée et à apprendre l’escrime. (6 août.—
- 15 ans.)
- ESPAGNOLETTES.
- MM. Fagret et Frété, à Paris; système de crémone à brisure. (12 juin. - i5 ans.)
- M. Guiard, à Paris; système de crémone à double mouvement et par leviers applicable aux fenêtres. (9 novembre.— i5 ans.)
- M. Launay, à Paris; système de crémone à vis sans fin. (16 décembre. —15 ans.)
- ESSIEUX.
- M. Richard, à Paris; essieux percés pour locomotives, waggons et voitures diverses.
- (19 juin.—15 ans.)
- M. Claudinon, à Chambon-Feugerolles ( Loire ); système de fabrication des essieux au laminoir. (24 août. — i5 ans.)
- ESTAMPAGE.
- M. Holmes, à Paris; perfectionnements apportés aux machines servant à découper et estamper les métaux. (24 janvier. — i5 ans.)
- M. Hetherington, de Handsworth, près Birmingham , en Angleterre ; perfectionnement dans les machines et appareils servant à estamper et emboutir les métaux et à leur donner diverses formes. ( 23 septembre. —
- 14 ans.)
- ÉTAMAGE.
- M. Girard, à Paris; procédé d’étamage du fer. (i5 mai. —15 ans.)
- M. TVintersdorff, à Paris; perfectionnement dans la composition des bains d’étamage pour le fer, la tôle et autres métaux. ( 12 juin. —
- 15 ans.)
- Cinqiiante-dmr/ièmejamM. Octobre 1853.
- ;
- ÉTOFFES.
- M. David, à Paris; machine perfectionnée propre à plier les étoffes. (24 avril.—15 ans.)
- M. David, à Saint-Etienne ( Loire ); double étoffe dédoublée par découpure. ( 7 mai. — i5 ans.)
- M. Porchery à Lyon ; cylindre destiné au gaufrage des étoffes de soie. ( 4 décembre. — i5 ans.)
- M. Laval, à Nîmes ( Gard ); divers changements apportés dans la fabrication d’une étoffe velours et haute laine. ( 3o décembre. — i5 ans.)
- ÉVAPORATION.
- MM. Livenais et Fradin, à Yaugirard (Seine); évaporation des liquides, des dissolutions salines et des sirops , la concentration et la distillation des acides et des bases, manière de fondre les gommes, les résines, et de fabriquer les vernis. ( 3 juillet.—15 ans.)
- M. Paing, à Paris: évaporation naturelle d’eau saturée de sel. ( 6 juillet. —15 ans.)
- M. S tollé, de Berlin ; appareil à évaporer, torréfier, réfrigérer et distiller. ( 18 décembre. —15 ans.)
- ÉVENTAILS.
- MM. Nalet et comp., à Paris; perfectionnements ajoutés à la fabrication des éventails. ( 3 mars.—15 ans.)
- FARDEAUX.
- MM. Manière et Labrousse, à Paris; machine à descendre les vins dans la cave et propre à divers usages. (i4 février.—i5 ans.)
- MM. Rapenaud et Balart, à Paris; machine à transporter les fardeaux. ( i3 octobre. — i5 ans.)
- M. Chopin, à Valbenoîte ( Loire ); machine propre à l’ascension ou à la descente des matériaux. (28 décembre. - i5 ans.)
- FAUX.
- M. Revollier, à Valbenoîte ( Loire ); mode de confection des trousses destinées à la fabrication des faux , faucilles et autres outils. (i5 juin.—15 ans.)
- FER.
- M. Coûtant, à Ivry ( Seine ); appareils pro-
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- près à la cémentation du fer. ( 14 février. — i5 ans.)
- M. Dumanoir, à Vendceuvre ( Aube ); préparation du fer destiné à la fabrication des fers à cheval, (i 4 février. —15 ans.)
- M. Calvert, de Manchester; perfectionnement dans la fabrication du fer et celle du coke par l’élimination de certaines matières nuisibles. (26 mars. —13 ans.)
- M. Jullien, à Paris; procédé de fabrication du fer en barre et de la tôle de fer. ( 22 avril. —15 ans.)
- MM. Pinard, Franco et Camus, à la Chapelle-Saint-Denis ( Seine ) ; méthode propre à la fabrication du fer. (6 septembre.—15 ans.)
- M. Aubiel, à Paris; perfectionnements apportés dans la fabrication du fer de bâtiment. (11 septembre. —15 ans.)
- MM. Karchcr et TT7 ester marin, à Metz ( Moselle ); procédé de décapage du fer rond et de tréfilerie sans acide. (i3 septembre. —15 ans.)
- M. Cail, à Denain ( Nord ) ; laminage des fers destinés à la construction des roues de locomotives et waggons , toutes en fer laminé , à queue-d’aronde et autres. ( 19 octobre. — 15 ans.)
- FERMENT.
- M. Ruez-Delsaux, à Cambray (Nord); application de la diastase à la fermentation. (18 novembre. —15 ans.)
- FERMETURE.
- M. Chaussegros, à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme ); système de fermeture de magasin. (20 avril. — 15 ans.)
- M. Chanal, à Saint-Etienne ( Loire ); système de fermeture de magasin. ( t 1 mai. — 15 ans.)
- M. Chabrié fils, à Paris; fermeture de boîtes à poudre. (11 novembre.— 1 5 ans.)
- M. Maillard, à Paris; système de fermeture applicable aux devantures de boutiques, de magasins, etc. (18 novembre.—15 ans.)
- M. Minne, de Gaxrd ( Belgique); système de fermeture des vitrines et volets. ( ier décembre.—10 ans.)
- M. Cohendy, à Clermont-Ferrand ( Puy-de-
- Dôme ) ; système de fermeture de fenêtres,
- portes et volets, dit parafixe. ( 2 décembre._
- i5 ans.)
- FERMOIR.
- M. Maurin, à Paris; fermeture d’intérieur de porte-monnaie. (ier mars. —15 ans.)
- M. Bonod, à Paris; fermoir de porte-monnaie. ( 3 mars. —15 ans.)
- MM. Scriba frères, à Paris; fermoir à charnière applicable aux porte-monnaie, porte-cigare, etc. (6 mars.—i5 ans.)
- M. Girardin, à Paris; perfectionnements aux fermoirs de porte-monnaie, portefeuille, etc. (10 mars. — 15 ans.)
- M. Hooch, à Paris; perfectionnements apportés aux fermetures de porte-monnaie, porte-cigare, etc. (i5 mars. — i5 ans.)
- M. M illot, à Belleville ( Seine ); genre de fermoirs pour sacs, malles, cabas, etc. (15 mars,
- — 15 ans.)
- M. TV armer, à Paris; système de fermeture à coulisse et à articulation applicable aux porte-monnaie, porte-cigare, etc. (18 mars.— i5 ans.)
- MM. Ckarlet et Carnot, à Paris; fermeture de porte-monnaie , porte-cigare , etc. (ig mars.
- — 15 ans.)
- M. Gareau, à Paris; genre de fermoir de porte-monnaie, de porte - cigarette, etc. (24 mars.—15 ans.)
- M. Levasseur, à Paris; système de fermeture de porte-monnaie , porte-cigare , avec un axe roulant sur deux crapaudines. (24 avril.— i5 ans.)
- M, Embry, à Paris; fermoir de porte-monnaie, porte-cigare, etc. (18 juin. — i5 ans.)
- M. TJlbnann, à Paris; système de fermeture de porte-monnaie. (21 juin. —15 ans.)
- MM. Fillon et Leblanc, à Paris; système de fermoirs appliqués aux porte-monnaie , porte-cigare , bourses et autres objets analogues. (22 juin. —15 ans.)
- M. Scheibel, à Paris; fermoir de porte-monnaie, porte-cigare, etc. (23 juin. —15 ans.)
- M. Amson, à Paris; système de fermoir ap-
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- plicable à l’intérieur et à l’extérieur des porte-monnaie, etc. (24 juin.—15 ans.)
- Le même ; perfectionnements apportés aux fermetures des porte-monnaie, porte-cigare, gibecières, etc. ( 7 octobre—15 ans.)
- MM. Michon frères, à Paris; fermoir de porte-monnaie. ( 3 juillet.—15 ans.)
- M. Neufelder, à Paris; fermoir de porte-monnaie et de porte-cigare dit fermoir à tourniquet. (27 juillet.—15 ans.)
- M. TViedcrschein, à Paris; système de fermoirs de sacs de nuit, malles, cabas et autres objets analogues. (21 octobre. —15 ans.)
- M. Classen, à Paris; fermoir appliqué aux porte-monnaie, portefeuilles, porte - cigare, cabas, carnets et autres articles de maroquinerie. (28 octobre.—15 ans.)
- M. Mault, à Paris; système de fermeture de porte-monnaie, etc. ( 3 novembre. - i5 ans.)
- M. Fuchs,k Paris; fermeture échancrée à mentonnet, applicable aux porte-monnaie , porte-cigare, etc. (4 novembre.—15 ans.)
- MM. Pion et Fleuriet, à Paris; genre de fermoir pour porte-monnaie, porte-cigare, etc. ( 5 novembre.—15 ans.)
- M. Feillard, à Paris ; système de fermoir applicable aux porte-monnaie, porte-cigare, aux bourses, etc., et à la gaînerie en général. (11 novembre. — i5 ans.)
- M. Clouel, à Paris; application d’un fermoir perfectionné aux porte-monnaie, porte-cigare, etc. (17 novembre.— i5 ans.)
- M. Scholtlaender, à Paris; système de fermoirs en relief et serrant par plan incliné, applicable aux porte-monnaie, porte - cigare , fermoirs intérieurs dits barrettes. ( 19 novembre. — i5 ans.)
- M. Aubin, à Paris ; fermoir de porte-monnaie et de porte-cigare. ( 3o novembre. — i5 ans.)
- M. Pfieffer, à Bouxwiller ( Bas-Rhin ); système de fermoir et de porte-monnaie. (17 décembre.—15 ans.)
- FERS A REPASSER.
- M. Bailly, à More/. ( Jura ); fer à repasser
- en métal et d’une seule pièce, à l’usage des blanchisseuses. ( 9 janvier. —15 ans.)
- M. Joly, à Paris; perfectionnement au fer à repasser. (5 mai. —15 ans.)
- M. T'ailfer, à Paris; système de fers à repasser dits fers à poignées mobiles à ressort. (11 mai. —15 ans.)
- MM. Taliaferro et Cummings, aux Etats-Unis d’Amérique ; perfectionnements aux fers à repasser. (i5 novembre.—14 ans.)
- FERS DE CHEVAUX.
- M. Saumur, à Beaulay-sur-Rille ( Orne ); genre de fer à cheval. ( 7 avril.—15 ans.)
- M. Bourgain, à Paris; fers à cheval dits Jers orthopédiques, à coïncidence ou à surface coïncidente sans clous. (17 avril. —15 ans.)
- FEU.
- M. Michay, aux Prés-Saint-Gervais ( Seine); dispositions d’allumoirs du feu. ( 7 janvier. — 15 ans.)
- M. Allix, à Paris; composition, forme et fabrication d’un produit dit allumet pour raviver et allumer les feux. (22 avril. — i5 ans.)
- FEUTRE.
- MM. Peupille et Castel, à Toulon ( Aar ); feutres destinés au doublage des navires. (i5 novembre. — io ans.)
- FIL.
- M. Barlholomé, à Hannogue ( Ardennes ); procédé employé pour obtenir le fil chiné. (27 mars.—15 ans.)
- M. de Jongh, à Lauterbach ( Haut-Rhin ); fabrication de fil à coudre, à broder, etc., câblé en quatre fils au lieu de six et au delà, avec des fils de coton du n° 10 au n° 80. ( 1.3 juillet. —15 ans.)
- FILATURE,
- M. Grun, à Guebwiller ( Haut-Rhin ); divers perfectionnements appliqués aux métiers à filer, renvidant mécaniquement d’après Je système Roberts. ( 5 janvier. —15 ans.)
- MM. Mouraux frères , à Roubaix ( Nord ) ; excentrique applicable aux machines préparatoires pour filer toute espèce de filaments destinés à être mis en bobines par les machines mêmes. (6 janvier.—15 ans.)
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- M. Windsor, à Moulins-lès-Lille ( Nord ); améliorations dans les mécaniques préparatoires paur la filature. ( 4 février. —15 ans.)
- Le meme ; amélioration dans la construction des machines préparatoires pour les filatures. (27 mars.—15 ans.)
- M. Collette, à Séclin ( Nord ); étirage des matières textiles en général. ( 16 février. — i5 ans.)
- Les mêmes; épeule filée. ( 21 octobre. — i5 ans.)
- M. Schlumberger, àGuebwiller (Haut-Rhin); préparation et filature de la laine, de la bourre de soie et autres matières filamenteuses. ( 8 mars.— 15 ans.)
- M. Hulseberg, de Londres; perfectionnements apportés dans le traitement du poil, des plumes, de la laine et des autres substances animales et végétales , et dans les machines et appareils qui y sont employés. ( 7 avril. —
- 14 ans.)
- M. P ecquerilaux-Bailly, à Sains ( Nord ); perfectionnements dans la filature. (10 mai.—
- 15 ans.)
- MM. 'Thomas et Delisse , à Paris; procédé de préparation des madères fibreuses. (18 mai. —i5 ans.)
- M. Maniquet, à Paris; système d’appareils propres à dévider, développer, filer, doubler, retordre, etc., la soie, le lin, le coton et autres matières textiles. (25 mai.—i5ans.)
- M. Pelcot, à Broglie, près Bernay ( Eure ); moven de pression mécanique pouvant être employé à toute espèce de métiers de filature tels que mull-jennys, continues, laminoir, frotteur, etc. (21 mai.—15 ans.)
- MM. Laurent frères, à Paris; ailette pour la filature. (28 mai. — i5 ans.)
- M. André , à Cenne-Monesdès (Aude) ; machine destinée à doubler et retordre deux ou plusieurs fils ensemble, (ig juin.—5 ans.)
- MM. Perrin et Arnould, à Cormont (Vosges); retordeur mécanique applicable à tous les métiers à filer, mull-jennys en général, soit à cordes, soit à engrenages. (12 juillet.—15 ans.)
- M. Cattaert, à Paris; réservoir d’huile ap-
- pliqué aux broches des machines à filer, (tg août.—15 ans.)
- M. Pennin-Deregnaux, à Lille (Nord); système de broches applicables à la filature. (28 août. —15 ans.)
- MM. Laoechin et Confier, à Reims (Marne); procédé de filature moulinée en laines piquées. (22 septembre. — i5 ans.)
- M. Colette, à la Moncelle (Ardennes); améliorations apportées dans les machines à filer les laines cardées. (27 septembre.—15 ans.)
- MM. Pettitt et Forsyth, de Caldbuck (Cumberland ) , en Angleterre ; perfectionnements dans la filature du coton et autres matières filamenteuses. ( 15 octobre.— i5 ans.)
- M. Perry, de Londres; perfectionnements dans les machines et appareils pour préparer et filer la laine, les poils, le lin, la soie et toutes autres matières filamenteuses. (22 octobre.— 15 ans.)
- M. Cressin fils, à Corbie ( Somme ); perfectionnements apportés aux machines à retordre les matières textiles, et notamment les matières hétérogènes en numéros fins. ( 16 novembre. — 15 ans.)
- M. Parent, à Bolbec ( Seine Inférieure ) ; machine à fabriquer les tuyaux de papier pour filature. (22 novembre.—15 ans.)
- MadameDelebart, à Paris; perfectionnements dans les métiers à filer dits mull-jennys. (10 décembre.—15 ans.)
- M. Villeminot-Neuville, à Rethel (Ardennes); moyen de commander les broches des métiers à filer la laine par une seule corde. ( i5 décembre. — 15 ans.)
- Le même; emploi de plus de cinq tringles de frottoirs dans les bobinoirs des filatures de laine. (i5 décembre. — i5 ans.)
- Le même ; emploi de doubles rouleaux ou cylindres dans les laminage, dévidage et ren-vidage sur les bobines de laine. (i5 décembre. —15 ans.)
- M. TPillis, de Manchester, en Angleter re; perfectionnements apportés aux machines ou appareils propres à bobiner les fils. ( 2g décembre.—14 ans.)
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- ÎVI. Virnont, à Vire ( Calvados ); système de machine à étirer et filer les laines cardées. (29 décembre.—15 ans.)
- FILIÈRE.
- M. Noulin-Binet, à Yvré-l’Evêque ( Sarthe); outil filière-taraud à couteau servant à fileter les métaux. ( 6 avril.—15 ans.)
- FILS.
- M. Rondeau, à Lille ( Nord ); machine à battre, cheviller, étriquer les fils à coudre. (27 février.—15 ans.)
- MM. Delaunay frères, à Roubaix ( Nord ); fils de bourre de soie et de coton. ( 26 mars.— 15 ans.)
- Les memes; fils de laine cardée filés d’autant de couleurs successives que l’on veut. (2 mars.—15 ans.)
- MM. Tardieu, Rozier et François, à Paris; perfectionnements apportés dans la fabrication des fils et des tissus. (24 juillet.—15 ans.)
- M. Erckman, à la Villette ( Seine ); moyen propre à recouvrir de métal les matières textiles. (10 novembre.—15 ans.)
- MM. Gorjux et Jourdan, à Paris; disposition de machines à tendre les fils de soie, de coton et de lin ou autres matières filamenteuses. (14 décembre.— i5 ans.)
- M. Rock, à Paris ; procédés de dorui’e et d’argenture des fils de soie et autres fils. (i5 décembre.—15 ans.)
- FILS ÉLECTRIQUES.
- M. Prudhomme, à Paris; système de recouvrement de fils électriques au moyen de la gutta-percha. (24 décembre.—15 ans.)
- FILTRES.
- MM. Peyre et Peynaud d’Azène, à Nantes; filtre portatif de voyage. ( 3o juin.—15 ans.)
- M. Bernard, à Paris; machine à filtrer les eaux et autres liquides. ( 8 juillet.—15 ans.)
- M. Guérin, à Paris ; machine à filtrer. (16 septembre.—15 ans.)
- MM. Bouchard, Cossus et Cornet, à Paris; perfectionnements apportés au filtre dit cristallin. (21 septembre. —15 ans.)
- MM. Moirène et Chavin, à Marseille ; filtre à charbon. (22 septembre.—15 ans.)
- Madame veuve Jacob, à Marseille; appareil propre à filtrer tous les liquides. ( i3 novembre.—15 ans.)
- M. Pocket, à Nantes; système de filtre. (15 novembre.— i5ans.)
- FLEURS ARTIFICIELLES.
- M. Baulant, à Paris; application du vélin, du parchemin et autres matières à la fabrication des feuilles et des fleurs artificielles. ( 8 mars. —15 ans.)
- M. Grandsard, à Paris; système de décoration de feuilles et de fleurs artificielles à l’aicle de métaux. ( 5 mai.—15 ans.)
- M. Delcarnbre, à Paris; genre de feuilles et fleurs artificielles et autres ornements analogues en tissu doublé d’une toile métallique, (pillai.—i5ans.)
- MM. Lejour et Lagarde, à Paris; eau réactive propre à faire revenir les nuances dans le trempé des fleurs artificielles et dans la teinture. (29 mai. — i5 ans.)
- M. Laval, à Paris; genre de feuilles et fleurs artificielles en peluche apprêtée, dit tissu de Lyon. (24 juin. —15 ans.)
- M Andrieu, à Paris; perfectionnements apportés à la fabrication des fleurs artificielles. (29 juin. —15 ans.)
- Madame Bottet, à Caen ( Calvados ) ; genre de fleurs artificielles. (29 juin.—15 ans.)
- M. Vain, à Paris; couronne de fleurs et bouquets en porcelaine complètement isolés. (29 juillet. —15 ans.)
- M. Ascoli, à Paris; application de fleurs artificielles à la couverture des globes et abat-jour pour lampes. ( 7 août.—15 ans.)
- Mademoiselle Planque, à Paris; feuilles et fleurs artificielles. ( 12 août. —15 ans.)
- M. Jacques, à Metz ( Moselle ); fleurs carton-mousseline inaltérables. (23 septembre.— i5 ans.)
- M. Gaudet-Dufresne, à Paris; genre de feuillage artificiel. (10 novembre.—15 ans.)
- M. Florimond, à Paris ; application par les moyens du trempage, sur fleurs artificielles, de bleus dits de cobalt, outremer et cendre bleue, préparés et broyés à la colle animale et au
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- miel sous forme de pastilles ou tablettes, (i i novembre. —15 ans.)
- Madame Brulay, à Paris; fabrication de fleurs en cuir. (16 novembre.—15 ans.)
- FONTAINES.
- M. Chameroy, à Paris; perfectionnements apportés aux bornes-fontaines. ( 19 janvier. — i5 ans.)
- M. Despréaux fils, à Passy (Seine); fontaine en fer à l’usage des ménages, et robinets qui s’y adaptent, (g juin. —15 ans.)
- FONTE DE FER.
- M. Derode, à Paris; moyens propres à réunir les pièces de fonte entre elles. ( 3o janvier. —13 ans.)
- M. Guérin , à Montluçon ( Allier ) ; procédé de coulage de la fonte de fer dans des moules en fonte trempée. (17 avril. —15 ans.)
- Le même; procédé d’affinage de la fonte au coke dans les feux de forges au charbon de bois. (2.5 mai.— i5 ans.)
- M. Lloyd. à Saint-Etienne ( Loire); système d’affinage de la fonte au four à réverbère. ( g septembre.—15 ans.)
- FOSSES D’AISANCES.
- M. üalichy, à la Petite-Villette ( Seine ); perfectionnements apportés dans le procédé de vidange des fosses. ( 6 mai.—15 ans.)
- M. Bcllezanne , à Paris; système de vidange des fosses d’aisances. ( 7 mai. —15 ans.)
- M. Lesueur aîné, à Paris ; construction de fosses d’aisances superposées avec filtre. ( 8 mai. - i5 ans.)
- M. Débats, à Paris; plaque d’interception appliquée aux fosses d’aisances. ( 3o juin. — i5 ans.)
- MM. Daubourg et Besson , à Paris; appareil propre à la séparation des matières fécales. (28 juillet.—15 ans.)
- M. Nivot, à Lyon ( Rhône ); ciment à l’effet d’empêcher les filtrations des fosses d’aisances. ( 3i juillet.—15 ans.)
- M. Tandon, à Paris; réservoirs à parois filtrantes hydrofuges destinés à séparer, dans les fosses d’aisam es, les matières solides de celles qui sont liquides. (19 août.—15 ans.)
- FOURNEAUX.
- M. Legrand, à Fallon ( Haute-Saône ); système de fourneau en fonte de fer à quatre marmites et bouilloires, et dont l’avance est mobile. (5 avril.—i5 ans.)
- MM. Bouguerel, Martinet et cornp., à Paris; appareil dit appareil chargeur, pour hauts fourneaux. (ier mai.—15 ans.)
- M. Main, de Londres ; perfectionnements apportés aux fourneaux. (23 juin —13 ans.)
- M. Stewart, à Bordeaux; fourneau fumivore. (i5 juillet. —15 ans.)
- M. Chabrier, à Mirecourt ( Vosges ); fourneau à flamme renversée. (23 août. —i5 ans.)
- M. Cazes, à Lavaur (Tarn); fourneau aérométrique s’appliquant à toute sorte d’usines avec économie de chauffage. ( 3o août. — i5 ans.)
- M. Rimlinger, à Rémering ( Moselle); fourneau-cuisine en forme de cheminée. ( 22 octobre. — 15 ans.)
- M. Hœffelmann, à Paris; nouveau genre de fourneaux et de briques. ( 17 décembre. — 15 ans.)
- FOURRAGE.
- M. Rollin fils, à Montmartre ( Seine); composition de grains, graines et fourrages dits alimentine Rollin. ( g janvier.—15 ans.)
- FOURRURES.
- M. Desmarchelier, à Paris; genre de fourrure en plumes d’autruche et en toute couleur appliquée à la confection des manchons et palatines et à la garniture des robes. (3i décembre.—15 ans.)
- FOURS.
- MM. Paul on et Subtil, à Paris; modèle de four à carboniser la tourbe dit four cornue. (6 janvier. —15 ans.)
- M. Manevy, à Saint-Étienne ( Loire ); système de fours à réverbère pour la fusion de l’acier et autres métaux. (17 février. —15 ans.)
- MM. P échiné et Colas , à Langres ( Haute-Marne ); système de four à cuisson continue pour la chaux , le plâtre, la tuile et la brique, les pâtes céramiques et toutes les matières qui
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- ont besoin d’une chaleur graduée. ( 5 avril.
- .—15 ans.)
- M. Moreau, à Paris; four à carboniser dit four à étoujfoir hydraulique. ( 26 avril. — i5 ans.)
- M. Mercier, à Paris; four à plâtre, ciment et chaux grasse et hydraulique. ( 7 mai. — i5 ans.)
- MM. Canier, Lezé et TVolheim, à Paris; four propre à la fabrication du coke et à l’extraction du gaz, etc. (26 mai. —1 5 ans.)
- M. le baron Palm, d’Augsbouig ( Bavière ); perfectionnements dans la construction des fours pour cuire les briques , les tuiles et toute espèce de poterie. (2 juin. —15 ans.)
- M. Beiu cl-Hulain, à Ligny-le-Petit ( Ardennes ) : four à revivifier le noir animal. ( 8 juillet.—15 ans.)
- M. Lapied, à Belle ville ( Seine ); four-moufle. (26 juillet.— i5 ans.)
- M. Peyrey, à Marmande ( Lot-et-Garonne); four aérotherme propre à cuire et à étuver les prunes. (26 août.—15 ans.)
- M. Lacanan, à Sorgues ( Vaucluse ); four à double effet à chaux et à gaz. (3i août. — 15 ans.)
- M. Nice, de Bruxelles; système de foyers à grilles mobiles applicable aux fours àpuddler et à réchauffer, ainsi qu’aux fourneaux de chaudière (10 septembre.— i5ans.)
- M. TVard, à Douai-lès Lille ( Nord ); four à calciner servant à la fabrication du sulfate de soude, au grillage des minerais, etc. ( 4 novembre.—15 ans.)
- M. Trottier, à Montjean ( Maine-et-Loire ); pieds de fourneaux en fer et en fonte avec galerie au-dessous et accessoires, le tout ayant pour objet d’améliorer la fabrication de la chaux. (29 novembre.—15 ans.)
- M. Badois, à Paris ; perfectionnements apportés aux fours à cuire le plâtre. ( 10 décembre.—15 ans.)
- FOYER.
- M. Paris- Corro} er, à Amiens (Somme); foyer-cuisinière dit foyer préservatif (6 mai — i5 ans.)
- M. Corbin-D esboissières, à Paris; foyer de combustion thermométrique alimenté par l’air carboné , applicable à tous les besoins de l’industrie. (28 juillet. —15 ans.)
- M. Devienne , à Saint - Quentin ( Aisne ); tuyau en fonte de chaudière pour le foyer, en cinq pièces à coulisses en fonte et support de foyer en fonte d’une seule pièce. ( 18 août. — i5ans.)
- FREIN.
- M. Leb ée, à Pai is; frein pour arrêter les waggons et les locomotives sur les chemins de fer. (14 juillet.—15 ans,)
- M. Roy, à Saint-Austreberte (Seine-Inférieure ); application de freins pour l’arrêt presque instantané des trains sur les chemins de fer. (29 décembre.— iÔ ans.)
- FROMAGES.
- M. Leys, à Dunkerque ( Nord ) ; conservation des fromages de Hollande dits de la province du Nord. (20 janvier.—15 ans.)
- FROTTAGE.
- MM. Vcyron, Lacroix et Blanc, à Lyon; ma-ch ine à frotter les parquets et carrelages pour en obtenir le brillant. (29 décembre.—15 ans.)
- FUMÉE.
- M. Delevoy, à la Chapelle - Saint - Denis ( Seine ) ; moyens propres à empêcher les cheminées de fumer. (12 février.—15 ans.)
- M. Mural, à Saint-Lager ( Rhône ); appareil fumivore. ( 3 avril. —15 ans.)
- M. Alleau, à Saint-Jearï-d’Angély (Charente-Inférieure ) ; appareil destiné à empêcher les cheminées de fumer. ( 26 avril. —• i5 ans.)
- M. Astouin, cà Marseille; appareil fumifuge. (20 novembre. —15 ans.)
- M. Chabanel, à Nîmes (Gard); système destiné à empêcher les cheminées de fumer. (25 décembre.—5 ans.)
- GAINERIE.
- M. Houdart, à Ménilmontant ( Seine); genre d’étui de lunettes. (17 février.—15 ans.)
- M. Bajot, à Paris; fût en zinc ou tout autre métal pour gaînerie eu général, et recouvert
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- de toute espèce d’étoffes ou peaux maroquinées et non maroquinées. (17 mars.—15 ans.)
- M. Binnechère, à Paris; perfectionnements dans les divers articles de gaînerie. (17 mai.—
- 1 5 ans.)
- M. Bouillard, à Paris; application de la carte-porcelaine à la gaînerie. (22 novembre. —15 ans.)
- M. Chaussard, à Paris; étui ovale sans soudure. (24 novembre.—15 ans.)
- GALVANISME.
- M. P ulver mâcher, à Paris; galvanomètre-télégraphe de poche. (16 janvier. —15 ans.)
- M. Roberts, de Woodbank, en Angleterre ; perfectionnements apportés aux piles ou batteries galvaniques, et moyen d’obtenir des produits chimiques de ces piles. ( 12 février. — i5 ans.)
- M. Defonvielle, à Paris ; pile industrielle. (3 mars.— i5 ans.)
- M. Fabre de Lagrange, à Paris; pile voltaïque à effet perpétuel. ( 5 mars.—15 ans.)
- GALVANOPLASTIE.
- M. Gueyton, à Paris; procédé de reproduction, par la galvanoplastie, des statuettes, bas-reliefs et objets d’art en général de toute dimension. ( 8 mars.—15 ans.)
- Le même; application de la peinture imitant l’émail sur plaques galvanoplastiques. ( 7 mai. —15 ans.)
- M. Barrère, à Paris; application de la galvanoplastie à la gravure mécanique en taille-douce pour être imprimée typographiquement. (ter juin.—15 ans.)
- M. Mondollot, à Paris; application de la galvanoplastie. (14 juin.—15 ans.)
- M. Burg, à Clioisy-le-Roi (Seine); application d’un système électro ou magnéto-métallique avec les quatre métaux, cuivre rouge , cuivre jaune, acier d’Angleterre et acier d’Allemagne. ( 5 juillet.—15 ans.)
- M. Morini, à Paris; méthode galvanoplasti-que pour argenter et dorer solidement, aussi bien sur les grandes que sur les petites surfaces, le fer battu, la fonte, l’acier, le plomb,
- l’étain, le zinc et tous les alliages qu’on peut former avec les métaux. (2.4 août. - i5 ans.)
- MM. Roux et Longepied, à Belleville (Seine:; application de la galvanoplastie au cuivrage et à la reproduction des planches destinées à l’impression des tissus. (22 octobre. —15 ans.)
- M. Paillard, à Paris; application de médaillons, bas-reliefs et autres objets obtenus par la galvanoplastie. (24 décembre.—15 ans.)
- - GANTS.
- M. Guichard, à Paris; fabrication de gants castor-laine sans couture, et application de la couture mécanique. (17 mars.—15 ans.)
- M. Vallon, à Troyes ( Aube ); manière de coudre les gants. (11 mai. i5ans.)
- Madame Charvet, à Grenoble ( Isère ); procédé de couture de gants. (25 août.—15 ans.)
- M. Guibert, à Paris; système de fabrication de gants de peau. (27 septembre.—15 ans.)
- M. Bajou, à Grenoble ( Isère); procédé applicable à la régularisation des tailles de gants. (28 septembre.—15 ans.)
- MM. Guigné frères, à Grenoble (Isère); tableau proportionnel applicable à la coupe mécanique perfectionnée des gants (2 décembre. —15 ans.)
- M. Chateauneuf, à Nîmes ( Gard ) ; système applicable à la couture des gants. ( 3 décembre.—15 ans.)
- MM. Bauduin et Palis, à Grenoble ( Isère ); perfectionnements des procédés et instruments dits jouvin, pour la coupe et la forme des gants. (22 décembre.—15 ans.)
- GARANCE.
- M. Schwartz, à Mulhouse (Haut-Rhin); produit de la garance dit carmin de garance. (21 juin.—15 ans.)
- M. Kœchlin, à Mulhouse (Haut-Rhin): préparation d’un extrait de garance. (29 novembre.—15 ans.)
- GARDE-ROBES.
- M. Letort, à Nantes; appareil inodore. (i4 février.—10 ans.)
- M. Dalmont, à Paris; appareil pour séparer les eaux, les urines et les matières. (i5 mars. —15 ans.)
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- M. Cuhcre , à Paris; système de garde-robe dite garde-robe française. (22 mai.—15 ans.)
- M. Lussereau, à Cliarenton (Seine) ; améliorations essentielles apportées à la disposition des appareils ou sièges , et des lieux d’aisances. (27 mai. —15 ans.)
- M 'Ealibon , cà Loches ( Indre-et-Loire ) ; garde-robe-réservoir à pression. (16 juin.— 15 ans.)
- M. Leroy, à Paris ; genre de fermeture d’eau applicable aux garde-robes, aux lavabos et aux bornes-fontaines. (9 octobre. — 15 ans.)
- MM. Rogier et Mothes, à Paris; lieux d’aisances portatifs avec ou sans réservoir d’eau, pouvant s’adapter à différents meubles tels que tables, secrétaires, commodes, toilettes, ou fauteuils , le même système étant applicable aux réservoirs d’eau des cabinets d’aisances. (9 novembre. —15 ans.)
- M. Simonet, à Marseille ; siège inodore à double effet. (icr décembre. — i5 ans.) garde-vue.
- M. Colleix , à Paris ; garde-vue automate. (9 mars.—i5ans.)
- GAZ.
- M. Gillard, à Paris ; emploi de tubes dans la fabrication du gaz hydrogène au moyen du charbon. (19 mars.—i5ans.)
- MM. Peltenhofer et Ruland, à Paris ; procédé de fabrication du gaz d’éclairage au bois et à la tourbe, et en général aux fibres végétales, comme matières de distillation, (io juin.— i5 ans.)
- MM. Lowe et Evans, de Londres; perfectionnements à la production et à la purification du gaz d’éclairage (29 juillet.— i4 ans.)
- M. Hills, deDeptford, en Angleterre ; perfectionnements apportés à la fabrication et à l’épuration du gaz, ainsi qu’au traitement des matières employées à cet effet. (31 juillet. — «4 ans.)
- M. Laming, à Clichy-la-Garenne (Seine); perfectionnements apportés à l’épuration du gaz. (2 août.—15 ans.)
- M. Mallet, à Belleville (Seine) ; perfectionnements dans la fabrication du gaz. (24 août.
- —15 ans.)
- M. Feraud, à Marseille ; appareils propres à simplifier la production du gaz d’éclairage tiré de la résine pure. (23 août.—15 ans.)
- M. Danré, à Marseille; procédés propres à faire produire à la résine une plus grande quantité de gaz percarboné. (18 septembre. — i5 ans.)
- M. Merle, à Paris ; moyen perfectionné pour épurer le gaz et par lequel on obtient des produits utiles. (2 octobre.—15 ans.)
- M. Schweppe, à Angers (Maine-et-Loire) ; fabrication du gaz au moyen de bois de toute espèce et de houille dite canel-coal, et fourneau nécessaire à cette fabrication. (4 octobre. — i5 ans.)
- M. Michiels, à Paris ; mode d’utiliser les goudrons et plus généralement les hydrocarbures liquides, dans la fabrication du gaz d’éclairage, par la distillation du charbon, et adjonction de l’oxygène au gaz avant de le livrer à la consommation. (19 octobre.—i5 ans.)
- M. Bouilhet, à Paris ; perfectionnements dans la fabrication du gaz hydrogène pur destiné au chauffage et à l’éclairage au moyen d’une mèche en platine. (27 octobre.—15 ans.)
- M. Chenol, à Clichy-la-Garenne (Seine) ; production , transport et utilisation des gaz artificiels et naturels pour éclairage, chauffage et arts industriels , principalement par des appareils mobiles et les métaux à l’état d’éponges. (11 novembre.—i5ans.)
- M. d’Alfonce , à Montmartre (Seine); procédés de fabrication d’un gaz d’éclairage dit gaz hydro-oléogène. (3o novembre. — i5ans.)
- GLACES.
- MM. Gavillet et Douchain, à Paris; procédé d’étamage des glaces sans mercure. (29 mai.—
- 15 ans.)
- MM. Oger et Ringaud, à laFère (Aisne); machine propre à doucir et polir les glaces sans déplacement. (23 juillet.—15 ans.)
- GLU.
- M. Lemoine, à Courbevoie (Seine) ; puriGca-tion de la glu, et toutes ses applications dans les arts. (25 février. —15 ans.)
- Cinqnante-deuxiè nie année. Novembre 1853.
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- GOUDRON.
- M. Moreau, à Paris ; transformation du goudron en brai gras ou brai sec; application de cette composition à divers usages. (21 septembre.— 15 ans.)
- M. Delasalle , à Lons-le-Saulnier (Jura) ; mode d’emploi du goudron extrait de la bouille à la cuisson de la pierre à cliaux, de la brique et de la poterie. (?.3 décembre.—15 ans.)
- GOUVERNAIL.
- M. Smith, d’Islington, comté de Middlesex ; perfectionnements dans les gouvernails et les appareils pour gouverner les navires. (14 avril. —14 ans.)
- GRAINES,
- M. Nussard, à Paris; machine à broyer les graines etles minerais. (28 septembre. — 15ans.)
- GRAINS.
- M. Durai, à Paris ; procédé de torréfaction des céréales. (5 janvier. —15 ans.)
- M. Guy, à Montrouge (Seine); crible nettoyeur. (14 janvier. — i5 ans.)
- M. Laborey, à Arc-lès-Gray (Haute-Saône); machine dite nettoyeur-démoacheteur portatif. (12 février.— ib ans.)
- MM. Guillerninol et Hou et Paloaillet, à Saint-Jean-de-Losne (Côte-d’Or); machine à trier les grains dite crible diviseur-trieur. (19 février.— 1 5 ans.)
- M. Montenot, à Tonnerre (Yonne); battoir à pédales et à bielles. (19 février.— 15 ans.)
- M. Bernel, à Lyon ; machine pour conserver les blés et les farines, et en général détruire les insectes. (23 mars. —1 5 ans.)
- M. Rands, de Londres; perfectionnements dans les appareils à moudre le blé et autres grains. (3i mars.—14 ans.)
- M. Damy, à Dole (Jura); système de machine à battre portative. (5 avril.—15 ans.)
- M. Collard, à Cheniers (Marne) ; van pour les grains. (8 juin.—15 ans.)
- M. Loriot, à Belleville (Seine); perfectionnements et modifications apportés à une machine à battre les céréales. (17 juin.—15 ans.)
- MM. Bizet et Gaultier de C/alihry ; procédés
- de conservation des grains sans construction , mécanisme ni déplacement, applicables aux végétaux et à la destruction des animaux nuisibles qui attaquent les matières organiques. (18 juin.—15 ans.)
- M. Protte, h Vendœuvre (Aube) ; machine à battre les grains. (22 juillet. —15 ans.)
- M. Rondeau , à Saint-Jean-aux-Bois (Ardennes) ; machine à battre le grain , fonctionnant au moyen d’un moteur mis en action par une chaîne. (3 août.—15 ans.)
- MM. Hit art frères, à Paris; système d’emmagasinage ou de conservation des grains et graines. (12 octobre.—15 ans.)
- M. Roux , à Châlons-sur-Marne (Marne) ; machine à battre les grains. (2 novembre.—
- 1 o ans.)
- M. Chebardy, à Aigre (Charente); batterie à blé à support horizontal et vertical tournant, (22 novembre.—i5ans.)
- M. Salaville, à Alger; procédés et appareils propres à la conservation des céréales et grains de toute espèce. (22 novembre.—15 ans.)
- L c meme ; procédés et appareils propres à la transformation des blés durs en blés blancs et tendres. (29 novembre.—15 ans.)
- MM. Jérome h ères, à Paris ; perfectionne-nements apportés dans les machines à nettoyer et à cribler les graines et grains. (29 novembre.— 15 ans.)
- MM. Compte et Paul ré, à Paris; dispositions de manèges et de batteurs portatifs applicables à l’agriculture. (24 décembre. — 1 5 ans.)
- GRAISSAGE.
- AI. P'allod, à Paris ; appareil propre à lubrifier tous les arbres, axes et to-unllons quelconques frottant contre leurs coussinets ou galets. (2 octobre.—i5ans.)
- MM. Lafitte et Cattaert, à Paris; système de boîtes à graisse. (2 novembre.—15 ans.)
- M. Oppenau, à Paris; moyen de graisser les fusées des essieux de waggons et autres véhicules des chemins de fer, consistant dans une construction nouvelle des coussinets et dans l’emploi d’un appareil à huile. (27 novembre.— i5 ans.)
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- M. Couver s, à Lyon; appareil siphon. (4 décembre. - 15 ans.)
- M. Benoist, à la Chapelle-Saint-Denis (Seine); appareil de graissage liquide ponr machines fixes et mobiles. (3i décembre.—15 ans.)
- GRAISSE.
- M. Wright, à Passy (Seine) ; procédés de décoloration et d’épuration des corps gras en général et de leurs résidus. (4 février. —15 ans.)
- M. Ducarre, à Lyon ; mode de traitement des matières grasses et leur emploi pour toiles imperméables. (27 février.—15 ans.)
- MM. Moinier et Bouligny , à la Villette (Seine); distillation des corps gras, (g octobre.— i5 ans.)
- M. Chiandi-Bcj-, à Paris; blanchiment et désinfection des corps gras en général, tels que les suifs et autres, et séparation de l’oléine de la stéarine dans ces corps. (i3 octobre.—15 ans.)
- M. Marion, à Paris; concrétion sans acide de l’huile de colza appelée alors graisse onctuo-anaxide, ne produisant pas de cambouis par suite du frottement et propre au graissage du matériel des chemins de fer, des voitures, des rouages des usines, etc. (28 octobre.—15 ans.)
- GRAVURES.
- MM. Roux et Longepied, à Paris ; méthode de gravure pour l’impression sur étoffe dite ty~ pométrie. (6 août.— 15 ans.)
- MM. Michelet et Rayé, à Paris ; système de gravure. (18 septembre. — i5 ans.)
- M. Poidevin, à Paris; procédé chimique de gravure sur pierre et marbre, et en général sur les carbonates calcaires. (5 octobre. — i5 ans.)
- MM. Pachto, t Coblenlz, à Paris; système de clicliage en cuivre. (29 octobre. —15 ans.)
- M. Brasseux, à Paris ; système de gravure en relief sur pierre fine applicable aux cachets. (3o octobre.—i5ans.)
- GRIL,
- M. Ardillion, à Paris; gril ascendant à foyer central intérieur ou extérieur. (26 juillet.— i5 ans.)
- grilles.
- M. Legendre, à Saint-Jean-d’Àngély (Gba-
- ystème de fabrication de et portes en fer et en fonte. (23 décem» 15 ans.)
- M. 'l'ail fer, à Paris ; grille mobile fumivore perfectionnée, applicable à tous les fourneaux générateurs, spécialement à ceux où l’,on emploie la houille comme combustible, (4 août.— 15 ans )
- GRUE.
- M. Pluchet, à Paris; grue mobile à contrepoids. (i5 mars. —15 ans.)
- M. Martin, à Mâcon (Saône-et-Loire); grue dite grue amovible, (10 août. —15 ans.)
- GUTTA-PERCHA.
- M. Abeille, à Marseille ; emploi de la dissolution de gutta-percha combinée avec d’autres matières qui la maintiennent liquide, et divers emplois de gutta-percha non encore usités. (11 mars.— i5 ans.)
- M. Comeau, à Paris; application de la gutta-percha à la construction des bateaux. ( 16 mars. —15 ans.)
- M. Cazeneuve, à Lyon ; application de la gutta-percha tant à la fabrication des vases destinés à renfermer des liquides qu’au recouvrement et au doublage des récipients ou caisses d’emballage qu’on veut préserver contre l’humidité. (25 mars.—15 ans.)
- M. Loventz, à Nancy (Meurthe) ; fabrication de cales de rails et de cuirs à rasoirs en gutta-percha. ( 15 mai. — 15 ans.)
- M. Perrot, à Vaugirard (Seine); procédés et applications relatifs à la gutta-percha. (7 septembre.— 15 ans.)
- M. Bariflet, à Moulins (Allier) ; application de la gutta-percha comme moule aux sources pétrifiantes de Clermont-Ferrand et de Saint-Nectaire (Puy-de-Dôme). (i5 novembre.— i5 ans.)
- M. Rousseau, à Paris; dissolution de gutta-percha et diverses applications de cette dissolution. (23 novembre. —15 ans.)
- GYMNASTIQUE.
- M. Arnault, à Paris ; application du vide donnant à un homme ou à un animal la faculté,
- graisseur à j rente-inférieure ),; grilles bre.—
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- par l’adliérence de ses membres, de marcher sur une surface plane, horizontale ou perpendiculaire, et de s’y promener à volonté. (2 août. —15 ans.)
- HABILLEMENTS.
- M. Audy, à Paris; système de pantalon dit du cavalier et du promeneur. ( 8 janvier. — i5 ans.)
- M. Per, à la Guerclie ( Cher); méthode de coupes géométriques d’habillements. (17 avril. —15 ans.)
- M. Coppaz, à Paris; tournures et ajustements de soutiens de toute espèce employés dans l’habillement des dames, en tissus de crin et de baleine dits crino-baleine. ( 28 décembre.—’i5 ans.)
- HACHOIR.
- M. Guittard, à Castres (Tarn); machine dite charcutière. (21 juillet.— i5 ans.)
- M. Tailfer, à Paris; système de hachoir mécanique pour toute espèce de légumes, herbes , viandes, etc. ( 8 novembre. —15 ans.)
- HORLOGERIE.
- M. Redier, à Paris; calendriers-tableaux appliqués à l’horlogerie. ( 6 janvier. —15 ans.)
- Le meme; mouvement à sonnerie pour horloges, pendules et montres. ( 27 décembre. — i5 ans.)
- M. Denize, à Caen ( Calvados ); système d’horloge à mécanisme simplifié. (27 janvier. •—15 ans.)
- M. Detouche, à Paris ; système de suspension des balanciers des pendules d’horlogerie. ( 8 mai. — i5 ans.)
- Le meme et Brisbart-Gobert, à Paris; pendule électro-magnétique. (26 février. — 15 ans.)
- Le meme et Jrloudin, à Paris ; mécanisme de sonnerie applicable aux pendules et horloges. (22 juillet. — 15 ans.)
- M. Panisset, à Paris ; découverte et fabrication d’une horloge. (28 février.—15 ans.)
- M. Chateney, à Paris ; mouvement de pendule simplifié. (8 mars.—15 ans.)
- MM. Bohain et Fleurot, à Belleville (Seine); horloge, pendule et cadran électriques. (i3 avril.—15 ans.)
- M. Raguet de Liman, à Josselin (Morbihan); genre d’horlogerie à secondes indépendantes. (i4 avril.—15 ans.)
- MM. Benoît et Robert, à Paris; échappements de pendules. (’8 mai.—-i5 ans.)
- M. TVillms, à Paris ; moyens propres à tourner les socles de pendule oblongs. (25 mai. —15 ans.)
- M. Tharin, à Paris ; tableau mécanique par sablier. (2 juin.—15 ans.)
- M. Brocot, à Paris; perfectionnements appliqués à la suspension à ressort et relatifs à l’horlogerie. (2 juin.—15 ans.)
- MM. Gouel et Croutte, à Paris; petite pendule à réveil avec cadran mécanique. (i5 juin. —15 ans.)
- M. TVoIf, à Paris; application, à l’horlogerie, et aux machines, de roues d’engrenage fondues dans des moules métalliques. ( 5 juillet. — i5 ans.)
- M. Leconte, à Rennes ( Ille-et-Vilaine ) ; censeur appliqué aux mouvements de pendules portatives et montres de nuit à réveil qui ont un balancier droit. ( 5 juillet.—15 ans.)
- M. Ingold, à Paris ; échappement à repos applicable à l’horlogerie. ( 8 juillet.—15 ans.)
- Le meme; échappement libre applicable à l’horlogerie. ( 8 juillet.—15 ans.)
- M. Duvoye, à Paris; genre de suspension dit compteur adhérent, applicable aux pendules. (i5 juillet.—15 ans.)
- M. Lepage, à Coutances (Manche); système d’horloge à roues à chevilles, à vis sans fin et à balancier horizontal. (16 juillet.—15 ans.)
- M. Robert, à Paris; échappement libre à deux roues, à détente et à balancier circulaire pouvant s’adapter à tout genre de mouvement d’horlogerie. (26 juillet.—15 ans.)
- M. Jacquot, à Bruyères (Vosges); horloge de clocher à pendule, échappement et roue de compte infaillible. ( 3 août.—15 ans.)
- MM. Gaumont et Tartarin, à Paris; cloche-réveil. (9 août.—15 ans.)
- M. Maulny-Glatigny, à Blois (Loir-et-Cher); pendule à compensateur-thermomètre ayant
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- cadran à table d’équation et dont la sonnerie distingue l’heure et la demie. (9 août.— j 5 ans.)
- M. Amie, à Paris; système de quarts pour les mouvements à horloge et généralement pour toutes pièces sonnant sur ressorts-timbres, et même pour mouvements de pendules. (i*r octobre. —15 ans.)
- M. Berolla, à Paris; application d’un échappement à détente à tous genres de pendules. ( 8 octobre.—15 ans.)
- M. Deschamps, à Paris ; perfectionnements aux mouvements de pendules et d’horlogerie. ( 3 novembre. —15 ans.)
- M. Philcox, de Londres ; perfectionnements apportés aux chronomètres ou autres machines destinées à mesurer le temps. ( 12 novembre. —15 ans.)
- M. Pineau , à Paris ; disposition d’échappement visible. (20 novembre.— i5 ans.)
- MM. Court frères, à Paris; suspension à bascule avec ou sans multiplicateur. ( 2 3 novembre.—15 ans.)
- M. Christensen, à Paris; perfectionnements apportés à l’horlogerie. ( 29 novembre. — i5 ans.)
- M. Btanchet, à Voiron ( Isère); réveil luci-dateur. (22 décembre. —15 ans.)
- MM. Delepine et Canchy, à Saint-Nicolas-d’Aliermont (Seine-Inférieure); disposition de réveil portatif donnant l’heure comme une bonne pendule sans interrompre sa marche, après l’effet du réveil. (28 décembre. — i5 ans.)
- HORTICULTURE.
- M. George, aux Batigiiolles ( Seine ); spécialité de surprise dans les jardins. ( 11 mars. — i5 ans.)
- M. Troccon, à Villevert (Rhône); vases, pots et caisses à fleurs ou à plantes. (12 mars. —15 ans.)
- M. Morlet, à Avon ( Seine-et-Marne ) ; système de pieds en fonte à adapter à des caissons circulaires devant contenir des arbustes. (a5 avril.—15 ans.)
- M. Richard, à Chartres ( Eure-et-Loir ); système de greffoir ayant pour but de rendre promptes et faciles la greffe en application dite en placage et la greffe par approche. (26 mai. —15 ans.)
- M. Boutard, à Cliaronne ( Seine ) ; métier à fabriquer les paillassons et les claies destinés à l’horticulture. (9 juin.—15 ans.)
- HUILE.
- MM. Pawilowshi et Aurigan, à Marseille; machine à faire l’huile, composée d’un brisoir en remplacement d’un moulin et d’une presse. (18 février.—15 ans.)
- M. Detage, à Marseille; escortin en crin servant à la fabrication des huiles. (18 février. — i5 ans.)
- M. Grimes, à Marseille ; appareil propre à distiller dans le vide toutes sortes d’huiles soit de nature animale, soit de nature végétale ou minérale. (12 mars.— i5ans.)
- M. Mahaud, à Marseille; procédé pour blanchir les huiles de palme. ( 12 mars.— i5 ans.)
- M. Malliés, à Toulouse; procédé destiné à augmenter la valeur commerciale des oléines fabriquées dans l’industrie des bougies stéariques. (17 avril.— i5 ans.)
- M. Maignon de Roques, à Paris; huile de résine applicable à la peinture. ( 6 juillet. — i5 ans.)
- M. F al gui ère, à Marseille; chauffoir à vapeur pour chauffer, sans la dessécher, la pâte ou farine de graines oléagineuses pour la fabrication des huiles et autres matière». (i3 juillet. —15 ans.)
- M. Moussier, à Marseille ; système de burette à l’huile. (18 septembre.—15 ans.)
- M. Mathieu, à Paris ; procédé de traitement et de fabrication des huiles, et particulièrement de l’huile de résine. (20 octobre. — i5 ans.)
- M. Rougier, à Marseille; procédé pour le blanchiment des huiles de palme. ( 10 novembre.—15 ans.)
- MM. F laine et Anthoine, à Nancy ( Meur-
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- the ); fabrication de l’huile dite vègélo-animale. (16 décembre.—-i5 ans.)
- M. Borde, à Pliilippeville (Algérie); fabrication de l’huile de lentisque. ( 26 novembre. —15 ans.)
- HUMIDITÉ.
- M. Ulbach, à Troyes (Aube); divers procédés destinés à préserver les batiments de l’humidité et du salpêtre. ( 9 mars. —15 ans.)
- M. Voiron, à Paris; enduit contre l’humidité. (2 septembre.'—15 ans.)
- M. Martin y, à Madeleine-lès-Lille (Nord ); enduit propre à empêcher l’humidité. ( 21 octobre.— 15 ans.)
- HYDRAULIQUE.
- M. Gougy, à Paris; moyen d’élever et de conduire les fluides et d’en régler la pression. (12 janvier. —15 ans.)
- M. Laooute aîné , à Philippe ville ( Algérie ); double levier hydraulique. (9 mars.—15 ans.)
- M. Coui 'orme , à Marseille ; système de pression hydraulique. (i3 mars.-—10 ans.)
- M. Fournial, à Montauban ( Tarn-et-Ga-roune ) ; noria perfectionnée. ( 6 avril. — i5 ans.)
- M. Chaubard, à Montauban ( Tarn-et-Ga-ronne); barrage automobile régulateur applicable à tous les cours d’eau. ( 12 mai. — 1 5 ans.)
- MM. Requin , Duclaux de Besignan, Gras, Clément et Billot, à Marseille; système hydraulique dit mécanisme hydraulico - polychreste. (24 niai. —15 ans.)
- M. Barbizet, à Paris; système de jet d’eau en caoutchouc, ( 9 juillet.—15 ans.)
- M. Roman, au Theil (Ardèche); chaîne à aubes hydrauliques sans fin. ( 11 août. — i5 ans.)
- M. Doat, à Albi (Tarn); appareil hydraulique opérant l’ascension de l’eau d’après le principe de la rotation terrestre, mû par un système d’horlogerie. ( 2 septembre. — i5 ans.)
- M. Cordier, à Saint-Prix ( Seine-et-Oise ); pompe à cric dite fontaine jaillissante. (i4 octobre.—15 ans.)
- M. Poulin, à Avignon ( Vauclüse ) ; vanne ou barrage. (14 octobre.^ 15 ans.)
- MM. F inet frères, à Ri ves ( Isère ) ; système ou assemblage de turbines à l’effet d’augmenter la force motrice d’une chute d’eau quelconque. (19 octobre.—15 ans.)
- IMPERMÉABILITÉ.
- M. Lemoine, à Paris ; préparation employée comme vernis pour rendre les tissus imperméables. (16 mars.—15 ans.)
- M. Stehelin, à Paris ; procédé perfectionné pour rendre les étoffes imperméables. (20 mars. — 15 ans.)
- M. Legal, à Dieppe ( Seine-Inférieure ) ; moyen à l’aide duquel 011 peut obtenir des objets imperméables et d’une très-grande résistance et diverses applications de ce moyen. (28 avril. —15 ans.)
- M. Ber nier, à Nantes; préparation des toiles imperméables. (29 octobre. — 1 o ans.)
- M. TVernigh, à Paris; composition servant à rendre la chaussure imperméable. ( 17 décembre.— 15 ans,)
- M. Benoit-Dulauricr, à Paris ; application d’enduits imperméables à des chaussures. (20 décembre.—15 ans.)
- IMPRESSION DES TISSUS, DU PAPIER, ETC.
- M. Lh eureux, à Rouen; machine pour l’impression des tissus. (27 janvier.— i5 ans.)
- AI. Liétot, à Paris ; système d’impression à planches élastiques applicable à divers usages. (3i janvier.—15 ans.)
- M. Leroy, à Paris ; procédé d’impressions sur tissus. (2 février. —15 ans.)
- M. Mathieu, à Paris ; système serpentine applicable à l’impression des tissus de châles, tapis, etc. (6 février.—15 ans.)
- M. Roberton, de Londres; moyens perfectionnés de produire ou d’obtenir les matières colorantes propres à imprimer et d’autres matières à employer dans l’impression, (2.5 février.—13 ans.)
- M. Sauroche, à Paris; mode d’impression de gravures et lithographies sans presse. ( icr mars. —15 ans.)
- M. Quinet, à Paris ; système d’impression permettant d’imprimer directement sur toute espèce de matières dures ou flexibles , files ou
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- mobiles, et qu’elle qu’en soit la forme , plane ou plus ou moins sphérique. (27 mars, — 15 ans.)
- MM. Hartmann et fils, à Munster ( IJaut-Rhin ); perfectionnements dans l’impression des étoiles par des rouleaux. ( 3o avril. — i5 ans.)
- M. Gedge , à Paris ; perfectionnements apportés au mode de décorer des tissus en y imprimant des figures ou dessins. ( 3 mai. — i5 ans.)
- M. Guichard, à Paris; machine à imprimer les papiers peints et étoffes au moyen d’un rouleau ou cl’une plaque. (i3 mai. —15 ans.)
- M. Lozey, à Rouen; procédé d’impression ou application de couleurs sur soie, laine et coton en échcveaux comme aussi sur chaînes de tissus et sur tissus mêmes. ( i3 mai. — i5 ans.)
- M. Lefcvre, à Paris; moyen d’imprimer en couleur sur cuir. (25 mai.— i5 ans.)
- M. Descat, à Roubaix (Nord); procédé pour ligrer, marbrer, chiner, moucheter et ombrer sans envers, et en nuances simples, variées ou mélangées, toute espèce de tissu et matière à tisser. (i4 juin.—10 ans.)
- MM. Blanche, Bernooille frères, Larsonnier et Chenest, à Paris; application d’un système de tireur mécanique aux machines à imprimer à la perrotine. (22 juin. — i5 ans.)
- Mesdemoiselles Cheradame et Gayllc , à Paris ; système d’impressions sur fleurs. (6 juillet.— 15 ans.)
- M. Huser, à Mulhouse ( Haut-Rhin ) ; procédés de châssis à compartiments à introduire dans l’impression des couleurs sur étoffes. ( 6 août.—5 ans.)
- M. Perrot, à Yaugirard ( Seine ) ; machine à imprimer les étoffes, le papier, etc. (17 août. —15 ans.)
- M. Klotz, à Paris; procédés d’application d’ornements sur étoffes , cuirs et autres surfaces. (10 septembre. —15 ans )
- MM. Terrier et comp., à Surène ( Seine ); système applicable à l’impression des tissus de toute espèce. (23 septembre.—15 ans.)
- Les memes ; méthode d’impression sur étoffes. (27 novembre. —15 ans.)
- MM. Guillaume père et fils, à Saint-Denis (Seine); imitation par l’impression des tissus blancs façonnés, (a/j- septembre. —15 ans.)
- MM. Mollard et Fond, à Lyon; application des dessins en toutes couleurs sur la toile en sparlerie. (27 septembre.—15 ans.)
- M. Lermurier, à Paris; perfectionnements apportés dans l’impression des tissus. ( 3o novembre.—15 ans.)
- M. Gally, d’Acrington, en Angleterre ; perfectionnements introduits dans la préparation des couleurs vapeurs et des enlevages. (3o décembre. — 14 ans.)
- INCENDIE.
- M. Clément, à Yendœuvre (Aube); manière de faire des paniers à incendie, ( 29 juin. — i5 ans.)
- M. TVarlmann , de Genève ( Suisse ) ; construction de caisses ou enceintes incombustibles destinées à protéger contre l’action d’un feu continu les papiers, les étoffes, les bijoux, la poudre et toutes les substances inflammables. ( 3o novembre.—15 ans.)
- INCRUSTATIONS.
- M. Schallenberg, à Paris; incrustations, sur vernis et cristaux, de bronzes, et toutes sortes de métaux. (26 mars. —15 ans.)
- MAI. Alegre, Serre et Laussedat, h Clermont (Puy-de-Dôme); procédé d’incrustation de Saint-Nectaire et autres, et demi-bosse et ronde bosse. (19 novembre. — i5ans.)
- M. Jarlot, à Saint-Léonard-lès-Angers ( Maine-et-Loire ); incrustations sur schiste ar-doisier. (i/j décembre. —15 ans.)
- incubation.
- M. Miller, de Londres ; perfectionnements dans les appareils propres à l’incubation des œufs. (26 juillet. —15 ans.)
- indicateur.
- M. Hébert, à Paris; indicateur matricule local. (19 juillet.—15 ans.)
- INDIGO.
- M. Forget, à Montrouge ( Seine ); fabrica-
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- tion d’indigo fiançais dit bleu solide. (22 avril.
- -—15 ans.)
- insectes ( destruction des ).
- M. Ferrand, à Lyon ( Rhône ) ; papier tue-mouche sans poison pour l’homme et les animaux domestiques ( 19 mai.—15 ans.)
- M. Desille, à Paris; emploi de substances, moyens et procédés de nature à détruire infailliblement les puces et les punaises. (2 août. —15 ans.)
- M. Daigre, à Alger; procédés et appareils propres à la destruction radicale des charançons dans les céréales, (g novembre. —15 ans.)
- INSTRUMENTS ARATOIRES.
- M. Lenoir, à Curlu (Somme); brabant perfectionné, à deux mains, pour la culture. (10 février. —15 ans.)
- M. Hussey, des Etats-Unis d’Amérique ; combinaison de procédés, d’appareils et de mécanismes destinés à moissonner, couper et enlever le blé, l’herbe, le seigle, les fèves , les avoines et autres récoltes semblables, machine dite à moissonner et à enlever. ( 20 février. — j 5 ans.)
- M. Levrien, à Paris; faucheuse mécanique. (2 5 février.—15 ans.)
- M. Richon, à Bordeaux; machine dite ciseau moissonneur, propre à scier les blés et à couper la bruyère, l’ajonc, la fougère et autres plantes qui croissent dans les landes, les bois et les marais. (ier mars. —15 ans.)
- M. Roger, à Gardie, arrondissement de Li-moux (Aude); rouleau destiné à l’émottage des terres. (6 mars. — 15 ans.)
- M. Lasserre, à Paris; étrier ficlieur. (6 mars. — 1 5 ans.)
- MM. Michel frères, à Paris ; instrument d’agriculture dit Jichoir. (26 mars.— i5 ans.)
- M. Kammerer, de Londres; perfectionnements apportés dans l’ensemencement ou distribution des grains sur la terre. ( 7 avril. —13 ans.)
- MM. Chamagne frères, à Damas-devant-Dompaire ( Vosges ); scarificateur. (26 mai. —
- 15 ans.)
- M. Simon, à Rosières-aux-Salines(Meurtlie);
- machine à fauciller dite faucillcur mécanique. (12 juin. — 1 5 ans.)
- MM. Dumont et Dombrot , à Charmes ( Vosges ); scarificateur sans avant-train. (16 juin. — 1 o ans.)
- M. Gatling, de New-York (Etats-Unis d’Amérique); perfectionnements dans les machines à semer les grains. (20 août—i/j ans.)
- M. Laur, à Nevers (Nièvre); machine à faucher. (?o septembre.—15 ans.)
- M. Lamy. à Loulle ( Jura ) ; mode d’utiliser l’acier dans la confection des bêches et socs de charrue de toutes formes. ( ig octobre. — i5 ans.)
- M. Gilgenheim, à Werdenau, en Silésie; machine à cultiver la terre. ( 23 novembre.— t5 ans.)
- M. Sassiat, à Paris; machine à bêcher et charger la terre dans les travaux de terrassement, et propre également à défricher. ( 27 novembre. — 1 5 ans.)
- INSTRUMENTS DE MATHEMATIQUE.
- M. Coiffe, à Courçon (Charente-Inférieure); instrument dit hodomètre ou agamèlre. (2g mai, —15 ans.)
- MM. Fillebonet et Martin, à Toul ( Meur-the ); niveau d’eau perfectionné et approprié à toutes les opérations géométriques. ( 27 octobre.— 15 ans.)
- INSTRUMENTS d’optique.
- M. Dubosc, à Paris ; système d’instrument dit stéréoscope, faisant paraître en relief des images photographiques faites sur des surfaces planes, même sur des matières transparentes, du verre , et pouvant projeter des images agrandies sur des écrans. (16 février. —15 ans.)
- M. Dupuis , à Paris ; instrument dit lunette géométrique. (17 mars.—15 ans.)
- M. Gueylon, k Paris; application, sous verres grossissants, de tous objets d’art ou reliefs, soit galvanoplastiques, soit ciselés, etc. ( 27 mars. —15 ans.)
- M. Charlet, à Paris; microscope à insectes et à fleurs pour l’étude de l’histoire naturelle. (17 mai. —15 ans.)
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- M- Lcfovt. à Paris; instrument d’optique dit eidoscope. (25 août.— iÔ ans.)
- MM. Fattorini et Persin, à Paris; système de lunette dite lunette parabolique. ( ieT septembre.— 15 ans.)
- M. Plagnio!, à Paris; perfectionnements applicables aux jumelles, longues-vues, stéréoscopes, et à tous les instruments d’optique en général, ainsi qu’aux lunettes de division, (g septembre.— i5 ans.)
- MM. Raudnitz et Jmson, à Paris; système d’application d’effets multiples d’optique à des tableaux, des presse - papier , des broches, des boutons et autres objets d’art et d’industrie.
- ( i 3 septembre. — i5 ans.)
- M. Seguin, à Paris; appareil d’optique dit polyoscope. (16 septembre. —15 ans )
- Le meme; polyorama animé. (20 novembre. — 1 5 ans.)
- INSTRUMENTS DE PHYSIQUE.
- MM. B, •eton frères, à Paris; système de soupapes de machines pneumatiques agissant indépendamment de l’air et applicable aux appareils à vapeur ainsi qu’à l’hydrodynamique.
- ( 31 août. — i5 ans.)
- INSTRUMENTS DE PRECISION.
- MM. Negretli et Z ambra, à Paris; thermomètre maxima à déversement, sans air ni index. (19 janvier. —15 ans.)
- M. Bi •égnet, à Paris; appareil dit pèse-force. (29 janvier.—15 ans.)
- M. Morel, à Paris; n auto mètre ou instrument ayant pour but de mesurer les distances et les hauteurs. (24 juin.—15 ans.)
- M. Neuburger, à Paris; instrument dit indicateur portatij des vents. ( 8 juillet.—15 ans.)
- M. Beniet, à Paris; tachomètre à aiguille traçant les diagrammes de la vitesse. ( 12 juillet.—15 ans.)
- M. Bénard, à bouviers (Eure); instrument dit comparateur décimal. (3 août. —15 ans.)
- M. Laaaler, à Paris; perfectionnements dans les moyens de déterminer l’inclinaison des surfaces planes et les angles qu’elles for-nienl entre elles. (2 octobre. —15 ans.)
- M. Charles, à Nantes; pied de niveau à
- Cinquante-deuxieme année. Novembre \
- hauteur constante. ( 9 octobre. — i5 ans.)
- Le meme ; niveau à pendule. ( 9 octobre. — i5 ans.)
- M. Gillesp ie, de Glascow (Ecosse); appareil perfectionné, instrument ou moyen de reconnaître la pente ou le niveau des bords d’un fossé, l’inclinaison des travaux de tout genre , naturels ou aitificiels, soit sous la terre, soit sous l’eau. (6 novembre—ij ans.)
- M. Schwab, à Saint-Quentin (Aisne); instrument dit hydrosaccharimèlre , pour compter le nombre de litres de jus de betterave obtenus , ainsi que la densité moyenne de ce jus. (8 novembre. — 15 ans.)
- M. Moore, à Arthurstown, en Irlande; perfectionnements dans les instruments nautiques au moyen desquels on constate et indique la course vraie et la distance entre un port et un autre port. (18 novembre. —14 ans.)
- M. Droinet, à Paris; vélocimètre ou instrument pour mesurer le sillage des vaisseaux, la vitesse des courants d’eau et d’air, et pour ventiler les navires et les waggons sur les chemins de fer. (24 décembre.—15 ans.)
- IRRIGATION.
- M. Mérieux, à Paris; perfectionnements apportés à la construction de l’instrument dit irrigateur. (21 août. —15 ans.)
- MM. Gontier et Leclerc, à Montrouge (Seine); appareil portatif hydraulique et à soufflet. (18 décembre.—15 ans.)
- JAUGEAGE.
- M. Siemens, de Londres; appareils propres à mesurer ou jauger l’écoulement des liquides et des fluides. ( 3o avril.—15 ans.)
- JEU.
- M. Samuel, à Saint-Saturnin - d’Avignon ( Vaucluse); marque-points au jeu. ( 3 mars. —15 ans.)
- M. Joanne, à Paris; jeu polymathique propre à l’éducation et au développement intellectuel de la jeunesse. (6 mars. —1 5 ans.)
- MM. Daudé-et Lemaître, à Paris; système de dominos en pâte céramique et d’un seul morceau, et moyens propres à les établir. ( 18 juin.—15 ans.)
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- MM. Mignard-Billinge et fils, à Belleville ( Seine); marque-compteur pour jeu. (2 juillet, —15 ans.)
- MM. Lepage* Lefevre et Chopin, à Paris; système de jeu de dominos. ( i4 juillet. — i5 ans.)
- M. Regnard, à Paris; jeu de société dit jeu de tournoi. (20 juillet. — i5 ans.)
- M. TVerlin, à Paris; marquoir multiple applicable à divers instruments de jeu. ( 29 juillet. — i5 ans.)
- M. Granger, à Paris ; système de composition et de fabrication de marques en métal pour indiquer le nombre de points au jeu. (i4 septembre.—15 ans.)
- MM. Schaefer et Lebon, à Paris; jeu de dés à échappement. ( 3o septembre.—15 ans.)
- M. Nolet, à Paris; marques à jouer. ( 6 octobre. —15 ans.)
- M. Lavignc, à Paris; jeu dit chasse artificielle ou chasse des enfants. (11 octobre. —10 ans.)
- M. Simon dit Mayer, à Paris; porte-domino. ( 7 décembre — i5 ans.)
- M. Laroche, à Paris; disposition de boîtes de jeu et de marques, (g décembre. —15 ans.)
- M. Marchand , à Montmartre ( Seine ) ; jeu de dominos et de cartes, dominos illustrés. ( 3o décembre. —15 ans.)
- JOUETS.
- M. Deguil, à Paris; disposition de platine de fusil d’enfant. ( 3i janvier.—15 ans.)
- M. Quinquarlet, à Troyes (Aube); jouets d’enfant à timon-gouvernail. ( 10 février. — 15 ans.)
- M. Cruchet, à Paris; poupées articulées pour jouets d’enfant. (i 1 février. — i5 ans.)
- M. Lefi •anc, à Paris; système de canonnière à tube et à bouchons attachés. ( 3 mars. — ï5 ans.)
- M. Romeuf, aux Bttignoîles ( Seine ) : parachute-flèche de toute grandeur, applicable aux jouets d’enfant. (10 juin. -i5 ans.)
- Mademoiselle GiudiccUi, à Paris; appareil dit jouet mécanique, à figures et à ombres chinoises, avec modérateur hydraulique. (2.5 juin. —15 ans.)
- M. Journet, aux Batignolles (Seine); petite machine dite bijou d!Archimède, applicable aux jouets d’enfant et aux jeux d’adresse de tout âge. (2 novembre.—15 ans.)
- LAINE.
- M. Garjj à Burlats (Tarn); machine dite déflocheuse laveuse. (26 février. — i5 ans.)
- M. Reber, à Malmerspach (Haut-Rhin); machine à laver la laine. (24 mars.— «5 ans.)
- M. Bonnard, à Reims (Marne) ; appareils propres au dégraissage des fils de laine cardée avant l’encollage pour le tissage mécanique. (29 mars. —15 ans.)
- M. Collette , à Seclin (Nord) ; peignage des laines. (7 mai. —15 ans.)
- M. Pasquier, à Paris; procédé applicable au dégraissage des laines. (5 juin.— i5 ans.)
- Mademoiselle Beauvais, à Londres; système de machine à effiler les chiffons de laine et à les convertir en laine pouvant être cardée et filée mécaniquement sans aucun mélange de laine neuve. («4 juin. - i5 ans.)
- MM. Bailly frères, à Londres ; perfectionnements dans les machines employées dans la fabrication de la laine, de l’alpaga et autres substances fibreuses. (29 juin.—14 ans.)
- M. Lefèvre, à Paris; système de préparation appliqué au peignage et à la filature des laines sèches. (27 août. —15 ans.)
- M. Petersen, à Paris ; procédés de lavage et de graissage de la laine surge et de dégraissage de la laine filée. (28 août.—15 ans.)
- M. Bontoux, à Paris; machine propre à travailler les vieux chiffons de laine. ( 11 octobre. —15 ans.)
- M. Rcnvson, deLeicesler, en Angleterre; pré-paraliondela laine ou de toutes autres matières filamenteuses avant le peignage. (23 octobre.— i4 ans.)
- M. Lister, de Manchester, en Angleterre ; perfectionnements apportés au traitement et à la préparation de la laine, du coton et autres matières filamenteuses avant de les soumettre à l’opération du filage (6 décembre. —14 ans.)
- I.AMKNOIR.
- M. Rozct, à Saint-Etienne J,cire) ; système
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- de laminoir à cercle pour bandages de roues de chemins de fer. (i3 avril.—15 ans.)
- M. Buisson, à Paris; procédé de fabrication de cylindres de laminoirs pour le cuivre, le fer et l’acier. (12 mai. — i5ans.)
- MJVI. Jakson frères, à Assailly (Loire); système de laminoir à deux cylindres pour bandages de roues de locomotives, waggons et autres. (21 juillet. — i5 ans.)
- M. Malherbe, au Pas-Bayard (Aisne); procédé de tournage et de perfectionnement des cylindres destinés aux laminoirs. (15 décembre.— i5ans.)
- LAMPES.
- MM. Peschard, Fauve et comp., à Paris; système de lampe-modérateur. (26 janvier. — i5 ans )
- M. Schlosmacher , à Paris ; lampe-modérateur. (2 février. — i5 ans.)
- M. Soulès, à Paris ; perfectionnements concernant les lampes dites à modérateur et autres. (3 février. —15 ans.)
- M. Dauphin, à Paris; perfectionnements apportés dans les lampes en général. (19 février. — 15 ans.)
- M. La/ont, à Paris; bec de lampe d’éclairage au gaz minéral, dit bec-phénix. (i5 mars.— 15 ans.)
- MM. Bas et Labenski, à Paris; fumivorepour lampes à gaz. (20 mars.—15 ans.)
- M. Camus, à Paris; application des étoffes coloriées, découpées et transparentes aux stores des lampes. (26 mars. —15 ans.)
- M. Serval, à Paris ; lampe-modérateur à cuvette tournante et à tube filtré dégraissant. (3i mars. - 15 ans.)
- M. Fabrè de la Grange, à Plaisance, près Paris; lampe électrique. (27 avril.—i5ans.)
- M. Jobard, à Paris; système de lampes économiques sans mécanique. (i3 mai.— i5 ans.)
- M. George, à Paris ; système de lampes dites atmosphériques. (10 juin.—15 ans.)
- M. Ribot, à Paris; bec de lampe à gaz liquide, (15 juin. —15 ans.)
- M. Nadal, à Paris; perfectionnements apportés à la lampe-modérateur. (21 juin. —-ï5 ans.)
- M. Guillemont, à Paris ; lampe dite simul-éleclrique, brûlant de l’huile de schiste. (28 juin. — 15 ans.)
- M. Blazy-Jallifier, à Paris; lanterne-disque avec lampe à niveau constant sans bouteille à l’usage des chemins de fer. (7 juillet.—15 ans.)
- M. Richard, à Paris; lampe à bec puiseur. (i o juillet.— 15 ans.)
- M. Lagillardaie, à Lorient (Morbihan); lampe dite lampe à vapeur, ayant pour but d’utiliser la force que peut produire la chaleur même de la lampe à l’élévation de l’huile du réservoir à la mèche. ((6 juillet.—15 ans.)
- M. Ro ger, à Paris; application, aux lampes, du bois de toute nature plaqué sur métaux ou non. (2 août.— i5 ans.)
- MM. Scheffer et Budenberg , de Berlin (Prusse) ; perfectionnements apportés dans la combinaison et la construction des lampes. (18 août.—15 ans.)
- M. Neuburger, à Paris; perfectionnements apportés aux lampes Neuburger à modérateur. (6 novembre. —15 ans.)
- M. Pei •rêve, à Pai'is; perfectionnements apportés aux lampes, spécialement à celles suspendues, à plusieurs becs, (n novembre.— i5 ans.)
- M. Godefroy, à Paris; perfectionnements apportés aux lampes dites à modérateur. (19 novembre. — 15 ans.)
- M. Poirsin, de Bruxelles ; système de bec à gaz. (20 novembre.—15 ans )
- M. S. Kendrick, de Birmingham, en Angleterre; perfectionnements dans les lampes et les becs. (29 novembre.—14 ans.)
- M. Barre, à Paris ; système de lampe à brûler les hydrocarbures liquides et propre au chauffage. (9 décembre.—15 ans.)
- M. Charbonnières , à Toulouse (Haute-Garonne) ; lampe de cuisine à pompe. (20 décembre.—15 ans.)
- M. Mannoury, à Paris; perfectionnements apportés aux becs à gaz. (22 décembre. — i5 ans.)
- M. Lacarrière, à Paris; perfectionnements apportés dans la construction et la disposition
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- des becs de gaz. ( 27 décembre. — i5 ans. )
- LAVAGE.
- M. Bootz-Laconduite, à Douai (Nord) ; machine à laver les sacs à pulpe et autres dans les sucreries. (2 juillet. — 10 ans.)
- LAVE.
- M. Adcock, de Londres; application des matières connues sous le nom de basalte ou de lave volcanique à la production ou à la fabrication de divers objets employés dans les constructions , les tuyaux de conduite ou autres. (21 avril.—15 ans.)
- LÉGUMES.
- M. Loiseau, à Paris ; étuve propre à la des-siccaiion des légumes. (27 avril. — i5 ans.)
- LETTRES.
- M. Thénard, à Paris: appareil à cacheter les lettres. (3 avril.—15 ans.)
- LEVURE.
- M. Dubus, de Bruxelles ; nouveau genre de levure (17 septembre. — i5 ans.)
- M. Hudault, à Paris; levain de boulangerie. (9 novembre.—15 ans.)
- LIÈGE.
- M. Giraud, à Toulon (Yar); perfectionnements dans la préparation du liège en planches et en carrés au moyen de la vapeur d’eau. (11 novembre.—15 ans.)
- LIMES.
- MM. Limel et Alcan, à Paris ; perfectionnements apportés à la fabrication des limes. (28 août.—15 ans.)
- LIN ET CHANVRE.
- M. Houiilon, à Paris; machine à peigner le lin et le chanvre ou toutes autres matières filamenteuses, dite table à étaler, peigneuse et car-deuse. (26 janvier.—15 ans.)
- M. Susan, à Cambray (Nord) ; procédé de peignage du lin et du chanvre. (4 mars. — i5 ans.)
- M. Lepelletier, à Paris; appareil à teiller le lin , le chanvre , battre la laine , le fil et toute autre matière filamenteuse. (24mars. — iôans.)
- M. Dorey, au Havre (Seine-Inférieure); mode de teillage des lins et des chanvres et machine propre à opérer ce travail. (26 mars.—15 ans.)
- M. Bourdon-Quesney , à Gueures (Seine-Inférieure) ; séries de machines propres au teillage du lin. (6 avril.—15 ans.)
- M. Lesueur, à Fresne-Cauverville (Eure) ; machine à teiller le lin. (25 mai. —15 ans.)
- MM. Six frères, à Wazemmes (Nord); application du lessivage, du blanchiment et de la teinture du lin et du chanvre pour la filature de ces matières. (3i mai.— i5ans.)
- M. Pownall, de Londres; perfectionnements apportés à la préparation et au traitement du lin , du chanvre et d’autres matières fibreuses végétales. (3 août. —14 ans.)
- M. TVatt, d’Edimbourg (Ecosse); perfectionnements apportés à la préparation du lin et autres matières fibreuses. ( 7 septembre. -14 ans.)
- M. Delattre, à Sesques (Pas-de-Calais); machine à teiller le lin et le chanvre. (9 octobre. — 15 ans.)
- M. Cattaert, à Paris; machine à peigner le lin et le chanvre. (12 novembre.—15 ans.)
- M. Farinaux, à Lille ; machine à teiller le lin et le chanvre. (17 novembre. —15 ans.)
- M. Mertens, de Gliiel (Belgique); machine à broyer et teiller le hn et autres matières textiles. (24 novembre. —15 ans.)
- M. Lawson, de Leeds , en Angleterre ; perfectionnements aux machines propres à teiller et nettoyer le lin. (14 décembre. — 14 ans.)
- MM. Fairbairn et Horsman, de Leeds, en Angleterre ; perfectionnements aux procédés de préparation du lin d’Europe et de Chine, du chanvre et d’autres matières filamenteuses, ainsi qu’aux machines employées pour peigner les-dites matières. («4 décembre.—14 ans.)
- LIQUEURS.
- M. Fétu, à Paris; liqueur de framboise. (5 juin.—15 ans.)
- M. Roybet, à Lyon ; liqueur du Mézène. (9 juin.—15 ans.)
- M. Roturier, à Bordeaux (Gironde) ; fabrication des liqueurs et parfums parla méthode de déplacement. (3 août.— 10 ans.)
- M. Delagrange, à Orléans; extrait concentré
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- d’absinthe et de diverses plantes à 72 degrés et au-dessous. (7 septembre. —15 ans.)
- LITHOGRAPHIE.
- M. Trouble, à Paris; tampons préparés à l’encre oléique (25 mars.—15 ans.)
- M. Clément Saint-Just, à Avignon (Vaucluse); presse lithographique. (10 avril. —10 ans.)
- M. Dupuy, à Paris; système d’impression chromolithographique. (28 mai. —15 ans.)
- M. Lacombe, à Paris; système de presse lithographique. (18 juin. —15 ans.)
- M. Briot, à Paris; système de presse lithographique. (7 juillet.—15 ans.)
- M. Ferry, à Paris ; presse lithographique marchant par engrenage et donnant une pression égale des deux côtés de la pierre. (11 août. —15 ans.)
- M. Thuvien, à Paris; perfectionnements apportés dans les presses lithographiques. (12 août — 15 ans.)
- M. Masson, à Paris ; nouvelle presse lithographique. (28 août. - i5 ans.)
- M. Monrocq, à Paris; papier-spectre propre à copier les dessins à teintes graduées. (22 septembre.— iôans.)
- MM.Becquet frères, à Paris; impression de dessins à teintes graduées. (22 septembre —15 ans.)
- M. Dupont,k Paris; mécanisme composant des presses lithographiques. (28 octobre.—15 ans.)
- MM. Devouthon et Courlin, à Paris; système d’application de la chromolithographie sur bois de placage de toute nature. (29 novembre. —15 ans.)
- LITS.
- MM. Baudement et Bonnefond; rails-coulisses pour lits. C12 janvier.— 15 ans.)
- M. Bérard, à Paris; fabrication de lits hygiéniques. (5 février.—15 ans.)
- MM. Duhamel et Pellier, à Nantes; coulisses de lit mécanique. (17 février. —10 ans.)
- M Verdelet, à Paris ; genre de lit portatif dont certaines parties s’appliquent également aux coussins, banquettes, sommiers, etc. (18 mars. —15 ans.)
- M. Paradis, à Lyon ; lit en fer à double ba-teauarticulé. (ii mai.—i5ans.)
- M. Aurio, à Paris ; système de coulisses de lit. (4 septembre.— i5 ans.)
- MM. Marthe de Berthenay et Pelletier, à Paris ; ht multiple pouvant servir à supprimer les tables de nuit et autres meubles. (16 septembre. —15 ans.)
- M. Gros, à Dijon (Côte-d’Or) ; machine à lever les malades sans les toucher. (3o septembre.— i5ans.)
- M. Faoeers, à Paris; perfectionnements apportés à la construction des lits en fer. (18 novembre.—15 ans.)
- LOCOMOTIVES.
- M. Sangnier, à Paris; application des pistous tubulaires perfectionnés dans la construction des locomotives et des machines à vapeur lo-comobiles. (i4 janvier.—5 ans.)
- M. Masson, à Paris; système de coussinets applicable aux locomotives sur les chemins de fer. (12 février.—15 ans.)
- M. Marmorat, à Lons-le-Saulnier (Jura) ; système de locomotion et navigation liquide ou aérienne. (26 février. —15 ans.)
- M. Marceschau, à Paris; modification dans un système de locomotive pour lequel il a été breveté en 1851. (12 mars. — i5 ans.)
- MM. Leroy, Vizet, Béguin et Stotl, à Paris; genre de locomotive applicable aux routes ordinaires et aux chemins de fer. (3i mars.— i5 ans.)
- M. Clara, à Paris; appareil applicable aux locomotives afin d’accélérer la combustion et permettant l’emploi de l’anthracite. (21 avril. — 15 ans.)
- M. Macdonnel, de Londres; perfectionnements aux machines locomotives. (i5 mai.—
- 13 ans.)
- M. Andraud, à Paris; locomotive de montagne exempte de glissement des roues motrices et propre à gravir toutes les pentes. (28 juin. —15 ans.)
- M. Cassai, à Paris; moyen de transformation de la roue motrice des locomotives, électroaimant pour augmenter son adhérence au rail; moyen de contact avec le rail des deux pôles d’une roue. (12 juillet.—15 ans.)
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- MM. Roubicr, Rostaing et Bourget, à Lyon; système de locomotives dit fratickissangles. (14 juillet. — i 5 ans.)
- MM. Fargon Demoulin et Vizct, à Paris; mécanisme destiné à prévenir les accidents sur les chemins de fer, au moyen duquel le conducteur de la locomotive agit sur un levier pour faire ouvrir ou fermer les aiguilles, jou bien agir sur tous les freins à la fois, pour arrêter le convoi instantanément. (7 août.—15 ans.)
- M. Lacour, à Paris; locomotive dite animale. (17 août. —15 ans.)
- M. Duchesne, à Paris; système de locomotion. (13 septembre. —15 ans.)
- MM. Galy-Cazalat et Adam, à Paris; perfectionnements apportés dans les divers appareils qui composent la chaudière et la mécanique des machines locomotives. (3o octobre.—15 ans.)
- M. Aubineau, à Paris ; appareil ou mécanisme propre à préserver les voyageurs d’accidents ou à atténuer les effets de ceux qui peuvent avoir lieu sur les chemins de fer. (20 novembre.—15 ans.)
- M. Laubier, à Paris; machine locomotive à vapeur, à deux excentriques. (3 décembre.— i5 ans.)
- LUNETTES.
- M. Marchand, à Paris ; appareil à étirer les branches de lunettes. (23 décembre. —15 ans.)
- MACHINES A VAPEUR.
- M. Lorin, à Lyon ; machine à vapeur comprimée. (22 janvier. — io ans.)
- M. Hediard, à Paris; système de machine à vapeur rotative. (4 février.—15 ans.)
- M. Main , de Londres ; perfectionnements apportés aux machines à vapeur. (20 mars.—
- 13 ans.)
- MM. Le gris et Chois/, à Paris ; système d’appareil ayant pour objet une économie importante dans le chauffage des machines à vapeur. (6 avril. —15 ans.)
- M. Coûtant, à Ivry (Seine); système de piston pour les machines à vapeur. (7 avril.—15 ans.)
- M. Harrison, de Londres; perfectionnements apportés dans la disposition des machines à vapeur. (8 avril.*—13 ans.)
- M. Zambcaux, à Versailles (Seine-el-Oise'i • perfectionnements apportés dans la construction des machines à rotation directe du système Pecqueur. (i3 avril.—15 ans.)
- M. Lcgavrian, à Lille (Nord) ; nouveau système de machine à vapeur. (27 avril —15 ans.i M. Thomas, de Londres; perfectionnements aux machines à vapeur. (28 avril —13 ans.)
- M. Bramwell, de Londres; système de commandes de tiroirs et soupapes des machines à vapeur. (11 mai.— i5ans.)
- M. Bontemps à Châlons (Saône-et-Loire) ; appareil préservateur des étincelles qui s’échappent des cheminées des machines à vapeur. (5 juillet.—15 ans.)
- M. Joli/ , à Paris ; perfectionnements aux machines à vapeur. (3i juillet. —15 ans.)
- M. Maudsley , de Londres ; perfectionnements apportés aux machines à vapeur, applicables en tout ou en partie aux pompes et autres machines motrices. (3i juillet.—14 ans.)
- M. Saboui et, à Paris; système de distribution circulaire à détente variable applicable aux machines à vapeur fixes et mobiles. (7 septembre. — 15 ans.)
- M. Fontenay, à Paris; procédé à employer pour changer la marche des machines à vapeur. (9 septembre.— i5 ans.)
- M. Stehelin, à Bilschwiller (Haut-Rhin); machine à vapeur à condensation à trois cylindres sans contre-pression de vapeur. (10 septembre.— i5ans.)
- M. Hall, à Lyon; nouveau genre de machine à vapeur. (29 septembre.—15 ans.)
- M. Vuillaume, à Saint-Etienne (Loire); système de machines à vapeur adaptées aux voitures destinées à transporter les voyageurs sur terre. (8 octobre.—15 ans.)
- M. Isoard, à Paris; perfectionnements applicables aux machines à vapeur. (12 octobre.— i5 ans.)
- M. Girard, à Paris; machine à vapeur horizontale à double effet propre à activer directement des pompes à eau, souffleries, etc,, et dont les organes s’appliquent avec avantage aux moteurs à vapeur et hydrauliques des sys-
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- ternes déjà existants, (27 novembre.—15 ans.)
- M. Dezeimeris, à Bordeaux; machines à vapeur surchauffée avec volant propulseur à double effet, à appareil et chaudière générateur de vapeur seconde, (n décembre.— i5 ans.)
- MACHINES HYDRAULIQUES.
- MM. Slehelin et comp., à Bitschwiller (Haut-Rhin); turbine à vapeur et à gaz. (7 janvier.— i5 ans.)
- M. Foex, à Marseille; clapet de bélier hydraulique désigné sous la classification de levier double à matelas d’eau. (17 janvier. — i5ans.)
- M. Huot, à Troyes (Aube); perfectionnements apportés dans les turbines hydrauliques. (22 janvier.—15 ans.)
- MM . Amiral et Courbcbaisse, à Cahors (Lot); machine liypshydre destinée à élever de l’eau ou à comprimer de l’air par une chute d’eau. (2 mars. —15 ans.)
- MM. Boulangerybre et fils, à Fallon (Haute-Saône); système de turbine à deux roues. (23 mars.—15 ans.)
- Les memes; système de moteur hydraulique dit turbine à pression. (23 juin. —15 ans.)
- M. Peyrey, à Mannande (Lot-et-Garonne); turbine à robinet-vanne propre à utiliser une chute d’eau. (11 mai.—15 ans.)
- M. Panizini, à Paris; machine hydraulique à pression d’air. (2 juin.—15 ans.)
- M. Grosrenaud, à Saint-Etienne (Loire); roues hydrauliques à réaction. (9 juin. — i5 ans.)
- M. Lachave, à Paris ; machine hydraulique propre à l’épuisement et à l’élévation des eaux. (i4 juin.—15 ans.)
- M. Denis, à Montigny-sur-Loing (Seine-et-Marne); roues hydrauliques à godets alimentés par des pompes et dont la force motrice serait applicable à un moulin. (18 juin.—15 ans.)
- M. Rousselet, à Virey-sous-Bar (Aube); machine destinée à monter pour les irrigations. (29 juin.—15 ans.)
- M. S entières, à Pézenas (Hérault); nouveau moteur hydraulique. (3o juin.— i5 ans.)
- M. Delapierre, à Lassigny (Oise); machine dite rotateur hydraulique. (27 juillet.—5 ans.)
- M. Cregut, à Avignon (Vaucluse); noria propre à élever les eaux. (29 juillet.—10 ans.)
- MM. Isnard et Rancurel, à Grasse (Var); nouvelle machine hydraulique. (6 août.— i5 ans.)
- M. Romas fils, à Montauban (Tarn-et-Ga-ronne); noria d’une forme particulière dite noria à jet. (6 août.—15 ans.)
- M. Davin, à Paris; nouvelle machine à élever l’eau. (11 août.—15 ans,)
- M. Magnat, à Grignan (Drôme); nouvelle machine hydraulique. (12 octobre.—15 ans.)
- M. Gibaud, à Paris ; machine hydraulique destinée à remplacer les machines à vapeur. (26 octobre. — 1 5 ans.)
- MACHINES-OUTILS.
- M. Journet, aux Batignolles (Seine); machine-outil applicable aux terrassements, aux mines et aux carrières. (26 avril. —15 ans.)
- M. Beardside , des Etats-Unis d’Amérique ; machine à raboter, rainer et canneler les planches. (12 août.—13 ans.)
- M. Rendshaw, à Park, comté deNottingham, en Angleterre; perfectionnement dans le coupage et le rabotage des pièces de grosse construction et, par suite, dans les machines-outils. (23 octobre.—14 ans.)
- M. Damon, à Viviers (Ardèche); machine à mortaiser les bois. (3 décembre. —15 ans.)
- MACHINES DIVERSES.
- M. Lakersteen , de Londres ; perfectionnements dans le mécanisme propre à couper le lin, la paille et autres substances fibreuses. (19 janvier.—13 ans.)
- MM. Soyez et Bouillon , à Paris ; machine dite percuteur mécanique continu. (6 mai. — 15 ans.)
- M.Peyot, à Lyon; instrument dit excentrique à compensation. (22 mars. —15 ans.)
- M. Mauny, à Paris ; système de coupe-ficelle. (9 août.—15 ans.)
- M. Decoster, à Paris ; machine dite metteur en pince mécanique. (3i août.—15 ans.)
- M. Brac, de Leeds, en Angleterre; appareil pour arrêter ou lâcher les chaînes, cordes, etc. (3o septembre.—i5ans.)
- M. Vidal, à Paris; système de machines k
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- couper les carreaux en terre ou autres objets clu même genre. (20 décembre.—15 ans.)
- MALLES.
- M. Pillet, à Paris; sac-malle à développement pour chemins de fer. (1 1 juin.—15 ans.)
- MM Macé et Boulanger, à Paris; disposition de malles et sacs de voyage dits malles-nécessaires multiples. (18 septembre. —15 ans.)
- MANEGE.
- M. Grivolet, à Aubepierre (Haute-Marne); perfectionnement consistant à simplifier la machine pour la coupe et l’assemblage des pièces qui composent le plateau. (28 janvier.— i5 ans.)
- MANGEOIRE.
- M. Laurent, à Paris; appareil dit mangeoire portative ou musette à foin, ayant pour objet de dispenser de placer à teire le foin que l’on donne aux chevaux lorsqu’ils sont attelés, cette musette pouvant, à l’occasion, contenir de l’eau pour les abreuver. (22 janvier.—l5 ans.)
- MANOMÈTRE.
- M. Pic, à Valenciennes (Nord); manomètre métallique à ressortà boudin. (5 mars. — 15 ans.)
- MM. Schaffer et Budcnberg, à Paris; perfectionnements apportés dans la construction des manomètres. (27 juillet.— i5ans.)
- MM. Black et Ruez Delsaux, à Cambray (Nord); application du sifflet d’alarme aux différents manomètres. (12 novembre. ioans.)
- M . Chamemy, à Lyon; système de mauo- j mètre. (16 novembre. —15 ans.)
- MARBRE.
- M. Lacarrière, à Paris; production de marbre factice à i’aide du sulfate de zinc ou autres sulfates employés à l’état solide ou liquide. (25 octobre.— i5ans )
- MARQUETERIE.
- M. Lustenbcrger, à Paris ; genre de marqueterie et d’incrustation. (24 juillet. —i5 ans.)
- MARTEAU.
- M. Berger, à Saint-Lze (Drôme); martinet j cylindrique à bras propre à battre le fer. ' (a4 mars. —15 ans.) j
- MM. Jean et Scellos, à Paris ; système de '
- distribution applicable aux marteaux-pilons et à diverses industiies. (27 décembre. —15 ans.'i
- MASTIC.
- Madame Serène, à Paris; mastic chimique pour les arts plastiques. (i5 mars. —15 ans )
- M. Amade, à l’isle (Vaucluse); mastic imperméable. (10 mai. ~ i5 ans.)
- MATELAS.
- M. Benoit, à Lyon ; sommier élastique die perpétuel. (8 avril. — 1 5 ans.)
- M. Bagnard, à Châlons-sur-Saône (Saône-et-Loiie); nouveau sommier élastique. (21 avril. — 15 ans.)
- M. Roy, à Angoulème (Charente); perfectionnements appoités à un sommier élastique. ( 13 mai. — 1 5 ans.)
- M. Ferrand, à Lyon; nouveau genre de sommier. (28 juin.—1 5 ans.)
- M. ilJ arc h and, à Paris; sommier élastique bri sé, matelassé. (4 août.—15 ans.)
- M. Caquet, à Saint-André-d’Apchon (Loire); système de sommiers élastiques. f3o octobre.— 1 5 ans.)
- MÉDICAMENT.
- MM. Fatard et Doucet, à Paris; bijou élec-tro-mcdico. (.3 avril. - i5 ans.)
- MENUISERIE.
- M. Douai, à Rouen; confection de la menuiserie en général. (8 mars. —15 ans.)
- M. Tac ho n, à Lyon ; mécanique à menai-i sérié, la coupe des lignes courbes. (22 septembre.—15 ans.)
- MESURES.
- M. Fonquet, à Montmartre (Seine); mesure légale. (8 mai. — i5 ans.)
- MÉTAUX.
- M. Henry, à Paris ; système de damasquinage et de décoration de tous métaux à l’aide de l’électricité par l’application des métaux divers. (2.4 février.— i5 ans.)
- M. Pial , à Paris; fabrication de couvre-joints métalliques pour couverture, etc., permettant de donner au métal toutes les formes désirables usitées dans la ferblanterie, la plomberie, la chaudronnerie, etc. (5 mars.— i5 ans.)
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- M. Fengcre, à la Chapelle - Saint-Denis (Seine); substitution de pièces de fonte de fer trempée à celles de cuivre, bronze, etc., dans toute espèce de meubles (ig avril. — i5ans.)
- M. Larroumels, à Bruxelles; machine à réduire toute espèce de métaux en feuilles. (4 mai.—15 ans.)
- MM. Pelin et Gaudet, à Rive-de-Gier (Loire); perfectionnements apportés dans la fabrication des pièces de forge, et particulièrement applicables aux bandages des roues. (5 juin. — i5 ans.)
- M. Dugué fils aîné, à Paris; machine continue ou à laminoirs superposés pour frotter le sable propre à la fonderie. (18 juin. — i5 ans.)
- M. Frearson, de Londres ; moyen de couper, former et presser les métaux et autres matières. (9.3 juin.—15 ans.)
- M. Karr, à Paris; utilisation des flammes perdues des feux d’aflinerie, et leur application au chauffage des fers, cuivres, etc. (i5 septembre. — i5 ans.)
- M. Huet, à Paris; perfectionnements apportés dans le travail des métaux, afin d’en obtenir différentes pièces, notamment des cadenas de bourses, porte-monnaie, etc (g novembre. — 15 ans.)
- MM. Chenot père et fils, à Clichy-la-Ga-renne (Seine); i° pyrogalvanie, ou art de décaper, décorer, affiner, cémenter, fondre les métaux et les rendre inaltérables en leur conservant leurs formes solides ; 2° système de fabrication du fer et de l’acier, fusion de ceux-ci. (2g novembre. —15 ans.)
- M. TV ail, à Paris; système de conservation des métaux. (i4 décembre.— i5 ans.)
- MEUBLES.
- M. Ladvocal dit Camille, à Paris; triple meuble de salon, faisant à la lois divan ou canapé continu, corbeille de fleurs et candélabre. (8 janvier.—15 ans.)
- M. Bukaty, à Paris; petit meuble dit pelote-nécessaire. (ig janvier.—15 ans.)
- Le meme; disposition de sièges et de meubles mobiles. (27 janvier.—15 ans.)
- M. Fauh, à Paris; fauteuil à mouvement circulaire. (7 février.—15 ans.)
- MM. Bernard et Louis, à Paris ; toilette-commode qui, par l’ensemble de ses dispositions intérieures, est propre à divers usages. (21 février.—15 ans.)
- M. Noël, à Paris; procédé de fabrication de panneaux en bois de placage moulés, gondolés et galbés pour meubles. (2g mars.—15 ans.)
- M. Damman, à Paris ; genre de toilette-commode à battant mobile. (16 avril.— i5 ans.)
- M. Valette, à Bordeaux ; pâte propre à la fabrication des meubles. (2 octobre.—15 ans.)
- M. Schneider, de Berne (Suisse); genre de fauteuil contre le mal de mer. (20 décembre. —15 ans.)
- M. Malhey, à Besançon 'Doubs); fauteuil à équilibre. (23 décembre.— i5 ans.)
- MINERAIS.
- M. Cumenge, à Paris; procédé de traitement des minerais. (8 mars. —15 ans.)
- M. Manche, à Avignon (Vaucluse); cribra-tion des minerais. (23 octobre.—15 ans.)
- M. Schmitt, à Goffontaine, près Sarrebruck (Moselle); traitement mécanique des minerais et des houilles. (3o novembre.—15 ans.)
- MINES.
- M. Guilmont, à Denain (Nord); appareil destiné à empêcher les tonneaux employés dans les mines de passer au dessus des poulies. (17 septembre.—15 ans.)
- M. Dumas, à la Voûte (Ardèche); appareil de mines à percer. (3 décembre.— i5 ans.)
- MIROIRS.
- M. Lannois, à Paris; moyens de fabrication de miroirs en métal. (8 avril. —15 ans.)
- MOISSON.
- M. Fvras, à Paris ; moissonneuse roulante.
- (8 janvier.—15 ans.)
- M. Cournier, à Saint-Romans (Isère); machine à moissonner le blé. (3 février.—15 ans.)
- MONNAIE.
- M. Bovy, à Paris ; presse continue propre à frapper la monnaie, les médailles, les jetons et autres pièces de métal. (ier mai.—15 ans.)
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- Cinquante-deuxième année. Novembre 1853.
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- M. Rhrmmn, à Strasbourg ; appareil propre à compter et à enrouler les pièces de monnaie. (27 juillet. —15 ans.)
- MONTRES.
- M. Boutant, à Paris; clef de montre avec bé-lière sans rivure. (18 février.—15 ans.)
- MM. Gounant frères, à Roncliamp (Haute-Saône); système de fabrication de carrés de montres. (7 avril. —15 ans.)
- M. Lacan, à Paris ; système de tète de clef de montre, consistant en trois parties découpées séparément, dont deux s'emmanchent dans la troisième qui forme un collet à quatre crans. (29 avril.—15 ans.)
- M. Mcsnard, à Barbezieux (Charente); cadran mouvant applicable aux montres. (25 juin. —15 ans.)
- M. Laurence, à Issoudun (Indre); système de grand ressort et de transmission de mouvement applicable aux montres, (xoaoût.—15 ans.)
- MM. Larochelle et Denis, à Paris; montre d’enfant à sonnerie, dite montre sans pareille. (27 août. — i5 ans.)
- M. Chesny, au Mans (Sarthe); pièce dite réservoir, qui, placée dans les montres à échappement à cylindre, prolonge la marche de leur mouvement. (11 septembre.—15 ans.)
- mortier.
- M. Juzet, à Paris; machine à broyer le mortier. (9 décembre.— i5 ans.)
- MOSAÏQUE.
- M. Gregory, à Paris ; application par incrustation de la mosaïque de Rome à toute espèce de camée-coquille , de manière à donner tous le dessu s et sujets possibles, en leur conservant la solidité désirable. (3 septembre. —15 ans.)
- MOTEURS.
- M. Rossner, à Paris ; système de moteur électrique. (3o janvier. —15 ans.)
- M. Laubercau, à Paris; moteur à air chauffé et refroidi, d’une application générale. (31 janvier.—15 ans.)
- M. Farinaux, à Lille (Nord); appareil à force centrifuge. (3 février. — i5 ans.)
- M. Tardy de Monlravel, à Paris; nouveau genre de moteur. (3 février. —15 ans.)
- M. Rondin, au Mans (Sarthe); mouvement perpétuel atmosphérique. (21 février. —10 ans.)
- M. Rabiot, à Paris; divers appareils mus par le vent, le soufflerie la bouche ou l’air comprimé ou dilaté par la chaleur. (28 février.— 15 ans.)
- 31. Cassou, à Andoins (Basses-Pyrénées); mécanisme propre à mettre en mouvement à la fois une scie et un moulin à l’aide de moteurs zooliques, suivant un mouvement rectiligne. (ieI mars. — i5 ans.)
- M. Sheppard, de Londres; perfectionnement en obtenant et en appliquant la force motrice. (3 mars. —13 ans.)
- MM. Cosson et Robin, à Paris; moteur à rotation continue applicable à toute industrie. (9 mars.—15 ans.)
- M. Chameroy, à Paris; moteur à vapeur. (27 mars.—15 ans.)
- M. Dussaq, à Bordeaux; nouveau moteur électrique. (i5 avril.—15 ans.)
- MM. Crombe et Descat, à Roubaix (Nord); moteur par équilibre, sans emploi de charbon ni d’eau. (1er mai. —15 ans.)
- M. Lakerstcen, de Londres ; perfectionnements dans la manière d’obtenir la force motrice. (i5 mai.— 13 ans.)
- M. Say, à Paris; appareil moteur dit turbine à vent. (i5 mai. —15 ans.)
- MM. TFaet et Langlois, à Paris; machine motrice réalisant la vente de la vapeur à domicile. (i5 mai.—15 ans.)
- M. Cluzeaitx aîné, à Bouscat (Gironde); système de mouvement perpétuel qui donne la force qu’on voudra obtenir par le moyen du levier. (24 mai.—15 ans.)
- M. Chassagnette, à May, commune de Cha-rensat (Puy-de-Dôme); force motrice se produisant et s’entretenant d’elle-même, et applicable à tout système mécanique. (2 juillet.— i5. ans.)
- M. Gervais, à Paris; moteur à puissance continue. (5 juillet. —15 ans.)
- M. Letesiu, à Paris ; perfectionnements gé“
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- néraux dans les modes de transmission du mouvement. (i3 juillet. —15 ans.)
- M. Larmanjal, à Paris; nouveau genre de moteur. (21 juillet.—15 ans.)
- M. Clément, à Brest (Finistère); moteur à mouvement continu. (23 juillet.— i5 ans.)
- M. Moinau , à Paris; perfectionnements apportés à un mouvement continu à intermittence pouvant remplacer tous les moteurs connus jusqu’à ce jour, tant sur terre que sur l’eau, lequel, une fois établi dans son état normal, n’a besoin d’aucune dépense pour son alimentation. (3o juillet. —15 ans.)
- M. Canat, à Paris; machine à ferro-aimant sphérique et à effet continu. (3i juillet. —15 ans.)
- M. Regnier, à Paris; machine rotative à force continue. (6 août.—15 ans.)
- M. Stamm, à Thann (Haut-Rhin); mouvement rotatif servant de moteur hydraulique ou à gaz, ou de pompe à eau ou à gaz. (1 r août. —15 ans.)
- M. Turgis et Madame Hennequin, à Oran (Algérie); machine à force motrice spontanée et continue, (17 août.—15 ans.)
- M. Schiele, de Oldham, en Angleterre; perfectionnement dans la pioduction et l’application du pouvoir moteur. (20 août.—15 ans.)
- M. Magnin, à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme); machine servant de moteur universel. (28 août.—15 ans.)
- M. Durand, à Paris ; moteur mécanique rotatif dit dynamomètre Durand, applicable à toute industrie qui exige force et vitesse. (7 septembre.— 15 ans.)
- M. Duran, de Madrid (Espagne); moteur à mouvement continu. (9 septembre.—i5ans.)
- MM. Grenet et Fonvielle, à Paris; moteur électro-magnétique. (19 octobre.—15 ans.)
- M. Hyatt, de Londres; perfectionnements apportés aux moteurs à vapeur. (29 octobre. —14 ans.)
- M. Duncan, de Londres; perfectionnement dans les machines et appareils servant à recevoir l’action motrice de la vapeur ou de tout autre fluide et dans les objets Servant à trans-
- mettre le mouvement. (4 novembre.—13 ans.)
- M. d’Argy, aux Batignolles (Seine); système de transmission de force. (9 novembre. — 15 ans.)
- AI. Marcschal, à Paris; système de moteur compteur alimenté par les eaux de concession. (10 novembre.—15 ans.)
- MM. Bressan père et fils, à Yillefranche (Rhône); nouvelle force motrice. (16 novembre.— 15 ans.)
- M. Delachaise, à Alais (Gard); moteur applicable à tous les systèmes d’attraction. (4 décembre.— 1 5 ans.)
- M. Jauffret, à Marseille ; mécanisme remplaçant la vapeur, applicable aux voitures, chemins de fer et navires. (4 décembre. —15 ans.)
- M. Ludeke, de Philadelphie (Etats-Unis d’Amérique); moteur à force centrifuge. (11 décembre.— \ 5 ans.)
- MM. Marinier et Leduc, à Paris; disposition mécanique dite multiplicateur, permettant de multiplier une force motrice donnée et d’obtenir ainsi le mouvement perpétuel. (i5 décembre.— i5ans.)
- M. Pascal, à Lyon ; machine-moteur à combustion comprimée. (23 décembre. — i5 ans.)
- M. Allan, de Londres ; perfectionnements dans la production du mouvement et de la force motrice. (28 décembre—i4 ans.)
- M. Buchet, à Lyon ; emploi d’un moteur. (29 décembre.—15 ans.)
- MOUCHETTES.
- M. Bcilevallêe, à Paris; nouveau système de mouchettes. (10 janvier. —15 ans.)
- MOULAGE.
- M. Liandier, à Paris; système de modèle élastique propre au moulage des pièces de fonte ou autre métal. (i3 mars.—15 ans.)
- MM. Roux et Schnekenburger, à Paris; composition fusible applicable au moulage. (3 août. —15 ans.)
- M. Pournoux, à Paris; produits gai van o -plastiques en ronde bosse obtenus par un procédé de moulage dit moulage à relief perdu. (4 septembre. — 15 ans.)
- M. M-eems à Paris; système de moulage dit
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- moulage hydraulique. (6 décembre. — i5 ans.)
- MM. Roubier et Dubois, à Lyon ; application de la pression élastique du caoutchouc au moulage. (23 décembre.—15 ans.)
- MOULES.
- MM. Julien frères, à Paris; genre de moules à pâtisserie. ( 8 avril. —i5 ans.)
- Les memes ; genre de moules à gâteaux. (12 novembre.—15 ans.)
- MM. Revillon et Martin, à Paris; moule à glace sans soudure. ( 5 octobre. — i5 ans.)
- M. Finot, à Paris; moule à gâteau. ( 3o novembre.—15 ans.)
- MOULINS.
- M. Berton, à la Ghapelle-Saint-Denis (Seine); arbre tournant en tôle pour moulins à vent. ( 3o janvier.— 15 ans.)
- Le même; régulateur et barre tournante en fer, et perfectionnement à la volée en planches des moulins à vent, (i/j juin.—15 ans.)
- M. Bigot, à Lyon; moulin métallique portatif. ( 4 février.—15 ans.)
- M. Jouaenet, à Castel-Nouel (Corrèze); système de moulin devant fonctionner par toutes les aires de vent possibles. ( 26 février. — i5 ans.)
- M. Brunet-Jalaquier, à INîmes (Gard) ; moulin à vent à pied fixe, couronne supérieure mobile et à régulateur rameur. ( 18 mars. — r5 ans.)
- M. Vermorel, à Beauregard ( Ain ) ; perfectionnement apporté au moulin ventilateur dit tracnas. (10 avril.— 10 ans.)
- M. Barnett, de Kingston-upon-Hull, en Angleterre ; perfectionnements aux moulins à blé ou machine à moudre toute espèce de grains. (26 mai. — 14 ans.)
- M. Malère, à Paris ; système de moulin à vent invariable et réglé. (18 juin.—15 ans.)
- MM. Fichet et Lambert, à Pithiviers(Loiret); régulateur pour moulins à vent. ( 29 juin. — i5 ans.)
- M. Kling, à Paris; système de moulin à broyer et à moudre toute espèce de grains et de substances. (i5 juillet.—15 ans.)
- M. Brignaud, à Saint-Seurin-de -Cadourne
- >0 )
- ( Gironde ) ; moulin à farine de froment. (24 juillet.—15 ans.)
- M. Long, à Marseille; moulin à lit strié. (26 août.— i5 ans.)
- M. Conty, à Châtellerault ( Vienne ); système propre à régler le travail des meules dans les moulins à farine. (17 novembre. —15 ans.)
- MM. Lallement et Mi chu , à Eteignères ( Ardennes ); moulin à meule conique. (19 novembre.—15 ans.)
- M. O g nard, à Paris; dispositions appliquées à la construction des moulins à vent. ( 9 décembre.—15 ans.)
- MM. Hainaut frères, à Iwuy (Nord); application des courroies et cônes gradués à la marche des tordeuses à meules. (16 décembre. — iÔ ans.)
- MOUTON.
- M. Perrin, à Paris; simplification et perfectionnement apportés au mouton ordinaire. (19 octobre. —15 ans )
- MUSELIÈRE.
- M. Crépinet, à Paris; genre de muselière pour tous animaux. ( 5 février.—15 ans.)
- M. Bernard, à Lyon; muselière à chien. (23 juin. — 15 ans.)
- MM. Roblin frères, à Paris; perfectionnements apportés dans la construction des muselières, colliers, etc. ( 4 novembre.—i5 ans.) musique (instruments de).
- MM. Dupont et J^asselin, à Paris; dispositions de pistons à rotation applicables aux instruments à vent. (i3 janvier. —15 ans.)
- M. Roth , à Strasbourg ( Bas-Rhin ); mécanisme dit transpositeur, applicable aux instruments de musique en cuivre. ( 3 mars. — i5 ans.)
- M. Sax dit Adolphe, à Paris ; perfectionnements et dispositions applicables aux instruments à percussion. ( 5 avril.—15 ans.)
- Le même; dispositions applicables aux instruments de musique à vent, notamment en cuivre. (ier octobre. —15 ans.)
- M. Estèvc , à Paris ; perfectionnements apportés dans l’exécution des anches libres ap-
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- plicables aux instruments de musique et à d’autres objets. (17 avril. — i5 ans.)
- MM. Brisbart-Gobert et Collin, à Paris ; pendule-métronome Maelzel. ( 27 avril. —
- 15 ans.)
- M. Pierre, à Paris ; système de branche à coulisse pour pupitres d’instruments de tout genre en cuivre ou en bois. ( 6 mai.—15 ans.)
- M. Rodel, à Paris; système de pistons applicable aux instruments de musique en cuivre. (26 mai.—15 ans.)
- M. Gautrot, à Paris; perfectionnements dans la confection des instruments à vent en métal. (27 mai.—15 ans.)
- M. Ferry, de Londres ; disposition mécanique instantanément applicable au clavier d’un piano ou d’un orgue pour jouer des airs et des accompagnements au moyen d’une manivelle et d’un moteur. (213 mai. — i5 ans.)
- M. Desbeaux, à Marseille; appareil magnétique destiné à tourner à volonté , sans le secours des mains, les pages ou feuillets d’un cahier de musique, d’un livre ou d’un autre objet ; ledit appareil applicable aux pupitres, meubles, pianos, etc. (12 juin. —15 ans.)
- M. Gyssens, à Paris; perfectionnements apportés aux clarinettes à treize clefs. ( i5 juin. — i 5 ans.)
- M. David, à Paris; système de gros pistons chromatiques applicable à tous les instruments de musique en général. (28 juillet.— i5 ans.)
- M. Lesfauris, à Paris; nouveau métronome. ( 12 aorit. — 15 ans )
- M. Leterme, à Paris ; perfectionnements apportés aux accordéons, flûtinas et concer-tinas. (21 août.— iSans.)
- M. Bouton, à Vaugirard ( Seine ); instrument de musique dit accordéon-piano. (16 septembre.—15 ans.)
- M. Martin de Corteuil, à Paris; machine à musique. (17 septembre.— i5ans.)
- M. Couturier, à Lyon ; opliicléide à cylindre ou à piston. (i3 octobre. — i5 ans.)
- M. Basson, à Paris; perfectionnements aux flûtinas et autres instruments de musique. ( 1er décembre.—i5ans.)
- M. Daniel, à Marseille; système de piston à spirale qui diminue la course des tiges des instruments à piston. (8 décembre.—15 ans.)
- NATATJON.
- M. Lechevallier, au Havre (Seine-Inférieure); appareil propre à la natation et aux exercices gymnastiques. ( 4 mai.—15 ans.)
- NAVIGATION.
- M. Vincent, à Paris; perfectionnement dans la navigation à la vapeur. (?.5 mai.—15 ans.)
- M. Dupré, à Château-Gontier ( Mayenne ); système modérateur du tangage des bâtiments à voiles et à vapeur. (2 juin. — i5 ans.)
- M. Macintosh, de Londres; perfectionnements dans les machines à vapeur, le gréement des vaisseaux et dans les moyens propres à faciliter la marche de ces derniers. ( i5 juin. —
- 13 ans.)
- M. Delaporte, à Paris; roue nageante applicable à la marine. ( 3 juillet. —15 ans.)
- MM. Boury et Gelas, à Lyon; invention et application, à la navigation fluviale, maritime et des canaux, d’un système de locomotion des bâtiments et bateaux au moyen d’une pompe aspirante et foulante à jet continu. ( 17 août.
- — 1 5 ans.)
- M. Nasmyth, à Lille ( Nord ); méthode perfectionnée d’utiliser les eaux courantes. ( 13 novembre.'—15 ans.)
- NAVIRES.
- M. Drake, de Londres; perfectionnements dans la construction et la propulsion des vaisseaux et autres bâtiments flottants. (9 février.
- — 1 1 ans.)
- M. Sterling jeune , à Bordeaux ; chantier de carénage mobile verticalement. (28 février. — i5 ans.)
- M. Aldigé, à Bordeaux; feuillet végétal imperméable pour le doublage des navires. (ier mars. —15 ans.)
- M. Lacon, de Londres; perfectionnements aux moyens employés pour suspendre sur les navires, les chaloupes ou canots, et pour mettre à flot lesdites embarcations. ( 17 mars. —>
- 14 ans.)
- M. Judic, à Mesquer (Loire-Inférieure);
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- appareil de carénage des navires perfectionné.
- ( 6 avril. — 15 ans.)
- M. Bonnin aîné, à Bordeaux; hune avec ses élongis et ses jottereaux en fer, le tout sans être chevillé clans le mât du bâtiment. (27 mai. — i5 ans.)
- M. Dehaull fiis, à Paris ; procédé de calfatage des navires. ( 3 juillet.—i5 ans.)
- IM. Normand, au Havre ( Seine-Infér ieure ); perfectionnements dans l'assemblage et le travail du bois, applicables à la construction des navires, bateaux à vapeur et autres, et susceptibles d’autres applications. ( 5 novembre. —
- 14 ans.)
- NÉCESSAIRES.
- M. Christophe, à Paris ; nécessaire à tiroir.
- ( 9 juin. —15 ans.)
- M. JP argny-Dionis, à Péronne ( Somme ); nécessaire du fumeur. (28 août. —15 ans.)
- M. Sonnant, à Paris; perfectionnements apportés aux nécessaires de voyage et autres objets analogues. (27 octobre. —15 ans.)
- NOIR ANIMAL.
- M. Ebinger, de Bruxelles; système de fabrication du noir animal en grain. ( 1er juin. —
- 15 ans.) *
- MM. Bordone et Painar, à Paris; application à l’industrie et préparation d’une substance propre à remplacer le noir animal dans toutes ses propriétés, et principalement dans celles relatives à la fabrication et au raffinage des sucres. (21 juillet. —15 ans.
- M. Boolz-Laconduitc, à Douai ( Nord ); machine à laver les noirs dans les sucreries. (22 octobre.—15 ans.)
- M. Tocchi, à Paris; revivification du noir animal. (9 novembre.—15 ans.)
- NOIR DE FUMÉE.
- MM. Buran et Lefevre, à Paris; procédé de fabrication du noir de fumée. ( 3o août. —
- 1 5 ans.)
- OBJETS DIVERS.
- M. Richard, à Paris; moyen d’établir le 1 cours officiel et régulier de tous les fonds publics et étrangers, et des actions et valeurs industrielles f au comptant , à ternie et à prime.
- pendant la tenue de la bourse. ( 7 janvier. __
- i5 ans.)
- M. Foley, à Alger; procédé pour la désagrégation des fibres des feuilles de palmier nain d’Afrique et autres plantes textiles. ( i3 avril.
- — 15 ans.)
- M. de Sparre, à Sarrebruck (Moselle); méthode perfectionnée pour séparer des substances de gravités spécifiques différentes. (i5 juillet.—15 ans.)
- M. Quétard, à Paris; application du burgau au service de table. (16 septembre. —15 ans.)
- M. Pinson, à Paris ; méthode de combinaison de l’alumine avec la gélatine. (20 octobre.
- - 15 ans.)
- MM. Bradford et Fitzgérctld, de Londres; appareil servant à trier et séparer des substances de gravités spécifiques différentes. (17 novembre.— iSans.)
- MM. Langlois et Allier, à Paris; système de formules spéciales destinées à l’émission des valeurs quotidiennes dites de circulation au porteur. (22 décembre. — i5 ans.)
- OCRE.
- M. Zagorowski, à Auxerre (Yonne); procédé appliqué à la ventilation et à la cuisson des ocres en poudre. ( 12 février. — i5 ans.)
- OMBRELLES.
- M. Blanche, à Bordeaux; nouvelle garniture d’ombrelle. ( 5 mars.—15 ans.)
- M. Belloehe, à Paris; ombrelle-éventail et réciproquement éventail-ombrelle. ( i/j août. —15 ans.)
- M. Jacquet, à Paris; coulant en fer aciéré ou cémenté, ou en acier, propre à arrêter la brisure des cannes d’ombrelles à canne brisée. (29 juillet.—15 ans.)
- MM. Poulareau et Bataille , à Paris; applications et perfectionnements dans la fabrication des ombrelles. (i3 octobre. —15 ans.)
- OPTIQUE.
- MM. Moussier et Bouland, à Nantes; verres de ['lunettes périscopiques achromatisés. (11 mars. —15 ans.)
- OR.
- M. Longmaid, de Londres; perfectionne-
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- ments dans la manière d’extraire l’or des minerais on matières qui le contiennent. (2 mars. —14 ans.)
- ORGUES.
- M.Slein, à Paris; emploi de l’éleetro-ai-inant en remplacement du mécanisme dans l’orgue à tuyaux et les orgues en général. (2 février. —15 ans.)
- M. Alexandre, à Paris; système mécanique permettant de diminuer instantanément de hauteur les orgues mélodions et autres, afin d’en faciliter le transport et de les rétablir à la hauteur voulue par un mouvement instantané. (28 février. —15 ans.)
- M. Perrard, à Digoin (Saône-et-Loire); mécanisme dit le parfait transpositcur, applicable aux orgues. (27 septembre.—15 ans.)
- M. Fourneaux, à Passy (Seine); divers perfectionnements apportés aux orgues expressives. (25 novembre.—15 ans.)
- M. Gavioli, à Paris; perfectionnements apportés aux orgues fixes et portatives à touches et à cylindre. (29 novembre.—15 ans.)
- ORNEMENTS.
- M. Chambelland, à Paris ; imitation et application des broderies métalliques en relief aux meubles, etc. (16 mars. — i5 ans.)
- M. Rocket, à Paris ; système de décoration de produits des arts céramiques à l’aide d’ornements découpés, gaufrés, estampés de toutes couleurs et de toutes substances coloriées, dorées, argentées, cuivrées, etc. ( 13 avril. — 15 ans.)
- M. Duquesne, à Charonne (Seine); décoration des objets en verre et en cristal. (19 avril. —15 ans.)
- M. Brenot, à Paris; genre de décor dit pastillage, pour l’ornementation des tables de festins, de banquets, de repas de noces, etc. ( 15 mai. — 15 ans.)
- M. Sennequicr, à la Cliapelle-Saint-Denis (Seine); application du sable teint et galvanisé aux meubles rustiques pour jardins, parcs, appartements, etc. (26 mai.—i5ans.)
- Mi Binet) à Paris; système de décoration
- sur glace, verre, cristal à l’aide de la peinture, de l’étamage et de l’argenture. ( 9 juin. — i5 ans.)
- M. Plichon, à Paris; application, sur verre, glace ou cristal, de lettres ou ornements, etc., imitant l’or, l’argent, le bronze, etc. (23 juin.
- — 15 ans.)
- MM. Girard et Fortin, à Paris; application, au bronze ou composition de toute espèce de métaux, de la perle taillée, unie ou moulée, vraie ou fausse en cristal, verroterie et émaux, et des yeux en émail, sur toute espèce de tètes faites avec les métaux ci-dessus désignés , ces articles pouvant être bronzés, vernis, argentés, dorés et étamés. (24 juillet.—15 ans.)
- M. Tailland, à Paris; application d’un cordon factice sur les cannes, manches de fouets, ombrelles et cravaches, au moyen du décalque de l’impression en taille-douce, de la peinture et de la lithographie. (11 septembre. —10 ans.)
- M. Fearn, de Birmingham, en Angleterre; perfectionnements apportés à l’ornementation des surfaces métalliques et aux machines ou appareils devant être employés à cet effet. (23 octobre.—14 ans.)
- MM. Guerner et Sarda, à Paris ; procédés d’application de lettres, caractères et ornements en émail de toutes couleurs sur verre ou cristal blanc ou de couleur. ( 8 novémbre. — i5 ans.)
- M. Ridgæay, de Cauldon -Place, comté de Slafïord, en Angleterre; perfectionnements apportés aux procédés propres à orner ou décorer des articles faits dé Verre, de porcelaine, d’argile ou d’autres matières céramiques. (10 novembre. — 14 ans.)
- M. Mariella, à Paris; production du relief sur tissu, étoffe, cuir et papier. (26 novembre.
- — 15 ans.)
- M. Juvanon, à Paris; système de décoration sur métaux de toute sorte, principalement sur les globes. (4 décembre.— 15 ans.)
- M. 7 'ardivau, à Paris; moyen d’obtenir, sur la nacre factice blanche et de toute couleur, des dessins et ornements imitant le relief. ( 4 décembre. — i5 ans.)
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- OUATE.
- M. Pic/iot, à Montluel ( Ain ); perfectionnements à l’invention de M. Dupont, de Lyon, pour une machine à teindre, glacer et sécher les ouates en pièces. (23 janvier.—15 ans.)
- OUTILS.
- MM. P orrai et Espinasse, à Paris; poinçon destiné à fabriquer les capsules métalliques. ( 7 janvier. —15 ans.)
- MM. Alcan et Limet, à Paris; procédé pour chauffer, à une température constante, les outils et pièces métalliques à tremper ou à recuire. (18 février. —15 ans.)
- M. Potdevin, à Rive-de-Gier (Loire); système de ringard à transporter les pièces de forge des fours au marteau. ( 1 1 mars. — 15 ans.)
- M. Escalon dit Rivière, à Paris; mèche à percer dite mèche-cuiller à pointe. ( 2 avril. — i5 ans.)
- M. Grolier, à Billom ( Puy de-Dôme ); outil propre à dresser et à languetter en même temps, pour toutes les dimensions, toute espèce de bois, en remplacement de la varlope. ( 3 juillet.—15 ans.)
- M. Mazet, à Paris; genre de guillanmes et rabots à plaques mouvantes. (2 novembre. — i5 ans.)
- M. Antoine, à Metz ( Moselle ); nouveau genre de vilebrequin. (3 novembre.—15 ans.)
- M. Brocard, à Paris; système d’outils propres à la fabrication des tubes en métal. (i5 décembre.— i5ans.)
- PAIN.
- M. Curis, à Lyon ; fabrication d’un pain de santé et de voyage. (25 mai. —15 ans.)
- M. Durand, à Toulouse; fabrication d’un pain de gluten. (18 septembre. — i5 ans.)
- PANIERS.
- M. Nicaise Petit-Jean, à Avize (Marne); mode de fermeture des paniers à vin de Champagne. (19 janvier.—15 ans.)
- PANIFICATION.
- M. de TVaet, à Paris; nouveau panificateur. ( 5 janvier.—15 ans.)
- M. Lambert, à Paris; système de panification hygiénique. (23 août.— i5 ans.)
- M. Cointry, à Nantes; mode de panification donnant 170 parties de pain pour 100 parties' de farine. (24 septembre. — i5 ans.)
- M. Richard, à Paris ; nouveau système de panification. (2 novembre. —15 ans.)
- PAPIER.
- M. Richoux, à Paris ; coupe-papier dit car-tolème. (12 février. —15 ans.)
- M. Dié, à Paris; procédé propre à rendre le papier imperméable. (i4 février.— i5 ans.)
- M. Glynn , de Londres ; perfectionnements dans la fabrication ou la préparation du papier ou des matières qui le composent, afin d’empêcher la reproduction ou impression de tout ce qui peut y avoir été écrit ou imprimé. (25 février.—13 ans.)
- M. Hurct , à Paris ; papier à cigarettes combustible. (1 3 mars. —15 ans.)
- M. Pfeiffer, à Paiis; système de machine à couper et à rogner le papier. (1 3 mai. — 15 ans )
- MM. Villeneuve et Tardis, à Bordeaux; fabrication du papier et du carton à l’aide d’une pâte végétale. (a5 mai.—10 ans.)
- M. Laroche- Joubert , à Angoulême (Charente); fabrication, à l’aide de toiles cylindriques ou de rouleaux, de papier rayé par la fabrication elle-même aidée du satinage et du glaçage. ( 12 juin — 1 5 ans. )
- MM. Clair, Narbailler et Pegnet, à Villeurbanne (Rhône); fabrication du papier, carte, carton et moulage. (16 juin. — i5 ans.)
- M. Gabet, à Lyon (Rhône); mélange de matières provenant de produits chimiques dans la fabrication du papier ou du carton. (19 juin.—15 ans.)
- M. Massiquot, à Paris; perfectionnements aux machines à couper le papier. ( 3 juillet. —15 ans.)
- M. Meldon , à Paris ; application de dessins sur cartes porcelaine et papiers de fantaisie.
- ( 3i juillet.—15 ans.)
- M. Perrot, à Poitiers ( Vienne ); moyen d’éviter la mousse et la casse dans la fabrication du papier. (10 août.—15 ans.)
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- t G65 )
- M. Lassauzée, à Paris; système de porte-papier à cigarettes. («4 août. —15 ans.)
- M. Mallory, en Amérique ; perfectionnements apportés aux machines ou presses servant à couper ou rogner le papier. ( 31 août. —14 ans.)
- M. Lallemand,, à Besançon ( Doubs ); fabrication du papier et du carton avec la tourbe. (23 octobre.—15 ans.)
- M. Lespermont, à Mulhouse ( Haut-Rliin ); procédé mécanique propre à glacer les papiers blancs et peints et les carions. (25 octobre. — i5 ans.)
- M. Day, à Paris ; système de fabrication du papier de verre et d’émeri. ( 26 octobre. — i5 ans.)
- M. Jaub ert, à Marseille ; substance végétale pour la fabrication du papier. ( 9 novembre. — 15 ans.)
- M. Sidebottom, de Londres ; perfectionnements dans les machines à rogner le papier, les livres, etc. (2G novembre. —15 ans.)
- M. Biscarre, à Paris; perfectionnements apportés à la fabrication du papier à lettre dit papier de sûreté ou de garantie, et désigné sous le nom de papier à lettre à enveloppe. ( 27 novembre.—15 ans.)
- MM. Durandeau et Chauveau, à Ângoulême (Charente); système d’apposition de marques, dessins, etc., sur le papier. ( ier décembre. — i5 ans.)
- M. Fournel, à Lyon (Rhône); emploi et application de la plante végétale l’aspic à la fabrication du papier. (27 décembre. —15 ans.)
- PARAPLUIES.
- M. Leblanc, à Paris; système de fabrication de coulants et de noix de parapluies et d’ombrelles. ( 7 mai. — i5 ans.)
- MM. Abadie et Lauret, à Paris; perfectionnement dans le système et la fabrication des parapluies, ombrelles et marquises. (6 juillet.— 15 ans.)
- M. Fox, de Deepcar, près Sheffield, en Angleterre ; perfectionnements dans la fabrication des parapluies et des ombrelles. (29 sep-
- M. Husson, à Paris; perfectionnements apportés dans la confection des ombrelles et des parapluies. ( 7 octobre.—15 ans.)
- M. Maquet, à Paris ; nouveau système de parapluies. (27 octobre.—15 ans.)
- MM. Lequin et Gruyer, à Paris; perfectionnements apportés dans la fabrication des ombrelles et des parapluies. ( 27 novembre. — i5 ans.)
- M. Prevel, à Paris; vêtement-parapluie. ( 7 décembre.—i5ans.)
- M. Rives, à Paris ; coulant de parapluie à action rotative. (27 décembre.—i5ans.)
- PARQUET.
- M. Dumouchel, à Paris ; système de parquet mobile pouvant se placer, se niveler et s’enlever avec une très-grande facilité. (i3 octobre. —15 ans.)
- M. Linster, à Paris; nouveau système de parquetage mécanique. (2 novembre. — i5ans.)
- M. Baudouin, à Paris; système de parquets à éléments solidaires posés sur bitume. (26 novembre.—15 ans.)
- M. Gennari, à Lyon ; composé imitant le bois et le marbre pour parquets et dallages. (6 décembre.—15 ans.)
- PASSEMENTERIE.
- MM. Lavigne et Sourd, à Paris; genre de passementerie dite passementerie impériale. (10 février. —15 ans.)
- M. Laforge, à Paris; passementerie point chaînette. (1 1 février.—15 ans.)
- M. Michel, à Izieux (Loire); fuseau métallique pour la fabrication des lacets. (10 mars. —15 ans.)
- M. Jacquemot, à Pai’is ; perfectionnements aux métiers à passementerie. (26 mars.—
- 15 ans. )
- M. Schwartz, à Paris; appropriation du métier à ganse au tissu de passementerie à point de tresse croisé trois et croisé quatre, cotisé et non cotisé. (i5 avril.—15 ans.)
- M. S ut ter, à Paris; genre de fleurs et feuillages en passementerie de soie, laine ou coton. (19 avril.— i5ans.)
- tembre. —14 ans.)
- Cinquante-deuxième année. Novembre 1853.
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- M. Barbezat des Bayars, à Paris ; navette a aiguille propre à faire des galons , tout ou en partie en velours unis, coupés, épinglés et à dessins. (23 juin. —15 ans.)
- MM. Inée, Brun et Pascal, à Saint-Clia-mond (Loire); système de battant dit batteur-peigne, pour la fabrication des lacets, (26 juin. —15 ans.)
- M. Fulchiron, à Paris; fabrication, au moyen du métier à la barre, des galons, rubans et autres articles analogues en genre épinglé. (5 juillet. —15 ans.)
- M. Guerinot, à Paris; article de passementerie dit effilé multiple, qui peut être très-varié dans ses formes et dans ses applications. (21 août.—-15 ans.)
- M. Jeannin, à Paris; jarretière montée sans couture. (2 septembre.—15 ans.)
- M. Vannier, à Paris ; perfectionnements apportés dâns la fabrication des lacets. (23 décembre.—15 ans.)
- PAVAGE.
- MM. Pcrny de Maligny, Liesching et Foras se, à Paris; système de pavage mixte. (10 mars. — 15 ans.)
- M. Gardet, à Nîmes (Gard); appareil destiné à faire disparaître les défectuosités des pavés en asphalte. (19 avril.—15 ans.)
- M. Fabre, à Nîmes (Gard) ; fourneau à supprimer les joints des pavés en asphalte. (19 avril.—15 ans.)
- M. T, •usson, à Paris ; machine à refendre le pavé en deux parties. (9 décembre.—15 ans.)
- PEAUX.
- M. Bussière, à Paris ; perfectionnements apportés dans la teinture et le lustrage des peaux de pelleterie. (v6 janvier.—15 ans.)
- M. Lamaille, à Paris ; nfode de tension de peaux vernies pour leur emballage et leur expédition lointaine. (17 juillet. i5 ans.)
- M. Prelier, de Londres ; perfectionnement dans la préparation et la conservation des peaux et des substances animales et végétales. ( 1er septembre.—14 ans )
- M. Keiveguen, à Paris; fabrication d’un produit dit feutre-peau. (27 novembre. i5ans.)
- PECHE.
- M. Guironnet de Massas, aux Batignolles (Seine); cannes à pêche rubanées en tout ou en partie. (26 février.—15 ans.)
- MM. Sonnenburg et Rechten, de Brême (Allemagne); application de la force galvanique à la pêche de la baleine. (7 août.—15 ans.)
- MM. Guillou et Rabot, à Quimper (Finistère); appât devant remplacer la rogue pour la pèche de la sardine. (2 novembre.—14 ans.)
- PEIGNAGE.
- M. Pierrard Parpaite, à Reims (Marne); dé-mêloir-étireur à développement progressif, appliqué au peignage. (12 janvier.—15 ans.)
- M. Ziegler, k Paris ; perfectionnement à la combinaison mécanique et au mode d’action de la machine de M. Heilmann, pour peigner le coton, la laine, la soie, le lin, les étoupes et toutes les autres matières textiles. (27 mars.— 15 ans.)
- M. Le plat - Des no ul et, à Turcoing (Nord); machine à peigner la laine et le poil de chèvre. (ier mai.—15 ans.)
- MM. Morel et comp., à Roubaix (Nord); machine à peigner toutes les matières filamenteuses. (7 mai.—15 ans.)
- M. Greenwood, de Londres; perfectionnements apportés aux métiers servant à étirer et à peigner la laine, la soie, le lin, le chanvre et les étoupes. (5juin.—i3ans.)
- M. Pratuiel, à Paris ; machine destinée à charger systématiquement les peigneuses de laine ditepeigneuse Collier. (24 juin.—15 ans.)
- M. Hervieu, à Elbeuf (Seine-Inférieure) ; peigne à volant appliqué aux cardes à laine. (5 juillet.— i5 ans.)
- M. Lister, de Manningham, comté d’York, en Angleterre ; perfectionnements apportés à la préparation et au peignage de la laine et autres matières filamenteuses. ( i3 août. —14 ans.)
- M. Schlumberger, à Guebwiller (Haut-Rhin); perfectionnements aux peigneuses Heilmann. (23 septembre.— i5 ans.)
- PEIGNES A TISSER.
- M, Marronnierf à Lodève (Hérault); fabrica*
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- tion de peignes ou lisses en fil de fer propres au tissage de toute nature. (5 août. —15 ans.)
- MM. Ch. Voeis frères, à Lille (Nord); machine à insérer les aiguilles dans les trous destinés à former les peignes cylindriques à grands diamètres. (24 décembre.— 15 ans.)
- M. Begain, à Paris; genre de peignes à tisser dont les dents sont disposées de manière à offrir les diverses variétés de dessins que la ligne courbe peut recevoir, et au moyen desquels on peut obtenir des tissus ondés et moirés de dessins divers. (27 décembre.—15 ans.)
- PEIGNES A COIFFER.
- M. Bergier, à Paris; décrassoir pour les peignes. (9 mars. —15 ans.)
- M. Griffiths, de Clifton, en Angleterre; procédés propres à améliorer et restaurer la chevelure humaine au moyen d’un peigne électrique. (12 mai. — 4 ans.)
- M. Lecomte, à Paris ; instrument destiné à nettoyer les peignes. (3 septembre. —15 ans.)
- M. Legavre, à Paris ; moyen d’appliquer, aux peignes en corne, des couleurs propres à imiter les pierreries. (18 novembre.—15 ans.)
- M. Pont-S aint-Perot, à Paris; application d’une nouvelle matière à la fabrication des peignes. (6 décembre.—15 ans.)
- PEINTURE.
- M. Lhuillier, à .Grenelle (Seine); peinture chimique ou procédés pour la préparation des couleurs et peintures à l’oxyde de zinc. (5 janvier. —15 ans.)
- M. Daniel, à Paris; procédé de coloration émail sur papier, tissus, bois, etc. (24 janvier. —15 ans.)
- M. Perrot, à Paris ; peinture diaphane sous verre et glaces à reflets métalliques. (2 février. —15 ans.)
- M. Martinj, de Liège (Belgique); genre de peinture à l’huile. (10 février.— 4 ans.)
- MM. Perret et Mathieu, à Paris; peinture artificielle ou pholodiasvopique. (*3 avril.— i5 ans.)
- M. David, à Paris; peinture sous corne en relief, pouvant s’appliquer à l’ébenisterie et autres articles de Paris. (29 juin.—15 ans;)
- M. Debaise, à Paris; nouveau genre de peinture sur verre. (4 octobre.—10 ans.)
- M. Hussenot, à Metz (Moselle); pehétüre en feuille. (3 novembre. — iSans.)
- MM. Grammain et Soussignan, à Paris; procédé de reproduction des tableaux ou peintures à l’huile. (i3 décembre.—15 ans.)
- PELOTES.
- M. Maboux, à Paris; pelotes et coussins en caoutchouc préparé. (17 juin.—15 ans.)
- MM. Clairin et Vallée, à Paris; fabrication d’un genre de pelotes de fil dites pelotes gau-frées. (3 septembre. — 15 ans.)
- PELUCHES.
- MM. Massing frères, Hubcr et coinp., à Paris ; procédé mécanique de préparation des peluches. (6 octobre.—15 ans.)
- percer (machine à).
- M. Longuelanes, à Marseille ; machine à double destination pour percer les pieds des chaises aux endroits destinés à recevoir les barreaux et les dossiers. (28 mai. —15 ans.)
- PERRUQUES.
- M. David, à Paris; raie de chair imperméable et inaltérable à la chaleur et à la transpiration de la tête. (10 novembre.—15 ans.)
- PERSIENNES.
- M. Prât, à Paris; application, aux persiertnés et aux volets, d’un moyen mécanique dit arrêt à renvoi, destiné à en faciliter l’ouverture et la fermeture. (4 juin.—15 ans.)
- M. Huvé, à Paris; ferme-persienne perfectionné. (18 novembre. —15 ans.)
- pesage.
- M. Hubaine, à Fitzjames (Oise); peseür hydrométrique ou pèse-grain. (20 janvier.— 15 ans.)
- PÉTRIN.
- jVI. Mahéni, à Toulouse ; perl'ectibnnehients apportés â différents pétrins à râteaux. (20 décembre.— i 5 ans.)
- M. Loisèn, à Valencieinies (Nord); nouveau pétrin mécanique. (27 décembre. —15 ans.)
- PHARMACIE.
- M. Cazeneuve, à Lyon; application de la
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- gutta-percha à la fabrication des pois à cautère. (2.5 mars.— i5 ans.)
- M. Houitte, à Brest (Finistère'»; papier liydro-fuge propre à la préparation épispastique pour pansement des vésicatoires. (5 mai. —15 ans.)
- M. Royer, à Paris; appareil propre à l’épuration de l’huile de foie de morue. (21 mai.— i5 ans.)
- M. Simon, à Lyon ; machine à fabriquer des pastilles. (3 juin. — i5 ans.)
- PHOTOGRAPHIE.
- M. Rcutlinger, de Bade (Allemagne); reproduction, sans retouche, des dessins par la photographie. (8 janvier. —15 ans.)
- M. Allouis, à Paris; moyens perfectionnés propres à fixer les couleurs et rendre les portraits du daguerréotype inaltérables et indestructibles. (9 janvier.—10 ans.)
- M. Gaudin, à Paris; système de prendre des épreuves simultanées ou successives à l’usage du stéréoscope. (8 avril.—15 ans.)
- M. Richard, à Paris; système d’encadrement reproduisant, en même temps que la figure faite au daguerréotype, les exergues, légendes, noms, qualités, professions, dates, etc., ainsi que cela se pratique en numismatique. (25 mai.—15 ans.)
- M. Tardieu, à Versailles (Seine-et-Oise); système d’images photographiques coloriées. (28 juin. —15 ans.)
- MM. Lerebours, Lemercier et Barreswil, à Paris; procédé de photographie lithographique. (3 juillet.—15 ans.)
- M. Durafort, à Paris; application de la peinture à la photographie sur verre et tous autres corps transparents. (6 juillet.—15 ans.)
- M. Plaut, à Paris; châssis multiple à papier sec à l’usage de la photographie. (12 juillet.— i5 ans.)
- MM. Samson et Deschamps, à Paris; combinaison et fabrication d’épreuves photographiques, dites bichromalypes transparents, sur papier et sur verre, à l’usage spécial du stéréoscope.
- ( 1 2 juillet. — 15 ans.)
- M. Sarrauli, à Paris; substitution d’épreuves photographiques positives sur verre aux gra-
- yures décalquées employées jusqu’à ce jour dans la peinture sur verre. (3o août. —15 ans.)
- M. Bertsch, à Paris; obturateur photographique. (6 octobre. — i5 ans.)
- MM. Gaudin et Jourdan, à Paris; daguerréotype usuel dit daguerréotype Gaudin. (15 octobre.—15 ans.)
- Les memes • production instantanée et économique des images photographiques, par des lumières artificielles. (i5 octobre.—i5 ans.)
- M. Lemoll, à Paris; application des procédés de coloriage des images photographiques. (23 octobre. — i5 ans.)
- pianos.
- M. Alexandre, à Paris; système de construction de pianos organisés ou de pianos à vibrations prolongées, qui permet la continuation de l’harmonie sans avoir la main sur le clavier. (27 mars.—15 ans.)
- M. Franche, à Paris; perfectionnements apportés à la mécanique des pianos droits dits anglaises, en y ajoutant le système de répétition à toutes les profondeurs de la touche. (26 avril. —15 ans.)
- M. Roller, à Paris; mécanique de pianos à point de contact mobile. (18 mai.—15 ans.)
- M. Limonain, à Paris ; répétiteur à renvoi d’échappement et double vis régulatrice, aux fourches brisées, applicable au mécanisme des pianos. (4 juin. —10 ans.)
- M. Bidetter, à Lyon; mécanique pour pianos droits, double échappement. (10 novembre.— i5 ans.)
- M. Pleyel, à Paris; système de construction des pianos. ( 3 décembre.—15 ans.)
- M. Lents, à Montmartre (Seine); mécanisme harmonique appliqué aux pianos. (4 décembre. —i5 ans.)
- PIERRES.
- M. Rochas, à Paris; durcissement et conservation de toute espèce de pierres calcaires.
- ( 11 juin. — 15 ans.)
- MM. Contant et Fouquernie, à Toulouse composition d’une pierre factice dite plastine. (10 septembre. i5 ans.;
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- M. Ammann, à Strasbourg; nouvelle pierre artificielle. (i3 novembre. — io ans.)
- PIPES.
- M. Montillier, à Paris; fabrication d’une pipe en métal, (g janvier.—i5 ans.)
- M. Lenouvel, à Paris; perfectionnements aux pipes d’écume et autres. (28 avril.—15 ans.)
- M. D uméril, à Saint-Omer (Pas-de-Calais); fabrication de pipes à pompes aspiratoires diverses. (ier octobre.—15 ans.)
- M. Saurnur, à Baufay-sur-Rille (Orne); genre de pipes métalliques. (18 octobre.—15 ans.)
- M. Richard, à Paris ; pipes en terre dont la solidité est garantie au moyen de bâtis ou de carcasses en métaux incrustés dans l’épaisseur de la terre, lors de leur fabrication, lesquels bâtis servent en même temps d’ornement. (?.5 octobre.—15 ans.)
- M. Huzar, à Paris; soupape ajoutée à la pipe et aux porte-cigare. (3 décembre. —15 ans.)
- M. Pulvermacher, à Paris; perfectionnement dans les pipes et les porte-cigare. (8 décembre. —15 ans.)
- PLANCHERS.
- MM. Kaulk et Mignon, à Paris; système de construction de poutres pour combles et planchers en fer. (6 mars.—15 ans.)
- M. Bellu, à Paris; planchers en fer et bois. (17 mars.—15 ans.)
- M. Rapin, à Paris; système de plancher en fer. (28 juin.—15 ans.)
- MM. Fillain et Bernard, à Paris ; système de planchers en fer et de fer à T, applicables dans diverses constructions pour remplacer le bois. (8 juillet. —15 ans.)
- MM. Bertrand et Husson, à Paris; système de planchers en fer armés, à cordes diagonales. (18 novembre. —15 ans.)
- MM. Nepveu et Servel, à Paris; système de plancher enfer. (10 décembre.—15 ans.)
- PLANTES.
- Madame Leprince de Beauforl, à Paris; procédé qui conserve aux plantes leur forme et leur flexibilité. (22 décembre.—15 ans.)
- PLATEAUX.
- MM. Brime et Bertrand, à Paris ; plateau
- à sucre pour café, grog, etc., dit plateau gloria. (i3 octobre.— 15 ans.)
- PLATRE.
- M. Hazardj à Montreuil-sous-Bois (Seine); système de cuisson du plâtre. (28 janvier. — —i5 ans.)
- M. Jannot, à Creil (Oise); machine à pulvériser le plâtre. (27 avril.—15 ans.)
- PLOMB DE CHASSE.
- M. David, à Lure (Haute-Saône); procédé de lustrage du plomb de chasse. (3i juillet.— i5 ans.)
- PLUMES A ÉCRIRE.
- MM. Myers et Ilill, de Birmingham, en Angleterre ; perfectionnements apportés aux plumes et aux porte-plume. (10 novembre. — 15 ans.)
- POIDS ET MESURES.
- MM. Alcan et Dieu, à Metz (Moselle); reproduction des poids et mesures par l’application nouvelle de moyens ou procédés déjà connus, et figures géométriques. (19 janvier.— i5 ans.)
- POIRE A POUDRE.
- M. Martin, à Paris; poudrière de cliasse dite poudrière omnibus. (4 juin. — i5 ans.)
- POLISSAGE.
- MM. Brocard frères, à Paris ; système de polissage de bandes unies et à moulures en laiton et en tous autres métaux. (20 juillet. — i5 ans.)
- M. Rousse, à Paris; application du polissage dit au tonneau aux couverts de table en acier ou fer, pris dans leurs différentes transformations. (23 août.—15 ans.)
- M. Baudet, à Paris; disposition d’appareil destiné à polir les objets en métal dit sasseur continu. (8 octobre.— i5 ans.)
- POMMES DE TERRE.
- M. Bergeret, à Lyon ; conservation indéfinie des pommes de terre mises sous différentes formes pour servir à l’alimentation. (2 juin.— i5 ans.)
- POMPES.
- M. Gomme, à Villersexel (Haute-Saône); sys-
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- terne de pompe à double effet foulante et aspirante, à piston massif. (10 janvier.—15 ans.)
- M. Gamahut , à Reims (Marne) ; pompe à recouper les vins dite pompe rémoise, ( 18 février. —15 ans.)
- M. Porte, à Marseille; pompe à aspiration à jet continu. (20 mars.-—1 5 ans.)
- M. Paret, au Péage de-Roussillon (Isère); pompe dite dauphinoise à guides dans le tuyau d’ascension. (29 mars.—15 ans.)
- M. Perrigault, à Rennes (llle-et-Vilaine); application de la force centrifuge comme moyen d’aspiration et de refoulement des liquides dans les tuyaux des pompes. (2 avril. —15 ans.)
- M. Brun, à Lyon; nouveau système de pompes. (6 avril.—15 ans.)
- M. Brémond, à Marseille; pompe à incendie. (7 avril. — 15 ans.)
- MM. Houillon et Nardin% à Marseille; pompe hydraulique à échappement d’air. (8 avril. — i5 ans.)
- M. Dont, à Albi (Tarn); pompe hydraulique sans piston, lequel est remplacépar une colonne de mercure. (16 avril.—15 ans.)
- M. Rivet jeune, à Paris; perfectionnements aux pompes rotatives. (21 avril. —15 ans.)
- M. Delpech, à Castres (Tarn); pompe à la fois aspirante et foulante. (2G avril. —15 ans.)
- M. Dattichy, à la Yillçtte (Seine) ; disposition de pompe à double effet applicable à diverses branches d’industrie. (21 mai.—15 ans.)
- MM. Riom et Monneyres, à Nantes; pompe aspirante et refoulante. (19 juin.—r5 ans.)
- M. Groulon, à Paris; pompe à main, à jet continu et à fleur de terre, avec le seau adhérent à ladite pompe, dont l’usage s’applique au jardinage et dans l’intérieur des maisons. (24 juillet.—15 ans.)
- MM. Schaeffer et Budenherg, à Paris ; nouvelle disposition de pompes. (27 juillet. — i 5 ans*.)
- MM. Richard et Heulin, à Angers (Maine-et- Loire ) ; pompe dite hydropneumalique. (28 juillet.—i5ans.)
- M. ÇonstantiU) aux fiatignolLes (Seine); sys-
- tème de pompe à eau applicable à tous les usages. (14 août.—15 ans.)
- M. Giraud, à Hyères (Var); pompe hydraulique. (23 septembre. — 15 ans.)
- Le même; nouvelle pompe hydraulique. (17 novembre.—15 ans.)
- M. Dupuis, à Paris ; nouveau genre de pompe. (25 septembre.—i5 ans.)
- M. Dalmas, à Rosières (Ardèche) ; pompe foulante à double effet. (28 septembre. — i5 ans.)
- M. Clout, à Pagny-sur-Moselle ( Meurtlie); pompe élevatoire età jet continu. (9 novembre. —-15 ans.)
- M. Lecourl, à Léognan (Gironde) ; pompe à tampon à jet continu. (22 novembre. —15 ans.)
- MM.Clavel et Belmas.y à Marseille; pompe à double effet demi-rotation pouvant servir à toute espèce de localités. (16 décembre. — i5 ans.)
- PORCELAINES.
- MM. Taie et Byevley, de Londres; procédé de décoration et d’ornement des porcelaiues. (2 avril. —15 ans.)
- M. Gendarme, à Nevers (Nièvre) ; procédé propre à la cuisson de la porcelaine dure à la houille dans un four à un ou deux globes et à flamme renversée. (16 janvier.—15 ans.)
- M. Petit, à Paris; système de moulage de la porcelaine transparente. (31 décembre.—15 ans.)
- PORTEFEUILLE.
- M. Beau de Rochas, à Paris; système de portefeuilles dits plans-carnets. (i5 septembre.— i5 ans.)
- PORTE-MONNAIE.
- M. Kraetzer, à Paris; porte-monnaie ou porte-cigare - nécessaire d’un nouveau système. (i4 janvier.—15 ans.)
- M. Roth, à Paris ; système de porte-monnaie. (27 mai.—15 ans.),
- M. Murat, à Paris ; perfectionnements apportés dans les porter-monnaie. (27 juillet.— i5 ans.)
- M. Steinmetz, à Paris; fermoir de porte-monnaie , porte-cigare > etc. ( 7 septembre* — i5ans.)
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- 3VJ. Karcher, à Paris; application d’un tissu métallique, dit fer de Berlin, aux porte-monnaie et aux porte-cigare. ( 3 octobre. — i5 ans.)
- M. F'arrot, à Paris; genre de cadre de porte-monnaie , porte-cigare , etc. ( 3o octobre. —* i5 ans.)
- M. Metz, à Paris; application de plaques en papier mâché sur les porte-monnaie , porte-cigare, etc. (ai décembre. —15 ans.)
- PO RTE-PLUME.
- MM. Reeb et Séjourné, à Strasbourg; porte-plume-encrier. (i3 janvier.—15 ans.)
- M Rouyer, à Paris; perfectionnements apportés dans les porte-plume en tous genres. (io avril. — i5 ans.)
- M. Lefebvre, à Paris ; genre de porte-plume. (4 mai.—i5ans.)
- poste.
- M. Liasse, à Paris ; poste atmosphérique. (i o février. — 15 ans.)
- POULIES.
- M. Broomann, de Londres; perfectionnements apportés aux poulies de palan. (ier décembre. —15 ans.)
- POUPÉES.
- M. Arnaud , à Paris ; poupée articulée. (20 mars. — i5ans.)
- M. Théroude, à Paris; appareil mécanique appliqué intérieurement aux poupées d’enfant et propre à leur donner d’une manière intelligible les articulations et les inflexions de la voix humaine. (26 mai. —15 ans.)
- PRESSE-PAPIER.
- M. Tichy, à Paris; perfectionnements apportés dans les presse-papier en cristal à effet d’optique. (10 avril. —15 ans.)
- MM. Toussaint et Fanfernot, à Paris; presse-pàpier-diorama, optique, mécanique et non-mécanique. (22 juillet.—iÔ ans.)
- M. Gaillard, à Paris; nouveau genre de presse-papier. (3 septembre.—15 ans.)
- PRESSES.
- M. Delabaume, à Paris ; genre de presses à copier portatives. (22 janvier.— 15 ans.)
- Mademoiselle Prophète, à Paris; presse pour
- la fabrication du sucre. (1,7 février.—15 ans.)
- M. Douai-Lesens, à Valenciennes (Nord); perfectionne pi enta apportés dans les presses en usage dans l’industrie agricçle et manufacturière. (19 avril.—1 Sans.)
- M. Cation-Delmotte, à Anzin (Nord); presse préparatoire pour sucrerie. (22 mai. —15 ans.)
- M. Leforl, à Bauvin (Nord); presse continue destinée à extraire les sucs végétaux. (19 juin. —15 ans.)
- M. Nolel , à Paris ; perfectionnements aux presses à copier. (24 juin.— 15 ans.)
- M. Cuvillier, à Arras (Pas-de-Calais); table à faire les sacs de pulpe de betterave à cylindre conducteur et à pression continue. (17 août.— i5 ans.)
- M. Fouché-Lepelletier, à Javelle (Seine); système de presses perfectionnées. (4 décembre. — 15 ans.)
- M. Mathé, à Poitiers (Vienne); presse mécanique dite écrase-fer. (24 décembre. —15 ans.) pressoir.
- M. billard, à Gevingey (Jura); nouveau système de pressoir à vin. (27 avril.—1,5 ans.)
- M. Perroux, à Paris; système de pressoir ou presse à cylindre perfectionnée pour extraire le jus du marc de raisin, de la betterave ou d’autres substances. (24 mai. —15 ans.)
- M. Bugat, à Lupiac (Gers); nouveau système de pressoir. (11 septembre.—-i5 ans.)
- PRODUITS CHIMIQUES.
- M. Clouel, à Paris ; épuration de l’acide et du borax trinquai. (2 janvier.—i5ans.)
- M. Rousseau dit Auguste, à Paris; fabrication du sulfate de potasse et du chlorure de potassium. (5 janvier.— i5ans.)
- M. Buisson, à Lyon ; application de moyens propres à l’agglomération des pyrites (sulfures métalliques). (i4 janvier. ~-i5 ans.)
- M. Bénard, à Grasville-l’Heure (Seine-Inférieure); procédés applicables à la préparation des corps gras. (19 janvier.—15 ans.)
- M. Usiglio, â Aix (Bouches-du-Rhône); méthode de combustion des pyrites dans le but d’utiliser leur soufre par la production de l’acide sulfurique. (24 janvier. —15 ans.)
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- Le même; production du chlore nécessaire aux besoins de l’industrie , au moyen de l’action directe de l’acide chlorhydrique sur le peroxyde de manganèse, (i i octobre.— i5 ans.)
- M. Pajot - Deschar mes, à Paris; procédés de fabrication de l’oxyde ou blanc de zinc par le traitement de ce métal ou de ses minerais. (26 janvier.—15 ans.)
- MM .Devers et Plisson, à Paris ; procédé au moyen duquel la fabrication intermittente de l’acide nitrique ou autre peut être transformée en fabrication continue. (5 février.—15 ans.)
- M. Grimes, à Marseille; procédé pour décomposer le sel marin. (14 février.—15 ans.)
- MM. Mille et Barboi, à Marseille; conversion du sel marin en soude ou sous-carbonate de soude à volonté et chlorure de chaux. (16 février.— 15 ans.)
- M. Dclperdange, de Bruxelles; moyens propres à recueillir les substances ammoniacales provenant de la houille. (18 février. — i5 ans.)
- MM. Delasouchère et Mazeron, à Avignon (Vaucluse); procédés et appareils propres à la production économique des composés de cyanogène, bleu de Prusse, prussiate de potasse. (6 mars. — 15 ans.)
- Les mêmes; fabrication des prussiates. ( 1 ermai. —15 ans.)
- MM. Raynaud et Jean, à Paris; fabrication d’une poudre dite javelle. (6 mars.—15 ans.)
- M. Bleyer , à Mulhouse (Haut-Rhin) ; procédé propre à décomposer le sulfate de plomb par la fonte en poudre, en formant du plomb métallique pur et du sulfate de fer cristallisé. (1 x mars.—15 ans.)
- M. Maupetit, à Grenelle (Seine) ; pi’océdés de fabrication du sel ammoniac. (22 mars. — i5 ans.)
- M. Binet, à Paris; système d’extraction du gaz ammoniac, de fabrication de l’ammoniaque liquide au moyen d’appai-eils portatifs. (23 mars. —15 ans.)
- M. IP au , de Londres ; perfectionnements dans la décomposition des substances salines et autres, dans la séparation de leurs parties constituantes ou de quelques-unes de ces parties,
- ainsi que dans la formation de coi laines combinaisons de substances, dans la séparation des métaux l’un de l’autre et dans la manière de les purifier. (7 avril.—14 ans.)
- MM. Moehrlin et Stoll, à Mulhouse (Haut-Rhin) ; fabrication du sel ammoniac blanc et gris en cristaux, en poudre et comprimé en masse. (12 mai.—15 ans.)
- M. Hirn, au Logelbach près Colmar (Haut-Rhin); emploi des os à la fabrication simultanée du gaz d’éclairage avec celle du noir animal et des sels ou produits ammoniacaux. (18 mai.— i5 ans.)
- M. deSussex, à Paris; procédé de traitement des sulfates de soude, potasse ou chaux, pour obtenir de la soude et divers produits. ( ier juin. —15 ans.)
- M. Drapier, à Paris; procédés propres à extraire directement l’oxyde ou blanc de zinc de tous les minéraux qui le l'enferment, au moyen de fours modifiés. (3 juin. —15 ans.)
- MM. Mène et Bodson, à Paris ; fabrication et concentration de l’acide sulfurique. (8 juin. — 15 ans.)
- M. Dulavouer, à Boucheinaine (Maine- et-Loire); procédé de désagrégation et de décoloration des matières organiques, végétales ou animales. (10 juin.— i5ans.)
- M. Ferrié, à Barentin (Seine-Inférieure) ; composé dit sulfure hydrochlo -fuorique de chaux. (28 juillet. — i5 ans.)
- M. Poussier, à Gentilly (Seine); moyen d’obtenir économiquement l’acide carbonique pour être employé à la fabrication de l’eau de Seltz et divers produits industriels. (9 août. —15 ans.)
- M. Robert de Massy, à Paris ; moyens propres à l’obtention des sels de nitrate ou de chlorure de potassium, à l’aide du nitrate ou du chlorure de sodium. ( 3o août.—x5 ans.)
- M. Rohart, à Amfteville (Seine-Inférieure); emploi du chlorure de manganèse, résidu de la fabrication du chlore. (ier octobx*e.—15 ans.)
- M. Tolosa, à Paris; préparations chimiques, métalloxydes servant à la fabrication des ardoises, papiers ou toiles, ainsi qu’à l’enduit inaltérable des murs, meubles, etc., et aux
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- usages industriels ou de construction. (12 octobre.—15 ans.;
- M. Gerberkeller, à Mulhouse (Haut-Rhin); fabrication du chlorhydrate d’ammoniaque ou sel ammoniac du commerce. (25 octobre.—1 oans.)
- MM. Perrot, Mayer et comp., à Lyon ; fabrication du cyanoferrure de potassium (prus-siate jaune de potasse) avec de nouvelles matières. (28 octobre.—15 ans.)
- M. Coutarel, de Boston, en Amérique; système de fabrication et d’épuration de l’acide sulfurique. (i3 décembre.—i5ans.)
- MM. Barruel et Faure, à Paris; procédés de fabrication de l’iode. (i5 décembre.— i5ans.)
- M. Bell., de Don, en Angleterre; perfectionnements dans la fabrication de l’acide sulfurique. (28 décembre.—14 ans.)
- PROJECTILES.
- M. Camus, à Paris; balles à sabot élastique servant pour toute espèce de carabines ou armes rayées. (14 janvier. —15 ans.)
- M. Meunier dit Mi nié, à Vincennes (Seine); projectilesapplicables aux armes à feu .(10 avril. — i5 ans.)
- MM. Vieillard et Manceaux, à Paris; projectiles allongés se forçant d’eux-rnêmes dans les armes à feu rayées. (22 mai.—15 ans.)
- PROPULSION.
- M. Girard, à Paris; chemin de fer hydraulique consistant en un moyen de propulsion pouvant utiliser la force motrice des fleuves et des rivières et ayant pour but la suppression des locomotives. (i5 avril.—15 ans )
- M. Moitiier, à la Yillette (Seine); appareil de locomotion et de propulsion par l’air comprimé. (17 mai.—i5ans.)
- M. Siemens, de Kennington, comté de Sur-rey, en Angleterre ; perfectionnements dans la propulsion des navires. (2 juin. —13 ans.)
- M. Lesnard, à Paris; système de propulsion des navires. (i3 octobre.—15 ans.)
- M. Salmon, à Lyon; application d’un rouleau creux ou tambour à la traction sur terre et sur eau. ( 3 novembre.—15 ans.)
- M. Renner, à Paris ; application de la force centrifuge à la propulsion des navires pour la
- Cinquante-deuxième année. Novembre
- navigation maritime, fluviale et des canaux. (10 novembre. —15 ans.)
- PUBLICITÉ,.
- M. Blanchot, à Paris; nouveau mode d’affichage. (17 janvier.—15 ans.)
- M. Lecharpentier, à Paris ; pancarte de publicité destinée aux maisons de bains. (10 février.—15 ans.)
- M. Chambellatul, à Paris; système de publicité dit les adresses (Bor. (28 mai. —15 ans.)
- M. Rozier, à Montmartre (Seine); mode de publicité. (25 juin. —15 ans.)
- M. Moussier , à Paris ; système d’affiches. (26 août. —15 ans.)
- M. Richard , à Passy (Seine) ; création cl’un établissement dit conservatoire de publicité, relatif à tous documents qui concernent l’offre et la demande. (3o novembre.—15 ans.)
- M. Bourru, à Paris; nouveau mode de publicité. (itr décembre.—i5 ans.)
- Madame veuveMusnier-Desclozeaux et M. Lejeune, à Montrouge (Seine); almanach indicateur ou application d’écussons d’annonces sur almanachs. (i5 décembre. —15 ans.)
- PUITS.
- M. Guislain, à Cambray (iNord); mécanisme applicable aux puits. (16 novembre. — i5ans.)
- PULVÉRISATION.
- M. Gras, à Grenoble (Isère); machine à por-pliyriser. (22 mai.—14 ans.)
- PYROTECHNIE.
- M. Chanu, à Paris; bombettes pyrophores produisant l’ignition centrifuge et instantanée de la charge, à l’usage des mineurs, etc. (22 janvier.—15 ans.)
- RASOIRS.
- M. Binet, à Paris; appareil pour faire couper les rasoirs. (24 août. —15 ans.)
- M. Picault, à Paris; perfectionnements dans la fabrication des rasoirs. ( 26 novembre. — i5 ans.)
- RÉCHAUD.
- M. Carton, à Gournay-sur-Aronde (Oise); réchaud omnibus. (2 octobre.— i5ans.)
- RÉFLECTEURS.
- MM. Gaumont frères, à Paris; réflecteur
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- pour la lumière. ( icr décembre. — i5 ans.)
- RÉFRIGÉRANT.
- M. Delaloge, à Paris; vases et appareils réfrigérants. ( g juillet.—15 ans.)
- MM. Rémondet Petit-Berchon, à Saint-Arnaud ( Cher); appareil à refroidir la bière et applicable à la distillation. ( 9 juillet.—15 ans.)
- MM. Mondollot frères, à Paris; appareil ra-fraîchissoir applicable aux vases à eau de Seltz et autres. (29 juillet.—15 ans.)
- M. Nesrnmd, à Paris; réfrigérateur mécanique fonctionnant par la compression et la dilatation alternatives de l’air atmosphérique ou de tout autre gaz permanent. (4 août. — i5ans.)
- M. Vion, à Paris; perfectionnement apporté à la production du froid par l’évaporation. (2.0 décembre.—15 ans.)
- RÉGLAGE.
- M. Laübignac, à Tulle (Corrèze) ; système de pi'esse à régler les papiers. (3o août.—1 5 ans.)
- MM. Montfort et Charpentier, à Paris; machine à régler le papier à pointures. ( 2 no-vembi'e.—15 ans.)
- RÈGLE.
- M. Giudicelli, à Paris; règle dite américaine perfectionnée. (23 juin. - i5ans.)
- M. Coirel, aux Batignolles ( Seine ); règle à pans évidés et perfectionnements apportés à la règle ordinaire. (i3 novembre.—15 ans.)
- RÉGULATEUR.
- M. Fraissinel, à Alais ( Gard ); système régulateur du mouvement des moteurs, dit électro-régulateur. (ier avril.—15 ans.)
- M. Delruc , à Paris ; système de régulateur hydraulique. (i3 avril.— i5ans.)
- M. Boué, à Lyon; régulateur enrouleur avec support pour le tissage eu général. (r5 mai.— i5 ans.)
- MM. TVolheim, Canier et Lezé, à Paris; régulateur et compteur à gaz. (21 juin.—iffans.)
- M. Belin-Baulmont, à Charleville ( Ardennes ); régulateur économique applicable à tout genre de foyer. (9 septembre. — i5 ans.)
- RELIURE.
- M. Despierres y à Paris; buvard-bureau, (27 avril.—15 ans.)
- M. Legar, à Arras ( Pas-de-Calais ) ; système de faux dos de registres. (i3 mai.—15 ans.)
- MM. Samson et Comtnecy, à Paris; application du vernis Lemoine à tout ce qui concerne la confection des registres et reliures pour rendre imperméables les papiers autres que ceux à tenture, la carte autre que celle employée pour les cartes à jouer et les cartons employés dans la fabrication des registres ou reliures. (11 juin. — i5 ans.)
- REMÈDES.
- M. Coneeniz, à Nancy ( Meurtlie ); pile portative dite pile portative guérisseuse électromagnétique. (12 juin.—15 ans.)
- RESSORTS.
- M. Mon ier, à Mai seille; appareil à ressort continu. ( 5 janvier.-—15 ans.)
- M. Bouhair, à Paris; ressort à pression atmosphérique propre à remplacer toute espèce de ressort. (26 février. — i5 ans.)
- M. Roux, à Paris ; système de ressorts élastiques applicables aux sommiers, banquettes de voitures, canapés, tabourets et tous sièges en général. ( 8 mai. —15 ans.)
- M, Schoenberg, à Paris; système de ressort de suspension en caoutchouc vulcanisé. (3 juillet.— 1 ô ans.)
- M. Barthélemy, à Paris; système de ressorts de choc et de traction à leviers pour waggons de chemins de fer. (21 juillet.—15 ans.)
- MM. Fontaine et David, à Paris; ressort à double effet applicable aux voitures. (16 août. —15 ans.)
- MM. TVuel, Tavemier et comp., à Monceaux (Seine); ressorts en caoutchouc vulcanisé pouvant remplacer les ressorts métalliques. (27 septembre.—15 ans.)
- M. Bozzi, à Lyon; ressort indéfini dit élato-nolitne. (27 octobre.—15 ans.)
- ROBINETS.
- M. Bidault, à Paris; genre de robinet ou obturateur hermétique. (28 janvier. —15 ans.)
- M. Palluet, à Aulun ( Saône-et-Loire) ; soupapes et robinet en caoutchouc propres aux bornes-fontaines, pompes destinées à élever l’eau des puits-, baignoires, etc. (t3 avril, —15 ans.)
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- M. Gourdon, à Paris; genre de robinet à l’usage des liquides, vapeurs, etc. (27 avril. — 15 ans.)
- M. Per relier, à Paris ; système d’adaptation de divers genres de robinets, de divers métaux purs, de bois et de compositions métalliques à divers genres de bouteilles et de récipients de toute grandeur en grès, verre, etc., pour contenir des encres noires et de toutes couleurs, cirages , vernis liquides, huiles chimiques. (ier juin. —15 ans.)
- M. Bocquillon, à Cormeilles ( Oise ) ; robinet perfectionné. (19 juin.— i5 ans.)
- MM. Brulcy et Perrin, à Paris ; disposition de robinet à gaz dit robinet à chapeau articulé. (24 septembre. —15 ans.)
- M. Bellevallcc, à Paris; nouveau système de robinet. ( 3 novembre. —15 ans.)
- ROUES.
- M. Mothes aîné, à Paris; système d’appareil pour cintrer les cercles des roues de voitures sur la roue elle-même. (25 juin.—15 ans.)
- M. Cail, à Denain (Nord); moyeux des roues de locomotives et waggons en fer laminé. (20 septembre.— i5 ans.)
- M. G rebel, à Denain ( Nord ) ; roues en fer laminé destinées à rouler ailleurs que sur les voies ferrées. (20 septembre.—15 ans.)
- M. Bertsch, à Reichshoffen (Bas-Rhin); machine à cintrer les bandages des roues de waggons et de locomotives. (4 novembre. — i5ans.)
- ROUTES.
- MM. Galy-Cazalat et Bocquillon, à Paris; mastic ferrugineux applicable aux voies de communication. ( 9 janvier.—15 ans.)
- M. S cott-Lillie, de Londres; système propre à construire ou couvrir les rues, routes ordinaires, trottoirs , parquets, murs, chemins de fer et autres surfaces de divers matériaux.
- ( 6 avril.—13 ans.)
- M. Henry, à Metz ( Moselle ) ; plateaux pavés en fonte trempée pour routes, rues, cours, trottoirs, etc. (i3 juillet. —15 ans.)
- M. Staub, à Paris ; système de route à plusieurs voies. (19 juin. —15 ans.)
- M. Fo x, de Londres ; perfectionnements dans les chaussées, ( 3o décembre. — 15 ans.)
- RUBANS.
- M. Gonon, à Saint-Etienne (Loire); battant-brocheur et ses accessoires destinés à la fabrication des rubans. (14 février.—15 ans.)
- MM. Dubouchct, Canel et Thomas, à Saint-Etienne ( Loire ) ; procédé pour la fabrication des rubans-velours , grands façonnés à double pièce. (25 mai.—15 ans.)
- M. Fincendon, à Saint-Etienne (Loire); rubans-velours-chenille avec fil de laiton, fil de fer, fil de coton et cordonnet-soie, auxquels il donne la forme soit ronde ou carrée ou ovale, triangulaire ou torsade. (26 juin. — i5 ans.)
- M. Serre, à Saint-Etienne ( Loire ); système d’application, à l’industrie, des rubans et étoiles de velours nacré. (24 juillet.—15 ans.)
- MM. Flachier et Tranchard, à St.-Etienne (Loire); application des fils d’aloès à la fabrication des rubans et autres tissus qu’on peut fabriquer au moyen du métier à la Jacquard ou de tout autre métier. ( 3i août.— i5 ans.)
- M. David, à Saint-Etienne (Loire); procédé de fabrication de rubans. ( 4 septembre. — i5 ans.)
- SABOTS.
- M. Roignol, à Belme-sur-Ource (Côte-d’Or) ; système d’appareil propre à la fabrication des sabots. (4 octobre. —15 ans.)
- M. Ventadour, à Boi t (Corrèze); système de sabots dits orthopédUques, fabriqués au moyen d’outils dits emporte-pièce. (29 décembre. — i5 ans.)
- SAC DE VOYAGE.
- M. Gourre, à Paris ; perfectionnements aux cabas ou nécessaires de voyage. (24 janvier.— i5 ans.)
- M. Barbotte, à Paris; perfectionnements à la fabrication des sacs de voyage, portefeuilles, porte-monnaie, etc. (i3 mars.—15 ans.)
- SANGSUES.
- M. Gonzalès de Solo, à Bordeaux ; système économique de multiplier et nourrir les sangsues médicinales. (11 novembre.—15 ans.)
- SAUVETAGE.
- M. Perrin-Lecocq, à Paris; nouvel appareil de sauvetage. (B avril.—15 ans.)
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- M. Mazurd, à Lyon ; appareil de natation insubmersible pour le sauvetage. (2 août.— ï5 ans.)
- M. Jennings, de Londres; matelas ou lit de sauvetage. (i4 septembre.—15 ans.)
- M. Parratt, de Londres ; perfectionnement dans la construction des radeaux de sauvetage.
- ( 3o novembre.—15 ans.)
- M. Saint-Simond Sicard, à Paris; extraction des navires naufragés et autres travaux sous-marins. (18 décembre. —15 ans.)
- SAVON.
- M. Jimenez, de Madrid ; procédé de fabrication du savon. ( g novembre.—15 ans.)
- SCIERIES.
- M. Prévôt, à Morgny-en-Thiérache ( Aisne); scierie mécanique à cylindre. (5 juin. — i5ans.)
- SCIES.
- M. Samanoc , à Saint-Sever ( Landes ) ; système de scies à dents biaises. ( 8 avril. — i5 ans.)
- M. Mon gin , à Paris ; aplatissement des lames destinées à la fabrication des scies, au moyen de plaques fixes à chaleur rouge permanente. (25 juin. —15 ans.)
- M. Biaise, à Paris ; régulateur de scies. (26 juin.— 15 ans.)
- M. Smyers, à Paris ; perfectionnements apportés dans les scies circulaires particulièrement destinées au sciage de l’ardoise, du marbre et d’autres substances, (ig juillet. — i5ans.)
- M. Hubault, à Marseille ; machines à scier circulaires mues par la vapeur sur un chemin de fer pour le sciage des pierres tendres et du bois. ( 8 octobre.— 1 o ans ) scories.
- M. Smith, des Etats-Unis d’Amérique; perfectionnements dans la fabrication fet dans l’emploi des scories.(22 octobre. —15 ans.)
- SCULPTURE.
- M. Théo-Lemaire, à Paris; perfectionnements dans les machines à sculpter la pierre, le marbre, le bois et d’autres matières. (27 avril. —15 ans.)
- M.Boitteux, à Paris; machine à sculpter sur bois à surface plane toutes sorte de figures , de
- fleurs, etc., en relief ou en creux. (10 décembre. —15 ans.)
- SÉCHAGE.
- MM. Blech, Steinbach et Muntz, à Mulhouse ( Haut-Rhin ) ; machine à sécher des tissus continus à l'air chaud. (28 juin. —15 ans.)
- M. Chapelle, à Paris ; système de cylindre sécheur continu applicable aux papeteries , aux toiles peintes et à d’autres industries. (22 octobre. —15 ans.)
- AL Pasquier, à Reims ( Marne ) ; machine à sécher les laines et les tissus. ( 25 octobre. — i5 ans.)
- M. Picquet, à Paris ; procédé de séchage applicable aux peaux de gants, etc. ( 2g octobre.—15 ans.)
- Mademoiselle Mercier, à Paris ; perfectionnements aux appareils de séchage du linge, des étoiles, etc. (12 novembre. — i5ans.)
- AL Corde lie , à Lyon ; séchoir à vapeur appliqué à diverses étoffes de soierie, etc. (27 novembre.— 15 ans.)
- AL Tetiüard, à Pontlieue (Sarthe); séchoir des fils et des tissus. (20 décembre.— \5 ans.)
- M. Parent, à Paris; perfectionnements dans la clôture , le séchage et la ventilation des séchoirs à colle. (27 décembre. —15 ans.)
- SEL.
- MAI. Peyrouilh et Soubira, à Pau ( Rasses-Pyrénées ); moyen à la vapeur pour la fabrication du sel. (26 mai. —lô ans.J
- AI. Lemasson, à Alontpellier ( Hérault ); application du tirage des chevaux à l’enlèvement des sels dans les marais salants. ( 2g mai.— i5 ans.)
- AI. Masseron, à Nantes; procédé dit thermo-hydro-raffinage des sels. ( i5 décembre. — i5 ans.)
- SELLERIE.
- MM. Reynolds et comp., à Pont-Audemer ( Eure ) ; contournage fondu en cuivre, en maiileclioit, ou en toute autre matière composée jaune ou blanche, sur objet de fer forgé, estampé, ou de fonte malléable en usage dans la carrosserie et la sellerie. ( 14 janvier. — i5 ans.)
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- M. Soupéf à Paris; perfectionnements apportés dans la fabrication des fouets et cravaches. (20 février. —15 ans.)
- M. Lott, de Soutliampton, en Angleterre ; perfectionnements dans les harnais et les attelles. (21 mai.—i3ans.)
- M. Arnal, à Marseille; œillère à brisure propre à retenir un cheval lorsqu’il s’emporte. (17 juillet.—10 ans.)
- MM. Larive et comp., à Paris; garde-guides. (23 août.—15 ans.)
- M. Belfond, à Paris; collier en fer pour les chevaux. (18 septembre. — i5ans.)
- M. DemouUn , à Paris; nouveau mors articulé. (i5 octobre. —15 ans.)
- M. Hermet, à Paris; genre de harnais complet pour les trains d’artillerie et autres. (28 octobre.—15 ans.)
- SERINGUES.
- MM. Jeanneau et Acier, à Paris; système d’injection applicable aux clysos, jets d’eau, lampes, bidets, etc. ( 5 janvier.— 15 ans.)
- M. Bruchon , à Paris ; clysopompe qui fonctionne seul, dont le moteur est isolé du liquide, dit clyso-modérateur. (i3 avril.—15 ans.)
- Madame Pau, à Paris; bassin ou appareil injecteur. (24 juillet. —15 ans.)
- M. Halin, à Paris; piston herméiique à système régulateur. (18 août. —15 ans.)
- SERRURERIE.
- M. Schlosser, à Paris; système complet de fabrication de chaînerie, fiches, etc. (17 mars. — i5 ans.)
- M. Fichet, à Paris; perfectionnements apportés à la fabrication des coffres-forts. (22 octobre.—15 ans.)
- SERRURES.
- M. Magaud-Clmrf\ à Marseille; genre de serrure dite à bielle et à manivelle. ( 17 janvier. —15 ans.)
- MM. Quoex et Bertholon, à Vienne ( Isère); serrure à panneton de sûreté. ( 18 février.— i5 ans.)
- M. Monneyres, à Nantes; trempage de serrurerie. (i5 mars. — i5 ans.)
- M. Lévèque, à Nantes; frein à détente ap-
- pliqué à la serrurerie pour faciliter la fermeture des portes. ( 3 avril.—15 ans.)
- M. Parnell, de Londres ; perfectionnements aux serrures. (18 mai.—13 ans.)
- MM. Laneuville et Rivain, à Paris ; système de fermeture et son application aux serrures, verrous, etc. (4 août. —15 ans.)
- M. Labbé, à Paris; divers systèmes de serrures à bec-de-cane , boutons de portes pour placai'ds, armoires, etc. (23 août. —15 ans.)
- M. Motheau, à Paris; perfectionnements apportés aux serrures à combinaisons. (26 août. —15 ans.)
- M. Chaillier, à Paris; système de serrure droite et gauche. (23 septembre.—15 ans.)
- M. Dubost, à Paris ; système de serrure à combinaison, à clef mobile. ( 25 septembre.— i5 ans.)
- M. Delile , à Vasilhes ( Ariége ) ; système de serrure dite serrure-sentinelle , destinée à prévenir les habitants de toute tentative d’effraction sur la porte où elle est placée. (12 octobre.—15 ans )
- M. Bricard, à Paris; perfectionnements apportés aux serrures et becs-de-cane en usage dans les bâtiments. (2.5 octobre. —15 ans.)
- M. Arnauld, à Saint-Bonnet-le-Ghâteau ( Loire ) ; système de serrures à mécanique. (10 décembre.—15 ans.)
- M. Raoult jeune, aux Batignolles ( Seine ); perfectionnements apportés aux serrures de sûreté. (16 décembre.—15 ans.)
- SERVIETTES.
- M. Lebon, à Paris; système de porte-serviette. (29 novembre. — 1 5 ans.)
- SIÈGE.
- M. Glattard, à Boin ( Loire ); système de siège métallique. ( 3 avril.—15 ans.)
- SIGNAUX.
- M. Gresse, à Nîmes (Gard); appareil destiné à assurer les communications et signaux entre les chefs de trains et machinistes pendant la marche des convois sur les chemins de fer. (2 février.—15 ans.)
- M. Blazy-Jallifier, à Paris ; lanterne à signaux par changement spontané de verres de
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- couleur pour chemins de fer et autres. (21 avril. —iô ans.)
- MM. Bataille père et fils , à Paris; système rendant la lanterne fixe dans les disques à signaux pour chemins de fer. (2 juin.—15 ans.)
- M. Hughes, de Londres; système de signaux de jour et de nuit, signaux de station et à distance pour chemins de fer qui reçoivent leur propre impression. ( 3 juillet. —15 ans.)
- M. TVilson , de Londres; perfectionnements apportés à la construction, à la disposition et à l’adaptation des signaux des chemins de fer. (28 septembre. — 15 ans.)
- MM. Maigrot et Faitot, à Paris; perfectionnements ayant pour objet de signaler la marche des convois et d’éviter les rencontres sur les chemins de fer. (29 novembre. —15 ans.)
- SIPHON.
- M. Erwerlé, à Lyon ; siphon à compression d’air. (27 janvier. —15 ans.)
- M. Chevalier, à Reims (Marne); siphon à pompe servant à transvaser les liquides. (24 mars. — 15 ans.)
- M. Gilbee, de Londres; nouveau genre de siphon. (3i juillet.—13 ans.)
- MM. Leroy et lluveaux, à Paris; genre de siphon vide-bouteille. (11 octobre. — i5 ans.)
- M. Grenet, à Barbezieux ( Charente); siphon compteur pour transvaser les liquides et les mesurer à leur passage. ( 17 novembre. — i5 ans.)
- SIROP.
- MM. Moinier et Boutigny, à la Villette ( Seine ); appareil de concentration des sirops. ( 9 octobre.—15 ans.)
- SOIE.
- M. Schaal, à Yaise (Rhône); machine à lustrer et étirer les soies. (11 février. — i5 ans.)
- M. Ixuzé, à Gaillon (Eure); procédé de garnir ou tirer à poil les tissus de soie et déchets de soie. (25 mars. —15 ans.)
- M. Saint-Paul aîné, à la Mulatière (Rhône); fabrication des étoffes de soie unies et façonnées. (29 avril.—15 ans.)
- m. y ’ouret, à Paris ; fantaisie, déchets de
- soie ou bourre de soie teinte avant le peignage ou le cardage. (19 mai. —15 ans.)
- M. Gullon, à Lyon; machine à étirer et lustrer les soies. (24 juillet.—15 ans.)
- M. Bois, à Lyon; application au montage de métiers pour la fabrique de soierie. (6 août. —15 ans.)
- M. Thevenel, à Lyon ; vergette brisée régulateur pour les soies. (10 août. —15 ans.)
- M. Bozzi, à Lyon ; système propre à opérer mécaniquement la tension des soies sur le guindre. (16 août. — i5 ans.)
- MM. Morichon, Million et Briard, à l’Ar-bi esle ( Rhône ); réglage à adapter aux mécaniques à dévider, caneter et mouliner les soies. ( 4 septembre.'—15 ans.)
- M. Fion , à Lyon ; éprouvette pour le titre des soies. (2.5 octobre.- i5 ans.)
- M. Felard, à Lyon ; machine à cheviller et assouplir les soies. (20 octobre. — iô ans.)
- M. Pareil à Lyon; moteur régulateur applicable aux ateliers de soieries. (19 novembre.— i5 ans.)
- SONDAGE.
- M. J'rotin, à Paris ; système de tiges pour les sondages, dit système de tiges mixtes, ( 8 mai.-— 15 ans.)
- SONNETTES.
- M. Galiberl, à Paris; tableau-moniteur destiné à remplacer les sonnettes dans les hôtels, les appartements, etc. (18 juin. —15 ans.)
- M. Larenoncule, à Paris ; timbre à répétition. (28 août.—15 ans.)
- “ SOUDAGE.
- M. Peters, de Washington (Etats-Unis d’Amérique ); moyen perfectionné de souder l’acier de toute espèce, le fer forgé et autres métaux avec la fonte de fer. ( 3o août. — i5 ans. )
- SOUFFLET.
- MM. Chambry et Burmichon, à Lyon ; soufflet à rotation et à vent continu. ( 19 mai. — i5 ans.)
- Les memes ; soufflet double cône à vent continu. (11 décembre.—15 ans.)
- SOUPAPES.
- M. Charbonnier, à Mulhouse ( Haut-Rhin );
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- soupape pour machines à vapeur. ( i3 janvier. —15 ans.)
- M. Maggenhofen, à l’usine de Graffensladen, commune d’Illlÿrch (Bas-Rhin); balance à ressort à action constante sur les soupapes de sûretédeschaudières des locomotives. (29 mars. —i5 ans.)
- SPARTER1E.
- M. Rouet, à Bordeaux ; application de la substance végétale fibreuse dite sparterie. ( 5 mai. — 15 ans.)
- STATUES.
- M. Olivier, à Landreville (Aube); armature articulée et mobile servant au modelage des statues. (6 avril. —15 ans.)
- STORES.
- M. Laporte, à Paris ; procédé de fabrication de stores en impressions chromatiques sur tissus de tous genres. (i3 décembre.—15 ans.)
- SUBSTANCES ALIMENTAIRES.
- MM. Fornier, Fortin et Lerat, à Paris ; substance alimentaire appelée chocolat de Vichy au bicarbonate de soude. (16 janvier.—15 ans.)
- MM. Billard et Fanfernot, à Paris; appareils destinés à l’emballage et à la conservation des fruits et comestibles par la suppression de l’air. (2 avril. —i5 ans.)
- Mademoiselle Poinsard et veuve Bimont, à Paris ; pastilles d’osmazôme alimentaires. (icr mai.— 15 ans.)
- MM. Grenel fris et Dauder, à Paris ; garde-manger conservateur des substances alimentaires de toute nature, et propre à rafraîchir les liquides en général. ( 7 mai. —15 ans.)
- M. Mège-Mouriès, à Paris; préparations alimentaires. (2 août.—15 ans.)
- MM. Martin aîné et Cros, à Bordeaux; fabrication des pâtes dites d’Italie aromatisées, ( 4 novembre.—15 ans.)
- MM. Bazcl, de Lasteyrie et Choumara, à Paris; bouillon végéto-animal et en tablettes. ( 7 décembre. —15 ans.)
- Madame Bimont, aux Batignolles ( Seine) ; composition de sirops, pastilles, etc., d’osmazôme alimentaires, et application de celte substance. (22 décembre.—15 ans.)
- M. Chevalier-Appert, à Paris; système de chaudière à bain-marie concentré pour la conservation des substances alimentaires. (28 décembre.—15 ans.)
- sucre.
- M. Michel Des guis, à Paris ; appareil mécanique de blanchiment et de clairçage des sucres. ( 5 janvier.—15 ans.)
- M. Schutzenbach, de Bade (Allemagne); moyen d’extraire la matière sucrée et les autres matières solubles dans l’eau froide , de la betterave, des racines, tubercules, fruits et végétaux en général. (17 janvier.—15 ans.)
- Le même ; procédé propre à extraire la manière sucrée, et en général toutes les matières solubles dans l’eau, de la betterave, des fruits et de tous les corps organiques. (26 juin.—15 ans.)
- M. Turck, à Paris ; perfectionnements apportés « la fabrication du sucre. (9 avril.— 1 5 ans.)
- Le même et Michel, à Paris; procédé de raffinage du sucre. ( 3 février.—15 ans.)
- M. Lavigne, à Lyon ; moyen d’empêcher la formation des taches qui salissent le sucre. ( 9 février.—15 ans.)
- M. Sénat, à Bordeaux ; moyen de raffiner le sucre. ( 9 février.—15 ans.)
- M. Candelier, à Somain ( Nord ) ; appareil destiné à purger et à blanchir les sucres bruts et en pains, au moyen du vide et de l’air comprimé. ( 3 mars.—15 ans.)
- M. Mariolle-Piriguet, à St.-Quentin (Aisne); disposition mécanique des sacs à la pression dans la fabrication du sucre de betterave. (18 mars. — i5 ans.)
- M. Guict, à Paris; application des bicarbonates solubles à la fabrication et au raffinage des sucres. ( 3 avril. —15 ans.)
- MM. Serret, Hamoir, Duquesne et comp., à Dunkerque (Nord); mode d’extraction du sucre des plantes saccharifères. (i5 avril.—15 ans.)
- M. Champonnois, à Paris; diverses applications économiques à la fabrication du sucre. (19 avril.—15 ans.)
- M. Evrard, à Paris; moyen de séparer le sucre en grains de la mélasse et des sirops. (22 avril.—15 ans.)
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- MM. F anwormhcudt et Penin, a Douai ( Nord ); appareil à extraire le sucre de la betterave. (24 avril.—15 ans.)
- M. Ramos , au fort de France, à la Martinique ; améliorations apportées à la fabrication du sucre de canne. (icr mai. — i5 ans.)
- MM. Black et Ruez, à Cambray ( Nord ); procédés propres à liâter la purgation des sucres. (8 mai.—15 ans.)
- M. B, oomann, de Londres ; perfectionnements apportés à la fabrication du sucre. (26 juin.— 1 3 ans.)
- M. Baylet, à Paris; perfectionnements apportés aux appareils à force centrifuge pour la fabrication du sucre. (28 juin.—15 ans.)
- M. Dubois-Miettes, au Petit-Bourg ( Guadeloupe ) ; procédé de fabrication du sucre. ( c) juillet. — i5 ans.)
- M. Bessemer, de Londres ; méthode de concentrer les solutions des substances saccharines et autres avec un minimum de calorique. ( 5 août. —14 ans.)
- Le même; perfectionnements dans les appareils employés pour exprimer le jus saccharin des cannes à sücre, et dans la fabrication et le raffinage du sucre. ( 3o août. — i/y ans.)
- M. Fraleux, a Saint-Remi ( Somme); machine à purger les sucres par la force centrifuge, avec transport des matières vers le bas du récipient. ( 3o septembre.—15 ans.)
- M. Lhennitte-Gillot, à Lille (Nord); perfectionnements apportés à l’appareil centrifuge dit turbine ou toupie, employé à la purgation et au clairçage des sucres. (25 septembre.—15 ans.)
- M. Brandcis, de Londres; améliorations dans la fabrication du sucre. ( 5 octobre.—14 ans.)
- M. Lemat , à Bordeaux ; formes à sucre et récipient à sirop en fonte de fer. (i5 octobre. — 15 ans.)
- M. Brassens , à Douai ( Nord ) ; machine à force centrifuge destinée au séchage et à la séparation des cristaux de sucre d’avec la mélasse. (26 octobre.—15 ans.)
- M. Taeernier, à Paris; machine à fabriquer le sucre cuit. ( 3 décembre. — i5 ans.)
- M. Andréas, de Mexico (Mexique); système
- d’appareil propre à la fabrication du sucre.
- ( 7 décembre.—15 ans.)
- M. Hills, de Londres; perfectionnement dans la fabrication et le raffinage du sucre. (18 décembre.—15 ans.)
- TABATIÈRE.
- Madame veuve Schloss, à Paris; genre de tabatière-porte-monnaie. (24 février.— 15 ans.)
- Madame veuve De/ontaine, à Paris; perfectionnements apportés dans les tabatières mécaniques. (28 septembre.—15 ans.)
- TABLES.
- M. Bosch, de Bruxelles; tables extensibles. (17 août. —14 ans.)
- M. Bouquet, à Paris; système de tables à développement mécanique. (28 décembre. — i5ans.)
- TABLETTERIE.
- M. Bagès-Grolous, à Paris; substitution de la poudre de corne à celle d’écaille ordinairement employée à la fabrication des garnitures de lorgnettes de spectacle. (27 juillet. — i5ans.)
- Le même; système d’application de l’écaille, du buffle, de la corne, et d’imitation de différentes matières, à la fabrication des corps de lorgnettes jumelles de spectacle et d’autres pièces. (12 août.—15 ans.)
- M. Barbe, à Paris ; noix en écaille. (27 décembre. —15 ans.)
- TAMISAGE.
- M. Girard, à Nogent (Haute-Marne); machine à séparer les poudres impalpables en différentes grosseurs au moyen cl’un courant d’air. (i5 novembre.—15 ans.)
- TAMPONS.
- M. 7'hibaudet, à Paris ; genre de boîtes à tampons dites boîtes artistiques. (20 j uillet. — 15 ans.)
- TANIN.
- M. Tente/1, à Paris; préparation du tanin. (3o janvier. —15 ans.)
- TANNAGE.
- M. Magnant, aux Batignolles (Seine); tannage accéléré des cuirs. (8 mai.—15 ans.)
- MM. Morideet R.aux, à Nantes; perfectionnement au tannage de peaux (16 juillet.— i5ans.)
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- MM. Bart/i et Pothin, à Paris; bois tanné ou moyen de tanner le bois et d’en faire l’application à l’industrie et aux objets d’ail en général. (21 juillet. —15 ans.)
- M. Knoderer, à Strasbourg ; procédé de tannage presque instantané. (31 juillet.— 1 5 ans.)
- M. Danse-Compagnon, à Maressel (Oise); système complet de tannage par procédés mécaniques et chimiques. (8 novembre. — i5 ans.)
- TAPIS.
- M. Bacaud, à Paris; genre de tapis et tapisseries. (24 janvier.—15 ans.)
- MM. Flaissier frères, à Nîmes (Gard) ; étoffe applicable aux tapis de pied et aux meubles. (3i janvier. —15 ans.)
- MM. Croc père et fils, à Aubusson (Creuse); application du phormium tenax à la fabrication des moquettes rayées, flammées et à dessin pour tapis d’appartement, escaliers, descentes de lit. (18 février.—15 ans.)
- M. Johnson, de Londres; perfectionnement dans la fabrication des tapis et autres tissus, et dans le mécanisme ou appareil employé à cette fabrication. (12 mai.—14 ans.)
- MM. Prodkomme, Baume, Chelmin et La-hourieu, à Paris ; fabrication de tapis genre Beauvais et des Gobelins, châles et tous autres tissus brochés au moyen de modifications et perfectionnements au métier à la Jacquard. (?4 juin.— 15 ans )
- M. Collier, d’Halifax, comté d’York, en Angleterre ; perfectionnement dans la fabrication des tapis et autres tissus. (i3 juillet.-- i3 ans.)
- M. Pinchon, à Bolbec (Seine-Inférieure) ; pose de tapis d’escaliers tournants sans clans ni couture, et moyens mécaniques propres à fabriquer des veloutés sur papier ou étoffe. (26 juillet.—15 ans.)
- M. Roux, à Belleville (Seine); procédé permettant d’imprimer la chaîne propre à la fabrication de la moquette et autres tapis. (6 août. — 15 ans.)
- MM. TVood et Smith, de Londres; perfectionnements apportés aux métiers servant à fabriquer les tapis et autres tissus analogues. (16 septembre.—14 ans.)
- Cinqmnte-deuxième année. Novembre
- M. Leblond, à Paris; système de préparation de haute laine avant le tondage. (16 décembre.—15 ans.)
- TAPISSERIE.
- M. Sailly, à Caulaincourt (Aisne) ; manière de faire de la tapisserie au crochet, sur canevas et autres étoffes. (2 novembre.—15 ans.)
- TEINTURE.
- M. Landmann-Ledoux, à Sainte-Croix-aux-Mines (Haut-Rhin); application de diverses couleurs inconnues à la fabrication du rouge d’Andrinople. (2 janvier.—10 ans.)
- M. Levy, à Mulhouse (Haut-Rhin); perfectionnements apportés dans la teinture de l’indigo. (16 février.—15 ans.)
- MM. Guéraud et Boucachard, à Paris; cuve verte propre à la teinture des étoffes et pouvant donner,avec quelques modifications, d’autres couleurs. (3o mars.—15 ans.)
- MM. Depouilly père et fils ; procédés dits teinture galvanique métallique. (19 juin.—15 ans.)
- MM. Boutarelpère et fils, àClichy-la-Garenne (Seine) : procédé de teinture multicolore pour l’impression des tissus. (12 juillet.—15 ans.)
- MM. Delay, F'ivicr et comp., à Lyon; genre de peluches avec application de la teinture, à moitié poil et réserve du fond de l’étoffe. (22 juillet.—15 ans.)
- M. Muller, à Reims (Marne); procédé de teinture par l’écorce du peuplier. (22 juillet.— i5 ans.)
- MAI. Mercer et Greenwood, d’Oakenshaw, Clayton-le-Moors , comté de Lancaster, en Angleterre; perfectionnement dans la préparation du coton et autres tissus pour teinture et impression. (20 septembre.—14 ans.)
- M. Vindry, à Lyon ; application du cachou à la teinture des gros noirs dits gros noirs de Londres. (i3 octobre.—15 ans.)
- M. Laffitte, à Lectoure (Gers); teinture et apprêts. (28 octobre.—i5ans.)
- MM. Jourdan et comp., à Paris; procédés de teinture à double effet. (29 octobre.-—15 ans.)
- M. Pigalle, à Paris; application de la teinture sur peaux chamoisées. (i 3 novembre. — 15 ans.)
- M. Malègue, à Paris; composition dit0 carmin,
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- destinée à remplacer le carmin de safranum pour la teinture des étoffes de soie et de coton. (3o novembre.—15 ans.)
- TÉLÉGRAPHIE.
- MM. Detouche et Brisbart-Gobert, à Paris ; appareils applicables à la télégraphie électrique. ( ic) mars. — 15 ans.)
- M. Par elle, à Rouen; application de télégraphie électrique aux sonnettes des maisons d’habitation et hôtels. (19 mars. —15 ans.)
- M. Froment, à Paris; télégraphie électrique à clavier circulaire. (9 avril.—15 ans.)
- M. Calandre, à Paris ; appareil de télégraphie électrique. (3 juin.—15 ans.)
- M. Lorentz, à Nancy (Meurtlie); instrument destiné à l’application de tubes métalliques sur les fils électriques garnis de gutta-percha, dit propulseur métallique, (7 juillet. —15 ans.)
- M. Couturier, aux Thernes (Seine) ; perfectionnements dans la manière de recouvrir les fils métalliques destinés à des usages télégraphiques. (1 3 août. — 15 ans.)
- M. Mirand , à Paris ; système de sonneries électriques. (28 septembre. — 15 ans.)
- M. Jolivel, à Paris ; système de traction à chape à scellement applicable aux télégraphes électriques. (23 novembre. — i5 ans.)
- TENTE.
- M. Husson , à Paris ; système de parcage, tentes, couvertures, etc., en toile et en fer. (ier mai. —15 ans.)
- MM. Cahenet Yvose-Laurenl, à Paris; tentes en fer, à charnière pour tous les usages. (6 octobre.—15 ans.)
- TÉRÉBENTHINE.
- M. 7 ’essier, à Bordeaux ; ustensiles destinés à préparer, distiller et fabriquer la térébenthine. (29 juin.— 10 ans.)
- TERRASSEMENT.
- M. Sassiat, à Paris; perfectionnements apportés à la machine à terrassement dite poly-mode. (19 juin.—15 ans.)
- TERRE CUITE.
- MM. Fichet et Gaillard, à Lyon; fabrication des dalles et murailles étrusques. (12 juillet. —15 ans.)
- THÉ.
- M. Vandencorput, de Bruxelles; procédés de fabrication d’un thé pouvant remplacer avantageusement les thés de la Chine. (17 septembre.—15 ans.)
- TIMBRE.
- M. Marion, à Paris; genre de mouille-tim-bre, mouille-papier, etc. (i3 octobre.—15 ans.)
- TIMBRE SEC.
- Madame Bouvet, à Paris; perfectionnements à la presse à timbre sec. (28 mai.—15 ans.)
- TIRE-BOUCHON.
- M. Garnier, à Paris ; tire-bouchon siplioïde. (11 septembre. —15 ans.)
- TISSAGE.
- M. Maure, à Barcelonnette (Basses-Alpes) ; mécanique propre à tisser les étoffes et à remplacer les lisses. (6 février.—15 ans.)
- MM. Deronzières et Dubiez, à Lyon; machine à régulariser la tension des chaînes à tisser. (3 mars.—15 ans.)
- M. Mayer fils, à Paris; tissage à double ligature applicable aux sacs à pulpe pour sucre. (18 mars. —15 ans.)
- M. Deglands, à Thuisy (Aube) ; planche de sous - presse adaptée aux métiers anglais. (20 mars. —15 ans.)
- MM. Massing frères, Huber et comp., à Paris ; mécanisme pour la commande des lisses dans les métiers à tisser les peluches, les velours et les étoffes façonnées. (21 mars.—iô ans.)
- Lès mêmes ; métier mécanique à double chaîne pour la fabrication de la peluche , du velours et de toutes étoffes façonnées. (i3 mai. — 15 ans.)
- MM. Mortier et Falou, à Saint-Chamond (Loire); procédé consistant à employer le papier en chaîne pour la fabrication des tissus. (23 mars. —15 ans.)
- M. Marin, à Lyon; système de crochet de collet pour être appliqué à la mécanique Jacquard. (5 avril. —15 ans.)
- M. Dch uisserre, à Richebourg-l’Avoué (Pas-de-Calais); tissage des toiles. (13 avril. — i5ans.)
- M. Morel, à Lyon; procédé s’adaptant à la mécanique Jacquard. (22 avril. —15 ans.)
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- M. Quinquarlel, à Troyes; application d’un chardonnier aux métiers circulaires. (29 avril. —15 ans.)
- Le même; mécanique à dessins réguliers et à semis adaptée au métier anglais et au métier français. (3i août.—15 ans.)
- M. Marion, à Saint-Genis-Laval (Rhône); mécanique dite tisseuse circulaire. (22 mai.— i5 ans.)
- M. Oudet, à Saint-Etienne (Loire); système de battant pour les métiers à rubans et velours. (22 mai.—15 ans.)
- MM. Guitard et Philippe, à Paris ; machine à fabriquer une étoffe dite draperie mixlrine. (27 mai.—15 ans.)
- M. Sigaud, à Saint-Etienne (Loire) ; instrument principalement applicable à la fabrication des rubans-velours, dit rasoir-broche cannelé. (28 mai. — 15 ans.)
- MM. Botturi et Fontaine, à Paris; tissus et métier mécanique et moteur avec piano à lisses, et machine à fouler et à teindre. (2 juin.— i5 ans.)
- MM. Curmurot et Finiel, à Lyon; suppression de la boîte élastique dans les métiers à la Jacquard. (9 juin.—15 ans.)
- M. Dorbon-Dclvaux, à Thym-le-Moutier (Ardennes); machine à époutir le mérinos sortant des métiers des tisseurs. (14 juin.—15 ans.)
- M. Fulcrand, à Lodève (Hérault); machine propre à la fabrication des lisses en fil de fer. (16 juin.— i5ans.)
- M. Bonze, à Lyon; économie des cartons sur articles fabriqués avec des jacquards. (16 juin. —15 ans.)
- M. Kernot, de Glascow (Ecosse); amélioration dans la fabrication du drap en laine et du drap fait de laine et autre matière, ainsi que dans les machines et appareils pour cette fabrication. (19 juin.—14 ans.)
- M. Bazelaire , à Moirans (Isère) ; procéd mécanique pour tisser sans navette avec trame continue. juin. — i5ans.)
- M. Amblet, à Amiens (Somme); emploi des chaînes de fantaisie et de bourres de soie en fils simples encollés. (ter juillet.—15 ans.)
- M. Nickels, de Londres ; perfectionnements dans la fabrication ou le tissage des tissus étroits. (3 juillet.— i3ans.)
- M. Pasquier, à Paris; machine à encoller les fils destinés au tissage. (i5 juillet.—15 ans.)
- M. Marcel, à Lyon; mode d’accrochage simplifié pouvant s’adaptera toutes les mécaniques à la Jacquard. (16 juillet.—15 ans.)
- MM. Paraf. Javal et eomp.; tissage des devants de chemises au métier mécanique. (27 juillet.—15 ans.)
- M. Brunet, à Lyon ; navette régulateur mobile. (29 juillet. —15 ans.)
- M. 'Franchat, à Seyssel (Ain); divers perfectionnements apportés à la machine dite jacquard, lesquels rendent cette machine complètement propre à la fabrication des rubans ou de toute autre étoffe, pouvant se fabriquer sur un empoutage de douze cordes de hauteur. (11 août.
- — 15 ans.)
- M. Lefebvre, à JBoult-sur-Suippes (Marne) ; outil dit nopiste-épeutisseur. ( 16 août.— 15 ans.)
- M. Durand, à Paris; métier de tissage circulaire. (28 août. —15 ans.)
- M. Denton , de Londres ; perfectionnements apportés dans les mécanismes et appareils destinés à la fabrication des étoffes façonnées , épinglées et autres tissus semblables. (3i août.
- — 14 ans.)
- M. Bornèque, à Bavilliers (Haut-Rhin); application, au tissage mécanique, d’une chasse à plusieurs navettes. (10 septembre. —10 ans.)
- M. Hérubel,k Rouen; perfectionnements apportés au régulateur d’enroulage Berthet, dans les métiers à tisser. (21 septembre.—iôans.)
- M. üuchamp, à Lyon ; système de planchettes à touches mobiles remplaçant les cartons employés dans la jacquard. (6 octobre. — i5 ans.)
- M. Mantel, à Saint-Denis (Seine) ; machine propre à enrouler les tissus à fil droit. (8 octobre.—15 ans.)
- Le même ; mécanique à tisser les étoffes façonnées. (16 octobre.— i5ans.)
- M. Defjry, à Bourgogne (Marne) ; nouvelle chasse à cylindre* (27 octobre. —15 ans.)
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- M. Gibon, à Lyon; nouveau régulateur de tissage. (8 octobre. —15 ans.)
- MM. Kornberger el Chevallier, à Bethenville (Marne) ; machine propre à coller et sécher le fil avant l’ourdissage en laine ou en coton. (12 novembre. —15 ans.)
- M. Provin, à Pont-Faverger (Marne); râpe propre à l’épeutissage des tissus. (16 novembre. — i5ans.)
- M. Mutel, à Paris ; perfectionnement à l’art de tisser au moyen d’un système de tissage continu applicable à tous les métiers. ( 18 novembre.—15 ans.)
- M. Widmer, à Lyon ; emploi d’une tension élastique en remplaçant des plombs, barres de verre et autres servant de contre-poids dans les métiers à tisser et à la barre. (22 novembre.— i5 ans.)
- M. Robert, à Reims (Marne); tondeuse-épin-ceteuse pour les mérinos et autres tissus. (7 décembre.—15 ans.)
- M. C reteniez- - Mitteau , à Pont-Faverger (Ma rne); perfectionnement d’un instrument propre à l’épincetage ou nettoyage des tissus confectionnés. (i5 décembre.—i5 ans.)
- M. Serznet, à Oullins (Rhône); application d’une jacquard équilibrée aux métiers à tisser les rubans et étoffes façonnées. (i5 décembre. —15 ans.)
- M. Pinatel, à Outre-Furens (Loire); système de battant à crochet avec support pour empêcher la vacillation. (18 décembre.—15 ans.)
- M. Curmurot, à Lyon; remplacement des plombs des mailles du corps des métiers à la Jacquard par des fils en caoutchouc. (20 décembre.— 15 ans.)
- MM. Deville, Roeck et Burdet, à Lyon; frein compensateur applicable aux navettes de tous genres de tissus. (22 décembre.—15 ans.)
- M. Viennot, à Lyon; machine supprimant la mise en carte, le lisage, le cartonnage, l’en-laçage, etc., dans la fabrication de toute espèce d’étoffes. (24 décembre.—15 ans.) tisser (métier à).
- M. Crook, de Londres; perfectionnements apportés aux métiers à tisser, (ao janvier.— 1 3 nus.)
- M. Paradis, à Lyon; métier mécanique propre à la fabrication des étoffes unies ou façonnées. (22 janvier.— i5 ans.)
- M. Seneff, de New-York; perfectionnements apportés tant aux harnais des métiers à tisser qu’aux machines employées pour fabriquer lesdits harnais perfectionnés. (28 janvier. —14 ans.)
- M. Brinlalaux, à Saint-Quentin (Aisne); mécanisme s’adaptant aux machines Jacquard permettant de supprimer les lisses ou harnais et les cartons de fond. (6 février. —15 ans.)
- Le meme; perfectionnements apportés aux métiers mécaniques à tisser à la Jacquard ayant pour résultat de supprimer les harnais ou lisses pour certains tissus, les cartons de fond pour toute espèce de tissus et partie des cartons de dessins pour plusieurs autres tels que brochés, maillons, piqués, etc. (3 août.— i5 ans.)
- M. Mowbray, de Londres; perfectionnements dans les métiers à lisser. (25 février. —13 ans.)
- M. Bordier, à Thuisy (Aube); perfectionnement du métier à tisser dit anglais, par le moyen de nouvelles pièces dites presses à dessins et plan -ehes de pression. (i5 mars.— 15 ans.)
- M. Gluntz, à Thann (Haut-Rhin); application des fils métalliques aux harnais des métiers à tisser. (5 avril.—15 ans.)
- M. Lornie, à Paris; perfectionnements apportés dans les métiers à la Jacquard pour le tissage. (10 avril. — i5 ans.)
- M. Dubois, à Reims (Marne); genre de lame à mailler sans nœuds pour métier à tisser. (1 7 avril. — 1 5 ans.)
- MM. Latour frères, à Paris; perfectionnements aux métiers à tisser. (19 avril. —15 ans.)
- MM. Couplet et Carré, à Paris; perfectionnements dans les métiers à la Jacquard. (28avi il. — 15 ans.)
- M. Christin, à Lyon; système d’aiguilles destinées aux métiers de rubans à la barre. (7 mai. —15 ans.)
- M. Galliat, à Vaise (Rhône); potence de métier mécanique à lisser. (7 mai. —15 ans.)
- M. David, h Lyon ; métier à la Jacquard. ( 1 5 juin. — 15 ans.)
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- M. CV//o*,àSaint-Philbert-sur-Risle(Eure); améliorations apportées dans la construction mécanique des métiers à tisser. (9 juillet. — i5 ans.)
- M. Verpillot-Heidet , à Mulhouse (Haut-Uhin); genre de navettes pour métiers à tisser en fer fondu malléable avec pointes trempées. (3 août. — i5 ans.)
- M. Bancel, à Paris; système de battant lanceur. (10 août. — i5 ans.)
- M. Martin, à Lyon; genre de battant pour les métiers à tisser. (4 septembre.—15 ans.)
- MM. Bonduel et Favre lie, à Comines (Nord); métier à tisser deux toiles à la fois. (7 septembre.— i5ans.)
- M. Stehelin, à Bitscliwiller (Haut-Rhin); métier à tisser mécanique. ( 10 septembre. —
- 15 ans.)
- M. Fille, à Tarare (Rhône); métier à fabriquer les tissus en gaze dit jour anglais. (i4 septembre.— i5ans.)
- M. Feillet, à Bourg-Argental(Loire); système de métier mécanique pour la fabrication des rubans. (20 septembre.—15 ans.)
- M. Tierce, à Rouen; métier à tisser régulateur. (8 octobre.—i5 ans.)
- M. Agneiu, à Rouen; frein régulateur d’enroulage dans les métiers à tisser. (22 octobre. —15 ans.)
- M. Peyrot, à Saint-Etienne (Loire); système dit navette-moniteur électrique, consistant à appliquer l’électricité aux métiers à faire les rubans et les velours, (6 novembre.—15 ans.)
- M. Deroulet, à Paris ; système de métier à tisser, (g novembre. —15 ans.)
- M. Ledoux, à Paris; appareil régulateur pondérateur applicable au métier à tisser. (29 novembre. — 15 ans.)
- M. Findry, à Lyon ; battant brocheur à cadre porte-navettes mobile et application aux métiers dits à la barre. (2 décembre. — 15 ans.)
- M. Caillot, à Rouen ; amélioration dans les métiers à tisser. (3o décembre. —15 ans.)
- M. Koechlin {André) , à Mulhouse (Haut-Rhin); nouveau métier à tisser. (3i décembre. —15 ans.)
- TISSUS.
- M. Edet, à l’Aigle (Orne); genre de tissus imperméables. (2 février.—15 ans.)
- M. Imbert, à Montmartre (Seine); préparation des tissus quelconques pour les rendre imperméables et incombustibles dite amiante végétal. (2 février.—i5 ans.)
- M. Caplain, au Petit-Couronne (Seine-Inférieure); machine à plier toute espèce de tissus. (4 mars. — 15 ans.)
- MM. JVansbrough et "Turner, de Londres; application de toute espèce de tontisse sur tous les tissus en général. (23 mars.—15 ans.)
- MM. Rouget frères, à Toulouse; genre d’étoffe de canevas fabriqué au métier à la Jacquard au lieu d’être brodé à la main. (16 avril.— i5 ans.)
- M. Thiboust, à Paris; tissu-tricot perfectionné dit tissu danois, applicable à la ganterie et aux articles d’habillement. (24 avril. — i5ans.)
- M. Ducancel, à Amiens (Somme) ; produit susceptible de s’appliquer à divers articles comme ameublement, tapis, casquettes, tentures, etc. (i5 mai.—i5ans.)
- M. Horry, à Paris; application du tissu à point de rose produit par la mécanique à bourse à la couverture des balles et ballons servant de jouets. (17 mai. —15 ans.)
- MM. Filleneu ve et Tardis, à Bordeaux; fabrication des tissus de laine avec un mélange de laine végétale. (25 mai.—10 ans.)
- M. Truchot, à Villeurbanne (Rhône); tissus rayés pour la confection des articles plissés en lingerie. (27 mai.—15 ans.)
- M. Trutin, à Paris ; procédés de fabrication de tissus pour gilets, pantalons, paletots, etc. (10 juin.—15 ans.)
- MM. Gérard père et fils, à Paris; tissu élas-r tique drapé sans côte. (21 juin.—15 ans.)
- MM. JTurmser et Brunswick, à Paris; perfectionnements dans la fabrication des tissus destinés à certains usages. (24 juin.—15 ans.)
- M. Thornton, de Londres ; fabrication de tissus à jour ou à mailles et autres tissus, et manière de lever les fils sur les tissus à mailles. (3o juin. —13 ans.)
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- M. Nickels, de Londres ; perfectionnement dans la fabrication des étoffes tissées. (3 juillet. — 1 3 ans.)
- M. Bail, de Londres; perfectionnement dans la fabrication des tissus élastiques imperméables. (3 juillet. —13 ans.)
- M. Barcelo, à Marseille ; procédé pour faire des reprises et rapporter des pièces sur toutes sortes d’étoffes, les draps et la dentelle. (17 août. — i5 ans.)
- MM. Chenet et Bclingcird, à Paris ; fabrication , en toutes longueurs et largeurs, des rubans, galons et toute autre espèce de tissus rétrécis et bouffants continus. (7 septembre.— i5 ans.)
- Madame veuve Quincher, à Paris ; genre de tissu applicable aux mantelels, coiffures, etc. (28 septembre. —15 ans.)
- M. Pelé, à Belleville (Seine); application de tissus de crin aux portefeuilles de fantaisie, aux trousses, aux paniers à ouvrage pour les dames, aux porte-monnaie, aux porte-cigare, ainsi qu’à tous les articles de ce genre. (1e1 octobre.—15 ans.)
- M. Macnee, de Glascow ; perfectionnement dans la fabrication des tissus ouvrés, brochés ou façonnés. (20 octobre.—14 ans.)
- M. Blavel, à Paris ; système de tissu à chaîne applicable aux habillements. (5 novembre.— 15 ans.)
- M. Stewart, de Glascow (Ecosse); perfectionnement dans la fabrication ou la production des tissus ouvrés ou façonnés. (5 novembre.— i5 ans.)
- M. Rumilly, à Amiens (Somme); perfectionnement du velours d’Utrecht, et moyen qui sert à obtenir ce perfectionnement. ( 16 novembre.)—15 ans.)
- M. Sauvage, à Rouen ; mécanisme mû par la chasse et servant à fabriquer sous la main de l’ouvrier les rétrécis ou ondulés pour bretelles. (23 décembre; — i5ans.)
- M. Vinque-Hordez, à Amiens (Somme;; application, au tissu cachemire, débandés de velours coupées sur table après fabrication. (23 décembre. —15 ans.)
- M. Johnson, de New-York; fabrication de tissus à poils frisés ou épinglés ou à poils coupés ou veloutés. (24 décembre.— 1 1 ans.)
- M. Nos d'Argence, à Rouen; perfectionnements apportés dans les laineries, garnisseuses et apprêteuses. (3o décembre.—15 ans.)
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- TISSU METALLIQUE.
- M. Rexer, de Stuttgard, royaume de Wurtemberg ; genre de tissu métallique. (i5 juillet. —4 ans.)
- TOII.E CIRÉE.
- M. Rousseau, à Paris ; application des tabliers en toile cirée aux usages des blanchisseuses et des cuisinières. (29 mars.—15 ans.)
- TOILE A VOILE.
- M. Vacossin, à Méréiessart (Sartlie); toiles à voiles perfectionnées dites à bandes renforcées. (2 avril.—15 ans.)
- TOITURE.
- M. Saunier, à Paris; genre de vitrage à rigole centrifuge. (3 1 août. —15 ans.)
- M. Millon, à Piney (Aube); système de couverture en tuile. (6 septembre. —10 ans.)
- M. Alaboisette, à Paris ; couverture en tuile s’agrafant dans la brique ou sur des tringles en fer. (19 octobre.—15 ans.)
- M. Martin, à Couches (Eure); système de faîtier. ( 1 7 novembre. — i5 ans.)
- M. Coré, à Paris; système de toiture pour bâtiments. (8 décembre. —15 ans.)
- M. Lelyon, à Paris ; système de vitrage liy-drofuge pour châssis, serres et couvertures en verre de toute destination. (10 décembre.— i5 ans.)
- tonneaux.
- M. Knoderer, à Strasbourg; bonde pneumatique ou à soupape en caoutchouc vulcanisé. (3i mars.—15 ans.)
- M. Green, de Londres ; nouvelle fabrication des tonneaux. (16 décembre. — i4ans.)
- TOUR.
- M. Devaussanvin, au Creuzot (Saône-et-Loire); tour propre à tourner le bois en tige dit tour-riflard. (29 avril.—-15 ans.)
- MM. Rousseau et Prat, à Aix (Bouches-du-
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- Rhône); tour à ellipse horizontale pour baguettes et entourage de glaces.
- TOURBE.
- MM. Pauton et Subtil, à Paris; manipulation mécanique de la tourbe. (6 janvier.— i5 ans.)
- * TOURNEBROCHE.
- M. Métras, à Morez (Jura); système de tour-nebroclie à hausse et baisse à volonté. (3o avril. —15 ans.)
- M. Lamy, à Morez (Jura); système de tour-nebroche dit tournebroche-phénix. (26 juillet. —15 ans.)
- M. Giudicelli, à Paris ; tournebroche hydrostatique. (26 novembre.—15 ans.)
- TRANSPORT.
- M. Liasse, à Tliionville (Moselle); système de transport au moyen de plans inclinés et de moteurs. (3o octobre. — 15 ans.)
- M. Glashen, à Edimbourg; application de certaine puissance mécanique pour soulever, déplacer, et en les conservant, des maisons, arbres et autres corps. (i5 novembre. — 14 ans.)
- TR EII.LAGES.
- M. George, aux Batignolles (Seine); spécialité de surprise dans les jardins. (11 mars.— i5 ans.)
- TRÉPIED.
- M. Dumas, à Paris ; système de trépied en fil de fer. (20 décembre.—15 ans.)
- TRICOT.
- M. Beglioli, à Quissac (Gard); procédé à faire la maille tournée sur les métiers ronds à fabriquer les bas. (23 janvier.—15 ans.)
- M. Deglands, à Thuisy, commune d’Estis-sac (Aube); planche de pression adaptée au métier anglais. (21 février. —15 ans.)
- M. Desplanches, à Troyes (Aube); tricot laine et soie dit tricot suédois d’hiver. (25 mars. —15 ans.)
- M. Rolland fils, au Yigan (Gard); fabrication des bords élastiques tissus doubles et mailles de bas tramés, fil gomme sur les métiers ordinaires à bas. (3i mars. —10 ans.)
- M. Poivret, à Troyes (Aube); genre de tricot composé de coton et de laine» et des ma-
- tières suivantes pouvant être mélangées ensemble, mi-soie, cachemire-laine, laine et coton. (6 juillet. — 10 ans.)
- M. Dard, à Troyes (Aube); métier circulaire à plusieurs effets. (10 juillet. —15 ans.)
- M. Broomann, de Londres; perfectionnements apportés aux machines à tricoter. (8 décembre.—15 ans.)
- TRINGLE.
- Madame veuve Valelte, à Paris ; porte-tringle remplaçant les pitons applicable aux fenêtres, portes vitrées, etc. (3o avril.— i5 ans.)
- TUBES.
- MM. Brocard frères, à Paris; machine à fabriquer les tubes en métal. (26 avril. — i5 ans.)
- M. Millner, de Vienne, en Autriche; fabrication de tubes et d’ouvrages faits avec les tubes en métaux de toute nature et leur application pour en faire des clous, vis,etc. (3i juillet. —2 ans.)
- M. Majewski, à Paris ; procédés de fabrication de tubes capillaires en platine sans soudure. (i4 septembre.—15 ans.)
- M. Muntz, de Londres ; perfectionnements dans la fabrication des tubes métalliques. (4 novembre.—15 ans.)
- M. Beasley, de Kingswinford, comté de Stafford, en Angleterre; perfectionnements apportés à la fabrication des tubes métalliques et des canons de fusil. (5 novembre.—14 ans.)
- TUILES.
- M. Estassy, à Saint-Marcel (Ardèche); moule destiné à la fabrication des tuiles à double crochet. (20 janvier. — 15 ans.)
- M. Maitre, à Thieffrain (Aube); mode de fabrication des tuiles. (2 février.—15 ans.)
- M. de Villiers, à Vaugirard (Seine); genre de tuiles et système de fabrication des tuiles. (23 février.—15 ans.)
- M. Robert, à Verdun-sur-Doubs (Saône-et-Loire); genre de tuiles plates dites tuiles Robert. (20 mars.—15 ans.)
- M. Grandjean, à Lay-Saint-Christophe (Meurthe); cylindre destiné à épurer la terre
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- et à faire les plaques de tuiles mécaniques. (3i mars. — 15 ans.)
- M. Maynier, à Marseille; système de tuiles creuses à agrafes. (3i mars.—15 ans.)
- M. Pimlot-Oates, de Londres; perfectionnements apportés aux machines propres à fabriquer les tuiles et les briques, les carreaux, les tuyaux de conduite et autres objets analogues laits en argile ou en toute autre matière plastique. (io avril.—i3 ans.)
- M. Langlois, à Vienne (Isère); tuiles de nouvelle forme. (17 avril. —15 ans.)
- M. Bonnefonil, à Clermont-Ferrand ; modèle de tuiles dites de Bonnefond. (17 mai. — i5 ans.)
- M. Grandidier-Humbert, à Langres (Haute-Marne); système de fabrication de tuiles en fonte et en terre. (3 août.—13 ans.)
- M. Henry, à Metz (Moselle); système de tuiles en fonte, tôle et zinc. (10 août.—15 ans.)
- MM. Léger et rfhieullent, au Havre (Seine-Inférieure); perfectionnement au rebattage mécanique des tuiles, briques, carreaux et autres produits de terre cuite. (10 août.—15 ans.)
- MM. Eymieu père et fds, à la Garde- Ad lié— mar (Drôme) ; moule dit sarrasin dont l’objet est de confectionner à bas prix la tuile sarra-sine. (12 août.—15 ans.)
- M. Charmetan, à Saint-Symphorein-d’Ozon (Isère); système de tuile pour toiture. (7 septembre.—15 ans.)
- M. Haoud, à Cbassiers (Ardèche); tuiles ahudromiques. (29 septembre. —15 ans.)
- M. Gérard, à Nancy (Meurtlie); système de tuiles en terre cuite faites à la mécanique en forme de losange. (28 octobre. —15 ans.)
- M. Couthon, à Grenoble (Isère); tuile creuse à dessous plat et à bord relevé. (20 novembre. —15 ans.)
- M. Simon, à Léon-Saint-Henri (Bouches-du-Rhône); nouveau système de tuile. (9 décembre.—15 ans.)
- TULLE.
- M. Raidelet, à Lyon; procédé de fabrication du lulle-bobin façonné sur un métier circulaire par jeu de la chaîne. (9 août.—15 ans.)
- tuyaux.
- M. Dupont, à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais); tubes et tuyaux en ciment. (19 février. —15 ans.)
- M. Videgrain, à Marseille ; tuyaux en béton bitumineux avec ou sans tôle intercalée. (23 février.—15 ans.)
- M. Lepeu, à Lille (Nord); fabrication des tuyaux en plomb. (27 mars.—15 ans.)
- M. Sillàcci, à Paris; application de tuyaux de grande longueur en terre cuite réfractaire ou en grès, et en général de toutes substances analogues aux poêles, calorifères, . cheminées,'etc. (12 mai.—15 ans.)
- M. Boulet, à Corbigny (Nièvre); construction de tuyaux de cours d’eau d’une seule pièce en ciment romain, quels que soient leur longueur, leur diamètre et les sinuosités du terrain. (21 juin.—5 ans.)
- M. Clayton, de Londres ; perfectionnement dans la fabrication des tubes, tuyaux, tuiles et autres articles fabriqués avec des matières plastiques. (3o juin. —13 ans.)
- M. Dumery, à Paris; procédé de fabrication des tuyaux en métal sans soudure. (i3 juillet. —15 ans.)
- M. Fourquier, à Paris ; machine à cintrer à froid la tôle, le zinc, le cuivre, le fer-blanc, etc., pour tuyaux, gouttières, et en général tous les objets qui exigent un cintre régulier, conique ou ovale. (?3 août. —15 ans.)
- MM. Boigues et Barbizat, à Paris ; joints de tuyaux en fonte de fer pour conduits d’eau, gaz, vapeur et au moyen de tuyaux à vis, portant bride de pression et cuvette ou réservoir de garniture. (16 novembre.—15 ans.)
- M. Bonnin, à Paris; système de joints de tuyaux à emboîtement à vis presse-étoupe. (10 décembre.—15 ans.)
- MM. Laforet et Boudeville,k Reims (Marne); bride en cuivre servant à joindre les tuyaux des machines à vapeur et autres. (18 décembre. —i5 ans.)
- M. Burgess, de Londres; perfectionnements apportés dans la fabrication des tuyaux en gutta-percha. (24 décembre.— \\ ans.)
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- M. Petit, à Paris; perfectionnements apportés dans l’assemblage des tuyaux de conduite et autres. (3o décembre.—15 ans.)
- TUYÈRE.
- M. Joan, à Paris ; perfectionnements apportés dans la construction des tuyères en usage dans les affineries de fer. (18 août.—15 ans.)
- TYPOGRAPHIE.
- M. Gilbert, à Paris; accélérateur de composition typographique, consistant en une casse qui renferme les caractères ordinaires et des syllabes simples. (7 février.—15 ans.)
- M. Plon, à Paris; aquarelle typographique. (9 mars.—15 ans.)
- M. Gaultier, à Paris; genre de châssis et ra-mettes à barres mobiles dits crémaillères typographiques. (17 mars. —15 ans.)
- M. de Lucy, à Paris; procédé de clicliage. (22 mars. — i5ans.)
- M. Quinet, à Paris; système d’impression permettant d’imprimer directement sur toute espèce de matières dures ou flexibles, fixes ou mobiles, et quelle qu’en soit la forme, plane ou plus ou moins sphérique. (27 mars.—10 ans.)
- M. Du tartre, à Paris; perfectionnements apportés dans les presses typographiques. (7 juillet.— i5 ans.)
- M. Petin, à Paris ; système de griffes pour le tirage des clichés. (10 juillet.—15 ans.)
- MM. Vil/ain et Martin, à Paris ; machine à composer et distribuer les caractères typographiques. (12 août.— i5 ans.)
- M. Jude, à Paris; machine propre à la fabrication des types ou caractères. (25 août.— i5 ans.)
- M. Pelyl, à Paris; machine perfectionnée pour frapper les caractères typographiques, (9 septembre.— 15 ans.)
- MM. Nicot et Bertrand, à Aix (Bouches-du-Rhône ) ; presse typographique à cylindre. (20 novembre.—15 ans.)
- URINES.
- M. Leclerc, à Paris ; système d’urinoirs à établir dans la ville de Paris. (3 mars.—15 ans.)
- MM. Foucaud et Chevalier, à Paris ; système
- de concentration des urines. (9 novembre.— i5 ans.)
- VANNES.
- M. Anceaux, à Reims (Marne); mobilisateur des vannes de décharge. (20 décembre. — i5 ans.)
- VAPEUR.
- M. Lavalley-Duperroux, à Bayeux (Calvados); application directe de la vapeur au travail et à la suppression des appareils transmissifs du mouvement. (26 avril. —15 ans.)
- MM. Hindmannet TVarhurst, deManchester; perfectionnements aux procédés adoptés pour la génération de la vapeur et aux appareils employés à cet effet. (i3 mai.— \i\ ans.)
- MM. Fauchet frères, à Paris ; système de cylindre à vapeur rotatif, à vannes à coulisse remplaçant les pistons à tringles et autres avec fond de cylindre fixe. (8 juin.— i5 ans.)
- M. TVurlod, à Roubaix (Nord); système de contre-tirage aux générateurs des machines à vapeur, amenant une économie de combustible. (18 décembre—i5ans.)
- VAPORISATION.
- M. Givord, à Lyon ; mode d’assemblage de tubes formant les surfaces d’appareils de vaporisation et de condensation de tous les liquides. (27 novembre. —15 ans.)
- VASES.
- M. Marini, à Paris; genre de construction de vases de toilette, tels que cuvettes, bains de pied, bidets, etc., offrant l’avantage de pouvoir se replier sous un petit volume pour les personnes qui voyagent et de n’être point cassants pour les usages domestiquesetindustriels. (26 juillet.—15 ans.)
- M. Detallencourt, à Paris ; disposition d’appareils ou vases propres à faire jaillir l’eau pure. (27 juillet. —15 ans.)
- Madame veuve Brigonnet, à Saint-Denis (Seine); vase à jonction pour la sublimation du sel ammoniac. (24 août. —15 ans.)
- M. Ador, à Paris; fabrication de vases et appareils indestructibles et pouvant résister à l’action du feu, de l’eau et des réactifs chimiques les plus corrosifs, propres à la fabrication
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- Cinquante-deuxième armée. Novembre 1853.
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- de la porcelaine en général, des cornues à gaz, des creusets pour les monnaies, la fonderie et les produits chimiques de toutes sortes. (4 octobre.—1 5 ans.)
- VÉGÉTAUX.
- M. Girault, à Paris ; procédés relatifs à l’extraction des principes non encore isolés des plantes, pouvant recevoir d’utiles applications dans différents arts. (6 juillet.—15 ans.)
- VEILLEUSES.
- MM. Binet ct Cahouet, à Paris; système de veilleuses à bouilloire, à évaporation et à réveil. (23 mars. —15 ans.)
- M. Dubois, à Paris; fabrication de veilleuses permettant de voir l’heure la nuit et pouvant chauffer ce dont on peut avoir besoin. (i4avril. —15 ans.)
- M. Dupuis, à Paris ; appareil dit veilleuse-horloge sans sonnerie, marchant par la combustion de l’huile et de la bougie. (18 novembre. — î 5 ans.)
- M. Ginot, à Paris ; genre de cadran-veilleuse. (16 décembre.—15 ans.)
- VELOURS.
- M. Bartet, à Saint-Etienne (Loire); système mécanique produisant le velours épinglé sur rubans. (27 mars. — i5ans.)
- M. David, à Saint-Etienne (Loire); procédé de fabrication du velours. (3 avril.—15 ans.)
- Le même ; montage du velours. (7 avril.— i5 ans.)
- MM. Marieton frères, à Lyon ; mécanique à découper un velours frisé fabriqué sur métier tulle à la chaîne. (22 avril.—15 ans.)
- MM. Desver nay et Péricaud, à Lyon ; fabrication de l’écossais en velours et peluche au moyen de l’impression sur chaîne rayée. (11 mai.—15 ans.)
- M. Conte, Lyon; fers servant à la fabrication des étoffes dites velours-serpentins. (i5 mai. —15 ans.)
- M. Chupin, à Lyon; rabot à pression fixe pour veloutier. (24 août. — 15 ans.)
- M. Carde", genre de velours dit velours ze-line. (25 septembre.—15 ans.)
- M. Daunçu, à Paris ; système qui permet de
- transformer divers tissus en velours dit velours de Paris. (29 septembre.—15 ans.)
- M. Aubeux, à Paris; étoffe dite velours de Paris. (ier octobre.— i5 ans.)
- M. Duret, à Tarare (Rhône); métier de velours en deux pièces. (12 novembre.—i5 ans.)
- M. Cussinel, à Saint-Etienne (Loire); appareil faisant velours façonné et uni et toute espèce de soies coupées par le moyen de la navette ou par des roquetins entraînés par la navette. (28 décembre.—15 ans.)
- VENTILATION.
- M. Belvaletle, à Paris; application du ventilateur aux voitures et aux chevaux. (25 mai. — 15 ans.)
- M. Lcmeille, à Valenciennes (Nord); ventilateur à palette mobile. (11 juin. —15 ans.)
- M. Bonneau, à Avignon (Vaucluse); procédé de ventilation à air chaud pour les étuves. (29 juin.—1 5 ans.)
- M. Journet, aux Batignolles (Seine); système hygiénique ayant pour but le renouvellement de l’air chaud et vicié par un air frais et pur, applicable aux monuments et établissements publics et particuliers dits réservoirs épurateurs. (20 juillet. — t5 ans.)
- M. Veyrassat, à Paris; perfectionnements dans les moyens de ventilation et d’aérage appliqués à la mouture des grains pour refroidir la meule et la farine. (7 août. —15 ans.)
- M. Fahlman, à Paris; système de ventilation et de chauffage. (2 octobre.—15 ans.)
- M. Maya, de Bruxelles; nouveau système de ventilation. (26 novembre.— i5 ans.)
- VERNIS.
- MM. Barrai et Pilot, à Paris; séchage du vernis au tampon. (8 mai.—15 ans.)
- M. Delorme, à Paris; vernis imperméable. (7 juin.—15 ans.)
- VERRE.
- M. Houtard-Tison, de Bruxelles ; perfectionnement dans la fabrication du verre. (19 janvier.—14 ans.)
- M. de Scey, à Vesoul (Haute*Saope); appareil de verres grossissants servant à augmenter de jour la lumière du soleil dans les apparte*
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- ments, et de nuit celle de l’éclairage. (3 mars. —15 ans )
- MM. Launay et Bisson, à Paris; genre de verre à gaz. (18 mars.—15 ans.)
- MM. Fribourg et Nocus, à Saint-Mandé (Seine); fabrication de cristaux doublés par des émaux en relief de toutes couleurs et de toutes formes, représentant des dentelles, des fleurs, des paysages, et enfin tout ce qui peut former ornementation avec ou sans la taille des cristaux. (19 avril. — i5 ans.)
- M. Hodge, de Saint-Austell, comté de Cornouailles; perfectionnement dans la fabrication du verre, de la porcelaine, de la faïence et de la pierre artificielle. (26 avril. — i3 ans.)
- M. Moreaux, aux Batignolles (Seine); verre à gaz réflecteur de plusieurs formes. (11 mai. — 15 ans.)
- M. Frison, de Bruxelles; procédé pour l’é-tendage du verre à vitre. (25 mai. —14 ans.)
- M. Gilliland, de New-York (Etats-Unis d’Amérique); genre de fabrication de verres lenticulaires, qui consiste à les mouler ou à les façonner dans un moule. (4 septembre.—i4ans.)
- M. Stevens , de Birmingham; perfectionnements apportés à la fabrication des verres ou globes pour lampes. (16 septembre.—14 ans.)
- M. Rassanl, à Paris ; genre de diamant propre à couper le verre. (3o septembre.—i5 ans.)
- M. Berthiot, à Paris; genre de verre opale propre à remplacer les verres de lunettes et les instruments d’optique en général. (9 octobre.
- —15 ans.)
- M. Cau , à Lyon ; machine propre à fileter les verres et les cristaux. (12 octobre.—i5ans.)
- MM. Lochhead et Passenger, de Londres ; ^perfectionnement dans la fabrication du verre et autres substances vitrifiées, ainsi que dans leur ornementation et leur peinture ou apprêt. (29 octobre. —15 ans.)
- M. Mayer, de Londres; fabrication et application d’un produit dit verre élastique. (18 novembre.—15 ans.)
- M. Thomson, de Londres ; perfectionnement dans la manière de courber le verre et de le recuire* (10 décembre.—i3 ans.)
- VERS A SOIE.
- M. Duchon, à Biviers (Isère); mécanisme propre à empêcher la chute des vers à soie au moment de la montée. (24 février.—15 ans.)
- VETEMENTS.
- MM. Briquet et Perrier, à Paris; application d’un élastique aux pantalons et aux gilets. (24 mars. —15 ans.)
- M. B, aconnier, à Paris; confection de vêtements et tous autres objets coupés sans couture apparente. (28 avril. —15 ans.)
- M. Mornas, à Paris; système de coupe de vêtements d’après nature. (16 juin. —15 ans.)
- VIANDES.
- M. Loubère, à Paris; système de conservation des viandes crues. (8 décembre.—15 ans.)
- VIDANGE.
- M. Point, à Montplaisir, commune de la Guillotière (Rhône;; système de vidange sans désinfection et sans dégagement de gaz. (21 février.—15 ans.)
- M. Dementin, à Paris ; système de fermeture applicable aux appareils de vidange. (14 juin. — 15 ans.)
- M. Meldon de Sussex, à Paris; système d’appareils pour la vidange des fosses d’aisances et le traitement des matières. (25 septembre.— r5 ans.)
- VIN.
- M. Muller, à Epernay (Marne); fabrication de la teinte naturelle du vin par l’extraction, dans le vide, de la partie colorante des vins. (18 août.— 15 ans.)
- M. B/ain, à Paris ; procédés de conservation des vins. (21 septembre. —15 ans.)
- M. Badimon,à Marmande (Lot-et-Garonne); machine à fouler la vendange, et procédé propre à la coloration du vin. (26 octobre. — i5 ans.)
- VINAIGRE.
- MM. Duquesne et S mets, à Carvin (Pas-de-Calais); travail des eaux d’amidonnerie devant servir à la fabrication du vinaigre. (i5 septembre.—15 ans.)
- vis.
- M. Bonnelcrre, à Paris; mécanisme s’adap *
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- tant au tour pour faire, avec celui-ci, des pas de vis de toute grandeur, soit à droite, soit à gauche. (20 octobre.— i5ans.)
- VITRAUX.
- M. Guiot, à Paris ; emploi de feuilles de gélatine coloriée pour imitation de vitraux, avec application ou impression de dessins. (8 janvier. —10 ans.)
- M. Castelle, à Paris ; imitation de vitraux au moyen d’une peinture de colle de peau sur verre. (24 septembre.—10 ans.)
- M. Baudrit, à Paris ; système de vitraux en fer. (22 octobre. —15 ans.)
- VOITURES.
- M. Morel, à Paris; voiture à trois roues perfectionnée. (i3 janvier.— r5 ans.)
- M. Chesneaux, à Paris; innovations diverses apportées à la construction des voitures messageries omnibus. (23 février.—15 ans.)
- MM. Faugin et Léveque, à Paris ; perfectionnements apportés dans la construction des essieux, des ressorts de suspension, des boîtes de roues de voitures et de waggons de toute espèce. (i3 mars.—15 ans.)
- M. Levrien, à Paris ; train-moteur pour chars allégoriques, jeux aériens et autres applications (17 mars.—15 ans.)
- M. Felber, à Paris; système d’avant-train dit avant-train excentrique. (17 mars.—15 ans.)
- M. Delor, à Bordeaux; système de voitures dites voitures à conducteur à coulisse supprimant le marchepied. (10 avril. —10 ans.)
- M. Sarazin, à Paris; moyen de fabrication des caisses de voitures. (10 avril.—15 ans.)
- M.Dupuy, àSaint-Laurent-d’Agny (Rhône); mode de suspension des voitures de toute espèce et waggons par les ressorts en hélice. (12 mai.—15 ans.)
- M. Michaud, à Châlons-sur-Saône (Saône-et-Loire) ; système des voitures en fer. (14 août. -—15 ans.)
- MM. Laugier et Fontange, à Marseille; baguettes en fer propres à recouvrir les jointures des portières des voitures. (21 août.—15 ans.)
- M. Forder, de Londres ; garde-choc pour
- voitures de chemins de fer. (i3 septembre.—
- 14 ans.)
- Le meme; stores pour les voitures des chemins de fer. (2/j novembre.—14 ans.)
- M. Bâtes, de Londres; freins et tampons applicables aux voitures ordinaires. (3 novembre. — 14 ans.)
- M. Bernaud, h. Paris; nouveau système de voitures. (3 décembre.-— 15 ans.)
- M. Ju zet, à Paris ; système de voiture à rotation. (6 décembre.—15 ans.)
- M. Maire, à Montmartre (Seine); système de limonière à brisure applicable aux trains de voitures à deux roues. (8 décembre.—15 ans.)
- M. Dumont, à Abbeville (Somme); coffre invisible à adapter au bouclier des voitures. (21 décembre.— i5ans.)
- M. Pauwels, de Bruxelles; voiture dite dormeuse de chemin de fer à lit mobile. (22 décembre.—15 ans.)
- WAGGON.
- MM. Champon et Parrot, à Bordeaux ; système de waggons à grandes roues propres au transport des matières lourdes, principalement des moellons et des terres. (9 juin.—15 ans.)
- M. Harran, à Bordeaux; système de waggon tournant, à heurtoir mobile. (3ojuin. —15 ans.)
- M. Aindas-, à Bordeaux; système de waggons à l’usage des chemins de fer. (25 septembre.—
- 15 ans.)
- M. Eller, de Copenhague (Danemark) ; machine servant à dételer les waggons des locomotives. (i j octobre.—i5ans.)
- M. Merle, à Paris; perfectionnements apportés aux tampons, supports et ressorts de traction des véhicules des chemins de fer. (3o octobre.-- i5 ans.)
- MM. Nepveu et Servel, à Paris ; système de châssis ou d’armature de trains pour waggons de chemins de fer. (3 décembre.—15 ans.)
- ZINC.
- M. Heilbronn , à Paris ; perfectionnement dans la manière de revêtir et cl’orner le zinc. (3 juillet. —15 ans.)
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- ClXOliASTE-MÜXlÊAIE IHB. (N° DXCIII.) NOVEMBRE 1853.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — moteurs.
- Rapport fait par il/. Calla, au nom du comité des arts mécaniques, sur le
- moulage des roues d’engrenage sans modèles par M. Ferrouilh, à Lens-
- Lestang (Drame).
- Messieurs, M. Ferrouilh est un habile et intelligent ouvrier mouleur qui, ordinairement employé chez les maîtres de forges, a souvent rencontré une grande difficulté à reproduire une roue dentée brisée par quelque accident et dont le modèle n’existait pas dans rétablissement; il a imaginé une disposition très-simple et qui nous paraît se distinguer de celles déjà proposées dans ce même but, et il a voulu s’en assurer la propriété par un brevet d’invention qui lui a été délivré le 19 juin 1846.
- Puis il a parcouru plusieurs de nos départements industriels ; il a proposé son système aux chefs d’établissements, et, après expériences, il a traité avec un grand nombre d’entre eux pour l’emploi de ce procédé.
- Nous avons eu sous les yeux les attestations des résultats qu’on a obtenus du système de M. Ferrouilh dans trente-trois établissements des plus recommandables.
- Voici, en résumé, en quoi consiste ce système ; il ne s’agit naturellement que de la jante et de la partie dentée de la roue à produire, la partie pleine ou évidée n’offrant aucune difficulté.
- M. Ferrouilh établit d’abord un grand cercle divisé sur sa circonférence en autant de parties que la roue doit porter de dents et d’un diamètre plus grand que la roue à produire ; il le pose sur la surface du moule, au centre duquel il établit un goujon vertical cylindrique.
- Une alidade tourne sur cet axe et doit être fixée successivement sur chacune des divisions du cercle type.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- Sur un point de la longueur de cette alidade, déterminé par le diamètre qu’on se propose de donner à la roue, on fixe deux petits éléments de modèles qui, réunis, offrent dans leur intervalle la forme exacte d’une dent de la roue. Ces deux éléments,., attachés par un boulon,, peuvent se séparer à volonté, et sont séparés, en effet, lorsque, une dent étant achevée, on veut déplacer l’appareil pour en exécuter une seconde.
- Les choses ainsi préparées, l’ouvrier n’a plus qu’à mouler chaque dent successivement, et il suffit d’un peu d’attention, pour obtenir un résultat égal
- même supérieur à celui qu’aurait donné un modèle complet.
- Tout cet appareil est en bois, très-facile à exécuter, très-peu. coûteux, et ses bons effets sont démontrés parles fréquentes applications qui en ont été faites.
- La disposition présentée par M. Ferrouüh nous paraît mériter l’approbation de la Société, et en conséquence votre comité vous propose, Messieurs, 1° de remercier M. Ferrouüh de son intéressante communication ; 2° d’insé-ïer le présent rapport dans le Bulletin avec le dessin de l’appareil.
- Signé Calla, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 24 août 1853.
- Légende explicative des figures de la planche 1274.
- Fig. 1. L’appareil de M. Ferrouüh, pour le moulage des roues d’engre-aage sans modèle, vu en plan.
- Fig. 2. L’un des éléments de modèle détaché.
- Fig. 3. Second élément de modèle vu de face et de profil.
- Fig. 4. Autres détails de l’appareil.
- À , moule en sable. B , cercle gradué. C, forme de la denture à produire. B, goujon vertical cylindrique établi au centre du moule. E, alidade percée d’une coulisse portant l’élément de modèle F qui sert à former la dent, fi, boulon au moyen duquel l’élément F glisse dans la coulisse. H, noyaux en sable étuvé. ( D. j
- MOTEURS.
- Description d’un moteur à vent à ailes verticales frappées par derrière, et s’orientant de lui-même; par M. Àmédée-Durand (1).
- Dès l’année 1829, on a pu voir, dans le Bulletin de la Société, un rapport lait au nom du comité des arts mécaniques, par M. Francœur, sur un premier moteur à vent de l’invention de M. Amédée-Durand.
- {1) La publication des planchas de ce moteur, exécutées depuis plusieurs aimées, a été retardée par les causes étrangères à la rédaction du /Jullelin.
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- MOTEURS.
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- Celui que nous allons décrire, tout en s’orientant et se gouvernant de lui-même comme le premier, se trouve composé d’éléments entièrement différents, réalisant d’autres combinaisons et réunissant des avantages auxquéls le premier ne pouvait atteindre, soit sous le rapport de l’économie de construction, soit sous celui de la stabilité, soit sous celui de la quantité de force transmise. La première et la dernière de ces conditions résultent de la substitution du bois et de la toile au fer et à la tôle qui constituaient les ailes du premier moteur, et que l’expérience a fait abandonner; l’autre, la stabilité, résulte de la substitution d’un chevalet en charpente légère au mât unique en bois que maintenaient des haubans en fer, et que l’incertitude sur'k qualité de la matière de ces tirants ainsi que l’altération qu’elle éprouve d’oscillations incessantes, pendant le travail, ont conduit à réformer. On trouvera dans le Bulletin de 1830, p. 134, la description de ce premier moteur qui, outre les conditions rappelées ici, était pourvu de plusieurs moyens de lubHfication spontanée, dont un particulièrement permettait d’employer l’huile, même à 12° au-dessous de zéro, ainsi que cela a eu lieu pendant l’hiver de 1829 à 1830.
- PI. 1275, fig. 1. Vue générale du moteur présentant la face opposée à celle qui est frappée par le vent, et montrant une partie du chevalet qui forme le support.
- Fig. 2. Le moteur vu de profil.
- Fig. 3. Section horizontale du moteur prise au-dessus de l’arbre qui porte les ailes et sans ces dernières.
- PL 1276, fig. 4. L’une des ailes du moteur, vue parie profil général de la machine dans la position qu’elle conserve tant que le vent est modéré.
- Fig. 5. La même vue dans la position qu’elle prend lorsque le vent a atteint son maximum de pression.
- Fig. 6 et 7. Vue, en section et de face, d’une pièce nommée toc, fixée sur l’extrémité de l’arbre de la volée, et par l’intermédiaire de laquelle la force empruntée au vent est transmise à la manivelle.
- Fig. 8 et 9. Vue, en section et de face, du croisillon en fonte dans lequel sont implantées les six antennes des ailes.
- Fig. 10 et 11. Vue, en bout et de face, d’un contre-poids qui fait équilibre à la pression du vent sur les ailes, et maintient ces dernières dans la position la plus convenable pour que la vitesse transmise soit indépendante des écarts du vent.
- (Fig. 12. Section verticale de la partie supérieure du pivot de la machine montrant la bielle qui transforme l’action du vent en mouvement rectiligne alternatif.
- Fig. 13. Section verticale de la partie inférieure\lu pivot : elle montre k
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- ARTS MÉCANIQUES.
- transmission du mouvement rectiligne alternatif au travers d’une crapaudine ouverte à son centre, qui permet à ce mouvement de se communiquer à tout mécanisme placé au-dessous du plancher du chevalet.
- Fig. 14. Vue de l’extrémité de l’arbre portant la volée avec l’emmanchement de la clef fixant le toc, etc.
- Explication des lettres.
- À, pivot du moteur reposant sur le plancher du chevalet et traversant le sommet de ce dernier formé par une pièce annulaire en fonte dans laquelle s’assemblent les contre-fiches ou longrines C.
- B, B, pièces jumelles horizontales boulonnées sur la tête du pivot et supportant les pièces constitutives du moteur.
- C, C, contre-fiches, au nombre de quatre , composant le chevalet dont la forme générale est celle d’une pyramide tronquée.
- D, pièce annulaire avec laquelle viennent s’assembler les contre-fiches C, C et au travers de laquelle passe le pivot A.
- E, E, moises reliant les contre-fiches C, C, supportant la base du pivot ainsi que le plancher par lequel on accède à la partie supérieure du moteur.
- F, échelons au moyen desquels on arrive à toutes les parties de la machine.
- G, arbre portant les ailes du moteur.
- H, croisillon en fonte et fer forgé dans lequel sont implantées les ailes du moteur et qui glisse librement sur l’arbre G, dans le sens de sa longueur, suivant les variations du vent. Il détermine ainsi, comme on le verra aux lettres L, M, Q, l’obliquité que les ailes doivent prendre pour se soustraire à la violence du vent ou s’y présenter quand il rentre dans la vitesse la plus favorable à l’effet de la machine.
- I, I, pièces en fer solidaires avec le croisillon et qui transmettent à l’arbre G, par l’intermédiaire de la pièce L, dite toc, qu’elles traversent, l’action du vent convertie en mouvement rectiligne alternatif au moyen de la manivelle J, montée sur l’autre extrémité de l’arbre.
- J, manivelle formée d’un plateau circulaire pour éviter les accidents.
- K, collier en deux pièces appuyant sur le rebord O du croisillon et recevant deux des extrémités des tirants X,X qui transmettent l’action du contrepoids N.
- L, pièce, dite toc, qui a deux fondions : par l’une, elle transmeta l’arbre G la force que les ailes ont recueillie du vent; par l’autre, elle concourt à produire l’effacement graduel des ailes sous la pression progressive du vent.
- M, pièces dites bielles d’airage, qui, liées chacune d’un bout à l’extrémité
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- MOLE UK S.
- GU 7
- d’un des bras du toc par une articulation qui leur permet un mouvement dans deux plans différents, vont se relier aux livardes Q, au moyen d’un anneau qui les termine et reçoit l’un des bouts de ces livardes.
- N, contre-poids s’élevant ou s’abaissant suivant la pression du vent.
- O, rebord mince faisant partie du croisillon et sur lequel s’appuie la pièce K reliée par les tirants X au contre-poids N, qui, par cette communication, est enlevé ou descendu suivant que l’action du vent fait plus ou moins fuir la volée vers le toc L.
- P, P, antennes, pièces principales des ailes.
- Q, pièce dite livarde, fonctionnant comme levier, ayant son point d’appui sur l’antenne P, où elle joue dans un anneau à la manière des avirons. C’est par cette pièce qu’est opérée l’évolution de l’extrémité de l’aile, celle qui, présentant la plus grande surface , a l’action la plus directe sur le règlement de la marche de la machine.
- R, vergue sur laquelle se fixe, par des courroies à boucles, l’extrémité des voiles.
- S, éclisses en bois maintenant la voile tendue dans sa largeur. C’est sur la plus longue de ces éclisses qu’est fixée une courroie dite bouline, qui, embrassant l’antenne, donne à la surface de l’aile une courbure analogue à celle indiquées par la théorie.
- T, traverse en bois formant l’extrémité de la voile vers le centre de la volée et à laquelle s’attache une courroie Y qui maintient la voile tendue dans le sens de sa longueur.
- U, balancines tirants légers en fer maintenant la vergue R contre la tension opérée par la courroie Y*.
- Y, courroie servant à maintenir et tendre les voiles : elle vient s’attacher à l’antenne vers l’extrémité large de la voile.
- X, X, tirants jumeaux fixés d’un bout au collier K, et de l’autre à la traverse Y, et reliant ainsi le contre-poids N au croisillon fig. 8.
- Y, traverse recevant les tirants jumeaux X et s’agrafant par son milieu avec la chaîne du contre-poids N.
- Z, sommier inférieur réunissant les tiges t, t et recevant en son milieu la tige x, qui transmet le mouvement rectiligne alternatif engendré par le moteur.
- a, collier fixé sur l’antenne et dans lequel se meut la livarde Q, à la manière des avirons.
- b, brides unissant les antennes au croisillon, et portant un petit étrier dans lequel passent les longues courroies servant à tendre les voiles.
- c, rondelle retenant, au moyen de six boulons, dans un assemblage général, les bouts des antennes vers le centre du croisillon.
- Cinquante-deuxième année. Novembre 1853. 88
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- ARTS MÉCANIQUES.
- MOTEURS.
- d\ d, quatre galets fixés dans le toc I, et ayec lesquels sont en contact les pièces I pendant les passages alternatifs que leur font opérer les variations du vent.
- e, pièce en forme de fer à cheval embrevée par ses deux branches dans l’arbre G et retenue par un boulon qui traverse les deux extrémités de ses branches : elle a pour objet de retenir le toc et le croisillon sur l’arbre dans le cas où la clef v viendrait à se décaler, au milieu des agitations qu’éprouve une machine à l’égard de laquelle une surveillance assidue est impossible.
- f, poulie qui reçoit la chaîne à laquelle est suspendu le poids N.
- g, fig. 3, chaise ou coussinet portant l’arbre du côté de la volée.
- h, chaise ou coussinet portant l’arbre du côté de la manivelle.
- i, plancher de la machine.
- j, chaîne transmettant la réaction du contre-poids N à la volée dans le cas où le vent faiblit après un écart de violence.
- k, k, rouleaux facilitant le passage des tirants horizontaux X qui se voient ici en section verticale.
- l, petite chaîne faisant mouvoir le poussoir z.
- m, m, courroies attachant les voiles aux vergues.
- n, petite chaîne attachée d’un bout à la grosse chaîne f qui supporte le contre-poids N : elle suit le pivot et vient s’attacher à une crémaillère à poignée y. C’est au moyen de cette communication qu’on peut supprimer l’action du contre-poids sur les ailes et laisser à celles-ci la faculté de se soustraire à l’action du vent.
- o, tiges jumelles transmettant le mouvement du sommier supérieur r en évitant l’emploi d’une tige unique intérieure et les accidents qu’elle peut éprouver.
- p, bouton de manivelle.
- q, bielle transmettant le mouvement du moteur.
- r, sommier dans lequel vient s’articuler la bielle q et qui transmet le mouvement du moteur à la partie inférieure du pivot À, par l’intermédiaire dos deux tqes o o.
- §, assemblage des tiges t avec le sommier r. Ces pièces, qui sont en fonte et goupillées sur les tiges t, servent en même temps de glissières pour transmettre l’action de la bielle.
- u, traverse réunissant les tirants X et les reliant à la chaîne j.
- v, clef fixant le toc sur l’arbre et terminée extérieurement par une équerre que traverse une vis qui la retient en place et s’oppose à tout déclavetage.
- x, tige transmettante mouvement rectiligne alternatif engendré par le moteur,
- ?/, crémaillère qui peut, à volonté, par la mise en prise de sa dent, soustraire progressivement le moteur à l’action du vent.
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- ARTS CHIMIQUES. -- DOUBLAGE DES NAVIRES. ()99
- s, poussoir mù à main d’homme au moyen d’une chaîne et d’une poignée : il supplée à l’action du vent quand on veut faire effacer les ailes pour suspendre la marche de la machine.
- a\ a, boulons fixant la crapaudine sur laquelle repose le pivot A, et se terminant inférieurement par des guides qui déterminent le plan vertical dans lequel se meut invariablement la pièce b\ quelle que soit, d’ailleurs, l’orientation du moteur.
- b\ pièce à deux branches dirigée par les guides a\ a.
- c'y cage dans laquelle tourne un écrou taraudé et goupillé sur la tige z. Il transmette mouvement rectiligne alternatif à la tige d\ qui devient le premier organe de tout mécanisme auquel convient ce mouvement, comme bo-card, pompe, etc.
- Nota. Tous les tirants sous cette indication + ont été réformés depuis la gravure des planches, et les pièces qu’ils consolidaient ont reçu des dimensions suffisantes pour résister par elles-mêmes.
- ARTS CHIMIQUES. — doublage des navires.
- Rapport fait par M. Levol, au nom du comité des arts chimiques , sur Valtération qu’éprouve le bronze employé au doublage des navires; par M. Bobierre.
- La Société se rappelle que , l’année dernière , M. Bobierre, professeur de chimie, à Nantes, lui avait adressé la première partie d’un travail sur l’altération des bronzes employés au doublage des navires, et que, par suite du rapport qui lui a été fait sur ce travail, elle en a ordonné l’insertion dans son Bulletin ( numéro d’octobre 1852, p. 706 ).
- Dans la séance du 27 juillet dernier, M. Bobierre a envoyé à la Société la deuxième partie de ce travail. C’est sur cette seconde partie que le comité des arts chimiques a l’honneur de lui présenter aujourd’hui le rapport suivant.
- Dans cette nouvelle communication, l’auteur déclare d’abord que de nombreuses expériences faites par lui confirment les assertions contenues dans la première, et qu’il avait déduites de ses analyses ; il ajoute, avec raison, qu’il lui a semblé indispensable de contrôler ses premiers résultats par des expériences synthétiques ; à cet effet, il a formé de toutes pièces, avec des métaux soit purs, soit impurs, des lingots de bronze de forme cylindrique , moulés en sable, de 40 centimètres de hauteur et du poids de 25 kilogram. Ces lingots, séparés de leurs jets, furent forés de manière à en extraire, pour les analyser, des parties situées à différentes profondeurs, soit dans l’axe, soit à la surface des cylindres.
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- ARTS CHIMIQUES.
- DOUBLAGE DES NAVIRES.
- Les différents alliages ont tous donné lieu à celte observation , conforme, d’ailleurs, aux observations antérieures de Dussaussoij, que , dans le bronze, les parties centrales renferment constamment moins d’étain que les parties superficielles. Ainsi, par exemple, dans l’alliage formé de 97 de cuivre pour 3 d’étain, et qui a présenté les plus grands écarts, le rapport de richesse en étain entre les deux parties centrale et superficielle a été de 1 : 3,97. M. Bobierre &, déplus, confirmé expérimentalement dans ce nouveau travail , l’assertion contenue dans son premier mémoire, relative à l’hétérogénéité particulière du bronze peu riche en étain; il a, en outre, constaté que l’addition de 1 pour 100 de zinc dans l’alliage dont nous venons de parler en augmente considérablement l’homogénéité. Après cette addition, en effet, le rapport entre les quantités d’étain trouvées par l’analyse dans l’axe et à la surface était : : 1 : 1,45.
- Suivant lui, il y aurait avantage, toujours au point de vue de l’homogénéité, à introduire dans le bronze le zinc sous forme de laiton ; mais il parait adopter à cet égard l’opinion des fondeurs sans l’avoir vérifiée lui-même par l’expérience.
- Deux alliages binaires, cuivre et étain, renfermant, sur 100 parties, 5 d’étain et 95 de cuivre de belle qualité ou de cuivre ordinaire, ont indiqué , d’après l’analyse comparative des parties centrale et superficielle, le rapport de 1 : 1,63 pour le premier, et de 1 : 1,36 pour le second ; ce résultat, qui n’est, d’ailleurs, appuyé que par une seule expérience, serait-il accidentel, ou révélerait-il un fait analogue à celui qui résulte de l’observation précédente sur l’introduction du zinc dans le bronze binaire? On ne saurait le dire quant à présent. Pour répondre à une pareille question , il serait nécessaire de constater avec exactitude la nature et les proportions des substances étrangères qui peuvent exister dans le cuivre ordinaire, afin d’être à même de vérifier synthétiquement si l’intervention de ces substances dans le bronze pur serait susceptible d’en augmenter l’homogénéité. Peut-être ces substances, zinc ou autres, n’ont-elles pour effet, comme plus oxydables que le cuivre et l’étain, que de désoxyder ces métaux toujours plus ou moins altérés par leur fusion au contact de l'air, ou au moins de prévenir cette altération et de permettre ainsi leur répartition plus uniforme dans le composé ; elles joueraient alors le rôle que Dussaussoy assignait avec raison au fer, dans ses expériences si remarquables sur la désoxydation du bronze binaire.
- En résumé, les questions abordées par M. Bobierre, dans le mémoire qu’il a présenté à la Société, sont d’une haute importance ; mais on ne peut se dissimuler que la constatation des faits qu’il renferme eût été plus évidente à tous les yeux, si l’auteur avait jugé à propos de soumettre ses diffé-
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- rents alliages synthétiques, et particulièrement le composé zincifère, à l’action de la mer, afin de corroborer ses idées sur ce point de la manière la plus irréfutable :• c’est ce que nous croyons devoir l’engager à faire maintenant pour compléter ses intéressantes recherches. Nous avons l’honneur de proposer à la Société d’écrire dans ce sens à M. Bobierre, en le remerciant de cette nouvelle communication, dont nous demandons l’insertion avec celle du présent rapport dans le Bulletin.
- Signé Levol , rapporteur.
- Approuvé en séance, le 16 novembre 1853.
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- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS CHIMIQUES.
- Deuxième mémoire sur la fabrication économique du bichromate de potasse ; par M. Jacquelain, préparateur à l’école centrale des arts et manufactures de Paris, membre du comité des arts chimiques (1).
- 1798. Annales de chimie, t. XXV, p. 21. — Mémoire sur une nouvelle substance métallique contenue dans le plomb rouge de Silésie; par Vauquelin.
- 1809. Annales de chimie, t. LXX, p. 70. —Mémoire sur la meilleure méthode pour décomposer le chromate de fer, obtenir l’oxyde de chrome, préparer l’acide chromique, et sur quelques combinaisons de ce dernier; par Vauquelin.
- 1820. Annales de chimie et de physique, t. XIV, p. 299. — Combinaison du soufre avec le chrome; par J. L. Lassaigne.
- 1820. Annales de chimie et de physique, t. XV, p. 76. —Application du chromate
- de plomb sur la soie, la laine, le lin et le coton ; par J. L. Lassaigne.
- 1821. Annales de chimie et de physique, t. XVI, p. 442. —Application du chromate
- de plomb sur les étoffes ; par P. Berthier.
- 1821. Annales de chimie et de physique, t. XVII, p. 7. — Sur la capacité de saturation de l’acide chromique; par J. Berzélius.
- 1821. Annales de chimie et de physique, t. XVII, p. 35. —Sur les alliages de chrome et de fer, de chrome et d’acier; par P. Berthier.
- 1821. Annales de chimie et de physique, t. XVII, p. 349. — Sur quelques composés de chrome; par Grouvelle.
- 1823. Annales de chimie et de physique, t. XXII, p. 51. — Sur les combinaisons de l’acide chromique avec la potasse; par F. Tassart fils.
- (1) Ce mémoire a été lu dans la séance de la Société du 19 octobre 1853. Le premier mémoires ur le même sujet se trouve dans la 46e année du Bulletin ( 1847 ), p. 689.
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- 1831. Annales de chimie et de physique, t. XLVII, p. 110. — Sur la préparation du chrome métallique; par J. Liebig.
- 1843. Annales de chimie et de physique, t. IX, p, 433. — Action de l’ammoniaque
- liquide sur les chromâtes dq groupe magnésien ; par Malaguti et Sarseau.
- 1844. Annales de chimie et dp physique, t. XII, p. 528. — Recherches sur le chrome;
- par Peligot.
- 1845. Annales de chimie et de physique, t. XIY, p. 239. —Composition du sesqui-
- chlorure de chrome; par Peligot.
- 1845. Annales de chimie et de physique, t. XIY, p. 244.—Sur quelques sels de chrome; par JI. Loewel.
- 1845. Annales de chimie et de physique, t. XIY, p. 247. —Sur le sesquichlorure de chrome; par Pelouze.
- 1845. En juin. Expérience de fabrication en grand du chromate de chaux, chez Guérin-Vary, fabricant de produits chimiques, à la glacière; par A. Jac-quelain.
- 1845. En septembre. Expérience de fabrication sur 100 kilogr. de minerai de chrome
- pour la fabrication du chromate de chaux, chez M. Mcize, fabricant de soude, à Rouen ; par A. Jacquelain.
- 1846. Annales de chimie et de physique, t. XVI, p. 294. — Sur les chlorures de
- chrome; par Peligot.
- 1846. Revue scientifique et industrielle, t. XXVII, p. 232. — Sur la fabrication de
- quelques chromâtes; par P. A. Allain.
- 1847. Annales de chimie et de physique, t. XXI, p. 478. — Mémoire sur la fabrica-
- tion économique des bichromates de potasse , de chaux , des chromâtes de plomb et de zinc; par A. Jacquelain.
- 1847. Revue scientifique et industrielle de Quesneville, t. XXX, p. 131.
- 1° Sur la décomposition du bichromate de potasse à l’aide de l’acide sulfurique; par A. Jacquelain.
- 2° Sur l’alun de chrome, le sulfate de chrome et l’isomérie; par A. Jacquelain. 1847. Revue Quesneville, t. XXX, p. 198.
- 1° Analyse du sesquichlorure de chrome ;
- 2° Détermination de l’équivalent du chrome;
- 3° Étude et discussion des propriétés chimiques du sesquichlorure de chrome pur; par A. Jacquelain.
- C’est en 1798 que Vauquelin, chimiste devenu célèbre par ses travaux d’analyse , fit la découverte d’un nouveau métal dans le produit minéralogique désigné sous le nom de plomb jaune de Sibérie, et que , plus tard , les chimistes ont appelé chromate de plomb.
- L'étude qu’il a faite des combinaisons de ce métal lui a permis, pour ainsi dire, de prévoir toutes les applications que l’on fait aujourd’hui de l’oxyde de chrome et des chromâtes, soit dans la peinture sur porcelaine, dans la joaillerie et la peinture,
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- et l’impression des étoiles de coton. C’est dire que ce chimiste nous a laissé, par conséquent, un historique précis des principales propriétés chimiques du chrome et de ses composés.
- Depuis 1809, bien des chimistes ont enrichi la science de nouvelles combinaisons du chrome. Quelques-uns se sont occupés de la fabrication industrielle de certains produits, tels que les chromâtes de potasse, de soude, de baryte, de chaux, de zinc et de plomb.
- Mais, lorsque l’on consulte la Collection des brevets anglais et français, dans le but cle se renseigner sur l’état progressif de la fabrication du chromate de potasse, par exemple, on arrive à reconnaître bientôt, avec surprise, qu’il n’existe aucun brevet relatif à cette industrie; pourtant le bichromate de potasse est un sel qui se fabrique sur de grandes proportions, et dont les applications diverses ont acquis une très-grande importance.
- Ce fait, assez rare dans les annales technologiques et très-significatif, nous donne à penser que les bénéfices assez élevés de cette industrie sont cause que cette fabrication, conservée secrète jusqu’ici, est restée stationnaire en France et le privilège d’un très-petit nombre de fabricants.
- Quoi qu’il en soit, voici l’analyse succincte des quelques procédés publiés avant le mode de fabrication du chromate de potasse dont nous allons faire l’exposé après cette analyse.
- En 1846, par une lettre datée du 17 octobre et adressée à la Revue scientifique du docteur Quesneville, M. Allain publia plusieurs recettes soit pour préparer des chromate et bichromate de potasse dans les laboratoires, soit pour fabriquer industriellement ces mêmes produits. Avant de les faire connaître, nous allons nous permettre de suite une simple réflexion, c’est que M. Allain n’est entré dans aucun de ces détails d’exécution si nécessaires à connaître pour se ménager le succès d’une opération industrielle.
- lre recette. — Calciner ensemble parties égales de minerai de chrome, de peroxyde de manganèse et chaux hydratée; il n’est question ni de la durée de la calcination ni des appareils destinés à cet usage.
- Le résidu de cette calcination étant lessivé, on verse, dans les liqueurs réunies, du carbonate de potasse, afin de précipiter toute la chaux du chromate de chaux.
- Mais M. Allain convient lui-même que le chromate de potasse ainsi obtenu est accompagné d’un excès de carbonate de potasse qui gêne toujours la cristallisation du chromate neutre.
- Quant à la fabrication industrielle, M. Allain propose , comme dosage des matières premières destinées à la préparation du chromate neutre de potasse,
- Minerai de chrome. , Peroxyde de manganèse Azotate de potasse.. .
- Chaux hydratée. . •
- de chaque, 100 kilog. de chaque, S0 kilog.
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- On opère ensuite comme précédemment.
- Au lieu du chromate neutre, si l’on veut préparer du bichromate de potasse pour les laboratoires, M. Aîlain adopte alors le dosage suivant :
- Minerai..............
- Peroxyde de manganèse. Azotate de potasse. . Chaux hydratée. .
- de chaque, 100 grammes, de chaque, 46 grammes.
- On traite par l’eau la masse calcinée ; on précipite la chaux du chromate de chaux par l’acide oxalique, et l’on fait cristalliser.
- Ai-je besoin d’insister longuement sur ce dosage pour démontrer qu’il ne saurait conduire à l’obtention du bichromate de potasse.
- En effet, le bichromate devant contenir moitié moins de potasse que le chromate neutre, il eût été rationnel de n’employer que 25 kilog. d’azotate de potasse au lieu de 50 indispensables au chromate neutre.
- D’un autre côté, comme l’acide oxalique n’est utilisé que pour précipiter la chaux du chromate de chaux, il demeure évident que l’acide chromique du chromate de chaux, devenu libre, doit s’unir au chromate de potasse pour former du bichromate de potasse; mais la proportion de potasse étant trop forte de moitié, il en résulte qu’au lieu de bichromate de potasse cette recette ne donne, en réalité, que du chromate neutre.
- Enfin, pour le bichromate de potasse du commerce, M. Âllain nous dit qu’il faut calciner, comme précédemment,
- Minerai de chrome. . Peroxyde de manganèse Nitrate de potasse. . Chaux hydratée.
- de chaque, 100 kilog. de chaque, 50 kilog.
- On traite par l’eau et l’on ajoute, dans la liqueur, de l’acide sulfurique, afin de précipiter la chaux.
- L’objection faite au dosage pour le bichromate du laboratoire subsiste tout entière pour la recette du bichromate commercial. Je ne la renouvellerai donc pas, et je me contenterai de faire observer que les procédés de M. Allain laissent beaucoup à désirer soit au point de vue de l’économie, soit au point de vue de la description des opérations industrielles.
- Préoccupé moi-même de cette question, j’ai exécuté en grand deux opérations, l’une en 1845, chez Guérin- Vary, ancien maître des conférences à l’école normale, et fabricant de produits chimiques à la Glacière, près Paris; l’autre, en 1846, chez M. Maze> fabricant de soude, à l’Escure, près Rouen.
- Le 11 octobre 1847, je présentai à l’Académie des sciences un mémoire sur la fabrication économique des bichromates de potasse, de chaux, et des chromâtes neutres de plomb et de zinc.
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- Le procédé qui s’y trouve décrit pour la fabrication du bichromate de potasse repose sur l’emploi de 100 kilog. de minerai de chrome en poudre d’une très-grande finesse, 90 kilog. pierre à chaux pulvérisée ( carbonate de chaux ). Après dix heures de calcination dans un four à réverbère, on dclaye la matière avec de l’eau chaude ; à l’aide de l’acide sulfurique, on précipite d’abord la moitié de la chaux appartenant au chro-mate de chaux, puis l’autre moitié par une double décomposition entre le bichromate de chaux et le carbonate de potasse pur de sel de soude.
- Viennent ensuite la concentration des liqueurs et leur cristallisation.
- Ce mode de fabrication, dont j’omets, pour abréger, de nombreux détails d’exécution, était sans contredit plus économique de beaucoup que ceux mis en pratique par les fabricants français, et qu’ils avaient, sauf quelques modifications, empruntés au mémoire de l’illustre Vauquelin (1).
- Cependant de nouveaux perfectionnements m’ont été suggérés par des expériences récentes, et c’est dans le but de m’en assurer l’exclusive exploitation que j’ai fait, aujourd’hui 19 octobre 1853, la demande d’un brevet de quinze ans.
- On a pu remarquer, dans le premier mémoire auquel j’ai fait allusion, que pour attaquer le minerai de chrome par la chaux on devait amener les deux matières à une extrême finesse. Cette condition de pulvérisation ne laissait pas que d’être dispendieuse, attendu l’excessive dureté du minerai de chrome.
- En effet, la réduction de ce minerai en poussière très-fine est un travail fort long, qui use promptement les meules. Lors même qu’on dispose du degré de finesse convenable, la calcination en présence de la chaux dure encore neuf à dix heures dans le fourneau à réverbère le mieux aéré.
- D’autre part, le grillage dans ce four, quoique dirigé par un habile chauffeur, conduit souvent à une certaine quantité de minerai non attaqué , soit que l’on dépasse la température voulue, soit que les gaz combustibles détruisent une partie du travail réalisé par l’oxygène de l’air atmosphérique, soit qu’ils retardent cette même action par suite de leur mélange avec l’air. Il fallait, en outre , composer avec les matières premières un mélange solide, aggloméré, infusible à la température du rouge, et conservant sa porosité, un mélange, enfin, dont l’un des éléments pût fixer l’oxygène de l’air atmosphérique et le céder au fur et à mesure à l’oxyde de chrome jusqu’à la conversion de ce dernier en chromate alcalin.
- Bien que la fabrication du bichromate de potasse, telle que je l’avais imaginée , ait été adoptée par quelques fabriques d’Angleterre, depuis la publication de mon premier mémoire, je n’en demeurai pas moins persuadé que cette industrie était susceptible de perfectionnements d’une certaine importance , et maintenant je suis en mesure de prouver
- 1° Que la durée du grillage peut être réduite de moitié, tout en faisant usage du minerai de chrome en poudre moins ténue ;
- 2° Que la totalité du minerai peut être attaquée dans un premier grillage , d’où il
- (l) Fauquelin calcinait 100 de minerai de chrome pulvérisé mélangés à 60 de nitrate de potasse.
- Cinquante-deuxième année. Novembre 1853* 89
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- Résulte urte économie notable de combustible, de main-d’œuvre et surtout une réduction dans les frais de pulvérisation.
- Voici, du reste, les expériences sur lesquelles je m’appuie et dont j’ai constaté les résultats par des opérations manufacturières.
- J’ai d’abord exécuté Un grillage de neuf heures sur trois mélanges faits en mêmes proportions, mais différant, par le degré de finesse, du minerai de chrome, ce qui m’a donné :
- Pour
- Pour
- Pour
- 100 minerai de chrome passé au tamis n° 120 , 50 chaux vive délitée,
- 100 minerai passé au tamis n° 110,
- 50 chaux vive délitée,
- 100 minerai passé au tamis n° 90,
- 50 chaux vive délitée,
- 3 pour 100 minerai non attaqué;
- 7 pour 100 minerai non attaqué ;
- 15 pour 100 minerai non attaqué.
- J’ai composé ensuite quatre mélanges avec
- 100 minerai passé au tamis n° 110,
- 90 craie,
- 44 carbonate de potasse au titre de 60° centig.
- Chacun d’eux a subi un grillage , toujours dans un four à réverbère , mais pendant des temps inégaux.
- Aussi le mélange
- n° 1, pour 4 heures de grillage, donne *6,73 pour 100 minerai non attaqué. n° 2, » 5 » donne 5,28 »
- n° 8, » 6 » donne 4,80 »
- n° 4, » 7 » donne 3,80 »
- Cette seconde série d’expériences démontre que l’association du carbonate de potasse à la craie présente tous les avantages des matières connues en chimie sous le nom de chaux potasséey chaux sodée, c’est-à-dire qu’au moyen de ces produits on dispose alors d’un mélange à la fois poreux, infusible et très-énergique pour hâter l’oxydation de l’oxyde de chrome.
- Il restait néanmoins à vérifier si, en s’affranchissant des gaz réducteurs, on n’arriverait pas plus rapidement et plus complètement à la conversion de l’oxyde de chrome en chromate.
- A cet effet, j’ai préparé un mélange de
- 100 minerai passé au tamis n° 90,
- 90 craie,
- 44 carbonate de potasse à 60° centig.
- Je l’ai soumis au grillage dans «ne cornue de terre pendant six heures, en ména-
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- géant une circulation lente et continuelle d’air atmosphérique à travers le mélange. Au bout de trois, quatre, cinq et six heures, je prélevais un échantillon moyen, dont je faisais l’analyse pour connaître la proportion du minerai attaqué.
- Or ces analyses m’ont démontré que ,
- Au bout de 3 heures de grillage, il restait 1,3 pour 100 de minerai non attaqué.
- » 4 » 0,9 »
- » 5 » 0,7 »
- » 6 » 0,6 »
- Il y a donc, ainsi que je l’avais annoncé plus haut, un immense avantage à effectuer le grillage dans des cornues avec courant d’air pur, en faisant usage de la craie associée au carbonate de potasse, puisque l’opération en est plus complète , plus prompte et moins chère.
- Au résumé, voici la description technique du procédé de fabrication, tel qu’il doit être adopté pour une fabrication, par jour, de 500 kilog. de ehromate de potasse :
- 1° Porter au rouge le minerai de chrome , l’étonner brusquement par l’eau froide, faire subir aux fragments qui en résultent une seconde fois ce traitement.
- 2° Passer la matière sous des pilons bocards en fonte ou dans un moulin à noix, puis terminer le broyage à l’eau sous des meules en silex ou en fonte, en rapprochant assez les meules pour avoir le n° 90.
- 3° Empâter le minerai convenablement broyé avec le carbonate de potasse dans une chaudière de fonte, y incorporer la craie et fritter le mélange, c’est-à-Sire le dessécher complètement à la température de 500 degrés.
- 4° Introduire le fritté dans des cornues en terre, verticales, offrant à la partie inférieure une tête en fonte pourvue d’orifices pour donner accès à l’air préalablement échauffé, qui doit oxyder le minerai de chrome. D’autre part, la tête supérieure de la cornue est mise en communication avec une cheminée à registre afin de régler l’écoulement de l’air chaud privé d’oxygène et de le diriger sur le liquide d’une chaudière à concentration, pour hâter la vaporisation de l’eau.
- 5° Le grillage étant terminé, écraser la matière, puis la porter dans des chaudières pour lui faire subir cinq traitements méthodiques à l’eau bouillante, afin d’en extraire tout le ehromate de potasse, et de faire servir les dernières eaux à l’épuisement de nouvelles matières grillées.
- Si les liqueurs contiennent un peu de ehromate de chaux, l’addition d’une certaine quantité de carbonate de potasse en précipitera la chaux à l’état de carbonate de chaux, qu’on met de côté pour une nouvelle opération de grillage, tandis que la liqueur ne renferme plus que du ehromate de potasse tout à fait exempt de silice et d’alumine.
- 6° Concentrer la liqueur claire de ehromate de potasse, jusqu’au tiers de son volume primitif; saturer par l’acide sulfurique faible et purifié la moitié de la potasse du chro-mate, ce qui permet alors de séparer iniinédiatcinen!, par décati la lion, le bichromate
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- NOTICES I NDUSTHlELLES.
- du sulfate de potasse insoluble qui se précipite, et d’achever la concentration avant de conduire le liquide dans les cristallisoirs.
- Voici maintenant un prix de revient approché, c’est-à-dire exagéré à dessein, qui, je crois, donnera une idée suffisante des bénéfices que cette industrie peut réaliser, en prenant pour base une production journalière de 500 kilogrammes de bichromate de potasse.
- 100 kilog. minerai de chrome à 45 pour 100 de richesse........... 25 fr.
- Combustible pour étonner le minerai et fritter le mélange. ... 2
- Main-d’œuvre pour l’opération précédente............................... 1
- Pulvérisation du minerai.............................................. 25
- 90 kilog. de craie..................................................... 1 80
- 44 kilog. de potasse à 60° centésimaux................................ 52 80
- Acide sulfurique................................................. 660
- Combustible pour le traitement et la concentration............... 20
- Main-d’œuvre.......................................................... 16
- 78 kilog. bichromate coûtent......................................... 150 20
- 100 kilog. reviendront à............................................. 192 30
- Soit....................................................195
- Admettons maintenant, pour mise de fonds, un capital de 100,000 francs.
- En comptant l’amortissement à 10 pour 100, on a.................. 10,000 fr.
- » l’intérêt à 5 pour 100 , on a.............................5,000
- Les appointements à.................................................8,000
- Pour loyers, impositions et assurances............................. 3,000
- Pour la détérioration du matériel...................................4,000
- 30,000
- Cette dépense étant répartie sur 150,000 kilog. de bichromate de potasse produits pendant une année de trois cents jours de travail, on trouve que 500 kilog. de bichromate exigent 100 francs pour frais généraux.
- Ainsi, 500 kilog. à 3 fr. 5.......... 1,750 fr.
- Accordons une prime de courtage de. . 250
- Recette.. . . « • 1,500
- Retranchant pour frais généraux. 100
- Pour frais de fabrication et de 1,075
- matières premières 975
- On a, en résumé, un bénéfice de. . . 425 fr. par 500 kilog. bichromate
- Et par conséquent.. ................ 127,500 fr. par année de 300 jours.
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- PROCÈS-VERBAUX.
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- Extrait des procès-verbaux des séances du conseil d’administration de la Société
- d’encouragement.
- Séance du 2 novembre 1853.
- M. Dumas, président, occupe le fauteuil.
- A l’occasion des observations de M. Peligot, sur les dangers que présente l’introduction, aujourd’hui si fréquente, des sels de plomb dans les procédés chimiques appliqués à l’industrie, M. Barrcswil annonce que, depuis la dernière séance, il a trouvé dans le commerce une colle forte rendue relativement imputrescible par l’addition de l’acétate de plomb.
- La Société, dans sa sollicitude pour les ouvriers, jugera peut-être convenable de les mettre en garde contre ce nouveau danger, par la voie du Bulletin.
- M. Barreswil signale également le fait très-regrettable de la vente , sur la voie publique, d’un liquide qui n’a de l’eau de Cologne que le nom, et qui n’est autre qu’une dissolution d’acétate de plomb. Le trouble que ce liquide produit, lorsqu’on le verse dans l’eau ordinaire, induit en erreur le public trop nombreux que séduit le bon marché.
- Le conseil décide que ces observations seront consignées au procès-verbal.
- Correspondance. M. le ministre de l’agriculture, du commerce et des travaux publics adresse deux exemplaires du 10e volume des Brevets d’invention pris sous l’empire de la loi de 1844.
- Le conseil vote des remercîments à M. le ministre pour cet envoi, et ordonne le dépôt de ces volumes à la bibliothèque.
- M. Cavaillé Coll fils, facteur d’orgues, rue de la Rochefoucauld, 66, demande à soumettre à l’examen de la Société un grand orgue qu’il a établi dans la nouvelle église de Saint-Vincent-de-Paul, et dans lequel il annonce avoir introduit quelques améliorations qui se rattachent à la fois au domaine des arts mécaniques et à celui des sciences physiques.
- M. Charpentier, négociant en tissus, rue du Sentier, 28, soumet un nouveau moyen de faire les écheveaux de toutes les matières premières filamenteuses.
- M. Louis Lemoine, de Rouen, adresse une brochure intitulée, De l’emploi des toiles métalliques dans les machines à air chaud, et de leur application dans un système particulier.
- M. Lemoine énonce que, dans les expériences qui viennent d’être faites au Havre, deux commissions, l’une nommée par le ministre de l’agriculture, du commerce et des travaux publics, l’autre par le ministre de la marine, ont constaté que, dans la machine d’Ericson, le paquet de toile métallique, au lieu de s’échauffer en masse comme on avait paru le croire, ne s’échauffe que graduellement. Il a été reconnu que, lorsque la machine fonctionnait, les toiles supérieures du réservoir indiquaient 400 degrés de température quand les toiles inférieures n’en marquaient que 100. Tout prouve, d’ailleurs, que les toiles métalliques ne doivent leur efficacité pour échauffer et refroidir
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- PROCES-VERBAUX.
- l’air instantanément qu’à la finesse de leurs fils et à la régularité de leurs mailles.
- Un grand soin à apporter dans la construction dn réservoir de ce calorique , c’est que l’air, en traversant les toiles, y éprouve le moins de résistance possible. Ce sont ces considérations qui ont déterminé M. Lemoine à adopter un système où les grandes surfaces dont il dispose ne permettent pas de donner une trop forte épaisseur aux couches de toiles pour laisser à l’air la liberté de les traverser avec une très-petite vitesse , et, comme il dilate et condense l’air tour à tour, M. Lemoine n’en utilise pas la détente à la manière de M. Ericson.
- M. Combes, secrétaire, fait remarquer, relativement aux expériences qu’il a entreprises au Havre sur la machine à?Ericson, que les observations de M. Lemoine portent sur son premier rapport, inséré dans les Annales des mines, et ne peuvent concerner un deuxième rapport qu’il n’a pas encore remis au ministre. Il ajoute quelques faits pour rectifier certaines assertions de M. Lemoine, dont le mémoire, d’ailleurs, offre de l’intérêt.
- M. le président du cercle scientifique de l’union ouvrière, à Avignon ( Vaucluse ), adresse une ampliation des règlements de cette institution.
- Afin de faire mieux apprécier le but de cette association, son président fait connaître que, lorsqu’en 1848 M. Blanchet, professeur de chimie et de physique au lycée d’Avignon et aux écoles communales de cette ville, fut nommé inspecteur de l’Académie de Toulouse, il ne voulut point se séparer de ses élèves sans leur laisser un souvenir de cette affection dont il leur avait donné tant de preuves dans le cours de son professorat. Il institua le cercle de l’union ouvrière, dont il accepta la présidence honoraire, et qu’il recommanda à MM. Leroyer, Roman et Olagnier, professeurs aux écoles communales de la ville.
- Le cercle de l’union ouvrière se compose d’ouvriers, de chefs d’atelier et d’élèves des cours publics qui complètent leur instruction dans les conseils mutuels et dans la lecture des ouvrages qu’ils trouvent dans la bibliothèque , la lecture formant, en effet, la principale occupation des membres du cercle.
- Cet établissement ne se borne pas à venir en aide à ses propres membres, formés en grande partie d’anciens élèves des cours publics; il seconde l’instruction des jeunes gens qui suivent ces cours, soit par les conseils de ceux de ses membres qui les ont précédés, sur les bancs des écoles, soit par la fondation d’un prix que le cercle regrette de ne pouvoir donner aussi considérable qu’il le voudrait et qui est délivré chaque année, à la suite d’un concours, à l’élève le plus capable des cours publics.
- M. le ministre de l’agriculture, du commerce et des travaux publics annonce que, le 29 juillet dernier, MUe Fanny Duval, de Saint-Servan ( Ille-et-Vilaine ), i’a informé de la découverte qu’elle avait faite d’un procédé pour combattre la maladie de la vigne et de la pomme de terre.
- Cette déclaration , en raison des attestations favorables dont elle est appuyée, lui ayant paru devoir être l’objet d’un examen particulier, M. le ministre a invité le préfet d’Ille-et-Yilaine à nommer une commission chargée d’apprécier la découverte de MUe Duvah
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- PROCÈS-VERBAUX,
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- Cet administrateur, en transmettant à M. le ministre le rapport de cefte commission et les mémoires de Mlle Duval, émet l’avis que les observations présentées par elle sont de nature à mettre sur la voie des découvertes importantes quant aux moyens de guérison ; il exprime, en outre, le désir, conjointement avec le sous-préfet de Saint-Malo, que le mémoire concernant la maladie de la vigne soit soumis à l’examen de la Société d’encouragement.
- M. le ministre transmet ce mémoire et le rapport de la commission.
- Dans son exposé, M11' Duval énonce que la maladie de ja vigne est occasionnée par la présence de deux insectes agissant directement l’un sur la plante, l’autre sur le fruit; il y a donc, selon elle, maladie de la vigne et maladie du raisin.
- M. Dessoye, à Toulouse, annonce avoir adressé, sous le couvert de M. le ministre de l’intérieur, deux exemplaires du mémoire qu’il a publié pour répondre aux questions renfermées dans les programmes de la Société d’encouragement sur la maladie de la vigne; comme il ignore si ces mémoires sont parvenus à leur destination , il en adresse un troisième exemplaire.
- M. Peligot fait observer que la Société a reçu les pièces manuscrites de M. Dessoye, mais que les brochures ou mémoires imprimés ne lui sont point parvenus.
- M. Vaussin-Chardanne , propriétaire, à Villeneuve-Saint-Georges ( Seine-et-Oise ), informe la Société qu’il s’est livré à des expériences pour la découverte de moyens de guérir ou de prévenir la maladie de la vigne.
- L’auteur résume ainsi les moyens dont il a fait l’essai, 1° en entourant le collet du cep de vigne, près les racines, préalablement incisé, d’un collier alternativement composé de fds de zinc et de cuivre ; 2° en entourant ce même collet, aussi préalablement incisé, d’une large mèche de coton soufrée; 3° en mettant au pied des ceps de la cendre et de la fleur de soufre, et au besoin certains minerais; 4° enfin en soumettant les ceps de vigne à la vaporisation du soufre.
- M. Kopczinski, chimiste, à Tours, adresse, pour concourir aux prix proposés par la Société d’encouragement, relativement à la maladie de la vigne, un procès-verbal des expériences faites sur cette maladie.
- M. de Saive, docteur en médecine, rue de Trévise, 18, envoie des exemplaires d’un travail dans lequel il signale la découverte, faite par lui, d’un moyen de prévenir la pleuropneumonie exsudative épizootique de Vespèce bovine.
- M. Leroy-Mabille, membre de la Société d’agriculture de Boulogne (Pas-de-Calais), écrit que depuis six ans il a pratiqué la plantation automnale de la pomme de terre. Les succès qu’il a obtenus l’ont déterminé à en rendre compte à diverses Sociétés d’agriculture, qui, à leur tour, ont fait des essais semblables. Le résultat a été généralement favorable. La pomme de terre à laquelle on a donné le temps de mûrir, et qui a été plantée dans les conditions convenables, a non-seulement été exemptée de la maladie, mais elle a été plus abondante, plus riche en fécule et de meilleur goût.
- M. Leroy-Mabille, après avoir cité les autorités qui confirment son assertion, ajoute qu’en présence de tels succès on se débarrassera de la maladie quand on voudra; mais, pour cela, il faut des mesures d’ensemble et non des efforts isolés.
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- M. Leroy-Mabille prie la Société de nommer une commission pour examiner son système.
- MM. Jametel et Vincent, à Montrouge, soumettent au jugement de la Société le résultat des essais qu’ils ont entrepris cette année, et qui sont relatifs à des observations de physiologie végétale. Partant de ce principe que le germe de chaque graminée devait suffire à la reproduction, ils l’ont extrait de différentes graminées. Ils se proposent de recommencer leurs expériences en temps utile, convaincus qu’ils pourront obtenir, par le rapprochement du greffage des germes d’espèces différentes, la création de nouvelles variétés.
- M. Willaumez, fabricant de conserves alimentaires, à Lunéville (Meurthe), désirant faire ressortir les perfectionnements qu’il a apportés dans les procédés pour la conservation des substances alimentaires, offre de démontrer gratuitement, dans tous leurs détails, ses diverses manipulations à six élèves qui viendraient à Lunéville, en temps opportun, suivre ses travaux.
- MM. Leullier et comp., passage Sandrié, déclarent avoir inventé un nouveau système de fosses et de cabinets d’aisances, appareils séparateurs, et ils expriment le désir que la Société veuille bien les faire examiner.
- M. Dondeine, rue des Bernardins, 32, annonce avoir perfectionné une composition qu’il nomme enduit hydroplastique, et qui a pour effet d’assainir les habitations, en les garantissant de l’humidité, au moyen d’une simple application sur les murs, de conserver les bois qui en sont recouverts , de préserver le fer de l’oxydation, en un mot d’intercepter et de repousser l’humidité partout où elle se produit.
- M. Victor Calliat, architecte , inspecteur des travaux de la ville de Paris, a soumis cet enduit à des épreuves nombreuses qui ont été satisfaisantes.
- M. Lemaire, directeur-gérant de la compagnie du charbon ardent, rue Coq-Héron, 1, adresse des échantillons de charbon, avec prière de vouloir bien en fait e l’essai pour reconnaître les avantages qu’offre ce nouveau combustible par le calorique qu’il dégage et par sa durée dans la combustion.
- M. Tilloy-Casteleyn, à Lille (Nord), envoie à M. Dumas, président de la Société, un échantillon d’alcool provenant de la distillation du jus de betterave; il a appris que , dans les environs de Douai, plusieurs fabricants ont déféqué leurs jus et les ont concentrés jusqu’à 35° pour les convertir en alcool. M. Tilloy-Casteleyn ignore si ce système est aussi avantageux que le sien, mais il annonce qu’il possède trois fabriques, et que dans toutes on distille le jus de betterave directement et avec un plein succès.
- M. le président appelle l’attention du conseil sur cette communication ; il fait observer que la maladie qui affecte la vigne a donné à son produit en alcool une valeur telle, qu’il se vend aujourd’hui 195 à 200 francs l’hectolitre, et que l’industrie a utilisé la fermentation du jus de betterave pour produire de l’alcool.
- On sait que, par les procédés les mieux entendus d’extraction du sucre de la betterave, on obtient 6 à 7 pour 100 de sucre ; que la betterave, soumise à la fermentation, produit une quantité d’alcool correspondant à la quantité de sucre, et qu’elle contient près de 11 pour 100.
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- Le prix élevé de l’alcool de vin a engagé un grand nombre de fabriques à renoncer à l’extraction du sucre de la betterave et à celle de l’alcool de la mélasse , alcool inférieur à celui fait avec le jus de betterave. L’alcool de betterave est donc appelé à rendre moins sensible le déficit que la maladie de la vigne a causé dans le midi de la France, qui sera sans doute frappé des immenses avantages que le nord a trouvés dans la culture de la betterave pour l’amélioration de son agriculture et pour combler le déficit qu’il éprouve. Le Midi cherchera sans doute à suivre un exemple qui, pour le Nord, se résume ainsi. Avant la fabrication du sucre de betterave, l’arrondissement de Valenciennes produisait annuellement 235,000 hectolitres de blé et nourrissait 400 boeufs. Avec la fabrication du sucre , ce même arrondissement produit 421,000 hectolitres de blé et nourrit 10,700 bœufs.
- M. Clerget, membre du conseil, demande si, dans le procédé de distillation du jus de betterave, la fermentation est produite par l’acide sulfurique sans l’intervention de la levûre de bière. Il est répondu que M. Dubrunfaut emploie l’acide sulfurique pour la première fermentation, mais que pour la suite de l’opération le ferment est de la levûre de bière. Dans certaines distilleries de jus de betterave, la levûre de bière est seule employée, et pour les opérations subséquentes une partie du jus est conservée pour les fermentations suivantes.
- Objets présentés. M. Laurent aîné, rue du Faubourg-Saint-Denis, 167, présente 1° des boucles à branche mobile, à bascule et à ardillon de retrait, lesquelles sont destinées à divers emplois; 2° une chambrière à chaînette dont la disposition est telle que le cheval n’est point atteint par elle lorsqu’on néglige de la relever; 3° une mangeoire portative ayant pour objet d’éviter de placer sur la voie publique le fourrage donné aux chevaux et qu’ils refusent souvent à cause de l’humidité qu’il peut contracter.
- Madame veuve Binant, aux Batignolles-Monceaux, présente des échantillons de pâtes alimentaires préparées à l’osmazôme.
- Communications. — Emploi du caoutchouc. M. le duc de Montmorency, membre du conseil d’administration, communique la note suivante sur l’emploi du caoutchouc liquide pour les blancs à réserver dans les dessins au lavis.
- « Depuis assez longtemps j’emploie le caoutchouc liquide tel qu’on le trouve chez les fabricants de caoutchouc, MM. Rattier, Guibal et autres, pour coller le dessin sur carton ou dans les livres. Cette colle a l’avantage de bien fixer le dessin sans faire goder le papier, de ne pas se détériorer à l’humidité, de se décoller aisément en passant une lame de couteau mince un peu chaude entre le dessin et le carton , et enfin de ne pas tacher le papier. Quand on colle le dessin, la colle s’étend un peu au delà; dans ce cas, onia laisse sécher pendant deux ou trois heures, puis on l’enlève aisément en frottant avec de la gomme élastique.
- « C’est cette propriété de s’enlever ainsi sans laisser de trace sur le papier, qui m’a conduit récemment à penser qu’on pourrait employer utilement le caoutchouc liquide pour faire des réserves en blanc dans des ciels à l’aquarelle qui ne peuvent être bien rendus qu’autant qu’ils sont faits à grande eau et sans interruption; l’essai que j’en ai fait a parfaitement réussi. Je joins ici un spécimen de l’emploi de cet enduit dont je
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- n’ai enlevé qu’une partie; on pourra enlever le reste en frottant avec de la gomme élastique; la figure se trouvera prête alors à être enluminée.
- « Le caoutchouc doit avoir une certaine épaisseur; s’il est trop liquide, il tache le papier; pour l’appliquer, je me sers de brosses dures ou de petites spatules en bois dans le genre de celles qu’emploient les modeleurs. Une fois l’enduit appliqué sur la partie à réserver, on laisse sécher environ une heure , puis on lave les ciels. La couleur ne prend pas sur la partie enduite. Il faut avoir soin d’enlever avec un pinceau mouillé ies petites gouttes qui restent sur le caoutchouc, sans quoi la couleur qu’elles contiennent, en séchant, ferait des taches sur le papier blanc, en frottant avec de la gomme élastique pour enlever l’enduit, ce qu’on peut faire dès que la teinte mise sur le papier est sèche. J’ai essayé d’employer de l’enduit plus liquide en me servant d’un pinceau, ce qui serait plus commode ; mais, dès que l’enduit est plus liquide, il s’enlève moins bien et tache le papier.
- « Je pense que la connaissance de ce procédé communiqué aux artistes peut leur être utile. »
- Le conseil ordonne l’insertion de cette note dans le Bulletin.
- Voirie urbaine et hygiène publique en Belgique. M. Gourlier, membre du conseil, communique un mémoire sur la voirie urbaine et l’hygiène publique en Belgique.
- En Belgique , après d’excellentes mesures de voirie urbaine , en fait d’hygiène publique, il a d’abord été institué à Bruxelles, en 1849, un congrès supérieur, et tenu, en 1851, un congrès national, puis en 1852 un congrès général auquel ont assisté des délégués, des représentants non-seulement de nations voisines, mais même de nations éloignées. Tous y ont été accueillis de la manière la plus affectueuse et ont reçu communication des importantes publications faites à ce sujet.
- Ayant partagé cet avantage ainsi que plusieurs autres membres de la Société d’encouragement, des membres de l’Institut, de nos conseils d’hygiène , etc., M. Gourlier a pensé qu’il serait utile de présenter un résumé de ces divers travaux. Il parle d’abord de ce qui a été fait en Belgique en matière de voirie urbaine, et notamment d’une loi rendue, en 1844 , sur ce sujet important, d’un règlement sur les bâtisses de Bruxelles, promulgué en 1847, et ceux adoptés depuis par un grand nombre d’autres villes, etc. Il s’occupe de ce qui est relatif à Y hygiène publique, de l’institution du conseil supérieur et des conseils locaux, enfin de deux congrès de 1851 et 1852.
- En terminant, M. Gourlier rappelle que son but, en rédigeant son mémoire, a été 1° de faire connaître plus généralement l’importance et le mérite des travaux de voirie urbaine et d’hygiène publique accomplis depuis une vingtaine d’années en Belgique; 2° de payer une marque de reconnaissance pour l’accueil fait aux hygiénistes étrangers en 1852 ; 3° il émet le voeu que, lors de l’exposition universelle de 18,55, il soit institué de semblables congrès, et notamment un congrès d’hygiène publique.
- Après une discussion , M. le président adresse à M. Gourlier les remercîments de la Société pour son intéressante communication, qui est renvoyée à la commission du Bulletin.
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- Maladie de la vigne. M. Michelin rend compte des faits qui l’ont frappé dans l’excursion géologique qu’il a entreprise cette année dans le midi de la France, faits qui sont relatifs à la maladie de la vigne.
- Les vignes qui tapissent les murs des maisons, les espaliers produisent des grappes dont les grains arrivent à maturité; ils sont couverts d’une poussière comme les prunes de Reine-Claude ; les grains entrent en décomposition et exhalent une odeur de pourriture. M. Michelin a remarqué, sur des branches jaunâtres, des grappes du plus bel aspect, et sur des branches vertes des grappes en mauvais état. La maladie, pour les vignes en pleine terre, paraît ne se porter particulièrement que sur les ceps qui bordent les routes ; quoiqu’il n’en soit pas toujours ainsi, les cultivateurs n’ont trouvé aucun remède , du moins ils n’en ont point appliqué.
- Entre autres observations qu’offre la maladie de la vigne, on a remarqué que les émanations qui se dégagent dans la distillation des os pour la fabrication du noir animal sont un préservatif contre cette maladie.
- Colle de gutta-percha. M. Barreswil présente , de la part de M. Verra , aide préparateur de M. Balard, au collège de France, des chaussures faites sans couture ou rapiécées, à l’aide d’un collage à la gutta-percha; ces chaussures paraissent devoir durer autant que les chaussures cousues. M. Ferra emploie aussi la colle de gutta-percha pour la restauration des courroies.
- Les petits échantillons de cuir réunis à l’envoi de M. Ferra montrent le parti que l’auteur compte tirer de la gutta-percha pour imperméabiliser des peaux tannées ; enfin un petit spécimen de vernis et de pellicules transparentes préparées au moyen de la gutta-percha complète la série des nouvelles applications que l’auteur soumet à la Société.
- Conservation des substances alimentaires. M. Rouget de Lisle communique la première partie d’une notice historique sur les procédés de conservation des substances alimentaires inventés et pratiqués à diverses époques.
- La lecture de la seconde partie de cette notice est renvoyée à la séance prochaine.
- Produits agricoles, minéralogiques et manufacturés de l’Algérie. M. le président, en rappelant que le ministre de la guerre vient d’ouvrir une exposition des produits agricoles, minéralogiques et manufacturés provenant de l’Algérie, expose les motifs qui lui font penser que la Société d’encouragement pourrait, après un examen des objets exposés, exercer une utile influence sur les progrès de l’agriculture et de l’industrie en Algérie. Si le conseil partage cette opinion, il proposera de former une commission composée du bureau et de trois membres de chaque comité, qui examinerait les mesures que la Société aurait à prendre pour intervenir dans l’agriculture et l’industrie de l’Algérie,
- Cette proposition est adoptée.
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- Séance du 16 novembre 1853.
- M. Michelin, membre de la commission des fonds, occupe le fauteuil.
- Correspondance. M. Calard, ingénieur-mécanicien, rue Leclerc, 8, adresse un mémoire descriptif sur ses machines à percer les plaques métalliques.
- Les nouvelles machines à percer les métaux pour lesquelles M. Calard sollicite l’examen de la Société d’encouragement diffèrent de celles connues jusqu’à ce jour en ce que ce n’est plus le foret que l’on fait avancer à mesure que le Irou à percer augmente de profondeur, mais bien le plateau portant l’objet à percer; le foret reste dans une position invariable et ne fait que tourner sur son axe.
- Pour les plaques métalliques à percer à l’emporte-pièce, M. Calard a construit et disposé des machines qui lui permettent de percer ces plaques avec plus de régularité et surtout avec plus de rapidité qu’on ne peut le faire par les moyens actuellement en usage, moyens qui ne permettent, en général, de percer qu’un seul trou à la fois.
- M. Brunette père, rue du Regard, 14, adresse un mémoire sur divers moyens propres à améliorer le matériel des chemins de fer : ils consistent dans l’emploi de la vapeur pour faire agir des freins capables d’arrêter simultanément et sans secousse la locomotive et les waggons dont se compose un convoi.'; M. Brunette fait connaître les changements qu’il croit utile d’apporter dans la conformation des roues et des rails pour rendre le déraillement impossible.
- M. le comte de Coislin, rue Neuve-des-Mathurins, 76, appelle l’attention de la Société sur une nouvelle espèce de projectile de guerre.
- M. Fusz, mécanicien, rue des Grès, 22, expose qu’il a pris, en 1851, un brevet d’invention pour une voiture propre au transport des veaux en liberté et généralement d'objets de toutes sortes; qu’il se propose de présenter à M. le préfet de police une voiture modèle pour l’enlèvement des boues, mais qu’il est dans l’impossibilité de payer, avec ses propres ressources, la somme nécessaire pour la construction en question. Dans ces circonstances, il supplie la Société de prendre sa position en considération, et de lui allouer la somme de 500 francs qui doit l’aider à profiter de son invention. A l’appui de sa demande, il joint la description de ses moyens d’exécution.
- M. Combes, secrétaire, donne lecture d’une lettre de M. Farcot, ingénieur-constructeur de machines, au port Saint-Ouen (Seine), sur divers essais faits par lui, et pouvant servir à établir une comparaison rigoureuse entre les machines à vapeur à un seul cylindre horizontal et celles à deux cylindres.
- Dans cette lettre, M. Farcot annonce qu’il a établi à Chauny deux machines à vapeur, l’une à deux cylindres, et l’autre à un seul cylindre horizontal; ces machines, essayées au frein, ont exigé une dépense de lk,15 et lk,106 respectivement par force de cheval et par heure.
- M. Chaix, à Toulon (Var), adresse le dessin et la description de maisons et matériaux incombustibles, afin de prendre part au concours que la Société a ouvert pour ce genre de constructions.
- M. Renoiry employé du télégraphe, au ministère de l’intérieur, soumet un projet de
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- télégraphe électrique, en faisant observer que, jusqu’à présent, l’on n’a pu faire mouvoir qu’une armature à l’aide d’un seul fil conducteur. M. Renoir expose qu’il a trouvé le moyen d’en faire mouvoir deux isolément, ce qui lui permet d’introduire dans la télégraphie un nouveau système préférable à ceux en usage aujourd’hui.
- M. Boquillon, bibliothécaire du Conservatoire des arts et métiers, soumet à l’examen de la Société un appareil de chauffage domestique ayant pour but de brûler la fumée du charbon de terre qui se dégage au moment où l’on renouvelle le combustible.
- M. de Bettignies, fabricant de porcelaines, à Saint-Amand-les-Eaux, près Valenciennes (Nord), appelle l’attention de la Société sur les produits de sa manufacture de porcelaine tendre à l’imitation de l’ancien Sèvres et des porcelaines de Saxe.
- Ses procédés sont analogues à ceux employés à Sèvres avant la découverte du kaolin de Saint-Yrieix. Les peintures dont on peut orner sa porcelaine présentent, d’ailleurs, les qualités de glacé et d’éclat qui donnent tant de prix aux anciennes porcelaines tendres.
- M. Henri Chapelle, à Neuilly (Seine), adresse un mémoire ayant pour but d’indiquer comment, en s’appuyant sur les propriétés des dissolutions des mélanges gazeux, on pourrait, sans employer de réactif, isoler l’oxygène que contient l’air atmosphérique.
- M. Defendini, à Adro, royaume de Lombardie, transmet un mémoire en langue italienne sur la maladie de la vigne et des céréales.
- M. Daunassens, propriétaire-cultivateur, à Toulouse, annonce avoir publié, dans un nouveau dictionnaire d’agriculture pratique, deux articles sur la maladie de la vigne, résultat d’observations faites, en 1853, sur les ravages qu’a exercés cette maladie dans les contrées du sud-ouest de la France.
- M. Gauthier, propriétaire, avenue de Suffren, 20, à Paris, transmet un exposé de ses observations sur la maladie de la vigne, et fait connaître le succès qu’il a obtenu pour la destruction de l’oïdium par l’emploi de l’eau de savon fermentée.
- M. Gavelle, à Villeneuve-Saint-Georges, annonce avoir découvert un procédé simple pour la guérison de la maladie de la vigne ; il ne donne pas la description de ce procédé.
- M. Folcher, cultivateur, à Frenelle-la-Grande, arrondissement de Mirecourt (Vosges), adresse un mémoire sur un mode de culture de la pomme de terre ayant pour effet de préserver ce tubercule de la maladie.
- M. Guintran, du département du Var, indique plusieurs procédés d’agriculture : 1° un moyen de détruire l’insecte qui ronge l’olivier et son fruit ; 2° une préparation qui repousse les fourmis et fait périr les pucerons ; 3° un moyen de guérison de la maladie de la vigne.
- M. Minot, vétérinaire, à Lizy-sur-Ourcq (Seine-et-Marne), expose que, par suite d’une étude physiologique, il est parvenu à distinguer, dans le cheval, des caractères certains qui dénotent une qualité ou un défaut chez cet animal ; il cite les expériences auxquelles il s’est livré.
- Madame veuve Leprince de Beaufort, rue Mazarine, 19, réclame la bienveillante protection de la Société pour des travaux qui, elle l’espère, mériteront de l’intérêt. Inven-
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- trice d’un procédé qui conserve les plantes, et en s’appuyant d’un rapport favorable de MM. Ad. Brongniart, Decaisne, Geoffroy Saint-Hilaire et Moquin-Tandon, cette dame prie la Société de vouloir bien l’admettre au nombre des inventeurs auxquels elle accorde des récompenses.
- M. Filleul, ébéniste, rue de Sèvres, 29, inventeur d’un système de coulisses de table, demande à être compris au nombre des personnes auxquelles la Société accorde, sur les donations de MM. Christofle et Besançon, une allocation pour la prise d’un brevet pour de notables perfectionnements qu’il a apportés dans son système.
- M. Leclercq, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, 66, demande à participer à la distribution du legs Bapst.
- M. Tresea, administrateur par intérim du Conservatoire des arts et métiers, adresse le tableau des cours publics et gratuits des sciences appliquées aux arts professés dans cet établissement pendant l’année scolaire de 1853 à 1854.
- M. Boret, libraire-éditeur, fait hommage d’un nouveau manuel complet du fondeur en tous genres, par M. Launay, d’Avranches; il demande que la Société veuille bien se faire rendre compte de cet ouvrage.
- M. Combes, secrétaire, rappelle qu’une souscription est ouverte, au secrétariat de l’Institut, dans le but d’élever un monument à M. Arago. Les services éminents de l’illustre savant sont connus, et M. Combes pense que le conseil s’empressera d’annoncer, par la voie du Bulletin, l’ouverture de cette souscription.
- M. Amédée-Durand appuie cette proposition. Il rappelle qu’en 1844, lors de la présentation du projet de loi sur les brevets d’invention, le conseil présenta le résultat de ses délibérations sur les modifications qu’il était utile d’introduire dans cette loi. Ce fut au concours actif de M. Arago que la modification du payement de la taxe des brevets d’invention fut introduite dans la loi. Ce savant avait partagé l’idée qu’un jury spécial devait être appelé à se prononcer sur la validité des brevets et les contestations auxquelles ils donnent lieu. Cette jurisprudence ne fut point admise, mais ce fait doit être cité pour faire ressortir l’attention avec laquelle M. Arago étudiait les questions qui peuvent donner toute sécurité aux parties intéressées. Ces titres, parmi tant d’autres, recommandent la mémoire de M. Arago à la reconnaissance des industriels.
- M. Gourlier demande s’il ne serait pas convenable que, indépendamment des souscriptions individuelles, la Société d’encouragement souscrivît, comme corps, à l’érection d’un monument à l’homme distingué qui a si bien mérité de l’industrie comme savant et comme législateur.
- Cette proposition est prise en considération, et renvoyée à l’examen du bureau et de la commission des fonds.
- M. le président annonce que l’industrie vient de perdre M. Roard , de Clichy, qui, pendant de longues années, a fait partie du conseil d’administration de la Société d’en-eouragement. Il propose de consigner au procès-verbal le témoignage des regrets de la Société.
- Cette proposition est adoptée.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts chimiques, M. Leroi lit un rapport
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- sur là deuxième partie d’un travail de M. Bobierre, de Nantes, relatif à l’altération des bronzes employés au doublage des navires.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin. (Approuvé.) (Voy. plus haut, p. 699.)
- Communications. Destruction de Valucite des blés. M. Doyère dépose sur le bureau un rapport fait à M. le préfet du département du Cher, par M. Bengy-Puyvallée, pour lui rendre compte des travaux de la commission instituée, par un arrêté du 17 mai 1853, pour étudier les moyens de combattre et de détruire l’alucite dans le département du Cher. M. Doyère entre dans des détails sur les travaux de cette commission, et relate les expériences qu’il a faites, par ordre du ministre de la guerre, à Versailles, pour détruire les teignes des blés dans lés magasins militaires. Il ajoute que les moyens de destruction de l’alucite sont le chauffage des grains, l’ensilage et le choc dans des appareils mécaniques.
- 1° Le chauffage des grains a dû ses succès à ce qu’on n’avait pas fixé les limites de température dans lesquelles il faut les renfermer. Ces limites ne sont pas éloignées l’une de l’autre de plus de 10 ou 15 degrés centigrades; il faut que l’opération soit réglée par l’emploi du thermomètre.
- 2° Les grains, ensilés dans les conditions propres à les mettre à l’abri de l’humidité extérieure, doivent s’y conserver.
- 3° M. Doyère a reconnu que le choc peut fournir un principe de destruction contre les insectes qui attaquent les céréales.
- Après avoir indiqué les conditions qu’un appareil doit remplir pour détruire l’alucite et les autres insectes des grains, M. Doyère explique comment il a été conduit à faire construire une machine, qu’il nomme tue-teigne\, laquelle n’est, à proprement parler, que le batteur de la machine à battre avec son contre-batteur, mais disposée de manière à pouvoir être mise en jeu par deux hommes et à ne laisser échapper le blé qu’après l'avoir soumis à des chocs répétés.
- M. le président adresse à M. Doyère les remercîments de la Société pour son intéressante communication.
- Photographie. M. Félix Leblanc, membre du conseil, met sous les yeux de la Société des photographies sur papier obtenues par M. Stirbeck, de Strasbourg, et fait remarquer que l’une d’elles se distingue par la reproduction du feuillage des arbres, si difficile d’obtenir à cause de leur mobilité, et qui semble annoncer que les procédés de M. Stirbeck sont instantanés.
- Influence du bismuth sur la ductilité du cuivre. M. Levol, membre du conseil, communique une note relative à l’influence du bismuth sur la ductilité du cuivre ( nous donnerons cette note dans le prochain numéro du Bulletin).
- Conservation des substances alimentaires. M. Rouget de Liste continue son résumé historique et chronologique de la conservation des légumes, des farines, du pain, du houblon, des feuilles fraîches au moyen de la dessiccation, de la compression et de l’emballage dans des vases, des boîtes ou des sacs.
- Avant de parler des inventions de notre époque qui sont uniquement relatives à la
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- conservation des légumes secs ou desséchés artificiellement, M. Rouget de Lisle croit devoir rappeler très-sommairement les découvertes plus anciennes et qui sont très-nécessaires pour en fixer les origines possibles ou présumées.
- M. Rouget de Lisle se borne au simple rôle de narrateur des inventions en suivant l’ordre chronologique de leur apparition en France ou de leur publication.
- Il résulte des documents produits par M. Rouget de Lisle qu’il est fondé h dire que la méthode de conserver les légumes est décrite dans plus de vingt auteurs français, seulement depuis le xve siècle jusqu’en 1800. Il est fondé également à conclure que le système de la compression à l’aide d’une presse ou d’un instrument contondant pour réduire le volume, et conserver en même temps les substances végétales, farineuses et légumineuses, a été appliqué successivement par les Anglais et par les Suédois (1749), en Italie, en 1772 par Eisen, enfin par Brown en 1796.
- Ainsi, en se bornant aux seules citations contenues dans son résumé, M. Rouget de Lisle pense avoir rempli la promesse qu’il avait faite antérieurement au conseil, promesse qui consistait à lui fournir toutes les preuves imprimées, afin de soutenir l’opinion qu’il avait émise alors, et qu’il croit devoir rappeler, que tout le monde a le droit de dessécher des légumes et de les emballer dans des boîtes ou des sacs en papier, même en les y comprimant plus ou moins fortement, ainsi qu’on le pratique pour emballer le tabac à fumer, les fécules, les poudres de chicorée, etc.
- M. Rouget de Lisle annonce qu’il continuera son résumé historique à partir de l’année 1801 jusqu’au 1er janvier 1853, dans lequel entreront des preuves plus nouvelles que celles qu’il a exposées précédemment.
- PARIS. — IMPRIMERIE DE Mme Ve BOUCHARD-HUZARD, RUE DE L’ÉPERON, 5.
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- CIWAIE-DEIIXIiM AME. (N° DXGIY.) DÉCEMBRE 1853.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- «— -.. -------------------
- ARTS MÉCANIQUES. — tissage.
- Description d’un métier à tisser les étoffes façonnées inventé par Vaucanson.
- La Société d’encouragement a décidé, dans sa séance du 3 octobre dernier, que le métier de Vaucanson, pour fabriquer les étoffes façonnées, ainsi que celui de Jacquard, seront décrits et gravés dans le Bulletin.
- Nous exécutons aujourd’hui la première partie de cette décision en donnant une description détaillée du métier de Vaucanson, dont les dessins ont été levés sur celui qui existe au Conservatoire des arts et métiers.
- Ce métier avait été décrit dans le Mercure de France de novembre 17-45, mais sans indiquer la disposition qui supprime la tire. Vaucanson en fit don au Conservatoire des arts et métiers ; mais, relégué dans un coin, à moitié monté, il n’attira point l’attention du public avant que M. Alcan ne le publiât, en 1847, dans son ouvrage sur les matières textiles.
- Dans ces derniers temps, le Conservatoire des arts et métiers, sentant l’importance de rétablir l’œuvre de Vaucanson dans son état primitif, la fit réparer et remettre en état de fonctionner avec tous les caractères fondamentaux qu’elle présentait dans l’origine, et il n’est pas sans intérêt, pour l’histoire des machines à tisser, d’en faire connaître l’ingénieux mécanisme.
- Les planches 1277 et 1278 représentent le métier de Vaucanson dans tout son développement, avec les détails nécessaires pour l’intelligence des pièces principales qui en constituent le mérite,
- La fig. lre de la pl. 1277 est une élévation longitudinale du métier.
- Fig. 2. Élévation latérale du même vue du côté où se place l’ouvrier.
- Fig. 3, pl. 1278. Section longitudinale prise sur un plan passant par la
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- ligne 1,2, fig. 4. Dans cette figure, le gros cylindre percé de trous placé dans la partie supérieure du métier a été enlevé.
- Fig. 4. Section transversale passant par la ligne 3,4, fig. 3.
- Les fig. 5 à 12 représentent des pièces détachées dessinées sur line plus grande échelle.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans les différentes figures des deux planches.
- Disposition de h chaîne. — Pour rendre les variations des diamètres moins sensibles, Vaucanson, au lieu de se servir d’un seul cylindre- ensouple, partage la chaîne sur plusieurs rouleaux V V (la figure lre n’en montre que deux), et, pour que la tension d’enroulement du tissu soit aussi régulière que possible et indépendante de la variation produite par l’enroulement, l’étoffe produite est passée entre les cylindres lamineurs XXX'.
- Une manivelle a, fig. 2, transmet, à l’aide de roues d’angle a , a2 montées sur un arbre vertical a3, un mouvement de rotation à l’arbre horizontal a4, sur lequel sont fixés les excentriques h; ces excentriques , en tournant, font baisser, à des temps réglés, les pédales h' dont le centre de mouvement est en b‘\ et qui passent dans des guides b3.
- Des cordes sont attachées aux pédales b'; les unes passent sur de petites poulies, les autres sont nouées à des pilons. Les premières sont fixées par leurs bouts au bâti A, comme on le voit fig. 4 ; le bout opposé pourra donc être conduit par la marche lorsqu’elle sera foulée, et, comme les cordes glissent sur les poulies de bois c folles sur leurs axes, elles les feront tourner ainsi que les petits rouleaux de bois d sur lesquels ces cordes s’enroulent.
- Le mouvement des pédales étant bien compris, on concevra facilement celui des lisses e, puisqu’elles sont dépendantes des rouleaux d par des cordes qui les réunissant ; ces cordes, en se roulant ou se déroulant sur ces rouleaux, feront monter et descendre les lisses qui, à leur tour, font agir les fils de la chaîne B. La disposition spéciale des lisses que nous venons d’indiquer a pour but de réaliser l’entre-croisement ou armure destinée au fond du tissu.
- Un battant f, garni d’un peigne dans lequel passe la chaîne B, est mû également par la machine à l’aide d’espèces de parallélogrammes f' oscillant sur un axe f2 ( votj. 3 ); de chaque côté du battant est disposé l’un de ces parallélogrammes, et à leur extrémité est attachée une corde f3, dont le bout inférieur se réunit à une grande marche g qui règne dans toute la longueur du métier et dont le centre de mouvement est en g'. Chaque fois que cette marche s’abaisse, elle fera donner un coup de battant à l’étoffe tissée et la serrera en raison du poids dont on aura chargé la boîte fi placée à la partie supérieure du métier, et qui peut être éloignée plus ou moins du centre d’oscillation.
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- La suppression de la tire et le mécanisme destiné à faire mouvoir isolément les maillons pour produire le façonné sont réalisés à l’aide de la disposition placée au sommet de la machine.
- La ûg. 5 en représente une coupe sur une plus grande échelle.
- L’une des marches b' fait mouvoir, par l’intermédiaire d’une corde /?, un balancier h' placé à la partie supérieure du métier ; ce balancier sert, à l’aide d’une chaîne qui lui est attachée, à faire monter en même temps que lui la pièce i garnie de galets qui facilitent son mouvement alternatif d’ascension et de descente lorsqu’il est sollicité par le balancier h'.
- Un gros cylindre de bois C, recouvert de carton et percé de trous, présente le dessin que l’on veut reproduire ; il tourne dans des coussinets fixés sur le chariot j, lequel est garni de galets pour faciliter son parcours horizontal. Ce chariot peut rouler sur le petit bâti j' monté sur le bâti A. Pour lui faire accomplir ce mouvement, une corde k’ est attachée à l’extrémité d’un balancier k basculant sur son. centre k'2; l’autre bout de cette corde s’attache au balancier h' qui la commande.
- En examinant la figure 4, on comprendra que l’excentrique b, en tournant, fera baisser la marche à laquelle la corde h est attachée, et, comme cette corde est liée par son autre bout au balancier h', elle lui fera prendre la position indiquée fig. 5, et en même temps entraînera la pièce i, qui montera suivant la direction indiquée par la flèche fig. 4. Ce mouvement, communiqué au balancier h\ laissera détendre la corde k', et, comme le poids k3 sera alors abandonné à lui-même, il fera basculer le balancier k sur l’axe duquel est monté un levier / terminé par deux crochets qui saisissent une queue x fixée au chariot j, lequel se trouve ainsi commandé par ce levier. Ce chariot, en avançant, entraînera le gros cylindre C et lui fera prendre la position indiquée par les lignes ponctuées fig. 5. Celte course fait tourner le cylindre sur lui-même d’une quantité réglée par une roue à rochet C' qui l’entoure, quand cette dernière viendra butter sur le long cliquet D, aidé dans ses fonctions par un autre cliquet E auquel est attachée une corde portant un poids E'. De cette manière, ce cliquet est constamment sollicité de s’engager dans les dents du rochet.
- Un arrêt m maintient le chariot lorsqu’il est revenu à sa première position; sa course est limitée et réglée par la vis buttante f u
- Voici quel est le but du mouvement de translation du chariot j.
- Nous avons dit que le gros cylindre C était percé de trous dont la disposition présente le dessin qu’on veut reproduire sur l’étoffe ; nous avons dit aussi que, chaque fois qu’il rencontre les cliquets D E, ce cylindre reçoit un mouvement qui lui fait démro une portion de tour sur lui-même. U résulte de celte disposition que les mêmes trous ne se présentent jamais deux
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- fois de suite devant les petites tiges horizontales v, qu’on appelle aiguilles, portant en leur milieu et à leur extrémité une boucle qui passe dans un grillage w, lequel sert à les guider tout en leur laissant une liberté suffisante dans leur jeu.
- Dans l’œil de chaque aiguille horizontale v passe une tige verticale o en fil de fer ayant sa partie supérieure terminée en crochet; chacun de ces crochets peut glisser dans l’œil de son aiguille et être poussé par lui lorsque la pointe de l’aiguille v, au lieu de rencontrer un trou sur le cylindre en bois C, rencontrera une partie pleine qui la fera rentrer jusqu’à la plaque de cuivre p, percée de trous, qu’elle dépasse lorsque le cylindre avance avec son chariot, pour recevoir une portion de tour.
- Ainsi, toutes les fois que le gros cylindre C présentera une partie de sa surface devant la plaque p, celles des aiguilles qui se trouveront en face des trous y entreront et ne pousseront pas les crochets o; mais toutes celles qui ne rencontreront pas de trous recevront une pression qui fera dévier de leur axe normal les crochets o; c’est alors qu’ils cessent d’être accrochés par les petites tringles q placées à la partie inférieure de la pièce mobile i.
- Dans la fig. 5, on a représenté deux aiguilles : l’une rencontre un trou, y entre et laisse enlever son crochet vertical o par la tringle q qui se trouve en face de lui ; l’autre, au contraire, rencontre un plein : son œil est donc poussé ainsi que le crochet, et évite, comme cela est représenté, d’être enlevé par les tringles q.
- Tous les crochets qui seront enlevés par la pièce i entraîneront les fils qui leur sont attachés, et ceux-ci ayant des œillets en verre r, fig. 3 et 4, dans lesquels passe la chaîne de l’étoffe, feront monter cette dernière toutes les fois que le balancier h' sera commandé par sa marche b'.
- On a vu comment les fils de la chaîne se lèvent par l’ingénieux mécanisme que nous venons de décrire, comment ils peuvent prendre la position indiquée par les lignes u u, figure 3. Pour opérer le passage de la navette qui conduit la duite entre les fils levés et ceux qui ne le sont pas, Vaucan-son a élargi son bâti en F, comme on le voit figures î et 4, et sur ce bâti, portant deux rainures , il fait mouvoir deux chariots G munis de galets. Au-dessus de ces chariots sont établis deux tubes ou canons H, dont la fig. 6 montre une coupe horizontale et la fig. 7 une coupe verticale et longitudinale. Ces tubes sont disposés, comme on le voit, pour être réglés à l’aide de vis, de manière que l’axe de l’un de ces canons corresponde parfaitement avec celui de l’autre ; ils sont munis, dans leur intérieur, d’un ressort à boudin dont la pression fait butter une pièce à creusure conique s contre un petit mentonnet s' faisant ressort. La pièce s a aussi une rainure au milieu pour pouvoir glisser latéralement, guidée par une vis s2 fixée sur le canon.
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- Un fil métallique, accroché à la pièce s, traverse le canon dans toute sa longueur et vient s’attacher à une détente t dont le centre de mouvement est en U.
- La navette du métier est représentée en projection horizontale fig. 8, en coupe verticale fig. 9, en élévation fig. 10, et vue par le bout fig. 11.
- Ses deux bouts ont la même forme conique que la pièce s. La navette s’y engage et y est arrêtée par le petit mentonnet s' qui se loge dans l’encoche ménagée à cet effet dans chacune de ses pointes. Il résulte de cette disposition qu’en enfonçant la navette dans l’extrémité d’un canon elle y est retenue et ne peut en sortir que lorsque le ressort à boudin se détend; c’est ce qui se fait mécaniquement, car la navette sert exclusivement pour les deux canons.
- Le fil de trame est enroulé sur la canette placée au milieu de la navette ; ce fil passe ensuite par le petit trou de la pièce en arcade 4, fig. 8. Un petit ressort tendu par un coulant permet, en appuyant sur la canette, de lui donner plus ou moins de liberté pour dérouler son fil.
- Tissage. Tout étant ainsi disposé et une quantité plus ou moins grande de fils étant levée soit par les lisses, soit par la pièce supérieure fi comme on le voit fig. 3, on place la navette chargée de fils de trame à l’extrémité d’un des canons, et cette navette traversera la chaîne entre les fils qui ont été levés et ceux qui ne le sont pas, et débitera ses duites de la manière suivante.
- Le moteur, imprimant un mouvement de rotation à l’arbre sur lequel sont calés les excentriques b, fera descendre une des marches b\ laquelle, au moyen d’une corde qui lui est attachée, fera tourner les rouleaux 5, d’oîi des cordes qui y sont enroulées descendent pour donner un mouvement alternatif de haut en bas à quatre lattes y que ces dernières transforment, au moyen de chaînes y\ en mouvement circulaire alternatif par l’intermédiaire d’excentriques S, fig. 3 et 4, calés sur les arbres portant de grandes poulies I à double gorge, sur lesquelles s’enroulent deux longues cordes métalliques dont les extrémités sont attachées à chaque chariot.
- Les poulies I, en tournant, tirent les chaînes ou cordes U enroulées autour d’elles ; ce mouvement se communique aux chariots G qui cheminent chacun dans un sens opposé, c’est-à-dire que l’un avance pendant que l’autre recule. Quand ils seront arrivés à la fin de leur course, celui qui aura reçu la navette dans son canon, après avoir traversé la chaîne de l’étoffe en y distribuant ses duites, transmettra la navette au canon opposé. En effet, arrivé à l’extrémité de sa course, l’un de ces canons pousse sa navette dans le canon opposé, et celui-ci s’en empare au moyen de son armature intérieure; mais elle ne lui appartiendrait pas entièrement, si le canon qui l’a amenée ne la relâchait. Cela s’effectue par les petites vis buttantes w, fig. 2, sur lesquelles la détente t du canon apportant la navette
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- vient s’appuyer : dès lors le ressort intérieur de ce canon se comprime, la pièce à cône s s’enfonce, et la navette, n’étant plus retenue entre son cône et le petit mentonnet, lâche prise; puis le chariot qui l’a apportée rétrograde.
- Le canon à qui la navette vient d’être transmise avance à son tour, sa navette en tête, en dévidant sa trame, et le même travail de la navette, passant successivement d’un canon dans l’autre, se continue jusqu’au moment de renouveler le fil de la navette.
- On voit, par ce qui précède, que les canons poussent la navette devant eux, entre les fils de la chaîne, sans les toucher; car ils n’ont que 2 centimètres de diamètre, et l’angle décrit par les fils levés avec la chaîne est ouvert à l’endroit où passe la navette d’un peu plus de 2 centimètres.
- Le battant f, vu en coupe fig. 3, frappe chaque fois que la navettte traverse la chaîne, puis il s’arrête pour ne recommencer que lorsqu’une nouvelle duite a été effectuée.
- Le battant s’arrête lorsque les taquets 1 des chariots G cessent de toucher les leviers 2, portant une corde à laquelle est suspendu un poids. Cette corde passe sur une poulie pour venir s’attacher aux bras 3, fig. 3, fixés à l’arbre horizontal J, tournant sur des tourillons. Les leviers 2 étant dégagés lèvent, par leur corde, ces bras, qui cessent d’appuyer sur les plans inclinés des pièces L, et les pênes à ressort, dont la queue est fixée à la partie supérieure de ces derniers, étant abandonnés à eux-mêmes, se détendent et arrêtent le battant.
- La fig. 12 représente, en détail, dessiné sur une plus grande échelle, l’un des petits chariots placés de chaque côté du battant; un de ces chariots, qu’on voit aussi fig. 1, glisse sur la règle M pour faire avancer ou reculer la petite tige courbée en équerre N, laquelle est destinée à maintenir également la duite lancée par la navette, et à ne la quitter, en se retirant, que lorsque son extrémité devient plus basse que le plan incliné arrondi 0. La tige N est sollicitée à s’abaisser par son guide N' glissant sur la tringle à surface gauche Q. Le petit chariot sur lequel est fixé le centre de cette tige est mû par une corde 5 qui lui est attachée, laquelle, d’un bout, est tirée par un poids, et de l’autre est fixée à un balancier R recevant un mouvement d’oscillation par une corde R' conduite par un des rouleaux z.
- Après avoir expliqué le jeu des organes de cette machine et la manière dont l’étoffe se tisse d’elle-même, il ne nous reste plus qu’à expliquer le mouvement du tissu.
- Les fig. 1 et 3 montrent que la chaîne de l’étoffe est fournie au travail par les ensouples Y chargées de poids.
- Cette chaîne B traverse la machine dans toute sa longueur, passe à travers
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- le peigne du battant, et, après avoir été tissée, entre la rangée de rouleaux X pour venir s’enrouler sur le cylindre d’appel Z portant une poulie sur son axe qu’une corde chargée d’un poids Z' tend continuellement à faire tourner à mesure que l’étoffe est amenée par le rouleau X'. Sur l’arbre de ce rouleau est montée une roue d’engrenage K vue figure 1, commandée par une vis tangente sans fin P dont l’axe porte, à sa partie inférieure, une roue à rochet T munie de deux cliquets à ressort, sollicitée à faire tourner l’axe lorsque le bras du levier Y, fig. 1, décrivant un arc de cercle autour de son centre, amènera avec lui la ficelle qui est fixée à l’un des cliquets. Le levier Y est mû au moyen de la corde Y' attachée à sa partie supérieure à l’un des petits rouleaux z.
- C’est ainsi que l’étoffe s’enroule toujours régulièrement et qu’elle est également tendue, puisque son mouvement s’opère en raison même du travail qu’elle subit.
- Résumé. On a vu que les mouvements de ce métier dépendent des pédales auxquelles les cordes sont fixées pour commander et mouvoir 1° les lisses par les petits rouleaux d; 2° le mécanisme qui fait lever les fils, au moyen de la pièce i; 3° le battant, par l’intermédiaire d’une longue pédale sur laquelle appuient deux autres pédales ; 4° les chariots conduisant la navette, par deux des rouleaux z ; 5° le petit chariot maintenant la duite , par l’un de ces mêmes rouleaux ; (>° enfin le rouleau appelant l’étoffe tissée, par l’un des trois rouleaux z.
- Quoiqu’il n’y ait que deux rangées d’aiguilles pour faire lever les fils dans la machine que nous venons de décrire, Vaucanson s’était réservé la faculté d’en placer le nombre exigé par le genre d’étoffe, car les trous sont percés pour huit crochets, comme on peut le voir fig. 5.
- Légende explicative des figures des planches 1277 et 1278.
- À, bâti du métier.
- B, chaîne de l’étoffe.
- C, gros cylindre recouvert de carton et percé de trous.
- C\ roue à rochet montée sur ce cylindre,
- D, cliquet faisant tourner le gros cylindre.
- E, deuxième cliquet du même cylindre.
- E', poids suspendu à une corde qui fait fonctionner ce cliquet.
- F, partie élargie du bâti sur laquelle cheminent les chariots G, portant en dessous des galets.
- H, tubes ou canons servant à recevoir ef conduire la nayette.
- I, grandes poulies à double gorge.
- J, arbre horizontal muni de deux bras qui appuient spr les plans inclinés
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- des leviers L, lesquels commandent, par leur partie supérieure, des pênes à ressort destinés à retenir le battant lorsqu’un chariot est en chemin.
- K, roue dentée montée sur l’arbre du rouleau X'.
- L, pièces dont la partie inférieure est en plan incliné.
- M, règle de métal sur laquelle glisse un petit chariot conduisant la tige recourbée N qui maintient la duite.
- N', guide de la tige N.
- O, plan incliné sur lequel glisse la tige N.
- P, vis tangente sans fin.
- Q, tringle à surface gauche.
- R, balancier recevant un mouvement d’oscillation par une corde R' fixée à sa partie supérieure et à un rouleau z,
- S, poulies excentriques doubles servant à faire tourner les arbres sur lesquels sont montées les grandes poulies I I.
- T, roue à rochet fixée à la partie inférieure de l’axe de la vis sans fin P.
- U, chaînes enroulées autour des poulies I et faisant marcher les chariots G.
- V Y, ensouples.
- X, rangée de rouleaux entre lesquels passe l’étoffe.
- X’, rouleau qui tire l’étoffe uniformément à mesure qu’elle se fabrique.
- Y, levier commandant les cliquets pour faire tourner les rouleaux X.
- Y', corde faisant mouvoir ce levier.
- Z, cylindre d’appel sur lequel s’enroule l’étoffe.
- Z', poids attaché à une corde dont l’autre bout est enroulé sur la poulie montée sur l’arbre du cylindre Z.
- a, manivelle transmettant le mouvement à toute la machine. a\ engrenage d’angle supérieur fixé sur l’axe de la manivelle. a2, engrenage inférieur monté sur l’arbre vertical à\
- a\ arbre horizontal.
- b, excentriques montés sur cet arbre. b\ marches ou pédales.
- 62, centre de mouvement des pédales. fr3, guide des pédales.
- c, grande poulie sur laquelle glissent les cordes venant des pédales.
- (J, rouleaux en bois commandant les lisses e destinées à faire lever une partie des fils de la chaîne. f, battant garni de son peigne. f1, parallélogrammes faisant marcher le battant. p, axe des parallélogrammes.
- f3, cordes allant de la marche g aux parallélogrammes fl.
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- f\ boîte dans laquelle on place un poids pour donner au battant la force d’impulsion voulue.
- g, grande marche commandant le battant par ses parallélogrammes.
- g\ centre de mouvement de cette marche.
- h, corde manœuvrant le balancier h' qui sert à mouvoir la pièce supérieure i, à laquelle sont fixés les crochets qui font monter les fils de la chaîne servant à former des dessins.
- j, chariot horizontal sur lequel est monté le gros cylindre C.
- j\ bâti fixé sur la partie supérieure du métier.
- j‘\ vis buttante réglant la course du chariot j.
- k, balancier muni d’un poids.
- k\ corde faisant mouvoir ce balancier, centre de mouvement du balancier.
- k3, poids placé à l’extrémité de ce balancier.
- /, pièce bifurquée conduisant le chariot j.
- m, arrêt maintenant le chariot et qui est levé par la corde m! attachée au balancier.
- n, grillage dirigeant horizontalement les aiguilles v.
- o, crochets pouvant être pris par la partie inférieure de la pièce i, lorsque leur axe n’est pas dévié.
- p, plaque de cuivre dans les trous de laquelle passent les pointes des aiguilles v.
- q, petites tringles placées à la partie inférieure de la pièce i.
- r, œillets en verre dans lesquels passent les fils de la chaîne B.
- s, pièce mobile ayant un cône intérieur pour recevoir la navette.
- s\ petit mentonnet à ressort.
- s2, vis fixée sur le canon H destiné à servir de guide à la pièce s qui a une rainure au milieu.
- t, détente pour faire rentrer la pièce s lorsqu’elle vient butter contre les vis w.
- t\ centre de mouvement de cette détente.
- u, position de la chaîne lorsqu’elle est ouverte.
- v, aiguilles horizontales qui servent, quand elles sont poussées par le cylindre C, à faire dévier les crochets o.
- x, queue fixée au chariot j.
- y, lattes transformant, par des chaînes y' qui leur sont attachées, leur mouvement d’ascension et de descente en mouvement circulaire alternatif, pour faire tourner les grandes poulies. Ces lattes reçoivent leur commande des rouleaux z par des cordes.
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- ARTS CHIMIQUES.
- y\ chaînes attachées aux lattes y et faisant tourner l’arbre sur lequel des excentriques S sont fixés.
- z, rouleaux recevant leur commande des marches b' et la transmettant aux lattes y pour faire tourner les poulies I.
- 1, taquets fixés aux chariots G.
- 2, leviers chargés de plomb à leur partie inférieure.
- 3, bras fixés à l’arbre horizontal J et qui sont mus par les cordes des leviers (%.
- 4, arcades des navettes dans lesquelles passe le fil.
- 5, corde faisant marcher le petit chariot portant la pièce N. ( D. )
- ARTS CHIMIQUES. — doublage des navires.
- Rechercher sur l’altération des bronzes employés au doublage des navires; par M. Adolphe Bobierre, professeur de chimie, à Nantes (1).
- Deuxième partie.
- Je me suis attaché, dans la première partie de mon travail (2), à démontrer la concordance remarquable qui existe entre la composition chimique des alliages cupro-stannifères et leur durée à la mer; il m’a été facile de prouver que, dans la plupart des cas, les doublages en bronze, contenant des doses trop faibles de métal positif, sont d’un usage désavantageux.
- De nombreuses expériences, effectuées depuis l’époque où j’établissais ces faits, m’ont permis d’en confirmer l’exactitude. Ces faits, ainsi que je le disais, au surplus, dans mon premier mémoire , sont résumés par la loi suivante : plus la proportion d’étain d’un doublage diminue, et plus il est difficile de répartir le métal oxydable cUune manière uniforme ; de là des couples voltaïques de force variable dans la masse laminée, de là enfin inégalité d’altération sous l’influence de l’eau de mer.
- Il m’a semblé utile et meme indispensable de contrôler, par des expériences synthétiques, les résultats auxquels m’avaient conduit mes analyses. J'ai pensé que, après avoir constaté le rapport de composition et de durée à la mer de certains bronzes, il ne serait point sans intérêt de constituer moi-même ces bronzes de toutes pièces, en faisant varier les doses de leurs parties intégrantes, et d’examiner ensuite la loi de répartition du métal positif
- (1) Voyez le rapport de M. Levai sur ce mémoire, Bulletin de novembre, p. fio».
- (2) Publiée Bulletin d’oclobre i8f>2, p. 7on.
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- DOUBLAGE DES NAVIRES.
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- (les alliages ainsi obtenus. Le travail que j’ai l’honneur de présenter aujourd’hui à la Société est donc spécialement exécuté en vue de prouver l’exactitude des vues théoriques émises dans mon premier mémoire.
- Tous mes nouveaux essais ont eu pour but la recherche de la loi de répartition de l’étain dans les bronzes à doublage. J’ai formé, en conséquence, des lingots clans lesquels j’ai fait successivement entrer des métaux purs ou impurs, des doses plus ou moins considérables de ces mêmes métaux ; dans certains cas même, un métal étranger propre, dans mon idée, à favoriser la répartition. Je vais passer en revue les résultats de ces expériences toutes pratiques effectuées sur des lingots cylindriques du poids de 25 kilog.
- Bien que la dureté des différents alliages que j’ai obtenus ait été de beau?-coup supérieure à celle du cuivre, il m’a paru que, dans la limite où l’étain concourt à la formation des bronzes à doublage (4.5 à 5.5 pour 100 d’alliage ), les pesanteurs spécifiques variaient d’une façon peu sensible. Il paraîtrait, d’après les expériences faites à la fonderie de Toulouse, que la présence de l’étain, à des doses inférieures à 7 pour 100, aurait même pour effet de causer une diminution dans la densité, et que, depuis 7 pour 100 de richesse jusqu’à 27 pour 100, le phénomène inverse se produit. Je n’avais point à m’occuper ici de ce fait assez remarquable constaté sur quarante-deux lingots. La dureté, l’homogénéité du produit obtenu , telles étaient les conditions industrielles dans la limite desquelles je devais me renfermer (1).
- Les lingots que j’ai fait couler étaient cylindriques et avaient 40 centimètres de hauteur; ils ont été moulés en sable avec soin dans l’établissement de M. Voruz aîné, de Nantes, dont je suis heureux de reconnaître ici le bienveillant empressement à seconder mes recherches. Le jet de la coulée a été éliminé pour chaque pièce, et les échantillons destinés à l’analyse ont été prélevés de la manière suivante, à l’aide d’une machine à forer, lp au centre du lingot, à i centimètres de la base supérieure; 2° au centre, à 4 centimè-
- (1) Le fait assez remarquable de l’absorption des moléeules de l’étain entre les molécules du cuivre, sans augmentation de volume de ce dernier métal, peut être exprimé de la manière suivante : si on nomme p la pesanteur spécifique du cuivre, p’ celle de l’étain, P celle de l’alliage, x la quantité d’eau absorbée, q la quantité d’étain contenue dans 100 d’alliage, on pourra poser l’équation
- x _ Pg —(Pp’)+ 100 p’(P — p)
- P p
- En cherchant la quantité d’étain absorbée dans deux espèces de bronze, à 10 et à 15 pour ioo par exemple, et observant que la pesanteur spécifique du bronze à 15 est de 8,8335, on trouve pour le premier X = 0,35, et pour le second X = 1,19, c’est-à-dire que la quantité d’étain absorbée est, ;.u poids total de ce métal, comme les nombres 0,35 pour le premier alliage cl 0,08 pour le second sont à l’unité.
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- ARTS CHIMIQUES.
- très de la base inférieure ; 3° à la surface et à i centimètres de la base supérieure ; 4° à la surface et à A centimètres de la base inférieure. L’étain a été dosé avec le plus grand soin à l'état d’acide stannique, et des résultats obtenus j’ai pu constituer ainsi la composition moyenne des centres, la composition moyenne des surfaces, et établir un rapport entre ces deux importants éléments du problème.
- COMPOSITION DES LINGOTS. RICHESSE MOYENNE en étain au centre des lingots. RICHESSE MOYENNE en étain à la surlace des lingots. RAPPORT des deux richesses. OBSERVATIONS.
- 1° Cuivre de belle qualité. 95 2.77 4.52 1: 1.63
- Étain 8 i
- 2° Cuivre ordinaire. . 95 1
- 3.27 4.46 1: 1.36 f
- Étain 5
- 3° Cuivre de belle qualité. 97 0,98 3.90 1 : 3.97
- Étain 3
- 4° Cuivre de belle qualité. 98 | 0.78 1.29 1 : 1.84 Alliage très-gras et difficile à forer. 1
- Étain 2 |
- 3° Cuiyre ordinaire. . 96 1
- Étain 3 ' 1.20 1.74 1:1.45
- Zinc 1 1
- 6° Cuivre ordinaire. . . 90 j 10.1 11.1 1 :1.09 Alliage très-dur.
- Étain 10 ( 1
- Il résulte, des expériences résumées dans ce tableau, qu’on peut, en se tenant dans les limites où elles ont été effectuées, tirer de leurs expressions les conclusions suivantes :
- L’abaissement des doses d’étain employées pour la fabrication d’un alliage cupro-stannifère est, sinon rigoureusement proportionnel, du moins assez régulièrement correspondant au défaut d’homogénéité du produit obtenu. Ce fait est surtout remarquable dans l’exemple fourni par l’essai du lingot
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- DOUBLAGE DES NAVIRES.
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- ii° 3 ; ce qui n’est pas moins remarquable d’ailleurs, c’est l’influence immédiate et bien connue des fondeurs qu’exerce une petite dose de zinc pour favoriser la répartition de l’étain dans la masse de cuivre. Cette introduction, souvent considérée, à tort, comme faite dans le seul but de substituer à l'étain une substance de moindre valeur, a d’excellents résultats, et, dans mon opinion, les fabricants de bronze à doublage y auront recours avec profit. L’alliage monétaire, à l’effigie de Napoléon III, mis en circulation depuis quelque temps, offre, d’ailleurs, la démonstration de ce fait, que des essais assez nombreux m’ont permis de constater depuis deux années que je m’occupe de ces recherches (1).
- En résumé, et bien que les bronzes destinés au doublage des navires ne puissent, sans inconvénient, recevoir une proportion d’étain de beaucoup supérieure à 5 pour 100, il est évident que la répartition régulière de cet élément positif du couple galvanique n’offre pas de difficultés sérieuses pour le fabricant soucieux de bien faire. Tel doublage, comme celui de Y Anna, de Nantes, capitaine Armange, qui fut vendue intacte en 1847, après avoir servi pendant quatre voyages à Bourbon et quatre dans l’Inde ; tel autre , comme celui du Méridien, du même port, qui a constamment sillonné les mers des Indes, de 1847 à 1853, sans éprouver la plus légère altération ; enfin les exemples consignés dans mon premier mémoire légitiment suffisamment mon assertion pour que je n’aie pas besoin d’y insister plus longtemps.
- La véritable cause de la mauvaise qualité de la plupart des bronzes à doublage aujourd’hui livrés au commerce est, en effet, due en partie à la concurrence qui a avili les prix, et à la coupable tactique qui a conduit des fabricants peu consciencieux à employer des cuivres de qualité inférieure, tout en abaissant, d’autre part, les frais de laminage par une diminution dans la dose d’étain employée.
- (1) Sous Louis XIV, les bouches à feu étaient de meilleure qualité qu’aujourd’hui ; on y introduisait une petite proportion de zinc. A la vérité, on a essayé sans succès, de nos jours, d’améliorer les fontes par l’addition de ce métal, mais on a oublié que, sous Louis XIV, c’était sous forme de laiton que le zinc était introduit dans l’alliage ; de cette manière, en effet, il ne se brûlait pas pendant la fonte, comme cela est arrivé en J 780, lorsque M. Beugnot fit ses essais officiels dans la fonderie de Douai. Il suffit, dit avec raison le lieutenant-colonel Dussaussoy, de lire le procès-verbal de ces expériences pour comprendre qu’elles furent mal conduites.
- Voici encore un fait qui tend à prouver que la répartition de l’étain dans les bronzes peut être facilitée par la présence d’un troisième métal. En Espagne, on a l’habitude d’écrire sur les tourillons des canons le nom de la mine d’où le cuivre provient, et. on a remarqué que toutes les bouches à feu fabriquées avec le cuivre de Rio-Tinto, qui contient toujours un peu de fer, résistent beaucoup mieux que celles dans lesquelles ce métal n’existe pas. Ici encore, il faut ajouter que le mauvais résultat des essais effectués pour l’introduction artificielle du fer dans les bronzes ne prouve absolument rien.
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- ARTS CHIMIQUES.
- DOUBLAGE DES NAVIRES.
- Deux conditions sont, en effet, nécessaires pour que le couple galvanique formé par un bronze à doublage agisse uniformément au sein de l’eau de mer. Il faut 1° que la qualité des métaux alliés soit supérieure , 2° que la dose de ces métaux soit convenabletaent calculée. Dans l’un de ces cas, la matière première est d’un prix élevé ; dans le second , la dureté augmente avec la proportion d’étain, et le laminage est coûteux.
- Employer des cuivres aigres de Swansea d’une part, laminer à bas prix de l’autre, et ce en faisant l’opération à chaud et en augmentant au besoin la malléabilité par l’addition d’une petite quantité de plomb, telles sont les méthodes malheureusement mises en pratique chaque jour, et dont la mauvaise qualité des bronzes a doublage est la conséquence directe.
- Je dois, en terminant l’exposé de ces considérations pratiques , rappeler la circonstance dans laquelle j’ai entrepris l’étude chimique de l’alliage cupro-stannifère destiné au doublage des navires. Je devais , comme expert, prononcer sur les causes d’une altération désastreuse de cet alliage, et peu à peu j’ai senti le terrain de l’investigation s’élargir devant moi, de telle sorte qu’un rapport de quelques pages s’est transformé en un mémoire de longue haleine. L’extension de ce mémoire ne saurait, néanmoins, me faire oublier son but essentiel, et c’est pour y arriver que je crois devoir formuler, dans les lignes qui suivent, le résultat général des faits décrits plus haut.
- 1° Les doublages en bronze sont préférables, au point de vue de la durée et de la solidité, aux doublages en cuivre ou en laiton.
- 2° Les altérations anormales, souvent ruineuses pour les armateurs, et qui ont, depuis quelques années, été l’objet de nombreuses contestations, sont le résultat d’une fabrication défectueuse.
- 3° La présence de l’arsenic dans les bronzes à doublage n’entraîne pas nécessairement l’altération rapide de ces alliages, ainsi que cela paraît avoir lieu pour les cuivres rouges.
- 1° L’expérience a prouvé que les bronzes à doublage ayant fait un excellent service à la mer renfermaient, en général, de 45 à 55 pour 1,000 d’étain.
- 5° Presque tous les bronzes à doublage ne contenant que 24, 25, 26, 30, 35 pour 1,000 d’étain sont hétérogènes et s’altèrent inégalement.
- 6° Le désir de laminer à bas prix, en diminuant la dureté de l’alliage, l’appât offert au fabricant par l’infériorité de prix des cuivres aigres, sont les causes principales de la pauvreté en étain et de l’hétérogénéité des bronzes à doublage livrés aujourd’hui à la marine marchande.
- 7° L’introduction d’une petite proportion de zinc dans les alliages cupro-staiinifères destinés à la mer a pour effet certain d’améliorer le produit obtenu en favorisant la répartition de l’élément positif dans la masse métallique.
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- ARTS ECONOMIQUES. — conserves alimentaires.
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- II
- apport fait par M. Herpin , au nom du comité des arts économiques, sur les conserves alimentaires préparées au moyen du vide> par M. Eastier, à
- On ne peut plus, aujourd’hui, révoquer en doute la possibilité de préparer les conserves alimentaires au moyen du vide produit par la chaleur, c’est-à-dire par la raréfaction de l’air et la condensation des vapeurs contenues dans les vases, en employant des procédés analogues à ceux d'Appert.
- La conservation par le vide, outre qu’elle est d’une exécution facile, a l’avantage d’olivier aux chances d’insuccès occasionnées, dans les anciens procédés, par la combinaison plus ou moins imparfaite de l’oxygène de l’air du vase avec les substances à conserver.
- M. F 'astier3 breveté, dès l’année 1839, pour des procédés de conservation par le vide, procédés qui, à cette époque, étaient encore bien imparfaits, M. Fustier vous a soumis plusieurs échantillons de ses préparations, et de nombreux rapports émanés de diverses commissions nommées par M. le ministre de la marine et par l’amirauté anglaise pour examiner ses produits.
- Il résulte de ces documents que des boites de conserves, préparées par M. F astier j depuis une année ou plus, contenant des quantités considérables de viande , de 10 à Ü0 kilog. et plus, ouvertes en divers points de nos possessions d’Afrique, au Sénégal, au Brésil, ont été trouvées dans un état parfait de conservation, d’une excellente qualité et d’un goût agréable. Tous les rapports des officiers de marine chargés de l’examen des préparations de M. F astier, sont unanimes pour demander au ministre qu’il soit délivré, chaque semaine, à tous les matelots une ou deux rations de viande et de légumes ainsi conservés.
- Dans les anciens procédés, la réussite ou la bonne conservation des produits déposés dans des boîtes d’une grande capacité devenait douteuse ; quelques bulles d’air, qu’on ne pouvait expulser des cavités intérieures des os, de ceux des oiseaux surtout, suffisaient pour déterminer en peu de temps l’altération des substances.
- Aujourd’hui, M. Fastier prépare, au moyen du vide, des boites d’une contenance de 50 kilogrammes ; il est parvenu à extraire et à. expulser, avec la plus grande facilité, les portions d’air interposées ou emprisonnées dans les cavités intérieures des substances et même des os.
- Voici comment il opère :
- Lorsque les produits sont disposés et arrangés dans la boîte , on soude le couvercle ; celui-ci porte une très-petite ouverture ménagée pour donner issue aux vapeurs qui se dégagent pendant l’opération. Quand la cuisson est terminée, que les vapeurs sortent avec force par la petite ouverture ménagéê
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- 736 ARTS ÉCONOMIQUES. — CONSERVES ALIMENTAIRES.
- dans le couvercle, on retire un peu la boite du feu et l’on bouche immédiatement, avec une goutte de soudure, la petite ouverture du couvercle. Alors on asperge légèrement le vase avec quelques gouttes d’eau froide ; les vapeurs se condensent ; le vide se forme dans l’intérieur du vase , et les parcelles d’air interposées ou même emprisonnées dans l’intérieur des os sont aussitôt mises en liberté. Après quelque temps, on débouche la petite ouverture du couvercle; on soumet de nouveau la boite à l’action du feu, qui raréfie et chasse au dehors tout l’air qui pourrait se trouver dans la boîte. Lorsque la vapeur sort de nouveau par la petite ouverture du couvercle , on la ferme, comme précédemment, avec une goutte de soudure.
- Ainsi préparées et soumises deux ou plusieurs fois successivement à l’action du feu, les boîtes sont, autant que possible, purgées d’air, et les substances qu’elles renferment peuvent se conserver sans altération pendant plusieurs années.
- Plus les boîtes sont grandes, plus le métal dont elles sont formées doit être fort et résistant ; par conséquent, ces boîtes se trouvent dans de meilleures conditions, pour bien conserver les substances, que les petites boites, dont le métal est plus mince et présente souvent des imperfections dans le laminage, des fissures qui laissent pénétrer l’air.
- Ces boîtes, d’une grande dimension, sont construites par séries de grandeur, de telle sorte qu’étant vides elles peuvent s’introduire les unes dans les autres et forment un solide cylindrique qui n’occupe, à bord des navires, qu’un petit espace : on peut donc les conserver sans difficulté. Avant de s’en servir de nouveau, on les soumet à un étamage.
- La conservation par le vide offre donc des avantages incontestables. Toutefois, pour que ce mode de conservation devienne usuel et se répande dans les ménages, il reste encore à trouver un bouchage simple, économique, certain, qui remplace avantageusement la soudure.
- Quelques pas encore , et la préparation des conserves alimentaires pourra, comme vous le voyez, Messieurs, s’exécuter facilement dans tous les ménages, pénétrer dans les campagnes, et devenir, pour nos populations rurales, une occupation utile , une industrie importante , une source féconde de richesse et de prospérité.
- J’ai l’honneur de vous proposer, Messieurs, au nom du comité des arts économiques,
- 1° De remercier M. Fastier de sa communication,
- T D’insérer le présent rapport dans le Bulletin.
- Signé Herpin, rapporteur.
- Approuvé en séances le 24 août 1853.
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- BEAUX-ARTS.
- PEfNTl'JlE.
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- Rapport fait par MM. Gourlier et Salvétat, au nom de la commission des beaux-arts, sur les travaux de M. Dussauce, peintre décorateur, à Passy.
- M. Dussauce, artiste industriel et peintre décorateur, a appelé l’attention de la Société sur ses travaux en ce qui concerne l’application de l’art aux produits de l’industrie, et notamment sur l’emploi, pour les peintures murales et monumentales, au lieu de l’huile qui est ordinairement en usage , de la cire ou encaustique, à l’instar de ce qui avait lieu dans l’antiquité.
- Le conseil a renvoyé cet objet à la commission des beaux-arts; et, persuadée que ces sortes de travaux méritent la plus grande attention en ce moment , ou s’accomplissent et se préparent, en France , tant d’œuvres monumentales, et où notre industrie doit se maintenir au rang élevé que lui a conquis le concours de l’art, votre commission a visité, avec tout l’intérêt qu’elles méritent, les peintures de l’église de Saint-Vincent-de-Paul, auxquelles se rattachent principalement les travaux de M. Dussauce; elle s’est enquise de l’opinion des artistes éminents qui ont dirigé ou exécuté ces travaux, et des savants distingués qui s’en sont occupés; elle a examiné soigneusement, au point de vue tant chimique que pratique, les divers documents qui lui ont été soumis par M. Dussauce ; enfin elle a cru devoir rappeler à ce sujet quelques données générales relatives à la peinture décorative et monumentale , et elle nous a chargés d’avoir l’honneur de vous soumettre le rapport suivant.
- Dès les premières époques des arts comme aux diverses époques de leurs développements, presque tous les peuples ont cherché à joindre au mérite de la forme l’attrait de la couleur à l’aide de peintures plus ou moins simples ou plus ou moins riches et variées. Ainsi en était-il ordinairement en Egypte, en Assyrie, etc., à l’extérieur comme à l’intérieur des monuments les plus vastes ou les plus exigus. On a longtemps débattu la question de savoir s’il en était également ainsi des monuments grecs et romains ; mais le bel et important ouvrage de M. Hittorff, sur VArchitecture polychrome, en réunissant tous les documents et toutes les opinions, a dissipé à peu près tous les doutes, et les adversaires les plus opposés ne diffèrent plus guère que quant au plus ou moins d’extension de ce mode de décoration dans l’antiquité classique. La polychromie s’est enfin perpétuée d’une manière remarquable au moyen âge et même depuis la renaissance , accrue encore par l’emploi des verrières de couleur, et, après être en quelque sorte tombée dans l’oubli, elle commence à reprendre dans nos édifices la part qui lui est due.
- Or si, en général, les anciens étaient moins avancés que nous dans les connaissances naturelles et positives, ils y suppléaient ordinairement par les enseignements d’une expérience attentive et d’un extrême bon sens, et l’on Cinquante-deuxième année. Décembre 1853. 93
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- BEAUX-ARTS.
- devait penser qu’ils avaient poussé loin l’étude et la pratique des procédés de la peinture. Vilruve, Pline et quelques autres auteurs ne nous donnent, à ce sujet, que des indications insuffisantes ; mais nous en trouvons de plus positives (sinon quant aux procédés mêmes, du moins quant à la nature des matières ainsi qu’à la richesse et à la solidité des résultats) dans l’examen et les analyses, faites par un grand-nombre d’artistes et de savants éclairés, sur des fragments parfaitement conservés de peintures antiques d’Égypte, de Grèce, d’Italie, etc. (voir, à ce sujet, l’ouvrage précité); et, si beaucoup de ces peintures étaient des sortes de fresques à base calcaire, la cire y contribuait souvent aussi soit comme élément, soit comme couverte.
- Une longue expérience démontre ainsi, d’accord avec la théorie, que la cire possède les divers avantages : de ne permettre aucune efflorescence minérale ou végétale, d’envelopper les matières colorantes avec une parfaite innocuité, de les préserver de l’action de la lumière et des gaz, de conserver dans tout leur éclat et leur fraîcheur les tons les plus fins et les plus délicats, de procurer enfin des tons brillants sans les inconvénients du miroitage.
- La peinture à l’huile présente-t-elle les mêmes avantages ou n’ofïre-t-elle pas, au contraire, des inconvénients tout opposés? Sans doute, elle est d’une exécution facile et commode, et, moyennant un choix éclairé des matières les plus convenables (1) et l’emploi de tous les soins nécessaires, elle a procuré des résultats remarquables , mais sous l’influence multiple encore assez confuse 1° des oxydes métalliques, 2° de l’excipient sur lequel ils sont appliqués, 3° du liquide huileux simple ou composé, dont le but est de permettre, avec une dessiccation rapide, l’application du principe colorant par couches d’épaisseur uniforme ou variée , suivant le désir du peintre ; 4° enfin de l’air ambiant : il y a, comme M. Chevreul l’a démontré par des expériences récentes, absorption d’oxygène et augmentation successive du poids de la peinture, qui devient, à la longue, dure et cassante. En cas d’emploi de couleurs glaireuses étendues dans des essences trop abondantes ou trop fluides, l’altération se manifeste presque immédiatement par des crevasses qui nuisent à la correction des lignes et détruisent la richesse du coloris. La fragilité, le manque de souplesse nécessaire pour subir, sans éclats , les dilatations et
- (i) Ce n’est qu’après la rédaction et l’approbation de ce rapport que nous avons eu connaissance des recherches intéressantes faites à ce sujet par M. Regnier, peintre belge, et de sa brochure intitulée Des matières colorantes et procédés de peinture, par Rubens ( Gand, 1847 ). M. Regnier y rappelle, avec de justes éloges, le Traité de la peinture à l’huile, publié en 1830 par M. Mérimée père, dont la mémoire est chère à la Société d’encouragement. Il nous paraît, en outre, digne de remarque que, suivant M. Regnier, la cire entrait dans les matières employées par Rubens.
- On ne saurait trop désirer que M. Regnier publie également les nouveaux travaux que l’a luis à même de faire le concours éclairé de M. le comte de Nicuwerkerke•
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- PËÎNTURE. 739
- contractions successives résultant des changements de température, entraînent une dégradation plus ou moins prompte ; ou bien encore les crevasses laissent aux végétations cryptogamiques toute facilité pour se développer et attaquer, miner en dessous toutes les parties restées intactes.
- C'est donc à bien juste titre que des amateurs, des savants, des artistes éclairés avaient cherché depuis longtemps à faire revivre l’emploi de la cire, et, si leurs efforts n’ont pas été couronnés de succès, on n’en doit pas moins citer avec reconnaissance de Çaylus, Bachelier, Menjaud et Vien ; enfin M. de Montabert, auquel on doit un important Traité de la peinture.
- Mais il y avait encore beaucoup à faire soit pour rendre l’exécution plus facile et plus sûre, soit surtout pour lui ôter tout désagrément, tout inconvénient même ; quelques artistes incommodés par des essais de ce genre étaient peu portés, dès lors, à faire un nouvel usage de ces procédés; il fallait, en outre , généraliser, pour la préparation des murailles , ce qui avait été si heureusement indiqué par MM. Thénard et d’Arcet pour la coupole du Panthéon, que le talent de Gros devait illustrer (1).
- Les travaux de M. Dussauce, à ce sujet, sont antérieurs à 1840; en cette année, l’un de vos rapporteurs avait, avec un de ses collègues au conseil général des bâtiments civils, à rendre compte des premiers essais de ce genre, et notamment d’un grand tableau de fleurs par M. Dussauce, tableau présentant les tons fins et brillants qu’il conserve encore , ainsi qu’on peut en juger, ce tableau étant actuellement remis sous vos yeux. Le conseil des bâtiments civils adopta l’avis qu’il fut accordé, à M. Dussauce et à son collaborateur M. Courtin, des travaux qui, mérités par eux, tourneraient, en outre, au profit de l’art.
- En 1843, M. Dussauce lut, à la Société libre des beaux-arts, une Notice sur la peinture à l’encaustique appliquée aux monuments publics, dans laquelle il résume d’abord les essais dont ce genre de peinture avait été précédemment l’objet; il y expose, en outre, les améliorations qu’il se proposait d’y apporter et qu’il a pu mettre en pratique dans la préparation dont il fut alors chargé des fonds des grandes peintures murales et monumentales de Saint-Vincent-de-Paul , sous la direction de M. Hittorff, architecte de cette église.
- Ces peintures se composent de deux frises dans tout le pourtour intérieur de l’église et d’un vaste hémicycle, occupant ensemble près de 1,200 mètres de surface , et formant ainsi l’une des plus grandes pages de ce genre qui soient connues : la frise supérieure, de caractère principalement ornemental, terminée depuis plus de douze ans déjà ; la frise inférieure et l’hémicycle ,
- (1) Yovez Bulletin de In Société, 25° année ( 182G p, 287.
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- compositions historiques du style le plus élevé, terminés tout récemment par MM. Picot et Fhndrin.
- M. Dussauce a remis à votre commission , sous le titre de Procédés de peinture encaustique a la cire, une note très-détaillée dans laquelle il signale d’abord les difficultés que présentaient les pierres de nature variée qui formaient les surfaces à recouvrir ; il décrit ensuite les diverses opérations qui se sont succédé ainsi qu’il suit :
- 1° Frottage au grès et époussetage ;
- Première couche d’une solution de perchlorure de mercure fortement étendue d’eau, ayant pour objet de détruire toute végétation ;
- 3° Chauffage à l’aide de réchauds tenus à 0ra,30 environ des surfaces, afin d’éviter toute calcination ;
- 4° Saturation de ces surfaces ainsi chauffées à l’aide d’un gluten d’enduit dans la composition duquel entre un savon métallique ;
- 5° Première couche de fond ;
- 6° Masticage à plusieurs couches ;
- 7° Deuxième et dernière couche de fond ;
- 8° Préparation du gluten pour le broyage et l’emploi des couleurs par les artistes : dans ce gluten ont été substitués, aux essences d’aspic rectifiées et de résine élémi (d’un emploi difficile, peu satisfaisant et, de plus, dangereux pour le système nerveux), l’essence de New-York ou d’Amérique, le sperma ceti et le copal à l’essence.
- La note contient les détails les plus précis sur les soins apportés aux diverses opérations , ainsi que sur le dosage de toutes les compositions, et les différentes précautions que réclame leur préparation. Antérieurs, en grande partie, à l’indication du blanc de zinc, ces travaux ont été généralement exécutés à l’aide de la céruse, que M. Dussaucc regarde , d’ailleurs , comme y étant parfaitement convenable ; il ne désespère pas, du reste, qu’il en puisse être de même du blanc de zinc : c’est un essai bien digne d’être tenté.
- Il ne nous appartient pas de parler du mérite de ces hautes compositions artistiques; mais nous signalerons la beauté des fonds, ainsi que l’éclat et le brillant des tons divers, en rappelant l’époque assez éloignée depuis laquelle la frise supérieure est terminée.
- M.Hittorff, dans son ouvrage précité, mentionne favorablement les travaux de M. Dussauce ; il lui en a, de plus, témoigné sa satisfaction par une attestation spéciale à laquelle sont venues se joindre celles de MM. Chevrcul, Picot et Flandrin.
- M. Dussauce, en outre, a peint une partie de la frise ornementale et composé plusieurs tableaux à l’instar des peintures d’Herculanum et de Pompeï,
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- PEINTURE.
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- également mentionnées par M. Hitlorff. Voué enfin, pendant de longues années, à la composition de modèles artistiques pour nos diverses industries, il s’est particulièrement occupé de ceux nécessaires à l’établissement des papiers de haute décoration ; et, d’après une note également détaillée qu’il a remise à votre commission, il nous parait avoir contribué puissamment à améliorer ce genre de fabrication par des teintes plus larges, plus harmonieuses, mieux fondues, et en même temps d’un meilleur effet artistique et d’une exécution moins coûteuse. Plusieurs de ses modèles sont sous les yeux du conseil, et les services qu’ils ont rendus à l’industrie des papiers peints sont attestés par deux de nos fabricants les plus distingués, et par notre collègue M. Peligol, comme membre du jury de l’exposition universelle.
- En résumé, d’après les témoignages les plus honorables et les plus compétents, M. Dussauce s’est occupé depuis longues années, et avec fruit,, des applications de l’art à l’industrie ; il a, notamment, apporté au procédé de la peinture à l’encaustique, principalement pour les compositions murales et monumentales, des améliorations importantes en ce qui concerne la beauté, la solidité des fonds et des couleurs, ainsi que la commodité et la salubrité de leur emploi ; il a levé ainsi les causes d’éloignement que plusieurs artistes avaient conçues à ce sujet, et permis d’espérer de voir à l’avenir ce procédé, reconnu favorable par l’expérience de tant de siècles , employé concurremment au moins avec celui de la peinture à l’huile, commode et facile sans doute, mais qui a généralement résisté d’une manière bien moins satisfaisante à des expériences incomparablement moins prolongées.
- Quelque juste confiance que dussent inspirer des témoignages tels que ceux que nous avons cités, votre commission n’a rien négligé pour se convaincre, par elle-même, de la réalité de ces résultats, et c’est d’après ce qu’elle a vu qu’elle nous a chargés d’avoir l’honneur de vous proposer
- i° Qu’il soit écrit en votre nom à M. Dussauce pour le remercier de sa communication , et joindre vos suffrages à ceux que ses travaux lui ont déjà fait obtenir ;
- Que , pour rendre publique votre satisfaction , le présent rapport soit imprimé dans votre Bulletin;
- 5° Enfin que les notes remises par M. Dussauce, sur le procédé de peinture à l’encaustique et sur l’établissement des modèles de papier de haute décoration, soient également insérées au Bulletin, comme contenant des détails et des indications qu’il est utile de répandre.
- Signé Gourlier et Salvétat, rapporteurs. Approuvé en séance, le W décembre 1853.
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- NÉCROLOGIE.
- Discours prononcé sur la tombe de M. Bouriat; par M. A. Chevallier.
- L’Académie impériale de médecine, l’École de pharmacie, la Société d’encouragement, la science et l’industrie viennent de faire une nouvelle perte en la personne de M. Denis-Placük Bouriat, décédé le 10 décembre, à l’âge de quatre-vingt-neuf ans.
- Permettez à un de ses collègues , à l’homme qui lui a succédé à l’École de pharmacie, de vous faire connaître en quelques mots la vie de Bouriat, qui était Je doyen des pharmaciens de Paris et peut-être de la France entière.
- Denis-Placide Bouriat, dont vous avez tous pu apprécier les excellentes qualités, est né à Poitiers le 4 octobre 1764; son père , qui était pharmacien , lui fit faire ses premières études au collège de sa ville natale, et bientôt les succès de l’élève vinrent remplir de joie le cœur de sa famille.
- Au sortir du collège, Bouriat, qui se destinait à la pharmacie, travailla d’abord dans l’officine de son père. Après avoir fait son stage, il quitta Poitiers à l’âge de vingt et un ans, pour venir à Paris afin de se perfectionner, et surtout pour se livrer à l’étude des sciences qui se rattachent à l’exercice de la pharmacie.
- Arrivé dans la capitale, Bouriat, qui aimait passionnément l’étude, fit connaissance de Vauquelin, qui était de son âge, et devint son ami. Cette amitié, qui fut vive et sincère, ne fut interrompue que par la mort du célèbre chimiste.
- Vauquelin , préparateur de Fourcroy, lui présenta Bouriat, et le savant accueillit l’ami de celui qui fut plus tard son collaborateur. C’est encore Vauquelin qui fit faire connaissance à Bouriat du célèbre Parmentier, qui jusqu’à sa mort conserva pour Bouriat une amitié constante.
- L’ardeur qu’apportait Bouriat dans ses études, l’opiniâtreté avec laquelle il se livrait au travail, furent suivies de résultats faciles à prévoir : Bouriat put faire connaître à ses parents les succès qu’il obtenait; l’un de ces succès lui valut une médaille d’or du prix de 500 livres, comme on le disait alors (1).
- Bouriat, ayant terminé ses études, se présenta pour subir ses examens, et, après les avoir soutenus d’une manière brillante, il obtint le diplôme de pharmacien.
- Bouriat, dans l’exercice de cette profession, qui exige la probité la plus scrupuleuse, se distingua par la manière dont il dirigea son officine, et bientôt il s’attira l’estime et l’amitié de tous ceux qui avaient des relations avec lui.
- Bouriat avait succédé à Jacques-François Demachy, qui était l’un des trois prévôts en exercice du collège de pharmacie (2).
- (1) Nous avons eu entre les mains deux médailles qui ont, en outre, été décernées à Bouriat; Tune porte sur l’une des faces, Chimie. Prix d'émulation accordé à Denis Bouriat, natif de Poitiers, 1789 ; collège de pharmacie. Accessit fondé par la municipalité de Paris, 17 89.
- L’autre, Histoire naturelle. Prix décerné à M. Bouriat, de Poitiers , département de la Vienne, en 1791. Prix fondé par le collège de pharmacie en faveur des élèves, en 1784.
- On voit que la municipalité de Paris portait un vif intérêt aux élèves du collège de pharmacie.
- (2) Demachy, né en 1 728, s’occupait tout à la fois de pharmacie et de littérature; il partageait son temps entre le culte des muses et l’étude des sciences naturelles.
- Après avoir professé sur la matière médicale pendant vingt-cinq ans, il mourut, en 1803, chef de la pharmacie centrale qu’il avait, pour ainsi dire, créée en 1797.
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- Il était difficile de remplacer, dans une officine, un homme comme Demachy; cependant cette lâche n’effraya pas Bourial, et l’on saiI qu’il sut la remplir de manière à mériter la bienveillance et le respect de tous.
- L estime publique qui entourait Bourial lui valut une haute preuve de confiance. En effet, il fut nommé, en octobre 1803, professeur adjoint à l’Ecole de pharmacie de Paris, époque de la création de cette école. En il fit, pendant vingt-neuf ans, des leçons sur l’histoire naturelle et sur la pharmacie; sa bienveillance pour les élèves lui avait mérité leur amitié, et l’un d’eux nous rapportait qu’après ses leçons Bourial, dans une conversation familière, continuait l’instruction des élèves, en leur donnant dos explications sur ce qu’il avait dit dans ses leçons. En mars 1832, Bouriat, fatigué et voulant prendre du repos, donna sa démission de professeur.
- Bouriat eut l’insigne honneur d’être l’un des fondateurs de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale, Société composée d’abord de soixante-cinq membres, parmi lesquels on comptait les hommes les plus célèbres de l’époque (1), de cette Société qui, présidée d’abord par Chaplal, puis par MM. Thénard et Dumas, exerce une si grande influence sur notre industrie nationale; de cette réunion qui, depuis sa création, a décerné aux industriels pour plus de 500,000 francs de prix ou de médailles; de cette association qui va chercher dans les ateliers les ouvriers qui ont une bonne conduite pour leur donner des récompenses destinées à entretenir dans les classes ouvrières l’amour de l’ordre et du travail.
- (i) La Société d’encouragement date du 12 vendémiaire et du 27 brumaire an X (1801). Ses fondateurs furent : MM. Allard, membre du Corps législatif; Arnoud aîné, tribun; Arnoud jeune, chef du bureau de commerce du ministère de l’intérieur; Baillet, professeur et inspecteur des mines; Bardel, membre du conseil général d’agriculture, arts et commerce; Bertrand, directeur de la compagnie d’Afrique; Berthollet, membre de l’Institut national, sénateur; Bosc, tribun; Bouriat, pharmacien et membre de la Société de médecine de Paris; Brillât—Savarin, membre du tribunal de cassation; Cadet de Vaux, membre du conseil général d’agriculture, arts et commerce; Cels, membre de l’Institut; Chaptal, membre de l’Institut, ministre de l’intérieur (président de la Société); Chassiron, tribun ( censeur de la Société ); Collet-Descoslils, ingénieur des mines; Conté, démonstrateur au Conservatoire des arts et métiers ; Costaz aîné , tribun ( vice-président de la Société ) ; Costaz jeune, chef du bureau des arts et manufactures au ministère de l’intérieur (secrétaire adjoint de la Société); Coulomb, membre du conseil général d’agriculture, arts et commerce; de Candolle, membre de la Société philomathique ; de Gerando, membre de l’Institut (secrétaire de la Société); Delaroche, notaire (trésorier de la Société) ; Delesserl (Benjamin) ; Delesserl (François) ; Descroisilles aîné, chimiste-manufacturier; Fourcroy, membre de l’Inslitui, conseiller d’Élat; François (de Neufchàteau), membre de l’Institut, sénateur; Fréville, tribun; Frochot, préfet du département de la Seine (vice-président de la Société); Guyton-Morveau, membre de l’Inslitui, directeur de l’école polytechnique; Ilennequin , secrétaire du conseil général d’agriculture, arts et commerce; Huzard, membre de l’Institut ; Journu-Aubert, sénateur; Lasleyrie, membre de la Société d’agriculture du département de la Seine ; Laville-Leroux', sénateur; Magnien, administrateur des douanes; Mérimée, peintre ; Molard (aîné), démonstrateur au Conservatoire des arts et métiers; Monge (Gaspardj, membre de l’Institut, sénateur; Montgolfier, démonstrateur au Conservatoire des arts et métiers ; Montmorency (Matthieu), administrateur des Sourds-Muets et des Quinze-Yingts (secrétaire adjoint de la Société;; Parmentier, membre de l’Institut; Pastoret, membre du Conseil d’administration des hospices (censeur de la Société) ; Perier, membre de l’Institut; Périer ( Scipion ), m ’inbre du Conseil général d’agriculture, arts et commerce; Pernon ( Camille);
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- Pondant plus de (rente années, nous avons vu notre vénérable collègue , qui faisait partie du comité des arts économiques, assister aux séances de la Société, prendre part à ses travaux, enfin faire des rapports qui ont été imprimés dans le Bulletin de la Société (1).
- Perregaux, sénateur, président de la banque de France; Petit, membre du Conseil général du département de la Seine ; Pietet-Diodati, membre du Corps législatif ; Prony , membre de Plnstitut, directeur de l’école des ponts et ^haussées; Récamier, banquier; Regnaud (de Snint-Jean-d’Angély), conseiller d’Élat; Richard d’Aubigny ; Rouillé de l’Étang, membre du conseil général du département de la Seine; Saint-Aubin, tribun; Savoye-Rollin, tribun; Sers, sénateur; Silvestre, secrétaire de la Société d’agriculture du département de la Seine ; Swediaur, médecin ; Ternaux aîné, manufacturier ; Teissier, membre de l’Institut ; Vauquelin, membre de l’Institut et du conseil des mines; Yilmorin, membre du conseil général d’agriculture, arts et commerce; Vitry, membre du conseil général d’agriculture et commerce; Yvart, cultivateur et membre de la Société d’agriculture du département de la Seine.
- Rouriat a fait partie du comité des arts économiques de la Société depuis 1802.
- (t) Les principaux travaux faits à la Société d’encouragement par Bouriat sont les suivants : 1 un rapport sur les fourneaux économiques de M. Siauve (1803, p. 80); 2° une notice sur la construction des fourneaux économiques (1804,p. 14); 3° une description d’un fourneau potager (1806, p. 14 5) ; 4° un rapport sur un mémoire de M. Isengard relatif à quelques propriétés de Vhypnum crispum (mousse propre à la fabrication économique des matelas) (1808, p. 15); 6° un rapport sur la cuisine-poêle de MM. Mella (1808, p. 184); 6° des rapports sur les substances animales et végétales conservées d’après le procédé d’Appert (1809, p. 109; 1819, p. 88; 1824, p. 312) ; 7° un rapport sur une cheminée présentée par M. Mella (1809, p. 343); 8° un rapport sur la cuisine pour les vaisseaux, par M. Lelouis (1810, p. 183); 9° un rapport sur la fécule de pomme de terre préparée par Mmc Chauveau (1811, p. 15) ; 10" un rapport sur les fourneaux de M. Rémy (1811, p. 274) ; 11° un rapport sur un mémoire adressé à la Société, par M. le comte Rœderer, relatif à l’extraction du sucre des raisins rouges des bords du Rhin (1811 , p. 283) ; 12° un rapport sur la veilleuse et la lampe présentées par M. Dumon-ceau (isi2, p. 121); 13° un rapport sur les mémoires adressés au concours, pour le prix sur la salaison des viandes (1812, p. 287); 14“ un rapport sur la fabrication, dans le grand-duché de Berg, du sirop de sucre d’amidon et de pommes de terre (1813, p. 14); 15° un rapport sur la purification du tartrate acidulé de potasse, par M. Maria (1813, p. 1G2) ; 16° un rapport sur les dessins et appareils de chauffage, de M. Fournier (1813, p. 288) ; 17° un rapport sur le sirop de pommes de terre, de M. Flashoff (1814, p. 15) ; 18° un rapport sur le sucre d’amidon et de pommes de terre, de M. Thorin (t8i4, p. 16); 19° une notice sur les substances alimentaires conservées, par M. Appert (1814, p. 218); 20'' des observations sur la méthode de fumer les viandes (1815, p. 163) ; 2r: un rapport sur un poêle et fourneau cuisine de M. Picard (1815, p. 190); 22° un rapport sur la cheminée-grotte de M. de la Cha-heaussière (1816, p. 6); 23° un rapport sur la cheminée de M. Bruvnes (1816, p. 112) ; 24° une notice explicative (programme) du prix pour la conservation des viandes (1816) ; 25° plusieurs rapports sur les mémoires adressés au concours sur la question de la conservation des viandes (1817, p. 210; 1819, p. 548) ; 26° un rapport sur ia dessiccation des viandes, par M. Réjoux (1818, p. 157; 1820, p. 270) ; 27° un rapport sur la fabrication de la farine de pommes de terre, par M. Grillon de Viileclair (1818, p. 246) ; 28° un rapport sur les fosses mobiles et inodores, de M. Cazeneuve (1819, p. 55) ; 29° deux-rapports sur les procédés à mettre en pratique pour reconnaître la falsification des huiles d’olive par les huiles de graines, par M. Poutet (1819, p. 255; 1820, p. 167); 30° un rapport sur la pâte de M. Pra-dier pour faire couper les rasoirs (1821, p. 13) ; 31° un rapport sur la fabrication des chapeaux d’osier, par M. Debernardière (1822, p. 949); 32ü un rapport sur la marmite évasinoptique, de M. Fortin (1822, p 280) ; 33° un rapport sur les tuyaux de cheminée, de M. Gourlier (1824, p. 173) ; 34° un rapport sur les cheminées, dites parisiennes, de M. Lhomond (1825, p. 14); 35° un rapport sur les bassinoires,
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- La douceur du caractère de Bouriat, son aménité, sa bienveillance, le faisaient estimer et chérir de tous ses collègues.
- Bouriat, qui aimait à faire le bien, était encore l’un des fondateurs de la Société philanthropique, de cette association éminemment utile , dont le but est de mettre en pratique tout ce qui peut concourir à soulager les besoins du pauvre et à lui préparer des ressources pour l’avenir; le zèle et l’assiduité de Bouriat lui avaient mérité la présidence du cinquième dispensaire.
- Bouriat était aussi l’un des membres fondateurs de la Société pour l’instruction élémentaire, et l’un des créateurs de la première école d’enseignement mutuel qui fut ouverte rue Saint-Jean-de-Beauvais, école qui a eu tant de succès, et qui a servi de modèle à celles de la France et de l’étranger.
- Bouriat a fait, dès l’origine, partie de la Société de géographie, dont les utiles travaux ont tant fait pour l’étude du globe.
- Bouriat a encore été utile au pays en remplissant pendant vingt-huit ans, dans le 10e arrondissement, les fonctions de membre du bureau de bienfaisance.
- Bouriat, par ordonnance du 20 décembre 1820, fut nommé membre honoraire de l’Académie de médecine, avec Boudet oncle, Cadet de Vaux, Charlard, Bouillon-Lagrange et Cheradam. Plus tard, le 18 octobre 1829, il fut nommé membre titulaire : il a donc, pendant trente-trois ans, fait partie de cette savante compagnie.
- Bouriat, qui était l’un des fondateurs de la Société d’encouragement, des Sociétés philanthropiques et de l’instruction élémentaire, s’était laissé oublier; il n’avait pas fait valoir les titres qu’il avait à une distinction qui, en France , est accordée à ceux qui honorent le pays; mais cet oubli fut réparé, et, en 1850, sur la proposition de MM. Dumas et Boulay (de la Meurthe), il fut nommé membre de la Légion d’honneur.
- Bowiat, déjà affaibli par l’âge, vivait le plus habituellement à sa campagne de
- dites sanitaires, de M. Delbœuf (1826, p. 17) ; 36° un rapport sur un poêle en fonte de fer à circulation d’air chaud, par M. Forlier (1826, p. 305); 37° un rapport sur les matelas élastiques, de M. Moli-nard (1827, p. 56); 38° un rapport sur la fonte du suif, par M. Delunel (1830, p. 23); 39° un rapport sur des échantillons de hois conservés, par M. de Marolles (1830, p. 118); 40° un rapport sur un vase en hois offert à la Société par M. le baron Coquebert de Montbret( 1830, p. 132 et 227 ) ; 41" un rapport sur un mémoire de M. Appert, sur la nécessité d’employer des vases solides pour la conservation des substances alimentaires (1830, p. 175); 42° un rapport sur un appareil culinaire, présenté par M. Laroche (1820, p. 230); 43" un rapport sur un caléfacteur militaire de M. Lemare (1831, p. 175) ; 44°un rapport sur un appareil pour chauffer l’intérieur des voitures, par M. Laignel (1831, p. 360); 4 5° un rapport sur un ouvrage intitulé , le livre de tous les ménages , ou l’art de conserver les sub-slances alimentaires, par M. Appert (1831, p. 470) ; 46° un rapport sur le concours pour l’établissement de sucreries de betteraves sur des exploitations rurales (1831, p. 586); 47° note sur un appareil pour réduire la pomme de terre en gruau (1833, p. 25); 48u un rapport sur l’appareil de M. Lépine, pour chauffer l’intérieur des voitures (1834, p. ! 14 et 243); 49° un rapport sur les procédés de tannage des peaux de lapin et de chat, de M. Renou ( 1836, p. 3(6) ; 50° un rapport sur un appareil de U. Delanoux pour torréfier et infuser le café (1837, p. 449); 51° un rapport sur la lampe à couronne de :W. Charbonnière (1 838, p. 430) ; 52° un rapport sur le café indigène de M. Demouy-Périn (1839, p. 380).
- Cinquante-de mième année. Décembre 1853.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- Villeneuve-Saint-Georges ( Seine-et-Oise ). Quoiqu’il eût besoin de repos, il avait encore eu le courage d’accepter le titre de maire et de remplir une de ces fonctions non rétribuées, où l’homme sage, ferme, indépendant peut rendre d’immenses services à ses concitoyens et au pays.
- Bouriat était un de ces hommes, et la commune de Villeneuve-Saint-Georges regrettera pendant longtemps le maire qui, pendant douze années, fut chargé de représenter et de défendre ses intérêts.
- La vie de notre vénérable collègue, comme vous le voyez, ne présente aucun de ces faits brillants qui font retentir le nom d’un homme , mais elle a été constamment consacrée à la science et à tout ce qui peut pratiquement conduire au soulagement de la misère et à l’amélioration des classes pauvres et ouvrières.
- Le nom de M. Bouriat ne s’éteindra pas; ce vénérable patriarche laisse un fils et des petits-fils qui perpétueront, nous en sommes convaincus, le nom honorable qui leur a été transmis par leur père et grand-père.
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- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS CHIMIQUES.
- De Vinfluence du bismuth sur la ductilité' du cuivre; par M. Levol (1).
- On a reçu d’Australie, dans ces derniers temps, un cuivre noir en lingots offrant des caractères physiques très-singuliers. Quoique d’un titre très-élevé, ce cuivre présente une couleur d’un gris rougeâtre de bronze; il n’a que fort peu de ductilité, et sa cassure est lâche et cristalline, de sorte qu’on serait tenté, au premier aperçu, de considérer ce produit comme un cuivre très-fortement passé m affinage; ce cuivre noir présente, d’ailleurs, cela de particulier, que la méthode généralement usitée pour affiner le cuivre paraît insuffisante pour lui. Traité en grand avec soin , il donne un produit d’affinage d’un aspect satisfaisant, pour l’œil, mais qui partage malheureusement , sous le rapport de la ductilité, les mauvaises qualités du cuivre noir dont il provient.
- Un habile industriel, très au courant de la métallurgie du cuivre, et duquel je tiens la plupart de ces renseignements, m’ayant remis des échantillons de ce cuivre d’Australie et du même affiné dans son usine, avec prière d’y rechercher, par l’analyse chimique, les substances étrangères qui en altèrent les propriétés d’une manière si fâcheuse et si persistante, je trouvai au cuivre noir la composition suivante sur 100 parties :
- (l) Celle note a été lue dans la séance de la Société du ta novembre 1853.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- Cuivre. Soufre. Bismuth. . Argent. .
- Or.. . .
- L'ain. . Antimoine. Perte. . .
- 99,400000
- 0,314000
- 0,144000
- 0,100000
- 0,000833
- des traces. 0,041167 100
- On soupçonnait la présence du fer en grande quantité dans cette matière; je n’y en ai pas trouvé de trace.
- Le cuivre d’Australie, après le raffinage, a donné à l’analyse les résultats suivants :
- Cuivre, .... 99,480000
- Plomb . . . . 0,362000
- Argent .... 0,100000
- Bismuth .... 0,048000
- Or .... 0,000833
- Antimoine . . . \
- Ltain
- Arsenic . . . )
- Perte .... 0,008917
- 100
- Le plomb et les traces d’arsenic proviennent, à n’en pas douter, du plomb ajouté pour l’affinage, puisque le cuivre noir n’en renfermait point.
- Le soufre avait complètement disparu dans l’affinage, et l’on sait par expérience que d’aussi faibles traces d’antimoine, d’étain , d'arsenic que celles qui y avaient résisté, de même que l’or, l’argent et la petite quantité de plomb que cette opération y avait introduite, n’expliqueraient nullement le défaut de ductilité d’un cuivre; il ne reste donc plus que le bismuth dont \ environ avait résisté à l’oxydation, et qu’il serait, sans cloute, plus aisé de faire disparaître à l’aide d’un raffinage fait sans addition de plomb, comme j’ai engagé à le faire la personne qui avait bien voulu me consulter.
- Pour corroborer les résultats de mes analyses, j’ai fait , de toutes pièces et avec les soins convenables, deux alliages de cuivre et de bismuth , le premier à , l'autre __i_. de ce dernier métal. Les deux alliages présentent une texture cristalline : le premier offre une teinte grise bien marquée et se déchire sous le marteau ; chaude fortement à l’abri du contact de l’air, il laisse suinter des globules de bismuth : le second , quoique obtenu comme l’autre , en faisant usage de cuivre en fils très-fins , ne présente qu’une faible ductilité.
- Il est remarquable que le bismuth, dont les propriétés chimiques ont assez d’ana-
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- NOTICES INOUSTR TELLES.
- logie avec celles du plomb , présente cependant des différences notables avec ce métal, quant aux effets qu’il produit dans son alliage avec le cuivre ; il devient donc très-intéressant de rechercher le bismuth dans les cuivres du commerce ( ce qu’on néglige assez ordinairement ), si l’on veut se rendre compte des fâcheux effets mécaniques ou chimiques que produisent si souvent les cuivres , meme les plus beaux en apparence , que l’on destine , soit à un emploi direct comme cuivre rouge, soit à entrer dans la composition des alliages employés dans les arts dont le cuivre fait partie.
- ARTS ECONOMIQUES.
- Note sur les charbons de bois; par M. Violette.
- Nous avons publié, dans la 47e année du Bulletin ( 1848 ), p. 479, un premier mémoire de M. Violette sur la carbonisation du bois par la vapeur d’eau surchauffée, et à la page 697 du même volume nous avons donné la description et la figure d’un appareil servant à cet usage.
- M. Violette a adressé à l’Académie des sciences un second mémoire sur le même sujet, dont voici le résumé :
- 1° Les bois carbonisés à la même température ne donnent pas la même quantité de charbon ; le rendement en charbon, qui , dans soixante-douze espèces de bois, a varié de 30 a 54 pour 100, diffère donc avec la nature du bois.
- 2° Les charbons de tous les bois carbonisés à la même température n’ont pas la même composition élémentaire; la quantité de carbone a varié de 15 pour 100 dans l’analyse de soixante-douze espèces de charbon. La composition des charbons varie donc non-seulement avec la température de la carbonisation, mais encore avec la nature du bois.
- 3° Dans le même arbre ( cerisier ) les principes constitutifs sont inégalement répartis : la feuille et le chevelu ont la même composition ; ils renferment 5 pour 100 de carbone en moins cpie le bois du tronc ; les écorces du plus petit rameau et de la plus petite racine ont la même composition; ils contiennent 5 pour 100 en plus de carbone que l’écorce du tronc. Le bois proprement dit a la même composition clans le tronc , les branches et les racines. La feuille contient 33 pour 100 d’eau en plus que le bois du tronc. Les substances minérales sont très-inégalement réparties dans l’arbre. La quantité de cendres fournie par le bois du tronc était représentée par 1, celle de la feuille est 25, celle clu chevelu 16, celle de l’écorce de la branche 11, celle de l’écorce du tronc 9, celle de l’écorce de la racine 5.
- 4° Les charbons exposés à l’air humide absorbent des quantités d’eau qui varient avec la température de leur carbonisation , et qui décroissent au fur et à mesure que cette température augmente. Les charbons préparés aux températures ainsi croissantes, 150 degrés, 250 degrés, 350 degrés, 450 degrés, 1,500 degrés, ont absorbé des quantités d’eau ainsi décroissantes , 21 pour 100 , 7 pour 100 , 6 pour 100 , 4 pour 100 , 2 pour 100 environ.
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- Les charbons en poudre absorbent environ deux fois plus d’eau que les mêmes charbons en morceaux.
- 5° La conductibilité des charbons pour la chaleur croît avec la température de leur carbonisation ; d’abord faible et peu variable dans les charbons faits aux températures comprises entre 150 et 300 degrés, elle croît plus rapidement dans ceux préparés à une chaleur élevée et atteint une valeur égale aux deux tiers de celle du fer.
- 6° La conductibilité des charbons pour l’électricité croit avec la température de leur carbonisation; le charbon fait à 1,500 degrés conduit beaucoup mieux l’électricité que le carbure de fer retiré des cornues à gaz d’éclairage, et convient parfaitement à l’éclairage électrique.
- 7° La densité de tous les bois réduits en poudre est la même et plus grande que celle de l’eau; elle est égale à 1,520 environ, celle de l’eau étant représentée par 1,000.
- La densité des charbons varie avec la température de leur carbonisation ; elle décroît de 1,507 à 1,402 dans les charbons préparés aux températures comprises entre 150 et 270 degrés; elle croît de 1,402 à 1,500 dans ceux préparés aux températures entre 270 et 350 degrés ; elle croît encore dans ceux préparés aux températures comprises entre 350 et 1,500 degrés, et atteint sa valeur maximum, qui est de 2,002, celle de l’eau étant représentée par 1,000.
- 8° Les charbons étant allumés conservent leur ignition pendant une durée qui varie et décroît avec la température de leur carbonisation; celui fait à 260 degrés brûle plus facilement et plus longtemps; ceux faits aux températures comprises entre 1,000 et 1,500 degrés se refusent à toute ignition et ne peuvent même être allumés.
- 9° Les charbons exposés à la chaleur s’enflamment spontanément dans l’air à des températures variables. Le plus inflammable de tous les charbons de bois prend feu spontanément dans l’air à 300 degrés; c’est celui d’agaric de saule. Les charbons de tous les autres bois préparés à la température constante de 300 degrés prennent feu spontanément dans l’air entre 360 et 380 degrés, selon la nature du bois qui les a produits, les bois légers brûlant plus facilement que les bois lourds.
- 10° Les charbons d’un même bois préparés à des températures croissantes prennent feu spontanément dans l’air à des températures fort inégales et qui croissent avec le degré de leur carbonisation. Les charbons préparés entre 260 et 280 degrés brûlent entre 340 et 360 degrés; ceux préparés entre 290 et 350 degrés brûlent entre 360 et 370 degrés ; ceux préparés à 432 degrés brûlent à environ 400 degrés ; ceux préparés entre 1,000 et 1,500 degrés brûlent entre 600 et 800 degrés; enfin celui préparé à la chaleur de la fusion du platine ne s’enflamme qu’à 1,250 degrés environ, température de la fusion du cuivre.
- 11° Les charbons étant mélangés avec du soufre prennent feu spontanément dans l’air à une température bien inférieure à celle qui détermine leur inflammation lorsqu’ils sont seuls. Le mélange avec le soufre des charbons préparés aux températures comprises entre 150 et 400 degrés prend feu à 250 degrés et se consume en entier; mais le mélange avec le soufre des charbons préparés aux températures comprises
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- entre 1,000 et 1,500 degrés, étant chauffé à 250 degrés, ne donne lieu qu’à la combustion du soufre, en laissant les charbons intacts.
- 12° Les charbons décomposent le salpêtre à une température variable avec celle do leur carbonisation ; ceux préparés aux températures comprises entre 150 et 432 degrés décomposent ce sel à la chaleur de 400 degrés ; ceux préparés aux températures comprises entre 1,000 et 1,500 degrés ne le décomposent qu’à la chaleur rouge.
- 13° Le soufre décompose le salpêtre à une température plus élevée que celle qu’exige le charbon ; cette décomposition a lieu un peu au delà de 432 degrés.
- 14° Le soufre s’enflamme dans l’air à la chaleur de 250 degrés ; il a été impossible de l’enflammer à une température de 150 degrés.
- La détermination thermométrique de l’inflammabilité des éléments de la poudre permet d’expliquer les phénomènes successifs de sa combustion. La déflagration de la poudre a lieu à 250 degrés, parce que le soufre qui commence à brûler à cette chaleur élève la température du charbon au degré nécessaire à la combinaison de ce dernier avec le salpêtre. Les faits suivants , relatifs à la combustibilité de la poudre , confirment cette explication.
- 15° La combustibilité des poudres varie avec leur dosage et la grosseur du grain. Les poudres en grains sont moins combustibles que les poudres pulvérulentes ou poussier. Les poudres en grains s’enflamment entre 270 et 320 degrés, tandis que le poussier de toutes les poudres brûle entre 265 et 270 degrés.
- 16° La connaissance de la variation des principes constitutifs des charbons de bois avec la température de la carbonisation permet de modifier le dosage des poudres avec avantage. Des poudres de chasse , fabriquées comme essai avec des dosages bien différents que celui qui est adopté, mais calculés sur la composition réelle des charbons, ont donné des portées supérieures à la portée réglementaire, et prouvent l’opportunité de reviser le dosage des poudres en prenant en considération la composition réelle du charbon. ( Académie des sciences, 16 mai 1853. )
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1855.
- Décret concernant la nomination d’une commission de surveillance des produits de l’exposition universelle de 1855.
- Napoléon, par la grâce de Dieu et la volonté nationale, Empereur des Français,
- A tous ceux présents et à venir, salut ;
- Sur le rapport de notre ministre d’Etat et de notre ministre secrétaire d’Etat au département de l’agriculture, du commerce et des travaux publics ;
- Vu nos décrets des 28 mars et 28 juin derniers portant qu’il sera ouvert à Paris, le 1er mai 1855, une exposition universelle des produits de l’agriculture, de l’industrie et des beaux-arts,
- Avons décrété et décrétons ce qui suit :
- Art. 1er. L’exposition universelle des produits de l’agriculture, de l’industrie et des
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- beaux-arts est. placée sous la direction et la surveillance d’une commission qui sera présidée par notre bien-aimé cousin, le prince Napoléon.
- Art. 2. Sont nommés membres de cette commission :
- MM.
- Baroche, président du conseil d’État ;
- Elle de Beaumont, sénateur, membre de l’Institut;
- Billault, président du corps législatif;
- Blanqui, membre de l’Institut, directeur de l’école supérieure de commerce;
- Eugène Delacroix, peintre, membre de la commission municipale du département de la Seine ;
- Jean Dolfus, manufacturier;
- Arles Dufour, membre de la chambre de commerce de Lyon;
- Dumas, sénateur, membre de l’Institut;
- Baron Charles Dupin, sénateur, membre de l’Institut;
- Henriquel Dupont, membre de l’Institut;
- Comte de Gasparin, membre de l’Institut;
- Gréterin, conseiller d’État, directeur général des douanes et des contributions indirectes;
- lleurlier, conseiller d’État, directeur général de l’agriculture cl du commerce;
- Ingres, membre de l’Institut;
- Legentil, président de la chambre de commerce de Paris;
- Leplay, ingénieur en chef des mines;
- Comte de Lesseps, directeur des consulats et des affaires commerciales au ministère des affaires étrangères;
- Mérimée, sénateur, membre de l’Institut;
- Michel Chevalier, conseiller d’État, membre de l’Institut;
- Mimerel, sénateur;
- Général Morin, directeur du Conservatoire impérial des arts et métiers;
- Comte de Morny, député au corps législatif, membre du conseil supérieur du commerce, de l’agriculture et de l’industrie;
- Prince de la Moskowa, sénateur;
- Duc de Mouchy, sénateur, membre du conseil supérieur du commerce, de l’agriculture et de l’industrie ;
- Marquis de Pastoret, sénateur, membre de l’Institut;
- Émile Pereire, président du conseil d’administration du chemin de fer du Midi; Général Poncelet, membre de l’Institut;
- Régnault, membre de l’Institut, administrateur de la manufacture impériale de Sèvres; Sallandrouze, manufacturier, député au corps législatif;
- De Saulcy, membre de l’Institut, conservateur du musée d’artillerie;
- Schneider, vice-président du corps législatif, membre du conseil supérieur du commerce, de l’agriculture et de l’industrie ;
- Baron Seillère ( Achille ) ;
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- NOTICES IiNDUSTHiELLËS.
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- Seydoux, député au corps législatif;
- Simart, membre de l’Institut;
- Troplong, président du sénat, premier président à la cour de cassation, membre de l’Institut ;
- Maréchal Vaillant, grand maréchal du palais, sénateur, membre de l’Institut;
- ! isconli, membre de l’Institut, architecte de l’Empereur (1).
- Art. 3. La commission est divisée en deux sections,
- La section des beaux-arts,
- La section de l’agriculture et de l’industrie.
- Sont membres de la section des beaux-arts :
- MM. Baroche, Eugène Delacroix, Henriquel Dupont, Ingres, Mérimée, comte de Morny, prince de la Moskoiva, duc de Mouchy, marquis de Pastoret, de SauJcy, Simart, Léon Vaudoyer.
- Sont membres de la section de l’agriculture et de l’industrie :
- MM. Elle de Beaumont, Billault, Blanqui, Michel Chevalier, Dolfus ( Jean), Arles Dufour, Dumas, baron Charles Dupin, comte Gasparin, Grélerin, Heurtier, Legeu-til, Leplay, comte de Lesseps, Mimerel, général Morin, Emile Pereire, générai Poncelet, Régnault, Sallandrouze, Schneider, Seillère, Seydoux, Troplong, maréchal comte Vaillant.
- Art. 4. En cas d’absence du prince Napoléon, la commission , réunie en assemblée générale , sera présidée par le ministre d’Etat ou par le ministre de l’agriculture , du commerce et des travaux publics, et à leur défaut par un vice-président qui sera nommé au scrutin, dans la première séance.
- Le section des beaux-arts sera présidée par le ministre d’Etat.
- La section de l’agriculture et de l’industrie par le ministre de l’agriculture, du commerce et des travaux publics.
- Chaque section fera choix d’un vice-président.
- Art. 5. Sont nommés ;
- Secrétaire général de la commission, M. Arlès Dufour;
- Secrétaire général adjoint, M. Adolphe Thihaudeau.
- M. de Mercey, chef de la section des beaux-arts au ministère d’Etat, est nommé secrétaire de la section des beaux-arts.
- M. Audiganne, chef du bureau de l’industrie, et M. Chemin Duponlès, chef du bureau de commerce et de la navigation, sont nommés secrétaires de la section de l’agriculture et de l’industrie.
- Art. 6. Notre ministre d’Etat et notre ministre secrétaire d’Etat au département de l’agriculture, du commerce et des travaux publics sont chargés de l’exécution du présent décret.
- Fait au palais des Tuileries, le 24 décembre 1853.
- Signé Napoléon.
- (1) M. F isconli étant décédé a été remplacé par M. Léon Vaudoyer, architecte, inspecteur général des édifices diocésains.
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- PROCÈS-VERBAUX.
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- Extrait des procès-verbaux des séances du conseil d’administration de la Société
- d’encouragement.
- Séance du 30 novembre 1853.
- M. Michelin, membre de la commission des fonds, occupe le fauteuil.
- Correspondance. M. Pape , facteur de pianos, rue des Bons-Enfants , 19 , annonce avoir fait récemment quelques inventions et perfectionnements dans la construction des pianos et des petites orgues.
- MM. Fauchet frères, serruriers-mécaniciens , rue Saint-Antoine, 192, prient la Société d’agréer un modèle de petite machine à vapeur rotative de leur invention. Le but qu’ils se sont proposé d’atteindre était de pouvoir établir partout, et à peu de frais, une force constante susceptible d’être utilisée avec avantage par diverses industries. MM. Fauchet reconnaissent que les résultats ont été loin de répondre à leur attente; ils espèrent que le dépôt du modèle, dans le cabinet des machines, servira à éclairer ceux qui tenteraient de suivre les mêmes errements qu’eux, et de les tenir en garde contre les obstacles qu’ils pourraient rencontrer.
- M. Louvrié, ingénieur civil, à Clermont-Ferrand ( Puy-de-Dôme ), adresse le dessin et la description d’une machine à mouler qu’il appelle le trousseau diviseur. Son but est de supprimer le modèle en fonderie pour ce qui tient aux engrenages et d’obtenir une précision qui dispense de les tailler.
- M. Louis Parquin, constructeur, à Ville-Parisis ( Seine-et-Marne ), informe la Société qu’après deux années de tentatives il est parvenu à construire des charrues qu’il désire soumettre à l’examen de la Société.
- Une personne prenant pour devise Celui qui aime Vaigle impériale aime son pays pense que, pour éviter les rencontres des convois sur les chemins de fer, il serait utile que le conducteur ou le mécanicien, à une distance suffisante de l’aiguiller, annonçât son arrivée au moyen d’une fusée ; après ce signal, l’aiguiller ou le cantonnier répondrait aussi par une fusée qui donnerait l’assurance que l’aiguille est bien placée. La même personne croit aussi qu’il serait possible que l’explosion d’une forte capsule donnât l’assurance à l’aiguiller qu’il ne s’est pas trompé ; elle ajoute que l’électricité et peut-être le gaz pourraient recevoir, dans ces circonstances, les mêmes applications.
- M. Lanne, propriétaire de fabriques de coutellerie, à Thiers (Puy-de-Dôme), expose les raisons qui lui font penser qu’il est urgent de rechercher les moyens de détruire la prévention dont la coutellerie française est l’objet, même en France ; il désirerait que la Société d’encouragement lit constater les progrès qu’il a fait faire à sa fabrique.
- Ayant cinquante années d’expérience tant par son père que par lui-inême, M. Lanne a fondé, à Thiers, une fabrication de coutellerie qui occupe, tant dans celle ville qu’aux environs, de cent vingt à cent cinquante ouvriers. Ses ateliers, à Paris, renferment quinze à vingt personnes, et au dehors ce nombre s’élève de trente à quarante. Pour Cinquante-deuxième année. Décembre 1853. 95
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- PROCÈS-VERBAUX.
- base de sa fabrication, M. Lanne a pris le rasoir, objet qui offre le plus de difficultés, et près de 7 à 8,000 douzaines de rasoirs sortent annuellement de sa fabrique. Sur ce nombre, 4,000 douzaines sont marquées d’un nom anglais pour l’exportation, ainsi que l’exige le commerce. Ces rasoirs sont d’une fabrication achevée sous le rapport du fini et de la richesse des montures; 3,000 douzaines sont estampillées au nom des couteliers des départements; 1,000 douzaines au plus portent le nom du fabricant et font honneur à la France.
- M. Lanne n’emploie que l’acier français, et il croit faire aussi bien qu’avec l’acier anglais; il prie la Société d’examiner sa position et de ne pas considérer seulement ces 8,000 douzaines de rasoirs, mais bien encore 15 à 20,000 douzaines de coutellerie qui pourraient porter son nom et qui sont sans marque.
- M. Chaix, de Toulon, communique une lettre de M. Eydoux, médecin de la marine dans cette ville, et un article d’un journal, qui relate la découverte, faite par lui, d’un mélange de matières qui, appliqué contre les carènes des navires et tous les bois qui sont destinés à séjourner dans les eaux vives de la mer, les préserve de l’espèce de ver dit taret, qui les ronge et les détruit en peu de temps.
- Le môme journal, publié à Toulon, fait mention du mode de charpente à la fois simple, solide et économique dont M. Chaix est l’inventeur, ainsi que de son système de maisons en matériaux incombustibles.
- M. Chaix sera invité à donner la composition de l’enduit qui préserve les bois des tarets , s’il désire que ce procédé soit l’objet d’un rapport.
- M. Doyère , rue de Fleurus, 35 , rappelle que la Société d’encouragement, après avoir écouté la communication qu’il lui a faite dans sa dernière séance, a décidé qu’elle serait renvoyée à son comité d’agriculture. M. Doyère désirerait que ce comité voulût bien prendre connaissance de l’exactitude des résultats qu’il a annoncés et faire un examen approfondi du procédé lui-même. Cet examen , ajoute M. Doyère , aurait, en ce moment, un intérêt de circonstance. En même temps que le ministre de la guerre a ordonné l’expérience de Versailles, que le service de la seule machine encore existante se continuerait sans interruption, il a donné l’ordre de faire construire cinq mar chines d’un modèle plus grand et devant réunir toutes les améliorations dont le procédé est susceptible. M. le ministre veut aussi qu’on arrive, par des essais graduels, à la forme définitive qui peut réunir l’effet utile et la facilité du service.
- M. Améde'e-Durand désirerait que M. Doyère donnât quelques explications sur la différence qui peut exister entre l’appareil de M. Herpin et celui sur lequel il appelle l’attention de la Société. M. Herpin parait être le premier qui ait conçu l’idée d’employer le choc vif sur le grain dépouillé de sa balle et dans l’état où on le conserve dans les greniers, pour la destruction des insectes.
- M. Amédée-Durand rappelle que, dans sa séance générale du 12 mai 1850, la Société centrale d’agriculture a décerné à M. le docteur Herpin (de Metz) sa médaille d’or pour ses travaux relatifs à la destruction économique de l’alucite et du charançon renfermés dans les grains, ap moyen d’un tarare à grande vitesse ou brise-insecte.
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- M. Doyère regarde l’idée de cette destruction des insectes par le choc comme fort ancienne. On s’est contenté de lancer le blé contre un mur ou de le laisser tomber d une certaine hauteur. Ces pratiques ont pu avoir quelque utilité dans certains cas, en éloignant les papillons et les charançons, surtout si elles ont été souvent répétées; mais ce genre d’effet n’a rien de commun avec l’emploi, en 1844, de la machine à battre à grande vitesse pour tuer l’alucite, par M. Arnaud, propriétaire dans le département du Cher.
- L’appareil de M. Ilerpin, selon M. Doyère, n’est autre que le tarare ordinaire assez agrandi et pourvu d’engrenages assez forts pour que ses ailes puissent recevoir une vitesse d’au moins 2,000 mètres à la circonférence. Une aussi grande vitesse est nécessaire dans cette machine pour détruire le charançon et l’alucite.
- M. Doyère est loin de nier les faits attestés par M. Herpin; mais il croit qu’il s’est trompé lorsqu’il a cru pouvoir établir, par le calcul, les éléments définitifs de sa machine.
- M. Doyère termine en énonçant que l’application de la machine à battre lui ayant démontré qu’une vitesse de moins de 1,000 mètres est suffisante pour la destruction des insectes, il a été conduit à construire une machine qu’il a décrite sous le nom de lue-teigne, qui n’est que la machine à battre avec son contre-batteur, mais disposée de manière à pouvoir être mise en jeu par deux hommes et à ne laisser échapper le blé qu’après l’avoir soumis à des chocs répétés.
- M. de Beauvoys , médecin, à Lerches (Maine-et-Loire), demande à participer à la distribution du prix fondé par M. Bapst, en faveur des auteurs français dont les inventions et les découvertes sont d’une utilité générale.
- M. de Beauvoys, inventeur d’une ruche qui, selon lui, réunit divers avantages et répond aux exigences de ce genre d’industrie, auteur du Guide de Vapiculteur, dit avoir reçu, aux diverses expositions, de si hautes marques d’approbation, qu’il pense que la Société d’encouragement n’hésitera pas à joindre ses récompenses à celles qu’il a reçues depuis 1847.
- M. Solon, sculpteur, rue Petrelle, 30, appelle l’attention de la Société sur sa fabrication de carton-pierre ou autres matières de sculpture destinées aux églises; il présente des reproductions, par la photographie sur verre, au collodion, de bas-reliefs et de statuettes. La finesse des détails, la transparence des ombres et la délicatesse du modèle constituent le mérite de ces épreuves photographiques.
- M. Vuillemot, cultivateur, communique des observations sur la maladie de la pomme de terre, qui lui ont été remises par M. Jaillet, cultivateur, à Saint-Martin-des-Champs, près Châlons-sur-Saône.
- Madame veuve Guinand, rue des Boulangers, 36, dépose un mémoire clans lequel elle relate les essais qui lui ont donné d’heureux résultats pour guérir la maladie de la vigne.
- Madame veuve Fougère, rue des Amandiers-Popincourt, 20, présente les résultats satisfaisants qu’elle a obtenus pendant trois ans pour la guérison de la maladie de la vigne.
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- PROCÈS-VERBAUX.
- M. l’abbé Delpy, à Grenelle, adresse, pour le concours, une brochure intitulée Guérison de Ici maladie de la vigne par un nouveau mode de culture.
- M. Fiereck, propriétaire, à Baume-Ies-Dames ( Doubs), envoie un mémoire sur les causes des maladies de la vigne et les moyens qu’il a employés pour les pi avenir.
- Un concurrent qui prend pour devise Cherchez et vous trouverez transmet un mémoire sur la maladie de la vigne.
- M. Joseph de Lima Leitao, docteur en médecine de l’école de Paris, présente un opuscule sur une méthode qu’il propose à ses compatriotes pour garantir les vignes de la maladie.
- M. Charles Chevalier, ingénieur en instruments de précision, fait hommage de plusieurs exemplaires d’une notice sur le perfectionnement des lorgnettes-jumelles. Le but de Fauteur a été de rectifier certaines erreurs trop généralement répandues sur le choix et l’usage des lorgnettes de spectacle, d’indiquer exactement les moyens d’en tirer le meilleur parti possible et de faire connaître ses jumelles mégascopiques.
- M. Chevalier est remercié de cet hommage.
- M. A. Levol, membre du conseil, prie la Société d’agréer un exemplaire de son mémoire sur les alliages considérés sous le rapport de leur composition chimique ( deuxième partie ).
- M. le président adresse à M. Levol les remercîments de la Société pour le don de ce mémoire.
- Par suite de la correspondance, M. Combes entretient le conseil d’un instrument de M. Clair, propre à relever la courbe des tensions variables de la vapeur ou de tout autre fluide élastique dans les machines à piston. Cet instrument est disposé de manière que l’on peut, à volonté, soit relever des courbes fermées correspondant aune période complète de mouvement du piston, comme avec l’indicateur ordinaire, soit une série de courbes correspondant à une suite de coups de piston qui se succèdent. M. Combes rappelle que le musée du Conservatoire des arts et métiers renferme un appareil du même genre qui avait été construit par feu M. Lapointe, sur lequel le conseil, dans sa séance du 27 août 1851, a entendu un rapport de M. Bande, au nom du comité des arts mécaniques. Le but de M. Clair a été d’apporter quelques perfectionnements à l’indicateur de M. Lapointe ; il a substitué aux cordes flexibles qui transmettent le mouvement un cylindre sur lequel passe la bande de papier, une vis à deux filets égaux et de sens opposé qui s’enîre-croisent et transmettent ainsi des mouvements de rotation de sens inverse à deux roues dont les centres sont situés sur une même droite et qui engrènent à la fois avec deux filets de la vis.
- M. Barreswil, membre du conseil, appelle, de la part de M. Salleron, l’attention de la Société sur un nouvel alambic.
- Cet appareil est fondé sur le principe de la distillation; il a pour objet de mesurer la richesse alcoolique des liquides spiritueux, quelles que soient leur nature et la quantité de corps étrangers qu’ils contiennent en dissolution. Il doit donc être employé quand l’alcoomètre de Gay-Lussac est en défaut, c’est-à-dire quand il s’agit des vins, liqueurs
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- sucrées, bières, cidres, etc., en un mot de tous les liquides dans la composition desquels il entre des sels, sucres, gommes et matières colorantes qui en modifient la densité et faussent les indications des alcoomètres ordinaires.
- L’emploi de l’alambic se réduit à extraire du liquide qu’on essaye tous les corps étrangers qu’il contient, ou, ce qui revient au même, à le transformer en mélange d’eau et d’alcool susceptible d’être pesé à l’alcoomètre.
- Cet appareil a été approuvé par l’administration.
- 31. Barreswil dépose sur le bureau 1° le catalogue et les prix des instruments d’optique , do physique, de chimie, de mathématique et de marine qui sc trouvent ou s’exécutent dams les magasins et ateliers de 3131. Lerebours et Secrelcin , opticiens de S. 31. l’Empereur, de l’observatoire et de la marine; 2° un mémoire sur le stéréoscope et ses applications à la photographie, par 31. Claudel, membre de la Société royale de Londres, et derniers perfectionnements apportés au daguerréotype, par 31. Colas, novembre 1853, in-8.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts économiques, 31. Clerget lit un rapport sur des sonneries électro-typographiques de 31. Mircmd, rue du Petit-Pont, 10.
- 31. le rapporteur décrit ces sonneries et les diverses applications que l’auteur en a faites. Le comité a reconnu qu’elles sont très-ingénieuses, bien étudiées, parfaitement exécutées , qu’elles sont d’un usage facile et peu dispendieux, et qu’elles peuvent rendre des services importants dans un grand nombre d’applications.
- Le comité propose, en conséquence, de remercier 31. Mirand de sa communication, d’insérer le rapport dans le Bulletin avec la gravure des différents appareils et d’en délivrer 200 exemplaires à l’auteur. (Approuvé. )
- Communications. — Conservation des céréales. 31. Carmignac-Descombes, membre correspondant de la Société impériale et centrale d’agriculture, communique des observations sur les moyens de conservation des céréales ; il s’exprime on ces termes :
- « Les alternatives d’abondance et de disette dans nos récoltes de céréales, alternatives qui amènent des différences considérables dans les prix et de grandes souffrances pour les populations, ont fait rechercher, à diverses époques, des moyens de conserver les grains.
- « Jusqu’à ce moment, le charançon et l’alucite ont été des obstacles insurmontables pour atteindre ce but.
- « Dans les dernières années, de nombreuses recherches ont été faites par la Société d’agriculture du département du Cher, et par 31. Doyère, inspecteur à l’ancien institut agronomique de Versailles. A la suite de ces travaux, 31. Doyère a publié une brochure dans laquelle, rappelant ceux de Réaumur et de Duhamel sur cette matière, il expose le résultat de ses propres recherches , qui, sous le rapport scientifique, paraissent avoir été couronnées d’un plein succès.
- « Trois moyens efficaces sont proposés par lui :
- « 1° Le chauffage des blés porté à une température de 55° à 65 degrés centigrades ;
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- ce chauffage a été exécuté par M. Doyère lui-même, dans un cylindre qu’il a inventé et décrit;
- « 2° La destruction des insectes par le choc produit au moyen d’une machine qu’il a fait construire, dont il a fait aussi la description, et à laquelle il a donné le nom de tue-teigne;
- « 3° Enfin l’ensilage dans des silos remplissant certaines conditions et après avoir fait subir aux grains une dessiccation convenable.
- « Le Journal d’agriculture pratique a exprimé des craintes sur l’emploi du chauffage; le tue-teigne est cher, il faut, plusieurs hommes pour le manœuvrer, et un local spacieux; il n’est pas, d’ailleurs, parfaitement démontré que les œufs de Falucite et du charançon soient tous détruits. Quant à l’ensilage, il exige des constructions qui no sont pas à la portée de tous les cultivateurs.
- « Le chauffage au moyen d’un cylindre serait sûr, s’il n’avait pas l’inconvénient dont parle le Journal d’agriculture pratique, sans l’indiquer d’une manière précise.
- « L’appareil de chauffage décrit par M. Doyère pourrait peut-être se simplifier et être construit de manière à ne plus laisser craindre d’inconvénient dans l’opération.
- « Dans l’état où se trouve la question, on est bien près, ce me semble, d’avoir atteint le but, et je pense qu’en appelant l’attention sur cette affaire on arriverait à l’un des trois résultats suivants, et peut-être à tous les trois.
- « 1° Un appareil de chauffage simple et économique muni des moyens thermométriques qui garantiraient que la température à laquelle on soumettrait les grains resterait constamment entre 55 et 65 degrés centigrades, qui se manœuvrerait facilement au moyen de deux hommes, et dont la trémie pourrait être constamment et régulièrement approvisionnée par une chaîne à godets.
- « M. Doyère a donné la description du cylindre qu’il a trouvé dans le département du Cher, et qui, depuis vingt-quatre ans, a fourni de si bons résultats à son propriétaire, M. Terrasse-Desbillons; ce cylindre, garni, à l’intérieur, d’hélices en toile métallique, ce qui en fait une vis d’Archimède analogue à celles employées pour les épuisements, a, ainsi que celui de M. Doyère, 2 mètres de long.
- « Le point important étant de laisser le grain soumis à la température voulue pendant un temps suffisant et déterminé, on pourrait peut-être obtenir ce résultat avec un cylindre d’une longueur moindre de 2 mètres, en ralentissant son mouvement de rotation.
- « Comme vous le voyez, Messieurs, il y aurait, pour se procurer un appareil de chauffage le meilleur possible, une suite de recherches à faire, auxquelles des mécaniciens habiles se livreraient avec intérêt, si un concours était ouvert, et un prix d’une certaine importance offert au vainqueur.
- « Il faudrait que cet appareil fût assez portatif, et que ses dimensions permissent de l’introduire dans tous les greniers par les portes ordinaires. Si l’on parvenait à remplir toutes ces conditions, il se trouverait certainement des hommes qui en achèteraient pour se transporter dans les campagnes, et offrir aux propriétaires de chauffer leurs grains moyennant salaire; alors le problème serait complètement résolu sous le rapport de la théorie et de la pratique.
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- « 2° Le tue-teigne dont s’est servi M. Doyère a coûté 5 ou 600 francs; ce savant pense qil’on pourrait en faire construire à beaucoup meilleur marché. N’y aurait-il pas lieu d’ouvrir un concours dans lequel on fixerait le maximum du prix de la machine ?
- « 3° Enfin l’ensilage dont M. Doyère a constaté la possibilité , en remplissant certaines conditions, pourrait être rendu facilement praticable, si l’appareil de chauffage dont nous avons parlé plus haut pouvait opérer la dessiccation que ce naturaliste juge nécessaire pour que les grains puissent se bien conserver dans les silos.
- « Feu le général Demcirçay conserva parfaitement, sans aucune espèce d’altération, pendant trois ans, du froment au moyen d’un grenier, et il n’avait point d’appareil de chauffage pour s’assurer du degré de dessiccation. Ne devrait-on pas obtenir d’aussi heureux résultats pour du blé desséché dans des silos à double enceinte, dont le fond, destiné à recevoir le blé, serait un peu plus élevé que celui de l’espace qui doit rester vide, et serait, en outre, traversé, clans tous ses sens, de petits conduits d’air qui empêcheraient l’humidité du sol d’arriver jusqu’au blé.
- « M. Doyère a fait des recherches fort étendues et fort judicieuses sur tout ce qui se rattache à la conservation des grains; sur le chauffage, en particulier, il a recueilli et constaté des faits importants, précieux.
- « Il faudrait faire profiter le pays de ces découvertes, en les rendant d’une application facile et populaire.
- « Que les savants et les artistes soient appelés au concours.
- « Les expériences très-intéressantes sur la quantité d’eau que peut contenir le froment sans en paraître détérioré, auxquelles M. Payen s’est livré, pourront aussi jeter des lumières sur les questions relatives à la conservation des grains.
- « Les graves circonstances où nous nous trouvons , par suite du haut prix des subsistances, donnent un grand intérêt à ces matières, et nous avons pensé qu’un examen approfondi dans le sein de la Société pourrait provoquer les recherches et hâter la solution des questions relatives aux procédés pratiques qui sont encore à trouver. »
- Éducation des vers à soie. Filage de la soie. M. Guérin- Méneville a la parole pour lire un mémoire sur l’éducation des vers à soie. Ce mémoire renfermant tous les documents que l’auteur destine au concours ouvert par la Société, il en fait seulement connaître l’introduction et les conclusions.
- A l’occasion de cette communication, M. Alcan, membre du conseil, rappelle que la Société a proposé deux prix , l’un pour l’éducation des vers à soie , et l’autre pour le battage et la purge des cocons, pour celui ou ceux qui trouveront un moyen de tirer la soie des cocons sans faire un déchet en bourrettes et frisons réunis de plus de 10 pour 100 de la matière soyeuse.
- M. Alcan, sans examiner la question qui se présenterait de retirer le prix dans le cas où un membre du conseil aurait résolu le problème, l’entretient de ses travaux sur ses procédés de tirage de la soie des cocons, travaux qui lui sont communs avec M. Limet. Ces procédés ont pour but de préparer les cocons, de décreuser les soies, et s’appliquent au rouissage du lin.
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- On connaît le rôle de la gomme dans ces diverses matières : elle devient un embarras sérieux au moment de leur transformation en fil ; aussi le premier soin est-il de s’en rendre maître. Si on opère sur la matière végétale, on cherche, par Faction du rouissage, à enlever cette gomme aussi complètement que possible; si on traite la substance animale, on ramollit au préalable le corps gommeux pour mettre le fil en liberté; c’est alors que la gomme, par l’opération du décreusage, en est entièrement détachée.
- M. Alcan ne croit devoir, dans ce moment, entretenir la Société que de la préparation des cocons.
- Pour retirer le fil de soie des cocons, il fallait l’immerger dans de l’eau bouillante. En général, on sait que chaque ouvrière prépare les cocons qu’elle doit filer; elle ne parvient à détacher les brins de soie au filage qu’en maintenant les cocons dans une eau à C0° environ de température, indice certain que le fil n’a pas été mis en liberté d’une manière complète, et qu’il n’a été ni régulièrement ni suffisamment atteint. En effet, les couches de la surface, plus directement exposées à l’action de l’eau chaude, sont plus facilement pénétrées et ramollies que celles de l’intérieur, qui, lorsque les premières sont suffisamment atteintes, ne le sont pas assez et ne peuvent être prépa rées à point qu’au détriment des couches de la surface. Il résulte, dans les deux cas, pour des causes diverses, une trop grande proportion de déchet, ce déchet formant des frisons dont la valeur s’élève à peine à un douzième ou à un quinzième de celle de la soie grége. La qualité de la soie peut également varier avec le traitement des cocons à la préparation et au filage.
- L’invention du chauffage de l’eau dos bassines par la vapeur, due à Gensoul (1805), en faisant disparaître les graves conséquences d’un foyer direct, a fait faire un premier pas à la régularité du travail. Malgré sa simplicité et surtout par la simplicité de cette application, elle a été l’une des inventions les plus heureuses qui aient été introduites depuis longtemps dans cette industrie. Si cette modification a régularisé la température, elle n’a pu neutraliser les inconvénients de l’eau trop chaude et du dégagement de la vapeur qui, dans les temps humides ou froids, vient se condenser dans les ateliers et sur la soie, au point que le travail devient presque impossible aux ouvrières, et que la soie se colle, devient vitreuse et difficile à dévider : ces circonstances limitent principalement la saison du filage. Malgré l’inconvénient de l’eau trop chaude, elle est indispensable, dans l’état actuel de l’industrie, pour produire la soie la plus recherchée du commerce. Ce moyen ne la met pas entièrement à l’abri du caractère pelucheux qui fait le désespoir de tant de filaleurs, et qu’on attribue unanimement au vrillement du fil dont la préparation a été insuffisante pour produire un tirage entièrement uniforme.
- Si l’on était d’accord sur les causes de ce fâcheux caractère, les moyens pour le corriger restaient à trouver.
- M. Alcan donne la description des moyens que M. Limet et lui ont imaginés et mis à exécution pour résoudre ce problème.
- Four préparer les cocons, ils les exposent à l’action de la vapeur pendant quelques
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- instants sous une cloche qui peut s’élever et s’abaisser comme celle d’un gazomètre. Le fluide imprègne les cocons, commence à les ramollir, chasse tout l’air de l’appareil et fait le vide presque instantanément; on intercepte aussitôt l’arrivée de la vapeur, et les cocons en contact avec l’eau tiède d’une enveloppe de la cloche sous laquelle le vide a été fait sont pénétrés spontanément, et d’autant mieux que la vapeur les a disposés à cet effet. Toutes les parties du cocon se trouvent, en conséquence , atteintes ; mais, comme l’action prolongée de l’eau pourrait le déformer et emmêler les fils, elle est chassée en rendant, pendant quelques minutes, la vapeur, qui finit de ramollir complètement la gomme et de mettre le fil en liberté.
- Les cocons sont alors si convenablement préparés, qu’il est à peine nécessaire de les battre, comme à l’ordinaire, pour obtenir le brin continu, qui se développe avec une telle facilité, que le filage peut avoir lieu dans de l’eau à une température quelconque. Les inventeurs recommandent de préférence l’eau à la température ambiante pendant l’été, et à 20° environ pendant l’hiver; car, par l’emploi de leur procédé, le filage se pratique en toute saison , et une personne seule peut préparer pour un grand nombre d’ouvrières avec une notable économie de temps et de combustible.
- Le nouveau système a pour conséquence une uniformité, une régularité mathématiques dans la préparation, et un déchet sensiblement moindre, dont le résultat est un rendement de soie grége supérieur à ce que peuvent obtenir les plus habiles filateurs, sans rien laisser à désirer dans la qualité de la soie, remarquable surtout par la disparition totale du caractère duveteux dont nos plus belles soies grèges ne sont pas exemptes.
- M. Alcan pense que les membres du conseil verraient avec intérêt ses appareils, son mode d’opérer, et il leur donnera, dans l’établissement même, les renseignements qui lui seraient demandés.
- Le conseil accepte avec empressement l’offre de M. Alcan.
- Cultîire du quinquina. M. Clerget, membre du conseil, fait part de l’offre de M. En-gler, chimiste et membre de la Société, de recueillir, dans un voyage qu’il va entreprendre, les renseignements qu’elle voudra bien lui demander.
- M. Engler appelle l’attention de la Société sur les tentatives, faites par la compagnie des Indes, de la culture de la meilleure espèce de quinquina dans les monts Himalaya.
- La culture de cet arbre, si précieux pour la thérapeutique, paraît devoir y réussir, puisque les sujets y étaient vigoureux et que, en les multipliant autant que possible, on pouvait admettre qu’un jour l’Angleterre s’affranchirait ainsi du monopole qu’exercent les États de l’Amérique du Sud, là seulement où croit naturellement l’arbre dont l’écorce produit le quinquina.
- Si le comité d’agriculture de la Société d’encouragement voulait prendre ce sujet en considération, M. Engler s’engagerait à lui faire parvenir des sujets de la meilleure espèce, ou des graines qui, plantées ou semées dans les parties de l’Afrique qui paraîtraient les plus propices, pourraient y croître et s’y multiplier avec le temps.
- D’autres envois pourraient être également faits et leur culture tentée en Afrique; ainsi l’arbre qui produit le caoutchouc, la salsepareille, etc.
- Cinquante-deuxième année. Décembre 1853. 96
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- M. Engler offre cle seconder les efforts qu’on voudrait faire dans ce sens.
- Le conseil accepte avec empressement l’offre de M. Engler.
- Photomètre. M. Duboscq met sous les yeux des membres du conseil le photomètre industriel de M. Babinet, en donne la description et en fait connaître les applications.
- Le photomètre construit depuis plusieurs années, et maintenant par M. Duboscq, et dont le modèle se trouve dans le cabinet de physique de la faculté des sciences, est fondé sur le principe de la neutralisation des teintes de la lumière polarisée provenant de deux sources, principe si utilement employé en photométrie par M. Arago.
- Pour comparer deux lumières, on illumine successivement par l’une et par l’autre le verre dépoli qui sert à recevoir les illuminations à comparer. Ces rayons traversent une pile de glaces inclinées, qui les rend aptes à colorer les quatre demi-cercles d’un pola-riscope de M. Soleil, portant des plaques douées de la double rotation. Au moyen d’une troisième source lumineuse, on éclaire le second verre dépoli placé obliquement, de manière à neutraliser les couleurs produites d’abord par l’une des sources lumineuses à comparer, puis laissant cette lumière de comparaison dans une situation fixe par rapport à l’instrument, on éloigne ou on rapproche le photomètre de la seconde source de lumière, jusqu’à ce que les couleurs disparaissent de nouveau. Alors le rapport des carrés des distances donne le rapport des intensités des deux lumières.
- Si l’on n’est pas maître de faire varier les distances du photomètre à chacune des sources de lumière, comme, par exemple, si l’on voulait comparer l’effet de deux becs de gaz ou de deux soin ces de lumière électrique à des distances données et non susceptibles d’un facile accès, on opère la neutralisation dans le polariscope au moyen de la troisième source indiquée plus haut (par exemple, une lampe à lumière bien fixe), et l’on juge de l’éclat des deux lumières à comparer par les carrés des distances auxquelles l’effet de ces deux lumières est neutralisé par celui de la lampe placée à ces deux distances.
- Ainsi, pour neutraliser les couleurs données par un bec de gaz, par exemple, M. Duboscq a placé la lampe à 1 mètre du verre dépoli du tuyau oblique qu’elle doit éclairer, et, pour neutraliser celles d’une source électrique située à distance, il a placé la lampe à 50 centimètres. Il en conclut que le rapport des intensités des deux sources lumineuses au point où il est placé est celui de quatre à une.
- Photographie. M. Duboscq présente ensuite à la Société des appareils pour les opérations de la photographie : ils ont pour but de soustraire la plaque de verre à la lumière, soit pour répandre le collodion, soit pour plonger la plaque enduite dans le nitrate d’argent.
- M. le président, en adressant à M. Duboscq les remerciments de la Société, l’invite à déposer la description de ses appareils.
- Maisons ouvrières. M. Muller, architecte de la ville de Mulhouse, donne communication de l’établissement des cités ouvrières qu’il a construites en Alsace.
- M. Muller entre dans tous les développements sur ces constructions. Ce sont des
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- maisons propres à loger une famille; un jardin y est attenant : leur prix varie de 1,500 à 2,500 fr., et même 8,000 fr.
- Le locataire, par un système de payement par annuités, devient, après quelques années, propriétaire de l’immeuble qu’il occupe.
- M. Gourlier fait ressortir toute l’importance de cette communication, qui mérite l’attention de la Société.
- Sur la demande de M. Laboulaye, qu’il serait intéressant de faire connaître ce mode de construction par la voie du Bulletin, M. Muller annonce qu’il se propose de publier, avec dessins et devis, ces constructions, avec tous les documents propres à guider dans la formation de semblables établissements.
- M. Rouget de Lisle, en partageant l’intérêt qui s’attache à la communication de M. Muller, craint qu’on ne mette trop en oubli ce qui a été tenté antérieurement. Il rappelle qu’il s’est rendu en Angleterre en 1848; qu’il a recueilli des notes, des ouvrages, dont plusieurs ont été traduits.
- M. Rouget de Lisle observe qu’on n’a pas parlé du chauffage, des moyens de se procurer de l’eau, etc.
- M. A. Chevallier reconnaît que M. Rouget de Lisle a apporté beaucoup de matériaux; mais il voit avec un vif intérêt que M. Muller a exécuté un projet simple et bien conçu.
- M. Gourlier ajoute qu’il a entre les moins des matériaux que lui a confiés M. Rouget de Lisle; mais il ne pense pas qu’il s’agisse ici de discuter sur une priorité; il rappellerait alors qu’il a déposé le plan de la cité ouvrière qui forme la commune de Ville-neuvetle (Hérault), cité fondée par Louis XIV; d’ailleurs il aime à rappeler que M. de Gerando avait publié un ouvrage sur ce sujet. Il s’unit donc à ses collègues pour proposer d’exprimer à M. Muller tout l’intérêt avec lequel la Société a entendu les développements dans lesquels il est entré.
- M. Chevallier cite les maisons ouvrières qui existent aux environs de la fabrique de fer-blanc de Bains (Vosges).
- M. Gourlier fait observer qu’on a parlé, avec raison, des bains et lavoirs en Angleterre; mais ce pays ne possédait aucun établissement de ce genre pour la classe ouvrière. La France n’en était point dépourvue. Il entretient ensuite le conseil de bains et lavoirs dont va être dotée la ville de Marseille, par l’emploi des sommes provenant de la banque d’échange.
- M. le président prie M. Muller de recevoir les remercîments de la Société pour son intéressante communication.
- Séance du 14 décembre 1853.
- M. Dumas, président, occupe le fauteuil.
- M. le président, en informant le conseil de la perte qu’il vient de faire dans la personne de M. Bouriat, l’un de ses plus anciens membres, prie M. Chevallier de donner
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- lecture du discours qu’il a prononcé aux funérailles de M. Bouriat, au nom de l’Académie impériale de médecine, de l’École de pharmacie et de la Société d’en courage -ment.
- M. le président, après avoir remercié M. Chevallier delà communication de son discours, pense qu’il doit trouver place dans le Bulletin.
- Le conseil partage cette opinion. (Voy. plus haut, p. 742.)
- Correspondance. M. Bisler, de Cernay (Haut-Rhin), communique le dessin d’une machine préparatoire pour la filature du colon; il y joint le rapport fait à la Société industrielle de Mulhouse dans sa séance du 20 mai 1851, au nom du comité des arts mécaniques de cette Société.
- M. Violet-Capitaine, rue de Grenelle-Saint-Germain, 174, demande que la Société nomme des commissaires pour examiner un appareil destiné à arrêter les chevaux qui s’emportent.
- M. Paulin, colonel du génie en retraite, rue du Bac, expose les motifs qui l’ont engagé à rechercher les dispositions d’un appareil propre à opérer le sauvetage, lors d’un incendie, des enfants, des femmes et des vieillards, des pompier» eux-mêmes qui se trouveraient dans une position désespérée. M. Paidin donne la description de son appareil, dont un modèle est mis sous les yeux des membres de la Société.
- M. Yanimi, à Asnières, près Paris, soumet à l’appréciation de la Société un manuscrit contenant 1° un examen critique des appareils de chauffage employés jusqu’ici dans nos maisons d’habitation; 2° vingt-deux planches figurant les innovations qu’il a créées, de concert avec deux autres personnes, pour assurer un chauffage économique dans les appartements et les assainir convenablement.
- M. Massa, coutelier, rue delà Monnaie,7, présente un nouveau système de coutellerie de table, qui consiste dans le remplacement de l’ancien envirolement des couteaux par un nouveau mode de viroles creusées dans le corps même de la lame et dans une épaisseur de matière réservée à cet effet, à son point de jonction avec le manche.
- M. Napoléon Albert fait hommage à la Société du portrait de feu son père, M. Ch. Albert.
- Guidé par l’estime et la considération que son père n’a cessé de témoigner pour la Société d’encouragement et pour son président, M .Albert fds pense que la biographie industrielle qui est jointe au portrait inspirera de l’intérêt par les détails qu’elle renferme sur l’importation de la première filature mécanique du coton en France, les perfectionnements des mull-jermys, et en général par les travaux de feu son père.
- M. Napoléon Albert, en exprimant à la Société et à son président sa reconnaissance pour la généreuse protection dont il a toujours été l’objet, ne fait que suivre la voix do sa conscience et le vœu de son père, qui s’estimait heureux de l’accueil que la Société a fait à ses travaux.
- La notion biographique sera remise sous les yeux de la commission du Bulletin, qui jugera s’il est utile de consigner dans le Bulletin les faits qui se rapportent à l’importation de la première filature mécanique de coton et aux travaux de M. Ch. Albert.
- M. Boret, libraire, fait, hommage du nouveau Manuel de physique appliquée aux
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- arts par M. Guilloud, professeur de mathématiques, annoté par M. Terrien, professeur de physique à l’école Turgot.
- La Société reçoit des communications, pour concourir aux prix qu’elle a proposés pour des expériences et recherches sur l’origine et la marche de la maladie de la vigne, et pour des moyens préservatifs ou curatifs appliqués à la combattre,
- 1° De M. Alexandre Dufour, docteur-médecin, à Lectoure (Gers);
- 2° De M. Lotir der eau, à Nantes (Loire-Inférieure) ;
- 3° De MM. Collinete t Malapert, pharmaciens-chimistes, à Poitiers (Vienne);
- 4° De M. Bompard, secrétaire de la Société consultative d’agriculture, à Draguignan (Var);
- 5° De M. Hubert, juge de paix, à Hagetmau (Landes) ;
- 6° De M. le docteur Berthola, membre de l’Académie de Turin;
- 7° De M. Caus, conseiller communal de la ville d’Àlost (Belgique);
- 8° D’un autre concurrent, deux mémoires, le premier portant pour devise Trouver la cause du mal, cest indiquer le remède-, le deuxième, avec la devise Aider la nature ;
- 9° De M. Lapierre Beaupré, à Lyon, avec cette devise : Si je puis être utile.
- M. Catani, ancien maître de pension, à Saint-Remy (Bouches-du-Rhône), transmet un rapport d’une commission nommée par le préfet du département sur le même objet.
- M. Bret, géomètre, à Arles (Bouches-du-Rhône), croit avoir trouvé la cause de la maladie de la vigne, et le remède curatif et préservatif pour la détruire.
- M. Begnault, conducteur des ponts et chaussées, communique une lettre de M. Corot, inspecteur attaché au service municipal de Paris, confirmant les heureux résultats obtenus en soumettant les raisins malades à sa méthode de traitement, le brossage des grappes.
- MM. Petiot et Bonnardot, distillateurs de jus de betterave dans le département de Saône-et-Loire, rappellent que, dans la séance de la Société du 2 novembre dernier, il a été question de la fabrication directe de l’alcool avec la betterave ; que, suivant eux, l’auteur du rapport entre dans de grands détails sur cette fabrication, et annonce avoir vu un échantillon d’alcool présenté par M. le président de la Société et obtenu dans le Nord par M. Tilloy.
- MM. Petiot et Bonnardot revendiquent cette invention pour M. Dubrunfaiit. Après un exposé des travaux de cet industriel pour le perfectionnement de l’industrie sucrière, ils annoncent que M. Tilloy emploie le procédé de ce chimiste. Iis espèrent que l’auteur du rapport sera prié de réparer l’omission qu’il a faite du nom de l’inventeur et du créateur de cette nouvelle industrie.
- On fait observer que, dans la séance du 2 novembre, il n’a point été présenté de rapport. M. le président a communiqué à la Société un échantillon d’alcool extrait du jus de betterave, qui lui avait été remis par M. Tilloy.
- M. le président a fait ressortir toute l’importance de cette industrie, dont le midi de
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- la France pourrait profiter pour suppléer au déficit de sa production en alcool, par suite de la maladie de la vigne.
- Le nom de M. Dubrunfaut n’a point été omis dans la discussion qui a suivi cette communication.
- Le conseil avait chargé le comité des arts chimiques et des arts économiques d’examiner cette question. Pour remplir la mission que le conseil leur avait confiée, ces comités avaient fait choix de délégués qui devaient se rendre dans le département du Nord. Cette mission n’a pu, jusqu’à présent, être remplie, M. Tilloy ayant répondu que le traité passé avec M. Dubrunfaut ne lui permettait pas de laisser examiner les opérations de la distillation, et le concurrent n’étant pas en mesure d’opérer devant la commission de la Société.
- Il sera répondu dans ce sens.
- M. Niez, contre-maître dans les forges de Vierzon, pense que trente années de services dans ces usines lui donnent quelques droits aux récompenses que la Société décerne aux chefs ouvriers et contre-maîtres qui auront contribué au perfectionnement de l’industrie.
- M. Niez appuie sa demande de quatre certificats.
- M. Artur, membre de la Société , dépose les titres de deux personnes comme méritant de prendre part aux récompenses que la Société tient en réserve pour les ouvriers et contre-maîtres.
- M. le président expose que M. Michelot, ingénieur des ponts et chaussées, a été chargé, par l’administration, d’un travail qui comprend la statistique des carrières d’un assez grand nombre de départements au [joint de vue géologique, et de la qualité des matériaux. Ce travail est achevé, et, pour le compléter, M. Michelot, de concert avec M. Delesse, ingénieur des mines, a entrepris des expériences sur la résistance des matériaux, à l’aide d’une machine nouvelle. Il désirerait obtenir l’autorisation de faire quelques essais dans le local de la Société, offrant de mettre sa machine à la disposition du comité chargé de faire des expériences sur la résistance des matériaux hydrauliques.
- Sur la proposition de M. le président, le conseil met à la disposition de M. Michelot le local de la Société pour le placement de cette machine.
- M. le président communique la lettre suivante, qui lui a été adressée de Bade par M. Schutzenbach.
- « Monsieur, les services éminents que vous avez rendus et que vous ne cessez de rendre à l’industrie en général, et le vif intérêt que vous continuez d’accorder particulièrement à l’industrie sucrière, qui doit une grande partie de ses progrès aux lumières répandues par vos précieux ouvrages traduits dans toutes les langues du monde civilisé, m’encouragent à vous transmettre quelques renseignements sur les progrès que cette industrie a faits, depuis quelques années, dans les Etats du Zollverein, et principalement en Prusse; renseignements que j’ai recueillis en personne sur les lieux mêmes, et qui, j’ose l’espérer, ne seront pas sans quelque utilité pour la France.
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- « Voici les faits dont je me suis assuré :
- « La quantité de betteraves employée, l’année dernière, à la fabrication du sucre, dans les Etats du Zollverein, a été moindre d’un tiers que celle qu’on y a employée en France.
- « La quantité du sucre produit, cette même année, dans les Etats du Zollverein a dépassé de près d’un dixième celle qu’on a obtenue en France.
- « Dans ces Etats, le rendement du sucre brut a été, en moyenne, de 7 à 8 pour 100 du poids delà betterave.
- « La qualité de ce sucre brut est meilleure et plus belle que celle du sucre français.
- « Les frais de fabrication y sont moins grands qu’en France, grâce à une direction plus attentive et plus soignée des travaux.
- « Ni le sol ni le climat n’y sont plus favorables à la formation du sucre dans la betterave qu’en France; on y suit généralement les mêmes procédés de fabrication que dans ce pays. Ce n’est donc pas là qu’il faut chercher les causes de cette grande supériorité des produits : elles se trouvent en partie dans l’application mieux entendue de ces mêmes procédés de fabrication, et bien plus encore dans les modes de cultiver et de conserver la betterave, très-différents de ceux qu’on suit généralement en France.
- « Le fabricant prussien, qui cultive presque toujours lui-même sa betterave, s’y applique avec un soin extrême, et s’efforce de réunir, autant que possible, toutes les circonstances propres à améliorer sa qualité et à augmenter sa richesse sucrière. Jamais il ne subordonne la qualité à la quantité; jamais la betterave n’est cultivée dans un champ humide ou nouvellement fumé, etc., etc. La conséquence en est que la betterave est moins exposée à la maladie, et qu’elle s’améliore plutôt d’année en année qu’elle ne dégénère : elle n’est pas volumineuse, il est vrai, mais elle est très-compacte, très-riche en sucre, proportionnellement très-pauvre en matières azotées, et, par conséquent, plus propre à être conservée sans altération pendant quelque temps. Ses dispositions pour conserver la betterave sont parfaitement rationnelles. L’effet total de ses modes de culture et de conservation de la betterave est d’obtenir, à moins de frais, d’une surface égale de terrain, une quantité de sucre égale ou plus grande, et de l’obtenir avec la plus extrême facilité, ayant beaucoup moins de matières à travailler pour y parvenir.
- « En cultivant et en conservant, dans quelque partie des États du Zollverein que ce soit, la betterave, de même que cela se fait le plus généralement en France, on arrive aux mêmes résultats dont se plaignent, depuis quelques années, les fabricants français. Cela est certain; j’ai eu des occasions très-multipliées de m’en assurer.
- « On rendrait un service éminent à l’industrie sucrière, en France, sérieusement menacée de décliner de plus en plus, si l’on n’y porte remède , en faisant comprendre aux fabricants que leur intérêt exige impérieusement qu’ils suivent enfin des modes plus rationnels et mieux entendus de cultiver et de conserver la bette-
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- rave. Ce n’esl pas un étranger peu connu qui peut l'entreprendre avec quelque espoir de succès; il faut, pour y réussir, l’intervention d’un des hommes les plus illustres du pays même; il faut, pour cela, l’autorité d’un grand nom comme le vôtre.
- « Mon gendre, M. Lachèze, que le désir de revoir son pays natal ramène en France, aura l’honneur de vous entretenir d’une amélioration de la fabrication du sucre, et surtout des liquides spiritueux, que je crois très-importante sous le point de vue d’économie politique, que j’ai trouvée cette année-ci, et que je viens de mettre en pratique, avec plein succès, en Prusse et en Autriche.
- « Je vous prie d’agréer l’assurance de la haute considération avec laquelle j’ai l’honneur d’être, etc. »
- Bade, le 25 novembre 1853.
- Signé Schutzenbacit.
- M. Clerget, membre du conseil, présente, au sujet de cette lettre, les observations suivantes :
- « II résulte, de l’exposé de M. Schutzenbach, que la supériorité des rendements des fabriques de sucre de l’Allemagne tient surtout à la richesse plus grande des betteraves traitées dans ces fabriques et à la moindre quantité de sels divers que contient le jus. Depuis longtemps j’ai appelé l’attention (1) sur les avantages que l’on pourrait tirer, pour guider dans le choix des betteraves et dans l’amélioration de leur culture, d’un mode d’appréciation d’une grande simplicité, et qui consiste à rapprocher la richesse saccharine du jus de la densité, celle-ci indiquant très-approximativement la somme des substances solubles , lorsque la connaissance de la quantité de sucre permet de défalquer de la densité totale celle qui est due à la présence de cette substance. »
- Rapports des comités. Au nom de la commission des beaux-arts appliqués à l’industrie, M. Gourlier a la parole pour lire un rapport, dont M. Sahétat et lui sont auteurs, sur les travaux de M. Dussauce, en ce qui concerne l’application de l’art aux produits de l’industrie, notamment sur l’emploi, pour les peintures murales et monumentales, au lieu de l’huile, qui est ordinairement en usage, de la cire ou encaustique, à l’imitation de ce qui avait lieu dans l’antiquité.
- La commission propose 1° d’écrire à M. Dussauce pour le remercier de sa communication, et joindre son suffrage à celui que ses travaux lui ont déjà fait obtenir; 2° d’insérer le rapport dans le Bidletin; 3° enfin de publier les notes, remises par M. Dussauce, sur le précis de peinture à l’encaustique et sur l’établissement des modèles de papier de haute décoration, comme contenant des détails et des indications qu’il est utile de répandre. (Approuvé.) (Yoy. plus haut, p. 737.)
- M. Dumas, président, fait hommage à la Société de plusieurs exemplaires d’une brochure intitulée, Académie du Rhône. Rentrée solennelle des facultés de théologie,
- (() Analyse des substances saccharifères; nouvelle réimpression. Paris, 1852, chez Victor Masson.
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- des sciences, des lettres, et de Vécole préparatoire de médecine et de pharmacie de Lyon, le 19 novembre 1853.
- Dans le discours qu’il a prononcé comme président de celte solennité, désigné par M. le ministre de l’instruction publique, M. Dumas a fait comprendre la nécessité de la réforme des études, pour conserver au pays le premier rang dans l’industrie européenne, en soutenant la concurrence des autres nations. La conviction a été profonde, quand il a prouvé que la bifurcation, qui, après tout, n’est qu’un mot, puisque les études, loin de se séparer, y sont plus que jamais confondues, arrachait la France aux dangers d’une trifurcation très-réelle dont personne n’avait conscience, et qui partageait la jeunesse en trois catégories; les lettres pures, les sciences pures, la pratique sans mélange, qui déjà avaient tous les trois leurs temples, leurs autels et leurs fanatiques.
- Four de boulangerie. M. le président dépose sur le bureau des exemplaires d’un rapport fait à l’Académie des sciences, dans la séance du 5 de ce mois, sur le four de M. Carville, destiné à la cuisson du pain.
- M. le président fait observer que les membres de la commission, composée de MM. Vaillant, Poncelet, Dumas, Pelouze, Morin et Payen, rapporteur, se sont assurés, soit par un examen attentif et comparé, soit par la déclaration de M. Salone, directeur de la boulangerie des hospices civils, que la cuisson du pain, dans ce four, ne laissait rien à désirer.
- Le four de M. Carville a déjà reçu la sanction d’une assez longue expérience à Servas, près d’Alais (Gard), un de ces fours fonctionnant depuis près de quatre ans sans discontinuité. A Nîmes, chez M. Troupel, deux fours de grande dimension sont en activité jour et nuit, sans réparation, depuis deux ans, avec un succès que l’un des commissaires a pu constater, comme il l’avait été antérieurement déjà, d’après les rapports très-circonstanciés et très-favorables de MM. Dupont, Thibault et Labbé, ingénieurs en chef des mines et des ponts et chaussées du département du Gard.
- Conservation des substances alimentaires. M. Rouget de Lisle termine la lecture de son résumé historique et chronologique de la conservation des légumes, des farines, du pain, du houblon, au moyen de la dessiccation, de la compression et de l’emballage dans des vases, des boîtes et des sacs.
- M. Rouget de Lisle est remercié de cette communication.
- Séance du 28 décembre 1853.
- M. Dumas, président occupe le fauteuil.
- M. Ramon de la Sagra, conseiller royal d’agriculture et d’industrie, à Madrid, écrit que le séjour prolongé qu’il a fait à Paris, et la nature de ses études et de la mission qu’il remplit pour le gouvernement espagnol, lui permettent de consacrer plus de temps à celles qui occupent la Société d’encouragement. M. Ramon de la Sagra sollicite l’honneur de prendre part aux travaux importants de la Société dans le rang que le conseil d’administration voudra bien lui assigner.
- Cinquanlc-deuxmne année. Décembre 1853, 97
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- La demande de M. Ramon de la Sagra est prise en considération.
- M. Remît, ingénieur en chef de S. A. le bey de Tunis, rappelle que le Moniteur industriel entretient le public d’une invention attribuée à M. Picher, Américain; il s’agit d’un nouveau régulateur hydraulique applicable aux machines à vapeur.
- M. Benoît croit avoir quelques droits à cette invention , et il espère que la Société, dont il est membre, voudra bien faire constater, dans le Bulletin, la priorité de l’invention de cet appareil dont il adresse le dessin et la description.
- M. Brunelte père, rue du Cherche-Midi, 2G, présente le dessin et la description d’un appareil pour empêcher les tonneaux des porteurs d’eau de projeter l’eau au dehors;
- M. Fèvre, rue Saint-Honoré, 398, divers appareils gazogènes portatifs qui sont des perfectionnements de l’appareil breveté en 1845 par M. Vincent, dont il est le cessionnaire.
- M. Isidore Blévaux, à Montrouge ( Seine ), demande que la Société lui facilite les moyens de prendre un brevet pour un système de sièges inodores pour les lieux d’aisances.
- M. Maillard, gérant de la Société pour le fdage de la soie grége, nouvelle préparation des cocons, adresse la lettre suivante :
- « La Société d’encouragement a ouvert un concours pour diverses améliorations à introduire dans le travail de la soie grége.
- « Les procédés de la Société dont je suis le gérant, et qui a pour but d’exploiter et de propager la découverte faite par MM. Alcan et Limet dans la préparation des cocons, résolvent l’un des problèmes posés par votre programme.
- « Nous venons, en conséquence, monsieur le président, vous prier de faire constater les faits que nous avançons. Ces faits sont, d’ailleurs, prouvés pratiquement tous les jours dans notre établissement des Balignolles, et ils sont déjà très-sérieusement appréciés par un grand nombre de filateurs du midi de la France.
- « Le programme de la Société demande que le procédé nouveau produise au moins 10 kilogrammes de soie. Nous en avons déjà obtenu 200 kilogramm. que nous venons de vendre sur la place de Lyon, comme soie de première qualité. Nous aurons l’honneur de fournir, à la commission que vous voudrez bien nommer, les preuves de ces assertions et des avantages du nouveau procédé qu’on peut évaluer, en moyenne, à 20 pour 100.
- « Quoique M. Alcan ait déjà eu l’honneur d’entretenir la Société, incidemment, de celte découverte dont il est l’un des inventeurs, nous avons cru de notre devoir, monsieur le président, de vous en saisir régulièrement, afin qu’il soit constaté, d’une manière officielle, que la Société d’encouragement, en appelant l’attention des hommes compétents sur les améliorations indiquées dans son programme, est parvenue à augmenter la richesse nationale d’une somme annuelle de plus de 60 millions.
- « Nous avons l’honneur d’être, etc. Signé Maillard et comp. »
- M. Coulier, rue Jacob, 20, fait hommage de la 11e édition de son ouvrage intitulé Description générale des phares et fanaux existant sur le littoral maritime du globe, à l’usage des navigateurs; 1 vol. in-12.
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- M. Rouget de Lisle adresse un ouvrage intitulé Recherches historiques sur les appareils portatifs à faire les eaux gazeuses.
- M. L. Rousseau communique des observations sur le concours ouvert pour la découverte d’une substance propre à remplacer la colle de poisson dans la clarification de la bière façon de Paris.
- M. Digard , à Coutances ( Manche ) , après un exposé de son mode de culture des pommes de terre, fait connaître le procédé qui lui a le mieux réussi pour panifier ce tubercule.
- Après avoir pelé les pommes de terre, il les met cuire à grand feu dans une eau chargée d’un peu de sel ; dès qu’elles sont cuites, il les pile et les met toutes chaudes sur la farine et son levain fait de la veille. Il frase ces deux matières ensemble jusqu’à ce qu’on ne reconnaisse pas qu’il y ait de la pomme de terre mêlée avec la farine. Cette dernière absorbe toute l’humidité de la pomme de terre; il n’y a qu’à ce moment que la panification s’opère. M. Digard finit de pétrir en introduisant de l’eau chaude par intervalles et par petites quantités jusqu’à ce que la pâte soit assez molle. Sa cuisson est de 18 kilogrammes de farine et de 9 kilogrammes de pommes de terre ; il en obtient de 35 à 36 kilogrammes de pain.
- M. Digard ajoute qu’il ne peut faire manger que de son pain à sa table, quoiqu’il fasse servir également du pain de boulanger de première qualité ; il pense qu’en joignant la pomme de terre au sarrasin on peut faire, pour les animaux, un pain qui entrera pour un tiers dans leur nourriture. Il se propose d’adresser à la Société plusieurs échantillons cle pain et le modèle de son pétrin.
- M . Borne, à Saint-Arnoult (Seine-et-Oise), expose qu’après bien des années de soin et de travail il est parvenu à établir un marais où les sangsues se reproduisent très-bien ; ces motifs l’engagent à adresser son travail à la Société d’encouragement, en y joignant la notice que M. Soubeiran a lue à l’Académie de médecine le 15 de ce mois, sur les marais à sangsues de Clairfontaine.
- La Société d’encouragement ayant montré tout l’intérêt qu’elle porte à cette industrie, M. Borne espère qu’elle voudra bien lui venir en aide pour faire connaître l’utilité de ses bassins et les services que ses expériences peuvent rendre aux éleveurs de sangsues.
- A l’occasion de cette communication, M. le président rappelle qu’autour de Bordeaux, dans des marais consacrés à l’élève des sangsues, elles sont nourries avec de la viande de chevaux malades et souvent couverts d’ulcères ; par suite de la décomposition de leurs cadavres dans un fond bourbeux, leurs exhalaisons engendrent des fièvres qui excitent de justes plaintes.
- M. le secrétaire fait observer que M. Borne donne du sang pour nourriture aux sangsues de ses bassins.
- M. Werdet, rue de la Chaise, 28, demande que la Société veuille bien lui faciliter la prise d’un brevet pour un nouveau procédé de teinture avec la garance.
- M. Charlier, médecin vétérinaire, à Reims, annonce être l’auteur d’un nouveau procédé opératoire pour la castration des vaches, et exprime le désir que la Société
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- PROCES-VERBAUX.
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- veuille bien' nie lire à sa disposition quelques sujets pour les opérer sous la surveillance d’une commission qui rendrait compte des résultats obtenus sous le rapport de la production du lait et de l’engraissement.
- M. Mabru, rue Moufle tard, 85, adresse un mémoire accompagné d’une boîte de lait conservé à l’état naturel ; il est préparé depuis dix huit mois et en a passé six à la mer.
- M. Guérin-Méneville fait hommage d’une brochure dans laquelle il a traité, conjointement avec M. E. Robert, de l’éducation et des maladies des vers à soie.
- M. le docteur Montagne , membre de l’Académie des sciences , fait hommage d’une brochure intitulée, Coup d’œil rapide sw Vétat actuel de la question relative à la maladie de la vigne.
- M. Peligot, l’un des secrétaires, annonce que la Société a reçu de nombreuses pièces pour les concours relatifs à la découverte de moyens curatifs et préventifs de la maladie de la vigne.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts chimiques, M. Félix Leblanc lit un rapport sur le four de boulangerie de M. Camille.
- Après avoir donné une description de ce four et rendu compte des expériences prolongées faites à la manutention des hospices, M. le rapporteur ajoute que depuis plus de deux années les fours de M. Camille fonctionnent à Nîmes et près d’Alais avec un succès constaté par les rapports de MM. Dupont, Thibaud et Labbé, ingénieurs des mines et des ponts et chaussées.
- Le comité rappelle que M. Camille a mérité, en 1841, un prix de mécanique de l’Académie des sciences, une grande médaille d’or de la Société d’encouragement, qui a déjà accordé son approbation aux produits céramiques de l’usine de Chantilly, près Alais.
- En conséquence, le comité propose de témoigner à M. Camille son approbation , et d’ordonner l’insertion du rapport dans le Ridletin en y joignant le dessin du four et une légende explicative. ( Approuvé. )
- Communications. Peinture. La commission des beaux-arts appliqués à l’industrie a pris connaissance d’une brochure de M. J. D. Regnier, peintre belge, intitulée, Matières colorantes et procédés de peinture employés par Rubens.
- Dans ses recherches sur les couleurs employées par ce grand peintre, M. Regnier a étudié les matières colorantes propres à la peinture à l’huile ; elles doivent être telles que la nature les produit, isolées de toutes matières étrangères à la partie colorante ou à sa fixation ; elles doivent être neutres aux réactifs, posséder les plus belles nuances chacune dans son genre, savoir supporter la plus grande lumière et une chaleur de 100 et 60 degrés centigrades, sans changer de nuance.
- Toutes les matières colorantes qui réunissent ces conditions n’ont pas d’action désor-ganisatice entre elles, ni sur les huiles dont elles sont enveloppées en peinture.
- Mais encore parmi celles-ci il est des matières colorantes plus ou moins durables, plus ou moins opaques ou transparentes, d’une nuance plus ou moins pure et franche.
- Les matières colorantes fixes et neutres, mais dont la transparence n’est pas franche
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- PROCÈS-V KH BAUX.
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- ot décidée, ne conviennent pas à la vraie peinture à l’huile, parce qu’elles faussent les tons et les nuances.
- Rubens seul, parmi tous les peintres connus, a fait le choix le plus heureux ou le plus savant, puisque son coloris est le plus beau et le plus durable.
- Tous les tableaux de Rubens sont peints avec le blanc de plomb, ocre jaune, laque de garance, bleu d’outremer, aidé, dans quelques parties, par un jaune clair et opaque, du vermillon, etc.
- Les travaux de M. Regnier l’ont amené à obtenir la preuve que Rubens n’a employé que les matières colorantes susdites.
- M. Regnier fait observer que M. Mérimée, dans son Traité de la peinture à l’huile (1830), a soulevé un coin du voile qui cachait le secret de la peinture de Rubens; c’est quand il dit que par un grand nombre d’expériences il a prouvé que Rubens , dans sa peinture, a employé une pâte ou pommade siccative avec laquelle il délayait toutes ou presque toutes ses couleurs. C’est cette préparation, et la composition et l’application de cette pâte siccative, qui ont été le but des expériences de M. Regnier, et dont il donne d’intéressants détails.
- Les travaux de M. Regnier sont de nature à appeler l’attention de la Société d’encouragement. Peut-être peuvent-ils donner lieu à une proposition de prix que la commission des beaux-arts examine en ce moment.
- M. le président croit qu’il serait utile de provoquer des recherches précises sur la composition des palettes des principaux peintres.
- M. Gourlier fait connaître que te! a été le sujet des études et des essais de M. Regnier.
- Le conseil prend en considération la proposition de prix dont s’occupe la commission des beaux-arts appliqués à l’industrie.
- Exposition universelle de 1855. M. le président croit devoir appeler l’attention du conseil sur les moyens que la Société d’encouragement pourrait employer pour s’enquérir de l’état des industries étrangères et française dont les produits doivent figurer à l’exposition universelle de 1855; il pense que le moyen qu’il propose atteindrait le but : ce serait de tenir des séances hebdomadaires dans lesquelles la Société entendrait des rapports au nom de chaque comité, par un de ses membres, sur les objets ou procédés nouveaux parvenus à la connaissance des membres des comités, surtout en ce (jui concerne l’industrie étrangère.
- La Société adresserait un avis à tous les industriels qui auraient recueilli des renseignements sur les procédés (ou produits nouveaux obtenus à l’étranger, d’en faire part à la Société, qui les porterait, s’il y a lieu, à la connaissance des industriels.
- La Société appellerait à assister à ces séances les membres du sénat, du corps législatif et du conseil d’Etat, les membres de l’Institut, les membres du conseil supérieur du commerce et ceux du conseil supérieur d’agriculture.
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- LISTE
- des membres de la Société admis pendant l’année 1853.
- MM.
- Adrien, propriétaire, rue Hauteieuille, 17.
- Baudet ( Armand), fabricant de (haines, rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie, 28.
- Beaufumee, ingénieur civil, à Villedieu ( Indre ).
- Belot, élève de l’école centrale des arts et manufactures, rue Madame, 19.
- Betz-Penot, ancien meunier, à Ulai, commune de Grez, près Nemours ( Seine-et-Marne ).
- Bordel ( Louis), manufacturier, à Froidevaux, parRecey, arrondissement de Châtillon-sur-Seine (Cote -d’Or ).
- Bouillon, ingénieur-mécanicien, rue du Faubourg-Poissonnière, 13 3.
- Boutigny, d’Evreux, chimiste, ingénieur civil, rue de Flandre, 5a, à la Villette ( Seine ).
- Le président du cercle de lecture, à Bourg ( Ain ).
- Le président du cercle scientifique de l’union ouvrière de la ville d’Avignon ( Vaucluse).
- Chaussenot jeune, ingénieur civil, rue d’An-goulème-du-Temple, 56.
- Coignet, manufacturier, rue de Surène, i3.
- Courtois, ingénieur en chef au corps impérial des ponts et chaussées, rue de l’Abbaye-St.-Germain,
- Debaptiste, mécanicien-constructeur, rue d’An-goulème-du-Temple, 27.
- De Vlsle de Sales, de la compagnie française d’éclairage minéral, à Cordesse, arrondissement d’Autun (Saône-et-Loire).
- Delondre, propriétaire, rue des Juifs, 20.
- D’Enfer frères, fabricants de colles et gélatines, à Ivry ( Seine ).
- Deville ( Charles ), conservateur des collections géologiques au collège impérial de France,
- rue du Regard, 3, faubourg, Saint-Germain.
- Dore {Jules), ingénieur en chef du département de l’Aude, à Carcassonne.
- Dufresne, propriétaire, rue des Grès, 5.
- Duvernois frères, négociants, à Bitschviller ( Haut-Rhin ).
- Engler, chimiste, quai Voltaire, 3.
- For dos et Gélis, fabricants de produits chimiques, rue de Lancry, 4-
- Garol, pharmacien, rue Jacob, 19.
- Gauche, fabricant de sommiers élastiques dits de Saint-Alban, rue du Faubourg-Saint-Antoine, n6.
- Grossmann et TVagner, manufacturiers d’articles en caoutchouc, rue du Renard-Saint-Sauveur, 11.
- Gruner, directeur des mineurs, à Saint-Etienne ( Loire ).
- Guichard ( E. ), artiste dessinateur pour l’industrie, rue du Sentier, 8.
- Halley ( Gustave-IIenry), fabricant de calorifères, rue d’Angoulème-du-Temple, 56.
- Hurlaux, docteur en médecine, rue du Bac,
- 86.
- Kolb {Bernard), fabricant de sucre de betterave, à Lille (Nord ).
- Laincl, membre du conseil général des manufactures, rue Basse-du-Rempart, 10.
- Lamies ( madame la maréchale), duchesse de Montebello, rue de Varenne, 7 3.
- Lamage ( comte de ), à Tain ( Drôme ).
- Legentil fils, rue de Paradis-Poissonnière, 5(.
- Lclrange, propriétaire d’un établissement métallurgique près Paris, rue d’Anjou, 8, au Marais.
- Loise.au ( Louis-François-Achille ), fabricant d’instruments de mathématique, opticien, quai de l’Horloge, 35.
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- Louit frères, négociants-manufacturiers, à Bordeaux ( Gironde ).
- Magnier, ingénieur civil, cité Trévise, 8 bis.
- Malteau, ingénieur-manufacturier, à Elbeuf ( Seine-Inférieure
- Michal, ingénieur des ponts et chaussées, rue du Regard, 5.
- Ministre de la marine et des colonies , rue Royale-Saint-Honoré, 2.
- Mongi, rue des Grès, 5.
- Montureux ( comte de), membre de plusieurs sociétés savantes, maire de la commune d’Arracourt, par Moyenvic ( Vosges ).
- Moreaux frères, fabricants de devants de che -mises unis et brodés, rue d’Enghien, 22.
- Nepveu, ingénieur civil, ancien élève de l’école centrale des arts et manufactures, boulevard Montmartre, i4-
- Niklès, docteur ès sciences, rue d’Enfer, 37.
- Oeschger, affineur de métaux , rue Saint-Paul, 28.
- Pape, facteur de pianos, rue des Bons-Enfants, '9-
- Ponsard, agriculteur, membre du conseil général du département de la Marne, à Or-mey, arrondissement de Châlons ( Marne ).
- Prévost, secrétaire de la bibliothèque de la ville de Melun ( Seine-et-Marne).
- Rabiot, fabricant de lits mécaniques pour les malades, rue del’Ecole-de-Médecine, 2.
- Vernaut, manufacturier, rue Ventadour, 5.
- Vervelle du Tilloy, propriétaire, rue du Fau-bourg-Saint-Honoré, 15 7.
- Voilier, ingénieur civil, gérant de la brasserie du Luxembourg, rue d’Enfer, 77.
- Willaumez, fabricant de conserves alimentaires, à Lunéville ( Meurthe ).
- ASSOCIÉS ÉTRANGERS.
- Anici, négociant, à Gênes ( Piémont ).
- Berti-Pichat, libraire, à Turin ( Piémont ).
- Corsini {Jérôme), architecte, académicien et chevalier, à Saint-Pétersbourg ( Russie ).
- Diergardt, fabricant de soieries, chevalier de l’Aigle rouge, à Viersen, près Crefeld (Prusse rhénane ).
- Le directeur de l’école l’oyale polytechnique, à Lisbonne ( Portugal ).
- Silvola, officier supérieur des postes, à Milan ( Italie ).
- Zeller ( Jean ), manufacturier, à Zurich ( Suisse ).
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- TABLE ALPHABETIQUE
- DES NOMS DES AUTEURS MENTIONNÉS DANS LA CINQUANTE-DEUXIÈME ANNÉE DU BULLETIN.
- MM.
- A.
- Abrard, appareil pour chauffer Peau des bassines des cocons des vers à soie, 548.
- A char et Cor, métier pour le dévidage des cocons, 551.
- Adcok, emploi du trapp et des basaltes pour la fabrication des briques et des poteries, 2i5.
- Agar et Pradt, évaporation des eaux de la mer, 44? -
- Albert (Ch.), notice sur sa vie et ses travaux,
- 764.
- Alcan, nouvelles matières filamenteuses, 243; — préparation du lin, 283; — métiers à tisser, 5c)i ; — filage de la soie, 760.
- Alcan et Limct, préparation des cocons, 761.
- Allain, préparation du chromate de potasse, 703, 704.
- Amberger, électro-aimant appliqué à un chariot, 255, 257.
- Amédce-Durand, rapport sur le système de tirage de la soie, par M. Locatelli, 553;—moteur à vent à ailes verticales frappées par derrière, 695 ; — sur la destruction des insectes dans les blés, 754.
- Arago, souscription pour lui élever un monument, 718.
- Artur, destruction des charançons, 602.
- Aspinwall, constructeur de bateaux à vapeur américains, 4$.
- B.
- Babinet, photomètre, 762.
- Bâche, vérification des poids et mesures envoyés en France par les Etats-Unis d’Amérique, io5.
- Balai et Vignal, machine à filer les cocons, 552.
- Balan, pierres creuses en terre cuite, 31 x.
- Balard, industrie du caoutchouc, 4i2; — évaporation des eaux de la mer, 44?•
- Barbier, tour pour dévider la soie, 548.
- Barrai, recherches analytiques sur les eaux pluviales, 3g; — sur l’oïdium cause de la maladie de la vigne, 334, 337.
- Barreswil, épreuves positives de photographie, 43 ; — emploi de la glycérine , 235 ; — sur les dangers de l’introduction de l’acétate de plomb dans les produits chimiques, 709.
- Barthélemy, caoutchouc, 4*2, 431.
- Batailler, système d’irrigation, 205.
- Baude, résultat de l’entretien des voies du chemin de fer de l’Ouest, 469.
- Bayard, application de la vapeur d’iode en photogiaphie, ï 49*
- Bazin et Cazenave, emploi de la glycérine, 233.
- Beaudoin , lessivage des pommes de terre malades, 281.
- Beauvoys, nouvelle ruche, 755.
- Belleville, générateur à vapeur inexplosible, 101.
- Belloc, école de dessin, 285.
- Benoit, moulage d’une roue d’engrenage en fonte, 53q; — ouvrage sur la règle à calcul, 581.
- Benoît, ingénieur du bey de Tunis, régulateur hydraulique, 770.
- Benson-Stones, améliorations dans l’exploitation de la tourbe, 100.
- Bérard, fabrication, par voie ignée, de blocs artificiels destinés aux constructions hydrauliques, 139.
- Berard, purgeoir de filât ire, 55i.
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- ( 777 )
- Bèrthold {Léopold), ouvrage intitulé Essai pour diriger et pour étendre les recherches des voyageurs qui se proposent l’utilité de leur patrie, traduit par M. Ch. de Lasteyrie,
- 133.
- Berlon, perfectionnement de la machine pneumatique, 141 •
- Bertrand et Hugues, étamage des estagnons,
- 4i.
- Bertsch, images photomicroscopiques, 6or. Besançon, don d’une somme de 3oo fr., 217,
- 224.
- Bernard, cheminée amovible à circulation d’air, 195.
- Besson, préfet du Nord, son discours à l’occasion de la pose de la première pierre du monument à ériger à Napoléon Ier, à Lille, 457. Bethell, conservation des bois, 82, 84. Bettignies, porcelaines de Saint-Amand, 717. Beuvière, application de la photographie aux arts industriels, 37; — gravure photographique, 33o.
- Biard, papier préparé au blanc de zinc, 601. Birnont, art du tapissier, 433.
- Bissonel, papiers peints, 4°6.
- Black, appareil de sûreté pour les chaudières à vapeur, 49-
- Blain, bouchage hermétique, 4'1*
- Bohierre, bronze pour le doublage des navires, 699,73°.
- Boland, pétrisseur mécanique, 338.
- Bonnard, machines à filer la soie, 548. Bonnardel, dessin de la médaille de l’exposition
- de Londres, 444*
- Bonnelli, application de l’électricité aux métiers à tisser, 593.
- Borda, son thermomètre employé pour la mesure du mètre, 106.
- Borne, reproduction des sangsues, 771.
- Botrel, tuiles fabriquées avec des laitiers de forges, 215.
- Boucherie, conservation des bois, 85. Bouchct-Larivi'ere, sur la pèche du corail, 88. Bouillon, chocolatière, 49$.
- Bouillon et Siry, cafetière à circulation, 491. Bourial, nécrologie, 742.
- Cinquante-deuxième année. Décembre I
- Bouvier, sur les corsets de M. Fontaine, 419.
- Bresson, fabrication des briques à sec, 3o6.
- Briand, système de sûreté pour armes à feu,
- 589.
- Briggs, logarithmes, 584-
- Brokedon, crayons en poudre de graphite, 214*
- Brown, conservation des substances alimentaires, 720.
- Bruère-Perrin, emploi de la glycérine, 233.
- Brunner, construction du mètre, 106.
- Bruno, compas à tracer les ellipses, 226.
- Burdin, emploi des turbines, 236.
- Buros, bassines pour la filature des cocons, 55i.
- C.
- Calard, machine à percer les plaques métalliques, 7 16.
- Calla, machine à vapeur locomobile, 291.
- Calvert, épuration de la houille, 146.
- Camus, instrument pour jauger les tonneaux, 587.
- Canson, collage du papier, 245.
- Carmignac-Descombes, conservation des céréales, 757.
- Carnot, a doté la France de la méthode de l’enseignement mutuel, 138; — son opinion sur l’instruction primaire, ib.
- Carville, four de houlangerie, 769, 772.
- Cavallié-Coll, orgues, 479*
- Cavé, construction du navire à hélice le Chap-tal, 17.
- Cavê ( Mme ), enseignement du dessin, 71; — détails de sa méthode, 74.
- César, ruche à hausse, 333.
- Challemaison, prix de 5oo fr. pour une hisloiie de l’élevage des chevaux en France, 120.
- Chalmin, Beeret Francfort, toile nouvelle, 216.
- Chambon, appareil pour purger la soie, 54q.
- Champonnois, creusement d’un puits, 172.
- Chapus et Richter, outremer factice, 327.
- Charlier, castration des vaches, 771.
- Châtelain, sur les machines à fabriquer les briques, 341.
- Chauvin, instrument pour lever les plans, 476.
- Chenot, fabrication de la céruse, 147.
- 853. 08
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- ( 778 )
- Cheval, cannelle aérifère, 9; — moyen d’empêcher la fermentation des liquides, 170.
- Chevalier ( Ck. ), perfectionnements des lorgnettes-jumelles, 756.
- Chevallier ( A.), notice historique sur M. Bou-rial, 742.
- Chevillât, expériences sur l’argent, 24.
- Christofle, don d’une somme annuelle de 1,000 fr., 116, 216 ; — dorure et argenture des métaux, 180.
- Clair, instrument pour relever la courbe des tensions variables de la vapeur, 756.
- Clairaut, mesure des angles, 586.
- Clayton et Shullehvorlh, machine locomobile, 291.
- Clergel ( E. ), chargé d’une mission artistique en Angleterre, 104.
- Clergct, membre du conseil, sur la sonnerie électro-télégraphique de M. Mirand, 21 g, r]5rj; — photographie sur collodion, 342; — flax-coton, 480; — sucre de betterave, 768.
- Clift, de Birmingham, conservation des bois, 82.
- Clouet, règle à calcul, 588.
- Cochot frères, bateau à vapeur, 4^4*
- Coellin,élève de M. Boisbaudran, ses travaux,
- 1^-
- Combes, aérage des mines, 3g8.
- Corenwinder, noir animal, 597.
- Coïter eau, son opinion sur la méthode d’enseignement de madame Cavé, 75.
- Cuisin, élève de M. Boisbaudran, ses travaux , 76.
- D.
- Dailly, tarières à vis double traçoir, 215.
- Dameron, tirage des voitures, 222.
- Danger, foret pour percer les métaux, 287.
- Darcet, ses travaux sur l’assainissement des lieux d’aisances, 197.
- Delacroix ( Eugène ), son opinion sur la méthode de dessin de madame Cavé, j5.
- Dclcsse, expériences sur la résistance des pierres, 7 66.
- Delessert {Benjamin), statistique des caisses d’épargne, 34.
- Deleuil, pile galvanique, 256.
- Delorme, procédé de guérison de la maladie de la vigne, 4*3, 4!4-
- Denizot, machine pour le tirage de la soie, 549.
- Descroizilles, méthodes des volumes, 182.
- Dessoye, maladie de la vigne, 53g.
- Devaux, joint hydraulique, 4°4-
- Didier {Carlin), pêche du corail, 86.
- Didot ( Firmin ), typographie, 462.
- Digard, panification de la pomme de terre, 77 1.
- Domard, gravure de la médaille de l’exposition de Londres, 444-
- Doj -ère , destruction de l’alucite des blés, 7 19, 754.
- Droz , élève de M. Boisbaudran , ses travaux , 76.
- Dublanc, nouveau filtre, 68.
- Duboscq, photomètre, photographie, 762.
- Dubrunfaut, alcool de betterave, 713, 766.
- Ducresl-Lorgerie, préparation du lin, 476.
- Dumas, rapport sur un monument à élever par la ville de Lille à la mémoire de NapoléonIer, 127; — discours prononcé dans la séance générale du 9 mars i853, 129;—proposition d’un prix pour remplacer l’acide borique, 17 1 ; — proposition d’un prix relatif à la maladie de la vigne, 3oo ; — discours prononcé sur la tombe de M. Théod. Olivier, 5o6; — discours prononcé à l’occasion de la pose de la première pierre du monument à ériger à Napoléon Ier, à Lille, 577; — discours prononcé à la rentrée de la faculté des sciences et des lettres de Lyon, 769.
- Dumoulin, colle forte liquide, 148.
- Dupin ( Ch. ), statistique de l’industrie parisienne, 25 ; — éloge funèbre de M. de Las-teyrie, 135 ; — travaux de la commission française de l’exposition de Londres, 442*
- Durand, sur la fabrication des monnaies françaises, 531.
- Dussauce, peinture murale, 327, 768.
- Dus seigneur, travaux sur les soies, 270.
- Duval ( Mlle Fanny ), procédé pour combattre la maladie de la vigne, 710.
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- ( 779 )
- E.
- Ebelmen, sur la fabrication de la porcelaine de Chine, 79.
- Eisen, conservation des substances alimentaires, 720.
- Elkington, dorure et argenture des métaux, 180.
- Elliol, briques en laitiers de forges, 214.
- Encontre, poudre pour blanchir le linge, 412-
- Engler, voyage en Amérique, 544; — acclimatation de l’arbre à quinquina, 76t.
- Ericson, machine calorique, 4o, 44» >68, 2o5, 206,207.
- Espouy, substitution du papier au carton dans les métiers Jacquard, 215.
- F.
- Fabry, ventilateur pour les mines, 397, 4°°-
- Farcol, machines à vapeur à un et deux cylindres, 716.
- Fargon-Deinoulin, télégraphie acoustique, 5g4
- Fastier, conserves alimentaires, 54o, y35.
- et Chevalier, Manuel du physicien prépa-l’ateur, 329.
- Fauchet frères, petite machine à vapeur rotative, 753.
- Faure, sur un procédé de M. Grandval pour obtenir des extraits dans le vide, 298.
- Feburier, expériences sur le trass de Hollande,
- 125.
- Ferrouilh, moulage des roues d’engrenage sans modèle, 6g3.
- Féry, culture du riz dans les landes de Gascogne, 164.
- Filleul, coulisses à garniture métallique pour tables, 43, 193,
- Fizeau, machines électriques inductives, 238.
- Fontaine, nouveau procédé de tissage, 169,
- 417*
- Fontaine, moyen de prévenir les accidents dans les puits de mines, 240.
- Forclos et G élis, essai du cyanure de potassium, 180, 1S2.
- Fourdinois, meubles exposés à Londres, 446.
- Founny, briques par compression, 335.
- Fouschard , moyen de granuler et dessécher le sirop de fécule, i/\5.
- Franchot, machine à air dilaté, 102, 167, 212.
- Francceur, son portrait offert à la Société, 40.
- G.
- Galy-Cazalat, sur la machine calorique Ôl Eric-son, 44» '67.
- Gambey, appareil pour mesurer le mètre, iofi.
- Gandillot, tuyaux en fer étiré, 142.
- Gaudry ( Jules ), notice sur le navire à hélice le Chaptal, 17.
- Gaupillat, fabrication du fulminate de mercure, 217.
- Gay-Lussac, expériences sur l’argent, 20.
- Geffrey, croiseur-compteur pour le dévidage des soies, 55o.
- Gensoul, tirage de la soie, 547-
- Gerando {de), maisons ouvrières, 220.
- Gérard et Aubert, fil de caoutchouc, 57, 4 i5.
- Gerdy, emploi du cyanure de potassium , 180.
- Gide et Bauclry, ouvrage intitulé les Arts et l’industrie, 11.
- Girard ( Philippe de ), filature du lin, 45o.
- Giraud, tour à tirer la soie, 548.
- Glauber, appareil pour la préparation des gaz,
- 471.
- Glépin, aérage des mines, 399.
- Godyear, fabrication du caoutchouc sulfuré,
- 427.
- Gossa, procédé pour guérir la maladie de la vigne, 4>3.
- Gouin (Ernest ), établissement de construction de machines, 481.
- Gourlier, écoles industrielles, io5, 164, Ô41 ; —maisons ouvrières, 219, 763;—briques par compression, 335; — hygiène publique en Belgique, 7 14.
- Goux, prix de 5oo fr. pour une histoire des chevaux en France, 120.
- Grandhomme, robinets-siphons, 566.
- Grandval, extraits pharmaceutiques et alimentaires, 296.
- Grégoire, tissage des étoffes, 4*7-
- Grimaud, boisson gazeuse, 480.
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- ( 780 )
- Guebhard, glacières portatives, 33g, 5oo.
- Guérin-Méneville, sur les cocons de la grosse race des vers à soie de Provence, 224, 269.
- Guillebon de Nervi l/e, expériences sur la machine locoinobile de M. Calla, 292.
- Gunter, logarithmes, 585.
- H.
- Haldat, aimantation du fer, 312.
- Hallam, dévidoir pour doubler la soie, 55o.
- Hancock, caoutchouc, 427.
- Heathcoat (J.), procédé pour tirer la soie des cocons, 551.
- Heilmann, peigneuse de lin, 284.
- Henri et B es sas-Lamé gie , plateaux métalliques du chemin de fer de l’Ouest. 469.
- Henrion, décrit les logarithmes de Gunter, 585.
- Herpin, conservation des grains dans les greniers, y 54.
- Ripert, moulin à tirer la soie, 55o.
- Hoffmann, ouvrage intitulé /cj e/ l’Industrie,, 9.
- Hoyau, cadrans logarithmiques, 588.
- Humbert de Molard, appareils photographiques, 336.
- Huot, fusil de chasse se chargeant par la culasse, 225.
- J.
- Jacquard, métier à tisser, 592.
- Jacquelain , expériences sur le pyromètre à gaz, 109, 110, ii) ; — appareil de verre remplaçant celui de Woolf, 47 1 ; — fabrication du bichromate de potasse, 5g8, 701.
- Jaillon et Rouget de IJsle , conservation des substances alimentaires, 599.
- Jaillon, Moinicr et Bouligny, distillation des matières grasses, 1 70.
- Jarnetel et Vincent, maladie de la vigne, 53g, 585.
- Jearsley, emploi de la glycérine, 233.
- Jobard, lampe économique, 43 ; — enseignement du dessin, 71, 72, 78.
- Jorhams, aérage des mines, 399.
- Jornard, règle à calcul, 588.
- Jourdan, machine à nettoyer les légumes, 566.
- Jourdier, nommé membre adjoint du comité d’agriculture, 337.
- Julien, fabrication de l’acier, 538.
- Julienne, machine à fabriquer les briques à sec, 307.
- K.
- Kellerhovcn, dessins lithographiés pour l’ouvrage de M. Hoffmann, 12.
- Kopp, moulin à tirer la soie, 552.
- Kuhlmann, sur les silicates alcalins dans les argiles, 126; — conservation des monuments en pierres calcaires, 252; — chaux hydrauliques, 288 ; — silicatisation des pierres calcaires, 326; — lettre au sujet de la statue de Napoléon PT à ériger à Lille par la chambre de commerce, i o3 ; — discours prononcé lors de la pose de la première pierre de ce monument, 56g.
- L.
- Laborde, balance pour échantillonner les fils,
- 6.
- Labrousse , commandant le Chu pial, son opinion sur la marche de ce navire, 18.
- Laco/nbe, fleurs artificielles, 188.
- Lacombe, roue à tambour pour le tirage de la soie, 547.
- Lacombe fils et Uarrois, moyen de couper les mariages dans le tirage des soies, 548.
- Lalande, règles logarithmiques, 687.
- Lamare-Picquol, introduction en France de races nouvelles de vers à soie, 148.
- Lambert, règle logarithmique, 587.
- Z,amiral, pêche du corail et des éponges, 6q, 85, 91.
- Lamolère {de), réclamation au sujet d’un bateau à voiles tournantes, 41•
- Lamy, mémoire sur l’extraction du sucre de betterave des cossettes, 37.
- Lamie, rasoirs, coutellerie, 753.
- Lapointe, perfectionnement de son instrument pour mesurer la vapeur, 756.
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- ( 781 )
- Laroque, essence de mirbane, 286.
- Lassus, lettre sur la silicatisation des pierres calcaires, 2.47.
- I asteyrie {de), son éloge funèbre, 1 35 ; — a eu l’idée de fonder, en France, une Société pour l’encouragement de l’industrie, à l’exemple de celle de Londres, i36 ; — a introduit la lithographie en France, 187; — a offert à la Société sa bibliothèque et ses collections d’instruments technologiques et de produits d’agriculture et d’industrie, ib.
- Lasleyrie {Ferdinand de), ses travaux artistiques,
- 1 3c).
- Laurent, objets de sellerie, 713.
- Lavater, niveau de pente, 289.
- Leadbetter, explication de la règle logarithmique, 587.
- Lebrun, mortier résistant à l’action de l’air et des eaux, 538.
- Lecoq, procédé pour guérir la maladie de la vigne, 4[3.
- Lccocq de Boisbaudran, enseignement du dessin, 71, 72 ; — succès de sa méthode, 78.
- Legris et Choisy, appareil pour chauffer l’eau d’alimentation des chaudières à vapeur, 3g5.
- Lemoine , emploi des toiles métalliques dans les machines à air chaud, 102, 709, 710.
- Lemonnicr, explication et usages des échelles de Gunter, 587.
- Lenoir, règle à calcul, 588.
- Lenseigne, niveau de pente à pendule, 290.
- Lenz et Jacoby, leurs travaux sur l’électricité, 260.
- Lequien, école de dessin et de sculpture, 3q, 201.
- I^eroy, papiers peints, 4°6.
- Leroy-Mabille , plantation des pommes de terre, 711.
- Lesme, porcelaines décorées et vernissées, 189.
- Letoret, appareil remplaçant celui de TV00/f, 335, 472, 47^.
- Levol, sur un accident qui s’est produit en alliant l’or avec l’argent, 24 ; — dosage des acides chlorhydrique et sulfurique, 220; — emploi du phosphore pour révivifier certains métaux, 54»; — alliages considérés sous le
- rapport de leur composition chimique, 756 ;
- — influence du bismuth sur la ductilité du cuivre, 746.
- Liebig, préparation du cyanure de potassium, 187 ; — tube employé dans les laboratoires de chimie, 471 •
- Limet, filage de la soie, 760, 770.
- Lincher {Thomas) ; pêche du corail, 86. Locatelli, tirage de la soie des cocons, 546, 553, 56o.
- Louvrié, machine à mouler, 753.
- Lussereau, sièges d’aisance, 196, 200.
- Luynes {de), ses travaux artistiques, 461.
- M.
- Maillard, préparation des cocons, 770.
- Martin, coupe-mariage circulaire, 552.
- Masson, dessiccation des légumes, 601.
- Maury, bouton pour attacher les gants, 480. Mauvielle (Mme) et M. Rokenbach, bluteries ,545. May, système de sûreté des armes à feu, 177 ;
- — fusil se chargeant par la culasse, 178,
- 179*
- May {Ch.), laminoirs pour fabriquer les rails, 289.
- May {Jules), emploi de l’huile d’arachide pour le graissage des laines, 331.
- Maynard, bassines à filer la soie, 552.
- Michel, fourneau économique pour chauffer les bassines, 54q.
- Michelin, maladie de la vigne, 715.
- Michelot, expériences sur la résistance des pierres, 766.
- Milbourne, application de la division logarithmique, 586.
- Minard, sur l’emploi des pouzzolanes artificielles, 125.
- Minotto, engrenage à coin, 5g4*
- Minlon, briques sèches, poteries, 2)4-Mirand, sonnerie électro-télégraphique, 219, 757.
- Miroy, moules pour la fonte des métaux, 54». Moissac, pêche du corail, 86.
- Montmorency (duc de), emploi du caoutchouc pour les dessins au lavis, 713.
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- ( 782 )
- Montyon, prix de statistique, fondé par lui, décerné à M. Say {Horace), 35.
- Morau, soie dorée, 288.
- Moreaux, appareil pour faire connaître les distances et l’endroit précis d’un incendie, 3g.
- Morin, sur les poids et mesures envoyés en Amérique, 461 ; — moyen de garantir les murs de l'humidité, 538.
- Moussant, voitures de luxe, 3, 326.
- Muller, loi du maximum magnétique, 253,
- Muller, cités ouvrières, 762.
- Muller {Léopold), métiers à filer, 338.
- N.
- Napoléon Ier, statue à lui ériger à Lille, 56g, 571, 572.
- Neper, auteur des logarithmes, 584-
- Nicklès, électro-aimants circulaires, 2.52, 3r2..
- Niepce de Sainl-Hictor, reproduction des dessins et des gravures photographiques par la vapeur d’iode, i4g; — gravure héliographique, 5gi.
- Nourr/, dévidage de la soie, 551.
- O.
- Olivier {Théodore), ses funérailles, 5o2 ; — sa vie et ses travaux, 5o2, 5o3, 507; — fondateur de l’école centrale des arts et manufactures, 5o4 ; — monument à ériger à sa mémoire, 58 t.
- Oughtred* règle logarithmique, 586.
- Oxland, raffinage du sucre, 143-
- P.
- Palissy, faïences dites rustiques, 191.
- Palmer, construction d’un niveau de pente, 289.
- Parent, ajustage des mesures de capacité, 5i 7.
- Parkes, caoutchouc, 427*
- Paulin, sauvetage en cas d’incendie, 764.
- Payerne, bateau plongeur, 69.
- Pechinay, fulminate de mercure, 217.
- Pcclct, ouvrage sur le chauffage et la ventilation des établissements publics, 5gi.
- Peligol, discours prononcé sur la tombe de M. Théod. Olivier, 5o2.
- Peligot {H.), bec de gaz, 2.83.
- Pelletier, propriétés de l’argent pliospliuré, 2.4.
- Perdonnet, discours prononcé sur la tombe de M. L'héod. Olivier, 5o5.
- Perlet, tour à dévider la soie, 551 -
- Pcrra, colle de gutta-percha, 715.
- Perreauv, machine à essayer la solidité des tissus, 227, 228,204.
- Persoz, vases à tubulures intérieures, 47^.
- Péter s, soudure de l’acier et du fer avec la fonte, 242.
- Petiot et Bonnardot, alcool de betteraves, 765.
- Peudenier, serrures de portières de voitures, 5.
- Pej Ton, machine à purger la soie, 54g.
- Picault, rasoirs, 4gg
- Piot, élève de M. de Boisbaudran, ses travaux, 76.
- Planche, collage du papier, 244-
- Poinsot, lut en caoutchouc pour cloches de verre, 108.
- Poirel, moyen de préserver les ouvriers meuliers de la poussière siliceuse qui se dégage pendant le travail, 2.2g.
- Polinière, sur les tissus à corsets de M. Fontaine, 420.
- Poncelet, sur la filature et le tissage par mécanique, 45o.
- Ponson, aérage des mines, 399.
- Pouillet, table à pression pour chemins de fer,
- 469.
- Poullien, lit pour les malades, 567.
- Pouilly, tissus dorés, 541.
- Pradier, ses sculptures exposées à Londres,
- 448.
- Prangé, éducation des poulets et des volailles grasses, 440,
- Price, expériences sur la durée comparative des bois, 83.
- Pujet, appareil pour filer la soie, 55o.
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-
- ( 783 )
- Q.
- Quatre/âges , son opinion sur les notices de M. Lanural relatives à la pêche du corail et des éponges, 70.
- Quel, etudes sur la lumière électrique, 289.
- R.
- Raclet, destruction de la pvrale de la vigne , 3o?..
- Raguencl-Roland , peignes à tisser en acier fondu, 420.
- Redier, tour à tirer la soie, 548.
- Recch, sur les machines à vapeur et à air chaud, 2o4-
- Régnier, peinture à l’huile, 772.
- Reynaud {Charles), bateaux à vapeur, 544*
- Ricu, machine à couper les mariages, 549.
- Ri si cr, machine préparatoire pour la filature du coton, 764.
- Rivot, examen chimique des divers matériaux des mortiers, 126.
- Roard, fabrication de l’alun, 42.
- Robert (Eug.), travail des soies, 27 1,275.
- Robinet, battage des cocons de vers à soie, 278.
- Robouam, maladie de la vigne, 5q3.
- Rochas, silicatisation artificielle des substances calcaires, 247.
- Rodgers, préparation du cyanure de potassium, 186.
- Rondot, mention honorable pour avoir coopéré à la statistique des industries de Paris, 35.
- Rouget de Liste, conservation des substances alimentaires, 715, 719, 720, 769; — cités ouvrières, 763.
- Rouillel, méthode de dessin, 74.
- Rubens, couleurs employées en peinture, 772.
- S.
- Sallandrouze de Lamornaix, commissaire à l’exposition de Londres, 44^*
- Salleroni alambic nouveau, 756.
- Salvétat, sur la fabrication de la porcelaine de Chine, 79.
- Samson Napollon, pèche du corail, 86.
- Samuel Lucas, propriétés de l’argent, 24.
- Sargent, règle à calcul, 58g.
- Sarrut, transformation des mouvements rectilignes alternatifs en mouvements circulaires, et réciproquement, 510.
- Sauvage, sur la silice libre dans les argiles, 126.
- Savary des Brûlons, sur la pêche du corail, 86.
- Say {Horace), statistique de l’industrie à Paris, 25 ; — proposition de lui décerner le prix Montyon, 35.
- Say {Léon), mention honorable pour sa coopération à la statistique de Paris, 35.
- Scheele, découvre la glycérine, 233.
- Schutzenbach, fabrication du sucre de betterave, 766.
- Schwilgué, appareil pour reconnaître le lieu d’un incendie, 39.
- Seguier, chambre noire à soufflet, 337.
- Serrulas, dosage des liqueurs contenant du cyanogène, 180.
- Sheffelt, règle logarithmique, 586.
- Silberman , vérification des poids et mesures envoyés aux Etats-Unis d’Amérique, io5, 461 ; — comparaison des poids, 5i 1 ; —Lettre à M. Vattemare, 523 ; — pyromètre à gaz, 108; — nommé membre adjoint du comité des arts mécaniques, 337.
- Smeaton, emploi de la pouzzolane naturelle pour la construction du phare d’Eydstone, I 23.
- Sollier (Fritz), caoutchouc, 4* 1 » 422,
- Solon , élève de M. de Boisbaudran , ses travaux, 76; — carton-pierre, ^55.
- Sourdeval, prix de 5oo francs pour une histoire sur l’élève des chevaux en France, 120.
- Startin, emploi de la glycérine comme médicament, 233.
- Stirbeck, photographie, 719.
- Storow, coloration du caoutchouc, 43i.
- T.
- Tabarin, tour pour tirer la soie, 547.
- Tastevin, rouet pour tirer la soie, 549*
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-
- ( 784 )
- Terrasse-Desbillons, conservation des blés, 758. Tezier, machine à filer les cocons, 55o. Thénard (Paul), son opinion sur les appareils de M. Moreaux, 3g.
- Thomas et De Hisse, rouissage des fibres textiles, 36.
- Tillancourt (de), tirage de la soie, 36. Tilloy-Castcleyn, alcool de betteraves, 7 12, 764. Tourasse, locomotive, 326, 327, 47^5 — frein pour les wagons, 598.
- Tournaire, appareil à turbines multiples et à réactions successives, 235.
- Toussaint, objets fabriqués avec les raquettes du cactus opuntia, 496.
- Troussel, boulangerie économique, 328.
- y.
- Valadon, projet de maisons ouvrières, 220. Vaniillard et Leblond, blanchiment des épingles, i43.
- Vattemare, échanges entre la France et les Etats-Unis d’Amérique, io5, 461,523. Vaucanson, métier à tisser les étoffes façonnées, 592, 721.
- Vanssin-Chardanne, procédé pour guérir la maladie de la vigne, 7 11.
- Vauquelin, découvre le chromale de plomb, 702;—fabrication du bichromate de potasse, 7°5.
- Vayson, éducation des sangsues, 435. Ventouillac, appareil pour le filage des cocons,
- 55o.
- Verdellet , Manuel géométrique du tapissier,
- 341» 4i5> 432.
- Verita, tirage des cocons sans eau bouillante, 552.
- Verly, fabrication des tissus à corsets, 418.
- J’icat, chaux hydraulique, 121.
- Villeneuve (de), emploi des chaux-limites poulies constructions hydrauliques, 123; — chaux hydraulique, 332.
- Villette, impression en taille-douce, 38.
- Violet-Leduc, lettre sur la silicatisation des pierres calcaires, 247.
- Violette, charbon de bois, 748.
- Vulliamy, échappement d’horloge à cheville,
- Warklay, emploi de la glycérine, 233.
- Watson, bateau à voiles tournantes, [\ \.
- TVeber, reliures mobiles, 7.
- Weber, application de l’électricité aux locomotives, 258.
- Wernick, moyen de rendre les chaussures imperméables, 4o.
- TVingate, sur les règles de proportion, 585.
- TVoehler, dosage des liqueurs contenant du cyanogène, 180.
- TVoolf, son appareil remplacé par celui de M. Letoret, 471 *
- Z.
- Zambeaux, appareil distillâtoire et culinaire, 595.
- Zuber, papiers peints, 4°6.
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- ( 785 )
- TABLE
- ALPHABÉTIQUE ET ANALYTIQUE
- DES MATIÈRES
- CONTENUES DANS LA CINQUANTE-DEUXIÈME ANNÉE DU BULLETIN.
- A.
- Acétate de plomb, danger de son introduction dans les procédés chimiques appliqués à l’industrie, 70g.
- Acide borique, proposition d’un prix pour le remplacer, 171.
- — carbonique, de sa préparation dans les vases de M. Letoret,
- — chlorhydrique, nouveau mode de dosage, par M. Levol, 220.
- — sulfurique, nouveau mode de dosage, par M. Levol, 220; — son emploi pour la distillation du jus de betterave, par M. Dubrun-faul, 7 13.
- Acier, de sa soudure avec la fonte, par M. Peters,, 242 ; — de sa préparation pour la fabrication des rasoirs, par M. Picault, 499» — obtenu par la décarburation de la fonte, sans fusion, 538.
- Acte du parlement anglais prescrivant l’emploi de fourneaux fumivores, 101.
- Adipoléine, substance obtenue de la distillation de la houille, par M. Benson-Stones, 100.
- Aimantation des roues d’un chariot, 257.
- Aimants, expériences sur les, par M. Nic/dès, 3i2, 313.
- Air chaud, de son application au mouvement des machines, 2o5, 206.
- Alambic nouveau, par M. Salleron, 756.
- Alcool, sert à réduire le caoutchouc en pâte, 62 ; — retiré du jus de betterave , par M. Tilloy-Casleleyn, 712; — par M. Du-brunfaut ; — par MM. Petiot et Bonnardel,
- 765.
- Algérie, exposition de ses, produits agricoles et minéralogiques, 715.
- Alliage d’or et d’argent, sur T, par M. Levol, 25.
- Alliages employés en Amérique pour les poids et mesures, 524-
- Alpaga, de son emploi en Angleterre, 244-
- Alucite des blés, sa destruction, par M. Doyère, 71g; — par M. Hcrpin, 754»
- Alun, son analyse, par M. Roard, 42; — employé pour lessiver les pommes de terre malades, 281.
- Annales du commerce extérieur, publiées par le gouvernement, 47$.
- Appareil de sûreté contre l’explosion des chaudières à vapeur, 5o (pl. i î*48) ; — pour laboratoire de chimie, par M. Letoret, remplaçant celui de TVoolf, 335, 47 474 (pl*
- 1266); — pour chauffer l’eau d’alimentation des chaudières à vapeur, par MM. Legris et Choisy, 3g5, 3g6 (pl. 1262); — distillatoire et culinaire, par M. Zambeaux, 5g5.
- Argent, de son alliage avec l’or, par M. Levol,
- 24.
- Argiles, sur la silice libre dans les, parM. S au»
- 99
- Cinquante-deuxième année. Décembre 1853.
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-
- ( 786 )
- mge, 126; — silicates alcalins contenus dans les, par M. Kuhlmann, ib.
- Armature des électro-aimants, 317, 318.
- Armes à feu, système de sûreté, par M. May, 177; — par M. Briand, 589.
- Arts (les) et l’industrie, ouvrage de M. Hoffmann, g.
- Ateliers de construction de macliines de AI. Gouin, 481; — ieur étendue, 482.
- B.
- Balai pour le battage des cocons, par M. Loca-telli, 556 (pl. 1272).
- Balance pour échantillonner les fds, par M. La-borde, 6; — envoyée par les Etats-Unis d’Amérique, io5.
- Basalte, de son emploi pour la fabrication des briques, 215.
- Bassines pour la filature des cocons , par AI. Abrard, 548; — fourneau pour les chauffer, par AI. Michel, 54g; — par AI. Huros, 551; — par AI. May nard, 552; — par AI. Locatelli, 566.
- Bateau à voiles tournantes, parM. de Lamolère, 41 ; — plongeur par M. Payerne, 69; — à vapeur, par AIM. Cachot frères, 484 (pl-1267, 1268, 1269 et 1270); —à vapeur, par AI. Charles Reynaud, 544•
- Bateaux , de leur touage par la vapeur, par AI. Tonrasse, ^5.
- Battage des cocons suivant le système Locatelli, 554. (Voy. Cocons.)
- Bec de gaz, par AI. H. Peligot, 283.
- Bibliographie scientifique, industrielle et agricole, année 185^ ; — sciences malkématir ques, 1O1; — sciences physiques, i53; — arts industriels, 154 î—économie rurale, 157; —beaux-arts, 160; — Sociétés savantes, 161; —publications diverses, 1^2; — ouvrages périodiques, i63.
- — des travaux exécutés sur la maladie de la vigne, 3o5.
- Bichromate de potasse, de sa fabrication, par AI. Jacquelain, 701 ; — frais de cette fabrication, 709.
- Bismuth, son influence sur la ductilité du cuivre, 746.
- Blanchissage du linge, par AI. Encontre, 412.
- Blés, moyen de les préserver de l’attaque de l’alucite, par AI. Doyère, 754, 769.
- Bleu d’outremer, par MAI. Chapus et Richter, 827.
- Blocs artificiels pour constructions hydi’auli-ques, par AI. Berard, >39.
- Bluteries, par AImC Mauviclle et AI. Rockenbach, 546 (pl. 1273).
- Bois, moyens employés pour les garantir de la combustion, 14 ; — de leur conservation par le naphtaline, 81 ; — procédé de conservation employé sur les chemins de fer, 83 ;
- — de leur carbonisation, par AI. Violette, 748.
- Boisson gazeuse, par AI. Grimaud, 480.
- Borax, proposition d’un prix pour le remplacer, 171.
- Bouchons en verre, par AI. Blain, ^11.
- Bouillon, extrait de, par M. Grandval, 298.
- Boulangerie économique , par M. Troussel, 328.
- Bouton pour attacher les gants , par M. Mau-ry, 480.
- Brevets d’invention et de perfectiormeuient délivrés en Angleterre pendant l’année i852, 343 ; — en France, pendant la même année, 6o3.
- Brin du cocon, jet du, 558. (Voy. Cocons.)
- Briques sèches, par AI. Minton, 214 ; — en laitier de forges, par M. Elliot, ib. ; — fabrication des — à sec, par AI. Bresson, 3o6 ;
- — machine de AI. Julienne, 307; — leur prix à Paris, 310; — fabriquées par compression, par AI. Fourmy, 335 ; — observations de Al. Châtelain, 341.
- Brise-insecte, tarare pour détruire les charançons, par AI. Herpin, q55.
- Bronze pour le doublage des navires, altérations qu’il éprouve, par AI. Bobierre, 699, 730.
- Bronzes d’Austerlitz, destinés à fondre une statue de Napoléon Ier, 570.
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- c.
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- Cabinets d’aisances des hôpitaux, leur défectuosité, 196.
- Cactus opuntia, objets fabriqués avec les raquettes de cette plante, par M. Toussaint, 496; — manière de le traiter, 497*
- Cadrans logarithmiques, par M. Hoyau, 588.
- Café, de sa préparation dans l’appareil de MM. Bouillon et Siry, 4q 1, 4-92.
- Cafetière dite à circulation, par MM. Bouillon et Siry, 49•, 49^> 565 (pl. 1273).
- Caisses d’épargne, leur importance à Paris, 34.
- Calèche nouvelle, par M. Moussard, 3.
- Calorifère nouveau proposé par M. Ileech, 21 3.
- Calorique, ses effets dans la machine d’Evicson,
- Cannelle aérifère, par M. Cheval, 9.
- Caoutchouc, de sa préparation, par MM. Gérard et Aubert, 5^, 60 ; — déchiquetage, 5^;
- — manière de le recuire, 5g ; — sa dissolution, 60; — moyen d’en former des blocs, ib. • de le réduire en pâte, 61 ; — presse pour le comprimer, 64 ; — industrie du, par M. Balard, 412 ; — sa réduction en feuilles, par MM. Gérard et Auberl, 415 ; —- fabriqué par M. Fritz-Sollier, 422; — son épuration, 423 ; — sa réduction en feuilles, 425;
- — sulfuré et coloré par incorporation, 426;
- — volcanisé, 427J — sulfuré, par M. God-year, ib.; — volcanisation du, 428 ; — sa coloration, 4^0; — de son emploi pour les dessins au lavis, par M. de Montmorency, 713.
- Carton-pierre, par M. Solon, 755.
- Cartouches pour armes à feu, par M. May, 178, 179 (pl. 1252).
- Cercle scientifique de l’union ouvrière, à Avignon, 7 10.
- Céréales, machines à battre les, résultat du concours, 166 ; — moyen de les conserver, par M. Carmignac-Descombes, 757.
- Céruse, de sa fabrication, par M. Chenot, 147.
- Chaleur, de son emploi pour le mouvement des machines, 207.
- Chambre de commerce
- d’élever une statue à Napoléon 1er, io3, 128, 569.
- Chambre noire à soufflet, par M. Humbert de Molard, 337.
- Chaptal, navire à hélice construit par M. Cave, *7-
- Charançons, moyen de les détruire, par M. Ar-tur, 602.
- Charbons de bois, expériences sur les, par M. ï'iolelte, 74.8.
- Charenton, hospice de, sièges d’aisances qui y sont établis, 198.
- Chariot dont les roues sont aimantées, 257.
- Chaudières à vapeur, appareil de sûreté pour les, par M. Black, 49; — inexplosibles, par M. Belleville, 101; —appareil pour chauffer l’eau des, par MM. Legris et Choisy, 3g5 (pl. 1262); — du bateau à vapeur de MM. Co-chot, 488.
- Chauffage de l’eau d’alimentation des chaudières à vapeur, par MM. Legris et Choisy, 3g5 ; — des édifices publics, ouvrage de M. Péclet, 591.
- Chaussures, moyen de les imperméabiliser, par M. Wernick, 40.
- Chaux hydraulique résistant à l’action de l’eau de mer, prix de 2,000 fr., 119; — sa composition, 121; — par M. de Villeneuve, 332.
- Chemin de fer de l’ouest, résultat comparatif de l’entretien des voies, par M. Baude,
- 469.
- Cheminée amovible à circulation d’air, par M. Besnard, iq5 (pl. 1254).
- Chevilles, leur disposition dans l’échappement d’horloge de M. Vulliamy, 53.
- Chiffons de coton, de leur emploi dans la fabrication du papier, 246. {Hoy. Papier.)
- China gras, matière filamenteuse provenant de Chine, 243.
- Chlorure d’or, de son emploi, 54o.
- Chlorures, de leur dosage, par M. Levol, 221.
- Chocolatière, par M. Bouillon, 49^» — ses effets, 498-565 (pl. 1273).
- Chromate de plomb, découvert par Vauquclin,
- 702.
- de Lille, proposition j Chromate de potasèe , fabrication du , par
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- M. Jncquelmn, 707; —frais de cette fabrication, 708.
- Chrome, analyse de son minerai, 706.
- Ciment pour raccommoder la porcelaine, 101; — de Fassy, de son emploi, 125; -— résistant à l’action de l’eau de mer, prix de 2,000 fr., 119.
- Cités ouvrières, par M. Muller, 762.
- Clisimètre ou niveau de pente à pendule, par M. Lavatcr, 28g.
- Cocons des vers à soie de la grosse race de Provence, par M. Guérin-Méneville, 224, 269, 270; — de race améliorée, 272; — expériences sur les, ib. ; —leur filage, 278 ; — comparaison entre ceux de race améliorée et ceux de la grosse race, 276 ; — de leur battage, par M. Robinet, 278 ; — filés à la vapeur, par M. Gensoul, 547; — appareil pour les filer, par M. Ventouillac, 55o ; — machine pour les filer, par M. Tezier, ib. ; — par MM. Balai et Signal, 55i ; —de leur dévidage, par MM. Achar et Cor, 551; — leur tirage sans eau bouillante, par M. Ferita, 552 ; — de leur immersion d’après le système Locatelli, 553; — battage, 554, 556; —. jet du brin, 558; — de leur préparation, par MM. Alcan et Limel, 760.
- Collage végétal du papier, par M. Planche, 244 > — animal, 245 ; — appareil pour l’opérer, 246. ( Voy. Papier.)
- Colle forte liquide, par M. Dumoulin, 148. — de gulta-percha, par M. P erra, 715.
- Colophane, de son emploi pour le collage du papier, 244-
- Combustible nouveau, par M. Benson-Siones, 100.
- Commission des poids et mesures, 52.6.
- Commission française de l’exposition de Londres, ses travaux, par M. Ch. Dupin, 442 5 — sa composition, 44^ ; — de surveillance des produits de l’exposition de i855, 778.
- Comparateur des mesures, par M. Silbermann, 492 (pl. 1205).
- Compas à tracer les ellipses, par M. Bruno, 226 ; — à verge des règles du mètre type,
- 466.
- Compte rendu des travaux de la commission française pour l’exposition universelle de
- Londres, 442-
- Concours ouverts par la Société pour l’année 1882, résultat des, 114-
- Condensateur d’électricité , sa disposition , 2.3g.
- Conseil d’administration , sa composition en 1853, 173.
- Conserves alimentaires, par M. Faslier, 54o , 735; — par M. Rouget de Liste, 5gg.
- Constructions sous l’eau de mer ayant résisté pendant huit ans, prix de 10,000 fr., 119 ; — à la mer, faites avec des pouzzolanes artificielles, 12-4; — par M. Berard, 13 ; — incombustibles , programme d’un prix pour l’emploi des, i3, 118, 119.
- Corail, de sa pêche et son commerce, par M. Garnirai, 69, 85; — diverses sortes, ib.; — sa pêche remonte à 156 r, 86 ; — manière dont elle se fait, 87; — compagnie formée pour sa pêche, 88 ; — son importation en France, 89; — quantités pêchées, 90; — son prix, ib.
- Corailleurs, ouvriers s’occupant de la pêche du corail, 86.
- Cordages, machine pour les essayer, par M. Per-reaux, 295.
- Corsets, tissage des étoffes pour les, par M. Fontaine, 4i7> —parM. Yerly, 418.
- Couleurs, pour la décoration de la porcelaine, employées en Chine, 79, 81; — employées en pein ture, par Rubens, 773.
- Coulisses métalliques pour tables à rallonges, par M. Filleul, 43, ig3, ig4 (pl. 1253).
- Coupé-chaise perfectionné, par M. Moussard, 3,4.
- Coussinets à tables métalliques du chemin de fer de l’Ouest, leur dépense d’entretien, 469.
- Couteau à découper les volailles, par M. Pi-cault, 232 (pl. 1256).
- Coutellerie de M. Lanne, 753.
- Crayons en poudre de graphite, par M. Broke-don, 254.
- Créosote, ne peut pas servir à conserver les bois, 82.
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- Croiseur-compteur pour le dévidage des soies, par M. Geffrey, 55o.
- Croisure de la soie, imaginée par M. Locatelli, 557.
- Cuivre employé en Angleterre pour recouvrir le fil de fer, 0.42 ; — noir d’Afrique, ses caractères, 746.
- Cuvettes de sièges d’aisances, par M. Lusse-reau, 198.
- Cyanure de potassium, essai industriel du, par MM. Forclos et Gélis, 180, 182 ; — son emploi dans la dorure et l’argenture des métaux, 180; — en photographie, 182; .— procédé, 184, 185.
- Cylindre décliiqueteur du caoutchouc, 64
- (pl. 12.49).
- D.
- Décret concernant la future exposition universelle des produits de l’industrie, 14o*
- Dessin , de son enseignement, par'MM. Lecoq de Boisbaudran, Jobard et Mme Cave, 71; — méthode pour L’apprendre sans maître, par Mme Cave, ib.
- Dessins coloriés pour les arts et l’industrie, par M. Hoffman, 1 1 ; — photographiques , de leur reproduction, par M. Nicpcc de Saint-Victor, 149 ; — de leur collage par le caoutchouc liquide, 7 13.
- Dévidoir pour doubler la soie, par M. Flal-lam, 55o.
- Discours de M. Dumas , prononcé dans la séance générale du 9 mars i853, 129; — du même lors de la pose de la pierre du monument à ériger à Napoléon Ier, à Lille, 577; — du meme, à la rentrée de la faculté des sciences et des lettres, à Lyon, 769; — prononcé sur la tombe de M. 'Thêod. Olivier, par M. Peligot, 5o2 ; — par M. Pcrdonnet, 5o5 ; — par M. Dumas, 5o6 ; — de M. Kuhl-man lors de la pose de la première pierre du monument à ériger à Napoléon Ier, à Lille, 56g; — par le préfet du Nord, 574-
- Don de M. Christojle, sa distribution, 116; — de M. Besancon, d’une somme de 3oo fr., 217,224.
- Dorure de la porcelaine en Chine, 81. Doublage des navires, bronze pour le, par M. Bobierre, 699, 73o.
- Drille à ressort, par M. Danger, 287. Dynamomètre pour essayer la qualité des tissus et des fils par M. Perreaux, 227, 294, 295 (pl. 1261).
- E.
- Eau , moyen d’indiquer sa hauteur dans les chaudières à vapeur, 4g ; — de son emploi pour absorber la poussière qui se dégage des meules pendant le travail, 23o.
- Eau de Seltz, son emploi dans les essais de cyanure de potassium, 186.
- Eaux mères de la fabrication du fulminate de mercure, de leur emploi, par M. Pechinay, 217.
- — de la mer, leur action sur les mortiers, 12.3;
- — de leur évaporation, par M. Balard, 44; • Echappement d’horloge à chevilles, par M.Ful-
- liamy, 52, 55 (pl. 12.48).
- Ecole municipale de dessin et de sculpture, par M. Lcquin, 37, 201 ; — sa fondation , 2.02;
- — nombre d’élèves qui la fréquentent, e.o3 ;
- — par M. Belloc, 285.
- Ecoles industrielles , médailles d’encouragement à leur décerner, io5, 165 ; — sur les, par M. Gourlier, 54 1 ; — d’arts et métiers, candidats proposés pour les, 568 ; — de dessin fondées en Angleterre, i32.
- Education de la mémoire pittoresque , par M. de Boisbaudran, 7 1.
- Elections faites dans la séance générale du 2.3 mars 1853, 172.
- Electricité, expériences sur sa vitesse de propagation, par M. Fizeaux, 238; — appliquée aux métiers à tisser, par M. Belloni,
- 593-
- Électro-aimants appliqués à un chariot, 255 (pl. 1257); — expériences .faites, 256; —
- — circulaires, par M. Nicklès, 2Ô2, 3i2, 314, 3i6, 320.
- Élèves de M. de Boisbaudran, leurs travaux de dessin de mémoire, 76 ; — de Mm« Cave,
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- 77; — des écoles industrielles , récompenses à leur accorder, 117; — de l’école de M. Le-quin, leurs travaux, 202 ; — dessins exécutés par eux, 2.o3 ; — proposés pour les écoles d’arts et métiers, 568.
- Eloge funèbre de M. de Lasteyrie, par M. Ch. Dupin, 135.
- Emaux employés en Cliine, 80 ; — de M. La-combe, 188; — de M. Lesme, igi.
- Encouragements de 3,000 fr. pour faire connaître l’origine et la marche de la maladie de la vigne, 3o4-
- Engrenage à coin, par M. Minoito, 5g4.
- Enseignement mutuel , son adoption due à Carnot, 138.
- Entonnoir-filtre de M. Dublanc, 68.
- Epingles, procédé de blanchiment des, par MM. Hantillard et Leblond, ifa.
- Éponges, notice sur leur pèche, par M. Lami-ral, 6g, 91; — leur usage, 91 ; — leurs diverses variétés, ib., 92, 90 ; — quantités importées dans différent Etats cle l’Europe, g{ , g5; — leur commerce, 96, 97: — de leur pêche, 98; — possibilité de les naturaliser sur les côtes de France, gg.
- Eponges métalliques, de leur emploi dans la fabrication de la céruse, par M. Cheriot, 147.
- Essai pour diriger et étendre les recherches des voyageurs qui se proposent l’utilité de leur patrie, ouvrage de Léopold Berthold, traduit par M. Ch. de Lasteyrie, 1 33.
- Essence de térébenthine, sert à dissoudre le caoutchouc, 60.
- — de mirbaue, par M. Laroque, 286.
- Estagnons,de leur étamage, par MM. Bertrand et Hugues, 4 » •
- Etalons en laiton, leur vérification, 5ig.
- Etoffes , moyen de mesurer leur solidité , par M. Perreaux, 228, 294 ; — à formes, de leur tissage, par M. Fontaine , 417; — tendues imperméables au moyen du caoutchouc,
- . 4*4-
- Evaporation, moyen de la produire dans le vide, par M. Grandval, 299.
- Exposition universelle de Londres , 129, i3o ; — compte rendu des travaux de la commis-
- sion française , par M. Ch. Dupin , 442 5 — point de vue sous lequel elle doit être considérée , 453 ; — jugements prononcés , 4^7.
- — universelle des produits de l’industrie en 1855, 149 ; — nomination d’une commission desurveillance, mesures proposées par 'M. Dumas, 773.
- — des produits agricoles et minéralogiques de l’Algérie, 715.
- Extraits pharmaceutiques et alimentaires, par M. Grandirai, 296; — appareil pour les faire, 299.
- F.
- Faïences cuites en biscuit, par M. Lesme, 189.
- Fer, nouveau système de laminage, parM.May, 23g ; — de son emploi en Angleterre pour fabriquer le fil métallique, 241 ; — laminé, par M. Gouin, 483.
- Feuilles de caoutchouc, manière de les obtenir, 65.
- Fil de 1er, de sa fabrication en Angleterre ,
- 241.
- Fil de caoutchouc fabriqué par MM. Aubert et Gérard, 57, 58 ; — de son recueil, 5g, 62, 66.
- Filage de la soie, par M. Alcan, 759, 770.
- Filature de coton, machine préparatoire pour la, par M. Risler, 764.
- Filière pour l’étirage des cocons, 557 (pÉ >272).
- Fils , balance pour les échantillonner , par M. Laborde, 6 ; — électriques, manière dont le courant s’y produit, 238.
- Filtre nouveau, par M. Dublanc, 68.
- Flacons de M. Letoret, 472.
- Flax-coton, sur le, par M. Clerget, 480.
- Fleurs artificielles en émail, par M. Lacombe, 188.
- Fondants employés pour la décoration des porcelaines chinoises, 80.
- Fonte de fer, moyen de la souder avec l’acier, par M. Peters, 243.
- Foret pour percer les métaux, par M. Danger, 287.
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- H.
- c 791 )
- Foür de boulangerie, par M. Carville, 769, 772.
- Fourneaux consumant la fumée, acte du parlement anglais sur les, 101.
- Foyers, leur emploi pour ventiler les mines, 398.
- France, comparée à l’Angleterre sous le rap port industriel et commercial, 459-
- Frein pour les locomotives et les waggons, par M. Tourasse, 598.
- Frisons fournis par les cocons de race améliorée, 272, 274.
- Fulminate de mercure, emploi des eaux mères provenant de sa fabrication, 216.
- Fumée, acte du parlement anglais portant qu’elle sera consumée dans les fourneaux , 101 ; — de tabac nuisible aux vers à soie, 4i6.
- Funérailles de M. Théod. Olivier, 5o2.
- Fusils se chargeant par la culasse, par M. May, 178 (pl. 1252); —parM./ÏKOf, 225.
- G.
- Gaz, sur leur force élastique, par M. Galy-Ca-zalat, 45; — de leur préparation dans l’appareil de ÏVoolf, 471,473; — inflammables, moyen d’éviter leur explosion dans les mines, 398.
- Gélàtine, de son emploi pour le collage du papier, 245.
- Géométrie descriptive professée par M. Théod. Olivier, 5o4-
- Glacière américaine , par M. Gtiebhard , 339, 5oo.
- Glycérine, de son emploi dans les arts économiques, par M. Bruère-Perrin, 233 ; — époque de sa découverte , ib.; — moyen de la purifier, 234 ; — conserve l’humidité à la terre à modeler, 235.
- Goudron de houille, sert à la conservation des bois, 82.
- Grains, moyen de les conserver dans les greniers, par M. lier pin, 754.
- Gravure photographique , par M. Beuvière, 330 ; — par M. Niepce de Saint- Fiel or, 5g 1.
- Hélice , sa construction dans le navire à vapeur le Chaptal, 20 (pl. 1246-1247) ; — puits dans lequel il est plongé, 21.
- Hélices d’aimantation, par M. Nicklcs, 259.
- Histoire critique et raisonnée de la production chevaline dans une ou plusieurs régions de la France, résultat du concours, 120; — prix décernés à MM. Sourdeml, Goux et Challemin, ib.
- Horloge de Windsor, on y a appliqué l’échappement de M. Vulliamy, 53, 54; — de l’église de Saint-Etienne de Londres, sa marche, 56.
- Hospices de Londres, latrines qui y sont établies, 197.
- Houille, de sa distillation, par M. Benson-Sio-nes, 100 ; — de son épuration, par M. Cal-vert, 146.
- Huile essentielle de goudron de houille , conserve les bois, 85.
- — d’arachide pour le graissage des laines, par M. Jules May, 331.
- Huiles, de leur falsification, 331; moyen d’en extraire la glycérine, a33 ; — volatiles servant à combattre la maladie de la vigne, essais à faire, 3o3.
- Hygiène publique en Belgique, 714.
- I.
- Images photomicroscopiques , par M. Bertsch, 601.
- Importation du corail dans différents pays, 89 ; — des éponges, g5.
- Impression en taille-douce, par M. Villette, 38.
- Incendie, appareil pour faire connaître sa distance et le lieu où il a éclaté, par M. Moreaux, 39 ; — par M. Schwilgué, ib.
- Incombustibilité, modes et procédés susceptibles de la produire, prix de 3,000 fr., ï6.
- Industries de Paris en 1847 et >646 , par M. Ch. Dupin, 25, 28; — leur importance comparée en 1847 et 1848, 34; — française
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- comparée à celle des Anglais, 131 ; — française et étrangère, moyen de s’enquérir de son état.
- Insectes, de leur destruction dans les grains, par M. Herpin, 754.
- Instruction contenant l’indication des diverses sortes de matériaux naturellement ou artificiellement incombustibles, prix de 2,000 fr., i5.
- Instrument pour lever les plans, par M. Chauvin, 47b.
- Iode, emploi de sa vapeur en photographie , 149; — dans l’essai du cyanure de potassium, 181, 183.
- Irrigation, nouveau système, par M. Batailler, 265, 266, 268 (pl. 1258).
- J.
- Joint hydraulique, son application à l’aérage des mines, par M. Devaux, 4«4.
- Jute, matière filamenteuse provenant de l’Inde, 243.
- K.
- Kilogramme, sa comparaison, par M. Silber-mann, 108; — prototype comparé avec celui du commerce, 5n ; — avec celui des Etats-Unis d’Amérique, 512 ; — dans le vide, 515.
- L.
- Laines, leur graissage par l’huile d’arachide, 331.
- Laitiers de forges, de leur emploi pour la fabrication des briques, 214*
- Laminoirs pour la construction des rails, par M. May, 239
- Lampe économique, par M. Jobard, 43.
- Latrines établies dans les hospices de Londres,
- ,197'
- Légumes, machine à les nettoyer, par M. Jourdan, 566.
- Lettre du président de la chambre de com-
- merce de Lille, au sujet de la statue à ériger à Napoléon Ier, 1 o3.
- Lin, de sa préparation, par M. Alcan, 283 ; — manière de diviser ses fibres, 284 ; — de sa filature, par Philippe Girard, 4$1 ; — de sa préparation, par M. Ducrest-Lorgerie, 476.
- Liquides, moyen d’empêcher leur fermentation, par M. Cheval, 170.
- Liste des membres de la Société admis en 1853, 774.
- Lit pour les malades, par M. Pouillien, 567.
- Lithographie, son introduction en France due à M. de Lasteyrie, 137.
- Litre, tableau de correction du, 517; — sa capacité, 518.
- Locomotives mues par un électro-aimant, par M. Nicklès, 258, 260, 262, 263 ; — de leur suspension, par M. Tourasse, 326, 327,
- 475;
- Logarithmes inventés par Neper, Ô84 ; — calculés, par Gunlher, 583.
- Loi du maximum magnétique, par M. Muller, 254.
- Lorgnettes jumelles, par M. Ch. Chevalier, 756.
- M.
- Machine calorique d’Éricson , observations de M. Galy-Cazalat, 44 ï — ses avantages préconisés par les journaux anglais, 46 ; — ses fonctions, 47 > — expériences entreprises au Havre, 710.
- — à air chaud, par M. Lemoine, 102; — par M. Franchot, ib., 167.
- — pneumatique perfectionnée, par M. Berton,
- — à battre les céréales, résultat du concours pour la construction d’une, 166; — appliquée à la destruction des charançons, 754.
- — à fabriquer des briques sèches, par M. Min-ton, 214.
- — à repasser les couteaux, par M. Huot, 226.
- — à vapeur de la corvette le Chaptal, sa dispotion, 17, 18, 19 (pl. 1246); — du bateau de MM. Cachot , 4.% ; — locomobile , par
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- M. Calla, 291, 292, 293 (pl. 1260); — et à air chaud, sur les, par M. Reech, 204 ; — à un et deux cylindres , par M. Farcot, 716; — rotative de petite dimension, par MM.Faa-chet frères ,763.
- Machines construites par M. Gouin, 431.
- Maison d’aliénés de Charenton, sièges d’aisances qui y sont établis, par M. Lussereau,
- '?*•
- Maisons ouvrières, projet d’une association pour leur construction, 219, 220.
- Maladie qui attaque la vigne, prix de 3,000 fr. pour en connaître la nature, 3o4 , 337 ; — par M. Morin , 538 ; — par MM. Jametel et Vincent, 539 » — ses effets dans le midi de la France, 7 i5. (Voy. Vigne.)
- Manuel du physicien-préparateur, par MM. Fau et Ch. Chevalier, 32g.
- — géométrique du tapissier, par M. Verdel-let, 34i, 4i5, 432.
- Marchepied mécanique des voitures , par M. Moussard, 5. {Voy. Voitures.)
- Mariages de la soie, machine à les couper, par M. Rieu, 549* {Voy. Soie.)
- Marteau à piquer les meules, par M. Poirel, 232 (pl. 1256). {Voy. Meules.)
- Matériaux incombustibles , prix de 3,000 fr. pour une nouvelle espèce de, 16.
- Matières fécales , moyen de les répandre sur les terres, par M. Batailler, 268.
- — grasses, distillation des, par MM. Jaillon, Moinier et Boutigny, 170.
- Médailles d’encouragement à décerner aux écoles industrielles, io5.
- Membres titulaires, adjoints, et membres honoraires composant le conseil d’administration, 173; — de la Société admis en 1853, 774.
- Mémoire des yeux appliquée à l’enseignement du dessin, par M. Jobard, 7 1.
- Méridien, de sa mesure, par MM. Delambre et Méchain, 525.
- Mesures de capacité, leur comparaison, par M. Silbermann, 516, 520 ; — leur nomenclature, 527, 528; — de longueur, leur comparaison, 462, 527.
- Cinquante-deuxième année. Décembre 1
- Métier à tisser de Vaucanson , 721 , 722 (pl. 1277 et ia73).
- Métiers à filer perfectionnés, par M. Muller, 338 ; — à filer le caoutchouc, 96 (pl. i25i);
- — à tisser, sur les, par M. Alcan, 5gi ;
- — mus par l’électricité, par M. Bonnelli, 5g3.
- Mètre, sa mesure et sa comparaison, par M. Silbermann, 106, 107; — prototype du commerce, sa comparaison avec celui des archives de l’Etat, 462; — sa construction pour les Etats-Unis d’Amérique, 4^4 î — en acier, sa comparaison avec le prototype du Conservatoire des arts et métiers, 468. Meules de grès, moyen de prévenir la poussière qui s’en dégage pendant leur taille, par M. Poirel, 229.
- Meubles de M. Fourdinois exposés à Londres, 443.
- Minerai de chrome, grillage du , par M. Jac-quelain, 706.
- Mines d’Anzin, emploi du parachute Fontaine,
- 241 •
- Mines de houille, moyen de les ventiler, par M. Fabry, 397, 3g8 ; — divers systèmes d’aérage employés, 3gg.
- Moisissure qui attaque le fruit et les feuilles de la vigne, 3o 1.
- Monnaies d’or, d’argent et de cuivre de France, 52 1 ; — de leur fabrication, par M. Durand, 531, 534 ; — tableau synoptique de leur fabrication, 536, 537.
- Monument à Napoléon Ie1, rapport sur un, à élever par la ville de Lille , par M. Dumas, 127, 56g.
- Monuments publics, de leur conservation, par M. Rochas, 248.
- Mortiers hydrauliques, leur composition, 122;
- — effet des eaux de la mer sur les, 124; — leur examen chimique , par M. Rivot ,126;
- — de leur composition , par M. de Ville-neuve, 33a ; — résistant à l’action de l’air et des eaux, par M. Lebrun, 538.
- Moteur dit machine calorique, par Èricson, 4® ;
- — nouveau, par M. Tournaire, 236; — à vent à ailes verticales frappées par derrière,
- 853. 100
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- ( 794 )
- par M. Amêdée-Durànd, 6g5, 696 (pl. 1275, 1276).
- Moulage des roues d’engrenage sans modèle, par M. Benoît, 539 ; — par M. Ferrouilh, 693 (pl. 1 2^4) ) — Par Louvrié, 753.
- Moules pour comprimer les briques à sec, 3og ; — pour la fonte des métaux, par M. Miroy, 54i.
- Moulin à tisser la soie, par M. Hipert, 55o ; — par M. Kopp, 552.
- Mouvements rectilignes , de leur transformation en mouvements circulaires, par M. Sar-rut, 510.
- Murs, moyen de les garantir de l’humidité, par M. Moine, 538.
- Musées industriels fondés en Angleterre, i32.
- N.
- Naphtaline, conserve les bois, 52; — manière dont elle agit, ib. ; — préserve le bois des insectes, 83 ; — procédé de M. Bclhell, 84.
- Navire à hélice le Chaptal, construit par M. Caoé, 17; — moyens employés pour garantir sa coque des coquillages, ib.\— vitesse de sa marche, 18; — ses dimensions, 19, 20 (pl. 1246).
- Nécrologie, M. Bouriat, 742; — de M. Ch. Albert, 764.
- Niveau de pente à pendule, par M. Lavater, 289; —par M. Lenseigne, 290 vpl. 1259).
- Noir animal, moyen de déterminer sa valeur industrielle, par M. Corenwindcr, 597.
- O.
- Oidiuml'uckeri, inoisissurequialtaquela vigne, 3oi, 3o2, 334.
- Or, accident produit en l’alliant avec l’argent, 24; — sa cause, 25; — précipité par le phosphore, 54o ; — moyen de l’appliquer sur des tissus, 54 1 •
- Orgues de M. Cavaillié-Coll, .47g.
- Ortie, employée, en Chine, à faire des tissus, 2.43.
- Outil servant de clef anglaise et de cric, par M. Moussard, 5.
- Ouvrages qui traitent de la maladie de la vigne, 3o5.
- Ouvriers employés à Paris en 1847 et *848, 29; — leur nombre, 3o, 31 ; — leur salaire, 32,
- Papier substitué au carton dans les métiers Jacquard, par M. Espouy, 2i5; — de son collage, par M. Planche, 244 > — préparé au blanc de zinc, par M. Biard, 601.
- Papiers peints, impression mécanique des, par M. Leroy, l\o6, 4o8 (pl. 1264).
- Parachute pour prévenir les accidents dans les puits de mines, par M. Fontaine, 240.
- Paris, sa population en 1817 et en 1851, 26.
- Patentes délivrées en Angleterre en i852, 343. ( Voy. Brevets).
- Peaux des tanneries, servent à fabriquer la colle animale pour coller le papier, 245.
- Pêche du corail, 87; — des éponges, 98.
- Peigne à tisser en acier fondu, parM. Ragucnet-Roland, 420.
- Peinture murale, par M. Dussauce, 327, 737; — à l’huile, par M. Regnier, 772.
- Percer les plaques métalliques, machines de M. Calard, 716.
- Perphosphate d’alumine employé pour le raffinage du sucre, 144*
- Pétrin servant à agglomérer le caoutchouc, 60, 63 (pl. 1249)-
- Pétrisseur mécanique de M. Boland, 338.
- Phosphates d’alumine et de chaux employés pour le raffinage du sucre, 14-4*
- Phosphore, son emploi pour révivifier certains métaux, par M. Let>ol, 5^o.
- Photographie, son application aux arts industriels, par M. Beuoière, — épreuves positives, par M. Barrcsioil, 4-3; —résultat du concours pour le perfectionnement de la, 1 15 ; — sur collodion, présentée par M. Cler-get, 342; — par M. Stirbeck, 719.
- Photomètre, par M. Duboscq, 762.
- Pierres, moyen d’absorber la poussière qui se
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- dégage pendant leur travail, par M. Poirel, 9,3o ; — expériences sur leur résistance, par MM. De/esse et Michelot; — calcaires, de leur silicatisation, par M. Rochas, 267; — creuses en terre cuite, par M. Balan, 3 11 ;
- — artificielles fabriquées en Angleterre, 335.
- Pile magnétique appliquée au mouvement d’une locomotive, 260.
- Plateaux métalliques du chemin de fer de l’Ouest, par MM. Henri et Bessas-Lamégic,
- 469.
- Plâtre calciné, a de l’analogie avec la chaux hydraulique, 121.
- Poids et mesures envoyés aux Etats-Unis d’Amérique, leur vérification, par M. Silber-mann, io5, 460 ; — leur comparaison, 5i 1;
- — étalons, leur composition, 5i5; — remis par M. Vatlemare, 523 ; — leur nomenclature, 529.
- Pommes de terre, de leur plantation, par M. Leroy-Mabille, 71 1; — malades, leur lessivage par M. Beaudouin, 281;— leur panification, par M. Digard, 771.
- Pompe pneumatique nouvelle, par M. Berton,
- 41.
- Ponts en tôle construits par M. Gouin, 483. Population de Paris en 1817 et 1851, 26. Porcelaine de Chine, matières employées dans sa fabrication et sa décoration, par MM. Ébelmen et Saloétat, 79 ; — ciment pour la raccommoder, ioi;—décorée et vernissée, par M. Lesme, 189, 190 ; —de Saint-Amand (Nord), 717.
- Portrait de M. Fruncceur offert à la Société, 4<>. Poterie en poudre d’argile comprimée à sec,
- 214-
- Poudre pour blanchir le linge, par M. Encontre, 412.
- Poudre de guerre, de sa déflagration, par M. Violette, 750.
- Poules, moyen de reconnaître qu’elles sont bonnes pondeuses, par M. Frangé, 44°> 44l-Poussière qui se dégage des meules pendant le travail, moyen de la prévenir, 229. Pouzzolane naturelle, sa composition, 122; —
- ses divers emplois; — artificielle, son emploi, 123.
- Pi 'esse pour comprimer la pâte de caoutchouc,
- 64 (pl. I25o).
- Prix pour l’emploi des constructions incombustibles, i3; — de statistique fondé par M. Montyon, décerné à M. Say, 35 ; — proposés dans la séance générale du 9 mars, 113 ; — pour des expériences et des recherches sur la maladie de la vigne, et pour des moyens préventifs ou curatifs appliqués à la combattre, 3oo.
- Pi ocès-verbaux des séances du conseil d’administration, séance du 12 janvier, 36; — du 26 janvier, 4o ; du 29 février, 101; — du 23 février, 163 ; — générale du 23 mars, 16g; — du 6 avril, 215 ; — du 20 avril, 222 ; — du 4 mai, 282 ; — du 18 mai, 285 ;
- — du Ier juin, 326; — du i5juin, 335; — du 29 juin, 338 ; — du i3 juillet, 410 > — du 27 juillet, 4i3: — du 24 août, 474 ; — du 7 septembre, 538; — du 21 septembre, 542 ; — du 5 octobre, 589 ; — du 19 octobre, 5g4 ; — du 29 octobre, 709; — du 2 novembre, 709; — du 16 novembre, 716 ;
- — du 3o novembre, 753; — du i4 décembre, 763 ; -— du 28 décembre, 769.
- Produits industriels fabriqués à Paris en 1847 et 1848, 29; — agricoles et minéralogiques de l’Algérie, 715.
- Programme d’un prix pour l’emploi des constructions incombustibles, i3; — de deux prix pour des expériences et des recherches sur la maladiede la vigne, et pour des moyens préventifs ou curatifs appliqués à la combattre, 3oo.
- Puits de l’hélice du navire à vapeur le Cliaptal, 21; —percé par M. Champonnois. 172; — de mines, moyen de prévenir les accidents dans les, par M. Fontaine, 240.
- Pyrale de la vigne, moyen de la détruire, 3o2.
- Pyromètre à gaz, par M. Silbermann, 108; — expériences par M. Jacqnelain, 1 1 1.
- Q.
- uinquina, de sa culture, par M. Engler, 761.
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-
-
- R.
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- Rails des chemins de fer, moyen de les fabriquer au laminoir, par M. May, 2.3g.
- Raquettes du cactus opuntia, objets fabriqués avec les, parM. Toussaint, 496.
- Rasoirs de M. Picàult, 499 ; — de M. Lanne, 753.
- Recherches analytiques sur les eaux pluviales, par M. Barrai, 3g.
- Récompenses accordées par l’exposition de Londres, 45'7*
- Règle à calcul expliquée, ouvrage de M. Benoit, 581.
- Règle logarithmique expliquée par divers auteurs, 586, 587.
- Règles du mètre type, de leur dilatation, 4^5,
- 467.
- Régulateur hydraulique, par M. Benoit, 770.
- Reliures mobiles, parM. TVeber, 7.
- Remorquage des bateaux, par M. Tourasse, 475.
- Ressorts pour voitures dits compensateurs, par M. Moussard, 4-
- Riz, de sa culture dans les laudes de Gascogne, 164.
- Robinets-siphons de M. Grandhomme, 566.
- Rondelle de poussée de l’hélice du bateau à vapeur le Chaptal, 20 (pl. 1246, 1247)-
- Roue à tambour pour tirer la soie, par M. La-combe, 547.
- Roues pneumatiques, par M. Fabry, 4°i, 4°4 (pl. 1263) ; — d’engrenages, de leur moulage sans modèle, par M. Fcrrouilh, 6g3.
- Rouet pour tisser la soie, parM. Tastevin, 549-
- Rouissage des fibres textiles, par MM. Thomas et Delisse, 36.
- Ruche à hausse, par M. César, 333 ; — nouvelle, parM. Beaui>oys, 755.
- Rustiques de Bernard de Palissy, fabriqués par M. Lesme, 192.
- S.
- Sacs en crin pour garantir le raisin de la maladie, par MM. Jamctel et Fincent, 5g6.
- Sangsues-, leur éducation, dans le département
- de la Gironde, par M. Fayson, 436 ; — défauts de celles qui sont dans le commerce, ib.-, — leur nourriture, ib.-, — terrains et nature des eaux qui leur conviennent, ib.-,
- — soins à leur donner, 4%; — leurs ennemis, ib.; — de leur reproduction, par M. Borne ,771.
- Sauvetage en cas d’incendie, par M. Paulin.
- Savon et glycérine, 235; — résineux pour le collage du papier, 244*
- Sculptures, moyen de les durcir, par M. Rochas, 249.
- Séance générale du 9 mars, io3 ; —du 23 mars, 169; — extraordinaire du 22 juin, 337.
- Séchoir à courant d’air pour dessécher les bois, par M. Bclhell, 54.
- Sellerie, objets de, par M. Laurent, 713.
- Serres affectées à la culture de la vigne, expériences à faire sur les, 3o3.
- Serrures de portières de voilures, par M. Mous-sard, 5.
- Sèvres, ses produits à l’exposition de Londres,
- 447-
- Sièges d’aisances, par M. Lussercau, 196, 200 (pl. 1255).
- Silicates alcalins, sur les, par M. Kuhlmann, 169; — de chaux artificiels, parM. Rochas, 247 ; — de leur emploi pour le durcisseme nt des pierres, 326.
- Silicatisation des matières calcaires, par M. Rochas, 247 ; — par M. Kuhlmann, 326.
- Sirop de fécule, moyen de le granuler, par M. Fouschard,
- Société d’instruction primaire, sa fondation,
- 1 38.
- Soie fournie parles races de cocons améliorées; 272 ; — dorée, par M. Morau, 288 ; — machine à la filer, parM. Bonnard, 548; — appareil pour la purger, par M. Chamhon, 549 ; — machine pour la tirer, par M. Dr-nizot, 549 ;— par M. Peyron, ib. ; — appareil pour la filer, par M. Puget, 55o ; — machine à la tirer des cocons, parM. Heathcoat, 551 ; — son dévidage, par M. Nourry, ib.-,
- — son tirage des cocons, nouveau système de M. Locatelli, 546; — (extrait d’un rap-
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-
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- port de M. Amédée-Durand), 553; — filage de la, 75g; — de sa production par le procédé de M. Alcan, 760, 770.
- Sonnerie électro-télégraphique, parM. Mirand,
- 219.
- Soufflerie à air froid peu comprimé , par M. Reech, 213.
- Soufre employé pour combattre la maladie de la vigne, 3o2 ; *— de son incorporation dans le caoutchouc, 426.
- — de son emploi pour la fabrication de la poudre de guerre, par M. Violette, 750.
- Souscription pour élever un monument à la mémoire à’Arago, 718.
- Statistique des industries de Paris en 1847 et 1848, par M. Ch. Dupin, 25.
- Statues, moyen de les conserver, par M. Rochas, 260; — à élever à Napoléon Ier, à Lille, 56g.
- Substances alimentaires, de leur conservation, par M. Rouget de Lisle, 5gg, 7 15, 7*9? 720.
- Sucre, nouveau procédé de raffinage, par M. Ox-land, i43.
- — de betterave , mémoire sur son extraction des cossettes, par M. Lamy, 37 ; — sur sa fabrication en Allemagne, par M Schutzen-bach, 766; — observations de M. Clerget, 768.
- Sulfate de cuivre, son emploi pour guérir les pommes de terre malades, 281.
- Sulfates, de leur dosage, par M. Leool, 221.
- Sulfure de carbone, dissout le caoutchouc, 58, 62 ; — de sa fabrication, par Mt\I. Gérard et Aubert, 60.
- Système métrique, de sa création en France, 525 ; — sa nomenclature, 522.
- ___décimal, de son application aux monnaies
- françaises, 532.
- T.
- Tableau indiquant les quantités d’iode absorbées, correspondant a chacun des degres, ,87 ; — synoptique de la fabrication des monnaies françaises, 536, 537.
- Table à pression pour chemins de fer, par
- M. Pouillet, 46g ; — sa dépense d’entretien, 470.
- Tables à rallonges munies des coulisses, de M. Filleul, 164.
- Tapissier, manuel du, 432.
- Tarare, de son emploi pour détruire les charançons, par M. Herpin, 754.
- Tarières nouvelles, par M. Dailly, 215.
- Télégraphie acoustique, par M. Fargon-Demou-
- lin, 5g4.
- Tissu en fil de caoutchouc, de sa fabrication, 5g.
- Tissus, appareil pour essayer leur solidité, par M. Perreaux, 227, 294 ; — en ortie de Chine, 243; — de laine nouveaux, fabriqués en Angleterre, 244; — dorés, par M. Pouilly, 54i.
- Toiles, machine pour essayer leur qualité, par M. Perreaux , 2g{ ; — nouvelle , par
- MM. Chalmin, Beer et Francfort, 216.
- — métalliques, de leur emploi dans la machine d’Ericson, 2o5; — dans les machines à air chaud, de M. Lemoine, 102, 70g; — par M. Franchot, 102.
- Tôle, de son emploi dans les grandes constructions, parM. Gouin, 483.
- Tour à tirer la soie, par M. Tabarin, 547 » — par M. Barbier, 548; —par M. Rodier, ib.; — par M. Giraud, ib. ; — par M. Peyron, 54g; — à dévider la soie, par M. Perlel, 551 ; — de M. Locatelli, sa description, 56o (pl. 1271 et 1272).
- Tourbe, ameliorations obtenues dans son exploitation, par M. Benson-Stones, 100.
- Trass de Hollande, de son mélange avec la chaux hydraulique, 125.
- Travaux maritimes exécutés par M. Bérard, i4o.
- Tue-teigne, machine pour détruire l’alucite des blés, par M. Doyère, 754, 768.
- Turbine, de son application aux machines à air chaud, par M. Reech, 208, 209 ; — multiple et à réaction, utilisant le travail moteur développé par les fluides élastiques, par M. Tournaire, 235 ; — leur nouvelle application au mouvement des machines, 236, 237.
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-
- ( 798 )
- Tuyau de sûïeté pour les chaudières à vapeur, par M. Black, 5i.
- Tuyaux en caoutchouc, fabriqués par M. Gérard, 63 ; — en fer étiré, par M. Gcmdillol, 142.
- V.
- Va-et-vient du tour à soie de Locaielli, 55g.
- Vaches, castration des, par M. Charlier, 77 1.
- Vapeur appliquée au tirage de la soie , par M. Gcnsoul, 547 ; — instrument pour relever la courbe de ses tensions variables, par M. Clair, 75<».
- Vase remplaçant les flacons de M. TVooljj par M. Letoret, 472*
- Ventilateur, de son application aux machines à air chaud, par M. Reech, 21?; — pour les mines,par M. Fabry, 3g7, 4oo (pl. 1203).
- Ventilation artificielle, comment elle est produite, 3g8.
- Vernis appliqué sur des faïences, par M. Lcsrne, igi ; — pour le caoutchouc, par M. Sollier,
- 429,430.
- Vers à soie, introduction de races nouvelles, par M. Lamare-Picqaol, 148; — leur amélioration, par M. Guérin-Méneoille, 2.44? 269, 272, 279, 280 ; — la fumée de tabac les tue, 416.
- Vigne, maladie dont elle est affectée, 3oo; — caractère de la moisissure qui attaque son fruit et ses feuilles, 3oi ; — prix de 3,000 fr. pour des moyens curatifs et destructifs, 3o4;
- — encouragement de 3,000 francs, ib.;—dis-
- cussion sur cette question, 337 ; — procédé de M. Lecoq, 4«3 ; — de M. Gossa, ib.; — de M. Delorme, — de Mllc Duval, 711;
- — de M . Fa us s in- Chard arme, ib.
- Vinaigre cosmétique de glycérine, 235.
- Voies de fer, dépense de leur entretien d’après
- le système de M Poidllct et celui de MM. Henri et Bessas-Lamégie, l\qo.
- Voirie urbaine en Belgique, 715.
- Voitures, de leur tirage, par M. Dameron, 228;
- — perfectionnées, parM. Moussard, 3. Volailles, leur éducation, par M. Prangé, 44°*
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- ( 799 ) PLANCHES.
- PI. 1243? triple. Elévation latérale de la machine à vapeur à quatre cylindres et à action directe construite par M. Cave pour la corvette à hélice le Chaptal, en regard de la p. 22.
- PI. 1244? triple. Coupe verticale par l’axe des cylindres de la machine à vapeur du Chaptal, construite par M. Cave, p. 22.
- PI. 1245, triple. Elévation longitudinale et coupe verticale d’une partie de la machine à vapeur du Chaptal, construite par M. Cavé, p. 22.
- PI. 1246, triple. Plan de la machine à vapeur du Chaptal et développement de l’arbre portant l’hélice et du système de poussée, p. 22.
- PI. 12-47» double. Détails du système de poussée de l’arbre portant l’hélice de la corvette à vapeur le Chaptal, p. 22.
- PI. 1248. simple. Appareil de sûreté pour les chaudières à vapeur, par M. Black-, — échappement d’horloge, par M. Vulliamy, p. 5o.
- PI. 1249, triple. Pétrin servant à agglomérer et mettre en pain le caoutchouc, par MM. Gérard et Aubert ; — cylindre déchiqueteur pour nettoyer le caoutchouc, p. 63.
- PI. 1 260, triple. Presse à comprimer la pâte de caoutchouc pour obtenir des feuilles, des tuyaux et des fils, par MM. Gérard et Aubert, p. 64.
- PI. I2.5l, triple. Métier à filer le caoutchouc, par MM. Gérard et Aubert, p. 66.
- PI. 1252, simple. Système de sûreté pour les fusils de chasse, et fusil se chargeant par la culasse, par M. May, p. 17g.
- PI. 1253, simple. Système de coulisses à bandes métalliques et galets pour tables à rallonges, par M. Filleul, p. 1 g4-
- Pl. 1254, simple. Appareil de chauffage amovible à circulation d’air, par M. Besnard,
- p. i95.
- Pi. 1255, double. Siège d’aisances, par M. Lussereau, p. 200.
- PI. 1256, simple. Marteau à réservoir d’eau pour piquer les meules , par M. Poirel; — couteau-cisaille, par M. Picault, p. 232.
- PI. 1257, simple. Mémoire sur les électro-aimants circulaires, par M. Nicklès, p. 256.
- PI. 1258, double. Appareil pour annualiser les eaux destinées aux irrigations, par M. Batailler, ingénieur, p 263.
- PI. 1259, simple. Niveau de pente à pendule , par M. Lavater, construit par M. Palmer; — niveau rapporteur, par M. Lenseigne, p. 290.
- PI. 1260, triple. Machine à vapeur dite locomobile, construite par M. Calla, p. 293.
- PI. 1261, triple. Instrument dynamométrique pour essayer la qualité des tissus et des fils, par M. Perreaux, p. 294.
- PI. 1262, simple. Appareil pour chauffer l’eau d’alimentation des chaudières à vapeur, par MM. Legris et Choisy, p. 3g6.
- PI. 1263, triple. Roues pneumatiques ou ventilateur pour l’aérage des mines de houille, par M. Fabry, p. ^o5.
- PI. 1264, double. Machine à imprimer les papiers peints, par M. Leroy, p. 4o8.
- PI. 1265, triple. Vérification des poids et mesures envoyés par le gouvernement français aux États-Unis d’Amerique, par M. J. 1. Silbermann, p. 482.
- PI. 1266, simple. Vases de M. Letoret remplaçant les flacons de Woolf dans les appareils
- de laboratoire, p. 474*
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- ( 800 )
- PI. 1267, triple. Vues d’ensemble du bateau à vapeur construit par MM. Cachot fières, muni d’une machine de la force de 180 chevaux, p. 484*
- PI. 1268, triple, Coupe longitudinale et verticale de la machine à vapeur du bateau de MM. Cochot frères, p. 489-
- PI. 1269, triple. Plan de la machine à vapeur du bateau de MM. Cochot frères, p. 489-
- PI, 1270, triple. Elévation vue de face et coupe longitudinale et transversale de la chaudière de la machine à vapeur du bateau de MM. Cochot frères, p. 489.
- PI. 1271, double. Système de tirage de la soie des cocons, par M. Locatelli, p. 56o.
- PI. 1272, double. Système de tirage de la soie des cocons, par M. Locatelli, p. 56o.
- PI. 1273, simple. Système de réunion des lés de gaz de rechange des bluteries, par madame Mauviette et M. Rockenbach;— cafetières à circulation, par MM. Bouillon et Siry;
- — chocolatière, par M. Bouillon, p. 695.
- PI. 1274, simple. Moulage des roues d’engrenages sans modèles, par M. Ferrouilh, p. 694.
- PI. 1275, triple. Moteur à vent à ailes verticales frappées par derrière et s’orientant de lui-même, inventé par M. Amédée-Durancl, p. 696.
- PI. 1276, triple. Détails du moteur à vent de M. Amédée-Durand, p. 696.
- PI. «277, triple. Métier à tisser les étoffes façonnées, inventé par Vaucanson, p. 721.
- PI. 1278, triple. Suite du métier à tisser les étoffes façonnées, inventé par Vaucanson, p. 722.
- PARIS. — IMPRIMERIE DE Mme Ve BOUCHARD-HUZARD, RUE DE L’ÉPERON, 5.
- p.800 - vue 836/836
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